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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Championnat Européen Nacra 15.

Européen Nacra 15


Le Championnat Européen Nacra 15 organisé par le Yacht Club de Carnac (YCC) a offert une belle semaine de régate, les équipages ont joué chaque manche, chaque point avec la même envie, rebattant les cartes à toutes les courses. C’est finalement Axel Grandjean et Noémie Fehlmann (SUI 270) qui remportent ce championnat. Ils devancent Clément Martineau et Lou Mourniac (FRA 223) qui sont donc vice-champions d’Europe. Camille Rigaud et Lorcan Johnson (FRA 207) montent sur la troisième marche du podium.

Du côté des coureurs du YC Carnac, Titouan Moreau et Tiphaine Rideau terminent à la 5e place du général et sont vice-champions d’Europe moins de 19 ans. Ce championnat étant une régate de référence pour la sélection au Youth ISAF qui regroupera un équipage mixte moins de 18 ans par nation, Titouan et Tiphaine ont toutes leurs chances d’être sélectionnés pour participer à cet événement après délibération d’un jury et du Directeur Technique National de la Fédération Française de Voile.
Timothée Lucas termine à la troisième place dans la catégorie moins de 16 ans. Enfin, Manolo Geslin Grimaud et Marion Declef sont au pied du podium du classement général avec une très belle quatrième place.

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Grand Raid de l'Eurocat 2022, 77 bateaux au départ, Jean-Christophe Mourniac vainqueur en ETF26

 

Le Grand Raid de l'Eurocat 2022, organisé par le Yacht Club de Carnac (YCC) s'est tenu aujourd'hui avec 77 bateaux au départ. Les coureurs ont pris le départ à 11h38 pour une belle journée de navigation dans la baie de Quiberon avec un peu de retard sur l'horaire prévu, un bon 20 nœuds soufflant au niveau de la Teignouse. A l'est de Houat, les coureurs sont tombés sur une molle, Anne Mallédant, directrice de course, a donc décidé de faire rentrer la flotte directement au YC Carnac. La fin de la course s'est courue dans 12 nœuds de vent.

 

image

Crédit : Readyprod

 

Au scratch, Bertrand et Augustin Vialle en Nacra Carbone F20, unique foiler de la flotte amateur, remporte ce Grand Raid 2022. Il boucle le parcours de 27 milles en 3h03.
 
En ETF 26, les vainqueurs de ce Grand Raid 2022 sont Jean-Christophe Mourniac, Benjamin Amiot et Pïerre-Yves Durand.

 Cédric et Laurent Bader ont été les plus rapides en F18, en réalisant le parcours en un peu plus de trois heures. 

Du côté des Viper, Emmanuel le Chapelier et Eric le Bouedec terminent en tête de la flotte.

 
En Dart 18, ce sont Vincent et Louise Bouvier qui remportent le Grand Raid.

 
Lorenzo Palazzi et Armand Clabon terminent premiers de la catégorie C1 sur leur Nacra 17.

 
Enfin, en C3, Perceval Lescanne et sa toute jeune sœur Petronille terminent premiers en temps réel comme en temps compensé.

 
Après une semaine de régate intense, certains Nacra 15 ont participé au Grand Raid et c'est David Goleminov et Matteo Chaboud qui sortent leur épingle du jeu.

Dimanche, les dernières manches seront lancées pour départager les coureurs avant la traditionnelle remise des prix.

 Retrouvez les résultats, ici

Source : Ycc
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53ème Semaine Olympique Française de Hyères. Un bilan positif

Faute de vent en baie de Hyères ce matin, les dix séries en lice pour les finales ont dû patienter à terre avant de prendre les départs des dernières courses de la 53ème Semaine Olympique Française de Hyères – TPM. C’est un peu après 12h que les 49er FX, les kitefoil et les ILCA7 ont rejoint leur zone de départ pour les finales. Les départs se sont ensuite enchainés dans de petits airs, entre 5-7 nœuds de sud-est.
Du côté des iQFOiL, faute de vent, aucune course n’a pu être lancée aujourd’hui.

Jean-Luc Denéchau, Président de la Fédération Française de Voile : « Le bilan est très positif ! C’est un grand plaisir de se retrouver après deux éditions qui n’avaient pas eu lieu. Je crois qu’il y a également un grand plaisir des athlètes et des délégations étrangères. On a retrouvé l’organisation qu’on attend d’une grande épreuve internationale avec un grand nombre de volontaires, une implication comme d’habitude très forte de la Mairie de Hyères, de la Métropole Toulon Provence Méditerranée. Toute la semaine, nous avons eu un temps magnifique, une belle participation… Ce n’est donc que du bonheur !
C’est une Semaine Olympique Française quasi historique en nombre de bateaux, cela va ouvrir aussi de belles perspectives on a encore deux SOF à organiser d’ici 2024, donc je pense que l’attractivité internationale va être très forte. Je félicite également l’Equipe de France pour sa belle performance également très encourageante.»

Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et Président délégué de Régions de France : « En région Sud, pour la Semaine Olympique Française de voile nous avons eu la chance d’assister à des régates de très haut niveau dans la magnifique rade de Hyères. Admirez les performances des athlètes qui s’entraînent depuis de longs mois avec le soutien du plan voile et nautisme de la Région Provence Alpes Côte d’Azur. Encourageons les, parmi eux se trouvent certainement les futurs champions des JO de voile 2024 que nous aurons l’honneur d’accueillir. »

La Française Hélène Noesmoen, championne du monde en titre, monte sur la plus haute marche du podium devant la Polonaise Maja Dziarnowska et la Française Delphine Cousin.
Podium iQFOiL femmes
1ère – FRA – Hélène Noesmoen – 12 points
2ème – POL – Maja Dziarnowska – 36 points
3ème – FRA – Delphine Cousin – 53 points
Hélène Noesmoen : « Un quasi sans faute, c’était une belle semaine en tout cas j’ai réussi à gagner des courses dans toutes les conditions de vent donc ça c’est top ! On a bien marqué le coup avec l’ensemble des Françaises c’est une bonne chose qu’il y ait du monde en final aux avant-postes et ça fait plaisir à toute l’équipe. »

Le Français Nicolas Goyard, champion du monde a dominé cette semaine qu’il remporte devant le Français Clément Bourgeois et l’Allemand Sebastien Koerdel.
Podium iQFOiL hommes
1er – FRA – Nicolas Goyard – 15 points
2ème – FRA – Clément Bourgeois – 44 points
3ème – GER – Sebastian Koerdel – 46 points
Nicolas Goyard : « J’ai gagné 11 des 16 courses, c’est propre ! C’est une belle victoire et un bon échauffement pour le championnat d’Europe qui arrive. Je me sens prêt mais je dois encore peaufiner un peu mon matos. Je suis confiant pour la suite, c’est des bons points de validés. C’était la première fois que je régatais ici, c’était la découverte. »

Kitefoil (femmes & hommes – kiteboard à foil)
L’Américaine, championne du monde, Daniela Moroz remporte la 53ème Semaine Olympique de Hyères – TPM devant la Française Lauriane Nolot et Ellie Aldridge.
Podium Kitefoil femmes
1ère – USA – Daniela Moroz
2ème – FRA – Lauriane Nolot
3ème – GBR – Ellie Aldridge
Daniela Moroz : « C’était une semaine vraiment amusante avec beaucoup de conditions différentes, je pense que nous avons utilisé presque toutes les tailles d’ailes différentes. C’était super serré et nous avons eu de très belles batailles avec Lauriane. C’était vraiment cool d’être de retour à Hyères pour la Semaine Olympique Française.”

Le Singapourien Maximilian Maeder s’impose devant les Français Axel Mazella et Maxime Nocher.
Podium Kitefoil hommes
1er – SGP – Maximilian Maeder
2ème – FRA – Axel Mazella
3ème – FRA – Maxime Nocher
Maximilian Maeder : « Je suis en extrêmement heureux, c’est vraiment génial, on ne s’en lasse pas. Ça n’a pas été facile du tout. La compétition est tellement serrée. Quand un sport devient olympique, la compétition devient très serrée. »

ILCA (dériveur solitaire femmes et hommes)
La Polonaise Agata Barwinka remporte la 53ème Semaine Olympique de Hyères – TPM. la Française Marie Barrue prend la deuxième place devant sa compatriote Louise Cervera remporte la Medal Race.
Podium ILCA 6
1ère – POL – Agata Barwinka – 86 points
2ème – FRA – Marie Barrue – 111 points
3ème –FRA – Louise Cervera – 113 points
Agata Barwinka : « Je suis super heureuse d’être sur le podium et en plus sur la plus haute marche. ».

En terminant deuxième de sa Medal Race, le Chypriote Pavlos Kontides monte sur la plus haute marche du podium devant les Anglais Eliott Hanson et Mickael Becket.
Podium ILCA 7
1er – CYP – Pavlos Kontides – 42 points
2ème – GBR – Elliot Hanson – 43 points
3ème – GBR – Michael Beckett – 50 points
Pavlos Kontides : « Je suis vraiment heureux de cette victoire. Ces deux dernières années ont été difficiles pour moi, surtout après Tokyo. Il y a eu beaucoup de virements de bord et d’empannages dans cette finale, j’ai réussi à rester dans un vent plus clair. Ensuite, c’était une bataille pour la première place avec Eliott. »

49er (dériveur double hommes et femmes)
Les Brésiliennes double championnes olympiques à Rio et Tokyo Martine Grael et Kahena Kunze remportent la médaille d’or devant les Américaines Stéphanie Roble et Margaret Shea et les Norvégiennes Helen Noess et Marie Ronnigen.
Podium 49erFX
1ère – BRA – Martine Grael & Kahena Kunze – 68 points
2ème – USA – Stephanie Roble & Margaret Shea – 77 points
3ème – NOR – Helen Noess & Marie Ronningen – 79 points
Martine Grael : « Nous sommes soulagées. Nous avons eu une Medal Race très stressante et sans brise. Nous avons commencé avec 5-6 nœuds et ensuite ça a chuté à presque rien. Nous sommes super contentes parce que venir ici était un peu difficile, nous avons progressé toute la semaine et le temps a été très agréable à Hyères ! »

En tête de la flotte depuis le premier jour de course, le duo polonais Dominik Buksak et Szymo Wierzbicki monte sur la plus haute marche du podium devant les Américains Nevin Snow et Maximiliano Agnese et les Français Erwan Fisher et Clément Péquin.
Podium 49er
1er – POL – Dominik Buksak & Szymo Wierzbicki – 66 points
2ème – USA – Nevin Snow & Maximiliano Agnese – 93 points
3ème – FRA – Erwan Fisher & Clément Péquin – 94 points
Dominik Buksak : « C’est probablement l’une de nos plus grandes victoires ! C’était une belle course pour nous car environ deux minutes après le départ, nous étions sûrs d’avoir gagné car l’équipe française a été disqualifiée, elle était au-dessus de la ligne de départ et cela signifiait qu’il n’y avait pas assez de bateaux sur le parcours pour créer un écart suffisant entre nous et les Américains. »

Les Suédois Anton Dahlberg et Lovisa Karlsson s’imposent devant les Français Hippolyte Machetti et Aloïse Retornaz et les Allemands Luise Wanser et Philipp Antenrieth.
Podium 470
1er – SWE- Anton Dahlberg et Lovisa Karlsson – 35 points
2ème – FRA – Hippolyte Machetti et Aloïse Retornaz – 42 points
3ème – GER – Luise Wanser et Philipp Antenrieth – 51 points
Anton Dahlberg : « Nous nous entendons bien, c’est notre premier événement ensemble et c’est superbe de finir de cette façon. Les régates ont été très serrées toute la semaine et même la Medal Race était super serrée, donc nous sommes vraiment heureux de commencer la campagne par cette victoire ».

Leader depuis le premier jour de course, les Italiens champions olympiques Ruggero Tita et Caterina Banti remportent l’épreuve devant les Anglais John Gimson et Anna Burnet et les Finlandais Sinem Kurtey et Akseli keskinen.
Podium Nacra 17
1er – ITA – Ruggero Tita & Caterina Banti – 36 points
2ème – GBR – John Gimson & Anna Burnet – 54 points
3ème – FIN – Sinem Kurtey & Akseli Keskinen – 72 points
Ruggero Tita : « Nous avons eu une super bonne semaine de vent et malheureusement pour la Medal Race les conditions n’étaient pas si bonnes. Mais nous avons remporté la médaille d’or et nous sommes très heureux. »

Impressionnant ! Lors de la semaine olympique française, prestigieuse régate internationale qui a rassemblé 751 compétiteurs internationaux issus de 56 nations, les français se sont imposés en remportant 11 médailles dont 2 en or, 5 en argent et 4 en bronze. Après une semaine ensoleillée et des conditions variables, les tricolores sont montés sur les podiums de 9 des 10 disciplines olympiques. Une grande satisfaction pour l’équipe de France qui régatait à domicile.

Les Bleus ont brillé à domicile lors de cette 53ème Semaine Olympique Française avec 11 médailles dont 2 en or en iQFoil (nouvelle planche à voile olympique) pour Hélène Noesmoen et Nicolas Goyard. 5 médailles en argent pour Lauriane Nolot et Axel Mazela en Kitefoil, Marie Barrue en ILCA 6, l’équipage Hippolyte Machetti / Aloïse Retornaz en 470 et Clément Bourgeois en iQFoil. 4 médailles de bronze pour Maxime Nocher en Kitefoil, Louise Cervera en ILCA 6, le duo Erwan Fisher /Clément Péquin en 49er et Delphine Cousin en iQFoil .

La régate internationale rassemblait l’élite de la voile olympique dans des conditions variées avec un Mistal soutenu en début de semaine, et une brise plus légère ces derniers jours.

Philippe Mourniac, directeur de l’équipe de France : « La première satisfaction c’est que nous sommes très heureux de retrouver une belle semaine olympique ici à Hyères, c’est un peu notre Roland-Garros à nous ! La deuxième c’est le nombre de médailles qui est forcément très satisfaisante. L’équipe de France compte vraiment un potentiel de médailles dans les 10 séries olympique et la vraie richesse c’est que cela ne se réduit pas à une seule médaille pour chaque série, mais qu’il y a vraiment une densité partout. Le gratin mondial est là. Les athlètes ont la pêche et le sourire. Il y a une dynamique de la gagne qui est en train de se mettre en place. C’est notre moteur, il faut qu’on avance tous vers l’objectif de 2024. »

La Sablaise Hélène Noesmoen, championne d’iQfoil (nouvelle planche à voile olympique), a largement dominé ses adversaires en remportant 12 courses sur les 15 courues. Championne du monde en titre, elle monte sur la première marche du podium, devant la Polonaise Maja Dziarnowska et sa compatriote Delphine Cousin.

Hélène Noesmoen, médaillée d’Or en iQFoil : « C’est un quasi sans faute, c’était une belle semaine. J’ai réussi à gagner des courses dans toutes les conditions de vent donc ça c’est top ! On a bien marqué le coup avec l’ensemble des Françaises c’est une bonne chose qu’il y ait du monde aux avant-postes et ça fait plaisir à toute l’équipe. L’année dernière j’avais déjà ce statut de leader mais après l’hiver on ne savait pas ce que ça allait donner. C’est une bonne nouvelle de confirmer cette position une nouvelle fois. On a le championnat d’Europe, au Lac de Garde en Italie le 17 mai, ça va être dans l’enchainement et je vais essayer de faire aussi bien. Je sens que la flotte se densifie énormément. Tout va vite ! Les écarts de niveau peuvent se faire et se défaire. On a eu des conditions assez proches de ce qu’on peut avoir à Marseille que ce soit au niveau de l’état de mer et des effets de site. Ça nous met en jambes pour la suite !»

La semaine a commencé avec du vent assez fort avec le Mistral ce qui m’a assez bien réussit. Cette fin de semaine était plus difficile avec moins de vent mais j’ai réussi à conserver ma place sur le podium, je suis satisfaite de ça. C’était une belle épreuve avec 15 courses. Il manquait quelques têtes de séries mais le niveau était très haut. On a une super équipe française en iQfoil, garçons comme filles, clairement cela aide à monter le niveau vers le haut. Il y a une bonne émulation dans le groupe, tout le monde a encore envie de progresser. On est tous à fond, c’est génial ! »

Chez les hommes en iQFoil, Nicolas Goyard, champion du monde en titre, monte également sur la première marche du podium devant le Mayennais Clément Bourgeois.

Nicolas Goyard , médaillé d’Or en IQFoil : « J’ai gagné 11 des 16 courses, c’est propre ! C’est une belle victoire et un bon échauffement pour le championnat d’Europe qui arrive. Je suis confiant pour la suite. La vitesse est là, j’ai fait une belle régate. Il manquait des concurrents sérieux mais il y avait un quand même un très bon niveau. Clément qui est juste derrière confirme aussi son très beau niveau. L’équipe de France est dense. C’était la première fois que je régatais ici, c’était une découverte mais c’est agréable d’être à la maison. »

Médaillé d’or lors de l’étape de coupe du monde à Palma il y a quelques semaine, le duo de 49er composé d’Erwan Fischer et Clément Péquin confirme son beau potentiel en montant sur la 3e marche du podium ce samedi. L’équipage tricolore Lucas Rual et Emile Amoros se disqualifie pour départ prématuré lors de la course finale et termine finalement 5e au général.

Erwan Fischer et Clément Péquin, médaillés de bronze en 49er : « La semaine a été top avec des conditions variables qui ont prouvé que l’on pouvait régater à toutes les allures. C’est un beau début de saison, cela valide le très bon travail de cet hiver. Maintenant on va aller s’entrainer à Marseille sur le plan d’eau des Jeux : à nous de pousser encore le curseur plus haut. Mais c’est de bon augure pour la suite avec de gros rendez-vous à venir dans quelques semaines avec le championnat d’Europe au Danemark notamment. Marquer des points sur ces régates c’est très important, le regard des étrangers sur nous change un peu et cela nous met en confiance. C’était top, on a été bien accueilli à Hyères.»

En Kitefoil, les tricolores restent aux avant-postes, Axel Mazella termine 2e, suivi de très près par Maxime Nocher, 3e. Le solide Singapourien Maximilian Maeder remporte l’Or.

Axel Mazella, médaillé d’argent  en Kitefoil : « Je suis super content de cette place de 2e. Je visais un podium ici mais je savais que Maximilan allait venir très fort, c’était le cas. Je suis super satisfait de cette place. J’ai fait des qualifications qui se sont très bien passées mais la première journée de « gold » a été difficile dans du vent léger. Et depuis hier j’ai su rebondir et c’était pas évident à faire. Aujourd’hui la finale dans du vent léger n’étais pas forcément évidente mais j’ai gardé ma deuxième place. Il y avait toute la Fédération derrière nous aujourd’hui, ça met la pression mais c’est chouette aussi. »

Chez les filles, Lauriane Nolot remporte également l’argent derrière son amie Daniela Moroz. Poema Newland manque de peu le podium et se place en  4e position.

Lauriane Nolot , médaillée d’argent en Kitefoil : « Je me rapproche de la première place. Après Palma je voulais prendre ma revanche mais je n’ai pas réussi à l’avoir ! C’est une super compet’, très complète, on a eu toutes les conditions de vent, on a utilisé toutes les tailles d’ailes. Il me reste à aller gratter quelques points pour gagner la première place lors du championnat du monde dans quelques mois. J’ai de la vitesse, mais je dois encore travailler la tactique et la technique. Daniela a des années d’expériences de plus que moi, mais je m’entraine dur pour la rattraper.  Les Françaises ont montré un très bon niveau, ça nous pousse forcément. C’est génial de monter sur le podium à la maison. Je suis contente !»

Superbe entrée en matière pour le nouveau duo mixte de 470. Aloïse Retornaz et Hippolyte Machetti qui  après l’annonce de leur association termine à la 2e place pour leur toute première régate ensemble, 7 points derrière l’équipage suédois.

Aloïse Retornaz et Hippolyte Machetti, médaillés d’argent: « C’est une association qui démarre sur des « chapeaux de roues », on peut le dire ! Ça fait toujours plaisir de décrocher une médaille surtout quand c’est la première de la saison. Cette semaine, il y avait les meilleurs équipages mondiaux donc le niveau était élevé. C’était hyper intéressant de découvrir tous ces nouveaux équipages mixtes. Cette deuxième place est une grande satisfaction après n’avoir fait que 3/4 jours d’entraînements ensemble, on peut être fiers et contents. C’est un super début pour nous, c’est prometteur ! On a analysé ce qu’il fallait qu’on travaille, il va falloir qu’on en discute à froid après cette semaine de compétition. On a prévu des gros blocs d’entraînements à Marseille avant nos grosses échéances qui auront lieu après l’été sur les championnats d’Europe et du monde. »

Jolie surprise également pour les ILCA 6 (nouveau nom du Laser Radial) qui a vu briller Marie Barrue à domicile. La Hyéroise termine deuxième derrière la Polonaise Agata Barwinska, inatteignable ! La Mandolocienne Louise Cervera, complète le podium. Ce double podium français vient confirmer que la classe ILCA6 revient aux avant-postes sur la scène internationale.

Marie Barrue, médaillée d’argent en ILCA 6 : « Toute la semaine a été consistante avec une densité dans la flotte, mais pour moi c’était très confortable car je suis à la maison. La course finale a été très difficile mais j’ai tenu jusqu’au bout. Devant moi il y avait la Polonaise qui était inaccessible. Après la victoire de coupe du monde à Medemblick l’an dernier cela conforte que je peux m’imposer. C’est ma première médaille sur la SOF, elle a une saveur particulière et c’est génial de pouvoir partager cela avec mes proches. »

Louise Cervera, médaillée de bronze en ILCA 6 : « La saison est super bien lancée ! Je gagne la Medal Race aujourd’hui, c’est la première que je gagne, c’est aussi mon premier podium en sénior. Je ne peux pas rêver mieux ! »

Les féminines de 49er FX Lara Granier et Amelie Riou terminent à la 6e place alors que le duo Sarah Steyaert et Charline Picon s’inscrit 18e pour leur deuxième compétition internationale.

Déception en revanche pour en ILCA 7. Le varois Jean-Baptiste Bernaz, en tête du classement en début de semaine, a manqué le rendez-vous Varois et termine finalement 10e.

En Nacra 17, aucun duo tricolore n’a participé à la course finale. Tim Mourniac et Lou Berthomieu terminent 12e. Billy Besson et Noa Ancian  sont 16e.

Les résultats des principaux français :

iQFoil Femme (nouvelle planche à voile olympique)

Hélène NOESMOEN (SN Sablais / Armée de Champions) : 1ère·       Delphine COUSIN (Saint Barth YC) : 3 èmeManon PIANAZZA (CN ANGOULINS) : 6èmeLucie BELBEOCH (Stade Français) : 7ème

iQFoil Homme (nouvelle planche à voile olympique)

Nicolas GOYARD (ACPV Noumea / Armée de Champions) : 1erClément BOURGEOIS ( CV MAYENNE) : 2 èmeLouis PIGNOLET (SNO NANTES) : 6 èmeThomas GOYARD (ACPV Noumea/ Armée de Champions) : 9 èmePierre LE COQ (CMV ST Brieuc/ Armée de Champions) : 7 ème

470 (dériveur double mixte)

Hippolyte MACHETTI (YC Cannes) et Aloïse RETORNAZ (SN Sablais) : 2 ème  

49er (dériveur double haute performance)

Erwan FISHER (CNBPP) et Clément PEQUIN (La Rochelle Nautique) : 3 ème   Lucas RUAL (APCC/ Armée de Champions) et Emile AMOROS (CN Pornic/ Armée de Champions) : 5 ème  

49er FX (dériveur double haute performance)

Lara GRANIER (SR ANTIBES) et Amélie RIOU (CDV Bouche du Rhône) : 6èmeSarah STEYAERT (CNCO St Trojan) et Charline PICON ( SR Rochelaises / Armée de Champions) : 18 ème

ILCA 7 (dériveur solitaire – anciennement Laser )

Jean-Baptiste BERNAZ (CN Sainte-Maxime/ Armée de Champions) : 10ème

ILCA 6 (dériveur solitaire – anciennement Laser Radial )

Marie BARRUE (C O Y C HYEROIS) : 2èmeLouise CERVERA (CN MANDELIEU) : 3ème Marie BOLOU (SR Douarnenez) : 22 ème

Nacra 17 (mixte catamaran à foil)
Entraineur national : Benjamin Bonnaud

Tim MOURNIAC (ASN Quiberon) et Lou BERTHOMIEU (S N O Nantes) : 12 èmeBilly BESSON (YC La Grande Motte) et Noa ANCIAN (Catamaran C Noumea) : 16 ème

KiteFoil ( Kite Surf à foil) féminin

Lauriane NOLOT (HKA) : 2 èmePoéma NEWLAND (KSL) : 4 èmeAlexia FANCELLI (HKA) :  5 èmeJessie KAMPMAN (S R ANTIBES) : 13 ème

KiteFoil ( Kite Surf à foil) masculin

Axel MAZELLA (HKA/ Armée de Champions) : 2 èmeMaxime NOCHER ( YC MONACO) : 3èmeThéo DE RAMECOURT (CHES Cayteux) : 6 èmeBenoît GOMEZ (C V Arcachon) : 11 ème
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Le Grand Prix de l’École Navale revient dans un mois

Les J80 sont toujours présents en nombre sur le Grand Prix de l’Ecole Navale. Photo : P. Contin.
Du 26 au 28 mai, la Presqu’île de Crozon et la rade de Brest vont accueillir le Grand Prix de l’Ecole Navale. Après deux années perturbées par la crise sanitaire, le Grand Prix se prépare à accueillir plusieurs centaines de marins sur les plus beaux sites de la pointe bretonne. Le Grand Prix de l’Ecole Navale est un incontournable pour la voile en équipage mais il accueille également des séries individuelles telles que le Wingfoil, la Windurfer ou, pour la première fois, des dériveurs volants.

Esprit d’équipe et égalité des chances

Depuis plus de 20 ans, le Grand Prix de l’Ecole Navale s’est imposé comme le grand rendez-vous de la monotypie. Les équipages sont sur des bateaux identiques et seule la qualité des marins fait la différence. Cette règle stricte garantit une parfaite équité sportive et valorise l’esprit d’équipe, cher à la Marine Nationale. « Le cœur du Grand Prix de l’Ecole Navale, c’est la monotypie en équipage. C’est l’idée qui a été développée par les organisateurs au début. La Marine était attentive à ce que les valeurs d’égalité des chances et d’esprit d’équipage soient présentes. Ce sont des valeurs très importantes qui ont encore tout leur sens aujourd’hui » souligne l’Amiral (2S) Philippe Coindreau, Président de l’Association Grand Prix de l’Ecole Navale.

Quatre sites de course

Centre névralgique de l’événement, l’École Navale va accueillir les J80 ainsi que les J70, les Diam 24od ainsi que les Waszp qui font leur entrée sur le Grand Prix. A Brest seront attendues les flottes handivoile et handivalide ainsi que les Wingfoils. Les autres séries seront réparties sur la Presqu’île de Crozon entre les ports de Roscanvel et Crozon-Morgat. Toujours co-organisé avec la FFVoile, le Grand Prix est l’occasion de décerner plusieurs titres de champion de France – notamment en J80 et Open 5.70 – les flottes où la concurrence est la plus forte. Les autres séries concernées par un titre sont le Diam 24od, Muscadet, le First 24 Seascape, le Corsaire et le First 18 Seascape, sous réserve qu’elles réunissent chacune au mois 15 concurrents. Bernard Bocquet, administrateur de la FFVoile, rappelle « les liens étroits qui existent entre la Marine Nationale et la fédération » puisque le Grand Prix est un des événements majeurs de la saison fédérale. Son organisation est rendue possible grâce à la mobilisation des clubs locaux : le Centre Nautique de Crozon Morgat, Brest Bretagne Nautisme ainsi que le Centre Nautique de Roscanvel

La glisse toujours plus présente

Le Grand Prix de l’Ecole Navale a toujours été ouvert aux nouvelles pratiques. « Nous ne voulons pas que le GPEN reste statique, mais au contraire, nous cherchons à anticiper les évolutions de la voile et introduire chaque année une nouvelle classe » explique Philippe Coindreau. L’année dernière, un Grand Prix Spécial Gliss avait été organisé pour les Windsurfer et Wingfoil, deux disciplines de plus en plus visibles sur les plans d’eau. Cette année, c’est le Waszp, un petit dériveur volant qui fait son entrée. « C’est une classe qui se développe, en particulier auprès des jeunes. Nous y retrouvons donc l’innovation et la jeunesse. C’est un bon pari pour 2022 et pour les années à venir » poursuit le Président de l’AGPEN.

Inscriptions : Tarif réduit jusqu’au 4 mai

Il est toujours possible de s’inscrire au Grand Prix de l’Ecole Navale. L’organisation propose même une réduction de 40 euros pour ceux qui s’inscrivent avant le 4 mai.

INTERVIEWS

Amiral (2S) Philippe Coindreau, Président de l’AGPEN :

« L’édition 2022 du GPEN est très attendue car toutes les conditions sont réunies pour que ce Grand Prix de l’Ecole Navale se dispute dans un format normal. Le cœur du Grand Prix de l’Ecole Navale, c’est la monotypie en équipage. C’est l’idée qui a été développée par les organisateurs au début. La Marine était attentive à ce que les valeurs d’égalité des chances et d’esprit d’équipage soient présentes. Ce sont des valeurs très importantes qui ont encore tout leur sens aujourd’hui.
J’y ai participé souvent comme concurrent et j’ai essayé d’y être le plus fidèle possible. Ce qui me plaisait en tant que marin et concurrent, c’est que nous y étions toujours très bien accueillis, que c’était très convivial et que l’organisation était irréprochable. Les équipages dinaient et prenaient leur petit déjeuner ensemble et on ne retrouve ça nul part ailleurs. Même si aujourd’hui, nous ne pouvons plus loger les concurrents, nous avons conservé une organisation qui permet toujours cette convivialité et ces moments de partage. Ce qui m’a toujours plu également, c’est le côté multi-sites de l’épreuve. J’ai ainsi pu naviguer sur les plans d’eau de l’Ecole Navale, de Camaret et de Crozon-Morgat. Cela permet à chaque classe de découvrir des plans d’eau différents et magnifiques.

L’année dernière, nous ne souhaitions pas faire une nouvelle année blanche. Nous voulions garder une dynamique pour les organisateurs et aussi pour les concurrents afin que le Grand Prix ne tombe pas dans l’oubli. Compte tenu des restrictions sanitaires, nous avons donc maintenu les épreuves en solitaire, c’est-à-dire en Wingfoil et en Windsurfer. Ces deux épreuves sont maintenues cette année. Nous ne voulons pas que le GPEN reste statique, mais au contraire, nous cherchons à anticiper les évolutions de la voile et introduire chaque année une nouvelle classe. La nouveauté cette année, c’est le Waszp. Il s’agit d’un engin à foil avec une seule personne à bord. C’est une classe qui se développe, en particulier auprès des jeunes. Nous y retrouvons donc l’innovation et la jeunesse. C’est un bon pari pour 2022 et pour les années à venir. »

Bernard Bocquet, administrateur FFVoile :

« Ce Grand Prix est important pour plusieurs raisons. D’abord parce que nous y décernons plusieurs titres de champions de France mais aussi parce qu’il se déroule sur plusieurs sites. Le Grand Prix de l’Ecole Navale illustre bien les liens étroits qui existent entre la Marine Nationale et la FFVoile. L’organisation repose en effet sur l’association Grand Prix de l’Ecole Navale, présidée par l’Amiral (2S) Philippe Coindreau et une équipe très compétente menée par menée par le contre-amiral (2S) Bruno Deméocq. Sur l’eau, Alain Daoulas joue un rôle essentiel en tant que commissaire nautique. Le relationnel est très fluide avec les membres de l’association, cela facilite nos échanges.

Le Grand Prix repose sur une organisation pilotée par la FFVoile et l’Association GPEN et également sur une bonne intégration des forces déconcentrées de la FFVoile, c’est à dire la ligue de Bretagne et le CDV 29 qui sont très impliqués. C’est aussi l’occasion de faire du lien entre les clubs de Brest (BBN) et de la Presqu’île de Crozon (CN Crozon – Morgat et CN Roscanvel). »

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Une nouvelle mise à l’eau symbolique

En procédant jeudi en fin de journée à Vannes à la mise à l’eau de son maxi-trimaran IDEC-SPORT, Francis Joyon commence à égrainer le compte à rebours qui le mènera le dimanche 6 novembre prochain sur la ligne départ de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Pour la 8ème fois dans son immense carrière, le marin de tous les records reprend une rasade de cette course mythique qui a marqué sa vie, et dans laquelle il a tout connu, du chavirage au triomphe historique de la précédente édition.

Comme il y a quatre ans, le marin de 66 ans repart à la barre de son valeureux trimaran lancé en 2006, ignoré des pronostiques et armé de cette éternelle passion pour les belles navigations, les routes maritimes aventureuses et ces formidables multicoques si stimulants à bien faire fonctionner. Tenant du titre, détenteur du temps référence entre Saint Malo et Pointe à Pître, Francis Joyon s’élancera en novembre prochain de la Cité corsaire avec pour seule pression, celle que lui dicte son perpétuel désir d’harmonie entre lui-même et sa machine, pour arriver sans regret dans les îles, juste heureux d’avoir donné tout ce que le vent, la mer et son IDEC-SPORT exigeaient de lui.

En piste pour une 8ème Route du Rhum

« La Route du Rhum est un rêve pour tout navigateur en multicoque. » Francis Joyon sait de quoi il parle, lui qui voici déjà 36 ans, bricolait de ses mains un improbable catamaran, pour prendre part à la grande classique en solitaire marquée du sceau du mythe depuis la victoire d’un petit trimaran jaune. « La Route du Rhum est la plus belle des transats. Aucune édition ne se ressemble. On part toujours dans l’inconnu, et cette dimension d’incertitude me plait. » Vainqueur il y a 4 ans à l’issue d’un scenario de course aussi fou qu’imprévisible, Francis Joyon porte un regard lucide sur ce nouveau défi qu’il se jette à lui-même. « J’ai conscience qu’il devient de plus en plus difficile de gagner. La voile, dans toutes ses classes, s’est professionnalisée. Je préserve, avec ma petite équipe, un côté amateur, et le Rhum permet aussi de côtoyer quelques marins atypiques, en Classe Rhum notamment. Cette course comporte suffisamment d’aspects mystérieux pour préserver son côté aventurier. En multicoques, toutes les courses sont dangereuses et cette dimension préserve à mon sens encore un peu le suspens. »

IDEC SPORT, un grand bateau simple

« Nous avons tout l’hiver bichonné notre IDEC SPORT. Nous continuons de rechercher la simplicité, dans tous les compartiments du jeu. Le bateau emporte au final peu d’informatique, peu de systèmes hydrauliques compliqués. Il se pilote à l’ancienne, avec les postes de barre en extérieur et peu protégés. On a bien travaillé sur les appendices, pour retrouver une certaine douceur à la barre. On a refait les cales de dérives, qui laissaient entrer l’eau. Et on partira avec une Grand-Voile et un gennaker neufs. IDEC SPORT est un bateau stable et c’est là un facteur rassurant. Je le connais par coeur, et je sais pouvoir éviter de me faire dépasser par ma machine, comme c’était trop souvent le cas en 60 pieds Orma. Je m’attends à un combat âpre, comme en 2018. Il me faudra à nouveau tout donner, jusqu’aux derniers mètres. Je sais qu’il me faudra une nouvelle fois aller chercher loin au fond de moi les ressources physiques, surtout sur la fin. Il faudra de la chance aussi, critère important en voile. Mais la chance se provoque, à commencer dans la préparation du bateau et dans le choix des routes les moins casse-bateaux. Il faut aussi être joueur. En 2018, je me suis faufilé au plus près de la côte de Guadeloupe, en limite de toucher les cailloux. Il n’y avait pas d’eau, mais juste un petit contre courant qui m’a aidé à revenir sur François (Gabart). Je le voyais au loin dans la nuit grâce aux sillages lumineux de tous ses bateaux suiveurs. Le vent a oscillé en ma faveur à l’arrivée, et je n’ai pas eu à tirer ce contre bord qui m’aurait couté la victoire. Le coeur battait fort. J’ai eu du mal à réaliser ce qui arrivait. C’est la magie du Rhum. »

20 ans après sa rencontre avec le Groupe IDEC

Il tarde à Francis et à sa petite équipe, Bertand Delesne, Antoine Blouet, Valentin Kapps et David Leven, tous bientôt rejoints par Corentin Joyon, de reprendre les navigations, pour remettre doucement IDEC SPORT dans sa configuration course en solitaire. A son rythme, à son humeur, à l’expérience, Francis va progressivement enter dans sa Route du Rhum, 36 ans après sa première expérience, et 20 ans après sa rencontre avec le Groupe IDEC.

Francis Joyon et la Route du Rhum : 7 participations

2018 : Victoire maxi trimaran IDEC SPORT en 7 jours, 14 heures, 21 minutes et 47 secondes, nouveau temps de référence (Ultime) 2014 : 6ème (Ultime) 2010 : 2ème (Ultime) 2002 : abandon sur chavirage (ORMA) 1998 : 6ème (ORMA) 1994 : abandon (ORMA) 1990 : 10ème (ORMA)

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Vers une « transat idéale »

Ciel bleu, températures estivales et musiques créoles. Il flotte déjà l’air des Antilles sur le village départ de la Cap-Martinique à la Trinité-sur-Mer. Il faut dire que Fort-de-France n’a jamais été aussi proche de la Martinique. Christian Dumard, météorologue, est formel, cette transat s’annonce très rapide avec du vent portant au départ et des alizés bien installés pour pousser les 38 bateaux vers les Antilles. « La flotte va envoyer les spis qu’elle ne pourrait affaler qu’à l’arrivée en Martinique » résume Dumard. « On n’est pas loin de la transat idéale avec un anticyclone bien installé qui protège la zone des dépressions circulant plus au Nord. La flotte sortira du golfe de Gascogne au portant, même s’il faut s’attendre à une forte accélération entre l’Espagne et le Portugal, après le cap Finisterre que les premiers devraient rejoindre mardi soir. Pendant une douzaine d’heures, le vent pourrait se renforcer jusqu’à 30-35 nœuds en rafales avec trois mètres de mer. Il faudra peut-être passer au petit spi ! Mais avec un alizé assez Nord, les concurrents pourront ensuite emprunter une route assez-directe pour un passage à Porto Santo dans la nuit du 7/8 mai, et une traversée en une vingtaine de jours » poursuit le spécialiste.

Les Springbocks jouent la gagne

Sur le ponton de La Trinité-sur-Mer, flottent des drapeaux de toutes les nationalités. Car la Cap-Martinique séduit bien au-delà des frontières françaises. On y rencontre des Anglais, des Néerlandais et même un équipage venu de Cape Town en Afrique du Sud. A deux jours du départ, Adrian Kuttel et Gerry Hegie s’excusent pour le bazar à bord de leur JPK 10.30 flambant neuf. Il y a des bouts partout dans le cockpit mais le bateau est peut-être le plus près de la flotte. « Comme nous ne connaissions pas la Trinité-sur-Mer, nous avons voulu faire le maximum à Cape Town » explique Adrian qui a confié la préparation au méticuleux Gerry. Sans fausse modestie, les deux amis viennent pour la gagne mais reconnaissent que l’équation a encore pas mal d’inconnues à commencer par ce parcours en hémisphère nord, véritable Terra Incognita. « Lorsqu’on part de Cape Town, on a des repères mais ici, on ne sait pas ce qui nous attend. Il peut y avoir beaucoup de vent, ou pas du tout. Et l’on ne sait pas non plus comment va se passer l’arrivée en Martinique. On verra ! » Les deux Springbocks ne maîtrisent pas non plus les subtilités de l’IRC, cette règle qui permet de faire concourir des bateaux différents. Certains concurrents en ont fait une science, voire un art, mais les Sud Af’ ont une approche plus pragmatique : « Nous, on prend tout. On sait qu’on aura un mauvais rating mais on espère aller plus vite » sourit Adrian derrière sa barbe de Père Noël. A 72 heures du départ, il salue une organisation millimétrée, qui ne laisse rien au hasard. « C’est très professionnel, on a beaucoup d’aide et chaque point est vérifié avant le départ » apprécie ce marin qui a déjà participé aux plus grandes courses du monde.

INTERVIEWS

Christian Dumard :

« Il risque de ne pas y avoir beaucoup de vent sur le départ, ce sera bien mou dans l’après-midi. Il est difficile pour l’instant de dire si cela va rentrer en brise thermique. Ce ne sera pas simple de sortir de la baie de Quiberon avec un fort courant contraire. Mais après cette première difficulté, le vent va rentrer par le Nord-Est. La flotte va envoyer les spis qu’elle ne pourrait affaler qu’à l’arrivée en Martinique. On n’est pas loin de la transat idéale avec un anticyclone bien installé qui protège la zone des dépressions circulant plus au Nord. La flotte sortira du golfe de Gascogne au portant, même s’il faut s’attendre à une forte accélération entre l’Espagne et le Portugal, après le cap Finisterre que les premiers devraient rejoindre mardi soir. Pendant une douzaine d’heures, le vent pourrait se renforcer jusqu’à 30-35 nœuds en rafales avec trois mètres de mer. Il faudra peut-être passer au petit spi ! Mais avec un alizé assez Nord, les concurrents pourront ensuite emprunter une route assez-directe pour un passage à Porto Santo dans la nuit du 7/8 mai, et une traversée en une vingtaine de jours. »

Quentin Froment (en double avec Vianney Froment, Le Rocher – Oasis des cités) :

« Bateau prêt, avitaillement fait, on se dit qu’on a la journée de demain pour préparer le départ. On voit bien qu’il faudra composer avec des petits airs au début et qu’il y en aura un peu plus par la suite. Le scénario météo qui se profile est plutôt favorable pour notre Figaro Bénéteau 2. Sur cette première transat, on part forcément un peu avec des images dans la tête de surf sous spi dans les vagues. On espère avoir du vent pour voir ce rêve se réaliser. Sportivement, on ne se projette pas en termes de résultat. Notre premier objectif, c’est d’arriver de l’autre côté. Pour nous c’est l’aventure et il se pourrait qu’on ait un petit nœud au ventre dimanche avant de couper la ligne de départ ! »

Rob Craigie (Sun Fast 3600 / Bristish Red Cross Disaster) :

« Nous avons choisi le Cap Martinique car nous voulions faire autre chose qu’un simple course de RORC dans la Manche. Cette course est destinée aux amateurs, donc c’est possible de bien faire, alors nous avons dit oui. L’organisation est fabuleuse ! Tout le monde est très aimable et très accueillant. Tout le monde est souriant. C’est vraiment magnifique ! Je suis nerveux, pas vraiment inquiet pour la course, mais toujours inquiet que le bateau ne soit pas prêt ou que j’ai oublié quelque chose. Avec le canon du départ par contre, tout va bien, c’est cool ! Je recommanderais à tout le monde de se concentrer uniquement sur le plaisir. Profitez-en. »

Gijs Hendricckx (Sun Fast 3 300) :

« La France est un pays formidable pour les amoureux de la mer. Le plan d’eau est parfait et tous ceux qui naviguent ici sont très professionnels et peuvent nous aider aussi. L’organisation est vraiment sympa. Pour Robert ce sera son cinquième transat, donc il veut vraiment faire une bonne performance. Pour moi, c’est la première fois, mais vu qu’on a passé beaucoup de temps ici à préparer le bateau, nous cherchons vraiment des bons résultats. Je dirais aux autres skippers de surveiller le drapeau hollandais ! »

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Chassé croisé au YC Carnac

Grosse journée au Yacht Club de Carnac avec le chassé croisé de l’Européen Nacra 15 et les premières courses de la 34e édition de l’Eurocat. Toutes les équipes en mer comme à terre sont sur le pont pour faire de ces deux événements une réussite malgré des conditions difficiles ce vendredi.

Européen Nacra 15

Dernier jour du Championnat Européen Nacra 15 au Yacht Club de Carnac (YCC), les conditions ont été difficiles pour Françoise Dettling, présidente du Comité de Course, et pour les coureurs. Un vrai casse-tête pour l’organisation et ce sont finalement deux manches qui ont été lancées dans un vent oscillant en direction et en force, passant de 7 à 3 nœuds en un instant et changeant de direction sans arrêt.

Pendant cette très belle semaine de régate, les équipages ont joué chaque manche, chaque point avec la même envie, rebattant les cartes à toutes les courses. C’est finalement Axel Grandjean et Noémie Fehlmann (SUI 270) qui remportent ce championnat. Ils devancent Clément Martineau et Lou Mourniac (FRA 223) qui sont donc vice-champions d’Europe. Camille Rigaud et Lorcan Johnson (FRA 207) montent sur la troisième marche du podium.

Du côté des coureurs du YC Carnac, Titouan Moreau et Tiphaine Rideau terminent à la 5e place du général et sont vice-champions d’Europe moins de 19 ans. Ce championnat étant une régate de référence pour la sélection au Youth ISAF qui regroupera un équipage mixte moins de 18 ans par nation, Titouan et Tiphaine ont toutes leurs chances d’être sélectionnés pour participer à cet événement après délibération d’un jury et du Directeur Technique National de la Fédération Française de Voile.
Timothée Lucas termine à la troisième place dans la catégorie moins de 16 ans. Enfin, Manolo Geslin Grimaud et Marion Declef sont au pied du podium du classement général avec une très belle quatrième place.

Eurocat 2022

La 34e édition de l’Eurocat organisé par le Yacht Club de Carnac (YCC) a débuté aujourd’hui. 63 équipages français, britanniques, danois, néo-zélandais et belges ont navigué dans 3 à 7 nœuds de vent. Deux manches ont été lancées mais malheureusement, seulement trente d’entre eux ont pu passer la ligne de la deuxième course, le vent les ayant lâchés en milieu de baie. Une journée longue et éprouvante avant le Grand Raid autour de Houat auquel environ 80 équipages participeront.

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Dernière journée avant les finales

Encore une belle journée pour les 751 concurrents en lice pour la 53ème Semaine Olympique Française de Hyères – TPM. Pour ce cinquième jour de course, les départs ont pu être donnés dans de bonnes conditions, avec un vent d’est de 10-12 nœuds.
Demain, samedi, les 10 premiers des 470, ILCA 6 & 7, Nacra 17, 49er et 49er FX, iQFOiL, et les 14 premiers pour les Kitefoil en découdront pour déterminer les vainqueurs et podium de la 53ème Semaine Olympique Française de Hyères – TPM. De belles courses en perspectives.

Trois formats différents pour les finales

Format pour les 470, ILCA 6 & 7, Nacra 17, 49er et 49er FX
Les 10 premiers de ces séries disputeront leur « Medal Race » sous le format « classique » : une ultime course où les points comptent double. Ces points s’additionnent aux points cumulés tout au long de la semaine. Le vainqueur est celui qui a le moins de point.

Format pour les iQFOiL

Tous les compteurs sont remis à zéro. Trois courses pour déterminer le vainqueur.
Le leader du classement général à l’issue de la semaine accède directement à la finale.
Les concurrents de la 4ème à 10ème places disputeront un quart de finale, une seule course, attribuant les places du 6ème au 10ème. Les deux premiers de ce quart de finale atteignent la demi-finale où ils affrontent le 2ème et le 3ème du classement général. Les deux premiers se qualifient pour la finale. Une troisième et dernière course, une finale à trois : l’ordre d’arrivée définit le podium.

Format pour les Kitefoil

Les 14 premiers du classement général sont qualifiés.
Le leader et le deuxième du classement général accèdent directement à la finale avec respectivement 2 et 1 points. Les concurrents de la 3ème à la 14ème place sont répartis en deux groupes de 6 en fonction de leur classement (Groupe A : 3-6-7-10-11-14 et Groupe B : 4-5-8-9-12-13) qui définit également leur bonus de point. Chaque groupe va disputer deux courses. Les vainqueurs des deux demi-finales entrent alors en finale avec 0 point. Le premier à trois points remporte la finale, chaque course en finale attribuant un point au vainqueur.

iQFOiL (femmes & hommes – windsurf à foil)

15 courses au compteur pour les filles après 4 jours de régate
Au programme du jour : 2 slaloms
En terminant en tête du classement général La Française Hélène Noesmoen, championne du monde en titre, accède directement à la finale à trois et s’assure d’une place sur le podium.

16 courses au compteur pour les garçons après 4 jours de régate
Le Français Nicolas Goyard, champion du monde, termine premier à l’issue de cette journée, il accède donc directement à la finale à trois et s’assure ainsi d’une place sur le podium.

Kitefoil (femmes & hommes – kiteboard à foil)

20 courses au compteur après 5 jours de régate
L’Américaine, championne du monde, Daniela Moroz et la Française Lauriane Nolot terminent respectivement première et deuxième, elles accèdent donc directement à la finale à quatre. Elles partiront demain avec un bonus respectivement de 2 et 1 points.

En terminant premier du classement général, le Singapourien Maximilian accède directement à la finale tout comme le Français Axel Mazella, 2ème. Ils partiront demain avec un bonus respectivement de 2 et 1 points.

470 (dériveur double mixte)

8 courses après 5 jours de régate
Les Suédois Anton Dahlberg et Lovisa Karlsson (25 points) sont en tête du classement général provisoire devant les Français Hippolyte Machetti et Aloïse Retornaz (28 points) et les Autrichiens Lara Vadlau et Lukas Mahr (32 points).

Nacra 17 (catamaran à foil double mixte)

15 courses au compteur après 5 jours de régate
A l’issue des 3 courses du jour, les champions olympiques Ruggero Tita et Caterina Banti (28 points) conservent les commandes devant les Anglais John Gimson et Anna Burnet (42 points) et les Finlandais Sinem Kurtey et Akseli keskinen (58 points).

Ruggero Tita :

« Nous avons fait quelques erreurs aujourd’hui sur les départs et bien sûr nous l’avons payé. La flotte des Nacra 17 est très compétitive, nous avons un petit avantage en vitesse mais cela va disparaître rapidement car tout le monde s’entraîne dur et va trouver sa vitesse. Demain, nous allons essayer de faire de notre mieux, de prendre un bon départ et d’être au top. »

ILCA (dériveur solitaire femmes et hommes)

10 courses après 5 jours de régate
Avec 21 points d’avance sur sa première rivale à la veille de la Medal Race la Polonaise Agata Barwinka est assurée de remporter la 53ème Semaine Olympique de Hyères – TPM. Derrière, 7 points séparent la Française Marie Barrue 2ème et la Belge Emma Plasschaert.

Agata Barwinska :

« C’était une journée moyenne en termes de résultats pour moi. Aujourd’hui, il s’agissait plutôt de garder un œil sur les autres parce que j’avais une bonne avance. Je suis très impatient d’être à demain. J’ai participé aux trois dernières Semaine Olympique de Hyères et j’étais toujours dans la Medal Race, mais je n’ai jamais été sur le podium. Donc, ça fait du bien d’être au top ! »

Marie Barrue :

« Une 2ème place plutôt bien avec 7 points d’avance sur la Belge qui est derrière moi. On verra les conditions de vent demain. J’ai un avantage si les conditions sont du petit temps, je vais bien plus vite que les autres dans ces conditions-là. Mais là, cela risque d’être 0.»

Chez les garçons, rien n’est joué ! En tête du classement général, l’Allemand Philipp Bhul est à égalité de point avec le Chypriote Pavlos Konti (38 points), ils ont 2 points sur l’Anglais Mickael Becket.

Philipp Bhul :

« Ce n’était pas une bonne journée, j’ai fait des erreurs sur les départs. Je pense que je fais globalement une bonne semaine et que je suis toujours dans le coup. »

49er (dériveur double hommes et femmes)

15 courses au compteur après 5 jours de régate
Les Brésiliennes double championnes olympiques à Rio et Tokyo Martine Grael et Kahena Kunze (56 points) prennent la tête du classement général devant les Suédoises Vila Bobeck et Rebecca Netzler (65 points) et les Américaines Stéphanie Roble et Margaret Shea (67 points).
Les Françaises Lara Garnier et Amélie Riou sont 6ème.

Martin Grael :

« Nous avons deux bateaux qui peuvent encore nous rattraper. C’est délicat, mais nous sommes très heureuses car aujourd’hui a été une très bonne journée. »

Le duo polonais Dominik Buksak et Szymo Wierzbicki (58 points) conserve les commandes devant les Américains Nevin Snow et Maximiliano Agnese (75 points) et les Français Erwan Fisher et Clément Péquin (78 points)

Des titres de champions de France Elite

Certaines séries profitent de la semaine olympique de Hyères pour décerner les titres de champion de France Elite : Kite femme et homme, Nacra 17, 470, 49er femme et homme, iQFOiL. Les titres seront remis demain aux athlètes français en fonction de leur classement.
Les ILCA 6 & 7 profiteront du championnat d’Europe du 14 au 21 novembre prochain à Hyères pour attribuer les titres de champions de France.

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Cap Martinique. Une transat rapide au portant au programme

Ciel bleu, températures estivales et musiques créoles. Il flotte déjà l’air des Antilles sur le village départ de la Cap-Martinique à la Trinité-sur-Mer. Il faut dire que Fort-de-France n’a jamais été aussi proche de la Martinique. Christian Dumard, météorologue, est formel, cette transat s’annonce très rapide avec du vent portant au départ et des alizés bien installés pour pousser les 38 bateaux vers les Antilles. « La flotte va envoyer les spis qu’elle ne pourrait affaler qu’à l’arrivée en Martinique » résume Dumard. « On n’est pas loin de la transat idéale avec un anticyclone bien installé qui protège la zone des dépressions circulant plus au Nord. La flotte sortira du golfe de Gascogne au portant, même s’il faut s’attendre à une forte accélération entre l’Espagne et le Portugal, après le cap Finisterre que les premiers devraient rejoindre mardi soir. Pendant une douzaine d’heures, le vent pourrait se renforcer jusqu’à 30-35 nœuds en rafales avec trois mètres de mer. Il faudra peut-être passer au petit spi ! Mais avec un alizé assez Nord, les concurrents pourront ensuite emprunter une route assez-directe pour un passage à Porto Santo dans la nuit du 7/8 mai, et une traversée en une vingtaine de jours » poursuit le spécialiste.

Sur le ponton de La Trinité-sur-Mer, flottent des drapeaux de toutes les nationalités. Car la Cap-Martinique séduit bien au-delà des frontières françaises. On y rencontre des Anglais, des Néerlandais et même un équipage venu de Cape Town en Afrique du Sud. A deux jours du départ, Adrian Kuttel et Gerry Hegie s’excusent pour le bazar à bord de leur JPK 10.30 flambant neuf. Il y a des bouts partout dans le cockpit mais le bateau est peut-être le plus près de la flotte. « Comme nous ne connaissions pas la Trinité-sur-Mer, nous avons voulu faire le maximum à Cape Town » explique Adrian qui a confié la préparation au méticuleux Gerry. Sans fausse modestie, les deux amis viennent pour la gagne mais reconnaissent que l’équation a encore pas mal d’inconnues à commencer par ce parcours en hémisphère nord, véritable Terra Incognita. « Lorsqu’on part de Cape Town, on a des repères mais ici, on ne sait pas ce qui nous attend. Il peut y avoir beaucoup de vent, ou pas du tout. Et l’on ne sait pas non plus comment va se passer l’arrivée en Martinique. On verra ! » Les deux Springbocks ne maîtrisent pas non plus les subtilités de l’IRC, cette règle qui permet de faire concourir des bateaux différents. Certains concurrents en ont fait une science, voire un art, mais les Sud Af’ ont une approche plus pragmatique : « Nous, on prend tout. On sait qu’on aura un mauvais rating mais on espère aller plus vite » sourit Adrian derrière sa barbe de Père Noël. A 72 heures du départ, il salue une organisation millimétrée, qui ne laisse rien au hasard. « C’est très professionnel, on a beaucoup d’aide et chaque point est vérifié avant le départ » apprécie ce marin qui a déjà participé aux plus grandes courses du monde.

Source : Cap Martinique

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SOF. 24 équipages français accèdent aux finales

La Semaine Olympique de Hyères est l’un des plus grands rassemblements mondiaux de voile olympique. Pour l’équipe de France, c’est le rendez-vous à domicile à ne pas manquer pour faire résonner la Marseillaise. Après 5 jours de courses, vingt-quatre équipages accèdent aux courses finales. Deux médailles sont d’ores et déjà assurées pour Hélène Noesmoen et Nicolas Goyard en iQFOiL. C’est également le cas pour l’un des deux équipages de 49er, Erwan Ficher / Clément Péquin et Lucas Rual / Emile Amoros.

Encore une belle journée pour les 751 concurrents en lice pour la 53ème Semaine Olympique Française de Hyères – TPM. Pour ce cinquième jour de course, les départs ont pu être donnés dans de bonnes conditions, avec un vent d’est de 10-12 nœuds.
Demain, samedi, les 10 premiers des 470, ILCA 6 & 7, Nacra 17, 49er et 49er FX, iQFOiL, et les 14 premiers pour les Kitefoil en découdront pour déterminer les vainqueurs et podium de la 53ème Semaine Olympique Française de Hyères – TPM. De belles courses en perspectives.

Trois formats différents pour les finales
Format pour les 470, ILCA 6 & 7, Nacra 17, 49er et 49er FX
Les 10 premiers de ces séries disputeront leur « Medal Race » sous le format « classique » : une ultime course où les points comptent double. Ces points s’additionnent aux points cumulés tout au long de la semaine. Le vainqueur est celui qui a le moins de point.
Format pour les iQFOiL
Tous les compteurs sont remis à zéro. Trois courses pour déterminer le vainqueur.
Le leader du classement général à l’issue de la semaine accède directement à la finale.
Les concurrents de la 4ème à 10ème places disputeront un quart de finale, une seule course, attribuant les places du 6ème au 10ème. Les deux premiers de ce quart de finale atteignent la demi-finale où ils affrontent le 2ème et le 3ème du classement général. Les deux premiers se qualifient pour la finale. Une troisième et dernière course, une finale à trois : l’ordre d’arrivée définit le podium.
Format pour les Kitefoil
Les 14 premiers du classement général sont qualifiés.
Le leader et le deuxième du classement général accèdent directement à la finale avec respectivement 2 et 1 points. Les concurrents de la 3ème à la 14ème place sont répartis en deux groupes de 6 en fonction de leur classement (Groupe A : 3-6-7-10-11-14 et Groupe B : 4-5-8-9-12-13) qui définit également leur bonus de point. Chaque groupe va disputer deux courses. Les vainqueurs des deux demi-finales entrent alors en finale avec 0 point. Le premier à trois points remporte la finale, chaque course en finale attribuant un point au vainqueur.

iQFOiL (femmes & hommes – windsurf à foil)
15 courses au compteur pour les filles après 4 jours de régate
Au programme du jour : 2 slaloms
En terminant en tête du classement général La Française Hélène Noesmoen, championne du monde en titre, accède directement à la finale à trois et s’assure d’une place sur le podium.
16 courses au compteur pour les garçons après 4 jours de régate
Le Français Nicolas Goyard, champion du monde, termine premier à l’issue de cette journée, il accède donc directement à la finale à trois et s’assure ainsi d’une place sur le podium.

Kitefoil (femmes & hommes – kiteboard à foil)
20 courses au compteur après 5 jours de régate
L’Américaine, championne du monde, Daniela Moroz et la Française Lauriane Nolot terminent respectivement première et deuxième, elles accèdent donc directement à la finale à quatre. Elles partiront demain avec un bonus respectivement de 2 et 1 points.
En terminant premier du classement général, le Singapourien Maximilian accède directement à la finale tout comme le Français Axel Mazella, 2ème. Ils partiront demain avec un bonus respectivement de 2 et 1 points.

470 (dériveur double mixte)
8 courses après 5 jours de régate
Les Suédois Anton Dahlberg et Lovisa Karlsson (25 points) sont en tête du classement général provisoire devant les Français Hippolyte Machetti et Aloïse Retornaz (28 points) et les Autrichiens Lara Vadlau et Lukas Mahr (32 points).

Nacra 17 (catamaran à foil double mixte)
15 courses au compteur après 5 jours de régate
A l’issue des 3 courses du jour, les champions olympiques Ruggero Tita et Caterina Banti (28 points) conservent les commandes devant les Anglais John Gimson et Anna Burnet (42 points) et les Finlandais Sinem Kurtey et Akseli keskinen (58 points).
Ruggero Tita : « Nous avons fait quelques erreurs aujourd’hui sur les départs et bien sûr nous l’avons payé. La flotte des Nacra 17 est très compétitive, nous avons un petit avantage en vitesse mais cela va disparaître rapidement car tout le monde s’entraîne dur et va trouver sa vitesse. Demain, nous allons essayer de faire de notre mieux, de prendre un bon départ et d’être au top. »
Les 2 équipages français n’accèdent pas à la Medal Race. Lou Berthomieu et Tim Mourniac terminent à 12e place et Billy Besson et Noa Ancian à la 16e

ILCA (dériveur solitaire femmes et hommes)
10 courses après 5 jours de régate
Avec 21 points d’avance sur sa première rivale à la veille de la Medal Race la Polonaise Agata Barwinka est assurée de remporter la 53ème Semaine Olympique de Hyères – TPM. Derrière, 7 points séparent la Française Marie Barrue 2ème et la Belge Emma Plasschaert.
Agata Barwinska : « C’était une journée moyenne en termes de résultats pour moi. Aujourd’hui, il s’agissait plutôt de garder un œil sur les autres parce que j’avais une bonne avance. Je suis très impatient d’être à demain. J’ai participé aux trois dernières Semaine Olympique de Hyères et j’étais toujours dans la Medal Race, mais je n’ai jamais été sur le podium. Donc, ça fait du bien d’être au top ! »
Marie Barrue : « Une 2ème place plutôt bien avec 7 points d’avance sur la Belge qui est derrière moi. On verra les conditions de vent demain. J’ai un avantage si les conditions sont du petit temps, je vais bien plus vite que les autres dans ces conditions-là. Mais là, cela risque d’être 0.»

Chez les garçons, rien n’est joué ! En tête du classement général, l’Allemand Philipp Bhul est à égalité de point avec le Chypriote Pavlos Konti (38 points), ils ont 2 points sur l’Anglais Mickael Becket.
Philipp Bhul : « Ce n’était pas une bonne journée, j’ai fait des erreurs sur les départs. Je pense que je fais globalement une bonne semaine et que je suis toujours dans le coup. »

49er (dériveur double hommes et femmes)
15 courses au compteur après 5 jours de régate
Les Brésiliennes double championnes olympiques à Rio et Tokyo Martine Grael et Kahena Kunze (56 points) prennent la tête du classement général devant les Suédoises Vila Bobeck et Rebecca Netzler (65 points) et les Américaines Stéphanie Roble et Margaret Shea (67 points).
Les Françaises Lara Garnier et Amélie Riou sont 6ème.
Martin Grael : « Nous avons deux bateaux qui peuvent encore nous rattraper. C’est délicat, mais nous sommes très heureuses car aujourd’hui a été une très bonne journée. »
Le duo polonais Dominik Buksak et Szymo Wierzbicki (58 points) conserve les commandes devant les Américains Nevin Snow et Maximiliano Agnese (75 points) et les Français Erwan Fisher et Clément Péquin (78 points)
Des titres de champions de France Elite
Certaines séries profitent de la semaine olympique de Hyères pour décerner les titres de champion de France Elite : Kite femme et homme, Nacra 17, 470, 49er femme et homme, iQFOiL. Les titres seront remis demain aux athlètes français en fonction de leur classement.
Les ILCA 6 & 7 profiteront du championnat d’Europe du 14 au 21 novembre prochain à Hyères pour attribuer les titres de champions de France.


Les Français qui accèdent aux finales demain à partir de 11h :
iQFOiL Femme (nouvelle planche à voile olympique)

Hélène NOESMOEN (SN Sablais) : 1ère, médaille assuréeDelphine COUSIN (Saint Barth YC) : 3èmeManon PIANAZZA (CN ANGOULINS) : 6èmeLucie BELBEOCH (Stade Français) : 7ème
iQFOiL Homme (nouvelle planche à voile olympique)Nicolas GOYARD (ACPV Noumea) : 1er, médaille assuréeClément BOURGEOIS ( CV MAYENNE) : 2èmeLouis PIGNOLET (SNO NANTES) : 6èmePierre LE COQ (CMV ST Brieuc) : 7èmeThomas GOYARD (ACPV Noumea) : 9ème
470 (dériveur double mixte)Hippolyte MACHETTI (YC Cannes) et Aloïse RETORNAZ (SN Sablais) : 2ème
49er (dériveur double haute performance)Erwan FISHER (CNBPP) et Clément PEQUIN (La Rochelle Nautique): 3èmeLucas RUAL (APCC) et Emile AMOROS (CN Pornic) : 4ème
49er FX (dériveur double haute performance)Lara GRANIER (SR ANTIBES) et Amélie RIOU (CDV Bouche du Rhône) : 6ème
ILCA 7 (dériveur solitaire – anciennement Laser )Jean-Baptiste BERNAZ (CN Sainte-Maxime) : 10ème
ILCA 6 (dériveur solitaire – anciennement Laser Radial )Marie BARRUE (C O Y C HYEROIS) : 2èmeLouise CERVERA (CN MANDELIEU) : 6ème
KiteFoil ( Kite Surf à foil) fémininLauriane NOLOT (HKA) : 2èmePoema NEWLAND (KSL) : 3èmeAlexia FANCELLI (HKA) : 5èmeJessie KAMPMAN (S R ANTIBES) : 14ème
KiteFoil ( Kite Surf à foil) masculinAxel MAZELLA (HKA) : 2èmeMaxime NOCHER ( YC MONACO) : 4èmeBenoît GOMEZ (C V Arcachon) : 5èmeThéo DE RAMECOURT (CHES Cayteux) : 6ème
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Aloïse Retornaz et Hippolyte Machetti visent les Jeux Olympiques de Paris 2024

Il y a du changement en 470 ! Après avoir débuté l’année 2022 avec comme barreur Kévin Peponnet, Aloïse Retornaz décide finalement de poursuivre l’aventure olympique avec Hippolyte Machetti. Le duo a décidé de ne pas continuer sa collaboration car les plannings ne concordaient plus, Kévin étant sélectionné pour disputer la troisième saison des Sail GP avec le skipper Quentin Delapierre. Hippolyte et Aloïse commencent donc leur association sur la Semaine Olympique de la Voile qui se déroule en ce moment à Hyères. Ils sont actuellement 2ème au classement général après 4 jours de course. Ils leur reste une journée de qualification avant de disputer la Medal Race demain, un duo qui promet.

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Aloïse Retornaz et Kévin Peponnet ont donc décidé de se séparer : « Notre association avec Kévin s’est arrêtée car nous n’avions pas les mêmes plannings. Le temps de disponibilité et le niveau d’engagement doivent être égaux car une Préparation Olympique est un projet pour lequel on fait un grand nombre de sacrifices. » déclare la médaillée olympique. Elle décide naturellement de partir avec Hippolyte Machetti, qui selon elle est le « barreur le plus expérimenté en France ». En effet, l’athlète a couru plusieurs années sur le même support avec Sidoine Dantès. Ils décrochent ensemble la 4ème place des Championnats du Monde Senior et étaient en préparation olympique pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. « C’est une personne qui a beaucoup de talent et qui connaît parfaitement le 470, il est vraiment à l’aise pour faire avancer le bateau. » raconte Aloïse.

Pour Hippolyte c’était également une évidence de partir sur les Jeux de Paris 2024 avec Aloïse : « C’était mon premier choix de courir avec elle car c’est une personne avec qui je m’entends vraiment bien et c’est important. Nos beaux résultats sur la Semaine Olympique de la Voile, prouvent également ses excellentes capacités et cela me met en confiance pour la suite. C’est clairement la meilleure équipière en France donc la question ne se posait pas. » explique le barreur. Le duo a encore du travail à fournir pour s’entendre et être coordonné à tous les niveaux sur l’eau, mais la motivation et la bonne entente sont présentes. « C’est hyper excitant pour moi de repartir sur une préparation olympique, je pense que le binôme peut vraiment bien fonctionner, j’ai vraiment à coeur de chercher de bons résultats et cela me donne envie d’y croire ! » se réjouit Hippolyte.

Les objectifs du duo sont de performer sur les Championnats du Monde au mois d’Octobre puis, au-delà de la sélection en 2023, et seront de chercher une médaille sur les Jeux Olympiques de Paris en 2024.

Source :

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Une nouvelle mise à l'eau pour IDEC SPORT, Francis Joyon : "On a refait les cales de dérives"

 

En procédant hier en fin de journée à Vannes à la mise à l’eau de son maxi-trimaran IDEC-SPORT, Francis Joyon commence à égrainer le compte à rebours qui le mènera le dimanche 6 novembre prochain sur la ligne départ de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Pour la 8ème fois dans son immense carrière, le marin de tous les records reprend une rasade de cette course mythique qui a marqué sa vie, et dans laquelle il a tout connu, du chavirage au triomphe historique de la précédente édition.

 

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Comme il y a quatre ans, le marin de 66 ans repart à la barre de son valeureux trimaran lancé en 2006, ignoré des pronostiques et armé de cette éternelle passion pour les belles navigations, les routes maritimes aventureuses et ces formidables multicoques si stimulants à bien faire fonctionner. Tenant du titre, détenteur du temps référence entre Saint Malo et Pointe à Pître, Francis Joyon s’élancera en novembre prochain de la Cité corsaire avec pour seule pression, celle que lui dicte son perpétuel désir d’harmonie entre lui-même et sa machine, pour arriver sans regret dans les îles, juste heureux d’avoir donné tout ce que le vent, la mer et son IDEC-SPORT exigeaient de lui.
 

En piste pour une 8ème Route du Rhum

« La Route du Rhum est un rêve pour tout navigateur en multicoque. » Francis Joyon sait de quoi il parle, lui qui voici déjà 36 ans, bricolait de ses mains un improbable catamaran, pour prendre part à la grande classique en solitaire marquée du sceau du mythe depuis la victoire d’un petit trimaran jaune. « La Route du Rhum est la plus belle des transats. Aucune édition ne se ressemble. On part toujours dans l’inconnu, et cette dimension d’incertitude me plait. » Vainqueur il y a 4 ans à l’issue d’un scenario de course aussi fou qu’imprévisible, Francis Joyon porte un regard lucide sur ce nouveau défi qu’il se jette à lui-même. « J’ai conscience qu’il devient de plus en plus difficile de gagner. La voile, dans toutes ses classes, s’est professionnalisée. Je préserve, avec ma petite équipe, un côté amateur, et le Rhum permet aussi de côtoyer quelques marins atypiques, en Classe Rhum notamment. Cette course comporte suffisamment d’aspects mystérieux pour préserver son côté aventurier. En multicoques, toutes les courses sont dangereuses et cette dimension préserve à mon sens encore un peu le suspens. »

 

IDEC SPORT, un grand bateau simple

« Nous avons tout l’hiver bichonné notre IDEC SPORT. Nous continuons de rechercher la simplicité, dans tous les compartiments du jeu. Le bateau emporte au final peu d’informatique, peu de systèmes hydrauliques compliqués. Il se pilote à l’ancienne, avec les postes de barre en extérieur et peu protégés. On a bien travaillé sur les appendices, pour retrouver une certaine douceur à la barre. On a refait les cales de dérives, qui laissaient entrer l’eau. Et on partira avec une Grand-Voile et un gennaker neufs. IDEC SPORT est un bateau stable et c’est là un facteur rassurant. Je le connais par coeur, et je sais pouvoir éviter de me faire dépasser par ma machine, comme c’était trop souvent le cas en 60 pieds Orma. Je m’attends à un combat âpre, comme en 2018. Il me faudra à nouveau tout donner, jusqu’aux derniers mètres. Je sais qu’il me faudra une nouvelle fois aller chercher loin au fond de moi les ressources physiques, surtout sur la fin. Il faudra de la chance aussi, critère important en voile. Mais la chance se provoque, à commencer dans la préparation du bateau et dans le choix des routes les moins casse-bateaux. Il faut aussi être joueur. En 2018, je me suis faufilé au plus près de la côte de Guadeloupe, en limite de toucher les cailloux. Il n’y avait pas d’eau, mais juste un petit contre courant qui m’a aidé à revenir sur François (Gabart). Je le voyais au loin dans la nuit grâce aux sillages lumineux de tous ses bateaux suiveurs. Le vent a oscillé en ma faveur à l’arrivée, et je n’ai pas eu à tirer ce contre bord qui m’aurait couté la victoire. Le coeur battait fort. J’ai eu du mal à réaliser ce qui arrivait. C’est la magie du Rhum. »

 

20 ans après sa rencontre avec le Groupe IDEC

Il tarde à Francis et à sa petite équipe, Bertand Delesne, Antoine Blouet, Valentin Kapps et David Leven, tous bientôt rejoints par Corentin Joyon, de reprendre les navigations, pour remettre doucement IDEC SPORT dans sa configuration course en solitaire. A son rythme, à son humeur, à l’expérience, Francis va progressivement enter dans sa Route du Rhum, 36 ans après sa première expérience, et 20 ans après sa rencontre avec le Groupe IDEC.

 

Source : JM Liot
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Anthony Marchand, skipper remplaçant

Anthony Marchand, qui avait intégré le Team Actual l’an dernier comme co-skipper pour la Transat Jacques Vabre, devient skipper remplaçant d’Yves Le Blevec. Comme l’an dernier, son intégration dans l’équipe est totale puisqu’il participe depuis cet hiver aux travaux de recherche de performance et qu’il sera un véritable partenaire d’entraînement tout au long de cette saison 2022. Anthony Marchand : « C’est important de travailler et progresser à deux tout au long de la préparation, ça crée une bonne émulation. »

Yves Le Blevec a toujours constitué ses équipes techniques et ses équipages sur la base du partage de compétences. L’intégration d’Anthony Marchand l’an dernier au sein du Team Actual en est un exemple de plus.

Apprendre et transmettre

Dès son arrivée dans le team en mars 2021, armé de son précieux bagage de performer et de stratège forgé au fil de ses saisons sur le très exigeant circuit Figaro, Anthony a pleinement participé à la préparation de la transat en double.

Anthony Marchand :

« J’ai tout de suite été très bien accueilli par l’ensemble du Team Actual. Il y a vraiment une bonne ambiance. Tu te sens accompagné, écouté. Yves et Sandrine ont instauré un état d’esprit bienveillant basé sur l’échange et la convivialité. Tu peux apporter des choses et eux vont t’apprendre énormément. Tout le monde, au sein de l’équipe, apporte son savoir-faire et son expérience aux autres.»

Sécuriser le programme sportif

Alors, pour cette saison « en solitaire », Yves Le Blevec a choisi de garder Anthony au sein du Team Actual avec un double objectif : profiter de son expertise pour l’impliquer aux travaux liés à la recherche de performance et poursuivre les entrainements avec lui de façon à ce qu’il puisse le remplacer le cas échéant.
Yves Le Blevec : « D’année en année, le Team Actual grandit, les objectifs sont de plus ne plus ambitieux, les moyens investis aussi… or la partie sportive ne reposait que sur moi. Nous devions sécuriser le programme sportif. C’est quelque-chose que je vois arriver depuis quelques saisons, j’avais ce projet de skipper remplaçant à l’esprit en recrutant Anthony l’an dernier : humainement ça se profilait bien avec l’équipe et sportivement il a toutes les compétences requises. La saison dernière et la Transat Jacques Vabre ont permis de valider tout cela. »
Anthony Marchand : « Sur ces bateaux-là, c’est difficile de se faire remplacer au pied levé. Il y a un skipper remplaçant dans toutes les écuries Ultim. Et c’est important de travailler à deux tout au long de la saison. Ça fait monter le niveau de chacun et ça me permettra d’être tout de suite opérationnel si besoin. »

Préparer l’avenir en totale complémentarité

Anthony sera donc un partenaire d’entrainement à part entière et complémentaire d’Yves Le Blevec pour cette saison 2022. Il participera à toutes les courses de la saison et se qualifiera en solitaire en prévision de la Route du Rhum, afin d’être parfaitement prêt en cas de remplacement d’Yves le Blevec.

Yves Le Blevec :

« Nos deux profils, plus sportif pour Anthony et plus technique pour moi, sont complémentaires. En mer, on ne voit pas les mêmes choses. On n’aborde pas les situations de la même façon : on profite des points forts de chacun.
Et comme il est très impliqué auprès de l’équipe technique et des optimisations à apporter depuis plusieurs mois, il est au contact avec le bateau. Enfin, Anthony n’a pas d’exclusivité à respecter. C’est toujours intéressant d’aller travailler au sein d’autres équipes, de naviguer sur d’autres bateaux. Plus il multip liera les expériences, plus ce sera riche pour tout le monde. »

Pour Samuel Tual, Président d’Actual group, renforcer le Team Actual avec Anthony Marchand préside à l’avenir du Team :

« La nomination d’Anthony comme skipper remplaçant est la suite logique de son arrivée dans le Team à l’occasion de la Transat Jacques Vabre. Il a apporté une belle contribution sur cette épreuve, aux côtés d’Yves. Sa personnalité, son expérience, mais aussi sa jeunesse apportent un complément intéressant à l’équipe.
Nous arrivons aussi à un moment dans le projet où, au regard des enjeux, il est nécessaire de le sécuriser avec un 2e skipper, capable de remplacer Yves en cas d’empêchement. C’est une question de responsabilité et c’est aussi une façon pour nous de préparer l’avenir pour pérenniser le projet.
On a, à l’issue de l’expérience Transat Jacques Vabre (pendant la compétition, mais aussi au cours de la préparation) pu apprécier l’apport d’Anthony. Et, tout récemment, sa participation au Spi Ouest France sur le Mach 6.50, avec notamment une victoire à la clé, a montré qu’il était non seulement parfaitement intégré à l’équipe, mais qu’il y apportait aussi une forte complémentarité.
Je me réjouis donc de cette officialisation, qui va permettre d’appréhender les échéances à venir, qui sont pour nous importantes, de façon sécurisée, avec beaucoup d’optimisme.
Je salue aussi son entrée dans la cour des quelques marins de haut niveau en capacité de skipper, en solitaire, un Ultim. Quand on regarde, au niveau mondial, le nombre de marins capables d’assurer ce type de performance, ils ne sont pas si nombreux que ça.»

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SOF. Journée décisive pour aller en Medal Race

Le quatrième jour de la 53ème Semaine Olympique Française de Hyères – TPM a offert de très belles conditions sur le plan d’eau hyérois avec un vent d’est d’une quinzaine de nœuds. A deux jours des grandes finales, la pression monte pour gagner sa place en finales (Medal Race) qui se dérouleront samedi. Seuls les 10 premiers des 470, ILCA 6 & 7, Nacra 17, 49er et 49er FX et les 14 premiers des Kitefoil et iQFOiL seront qualifiés pour y participer.

iQFOiL (femmes & hommes – windsurf à foil)
13 courses au compteur pour les filles après 4 jours de régate
Au programme du jour : 2 slaloms et 1 course racing. Le slalom commencé hier pour les garçons a pu être terminé avant d’attaquer les courses du jour.
Du côté des filles, pas de changement, la Française Hélène Noesmoen, championne du monde en titre, conserve donc la tête du classement général devant la Polonaise Maja Dziarnowska et la Française Delphine Cousin.
14 courses au compteur pour les garçons après 4 jours de régate
Pas de changement chez les garçons, en remportant les 3 slaloms et la course du jour, le Français, champion du monde, Nicolas Goyard conserve la tête du classement général provisoire devant l’Allemand Sebastian Koerdel et le Français Clément Bourgeois

Kitefoil (femmes & hommes – kiteboard à foil)
16 courses au compteur après 4 jours de régate
L’Américaine, championne du monde, Daniela Moroz (19 points) conforte son avance en remportant 2 des 4 courses du jour. Avec respectivement 31 et 35 points les Françaises Poema Newland et Lauriane Nolot complètent le podium.
Alexia Fancelli, 5ème au général : « Ça se passe bien, je suis montée crescendo au fil des jours. Le premier jour, j’étais 8ème et depuis le deuxième jour, je maintiens ma place de 5ème avec des courses de 2-4… »
A l’issue des 4 courses du jour le Singapourien Maximilian conforte son leadership avec 13 points d’avance sur les Français Axel Mazella et Théo de Ramecourt.

470 (dériveur double mixte)
8 courses après 4 jours de régate
Les Suédois Anton Dahlberg et Lovisa Karlsson prennent la tête du classement général provisoire avec 41 points devant les Allemands Luise Wanser & Philipp Autenrieth et les Français Hippolyte Machetti et Aloïse Retornaz qui sont à égalité de points – 26.

Nacra 17 (catamaran à foil double mixte)
12 courses au compteur après 4 jours de régate
A l’issue des 3 courses du jour et avec 3 victoires, les champions olympiques Ruggero Tita et Caterina Banti (18 points) conservent les commandes devant les Anglais John Gimson et Anna Burnet (33 points) et les Finlandais Sinem Kurtey et Akseli keskinen (38 points).
Lou Berthomieu, 11ème au classement général provisoire : «Beaucoup mieux ! Une journée positive par rapport au début des régates parce qu’on a retrouvé un peu d’énergie, des sensations qu’on n’avait pas eues depuis longtemps, plus de confiance en nous et du plaisir sur l’eau ! On sent qu’on a des progrès à faire tactiquement et techniquement mais on est sur la bonne voie ! Sur les 3 courses du jour, on a fait 8-12-5, ça nous met aux portes de la Medal Race, à la 11ème place et demain il y a encore 3 courses ! Il faut aller chercher les Danois qui sont à 6 points devant nous ! Tout peut y arriver, on peut les rattraper. On ne va rien lâcher jusqu’au bout ! »

ILCA (dériveur solitaire femmes et hommes)
8 courses après 4 jours de régate
Après les 2 courses du jour, la Polonaise Agata Barwinka conserve la pole position avec 41 points devant la Canadienne Sarah Douglas – 76 points et la Belge Emma Plasschaert – 79 points.
La Française Marie Barrue est 4ème avec 82 points.
L’Allemand Philipp Bhul (10 points) conserve la tête du classement général provisoire devant le Chypriote Pavlos Konti (21 points) et l’Australien champion olympique Matt Wearn (26 points).
Avec 42 points, le Français Jean-Baptiste Bernaz est à la 9 ème place.
Philipp Bhul : « Ce n’était pas facile aujourd’hui. C’était un peu surprenant de voir à quel point tout le monde était rapide, il n’y avait pas d’énormes différences de vitesse. Cela a rendu la tâche difficile pour tout le monde, car il fallait se battre et se battre c’était épuisant. C’est une semaine géniale, j’aime naviguer ici »

49er (dériveur double hommes et femmes)
12 courses au compteur après 4 jours de régate
En remportant 2 des 3 courses du jour, le duo norvégien Helene Naess et Marie Ronningen conserve son leadership avec un point d’avance sur les Américaines Stéphanie Roble et Margaret Shea et les Belges Isaura Maenhaut et Anouk Geurts.
Les Françaises Lara Garnier et Amélie Riou sont 5ème.
Amélie Riou : « On a bien attaqué la SOF. On a été régulières dans toutes les conditions ce qui nous permet d’être bien classées. On a fait des belles courses en tête, ce qui nous met dans de bonnes conditions pour attaquer les phases de finales. Aujourd’hui le niveau était plus dense, il fallait se battre. On n’a pas de frustrations, on fait ce qu’on sait faire et on est bien motivées pour regagner le podium dès demain. On sait qu’on est capable de gagner des courses, on est les plus rapides sur certaines allures, le jeu est de trouver les solutions pour grapiller le plus de points possibles. Notre force c’est qu’on a toutes les deux la même envie d’aller chercher des podiums. »

Le duo polonais Dominik Buksak et Szymo Wierzbicki conserve les commandes devant les Américains Nevin Snow et Maximiliano Agnese et les Danois Frederik Rask et Jakob Jensen Precht.
A l’issue de cette 4ème journée, les Français Erwan Fisher et Clément Péquin pointent en 4ème position.

Les bouées géostationnaires en test sur la SOF
Cinq bouées géostationnaires motorisées et autonomes sont actuellement en test sur la Semaine Olympique de Hyères – TPM. Ces bouées sont autopropulsées et utilisent la technologie GPS pour se fixer sur un point spécifique et maintenir leur position sans mouillage. Ce système permet donc la préservations des fonds marins évitant ainsi l’ancrage et le ragage des chaines. D’un point de vu sportif, cette évolution technologique permet aux comités de course de modifier et ajuster rapidement une ligne de départ ou un parcours.

Lionel Cottin, en charge de l’évaluation pour la FFVoile : « C’est très intéressant comme expérimentation, ça fonctionne bien. Il faut que tout le monde s’habitue à fonctionner avec, les comités comme les coureurs, c’est une autre façon de faire – c’est le 2.0 – tu positionnes la bouée sur le téléphone via une application et elle part toute seule. En mer, c’est assez surprenant de voir les bouées bouger, elles se déplacent à 4-5 nœuds. On a fait pas mal de tests avec des centrales inertielles pour évaluer les différences de comportements entre une bouée classique au mouillage et une géostationnaire, c’est quasiment la même chose. C’est très satisfaisant, on a pu les tester dans 30 nœuds de vent, il faudrait encore les tester avec un peu plus de mer. Avec encore quelques améliorations, je pense que c’est l’avenir. »

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Route du Rhum. Roland Jourdain inscrit avec son catamaran We Explore conçu en fibre de lin

Bonne nouvelle pour Roland Jourdain et son catamaran We Explore qui ont pu bénéficier d’une invitation pour participer à la Route du Rhum. Vainqueur deux fois de la Route du Rhum (2006, 2010) dans la catégorie IMOCA, il s’attaque à un autre défi avec son nouveau catamaran.

« La Route du Rhum me fait toujours autant rêver et c’est un grand privilège de bénéficier de cette invitation. C’est une course qui a vu naître les plus grandes innovations de la course au large et We Explore s’inscrit dans cette lignée. Je remercie l’organisateur OC Sport et je salue la mise en place de l’avenant environnemental. La question environnementale commence à prendre sa place, la route est longue encore entre incitations et législations, et cet avenant contient de vrais sujets d’inspiration. C’est le cœur de notre projet, ouvrir de nouvelles voies techniques et changer de regard sur nos usages, à terre comme en mer. Le parcours est plus long que celui de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre, il n’y a pas de ligne d’arrivée pour améliorer constamment les choses ! Et plus l’équipage sera coordonné dans les manœuvres, plus on sera efficace » explique Roland Jourdain.

« La Route du Rhum me fait toujours autant rêver et c’est un grand privilège de bénéficier de cette invitation. C’est une course qui a vu naître les plus grandes innovations de la course au large et We Explore s’inscrit dans cette lignée. Je remercie l’organisateur OC Sport et je les salue de mettre en place un avenant environnemental.
Cette « Wild Card » officielle nous permet aussi de garantir à nos fidèles partenaires pionniers Bureau Vallée, Terre de Lin et Outremer que nous serons bien au départ, ainsi qu’à toutes les entreprises intéressées par le projet. Osez embarquer et venez explorer avec nous ! »
Cette édition s’annonce exceptionnelle et je suis très heureux de pouvoir y participer. Dans cette classe Rhum, il y a comme un parfum de légende car il y a beaucoup de diversité et des personnalités qui ont fait l’histoire de la course au large. Je n’aurais jamais imaginé pouvoir courir un jour face à Pierre 1er ! Il y a cette année des bateaux très rapides et des coureurs de talent. On sait que cette classe va être très suivie. Ce qui ravive ma motivation, c’est de pouvoir courir sur un bateau comme We Explore qui ouvre de nouvelles voies. »

D’autres grands noms de la voile font partie de cette liste prestigieuse dans la classe Rhum Multi : « Heureux de retrouver dans les invités des coureurs comme Marc Guillemot, Philippe Poupon, Loïc Escoffier. Nous rejoignons les Halvard Mabire, Charlie Capelle, Gwen Chapalain pour ne citer qu’eux. Il y a comme un parfum de légende car il y a beaucoup de diversité et des personnalités qui ont fait l’histoire de la course au large. Je n’aurais jamais imaginé pouvoir courir un jour face à Pierre 1er, surtout sur un champ de lin comme We Explore !“

Mise à l’eau

Le skipper de We Explore est en ce moment à La Grande Motte pour mettre la dernière touche à son bateau. Le catamaran est en cours de finalisation au sein du chantier naval Outremer à La Grande Motte (34). Le bateau sera convoyé au mois de juillet vers son port d’attache, à Concarneau (29).

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Corsica Med. 55 bateaux au départ

Le départ de la Corsica Med sera donné à partir du Château d’If direction la Corse pour 55 bateaux de la classe Mini, IRC et Class40. 

« Les courses au large doivent être identifiables par des points très remarquables » explique Samuel Cartier, responsable des événements nautiques du Cntl-Marseille « Les équipages vont faire la Middle Sea Race parce qu’elle  fait le tour de la Sicile et du Stromboli, et parce qu’elle part avec un grand coup de canon dans le port de La Valette. Ça fait deux ans que nous faisons des lignes entre la cardinale Sourdaras et un bateau mouillé au pied de l’îlot, alors on s’est dit que ça aurait pas mal d’allure de faire un départ avec le comité de course sur le Château d’If. » La complicité de l’administratrice des monuments historique a fait le reste. L’histoire de la Corsica Med s’écrit dorénavant au son d’un coup de canon tiré du légendaire fort au trois tours, solidement défendu de hauts remparts munis de plates-formes d’artillerie.

…Au parfum des asphodèles
De la première édition, il reste un souvenir impérissable du côté de l’Ile de Beauté, comme le raconte Isabelle Murzilli, présidente du Club Nautique de Macinaggio, élue au conseil de gestion du Parc Marin, et indiscutable pilier fondateur de l’organisation et de la réussite de l’épreuve «  Je crois que personne ne peut s’imaginer le bonheur que nous avons eu l’an dernier. J’attendais cette épreuve depuis des années, et quand enfin les responsables du Cntl étaient venus en octobre, le Covid a annulé la course. Ce n’est pas possible de savoir l’émotion, quand le premier bateau est arrivé à la Giraglia… On croyait tous que c’était encore La Rolex Cup ! Et puis l’ambiance qu’il y a eu, et même s’il y a eu le Libeccio… et là je peux vous dire que d’ores et déjà il y a une surprise qui les attend de nouveau ! » L’idée d’origine de la Corsica Med est de proposer un rendez-vous hauturier à toutes les catégories d’habitables au départ de Marseille, mettant à l’honneur les rivages de la Métropole Aix-Marseille-Provence et ceux du parc naturel marin du cap Corse et de l’Agriate. La promesse d’une inoubliable étape insulaire en partenariat avec la commune de Rogliano Macinaggio en est une partie intégrante. Au rang des nouveautés, un décalage d’un mois puisque la première édition a eu lieu en juin au lieu de mai en 2022. « Cette année c’est encore mieux, parce c’est le printemps, ils auront les odeurs des asphodèles en plus de celles du maquis ».

Un plateau garni
L’étape insulaire est donc sur la feuille de route de la plupart des catégories, puisque la Corsica Med l’a mise au programme des OSIRIS, qui courent en équipage, des IRC, en solo, en double ou en équipage, comme des Class40.
Belles bagarres en vue parmi les 7 duos engagés, principalement des JPK1010 habitués du circuit, voire même revenu tout récemment de la Transquadra, espérant que le Figaro 2 If skippé par Christine Mora saura tirer parti d’un départ « à ses armes ».
Chez les solos, Eric Merlier, sur Telemaque 3, aura en tête de réitérer sa victoire de l’an dernier face à un redoutable concurrent : Michel Sastre sur Blue 007, vainqueur en titre de la toute première Mini Med en 2018 sur son Mni 6.50 Dame Argo.
Du côté des équipages, Erik Lacoste sur Delos, un Dehler 38 du pôle course du Cntl, vient défendre son titre. La météo pourrait jouer les juges de paix entre le plus grand des engagés, Jivaro le J113 de Yves Grosjean et Equinox le « petit » Dufour 334 Trophy de Christophe Delaporte.
Chez les Class40, quatre bateaux prendront le départ de cette édition – obligatoirement en double pour cette série – parmi lesquels deux qui viennent de boucler la Transat Jacques Vabre, HBF Reforestation de Kito de Pavant et FullSave de Jean-Pierre Balmes. Ils visent tous deux une participation à la Route du Rhum, tout comme Prendre la mer, Agir pour la Foret de Mathieu Claveau. On peut noter que la Corsica Med fait partie du tout jeune Trophée Méditerranée destiné aux bateaux de cette classe.

33 mini sur 500 milles
Grosse fréquentation des Ministes à cette deuxième édition de la Corsica Med, puisque pas moins de 33 bateaux y sont inscrits. Dans le viseur pour beaucoup d’entre eux, mettre une course de plus de 500 milles sans escale et en solitaire dans leur escarcelle pour se pré-qualifier pour les courses de niveau A. « J’espère que les conditions seront bonnes, parce qu’on a eu un début de saison très compliqué, en Méditerranée comme en Atlantique, avec des réductions de parcours des annulations pour cause de vent trop fort. » explique Annabelle Moreau, secrétaire de la Classe Mini. Deux courses de niveau A occupent les esprits : cette année, comme toutes les années paires, la course océanique les Sables-les Açores-Les Sables, et les années impaires, la Mini Transat.
Parmi les engagés, certains ont déjà eu l’occasion de faire la mythique traversée de l’Atlantique : Dorel Nacou sur son proto Vamonos (en 2017), Davide Lusso (qui avait pris le départ en 2013 avant d’abandonner) qui court à bord de Viper, et enfin Djemila Tassin, sur Antistene, qui a bouclé la traversée en 2021 et caracole cette année à la troisième position du classement provisoire Méditerranée. On attend avec intérêt quelques « habitués » comme Alpha Diakaté sur Shamrock.


Point météo : Le début de course s’annonce avec des petits airs sur les deux premiers jours, suivi d’un petit flux de sud, sud-est basculant au nord-ouest le week-end du 7 et 8.


Programme prévisionnel
Jeudi 28 avril
Accueil des bateaux au Cntl-Marseille

Vendredi 29 avril
10h00 Début des contrôles de sécurité et confirmation des inscriptions (des contrôles de sécurité peuvent effectués avant le 29 avril en accord avec l’organisateur)

Samedi 30 avril
09h00 Suite des contrôles de sécurité et confirmation des inscriptions
12h00 Heure limite d’arrivée des bateaux au CNTL
14h00 Briefing sécurité et skipper en salle Bouveyron (présence obligatoire-émargement)
21h00 Contrôle des feux de navigation

Dimanche 1er mai 2022
19h30 Briefing Météo en salle Bouveyron (présence obligatoire-émargement)
Fin des contrôles de sécurité
20h30 Présentation des participants (présence obligatoire) – Apéritif dinatoire (CNTL)

Lundi 2 mai 2022
10h00 Ouverture de l’émargement
11h00 Bateau en configuration course
11h30 Clôture de l’émargement – Sortie du port pour les Mini 6.50

13h00 Départ Corsica Med
1)    Mini 6.50
2)    IRC, OSIRIS Marseille Macinaggio et Class40
Pour cette deuxième catégorie (les mini ne font pas escale) :
Temps de course approximatif étape 1, entre 24 et 35 heures : arrivées possibles à Macinaggio entre mardi 3 milieu de journée et mercredi 4 au matin en fonction des conditions météo

Mercredi 4 mai
19h Remise des prix de la Ville de Macinaggio, Réception Corsica Med.
Jour et heure confirmés à la fermeture de la ligne d’arrivée à Macinaggio.
Entre le 4 & 5

Jeudi 5 mai (ou autre date en fonction de la météo)
9h00 Émargement,
11h00 Départ Corsica Med Macinaggio-Marseille IRC et OSIRIS, ainsi que Class40
jour et heures confirmés par avenant.

Vendredi 6 & samedi 7mai
Arrivée à Marseille (temps de course entre 24 et 35 heures approximativement)
Palmarès et remise des prix au Cntl-Marseille dès que possible

 
Les parcours
3 parcours différents sont au programme des différentes catégorie
1) Pour les IRC, solo, duo ou équipage, comme pour les OSIRIS 440 milles
Etape 1 : Départ Marseille, jusqu’à Macinaggio
Etape 2 : départ Macinaggio, tour de Capraia retour Marseille
2) Pour les Class40 616 milles
Etape 1 : Marseille, marque virtuelle au nord Sardaigne, remontée le long de la Corse – escale à Macinaggio –
Etape 2 :  redépart vers le Cap Corse, tour de l’île d’Elbe par le sud, retour Marseille
3) Pour la classe Mini 6.50 (pas d’escale) 520 milles
Départ Marseille, les îles Sanguinaires (golfe Ajaccio), Cap Corse, tour de Capraia, tour de Gorgona, retour Marseille

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GC32 Racing Tour. 5 événements en 2022

Le GC32 Racing Tour a présenté son calendrier 2022. Suite à l’annonce en janvier des trois premiers événements du Tour 2022 – les deux derniers événements verront le retour du circuit de catamaran volant à Villasimius, en Sardaigne, à la mi-septembre avec la grande finale de la saison se terminant une fois de plus dans la région espagnole de Murcie sur le lac presque enclavé qu’est la Mar Menor.

Entièrement revitalisé après la pandémie, le circuit commencera par un retour très attendu à Riva del Garda fin mai, suivi de deux événements à Lagos, au Portugal, fin juin et mi-juillet. Rester au même endroit permet d’économiser des coûts et de réduire la logistique pour les équipes et les organisateurs. Le GC32 est la seule classe de catamarans volants de la taille d’un yacht à être reconnue par World Sailing, l’instance dirigeante du sport et donc autorisée à organiser son propre championnat du monde. Ainsi, le dernier des deux événements de Lagos sera le Championnat du Monde GC32 de cette année, l’événement phare de la saison.

Après Lagos, il y a une pause estivale dans le circuit avant la GC32 Villasimius Cup du 14 au 18 septembre. Située à la pointe sud-est de la Sardaigne, Villasimius est une destination de vacances populaire en Italie grâce à ses plages de sable blanc, ses eaux bleu azur et son décor montagneux, ainsi que sa zone marine protégée autour de Capo Carbonara et de l’étang de Notteri, un lac d’eau salée intérieur apprécié des flamants roses. A proximité se trouve la bien aménagée Marina di Villasimius où les GC32 seront amarrés. Mi-septembre, la température est idéale et la baie au large de Villasimius est bien protégée pour offrir une eau plate et une brise idéales pour la compétition de catamaran à foils. L’événement de cette année sera la cinquième fois que le GC32 Racing Tour se rendra sur ce site, qui a accueilli le championnat du monde GC32 l’année dernière.

Se déroulant du 19 au 23 octobre au départ de San Pedro del Pinatar, la deuxième édition de la GC32 Mar Menor Cup verra le point culminant de la saison du GC32 se dérouler sur les eaux plates de la Mar Menor, dans la région de Murcie au sud de l’Espagne. Cet événement est soutenu et organisé par le Club Náutico Lo Pagán avec le soutien de Turismo Region Murcia, Autoridad Portuaria de Cartagena et les municipalités locales San Pedro del Pinatar, Cartagena, San Javier et Los Alcázares.

2022 GC32 Racing Tour

25 – 29 mai : Riva del Garda (ITA)
22 – 26 juin : Lagos (POR)
13-17 juillet : Championnat du monde de Lagos (POR)
14-18 septembre : Villasimius (ITA)
19-23 octobre : mars Mineur (ESP)

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12e Half Ton Classics Cup à Cowes, rendez-vous le 15 août !

L’évènement annuel de la Half Ton Class Europe sera organisé conjointement avec le RORC à Cowes le 15 août prochain. Plus de 30 halftonners de plusieurs pays européens y sont attendus.

Il y a 11 ans, en 2011, les halftonners ont régaté pour la dernière fois dans le Solent: cette année-là le favori local ‘Chimp’ (un plan Berret de 1978) l’avait remporté devant 37 autres halftonners après 6 parcours construits, 4 manches ‘round the cans’ et une légendaire ‘autour de l’Île’ de 55 milles. Cette dernière fût d’ailleurs remporté par l’équipage Français à bord de Chani, un Golden Shamrock, au pied de nez de Sibélius, qui avait malheureusement trop touché les fonds sableux de Ryde Sands…

De leur présence à Cowes la plupart des équipages alors présents se souvient évidemment des longues soirées pleines d’ambiance en la présence de tous les équipages, un aspect qui marque la convivialité au sein de la Classe des halftonners. Cette année-ci les organisateurs comptent répéter tout cela au plus grand bonheur des équipages.

Il y a longtemps, dans les années ’70 et ’80, la jauge IOR assurait des régates excitantes dans plusieurs classes, dont la classe des halftonners étaient plus que probablement une des plus emblématiques avec plusieurs centaines de bateaux prototypes construits, sans oublier les milliers de bateaux de série issus souvent de carènes de halfs performants. Qui ne connaît pas les Arpège, Armagnac et autres Super Arlequin des années ’60, puis les Rush, First 30ES, Feeling 850, Gib’Sea 90 pour ne citer que quelques-uns…

Dans les années IOR tout ces bateaux régataient en Temps Réel. Tous les grands noms d’architectes contemporains s’y sont lancés en dessinant une ou plusieurs halftonners gagnants: citons par exemple les bureaux de Sparkman & Stephens, Laurie Davidson, Bruce Farr, Nils Jeppesen, Paul Whiting, Jean Berret, Rob Humphreys, Ed Dubois, Joubert/Nivelt, Daniel Andrieu, Jean-Marie Finot, Philippe Briand, Philippe Harlé, Ron Holland, Doug Peterson, Peter Norlin, Julian Everitt, Stephen Jones, Bruce King, Gilles Gahinet, Scott Kauffman, Tony Castro, Andrea Ceccarelli, Georg Nissen, Jac. De Ridder, Hugh Welbourne, Fontana-Maletto-Navone, Judel-Vrolijk or Gary Mull (juste pour citer les plus importants ) Tous ces messieurs y ont forgé leur réputation.

Dans les années ’80 les Half Ton Cups étaient un passage obligé pour les équipages et les architectes
en quête de gloire internationale…

En 2003, une dizaine d’années après la disparition de la jauge IOR, quelques Belges de la Vallée des Fous à Nieuport ont décidé de faire revivre cette classe (la HTCE) par le biais d’une nouvelle épreuve: la Half Ton Classics Cup. Succès immédiat en 2003 à Nieuport avec une belle flotte de 25 halfs. Bien que les bateaux sont en évolution constante, l’aventure continue… et cette évolution de la jauge IRC (tout comme l’IOR dans son temps) a incité plusieurs propriétaires à modifier leur halftonners (dans les limites dictées par la Classe Half Ton) afin de pouvoir se défendre contre des carènes plus récentes dans les régates IRC. Face à cette évolution la HTCE a créé deux classements lors des Half Ton Classics Cup: une pour les ‘Modernes’, une autre pour les ‘Vintage’. Le trophée le plus important reste cependant le trophée ‘Half Ton True Spirit’ pour l’équipage incorporant le plus l’esprit indéfinissable de la classe.

Depuis 2003 la HTCE a régulièrement organisé les épreuves HTCC dans divers ports Européens tels que Nieuport (2003-2009-2015-2018), Dinard (2005), Dublin (2007), Cowes (2011), Boulogne-sur-Mer (2013), St-Quay-Portrieux (2014), Falmouth (2016), et Kinsale (2017).

L’avis de Course est publié ici:
http://www.halftonclass.eu/media/documents/Half_Ton_Cup_NOR_2022_Final_1.pdf
Tous les halftonners intéressés sont priés de s’inscrire via ce lien:
http://www.rorc.org/events/racing-events-2022/half-ton-cup-2022)

Source : Bert Janssen – Half Ton Class Europe

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Sea, sail and sun in Hyères

Très belle journée de courses pour ce quatrième jour de la 53ème Semaine Olympique Française de Hyères – TPM. Les conditions étaient optimales sur le plan d’eau hyérois avec un vent d’est d’une quinzaine de nœuds. Côté course, à deux jours des grandes finales, la pression monte pour gagner sa place en finales (Medal Race) qui se dérouleront samedi. Seuls les 10 premiers des 470, ILCA 6 & 7, Nacra 17, 49er et 49er FX et les 14 premiers des Kitefoil et iQFOiL seront qualifiés pour y participer.

iQFOiL (femmes & hommes – windsurf à foil)

13 courses au compteur pour les filles après 4 jours de régate
Au programme du jour : 2 slaloms et 1 course racing. Le slalom commencé hier pour les garçons a pu être terminé avant d’attaquer les courses du jour.

Du côté des filles, pas de changement, la Française Hélène Noesmoen, championne du monde en titre, conserve donc la tête du classement général devant la Polonaise Maja Dziarnowska et la Française Delphine Cousin.

14 courses au compteur pour les garçons après 4 jours de régate
Pas de changement chez les garçons, en remportant les 3 slaloms et la course du jour, le Français, champion du monde, Nicolas Goyard conserve la tête du classement général provisoire devant l’Allemand Sebastian Koerdel et le Français Clément Bourgeois

Kitefoil (femmes & hommes – kiteboard à foil)

16 courses au compteur après 4 jours de régate

L’Américaine, championne du monde, Daniela Moroz (19 points) conforte son avance en remportant 2 des 4 courses du jour. Avec respectivement 31 et 35 points les Françaises Poema Newland et Lauriane Nolot complètent le podium.

Alexia Fancelli, 5ème au général :

« Ça se passe bien, je suis montée crescendo au fil des jours. Le premier jour, j’étais 8ème et depuis le deuxième jour, je maintiens ma place de 5ème avec des courses de 2-4… »

A l’issue des 4 courses du jour le Singapourien Maximilian conforte son leadership avec 13 points d’avance sur les Français Axel Mazella et Théo de Ramecourt.

470 (dériveur double mixte)

8 courses après 4 jours de régate
Les Suédois Anton Dahlberg et Lovisa Karlsson prennent la tête du classement général provisoire avec 41 points devant les Allemands Luise Wanser & Philipp Autenrieth et les Français Hippolyte Machetti et Aloïse Retornaz qui sont à égalité de points – 26.

Nacra 17 (catamaran à foil double mixte)

12 courses au compteur après 4 jours de régate
A l’issue des 3 courses du jour et avec 3 victoires, les champions olympiques Ruggero Tita et Caterina Banti (18 points) conservent les commandes devant les Anglais John Gimson et Anna Burnet (33 points) et les Finlandais Sinem Kurtey et Akseli keskinen (38 points).

Lou Berthomieu, 11ème au classement général provisoire :

«Beaucoup mieux ! Une journée positive par rapport au début des régates parce qu’on a retrouvé un peu d’énergie, des sensations qu’on n’avait pas eues depuis longtemps, plus de confiance en nous et du plaisir sur l’eau ! On sent qu’on a des progrès à faire tactiquement et techniquement mais on est sur la bonne voie ! Sur les 3 courses du jour, on a fait 8-12-5, ça nous met aux portes de la Medal Race, à la 11ème place et demain il y a encore 3 courses ! Il faut aller chercher les Danois qui sont à 6 points devant nous ! Tout peut y arriver, on peut les rattraper. On ne va rien lâcher jusqu’au bout ! »

ILCA (dériveur solitaire femmes et hommes)

8 courses après 4 jours de régate
Après les 2 courses du jour, la Polonaise Agata Barwinka conserve la pole position avec 41 points devant la Canadienne Sarah Douglas – 76 points et la Belge Emma Plasschaert – 79 points.
La Française Marie Barrue est 4ème avec 82 points.

L’Allemand Philipp Bhul (10 points) conserve la tête du classement général provisoire devant le Chypriote Pavlos Konti (21 points) et l’Australien champion olympique Matt Wearn (26 points).
Avec 42 points, le Français Jean-Baptiste Bernaz est à la 9 ème place.

Philipp Bhul :

« Ce n’était pas facile aujourd’hui. C’était un peu surprenant de voir à quel point tout le monde était rapide, il n’y avait pas d’énormes différences de vitesse. Cela a rendu la tâche difficile pour tout le monde, car il fallait se battre et se battre c’était épuisant. C’est une semaine géniale, j’aime naviguer ici »

49er (dériveur double hommes et femmes)

12 courses au compteur après 4 jours de régate
En remportant 2 des 3 courses du jour, le duo norvégien Helene Naess et Marie Ronningen conserve son leadership avec un point d’avance sur les Américaines Stéphanie Roble et Margaret Shea et les Belges Isaura Maenhaut et Anouk Geurts.
Les Françaises Lara Garnier et Amélie Riou sont 5ème.

Amélie Riou :

« On a bien attaqué la SOF. On a été régulières dans toutes les conditions ce qui nous permet d’être bien classées. On a fait des belles courses en tête, ce qui nous met dans de bonnes conditions pour attaquer les phases de finales. Aujourd’hui le niveau était plus dense, il fallait se battre. On n’a pas de frustrations, on fait ce qu’on sait faire et on est bien motivées pour regagner le podium dès demain. On sait qu’on est capable de gagner des courses, on est les plus rapides sur certaines allures, le jeu est de trouver les solutions pour grapiller le plus de points possibles. Notre force c’est qu’on a toutes les deux la même envie d’aller chercher des podiums. »

Le duo polonais Dominik Buksak et Szymo Wierzbicki conserve les commandes devant les Américains Nevin Snow et Maximiliano Agnese et les Danois Frederik Rask et Jakob Jensen Precht.
A l’issue de cette 4ème journée, les Français Erwan Fisher et Clément Péquin pointent en 4ème position.

Les bouées géostationnaires en test sur la SOF

Cinq bouées géostationnaires motorisées et autonomes sont actuellement en test sur la Semaine Olympique de Hyères – TPM. Ces bouées sont autopropulsées et utilisent la technologie GPS pour se fixer sur un point spécifique et maintenir leur position sans mouillage. Ce système permet donc la préservations des fonds marins évitant ainsi l’ancrage et le ragage des chaines. D’un point de vu sportif, cette évolution technologique permet aux comités de course de modifier et ajuster rapidement une ligne de départ ou un parcours.

Lionel Cottin, en charge de l’évaluation pour la FFVoile :

« C’est très intéressant comme expérimentation, ça fonctionne bien. Il faut que tout le monde s’habitue à fonctionner avec, les comités comme les coureurs, c’est une autre façon de faire – c’est le 2.0 – tu positionnes la bouée sur le téléphone via une application et elle part toute seule. En mer, c’est assez surprenant de voir les bouées bouger, elles se déplacent à 4-5 nœuds. On a fait pas mal de tests avec des centrales inertielles pour évaluer les différences de comportements entre une bouée classique au mouillage et une géostationnaire, c’est quasiment la même chose. C’est très satisfaisant, on a pu les tester dans 30 nœuds de vent, il faudrait encore les tester avec un peu plus de mer. Avec encore quelques améliorations, je pense que c’est l’avenir. »

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Veille de finale

Les conditions de ce quatrième jour du Championnat Européen Nacra 15 au Yacht Club de Carnac (YCC) ont été changeantes pour les 53 jeunes équipages présents. Anne Malledant, Présidente du Comité de Course, a pu lancer quatre courses dans un vent mollissant toute au long de la journée, passant de 13 nœuds le matin à un petit 6 nœuds pour la dernière manche.

Les équipages sont au coude à coude, à chaque manche les cartes sont rebattues et bien malin celui qui pourra déterminer le vainqueur avant la dernière ligne d’arrivée. A la veille du dernier jour de compétition, Axel Grandjean (CVVi) et Noémie Fehlmann (CN Morgien) prennent la tête du classement provisoire devant Clément Martineau (La Rochelle Nautique) et Lou Mourniac (ASN Quiberon). La troisième place revient à Manolo Geslin Grimaud et Marion Declef (YC Carnac).

Tiphaine Rideau (CN Arradon) et Titouan Moreau (YC Carnac) : 16 ans tous les deux, Titouan est en première et Tiphaine en Terminale : « Aujourd’hui, le vent est tombé au fur et à mesure de la journée et il était irrégulier en direction, ce n’était pas forcément simple. En plus, Titouan s’est fait mal au dos lors de la troisième manche du jour. Nous sommes contents de notre journée, nous avons fait deux manches dans les dix premiers et deux manches dans les cinq. Demain, notre objectif est de gagner une ou deux courses pour pouvoir monter sur le podium. Nous naviguons ensemble depuis deux ans et demi et ça fonctionne bien, il y a une bonne communication à bord. Ensuite, nous participerons au Mondial sur le lac de Garde et au championnat de Franceà Martigues où nous avons pour objectif de monter sur le podium. Actuellement, nous jouons la sélection au Mondial ISAF, il faut nous soyons le premier équipage français mixte de moins de 18 ans à l’Européen, et rien n’est joué! »

Elouan Barnaud (17 ans) et Adélie Bertin (16 ans), licenciés au YC Carnac : « Notre journée? Ca va, il y a pire, il y a mieux! On a gagné une place, c’est positif. Notre objectif c’est d’être dans le top 10 et pur l’instant ça se tient. Nous naviguons ensemble depuis trois ans, il y a une bonne ambiance à bord, on rigole bien. Adélie fait du judo, alors je me tais », explique Elouan en rigolant. « Nous irons nous aussi au Mondial et au championnat de France dans les mois à venir. Nous avons choisi le Nacra 15 car il regroupe tout ce que l’on cherche dans la voile : de la compétition, un bon niveau, un support sympa entre le foil et l’archimédian, de belles valeurs et une ambiance sympa. Merci au YC Carnac d’avoir organisé la régate, c’est trop cool d’avoir autant de monde dans la baie. »

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