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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Proto : Trois leaders dans un mouchoir de poche

Tanguy Bouroullec – Fabio Muzzolini – Pierre Le Roy : tel est finalement, dans l’ordre, le tiercé gagnant (avant jury) chez les Proto de la première étape de la 23e Mini Transat EuroChef. Et quelle étape ! Marquée par une traversée du golfe de Gascogne tonique, un débordement du cap Finisterre déterminant qui a permis à une petite bande de quatre de prendre la poudre d’escampette, mais aussi par un remarquable finish avec un écart de moins de 1h10 entre les trois leaders, celle-ci a assurément tenu toutes ses promesses !

Le scénario de cette première étape (1 350 milles entre Les Sables d’Olonne et Santa Cruz de La Palma) s’est révélé complètement dément, pratiquement du début à la fin. Tout a commencé dans le golfe de Gascogne, et en particulier lors de la deuxième nuit, avec le passage d’un front qui a rapidement créé de premiers écarts au sein de la flotte, et permis à un petit groupe de quatre de se démarquer avant de carrément s’échapper au passage du cap Finisterre. « Le « dégolfage » n’a vraiment pas été simple. On savait que ce serait un passage crucial mais on ne s’attendait pas à ce que la porte se ferme à ce point juste derrière nous. On a eu de la chance pour ça », a relaté Tanguy Bouroullec (969 – Tollec MP/Pogo). Un étonnement partagé par Fabio Muzzolini (945 – Tartine sans Beurre) : « C’est fou que l’on ait été que quatre à passer sous la dorsale. Je ne pensais pas que la route allait se barrer comme ça après nous ».

Des écarts colossaux sur le reste du peloton

De fait, quand ces deux-là, accompagnés de Pierre Le Roy (1019 – TeamWork) et Irina Gracheva (800 – Path), ont réussi à se faufiler dans un trou de souris avant, ensuite, d’attraper les alizés portugais puis de glisser plein gaz en direction des Canaries, leurs adversaires de la catégorie des Proto se sont littéralement fait piéger dans la molle. Pire, ils ont ensuite dû négocier le passage d’un deuxième front, plus actif encore que le premier, qui les tous poussés à prendre la décision d’aller s’abriter dans différents ports galiciens, et ainsi de mettre un temps leur course entre parenthèses durant près d’une vingtaine d’heures. « C’est sûr que pour le classement général en Proto, tout ça a fait un trou », a commenté le vainqueur de ce premier acte (avant jury) dont la quasi-totalité des concurrents se trouve encore à plus de 600 milles de l’arrivée, ce mardi matin.

L’invité surprise

Le match s’est donc joué à quatre lors de ce premier round, et il a tenu ses promesses jusque dans les dernières longueurs. En effet, si l’on a un temps imaginé que Pierre Le Roy avait fait le break et filait tout droit vers la victoire après un joli coup tactique à la pointe nord-ouest ibérique, Tanguy Bouroullec est parvenu à reprendre les commandes au nord de l’archipel de Madère, avant de se faire chatouiller les moustaches au niveau de la porte virtuelle positionnée à proximité des îles Selvagens par Fabio Muzzolini. « A cet endroit, pour moi, ça a clairement été la surprise de voir apparaître Tartine sans Beurre à l’AIS. J’ai même pensé que mon système déconnait car la veille, j’avais 40 milles d’avance sur lui », a expliqué le skipper de Tollec PM/Pogo, sidéré par un tel retour en force de son rival franco-italien.

Une histoire d’angle et de pression

Décalé de 45 milles puis de 60 milles plus à l’Est que ses deux principaux adversaires, ce dernier a non seulement bénéficié d’un meilleur angle d’attaque mais aussi de davantage de pression lors de la dernière nuit avant l’arrivée. Ainsi, après avoir compté jusqu’à 56 milles de retard sur les deux leaders, il s’est ainsi parfaitement replacé dans le jeu, avant de finir par s’intercaler entre eux. « J’ai espéré faire le même coup qu’Axel Tréhin il y a deux ans, mais non… Pour moi, en tous les cas, c’est génial d’arriver en deuxième position. Ma crainte, c’était de laisser trop de temps aux premiers sur cette étape. Aujourd’hui, tout est encore possible et ça, c’est génial ! », a commenté Fabio qui, au final, termine 1 heure et 3 minutes derrière le premier, et 5 minutes et 52 secondes devant le troisième.

Une heure, bien peu à l’échelle d’une transat

« Je ne comprends pas bien comment les deux autres, et en particulier Fabio, m’ont repris tant de milles. Je suis curieux de voir la cartographie pour bien comprendre ce qui s’est passé », a indiqué le skipper de TeamWork qui, pour sa part, s’était envolé au large du Portugal et avait compté jusqu’à 45 milles d’avance sur son dauphin avant de voir son avance fondre et même complètement disparaître. « A l’arrivée, on est grosso-modo à égalité. C’est parfait avant la suite », a assuré le Lillois. Un avis partagé par Tanguy Bouroullec : « Ça promet une belle deuxième étape ! Le match reste ouvert. Une heure, à l’échelle d’une transat, ce n’est rien et Irina (Gracheva) n’est pas très loin non plus ! », a résumé le Finistérien.

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Tanguy Bouroullec, premier Proto à Santa Cruz de La Palma, remporte la première étape de la Mini Transat

Naissance du dernier né des Ultim 32/23, le Trimaran SVR Lazartigue de François Gabart est à l'eau , "C’est une grande fierté"

La mise à l’eau du trimaran SVR LAZARTIGUE s'est déroulée ce jeudi 22 juillet, un bateau d’exception, en rupture avec les technologies a...

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Mini-Transat. Victoire de Tanguy Bouroullec en Proto sur la 1ère étape

Tanguy Bouroullec a réussi à s’imposer à bord de son Mini Pogo foiler sur cette première étape de la 23e édition de la Mini Transat EuroChef. Le skipper de Tollec MP/Pogo a frnhi l ligne d’rriée e lundi à 17h48. Il aura mis 7 jours 02 heures 12 minutes et 30 secondes pour boucler les 1 350 milles du parcours entre Les Sables d’Olonne et Santa Cruz de La Palma à la vitesse moyenne de 7,85 nœuds.

Fabio Muzzolini devrait compléter le podium devant Pierre Le Roy et Irina Gracheva.
Ces 4 protos courraient seuls en tête depuis le passage du Cap Finisterre où le reste de la flotte avait décidé de s’arrêter pour se mettre à l’abri.

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Clap de fin du National Foiler ETF26 à La Rochelle, Billy Besson s'impose, "on doit se surpasser"

Le National Foiler ETF26 à La Rochelle a offert un beau match à La Rochelle. A l’occasion du Grand Pavois, les six catamarans à foils ont pu s’affronter sur dix régates, couronnant à l’issue de l’événement ABC Arbitrage - Entreprises du Morbihan skippé par Billy Besson qui effectue un quasi sans-fautes sur l’épreuve. 

 

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Crédit : Th Deregnieaux

 

Ce n’était pas un événement facile pour les concurrents, bien qu’ils restent tous positifs concernant leur apprentissage sur le circuit. En effet, la flotte n’avait eu que peu d’occasion de s’entraîner dans de telles conditions précédemment. "C'était un événement assez difficile,” déclarait Thor Anderson, équipier sur Cool Runnings Racing Team. “Nous n’avons pas du tout navigué en 2020 donc nous sommes encore parfois peu à l’aise sur les sensations du bateau. J'ai quand même l'impression que nous avons amélioré certains points par rapport à l'événement précédent, donc c'est plutôt bien, mais nous avons encore beaucoup de travail à faire, surtout sur les départs !”

 
Cependant, comme annoncé par son co-équipier en amont de l’événement, il n’est plus chose facile d’accéder au podium du fait de la montée du niveau sur l’ensemble du circuit. “Le niveau de la flotte est assez homogène”, ajoute Billy. “Ce n’est pas parce qu’on gagne des régates que c’est facile, bien au contraire. Tout le monde se rapproche de plus en plus et on s’aperçoit qu’on doit se surpasser pour essayer d’être premiers.”

 
Les ETF26 n’auront que peu de répit cette fois-ci puisqu’ils seront de retour sur l’eau dès mercredi pour les entraînements en vue du Spi Ouest-France - Banque Populaire Grand Ouest qui aura lieu ce week-end (du 8 au 10 octobre) à la Trinité-sur-mer. Revanche, améliorations, plaisir, tous se sont déjà fixés un objectif.

 
Double objectif même pour Youth Foiling Team, actuellement troisième au classement, à égalité avec Team Pro. Les “jeunes” comptent bien tout donner pour s’emparer de la seconde marche du podium. “Nous finissons à la troisième place, à égalité avec le deuxième, donc une petite pointe d’amertume,” déclarait Pierre Boulbin. “On espère à nouveau avoir une belle bataille pour la dernière bataille de l’année la semaine prochaine au Spi Ouest France. Le but du jeu est de finir sur une bonne note, de se faire plaisir !” 

 

Classement général :

1. ABC Arbitrage - Entreprises du Morbihan - 20 pts
2. Team Pro - 30 pts
3. Youth Foiling Team - 30 pts
4. Toroa Racing Team - 44 pts
5. Cool Runnings Racing Team - 53 pts
6. Bourgnon’s Foily - 58 pts
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Mini-Transat. Le retour de Fabio Muzzolini pour une arrivée à 3

Fabio Muzzolini est revenu dans le match. Ils sont désormais 3 en proto avec Tanguy Bouroullec et Pierre Le Roy pour jouer la victoire sur cette première étape folle à moins de 80 mn de l’arrivée.

Ce lundi, aux environs de 8 heures, les premiers Proto de la 23e Mini Transat EuroChef ont franchi la porte virtuelle obligatoire mise en place peu avant le départ de cette première étape dans l’éventualité d’une dégradation de la situation sur l’île de La Palma, en raison du volcan Cumbre Vieja entré en éruption le 19 septembre dernier. Le passage de cette ligne, située à 80 milles au nord de l’archipel des Canaries, non loin des îles Selvagens, a provoqué un resserrement entre les leaders Tanguy Bouroullec (969 – Tollec MP/Pogo), Pierre Le Roy (1019 – TeamWork) et Fabio Muzzolini (945 – Tartine sans Beurre). Ce dernier s’est même installé aux commandes de la flotte ce matin. Le match promet d’être passionnant jusqu’au passage de la ligne attendu ce soir, entre 19 et 21 heures !

Si Tanguy Bouroullec et Pierre Le Roy se sont régulièrement échangé la première place depuis le départ de cette première étape, le 27 septembre dernier, leur course ne se résumera pas à un duel. Fabio Muzzolini, qui pointait à une cinquantaine de milles des deux leaders hier à la mi-journée, s’est, en effet, parfaitement replacé dans le match ces dernières 24 heures. Mieux, il s’est offert le luxe de franchir la fameuse porte virtuelle en tête avec une avance de 30 minutes sur son poursuivant le plus proche. Son décalage dans l’Est de 45 milles sur Tollec MP/Pogo puis de 60 milles sur TeamWork, lui a permis de bénéficier à la fois d’un meilleur angle de progression et de davantage de pression que ces rivaux. Pour preuve, il a tenu des moyennes à deux chiffres toute la nuit quand ses deux concurrents ont cavalé entre 7 et 9 nœuds. Plus intéressant encore, il n’a pas été contraint d’effectuer un empannage contrairement au Lillois qui a perdu gros ces dernières heures. Pour preuve, le voilà maintenant relégué en troisième position à 15 milles du navigateur franco-italien, après avoir un temps mené les débats avec 45 milles d’avance à la suite d’un joli coup tactique au cap Finisterre. Alors à qui la victoire dans ce premier acte à Santa Cruz ? Pour le savoir, il va falloir patienter jusqu’à ce soir. En attendant, le suspense reste entier ! A titre d’information, la cartographie sera actualisée toutes les 15 minutes dans un rayon de 10 milles avant l’arrivée.

Un vent en « gruyère » pour le gros du peloton
Chez le reste des Proto tout comme chez les bateaux de Série, le match se poursuit. La Russe Irina Gracheva (800 – Path) est attendue dans la nuit ou demain aux premières lueurs du jour aux Canaries. Elle reste ainsi parfaitement placée pour atteindre son objectif de terminer dans le Top 5 en Guadeloupe, à l’issue de la deuxième étape. Ce sera naturellement nettement plus compliqué pour tous les autres qui évoluent, ce lundi, à plus de 700 milles de la tête de flotte et qui seront, en prime, moins rapides que les leaders sur cette portion du parcours entre le Portugal et La Palma, faute d’alizés bien établis. Outre Melwin Fink (920 – SignForCom) puis Christian Kargl (980 – All Hands on Deck), les deux leaders en Série, qui vont filer bon train jusqu’aux Canaries, les autres vont, en effet, devoir composer avec un vent assez irrégulier toute la journée, et ainsi afficher de vitesses en dents de scie, comme cela est déjà le cas. En cause, le passage d’une dorsale qui génère un vent peu homogène au large des côtes portugaises. Les vitesses des Ministes sur zone oscillent donc entre 5 et 11 nœuds, avec un avantage assez net pour les bateaux positionnés les plus au large. Ils bénéficient d’un peu plus de pression que leurs adversaires plus proches de la terre, sachant que le peloton s’étale sur près de 90 milles en latéral.

Des nouvelles de Georges Kick
Georges Kick, le doyen de la course dont le bateau s’est trouvé drossé à la côte dans la nuit de samedi à dimanche, à l’entrée du port de Ribadeo, lors du passage d’un front très actif avec des rafales à 50 nœuds, a indiqué à la Direction de course son intention de gruter son bateau puis de le remorquer par la route jusqu’à La Rochelle.

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Bruno Dubois : “Il faut qu’on arrive à montrer un autre visage”

L’équipe française de SailGP a annoncé lundi le remplacement de son skipper Billy Besson par Quentin Delapierre, une décision prise à l’issue du dernier Grand Prix de Saint-Tropez que les Bleus ont terminé au dernier rang. Manager de l’équipe, Bruno Dubois s’explique pour Tip & Shaft.

► Quand et pourquoi as-tu pris cette décision ?
Elle a été prise après Saint-Tropez. Billy a toujours dit qu’il voulait être jugé sur ses résultats, on a fini quasiment derniers en 2019 (5e sur 6), en 2020, on n’a fait qu’un événement (à Sydney), on a fini derniers, et là, on est derniers. Même si on a progressé et qu’on a fait deux podiums, on a eu des mauvais résultat à Aarhus, à Taranto, puis à Saint-Tropez, on ne peut pas laisser l’équipe de France comme ça. Billy est un très bon coureur, je ne remets absolument pas ça en cause, mais quand on voit qu’on n’a pas les résultats que l’on veut, c’est très souvent le capitaine qu’on change. Je sais que c’est violent, mais les gens sont prévenusen début de saison que SailGP peut prendre des décisions unilatérales et très rapides.

► On n’est peut-être moins habitué à vivre ça dans la voile…
(Il coupe) J’entends certains parler de sport-business, mais le Vendée Globe, la Route du Rhum, c’est aussi du sport-business, c’est de la voile avec des sponsors et quand ça ne va pas, on change. On a déjà vu des changements dans des grandes équipes en France, ce n’est pas une manière de faire anglo-saxonne.

► Pourquoi cette décision à ce moment et pas en fin de saison ?
Parce que c’est maintenant qu’il faut investir pour la suite. Cette saison est mal embarquée, alors qu’on avait pour objectif de terminer dans le top 3, il faut préparer la suivante. Si on n’avait fait rentrer Quentin (Delapierre) que sur le premier événement de la saison, 3, il aurait eu un wagon de retard, donc c’était nécessaire de le faire venir plus tôt. J’ai expliqué la situation à Russell (Coutts, patron du circuit SailGP) qui m’a dit que s’il fallait changer, il fallait le faire maintenant.

 

“Quentin est un jeune
qui a la tête bien faite” 

 

► Pourquoi Quentin Delapierre ?
C’est quelqu’un que je suis depuis un an et demi. J’ai l’habitude de me renseigner autour de moi pour voir comment ça se passe, donc j’ai consulté des personnes qui ont travaillé avec lui ou l’ont conseillé ces derniers mois. Nous sommes plusieurs à avoir vu comment il avait géré sa campagne olympique en arrivant très tard en Nacra 17, comment il a réussi à se positionner sur des gros bateaux (avec Sodebo), comment il communique, c’est un jeune qui a la tête bien faite. Il a aussi de très bons contacts avec de très bons sponsors.

► Il va se retrouver d’entrée dans le grand bain, puisque le prochain Grand Prix est la semaine prochaine à Cadix, ce n’est pas trop juste pour se retrouver à la barre d’un F50 ?
Avec François Morvan et Leigh McMillan (régleurs de vol et d’aile), ils ont déjà pris la machine en main en faisant du simulateur en Angleterre. Et comme les Espagnols avaient prévu de naviguer la semaine prochaine, avec les Suisses également (en vue de la saison 2022 pour ces derniers), on eu la chance d’avoir l’autorisation de naviguer toute la semaine, on aura un encadrement pour ça, avec Thierry Douillard, mais aussi Jimmy Spithill (skipper du bateau américain) qui, comme il avait prévu d’entraîner un jeune, a proposé à Quentin de venir sur le bateau avec lui le mercredi.

► Quel va être l’objectif de la seconde partie de saison ?
Il nous reste trois événements, l’objectif est d’aider Quentin à prendre la machine en main du mieux possible. La chance qu’on a, c’est qu’on a une équipe qui tourne très bien, ça va être plus facile pour lui d’arriver dans cette équipe que s’il avait eu à en créer une de toutes pièces, comme Billy a dû le faire au début. Il faut maintenant qu’une connivence se crée, l’objectif sera de montrer de belles choses à San Francisco (dernier événement de la saison 2 en mars 2022).

 

“Ce que nous proposons depuis 3 ans
n’intéresse pas les sponsors”

 

► Pour revenir à Saint-Tropez, en plus de l’enjeu sportif, y avait-il un enjeu d’image important, sachant que vous êtes en quête de partenaires ? Comment s’est passé ce week-end pour vous ?
Le travail avec nos prospects a été très bon, mais le résultat n’a pas été à la hauteur de ce qu’on aurait aimé. Et c’est sûr que quand vous vous retrouvez avec des sponsors potentiels que vous voulez convaincre de vous rejoindre, le fait de terminer derniers, surtout en sortant des « boundaries » (limites du plan d’eau) ou en prenant des pénalités à tout-va, positionne l’équipe de France dans une zone qui n’est pas très confortable.

► Parlons de budget justement : où en est l’équipe dans sa quête de partenaires, sachant que Sail GP souhaite désormais que les équipes s’auto-financent ?
Nous avons eu énormément de rendez-vous, mais pour le moment, aucun sponsor ne s’est engagé à nous rejoindre. Aujourd’hui, il y a des pays qui frappent très fort à la porte pour venir et récupérer des bateaux existants ; c’est de notre responsabilité, si on veut être sur l’eau lors de la saison 3, de performer sur l’eau, mais aussi au niveau commercial, et de proposer quelque chose qui va intéresser les sponsors. Malheureusement, il est clair que ce que nous proposons depuis trois ans n’intéresse pas les sponsors.

► Pourquoi ?
En général, les sponsors n’expliquent pas pourquoi ils ne veulent pas signer, c’est à nous d’essayer de le deviner. Je pense qu’il faut qu’on arrive à montrer un autre visage, peut-être celui de la jeunesse.

“Pour le moment,
on est dans l’échec”

 

► T’attendais-tu à ce que ce soit si difficile ?
Je savais très bien dans quoi je m’engageais et que ça allait être compliqué. Ça l’avait déjà été avec Franck Cammas sur la Coupe de l’America aux Bermudes, on est un peu sur un réseau identique, avec le même style de bateau et un circuit international, je ne suis pas surpris. Maintenant, j’ai été engagé pour obtenir des résultats et si je n’y arrive pas, ce sera un échec. Et pour le moment, on est dans l’échec.

► Y a-t-il une dead-line pour arriver à se financer ?
Larry Ellison a toujours été clair, en disant qu’il était prêt à aider le circuit pendant cinq ans, mais aujourd’hui, il y a des équipes qui commencent à rentrer du financement, soit en sponsoring, soit via des rachats de la franchise, c’est aussi notre objectif. On voit que des nouvelles arrivent aussi [les entrants doivent être obligatoirement financés, NDLR] : après les Suisses, il va y avoir des annonces dans quelques jours. Je sais qu’on a le soutien de Larry Ellison pour continuer à travailler, mais il ne faut pas se mettre les doigts de pieds en éventail en attendant.

► L’équipe de France est-elle assurée de naviguer lors de la saison 3 ?
Non. Et il n’y a pas que la France qui est concernée d’ailleurs, toutes les équipes qui ne sont pas financées sont dans le même cas.

Billy Besson : “Une grosse surprise”
Interrogé par Tip & Shaft, Billy Besson raconte son éviction : “Bruno m’a appelé après le week-end de Saint-Tropez pour m’annoncer que j’étais viré [il le sera officiellement fin d’octobre au terme d’un préavis, NDLR], je lui ai demandé les raisons, je n’ai pas eu beaucoup de réponses. J’ai ensuite demandé à Russell (Coutts) d’avoir un rendez-vous pour clarifier la situation. Je lui ai dit que si j’étais jugé comme ça sur mes performances sportives, il faudrait que ce soit pareil pour tous les autres, que je ne sois pas le seul à en pâtir. Je ne le sentais pas du tout venir, ça a été une grosse surprise… Il y a tout le temps de la pression sur ce circuit, donc avant Saint-Tropez, je n’avais pas de signes avant-coureurs. Pour ce qui est des résultats, on est certes derniers au général, mais on a aussi fait deux podiums, les deux seules autres équipes à l’avoir fait cette saison sont les Espagnols et les Anglais. C’est une déception, mais on va faire avec, j’ai eu d’autres coups durs dans ma carrière, et comme dirait un boxeur, celui qui gagne est celui qui arrive à encaisser le plus.”

 

Photo : Ricardo Pinto for SailGP

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Voiles de St-Tropez. Place aux Maxis

La première semaine des Voiles de St-Tropez aura été magnifique avec une large panoplie des registres donnant chaque jour des régates toujours aussi disputées. Parmi tous les vainqueurs dans les 10 catégories de voiliers de tradition en course, les Voiles couronnent des bateaux d’exception, à la signature des plus grands architectes navals. Chez les Modernes, Pretexte (Nacira 47), pour le Trophée North Sails (IRCB), et Nanoq, skippé par le Prince du Danemark pour le trophée BMW (IRCC) ont survolé leurs débats dans des groupes pourtant particulièrement compétitifs.

Epoque Aurique A – Trophée Rolex
7 magnifiques voiliers plus que centenaires régataient au sein du Groupe Epoque Aurique A et se disputaient âprement le fameux Trophée Rolex. Le cotre signé Herreshoff Scud a mis tout le monde d’accord, en signant trois victoires de manche. Des trois spectaculaires P Class en lice, c’est Olympian, (Gardner 1913) qui tire le mieux son épingle du jeu et décroche la deuxième place devant Corinthian (Herreshoff).

Epoque Aurique B
Des yawls, des 8 M J, des cotres et autres sloops naviguent au sein de ce groupe très spectaculaire. Habituée des podiums, Eva (Fife 1906) s’est imposée au classement final, très à l’aise dans le petit temps, mais moins inspirée par la brise de mercredi. Elle laisse dans son sillage l’élégant Class30 New Yorkais Oriole (Herreshoff 1905) et le vénérable 8 m Folly (Nicholson 1908).

Epoque Marconi A
14 unités régatent dans ce groupe où l’on retrouve des yawls, des ketchs, des cotres mesurant jusqu’à près de 25 mètres comme le ketch Hygie. Le plan Olin Stephens de 1938 Blitzen l’emporte d’un point grâce à sa victoire finale face à Varuna. Recluta, grande vedette des Voiles cette année est troisième!

Epoque Marconi B
Groupe très homogène où yawls, cotres ou sloops, nés à la fin des années trente, affichent tous des longueur à la flottaison entre 16 et 17 mètres. Les régates y sont très serrées et ont vu la victoire finale de Jour de Fête (Paine 1930), devant Stormy Weather (Stephens 1934) et Skylark (Sparksman&Stephens 1937) troisième.

Epoque Marconi C
Joli groupe qui rassemble de nombreux 8 m et 6 m et autres bermudiens de différentes classes. Le 8 m JI Carron II (Fife) qui a engrangé victoires et deuxièmes places, l’emporte devant Andale (Potter 1951) et One Wave (Camatte 1948).

Groupe Grand Tradition
Dominant le plan d’eau par leur taille majestueuse, ce groupe de 12 unités d’exception affiche des longueurs à la flottaison pouvant dépasser 35 mètres. Le 15 m JI The Lady Ann, toujours aussi redoutable et véloce s’adjuge trois manches. Il devance au général Halloween, (Fife 1926) et Sumurun (Fife 1914).

Classique Marconi A
C’est le sloop bermudien Lys, (Sparksman &Stephens 1955) barré par Philippe Monnet qui l’emporte devant le ketch Eugenia V (P rhodes) et le yawl Hermitage (Levi/I&P) skippé par Lionel Péan.

Classique Marconi B
10 voiliers – sloops, yawls, cotres – entrent dans cette catégorie. Les deux sloops bermudien, Resolute Salmon (Briton Chance 1976) et Sagittarius (Sparksman&Stephen 1971) devancent cotre Outlaw (Illingworth & Primrose), lancé en 1963 pour l’Admiral’s Cup.

Classique Marconi R
C’est l’équipage Néerlandais de Encounter (Frers 1976) qui a devancé les deux 12 mJI, celui des Italiens de Il Moro (Frers 76) l’équipage français d’Ikra (Boyd 1964)

Groupe Invités :
Difficilement classable au regard de leur petite taille et de leurs gréements singuliers, 5 sublimes voiliers régatent aux Voiles au sein du Groupe dit « Invités ». Chacun offre aux regards une page d’histoire maritime, d’imagination architecturale au service de l’élégance mais aussi de la performance. Jap, le cotre aurique barré par Harold Cudmore, coiffe ses adversaires Dainty et Joséphine.

Et les Modernes…
Ils étaient 140 voiliers Modernes à régater sous la règle IRC, dans des groupes B, C, D, E et F. Tous les bateaux ont couru chaque jour, soit 5 courses.

IRC B – Trophée North Sails
C’est le Nacira 47 Pretexte qui l’emporte devant Solano, brillant deuxième, le X 50 Ectabane d’Alain Monnier barré par Jean Paul Mouren terminant troisième.

IRC C – Trophée BMW
29 voiliers de 13 à 15 mètres naviguent dans ce groupe. Belle domination du TP52 Nanoq , avec Tom Slingsby à la stratégie et le Prince Frederic du Danemark à la barre, dans un joli duel face àau Ker 46 Daguet3. Le Russe Favorit Plus , accroche de haute lutte le dernier accessit.

IRC D – Trophée Suzuki
26 bateaux composent ce groupe. Le Cap 31 Britannique Northstar 2 de Peter Dubens a aligné trois belles victoires de manche, dont une dernière avec Kevin Escoffier à bord. Egalité de points derrière lui entre Buran et Xantus, Buran montant sur la deuxième marche au bénéfice de sa victoire de manche.

IRC E – Trophée Marines de Cogolin
21 bateaux – Pascal Fan et son King of Blue auront alterné le bon et le moins bon. Suffisant pour l’emporter devant Eden et Bagatelle.

IRC F
Le Tofinou Suisse Jolt de Tily Harrison a bien maitrisé ce joli groupe riche de 18 unités. Il n’aura laissé qu’une seule manche à ses adversaires, les deux autres Tofinou 9,5 Pitch et Outsider.

Les Voiles 2021, première semaine, en chiffres
200 voiliers pour cette première semaine, 116 modernes et 82 voiliers de tradition.
2 500 équipiers, représentant plus d’une vingtaine de nationalités.
200 bénévoles : équipes en mer et à terre
60 Bateaux de l’organisation sécurité, presse et invités.
Cette année la fréquentation du village des voiles (2100m2 ) a connu un beau succès malgré la jauge limitée à 900 personnes qui a créé quelques files d’attente

Place aux Maxis :
Début des inscriptions ce dimanche 3 octobre 2021 pour les Maxi yachts, avec plus de 40 unités allant de 18 à 42 m qui régateront du mardi 5 au samedi 9 octobre inclus. La deuxième semaine de course réservée aux grandes unités modernes promet d’être vraiment exceptionnelle et spectaculaire. Parmi ces géants vont évoluer les prestigieux Wally. Ces yachts d’exception conçus et réalisés par le fidèle partenaire des Voiles, leader mondial de l’innovation caractérisé par le design, la technologie, la performance et le luxe.

Ils ont dit :
Pierre Roinson, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez :
« Toutes les équipes, les skippers, les propriétaires que j’ai rencontré sont enchantés. Cette première semaine a vraiment « coché toutes les cases » et je remercie les Comités de course pour leur très bonne maitrise. Après l’année Covid, ce sont véritablement les Voiles du renouveau auxquelles nous assistons. L’ambiance à terre a été digne des plus belles années de la Nioulargue, avec un défilé des équipages des plus pittoresques, la sardinade et le bar du village qui n’a pas désempli, le tout dans le respect des consignes sanitaires. Nous allons découvrir une seconde semaine inédite avec un plateau exceptionnel de près de 40 Maxi-yachts. Et tous les départs seront donnés devant le Port de Saint-Tropez ! »

Clément Giraud, (Vendée Globe 2020/2021) Stiren
« Cela m’a fait énormément plaisir de retrouver les Voiles après quatre années d’absence. On y fait des rencontres extraordinaires, de personnalités, des pointures. On s’est bien amusé à bord de Stiren, un bateau pas si facile à mener, surtout dans le clapot. J’étais N°1. J’ai réappris à jouer avec les tangons. Je vais passer de nouveau en mode « Imoca » pour la Transat Jacques Vabre, en retrouvant à la Rochelle et mon bateau « La Compagnie du Lit », que je prépare avec Erik Nigon. Vivement le départ le 7 novembre au Havre… »

Torben Gradl, Scud, vainqueur du Trophée Rolex
« Cette semaine a été très variée. Nous avons réussi à construire notre victoire lors des journées de petit temps, ce qui n’est pas évident pour Scud. Nous aimons la brise, et les journées de mercredi et vendredi ont joué en notre faveur. Naviguer ici, au milieu des bateaux centenaires, est un vrai plaisir, surtout avec cet équipage. »

Ils sont aux Voiles :
Benoit de Froidmont, Pierre Casiraghi, Eric Dumont, Olivier Douillard, SAR Frederik du Danemark, Kevin Escoffier, Flavio Favini, German Frers Tara Getty, Clément Giraud, Torben Grael, Bill Jayson, Bruno Jourdren, Alexis Loison, Xavier Macaire, Philipe Monnet Jean Pierre Nicol, Marc Pajot, Lionel Péan, Loïck Peyron, Quentin Ponroy, Cécile Poujol, Yohann Richomme, Maxime Sorel, Bruno Troublé.

Les Trophées des Voiles 2021 :
Coupe Ville de Saint-Tropez :
La Coupe de la Ville de Saint-Tropez est attribué au premier Voilier Moderne aux points, toutes catégories confondues : Northstar 2 – Peter Dubens

Trophée Rolex
Le Trophée Rolex est attribué au premier de la catégorie des EAA (Epoque Aurique A) : Scud – Patrizio Bertelli

Trophée BMW
Le Trophée BMW est attribué au premier de la catégorie IRC C : Nanoq – Crown Prince Frederic du Danemark

Trophée North Sails
Le Trophée North Sails est attribué au premier Voilier Moderne de la catégorie IRC B – Prétexte – Benjamin Hureau

Trophée Suzuki
Le Trophée Suzuki est attribué au premier Voilier Moderne de la catégorie IRC D : Northstar 2 – Peter Dubens

Trophée les Marines de Cogolin
Le Trophée Marines de Cogolin est attribué au premier Voilier Moderne de la catégorie IRC E : King of Blue – Pascal Fan

Trophée Torpez
Le Trophée Torpez est attribué au premier Yacht de Tradition de la catégorie Classique Marconi A Lys – Philippe Monnet

Trophée Mercantour Events
Le Trophée Mercantour Events est attribué au premier Yacht de Tradition de la catégorie CMB (Classique Marconi B) : Resolute Salmon – Walter Pizzoli

Trophée Bessarat de Bellefon
Le Trophée Besserat Bellefon est attribué au premier des Grand Tradition : The Lady Anne – Richard Le May

Trophée SNSM
Le Trophée SNSM est attribué au premier Yacht de Tradition EMB (Epoque Marconi B) : Jour de Fête – Elise Garcin

Trophée Marshall
Le Trophée Marshall est attribué au premier Yacht de Tradition EMA (Epoque Marconi A) : Blitzen – Charles Dunstone

Trophée du Yacht Club de France
Le Trophée est attribué au voilier « coup de cœur » du YCF : Marge – Stéphane Baudry

Trophée Société Nautique de Saint-Tropez
Le Trophée est attribué au voilier « coup de cœur » de la SNST : Stormvogel – Graeme Henry

Club 55 Cup : The Kid, Jean-Pierre Dick
Défilé des équipages : Motion sur le thème des mariées

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Mini-Transat. Duel en proto pour une arrivée ce lundi, un mini échoué, un safran arraché par un orque

La victoire en proto devrait se jouer entre Tanguy Bouroullec et Pierre Le Roy qui devraient arriver demain entre 11h et 15h. Tous les bateaux ont repris la mer mais 3 d’entre eux ont subi des attaques d’orques. C’est le cas de Jay Thomson qui s’est fait arraché le bas de son safran par un orque 20 mn avant de rejoindre le port. Georges Kick le doyen de la course s’est fait drosser à la côte la nuit dernière à l’entrée du port de Ribadeo.

Tous les concurrents sont de nouveau en mer. Ceux qui avaient fait le choix de s’abriter pour laisser passer un front froid très actif au large du cap Finisterre la nuit dernière sont repartis en course. Dernier à s’être réfugié à terre hier après-midi, mais aussi premier à avoir largué les amarres aux environs de 3 heures ce matin, l’Autrichien Christian Kargl (980 – All Hands on Deck) a parfaitement optimisé le temps de son escale. Il est désormais lancé à la poursuite de l’audacieux Melwin Fink (920 – SignForCom), tout comme le gros du peloton, mais il le sait, les écarts à La Palma vont forcément être importants entre les premiers et les derniers. C’est vrai pour les Série, mais aussi et surtout pour les Proto. Et pour cause, la petite bande des quatre échappés est attendue sur la ligne d’arrivée ce lundi après-midi, entre 11h et 15 heures.

13037
L’audace et la témérité de Melwin Fink ont payé. Le navigateur Allemand, qui, contrairement à la totalité de ses adversaires en bateaux de Série, a fait le pari d’affronter le mauvais temps la nuit dernière, a réussi son coup. Malgré les conditions toniques (jusqu’à 35-40 nœuds dans les rafales), il est parvenu à poursuivre sa route vers le sud sans souci majeur. Ce dimanche, il cavale à la latitude de Lisbonne avec entre 150 et 200 milles d’avance sur le gros du peloton ce qui, sauf avarie, devait lui permettre de remporter cette première étape de la Mini Transat EuroChef avec un solde d’au moins 24 heures sur ses concurrents. Selon les derniers routages, son arrivée à Santa Cruz de La Palma est, en effet, attendue dans la journée de jeudi quand celle du gros de la meute est prévue à partir de vendredi après-midi. Parler de hold-up est donc un euphémisme pour le skipper du Pogo 3 aux couleurs de SingForCom.

Un hold-up pour Fink, un joli coup pour Kargl

Idem, mais pour des raisons différentes et dans une moindre mesure pour Christian Kargl. L’Autrichien, qui, comme 82 autres marins de l’épreuve, a pris le parti de mettre sa course entre parenthèses pour laisser passer le gros du front, a optimisé au maximum le temps de son escale. Le skipper de All Hands on Deck a prolongé sa route jusqu’au port de Viana do Castelo pour se mettre à l’abri, tandis que ses rivaux ont fait le choix de faire escale dès hier matin, dans des ports Galiciens. Mieux, il a été le premier à « redécoller » aux environs de 3 heures ce dimanche, quand les autres ont préféré attendre les premières lueurs du jour – ou plus encore – pour faire de même. Pour preuve, les marins en stand-by à La Corogne puis à Portosín ont quitté leur abri vers 5 heures. Ceux arrêtés à Muxía sont repartis à 7 heures, tout comme ceux amarrés à Baiona, tandis que ceux à poste à Camariñas ont attendu 10h30 pour reprendre la mer. Le voilà donc qui pointe en deuxième position dans sa catégorie, avec un bonus de 65 milles sur la troisième Julie Simon (963 – Dynamips). A noter : cette dernière fait partie de la petite bande des 22 marins qui avait fait escale à Baiona. Un groupe qui, après avoir fait le choix collectif de marquer une escale, a tenu à maintenir une certaine équité sportive. Ainsi, les plus avancés par rapport à la distance au but avant l’annonce du BMS (bulletin météorologique spécial) ont été les premiers à partir, dans un ordre et avec des écarts parfaitement établis.

A qui la victoire en Proto demain à Santa Cruz de La Palma ?

Le match est donc relancé à tous les étages. Même chose chez les Proto, y compris pour Piers Copham (791 – Voiles des Anges). Le Britannique, qui a clairement essuyé le plus fort du vent, avec 43 nœuds de vent moyens et des rafales à 50, pointe actuellement en 5e position dans sa catégorie. Sa vitesse de progression, plutôt lente dans les conditions actuelles, laisse toutefois à penser qu’il a laissé quelques plumes dans la bataille. Aux avant-postes, la bagarre se poursuit entre Tanguy Bouroullec (969 – Tollec MP/Pogo) et Pierre Le Roy (1019 – TeamWork). Désormais à la latitude de l’archipel de Madère, les deux leaders se rendent coup pour coup mais depuis hier soir, l’avantage est redonné au skipper Finistérien. Après avoir compté jusqu’à 45 milles de retard sur son adversaire, ce dernier occupe actuellement les commandes avec une avance de 17 milles sur son dauphin. A moins de 24 heures de l’arrivée, cela lui suffira-t-il pour l’emporter ? Rien n’est moins sûr car aux abords de l’île de La Palma, le vent risque de tamponner. Les derniers milles pour rejoindre la ligne d’arrivée pourraient donc ne pas être si simples. Le verdict est attendu entre 11 heures et 15 heures demain et les paris sont ouverts !

Le bateau de Georges Kick drossé à la côte

Par ailleurs, ce que l’on retiendra de cette journée de dimanche, c’est la grosse mésaventure de Georges Kick. Le médecin anesthésiste à la retraite, doyen de cette 23e édition, s’est, en effet, fait drosser à la côté la nuit dernière, alors qu’il tentait de rejoindre le port de Ribadeo pour éviter le grabuge au cap Ortegal. Un port dont l’entrée est réputé dangereuse en cas de mauvais temps, et qui l’a donc confirmé, au grand désespoir du skipper de Black Mamba dont le bateau est échoué, et manifestement assez endommagé.

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Tous de nouveau en mer !

Ce dimanche, exception faite de Georges Kick (529 – Black Mamba), le doyen de la course qui s’est fait drosser à la côte la nuit dernière à l’entrée du port de Ribadeo, tous les concurrents de la Mini Transat EuroChef qui avaient fait le choix de s’abriter pour laisser passer un front froid très actif au large du cap Finisterre la nuit dernière sont repartis en course. Dernier à s’être réfugié à terre hier après-midi, mais aussi premier à avoir largué les amarres aux environs de 3 heures ce matin, l’Autrichien Christian Kargl (980 – All Hands on Deck) a parfaitement optimisé le temps de son escale. Il est désormais lancé à la poursuite de l’audacieux Melwin Fink (920 – SignForCom), tout comme le gros du peloton, mais il le sait, les écarts à La Palma vont forcément être importants entre les premiers et les derniers. C’est vrai pour les Série, mais aussi et surtout pour les Proto. Et pour cause, la petite bande des quatre échappés est attendue sur la ligne d’arrivée ce lundi après-midi, entre 11h et 15 heures.

L’audace et la témérité de Melwin Fink ont payé. Le navigateur Allemand, qui, contrairement à la totalité de ses adversaires en bateaux de Série, a fait le pari d’affronter le mauvais temps la nuit dernière, a réussi son coup. Malgré les conditions toniques (jusqu’à 35-40 nœuds dans les rafales), il est parvenu à poursuivre sa route vers le sud sans souci majeur. Ce dimanche, il cavale à la latitude de Lisbonne avec entre 150 et 200 milles d’avance sur le gros du peloton ce qui, sauf avarie, devait lui permettre de remporter cette première étape de la Mini Transat EuroChef avec un solde d’au moins 24 heures sur ses concurrents. Selon les derniers routages, son arrivée à Santa Cruz de La Palma est, en effet, attendue dans la journée de jeudi quand celle du gros de la meute est prévue à partir de vendredi après-midi. Parler de hold-up est donc un euphémisme pour le skipper du Pogo 3 aux couleurs de SingForCom.

Un hold-up pour Fink, un joli coup pour Kargl

Idem, mais pour des raisons différentes et dans une moindre mesure pour Christian Kargl. L’Autrichien, qui, comme 82 autres marins de l’épreuve, a pris le parti de mettre sa course entre parenthèses pour laisser passer le gros du front, a optimisé au maximum le temps de son escale. Le skipper de All Hands on Deck a prolongé sa route jusqu’au port de Viana do Castelo pour se mettre à l’abri, tandis que ses rivaux ont fait le choix de faire escale dès hier matin, dans des ports Galiciens. Mieux, il a été le premier à « redécoller » aux environs de 3 heures ce dimanche, quand les autres ont préféré attendre les premières lueurs du jour – ou plus encore – pour faire de même. Pour preuve, les marins en stand-by à La Corogne puis à Portosín ont quitté leur abri vers 5 heures. Ceux arrêtés à Muxía sont repartis à 7 heures, tout comme ceux amarrés à Baiona, tandis que ceux à poste à Camariñas ont attendu 10h30 pour reprendre la mer. Le voilà donc qui pointe en deuxième position dans sa catégorie, avec un bonus de 65 milles sur la troisième Julie Simon (963 – Dynamips). A noter : cette dernière fait partie de la petite bande des 22 marins qui avait fait escale à Baiona. Un groupe qui, après avoir fait le choix collectif de marquer une escale, a tenu à maintenir une certaine équité sportive. Ainsi, les plus avancés par rapport à la distance au but avant l’annonce du BMS (bulletin météorologique spécial) ont été les premiers à partir, dans un ordre et avec des écarts parfaitement établis.

A qui la victoire en Proto demain à Santa Cruz de La Palma ?

Le match est donc relancé à tous les étages. Même chose chez les Proto, y compris pour Piers Copham (791 – Voiles des Anges). Le Britannique, qui a clairement essuyé le plus fort du vent, avec 43 nœuds de vent moyens et des rafales à 50, pointe actuellement en 5e position dans sa catégorie. Sa vitesse de progression, plutôt lente dans les conditions actuelles, laisse toutefois à penser qu’il a laissé quelques plumes dans la bataille. Aux avant-postes, la bagarre se poursuit entre Tanguy Bouroullec (969 – Tollec MP/Pogo) et Pierre Le Roy (1019 – TeamWork). Désormais à la latitude de l’archipel de Madère, les deux leaders se rendent coup pour coup mais depuis hier soir, l’avantage est redonné au skipper Finistérien. Après avoir compté jusqu’à 45 milles de retard sur son adversaire, ce dernier occupe actuellement les commandes avec une avance de 17 milles sur son dauphin. A moins de 24 heures de l’arrivée, cela lui suffira-t-il pour l’emporter ? Rien n’est moins sûr car aux abords de l’île de La Palma, le vent risque de tamponner. Les derniers milles pour rejoindre la ligne d’arrivée pourraient donc ne pas être si simples. Le verdict est attendu entre 11 heures et 15 heures demain et les paris sont ouverts !

Le bateau de Georges Kick drossé à la côte

Par ailleurs, ce que l’on retiendra de cette journée de dimanche, c’est la grosse mésaventure de Georges Kick. Le médecin anesthésiste à la retraite, doyen de cette 23e édition, s’est, en effet, fait drosser à la côté la nuit dernière, alors qu’il tentait de rejoindre le port de Ribadeo pour éviter le grabuge au cap Ortegal. Un port dont l’entrée est réputé dangereuse en cas de mauvais temps, et qui l’a donc confirmé, au grand désespoir du skipper de Black Mamba dont le bateau est échoué, et manifestement assez endommagé.

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Clap de fin sur la première semaine des Voiles de Saint Tropez, les vainqueurs sont

Les Voiles de saint Tropez ont célébré hier de formidables vainqueurs, à commencer, chez les bateaux classiques, par le lauréat du Trophée Rolex, le plan Herreshoff Scud et son équipage de haute volée, venue à bout des somptueux P Class. Parmi tous les vainqueurs dans les 10 catégories de voiliers de tradition en course, les Voiles couronnent des bateaux d’exception, à la signature des plus grands architectes navals. Chez les Modernes, Pretexte (Nacira 47), pour le Trophée North Sails (IRCB), et Nanoq, skippé par le Prince du Danemark pour le trophée BMW (IRCC) ont survolé leurs débats dans des groupes pourtant particulièrement compétitifs.

 

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Crédit : G Martin Raget


Epoque Aurique A - Trophée Rolex
7 magnifiques voiliers plus que centenaires régataient au sein du Groupe Epoque Aurique A et se disputaient âprement le fameux Trophée Rolex. Le cotre signé Herreshoff Scud a mis tout le monde d’accord, en signant trois victoires de manche. Des trois spectaculaires P Class en lice, c’est Olympian, (Gardner 1913) qui tire le mieux son épingle du jeu et décroche la deuxième place devant Corinthian (Herreshoff).

Epoque Aurique B
Des yawls, des 8 M J, des cotres et autres sloops naviguent au sein de ce groupe très spectaculaire. Habituée des podiums, Eva (Fife 1906) s’est imposée au classement final, très à l’aise dans le petit temps, mais moins inspirée par la brise de mercredi. Elle laisse dans son sillage l’élégant Class30 New Yorkais Oriole (Herreshoff 1905) et le vénérable 8 m Folly (Nicholson 1908).

Epoque Marconi A
14 unités régatent dans ce groupe où l’on retrouve des yawls, des ketchs, des cotres mesurant jusqu’à près de 25 mètres comme le ketch Hygie. Le plan Olin Stephens de 1938 Blitzen l’emporte d’un point grâce à sa victoire finale face à Varuna. Recluta, grande vedette des Voiles cette année est troisième!

Epoque Marconi B
Groupe très homogène où yawls, cotres ou sloops, nés à la fin des années trente, affichent tous des longueur à la flottaison entre 16 et 17 mètres. Les régates y sont très serrées et ont vu la victoire finale de Jour de Fête (Paine 1930), devant Stormy Weather (Stephens 1934) et Skylark (Sparksman&Stephens 1937) troisième.

Epoque Marconi C
Joli groupe qui rassemble de nombreux 8 m et 6 m et autres bermudiens de différentes classes. Le 8 m JI Carron II (Fife) qui a engrangé victoires et deuxièmes places, l’emporte devant Andale (Potter 1951) et One Wave (Camatte 1948).

Groupe Grand Tradition
Dominant le plan d’eau par leur taille majestueuse, ce groupe de 12 unités d’exception affiche des longueurs à la flottaison pouvant dépasser 35 mètres. Le 15 m JI The Lady Ann, toujours aussi redoutable et véloce s’adjuge trois manches. Il devance au général Halloween, (Fife 1926) et Sumurun (Fife 1914).

Classique Marconi A
C’est le sloop bermudien Lys, (Sparksman &Stephens 1955) barré par Philippe Monnet qui l’emporte devant le ketch Eugenia V (P rhodes) et le yawl Hermitage (Levi/I&P) skippé par Lionel Péan.

Classique Marconi B
10 voiliers - sloops, yawls, cotres - entrent dans cette catégorie. Les deux sloops bermudien, Resolute Salmon (Briton Chance 1976) et Sagittarius (Sparksman&Stephen 1971) devancent cotre Outlaw (Illingworth & Primrose), lancé en 1963 pour l’Admiral’s Cup.

Classique Marconi R
C’est l’équipage Néerlandais de Encounter (Frers 1976) qui a devancé les deux 12 mJI, celui des Italiens de Il Moro (Frers 76) l’équipage français d’Ikra (Boyd 1964)

Groupe Invités :
Difficilement classable au regard de leur petite taille et de leurs gréements singuliers, 5 sublimes voiliers régatent aux Voiles au sein du Groupe dit "Invités". Chacun offre aux regards une page d'histoire maritime, d'imagination architecturale au service de l'élégance mais aussi de la performance. Jap, le cotre aurique barré par Harold Cudmore, coiffe ses adversaires Dainty et Joséphine.

Et les Modernes…
Ils étaient 140 voiliers Modernes à régater sous la règle IRC, dans des groupes B, C, D, E et F. Tous les bateaux ont couru chaque jour, soit 5 courses.

IRC B - Trophée North Sails
C’est le Nacira 47 Pretexte qui l’emporte devant Solano, brillant deuxième, le X 50 Ectabane d’Alain Monnier barré par Jean Paul Mouren terminant troisième.

IRC C – Trophée BMW
29 voiliers de 13 à 15 mètres naviguent dans ce groupe. Belle domination du TP52 Nanoq , avec Tom Slingsby à la stratégie et le Prince Frederic du Danemark à la barre, dans un joli duel face àau Ker 46 Daguet3. Le Russe Favorit Plus , accroche de haute lutte le dernier accessit.

IRC D - Trophée Suzuki
26 bateaux composent ce groupe. Le Cap 31 Britannique Northstar 2 de Peter Dubens a aligné trois belles victoires de manche, dont une dernière avec Kevin Escoffier à bord. Egalité de points derrière lui entre Buran et Xantus, Buran montant sur la deuxième marche au bénéfice de sa victoire de manche.

IRC E - Trophée Marines de Cogolin
21 bateaux - Pascal Fan et son King of Blue auront alterné le bon et le moins bon. Suffisant pour l’emporter devant Eden et Bagatelle.

IRC F
Le Tofinou Suisse Jolt de Tily Harrison a bien maitrisé ce joli groupe riche de 18 unités. Il n’aura laissé qu’une seule manche à ses adversaires, les deux autres Tofinou 9,5 Pitch et Outsider.

Source : M Turcat

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Melwin Fink devant, les autres Séries derrière, la Mini Transat est relancé avec le nouveau départ de l'ensemble de la flotte

 

Ce dimanche, exception faite de Georges Kick (529 – Black Mamba), le doyen de la course qui s’est fait drosser à la côte la nuit dernière à l’entrée du port de Ribadeo, tous les concurrents de la Mini Transat EuroChef qui avaient fait le choix de s’abriter pour laisser passer un front froid très actif au large du cap Finisterre la nuit dernière sont repartis en course. Dernier à s’être réfugié à terre hier après-midi, mais aussi premier à avoir largué les amarres aux environs de 3 heures ce matin, l’Autrichien Christian Kargl (980 – All Hands on Deck) a parfaitement optimisé le temps de son escale. Il est désormais lancé à la poursuite de l’audacieux Melwin Fink (920 – SignForCom), tout comme le gros du peloton, mais il le sait, les écarts à La Palma vont forcément être importants entre les premiers et les derniers. C’est vrai pour les Série, mais aussi et surtout pour les Proto. Et pour cause, la petite bande des quatre échappés est attendue sur la ligne d’arrivée ce lundi après-midi, entre 11h et 15 heures.

 

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Crédit : V Olivaud


24 heures d'avance pour Melwin Fink

L’audace et la témérité de Melwin Fink ont payé. Le navigateur Allemand, qui, contrairement à la totalité de ses adversaires en bateaux de Série, a fait le pari d’affronter le mauvais temps la nuit dernière, a réussi son coup. Malgré les conditions toniques (jusqu’à 35-40 nœuds dans les rafales), il est parvenu à poursuivre sa route vers le sud sans souci majeur. Ce dimanche, il cavale à la latitude de Lisbonne avec entre 150 et 200 milles d’avance sur le gros du peloton ce qui, sauf avarie, devait lui permettre de remporter cette première étape de la Mini Transat EuroChef avec un solde d’au moins 24 heures sur ses concurrents. Selon les derniers routages, son arrivée à Santa Cruz de La Palma est, en effet, attendue dans la journée de jeudi quand celle du gros de la meute est prévue à partir de vendredi après-midi. Parler de hold-up est donc un euphémisme pour le skipper du Pogo 3 aux couleurs de SingForCom.

 

Un hold-up pour Fink, un joli coup pour Kargl 

Idem, mais pour des raisons différentes et dans une moindre mesure pour Christian Kargl. L’Autrichien, qui, comme 82 autres marins de l’épreuve, a pris le parti de mettre sa course entre parenthèses pour laisser passer le gros du front, a optimisé au maximum le temps de son escale. Le skipper de All Hands on Deck a prolongé sa route jusqu’au port de Viana do Castelo pour se mettre à l’abri, tandis que ses rivaux ont fait le choix de faire escale dès hier matin, dans des ports Galiciens. Mieux, il a été le premier à « redécoller » aux environs de 3 heures ce dimanche, quand les autres ont préféré attendre les premières lueurs du jour - ou plus encore - pour faire de même. Pour preuve, les marins en stand-by à La Corogne puis à Portosín ont quitté leur abri vers 5 heures. Ceux arrêtés à Muxía sont repartis à 7 heures, tout comme ceux amarrés à Baiona, tandis que ceux à poste à Camariñas ont attendu 10h30 pour reprendre la mer. Le voilà donc qui pointe en deuxième position dans sa catégorie, avec un bonus de 65 milles sur la troisième Julie Simon (963 – Dynamips). A noter : cette dernière fait partie de la petite bande des 22 marins qui avait fait escale à Baiona. Un groupe qui, après avoir fait le choix collectif de marquer une escale, a tenu à maintenir une certaine équité sportive. Ainsi, les plus avancés par rapport à la distance au but avant l’annonce du BMS (bulletin météorologique spécial) ont été les premiers à partir, dans un ordre et avec des écarts parfaitement établis.

 

A qui la victoire en Proto demain à Santa Cruz de La Palma ? 

Le match est donc relancé à tous les étages. Même chose chez les Proto, y compris pour Piers Copham (791 – Voiles des Anges). Le Britannique, qui a clairement essuyé le plus fort du vent, avec 43 nœuds de vent moyens et des rafales à 50, pointe actuellement en 5e position dans sa catégorie. Sa vitesse de progression, plutôt lente dans les conditions actuelles, laisse toutefois à penser qu’il a laissé quelques plumes dans la bataille. Aux avant-postes, la bagarre se poursuit entre Tanguy Bouroullec (969 – Tollec MP/Pogo) et Pierre Le Roy (1019 – TeamWork). Désormais à la latitude de l’archipel de Madère, les deux leaders se rendent coup pour coup mais depuis hier soir, l’avantage est redonné au skipper Finistérien. Après avoir compté jusqu’à 45 milles de retard sur son adversaire, ce dernier occupe actuellement les commandes avec une avance de 17 milles sur son dauphin. A moins de 24 heures de l’arrivée, cela lui suffira-t-il pour l’emporter ? Rien n’est moins sûr car aux abords de l’île de La Palma, le vent risque de tamponner. Les derniers milles pour rejoindre la ligne d’arrivée pourraient donc ne pas être si simples. Le verdict est attendu entre 11 heures et 15 heures demain et les paris sont ouverts !

 

Le bateau de Georges Kick drossé à la côte 

Par ailleurs, ce que l’on retiendra de cette journée de dimanche, c’est la grosse mésaventure de Georges Kick. Le médecin anesthésiste à la retraite, doyen de cette 23e édition, s’est, en effet, fait drosser à la côté la nuit dernière, alors qu’il tentait de rejoindre le port de Ribadeo pour éviter le grabuge au cap Ortegal. Un port dont l’entrée est réputé dangereuse en cas de mauvais temps, et qui l’a donc confirmé, au grand désespoir du skipper de Black Mamba dont le bateau est échoué, et manifestement assez endommagé.

 

Source : A Bargat
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Alexia Barrier, invitée d’Into The Wind #43

Into The Wind, le podcast de Tip & Shaft, est disponible ici :

Into The Wind est disponible ici :

Into The Wind #43

Alexia Barrier, tenir ses promesses de jeunesse... et bien plus

Ecoutez Alexia Barrier ici :

Écoutez Alexia Barrier ici :

Diffusé le 1er octobre 2021
Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand
Photo : Vincent Curutchet/Imoca

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le média expert de la voile de compétition

Tip & Shaft est le média des grandes courses à la voile : Vendée Globe, Route du Rhum, Volvo Ocean Race, Solitaire du Figaro, Transat AG2R

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Le Groupe BPCE devient partenaire principal d’Energy Observer, "s’engager à verdir son bilan"

Le Groupe BPCE devient partenaire principal d’Energy Observer, premier navire hydrogène autonome et à la fois plaidoyer et laboratoire de la transition écologique. Avec ce partenariat le Groupe BPCE apporte son soutien à un projet visant à développer les solutions technologiques autour de l’hydrogène et contribue au déploiement d’outils de financement adaptés aux nouvelles technologies et aux énergies vertes.

 

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Crédit : Energy Observer


Energy Observer est un laboratoire de la transition écologique conçu pour repousser les limites des technologies zéro émissions. Hydrogène, solaire, éolien, hydrolien, toutes les solutions y sont expérimentées, testées et optimisées pour faire des énergies propres une réalité concrète et accessible à tous. 

Au-delà de soutenir le projet global d’Energy Observer, ce partenariat permettra notamment de proposer des outils de financement adaptés. Il apportera ainsi un élan au développement de la technologie hydrogène, nécessaire à la décarbonisation industrielle et à l’essor des énergies renouvelables.

 
Cette alliance est également en parfaite adéquation avec l’objectif du Groupe BPCE d’accompagner ses clients dans leurs propres enjeux de transition.

 
« Agir contre le dérèglement climatique pour un groupe bancaire, c’est s’engager à verdir son bilan, c’est financer les énergies renouvelables, c’est encourager la rénovation énergétique des bâtiments, c’est repenser la mobilité... mais c’est surtout participer à la transition environnementale de l’économie tout entière. Le Groupe BPCE se mobilise à travers ce partenariat avec Energy Observer qui s’inscrit parfaitement dans cette dynamique », souligne Valérie Derambure, directrice RSE du Groupe BPCE.

 
« Ce partenariat est pour nous une évidence, tant nous avons à construire avec le Groupe BPCE. Au tout début du projet la Banque Populaire Grand Ouest était déjà à nos côtés. Elle nous a permis de financer la construction du navire laboratoire à une époque où l’hydrogène était encore une technologie de rupture. Cette confiance de départ a créé avec le Groupe BPCE une relation toute particulière dont nous sommes très heureux qu’elle se voit renforcée aujourd’hui. Le Groupe BPCE possède une expérience unique dans les innovations vertes et entend devenir un expert du financement des technologies hydrogène, que cela soit dans la mobilité ou le stationnaire, auprès des entreprises, des particuliers ou des collectivités. Ensemble, dans un contexte d’urgence climatique absolu qui nous oblige et nous engage, nous sommes certains d’accélérer de façon concrète et opérationnelle de nombreux projets, et d’accroître notre impact », indique Victorien Erussard, Président, capitaine et fondateur d’Energy Observer.

 Source : Rivacom

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Le ministe Georges Kick s’échoue sur les cailloux à l’entrée du port de Ribabeo - Images

Naissance du dernier né des Ultim 32/23, le Trimaran SVR Lazartigue de François Gabart est à l'eau , "C’est une grande fierté"

La mise à l’eau du trimaran SVR LAZARTIGUE s'est déroulée ce jeudi 22 juillet, un bateau d’exception, en rupture avec les technologies a...

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Entraînement bouclé pour les Ultim Sodebo Ultim 3, SVR Lazartigue et Actual Ultim 3, embarquement avec Thomas Coville et Thomas Rouxel

Naissance du dernier né des Ultim 32/23, le Trimaran SVR Lazartigue de François Gabart est à l'eau , "C’est une grande fierté"

La mise à l’eau du trimaran SVR LAZARTIGUE s'est déroulée ce jeudi 22 juillet, un bateau d’exception, en rupture avec les technologies a...

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Mini-Transat. L’Allemand Melwin Fink seul en tête en série

La quasi-totalité des concurrents a fait le choix de se mettre à l’abri à l’approche d’une forte dépression. Si en proto 4 concurrents ont réussi à continuer devant, à l’arrière un seul série a poursuivi sa route. Ce samedi, outre les quatre leaders en Proto qui poursuivent leur descente en direction des Canaries à belle vitesse, seuls Piers Copham (719 – Voiles des Anges), Georges Kick (529 – Black Mamba) et Melwin Fink (920 – SingForCom) ont fait le choix de ne pas mettre leur course entre parenthèses. Pour le dernier, le pari pourrait s’avérer gagnant, voire spectaculaire. Et pour cause, le jeune Allemand, qui va, certes, devoir affronter des conditions toniques la nuit prochaine, pourrait bien ainsi prendre une trentaine d’heures d’avance sur le reste de ses concurrents en bateaux de Série sur de cette première étape.

Les conditions annoncées pour la nuit prochaine dans le golfe de Gascogne puis au large du cap Finisterre, s’annoncent particulièrement copieuses, avec jusqu’à 50 nœuds dans les rafales sur une mer forte. La quasi-totalité de la flotte de la Mini Transat Eurochef a décidé de faire confiance à son sens marin et, par conséquent, de se mettre à l’abri. Les uns et les autres (82 skippers au total) ont ainsi rejoint différents ports galiciens et portugais : Baiona, Muxía, Portosín, Camariñas, Viana do Castelo et La Corogne. Tous espèrent décamper dans la matinée de demain, au plus vite après le passage du front froid. Et ils ne devront d’ailleurs pas trainer car ils vont repartir avec un flux de nord-ouest pour 20-25 nœuds qui est prévu de basculer à l’ouest puis au sud-ouest dans la journée de lundi. Dès lors, ils auront le vent dans le nez et devront tirer des bords, ce qui ne rendra évidemment pas leur progression vers l’archipel espagnol très rapide.

Vers une nuit très tonique

Pour ce qui les concerne, les trois Ministes qui ont fait le choix de continuer la course risquent d’engranger de précieux milles pour la suite, en particulier Melwin Fink. Le jeune Allemand, âgé de seulement 19 ans, pourrait, en effet, réaliser un véritable hold-up. Passé en 17e position au cap Finisterre dans sa catégorie des bateaux de Série, hier à la mi-journée, le skipper de SignForCom pourrait compter près de 150 milles d’avance sur l’ensemble de ses adversaires d’ici à 24 heures. Il lui faudra toutefois réussir à préserver au mieux son matériel lors du passage de front. Celui-ci sera moins violent sur sa zone de course (entre Vigo et Porto), que plus au nord où des rafales à 50 nœuds sont attendues sur une mer avec 4,5 mètres de vagues. Il n’empêche que sa nuit s’annonce musclée, avec des rafales jusqu’à 40 nœuds, entre 17 heures ce soir et 1 heure demain, au moment de la bascule du vent entre le sud-ouest et le nord-ouest.

Tanguy Bouroullec revient au score

Plus en avant, à la latitude de Gibraltar, les quatre premiers Proto de la flotte continuent, pour leur part, leur descente au portant. Toujours propulsés par un flux de secteur nord-est d’une quinzaine de nœuds assez instable, ils sont naturellement concentrés sur les réglages et la conduite de leurs montures. En tête, Pierre Le Roy (1019 – TeamWork) a vu son avance se réduire nettement ces dernières 12 heures. Pour preuve : lui qui comptait plus de 45 milles de bonus sur ses trois poursuivants hier après-midi, affiche désormais une avance de 8 milles sur Tanguy Bouroullec (969 – Tollec MP/Pogo). Décalé d’une trentaine de milles plus à l’est, ce dernier revient fort et exploite au mieux le potentiel de son Pogo Foiler. Derrière, Fabio Muzzolini (945 – Tartine sans Beurre) reste en embuscade à 37 milles, mais Irina Gravecha (800 – Path) est désormais un peu décrochée, la faute à un bateau plus vieux mais aussi et surtout moins puissant que ceux de ses concurrents. Leurs arrivées sont attendues à partir de lundi matin à La Palma et la bonne nouvelle, c’est que les alizés qui les accompagnent vont continuer de le faire jusque dans les derniers milles.

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Mini-Transat. Attaque d’orque sur un Mini 6.50

Gaël Ledoux a subi l’attaque d’une orque qui est venu percuter sa coque. Plus de peur que de mal mais le skipper s’est senti bien seul. Ce vendredi après-midi, alors qu’il occupait la tête de la flotte des bateaux de Série et évoluait au large des côtes galiciennes, entre Ribiera et Vigo, le skipper de Haltoflame-Ilots.site a ainsi vu le cétacé percuter son fond de coque puis ses safrans. Le navigateur Malouin s’est remis doucement de ses émotions, et a repris sa route.

Depuis l’été 2020, plus d’une centaine d’interactions entre des orques et des bateaux – principalement des voiliers -, ont été enregistrées le long de la péninsule ibérique, de Gibraltar à la Galice. Les cétacés venant au contact direct de ces navires en les poussant et donnant des chocs ont entraîné, dans certains cas, la rupture d’appendices.
« Les spécialistes indiquent que les orques approchent les bateaux et viennent percuter les safrans, et parfois les cassent ou les arrachent. C’est un phénomène étonnant, qui reste assez incompréhensible », explique Denis Hugues, Directeur de course de cette 23e édition de la Mini Transat EuroChef. A ce jour, les raisons de ces comportements demeurent en effet incertaines, mais quelques hypothèses sont toutefois avancées. Une réaction des animaux déclenchée suite à un incident aversif ponctuel, la combinaison de plusieurs facteurs tels que les pressions auxquelles ils sont confrontés (raréfaction des proies, perturbation par des bateaux, interaction avec les pêcheries) ou tout simplement leur curiosité naturelle sont ainsi des explications possibles. Les 90 Ministes devront donc faire preuve de vigilance au large des côtes portugaises. Depuis avril 2021 un protocole d’action a été mis en place pour les navigateurs en cas d’interaction. L’expérience indique qu’en suivant ce protocole les orques ont tendance à se désintéresser des bateaux. « Le premier conseil, c’est de stopper la machine, d’affaler les voiles et de laisser la barre libre pour éviter les dommages au niveau des safrans ou des foils. En adoptant ces règles, les orques finissent par partir », précise Denis Hugues.

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82 skippers se mettent à l'abri, les 4 premiers Proto de la Mini Transat continuent leur descente au portant

 

Alertés de l’émission d’un bulletin météorologique spécial (BMS) concernant les zones Finisterre Nord et Finisterre Sud, la quasi-totalité des concurrents de la 23e Mini Transat EuroChef a fait le choix de se mettre à l’abri. Ce samedi, outre les quatre leaders en Proto qui poursuivent leur descente en direction des Canaries à belle vitesse, seuls Piers Copham (719 – Voiles des Anges), Georges Kick (529 – Black Mamba) et Melwin Fink (920 – SingForCom) ont fait le choix de ne pas mettre leur course entre parenthèses. 

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Crédit : V Olivaud


Les conditions annoncées pour la nuit prochaine dans le golfe de Gascogne puis au large du cap Finisterre, s’annoncent particulièrement copieuses, avec jusqu’à 50 nœuds dans les rafales sur une mer forte. La quasi-totalité de la flotte de la Mini Transat Eurochef a décidé de faire confiance à son sens marin et, par conséquent, de se mettre à l’abri. Les uns et les autres (82 skippers au total) ont ainsi rejoint différents ports galiciens et portugais : Baiona, Muxía, Portosín, Camariñas, Viana do Castelo et La Corogne. Tous espèrent décamper dans la matinée de demain, au plus vite après le passage du front froid. Et ils ne devront d’ailleurs pas trainer car ils vont repartir avec un flux de nord-ouest pour 20-25 nœuds qui est prévu de basculer à l’ouest puis au sud-ouest dans la journée de lundi. Dès lors, ils auront le vent dans le nez et devront tirer des bords, ce qui ne rendra évidemment pas leur progression vers l’archipel espagnol très rapide.

 

Vers une nuit très tonique 

Pour ce qui les concerne, les trois Ministes qui ont fait le choix de continuer la course risquent d’engranger de précieux milles pour la suite, en particulier Melwin Fink. Le jeune Allemand, âgé de seulement 19 ans, pourrait, en effet, réaliser un véritable hold-up. Passé en 17e position au cap Finisterre dans sa catégorie des bateaux de Série, hier à la mi-journée, le skipper de SignForCom pourrait compter près de 150 milles d’avance sur l’ensemble de ses adversaires d’ici à 24 heures. Il lui faudra toutefois réussir à préserver au mieux son matériel lors du passage de front. Celui-ci sera moins violent sur sa zone de course (entre Vigo et Porto), que plus au nord où des rafales à 50 nœuds sont attendues sur une mer avec 4,5 mètres de vagues. Il n’empêche que sa nuit s’annonce musclée, avec des rafales jusqu’à 40 nœuds, entre 17 heures ce soir et 1 heure demain, au moment de la bascule du vent entre le sud-ouest et le nord-ouest.

 

Tanguy Bouroullec revient au score 

Plus en avant, à la latitude de Gibraltar, les quatre premiers Proto de la flotte continuent, pour leur part, leur descente au portant. Toujours propulsés par un flux de secteur nord-est d’une quinzaine de nœuds assez instable, ils sont naturellement concentrés sur les réglages et la conduite de leurs montures. En tête, Pierre Le Roy (1019 – TeamWork) a vu son avance se réduire nettement ces dernières 12 heures. Pour preuve : lui qui comptait plus de 45 milles de bonus sur ses trois poursuivants hier après-midi, affiche désormais une avance de 8 milles sur Tanguy Bouroullec (969 – Tollec MP/Pogo). Décalé d’une trentaine de milles plus à l’est, ce dernier revient fort et exploite au mieux le potentiel de son Pogo Foiler. Derrière, Fabio Muzzolini (945 – Tartine sans Beurre) reste en embuscade à 37 milles, mais Irina Gravecha (800 – Path) est désormais un peu décrochée, la faute à un bateau plus vieux mais aussi et surtout moins puissant que ceux de ses concurrents. Leurs arrivées sont attendues à partir de lundi matin à La Palma et la bonne nouvelle, c’est que les alizés qui les accompagnent vont continuer de le faire jusque dans les derniers milles.

 

Source : A Bargat
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Le ministe Gaël Ledoux attaqué par une orque sur la Mini Transat, "le cétacé percuter son fond de coque puis ses safrans"

 

Vendredi après-midi, alors qu’il occupait la tête de la flotte des bateaux de Série et évoluait au large des côtes galiciennes, entre Ribiera et Vigo, Gaël Ledoux a subi l’attaque d’une orque. Le skipper de Haltoflame-Ilots.site a ainsi vu le cétacé percuter son fond de coque puis ses safrans. Heureusement, plus de peur que de mal pour le navigateur Malouin qui se remet doucement de ses émotions, et reprend sa trajectoire normale.

 

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Crédit : A Courcoux


Depuis l’été 2020, plus d’une centaine d’interactions entre des orques et des bateaux - principalement des voiliers -, ont été enregistrées le long de la péninsule ibérique, de Gibraltar à la Galice. Les cétacés venant au contact direct de ces navires en les poussant et donnant des chocs ont entraîné, dans certains cas, la rupture d’appendices.
 
« Les spécialistes indiquent que les orques approchent les bateaux et viennent percuter les safrans, et parfois les cassent ou les arrachent. C’est un phénomène étonnant, qui reste assez incompréhensible », explique Denis Hugues, Directeur de course de cette 23e édition de la Mini Transat EuroChef. A ce jour, les raisons de ces comportements demeurent en effet incertaines, mais quelques hypothèses sont toutefois avancées. Une réaction des animaux déclenchée suite à un incident aversif ponctuel, la combinaison de plusieurs facteurs tels que les pressions auxquelles ils sont confrontés (raréfaction des proies, perturbation par des bateaux, interaction avec les pêcheries) ou tout simplement leur curiosité naturelle sont ainsi des explications possibles. Les 90 Ministes devront donc faire preuve de vigilance au large des côtes portugaises. Depuis avril 2021 un protocole d’action a été mis en place pour les navigateurs en cas d’interaction. L’expérience indique qu’en suivant ce protocole les orques ont tendance à se désintéresser des bateaux. « Le premier conseil, c’est de stopper la machine, d’affaler les voiles et de laisser la barre libre pour éviter les dommages au niveau des safrans ou des foils. En adoptant ces règles, les orques finissent par partir », précise Denis Hugues.

 Source : Mini Transat

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