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L'actualité voile d'AGP Course au large

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Route du Rhum. 138 marins réunis à Paris pour le lancement officiel

Route du Rhum. 138 marins réunis à Paris pour le lancement officiel

Avec 138 skippers au départ de Saint-Malo, la course bat des records et se veut sensationnel pour cette 12e édition. Elle le sera sans doute dans toutes les classes où les favoris sont nombreux et la victoire incertaine tant la course nous a habitué à des scénarios toujours imprévus. Le coup d’envoi sera donné le 6 novembre prochain à Saint-Malo à 13h02.

Ce mercredi, à Paris, le théâtre Mogador a rassemblé tous les skippers qui participeront à La Route du Rhum – Destination Guadeloupe, des plus titrés aux plus intrépides, des plus expérimentés aux plus aventureux. Par leur présence, leur motivation et leur enthousiasme, ils démontrent plus que jamais l’attractivité et la vitalité de cette course au large mythique et pour cause : ils seront 138 sur la ligne de départ, un record de participations en 44 ans d’existence. Ce 21 septembre, les marins des six classes se sont réunis pour la traditionnelle photo, qui marque le début des festivités, à 46 jours du grand départ.

Un concentré d’émotions

Cette 12e édition, dont le départ sera donné le 6 novembre avec l’ouverture de la ligne devant Saint-Malo au cœur de la Région Bretagne, promet un concentré d’émotions pour le grand public et les passionnés. Elle réunit les skippers les plus performants et les équipes les plus prestigieuses qui, depuis quatre ans s’activent afin d’optimiser leurs bateaux sur tous les aspects pour leur faire gagner en performance. La force de cette transatlantique, c’est également de faire se côtoyer une multitude de profils de marins. Aux côtés des plus renommés, de nombreux amateurs s’élancent pour le rêve d’une vie. Eux n’ont pas compté leurs heures pour concilier le quotidien avec la préparation de leurs bateaux, un contre-la-montre de chaque instant pour s’aguerrir aux aléas du large.

Un plateau toujours plus international

Sur la ligne de départ, il y aura 8 engagés chez les Ultims et autant en Ocean Fifty. 37 IMOCA seront de la partie, 55 Class40 ainsi que 16 dans la catégorie Rhum Multi et 14 en Rhum Mono. Parmi les concurrents, 5% sont des femmes (7 engagées), présentes en IMOCA, en Class40 et en Rhum Mono. Le plateau est aussi l’illustration de l’internationalisation de la course au large. En effet, 14 nationalités seront représentées, dont un skipper japonais et un skipper chinois. Au total, 20% des participants sont étrangers. Par ailleurs, la moitié des skippers français sont résidents ou originaires de Bretagne d’où sera donc donné le départ. On compte également 6% de Guadeloupéens parmi les concurrents.

Des nouveautés pour vivre le départ encore plus intensément à Saint-Malo à partir du 25 octobre

Comme tous les quatre ans, Saint-Malo s’apprête à vivre au rythme de ce grand évènement pendant les 13 jours de village qui précèdent le départ. Tout est réuni afin que l’expérience soit la plus inoubliable pour les centaines de milliers de spectateurs attendus. Ainsi, dans un village grand public gratuit et ouvert à tous, plus long d’un jour (13 au lieu de 12) d’une superficie de 70 000m2 (soit 15% de superficie en plus par rapport à la dernière édition), avec la flotte regroupée le long des quais emblématiques de la course, aux pieds d’Intra-Muros et du Palais du Grand Large.
Pour la première fois, les Ultims seront amarrés aux côtés des autres participants au cœur de la cité dans les bassins Vauban et Duguay-Trouin. Les visiteurs pourront les admirer depuis les quais ou du haut de la Grande Roue CIC – Le Télégramme installée pour l’occasion à l’entrée du village.

Parmi les innovations de cette année, les concurrents paraderont à proximité des côtes malouines et dans les écluses au moment de rentrer dans les bassins afin de faire découvrir leurs bateaux aux passionnés et aux curieux. Ces derniers pourront admirer les Ultims et les Ocean Fifty le mardi 25 octobre, les IMOCA le mercredi 26, les Class40 le vendredi 28 et les Rhum Multi et Mono le samedi 29. À l’arrivée en Guadeloupe également, les festivités s’annoncent grandioses autour du village du Mémorial ACTe, lieu de culture et de mémoire, où se rejoindront marins, médias et grand public du 11 novembre au 4 décembre. Mais aussi dans les villages de la Marina du Bas-du-Fort du 11 au 27 novembre et à Basse-Terre du 10 au 13 novembre. Enfin, les concurrents paraderont, après leur arrivée, dans les eaux paradisiaques des îles de Guadeloupe.

Rendez-vous est pris dès le 25 octobre à Saint-Malo et à partir du 11 novembre en Guadeloupe.

Ils ont dit : 

Francis Joyon (IDEC), vainqueur de La Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2018 en Ultim, remet son titre en jeu

« C’est un souvenir incroyable ! Pas du fait que j’ai gagné, mais surtout de la lutte mano a mano avec François Gabart. On part début novembre, c’est l’inconnue météo. C’est une course qui est très forte à ce niveau-là. C’est quand même 15 tonnes de bateau qui s’élèvent au-dessus de l’eau et malgré l’état de la mer, ça rend les choses fascinantes ! »

Paul Meilhat (Biotherm), vainqueur de La Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2018 en Imoca, remet son titre en jeu
« Il y a 4 ans, quand j’ai gagné La Route du Rhum – Destination Guadeloupe, il y avait beaucoup de joie et de bonheur. Ce sont 4 ans de souvenirs qui remontent : la famille, les amis, les proches… Ce sont des moments extraordinaires. 
L’intensité est très forte, c’est un sprint qui dure 10 jours. Ceux qui partent mal n’ont pas la chance de revenir derrière. Il faut trouver le petit curseur, ne pas casser au début et maintenir un rythme très élevé. Depuis le dernier Vendée Globe, la flotte Imoca est exceptionnelle et les meilleurs marins du monde vont se confronter ! »

Armel Tripon (Les P’tits Doudous), vainqueur de La Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2018 en Ocean Fifty, remet son titre en jeu
« Le Rhum c’est un peu une drogue, c’est une course qui me galvanise : une victoire c’est une sorte de consécration. Elle est inscrite dans l’imaginaire de tous les navigateurs. Cette course est d’une rare intensité. Cette année, le niveau monte, il y a de plus en plus de concurrents, des marins très motivés, acharnés… Le plateau est beau ! »

Yoann Richomme (Paprec – Arkea), vainqueur de La Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2018 en Class40, remet son titre en jeu
« J’ai gagné l’édition 2018 et ça fait partie des grosses pierres qui ont construit ma carrière. La Route du Rhum, c’était un rêve, la course que l’on suit quand on est gamin. Il y a un historique de dingue ! C’est l’engagement du début qui est hyper fort, hyper intense. Il faut vraiment se donner à fond les 5, 6 premiers jours. La Class40, c’est la plus grosse des catégories, près de la moitié de la flotte avec des bateaux assez sensationnels. Ça nous promet un beau match ! »

Philippe Poupon (Flo), Vainqueur de La Route du Rhum 1986, inscrit en Rhum Multi
« Il est évident que quand on gagne La Route du Rhum ça marque ! C’est une course qui a lieu tous les 4 ans donc il faut réussir à mettre son nom sur la liste des vainqueurs. Ce n’est pas facile ! Un homme ou une femme qui part seul sur un bateau ça émeut, ça fait rêver. On sait que c’est une course qui est dure, qui peut être très dure. On est seul sur des engins incroyables, ça impressionne. La course s’est fait sa légende, la première en 1978, un petit trimaran qui double un grand monocoque, de quelques secondes, c’est magique. »
  
Willy Bissainte (Tradysion Gwadloup), skipper Guadeloupéenn, inscrit en Rhum Mono
« La Route du Rhum – Destination Guadeloupe arrive chez moi en Guadeloupe. Pour moi, c’est la plus belle chose. C’est quelque chose de magique. Cette course, c’est l’aventure ! On va passer presque trois semaines en mer. 
Les Rhum Mono, c’est la classe des bateaux anciens, la classe des amateurs, la classe accessible pour des gens comme moi qui ne sommes pas des professionnels et qui n’avons pas de gros budgets. C’est l’origine de la Route du Rhum ! »

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L’enfant de la Route du Rhum

Thibaut Vauchel-Camus est l’un des navigateurs, au départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, qui possède une histoire forte avec cette mythique transatlantique. Surnommé le Maloupéen, il a vécu en Guadeloupe jusqu’à ses 20 ans et parle le créole. Il habite désormais à Cancale, au niveau de la ligne de départ ! Né en 1978, l’année de la création de la course, “l’enfant de la Route du Rhum” séchait les cours pour demander des autographes à Florence Arthaud, Laurent Bourgnon, Philippe Poupon… Thibaut part de la maison pour arriver dans son île de coeur !

Deuxième en 2014 en Class40, troisième en 2018 en Ocean Fifty, Thibaut est à chaque fois accueilli avec une ferveur guadeloupéenne inoubliable. A nouveau à bord du trimaran bleu Solidaires En Peloton – ARSEP, il entend bien aborder la compétition pour la gagne mais pas que ! Entretien…

Peux-tu nous parler de ton attachement à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe ?

C’est la première course au large que j’ai découverte quand j’étais en Guadeloupe. J’ai une passion viscérale pour cette épreuve. C’est la transat en solitaire par excellence, notre graal. Le hasard de la vie, après de nombreuses années passées en Guadeloupe, m’a fait venir à Cancale, juste à côté de Saint-Malo. J’ai un attachement fort pour cette ville bretonne et j’aime la Guadeloupe profondément. C’est un peu un événement de territoires pour moi.

Quels sont tes objectifs sur cette transat ?

100% des vainqueurs passent la ligne d’arrivée ! Je souhaite déjà terminer l’épreuve mais c’est clair que je mets actuellement tous les moyens pour remporter cette édition. J’ai aussi l’ambition de la partager un maximum avec les patients atteints de la Sclérose En Plaques, la Fondation ARSEP, toutes les personnes qui suivent de près le projet et évidemment mes partenaires. Nous allons vivre quelque chose d’incroyable.

Tu connais bien les zones de départ et d’arrivée mais comment ça se passe entre les deux ?

C’est la traversée de l’Atlantique Nord sans passages obligés. Après un départ qui peut être mouvementé car les conditions automnales peuvent être musclées, toniques voire violentes, nous irons vers l’anticyclone des Açores qui nous laissera normalement un peu de répit. Cette zone de transition sera à négocier au mieux avec mon routeur Vincent Riou. Ensuite, nous rêvons tous d’alizés établis qui engendreront des situations de grandes vitesses au portant, toutes voiles dehors, au surf ! En solo, nous pouvons à ce moment de la course être à plus de 20 nœuds de moyenne longtemps et atteindre des pointes à 30 nœuds voire plus.

Tu fêtes, avec ton équipe, les 10 ans du Défi Voile Solidaires En Peloton. C’est assez rare une telle longévité. Quels sont les ingrédients de la réussite de ton modèle de sponsoring ?

Le succès de ce beau projet est l’esprit que nous avons insufflé depuis le début, à savoir donner de la visibilité à des patients qui n’en ont pas et partager un maximum avec tous. Les encouragements de mes partenaires Delanchy Transports, la Foncière Magellan, B&B Hotels, Sanofi…, des proches et des patients surtout sont très puissants pour moi et sont l’âme de notre défi. Nous nous serrons les coudes ensemble !

Plus anecdotiquement parlant, que rêves-tu pour ton arrivée à Pointe-à-Pitre ?

Je rêve de pouvoir accueillir tous mes concurrents Ocean Fifty au ponton (rires). Je rêve de partager avec la Guadeloupe mon histoire et de transmettre de bonnes valeurs. L’école du nautisme en Guadeloupe est excellente. Mon parcours l’atteste. J’espère donner des idées aux jeunes guadeloupéens !

A venir :

21 septembre : présentation des skippers à Paris 23-24 septembre : sorties en mer patients / partenaires / presse 25 oct au 6 nov : village de course de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, présence d’un stand Solidaires En Peloton 6 nov : départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe

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Route du Rhum et Erwan Le Roux, "juste ce qu’il faut de stress" pour le skipper de l'Ocean Fifty Koesio

 

Alors que la Route du Rhum – Destination Guadeloupe se dessine de plus en en plus nettement à l’horizon, Erwan Le Roux accélère le pas dans sa préparation. Technique, nutrition, mental, physique, médical… le skipper de l’Ocean Fifty aux couleurs de Koesio ne néglige aucun des spectres de la performance et multiplie autant que possible les entraînements en solitaire, notamment en collaboration avec Quentin Vlamynck, le vainqueur du Pro Sailing Tour cette saison. Le but : continuer d’engranger de la confiance mais aussi de la sérénité en vue de la mythique transatlantique entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre. Une transat qu’il aimerait évidemment bien accrocher une deuxième fois à son palmarès après son succès en 2014 et défendre son temps de référence sur le parcours dans la catégorie des Ocean Fifty (11 jours, 5 heures, 13 minutes et 55 secondes), toujours d’actualité à ce jour.

 

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Depuis le 1er septembre dernier, date de remise à l’eau de son trimaran désormais en configuration « solitaire » dans la perspective de la Route du Rhum, Erwan Le Roux optimise au mieux le temps qu’il lui reste d’ici au 6 novembre. « Après avoir un temps immobilisé le bateau afin que chacun finisse bien tout ce qu’il avait à faire, nous avons enchaîné des sorties techniques puis j’ai participé à un premier stage en solo en baie de Quiberon qui a permis de tendre le gréement, de vérifier la quête de mât et tous les petits réglages réalisés lors du chantier de cet été », détaille le skipper de Koesio qui a également profité de l’occasion d’avoir à ses côtés Quentin Vlamynck à bord d’Arkema pour réaliser des speed-tests. « L’idée était de se caler et c’est pour cette raison que nous avons essentiellement fait des comparatifs de vitesse. Cela m’a vraiment bien remis dans le bain après la pause estivale », souligne le Morbihannais qui a d’ores et déjà prévu deux autres sessions intensives d’entraînement en compagnie de la concurrence d’ici à son départ pour Saint-Malo, fin octobre. « Le prochain training aura lieu lors de la dernière semaine de septembre à Port-Médoc. L’objectif sera de vraiment partir au large pour se jauger à toutes les allures, comparer les réglages et passer du temps en mer. Le suivant sera orienté un peu dans le même sens, mais encadré par Orlabay, à La Trinité-sur-Mer. Le programme est fait de telle sorte que tout s’enchaine assez vite afin que je puisse naviguer sans trop m’arrêter », précise le navigateur qui à d’ores et déjà cumulé plus de 10 000 milles à bord de son trimaran cette saison. Des milles qui viennent s’ajouter aux 14 000 déjà engrangés en 2021.

 

Partir libéré

« Le solitaire reste un exercice particulier. On a vu sur la Drheam Cup qu’en la matière, certains avaient un peu d’avance », souligne Erwan qui fait partie, avec Sam Goodchild et Éric Péron, des marins les plus expérimentés en solo, et donc les plus à l’aise. « Bien que je n’aie pas terminé la 1000 Milles des Sables en avril dernier, j’ai été surpris d’avoir déjà atteint le niveau auquel j’étais en juillet. Maintenant, j’ai une stratégie bien claire en tête. Bien sûr, il reste du travail à faire, notamment sur une voile avec laquelle on a peu navigué jusqu’ici : le petit gennak. On essaie de faire de bonnes selects pour pouvoir l’utiliser », relate Erwan qui fait en sorte de ne négliger aucun des axes de la performance. « Sur le plan de la préparation physique, je suis un peu en avance sur mon programme de préparation. Idem pour ce qui concerne la nutrition. Je suis content de la façon dont les choses se passent. La prochaine session d’entraînement va donner un peu la température de comment je me sens. Mon but est vraiment de réussir à me retrouver dans la même configuration mentale qu’avant The Transat bakerly, en 2016. Je suis parti totalement libéré, avec toutes les cases de cochées. Il s’est passé ce qu’il s’est passé (il a cassé un flotteur, ndrl) mais j’étais parti dans un super état d’esprit. J’étais rentré tout de suite dans le match. Il ne m’avait fallu aucun temps d’adaptation sur le bateau. J’aimerais retrouver le même schéma et ainsi arriver au départ du Rhum vraiment détendu, avec juste ce qu’il faut de stress », note le Trinitain qui connait la pression de l’évènement pour l’avoir d’ores et déjà vécue à trois reprises en 2010, 2014 et 2018. « Mon expérience me permet d’aborder les choses avec un peu de hauteur mais ça reste une course d’une très grande ampleur qu’il faut savoir aborder au mieux. On sait très bien qu’elle ne se gagne pas trois jours avant le départ mais elle peut en revanche se perdre à ce moment-là. Chaque individu doit réussir à gérer au mieux. Ce qui est certain, c’est qu’il faut rester humble dans tous les cas et bien se concentrer sur les choses qu’il reste à faire d’ici au jour J ».

 

Erwan Le Roux sur le podium des plus grandes courses avec l'Ocean Fifty KOESIO

2ème de la Transat Jacques Vabre 2021
3ème du Pro Sailing Tour 2022
3ème de la Drheam Cup 2022

Source : E Rouzaud

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Peter Burling en ascension continue, Tom Slingsby en tête du SailGP, Quentin Delapierre fête sa première année à la barre

 

Les 24 et 25 septembre, les neuf équipes internationales de SailGP vont s’affronter dans l’arène Andalouse de Cadix, en Espagne, sur les rives de l’océan Atlantique. Ce sixième Sail Grand Prix marque la fin de la tournée européenne des F50 et un tournant dans la saison 3. Si l’on peut s’attendre à des régates intenses entre des équipages de plus en plus aguerris, deux équipes fortes commencent à gentiment s’éloigner au classement. Les Français, qui ont prouvé leur solidité à Saint-Tropez, ont des arguments pour s’illustrer.

 

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Où en sont les équipes à la mi-saison ? 

Depuis le mois de juin, les Sail Grand Prix s’enchaînent à raison d’un à deux par mois. Même si Cádiz ne met pas un terme à ce rythme effréné, il sonne la fin de l’été et des rencontres européennes. Sixième des onze rendez-vous de la saison 3, ces confrontations espagnoles amorcent aussi un virage. Car deux équipes commencent à se démarquer en haut du classement provisoire : les Australiens de Tom Slingsby, talonnés (1 point) par des Néo-Zélandais de Peter Burling, en ascension continue depuis leur premier top 3 à Plymouth.

 
Derrière ce tandem rival, cinq teams se tiennent en 9 points à peine. Leaders de ce peloton compact, les Britanniques du multi médaillé olympique Ben Ainslie ont joué trois fois la finale, mais ont aussi connu de sérieuses déconvenues (forfait au Danemark). Deux points plus loin, les Danois font figure de petit poucet qui monte, parfois très haut (3e à Plymouth et 3e à Copenhague).

 

Un Grand Prix anniversaire pour Quentin Delapierre 

Vient ensuite le clan français, de plus en plus solide et nouveau recordman de vitesse en F50, après une pointe frôlant les 100 km/h, réalisée lors d’une folle journée dans le mistral tropézien. L’épreuve espagnole aura aussi une saveur particulière pour Quentin Delapierre : il y a un peu moins d’un an, il y prenait pour la première fois la barre du F50 tricolore.

 
Sixième au classement, les Canadiens qui avaient commencé fort la saison (3e aux Bermudes, 2e à Chicago) sont un peu en déveine. Mais on peut compter sur leur fougueux pilote Phil Robertson pour retrouver la saveur du succès.

 
En queue de ce groupe de chasseurs, les Américains ont réussi un come-back impressionnant en remportant la mise sur la Côte d’Azur (avec la Française Amélie Riou à bord). « C’est un tournant pour nous, déclarait récemment leur skipper James Spithill. Saint-Tropez a fait office d’énorme boost psychologique pour l’équipe ». Un boost qui pourrait bien durer, compte tenu de la qualité de ce collectif entraîné par Philippe Presti.

 

CLASSEMENT SAILGP SAISON 3 APRÈS 5 ACTES

1- AUSTRALIE / Tom Slingsby 42 pts
2- NOUVELLE - ZÉLANDE / Peter Burling 41 pts
3- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie 34 pts
4- DANEMARK / Nicolai Sehested 33 pts
5- FRANCE / Quentin Delapierre 31 pts
6- CANADA / Phil Robertson 29 pts
7- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill 25 pts
8- ESPAGNE / Jordi Xammar 15 pts
9- SUISSE / Nathan Outteridge 12 pts

Source : V Bouchet

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Holà Andalucía !

Les 24 et 25 septembre, les neuf équipes internationales de SailGP vont s’affronter dans l’arène Andalouse de Cadix, en Espagne, sur les rives de l’océan Atlantique. Ce sixième Sail Grand Prix marque la fin de la tournée européenne des F50 et un tournant dans la saison 3. Si l’on peut s’attendre à des régates incroyablement intenses entre des équipages de plus en plus aguerris, deux équipes fortes commencent à gentiment s’éloigner au classement. Les Français, qui ont prouvé leur solidité à Saint-Tropez, ont des arguments pour s’illustrer.

Où en sont les équipes à la mi-saison ?

Depuis le mois de juin, les Sail Grand Prix s’enchaînent à raison d’un à deux par mois. Même si Cádiz ne met pas un terme à ce rythme effréné, il sonne la fin de l’été et des rencontres européennes.
Sixième des onze rendez-vous de la saison 3, ces confrontations espagnoles amorcent aussi un virage. Car deux équipes commencent à se démarquer en haut du classement provisoire : les Australiens de Tom Slingsby, talonnés (1 point) par des Néo-Zélandais de Peter Burling, en ascension continue depuis leur premier top 3 à Plymouth.
Derrière ce tandem rival, cinq teams se tiennent en 9 points à peine. Leaders de ce peloton compact, les Britanniques du multi médaillé olympique Ben Ainslie ont joué trois fois la finale, mais ont aussi connu de sérieuses déconvenues (forfait au Danemark). Deux points plus loin, les Danois font figure de petit poucet qui monte, parfois très haut (3e à Plymouth et 3e à Copenhague).

Un Grand Prix ‘anniversaire’ pour Delapierre

Vient ensuite le clan français, de plus en plus solide et nouveau recordman de vitesse en F50, après une pointe frôlant les 100 km/h, réalisée lors d’une folle journée dans le mistral tropézien. L’épreuve espagnole aura aussi une saveur particulière pour Quentin Delapierre : il y a un peu moins d’un an, il y prenait pour la première fois la barre du F50 tricolore.
Sixième au classement, les Canadiens qui avaient commencé fort la saison (3e aux Bermudes, 2e à Chicago) sont un peu en déveine. Mais on peut compter sur leur fougueux pilote Phil Robertson pour retrouver la saveur du succès.
En queue de ce groupe de chasseurs, les Américains ont réussi un come-back impressionnant en remportant la mise sur la Côte d’Azur (avec la Française Amélie Riou à bord). « C’est un tournant pour nous, déclarait récemment leur skipper James Spithill. Saint-Tropez a fait office d’énorme boost psychologique pour l’équipe ». Un boost qui pourrait bien durer, compte tenu de la qualité de ce collectif entraîné par Philippe Presti.

Xammar, Trittel et Botin à la maison

Cadix sourira-t-elle aux « locaux », le jeune équipage espagnol porté par Jordi Xammar (médaillé de bronze aux JO de Tokyo et tout juste médaillé d’argent au Championnat d’Europe de 470) ? Cela ferait du bien à ce groupe plein de personnalités de talent, mais qui peine encore à trouver ses marques – à l’instar des Suisses –. Ce qui est certain, c’est que dans la baie de la cité antique qui fut le port d’attache de Christophe Colomb, les fans seront nombreux pour acclamer le bateau rouge et jaune !

CLASSEMENT SAILGP SAISON 3 APRÈS 5 ACTES

AUSTRALIE / Tom Slingsby 42 pts NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling 41 pts GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie 34 pts DANEMARK / Nicolai Sehested 33 pts FRANCE / Quentin Delapierre 31 pts CANADA / Phil Robertson 29 pts ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill 25 pts ESPAGNE / Jordi Xammar 15 pts SUISSE / Nathan Outteridge 12 pts

Les résultats du France SailGP Team / Saison 3

Bermuda Sail Grand Prix : 8e
Détail des manches : 9, 2, 2, 9, 8 T-Mobile United State Sail Grand Prix Chicago : 5e
Détail des manches : 9, 8, 6, 1, 4 Great Britain Sail Grand Prix I Plymouth : 5e
Détail des manches : 3, 3, 5, 4, 9 Rockwool Denmark Sail Grand Prix I Copenhague : 2e
Détail des manches : 6, 4, 2, et 2e de la finale Range Rover France Sail Grand Prix I Saint-Tropez : 4e
Détail des manches : 6, 6, 2, 5

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Dernière confrontation pour les Ultim

Engagés dans la dernière ligne droite avant le grand rendez-vous automnal de la course au large, entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre, les Ultim se confronteront une dernière fois avant le 6 novembre prochain, date de départ de la 12e Route du Rhum – Destination Guadeloupe.

Conçues et produites par Ultim Sailing à la demande des skippers, soutenues par Banque Populaire Grand Ouest et les collectivités de Lorient, Lorient Agglomération, Larmor-Plage, le Département du Morbihan et la Région Bretagne, « Les 24H Ultim » se dérouleront du samedi 1er octobre, à midi, au dimanche 2 octobre, à midi. La boucle à effectuer, entre Lorient et Larmor-Plage, sera de 450 à 600 milles nautiques en fonction des conditions météorologiques annoncées la veille du départ pour assurer une boucle de 24 heures en mer. L’épreuve se courra en mode « Faux Solo » avec un équipier et un mediaman pour assurer la sécurité du marin à trois semaines du Rhum.

La veille du départ, le vendredi 30 septembre 2022, les producteurs de l’événement ont proposé l’organisation d’une session de 3 runs permettant aux armateurs, collectivités et à la Banque Populaire Grand Ouest d’inviter clients et collaborateurs pour, toujours, mieux faire découvrir ces formidables machines que sont les Ultim.

L’ensemble des concurrents devra pouvoir justifier d’un certificat de jauge, à jour de 2022, pour participer à l’événement.

Programme

Jeudi 29 septembre, à 19h, soirée officielle à Lorient ; Vendredi 30 septembre, entre 10h00 et 16h00, trois sessions de runs entre Lorient et Groix ; Samedi 1er et dimanche 2 octobre, de midi à midi, « 24H Ultim » dans le Golfe de Gascogne.

Participants

 Actual Ultim 3 – Yves LE BLEVEC Maxi Banque Populaire XI – Armel LE CLÉAC’H Maxi Edmond de Rothschild – Charles CAUDRELIER Mieux – Arthur LE VAILLANT Sodebo Ultim 3 – Thomas COVILLE

Pour Loïg Chesnais-Girard, Président de la Région Bretagne :

« Les Ultims sont à l’image de la Bretagne, si prompte à relever les défis, tant sur les plans humain que technologique. Notre territoire et l’univers de la voile ont en commun de solides valeurs : le courage, l’engagement, la solidarité, l’esprit d’équipe, l’humilité… J’ajouterai la persévérance et le dépassement de soi, chères aux Bretonnes et aux Bretons. Nous sommes fiers aujourd’hui des prouesses réalisées par les acteurs de la course au large, filière d’excellence s’il en est ! Fiers aussi de voir nos côtes s’animer si souvent au départ ou à l’arrivée des bateaux, réunissant sur les quais les passionnés de régates mais aussi un public toujours nombreux, curieux et attentif ».

Pour David Lappartient, Président du Conseil Départemental du Morbihan :

« Le Morbihan bénéficie d’atouts naturels incomparables pour la pratique des activités nautiques et de voile. Le Département se réjouit de voir ainsi mis en valeur ce cadre privilégié avec ces plans d’eau exceptionnels, son industrie nautique et ses infrastructures portuaires au travers d’événements comme les 24 h Ultim. Cette course, qui allie performance et innovation, constitue un nouvel élément important d’attractivité pour notre territoire, déjà reconnu comme un pôle de référence ».

Pour Fabrice Loher, Président de Lorient Agglomération et Maire de Lorient :

« Lorient La Base est une place incontournable de la course au large européenne et mondiale. Riche d’un écosystème constitué autour de la « Bretagne Sailing Valley », Lorient Agglomération se devait d’accueillir une dernière course réunissant des Ultim, ces géants des mers concentrant tout le savoir-faire de pointe de notre territoire, avant l’emblématique Route du Rhum – Destination Guadeloupe qui s’élancera de Saint-Malo le 6 novembre prochain. »

Pour Patrice Valton, Maire de Larmor-Plage :

« Bon vent à qui me salue ! Fidèle à sa devise et à son histoire, la ville de Larmor-Plage, terre de marins, sera bien heureuse de faire sonner la cloche de Notre Dame au passage des voiliers les plus rapides du monde. La participation de notre petite commune à ce bel évènement de Bretagne-Sud, sorte de prologue à la prochaine Route du Rhum – Destination Guadeloupe, était comme une évidence, tant les Larmoriens petits ou grands vivent au rythme de la course au large ».

Pour Maurice Bourrigaud, Directeur Général de Banque Populaire Grand Ouest :

« Acteur bancaire majeur sur son territoire, Banque Populaire Grand Ouest est LA Banque de la voile depuis plus de 30 ans. Des plus grands événements à la promotion de la voile pour tous, nous regardons de très près chaque nouvelle initiative. Nous sommes engagés dans la course « 24H Ultim », proposée par Ultim Sailing, en faveur du sport de très haut niveau et de la proximité. Nos clients et nos collaborateurs pourront suivre ou participer aux runs du vendredi. Le grand public pourra suivre la dernière confrontation avant la mythique transatlantique au début du mois de Novembre. Tout était rempli pour que l’épreuve ait notre plein soutien ».

Pour Patricia Brochard, Présidente de la Classe Ultim 32/23 :

« Nos bateaux doivent naviguer davantage. Le principe de ces 24H Ultim proposé par Ultim Sailing correspond à ce qu’il nous fallait. Une épreuve courte mêlée de partage et de sport de très haut niveau dans une intensité qu’offre le format de 24H. C’est parfait à 5 semaines du départ de la Route du Rhum – Destinations Guadeloupe ».

Pour Emmanuel Bachellerie et Mathieu Sarrot, dirigeants d’Ultim Sailing, concepteurs et producteurs de l’événement :

« Les marins et leurs armateurs, à l’issue de la Finistère Atlantique – Challenge Action Enfance, nous ont demandé de réfléchir à une dernière épreuve avant leur arrivée à St Malo. Le format de 3 jours, agile et moins coûteux, doublé de la dualité « expérience / intensité de la confrontation sportive » nous sont apparus le plus adapté au besoin. Banque Populaire Grand Ouest, Larmor-Plage, Lorient, Lorient Agglo, le Département du Morbihan et la Région Bretagne nous ont suivis en à peine quelques semaines. Qu’ils en soient, ici, profondément remerciés ».

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Seule autour du monde

La navigatrice Samantha Davies aura une double actualité cet automne. Le dimanche 6 novembre à Saint-Malo, elle prendra le départ de la Route du Rhum à bord du nouvel Initiatives-Cœur. Trois jours plus tard sortira en salles le long-métrage « Seule autour du monde », réalisé par Édouard Mauriat, qui retrace l’incroyable Vendée Globe 2020-2021 vécu par la navigatrice et son équipe à terre.

Le 8 novembre 2020, aux Sables-d’Olonne, Samantha Davies prend le départ du mythique Vendée Globe, le tour du monde en solitaire, sans assistance et sans escale. Cette course à la voile extrême est surnommée « l’Everest des mers ». Quelques semaines plus tard, la navigatrice est victime d’une très violente collision. Elle est atteinte physiquement et moralement, son bateau est très abîmé. Elle fait donc escale à Cape Town (Afrique du Sud) et signifie son abandon.

A 47 ans, Samantha Davies remet en cause sa vie d’aventurière. Grâce au soutien de son équipe soudée et de sa famille, elle trouve finalement la force mentale de repartir en mer, pour terminer son tour du monde hors course, c’est-à-dire sans être classée. Blessée et hantée par la peur d’un nouvel accident, elle est portée par son projet solidaire qui permet de sauver des enfants malades en naviguant pour l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque.

Réalisé par Édouard Mauriat, le film « Seule autour du monde » raconte durant 78 minutes cette aventure humaine hors-norme. Grâce à des images tournées en mer par la navigatrice et à terre par le team manager David Sineau, le spectateur prend la mesure de l’immensité du défi que représente un Vendée Globe, notamment d’un point de vue psychologique.

RÉACTIONS

Samantha Davies, skipper de l’IMOCA Initiatives-Cœur :

« Ce documentaire est un grand cadeau pour moi car le Vendée Globe est un souvenir qui reste pour la vie. C’est un honneur d’imaginer que je suis dans un film au cinéma. Je n’aurais jamais imaginé cela. Quand nous sommes en course, nous pouvons partager avec le public, les gens peuvent nous suivre. Mais cela ne révèle pas vraiment la réalité de la course, sa dureté, son côté extrême, sauvage, l’isolement dans lequel on se trouve… C’est impossible de transmettre tous les hauts et les bas dans des vidéos de moins d’une minute. Dans un film, on peut prendre le temps d’exprimer tout cela. »

Édouard Mauriat, réalisateur du film « Seule autour du monde » :

« C’est un film à grand spectacle ! Les images sont magnifiques, les lumières sont exceptionnelles et nous montrons à voir des endroits par nature très peu filmés car inaccessibles. Le grand écran du cinéma, les conditions de projection très confortables des salles, l’attention qui y est décuplée ; l’aventure de Samantha méritait tout cela ; le travail acharné qu’elle a fourni en se filmant le méritait ; sa générosité, sa personnalité, son message, sa cause, tout cela méritait pleinement une sortie et des projections au cinéma. »

David Sineau, team manager d’Initiatives-Cœur :

« Ce qui m’a frappé c’est la justesse du film par rapport à la façon dont j’ai vécu ce Vendée Globe. J’ai eu l’impression de revivre la même histoire avec les mêmes émotions. Ce n’est pas évident de se voir sur grand écran mais le film est très fidèle à la réalité et est un très beau témoignage de l’aventure hors normes que nous avons vécue. Par ailleurs j’étais très curieux de voir comment Sam se comportait vraiment en course, dans toutes les situations, et voir si nous avions, ou pas, la même vision des choses. Et là j’ai trouvé cela finalement très rassurant de voir que ses réactions à bord font écho aux miennes à terre. »

FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Édouard Mauriat Montage : Cécile Dubois Images : Samantha Davies, David Sineau, Édouard Mauriat, Nicolas Fabbri Musique originale : Martin Wheeler Montage Son : Thomas Robert Mixage : Laure Arto Étalonnage : Gadiel Bendelac Production Déléguée : Anne-Cécile Berthomeau Mille et Une Productions Co-production : Julien Mauriat, Upswing Prod, Tanguy Tv, Initiatives

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Les clefs d’un nouveau succès

La magie a encore une fois opéré. Haut niveau sportif, convivialité et régates multi-formats, les ingrédients du cocktail imaginé il y a douze ans par Jean-Marie Corteville fonctionnent toujours à merveille et ce malgré l’ampleur pris par l’événement : 28 IMOCA se sont mêlés à la fête cette semaine à Lorient La Base, le plateau le plus riche après celui du dernier Vendée Globe. Après le Tour de Groix, disputé aujourd’hui dans un dernier souffle estival, retour sur cinq jours de course menés tambour battant.

Quantité et qualité : une édition record

L’IMOCA se porte bien, c’est un fait et l’arrivée de six nouveaux bateaux sur ce Défi Azimut montre à quelle vitesse la flotte se renouvelle. Contrairement à ce que l’on pouvait voir par le passé, les nouveaux impétrants sont tout de suite au point, résultat d’un niveau technique des équipes en hausse constante et d’une connaissance toujours meilleure de la problématique du vol par les architectes.

Seul Biotherm, mis à l’eau dix jours seulement avant le Défi a du jeter l’éponge à la fin du parcours de 500 milles sur une avarie de structure mineure, que Paul Meilhat voulait circonscrire au plus vite pour partir valider sa qualification pour la Route du Rhum.

Warm-up de l’épreuve phare de l’année, le Défi Azimut était aussi l’occasion de réunir l’affiche inédite et complète de The Ocean Race. Quatre des cinq IMOCA concernés couraient en équipage le Défi, avec un classement dédié à la clef. Une double lecture des 48 Heures Azimut qui n’a pas du tout nuit à la clarté de l’événement et a permis à chacun de s’étalonner. Avec à la clef une internationalisation de l’épreuve, propice à découvrir de nouveaux marins et attirer d’autres médias sur les pontons de Lorient La Base.

Un Défi toujours plus ouvert sur son environnement

Les six conférences organisées dans l’auditorium de la Cité de la Voile Eric Tabarly ont été une nouvelles fois un temps d’échange riche avec l’écosystème lorientais et un public au rendez-vous. Lancées dès mercredi par un colloque sur les matériaux composites organisé par l’AMAC, elles ont aussi permis de s’intéresser aux questions des datas dans la course au large, de l’éco-conception des bateaux, du sommeil en course ou de l’accompagnement de l’innovation. La conférence consacrée à l’évolution du design des IMOCA a réuni côte à côte Guillaume Verdier, Quentin Lucet (VPLP) et Samuel Manuard, affiche rare des trois architectes dont les bateaux ont encore une fois trusté les podiums du Défi Azimut.

Enfin, les visites de 200 enfants et la projection du film Maiden jeudi soir sur le parvis de la Cité de la voile a créé ce trait d’union avec les lorientais que le Défi Azimut s’appliquera à renforcer encore dans les années qui viennent. « C’était un défi dans le Défi que de recevoir tous ces enfants des communes de Lorient Agglomération. Nous avons particulièrement soigné leur accueil à la Base comme sur les pontons, à bord des IMOCA et lors d’une navigation en mer. Faire naître les vocations, ça passe par là. Le Défi Azimut sème des graines, c’est notre message et notre action » expliquait ce soir Candice Crépeau, directrice de l’événement à l’heure de la remise des prix.

Ils ont dit :

Jean-Marie Corteville, président de la société de solutions numériques Azimut et du Défi :

« La taille du plateau cette année a créé un effet multiplicateur sur tous les aspects de l’organisation. Il a fallu puiser dans l’esprit d’équipe d’Azimut et nous avons pu aussi nous appuyer sur nos partenaires institutionnels, notamment la Sellor, pour que tout se passe bien. La relation de confiance qui nous lie aux skippers depuis tant d’années a fait le reste. J’ai aimé retrouver cette saine décontraction qui règne pendant la semaine du Défi sur le pontons de Lorient La Base et je reste très impressionné par le professionnalisme des équipes »

Antoine Mermod, président de la Classe IMOCA

« Le Défi était un gros enjeu de la saison 2022 avec l’arrivée des nouveaux foilers et une flotte qui représente 90% du prochain Vendée Globe avec des couples skippers/bateaux/sponsors maintenant bien établis. La formule du Défi est toujours géniale, ça vaut d’être rappelé et le sens de l’organisation d’Azimut en fait un événement unique. Il faudra sans doute réfléchir de nouveau à la formule des runs que l’on avait fait évoluer cette année. Les bateaux éliminés en poule doivent pouvoir mieux valoriser cette journée auprès de leurs invités. Nous devons aussi encore mieux sécuriser le plan d’eau vue l’évolution des performances des bateaux, toujours menés à la limite ».

Top 10 du Tour de l’île de Groix

1. Monnoyeur – Duo for a Job (Benjamin Ferré) en 01h 57min 21s
2. COMMEUNSEULHOMME Powered by ALTAVIA (Eric Bellion) en 01h 57min 26s
3. Ollie Heer Ocean Racing (Ollie Heer) en 01h 57min 48s
4. Malizia – Seaexplorer (Boris Herrmann) en 01h 59min 40s
5. Charal (Jérémie Beyou) en 02h 00min 14s
6. Freelance.com (Guirec Soudée) en 02h 04min 07s
7. LinkedOut (Thomas Ruyant) en 02h 04min 20s
8. Holcim-PRB (Kevin Escoffier) en 02h 05min 01s
9. MACSF (Isabelle Joschke) en 02h 06min 38s
10. Groupe SÉTIN (Manuel Cousin) en 02h 06min 52s

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Première course et 6ème place pour Justine Mettraux sur les 48H Azimut Solo, "Le bateau était top" - ITW

 

Justine Mettraux, skipper de l’IMOCA TeamWork, a franchi la ligne d’arrivée des 48 heures du Défi Azimut en sixième position. Une véritable performance pour la navigatrice suisse qui, pour son entrée en solo sur le circuit IMOCA, se hisse directement dans la cour des grands en tenant la dragée haute aux cadors de la classe. De bonne augure avant la Route du Rhum – Destination Guadeloupe.

 

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Justine Mettraux : "je suis dans le bon paquet"

« C’est cool, c’est sûr que ce n’est du positif, ça s’est plutôt bien passé pour moi, bien sûr j’ai appris des choses et il en reste à apprendre, mais c’est chouette ! Sur la fin, j’ai fait ce que j’ai pu pour sauver les meubles, Sam (Davies, ndlr) a très bien navigué sur tout le bord de près, elle allait plus vite que moi, je la voyais revenir petit à petit. Elle nous a passé ce matin juste avant Pen Men, heureusement j’ai pu m’engager à l’intérieur au moment de virer et j’étais un peu plus à l’aise au près dans le petit temps. Ça nous a permis de garder l’avantage jusqu’à la fin. C’était une belle bataille, vraiment une belle course !

 
Au départ je ne suis pas partie en premier rideau, mais j’ai pu partir au vent, là où il y avait le plus de pression donc assez vite ça s’est très bien passé pour moi. C’est vrai que ceux qui sont allés chercher la nouvelle pression, comme Apivia et LinkedOut, s’en sont mieux sortis. Ensuite je me suis posé la question de faire un changement de voile, je l’ai commencé mais je ne suis pas allée au bout. Certains ont dû changer mais ce n’était pas si mal de s’économiser au final car les manœuvres coûtent toujours très cher même quand les conditions ne sont pas trop dures. C’était vraiment hyper intéressant.

 
Je vois que je suis dans le bon paquet, mais que je ne rivalise pas non plus encore avec les tous meilleurs. L’idée pour moi c’était un peu de me situer, et surtout de naviguer proprement, de ne pas avoir de soucis avec le bateau, de faire de belles manœuvres. J’ai eu de bonnes sensations avec le bateau. Mais il y a des moments où j’ai l’impression que je n’ai pas encore complètement trouvé la manière de le faire marcher donc il reste du travail.

Le bateau était top, très bien préparé, je n’ai eu aucuns problèmes, un grand merci à mon équipe ! »

 

Source : Max Comm
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Cap sur le Vendée Globe pour Violette Dorange, "J’ai hâte de découvrir enfin l’IMOCA" - ITW

 

Une page se tourne, une nouvelle s’écrit ! Dixième de la Solitaire du Figaro 2022, la jeune navigatrice, Violette Dorange, met désormais le cap sur l’avenir... C’est donc avec le Vendée Globe 2024 dans le viseur que la marraine de la fondation Apprentis d’Auteuil travaille avec enthousiasme à la concrétisation de son projet : un tour du monde aux couleurs de la jeunesse en DeVenir.

 

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Peux-tu nous résumer ta saison ?

« Dès la première course de la saison, j’ai tout de suite vu que j’avais un potentiel supérieur à celui de l’année dernière. Mes deux courses en double ont été géniales et m’ont enfin permis de trouver la méthodologie pour avoir une bonne vitesse. Et puis cerise sur le gâteau, je termine ma saison avec un beau top 10 sur la Solitaire du Figaro. C’est la validation de trois belles années de travail. »

 

Quels ont été les moments les plus difficiles et les plus gratifiants ?

« Sur mes 3 années, le moment le plus dur c’est quand j’ai dû terminer une étape de la Solitaire du Figaro 2021 dans 25 nœuds de vent avec un safran cassé. Il y avait beaucoup de virements à faire et je me suis fait mal au dos en portant tous les sacs. Sur cette édition 2022, mise à part le dernier bord de vent arrière, je n’ai pas été dans le dur. J’ai surtout vécu des moments heureux, comme la fin de la première étape : remontée de dingue, je passe de la 27ème à la 7ème place en une nuit en choisissant de superbes options. Et surtout, mon arrivée finale où j’apprends mon résultat… J’ai beaucoup apprécié cette dernière course, ses beaux paysages, me retrouver seule en mer… J’ai pleinement profité de tous ces instants forts en émotions. »

 

Quelle est la suite maintenant ?

« Concrétiser le projet DeVenir. Et ça commence dès le mois de novembre avec le retour de la Route du Rhum puisque je vais convoyer le bateau de Jean Le Cam entre la Guadeloupe et la France. J’ai hâte de découvrir enfin l’IMOCA, de maîtriser les manœuvres, de me confronter à de nouveaux concurrents, de comprendre tous les aspects du bateau… d’accomplir mon rêve ! Mais pour y parvenir, il nous manque LE partenaire Titre qui nous permettra d’aller jusqu’au bout du projet DeVenir… »

 

Peux-tu nous parler du projet DeVenir ?

« Depuis mes 7 ans, je rêve d’aventure. J’ai réalisé de nombreux défis comme la traversée de la Manche en Optimist, la Mini Transat ou encore la Solitaire du Figaro… Aujourd’hui je souhaite viser plus haut et participer au Vendée Globe 2024 : un tour du monde en solitaire.
 
Mais pas seulement ! Au-delà du défi sportif, l'objectif est d’utiliser cette exposition médiatique pour soutenir les initiatives en faveur de la jeunesse, c’est-à-dire permettre aux jeunes de trouver leur voie et de se former pour un bel avenir. C’est pourquoi, depuis 2020, je suis la marraine de la fondation Apprentis d’Auteuil. Avec eux, je souhaite accompagner la jeunesse en DeVenir ! »

 

Projet DeVenir : Soutenir la jeunesse en difficulté

Le projet Devenir, c’est un défi sportif sociétal, un collectif de partenaires associés à une cause, celle de la jeunesse en difficulté. C’est aussi une association forte avec la Fondation Apprentis d’Auteuil qui, depuis 150 ans, œuvre pour soutenir ces jeunes et leurs apporter une éducation de qualité.

 

Un bel équipage

Apprentis d’Auteuil et Violette Dorange ont signé un partenariat où la fondation n’apporte aucun financement. La navigatrice appose le logo d’Apprentis d’Auteuil sur la grand-voile de son bateau baptisé DeVenir, pour lui donner la plus grande visibilité possible. Elle invite, bénévolement, le grand public à faire des dons à la fondation. Elle implique également ses sponsors dans des actions de mécénat au profit des jeunes et des adultes d’Apprentis d’Auteuil.

 

« La confiance peut sauver l’avenir » est le crédo de la fondation, c’est aussi le résumé de l’aventure du Projet DeVenir : des partenaires ont choisi de faire confiance à une jeune femme de 20 ans pour parier sur l’avenir !

 

Source : I Delaune
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La Saison 4 de SailGP s’annonce plus belle que jamais

SailGP, le championnat international de voile le plus palpitant au monde, continue de se développer à un rythme impressionnant et proposera pour la Saison 4 encore plus d’événements. Les équipes nationales de SailGP s’affronteront dans le monde entier lors d’une saison exceptionnelle qui s’étendra sur quatorze mois, avec pour objectif de proposer quatorze événements, soit près du triple par rapport à la Saison 1.

La saison 4 débutera en beauté à Chicago les 17 et 18 juin 2023, dans une ville où les foules se sont pressées en juin dernier sur le Navy Pier pour assister à une édition très suivie du T-Mobile United States Sail Grand Prix (Saison 3). Cet événement sera suivi d’une tournée européenne. Au menu : trois Sail Grand Prix estivaux dont les villes hôtes seront annoncées ultérieurement; un retour les 23 et 24 septembre 2023 dans le sud de l’Italie, à Tarente, où le circuit avait rencontré un vif succès lors de la Saison 2; et une troisième visite de SailGP les 14 et 15 octobre à Cadix, en Andalousie, pour le Spain Sail Grand Prix.

Après les cinq événements prévus en Europe, la ligue internationale de voile mettra le cap vers le Moyen-Orient avant de se rendre en Asie, où la deuxième édition du Singapore Sail Grand Prix se déroulera les 13 et 14 janvier 2024.

Sydney accueillera ensuite SailGP pour la cinquième fois, un record ! Suite au KPMG Australia Sail Grand Prix, qui se déroulera les 17 et 18 février 2024, la ligue mettra le cap sur la Nouvelle-Zélande. Après Christchurch lors de la Saison 3, c’est Auckland qui accueillera la compétition les 16 et 17 mars 2024 dans le cadre d’un système d’alternance entre plusieurs villes néo-zélandaises sur quatre saisons.

La Saison 4 de SailGP fera enfin son retour dans l’hémisphère Nord, avec une halte aux Bermudes pour le Bermuda Sail Grand Prix les 4 et 5 mai 2024, suivie par deux autres événements en Amérique du Nord, dont un potentiel premier événement à domicile pour le Canada SailGP Team suite au lancement d’un appel à candidatures pour accueillir un Sail Grand Prix au Canada plus tôt cette année. La saison 4 se terminera en apothéose les 13 et 14 juillet 2024 par la Grande Finale aux États-Unis.

Russell Coutts, cofondateur et CEO de SailGP, a déclaré : « Alors que nous n’en sommes qu’à la moitié de la Saison 3, nous avons suffisamment avancé dans notre processus de sélection de villes hôtes pour annoncer le calendrier de la Saison 4. SailGP poursuit son développement rapide, avec pour objectif de proposer quatorze événements dans certaines des villes et plans d’eau les plus emblématiques au monde.

Nous sommes convaincus que nous disposons désormais d’un calendrier sportif très intéressant. Je suis extrêmement fier de voir que nous retournerons sur plusieurs sites où le circuit a déjà fait escale cette saison, mais aussi d’annoncer plusieurs nouvelles villes hôtes et partenaires pour la Saison 4, qui sera plus longue que les précédentes. Cela témoigne de la forte demande commerciale pour nos événements dans le monde entier dans nos villes hôtes existantes et de l’intérêt du circuit pour nos partenaires-titres. De nouvelles villes et de nouveaux partenaires seront annoncés prochainement. »

La stratégie “Better Sport, Better Planet” sera toujours une priorité lors de la Saison 4, qui marquera la troisième édition de l’Impact League, le second podium du championnat SailGP pour la planète. Remportée par le New Zealand SailGP Team lors de la Saison 2, l’Impact League est actuellement âprement disputée par toutes les équipes sur la Saison 3.

Le ‘Women’s Pathway’ de SailGP, qui vise à accélérer la formation et le développement des athlètes féminines dans le but de créer un championnat sportif inclusif respectant l’égalité des sexes, sera lui aussi reconduit. En outre, le programme de sensibilisation communautaire Inspire de SailGP et ses trois piliers – Apprentissage, Carrières et Compétition – continuera de se développer et mettra tout en œuvre pour que SailGP ait un impact positif dans chacun des lieux où il fera escale pendant la saison 4.

La Saison 3 de SailGP, qui est désormais à mi-parcours, se poursuivra la semaine prochaine à Cadix (Andalousie) pour le NEAR Spain Sail Grand Prix, avant de se rendre au Moyen-Orient pour le Dubaï Sail Grand Prix présenté par P&O Marinas, qui se disputera les 12 et 13 novembre à Mina Rashid pour clôturer 2022. En 2023, la ligue ira à Singapour, Sydney (Australie) et Christchurch (Nouvelle-Zélande) avant la Grande Finale à San Francisco en mai 2023.

PROGRAMME SAISON 4 SAILGP // 2023-2024

2023

17-18 juin // United States Sail Grand Prix | Chicago at Navy Pier
29-30 juillet // European Sail Grand Prix | Event 1
18-19 août // European Sail Grand Prix | Event 2
9-10 septembre // European Sail Grand Prix | Event 3
23-24 septembre // Italy Sail Grand Prix | Taranto
14-15 octobre // Spain Sail Grand Prix | Andalucía – Cádiz
18-19 novembre // Middle East Sail Grand Prix | Event 1
9-10 décembre // Middle East Sail Grand Prix | Event 2

2024

13-14 janvier // Singapore Sail Grand Prix
17-18 février // KPMG Australia Sail Grand Prix | Sydney
16-17 mars // New Zealand Sail Grand Prix | Auckland
4-5 mai // Bermuda Sail Grand Prix
22-23 juin // North America Sail Grand Prix | Event 2
13-14 juillet // SailGP Season 4 Grand Final

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Clap de fin sur le Défi Azimut, runs, 48H Azimut et Tour de Groix, dernier round pour les IMOCA avant la Route du Rhum

28 IMOCA se sont mêlés à la fête cette semaine à Lorient La Base, le plateau du Défi Azimut le plus riche après celui du dernier Vendée Globe. Après le Tour de Groix, disputé aujourd’hui dans un dernier souffle estival, retour sur cinq jours de course menés tambour battant.

 

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Quantité et qualité : une édition record 

L’IMOCA se porte bien, c’est un fait et l’arrivée de six nouveaux bateaux sur ce Défi Azimut montre à quelle vitesse la flotte se renouvelle. Contrairement à ce que l’on pouvait voir par le passé, les nouveaux impétrants sont tout de suite au point, résultat d’un niveau technique des équipes en hausse constante et d’une connaissance toujours meilleure de la problématique du vol par les architectes.

 
Seul Biotherm, mis à l’eau dix jours seulement avant le Défi a du jeter l’éponge à la fin du parcours de 500 milles sur une avarie de structure mineure, que Paul Meilhat voulait circonscrire au plus vite pour partir valider sa qualification pour la Route du Rhum.

 
Warm-up de l’épreuve phare de l’année, le Défi Azimut était aussi l’occasion de réunir l’affiche inédite et complète de The Ocean Race. Quatre des cinq IMOCA concernés couraient en équipage le Défi, avec un classement dédié à la clef. Une double lecture des 48 Heures Azimut qui n’a pas du tout nuit à la clarté de l’événement et a permis à chacun de s’étalonner. Avec à la clef une internationalisation de l’épreuve, propice à découvrir de nouveaux marins et attirer d’autres médias sur les pontons de Lorient La Base.

 

Un Défi toujours plus ouvert sur son environnement

Les six conférences organisées dans l’auditorium de la Cité de la Voile Eric Tabarly ont été une nouvelles fois un temps d’échange riche avec l’écosystème lorientais et un public au rendez-vous. Lancées dès mercredi par un colloque sur les matériaux composites organisé par l’AMAC, elles ont aussi permis de s’intéresser aux questions des datas dans la course au large, de l’éco-conception des bateaux, du sommeil en course ou de l’accompagnement de l’innovation. La conférence consacrée à l’évolution du design des IMOCA a réuni côte à côte Guillaume Verdier, Quentin Lucet (VPLP) et Samuel Manuard, affiche rare des trois architectes dont les bateaux ont encore une fois trusté les podiums du Défi Azimut.
 
Enfin, les visites de 200 enfants et la projection du film Maiden jeudi soir sur le parvis de la Cité de la voile a créé ce trait d’union avec les lorientais que le Défi Azimut s’appliquera à renforcer encore dans les années qui viennent. « C’était un défi dans le Défi que de recevoir tous ces enfants des communes de Lorient Agglomération. Nous avons particulièrement soigné leur accueil à la Base comme sur les pontons, à bord des IMOCA et lors d’une navigation en mer. Faire naître les vocations, ça passe par là. Le Défi Azimut sème des graines, c’est notre message et notre action » expliquait ce soir Candice Crépeau, directrice de l’événement à l’heure de la remise des prix.

 

Top 10 du Tour de l'île de Groix

1. Monnoyeur – Duo for a Job (Benjamin Ferré) en 01h 57min 21s
2. COMMEUNSEULHOMME Powered by ALTAVIA (Eric Bellion) en 01h 57min 26s
3. Ollie Heer Ocean Racing (Ollie Heer) en 01h 57min 48s
4. Malizia – Seaexplorer (Boris Herrmann) en 01h 59min 40s
5. Charal (Jérémie Beyou) en 02h 00min 14s
6. Freelance.com (Guirec Soudée) en 02h 04min 07s
7. LinkedOut (Thomas Ruyant) en 02h 04min 20s
8. Holcim-PRB (Kevin Escoffier) en 02h 05min 01s
9. MACSF (Isabelle Joschke) en 02h 06min 38s
10. Groupe SÉTIN (Manuel Cousin) en 02h 06min 52s

Source : Azimut

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Ce qu’il faut retenir des 48 Heures Azimut

Incontestables vainqueurs chacun dans leur catégorie, Charlie Dalin et Charlie Enright ont marqué de leur empreinte les 48 heures Azimut. Suffisamment ventés pour être représentatifs mais pas trop tapageurs à six semaines du départ de la Route du Rhum, ces quelques 500 milles sont pleins d’enseignements.

Apivia et 11th Hour Racing Team au dessus du lot

Et de une, et de deux … et de trois ! Après la Guyader Bermudes 1000 Race et la Vendée Arctique, Charlie Dalin n’a une fois encore, pas fait de détails sur ces 48 heures menées de bout en bout. Toujours intouchable au près, mais plus rapide au portant, le skipper d’Apivia impressionne. Et ses concurrents étaient ce matin unanimes sur sa performance, à l’image de Thomas Ruyant (LinkedOut) et Jérémie Beyou (Charal) qui complètent le podium. L’impression de facilité qui se dégage de sa trace est néanmoins trompeuse, comme l’expliquait le vainqueur en posant le pied sur le ponton au lever du jour : « Je voulais mettre beaucoup de rythme et naviguer comme pour les premières 48 heures d’une Route du Rhum. J’ai multiplié les changements de voile et n’ai quasiment pas dormi ». Engagé, Charlie, et presque trop gourmand lorsqu’au waypoint Azimut 2, le Havrais se retrouve surtoilé dans le vent rendu capricieux par la proximité des monts cantabriques. « Une risée est rentrée, j’ai trop abattu pour rouler le J0 (grand génois NDLR) et fait un beau vrac, quille à contre et safran sorti ! … » Rien de cassé, juste une « erreur » à méditer en vue de courses plus longues…

Trois heures plus tard, l’heure était encore au champagne à Lorient La Base, lorsque 11th Hour Racing Team s’amarrait au ponton. Vainqueur de l’autre classement de ces 48 heures, l’équipage de Charlie Enright a fait encore moins de détail avec plus de trois heures d’avance sur le deuxième Guyot Environnement-Team Europe (Benjamin Dutreux) qui doublait dans la matinée Malizia – Seaexplorer (Boris Herrmann).

Une belle démonstration à moins de quatre mois du départ de The Ocean Race, pas surprenante tant le niveau de préparation d’11th Hour Racing Team est supérieur à ses trois concurrents. Parmi eux, Biotherm jetait malheureusement l’éponge ce matin et rentrait directement à son port d’attache pour réparer un support de winch cassé…

Des bateaux neufs au rendez-vous

C’était la grande inconnue de ce 12e Défi Azimut – Lorient Agglomération. Les six bateaux neufs allaient-ils tenir la cadence ? Si les conditions toniques mais clémentes de ces 48 heures étaient idéales pour une première, force est de reconnaître que la nouvelle génération a impressionné. Trois des cinq nouveaux IMOCA menés en solitaire terminent dans le « top 5 », Initiatives Cœur de Samantha Davies n’étant jamais très loin (7è).
Troisième, Jérémie Beyou se déclarait « heureux d’avoir pu se mêler à la bagarre sans véritable pépin technique » sur Charal. Au tout début de sa courbe de développement, le plan Manuard en a visiblement sous la pédale, « mais se révèle très exigeant en réglage » selon son skipper. Même son de cloche chez Maxime Sorel (V and B – Monbana – Mayenne) toujours dans le coup et Kevin Escoffier (Holcim – PRB), auteur d’une superbe remontée.
Enfin sur Malizia – Seaexplorer, le design atypique voulu par Boris Herrmann a montré qu’il n’était pas handicapant, notamment dans le premier bord de portant où le plan VPLP est longtemps resté au contact du leader 11th Hour Racing Team.

Des bizuths au top !

Pour beaucoup des 28 concurrents, ces 48 heures étaient une première. Certains étaient bizuths de l’IMOCA, comme Tanguy Le Turquais (Lazare) qui réalise une superbe course sur son plan Finot Conq, premier bateau à dérives et 9e au général.

D’autres étrennaient leur bateau en solitaire à l’image de Justine Mettraux (TeamWork). Loin d’être une novice de l’IMOCA puis qu’elle a navigué une saison complète en course avec l’équipe 11th Hour Racing Team, la Suissesse a montré encore une fois sa détermination et sa capacité à performer. Elle termine sixième sur l’ex-Charal, en repassant devant Samantha Davies (Initiatives Cœur) à quelques encablures de la ligne d’arrivée. A l’heure de boucler ces lignes, quatre concurrents étaient encore en mer, prisonniers d’un vent faiblissant, mais témoins aussi de l’écart qui se creuse entre nouvelle et ancienne génération.

Classement des 48h Azimut solo

1. APIVIA (Charlie Dalin) à 6h 48min 50s
2. LinkedOut (Thomas Ruyant) +48min 36s (écart au premier)
3. Charal (Jérémie Beyou) +57min 32s
4. V and B – Monbana – Mayenne (Maxime Sorel) +1h 31min 15s
5. Holcim-PRB (Kevin Escoffier) +1h 44min 23s
6. TeamWork (Justine Mettraux) +2h 19min 38s
7. Initiatives Coeur (Samantha Davies) +2h 21min 22s
8. Fortinet – Best Western (Romain Attanasio) +3h 11min 20s
9. Lazare (Tanguy Le Turquais) +4h 37min 18s
10. Prysmian Group (Giancarlo Pedote) +4h 49min 55s
11. Monnoyeur – Duo for a Job (Benjamin Ferré) +4h 51min 41s
12. Groupe APICIL (Damien Seguin) +4h 57min 25s
13. Hublot (Alan Roura) +4h 58min 21s
14. MACSF (Isabelle Joschke) +4h 59min 20s
15. Fives – Lantana Environnement (Louis Duc) +5h 40min 40s
16. COMMEUNSEULHOMME Powered by ALTAVIA (Eric Bellion) +6h 5min 48s
17. Nexans – Art&Fenêtres (Fabrice Amedeo) +6h 13min 14s
18. Imagine (Conrad Colman) +6h 14min 19s
19. Gentoo Sailing Team (James Harayda) +7h 42min 59s
DMG MORI-Global One (Kojiro Shiraishi) – abandon

Encore en course à 17h30

20. Freelance.com (Guirec Soudée) à 4.4nm de l’arrivée
21. Ollie Heer Ocean Racing (Ollie Heer) +2.3 nm
22. Groupe SÉTIN (Manuel Cousin) +4.9 nm
24. Szabi Racing (Szabolcs Weöres) +22.8 nm

Classement des 48h Azimut The Ocean Race

1. 11th Hour Racing Team (Charlie Enright) à 9h 34min 58s
2. Guyot environnement – Team Europe (Benjamin Dutreux) +3h 10min 2s
2. Malizia – Seaexplorer (Boris Herrmann) +3h 28min 7s
Biotherm (Paul Meilhat) – abandon

Ils ont dit à l’arrivée

Thomas Ruyant (LinkedOut), 2è

« C’était encore une belle manche et une belle bataille sur l’eau avec Charlie et Jérémie. Sur la deuxième partie on a vu APIVIA s’envoler. Mais je suis content, c’est ma première 2e place en IMOCA en solitaire, ça sonne comme une victoire ! Il reste une marge de progression et l’année n’est pas finie…Le bateau marche très bien au portant, c’est l’allure où il y a le moins d’écart. En vitesse pure, on était assez proches tous les trois, mais j’ai pas mal perdu à l’occasion des changements de voile. Ensuite, Charlie va très vite sur les allures de reaching rapide, reaching au près. J’ai essayé des petits décalages qui ont plutôt bien fonctionné sauf face à APIVIA qui est insolent à cette allure (rires). J’ai très peu dormi, 1 heure sur les 48Heures de ce beau parcours. Mais j’adore cet état un peu satellisé de retour de course ! (…) Le bateau est hyper abouti, on peut difficilement faire plus, j’ai une belle machine et une belle équipe, tout ce qu’il faut pour être prêt pour le départ du 6 novembre. J’ai hâte ! »

Jérémie Beyou (Charal), 3è

« L’objectif c’était de finir le parcours sans trop de pépins. J’ai eu quelques mésaventures à bord mais globalement je suis très satisfait, j’espérais me mêler à la bagarre et c’est chose faite. Pour espérer battre Thomas et surtout Charlie il faut être irréprochable, ce n’était pas encore pour aujourd’hui, mais je compte bien rester sur les podiums des prochaines courses. C’était une première course avec ce bateau, il a eu un bon comportement, mais il très sensible aux moindres réglages. J’étais plutôt à l’aise sur certaines allures et je cherchais un peu mes marques sur d’autres. »

Justine Mettraux (TeamWork), 6è

« Ça s’est plutôt bien passé même s’il y a encore beaucoup de choses à revoir et à apprendre. Une très belle bataille ce matin avec Sam, c’était super. Je la voyais revenir petit à petit, elle allait toujours plus vite. J’ai pu m’engager à l’intérieur et j’ai été un peu plus à l’aise au près dans le petit temps, ça m’a permis de garder l’avantage jusqu’à la fin (…) Pendant ces 48h, je n’ai pas fait énormément de changements de voile, c’était important de s’économiser. Moi j’ai choisi un entre-deux, un compromis sur les manœuvres qui coutent souvent très cher. J’étais dans le bon paquet mais je ne rivalise pas encore avec les meilleurs. Le plus important pour moi était de naviguer proprement, de ne pas avoir de soucis avec le bateau et de faire au mieux ce que je maîtrise déjà. »

Tanguy Le Turquais (Lazare), 9e, 1er bizuth, 1er bateau à dérives

« Je venais sans trop d’ambitions pour ma première course en IMOCA et c’était exceptionnel, je me suis régalé. J’ai pris beaucoup de plaisir et j’ai réalisé que l’on pouvait vraiment régater en IMOCA. Il y avait un super match entre les bateaux, foilers et à dérives, que du bonheur ! (…) Il ne s’est pas passé une demi-heure sans que je touche à un bout pour essayer de le faire aller plus vite. J’ai l’impression que je m’en sors avec une compréhension plus fine de ce qu’il peut donner et c’est très satisfaisant.
Je suis un peu ruiné aujourd’hui et je me demande comment je vais faire pour passer trois mois dessus pendant le Vendée Globe ! En tout cas c’est une très bonne étape en amont du Rhum et je sais que je vais pouvoir y faire quelque chose d’intéressant. »
`

Benjamin Dutreux (GUYOT environnement-Team Europe), 2è équipage classement The Ocean Race

« On a fait pas mal d’erreurs au début, mais on s’est bien battu pour aller chercher cette 2e place. On a progressé petit à petit, et c’est plutôt agréable. On s’est mis dans le rythme. On apprend à se connaître, on apprend le bateau aussi. En équipage, ce n’est pas forcément plus facile, on peut aussi être à contretemps sur les réglages, mais on s’est bien amélioré. Et dès que le vent est monté, le bateau va bien, on est super content de ça. La petite bataille à la fin avec Malizia, c’était bien sympa aussi.
Ce n’est pas si simple de prendre ses marques, surtout pour moi qui ai plus l’habitude de tout faire tout seul en solitaire. J’essaye d’être partout mais en même temps nulle part à la fois, parce qu’il y a plein de monde sur mon passage. Chacun a besoin de trouver sa place à bord. Cette course m’a permis de faire un apprentissage accéléré de plein de choses, en mettant quelqu’un à la barre. On a notamment essayé beaucoup de réglages avec le pilote, qu’on a nommé Rosy ! Et c’est quelque chose qui va beaucoup me servir en solo. Et tout ce qu’on a dégrossi sur ces 48 heures sera précieux pour The Ocean Race, même s’il nous reste du boulot pour arriver au niveau de 11th Hour Racing Team. »

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Thomas Ruyant, deuxième des 48 heures solo du Défi Azimut, "Il manque une marche encore" - ITW

 

Thomas Ruyant, sur son foiler LinkedOut, a franchi la ligne d’arrivée des 48 heures Azimut solo à Lorient, ce matin, à 7 heures 37, 48 minutes et 36 secondes après le vainqueur Charlie Dalin (Apivia). Il a bouclé les 505 milles du parcours en 1 jour 16 heures 40 minutes et 22 secondes à la vitesse moyenne de 12,47 nœuds. Cette deuxième place conquise de haute lutte face à une flotte de voiliers Imoca de plus en plus dense et de plus en plus compétitive, constitue une première pour le navigateur Nordiste, ravi de sa course, et qui prend plus que jamais date pour la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, départ le 6 novembre prochain.

 

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Crédit : Ch Favreau 

« Je suis content, c’est ma première deuxième place en Imoca en Solo. Il manque une marche encore. On est proche en vitesse tous les trois, entre Dalin (Apivia), Beyou (Charal) et moi. Je perds beaucoup sur un changement de voile lors du grand bord de portant. Il y a peu d’écart entre nous au portant. Sur les autres allures, on est proche avec Charal, mais aux autres allures, Apivia va très vite. J’ai tenté des décalages lors de la remontée au près, qui ont bien fonctionné, sauf face à Apivia. J’étais bien placé pour la bascule mais Charlie va toujours un peu plus vite, de manière insolente. Il fait peu d’erreurs. L’année n’est pas finie.

 
C’était une course de Figariste, un sprint de 48 heures sans repos. J’ai dormi une heure en tout et pour tout. On a eu de belles conditions, du bon portant, avec des moyennes à 25 noeuds, du reaching avec des lignes de grains, compliqué. Un retour au près avec de la stratégie. Et une belle arrivée au petit matin. Une très belle course.

 
Je prends les choses dans l’ordre. Je suis content de mon bateau actuel. Un nouveau bateau, Advens 2, arrive, conçu par Antoine Koch et le cabinet Finot-Conq. C’est passionnant à imaginer, mais il viendra en temps et heure. LinkedOut est une belle machine qui me donne beaucoup de plaisir. Il est très abouti, quasiment prêt. Une belle machine, une belle équipe, on sera prêts pour le départ de la Route du Rhum. Une belle bataille s’annonce, avec les nouveaux bateaux déjà bien en place. Tout se joue sur les détails à présent. »

 

Source : TB Press
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Charlie Dalin, skipper d'APIVIA remporte les 48h Azimut solo, Charlie Enright s'impose en équipage

 

C’est à 6h48 que Charlie Dalin a franchi le premier la ligne d’arrivée des 48H Azimut solo sur Apivia. Il boucle le parcours de 505 milles en 1 jour, 15 heures, 42 minutes et 50 secondes à la vitesse moyenne de 12,72 noeuds et a effectué 614 milles sur l’eau (15,48 noeuds de moyenne)

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Comme prévu, le plan Verdier a pointé son étrave spatulée vers la ligne mouillée au large de la pointe du Talud juste avant le lever du soleil ce matin. Dans une petite brise frisquette de Nord, Charlie Dalin achevait en vainqueur la longue remontée au près de 200 milles depuis le Waypoint 2 qu’il avait doublé en tête hier à 9h45. Un point crucial de la course puisqu’après avoir creusé une avance d’une dizaine de milles lors de la descente endiablée du golfe de Gascogne dans la nuit de jeudi à vendredi, Apivia avait vu fondre sur lui ses poursuivants immédiats. Charal et LinkedOut pointaient alors à moins de 3 milles de son tableau arrière, comme pour un nouveau départ.

Mais Charlie Dalin n’a pas perdu son sang froid et n’a jamais abandonné la tête de la course, dont il s’était emparé une heure après le départ de Lorient jeudi. Contrôlant la flotte virement après virement, Apivia creusait de nouveau son avance à une allure où on le sait intouchable depuis le début de la saison. Charlie remporte donc haut la main ces 48 Heures Azimut, au terme d’une navigation toute en maîtrise et en détermination.

Un bon message envoyé à la concurrence à six semaines du départ de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe.

11th Hour Racing Team mené par Charlie Enright remporte les 48h Azimut The Ocean Race 

C’est à 9h34 que l'équipage d'11th Hour Racing Team a franchi la ligne d’arrivée. Il boucle le parcours de 545 milles en 1 jour, 18 heures, 56 minutes et 58 secondes à la vitesse moyenne de 12,66 noeuds et a effectué 658 milles sur l’eau (15,32 noeuds de moyenne) 

Source : Azimut

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Paul Meilhat et son nouvel IMOCA Biotherm abandonnent les 48h Azimut The Ocean Race, direction Port-la-Forêt

 

À 10h00 ce matin, l’équipage de Biotherm mené par Paul Meilhat a signifié à la direction de course du Défi Azimut – Lorient Agglomération son abandon.

 

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Des soucis sur le meuble de winch contraignent l’équipage à faire route vers Port-La-Forêt pour réparer. Alors que son nouvel IMOCA a été mis à l’eau quelques jours seulement avant le Défi Azimut, le skipper de Biotherm souhaite mettre toutes les chances de son côté pour repartir au plus vite en qualification en vue de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe.
 
Ces deux jours de navigation ont été précieux et enrichissants pour l’équipage, il était primordial de pouvoir participer à ce 12e Défi Azimut. "Ces 500 miles parcourus en course sont très positifs pour nous tous" confirmait Paul Meilhat ce matin.

 

Source : Azimut
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Charlie Dalin remporte les 48h Azimut solo

C’est à 6h48 que Charlie Dalin a franchi le premier la ligne d’arrivée sur Apivia. Il boucle le parcours de 505 milles en 1 jour, 15 heures, 42 minutes et 50 secondes à la vitesse moyenne de 12,72 noeuds et a effectué 614 milles sur l’eau (15,48 noeuds de moyenne)

Comme prévu, le plan Verdier a pointé son étrave spatulée vers la ligne mouillée au large de la pointe du Talud juste avant le lever du soleil ce matin. Dans une petite brise frisquette de Nord, Charlie Dalin achevait en vainqueur la longue remontée au près de 200 milles depuis le Waypoint 2 qu’il avait doublé en tête hier à 9h45. Un point crucial de la course puisqu’après avoir creusé une avance d’une dizaine de milles lors de la descente endiablée du golfe de Gascogne dans la nuit de jeudi à vendredi, Apivia avait vu fondre sur lui ses poursuivants immédiats. Charal et LinkedOut pointaient alors à moins de 3 milles de son tableau arrière, comme pour un nouveau départ.
Mais Charlie Dalin n’a pas perdu son sang froid et n’a jamais abandonné la tête de la course, dont il s’était emparé une heure après le départ de Lorient jeudi. Contrôlant la flotte virement après virement, Apivia creusait de nouveau son avance à une allure où on le sait intouchable depuis le début de la saison. Charlie remporte donc haut la main ces 48 Heures Azimut, au terme d’une navigation toute en maîtrise et en détermination.

Un bon message envoyé à la concurrence à six semaines du départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe.

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Neuf marins retenus

Ce mardi au Pôle Finistère course au large, le comité de sélection du Challenge Espoir Région Bretagne – Crédit Mutuel de Bretagne s’est penché sur les dossiers des 41 jeunes ayant candidaté. Les noms des neuf marins retenus pour la phase d’évaluation technique et sportive, qui se tiendra du 24 au 28 octobre 2022, à Port-la-Forêt, sont donc désormais connus. A l’issue de la phase 2, le jury technique organisera une finale en solitaire entre trois candidats, sur des monotypes Figaro Bénéteau 3, du 14 au 18 novembre 2022.

Une fois encore, le choix a été difficile mais les enjeux sont de taille puisque le grand vainqueur aura la chance de bénéficier d’un bateau, d’un budget de fonctionnement permettant de disputer dans les meilleures conditions le circuit du Championnat de France Élite de Course au Large, puis d’intégrer le Pôle Finistère Course au Large, gage d’une formation professionnelle sérieuse et d’un apprentissage au contact des meilleurs navigateurs français.
« Comme à chaque fois, la sélection des candidats n’a pas été simple mais nous nous sommes attachés à des critères objectifs reposant sur l’âge, les résultats en régate, le niveau au large et/ou l’expérience en mer, les convoyages ou les croisières familiales, puis les études ou l’expérience en rapport avec un rôle de chef de projet. » a commenté Jeanne Gregoire au moment de l’annonce des sélectionnés.

Les 9 sélectionnés pour la phase 2 en équipage du Challenge ESPOIR Région Bretagne CMB 2023 sont :

ANDRE Thomas (Brest Bretagne Nautisme) BUNEL Julien (Base Nautique Mare e Vela)  DEFFONTAINES Maïwenn (APCC) LARNICOL Yvon (CVL ABER WRACH) LE PAPE Victor (CN FOUESNANT) MASSE Théo (Loguivy Canot Club) MORVAN Paul (Brest Bretagne Nautisme) PAIN Swann (YC de Cherbourg) WESSELY Malo (Brest Bretagne Nautisme)

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Petits écarts et grosse bataille en tête de flotte des solitaires des 48H Azimut, ETA au petit matin

 

À la question « Où est Charlie ? »… La réponse est devant ! Tant du côté des équipages où l’Américain Charlie Enright et les siens (11th Hour Racing Team) ouvrent la voie après avoir doublé la bouée Azimut 2 à 8h26 ce jeudi matin, que du côté des solitaires avec Charlie Dalin en tête de la flotte à bord d’APIVIA, qui les imitait une heure plus tard. Depuis, c’est au rythme d’une plus lente et laborieuse navigation au louvoyage que progresse le gros des troupes. Les premières arrivées sont estimées à partir de 6h demain matin pour les 23 solitaires encore en course, après l’abandon du Japonais Kojiro Shiraishi (DMB MORI Global One) pour des raisons personnelles. Engagé sur un plus long parcours qui emmènera faire un petit détour par Penmarc'h, le quatuor des équipages de quatre devrait lui en finir à partir de midi.

 

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"L’avantage aux foilers est très clair"

Comme promis, ces 48 Heures du Défi Azimut-Lorient Agglomération ont débuté par une grande descente tout schuss au portant. C’est sur un rythme plutôt élevé que les concurrents ont rejoint la première marque, avec des bonnes sensations à la clé, même pour celles et ceux qui étrennent leur bateau en mode course, à l‘image de Samantha Davies qui dispute sa toute première compétition à bord de son flambant Initiatives Cœur rouge éclatant. « Le coucher de soleil, des vitesses moyennes de 26-27 nœuds, c’était incroyable ! Et Justine (Mettraux), qui était juste derrière, et plusieurs bateaux à vue, c’était vraiment sympa cette descente sur la première bouée, » raconte la navigatrice qui a néanmoins dû en découdre avec une fuite à l’arrière, non loin des batteries de l’électronique. Heureusement plus de peur que de mal pour celle qui pointe cet après-midi, en 7e position, à moins de 30 milles de la tête de flotte.

 
« Les premières 24 heures ont été plutôt soutenues sur un long bord de portant avec un empannage pas évident à placer. On savait qu’APIVIA a l’habitude de naviguer au-dessus de ses polaires (estimations de vitesses en fonction des conditions et des allures, ndlr), mais ils sont nombreux à l’avoir imité sur ce registre là, » commente Hubert Lemonnier, le directeur de course. « L’avantage aux foilers est très clair, » ajoute-t-il.

 

Dalin, Ruyant et Beyou devant

Cet après-midi, la hiérarchie établie sur l’eau illustre cette prise de pouvoir progressive après un début de course qui a pourtant vu la petite bande des bateaux à dérives tenir bon sous spi au portant VMG.

 
Après le bord au reaching dans un vent instable en force et direction entre Azimut 1 et Azimut 2, le bras de fer entre les foilers de tête s’intensifie à mesure que les premiers remontent au louvoyage. Le match est très serré entre les imperturbables APIVIA (Charlie Dalin) et LinkedOut (Thomas Ruyant) qui ont repris leurs bonnes vieilles habitudes et se tiennent dans un mouchoir de milles. Mais gare aux petits nouveaux : Charal (Jérémie Beyou), et V and B-Monbana-Mayenne (Maxime Sorel) bien placés en embuscade. De même que Holcim (Kevin Escoffier), auteur de la plus belle remontée au classement en second rideau. Tous ont bien fait parler le potentiel de vitesse avec des pointes entre 29 et 34 nœuds dans la nuit. Toute cette petite bande progresse dans un rayon d’une dizaine de milles alors qu’il reste moins de 150 milles à parcourir d’ici l’arrivée.

 
Au chapitre des belles performances, on retient celle de Monnoyeur-Duo for a job (Benjamin Ferré), premier bateau à dérives, qui s’accroche en 8e position. Paris tenu pour celui qui déclarait ce matin : « on a mis nos plus belles lunettes de vitesse ! Je viens de passer la bouée Azimut 2, et après un petit clic-clac de recalage, je remonte au près pour essayer de rattraper le copain Attanasio en ligne de mire. Tout va bien à bord !” Cet après-midi, il tient la dragée haute à plusieurs foilers, dont Fortinet-Best Western (Romain Attanasio) et Groupe APICIL (Damien Seguin), ses plus proches poursuivants. Belle prestation aussi de Gentoo Sailing Team (James Harayda), tout nouveau sur le circuit et bien placé depuis le début de la course.

 
À 17h30, Ollie Heer Ocean Racing (Ollie Herr) et freelance.com (Guirec Soudée), en 20e et 21e positions, viennent à leur tour de doubler la bouée Azimut 2. Pour eux aussi place à une longue ascension au louvoyage pour rallier l’arrivée au large de Lorient. “Au près, c’est toujours deux fois la route et trois fois la peine”, comme le rappelle ce vieil adage de la course au large, et ce d’autant plus à l’arrière de la flotte avec la menace de voir les écarts avec les premiers se creuser…

 

Pointage des 10 premiers sur les 48h Azimut solo à 18h30

1. APIVIA (Charlie Dalin) à 142 nm de l'arrivée
2. LinkedOut (Thomas Ruyant) +2,5 nm
3. Charal (Jérémie Beyou) +6 nm
4. V&B Monbana Mayenne (Maxime Sorel) +8.9 nm
5. Holcim-PRB (Kevin Escoffier) +10 nm
6. Teamwork (Justine Mettraux) +15 nm
7. Initiatives-Coeur (Samantha Davies) +28.3 nm
8. Monnoyeur – Duo for a Job (Benjamin Ferré) +29.9 nm
9. Fortinet – Best Western (Romain Attanasio) +33.3 nm
10. Prysmian Group (Giancarlo Pedote) +34.5 nm
...

Pointage 48h Azimut The Ocean Race à 18h30

1. 11th Hour Racing Team (Charlie Enright) à 181.2 nm de l'arrivée
2. Malizia – Seaexplorer (Boris Herrmann) +16.7 nm
3. Guyot Environnement - Team Europe (Benjamin Dutreux) +20.2 nm
4. Biotherm (Paul Meilhat). +39.3 nm

Source : Azimut

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François Gabart, le retour du solitaire

À un peu moins de deux mois du départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe (dimanche 6 novembre), François Gabart poursuit sa préparation à bord du trimaran SVR-Lazartigue. Le skipper retrouve les sensations de la navigation en solitaire, quatre ans après sa dernière course en solo, cette fameuse Route du Rhum 2018 et son épilogue légendaire.

Le cap est fixé sur la Route du Rhum. Dimanche 6 novembre, à Saint-Mâlo, François Gabart sera à la barre du Trimaran SVR-Lazartigue avec le regard déjà tourné vers Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, pour la 12e édition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Sorti des ateliers de Mer Concept le 5 septembre après une période de chantier d’été entamée le 21 juillet, le Trimaran a retrouvé sa place sur la mer et les océans. Pour le plus grand bonheur de son skipper. « Nous naviguons à nouveau depuis une grosse semaine, confirme François Gabart. Après les périodes de chantier, c’est toujours un plaisir de revenir sur l’eau et de reprendre cette casquette de marin. Le chantier d’été reste un petit chantier même s’il y a eu pas mal d’améliorations par rapport à la première partie de la saison au printemps. Nous avons notamment finalisé toute la partie ergonomique de façon à répondre à toutes les problématiques de la navigation en solitaire. Nous avons aussi remis le bateau à l’eau avec sa nouvelle dérive. C’est un chantier qui avait été lancé l’hiver dernier. Depuis la mise à l’eau il y a un peu plus d’un an (22 juillet 2021), c’est la plus grosse modification sur le bateau avec ce nouvel appendice. Nous allons pouvoir le tester. »

Entraînement avec l’équipe d’Actual

Depuis plusieurs jours, François Gabart a ainsi réalisé des navigations en « faux solitaire ». À bord, deux personnes de l’équipe technique et deux personnes pour réaliser une banque d’images, mais toutes les manœuvres, les réglages et la conduite du bateau furent réalisées par le skipper, en solitaire. Une règle qui sera bien évidemment respectée jusqu’au départ.

La suite du programme est en effet assez simple. « Naviguer au maximum ! Cette semaine, nous allons nous entraîner avec l’équipe d’Actual et Yves Le Blevec. Nous allons ensuite enchaîner des navigations. Tout ce qu’on arrive à faire le plus tôt possible est toujours bon à prendre. On ne peut pas se permettre de faire n’importe quoi car il reste moins de deux mois avant le départ, mais si des choses doivent casser, mieux vaut que ce soit maintenant que pendant la course ! On essaie donc de solliciter le plus possible le bateau… mais aussi le bonhomme. Ça fait aussi partie de l’entraînement en se mettant dans des situations difficiles pour être capable d’être performant et de bien réagir quand je serai dans la course. »

Encore beaucoup à apprendre du bateau

Même si le Trimaran SVR-Lazartigue a déjà montré son gros potentiel avec sa deuxième place dans la Transat Jacques-Vabre fin 2021 ou encore par le record de la Méditerranée en équipage (13h55’37’’, le 29 mai dernier entre Marseille et Carthage, en Tunisie), beaucoup de travail reste encore au programme. « Nous avons énormément progressé mais nous sommes toujours dans une phase d’apprentissage, confie François. Nous sommes encore loin d’en avoir fait le tour. Nous avons encore plein de choses à apprendre. Ce serait faux de dire que nous avons terminé la phase de fiabilisation du bateau. Nous sommes encore dans la découverte tant dans la connaissance du bateau que dans celui de la performance. Nous allons continuer à progresser dans les jours et les mois qui viennent. Ces phases demandent beaucoup d’énergie mais sont aussi très excitantes car aucune journée ne se ressemble. » Celles qui se profilent s’annoncent particulièrement chargées.

La Route du Rhum : un monument de la course au large

Lancée pour la première fois en 1978, la Route du Rhum relie Saint-Malo à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. La distance de cette transatlantique organisée seulement tous les quatre ans est de 3542 milles (environ 5700 km). Le record est détenu par Francis Joyon (IDEC Sport) en 7 jours 14 heures 21 minutes et 47 secondes, depuis l’édition 2018 remportée avec 7’08’’ d’avance sur François Gabart, alors sur son trimaran MACIF.

Pour cette édition 2022, 138 solitaires prendront le départ dans six catégories : Class 40, Imoca, Ocean Fifty, Rhum Mono, Rhum Multi, Ultim.

Tom Laperche dans la cellule de routage et skipper remplaçant

Récent vainqueur de la Solitaire du Figaro à l’issue d’une dernière étape d’anthologie à bord de Région Bretagne-CMB Performance, Tom Laperche, co-skipper du trimaran SVR-Lazartigue lors de la Transat Jacques-Vabre de l’automne dernier (2e place pour la première compétition du bateau), sera pleinement concerné par la Route du Rhum. Installé le temps de l’épreuve à Concarneau, dans les locaux de MerConcept, le jeune (25 ans) mais déjà expérimenté marin intégrera la cellule de routage au côté de Jean-Yves Bernot, l’habituel météorologue de François Gabart. En cas de problème de santé du skipper, il sera également appelé à prendre le départ.

« Cette année, l’objectif principal de François et du Trimaran SVR-Lazartigue est en solitaire avec la Route du Rhum. Pour moi, c’est génial de découvrir cette facette du routage au côté de Jean-Yves qui est un des meilleurs dans ce domaine et de pouvoir router un des bateaux les plus rapides de la planète. Dans le routage, Jean-Yves a beaucoup d’expérience, je vais beaucoup apprendre et apporter tout ce que je peux avec ma jeunesse et ma connaissance du trimaran car je suis dans ceux qui ont le plus navigué sur le bateau avec François et un ou deux autres de l’équipe. Tout se passe à merveille pour le moment mais ça demande d’être bien concentré, de tout préparer. Il n’y a pas trop le droit à l’erreur avec des projets d’une telle envergure.

La priorité pour le moment c’est de naviguer et de continuer à progresser. Dans mon rôle de skipper remplaçant, voir faire François permet de beaucoup apprendre. C’est un échange. Jusqu’à présent, je n’ai jamais vraiment fait une navigation simplement en observant. En juin et juillet, François ou moi faisions les manœuvres chacun notre tour avec des enchaînements pendant plusieurs heures sur des parcours. L’autre analysait, chronométrait etc. Ensuite on changeait de rôle. J’ai appris plein de choses. Cela m’a aussi permis de me rendre compte que c’était possible de gérer un bateau comme ça tout seul. C’est impressionnant. Il y a deux ans, j’en rêvais encore. C’était difficile de se rendre compte en quoi ça consistait et tout l’engagement physique et psychologique que cela nécessitait. Ces derniers mois ont permis de prendre conscience qu’on en est capable. Ça ne veut pas dire que c’est facile mais il y a un peu moins d’appréhension même s’il y en aura toujours. Car ça reste toujours du domaine de l’extraordinaire de naviguer en solitaire sur des bateaux comme ça. »

« Naviguer en solitaire est un cadeau »

« Ma dernière course en solitaire remonte à la Route du Rhum 2018. J’ai eu en revanche la chance de pas mal naviguer en solitaire les années précédentes avec le cycle Transat Anglaise en 2016 (vainqueur avec MACIF), Tour du monde en 2017 (record en 42 jours 16h40’35’’) et donc Route du Rhum en 2018 (2e). Je suis donc probablement un de ceux qui a le plus navigué en solitaire ces dernières années. Même si c’est notre métier et presque notre spécialité, les occasions sont rares. Malgré cette expérience et ces nombreux milles en Ultim, ça reste un exercice hyper sollicitant. Ça ne sera jamais acquis. On a toujours à progresser. C’est un challenge, extrêmement difficile. Mais c’est passionnant. C’est un challenge à la fois physique et mental. Je ne peux dissocier les deux. C’est ma vision de la recherche de l’excellence et de la performance. Nous avons d’énormes contraintes physiques avec des manœuvres qui nécessitent parfois de tourner les manivelles de longues minutes et parfois même des heures. Nous sommes également privés de sommeil. Nous avons mentalement de grosses responsabilités avec une nécessité d’être concentrés et de gérer des bateaux très complexes et de nombreux paramètres à collecter avec des décisions à prendre en permanence. Mais c’est ça qui est passionnant dans ce métier et que j’adore. Ça reste un privilège extraordinaire de naviguer en solitaire sur ces bateaux. Il faut donc prendre chaque navigation en solitaire comme un cadeau et profiter de pouvoir réaliser un rêve d’enfant. »

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