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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

JO Tokyo. Les Français restent dans le match

Quatrième jour particulièrement engagé sur le plan d’eau d’Enoshima et marqué par l’entrée en lice des derniers équipages français : les 470 avec Camille Lecointre/ Aloïse Retornaz et Kevin Peponnet/ Jérémie Mion puis le duo de Nacra 17 Quentin Delapierre / Manon Audinet. Une belle entrée en matière pour ces équipages, tous d’ores et déjà dans le haut du tableau international.
Le vent est monté fort aujourd’hui dans la baie d’Enoshima avec des rafales jusque 20 nœuds de vent Sud-Ouest, ponctué de trous d’air à 10 nœuds, et un gros clapot. « Des conditions agricoles ! » s’exclame Emile Amoros en fin de journée.

Très attendus cette semaine, les planchistes Charline Picon et Thomas Goyard restent bien dans leur compétition. Si la championne olympique Charline Picon perd son dossard jaune de leader au profit de ses plus grandes rivales l’Anglaise Emma Wilson, à égalité de points avec la Chinoise Yunxiu Lu, elle n’en reste pas moins favorite à la victoire. Thomas quant à lui continue de grapiller des places au classement général et rentre dans le top 3 derrière l’Italien et le Hollandais qui domine l’épreuve.
Début de compétition également très réussi pour les équipages de 470 tricolores. Avec deux courses aux avant-postes (4e et 7e), Kevin Peponnet et Jérémie Mion se classent 6e à égalité de points avec les Espagnols, Anglais, Japonais et Grecs. Le duo féminin Camille Lecointre et Aloïse Retornaz se hissent directement à la 2e place du classement général après deux courses.

Grosse frayeur en revanche pour les Nacra 17 qui, dès leur entrée en lice se heurtent à une bouée qui leur fait perdre leur première course. Qu’à cela ne tienne, le duo Quentin Delapierre et Manon Audinet se ressaisit très vite et enchaine avec une 4e puis 3e place sur les 2 courses suivantes ce qui les propulse en 6e position du classement général à égalité de points avec les Argentins et Anglais.

Remarquable performance également de l’équipage de 49er FX, Albane Dubois et Lili Sebesi, qui termine sa journée sur une magnifique 6e course où elle termineront 2e. Ce qui hisse le duo féminin 6e du classement provisoire. Déception en revanche pour les 49er masculin, Lucas Rual et Emile Amoros qui passent à côté de leur journée. Les Anglais Dylan Fletcher et Stuart Bithell prennent l’avantage.

Réactions :
Charline Picon, RS :X
Classement provisoire : 3/27 (1 – 6 – 2 – (9) – 1 – 4 – 2 – 3 – 6)
« C’était dur ! J’ai les mains défoncées, c’était violent. Emma était vraiment incroyable. Sur les deux premières courses j’étais vraiment contente parce que je suis restée vraiment au contact côte à côte. Le vent est vraiment instable et l’état de mer est vraiment violent. Sur la dernière course, il y a eu un gros coup de mou au départ, du coup j’ai pris une option à droite qui était plutôt bonne en terme de vent mais par contre il y avait des déchets dans l’eau de folie.C’est dommage car l’option était bonne mais trop de déchets du coup au 2eme tour j’ai même pas essayé d’y retourner. Je me suis bataillée pour revenir 7e et j’apprends qu’Emma est « UFD » (NDR : elle compte 28 points pour une faute avant la ligne de départ) ce qui est comptablement une bonne chose pour moi. Du coup tout va se jouer demain et samedi. Cette journée était cruciale et je suis toujours là. Même si je perds le dossard jaune c’est pas très grave. Ce sont des conditions musclées et mes concurrentes directes, l’Anglaise et la Chinoise sont à égalité et bien présentes. »

Thomas Goyard, RS :X
Classement provisoire : 3/25 ((13) – 5 – 3 – 13 – 1 – 1 – 3 – 6 – 7)
«C’est une belle journée car je remonte 3e au général, je suis super content car c’est super serré avec l’Italien et le Polonais. Demain va être une journée capitale. C’est loin d’être fini, je fais le maximum de ce que je peux et pour faire ce que je sais faire. J’ai bien commencé avec une belle course où je termine 3e, je suis resté bien au contact donc super. Je suis dans le match, cette journée était capitale, mais demain le sera aussi. Chaque jour compte. Physiquement tout va bien, je ne suis pas fatigué, je ne souffre pas vraiment de la chaleur car nous avons eu une très bonne préparation. Je ne suis pas surpris par les conditions que l’on rencontre ici. Demain il devrait y avoir encore du vent, ça va être sport.»

Camille Lecointre et Aloise Retornaz, 470
Classement provisoire : 2/ 21 (3 – 2)
Camille « Ça y est, on y est ! Ce matin on s’est vraiment dit que ça y est, plus rien ne va nous arrêter maintenant, c’est hyper cool comme sensation ! On était forcément un peu stressées car il y a toujours l’appréhension du premier départ et qu’il peut toujours se passer pleins de choses. D’ailleurs ça ne nous a pas épargnées et on fait une faute après le départ de la première course : on touche l’équipière slovène ce qui nous oblige à faire un 720 pour réparer notre erreur. A ce moment-là on est restées super zen à bord, il n’y a eu aucun énervement, on est reparties aussitôt sur la suite de la course. Ensuite on s’est vraiment défoncées pour remonter au classement ! Physiquement, on a tout donné, je pense qu’on y a laissé quelques plumes, mais le bateau allait vite et on termine 3ème de la course, c’est vraiment bien. Pour la deuxième course, on s’est dit qu’on arrêtait les grosses bêtises ! Avec la vitesse que l’on a c’était sûr que l’on serait devant rapidement. On a pas mal bataillé avec les Polonaises et les Britanniques dans le top 3, on était toujours un peu derrière mais on a fini par recoller pour terminer deuxième de cette course 2 ! Aujourd’hui il y avait beaucoup de vagues, de ressac, les vagues étaient très creuses, ce sont des conditions que l’on n’avait pas eues depuis qu’on est arrivées, et ça complique pas mal les manœuvres. On avait un peu d’appréhension car dans ces conditions, il faut faire attention à ne pas se mettre à l’envers ! Demain, les conditions devraient être les mêmes avec une tendance à la baisse au niveau du vent. »

Kevin Peponnet et Jérémie Mion, 470
Classement provisoire : 6/19 (4 – 7)
Kevin Peponnet : « Pour une entrée en matière c’était costaud, on a été cueillis avec de la grosse mer. Le rond proche de la terre fait des ressacs énormes et du coup le plan d’eau est très désordonné. Pourtant il n’y a pas tellement de vent mais le ressenti dans les vagues nous demande beaucoup de sauts de puissance et c’était difficile de caler le bateau. Je n’ai pas sorti la tête du bateau parce que c’était dur de le régler et de le faire avancer. Il fallait déjà se concentrer sur faire avancer le bateau, après suivre le vent et ça ce n’était pas simple non plus. Les 5/6 concurrents que l’on attendait pour se battre la médaille sont bien au RDV. Ça va batailler jusqu’au bout ! J’étais plutôt relax ce matin enfin dans le même état que pour une toute autre épreuve que les JO. C’est plutôt bon signe, par contre dans l’investissement physique sur l’eau je sentais que tout le monde était à fond. Il fallait quand même tenir les trois tours et c’était impactant ! La journée n’était pas facile, il fallait vite récupérer avant la 2ème course.»
Jérémie Mion « Normalement ce sont plutôt des conditions que l’on aiment bien mais ici c’est vraiment spécial avec ce clapot, il y a des moments où nous avions des trous de vitesse, des changements d’intensité important qui ne sont pas facile à caler. Après la première course, j’ai trouvé que nous étions vraiment dans le rythme avec une bonne vitesse dans un vent peut-être un peu plus soutenu et ordonné. La deuxième course nous avons eu encore plus de trous et c’était plus difficile au près. En tout cas ce qui est sûr c’est que sur les 2 courses en vent arrière nous étions vraiment bien. Je pense qu’il n’y a pas grand-chose à changer, on va regarder tout ça ce soir. Demain, il devrait y avoir le même genre de conditions donc il va falloir trouver l’accélérateur au près et si on arrive à le trouver il y a moyens de faire des très belles choses. Aujourd’hui ce n’est que le début, on a fait que 2 courses, c’est rien. Ce n’était pas une journée mauvaise au contraire mais on a envie de faire encore mieux. C’est une bonne entrée en matière avec des bons passages, d’autres choses à gommer. Le Championnat est très long avec beaucoup de retournements de situation et des conditions très changeantes donc il faut être concentré D’autant que ce n’est pas une régate classique, car ce n’est pas souvent que nous avons des hélicos au-dessus de la tête qui nous filment. Mais franchement personnellement j’ai eu le sentiment d’être dans le stress habituel d’avant régate, le bon, celui qui est nécessaire. Je trouve que Kevin était bien aussi : on était dans notre match ! »

Quentin Delapierre et Manon Audinet, Nacra 17
Classement provisoire : 6/20 ((19) – 4 – 3)
Manon : Ce qu’il s’est passé sur la 1ere course ? On a vu un peu court sur la première bouée au vent, ça s’est joué à rien… on prend le mouillage de cette bouée dans le foil et là c’est la cata parce que c’est impossible à enlever. Ça met dans l’ambiance ! On a mis un peu de temps à se reparler après cette première course mais une fois la procédure de la suivante lancée, on oublie tout. Ce qui est cool c’est que sur les deux courses suivantes on arrive à être dans le match et c’est ce qu’il faut retenir ! Il faut juste zapper cette première course, la garder dans un coin de la tête pour ne pas refaire l’erreur.
Quentin : Ce n’est pas facile à digérer, on ne s’est pas juste arrêtés dans la bouée, il a fallu se battre ensuite pour s’enlever du mouillage, ça dure environ 20min, je suis dans l’eau, à me couper les mains … et après on a plutôt bien digéré. On s’est dit avec Manon qu’on était là avec la niaque ! On va essayer de se faire plaisir à chaque course. Malgré tout, ça reste l’une de mes plus belles journées de voile… ce qu’on a fait après, je ne crois pas l’avoir déjà vécu. C’est magique j’ai vécu un truc de dingue. Même en étant derniers, à des années lumières des concurrents, on a su rester concentrés dans ce qu’on faisait. Franck notre entraineur a été top, il nous a mis un coup d’émotion énorme.
Aujourd’hui c’était des conditions « Enoshima » : t’y vas avec les protèges tibias, les casques, la totale ! Le Nacra n’est pas du tout fait pour ça, pour Manon ça a été un combat toute la journée !
Manon : J’ai perdu 10ans d’espérance de vie en une journée ! (rire) L’équipage Italien c’était sa journée, il a joué devant à toutes les courses. Ceux qui devaient être là étaient là. Chaque course et chaque point va compter, ça va être très serré jusqu’à la medal race.
Quentin : Ça va être dur mais on est chauds ! Sur l’eau on avait le « smile », on était bien, lucides, on a joué les coups tactiques comme on le souhaitait. Il va falloir être concentrés au millimètre.»

Lili Sebesi et Albane Dubois 49er FX
Classement provisoire : 6 / 21 (4 – (15) -10 – 6 – 9 – 2 )
« Quelle belle journée ! Pourtant elle ne commençait pas si bien. Nous sommes arrivées les dernières sur la zone de course car on a cassé notre écoute de foc avant de partir. Il y a eu pas mal de soucis avec le matériel mais nous avons réussi à rester lucides et calmes pour faire les courses correctement. On n’a rien lâché jusqu’à faire une super dernière course. Nous sommes passées au vent des Néo-Zélandaises puis des Espagnoles qui ont des grandes équipières. Techniquement ça veut dire qu’on a bien travaillé avec nos partenaires d’entrainements qui sont des garçons et qui nous ont aidé à élever notre niveau. Ils sont dans un coin de notre tête aujourd’hui… On a vraiment pris beaucoup de plaisir à naviguer. On a fait les choses simplement malgré le stress du départ. La mer était hachée et désorganisée, mais on est restées détendues et zen. On s’applique à mettre à profit tout ce qu’on a appris et on donne tout à chaque course. Demain c’est un jour de repos mais on rester focus sur la compétition. »

Lucas Rual et Emilie Amoros, 49er
Classement provisoire : 16 / 19 (15 – 9 – (16) – 15)
« On a eu du mal à trouver notre vitesse. La seule chose qu’il faut qu’on se dise c’est qu’il faut nous remobiliser pour être présent demain. C’est la seule chose à faire. On a eu des conditions « agricoles » où ça tape beaucoup. Le vent était plutôt stable pour nous mais c’est vrai que c’est physique et technique. Il faut qu’on reste focus sur la suite et ça va le faire. »
Tous les résultats : https://tokyo2020.sailing.org/results-centre/

Programme du mercredi 28 juillet :
A partir de 12:05 (Japon) 05 :05 (France)
• Camille Lecointre / Aloise Retornaz – 470, courses 3, 4
• Jean-Baptiste Bernaz – Laser, courses 7, 8
• Quentin Delapierre / Manon Audinet – Nacra 17 à foils, courses 4, 5, 6
• Lucas Rual et Emile Amoros – 49er, courses 5, 6
A partir de 12:15 (Japon) 05 :15 (France)
• Marie Bolou – Laser Radial, courses 7, 8
A partir de 13:05 (Japon) 06 : 05 (France)
• Charline Picon – RS:X, courses 10, 11, 12
A partir de 15:05 (Japon) 08 : 05 (France)
• Jeremie Mion / Kevin Peponnet – 470, courses 3, 4
A partir de 15:20 (Japon) 08 : 20 (France)
• Thomas Goyard – RS:X, courses 10, 11, 12
Journée de repos pour les équipage de 49er et 49er FX

Tracking : https://tokyo.ffvoile.fr/tokyo-2020/live-tracking/

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Arkema Sailing détrone Pierre Mortefon sur la Tartine Cup, "Nous avions un peu de temps entre les deux étapes du Pro Sailing Tour"

Quentin Vlamynck, skipper d'Arkema 4 nous explique : « Nous avions un peu de temps entre les deux étapes du Pro Sailing Tour et nous avons choisi de le passer à Port Camargue pour bricoler et entretenir le trimaran. Les records ont permis de continuer les navigations et d’optimiser le bateau en faisant des réglages. Le plan d’eau est excellent pour ce type de course ! Il n’y avait malheureusement pas beaucoup de vent ce qui nous donne envie de revenir l’année prochaine pour tenter les autres parcours. On espère que d’autres concurrents viendront battre notre record et pourquoi pas revenir avec quelques bateaux de la classe ! »

Toulon - Brest avec Lalou Roucayrol et Etienne Carra

L’équipage prendra le départ de Toulon le 1er août en direction de Brest pour la dernière étape du Pro Sailing Tour : « Notre prochain objectif est de remporter la dernière étape, nous sommes pour l’instant 2ème au classement général mais rien n’est joué ! Je serai accompagné par Lalou Roucayrol et Etienne Carra. Un médiaman nous accompagnera également pour prendre des images. On part pour 7 à 10 jours de navigation, il ne faudra rien lâcher surtout à la sortie de la méditerranée qui peut être piégeuse ! » raconte Quentin.

 
Lalou Roucayrol, co-skipper d'Arkema 4 nous donne ses impressions sur son escale : « Nous devions déjà venir l’an passé mais le bateau étant juste mis à l’eau, nous avions quelques optimisations à faire… Aujourd’hui, le trimaran est en pleine forme et nous avons décidé, entre les deux étapes du Pro Sailing Tour, de venir voir les copains et de tenter quelques records !


On a été super bien accueillis à Port Camargue ! Entre les agents du port, le ponton et la police municipale qui nous garantissait de pouvoir manœuvrer le bateau en toute sécurité, tout était parfait ! En plus, le plan d’eau est vraiment extraordinaire, on a du vent et une mer plate, des conditions exceptionnelles. »

 

Des records ouverts à tous ! 

Si les Ocean Fifty sont des machines à battre les records, d’autres supports pourraient améliorer ce nouveau temps de référence. On pense surtout aux kitefoils, dont on peut admirer les pointes de vitesse dans la baie mais aussi aux catas à foils ou aux planches…. Pierre Mortefon, qui détenait le record depuis plus d’un an, et toujours détenteur du Run du Lion, aura à cœur de récupérer son bien aussi vite que possible.

 
Pierre Mortefon, en réaction au nouveau record d’Arkema 4 : « J’ai suivi de près les tentatives d’Arkema 4, je savais qu’ils pouvaient aller très vite et c’est chose faite. C’est super que de gros bateaux viennent participer au challenge ! Dès que possible je vais essayer de faire une nouvelle tentative avec le vent d’Ouest qu’ils ont eu hier. Une tentative sur la Tartine Cup mais aussi le Run du Lion dès que les conditions seront bonnes ! »

 
Source : C Gutierrez

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Giancarlo Pedote embarque Martin Le Pape pour la Transat Jacques Vabre, " je suis avant tout un passionné"

 

Giancarlo Pedote, le skipper du 60 pieds IMOCA aux couleurs de Prysmian Group et d’Electriciens sans Frontières a mûrement réfléchi le choix de son co-skipper pour la 15e édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, dont le départ est fixé au dimanche 7 novembre prochain. C’est ainsi Martin Le Pape que le navigateur italien a décidé d’embarquer. "Une opportunité comme celle que m’offre Giancarlo ne se refuse pas !" commente le jeune figariste.

 

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Crédit : DR


Martin Le Pape, "un marin talentueux" 

« Le facteur humain est très important sur un exercice tel qu’une transat comme la Jacques Vabre, qui dure plus ou moins deux semaines. Il ne faut pas le négliger. En tous les cas, en ce qui me concerne, c’est une chose à laquelle j’accorde énormément d’importance, car je suis avant tout un passionné », explique Giancarlo Pedote qui sait pertinemment qu’il ne suffit pas d’aligner de bons éléments pour constituer une équipe gagnante. « Si le duo n’est pas soudé, il ne fonc­tionne pas », ajoute le navigateur italien, bien conscient que pour rendre un tandem efficace, il faut lui insuffler un élan, une envie, de l’organisation, du rythme, du partage, de l’émotion, une histoire. « Pour cette édition 2021, le choix de Martin Le Pape s’est imposé assez naturellement. C’est quelqu’un que je suis depuis longtemps sur le circuit des Figaro Bénéteau. C’est un marin talentueux et il l’a encore montré récemment en remportant le Tour de Bretagne à la Voile en double avec Sébastien Col. C’est aussi un homme enthousiaste et motivé, et c’est un point essentiel pour moi qui aime faire tout ce que j’entreprends avec passion », indique Giancarlo qui vit intensément ses projets, et aime aller perpétuellement de l’avant.

 

La passion pour maître-mot 

« Au-delà de l’aspect humain, faire appel à Martin a aussi du sens pour moi pour continuer de progresser », détaille le marin, 8e de la dernière édition du Vendée Globe, peu enclin à se reposer sur ses acquis. « C’est toujours intéressant et constructif d’avoir un nouveau regard. Cela permet de confronter des points de vue et de voir d’autres manières de faire. En somme, d’avoir un plus grand angle. Nos premières navigations se sont très bien passées, et la Rolex Fastnet Race que nous allons courir en tandem début août sera une belle occasion de prendre nos marques ensemble en course, puis de faire monter en puissance le bateau dans sa configuration actuelle. Ce sera, assurément, une belle première aventure ! », ajoute le skipper de Prysmian Group.

 

Un duo donnant-donnant 

Un avis partagé par Martin Le Pape, qui se réjouit de partager son expérience avec celle du marin italien. « Une opportunité comme celle que m’offre Giancarlo ne se refuse pas ! C’est une chance incroyable pour moi, d’une part de profiter de sa connaissance du large et, d’autre part, de celle qu’il a de la Transat Jacques Vabre », explique le Finistérien qui officie depuis sept ans sur le très exigeant circuit des Figaro Bénéteau, et qui exulte de prendre part à cette mythique transat en double au départ du Havre pour la toute première fois. Dans la catégorie prestigieuse des IMOCA, qui plus est. « Cela va me permettre de mettre un pied dans cette classe, et cela tombe à point nommé dans ma recherche de partenariat pour le Vendée Globe 2024. Sportivement, ce sera hyper intéressant car Giancarlo connait son bateau sur le bout des doigts. C’est un excellent marin et je suis très heureux d’embarquer avec lui. Il va m’apporter énormément et de mon côté j’espère lui insuffler ma culture de la régate au contact », termine Martin Le Pape.

 

Source : F Quiviger
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Les Class40 en force sur la Rolex Fastnet Race

La flotte qui affiche la plus forte croissance au sein de la Rolex Fastnet Race est celle des Class40. Actuellement, ils sont 39 engagés sur la prochaine édition, une augmentation significative par rapport aux 19 qui ont concouru en 2019. La Rolex Fastnet Race fait désormais partie du calendrier officiel de la série, qui présente maintenant un programme international complet.

17 ans après sa création par le journaliste marin français Patrice Carpentier, 172 exemplaires ont été construits ou sont en cours de construction. Ce sont ainsi 70 unités (dont 25 neuves) qui sont attendus sur la ligne de départ de la Route du Rhum l’année prochaine, alors que les inscriptions doivent être plafonnées pour la première fois.

Dès le départ, la règle de la Class40 visait à limiter les coûts en interdisant, par exemple, la fibre de carbone, l’âme en nid d’abeille et la résine pré-imprégnée dans la coque, le pont, la structure intérieure et les safrans alors que la fibre de carbone est utilisée en quantité limitée. La jauge fixe aussi les dimensions du bateau et son déplacement minimum qui est de 4 580 kg.

L’émergence des scows

Bien que cela semble restrictif, les architectes français ont offert à la classe une période très créative. Ainsi, la tendance des scows qui a émergé en Mini et chez les IMOCA est maintenant présente chez les Class40 avec beaucoup de succès. Un Max 40, signé par David Raison, vient par exemple d’établir un nouveau record sur 24h avec 428,82 milles parcourus. Un autre Max 40, le Project Rescue Ocean d’Axel Trehin, participe à la Rolex Fastnet Race.

Cinq autres scows Class40 seront au départ de Cowes : le Lift v2 Crosscall, conçu par Marc Lombard, ainsi que quatre exemplaires du Mach 40.4, le dernier né de Sam Manuard, construit par JPS Production à La Trinité-sur-Mer (dont le propriétaire Nicolas Groleau est un habitué de la Rolex Fastnet Race avec son Mach 45 Bretagne Telecom).

L’un des plus sérieux prétendants sera probablement le Mach 40.4 Courrier Redman, skippé par Antoine Carpentier, neveu du créateur du Class40. Cette saison, Redman a déjà terminé deuxième de la RORC Transatlantic Race, troisième de la Normandy Channel Race et a remporté la très compétitive course Les Sables-Horta-Les Sables pour seulement 3 minutes et 14 minutes, après 2540 miles de course, devant Project Rescue Ocean (le leader actuel du championnat Class40).

Selon Antoine Carpentier, la plus grande évolution du Mach 40.4 par rapport au 40.3 est l’étrave du scow mais aussi le mât, la quille et le moteur qui ont été reculés. « Cela semble être assez bon, sauf que le Lift 40 est plus rapide dans le vent léger », dit-il en parlant des performances de Courrier Redman face aux autres scows l’année dernière. « Quand le vent augmente un peu, nous sommes rapides au portant et au reaching également ».
Carpentier a un pedigree exceptionnel dans la Rolex Fastnet Race puisqu’il a participé à 5 ou 6 éditions, à chaque fois aux côtés de Géry Trentesaux. Cette année, il se dit fier de lui rendre la pareille : Sur Courrier Redman, on retrouvera Trentesaux, ainsi que deux autres habitués de Courrier, François Lamiot et Arnaud Aubry. « Nous connaissons bien la course, mais tout le monde ne connaît pas le bateau – il est assez nouveau pour François et Géry, mais ils sont venus s’entraîner et nous ferons le convoyage jusqu’à Cherbourg tous ensemble. »

Si son bateau Lamotte – Module Création n’est pas de dernière génération, le Mach 40.3 de Luke Berry a remporté la classe 40 de la dernière Rolex Fastnet Race et reste compétitif. Il a terminé cinquième de la course Les Sables-Horta de cette année mais a battu Courrier Redman à la deuxième place de la Normandy Channel Race.

Quant au nouveau parcours qui se termine à Cherbourg, Berry note que cela rendra la fin plus stressante. « En allant à Cherbourg, beaucoup plus de choses peuvent se passer avec tout le gros courant autour du Raz Blanchard. Mais dans ces courses [en Manche], on voit souvent que cela signifie qu’il ne s’agit pas seulement d’avoir le bateau le plus rapide, parce que vous vous arrêtez et repartez généralement tous plusieurs fois au cours de la course. »

Une classe internationale

L’une des joies de la Class40 est son attrait international. Le programme de la Rolex Fastnet Race intègre des bateaux de Suisse, du Royaume-Uni, des États-Unis, de Croatie, de Belgique, des Pays-Bas, de Finlande et même deux du Japon !

Hiroshi Kitada a couru en Class40 depuis sa participation à The Transat en 2016, qu’il a terminée avec succès, ainsi que la Route du Rhum deux ans plus tard. « Je succombe au charme du Fastnet chaque fois que j’en fais le tour pendant cette course », déclare Kitada. « J’en ai déjà profité deux fois – en 2017 avec mon Class40 Kiho, et en 2019 sur l’IMOCA La Mie Caline skippé par Arnaud Boissières. Cette année, je suis très heureux car une navigatrice japonaise de 25 ans, Arisa Moriya, va vivre pour la première fois la fascination de cette course mythique.

« Au Japon, la Rolex Fastnet Race est l’une des courses préférées des marins océaniques. Je suis impatient d’être sur la ligne de départ de ce défi international pour la troisième fois. »

Hiroshi Kitada et Arisa Moriya à bord du Class40 Kiho © Japan Offshore Sailors Association JOSA
Sportifs de tous horizons

Étrangement, la Class40 semble également attirer des sportifs issus de disciplines complètement différentes. Malheureusement, le tout nouveau Pogo S4 de Jean Galfione, médaillé d’or olympique en saut à la perche, Serenis Consulting, conçu par Guillaume Verdier, ne sera pas prêt à temps pour participer à la course, mais deux anciens géants du ski seront sur la ligne de départ de la Rolex Fastnet Race.

Le Class40 de dernière génération de la Rolex Fastnet Race est le Lift v2 Crosscall, skippé par Aurélien Ducroz. Ayant commencé à naviguer en Classe Mini en 2011, Ducroz a remporté deux fois le championnat du monde de ski freeride et est monté sept fois sur le podium. Le Croate Ivica Kostelic navigue quant à lui sur un Mach 40 de l’ancienne génération, Croatia Full of Life, autrefois mené par le Britannique Phil Sharp. Les amateurs de ski reconnaîtront ce nom car, entre 2002 et 2013, il a été quadruple médaillé olympique, a remporté 26 épreuves de la Coupe du monde et a été champion du monde de slalom en 2003.

Les héros britanniques du Vendée Globe d’hier et d’aujourd’hui sont également présents dans la Class40. La légende britannique Mike Golding, qui a accompli trois fois le tour du monde en solitaire sans escale, terminant troisième en 2004-05, court avec l’Américain Alex Mehran sur l’Akilaria RC3 Polka Dot, un bateau dont la campagne a été menée par l’ancien patron de l’équipe de Formule 1 Mike Gascoyne.

Lors de la dernière édition du Vendée Globe, Miranda Merron a ramené son Campagne de France à la 22ème place sur 33 concurrents. Ayant déjà couru en Class40 sans interruption depuis 2009, des deux côtés de l’Atlantique, en traversant l’Atlantique, dans une course autour du monde, en solitaire, en double avec Halvard Mabire, ou en équipage complet, elle revient, avec la Rolex Fastnet Race qui est sa première course depuis la fin du Vendée Globe. « Le Class40 est ma maison spirituelle, même si je veux faire un autre Vendée Globe », dit-elle. « C’était un plaisir absolu de revenir sur un Class40 où tout est à “taille humaine”, les voiles sont vraiment légères, etc. ».

Elle courra à bord de Kite, le Mach 40.3 (anciennement le V&B de Maxime Sorel) dont la campagne est menée par l’Américain Greg Leonard, basé au Royaume-Uni, et son fils Hannes, âgé de 17 ans. Bien que l’utilisation de leur Class40 ait été sévèrement limitée par la pandémie, ils ont réussi à participer à deux Normandy Channel Races et à quelques courses RORC cette année.

Compte tenu de son expérience, Mme Merron observe qu’un développement qui pourrait transformer la Class40 est son programme de grandes courses (ils sont maintenant intégrés dans la plupart des courses RORC), dont deux nouvelles courses autour du monde. En 2022-23, le Globe 40 part de Tanger pour un parcours exotique qui ne comprend pas les destinations habituelles mais le Cap Vert, l’île Maurice, Auckland, Papeete, Ushuaia, Grenade et se termine à Lisbonne. La course autour de 2023-24 suit un itinéraire plus classique, de la France au Cap, en passant par la Nouvelle-Zélande, le Brésil et le Portugal. À l’heure où le Vendée Globe affiche des flottes record, les deux épreuves de la Class40 comptent déjà de nombreux participants.

Les amateurs dans la course

Alors qu’un nombre croissant de marins professionnels des circuits Mini et Figaro font la une des journaux, un solide groupe de marins amateurs reste au cœur de la Class40. En fait, on trouve à la fois des amateurs dans toute la flotte à l’image d’Antoine Magré qui a un « vrai travail ». De même, Emmanuel Le Roch, a préparé les Jeux Olympiques en Tornado dans sa jeunesse et revient aujourd’hui à bord du Mach 40.4 Edenred.

La plupart des voiliers de dernière génération entièrement équipés coûtent moins d’un million d’euros, mais les Class40 plus anciens et beaucoup moins chers sont largement disponibles et le programme de la Rolex Fastnet Race comprend un Jumbo original conçu par Pierre Rolland – l’un des bateaux autour desquels la règle de la Class40 a été écrite. Ensuite, il y a UP Sailing, à l’origine le bateau de Tanguy de la Motte, conçu par Rogers en 2007, qui a remporté la Rolex Fastnet Race en 2009 et 2011. Il est inscrit pour la deuxième fois par Ursault Poupon, fille de Philippe Poupon, légende de la voile française, vainqueur de la Route du Rhum et triple vainqueur de la Solitaire du Figaro.

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Les filles dans le vent

Trois jours après le lancement des épreuves pour les planches et les Lasers, c’est au tour des 49er de faire leur entrée en compétition. Si le typhon n’est pas passé proche d’Enoshima, les conditions de vent étaient particulièrement variables ce mardi sur le plan d’eau olympique.

Le typhon qui a perturbé les épreuves des Jeux Olympiques aujourd’hui est passé dans l’Est d’Enoshima, le passage de la dépression a provoqué quelques grains et un vent de terre particulièrement instable. Si les compteurs sont montés à 18 nœuds à la mi-journée, le vent est finalement retombé ensuite, ne permettant pas aux équipages de 49er de courir la totalité des épreuves de l’après-midi.

La belle performance du jour revient à la Brestoise Marie Bolou qui avec une 2e place sur sa 6e course signe une remontada spectaculaire et rentre ainsi dans le Top 10 à la moitié de la compétition toujours dominée par la Danoise Anne-Marie Rindom. A la mi-journée, Albane Dubois et Lili Sebesi, l’équipage féminin de 49er FX, s’offrent quant à elles, dès leur entrée en lice une belle 4e place avant d’enchainer deux courses de 15e et 10e. Les anglaises Charlotte Dobson et Saskia Tidey ont pris la tête du classement.

Frustration en revanche chez les garçons. Alors que le duo Emile Amoros et Lucas Rual jouait aux avant-postes, la toute première course des 49er a finalement été abandonnée à cause d’un vent instable. Après quelques heures d’attente, une seule et unique course a été disputées dans des conditions très légères. Les tricolores terminent 15e. De son côté Jean-Baptiste Bernaz reste dans le match. Avec 3 courses disputées aujourd’hui où il termine 9e, 23e puis 7e, le Maximois s’accroche à la 6e place du classement provisoire. Le Chiprien Pavlos Kontides domine l’épreuve.

Demain, ce sera au tour des très attendus équipages de 470, Camille Lecointre/ Aloïse Retornaz et Kevin Peponnet/ Jérémie Mion et du duo de Nacra 17 Quentin Delapierre / Manon Audinet de rentrer en compétition. Jour de repos en revanche pour les Laser, alors que Charline Picon et Thomas Goyard attaqueront leur 4e journée de compétition.

Réactions :

Lili Sebesi et Albane Dubois 49er FX

Classement provisoire : 9 / 21 (4 – (15) -10 )

« Ce matin on avait l’adrénaline du départ de nos premiers Jeux Olympiques, tout en restant très lucides. On a essayé de garder du recul sur l’enjeu pour prendre un maximum de plaisir sur l’eau. Sur l’eau tout a bien commencé avec une première course réussie. Le plan d’eau était plat avec un petit clapot. Nous évoluons sous l’influence du typhon qui est en train de s’échapper dans notre Est avec des passages de grains. C’est la deuxième course qui a été plus difficile puisqu’on dessale et on met du temps à redresser le bateau pour finalement repartir loin derrière les autres. Mais on n’a rien lâché et on grapille 4 ou 5 places pour recoller à la flotte. Malheureusement un dessalage ça coûte cher. La dernière course du jour n’est pas non plus exceptionnelle car tactiquement c’était pas simple. Il y a eu une évolution des vents avec un grain qui est venu nous perturber. On s’est accrochées, on gagne certains bateaux sur le près, on en reperd au portant… finalement à l’arrivée on est au milieu de la flotte. Mais ce n’est que le début ! »

Lucas Rual et Emilie Amoros, 49er

Classement provisoire : 15 / 19 (Une seule course aujourd’hui)

« C’était un peu spécial comme journée pour une entrée aux Jeux Olympiques ! On avait 3 courses de prévues. On commence par une première course, on était bien placé en 2e position, le vent tourne et le comité décide d’annuler la course. Finalement après beaucoup d’attente on repart pour la seule course du jour. On prend un mauvais départ parce qu’on était trop décalé. On n’a rien lâché mais ça ne pardonne pas. Ce soir on termine 15e. C’est forcément frustrant car ce n’est pas ça qu’on attend d’autant qu’on n’a couru qu’une seule course. Donc oui nous sommes frustrés mais on va utiliser cela pour continuer à être précis. Nous ne sommes pas inquiet pour demain, avec de bons départs on sera dans le match. Il reste 11 courses à courir ! »

Marie Bolou, ILCA 6

Classement provisoire : 9 / 44 ( (28) – 27 – 5 – 15 – 7 – 2)

« C’était une belle journée, je suis contente ! Ça faisait longtemps que je n’avais pas sorti une journée aussi belle. On a eu un vent de terre avec un bon clapot serré et entre 15 et 18 nœuds de vent. Ce sont vraiment des conditions que j’apprécie car il n’y a pas que la vitesse pure qui compte. Ça m’a bien réussi puisque tactiquement j’ai fait des bons choix qui m’ont bien aidé. La 2e course était difficile même si je m’en sors très bien. Grâce à cette 2e place je fais une belle remontada au classement général et rentre dans le top 10. Maintenant j’ai tout à gagner, l’objectif c’est de faire les choses simplement et proprement jusqu’au bout.»

Jean-Baptiste Bernaz, ILCA 7

Classement provisoire : 6 / 35 (1- 9 – 13 – 9 – (23) – 7 )

«C’est une journée moyenne. On a fait 3 courses avec beaucoup d’attente avant la dernière. Le vent était assez capricieux. Je fais une première course correcte même si je ne suis pas toujours dans les bons coups. La seconde, je ne m’en souviens plus mais c’est clairement la catastrophe dès le départ et je n’arrive pas à remonter. Et finalement sur la dernière le vent a changé, tout le monde était fatigué, après un mauvais départ je remonte bien la flotte en passant la dernière bouée à la 4e place, et sur le dernier bord le vent s’éteint de mon côté et je laisse filer 3 places. Ce soir je suis fatigué, voire énervé mais il y a encore des changements à venir. Demain repos ! »

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Xavier Macaire remporte la Solo Guy Cotten 2021

Le vendéen Xavier Macaire (Groupe SNEF) a remporté la Solo Guy Cotten ce samedi 24 juillet à Concarneau en franchissant la ligne d’arrivée à 15h02’02 devant Tom Laperche (Bretagne CMB Performance) à 15h09’08 et Tanguy Le Turquais (Groupe Queguiner Innoveo) à 15h35’22. Les 33 navigateurs ont rencontré des conditions très variées sur les 380 milles nautiques du parcours, mêlant pétole, orages et vents soutenus jusqu’à l’arrivée à Concarneau. Dernière épreuve avant la Solitaire du Figaro, et comptant au Championnat de France Elite de Course au Large, cette Solo Guy Cotten a clairement montré quelles étaient les forces en présence sur le circuit !

Réactions des skippers à l’arrivée :

Xavier Macaire (Groupe SNEF), 1e de la Solo Guy Cotten 2021 :

« J’enchaîne une deuxième victoire sur cette saison, la première sur la Sardinha Cup avec Morgan Lagravière et celle-ci sur la Solo Guy Cotten. Comment ne pas être satisfait ! Assez rapidement, entre le Raz de Sein et les Pierres Vertes, j’obtiens une 2e place que je n’ai pas lâché jusqu’à Belle-Ile ou j’ai réussi à doubler le leader, Tom Laperche. On a eu beaucoup de conditions variées comme je l’avais dit au départ. On a fait beaucoup de gennaker, le vent était trop serré pour utiliser le petit Spi, qui n’est finalement sorti que 20 minutes. Je vais maintenant faire une petite pause sur le Figaro et partir naviguer sur un autre support pendant la Rolex Fastnet Race. Je vais prendre le temps de me reposer et de préparer le bateau au mieux avant la Solitaire du Figaro. Avec les résultats de début de saison, deux podiums sur la Solitaire et une 11e participation, je sais que je suis attendu et je n’ai pas envie de passer à côté cette fois-ci. Cette Solo Guy Cotten m’a conforté dans mes vitesses, mes angles de voiles, mon fond de jeu et ma maîtrise du bateau. J’accumule depuis 3 ans de l’expérience sur mon Figaro 3 et ça se sent, j’ai de bons réflexes. »

Tom Laperche (Bretagne CMB Performance) 2e de la Solo Guy Cotten 2021 :

« Je suis content et j’ai vraiment pris du plaisir. J’ai vu plein de trucs et c’était une très belle reprise en solitaire. Finalement, la petite dépression orageuse que l’on redoutait tant, vendredi à la mi-journée, n’a pas tant semé la pagaille que ça. J’étais un peu déçu sur la fin car j’avais repris la tête à Xavier autour de l’île d’Yeu hier soir, réussi à le contenir jusqu’à Rochebonne au près, mais à un moment le vent a un peu changé et il m’a redoublé. Ça s’est joué à peu de choses, comme toujours car ce n’était vraiment que de la vitesse et de la conduite sous gennaker. Je suis forcément content de signer un troisième podium cette saison. Au départ, mon but état de finir dans le Top 5 car je savais que ce serait serré. J’aurais bien aimé gagner mais deuxième, c’est très bien et c’est de bon augure pour la suite. »

Tanguy Le Turquais (Queguiner – Innoveo) : 3e de la Solo Guy Cotten 2021 :

« On est un peu salé, un peu humide et fatigué ! On a réussi à dormir un petit peu quand même, mais absolument pas les premières 24 heures. Finalement je ne suis pas tant fatigué ! C’était vraiment de super conditions avec une arrivée tendue avec Pierre Leboucher (Guyot Environnement). Nos deux sponsors brestois se connaissement bien alors il y avait une petite bataille d’égo sur l’eau ! En tous cas, je suis très content de mon résultat. Je sens que je suis sur la bonne voie ! Maintenant, on va s’occuper un peu du bateau car j’ai tiré dessus comme un ours pendant 2 jours. Mais nous avons tellement eu de tout en termes de condition : des orages et surtout deux dépressions en deux jours. C’était épuisant mais c’est un podium que je prends avec plaisir. »

Tom Dolan (Smurfit Kappa – Kingspan) 5e de la Solo Guy Cotten et 1e étranger :

« Je suis très content. C’est la première course en solitaire que je finis cette saison et je suis très fier du résultat. Je n’avais pas d’objectif mais ça me met en confiance pour la Solitaire du Figaro. On a navigué bord à bord avec Gildas Mahé sur la quasi-totalité de la course, notamment sur une option le long de la côte. Quand j’ai vu qu’on y allait à deux, ça m’a donné confiance ! Toujours bien placé, c’était très bien. Les orages ont fait disjoncter l’électronique plusieurs fois mais j’ai réussi à tout redémarrer. Mai j’ai fait toute la régate avec le capot de la descente ouvert et j’avais 50 litres d’eau dans le bateau, c’était une vraie piscine ! Je n’ai jamais bu autant d’eau de mer de toute ma vie ! »

Alexis Thomas (La Charente Maritime), 9e de la Solo Guy Cotten et 1e bizuth :

« Une victoire en bizuth, c’est un premier objectif atteint sur la Solo Guy Cotten 2021 ! Surtout, je voulais axer cette course sur la gestion du sommeil et c’est réussi, j’en suis très content. Je me suis vraiment canalisé pour déterminer les phases où j’avais des places à gagner en barrant et celles où je pouvais lâcher prise, je suis très satisfait d’avoir acquis cela avant la Solitaire. En revanche, mon bateau a subi quelques désagréments. C’était déjà inespéré d’être là au départ, il n’était même pas à l’eau ni mâté mercredi ! J’ai fait le maximum pour le fiabiliser et tout fonctionne assez bien, je ne déplore malgré tout pas de grosses cassures ! On va maintenant reprendre un petit chantier pour tout optimiser avant l’échéance de la saison !

Classement général provisoire avant jury :

Xavier Macaire (Team SNEF) à 15h02’02 Tom Laperche (Bretagne CMB Performance) à 15h09’08 Tanguy Le Turquais (Queguiner Innoveo) à 15h35’22 Pierre Leboucher (Guyot Environnement) à 15h35’43 Tom Dolan (Smurfit Kappa – Kingspan) à 15h44’11  Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) à 15h44’49 Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) à 15h48’04 Gildas Mahé (Breizh Cola) à 15h49’32 Alexis Thomas (La Charente Maritime) à 15h50’12 Gaston Morvan (Bretagne CMB Espoir) à 15h51’00

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Le Mercato : La Route du Rhum – Destination Guadeloupe officialise sa date de départ

NOMINATIONS & DÉPARTS

STÉPHANE BOURRUT LACOUTURE a été nommé responsable RSE d’OC Sport Pen Duick.

ALAIN LEBOEUF, élu le 1er juillet à la tête du conseil départemental de la Vendée, est devenu mardi 20 juillet, le nouveau président de la SAEM Vendée, la société d’économie mixte qui organise le Vendée Globe.

 

JOBS & RECRUTEMENTS

MERCONCEPT Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. un-e chef-fe de projet pour suivre le design et la construction d’un nouvel Imoca ; un ingénieur structure (H/F), un ingénieur senior (H/F) à dominante architecture navale (aéro/hydro) ; un stagiaire ingénieur (H/F) aéro/hydro ayant des bases en architecture navale ; postes basés à Concarneau.

SOGESTRAN GROUP, partenaire, avec Seafrigo, de Jérémie Mion et Cédric Chateau sur le circuit Class40 jusqu’en 2023, mais également du premier en vue des JO de Tokyo et de Paris 2024, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., ou équivalent, pour faire vivre le partenariat, habitant ou ayant des attaches au Havre ou dans la région.

GEPETO COMPOSITE recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; poste en CDD (avec possibilité d’évolution en CDI) à pourvoir rapidement, basé à Lorient.

ULLMAN SAILS ST. MAARTEN recrute un Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour la saison caribéenne de novembre 2021 à mai 2022 (via Scuttlebutt Sailing News).

 

STAGES

OC SPORT PEN DUICK recherche son-sa futur-e stagiaire marketing et communication, pour travailler sur les événements du portefeuille du Groupe incluant La Solitaire du Figaro, The Transat CIC, la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, la Transat en double Concarneau Saint-Barthélemy ; stage de 6 mois basé à Lorient.

 

OFFRES DE SERVICES

ANNE LE BOUIL, enseignante de formation, après notamment une expérience dans la logistique événementielle en tant que responsable livraisons pour le tournoi de Roland Garros, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. un poste dans la logistique et/ou l’administratif à Lorient dans un team, une classe ou une course.

 

ANNONCES & PARTENARIATS

LA TRANSAT JACQUES VABRE NORMANDIE LE HAVRE réunira – sous réserves de qualification – 82 bateaux sur la ligne de départ le 7 novembre prochain (49 en Class40, 21 en Imoca, 7 en Ocean Fifty et 5 en Ultime), une participation record pour l’épreuve.

LE GLOBAL SOLO CHALLENGE a enregistré ces deux dernières semaines de nouvelles inscriptions, celles de l’Américain Colin Bastable, de l’Italien Alessandro Tosetti et du Français Pierre-Etienne Rault de Rubry, 27e inscrit.

Le MIRABAUD YACHT RACING IMAGE, invite les photographes professionnels à soumettre leur meilleure image, prise depuis le 7 octobre 2020, avant le 7 septembre 2021 au traditionnel concours international de photos de régate.

EUROCHEF, réseau d’installateurs de cuisines professionnelles en France métropolitaine, DOM TOM, Suisse, Belgique et Luxembourg, devient partenaire titre de la Mini Transat.

LA ROUTE DU RHUM partira officiellement le 6 novembre 2022 ; l’avis de course ainsi que l’annexe marketing ont été publiés aujourd’hui par OC Sport Pen Duick. Le nombre d’inscrits a été fixé à 120 concurrents.

 

LANCEMENTS

ALONE BETWEEN SKY AND SEA, récit racontant le Vendée Globe de Boris Herrmann écrit par le journaliste Andreas Wolfers, sortira le 20 septembre.

 

CARNET

BRUCE KIRBY, le créateur du Laser (désormais ILCA), lancé en 1971 et construit à plus de 220 000 exemplaires, est décédé dimanche à l’âge de 92 ans.

 

Photo : Alexis Courcoux

En partenariat avec   Altaide Recrutement

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Demain c'est jour de match pour Camille Lecointre et Aloïse Retornaz : « On a hâte que ça commence ! »

Avant de commencer chaque régate, les compétiteurs doivent se plier à des tests de jauge, pour vérifier la conformité du bateau. Tests passés avec succès pour Patrick, le 470 de Camille et Aloïse : «

Comme annoncé depuis plusieurs jours, des typhons passeront sur le Japon, mais cela ne devrait pas affecter le plan d’eau d’Enoshima, car ces derniers passeront plus au nord. De fait, les conditions météo s’annoncent assez habituelles sur le plan d’eau Olympique : un vent de secteur Sud-Ouest, qui s’annonce médium assez soutenu pour mercredi. Pendant la suite de la semaine jusqu’à la medal race, le vent faiblira au fur et à mesure. Si le plan d’eau des Jeux Olympique est assez lisible, il peut y avoir des différences de courant entre les ronds de course et c’est un paramètre à surveiller car ces courants sont très difficiles à modéliser. « Une fois en course, nous n’aurons plus accès aux relevés de courants que fait Gildas, notre coach, et ce sera seulement à nous de les repérer au visuel, c’est assez spécial en comparaison de d’habitude ! » expliquent Camille et Aloïse.

 

PROGRAMME TOKYO 2020 - VOILE 470

28 juillet : Courses de qualification à partir de 7h45 (HF)
29 juillet : Courses de qualifications à partir de 5h (HF)
30 juillet : Courses de qualifications à partir de 5h10 (HF)
31 juillet : Jour de réserve
1er août : Courses de qualifications à partir de 5h (HF)
2 août : Courses de qualifications à partir de 5h (HF)
3 août : Jour de réserve
4 août : Medal race à 8h30 (HF)
6 août : Arrivée à Paris

 

Source : Kaori 

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Fin de chantier pour Corum L'Epargne, bientôt la mise à l'eau de l'Imoca de Nicolas Troussel - Images

 

L'IMOCA Corum L'Epargne est encore au chaud dans son chantier lorientais avant de retrouver son élément. Nicolas Troussel prendra part à la Rolex Fastnet Race et la Transat Jacques Vabre accompagné de Seb Josse. Images.

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Crédit : Corum L'Epargne

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ScanVoile

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Anthony Marchand embarque sur Actual Ultim 3, le nouvel Ultim d'Yves Le Blevec pour la Transat Jacques Vabre

« Dans nos critères de sélection du co-skipper pour la Transat Jacques Vabre, il y avait la performance et l’expérience, savoir naviguer dans le respect du matériel et du projet, mais aussi la fraicheur et la jeunesse : Anthony Marchand réunit tous ces critères et, en plus, il est sympathique ! », explique Yves le Blevec. A 35 ans, avec 10 années sur le circuit Figaro Bénéteau et 3 podiums sur la Solitaire du Figaro (dont une victoire en bizuth) dans son sillage, Anthony Marchand a aussi une Volvo Ocean Race, une transat en IMOCA et plusieurs saisons à bord de maxi trimarans à son actif. Présentation du co-skipper d’Yves le Blevec pour la Transat Jacques Vabre 2021 à bord d’Actual Ultim 3.

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Crédit : A Courcoux

Yves Le Blevec : « Au-delà de nos exigences de performance, le critère de la jeunesse était primordial pour nous. Notre équipe fonctionne bien, mais on prend chaque année un an de plus et c’est important d’injecter du sang neuf pour renforcer la cellule sportive du Team Actual. Anthony a une expérience pluridisciplinaire : dans sa génération, il n’y en a pas beaucoup qui ont ce profil-là. Et pour avoir navigué avec lui je sais que même si c’est un compétiteur, il saura performer tout en respectant le matériel, le bateau et le projet. C’est primordial pour moi parce que la Transat Jacques Vabre est une étape de notre programme de courses ambitieux. Et c’est aussi quelqu’un d’agréable et de sympa ! 

Anthony n’est pas un marin connu du grand public, mais c’est quelque chose que nous allons construire collectivement. »

 Esprit d’équipe

Dès le mois d’avril, Anthony Marchand était à bord d’Actual Ultim 3 à l’occasion des toutes premières sorties. En effet, comme à son habitude, le skipper trinitain et son team ont raisonné en esprit d’équipe. Pas question qu’Anthony soit là juste pour la transat. Il a intégré l’équipe pour la saison, afin que les transmissions d’expertises puissent fonctionner pleinement et qu’une relation de confiance et de respect ait le temps de se construire entre lui et l’ensemble du team.


Anthony Marchand : « Je suis hyper heureux ! La Classe Ultim, c’est le Graal de la course au large, les bateaux sont formidables. J’ai commencé à naviguer avec l’équipe Actual avant de partir sur la Transat en double Concarneau Saint Barthélemy en Figaro 3 et, depuis mon retour, j’essaie d’être là à chaque navigation. La team est top, l’ambiance est géniale. Ils sont tous très compétents dans leurs domaines. C’est un plaisir de travailler avec eux et j’apprends beaucoup. »


Samuel Tual, Président Actual Leader group : « Yves et Anthony, c'est un binôme gagnant. Le bateau qu'Yves continue à découvrir, et sur lequel il apprend encore, est éprouvé et a de grandes capacités. Il nous permet de monter un projet gagnant sur 3 ans avec de grands rendez-vous : Transat Jacques Vabre, Route du Rhum, Tour du Monde. Pour cela, Yves a besoin d'un co-skipper avec lequel il se sente en sécurité, de par son expérience et sa façon de naviguer sur un tel bateau, qui l'accompagne très bien dans son projet. Il a été sollicité par d'autres marins plus connus, mais le choix s’est porté sur Anthony. Il est moins connu du grand public, mais très reconnu sur les circuits sur lesquels il a navigué. Il existe une belle complémentarité, tant en termes de compétence que de personnalité. Nous voulons réussir, rapidement, et ce binôme nous permet d'ambitionner cet objectif. »


Priorité à la navigation 

Suite à sa blessure en mai dernier, le skipper Actual a mis en place depuis la mi-juillet un programme de rééducation en lien avec le Centre de Kerpape incluant la reprise de ses entrainements à bord de l’Ultim. Le prochain objectif du Team Actual étant sa participation à la Rolex Fastnet Race début août. « Un programme d’entrainement a été planifié avec Anthony et des observateurs à bord pour les deux semaines à venir. Et, à l’issue de la Rolex Fastnet Race, nous débarquerons l’équipage pour une navigation de plu sieurs jours en double. L’enjeu étant de passer du temps ensemble sur des navigations un peu longues. Bref, dans les semaines à venir, c’est priorité à la navigation ! », précise Yves Le Blevec.

Source : Kaori

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Transat Jacques Vabre. Anthony Marchand, co-skipper d’Yves Le Blevec

« Dans nos critères de sélection du co-skipper pour la Transat Jacques Vabre, il y avait la performance et l’expérience, savoir naviguer dans le respect du matériel et du projet, mais aussi la fraicheur et la jeunesse : Anthony Marchand réunit tous ces critères et, en plus, il est sympathique ! », explique Yves le Blevec. A 35 ans, avec 10 années sur le circuit Figaro Bénéteau et 3 podiums sur la Solitaire du Figaro (dont une victoire en bizuth) dans son sillage, Anthony Marchand a aussi une Volvo Ocean Race, une transat en IMOCA et plusieurs saisons à bord de maxi trimarans à son actif.
Présentation du co-skipper d’Yves le Blevec pour la Transat Jacques Vabre 2021 à bord d’Actual Ultim 3.

Yves Le Blevec : « Au-delà de nos exigences de performance, le critère de la jeunesse était primordial pour nous. Notre équipe fonctionne bien, mais on prend chaque année un an de plus et c’est important d’injecter du sang neuf pour renforcer la cellule sportive du Team Actual.

Anthony a une expérience pluridisciplinaire : dans sa génération, il n’y en a pas beaucoup qui ont ce profil-là. Et pour avoir navigué avec lui je sais que même si c’est un compétiteur, il saura performer tout en respectant le matériel, le bateau et le projet. C’est primordial pour moi parce que la Transat Jacques Vabre est une étape de notre programme de courses ambitieux. Et c’est aussi quelqu’un d’agréable et de sympa !

Anthony n’est pas un marin connu du grand public, mais c’est quelque chose que nous allons construire collectivement. »< /span>
Esprit d’équipe
Dès le mois d’avril, Anthony Marchand était à bord d’Actual Ultim 3 à l’occasion des toutes premières sorties. En effet, comme à son habitude, le skipper trinitain et son team ont raisonné en esprit d’équipe. Pas question qu’Anthony soit là juste pour la transat. Il a intégré l’équipe pour la saison, afin que les transmissions d’expertises puissent fonctionner pleinement et qu’une relation de confiance et de respect ait le temps de se construire entre lui et l’ensemble du team.
Anthony Marchand : « Je suis hyper heureux ! La Classe Ultim, c’est le Graal de la course au large, les bateaux sont formidables. J’ai commencé à naviguer avec l’équipe Actual avant de partir sur la Transat en double Concarneau Saint Barthélemy en Figaro 3 et, depuis mon retour, j’essaie d’être là à chaque navigation. La team est top, l’ambiance est géniale. Ils sont tous très compétents dans leurs domaines. C’est un plaisir de travailler avec eux et j’apprends beaucoup. »

Samuel Tual, Président Actual Leader group : « Yves et Anthony, c’est un binôme gagnant. Le bateau qu’Yves continue à découvrir, et sur lequel il apprend encore, est éprouvé et a de grandes capacités. Il nous permet de monter un projet gagnant sur 3 ans avec de grands rendez-vous : Transat Jacques Vabre, Route du Rhum, Tour du Monde. Pour cela, Yves a besoin d’un co-skipper avec lequel il se sente en sécurité, de par son expérience et sa façon de naviguer sur un tel bateau, qui l’accompagne très bien dans son projet. Il a été sollicité par d’autres marins plus connus, mais le choix s’est porté sur Anthony. Il est moins connu du grand public, mais très reconnu sur les circuits sur lesquels il a navigué. Il existe une belle complémentarité, tant en termes de compétence que de personnalité. Nous voulons réussir, rapidement, et ce binôme nous permet d’ambitionner cet objectif.»
Priorité à la navigation
Suite à sa blessure en mai dernier, le skipper Actual a mis en place depuis la mi-juillet un programme de rééducation en lien avec le Centre de Kerpape incluant la reprise de ses entrainements à bord de l’Ultim. Le prochain objectif du Team Actual étant sa participation à la Rolex Fastnet Race début août.
« Un programme d’entrainement a été planifié avec Anthony et des observateurs à bord pour les deux semaines à venir. Et, à l’issue de la Rolex Fastnet Race, nous débarquerons l’équipage pour une navigation de plu sieurs jours en double. L’enjeu étant de passer du temps ensemble sur des navigations un peu longues. Bref, dans les semaines à venir, c’est priorité à la navigation ! », précise Yves Le Blevec.

Anthony Marchand, co-skipper d’Actual Ultim 3 sur la Transat Jacques Vabre
En phase
« Ça avait bien matché avec Yves sur la Drheam Cup l’an dernier. On avait envie de re-naviguer ensemble et moi de continuer à travailler avec toute l’équipe, parce que la manière dont ils gèrent leur projet et leur état d’esprit me correspondent vraiment. »
Transmettre
« En dix ans de circuit Figaro, j’ai beaucoup travaillé la partie stratégie, tactique, météo. Ce sont des acquis et des méthodes que l’on peut transposer en Ultim : ça reste de la course au large avec des concurrents. J’ai aussi mon expérience sur la Volvo Ocean Race et en IMOCA que je partage avec eux. »
Apprendre
« Le nouvel Ultim Actual est léger, il y a peu d’effort en navigation puisqu’il vole. Il a un côté safe, malgré les vitesses que l’on peut atteindre !
Il y a énormément de choses à apprendre sur ces bateaux : en mécanique, électronique, sur les différents logiciels de navigation… il faut vraiment tout connaitre parce qu’il faudra savoir tout réparer en course si besoin. Ça représente pas mal de travail en dehors des navigations. »
Anticiper
« La grosse nouveauté de cette Transat Jacques Vabre c’est qu’elle est longue : c’est le double du parcours classique, soit environ 15 jours de course. Notre manière de naviguer va donc être différente. Il faudra bien anticiper cela et se préparer en conséquence pour bien gérer le matériel et le préserver. »

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Kévin Peponnet : « Il faut être convaincus que la médaille est à nous »

Champion du monde (en 2018) et d’Europe de 470 (en mai dernier) avec Jérémie Mion, Kevin Peponnet, 30 ans, s’est fait un prénom dans une discipline où son père Daniel a été champion d’Europe (en 1980) et son oncle Thierry champion olympique (en 1988). A 5 jours de la première manche des Jeux Olympiques qui se disputent sur le plan d’eau d’Enoshima, il a pris le temps de se confier à Tip & Shaft depuis le Japon.

Comment s’est déroulée votre acclimatation, malgré le contexte sanitaire ?
Nous sommes arrivés dès le 12 juillet, ça nous permet d’avoir une quinzaine de jours sur place, ce qui est parfait pour la préparation. Le contexte n’est pas si contraignant même si on a dû enchaîner les contrôles et les vérifications et rester plus de 3 heures à l’aéroport. Et on ne peut sortir de l’hôtel que pour aller à la marina. Mais il y a une très bonne ambiance et une belle cohésion entre nous, tous ont des petites attentions les uns pour les autres. Donc on ne subit pas trop l’isolement !

Le 470 chez toi, c’est une histoire de famille avec les titres de ton père, Daniel, et de ton oncle Thierry : te lancer dans l’aventure, c’était presque naturel ?
Oui, d’une certaine façon mais il ne me restait pas beaucoup de choix finalement. Dans la famille, nous ne sommes pas grands et le “quatre-sept” était la seule discipline olympique, avec le Nacra, où je ne partais pas avec un retard à cause de mon gabarit. Pendant les repas de famille, on rigole beaucoup de cette filiation. J’espère que j’ai ça dans les gènes et que ça va fonctionner comme pour mon oncle !

“Avec Jérémie, on se voit plus de 300 jours par an”

Justement, quel a été le rôle de Thierry dans votre préparation ?
Il ne faisait pas partie de notre cercle proche, constitué d’un préparateur physique, d’un préparateur mental et de notre entraîneur. Mais il est toujours passionné, il garde un œil sur ce que l’on fait et nous conseille dès qu’on en a besoin. Nous l’avons sollicité ces dernières semaines pour qu’il nous explique son état d’esprit à Séoul. Il faut être convaincu que la médaille est à nous et à personne d’autre, avoir la certitude que nous allons chercher notre dû. Le 470 a beaucoup évolué techniquement depuis les Jeux de 1988, mais l’approche mentale est identique.

En matière de préparation mentale, comment vous êtes-vous préparés ?
Nous avons la chance d’être deux, ça nous permet de nous soutenir en cas de coups durs, d’effacer les moments de doute et c’est un atout par rapport aux disciplines en solitaire. Avec Jérémie, on se voit plus de 300 jours par an et nous avons aussi fait le choix, avant chaque grande échéance, de couper pendant deux à trois semaines, de ne plus se donner de nouvelles. Ça permet de créer un manque, de rester lucides et frais, d’avoir les idées claires. On s’est rendu compte qu’une coupure n’avait pas d’impact sur la performance, que ça pouvait être décisif pour pouvoir tout donner dès qu’il le faut.

“Nous estimons notre budget annuel à 80 000 euros”

Quelles sont vos ambitions au Japon ?
On ne peut pas le cacher : nous sommes là pour viser l’or. On s’est retrouvé sur le toit du monde en 2018 lors d’une épreuve qu’on n’avait pas coché sur le papier. Cette année, nous sommes passés à côté des mondiaux (8e) mais nous avons remporté les championnats d’Europe en mai dernier. Le fait d’avoir gagné la dernière compétition nous permet d’être dans une dynamique positive, de montrer à nos adversaires qu’il faudra compter sur nous. On ne pouvait pas rêver d’un meilleur scénario.

De quelle façon parvenez-vous à financer vos saisons et votre préparation olympiques ?
Nous estimons notre budget annuel à environ 80 000 euros, rien qu’avec le matériel, les déplacements et l’ensemble de nos frais – sans compter l’aide fédérale. J’ai la chance d’avoir signé en 2019 une convention d’insertion professionnelle à la SNCF et mes horaires sont aménagés. Jérémie, lui, fait partie de « l’Armée des champions », l’ancien bataillon de Joinville. Nous bénéficions aussi du soutien des collectivités locales rattachées à nos clubs – lui au Havre, moi à La Rochelle – mais aussi de partenaires privés : l’assureur Helvetia, l’entreprise de logistique SeaFrigo Group et la Banque Populaire Méditerranée.

“Des Jeux à domicile, ça ne laisse personne indifférent”

Ces sponsors ont-ils été compliqués à réunir ?
Ce n’est pas évident à trouver, d’autant que cela prend du temps et de l’énergie. C’est ce qui nous a poussés à faire appel à une agence de communication (El’Do) qui nous permet de gérer le lien avec les partenaires, de contribuer à créer des moments d’échange. Plus on se rapproche des Jeux Olympiques, plus on court après le temps et c’est nécessaire de déléguer ces aspects pour se focaliser sur la performance.

Tu as déjà évoqué ta volonté de continuer vers les Jeux Olympiques de Paris en 2024…
Je me poserai la question après les Jeux de Tokyo, mais je ne me lancerai pas sans être à 100%. Avoir l’opportunité de disputer des Jeux Olympiques à domicile, ça ne laisse personne indifférent, surtout à Marseille, le plan d’eau où on s’entraîne. Dans le même temps, il faut trouver une nouvelle partenaire [le 470 ne se disputera qu’en mixte en 2024, NDLR]. Les délais sont sans doute trop courts pour tenter l’aventure sur un nouveau support, même si ça me tente. Et cela dépendra aussi, si j’ai des regrets ou non après ces Jeux-là…

Serais-tu tenté à l’avenir par la course au large ?
J’apprécie beaucoup de changer de support, c’est toujours très enrichissant. Pratiquer le Diam 24, le match-racing ou le J80 m’a aidé à progresser. J’avais fait une croix sur la course au large parce que j’avais le mal de mer, mais à Marseille, je fais de la kiné vestibulaire pour reprogrammer mon oreille interne. Et ça marche : je n’ai quasiment plus besoin de cachet ! J’ai eu quelques expériences en participant au Fastnet, en faisant des convoyages et en naviguant sur l’Ultim Banque Populaire XI en juin. Du coup, faire du large, ça me botterait bien !

L’article Kévin Peponnet : « Il faut être convaincus que la médaille est à nous » est apparu en premier sur Tip & Shaft.

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Banque Populaire XI raconté par Xavier Guilbaud, l’architecte naval en charge du projet chez VPLP Design

A trois ans d’intervalle, difficile de ne pas comparer le Maxi Banque Populaire XI à son prédécesseur, dont il reprend d’ailleurs les formes de coque et le gréement - même si la coque centrale a été redessinée, à la différence des flotteurs. « Le design brief a commencé il y a cinq ans avec le précédent Ultim d’Armel, confirme Xavier Guilbaud. Nous ne partions pas d’une feuille blanche et malgré l’avarie majeure dans la Route du Rhum en 2018, le bateau était globalement bien né, même s’il est évident que nous n’avions pas le droit à l’erreur. On a donc repris tout ce qui marchait bien et fait évoluer tout ce qui était améliorable, compte tenu des enseignements que nous avons pu tirer de ce qui est arrivé sur la Route du Rhum et de tous les retours que l’équipe nous avait faits des quelques mois de navigation du bateau. »

 

Une double structure interne au bras 

Réalisé en collaboration avec GSea design, le dimensionnement de la structure a bénéficié des enseignements des précédents bateaux, mais aussi d’un changement de conception du bras avant. « Traditionnellement, la face arrière du bras reprend l’effort de flexion et le carénage se charge d’encaisser la torsion de la plateforme. Là, nous avons réalisé une double structure interne au bras, qui reprend simultanément les deux efforts. Le carénage participe à la structure, bien sûr, mais en supplément. S’il vient à être endommagé, le bateau ne perd pas son intégrité et peut rallier un abri en sécurité », explique Xavier Guilbaud.

 
Reste que l’accroissement notoire des vitesses par rapport à la génération précédente de maxi-trimarans - notamment au près face à la mer formée - a nécessité un renforcement des dits-carénages, particulièrement sollicités. Sur BP XI, leur capacité à encaisser des chocs a été doublée. « Un bateau comme Idec Sport (ex Groupama 3) plafonne à 18 nœuds face au vent et aux vagues, alors que les nouveaux Ultims peuvent naviguer à 30 nœuds à des angles assez fermés, poursuit l’architecte. Sur Banque Populaire XI, les panneaux de carbone des bras sont conçus pour résister à 50 tonnes par m2, là où Idec Sport était dimensionné pour 20, et Banque Populaire IX ou Actual Ultim 3 (ex Macif) pour 30. »

 

Un accroissement de masse assumé 

Au final, l’accroissement de masse est significatif, mais assumé. Le Maxi Banque Populaire XI pèse ainsi 16 tonnes, mais sera plus aérien que son prédécesseur, grâce notamment à des appendices beaucoup plus grands. Plus rapide, il sollicitera encore plus sa structure. Les fonds de flotteurs ont donc été eux aussi renforcés pour compenser les chocs liés au slamming, lorsqu’ils retombent sur l’eau. Changement de paradigme, là encore : la construction en monolithique avec un réseau de lisses a été préférée au sandwich nomex, utilisé précédemment.

 
Si la conception a évolué, la technique, elle aussi, progresse continuellement. Bras, crosses, fonds de coque sont désormais équipés de fibres optiques. L’acquisition de données fait partie du quotidien de ces nouveaux Ultims, ce qui suppose d’importantes ressources dans l’équipe pour analyser les millions de data qui découlent de chaque sortie. En navigation, le skipper qui, lui, a d’autres chiffres à fouetter, pourra néanmoins être prévenu par une alarme indiquant la rupture du signal d’un de ces capteurs. Rupture qui a toutes les chances de signifier qu’il est temps de lever le pied…

 
Source : VPLP

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Découvrir le multicoque à bord de l’Ocean Fifty Leyton pour les femmes du Magenta Project, "je suis très fier de cette initiative"

L’Ocean Fifty Leyton, le multicoque skippé par Sam Goodchild brille en tête du classement du Pro Sailing Tour, mais il compte également comme le seul équipage mixte du circuit. Depuis le début de la saison, deux jeunes femmes ont intégré l’équipage mené par le Britannique. Une dynamique impulsée par le skipper lui-même, qui souhaite favoriser l’accès des navigatrices à la course au large en multicoque. Leyton encourage et accompagne cette démarche.

 

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Crédit : A Beaugé

Magenta Project, 1er réseau sportif international de navigatrices professionnelles

La navigatrice suisse, Elodie-Jane Mettraux, au poste de numéro 1, est membre fondatrice du Magenta Project, 1er réseau sportif international de navigatrices professionnelles. Elle avait lancé la première session de formation organisée à La Trinité-Sur-Mer, en mai dernier.
L’italienne Cécilia Zorzi, nouvelle équipière sélectionnée pour le programme Magenta :  « Les occasions sont rares pour nous de naviguer sur ce genre de bateau. Le trimaran nécessite d’être toujours alerte, c’était au début un peu stressant, mais on prend rapidement ses marques, et nous avons beaucoup appris avec Aymeric à nos côtés » 

 
Leyton et le Magenta Project collaborent main dans la main, depuis le début de l’année, pour offrir l’opportunité à des navigatrices de découvrir le multicoque. L’objectif est qu’elles se familiarisent avec ces bateaux de course sur le plan technique et qu’elles s’acclimatent aux sensations générées à bord de ces plateformes exigeantes et très rapides. 

Mathilde Geron à bord de Leyton

A Marseille, c’est une nouvelle recrue qui a pris ses quartiers à bord du 50 pieds Leyton. Mathilde Geron, ancienne membre de l’équipe de France en 470, a participé, avec Sam Goodchild et l’équipe, à des journées de navigations à l’Occasion du Sommet des Organisations Durables, organisé par Leyton.

 
Depuis le début de la saison, huit femmes sont venues naviguer et échanger avec Sam et l’équipage. Leyton et le Magenta Project reprendront leur initiative début septembre avec une troisième session de formation. Pour ce dernier atelier de la saison, Sam Goodchild embarquera plusieurs sélectionnées pour leur faire découvrir les côtes qui ont bercé sa jeunesse. Direction l’Angleterre et l’Ecosse !

 
Sam Goodchild, skipper de l’Ocean Fifty Leyton : « Nous avons mis à profit les expériences respectives de Laurane (Mettraux) et Elodie (Mettraux) à bord ce qui a apporté une vraie force à l’équipe pendant les régates ! Concernant les workshops organisés plus tôt dans la saison, je suis très fier de cette initiative. C’est génial de voir en très peu de temps que nous pouvons avoir un impact, c’est très encourageant pour la suite ! »

 
Source : Leyton

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Thomas Goyard en RS :X signe deux victoires sur le plan d'eau olympique, "ça fait plaisir !" - ITW

 

Ce deuxième jour de course sur le plan d'eau olympique est marquée par la double performance de Thomas Goyard en RS :X qui signe pas moins de deux victoires et se hisse à la 4e place du classement provisoire. De son côté, avec une nouvelle victoire de course, la championne olympique en titre Charline Picon se maintient à la 1ère place, à égalité de points avec l’anglaise Emma Wilson. Jean-Baptiste Bernaz qui a joué aux avant-postes hier a vécu une journée plus compliquée et se classe également 4e. Du côté du laser féminin, Marie Bolou gagne 13 places et grimpe 19e au général provisoire grâce à une belle 5e place sur sa première course.

 

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Crédit : Sailing Energy


Le niveau de performance des tricolores est remarquable tant les conditions étaient intenses pour les meilleurs planchistes et laséristes mondiaux qui ont dû composer avec une météo complexe : un vent de terre plus dense et aléatoire, du courant et toujours une chaleur très élevée.

 
Dès demain les duos de 49er, Lucas Rual / Emile Amoros pour les hommes et Albane Dubois / Lili Sebesi chez les femmes entrent en course alors que les athlètes de RS :X Charline Picon et Thomas Goyard bénéficient d’une journée de repos bien méritée.

 

Charline Picon, RS :X Classement provisoire : 2 / 27 (1- 6 – 2- (9) – 1 - 4) 

« Je vais bien, je suis toujours dans le match. C’était pourtant une journée qui pouvait vraiment être piège dans le sens où cela fait longtemps que l’on n’a pas eu du vent de terre comme ça… d’autant qu’il était plus fort que prévu avec jusque 18 nœuds de vent. Ce sont des conditions que j’aime bien depuis quelques temps donc la vitesse était là. Mais sur la première manche j’ai loupé un gros coup, à cause de vents instables, des risées, des bandes de vent. C’est difficile de contrôler toute la flotte. La Chinoise et l’Anglaise ont fait de belles journées mais je gagne quand même une manche, j’en fais une autre où je suis 4e et une moins bonne. Le but c’est d’être toujours dans le match car certaines concurrentes ont marqué des points. Les conditions vont encore changer, on est à la moitié de la compétition. Demain nous sommes en repos, il ne faut pas perdre le rythme mais ça ne peut pas faire de mal. Hier on a eu une journée intense à cause de la chaleur. Comme pour le triathlon, la voile est un sport d’extérieur et les conditions sont extrêmes ici : on prend vraiment cher. Trois manches de 25 minutes sous ces chaleurs, sur 4 journées, il faut imaginer que c’est très physique. On va voir comment les concurrentes tiennent et comment je vais tenir. Normalement je suis préparée pour ça. Hier je me disais que peut être qu’un jour je passerais la ligne d’arrivée en vomissant. Mais à mi-championnat le but c’était de se placer car en voile on ne sait jamais à quelle sauce on va être mangées. Tout reste à faire ! Là je vais aller faire descendre ma température dans une cryothérapie qu’on a installé sur la marina. La nourriture et l’hydratation sont vraiment très importantes. J’ai aussi des bottes de récupération et de la kiné. Cette nuit je n’ai pas très bien dormi… mais je suis une maman, c’est pas tellement un drame une mauvaise nuit ! »

 

Thomas Goyard, RS :X Classement provisoire : 4 / 25 ((13) – 5 – 3 – 13 – 1 – 1) 

« Deux supers manches aujourd’hui. Je suis super content d’avoir gagné des manches aux Jeux Olympiques, ça fait plaisir ! J’espère que je vais rééditer ces belles performances ces prochains jours. On va avoir d’autres conditions pour le 3e jour. Sur la première manche j’ai eu des soucis techniques avec mon strap qui s’est arraché alors que je l’avais revissé juste avant.. mais c’est une belle journée quand même !»

 

Marie Bolou, ILCA 6 Classement provisoire : 19 / 44 ( (28) – 27 – 5 - 15) 

« Belle première manche avec du vent. Malgré un départ moyen j’étais très concentrée pour aller vite et du bon côté avec de bons choix tactiques. Ca a plutôt bien marché même si le dernier bord commençait vraiment à être compliqué. Deuxième course plus dure avec du vent très aléatoire qui a joué sur les nerfs de pas mal de concurrentes. Mais j’ai réussi une belle remontée sur le dernier bord. C’est finalement une journée correcte dans des conditions difficiles même si c’est un vent que j’aime bien. Chaque manche est longue et dure près de 50 minutes, c’est physiquement difficile. Aujourd’hui j’ai repris confiance en moi et réglé les quelques petits problèmes du premier jour. On fait de bonnes séances de récupérations le soir avec un staff qui a mis en place un protocole très efficace ! »

 

Jean-Baptiste Bernaz, ILCA 7 Classement provisoire : 4 / 35 (1- 9 - (13)) 

« C’était dur aujourd’hui avec un vent de terre un peu aléatoire et le courant y a mis du sien aussi, donc le plan d’eau était vraiment compliqué à exploiter. Sur la première manche je ne prends pas un super départ et je me retrouve sur un côté qui n’est pas le bon. Je galère à revenir et fais quelques fautes qui me coutent deux 360° mais je reviens quand même bien dans le coup. La deuxième manche je prends un super départ, mais le courant s’inverse et sur le 2e bord pas mal de concurrents me passent devant. Finalement c’est une journée moyenne, mais une journée qui va compter. Je suis toujours aussi rapide, je suis bien dans le coup. C’est pas une journée parfaite, mais c’est une journée sauvée. Je me sens bien, on est bien dans la compétition. Il fait chaud donc la récupération est importante d’autant que demain on part sur une journée avec 3 manches. »

 

Tous les résultats : https://tokyo2020.sailing.org/results-centre/ 

Programme du mardi 27 juillet : 

A partir de 12:05 (Japon) / 5 :05 (France) 

Albane Dubois et Lili Sebesi - 49er FX : courses 1 et 2 et 3 

Marie Bolou - Dériveur solitaire femmes – ILCA 6 : courses 5 et 6

 
A partir de 12:15 (Japon) / 5 :15 (France) 

Jean-Baptiste Bernaz : Dériveur solitaire hommes – ILCA : course 4, 5 et 6

 
A partir de 14:50 (Japon) / 7 :50 (France) 

Emile Amoros et Lucas Rual - 49er, Course : 1, 2 et 3

 
Source : M Mermod

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JO Tokyo2020. Bonne entame des Français

Présente dans 9 séries sur 10, l’Equipe de France de Voile a démarré les Olympiades sur le plan d’eau d’Enoshima avec Jean-Baptiste Bernaz et Marie Bolou en Laser, Charline Picon en planche et Thomas Goyard en RS:X.

Ce deuxième jour de course est marquée par la double performance de Thomas Goyard en RS :X qui signe pas moins de deux victoires et se hisse à la 4e place du classement provisoire. De son côté, avec une nouvelle victoire de course, la championne olympique en titre Charline Picon se maintient à la 1ère place, à égalité de points avec l’anglaise Emma Wilson. Jean-Baptiste Bernaz qui a joué aux avant-postes hier a vécu une journée plus compliquée et se classe également 4e. Du côté du laser féminin, Marie Bolou gagne 13 places et grimpe 19e au général provisoire grâce à une belle 5e place sur sa première course.
Le niveau de performance des tricolores est remarquable tant les conditions étaient intenses pour les meilleurs planchistes et laséristes mondiaux qui ont dû composer avec une météo complexe : un vent de terre plus dense et aléatoire, du courant et toujours une chaleur très élevée.
Dès demain les duos de 49er, Lucas Rual / Emile Amoros pour les hommes et Albane Dubois / Lili Sebesi chez les femmes entrent en course alors que les athlètes de RS :X Charline Picon et Thomas Goyard bénéficient d’une journée de repos bien méritée.
Réactions :

Charline Picon, RS :X
Classement provisoire : 2 / 27 (1- 6 – 2- (9) – 1 – 4)
« Je vais bien, je suis toujours dans le match. C’était pourtant une journée qui pouvait vraiment être piège dans le sens où cela fait longtemps que l’on n’a pas eu du vent de terre comme ça… d’autant qu’il était plus fort que prévu avec jusque 18 nœuds de vent. Ce sont des conditions que j’aime bien depuis quelques temps donc la vitesse était là. Mais sur la première manche j’ai loupé un gros coup, à cause de vents instables, des risées, des bandes de vent. C’est difficile de contrôler toute la flotte. La Chinoise et l’Anglaise ont fait de belles journées mais je gagne quand même une manche, j’en fais une autre où je suis 4e et une moins bonne. Le but c’est d’être toujours dans le match car certaines concurrentes ont marqué des points. Les conditions vont encore changer, on est à la moitié de la compétition. Demain nous sommes en repos, il ne faut pas perdre le rythme mais ça ne peut pas faire de mal. Hier on a eu une journée intense à cause de la chaleur. Comme pour le triathlon, la voile est un sport d’extérieur et les conditions sont extrêmes ici : on prend vraiment cher. Trois manches de 25 minutes sous ces chaleurs, sur 4 journées, il faut imaginer que c’est très physique. On va voir comment les concurrentes tiennent et comment je vais tenir. Normalement je suis préparée pour ça. Hier je me disais que peut être qu’un jour je passerais la ligne d’arrivée en vomissant. Mais à mi-championnat le but c’était de se placer car en voile on ne sait jamais à quelle sauce on va être mangées. Tout reste à faire ! Là je vais aller faire descendre ma température dans une cryothérapie qu’on a installé sur la marina. La nourriture et l’hydratation sont vraiment très importantes. J’ai aussi des bottes de récupération et de la kiné. Cette nuit je n’ai pas très bien dormi… mais je suis une maman, c’est pas tellement un drame une mauvaise nuit ! »

Thomas Goyard, RS :X
Classement provisoire : 4 / 25 ((13) – 5 – 3 – 13 – 1 – 1)
« Deux supers manches aujourd’hui. Je suis super content d’avoir gagné des manches aux Jeux Olympiques, ça fait plaisir ! J’espère que je vais rééditer ces belles performances ces prochains jours. On va avoir d’autres conditions pour le 3e jour. Sur la première manche j’ai eu des soucis techniques avec mon strap qui s’est arraché alors que je l’avais revissé juste avant.. mais c’est une belle journée quand même !»

Marie Bolou, ILCA 6
Classement provisoire : 19 / 44 ( (28) – 27 – 5 – 15)
« Belle première manche avec du vent. Malgré un départ moyen j’étais très concentrée pour aller vite et du bon côté avec de bons choix tactiques. Ca a plutôt bien marché même si le dernier bord commençait vraiment à être compliqué. Deuxième course plus dure avec du vent très aléatoire qui a joué sur les nerfs de pas mal de concurrentes. Mais j’ai réussi une belle remontée sur le dernier bord. C’est finalement une journée correcte dans des conditions difficiles même si c’est un vent que j’aime bien. Chaque manche est longue et dure près de 50 minutes, c’est physiquement difficile. Aujourd’hui j’ai repris confiance en moi et réglé les quelques petits problèmes du premier jour. On fait de bonnes séances de récupérations le soir avec un staff qui a mis en place un protocole très efficace ! »

Jean-Baptiste Bernaz, ILCA 7
Classement provisoire : 4 / 35 (1- 9 – (13))
« C’était dur aujourd’hui avec un vent de terre un peu aléatoire et le courant y a mis du sien aussi, donc le plan d’eau était vraiment compliqué à exploiter. Sur la première manche je ne prends pas un super départ et je me retrouve sur un côté qui n’est pas le bon. Je galère à revenir et fais quelques fautes qui me coutent deux 360° mais je reviens quand même bien dans le coup. La deuxième manche je prends un super départ, mais le courant s’inverse et sur le 2e bord pas mal de concurrents me passent devant. Finalement c’est une journée moyenne, mais une journée qui va compter. Je suis toujours aussi rapide, je suis bien dans le coup. C’est pas une journée parfaite, mais c’est une journée sauvée. Je me sens bien, on est bien dans la compétition. Il fait chaud donc la récupération est importante d’autant que demain on part sur une journée avec 3 manches. »

Tous les résultats : https://tokyo2020.sailing.org/results-centre/

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Comment MerConcept et VPLP ont conçu une nouvelle génération d’Ultims avec SVR Lazartigue

SVR Lazartigue, le nouvel Ultim de François Gabart a été mis à l’eau jeudi à Concarneau, sous un soleil de plomb et devant un public venu en masse. Né M101 et longtemps appelé sous ce nom de code, retrait de son commanditaire initial oblige, ce plan signé VPLP, fruit de 150 000 heures de travail, est marqué par des partis pris architecturaux forts. Un concept radical mais réfléchi, à l’image de son skipper, très impliqué dans la conception. Décryptage du dernier-né des Ultims.

C’était en juin 2017, avant le départ de The Bridge. François Gabart alors skipper de Macif(M100, désormais Actual Ultim 3) mis à l’eau à peine deux ans plus tôt, lance déjà l’avant-projet M101. Il consulte logiquement VPLP, qui a dessiné M100, mais aussi Guillaume Verdier, auteur du Maxi Edmond de Rothschild fraîchement mis à l’eau, et retenu pour l’Imoca Apivia, hébergé chez MerConcept, l’entreprise du skipper charentais.

“Dans ce genre de projet, on ne se décide pas sur une esquisse. On juge plutôt l’approche globale, l’investissement que chacun est capable d’apporter”, raconte le skipper. Qui décide de poursuivre sa collaboration avec VPLP : “Ils ont amené autour de la table d’autres acteurs, comme Gsea design pour la structure, North Sails pour l’aéro ainsi qu’Artemis Technologies [émanation du défi suédois pour la Coupe de l’America Artemis Racing, NDLR]. Tout cet environnement a compté”, précise Antoine Gautier, directeur des études chez MerConcept, en charge du design team.

 

Catamaran ou trimaran ?

A ce moment-là, la Macif n’a donné son feu vert que pour les études ; François Gabart n’a pas encore signé son record autour du monde et personne ne sait vraiment si un multicoque peut voler sur un tel parcours. La consigne est pourtant d’explorer toutes les possibilités, y compris celle d’un catamaran. “Cata ou tri, on voit souvent ça de façon binaire, mais il y a beaucoup de formules intermédiaires et c’est vrai qu’un catamaran avec un pod central, style Décision ou TF 35, était tentant”, raconte Gabart.

Finalement, l’idée est abandonnée “notamment pour des questions de sécurité”, explique Xavier Guilbaud, chef de projet chez VPLP : “C’est plus sécurisant d’avoir un volume au centre dans lequel se réfugier. Et si le cata peut être très rapide quand il vole, il demande d’être toujours à 100%. Dès que tu es en mode dégradé, tu as les deux coques dans l’eau.”

En février 2018, fort de son tour du monde en solitaire exécuté en 42 jours, François Gabart obtient le feu vert de Macif pour lancer M101. La construction du trimaran peut commencer : coque centrale chez Multiplast, flotteurs, foils, bras avant et arrière chez CDK Technologies, assemblage et intégration chez MerConcept.

Trois ans plus tard, le résultat marque les esprits : gracile avec des avants flotteurs très fins – au minimum de ce qu’autorise la règle Ultim (220% du déplacement) – puissant avec son gréement ramassé, l’ex M101 devenu SVR Lazartigue interroge de prime abord par son absence de cockpit, qu’il faut deviner dans les entrailles de la coque centrale, sous les deux petites bulles façon avion de chasse.

 

L’obsession de l’aéro

L’abandon du rouf traduit l’obsession de son skipper pour l’aérodynamique. “C’était clairement le dossier sur lequel on pouvait faire le plus de gains, raconte Antoine Gautier. Le plus important a été de supprimer la casquette. François est plutôt joueur et croit en la capacité d’adaptation du bonhomme à la machine !”

Comment barrer un Ultim sans mettre le nez dehors ? “Nous avons deux petits volants de kart qui commandent par hydraulique les safrans reliés entre eux mécaniquement”, explique sobrement Gabart. Même si un équipier sera sans doute à poste à l’extérieur à l’arrière – où l’on trouve une barre à roue – pour parer à toute déficience du système lors des premières navigations.

Le skipper de SVR Lazartigue défend son option : “Ce n’est finalement pas très différent de ce qui existe en Imoca où on ne voit rien sous la casquette – sans même parler de la configuration d’Hugo Boss. Dans un planeur qui est pourtant d’un maniement très fin, le pilote est lui aussi enfermé. En solitaire de toute façon, entre barrer et faire du pilote, la frontière est ténue. Ça se résume souvent à pianoter sur la commande en gérant mode et trajectoire.”

Au-delà des gains de masse et de centre de gravité, le principal bénéfice de l’option réside dans l’abaissement du plan de voilure. A bord d’SVR Lazartigue, le rail d’écoute est même incurvé vers le bas en son centre pour que, “poulie dans poulie”, la bôme puisse raser le pont. “On a conservé le même plan de voilure que sur Banque Populaire XI, mais positionné 1,20 mètres plus bas”, précise Xavier Guilbaud.

 

Plus lourd que M100, plus léger que Banque Populaire XI

La comparaison entre SVR Lazartigue et Banque Populaire XI, mis à l’eau trois mois plus tôt et signé des mêmes architectes, est bien sûr tentante. Si les deux Ultims ont en commun safran de coque centrale, dérive et système de remontée des safrans de flotteurs, ils ne sortent pas des mêmes moules et leur conception diffère sur plusieurs points.

Aux bras incurvés de Banque Populaire XI, François Gabart a préféré une structure parallèle avec des bras en une seule partie “ce qui limite les greffages et s’avère plus fiable”, souligne Xavier Guilbaud. Surtout, les bras sont nettement moins “crossés” (moins courbés vers le haut) sur SVR Lazartigue, traduisant bien l’idée que le bateau doit passer plus de temps en l’air qu’à naviguer en mode archimédien. “C’est plus intéressant sur le plan structurel pour la transmission des efforts et ça permet de mieux soigner l’aéro en évitant l’effet toboggan des bâches et des filets en arrière des crosses”, décrypte l’architecte.

Contrairement au Team Banque Populaire qui a dû réutiliser des outillages existants pour rester dans le bon timing, MerConcept – qui a démarré son projet un an plus tôt – a opté pour des flotteurs assemblés coque-pont et non par demi-coques. Une méthode qui permet d’éviter toute reprise de stratification dans les fonds, la zone la plus sollicitée. Moins longs, les flotteurs de SVR Lazartigue ont pu être cuits dans l’autoclave de CDK Technologies à 7 bars de pression, gage supplémentaire d’une construction soignée.

Avec son mètre supplémentaire (au maximum de la jauge), une casquette très enveloppante, des flotteurs plus volumineux et une structure de bras avant particulièrement renforcée, Banque Populaire XI est annoncé à 16 tonnes quand SVR Lazartigue revendique une tonne de moins sous le peson. “Nous n’avons pas connu le traumatisme du chavirage d’Armel, rappelle Antoine Gautier. Il y a eu beaucoup d’échanges suite à l’accident, mais nous n’avons pas éprouvé le besoin d’aller aussi loin qu’eux dans certains domaines structurels.”

Ce qui n’empêche pas M101 d’être “plus puissant et plus lourd que M100”, dixit François Gabart. De combien ? Motus. “Ce qui est vrai, concède le skipper, c’est que Gitana 17 a sans doute décomplexé tout le monde avec le poids [15,5 tonnes officiellement, NDLR]. A partir du moment où on arrive à voler, la question de la masse est moins importante. Il y a dix ans, on se demandait comment décoller, donc le poids était une obsession. Aujourd’hui, c’est loin d’être le seul critère. Après, si le bateau peut faire 10 kg de moins, je prends toujours !”

 

Une nouvelle génération d’Ultims

Par bien des aspects, SVR Lazartigue semble donc incarner la voie d’une nouvelle génération d’Ultims. Pour François Gabart, l’architecture navale n’est pas un “domaine stabilisé” : “Au lancement de M100 en 2013, on allait vers le vol mais la Coupe n’était pas encore passée par là et personne ne savait si on saurait faire des foils capables d’encaisser les efforts. Depuis on a beaucoup appris et l’ambition sur M101, c’est de voler tout le temps. Je n’aime pas donner de chiffres car ils sont réducteurs de la révolution que l’on connaît. Dans certaines conditions, les gains sont gigantesques. Je ne dis pas que c’est facile, mais gagner 5 à 10 jours sur un tour du monde est tout à fait envisageable. Et l’Atlantique en moins de trois jours, on a le droit d’en rêver !”

Malgré l’innovation en cours sur ces machines, la question de leur vulnérabilité aux Ofni reste entêtante, comme le montre encore la récente perte du safran central de Gitana 17. “Le bateau sera équipé d’Oscar, qui continue de s’améliorer, mais il n’y a pas, aujourd’hui, de révolution sur le sujet”, avoue Antoine Gautier. Et François Gabart de conclure : “Avec l’augmentation de la vitesse, le facteur météo devient moins aléatoire. En revanche le risque de dégradation du bateau par un choc avec un Ofni augmente. Reste à savoir si sur un tour du monde, l’un moyenne l’autre.”

Photo : MerConcept/Maxime Horlaville

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Tom Laperche, skipper Bretagne – CMB, second de la Solo Guy Cotten, Gaston Morvan : "une dixième place, c’est super"

 

Dernière confrontation avant la fameuse Solitaire du Figaro, la Solo Guy Cotten s’annonçait importante. Les trois skippers de la Filière d’excellence de course au large Bretagne – CMB ont rempli leur contrat. Pour preuve, Tom Laperche s’est octroyé une belle deuxième place, signant ainsi son troisième podium cette année après sa victoire dans la Solo Maître CoQ, puis sa 3e place dans la Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy avec Loïs Berrehar. Gaston Morvan s’est, lui, emparé d’une jolie 10e place, terminant alors premier bizuth de cette 45e édition, tandis qu’Élodie Bonafous a bouclé le parcours en 14e position.

 

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Crédit : A Courcoux


Tom Laperche : "Ça s’est joué à peu de choses"

« Je me suis vraiment éclaté pendant cette course, même s’il est vrai qu’elle a été exigeante », a assuré Tom Laperche qui a lutté pour la première place jusque dans les dernières longueurs, avant de finalement laisser échapper la victoire au profit de Xavier Macaire pour sept petites minutes. « Je suis content de ma course. J’ai pris un bon départ. Ensuite, j’ai bien géré et j’ai toujours été devant. Finalement, la petite dépression orageuse que l’on redoutait tant, vendredi à la mi-journée, n’a pas tant semé la pagaille que ça. Toute la flotte s’est ralignée sur une même ligne mais, ça n’a pas tout chamboulé », a commenté le skipper Bretagne - CMB Performance. « Au bout du compte, je suis content de terminer deuxième, mais il y a quand même une petite frustration d’être passé si près de la victoire, surtout que j’avais réussi à repasser en tête sur la première moitié du grand dernier bord, entre Rochebonne et Concarneau. Xavier m’a redoublé à 50 milles de l’arrivée. Ça s’est joué à peu de choses, comme toujours, car ce n’était vraiment que de la vitesse et de la conduite sous gennaker. Je suis forcément content de signer un troisième podium cette saison. Au départ, mon but état de finir dans le Top 5 car je savais que ce serait serré. J’aurais bien aimé gagner mais deuxième, c’est très bien et c’est de bon augure pour la suite », a indiqué Tom.

 

Gaston Morvan : "Ca donne de la confiance pour la Solitaire"

Gaston Morvan qui, peut, lui aussi se satisfaire de sa course puisqu’il s’offre une jolie place dans le Top 10 ! « J’ai toujours été dans le bon tempo et dans le bon paquet, et je suis content car c’était l’objectif que je m’étais fixé », a indiqué le skipper Bretagne – CMB Espoir, les yeux piqués de sel. « La course a été hyper éprouvante. On a eu de l’orage, du petit temps mais aussi de grosses conditions. Cela a imposé d’être toujours à fond à la barre et sur le bateau. Je termine un peu séché, je l’avoue, mais une dixième place, c’est super et ça donne de la confiance pour la Solitaire, même si ça va être tout à fait autre chose », a détaillé le Finistérien. « Tous les voyants sont au vert pour la suite ! ».

 

Problèmes d’électronique et d’informatique pour Elodie Bonafous

Rassuré sur sa capacité à aller vite et bon endroit, c’est aussi le cas d’Élodie Bonafous qui attendait beaucoup de cette ultime confrontation avant la Solitaire, en particulier pour affiner ses objectifs. C’est chose faite. « Tout s’est très vite enchaîné sur cette épreuve. Entre les changements de voiles à répétition, l’orage et le vent fort, ça n’a pas été de tout repos, et ça n’a pas été simple. Globalement, je suis plutôt contente de ce que j’ai fait. Je n’ai pas trop mal navigué, même si je suis un peu déçue de ma place. J’étais bien jusqu’aux Birvideaux, mais j’ai été confrontée à des problèmes d’électronique et d’informatique après les orages. Cela a généré un problème de foil et je ne m’en suis rendue compte assez tard. J’ai ainsi perdu pas mal de places, mais une fois la source de mon problème de vitesse identifié, et une fois plus reposée après avoir dormi sur le bord de près entre Yeu et Rochebonne, j’ai de nouveau été au taquet, ce qui m’a permis de grappiller trois places », a terminé la skipper Bretagne - CMB Océane.

Retrouvez le classement, ici

Source : Ricaom

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La fin de la Solo Guy Cotten s’est jouée sur le fil, Tanguy Le Turquais 3e : "C’est un podium que je prends volontiers"

Venu pour confirmer son bon début de saison et prendre des points en vue du championnat de France Elite Course au Large, Tanguy Le Turquais remplit tous ses objectifs en terminant 3e de la Solo Guy Cotten. De bon augure pour la suite de la saison.

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Crédit : A Courcoux


Tanguy Le Turquais a réalisé un très bon début de course à bord de Quéguiner - Innoveo. Il a rapidement joué aux avant-postes, avant que les cartes ne soient complètement redistribuées. La faute à des orages avec lesquels ils ont dû composer le long des côtes du Finistère Sud. La progression a ensuite été plus complexe : « Les 24 premières heures, c’était impossible de dormir et je me suis dit ‘oh la la si je ne dors pas pendant deux jours, comment est-ce que je vais finir ?’ mais finalement, je ne suis pas tant fatigué car j’ai pu faire des petites siestes ensuite. » Une fois les Birvideaux passés, le vent s’est renforcé. C’est alors une course de vitesse que se sont offert Tanguy et ses concurrents. Mal reparti, le skipper de Quéguiner - Innoveo s’est repris en mains au moment de passer la marque de parcours de Rochebonne, au large de la Rochelle : « Je crois que j’étais 13e à ce moment. Je me suis dit ‘ça suffit, t’arrête de perdre des places maintenant ‘ et ça a plutôt fonctionné apparemment ! ». La fin de la Solo Guy Cotten s’est jouée sur le fil, dans des conditions très dynamiques : « L’arrivée était hyper tendue avec Guyot ! En plus, nos 2 sponsors sont brestois et ils se connaissent bien, donc il y avait une vraie bataille d’égo ! C’était génial, Pierre (Leboucher) a attaqué comme il pouvait, dans tous les coins » C’est finalement Tanguy qui s’impose, à bord de Quéguiner - Innoveo… avec 20 secondes d’avance !

Sur cette course, Tanguy souhaitait confirmer ses excellents résultats obtenus en double en début de saison et grappiller des points en vue du championnat de France de course au large. Objectifs remplis pour le skipper de Quéguiner - Innoveo grâce à ce podium obtenu en baie de Concarneau ! « Je ne suis pas quelqu’un qui a très confiance en moi de façon générale, donc j’ai beau finir 3e je n’aurai pas plus confiance pour la suite de la saison et la Solitaire, mais ça me montre que je suis sur la bonne voie. »

Un résultat qui conforte cependant Tanguy plusieurs paramètres : la vitesse du bateau, la stratégie adoptée et les réglages du bateau. Tanguy garde tout de même la tête froide : « C’est un podium que je prends volontiers, mais il faut garder la tête froide pour solitaire. Le bilan est que tout a bien fonctionné ! »

Maintenant, place à un petit chantier pour le bateau, dont la prochaine échéance est la Solitaire du Figaro, le 18 août prochain à Saint-Nazaire.

La Solo Guy Cotten, à suivre ici


Source : Rivacom


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Les planchistes et Laséristes ont donné le coup d’envoi des épreuves de voile olympique, Charline Picon et Jean-Baptiste Bernaz 1er

, directeur de l’équipe de France de voile, les français sont bel et bien en grande forme ! Les planchistes et Laséristes ont ainsi donné le coup d’envoi des épreuves de voile olympique dans des conditions de vent léger oscillant entre 5 et 15 nœuds, ce qui a valu quelques longues minutes d’attente entre les manches et finalement une dernière manche annulée pour les ILCA 7 (Laser).


 Charline Picon, RS :X Classement provisoire : 1 (1 – 6 – 2 ) 

« C’est une belle première journée ! Mais c’est dur, il fait chaud, c’est très intense dans ces vents-là. La première manche c’était de la glisse, j’ai bien géré. Le gros point positif de la journée c’est que j’ai fait de beaux départs. Je gagne la première course. La 2e course, j’étais en passe de faire une 3e place mais j’ai raté mon passage à la bouée au vent, je pensais que ça allait passer mais il y avait du courant… finalement je fais 6e, ça reste correct. Pour la dernière manche, je fais encore un bon départ, j’étais bien placée mais au 2e tour je me retrouve face à la Polonaise qui au lieu d’éviter le contact avec moi m’est montée dessus. J’ai dû réaliser un 360°, voir un peu plus. Je repars à droite en pensant faire une mauvaise manche. Mais j’ai tenté une option avec le vent qui évoluait à droite, j’ai vu juste et remonte 2e.»

 

Thomas Goyard, RS :X Classement provisoire : 6 (13 – 5 – 3) 

« Première journée mitigée pour moi avec une première course compliquée qui me coûte une 13e place malgré un bon départ mais j’ai joué de malchance tactique. Les 2e et 3e courses étaient beaucoup mieux avec une belle montée en puissance et de bonnes sensations physiques. Sur la dernière course je me suis fait un peu peur sur le dernier portant : j’étais en train de rattraper l’Israélien et en pompant mon winch me tombe des mains. Je me retrouve à nager derrière ma planche une bonne quinzaine de secondes. C’est vraiment l’horreur mais heureusement j’avais de l’avance donc je garde ma place. Les Jeux Olympiques on y est, ça y’est… on est là pour tout donner. Demain sera une journée plus compliquée et importante avec du vent irrégulier. On n’est qu’au début des Jeux, la concurrence est bien présente.»

 

Marie Bolou, ILCA 6 Classement provisoire : 32 ( 28 – 27) 

« Difficile entrée en matière avec deux secteurs de vents totalement différents sur la journée. Entre les manches on a eu un long temps d’attente sur l’eau avec une grosse chaleur, c’était difficile. Sur la première course je prends un mauvais départ mais je me suis bien battue pour remonter, ce que j’ai réussi à faire mais suis restée trop loin. Sur la 2e course, la brise est rentrée, je suis allée assez vite après un bon départ mais mon option n’était pas réussie avec des placements pas très bons au vu de la densité de la flotte. C’est décevant pour ce premier jour, mais il y a encore beaucoup de courses à venir.»

 

Jean-Baptiste Bernaz, ILCA 7 Classement provisoire : 1 (une seule étape) 

« Ce n’est que le début mais c’est toujours bien de commencer comme ça, j’en attendais pas moins mais il va falloir prendre manches après manches, jours après jours. Le vent est un peu tordu, j’ai eu aujourd’hui un peu de réussite et une bonne vitesse. Je suis très content mais on va regarder demain comment ça se passe. On a un vent « médium light » ce qui a permis de se détendre un peu les jambes. Il faisait chaud, le vent est compliqué ici. Je suis content car on a bien pris nos marques sur les derniers entrainements et ça paye : je vais vite. Ce n’est que le début. Je suis content de la confiance que je prends en vitesse, mais les concurrents sont bien là. »

 

Programme du lundi 26 juillet : 

A partir de 12:05 (Japon) / 5 :05 (France) 

Jean-Baptiste Bernaz : Dériveur solitaire hommes - Laser, 2e et 3e course 

Charline Picon : Planche à voile femmes - RS:X, 4e, 5e et 6e courses 

Planche à voile femmes - RS:X, 6e course 


A partir de 14:35 (Japon) / 7 :35 (France) 

Marie Bolou : Dériveur solitaire femmes - Laser Radial, 3e et 4e course

 
A partir de 15:05 (Japon) / 8 :05 (France) 

Thomas Goyard : Planche à voile hommes - RS:X, 4e, 5e et 6e course

 
Source : M Mermod

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