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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

SailGP. Britanniques et Espagnols chavirent, les Australiens s’imposent

Après une première journée dans du vent léger, c’est un vent soutenu le deuxième jour qui a fait chavirer Les Britanniques en finale et les Espagnols juste avant le début des courses. Les Australiens de Tom Slingsby remportent leur 3e victoire de la saison et se hissent au sommet du classement général. Les Français avec Quentin Delapierre à la barre terminent derniers.

Changement de régime et de décor pour clôturer ce Spain Sail Grand Prix. Après les petits airs de samedi, c’est dans une belle brise de 20/25 nœuds que les F50, surpuissants, ont régaté… à 7. Vainqueurs d’une manche hier, les Espagnols sont les premières victimes de cet environnement tonique. Quelques minutes avant le lancement de la compétition, leur F50 rouge et jaune chavire. Pas de blessés mais le haut de l’aile déchirée. Phil Roberston et ses hommes sont malheureusement forfaits à la maison, devant un public espagnol extrêmement nombreux à terre et sur l’eau.

Eviter les sorties de route

En dehors de quelques entraînements, cela faisait très longtemps que l’on n’avait plus vu les F50 dans du vent soutenu. Aujourd’hui, les équipages ont renoué avec les hautes vitesses – on a frôlé les 50 nœuds dans le bord de reaching -, les embruns qui claquent les visages, les enfournements aux abattées. Il fallait donc naviguer proprement en évitant les sorties de route, sans toutefois négliger les départs et la stratégie car les écarts en vitesse ont parfois été importants dans ce vent de terre qui soufflait en rafale.

La première régate du jour est remportée haut la main par les Néo-zélandais, tandis que la suivante, longtemps menée par les Japonais, voit le retour fulgurant des Australiens dans les ultimes longueurs, pour un passage final magnifique, à trois, sur la ligne d’arrivée. A l’issue de ces deux courses pleines de rebondissement où l’on a vu les Japonais victimes de petits soucis techniques, Australiens, Américains et Britanniques, réguliers dans le top 4, se présentent à 17h30 sur la ligne de départ d’une finale 100% anglo-saxonne, dans un vent d’Est de plus en plus rafaleux.

Les Britanniques chavirent

Les Anglais de Ben Ainslie prennent un départ magnifique et foncent à plus de 45 nœuds dans le bord de reaching qui mène à la première marque. Mais à l’abattée, une survente fait basculer leur F50 cul par-dessus tête. Les Américains qui déboulent quelques mètres derrière doivent abattre en urgence pour éviter le bateau retourné. Ils plantent l’étrave et voilà les Australiens partis seuls en tête vers la victoire.
Avec ce 3e sacre (sur 6 Grand Prix) dans la saison 2, Tom Slingsby et ses hommes prennent la tête du classement général provisoire, au détriment des Japonais de Nathan Outteridge qui rétrogradent en 3e position avec seulement un point de retard. Entre les deux, les Américains, 2e, n’ont eux aussi qu’un point de débours avec les leaders. L’avant-dernier Grand Prix de la saison, dans deux mois à Sydney, promet d’être très très chaud !

Les Français, eux, repartent de Cadix dans un état d’esprit très positif, avec le sentiment d’avoir rempli les objectifs qu’ils s’étaient fixés pour l’arrivée de leur nouveau barreur. Aujourd’hui, dans la brise, pour sa première sans ces conditions sur ce bateau après seulement 4 jours d’expérience, Quentin a assuré et montré qu’il apprenait vite. En témoigne son attitude et celle de l’équipage dans la manche 5, où, après un très joli départ, ils se maintiennent dans le top 3 pendant la moitié du parcours, avant de terminer à la 4e place.

Ils ont dit :

Quentin Delapierre : « Ce matin, alors que le vent soufflait, j’ai essayé de détendre tout le monde avec des vannes pour leur faire comprendre que je n’étais ni paralysé, ni en mode kamikaze ! Notre plan était de ramener le bateau en une seule pièce, de faire attention aux hommes et de bien manœuvrer. A la sortie du port, à la première abattée, on s’est retrouvés à 50 nœuds, et ça m’a tout de suite calmé ! (Les Espagnols ont chaviré à ce moment-là). Sur la première manche, nous avons fait ce que nous pouvions dans ce vent fort et surtout très irrégulier. Sur la seconde, on s’est senti plus en confiance et on a réussi à tirer notre épingle du jeu après un bon départ. On peut dire que j’ai bien été bizuté ici dans des conditions extrêmes ! L’objectif N°1 pour nous est de construire un état d’esprit autour de mon arrivée et de créer une nouvelle dynamique. Et je pense qu’on a coché cette case, tout comme celle de la communication à bord. J’ai aussi appris qu’il fallait rester humble dans ce circuit. Il faudra travailler fort pour jouer devant, mais ça, je le savais avant. Je voulais d’abord me sentir bien à bord et ne pas être fébrile avec le bateau entre les mains. Maintenant, il va falloir viser des résultats à partir de là. C’est le but à Sydney, avec l’ambition de jouer en milieu de tableau, au contact des petits camarades ».

Thierry Douillard, entraîneur du France SailGP Team : « Le bilan est très positif. L’objectif de cette semaine était d’aider Quentin à découvrir le support et d’être capable de régater autour du parcours en navigant propre. Nous n’avions pas d’objectif de performance. Nous voulons construire quelque chose, commencer une nouvelle histoire. Très vite, je me suis rendu compte qu’on allait être en avance sur les objectifs car Quentin a vite pris la mesure de son rôle et de sa mission. Il a pris ses responsabilités. Il était prêt dans sa tête. Hier, on s’est retrouvé dans des conditions très difficiles, dans le petit temps. Aujourd’hui, on a bien préparé la journée psychologiquement. Être capable de faire ce qu’on a fait dans ces conditions, réussir à pousser le curseur pour faire 4e, c’était exceptionnel. D’ici Sydney, nous avons des bilans à faire, des données à analyser… Nous avons une très bonne base de travail et une bonne base d’échange entre nous pour construire la suite. »

CLASSEMENT SPAIN SAIL GRAND PRIX

1- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 32 points
2- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 29 points
3- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 27 points
4- JAPAN / Nathan Outteridge / 22 points
5- NEW ZEALAND / Peter Burling / 22 points
6- DENMARK / Nicolai Sehested / 21 points
7- SPAIN / Phil Robertson / 14 points
8- FRANCE / Quentin Delapierre / 11 points

CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE APRÈS 6 ACTES

1- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 45 points
2- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 44 points
3- JAPAN / Nathan Outteridge /44 points
4- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 40 points
5- NEW ZEALAND / Peter Burling / 36 points
6- SPAIN / Phil Robertson / 35 points
7- DENMARK / Nicolai Sehested / 33 points
8- FRANCE / Quentin Delapierre / 31 points

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Voiles de Saint-Tropez. Une belle réussite pour fêter les 40 ans de la Nioulargue

Le nouveau format des Voiles sur deux semaines aura été un beau succès avec une météo exceptionnelle. La Société Nautique de Saint-Tropez aura célébrer de belle manière les 40 ans de la course d’origine, la Nioulargue, avec tous les départ et les arrivée devant le port de Saint-Tropez.

Une première semaine à couper le souffle!
Comme souligné par Georges Korhel, Principal Race officer des Voiles, la première semaine de fête et de régates – du 25 septembre au 2 octobre – a remporté tous les suffrages ; tous les registres de vent ont permis aux comités de course, autant Modernes que Classiques, d’envoyer chaque jour de belles épreuves toujours aussi disputées. Les Voiles 23èmes du nom ont sacré de formidables vainqueurs, à commencer par le très célèbre patron d’industrie Patrizio Bertelli, le lauréat du Trophée Rolex, à bord du plan Herreshoff Scud et son équipage de haute volée, venue à bout des somptueux P Class. Parmi tous les vainqueurs dans les 10 catégories de voiliers de tradition en course, les Voiles couronnent des bateaux d’exception, à la signature des plus grands architectes navals. Pretexte (Nacira 47), pour le Trophée North Sails (IRCB), et Nanoq, skippé par le Prince du Danemark pour le trophée BMW (IRCC) ont vaincu dans des groupes pourtant particulièrement compétitifs. C’est Olympian, le P Class de 1913 et sa coque vert profond qui remporte le Trophée des Centenaires du Yacht Club de Gstaad, à l’issue d’un final ébouriffant, façon match race entre Bruno Troublé qui le barrait, et Peter Isler, figure de la Coupe de l’America, aux commandes de Spartan.

Le plus grand rassemblement mondial de Maxis Yachts, du 3 au 9 octobre.
Avec 45 unités de 60 à 107 pieds, réunis également à l’invitation de la Société Nautique de Saint-Tropez, la deuxième semaine des Voiles basculaient dans le gigantisme et accumulait tous les superlatifs. Wally, J Class, purs racers envahissaient le golfe pour des régates spectaculaires à souhait, dans des régimes de vent favorisant toutes les expressions. Du sport, au plus haut niveau, mais aussi des démonstration au plus haut niveau de voiliers d’exception, aux profils futuristes dessinés pour la performance pure. Comanche, Rambler 88, Leopard3, tout comme les Mini Maxis 72, enchantaient le public quand, toutes voiles déployées, ils déboulaient sous le Portalet en quête des prestigieux trophées de Voiles. Magic Carpet Cubed, le Wally Cento de Sir Lindsay Owen Jones bataillait jusqu’au dernier bord pour l’emporter en IRC1 confirmer son récent titre de Champion du Monde, tandis que le joli Wally 77 Lyra trouvait à Saint Tropez récompenses à ses nombreux mérites. On se souviendra longtemps des formidables mano a mambo entre les deux J Class, Topaz et Velsheda dont la rivalité aura finalement tourné à l’avantage du premier.

IRC1 ; Magic Carpet Cubed au bout du suspens!
Vent d’Est, 10 nœuds, forcissant légèrement sur une belle houle de plus d’un mètre en bordure du golfe… idéal pour lancer dès le début d’après-midi les quatre groupes de Maxis en lice pour leur dernière journée de régate à Saint-Tropez. Une boucle d’une vingtaine  de milles entre bouée du large et les Issambres offraient aux tacticiens et navigateurs matière à cogiter, d’autant qu’en ce dernier jour de course, nombre « d’amicaux contentieux » étaient à régler. Ainsi le supersonique Comanche tenait-il, faute d’un rating avantageux, à remporter en temps réel sa troisième manche d’affilée. Dans son sillage, Rambler 88 et Magic Carpet Cubed, à égalité parfaite au moment du coup de canon, se devait de performer pour espérer remporter le Trophée North Sail, décerné au vainqueur de ce groupe des IRC1. Rambler parvenait à se détacher et accroissait irrémédiablement son avance sur Magic Carpet, dans le sillage d’un Comanche moins dominateur qu’à l’accoutumée en début de course, mais qui trouvait suffisamment de ressources, alors que le vent forcissait légèrement tout en prenant du Sud, pour remporter la manche en temps réel. Rambler franchissait la ligne 6 minutes devant le grand Wally Cento. Insuffisant pour refaire son handicap et c’est Magic Carpet Cubed, détenteur du titre de champion du monde, qui empochait le gain de cette si décisive manche, synonyme de victoire au général. Un dernier déboulé sous gennaker de toute beauté, comme un adieu aux armes, et les Maxis saluaient Saint-Tropez de la plus expressive des manières. C’est Deep Blue, le Botin 85 qui complète le podium.

Un Class J au firmament des IRC2 : Topaz
Le J Class Topaz a, d’admirable manière, contrôlé son meilleur ennemi Velsheda tout au long des 25 milles du parcours. Il termine premier en temps réel des IRC2, avec moins de deux minutes d’avance sur le J Class de 1933.  Il rajoute ainsi une  troisième victoire à sa belle semaine, et vient naturellement  s’octroyer le trophée Besserat de Bellefon qui couronne le meilleur IRC2.

Jethou chez les IRC3A
Jethou, Vesper ,North Star, c’est le tiercé gagnant qu’il fallait jour en IRC3A, Trophée SNSM, le groupe des Maxis 72. Jethou, le plan Judel-Vrolijk de Sir Peter Ogden aura été intouchable tout au long des trois manches validées. North Star termine sur une belle note avec une deuxième place de manche. Insuffisant pour détrôner Vesper de la place de dauphin au général.

Le triomphe de Lyra (IRC3B)
Le Wally 77 Lyra de Terry Hui triomphe cette semaine à Saint-Tropez. Il a dominé la concurrence en IRC3B, groupe d’une incroyable richesse avec pas moins de 15 voiliers de 65 à 80 pieds. Le plan Frers de 24 mètres lancé en 2000 a parfaitement joué de son rating pour l’emporter à 2 reprises cette semaine. Il a lâché quelques points aujourd’hui face au plan Reichel Pugh 80 Capricorno et face à l’autre Wally Ryokan2. Il s’impose malgré tout au général, et devient naturellement le Wally le mieux classés des 6 voiliers chers à Luca Bassani engagés aux Voiles,  s’arrogeant le Trophée Wally devant Ryokan2 et Magic Carpet Cubed.


Prime à la régularité pour Bambo (IRC4)
Gros bouleversement en IRC4, le groupe des Maxis de 60 pieds qui regroupait pas moins de 12 unités cette semaine. La course du jour a rebattu les cartes et vu les perdants d’hier triompher aujourd’hui à l’image du vénérable French Kiss de Yan Cornic venu l’emporter aujourd’hui. Bambo, Le Schipman 63, plus régulier s’impose finalement, devant Aloha, le CNB 77 et  Ila1 le Bordeaux 60.

Ils ont dit :
Pierre Roinson, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez :
« Nous avons été énormément complimentés sur la première semaine des Voiles. C’est très important car cela veut dire que l’on a renoué avec l’histoire, les Modernes navigant en même temps que les Classiques. Cela s’est merveilleusement passé, avec une formidable météo. Tout en respectant scrupuleusement les mesures sanitaires, nous avons renoué avec l’ambiance des Voiles et cela fait énormément plaisir. J’ai rencontré les propriétaires de Maxis, qui sont absolument ravis de venir naviguer ici. Notre deuxième semaine a constitué le plus grand rassemblement de Maxis au monde avec 45 unités présentes. Les Maxis ont ainsi pu bénéficier de départ et d’arrivée devant le port de Saint-Tropez. Cette deuxième semaine a été très professionnelle, avec des équipages de très haut niveau. Le public a beaucoup apprécié aussi, de pouvoir découvrir ces bateaux rares que sont les Maxis de très près. Je remercie tous nos permanents et nos bénévoles qui viennent d’enchainer Sail GP, Voiles et qui vont travailler sur les Swan la semaine prochaine. »

Georges Korhel, Principal Race Officer
« Ce fut une belle réussite. La première semaine a été bénie de Dieux, avec des conditions de vent variées qui ont permis de courir tous les jours. La seconde semaine a été plus complexe, mais on a couru dans des conditions très différentes et on a sacré de beaux vainqueurs. Les Maxis sont ravis, ils sont dans le port, ils naviguent devant Saint-Tropez… c’est ce qu’ils voulaient. La première semaine, sur 240 bateaux, on a su en mettre 200 dans le port. Les concurrents sont heureux et c’est ce qui importe. Les Voiles ont été un grand rendez-vous pour les Maxis. 45 bateaux cette année, tous de grande qualité, Rambler, Leopard, Topaz… des bateaux rares que nous sommes heureux de partager avec le grand public.»

Ils étaient aux Voiles :
Plus de 800 marins venus du monde entier ont animé le plan d’eau de la deuxième semaine des Voiles, 2 400 la première. Certains Maxis nécessitent en effet beaucoup de bras et de poids au rappel. Ainsi, Comanche embarquait-il chaque jours 28 hommes et femmes d’équipage, Magic Carpet Cubed ou Velsheda près de 30, et 37 pour Topaz. On a pu notamment croiser sur les pontons Jean-Baptiste Bernaz, Ernesto Bertarelli, Patrizio Bertelli, Arnaud Boissières, Michel Boujenah, Brad Butterworth, Dee Caffari, Pierre Casiraghi, Julien Cressant, Le Prince Frederik du Danemark, Simon Daubney, Francesco De Angelis, Bertrand de Broc, Patrice de Colmont, Kevin Escoffier, Shannon Falcone, Robin Follin, Thierry Fouchier, German Frers, Sidney Gavignet, Clément Giraud, Torben Grael, Peter Isler, Xavier Macaire, Corinne Migraine, Philippe Monnet, Marc Pajot, Lionel Péan, Loïck Peyron, Christopher Pratt, Jochen Schuemann, Giles Scott, Tom Slingsby, Bruno Troublé, Le Prince Maurits Van Oranje, Marcel Van Triest, Gerald Veniard, Tom Whidden.

Les chiffres : 132 voiliers Modernes, 82 Classiques, en première semaine, suivis de 45 Maxis, soit au total 3 200 marins, 20 nationalités.

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151 courses lancées sur un Spi 2021 magique

A quelques jours de passer à l’heure d’hiver, le 43e Spi Ouest-France – Banque Populaire Grand Ouest a offert aux 1 646 concurrents un dernier week-end d’été. Des conditions de rêve ont balayé la baie de Quiberon durant trois jours permettant aux 341 équipages de régater jusqu’à plus soif et au public de profiter du village de la course sur les quais de La Trinité-sur-Mer. Le rendez-vous est déjà donné le week-end de Pâques 2021, du 14 au 18 avril… dans 6 mois !

Un dimanche venté pour finir en beauté

15 nœuds de vent de nord-est sur mer plate, de quoi envoyer un maximum de régates sur les 5 ronds répartis dans la baie : de grands parcours côtiers pour les Multi 2000 et les IRC, et des parcours banane bien rythmés pour les séries monotypes. Du sport, de la compétition de haute voltige, du grand Spi qui révéle un niveau de jeu de plus en plus élevé chaque année.

Rond Breizh Cola : ambiance collé-serré aux bouées

J/80, J/70, Mach 6,50, Open 7,50 et Open 5,70, les monotypes présents sur ces parcours banane ont enchaîné les manches et les équipages ont mouillé le maillot ! En Open 7,50, la victoire sans partage revient à l’équipage de Mattieu Leys (Petton Energies). Chez les Open 5,70, qui couraient dans le même temps la dernière épreuve de leur Championnat de France, écrasante suprématie de Gras Nautique Paimpol mené par Titouan Giannantoni qui relègue son plus proche concurrent finistérien à près de 30 points ! Les Mach 6,50, au nombre de 7, ont connu des manches ultra serrées : victoire à l’arrachée des Dieppois sur Mach à Potes. Les Rennais sur Sage Engineering Sailing Team ont eu aussi fort à faire dans une flotte très homogène (17 concurrents) en J/70. Ils devancent de 4 petits points les Espagnols sur Noticia. Des Espagnols très accrocheurs en J/80 également qui finissent sur la deuxième marche du podium derrière Ecole Navale CG29 de Patrick Bot. Il y avait 52 équipages inscrits en J80 !

Rond Banque Populaire Grand Ouest : régates acharnées, équipages au taquet

Pour la première fois et sûrement pas la dernière, le Spi accueillait les Figaro Bénéteau 3 en équipage. Le gratin de la course au large avait pour l’occasion embarqué copains, partenaires, amis pour régater. Et le match était serré ! Au final, l’équipage de Pierre Leboucher sur Guyot Environnement l’emporte grâce à deux victoires de manches sur Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) et ses équipiers de haute voltige. Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) s’adjuge 3 courses mais commet une grosse erreur qui le relègue, au final, à la troisième place. Sur le même rond, les filles de MACSF ont brillé en Grand Surprise (32 inscrits) mais pas suffisamment pour bien se placer. Ce sont les Normands sur Rouen Port Maritime qui l’emportent, à un cheveu des Parisiens barrés par Benoît Morane. Enfin, dans la catégorie des 31.7, Philippe Delhumeau, grand amoureux du Spi, sur Bonne Nouvelle 2, prend la première place devant le très accrocheur Christian Laube sur Auto Performance, un autre grand habitué du rendez-vous annuel des amoureux de voile.

Rond Saint-James : des côtiers de toute beauté

Sur ce rond, un mélange heureux de monocoques de toutes tailles et de tous âges. Les équipages ont à la fois réalisé de longs parcours dans toute la baie et des parcours construits. En IRC A, l’immense et magnifique Saga d’Alain Foulquier monte sur la première marche du podium devant le Frers 44 Amanjiwo et Pen Koent, le First 40.7 de Emmanuel Le Men. La régularité du JKP 10.10 de Dimitri Caudrelier a payé tout au long des trois jours de régate. Il devance de quelques points l’A35 Realax de Jean-Yves Le Goff. La multitude de petites flottes Osiris 1, 2, 3 et 4 a vu des pros, amateurs, et très jeunes régatiers s’en donner à cœur joie : Rémy Thuillier (Spirit of Salufred), Philippe Guennal (J In Motion), Samuel Prietz (Blue Moon) et Michel Van Koninckxloo (Axiome) remportent la palme !

Rond Département du Morbihan : runs endiablés en Multi 2000 et Class40, grandes manœuvres en IRC Double

15 Mini 6,50 de toute génération dont le plus ancien, le 198 (vainqueur de la Mini Transat 1997 et 1999), participaient à ce 43e Spi Ouest France Banque Populaire Grand Ouest. April Marine mené par Baptiste de Sutter et son co-skipper l’emportent devant Martin Revol sur Martin en Mini. Chez les Multi 2000, les équipages se sont léchés les babines ce dimanche dans des conditions météo ventées : des runs endiablés dans toute la baie et du plaisir, rien que du plaisir ! Au final, c’est le trimaran de Charlie Capelle (Acapella – La Chaine de l’Espoir) qui gagne. Un beau cadeau d’anniversaire : le trimaran fête cette année ses 40 ans ! Avec 39 inscrits dans la catégorie des IRC Double et du très beau monde aux manettes, Nicolas Groleau sur BT Blue fut indétrônable. 3 Class40 seulement, mais l’occasion d’admirer deux unités de dernière génération : Crosscall d’Aurélien Ducroz, premier, et Project Rescue Ocean d’Axel Trehin, deuxième !

Rond Région Bretagne : Tactique en plein vol !

Des petites flottes (5 Diam 24 et 6 ETF 26) mais du grand spectacle malgré les conditions légères des deux premiers jours. Au final, chez les trimarans du Tour Voile, Groupe Atlantic barré par Clément Cron devance Batistyl Habitat de Louis Legloahec. En ETF 26, l’équipage de Jean-Christophe Mourniac (Teampro) s’est montré intraitable en gagnant 8 courses sur 13 devant le médaillé olympique en 49er Kevin Fisher (ABC Arbitrage Entreprises du Morbihan).

Ils ont dit

Gaël Desgrées du Loû, responsable du Spi Ouest-France – Banque Populaire Grand Ouest :

« Ce fut une édition 2021 magnifique avec plus de 340 équipages, entre 1 600 et 1 800 régatiers, un ballet mémorable sous un soleil estival, une légère brise, durant trois jours. Le spectacle en mer fut incroyable et à terre, le village a vécu au rythme des animations et des concerts. C’était une édition pourtant particulière après deux ans de crise sanitaire, mais tout le monde a répondu présent. Plus que jamais le Spi est la première épreuve de voile habitable en France. »

Didier Visbecq, président de la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer :

« C’était une édition de rêve, avec une météo de rêve, des compétiteurs heureux d’être là, des bénévoles heureux de revenir sur cette régate qu’ils aiment. La Trinité-sur-Mer est heureuse d’avoir été ce week-end le phare de cette Bretagne qui revit. Les Belges, Anglais, Espagnols sont toujours heureux de revenir et en plus, ils donnent du fil à retordre aux Français dans certaines séries. C’est bonheur ! »

Gaston Morvan, Bretagne – Crédit Mutuel Espoir, Figaro Bénéteau 3 :

« C’était super sympa de changer de mode de régate après La Solitaire, de passer sur des petits parcours, de dormir dans un vrai lit ! C’était sympa de faire des manœuvres à plusieurs, c’est un exercice très différent du solitaire. Il y avait une belle flotte de 18 bateaux, je pense que l’on sera encore plus l’année prochaine. Il y avait beaucoup d’intensité sur les régates, avec des cadors, notamment l’équipe de Banque Populaire. Ça jouait fort ! »

Hugues Moulin, Tchouk Tchouk Nougat, IRC B :

« On était ravi de se retrouver et de passer un bon moment sur l’eau. Nous sommes une bande de copains, on se connaît bien. Nous n’avons pas le résultat espéré mais ce n’est pas grave. Vivement l’an prochain, on sera là sans faute. C’est une super ambiance sur l’eau à chaque fois »

Louis Veillon, Georgia pour à chacun son Everest, IRC Double :

« Le temps était incroyable. Ça a été très disputé, et globalement nous sommes contents. Je découvrais l’IRC double, j’ai énormément appris. C’était mon cinquième Spi, et j’ai envie de revenir. Ce qui me plaît dans le Spi, c’est l’ambiance entre les pros et les amateurs. On échange, on apprend énormément et sur l’eau ça se bagarre sérieusement. »

Jacques Vapillon, Irvi, Multi 2000 :

« Ce fut un Spi plutôt festif à bord, vraiment sympa. Aujourd’hui, c’était important pour nous car la météo nous était plus favorable que les jours précédents. Quand il y a du vent régulier, nous avons plus de chances de nous en sortir. Fleury Michon est l’ancien bateau de Philippe Poupon lancé en 1987, et nous avons monté une association pour le restaurer. En 2017, nous avons participé à notre premier Spi Ouest France car la course s’ouvrait aux multicoques cette année-là. Notre équipage est fait de rencontres et de gens motivés pour naviguer. »

Philippe Girardin, Hey Jude, IRC Double :

« On n’a jamais mis le ciré, c’est exceptionnel sur le Spi ! Le week-end de Pâques fin septembre-début octobre, c’est pas mal ! Cela s’est bien passé, nous n’avons rien pu faire face au bateau de Nicolas Groleau, mais on a battu nos camarades habituels. C’est magnifique ! J’ai fait mon premier Spi en 1978 avec Gilles Gahinet, et je prends toujours autant de plaisir. Maintenant, il faut demander au Pape qu’il déplace le week-end de Pâques en octobre, parce qu’en avril, ça caille !»

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Les Voiles de tous les superlatifs

Si l’édition 2020 des Voiles de Saint-Tropez avait installée avec succès d’un nouveau format sur deux semaines, c’est bien le 23ème opus du grand rassemblement Tropézien qui vient de s’achever qui a permis de mesurer, débarrassé d’une grande partie des contraintes sanitaires, à terre comme sur mer, le bien-fondé d’une régate en deux temps, celle des yachts Classiques et des voiliers de moins de 60 pieds en première semaine, immédiatement suivie d’une pleine semaine consacrée exclusivement aux Maxis Yachts. Une première semaine hors du temps, béni d’Eole avec d’idéales conditions de navigation, a été le prélude au plus grand rassemblement de Maxis Yachts au monde. De quoi ravir les organisateurs, le Président, Pierre Roinson, et toute l’équipe de la Société Nautique de Saint-Tropez, heureux de célébrer de si grandiose manière les 40 ans de la course d’origine, la Nioulargue, avec tous les départ et les arrivée devant le port de Saint-Tropez.

Une première semaine à couper le souffle!

Comme souligné par Georges Korhel, Principal Race officer des Voiles, la première semaine de fête et de régates – du 25 septembre au 2 octobre – a remporté tous les suffrages ; tous les registres de vent ont permis aux comités de course, autant Modernes que Classiques, d’envoyer chaque jour de belles épreuves toujours aussi disputées. Les Voiles 23èmes du nom ont sacré de formidables vainqueurs, à commencer par le très célèbre patron d’industrie Patrizio Bertelli, le lauréat du Trophée Rolex, à bord du plan Herreshoff Scud et son équipage de haute volée, venue à bout des somptueux P Class. Parmi tous les vainqueurs dans les 10 catégories de voiliers de tradition en course, les Voiles couronnent des bateaux d’exception, à la signature des plus grands architectes navals. Pretexte (Nacira 47), pour le Trophée North Sails (IRCB), et Nanoq, skippé par le Prince du Danemark pour le trophée BMW (IRCC) ont vaincu dans des groupes pourtant particulièrement compétitifs. C’est Olympian, le P Class de 1913 et sa coque vert profond qui remporte le Trophée des Centenaires du Yacht Club de Gstaad, à l’issue d’un final ébouriffant, façon match race entre Bruno Troublé qui le barrait, et Peter Isler, figure de la Coupe de l’America, aux commandes de Spartan.

Le plus grand rassemblement mondial de Maxis Yachts, du 3 au 9 octobre.

Avec 45 unités de 60 à 107 pieds, réunis également à l’invitation de la Société Nautique de Saint-Tropez, la deuxième semaine des Voiles basculaient dans le gigantisme et accumulait tous les superlatifs. Wally, J Class, purs racers envahissaient le golfe pour des régates spectaculaires à souhait, dans des régimes de vent favorisant toutes les expressions. Du sport, au plus haut niveau, mais aussi des démonstration au plus haut niveau de voiliers d’exception, aux profils futuristes dessinés pour la performance pure. Comanche, Rambler 88, Leopard3, tout comme les Mini Maxis 72, enchantaient le public quand, toutes voiles déployées, ils déboulaient sous le Portalet en quête des prestigieux trophées de Voiles. Magic Carpet Cubed, le Wally Cento de Sir Lindsay Owen Jones bataillait jusqu’au dernier bord pour l’emporter en IRC1 confirmer son récent titre de Champion du Monde, tandis que le joli Wally 77 Lyra trouvait à Saint Tropez récompenses à ses nombreux mérites. On se souviendra longtemps des formidables mano a mambo entre les deux J Class, Topaz et Velsheda dont la rivalité aura finalement tourné à l’avantage du premier.

Ils ont dit :

Pierre Roinson, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez :

« Nous avons été énormément complimentés sur la première semaine des Voiles. C’est très important car cela veut dire que l’on a renoué avec l’histoire, les Modernes navigant en même temps que les Classiques. Cela s’est merveilleusement passé, avec une formidable météo. Tout en respectant scrupuleusement les mesures sanitaires, nous avons renoué avec l’ambiance des Voiles et cela fait énormément plaisir. J’ai rencontré les propriétaires de Maxis, qui sont absolument ravis de venir naviguer ici. Notre deuxième semaine a constitué le plus grand rassemblement de Maxis au monde avec 45 unités présentes. Les Maxis ont ainsi pu bénéficier de départ et d’arrivée devant le port de Saint-Tropez. Cette deuxième semaine a été très professionnelle, avec des équipages de très haut niveau. Le public a beaucoup apprécié aussi, de pouvoir découvrir ces bateaux rares que sont les Maxis de très près. Je remercie tous nos permanents et nos bénévoles qui viennent d’enchainer Sail GP, Voiles et qui vont travailler sur les Swan la semaine prochaine. »

Georges Korhel, Principal Race Officer

« Ce fut une belle réussite. La première semaine a été bénie de Dieux, avec des conditions de vent variées qui ont permis de courir tous les jours. La seconde semaine a été plus complexe, mais on a couru dans des conditions très différentes et on a sacré de beaux vainqueurs. Les Maxis sont ravis, ils sont dans le port, ils naviguent devant Saint-Tropez… c’est ce qu’ils voulaient. La première semaine, sur 240 bateaux, on a su en mettre 200 dans le port. Les concurrents sont heureux et c’est ce qui importe. Les Voiles ont été un grand rendez-vous pour les Maxis. 45 bateaux cette année, tous de grande qualité, Rambler, Leopard, Topaz… des bateaux rares que nous sommes heureux de partager avec le grand public.»

Ils étaient aux Voiles :

Plus de 800 marins venus du monde entier ont animé le plan d’eau de la deuxième semaine des Voiles, 2 400 la première. Certains Maxis nécessitent en effet beaucoup de bras et de poids au rappel. Ainsi, Comanche embarquait-il chaque jours 28 hommes et femmes d’équipage, Magic Carpet Cubed ou Velsheda près de 30, et 37 pour Topaz. On a pu notamment croiser sur les pontons Jean-Baptiste Bernaz, Ernesto Bertarelli, Patrizio Bertelli, Arnaud Boissières, Michel Boujenah, Brad Butterworth, Dee Caffari, Pierre Casiraghi, Julien Cressant, Le Prince Frederik du Danemark, Simon Daubney, Francesco De Angelis, Bertrand de Broc, Patrice de Colmont, Kevin Escoffier, Shannon Falcone, Robin Follin, Thierry Fouchier, German Frers, Sidney Gavignet, Clément Giraud, Torben Grael, Peter Isler, Xavier Macaire, Corinne Migraine, Philippe Monnet, Marc Pajot, Lionel Péan, Loïck Peyron, Christopher Pratt, Jochen Schuemann, Giles Scott, Tom Slingsby, Bruno Troublé, Le Prince Maurits Van Oranje, Marcel Van Triest, Gerald Veniard, Tom Whidden.

Les chiffres : 132 voiliers Modernes, 82 Classiques, en première semaine, suivis de 45 Maxis, soit au total 3 200 marins, 20 nationalités.

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Les Espagnols et les Britanniques chavirent, le SailGP ne fait pas de cadeaux à Cadix - Résultats

Changement radical de conditions sur le plan d'eau de Cadix en Espagne. Après une journée d'hier dans des vents très faibles, les catamarans les plus rapides du monde ont offert un spectacle époustouflant aujourd'hui devant le public espagnol.

image

Crédit : sailGP 

Avec plus de 20 noeuds de vent, les Espagnols se sont fait surprendre avant même la première course du jour : ils ont chaviré, entrainant la casse de leur aile et leur abandon pour la journée.

 
Les Français, menés par le nouveau pilote Quentin Delapierre (qui remplace Billy Besson pour la suite du championnat), ont signé une belle 5e course à la 4e place. Ils terminent en bas de tableau ce 6e grand prix de la saison 2 de SailGP mais l'apprentissage et la progression du nouveau pilote tricolore ne fait que commencer.

 
Les Australiens, les Anglais et les Américains se sont qualifiés pour la finale mais les Anglais ont chaviré dès le début de l'ultime course. Les Australiens remportent le Spain Sail Grand Prix devant les Américains et les Anglais complètent le podium.

 

CLASSEMENT DU SPAIN SAIL GRAND PRIX

1- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 10 points
2- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 9 points
3- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 8 points
4- JAPAN / Nathan Outteridge / 7 points
5- NEW ZEALAND / Peter Burling / 6 points
6- DENMARK / Nicolai Sehested / 5 points
7- SPAIN / Phil Robertson / 4 points
8- FRANCE / Quentin Delapierre / 3 points

 

CLASSEMENT PROVISOIRE DU CHAMPIONNAT SAILGP APRÈS 6 GRAND PRIX

1- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 45 points
2- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 44 points
3- JAPAN / Nathan Outteridge / 44 points
4- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 40 points
5- NEW ZEALAND / Peter Burling / 36 points
6- SPAIN / Phil Robertson / 35 points
7- DENMARK / Nicolai Sehested / 33 points
8- FRANCE / Quentin Delapierre / 31 points

 

Source : V Bouchet
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