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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Sébastien Simon et Yann Eliès, un duo majeur

C’est un duo complémentaire et plein d’envie qui mènera ARKEA PAPREC sur la prochaine Transat Jacques Vabre. Pour sa deuxième participation avec ARKEA PAPREC, Sébastien Simon a choisi d’embarquer l’expérimenté Yann Eliès. Une association prometteuse qui réunit des marins à l’ambition clairement affichée et à la motivation extrême.

Il y a deux ans, Sébastien Simon s’élançait avec Vincent Riou pour la première transat de son IMOCA, fraîchement mis à l’eau. 8e à l’arrivée dans le port de Salvador de Bahia après une expérience en demi-teinte marquée par des difficultés techniques, Sébastien avouait toutefois avoir beaucoup appris. Cette fois, les choses se présentent tout à fait différemment. Le Sablais connaît mieux son bateau qui a été fiabilisé durant ces deux dernières années. À cette expérience acquise au fil des navigations, Sébastien a choisi d’ajouter l’expertise en formant un duo avec Yann Eliès, l’un des plus fins connaisseurs de la classe IMOCA. Le Breton est aussi et surtout le vainqueur en titre de l’épreuve qu’il a remportée à bord d’APIVIA avec Charlie Dalin en 2019 et avec Jean-Pierre Dick en 2017. Mais, avec ARKEA PAPREC, il accrocherait bien une troisième étoile d’affilée à son palmarès. Si celui-ci est éloquent, Yann n’en est pas moins disert sur sa volonté de tirer le meilleur d’ARKEA PAPREC et de son association avec Sébastien Simon.

« Je pense qu’ARKEA PAPREC peut gagner cette course. Nous avons 6 mois pour trouver les clés en double de ce magnifique bateau qui, je pense, a une revanche à prendre. 6 mois également pour trouver la bonne alchimie, prendre les compétences de chacun pour ne former plus qu’un, une sorte de skipper idéal !

Sébastien fait partie de cette nouvelle génération talentueuse que j’ai vue arriver sur le circuit Figaro avec énormément d’envie et de compétences. Je suis content de partir avec lui. Je sens que l’on va se challenger et former un beau duo. »

Sébastien porte quant à lui un regard admiratif sur le parcours réalisé par Yann Eliès notamment pour ses trois victoires sur la Solitaire du Figaro. « J’ai beaucoup d’admiration pour Yann. Nous sommes différents mais complémentaires. Yann va m’apporter son expérience et je vais lui apporter tout le savoir que j’ai acquis à bord de mon Imoca. Mon énergie et ma motivation aussi ! J’espère faire un beau résultat. Pour moi, ARKEA PAPREC en a encore beaucoup dans le ventre. À nous d’exploiter ce potentiel au maximum. »

C’est certain, avec Yann, il a envie de faire parler la poudre après ces deux années de mise au point compliquée pour son monocoque et son abandon sur le Vendée Globe. Son objectif est de prendre du plaisir à rallier La Martinique en jouant cette fois aux avant-postes. Les deux hommes quitteront le bassin Paul Vatine du Havre le 7 novembre pour mettre le cap vers Fort-de-France en Martinique en passant par l’archipel brésilien de Fernando de Noronha. Au programme 5 800 milles de course intense avec deux passages de l’équateur. Un nouveau parcours exigeant qui devrait combler pleinement le duo de compétiteurs Simon / Eliès.

Arkéa et Paprec renforcent leur présence dans la voile

Alors que Arkéa et Paprec ont lancé leur programme de sponsoring conjoint en janvier 2018, les deux marques se projettent désormais à l’horizon 2024 avec un nouveau projet professionnel visant les places d’honneur pour le prochain Vendée Globe.

Dans cet objectif, Arkéa et Paprec créeront dès le début de l’année 2022, une structure commune de course au large. Dirigée par Romain Ménard, ex-pilier de l’écurie de Jean-Pierre Dick, cette structure aura pour vocation de préparer au mieux un nouveau tour du monde sans escale et sans assistance. Des études sur la faisabilité d’un nouvel IMOCA seront lancées en parallèle de cette nouvelle organisation.

En l’absence d’une vision partagée sur cette évolution centrale, Sébastien Simon signera, avec la Transat Jacques Vabre, sa dernière course sous les couleurs d’ARKEA PAPREC. Les deux groupes travaillent actuellement sur cette évolution globale qui visera à présenter un projet compétitif pour le Vendée Globe 2024 et affichant un message fort pour la protection de l’environnement. Une réflexion sur le choix du skipper qui portera les couleurs d’ARKEA PAPREC à partir de la saison 2022 sera menée prochainement.

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Sébastien Simon et Yann Eliès sur la Jacques Vabre pour une dernière course avec Arkea Paprec

Sébastien Simon a choisi Yann Eliès comme co-skipper sur la Transat Jacques Vabre. Ce sera la dernière course du skipper dont le contrat avec Arkea Paprec s’arrêtera juste après.

Classé 8e il y a 2 ans avec Vincent Riou après des difficultés techniques, Sébastien Simon connaît mieux son bateau qui a été fiabilisé durant ces deux dernières années. À cette expérience acquise au fil des navigations, Sébastien a choisi d’ajouter l’expertise en formant un duo avec Yann Eliès, l’un des plus fins connaisseurs de la classe IMOCA. Le Breton est aussi et surtout le vainqueur en titre de l’épreuve qu’il a remportée à bord d’APIVIA avec Charlie Dalin en 2019 et avec Jean-Pierre Dick en 2017. Mais, avec ARKEA PAPREC, il accrocherait bien une troisième étoile d’affilée à son palmarès. Si celui-ci est éloquent, Yann n’en est pas moins disert sur sa volonté de tirer le meilleur d’ARKEA PAPREC et de son association avec Sébastien Simon.

« Je pense qu’ARKEA PAPREC peut gagner cette course. Nous avons 6 mois pour trouver les clés en double de ce magnifique bateau qui, je pense, a une revanche à prendre. 6 mois également pour trouver la bonne alchimie, prendre les compétences de chacun pour ne former plus qu’un, une sorte de skipper idéal !

Sébastien fait partie de cette nouvelle génération talentueuse que j’ai vue arriver sur le circuit Figaro avec énormément d’envie et de compétences. Je suis content de partir avec lui. Je sens que l’on va se challenger et former un beau duo. »

Sébastien porte quant à lui un regard admiratif sur le parcours réalisé par Yann Eliès notamment pour ses trois victoires sur la Solitaire du Figaro. « J’ai beaucoup d’admiration pour Yann. Nous sommes différents mais complémentaires. Yann va m’apporter son expérience et je vais lui apporter tout le savoir que j’ai acquis à bord de mon Imoca. Mon énergie et ma motivation aussi ! J’espère faire un beau résultat. Pour moi, ARKEA PAPREC en a encore beaucoup dans le ventre. À nous d’exploiter ce potentiel au maximum. »

C’est certain, avec Yann, il a envie de faire parler la poudre après ces deux années de mise au point compliquée pour son monocoque et son abandon sur le Vendée Globe. Son objectif est de prendre du plaisir à rallier La Martinique en jouant cette fois aux avant-postes. Les deux hommes quitteront le bassin Paul Vatine du Havre le 7 novembre pour mettre le cap vers Fort-de-France en Martinique en passant par l’archipel brésilien de Fernando de Noronha. Au programme 5 800 milles de course intense avec deux passages de l’équateur. Un nouveau parcours exigeant qui devrait combler pleinement le duo de compétiteurs Simon / Eliès.

Arkéa et Paprec renforcent leur présence dans la voile

Alors que Arkéa et Paprec ont lancé leur programme de sponsoring conjoint en janvier 2018, les deux marques se projettent désormais à l’horizon 2024 avec un nouveau projet professionnel visant les places d’honneur pour le prochain Vendée Globe.

Dans cet objectif, Arkéa et Paprec créeront dès le début de l’année 2022, une structure commune de course au large. Dirigée par Romain Ménard, ex-pilier de l’écurie de Jean-Pierre Dick, cette structure aura pour vocation de préparer au mieux un nouveau tour du monde sans escale et sans assistance. Des études sur la faisabilité d’un nouvel IMOCA seront lancées en parallèle de cette nouvelle organisation.

En l’absence d’une vision partagée sur cette évolution centrale, Sébastien Simon signera, avec la Transat Jacques Vabre, sa dernière course sous les couleurs d’ARKEA PAPREC. Les deux groupes travaillent actuellement sur cette évolution globale qui visera à présenter un projet compétitif pour le Vendée Globe 2024 et affichant un message fort pour la protection de l’environnement. Une réflexion sur le choix du skipper qui portera les couleurs d’ARKEA PAPREC à partir de la saison 2022 sera menée prochainement.

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Le Mercato : Jérémie Beyou 4 ans de plus et un bateau neuf avec Charal

Vous avez une info pour la rubrique #MERCATO ? Envoyez-nous un Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ! La première parution est gratuite. La suivante coûte 50 € HT.

NOMINATIONS & DÉPARTS

LILI SEBESI et ALBANE DUBOIS ont été sélectionnées par la FFVoile en 49er FX pour les Jeux olympiques de Tokyo.

MORGAN LAGRAVIÈRE sera le co-skipper de Thomas Ruyant à bord de LinkedOut sur la Transat Jacques Vabre 2021, il fera également partie de l’équipage sur The Ocean Race Europe.

THOMAS COVILLE fera partie cette saison de l’équipage de Leyton sur le Pro Sailing Tour, qui accueillera également deux femmes, les soeurs suisses ELODIE-JANE et LAURANE METTRAUX, mais aussi FRANÇOIS MORVAN et AYMERIC CHAPPELLIER.

ACHILLE NEBOUT sera le co-skipper de Luke Berry à bord de Lamotte-Module Création lors de la prochaine Normandy Channel Race.

JONQUIL HACKENBERG est la nouvelle présidente du Magenta Project à compter du 29 avril 2021.

HENRI ESCOJIDO a été élu le 23 avril président de la Société nautique de Marseille.

JOBS & RECRUTEMENTS

NORTH SAILS FRANCE recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour compléter son équipe de production/réparation, expérience souhaitée ; poste basé à Vannes, en CDD jusqu’à fin août-fin septembre, pouvant éventuellement déboucher sur un CDI.

INCIDENCE SAILS recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. afin de renforcer son équipe de production sur son plancher de Brest ; postes en CDD.

11TH HOUR RACING recrute un-e junior video editor ; poste en CDD de mai à décembre, les candidatures sont à envoyer avant le 10 mai.

PIXEL SUR MER recrute un-e chargé-e du développement marketing et de la communication ; CDD de 6 mois avec objectif de prolongation en CDI ; poste basé à Lorient, à pourvoir immédiatement.

PIP HARE OCEAN RACING recherche un-e « admin and campaign support » pour accompagner la Britannique dans sa nouvelle campagne de Vendée Globe.

STAGES

TIPHAINE LEVALLOIS Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. une alternance en communication digitale et/ou événementielle dans le monde de la voile et de la course au large, afin d’intégrer le Master 2 communication événementielle et digitale, option sport et culture, à l’IAE d’Orléans. Disponible à partir de septembre 2021 pour une durée de 12 mois ; basée de préférence en Bretagne, Normandie ou Pays de la Loire.

EUGÈNE DUMORTIER, étudiant en deuxième année de DUT sciences et génie des matériaux et en stage de fin de DUT chez CDK Technologies à Lorient, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. une entreprise pour l’accueillir en alternance l’année prochaine dans le cadre d’une licence professionnelle option matériaux composites à Saint Brieuc ou à Brest.

CHRISTOPHE LHUISSIER, étudiant en architecture et ingénierie navale à l’Ensa Nantes, diplômé de l’Icam Nantes (formation d’ingénieur généraliste) et ayant travaillé 8 ans comme chef de projet dans le BTP, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. un stage de fin d’études (5 mois entre juillet 2021 et juillet 2022) dans le milieu de la course au large.

ANNONCES & PARTENARIATS

POS. REPORT, le podcast hebdomadaire de Tip & Shaft consacré à la voile de compétition, reçoit pour son 27e épisode Francis Le Goff, directeur de course de la Transat en double Concarneau-Saint-Barth, et Anthony Marchand, qui s’apprête à prendre le départ de cette même transat avec Fabien Delahaye  ; un épisode à retrouver sur notre site.

JÉRÉMIE BEYOU et son partenaire CHARAL ont annoncé mardi la reconduction pour quatre ans de leur partenariat, qui court désormais jusqu’à 2026. Le skipper disposera d’un bateau neuf, dessiné par Sam Manuard, dont la construction vient de débuter chez CDK Technologies, à Lorient, et qui sera mis à l’eau en juin 2022.

CORENTIN DOUGUET a annoncé le lancement de la construction chez V1D2 à Caen d’un Class40 en vue de la Route du Rhum 2022, plan Lombard qui sera mis à l’eau en novembre 2021.

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE WORLD SAILING a pré-sélectionné trois épreuves alternatives à la course au large double mixte en vue des JO de Paris 2024 : le dédoublement du kite et du 470 ainsi qu’une épreuve par équipe courue en Laser Radial. Le vote final sur les deux épreuves qui, en plus de la course au large, seront proposées au CIO, aura lieu lors du Conseil de World Sailing le 14 mai.

MUTUELLE BLEUE et L’INSTITUT CURIE se sont associés pour devenir partenaires-titres de Corentin Horeau sur la Solitaire du Figaro 2021, projet mené en collaboration avec le Hub by OC Sport.

LE GROUPE HBF, déjà présent précédemment aux côtés du Languedocien via sa marque Otio, sera le partenaire-titre de Kito de Pavant sur le circuit Class40 en 2021 et 2022.

LA NOUVELLE JAUGE IMOCA pour la période 2021-2025 a été adoptée le 15 avril, avec cinq axes : performance plus durable, limitation des foils, sécurité renforcée, plus de performance des bateaux et maîtrise des coûts.

MAXINE NOURY est la première femme à s’inscrire au Global Solo Challenge, course en solitaire lancée par l’Italien Marco Naninni (voir notre article) ; un autre Français, PIERRE-HENRY MAHUL, s’est inscrit cette semaine.

FABRICE AMEDEO s’élancera le 31 mai pour un tour de France qui sera l’occasion, en plus de s’entraîner à bord de son Imoca Art & Fenêtres-Nexans, de mesurer les niveaux de pollution aux microplastiques le long des côtes de l’Hexagone, projet parrainé par Nicolas Hulot.

JEAN GALFIONE a confirmé son engagement pour deux ans sur le circuit Class40 avec son partenaire Serenis Consulting et à bord du premier exemplaire du Pogo S4, dont la mise à l’eau est prévue fin mai/début juin.

AARHUS accueillera en 2022 les championnats d’Europe de Nacra 17, 49er et 49er FX (5-10 juillet).

HORIZON MIXITÉ, l’association d’Isabelle Joschke, et le CENTRE NAUTIQUE DE LORIENT s’associent pour installer à partir du 4 mai un distributeur de protections périodiques éco-responsables, gratuites et biologiques dans les locaux du club.

LA CLASSE DIAM 24 OD et NASTRO ROSA organisent du 29 au 31 mai un test-event dans le cadre du Salon nautique de Venise pour faire découvrir le Diam 24.

Les inscriptions pour le CHAMPIONNAT D’EUROPE IRC (22-27 juin à Hyères) sont ouvertes.

LA PORQUEROLLE’S RACE 2021, qui devait avoir lieu du 12 au 16 mai, a été annulée.

LANCEMENTS

IRC RECORDS a été officiellement lancé cette semaine, une initiative visant à permettre à tout un chacun de s’élancer sur des tentatives de records en temps compensé IRC sur plusieurs parcours déterminés.

AUSTRAL ELECTRONICS lance sa plateforme de développement rapide et intuitif baptisée Quantum, résultat de 30 ans d’expérience à la pointe de la voile de compétition, et propose des partenariats ou prestations sur des thèmes précurseurs : contrôle du vol, pilote intelligent, anti-collision, qualité du vent, bateau connecté…

SARA NAV, application permettant aux marins non-voyants de skipper un voilier en toute autonomie, sera lancée le 7 mai, disponible en français et en anglais sur l’Apple store. Parrainée par Damien Seguin, cette application a été développée par l’association brestoise Orion suite à un appel à projets lancée par l’Unadev.

L’AMOUR GRAND LARGE, racontant l’histoire commune de Sam Davies et de Romain Attanasio, sortira le 2 juin, écrit par Julie Bourgois (éditions Glénat).

En partenariat avec   Altaide Recrutement

Photo : Vincent Curutchet / Alea

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Pos. Report #27 avec Francis Le Goff et Anthony Marchand

Pos. Report, le podcast de Tip & Shaft, est disponible ici :

Pos. Report est disponible ici :

Pos. Report #27

Avec Francis Le Goff et Anthony Marchand

Ecoutez l'épisode #27 ici :

Ecoutez l'épisode 27 ici :

Ce 27e épisode de Pos. Report est consacré en grande partie à la Transat en double Concarneau-Saint-Barthélémy qui s’élance dimanche. Nos deux invités sont le directeur de course Francis Le Goff et l’un des favoris de cette édition, Anthony Marchand, co-skipper de Fabien Delahaye sur Groupe Gilbert.

Nous commençons par rappeler le contexte particulier, même s’il devient habituel, d’un départ à huis clos, entre confinement des marins et absence de village de départ. Nos deux invités évoquent ensuite la première en transat du Figaro Beneteau 3, le report d’un an de la course étant jugé bénéfique par Francis Le Goff dans la mesure où les marins ont eu davantage de temps pour éprouver le support avant de se lancer à l’assaut de l’Atlantique.

Anthony Marchand explique quant à lui que cette transat ne s’annonce pas de tout repos, le temps où l’on pouvait naviguer à peu près au sec dans les alizés étant révolu sur ces bateaux qui vont certes plus vite, mais mouillent beaucoup. Pour l’un comme pour l’autre, les caractéristiques du Figaro 3 devraient donner lieu à une course plus ouverte tactiquement avec davantage de combinaisons de voiles et plus de finesse dans la stratégie. Ils estiment par ailleurs que le plateau s’annonce très homogène, rendant les pronostics… délicats.

Anthony Marchand parle ensuite de son besoin de prendre un peu de recul avec la classe Figaro Beneteau, après dix ans sur le circuit, d’où des navigations sur d’autres supports, dont l’Ultim Actual 3 d’Yves Le Blevec, et sa possible participation à la Transat Jacques Vabre 2021, soit pour son propre compte, soit en tant que co-skipper. Le Costarmoricain parle également du projet de Vendée Globe qu’il tente de construire pour 2024.

Enfin Francis Le Goff évoque les autres épreuves dont il est le directeur de course : la Transat Jacques Vabre, qui pourrait battre cette année son record de participation, la Solitaire du Figaro, avec un parcours 2021 copieux, et la Route du Rhum 2022 qui, là encore, devrait afficher complet.

Diffusé le 4 mai 2021
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Clovis Tisserand
Photo : Laboratoires Gilbert/Propaganda

Pos. Report est produit par Tip & Shaft,
le média expert de la voile de compétition

Tip & Shaft est le média des grandes courses à la voile : Vendée Globe, Route du Rhum, Volvo Ocean Race, Solitaire du Figaro, Transat AG2R

Tip & Shaft décrypte la voile de compétition chaque vendredi, par email :

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Un nouvel IMOCA pour Jérémie Beyou, Sam Manuard sera l'architecte du futur Charal 2

Yves Le Blevec met à l'eau son nouvel Actual Ultim 3, l'ancien Macif détenteur du Trophée Saint Exupéry avec François Gabart

Actual Ultim 3 a été mis à l’eau ce mardi 13 avril à Lorient. L'ancien trimaran Macif s’est révélé au grand jour, sous sa nouvelle décor...

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Vendée Globe. Un nouveau bateau Charal pour Jérémie Beyou signé Manuard

Jérémie Beyou poursuit son partenariat avec Charal et annonce qu’il participera au prochain Vendée Globe avec un nouvel IMOCA Charal 2, dessiné par Sam Manuard, dont la construction vient de débuter chez CDK Technologies à Lorient pour une mise à l’eau prévue en juin 2022.

Le Vendée Globe 2020-2021 à peine terminé, Charal et Jérémie Beyou ont décidé de repartir sur une nouvelle campagne, pleinement satisfaits des quatre premières années d’une collaboration qui aura été riche à tous points de vue.

Les retombées médiatiques ont été au rendez-vous : « Pour le Vendée Globe, l’étude de médiatisation certifiée par Kantar calcule les retombées à 3.5 millions d’euros en équivalent achat d’espace publicitaire, ce qui place notre bateau en quatrième position. Pour Jérémie lui-même, cette valorisation se monte à 12 millions d’euros. En notoriété enfin, le partenariat a gagné 15 points entre 2018 et 2020, ce qui signifie que de plus en plus de personnes savent que Charal est investie dans la voile et donc associée à ses valeurs. Le bilan est très positif et explique qu’aujourd’hui, nous avons envie d’aller plus loin et d’accompagner notre skipper dans son rêve de deuxième Vendée Globe avec nous. »

Charal et Jérémie Beyou ont donc prolongé leur partenariat pour quatre ans, jusqu’à fin 2026, à la grande satisfaction de ce dernier qui, avant même le départ du Vendée Globe, ne cachait pas son envie de repartir :

« Cette course, je l’ai dans la peau. Je suis passionné par ce que je fais, je suis vraiment conscient du privilège que j’ai de travailler quatre ans de plus avec Charal et Mathieu Bigard (Directeur du Groupe Bigard, maison-mère de Charal), qui savent prendre des décisions importantes de bonne heure. Ensemble, nous avons réussi à tisser une relation de confiance très forte, nous n’avons pas peur de regarder loin et de viser haut. »

Et pour viser haut, les deux parties ont décidé de lancer la construction d’un nouvel IMOCA, Charal 2 : « Le Vendée Globe a apporté beaucoup d’informations qui nous ont confirmé que c’était pertinent de repartir sur un nouveau bateau. A la fois pour continuer à s’inscrire dans l’esprit d’innovation qui fait vraiment partie de l’ADN de Charal, mais aussi dans un objectif de performance qui n’a jamais cessé de nous animer, comme l’ont prouvé les nombreuses optimisations faites sur Charal 1 », explique Mathieu Bigard.

« Notre aventure commune et riche, lancée en 2017, nous a donné envie d’y retourner et de prolonger l’histoire de bien belle manière et j’en suis heureux ! Avec Charal, nous souhaitons accompagner nos ambitions et poursuivre la découverte de nouvelles technologies », ajoute Jérémie Beyou, qui, en concertation avec son partenaire, a fait appel à l’architecte Sam Manuard pour concevoir ce futur Charal 2 : « C’est un choix qui s’est imposé assez naturellement. Au-delà des échanges autour du design pur que nous avons eus, ce qui me séduit chez lui, c’est sa vision de navigant. Quand je discute avec lui et avec son équipe, je m’adresse certes à un architecte et à des ingénieurs, mais aussi à un marin capable de se mettre à ma place, c’est vraiment la grosse plus-value de Sam, qui a en plus des convictions architecturales fortes. »

L’architecte, qui voit dans cette collaboration « une opportunité absolument géniale de travailler avec un skipper et une équipe qui font partie des plus expérimentés sur le circuit IMOCA », ajoute, à propos de sa vision : « L’approche que je développe depuis pas mal d’années, c’est de placer véritablement l’utilisateur au centre de la réflexion, parce que la grosse difficulté, c’est de réussir à utiliser le potentiel de ces bateaux. Le constat du Vendée Globe, c’est que les nouveaux IMOCA sont excessivement rapides dans des conditions maniables, mais dès qu’elles deviennent plus difficiles, la différence avec les bateaux de générations précédentes ne se voit plus vraiment. Notre objectif sera donc d’essayer d’avoir un bateau relativement facile, polyvalent et exploitable.
Charal 1 avait été mis à l’eau avec une étrave rasante. Charal 2 va intégrer dès le départ de la boucle de conception une étrave spatulée.

Ce ne sera pas un add-on, ce type d’étrave fera partie de l’ADN de ce nouveau bateau. Ce qui nous laisse beaucoup plus de marge de manœuvre et nous permet d’aller un cran plus loin aussi dans l’ampleur de cette spatule. Plus globalement ma démarche en tant qu’architecte naval est tournée autour de l’utilisateur final et autour de la notion de simplicité, d’efficience. Être capable de tirer le meilleur du potentiel du bateau. Cela se traduit par une ergonomie du bateau parfaitement adaptée à Jérémie et au solitaire. Charal 2 sera un bateau typé pour le portant mais qui pourra tout aussi bien être rapide au reaching. »

Les choix architecturaux sur la carène ont été faits, puisque la construction du moule de coque vient de débuter chez CDK Technologies à Lorient, à qui le Charal Sailing Team maintient sa confiance : « Nous sommes super contents de la qualité du travail qui a été fait sur Charal 1, le fait de les avoir juste à côté de chez nous a aussi été un élément décisif, c’était le meilleur choix », assure Jérémie Beyou. La livraison de Charal 2 est prévue en juin 2022.

D’ici là, le skipper et son équipe continueront à naviguer sur un Charal 1 qui va encore être optimisé, la mise à l’eau étant prévue le 26 mai, date à laquelle débutera un gros bloc de navigation destiné à préparer le grand objectif de la saison, la Transat Jacques Vabre Normandie-Le Havre (départ le 7 novembre 2021), course sur laquelle Jérémie Beyou sera en duo avec Christopher Pratt.

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LinkedOut, l'IMOCA de Thomas Ruyant, retrouve son élément, "Tout le travail a porté sur un « refit » complet du bateau"

 

L’Imoca de Thomas Ruyant LinkedOut, sixième du dernier Vendée Globe, a quitté hier son hangar Lorientais pour retrouver son élément liquide, au terme de deux mois de chantier. Les 27 000 milles du tour du monde avaient laissé quelques traces que l’équipe technique de TR Racing s’est appliquée, sous la direction de Laurent Bourguès, à gommer et à réparer.

 

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Les nombreuses notes et remarques accumulées par Thomas Ruyant durant le vendée Globe ont naturellement été prises en compte et c’est un foiler signé Verdier au meilleur de sa forme qui piaffe désormais d’entamer une saison 2021 prometteuse, avec deux morceaux de bravoure à son programme, The Ocean Race Europe fin mai, et la Transat Jacques Vabre en novembre.

 

Une saison taillée pour apprendre et performer 

L’année 2021 doit affirmer la montée en puissance du projet LinkedOut, du Team TR Racing et des performances de son Imoca à foils lancé en 2019. Le programme de course lui semble taillé sur mesure, pour poursuivre la connaissance et la maitrise de ces extraordinaires machines volantes. Une course en équipage, The Ocean Race Europe, et une grande classique en double, la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre sont idéales pour pousser le bateau dans toutes ses configurations, déterminer et fixer les limites, et apprendre toujours et encore sur la meilleure façon de naviguer vite et longtemps au dessus des flots.

 

Un refit complet 

Point de révolution dans cette optique lors du long chantier hivernal et post Vendée Globe réalisé à Lorient. « Tout le travail a essentiellement porté sur un « refit » complet du bateau » explique Laurent Bourguès », Directeur technique de TR Racing. « Beaucoup d’entretien de toutes les pièces du voilier, et réparations des petits bobos inhérents à la plus dure des épreuves pour un voilier, un tour du monde en course et sans escale. On se souvient de notre avarie de foil bâbord, qui avait occasionné quelques dégâts collatéraux sur la partie basse du puits de foil. Un peu de travail structurel aussi sur quelques lisses et sur le bout dehors. Rien de bien méchant au demeurant et nous avons pu intégrer nombre de petites idées relevées par Thomas en course. Les nouveautés se situent essentiellement sur les ballasts et sur les safrans. »

 

Et les foils ? 

Privé durant les deux tiers de son tour du monde de son foil bâbord, Thomas, dans l’attente de la livraison cet été de la version 3 de ces appendices porteurs, naviguera autour de l’Europe avec le foil version 2 du Vendée Globe à tribord, et la version 1 initiale à bâbord, en remplacement de l’appendice perdu en Atlantique Sud. « Une configuration au final intéressante pour effectuer des comparaisons in vivo. » poursuit Laurent. « Tout le jeu de voiles est bien entendu reparti cet hiver en voilerie, pour de menues réparations. Nous n’envisageons pas d’aménagements particuliers pour The Ocean Race Europe, que nous disputerons à 5 membres d’équipage. Les bannettes actuelles et le pouf de repos suffiront à notre inconfort! » sourit-il.

 

Premières navigations dès vendredi. Départ de The Ocean Race Europe le 29 mai de Lorient.

 

Source : TB Press
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La Transat en Double s'élance ce 9 mai de Concarneau, "pas mal d’équipages sont en capacité de briller" - Figaro

 

Prédire quel duo franchira la ligne en tête de la Transat en Double après une vingtaine de jours en mer s’apparente à une mission délicate. À bord d’un bateau, le Figaro Bénéteau 3, qui n’a jamais traversé l’Atlantique et avec un plateau particulièrement relevé, ils sont nombreux à pouvoir prétendre à la victoire. Les principaux intéressés se sont lancés dans le jeu des pronostics.

 

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Crédit : JM Liot



« Des favoris, il n’y en a pas un ou deux mais quinze ! » s’amuse le directeur de course, Francis Le Goff. « C’est difficile à dire, je pense que la moitié de la flotte peut prétendre à la victoire et que 75% ont les moyens de faire un ‘top 5’ », poursuit Violette Dorange (Devenir). « Ce n’est pas facile de faire une short-list », ajoute Martin Le Pape (Gardons la vue). « En fait, il y en a beaucoup trop », rigole Elodie Bonafous (Bretagne - CMB Océane). « C’est clair qu’il y a pas mal d’équipages qui sont en capacité de briller », poursuit Fabien Delahaye (Groupe Gilbert).

 

Yann Eliès : "Nous sommes là pour la gagne !"

Chacun à une idée un peu plus précise, sans toutefois les hiérarchiser. Tom Laperche embraye, à l’unisson de la flotte : « pour moi, Yann Eliès et Martin Le Pape (Gardons la vue) forment un super binôme » Les deux hommes, qui comptent 15 ans d’écart, ont l’expérience pour eux et cinq participations à la Transat en Double cumulées. Yann Eliès ne s’en cache pas : « nous sommes là pour la gagne ! » aime-t-il répéter. « Si les autres nous classent parmi les favoris, c’est qu’il y a une part de vérité, s’amuse Martin. On a démontré qu’on était compétitifs lors des stages et à la Sardinha Cup mais on reste lucides : nous savons qu’il y a de nombreux paramètres qui vont influencer le résultat. »

 

"Nous sommes plutôt confiants !" dixit Fabien Delahaye

Dans la catégorie des favoris, Martin, lui, cite spontanément le duo Fabien Delahaye et Anthony Marchand (Groupe Gilbert). Le premier est l’unique ex-vainqueur en lice cette saison – succès en 2010 avec Armel Le Cléac’h – et les deux comptent six participations au total à la Transat en Double. Fabien a également à son palmarès une Transat Jacques Vabre (2013), une Volvo Ocean Race (2018) et Anthony deux podiums à la Solitaire du Figaro (2e en 2018, 3e en 2019). Surtout, les deux se targuent d’avoir de « supers souvenirs » sur la course. Et l’optimisme est au rendez-vous dixit Fabien : « nous avons pas mal progressé ces deux dernières années donc nous sommes plutôt confiants ! »

 

Tom Laperche : "Pourquoi pas la victoire finale" 

Chez Bretagne - CMB, deux duos ambitieux Fabien Delahaye, justement, place dans les favoris le duo Tom Laperche - Loïs Berrehar (Bretagne - CMB Performance). « On voit bien qu’ils sont très en forme depuis le début de saison. Ils ont la capacité d’aller très vite. » S’il n’a jamais participé à la Transat, Tom Laperche s’est signalé en ce début d’année en remportant la Solo Maître CoQ alors que les deux hommes ont terminé 7e de la Sardinha Cup. « Nous sommes super contents de faire cette transatlantique, confie Tom. On l’aborde dans les meilleures dispositions : nous avons les atouts pour viser les meilleures places et pourquoi pas la victoire finale. »

 
Leurs compères du team Bretagne - CMB, Élodie Bonafous et Corentin Horeau sont également cités régulièrement chez les potentiels vainqueurs. « Corentin revient sur le circuit, il a une expérience très importante et ils sont très complémentaires », explique Tom Laperche. Élodie et Corentin se sont d’ailleurs illustrés en terminant 2e de la Sardinha Cup. « On ne se considère pas comme favoris et on n’a pas de pression de résultat, tempère Elodie. Mais on part pour faire le mieux et pourquoi pas s’offrir une belle surprise. »

 

"Nous n’avons rien à perdre" - Guillaume Pirouelle

Des outsiders en pagaille C’est également le cas pour Alexis Loison qui tente l’aventure avec le jeune Guillaume Pirouelle. « Guillaume débute sur ce circuit et son nouveau regard m’apporte beaucoup, explique Alexis. Ça ne m’étonnerait pas que notre fonctionnement soit la bonne recette ! » « Nous n’avons rien à perdre », renchérit son co-skipper. « En matière de compétitivité, ils ont passé un nouveau cran et savent très bien faire marcher leur bateau », confirme Tom Laperche.

 
Il conviendra aussi de surveiller le duo Gildas Mahé - Tom Dolan. Le premier compte deux podiums lors de ses deux dernières participations et le duo ne cache pas sa complicité. « Le niveau est très élevé donc je ne m’avance pas trop, explique Gildas. Mais nous allons tout donner pour décrocher la plus belle place possible. » Fabien Delahaye, lui, tient à ajouter qu’il « ne faut pas oublier Pierre Leboucher et Thomas Rouxel (Guyot Environnement – Ruban Rose) qui ont déjà réalisé de solides performances à la Transat (Leboucher 4e en 2018, Rouxel 5e en 2010) ». Le skipper de Groupe Gilbert s’amuse : « en fait, il y en a tellement qui peuvent gagner que c’est dur de tous les citer. » Vivement le grand départ dimanche prochain !

 
Source : Transat en Double

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Le circuit TF35 paré au décollage

Prévu pour 2020 mais contraint de rester à quai pour cause de pandémie, le circuit TF35 a débuté le week-end dernier sur le lac Léman pour son Grand Prix d’Ouverture, à Nyon. Sept monotypes à foils de cette nouvelle classe de propriétaires s’alignent au départ, avec à bord de nombreux professionnels, parmi lesquels une majorité de Français.

Né d’une tempête qui détruisit la flotte de multicoques lémaniques lors du dantesque Bol d’Or 2003, le Décision 35 a tiré sa révérence en octobre 2019 après 16 saisons, pour partir régater sur le lac Balaton (Hongrie) et céder la place à son successeur volant, le TF35. « Tout le monde avait la volonté d’accéder au vol, sans perdre de vue que nous sommes une classe de propriétaires, explique Bertrand Favre, qui dirige la nouvelle classe TF35. Sur SailGP ou en GC32, il n’y a pas véritablement d’amateurs. Pour pouvoir voler en sécurité, il fallait de l’automatisme à bord. »

La conception du TF35 démarre début 2018 : la classe consulte la liste des 20 candidats ayant répondu à l’appel d’offres organisé par Mark Turner, alors directeur de la Volvo Ocean Race, pour la conception d’un cata inshore destiné aux escales de la course autour du monde, et n’en retient que six. Etabli par Ernesto Bertarelli (Alinghi) et Guy de Picciotto (Zen Too), le cahier des charges se résume en quatre points clés : décollage au portant comme au près dans moins de 10 nœuds de vent réel, assistance informatique des foils, stricte monotypie, démontage facile pour le transport.

Finalement, c’est un collectif international, encadré par le Suisse Jean-Marie Fragnière, qui est retenu : l’Espagnol Gonzalo Redondo (ex Artemis et American Magic) a planché sur l’architecture générale avec le Britannique Adam May et le Français Marc Menec ; la structure est signée du Hollando-Américain Dirk Kramers (ex Alinghi, Oracle 2017 et Land Rover BAR). Pour ce qui est de l’intelligence informatique, le suisse Luc du Bois (longtemps associé à Alinghi) a collaboré avec l’entreprise lorientaise Pixel sur mer qui a adapté au TF35 son calculateur Exocet Gold.

 

LE PARI DU VOL AUTOMATIQUE GAGNÉ

Côté construction, la classe a étudié plusieurs solutions et finalement misé sur une triplette bretonne : Multiplast (plateforme), Heol Composites (appendices) et Lorima (gréement). « Nous nous sommes rapidement rendus à l’évidence que la proximité géographique de ces trois entreprises était capitale pour la réussite du projet, résume Bertrand Favre. Contrairement au Décision 35 qui était un « scale down » de l’ancien Alinghi 40, le TF35 partait vraiment d’une page blanche, d’où la nécessité de retenir les meilleurs dans chaque domaine. »

La centrale inertielle et les batteries intégrées dans la structure centrale ne pèsent pas plus de 10 kilos, auxquels s’ajoutent les moteurs des foils et safrans en T (4 kg + 1,5 kg). Côté informatique, le logiciel de vol reste strictement monotype. Chaque bateau est équipé d’une puce 4G qui permet d’enregistrer les données de navigation avec de possibles mises à jour. « Des plages sont définies où le logiciel ne change pas et les bateaux sont équipés de tracker pour vérifier qu’ils naviguent avec la bonne version », explique Bertrand Favre.

Dès sa mise à l’eau en août 2019, le numéro zéro de la série (*) gagne le pari du vol automatique ; l’annulation des régates en 2020 a permis de débugger ses petits défauts de jeunesse avec plus de 50 journées d’entraînement.

 

UN FINANCEMENT ORIGINAL

Vendu 900 000 euros HT (**) dans son container de 40 pieds, le TF35 a vocation à sortir des rives du lac Léman : « C’était le point faible du D35. Se déplacer est essentiel si l’on veut développer le circuit », poursuit Bertrand Favre. En plus des épreuves lémaniques du TF35 Trophy, dont les deux classiques Genève-Rolle-Genève et Bol d’Or – leur tenue n’est pas encore confirmée par les autorités suisses -, deux régates en mer ont ainsi déjà été programmées sur cette saison 2021, en septembre à Scarlino (Italie). Et un Grand Prix en France (en Méditerranée) pourrait également être prochainement annoncé pour la fin de l’année, selon Bertrand Favre.

Le financement du projet est original : en parallèle de la classe, qui gère l’aspect sportif, la société commerciale Foiler Lémanique SA a été créée pour financer études, moules et développements des bateaux, à charge pour elle de désormais commercialiser de futurs nouveaux TF35. Ses actionnaires sont les sept propriétaires des exemplaires déjà livrés, auxquels s’ajoutent deux autres membres qui n’ont pas acheté de bateau, dont Bertrand Favre ne souhaite pas divulguer l’identité. Le class manager suisse reste discret également sur le budget global du circuit. Pour ce qui est du budget des teams, il l’estime à 500 000 euros, le foiler se menant à six équipiers, avec généralement un coach et un préparateur en plus.

Si le TF35 n’a pas vocation à devenir un monotype de grande diffusion, la classe espère une dizaine de bateaux en 2022 en attirant de nouveaux propriétaires, à l’image du Français Frédéric Jousset. Chef d’entreprise, mécène et sportif accompli (montagne, sport auto), l’armateur du TF35 Art Explora est le seul à ne pas venir du D35 et va se se frotter d’emblée au très haut niveau : « Sans ce genre de passionné, nous ne serions pas sur l’eau et sans nous, il est probable que lui non plus ! » résume Loïck Peyron, chargé de la tactique « avec un vrai bonheur et une belle brochette de pros » à ses côtés (Yvan Ravussin, Devan Le Bihan, Valentin Sipan…).

 

BEAUCOUP DE FRANÇAIS À BORD

Le Baulois remplace d’ailleurs Jousset ce week-end à la barre et se montre très enthousiaste sur le support : « Nous avons volé tout l’après-midi avec 8 nœuds de vent au portant sur un miroir. C’est assez magique ! » confiait-il mardi à l’issue des entraînements. Avant d’ajouter, à propos du TF35 : « C’est de la mécanique de précision. Les Suisses ont compris depuis longtemps qu’un vrai monotype suppose un très gros investissement de départ pour éviter ensuite une surenchère de préparation ».

Barreur de Zen Too après huit saisons en D35, Frédéric Le Peutrec a lui aussi été séduit : « Le TF35 transforme très peu d’énergie en vol immédiat. C’est un planeur, pas un Rafale ! ». Il embarque à ses côtés Tanguy Cariou, mais aussi de jeunes Suisses formés sur le Léman et avoue continuer à travailler la communication à bord : « Le vol est certes automatique, mais le TF35 reste un bateau, finalement plus exigeant que le D35 car la coordination entre barre, traveller et écoute doit être encore plus rapide. Si tu fais des bêtises, les angles de volet augmentent pour compenser, tu génères donc de la traînée et ça va moins vite. » 

Frédéric Le Peutrec fait partie des nombreux Français présents sur le circuit à des postes stratégiques : Nicolas Charbonnier tactique ainsi sur Alinghi, tout comme Erwan Israel sur Ylliam XII Comptoir Immobilier, et Sébastien Col sur Real Team Sailing. Sur Spindrift, c’est Xavier Revil qui remplace ce week-end Yann Guichard, tandis qu’à leurs côtés, on trouve des marins comme Gurvan Bontemps, Benjamin Amiot, Thierry Briend, Pierre Pennec ou encore François Morvan. Preuve de l’expertise française en matière de vol sur multicoque est encore très prisée.

(*) Disponible à la vente pour 750 000 euros.
(**) Dans l’hypothèse où la classe parvient à regrouper plusieurs commandes et lancer une fabrication de groupe. Pour une commande unique, le prix, plus élevé, n’a pas été communiqué.

Photo : Loris Von Siebenthal

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La saison est lancée pour les Minis 6.50, trois nouvelles organisations ont vu le jour en 2021

Avec plus de 300 adhérents à l'année, la Classe Mini est une des classes les plus actives et dynamiques du paysage de la course au large français. 

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Crédit : Y Zedda


Cette année 2021, comme toutes les années impaires, porte la marque de l'aventure ultime, point d'orgue de la saison : la Mini-Transat. Les 84 marins qui s'engageront le 26 septembre prochain sur cette épopée se doivent d'être prêts, responsables, polyvalents, complètement autonomes et faire preuve de sens marin.
 

Une Classe à part 

Pour parvenir à cet objectif, la Classe accompagne, pendant toute la saison, adhérents et organisateurs. "Nous veillons à la cohérence du calendrier de courses, apportons un cadre et un support aux organisateurs, détaille Jean Lorre, Président de la Classe Mini. Côté course, notre rôle consiste à s'assurer du respect de la jauge et du règlement. Enfin, nous encadrons les coureurs et sommes garants des valeurs que la Classe incarne depuis 27 ans maintenant ".

  

Les profils des coureurs sont vraiment très variés : on trouve toutes les nationalités, une belle proportions de femmes, des compétiteurs acharnés pour qui le passage par la classe Mini s'apparente à la première marche d'une carrière professionnelle dans la course au large jusqu'à l'amateur confirmé en quête d'une challenge personnel.

  

Pour renforcer cet esprit si particulier, la Classe a lancé le trophée “Good Perf” ; un trophée attribué à chaque course par les vainqueurs Série et Proto. “Le Mini, c’est une grande communauté par delà les années, les genres. Quoique l’on soit venu chercher, on est au final, assuré de trouver un maximum de kif !" sourit Jean Lorre.

 
Du kif, ils vont en avoir puisque pas moins de 16 courses sont programmées pour cette saison 2021 tant en méditerranée (3 courses déjà courues) que sur la façade Atlantique avec la Plastimo Lorient Mini et la Pornichet Select.

 

Un programme copieux et complet 

La diversité des lieux de départ, des courses et des formats, (certaines se courent en double) permet à tous de trouver de quoi non seulement rassasier sa soif de compétition mais surtout de compléter, pour ceux qui en ont encore besoin, leur qualification à la Mini-Transat (à ce jour, 126 marins sont préinscrits pour 84 places).

 
En plus des traditionnelles Archipelago, Mini Fastnet ou autre trophée Marie-Agnès Peron, trois nouvelles organisations ont vu le jour cette année : 
La Mini Calvados Cup avec une première étape entre Douarnenez et Deauville – puis une seconde manche au départ et à l’arrivée de Deauville avec une boucle autour de l'île de Wight - entre le 27 juin et le 3 juillet. 
La Mini Gascogna – ex transgascogne- s'élancera du Verdon sur mer le 28 juillet pour rallier Gexto en Espagne, et retour : cette traversée du golfe de Gascogne a déjà prouvé par le passé combien elle pouvait être piégeuse. 
La Mini-Transat change également d'équipe d'organisation et de port de départ. Les 84 ministes heureux élus auront alors la chance de remonter le mythique chenal des Sables d'Olonne, comme un symbole quand on sait que 18 des 33 concurrents au dernier Vendée globe ont fourbi leurs armes en Mini 6.50 .

 
"C'est important de proposer de nouvelles courses. Ça permet de changer de terrain de jeu, d'attirer de nouveaux coureurs, d'insuffler fraîcheur et nouveauté. La Mini Calvados Cup en est un très bel exemple : Nous n'allions pas souvent dans cette partie de la Manche en course. Le format original propose 2 courses distinctes dont un retour comprenant un contournement de l'île de Wight. Les marins peuvent choisir de courir une manche au choix ou d'enchaîner les 2 parcours. En variant les propositions, on multiplie les situations et conditions de navigation, éprouvant en même temps marins et matériel."

 
Au total, ce sont 5.000 milles de navigation *qui sont proposés aux ministes, dont 1.962 en Méditerranée et un peu plus de 3.000 en Atlantique, largement de quoi confirmer les talents émergeants, affûter son sens marin, vivre de belles aventures !

 
*hors Mini-transat

 
Source : Curve

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Camille Lecointre et Aloise Retornaz au Championnat d'Europe de Vilamoura avant de partir pour Tokyo

Camille Lecointre et Aloïse Retornaz vont affronter une dernière fois leurs adversaires de 470 lors du Championnat d’Europe de Vilamoura, du 3 au 7 mai avant de partir pour Tokyo. Cette compétition majeure est la dernière échéance avant les Jeux Olympiques de Tokyo, même si elles ne se mettent pas de pression, le duo a envie de terminer sur une bonne note et de défendre son titre mais également de prendre une revanche sur le Championnat du Monde où Camille et Aloïse avaient terminé 4è.

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Crédit : Osga Photo

Camille Lecointre : « Nous avons revu notre stratégie par rapport au Championnat du Monde où nous avions fait trop d'erreurs notamment sur la prise de risques. Il va être important sur cette dernière compétition de retrouver l'habitude de naviguer sous pression. Cela fait 1 an que nous n'avons pas eu de compétitions de façon récurrente et c'est compliqué de se remettre dans le bain, le stress ça se travaille. »

Aloïse Retornaz : « Maintenant, sur l'eau, nous devons appliquer tout ce qu'on sait faire, garder la tête froide surtout et effectivement re-naviguer sous pression. Le Championnat d'Europe sera une petite revanche par rapport au Championnat du Monde, nous visons le podium. Nous aimerions également défendre notre titre de championnes d'Europe (remporté en 2019)... Nous avons le couteau entre les dents ! »

CALENDRIER 2021 :

Du 01 au 08 mai 2021 : Championnat d'Europe à Hyères (FR)
Du 23 juillet au 08 août 2021 : Jeux Olympiques de Tokyo (JAP)


Source : Kaori

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Figaro. Transat en double, la première en Figaro 3

A partir du 9 mai prochain, les Figaro Bénéteau 3 s’apprêtent à traverser l’Atlantique pour la première fois. Une inconnue pour les 18 duos qui s’élancent dans l’aventure et qui sont tous à quai à Concarneau au ponton du quai Carnot en attendant le départ ce dimanche.

Depuis deux ans, ils ont connu les batailles rangées d’un circuit dense et extrêmement compétitif dont les affres et les frissons de la Solitaire du Figaro. Les Figaro Bénéteau 3 ont ainsi été éprouvés. Leurs foils – tournés vers l’intérieur pour générer de l’antidérive – ne sont plus une curiosité et leur capacité à offrir de belles bagarres au large n’est plus à démontrer. Pourtant, le temps des premières n’est pas encore achevé. Le 9 mai prochain, les 18 duos qui concourent à la Transat en double Concarneau-Saint Barthélémy lancent leurs bateaux vers l’inconnu : 3 980 milles théoriques à parcourir (6 405 km) soit une transatlantique et des interrogations qui se bousculent.

« De nouvelles possibilités d’accélération » (Delahaye)

« C’est un bateau qui n’a jamais fait plus de cinq nuits en mer en course », souligne le directeur de course, Francis Le Goff. Le ‘Figaro 3’ est légèrement plus petit (9,75 m contre 10,10 m) et plus léger (150 kg de moins) que son prédécesseur. « Ce qui a changé, c’est la possibilité d’embarquer des voiles un peu différentes. Et avec les foils, le jeu sera plus ouvert, les stratégies possibles plus nombreuses et on devrait surement voir une flotte plus éclatée pendant la course ». Fabien Delahaye (Groupe Gilbert), unique ex-vainqueur présent sur la ligne de départ, ajoute : « avec les Figaro Bénéteau 2, nous connaissions parfaitement ses accélérations à toutes les allures. Là, avec le gennaker en plus, il va y avoir de nouvelles possibilités d’accélération qui vont contribuer à ouvrir des routes qu’on mettait de côté avec le ‘Figaro 2’ ».

Plus rapide, le Figaro Bénéteau 3 oblige aussi à un certain sens de l’adaptation à bord d’autant qu’il est plus bruyant que son aîné. Par ailleurs, l’espace à bord est légèrement réduit et très exposé aux vagues et aux embruns. « Vivre à bord, ce sera un petit défi parce que le bateau est assez humide et le confort précaire », assure Tom Laperche. Avec Loïs Berrehar à bord de Bretagne – CMB Performance, ils ont profité de la Sardinha Cup pour peaufiner leurs automatismes en double pendant plusieurs jours. « Le bateau est exigeant et on passe beaucoup de temps à genoux ou assis. Mais on sait que la vie à bord est une somme de plein de petits détails qu’il faut veiller à respecter pour que ça se passe bien. » De leur côté, Estelle Greck et Laurent Givry ont installé une casquette à bord de RLC Sailing pour « réduire l’humidité et les projections d’eau sur le bateau ».

« On sait que ce sera costaud »

Néanmoins, tous les acteurs de cette Transat en double se veulent rassurants sur la fiabilité du ‘Figaro 3’. « Nous n’avons jamais pris une grosse dépression avec beaucoup de mer au près mais on est capable de réduire la toile et de les passer », certifie Fabien Delahaye. Tom Laperche ne dit pas autre chose : « cela fait deux ans qu’on travaille sur ses bateaux pour gommer les petits soucis ».

« Ce n’est pas le bateau des débuts avec des problèmes de jeunesse à résoudre, poursuit Francis Le Goff. Ils ont été éprouvés lors des différentes courses et surtout les duos sont rôdés, très professionnels et leur préparation est un gage de sérénité pour l’organisateur. L’une des grandes interrogations, ce sera leur capacité à résister physiquement dans le golfe de Gascogne et le long des côtes portugaises quand ils seront à haute vitesse et sous une douche permanente ». L’expérience sera précieuse et ça tombe bien : ils sont nombreux à s’aguerrir aux spécificités du Figaro Bénéteau 3 depuis deux ans, ce qui garantit un sacré suspense pendant la course. De quoi assurer le spectacle pour une « première » qui s’annonce savoureuse.

Source : Transat en double

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Sam Goodchild mènera le premier équipage mixte sur le Pro Sailing Tour 2021, Thomas Coville participera à deux Grands Prix

 

Alors qu’ils organisent cette semaine avec The Magenta Project une formation en multicoque dédiée aux trois navigatrices sélectionnées, Sam Goodchild et Leyton ont choisi de composer un équipage mixte, le premier et le seul sur le circuit Ocean Fifty. Deux femmes et quatre hommes navigueront aux côtés du skipper britannique : Elodie-Jane Mettraux, Laurane Mettraux, François Morvan, Aymeric Chappellier et Thomas Coville qui laissera momentanément la barre de son Ultim Sodebo actuellement en chantier pour partager son expertise du multicoque avec l’ensemble de l’équipage Leyton.

 

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Crédit : M Keruzoré


Un équipage de haut vol 

Pour sa première saison sur le circuit Ocean Fifty, Sam Goodchild n’a rien laissé au hasard et il a particulièrement réfléchi à l’équipage avec lequel il voulait relever ce nouveau challenge : des navigatrices et des navigateurs expérimentés, polyvalents, motivés et dont les personnalités s’accorderaient pour composer un ensemble soudé et performant.

 
« Je pense que c’est important d’avoir des profils variés, pour que chacune et chacun apporte son expérience et qu’on l’on puisse apprendre des uns et des autres. Nous sommes admiratifs de nos parcours respectifs, cela va participer à créer une belle équipe », explique Sam Goodchild.

 
Avec Thomas Coville, dont Sam Goodchild était l’équipier lors de la dernière tentative de Trophée Jules Verne, les rôles seront cette fois inversés mais cela ne pose aucun problème au skipper de Sodebo, bien au contraire :« j’adore cette position de servir un groupe et un leader, c’est ce qui m’épanouit le plus. C’est là où je suis le plus compétent. Quand on a fait quelques milliers de milles ensemble, comme c’est le cas avec Sam, on se connait, on se respecte, on s’envisage de façon très honnête. Ce sont des sensations et des relations d’athlètes qui sont rares et très précieuses. Ça me nourrit énormément. »

 
Benjamine de l’équipage, Laurane Mettraux apportera toute sa motivation et son envie d’apprendre qui ont impressionné Sam lors des navigations d’entraînement. « Il n’y a pas beaucoup d’opportunités quand tu es une femme d’intégrer des équipages professionnels », explique la Suissesse. « Ce projet, je vais le partager avec des personnes sympas, sur des bateaux intéressants techniquement et un circuit que je vais découvrir. Cela va être une super expérience pour moi. »

 
Sa sœur Elodie-Jane a engrangé une belle expérience du multicoque sur le lac Léman mais aussi sur le Tour Voile. « Ses deux Volvo Ocean Race lui ont aussi appris à s’adapter et à s’intégrer dans des équipages différents. Elle est aussi polyvalente qu’expérimentée » complète Sam. C’est également ce que le skipper de Leyton est allé chercher chez François Morvan. Spécialiste du multicoque, en match race ou en course au large, il sera un apport de taille pour l’équipage. « Le nouveau circuit Pro Sailing Tour est très intéressant », raconte François Morvan. « Les formats de régate sont variés avec à la fois des courses au large et des parcours inshore. C’est cette diversité qui me plait. »

 
Aymeric Chappellier, le team manager de Leyton, a supervisé le chantier de l’Ocean Fifty cet hiver. Sa connaissance du bateau mais aussi des Grands prix qu’il a courus la saison dernière seront indispensables.

 
Sam Goodchild et son équipage s’entraîneront ensemble cette semaine avant d’aller en découdre dans les eaux brestoises pour le premier Grand Prix de la saison. Rendez-vous le 19 mai ! 

Source : M Fraleux

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Le comité océanique et offshore recommande que World Sailing clarifie l’épreuve de course au large pour le CIO

Le comité océanique et offshore de World Sailing présidé par Matt Allen avec Corinne Migraine comme Vice Présidente ont recommandé de faire quelques clarifications au CIO sur l’épreuve de course au large aux JO2024 à Marseille.

Pour répondre aux objections de sécurité et de télétransmission, ils proposent de revoir l’épreuve avec un parcours côtier.

Au large des côtes françaises pendant l’été méditerranéen, les zones côtières offrent un meilleur test d’habileté à la voile que les zones plus au large. Le long de la côte, il y a souvent des transitions quotidiennes de vent entre la brise de drainage nocturne et les thermiques de fin de matinée, y compris de fréquentes incursions du vent synoptique. La compétition dans cet environnement difficile est idéale pour un événement offshore mixte à deux.

L’image ci-dessus montre un carré, 20 miles nautiques de chaque côté, sur une carte de la Méditerranée, pour référence. – photo © Photo fournie

 » Nous avons conclu que l’ensemble du terrain de jeu est mieux gardé dans une zone carrée, 20 miles de chaque côté (c’est-à-dire 400 miles carrés), qui est adjacente à la côte. Le parcours doit comprendre plusieurs tours autour des marques à l’intérieur de cette case avec la possibilité de changer de futures étapes sur lesquelles aucun concurrent ne navigue encore pour atteindre l’heure d’arrivée souhaitée. Il en résultera la meilleure compétition compte tenu des caractéristiques du vent en Méditerranée en été tel que décrit ci-dessus. La technologie pour appliquer la zone de course définie avec des limites électroniques de parcours existe déjà sans risque. De tels systèmes de limites sont utilisés depuis des décennies dans les courses au large comme la Volvo Ocean Race, le Vendée Globe, les TransAtlantics et même dans les courses côtières comme la Coupe de l’America.

Heureusement pour ce nouveau terrain de jeu, il sera entièrement dans la zone de couverture des réseaux de données cellulaires français, notamment avec des antennes LTE montées en tête de mât des bateaux de course, ce qui évite les problèmes de blocage des humains et des voiles. . Cette zone carrée, de 20 miles de côté, comprenant 400 miles carrés, est nettement inférieure à la zone sur laquelle le CIO a basé ses estimations actuelles de taille et de complexité pour la sécurité et la couverture médiatique.

Nous nous attendons à ce que d’autres événements estivaux se déroulent de la même manière dans les zones côtières pour une meilleure compétition, profitant des transitions de vent quotidiennes difficiles. Le fait que le terrain de jeu se retrouve dans la couverture du réseau de données cellulaires réduira le coût du suivi, de la télémétrie météo et de la surveillance de la sécurité pour tous les organisateurs de courses / régates, y compris pour les championnats du monde, les régates de qualification et les futurs événements olympiques.

Nous recommandons que World Sailing communique ces nouvelles informations au CIO concernant le premier choix de World Sailing pour la dixième épreuve et demandons au CIO de revoir ses conclusions sur le coût et la complexité de l’épreuve mixte de quillard à deux personnes pour la compétition olympique de voile 2024. sur la base de ces nouvelles informations.« 

Respectueusement soumis par: Matt Allen Oceanic and Offshore Chairman, Oceanic and Offshore Vice President Corinne Migraine

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L'acte 1 du TF35 Trophy sacre Alinghi, Spindrift sur le podium, "on a passé de nombreuses heures sur l’eau"

 
Nicolas Charbonnier, tacticien d’Alinghi commente : « On s’est beaucoup entrainé cette année, on a passé de nombreuses heures sur l’eau, c’est donc tout le travail qui paie aujourd’hui. Après ce n’est jamais facile et on voit que ça ne se joue à rien, les autres bateaux sont juste derrière. »

 

Résultats : 

Alinghi ( SUI 100 ) 4 pts 

Realteam Sailing ( SUI 7 ) 5 pts 

Spindrift ( SUI 10 ) 9 pts 

SAILFEVER ( FRA 009 ) 13 pts 

Ylliam XII - Comptoir Immobilier ( SUI XII ) 17 pts 

ZEN Too ( SUI 4 ) 17 pts 

Zoulou ( FRA 007 ) 19 pts 

Source : TF35

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Luce MOLINIER veut aller en justice contre Le HUB d’OC SPORT

C’est par un communiqué de son avocat que Luce Molinier a fait savoir qu’elle était « éjectée » du Hub d’OC Sport. Celle-ci entend porter l’affaire en justice.

C’est par un simple email d’OC Sport que la navigatrice a appris il y a 15 jours qu’elle n’avait plus de bateau pour faire le circuit Figaro ni de sponsors alors que des discussions étaient en cours avec Mutuelle Bleue. C’est finalement Corentin Horeau dont le projet « Cap 40% de cancers en moins » – Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie » dévoilé le 28/04 qui récupère le bateau.

Pour l’avocat de Luce Molinier, Olivier Géral, la façon dont elle a été traitée n’est pas acceptable.
 » La course du FIGARO se prépare et le plateau se réunit. L’organisateur, la société OC SPORTS PEN DUICK, a créé une structure d’accompagnement appelée Le HUB BY OC SPORT. Luce MOLINIER a été choisie par Le HUB BY OC SPORT pour cette aventure sur la saison 2021 en décembre dernier. Dés le mois de Février Luce MOLINIER se préparait pour la saison à bord du bateau
Or, sans raison fondée, sur la base de règles du jeu dont seul OC SPORTS semble avoir la maîtrise, il a été décidé d’éjecter Luce MOLINIER de ce projet.
Une sportive n’est pas une chose dont l’on peut se défaire au gré d’un vent qui prendrait une nouvelle direction, et se faire remplacer par un homme. Luce MOLINIER, femme de valeurs humaines fortes, d’abnégation et de courage ne peut accepter ce mépris alors qu’elle avait misé tous ses projets sportifs, économiques et personnels autour de la Solitaire du FIGARO.
Alors qu’OC SPORTS PEN DUICK la considère si peu, elle n’a d’autre choix que d’envisager de porter l’affaire en justice et que sa situation soit connue du plus grand nombre. « 
Olivier Géral, avocat.

Côté OC Sport, on se défend de cette situation qui serait la conséquence des mauvais résultats sportifs de Luce Molinier sur la Solo Maitre Coq où celle-ci a terminé hors temps et sur le fait qu’elle ne puisse plus se qualifier pour la Solitaire du Figaro dans les délais qui auraient été fixés entre les deux parties. Une clause qui serait dans son contrat et qui justifierait cette rupture selon Joseph Bizard – Directeur général OC Sport Pen Duick qui a tenu a réagir :
 » L’avis de course de la Solitaire du Figaro prévoit, de façon inchangée depuis de nombreuses années, que la qualification à l’épreuve pour les skippers bizuths, implique de terminer, dans les temps, au moins deux courses qualificatives d’avant saison. N’ayant pas réussi à être classée officiellement sur la Solo Maître CoQ et ne s’étant pas inscrite à la Sardinha Cup ni la Transat en Double – Concarneau – Saint Barthélemy, sa qualification était devenue impossible dans le délai prévu contractuellement entre les parties, le 30 juin 2021. La raison pour laquelle OC Sport Pen Duick a fait le choix d’interrompre le projet initié. Nous regrettons bien évidemment que Luce Molinier n’ait pas réussi à remplir ses objectifs sportifs et lui souhaitons le meilleur pour la suite de sa carrière. « 

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Classe Mini. 20e Pornichet Select 6.50

La 20e édition de « La Pornichet Select 6.50 » s’est jouée ce week-end à 14h00 sur un parcours long de 300 mn Pornichet -Groix – Ile d’Yeu- Belle-Ile – Pornichet. 79 bateaux dont 63 série – 16 proto ont pris le départ. Tanguy Bourroulec s’est imposé sur son Pogo Foiler devant Hugo Dhallenne en série.

Un vent trop faible à l’heure prévu à contraint le comité à décaler l’heure du départ jusqu’à l’arrivée du vent. Après un faux départ et une collision sur la ligne du à l’impatience des skippers,  le deuxième départ fut le bon. Les bateaux sont partis devant le port de Pornichet, ont traversé la baie de la Baule, pour tirer des bords le long de la cote sauvage.

C’est à ce moment qu’une deuxième collision à eu lieu sur un refus de tribord, entrainant un impact irréversible sur la proue de la victime. L’impact important à projeté la malheureuse concurrente en avant occasionnant un choc à la tête et aux cervicales. Les deux concurrents ont été contraint de revenir au port. Un rapide diagnostic du médecin à écarté tout soupçon de problème médical pour notre malheureuse concurrente.

Afin de ne pas faire courir de risque aux skippers le parcours du être réduit pour éviter un coup de vent ( rafales de 40nds ) dans la nuit de lundi à mardi.

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Les premiers sont arrivé dimanche soir. La cartographie « Tracking » via ce lien https://yb.tl/ps650_2021

Classements
PROTOS :

N° 969 / Tanguy BOUROULEC / POGO FOILERS / 1 jour 96 heures 3 mnsN° 1019 / Pierre LE ROY / RÉSEAU ÉTINCELLE / 1 jour 15 heures 48 mnsN° 787 / Sébastien PEBELIER / DECOSAIL TONER GRÉEMENT / 1 jour 16 heure 17 mns

SERIE :

979 / Hugo PHALLENNE / YACHT CLUB ST LUNAIRE / 1 jour 15 heures 30 mns966 / Léo DEBIESSE / AVELA SAILING.COM / 1 jour 16 heures 25 mns987 Romain LE GALL / 1 jour 16 heures 58 mns

source : Loick CORLAY Photo Bruno Bouvry

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TF35. Victoire en ouverture du TF35 Trophy pour Alinghi

Sept TF35, le nouveau catamaran à foil lémanique, se sont retrouvés pour la première fois du 30 avril au 2 mai à la Société Nautique de Nyon. Le vent était malheureusement absent. Trois manches sur les quinze possibles durant le week-end ont pu être disputées. Alinghi tire le meilleur parti des vents légers et remporte le Grand Prix d’Ouverture devant Realteam sailing et Spindrift qui complètent le podium.

C’est dans un léger vent de nord-est de 6-8 nœuds, dans des conditions hivernales et sous une pluie incessante que les TF35 se sont confrontés les uns aux autres pour la première fois. Realteam sailing signe sa première victoire de manche devant Alinghi et Spindrift. Deux autres manches vont être disputées durant lesquelles le duo Alinghi et Realteam sailing, respectivement deux fois premier et deux fois deuxième, garderont l’avantage dans des airs instables. A 14h30 le vent s’essouffle et impose au comité d’annoncer la fin de la journée.

Après trois manches, Alinghi est en tête avec 4 points suivi de près par Realteam avec 5 points. Spindrift de Dona Bertarelli et Yann Guichard ont quant à eux neuf points avec quatre points d’avance sur le Team SAILFEVER de Frédéric Jousset. La concurrence est serrée dans la seconde moitié de la flotte. Ylliam XII – Comptoir Immobilier et ZEN Too sont à égalité de points et se classent respectivement aux cinquième et sixième places. Zoulou a quant à lui deux points de retard et se classe septième au classement provisoire.

Dimanche 2 mai, la journée commence par un soleil radieux, mais le scénario du jour est instable. L’alternance de pluie et de soleil aura finalement rythmée cette journée durant laquelle le Comité de Course aura passé toute la journée sur l’eau pour observer le terrain de jeu et tenter de trouver une solution pour naviguer au large de Crans. Mais le vent est aux abonnés absents. A 15h, le comité met fin à cette journée. Le classement provisoire d’hier devient donc le classement du Grand Prix.

A l’issu de ce Grand Prix d’Ouverture, Alinghi s’impose à Nyon devant Realteam sailing et Spindrift et prend ainsi la tête du TF35 Trophy.

Nicolas Charbonnier, tacticien d’Alinghi commente : « On s’est beaucoup entrainé cette année, on a passé de nombreuses heures sur l’eau, c’est donc tout le travail qui paie aujourd’hui. Après ce n’est jamais facile et on voit que ça ne se joue à rien, les autres bateaux sont juste derrière. »

Xavier Revil à la barre de Spindrift ce week-end nous explique : « Dans les vents léger la difficulté pour voler c’est de trouver le bon angle pour garder une bonne vitesse. Nous avons travaillé dur hier pour faire fonctionner au mieux le bateau et avons fait trois belles manches. »

Bryan Mettraux : « Les conditions étaient difficiles pour tous les équipages avec ce vent variable, à la limite de pouvoir faire voler le bateau. Mais c’est aussi ce qui rend le jeu intéressant. Au près par exemple, il faut gérer les transitions entre un mode « flying » sous gennaker (grande voile d’avant) et un mode « foiling » sous foc (voile plus petite), les angles changent, les vitesses aussi… C’était technique et nous avons encore beaucoup à apprendre dans ces phases-là. »

Yves Detrey : « C’est important de gagner, car c’est notre objectif après tout ! Nous aurions été déçus de terminer 2e ou 3e car nous avons travaillé dur ces derniers mois pour en arriver là. »

Arnaud Psarofaghis : « C’est toujours bon de remporter la première régate d’un tout nouveau championnat. Nous avons malheureusement beaucoup attendu mais avons su être percutants quand il le fallait. »

Nils Frei : « Chaque minute passée à bord de ce nouveau foiler nous est bénéfique car on continue d’apprendre. C’est encore plus le cas quand les conditions sont difficiles, et elles l’étaient ! »

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Porquerolle’s Race 2021 reportée à 2022

Le Yacht Club de Porquerolles reporte à 2022 l’organisation de la Porquerolle’s Race et de la Porquerolle’s cup qui devaient se tenir au mois de mai 2021. Malgré le programme de déconfinement annoncé vendredi par le chef de l’Etat et des conditions sanitaires régionales pas encore complètement satisfaisantes pour l’organisation et les coureurs, le Yacht Club de Porquerolles (YCP) a donc décidé d’annuler ces deux épreuves cette année. Ces événements retrouveront leur place dès 2022 dans le calendrier des grandes régates Méditerranéennes. Le Yacht Club de Porquerolles garde cependant l’espoir que sa prochaine épreuve, la Porquerolle’s Classic 2021, soit maintenue et puisse se tenir comme prévu du 10 au 13 juin prochain.

Malgré les mesures d’assouplissement du dispositif sanitaire annoncées hier, l’arrêté préfectoral interdisant l’organisation de manifestations nautiques n’est toujours pas levé à ce jour. Le Yacht Club de Porquerolles et ses partenaires ont donc pris la décision d’annuler ces épreuves, afin de ne pas exposer l’île, ses habitants et les principaux acteurs des événements. Pour Sébastien Le Ber, Président du YCP : « Les décisions annoncées hier par l’État, et en particulier l’interdiction de rassemblement de plus 10 personnes, ne permettent pas à notre Club d’organiser la Porquerolle’s Race et la Porquerolle’s cup qui devaient se tenir respectivement dans deux et trois semaines. Il nous semble donc plus sage de remettre à 2022 l’organisation de ces épreuves et de nous concentrer, dès à présent, sur l’organisation de la Porquerolle’s Classic dont nous gardons l’espoir qu’elle ait lieu comme prévu cette année, du 10 au 13 juin prochain ».

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Sam Davies : « J’ai très envie de repartir ! »

Deux mois après son arrivée (hors course) du Vendée Globe, Sam Davies met désormais le cap sur la Transat Jacques Vabre pour laquelle elle devrait annoncer prochainement le « co-skipper d’expérience » qui embarquera avec elle sur Initiatives Coeur. L’occasion d’échanger avec la Britannique, déterminée à repartir sur une campagne de Vendée Globe.

Dix semaines après ton arrivée, que te reste-t-il de ton Vendée Globe ?
Ça a été une aventure incroyable, une mission commando pour réparer à Cape Town, pour repartir et pour aller au bout malgré la douleur. J’ai souffert physiquement avec mes deux côtes cassées, mentalement aussi, mais je devais aller au bout. Ni mon équipe technique, ni mes partenaires ne m’ont mis la pression pour repartir, et je les en remercie : ils attendaient que la décision vienne de moi. Or, la seule solution pour pouvoir continuer à naviguer, c’était de me « remettre sur le vélo » le plus vite possible. Avec ma première transatlantique, la Mini Transat – en 2001 -, ce Vendée Globe a été la course la plus dure de ma vie. Bien sûr, il reste une frustration de ne pas avoir pu participer à cette régate jusqu’au bout, mais finir a eu valeur de victoire. Et cela a permis de mobiliser et de bénéficier d’une solidarité incroyable : sur ce Vendée Globe, nous avons sauvé 102 enfants avec Mécénat Chirurgie Cardiaque.

Ton compagnon, Romain Attanasio, réfléchissait dès son arrivée à la suite à donner à son projet, était-ce aussi ton cas ?
Non, c’était tellement dur, tellement loin de ce que j’avais imaginé, que je ne pouvais pas me poser ces questions sur l’avenir. Il fallait finir et ne pas gaspiller de l’énergie à penser à la suite. J’étais assez traumatisée et j’avais besoin, avant tout, de digérer ce qu’il s’était passé.

Deux mois plus tard, où en est ta réflexion ? Et celle de tes partenaires ?
J’ai très envie de repartir ! Je sais qu’il y a tout un travail de remise en confiance à faire, il faut que je navigue à nouveau, pleine balle ! Nous sommes toujours en discussion avec les partenaires, mais ils étaient tous très satisfaits et contents avec ce Vendée Globe. Malgré l’abandon, ils ont beaucoup apprécié cette aventure autour du monde. Les retours sont très positifs et le fait de continuer hors course a été un succès. Je suis donc optimiste pour la suite.

« Parfois, c’est frustrant de ne pas
se battre à armes égales »
La remise à l’eau d’Initiatives Coeur est prévue mi-mai. Avez-vous modifié des aspects lors du chantier ?
Nous nous sommes surtout concentrés sur la prévention des risques de collisions. Le bateau était déjà équipé du dispositif Oscar (caméras servant à détecter des objets flottants non-identifiés) et nous avons ajouté Whale Shield (un « pinger » dans la quille qui émet des ultrasons pour éloigner les cétacés) et je continue à travailler avec Madintec sur un module d’évitement.

Tu participeras cette année à la Transat Jacques Vabre. As-tu avancé sur le co-skipper qui t’accompagnera et quelles seront tes ambitions ?
Oui, nous n’allons pas tarder à l’annoncer. Le point essentiel, c’est d’être associé à un skipper d’expérience qui peut contribuer à ma remise en route. Ma première ambition, c‘est de retrouver le mode régate et attaque. Depuis ma collision, ça m’a manqué ! Par ailleurs, je sais que je n’ai pas tout appris sur le bateau, qu’il a encore un potentiel inexploré.

Tu es très élogieuse sur ton bateau, rêves-tu néanmoins d’en avoir un nouveau ?
Mes sentiments sont ambivalents à ce sujet. Je pense qu’on a montré qu’on pouvait être compétitifs avec ce bateau, mais parfois, c’est frustrant de ne pas se battre à armes égales avec les Imoca plus récents. Il y a toujours ce petit plafond de verre : nous étions six femmes au Vendée Globe, trois avec des sponsors présents depuis plusieurs années, mais aucune n’avait un bateau pour la victoire. Et forcément, chez moi, il y a cette envie-là.

La nouvelle jauge prévue par la classe (2021-2025) vise notamment à maîtriser les coûts, cela va-t-il dans le bon sens ?
Oui, il y a cette ambition-là, nous en discutons beaucoup entre nous, mais quand on doit trancher, tout le monde regarde ses pompes ! Avoir un bateau neuf, c’est un rêve, mais c’est très difficile. Je pense qu’on aurait pu aller plus loin dans la limitation des coûts, parce que ce n’est pas évident de réunir autant d’argent. Concrètement, on a parlé de bôme et de safrans monotypes, ce qui aurait été très intéressant pour réduire les coûts, mais on n’a pas acté ces aspects-là. Avec l’équipe et nos partenaires, on cherche un moyen d’upgrader le bateau pour le prochain Vendée Globe et faire partie des favoris, mais c’est une mission compliquée parce que les coûts restent très conséquents.

« La force de la classe, c’est sa mixité »
La nouvelle jauge introduit aussi de nouveaux éléments en matière de sécurité et de réduction de la taille des foils, qu’en penses-tu ?
Sur ces aspects, la jauge est vraiment intéressante : il reste encore beaucoup à apprendre et il ne faut pas gâcher une innovation qu’on ne maîtrise pas encore en voulant aller trop vite. Par ailleurs, j’ai connu un crash à haute vitesse et je ne suis pas sûre qu’on doive aller plus vite à tout prix. Qu’on aille à 30 nœuds ou à 35 nœuds, ça fait autant rêver les gens.

Selon toi, les bateaux de dernière génération alignés au départ du Vendée Globe étaient-ils trop extrêmes ?
Je pense qu’il y avait des bateaux neufs qui étaient très raides, très extrêmes, et d’autres qui étaient plus raisonnables. Clairement, si j’avais la chance d’acheter un bateau d’occasion de cette génération, il y en a certains que j’aurais déjà écartés de ma short-list ! Mais c’est normal et c’est génial : cela démontre que les bateaux peuvent s’adapter à chaque façon de naviguer. Ce qui est intéressant et excitant, c’est d’être dans une classe qui évolue et qu’il y ait beaucoup de designs différents. Aujourd’hui, on n’a pas encore convergé vers le design optimum, mais je pense que dans les prochaines années, on va encore progresser dans la maîtrise et l’apprentissage des bateaux de 2020.

Au-delà de ces aspects, quel regard portes-tu sur la classe Imoca ?
Le succès et la force du Vendée Globe ont eu un impact très positif et c’est vraiment ce qui contribue à la vitalité de la classe. Malgré les difficultés liées aux conditions sanitaires et économiques, les sponsors sont toujours présents, les projets nombreux, c’est très positif. En revanche, nous devons veiller à écouter tout le monde et pas seulement ceux qui crient le plus fort ou qui ont le plus d’argent. La force de la classe, c’est sa mixité, son ouverture à l’international et il faut s’atteler à maintenir ces aspects et encourager d’autres skippers à nous rejoindre.

Romain Attanasio vient d’acquérir l’Imoca de Boris Herrmann, es-tu prête à jouer dans la même catégorie qui lui ?
Oui, je trouve ça génial ! Je pense vraiment qu’il s’agit d’un des meilleurs bateaux de la flotte. Quand je naviguais à côté de Boris, j’avais du mal à aller aussi vite. Je suis très contente pour Romain, il a fait le bon choix. Et puis c’est sympa : on sait désormais qu’on va arriver en même temps !

« L’épreuve de course au large double mixte
ouvrait des opportunités« 
En dehors de l’Imoca, aimerais-tu naviguer sur d’autres supports ?
Je suis toujours fan de la course au large, notamment en équipage réduit. J’aime beaucoup le Figaro, j’apprécie aussi l’évolution des Class40 et la Mini-Transat est toujours aussi excitante. Si je peux avoir des opportunités de naviguer sur ces bateaux, je fonce. Ce sont des classes où il y a de très bons marins, où le niveau est toujours très élevé, ça permet toujours d’apprendre et de progresser.

Un mot sur l’épreuve de course au large aux Jeux olympiques qui semble avoir du plomb dans l’aile. Comment as-tu réagi en apprenant la nouvelle ?
Je suis forcément déçue. J’ai pu constater, en Angleterre comme dans de nombreux pays, que cela avait contribué à relancer la course au large en équipage réduit. Ça ouvrait des opportunités, ça permettait de faire découvrir la discipline aux jeunes, aux femmes partout dans le monde et donc de créer des opportunités pour des marins. C’est dommage que ça ne soit pas le cas. Mais si cela a suscité de l’intérêt voire des vocations chez certains, ce n’est donc pas complètement un échec.

A propos de mixité, tu vas participer à des sessions de formation destinées à ouvrir la course au large à des navigatrices, organisées par le Magenta Project et Leyton, est-ce important de t’impliquer ?
Oui, dès que je peux, j’ai envie de m’investir et d’ouvrir les portes pour les filles. Il y a beaucoup de femmes qui m’ont donné envie d’être navigatrice et j’ai envie de transmettre désormais. J’ai envie de donner aux autres ce que j’ai eu, partager mon expérience parce que c’est essentiel dans le sport en général, et dans la voile en particulier.

Photo : Jean-Louis Carli / Alea

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