• 1
  • 2
  • 3

Icones About sailing

previsions sailingnewscartographies

L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Libertalia, un Volvo 60 rejoint Challenge Ocean !

Le Volvo 60 LIBERTALIA porte désormais les couleurs de CHALLENGE OCEAN. Dessiné par Laurie Davidson, a participé sous le nom de Djuice Dragons à la Volvo Ocean Race 2001-2002, le tour du monde en équipage avec escales. Skippé par le Norvégien Knut Frostad, ce monocoque de 19.50m avait comme Chef de quart Thomas Coville et Jean-Yves Bernot comme Navigateur.

Basé à Lorient aux côtés de nos deux Challenge 67 Albatros et Whirlwind, Libertalia est un voilier de course performant. Une Formule 1 des mers au confort très spartiate. Mais cette nouvelle unité exigeante et puissante a vocation à être alignée sur les départs de course au large. Chaque année, des programmes seront proposés sur le circuit IRC français et international. Les courses sont nombreuses : Rolex Fastnet Race, Armen Race, Tour de Belle Ile, Rolex Middle Sea Race, Voiles de Saint-Tropez, Transat, Caribbean 600, Heineken Regatta, Voiles de St. Barth…

Le Volvo 60, un voilier de course en équipage
Extrêmement marin et véloce, ce grand monocoque de 65 pieds est taillé pour la course. Skippé par trois marins professionnels, LIBERTALIA embarque 12 équipiers en course. Pour le couchage et la vie à bord, c’est le minimum syndical ! 16 bannettes, un réchaud au gaz et un wc. Sur le pont, double poste de barre et double colonnes de winches pour les grinders ! Hydraulique et ballasts complètent la puissance à bord.
Gréé en sloop avec mât carbone, le Volvo 60 dispose d’une garde-robe importante et variée ! À l’avant, vous aurez l’embarras du choix : trinquette, J1, J2, génois, grand génois, spi asymétrique, spi symétrique. La grand voile est quand à elle « full batten » avec un tissu membrane de chez Quantum Sails.

LIBERTALIA sur la Rolex Fastnet Race 2021
Le 4 août, LIBERTALIA mettra le cap sur Cowes pour être au départ de la Rolex Fastnet Race, première course internationale de l’année. Organisée par le Royal Ocean Racing Club, l’un des plus prestigieux club de voile sur la planète, cette course de plus de 700MN se déroule tous les 2 ans. Grande nouveauté pour cette édition 2021, l’arrivée sera jugée à Cherbourg et non plus à Plymouth comme lors de toutes les éditions précédentes. Vous rêvez d’embarquer comme équipier de « haut vol » sur un Volvo 60 ? C’est par ici…

LIBERTALIA fait sa « Sailing Market Place »
Le bateau porte aujourd’hui les couleurs de CHALLENGE OCEAN. A terme nous souhaitons proposer une « Sailing Market Place », d’être un support premium pour la promotion d’entreprises partenaires, qu’elles soient issues du secteur nautique ou d’autres secteurs d’activité. En engageant le bateau sur le circuit international ces prochaines années, les cibles / marchés potentiels pour les partenaires sont divers :
– Europe du Nord (Rolex Fastnet Race, Cowes Week, Armen Race, Drheam Cup, etc)
– Europe du Sud (Rolex Middle Sea Race, Voiles de Saint-Tropez, Transat RORC, etc)
– USA ou autres pays limitrophes (Caribbean 600, Heineken Regatta, Voiles de St. Barth, etc).

Selon les objectifs et le niveau d’engagement des entreprises partenaires (échange de services ou apport financier), le bateau est engagé sur des courses du circuit IRC, et peut également être utilisé pour des opérations de RP lors des départs ou arrivées de course (départ de The Ocean Race Europe par exemple) mais aussi sur le circuit Figaro lors de la Transat en double, La Solitaire, la Transat Jacques Vabre, etc.

Cela veut dire quoi Libertalia ?
Libertalia est le nom d’une colonie libertaire fondée par des pirates sur l’île de Madagascar. Elle aurait existé pendant environ vingt-cinq ans à la fin du XVIIe siècle, sans que l’on sache vraiment s’il s’agit d’une réalité ou d’une légende. Pour en savoir plus sur Wikipedia…

Communication externe et interne : relations publiques, challenge, produits, équipier en course, bancs d’essai, relations presse, etc.
Lire la suite
15 lectures
0 commentaires

Le Grand Pavois lance sa « Grand Pavois Académie » !

Le Grand Pavois La Rochelle lance sa Grand Pavois Académie et propose, dés mi-mai, une session de trois webinars organisés avec le soutien de la société spécialisée Wapala de Christian Dumard.

Les premiers web-séminaires de la Grand Pavois Académie seront consacrés à la navigation et à la reprise des activités nautiques. Autour de trois grands thèmes : « Météo, optimiser sa navigation avec Windy », « La Sécurité en mer » et « Bien régler son bateau ». Accessible à tous les plaisanciers et à tous les niveaux de pratiques, ce premier package de webinars brandés « Grand Pavois Académie » sera animé par Christian Dumard, Thierry Dubois et Frédéric Duthil.

Tarif unique : 29,50 Euros TTC.
Planning des sessions : 19 mai, 2 juin, 16 juin de 18h30 à 20h00.
Replays disponibles pour les inscrits.

Christian Dumard encadrera la première formation intitulée « Météo, optimiser sa croisière grâce à Windy ».

Météorologue officiel du Vendée Globe, mais aussi d’un grand nombre de courses transocéaniques comme la Mini Transat ou la Volvo Océan Race, Christian est également un navigateur aggueri. Christian a connu une adolescence marquée par plusieurs années de voyage autour du monde et a, aujourd’hui, avec sa fille Clara l’insatiable volonté de fréquenter les glaces de l’Arctique et d’emprunter le passage du Nord-Ouest. Rappelons que Christian a également un grand passé de coureur avec de nombreuses courses à son actif dont la Coupe de l’America ou encore l’Admirals Cup…

Thierry Dubois sera en charge de la formation « La sécurité en mer ».

Thierry est un ancien coureur au large avec un palmarès : vainqueur de la Mini Transat, de nombreuses participations au circuit Imoca dont la Transat Anglaise ou des courses en solitaire telles que le Vendée Globe et Around Alone. Après ce dernier tour du monde, il arrête la course à la voile et se consacre à la construction d’une magnifique goélette destinée à la navigation dans les mers arctiques, et relie deux passions : la mer et la montagne. La Louise est mise à l’eau en 2010. Thierry propose désormais à ses clients de naviguer au Groenland ou en Islande.

Frédéric Duthil présentera la formation « Bien régler son bateau ».

Régatier de haut vol, Fred comme on le surnomme, fait les présélections olympiques de planche à voile de 1993 à 2000. Par la suite, il se lance dans la navigation hauturière en Classe Mini et participe à l’édition 2003 de la transat en solitaire. Il passe ensuite à la classe Figaro et enchaine dix solitaires du Figaro de 2004 à 2013, et monte à trois reprises sur le podium et remporte trois étapes. Début 2016, il intègre la voilerie Technique Voile à la Trinité-sur-mer.

Pour vous inscrire, cliquez ici : http://wapalawebinars.com/grand-pavois-académie1

TEASER !

Il est déjà prévu par Grand Pavois Organisation et Wapala de proposer d’autres packages incluant « Les manœuvres de port », « Le médical en mer », « L’entretien des moteurs hord-bord », mais aussi des web-séminaires en groupe restreints consacrés, nottamment, à : la « Navigation dans les glaces », « Bien préparer sa transatlantique », « La dynamique du voilier », « Pêche, bien lire les informations et bien régler son sondeur »…

Tout un programme ! Que nous vous dévoilerons bientôt.

Lire la suite
21 lectures
0 commentaires

Tour Voile. Le programme détaillé dévoilé

Sous l’impulsion de Normandie Evénements qui a repris le Tour Voile il y a à peine trois mois, l’édition 2021 s’appuie à la fois sur des fondamentaux qui ont fait la réussite de l’épreuve et propose des nouveautés, pour certaines spectaculaires, qui vont constituer un véritable challenge pour les équipes sportives. Le parcours du Tour Voile s’annonce engagé, tourné vers le public et pleinement audacieux. Quatre villes vont accueillir pour la première fois l’événement, l’épreuve finale se déroulera sur un plan d’eau intérieur et les Diam24 OD vont disputer leurs premières étapes de ralliement ! Le Tour Voile 2021 va marquer les esprits de ceux qui vont le vivre et assurer le spectacle pour ceux qui vont le suivre. Coup d’envoi dans dix semaines maintenant.

Neuf étapes, neuf opportunités de partager avec le public

Pour cette 44e édition du Tour Voile, ce sont neuf territoires qui recevront l’épreuve estivale. Tous s’apprêtent à faire une place particulière à l’épreuve au cœur de l’été et vont s’investir aux côtés de Normandie Événements et des teams pour faire du Tour Voile un événement porteur de sens et attentif aux enjeux environnementaux et sociétaux.

Dunkerque, ville du Grand Départ, accueillera pour la 35e fois l’événement. Entre 15 et 20 équipages sont attendus au large des Dunes de Flandres pour cette étape de lancement. Quatre villes recevront quant à elle le Tour Voile pour la première fois ! Ainsi, la flotte va découvrir Dielette et évoluer dans le décor somptueux de la Pointe du Cotentin. A Erquy, les équipages navigueront devant les magnifiques plages de sable fin, au pied du cap et des rochers de grès rose. Châtelaillon-Plage sera la troisième découverte de ce parcours et aura à cœur de partager le Tour avec ses nombreux estivants. Avant le Grand Final qui compte parmi les nouveaux territoires, les Diam24 OD fouleront aussi les eaux de la cité Océane, Le Havre et de Saint-Vaast-La-Hougue qui a reçu en 2019 le titre de plus beau village de France par l’émission télévisée du même nom. Puis les Teams mettront le cap sur les stations balnéaires de La Baule et Royan sur la côte Atlantique.

Pour l’ultime confrontation, le public assistera à une grande nouveauté. Les Diam24 OD du Tour Voile se retrouveront dans un décor à couper le souffle, un plan d’eau intérieur : le lac de Serre-Ponçon, quatrième nouvelle ville à recevoir l’événement. Niché au cœur des Hautes-Alpes, le lac sera l’écrin majestueux de la Grande Finale qui se déroulera sur le modèle du match racing, une belle occasion de mettre en lumière le potentiel de ce plan d’eau et ses capacités d’accueil nautique.

« Nous sommes très heureux de présenter un parcours renouvelé avec beaucoup de nouveautés. Mais je tiens aussi à souligner la fidélité exceptionnelle de beaucoup de territoires. L’accueil que nous avons reçu de la part de toutes les villes a été formidable et témoigne de la dimension patrimoniale du Tour Voile. Le partage avec le public est au cœur de nos préoccupations et c’est également dans cet état d’esprit que les villes nous reçoivent. Le Tour Voile 2021 va être fait de convivialité, de partage, de sport et d’aventure », déclare Thibault Parent, directeur du Tour Voile.

Le parcours de ce Tour Voile qui se déroulera du 2 au 24 juillet va demander aux teams, amateurs comme professionnels, beaucoup d’agilité et d’engagement sur des plans d’eau extrêmement variés. Les joutes nautiques partagées avec le grand public au cœur du village animations promettent du sport de haut niveau et un fabuleux spectacle.

Les Diam24 OD gagnent le large

Les Diam24 OD sont des monotypes exceptionnels. Rapides et spectaculaires, ces trimarans sont aussi incroyablement adaptables. Et cette qualité offre la possibilité d’un format de course unique qui va mêler des parcours construits près des plages, des raids côtiers et des étapes de ralliement. Lors de chaque escale, le public pourra partager des moments avec les teams. Les mises à l’eau resteront un marqueur de la journée tout comme le retour à terre qui sera l’occasion pour les marins de raconter et d’expliquer au grand public les faits marquants du jour.

Cinq parcours de ralliement dont un parcours marathon permettront aux teams de basculer en mode sport-aventure. Du Havre à Saint-Vaast-La-Hougue (55 milles), de Saint-Vaast-La-Hougue à Dielette (52 milles), de Dielette à Erquy (65 milles), de La Baule à Châtelaillon-Plage (95 milles) et de Châtelaillon-Plage à Royan (55 milles), pour la première fois, les Diam24 OD batailleront au large pour rejoindre la ville suivante par la mer. C’est un retour aux sources du Tour Voile qui a formé des générations de marins à la maîtrise du large. Les équipages devront parer des caps, gérer les effets de côtes, maîtriser les courants et rester lucides dans leurs choix tactiques malgré l’intensité d’une régate de plusieurs heures… Un programme construit sur mesure pour s’adapter au mieux aux territoires d’accueil.

« Nous avons estimé avoir atteint une certaine maturité des Diam24 OD, mais aussi des équipages pour pouvoir proposer un parcours différent et instaurer les étapes de ralliement. C’est une décision conjointe avec les teams qui avaient très envie de revenir à l’ADN du Tour Voile. Les parcours construits vont nous permettre de poursuivre cette proximité avec le public sur des formats de course très relevés. Quant aux parcours côtiers, ils proposent une approche encore différente sur le plan sportif et nous permettent de mettre en avant la variété des paysages français. Ce Tour Voile 2021 est très prometteur et va sacrer des équipages de haut vol ! » explique Christophe Gaumont, directeur de course.

Le Tour Voile 2021 se présente sous un nouveau visage et le Team qui se hissera sur la plus haute marche du podium à Serre-Ponçon aura certainement fait preuve d’un engagement sans faille, d’une impressionnante cohésion d’équipe et d’une maîtrise complète des formats de course proposés. Il marquera en tout cas l’histoire du Tour Voile grâce à une édition exceptionnelle et formidablement enthousiasmante qui a à cœur de mettre en avant les territoires d’accueil ainsi que de sensibiliser aux enjeux environnementaux. Les inscriptions ouvrent ce jour.

Lire la suite
21 lectures
0 commentaires

Futurs Imoca. « Une évolution et non une révolution » pour Antoine Mermod

Le Comité Technique de la Classe IMOCA (International Monohull Open Class Association) qui représente actuellement quinze équipes a proposé, étudié et débattu les règles de la jauge 2021-25 qui ont été toutes approuvées le 15 avril dernier.

Les grandes orientations de travail avaient déjà été votées fin août mais une partie des réponses allait forcément émerger durant le Vendée Globe. Tout l’enjeu pour les ingénieurs était de savoir réagir en temps réel aux faits de course, tout en gardant le cap fixé avant le départ, notamment par les skippers. Près de 100 heures de réunions (virtuelles…) ont été menées pour aboutir au projet final qui a été voté en Assemblée Générale.

« Au nom de l’IMOCA, je tiens à féliciter et à remercier l’ensemble des membres du Comité Technique pour leur investissement dans ce travail passionnant et complexe. Proposer des règles équitables qui laissent place à l’innovation, tout en préservant la flotte existante et une maîtrise budgétaire, n’est pas si simple. La sécurité des marins demeure aussi notre priorité et tirer les enseignements de ce Vendée Globe était essentiel. Enfin, nous avons réussi à proposer des règles en faveur d’une performance plus durable tout en favorisant, là-encore, la créativité des ingénieurs et des équipes. En somme, nous avons une évolution technique et non une révolution. Le cadre de travail des quatre prochaines années est désormais fixé et la dynamique des équipes à quelques semaines seulement de la fin du Vendée Globe, donne d’excellents signes pour la suite, » résume Antoine Mermod, Président de la Classe IMOCA.

Vers une performance plus durable
L’innovation, permettant un meilleur équilibre entre l’activité humaine et son impact environnemental, met au défi les ingénieurs, les sportifs et les organisateurs d’événements. La Classe IMOCA travaille depuis plusieurs années sur ces sujets et la jauge intègre de nouvelles règles qui permettent de fixer un premier cadre de développement pour les équipes.

1 – La jauge favorise l’utilisation de matériaux bio-sourcés pour les éléments non structurels et démontables du bateau (table à cartes, sièges, bannettes, cales, etc.) qui seront supprimés du poids de jauge du bateau dans la limite de 100 kilos. C’était déjà le cas pour les panneaux solaires, les systèmes d’énergie verte et les instruments scientifiques.

2 – D’ici 2023, chaque concurrent devra embarquer une ‘Green Sail’ parmi les 8 autorisées sur les courses du Championnat IMOCA Globe Series. Cette voile pourra être en matériaux alternatifs ou/et entièrement recyclable. Sur le Vendée Globe, Pip Hare et Ari Huusela ont bouclé le tour du monde avec une voile, certifiée ISO 14040 et 100 % recyclable.

3 – Un IMOCA actuel navigue autour du monde quasiment en autonomie énergétique grâce aux hydrogénérateurs et à l’énergie solaire et éolienne. Le moteur diesel est gardé pour la sécurité, mais la règle permettra désormais à une équipe qui aurait une solution de motorisation alternative de la proposer en étude pour obtenir une exception à la jauge.

4 – Il devient désormais obligatoire pour les équipes de procéder à une Analyse de Cycle de Vie pour toute construction d’un nouveau bateau ou de nouveaux éléments (pièces standards, coque, pont, bôme, safran, bulbe). L’objectif est de récolter des données comparables afin de mieux connaître notre impact et de déterminer, de façon concrète, les objectifs de réduction. L’IMOCA travaille avec un partenaire technologique sur le sujet qui sera bientôt dévoilé.

5 – Enfin, la Classe a rédigé la ‘Charte Teams IMOCA’ qui se concentre sur sept thématiques de la vie quotidienne des projets. Une obligation de mise en place de moyens au sein des équipes a été adoptée dans un premier temps.

Limitation des foils
En général, la jauge IMOCA détermine des dimensions et des critères de puissance comme de stabilité à respecter ainsi qu’un nombre d’appendices maximal et impose aussi des pièces standardisées comme le mât ou la quille par exemple. Jusqu’ici, la taille des foils était libre. Cependant, décider d’une limite s’est imposé pour deux raisons principales :

1 – Garder une puissance raisonnable en termes de sécurité : plus les foils sont grands, plus le bateau devient puissant donc plus il sera renforcé, alourdi et complexe à mener, notamment en solitaire.

2 – Plus les foils sont grands, plus ils sont complexes, longs et coûteux à fabriquer.

La règle adoptée propose ainsi un mode de calcul permettant de comparer les foils entre eux afin qu’ils entrent dans une ‘boîte’ (box rule), tout en restant de design et de géométrie différentes. Cette règle permettra de voir sur le prochain Vendée Globe des foils encore relativement grands, équivalents par exemple à ceux des actuels Charal ou Hugo Boss, mais pas au-delà.

Sécurité renforcée
Il y a eu peu d’accidents sur ce Vendée Globe, ce qui démontre la fiabilité générale des bateaux. Néanmoins, Kevin Escoffier a perdu son bateau et trois autres concurrents ont abandonné suite à des collisions. Ces faits de course ont conduit à des évolutions des règles de sécurité parmi lesquelles :

1 – Les équipements de sécurité du skipper ainsi que leur emplacement de stockage ont été revus afin de gagner encore plus en efficacité en cas d’avarie majeure.

2 – Les règles d’insubmersibilité des bateaux ont été encore augmentées (de 105 à 110% du poids du bateau en volume de flottabilité) afin qu’en cas d’accident grave, le skipper puisse rester le plus longtemps possible à bord de son bateau.

3 – Les critères de résistance au choc de la coque au niveau de la quille et des foils ont été encore relevés. Par ailleurs, un groupe de travail multi-Classes réfléchit depuis plusieurs mois à la prochaine génération d’outils de détection anticollision adaptés aux bateaux de course.

Plus de performance des bateaux

Afin d’avoir une attitude un peu plus 4×4 dans le Grand Sud, la quête du mât passe de 4 à 6 degrés (d’avant en arrière), c’est-à-dire que les skippers pourront encore mieux adapter leur plan de voilure aux conditions extrêmes. Un changement d’équipement sur le mât permettra aussi d’utiliser plus et différemment le tourmentin (voile de tempête).

Maîtrise des coûts

La force de la Classe IMOCA réside dans la diversité des tailles de projets. Maîtriser les dépenses est un sujet complexe mais doit permettre de garder un cadre dans lequel chacun peut continuer à évoluer.

1 – L’électronique embarquée (télémétrie) s’est beaucoup développée ses dernières années et il est important de veiller à ne pas creuser de fossé technologique trop profond au sein de la flotte. Ainsi, tout capteur au-delà de 10k euros doit provenir du commerce et appartenir à une liste autorisée, homologuée par l’IMOCA et qui restera dynamique dans le temps.

2 – Un système de limitation du nombre de voiles sur une campagne a aussi été votée dans le but de maximiser le temps d’utilisation d’une voile en courses.

3 – Des règles touchent également à la construction avec une liste limitée de matériaux d’âme (mousses, nomex…) et grammages de carbone autorisés, ce qui doit permettre de réduire aussi le temps et le coût de production.

4 – Enfin, afin de simplifier la liste des sujets de R&D des équipes, de nouvelles pièces seront standardisées. Actuellement cela concerne le mât, le voile et le vérin de quille. A l’avenir, la bôme et l’intégralité du gréement dormant seront aussi standards ainsi que le système de communication satellite via Iridium-Certus, avec l’antenne Thales (sauf sur The Ocean Race).

Lire la suite
17 lectures
0 commentaires

La jauge IMOCA dévoile ses nouvelles règles, limitation des foils et maîtrise des coûts imposées

Coordonné par la Classe IMOCA, le Comité Technique qui représente actuellement quinze équipes, a proposé, étudié et débattu les règles de la jauge 2021-25 qui ont été toutes approuvées le 15 avril dernier. Les grandes orientations de travail avaient déjà été votées fin août mais une partie des réponses allait émerger durant le Vendée Globe. Résultat : des décisions tournées vers des performances durables, la maitrise des coûts et la limitations des foils.

image

Credit : P.Bouras / VG2020

Voté lors de l'Assemblée Générale

 «  Proposer des règles équitables qui laissent place à l’innovation, tout en préservant la flotte existante et une maîtrise budgétaire, n’est pas si simple. La sécurité des marins demeure aussi notre priorité et tirer les enseignements de ce Vendée Globe était essentiel. 

Enfin, nous avons réussi à proposer des règles en faveur d’une performance plus durable tout en favorisant, là-encore, la créativité des ingénieurs et des équipes. En somme, nous avons une évolution technique et non une révolution. Le cadre de travail des quatre prochaines années est désormais fixé et la dynamique des équipes à quelques semaines seulement de la fin du Vendée Globe, donne d’excellents signes pour la suite, » résume Antoine Mermod, Président de la Classe IMOCA. 

Vers une performance plus durable 

1 – La jauge favorise l’utilisation de matériaux bio-sourcés pour les éléments non structurels et démontables du bateau (table à cartes, sièges, bannettes, cales, etc.) qui seront supprimés du poids de jauge du bateau dans la limite de 100 kilos. C’était déjà le cas pour les panneaux solaires, les systèmes d’énergie verte et les instruments scientifiques. 

 2 – D'ici 2023, chaque concurrent devra embarquer une ‘Green Sail’ parmi les 8 autorisées sur les courses du Championnat IMOCA Globe Series. Cette voile pourra être en matériaux alternatifs ou/et entièrement recyclable. Sur le Vendée Globe, Pip Hare et Ari Huusela ont bouclé le tour du monde avec une voile, certifiée ISO 14040 et 100 % recyclable. 

 3 – Un IMOCA actuel navigue autour du monde quasiment en autonomie énergétique grâce aux hydrogénérateurs et à l’énergie solaire et éolienne. Le moteur diesel est gardé pour la sécurité, mais la règle permettra désormais à une équipe qui aurait une solution de motorisation alternative de la proposer en étude pour obtenir une exception à la jauge. 

 4 – Il devient désormais obligatoire pour les équipes de procéder à une Analyse de Cycle de Vie pour toute construction d’un nouveau bateau ou de nouveaux éléments (pièces standards, coque, pont, bôme, safran, bulbe). L’objectif est de récolter des données comparables afin de mieux connaître notre impact et de déterminer, de façon concrète, les objectifs de réduction. 

5 – Enfin, la Classe a rédigé la ‘Charte Teams IMOCA’ qui se concentre sur sept thématiques de la vie quotidienne des projets. Une obligation de mise en place de moyens au sein des équipes a été adoptée dans un premier temps.

 Limitation des foils 

 En général, la jauge IMOCA détermine des dimensions et des critères de puissance comme de stabilité à respecter ainsi qu’un nombre d’appendices maximal et impose aussi des pièces standardisées comme le mât ou la quille par exemple. Jusqu’ici, la taille des foils était libre. Cependant, décider d’une limite s’est imposé pour deux raisons principales : 

 1 – Garder une puissance raisonnable en termes de sécurité : plus les foils sont grands, plus le bateau devient puissant donc plus il sera renforcé, alourdi et complexe à mener, notamment en solitaire. 

 2 – Plus les foils sont grands, plus ils sont complexes, longs et coûteux à fabriquer. La règle adoptée propose ainsi un mode de calcul permettant de comparer les foils entre eux afin qu’ils entrent dans une ‘boîte’ (box rule), tout en restant de design et de géométrie différentes. 

Cette règle permettra de voir sur le prochain Vendée Globe des foils encore relativement grands, équivalents par exemple à ceux des actuels Charal ou Hugo Boss, mais pas au-delà. 

Sécurité renforcée 

 Il y a eu peu d’accidents sur ce Vendée Globe, ce qui démontre la fiabilité générale des bateaux. Néanmoins, Kevin Escoffier a perdu son bateau et trois autres concurrents ont abandonné suite à des collisions. Ces faits de course ont conduit à des évolutions des règles de sécurité parmi lesquelles : 

 1 – Les équipements de sécurité du skipper ainsi que leur emplacement de stockage ont été revus afin de gagner encore plus en efficacité en cas d’avarie majeure. 

 2 – Les règles d’insubmersibilité des bateaux ont été encore augmentées (de 105 à 110% du poids du bateau en volume de flottabilité) afin qu’en cas d’accident grave, le skipper puisse rester le plus longtemps possible à bord de son bateau. 

 3 – Les critères de résistance au choc de la coque au niveau de la quille et des foils ont été encore relevés. Par ailleurs, un groupe de travail multi-Classes réfléchit depuis plusieurs mois à la prochaine génération d’outils de détection anticollision adaptés aux bateaux de course. 

Plus de performance des bateaux 

 Afin d’avoir une attitude un peu plus 4x4 dans le Grand Sud, la quête du mât passe de 4 à 6 degrés (d’avant en arrière), c’est-à-dire que les skippers pourront encore mieux adapter leur plan de voilure aux conditions extrêmes. Un changement d’équipement sur le mât permettra aussi d’utiliser plus et différemment le tourmentin (voile de tempête). 

Maîtrise des coûts 

Maîtriser les dépenses est un sujet complexe mais doit permettre de garder un cadre dans lequel chacun peut continuer à évoluer. 

 1 – L’électronique embarquée (télémétrie) s’est beaucoup développée ses dernières années et il est important de veiller à ne pas creuser de fossé technologique trop profond au sein de la flotte. Ainsi, tout capteur au-delà de 10k euros doit provenir du commerce et appartenir à une liste autorisée, homologuée par l’IMOCA et qui restera dynamique dans le temps. 

 2 – Un système de limitation du nombre de voiles sur une campagne a aussi été votée dans le but de maximiser le temps d’utilisation d’une voile en courses. 

 3 – Des règles touchent également à la construction avec une liste limitée de matériaux d’âme (mousses, nomex…) et grammages de carbone autorisés, ce qui doit permettre de réduire aussi le temps et le coût de production. 

 4 – Enfin, afin de simplifier la liste des sujets de R&D des équipes, de nouvelles pièces seront standardisées. Actuellement cela concerne le mât, le voile et le vérin de quille. A l’avenir, la bôme et l’intégralité du gréement dormant seront aussi standards ainsi que le système de communication satellite via Iridium-Certus, avec l’antenne Thales (sauf sur The Ocean Race). 

Lire la suite
24 lectures
0 commentaires

Le Multi70 Maserati empoche le record Cowes - Dinard, Soldini : "nous avons navigué très vite ! " - images

De Cowes à Dinard, en 4 heures, 30 minutes et 49 secondes à une vitesse moyenne de 30,59 nœuds. Giovanni Soldini et le Multi70 Maserati ont battu le Record de la Manche, détenu par Phaedo 3 de 18 minutes. "Une fois dans la Manche, nous avons décollé et nous avons navigué très vite !"


image

Crédit : R Tomlinson

Record de 2015

Le record Cowes - Dinard (138 milles), établi par Lloyd Thornburg et Brian Thompson à bord du Phaedo3, datait de 2015. Le temps doit maintenant être ratifié par le World Sailing Speed Racing Council. 

Giovanna Soldini explique: « La première heure a été assez lente, nous avons dû empanner 5 ou 6 fois pour sortir du Solent. Heureusement, une fois dans la Manche, nous avons décollé et nous avons navigué très vite ! Nous avons traversé le chenal très rapidement, avec une vitesse moyenne de plus de 35 nœuds. Nous avons été extrêmement prudents sur le parcours, en particulier près des îles anglo-normandes. »

Le Cowes à Dinard est le deuxième des trois records au programme de Maserati Multi 70: le 16 avril, le Team a conquis le record de Plymouth - La Rochelle (12 heures, 15 minutes et 21 secondes) et, si la météo le permet dans les prochaines semaines, ils tenteront un nouveau défi, battre le record du Fastnet Original Course (de Cowes à Plymouth, en naviguant autour du phare de Fastnet, au sud de l'Irlande), établi il y a quelques semaines à peine par le concurrent PowerPlay.

Source : Negri Firman

Lire la suite
14 lectures
0 commentaires

Sébastien Audigane embarque François Jambou à bord du Class40 Entrepreneurs pour la Planète - ITW

Le skipper du voilier Entrepreneurs pour la Planète prendra le départ de la Transat Jacques Vabre Le Havre Normandie le 7 novembre avec François Jambou, vainqueur de la dernière Mini Transat dans la catégorie des prototypes. Sébastien Audigane, 53 ans, et François Jambou, 30 ans, formeront un duo intergénérationnel. Le tandem sera également au départ des Sables – Horta en juillet et de la mythique Rolex Fastnet Race en août.

  image

Crédit : G Grenier

Sébastien Audigane : "La course au large est beaucoup plus structurée"

« J’ai suivi et encouragé François lors de sa mini Transat victorieuse. C’est un très bon marin. Nous apprenons actuellement à nous connaître et enchainons les navigations sur le plan d’eau de Marseille. Il arrive avec sa jeunesse et ses méthodes. Il va m’apprendre des choses, j’en suis certain et je vais tenter de lui transmettre ma culture des bateaux de compétition. Je suis un peu à la croisée des chemins puisque j’ai navigué avec Olivier de Kersauson à l’époque et maintenant avec les nouvelles générations. Les philosophies sont différentes. Nous étions des bandes de potes en mer. La course au large est maintenant beaucoup plus structurée avec des équipes très organisées. 

Nous allons essayer d’être bons dans tous les compartiments du jeu avec nos armes. Notre Class40 n’est pas de dernière génération mais nous l’avons amélioré cet hiver en refaisant notamment l’étrave. Les nouveaux Class40 vont clairement plus vite que nous au vent de travers mais nous tiendrons tout de même la cadence et nous avons des atouts aux allures portantes (VMG) qui seront prédominantes sur la Transat Jacques Vabre qui se dirigera cette année en direction de la Martinique. Les Sables – Horta sera un bon test pour notre duo afin d’aborder la Rolex Fastnet Race puis la Transat Jacques Vabre dans les meilleures dispositions. On convoiera notre « Entrepreneurs pour la Planète » de Marseille aux Sables d’Olonne à partir du 1er juin. »

François Jambou : "La transmission de savoir me parle beaucoup"

« L’association Entrepreneurs pour la Planète est animée par des convictions saines et profondes. Elle mène des actions nobles et concrètes. Je suis fier de porter leurs couleurs en 2021. Je suis également heureux de rejoindre pour la saison Sébastien Audigane. La transmission de savoir me parle beaucoup, j’entraîne des marins à Concarneau, et je suis certain que Sébastien va m’apporter tout au long de nos navigations. Sébastien est à l’écoute et il est bienveillant. En quelque sorte, je suis content de retourner à l’école ! 

Notre Class40 et notre duo ont le potentiel pour faire de bons résultats. On ne nous attend pas forcément car on s’entraîne à Marseille où il n’y a pas beaucoup de confrontations avec la concurrence mais nous avons le caractère pour chatouiller les favoris notamment les duos bénéficiant d’unités récentes. Nous allons prendre les départs des compétitions avec un statut d’outsider qui nous plaît. J’ajoute que de prendre part à un projet marseillais est une belle satisfaction car j’ai des attaches profondes avec la cité phocéenne. Mon père y vit depuis que je suis tout petit. C’est dans la rade que j’ai tiré mes premiers bords en habitable à bord du voilier paternel. Marseille est ma seconde maison et je suis très attaché au CNTL qui est partenaire de notre Class40 et avec qui j’ai participé à de nombreuses régates. »

Source : TB Press

Lire la suite
16 lectures
0 commentaires

Le France SailGP termine troisième aux Bermudes, Billy Besson : "Une nouvelle aile qui nous remet tous à égalité

La journée de clôture du premier Grand Prix de la saison 2 de SailGP était musclée pour l’ensemble des équipes engagées, avec un vent qui a forci au fil des manches. A l’issue des deux premières manches de la journée, France SailGP Team réussit à se qualifier pour disputer la finale contre les Australien et Anglais, Tom Slingsby et Sir Ben Ainslie. Au terme d’une dernière course haletante, la France termine troisième de la finale et gagne ainsi sa place sur le podium général provisoire, une première pour l’équipe tricolore. Australia SailGP Team termine deuxième derrière Great Britain SailGP Team qui remporte ce match d’ouverture !


image

Crédit : M Le Roux


 
Billy Besson, barreur de l’équipe France SailGP Team, réagit à ces deux journées exceptionnelles de courses. 
 
Sur cette cette finale : “On est vraiment ravis d’avoir pu accéder à cette finale. Le vent était assez fort donc la priorité a été de gérer le bateau et cela a été vraiment génial avec la petite aile, cela à dû donner de jolies images, c’était top!”.

Ce qui a fait la différence : “On s’est appliqué, on a vraiment beaucoup travaillé sur nous-même. C’est aussi une nouvelle aile ce qui nous remet tous à égalité, ça c’est vraiment bien. On apprend la configuration des différentes combinaisons d’ailes.”

Sur les voies d’amélioration : “Les points à améliorer c’est vraiment la stabilité de vol ainsi que trouver le bon timing des manœuvres et ça c’est un peu dur car les bateaux vont très vite et il faut prendre des décisions rapides, presque instinctives.”

La communication à bord : “Au début on a essayé de tous parler en anglais, mais cela avait tendance à ralentir mes prises de décisions. J’ai donc proposé que l’on remette plus de français dans nos communications et que Leigh McMillan suivrait. Nous sommes donc partis sur une base de “franglais” et pour l’instant, cela marche plutôt bien. Je pense que l’on va continuer comme ça.”

La plus grande satisfaction des bleus ce soir ? “Le résultat ! Je dis souvent que nous sportifs, nous ne sommes jugés que par les résultats, donc terminer sur le podium c’est tout de même super bien pour nous navigants, mais aussi pour toute l’équipe France SailGP Team. Il faut faire notre place au fur et à mesure et on va tout faire pour y arriver”, conclut Billy Besson.

Prochain rendez-vous, le Grand Prix d’Italie qui se déroulera les 5 et 6 juin prochains à Tarente.

Classement général :

1 // Great Britain // 10 pts
2 // Australia // 9 pts
3 // France // 8 pts
4 // Spain // 7 pts
5 // New Zealand // 6 pts
6 // Denmark // 5 pts
7 // Japan // 4 pts
8 // United States // 3 pts

Source : V Bouchet

Lire la suite
17 lectures
0 commentaires

SailGP. Billy Besson et son équipe brillent aux Bermudes, Ben Ainslie s’impose

Le premier Grand Prix de la saison 2 de SailGP s’est déroulé ce week end aux Bermudes et il n’a pas déçu offrant un très beau spectacle de voile. Les Français emmenés par Billy Besson terminent 3e sur le podium près avoir montré de belles performances tnt en vitesse qu’en stratégie.

Le Grand Prix s’est déroulé avec des conditions musclées pour l’ensemble des équipes engagées, un vent qui a forci au fil des manches. A l’issue des deux premières manches de la journée, France SailGP Team réussit à se qualifier pour disputer la finale “podium” contre les cadors australien et anglais, Tom Slingsby et Sir Ben Ainslie. Au terme d’une dernière course haletante, la France termine troisième de la finale et gagne ainsi sa place sur le podium général provisoire, une première pour l’équipe tricolore. Australia SailGP Team termine deuxième derrière Great Britain SailGP Team qui remporte ce match d’ouverture !

SailGP a une nouvelle fois tenu ses promesses avec un spectacle de haut vol digne des plus grands films d’action : une succession de scènes spectaculaires, des courses poursuites, des cascades, du suspense, des vitesses record*, avec des athlètes se transformant en super héros, car piloter ces F50 à 50 noeuds en vol avec 7 autres bateaux au contact sur une piste si étroite, reste un exercice sportif exceptionnel réservé à l’élite mondiale de la voile. La preuve avec cette collision entre les Japonais et les USA, puis un chavirage de l’équipe Américaine, mais aussi des situations à la limite du crash entre les Australiens et les Anglais.

Billy Besson, barreur de l’équipe France SailGP Team, réagit à ces deux journées exceptionnelles de courses et dresse un premier bilan : Sur cette cette finale : “On est vraiment ravis d’avoir pu accéder à cette finale. Le vent était assez fort donc la priorité a été de gérer le bateau et cela a été vraiment génial avec la petite aile, cela à dû donner de jolies images, c’était top!”. Ce qui a fait la différence : “On s’est appliqué, on a vraiment beaucoup travaillé sur nous-même. C’est aussi une nouvelle aile ce qui nous remet tous à égalité, ça c’est vraiment bien. On apprend la configuration des différentes combinaisons d’ailes.” Sur les voies d’amélioration : “Les points à améliorer c’est vraiment la stabilité de vol ainsi que trouver le bon timing des manœuvres et ça c’est un peu dur car les bateaux vont très vite et il faut prendre des décisions rapides, presque instinctives.” La communication à bord : “Au début on a essayé de tous parler en anglais, mais cela avait tendance à ralentir mes prises de décisions. J’ai donc proposé que l’on remette plus de français dans nos communications et que Leigh McMillan suivrait. Nous sommes donc partis sur une base de “franglais” et pour l’instant, cela marche plutôt bien. Je pense que l’on va continuer comme ça.”

La plus grande satisfaction des bleus ce soir ? “Le résultat ! Je dis souvent que nous sportifs, nous ne sommes jugés que par les résultats, donc terminer sur le podium c’est tout de même super bien pour nous navigants, mais aussi pour toute l’équipe France SailGP Team. Il faut faire notre place au fur et à mesure et on va tout faire pour y arriver”, conclut Billy Besson.

France SailGP Team helmed by Billy Besson in action during Bermuda SailGP presented by Hamilton Princess, Event 1 Season 2 in Hamilton, Bermuda. 23 April 2021. Photo: Thomas Lovelock for SailGP. Handout image supplied by SailGP

Toute l’équipe France SailGP Team vous donne rendez-vous pour le Grand Prix d’Italie qui se déroulera les 5 et 6 juin prochains à Tarente.

*L’équipe SailGP Team a établi ce week-end son record de vitesse à 50,2 noeuds.

Ils ont dit :

Bruno Dubois, Team Manager France SailGP Team : “ C’est super les bookmakers se sont trompés ! Finalement, Billy avait annoncé qu’il espérait qu’on ne l’appellerait plus “Outsider” et c’est mission accomplie. Maintenant d’ici le Grand Prix d’Italie à Tarente, nous allons analyser toutes les vidéos et données pour voir comment nous pouvons progresser pour accrocher les Anglais et les Australiens en termes de vitesse. Le team spirit est bon, donc aucune raison que nous n’y arrivons pas.”

Jean-Luc Denéchau, Président de la Fédération Française de Voile : « Je félicite Billy Besson et l’équipe SailGP France pour avoir pris part à cette première étape de la 2eme saison de SailGP. La France est absente de la Coupe de l’America et c’est important qu’un équipage tricolore participe à cet autre circuit de référence. La navigation en foil nécessite un long apprentissage et c’est important que via des financements privés une équipe Française, constituée de marins de talents formés dans nos clubs, accumule une expérience qui nous sera profitable dans l’avenir. Je tiens également à souligner l’intégration d’Hélène et Amélie au projet. En vue de leurs projets « 2024 » ces navigations seront un atout pour elles et la voile tricolore ».

Composition de l’équipe France SailGP Team pour la saison 2 :

Athlètes équipe navigante :
Billy Besson / barreur
François Morvan / contrôleur de vol
Leigh McMillan / régleur d’aile
Olivier Herledant / wincheur
Matthieu Vandame / wincheur
Timothé Lapauw / wincheur

Athlètes sélection féminine :
Hélène Noesmoen
Amélie Riou

PROGRAMME SAILGP SAISON 2
24-25 avril 2021 Grand Prix des Bermudes presented by Hamilton Princess
5-6 juin 2021 Grand Prix d’Italie | Tarente
17-18 juillet 2021 Grand Prix de Grande Bretagne | Plymouth
20-21 août 2021 ROCKWOOL Grand Prix du Danemark | Aarhus
11-12 septembre 2021 Grand Prix de France | Saint-Tropez
9-10 octobre 2021 Grand Prix d’Espagne | Andalusie
29-30 janvier 2022 Grand Prix de Nouvelle-Zélande | Christchurch
26-27 mars 2022 Grand Prix des Etats-Unis | San Francisco (Grande Finale Saison 2)

Lire la suite
14 lectures
0 commentaires

Comment la course au large a été remise en cause par le CIO

Sauf revirement de dernière minute – toujours possible, l’épreuve de course au large double mixte, qui devait faire son apparition aux Jeux olympiques de Paris 2024, devrait être rejetée début juin par le CIO. Ce dernier a en effet récemment demandé à World Sailing de lui proposer des événements alternatifs d’ici le 26 mai. Tip & Shaft a enquêté pour savoir comment on en était arrivé là.

Adoptée lors de la Conférence annuelle de World Sailing en novembre 2018 à Sarasota – après avoir été recalée dans un premier temps -, la nouvelle épreuve de course au large mixte, que la fédération internationale de voile rêvait de voir ouvrir les Jeux olympiques de Paris 2024, n’aura sans doute pas lieu. Après avoir demandé le 7 décembre dernier à World Sailing de lui apporter des éléments complémentaires, concernant en particulier la sécurité et le coût de l’événement, le CIO lui a en effet adressé le 12 avril un courrier assez univoque.

Dans cette lettre, que nous avons consultée, écrite par le département des sports au nouveau président de World Sailing, le Chinois Quanhai Li, l’instance olympique, remercie « toutes les organisations, y compris le Comité d’organisation de Paris 2024 et les autorités maritimes françaises », de lui avoir « fourni des informations complètes » et évoque « la valeur de cet événement ». Mais elle soulève à nouveau les mêmes faiblesses qu’en décembre : la sécurité, le coût, la complexité du terrain de jeu et de la diffusion, mais également le fait que World Sailing n’ait à présent pas eu la possibilité d’organiser des championnats du monde de course au large (celui prévu l’an dernier a dû être annulé pour cause de Covid).

Et le CIO d’ajouter : « Par conséquent, alors que nous avons pour objectif d’achever l’évaluation complète de la course au large mixte (…), nous demandons que World Sailing propose un ou plusieurs événements alternatifs pour le dixième événement du programme de voile. » Pour beaucoup, cette contre-proposition est synonyme d’enterrement de première classe pour la course au large. Directeur général de World Sailing, l’Anglais David Graham nous confirme à demi-mot : « Ce que le CIO nous a clairement dit, c’est que l’événement pose encore un certain nombre de questions, ça ne sent pas bon pour la course au large. »

Les partisans de la course au large l’ont mauvaise
Pour les défenseurs de cette épreuve, la pilule a du mal à passer face aux explications avancées par l’instance olympique. Un membre étranger d’une commission de World Sailing, qui souhaite rester anonyme – comme la plupart des interlocuteurs avec lesquels nous avons échangé, preuve que le sujet est sensible -, commente : « Les préoccupations exprimées par le CIO ont toutes été prises en compte. La marine française a assuré qu’elle était en mesure de sécuriser le plan d’eau et s’est engagée à le faire sans frais supplémentaire pour l’organisation et pour le contribuable français. Le parcours de l’événement avait été quant à lui revu pour être entièrement à portée cellulaire de la côte, ce qui permettait de réduire les coûts de production télé. »Un autre proche du dossier s’étrangle : « On nous parle de complexité, mais où est la complexité d’une épreuve qui ne se court que sur une manche et dont le premier qui coupe la ligne a gagné alors que toutes les autres disciplines se disputent en plusieurs manches ? C’est l’épreuve de la voile la plus simple à comprendre ! ».

Autre argument avancé par les partisans de la course au large, qui aurait pu faire mouche au moment même où le CIO vient d’annoncer le lancement des premières épreuves d’eSport sous la bannière olympique : l’engouement pour le jeu offshore de Virtual Regatta, qui a réuni 1,1 million de joueurs sur l’édition 2020 du Vendée Globe. Fondateur de la société de jeux en ligne, Philippe Guigné a d’ailleurs lui-même tenté de peser auprès du CIO : « J’ai envoyé une lettre à Thomas Bach [président du CIO, NDLR] par l’intermédiaire de David Graham pour défendre la course au large, avec des chiffres très simples : j’ai deux jeux, l’offshore et l’inshore, l’un sur lequel je viens d’avoir plus d’un million de joueurs, l’autre où mon record de participation est de 30 000, soit 33 fois moins ! Si on veut amener le grand public à s’intéresser à la voile aux Jeux, il faut leur proposer des trucs qui marchent, donc la course au large. Ce serait une vraie erreur stratégique de ne pas choisir une pratique qui croît. »

Ce que nous confirme l’Américain Larry Rosenfeld, qui a lancé l’an dernier l’association Offshore Doubles, dans le but de promouvoir la pratique et de peser sur le choix du CIO : « Nous avons aujourd’hui plus de 1 700 membres dans 70 pays, c’est la croissance la plus rapide d’une telle classe dans l’histoire, ça montre à quel point cette discipline est représentative. » Le représentant d’une fédération asiatique nous confie de son côté : « Avec la course au large, vous pouvez faire venir des dizaines voire des centaines de milliers de personnes à Marseille ; si c’est une course de 470, personne ne viendra ! ».

Ser Miang dans le viseur

Reste que visiblement, cette somme d’arguments et de réponses fournies au CIO n’a pas suffi. Pourquoi ? Sollicité par Tip & Shaft, l’instance olympique n’a pas souhaité s’expliquer, s’en tenant à son communiqué du 7 décembre dernier. La plupart de nos interlocuteurs pointent du doigt un homme : le Singapourien Ser Miang, ancien vice-président de World Sailing, opposant revendiqué à la course au large, qui dirige actuellement la commission des finances du CIO. « Ce qui s’est passé, c’est qu’une seule personne a réussi à aller à l’encontre d’un processus démocratique, une personne qui occupe sans doute le poste le plus puissant du comité olympique après celui de président et a probablement l’ambition de succéder à Thomas Bach [président du CIO] quand ce dernier passera la main en 2025″, regrette l’un de nos interlocuteurs.Notre représentant d’une fédération asiatique va plus loin : « La vraie histoire, c’est que Ser Miang ne connaît rien à la course au large, il n’a même pas été un grand marin, ne participant qu’à des championnats mineurs, c’est juste un politicien qui a soutenu la campagne de Quanhai Li à la présidence de World Sailing. La France a soutenu la course au large et Kim Andersen [ex président de la fédération internationale, NDLR] contre Quanhai Li, donc il est contre la France et contre la course au large. » Un Quanhai Li qui s’est jusqu’à présent montré assez discret sur la question : Tip & Shaft lui a soumis une liste de questions sur ses relations avec Ser Miang et sa position sur le sujet, sans réponses jusqu’ici.

Une autre source interne à World Sailing évoque une vengeance personnelle de Ser Miang à l’encontre de Kim Andersen, fervent partisan de la course au large, qui avait déposé des plaintes contre le Singapourien pour violation à l’éthique lors du processus électoral pour la présidence de World Sailing. « J’ai parlé à Ser Miang, c’est clair qu’il est absolument opposé à la course au large, mais je n’ai pas réussi à en comprendre la cause profonde, s’interroge le membre de commission de World Sailing pré-cité. Il peut effectivement s’agir d’une vengeance contre Kim Andersen, à moins qu’il ne pense de bonne foi que cet événement est mauvais pour les Jeux olympiques. »

Le kite ou le 470 dédoublé ?

« Je crois qu’il n’y a pas qu’une histoire de vengeance, poursuit un autre membre de commission. Il y a aussi un mouvement de fond très fort au CIO vers les sports urbains et jeunes, tout ce qui est « beach games », avec une volonté que la voile soit plus un sport de plage que de marina – on sait que le kite a vraiment marqué les gens du CIO. » Et ce dernier d’interroger : « Est-ce que, finalement, nous avons assez pesé au niveau du CIO ? Autant des réponses claires ont été apportées au CIO, autant la course au large n’a peut-être pas été suffisamment défendue au sein même du CIO. » Vice-présidente de la FFVoile et de la commission en charge de la course océanique au sein de World Sailing, Corinne Migraine est sur la même longueur d’onde : « La voile n’est probablement pas assez défendue au CIO, nous n’avons pas su faire le lobbying nécessaire pour défendre ce qui avait été voté à Sarasota. »Reste que la messe n’est pas encore complètement dite, puisque le CIO n’a pas formellement rejeté la course au large, que World Sailing va continuer à pousser, comme le confirme David Graham : « Notre position est très claire : la course au large reste notre premier choix ; après, si le CIO refuse, il devra choisir parmi les deux événements alternatifs que nous proposerons. »

Des évènements alternatifs qui feront l’objet d’un vote lors du Conseil de World Sailing le 14 mai, en clôture de son Mid Year Meeting, avant d’être soumis, dans l’ordre de préférence, au CIO avant le 26 mai. Ce dernier fera connaître sa décision finale le 8 juin. Les pistes privilégiées ? « L’option qui me paraît la plus envisageable est de diviser en deux un événement mixte figurant parmi les neuf déjà validés, sans doute le kite ou le 470, sachant qu’il faut rester dans la parité hommes-femmes », estime l’une de nos sources au sein de World Sailing.

Les partisans du Finn, qui ont bataillé ferme contre la course au large, puisque le support devait disparaître du programme olympique après les JO de Tokyo, sont d’ores et déjà ressortis du bois, en proposant une association avec la classe Europe pour proposer une épreuve mixte en dériveur solitaire. Ce qui fait dire à notre interlocuteur : « On a des propositions complètement farfelues du style dériveur solitaire mixte, alors Il n’y a pas eu de championnat du monde [ce qui est un critère du CIO, NDLR], on passerait comme encore plus stupide aux yeux du CIO de proposer quelque chose qui n’existe pas. » Avec, finalement, le risque réel de perdre une dixième épreuve, un scénario catastrophique pour la voile.

Photo: Jonas Gerckens / Volvo

L’article Comment la course au large a été remise en cause par le CIO est apparu en premier sur Tip & Shaft.

Lire la suite
18 lectures
0 commentaires

Damien Seguin, invité d’Into The Wind #34

Into The Wind, le podcast de Tip & Shaft, est disponible ici :

Into The Wind est disponible ici :

Into The Wind #34

Damien Seguin, navigateur comme les autres... ou presque

Ecoutez l'épisode #34 ici :

Écoutez l'épisode #34 ici :

Sur le papier, ça ne semblait pas très raisonnable ; dans les faits, ça n’a pas semblé lui poser de problèmes. Damien Seguin n’a pas de main gauche, et, pourtant, il s’est classé 7e du Vendée Globe, avec beaucoup de naturel, si l’on peut dire.

Tellement de naturel, d’ailleurs, que le monde de la voile, plus habitué à voir en lui un compétiteur redoutable qu’un coureur handicapé, n’a perçu que dans le sprint final du Vendée Globe la portée de l’exploit qu’il réalisait.

Il faut écouter son parcours, tout au long des deux heures de cet épisode, pour mesurer la détermination nécessaire pour en arriver là.

Né à Briançon, grandi en Guadeloupe, il est aux portes de l’équipe de France de Tornado quand il découvre, à 23 ans, le 2.4, support solitaire des Jeux Paralympiques qu’il ne quittera que quatre olympiades et trois médailles (dont deux en or) plus tard.

Dès le milieu des années 2000, le large l’attire, mais le refus de la Solitaire du Figaro de l’accepter en 2005 va faire du bruit et, finalement, lui ouvrir les portes.

Figaro, Class40 (2 Routes du Rhum, 2 Transats Jacques Vabre), mais aussi Diam 24 (il gagne le Tour Voile en 2017) : « step by step », comme il le raconte, Damien Seguin gravit les marches vers le Graal de nombreux marins.

C’est donc presque naturellement, encore, qu’il s’aligne, à 41 ans, au départ du Vendée Globe, avec le succès que l’on sait.

Pour ce compétiteur acharné, l’objectif est désormais de faire mieux lors du prochain Vendée Globe, sur un bateau plus performant.

Comme n’importe quel coureur.

 
Diffusé le 25 avril 2021
Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand

Into The Wind est produit par Tip & Shaft,
le média expert de la voile de compétition

Tip & Shaft est le média des grandes courses à la voile : Vendée Globe, Route du Rhum, Volvo Ocean Race, Solitaire du Figaro, Transat AG2R

Tip & Shaft décrypte la voile de compétition chaque vendredi, par email :

Des articles de fond et des enquêtes exclusivesDes interviews en profondeurLa rubrique Mercato : l’actu business de la semaineLes résultats complets des coursesDes liens vers les meilleurs articles de la presse française et étrangère
#mc_embed_signup{; clear:left; font:14px Helvetica,Arial,sans-serif; } /* Add your own Mailchimp form style overrides in your site stylesheet or in this style block. We recommend moving this block and the preceding CSS link to the HEAD of your HTML file. */
* champs obligatoires
Votre adresse email *
Votre nom *
Votre prénom *
Vous êtes : * Coureur/euse pro ou membre d un teamMembre d une federation/classe/organisationPrestataire ou fournisseur/euseJournalisteCommunicant/eSponsorCoureur/euse amateur/eSimple passionne/e


🇬🇧 Want to join the international version? Click here 🇬🇧

Ils sont passés dans Into The Wind

L’article Damien Seguin, invité d’Into The Wind #34 est apparu en premier sur Tip & Shaft.

Lire la suite
20 lectures
0 commentaires

Première escale américaine pour Energy Observer, le navire parti de parti de Saint-Malo en 2017 est à Long Beach du 23 au 28 avril

Après 27 jours de navigation depuis les îles Galapagos, réserve de biosphère de l’Unesco et près de 3000 milles nautiques parcourus en autonomie totale, Energy Observer a emprunté la Los Angeles River. Accueilli par le Consulat de France à Los Angeles, le port de Long Beach et le California Fuel Cell Partnership, l’équipage mené par Victorien Erussard a amarré le catamaran au Pine Avenue Pier à Long Beach.

Energy Observer est une plateforme d’expérimentation des dernières innovations appliquées à la transition de nos systèmes énergétiques. Un bateau intelligent, dont la propulsion électrique est alimentée par des énergies renouvelables : soleil, vent, courants marins. Mais ce qui le rend unique, c’est sa capacité à stocker son énergie sous forme d’hydrogène produit à partir de l’électrolyse de l’eau de mer, une technologie qui lui permet de naviguer en autonomie totale et sans polluer.

Victorien Erussard, Capitaine et Fondateur d’Energy Observer : « Nous sommes très heureux de faire découvrir notre bateau et ses technologies aux autorités locales de la ville et du port de Long Beach, mais aussi à tous ceux en Californie qui construisent les filières d’énergie propre et intelligente de demain, tels qu’Energy Independence Now et le California Fuel Cell Partnership. Nous avons aussi hâte de rencontrer une communauté scientifique, universitaire et même scolaire très active et enthousiaste sur ces enjeux. Pour nous, c’est une double chance : celle de rencontrer des spécialistes passionnés par les mêmes sujets que nous, mais aussi de montrer aux Européens l’ambition et l’ampleur des projets déployés dans cet État, pourtant historiquement nourri aux énergies fossiles. Après 3 ans de navigation en Europe, nous allons découvrir et partager dans le Pacifique une toute nouvelle dimension de la transition énergétique et c’est passionnant ! Et nous sommes assez fiers de montrer aux Californiens que les Français innovent aussi vite et bien dans leur domaine d’expertise maritime, mais aussi à terre… »

Durant cette semaine d’escale, Energy Observer va donc s’inspirer et documenter les nombreux projets développés autour de la production d’énergies renouvelables et d’hydrogène en Californie en allant filmer celles et ceux qui travaillent sur cette molécule et ses possibles usages.

L’énergie et l’hydrogène ne sont pas les seuls points d’attention de l’Odyssée d’Energy Observer. Les équipes de scientifiques et de journalistes embarquées investigueront également sur les initiatives californiennes en matière de lutte contre le changement climatique, de prévention des catastrophes naturelles qui y sont associées, comme les épisodes de sécheresse, la gestion de l’eau ou de protection de la biodiversité, indispensable à notre survie.

Dates et lieux d’escales :

Los Angeles (Pine Avenue Pier in Rainbow Harbor Marina, Long Beach ) du 23 au 28 avril

 
Le bateau sera visible pour le grand public mais ne pourra être visité.

 
Source : J Guinard

Lire la suite
14 lectures
0 commentaires

Première journée de course du SailGP saison2, Billy Besson et l'équipe française deuxièmes au général

Première journée de la saison 2 de SailGP, l’équipe tricolore emmenée par Billy Besson a livré un magnifique spectacle aux Bermudes. France SailGP Team a tenu tête aux sept autres équipes et nations engagées et se classe à l’issue de trois courses, deuxième au classement général provisoire derrière Australie SailGP Team, tenant du titre mondial, qui a mené cette première journée. 

 

image

Crédit : M Le Roux

Billy Besson, barreur de l'équipe française SailGP revient sur les moments clés de cette première journée.

Pré-course : "En mode attaque"

“On savait qu’on allait avoir beaucoup de vent pour cette première journée. Avec les grands foils, ça annonçait une journée musclée. Mais nous nous sommes mis en mode attaque et sommes restés hyper concentrés sur notre bateau pour continuer à progresser sur notre communication à bord.”

Première course : "Les Australiens nous doublent"

“Sur la première manche, on est en retard de 2 secondes sur le départ, ce qui nous a permis de faire un cut à la première bouée. Avec toutes les figures de style, on se demandait comment on pouvait être dans les premiers. Visiblement c’était vraiment sport pour tout le monde. Les Australiens nous doublent juste au dernier bord de portant parce que je sors de la risée en empannant, ce qui nous fait perdre beaucoup de terrain.”

Deuxième manche : "Ca a été ultra chaud !!"

 “Départ moyen, un peu dans le trafic. En arrivant au croisement à la bouée sous le vent, les Anglais arrivent tribord et là, ça a été ultra chaud !! On n’est pas passé loin de leur safran et de cartonner les bateaux. Après une autre figure de style, il a fallu se remettre dans le bain. On a réussi à faire un come-back au fur et à mesure en stabilisant et restant bien concentré sur notre bateau.”

Dernière course : "On dérape en l’air sur les Danois"

“Petit souci d’écran à la dernière manche, on n’a pas eu le timing de la procédure de départ, ce qui nous a mis un peu en retard et nous sommes arrivés un peu trop vite sur la ligne avec les Danois. J’ai voulu faire un virement une coque sur une coque au moment où François (Morvan) a fait monter le bateau en foil. Du coup, on dérape en l’air sur les Danois et on les touche. La pénalité consistait à partir dernier. Mais on remonte sur les bateaux les uns après les autres”.

Bilan post course : "Rester constant en termes de stabilité"

“Ce qui est bien c’est qu’on arrive à bien rester concentré sur le bateau et sur ce qu’on a à faire à bord. Maintenant, il faut qu’on arrive à rester constant en termes de stabilité, ce qui est plus facile à dire qu’à faire !”

Retrouvez le programme de la 2ème journée de course, ici

Classement après 3 course

 1- Australia : 30 pts 

 2-France : 23 pts

 3- Japan : 23 pts 

 4- United States : 20 pts 

 5- Spain : 19 pts 

 6- Great Britain : 17 pts 

 7- Denmark : 11 pts 

 8- New Zealand : 11 pts

Source : V Bouchet

Lire la suite
13 lectures
0 commentaires

Mise à l'eau du Maxi Trimaran de Yann Guichard et Dona Bertarelli, Spindrift 2 prend son envol sous Sails Of Change

Mise à l'eau de Spindrift 2 ce samedi à Vannes. Après s'être dévoilé hier, le Maxi Trimaran est de retour sur l'eau après un long chantier. Sous ses nouvelles couleurs, Sails Of Change a pris le chemin de la Trinité sur Mer pour rejoindre son port d'attache. Images. 

image

Crédit : E Stichelbaut 
image

image

 Pour en savoir plus, c'est ici 

Lire la suite
26 lectures
0 commentaires

SAILGP. Grand Prix des Bermudes ce week-end


Après une longue attente avant le début de la Saison 2 de SailGP, place au sport ! Le Grand Prix des Bermudes présenté par Hamilton Princess rassemble ce week-end huit équipes nationales rivales de très haut niveau. Ce sont pas moins de 14 médaillés d’or olympique, 6 vainqueurs de l’America’s cup, plus de 80 titres de champions du monde et 5 vainqueurs de la Volvo Ocean Race titres cumulés par les athlètes qui vont s’ élancer sur la piste aux étoiles. Parmi eux, Billy Besson et son équipe tricolore, enrichie cette année par l’anglais Leigh McMillan au réglage d’aile, sont motivés d’en découvre sous le soleil bermudien. Ce week-end de compétition sera sportif, de haut vol et sous haute tension « Powered By Nature ».

Trois courses en flotte sont prévues pour le jour 1 et trois courses pour le jour 2 dont un dernier Grand Prix « Podium » qui verra s’affronter les trois meilleures équipes après cinq manches. Chaque course à bord des catamarans à foils F50 dure environ 15 minutes.

Initialement prévu les 24 et 25 avril, le comité de course de SailGP a du modifier son programme de compétition. Avec des conditions météorologiques samedi 24 avril annonçant des vents extrêmement faibles, SailGP a pris la décision d’avancer le jour de course 1 du Grand Prix des Bermudes présenté par Hamilton Princess à aujourd’hui, vendredi 23 avril. Pour ce Grand Prix d’ouverture, SailGP veut assurer un événement spectaculaire, l’un des piliers de sa raison d’être en tant qu’évènement sportif international.
Néanmoins, la couverture de diffusion internationale en intégralité des courses a été maintenue comme prévu initialement. Ainsi, les courses du jour 1 seront diffusées sur Canal+ Sport samedi 24 avril à 19H45 (CET) et celles du jour 2 dimanche 25 avril sur Canal+ Sport weekend à 19H (CET). La production totalement immersive développée par SailGP emmène le fan au coeur de l’action. Grâce à la technologue LivelineFX, des graphiques virtuels sur l’eau enrichissent la compréhension de l’évènement, ainsi qu’un nombre constant de données diffusées au fil de la course qui immergent de manière pédagogique.

A l’issue de chaque journée de course et en raison du contexte sanitaire, une nouvelle plateforme média SailGP Media Hub rassemblera toutes les informations utiles pour les médias : VNR, interviews post-courses dans la zone mixte, live pendant les courses, les communiqués de presse, la possibilité de participer aux conférences de presse virtuelles etc.

Programme Grand Prix des Bermudes présenté par Hamilton Princess
Jour 1 : 3 manches vendredi 23 avril à 14H (heure locale) – Diffusion samedi 24 avril à 19H45 (heure CET).
Jour 2 : 3 manches dimanche 25 avril à 14H (heure locale). Diffusion en direct à 19H00 (CET).
Interviews virtuelles dans la zone mixte disponibles sur le Media Hub.
Un VNR (video news realease) avec des interviews en français sera disponible et distribué à l’issue de chaque journée de course.

Composition de l’équipe France SailGP Team pour la saison 2 :

Athlètes équipe navigante :
Billy Besson / barreur
François Morvan / contrôleur de vol
Leigh McMillan / régleur d’aile
Olivier Herledant / wincheur
Matthieu Vandame / wincheur
Timothé Lapauw / wincheur

Athlètes sélection féminine :
Hélène Noesmoen
Amélie Riou

PROGRAMME SAILGP SAISON 2
24-25 avril 2021 Grand Prix des Bermudes presented by Hamilton Princess
5-6 juin 2021 Grand Prix d’Italie | Tarente
17-18 juillet 2021 Grand Prix de Grande Bretagne | Plymouth
20-21 août 2021 ROCKWOOL Grand Prix du Danemark | Aarhus
11-12 septembre 2021 Grand Prix de France | Saint-Tropez
9-10 octobre 2021 Grand Prix d’Espagne | Andalusie
29-30 janvier 2022 Grand Prix de Nouvelle-Zélande | Christchurch
26-27 mars 2022 Grand Prix des Etats-Unis | San Francisco (Grande Finale Saison 2)

Lire la suite
19 lectures
0 commentaires

L’UNCL et le RORC lance un concours d’architecte pour créer un 30 pieds

L’UNCL (Union Nationale pour la Course au Large ) associé avec le RORC (Royal Ocean Racing Club) annonce lancer un Concours avec Appel à Projets destiné à donner naissance à un nouveau bateau monotype de régate de 30 pieds.

Nom de code : Class 30 One Design™
Partager la passion de la mer, c’est partager un mode de vie respectueux de l’environnement au travers d’une école de courage individuel et collectif, dans un espace de liberté régit par les lois de la nature. Ce sont ces valeurs fortes, affichées par la course océanique, et soutenues par l’enthousiasme populaire manifesté pendant les grandes épreuves océaniques, que souhaitent encourager de concert les deux Clubs associés de longue date et acteurs majeurs de la course au large. C’est ainsi que s’est imposée l’idée du Class 30 One Design™
Le cahier des charges de l’Appel à Projets autour de la conception du Class 30 Design™, ouvert à tous les cabinets d’architecture, aux chantiers navals et aux groupements architecte/chantier sans restriction à travers le monde, est destiné à donner naissance à un bateau de régate entre 9m et 9,60m (30 et 32 pieds) fun et sécurisant, pouvant embarquer jusqu’à 6 équipiers à la journée et 4 à 5 pour une navigation de plusieurs jours, avec prise en compte des principes d’éco-conception dès l’origine du design.

Un bateau, trois versions
Afin de répondre aux attentes des Clubs de voile, Associations, Comité d’Entreprises et Propriétaires qui souhaitent naviguer sur un bateau performant, simple et économique, le concept du Class 30 0D se décline en 3 versions, susceptibles de régater ensemble sous la jauge IRC afin de compenser les différences d’équipements et de performances, mais aussi de leur ouvrir l’accès à toutes les plus grandes régates nationales et internationales qui utilisent la jauge IRC.
A noter que l’UNCL et le RORC ont lancé et gèrent la jauge CHS, renommée IRC depuis 1999, système de calcul de handicap dont le but est de permettre à des bateaux aux caractéristiques différentes de régater ensemble. A ce jour, ce sont plus de 44 000 bateaux à travers le monde qui ont régaté en IRC depuis son origine.
Class 30 Club : la version de base, simplifiée mais performante, pour la formation d’équipiers à la course au large et la régate monotype à un prix d’appel prêt-à-naviguer particulièrement compétitif pour la version « Club » permettant son acquisition par le plus grand nombre.
Class 30 One Design™ : à partir de la version Club à laquelle ont été ajoutés des modules d’équipements (électronique, modules navigation et cuisine, ballasts …) destinés à étendre le domaine d’utilisation et les performances pour la course au large. La version Class 30 One Design permet de régater en monotype, en duo ou en équipage, et d’être compétitif en IRC.
En Option : Class 30 Olympic : dans une version évoluée, le Class 30 OD pourrait concourir pour être retenu dans la perspective éventuelle d’une épreuve de course au large en duo mixte aux Jeux Olympiques notamment par la possibilité d’embarquer des équipements vidéo et de télétransmission en plus d’équipements spécifiques à définir suivant le cahier des charges de World Sailing.

Concevoir et partager
Constituer un réservoir de jeunes équipiers formés à la régate en équipage, promouvoir une pratique de la voile plus collective que consumériste ou encore permettre d’aborder les contraintes météo et les aspects de la navigation au large sont les bases de la démarche de ce nouveau bateau.
Afin de devenir à terme le support d’une activité de régate monotype, les règles de la Class 30 OD sont établies et gérées par l’UNCL avec pour objectif d’obtenir rapidement un statut de Classe Internationale auprès de World Sailing, la construction pouvant être confiée à différents chantiers licenciés, en France comme à l’étranger.
Dès le 2ème semestre 2022, un circuit de régates réservées au Class 30 OD et intégrées à des épreuves existantes sera proposé sur les 3 bassins (Manche, Atlantique et Méditerranée), avec des épreuves en rade mais également des courses au large. L’objectif est de mettre sur pieds dès 2023 un circuit complet animé et organisé par la Class 30 OD qui s’achèvera en fin de saison par une Finale regroupant les meilleurs équipages.
Un challenge spécial est prévu pour les jeunes équipages (moins de 30 ans) ouvrant la possibilité d’une participation au financement de la saison suivante du gagnant de la Finale.

Caractéristiques techniques (extrait), version « Club »

Longueur hors-tout comprise entre 30 et 32 pieds (entre 9 m et 9,60 m),
-Hauteur sous barrots minimale de 1,75 m sur un mètre devant la descente,
-Tirant d’eau limité à 2,20 m pour une quille fixe (ou 2,40 m pour une quille relevable), avec possibilité de réduire le tirant d’eau lors du stockage à terre,
-Cockpit pouvant accueillir 5 à 6 adultes,
-Gréement simple avec mât en alu posé sur le pont,
-Jeu de voiles de base : une grand-voile équipée de 2 ris, un génois sur mousquetons, un tourmentin et un spi symétrique ou asymétrique sur bout dehors,
-Pas d’électronique en configuration de base (utilisation d’une tablette étanche),
-Emménagements : 4 bancs simples sur contre-moule,Point de levage central par sangle.

Toutes les infos sur le Concours d’Appel à Projets
Renseignements, Cahier des charges, Présentation du Projet : sur demande par mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Tous les architectes et chantiers qui le souhaitent doivent faire acte de candidature par mail auprès de l’UNCL avant la date du 6 mai 2021.

Lire la suite
15 lectures
0 commentaires

Julien Di Biase : « Notre objectif est d’atteindre dix équipes sur SailGP »

La saison 2 de SailGP a débuté vendredi aux Bermudes (la journée de régates prévue samedi a été annulée en raison du peu de vent annoncé), avec un Grand Prix sur fond de confinement auquel participent huit équipes. L’occasion d’échanger avec le Suisse Julien Di Biase, directeur général des opérations du circuit de F50.

Après une année 2020 finalement annulée, comment se présente cette saison 2 de SailGP et ce premier Grand Prix confiné ?
L’an dernier, après avoir démarré à Sydney puis pris rapidement la décision d’annuler complètement la saison, nous avons aussitôt commencé à travailler sur cette année 2021 en se disant que, quel que soit l’environnement dans lequel on évoluerait, il faudrait qu’on puisse opérer tous les événements. Nous avons recueilli pas mal d’informations dans les pays où nous voulions aller pour savoir ce que faisaient les gouvernements, quelles étaient les tendances par rapport au Covid, comment faisaient les autres sports, ce qui nous a permis d’avoir toujours une idée assez claire des chances de pouvoir organiser des événements ou pas, mais aussi de travailler pour établir un protocole Covid solide. Ce qui fait que quand, tout à coup, les choses ont commencé à mal tourner aux Bermudes, jusqu’au confinement qui est arrivé il y a dix jours, nous avons quand même pu continuer à opérer.

Avez-vous des certitudes sur la viabilité de toute la saison aux endroits et dates prévus ?
Oui, j’en suis convaincu. D’abord parce que nous nous sommes préparés pour, ensuite parce que nous avons des partenariats très forts avec les villes, enfin parce que le monde a évolué : plusieurs pays ont mis en place des mesures pour que le sport professionnel puisse continuer même dans un contexte de confinement ou de couvre-feu.

Avez-vous dû adapter le modèle économique de SailGP, sachant que vous ne pourrez peut-être pas vendre beaucoup de billets ?
On va continuer la vente de billets, dans une mesure moindre évidemment. Ici aux Bermudes, nous avons quand même vendu des billets sur l’eau ; en Italie, on aura probablement des spectateurs, sans que ce soit payant, puis, à partir de Plymouth, on espère que ça va se stabiliser, je pense que cet aspect va reprendre progressivement. Maintenant, ce n’est pas la vente de billets qui finance vraiment l’ensemble du circuit, ce sont essentiellement les villes et le sponsoring. Les gros changements que nous avons effectués, c’est d’abord de réduire nos coûts partout où on le pouvait – et ce n’était pas forcément lié au Covid. On a notamment des gens qui travaillent sur les événements mais en restant chez eux, y compris parmi les arbitres ou à la direction de course. On était proches de 400 personnes sur place, teams compris, lors de la saison 1, on est aujourd’hui à peu près 200. Parallèlement, on a réussi à trouver de meilleurs partenariats avec les villes et à augmenter le nombre de nos sponsors.

« Les villes assurent 50% du prix coût de production des événements »

Quand nous avions fait le bilan de la saison 1, fin 2019, vous aviez évoqué un budget de 4 millions de dollars par événement, qu’en est-il cette année ?
Nous étions à 4-4,5 millions de dollars selon les villes, aujourd’hui on est autour de 3-3,5. Au niveau du financement, les partenariats avec les villes, qui versent du cash, mais apportent aussi des services en nature et du soutien à la promotion, sur l’ensemble de la saison, assurent 50% du prix coût de production des événements, c’est un gros changement par rapport à la saison 1 qui était plus une année d’investissement pour SailGP. Pour le reste, les partenaires privés apportent environ un quart du budget sur l’ensemble de la saison, ce qui veut dire que SailGP continue d’investir pour le reste.
Pourquoi le choix de Saint-Tropez pour l’étape française ? Avez-vous discuté avec d’autres villes ?
Nous avons parlé avec Cannes, Brest, Marseille (qui avait accueilli la saison 1), Port-Camargue, Nice, finalement, Saint-Tropez est la ville qui s’est montrée la plus intéressée pour accueillir SailGP, et nous avons noué des relations étroites avec la mairie et la Société Nautique de Saint-Tropez. C’est aussi un lieu qui correspondait bien à l’image que l’on voulait donner de l’événement, avec un côté iconique.
Pour ce qui est des équipes, le budget annuel était de 5 millions de dollars par équipe, a-t-il également évolué ? Et certaines arrivent-elles à s’autofinancer comme vous le souhaitiez ?
Le budget est le même, il est réduit par événement, mais comme il y en a 8 au lieu de 6, ça revient au même. Pour ce qui est du processus de financement, il prend un peu plus de temps que celui du championnat, mais il y a des signaux positifs, avec des petits partenaires qui rentrent, des discussions qui deviennent très concrètes avec de potentiels sponsors principaux. Je pense que le fait de pouvoir revenir en course va permettre aux teams de réussir à transformer certaines de ces discussions. A ce jour, seule l’équipe danoise a un sponsor principal (Rockwool). On a aussi des équipes qui nous contactent pour entrer dans le circuit, sachant que celles qui veulent entrer doivent arriver avec l’ensemble du financement. Notre objectif est d’atteindre dix équipes et autant d’événements dans tous les pays concernés.
Y a-t-il une pression de votre part sur les équipes pour qu’elles se financent ?
Oui, il y a la pression de performance sur l’eau, mais, en parallèle, celle de se financer va s’accroître cette année. C’est un peu comme pour les villes : on ne va pas retourner plusieurs fois dans une ville où on ne va pas trouver de financement. La logique est plus complexe avec les équipes, car il y a un côté humain et performances sportives à prendre en compte, mais la logique reste sensiblement la même.

« Passer de six à huit bateaux va changer la donne »

Le plateau est assez impressionnant cette saison avec beaucoup de stars, c’est la Coupe de l’America en mieux, comme nous le disait Billy Besson ?
Je ne comparerais pas les deux, car c’est très différent au niveau du sport : on a tous les bateaux sur une même ligne de départ, même si à la fin, ça se termine à deux. L’autre grosse différence, c’est qu’ils sont tous identiques. Après, au niveau du plateau, on est vraiment enchantés d’avoir les meilleurs du monde et, en ce moment, ils pensent tous qu’ils peuvent gagner !
Justement, la première saison avait été nettement dominée par les Australiens et par les Japonais, votre objectif était de rendre la flotte plus homogène : cela sera-t-il le cas cette année ?
On aura un niveau très élevé, c’est une certitude ; j’espère et je pense qu’il sera aussi très serré. Les équipes qui avaient plus de difficultés en 2019 ont beaucoup travaillé l’an dernier, soit individuellement sur des supports à foil, soit en groupe sur des bateaux plus gros. Je pense que le fait de passer de six à huit bateaux va aussi changer la donne ; en tout cas ça va augmenter la tension.
Et les risques de collision ? La sécurité est-elle un sujet important pour vous ?
Oui, c’est indispensable d’une part de pouvoir assurer la sécurité des marins, d’autre part de pouvoir continuer à naviguer quand on a de gros crashs. Ce sont des bateaux qui vont extrêmement vite, donc il y a énormément de G dans les virements, les empannages, les marins peuvent perdre prise, mais ils sont attachés. Ce qui signifie qu’ils peuvent se déplacer sur le bateau, mais en principe pas tomber à l’eau, ce qui est le danger principal, avec le risque de se faire heurter par un foil. Ensuite, s’ils chavirent, on pense qu’on peut gérer la situation, on l’a vécue d’ailleurs ici lors des entraînements avec le F50 américain. On a moins vécu de très gros crashs entre deux bateaux ; j’espère que ce ne sera pas le cas.
Photo: Simon Bruty for SailGP

L’article Julien Di Biase : « Notre objectif est d’atteindre dix équipes sur SailGP » est apparu en premier sur Tip & Shaft.

Lire la suite
15 lectures
0 commentaires

Spindrift 2 se dévoile, "Je suis fier d’ouvrir une nouvelle page, sous les couleurs de Sails of Change" dixit Yann Guichard

Cet après-midi, l’équipe Spindrift Racing était mobilisée à Vannes pour la sortie de chantier du maxi trimaran Spindrift 2."Bravo à toute l’équipe pour le travail accompli ces derniers mois ! Je suis fier d’ouvrir une nouvelle page, sous les couleurs de Sails of Change, une plateforme dédiée à la nature, créée avec ma femme Dona Bertarelli et ses enfants," commentait le skipper Yann Guichard. 

image

Crédit : E Stichelbaut


image image

image

 

"Ayant contracté le COVID, je suis déçu de ne pas pouvoir être aux côtés de l'équipe pour la mise à l'eau du maxi trimaran" regrette Yann Guichard. Une mise à l'eau qui se déroulera demain devant le chantier vannetais Multiplast. 

Source : Y Guichard

Lire la suite
14 lectures
0 commentaires

SailGP a pris la décision d’avancer le jour de course 1 du Grand Prix des Bermudes à aujourd’hui, vendredi 23 avril

 

Après une longue attente avant le début de la Saison 2 de SailGP, place au sport. Le Grand Prix des Bermudes présenté par Hamilton Princess rassemble ce week-end huit équipes nationales rivales de très haut niveau. Ce sont pas moins de 14 médaillés d’or olympique, 6 vainqueurs de l’America’s cup, plus de 80 titres de champions du monde et 5 vainqueurs de la Volvo Ocean Race titres cumulés par les athlètes qui vont s’ élancer sur la piste aux étoiles. Parmi eux, Billy Besson et son équipe tricolore, enrichie cette année par l’anglais Leigh McMillan au réglage d'aile, sont motivés d'en découvre sous le soleil bermudien. 

image

Crédit : M Le Roux


Trois courses en flotte sont prévues pour le jour 1 et trois courses pour le jour 2 dont un dernier Grand Prix « Podium » qui verra s’affronter les trois meilleures équipes après cinq manches. Initialement prévu les 24 et 25 avril, le comité de course de SailGP a du modifier son programme de compétition. Avec des conditions météorologiques samedi 24 avril annonçant des vents extrêmement faibles, SailGP a pris la décision d’avancer le jour de course 1 du Grand Prix des Bermudes présenté par Hamilton Princess à aujourd’hui, vendredi 23 avril. 

Programme Grand Prix des Bermudes présenté par Hamilton Princess

Jour 1 : 3 manches vendredi 23 avril à 14H (heure locale) - Diffusion samedi 24 avril à 19H45 (heure CET).
Jour 2 : 3 manches dimanche 25 avril à 14H (heure locale). Diffusion en direct à 19H00 (CET).

Composition de l’équipe France SailGP Team pour la saison 2 :

Athlètes équipe navigante :
Billy Besson / barreur
François Morvan / contrôleur de vol
Leigh McMillan / régleur d’aile
Olivier Herledant / wincheur
Matthieu Vandame / wincheur
Timothé Lapauw / wincheur

Athlètes sélection féminine :
Hélène Noesmoen
Amélie Riou

PROGRAMME SAILGP SAISON 2

24-25 avril 2021 Grand Prix des Bermudes presented by Hamilton Princess
5-6 juin 2021 Grand Prix d’Italie | Tarente
17-18 juillet 2021 Grand Prix de Grande Bretagne | Plymouth
20-21 août 2021 ROCKWOOL Grand Prix du Danemark | Aarhus
11-12 septembre 2021 Grand Prix de France | Saint-Tropez
9-10 octobre 2021 Grand Prix d’Espagne | Andalusie
29-30 janvier 2022 Grand Prix de Nouvelle-Zélande | Christchurch
26-27 mars 2022 Grand Prix des Etats-Unis | San Francisco (Grande Finale Saison 2)

Source : V Bouchet
Lire la suite
16 lectures
0 commentaires

The Ocean Race annonce de nouvelles initiatives en faveur du climat, objectif protéger les océans

 

The Ocean Race a pour objectif de rendre son prochain tour du monde 2022-23 positif pour le climat. Cette course annonce son mouvement en faveur du changement climatique et un élément clé de son travail pour protéger et restaurer les océans. 

image

Crédit : Y Riou 

 Cette initiative s'attaque à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à la course en parallèle d’un programme d'activités conçu pour générer un impact positif. 

L’initiative va également au-delà des points de contact immédiats de la course pour sensibiliser de nouveaux publics, des écoliers jusqu’aux décideurs politiques, afin d’impulser l'action climatique. 

Anne-Cécile Turner, directrice du développement durable pour The Ocean Race : "La santé des océans est fondamentale pour toute vie sur terre, mais elle arrive à un point de rupture. C'est un énorme défi de devenir positif pour le climat dans les 18 prochains mois, mais nous avons l'occasion d'avoir un impact significatif à l'échelle mondiale. Le sport a le pouvoir d’accélérer le changement et nous n’avons pas de temps à perdre." 

Eléments du programme

LA SCIENCE EN MER: Au cours de The Ocean Race, certaines équipes collectent des données sur l'état des mers dans le cadre d'une collaboration innovante entre les marins et les organismes de recherche océanique. En plus de mesurer la quantité de microplastique dans l'eau, les bateaux recueilleront des données sur le CO2, la température à la surface de l’eau ainsi que sa salinité - indicateurs clés du changement climatique. 

LES ÉQUIPES: The Ocean Race met à disposition des équipes un programme de développement durable pour les aider à réduire leur impact. Les initiatives vont de l'exigence d'un minimum de 20% d’énergie renouvelable à bord (hydroélectricité, énergie solaire et éolienne), à la sensibilisation au changement climatique et aux directives et outils liés au développement durable. 

 LES VILLES HÔTES: Pendant la course, les équipes font escale dans 10 villes à travers le monde. À chaque destination, un village de course est créé pour accueillir les équipes, les invités et des millions de fans. L'objectif est que tous les villages de course soient alimentés à 100% par de l’énergie renouvelable lors de la prochaine course et que chaque élément sur place soit aussi durable que possible. 

 ATELIERS D’INNOVATION: Les ateliers d'innovation de The Ocean Race rassemblent un groupe d'experts afin de relever des défis spécifiques à la voile de compétition et la santé des océans. Dans ce cadre, une série d'ateliers de construction de bateaux durables sont organisés pour inciter l'industrie à mesurer son impact carbone et à partager les meilleures pratiques pour en accélérer la réduction. 

 Source : The Ocean Race

Lire la suite
14 lectures
0 commentaires

Parrains officiels

Partenaires officiels

Equipementiers officiels

Fournisseurs officiels

Connexion visiteur

Plan du site

sitemaps

Suivez-nous

camera social 1 socialsocial media youtubenewsletter

Mentions légales

document

Devenez partenaire

business

Contact

communication

logo AGP Course au large

aboutsailing

previsions