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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Le Mercato : Ben Ainslie se renforce sur la Coupe et SailGP

NOMINATIONS & DÉPARTS

INEOS BRITANNIA, le challenger of record de la 37e Coupe de l’America, a dévoilé son équipe dirigeante : Ben Ainslie, skipper et CEO, sera secondé par James Allison, “chief technical officer”, Geoffrey Willis, directeur technique, Martin Fischer (ex Luna Rossa), en charge du design, tandis que Giles Scott reste dans l’équipe navigante et que David Endean est promu directeur des opérations.

JOBS & RECRUTEMENTS

TECHNIQUE VOILE recrute pour son bureau d’études Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (profil ingénieur/architecte naval, régatier si possible) avec ou sans expérience ; poste en CDI, basé à la Trinité-sur-Mer.

HEOL COMPOSITES recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; postes en CDI basés à Vannes, package attractif, logement possible.

LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DE VOILE recrute un-e chargé-e de mission voile habitable ; poste en CDI à pourvoir dès que possible, basé à Paris (15e arrondissement).

BEYOU RACING recherche, pour le projet Charal, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (5 ans d’expérience dans la course au large), poste basé à Lorient.

GUNBOAT recherche un ingénieur mécanique senior (H/F) pour compléter son bureau d’études ; poste en CDI, à pourvoir immédiatement, basé à La Grande Motte.

OUTREMER recherche un ingénieur électricité bureau d’études (H/F) ; poste en CDI, à pourvoir immédiatement, basé à La Grande Motte.

GRAND LARGE YACHTING MÉDITERRANÉE recherche un technicien dessinateur (H/F) pour rejoindre son bureau d’études ; poste en CDI, à pourvoir immédiatement, basé à La Grande Motte.

LE TEAM MAÎTRE COQ recrute son-sa responsable systèmes embarqués pour le futur Imoca de Yannick Bestaven ; poste en CDI à pourvoir immédiatement, basé à La Rochelle.

MAGMA COMPOSITES recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., postes en CDD à pourvoir immédiatement, avec possibilité d’évoluer en CDI, basés à Questembert (56).

MULTIPLAST recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., poste en CDD d’un an à pourvoir immédiatement, avec possibilité d’évoluer vers un CDI, basé à Vannes.

ALL PURPOSE crée Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (CDD ou CDI) d’ouvrier-ère en voilerie dans le cadre de l’agrandissement de son atelier à Carnac.

HARKEN FRANCE recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en charge de la gestion du stock et de la préparation des commandes; poste en CDI à pourvoir le 3 janvier 2021, basé à La Rochelle.

GLOBESAILOR recherche un directeur web-marketing (H/F) créatif-ive et un peu geek ! Poste en CDI à pourvoir immédiatement, à Lorient La Base ou Paris (75017).

GSEA DESIGN recherche un dessinateur/projeteur (H/F) ; poste en CDD de 6 mois pouvant évoluer en CDI, basé à Lorient.

OFFRES DE SERVICES

NADINE KESSLER, designer expérimentée basée à Berlin et navigatrice, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour du conseil en matière de stratégie de marque, de conception graphique et de design.

NINA PROFFIT, après notamment une expérience comme assistante technique au sein du Team Maître CoQ de Yannick Bestaven, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. un embarquement pour valider son certificat matelot de pont. Disponible à partir de mi-octobre pour convoyage.

VALENTIN DERRIEN, diplômé Arts & Métiers de l’ECAM Lyon et titulaire d’un master 2 en management de projets à l’IAE Lyon, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. un poste d’ingénieur ou chargé de projet en bureau d’études dans le domaine du nautisme et de la construction navale, de Brest à Lorient.

APOLLINE JAMES, après plusieurs expériences dans la voile, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. dès maintenant (mobile partout en France) pour accompagner les teams, classes, organisateurs, autour de la communication, la gestion de projet et la logistique.

OSCAR DOMAGE, en BTS conseil et commercialisation de solutions techniques au lycée Eric Tabarly des Sables d’Olonne, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., mission commerciale nautisme.

MARINE GUILLEMOT, diplômée d’un bachelor en management des organisations sportives et étudiante en première année de master of sport in business à Amos Nantes, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. une alternance dès que possible dans le milieu du management et de l’événementiel.

 

ANNONCES & PARTENARIATS

POS. REPORT, le podcast de Tip & Shaft qui décrypte chaque mardi l’actualité de la voile de compétition, a reçu pour son 44e épisode spécial Club de la presse les journalistes Camille El Bèze, Frédéric Pelatan et Laurène Coroller pour parler du Spi Ouest-France, de la Mini Transat, de SailGP et de la Transat Jacques Vabre. Un épisode à retrouver sur notre site.

BEN AINSLIE est devenu officiellement propriétaire de l’équipe britannique de SailGP dont il a racheté la franchise auprès de Larry Ellison, grâce au soutien financier de Chris Bake, homme d’affaires britannique présent sur le circuit RC44 depuis 2007.

SAILGP a confirmé le passage des équipages des F50 de cinq à six marins, avec la présence obligatoire à bord d’une femme, dès le Grand Prix de Cadix le week-end dernier.

HAGER GROUP s’est engagé en tant que sponsor officiel de Fabrice Amedeo en vue du prochain Vendée Globe.

LA TRANSAT JACQUES VABRE organise le jeudi 29 octobre au Havre le Rendez-vous des solutions océan et environnement.

GARMIN s’est engagé en tant que chronométreur officiel de la Transat Jacques Vabre.

JEAN-BAPTISTE DARAMY vient de racheter Tales II (Class40 n°123) pour participer à sa deuxième Route du Rhum de suite, sous les couleurs de Chocolats Paries-SCREB.

LA CIC NORMANDY CHANNEL RACE 2022 s’élancera le 15 mai, l’avis de course vient d’être publié, ouvrant officiellement les inscriptions.

NASTRO ROSA TOUR organise du 6 au 19 novembre un nouveau tour d’Italie de Venise à Gênes, en double mixte et en Figaro Beneteau 3, doté de 50 000€ (20 000 pour le vainqueur).

LANCEMENTS

LA FFVOILE a lancé son appel annuel à candidatures pour les athlètes souhaitant s’inscrire sur les listes des sportifs de haut niveau et espoirs du ministère des Sports.

LA CLASS40 a annoncé la création de son trophée Méditerranée, qui comprendra huit épreuves en 2022.

CARNET

LAURIE DAVIDSON, designer néo-zélandais qui a notamment fait partie du design team de Team New Zealand quand le défi kiwi a remporté la Coupe de l’America en 1995 puis l’a défendue victorieusement en 2000, est décédé lundi à l’âge de 94 ans.

 

Photo : GBR SailGP Team

 

En partenariat avec   Altaide Recrutement

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Championnat du monde de Formula Kite, c'est du 11 au 17 octobre à Torregrande, "Les riders sont bien affutés"

Un mois après le championnat d’Europe de KiteFoil où les Français ont trusté les podiums hommes et femmes, l’équipe de France de kitefoil sera de nouveau au complet cette semaine du 11 au 17 octobre à Torregrande en Italie pour le championnat du monde de Formula Kite.

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Crédit : IKA Media


Les riders de l’Equipe de France se sont entrainés toute la semaine dernière, et ont participé pour certains à la KiteFoil World Series à Cagliari, où ils ont brillé, avec les victoires d’Axel Mazella chez les Garçons et de Laurianne Nolot chez les Filles, et avec 5 médailles glanées par les tricolores sur les 6 en jeu au total ! Cette semaine, ils seront tous présents à Torregrande pour les championnats du monde avec un seul objectif : monter sur la plus haute marche du podium.

Ariane Imbert, Entraîneur national de l’équipe de France : « Torregrande, c’est un plan d’eau que l’équipe de France connait déjà, il est assez joueur, il va y avoir de la stratégie et de la vitesse…C’est ce que l’on aime bien ! Les riders sont bien affutés, ils ont eu de bons résultats sur les derniers championnats d’Europe, ils sont en confiance, maintenant il n’y a plus qu’à confirmer. ».

Axel Mazella, champion d’Europe 2019 – 2020- 2021 : « On n’a pas eu de championnat du monde depuis 2 ans, mon objectif est de faire la même chose que sur le championnat d’Europe et de monter sur la plus haute marche du podium. Il y a de plus en plus de monde à surveiller dont les Français Théo de Ramecourt, Maxime Nocher, Benoît Gomez ou encore dans le vent léger, le Singapourien Maximilian Maeder. ».

Alexia Fancelli : « Mon objectif sur ce championnat du monde, c’est de faire aussi bien que sur le championnat d’Europe mais je sais que ça va être difficile. J’espère être dans le top 5 ce serait vraiment super ! ».

Benoît Gomez, vice-champion d’Europe 2021 : « Je suis parti un peu en avance à Torregrande pour naviguer dans toutes les conditions possibles sur le spot des Championnats du Monde. Mes principaux concurrents sur ce championnat, ce sont les Français ! ».

Source : S Guého


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Pos. Report #44 club de la presse

Pos. Report, le podcast de Tip & Shaft, est disponible ici :

Pos. Report est disponible ici :

Pos. Report #44

Club de la presse

Ecoutez l'épisode #44 ici :

Vendée Globe, Route du Rhum, Solitaire du Figaro, Volvo Ocean Race, les marins d'Into The Wind ont fait les plus grandes courses et le racontent sur Deezer

Deezer

Ecoutez l'épisode 44 ici :

Ce 44e épisode de Pos. Report, spécial club de la presse, évoque l’actualité de la voile de compétition en compagnie de Camille El Bèze, journaliste indépendante, qui travaille notamment pour le site du Vendée Globe, dont elle est rédactrice en chef, ce qui est également le cas de Frédéric Pelatan, par ailleurs rédacteur en chef du Journal du Nautisme, tandis que notre troisième invitée est Laurène Coroller, journaliste pour Voiles & Voiliers.

 

Avec cette dernière, qui a suivi le week-end dernier le Spi Ouest-France, nous commençons par parler de la 43e édition de ce traditionnel rendez-vous, décalé, Covid oblige, pour la deuxième année de suite de Pâques à l’automne, et qui aura notamment été marqué par le retour des Figaro, puisque la classe organisait à l’occasion son National équipage, une première sur les Figaro 3. Un National remporté par Pierre Leboucher sur Guyot Environnement, une belle manière pour le skipper de clore un partenariat qui s’achève cette année.

 

Deuxième sujet du jour, la Mini Transat EuroChef, dont le dénouement de la première étape a eu lieu en fin de semaine dernière en série, avec la victoire du jeune Allemand Melwin Fink qui, contrairement à la quasi-totalité de la flotte, ne s’est pas abrité en Espagne, d’où l’énorme avance à l’arrivée sur ses deux poursuivants, Christian Kargl et Hugo Dhallenne. Pour nos invités, si la question se pose du « gentlemen’s agreement » au sein de la flotte qui a pu être mal compris, ils soulignent tout de même la très belle performance du vainqueur, qui s’élancera sur la deuxième étape avec une marge très importante, mais une étiquette de favori pas forcément facile à assumer, à 19 ans.

 

Nous évoquons ensuite le circuit SailGP, qui faisait escale le week-end dernier à Cadix ; nos invités commentent notamment le remplacement au sein de l’équipe de France de Billy Besson par Quentin Delapierre, que Frédéric Pelatan confie avoir pressenti lorsqu’il s’était rendu cet été sur le Grand Prix du Danemark à Aaarhus, en raison notamment de « l’ambiance tendue » qui régnait entre le skipper et l’Anglais Leigh McMillan, le régleur d’aile.

 

Nous terminons par la Transat Jacques Vabre dont le départ sera donné le 7 novembre du Havre, une édition qui enthousiasme nos trois spécialistes en raison de son plateau – « dans chaque classe, c’est quasiment impossible de faire des pronostics », souligne Laurène Coroller – et de son triple parcours qui fait dire à Camille El Bèze : « Stratégiquement, on va se régaler devant la carto. »

 

Diffusé le 12 octobre 2021

Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Clovis Tisserand

Photo : Mini Transat EuroChef 2021/Vincent Olivaud – JM Liot/Alea/TransatJV – YM Quemener/Ouest-France.fr – Ricardo Pinto for SailGP

Pos. Report est produit par Tip & Shaft,
le média expert de la voile de compétition

Tip & Shaft est le média des grandes courses à la voile : Vendée Globe, Route du Rhum, Volvo Ocean Race, Solitaire du Figaro, Transat AG2R

Tip & Shaft décrypte la voile de compétition chaque vendredi, par email :

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Comment Edenred monte en puissance dans la course au large

Entrée dans la course au large pour soutenir Emmanuel Le Roch sur la Route du Rhum 2018, la société Edenred y a pris goût : elle a renouvelé son contrat avec ce dernier jusque fin 2023, nouveau Class40 à la clé, tout en accompagnant Basile Bourgnon, en Mini, puis sur le circuit Figaro Beneteau 3 à partir de 2022. Décryptage.

L’histoire est née sur un quai de La Trinité-sur-Mer et c’est Emmanuel Le Roch, alors patron de Nautic Sport, société de location de bateaux, qui la raconte : “Je rêvais de Route du Rhum, j’avais acheté un Class40 pour l’édition 2018, mais je cherchais un financement. Il se trouve que Bertrand Dumazy était un client depuis une quinzaine d’années, il faisait partie d’une dizaine de personnes que j’avais identifiées pour leur présenter mon projet, mais je ne savais pas du tout ce qu’il faisait professionnellement.”

Bertrand Dumazy est en fait le patron d’Edenred, une société spécialisée dans les services aux entreprises – elle édite notamment le Ticket Restaurant – cotée à la Bourse de Paris, qui affiche aujourd’hui un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros et compte 10 000 collaborateurs. “Un jour, j’ai pris un café avec lui, il m’a dit que ça l’intéressait, mais il ne voulait pas que ce soit son projet perso, il m’a demandé d’aller le défendre devant son conseil d’administration.”

Emmanuel Le Roch parvient à convaincre les dirigeants, d’autant que le timing est bon : “On avait fait un rebranding de la marque en 2017 avec un nouveau logo, on avait besoin de le mettre en avant vis-à-vis de nos utilisateurs et de nos collaborateurs, nous avons été séduits par le projet”, confirme Julien Tanguy, directeur général finance d’Edenred.

Au départ, l’entreprise devait apporter une contribution plutôt modeste, elle s’avère plus importante que prévu : “C’était un petit partenariat, mais comme ils voulaient que le bateau soit entièrement marqué à leur nom, ils ont accepté d’augmenter leur participation en finançant quasiment tout”, poursuit Emmanuel Le Roch.

“Basile a été un énorme booster
en termes de communication externe”

La Route du Rhum de ce dernier tourne court (abandon pour panne de pilote et cloison fissurée), mais le “coup pour voir” ne reste pas sans lendemain : “On s’est rendu compte que le projet, qui était alors surtout tourné vers de la communication interne, avait vraiment bien marché, poursuit Julien Tanguy. On s’est dit que ce serait dommage d’arrêter là-dessus, on a regardé la course d’après, c’était la Transat Jacques Vabre. Comme elle se courait en double, s’est posée la question du co-skipper.”

Emmanuel Le Roch propose Basile Bourgnon, qui n’a alors que 17 ans : “J’étais hyper pote avec son père, Laurent, qui m’a beaucoup fait naviguer, donc je le connais depuis qu’il est tout gamin. Je savais qu’il voulait faire de la course au large, je me suis dit que ça pouvait être un tremplin pour lui et une belle histoire de passation entre nous.” Avec un bateau daté (Pogo 40 S2 mis à l’eau en 2010), les deux hommes terminent 12e, l’arrivée à Bahia et les retombées média finissent de convaincre Edenred de s’installer durablement dans la course au large.

“Basile a été un énorme booster en termes de communication externe. Nous avons eu des retombées de près de 900 000 euros en équivalent média, ça a été une opération très positive, on y a vraiment pris goût”, confirme Julien Tanguy. Edenred accepte alors la proposition d’Emmanuel Le Roch de viser plus haut et de construire un nouveau Class40 (Mach 40.4 chez JPS, mis à l’eau en juin dernier) – propriété d’Enjoy Racing, la structure du skipper. Et se réengage pour quatre ans, jusqu’à fin 2023, avec au programme deux Jacques Vabre et la Route du Rhum 2022.

Et le Vendée Globe ?

Parallèlement, Basile Bourgnon soumet au sponsor un projet de Mini Transat 2021 (en série, sur un Maxi) qui, là encore, dit banco. Projet qui a bien failli ne pas aller à son terme, puisqu’il ne faisait pas partie des 84 inscrits, avant d’être accepté in extremis lorsque l’organisateur a accepté d’élargir la liste à 90. Sous la pression d’Edenred ? “On a poussé, mais on n’était pas les seuls, répond Julien Tanguy. Les organisateurs avaient parfaitement conscience de l’investissement des skippers et des sponsors, on a pu avoir des discussions qui ont permis d’aboutir à cette solution. Maintenant, ce serait un peu fort de dire qu’on a pesé sur cette décision, c’est surtout la détermination de Basile qui a été prise en compte.”

Contraint de s’abriter en Espagne puis victime d’un problème de gréement, ce dernier est arrivé samedi 38e de la première étape, loin du vainqueur, Melwin Fink, mais il sait que la suite est déjà écrite pour lui : à partir de 2022, il courra pour trois ans sur le circuit Figaro Beneteau sous les couleurs d’Edenred. “C’est la suite logique de l’histoire, on s’est attachés à Basile et le Figaro est vraiment la série où on voit ce que vaut un marin. On a choisi de s’inscrire dans le temps, un peu comme Pierre Quiroga avec Macif [ce dernier est le co-skipper d’Emmanuel Le Roch sur la Jacques Vabre, Basile Bourgnon courra l’édition 2023, NDLR] : il avait un plan de trois ans qui lui a permis de monter en puissance jusqu’à gagner la Solitaire, c’est un bel exemple. Et ça reste dans ce qu’on peut se permettre en termes de budget.”

Qui de cet investissement ? “Près de 200 000 euros annuels pour le Figaro et un peu moins de 400 000 euros par an pour le Class40“, répond Emmanuel Le Roch, qui héberge avec sa structure les projets voile d’Edenred – des chiffres confirmés par le partenaire. “On est sur des coûts très raisonnables, ce n’est pas un budget d’Imoca”, estime Julien Tanguy. A propos d’Imoca, l’entreprise pourrait-elle accompagner Basile Bourgnon dans ses velléités de Vendée Globe ? “Aujourd’hui, ce n’est pas à l’ordre du jour, on va déjà faire ce premier cycle de quatre ans, mais rien ne nous empêche de rêver à une poursuite de notre croissance et d’accompagner Basile plus loin”, répond le directeur directeur général finance.

Photo : Jean-Marie Liot / Edenred

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SVR-LAZARTIGUE en pleine action, objectif Jacques Vabre pour François Gabart et Tom Laperche - Images

Au coeur de Malama, l'IMOCA mené par Charlie Enright et Pascal Bidegorry - Vidéo inside

Embarquez à bord de Malama, l'IMOCA neuf du 11th Hour Racing Team. Charlie Enright et Pascal Bidegorry ont effectué leur qualification p...

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Marie Tabarly embarque sur l'Imoca de Louis Duc, « Je me sens super bien à bord de ce bateau : il est sain, facile et intuitif »

 

6 semaines après la mise à l’eau de leur IMOCA Kostum – Lantana Paysage, Louis Duc et Marie Tabarly ont eu le temps de se qualifier pour la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, de naviguer dans plus de 50 nœuds, de passer plusieurs nuits en mer, d’aller à la rencontre de leurs partenaires… « Je suis ravi du niveau de préparation que nous avons pu atteindre aujourd’hui, c’était inespéré il y a quelques semaines », se réjouit le skipper Normand. « Je me sens super bien à bord de ce bateau : il est sain, facile et intuitif », complète Marie Tabarly.

 

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Crédit : B Le Bars


En un gros mois seulement, Louis et Marie ont réussi à découvrir et apprivoiser leur 60 pieds. Ils n’ont pu réaliser que quatre navigations, dont leur parcours de 1000 milles qualificatif pour la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre et un aller-retour Normandie - Bretagne avec un passage à plus de 50 nœuds à la pointe de Bretagne, mais chaque sortie a rempli ses objectifs avec efficacité.

4 sorties en mer de 0 à 55 nœuds et 1 mois de préparation

Marie Tabarly, co-skipper de l’IMOCA Kostum – Lantana Paysage : « Je me sens super bien à bord de ce bateau. Ensuite, il faudra le faire aller vite : ça va venir... -Je me suis très vite familiarisée avec le plan de pont, le piano. C’est ma formation d’être à l’avant, au pied de mat, j’ai trouvé mes marques. Avec Louis, c’est très simple ! C’est comme à terre : aucune surprise. Ce sera sans doute un peu différent en course avec la pression de la compétition et le rythme à adopter sur du long terme. Mais à deux, ça va être facile à mettre en place. Il y a encore beaucoup de points techniques à régler et quelques navigations de validation à faire. Il faudrait passer du temps en mer, mais ce ne sera pas possible. Nous avons vraiment bien optimisé les navigations que nous avons pu faire : nous avons eu beaucoup de chance avec la météo, notamment d’avoir 40 – 55 nœuds avant de partir. »
 
Louis Duc, skipper de l’IMOCA Kostum – Lantana Paysage : « Je suis extrêmement content de notre niveau de préparation, c’était inespéré ! On a commencé par une navigation de nuit, ce qui est assez rare quand on découvre un bateau. Cela nous a tout de suite permis d’orienter notre job-list vers ce qu’il fallait prioriser pour être à l’aise en mer et la nuit. Pour notre parcours de qualification, les conditions ont été assez douces. Nous avons déballé toutes les voiles et découvert le mode d’emploi du bateau. Nous avons commencé à créer des selects, des polaires, que nous avons ajustées après notre sortie à 40 – 55 noeuds… J’ai l’impression de connaître déjà le bateau par cœur ! En mer, on arrive à bien se caler. Marie a une belle analyse du plan de pont. Elle comprend très vite tout ce qui se passe. C'est génial. J’ai mon regard plus technique, on se complète et on se comprend. Ça colle très bien. Nos partenaires sont hyper enthousiastes, c’est un grand plaisir de partager ce défi avec eux. Nous avons pu embarquer des collaborateurs de Lantana Paysage : ils sont tous repartis avec le sourire, ça fait vraiment plaisir ! Nous sommes aussi allés à la rencontre des collaborateurs de Cadiou à Locronan et à Paris lors d’un salon avec leurs équipes. La météo nous a en revanche empêchés de les embarquer avec nous : nous étions très déçus. Nous aimerions avoir plus de temps… partie remise ! Nous avons également à nos côtés un Club de partenaires « Votre Entreprise Autour du Monde » qui réunit aujourd’hui 11 sociétés. Il y a une belle énerg ie qui se dégage de tout cela ! C’est le début, tout s’enchaine assez bien… Ce sont des projets porteurs, nous faisons le maximum pour que cela fonctionne au mieux. Nous sommes aux portes d’une belle aventure commune, j’espère que tout le monde sera satisfait ! »

 

Source : Kaori
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Les ETF26 étaient au Spi OF, le Team Pro de JC Mourniac s'impose devant ABC Arbitrage de Kevin Fischer - Résultats

Ce dimanche au Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest, les six ETF26 couraient les dernières courses des ETF Series 2021. 15 noeuds de vent de nord-est sur mer plate ; les conditions idéales étaient réunies pour finir la compétition en beauté. Team PRO remporte l'événement en terminant premier de 8 courses du 12 disputées.

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Crédit : Th Deregnieaux


Classement général de l'événement : 

1- Team PRO - 20 points 

2- ABC Arbitrage - Entreprises du Morbihan - 33 points 

3- Toroa Racing Team - 36 points 

4- Youth Foiling Team - 37 points 

5- Cool Running Racing Team - 52 points 

6 - Bourgnon's Foily - 63 points 

Retrouvez la saison ETF26, ici

Source : ETF26

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Crashs à Cadix

Les Britanniques chavirent en finale, les Espagnols juste avant le début des courses… Ce dimanche venté à Cadix n’a pas épargné les équipages qui n’avaient plus régaté depuis longtemps dans ce type de conditions. Les Australiens de Tom Slingsby ont parfaitement maîtrisé cet exercice de haute voltige : ils remportent leur 3e victoire de la saison et se hissent au sommet du classement général, deux mois avant le prochain Grand Prix, chez eux, à Sydney. Les Français quittent l’Espagne très satisfaits de la progression opérée par leur nouveau barreur et de la dynamique qui règne au sein de l’équipe.

Changement de régime et de décor pour clôturer ce Spain Sail Grand Prix. Après les petits airs de samedi, c’est dans une belle brise de 20/25 nœuds que les F50, surpuissants, ont régaté… à 7. Vainqueurs d’une manche hier, les Espagnols sont les premières victimes de cet environnement tonique. Quelques minutes avant le lancement de la compétition, leur F50 rouge et jaune chavire. Pas de blessés mais le haut de l’aile déchirée. Phil Roberston et ses hommes sont malheureusement forfaits à la maison, devant un public espagnol extrêmement nombreux à terre et sur l’eau.

Eviter les sorties de route

En dehors de quelques entraînements, cela faisait très longtemps que l’on n’avait plus vu les F50 dans du vent soutenu. Aujourd’hui, les équipages ont renoué avec les hautes vitesses – on a frôlé les 50 nœuds dans le bord de reaching -, les embruns qui claquent les visages, les enfournements aux abattées. Il fallait donc naviguer proprement en évitant les sorties de route, sans toutefois négliger les départs et la stratégie car les écarts en vitesse ont parfois été importants dans ce vent de terre qui soufflait en rafale.

La première régate du jour est remportée haut la main par les Néo-zélandais, tandis que la suivante, longtemps menée par les Japonais, voit le retour fulgurant des Australiens dans les ultimes longueurs, pour un passage final magnifique, à trois, sur la ligne d’arrivée.
A l’issue de ces deux courses pleines de rebondissement où l’on a vu les Japonais victimes de petits soucis techniques, Australiens, Américains et Britanniques, réguliers dans le top 4, se présentent à 17h30 sur la ligne de départ d’une finale 100% anglo-saxonne, dans un vent d’Est de plus en plus rafaleux.

Les Britanniques chavirent

Les Anglais de Ben Ainslie prennent un départ magnifique et foncent à plus de 45 nœuds dans le bord de reaching qui mène à la première marque. Mais à l’abattée, une survente fait basculer leur F50 cul par-dessus tête. Les Américains qui déboulent quelques mètres derrière doivent abattre en urgence pour éviter le bateau retourné. Ils plantent l’étrave et voilà les Australiens partis seuls en tête vers la victoire.
Avec ce 3e sacre (sur 6 Grand Prix) dans la saison 2, Tom Slingsby et ses hommes prennent la tête du classement général provisoire, au détriment des Japonais de Nathan Outteridge qui rétrogradent en 3e position avec seulement un point de retard. Entre les deux, les Américains, 2e, n’ont eux aussi qu’un point de débours avec les leaders. L’avant-dernier Grand Prix de la saison, dans deux mois à Sydney, promet d’être très très chaud !

Les Français, eux, repartent de Cadix dans un état d’esprit très positif, avec le sentiment d’avoir rempli les objectifs qu’ils s’étaient fixés pour l’arrivée de leur nouveau barreur. Aujourd’hui, dans la brise, pour sa première sans ces conditions sur ce bateau après seulement 4 jours d’expérience, Quentin a assuré et montré qu’il apprenait vite. En témoigne son attitude et celle de l’équipage dans la manche 5, où, après un très joli départ, ils se maintiennent dans le top 3 pendant la moitié du parcours, avant de terminer à la 4e place.

Ils ont dit :

Quentin Delapierre :

« Ce matin, alors que le vent soufflait, j’ai essayé de détendre tout le monde avec des vannes pour leur faire comprendre que je n’étais ni paralysé, ni en mode kamikaze ! Notre plan était de ramener le bateau en une seule pièce, de faire attention aux hommes et de bien manoeuvrer. A la sortie du port, à la première abattée, on s’est retrouvés à 50 nœuds, et ça m’a tout de suite calmé ! (Les Espagnols ont chaviré à ce moment-là). Sur la première manche, nous avons fait ce que nous pouvions dans ce vent fort et surtout très irrégulier. Sur la seconde, on s’est senti plus en confiance et on a réussi à tirer notre épingle du jeu après un bon départ. On peut dire que j’ai bien été bizuté ici dans des conditions extrêmes ! L’objectif N°1 pour nous est de construire un état d’esprit autour de mon arrivée et de créer une nouvelle dynamique. Et je pense qu’on a coché cette case, tout comme celle de la communication à bord. J’ai aussi appris qu’il fallait rester humble dans ce circuit. Il faudra travailler fort pour jouer devant, mais ça, je le savais avant. Je voulais d’abord me sentir bien à bord et ne pas être fébrile avec le bateau entre les mains. Maintenant, il va falloir viser des résultats à partir de là. C’est le but à Sydney, avec l’ambition de jouer en milieu de tableau, au contact des petits camarades ».

Thierry Douillard, entraîneur du France SailGP Team :

« Le bilan est très positif. L’objectif de cette semaine était d’aider Quentin à découvrir le support et d’être capable de régater autour du parcours en navigant propre. Nous n’avions pas d’objectif de performance. Nous voulons construire quelque chose, commencer une nouvelle histoire. Très vite, je me suis rendu compte qu’on allait être en avance sur les objectifs car Quentin a vite pris la mesure de son rôle et de sa mission. Il a pris ses responsabilités. Il était prêt dans sa tête. Hier, on s’est retrouvé dans des conditions très difficiles, dans le petit temps. Aujourd’hui, on a bien préparé la journée psychologiquement. Être capable de faire ce qu’on a fait dans ces conditions, réussir à pousser le curseur pour faire 4e, c’était exceptionnel. D’ici Sydney, nous avons des bilans à faire, des données à analyser… Nous avons une très bonne base de travail et une bonne base d’échange entre nous pour construire la suite. »
VNR : IMAGES VIDEOS LIBRES DE DROITS

CLASSEMENT SPAIN SAIL GRAND PRIX

AUSTRALIA / Tom Slingsby / 32 points GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 29 points UNITED STATES / Jimmy Spithill / 27 points JAPAN / Nathan Outteridge / 22 points NEW ZEALAND / Peter Burling / 22 points DENMARK / Nicolai Sehested / 21 points SPAIN / Phil Robertson / 14 points FRANCE / Quentin Delapierre / 11 points

CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE APRÈS 6 ACTES

AUSTRALIA / Tom Slingsby / 45 points UNITED STATES / Jimmy Spithill / 44 points JAPAN / Nathan Outteridge /44 points GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 40 points NEW ZEALAND / Peter Burling / 36 points SPAIN / Phil Robertson / 35 points DENMARK / Nicolai Sehested / 33 points FRANCE / Quentin Delapierre / 31 points

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Franck Cammas : “On coche beaucoup de cases”

Considéré par beaucoup comme le favori en Ultim de la Transat Jacques Vabre qui s’élance le 7 novembre, le Maxi Edmond de Rothschild a été victime d’une avarie de foil lors d’un stage d’entraînement la semaine dernière à Port-la-Forêt. Un contre-temps qui n’inquiète pas Franck Cammas, co-skipper avec Charles Caudrelier, qui a accepté de répondre aux questions de Tip & Shaft.

► Peux-tu nous expliquer ce qui vous est arrivé lors du stage ?
Nous avons touché quelque chose avec le foil tribord, nous n’allions pas très vite, à 22 nœuds au près (sic), mais ça a été plutôt assez violent, une des collisions les plus fortes sur le bateaudepuis deux ans. Le tip a été abîmé sur 30 centimètres jusqu’au barreau, ça a aussi provoqué l’explosion de toutes les peaux sur la partie verticale du shaft parce que le foil a vrillé dans le contact. Ça nécessite trois semaines de réparation, mais ce qui est plutôt positif, c’est qu’on n’a pas trop endommagé le barreau, si le choc avait été plus fort, on aurait très bien pu imaginer être obligé de jeter le foil.

► Est-ce un gros contre-temps dans votre préparation ?
Ce qui nous a un peu plus gênés, c’est de ne pas avoir pu terminer le stage, on aurait bien aimé pouvoir comparer nos performances au portant dans la brise avec les nouveaux bateaux. Ensuite, ça met toute l’équipe dans le rouge, à fond 7 jours sur 7, jusqu’au 25 octobre, pour réparer ce satané foil ! Après, ça ne nous empêche pas de naviguer, et de toute façon, à part des petits réglages sur le pilote, on avait terminé la préparation.

► Avez-vous un foil de rechange au cas où ?
Oui, nous avons notre V2, nous avons déjà testé le foil bâbord, il nous reste encore un peu de travail pour finir le tribord. Cette V2 n’est pas encore totalement au point, elle demande des ajustements que nous n’avons pas pu encore terminer, nous préférons faire ces modifications avant de les mettre en course. Donc c’est très important qu’on ait la possibilité de réparer le foil endommagé pour avoir la possibilité de partir avec la V1. On veut vraiment se garder la possibilité de choisir l’une ou l’autre jusqu’au dernier moment.

“On a quasiment repoussé
la cavitation de 5 noeuds”

 

► Parle-nous de cette V2, en quoi diffère-t-elle de la première et quels sont les objectifs ?
En géométrie, il y a pas mal de nouvelles choses : un allongement supplémentaire, avec un rayon de courbure plus ouvert, un shaft qui n’a pas la même courbure non plus sur la partie basse et des sections nouvelles. Il y a trois objectifs : le premier, c’est de repousser le phénomène de cavitation. Sur nos premiers foils, elle commence à apparaître en-dessous de 40 nœuds et devient bien présente à 43-44 nœuds ; avec les nouveaux appendices, on doit gagner 3-4 nœuds. Le deuxième, c’est de gagner en traînée globale, hors cavitation, à toutes les allures, notamment sur les vitesses moyennes, importantes pour nous, autour de 30-35 nœuds. Le troisième est de décoller un peu plus tôt, d’où une surface supérieure de tip notamment, ça nous fait gagner sur le papier un ou deux nœuds de vitesse de décollage. Ces trois objectifs ne sont pas loin d’être atteints sur les premiers tests, même si on a d’autres soucis qu’on doit régler avant de pouvoir exploiter les foils.

► Quelles autres modifications majeures avez-vous faites sur le bateau par rapport à l’année dernière ?
On a une nouvelle aile de raie, le plan porteur sous la dérive, installée il y a un mois, il y a des chances qu’on parte avec sur la Jacques Vabre. Là encore, le premier gros objectif était de gagner sur la cavitation mais aussi d’augmenter un peu la portance verticale. En tout, on a quasiment repoussé la cavitation de 5 nœuds, ce sera très positif aux hautes vitesses en termes de traînée. On cherche aussi par ce biais à améliorer la fiabilité, parce que la cavitation entraîne la destruction de la peau : ça nous est arrivé de détruire carrément des premières couches de carbone tellement cela provoquait des vibrations.

“On ne sera pas loin de
jouer tous à armes égales”

 

► Parlons de la concurrence : que t’inspirent les deux Ultims sortis cette année, Banque Populaire XI et SVR Lazartigue ?
Je pense qu’ils ont visé juste en termes de design. En aéro, ils ont évidemment énormément progressé par rapport à leur ancien bateau, et sur les appendices, on voit qu’en termes de taille, de surfaces de foils, d’aile de raie et de plans porteurs sur les safrans, on commence à être un peu tous dans les mêmes zones. Quand on les voit décoller, ils ont de très belles assiettes, au moins sur mer plate. Leur centre de gravité semble un peu plus avancé que nous, par rapport à leur positionnement de foils, à voir ce que ça va donner dans de la mer formée. Nous, on a l’impression qu’on ne pouvait pas l’avancer beaucoup plus, eux sont un petit cran devant, il y a peut-être un peu de risque, mais ça peut aussi passer, ça dépendra aussi du bon fonctionnement des plans porteurs à l’arrière. Maintenant, en termes de vitesse, j’ai l’impression que personne ne sort fondamentalement du lot, on ne sera pas loin de jouer tous à armes égales, et tant mieux pour la classe.

► Et Sodebo et Actual ?
Sodebo est un peu atypique par son équilibre, son plan de voilure, ses appendices… C’était un des plus rapides au portant dans la brise lors du stage, qui est un peu son allure de prédilection, mais il a des points plus faibles dans tout ce qui est près et allures un peu « bâtardes », entre archimédien et vol. Le fait d’avoir perdu de la longueur à la flottaison avec les flotteurs plus courts ne va pas dans le bon sens, c’est la même chose avec les safrans : plus tu les avances, moins ils te permettent de rétablir le bateau en début de vol. Donc je pense qu’il sera un peu plus gêné sur le début de vol et le près. Quant à Actual, il n’a pas de points très faibles, c’est un bateau sain et fiable, qui a un peu moins de facilité au près, en cap et en puissance, et dans la brise.

► Tout le monde vous désigne comme les favoris de la Jacques Vabre, qu’en penses-tu ?
Disons qu’on coche beaucoup de cases, entre un bateau plus ancien mais performant et un équipage qui le connaît bien. Maintenant, même si c’est difficile aujourd’hui d’imaginer qu’on aura tous notre bateau à 100% au bout de 15 jours de course, ce n’est pas parce que les bateaux neufs demandent encore de la mise au point qu’ils vont forcément avoir des soucis. Sur le stage, SVR a fait deux jours dans de la mer et de la brise soutenue, tout allait bien pour lui.

 

“Le Jules Verne,
une aventure technique”

 

► Vous enchaînez ensuite sur le Trophée Jules Verne, quel est le timing idéal ?
Si on est en stand-by le 25 décembre en ayant remis à neuf les appendices qui vont certainement souffrir pendant la Jacques Vabre, on sera contents. Ça nous fait un stand-by divisé par deux par rapport à d’habitude, mais l’année dernière, on était partis le 9 janvier et on avait eu une bonne fenêtre.

► As-tu l’impression qu’avec les problèmes de collisions que vous rencontrez, le record devient moins accessible ?
Pas forcément, car plus on traverse ces problèmes, plus on fiabilise. Aujourd’hui, c’est sûr qu’on a des appendices qui ratissent plus large parce qu’ils sont horizontaux, avec 4 mètres sur les côtés et 2 au milieu, alors qu’ils étaient verticaux avant. On sait aussi qu’un tour du monde avec des bateaux volants et tous les systèmes qui vont avec n’a encore jamais été fait, c’est forcément une aventure technique. Mais il faut se rappeler qu’avec Groupama 3, on y était arrivés au bout de trois tentatives.

► A partir de l’année prochaine, vous passez en mode solitaire, avec la Route du Rhum puis la course autour du monde en 2023 pour Charles, vas-tu, du coup, prendre du recul ou faire autre chose ?
Non, c’est prévu comme ça depuis le départ et mon rôle ne changera pas, il sera d’aider Charles à être le plus performant sur la Route du Rhum et le tour du monde en solitaire. Après, j’ai évidemment toujours très envie de naviguer, ça ne sera pas le cas sur Gitana en course sur une partie du programme, peut-être que je peux encore exercer dans d’autres séries, plus sur de l’inshore, je pense. Mais aujourd’hui, ce n’est pas du tout à l’ordre du jour.

 

Photo : Yann Riou / Polaryse / Gitana S.A.

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Spi Ouest. Une édition magique et 151 courses lancées

A quelques jours de passer à l’heure d’hiver, le 43e Spi Ouest-France – Banque Populaire Grand Ouest a offert aux 1 646 concurrents un dernier week-end d’été. Des conditions de rêve ont balayé la baie de Quiberon durant trois jours permettant aux 341 équipages de régater jusqu’à plus soif et au public de profiter du village de la course sur les quais de La Trinité-sur-Mer. Le rendez-vous est déjà donné le week-end de Pâques 2021, du 14 au 18 avril… dans 6 mois !

Un dimanche venté pour finir en beauté
15 nœuds de vent de nord-est sur mer plate, de quoi envoyer un maximum de régates sur les 5 ronds répartis dans la baie : de grands parcours côtiers pour les Multi 2000 et les IRC, et des parcours banane bien rythmés pour les séries monotypes. Du sport, de la compétition de haute voltige, du grand Spi qui révéle un niveau de jeu de plus en plus élevé chaque année.

Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest 2021 à La Trinité-sur-Mer ( Morbihan ) . Seconde journée de régates le samedi 9 Octobre 2021 avec ce matin les 341 bateaux qui sortent du port sous voiles lors d’une parade avant de rejoindre les lignes de départs des régates . PHOTO : DAVID ADEMAS / OUEST-FRANCESpi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest 2021 à La Trinité-sur-Mer ( Morbihan ) . Première journée de courses le vendredi 8 Octobre 2021 . PHOTO : DAVID ADEMAS / OUEST-FRANCESpi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest 2021 à La Trinité-sur-Mer ( Morbihan ) . Première journée de courses le vendredi 8 Octobre 2021 . PHOTO : DAVID ADEMAS / OUEST-FRANCESpi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest 2021 à La Trinité-sur-Mer ( Morbihan ) . Première journée de courses le vendredi 8 Octobre 2021 . PHOTO : DAVID ADEMAS / OUEST-FRANCECatégorie IRC A. Troisième jour au Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest 2021. Photo YVES-MARIE QUEMENER / OUEST-FRANCECatégorie IRC A. Troisième jour au Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest 2021. Photo YVES-MARIE QUEMENER / OUEST-FRANCECatégorie IRC A. Troisième jour au Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest 2021. Photo YVES-MARIE QUEMENER / OUEST-FRANCECatégorie IRC A. Troisième jour au Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest 2021. Photo YVES-MARIE QUEMENER / OUEST-FRANCECatégorie IRC A. Troisième jour au Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest 2021. Photo YVES-MARIE QUEMENER / OUEST-FRANCECatégorie ETF. Troisième jour au Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest 2021. Photo YVES-MARIE QUEMENER / OUEST-FRANCEDeuxième jour des régates au Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest 2021. Parade des bateaux à la Trinité-sur-Mer ( Morbihan ) Photo YVES-MARIE QUEMENER / OUEST-FRANCEPremier jour des régates au Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest 2021 à la Trinité-sur-Mer ( Morbihan ) Photo YVES-MARIE QUEMENER / OUEST-FRANCECatégorie J80. Premier jour des régates au Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest 2021 à la Trinité-sur-Mer ( Morbihan ) Photo YVES-MARIE QUEMENER / OUEST-FRANCESpi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest 2021 à La Trinité-sur-Mer ( Morbihan ) . Première journée de courses le vendredi 8 Octobre 2021 . Régate de bateaux Figaro 3 . PHOTO : DAVID ADEMAS / OUEST-FRANCESpi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest 2021 à La Trinité-sur-Mer ( Morbihan ) . Troisième et dernière journée de régates le dimanche 10 Octobre 2021 . iIci sur la photo le départ de la régate de bateaux en IRC A . PHOTO : DAVID ADEMAS / OUEST-FRANCE



Rond Breizh Cola : ambiance collé-serré aux bouées
J/80, J/70, Mach 6,50, Open 7,50 et Open 5,70, les monotypes présents sur ces parcours banane ont enchaîné les manches et les équipages ont mouillé le maillot ! En Open 7,50, la victoire sans partage revient à l’équipage de Mattieu Leys (Petton Energies). Chez les Open 5,70, qui couraient dans le même temps la dernière épreuve de leur Championnat de France, écrasante suprématie de Gras Nautique Paimpol mené par Titouan Giannantoni qui relègue son plus proche concurrent finistérien à près de 30 points ! Les Mach 6,50, au nombre de 7, ont connu des manches ultra serrées : victoire à l’arrachée des Dieppois sur Mach à Potes. Les Rennais sur Sage Engineering Sailing Team ont eu aussi fort à faire dans une flotte très homogène (17 concurrents) en J/70. Ils devancent de 4 petits points les Espagnols sur Noticia. Des Espagnols très accrocheurs en J/80 également qui finissent sur la deuxième marche du podium derrière Ecole Navale CG29 de Patrick Bot. Il y avait 52 équipages inscrits en J80 !

Rond Banque Populaire Grand Ouest : régates acharnées, équipages au taquet
Pour la première fois et sûrement pas la dernière, le Spi accueillait les Figaro Bénéteau 3 en équipage. Le gratin de la course au large avait pour l’occasion embarqué copains, partenaires, amis pour régater. Et le match était serré ! Au final, l’équipage de Pierre Leboucher sur Guyot Environnement l’emporte grâce à deux victoires de manches sur Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) et ses équipiers de haute voltige. Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) s’adjuge 3 courses mais commet une grosse erreur qui le relègue, au final, à la troisième place. Sur le même rond, les filles de MACSF ont brillé en Grand Surprise (32 inscrits) mais pas suffisamment pour bien se placer. Ce sont les Normands sur Rouen Port Maritime qui l’emportent, à un cheveu des Parisiens barrés par Benoît Morane. Enfin, dans la catégorie des 31.7, Philippe Delhumeau, grand amoureux du Spi, sur Bonne Nouvelle 2, prend la première place devant le très accrocheur Christian Laube sur Auto Performance, un autre grand habitué du rendez-vous annuel des amoureux de voile.

Rond Saint-James : des côtiers de toute beauté
Sur ce rond, un mélange heureux de monocoques de toutes tailles et de tous âges. Les équipages ont à la fois réalisé de longs parcours dans toute la baie et des parcours construits. En IRC A, l’immense et magnifique Saga d’Alain Foulquier monte sur la première marche du podium devant le Frers 44 Amanjiwo et Pen Koent, le First 40.7 de Emmanuel Le Men. La régularité du JKP 10.10 de Dimitri Caudrelier a payé tout au long des trois jours de régate. Il devance de quelques points l’A35 Realax de Jean-Yves Le Goff. La multitude de petites flottes Osiris 1, 2, 3 et 4 a vu des pros, amateurs, et très jeunes régatiers s’en donner à cœur joie : Rémy Thuillier (Spirit of Salufred), Philippe Guennal (J In Motion), Samuel Prietz (Blue Moon) et Michel Van Koninckxloo (Axiome) remportent la palme !

Rond Département du Morbihan : runs endiablés en Multi 2000 et Class40, grandes manœuvres en IRC Double
15 Mini 6,50 de toute génération dont le plus ancien, le 198 (vainqueur de la Mini Transat 1997 et 1999), participaient à ce 43e Spi Ouest France Banque Populaire Grand Ouest. April Marine mené par Baptiste de Sutter et son co-skipper l’emportent devant Martin Revol sur Martin en Mini. Chez les Multi 2000, les équipages se sont léchés les babines ce dimanche dans des conditions météo ventées : des runs endiablés dans toute la baie et du plaisir, rien que du plaisir ! Au final, c’est le trimaran de Charlie Capelle (Acapella – La Chaine de l’Espoir) qui gagne. Un beau cadeau d’anniversaire : le trimaran fête cette année ses 40 ans ! Avec 39 inscrits dans la catégorie des IRC Double et du très beau monde aux manettes, Nicolas Groleau sur BT Blue fut indétrônable. 3 Class40 seulement, mais l’occasion d’admirer deux unités de dernière génération : Crosscall d’Aurélien Ducroz, premier, et Project Rescue Ocean d’Axel Trehin, deuxième !

Rond Région Bretagne : Tactique en plein vol !
Des petites flottes (5 Diam 24 et 6 ETF 26) mais du grand spectacle malgré les conditions légères des deux premiers jours. Au final, chez les trimarans du Tour Voile, Groupe Atlantic barré par Clément Cron devance Batistyl Habitat de Louis Legloahec. En ETF 26, l’équipage de Jean-Christophe Mourniac (Teampro) s’est montré intraitable en gagnant 8 courses sur 13 devant le médaillé olympique en 49er Kevin Fisher (ABC Arbitrage Entreprises du Morbihan).

Ils ont dit
Gaël Desgrées du Loû, responsable du Spi Ouest-France – Banque Populaire Grand Ouest : « Ce fut une édition 2021 magnifique avec plus de 340 équipages, entre 1 600 et 1 800 régatiers, un ballet mémorable sous un soleil estival, une légère brise, durant trois jours. Le spectacle en mer fut incroyable et à terre, le village a vécu au rythme des animations et des concerts. C’était une édition pourtant particulière après deux ans de crise sanitaire, mais tout le monde a répondu présent. Plus que jamais le Spi est la première épreuve de voile habitable en France. »
Didier Visbecq, président de la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer : « C’était une édition de rêve, avec une météo de rêve, des compétiteurs heureux d’être là, des bénévoles heureux de revenir sur cette régate qu’ils aiment. La Trinité-sur-Mer est heureuse d’avoir été ce week-end le phare de cette Bretagne qui revit. Les Belges, Anglais, Espagnols sont toujours heureux de revenir et en plus, ils donnent du fil à retordre aux Français dans certaines séries. C’est bonheur ! »
Gaston Morvan, Bretagne – Crédit Mutuel Espoir, Figaro Bénéteau 3 : « C’était super sympa de changer de mode de régate après La Solitaire, de passer sur des petits parcours, de dormir dans un vrai lit ! C’était sympa de faire des manœuvres à plusieurs, c’est un exercice très différent du solitaire. Il y avait une belle flotte de 18 bateaux, je pense que l’on sera encore plus l’année prochaine. Il y avait beaucoup d’intensité sur les régates, avec des cadors, notamment l’équipe de Banque Populaire. Ça jouait fort ! »
Hugues Moulin, Tchouk Tchouk Nougat, IRC B : « On était ravi de se retrouver et de passer un bon moment sur l’eau. Nous sommes une bande de copains, on se connaît bien. Nous n’avons pas le résultat espéré mais ce n’est pas grave. Vivement l’an prochain, on sera là sans faute. C’est une super ambiance sur l’eau à chaque fois »
Louis Veillon, Georgia pour à chacun son Everest, IRC Double : « Le temps était incroyable. Ça a été très disputé, et globalement nous sommes contents. Je découvrais l’IRC double, j’ai énormément appris. C’était mon cinquième Spi, et j’ai envie de revenir. Ce qui me plaît dans le Spi, c’est l’ambiance entre les pros et les amateurs. On échange, on apprend énormément et sur l’eau ça se bagarre sérieusement. »
Jacques Vapillon, Irvi, Multi 2000 : « Ce fut un Spi plutôt festif à bord, vraiment sympa. Aujourd’hui, c’était important pour nous car la météo nous était plus favorable que les jours précédents. Quand il y a du vent régulier, nous avons plus de chances de nous en sortir. Fleury Michon est l’ancien bateau de Philippe Poupon lancé en 1987, et nous avons monté une association pour le restaurer. En 2017, nous avons participé à notre premier Spi Ouest France car la course s’ouvrait aux multicoques cette année-là. Notre équipage est fait de rencontres et de gens motivés pour naviguer. »
Philippe Girardin, Hey Jude, IRC Double : « On n’a jamais mis le ciré, c’est exceptionnel sur le Spi ! Le week-end de Pâques fin septembre-début octobre, c’est pas mal ! Cela s’est bien passé, nous n’avons rien pu faire face au bateau de Nicolas Groleau, mais on a battu nos camarades habituels. C’est magnifique ! J’ai fait mon premier Spi en 1978 avec Gilles Gahinet, et je prends toujours autant de plaisir. Maintenant, il faut demander au Pape qu’il déplace le week-end de Pâques en octobre, parce qu’en avril, ça caille !»

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SailGP. Britanniques et Espagnols chavirent, les Australiens s’imposent

Après une première journée dans du vent léger, c’est un vent soutenu le deuxième jour qui a fait chavirer Les Britanniques en finale et les Espagnols juste avant le début des courses. Les Australiens de Tom Slingsby remportent leur 3e victoire de la saison et se hissent au sommet du classement général. Les Français avec Quentin Delapierre à la barre terminent derniers.

Changement de régime et de décor pour clôturer ce Spain Sail Grand Prix. Après les petits airs de samedi, c’est dans une belle brise de 20/25 nœuds que les F50, surpuissants, ont régaté… à 7. Vainqueurs d’une manche hier, les Espagnols sont les premières victimes de cet environnement tonique. Quelques minutes avant le lancement de la compétition, leur F50 rouge et jaune chavire. Pas de blessés mais le haut de l’aile déchirée. Phil Roberston et ses hommes sont malheureusement forfaits à la maison, devant un public espagnol extrêmement nombreux à terre et sur l’eau.

Eviter les sorties de route

En dehors de quelques entraînements, cela faisait très longtemps que l’on n’avait plus vu les F50 dans du vent soutenu. Aujourd’hui, les équipages ont renoué avec les hautes vitesses – on a frôlé les 50 nœuds dans le bord de reaching -, les embruns qui claquent les visages, les enfournements aux abattées. Il fallait donc naviguer proprement en évitant les sorties de route, sans toutefois négliger les départs et la stratégie car les écarts en vitesse ont parfois été importants dans ce vent de terre qui soufflait en rafale.

La première régate du jour est remportée haut la main par les Néo-zélandais, tandis que la suivante, longtemps menée par les Japonais, voit le retour fulgurant des Australiens dans les ultimes longueurs, pour un passage final magnifique, à trois, sur la ligne d’arrivée. A l’issue de ces deux courses pleines de rebondissement où l’on a vu les Japonais victimes de petits soucis techniques, Australiens, Américains et Britanniques, réguliers dans le top 4, se présentent à 17h30 sur la ligne de départ d’une finale 100% anglo-saxonne, dans un vent d’Est de plus en plus rafaleux.

Les Britanniques chavirent

Les Anglais de Ben Ainslie prennent un départ magnifique et foncent à plus de 45 nœuds dans le bord de reaching qui mène à la première marque. Mais à l’abattée, une survente fait basculer leur F50 cul par-dessus tête. Les Américains qui déboulent quelques mètres derrière doivent abattre en urgence pour éviter le bateau retourné. Ils plantent l’étrave et voilà les Australiens partis seuls en tête vers la victoire.
Avec ce 3e sacre (sur 6 Grand Prix) dans la saison 2, Tom Slingsby et ses hommes prennent la tête du classement général provisoire, au détriment des Japonais de Nathan Outteridge qui rétrogradent en 3e position avec seulement un point de retard. Entre les deux, les Américains, 2e, n’ont eux aussi qu’un point de débours avec les leaders. L’avant-dernier Grand Prix de la saison, dans deux mois à Sydney, promet d’être très très chaud !

Les Français, eux, repartent de Cadix dans un état d’esprit très positif, avec le sentiment d’avoir rempli les objectifs qu’ils s’étaient fixés pour l’arrivée de leur nouveau barreur. Aujourd’hui, dans la brise, pour sa première sans ces conditions sur ce bateau après seulement 4 jours d’expérience, Quentin a assuré et montré qu’il apprenait vite. En témoigne son attitude et celle de l’équipage dans la manche 5, où, après un très joli départ, ils se maintiennent dans le top 3 pendant la moitié du parcours, avant de terminer à la 4e place.

Ils ont dit :

Quentin Delapierre : « Ce matin, alors que le vent soufflait, j’ai essayé de détendre tout le monde avec des vannes pour leur faire comprendre que je n’étais ni paralysé, ni en mode kamikaze ! Notre plan était de ramener le bateau en une seule pièce, de faire attention aux hommes et de bien manœuvrer. A la sortie du port, à la première abattée, on s’est retrouvés à 50 nœuds, et ça m’a tout de suite calmé ! (Les Espagnols ont chaviré à ce moment-là). Sur la première manche, nous avons fait ce que nous pouvions dans ce vent fort et surtout très irrégulier. Sur la seconde, on s’est senti plus en confiance et on a réussi à tirer notre épingle du jeu après un bon départ. On peut dire que j’ai bien été bizuté ici dans des conditions extrêmes ! L’objectif N°1 pour nous est de construire un état d’esprit autour de mon arrivée et de créer une nouvelle dynamique. Et je pense qu’on a coché cette case, tout comme celle de la communication à bord. J’ai aussi appris qu’il fallait rester humble dans ce circuit. Il faudra travailler fort pour jouer devant, mais ça, je le savais avant. Je voulais d’abord me sentir bien à bord et ne pas être fébrile avec le bateau entre les mains. Maintenant, il va falloir viser des résultats à partir de là. C’est le but à Sydney, avec l’ambition de jouer en milieu de tableau, au contact des petits camarades ».

Thierry Douillard, entraîneur du France SailGP Team : « Le bilan est très positif. L’objectif de cette semaine était d’aider Quentin à découvrir le support et d’être capable de régater autour du parcours en navigant propre. Nous n’avions pas d’objectif de performance. Nous voulons construire quelque chose, commencer une nouvelle histoire. Très vite, je me suis rendu compte qu’on allait être en avance sur les objectifs car Quentin a vite pris la mesure de son rôle et de sa mission. Il a pris ses responsabilités. Il était prêt dans sa tête. Hier, on s’est retrouvé dans des conditions très difficiles, dans le petit temps. Aujourd’hui, on a bien préparé la journée psychologiquement. Être capable de faire ce qu’on a fait dans ces conditions, réussir à pousser le curseur pour faire 4e, c’était exceptionnel. D’ici Sydney, nous avons des bilans à faire, des données à analyser… Nous avons une très bonne base de travail et une bonne base d’échange entre nous pour construire la suite. »

CLASSEMENT SPAIN SAIL GRAND PRIX

1- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 32 points
2- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 29 points
3- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 27 points
4- JAPAN / Nathan Outteridge / 22 points
5- NEW ZEALAND / Peter Burling / 22 points
6- DENMARK / Nicolai Sehested / 21 points
7- SPAIN / Phil Robertson / 14 points
8- FRANCE / Quentin Delapierre / 11 points

CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE APRÈS 6 ACTES

1- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 45 points
2- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 44 points
3- JAPAN / Nathan Outteridge /44 points
4- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 40 points
5- NEW ZEALAND / Peter Burling / 36 points
6- SPAIN / Phil Robertson / 35 points
7- DENMARK / Nicolai Sehested / 33 points
8- FRANCE / Quentin Delapierre / 31 points

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Voiles de Saint-Tropez. Une belle réussite pour fêter les 40 ans de la Nioulargue

Le nouveau format des Voiles sur deux semaines aura été un beau succès avec une météo exceptionnelle. La Société Nautique de Saint-Tropez aura célébrer de belle manière les 40 ans de la course d’origine, la Nioulargue, avec tous les départ et les arrivée devant le port de Saint-Tropez.

Une première semaine à couper le souffle!
Comme souligné par Georges Korhel, Principal Race officer des Voiles, la première semaine de fête et de régates – du 25 septembre au 2 octobre – a remporté tous les suffrages ; tous les registres de vent ont permis aux comités de course, autant Modernes que Classiques, d’envoyer chaque jour de belles épreuves toujours aussi disputées. Les Voiles 23èmes du nom ont sacré de formidables vainqueurs, à commencer par le très célèbre patron d’industrie Patrizio Bertelli, le lauréat du Trophée Rolex, à bord du plan Herreshoff Scud et son équipage de haute volée, venue à bout des somptueux P Class. Parmi tous les vainqueurs dans les 10 catégories de voiliers de tradition en course, les Voiles couronnent des bateaux d’exception, à la signature des plus grands architectes navals. Pretexte (Nacira 47), pour le Trophée North Sails (IRCB), et Nanoq, skippé par le Prince du Danemark pour le trophée BMW (IRCC) ont vaincu dans des groupes pourtant particulièrement compétitifs. C’est Olympian, le P Class de 1913 et sa coque vert profond qui remporte le Trophée des Centenaires du Yacht Club de Gstaad, à l’issue d’un final ébouriffant, façon match race entre Bruno Troublé qui le barrait, et Peter Isler, figure de la Coupe de l’America, aux commandes de Spartan.

Le plus grand rassemblement mondial de Maxis Yachts, du 3 au 9 octobre.
Avec 45 unités de 60 à 107 pieds, réunis également à l’invitation de la Société Nautique de Saint-Tropez, la deuxième semaine des Voiles basculaient dans le gigantisme et accumulait tous les superlatifs. Wally, J Class, purs racers envahissaient le golfe pour des régates spectaculaires à souhait, dans des régimes de vent favorisant toutes les expressions. Du sport, au plus haut niveau, mais aussi des démonstration au plus haut niveau de voiliers d’exception, aux profils futuristes dessinés pour la performance pure. Comanche, Rambler 88, Leopard3, tout comme les Mini Maxis 72, enchantaient le public quand, toutes voiles déployées, ils déboulaient sous le Portalet en quête des prestigieux trophées de Voiles. Magic Carpet Cubed, le Wally Cento de Sir Lindsay Owen Jones bataillait jusqu’au dernier bord pour l’emporter en IRC1 confirmer son récent titre de Champion du Monde, tandis que le joli Wally 77 Lyra trouvait à Saint Tropez récompenses à ses nombreux mérites. On se souviendra longtemps des formidables mano a mambo entre les deux J Class, Topaz et Velsheda dont la rivalité aura finalement tourné à l’avantage du premier.

IRC1 ; Magic Carpet Cubed au bout du suspens!
Vent d’Est, 10 nœuds, forcissant légèrement sur une belle houle de plus d’un mètre en bordure du golfe… idéal pour lancer dès le début d’après-midi les quatre groupes de Maxis en lice pour leur dernière journée de régate à Saint-Tropez. Une boucle d’une vingtaine  de milles entre bouée du large et les Issambres offraient aux tacticiens et navigateurs matière à cogiter, d’autant qu’en ce dernier jour de course, nombre « d’amicaux contentieux » étaient à régler. Ainsi le supersonique Comanche tenait-il, faute d’un rating avantageux, à remporter en temps réel sa troisième manche d’affilée. Dans son sillage, Rambler 88 et Magic Carpet Cubed, à égalité parfaite au moment du coup de canon, se devait de performer pour espérer remporter le Trophée North Sail, décerné au vainqueur de ce groupe des IRC1. Rambler parvenait à se détacher et accroissait irrémédiablement son avance sur Magic Carpet, dans le sillage d’un Comanche moins dominateur qu’à l’accoutumée en début de course, mais qui trouvait suffisamment de ressources, alors que le vent forcissait légèrement tout en prenant du Sud, pour remporter la manche en temps réel. Rambler franchissait la ligne 6 minutes devant le grand Wally Cento. Insuffisant pour refaire son handicap et c’est Magic Carpet Cubed, détenteur du titre de champion du monde, qui empochait le gain de cette si décisive manche, synonyme de victoire au général. Un dernier déboulé sous gennaker de toute beauté, comme un adieu aux armes, et les Maxis saluaient Saint-Tropez de la plus expressive des manières. C’est Deep Blue, le Botin 85 qui complète le podium.

Un Class J au firmament des IRC2 : Topaz
Le J Class Topaz a, d’admirable manière, contrôlé son meilleur ennemi Velsheda tout au long des 25 milles du parcours. Il termine premier en temps réel des IRC2, avec moins de deux minutes d’avance sur le J Class de 1933.  Il rajoute ainsi une  troisième victoire à sa belle semaine, et vient naturellement  s’octroyer le trophée Besserat de Bellefon qui couronne le meilleur IRC2.

Jethou chez les IRC3A
Jethou, Vesper ,North Star, c’est le tiercé gagnant qu’il fallait jour en IRC3A, Trophée SNSM, le groupe des Maxis 72. Jethou, le plan Judel-Vrolijk de Sir Peter Ogden aura été intouchable tout au long des trois manches validées. North Star termine sur une belle note avec une deuxième place de manche. Insuffisant pour détrôner Vesper de la place de dauphin au général.

Le triomphe de Lyra (IRC3B)
Le Wally 77 Lyra de Terry Hui triomphe cette semaine à Saint-Tropez. Il a dominé la concurrence en IRC3B, groupe d’une incroyable richesse avec pas moins de 15 voiliers de 65 à 80 pieds. Le plan Frers de 24 mètres lancé en 2000 a parfaitement joué de son rating pour l’emporter à 2 reprises cette semaine. Il a lâché quelques points aujourd’hui face au plan Reichel Pugh 80 Capricorno et face à l’autre Wally Ryokan2. Il s’impose malgré tout au général, et devient naturellement le Wally le mieux classés des 6 voiliers chers à Luca Bassani engagés aux Voiles,  s’arrogeant le Trophée Wally devant Ryokan2 et Magic Carpet Cubed.


Prime à la régularité pour Bambo (IRC4)
Gros bouleversement en IRC4, le groupe des Maxis de 60 pieds qui regroupait pas moins de 12 unités cette semaine. La course du jour a rebattu les cartes et vu les perdants d’hier triompher aujourd’hui à l’image du vénérable French Kiss de Yan Cornic venu l’emporter aujourd’hui. Bambo, Le Schipman 63, plus régulier s’impose finalement, devant Aloha, le CNB 77 et  Ila1 le Bordeaux 60.

Ils ont dit :
Pierre Roinson, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez :
« Nous avons été énormément complimentés sur la première semaine des Voiles. C’est très important car cela veut dire que l’on a renoué avec l’histoire, les Modernes navigant en même temps que les Classiques. Cela s’est merveilleusement passé, avec une formidable météo. Tout en respectant scrupuleusement les mesures sanitaires, nous avons renoué avec l’ambiance des Voiles et cela fait énormément plaisir. J’ai rencontré les propriétaires de Maxis, qui sont absolument ravis de venir naviguer ici. Notre deuxième semaine a constitué le plus grand rassemblement de Maxis au monde avec 45 unités présentes. Les Maxis ont ainsi pu bénéficier de départ et d’arrivée devant le port de Saint-Tropez. Cette deuxième semaine a été très professionnelle, avec des équipages de très haut niveau. Le public a beaucoup apprécié aussi, de pouvoir découvrir ces bateaux rares que sont les Maxis de très près. Je remercie tous nos permanents et nos bénévoles qui viennent d’enchainer Sail GP, Voiles et qui vont travailler sur les Swan la semaine prochaine. »

Georges Korhel, Principal Race Officer
« Ce fut une belle réussite. La première semaine a été bénie de Dieux, avec des conditions de vent variées qui ont permis de courir tous les jours. La seconde semaine a été plus complexe, mais on a couru dans des conditions très différentes et on a sacré de beaux vainqueurs. Les Maxis sont ravis, ils sont dans le port, ils naviguent devant Saint-Tropez… c’est ce qu’ils voulaient. La première semaine, sur 240 bateaux, on a su en mettre 200 dans le port. Les concurrents sont heureux et c’est ce qui importe. Les Voiles ont été un grand rendez-vous pour les Maxis. 45 bateaux cette année, tous de grande qualité, Rambler, Leopard, Topaz… des bateaux rares que nous sommes heureux de partager avec le grand public.»

Ils étaient aux Voiles :
Plus de 800 marins venus du monde entier ont animé le plan d’eau de la deuxième semaine des Voiles, 2 400 la première. Certains Maxis nécessitent en effet beaucoup de bras et de poids au rappel. Ainsi, Comanche embarquait-il chaque jours 28 hommes et femmes d’équipage, Magic Carpet Cubed ou Velsheda près de 30, et 37 pour Topaz. On a pu notamment croiser sur les pontons Jean-Baptiste Bernaz, Ernesto Bertarelli, Patrizio Bertelli, Arnaud Boissières, Michel Boujenah, Brad Butterworth, Dee Caffari, Pierre Casiraghi, Julien Cressant, Le Prince Frederik du Danemark, Simon Daubney, Francesco De Angelis, Bertrand de Broc, Patrice de Colmont, Kevin Escoffier, Shannon Falcone, Robin Follin, Thierry Fouchier, German Frers, Sidney Gavignet, Clément Giraud, Torben Grael, Peter Isler, Xavier Macaire, Corinne Migraine, Philippe Monnet, Marc Pajot, Lionel Péan, Loïck Peyron, Christopher Pratt, Jochen Schuemann, Giles Scott, Tom Slingsby, Bruno Troublé, Le Prince Maurits Van Oranje, Marcel Van Triest, Gerald Veniard, Tom Whidden.

Les chiffres : 132 voiliers Modernes, 82 Classiques, en première semaine, suivis de 45 Maxis, soit au total 3 200 marins, 20 nationalités.

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151 courses lancées sur un Spi 2021 magique

A quelques jours de passer à l’heure d’hiver, le 43e Spi Ouest-France – Banque Populaire Grand Ouest a offert aux 1 646 concurrents un dernier week-end d’été. Des conditions de rêve ont balayé la baie de Quiberon durant trois jours permettant aux 341 équipages de régater jusqu’à plus soif et au public de profiter du village de la course sur les quais de La Trinité-sur-Mer. Le rendez-vous est déjà donné le week-end de Pâques 2021, du 14 au 18 avril… dans 6 mois !

Un dimanche venté pour finir en beauté

15 nœuds de vent de nord-est sur mer plate, de quoi envoyer un maximum de régates sur les 5 ronds répartis dans la baie : de grands parcours côtiers pour les Multi 2000 et les IRC, et des parcours banane bien rythmés pour les séries monotypes. Du sport, de la compétition de haute voltige, du grand Spi qui révéle un niveau de jeu de plus en plus élevé chaque année.

Rond Breizh Cola : ambiance collé-serré aux bouées

J/80, J/70, Mach 6,50, Open 7,50 et Open 5,70, les monotypes présents sur ces parcours banane ont enchaîné les manches et les équipages ont mouillé le maillot ! En Open 7,50, la victoire sans partage revient à l’équipage de Mattieu Leys (Petton Energies). Chez les Open 5,70, qui couraient dans le même temps la dernière épreuve de leur Championnat de France, écrasante suprématie de Gras Nautique Paimpol mené par Titouan Giannantoni qui relègue son plus proche concurrent finistérien à près de 30 points ! Les Mach 6,50, au nombre de 7, ont connu des manches ultra serrées : victoire à l’arrachée des Dieppois sur Mach à Potes. Les Rennais sur Sage Engineering Sailing Team ont eu aussi fort à faire dans une flotte très homogène (17 concurrents) en J/70. Ils devancent de 4 petits points les Espagnols sur Noticia. Des Espagnols très accrocheurs en J/80 également qui finissent sur la deuxième marche du podium derrière Ecole Navale CG29 de Patrick Bot. Il y avait 52 équipages inscrits en J80 !

Rond Banque Populaire Grand Ouest : régates acharnées, équipages au taquet

Pour la première fois et sûrement pas la dernière, le Spi accueillait les Figaro Bénéteau 3 en équipage. Le gratin de la course au large avait pour l’occasion embarqué copains, partenaires, amis pour régater. Et le match était serré ! Au final, l’équipage de Pierre Leboucher sur Guyot Environnement l’emporte grâce à deux victoires de manches sur Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) et ses équipiers de haute voltige. Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) s’adjuge 3 courses mais commet une grosse erreur qui le relègue, au final, à la troisième place. Sur le même rond, les filles de MACSF ont brillé en Grand Surprise (32 inscrits) mais pas suffisamment pour bien se placer. Ce sont les Normands sur Rouen Port Maritime qui l’emportent, à un cheveu des Parisiens barrés par Benoît Morane. Enfin, dans la catégorie des 31.7, Philippe Delhumeau, grand amoureux du Spi, sur Bonne Nouvelle 2, prend la première place devant le très accrocheur Christian Laube sur Auto Performance, un autre grand habitué du rendez-vous annuel des amoureux de voile.

Rond Saint-James : des côtiers de toute beauté

Sur ce rond, un mélange heureux de monocoques de toutes tailles et de tous âges. Les équipages ont à la fois réalisé de longs parcours dans toute la baie et des parcours construits. En IRC A, l’immense et magnifique Saga d’Alain Foulquier monte sur la première marche du podium devant le Frers 44 Amanjiwo et Pen Koent, le First 40.7 de Emmanuel Le Men. La régularité du JKP 10.10 de Dimitri Caudrelier a payé tout au long des trois jours de régate. Il devance de quelques points l’A35 Realax de Jean-Yves Le Goff. La multitude de petites flottes Osiris 1, 2, 3 et 4 a vu des pros, amateurs, et très jeunes régatiers s’en donner à cœur joie : Rémy Thuillier (Spirit of Salufred), Philippe Guennal (J In Motion), Samuel Prietz (Blue Moon) et Michel Van Koninckxloo (Axiome) remportent la palme !

Rond Département du Morbihan : runs endiablés en Multi 2000 et Class40, grandes manœuvres en IRC Double

15 Mini 6,50 de toute génération dont le plus ancien, le 198 (vainqueur de la Mini Transat 1997 et 1999), participaient à ce 43e Spi Ouest France Banque Populaire Grand Ouest. April Marine mené par Baptiste de Sutter et son co-skipper l’emportent devant Martin Revol sur Martin en Mini. Chez les Multi 2000, les équipages se sont léchés les babines ce dimanche dans des conditions météo ventées : des runs endiablés dans toute la baie et du plaisir, rien que du plaisir ! Au final, c’est le trimaran de Charlie Capelle (Acapella – La Chaine de l’Espoir) qui gagne. Un beau cadeau d’anniversaire : le trimaran fête cette année ses 40 ans ! Avec 39 inscrits dans la catégorie des IRC Double et du très beau monde aux manettes, Nicolas Groleau sur BT Blue fut indétrônable. 3 Class40 seulement, mais l’occasion d’admirer deux unités de dernière génération : Crosscall d’Aurélien Ducroz, premier, et Project Rescue Ocean d’Axel Trehin, deuxième !

Rond Région Bretagne : Tactique en plein vol !

Des petites flottes (5 Diam 24 et 6 ETF 26) mais du grand spectacle malgré les conditions légères des deux premiers jours. Au final, chez les trimarans du Tour Voile, Groupe Atlantic barré par Clément Cron devance Batistyl Habitat de Louis Legloahec. En ETF 26, l’équipage de Jean-Christophe Mourniac (Teampro) s’est montré intraitable en gagnant 8 courses sur 13 devant le médaillé olympique en 49er Kevin Fisher (ABC Arbitrage Entreprises du Morbihan).

Ils ont dit

Gaël Desgrées du Loû, responsable du Spi Ouest-France – Banque Populaire Grand Ouest :

« Ce fut une édition 2021 magnifique avec plus de 340 équipages, entre 1 600 et 1 800 régatiers, un ballet mémorable sous un soleil estival, une légère brise, durant trois jours. Le spectacle en mer fut incroyable et à terre, le village a vécu au rythme des animations et des concerts. C’était une édition pourtant particulière après deux ans de crise sanitaire, mais tout le monde a répondu présent. Plus que jamais le Spi est la première épreuve de voile habitable en France. »

Didier Visbecq, président de la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer :

« C’était une édition de rêve, avec une météo de rêve, des compétiteurs heureux d’être là, des bénévoles heureux de revenir sur cette régate qu’ils aiment. La Trinité-sur-Mer est heureuse d’avoir été ce week-end le phare de cette Bretagne qui revit. Les Belges, Anglais, Espagnols sont toujours heureux de revenir et en plus, ils donnent du fil à retordre aux Français dans certaines séries. C’est bonheur ! »

Gaston Morvan, Bretagne – Crédit Mutuel Espoir, Figaro Bénéteau 3 :

« C’était super sympa de changer de mode de régate après La Solitaire, de passer sur des petits parcours, de dormir dans un vrai lit ! C’était sympa de faire des manœuvres à plusieurs, c’est un exercice très différent du solitaire. Il y avait une belle flotte de 18 bateaux, je pense que l’on sera encore plus l’année prochaine. Il y avait beaucoup d’intensité sur les régates, avec des cadors, notamment l’équipe de Banque Populaire. Ça jouait fort ! »

Hugues Moulin, Tchouk Tchouk Nougat, IRC B :

« On était ravi de se retrouver et de passer un bon moment sur l’eau. Nous sommes une bande de copains, on se connaît bien. Nous n’avons pas le résultat espéré mais ce n’est pas grave. Vivement l’an prochain, on sera là sans faute. C’est une super ambiance sur l’eau à chaque fois »

Louis Veillon, Georgia pour à chacun son Everest, IRC Double :

« Le temps était incroyable. Ça a été très disputé, et globalement nous sommes contents. Je découvrais l’IRC double, j’ai énormément appris. C’était mon cinquième Spi, et j’ai envie de revenir. Ce qui me plaît dans le Spi, c’est l’ambiance entre les pros et les amateurs. On échange, on apprend énormément et sur l’eau ça se bagarre sérieusement. »

Jacques Vapillon, Irvi, Multi 2000 :

« Ce fut un Spi plutôt festif à bord, vraiment sympa. Aujourd’hui, c’était important pour nous car la météo nous était plus favorable que les jours précédents. Quand il y a du vent régulier, nous avons plus de chances de nous en sortir. Fleury Michon est l’ancien bateau de Philippe Poupon lancé en 1987, et nous avons monté une association pour le restaurer. En 2017, nous avons participé à notre premier Spi Ouest France car la course s’ouvrait aux multicoques cette année-là. Notre équipage est fait de rencontres et de gens motivés pour naviguer. »

Philippe Girardin, Hey Jude, IRC Double :

« On n’a jamais mis le ciré, c’est exceptionnel sur le Spi ! Le week-end de Pâques fin septembre-début octobre, c’est pas mal ! Cela s’est bien passé, nous n’avons rien pu faire face au bateau de Nicolas Groleau, mais on a battu nos camarades habituels. C’est magnifique ! J’ai fait mon premier Spi en 1978 avec Gilles Gahinet, et je prends toujours autant de plaisir. Maintenant, il faut demander au Pape qu’il déplace le week-end de Pâques en octobre, parce qu’en avril, ça caille !»

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Les Voiles de tous les superlatifs

Si l’édition 2020 des Voiles de Saint-Tropez avait installée avec succès d’un nouveau format sur deux semaines, c’est bien le 23ème opus du grand rassemblement Tropézien qui vient de s’achever qui a permis de mesurer, débarrassé d’une grande partie des contraintes sanitaires, à terre comme sur mer, le bien-fondé d’une régate en deux temps, celle des yachts Classiques et des voiliers de moins de 60 pieds en première semaine, immédiatement suivie d’une pleine semaine consacrée exclusivement aux Maxis Yachts. Une première semaine hors du temps, béni d’Eole avec d’idéales conditions de navigation, a été le prélude au plus grand rassemblement de Maxis Yachts au monde. De quoi ravir les organisateurs, le Président, Pierre Roinson, et toute l’équipe de la Société Nautique de Saint-Tropez, heureux de célébrer de si grandiose manière les 40 ans de la course d’origine, la Nioulargue, avec tous les départ et les arrivée devant le port de Saint-Tropez.

Une première semaine à couper le souffle!

Comme souligné par Georges Korhel, Principal Race officer des Voiles, la première semaine de fête et de régates – du 25 septembre au 2 octobre – a remporté tous les suffrages ; tous les registres de vent ont permis aux comités de course, autant Modernes que Classiques, d’envoyer chaque jour de belles épreuves toujours aussi disputées. Les Voiles 23èmes du nom ont sacré de formidables vainqueurs, à commencer par le très célèbre patron d’industrie Patrizio Bertelli, le lauréat du Trophée Rolex, à bord du plan Herreshoff Scud et son équipage de haute volée, venue à bout des somptueux P Class. Parmi tous les vainqueurs dans les 10 catégories de voiliers de tradition en course, les Voiles couronnent des bateaux d’exception, à la signature des plus grands architectes navals. Pretexte (Nacira 47), pour le Trophée North Sails (IRCB), et Nanoq, skippé par le Prince du Danemark pour le trophée BMW (IRCC) ont vaincu dans des groupes pourtant particulièrement compétitifs. C’est Olympian, le P Class de 1913 et sa coque vert profond qui remporte le Trophée des Centenaires du Yacht Club de Gstaad, à l’issue d’un final ébouriffant, façon match race entre Bruno Troublé qui le barrait, et Peter Isler, figure de la Coupe de l’America, aux commandes de Spartan.

Le plus grand rassemblement mondial de Maxis Yachts, du 3 au 9 octobre.

Avec 45 unités de 60 à 107 pieds, réunis également à l’invitation de la Société Nautique de Saint-Tropez, la deuxième semaine des Voiles basculaient dans le gigantisme et accumulait tous les superlatifs. Wally, J Class, purs racers envahissaient le golfe pour des régates spectaculaires à souhait, dans des régimes de vent favorisant toutes les expressions. Du sport, au plus haut niveau, mais aussi des démonstration au plus haut niveau de voiliers d’exception, aux profils futuristes dessinés pour la performance pure. Comanche, Rambler 88, Leopard3, tout comme les Mini Maxis 72, enchantaient le public quand, toutes voiles déployées, ils déboulaient sous le Portalet en quête des prestigieux trophées de Voiles. Magic Carpet Cubed, le Wally Cento de Sir Lindsay Owen Jones bataillait jusqu’au dernier bord pour l’emporter en IRC1 confirmer son récent titre de Champion du Monde, tandis que le joli Wally 77 Lyra trouvait à Saint Tropez récompenses à ses nombreux mérites. On se souviendra longtemps des formidables mano a mambo entre les deux J Class, Topaz et Velsheda dont la rivalité aura finalement tourné à l’avantage du premier.

Ils ont dit :

Pierre Roinson, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez :

« Nous avons été énormément complimentés sur la première semaine des Voiles. C’est très important car cela veut dire que l’on a renoué avec l’histoire, les Modernes navigant en même temps que les Classiques. Cela s’est merveilleusement passé, avec une formidable météo. Tout en respectant scrupuleusement les mesures sanitaires, nous avons renoué avec l’ambiance des Voiles et cela fait énormément plaisir. J’ai rencontré les propriétaires de Maxis, qui sont absolument ravis de venir naviguer ici. Notre deuxième semaine a constitué le plus grand rassemblement de Maxis au monde avec 45 unités présentes. Les Maxis ont ainsi pu bénéficier de départ et d’arrivée devant le port de Saint-Tropez. Cette deuxième semaine a été très professionnelle, avec des équipages de très haut niveau. Le public a beaucoup apprécié aussi, de pouvoir découvrir ces bateaux rares que sont les Maxis de très près. Je remercie tous nos permanents et nos bénévoles qui viennent d’enchainer Sail GP, Voiles et qui vont travailler sur les Swan la semaine prochaine. »

Georges Korhel, Principal Race Officer

« Ce fut une belle réussite. La première semaine a été bénie de Dieux, avec des conditions de vent variées qui ont permis de courir tous les jours. La seconde semaine a été plus complexe, mais on a couru dans des conditions très différentes et on a sacré de beaux vainqueurs. Les Maxis sont ravis, ils sont dans le port, ils naviguent devant Saint-Tropez… c’est ce qu’ils voulaient. La première semaine, sur 240 bateaux, on a su en mettre 200 dans le port. Les concurrents sont heureux et c’est ce qui importe. Les Voiles ont été un grand rendez-vous pour les Maxis. 45 bateaux cette année, tous de grande qualité, Rambler, Leopard, Topaz… des bateaux rares que nous sommes heureux de partager avec le grand public.»

Ils étaient aux Voiles :

Plus de 800 marins venus du monde entier ont animé le plan d’eau de la deuxième semaine des Voiles, 2 400 la première. Certains Maxis nécessitent en effet beaucoup de bras et de poids au rappel. Ainsi, Comanche embarquait-il chaque jours 28 hommes et femmes d’équipage, Magic Carpet Cubed ou Velsheda près de 30, et 37 pour Topaz. On a pu notamment croiser sur les pontons Jean-Baptiste Bernaz, Ernesto Bertarelli, Patrizio Bertelli, Arnaud Boissières, Michel Boujenah, Brad Butterworth, Dee Caffari, Pierre Casiraghi, Julien Cressant, Le Prince Frederik du Danemark, Simon Daubney, Francesco De Angelis, Bertrand de Broc, Patrice de Colmont, Kevin Escoffier, Shannon Falcone, Robin Follin, Thierry Fouchier, German Frers, Sidney Gavignet, Clément Giraud, Torben Grael, Peter Isler, Xavier Macaire, Corinne Migraine, Philippe Monnet, Marc Pajot, Lionel Péan, Loïck Peyron, Christopher Pratt, Jochen Schuemann, Giles Scott, Tom Slingsby, Bruno Troublé, Le Prince Maurits Van Oranje, Marcel Van Triest, Gerald Veniard, Tom Whidden.

Les chiffres : 132 voiliers Modernes, 82 Classiques, en première semaine, suivis de 45 Maxis, soit au total 3 200 marins, 20 nationalités.

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Les Espagnols et les Britanniques chavirent, le SailGP ne fait pas de cadeaux à Cadix - Résultats

Changement radical de conditions sur le plan d'eau de Cadix en Espagne. Après une journée d'hier dans des vents très faibles, les catamarans les plus rapides du monde ont offert un spectacle époustouflant aujourd'hui devant le public espagnol.

image

Crédit : sailGP 

Avec plus de 20 noeuds de vent, les Espagnols se sont fait surprendre avant même la première course du jour : ils ont chaviré, entrainant la casse de leur aile et leur abandon pour la journée.

 
Les Français, menés par le nouveau pilote Quentin Delapierre (qui remplace Billy Besson pour la suite du championnat), ont signé une belle 5e course à la 4e place. Ils terminent en bas de tableau ce 6e grand prix de la saison 2 de SailGP mais l'apprentissage et la progression du nouveau pilote tricolore ne fait que commencer.

 
Les Australiens, les Anglais et les Américains se sont qualifiés pour la finale mais les Anglais ont chaviré dès le début de l'ultime course. Les Australiens remportent le Spain Sail Grand Prix devant les Américains et les Anglais complètent le podium.

 

CLASSEMENT DU SPAIN SAIL GRAND PRIX

1- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 10 points
2- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 9 points
3- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 8 points
4- JAPAN / Nathan Outteridge / 7 points
5- NEW ZEALAND / Peter Burling / 6 points
6- DENMARK / Nicolai Sehested / 5 points
7- SPAIN / Phil Robertson / 4 points
8- FRANCE / Quentin Delapierre / 3 points

 

CLASSEMENT PROVISOIRE DU CHAMPIONNAT SAILGP APRÈS 6 GRAND PRIX

1- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 45 points
2- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 44 points
3- JAPAN / Nathan Outteridge / 44 points
4- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 40 points
5- NEW ZEALAND / Peter Burling / 36 points
6- SPAIN / Phil Robertson / 35 points
7- DENMARK / Nicolai Sehested / 33 points
8- FRANCE / Quentin Delapierre / 31 points

 

Source : V Bouchet
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Le week-end du SPI OF se termine avec les victoires d'Aurélien Ducroz devant Axel Tréhin ou encore Pierre Leboucher en Figaro

 

Le 43e Spi Ouest-France - Banque Populaire Grand Ouest a offert aux 1 646 concurrents un dernier week-end d’été. Des conditions de rêve ont balayé la baie de Quiberon durant trois jours permettant aux 341 équipages de régater jusqu’à plus soif et au public de profiter du village de la course sur les quais de La Trinité-sur-Mer. Le rendez-vous est déjà donné le week-end de Pâques 2021, du 14 au 18 avril dans 6 mois !

 

image

Crédit : YM Quemener


Un dimanche venté pour finir en beauté

15 nœuds de vent de nord-est sur mer plate, de quoi envoyer un maximum de régates sur les 5 ronds répartis dans la baie : de grands parcours côtiers pour les Multi 2000 et les IRC, et des parcours banane bien rythmés pour les séries monotypes. Du sport, de la compétition de haute voltige, du grand Spi qui révéle un niveau de jeu de plus en plus élevé chaque année.

 

Rond Breizh Cola : ambiance collé-serré aux bouées

J/80, J/70, Mach 6,50, Open 7,50 et Open 5,70, les monotypes présents sur ces parcours banane ont enchaîné les manches et les équipages ont mouillé le maillot ! En Open 7,50, la victoire sans partage revient à l’équipage de Mattieu Leys (Petton Energies). Chez les Open 5,70, qui couraient dans le même temps la dernière épreuve de leur Championnat de France, écrasante suprématie de Gras Nautique Paimpol mené par Titouan Giannantoni qui relègue son plus proche concurrent finistérien à près de 30 points ! Les Mach 6,50, au nombre de 7, ont connu des manches ultra serrées : victoire à l’arrachée des Dieppois sur Mach à Potes. Les Rennais sur Sage Engineering Sailing Team ont eu aussi fort à faire dans une flotte très homogène (17 concurrents) en J/70. Ils devancent de 4 petits points les Espagnols sur Noticia. Des Espagnols très accrocheurs en J/80 également qui finissent sur la deuxième marche du podium derrière Ecole Navale CG29 de Patrick Bot. Il y avait 52 équipages inscrits en J80 !

 

Rond Banque Populaire Grand Ouest : régates acharnées, équipages au taquet

Pour la première fois et sûrement pas la dernière, le Spi accueillait les Figaro Bénéteau 3 en équipage. Le gratin de la course au large avait pour l’occasion embarqué copains, partenaires, amis pour régater. Et le match était serré ! Au final, l’équipage de Pierre Leboucher sur Guyot Environnement l’emporte grâce à deux victoires de manches sur Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) et ses équipiers de haute voltige. Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) s’adjuge 3 courses mais commet une grosse erreur qui le relègue, au final, à la troisième place. Sur le même rond, les filles de MACSF ont brillé en Grand Surprise (32 inscrits) mais pas suffisamment pour bien se placer. Ce sont les Normands sur Rouen Port Maritime qui l’emportent, à un cheveu des Parisiens barrés par Benoît Morane. Enfin, dans la catégorie des 31.7, Philippe Delhumeau, grand amoureux du Spi, sur Bonne Nouvelle 2, prend la première place devant le très accrocheur Christian Laube sur Auto Performance, un autre grand habitué du rendez-vous annuel des amoureux de voile.

 

Rond Saint-James : des côtiers de toute beauté

Sur ce rond, un mélange heureux de monocoques de toutes tailles et de tous âges. Les équipages ont à la fois réalisé de longs parcours dans toute la baie et des parcours construits. En IRC A, l’immense et magnifique Saga d’Alain Foulquier monte sur la première marche du podium devant le Frers 44 Amanjiwo et Pen Koent, le First 40.7 de Emmanuel Le Men. La régularité du JKP 10.10 de Dimitri Caudrelier a payé tout au long des trois jours de régate. Il devance de quelques points l’A35 Realax de Jean-Yves Le Goff. La multitude de petites flottes Osiris 1, 2, 3 et 4 a vu des pros, amateurs, et très jeunes régatiers s’en donner à cœur joie : Rémy Thuillier (Spirit of Salufred), Philippe Guennal (J In Motion), Samuel Prietz (Blue Moon) et Michel Van Koninckxloo (Axiome) remportent la palme !

 

Rond Département du Morbihan : runs endiablés en Multi 2000 et Class40, grandes manœuvres en IRC Double

15 Mini 6,50 de toute génération dont le plus ancien, le 198 (vainqueur de la Mini Transat 1997 et 1999), participaient à ce 43e Spi Ouest France Banque Populaire Grand Ouest. April Marine mené par Baptiste de Sutter et son co-skipper l’emportent devant Martin Revol sur Martin en Mini. Chez les Multi 2000, les équipages se sont léchés les babines ce dimanche dans des conditions météo ventées : des runs endiablés dans toute la baie et du plaisir, rien que du plaisir ! Au final, c’est le trimaran de Charlie Capelle (Acapella – La Chaine de l’Espoir) qui gagne. Un beau cadeau d’anniversaire : le trimaran fête cette année ses 40 ans ! Avec 39 inscrits dans la catégorie des IRC Double et du très beau monde aux manettes, Nicolas Groleau sur BT Blue fut indétrônable. 3 Class40 seulement, mais l’occasion d’admirer deux unités de dernière génération : Crosscall d’Aurélien Ducroz, premier, et Project Rescue Ocean d’Axel Trehin, deuxième !

 

Rond Région Bretagne : Tactique en plein vol !

Des petites flottes (5 Diam 24 et 6 ETF 26) mais du grand spectacle malgré les conditions légères des deux premiers jours. Au final, chez les trimarans du Tour Voile, Groupe Atlantic barré par Clément Cron devance Batistyl Habitat de Louis Legloahec. En ETF 26, l’équipage de Jean-Christophe Mourniac (Teampro) s’est montré intraitable en gagnant 8 courses sur 13 devant le médaillé olympique en 49er Kevin Fisher (ABC Arbitrage Entreprises du Morbihan).

 

Retrouvez les résultats, ici 

Source : S Guého

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L'édition 2021 des Voiles de Saint-Tropez se termine, rendez-vous en 2022 - Résultats

Une première semaine hors du temps, béni d'Eole avec d'idéales conditions de navigation, a été le prélude au plus grand rassemblement de Maxis Yachts au monde. De quoi ravir les organisateurs, le Président, Pierre Roinson, et toute l’équipe de la Société Nautique de Saint-Tropez, heureux de célébrer de si grandiose manière les 40 ans de la course d’origine, la Nioulargue, avec tous les départ et les arrivée devant le port de Saint-Tropez.

 

Une première semaine à couper le souffle ! 

Comme souligné par Georges Korhel, Principal Race officer des Voiles, la première semaine de fête et de régates - du 25 septembre au 2 octobre - a remporté tous les suffrages ; tous les registres de vent ont permis aux comités de course, autant Modernes que Classiques, d’envoyer chaque jour de belles épreuves toujours aussi disputées. Les Voiles 23èmes du nom ont sacré de formidables vainqueurs, à commencer par le très célèbre patron d’industrie Patrizio Bertelli, le lauréat du Trophée Rolex, à bord du plan Herreshoff Scud et son équipage de haute volée, venue à bout des somptueux P Class. Parmi tous les vainqueurs dans les 10 catégories de voiliers de tradition en course, les Voiles couronnent des bateaux d’exception, à la signature des plus grands architectes navals. Pretexte (Nacira 47), pour le Trophée North Sails (IRCB), et Nanoq, skippé par le Prince du Danemark pour le trophée BMW (IRCC) ont vaincu dans des groupes pourtant particulièrement compétitifs. C'est Olympian, le P Class de 1913 et sa coque vert profond qui remporte le Trophée des Centenaires du Yacht Club de Gstaad, à l'issue d'un final ébouriffant, façon match race entre Bruno Troublé qui le barrait, et Peter Isler, figure de la Coupe de l'America, aux commandes de Spartan.

 

Le plus grand rassemblement mondial de Maxis Yachts, du 3 au 9 octobre 

Avec 45 unités de 60 à 107 pieds, réunis également à l’invitation de la Société Nautique de Saint-Tropez, la deuxième semaine des Voiles basculaient dans le gigantisme et accumulait tous les superlatifs. Wally, J Class, purs racers envahissaient le golfe pour des régates spectaculaires à souhait, dans des régimes de vent favorisant toutes les expressions. Du sport, au plus haut niveau, mais aussi des démonstration au plus haut niveau de voiliers d'exception, aux profils futuristes dessinés pour la performance pure. Comanche, Rambler 88, Leopard3, tout comme les Mini Maxis 72, enchantaient le public quand, toutes voiles déployées, ils déboulaient sous le Portalet en quête des prestigieux trophées de Voiles. Magic Carpet Cubed, le Wally Cento de Sir Lindsay Owen Jones bataillait jusqu'au dernier bord pour l'emporter en IRC1 confirmer son récent titre de Champion du Monde, tandis que le joli Wally 77 Lyra trouvait à Saint Tropez récompenses à ses nombreux mérites. On se souviendra longtemps des formidables mano a mambo entre les deux J Class, Topaz et Velsheda dont la rivalité aura finalement tourné à l'avantage du premier.

 

Ils étaient aux Voiles

Plus de 800 marins venus du monde entier ont animé le plan d’eau de la deuxième semaine des Voiles, 2 400 la première. Certains Maxis nécessitent en effet beaucoup de bras et de poids au rappel. Ainsi, Comanche embarquait-il chaque jours 28 hommes et femmes d’équipage, Magic Carpet Cubed ou Velsheda près de 30, et 37 pour Topaz. On a pu notamment croiser sur les pontons Jean-Baptiste Bernaz, Ernesto Bertarelli, Patrizio Bertelli, Arnaud Boissières, Michel Boujenah, Brad Butterworth, Dee Caffari, Pierre Casiraghi, Julien Cressant, Le Prince Frederik du Danemark, Simon Daubney, Francesco De Angelis, Bertrand de Broc, Patrice de Colmont, Kevin Escoffier, Shannon Falcone, Robin Follin, Thierry Fouchier, German Frers, Sidney Gavignet, Clément Giraud, Torben Grael, Peter Isler, Xavier Macaire, Corinne Migraine, Philippe Monnet, Marc Pajot, Lionel Péan, Loïck Peyron, Christopher Pratt, Jochen Schuemann, Giles Scott, Tom Slingsby, Bruno Troublé, Le Prince Maurits Van Oranje, Marcel Van Triest, Gerald Veniard, Tom Whidden.

 
Rendez vous le samedi 24 septembre 2022 pour une nouvelle édition.

 


Les Trophées 2021

Trophée Ville de Saint-Tropez
Le Trophée de la Ville de Saint-Tropez est attribué au premier Maxi Yachts aux points, toutes catégories confondues : JETHOU, Sir Peter Ogden

Trophée IMA
Bateau IMA le mieux classé : TOPAZ, Peter Holmberg

Trophée WALLY
1er, 2ème et 3ème au classement WALLY : 1er : LYRA (Terry Hui). 2ème : RYOKAN2 (Philippe Ligier). 3ème : MAGIC CARPET CUBED (Sir Lindsay Owen Jones

Trophée Yacht Club de France , coup de coeur : SAIDA, Juerg Schneider

Trophée Société Nautique Saint-Tropez ; Premier bateau en temps réel IRC 1 : COMANCHE, Mitch Booth

Trophée North Sails
Le Trophée North Sails est attribué au premier Maxi yacht de la catégorie IRC 1 : 1er, MAGIC CARPET CUBED Sir Lindsay Owen-Jone - 2ème RAMBLER, George David - 3ème : DEEP BLUE, Wendy Schmidt

Trophée Bessarat de Bellefon
Le Trophée Besserat de Bellefon est attribué au premier Maxi yacht de la catégorie IRC 2 : 1er, TOPAZ, Peter Holmberg - 2ème VELSHEDA, Will Gibbon - 3ème : SILVER TIP, Bernard Sabrier

Trophée SNSM
Le Trophée SNSM est attribué au premier Maxi yacht de la catégorie IRC 3 A : 1er JETHOU, Sir Peter Ogden - VESPER, Jim Schwartz - 3ème : NORTH STAR, Peter Dubens

Trophée IR3B : 1er, LYRA, Terry Hui - 2ème, CAPRICORNO, Alessandro del Bono - 3ème : RYOKAN, Philippe Ligier -

Trophée Torpez
Le Trophée Torpez est attribué au premier Maxi yacht de la catégorie IRC 4 : 1er, BAMBO, François Benais - 2ème ALOHA, Nicolas Piguet - 3ème ILA2, Nicolas Labessouille

Source : M Turcat

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Création du Trophée Méditerranée Class40

Depuis quelques mois, la Class40 réfléchit à son engagement en Méditerranée, sollicitée par ses propriétaires et skippers italiens, espagnols, croates… et français. Après son championnat annuel, le trophée Europe et le trophée Amérique, la Class40 crée son trophée Méditerranée dont la première édition aura lieu dès 2022.

Round Italy, un galop d’essai en 2021

Encouragée par ces navigateurs du « Sud » prêts à se coordonner pour se retrouver sur les mêmes courses, la classe a eu dans le même temps la possibilité de travailler sur une nouvelle course, Round Italy (Genoa – Trieste).
Adhérant pleinement à l’idée de cet événement, la Class40, par le biais de son vice-président Pietro Luciani, a donc travaillé pour faire revenir au sein de la classe elle-même des Class40 italiens de 2ème et 3ème génération, bateaux qui courraient depuis plusieurs années en temps compensé. En collaboration avec le Yacht Club Italiano et Socità Velica Barcola e Grignano, une session de jauge a donc été organisée et a permis cette grande « répétition générale », tenue en septembre, qui a sacré vainqueur Karnak, skippé par Stefano Raspadori.
Un événement clé dans ce nouveau trophée : une course au large, de longue distance, en équipage réduit, représentative de ce qu’est la navigation en Class40.

La Méditerranée, idéale pour la Class40

Naviguer en Méditerranée est un exercice particulier de par ses vents changeants rendant la navigation très technique. Cela représente un terrain de jeu engagé sur lequel les bateaux de toute génération peuvent prétendre à la victoire car si sur certains parcours en Atlantique, la cadence des scows est difficile à maintenir, naviguer en Méditerranée représente un vrai intérêt sportif pour toutes les typologies de bateaux. Il ne serait d’ailleurs pas si étonnant de voir des bateaux d’ancienne génération monter sur la plus haute marche du podium…
Autre point clé, la réunification des flottes : les Italiens participaient principalement à des courses italiennes, les Français à des courses françaises, les Espagnols à des courses espagnoles… quelques Class40 donc sur de nombreuses courses mais le plus souvent en IRC ou HN, rarement à leur avantage. L’un de principaux desseins de ce nouveau trophée est de réunir ces quelques bateaux, en attirer d’autres et créer une émulation sur ce nouveau terrain de jeu pour la classe. Et l’objectif final n’est pas nécessairement que cette nouvelle flotte vienne participer aux transats de fin d’année, l’objectif est que chaque projet ait une offre de courses à proximité et qu’il puisse faire son programme en conséquence.

La fin d’un cercle vicieux

Le dilemme est le même pour toutes les classes de course au large : sans course, pas de bateaux et pas de bateaux… pas de courses. Etat des lieux frustrant pour les navigateurs basés dans le Sud mais aussi pour les autres projets motivés pour « descendre » mais en manque d’événements. Il y avait donc quelque chose à faire, il fallait tenter de briser ce cercle. Espérons que le Trophée Méditerranée y parviendra en réunissant anciens et nouveaux Class40, professionnels et amateurs. Ce nouveau trophée s’annonce intéressant à tous les points de vue.

Le programme du trophée Méditerranée Class40 :

Roma Per Due (Double)                                                                                           avril Corsica med (double)                                                                                               mai Au Large de St Tropez (400 nm – solo)                                                                juin Giraglia Rolex cup Race (Offshore de 240nm – equipage)                                juin Duo max (Double)                                                                                                    juin Palermo Montecarlo (Equipage)                                                                         aout Round Italy Genoa Trieste (Equipage)                                                                 septembre Middle Sea Race (Equipage)                                                                                   octobre

Pietro Luciani :

« La Méditerranée est une mer difficile : la météo est moins prévisible que dans l’océan et il est rare de garder la même voile pendant plus de deux heures. Mais néanmoins, la Società Velica Barcola e Grignano et le Yacht Club Italiano, avec le soutien de Class40, ont pu organiser la première édition de la plus longue course de la Med, la Rounditaly, qui s’est avérée parfaite pour notre bateau. J’ai hâte de voir combien de bateaux participeront au Med Trophy l’année prochaine, je suis sûr que ce sera un succès ! »

Kito de Pavant :

« La Class40 est en plein boom. Ces bateaux intéressent de plus en plus de monde aux quatre coins du monde. La Méditerranée n’est pas en reste. Je croise beaucoup de coureurs excités de venir naviguer sur ces fantastiques bateaux et des organisateurs qui rêvent de les accueillir mais il manquait un circuit sur ce bassin pour les encourager à acheter des bateaux car le programme actuel n’était pas suffisamment adapté. 2022 est le moment pour nous organiser et rassembler les flottes « italienne » et « française », sans oublier l’Espagne qui lorgne aussi sur nos bateaux. »

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Baptême du feu pour Quentin Delapierre

Vent très faible, F50 au ralenti, parcours raccourcis, équipages réduits, mais tout de même de magnifiques duels en tête pour l’ouverture de ce Spain Sail Grand Prix qui inaugurait quelques grandes nouveautés dans le règlement. Mais c’était aussi le baptême du feu pour le nouveau pilote Français Quentin Delapierre qui, soutenu par toute l’équipe France SailGP, s’est confronté pour la toute première fois aux légendes du championnat international SailGP. Dans des conditions aussi légères qu’aléatoires, il fallait avoir du doigté, du sang froid et de fortes capacités d’adaptation… ce en quoi ont excellé les Australiens de Tom Slingsby, leaders après cette première journée de régates à Cadix.

15 minutes chrono

Même équipés de leur grande aile de 29 mètres, les grands catamarans n’ont pas souvent navigué sur leurs foils ce samedi en baie de Cadix. Le petit temps (5 à 7 nœuds) a été le grand ordonnateur de ces premières régates espagnoles où il a fallu se battre contre les trous d’air, contre les adversaires, mais aussi contre le chrono. La règle de SailGP limite en effet le temps de course à 15 minutes. Les bateaux n’ayant pas franchi la ligne d’arrivée dans ce laps de temps étant classés selon leur ordre de passage à la marque précédente. Et ils ont été nombreux dans ce cas aujourd’hui, alors même que les parcours étaient raccourcis !

Duels en tête

Dans les vents très légers, le départ était crucial pour prendre rapidement l’ascendant et rester maître de son destin. Les faveurs du classement ont ainsi été accordées aux bons « starters ». Les trois régates se sont d’ailleurs soldées par des bagarres à deux ou à trois, en tête, loin devant le reste de la troupe.
Dans la manche 1, les Britanniques franchissent la ligne quelques centimètres devant les Australiens. Dans la suivante, Espagnols et Japonais vont offrir un magnifique duel aux avant-postes. Dans la dernière, les Américains prennent l’avantage dans l’ultime bord, après avoir été dominés par les Australiens (encore eux) et des Danois particulièrement à l’aise et réguliers aujourd’hui. Sur cette dernière course très poussive, les équipages étaient réduits à 4 personnes à bord : trois hommes et une femme.

Les filles à la tactique puis… à la colonne

Aujourd’hui, il leur fallait la tête, les bras, le souffle et un très bon cardio. Ce samedi, pour la première fois depuis la création de SailGP, les navigatrices des 8 équipes étaient à bord des F50 pour régater. D’abord à la tactique, en tant que 6e équipier, puis à la colonne de winch, lorsque le vent est tombé après la manche 2. Cette nouvelle configuration pour naviguer à 4 lorsqu’Eole se met en grève, avait été testée hier vendredi, pendant les manches d’entraînement. Mais aujourd’hui, les excellentes Nina Curtis (AUS), Katja Salskov-Iversen (DEN), Hannah Mills (GBR), Sena Takano (JAP), Erica Dawson (NZL), Andrea Emone (ESP), CJ Perez (USA) et Amélie Riou (FRA) faisaient leur entrée en conditions réelles.

Les impressions d’Amélie Riou :

« C’était une journée extraordinaire, certainement ma plus belle expérience dans la voile. J’ai navigué en 6e sur deux des trois manches, impliquée dans la tactique et les manœuvres et en tant que ‘grindeuse’ et au réglage du Foc sur la seconde manche. C’est très physique mais pas insurmontable ! En tout cas j’ai pris beaucoup de plaisir à disputer comme Quentin ma première course officielle SailGP ! Demain, les conditions vont être soutenues et nous n’avons jamais navigué dans du vent fort mais j’ai totalement confiance en Quentin. »
Dans les clous

La complexité de cette navigation inaugurale dans les eaux espagnoles n’a pas facilité la tâche du nouveau barreur du bateau tricolore. Pour son arrivée dans l’arène de SailGP, Quentin Delapierre a expérimenté des situations compliquées qui demandent une expérience qu’il commence à peine à se forger.

Quentin Delapierre :

« C’était une super expérience aujourd’hui de prendre ce premier départ aux côtés de tous les autres bateaux. Je me suis senti vraiment dans la course. Je n’ai pas réussi à partir comme je l’espérais mais c’est, comme je l’imagine, le chemin normal d’apprentissage et à moi d’augmenter mon niveau de jeu le plus rapidement possible. J’ai l’impression qu’en termes de manœuvres et de vitesse c’était très correct.
Je souhaitais en plus de naviguer propre, ne pas prendre de pénalités idiotes, me faire plaisir en coupant la ligne de départ. A moi maintenant de progresser rapidement sur les départs. Demain, les conditions de vent seront soutenues. On aura la petite aile et les petits foils. On va probablement aller à 50 nœuds, ça va être une première fois pour moi ! J’ai envie d’y aller serein, en naviguant proprement, en faisant attention à ne pas mettre mon équipage en danger. Si j’arrive à faire tout cela, à la fin de la journée je serai super content. »

Demain dimanche, le décor devrait radicalement changer et donner une image totalement différente des F50. 15 à 20 nœuds d’Est-Sud-Est vont balayer la baie de Cadix. Un vent de terre qui promet d’être rafaleux et irrégulier pour un spectacle garanti !

CLASSEMENT SPAIN SAIL GRAND PRIX APRÈS 3 MANCHES

AUSTRALIA / Tom Slingsby / 19 points UNITED STATES / Jimmy Spithill / 18 points DENMARK / Nicolai Sehested / 15 points GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 15 points JAPAN / Nathan Outteridge / 15 points SPAIN / Phil Robertson / 14 points NEW ZEALAND / Peter Burling / 9 points FRANCE / Quentin Delapierre / 3 points

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Maxi fan-zone !

Une dernière journée en forme de finale XXL ! Une ultime fois, le plan d’eau tropézien a donné toute sa mesure animé par le vent d’est et une jolie houle qui ont servi d’écrin aux 45 maxi en lice en ce dernier samedi. Centre névralgique et festif de l’événement tropézien, le Village des Voiles a résonné des accents joyeux de la remise des prix des quelques 800 marins issus d’un bonne trentaine de nationalités, souvent professionnels de leur état, venus donner force et vie à ces incroyables géants. Un chiffre qui fait des Voiles le plus grand événement Maxi au monde de l’année, une véritable « Mecque de la voile », comme se plaisait à le constater Corinne Migraine, Vice-Présidente de la Fédération Française de Voile. Autant dire que le spectacle, l’éblouissement, étaient au rendez-vous d’une semaine météorologiquement contrastée, qui a permis la validation de trois courses pour les IRC 1, 2 et 3, et deux manches pour les « petits » (60 pieds) IRC 4. Les Voiles de Saint-Tropez, 23èmes du nom peuvent s’enorgueillir d’avoir relevé d’admirable manière le défi post Covid du renouveau, avec cette formule à deux semaines qui a véritablement multiplié par deux la joie, l’émotion, et la fraternité des hommes de mer.

IRC1 ; Magic Carpet Cubed au bout du suspens!
Vent d’Est, 10 nœuds, forcissant légèrement sur une belle houle de plus d’un mètre en bordure du golfe… idéal pour lancer dès le début d’après-midi les quatre groupes de Maxis en lice pour leur dernière journée de régate à Saint-Tropez. Une boucle d’une vingtaine de milles entre bouée du large et les Issambres offraient aux tacticiens et navigateurs matière à cogiter, d’autant qu’en ce dernier jour de course, nombre « d’amicaux contentieux » étaient à régler. Ainsi le supersonique Comanche tenait-il, faute d’un rating avantageux, à remporter en temps réel sa troisième manche d’affilée. Dans son sillage, Rambler 88 et Magic Carpet Cubed, à égalité parfaite au moment du coup de canon, se devait de performer pour espérer remporter le Trophée North Sail, décerné au vainqueur de ce groupe des IRC1. Rambler parvenait à se détacher et accroissait irrémédiablement son avance sur Magic Carpet, dans le sillage d’un Comanche moins dominateur qu’à l’accoutumée en début de course, mais qui trouvait suffisamment de ressources, alors que le vent forcissait légèrement tout en prenant du Sud, pour remporter la manche en temps réel. Rambler franchissait la ligne 6 minutes devant le grand Wally Cento. Insuffisant pour refaire son handicap et c’est Magic Carpet Cubed, détenteur du titre de champion du monde, qui empochait le gain de cette si décisive manche, synonyme de victoire au général. Un dernier déboulé sous gennaker de toute beauté, comme un adieu aux armes, et les Maxis saluaient Saint-Tropez de la plus expressive des manières. C’est Deep Blue, le Botin 85 qui complète le podium.

Un Class J au firmament des IRC2 : Topaz

Le J Class Topaz a, d’admirable manière, contrôlé son meilleur ennemi Velsheda tout au long des 25 milles du parcours. Il termine premier en temps réel des IRC2, avec moins de deux minutes d’avance sur le J Class de 1933. Il rajoute ainsi une troisième victoire à sa belle semaine, et vient naturellement s’octroyer le trophée Besserat de Bellefon qui couronne le meilleur IRC2.

Jethou chez les IRC3A

Jethou, Vesper ,North Star, c’est le tiercé gagnant qu’il fallait jour en IRC3A, Trophée SNSM, le groupe des Maxis 72. Jethou, le plan Judel-Vrolijk de Sir Peter Ogden aura été intouchable tout au long des trois manches validées. North Star termine sur une belle note avec une deuxième place de manche. Insuffisant pour détrôner Vesper de la place de dauphin au général.

Le triomphe de Lyra (IRC3B)

Le Wally 77 Lyra de Terry Hui triomphe cette semaine à Saint-Tropez. Il a dominé la concurrence en IRC3B, groupe d’une incroyable richesse avec pas moins de 15 voiliers de 65 à 80 pieds. Le plan Frers de 24 mètres lancé en 2000 a parfaitement joué de son rating pour l’emporter à 2 reprises cette semaine. Il a lâché quelques points aujourd’hui face au plan Reichel Pugh 80 Capricorno et face à l’autre Wally Ryokan2. Il s’impose malgré tout au général, et devient naturellement le Wally le mieux classés des 6 voiliers chers à Luca Bassani engagés aux Voiles, s’arrogeant le Trophée Wally devant Ryokan2 et Magic Carpet Cubed.

Prime à la régularité pour Bambo (IRC4)

Gros bouleversement en IRC4, le groupe des Maxis de 60 pieds qui regroupait pas moins de 12 unités cette semaine. La course du jour a rebattu les cartes et vu les perdants d’hier triompher aujourd’hui à l’image du vénérable French Kiss de Yan Cornic venu l’emporter aujourd’hui. Bambo, Le Schipman 63, plus régulier s’impose finalement, devant Aloha, le CNB 77 et Ila1 le Bordeaux 60.

Les Trophées 2021

Trophée Ville de Saint-Tropez

Le Trophée de la Ville de Saint-Tropez est attribué au premier Maxi Yachts aux points, toutes catégories confondues : JETHOU, Sir Peter Ogden

Trophée IMA

Bateau IMA le mieux classé : TOPAZ, Peter Holmberg

Trophée WALLY

1er, 2ème et 3ème au classement WALLY : 1er : LYRA (Terry Hui). 2ème : RYOKAN2 (Philippe Ligier). 3ème : MAGIC CARPET CUBED (Sir Lindsay Owen Jones

Trophée Yacht Club de France , coup de coeur :

SAIDA, Juerg Schneider

Trophée Société Nautique Saint-Tropez ;

Premier bateau en temps réel IRC 1 : COMANCHE, Mitch Booth

Trophée North Sails

Le Trophée North Sails est attribué au premier Maxi yacht de la catégorie IRC 1 : 1er, MAGIC CARPET CUBED Sir Lindsay Owen-Jone – 2ème RAMBLER, George David – 3ème : DEEP BLUE, Wendy Schmidt

Trophée Bessarat de Bellefon

Le Trophée Besserat de Bellefon est attribué au premier Maxi yacht de la catégorie IRC 2 : 1er, TOPAZ, Peter Holmberg – 2ème VELSHEDA, Will Gibbon – 3ème : SILVER TIP, Bernard Sabrier

Trophée SNSM

Le Trophée SNSM est attribué au premier Maxi yacht de la catégorie IRC 3 A : 1er JETHOU, Sir Peter Ogden – VESPER, Jim Schwartz – 3ème : NORTH STAR, Peter Dubens

Trophée IR3B :

1er, LYRA, Terry Hui – 2ème, CAPRICORNO, Alessandro del Bono – 3ème : RYOKAN, Philippe Ligier –

Trophée Torpez

Le Trophée Torpez est attribué au premier Maxi yacht de la catégorie IRC 4 : 1er, BAMBO, François Benais – 2ème ALOHA, Nicolas Piguet – 3ème ILA2, Nicolas Labessouille

Ils ont dit :

Andrew McIrvine, Secrétaire de l’International Maxi Association :

« Il est toujours possible de trouver matière à améliorer les choses, mais cette édition a été superbe ! Le Comité de course a été très opiniâtre et a eu gain de cause avec la météo aujourd’hui et nous les en remercions car il a eu une course formidable. L’angle de départ était parfait pour permettre à tous les bateaux de se déhaler. Un spectacle magnifique. C’est exceptionnel de voir le port de Saint-Tropez rempli de Maxis. Cela fait longtemps que l’on n’a pas eu un plateau aussi extraordinaire, 45 unités. La sécurité a été assurée, sur l’eau et dans le port. Nous avons créé un Trophée pour les « Line Honors », et récompenser Comanche qui est pénalisé par son rating. La répartition des bateaux par classe fera l’objet d’une nouvelle formulation l’an prochain, pour toujours plus d’équité sportive au sein des groupes. »

Damien Durchon, boat Captain Comanche

« Une journée plus compliquée que prévu pour Comanche. Rambler a pris un bon départ et nous nous sommes trouvés au milieu de la flotte pendant qu’il filait en eau libre. On a pu revenir à la faveur du dernier bord de près. La forte houle ne nous a pas favorisé au près mais l’important pour nous était de gagner cette manche, après les deux autres du début de semaine. Nous remplissons ainsi notre pari de gagner toutes les manches, à défaut de contrer notre handicap de jauge… »

Le saviez vous?

Le Volvo 60 Ambersail, skippé par Linas Ivanauskas navigue aux Voiles dans le groupe des IRC 3A, avec les magnifiques 72 pieds, Jethou, Vesper et North Star. Il s’agit d’un yacht qui a parcouru plus de 110 000 miles depuis son achat en 2008 pour célébrer un millénaire d’histoire lituanienne. Après avoir fait le tour du monde, Ambersail a participé à la Sevenstar Round Britain and Ireland Race 2010, remportant les honneurs de sa classe et se classant deuxième au classement général. L’objectif de la campagne est de former et de tester de jeunes marins lituaniens compétents et de leur donner l’expérience de la course de gros bateaux afin qu’ils puissent participer à des courses comme la Volvo Ocean Race à l’avenir. 16 jeunes mari s Lituaniens ont ainsi vécu d el’i trieur la grande aventure des Voiles.

Yachts extraordinaires … les Wally

Ils sont l’expression moderne de l’esprit inventif et sportif du yachting, le même que celui qui a présidé voici près de 150 ans à la construction par des amoureux des belles voiles et de belles coques des voiliers les plus élégants et les plus avancés dans la technologie de leur époque. Les Wally, nés de l’imagination et de la volonté d’un yachtsman averti, l’italien Luca Bassani, répondent exactement aux critères qui guidaient au siècle dernier les crayons des grands architectes navales, William Fife, Nat Herrreshoff et consorts. Performance, rapidité, élégance, habitabilité, luxe… avec une nuance pourtant, et de taille ; la volonté de Luca Bassani en imaginant ses Wally en 1991, était de pouvoir en famille, avec lui seul à la barre, piloter et manoeuvrer son grand yacht. Ainsi sont nés les Wally, des talents des meilleurs architectes du moment, les Germain Frers , Javier Soto, Bill Tripp ou Bruce Farr. 38 maxi Yachts sont ainsi nés de cette philosophie du yachting, affichant des longueurs de 20… à 50 mètres. Une Classe spécifique, la Wally Class a même un moment vu le jour en 1998, permettant à ces voiliers d’exception de régater ensemble, avec leur propre rating et leur propre classement.

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