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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

En route pour un final historique à Serre-Ponçon

Après la mer du Nord, la Manche et l’Atlantique, les équipages du Tour Voile 2021 se préparent à un final d’exception dans les Hautes-Alpes, sur le lac de Serre-Ponçon. C’est la première fois dans l’histoire de l’événement qu’une étape va se jouer sur un plan d’eau intérieur. Entouré de hautes montagnes, le lac sera l’écrin majestueux qui va accueillir les trimarans Diam24 OD pendant trois jours. La Super Finale révélera, samedi, le vainqueur de l’édition.

Ce mercredi, les marins profitent de la journée de transfert entre Royan et Serre-Ponçon par la route pour recharger les batteries. Après maintenant 17 journées de compétition c’est seulement le deuxième jour de repos après celui qui a entrecoupé les étapes d’Erquy et Châtelaillon-Plage. Le répit sera de courte durée car dès demain, jeudi 22 juillet, les compétitions vont reprendre. Au programme, deux journées de qualification jeudi et vendredi durant lesquelles chaque team donnera tout pour accéder à la Super Finale.

La Super Finale, quésaco ?

Seuls les quatre leaders du classement général au soir du vendredi 23 juillet participeront à la Super Finale du samedi 24 juillet. Celle-ci sera composée de trois affrontements en format Match Racing. D’abord le ¼ de finale qui opposera le quatrième et le troisième du classement général. Ce dernier (le troisième) débutera avec un bonus de 2 points. Le premier des deux équipages atteignant 3 points passera en ½ finale. À noter qu’un point est remporté à l’issue de chaque parcours de Match Racing. Le perdant sera classé quatrième du Tour Voile 2021.

S’en suivra la ½ finale qui opposera le vainqueur du ¼ de finale au deuxième du classement général. Sur le même principe que le ¼ de finale, le deuxième commencera avec un bonus de 2 points. Le premier atteignant 3 points se qualifiera en finale, le perdant sera classé troisième du Tour Voile 2021.

Enfin, les ultimes matchs de la Super Finale opposeront le vainqueur de la ½ finale au premier du classement général. Toujours sur le même principe que le ¼ et la ½ finale, le premier du classement général débutera avec un bonus de 2 points. Le premier atteignant 3 points sera déclaré vainqueur du Tour Voile 2021, le perdant second.

Parmi les quatre bateaux qualifiés, le jeu sera donc très ouvert pour la victoire sur ce Tour Voile 2021. Durant les deux dernières journées de qualification, jeudi et vendredi, il faudra donc rester lucide et s’adapter au plus vite à ce nouveau plan d’eau pour gagner son ticket pour le quatuor final.

Un raid solidaire pour les non-qualifiés

Chaque équipage de ce Tour Voile 2021 supporte une association solidaire. Les Diam24 OD classés de la cinquième à la dixième place du classement général au soir du vendredi 23 juillet, participeront à un raid solidaire le samedi 24 juillet. L’association supportée par le vainqueur de ce raid sera mise en avant à l’occasion de la remise des prix qui aura lieu à 18h30 après la Super Finale.

ILS ONT DIT

Gabin Micoulot – Normandy Youth

« C’est très excitant de changer de plan d’eau. Ça va nous changer complètement de la mer qu’on a depuis le début. On va découvrir un endroit qu’on ne connaît pas du tout. On a eu des échos très positifs, comme quoi c’était magnifique. Il va falloir ouvrir grand les yeux car la tactique risque d’être compliquée avec le relief environnant. On finit avec de l’eau douce, c’est sympa pour les bateaux et pour nous aussi, ça va changer de l’eau salée, c’est plutôt cool. »

Aurélien Barthélémy – Emile

« C’est chouette d’apporter de la nouveauté. L’équipe a hâte d’y être, ne serait-ce que pour finir le Tour Voile et aller au bout de l’aventure. On nous a dit que c’était très beau comme endroit. Ça va nous changer des plans d’eau à fort courant comme à Royan. Ça risque d’être assez particulier comme configuration de course car naviguer sur un lac de montagne c’est peu courant. Après ce sont des conditions que l’équipe a déjà rencontrées. Donald (Massey) vient de Chicago, il navigue sur le lac Michigan, donc les plans d’eau intérieurs, il connaît suffisamment bien. Pour Benjamin (Sternberg) qui navigue à New-York c’est pareil, il y a beaucoup de vent de terre, ça peut y ressembler. Donc je pense que notre team devrait bien s’en sortir. »

Margot Vennin – Imagine for Margo

« C’est toujours sympa de découvrir des nouveaux plans d’eau. C’est vrai que la côte Atlantique et la Méditerranée sont des endroits où l’on va régulièrement. Naviguer sur un lac on connaît car on en a plein en Normandie, mais alpin ça va être autre chose, ce n’est pas la même taille. On sait qu’entre les montagnes, il y a souvent des effets très marqués. Le lac de Garde est très connu pour ça, donc il va falloir qu’on étudie bien les reliefs sur la route et qu’on trouve rapidement comment ça marche sur place. »

CLASSEMENT GÉNÉRAL (AVANT JURY)

Helvetia Blue by Normandy Elite Team – Clément Michel : 32 pts Groupe Atlantic – Clément Cron : 35 pts Royan Atlantique – Gaultier Tallieu : 64 pts Helvetia Purple by Normandy Elite Team – Pauline Courtois : 65 pts BE. Brussels – Kidibul powered by Flying Frogs – Arnaud Vasseur : 72 pts Dunkerque Voile – Louis Lengagne : 109 pts Team Jeune Sud – Oscar Pean : 124 pts Normandy Youth – Noe Ackermann : 130 pts Imagine for Margo – Margot Vennin : 151 pts Emile – Benjamin Sternberg : 153 pts

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Une édition record !

Le casting de l’édition 2021 de la Route du Café est désormais au complet ou presque. Une édition record puisque 82 bateaux seront sur la ligne de départ, répartis en quatre classes (contre 59 en 2019, et 60 pour le précédent record en 2007) : 49 en Class40, 21 en Imoca, 7 en Ocean Fifty et 5 en Ultime. Officiellement inscrits, ils ont maintenant jusqu’à mi-septembre pour obtenir leur qualification sportive.

La Class40 change de dimension. Il y avait 27 monocoques de 40 pieds au départ de la dernière édition, il y en aura… 49 en 2021 ! Et c’est un minimum, puisque quatre dossiers supplémentaires pourraient être finalisés prochainement. Preuve du dynamisme de la classe : ce sont 11 bateaux neufs, construits en 2020 ou 2021 qui seront au départ. Tout comme le Crédit Mutuel de Ian Lipinski, vainqueur en 2019.

En Imoca, le plateau poursuivra sur la belle lancée du Vendée Globe. 17 bateaux engagés sur le tour du monde l’hiver dernier seront au Havre en novembre, dont certains ont changé de couleurs entre temps. Un nombre auquel il fait ajouter un bateau neuf et trois autres du circuit 60 pieds, pour arriver à un total de 21 engagés (en attendant peut-être deux supplémentaires). Apivia et Charlie Dalin, vainqueurs en 2019, tenteront de défendre leur titre.

La classe Ocean Fifty aussi se porte bien. Sous le nom de Multi50 en 2019, elle comptait seulement 3 engagés. Cette année, les multicoques de 50 pieds seront 7 au départ ! Deux bateaux ont été construits entre temps, et d’autres projets ont émergé. La bataille sera plus rude pour Gilles Lamiré, le dernier vainqueur, toujours à la barre de Groupe GCA – 1001 Sourires.

Enfin, la Route du Café est ravie de voir le retour (en force, aussi) d’une catégorie Ultime, absente il y a deux ans. Jamais la course n’avait accueilli autant de maxi-trimarans : ils sont 5 à s’aligner cette année. Deux de ces géants (32 mètres) ont été construits ces derniers mois, trois en tout depuis 2017, date de leur dernière participation. A l’époque, c’est Sodebo (ancien du nom) et Thomas Coville qui l’avaient emporté.

49 + 21 + 7 + 5 = 82… Le compte est bon ! Désormais, les 164 skippers inscrits doivent se qualifier sportivement pour valider leur participation. A date (20 juillet), c’est le cas de 32 équipages.

Voici donc les bateaux qui sont désormais définitivement assurés de participer à la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre 2021, en direction de la Martinique :

Class40 : Avanade / Banque du Léman / Crosscall / E. Leclerc Ville-la-Grand / Eärwen / Equipe Voile Parkinson / Engue & Vic Sailing / Everial / Experiences / Free Dom / Full Save / Hydra / Lenzi – Lanternes de Paris / Milai / Project Rescue Ocean / Red / Redman / Sec Hayai / Guildi / Vicitan / Vogue avec un Crohn / Volvo Ocean Fifty : Arkema 4 / Leyton / Primonial / Solidaires en peloton / Team Erwan Le Roux / The Arch Imoca : Corum L’Epargne / 11th Hour Racing Team (J. Mettraux ; S. Fisher) Ultime : Banque Populaire XI / Sodebo Ultim 3

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33 figaristes au départ de la Solo Guy Cotten de Concarneau jeudi 22 juillet, "Il y aura du jeu sur cette édition 2021 !"

Les 33 skippers inscrits à la Solo Guy Cotten s'élanceront demain, jeudi 22 juillet, à 15h08 de la Baie de Concarneau sur le parcours n°1 de 380 milles nautiques. "Les 33 Figaro Bénéteau s'élanceront demain après-midi dans un vent thermique de secteur sud d'une dizaine de nœuds avant l'arrivée d'une dépression orageuse dans la nuit de jeudi à vendredi. Les marins devront ensuite faire face à un vent de sud assez soutenu jusqu'à l'arrivée samedi. Les fichiers prévoient entre 25 et 30 nœuds. Il faudra être opportuniste et bien choisir son placement par rapport à ce système orageux. Il y aura du jeu sur cette édition 2021 !" dixit Hervé Gautier, directeur de course, détaille les spécificités de ce parcours. 

 

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Crédit : Solo Guy Cotten


Les inscrits à la Solo Guy Cotten 2021

1/ BONAFOUS Elodie - BRETAGNE CMB OCEANE
2/ CLAPCICH Francesca - STATE STREET MARATHON (Bizuth)
3 / COSTA Pep - CYBELE VACANCES TEAM PLAY TO BE (Bizuth)
4 / DELAHAYE Fabien - GROUPE GILBERT
5 / DELPECH Jules - ORCOM (Bizuth)
6 / DOLAN Tom - SMURFIT KAPPA – KINGSPAN
7 / DORANGE Violette - DEVENIR
8 / FIELDING Jesse - STATE STREET MARATHON (Bizuth)
9 / GARNIER Mael - AGEAS TEAM BAIE DE SAINT BRIEUC (Bizuth)
10 / GRECK Estelle - RESPIMER (Bizuth)
11 / HARTZ Philippe - MARINE NATIONALE FONDATION DE LA MER (Bizuth)
12 / HOREAU Corentin - MUTUELLE BLEUE pour l'Institut Curie
13 / HUBERT Arthur - MonAtoutEnergie.fr (Bizuth)
14 / LAPERCHE Tom - BRETAGNE CMB PERFORMANCE
15 / LE DRAOULEC Erwan - SKIPPER MACIF 2020
16 / LE PAPE Martin - GARDONS LA VUE
17 / LE PAPE Victor - AD FICHOU INNOVEO (Bizuth)
18 / LE TURQUAIS Tanguy - QUEGUINER INNOVEO
19 / LEBOUCHER Pierre - GUYOT ENVIRONNEMENT
20 / LOISON Alexis - REGION NORMANDIE
21 / MACAIRE XAVIER - TEAM SNEF
22 / MAHE Gildas - BREIZH COLA
23 / MARAIS Robin -
24 / MARIETTE Benoit - GENERATION SENIORIALES
25 / MORVAN Gaston - BRETAGNE CMB ESPOIR
26 / PAUL David - JUST A DROP (Bizuth)
27 / PALMIERI Nils - TEAMWORK
28 / PERON Eric - FRENCH TOUCH
29 / POUPON Yaël - BIHANNIC (Bizuth)
30 / QUIROGA Pierre - SKIPPER MACIF 2019
31 / ROBERTS Alan - SEACAT SERVICES
32 / THOMAS Alexis - LA CHARENTE MARITIME (Bizuth)
33 / YVEN Charlotte - Team Vendée Formation (Bizuth)
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Journée de transfert entre Royan et Serre-Ponçon, le Tour Voile 2021 se prépare à un final d'exception

 

Après la mer du Nord, la Manche et l’Atlantique, les équipages du Tour Voile 2021 se préparent à un final d’exception dans les Hautes-Alpes, sur le lac de Serre-Ponçon. C’est la première fois dans l’histoire de l’événement qu’une étape va se jouer sur un plan d’eau intérieur. Entouré de hautes montagnes, le lac sera l’écrin majestueux qui va accueillir les trimarans Diam24 OD pendant trois jours. La Super Finale révélera, samedi, le vainqueur de l’édition.

 

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Crédit : M Bove


Ce mercredi, les marins profitent de la journée de transfert entre Royan et Serre-Ponçon par la route pour recharger les batteries. Après maintenant 17 journées de compétition c’est seulement le deuxième jour de repos après celui qui a entrecoupé les étapes d’Erquy et Châtelaillon-Plage. Le répit sera de courte durée car dès demain, jeudi 22 juillet, les compétitions vont reprendre. Au programme, deux journées de qualification jeudi et vendredi durant lesquelles chaque team donnera tout pour accéder à la Super Finale.

 

Rendez-vous le 24 juillet pour la Super Finale 

Seuls les quatre leaders du classement général au soir du vendredi 23 juillet participeront à la Super Finale du samedi 24 juillet. Celle-ci sera composée de trois affrontements en format Match Racing. D’abord le ¼ de finale qui opposera le quatrième et le troisième du classement général. Ce dernier (le troisième) débutera avec un bonus de 2 points. Le premier des deux équipages atteignant 3 points passera en ½ finale. À noter qu’un point est remporté à l’issue de chaque parcours de Match Racing. Le perdant sera classé quatrième du Tour Voile 2021.

 
S’en suivra la ½ finale qui opposera le vainqueur du ¼ de finale au deuxième du classement général. Sur le même principe que le ¼ de finale, le deuxième commencera avec un bonus de 2 points. Le premier atteignant 3 points se qualifiera en finale, le perdant sera classé troisième du Tour Voile 2021.

 
Enfin, les ultimes matchs de la Super Finale opposeront le vainqueur de la ½ finale au premier du classement général. Toujours sur le même principe que le ¼ et la ½ finale, le premier du classement général débutera avec un bonus de 2 points. Le premier atteignant 3 points sera déclaré vainqueur du Tour Voile 2021, le perdant second.

  

Un raid solidaire pour les non-qualifiés 

Chaque équipage de ce Tour Voile 2021 supporte une association solidaire. Les Diam24 OD classés de la cinquième à la dixième place du classement général au soir du vendredi 23 juillet, participeront à un raid solidaire le samedi 24 juillet. L’association supportée par le vainqueur de ce raid sera mise en avant à l’occasion de la remise des prix qui aura lieu à 18h30 après la Super Finale.

 

CLASSEMENT GÉNÉRAL (AVANT JURY)

Helvetia Blue by Normandy Elite Team - Clément Michel : 32 pts
Groupe Atlantic - Clément Cron : 35 pts
Royan Atlantique - Gaultier Tallieu : 64 pts
Helvetia Purple by Normandy Elite Team - Pauline Courtois : 65 pts
BE. Brussels - Kidibul powered by Flying Frogs - Arnaud Vasseur : 72 pts
Dunkerque Voile - Louis Lengagne : 109 pts
Team Jeune Sud - Oscar Pean : 124 pts
Normandy Youth - Noe Ackermann : 130 pts
Imagine for Margo - Margot Vennin : 151 pts
Emile - Benjamin Sternberg : 153 pts

 
Source : Effets Mer

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Tom Laperche, skipper du Figaro Bretagne CMB, sera le co-skipper de François Gabart sur la Jacques Vabre, rencontre

Armel Le Cléac'h et le team Banque Populaire en navigation de nuit sur l'Ultim, "On accélère très vite" - Vidéo

  Immersion à bord du Maxi Banque Populaire XI lors des premières nuits de navigation. Armel le Cléac'h, Kévin Escoffier et le team appr...

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Loïs Berrehar au départ de la Jacques Vabre sur Nexans- Art & Fenêtres, Fabrice Amedeo : "Il a beaucoup de feeling"

 

Fabrice Amedeo, skipper de Nexans - Art & Fenêtres, disputera la Transat Jacques Vabre avec Loïs Berrehar. Formé aux multicoques en tout genre puis à la course au large en équipage et en solitaire, le Figariste apportera son énergie et sa détermination dans un duo qui fera tout pour briller en novembre prochain.

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Crédit : JM Liot


Loïs Berrehar : « Entre nous, le courant est toujours bien passé » 

La première rencontre a eu lieu en 2010. Loïs a 16 ans. « Il était tout jeune et passait parfois donner des coups de main », se rappelle Fabrice. Au fil des ans, la vocation de Loïs pour la régate se précise. Dix ans en catamaran de sport et un rêve olympique en Tornado ont forgé ses connaissances et son instinct de régatier. Au gré de leurs multiples challenges, le jeune homme et le skipper continuent de se croiser et de naviguer ensemble.

 

« Entre nous, le courant est toujours bien passé : à chaque fois qu’on naviguait, c’était de bons souvenirs », se souvient Loïs. D’ailleurs, c’est lui qui a réalisé le convoyage de l’IMOCA de Fabrice après la Transat Jacques Vabre en 2017. Dans le même temps, il continue de s’aguerrir, chez Maserati avec Giovanni Soldini, puis son dynamisme, sa rigueur et son enthousiasme font mouche auprès de Thomas Coville qui l’intègre au sein de l’écurie Sodebo. Depuis trois ans, c’est en Figaro Bénéteau qu’il s’épanouit. Après avoir remporté le classement des bizuths au championnat de France 2018, Loïs s’est offert un podium à la Sardinha Cup (2e en 2019), sur la première étape de la Solitaire du Figaro en 2020 et sur la récente Transat en Double (3e avec Tom Laperche).

 

Fabrice Amedeo : « Nous allons former un bon duo » 

« Loïs fait du bateau depuis le plus jeune âge et il a beaucoup de feeling en mer, assure Fabrice Amedeo. C’est quelqu’un de très talentueux, il a un vrai savoir-faire pour régler les voiles ». Le jeune co-skipper ne cache pas son plaisir de faire partie de l’aventure. « J’avais vraiment envie de découvrir davantage la classe IMOCA et d’essayer d’apporter l’expertise que j’ai acquise en Figaro, » explique-t-il.

 
« Je suis persuadé que nous allons faire un bon duo sur cette Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, » s’enthousiasme le skipper de Nexans - Art & Fenêtres. Désormais, le compte à rebours est lancé avant le grand départ et l’été est forcément studieux. Alors que l’IMOCA est toujours en phase de réparation au chantier, Fabrice Amedeo s’attache à recruter afin de constituer son équipe jusqu’au Vendée Globe 2024. Les challenges ne manquent pas mais la détermination est là, à moins de quatre mois d’une des transatlantiques les plus prestigieuses.

 

Source : C gutierrez
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Plus qu’un mois avant le coup d’envoi

Plus que quatre semaines avant le départ de la Palermo-Montecarlo. Organisée par le Circolo della Vela Sicilia, en collaboration avec le Yacht Club de Monaco et le Yacht Club Costa Smeralda, cette épreuve s’inscrit comme une grande classique du circuit méditerranéen depuis sa création en 2005.

De nombreux prétendants au titre feront le déplacement et s’élanceront du Golfe de Mondello pour parcourir les 500 milles nautiques qui les séparent de la Principauté de Monaco. Parmi les grands favoris, il faudra compter sur la présence de Guido Miani du Yacht Club de Monaco. C’est aux côtés de son fils et à bord d’Arca SGR, un 100 pieds (30 mètres) qu’il viendra briguer un quatrième titre.

Une passion intergénérationnelle

La Palermo-Montecarlo est un peu une histoire de famille puisque Adalberto Miani, longtemps à la tête de la Commission Voile du Y.C.M, a soutenu le développement de cette épreuve aux côtés d’Angelo Randazzo à l’initiative du projet, œuvrant pour qu’elle devienne la course de renom qu’elle est aujourd’hui. A l’image d’un passage de flambeau, le rendez-vous est devenu une incontournable pour son fils Guido qui s’y est démarqué à trois reprises. En 2007, il signe une première victoire en temps compensé. Une performance qu’il réitère l’année suivante le propulsant dans le rôle-titre d’un parcours qu’il commence à maîtriser. En 2013, c’est une nouvelle ligne qu’il rajoute à son palmarès en franchissant en tête et en temps réel la ligne d’arrivée mouillée en baie monégasque.

Cette année, c’est aux côtés de son propre fils que Guido Miani laissera dans son tableau arrière, les deux falaises qui surplombent le Golfe de Mondello d’où est donné le départ de l’épreuve. Une participation qui fait suite à sa très belle victoire en temps réel décrochée à l’issue de la 68e Rolex Giraglia. Pas besoin de trop en dire, Guido Miani, à bord d’Arca SGR, une bête de course de 30 mètres, a toutes les cartes en main pour que son été soit synonyme de succès.

Un plateau hétérogène

Avec une cinquantaine d’unités annoncées au départ, la 16e édition sera de toute évidence un cru de qualité. Et les inscriptions se poursuivent alors qu’il reste encore un mois avant le coup d’envoi « il y a surtout une envie de naviguer et de régater. Et la Palermo-Montecarlo, avec son magnifique parcours en plein mois d’août, propose une immersion totale dans le monde de la voile sans comparaison aucune » note Agostino Randazzo, président du Circolo della Vela Sicilia. Cette année encore, la flotte des Maxis, des multicoques et des ORC/IRC se dirigera vers les Bouches de Bonifacio avant de longer la Corse par l’Ouest ou par l’Est en remontant vers la ligne d’arrivée située à Monaco. Ce parcours représente un test unique pour les amateurs de voile hauturière mais aussi pour les grands noms de la course au large pour qui la Palermo-Montecarlo concentre toute la beauté et les caractéristiques d’une course au large de haut niveau. Navigateurs olympiques, stars de la Coupe de l’America, marins de courses au large (…) beaucoup s’y sont essayés.

Étape du Championnat Offhsore Italien organisé par la Fédération Italienne de Voile et étape de l’IMA (Mediterranean Maxi Offshore Challenge), la course partira le samedi 21 août à midi du Golfe de Mondello. Le record est détenu depuis 2015 par le maxi de 100 pieds Esimit Europa 2 en 47 heures, 46 minutes et 48 secondes. Le vainqueur en temps compensé recevra le Trophée Angelo Randazzo alors que le premier à franchir la ligne en temps réel se verra remettre le Trophée Giuseppe Tasca d’Almerita.

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Thomas Coville & Thomas Rouxel qualifiés

Partis le 13 juillet, Thomas Coville et Thomas Rouxel ont bouclé le 16 juillet leur qualification pour la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, en faisant un aller-retour de plus de 1000 milles entre Lorient et le Cap Finisterre. Une satisfaction pour les deux skippers de Sodebo Ultim 3 qui vont désormais préparer la Rolex Fastnet Race (départ le 8 août).

Une bonne chose de faite ! Après plusieurs semaines d’entraînement en équipage, Thomas Coville et Thomas Rouxel avaient à cœur de boucler le plus tôt possible dans la saison leur qualification pour la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, le grand objectif de la saison de Sodebo Ultim 3, dont le départ sera donné le 7 novembre.

Mission accomplie entre le mardi 13 et le vendredi 16 juillet. « Nous avons fait un peu plus de 1000 milles dans des conditions de navigation assez faciles, explique Thomas Rouxel, choisi par Thomas Coville pour l’accompagner sur la transat en double entre Le Havre et la Martinique. Nous sommes partis en soirée vers le large du Cap Finisterre, à 200 milles dans l’ouest de la Corogne, pour aller chercher un peu de vent, nous avons fait l’aller-retour en un peu plus de deux jours, avec trois nuits en mer. Cela nous a permis de bien prendre nos marques : dormir, manger, régler, naviguer, bref de vivre à bord en double, c’est ce qu’on cherchait avant tout. »

Effectivement, si les deux marins se connaissent bien, puisque Thomas Rouxel faisait partie de l’équipage du Trophée Jules Verne l’année dernière, ils n’avaient jamais encore navigué en double juste tous les deux. Le test a visiblement été passé avec succès. « On déroule le film, notre programme : partir au large en double, se mettre en condition, aller chercher du vent, apprendre à se connaître, c’est une étape de plus que nous avons franchie, nous avons validé le droit de faire la Transat Jacques Vabre avec Tom », se réjouit Thomas Coville.

Un fonctionnement naturel

Le skipper de Sodebo Ultim 3 se montre particulièrement satisfait de l’osmose qui s’est mise en place presque naturellement entre ces deux marins d’expérience : « Le double est un exercice toujours complexe, mais là, on a senti qu’on avait à peine besoin de formaliser notre fonctionnement à bord, il s’est harmonisé tout seul, comme un cycle naturel, c’est très agréable. Nous sommes capables tour à tour de prendre le leadership, nous sommes vraiment interchangeables, c’est ce qu’on va rechercher quand on est sur l’eau sur un tel exercice. Quand tu sens que ça matche, que c’est fluide, ce n’est que du bonheur ! »

« Les deux Tom » ont-ils découvert des choses l’un sur l’autre, qu’ils ne soupçonnaient pas ? « Pas vraiment, répond Thomas Rouxel. Thomas est toujours aussi facile à vivre, efficace, lucide, performant, ça correspond à ce que j’imaginais. De mon côté, je valide ! » Quant à Thomas Coville, il note : « On sent que Tom a une vraie passion d’aller au large, qu’il va crescendo, plus le temps passe, plus ça se ressent. Il a des gestes qui se font de plus en plus précis, son déplacement sur le bateau est ample mais très assuré, et quand il barre, il place le bateau où il veut. »

Cap sur la Rolex Fastnet Race

Cette qualification en poche, les deux marins vont repasser en mode équipage l’espace de trois semaines pour préparer la Rolex Fastnet Race. Une épreuve mythique dont le départ sera donné le 8 août de Cowes et qui vit cette année une petite révolution, puisque pour la première fois depuis sa création en 1925, elle n’arrivera pas à Plymouth, mais en France, à Cherbourg-en-Cotentin (695 milles). Pour Thomas Coville, cette Rolex Fastnet Race constitue un vrai objectif sportif : « C’est un bel événement, dont le parcours est assez court mais adapté à nos bateaux. C’est une course que j’apprécie, je l’ai gagnée plusieurs fois en monocoque, nous aurons à cœur de performer et d’aller chercher nos concurrents, d’où l’importance de bien nous préparer. »

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Le Mercato : SailGP lance un classement basé sur l’impact environnemental et sociétal

NOMINATIONS & DÉPARTS

JEAN LE CAM et YANNICK BESTAVEN ont été nommés chevaliers de la Légion d’honneur dans la promotion du 14 juillet.

 

JOBS & RECRUTEMENTS

SAILGP recherche son-sa responsable communication, poste à pourvoir à partir d’août ou septembre à Londres ou à New York.

TEAM SPIRIT RACING, la nouvelle structure dédiée à la course au large de Paprec et Arkéa, recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. de son prochain projet Vendée Globe ; poste en CDI, basé à Lorient.

ABSOLUTE DREAMER, l’écurie de Jean-Pierre Dick, est à la recherche d’un Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour renforcer son équipe ; poste en CDI basé à Lorient, à pourvoir immédiatement.

LE TEAM INITIATIVES CŒUR recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., poste à pourvoir rapidement, basé à Lorient.

SEABUBBLES recrute un chef d’atelier (H/F) pour mener la future équipe de production et assembler ses nouveaux bateaux. Expérience chantiers navals, électronique, accastillage et composite, requise. Poste en CDI, basé à Annecy.

SOGESTRAN GROUP, partenaire, avec Seafrigo, de Jérémie Mion et Cédric Chateau sur le circuit Class40 jusqu’en 2023, mais également du premier en vue des JO de Tokyo et de Paris 2024, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., ou équivalent, pour faire vivre le partenariat, habitant ou ayant des attaches au Havre ou dans la région.

HEOL COMPOSITES, concepteur et fabricant de pièces structurelles creuses en carbone autoclavé (foils, mâts, lattes…), se renforce et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; poste en CDI, basé à Vannes.

GEPETO COMPOSITE recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; poste en CDD (avec possibilité d’évolution en CDI) à pourvoir rapidement, basé à Lorient.

SEVENSTAR RACING YACHT recherche un-e « sales and operations coordinator » pour sa division bateaux de course (via EuroSail News).

 

OFFRES DE SERVICES

MAXIME DE LA ROCHEBROCHARD, jeune ingénieur titulaire d’un double diplôme en conception mécanique, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. un poste en bureau d’études (structures, matériaux, conception) dans le secteur de la course au large ou du maritime.

ANNE LE BOUIL, enseignante de formation, après notamment une expérience dans la logistique événementielle en tant que responsable livraisons pour le tournoi de Roland Garros, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. un poste dans la logistique et/ou l’administratif à Lorient dans un team, une classe ou une course.

ROZENN CUMUNEL Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., à partir de septembre 2021, une entreprise pour son M1 en communication 365 (digitale, relations presse, community manager, évènementiel) en alternance à l’European Communication School de Rennes.

 

ANNONCES & PARTENARIATS

LES MONDIAUX DE STAR auront lieu cette année du 4 au 11 septembre dans le cadre de la Semaine de Kiel, initialement prévue en juin.

LES LABORATOIRES DE BIARRITZ se sont engagés comme partenaires du skipper belge Denis Van Weynbergh qui, a-t-il confirmé à Tip & Shaft, compte participer à toutes les courses du circuit Imoca jusqu’au Vendée Globe 2024 à bord de l’ancien Spirit of Hungary de Nandor Fa, et notamment à la Transat Jacques Vabre cette année, pour laquelle il cherche d’ailleurs un co-skipper.

WINDMORBIHAN, site donnant des mesures de vent en temps réel grâce à des capteurs et des webcams placés en mer et sur le littoral du Morbihan, poursuit son développement avec deux nouveaux capteurs (sur l’île d’Arz et l’île de Groix) et une nouvelle version du site.

 

LANCEMENTS

SAILGP lance l’Impact League, un classement extra-sportif sur chaque étape du circuit basé sur l’impact environnemental et sociétal des huit équipes engagées. Celles-ci feront l’objet d’un audit externe et seront notées en fonction de dix critères, comme l’utilisation d’énergies propres, l’élimination des plastiques à usage unique, l’inclusion ou la mixité.

WORLD SAILING a lancé son appel à candidatures pour les projets souhaitant concourir pour le trophée 2021 du développement durable, parrainé par 11th Hour Racing. Les dossiers sont à envoyer avant le 10 septembre.

Photo : SailGP

En partenariat avec   Altaide Recrutement

L’article Le Mercato : SailGP lance un classement basé sur l’impact environnemental et sociétal est apparu en premier sur Tip & Shaft.

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Helvetia Blue By Normandy Elite Team, leader du Tour Voile, domine le raid de Royan, direction les Alpes

 

Helvetia Blue by Normandy Elite Team, leader du Tour Voile, a dominé la journée sans partage en passant en tête toutes les marques d’un parcours raccourci par manque de vent. Grâce à cette victoire tout en maîtrise, l’équipage normand reprend 3 points sur son dauphin Groupe Atlantic et peut sereinement se tourner vers la dernière étape alpine de Serre-Ponçon. Mal engagé en début de ce parcours côtier, Groupe Atlantic a su revenir dans le match pour couper la ligne d’arrivée en deuxième position. Helvetia Purple by Normandy Elite Team complète le podium du jour et revient à un point de la troisième place.

 

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Crédit : JM Liot


C’est avec une pression maximale à l’approche de la super finale de Serre-Ponçon et une fatigue qui commence à se faire sentir après 16 journées de course déjà courues, que les marins se sont élancés sur un raid côtier en embouchure de Gironde. Vent faible, courant et soleil de plomb étaient au menu du jour pour les équipages. Il a fallu faire preuve d’une grande lucidité et d’une maitrise stratégique pour tirer son épingle du jeu aujourd’hui. Cette dernière confrontation en Atlantique était décisive, que ce soit pour la place de leader (disputée entre Groupe Atlantic et Helvetia Blue by Normandy Elite Team) ou pour les 3e et 4e places qualificatives pour la Super Finale de Serre-Ponçon (entre Royan Atlantique, Helvetia Blue by Normandy Elite Team et BE.Brussels – Kidibul Powered by Flying Frogs).

 

26 milles entre Royan, Saint-Palais-sur-Mer, le banc de sable de Cordouan, la pointe de Grave et la pointe de Suzac… 

C’est à 10h30 précises que le comité de course a donné à Royan le top départ du cinquième raid de ce 44e Tour Voile (après ceux de Dunkerque, Le Havre, Erquy et Châtelaillon-Plage). Après un rappel individuel pour Be.Brussels – Kidibul powered by Flying Frogs, Emile et Normandy Youth, les Diam24 OD ont progressé vers Saint-Palais-sur-Mer avant de saluer le majestueux phare de Cordouan, plus ancien phare de France encore en activité. Celui que l’on surnomme le « phare des rois, rois des phares » culmine à 67,5 mètres au-dessus de la mer et compte 301 marches. Le manque de vent a ensuite contraint la direction de course à raccourcir le parcours. Les équipages ont alors enroulé la sixième marque et sont revenus longer le banc de sable de Cordouan pour ensuite contourner de nouveau la bouée de Saint-Palais-sur-Mer. Les marins ont ensuite progressé à travers l’estuaire de la Gironde entre la pointe de Grave et la pointe de Suzac avant de rallier la ligne d’arrivée.

 

Helvetia Blue by Normandy Elite Team avait les crocs ! 

Après les parcours construits de la veille terminés en deuxième position, Helvetia Blue by Normandy Elite Team avait à cœur de vite réagir pour ne pas voir son concurrent principal au classement général, Groupe Atlantic, revenir à sa hauteur, ou pire, lui voler le leadership. C’est chose faite, et de bien belle manière ! Dans la continuité d’un bon départ, l’équipage de Clément Michel a dominé les débats de la tête et des épaules sur l’ensemble du parcours. Les Normands ont passé toutes les marques de ce parcours raccourci en tête avant de franchir la ligne d’arrivée mouillée devant Royan en vainqueurs après 3 heures et 58 minutes de course. Cette victoire sur la dernière épreuve courue en façade Atlantique permet à Clément Michel, Louise Acker, Pierrick Letouzé, Théau Guilcher et Jules Ducelier de consolider leur leadership et d’aborder sereinement la dernière étape alpine de Serre-Ponçon.
 
Revenu dans le match après un début de course poussif (5e à la marque de parcours de Saint-Palais-sur-Mer et 6e à celle de Cordouan), Groupe Atlantic termine deuxième de ce raid royannais 6 minutes et 12 secondes après Helvetia Blue by Normandy Elite Team. L'équipage mené par Clément Cron a eu à maintes reprises les clefs en mains pour recoller voire dépasser son rival pour la victoire, sans pour autant réussir à transformer l’essai et stopper la suprématie normande qui dure depuis le coup d’envoi de ce Tour Voile 2021.

 

Helvetia Purple by Normandy Elite Team maintient la pression sur Royan Atlantique 

En terminant le raid du jour troisième, l’équipage 100% féminin mené par Pauline Courtois prend la direction des sommets avec seulement un petit point de retard sur son adversaire direct, Royan Atlantique. En s’adjugeant la cinquième place du parcours côtier, l’équipage belge de Be.Brussels – Kidibul powered by Flying Frogs est le grand perdant du jour. Avec sept points de retard sur la quatrième place qualificative, Arnaud Vasseur et ses coéquipiers ont grandement hypothéqué leur chance d’accéder à la super finale de Serre-Ponçon.

 

En route vers les Alpes 

Demain, les marins vont pouvoir reprendre leur souffle lors de cette journée de transfert, avant de s’attaquer à la dernière étape alpine tant attendue. Le lac de Serre-Ponçon sera le théâtre des deux dernières journées de compétition puis de la super finale de ce Tour Voile 2021. Vivement jeudi !

 


CLASSEMENT GÉNÉRAL (AVANT JURY)

Helvetia Blue by Normandy Elite Team - Clément Michel : 32 pts
Groupe Atlantic - Clément Cron : 35 pts
Royan Atlantique - Gaultier Tallieu : 64 pts
Helvetia Purple by Normandy Elite Team - Pauline Courtois : 65 pts
BE. Brussels - Kidibul powered by Flying Frogs - Arnaud Vasseur : 72 pts
Dunkerque Voile - Louis Lengagne : 109 pts
Team Jeune Sud - Oscar Pean : 124 pts
Normandy Youth - Noe Ackermann : 130 pts
Imagine for Margo - Margot Vennin : 151 pts
Emile - Benjamin Sternberg : 153 pts

Source : Effets Mer

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Reprise des entrainements pour Jérémie Beyou, prochain objectif : la Rolex Fastnet Race avec Christopher Pratt - ITW

 

"Le bateau a passé avec succès le test à 90 degrés." Après une semaine de vacances, Jérémie Beyou a retrouvé son IMOCA Charal hier lundi pour se préparer en vue de la Rolex Fastnet Race qu'il courra avec Christopher Pratt. 

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Crédit : G Lebec


En quoi a consisté le chantier post-Vendée Globe ? 

Il y a déjà toute une partie retour d'expérience qui prend du temps. Un échange avec les techniciens est important pour savoir comment telles pièces ont été utilisées, comment telles autres ont pu s'user ou casser, et comment on peut faire encore mieux, à la fois pour ce bateau et pour le suivant (Charal 2). Ensuite, il y a tous les contrôles, avec les expertises par ultrasons menées par Manu Le Borgne, mais aussi beaucoup d'expertises visuelles très poussées. On attend d'avoir tout inspecté pour attaquer tout le démontage qui permet d'ausculter le bateau de fond en comble, d'effectuer tous les changements de pièces prévus et de réparer toutes celles qui le nécessitent. Enfin, il y a toute la partie optimisations : nous avions déjà décidé pas mal de choses avant le départ du Vendée Globe, et notamment les changements sur l'étrave dont le design était finalisé à mon arrivée. Nous avons aussi insisté sur tout ce qui est masses, en rationnalisant les poids embarqués, qui sont forcément moins importants sur une Transat Jacques Vabre que sur un Vendée Globe, le bateau a été ainsi beaucoup allégé. Nous avons également travaillé sur la répartition des masses à l'intérieur.

 

Pouvez-vous nous dire exactement ce que vous avez fait sur l'étrave et quels sont les gains attendus et déjà constatés ? 

L'idée est, que l'étrave, lorsqu'elle vient lécher l'eau en mode volant ou semi-volant, génère à la fois le moins de frein possible et un petit effet de rappel, c'est-à-dire qu'elle rebondit sur l'eau pour de nouveau voler. Nous avions déjà travaillé sur le sujet l'année dernière en la coupant un peu. Cette fois-ci, nous nous sommes inspirés de la Coupe de l'America, nous avons regardé si ce qui avait été fait sur les AC75 serait applicable sur notre bateau.

 
Nous avons donc essayé de rogner sur l'étrave au maximum de ce que nous permettait la structure sans bouger les cloisons. Ça donne une forme assez sympa en V. Quant aux résultats, ils sont déjà sensibles : en performances pures, le bateau ne va pas forcément plus vite, mais il est plus facile dans son attitude, il force moins dans la mer et redémarre plus rapidement. C'était de toute façon un travail intéressant à faire en vue de Charal 2, ça permet de voir si ça fonctionne, mais aussi de développer nos outils, parce que c'est quelque chose que nous avons simulé sur nos outils dynamiques internes chez BeYou Racing.

 

Vous avez aussi beaucoup travaillé sur les voiles, pouvez-vous nous en dire plus ? 

Un J4 arrive dans la nouvelle garde-robe de l'IMOCA, c'est un grand tourmentin, une voile de tempête, qui peut ouvrir des perspectives intéressantes dans le sens où on démarre la gamme à partir d'une voile plus petite. Nous avons aussi énormément travaillé, en collaboration avec North Sails, sur la grand-voile neuve, assez différente de celle que nous avions. Nous l'avons déjà beaucoup testée, le résultat est très satisfaisant. Nous avons décidé de ne pas refaire tout le jeu de voiles, mais nous avons modifié toutes les voiles existantes, parce que nous sommes passés à la quête de mât (l'inclinaison) à 6 degrés (autorisé par la nouvelle jauge, contre 4 auparavant, voir ci-dessous), ce qui nécessitait de remonter les points d'écoutes, nous en avons profité pour retravailler les voiles sur leurs tailles et leurs volumes. C'est un exercice qui n'est vraiment pas évident, parce qu'il y a des compromis à trouver entre la nécessité de lancer le bateau, ce qui implique d'avoir une voile volumineuse, et celle de limiter la traînée aérodynamique quand le bateau va vite sur ses foils, ce qui passe par une voile plus plate.

 

La nouvelle jauge en vue du prochain Vendée Globe a été adoptée, quelles sont les conséquences pour vous ? 

Nous avons de notre côté choisi de passer à cette nouvelle jauge, ce qui voulait dire qu'il nous fallait diminuer un peu la taille des foils - on a dû les rétracter un peu - mais elle nous autorisait à passer à cette quête de mât différente, ce qui permet au bateau d'avoir un comportement plus sain au portant. C'est aussi pour cela que nous avons réparti les masses différemment.

 

Comment se sont passées les semaines de navigation depuis la mise à l'eau le 27 mai ? 

Après quelques navigations techniques à Lorient pour vérifier toutes les voiles, nous avons décidé d'aller naviguer quelques jours au large du Portugal pour trouver des conditions de vent portant assez fort et une mer d'alizé un peu cassante. Nous sommes descendus en équipage, ce qui nous a permis déjà de tester des configurations de voiles au portant.

 
Nous sommes restés deux semaines sur place ce qui nous a permis d'effectuer des navigations à la journée ou de 24 heures très intenses, avec du « testing » pur, comme essayer deux voiles différentes aux mêmes angles, à balayer les angles et les forces de vents pour voir quelles sont les meilleures configurations. Nous sommes très contents d'avoir fait tout ce travail, nous sommes ensuite rentrés en double avec Christopher (Pratt), ce qui nous a permis de nous entrainer pour la Transat Jacques Vabre.

 

Quel est le programme des semaines à venir ? 

Le bateau a passé avec succès le test à 90 degrés le 9 juillet. Dans la foulée, avec Christopher, nous avons pris une semaine de vacances en famille, pendant laquelle je suis parti au Pays basque. Nous réattaquons des navigations au large cette semaine pour nous préparer pour le Fastnet que nous allons courir en double. Après une semaine de repos au retour du Fastnet, nous enchaînerons les semaines d'entraînement, tout va aller très vite jusqu'à la Transat Jacques Vabre. A titre personnel, j'ai vraiment hâte de reprendre la compétition.

 

Votre binôme avec Christopher fonctionne-t-il toujours aussi bien ? 

Oui, nous sommes bien rodés, nous prenons toujours énormément de plaisir à naviguer ensemble. Cette entente est bien évidemment primordiale, mais ce qui est important aussi, c'est la faculté du co-skipper à bien travailler avec toute l'équipe, c'est le cas de Chris, tout se passe dans la bonne humeur et de façon efficace.

 

Pour finir, un mot sur Charal 2 : où en est le futur bateau ? 

Le moule de coque vient d'être livré chez CDK à Lorient, le drapage a donc débuté. Et en termes de design, nous sommes en ce moment sur le plan de pont et nous finissons de travailler sur les foils, ça avance bien et c'est toujours aussi enthousiasmant !

 

Source : I Delaune
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Camille Lecointre et Aloïse Retornaz à Tokyo pour les Jeux olympiques, "la préparation mentale prend une grande part"

 

Camille Lecointre et Aloïse Retornaz sont à Tokyo depuis une semaine, et ont pu débuter leurs navigations sur le plan d'eau olympique d'Enoshima. Au très haut niveau, les écarts sont si faibles en terme de performances techniques et tactiques que la différence peut se faire sur le plan du mental... C’est pourquoi Camille Lecointre et Aloïse Retornaz ont fait le choix de travailler avec une préparatrice mentale dès les débuts de leur collaboration en 2018, pour apprendre à se connaître, comprendre l'autre et pour gagner du temps en vue de Tokyo 2020.

 

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Crédit : Sailing Energy


Pourquoi le choix de la préparation mentale ? « Quand on arrive au très haut niveau, on s’aperçoit que la préparation mentale prend une grande part car il n’y a pas tant de différences que ça en tactique et en technique. On fait un sport d’équipe, donc on a besoin de beaucoup communiquer, et on a besoin de le faire bien ! » explique Camille. Même son de cloche chez Aloïse : « C’est important de travailler en équipe, notre performance n’est pas liée uniquement à nos compétences techniques, la préparation mentale nous aide à mieux fonctionner dans notre équipage. ». C’est dans cette optique que Camille, Aloïse et Gildas Philippe (coach de l’équipe de France féminine de 470) ont fait appel à Émilie Pelosse, préparatrice mentale qui officiait déjà auprès de Camille et Hélène Defrance lors de l’olympiade précédente.

 

Comment ça marche ? « On voit Émilie tous les deux mois environ, elle vient à certains entraînements, certaines préparations de régates. On a des temps d’échanges à quatre (entre Camille, Aloïse, Gildas Philippe et Émilie Pelosse, ndlr) durant lesquels on peut discuter des problèmes rencontrés, mais aussi de tous les sujets que l’on souhaite aborder. » explique Camille. « Lors de ces échanges, le but est de mettre en avant les problèmes potentiels et d’y trouver des solutions. Lors de certains entraînements, on s’enregistre sur l’eau pour pouvoir débriefer ensuite avec Émilie la façon dont on se parle, cela nous permet d’être plus pertinentes dans notre relation à deux », détaille Aloïse.

 

Ça leur apporte quoi ? Si la préparation mentale permet d’être plus performant en compétition, elle a aussi permis à Camille et Aloïse de gagner du temps dans la mise en place de leur fonctionnement à deux. Selon Camille, « Au début on se marchait un peu sur les pieds, on a bien compris que cela n’était ni agréable ni efficace. On a pu détailler notre organisation en fonction de nos points forts et de nos points faibles, aujourd’hui c’est quelque chose de solide auquel on peut se raccrocher ! Emilie nous aide aussi beaucoup dans la construction de la prise de décision, sur la façon de nous répartir les rôles à ce moment-là. ». De son côté, Aloïse explique « Au début, la préparation mentale nous a permis de déblayer le terrain pour mieux nous connaître plus rapidement, de mieux connaître nos comportements sous stress. Dans un deuxième temps cela nous a permis d’accepter qu’il est naturel de stresser et de reproduire ces contraintes de stress pour ne plus les subir en compétition ! ».

 

En savoir plus sur la préparation mentale « La préparation mentale est un vaste sujet ! On parle aussi de psychologie de la performance. En fait il s’agit de savoir comment on est capable de mobiliser tout ce que l’on a appris à l’entraînement en situation de contrainte psychologique. » explique Émilie Pelosse, préparatrice mentale du duo. Il s’agit de détecter les déterminants psychologiques de la performance, puis de faire une évaluation pour savoir où en est l’équipage. Enfin, le préparateur mental propose un programme pour faire progresser l’équipage. Celui-ci peut s’adapter en faisant des choix stratégiques, par exemple en améliorant les points forts. En fait, comme dans l’entraînement physique, il s’agit d’être prêt pour être performant au moment choisi. « Sur un programme long comme celui des filles, on ne travaille pas la même chose la première année et à la f in de l’olympiade ! Avec la crise sanitaire, le schéma s’est un peu redessiné car on a eu une année en plus, mais forcément, le travail évolue ! » détaille Émilie.

 

PROGRAMME TOKYO 2020 . VOILE 470 

25 juillet : Contrôles de jauge 

28 juillet : Première épreuve voile 470 

31 juillet : Jour de réserve 

3 août : Jour off 

4 août : Medal race 

6 août : Arrivée à Paris

 

Source : Kaori
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Vers une finale décisive entre Toulon et Brest sur le Pro Sailing Tour, Quentin Vlamynck : "Ce ne sera pas facile"


La finale du Pro Sailing Tour, qui s’élancera de Toulon vers Brest le 1e août prochain, sera décisive pour connaître le grand vainqueur de cette première édition 2021.


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Crédit : V Olivaud

Une finale en mode comptable 

Cette première édition du Pro Sailing Tour se terminera sur une grande épreuve finale, la première semaine d’août et déterminera le grand vainqueur 2021. Même si Leyton dispose d’une légère avance de 3 points, rien n’est joué pour le classement général. « Pour prendre la tête du général à Brest, il faudra que nous terminions devant Ciela Village et que Leyton finisse deux places derrière nous, récapitule Quentin Vlamynck, skipper d'Arkema. Ce ne sera pas facile d’atteindre ce résultat mais ce format de régate au large sera totalement différent. Nous partirons pour 7 jours de navigation, dans des conditions variées avec une traversée de la Méditerranée souvent piégeuse. Compte tenu des atouts d’Arkema 4, nous avons toutes nos chances ! »

Les Griffes du Lion à Port Camargue

Avec l’annulation de l’épisode de Marseille initialement prévu à la fin du mois de juillet, le team Arkema Sailing a ainsi décidé de modifier légèrement son programme. Après quelques jours de navigation à Las Palmas, l’Ocean Fifty Arkema 4 a mis le cap sur Port-Camargue, port d’attache de Kito de Pavant. 

Quentin Vlamynck et son équipage ont en effet décidé de s’attaquer aux Griffes du Lion, trois parcours chronométrés au départ de Port-Camargue et ainsi établir des temps de référence en Ocean Fifty. « Nous sommes ravis de pouvoir intégrer ces records mis en place par Kito à notre programme et d’être le premier trimaran de 50 pieds à s’attaquer à ce beau défi. Cela nous permettra de travailler encore davantage les manœuvres avec Lalou et Raphaël et aussi de rester en mode ‘compétition’ ».

Classement de l’épisode 3 du Pro Sailing Tour

1. Leyton – 69 points
2. Arkema 4 – 66 points
3. Ciela Village – 58 points
4. Solidaires en Peloton – ARSEP – 55 points
5. Primonial – 45 points
6. The Arch – 40 points
7. Groupe CGA – 1001 sourires – 32 points

Classement général du Pro Sailing Tour

1. Leyton – 22 points
2. Arkema 4 – 18 points
3. Ciela Village – 15 points
4. Primonial – 12 points
5. Solidaires en Peloton-ARSEP – 11 points
6. Groupe CGA – 1001 sourires – 8 points 7. The Arch – 3 points

L’équipage d’Arkema 4 sur le 3e épisode du Pro Sailing Tour

Quentin Vlamynck, skipper
Lalou Roucayrol, embraque
Raphaël Lutard, tacticien
Étienne Carra, règleur J1
Alejandro Cantero, wincheur


Source : MA Prestation

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Erik Maris, le propriétaire qui barre comme les pros, ou presque

Seul représentant français sur le GC32 Racing Tour mais également présent cette année sur le nouveau TF35 Trophy, le team Zoulou est mené depuis maintenant plus de quinze ans par un propriétaire/barreur discret, Erik Maris. Tip & Shaft s’est intéressé au parcours de ce banquier d’affaires de 57 ans.

Retrouver Erik Maris à la barre de bateaux aussi techniques que le GC32 ou le TF35 n’a rien d’un hasard. S’il a un temps mis la voile entre parenthèses pour se consacrer à son métier de banquier d’affaires – une des stars du milieu, il est passé par Morgan Stanley et Lazard, avant de créer avec Jean-Marie Messier la banque Messier Maris & Associés, qu’il a quittée en 2020 –, il a eu une première vie de navigant. « Je suis originaire de Granville, mon père m’a mis sur un Optimist avant même que je ne sache nager, raconte-t-il à Tip & Shaft. Au début, j’ai surtout couru en Manche, dans les classiques du Rorc et du coin, puis j’ai fait le Tour de France à la voile avec l’équipe d’Angers, l’Admiral’s Cup en 1987 avec CGI. Ensuite, je me suis mis à travailler et j’ai arrêté la course pendant une bonne quinzaine d’années. »

Fin 2002, il décide de renouer avec la compétition en faisant l’acquisition d’un Swan 45 : « Je voulais faire un peu de régate, j’ai donc demandé à l’importateur pour la France, Jean-Marie Vidal, s’il connaissait du monde, il m’a envoyé Jean-Sébastien Ponce et Thierry Fouchier, depuis, on ne s’est plus vraiment quittés. » Effectivement, le premier, qui navigue à l’époque sur différents circuits (Mumm 30 avec Virbac, Orma avec Belgacom), est aujourd’hui team manager de Zoulou sur les deux circuits GC32 et TF35. Le second, à l’époque lui aussi sur le circuit Orma aux côtés de Franck Cammas, a quasiment toujours été le régleur de grand-voile des équipages d’Erik Maris.

A peine lancé en Swan 45 (champion d’Europe en 2003), ce dernier décide rapidement de changer de braquet : « Six mois après avoir acheté le Swan, il m’a demandé si on ne pouvait pas faire quelque chose de plus vivant et rapide, je lui ai parlé du Farr 40, un circuit sur lequel il y avait vraiment un gros niveau avec les meilleurs tacticiens et régleurs de la planète. On en a fait jusqu’en 2008 et il a pu beaucoup progresser à la barre, c’était un peu du niveau des 52 Super Series d’aujourd’hui, des régates sur lesquelles il faut être précis sur les « target », les angles, les VMG », raconte Jean-Sébastien Ponce. L’équipage, qui comprendra également les frères Mourniac et Bruno Jeanjean, navigue aussi en Mumm 30 (champion du monde en 2006 à Miami) et en Open 7.50. Avant la découverte du multicoque en 2008, qui va marquer un vrai tournant dans le parcours d’Erik Maris.

« Plus de retour en arrière possible »

« J’ai loué à Ernesto Bertarelli un de ses Extreme 40, car il y avait une épreuve à Hyères [comptant pour la iShares Cup, le circuit des Extreme 40, NDLR]. Je n’avais jamais vraiment fait de multicoque, ça m’a tout de suite plu, et le problème de ces machines, c’est qu’une fois que vous y avez gouté, il n’y a plus de retour en arrière possible. »

Le Normand rachète le bateau à Alinghi pour s’aligner de 2009 à 2012 sur le circuit des Extreme 40 ; il passe également par le D35 en 2010 – « Je n’ai pas trouvé le bateau très drôle » -, avant de s’essayer en 2012 à un nouveau catamaran volant, qu’il adopte aussitôt, le GC32. Dont il dit : « Il est vraiment fantastique, hyper puissant, la brutalité et la vitesse sont assez dingues. Et, objectivement, ce n’est pas très cher à faire fonctionner, j’ai du mal à comprendre qu’il n’y ait pas plus de propriétaires qui plongent. »

Lui a replongé depuis 2017 en intégrant le GC32 Racing Tour, après une pause de quelques années consacrée notamment à son autre passion, la course automobile. Il a ainsi participé à six reprises aux 24 Heures du Mans et a notamment piloté pour l’écurie Idec Sport Racing, créée par le patron d’Idec, Patrice Lafargue – « un très bon ami »  -, sponsor depuis presque 20 ans de Francis Joyon.

Impliqué dans les projets français de Coupe de l’America

Lors de cette pause, Erik Maris prête son GC32 à Groupama Team France pour permettre à l’équipe de Franck Cammas de s’entraîner en vue de la Coupe de l’America, une compétition dans laquelle le banquier d’affaires a toujours été plus ou moins impliqué. « J’ai essayé d’aider comme j’ai pu les différentes générations de projet français ces quinze dernières années, de Stéphane Kandler, à Loïck et Bruno Peyron, en passant par Aleph et Groupama Team France », confirme-t-il.

« Erik était membre de l’association Team France en 2014, c’était à l’époque un nom qui était sorti de façon évidente, quasiment le seul skipper/propriétaire français, raconte Franck Cammas. Il avait bien sûr un carnet d’adresses pour nous ouvrir des portes, il nous a aussi aidés à mettre de l’huile dans les rouages de certains dossiers. Comme il connaissait bien l’univers de la voile de compétition, il n’y avait pas besoin de lui expliquer très longtemps les leviers de la performance, il n’y a pas beaucoup de profils comme lui en France. »

Depuis 2017, Erik Maris a donc repris la barre du GC32 Zoulou, avec une équipe composée en partie de celle qui a défendu les couleurs de Groupama Team France aux Bermudes : en plus de Thierry Fouchier, on y retrouve Thomas Le Breton et Nicolas Heintz, mais aussi Bruno Mourniac, qui faisait partie de Team France Jeune. L’équipage a terminé 6e du GC32 Racing Tour en 2017, 3e en 2018, 4e en 2019. Ce qui fait dire à Franck Cammas : « On peut presque considérer Erik comme un skipper professionnel au regard de sa manière de se préparer, même si c’est son loisir, il ne fait pas ça en dilettante. »

« A Lagos dans 25 noeuds, je me suis dit
qu’il allait bientôt falloir songer à arrêter »

Ce que confirme Loïck Peyron, qui a fait partie de l’équipage de Zoulou en Extreme 40 : « On trouve pas mal de profils identiques en Suisse, mais il y en a peu qui, comme Erik, savent barrer ces engins de plus en plus complexes. Aujourd’hui, il a une sacrée bouteille et un vrai talent, il a su s’entourer d’une bande de fidèles, il aime le pilotage et le fait très bien. » Organisateur du GC32 Racing Tour, Christian Scherrer ajoute : « Depuis 2017, Erik a vraiment une belle courbe de progression. C’est une performance en soi de barrer un tel bateau à son âge, d’autant qu’il a un « vrai job » à côté, il ne passe pas le reste de son temps à faire de la muscu ou à naviguer sur d’autres bateaux. »

Pour Jean-Sébastien Ponce, « ce n’est pas évident de passer du jour au lendemain de la banque au rôle de barreur d’un bateau qui va à 35-40 nœuds. Tout le monde n’est pas capable de piloter un tel bateau, c’est d’ailleurs ce qui fait un peu peur à certains. J’essaie de rameuter des gens qui font du Swan 50, c’est difficile, si tu pars au tas en Swan 50, ce n’est pas très grave ; en GC32, tu chavires et ça peut être plus grave. » Ce qui était d’ailleurs arrivé en 2017 en Corse à Zoulou et fait dire au team manager : « Quand il y a trop de vent, on est un peu le pied sur le frein, on a toujours en tête le petit traumatisme du chavirage. »

Erik Maris, qui œuvre aujourd’hui en tant qu’investisseur, notamment pour le fonds Advent, a ajouté cette année un circuit à son programme, le TF35 Trophy : « Quand le projet est né, Ernesto (Bertarelli) m’en a parlé, j’ai trouvé le bateau magnifique, l’idée intéressante et j’en ai pris un. C’est une autre dimension en termes de sophistication. Même si les chiffres ne le disent pas, c’est beaucoup plus gros et ça demande une organisation plus complexe. Le gros plus, c’est que le bateau vole au près, quand on arrivera complètement à s’en servir, on fera des régates complètes sans poser les coques. »

A 57 ans, l’intéressé ne s’imagine plus naviguer autrement qu’en mode volant, confiant cependant : « Avec 18 nœuds, ça va, je me sens encore capable de continuer ; mais à Lagos fin juin, avec 25 nœuds de vent, je me suis dit qu’il allait bientôt falloir songer à arrêter. Maintenant, il faut que ces circuits se renouvellent pour continuer à attirer suffisamment de bateaux, sinon, ils mourront. Il faut par exemple faire évoluer le GC32 pour le faire voler au près, lui redonner un petit coup de jeunesse. »

Entre GC32 et TF35, combien lui coûte sa passion pour le vol ? « Honnêtement, je ne sais pas. Je me dis que le jour où je commencerai à compter, ça voudra dire qu’il faudra que j’arrête. Mais disons que je me donne les moyens et le temps d’y arriver. »

Photo : Sailing Energy/GC32 Racing Tour 2021

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Groupe Atlantic le plus régulier du tour Voile sur un plan d'eau compliqué, "On est dans le match !" - Classement

 

Les équipages du Tour Voile ont dû composer avec un fort courant et un vent instable de nord-est de 10-15 nœuds tout au long de la journée. Ce plan d’eau compliqué des parcours construits de Royan a livré un beau spectacle sur zone avec de nombreux rebondissements. Pour sortir son épingle du jeu, il a fallu être à l’affût des bonnes rafales et orientations du vent. Au bout du compte, c’est l’équipage de Groupe Atlantic qui l’emporte et renoue avec la victoire en signant la plus belle régularité sur les cinq courses disputées (1er, 4e, 1er, 2e, 1er). Au classement général, Clément Cron, Valentin Sipan, Aristide Gasquet et Aurélien Pierroz continuent de mettre la pression en revenant à 2 petits points du leader Helvetia Blue by Normandy Elite Team, deuxième équipage du jour. 

 

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Crédit : JM Liot

Et de dix pour Groupe Atlantic : « On ne va pas les lâcher ! »

La journée a été riche en rebondissements. Au jeu du plus régulier, c’est l’équipage de Groupe Atlantic qui s’en est le mieux sorti. Leader du classement provisoire après la quatrième course, le team mené par Valentin Sipan a réussi à contrôler son concurrent direct en mode match race, avant de mettre le turbo pour franchir la ligne d’arrivée de la cinquième manche en premier. C’est la dixième journée dominée par Groupe Atlantic depuis le coup d’envoi de ce Tour Voile 2021. « On savait que la journée allait être compliquée entre des prévisions de vent de nord-est instable et une renverse de courant à gérer » explique Valentin Sipan.« Nous avons pris manche après manche en prenant en compte les paramètres au moment du départ. À chaque fois, nous avons essayé de remettre en question notre stratégie. Ça a été plutôt payant. On ne va pas les lâcher ! Demain, on compte bien remettre les pendules à l’heure avec Helvetia Blue by Normandy Elite Team. On est dans le match ! »

 

Helvetia Blue by Normandy Elite Team manque le doublé : « On a péché sur les départs… »

Le team normand avait l’occasion de confirmer sur cette journée de parcours construits en capitalisant sur la belle victoire acquise la veille. Il a finalement terminé à la deuxième place et voit de nouveau son concurrent direct, Groupe Atlantic, revenir à deux points au classement général.« On a mis un peu de temps à comprendre les schémas du vent » confie le tacticien du bord, Clément Michel« En plus, on a péché sur les départs, dont le dernier sur la manche décisive, ça a été dur de revenir. C’est ce qu’il nous a manqué pour aller chercher Groupe Atlantic sur la journée. Demain l’objectif principal sera de les laisser derrière. »

 

Royan Atlantique creuse l’écart : « Nous sommes contents de mettre nos concurrents directs derrière »

Attendus sur un plan d’eau qu’ils connaissent sur le bout des doigts, les locaux de l’étape ne se sont pas loupés. Le team mené par Gaultier Tallieu creuse l’écart avec son concurrent direct dans la bataille pour la troisième place. Ce soir, il accumule un petit matelas de deux points d’avance sur Helvetia Purple by Normandy Elite Team. « Nous sommes plutôt satisfaits de notre journée. C’était des conditions hyper instables, très compliquées avec du vent de terre. On commence la journée de manière mitigée avec deux places de cinq. Mais on revient bien au fur et à mesure avec une place de trois, une place de deux. Nous avons bien crû que nous allions gagner la dernière manche mais le bord retour a été plus compliqué que prévu. » analyse le skipper du team Gaultier Tallieu, avant d’ajouter « Nous sommes contents de mettre nos concurrents directs derrière. Nous allons être plus sereins pour demain. On va bien récupérer ce soir, bien se préparer car avec le courant qu’il y a ici, ça s’annonce encore comme un sacré challenge. Les écarts de points se creusent un peu mais rien n’est fait. Il faut naviguer proprement. »

 

Rendez-vous demain pour un raid dans l’embouchure de la Gironde

Pour la deuxième journée de compétition royannaise, le comité de course a concocté un raid côtier dans l’embouchure de la Gironde. Les marins devront à nouveau composer avec un fort courant. La journée s’annonce engagée avec beaucoup de manœuvres à enchainer sous un soleil de plomb et avec une pression maximale à l’approche de la Super Finale de Serre-Ponçon.

 

CLASSEMENT GÉNÉRAL (AVANT JURY)

Helvetia Blue by Normandy Elite Team - Clément Michel : 31 pts
Groupe Atlantic - Clément Cron : 33 pts
Royan Atlantique - Gaultier Tallieu : 60 pts
Helvetia Purple by Normandy Elite Team - Pauline Courtois : 62 pts
BE. Brussels - Kidibul powered by Flying Frogs - Arnaud Vasseur : 67 pts
Dunkerque Voile - Louis Lengagne : 103 pts
Team Jeune Sud - Oscar Pean : 116 pts
Normandy Youth - Noe Ackermann : 120 pts
Imagine for Margo - Margot Vennin : 142 pts
Emile - Benjamin Sternberg : 146 pts


Source : Effets Mer

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Thomas Coville et Thomas Rouxel officiellement qualifiés avec Sodebo Ultim 3 pour la Transat Jacques Vabre

Armel Le Cléac'h et le team Banque Populaire en navigation de nuit sur l'Ultim, "On accélère très vite" - Vidéo

  Immersion à bord du Maxi Banque Populaire XI lors des premières nuits de navigation. Armel le Cléac'h, Kévin Escoffier et le team appr...

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Retour sur The Ocean Race Europe et la victoire de Mirpuri Foundation, Yoann Richomme à bord d'Actual Ultim 3 sur la Fastnet Race

Voilà quasiment un mois que l’aventure The Ocean Race Europe s’est terminée par cette victoire avec The Mirpuri Foundation Racing Team. Un grand souvenir pour moi et surtout une expérience personnelle très riche.

D’abord, parce que je découvrais le bateau, dans un milieu anglo-saxon différent, avec une concurrence nouvelle. Ensuite parce que l’exercice de gérer une équipe de 23 personnes - dont 10 navigants - venant d’horizons très variés, était un vrai challenge.

C’était d’une extrême intensité, parce que la moindre décision que je prenais avait forcément des effets démultipliés, mais l’exercice m’a beaucoup plu : quand la sauce prend et que ça se termine par une victoire, c’est super agréable !

D’autant plus que l’histoire avait mal commencé par une première étape au scénario incroyable, dont nous avions finalement pris la dernière place à Cascais. Clairement le moment le plus difficile de la course, qui nous a contraints à courir derrière le score pendant quasiment tout le reste de l’épreuve.

Heureusement, nous avons su tout de suite enchaîner par un succès sur la régate côtière de Cascais et une victoire sur la deuxième étape à Alicante, ce qui a empêché le doute de s’installer et nous a permis de nous remettre tout de suite dans une dynamique positive.

Grâce à notre nouvelle victoire sur la troisième étape à Gênes, nous avions notre destin entre nos mains sur le dernier côtier. Il y avait forcément de la pression parce que nous étions dans la peau du chassé, mais c’est la même que j’ai connue, par exemple, sur ma dernière Solitaire du Figaro (en 2019), quand j’étais en tête au général avant la dernière étape.

Dans ce cas, il faut essayer de ne pas sortir du schéma prévu et se concentrer sur ce que tu sais faire. C’est ce que j’ai dit à l’équipage : “Gardons le même esprit, naviguons normalement, sans surjouer.” Mon expérience, mais aussi celle de Nico Lunven, qui a déjà connu, lui aussi, ce cas de figure, m’a aidé à rester calme : il n’y a pas eu de stress négatif, ce qui nous a permis de rester efficaces et de remporter cette dernière régate et la course.

"Un gros coup de décompression derrière"

Depuis que je suis rentré en Bretagne, j’ai d’abord pris pas mal de repos, parce que cette aventure m’a quand même pompé beaucoup d'énergie, surtout d’un point de vue émotionnel. Ça a été trois mois très intenses, donc il y a eu un gros coup de décompression derrière !

Mais rassurez-vous, je me suis vite remis à l’eau et mon été va désormais se passer sur trois coques, et plus précisément en Ultim, puisque je navigue depuis quelques jours avec l’équipage d’Actual.

C’est une démarche de ma part : après avoir suivi le Trophée Jules Verne ces dernières années, je me suis dit que c’était vraiment dommage de ne jamais avoir fait un tour sur ces bateaux - à vrai dire, je n’avais jamais postulé. Ce que j’ai fait cette fois-ci, et Yves Le Blevec m’a proposé de venir naviguer avec eux pour découvrir le bateau.

le Fastnet en août

L’expérience est vraiment très intéressante : il y a une dose de technologie clairement supérieure à ce que j’ai connu sur mes précédents supports et j’ai forcément des choses à apprendre en vue de mes futurs projets, notamment en Imoca.

Pour l’instant, je n’ai navigué que quelques jours, le rythme va s’intensifier d’ici la fin du mois, avant d’enchaîner par le Fastnet en août. Je vais découvrir tout ça dans les semaines à venir, c’est un beau programme estival !

Source : Y Richomme

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Billy Besson et ses hommes troisièmes du classement général du SailGP, "Il faut rester appliqué, humble, et poursuivre nos efforts"

Les Anglais aux Bermudes, les Japonais en Italie, les Australiens en Angleterre. Avec ces trois vainqueurs différents et un classement remanié à chaque acte, cette deuxième saison de SailGP ressemble à un jeu de chaises musicales entre des équipes dont le niveau s’avère très homogène. Aucun des protagonistes n’est à l’abri d’un succès ou d’une déconvenue : en Angleterre, ce sont les deux « malheureux » du précédent Grand Prix qui ont dominé.

Les équipiers de Tom Slingsby et de Billy Besson se sont battus jusqu’au bout pour remporter le titre, offrant au passage une finale palpitante.


Samedi déjà, après trois manches disputées dans les vents légers (8/9 nœuds), les deux équipes rentrent à terre ex-æquo en points, très bien placées derrière les leaders Américains de James Spithill. Dimanche, dans les mêmes conditions, le triumvirat devait confirmer sa position pour pouvoir prétendre à la finale. Mais tout n’a pas été simple, la plupart des teams étant en mesure de se qualifier à l’issue de la 4e manche. Il a donc fallu attendre la 5e et dernière régate pour connaître la composition du brelan d’as.

La finale a été à l’image de ces chassés croisés : un vrai corps à corps et de multiples changements de leaders. Les Australiens prennent le meilleur départ, mais le trio est au contact et ce sont les Américains qui passent la première porte sous le vent en tête, talonnés par leurs deux rivaux. Dans le premier bord de près, les trois bateaux restent très proches et il suffit d’une manœuvre approximative des Australiens à l’empannage, doublée d’une belle tactique des Français (approche de la marque en tribord, prioritaires) pour que ces derniers prennent l’avantage. Billy Besson et ses hommes gardent la main dans le bord suivant, au portant. Après de nombreux croisements au contact, ils laissent les commandes à Slingsby dans l’ultime louvoyage. Ces derniers franchissent en vainqueurs la ligne d’arrivée pour quelques longueurs seulement. 

Billy Besson : « On est super heureux de notre progression »

« A bord, nous étions bien concentrés et c’était cool. On aurait aimé faire un meilleur départ et partir avec plus de vitesse, mais c’est la loi des finales, on s’embarque souvent avec un autre bateau (les Américains en l’occurrence). Sur le dernier bord de près, on se fait dépasser notamment à cause d’un problème d’afficheur qui nous calcule mal la layline. Mais on est super heureux de notre progression. On s’aperçoit qu’on a les capacités techniques pour pouvoir jouer en finale, » commente un Billy Besson ravi à son retour à terre.

On est loin de la phase d’apprentissage de la saison 1. Pourtant, rien n’est facile sur l’eau. Entre Tarente (ils terminent avant-derniers) et Plymouth, les tricolores ont su se remettre en cause, mettre le doigt sur leurs lacunes et renverser la vapeur. « Sur tous les départs, on en n’a loupé qu’un seul. On a fait l’inverse de l’Italie, explique Billy. Et faire de bons départs, on sait que c’est ultra important et que c’est ultra compliqué… Alors je suis très content ! On commence à sentir une cohésion dans le groupe, je suis hyper fier de tout le monde, tout le monde a bossé dans le bon sens. On s’aperçoit qu’il ne faut jamais s’arrêter de travailler. Tu ne peux pas te reposer sur tes lauriers sur ce circuit. Le bateau le demande et le niveau des équipes le demande. Il faut rester appliqué, humble, et poursuivre nos efforts pour le prochain Grand Prix (Danemark 20-21 août) ».

Retrouvez le classement complet, ici

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IRC 1 & 2 : Les frenchies favoris

Dans seulement 22 jours, la Rolex Fastnet Race va s’élancer de Cowes, dans le sud de l’Angleterre pour arriver à Cherbourg. Cette nouvelle édition est exceptionnelle à plusieurs titres. Elle arrive en France bien sûr mais, surtout, la participation est phénoménale avec 458 bateaux inscrits, du jamais vu !

En France, on connaît bien les grands Ultims – susceptibles d’établir un nouveau record – ou les IMOCA qui viennent de boucler leur Vendée Globe. Pourtant, l’ADN du Fastnet tient en trois lettres : IRC. Cette règle de jauge permet de faire courir ensemble des bateaux de toutes tailles et d’établir un classement équitable mettant en valeur les qualités sportives plus que le matériel. Cette course dite « en temps compensé » rassemble quelques pros mais surtout une foule d’amateurs passionnés et les Français y brillent de plus en plus.

Pelletier, favori en IRC 1

Même si la saison de préparation a été courte en raison de la situation sanitaire, plusieurs favoris se dessinent en IRC 1 et on peut s’attendre à un nouveau duel entre Jacques Pelletier et David Gaudoux. Pelletier (Ange de Milion), vainqueur en 2019 est de retour au même titre que Didier Gaudoux (Lann Ael 2) qui embarque une partie de sa famille ainsi qu’un vétéran du Figaro : Fred Duthil. Autre concurrent redoutable, Philippe Frantz, engagé avec son « Albator ». Ce NMD 43, mis à l’eau en 2017, a été rapide dès sa sortie du hangar, avec des victoires de classe dans la RORC Caribbean 600 et la Rolex Middle Sea Race, où il a également terminé troisième au classement général. Il s’agira de la deuxième tentative de Frantz pour la Rolex Fastnet Race, avec un équipage issu de divers milieux offshore de haut niveau. Les Français font ainsi office de favoris mais les Anglais rêvent de reconquérir ce titre. Parmi les prétendants, on peut compter sur Mark Emerson puisque son Phosphorus II n’est autre que l’ancien Teasing Machine d’Erik de Turckheim.

Cette catégorie compte aussi quelques bateaux mythiques, dont fait partie le Pen Duick VI d’Eric Tabarly, mené par sa fille : Marie. Ce maxi de 73 pieds en aluminium a participé à la première Whitbread Round the World Race en 1973-74, puis a refait le tour du monde avec la seconde, une participation non officielle en raison de l’uranium usagé installé dans sa quille. Le plus étonnant est peut-être qu’entre-temps, son légendaire skipper a emmené ce même bateau sur la Transat anglaise, en solitaire, de 1976… et l’a remporté.

Bataille rangée en IRC 2

Les JPK, fabriqués en France, sont les bateaux en vogue dans la classe des IRC 2. Après le 10.10, vainqueur en 2012 (Night and Day) et le 10.80, vainqueur en 2015 (Courrier du Léon), c’est au tour du 11.80 – tout juste sorti du chantier – d’affoler les pronostics. Cette année, cinq de ces puissants IRC sont engagés dans l’épreuve reine du Royal Ocean Racing Club : Fastwave 6 d’Eric Fries et Cocody de Richard Fromentin pour la France, Il Corvo d’Astrid de Vin pour les Pays-Bas et Dawn Treader d’Ed Bell et Sunrise de Thomas Kneen pour le Royaume-Uni.

Eric Fries et son équipage sur Fastwave 6 sont considérés comme des favoris discrets pour la victoire en IRC Two. Tout aussi sérieux, mais toujours avec le sourire, l’équipage du Cocody de Richard Fromentin. L’équipier Nicolas Dupard commente : « Notre objectif principal est de gagner en temps compensé dans notre catégorie. Nous visons au moins un top 3 ! Au final, le plus important pour nous est de faire le maximum pour atteindre notre objectif. Nous sommes tous de bons amis et nous sommes convaincus que si nous avons fait de notre mieux, nous nous amuserons beaucoup sur cette course fantastique. En guise de plaisanterie, nous nous appelons les “Cocody’s Rangers” – et un Ranger n’abandonne jamais ! N’hésitez pas à informer nos concurrents ! » s’amuse Nicolas.

Avec déjà six participations à leur actif à bord de Codiam, un Grand Soleil 43, Nicolas Loday et Jean-Claude Nicoleau connaissent bien la Rolex Fastnet Race. Ils ont déjà remporté cette course en 2009 et 2011 (en IRC 1) et ont plusieurs fois fait partie du top 10 du classement général.

Corinne Migraine est copropriétaire du J/133 Pintia avec son père Gilles Fournier. Cette équipe familiale soutient depuis longtemps les courses RORC et s’en sort également très bien – la deuxième place au classement général de la Myth of Malham de cette année en est un parfait exemple. Fournier est fier de son équipe familiale à bord. “Je navigue avec ma fille Corinne, mon petit-fils Victor Migraine et mes deux neveux, Yan et Thomas Fournier. Nous sommes tous issus de la Société des Régates du Havre, la meilleure école de voile de France. »

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Magnifique 2e place pour les Français

C’est un finish à grand suspense qu’ont offert les trois élus au podium ce dimanche après-midi en baie de Plymouth. Les Australiens de Tom Slingsby s’imposent, mais non sans mal face à des Français très inspirés qui ont passé un bon tiers de la finale du Great Britain Sail Grand Prix en tête ! Les Américains, tout aussi en forme, montent sur la 3e marche.

Les Anglais aux Bermudes, les Japonais en Italie, les Australiens en Angleterre. Avec ces trois vainqueurs différents et un classement remanié à chaque acte, cette deuxième saison de SailGP ressemble à un jeu de chaises musicales entre des équipes dont le niveau s’avère très homogène. Aucun des protagonistes n’est à l’abri d’un succès ou d’une déconvenue : en Angleterre, ce sont les deux « malheureux » du précédent Grand Prix qui ont dominé.

Australie-France : on retient (encore une fois) son souffle

Après les folles confrontations de ces dernières semaines sur la pelouse de Brisbane entre les Wallabies et le XV de France, les Australiens et les Français remettent ça sur l’eau ! Les équipiers de Tom Slingsby et de Billy Besson se sont battus jusqu’au bout pour remporter le titre, offrant au passage une finale palpitante.

Samedi déjà, après trois manches disputées dans les vents légers (8/9 nœuds), les deux équipes rentrent à terre ex-æquo en points, très bien placées derrière les leaders Américains de James Spithill. Dimanche, dans les mêmes conditions, le triumvirat devait confirmer sa position pour pouvoir prétendre à la finale. Mais tout n’a pas été simple, la plupart des teams étant en mesure de se qualifier à l’issue de la 4e manche. Il a donc fallu attendre la 5e et dernière régate pour connaître la composition du brelan d’as…

La finale a été à l’image de ces chassés croisés : un vrai corps à corps et de multiples changements de leaders. Les Australiens prennent le meilleur départ, mais le trio est au contact et ce sont les Américains qui passent la première porte sous le vent en tête, talonnés par leurs deux rivaux. Dans le premier bord de près, les trois bateaux restent très proches et il suffit d’une manœuvre approximative des Australiens à l’empannage, doublée d’une belle tactique des Français (approche de la marque en tribord, prioritaires) pour que ces derniers prennent l’avantage. Billy Besson et ses hommes gardent la main dans le bord suivant, au portant. Après de nombreux croisements au contact, ils laissent les commandes à Slingsby dans l’ultime louvoyage. Ces derniers franchissent en vainqueurs la ligne d’arrivée… pour quelques longueurs seulement. Une belle revanche au regard de leur dernière place en Italie.

Billy Besson : « On est super heureux de notre progression »

« A bord, nous étions bien concentrés et c’était cool. On aurait aimé faire un meilleur départ et partir avec plus de vitesse, mais c’est la loi des finales, on s’embarque souvent avec un autre bateau (les Américains en l’occurrence). Sur le dernier bord de près, on se fait dépasser notamment à cause d’un problème d’afficheur qui nous calcule mal la layline. Mais on est super heureux de notre progression. On s’aperçoit qu’on a les capacités techniques pour pouvoir jouer en finale, » commente un Billy Besson ravi à son retour à terre.

Comme des coqs en pâte ? Pas vraiment

Avec deux accessions en finale sur trois actes (3e aux Bermudes, 2e en Angleterre) et une 3e place au classement général provisoire, les Français font désormais partie des équipes dangereuses de SailGP.
On est loin de la phase d’apprentissage de la saison 1. Pourtant, rien n’est facile sur l’eau. Entre Tarente (ils terminent avant-derniers) et Plymouth, les tricolores ont su se remettre en cause, mettre le doigt sur leurs lacunes et renverser la vapeur. « Sur tous les départs, on en n’a loupé qu’un seul. On a fait l’inverse de l’Italie, explique Billy. Et faire de bons départs, on sait que c’est ultra important et que c’est ultra compliqué… Alors je suis très content ! On commence à sentir une cohésion dans le groupe, je suis hyper fier de tout le monde, tout le monde a bossé dans le bon sens. On s’aperçoit qu’il ne faut jamais s’arrêter de travailler. Tu ne peux pas te reposer sur tes lauriers sur ce circuit. Le bateau le demande et le niveau des équipes le demande. Il faut rester appliqué, humble, et poursuivre nos efforts pour le prochain Grand Prix (Danemark 20-21 août) ».

Pas prophètes en leur pays

Devant son public venu nombreux assister aux courses sur la pelouse immaculée du front de mer de Plymouth, l’équipage Britannique n’a pas fait briller les couleurs de l’Union Jack autant qu’il l’aurait souhaité (4e). Même si Paul Goodison, remplaçant de Ben Ainslie depuis deux événements, remporte joliment la dernière manche, il leur a manqué quelques points pour aller jusqu’au bout. Leur bonne régularité sur les trois actes leur permet néanmoins de se classer 2e au général, à égalité de points avec les nouveaux leaders australiens.

Ces derniers s’emparent de la place jusque-là occupée par les Espagnols. A Plymouth, les ibériques ont été disqualifiés de la manche 3. C’est la première fois depuis le lancement de SailGP, qu’un concurrent est sanctionné par cette règle mise en place par le jury pour éviter les collisions et les accidents. Trop téméraires au moment du départ, Phil Robertson et ses hommes ont forcé le passage, obligeant les Américains à s’écarter pour éviter l’impact.

Ce type d’incident montre le degré d’intensité avec lequel les huit équipes abordent ce moment crucial de la course. Et tout porte à croire que ce niveau de tension va monter encore au fil de la saison.

Un autre classement dans le classement

France SailGP Team signe donc ce dimanche à Plymouth un beau podium sportif mais désormais c’est une autre course dans la course qui débute : celle de l’Impact League !
Mercredi dernier, SailGP lançait officiellement son initiative unique dans le monde du sport, qui consiste à créer un championnat dans le championnat basé sur l’impact environnemental et sociétal des équipes engagées. Les Français sont actuellement sixièmes au classement général provisoire de l’Impact League après deux épreuves. SailGP communiquera prochainement le classement « développement durable » de l’événement de Plymouth. Les équipes seront jugées entre autres sur 10 critères précis pour un total de 200 points. Parmi eux : l’engagement et la mise en place d’une stratégie de réduction d’impact, la technologie et l’innovation, les opérations sur l’eau, le merchandising, l’utilisation du plastique et la gestion des déchets, la logistique, l’alimentation, la collaboration, la diversité et l’engagement.

RÉSULTATS SAILGP SAISON 2

GREAT BRITAIN SAIL GRAND PRIX I PLYMOUTH

AUSTRALIA – Tom Slingsby – 27 points FRANCE – Billy Besson – 26 points UNITED STATES – Jimmy Spithill – 25 points GREAT BRITAIN – Paul Goodison – 22 points DENMARK – Nicolai Sehested – 21 points JAPAN – Nathan Outteridge – 19 points NEW ZELAND – Arnaud Psarofaghis – 19 points SPAIN – Phil Robertson – 18 points

CLASSEMENT PROVISOIRE DU CHAMPIONNAT SAILGP APRÈS 3 ÉPREUVES

AUSTRALIA – Tom Slingsby – 22 points GREAT BRITAIN – Ben Ainslie – 22 points FRANCE – Billy Besson – 21 points UNITED STATES – Jimmy Spithill – 19 points JAPAN – Nathan Outteridge – 19 points SPAIN – Phil Robertson – 19 points DENMARK – Nicolai Sehested – 17 points NEW ZELAND – Peter Burling – 17 points

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