• 1
  • 2
  • 3

Icones About sailing

previsions sailingnewscartographies

L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme
Super Utilisateur n'a pas encore mis à jour sa biographie

Pos. Report #32 avec Luke Berry et Valentin Gautier

Pos. Report, le podcast de Tip & Shaft, est disponible ici :

Pos. Report est disponible ici :

Pos. Report #32

Avec Luke Berry et Valentin Gautier

Ecoutez l'épisode #32 ici :

Ecoutez l'épisode 32 ici :

Ce 32e épisode de Pos. Report est consacré à la Class40 et plus particulièrement à la CIC Normandy Channel Race qui s’est terminée vendredi 4 juin par la victoire de Project Rescue Ocean, le nouveau Max 40 (plan David Raison), mené par le tandem Axel Tréhin/Frédéric Denis.
 
Nos deux invités ont également participé à cette grande classique du circuit, Luke Berry (Lamotte Module Création) en a pris la deuxième place avec Achille Nebout, Valentin Gautier la cinquième avec son compère suisse Simon Koster sur Banque du Léman. Un résultat décevant pour le duo helvète qui, selon notre invité, a commis trop d’erreurs pour mériter mieux que cette cinquième place. A l’inverse, Luke Berry est très satisfait de sa deuxième place, lui qui dispose du seul Class40 de génération antérieure à la Route du Rhum 2018 à terminer dans le Top 5.
 
Comme Valentin Gautier, qui la compare à « deux étapes de Solitaire du Figaro », le skipper de Lamotte Module Création confie son attachement à la CIC Normandy Channel Race qui réserve toujours son lot de rebondissements, entre traversée de la Manche, Solent à embouquer, succession de pointes anglaises à passer, traversée de la Mer Celtique jusqu’au Fastnet, transmanche retour et tour de Guernesey, avant l’atterrissage sur Ouistreham via les Raz Blanchard et de Barfleur.
 
Nos deux invités évoquent également les performances respectives de leur bateau, plan Manuard de dernière génération pour Valentin Gautier (Mach 40.4), de génération précédente pour Luke Berry, qui en a cependant coupé l’étrave l’hiver dernier, pour des raisons qu’il détaille – avec, à la clé une amélioration notable des performances. Les deux anciens ministes parlent également du boom actuel de la Class40, avec de nombreux bateaux construits sur des plans différents (Raison, Manuard, Lombard, VPLP, Verdier, Etienne Bertrand), le circuit attirant notamment parce qu’il est plus abordable financièrement que d’autres et parce que les bateaux passent plus de temps sur l’eau qu’en chantier.
 
Ils finissent par parler de leur programme à venir, Luke Berry nous révélant au passage – scoop ! – son co-skipper sur la Transat Jacques Vabre 2021. Une transat dont le nouveau parcours devrait, selon eux, donner une nouvelle fois lieu à une régate très serrée. Quant à la Route du Rhum 2022, elle est également dans leur viseur, le choix entre Valentin Gautier et Simon Koster n’a pas été encore tranché pour mener Banque du Léman, celui de Luke Berry sur la poursuite de son projet pas complètement validé avec ses partenaires.
 

Diffusé le 8 juin 2021
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Clovis Tisserand
Photo : Jean-Marie Liot/CIC Normandy Channel Race 2021

 

Pos. Report est produit par Tip & Shaft,
le média expert de la voile de compétition

Tip & Shaft est le média des grandes courses à la voile : Vendée Globe, Route du Rhum, Volvo Ocean Race, Solitaire du Figaro, Transat AG2R

Tip & Shaft décrypte la voile de compétition chaque vendredi, par email :

Des articles de fond et des enquêtes exclusivesDes interviews en profondeurLa rubrique Mercato : l’actu business de la semaineLes résultats complets des coursesDes liens vers les meilleurs articles de la presse française et étrangère
#mc_embed_signup{; clear:left; font:14px Helvetica,Arial,sans-serif; } /* Add your own Mailchimp form style overrides in your site stylesheet or in this style block. We recommend moving this block and the preceding CSS link to the HEAD of your HTML file. */
* champs obligatoires
Votre adresse email *
Votre nom *
Votre prénom *
Vous êtes : * Coureur/euse pro ou membre d un teamMembre d une federation/classe/organisationPrestataire ou fournisseur/euseJournalisteCommunicant/eSponsorCoureur/euse amateur/eSimple passionne/e


🇬🇧 Want to join the international version? Click here 🇬🇧

L’article Pos. Report #32 avec Luke Berry et Valentin Gautier est apparu en premier sur Tip & Shaft.

Lire la suite
17 lectures
0 commentaires

Morgane Ursault Poupon et Julia Virat, un équipage 100% féminin au départ de la Transat Jacques Vabre

 

Morgane Ursault Poupon annonce aujourd’hui le nom de sa coéquipière pour la prochaine Transat Jacques Vabre : c’est Julia Virat, guide de haute montagne à Chamonix, qui partira braver l’Atlantique à ses côtés sur son Class40 UP Sailing.

 

image

Crédit : UP Sailing


Le bateau sera mis à l’eau fin juin pour un début des entraînements de l’équipage début juillet. Après avoir participé à plusieurs courses durant l’été, Morgane et Julia seront au Havre le 7 novembre pour le départ de la Transat Jacques Vabre en direction de la Martinique. 

 

Un duo féminin aux valeurs de partage et de transmission 

Ces deux jeunes femmes partagent la même passion pour la nature et les environnements sauvages. Ce sont deux aventurières passionnées et déterminées. Morgane décide aujourd’hui d’associer à son challenge sportif la dimension humaine : elle a proposé à Julia de l’accompagner sur cette grande course afin de lui transmettre ses compétences en matière de course au large, tout en faisant vivre ensemble leurs grandes valeurs communes.

 

Ce que Julia dit de Morgane : « Morgane m’épate. Au-delà de ses immenses talents de navigatrice et de son expérience, elle fait preuve de qualités humaines rares. Je mesure ma chance de pouvoir apprendre à ses côtés, d’autant plus que nous aurons la chance d’être un des très rares équipages féminins en course cette année. »

 
Ce que Morgane dit de Julia : « Julia est une femme de l’extrême. Sa rapidité d’apprentissage, sa capacité d’adaptation ainsi que sa résistance physique feront d’elle une équipière fiable et efficace. Je serai très heureuse de lui transmettre mes connaissances et ma passion. »

 

Le programme 2021 

Le bateau sera mis à l’eau fin juin puis Morgane et Julia débuteront les entraînements début juillet. Elles participeront à la Rolex Fastnet durant la première quinzaine d’août puis à la 40 Malouine à Saint- Malo en septembre.
Elles seront présentes durant tout le village de course de la Transat Jacques Vabre du 27 octobre au 7 novembre, date à laquelle elles s’élanceront dans la plus mythique des courses transatlantiques en double.

Source : UP Sailing

Lire la suite
23 lectures
0 commentaires

La Mini-Fastnet s'élance dans 5 jours, 84 bateaux sont inscrits, Tanguy Bouroullec grand favori

 

A 5 jours du départ de la mythique Mini-Fastnet, 84 bateaux sont inscrits. La faute au Covid-19, la course n'a pu se tenir l'année dernière et il faut donc remonter en 2019 pour se remémorer la belle victoire d'Axel Tréhin et de son équipier Thomas Coville sur Tartine le 945. Tartine qui sera là avec Fabio Muzzolini, vainqueur 2020 du Trophée MAP. 

image

Crédit : S Jourdan


Cette année, c'est Tanguy Bouroullec le grandissime favori. Il risque bien d'atomiser la concurrence d'autant plus qu'il s’allie à Ambroggio Beccaria le vainqueur en série de 2019 au palmarès aussi impressionnant que sa faculté à s'adapter à n'importe quel bateau. 
Du coté des série, le match est ouvert et les prétendants ne manque pas, on peut citer : Léo Debiesse, le vainqueur du Trophée Marie-Agnès Péron, l'italien Alberto Riva, déjà vainqueur en 2019 au coté d'Ambroggio Beccaria, la paire Cloarec-Jézéquel qui risque de faire des étincelles et Hugo Dhallenne sur le 979.
 
Rendez vous samedi après-midi 12 juin pour la parade du prologue. Le départ de la course est prévu dimanche 13 juin à 10h.

 Source : Winches Club 

Lire la suite
12 lectures
0 commentaires

Alan Roura et La Fabrique, c'est fini, "Une magnifique aventure humaine et sportive s’est achevée"

 

Après cinq années, riches d'incroyables souvenirs, en tant que partenaire titre d’Alan Roura, La Fabrique ne repartira pas pour de nouvelles aventures au large. La marque du groupe Cornu, maître boulanger vaudois, s’était engagée auprès du navigateur en 2016, afin de lui permettre de réaliser son plus grand rêve, avant de doubler la mise jusqu'en 2021. 

image

Crédit : C Breshi


Le contrat qui liait La Fabrique à Alan Roura courait jusqu’à la fin du Vendée Globe 2020-2021, apogée de quatre années de sponsoring qui faisaient suite à un premier « coup d’essai » en 2016. 

« Une magnifique aventure humaine et sportive s’est achevée à l’instant où Alan a franchi la ligne d’arrivée de ce Vendée Globe 2020-2021, résume Cyril Cornu. Et même si le résultat sportif n’est pas à la hauteur de ce qui était espéré, un projet comme celui-ci ne se résume pas à un classement. Les marins d’un Vendée Globe sont perçus de trois manières différentes : On respecte ceux qui prennent le départ, qui ont le courage d’affronter leurs peurs et qui acceptent de se retrouver seuls face aux éléments. On admire ceux qui le terminent, pour leur capacité à avoir su se faire accepter des océans, pour leur abnégation et leur talent indéniable. On se souvient de ceux qui le gagnent, simplement parce qu’ils entrent dans l’Histoire de la voile et du sport en général. Alan a déjà gagné notre respect et notre admiration par deux fois. » 

En recherche de nouveaux partenaires 

« Nous avons annoncé à Alan dès la fin d'année 2019 que ça devenait trop gros pour nous. L’aspect financier est certes important pour une PME comme la nôtre, mais il faut aussi savoir être pragmatique. Nous sommes un magasin de fabrique à Champagne et une petite marque de produits boulangers. Nous n’avons pas la possibilité de profiter de cette visibilité autant que nous le devrions et il est temps de laisser la place à une marque qui pourra capitaliser dessus, bien plus que nous ne le pourrons jamais ». 

La place est donc à prendre, sur le prochain bateau du navigateur. Et le compte à rebours est lancé si Alan Roura souhaite participer, de façon compétitive, à la saison 2022. « Je suis dans une bonne dynamique, assure le Genevois. Je suis confiant dans ma capacité à convaincre d’anciens et nouveaux sponsors d’embarquer avec moi, d’autant que le Vendée Globe et la course au large ont marqué des points cet hiver, s’imposant même comme le sport disposant d’un des meilleurs rapports prix-visibilité actuellement. J’espère simplement avoir la chance de trouver des partenaires aussi fabuleux que ceux de ces dernières années… Et que le timing sera le bon pour me permettre d’exprimer pleinement mon potentiel ! » 

 

Lire la suite
14 lectures
0 commentaires

Benjamin Dutreux : « Aujourd’hui, on peut vendre de la crédibilité »

Neuvième du dernier Vendée Globe dont il a été l’une des révélations, Benjamin Dutreux, 31 ans, dispute actuellement The Ocean Race Europe, en tant que navigateur à bord d’Offshore Team Germany, qui a pris la 4e place (sur 5) de la première étape entre Lorient et Cascais. Avant le départ de la second dimanche, Tip & Shaft a échangé avec le Vendéen qui tente de relancer une nouvelle campagne Imoca.

Quel bilan tires-tu de la première étape de The Ocean Race Europe ?
C’était une étape super enrichissante, avec ce final qui a fait qu’on s’est tous retrouvés ensemble à l’arrivée et nous a permis de rattraper notre retard sur les foilers qui étaient partis loin devant. Ça a donné lieu à un match assez incroyable, on a même pensé à un moment qu’on pourrait gagner, finalement, on se fait doubler pour la troisième place par LinkedOut qui est arrivé de super loin pour nous passer à fond la caisse sur la ligne.

Comment cela s’est-il passé à bord d’Offshore Team Germany ?
C’était très intéressant parce que nous venons d’horizons assez différents, donc nous naviguons de manière vraiment différente. Moi, je suis plus habitué à la course au large en solitaire, donc j’utilise beaucoup le pilote, j’essaie de trouver des compromis ; à côté de ça, on a Annie (Lush) qui a fait plusieurs fois la Volvo et a donc la culture de l’équipage où ils changent de voiles toutes les cinq minutes, elle a l’habitude de ne pas se poser de questions et d’enchaîner les manœuvres. Quant à Robert (Stanjek, le skipper), il découvre pas mal le large, il essaie de beaucoup barrer le bateau, mais il voit bien que ce n’est pas toujours évident la nuit et qu’il faut parfois utiliser le pilote ; enfin, Phillip (Kasüske) qui sort de préparations olympiques, en Laser et en Finn, lui aussi découvre la course au large. Du coup, mon rôle n’a pas trop changé par rapport à ce que je fais d’habitude, dans le sens où, en tant que navigateur, j’étais autonome dans ma prise de quarts, eux tournaient à trois toutes les heures et demie.

Tu es aussi chargé de la navigation ?
Oui, je suis celui qui a le plus d’expérience en Imoca et qui maîtrise le mieux les outils. Maintenant, ce n’est pas évident de passer du solitaire à l’équipage : d’habitude, je décide seul, là, j’essaie de leur faire partager ma vision des choses et de leur poser des questions, ça donne lieu à des confrontations enrichissantes. Robert et Phillip voient des choses à très court terme hyper intéressantes, mais de temps en temps, je suis obligé de leur dire : « C’est là-bas qu’on veut aller ». Ça retarde parfois les décisions, il faut peut-être que j’arrive à m’imposer un peu plus. Ce qui change aussi beaucoup, c’est que, souvent, en solo, on se préserve pour les manœuvres, là, s’il faut juste attraper une risée à 2 milles sous le vent, on ne se pose pas la question, on fait deux empannages. J’avais parfois tendance à être un peu trop sur la réserve en disant qu’un empannage, ça coûte cher, mais à quatre, ça se fait en dix minutes.

« Si c’est possible, j’aimerais bien faire
la Route du Rhum et The Ocean Race »

Comment t’es-tu retrouvé dans cette aventure ?
Ils m’ont appelé début mars pour me demander si ça me tentait de faire ce projet avec eux, ils cherchaient un navigateur avec un peu d’expérience en Imoca, qui avait l’habitude de naviguer sur un bateau sans foils et au sein d’un petit projet, ils ont dû regarder un peu la liste des skippers du Vendée Globe. J’ai un peu hésité au début car je venais d’arriver du Vendée, mais j’ai assez vite accepté. D’abord, parce que j’étais carrément motivé à l’idée de retourner sur l’eau, ensuite, parce que je trouvais ça super intéressant d’intégrer un équipage international. Vu mon niveau d’anglais très moyen, c’était l’occasion de progresser, ce qui est le cas ! Je me suis donc un peu mis un coup de pied aux fesses pour y aller en me disant que ça allait me pousser dans mes retranchements et que ça allait être une super expérience, je ne regrette pas du tout d’avoir accepté.

Pourrais-tu être intéressé par The Ocean Race avec eux ? En parlez-vous ?
Oui, ils m’en parlent pas mal, parce que leur objectif, c’est de faire un chantier cet hiver pour mettre des foils sur le bateau. Ils ont bien vu sur cette étape que c’était indispensable, sinon, ce n’est pas très intéressant de participer à The Ocean Race. J’ai halluciné sur les moyennes des foilers en équipage, c’est tellement plus que ce que j’ai vu en solitaire, il n’y a jamais de trous de vitesse. Du coup, ils m’ont sondé pour The Ocean Race, dans le cas où ils trouvent du budget. J’ai été très transparent avec eux : je redémarre mon projet pour le Vendée Globe, donc je vais peut-être faire la Route du Rhum, après, si c’est possible, j’aimerais bien faire les deux, The Ocean Race dure plusieurs mois.

Parle-nous justement de ton projet Vendée Globe, où en es-tu aujourd’hui ?
Concrètement, notre bateau est vendu et on est en train d’essayer d’en racheter un. L’idée est d’acheter un bateau fiable pour passer le moins de temps possible en chantier et continuer à prendre de l’expérience en faisant le plus de courses possible. Tous nos partenaires continuent, mais nous avons besoin de trouver un partenaire principal, sachant que notre projet, qui a dû coûter 600 000 euros sur deux ans lors de la précédente campagne, est plus ambitieux.

A combien budgètes-tu cette nouvelle campagne ?
On part sur un budget en gros de 1,5 million par an sur quatre ans.

« J’aurai fait toutes les courses du programme Imoca cette année ! »

Quels sont les bateaux que tu vises ?
Ce n’est pas simple, les deux bateaux intéressants étaient Maître CoQ et Bureau Vallée, qui ont tous les deux été vendus [le second à Pip Hare, NDLR], mais il en reste d’autres, je pense que des opportunités vont se créer en fonction de la suite de certains projets, dont on ne sait pas s’ils vont continuer avec le même bateau ou pas. Je pense qu’après la Transat Jacques Vabre, on y verra un peu plus clair, sachant que moi, je ne la fais pas avec mon projet qui redémarre en 2022.

Te verra-t-on sur la Transat Jacques Vabre ?
Oui, c’est quasiment fait, ça devrait être annoncé en juillet, je vais faire le Fastnet, le Défi Azimut puis la Transat Jacques Vabre, j’aurai finalement fait toutes les courses du programme Imoca cette saison ! Je suis super content, parce que mon objectif était de naviguer à bloc, avec un peu moins de pression que celle que j’avais à la tête de mon projet, j’avais quand même mis ma boîte en péril en achetant le bateau.

Ça valait le coup de prendre tous ces risques, non ?
C’est clair ! On a tous bossé comme des malades pendant deux ans pour que ce projet aille au bout et qu’il aboutisse derrière sur quelque chose d’autre. On a eu nos galères, nos moments de doute, et finalement, ça a créé une belle histoire qui va pouvoir continuer dans la durée. Le Vendée Globe est une grosse machine médiatique, du coup, au point de vue de la notoriété, ce n’est plus pareil, quand je vais voir des sponsors, c’est beaucoup plus facile qu’avant, il y en a même certains qui nous appellent. Avec ce qu’on a fait, on peut vendre de la crédibilité à un partenaire, ça change tout.

Photo : Felix Diemar/Offshore Team Germany/The Ocean Race

L’article Benjamin Dutreux : « Aujourd’hui, on peut vendre de la crédibilité » est apparu en premier sur Tip & Shaft.

Lire la suite
16 lectures
0 commentaires

La flotte de The Ocean Race Europe secouée à Gibraltar, 11th Hour revient dans le match après sa collision


Les équipages des cinq IMOCA et des sept VO65 avaient eu un début de deuxième étape relativement calme. Ils ont profité de conditions rapides, au portant, en route vers le cap Saint-Vincent, au sud-ouest du Portugal, avant de mettre le cap au sud-est et de sentir les premiers effets des vents soutenus à l’approche du détroit.

 
Le VO65 Mirpuri Foundation Racing Team skippé par Yoann Richomme était le plus rapide au petit matin de cette deuxième étape. L’équipage mixte international a mené jusqu’à l’approche de la côte marocaine, avant de se faire dépasser par Sailing Poland, skippé par Bouwe Bekking.

 

Jusqu'à 46 noeuds à Gibraltar

« Nous sommes dans le détroit de Gibraltar, le long de la côte marocaine, et c’est maintenant Sailing Poland qui est en tête, ce qui est génial, mais les conditions ont été très, très ventées, » confiait Bouwe Bekking cet après-midi.

 
« Nous avons vu jusqu’à 46 nœuds. À présent, le vent a bien diminué, mais nous avons encore des rafales à 30 nœuds. Nous sommes au coude à coude avec la Mirpuri Foundation Racing Team qui est juste derrière nous, et aussi avec l’IMOCA LinkedOut un peu plus au large. AkzoNobel Ocean Racing a passé le détroit de l’autre côté du DTS, donc nous verrons ce que cela donne dans les 10-12 prochaines heures. »

 
Depuis le départ de Cascais, les deux équipages de Thomas Ruyant sur LinkedOut et de Louis Burton sur Bureau Vallée se sont livrés un duel fascinant, au portant.

 
La paire ne s’est pas lâchée, jusqu’à un virement vers le nord ce matin, au large de la côte marocaine. Un problème à bord de Bureau Vallée les a relégués derrière l’IMOCA à dérives droites d’Offshore Team Germany et le CORUM L’Épargne de Nicolas Troussel.

 
« Nous avons 38 nœuds, ce qui est un peu beaucoup, » déclarait Clarisse Crémer depuis LinkedOut. « Mais ça ne fait rien, puisqu’on va un peu plus vite, avec beaucoup, beaucoup de virements entre l’Espagne et la côte africaine. Un virement toutes les 10 à 15 minutes… donc tout le monde est sur le pont. Nous voulons aller le plus vite possible, ce qui est un peu fatiguant puisque personne n’arrive à faire de sieste. »

 

11th Hour de retour dans le match

Pendant ce temps, 11th Hour Racing Team, menée par Charlie Enright a fait un retour remarquable depuis leur second départ hier en fin de journée. Ils naviguent sans leur foil bâbord, qui a été abimé lors d’un incident avec un bateau à moteur, survenu peu après le départ de la seconde étape.

 
« Nous avons repris le départ de la deuxième étape, et sommes en route vers Alicante, avec tout le monde en forme à bord, » notait le skipper Charlie Enright. « L’objectif est de rester au plus près des leaders en poussant le bateau, et nous verrons si nous pouvons marquer quelques points, pour rester dans le match. »

 
L’équipe est repartie avec 77 milles (soit 143 km) de retard) hier, et ne pointe plus qu’à 25 milles du leader LinkedOut ce soir.

 
Avant le départ de cette deuxième étape, il y a eu de nombreuses discussions sur la stratégie gagnante pour négocier le détroit de Gibraltar. Il fallait choisir entre deux options : au sud, avec une série de virements le long de la côte marocaine, ou au nord, avec le même programme le long de la côte espagnole.

 
Menée par Sailing Poland, la flotte des VO65 a préféré l’option sud, excepté deux équipes : Viva Mexico et AkzoNobel Ocean Racing - qui ont privilégié des vents moins soutenus, au nord.

 
En IMOCA, LinkedOut et Offshore Team Germany ne se sont pas lâchés après avoir opté pour la route sud, tandis que CORUM L’Épargne a tenté l’option nord.

 

Arrivée mercredi

À la fin, il n’y avait plus beaucoup de différence entre les deux options. À 15h00, les leaders franchissaient le DST situé au milieu du détroit, pour converger de nouveau. L’équipe Sailing Poland croisait avec un mille d’avance devant AkzoNobel Ocean Racing, en deuxième position.

 
Sortant du détroit aux côtés du VO65 polonais, l’équipage de LinkedOut bénéficie de soir d’une avance de 2,5 milles sur CORUM L’Épargne, tandis que les allemands d’Offshore Team Germany sont à 0,5 mille derrière.

 
Avec 270 milles à parcourir avant l’arrivée de cette deuxième étape, les bateaux devraient arriver à Alicante mercredi, puisque les conditions seront très lights avant le passage de la ligne d’arrivée.

 
Source : The Ocean race

Lire la suite
15 lectures
0 commentaires

TF35 Trophy, "Un magnifique Grand Prix à Mies ce week-end" dixit Jérôme Clerc, Realteam Sailing signe sa deuxième victoire

Nautic Concept recevait les TF35 les 4 et 6 Juin pour disputer le TF35 Mies. Avec cinq manches courues vendredi dans une jolie brise thermique et deux courses ce dimanche dans du Nord-Est, Realteam Sailing confirme et signe sa deuxième victoire de Grand Prix.

 

image

Crédit : L Von Siebenthal

Avec cinq manches courues vendredi dans une jolie brise thermique et deux courses ce dimanche dans du Nord-Est, Realteam Sailing confirme et signe sa deuxième victoire de Grand Prix. La première journée du Grand Prix à Mies s’est disputée vendredi 4 juin. Cinq manches vont s’enchainer dans un séchard de 8-12 nœuds régulier en force et en direction. Une journée intense marquée par une belle domination d’Alinghi qui gagne trois courses et prend quatre points d’avance sur son concurrent direct.

 
Yves Detrey, Numéro 1 du team Alinghi : « Les conditions étaient bonnes ce vendredi, les TF35 rapides, nous sommes très heureux des résultats de cette journée. Dimanche nous espérons d’aussi bonnes conditions, nous savons que rien n’est joué, Realteam Sailing est proche, nous allons continuer à nous battre. »

 
Dimanche 6 juin, Les conditions météo prévoient un flux de Nord-Est qui devrait permettre de disputer cinq nouvelles manches. A 11h30, la bise espérée est là, le coup d’envoi de la première course du jour est donné. Realteam Sailing prend alors la tête de la course et navigue librement, mais Zoulou reprend l’avantage au deuxième passage au vent. Lors du dernier bord Realteam Sailing choisit de naviguer au milieu du parcours et passe Zoulou à quelques mètres de l’arrivée. Spindrift prend la 3ème place de la manche 6 suivi de très près par Alinghi.

 
Le vent devient plus instable lors de la 7ème manche du Grand Prix. L’équipe d’Esteban Garcia, co-skippée par Jérôme Clerc reste constante et s’offre sa deuxième victoire du jour devant Spindrift et Ylliam XII – Comptoir immobilier. A l’issue de ces deux régates, la situation météo évolue et le vent tombe. Une longue attente commence alors. Après deux heures sur le plan d’eau, le vent n’est pas assez stable pour envisager une nouvelle manche et le Comité de Course annonce la fin de la journée. Realteam Sailing remporte le TF35 Mies devant Alinghi 2ème. Zoulou qui réussit un bon week-end, complète le podium en troisième position.

 
Jérôme Clerc – co-skipper de Realteam Sailing : « Un magnifique Grand Prix à Mies ce week-end. On est très régulier vendredi, mais on ne fait pas de place de premier. Aujourd’hui on navigue vraiment libérés et on signe deux victoires. On est super contents du travail d’équipe qu’on a fait. On est dans notre objectif de la saison, la bagarre est là, on joue tous la gagne, il ne faut rien lâcher. Dans une semaine, c’est le Bol d’Or Mirabaud et on compte bien le gagner ! »

 
A l’issue du TF35 Mies, Spindrift est 4ème à juste un point du podium. Ylliam XII - Comptoir Immobilier est cinquième et termine la journée en beauté avec une troisième place dans la dernière course. Team SAILFEVER se classe sixième et ZEN Too septième.

 
La victoire de Realteam Sailing aujourd'hui leur permet aussi de briser l'égalité au classement général. Alinghi recule d'un point et se classe 2ème après trois rencontres. Spindrift est 3ème au classement général provisoire.

 
Les rivalités seront renouvelées le week-end prochain lors du fameux Bol d'Or Mirabaud où les sept TF35 se retrouveront pour participer à la plus grande régate au monde en bassin fermé.

 
Source : TF35

Lire la suite
13 lectures
0 commentaires

Thomas Ruyant et LinkedOut aux commandes de la Leg 2 de The Ocean Race Europe, Bureau Vallée et Team Germany à vue

 

Auteurs d’un magnifique départ hier après midi à Cascaïs, parfaitement réglés, Thomas Ruyant, Clarisse Crémer, Morgan Lagravière, Quentin Ponroy et François Pernelle n’ont depuis quasiment pas lâché le leadership de cette deuxième étape de The Ocean Race Europe, en direction d’Alicante.

 

Crédit : Sailing Energy


C’est bien en tête que LinkedOut a, jusqu’à présent, négocié sans encombre et avec une belle maîtrise les délicats passages du Cap Saint Vincent et de la Baie de Cadix. La transition tant redoutée entre les vents soutenus de secteur Nord, et les flux d’Est venus de Méditerranée, s’est effectuée en douceur, juste marquée par un petit intermède déventé qui a un moment permis à Louis Burton et son Bureau Vallée d’accéder à la première place.
 
LinkedOut s’est d’autorité réinstallé aux affaires du jour, par le travers de Trafalgar, et en approche du détroit de Gibraltar et ses multiples complexités, trafic, DST et une nette accélération du vent de face à l’approche du fameux rocher. Au programme de ce second jour de course, 45 milles de louvoyage aux plus près de côtes marocaines, avant d’entrer en Méditerranée pour négocier toujours aux allures les plus proches du lit du vent les derniers 300 milles de course. Pas de marge d’erreur ; Bureau Vallée et Offshore Team Germany sont à vue !

 Source : Th Ruyant

Lire la suite
13 lectures
0 commentaires

Revanche japonaise dans les petits airs, les Français 7e

Dans le magnifique stade nautique de Tarente, le public était aux premières loges le long des remparts de la vieille ville pour assister ce week-end aux joutes de ce deuxième acte de la saison 2. Un acte remporté par les Japonais de Nathan Outteridge, après une série de régates très ouvertes, disputées dans le tout petit temps, à la limite du vol. Les Français, 7e, sont forcément déçus.

Ce Grand Prix d’Italie a inauguré quelques nouveautés et a été le théâtre de nombreuses surprises, bonnes ou mauvaises selon les équipes. De nouvelles règles ont été édictées, notamment pour sanctionner plus durement les équipages impliqués dans des collisions, et éviter que l’incident des Bermudes ne se reproduise. Autre nouveauté imaginée par SailGP pour naviguer dans les petits airs (moins de 8 nœuds) : un équipage réduit à 3 personnes à bord (au lieu de 5), configuration testée pour la première fois à l’entraînement, puis lors des 3 manches de samedi et dans la finale dimanche. Une difficulté supplémentaire pour les athlètes du bord, qui oblige le contrôleur de vol à s’improviser wincheur et le barreur à régler les foils…

Les mots d’ordre de ce week-end italien étaient sans nul doute l’adaptation et la réactivité : à cette nouvelle configuration d’équipage d’abord, mais aussi à un vent faible (moins de 10 nœuds) et extrêmement instable, à des navigations de funambule, entre vol et mode archimédien, rendant chaque manœuvre particulièrement délicate et les vitesses très aléatoires en ligne droite.

Quant aux régates, elles ont été à l’image de ces conditions incertaines : pleines de rebondissements. Malheureux aux Bermudes lors d’un Grand Prix qui a tourné court suite à une collision les opposant, les Japonais et les Américains ont pris leur revanche en Italie. Réguliers aux avant-postes pendant tout le week-end, ils se sélectionnent assez logiquement en finale. Mais derrière Nathan Outteridge et James Spithill, il a fallu attendre la dernière régate en flotte pour départager cinq équipages qui pouvaient encore prétendre à entrer dans le dernier trio : les Néo-zélandais, auteurs d’une magnifique 4e manche, les Français, les Britanniques et les Danois à égalité de point, mais aussi les Espagnols, solides en milieu de tableau. Ce sont finalement ces derniers qui décrochent leur ticket pour la finale ‘podium’.

Lors de l’ultime course à trois – où les compteurs sont remis à zéro- l’équipe japonaise SailGP de Nathan Outteridge décroche la victoire devant l’équipe espagnole SailGP de Phil Robertson, laissant des Américains malchanceux abandonner la course suite à un choc avec un objet flottant ayant endommagé un de leur safran.

Si Japonais et Américains retrouvent des couleurs après leur déconvenue aux Bermudes et que les Espagnols, nouveaux venus dans le circuit, confirment leur superbe potentiel, c’est un scénario inverse que vivent les Australiens de Tom Slingsby. Victimes d’un problème électronique samedi, ils ne s’en sont jamais remis et terminent derniers, une place qu’ils n’avaient jamais occupée jusque-là, très loin de refléter leur titre de champion de la saison 1.

Avec des manches de 5e, 7e, 2e, 8e et 6e, les Français se classent 7e du Grand Prix d’Italie. Billy Besson ne cache pas sa déception et explique : « on fait 4 mauvais départs sur 5, ça n’aide pas à réaliser de belles courses. Et puis on a certainement manqué d’opportunisme. Il fallait être alerte à la moindre risée, ne pas hésiter à faire des manœuvres, au lieu d’aller chercher les cadres. Mais il n’y a pas de mystère, gagner les départs, c’est très très important et c’est à chaque fois le gage d’un bon résultat. La preuve avec les Américains ou les Japonais qui ont dominé ou encore avec les Kiwis lorsqu’ils gagnent la manche 4 à nos dépens (les Français se font sortir sur la ligne, ndr) ». C’est d’ailleurs grâce à un très joli « start » que les tricolores s’offrent une place de 2e pour terminer la journée de samedi en beauté… Une consolation qui a été de courte durée, au grand dam de Billy et son équipe.

Les régates italiennes ont montré qu’il y avait de la place pour tout le monde au tableau d’honneur. « Personne n’est en dehors du match, surtout dans ces conditions de navigation. Tout est très serré et ça se joue à rien » confirme Billy Besson.
Surprenant, le classement général après deux Grand Prix reflète ce constat : les Espagnols sont en tête devant les Anglais et les Japonais. Les Français sont 5e devant les Australiens mais 5 points seulement séparent les premiers des derniers. Preuve que le jeu est très ouvert et promesse d’une saison passionnante entre les 8 protagonistes de SailGP.

Prochain rendez-vous les 17 et 18 juillet à Plymouth pour le Great Britain Sail Grand Prix.

L’article Revanche japonaise dans les petits airs, les Français 7e est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
23 lectures
0 commentaires

Comment le groupe Kresk s’est engagé auprès de François Gabart

Le groupe de cosmétiques Kresk, propriété de Didier Tabary, a annoncé le 27 mai son engagement pour quatre ans aux côtés de François Gabart ainsi que le rachat à la Macif de l’Ultim M101, qui portera les couleurs des marques SVR, Lazartigue et Fillmed. Tip & Shaft vous raconte comment ce partenariat s’est noué dans un délai très court.

Le 10 juin 2020, Macif créait la surprise en annonçant son retrait du circuit Ultim dont le groupe d’assurances était un des principaux acteurs depuis 2015. Un coup dur pour François Gabart qui espérait resigner au 1er juillet un contrat avec son sponsor historique afin de repartir sur un cycle avec un bateau neuf, baptisé M101, attendu au printemps 2021. Le vainqueur du Vendée Globe 2013 voyait ainsi s’arrêter net le projet le plus important de son entreprise, MerConcept.

Dès la mauvaise nouvelle connue, il a fallu s’organiser pour tenter de trouver un successeur à Macif, qui s’était néanmoins engagé à financer la construction de M101 jusqu’à son terme. « Depuis dix ans, on n’avait pas eu besoin de faire de la prospection commerciale, mais on avait quand même travaillé pour se construire une sorte de réseau passif, donc la première chose a été de relancer ce réseau, explique François Gabart, principalement épaulé sur ce dossier par Thomas Normand, directeur général de MerConcept. On a été aussi été pas mal sollicités par des indépendants qui nous ont proposé leurs services pour prospecter, certains nous ont permis d’ouvrir des portes. »

Le démarrage n’a cependant pas été évident, comme le confirme Thomas Normand : « L’annonce de Macif est tombée en pleine période Covid, nous avons assez vite senti que la priorité des boîtes avec lesquelles on discutait n’était pas vraiment tournée vers le sponsoring, au moins dans les six premiers mois. Mais nous nous sommes aussi dit qu’après chaque crise, il y avait parfois des redémarrages assez forts, donc on n’a pas diminué l’énergie qu’on y mettait. » 

Deux pistes sérieuses en mars pour le rachat de M101

Un millier d’e-mails sont envoyés à des prospects, pour, au final, d’après François Gabart, « plusieurs dizaines d’entreprises avec lesquelles on a discuté ». Mais peu de contacts permettent aux équipes de MerConcept de croire réellement en une issue rapide. « En termes de rendez-vous, on a eu cinq-six pistes relativement sérieuses« , précise Thomas Normand. François Gabart ajoute : « On a eu des discussions avancées avec des gens extrêmement intéressés par le projet, mais plus sur du co-partenariat, prêts par exemple à mettre un voire deux millions d’euros, mais pas à financer l’intégralité du projet. »

Du côté de la Macif, Jean-Bernard Le Boucher, ex directeur de l’activité mer – il quitte officiellement le groupe au 30 juin – évoque en tout « deux candidatures sérieuses » pour l’achat du plan VPLP en voie d’achèvement « à peu près en même temps », c’est-à-dire en mars dernier. « La première était à plus longue échéance, or notre priorité était de vendre le bateau avant la fin de la construction, afin qu’il puisse sortir du chantier avec une nouvelle marque, ça permettait de solder l’affaire. »

La seconde candidature est portée par Didier Tabary, propriétaire du groupe de cosmétiques Kresk. Comment le dossier est arrivé sur le bureau de cet entrepreneur breton de 53 ans, originaire de Trébeurden ? « Le point de départ, c’est une histoire de passion pour la mer et la voile, nous répond ce dernier. J’ai aussi eu la chance d’être invité sur Gitana il y a quelques années et de barrer ce bateau à plus de 30 nœuds ; ce jour-là, j’ai ressenti une vraie émotion et je me suis dit que si un jour, je pouvais devenir armateur d’un Ultim, je le ferais. Quand j’ai appris que François Gabart cherchait un nouvel armateur pour son bateau, j’ai d’abord pris contact avec Macif, ensuite avec François. » 

MerConcept revoit la déco en cours de route !

 La prise de contact avec la mutuelle remonte à début mars, Didier Tabary et ses équipes se rapprochent de MerConcept dans la foulée : « On a senti assez rapidement que nous étions en phase, explique Thomas Normand, c’était la première fois qu’on avait un tel niveau de discussion et qu’on se disait qu’on pouvait aller au bout. » La première rencontre physique entre Didier Tabary et François Gabart a lieu mi-avril, elle convainc davantage encore le fondateur de Kresk : « En parlant avec lui, je me suis rendu compte qu’on avait beaucoup de points communs et la même vision des enjeux sociétaux et environnementaux. Le choix de François comme skipper et ambassadeur de nos marques s’est imposé naturellement. »

Ces premiers contacts sont tellement positifs que MerConcept décide de revoir la décoration de M101 ! « A l’origine, on avait imaginé une couleur assez neutre qui permettait éventuellement d’accueillir un partenaire de dernière minute, la peinture devait débuter lors de la seconde quinzaine d’avril, raconte François Gabart. Au vu des premières discussions qui avançaient très bien, on a pris la décision de prendre le bleu qui plaisait aux équipes de Didier, en se disant que, au pire, même si tout s’écroulait, le bateau serait bleu et qu’il pourrait toujours être adapté à un autre acquéreur. On a donc arrêté notre choix sur le fond bleu, en retardant juste un peu la date de début de la décoration. »

Bien leur en a pris : fin avril, le Charentais rencontre « la quinzaine de personnes qui pilotent l’ensemble des marques du groupe ». Il faut moins de trois semaines ensuite pour sceller le contrat entre MerConcept et Didier Tabary tandis que le premier coup de peinture est donné la semaine suivante. Autant dire que les choses sont allées très vite pour un partenariat de cette envergure. « Dans notre ADN, la vitesse et l’agilité sont des qualités que nous mettons en avant. On souhaitait aussi que le bateau porte nos couleurs pour sa mise à l’eau le 22 juillet à Concarneau, cela supposait de signer les contrats rapidement », justifie Didier Tabary. 

« Ce projet nous intéressait parce qu’il était opérationnel quasi immédiatement »

Une signature qui fait entrer le groupe Kresk, néophyte dans le sponsoring sportif, directement dans la « catégorie reine » de l’Ultim, sans même être passé par des cases intermédiaires. Son patron explique : « Si on n’avait pas eu l’opportunité de faire l’acquisition de l’Ultim, on se serait sans doute posé la question d’un Imoca, mais ce projet nous intéressait parce qu’il était opérationnel quasi immédiatement, alors que pour la construction d’un Ultim, il faut trois ans entre le moment où vous prenez la plume et celui où il est mis à l’eau. »

Côté Macif, on se félicite aussi du deal : « On est contents d’avoir choisi de faire confiance à l’équipe de François pour finir la construction et de ne pas avoir soldé un bateau en cours de construction, affirme Jean-Bernard Le Boucher. On n’était pas inquiets sur le fait qu’on allait le vendre ; on avait plus d’incertitudes sur le timing. Le gros avantage de cette solution, c’est que l’acte de vente sera signé à la fin des essais en mer, le 31 août, c’est le meilleur scénario possible. »

Un scénario accueilli avec soulagement par les équipes de MerConcept qui, suite au retrait de Macif, avaient dû être réduites – François Gabart évoque 5 départs – et retrouvent désormais de la visibilité sur le long terme. « L’attente n’était pas évidente à vivre, et plus les semaines passaient, plus c’était difficile, confirme le skipper. Avec V&B [MerConcept est maître d’œuvre de la construction du futur sistership d’Apivia pour Maxime Sorel, NDLR] et le catamaran électrique volant, on avait des projets qui nous permettaient d’avoir une bonne visibilité jusqu’à Noël ; là, on se réorganise d’ores et déjà pour assumer une charge de travail plus importante. »

Thomas Normand, qui envisage « 5 à 7 recrutements », ajoute : « Cet engagement sur les quatre prochaines années nous permet de stabiliser l’équipe, de travailler de manière plus sereine, de continuer à développer nos autres activités et à faire de la recherche et du développement, ce projet est une vraie locomotive. »

Le fonds de dotation, élément clé

Quel est le montant investi par le groupe Kresk, entre achat du trimaran volant et budget de fonctionnement ? Lorsqu’on lui parle d’un prix de vente entre 12 et 15 millions d’euros – pour un bateau dont le coût de construction avoisine les 17 millions d’euros -, Jean-Bernard Le Boucher consent à dire que « c’est dans cette fourchette », tandis que Didier Tabary ne souhaite pas donner de chiffres.

L’entrepreneur préfère mettre en avant « la vingtaine de personnes qui travaillent de façon quasi exclusive sur ce projet » chez MerConcept, les gains attendus de notoriété pour les marques SVR, Lazartigue et Fillmed, « le formidable outil d’adhésion en interne et de fierté d’appartenance à un groupe » généré par le projet et par la création du Fonds Kresk4Oceans « dont le premier projet sera lié à la lutte contre la pollution plastique. »

Un élément clé aux yeux de François Gabart qui n’imaginait pas repartir sur un projet dénué de préoccupations environnementales. « Avant même d’en parler à Didier, je travaillais sur ces sujets et lui réfléchissait à la meilleure manière de s’organiser pour créer un fonds, mais plus à horizon 2022 ou 2023, le partenariat a joué un rôle d’accélérateur. »

 
Photo : JB Épron

L’article Comment le groupe Kresk s’est engagé auprès de François Gabart est apparu en premier sur Tip & Shaft.

Lire la suite
23 lectures
0 commentaires

Realteam Sailing victorieux à Mies

Nautic Concept recevait les TF35 les 4 et 6 Juin pour disputer le TF35 Mies. Avec cinq manches courues vendredi dans une jolie brise thermique et deux courses ce dimanche dans du Nord-Est, Realteam Sailing confirme et signe sa deuxième victoire de Grand Prix.

La première journée du Grand Prix à Mies s’est disputée vendredi 4 juin. Cinq manches vont s’enchainer dans un séchard de 8-12 nœuds régulier en force et en direction. Une journée intense marquée par une belle domination d’Alinghi qui gagne trois courses et prend quatre points d’avance sur son concurrent direct.

Yves Detrey, Numéro 1 du team Alinghi : « Les conditions étaient bonnes ce vendredi, les TF35 rapides, nous sommes très heureux des résultats de cette journée. Dimanche nous espérons d’aussi bonnes conditions, nous savons que rien n’est joué, Realteam Sailing est proche, nous allons continuer à nous battre. »

Dimanche 6 juin, Les conditions météo prévoient un flux de Nord-Est qui devrait permettre de disputer cinq nouvelles manches. A 11h30, la bise espérée est là, le coup d’envoi de la première course du jour est donné. Realteam Sailing prend alors la tête de la course et navigue librement, mais Zoulou reprend l’avantage au deuxième passage au vent. Lors du dernier bord Realteam Sailing choisit de naviguer au milieu du parcours et passe Zoulou à quelques mètres de l’arrivée. Spindrift prend la 3ème place de la manche 6 suivi de très près par Alinghi.

Le vent devient plus instable lors de la 7ème manche du Grand Prix. L’équipe d’Esteban Garcia, co-skippée par Jérôme Clerc reste constante et s’offre sa deuxième victoire du jour devant Spindrift et Ylliam XII – Comptoir immobilier. A l’issue de ces deux régates, la situation météo évolue et le vent tombe. Une longue attente commence alors. Après deux heures sur le plan d’eau, le vent n’est pas assez stable pour envisager une nouvelle manche et le Comité de Course annonce la fin de la journée. Realteam Sailing remporte le TF35 Mies devant Alinghi 2ème. Zoulou qui réussit un bon week-end, complète le podium en troisième position.

Jérôme Clerc – co-skipper de Realteam Sailing : « Un magnifique Grand Prix à Mies ce week-end. On est très régulier vendredi, mais on ne fait pas de place de premier. Aujourd’hui on navigue vraiment libérés et on signe deux victoires. On est super contents du travail d’équipe qu’on a fait. On est dans notre objectif de la saison, la bagarre est là, on joue tous la gagne, il ne faut rien lâcher. Dans une semaine, c’est le Bol d’Or Mirabaud et on compte bien le gagner ! »

A l’issue du TF35 Mies, Spindrift est 4ème à juste un point du podium. Ylliam XII – Comptoir Immobilier est cinquième et termine la journée en beauté avec une troisième place dans la dernière course. Team SAILFEVER se classe sixième et ZEN Too septième.

La victoire de Realteam Sailing aujourd’hui leur permet aussi de briser l’égalité au classement général. Alinghi recule d’un point et se classe 2ème après trois rencontres. Spindrift est 3ème au classement général provisoire.

Les rivalités seront renouvelées le week-end prochain lors du fameux Bol d’Or Mirabaud où les sept TF35 se retrouveront pour participer à la plus grande régate au monde en bassin fermé.

CLASSEMENT GENERAL DU TF35 MIES:

(7 courses avec une manche biffée)

🇨🇭 Realteam Sailing 3 2 3 1 3 1 1 – 11 🇨🇭 Alinghi 1 1 6 2 1 4 5 – 14 🇫🇷 Zoulou 2 3 1 4 5 2 6 – 17 🇨🇭 Spindrift 4 5 2 3 4 3 2 – 18 🇨🇭 Ylliam XII – Comptoir Immobilier 5 4 4 6 7 6 3 – 28 🇫🇷 Team SAILFEVER 7 7 7 5 2 7 4 – 32 🇨🇭 Zen TOO 6 6 5 7 6 5 7 – 35

CLASSEMENT GÉNÉRAL DU TF35 TROPHY

(Après 3 événement)

🇨🇭 Realteam Sailing 2 1 1 – 4 🇨🇭 Alinghi 1 2 2 – 5 🇨🇭 Spindrift 3 3 4 – 10 🇫🇷 Zoulou 7 4 3 – 14 🇨🇭 Ylliam XII – Comptoir Immobilier 5 5 5 – 15  🇫🇷 Team SAILFEVER 4 6 6 – 16 🇨🇭 Zen TOO 6 7 7 – 20

L’article Realteam Sailing victorieux à Mies est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
23 lectures
0 commentaires

Ocean Race Europe. Départ de la deuxième étape.

La flotte de The Ocean Race Europe a quitté Cascais à 13h00 ce dimanche pour quatre jours et 700 milles (1296 kilomètres) de course au large.

Après être arrivés à Cascais le 2 juin en provenance de Lorient, les marins ont eu quelques jours pour récupérer avant de reprendre la compétition hier à l’occasion du Mirpuri Foundation Sailing Trophy, une régate côtière comptant au classement, qui était organisée par le Clube Naval de Cascais. Une nuit de sommeil aura suffi pour que les équipages changent d’état d’esprit. Après la régate côtière, place au large, avec des conditions annoncées musclées et ventées dans cette étape entre le sud-ouest du Portugal et Alicante, en Espagne.

Le parcours de cette seconde étape fait passer les concurrents au large de la capital portugaise avant de franchir le fameux cap Saint-Vincent, point le plus sud-ouest du Portugal et de l’Europe.

Là, les bateaux mettront le cap au sud-est, direction le détroit de Gibraltar – cet étroit et très encombré passage qui sépare la péninsule ibérique du Maroc, en Afrique – qui marquera l’entrée en mer Méditerranée.

Les conditions au passage du détroit devraient être compliquées, avec des vents de face atteignant les 40 nœuds ce lundi, au moment où les bateaux de The Ocean Race Europe s’y engouffreront.

Une fois en Méditerranée, la route la plus directe vers la ligne d’arrivée à Alicante sera le long de la côte. En fonction des conditions sur place, les équipages pourraient privilégier une trajectoire plus au large et donc plus longue, afin de toucher des vents plus favorables, qui les feront arriver plus tôt.

« Le vent va monter très fort au niveau du détroit de Gibraltar, » confiait le renommé marin français Sébastien Josse, qui navigue à bord de l’IMOCA CORUM L’Épargne, vainqueur de la première étape.

« Nous avons deux options au passage du détroit : la première est de rester au nord, le long de la côte espagnole. Cela peut représenter de nombreux virements dans une zone relativement étroite, mais avec un peu moins de vent. La seconde est de passer plus au sud, le long du Maroc, là où les vents devraient atteindre les 40 nœuds et nous contraindre à moins de manœuvres. »

« Cela ne durera que quelques heures, après quoi, le vent tombe complètement, et nous commencerons une nouvelle course au près, dans des vents faibles jusqu’à Alicante – on ne sait pas encore exactement quelle météo nous aurons. »

Après avoir illustré de la plus belle des manières l’adage de ne jamais rien lâcher, en remportant la première étape en catégorie VO65, le skipper de The Austrian Ocean Race Project, Gerwin Jansen, affirme que son jeune équipage donnera tout sur cette étape vers Alicante.

« Nous avons bien profité de notre victoire, » déclare le skipper. « Mais nous devons également être réalistes sur nos ambitions. Ce n’est pas si normal que la jeune équipe s’offre une telle victoire sur la première étape. Nous sommes prêts pour la seconde, et allons donner le meilleur. »

« Nous allons naviguer au portant jusqu’à la pointe sud du Portugal. Ensuite, nous passerons le détroit de Gibraltar dans des vents soutenus, au près, avec une mer formée. Donc cela va être compliqué pour l’équipage, pour le bateau et nous devrons résister au combat. »

Après un court retard pour permettre l’arrivée d’un vent plus établi, les IMOCA ont été les premiers à prendre le départ de cette deuxième étape. 5 bateaux lâchés sur la ligne pour un court bord de reaching jusqu’à une bouée de dégagement pour sortir de Cascais, que le français Thomas Ruyant passait en tête, à bord de LinkedOut.

Environ 2 milles après le départ, 11th Hour Racing Team a été impliquée dans une collision avec un petit bateau à moteur qui était ancré. Il n’y a pas eu de blessé sur aucun des bateaux, et le bateau à moteur a regagné le port sans assistance. 11th Hour Racing Team est également rentrée au port et a mis sa course entre parenthèses pour évaluer les dégâts sur son foil bâbord.

« Nous avons pu confirmer grâce à la direction de course que tout le monde sur le bateau à moteur est OK, et nous avons envoyé une partie de notre équipe technique pour les accompagner à la marina. Ils ont finalement été en mesure de le faire sans notre assistance, par leurs propres moyens. Je peux également confirmer que tout le monde au sein de notre équipage est OK, » a déclaré Charlie Enright, le skipper de 11th Hour Racing Team.

« Nous prenons l’entière responsabilité de ce qui s’est passé sur l’eau aujourd’hui. Nous sommes de retour à la marina pour évaluer les dégâts sur notre bateau. Notre foil bâbord à certainement pris un coup. Nous travaillons avec l’équipe technique afin de voir ce que cela implique pour notre participation. »

Après environ deux heures à terre, l’équipe a pris la décision de repartir dans son foil bâbord ce dimanche soir.

Par ailleurs, les sept VO65 nous ont offert un superbe spectacle, tous alignés sur ce premier bord de reaching. Pour prouver que sa victoire de la première étape n’était pas volée, l’équipage de The Austrian Ocean Race Project menait la flotte au passage de la bouée de dégagement.

Avant de quitter le ponton à Cascais, un bâton de Relay4Nature a été passé par Yoann Richaomme à Chris Nicholson, le skipper du bateau néerlandais AkzoNobel Ocean Racing.

Relay4Nature est un bâton relais en faveur de l’océan, qui encourage les leaders mondiaux à drastiquement faire croitre leurs ambitions pour la nature, l’être humain et les océans, via des politiques et actions, en plus de s’unir pour une gouvernance renforcée des océans.

Lors de la première étape entre Lorient et Cascais, le bâton Relay4Nature était à bord de l’IMOCA 11th Hour Racing, avant d’être passé à la Mirpuri Foundation Racing Team par Justine Mettraux.

Selon les derniers modèles, les équipes devraient boucler la deuxième étape en quatre jours, et devraient donc arriver à Alicante jeudi 9 juin.

Lire la suite
22 lectures
0 commentaires

SailGP. Team Japan s’impose en Italie, les Français 7e

La deuxième étape du circuit SailGP s’est courue en Italie à Tarente dans du vent très léger obligeant les équipages à courir à 3 pour maximiser les phases de vol. L’acte a été remporté par les Japonais de Nathan Outteridge qui auront été très bon dans le tout petit temps, à la limite du vol. Les Français, 7e, n’ont pas brillé.

Ce Grand Prix d’Italie a inauguré quelques nouveautés et a été le théâtre de nombreuses surprises, bonnes ou mauvaises selon les équipes. De nouvelles règles ont été édictées, notamment pour sanctionner plus durement les équipages impliqués dans des collisions, et éviter que l’incident des Bermudes ne se reproduise. Autre nouveauté imaginée par SailGP pour naviguer dans les petits airs (moins de 8 nœuds) : un équipage réduit à 3 personnes à bord (au lieu de 5), configuration testée pour la première fois à l’entraînement, puis lors des 3 manches de samedi et dans la finale dimanche. Une difficulté supplémentaire pour les athlètes du bord, qui oblige le contrôleur de vol à s’improviser wincheur et le barreur à régler les foils…

Les mots d’ordre de ce week-end italien étaient sans nul doute l’adaptation et la réactivité : à cette nouvelle configuration d’équipage d’abord, mais aussi à un vent faible (moins de 10 nœuds) et extrêmement instable, à des navigations de funambule, entre vol et mode archimédien, rendant chaque manœuvre particulièrement délicate et les vitesses très aléatoires en ligne droite.

Quant aux régates, elles ont été à l’image de ces conditions incertaines : pleines de rebondissements. Malheureux aux Bermudes lors d’un Grand Prix qui a tourné court suite à une collision les opposant, les Japonais et les Américains ont pris leur revanche en Italie. Réguliers aux avant-postes pendant tout le week-end, ils se sélectionnent assez logiquement en finale. Mais derrière Nathan Outteridge et James Spithill, il a fallu attendre la dernière régate en flotte pour départager cinq équipages qui pouvaient encore prétendre à entrer dans le dernier trio : les Néo-zélandais, auteurs d’une magnifique 4e manche, les Français, les Britanniques et les Danois à égalité de point, mais aussi les Espagnols, solides en milieu de tableau. Ce sont finalement ces derniers qui décrochent leur ticket pour la finale ‘podium’.

Lors de l’ultime course à trois – où les compteurs sont remis à zéro- l’équipe japonaise SailGP de Nathan Outteridge décroche la victoire devant l’équipe espagnole SailGP de Phil Robertson, laissant des Américains malchanceux abandonner la course suite à un choc avec un objet flottant ayant endommagé un de leur safran.

Si Japonais et Américains retrouvent des couleurs après leur déconvenue aux Bermudes et que les Espagnols, nouveaux venus dans le circuit, confirment leur superbe potentiel, c’est un scénario inverse que vivent les Australiens de Tom Slingsby. Victimes d’un problème électronique samedi, ils ne s’en sont jamais remis et terminent derniers, une place qu’ils n’avaient jamais occupée jusque-là, très loin de refléter leur titre de champion de la saison 1.

Avec des manches de 5e, 7e, 2e, 8e et 6e, les Français se classent 7e du Grand Prix d’Italie. Billy Besson ne cache pas sa déception et explique : « on fait 4 mauvais départs sur 5, ça n’aide pas à réaliser de belles courses. Et puis on a certainement manqué d’opportunisme. Il fallait être alerte à la moindre risée, ne pas hésiter à faire des manœuvres, au lieu d’aller chercher les cadres. Mais il n’y a pas de mystère, gagner les départs, c’est très très important et c’est à chaque fois le gage d’un bon résultat. La preuve avec les Américains ou les Japonais qui ont dominé ou encore avec les Kiwis lorsqu’ils gagnent la manche 4 à nos dépens (les Français se font sortir sur la ligne, ndr) ». C’est d’ailleurs grâce à un très joli « start » que les tricolores s’offrent une place de 2e pour terminer la journée de samedi en beauté… Une consolation qui a été de courte durée, au grand dam de Billy et son équipe.

Les régates italiennes ont montré qu’il y avait de la place pour tout le monde au tableau d’honneur. « Personne n’est en dehors du match, surtout dans ces conditions de navigation. Tout est très serré et ça se joue à rien » confirme Billy Besson.
Surprenant, le classement général après deux Grand Prix reflète ce constat : les Espagnols sont en tête devant les Anglais et les Japonais. Les Français sont 5e devant les Australiens mais 5 points seulement séparent les premiers des derniers. Preuve que le jeu est très ouvert et promesse d’une saison passionnante entre les 8 protagonistes de SailGP.

Prochain rendez-vous les 17 et 18 juillet à Plymouth pour le Great Britain Sail Grand Prix.

Lire la suite
23 lectures
0 commentaires

Victoire d’Arnaud Vuillemin JUBILATIONS en solo et d’Adrien et Robin Follin THE SURFRIDER GM5 en duo

Après une plus ou moins longue trêve des compétitions, les navigateurs ont répondu à l’appel du large : et quelle édition !
Trente-deux voiliers répartis en deux groupes, solos et doubles, ont participé à la 11ème édition de la course Au Large de Saint-Tropez. Les concurrents ont effectué un parcours de 400 nautiques de Saint-Tropez- tour de Corse par le sud Est et retour à Saint-Tropez avec des conditions très variables. De la pétole (pas de vent) au reaching en passant par des louvoyages. Une très bonne mise en jambe pour les marins mais également pour le bateau et tous les gréements utilisés.
Au cours de la traversée Saint-Tropez- Corse Sud, la première nuit fut la plus difficile avec quelques abandons dans le cadre d’une course très disputée avec des yoyos en raison d’une météo capricieuse. La remontée par le versant Est puis le retour du Cap Corse jusqu’à Saint-Tropez fut moins fastidieuse mais très combative.
Le suspens était à son comble tout au long de la course avec une flotte homogène jusqu’au bout et la majorité des voiliers se sont succédés à l’arrivée le soir et la nuit du samedi 5 au dimanche 6 juin 2021.
Premier en temps réel, en 2 jours 21h 58min et 9 sec, c’est naturellement le très véloce Class 40 HBF REFOREST ACTION de Kito et Gwen Gbick qui s’impose en double s’inclinant en temps compensé pour laisser la victoire au Sun Fast 3300 SURFRIDER GM5 d’Adrien et Robin Follin (3j07h9min43sec) devant les équipages EPSILON avec Jean Rameil et Christophe Olgiati et TELEMAQUE 2 avec Sébastien Henri et Victor Bordes-Laridan.

Chez les solitaires, c’est Ludovic Gérard sur son JKP 1080 SOLENN FOR PURE OCEAN qui arrive en tête au réel (3j 10h26min53sec) mais c’est le JPK 10,10 JUBILATIONS d’Arnaud Vuillemin qui gagne en temps compensé devant TELEMAQUE 3 avec Eric Merlier et FURTIF avec Gérard Guilluy. Lors de la remise des prix, en présence de Laurent Petit, Conseiller municipal de Saint-Tropez dans la politique événementiel, du Président et de la Directrice de la Société Nautique de Saint-Tropez, Pierre Roinson, Sabrina Coccia, du directeur de Course, Georges Korhel, les participants ont tous été remerciés. En retour, les concurrents ont redit leur immense bonheur d’avoir tous réussi à boucler cette première épreuve de la saison et chacun ont apprécié le travail du comité de course qui a œuvré pour l’organisation et le suivi de la course jour et nuit. Le Trophée Perpétuel Lionel Péan a été remis au plus jeune équipier de la flotte, Victor Bordes-Laridan (19 ans) du bateau TELEMAQUE 2.
Prochaine épreuve pour la Société Nautique de Saint-Tropez comme la plupart des concurrents, la Rolex Giraglia qui, pour les raisons sanitaires, aura exceptionnellement lieu cette année en Italie avec tout de même le départ d’une course de liaison de Saint-Tropez à San Rémo le 13 juin 2021 prochain.

Ils ont dit :
Kito de Pavant et Gwen Gbick sur HBF REFOREST ACTION (SN Grau du Roi)
« Avant le départ, sur les pontons, on savourait le bonheur d’être là, de disputer enfin une compétition. Et dès le départ, nous avons retrouvé nos sensations et nos automatismes. On a eu de nombreuses conditions très variées, typiques de la Méditerranée. Du reaching, du vent fort au près, du vent fort au portant pour passer le Cap Corse et des zones de transition de pétole à attendre le vent… On ne s’est pas ennuyé ! C’est vrai qu’on n’a pas compté nos efforts et on s’est un peu mis dans le rouge niveau fatigue mais progressivement, nous avons quand même réussi à avoir de bons moments de récupération. Nous avons trouvé de nombreuses choses intéressantes, de nouveaux réglages et cette étrave est particulièrement efficiente. Au large du Cap Corse, on a eu 17-18 nœuds de vent sous grand spi avant d’accélérer et d’atteindre les 30 nœuds sans encombre.
Même si on était focalisé sur la course, nous avons été fascinés par les côtes de la Corse, qui mérite bien son surnom d’île de Beauté.
Au final, il aurait fallu mettre huit heures de plus pour battre l’équipe de Robin et Adrien Follin mais nous avons beaucoup appris sur le bateau et c’est très positif pour la suite de la saison. ».
Engagés dans une course contre la montre jusqu’au départ de la Transat Jacques Vabre, en novembre prochain, les deux marins vont prendre le temps de bien récupérer et de s’affairer sur les « quelques bricoles à faire » sur le Class40. Et dès la semaine prochaine, ils se présenteront à nouveau sur une ligne de départ, cette fois-ci celle de la Rolex Giraglia. De quoi continuer à emmagasiner une expérience précieuse pour la suite de la saison.
Adrien et Robin Follin sur THE SURFRIDER GM5 (CN Ste Maxime)
Robin : « C’est une très belle course, je suis content de cette première épreuve qui l’est aussi avec notre nouveau Sun Fast 3300. Nous n’avions fait qu’une navigation avec ce bateau avant cette épreuve et il y avait donc plein de choses à découvrir. C’est également notre première course en double avec mon frère Adrien et nous nous sommes bien débrouillés ! Avec des conditions météo difficiles car très variables, nous avons été audacieux dans nos choix tactiques et cela s’est avéré payant ! Que du positif ! Pour la suite, je me consacre au Tour de France que je ferai avec une équipe de copains pour avant tout naviguer et se faire plaisir !
Adrien : pour ma part, je vais participer à la Corsica Med avec ce Fast 3300
Ludovic Gérard sur SOLENN FOR PURE OCEAN (CNTL Marseille)
« Un grand bravo et merci du fond du cœur pour avoir réussi à organiser cette édition. Les conditions ont été parfaites pour une reprise et quel plaisir de retrouver nos concurrents et amis. Je suis très heureux car habitué de faire les courses en double, je me suis testé pour la première fois en solitaire et ça m’a conforté en vue de futures épreuves (NDRL : Transat Cap Martinique). Autre bonheur, celui de courir pour la Fondation Pure Océan pour promouvoir la préservation des océans avec pour ce mois la distribution de sacs « la goutte bleue » qui permet de ramasser les déchets dans la nature, la plage et en mer. »
Arnaud Vuillemin sur JUBILATIONS (YC Campoloro)
400 Nautiques, c’est une sacrée aventure, je suis heureux de finir premier au classement compensé ! Ce qui est dur, c’est le sommeil qu’il faut gérer, on ne sait pas comment on dort mais on dort quand même car il le faut et on laisse un peu partir le bateau même si c’est toujours un peu dangereux. Juste après Bonifacio, j’ai dû me coucher, c’était génial car j’étais au près pas beaucoup de vent et après une mer démontée dans le bouches au sud Corse, je vais m’assoir et je me suis assoupi pendant je sais pas deux heures, je n’entendais pas l’alarme qui sonnait et le bateau est parti en marche arrière. Je me suis réveillé en sursaut et j’ai fait demi-tour et repris la course »

Antoine et Romain Lacombe sur BIDIBULLE POWERED BY COR2ED
« On a fait une super course, on est très content et ensuite on est très fier car maintenant on est qualifié pour faire la Transquadra car cette course était qualificative pour nous pour la course qui part en aout prochain de Marseille vers la Martinique avec une escale à Mader. Merci à toute l’organisation !

Lien du tracking de la course à revoir : http://yb.tl/les400_2021

Classement temps réel :
Doubles : HBF REFOREST ACTION ( Kito de Pavant – Gwen Gbick) SN GRAU DU ROI
Solos : SOLENN FOR PURE OCEAN (Ludovic Gérard) CNTL

Classement final en temps compensé :
Groupe DOUBLES :
SURFRIDER GM5 (FOLLIN Adrien et FOLLIN Robin) CN SAINTE MAXIME
EPSILON (RAMEIL Jean – OLGIATI Christophe) CN Marine TOULON
TELEMAQUE 2 (HENRI Sébastien – BORDES-LARIDAN Victor) SNM

Groupe SOLOS :
JUBILATIONS (VUILLEMIN Arnaud) YC CAMPOLORO
TELEMAQUE 3 (MERLIER Eric) YC EMBIEZ
FURTIF (GUILLUY Gérard) SR ANTIBES

Lire la suite
16 lectures
0 commentaires

11th Hour de Charlie Enright de retour au port suite à une collision, l'équipage a repris la course sans son foil

 

11th Hour Racing Team a regagné le port de Cascais, au Portugal, peu après le départ de l'étape 2 sur The Ocean Race Europe, suite à une collision avec un bateau à moteur. A environ deux milles du départ, alors que le Team se dirigeait vers la première marque dans 12-15 nœuds de vent, ils ont attrapé l'ancre d'un petit bateau à moteur avec leur foil bâbord. Ce soir, ils avaient finalement pu reprendre la course.

image

Aucun blessé

Personne n'a été blessé sur le bateau à moteur et l'équipe a immédiatement envoyé un semi-rigide pour assurer son retour au port en toute sécurité.

 
Il n'y a pas eu non plus de blessé à bord de l'IMOCA 60 du 11th Hour Racing Team. Le foil bâbord est endommagé et l'équipe technique évalue actuellement l'ampleur de l'impact. The Ocean Race Europe est actuellement suspendue pour l'équipe de Charlie Enright alors qu'elle assure la liaison avec ses concepteurs et architectes.

 

Repartira ou pas ?

« Nous assumons l'entière responsabilité de ce qui s'est passé aujourd'hui sur l'eau », a commenté le skipper Charlie Enright. « Je suis extrêmement soulagé qu'il n'y ait eu aucun blessé sur les deux bateaux. L'équipe à terre examine actuellement les dommages causés au foil. Nous déciderons si nous pouvons revenir dans The Ocean Race Europe en temps voulu. »

MAJ à 20 h :

L'IMOCA 11th Hour est reparti en course. L'équipe a enlevé le foil babord endommagé.

 Sources : 11th Hour - J.Mettraux

Lire la suite
37 lectures
0 commentaires

Tarente sacre les Japonais de Nathan Outteridge sur le SailGP, Billy Besson et les Français 7e, sont forcément déçus

De nouvelles règles ont été édictées, notamment pour sanctionner plus durement les équipages impliqués dans des collisions, et éviter que l’incident des Bermudes ne se reproduise. Autre nouveauté imaginée par SailGP pour naviguer dans les petits airs (moins de 8 nœuds) : un équipage réduit à 3 personnes à bord (au lieu de 5), configuration testée pour la première fois à l’entraînement, puis lors des 3 manches de samedi et dans la finale dimanche. Une difficulté supplémentaire pour les athlètes du bord, qui oblige le contrôleur de vol à s’improviser wincheur et le barreur à régler les foils...

 
Les mots d’ordre de ce week-end italien étaient sans nul doute l’adaptation et la réactivité : à cette nouvelle configuration d’équipage d’abord, mais aussi à un vent faible (moins de 10 nœuds) et extrêmement instable, à des navigations de funambule, entre vol et mode archimédien, rendant chaque manœuvre particulièrement délicate et les vitesses très aléatoires en ligne droite.

Des régates pleines de rebondissements

Malheureux aux Bermudes lors d’un Grand Prix qui a tourné court suite à une collision les opposant, les Japonais et les Américains ont pris leur revanche en Italie. Réguliers aux avant-postes pendant tout le week-end, ils se sélectionnent assez logiquement en finale. Mais derrière Nathan Outteridge et James Spithill, il a fallu attendre la dernière régate en flotte pour départager cinq équipages qui pouvaient encore prétendre à entrer dans le dernier trio : les Néo-zélandais, auteurs d’une magnifique 4e manche, les Français, les Britanniques et les Danois à égalité de point, mais aussi les Espagnols, solides en milieu de tableau. Ce sont finalement ces derniers qui décrochent leur ticket pour la finale ‘podium’.

 
Lors de l’ultime course à trois – où les compteurs sont remis à zéro- l’équipe japonaise SailGP de Nathan Outteridge décroche la victoire devant l’équipe espagnole SailGP de Phil Robertson, laissant des Américains malchanceux abandonner la course suite à un choc avec un objet flottant ayant endommagé un de leur safran.

 
Si Japonais et Américains retrouvent des couleurs après leur déconvenue aux Bermudes et que les Espagnols, nouveaux venus dans le circuit, confirment leur superbe potentiel, c’est un scénario inverse que vivent les Australiens de Tom Slingsby. Victimes d’un problème électronique samedi, ils ne s’en sont jamais remis et terminent derniers, une place qu’ils n’avaient jamais occupée jusque-là, très loin de refléter leur titre de champion de la saison 1.

 

Déception côté Français

Avec des manches de 5e, 7e, 2e, 8e et 6e, les Français se classent 7e du Grand Prix d’Italie. Billy Besson ne cache pas sa déception et explique : « on fait 4 mauvais départs sur 5, ça n’aide pas à réaliser de belles courses. Et puis on a certainement manqué d’opportunisme. Il fallait être alerte à la moindre risée, ne pas hésiter à faire des manœuvres, au lieu d’aller chercher les cadres. Mais il n’y a pas de mystère, gagner les départs, c’est très très important et c’est à chaque fois le gage d’un bon résultat. La preuve avec les Américains ou les Japonais qui ont dominé ou encore avec les Kiwis lorsqu'ils gagnent la manche 4 à nos dépens (les Français se font sortir sur la ligne, ndr) ». C’est d’ailleurs grâce à un très joli « start » que les tricolores s’offrent une place de 2e pour terminer la journée de samedi en beauté… Une consolation qui a été de courte durée, au grand dam de Billy et son équipe.

 
Les régates italiennes ont montré qu’il y avait de la place pour tout le monde au tableau d’honneur. « Personne n’est en dehors du match, surtout dans ces conditions de navigation. Tout est très serré et ça se joue à rien » confirme Billy Besson. Surprenant, le classement général après deux Grand Prix reflète ce constat : les Espagnols sont en tête devant les Anglais et les Japonais. Les Français sont 5e devant les Australiens mais 5 points seulement séparent les premiers des derniers. Preuve que le jeu est très ouvert et promesse d’une saison passionnante entre les 8 protagonistes de SailGP.

 
Prochain rendez-vous les 17 et 18 juillet à Plymouth pour le Great Britain Sail Grand Prix.

 
Source : V Bouchet

Lire la suite
16 lectures
0 commentaires

Mark Turner, invité d’Into The Wind #37

Into The Wind, le podcast de Tip & Shaft, est disponible ici :

Into The Wind est disponible ici :

Into The Wind #37

Mark Turner, de la Royal Navy à la direction de la Volvo Ocean Race

Ecoutez l'épisode #37 ici :

Écoutez l'épisode #37 ici :

Diffusé le 6 juin 2021
Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand
Photo : Volvo Ocean Race

Into The Wind est produit par Tip & Shaft,
le média expert de la voile de compétition

Tip & Shaft est le média des grandes courses à la voile : Vendée Globe, Route du Rhum, Volvo Ocean Race, Solitaire du Figaro, Transat AG2R

Tip & Shaft décrypte la voile de compétition chaque vendredi, par email :

Des articles de fond et des enquêtes exclusivesDes interviews en profondeurLa rubrique Mercato : l’actu business de la semaineLes résultats complets des coursesDes liens vers les meilleurs articles de la presse française et étrangère
#mc_embed_signup{; clear:left; font:14px Helvetica,Arial,sans-serif; } /* Add your own Mailchimp form style overrides in your site stylesheet or in this style block. We recommend moving this block and the preceding CSS link to the HEAD of your HTML file. */
* champs obligatoires
Votre adresse email *
Votre nom *
Votre prénom *
Vous êtes : * Coureur/euse pro ou membre d un teamMembre d une federation/classe/organisationPrestataire ou fournisseur/euseJournalisteCommunicant/eSponsorCoureur/euse amateur/eSimple passionne/e


🇬🇧 Want to join the international version? Click here 🇬🇧

Ils sont passés dans Into The Wind

L’article Mark Turner, invité d’Into The Wind #37 est apparu en premier sur Tip & Shaft.

Lire la suite
22 lectures
0 commentaires

Collision avec un bateau à moteur peu après le départ, l'IMOCA 11th Hour rentre au port, "aucun blessé à bord "

 

Suite à un incident avec un bateau à moteur environ 15 minutes après le départ de l'étape 2 de The Ocean Race Europe, 11th Hour Racing Team rentre au port de Cascais. "Nous avons été informés qu'il n'y avait aucun blessé à bord du bateau à moteur et nous avons confirmé qu'il n'y avait aucun blessé à bord de l'IMOCA. Nous avons envoyé un zodiac de soutien de l'équipe à côté du bateau à moteur pour prendre contact avec les personnes à bord." explique l'équipe.

Crédit : A Ross

Retrouvez la vidéo de la collision

par la rédaction

Source : 11Th Hour

Lire la suite
16 lectures
0 commentaires

Le skipper d'Actual Ultim 3, Yves Le Blevec, plâtré, sera au repos forcé pendant six semaines

Banque Populaire XI au large de Lorient, première navigation pour l'Ultim d'Armel Le Cléac'h - Vidéo

Aujourd’hui, c’était la première sortie du Maxi Banque Populaire XI sous de bonnes conditions au large de Lorient. L’occasion de faire son p...

image
Lire la suite
10 lectures
0 commentaires

La deuxième étape de The Ocean Race Europe rallie Cascais à Alicante pour un parcours de 800 milles, départ 14h (HF)

 

Nouveau parcours, nouvelle équipe, mêmes objectifs ! La deuxième étape de The Ocean Race Europe (le tour de l’Europe) rallie Cascais, au Portugal, à Alicante, en Espagne. Un parcours de 800 milles, plus court que le premier, mais pas moins délicat à négocier. L’occasion pour Louis Burton et son équipe de tester l’IMOCA Bureau Vallée à certaines allures et d’intégrer de nouvelles personnes dans l’équipe.

 

Crédit : Sailing Energy


La deuxième étape de The Ocean Race Europe part de Cascais, au Portugal, aujourd’hui, pour rejoindre Alicante. Les 12 bateaux sont attendus en Espagne mercredi. Louis Burton et ses concurrents devraient mettre trois jours à réaliser le parcours, long de 800 milles. Si cette étape est plus courte que la première (1.300 milles entre Lorient et Cascais), elle ne sera pas moins délicate à négocier. Le départ du Portugal va se faire dans un vent de Nord bien établi, avec une brise d’une vingtaine de nœuds. « C’est ce qu’on pourrait appeler les alizés portugais. Nous allons naviguer au portant jusqu’à une dizaine de milles dans l’axe du détroit de Gibraltar, puis les conditions devraient se renforcer ensuite. Nous devrions passer Gibraltar au près, avec des conditions musclées ! » De quoi complexifier encore un peu le passage de ce détroit, qui n’est jamais simple. La faute notamment à son étroitesse, accentuée par la présence d’un DST (dispositif de séparation du trafic) afin de fluidifier le trafic maritime, toujours très dense entre l’Espagne et le nord du Maroc. L’arrivée en Méditerranée se fera toujours au près (jusqu’à Alicante), mais les conditions seront plus clémentes. Pas plus mal pour une équipe habituée à naviguer en Manche et dans l’Atlantique : « On ne connait pas très bien la Méditerranée. On y a fait une course en IMOCA il y a quelques années, donc ça ne nous est pas étranger. Nous savons par exemple que les systèmes météo peuvent évoluer très rapidement et entraîner des choses complexes à naviguer. »

 
Mais Louis Burton et son équipe ne se formalisent pas. S’ils ont pu essayer toutes les voiles du bateau lors de la première étape, ces conditions annoncées sur ce deuxième parcours vont leur permettre de découvrir davantage le nouveau Bureau Vallée. « Nos objectifs évoluent en fonction des conditions que nous rencontrons en navigation. A priori, sur ce tracé, nous allons pouvoir tester le bateau au près, dans la brise. » Car même si ce n’est pas l’allure de prédilection sur les courses auxquelles le bateau participera à l’avenir (Transat Jacques Vabre, Route du Rhum, Vendée Globe), il est toujours intéressant de connaître son comportement : « On a de vraies interrogations quant à la forme de sa coque à ces allures. Nous allons découvrir le nouveau Bureau Vallée sous un autre angle » et c’est toujours intéressant d’avoir le mode d’emploi le plus complet possible d’une telle machine.

 
Concernant l’équipage, Louis avait annoncé qu’il souhaitait faire évoluer ses marins. Pour cette étape, le noyau de l’équipe, composé de Louis et de Davy Beaudart, sera accompagné de Pip Hare, Jean-René Guilloux et Baptiste Hulin. La Britannique a impressionné tout le monde sur le Vendée Globe. Elle a également fait l’acquisition de l’ancien Bureau Vallée de Louis, avec lequel il bouclait le tour du monde à la 3e place … Un joli clin d’œil de lui proposer une place à bord du nouvel IMOCA. Jean-René, quant à lui, est un fin régatier, ayant une grosse expérience en Mini 6.50. Enfin, Baptiste Hulin a, lui, remporté la sélection espoir « Espoir pour un Rhum » au printemps. Il vient compléter l’équipe sur ce parcours : « Le fait de tourner permet d’avoir de nouvelles compétences à bord à chaque étape. En plus de l’aventure humaine, c’est une configuration qui donne la possibilité de s’enrichir de l’expérience de chacun. »

  

 

 Source : F Quiviger

Lire la suite
17 lectures
0 commentaires

Parrains officiels

Partenaires officiels

Equipementiers officiels

Fournisseurs officiels

Connexion visiteur

Plan du site

sitemaps

Suivez-nous

camera social 1 socialsocial media youtubenewsletter

Mentions légales

document

Devenez partenaire

business

Contact

communication

logo AGP Course au large

aboutsailing

previsions