• 1
  • 2
  • 3

Icones About sailing

previsions sailingnewscartographies

L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Happy birthday Pen Duick VI !

Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de projets qui embarquent et inspirent. Marie Tabarly a relevé ce sacré défi. En moins de deux ans, elle a donné corps à un programme sportif, humain, sociétal chargé de sens : célébrer les 50 ans du mythique Pen Duick VI en embarquant autour du monde, dans le cadre de l’Ocean Globe Race, un équipage d’aventuriers ayant pour objectif d’interroger sur l’héritage et la transmission : de quel monde avons-nous hérité, quelle planète allons-nous léguer ?
Cet ambitieux programme est lancé et il reste ouvert à toutes les entreprises, partenaires ou mécènes, qui souhaiteraient s’y associer !

« On vient de boucler une très belle saison avec Pen Duick VI, avec deux victoires à la clé. On a monté une grosse campagne de recrutement : sur 170 dossiers, j’ai sélectionné et auditionné 60 candidats. 38 ont été retenus pour naviguer cette saison à bord de Pen Duick VI. A l’issue de quoi j’ai composé une équipe de 18 personnes en vue du tour du monde 2023.

Les valeurs d’Elemen’Terre* sont au cœur de ce défi humain, sportif et sociétal. Legacy** est bel et bien lancé avec 6 classes pilotes », résume Marie Tabarly, initiatrice de ce programme et skipper de Pen Duick VI.

Tout est prêt donc pour que les cinquante ans de Pen Duick VI soient célébrés de la plus belle des façons : autour du monde, mené par Marie Tabarly et un équipage d’aventuriers, porteurs de valeurs sociétales essentielles. Et, la bonne nouvelle, c’est qu’il reste de la place pour accueillir partenaires et mécènes, et permettre ainsi de partager encore plus largement cette formidable aventure !

Pen Duick VI au départ de l’OGR : une évidence pleine de sens

Pen Duick VI a été conçu pour participer à la première Whitbread, disputée en 1973. L’Ocean Globe Race a été créée pour célébrer les 50 ans de ce tour du monde en équipage. Le légendaire ketch noir ne pouvait pas ne pas être au départ de l’OGR !

« Je voulais trouver un moyen de célébrer dignement le cinquantenaire de ce beau bateau. J’ai entendu parler de la Ocean Globe Race… J’avais profondément envie d’y aller et Pen Duick VI est le meilleur bateau qui soit pour participer à cette course ! », sourit la navigatrice.

Une campagne de recrutement à la Shackleton !

Qui dit tour du monde en équipage, dit équipiers. Or, afin de rester dans l’esprit de la Whitbread 1973, les instructions de course de l’OGR imposent d’avoir 70% d’amateurs à bord.

« J’ai ouvert une candidature sur Internet, un peu à la Ernest Shackleton : ‘’si vous voulez partir sur un voyage un peu hasardeux et n’être pas sûr de revenir, c’est par ici ! ‘’», plaisante Marie.

« Je demandais CV, lettre de motivation, vidéo de présentation et un projet sur l’héritage : de quelle planète avons-nous hérité et quel monde allons-nous léguer ? »

J’ai beaucoup regardé la faculté à progresser

Les 38 candidats qui ont embarqué à bord de Pen Duick VI cette saison ont participé soit à l’Armen Race, au convoyage en Ecosse pour assister à la Fife Regata, au Tour d’Irlande, à la Drheam Cup ou au Tour des Iles Britanniques. A l’issue de ces navigations, Marie a sélectionné 8 femmes et 10 hommes, leur moyenne d’âge est de 27 ans.

« La parité s’est faite naturellement. Ce qui m’intéressait dans cette sélection, hormis le feeling que tu as avec la personne, c’est la faculté à progresser. Certains ont été bluffants. L’entraide au sein de l’équipage, la capacité à rester en sécurité, à respecter des ordres, notamment sur la sécurité ont aussi énormément compté. Au final, il y a beaucoup de bienveillance au sein de ce groupe. »

Marie Tabarly doit encore recruter les marins professionnels qui l’épauleront au fil des 4 étapes de l’Ocean Globe Race, mais les 18 aventuriers sélectionnés se retrouveront dès la mi-décembre : la saison anniversaire de Pen Duick VI débutera en effet le 8 janvier 2023 avec la Transat du RORC, au départ des Canaries.

Gagner, c’était magique !

Qu’attends-tu de ce tour du monde ? …Que redoutes-tu ?

Marie Tabarly : « J’essaie de ne jamais avoir trop d’attentes et la liste pour faire des insomnies est longue… Je sais que l’on va vivre des trucs de fous. Je sais aussi que ça va être dur. Le côté maritime ne m’inquiète pas, ce qui va être difficile, c’est de tenir un groupe si conséquent, pendant 8 mois. »

Pen Duick VI a-t-il bénéficié d’une préparation spécifique ?

Marie Tabarly : « Le bateau est resté le même. C’est un très bon bateau et il l’a encore prouvé cette saison. A nous de bien le comprendre et de l’exploiter au maximum. On a bien progressé et on découvre encore de nouvelles combinaisons de voiles. J’échange régulièrement avec Olivier de Kersauson, on compare ce qu’ils faisaient à l’époque et ce que l’on fait aujourd’hui. On a aussi pas mal tiré dessus pour casser ce qu’il y avait à casser.

Pen Duick VI n’est techniquement pas compliqué, mais c’est un bateau très puissant. Les règles de sécurité à bord seront omniprésentes. »

Vos deux victoires de cet été (Drheam Cup et Tour des îles Britanniques) viennent conforter le projet…

Marie Tabarly : « Je voulais juste finir mes courses avec un équipage et un bateau en bon état : gagner, c’était magique !

Le bateau va vite. Sur la Drheam Cup, nous terminons à 3h seulement du VOR « Challenge Ocean », un bateau conçu lui aussi pour la Whitbread, mais de 30 ans plus jeune que Pen Duick VI ! (Il aurait fallu 18h d’écart entre les deux bateaux pour que le VOR l’emporte, ndlr).

Sur le Tour des Îles, ça n’a pas été facile de faire avancer 34 tonnes dans la pétole… Alexia a fait un super job (Alexia Barrier, embarquée comme tacticienne, ndlr). Tout le monde était sur le pont tout le temps, à fond sur les réglages. Et ça a payé. »

Les partenaires complémentaires sont invités à la fête !

Le projet est lancé, il vit, mais il manque 200 000 euros par an pendant 3 ans pour propulser ses valeurs auprès d’un large public.

Marie Tabarly : « J’ai des voiles à commander, du monde à recruter et besoin de passer du temps à travailler ma vie de marin, à préparer mon tour du monde. Tant que le budget ne sera pas bouclé, ce sera compliqué… mais nous serons au départ, ça c’est certain ! »

Programme sportif

Automne 2022 : chantier technique à Lorient Décembre 2022 : mise à l’eau de Pen Duick VI puis convoyage vers Lanzarote 8 Janvier 2023 : départ de la RORC Transatlantic Race 20 Février 2023 : départ de la RORC Caribbean 600 Convoyage d’entrainement vers New York avec l’Esprit d’Équipe (à confirmer) Mars : Transat retour Printemps – Été : préparation technique, entrainements, sorties partenaires Septembre : départ de l’Ocean Globe Race

L’article Happy birthday Pen Duick VI ! est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
1 lectures
0 commentaires

Départ des 24H Ultim, Charles Caudrelier : "C’est beaucoup de plaisir d’être là, je vais savourer" - ITW

 

Le crachin breton était de la partie ce matin à Lorient La Base au moment où les 4 maxi trimarans ont quitté les pontons pour rejoindre la zone de départ des 24H Ultim située à l’Est de l’île de Groix. Et les conditions ne devraient pas s’améliorer durant les prochaines 24 heures leur offrant un véritable warm-up pour le départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe : vent, mer formée, pluie… Rien que ça.

 

image
Crédit : J Didou - Qaptur

Les quatre concurrents des 24H Ultim se sont élancés à 12h dans une vingtaine de nœuds de vent et environ 2 mètres de houle. Une météo qui va les mettre dans le bain du Rhum à un mois du départ de Saint Malo ! C’est Charles Caudrelier à bord de son Maxi Edmond de Rothschild qui a pris le meilleur départ de ces 445 milles de parcours, suivi de près d’Arthur Le Vaillant (Mieux) et Thomas Coville (Sodebo Ultim 3). Armel Le Cléac’h, légèrement en retrait au moment du coup d’envoi, a vite rattrapé le peloton. Ils se dirigent tous désormais au près vers le waypoint « BPGO » qu’ils devraient atteindre vers 20 heures. Détail qui n’en est pas un : la ligne de départ des 24H Ultim est située à égale distance de la bouée « BPGO » que la ligne de départ de la Route du Rhum ne l’est de l’île d’Ouessant (130 nm).

 

La Direction de Course se réserve la possibilité de décaler la bouée « Morbihan » (marque de parcours n°3) si les Ultim progressent vite sur le parcours, ceci afin de leur offrir une navigation la plus proche possible des 24 heures. Les concurrents en seront informés au maximum 60 milles avant leur passage à la marque « Bretagne » (bouée n°2).

 

Gildas Morvan, directeur de course

« Les concurrents auront des conditions assez difficiles dès le début avec 20 à 25 nœuds au près pour rejoindre le premier waypoint « BPGO », puis un bord au reaching un peu sportif comme un passage de front jusqu’au point « Bretagne », avant une grande descente au vent arrière comme dans les alizés vers « Morbihan ». Ils feront ensuite route vers Lorient de nouveau au reaching. On a vraiment essayé de coller au maximum à une configuration Route du Rhum pour en faire un vrai warm-up. »

 

Arthur Le Vaillant, skipper de Mieux

« Ces 24H Ultim vont me permettre de valider des réglages, de gérer mon sommeil. Il faut continuer à découvrir ce bateau, à apprendre à le manier en solitaire, le fiabiliser au maximum. Je veux être le plus en harmonie possible avec lui. »

 

Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim 3

« Aujourd’hui c’est l’exercice opposé de celui d’hier : on passe de l’équipage au solitaire. C’est un exercice où on va mener le bateau seul durant 24 heures, sur un parcours assez sélectif, pas uniquement par la vitesse mais aussi par le physique. Ce sera musclé, il y a du vent, on est en automne à la pointe de Bretagne. A l’échelle de nos bateaux, le tracé est plutôt court mais il y aura beaucoup de manœuvres à effectuer. Il faut bien avoir le chemin en tête, savoir à quel moment il faut fournir un effort, à quel moment il faut aller très vite, à quel moment il ne faut pas se tromper. Chaque petite erreur se traduira tout de suite par un très gros écart de distance. C’est à la fois l’intérêt et la pression que met ce genre de bateau.
De notre côté, on monte en puissance, on progresse, on veut se pousser ; je pars concentré en mesurant la chance de pouvoir faire cette course maintenant car on est dans un timing parfait en vue de la Route du Rhum, je suis vraiment content. »

 

Armel Le Cléac’h, skipper de Maxi Banque Populaire XI

« Une météo automnale nous attend avec du vent et de la pluie. Ça va être engagé, c’est ce que l’on est venu chercher. Cela va nous permettre de nous mettre en ordre de marche à un mois du départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. L’objectif est d’imaginer une répétition générale des premières 24 heures de course, avec une intensité élevée. On va sûrement peu dormir avec pas mal de manœuvres à faire. Il va falloir être bien concentré. C’est sûrement ce qui va nous être servi lors des premières heures du Rhum donc c’est parfait, ça nous met vraiment dans l’ambiance. C’est intéressant pour toute l’équipe également, ça nous donne un timing à respecter, une pression à gérer, on sera content dimanche quand on aura réussi ce parcours. »

 

Charles Caudrelier, skipper de Maxi Edmond de Rothschild

« Ce seront 24 heures intenses ! Ça va être musclé avec un parcours en carré donc cela implique beaucoup de changements de directions et d’angles de vent, donc de voiles, avec en plus un peu de mer. Ça ressemble un peu à ce que l’on peut avoir lors d’un départ de Route du Rhum, c’est intéressant. Ce ne sont pas des conditions dantesques mais pour nous qui sommes seuls sur ces gros bateaux, ça va être très physique avec les nombreuses manœuvres qui nous attendent.
C’est ma première course en solitaire sur ce type de bateau, ce sera donc une répétition de tout ce que j’ai appris depuis trois ans pour être prêt dans un mois. J’attends ça avec impatience depuis trois ans, voire même 25 ans, donc c’est beaucoup de plaisir d’être là et d’être à la barre du Maxi Edmond de Rothschild, c’est une chance inouïe. Je vais savourer. »

MAJ 21 heures : Changement de parcours pour les 24H Ultim

En raison de la progression rapide des concurrents des 24H Ultim, la direction de course a décidé de modifier le positionnement du waypoint « Morbihan » (troisième marque, située au Sud-Est du parcours) afin de permettre un temps de course le plus proche possible des 24 heures. Les coureurs en ont été informés par avenant à 20h.

 Cartographie : ici

Source : J Cornille
Lire la suite
23 lectures
0 commentaires

Clap de fin sur le dernier Grand Prix 2022 des ETF26, Matthieu Salomon, Franck Cammas et Valentin Bellet s'imposent à la Rochelle

 

Depuis mercredi, les ETF26 sont à la Rochelle pour clôturer leur saison. Accompagnée de Franck Cammas, l'équipe menée par Matthieu Salomon s'impose après deux jours de courses et douze manches courues. Résultats

image

Crédit : Qaptur

Classement du Grand Pavois La Rochelle Foiling Event : 

1- ETF26-11 Entreprises du Morbihan 18 pts
2- Youth Foiling Team 32 pts
3- Team PRO 38 pts
4- Live Ocean Racing 40 pts
5- Toroa Racing Team 53 pts
6- #TEAMBOURGNON 63 pts
7- Lady Team PRO 67 pts
8- Athena Pathway 68 pts


ScanVoile


Lire la suite
24 lectures
0 commentaires

Ca se passe comme ça, à Saint-Tropez…

C’est au son des canons à main des grandes goélettes, des chants des marins de la goélette Naema, et des accents de la cornemuse juchée dans le dernier étage de barre de flèche de la goélette aurique Elena, que les 3 000 régatiers des Voiles ont ce soir regagné le port, ravis de leur journée de joutes à couteaux tirés dans un vent capricieux à souhait. Les grandes goélettes du Trophée Rolex, et les 8 autres groupes classiques en lice, ont validé une belle manche, de petit temps certes, mais tactique en diable, tandis que les Modernes s’expliquaient pour la troisième fois cette semaine sur un parcours côtier en bordure du golfe.

Les Modernes enchainent mais changent de registre

Du vent fort en début de semaine, faible à médium aujourd’hui, les 5 Groupes de voiliers Modernes ont gouté à tous les types de navigation. Les vainqueurs demain soir ne souffriront d’aucune contestation, tant il aura fallu cette année aux Voiles faire preuve de constance, quelles que soient les météos proposées. Avec moins de 5 noeuds sur la ligne de départ, la quête du vent frais était plus que de jamais l’obsession du jour, et certaines séries ont ainsi subi deux rappels généraux. Le parcours côtier proposé vers Pampelonne voyait heureusement le vent prendre un peu plus de souffle avec l’avancée de l’après-midi, et les volatiles racers pouvaient valider une nouvelle manche. Moins de pression, moins de houle, et bouleversement dans les classements du jour. La superbe des TP52 en IRC C (Trophée BMW) se trouve ce soir contestée par la belle victoire du Grand Soleil 44 Es Entia de Robert Gwozdz. L’équipage de Nanoq non seulement en deuxième place de la manche du jour, mais en capacité de disputer demain la victoire finale, puisqu’il faut ce soir chercher du côté de la 6ème position l’autre TP 52 dominateur depuis lundi, Beau Geste de Karl Kwok. Situation similaire en IRC B (Trophée North Sails), avec le First 53 Yaziga pointé 6ème de la manche remportée par l’autre First 53, Ritual de Patrick Schmidt, devant le Solaris 50 Nergy, qui permet à Music, le Baltik 50 d’Albert Batzill de rêver de podium demain samedi pour la dernière journée de courses.

Trophée Rolex, Viveka tient tête à Elena

L’immense goélette Elena of London a dominé les débats en temps réel dans les petits airs du golfe en tête du Trophée Rolex qui réunit cette année les grandes goélettes. Mais son handicap lui fait perdre, pour quelques minutes seulement, son leadership au profit de la Goélette Viveka (Pine 1929). La goélette Danoise Orianda Complète le podium. Belle bagarre avec d’infimes écarts chez les Grand Tradition, Trophée Besserat de Bellefon, entre Halloween (Fife 1926), vainqueur du jour, Tuiga (Five 1909) et Sumurun (Fife 1914). Belle empoignade aussi chez les magnifiques cotres auriques qui rassemblent notamment trois P Class. Le 10 m J Marga (Liljegren 1910) s’impose devant Gaudeamus (Barg 1914) et le vénérable Kismet (Fife 1896). A noter chez les Epoque Marconi, Trophée Byblos, la défaite (relative) de Blitzen (Sparksman&Stephens 1938) devancé par le plan Olin Stephens Skylark of 1937.

Lionel Péan offre une nouvelle jeunesse à Hermitage

Hermitage (Ricardo Levi 1965) est un yawl bermudien qui navigue aux Voiles dans le groupe des Classique Marconi A. « J’ai découvert Hermitage il y a 5 ans, lorsque son propriétaire Jean Luc Fournier l’avait proposé à la Société Nautique de Saint-Tropez pour courir le Trophée du Bailli. J’ai alors monté un équipage féminin pour la Coupe des Dames. On a ainsi découvert le bateau, que j’ai tout de suite aimé et que j’ai affrété pour disputer le Bailli de Suffren en 2018. Puis je l’ai à nouveau loué durant trois ans pour disputer les Voiles. Jean Luc Fournier a décidé de le vendre. J’ai monté un projet financier avec des amis partenaires et nous avons acquis Hermitage. L’objectif est à la fois de bien régater, de le remettre en état avec ses aménagements d’origine. C’est un joli Classique de 22 mètres, simple en gréement yawl marconi. Son histoire est intéressante. Il a été construit par Tecnica à Anzio en Italie, co signé par trois architectes, Renato Levi, Ellingworth et Primrose. Il a été livré en 1965 pour un éditeur Milanais et qui voulait régater. Hermitage fait la course en tête de la Giraglia en 1967. Il a eu un deuxième propriétaire, Américain, dans les années 70, et a fait du cabotage aux Antilles sous le nom de Zora. Il a connu quelques années difficiles ensuite, avec notamment un incendie à bord. Un chantier de Nantucket l’a reconstruit, avec ce joli roof américain très élégant. Un nouveau propriétaire américain le rachète et le nomme Kathleen. Ce riche yankee était ami des Clinton et l’ex Président américain y a séjourné quelques étés. C’est en 2011 qu’il est revenu à un industriel Français que le rebaptise Valtim. Jean Luc Fournier s’y intéresse et se porte acquéreur en 2014. Après une belle restauration coque bôme et mât, Hermitage a navigué en Méditerranée. On va refaire les vernis et travailler sur un aménagement intérieur qui soit confortable à la mer. Objectif, être optimisé en 2023. On va rivaliser avec Lys ou Eugenia IV… »

A noter…

Les 7 goélettes du Trophée Rolex font depuis le début de la semaine le spectacle dans le golfe de Saint-Tropez. Toutes ont une histoire singulière, et des spécificités témoins de l’imagination de plus d’un siècle de génie architectural. En voici les grandes lignes…
Aschanti IV of Vegesack (Gruber 1954). Goélette marconi. Précédents noms : Marie Pierre – Afaneti – Aschanti of Saba
34,80 m, coque acier. Vegesack est un charmant petit port de pêche à la baleine situé au nord de Brême, à l’intérieur des terres, sur la rivière Wesel
Elena of London (Herreshoff 2009) Goélette aurique. Construite en 2009, Elena est une reconstitution méticuleuse du recordman de la course transatlantique de 1928 qui porte le même nom. 55 m. coque acier.
Naema (Mylne 2013) goélette aurique, 41 m, coque acier. Précedent nom : Noelani
Orianda Goélette (Dahlstrom 1937). 26 m. Construite au Danemark pour la famille royale danoise. Construction en chêne.
Puritan Goélette aurique (Alden 1930) 36 m. Coque acier, a servi de patrouilleur pour les gardes cotes US durant la guerre
Shenandoah of Sark Goélette. Goélette aurique à trois mâts (Ferris 1902). 54 m. Coque acier Poids : 300 tonnes!
Viveka (Payne 1929) Goélette marconi à voiles d’étai. 25 m. Il s’agit d’une goélette sans bôme ni voile d’avant à corne et dont l’espace entre le mât avant et le mât principal est rempli par des voiles d’étai de formes diverses. Coque cèdre et d’acajou sur cadre en chêne.

Zoom sur :

Coral Gardeners

Enfant des lagons polynésiens, Titouan Bernicot a un rêve devenu un engagement : sauver les récifs coralliens. En créant Coral Gardeners, ce jeune homme a imaginé une action collaborative pour restaurer les récifs de Moorea, en Polynésie française, et au-delà. Invité du Président Roinson en 2019, il est de retour cette année aux Voiles, plus déterminé que jamais à porter la bonne parole, mais aussi à présenter un premeier bilan de son action, qui a vu le plantion de 25 000 coraux à Mo’Orea, avec une ambition d’1 millions de coraux dans le monde d’ici 2025. « C’est un plaisir de participer à un tel événement comme Les Voiles. Je suis ambassadeur de North Sails et il est important de continuer à sensibiliser le monde de la voile et les amoureux de ces beaux bateaux. Il faut qu’ils prennent conscience de ce qui se passe sous la surface des eaux. Les récifs coralliens sont les poumons de nos océans. Ils disparaissent à vitesse grand V. Notre mission est e les sauver, en repartant du corail et en sensibilisant les nouvelles générations, toute en développant les innovations de demain. »

Ils ont dit :

Georges Korhel, Principal Race Officer

« Nous avons exceptionnellement inversé les départs du jour, les Traditions étant invités à partir dès 11 heures, avant les Moderne programmés eux pour partir à 12 heures 30. La raison est simple, donner aux Classiques plus de chance de faire les parcours dans les conditions de vent faible du jour. Scénario similaire demain ; afin de profiter du meilleur du coup de Mistral attendu, les Classiques débuteront à 10 heures, suivis à 11 heures des Modernes.»

Gilbert Pasqui est aux Voiles….

En visiteur plus qu’éclairé, le fondateur du célèbre chantier naval éponyme, basé dans la darse de Villefranche sur Mer, arpente les quais Tropéziens. Pas un voilier qui n’échappe à son oeil avisé, repérant ici un mât réalisé par ses soins, ici une rénovation effectuée en son chantier, là un espar réparé. « J’ai dû construire l’équivalent de 2 000 mètres de mât en quasiment 60 ans de carrière » murmure-t ‘il. « Et près de 80 bateaux construits, tous en bois bien naturellement. » A 73 ans, Gilbert demeure avant tout un passionné, de mer, de bateaux, de beaux matériaux, et du travail bien fait. Le Chantier Naval Gilbert Pasqui est labellisé « Entreprise du Patrimoine Vivant », et son fondateur est Maitre Artisan en Métiers d’Arts et Chevalier des Arts et des lettres.

Loïck Peyron

Son palmarès est long comme une régate sans vent, avec des victoires tonitruantes sur un nombre invraisemblable de supports différents, en régates ou courses au large. Si la Transat Anglaise en solitaire lui a souri à trois reprises, il lui aura fallu 7 tentatives sur la Route du Rhum pour enfin, en 2014, et après trois abandons, décrocher la timbale Guadeloupéenne. Loïck Peyron se raconte dans « Mes Routes du Rhum », éditions Solar. « Je fais ma première Route du Rhum à 24 ans, avec le plus petit trimaran de la flotte. Ma victoire de 2014 arrive alors qu’elle ne devait plus arriver! Je remplace Armel Le Cléac’h au pied levé, mais j’avais tourné la page de ces grands bateaux en solo. Je doutais de mes réflexes de solitaire, qui m’avaient gardé en vie durant toute ma carrière, depuis ma rencontre avec Mike Birch au début des années 80. Car c’est la conscience du danger qui fait que l’on survie. Le livre raconte toute cette époque, mes premiers bateaux, mes premières transats, Twostar, Québec Saint Malo. Les Routes du Rhum ont marqué toutes sortes de révélations, apparitions de Florence, disparition de Colas, développement des bateaux… Ses scénarios étaient à chaque fois inimaginables. »

L’article Ca se passe comme ça, à Saint-Tropez… est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
26 lectures
0 commentaires

Un départ automnal pour les Ultim

Départ pluvieux, départ heureux ? Le crachin breton était de la partie ce matin à Lorient La Base au moment où les 4 maxi trimarans ont quitté les pontons pour rejoindre la zone de départ des 24H Ultim située à l’Est de l’île de Groix. Et les conditions ne devraient pas s’améliorer durant les prochaines 24 heures leur offrant un véritable warm-up pour le départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe : vent, mer formée, pluie… Rien que ça.

Les quatre concurrents des 24H Ultim se sont élancés à 12h dans une vingtaine de nœuds de vent et environ 2 mètres de houle. Une météo qui va les mettre dans le bain du Rhum à un mois du départ de Saint Malo ! C’est Charles Caudrelier à bord de son Maxi Edmond de Rothschild qui a pris le meilleur départ de ces 445 milles de parcours, suivi de près d’Arthur Le Vaillant (Mieux) et Thomas Coville (Sodebo Ultim 3). Armel Le Cléac’h, légèrement en retrait au moment du coup d’envoi, a vite rattrapé le peloton. Ils se dirigent tous désormais au près vers le waypoint « BPGO » qu’ils devraient atteindre vers 20 heures.
Détail qui n’en est pas un : la ligne de départ des 24H Ultim est située à égale distance de la bouée « BPGO » que la ligne de départ de la Route du Rhum ne l’est de l’île d’Ouessant (130 nm).

La Direction de Course se réserve la possibilité de décaler la bouée « Morbihan » (marque de parcours n°3) si les Ultim progressent vite sur le parcours, ceci afin de leur offrir une navigation la plus proche possible des 24 heures. Les concurrents en seront informés au maximum 60 milles avant leur passage à la marque « Bretagne » (bouée n°2).

Ils ont dit

Gildas Morvan, directeur de course

« Les concurrents auront des conditions assez difficiles dès le début avec 20 à 25 nœuds au près pour rejoindre le premier waypoint « BPGO », puis un bord au reaching un peu sportif comme un passage de front jusqu’au point « Bretagne », avant une grande descente au vent arrière comme dans les alizés vers « Morbihan ». Ils feront ensuite route vers Lorient de nouveau au reaching. On a vraiment essayé de coller au maximum à une configuration Route du Rhum pour en faire un vrai warm-up. »

Arthur Le Vaillant, skipper de Mieux

« Ces 24H Ultim vont me permettre de valider des réglages, de gérer mon sommeil. Il faut continuer à découvrir ce bateau, à apprendre à le manier en solitaire, le fiabiliser au maximum. Je veux être le plus en harmonie possible avec lui. »

Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim 3

« Aujourd’hui c’est l’exercice opposé de celui d’hier : on passe de l’équipage au solitaire. C’est un exercice où on va mener le bateau seul durant 24 heures, sur un parcours assez sélectif, pas uniquement par la vitesse mais aussi par le physique. Ce sera musclé, il y a du vent, on est en automne à la pointe de Bretagne. A l’échelle de nos bateaux, le tracé est plutôt court mais il y aura beaucoup de manœuvres à effectuer. Il faut bien avoir le chemin en tête, savoir à quel moment il faut fournir un effort, à quel moment il faut aller très vite, à quel moment il ne faut pas se tromper. Chaque petite erreur se traduira tout de suite par un très gros écart de distance. C’est à la fois l’intérêt et la pression que met ce genre de bateau.
De notre côté, on monte en puissance, on progresse, on veut se pousser ; je pars concentré en mesurant la chance de pouvoir faire cette course maintenant car on est dans un timing parfait en vue de la Route du Rhum, je suis vraiment content. »

Armel Le Cléac’h, skipper de Maxi Banque Populaire XI

« Une météo automnale nous attend avec du vent et de la pluie. Ça va être engagé, c’est ce que l’on est venu chercher. Cela va nous permettre de nous mettre en ordre de marche à un mois du départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. L’objectif est d’imaginer une répétition générale des premières 24 heures de course, avec une intensité élevée. On va sûrement peu dormir avec pas mal de manœuvres à faire. Il va falloir être bien concentré. C’est sûrement ce qui va nous être servi lors des premières heures du Rhum donc c’est parfait, ça nous met vraiment dans l’ambiance. C’est intéressant pour toute l’équipe également, ça nous donne un timing à respecter, une pression à gérer, on sera content dimanche quand on aura réussi ce parcours. »

Charles Caudrelier, skipper de Maxi Edmond de Rothschild

« Ce seront 24 heures intenses ! Ça va être musclé avec un parcours en carré donc cela implique beaucoup de changements de directions et d’angles de vent, donc de voiles, avec en plus un peu de mer. Ça ressemble un peu à ce que l’on peut avoir lors d’un départ de Route du Rhum, c’est intéressant. Ce ne sont pas des conditions dantesques mais pour nous qui sommes seuls sur ces gros bateaux, ça va être très physique avec les nombreuses manœuvres qui nous attendent.
C’est ma première course en solitaire sur ce type de bateau, ce sera donc une répétition de tout ce que j’ai appris depuis trois ans pour être prêt dans un mois. J’attends ça avec impatience depuis trois ans, voire même 25 ans, donc c’est beaucoup de plaisir d’être là et d’être à la barre du Maxi Edmond de Rothschild, c’est une chance inouïe. Je vais savourer. »

L’article Un départ automnal pour les Ultim est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
25 lectures
0 commentaires

Parrains officiels

Partenaires officiels

Equipementiers officiels

Fournisseurs officiels

Connexion visiteur

Plan du site

sitemaps

Suivez-nous

camera social 1 socialsocial media youtubenewsletter

Mentions légales

document

Devenez partenaire

business

Contact

communication

logo AGP Course au large

aboutsailing

previsions