Un mois presque tout pile après sa première confrontation à bord de son tout nouveau Lift V2 aux couleurs de Quéguiner – Innoveo, Corentin Douguet s’alignera, ce dimanche à 15 heures, au départ de la 13e édition de la CIC Normandy Channel Race. Au programme : une boucle de 1 000 milles au départ et à l’arrivée de Caen via Saint-Marcouf, l’île de Wight, Wolf Rock, Tuskar Rock, le mythique phare du Fastnet et Guernesey. Un gros morceau, à la fois technique et complet. Piégeur aussi. Et ça, le Nantais, qui a exploré la zone en long en large et en travers lorsqu’il régatait sur le circuit des Figaro Bénéteau, le sait parfaitement. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il a choisi Yoann Richomme, un autre ancien Figariste et marin très expérimenté, pour l’épauler pour l’occasion et, bien sûr, pour aller chercher la gagne !

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Crédit : A Courcoux

« Cette CIC Normandy Channel Race est une course très technique. Elle se joue sur le terrain de jeu de prédilection de la Solitaire du Figaro, entre Manche et mer Celtique, une zone compliquée avec beaucoup de courants, beaucoup d’effet de sites… On sait qu’il peut s’y passer énormément de choses. C’est un coin toujours très complexe et, par endroits, plutôt mal pavé », assure Corentin Douguet qui a largement sillonné la zone ces quinze dernières années, mais qui fait toutefois partie des « bizuths » de l’épreuve, à l’inverse de son équipier, Yoann Richomme, qui lui a déjà pris part à l’évènement à deux reprises, et même signé un podium (3e) avec Damien Seguin en 2011. « Avec Yoann, nous avions depuis longtemps la volonté de naviguer ensemble mais l’occasion ne s’était encore jamais présentée avant cette année. Nous avons, par ailleurs, décidé de mutualiser nos préparations respectives à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, ce qui est un pari donnant-donnant », note le skipper de Quéguiner – Innoveo qui a compris, et depuis longtemps, l’intérêt de mutualiser les compétences pour avancer et continuer d’élever son niveau de jeu. « Faire cette CIC Normandy Channel Race avec lui qui est à la fois un marin très talentueux et un ancien Figariste, a forcément du sens », explique Corentin qui a effectué plusieurs sessions d’entraînement avec son acolyte à Lorient, depuis la mise à l’eau de sa monture.

 

Dans une logique de victoire

« Nous avons remporté le dernier Spi Ouest France à bord du Class40 d’Aurélien Ducroz. Jusqu’alors, ensemble, nous sommes donc invaincus. Cela dit, j’ai quand même un doute sur le fait d’établir des statistiques sur une seule course ! », s’amuse le Nantais. Il reste que, même s’il plaisante, dans la foulée de sa victoire dans la 2e édition de la 1000 Milles des Sables le mois dernier, le marin compte naturellement bien aller en chercher une nouvelle. « Lors du lancement du projet, j’ai clairement annoncé mon ambition de remporter la Route du Rhum. Je ne pars donc pas dans une autre logique que de gagner cette Normandy Channel Race. Je sais cependant que ce ne sera facile car il y a du beau monde et je ne suis pas le seul à avoir cet objectif », relate le skipper qui aura face à lui des duos particulièrement solides, à l’image de Ian Lipinki – Ambrogio Beccaria, Antoine Carpentier – Nicolas Jossier, Xavier Macaire – Achille Nebout, Aurélien Ducroz – Gérald Veniard ou encore Emmanuel Le Roch – Alexis Loison, pour ne citer qu’eux. « On a un très beau plateau, avec 30 tandems. Le double a tendance à resserrer les écarts. D’une part, parce que ça pardonne un peu plus les erreurs et, d’autre part, parce que c’est moins difficile de tenir une cadence élevée. Le parcours est une succession de petites sections. On peut s’attendre à de gros coups d’élastique et donc à des re-départs réguliers pendant la course et ce, jusqu’à la fin, avec notamment les passages du Raz Blanchard ou de la pointe Barfleur. Il va assurément se passer des choses ! », termine Corentin Douguet.

 

Source : Rivacom