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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Les arrivées s'enchainent sur la Mini Transat, en Série les écarts sont conséquents mais pas insurmontables

 

Si les trois premiers Proto sont arrivés en moins de 1 heure et 10 minutes à l’issue des 1 350 milles de la première étape de la 23e Mini Transat EuroChef entre Les Sables d’Olonne et Santa Cruz de La Palma, les trois premiers Série sont arrivés, eux, avec des écarts importants. Pour preuve, Melwin Fink (920 – SignForCom) a franchi la ligne avec une avance de 19h12 sur Christian Kargl (980 – All Hands on Deck) puis de 25h52 sur Hugo Dhallenne (979 – YC Saint Lunaire), respectivement deuxième et troisième de ce premier acte au scénario des plus improbables. Un scénario dans lequel le leader a continué sa course quand son dauphin a marqué une escale technique au Portugal et que l’ensemble de ses concurrents ont collectivement décidé de se mettre à l’abri pour éviter le passage d’un front au large du cap Finisterre. Si les dés sont naturellement loin d’être jetés avant le deuxième round, pour le skipper allemand, ce qui est pris ne sera toutefois plus à prendre !

 

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Crédit : V Olivaud


« Je rêvais d’un Top 10 avant de partir et là, je suis le premier bateau à arriver à La Palma avec une importante avance sur le deuxième ! Je n’arrive pas à croire ce qui m’arrive. C’est fou ! », a commenté Melwin Fink à son arrivée aux Canaries. Le navigateur, âgé de seulement 19 ans, a frappé un grand coup lors de cette première manche de la Mini Transat EuroChef, devenant le plus jeune skipper et le deuxième navigateur de nationalité allemande (après Isabelle Joschke en 2007) de l’histoire de la course à remporter (avant jury) une étape. Hold-up ou coup d’éclat ? Les avis sont partagés. Dans tous les cas, le skipper de SignForCom a clairement fait le break lors du quatrième jour de course, peu après le cap Finisterre qu’il avait débordé en 17e position, à 16,3 milles du leader du moment, Gaël Ledoux (886 – Haltoflame – Ilots.site). « Après la réception de l’avis de BMS, j’ai entendu des échanges à la VHF mais je n’ai pas compris que certains pensent à s’abriter 36 heures avant le passage de front. J’ai pensé que c’était très tôt pour décider de mettre sa course entre parenthèses. J’ai parlé avec Christian Kargl. Nous avons décidé ensemble de continuer de descendre le plus au sud possible et, le moment venu, de choisir de rejoindre un port ou non. A mesure que nous avons avancé, nous avons pu nous rendre compte que, comme ce qui avait été précisé dans le bulletin météo, les conditions au sud de la latitude de Porto étaient maniables et que, par conséquent, il n’y avait pas de raison de s’arrêter », a déclaré Melwin.

 

La bonne surprise pour Kargl 

Un récit corroboré par Christian Kargl. « Après le cap Finisterre et l’émission du BMS, tout le monde était assez nerveux et il y a eu de nombreuses discussions à la VHF à propos des mauvaises conditions à venir. J’ai essayé de trouver une place dans une marina mais je n’ai pas eu de confirmation. J’ai donc attendu un peu puis j’ai échangé avec Melwin (Fink) qui m’a indiqué que la météo serait plus maniable plus au sud. L’un comme l’autre, nous avons décidé de continuer notre route puis d’aviser en fonction du bulletin météo suivant. Dès lors, nous avons eu la confirmation que plus on continuerait de descendre, moins on aurait de vent. Du coup on s’est dit « Let’s go ! », a détaillé le skipper de All Hands on Deck. Privé de BLU dès le deuxième jour après que sa radio a pris l’eau, l’Autrichien n’a pas caché son étonnement de finir deuxième dans ce premier round. Et pour cause, après avoir effectué une escale technique de 15 heures dans le port portugais de Viana do Castelo afin de régler un problème de black-out électronique, puis d’attendre la fin du passage de front, le solitaire pensait retrouver ses camarades de jeu en reprenant la mer. « C’est génial de finir deuxième, et plus encore avec autant d’avance sur le 3e et sur le reste de la flotte », a souligné Christian qui, après une 31e place décrochée lors de l’édition 2005 de la Mini Transat, vise cette année une place dans le Top 10. Sa performance aux Canaries lui permet aujourd’hui de rêver de mieux encore, mais la deuxième étape demeure un gros morceau avec ses 2 700 milles, et les dés sont loin d’être jetés.

 

Dhallenne revenu comme une balle 

Hugo Dhallenne le sait d’ailleurs bien, et c’est bien pour cette raison qu’il n’a jamais rien lâché sur la portion entre Baiona et Santa Cruz de La Palma. « Après le petit stop en Espagne que la quasi-totalité de la flotte a décidé de faire pour laisser passer le front froid au large du cap Finisterre, il a fallu recravacher pour arriver ici le plus vite possible et laisser aux deux premiers le moins d’avance possible avant la suite. Pour ma part, j’ai vraiment chargé, je n’ai pas beaucoup dormi et je n’ai pas trop bien géré la machine », a commenté le skipper du Maxi 6.50 aux couleurs de l’YC Saint Lunaire qui n’a ménagé ni ses efforts ni sa monture pour revenir au score, mais qui a indiscutablement fait forte impression, confirmant largement son statut d’homme fort du circuit. En naviguant pied au plancher, parfaitement en phase avec les nombreuses oscillations du vent, et en tenant ainsi des moyennes nettement supérieures à celles de ses rivaux, il est parvenu à rattraper chaque jour une trentaine de milles sur les deux leaders et à creuser d’autant l’écart sur ses poursuivants. S’il regrette d’avoir mis un temps sa course entre parenthèses ? « Je pense qu’on a bien fait de s’arrêter, de laisser le font passer et de repartir derrière. Comme ça, il n’y a pas eu d’hélico, il n’y a pas eu de problème et c’est le principal », assure le Bretillien qui a profité de son escale pour solutionner des problèmes de structure, d’aérien puis de commande de pilote automatique survenus lors du passage du premier front, dans le golfe de Gascogne. « Est-ce-que j’aurais continué sans ça ? C’est sûr que dans le deuxième front, avec le fond de mon bateau qui se décollait, ça aurait sans doute été un peu tendu », a avoué Hugo. En voilà un, en tous les cas, qui n’a assurément pas encore dit son dernier mot !

 

Source : A Bargat
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J-60, le rythme s’accélère pour l’équipage de Use It Again !

A deux mois du début du stand-by pour le Record du Tour du Monde à l’Envers contre vents et courants, les semaines défilent à un rythme soutenu pour Romain Pilliard et Alex Pella. Dès la fin du mois de novembre, l’équipage du trimaran de l’économie circulaire se tiendra prêt à prendre le départ d’une aventure hors du commun : une démonstration par l’exemple de ce qu’est l’économie circulaire et prouver que l’on peut faire les choses autrement !

Le Record du Tour du Monde à l’Envers en quelques chiffres :

33 400, c’est la distance en milles du parcours (30% plus long que celui du Vendée Globe) 5, c’est le nombre de personnes ayant réussi le Tour du Monde à l’Envers. 1 158, c’est le nombre de jours que Joshua Slocum a mis pour boucler le parcours en 1895. 122, c’est le nombre de jours du record actuel détenu depuis 2004 par Jean-Luc Van Den Heede. 2017, c’est l’année de la dernière tentative de ce record par Yves Le Blévec sur Actual (Chavirage au Cap Horn).

La météo avec Christian Dumard

Météorologue, routeur, et marin aguérri, Christian Dumard accompagne les plus grandes équipes de course au large dans la réussite de leur projet, notamment Francis Joyon pour sa dernière Route du Rhum et lors du Trophée Jules Verne. Romain et Alex partiront en double, et Christian sera le troisième homme du record, puisque depuis la terre, il analysera la météo et établira la meilleure trajectoire à suivre pour nos deux marins.

Une nouvelle garde-robe !

Cette semaine, l’équipe de Use It Again! a récupéré deux anciens gennakers en parfait état, actuellement retaillés chez notre voilier All Purpose. De quoi faire une jolie garde-robe au trimaran Use It Again! pour le Record du Tour du Monde. Un grand merci à l’équipe d’All Purpose, très impliquée dans notre projet d’économie circulaire.

Romain Pilliard, parrain de l’association Children For The Oceans

L’association Children for the Oceans a été fondée en juin 2018 par Thomas Lesage, 15 ans. En réalisant un tour du monde à la voile sur un bateau école, l’adolescent intervient dans différentes écoles pour parler de son expérience. « Ce voyage m’a appris beaucoup sur moi-même et surtout, j’ai eu une grosse prise de conscience sur l’importance de l’océan. Aujourd’hui, il se meurt, cela m’est insupportable », explique Thomas. Ni une ni deux, il monte un réseau de jeunes ambassadeurs dans le monde entier, des jeunes qui interviennent régulièrement dans les écoles de leurs pays respectifs pour sensibiliser les enfants à la protection de l’océan de manière simple et ludique. La communauté créée autour du projet rassemble déjà plus de 800 enfants-membres et 12 ambassadeurs dans le monde entier, qui comme Thomas sont curieux et concernés et souhaitent contribuer à la sauvegarde des océans.

« Les enfants sont nos meilleurs ambassadeurs, je passe beaucoup de temps dans les écoles et je suis d’ailleurs parrain d’une école en Guadeloupe. Sensibiliser les enfants se répercute ensuite plus largement sur la famille. Je suis papa de trois enfants dont deux jeunes adolescents, ils grandissent conscients de l’importance de faire bouger les choses pour notre planète. Il faut faire confiance à cette nouvelle génération ! » Explique Romain Pilliard.

En contact régulier avec l’association Children for the Oceans tout au long de l’année, Romain Pilliard et Alex Pella échangeront et interviendront en visio-conférence avec les écoles et partageront les grandes étapes de leur tour du monde qui seront relayées aux quatre coins du monde dans les écoles par les enfants ambassadeurs de l’association.

L’article J-60, le rythme s’accélère pour l’équipage de Use It Again ! est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

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Class40. Nicolas d’Estais met à l’eau son Class40 signé VPLP

Ce vendredi 8 octobre restera ancré dans les mémoires du skipper Nicolas d’Estais, de son ami et co-équipier Erwan Le Draoulec ainsi que de leurs partenaires. La raison : la mise à l’eau du tout nouveau Class40 Emile Henry x HappyVore à pile un mois de la Transat Jacques Vabre. Cela marque la fin de 10 mois de construction au chantier Multiplast à Vannes conçu et imaginé par le réputé cabinet d’architecture navale, VPLP. Le compte à rebours est lancé, place aux navigations et à la dernière ligne droite avant le départ de cette mythique transatlantique, le 7 novembre prochain.

Voilà maintenant presque une année que les discussions entre Nicolas d’Estais et le cabinet d’architecture navale VPLP ont démarré, l’objectif du marin était de construire le bateau qui l’emmènerait sur les courses les plus prestigieuses au sein de la Class40. « C’est une chance d’avoir pu suivre une construction de A à Z. J’ai appris énormément de choses. Orchestrer et gérer les différentes parties prenantes du chantier a été passionnant. C’est selon moi le plus beau bateau sur lequel on va traverser l’Atlantique, j’ai très hâte ! » se réjouit Nicolas. Il a fallu travailler avec sérieux pour être dans les temps et Nicolas a su s’entourer d’une équipe compétente et passionnée pour arriver à ses fins.

La Transat Jacques Vabre, transatlantique de renom et pleines d’histoires se dispute en double et pour l’occasion, Nicolas a choisi d’embarquer le talentueux bourguignon Erwan Le Draoulec. Les deux régatiers se sont connus sur le circuit Mini 6.50 et se sont très vite liés d’amitié. Après avoir bouclé d’une belle manière leurs Mini Transat respectives, course phare du circuit (Erwan remporte l’édition 2017 sous les couleurs d’Emile Henry et Nicolas termine 9e en 2015 et 2e en 2019), l’un, Nicolas, est parti à la découverte du milieu des Class40 tandis que l’autre, Erwan s’est attaqué au réputé circuit Figaro et vient d’ailleurs de terminer 10ede sa deuxième Solitaire du Figaro. Pour Nicolas, partir avec son ami Erwan a très vite été une évidence. De plus, ce dernier a rapidement montré son intérêt dans la construction du bateau, il a pu apporter son expertise et donner quelques conseils de figaristes. « Erwan est un marin très accompli avec un palmarès de dingue. Il a prouvé qu’il était super en forme cette année en faisant une belle saison en Figaro. Ça va être top d’avoir quelqu’un de compétant pour me prêter main forte sur le bateau. » raconte Nicolas. Un duo sympathique, performant et sérieux.

Le Class40 n°167 Emile Henry x HappyVore sera le dernier de sa catégorie à être mis à l’eau. Les prochaines semaines s’annoncent studieuses car le temps est compté pour arriver fin prêts sur la ligne du départ de la Transat Jacques Vabre au Havre le 7 novembre prochain. « Il nous reste deux semaines et demie pour mettre au point le bateau. Chaque minute est comptée ! Il va falloir l’éprouver au maximum de façon à ne pas avoir de mauvaises surprises pendant la course. » annonce le skipper.

C’est un défi de taille mais que les deux marins sont prêts à relever tant leur motivation est débordante. « Ce défi technologique me branchait bien ainsi que mon partenaire de longue date, Emile Henry qui avait suivi la construction de mon Mini à l’époque. J’ai pris beaucoup de plaisir à aider Nicolas sur la partie performance du bateau et à apporter mon expérience du Figaro entouré de l’équipe Macif qui m’accompagne depuis deux années. » se plait à raconter Erwan. Conscients de l’énorme potentiel du bateau, il va falloir dans un premier temps le fiabiliser, se qualifier et tenter de rallier la Martinique dans les plus brefs délais sans soucis majeurs. Mais connaissant les marins, s’il y a une opportunité de performer parmi ces 45 Class40, dont une quinzaine de bateaux de dernière génération, ils la saisiront !

Emile Henry x HappyVore

Nicolas et Erwan ont également embarqué à leurs côtés deux partenaires titres sans qui l’aventure sportive n’aurait pas lieu : Emile Henry et HappyVore. Emile Henry est une entreprise française, originaire de Bourgogne et spécialisée dans la fabrication de céramiques culinaires conçues à partir de matières premières naturelles. Elle a déjà mis un pied dans la course au large en 2017 puisqu’elle accompagnait Erwan dans ses débuts, tout d’abord lors de sa victoire en Mini6.50 puis en Figaro avant qu’il n’intègre la filière Macif. « C’est important pour moi de garder un lien avec ma terre natale. Je veux continuer cette histoire que j’ai créée à mes débuts du Mini 6.50 qui était de partager avec des entreprises qui sont loin du monde marin des aventures intenses. » raconte Erwan. Le partenaire avait déjà, à l’époque, montré son interêt pour la course au large et s’était reconnu dans les valeurs véhiculées par cette discipline. Sport sain et proche de la nature, goût pour le défi technologique et le dépassement de soi, aventure qui demande un esprit d’ouverture, sont en effet des notions très en phase avec les valeurs d’Emile Henry. C’est donc une relation de confiance et qui perdure entre Erwan et la famille Henry.

« La course à la voile est un sport sain, respectueux de l’environnement, qui incarne le goût du challenge et le dépassement de soi. Cette aventure en binôme demande un esprit d’ouverture pour affronter les difficultés en mer et arriver à bon port tout en assurant sa place. Ces notions et les valeurs d’Emile Henry convergent largement. Nous avions à cœur de co-construire une visibilité/un projet qui nous ressemble. » précise Jean-Baptiste Henry, PDG de l’entreprise familiale.

« Pour continuer dans l’idée de faire des projets « Made In Bourgogne », le deuxième partenaire de mon Figaro avant que j’intègre la filière Macif était RAVE. Spécialiste de la gestion de services transports et logistique. Ils sont également dans l’aventure Class40 et je suis très content de les embarquer. » rajoute Erwan.

Place aux entraînements pour le duo qui va devoir multiplier les navigations afin de fiabiliser le bateau au mieux et valider sa qualification. Tanguy Leglatin, leur entraîneur, sera présent pour les aider au mieux dans cette phase importante. Et rendez-vous au Havre, le 7 novembre pour encourager les skippers et les soutenir au départ de cette mythique course, direction la Martinique !

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Mini-Transat. Le jeu reste encore ouvert en série malgré des écarts conséquents

Si les trois premiers Proto sont arrivés en moins de 1 heure et 10 minutes à l’issue des 1 350 milles de la première étape de la 23e Mini Transat EuroChef entre Les Sables d’Olonne et Santa Cruz de La Palma, les trois premiers Série sont arrivés, eux, avec des écarts importants. Pour preuve, Melwin Fink (920 – SignForCom) a franchi la ligne avec une avance de 19h12 sur Christian Kargl (980 – All Hands on Deck) puis de 25h52 sur Hugo Dhallenne (979 – YC Saint Lunaire), respectivement deuxième et troisième de ce premier acte au scénario des plus improbables. Un scénario dans lequel le leader a continué sa course quand son dauphin a marqué une escale technique au Portugal et que l’ensemble de ses concurrents ont collectivement décidé de se mettre à l’abri pour éviter le passage d’un front au large du cap Finisterre. Si les dés sont naturellement loin d’être jetés avant le deuxième round, pour le skipper allemand, ce qui est pris ne sera toutefois plus à prendre !

« Je rêvais d’un Top 10 avant de partir et là, je suis le premier bateau à arriver à La Palma avec une importante avance sur le deuxième ! Je n’arrive pas à croire ce qui m’arrive. C’est fou ! », a commenté Melwin Fink à son arrivée aux Canaries. Le navigateur, âgé de seulement 19 ans, a frappé un grand coup lors de cette première manche de la Mini Transat EuroChef, devenant le plus skipper et le deuxième navigateur de nationalité allemande (après Isabelle Joschke en 2007) de l’histoire de la course à remporter (avant jury) une étape. Hold-up ou coup d’éclat ? Les avis sont partagés. Dans tous les cas, le skipper de SignForCom a clairement fait le break lors du quatrième jour de course, peu après le cap Finisterre qu’il avait débordé en 17e position, à 16,3 milles du leader du moment, Gaël Ledoux (886 – Haltoflame – Ilots.site). « Après la réception de l’avis de BMS, j’ai entendu des échanges à la VHF mais je n’ai pas compris que certains pensent à s’abriter 36 heures avant le passage de front. J’ai pensé que c’était très tôt pour décider de mettre sa course entre parenthèses. J’ai parlé avec Christian Kargl. Nous avons décidé ensemble de continuer de descendre le plus au sud possible et, le moment venu, de choisir de rejoindre un port ou non. A mesure que nous avons avancé, nous avons pu nous rendre compte que, comme ce qui avait été précisé dans le bulletin météo, les conditions au sud de la latitude de Porto étaient maniables et que, par conséquent, il n’y avait pas de raison de s’arrêter », a déclaré Melwin.

La bonne surprise pour Kargl
Un récit corroboré par Christian Kargl. « Après le cap Finisterre et l’émission du BMS, tout le monde était assez nerveux et il y a eu de nombreuses discussions à la VHF à propos des mauvaises conditions à venir. J’ai essayé de trouver une place dans une marina mais je n’ai pas eu de confirmation. J’ai donc attendu un peu puis j’ai échangé avec Melwin (Fink) qui m’a indiqué que la météo serait plus maniable plus au sud. L’un comme l’autre, nous avons décidé de continuer notre route puis d’aviser en fonction du bulletin météo suivant. Dès lors, nous avons eu la confirmation que plus on continuerait de descendre, moins on aurait de vent. Du coup on s’est dit « Let’s go ! », a détaillé le skipper de All Hands on Deck. Privé de BLU dès le deuxième jour après que sa radio a pris l’eau, l’Autrichien n’a pas caché son étonnement de finir deuxième dans ce premier round. Et pour cause, après avoir effectué une escale technique de 15 heures dans le port portugais de Viana do Castelo afin de régler un problème de black-out électronique, puis d’attendre la fin du passage de front, le solitaire pensait retrouver ses camarades de jeu en reprenant la mer. « C’est génial de finir deuxième, et plus encore avec autant d’avance sur le 3e et sur le reste de la flotte », a souligné Christian qui, après une 31e place décrochée lors de l’édition 2005 de la Mini Transat, vise cette année une place dans le Top 10. Sa performance aux Canaries lui permet aujourd’hui de rêver de mieux encore, mais la deuxième étape demeure un gros morceau avec ses 2 700 milles, et les dés sont loin d’être jetés.

Dhallenne revenu comme une balle
Hugo Dhallenne le sait d’ailleurs bien, et c’est bien pour cette raison qu’il n’a jamais rien lâché sur la portion entre Baiona et Santa Cruz de La Palma. « Après le petit stop en Espagne que la quasi-totalité de la flotte a décidé de faire pour laisser passer le front froid au large du cap Finisterre, il a fallu recravacher pour arriver ici le plus vite possible et laisser aux deux premiers le moins d’avance possible avant la suite. Pour ma part, j’ai vraiment chargé, je n’ai pas beaucoup dormi et je n’ai pas trop bien géré la machine », a commenté le skipper du Maxi 6.50 aux couleurs de l’YC Saint Lunaire qui n’a ménagé ni ses efforts ni sa monture pour revenir au score, mais qui a indiscutablement fait forte impression, confirmant largement son statut d’homme fort du circuit. En naviguant pied au plancher, parfaitement en phase avec les nombreuses oscillations du vent, et en tenant ainsi des moyennes nettement supérieures à celles de ses rivaux, il est parvenu à rattraper chaque jour une trentaine de milles sur les deux leaders et à creuser d’autant l’écart sur ses poursuivants. S’il regrette d’avoir mis un temps sa course entre parenthèses ? « Je pense qu’on a bien fait de s’arrêter, de laisser le font passer et de repartir derrière. Comme ça, il n’y a pas eu d’hélico, il n’y a pas eu de problème et c’est le principal », assure le Bretillien qui a profité de son escale pour solutionner des problèmes de structure, d’aérien puis de commande de pilote automatique survenus lors du passage du premier front, dans le golfe de Gascogne. « Est-ce-que j’aurais continué sans ça ? C’est sûr que dans le deuxième front, avec le fond de mon bateau qui se décollait, ça aurait sans doute été un peu tendu », a avoué Hugo. En voilà un, en tous les cas, qui n’a assurément pas encore dit son dernier mot !

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Spi Ouest. Belles conditions au Spi

Une météo de rêve accompagnait les 341 équipages répartis en 5 ronds : 10-12 nœuds de vent d’est, une mer légèrement clapoteuse, un soleil plus que généreux. Les régates se sont enchaînées toute la journée offrant des joutes nautiques de toute beauté et extrêmement tactiques, fort courant oblige (coefficient de 108). Le Spi Ouest-France – Banque Populaire Grand Ouest démarre sur les chapeaux de roue !

Des conditions « champagne » à la Trinité-sur-Mer
Il fallait avoir le nez creux, observer le plan d’eau à la loupe et garder un œil sur les concurrents tant le plan d’eau ce vendredi regorgeait de chausse-trappes : un très fort courant de marée descendante (jusqu’à 2,5 nœuds), une renverse à gérer en milieu de journée (13h), de belles risées qui pouvaient changer la donne et renverser une situation en un rien de temps sans compter les quelques rondins de bois flottants à éviter. Tactique et manœuvres fines au programme pour les 1 646 marins, heureux d’en découdre dans ces conditions « champagne ».

Un maximum de départs donnés entre parcours banane et côtier
« Tout ce qui est pris, n’est plus à prendre », Christophe Gaumont, le directeur de course du Spi Ouest-France donnait le ton ce matin : 3 courses au moins par catégorie en ce premier jour du Spi. L’impressionnante flotte des J/80 (plus de 50 bateaux) enquillait donc les parcours bananes, croisant les J/70, Mach 6,50, Open 5.70 et 7.50, très à l’aise dans ce vent plus soutenu que prévu dans la matinée.

La grande première des Figaro 3 au Spi !
Sur le rond Banque Populaire Grand Ouest, les 17 Figaro Bénéteau 3, présents pour la première fois sur la grand-messe annuelle et courant leur National en équipage, se bagarraient comme des chiffonniers : passages de bouées sous haute tension, envois de spi à la volée… Les équipages de Corentin Horeau et de Gildas Mahé ont, dès la première manche, survolé un plateau diablement relevé. Sur le même parcours, la flotte des 32 Grand Surprise composée d’amateurs, d’équipages mixtes et féminins est restée considérablement groupée, offrant des arrivées ultra serrées à la fin de chaque parcours banane.

Les volants de retour sur le Spi !
Chez les ETF 26 qui courent au Spi la dernière manche de leur championnat de France, 4 parcours construits et un côtier ont été lancés. Team Pro skippé par Jean-Christophe Mourniac s’est montré impérial en remportant 4 courses sur cinq dans un vent s’essoufflant au fur et à mesure de l’après-midi.

Grande parade, grand soleil et village en fête : rendez-vous demain !
Sous ciel bleu et une mer verte colorée d’une forêt de spi et de voiles blanches, la première journée du 43e Spi Ouest-France – Banque Populaire Grand Ouest a tenu toutes ses promesses : du beau jeu autour des bouées et cardinales, des sourires et de la convivialité. Demain samedi, appareillage à 9h15 pour la grande parade de sortie du port et les grandes courses à suivre.

Yannick Livory, Figaro 3 Interaction : « L’idée c’est de se faire plaisir sur la dernière course de la saison, on a fait un équipage mixte avec deux filles et deux gars sur le bateau. L’idée, c’est de faire découvrir le Figaro Bénéteau 3 et la voile en générale. Notre équipage est « à la bonne franquette ». Cela nous change car nous avons l’habitude de naviguer entre figaristes, et là c’est sympa de naviguer entre différentes séries. Aujourd’hui, les conditions sont idéales ! On ne peut pas rêver mieux. »

Alexis Thomas, Figaro 3, La Charente Maritime : « Le but était de faire tourner les équipages. On a des équipiers spécialistes de la voile légère en 470 et en 49er. L’objectif, c’est de se faire plaisir, c’est la seule course de l’année où on navigue en équipage et le but c’est de ramener des copains dans la classe qui rêvent de faire du large. C’est mon deuxième Spi Ouest-France. J’aime le format de course et la Trinité-sur-Mer est un super plan d’eau, riche en effets de site ».

Benoit Catry, Open 7,50, Open Beer : « Je suis l’aîné à bord, je navigue avec des très jeunes. Nous venons de Belgique, de Newport plus précisément. Le plan d’eau est magnifique, l’ambiance est incroyable. Nous ne sommes malheureusement que 5 bateaux dans la catégorie, mais la régate sera d’autant plus intense. Pour moi, c’est la régate mythique ! »

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