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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Le SPI en fête, grande parade ce samedi matin et au moins deux courses par catégories ont pu être envoyées

 

Ce samedi, malgré le vent léger de nord-est, le comité course du Spi Ouest-France - Banque Populaire Grand Ouest n’a pas chômé : au moins deux courses par catégories ont pu être envoyées après la grande parade qui a vu défiler les 341 équipages dans le chenal de La Trinité-sur-Mer tôt ce matin. Un moment fort de ce 43e Spi admiré par des spectateurs venus en nombre sur chacune des rives, et beaucoup d’émotion sur les visages des 1 646 marins.

 

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Crédit : YM Quemener


Le Spi : la grande fête de la Voile

Du Class40 dernier-cri comme le Crosscall d’Aurélien Ducroz, au trimaran A’Capella de Charlie Capelle qui célèbre ses 40 ans cette année, en passant par les voiliers de course-croisière de type First 40.7 ou les catamarans volants ETF 26, le Spi est bel et bien LA grande fête de la voile. Il fallait voir toutes les générations des monocoques et multicoques parader dans le chenal trinitain dès 8h30 ce matin, emmenées par les vedettes de la SNSM lançant leurs puissantes lances à incendie en guise de feu d’artifice. En mer, à terre et dans les airs, l’image de cette immense flotte colorée n’a laissé personne indifférent.

 

Acrobates dans un décor de carte postale

Peu de vent au large, moins de 7 nœuds à la côte, des algues à foison, les conditions de navigation se sont montrées probablement plus tactiques qu’hier. Des régates comme au ralenti sous un soleil de plomb… Bardés de crème solaire, chapeau ou casquette de rigueur, les équipiers mesuraient chaque geste d’envoi de spi, chaque déplacement sur le bateau, chaque positionnement à bord pour grappiller le moindre mille sur la concurrence. A ce petit jeu, en J/70, les Espagnols de Noticia ont eu fort à faire face à l’équipage rennais de Damian Michelier. Dans la flotte des J/80, une des plus importantes de ce 43e Spi, la moindre erreur se payait cash : le bateau de l’école navale CG 29, premier au classement provisoire, n’a donné aucune chance à ses camarades de jeu.

 

Bousculades sur les lignes de départ

L’impatience se faisait sentir aux alentours de 11h, à quelques secondes du coup de canon. Rappel général sur le rond Saint James qui voyait plusieurs équipages mordre la ligne. Ce rond comprend les catégories Osiris et IRC, où des bateaux de toutes tailles se confrontent, un heureux mélange d’équipiers amateurs et de têtes d’affiche. Le Contention 33 Blue Moon de Sam Prietz, par exemple, dispose d’un tacticien de choix : Bernard Mallaret (18 Tour de France à la Voile). A bord de l’A35 Locmalo, Antoine Carpentier, vainqueur de la Transat Jacques Vabre, apporte toute son expérience. Sur le rond Breizh Cola, les Open 5,70, 7,50 et Mach 6,50 ont également « mordu » la ligne avant le top départ. C’est dire si on se chamaille à tous les étages sur le Spi !

 

Du « beau » monde sur le village

Ce samedi toute la journée, l’association The Sea Cleaners proposait une animation ludique pour sensibiliser à la pollution plastique. Un grand jeu de l’oie auquel petits et grands pouvaient participer. Jean Le Cam était également présent dès 15h pour dédicacer son livre Toutes voiles dehors écrit par Philippe Joubin et préfacé par Erik Orsenna (Solar).

Retrouvez les résultats ici : https://evenements.ouest-france.fr/spi/resultats/ 

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Première journée de confrontation à Cadix sur le SailGP, Quentin Delapierre : "Augmenter mon niveau de jeu le plus rapidement possible"

15 minutes chrono 

Même équipés de leur grande aile de 29 mètres, les grands catamarans n’ont pas souvent navigué sur leurs foils ce samedi en baie de Cadix. Le petit temps (5 à 7 nœuds) a été le grand ordonnateur de ces premières régates espagnoles où il a fallu se battre contre les trous d’air, contre les adversaires, mais aussi contre le chrono. La règle de SailGP limite en effet le temps de course à 15 minutes. Les bateaux n’ayant pas franchi la ligne d’arrivée dans ce laps de temps étant classés selon leur ordre de passage à la marque précédente. Et ils ont été nombreux dans ce cas aujourd’hui, alors même que les parcours étaient raccourcis ! 

Duels en tête 

Dans les vents très légers, le départ était crucial pour prendre rapidement l’ascendant et rester maître de son destin. Les faveurs du classement ont ainsi été accordées aux bons « starters ». Les trois régates se sont d’ailleurs soldées par des bagarres à deux ou à trois, en tête, loin devant le reste de la troupe.
 
Dans la manche 1, les Britanniques franchissent la ligne quelques centimètres devant les Australiens. Dans la suivante, Espagnols et Japonais vont offrir un magnifique duel aux avant-postes. Dans la dernière, les Américains prennent l’avantage dans l’ultime bord, après avoir été dominés par les Australiens (encore eux) et des Danois particulièrement à l’aise et réguliers aujourd’hui. Sur cette dernière course très poussive, les équipages étaient réduits à 4 personnes à bord : trois hommes et une femme.

 

Les filles à la tactique puis… à la colonne 

Aujourd’hui, il leur fallait la tête, les bras, le souffle et un très bon cardio. Ce samedi, pour la première fois depuis la création de SailGP, les navigatrices des 8 équipes étaient à bord des F50 pour régater. D’abord à la tactique, en tant que 6e équipier, puis à la colonne de winch, lorsque le vent est tombé après la manche 2. Cette nouvelle configuration pour naviguer à 4 lorsqu’Eole se met en grève, avait été testée hier vendredi, pendant les manches d’entraînement. Mais aujourd’hui, les excellentes Nina Curtis (AUS), Katja Salskov-Iversen (DEN), Hannah Mills (GBR), Sena Takano (JAP), Erica Dawson (NZL), Andrea Emone (ESP), CJ Perez (USA) et Amélie Riou (FRA) faisaient leur entrée en conditions réelles.

 Les impressions d’Amélie Riou : « C’était une journée extraordinaire, certainement ma plus belle expérience dans la voile. J’ai navigué en 6e sur deux des trois manches, impliquée dans la tactique et les manœuvres et en tant que ‘grindeuse’ et au réglage du Foc sur la seconde manche. C’est très physique mais pas insurmontable ! En tout cas j’ai pris beaucoup de plaisir à disputer comme Quentin ma première course officielle SailGP ! Demain, les conditions vont être soutenues et nous n'avons jamais navigué dans du vent fort mais j’ai totalement confiance en Quentin. »

 

Dans les clous 

 La complexité de cette navigation inaugurale dans les eaux espagnoles n’a pas facilité la tâche du nouveau barreur du bateau tricolore. Pour son arrivée dans l’arène de SailGP, Quentin Delapierre a expérimenté des situations compliquées qui demandent une expérience qu’il commence à peine à se forger.

 
Quentin Delapierre : « C’était une super expérience aujourd'hui de prendre ce premier départ aux côtés de tous les autres bateaux. Je me suis senti vraiment dans la course. Je n’ai pas réussi à partir comme je l’espérais mais c’est, comme je l’imagine, le chemin normal d’apprentissage et à moi d’augmenter mon niveau de jeu le plus rapidement possible. J’ai l’impression qu’en termes de manœuvres et de vitesse c’était très correct.

 
Je souhaitais en plus de naviguer propre, ne pas prendre de pénalités idiotes, me faire plaisir en coupant la ligne de départ. A moi maintenant de progresser rapidement sur les départs. Demain, les conditions de vent seront soutenues. On aura la petite aile et les petits foils. On va probablement aller à 50 nœuds, ça va être une première fois pour moi ! J’ai envie d’y aller serein, en naviguant proprement, en faisant attention à ne pas mettre mon équipage en danger. Si j’arrive à faire tout cela, à la fin de la journée je serai super content. »

 
Demain dimanche, le décor devrait radicalement changer et donner une image totalement différente des F50. 15 à 20 nœuds d’Est-Sud-Est vont balayer la baie de Cadix. Un vent de terre qui promet d’être rafaleux et irrégulier pour un spectacle garanti !

 

CLASSEMENT SPAIN SAIL GRAND PRIX APRÈS 3 MANCHES

1- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 19 points
2- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 18 points
3- DENMARK / Nicolai Sehested / 15 points
4- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 15 points
5- JAPAN / Nathan Outteridge / 15 points
6- SPAIN / Phil Robertson / 14 points
7- NEW ZEALAND / Peter Burling / 9 points
8- FRANCE / Quentin Delapierre / 3 points

Source : V Bouchet

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Et ronds et ronds, petit temps et courses à foison

Ce samedi, malgré le vent léger de nord-est, le comité course du Spi Ouest-France – Banque Populaire Grand Ouest n’a pas chômé : au moins deux courses par catégories ont pu être envoyées après la grande parade qui a vu défiler les 341 équipages dans le chenal de La Trinité-sur-Mer tôt ce matin. Un moment fort de ce 43e Spi admiré par des spectateurs venus en nombre sur chacune des rives, et beaucoup d’émotion sur les visages des 1 646 marins.

Le Spi : la grande fête de la Voile

Du Class40 dernier-cri comme le Crosscall d’Aurélien Ducroz, au trimaran A’Capella de Charlie Capelle qui célèbre ses 40 ans cette année, en passant par les voiliers de course-croisière de type First 40.7 ou les catamarans volants ETF 26, le Spi est bel et bien LA grande fête de la voile. Il fallait voir toutes les générations des monocoques et multicoques parader dans le chenal trinitain dès 8h30 ce matin, emmenées par les vedettes de la SNSM lançant leurs puissantes lances à incendie en guise de feu d’artifice. En mer, à terre et dans les airs, l’image de cette immense flotte colorée n’a laissé personne indifférent.

Acrobates dans un décor de carte postale

Peu de vent au large, moins de 7 nœuds à la côte, des algues à foison, les conditions de navigation se sont montrées probablement plus tactiques qu’hier. Des régates comme au ralenti sous un soleil de plomb… Bardés de crème solaire, chapeau ou casquette de rigueur, les équipiers mesuraient chaque geste d’envoi de spi, chaque déplacement sur le bateau, chaque positionnement à bord pour grappiller le moindre mille sur la concurrence. A ce petit jeu, en J/70, les Espagnols de Noticia ont eu fort à faire face à l’équipage rennais de Damian Michelier. Dans la flotte des J/80, une des plus importantes de ce 43e Spi, la moindre erreur se payait cash : le bateau de l’école navale CG 29, premier au classement provisoire, n’a donné aucune chance à ses camarades de jeu.

Bousculades sur les lignes de départ

L’impatience se faisait sentir aux alentours de 11h, à quelques secondes du coup de canon. Rappel général sur le rond Saint James qui voyait plusieurs équipages mordre la ligne. Ce rond comprend les catégories Osiris et IRC, où des bateaux de toutes tailles se confrontent, un heureux mélange d’équipiers amateurs et de têtes d’affiche. Le Contention 33 Blue Moon de Sam Prietz, par exemple, dispose d’un tacticien de choix : Bernard Mallaret (18 Tour de France à la Voile). A bord de l’A35 Locmalo, Antoine Carpentier, vainqueur de la Transat Jacques Vabre, apporte toute son expérience. Sur le rond Breizh Cola, les Open 5,70, 7,50 et Mach 6,50 ont également « mordu » la ligne avant le top départ. C’est dire si on se chamaille à tous les étages sur le Spi !

Du « beau » monde sur le village

Ce samedi toute la journée, l’association The Sea Cleaners proposait une animation ludique pour sensibiliser à la pollution plastique. Un grand jeu de l’oie auquel petits et grands pouvaient participer. Jean Le Cam était également présent dès 15h pour dédicacer son livre Toutes voiles dehors écrit par Philippe Joubin et préfacé par Erik Orsenna (Solar).

Le Spi Ouest-France – Banque Populaire Grand Ouest en chiffres

341 équipages
1 646 marins
20 catégories de bateaux
20 bénévoles par comités de course
5 zones de course

Ils ont dit :

Jean-Christophe Mourniac, Teampro (ETF 26)

« Le niveau est élevé cette année et les régates sont intenses avec la présence de très bons régatiers comme Kevin Fisher. Nous sommes contents car nous faisons peu d’erreur. Ce sont des conditions pas forcément évidentes pour nous d’autant qu’il y a pas mal d’algues dans le fond de la baie, nous avons même dû plonger pour retirer un immense paquet pris dans le safran. Mais on se régale de cette météo de rêve en plein mois d’octobre ! »

Lucie Queruel, Grand Surprise (MACSF)

« Quel bonheur ! Pas facile ces régates dans du petit temps mais nous nous en tirons plutôt bien. L’équipage ne se connaissait pas du tout trois jours avant le Spi Ouest-France, nous avons juste fait un petit entraînement et tout se passe incroyablement bien. L’ambiance est folle sur le plan d’eau, c’est très serré en Grand Surprise, ça crie aux bouées, mais toujours dans une belle ambiance conviviale. »

Domitille Savard, J/70 (TBS)

« Nous débutons en J/70 et pour certains d’entre nous c’est le premier Spi Ouest-France. Cette parade est magique, on en prend plein les yeux ! On se sent tout petit devant tous ces bateaux. Nous débutons la régate en équipage et j’avoue que ce n’est pas évident d’appréhender la tactique, les courants. Mais, nous apprenons chaque minute, et c’est sûr que nous reviendrons l’année prochaine avec un peu plus d’entraînement ! Pour le moment, nous profitons un maximum. »

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De bons présages pour l’édition 2022

Les années 2020 et 2021 ont été marquées par la crise sanitaire mais la CIC NORMANDY CHANNEL RACE a pu s’organiser en limitant l’accès au grand public tout en vivant une course toujours aussi disputée en mer et une médiatisation en forte hausse avec le soutien de notre partenaire France3 Normandie.

L’année 2022 doit permettre de retrouver l’intégralité de l’événement cher au cœur des caennais et des normands, avec en particulier l’accueil du grand public sans restriction sur le village du Bassin St Pierre à Caen, et un départ toujours très suivi le dimanche 15 mai 2022.

L’engagement du CIC comme partenaire titre pour une première édition se confirme pour les deux prochaines années permettant ainsi aux côtés des partenaires institutionnels historiques de poursuivre un développement vigoureux de l’envergure de la manifestation.

Un engouement pour la course au large qui ne se dément pas

Suivant en cela l’extraordinaire impact du dernier Vendée Globe la course au large n’en finit pas de passionner les français et de susciter les vocations. Entre les deux éditions 2021 et 2022 de la CIC NORMANDY CHANNEL RACE ce sont près de 15 Class40 neufs qui auront été mis à l’eau annonçant très probablement un nouveau record de participation.

Au-delà du nombre l’épreuve cultive son image de référence sportive, d’exigence et de compétitivité. Chaque skipper du circuit viendra y rechercher pour certains une reconnaissance sportive et pour d’autres une expérience nautique forte sur un parcours unique qui n’est « jamais ni tout à fait le même ni tout à fait un autre » pour paraphraser le poète.

L’Avis de Course est publié ce jour les inscriptions ouvertes : www.normandy-race.com – espace coureurs

Une épreuve toujours en mouvement

Étendue sur plusieurs régions de la frontière belge à la Loire la couverture quotidienne sur France 3 des 12 jours de l’épreuve en 2021 a été une étape marquante.

La qualité de l’accueil à Caen est aussi en mouvement avec le vote par la Ville de Caen en juillet dernier d’importants travaux d’aménagement du bassin St Pierre, dans une partie de la ville de Caen qui elle-même se métamorphose d’année en année.

Le village grand public retrouvera son visage des années précédentes sur le quai Vendeuvre avec une animation forte à annoncer qui réunira à nouveau les caennais autour de la manifestation.

Et l’accueil des partenaires, qui a connu un pic en 2021 avec près de 800 invités reçus à terre ou en mer pour suivre le départ, sera renforcé avec une nouvelle extension du village partenaires.

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Un Class40 neuf pour Nicolas d’Estais, "Il nous reste deux semaines et demie pour mettre au point le bateau"

 

Ce vendredi 8 octobre restera ancré dans les mémoires du skipper Nicolas d’Estais, de son ami et co-équipier Erwan Le Draoulec ainsi que de leurs partenaires. La raison : la mise à l’eau du tout nouveau Class40 Emile Henry x HappyVore à pile un mois de la Transat Jacques Vabre. Cela marque la fin de 10 mois de construction au chantier Multiplast à Vannes conçu et imaginé par le réputé cabinet d’architecture navale, VPLP. Le compte à rebours est lancé, place aux navigations et à la dernière ligne droite avant le départ de cette mythique transatlantique, le 7 novembre prochain.

 

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Un plan VPLP 

Voilà maintenant presque une année que les discussions entre Nicolas d’Estais et le cabinet d’architecture navale VPLP ont démarré, l’objectif du marin était de construire le bateau qui l’emmènerait sur les courses les plus prestigieuses au sein de la Class40. « C’est une chance d’avoir pu suivre une construction de A à Z. J’ai appris énormément de choses. Orchestrer et gérer les différentes parties prenantes du chantier a été passionnant. C’est selon moi le plus beau bateau sur lequel on va traverser l’Atlantique, j’ai très hâte ! » se réjouit Nicolas. Il a fallu travailler avec sérieux pour être dans les temps et Nicolas a su s’entourer d’une équipe compétente et passionnée pour arriver à ses fins.

 

Erwan Le Draoulec embarque

La Transat Jacques Vabre, transatlantique de renom et pleines d’histoires se dispute en double et pour l’occasion, Nicolas a choisi d’embarquer le talentueux bourguignon Erwan Le Draoulec. Les deux régatiers se sont connus sur le circuit Mini 6.50 et se sont très vite liés d’amitié. Après avoir bouclé d’une belle manière leurs Mini Transat respectives, course phare du circuit (Erwan remporte l’édition 2017 sous les couleurs d’Emile Henry et Nicolas termine 9e en 2015 et 2e en 2019), l’un, Nicolas, est parti à la découverte du milieu des Class40 tandis que l’autre, Erwan s’est attaqué au réputé circuit Figaro et vient d’ailleurs de terminer 10ede sa deuxième Solitaire du Figaro. Pour Nicolas, partir avec son ami Erwan a très vite été une évidence. De plus, ce dernier a rapidement montré son intérêt dans la construction du bateau, il a pu apporter son expertise et donner quelques conseils de figaristes. « Erwan est un marin très accompli avec un palmarès de dingue. Il a prouvé qu’il était super en forme cette année en faisant une belle saison en Figaro. Ça va être top d’avoir quelqu’un de compétant pour me prêter main forte sur le bateau. » raconte Nicolas. Un duo sympathique, performant et sérieux.

 

"Chaque minute est comptée !"

Le Class40 n°167 Emile Henry x HappyVore sera le dernier de sa catégorie à être mis à l’eau. Les prochaines semaines s’annoncent studieuses car le temps est compté pour arriver fin prêts sur la ligne du départ de la Transat Jacques Vabre au Havre le 7 novembre prochain. « Il nous reste deux semaines et demie pour mettre au point le bateau. Chaque minute est comptée ! Il va falloir l’éprouver au maximum de façon à ne pas avoir de mauvaises surprises pendant la course. » annonce le skipper.

 
C’est un défi de taille mais que les deux marins sont prêts à relever tant leur motivation est débordante. « Ce défi technologique me branchait bien ainsi que mon partenaire de longue date, Emile Henry qui avait suivi la construction de mon Mini à l’époque. J’ai pris beaucoup de plaisir à aider Nicolas sur la partie performance du bateau et à apporter mon expérience du Figaro entouré de l’équipe Macif qui m’accompagne depuis deux années. » se plait à raconter Erwan. Conscients de l’énorme potentiel du bateau, il va falloir dans un premier temps le fiabiliser, se qualifier et tenter de rallier la Martinique dans les plus brefs délais sans soucis majeurs. Mais connaissant les marins, s’il y a une opportunité de performer parmi ces 45 Class40, dont une quinzaine de bateaux de dernière génération, ils la saisiront !

 

Emile Henry x HappyVore 

Nicolas et Erwan ont également embarqué à leurs côtés deux partenaires titres sans qui l’aventure sportive n’aurait pas lieu : Emile Henry et HappyVore. Emile Henry est une entreprise française, originaire de Bourgogne et spécialisée dans la fabrication de céramiques culinaires conçues à partir de matières premières naturelles. Elle a déjà mis un pied dans la course au large en 2017 puisqu’elle accompagnait Erwan dans ses débuts, tout d’abord lors de sa victoire en Mini6.50 puis en Figaro avant qu’il n’intègre la filière Macif. « C’est important pour moi de garder un lien avec ma terre natale. Je veux continuer cette histoire que j’ai créée à mes débuts du Mini 6.50 qui était de partager avec des entreprises qui sont loin du monde marin des aventures intenses. » raconte Erwan. Le partenaire avait déjà, à l’époque, montré son interêt pour la course au large et s’était reconnu dans les valeurs véhiculées par cette discipline. Sport sain et proche de la nature, goût pour le défi technologique et le dépassement de soi, aventure qui demande un esprit d’ouverture, sont en effet des notions très en phase avec les valeurs d’Emile Henry. C’est donc une relation de confiance et qui perdure entre Erwan et la famille Henry.

 
« La course à la voile est un sport sain, respectueux de l’environnement, qui incarne le goût du challenge et le dépassement de soi. Cette aventure en binôme demande un esprit d’ouverture pour affronter les difficultés en mer et arriver à bon port tout en assurant sa place. Ces notions et les valeurs d’Emile Henry convergent largement. Nous avions à cœur de co-construire une visibilité/un projet qui nous ressemble. » précise Jean-Baptiste Henry, PDG de l’entreprise familiale.

 
« Pour continuer dans l’idée de faire des projets « Made In Bourgogne », le deuxième partenaire de mon Figaro avant que j’intègre la filière Macif était RAVE. Spécialiste de la gestion de services transports et logistique. Ils sont également dans l’aventure Class40 et je suis très content de les embarquer. » rajoute Erwan.

 
Place aux entraînements pour le duo qui va devoir multiplier les navigations afin de fiabiliser le bateau au mieux et valider sa qualification. Tanguy Leglatin, leur entraîneur, sera présent pour les aider au mieux dans cette phase importante. Et rendez-vous au Havre, le 7 novembre pour encourager les skippers et les soutenir au départ de cette mythique course, direction la Martinique !

 

Source : EL'DO
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Les arrivées s'enchainent sur la Mini Transat, en Série les écarts sont conséquents mais pas insurmontables

 

Si les trois premiers Proto sont arrivés en moins de 1 heure et 10 minutes à l’issue des 1 350 milles de la première étape de la 23e Mini Transat EuroChef entre Les Sables d’Olonne et Santa Cruz de La Palma, les trois premiers Série sont arrivés, eux, avec des écarts importants. Pour preuve, Melwin Fink (920 – SignForCom) a franchi la ligne avec une avance de 19h12 sur Christian Kargl (980 – All Hands on Deck) puis de 25h52 sur Hugo Dhallenne (979 – YC Saint Lunaire), respectivement deuxième et troisième de ce premier acte au scénario des plus improbables. Un scénario dans lequel le leader a continué sa course quand son dauphin a marqué une escale technique au Portugal et que l’ensemble de ses concurrents ont collectivement décidé de se mettre à l’abri pour éviter le passage d’un front au large du cap Finisterre. Si les dés sont naturellement loin d’être jetés avant le deuxième round, pour le skipper allemand, ce qui est pris ne sera toutefois plus à prendre !

 

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Crédit : V Olivaud


« Je rêvais d’un Top 10 avant de partir et là, je suis le premier bateau à arriver à La Palma avec une importante avance sur le deuxième ! Je n’arrive pas à croire ce qui m’arrive. C’est fou ! », a commenté Melwin Fink à son arrivée aux Canaries. Le navigateur, âgé de seulement 19 ans, a frappé un grand coup lors de cette première manche de la Mini Transat EuroChef, devenant le plus jeune skipper et le deuxième navigateur de nationalité allemande (après Isabelle Joschke en 2007) de l’histoire de la course à remporter (avant jury) une étape. Hold-up ou coup d’éclat ? Les avis sont partagés. Dans tous les cas, le skipper de SignForCom a clairement fait le break lors du quatrième jour de course, peu après le cap Finisterre qu’il avait débordé en 17e position, à 16,3 milles du leader du moment, Gaël Ledoux (886 – Haltoflame – Ilots.site). « Après la réception de l’avis de BMS, j’ai entendu des échanges à la VHF mais je n’ai pas compris que certains pensent à s’abriter 36 heures avant le passage de front. J’ai pensé que c’était très tôt pour décider de mettre sa course entre parenthèses. J’ai parlé avec Christian Kargl. Nous avons décidé ensemble de continuer de descendre le plus au sud possible et, le moment venu, de choisir de rejoindre un port ou non. A mesure que nous avons avancé, nous avons pu nous rendre compte que, comme ce qui avait été précisé dans le bulletin météo, les conditions au sud de la latitude de Porto étaient maniables et que, par conséquent, il n’y avait pas de raison de s’arrêter », a déclaré Melwin.

 

La bonne surprise pour Kargl 

Un récit corroboré par Christian Kargl. « Après le cap Finisterre et l’émission du BMS, tout le monde était assez nerveux et il y a eu de nombreuses discussions à la VHF à propos des mauvaises conditions à venir. J’ai essayé de trouver une place dans une marina mais je n’ai pas eu de confirmation. J’ai donc attendu un peu puis j’ai échangé avec Melwin (Fink) qui m’a indiqué que la météo serait plus maniable plus au sud. L’un comme l’autre, nous avons décidé de continuer notre route puis d’aviser en fonction du bulletin météo suivant. Dès lors, nous avons eu la confirmation que plus on continuerait de descendre, moins on aurait de vent. Du coup on s’est dit « Let’s go ! », a détaillé le skipper de All Hands on Deck. Privé de BLU dès le deuxième jour après que sa radio a pris l’eau, l’Autrichien n’a pas caché son étonnement de finir deuxième dans ce premier round. Et pour cause, après avoir effectué une escale technique de 15 heures dans le port portugais de Viana do Castelo afin de régler un problème de black-out électronique, puis d’attendre la fin du passage de front, le solitaire pensait retrouver ses camarades de jeu en reprenant la mer. « C’est génial de finir deuxième, et plus encore avec autant d’avance sur le 3e et sur le reste de la flotte », a souligné Christian qui, après une 31e place décrochée lors de l’édition 2005 de la Mini Transat, vise cette année une place dans le Top 10. Sa performance aux Canaries lui permet aujourd’hui de rêver de mieux encore, mais la deuxième étape demeure un gros morceau avec ses 2 700 milles, et les dés sont loin d’être jetés.

 

Dhallenne revenu comme une balle 

Hugo Dhallenne le sait d’ailleurs bien, et c’est bien pour cette raison qu’il n’a jamais rien lâché sur la portion entre Baiona et Santa Cruz de La Palma. « Après le petit stop en Espagne que la quasi-totalité de la flotte a décidé de faire pour laisser passer le front froid au large du cap Finisterre, il a fallu recravacher pour arriver ici le plus vite possible et laisser aux deux premiers le moins d’avance possible avant la suite. Pour ma part, j’ai vraiment chargé, je n’ai pas beaucoup dormi et je n’ai pas trop bien géré la machine », a commenté le skipper du Maxi 6.50 aux couleurs de l’YC Saint Lunaire qui n’a ménagé ni ses efforts ni sa monture pour revenir au score, mais qui a indiscutablement fait forte impression, confirmant largement son statut d’homme fort du circuit. En naviguant pied au plancher, parfaitement en phase avec les nombreuses oscillations du vent, et en tenant ainsi des moyennes nettement supérieures à celles de ses rivaux, il est parvenu à rattraper chaque jour une trentaine de milles sur les deux leaders et à creuser d’autant l’écart sur ses poursuivants. S’il regrette d’avoir mis un temps sa course entre parenthèses ? « Je pense qu’on a bien fait de s’arrêter, de laisser le font passer et de repartir derrière. Comme ça, il n’y a pas eu d’hélico, il n’y a pas eu de problème et c’est le principal », assure le Bretillien qui a profité de son escale pour solutionner des problèmes de structure, d’aérien puis de commande de pilote automatique survenus lors du passage du premier front, dans le golfe de Gascogne. « Est-ce-que j’aurais continué sans ça ? C’est sûr que dans le deuxième front, avec le fond de mon bateau qui se décollait, ça aurait sans doute été un peu tendu », a avoué Hugo. En voilà un, en tous les cas, qui n’a assurément pas encore dit son dernier mot !

 

Source : A Bargat
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J-60, le rythme s’accélère pour l’équipage de Use It Again !

A deux mois du début du stand-by pour le Record du Tour du Monde à l’Envers contre vents et courants, les semaines défilent à un rythme soutenu pour Romain Pilliard et Alex Pella. Dès la fin du mois de novembre, l’équipage du trimaran de l’économie circulaire se tiendra prêt à prendre le départ d’une aventure hors du commun : une démonstration par l’exemple de ce qu’est l’économie circulaire et prouver que l’on peut faire les choses autrement !

Le Record du Tour du Monde à l’Envers en quelques chiffres :

33 400, c’est la distance en milles du parcours (30% plus long que celui du Vendée Globe) 5, c’est le nombre de personnes ayant réussi le Tour du Monde à l’Envers. 1 158, c’est le nombre de jours que Joshua Slocum a mis pour boucler le parcours en 1895. 122, c’est le nombre de jours du record actuel détenu depuis 2004 par Jean-Luc Van Den Heede. 2017, c’est l’année de la dernière tentative de ce record par Yves Le Blévec sur Actual (Chavirage au Cap Horn).

La météo avec Christian Dumard

Météorologue, routeur, et marin aguérri, Christian Dumard accompagne les plus grandes équipes de course au large dans la réussite de leur projet, notamment Francis Joyon pour sa dernière Route du Rhum et lors du Trophée Jules Verne. Romain et Alex partiront en double, et Christian sera le troisième homme du record, puisque depuis la terre, il analysera la météo et établira la meilleure trajectoire à suivre pour nos deux marins.

Une nouvelle garde-robe !

Cette semaine, l’équipe de Use It Again! a récupéré deux anciens gennakers en parfait état, actuellement retaillés chez notre voilier All Purpose. De quoi faire une jolie garde-robe au trimaran Use It Again! pour le Record du Tour du Monde. Un grand merci à l’équipe d’All Purpose, très impliquée dans notre projet d’économie circulaire.

Romain Pilliard, parrain de l’association Children For The Oceans

L’association Children for the Oceans a été fondée en juin 2018 par Thomas Lesage, 15 ans. En réalisant un tour du monde à la voile sur un bateau école, l’adolescent intervient dans différentes écoles pour parler de son expérience. « Ce voyage m’a appris beaucoup sur moi-même et surtout, j’ai eu une grosse prise de conscience sur l’importance de l’océan. Aujourd’hui, il se meurt, cela m’est insupportable », explique Thomas. Ni une ni deux, il monte un réseau de jeunes ambassadeurs dans le monde entier, des jeunes qui interviennent régulièrement dans les écoles de leurs pays respectifs pour sensibiliser les enfants à la protection de l’océan de manière simple et ludique. La communauté créée autour du projet rassemble déjà plus de 800 enfants-membres et 12 ambassadeurs dans le monde entier, qui comme Thomas sont curieux et concernés et souhaitent contribuer à la sauvegarde des océans.

« Les enfants sont nos meilleurs ambassadeurs, je passe beaucoup de temps dans les écoles et je suis d’ailleurs parrain d’une école en Guadeloupe. Sensibiliser les enfants se répercute ensuite plus largement sur la famille. Je suis papa de trois enfants dont deux jeunes adolescents, ils grandissent conscients de l’importance de faire bouger les choses pour notre planète. Il faut faire confiance à cette nouvelle génération ! » Explique Romain Pilliard.

En contact régulier avec l’association Children for the Oceans tout au long de l’année, Romain Pilliard et Alex Pella échangeront et interviendront en visio-conférence avec les écoles et partageront les grandes étapes de leur tour du monde qui seront relayées aux quatre coins du monde dans les écoles par les enfants ambassadeurs de l’association.

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Class40. Nicolas d’Estais met à l’eau son Class40 signé VPLP

Ce vendredi 8 octobre restera ancré dans les mémoires du skipper Nicolas d’Estais, de son ami et co-équipier Erwan Le Draoulec ainsi que de leurs partenaires. La raison : la mise à l’eau du tout nouveau Class40 Emile Henry x HappyVore à pile un mois de la Transat Jacques Vabre. Cela marque la fin de 10 mois de construction au chantier Multiplast à Vannes conçu et imaginé par le réputé cabinet d’architecture navale, VPLP. Le compte à rebours est lancé, place aux navigations et à la dernière ligne droite avant le départ de cette mythique transatlantique, le 7 novembre prochain.

Voilà maintenant presque une année que les discussions entre Nicolas d’Estais et le cabinet d’architecture navale VPLP ont démarré, l’objectif du marin était de construire le bateau qui l’emmènerait sur les courses les plus prestigieuses au sein de la Class40. « C’est une chance d’avoir pu suivre une construction de A à Z. J’ai appris énormément de choses. Orchestrer et gérer les différentes parties prenantes du chantier a été passionnant. C’est selon moi le plus beau bateau sur lequel on va traverser l’Atlantique, j’ai très hâte ! » se réjouit Nicolas. Il a fallu travailler avec sérieux pour être dans les temps et Nicolas a su s’entourer d’une équipe compétente et passionnée pour arriver à ses fins.

La Transat Jacques Vabre, transatlantique de renom et pleines d’histoires se dispute en double et pour l’occasion, Nicolas a choisi d’embarquer le talentueux bourguignon Erwan Le Draoulec. Les deux régatiers se sont connus sur le circuit Mini 6.50 et se sont très vite liés d’amitié. Après avoir bouclé d’une belle manière leurs Mini Transat respectives, course phare du circuit (Erwan remporte l’édition 2017 sous les couleurs d’Emile Henry et Nicolas termine 9e en 2015 et 2e en 2019), l’un, Nicolas, est parti à la découverte du milieu des Class40 tandis que l’autre, Erwan s’est attaqué au réputé circuit Figaro et vient d’ailleurs de terminer 10ede sa deuxième Solitaire du Figaro. Pour Nicolas, partir avec son ami Erwan a très vite été une évidence. De plus, ce dernier a rapidement montré son intérêt dans la construction du bateau, il a pu apporter son expertise et donner quelques conseils de figaristes. « Erwan est un marin très accompli avec un palmarès de dingue. Il a prouvé qu’il était super en forme cette année en faisant une belle saison en Figaro. Ça va être top d’avoir quelqu’un de compétant pour me prêter main forte sur le bateau. » raconte Nicolas. Un duo sympathique, performant et sérieux.

Le Class40 n°167 Emile Henry x HappyVore sera le dernier de sa catégorie à être mis à l’eau. Les prochaines semaines s’annoncent studieuses car le temps est compté pour arriver fin prêts sur la ligne du départ de la Transat Jacques Vabre au Havre le 7 novembre prochain. « Il nous reste deux semaines et demie pour mettre au point le bateau. Chaque minute est comptée ! Il va falloir l’éprouver au maximum de façon à ne pas avoir de mauvaises surprises pendant la course. » annonce le skipper.

C’est un défi de taille mais que les deux marins sont prêts à relever tant leur motivation est débordante. « Ce défi technologique me branchait bien ainsi que mon partenaire de longue date, Emile Henry qui avait suivi la construction de mon Mini à l’époque. J’ai pris beaucoup de plaisir à aider Nicolas sur la partie performance du bateau et à apporter mon expérience du Figaro entouré de l’équipe Macif qui m’accompagne depuis deux années. » se plait à raconter Erwan. Conscients de l’énorme potentiel du bateau, il va falloir dans un premier temps le fiabiliser, se qualifier et tenter de rallier la Martinique dans les plus brefs délais sans soucis majeurs. Mais connaissant les marins, s’il y a une opportunité de performer parmi ces 45 Class40, dont une quinzaine de bateaux de dernière génération, ils la saisiront !

Emile Henry x HappyVore

Nicolas et Erwan ont également embarqué à leurs côtés deux partenaires titres sans qui l’aventure sportive n’aurait pas lieu : Emile Henry et HappyVore. Emile Henry est une entreprise française, originaire de Bourgogne et spécialisée dans la fabrication de céramiques culinaires conçues à partir de matières premières naturelles. Elle a déjà mis un pied dans la course au large en 2017 puisqu’elle accompagnait Erwan dans ses débuts, tout d’abord lors de sa victoire en Mini6.50 puis en Figaro avant qu’il n’intègre la filière Macif. « C’est important pour moi de garder un lien avec ma terre natale. Je veux continuer cette histoire que j’ai créée à mes débuts du Mini 6.50 qui était de partager avec des entreprises qui sont loin du monde marin des aventures intenses. » raconte Erwan. Le partenaire avait déjà, à l’époque, montré son interêt pour la course au large et s’était reconnu dans les valeurs véhiculées par cette discipline. Sport sain et proche de la nature, goût pour le défi technologique et le dépassement de soi, aventure qui demande un esprit d’ouverture, sont en effet des notions très en phase avec les valeurs d’Emile Henry. C’est donc une relation de confiance et qui perdure entre Erwan et la famille Henry.

« La course à la voile est un sport sain, respectueux de l’environnement, qui incarne le goût du challenge et le dépassement de soi. Cette aventure en binôme demande un esprit d’ouverture pour affronter les difficultés en mer et arriver à bon port tout en assurant sa place. Ces notions et les valeurs d’Emile Henry convergent largement. Nous avions à cœur de co-construire une visibilité/un projet qui nous ressemble. » précise Jean-Baptiste Henry, PDG de l’entreprise familiale.

« Pour continuer dans l’idée de faire des projets « Made In Bourgogne », le deuxième partenaire de mon Figaro avant que j’intègre la filière Macif était RAVE. Spécialiste de la gestion de services transports et logistique. Ils sont également dans l’aventure Class40 et je suis très content de les embarquer. » rajoute Erwan.

Place aux entraînements pour le duo qui va devoir multiplier les navigations afin de fiabiliser le bateau au mieux et valider sa qualification. Tanguy Leglatin, leur entraîneur, sera présent pour les aider au mieux dans cette phase importante. Et rendez-vous au Havre, le 7 novembre pour encourager les skippers et les soutenir au départ de cette mythique course, direction la Martinique !

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Mini-Transat. Le jeu reste encore ouvert en série malgré des écarts conséquents

Si les trois premiers Proto sont arrivés en moins de 1 heure et 10 minutes à l’issue des 1 350 milles de la première étape de la 23e Mini Transat EuroChef entre Les Sables d’Olonne et Santa Cruz de La Palma, les trois premiers Série sont arrivés, eux, avec des écarts importants. Pour preuve, Melwin Fink (920 – SignForCom) a franchi la ligne avec une avance de 19h12 sur Christian Kargl (980 – All Hands on Deck) puis de 25h52 sur Hugo Dhallenne (979 – YC Saint Lunaire), respectivement deuxième et troisième de ce premier acte au scénario des plus improbables. Un scénario dans lequel le leader a continué sa course quand son dauphin a marqué une escale technique au Portugal et que l’ensemble de ses concurrents ont collectivement décidé de se mettre à l’abri pour éviter le passage d’un front au large du cap Finisterre. Si les dés sont naturellement loin d’être jetés avant le deuxième round, pour le skipper allemand, ce qui est pris ne sera toutefois plus à prendre !

« Je rêvais d’un Top 10 avant de partir et là, je suis le premier bateau à arriver à La Palma avec une importante avance sur le deuxième ! Je n’arrive pas à croire ce qui m’arrive. C’est fou ! », a commenté Melwin Fink à son arrivée aux Canaries. Le navigateur, âgé de seulement 19 ans, a frappé un grand coup lors de cette première manche de la Mini Transat EuroChef, devenant le plus skipper et le deuxième navigateur de nationalité allemande (après Isabelle Joschke en 2007) de l’histoire de la course à remporter (avant jury) une étape. Hold-up ou coup d’éclat ? Les avis sont partagés. Dans tous les cas, le skipper de SignForCom a clairement fait le break lors du quatrième jour de course, peu après le cap Finisterre qu’il avait débordé en 17e position, à 16,3 milles du leader du moment, Gaël Ledoux (886 – Haltoflame – Ilots.site). « Après la réception de l’avis de BMS, j’ai entendu des échanges à la VHF mais je n’ai pas compris que certains pensent à s’abriter 36 heures avant le passage de front. J’ai pensé que c’était très tôt pour décider de mettre sa course entre parenthèses. J’ai parlé avec Christian Kargl. Nous avons décidé ensemble de continuer de descendre le plus au sud possible et, le moment venu, de choisir de rejoindre un port ou non. A mesure que nous avons avancé, nous avons pu nous rendre compte que, comme ce qui avait été précisé dans le bulletin météo, les conditions au sud de la latitude de Porto étaient maniables et que, par conséquent, il n’y avait pas de raison de s’arrêter », a déclaré Melwin.

La bonne surprise pour Kargl
Un récit corroboré par Christian Kargl. « Après le cap Finisterre et l’émission du BMS, tout le monde était assez nerveux et il y a eu de nombreuses discussions à la VHF à propos des mauvaises conditions à venir. J’ai essayé de trouver une place dans une marina mais je n’ai pas eu de confirmation. J’ai donc attendu un peu puis j’ai échangé avec Melwin (Fink) qui m’a indiqué que la météo serait plus maniable plus au sud. L’un comme l’autre, nous avons décidé de continuer notre route puis d’aviser en fonction du bulletin météo suivant. Dès lors, nous avons eu la confirmation que plus on continuerait de descendre, moins on aurait de vent. Du coup on s’est dit « Let’s go ! », a détaillé le skipper de All Hands on Deck. Privé de BLU dès le deuxième jour après que sa radio a pris l’eau, l’Autrichien n’a pas caché son étonnement de finir deuxième dans ce premier round. Et pour cause, après avoir effectué une escale technique de 15 heures dans le port portugais de Viana do Castelo afin de régler un problème de black-out électronique, puis d’attendre la fin du passage de front, le solitaire pensait retrouver ses camarades de jeu en reprenant la mer. « C’est génial de finir deuxième, et plus encore avec autant d’avance sur le 3e et sur le reste de la flotte », a souligné Christian qui, après une 31e place décrochée lors de l’édition 2005 de la Mini Transat, vise cette année une place dans le Top 10. Sa performance aux Canaries lui permet aujourd’hui de rêver de mieux encore, mais la deuxième étape demeure un gros morceau avec ses 2 700 milles, et les dés sont loin d’être jetés.

Dhallenne revenu comme une balle
Hugo Dhallenne le sait d’ailleurs bien, et c’est bien pour cette raison qu’il n’a jamais rien lâché sur la portion entre Baiona et Santa Cruz de La Palma. « Après le petit stop en Espagne que la quasi-totalité de la flotte a décidé de faire pour laisser passer le front froid au large du cap Finisterre, il a fallu recravacher pour arriver ici le plus vite possible et laisser aux deux premiers le moins d’avance possible avant la suite. Pour ma part, j’ai vraiment chargé, je n’ai pas beaucoup dormi et je n’ai pas trop bien géré la machine », a commenté le skipper du Maxi 6.50 aux couleurs de l’YC Saint Lunaire qui n’a ménagé ni ses efforts ni sa monture pour revenir au score, mais qui a indiscutablement fait forte impression, confirmant largement son statut d’homme fort du circuit. En naviguant pied au plancher, parfaitement en phase avec les nombreuses oscillations du vent, et en tenant ainsi des moyennes nettement supérieures à celles de ses rivaux, il est parvenu à rattraper chaque jour une trentaine de milles sur les deux leaders et à creuser d’autant l’écart sur ses poursuivants. S’il regrette d’avoir mis un temps sa course entre parenthèses ? « Je pense qu’on a bien fait de s’arrêter, de laisser le font passer et de repartir derrière. Comme ça, il n’y a pas eu d’hélico, il n’y a pas eu de problème et c’est le principal », assure le Bretillien qui a profité de son escale pour solutionner des problèmes de structure, d’aérien puis de commande de pilote automatique survenus lors du passage du premier front, dans le golfe de Gascogne. « Est-ce-que j’aurais continué sans ça ? C’est sûr que dans le deuxième front, avec le fond de mon bateau qui se décollait, ça aurait sans doute été un peu tendu », a avoué Hugo. En voilà un, en tous les cas, qui n’a assurément pas encore dit son dernier mot !

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Spi Ouest. Belles conditions au Spi

Une météo de rêve accompagnait les 341 équipages répartis en 5 ronds : 10-12 nœuds de vent d’est, une mer légèrement clapoteuse, un soleil plus que généreux. Les régates se sont enchaînées toute la journée offrant des joutes nautiques de toute beauté et extrêmement tactiques, fort courant oblige (coefficient de 108). Le Spi Ouest-France – Banque Populaire Grand Ouest démarre sur les chapeaux de roue !

Des conditions « champagne » à la Trinité-sur-Mer
Il fallait avoir le nez creux, observer le plan d’eau à la loupe et garder un œil sur les concurrents tant le plan d’eau ce vendredi regorgeait de chausse-trappes : un très fort courant de marée descendante (jusqu’à 2,5 nœuds), une renverse à gérer en milieu de journée (13h), de belles risées qui pouvaient changer la donne et renverser une situation en un rien de temps sans compter les quelques rondins de bois flottants à éviter. Tactique et manœuvres fines au programme pour les 1 646 marins, heureux d’en découdre dans ces conditions « champagne ».

Un maximum de départs donnés entre parcours banane et côtier
« Tout ce qui est pris, n’est plus à prendre », Christophe Gaumont, le directeur de course du Spi Ouest-France donnait le ton ce matin : 3 courses au moins par catégorie en ce premier jour du Spi. L’impressionnante flotte des J/80 (plus de 50 bateaux) enquillait donc les parcours bananes, croisant les J/70, Mach 6,50, Open 5.70 et 7.50, très à l’aise dans ce vent plus soutenu que prévu dans la matinée.

La grande première des Figaro 3 au Spi !
Sur le rond Banque Populaire Grand Ouest, les 17 Figaro Bénéteau 3, présents pour la première fois sur la grand-messe annuelle et courant leur National en équipage, se bagarraient comme des chiffonniers : passages de bouées sous haute tension, envois de spi à la volée… Les équipages de Corentin Horeau et de Gildas Mahé ont, dès la première manche, survolé un plateau diablement relevé. Sur le même parcours, la flotte des 32 Grand Surprise composée d’amateurs, d’équipages mixtes et féminins est restée considérablement groupée, offrant des arrivées ultra serrées à la fin de chaque parcours banane.

Les volants de retour sur le Spi !
Chez les ETF 26 qui courent au Spi la dernière manche de leur championnat de France, 4 parcours construits et un côtier ont été lancés. Team Pro skippé par Jean-Christophe Mourniac s’est montré impérial en remportant 4 courses sur cinq dans un vent s’essoufflant au fur et à mesure de l’après-midi.

Grande parade, grand soleil et village en fête : rendez-vous demain !
Sous ciel bleu et une mer verte colorée d’une forêt de spi et de voiles blanches, la première journée du 43e Spi Ouest-France – Banque Populaire Grand Ouest a tenu toutes ses promesses : du beau jeu autour des bouées et cardinales, des sourires et de la convivialité. Demain samedi, appareillage à 9h15 pour la grande parade de sortie du port et les grandes courses à suivre.

Yannick Livory, Figaro 3 Interaction : « L’idée c’est de se faire plaisir sur la dernière course de la saison, on a fait un équipage mixte avec deux filles et deux gars sur le bateau. L’idée, c’est de faire découvrir le Figaro Bénéteau 3 et la voile en générale. Notre équipage est « à la bonne franquette ». Cela nous change car nous avons l’habitude de naviguer entre figaristes, et là c’est sympa de naviguer entre différentes séries. Aujourd’hui, les conditions sont idéales ! On ne peut pas rêver mieux. »

Alexis Thomas, Figaro 3, La Charente Maritime : « Le but était de faire tourner les équipages. On a des équipiers spécialistes de la voile légère en 470 et en 49er. L’objectif, c’est de se faire plaisir, c’est la seule course de l’année où on navigue en équipage et le but c’est de ramener des copains dans la classe qui rêvent de faire du large. C’est mon deuxième Spi Ouest-France. J’aime le format de course et la Trinité-sur-Mer est un super plan d’eau, riche en effets de site ».

Benoit Catry, Open 7,50, Open Beer : « Je suis l’aîné à bord, je navigue avec des très jeunes. Nous venons de Belgique, de Newport plus précisément. Le plan d’eau est magnifique, l’ambiance est incroyable. Nous ne sommes malheureusement que 5 bateaux dans la catégorie, mais la régate sera d’autant plus intense. Pour moi, c’est la régate mythique ! »

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Série : des écarts conséquents

Si les trois premiers Proto sont arrivés en moins de 1 heure et 10 minutes à l’issue des 1 350 milles de la première étape de la 23e Mini Transat EuroChef entre Les Sables d’Olonne et Santa Cruz de La Palma, les trois premiers Série sont arrivés, eux, avec des écarts importants. Pour preuve, Melwin Fink (920 – SignForCom) a franchi la ligne avec une avance de 19h12 sur Christian Kargl (980 – All Hands on Deck) puis de 25h52 sur Hugo Dhallenne (979 – YC Saint Lunaire), respectivement deuxième et troisième de ce premier acte au scénario des plus improbables. Un scénario dans lequel le leader a continué sa course quand son dauphin a marqué une escale technique au Portugal et que l’ensemble de ses concurrents ont collectivement décidé de se mettre à l’abri pour éviter le passage d’un front au large du cap Finisterre. Si les dés sont naturellement loin d’être jetés avant le deuxième round, pour le skipper allemand, ce qui est pris ne sera toutefois plus à prendre !

« Je rêvais d’un Top 10 avant de partir et là, je suis le premier bateau à arriver à La Palma avec une importante avance sur le deuxième ! Je n’arrive pas à croire ce qui m’arrive. C’est fou ! », a commenté Melwin Fink à son arrivée aux Canaries. Le navigateur, âgé de seulement 19 ans, a frappé un grand coup lors de cette première manche de la Mini Transat EuroChef, devenant le plus jeune skipper et le deuxième navigateur de nationalité allemande (après Isabelle Joschke en 2007) de l’histoire de la course à remporter (avant jury) une étape. Hold-up ou coup d’éclat ? Les avis sont partagés. Dans tous les cas, le skipper de SignForCom a clairement fait le break lors du quatrième jour de course, peu après le cap Finisterre qu’il avait débordé en 17e position, à 16,3 milles du leader du moment, Gaël Ledoux (886 – Haltoflame – Ilots.site). « Après la réception de l’avis de BMS, j’ai entendu des échanges à la VHF mais je n’ai pas compris que certains pensent à s’abriter 36 heures avant le passage de front. J’ai pensé que c’était très tôt pour décider de mettre sa course entre parenthèses. J’ai parlé avec Christian Kargl. Nous avons décidé ensemble de continuer de descendre le plus au sud possible et, le moment venu, de choisir de rejoindre un port ou non. A mesure que nous avons avancé, nous avons pu nous rendre compte que, comme ce qui avait été précisé dans le bulletin météo, les conditions au sud de la latitude de Porto étaient maniables et que, par conséquent, il n’y avait pas de raison de s’arrêter », a déclaré Melwin.

La bonne surprise pour Kargl

Un récit corroboré par Christian Kargl. « Après le cap Finisterre et l’émission du BMS, tout le monde était assez nerveux et il y a eu de nombreuses discussions à la VHF à propos des mauvaises conditions à venir. J’ai essayé de trouver une place dans une marina mais je n’ai pas eu de confirmation. J’ai donc attendu un peu puis j’ai échangé avec Melwin (Fink) qui m’a indiqué que la météo serait plus maniable plus au sud. L’un comme l’autre, nous avons décidé de continuer notre route puis d’aviser en fonction du bulletin météo suivant. Dès lors, nous avons eu la confirmation que plus on continuerait de descendre, moins on aurait de vent. Du coup on s’est dit « Let’s go ! », a détaillé le skipper de All Hands on Deck. Privé de BLU dès le deuxième jour après que sa radio a pris l’eau, l’Autrichien n’a pas caché son étonnement de finir deuxième dans ce premier round. Et pour cause, après avoir effectué une escale technique de 15 heures dans le port portugais de Viana do Castelo afin de régler un problème de black-out électronique, puis d’attendre la fin du passage de front, le solitaire pensait retrouver ses camarades de jeu en reprenant la mer. « C’est génial de finir deuxième, et plus encore avec autant d’avance sur le 3e et sur le reste de la flotte », a souligné Christian qui, après une 31e place décrochée lors de l’édition 2005 de la Mini Transat, vise cette année une place dans le Top 10. Sa performance aux Canaries lui permet aujourd’hui de rêver de mieux encore, mais la deuxième étape demeure un gros morceau avec ses 2 700 milles, et les dés sont loin d’être jetés.

Dhallenne revenu comme une balle

Hugo Dhallenne le sait d’ailleurs bien, et c’est bien pour cette raison qu’il n’a jamais rien lâché sur la portion entre Baiona et Santa Cruz de La Palma. « Après le petit stop en Espagne que la quasi-totalité de la flotte a décidé de faire pour laisser passer le front froid au large du cap Finisterre, il a fallu recravacher pour arriver ici le plus vite possible et laisser aux deux premiers le moins d’avance possible avant la suite. Pour ma part, j’ai vraiment chargé, je n’ai pas beaucoup dormi et je n’ai pas trop bien géré la machine », a commenté le skipper du Maxi 6.50 aux couleurs de l’YC Saint Lunaire qui n’a ménagé ni ses efforts ni sa monture pour revenir au score, mais qui a indiscutablement fait forte impression, confirmant largement son statut d’homme fort du circuit. En naviguant pied au plancher, parfaitement en phase avec les nombreuses oscillations du vent, et en tenant ainsi des moyennes nettement supérieures à celles de ses rivaux, il est parvenu à rattraper chaque jour une trentaine de milles sur les deux leaders et à creuser d’autant l’écart sur ses poursuivants. S’il regrette d’avoir mis un temps sa course entre parenthèses ? « Je pense qu’on a bien fait de s’arrêter, de laisser le font passer et de repartir derrière. Comme ça, il n’y a pas eu d’hélico, il n’y a pas eu de problème et c’est le principal », assure le Bretillien qui a profité de son escale pour solutionner des problèmes de structure, d’aérien puis de commande de pilote automatique survenus lors du passage du premier front, dans le golfe de Gascogne. « Est-ce-que j’aurais continué sans ça ? C’est sûr que dans le deuxième front, avec le fond de mon bateau qui se décollait, ça aurait sans doute été un peu tendu », a avoué Hugo. En voilà un, en tous les cas, qui n’a assurément pas encore dit son dernier mot !

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Conditions estivales pour un Spi automnal

Dès 11h ce matin, les coups de canon annonçant les premiers départs ont retenti dans toute la baie de Quiberon. Une météo de rêve accompagnait les 341 équipages répartis en 5 ronds : 10-12 nœuds de vent d’est, une mer légèrement clapoteuse, un soleil plus que généreux. Les régates se sont enchaînées toute la journée offrant des joutes nautiques de toute beauté et extrêmement tactiques, fort courant oblige (coefficient de 108). Le Spi Ouest-France – Banque Populaire Grand Ouest démarre sur les chapeaux de roue !

Des conditions « champagne » à la Trinité-sur-Mer

Il fallait avoir le nez creux, observer le plan d’eau à la loupe et garder un œil sur les concurrents tant le plan d’eau ce vendredi regorgeait de chausse-trappes : un très fort courant de marée descendante (jusqu’à 2,5 nœuds), une renverse à gérer en milieu de journée (13h), de belles risées qui pouvaient changer la donne et renverser une situation en un rien de temps sans compter les quelques rondins de bois flottants à éviter. Tactique et manœuvres fines au programme pour les 1 646 marins, heureux d’en découdre dans ces conditions « champagne ».

Un maximum de départs donnés entre parcours banane et côtier

« Tout ce qui est pris, n’est plus à prendre », Christophe Gaumont, le directeur de course du Spi Ouest-France donnait le ton ce matin : 3 courses au moins par catégorie en ce premier jour du Spi. L’impressionnante flotte des J/80 (plus de 50 bateaux) enquillait donc les parcours bananes, croisant les J/70, Mach 6,50, Open 5.70 et 7.50, très à l’aise dans ce vent plus soutenu que prévu dans la matinée.

La grande première des Figaro 3 au Spi !

Sur le rond Banque Populaire Grand Ouest, les 17 Figaro Bénéteau 3, présents pour la première fois sur la grand-messe annuelle et courant leur National en équipage, se bagarraient comme des chiffonniers : passages de bouées sous haute tension, envois de spi à la volée… Les équipages de Corentin Horeau et de Gildas Mahé ont, dès la première manche, survolé un plateau diablement relevé. Sur le même parcours, la flotte des 32 Grand Surprise composée d’amateurs, d’équipages mixtes et féminins est restée considérablement groupée, offrant des arrivées ultra serrées à la fin de chaque parcours banane.

Les volants de retour sur le Spi !

Chez les ETF 26 qui courent au Spi la dernière manche de leur championnat de France, 4 parcours construits et un côtier ont été lancés. Team Pro skippé par Jean-Christophe Mourniac s’est montré impérial en remportant 4 courses sur cinq dans un vent s’essoufflant au fur et à mesure de l’après-midi.

Grande parade, grand soleil et village en fête : rendez-vous demain !

Sous ciel bleu et une mer verte colorée d’une forêt de spi et de voiles blanches, la première journée du 43e Spi Ouest-France – Banque Populaire Grand Ouest a tenu toutes ses promesses : du beau jeu autour des bouées et cardinales, des sourires et de la convivialité. Demain samedi, appareillage à 9h15 pour la grande parade de sortie du port et les grandes courses à suivre.

Yannick Livory, Figaro 3 Interaction :

« L’idée c’est de se faire plaisir sur la dernière course de la saison, on a fait un équipage mixte avec deux filles et deux gars sur le bateau. L’idée, c’est de faire découvrir le Figaro Bénéteau 3 et la voile en générale. Notre équipage est « à la bonne franquette ». Cela nous change car nous avons l’habitude de naviguer entre figaristes, et là c’est sympa de naviguer entre différentes séries. Aujourd’hui, les conditions sont idéales ! On ne peut pas rêver mieux. »

Alexis Thomas, Figaro 3, La Charente Maritime :

« Le but était de faire tourner les équipages. On a des équipiers spécialistes de la voile légère en 470 et en 49er. L’objectif, c’est de se faire plaisir, c’est la seule course de l’année où on navigue en équipage et le but c’est de ramener des copains dans la classe qui rêvent de faire du large. C’est mon deuxième Spi Ouest-France. J’aime le format de course et la Trinité-sur-Mer est un super plan d’eau, riche en effets de site ».

Benoit Catry, Open 7,50, Open Beer :

« Je suis l’aîné à bord, je navigue avec des très jeunes. Nous venons de Belgique, de Newport plus précisément. Le plan d’eau est magnifique, l’ambiance est incroyable. Nous ne sommes malheureusement que 5 bateaux dans la catégorie, mais la régate sera d’autant plus intense. Pour moi, c’est la régate mythique ! »

L’article Conditions estivales pour un Spi automnal est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

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La grande explication remise à demain

Phénomène bien identifié, il peut y avoir du vent dans le couloir rhodanien à l’Ouest, comme dans le golfe de Gènes à l’Est, et pas entre les deux. Cet épisode de calme s’est finalement installé sur le golfe, malgré un moment d’espoir en début d’après-midi, enlevant toute possibilité à Georges Korhel, Principal race Officer des Voiles, et ses équipes, pourtant à l’ouvrage sur le plan d’eau toute la journée, de proposer le moindre parcours et d’envoyer la moindre régate. Les 44 Maxis sont ainsi sagement demeurés sur zone, aux ordres du comité de course, grand voile haute et prêts à répondre aux commandements. Ce n’est que passé 16 heures que chacun regagnait le port, reportant à demain ses envies d’en découdre pour la dernière journée d’une semaine au demeurant historique par l’affluence de Maxis rassemblés à Saint-Tropez.

Demain, derniers enjeux…

Chaque équipage est ainsi rentré au port sans avoir bataillé. Skippers, marins, propriétaires restent sur leur faim, et sur l’analyse des classements qui, au terme de deux manches validées pour les groupes IR1, 2 et 3, annoncent déjà sérieusement les configurations des podiums qui seront célébrés samedi soir à l’issue de la dernière course. Les enjeux sont de taille et donnent à cette dernière course une saveur dont on se délecte déjà ; En IRC1, Rambler et Magic Carpet Cubed sont à parfaite égalité de points et de classements, avec chacun une deuxième et une troisième place. Situation quelque peu décantée en IR2 et 3, ou respectivement Lyra (Wally 77) et Topaz (J Class), se dont dotés d’une confortable avance de 6 et 5 points. Jethou devra jusqu’au bout contrôler Vesper, son adversaire « historique » chez les véloces 72 pieds du groupe IR3A.
Status quo en IR4 qui n’ont qu’une seule manche de validée à leur crédit. Tout peut donc encore se jouer dans ce joli groupe pour l’heure emmené par Aloha, le CNB 77 de Nicolas Piguet.

French Kiss NSC – Did not sail the course.

Le jury des Voiles s’est réuni tard hier soir pour statuer sur le cas de quatre bateaux. Il fut avéré que ces derniers n’avaient pas respecté le tracé du parcours, passant entre la Rabiou et la terre. Le jury a donc décidé de les déclasser pour ne pas avoir effectuer le parcours. En conséquence, French Kiss, en position de remporter la manche, se voit rétrograder à la 7ème place du classement général provisoire des IRC4.

Les stars brillent plus fort aux Voiles

A éplucher les listes d’embarquement des 45 Maxis engagés aux Voiles, on découvre d’équipages en équipages, une quantité impressionnante de grands noms de la voile internationale. Simple équipier, tacticien ou même barreur, vedettes du circuit océanique, héros du Vendée Globe ou monuments de l’Olympisme et de la Coupe de l’America s’affrontent à Saint-Tropez. Quelques exemples non exhaustifs :
Peter William Holmberg (Topaz), médaillé olympique Néo Zélandais, numéro 1 mondial en match racing et victoire dans l’America’s Cup. Brad Butterworth (Rambler), a remporté 4 coupes de l’America successivement. Mitchell Jay « Mitch » Booth (Comanche), médaillé Olympique. Jochen Schuman, (tacticien Magic Carpet Cubed), double Médaillé d’or Olympique en Finn et Soling. Il a aussi participé à la Coupe de l’America dans l’encadrement d’Alinghi et d’Areva Challenge. Tom Whidden, (Magic Carpet Cubed), membre de l’America’s Cup Hall of Fame, Tom a remporté la Coupe à trois reprises (1980, 1986-7 et 1988), naviguant principalement en tant que tacticien pour Dennis Conner….

45 Maxis naviguent aux Voiles. 12 appartiennent à l’International Maxis Association.

Wallyno – Benoît de Froidmont Y3K – Claus-Peter Offen North Star – Peter Dubens Topaz – JUrgen Focke Velsheda – Ronald de Waal Twin Soul B – Luciano Gandini Kallima – Paul Berger Magic Carpet Cubed – Sir Lindsay Owen-Jones Rambler 88 – George David Jethou – Sir Peter Ogden Lyra – Terry Hui Vesper – Jim Swartz

Le saviez vous?

Les ketches aussi…

Deux ketches naviguent parmi les maxis, les Swan 65 Saida et Cassiopeia, aux profils rigoureusement identiques. Saida tire admirablement son épingle du jeu face à des coursiers purs. Saïda, le ketch de Juerg Schneider pointe en troisième position des IR4.

A noter…

L’équipage de Rambler 88 était particulièrement motivé car il était accompagné cette semaine par le directeur de l’équipe Alinghi, Ernesto Bertarelli, avec qui beaucoup, dont Brad Butterworth, ont gagné puis défendu l’America’s Cup en 2003 et 2007.

Yacht extraordinaire …

French Kiss est un voilier commandé, conçu et construit pour l’America’s Cup de 1987 pour l’équipe française Challenge Kis France, skippée par Marc Pajot. Dessiné par Philippe Briand, French Kiss a été construit à quelques kilomètres de la Roche-sur-Yon, en Vendée, au milieu des vaches dans un hangar tenu secret, par le chantier Alubat (constructeur des fameux Ovni). Lors de Louis Vuitton Cup de 1987, le 12 MJI skippé par Marc Pajot se hisse en demi-finale.

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Mini-Transat. Christian Kargl, 2e en Série : « je ne savais pas du tout que j’étais deuxième »

Christian Kargl, le skipper de All Hands On Deck est arrivé ce matin à la Palma et découvert qu’il était 2e. Il aura mis 10 jours 19 heures 48 minutes et 30 secondes pour boucler les 1 350 milles du parcours entre Les Sables d’Olonne et Santa Cruz de La Palma à la vitesse moyenne de 5,14 nœuds.

« Dès le deuxième jour de course, je me suis retrouvé privé de BLU car elle a pris l’eau. En arrivant, je ne savais donc pas du tout que j’étais deuxième et c’est une belle surprise ! Ça n’a pas été une course facile. Après le cap Finisterre et l’émission du BMS, tout le monde était assez nerveux et il y a eu de nombreuses discussions à la VHF à propos des mauvaises conditions à venir. J’ai essayé de trouver une place dans une marina mais je n’ai pas eu de confirmation. J’ai attendu donc un peu puis j’ai échangé avec Melwin (Fink) qui m’a indiqué que la météo serait plus maniable au sud de Porto. L’un comme l’autre, nous avons décidé de continuer notre route puis d’aviser en fonction du bulletin météo suivant. Dès lors, nous avons eu la confirmation que plus on continuerait de descendre, moins on aurait de vent. Du coup on s’est dit « Let’s go ! ». Ensuite, j’ai eu un black-out électronique. Je ne suis retrouvé sans lumière, sans sondeur, sans rien… J’ai, par conséquent, décidé de m’arrêter à Viana do Castelo, au Portugal. C’était plus « safe » pour moi. J’ai fait un stop de 15 heures. J’ai laissé le gros du front passer et je suis reparti au plus vite. C’est génial de finir deuxième, et plus encore avec autant d’avance sur le 3e et sur le reste de la flotte. Je ne sais pas ce que ça va donner sur la deuxième étape mais ce qui est sûr c’est qu’en attendant j’ai pas mal de choses à réparer sur mon bateau ! »

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Isabelle Joschke et Fabien Delahaye affinent leurs gammes, "En double, il faut déjà réussir à se mettre d’accord" - ITW

Naissance du dernier né des Ultim 32/23, le Trimaran SVR Lazartigue de François Gabart est à l'eau , "C’est une grande fierté"

La mise à l’eau du trimaran SVR LAZARTIGUE s'est déroulée ce jeudi 22 juillet, un bateau d’exception, en rupture avec les technologies a...

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LinkedOut en plein vol, Thomas Ruyant et Morgan Lagravière envoient du lourd à un mois de la Transat Jacques Vabre

Naissance du dernier né des Ultim 32/23, le Trimaran SVR Lazartigue de François Gabart est à l'eau , "C’est une grande fierté"

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Le SPI OF commence ce vendredi, la Trinité sur Mer en fête pour cette 43e édition

 

Les passionnés de voile sont venus des quatre coins de l’hexagone, jeunes premiers, vieux briscards, stars de la voile pour participer à la 43e édition du Spi Ouest-France / Banque Populaire Grand Ouest qui devrait se dérouler dans des conditions optimales : vent d’est pour 9 à 12 nœuds. Top départ ce vendredi à 11h !


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Crédit : D Ademas


Premier départ à 11h

La multitude des voiliers et le brassage de compétences sont bien l’esprit du Spi Ouest-France. 25 catégories de bateaux vont donc en découdre, avec pour la première fois les Figaro 3 (17 équipages inscrits) et à leur bord les meilleurs du circuit. A côté des IRC, Osiris, J/80, J/70 et les quillards Open 5,70, 5,50, Mach 6,50, les catamarans volants ETF 26 feront le show ! Le premier coup de canon du 43e Spi sera donné à 11h pétantes…

Les 5 ronds de régates

Rond Breizh Cola (J/80, J/70, Open 5.70, Open 7,50, Mach 6,5)
Rond Région Bretagne (ETF 26 et Diam 24)
Rond Banque Populaire Grand Ouest (Figaro 3, Grand Surprise, First 31,7)
Rond Saint James (IRC A et B , Osiris 1-2-3-4) )
Rond Département du Morbihan (IRC Double, Multi 2000, Class40, Mini 6,50)

Le Programme

Jeudi 7 octobre
De 14h00 à 21h00 : QR Code et ravitaillement sous la tente secrétariat de course

Vendredi 8 octobre
11h00 : une ou plusieurs courses à suivre
À partir de 18h00 : programme à terre

Samedi 9 octobre
9h15 : parade de sortie du port puis départ commun
10h00 : une ou plusieurs courses à suivre
À partir de 18h00 : programme à terre

Dimanche 10 octobre
9h30 : une ou plusieurs courses à suivre
16h00 : remise des prix

Source : S Guého


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Camille Lecointre et Jérémie Mion, objectif Paris 2024 !

Dans à peine 3 ans, 33 mois exactement, débuteront les épreuves de voile Olympique sur le plan d’eau de Marseille. Et c’est dès maintenant que se prépare cette prochaine Olympiade. Parce que les compétitions sur le support 470 deviennent mixtes, les duos formés pour Tokyo deviennent invalides. Dorénavant, chaque duo devra être composé d’une femme et d’un homme. Presque comme une évidence, Camille Lecointre, double médaillée de bronze, et Jérémie Mion, qui a déjà deux olympiades à son actif, formeront un duo de choc. Ils se connaissent bien et s’apprécient, pour avoir débuté la voile ensemble au Havre et pour avoir été partenaires d’entrainements.

Pour Camille et Jérémie, se choisir était évident. Selon Camille, « Jérémie c’était l’évidence si je décidais de repartir. Il commence à avoir de la bouteille sur le 470, il a fait deux fois les JO, au niveau technique et expérience, je ne pouvais pas rêver mieux. Et puis c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup et je sais qu’humainement ça va être chouette. ». Pour Jérémie, « ça coule de source. Il n’y a pas meilleure barreuse que Camille en France. Pour ne rien gâcher, je la connais depuis longtemps, on s’apprécie, on vient tous les deux du Havre, on a eu beaucoup d’entraîneurs en commun, l’aventure peut-être super belle ! Et puis j’ai vu l’énergie que Camille dégage, c’est une lionne qui ne lâc he jamais rien, même médaillée de bronze à Tokyo elle était déçue et prête à repartir ! ».

Camille et Jérémie reprendront les entraînements ensemble en 2022 avec l’objectif d’être présents et bien prêts pour le championnat du monde qui se déroulera dans un an en Israël. Pour le moment, ils vont chacun prendre le temps de naviguer sur d’autres supports, de faire une pause d’Olympisme et de 470, mais pas de navigations. « Ça fait longtemps qu’on fait du 470, on connaît le bateau par cœur, et on s’est préparés pendant 5 ans pour les JO de Tokyo, on a à cœur de prendre du temps pour nous avant de nous replonger dans tout ça », expliquent-ils. Camille prend donc le temps de multiplier les navigations sur des supports différents (SailGP, Star Sailor League, etc) tandis que Jérémie courra la prochaine Transat Jacques Vabre avec Cédric Château en Class 40. De quoi enrichir leur expertise.

Palmarès Camille Lecointre

3 participations aux Jeux Olympiques (4è en 2012, 3è en 2016 et 2020) Championne du monde (2016) Triple championne d’Europe (2013, 2019, 2021)

Palmarès Jérémie Mion

2 participations aux Jeux Olympiques (7è en 2016, 11è en 2020) Champion du monde (2018) Triple champion d’Europe (2013, 2016, 2021)

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Qui sera le skipper Macif 2022 ?

Filière d’excellence et de performance dans le milieu de la Course au Large depuis 2008, le programme Skipper Macif accompagnera cette année son 11e skipper. À partir du lundi 25 octobre, les 5 skippers sélectionnés seront attendus par le jury pour une semaine d’épreuves intensives au Pôle Finistère Course au Large à Port-La-Forêt. Bertrand Delignon, Président du jury Skipper Macif, annoncera le sélectionné le vendredi 29 octobre en fin de journée.

Loïs Berrehar, Robin Follin, Estelle Greck, Lucas Rual et Alexis Thomas seront reçus à partir du lundi 25 octobre par le Jury Skipper Macif composé de Bertrand Delignon (Président du Jury Skipper Macif), Jean-Philippe Dogneton (Directeur Général de la Macif), Hans Roger (Directeur des Activités Mer de la Macif), Alban Gonord (Président du directoire de SAS Skipper Macif 2), Guillaume Chiellino (Directeur Technique National de la Fédération Française de Voile), Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020), Jeanne Gregoire (Directrice du Pôle Finistère Course au Large) et Erwan Tabarly (Adjoint du Pôle Finistère Course au Large).

Au programme : la sélection skipper Macif intègrera des entretiens individuels, tests physiques, météo et stratégie, navigations en solitaire et présentation des projets sportifs des marins.

Bertrand Delignon, Président du Jury Skipper Macif :

« Depuis 2008, le programme Skipper Macif a déjà fait ses preuves en accompagnant 10 marins talentueux qui ont marqué et marquent encore la course au large. Les 11 candidatures reçues sont dans la même veine, avec pour point commun l’envie de porter les couleurs de la MACIF durant ces deux prochaines années, aux côtés d’Erwan Le Draoulec. Avec nos partenaires que sont la Fédération Française de Voile et le Pôle Finistère Course au Large, nous avons retenu 5 marins aux parcours et personnalités très variés. Nous les percevons comme des futurs marins d’exception, il leur revient désormais de le confirmer dès la fin du mois d’octobre à Port-La-Forêt. Au-delà de leurs performances sportives, nous serons attentifs à leurs motivations, à leurs sensibilités aux enjeux environnementaux, à leur sens du travail en équipe et à la pertinence de leur projet pour les années à venir. Un beau challenge qui s’offre à eux pour devenir le 11ème skipper MACIF, millésime 2022. »

Le programme Skipper Macif

Skipper Macif est un projet d’accompagnement de sportifs de haut niveau dans le domaine de la course au large. Ce projet est géré en partenariat avec la Fédération Française de Voile via le Pôle France de Port-La-Forêt. Le programme représente pour chaque marin l’opportunité d’intégrer un Pôle France agréé par le Ministère des Sports et de bénéficier d’un soutien au plan sportif basé sur un programme d’entraînement structuré axé sur la préparation physique, technique, à terre et sur l’eau avec comme objectif l’amélioration de la performance et la recherche de résultats en course au large.

Ils sont aujourd’hui 10 skippers à avoir bénéficié du soutien de la Macif : Gérald Véniard (2008), Eric Péron (2009), François Gabart (2010), Paul Meilhat (2011), Fabien Delahaye (2012), Yoann Richomme (2014), Charlie Dalin (2015), Martin Le Pape (2017) et Pierre Quiroga (2019) et Erwan Le Draoulec (2020).

Présentation des 5 candidats retenus pour la sélection Skipper Macif 2022 :

Loïs BERREHAR (27 ans)

Né en 1993 à Tours dans une famille au pied marin, Loïs Berrehar est plongé dès le plus jeune âge dans l’univers de la voile. À 8 ans, il commence les régates en Optimist et se tourne progressivement vers le catamaran, support sur lequel il attendra le plus haut niveau. Cependant, alors qu’il rêve de Jeux Olympiques en Tornado, le support est retiré par la Fédération Internationale. Loïs Berrehar ne se laisse pas abattre : il est déjà très attiré par la course au large. Il se fait repérer par Thomas Coville et intègre l’écurie Sodebo. Mais le jeune navigateur sait que pour accéder à l’élite, il n’y a pas meilleure école que celle du Figaro Bénéteau. En 2018, Loïs s’attaque donc à ce nouveau support et rejoint l’équipe Crédit Mutuelle Bretagne. C’est maintenant aux côtés du programme Skipper Macif qu’il souhaite poursuivre son apprentissage et atteindre l’excellence.

Robin FOLLIN (26 ans)

Véritable touche à tout, Robin Follin a toujours cherché à naviguer le plus possible, peu importe le support. Dériveur, quillard en flotte, Tour de France, match racing : autant de temps passé sur l’eau que d’expérience engendrée. À 26 ans, Robin affiche déjà 7 titres de champion du monde en SB20. Barreur de haut vol, le Niçois fédère autour de lui. Repéré par Team France Jeunes et Franck Cammas, il a, en 2017, barré le premier bateau français engagé dans la Youth America’s Cup. Navigant en Figaro depuis 2020, Robin espère maintenant poursuivre sa professionnalisation sous les couleurs de la Macif.

Estelle GRECK (31 ans)

Titulaire du Capitaine 200 Voile, Estelle Greck n’a pas moins de 5 transatlantiques à son actif ! Après le Mini 6.50, le Class40 et l’Ultim, c’est maintenant en Figaro que la navigatrice continue son aventure en course au large depuis 2021. C’est avec toute la persévérance, la ténacité, l’optimisme et la force tranquille qui la caractérise si bien, qu’Estelle parvient à terminer 1ère bizuth du championnat de France Elite de Course au Large et 24ème au classement général. Ambitieuse, elle souhaite maintenant continuer à structurer son projet au sein d’une équipe professionnelle.

Lucas RUAL (26 ans)

Lucas Rual, aussi originaire de l’école olympique, propose un projet inédit ! Tout juste de retour des Jeux Olympiques de Tokyo en 49er, le jeune sportif n’a pas une minute à perdre. Il souhaite renouer avec le large en poursuivant un double cursus : Skipper Macif et Jeux Olympiques 2024. Ses ressources lui ont déjà permis de créer un projet de haut niveau en utilisant différents leviers de performance pour essayer d’atteindre l’élite mondiale. Le Pogo 850 familial lui a donné le goût du large et à 17 ans, Lucas intègre le pôle Team Vendée Formation pour 2 ans de Figaro. Compétiteur mais pas que… Lucas a un diplôme d’ingénieur de l’INSA en électronique et réseau de communication. Persuadé de la complémentarité des deux programmes, il est certainement le profil de toutes les surprises.

Alexis THOMAS (25 ans)

Le jeune Rochelais est, lui aussi, tombé dans la marmite voile dès l’enfance. Depuis ses premières compétitions à l’âge de 6 ans, il a n’a plus jamais quitté son ciré optant un cursus 100% sport / études. Un choix assumé et stratégique qui lui a permis d’allier pratique et théorie avec à la clé un diplôme en construction navale. Fort de 18 années de préparations olympiques, il met le cap sur la course au large en 2019. En 2021, il réussit à séduire la Charente Maritime qui l’accompagne sur sa première saison de Figaro 3. Sous ses airs de jeune surfeur, Alexis se classe deuxième bizuth de la Solitaire du Figaro 2021, et prouve que l’appel du large est décidément un choix qui lui convient.

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Préparation intense à la Jacques Vabre

Thomas Ruyant et Morgan Lagravière s’entraînent fort en vue de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre dont le départ sera donné le 7 novembre. Le tandem du monocoque de 60 pieds IMOCA LinkedOut, acceléré par Advens, a participé cette semaine à un stage au pôle Finistère de course au large avec d’autres équipes, l’occasion d’effectuer une banque d’images photographiques dynamiques !

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