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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Le wingfoil s’envole aux Glénans, rendez-vous du 20 au 22 mai pour la Fun Cup

 

Le vol à portée de main, c’est la promesse qu’offre le wingfoil, nouveau venu dans les sports nautiques. Facile d’accès, sécurisant et surtout riche en sensations, le wingfoil a très vite conquis une large communauté présente sur toutes les plages. L’engin est propulsé par une aile que l’on tient à bout de bras mais la principale innovation se trouve sous l’eau avec un foil qui permet de s’envoler à la première accélération.  

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Crédit : G. Dedeurwaerder 

Le vol pour tous

Après l’avoir testé pendant deux ans, l’école de voile des Glénans le propose aujourd’hui à ses adhérents dans le Finistere, sur l'archipel, ainsi qu'en Corse, près de Bonifacio. Le « wing » est en effet beaucoup plus facile qu’il n’en a l’air. « C’est la porte d’entrée la plus facile pour le vol. Quelqu’un qui n’a jamais fait de sports nautiques mais qui est en forme va voler après trois séances » confirme Olivier Sanz, directeur adjoint de la base de Concarneau. Le site de l’archipel, avec son lagon protégé offre d’ailleurs les conditions rêvées pour un premier décollage. Le wingfoil a d’autres vertus à commencer par la sécurité puisque l’autonomie vite acquise. « Au bout d’une séance, on arrive à tirer des bords et à revenir à son point de départ, même sans voler » poursuit Olivier. La planche offre en effet une grande flottabilité et il est possible, dans la grande majorité des cas, de revenir par ses propres moyens.

 

Le stage pour progresser plus vite

Pour progresser vite et en sécurité, l’idéal est de suivre un stage avec un moniteur diplômé. Au sein de l’école des Glénans, ce sont souvent des passionnés de la planche à voile qui ont suivi un module spécifique. Cet encadrement expert permet de découvrir les fondamentaux et de prendre de bonnes habitudes. « On parle du portage du matériel, des réglages de voile, de la maintenance et de la manipulation de l’aile pour éviter d’abimer son matériel » conclut Olivier. Pratiquer au sein de l’école, c’est aussi avoir l’assurance de naviguer sur les plus beaux spots, à l'archipel ou en Corse et de pouvoir, en quelques séances, devenir un pratiquant autonome.

 
Source : M Honoré

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Pierre Le Roy "totalement focus" sur la Mini en Mai, départ demain 11h pour les solitaires

 

Le vainqueur de la dernière Mini Transat dans la catégorie des prototypes sera au départ de la Mini en Mai demain à la Trinité-sur-Mer. Deuxième de la Plastimo Lorient Mini 6.50 avec son coach Tanguy Leglatin, Pierre Le Roy, à bord de TeamWork, compte naturellement remporter cette compétition longue de 500 milles et qui échappe à son palmarès suite à quatre participations.

 

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Le navigateur lillois a terminé 16ème en 2017, 5ème en 2018, 3ème en 2019 et 3ème en 2021 de la Mini en Mai. C’est dire qu’il souhaite une victoire sur cette épreuve qu’il affectionne.

 
« J’adore la Mini en Mai. C’est un long parcours pour un début de saison et il est très intéressant » indique Pierre. « Nous débuterons par un parcours technique en baie de Quiberon puis nous allons longer la côte sud bretonne avec son courant légendaire et des navigations rase-cailloux. Nous franchirons ensuite le fameux raz de Sein, un sacré passage à niveau et nous contournerons l’île de Sein afin de se diriger vers l’embouchure de la Gironde et la bouée BXA. La traversée du Golfe de Gascogne sera une portion plus grand large… Par la suite, nous passerons sous le pont de l’île de Ré pour enfin se diriger vers l’arrivée à la Trinité. »

 
Un circuit hyper intéressant et complexe qui mettra les marins en solitaire dans la difficulté et qui devrait permettre à Pierre de s’exprimer. Le nordiste est bien entré dans sa saison partageant son temps entre son travail chez Météo France et la voile.

 
« La Plastimo Lorient Mini a été une bonne mise en jambe. Nous n’avons navigué que 21 heures et elle m’a permis d’identifier quelques nouveaux points de progression à bord de mon voilier qui reste récent. J’ai été ravi de naviguer avec mon entraîneur Tanguy dans une très bonne ambiance. Je suis désormais totalement focus sur la Mini en Mai et la suite de la saison notamment la Sardinha Cup à laquelle je vais participer avec Nils Palmieri à bord de son Figaro Bénéteau 3 TeamWork puis Les Sables – Les Açores – Les Sables à bord de mon plan Raison » conclut l’intéressé.

 

Le programme 2022 de Pierre à bord de TeamWork :

Plastimo Lorient : départ le 7 avril
Mini en Mai – La Trinité-sur-Mer : départ le 17 mai
Les Sables – Les Açores – Les Sables : départ le 19 juillet


Source : TB Press

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SailGP. Les Australiens s’imposent aux Bermudes devant les Anglais, du mieux pour les Français

Le spectacle était beau ce week-end pour le premier rendez-vous du circuit SailGP avec l’arrivée de nouvelles équipes et des Français qui ont montré de belles choses. Team Australia s’impose une nouvelle fois. Les Anglais 2e sont au rendez-vous devant la nouvelle équipe canadienne.

Le premier Sail Grand Prix de la saison 3 s’achève aux Bermudes avec la victoire du bateau australien piloté par Tom Slingsby, vainqueur des deux premières saisons. Les Canadiens font une entrée remarquée dans le championnat en décrochant leur premier podium derrière les Britanniques de Ben Ainslie, deuxièmes. Menés par Quentin Delapierre, les Français ont montré une belle progression en signant deux courses aux avant-postes le premier jour. Une disqualification au départ de la première course du 2e jour a anéanti leurs chances d’accéder à la finale de ce Bermuda Sail Grand Prix qu’ils terminent en 8e position. Une audace payée chèrement avec un black flag dont l’équipe aurait pu se passer. Dommage, cela leur aurait permis de montrer un bilan plus flatteur. Mais on gardera ces deux 2e place qui montre la capacité et le potentiel de l’équipe. Il faudra concrétiser au prochain grand prix.

Une flotte plus compacte, plus de bateaux sur les lignes de départ, plus de monde aux passages des marques de parcours, des coups tactiques à tous les bords, des classements qui bougent dans tous les sens tant le niveau est élevé… La saison 3 de SailGP a bel et bien commencé sur les eaux turquoise des Bermudes dans une légère brise de 12 à 14 nœuds qui a permis aux neuf catamarans F50 volants, dotés de leur aile de 24m et de leurs grands foils, d’assurer un joli spectacle.

Les Français pénalisés pour une prise de risque trop importante

Après une journée excitante en jouant aux avant-postes sur deux des trois courses disputées hier, les Français ont commencé cette seconde journée avec une prise de risque trop importante en forçant le passage aux Britanniques sur la ligne de départ, ce qui leur a valu une disqualification. « Je suis très déçu de cette première manche, c’est mon premier “black flag”, regrette Quentin Delapierre qui avoue être passé à deux doigts de la collision. J’ai voulu prendre des risques mais ce n’est pas passé du tout. Je suis même assez heureux que Ben (Ainslie) ait réussi à m’éviter pour qu’on ne prenne pas de points de pénalité. »
A l’exercice délicat du maintien du vol et de la concentration maximale, les Danois de Nicolai Sehested, en tête une bonne partie de la première course du jour (course 4), s’en sont plutôt bien sortis aujourd’hui avec deux manches de troisièmes et terminent au pied du podium de ce Bermuda Sail Grand Prix. Menés par Peter Burling, ce sont les Néo-Zélandais qui se sont imposés sur cette course 4, devant les Espagnols de Jordi Xammar.

L’apprentissage continue pour le France SailGP Team

Les Australiens de Tom Slingsby, discrets hier et sur la première course du jour – mais sans fausse note -, ont lâché les chevaux avec un départ parfait pour remporter la dernière course en flotte et confirmer leur place en finale face aux Anglais de Ben Ainslie et aux Canadiens menés par Phil Robertson. Les Français, certainement échaudés d’avoir payé le prix fort de leur prise de risque, sont partis légèrement en retrait sur ce cinquième départ et ont été à la bagarre avec les Néo-Zélandais une bonne partie de la manche qu’ils terminent à la huitième place devant les Espagnols qui ferment la marche. « Je continue d’apprendre, ajoute le pilote tricolore. Maintenant on regarde devant nous à Chicago et on sera au taquet pour faire mieux. Je suis content de la dynamique de l’équipe. Nous étions en bonne position ce matin au classement général, ça m’embête d’avoir fait une erreur pareille sur la première manche. »

Les Australiens l’emportent aux Bermudes !

Vainqueurs des deux premières saisons de SailGP, les Australiens ont encore frappé fort aujourd’hui sur le stade nautique de Great Sound. Après un départ de finale au coude à coude avec les Canadiens, Tom Slingsby et son équipe ont passé la première marque de parcours en tête, comme pour annoncer la couleur. Partis en retrait, les Britanniques ont rattrapé leur retard en jouant les bonnes variations de vent à l’opposé de leurs concurrents sur le plan d’eau, et ont fini par s’emparer de la deuxième place de cette finale à trois, devant les Canadiens. Sans une seule erreur de manœuvre à bord de leur F50 qu’ils mènent avec une aisance insolente au-dessus de l’eau, les Australiens se sont donc imposés aux Bermudes en remportant le premier Sail Grand Prix de cette nouvelle saison SailGP qui tient déjà toutes ses promesses. Prochain rendez-vous pour la flotte des neuf catamarans F50 ultra rapides les 18 et 19 juin à Chicago pour le United States Sail Grand Prix.

CLASSEMENTS BERMUDA SAIL GRAND PRIX

GÉNÉRAL
1- AUSTRALIE/ Tom Slingsby / 38 pts
2- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie / 36 pts
3- CANADA / Phil Robertson / 35 pts
4- DANEMARK / Nicolai Sehested / 31 pts
5- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill / 30 pts
6- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling / 29 pts
7- ESPAGNE / Jordi Xammar / 25 pts
8- FRANCE / Quentin Delapierre / 23 pts
9- SUISSE / Sébastien Schneiter / 21 pts

COURSE 4
1- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling / 10 pts
2- ESPAGNE / Jordi Xammar / 9 pts
3- DANEMARK / Nicolai Sehested / 8 pts
4- AUSTRALIE/ Tom Slingsby / 7 pts
5- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie / 6 pts
6- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill / 5 pts
7- CANADA / Phil Robertson / 4 pts
8- SUISSE / Sébastien Schneiter / 3 pts
9- FRANCE / Quentin Delapierre / 0 pts (DSQ)

COURSE 5
1- AUSTRALIE/ Tom Slingsby / 10 pts
2- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill / 9 pts
3- DANEMARK / Nicolai Sehested / 8 pts
4- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie / 7 pts
5- CANADA / Phil Robertson / 6 pts
6- SUISSE / Sébastien Schneiter / 5 pts
7- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling / 4 pts
8- FRANCE / Quentin Delapierre / 3 pts
9- ESPAGNE / Jordi Xammar / 2 pts

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Normandie Channel Race. Transmanche express

Les 30 Class40 se sont élancés ce dimanche pour la 13ème Normandy Channel Race dans une atmosphère orageuse dans un flux d’Est / Sud-Est d’une petite dizaine de nœuds. Les Class40 Quéguiner-Innoveo, Redman et Legallais se sont rendus coup sur coup sur ce parcours construit concocté par la direction de course. Mais, à la surprise générale, c’est finalement Pierre Casenave-Péré et Fabien Delahaye qui se sont imposés à domicile, devant un public conquis, en enroulant en premier la dernière bouée de ce côtier. Une bonne entame qui a permis aux locaux de l’étape de faire le plein de confiance avant de s’élancer à l’assaut de la traversée de la Manche. En faisant preuve d’opportunisme et en signant des virements de bord d’une impeccable propreté, Ian Lipinski et Ambrogio Beccaria à bord de Crédit Mutuel, ont su se glisser second au pointage. Suit un des grands favoris de cette édition 2022, Corentin Douguet et Yoann Richomme à bord Quéguiner-Innoveo.

Une transmanche express

La transmanche a été extrêmement rapide pour la flotte. Les équipages ont bénéficié d’un vent plus soutenu qu’annoncé leur permettant une traversée à grande vitesse. Certains bateaux ont même été pointé à plus de 17 nœuds… défiant ainsi tous les routages. C’est donc vers 20h30 que le premier Class40, Quéguiner-Innoveo, pointait son étrave à l’entrée du Solent. Le contournement de l’île de Wight, habituellement piégeux et redouté, n’en fut rien. Les concurrents ont bénéficié d’un courant favorable tout en trouvant les bonnes bascules de vent et la route la plus courte. Les Class40 se sont rendus coup sur coup, changeant de leader toutes les 15 minutes, au gré des empannages et des choix de route. Le premier duo s’est extirpé du Solent à 23h30.

Depuis, c’est accompagnés d’orages que les marins naviguent le long des côtes sud-anglaises. « Des orages incroyables avec beaucoup d’éclairs et de pluie, voilà comment s’est passé la fin du Solent et le début de la route vers l’Ouest. C’était à chaque fois très beau mais aussi très inquiétant. » rapporte Ian Lipinski, skipper du Class40 Crédit Mutuel.

Dans ces conditions menaçantes, c’est le Class40 Inter Invest qui s’en sort le mieux. Matthieu Perraut et Kévin Bloch sont les premiers à déclencher les hostilités et à virer vers le sud. En choisissant de s’écarter de la côte en premier, ils sont ainsi les premiers à bénéficier de la bascule de courant, plus fort au large qu’à terre.

À noter que le Class40 Infuence, skippé par Andrea Fornaro et Igor Goikhberg, est en escale à Weymouth pour des soucis electronique.

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Ocean Fifty. On a vu l’épisode 2 de la saison 1 sur Canal Plus

Alors que la saison 2 a commencé ce week-end à Bonifacio, l’épisode 2 de la série Ocean Fifty était diffusé sur Canal+. Si le premier épisode nous laissait un peu sur notre faim, le deuxième qui se passe à la Rochelle est clairement nettement mieux.

Avec des plans plus homogènes et toujours aussi beaux, – réalisés par un médiaman embarqué sur chaque bateau -, une musique bien choisie, on se laisse facilement emmené à bord de ces Ocean Fifty sur la course de 24h. On retrouve la personnalité différente de chacun des skippers qui crée une ambiance différente à bord dans chaque team. Les images au large de La Rochelle sont magnifiques, de jour comme de nuit ou au petit matin où on se sent vraiment à bord. Le passage de Fort Boyard est l’occasion pour Fred Duthill de revenir sur ses meilleurs souvenirs avec le père Fouras. On suivra Fabrice Cahierc qui a du laisser son projet à Erwan Le Roux et qui pourra apprécier de voir son bateau performer lui qui a beaucoup œuvré au début pour la mise en place de ce circuit Pro Sailing Tour avec Sébastien Rogues. Un bel épisode où on se laisse porté comme on s’amuse de la vie à bord où les joies alternent avec les frustrations à chaque mètres perdus ou gagnés.
Le prochain épisode le 18 mai. A voir.

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Pro Sailing Tour. Quentin Vlamynck vainqueur à Bonifacio

Quentin Vlamynck s’est finalement imposé sur la première étape du Pro Sailing Tour. Habitué à la deuxième place la saison précédente, l’équipe d’Arkema 4 a trouvé les bons réglages pour l’emporter ce week-end.

Le niveau de jeu de la classe Ocean Fifty est encore monté d’un cran cette année et c’est Quentin Vlamynck sur son Arkema 4 lancé en 2020 qui s’est imposé devant le tenant du titre Sam Goodchild (vainqueur de l’édition 2021) à bord de Leyton. Toujours en embuscade, le multicoque violet Koesio d’Erwan Le Roux, le plus récent de la flotte, a fait trembler ses concurrents sur les lignes de départ et tout au long du Défi 24h. On ne la fait pas au plus titré des skippers en Ocean Fifty, triple vainqueur de la Transat Jacques Vabre et vainqueur de la Route du Rhum 2014 ! Eric Peron, le nouveau venu de la classe Ocean Fifty, a fait montre d’une dextérité à mener sa monture et d’une bonne vitesse dans le petit temps, et Thibaut Vauchel-Camus à bord de Solidaires En Peloton – ARSEP a pu se montrer dangereux sur des options tranchées, parfois payantes. Primonial skippé par Sébastien Rogues avait d’emblée donné le ton en remportant la deuxième course : sûr qu’il visait le podium final ! Bien préparés, les skippers avaient également fait appel aux meilleurs compétiteurs toutes disciplines confondues pour détrôner Leyton, intouchable l’an passé….

ILS ONT DIT
Quentin Vlamynck (Arkema) : « Nous avons réussi beaucoup de choses, mais nous en avons loupé pas mal aussi ! Rien n’était simple. Nous prenons la tête sur la fin, après la bouée Vacca. Globalement, cela s’est super bien passé à bord, chacun était à sa tâche, et j’ai encore beaucoup appris avec Alex (Pella) et Antoine (Gautier). Nous étions tous cette nuit côte à côte, c’était souvent très tendu. Nous n’avons rien lâché, il a fallu beaucoup manœuvrer et rester très concentré sur ce plan d’eau piégeux. C’est une première victoire pour Arkema sur le Pro Sailing Tour, c’est super pour toute l’équipe ! »

BONIFACIO, FRANCE – MAY 12: Fleet of Ocean Fifty trimarans compete both inshore and offshore on the island of Corsica during Episode 1 of the Pro Sailing Tour in the Bay of Bonifacio on May 12, 2022 in Bonifacio, Corsica, France. (Photo by Lloyd Images/Pro Sailing Tour)


Sam Goodchild (Leyton) : « Ce Défi 24h a été plein de rebondissements, nous nous sommes bien bagarrés, et nous sommes bien fatigués ! Arkema et Koesio allaient très vite ce matin, nous avions du mal à suivre la cadence. Il faut que l’on arrive à aller plus vite dans le petit temps. Arkema a très bien navigué. Nous faisons 2ème, c’est une contre-performance par rapport à l’année dernière, mais cela reste une très belle place. Le petit temps, c’est presque ce qu’il y a de plus intense. J’ai dû dormir 15 mn au total. Cela ne s’est jamais arrêté ! Chacun a eu son moment en tête de flotte. Tout le monde est vraiment dans le match cette année, les compétences sont plus élevées que l’année dernière. Le moment clé était clairement ce matin à la remontée le long de la côte Est de la Corse. Je n’ai aucun regret, tout le monde a parfaitement navigué. C’était fabuleux ! »
Eric Péron (Komilfo) : « Nous avons super bien navigué, nous sommes contents. Nous avons un petit déficit de vitesse pour ce temps-là, parce que nous n’avions pas de code 0. Dès que c’est une allure serrée dans du petit temps, nous avons eu du mal. Mais c’était génial ! Il y a eu plein de rebondissements, avec beaucoup de changements de leaders. Nous finissons tous en quelques minutes, la compétition est vraiment relevée. Il n’y pas eu beaucoup de temps pour se reposer, mais nous étions venus chercher cette intensité. Plein de fois, nous sommes revenus en tête de flotte, je pense que tout le monde a vu que nous nous sommes bien battus. Nous n’avons pas à rougir de notre performance ! Toute notre stratégie était bonne, nous étions sereins là-dessus et c’est assez jouissif, nous étions vraiment dans le coup. »

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Bermudes 1000 race. Dalin – Beyou – Burton : le tiercé gagnant !

Après Paul Meilhat en 2018 et Sébastien Simon en 2019, Charlie Dalin devient donc le troisième marin à inscrire son nom au palmarès de la Guyader Bermudes 1000 Race. Le skipper d’Apivia, qui a dominé la course du début à la fin, a signé une éclatante victoire – la première de sa carrière en solitaire en IMOCA -, avec plus de 15 heures d’avance sur son dauphin. Une avance inédite sur une course de 1 200 milles dans cette classe de bateaux qui montre, d’une part, le remarquable niveau de maîtrise du navigateur havrais, et d’autre part, à quel point les conditions sur le parcours se sont révélées exigeantes, variées… et redoutables, en particulier sur le dernier tronçon entre le way-point Gallimard et Brest, la faute à une gigantesque dorsale plantée au milieu de la route qui a scindé la flotte et créé des écarts importants. Reste que la bagarre a été belle jusqu’au bout pour le podium, en particulier pour la troisième marche. L’ordre du tiercé gagnant est connu depuis la mi-journée de ce samedi : Charlie Dalin – Jérémie Beyou (Charal) – Louis Burton (Bureau Vallée) !
« Je me sens heureux, heureux d’avoir gagné cette course. Dès le début, ça s’est bien passé pour moi. J’ai réussi à prendre la tête tout de suite. J’ai attaqué fort et tiré sur le bateau pour aller le plus vite possible. Ensuite, il y a eu la remontée entre la marque virtuelle Gallimard et la pointe Bretagne, avec cette dorsale qui m’a bien aidé puisqu’elle a fermé la porte derrière moi », a relaté Charlie Dalin. De fait, s’il s’est installé aux commandes de la flotte dès les premiers milles pour ne plus jamais les lâcher, le skipper d’Apivia a régulièrement creusé l’écart sur ses poursuivants avant de finir par littéralement « tuer le match » après le passage de la marque virtuelle Gallimard (située à 340 milles au nord-ouest du cap Finisterre) et Brest. En effet, s’il est parvenu à conserver du vent constamment et à rejoindre la ligne d’arrivée quasiment en route directe, son dauphin a été nettement plus ralenti sur une trajectoire toutefois relativement similaire, tandis que le reste du peloton a été contraint de contourner la fameuse bulle sans vent par le sud, en rasant les côtes espagnoles. Autrement dit, en rallongeant considérablement la route après avoir été, en prime, un temps piégé dans de tous petits airs, voire de la pétole. « Pour ma part, c’était comme si tous les éléments étaient réunis. J’ai eu l’impression d’être en état de grâce pendant toute la course. J’avais un bateau fiable et performant et que je connais sur le bout des ongles. En météo, je me suis plutôt bien débrouillé et j’ai toujours eu un peu de réussite quand il le fallait. L’année ne pouvait pas mieux commencer », a ajouté le skipper d’Apivia qui a ainsi signé magistralement sa première victoire en solitaire en IMOCA et la quatrième depuis le lancement de son programme, en 2019.

Des repères rapidement retrouvés

« J’ai « tapé » dans le bateau et dans le bonhomme au maximum pour coller Charlie, mais ce n’était pas suffisant. Je suis content de cette deuxième place mais ce n’est pas celle-là que je cherche ! », a commenté de son côté Jérémie Beyou qui visait évidemment la gagne dans cette Guyader Bermudes 1000 Race, la première des quatre épreuves inscrites au calendrier 2022 des IMOCA Globes Series, qualificative pour la Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne et pour la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. « C’était une course très intense et donc parfaite pour se remettre dans le bain. Les conditions étaient très variées. On a eu de tout avec des bords rapides, des manœuvres et du contact, surtout avec Thomas (Ruyant) et Charlie (Dalin). Comme tout le monde, c’était ma première course en solitaire depuis le Vendée Globe. J’avais hâte de retrouver le solo. Les repères sont revenus rapidement sur la ligne de départ, même si j’ai peiné un peu à trouver la vitesse sur les premiers bords. Cela étant, il n’y avait pas beaucoup à réfléchir parce que les autres ont rapidement mis la gomme ! », a ajouté le skipper de Charal qui a, comme son rival, affiché un très haut niveau de jeu et réussi à trouver un trou de souris dans la dernière section du parcours. Une petite porte qui lui a permis d’échapper aux affres de la molle en remontant jusqu’à la latitude des îles Scilly, à l’ouest de la péninsule de Lizard, quand le gros de la flotte n’a eu d’autre choix que d’opter pour une trajectoire à l’opposé, au ras de la péninsule ibérique. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que dans ce groupe, le match a été intense, en particulier pour la troisième place. Une place finalement décrochée par Louis Burton, ce samedi en début d’après-midi.

De la tension jusqu’au bout pour la troisième place

« Nico (Lunven) m’a bien mis sous pression jusqu’au bout. Il a un bateau à dérives qui date un peu mais qui avait été super bien optimisé par Damien Seguin, son précédent propriétaire. Il l’a mené vraiment de manière remarquable, sans jamais sortir du cadre, mais toujours avec une vraie précision », a relaté le Malouin qui a finalement devancé son le skipper de Banque Populaire de 49 minutes, puis de moins de deux heures Isabelle Joschke (Team MACSF) et Benjamin Dutreux (Guyot environnement – Water Family). « Je suis très content. Après le démâtage dans la Transat Jacques Vabre, il fallait vraiment y croire parce qu’il y avait vraiment beaucoup de choses de cassées sur le bateau et qu’en plus, forcément, on avait pris un gros coup au moral. Aujourd’hui, je ramène une troisième place à toute l’équipe, c’est super. Je n’avais jamais fait de podium sur une course « format court » en IMOCA. 1 200 milles, c’est du sprint. C’est un rythme vraiment effréné. C’est d’autant plus vrai que sur cette Guyader Bermudes 1000 Race, on a vraiment eu tous les types de mer et tous les types de vent », a ajouté le skipper de Bureau Vallée qui a connu quelques galères, la faute notamment à un casier de pêche lors de la première nuit, mais qui n’a ensuite fait que remonter pour signer une 3e place, comme lors du dernier Vendée Globe. Si le podium est désormais complet, la bagarre se poursuit sur l’eau et les arrivées vont se succéder une large partie de la nuit. La remise des prix, elle, est programmée ce dimanche à 11 heures.

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Bermudes 1000 race. Isabelle Joschke : dans le match jusqu’à l’arrivée !

Isabelle Joschke a franchi la ligne d’arrivée de la Guyader Bermudes 1000 Race en 5ème position ce samedi 14 mai à 15h 03 minutes et 36 secondes, après 6 jours 23 minutes et 36 secondes de course. En plus d’effectuer une très belle entame de saison qui lui donne confiance pour la suite, Isabelle Joschke se qualifie pour la Route du Rhum dont le départ sera donné le 6 novembre prochain.

Comment s’est passé cette reprise ? Quelles sont tes premières impressions à l’arrivée de cette Guyader Bermudes 1000 Race ?
« Je suis super contente ! J’ai l’impression que la course s’est bien passée du début à la fin. Il y a eu des moments durs avec de gros enchaînements de manœuvres très physiques ou des fronts à passer, mais j’ai réussi à bien gérer la fatigue sur l’ensemble de la course. Je suis vraiment satisfaite car j’ai réussi à être dans le match un peu tout le temps ; même quand je n’étais pas avantagée en vitesse pure, ça ne s’est pas transformé en perte importante. D’ailleurs le finish c’est le petit clin d’œil : je voyais que Guyot Environnement allait vraiment vite -ce qui est normal, nous n’avons pas le même bateau, le sien va beaucoup plus vite dans certaines conditions-, mais j’ai réussi à rester devant jusqu’à la ligne d’arrivée, ça fait hyper plaisir ! »

Quelle a été ta plus grande satisfaction pendant ces 6 jours de course ?
« Sans aucun doute, le fait d’avoir été dans le match tout le temps, d’avoir su gérer, de m’être sentie bien. Je me suis fait plaisir, sans pression. J’ai retrouvé mon IMOCA MACSF, j’ai vu que tout allait bien à bord, l’équipe a fait un super boulot cet hiver.
Et puis, cette course était plutôt active avec beaucoup de manœuvres à effectuer ; or c’est toujours compliqué pour moi car j’ai un petit gabarit : quand je suis au coude à coude avec les autres, mes manœuvres sont toujours plus longues, plus fatigantes, je perds toujours du terrain. Là, ma plus grande fierté est d’avoir réussi à tenir la cadence et à ne pas perdre de terrain. J’ai vu que malgré mon gabarit, il y a moyen de jouer. »

On imagine que ça met en confiance pour la suite de la saison…
« Enfin une course où je suis dans le match jusqu’à l’arrivée ! J’ai été dans le coup à de nombreuses reprises ces derniers saisons mais ça ne s’est jamais forcément bien terminé… Là je suis vraiment contente de boucler une course qui se sera bien passée jusqu’au bout. Donc il y a de la confiance oui, parce que j’ai retrouvé mon bateau et mes repères avec mes habitudes et mon expérience. Mais j’ai aussi capitalisé pour l’avenir. Cette Guyader Bermudes 1000 Race pourrait devenir ma course référence de ce point de vue. Elle va me permettre d’avancer pour la suite. »

Elle avait pris le départ de la Guyader Bermudes 1000 Race dimanche 8 mai avec l’objectif de retrouver ses sensations en solitaire et de valider le chantier d’hiver effectué sur l’IMOCA MACSF en vue de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe…

Elle avait pris le départ de la Guyader Bermudes 1000 Race dimanche 8 mai avec l’objectif de retrouver ses sensations en solitaire et de valider le chantier d’hiver effectué sur l’IMOCA MACSF en vue de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe… Isabelle Joschke a fait beaucoup mieux !
Après un départ prudent au large de Brest, la skipper de l’IMOCA MACSF a su tirer le meilleur parti de son monocoque pour grappiller place après place et revenir dans le match. Elle pointe ainsi à la cinquième place dès le deuxième jour de course, laissant derrière elle des IMOCA dernière génération ! Dès lors, la navigatrice ne cessera d’imprimer son propre tempo pour négocier les différentes difficultés météo rencontrées sur le parcours et ne quittera plus la tête de course, se battant jusqu’au bout pour maintenir sa position.
Isabelle Joschke a franchi la ligne d’arrivée de la Guyader Bermudes 1000 Race en 5ème position ce samedi 14 mai à 15h 03 minutes et 36 secondes, après 6 jours 23 minutes et 36 secondes de course. En plus d’effectuer une très belle entame de saison qui lui donne confiance pour la suite, Isabelle Joschke se qualifie pour la Route du Rhum dont le départ sera donné le 6 novembre prochain.

Comment s’est passé cette reprise ? Quelles sont tes premières impressions à l’arrivée de cette Guyader Bermudes 1000 Race ?
« Je suis super contente ! J’ai l’impression que la course s’est bien passée du début à la fin. Il y a eu des moments durs avec de gros enchaînements de manœuvres très physiques ou des fronts à passer, mais j’ai réussi à bien gérer la fatigue sur l’ensemble de la course. Je suis vraiment satisfaite car j’ai réussi à être dans le match un peu tout le temps ; même quand je n’étais pas avantagée en vitesse pure, ça ne s’est pas transformé en perte importante. D’ailleurs le finish c’est le petit clin d’œil : je voyais que Guyot Environnement allait vraiment vite -ce qui est normal, nous n’avons pas le même bateau, le sien va beaucoup plus vite dans certaines conditions-, mais j’ai réussi à rester devant jusqu’à la ligne d’arrivée, ça fait hyper plaisir ! »

Quelle a été ta plus grande satisfaction pendant ces 6 jours de course ?
« Sans aucun doute, le fait d’avoir été dans le match tout le temps, d’avoir su gérer, de m’être sentie bien. Je me suis fait plaisir, sans pression. J’ai retrouvé mon IMOCA MACSF, j’ai vu que tout allait bien à bord, l’équipe a fait un super boulot cet hiver.
Et puis, cette course était plutôt active avec beaucoup de manœuvres à effectuer ; or c’est toujours compliqué pour moi car j’ai un petit gabarit : quand je suis au coude à coude avec les autres, mes manœuvres sont toujours plus longues, plus fatigantes, je perds toujours du terrain. Là, ma plus grande fierté est d’avoir réussi à tenir la cadence et à ne pas perdre de terrain. J’ai vu que malgré mon gabarit, il y a moyen de jouer. »

On imagine que ça met en confiance pour la suite de la saison…
« Enfin une course où je suis dans le match jusqu’à l’arrivée ! J’ai été dans le coup à de nombreuses reprises ces derniers saisons mais ça ne s’est jamais forcément bien terminé… Là je suis vraiment contente de boucler une course qui se sera bien passée jusqu’au bout. Donc il y a de la confiance oui, parce que j’ai retrouvé mon bateau et mes repères avec mes habitudes et mon expérience. Mais j’ai aussi capitalisé pour l’avenir. Cette Guyader Bermudes 1000 Race pourrait devenir ma course référence de ce point de vue. Elle va me permettre d’avancer pour la suite. »

a fait beaucoup mieux !
Après un départ prudent au large de Brest, la skipper de l’IMOCA MACSF a su tirer le meilleur parti de son monocoque pour grappiller place après place et revenir dans le match. Elle pointe ainsi à la cinquième place dès le deuxième jour de course, laissant derrière elle des IMOCA dernière génération ! Dès lors, la navigatrice ne cessera d’imprimer son propre tempo pour négocier les différentes difficultés météo rencontrées sur le parcours et ne quittera plus la tête de course, se battant jusqu’au bout pour maintenir sa position.
Isabelle Joschke a franchi la ligne d’arrivée de la Guyader Bermudes 1000 Race en 5ème position ce samedi 14 mai à 15h 03 minutes et 36 secondes, après 6 jours 23 minutes et 36 secondes de course. En plus d’effectuer une très belle entame de saison qui lui donne confiance pour la suite, Isabelle Joschke se qualifie pour la Route du Rhum dont le départ sera donné le 6 novembre prochain.

Comment s’est passé cette reprise ? Quelles sont tes premières impressions à l’arrivée de cette Guyader Bermudes 1000 Race ?
« Je suis super contente ! J’ai l’impression que la course s’est bien passée du début à la fin. Il y a eu des moments durs avec de gros enchaînements de manœuvres très physiques ou des fronts à passer, mais j’ai réussi à bien gérer la fatigue sur l’ensemble de la course. Je suis vraiment satisfaite car j’ai réussi à être dans le match un peu tout le temps ; même quand je n’étais pas avantagée en vitesse pure, ça ne s’est pas transformé en perte importante. D’ailleurs le finish c’est le petit clin d’œil : je voyais que Guyot Environnement allait vraiment vite -ce qui est normal, nous n’avons pas le même bateau, le sien va beaucoup plus vite dans certaines conditions-, mais j’ai réussi à rester devant jusqu’à la ligne d’arrivée, ça fait hyper plaisir ! »

Quelle a été ta plus grande satisfaction pendant ces 6 jours de course ?
« Sans aucun doute, le fait d’avoir été dans le match tout le temps, d’avoir su gérer, de m’être sentie bien. Je me suis fait plaisir, sans pression. J’ai retrouvé mon IMOCA MACSF, j’ai vu que tout allait bien à bord, l’équipe a fait un super boulot cet hiver.
Et puis, cette course était plutôt active avec beaucoup de manœuvres à effectuer ; or c’est toujours compliqué pour moi car j’ai un petit gabarit : quand je suis au coude à coude avec les autres, mes manœuvres sont toujours plus longues, plus fatigantes, je perds toujours du terrain. Là, ma plus grande fierté est d’avoir réussi à tenir la cadence et à ne pas perdre de terrain. J’ai vu que malgré mon gabarit, il y a moyen de jouer. »

On imagine que ça met en confiance pour la suite de la saison…
« Enfin une course où je suis dans le match jusqu’à l’arrivée ! J’ai été dans le coup à de nombreuses reprises ces derniers saisons mais ça ne s’est jamais forcément bien terminé… Là je suis vraiment contente de boucler une course qui se sera bien passée jusqu’au bout. Donc il y a de la confiance oui, parce que j’ai retrouvé mon bateau et mes repères avec mes habitudes et mon expérience. Mais j’ai aussi capitalisé pour l’avenir. Cette Guyader Bermudes 1000 Race pourrait devenir ma course référence de ce point de vue. Elle va me permettre d’avancer pour la suite. »

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Bermudes 1000 race. Un excellent feeling avec le bateau pour Benjamin DUTREUX

Benjamin Dutreux naviguait pour la première fois en course avec son nouveau foiler. 6ème position de la Guyader Bermudes 1000 Race à bord de GUYOT environnement – Water Family, il commence son apprentissage avec son nouveau bateau.

Avec seulement 4 navigations au compteur avant de prendre le départ de la Guyader Bermudes 1000 Race, Benjamin Dutreux n’avait eu que 2 jours de navigation en solitaire sur un bateau qu’il découvrait depuis 3 semaines seulement. Il faut dire que la flotte est bien apprivoisée après ces premiers jours de course, puisque Benjamin est arrivé à 15h12 ce samedi, et termine dans le top 6 ! Une joie immense pour le skipper à la barre du GUYOT environnement – Water Family, qui faisait face à des concurrents maîtrisant leurs navires sur le bout des doigts, avec lesquels ils ont déjà pu prendre part à un Vendée Globe. « Il y a encore plein de choses à apprendre, mais j’ai pu voir que le bateau va super vite. C’est bon signe pour la suite. » réagit Benjamin à son arrivée. C’est donc une case de cochée pour Benjamin Dutreux, qui a réussi à dompter la bête pour cette première course IMOCA de la saison, réalisée en 6 jours et 32 minutes.

Le résultat d’un travail d’équipe
La Guyader Bermudes 1000 Race est une course en solitaire certes, mais Benjamin Dutreux a pu ces dernières semaines compter sur une équipe soudée pour lui apporter tous les repères dont il a eu besoin. Ensemble, l’équipe a découvert un bateau à foils, la mise en main n’ayant pas été possible avec l’ancien propriétaire du bateau, 11th Hour. « Je me suis régalé, ça faisait un petit moment que je n’avais pas fait de solitaire. Je voudrais faire un petit clin d’œil à toute l’équipe, qui a préparé le bateau en dernière minute. » explique notre skipper. « On ne l’a mis à l’eau qu’il y a deux semaines, tout a été mis en ordre de marche pour qu’on puisse faire la course.»

Il a donc fallu pour Benjamin tâtonner et découvrir les secrets de ce nouveau GUYOT environnement – Water Family, un bateau rendu fiable par toute l’équipe technique cherchant encore à peaufiner les réglages pour tirer le maximum de l’incroyable potentiel du navire. Solidarité, rigueur et travail collectif, toutes ces valeurs chères à GUYOT environnement et à la Water Family étaient réunies pour cette belle première course.

Le plaisir inépuisable de la course au large
Du bout de la Bretagne au Fastnet sous l’Irlande, en passant par le Waypoint Gallimard et La Corogne, c’est un incroyable parcours que vient de réaliser Benjamin Dutreux. « Il y a eu beaucoup de rebondissements, le parcours était hyper complet. On a eu un passage de fastnet rapide, une dépression secondaire qui est probablement la chose la plus forte que j’ai prise en IMOCA jusqu’à présent. J’ai également pu faire une pointe à 36 nœuds. » Notre skipper a pu ces derniers jours retrouver les plaisirs de la course en mer.

Ce samedi, c’est à Brest, point de départ de la nouvelle aventure de Benjamin en IMOCA et terre d’origine de GUYOT environnement, que ce nouveau navire boucle sa première course. Une arrivée symbolique pour cette flotte sur les eaux brestoises de son baptême quelques jours plus tôt, là où tout a commencé. « On est super fiers d’arriver ici à Brest, chez GUYOT environnement, notre partenaire qui nous accueille. Je suis super content d’être là. » avoue, ému, Benjamin.

Pour GUYOT environnement – Water Family, la boucle est bouclée pour cette Guyader Bermudes 1000 Race. Mais avec Benjamin Dutreux, l’aventure ne fait que commencer !

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Du bon et du moins bon pour les Français

Le premier Sail Grand Prix de la saison 3 s’achève aux Bermudes avec la victoire du bateau australien piloté par Tom Slingsby, vainqueur des deux premières saisons. Les Canadiens font une entrée remarquée dans le championnat en décrochant leur premier podium derrière les Britanniques de Ben Ainslie, deuxièmes. Menés par Quentin Delapierre, les Français ont montré une belle progression en signant deux courses aux avant-postes hier. Une disqualification au départ de la première course du jour a anéanti leurs chances d’accéder à la finale de ce Bermuda Sail Grand Prix qu’ils terminent en 8e position. Mais le France SailGP Team, passé du mode observation au mode attaque, a fait le plein de confiance en vue de la suite de la saison.

Une flotte plus compacte, plus de bateaux sur les lignes de départ, plus de monde aux passages des marques de parcours, des coups tactiques à tous les bords, des classements qui bougent dans tous les sens tant le niveau est élevé… La saison 3 de SailGP a bel et bien commencé sur les eaux turquoise des Bermudes dans une légère brise de 12 à 14 nœuds qui a permis aux neuf catamarans F50 volants, dotés de leur aile de 24m et de leurs grands foils, d’assurer un joli spectacle.

Les Français pénalisés pour une prise de risque trop importante

Après une journée excitante en jouant aux avant-postes sur deux des trois courses disputées hier, les Français ont commencé cette seconde journée avec une prise de risque trop importante en forçant le passage aux Britanniques sur la ligne de départ, ce qui leur a valu une disqualification. « Je suis très déçu de cette première manche, c’est mon premier “black flag”, regrette Quentin Delapierre qui avoue être passé à deux doigts de la collision. J’ai voulu prendre des risques mais ce n’est pas passé du tout. Je suis même assez heureux que Ben (Ainslie) ait réussi à m’éviter pour qu’on ne prenne pas de points de pénalité. »
A l’exercice délicat du maintien du vol et de la concentration maximale, les Danois de Nicolai Sehested, en tête une bonne partie de la première course du jour (course 4), s’en sont plutôt bien sortis aujourd’hui avec deux manches de troisièmes et terminent au pied du podium de ce Bermuda Sail Grand Prix. Menés par Peter Burling, ce sont les Néo-Zélandais qui se sont imposés sur cette course 4, devant les Espagnols de Jordi Xammar.

L’apprentissage continue pour le France SailGP Team

Les Australiens de Tom Slingsby, discrets hier et sur la première course du jour – mais sans fausse note -, ont lâché les chevaux avec un départ parfait pour remporter la dernière course en flotte et confirmer leur place en finale face aux Anglais de Ben Ainslie et aux Canadiens menés par Phil Robertson. Les Français, certainement échaudés d’avoir payé le prix fort de leur prise de risque, sont partis légèrement en retrait sur ce cinquième départ et ont été à la bagarre avec les Néo-Zélandais une bonne partie de la manche qu’ils terminent à la huitième place devant les Espagnols qui ferment la marche. « Je continue d’apprendre, ajoute le pilote tricolore. Maintenant on regarde devant nous à Chicago et on sera au taquet pour faire mieux. Je suis content de la dynamique de l’équipe. Nous étions en bonne position ce matin au classement général, ça m’embête d’avoir fait une erreur pareille sur la première manche. »

Les Australiens l’emportent aux Bermudes !

Vainqueurs des deux premières saisons de SailGP, les Australiens ont encore frappé fort aujourd’hui sur le stade nautique de Great Sound. Après un départ de finale au coude à coude avec les Canadiens, Tom Slingsby et son équipe ont passé la première marque de parcours en tête, comme pour annoncer la couleur. Partis en retrait, les Britanniques ont rattrapé leur retard en jouant les bonnes variations de vent à l’opposé de leurs concurrents sur le plan d’eau, et ont fini par s’emparer de la deuxième place de cette finale à trois, devant les Canadiens. Sans une seule erreur de manœuvre à bord de leur F50 qu’ils mènent avec une aisance insolente au-dessus de l’eau, les Australiens se sont donc imposés aux Bermudes en remportant le premier Sail Grand Prix de cette nouvelle saison SailGP qui tient déjà toutes ses promesses. Prochain rendez-vous pour la flotte des neuf catamarans F50 ultra rapides les 18 et 19 juin à Chicago pour le United States Sail Grand Prix.

CLASSEMENTS BERMUDA SAIL GRAND PRIX

GÉNÉRAL

AUSTRALIE/ Tom Slingsby / 38 pts GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie / 36 pts CANADA / Phil Robertson / 35 pts DANEMARK / Nicolai Sehested / 31 pts ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill / 30 pts NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling / 29 pts ESPAGNE / Jordi Xammar / 25 pts FRANCE / Quentin Delapierre / 23 pts SUISSE / Sébastien Schneiter / 21 pts

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Une première journée très encourageante pour les Français !

C’était le coup d’envoi de la saison 3 ! 9 équipages internationaux se sont retrouvés ce samedi sur le plan d’eau de Great Sound aux Bermudes pour la première journée de compétition de ce nouveau championnat SailGP. Au menu de cette journée disputée sur une mer plate et dans des conditions de vent instables d’une douzaine de nœuds, changements incessants de leaders et montagnes russes au niveau des classements, à l’image de l’équipage tricolore qui après un soucis technique a raté sa première manche mais a réagi très vite en se classant deuxième des deux suivantes. De bon augure pour la suite !

Quelle première journée de championnat ! Les grandes retrouvailles attendues n’ont pas déçu, même dans des conditions météorologiques modérées. Un peu plus de 12 nœuds de vent seulement sur les eaux turquoises du plan d’eau bermudien. Mais 12 nœuds, en F50, c’est largement suffisant pour offrir du spectacle. Avec leur aile de 24 mètres, leurs grands foils et leurs grands safrans, les équipages SailGP avaient largement de quoi voler ! Avec une flotte de 9 bateaux, la tension était à son comble sur la ligne de départ que les Anglais, emmenés par Sir Ben Ainslie, ont franchie de façon tonitruante sur la première manche, rappelant que s’ils avaient manqué de réussite sur la saison 2, ils restent de sérieux prétendants à la victoire finale. Côté français, après un départ un peu timide, Quentin Delapierre et ses coéquipiers ont raté leur premier empannage, la faute au foil sous le vent qui n’est pas resté bloqué et qui a stoppé net le vol du bateau tricolore. Ils ne s’en remettront pas et finiront derniers de cette première manche du championnat remportée par les Anglais devant les Canadiens et les Américains. Les Australiens, vainqueurs des deux premières saisons se classeront quatrièmes après une belle remontée.

Impressionnant come-back des Français

On aurait pu croire les Français atteints dans leur confiance, cette confiance chère à Quentin Delapierre qui ne cesse de répéter à quel point il est important de la travailler avec ses coéquipiers. Et bien il semble que cela paye puisque les tricolores se sont montrés très inspirés sur la deuxième manche. Partis un peu en retrait, ils sont parvenus à se glisser dans un trou de souris sur la ligne de départ qu’ils ont franchie bien lancés, derrière les Anglais, les Canadiens et les Espagnols. Les Français parviendront à se maintenir aux avant-postes tout au long de cette deuxième manche, malgré des variations dans l’orientation du vent qui ne tourneront pas à leur avantage. Ils termineront brillamment deuxièmes derrière les Canadiens, auteurs d’une première victoire dès leur entrée dans la ligue SailGP, et devant les Néo-Zélandais.

Deux fois deuxièmes !

Forts de ce beau résultat, qui correspond à leurs ambitions sur cette troisième saison, les Français avaient à cœur de transformer l’essai sur la troisième et dernière manche du jour. Et pour bien figurer sur le championnat SailGP, il est devenu aujourd’hui impératif de prendre de bons départs, tant le niveau général s’est resserré. C’est ce qu’a brillamment réussi l’équipage tricolore sur cette dernière manche, en partant bien lancé une fois de plus sur le côté gauche de la ligne, sur la route la plus courte pour rejoindre la première marque du parcours qu’ils ont passée en première position, devant les Espagnols et les Anglais. Tout au long de la course, ils sont parvenus à se maintenir aux avant-postes, malgré un léger déficit de vitesse par rapport aux Anglais, compensé par une meilleure lecture du plan d’eau, notamment sur le cinquième bord beaucoup plus favorable pour les Français. Pourtant solides, Quentin Delapierre et ses coéquipiers ne parviendront pas à contenir les assauts des Anglais, décidément trop rapides. Les Australiens finiront troisièmes malgré un début de manche moyen, prouvant une fois de plus une impressionnante capacité à remonter.

Une synergie pleine de promesses

S’il est encore trop tôt pour tirer des enseignements de cette première journée remportée par les Canadiens – qui entrent à peine sur le circuit ! -, le bilan est largement positif pour les Français qui se rapprochent objectivement de leurs ambitions sportives. Ils sont ce soir quatrièmes du classement provisoire derrière les Canadiens donc, les Anglais et les Australiens. Si Quentin Delapierre ne cachait pas sa joie à son retour à terre, il attribuait les performances de cette journée inaugurale de la saison 3 de SailGP à la synergie qui grandit au sein de l’équipe tricolore.

« Cette journée très positive met en lumière le travail que nous effectuons au sein de notre team pour faire croître la confiance que nous avons les uns envers les autres. Je pense que l’arrivée de Kevin Peponnet participe à cette dynamique vertueuse. Je le connais par cœur. Il me connaît par cœur. Cela facilite beaucoup les choses et cela ruisselle sur l’ensemble de l’équipe qui peut pleinement s’exprimer. Je suis très heureux que nous ayons réussi à performer aujourd’hui, car nous avons eu avant cette nouvelle saison un discours ambitieux et il fallait que les résultats s’en ressentent. Là, j’ai l’impression que nous sommes dans un bon rythme », expliquait le skipper. Il reste encore deux manches pour espérer accéder à la super finale demain. Ce soir, ils ne sont qu’à un point des Australiens, troisièmes du classement provisoire…

CLASSEMENTS BERMUDA SAIL GRAND PRIX

GÉNÉRAL APRÈS 3 COURSES

CANADA / Phil Robertson / 25 pts GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie / 23 pts AUSTRALIE/ Tom Slingsby / 21 pts FRANCE / Quentin Delapierre / 20 pts ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill / 16 pts DANEMARK / Nicolai Sehested / 15 pts NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling / 15 pts ESPAGNE / Jordi Xammar / 14 pts SUISSE / Sébastien Schneiter / 13 pts

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De l’électricité dans l’air !

Ils trépignaient d’impatience d’en découdre ! « Ils », ce sont les 60 marins qui se sont élancés aujourd’hui sur la 13ème Normandy Channel Race. C’est dans une atmosphère orageuse mais somptueuse, que le comité de course a libéré avec ponctualité les Class40 en lice dès 13 heures et 30 minutes et une boucle en forme de huit d’environ 7 milles en baie de Seine devant l’embouchure de l’Orne entre les cardinales de Luc sur mer et Ouistreham.

De la tension il y en avait aussi sur la ligne de départ. À couteaux tirés, les 30 duos qui composent cette flotte au niveau inédit, ont pris un bon départ dans un flux d’Est / Sud-Est d’une petite dizaine de nœuds. Des conditions presque idéales pour une mise en jambe. Un préambule vivement disputé qui donne un avant-gout alléchant de la bagarre qui va se jouer durant les 1 000 milles théoriques de l’épreuve. Les Class40 Quéguiner-Innoveo, Redman et Legallais se sont rendus coup sur coup sur ce parcours construit concocté par la direction de course. Mais, à la surprise générale, c’est finalement Pierre Casenave-Péré et Fabien Delahaye qui se sont imposés à domicile, devant un public conquis, en enroulant en premier la dernière bouée de ce côtier. Une bonne entame qui a permis aux locaux de l’étape de faire le plein de confiance avant de s’élancer à l’assaut de la traversée de la Manche. En faisant preuve d’opportunisme et en signant des virements de bord d’une impeccable propreté, Ian Lipinski et Ambrogio Beccaria à bord de Crédit Mutuel, ont su se glisser second au pointage. Suit un des grands favoris de cette édition 2022, Corentin Douguet et Yoann Richomme à bord Quéguiner-Innoveo.

Une transmanche express

En prévision de forts orages attendus prêts des côtes normandes, la direction de course a pris la décision de supprimer la première marque de parcours des îles Saint-Marcouf situé à quelques 36 milles nautiques de la ligne de départ, pour ainsi envoyer plus rapidement la flotte au large. Les duos vont donc s’attaquer d’entrée de jeu à un épisode certainement moins réjouissant avec la traversée de la Manche et de son fort trafic maritime, au près, pour atteindre l’entrée du piégeux Solent dans la nuit aux alentours de 2h du matin pour les plus rapides…

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Les 60 marins se sont élancés aujourd’hui sur la 13ème Normandy Channel Race

 

Ils trépignaient d’impatience d’en découdre ! Les 60 marins se sont élancés aujourd’hui sur la 13ème Normandy Channel Race. C’est dans une atmosphère orageuse mais somptueuse, que le comité de course a libéré avec ponctualité les Class40 en lice dès 13 heures et 30 minutes et une boucle en forme de huit d’environ 7 milles en baie de Seine devant l’embouchure de l’Orne entre les cardinales de Luc sur mer et Ouistreham.

 

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De la tension il y en avait aussi sur la ligne de départ. À couteaux tirés, les 30 duos qui composent cette flotte au niveau inédit, ont pris un bon départ dans un flux d’Est / Sud-Est d’une petite dizaine de nœuds. Des conditions presque idéales pour une mise en jambe. Un préambule vivement disputé qui donne un avant-gout alléchant de la bagarre qui va se jouer durant les 1 000 milles théoriques de l’épreuve. Les Class40 Quéguiner-Innoveo, Redman et Legallais se sont rendus coup sur coup sur ce parcours construit concocté par la direction de course. Mais, à la surprise générale, c’est finalement Pierre Casenave-Péré et Fabien Delahaye qui se sont imposés à domicile, devant un public conquis, en enroulant en premier la dernière bouée de ce côtier. Une bonne entame qui a permis aux locaux de l’étape de faire le plein de confiance avant de s’élancer à l’assaut de la traversée de la Manche. En faisant preuve d’opportunisme et en signant des virements de bord d’une impeccable propreté, Ian Lipinski et Ambrogio Beccaria à bord de Crédit Mutuel, ont su se glisser second au pointage. Suit un des grands favoris de cette édition 2022, Corentin Douguet et Yoann Richomme à bord Quéguiner-Innoveo.

 

Une transmanche express

En prévision de forts orages attendus prêts des côtes normandes, la direction de course a pris la décision de supprimer la première marque de parcours des îles Saint-Marcouf situé à quelques 36 milles nautiques de la ligne de départ, pour ainsi envoyer plus rapidement la flotte au large. Les duos vont donc s’attaquer d’entrée de jeu à un épisode certainement moins réjouissant avec la traversée de la Manche et de son fort trafic maritime, au près, pour atteindre l’entrée du piégeux Solent dans la nuit aux alentours de 2h du matin pour les plus rapides…

 

Source : Sirius
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L'Ocean Fifty Arkema s'impose sur le 1e épisode du Pro Sailing Tour, devant Leyton et Primonial

 

Le 1er épisode du Pro Sailing Tour 2022 s’est achevé ce dimanche 15 mai à Bonifacio au terme de 4 jours de régates intenses entre les trimarans de la classe Ocean Fifty. Après leurs excellents résultats sur les parcours côtiers et une grande course de 24 heures le long des côtes sud de l’Ile de Beauté, Quentin Vlamynck et son équipage s’imposent au classement général devant Leyton et Primonial. C’est un résultat plus que concluant pour cette rentrée des classes d’Arkema dans les conditions estivales de la Méditerranée, et prometteur pour la suite de la saison ! Le rendez-vous est déjà pris pour l’épisode 2 du Pro Sailing Tour à Brest du 22 au 26 juin.

 

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Après quelques jours d’entraînement avec son équipage, le trimaran Arkema a très bien débuté la compétition sur les régates côtières de jeudi et vendredi et, à l’issue des 7 manches courues, prenait la première place du classement général provisoire. Incisifs, déployant un excellent jeu tactique, Quentin Vlamynck et ses équipiers ont fait preuve d’une grande maîtrise tandis que les conditions météorologiques méditerranéennes très légères rendaient la navigation bien hasardeuse.

 

Samedi, à 12h45 précises, les 5 Ocean Fifty encore en course se sont élancés sur l’ultime épreuve de cet épisode : le Défi 24h, un parcours de 163 milles nautiques entre la Baie d’Ajaccio, les îles Lavezzi et la baie de Porto-Vecchio. Naviguant à quelques mètres les uns des autres dans des airs évanescents sur la quasi-totalité du parcours, les nerfs des marins ont été mis à rude épreuve sur cette dernière manche. Une pleine lune, pas de sommeil et de très nombreuses manœuvres ont été au menu de l’équipage d’Arkema ! Après 27 heures de navigation, Quentin et ses équipiers Alex Pella et Antoine Gautier s’imposent en franchissant en grand vainqueur la ligne d’arrivée !

 

Quentin Vlamynck : « C’était une navigation très engagée ! Nous avions un peu d’avance au classement provisoire avant le Défi 24h mais avec un coefficient 3, tout pouvait arriver ! Les conditions pendant ce Défi étaient très compliquées et nous naviguions tous très au contact. Il y a eu énormément de changements de leaders ! Nous avons réussi à reprendre la tête juste avant le bord de portant ce matin et nous ne l’avons pas lâché. Nous avons dû dormir environ 10 minutes chacun à bord… Je tiens à remercier Alex et Antoine qui ont été excellents aux manœuvres. Tous les équipages ont été très bons et le niveau sportif est très homogène. Cette nouvelle saison commence de la plus belle des manières sur un terrain de jeu incroyable, sous le soleil, dans la bonne humeur et avec un soupçon de réussite. Je garderai un excellent souvenir de ce premier épisode et ai hâte de retrouver les autres équipes à Brest à la fin du mois de juin. » 

Alex Pella : « Nous avons passé une semaine fantastique ! L’ambiance à bord était géniale, le bateau est fantastique et l’équipage a super bien travaillé pendant ces quatre jours. C’est super de démarrer la saison comme ça. Cette victoire est importante pour le moral après tout le travail effectué la saison dernière et cet hiver par l’équipe. Enfin, je suis content d’avoir enfin pu naviguer avec Quentin et de le rencontrer en tant que marin. Je souhaitais le découvrir dans son mode de fonctionnement à bord en vue du routage de la Route du Rhum. »

 
Antoine Gautier : « C’était génial ! Le cadre est incroyable, les conditions météo ont été sensationnelles et le parcours du Défi 24h était hallucinant, notamment les paysages jusqu’à la Baie d’Ajaccio. Nous n’avons pas eu un moment de répit, au contact tout le temps avec les autres. À chaque pointe les cartes étaient redistribuées, c’était très intense ! Le bateau est facile et assez rigolo. Il faut sans cesse être dessus, à trouver les bonnes manettes et à bien régler les voiles. C’est un vrai bateau de régate. Ça me fait penser aux D35 en Suisse ou à la belle époque des trimarans Orma. Mais nous étions deux fois plus nombreux à bord pour manœuvrer… d’où l’intensité en Ocean Fifty. Une chose est certaine, ça me donne envie de revenir et je vais vite réserver ma place pour le Grand Prix de Bonifacio 2023 ! »

 

L’équipage d’Arkema sur le 1e épisode du Pro Sailing Tour :

Quentin Vlamynck : skipper-barreur
Raphaël Lutard : piano
Pierre-Antoine Morvan : tacticien
Antoine Gautier : règleur (présent sur le défi 24h)
Alex Pella : règleur (présent sur le défi 24h)

Etape 1 – Jour 1 et 2 – Classement provisoire

1. Arkema / 50 points
2. Leyton / 44 points
3. Primonial / 43 points
4. Koesio / 42 points
5. Komilfo / 32 points
6 . Solidaires En Peloton – ARSEP / 31 points
7. Groupe GCA – 1001 Sourires / 7 points 

Source : MA Prestation

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Charlie Dalin – Jérémie Beyou – Louis Burton : le tiercé gagnant sur la Guyader Bermudes 1000 race

 

Charlie Dalin devient le troisième marin à inscrire son nom au palmarès de la Guyader Bermudes 1000 Race. Le skipper d’Apivia, qui a dominé la course du début à la fin, a signé une éclatante victoire, avec plus de 15 heures d’avance sur son dauphin. Une avance inédite sur une course de 1 200 milles dans cette classe de bateaux qui montre, d’une part, le remarquable niveau de maîtrise du navigateur havrais, et d’autre part, à quel point les conditions sur le parcours se sont révélées exigeantes, variées… et redoutables, en particulier sur le dernier tronçon entre le way-point Gallimard et Brest, la faute à une gigantesque dorsale plantée au milieu de la route qui a scindé la flotte et créé des écarts importants. Reste que la bagarre a été belle jusqu’au bout pour le podium, en particulier pour la troisième marche. L’ordre du tiercé gagnant est connu depuis la mi-journée de ce samedi : Charlie Dalin – Jérémie Beyou (Charal) – Louis Burton (Bureau Vallée) !

 

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Crédit : F Van Malleghem


« Je me sens heureux, heureux d’avoir gagné cette course. Dès le début, ça s’est bien passé pour moi. J’ai réussi à prendre la tête tout de suite. J’ai attaqué fort et tiré sur le bateau pour aller le plus vite possible. Ensuite, il y a eu la remontée entre la marque virtuelle Gallimard et la pointe Bretagne, avec cette dorsale qui m’a bien aidé puisqu’elle a fermé la porte derrière moi », a relaté Charlie Dalin. De fait, s’il s’est installé aux commandes de la flotte dès les premiers milles pour ne plus jamais les lâcher, le skipper d’Apivia a régulièrement creusé l’écart sur ses poursuivants avant de finir par littéralement « tuer le match » après le passage de la marque virtuelle Gallimard (située à 340 milles au nord-ouest du cap Finisterre) et Brest. En effet, s’il est parvenu à conserver du vent constamment et à rejoindre la ligne d’arrivée quasiment en route directe, son dauphin a été nettement plus ralenti sur une trajectoire toutefois relativement similaire, tandis que le reste du peloton a été contraint de contourner la fameuse bulle sans vent par le sud, en rasant les côtes espagnoles. Autrement dit, en rallongeant considérablement la route après avoir été, en prime, un temps piégé dans de tous petits airs, voire de la pétole. « Pour ma part, c’était comme si tous les éléments étaient réunis. J’ai eu l’impression d’être en état de grâce pendant toute la course. J’avais un bateau fiable et performant et que je connais sur le bout des ongles. En météo, je me suis plutôt bien débrouillé et j’ai toujours eu un peu de réussite quand il le fallait. L’année ne pouvait pas mieux commencer », a ajouté le skipper d’Apivia qui a ainsi signé magistralement sa première victoire en solitaire en IMOCA et la quatrième depuis le lancement de son programme, en 2019.

 

Des repères rapidement retrouvés

« J’ai « tapé » dans le bateau et dans le bonhomme au maximum pour coller Charlie, mais ce n’était pas suffisant. Je suis content de cette deuxième place mais ce n’est pas celle-là que je cherche ! », a commenté de son côté Jérémie Beyou qui visait évidemment la gagne dans cette Guyader Bermudes 1000 Race, la première des quatre épreuves inscrites au calendrier 2022 des IMOCA Globes Series, qualificative pour la Vendée Arctique - Les Sables d’Olonne et pour la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. « C’était une course très intense et donc parfaite pour se remettre dans le bain. Les conditions étaient très variées. On a eu de tout avec des bords rapides, des manœuvres et du contact, surtout avec Thomas (Ruyant) et Charlie (Dalin). Comme tout le monde, c’était ma première course en solitaire depuis le Vendée Globe. J’avais hâte de retrouver le solo. Les repères sont revenus rapidement sur la ligne de départ, même si j’ai peiné un peu à trouver la vitesse sur les premiers bords. Cela étant, il n’y avait pas beaucoup à réfléchir parce que les autres ont rapidement mis la gomme ! », a ajouté le skipper de Charal qui a, comme son rival, affiché un très haut niveau de jeu et réussi à trouver un trou de souris dans la dernière section du parcours. Une petite porte qui lui a permis d’échapper aux affres de la molle en remontant jusqu’à la latitude des îles Scilly, à l’ouest de la péninsule de Lizard, quand le gros de la flotte n’a eu d’autre choix que d’opter pour une trajectoire à l’opposé, au ras de la péninsule ibérique. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que dans ce groupe, le match a été intense, en particulier pour la troisième place. Une place finalement décrochée par Louis Burton, ce samedi en début d’après-midi.

 

De la tension jusqu’au bout pour la troisième place

« Nico (Lunven) m’a bien mis sous pression jusqu’au bout. Il a un bateau à dérives qui date un peu mais qui avait été super bien optimisé par Damien Seguin, son précédent propriétaire. Il l’a mené vraiment de manière remarquable, sans jamais sortir du cadre, mais toujours avec une vraie précision », a relaté le Malouin qui a finalement devancé son le skipper de Banque Populaire de 49 minutes, puis de moins de deux heures Isabelle Joschke (Team MACSF) et Benjamin Dutreux (Guyot environnement – Water Family). « Je suis très content. Après le démâtage dans la Transat Jacques Vabre, il fallait vraiment y croire parce qu’il y avait vraiment beaucoup de choses de cassées sur le bateau et qu’en plus, forcément, on avait pris un gros coup au moral. Aujourd’hui, je ramène une troisième place à toute l’équipe, c’est super. Je n’avais jamais fait de podium sur une course « format court » en IMOCA. 1 200 milles, c’est du sprint. C’est un rythme vraiment effréné. C’est d’autant plus vrai que sur cette Guyader Bermudes 1000 Race, on a vraiment eu tous les types de mer et tous les types de vent », a ajouté le skipper de Bureau Vallée qui a connu quelques galères, la faute notamment à un casier de pêche lors de la première nuit, mais qui n’a ensuite fait que remonter pour signer une 3e place, comme lors du dernier Vendée Globe. Si le podium est désormais complet, la bagarre se poursuit sur l’eau et les arrivées vont se succéder une large partie de la nuit. La remise des prix, elle, est programmée ce dimanche à 11 heures.

 

Source : M Le Berrigaud
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Nicolas Lunven, 4ème de la Guyader Bermudes 1000 Race, "Je ne m’attendais pas du tout à ça !"

 

Engagé pour la première fois dans une course en solitaire à bord d’un IMOCA, Nicolas Lunven, skipper de Banque Populaire s’est adjugé la 4e place, la 1ère chez les bateaux à dérives droites. Après avoir été dans le peloton de tête tout au long de la course, il a franchi la ligne d’arrivée ce samedi à 14h30 en bouclant le parcours en 5 jours, 23 heures et 50 minutes.

 

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Crédit : F Van Malleghem

Les jours qui ont précédé le départ de Brest, dimanche dernier, Nicolas Lunven arborait un large sourire. Le Breton avait été classé dans la catégorie des bizuths mais il n’en est pas vraiment un. Avec deux victoires à la Solitaire du Figaro, deux participations à la Volvo Ocean Race et de multiples expériences en IMOCA – aux côtés de Morgan Lagravière, Kevin Escoffier et Samantha Davies – « Nico » avait assurément les compétences et le savoir-faire pour relever ce challenge.

 

« Je ne sais plus quel jour on est »

Avec humilité et professionnalisme, le Vannetais avait attaqué sa préparation mi-avril. Une « formation accélérée » aux côtés des membres du Team Banque Populaire afin « d’être prêt au maximum dans le temps imparti ». Chez lui, l’excitation d’en découdre et de se mesurer aux autres skippers semblait prendre le pas sur l’appréhension. Et cela s’est confirmé grâce à un beau départ : 2e à l’issue d’une heure de course, il est 4e au premier way-point, à 150 milles de Brest, en devançant nombre de foilers.

 

En filant vers le Fastnet, les conditions se sont durcies, atteignant les 25 à 30 nœuds. « Ça tape un peu, je sais que ce ne sera pas confortable », confie-t-il avant de passer le mythique rocher à la 4e place. La descente vers le Cap Finisterre, où se situe l’ultime way point, n’est pas de tout repos non plus. Un passage de front à négocier l’empêche de fermer l’œil toute la nuit de mardi à mercredi. Face aux manœuvres, aux changements de voile et en conservant une concentration de chaque instant, Nicolas Lunven en perd même ses repères. « Je ne sais plus quel jour on est », lâche-t-il à l’issue de ce combat nocturne.

 

Une belle bagarre au milieu des foilers

Pourtant, il reste particulièrement bien placé. Alors que les deux foilers de tête (Charlie Dalin et Jérémie Beyou) ont pris de l’avance, Nicolas bataille pour les places d’honneur. 6e au ‘point Gallimard’, il est le seul non-foiler dans ce groupe de poursuivants et il restera jusqu’au bout. Lors de son retour vers Brest, le marin doit, comme ses concurrents les plus proches, contourner une longue zone de molle de plus de 800 milles. Banque Populaire progresse donc jusqu’à la Galice avant d’empanner vers Brest.

 

Nicolas a donc franchi la ligne samedi matin, au pied du podium, à 1 jour, 13 heures, 03 minutes du vainqueur, Charlie Dalin. Le double vainqueur de la Solitaire du Figaro termine ainsi premier chez les bateaux à dérives droites et peut savourer son l’arrivée. Chez ses concurrents, nombreux sont ceux à avoir salué sa course à l’image du vainqueur, Charlie Dalin qui évoquait « la belle bagarre au départ avec Thomas (Ruyant), Jérémie (Beyou) et Nicolas (Lunven), qui rappelait les régates en Figaro ».

 

En attendant la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne

Cette prestation lui permet aussi de valider nombre de réglages et de choix qui ont été faits les semaines précédentes avec le Team Banque Populaire. Il ne pouvait pas espérer mieux pour aborder sereinement la suite de la saison. Dans un mois, il faudra en effet être prêt pour un sacré challenge : la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne, une course aussi longue et exigeante qu’une transatlantique (3 500 milles, 6 482 km).
 
D’ici là, il conviendra de bien se reposer, de faire le point avec l’équipe sur les améliorations à apporter et peut-être évoquer des sujets plus légers comme… les repas à bord. En effet, lors de cette Guyader Bermudes 1000 Race, Nicolas n’a pu se préparer que trois repas ! « J’avais la pression : j’ai cramé le premier dans la casserole et le deuxième était froid », s’amuse-t-il.
 

Nicolas Lunven « J’ai pris énormément de plaisir »

« Je suis super content ! Cette Guyader Bermudes 1000 Race s’est très bien passée, du départ jusqu’à l’arrivée. J’étais content d’avoir pris un beau départ qui m’a permis d’être tout de suite dans le bon wagon et de m’extirper de la flotte dans les premières heures de course. Ensuite, tout s’est bien déroulé. Nous avons eu des conditions très variées, c’était à la fois intéressant et enrichissant. J’ai pris énormément de plaisir, d’autant que tout a bien fonctionné sur le bateau. On prend la 4e place à l’arrivée, c’était presque inespéré avant le départ. Je ne m’attendais pas du tout à ça ! »

 

Source : D Gallais
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Belle entame sur le SailGP pour Quentin Delapierre et les Bleus, "nous sommes dans un bon rythme"

 

C'était le coup d'envoi de la saison 3 ! 9 équipages internationaux se sont retrouvés ce samedi sur le plan d'eau de Great Sound aux Bermudes pour la première journée de compétition de ce nouveau championnat SailGP. Au menu de cette journée disputée sur une mer plate et dans des conditions de vent instables d'une douzaine de nœuds, changements incessants de leaders et montagnes russes au niveau des classements, à l'image de l'équipage tricolore qui après un soucis technique a raté sa première manche mais a réagi très vite en se classant deuxième des deux suivantes. De bon augure pour la suite !

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Crédit : Thomas Lovelock for SailGP

 

Quelle première journée de championnat ! Les grandes retrouvailles attendues n'ont pas déçu, même dans des conditions météorologiques modérées. Un peu plus de 12 nœuds de vent seulement sur les eaux turquoises du plan d'eau bermudien. Mais 12 nœuds, en F50, c'est largement suffisant pour offrir du spectacle. Avec leur aile de 24 mètres, leurs grands foils et leurs grands safrans, les équipages SailGP avaient largement de quoi voler ! Avec une flotte de 9 bateaux, la tension était à son comble sur la ligne de départ que les Anglais, emmenés par Sir Ben Ainslie, ont franchie de façon tonitruante sur la première manche, rappelant que s'ils avaient manqué de réussite sur la saison 2, ils restent de sérieux prétendants à la victoire finale. Côté français, après un départ un peu timide, Quentin Delapierre et ses coéquipiers ont raté leur premier empannage, la faute au foil sous le vent qui n'est pas resté bloqué et qui a stoppé net le vol du bateau tricolore. Ils ne s'en remettront pas et finiront derniers de cette première manche du championnat remportée par les Anglais devant les Canadiens et les Américains. Les Australiens, vainqueurs des deux premières saisons se classeront quatrièmes après une belle remontée.

 

Impressionnant come-back des Français

On aurait pu croire les Français atteints dans leur confiance, cette confiance chère à Quentin Delapierre qui ne cesse de répéter à quel point il est important de la travailler avec ses coéquipiers. Et bien il semble que cela paye puisque les tricolores se sont montrés très inspirés sur la deuxième manche. Partis un peu en retrait, ils sont parvenus à se glisser dans un trou de souris sur la ligne de départ qu'ils ont franchie bien lancés, derrière les Anglais, les Canadiens et les Espagnols. Les Français parviendront à se maintenir aux avant-postes tout au long de cette deuxième manche, malgré des variations dans l'orientation du vent qui ne tourneront pas à leur avantage. Ils termineront brillamment deuxièmes derrière les Canadiens, auteurs d'une première victoire dès leur entrée dans la ligue SailGP, et devant les Néo-Zélandais.

 

Deux fois deuxièmes !

Forts de ce beau résultat, qui correspond à leurs ambitions sur cette troisième saison, les Français avaient à cœur de transformer l'essai sur la troisième et dernière manche du jour. Et pour bien figurer sur le championnat SailGP, il est devenu aujourd'hui impératif de prendre de bons départs, tant le niveau général s'est resserré. C'est ce qu'a brillamment réussi l'équipage tricolore sur cette dernière manche, en partant bien lancé une fois de plus sur le côté gauche de la ligne, sur la route la plus courte pour rejoindre la première marque du parcours qu'ils ont passée en première position, devant les Espagnols et les Anglais. Tout au long de la course, ils sont parvenus à se maintenir aux avant-postes, malgré un léger déficit de vitesse par rapport aux Anglais, compensé par une meilleure lecture du plan d'eau, notamment sur le cinquième bord beaucoup plus favorable pour les Français. Pourtant solides, Quentin Delapierre et ses coéquipiers ne parviendront pas à contenir les assauts des Anglais, décidément trop rapides. Les Australiens finiront troisièmes malgré un début de manche moyen, prouvant une fois de plus une impressionnante capacité à remonter.

 

Une synergie pleine de promesses

S'il est encore trop tôt pour tirer des enseignements de cette première journée remportée par les Canadiens - qui entrent à peine sur le circuit ! -, le bilan est largement positif pour les Français qui se rapprochent objectivement de leurs ambitions sportives. Ils sont ce soir quatrièmes du classement provisoire derrière les Canadiens donc, les Anglais et les Australiens. Si Quentin Delapierre ne cachait pas sa joie à son retour à terre, il attribuait les performances de cette journée inaugurale de la saison 3 de SailGP à la synergie qui grandit au sein de l'équipe tricolore.

 

« Cette journée très positive met en lumière le travail que nous effectuons au sein de notre team pour faire croître la confiance que nous avons les uns envers les autres. Je pense que l'arrivée de Kevin Peponnet participe à cette dynamique vertueuse. Je le connais par cœur. Il me connaît par cœur. Cela facilite beaucoup les choses et cela ruisselle sur l'ensemble de l'équipe qui peut pleinement s'exprimer. Je suis très heureux que nous ayons réussi à performer aujourd'hui, car nous avons eu avant cette nouvelle saison un discours ambitieux et il fallait que les résultats s'en ressentent. Là, j'ai l'impression que nous sommes dans un bon rythme », expliquait le skipper. Il reste encore deux manches pour espérer accéder à la super finale. 

 

CLASSEMENT GÉNÉRAL APRÈS 3 COURSES
1- CANADA / Phil Robertson / 25 pts
2- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie / 23 pts
3- AUSTRALIE/ Tom Slingsby / 21 pts
4- FRANCE / Quentin Delapierre / 20 pts
5- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill / 16 pts
6- DANEMARK / Nicolai Sehested / 15 pts
7- NOUVELLE - ZÉLANDE / Peter Burling / 15 pts
8- ESPAGNE / Jordi Xammar / 14 pts
9- SUISSE / Sébastien Schneiter / 13 pts
Source : V Bouchet
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Les Bleus en pole position

Du 17 au 22 mai l’équipe de France d’iQFOiL ouvre le bal des championnats d’Europe et du monde qui se succèderont jusqu’à la fin de l’année pour l’ensemble des 10 séries olympiques. Pendant 6 jours, près de 260 windsurfeurs issus des plus grandes nations mondiales régateront sur le mythique Lac de Garde en Italie.

Avec 4 médailles, dont 2 en or, lors de la récente Semaine Olympique Française, les français sont très attendus lors de ces premiers championnats d’Europe de la saison qui se tiendront à Torbole sur le Lac de Garde en Italie. Si l’ensemble de l’équipe de France sera présente, Nicolas Goyard et Hélène Noesmoen s’imposent en favoris de l’épreuve avec la ferme volonté de garder leur titre européen.

Philippe Mourniac, directeur de l’équipe de France : « Les meilleurs athlètes d’iQFOiL mondiaux seront présents à Torbole la semaine prochaine, ce qui donne à ce championnat d’Europe une valeur sportive de très haut niveau. C’est un rendez-vous très important sur le chemin de la performance vers les championnats du monde qui se dérouleront en octobre à Brest. Notre équipe de France est très dense et bien préparée. Les français sont aux premières loges mais chaque athlète a ses propres objectifs en fonction de son programme d’entrainement. Le lac de Garde est un plan d’eau mythique que les marins connaissent bien et qui promet des conditions de vents très typés et variés. Cela promet un championnat de très haut niveau. Personne ne va lâcher la bride ! »

L’équipe de France iQFOiL présente lors des Championnat d’Europe :

IQFoil Femme (nouvelle planche à voile olympique)

Entraineur national : Pierre Loquet

Hélène NOESMOEN (SN Sablais / Armée de Champions)
Lucie BELBEOCH (Stade Français)
Delphine COUSIN (Saint Barth YC)

IQFoil Homme (nouvelle planche à voile olympique)

Entraineur national : Julien Bontemps
Entraineur adjoint : Nicolas Huguet

Nicolas GOYARD (ACPV Noumea / Armée de Champions)
Thomas GOYARD (ACPV Noumea / Armée de Champions)
Louis GIARD (YC Carnac)
Pierre LE COQ (CMV ST Brieuc/ Armée de Champions)

Le programme du championnat d’Europe iQFOiL 2022 :

17 – 18 mai : courses de qualification
19 mai : courses de qualification ou Marathon
20 – 21 mai : courses de qualification
22 mai : medal races (dernier départ à 18h) et remise des prix

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Dalin – Beyou – Burton : le tiercé gagnant !

Après Paul Meilhat en 2018 et Sébastien Simon en 2019, Charlie Dalin devient donc le troisième marin à inscrire son nom au palmarès de la Guyader Bermudes 1000 Race. Le skipper d’Apivia, qui a dominé la course du début à la fin, a signé une éclatante victoire – la première de sa carrière en solitaire en IMOCA -, avec plus de 15 heures d’avance sur son dauphin. Une avance inédite sur une course de 1 200 milles dans cette classe de bateaux qui montre, d’une part, le remarquable niveau de maîtrise du navigateur havrais, et d’autre part, à quel point les conditions sur le parcours se sont révélées exigeantes, variées… et redoutables, en particulier sur le dernier tronçon entre le way-point Gallimard et Brest, la faute à une gigantesque dorsale plantée au milieu de la route qui a scindé la flotte et créé des écarts importants. Reste que la bagarre a été belle jusqu’au bout pour le podium, en particulier pour la troisième marche. L’ordre du tiercé gagnant est connu depuis la mi-journée de ce samedi : Charlie Dalin – Jérémie Beyou (Charal) – Louis Burton (Bureau Vallée) !

« Je me sens heureux, heureux d’avoir gagné cette course. Dès le début, ça s’est bien passé pour moi. J’ai réussi à prendre la tête tout de suite. J’ai attaqué fort et tiré sur le bateau pour aller le plus vite possible. Ensuite, il y a eu la remontée entre la marque virtuelle Gallimard et la pointe Bretagne, avec cette dorsale qui m’a bien aidé puisqu’elle a fermé la porte derrière moi », a relaté Charlie Dalin. De fait, s’il s’est installé aux commandes de la flotte dès les premiers milles pour ne plus jamais les lâcher, le skipper d’Apivia a régulièrement creusé l’écart sur ses poursuivants avant de finir par littéralement « tuer le match » après le passage de la marque virtuelle Gallimard (située à 340 milles au nord-ouest du cap Finisterre) et Brest. En effet, s’il est parvenu à conserver du vent constamment et à rejoindre la ligne d’arrivée quasiment en route directe, son dauphin a été nettement plus ralenti sur une trajectoire toutefois relativement similaire, tandis que le reste du peloton a été contraint de contourner la fameuse bulle sans vent par le sud, en rasant les côtes espagnoles. Autrement dit, en rallongeant considérablement la route après avoir été, en prime, un temps piégé dans de tous petits airs, voire de la pétole. « Pour ma part, c’était comme si tous les éléments étaient réunis. J’ai eu l’impression d’être en état de grâce pendant toute la course. J’avais un bateau fiable et performant et que je connais sur le bout des ongles. En météo, je me suis plutôt bien débrouillé et j’ai toujours eu un peu de réussite quand il le fallait. L’année ne pouvait pas mieux commencer », a ajouté le skipper d’Apivia qui a ainsi signé magistralement sa première victoire en solitaire en IMOCA et la quatrième depuis le lancement de son programme, en 2019.

Des repères rapidement retrouvés

« J’ai « tapé » dans le bateau et dans le bonhomme au maximum pour coller Charlie, mais ce n’était pas suffisant. Je suis content de cette deuxième place mais ce n’est pas celle-là que je cherche ! », a commenté de son côté Jérémie Beyou qui visait évidemment la gagne dans cette Guyader Bermudes 1000 Race, la première des quatre épreuves inscrites au calendrier 2022 des IMOCA Globes Series, qualificative pour la Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne et pour la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. « C’était une course très intense et donc parfaite pour se remettre dans le bain. Les conditions étaient très variées. On a eu de tout avec des bords rapides, des manœuvres et du contact, surtout avec Thomas (Ruyant) et Charlie (Dalin). Comme tout le monde, c’était ma première course en solitaire depuis le Vendée Globe. J’avais hâte de retrouver le solo. Les repères sont revenus rapidement sur la ligne de départ, même si j’ai peiné un peu à trouver la vitesse sur les premiers bords. Cela étant, il n’y avait pas beaucoup à réfléchir parce que les autres ont rapidement mis la gomme ! », a ajouté le skipper de Charal qui a, comme son rival, affiché un très haut niveau de jeu et réussi à trouver un trou de souris dans la dernière section du parcours. Une petite porte qui lui a permis d’échapper aux affres de la molle en remontant jusqu’à la latitude des îles Scilly, à l’ouest de la péninsule de Lizard, quand le gros de la flotte n’a eu d’autre choix que d’opter pour une trajectoire à l’opposé, au ras de la péninsule ibérique. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que dans ce groupe, le match a été intense, en particulier pour la troisième place. Une place finalement décrochée par Louis Burton, ce samedi en début d’après-midi.

De la tension jusqu’au bout pour la troisième place

« Nico (Lunven) m’a bien mis sous pression jusqu’au bout. Il a un bateau à dérives qui date un peu mais qui avait été super bien optimisé par Damien Seguin, son précédent propriétaire. Il l’a mené vraiment de manière remarquable, sans jamais sortir du cadre, mais toujours avec une vraie précision », a relaté le Malouin qui a finalement devancé son le skipper de Banque Populaire de 49 minutes, puis de moins de deux heures Isabelle Joschke (Team MACSF) et Benjamin Dutreux (Guyot environnement – Water Family). « Je suis très content. Après le démâtage dans la Transat Jacques Vabre, il fallait vraiment y croire parce qu’il y avait vraiment beaucoup de choses de cassées sur le bateau et qu’en plus, forcément, on avait pris un gros coup au moral. Aujourd’hui, je ramène une troisième place à toute l’équipe, c’est super. Je n’avais jamais fait de podium sur une course « format court » en IMOCA. 1 200 milles, c’est du sprint. C’est un rythme vraiment effréné. C’est d’autant plus vrai que sur cette Guyader Bermudes 1000 Race, on a vraiment eu tous les types de mer et tous les types de vent », a ajouté le skipper de Bureau Vallée qui a connu quelques galères, la faute notamment à un casier de pêche lors de la première nuit, mais qui n’a ensuite fait que remonter pour signer une 3e place, comme lors du dernier Vendée Globe. Si le podium est désormais complet, la bagarre se poursuit sur l’eau et les arrivées vont se succéder une large partie de la nuit. La remise des prix, elle, est programmée ce dimanche à 11 heures.

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SailGP. Les Français font une belle entrée de saison

L’équipe française de SailGP remaniée par Bruno Dubois et son barrreur Quentin Delapierre a fait une belle première journée pour les premières courses de SailGP qui se déroulent aux Bermudes en signant deux belles 2e places. Si l’équipe a manqué sa première manche suite à un problème technique elle a su se hisser au meilleur niveau sans jamais faiblir dans les 2 manches suivantes. Il leur a manqué un tout petit peu d’expérience pour battre Ben Ainslie. Très rassurant et encourageant pour la suite ce dimanche.

9 équipes se sont retrouvés ce samedi sur le plan d’eau de Great Sound aux Bermudes pour la première journée de compétition de ce nouveau championnat SailGP, 3e saison. Au menu de cette journée disputée sur une mer plate et dans des conditions de vent instables d’une douzaine de nœuds, changements incessants de leaders et montagnes russes au niveau des classements, à l’image de l’équipage tricolore qui après un soucis technique a raté sa première manche mais a réagi très vite en se classant deuxième des deux suivantes. De bon augure pour la suite !

Quelle première journée de championnat ! Les grandes retrouvailles attendues n’ont pas déçu, même dans des conditions météorologiques modérées. Un peu plus de 12 nœuds de vent seulement sur les eaux turquoises du plan d’eau bermudien. Mais 12 nœuds, en F50, c’est largement suffisant pour offrir du spectacle. Avec leur aile de 24 mètres, leurs grands foils et leurs grands safrans, les équipages SailGP avaient largement de quoi voler ! Avec une flotte de 9 bateaux, la tension était à son comble sur la ligne de départ que les Anglais, emmenés par Sir Ben Ainslie, ont franchie de façon tonitruante sur la première manche, rappelant que s’ils avaient manqué de réussite sur la saison 2, ils restent de sérieux prétendants à la victoire finale. Côté français, après un départ un peu timide, Quentin Delapierre et ses coéquipiers ont raté leur premier empannage, la faute au foil sous le vent qui n’est pas resté bloqué et qui a stoppé net le vol du bateau tricolore. Ils ne s’en remettront pas et finiront derniers de cette première manche du championnat remportée par les Anglais devant les Canadiens et les Américains. Les Australiens, vainqueurs des deux premières saisons se classeront quatrièmes après une belle remontée.

Impressionnant come-back des Français

On aurait pu croire les Français atteints dans leur confiance, cette confiance chère à Quentin Delapierre qui ne cesse de répéter à quel point il est important de la travailler avec ses coéquipiers. Et bien il semble que cela paye puisque les tricolores se sont montrés très inspirés sur la deuxième manche. Partis un peu en retrait, ils sont parvenus à se glisser dans un trou de souris sur la ligne de départ qu’ils ont franchie bien lancés, derrière les Anglais, les Canadiens et les Espagnols. Les Français parviendront à se maintenir aux avant-postes tout au long de cette deuxième manche, malgré des variations dans l’orientation du vent qui ne tourneront pas à leur avantage. Ils termineront brillamment deuxièmes derrière les Canadiens, auteurs d’une première victoire dès leur entrée dans la ligue SailGP, et devant les Néo-Zélandais.

Deux fois deuxièmes !

Forts de ce beau résultat, qui correspond à leurs ambitions sur cette troisième saison, les Français avaient à cœur de transformer l’essai sur la troisième et dernière manche du jour. Et pour bien figurer sur le championnat SailGP, il est devenu aujourd’hui impératif de prendre de bons départs, tant le niveau général s’est resserré. C’est ce qu’a brillamment réussi l’équipage tricolore sur cette dernière manche, en partant bien lancé une fois de plus sur le côté gauche de la ligne, sur la route la plus courte pour rejoindre la première marque du parcours qu’ils ont passée en première position, devant les Espagnols et les Anglais. Tout au long de la course, ils sont parvenus à se maintenir aux avant-postes, malgré un léger déficit de vitesse par rapport aux Anglais, compensé par une meilleure lecture du plan d’eau, notamment sur le cinquième bord beaucoup plus favorable pour les Français. Pourtant solides, Quentin Delapierre et ses coéquipiers ne parviendront pas à contenir les assauts des Anglais, décidément trop rapides. Les Australiens finiront troisièmes malgré un début de manche moyen, prouvant une fois de plus une impressionnante capacité à remonter.

Une synergie pleine de promesses

S’il est encore trop tôt pour tirer des enseignements de cette première journée remportée par les Canadiens – qui entrent à peine sur le circuit ! -, le bilan est largement positif pour les Français qui se rapprochent objectivement de leurs ambitions sportives. Ils sont ce soir quatrièmes du classement provisoire derrière les Canadiens donc, les Anglais et les Australiens. Si Quentin Delapierre ne cachait pas sa joie à son retour à terre, il attribuait les performances de cette journée inaugurale de la saison 3 de SailGP à la synergie qui grandit au sein de l’équipe tricolore.

« Cette journée très positive met en lumière le travail que nous effectuons au sein de notre team pour faire croître la confiance que nous avons les uns envers les autres. Je pense que l’arrivée de Kevin Peponnet participe à cette dynamique vertueuse. Je le connais par cœur. Il me connaît par cœur. Cela facilite beaucoup les choses et cela ruisselle sur l’ensemble de l’équipe qui peut pleinement s’exprimer. Je suis très heureux que nous ayons réussi à performer aujourd’hui, car nous avons eu avant cette nouvelle saison un discours ambitieux et il fallait que les résultats s’en ressentent. Là, j’ai l’impression que nous sommes dans un bon rythme », expliquait le skipper. Il reste encore deux manches pour espérer accéder à la super finale demain. Ce soir, ils ne sont qu’à un point des Australiens, troisièmes du classement provisoire…

CLASSEMENTS BERMUDA SAIL GRAND PRIX

GÉNÉRAL APRÈS 3 COURSES
1- CANADA / Phil Robertson / 25 pts
2- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie / 23 pts
3- AUSTRALIE/ Tom Slingsby / 21 pts
4- FRANCE / Quentin Delapierre / 20 pts
5- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill / 16 pts
6- DANEMARK / Nicolai Sehested / 15 pts
7- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling / 15 pts
8- ESPAGNE / Jordi Xammar / 14 pts
9- SUISSE / Sébastien Schneiter / 13 pts

COURSE 1
1- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie 10 pts
2- CANADA / Phil Robertson 9 pts
3- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill 8 pts
4- AUSTRALIE/ Tom Slingsby 7 pts
5- DANEMARK / Nicolai Sehested 6 pts
6- ESPAGNE / Jordi Xammar 5 pts
7- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling 4 pts
8- SUISSE / Sébastien Schneiter 3 pts
9- FRANCE / Quentin Delapierre 2 pts

COURSE 2
1- CANADA / Phil Robertson / 10 pts
2- FRANCE / Quentin Delapierre / 9 pts
3- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling / 8 pts
4- ESPAGNE / Jordi Xammar / 7 pts
5- AUSTRALIE/ Tom Slingsby / 6 pts
6- SUISSE / Sébastien Schneiter / 5 pts
7- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill / 4 pts
8- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie / 3 pts
9- DANEMARK / Nicolai Sehested / 2 pts

COURSE 3
1- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie / 10 pts
2- FRANCE / Quentin Delapierre / 9 pts
3- AUSTRALIE/ Tom Slingsby / 8 pts
4- DANEMARK / Nicolai Sehested / 7 pts
5- CANADA / Phil Robertson / 6 pts
6- SUISSE / Sébastien Schneiter / 5 pts
7- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill / 4 pts
8- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling / 3 pts
9- ESPAGNE / Jordi Xammar / 2 pts

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