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America’s Cup. Un AC40 en plus de l’AC72 pour la prochaine Coupe

Coupe de l'America America's Cup Auckland

Révolution à venir sur la Coupe avec l’introduction de l’AC40 et un circuit pour les jeunes et les femmes.

Le Royal New Zealand Yacht Squadron (RNZYS) et le Defender Emirates Team New Zealand (ETNZ), ainsi que le Royal Yacht Squadron Ltd (RYSL) et le Challenger of Record INEOS Team UK annoncent qu’ils vont inclure dans le protocole de la 37e de la Coupe de l’America qui doit être publiée le 17 novembre une version réduite de l’AC72 qui sera l’AC40. L’AC75 restant la pièce maîtresse des courses de l’America’s Cup pour au moins les deux prochaines éditions.

L’AC40 sera une version réduite dynamique, puissante et ultra-rapide de l’AC75 qui lui permettra parfois d’atteindre des vitesses similaires à celles de sa grande sœur. L’intention est que la nouvelle classe soit le catalyseur pour accélérer la participation à l’America’s Cup à partir du vivier mondial de talents des femmes et des jeunes marins via des régates distinctes AC37 Women’s et Youth America’s Cup dans le cadre du programme général de la 37e America’s Cup.

Le commodore du RNZYS, Aaron Young, a déclaré : « Créer des voies et accroître la participation des femmes, des jeunes et des pays émergents est une priorité depuis la victoire en 2017. L’AC40 se eut une la classe passionnante utilisée par les équipes de la Coupe pour leurs tests et leur développement à l’échelle, l’entraînement en match race, les régates préliminaires, puis pour les épreuves féminines et jeunes.

Le PDG d’Emirates Team New Zealand, Grant Dalton, explique les détails de la classe et des régates : « Toutes les équipes en compétition devront acheter au moins un AC40 qui sera utilisé dans les régates préliminaires, puis mis à la disposition des femmes et des jeunes régates qui se tiendront sur le site du Match AC37. Les yacht clubs des équipes AC en compétition devront s’inscrire à la fois aux épreuves féminines et juvéniles, mais les inscriptions seront également ouvertes à d’autres pays et clubs nautiques. »

De plus, une fois que les équipes AC40 seront livrées d’ici la fin 2022 et le début 2023, nous espérons que les propriétaires privés achèteront leurs propres AC40 alors que nous commençons à construire une classe passionnante et accessible pour l’avenir.

Le directeur de l’équipe INEOS Team UK, Sir Ben Ainslie, a déclaré : « L’America’s Cup a un rôle important à jouer dans l’élargissement de l’accès et de l’inclusion de tous les athlètes dans la voile. Les régates féminines et juniors de la Coupe de l’America sont un pas en avant important et une plate-forme indispensable qui permet à toutes les nations d’améliorer la diversité et l’inclusion dans notre sport. Nous sommes impatients de créer une voie en Grande-Bretagne qui soutiendra les programmes sur et hors de l’eau, offrant à nos athlètes des opportunités de succès en compétition, tout en aidant à combler l’écart avec la voile professionnelle.« 

Ces derniers mois, le Defender et le Challenger of Record ont travaillé pour se mettre d’accord sur le protocole de la prochaine America’s Cup qui doit être publié le 17 novembre. Le document détaillé prend un accord mutuel entre les deux parties pour créer les règles et les paramètres du prochain événement que toutes les équipes doivent accepter comme condition de leur entrée dans l’AC37. Les deux parties peuvent confirmer que le prochain événement sera un événement multi challenger et non un événement individuel.

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Solitaire. Les réactions des skippers à l’arrivée de l’étape 3

Les réactions des skippers à l’arrivée de cette solide étape passionnante à suivre.

1. Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 11:59:54

Temps de course : 3j 23h 59mn 54sec

Distance parcourue : 680.67 nm

« Une étape de dingue, de A à Z ! On a commencé avec une super première journée, très calme et ensoleillé, au portant… Juste avant le premier resserrement après Longships. Il y a eu plein d’autres, jusqu’à la dernière nuit… Cette nuit, c’était vraiment les ténèbres, Dark Time ! Je me suis dit qu’il fallait que je fasse ma course, en pensant que l’ouest allait passer. C’était dingue de voir les bateaux si proche à l’arrivée et me dire que j’allai gagner. Quand tu es sur un petit nuage comme ça, c’est magique. Il y a un peu de calcul, un peu de feeling, un peu de chance… J’étais pourtant hyper fâché contre moi après Saint Gowan, j’ai fait n’importe quoi. Je l’ai pris comme une alerte, je me suis ressaisi et tout s’est ensuite passé à merveille. J’ai appuyé sur le champignon, j’ai mis de l’intensité et c’est passé. Dingue ! J’ai pris les bonnes décisions, toujours à l’attaque ; même si au départ j’avais un peu peur de cela. C’est trop bien de pouvoir rester soi-même malgré la pression »

2. Alexis Loison (Région Normandie) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 12:07:58

Temps de course : 4j 0h 7mn 58sec

8mn 4sec du leader

Distance parcourue : 679.01 nm

« J’y ai cru plein de fois sur cette étape, j’ai eu plusieurs passages en tête, au moins dans le paquet et puis chaque fois ça a recommencé à zéro. J’ai aussi eu un peu peur des bateaux partis à terre, surtout quand j’ai vu le vent rentrer, d’autant qu’on ne les avait pas en visu avec la brume. Finalement ça a été la bagarre jusqu’au bout avec Pierre (Quiroga) qui, malgré tout, a toujours eu son petit matelas d’avance… C’était une étape dure sur le papier, il ne fallait pas la louper ; elle était tellement différente des deux autres. On a vu aussi des paysages sympas dans des endroits ou quasi-personne de la flotte n’avait déjà été. C’était dur. Elle était longue cette étape !

J’ai le sentiment du travail bien fait ; très fier d’avoir pu revenir à chaque fois. Au général je ne gagne qu’une place, mais c’est précieux. ! Désormais objectif repos pour recharger les batteries ! »

3. Alan Roberts (Seacat Services) 09/09/2021 – 1er Vivi

Heure d’arrivée : 12:14:00

Temps de course : 4j 0h 14mn 0sec

14mn 6sec du leader

Distance parcourue : 684.45 nm

« C’était une super étape. Jusqu’au bout, je ne savais pas vraiment où j’allais finir par rapport au groupe plus au sud. Je ne savais vraiment pas si ils allaient toucher plus de vent en premier. J’avais ma stratégie en tête. Pendant un long moment, je n’avais personne sur l’AIS donc j’étais plutôt soulagé.

Dès que nous avons contourné Bishop Rock, j’ai établi ma stratégie, à savoir naviguer sur la plus courte distance possible. Au début de la course et à la fin, j’étais rapide. La partie entre l’Angleterre et le Pays de Galles, j’étais super lent, rien ne se passait comme je voulais. C’était compliqué, mais je sais que ces courses ne sont jamais terminées jusqu’à la ligne. Je sais qu’il y a toujours une part de chance et qu’il faut surtout ne jamais perdre son sang-froid. Depuis Saint Gowan, je sais que j’ai un petit quelque chose, un angle de vent particulier où je peux naviguer plus vite que la flotte… Je l’ai déjà expérimenté trois fois auparavant. C’est top secret.

Je suis très heureux d’être sur le podium. C’était mon objectif. Les deux premières étapes n’étaient pas bonnes. J’espère que c’est le début d’une bonne deuxième moitié.

J’étais troisième ou quatrième à Pullar, puis j’ai perdu du terrain. J’ai beaucoup apprécié l’étape, c’était génial de naviguer dans un endroit différent vers Lundy et Saint Gowan, il y avait des paysages spectaculaires et de superbes couchers et levers de soleil. »

4. Xavier Macaire (Groupe SNEF) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 12:16:43

Temps de course : 4j 0h 16mn 43sec

16mn 49sec du leader

Distance parcourue : 676.96 nm

« Quelle étape de malade !! y’avait rien de fait jusqu’à ce matin ! il s’est passé plein de trucs…. Toute la course, plein de passages à niveaux, plein d’options… Il y a eu plein de moments où on ne comprenait pas ce qu’il se passait. Truc de fou ! Après Saint Gowan par exemple, le vent n’était pas du tout calé avec les prévisions, il était super instable. Il a fallu constamment s’adapter à ce qu’on « trouvait » … Ne pas se frustrer de voir les conditions changer …

Et cette dernière nuit, encore un coup de Trafalgar avec ce vent pleine face …. Ça a été hyper compliqué de choisir ses bords ; un peu par chance et un peu par feeling, et malgré le fait que j’étais fracassé, mes choix ont été les bons. Mais que d’ascenseurs émotionnels !!! j’ai parfois été au bord des larmes, et, juste après, des bons moments.

Finalement l’opération est pas mal ! Pierre est impressionnant, il est parfait, mais je me replace, je garde le contact au général et je ne désespère pas avant la dernière étape. Je suis encore dans le match ! »

5. Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 12:23:35

Temps de course : 4j 0h 23mn 35sec

23mn 41sec du leader

Distance parcourue : 680.85 nm

« Elle m’a tué cette étape !! C’est clairement l’étape la plus dure mentalement. Je n’ai jamais vu ça. Ça part, ça revient, ça part, ça revient … Pierre (Quiroga) il est fort !! À un moment, j’étais bien devant, je ne pensais pas qu’il reviendrait, et si ! Je pensais décrocher le podium mais non ! Au général, c’est bien, je dois me replacer. Je m’en sors bien finalement. Cette nuit, notamment je me suis arraché les cheveux, je ne savais pas où étaient les autres … Tout ce qui était prévu à la météo a changé … C’était hyper dur ! Y’a un coup tout le temps à faire ! Tu cherches tout le temps à te dire « qu’est-ce que je peux faire » ! C’est bien mais c’est dur ».

6. Peron Eric (French Touch) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 12:40:47

Temps de course : 4j 0h 40mn 47sec

40mn 53sec du leader

Distance parcourue : 684.49 nm

« C’était long… C’est pas simple de se remémorer toute l’étape avec la fatigue. Pour aller à Lundy, c’était un peu la loterie, il y a eu un retournement de situation. J’étais un peu au milieu, je me suis fait avoir. Arrivé là bas c’était vraiment très joli. Ça commençait déjà à tirer à ce moment-là et il fallait cravacher, sous spi. C’était une belle étape, pleine de rebondissements. J’ai bien navigué, mais je suis bien cramé. »

7. Fabien Delahaye (Groupe Gilbert) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 12:51:17

Temps de course : 4j 0h 51mn 17sec

51mn 23sec du leader

Distance parcourue : 682.77 nm

« Il s’est passé plein plein de choses… Des coups j’étais bien, des coups je n’étais pas bien ! J’ai fait un super retour sur le passage des (Iles) Scilly, je me suis bien replacé, j’ai bien attaqué dans les cailloux. Cette nuit, je ne faisais pas le fier avec des conditions météos qui ont mis plein d’incertitudes. On n’a pas arrêté de manœuvrer pour finir. Du coup je ne suis pas mécontent de voir les pontons d’arrivée. »

8. Tom Laperche Bretagne – CMB Performance 09/09/2021

Heure d’arrivée : 12:55:38

Temps de course : 4j 0h 55mn 38sec

55mn 44sec du leader

Distance parcourue : 678.48 nm

« Ça avait bien commencé, c’était cool. On a vu de beaux endroits. Mais c’est vrai que c’était une étape était dure : passer comme ça de premier à dernier, dans la tête, ce n’est pas simple. Je suis arrivé deuxième avec un peu d’avance en Angleterre, j’étais bien remonté mais au près ensuite, c’était difficile de choisir un côté ; mais on prend notre option et on y va à fond. Finalement 8e ce n’est pas si mal. Franchement j’ai pris du plaisir à naviguer, je suis content de beaucoup de choix. Y’a pas tant que ça de regrets. »

9. Gaston Morvan (Bretagne – CMB Espoir) 09/09/2021 – 1er Bizuth

Heure d’arrivée : 12:57:52

Temps de course : 4j 0h 57mn 52sec

57mn 58sec du leader

Distance parcourue : 678.52

« Je suis premier bizuth mais j’ai un sentiment étrange après ce qui est arrivé à Charlotte (Yven, cf. plus d’infos ici) sur la fin de l’étape. Elle ne méritait vraiment pas ça… J’ai bien navigué quand même … C’était une super étape ; mais dure. Je n’ai pas dormi : des siestes de 10 minutes, et pas beaucoup. C’est un peu dingue d’être encore en forme et de pouvoir finir l’étape avec de l’énergie. Maintenant je vais récupérer pour préparer la dernière étape qui s’annonce difficile encore. »

10. Martin Le Pape (Gardons la vue) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 13:01:18

Temps de course : 4j 1h 1mn 18sec

1h 1mn 24sec du leader

Distance parcourue : 672.03 nm

« C’était dur, hyper compliqué. Beaucoup de transitions. Ce n’est pas la catastrophe en termes de résultat mais je n’arrive pas à faire ce que je veux. Je n’ai pas la vitesse que je veux, je ne me trouve pas inspiré. Du coup c’est compliqué. Et je suis fatigué, j’étais au bout du bout là même si je n’ai rien lâché. »

11. Violette Dorange (Devenir) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 13:09:13

Temps de course : 4j 1h 9mn 13sec

1h 9mn 19sec du leader

Distance parcourue : 675.44 nm

« Je suis vraiment fatiguée. J’ai vraiment peu dormi, je me suis donnée à fond. J’ai pris un bon départ mais assez vite j’ai pris 10 milles de retard. C’était vraiment dur d’être derrière la flotte pendant presque deux jours. Mais je suis bien remontée et je suis hyper contente. Il s’est passé plein de choses, on a pu jouer, optionner…Ça reste l’étape la plus compliquée depuis le départ mais je l’ai plutôt bien vécue. »

12. Jules Delpech (ORCOM) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 13:21:51

Temps de course : 4j 1h 21mn 51sec

1h 21mn 57sec du leader

Distance parcourue : 675.17 nm

« L’étape fut variée, difficile, sympathique, extrême, complète mais dure ! Je suis content que ça se termine bien parce que j’ai eu plein de déboires, mais j’ai aussi remonté trois fois la flotte. Le passage de Lundy, c’était super, j’aime bien découvrir des terres inconnues. Et puis se retrouver en tête, c’est une émotion particulière. Je savais que cela ne durerait pas longtemps mais j’en ai profité ! J’ai beaucoup progressé, je commence à prendre le tempo, j’ai moins de trous de réglages. J’ai chaluté le spi sous le bateau, j’ai passé des heures et une énergie folle à l’enlever et j’ai fait quelques mauvais coups tactiques. J’ai l’impression d’avoir fait une étape comme les grands. Ce fut l’ascenseur émotionnel. »

13. Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 13:38:27

Temps de course : 4j 1h 38mn 27sec

1h 38mn 33sec du leader

Distance parcourue : 684.37 nm

« C’était des supers vacances à la mer (rires) ! Plus sérieusement, c’était compliqué, plein de courses dans une même étape. Plein de nouveaux départs. C’était hyper difficile, une vraie étape de figaro : complet, fatigant, dur mentalement. J’avais plutôt bien géré le sommeil mais j’ai mis un vrai bon coup cette nuit, donc je suis bien fatigué là. »

14. Gildas Mahe (Breizh Cola) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 13:53:35

Temps de course : 4j 1h 53mn 35sec

1h 53mn 41sec du leader

Distance parcourue : 680.57 nm

« Ca va. Fatigué un peu mais normal après un truc comme ca ! C’était un peu sans fin cette histoire. Rebondissements après rebondissements. Et je rate le dernier rebondissement devant le DST de Ouessant. Et il ne fallait pas le rater celui-là. Je suis resté collé sur place …. J’ai vu Tom (Laperche) et Fabien (Delahaye) partir et je n’ai plus jamais revu le groupe de tête ; Et double peine : j’ai pris le courant et plus du tout de vent !

C’était une étape très « foggy » : j’ai rarement vu aussi peu les autres. On n’y voyait rien du tout. Comme dans les légendes celtiques. La fin était plus calme, beau temps, belle mer même si on était au milieu des cailloux et du courant… et ça a fait une malheureuse. Je suis triste pour elle (Charlotte Yven), elle a fait une belle étape…. Et encore une belle victoire de Pierre (Quiroga) ! »

15. Arthur Hubert (MonAtoutEnergie.fr) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 13:53:37

Temps de course : 4j 1h 53mn 37sec

1h 53mn 43sec du leader

Distance parcourue : 691.73 nm

« Il y a eu de tout dans cette course, des bords de spi, de la pétole où je me suis fait prendre dès le début de la descente de la Manche. J’étais à 15 milles de la tête de flotte. Le long des côtes anglaise, j’ai pris l’option terre et on a pris la tête de la course. C’était génial ! Mais j’ai du mal suivre le rythme. Je me rends compte que j’ai la vitesse mais le problème vient de l’enchaînement des manœuvres. Cette nuit on est parti avec Tanguy (Le Turquais). On avait bien dormi avant, nous étions au taquet lors de la traversée de la Manche. On a joué à fond les bascules et on est super bien revenus. C’est super d’arriver à Roscoff devant Gildas Mahé et Pierre Le Boucher, des stars du circuit… En fait sur une Solitaire, ça peut revenir de partout, mais les cadors ce sont des chiens fous ! Ils vont vite, ils ont de l’expérience. »

16. Elodie Bonafous (Bretagne – CMB Oceane) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 13:56:10

Temps de course : 4j 1h 56mn 10sec

1h 56mn 16sec du leader

Distance parcourue : 682.16 nm

« Je suis cramée et surtout bien contente d’être arrivée ! Pour résumer, le meilleur truc à dire c’est que j’ai l’impression d’avoir fait une Solitaire du Figaro complète, en une seule étape. Il s’est passé dix mille choses, il y a eu dix mille rebondissements. Ce qui est bien, c’est que ça n’est jamais parti par devant, à part, là, sur la fin avec le courant. Le classement changeait en permanence, comme à la troisième étape de l’année dernière. Pour les nerfs, c’est hyper dur : j’ai eu des moments où ça n’allait pas du tout : quand on a passé la pointe des Cornouailles et Lundy, c’était un peu la cata, j’ai vraiment passé une mauvaise journée. Mais au final j’ai fini par revenir.

J’ai eu l’impression pendant toute la course de batailler pour revenir, puis re-perdre, revenir, re-perdre… En 2 ns j’ai appris que tant qu’on n’avait pas passé la ligne, rien n’était joué, c’est ce qui m’a permis de tenir, même si c’est usant parce que parfois, il te faut une journée entière, 24 h de boulot, pour rattraper ton retard et tout peut se perdre en 2 secondes. Même si ça flanche à des moments, il faut savoir se ressaisir et vraiment se dire que c’est pas fini, qu’il faut naviguer comme si on était en tête de peloton : exploiter tout ce qu’il y a à exploiter, essayer de naviguer proprement et finement.

Mon résultat n’est pas trop mal au final, et je vais bien dormir ce soir ! »

17. Damien Cloarec (Saferail) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 15:03:47

Temps de course : 4j 3h 3mn 47sec

3h 3mn 53sec du leader

Distance parcourue : 676.90 nm

« Je suis étonnamment assez reposé ; c’est surtout parce que je me suis endormi bêtement cette nuit. Faire la Baie de Morlaix c’est chouette, et j’ai pu remonter du monde sur la fin. Mais quelle étape ! C’était beau et quel scénario ! Je suis fatigué en fait ! Ça ne s’arrêtait jamais, même au portant, y’avait toujours un truc. Mais tant mieux ! J’ai une grosse pensée pour Chacha (Charlotte Yven) je suis super triste pour elle.»

18. Achille Nebout (Primeo Energie – Amarris) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 15:11:06

Temps de course : 4j 3h 11mn 6sec

3h 11mn 12sec du leader

Distance parcourue : 686.83 nm

« C’était une étape très difficile, avec une bonne première moitié de course pour moi, jusqu’à la cardinale de Saint-Gowan. Ensuite les deux derniers jours ont vraiment été plus compliqués, j’ai eu beaucoup de mal à prendre les bonnes décisions avec les infos que j’avais. J’avais une panne d’AIS à bord. Avec la brume, je ne voyais vraiment personne. J’ai fait des mauvais choix à ce moment-là. Il faut dire que la fatigue s’accumule. Pour couronner le tout, à l’arrivée on s’est retrouvé dans la pétole, cela nous a rajouté une heure au petit groupe dans lequel j’étais. Ce soir, il y a un peu de déception. Je vais maintenant me reposer pour attaquer la prochaine à fond. »

19. Tom Dolan (Smurfit Kappa – Kingspan) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 15:13:03

Temps de course : 4j 3h 13mn 3sec

3h 13mn 9sec du leader

Distance parcourue : 675.14 nm

« Je suis dégoûté. J’avais l’impression d’avoir bien navigué jusqu’à la nuit dernière et je me suis fait piéger dans une zone sans vent. C’était une étape assez brutale, je suis surtout dégoûté, surtout d’être resté coincé pendant trois heures à lutter contre la marée. »

20. Tanguy Le Turquais (Queguiner – Innoveo) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 15:13:28

Temps de course : 4j 3h 13mn 28sec

3h 13mn 34sec du leader

Distance parcourue : 682.66 nm

« J’ai été mauvais au casino : je suis passé du Top5 devant au Top5 derrière assez souvent, et c’était très compliqué. Je n’ai rien lâché, mais finalement c’est un résultat médiocre, je suis assez amer. Je ne sais même pas finalement où ça s’est perdu. J’ai été très bon pour monter en Angleterre et après, c’était une alternance de bons et de mauvais coups, je finis sur un mauvais et assez loin. Et je suis vraiment épuisé, j’ai dû faire deux siestes de 10 minutes en deux jours. On a vu des très très beaux paysages, c’était super sympa, mais c’est un peu dur d’être aussi loin au général maintenant. »

21. Philippe Hartz (Marine nationale – Fondation de la mer) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 15:14:53

Temps de course : 4j 3h 14mn 53sec

3h 14mn 59sec du leader

Distance parcourue : 676.63 nm

« Une étape fatigante forcément mais surtout énervante. On a usé nos nerfs, avec ceux qui étaient dans mon groupe. En arrivant sur l’Île de Batz, on s’est pris de la pétole et du contre-courant on a perdu deux heures. En plus j’ai dû plonger pour enlever un casier . C’est le jeu de La Solitaire du Figaro, c’est fort en émotions. Il y a eu énormément de rebondissements, avec la possibilité d’être premier juste après avoir été loin derrière. Ça restera un bon souvenir cette étape, on retiendra surtout les points positifs. Dans la vie tout passe, on se calme même après s’être bien énervé. »

22. Robin Marais (Ma chance moi aussi) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 15:17:05

Temps de course : 4j 3h 17mn 5sec

3h 17mn 11sec du leader

Distance parcourue : 682.54 nm

« Légèrement énervé par cette arrivée : Roscoff ça se mérite. La fin était compliquée, à contre-courant dans l’Île de Batz avec le vent qui faisait des siennes. Ça creuse les écarts. En plus j’ai fait quelques bêtises sur l’étape. C’était dur. Les beaux paysages anglais c’était vraiment magnifique, ça récompense un peu et ça donne envie de s’arracher ce que j’ai réussi à faire. On passe regroupés à Lundy ; après le bord pour redescendre, je n’ai pas tout compris ce qu’il s’est passé… Je vais me reposer un peu pour repartir motivé et un petit peu plus frais pour la 4e étape. J’ai une pensée pour les enfants de Ma chance moi aussi à qui je pense souvent dans les moments un peu plus difficiles. »

23. Pep Costa (CYBELE VACANCES – TEAM PLAY TO B) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 15:39:04

Temps de course : 4j 3h 39mn 4sec

3h 39mn 10sec du leader

Distance parcourue : 682.86 nm

« Ça va bien, mais un peu fatigué. Cette étape-là était tellement dure, la plus dure depuis le début. Mentalement, c’était super difficile : ta position était en danger tout le temps, tu ne savais qui allait partir, ù où ils allaient partir, avec des conditions météo très changeantes. À un moment donné, je ne savais même plus quoi faire. J’ai très peu dormi avec toutes ces décisions à prendre. Et avec la qualité du plateau, ça ne pardonne pas. Je suis content d’être arrivé, de pouvoir me reposer un peu. Surtout en prévision de la dernière étape qui s’annonce encore bien compliquée. »

24. Benoit Mariette (Generation Senioriales) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 15:47:20

Temps de course : 4j 3h 47mn 20sec

3h 47mn 26sec du leader

Distance parcourue : 691.67 nm

« Ça ne s’est pas passé tout le temps comme je l’aurais espéré mais c’était une belle étape quand même. La première partie jusqu’à la pointe anglaise était bonne et après c’était compliqué au niveau de la situation météo. Je serais curieux de voir la carto pour comprendre ce qui s’est passé pour les autres bateaux, notamment la nuit au Pays de Galle où je n’ai vraiment pas tout compris ! La fin n’a pas été simple : à l’arrivée, le vent s’est cassé la gueule, j’avais même préparé le mouillage de près dans la descente car le courant était fort. On va d’abord digérer cette étape avant de penser à la suivante ! »

25. Marc Mallaret (CTB – Contrôles techniques bateaux) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 15:50:22

Temps de course : 4j 3h 50mn 22sec

3h 50mn 28sec du leader

Distance parcourue : 698.47 nm

« C’était une étape très dure, pleine de rebondissements. Je n’ai pas pris un super départ mais j’ai fait une belle remontée. J’arrive à passer en tête en Angleterre à Lundy, j’étais content. J’ai eu des petits problèmes de foil sur le retour, j’ai tapé un truc… Toute la réussite du mardi s’est envolée le mercredi ! Il fallait rester un maximum à la barre, ne rien lâcher et ça c’est vraiment compliqué en Figaro. »

26. Pierre Leboucher (GUYOT environnement – Ruban Rose) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 15:52:10

Temps de course : 4j 3h 52mn 10sec

3h 52mn 16sec du leader

Distance parcourue : 691.67 nm

« Je ne suis pas vraiment déçu car j’ai bien navigué 80% du temps. La dernière nuit, je n’ai pas vraiment compris ce qu’il s’est passé, il faudrait que je regarde la carto. Je me suis bien battu, mais à la fin on s’est fait piéger par un nuage, le vent est totalement tombé. Mais bon, c’est La Solitaire ! Jusqu’à l’arrivée, il peut se passer des choses. Le courant nous amenait direction Saint-Nazaire, mais c’est un peu tôt, c’est dimanche le départ !

Dans les moments compliqués, je me projette vers l’avenir. Même si à la fin c’était un peu déprimant de voir La Solitaire s’échapper. C’est comme ça, c’est le jeu de ce fabuleux sport, il faut accepter les règles ! »

27. Alexis Thomas (La Charente Maritime) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 15:56:25

Temps de course : 4j 3h 56mn 25sec

3h 56mn 31sec du leader

Distance parcourue : 690.86 nm

« Ça va comme une fin d’étape ratée. J’ai fait des grosses bêtises. J’ai éclaté toutes mes voiles, de l’île de Lundy jusqu’à l’arrivée, j’étais sans spi. Heureusement, il n’y en a pas eu trop besoin, mais ma grand-voile s’est ouverte en deux. Je me suis quand même amusé parce que j’ai fait de belles remontées, mais le résultat n’est pas là. Mon spi n’était pas en tête, il s’est gonflé et il est tombé dans l’eau et s’est enroulé dans le foil. Bref, je n’étais plus maître de mes manœuvres et de mes choix tactiques. Je suis plus frustré que fatigué. C’est dur d’enchaîner les étapes, mais une routine se met en place. Je n’ai pas de problème pour repartir dans trois jours. On va oublier celle-là et repartir. Balles neuves ! »

28. Nils Palmieri (Teamwork) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 16:03:25

Temps de course : 4j 4h 3mn 25sec

4h 3mn 31sec du leader

Distance parcourue : 673.39 nm

« Je reviens de l’enfer. J’ai vécu une véritable horreur. Cette année jusqu’à la Transat en Double Concarneau – Saint-Barthélemy tout s’est bien aligné, mais là tout s’inverse. Je suis dans les mauvais coups et bien comme il faut. Juste après la bouée South Pullar, je reste dans une zone sans vent et tout le monde me colle 3 ou 4 milles. Je perds le contact avec le groupe, je n’ai jamais réussi à me remettre dans le bon paquet. Sur le plan sportif, j’en bave, je fatigué comme tout le monde, j’ai tout donné jusqu’à la fin. La quatrième étape, c’est dur. Je ne vais pas forcer ce qui ne fonctionne pas. Je vais me reposer et déjà préparer ma saion 2022. »

29. Estelle Greck (Respimer) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 17:19:05

Temps de course : 4j 5h 19mn 5sec

5h 19mn 11sec du leader

Distance parcourue : 686.62 nm

“L’étape n’a pas été facile, je suis bien cramée et j’ai tout essayé, des options qui n’ont pas fonctionné, d’autres ont marché, je ne sais pas trop pourquoi. Je n’étais pas dans la réussite dans cette étape mais ce n’est pas grave. La Solitaire est une course impitoyable, mais c’est aussi pour ça qu’on est là, c’est ce qu’on vient chercher ici. Pour moi la dernière étape sera probablement la plus dure car les corps commencent vraiment à fatiguer”

30. Mael Garnier (Ageas Team – Baie de Saint-Brieuc) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 17:21:26

Temps de course : 4j 5h 21mn 26sec

5h 21mn 32sec du leader

Distance parcourue : 682.63 nm

”Ça va, mais c’est dur d’arriver. La bouée Saint Gowan est la bouée la plus nord qu’on ait passée. J’ai sous-estimé la force du courant et je me suis fait surprendre par le vent, je suis parti au tas et je suis passé au mauvais endroit, donc j’ai pris la bouée. On voit une délamination sur le pont et sur le liston, ça n’a pas l’air méchant comme ça, mais c’est quand-même un peu embêtant, ça prend un peu l’eau quand je navigue gité. Je remercie déjà par avance, mon préparateur Ronan Jugeau, pour le travail qu’il va devoir faire les jours à venir. C’était quand même un super parcours, je me suis régalé malgré tout, il y a eu de gros moments de plaisir.

Après cette histoire, je me suis un peu refait sous petit spi avant de me faire complètement exploser aux îles Scilly. J’arrive avec un goût un peu amer. C’est difficile de réaliser que j’ai fait vraiment une mauvaise étape, même si j’ai eu, aussi, de gros moments de plaisir. Je vais essayer d’oublier tout ça de repartir de l’avant sur la prochaine étape. J’aimerai bien finir sur une bonne note.”

31. Jesse Fielding (Opportunity – State Street Marathon Sailing) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 17:23:00

Temps de course : 4j 5h 23mn 0sec

5h 23mn 6sec du leader

Distance parcourue : 680.71 nm

32. Clapcich Francesca (Fearless – State Street Marathon Sailing) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 17:43:04

Temps de course : 4j 5h 43mn 4sec

Distance parcourue : 0j 5h 43mn 10sec

Distance parcourue : 711.02 nm

33. David Paul (Just a Drop) 09/09/2021

Heure d’arrivée : 17:47:48

Temps de course : 4j 5h 47mn 48sec

Distance parcourue : 0j 5h 47mn 54sec

Distance parcourue : 698.06 nm

ABD – Charlotte Yven (Team Vendée Formation)

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Alex Pella, co-skipper de Romain Pilliard sur le Trimaran Use It Again !

Il est l’un des six hommes les plus rapides autour du monde à la voile, l’espagnol Alex Pella sera co-skipper de Romain Pilliard sur Use It Again!, le trimaran de l’économie circulaire. Les deux marins s’élanceront en double cet automne à l’assaut du Record du Tour du Monde à l’Envers, contre les vents et les courants dominants.

Seize ans après le Record d’Ellen MacArthur autour du monde en solitaire sur ce trimaran géant de 23 mètres, rénové et entretenu selon les principes de l’économie circulaire, Romain Pilliard et Alex Pella s’attaquent à l’un des records les plus difficiles au monde. Seuls cinq marins depuis 1895 ont inscrit leurs noms sur ce record, et aucun n’a encore jamais réussi en trimaran. Objectif : démontrer que la qualité de la performance sportive et de l’aventure humaine, n’est pas réservée aux projets les plus innovants et impactants pour la planète.

Marin atypique, Romain Pilliard a sauvé ce trimaran de légende en 2016 pour en faire le porte-drapeau de l’économie circulaire et promouvoir une autre façon de concevoir un projet dans la course au large. En 2018, il prend le départ de la célèbre Route du Rhum en catégorie Ultime face aux cinq plus grands trimarans géants. Il termine 4ème à Pointe-à-Pitre, heureux et fier d’avoir réussi ce premier défi et déjà convaincu qu’il repartira vers de nouvelles aventures ! Un Tour du Monde à l’envers pour changer le sens des choses, pourquoi pas ? Le projet a muri cet hiver et c’est en double avec le navigateur Alex Pella que Romain Pilliard tentera de battre le Record du Tour du Monde à l’Envers.

Alex Pella, homme du large et compétiteur aguerri

Détenteur depuis 2017 du temps de référence du Trophée Jules Verne – le tour du monde en équipage – en 40 jours 23 h et 30 mn avec Francis Joyon sur Idec Sport, Alex Pella possède une solide expérience du large. Homme de défi, le navigateur espagnol a bien l’intention de marquer l’histoire de la course au large en devenant le premier marin détenteur des deux plus grands records autour du monde. Vainqueur des plus célèbres transatlantiques et homme de tous les records, du mini 6.50 aux trimarans Ultime en passant par le Class40, le Volvo 65 ou le circuit Imoca, à 48 ans, Alex Pella est reconnu internationalement tant pour son superbe palmarès que pour ses qualités humaines. Vivant en Espagne, natif de Barcelone, le marin a des racines françaises par sa maman et parle couramment notre langue. Les yeux rieurs, toujours le sourire, le navigateur à l’accent du Sud est un véritable amoureux des histoires de mer qu’il a toujours plaisir à partager.

Un nouveau challenge sportif.

“Je suis très heureux de repartir sur un nouveau Tour du Monde, à l’envers cette fois-ci ! Si nous réussissons, je deviendrai ainsi détenteur des deux records, un palmarès que je n’aurais jamais imaginé, même les plus grands marins ne l’ont jamais tenté. Aujourd’hui, me lancer dans ce nouveau défi a une saveur particulière puisque je suis papa de deux jeunes enfants. Partir en mer, près de quatre mois, sur un tel parcours n’est pas anodin. Le challenge sportif et le projet Use It Again! de Romain me motivent énormement, d’autant que ce trimaran robuste et fiable est idéal pour se lancer dans ce tour du monde à l’envers”, explique Alex Pella.

Alex a toujours été mon choix numéro 1 !

« Je connais Alex depuis plusieurs années, il était venu découvrir mon bateau après la Route du Rhum, nous avions déjà évoqué la perspective de ce tour du monde. Alex a une incroyable faculté à s’adapter aux autres, je l’ai bien senti dès nos premiers entraînements. On s’entend très bien, et quand il s’agit de passer une centaine de jours en double dans des conditions difficiles, il ne faut pas se tromper. Aujourd’hui, j’ai confiance en mon bateau, j’ai confiance en mon co-skipper, je ne peux pas rêver mieux pour partir à l’assaut de ce nouveau défi », se réjouit Romain Pilliard, skipper du trimaran Use It Again !.

Navigations en Bretagne, finalisation de la préparation technique du trimaran avec Thierry Duprey du Vorsent, nouveau boat captain du trimaran, gestion de l’organisation de la vie à bord (nourriture, vêtements, énergie, etc..), la rentrée est dense pour Romain Pilliard et Alex Pella. L’équipage du trimaran Use It Again ! sera en stand-by fin novembre pour s’élancer sur le Record du Tour du Monde à l’envers.

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Jörg Riechers sera au départ du prochain Vendée Globe à la barre d'un IMOCA neuf, le processus de conception a déjà commencé


ALVA YACHTS, la marque allemande de Yachts Electriques de Luxe investit dans la construction d'un bateau de course IMOCA pour sa toute nouvelle équipe « ALVA BLUE ». Avec ce nouveau voilier de course, le skipper allemand Jörg Riechers sera au départ du prochain Vendée Globe 2024/2025 et de nombreuses courses préparatoires, comme la Transat Jaques Vabre.

image

Crédit : J Riechers


« Alva Yachts a pour mission de proposer les meilleurs bateaux aux explorateurs des océans. » explique Selon Holger Henn (fondateur et PDG d'ALVA YACHTS). Jörg Riechers (skipper) confie « Il n'y a pas de meilleur terrain d'essai pour les produits marins que les espaces éloignés et rudes du sud de l'océan Arctique. Les solutions qui fonctionnent là-bas, fonctionneront partout. Les clients d'Alva Yachts bénéficieront grandement des connaissances acquises dans cette région pleine de défis. »

La forte sollicitation des matériaux et surtout des composants électroniques, tels que les capteurs et les commandes, joue un rôle majeur pour les développeurs d'ALVA YACHTS lors de l'équipement des bateaux du Vendée Globe. M. Henn déclare : « L'accent sera mis sur l'optimisation de nos équipements électroniques et télématiques, que nous utiliserons ensuite également dans les yachts électriques autonomes de la série OCEAN ECO. »

Le processus de conception de « l'ALVA blue IMOCA » a déjà commencé. Outre Farr Yacht Design d'Annapolis/USA, les deux architectes français Guillaume Dupont et Etienne Bertrand sont également à bord. Jörg Riechers a délibérément choisi cette configuration comme un mélange d'innovation et de tradition.

La construction du bateau est assurée par TRIMARINE, la société de Fernando Sena. Ce chantier naval est à l'origine de nombreuses réalisations pionnières dans la construction de bataux en matériaux composites. Entre autres, sept bateaux de la Coupe de l'America, le Volvo 70, l'IOR Maxis, le TP 52 et quelques Raceboats de l'IRC y ont été construits. ALVA YACHTS présentera au public son engagement et l'investissement pour la construction de l'Imoca 60.

Source : T Riechers

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Vendée Globe. Un nouvel IMOCA pour Armel Tripon avec Airbus

Armel Tripon

Armel Tripon annonce le développement d’un nouvel IMOCA fabriqué à partir de fibres de carbone déclassées et de chutes de pièces composites. Ce bateau verrait le jour en 2023 et ouvrirait la voie à une nouvelle filière de valorisation des composites pour AIRBUS dans des applications nautiques.

Fort de sa performance lors du dernier Vendée Globe à bord d’un bateau audacieux aux formes révolutionnaires et conscient que la construction navale génère des impacts environnementaux très importants, Armel Tripon a souhaité réfléchir aux côtés de son territoire à de nouvelles alternatives pour construire son prochain bateau, en adoptant une démarche plus vertueuse et responsable. C’est tout naturellement que le skipper nantais s’est adressé au Technocentre AIRBUS de Nantes, plateforme technologique destinée à accompagner des initiatives innovantes sur des mises en œuvre de matériaux composites à hautes performances. L’aéronautique et la voile de compétition ont en commun l’utilisation de la fibre de carbone, reconnue pour sa légèreté et sa robustesse, devenue incontournable dans la fabrication d’avions comme de voiliers de course. La possibilité d’une valorisation de certaines pièces composites déclassées et du réemploi de matières issues du gisement de fibre de carbone dont dispose le Technocentre AIRBUS pour la construction d’un futur IMOCA est donc à l’étude, avec l’appui du cabinet d’architecte VPLP et de la classe IMOCA, garante de la jauge réglementant la fabrication de ces bateaux.

Un défi collectif, avec les architectes de VPLP et la classe IMOCA
C’est un défi collectif et particulièrement audacieux qui rassemble ces différents acteurs, portés par l’ambition commune de trouver des mutations durables en matière de construction navale avec l’opportunité de revaloriser concrètement la fibre de carbone en fin de vie, tout en conservant ses propriétés mécaniques initiales. Ce projet s’inscrit parfaitement dans la stratégie nautique de Nantes Métropole, engagée aux côtés de ses acteurs industriels et économiques pour accélérer des innovations technologiques et des expérimentations en faveur d’un nautisme durable et précurseur.
Pour le Technocentre AIRBUS, ce démonstrateur pourrait être l’opportunité de pénétrer le secteur de la voile de compétition de façon durable en misant par la suite sur le développement de futures pièces composites à partir de leur gisement de fibres de carbone.

Projet novateur cherche sponsor(s)
Pour financer les ambitions d’Armel et se donner les moyens de gagner le Vendée Globe, il y a une belle place à prendre pour un ou des partenaires qui s’embarqueraient dans une nouvelle aventure humaine, sportive, technologique et environnementale. Armel Tripon fait donc appel aux entreprises qui pourraient donner leur nom à ce futur voilier innovant en prenant le naming de l’IMOCA jusqu’au Vendée Globe 2024. Une aventure avec du sens.

Ils ont dit :

« Le Technocentre Airbus est particulièrement heureux et fier de soutenir Armel Tripon dans ce nouveau projet ambitieux d’un point de vue sportif et industriel. Une belle occasion pour AIRBUS de valoriser nos composites et nos savoir-faire. »
François Paynot, directeur Airbus Nantes

« C’est avec une grande fierté que la classe IMOCA reçoit l’annonce de ce partenariat. Armel Tripon est l’un des skippers le plus novateur de la classe IMOCA et Airbus une référence technologique mondiale. Réduire l’impact carbone de nos projets est une priorité pour les prochaines années. Ce partenariat est une étape majeure pour initier ce mouvement. »
Antoine Mermod Président Classe IMOCA

« Pour VPLP, l’évidence du projet d’Armel est marquée par 3 éléments forts : Nous partageons pleinement les valeurs environnementales et sportives portées par ce défi technologique grâce auquel nous renouons avec enthousiasme les relations historiques avec Airbus Nantes, liens tissés à l’occasion du projet Hydroptère il y a plus de 20 ans. Et enfin, cette collaboration intervient en même temps que nous inaugurons l’implantation d’une nouvelle agence à Nantes cette année 2021 ! »
Vincent Lauriot Prévost & Quentin Lucet, VPLP Design

« Je suis particulièrement fier de soutenir Armel Tripon dans cette nouvelle aventure sportive et industrielle, emblématique des mutations environnementales du nautisme et qui valorisent le savoir-faire des entreprises innovantes de notre territoire, Airbus en premier lieu. »
Francky Trichet, Vice-Président de Nantes Métropole en charge de l’innovation, du numérique, de l’international et de la francophonie

« N’est-ce pas à nous, skippers, d’amorcer une prise de conscience collective et d’être acteur du changement dès maintenant ? J’ai à cœur de montrer l’exemple avec un projet novateur qui tentera d’amorcer des alternatives en matière de construction nautique, pour mieux maîtriser et diminuer à terme notre impact carbone. Ici s’écrit la voile de demain, ambitieuse, responsable et collaborative. A nous tous, maintenant de convaincre des entreprises de nous rejoindre dans ce challenge humain ! »
Armel Tripon, skipper

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Solitaire. Deuxième victoire d’étape, Pierre Quiroga enfonce le clou

Qu’elle aura été dure cette 3e étape ! Pierre Quiroga sera passé par tous les états avant de s’imposer au finish devant Alexis Loison et Alan Roberts. Xavier Macaire sauve les meubles en ne concédant que 16 minutes.

Le skipper Macif a réussi à esquiver presque tous les pièges de cette 3e étape, souvent en tête puis dépassé il est toujours parvenu à revenir pour finir par s’imposer. Plus malheureux, ses concurrents directs au général Xavier Macaire et Tom Laperche ont frôlé la correctionnelle. Le premier s’en tire bien en concédant seulement 16 minutes après avoir compter 20 nm de retard à Bishop. Le deuxième Tom Laperche concède 55 minutes et sa 3e place au général. En tête depuis l’archipel des Scilly, le méditerranéen au tempérament d’attaquant a choisi hier de forcer sa nature pour se résoudre à se mettre en position de défenseur et tenter de contenir les assauts de ses poursuivants. La bataille n’a, en effet, jamais été aussi serrée que sur cette troisième étape ; la flotte a toujours navigué groupée. Fatigué et lassé, Pierre confiait au petit matin avoir l’impression de vivre un film d’horreur.

Gageons que la délivrance, la joie et la saveur procurées par cette nouvelle victoire sont à la hauteur de l’engagement, l’abnégation et la combativité dont le skipper Macif 2019 a su faire preuve tout au long de ces 624 milles entre Fécamp et la Baie de Morlaix. Cette nouvelle victoire d’étape lui permet, aussi, de conforter sa place de leader au classement général provisoire.

« Une étape de dingue, de A à Z ! On a commencé avec une super première journée, très calme et ensoleillé, au portant… Juste avant le premier resserrement après Longships. Il y a eu plein d’autres, jusqu’à la dernière nuit… Cette nuit, c’était vraiment les ténèbres, Dark Time ! Je me suis dit qu’il fallait que je fasse ma course, en pensant que l’ouest allait passer. C’était dingue de voir les bateaux si proche à l’arrivée et me dire que j’allai gagner. Quand tu es sur un petit nuage comme ça, c’est magique. Il y a un peu de calcul, un peu de feeling, un peu de chance… J’étais pourtant hyper fâché contre moi après Saint Gowan, j’ai fait n’importe quoi. Je l’ai pris comme une alerte, je me suis ressaisi et tout s’est ensuite passé à merveille. J’ai appuyé sur le champignon, j’ai mis de l’intensité et c’est passé. Dingue ! J’ai pris les bonnes décisions, toujours à l’attaque ; même si au départ j’avais un peu peur de cela. C’est trop bien de pouvoir rester soi-même malgré la pression »

Alexis Loison deuxième
Le normand a largement animé les débats sur cette nouvelle manche, toujours très placé. Ce matin, toutes griffes dehors, à l’image des léopards qui ornent son Figaro Beneteau 3, il a tout donné pour tenter de s’emparer de la première place, jusque dans les derniers milles.

« J’y ai cru plein de fois sur cette étape, j’ai eu plusieurs passages en tête, au moins dans le paquet et puis chaque fois ça a recommencé à zéro. J’ai aussi eu un peu peur des bateaux partis à terre, surtout quand j’ai vu le vent rentrer, d’autant qu’on ne les avait pas en visu avec la brume. Finalement ça a été la bagarre jusqu’au bout avec Pierre (Quiroga) qui, malgré tout, a toujours eu son petit matelas d’avance… C’était une étape dure sur le papier, il ne fallait pas la louper ; elle était tellement différente des deux autres. On a vu aussi des paysages sympas dans des endroits où quasi-personne de la flotte n’avait déjà été. C’était dur. Elle était longue cette étape !J’ai le sentiment du travail bien fait ; très fier d’avoir pu revenir à chaque fois. Au général je ne gagne qu’une place, mais c’est précieux. ! Désormais objectif repos pour recharger les batteries ! »

Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) 09/09/2021
Heure d’arrivée : 11:59:54
Temps de course : 3j 23h 59mn 54sec
Distance parcourue : 680.67 nmAlexis Loison (Région Normandie) 09/09/2021
Heure d’arrivée : 12:07:58
Temps de course : 4j 00h 07mn 58sec
À 8mn 04sec du leader
Distance parcourue : 679.01nmAlan Roberts (Seacat Services) 09/09/2021 – 1er Vivi Trophy
Heure d’arrivée : 12:14:00
Temps de course : 4j 00h 14mn 00sec
À 14mn 06sec du leader
Distance parcourue : 684.45 nm
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Un projet ambitieux pour Armel Tripon, un nouvel IMOCA verrait le jour en 2023, "Réduire l’impact carbone est une priorité pour les prochaines années"

Fort de sa performance lors du dernier Vendée Globe à bord d’un bateau audacieux aux formes révolutionnaires et conscient que la construction navale génère des impacts environnementaux très importants, Armel Tripon a souhaité réfléchir aux côtés de son territoire à de nouvelles alternatives pour construire son prochain bateau, en adoptant une démarche plus vertueuse et responsable. C’est tout naturellement que le skipper nantais s’est adressé au Technocentre AIRBUS de Nantes, plateforme technologique destinée à accompagner des initiatives innovantes sur des mises en œuvre de matériaux composites à hautes performances. L’aéronautique et la voile de compétition ont en commun l’utilisation de la fibre de carbone, reconnue pour sa légèreté et sa robustesse, devenue incontournable dans la fabrication d’avions comme de voiliers de course. La possibilité d’une valorisation de certaines pièces composites déclassées et du réemploi de matières issues du gisement de fibre de carbone dont dispose le Technocentre AIRBUS pour la construction d’un futur IMOCA est donc à l’étude, avec l’appui du cabinet d’architecte VPLP et de la classe IMOCA, garante de la jauge réglementant la fabrication de ces bateaux.

 

Un défi collectif, avec les architectes de VPLP et la classe IMOCA 

C’est un défi collectif et particulièrement audacieux qui rassemble ces différents acteurs, portés par l’ambition commune de trouver des mutations durables en matière de construction navale avec l’opportunité de revaloriser concrètement la fibre de carbone en fin de vie, tout en conservant ses propriétés mécaniques initiales. Ce projet s’inscrit parfaitement dans la stratégie nautique de Nantes Métropole, engagée aux côtés de ses acteurs industriels et économiques pour accélérer des innovations technologiques et des expérimentations en faveur d’un nautisme durable et précurseur.

 
Pour le Technocentre AIRBUS, ce démonstrateur pourrait être l’opportunité de pénétrer le secteur de la voile de compétition de façon durable en misant par la suite sur le développement de futures pièces composites à partir de leur gisement de fibres de carbone.

 

Projet novateur cherche sponsor(s) 

Pour financer les ambitions d’Armel et se donner les moyens de gagner le Vendée Globe, il y a une belle place à prendre pour un ou des partenaires qui s’embarqueraient dans une nouvelle aventure humaine, sportive, technologique et environnementale. Armel Tripon fait donc appel aux entreprises qui pourraient donner leur nom à ce futur voilier innovant en prenant le naming de l’IMOCA jusqu’au Vendée Globe 2024. Une aventure avec du sens.

 
Antoine Mermod Président Classe IMOCA : « C’est avec une grande fierté que la classe IMOCA reçoit l’annonce de ce partenariat. Armel Tripon est l’un des skippers le plus novateur de la classe IMOCA et Airbus une référence technologique mondiale. Réduire l’impact carbone de nos projets est une priorité pour les prochaines années. Ce partenariat est une étape majeure pour initier ce mouvement. » 

Vincent Lauriot Prévost & Quentin Lucet, VPLP Design : « Pour VPLP, l'évidence du projet d'Armel est marquée par 3 éléments forts : Nous partageons pleinement les valeurs environnementales et sportives portées par ce défi technologique grâce auquel nous renouons avec enthousiasme les relations historiques avec Airbus Nantes, liens tissés à l'occasion du projet Hydroptère il y a plus de 20 ans. Et enfin, cette collaboration intervient en même temps que nous inaugurons l'implantation d'une nouvelle agence à Nantes cette année 2021 ! » 

Source : C Sibot

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Pierre Quiroga vient de couper la ligne d'arrivée en vainqueur en Baie de Morlaix, Alexis Loison et Alan Roberts sur le podium

Au terme d'une étape de 4 jours intense et très disputée, Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) vient de couper la ligne d'arrivée en Baie de Morlaix, à 11:59:54 après 3j 23h 59mn 54sec de course. Il s'adjuge sa deuxième victoire d'étape sur cette Solitaire du Figaro.

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Crédit : A Courcoux


 

En tête depuis l’archipel des Scilly, le méditerranéen au tempérament d’attaquant a choisi hier de forcer sa nature pour se résoudre à se mettre en position de défenseur et tenter de contenir les assauts de ses poursuivants. La bataille n’a, en effet, jamais été aussi serrée que sur cette troisième étape ; la flotte a toujours navigué groupée. 

Alexis Loison (Région Normandie) a coupé la ligne d'arrivée de l'Étape 3 de La Solitaire du Figaro en 2e position à 12:07:58, après 4j 0h 7mn 58sec de course, 8mn 4sec après le vainqueur Pierre Quiroga. Alan Roberts (Seacat Services) boucle l'étape en 3e position à 12:14:00, après 4j 0h 14mn 0sec de course, 14mn 6sec après le vainqueur Pierre Quiroga.

Source : La solitaire

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À bout de souffle ?

Les 34 Solitaires viennent d’entamer la dernière ligne droite de cette troisième étape : une manche encore une fois disputée, incertaine, pleine de rebondissements. Les 100 milles qui restent à parcourir jusqu’à la Baie de Morlaix ne s’annoncent pas, non plus, de tout repos…
Hier soir et pendant quelques heures, la jeune génération a tenu la dragée haute aux skippers plus avertis en se relayant en tête du classement : Jules Delpech (ORCOM) puis Marc Mallaret (CTB – Contrôles Techniques Bateaux) sont venus titiller la hiérarchie, accompagnés dans leur fronde par Charlotte Yven (Team Vendée Formation) et Gaston Morvan (Bretagne – CMB Espoir). 4 jeunes dont 3 bizuths dans le top 10 du classement ? Décidément, les jeunes ça ose tout ! Ils démontrent surtout, si c’était nécessaire, leur appétit d’en découdre et toute l’étendue de leur talent.Qu’on se le dise la relève est prête !

En revanche les leaders du classement général, eux, n’ont pas du tout l’envie, ni l’intention de céder leur place aussi facilement. En milieu de nuit, Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) reprenait le commandement d’une flotte qui s’étirait légèrement à l’approche des Scilly. Le sudiste est d’ailleurs le premier à déborder le phare de Bishop avec 9 minutes d’avance sur son poursuivant Alexis Loison (Région Normandie) et 12 minutes sur Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie).

La fatigue gagne du terrain

Il est un point sur lequel les coureurs sont unanimes ; “C’est compliqué” est sans conteste l’expression la plus utilisée ces dernières 24 heures. Une complexité qui exige, énerve, use et finit par épuiser. Depuis le départ de l’étape à Fécamp, les marins subissent les affres de vents erratiques combinées à des courants énergiques. Ajoutez-à cela 3 jours et 3 nuits en mer, l’enchaînement des manœuvres, la pression de la compétition et le manque de sommeil, l’addition commence à être salée pour les organismes.

Erwan Draoulec (Skipper Macif 2020) confirmait en fin de matinée : “Le sommeil est presque le point le plus important de notre histoire. Je compte mes siestes pour savoir où j’en suis en heures de sommeil. Les premiers jours, j’ai réussi à être efficace mais depuis 24h c’est plus dur. Je fais des siestes de 15 mn. J’ai dormi ce matin après l’affalage des spi et gennakers. J’ai dormi 3 fois 20 min. C’est plus dur comme étape au niveau de la fatigue et je ne prends pas de décision stratégique quand je n’ai pas dormi.” Il va leur falloir tenir encore une vingtaine d’heures avant d’apercevoir les côtes bretonnes et envisager la délivrance… de longues heures à mobiliser toute leur lucidité pourappréhender au mieux les derniers obstacles de cette étape.

Car côté conditions, la situation ne va pas beaucoup s’arranger pour les quelques 120 milles qui séparent le phare de Bishop sur l’archipel des Scilly de la ligne d’arrivée en Baie de Morlaix. Si le vent se stabilise autour de 10 nœuds au sud-ouest la nuit prochaine, présageant d’un grand bord tribord amure probablement sous gennaker, les 34 solitaires vont encore devoir composer avec les plus gros coefficients de marée (jusqu’à 100) rencontrés depuis le début de la compétition. Le suspense reste donc entier quant à l’issue de cette manche.
D’après les premiers routages, les Figaro Beneteau 3 sont attendus demain, jeudi, à partir de midi sur la ligne d’arrivée. Les arrivées s’égrèneront au fil de l’après-midi. Il leur faudra ensuite une vingtaine de minutes pour rejoindre les pontons du port du Bloscon et bénéficier de l’accueil chaleureux du public breton.

Le village de la Baie de Morlaix est ouvert

À terre, avaient lieu aujourd’hui l’ouverture et l’inauguration du village de La Solitaire du Figaro, à Roscoff, en Baie de Morlaix.La course fait escale dans le port roscovite pour la 5e fois de son histoire. L’événement est soutenu par la CCI Métropolitaine Bretagne ouest – Morlaix qui y voit l’occasion de mettre en avant et promouvoir la Baie de Morlaix.

L’organisation de cette escale est également appuyée par la Région Bretagne. Là encore les liens avec La Solitaire sont ténus et perdurent depuis près de 15 ans ; un partenariat naturel pour ce territoire d’excellence de la filière nautique. La Bretagne soutient les épreuves majeures de course au large et accompagne la détection et la formation de skippers au travers de l’équipe “Bretagne – CMB” qui encadre et supporte trois talents, confirmés ou en devenir (Elodie Bonafous Bretagne – CMB Océane, Tom Laperche Bretagne – CMB Performance, Gaston Morvan Bretagne – CMB Espoir).

Ils ont dit :

Jean-Paul Chapalain, Président de la CCI Métropolitaine Bretagne Ouest- Morlaix :

Nous sommes ravi d’accueillir, ici, au port du Bloscon La Solitaire du Figaro pour la cinquième fois. Quand la CCI Métropolitaine Bretagne Ouest – Morlaix a construit cette infrastructure, il fallait non seulement la faire fonctionner mais aussi la faire connaître ; Recevoir La Solitaire du Figaro nous permet de faire rayonnerau niveau national le port du Bloscon, le savoir-faire nautique et l’ensemble du territoire de la Baie de Morlaix.»

Loïg Chesnais-Girard, Président de la Région Bretagne :

C’est un grand bonheur d’accueillir aujourd’hui concurrents, public et organisateurs de La Solitaire du Figaro 2021 à l’arrivée de cette 3e et avant-dernière étape à Roscoff, berceau de la Brittany Ferries. La Région Bretagne aime la course au large et les défis en tout genre. Je souhaite donc bon vent à tous les concurrents pour cette dernière ligne droite, en particulier à nos 3 skippers Bretagne – CMB !

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La Mini Transat 2021 en chiffres

Dans moins de deux semaines désormais le village de la Mini Transat EuroChef ouvrira ses portes aux Sables d’Olonne, et dans moins d’un mois les 84 marins engagés dans l’épreuve s’élanceront pour 4 050 milles à destination de Saint-François (Guadeloupe), avec une escale à Santa-Cruz de La Palma (Canaries). D’ores et déjà, tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette épopée un évènement unique résumé ici en quelques chiffres, afin d’en connaître tous les détails.

Infographie : Les chiffres clés de la Mini Transat EuroChef

1 : Après être successivement partie de Penzance (Grande-Bretagne), Brest, Concarneau, Douarnenez, Fort Boyard puis La Rochelle, la Mini Transat s’élancera cette année pour la toute première fois des Sables d’Olonne.

1 : Si, par le passé, elle a fait vingt fois escale aux Canaries, avec un record de neuf fois à Tenerife, la course marquera une pause inédite sur l’ile de La Palma lors de cette édition.

1 : Cette 23e Mini Transat – EuroChef est parrainée par un marin d’exception, Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe 2020-2021 mais aussi 12e de la Mini Transat 1999 et vainqueur de l’édition suivante, en 2001.

1 : Lors de la course, un bulletin quotidien émis sur la radio BLU par la direction de course est accessible aux concurrents pour connaitre la situation météo, les prévisions à 48 heures et les distances au but de chaque bateau.

3 : La Classe Mini 6.50 a confié à la société Korrigan et à l’association Les Sables d’Olonne Vendée Course au Large, club support de l’évènement, l’organisation de cette édition 2021 de la course, mais aussi les deux suivantes, en 2023 et 2025.

4 : Quatre continents sont représentés sur l’épreuve : l’Europe, l’Amérique du Sud, l’Amérique du Nord et l’Australie

4 : Quatre bateaux prototypes sont dotés de foils cette année : Cap Ingelec (900) de Camille Bertel, Pogo Foiler (969) de Tanguy Bouroullec, Speedyg (936) de Jay Thompson, et Teamwork (1019) de Pierre Le Roy.

4 : Si l’arrivée de la Mini Transat a, d’ores et déjà, été jugée à trois reprises en Guadeloupe (en 1985, 2013 et 2015), elle le sera pour la première fois à Saint-François.
6.50 : En mètres, la taille des bateaux dont le maître-bau ne dépasse par 3 mètres et le tirant d’eau 2 mètres.

7 : Sept voiliers (un pour 12 Mini 6.50), plus ou moins rapides, seront mobilisés sur chacune des deux étapes afin d’encadrer la flotte à tous les étages.

12 : Douze architectes différents ont signé les plans des bateaux engagés dans cette Mini Transat EuroChef, avec un record de vingt voiliers (19 Pogo 3 et un Proto) pour Guillaume Verdier.

14 : Le nombre de nations représentées (Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Espagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Irlande, Luxembourg, Russie et Uruguay). Si la France est le pays qui compte le plus grand nombre de coureurs avec un total de 55, viennent ensuite l’Espagne et l’Italie avec respectivement 8 et 7 marins.

14 : Depuis 1993 – exception faite de l’édition 1999 -, Denis Hugues est Directeur de course de l’épreuve.

15 : Le nombre de récidivistes sur cette 23e édition, avec un record de quatre participations (deux menées à leur terme) pour l’Espagnole Pilar Pasanau (240 Peter Punk). Tanguy Bouroullec, lui, participe pour la troisième fois consécutive à l’évènement.

18 : Lors du dernier Vendée-Globe, sur les 34 marins au départ, 18 étaient passés par la Mini Transat.

19 : L’âge du plus jeune concurrent de ce cru 2021, l’Allemand Melwin Fink.

23 : Le nombre d’éditions de la Mini Transat depuis sa création, en 1977, par le Britannique Bob Salmon.

26 : L’âge du plus vieux bateau de la flotte, le numéro 138, Poch’Trot de Thomas Grandin. Le plus récent est le 1019, Teamwork de Pierre Le Roy, mis à l’eau le 12 février dernier.

28 : Les années qui se sont écoulées entre sa première participation (1993) et celle d’aujourd’hui pour Pierre Meilhat.

35 : L’âge moyen des Ministes de cette édition 2021.

56 : Le nombre d’adhérents au réseau EuroChef.

66 : L’âge qu’aura au départ le doyen de la course, Georges Kick (529 Black Mamba). Ce dernier fêtera toutefois ses 67 ans le 27 octobre, soit deux jours avant le coup d’envoi de la seconde étape.

72 : A ce jour, le nombre d’écoles ayant fait la demande du kit pédagogique de la Mini Transat – EuroChef.

77 : Les site d’exploitations EuroChef.

84 : Les marins en lice dans la course avec, en détail, 72 hommes et 12 femmes.

84 : Le total de places ouvertes à l’épreuve. La répartition cette année : 24 Proto, 60 Série.

180 : Les bénévoles mobilisés lors des dix jours de festivités aux Sables d’Olonne, jusqu’au lendemain du grand départ, le 27 septembre.

198 : En centimètres, la taille du plus grand concurrent, Franck Lauvray (346 Alice), qui risque bien de trouver son bateau encore plus petit que les autres pendant sa traversée de l’Atlantique !

900 : Le nombre de techniciens EuroChef

1 106 : Les marins ayant, à ce jour, participé à la Mini Transat depuis sa création. Sur ce nombre, ils sont 845 à avoir bouclé l’aventure au moins une fois.

1 350 : Le nombre de milles que vont devoir parcourir les marins lors de la première étape pour rallier Les Sables d’Olonne et Santa Cruz de La Palma, soit environ 2 500 kilomètres et une petite semaine de mer pour les premiers.

2 426 : L’altitude du Roque de los Muchachos, le point culminant de l’île volcanique de La Palma, constitué d’un des rebords de la Caldera de Taburiente. Un sommet qui risque bien de créer des dévents importants au départ de l’acte 2 !

2 700 : Le nombre de milles de la deuxième étape entre Santa-Cruz et Saint-François, soit 4 445 kilomètres et deux semaines de mer.

4 050 : Le total des milles à avaler pour boucler la traversée, soit 7 500 kilomètres

6 808 : En m², la superficie du village de la course aux Sables d’Olonne ouvert au public du 16 au 26 septembre, avec un total de onze exposants.

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"Ça lutte contre le courant !" Pierre Quiroga, leader de la Solitaire à Bishop Rock, devant Alexis Loison et Corentin Horeau

 

Pierre Quiroga file à 9 nœuds au reaching avec le courant poursuivit par Alexis Loison (Région Normandie) et Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) à 1 mille de son tableau arrière. Il double le phare de Bishop Rock à 13h47, 9 mn devant Alexis Loison, et 12 mn devant Corentin Horeau.

 

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Crédit : A Courcoux


En prenant bien soin de ne pas entrer dans l’archipel, zone interdite par la direction de course de La Solitaire du Figaro, les 3 premiers de la flotte tricotent désormais au près serré afin de déborder les champs de cailloux, véritables marmites bouillonnantes de courants. La renverse d’ailleurs commence à 14h, ça se complique encore ! Si ce point de passage permet d’établir une petite hiérarchie au sortir d’une nuit et d’une matinée tactiques, la messe est loin d’être dite. Il n’y a pas de leader incontestable et il reste 120 milles à parcourir jusqu’à la baie de Morlaix dont une traversée de la Manche et une arrivée casse-tête en Bretagne nord. « Ça lutte contre le courant ! Je vais maintenant essayer de protéger ma place et rentrer en mode défense. Il y a de la route avec une transition de vent à chercher. » expliquait rapidement Pierre Quiroga à la VHF. Une autre course commence, la énième depuis le départ de Fécamp.

 

Passages à Bishop 

1. Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) à 13h47 

2. Alexis Loison (Région Normandie) à 13h56 

3. Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) à 13h59 

4. Alan Roberts (Seacat Services) à 14h19 

5. Gildas Mahé (Breizh Cola) à 14h21

 
Source : La Solitaire

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Arnaud Boissières annonce son co-skipper sur la Transat Jacques Vabre 2021, le duo sera au départ du Défi Azimut

 

Dimanche 7 novembre 2021, Arnaud Boissières s’élancera du Havre à bord de La Mie Câline, pour sa 8ème Transat Jacques Vabre en IMOCA. A cette occasion, il embarquera Rodolphe Sépho, talentueux skipper guadeloupéen, qui courait jusqu’ici en Class 40. Une association inédite pour deux hommes qui partagent la même ambition de se mesurer aux plus grandes courses océaniques. Arnaud Boissières et Rodolphe Sépho vont pouvoir expérimenter leur duo en course lors du Défi Azimut qu’ils courront ensemble à partir du 15 septembre.

 

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Crédit : V Olivaud


Une 8ème Transat Jacques Vabre consécutive en IMOCA pour Arnaud 

Neuf mois après avoir bouclé son 4ème Vendée Globe consécutif, Arnaud Boissières enchaîne avec une 8ème participation à la Transat Jacques Vabre. Des chiffres qui témoignent de son exceptionnelle régularité au plus haut niveau.

 
Pour cette nouvelle Route du Café, qu’Arnaud connait particulièrement bien, il retrouvera son bateau La Mie Câline. Un contexte connu, même si, pour la première fois, l’arrivée de l’édition 2021 sera jugée en Martinique.

 
Arnaud embarque avec lui un novice en IMOCA. Son co-skipper, Rodolphe Sépho, originaire de Guadeloupe, affiche deux participations à la Route du Rhum en Class 40 et de grandes ambitions en IMOCA, avec en point de mire le Vendée Globe 2024.

 
Pour Arnaud Boissières : « Je suis particulièrement heureux d’accueillir Rodolphe Sépho à bord de La Mie Câline pour la Transat Jacques Vabre. Le bonheur d’être en mer, c’est aussi pouvoir transmettre son expérience. Le format du double m’offre l’occasion de pouvoir faire découvrir ce nouveau support à Rodolphe Sépho et j’en suis ravi, tout en poussant le bateau au maximum de son potentiel pour être les plus performants possibles. »

  

Pour Rodolphe Sépho : « Je tenais à remercier Arnaud Boissières qui m’offre l’occasion de découvrir l’IMOCA en course, et ce très beau bateau qui a démontré son potentiel et sa fiabilité lors du dernier Vendée Globe. Au-delà de la découverte du bateau, c’est un vrai bonheur et une immense fierté pour moi, en tant que Guadeloupéen, d’arriver aux Antilles pour cette première marche de mon projet Vendée Globe 2024. »

 

Le Défi Azimut 2021, comme première expérience à deux 

Dès ce jeudi 9 septembre, le duo se retrouve pour le convoyage entre les Sables d’Olonne et Lorient, qui leur permettra, de valider leur qualification pour la Transat Jacques Vabre.

 
Ce Défi Azimut sera la première course officielle sur laquelle Arnaud et Rodolphe vont se retrouver. Ils vont participer aux « runs » du 15 septembre, avant de s’élancer pour le parcours au large et de terminer le dimanche 19 septembre par le tour de l’île de Groix.

 
Ce sera une belle opportunité de se mesurer aux 14 autres duos, qui seront également au départ de la Jacques Vabre en novembre. Avec l’objectif final de faire briller La Mie Câline et son duo de skipper, aux Antilles.

 Source : J Simonnet

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Le Spi OF aura lieu dans un mois, Aurélien Ducroz, Morgane Ursault-Poupon, Yves Le Blevec présents en baie de Quiberon

 

Il devait initialement se disputer lors du week-end Pascal, mais comme en 2020, a été décalé à l’automne pour cause de crise sanitaire. Le 43ème Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest se tiendra donc du 7 au 10 octobre 2021 à La Trinité-sur-Mer. Plus de 300 concurrents sont attendus en baie de Quiberon pour trois journées intenses de régate sur les six zones de course réparties dans la baie. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 24 septembre !

 

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Crédit : Spi OF


Comme à l’accoutumée, l’épreuve est ouverte aux monotypes J/70, J/80, Diam 24 OD, Open 5.70 et Open 7.50, Grand-Surprise, Mach 6.5, First 31.7, Mini 6.50, ETF 26, Class 40, aux Multi 2000 d’une longueur comprise entre 25 et 59 pieds, aux IRC double et double mixte (TCC minimum de 0.949), aux voiliers IRC en équipage (TCC minimum de 0,850) d’une longueur minimum de 7 mètres, et enfin aux OSIRIS Habitable d’une longueur hors-tout minimum de 7 mètres.

 

Un cru 2021 déjà prometteur 

En pleine préparation et à un mois du départ de la Transat Jacques Vabre, Aurélien Ducroz, multiple champion du monde de ski freeride et skipper de Crosscall, sera à la barre de son récent Class 40 sur plan Lombard, tout comme Morgane Ursault-Poupon, fille du célèbre navigateur Philippe Poupon, et qui elle aussi prépare cette transat en double sur Up Sailing en compagnie de Julia Virat, guide haute montagne. Les fidèles du Spi qui ne comptent plus le nombre de participations et de victoires, attendent l’évènement avec toujours la même impatience, de Frédéric Bourdereau ancien champion du monde de 420 à la barre de son Sun Odyssey 40 Charrette III en Osiris, à Jean-Christophe Mourniac, ancien de l’équipe de France de Tornado sur le catamaran volant ETF 26 Team Pro, Sylvain Péllissier l’un des piliers de la classe J/80 sur Intuitive Sails et ancien vainqueur, ou encore Patrick Bot (Ecole Navale) habitué des « top 5 » au Spi sur le même monotype. Quant à Clément Cron à la barre du Diam 24 Groupe Atlantic, il va tenter de confirmer sa superbe victoire lors du Tour Voile 2021.

 

Un nouveau rendez-vous : Le National Figaro 3 en équipage 

Le déjà célèbre monotype Figaro 3 construit par Bénéteau, et qui a tiré ses premiers bords en course au printemps 2019, sera à l’occasion du « Spi » le support du National en équipage, véritable championnat de France validé par la FFVoile. Plusieurs coureurs disputant actuellement la Solitaire du Figaro, ont déjà manifesté leur vif intérêt, tout comme de grands noms de la course au large, voire d’anciens vainqueurs de La Solitaire, toujours avides de se confronter en baie de Quiberon. Marcus Hutchinson, membre de la commission course au sein de la classe Figaro 3 avec Tanguy Le Turquais, mais également armateur de trois bateaux, ne cache pas sa satisfaction : « Quand nous avons su que le « Spi » se déroulerait en automne, donc après la saison en double et en solitaire, nous nous sommes dit que c’était une formidable opportunité de venir régater à La Trinité, et ainsi profiter de cet évènement unique pour y disputer le National en équipage de quatre. Je rencontre beaucoup de skippers très envieux et motivés de venir ferrailler en baie de Quiberon, et qui ne devraient guère trouver de difficultés pour embaucher trois équipiers de haut vol. Et outre l’aspect régate sur ce bateau exigeant et qui à quatre sera mené à 200 %, nous avons bien l’intention de ne pas lésiner sur l’aspect convivial et festif à terre… Je ne serai donc pas surpris que nous soyons au moins une dizaine de monotypes, voir bien plus… »

 

La grande parade : nouveau temps fort majeur du Spi ! 

L’autre nouveauté cette année sera la grande parade pour tous les concurrents le samedi 9 octobre au départ du port, et qui vont embouquer le chenal ensemble. Ce moment festif pourra être suivi par le public notamment à partir du chemin des douaniers à la Trinité-sur-Mer ou du sentier côtier à Saint-Philibert. « On souhaite faire sortir ensemble à 9 heures 15 précises tous les concurrents, derrière des bateaux emblématiques comme celui de la SNSM, puis à la sortie du chenal, donner un départ avec tous les bateaux » explique le navigateur Yves Le Blevec (Actual Ultim 3), également adjoint au maire de La Trinité-sur-Mer en charge du nautisme, et qui a proposé cette séduisante idée.

 

Le Programme 

Jeudi 7 octobre 

De 14h00 à 21h00 : remise des stickers, QR Code et ravitaillement sous la tente secrétariat de course 

Vendredi 8 octobre 

11h00 : une ou plusieurs courses à suivre 

À partir de 18h00 : programme à terre 

Samedi 9 octobre 

9h15 : parade de sortie du port puis départ commun 

10h00 : une ou plusieurs courses à suivre 

À partir de 18h00 : programme à terre 

Dimanche 10 octobre 

9h30 : une ou plusieurs courses à suivre 

16h00 : remise des prix 

Source : S Guého

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Alex Pella, co-skipper de Romain Pilliard sur le Trimaran Use It Again !, objectif : le record du Tour du Monde à l’Envers

Il est l’un des six hommes les plus rapides autour du monde à la voile, l’espagnol Alex Pella sera co-skipper de Romain Pilliard sur Use It Again!, le trimaran de l’économie circulaire. Les deux marins s’élanceront en double cet automne à l’assaut du Record du Tour du Monde à l'Envers, contre les vents et les courants dominants.  

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Crédit : J Mignot - Use It Again!


Seize ans après le Record d'Ellen MacArthur autour du monde en solitaire sur ce trimaran géant de 23 mètres, rénové et entretenu selon les principes de l'économie circulaire, Romain Pilliard et Alex Pella s’attaquent à l’un des records les plus difficiles au monde. Seuls cinq marins depuis 1895 ont inscrit leurs noms sur ce record, et aucun n’a encore jamais réussi en trimaran. Objectif : démontrer que la qualité de la performance sportive et de l'aventure humaine, n'est pas réservée aux projets les plus innovants et impactants pour la planète.

 

Un nouveau challenge sportif 

"Je suis très heureux de repartir sur un nouveau Tour du Monde, à l'envers cette fois-ci ! Si nous réussissons, je deviendrai ainsi détenteur des deux records, un palmarès que je n'aurais jamais imaginé, même les plus grands marins ne l'ont jamais tenté. Aujourd'hui, me lancer dans ce nouveau défi a une saveur particulière puisque je suis papa de deux jeunes enfants. Partir en mer, près de quatre mois, sur un tel parcours n'est pas anodin. Le challenge sportif et le projet Use It Again! de Romain me motivent énormement, d'autant que ce trimaran robuste et fiable est idéal pour se lancer dans ce tour du monde à l'envers", explique Alex Pella.

 

"Alex a toujours été mon choix numéro 1"

« Je connais Alex depuis plusieurs années, il était venu découvrir mon bateau après la Route du Rhum, nous avions déjà évoqué la perspective de ce tour du monde. Alex a une incroyable faculté à s’adapter aux autres, je l’ai bien senti dès nos premiers entraînements. On s’entend très bien, et quand il s’agit de passer une centaine de jours en double dans des conditions difficiles, il ne faut pas se tromper. Aujourd’hui, j’ai confiance en mon bateau, j’ai confiance en mon co-skipper, je ne peux pas rêver mieux pour partir à l’assaut de ce nouveau défi », se réjouit Romain Pilliard, skipper du trimaran Use It Again !.

 
Navigations en Bretagne, finalisation de la préparation technique du trimaran avec Thierry Duprey du Vorsent, nouveau boat captain du trimaran, gestion de l’organisation de la vie à bord (nourriture, vêtements, énergie, etc..), la rentrée est dense pour Romain Pilliard et Alex Pella. L’équipage du trimaran Use It Again ! sera en stand-by fin novembre pour s’élancer sur le Record du Tour du Monde à l’envers.

 
Source : Use it Again

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Tous au 43ème Spi Ouest-France du 7 au 10 octobre !

Il devait initialement se disputer lors du week-end Pascal, mais comme en 2020, a été décalé à l’automne pour cause de crise sanitaire. Le 43ème Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest se tiendra donc du 7 au 10 octobre 2021 à La Trinité-sur-Mer. Plus de 300 concurrents sont attendus en baie de Quiberon pour trois journées intenses de régate sur les six zones de course réparties dans la baie. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 24 septembre !

Comme à l’accoutumée, l’épreuve est ouverte aux monotypes J/70, J/80, Diam 24 OD, Open 5.70 et Open 7.50, Grand-Surprise, Mach 6.5, First 31.7, Mini 6.50, ETF 26, Class 40, aux Multi 2000 d’une longueur comprise entre 25 et 59 pieds, aux IRC double et double mixte (TCC minimum de 0.949), aux voiliers IRC en équipage (TCC minimum de 0,850) d’une longueur minimum de 7 mètres, et enfin aux OSIRIS Habitable d’une longueur hors-tout minimum de 7 mètres.

Un cru 2021 déjà prometteur

En pleine préparation et à un mois du départ de la Transat Jacques Vabre, Aurélien Ducroz, multiple champion du monde de ski freeride et skipper de Crosscall, sera à la barre de son récent Class 40 sur plan Lombard, tout comme Morgane Ursault-Poupon, fille du célèbre navigateur Philippe Poupon, et qui elle aussi prépare cette transat en double sur Up Sailing en compagnie de Julia Virat, guide haute montagne. Les fidèles du Spi qui ne comptent plus le nombre de participations et de victoires, attendent l’évènement avec toujours la même impatience, de Frédéric Bourdereau ancien champion du monde de 420 à la barre de son Sun Odyssey 40 Charrette III en Osiris, à Jean-Christophe Mourniac, ancien de l’équipe de France de Tornado sur le catamaran volant ETF 26 Team Pro, Sylvain Péllissier l’un des piliers de la classe J/80 sur Intuitive Sails et ancien vainqueur, ou encore Patrick Bot (Ecole Navale) habitué des « top 5 » au Spi sur le même monotype. Quant à Clément Cron à la barre du Diam 24 Groupe Atlantic, il va tenter de confirmer sa superbe victoire lors du Tour Voile 2021.

Un nouveau rendez-vous : Le National Figaro 3 en équipage

Le déjà célèbre monotype Figaro 3 construit par Bénéteau, et qui a tiré ses premiers bords en course au printemps 2019, sera à l’occasion du « Spi » le support du National en équipage, véritable championnat de France validé par la FFVoile. Plusieurs coureurs disputant actuellement la Solitaire du Figaro, ont déjà manifesté leur vif intérêt, tout comme de grands noms de la course au large, voire d’anciens vainqueurs de La Solitaire, toujours avides de se confronter en baie de Quiberon. Marcus Hutchinson, membre de la commission course au sein de la classe Figaro 3 avec Tanguy Le Turquais, mais également armateur de trois bateaux, ne cache pas sa satisfaction : « Quand nous avons su que le « Spi » se déroulerait en automne, donc après la saison en double et en solitaire, nous nous sommes dit que c’était une formidable opportunité de venir régater à La Trinité, et ainsi profiter de cet évènement unique pour y disputer le National en équipage de quatre. Je rencontre beaucoup de skippers très envieux et motivés de venir ferrailler en baie de Quiberon, et qui ne devraient guère trouver de difficultés pour embaucher trois équipiers de haut vol. Et outre l’aspect régate sur ce bateau exigeant et qui à quatre sera mené à 200 %, nous avons bien l’intention de ne pas lésiner sur l’aspect convivial et festif à terre… Je ne serai donc pas surpris que nous soyons au moins une dizaine de monotypes, voir bien plus… »

La grande parade : nouveau temps fort majeur du Spi !

L’autre nouveauté cette année sera la grande parade pour tous les concurrents le samedi 9 octobre au départ du port, et qui vont embouquer le chenal ensemble. Ce moment festif pourra être suivi par le public notamment à partir du chemin des douaniers à la Trinité-sur-Mer ou du sentier côtier à Saint-Philibert. « On souhaite faire sortir ensemble à 9 heures 15 précises tous les concurrents, derrière des bateaux emblématiques comme celui de la SNSM, puis à la sortie du chenal, donner un départ avec tous les bateaux » explique le navigateur Yves Le Blevec (Actual Ultim 3), également adjoint au maire de La Trinité-sur-Mer en charge du nautisme, et qui a proposé cette séduisante idée.

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SailGP. L’étape française à St-Tropez. Le portrait de Billy Besson

SailGP a réalisé un beau portrait de Billy Besson skipper de l’équipe SailGP France.

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Vendée Globe. Alva Yachts se lance avec Jörg Riechers dans la construction d’un plan Farr


La marque allemande de Yachts Electriques de Luxe ALVA YACHTS a décidé de se lancer sur le Vendée Globe en investissant dans la construction d’un IMOCA aux côtés du skipper allemand Jörg Riechers.

Pour Holger Henn (fondateur et PDG d’ALVA YACHTS), cette étape souligne la position de l’entreprise et son esprit pionnier dans la construction de bateaux innovants. « Alva Yachts a pour mission de proposer les meilleurs bateaux aux explorateurs des océans. » Pour son skipper, Jörg Riechers : « Il n’y a pas de meilleur terrain d’essai pour les produits marins que les espaces éloignés et rudes du sud de l’océan Arctique. Les solutions qui fonctionnent là-bas, fonctionneront partout. Les clients d’Alva Yachts bénéficieront des connaissances acquises dans cette région pleine de défis. »
La forte sollicitation des matériaux et surtout des composants électroniques, tels que les capteurs et les commandes, joue un rôle majeur pour les développeurs d’ALVA YACHTS lors de l’équipement des bateaux du Vendée Globe. « L’accent sera mis sur l’optimisation de nos équipements électroniques et télématiques, que nous utiliserons ensuite également dans les yachts électriques autonomes de la série OCEAN ECO. »



Le processus de conception de « l’ALVA blue IMOCA » a déjà commencé. Outre Farr Yacht Design d’Annapolis/USA, l’une des sociétés les plus réputées dans le développement de yachts de course, les deux architectes français Guillaume Dupont et Etienne Bertrand sont également à bord. Jörg Riechers a délibérément choisi cette configuration comme un mélange d’innovation et de tradition.

Farr Yacht Design a fait preuve d’une position exceptionnelle au fil des années et a été presque la seule entreprise non française à percer sur le marché de l’IMOCA, qui est fortement dominé par la France. La construction du bateau est assurée par TRIMARINE, la société de Fernando Sena. Ce chantier naval est à l’origine de nombreuses réalisations pionnières dans la construction de bateaux en matériaux composites. Entre autres, sept bateaux de la Coupe de l’America, le Volvo 70, l’IOR Maxis, le TP 52 et quelques Raceboats de l’IRC y ont été construits.

ALVA YACHTS présentera au public son engagement et l’investissement pour la construction de l’IMOCA60 pour le prochain Vendée Globe 2024/2025 lors du Cannes Yachting Festival de cette année.

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Solitaire. La belle trajectoire de Pierre Quiroga

Pierre Quiroga a repris la tête de la flotte après une belle trajectoire en approche de Bishop. Un virement opportun bien placé pour passer le DST qui lui a permis de prendre 3 mn à ses concurrents directs. A ses côtés, Alexis Loison et Corentin Horeau restent en embuscade pour la victoire d’étape.

Cette 3e étape n’en finit pas d’aller de rebondissements en rebondissements même s’il elle difficile de l’apprécier sur la cartographie. Les mots des marins en disent longs sur leurs choix et leur état de fatigue. Ceux qui parviendront à garder le plus de lucidité seront sans doute les mieux classés à l’arrivée. A moins de 140 nm de l’arrivée, Pierre Quiroga est peut-être en train d’écrire son histoire sur cette Solitaire. Mais rien n’est encore joué. La dernière ETA donne une arrivée entre 12h et 14h ce jeudi. Il devrait donc encore se passer beaucoup de choses d’ici là.

orentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) : « Ce classement fait bien plaisir. C’est dur en ce moment et les prochaines heures s’annoncent compliquées. Cette nuit était sympa, au portant jusqu’à Saint Gowan dans des endroits où on ne va jamais. Lundy aussi, c’était une belle première. Finalement, on a fait du spi ! La météo est très aléatoire, il faut faire avec ce qu’on a. Cette nuit, on a eu jusqu’à 20 nœuds et en ce moment, il y a 10-11 nœuds. La brume est tombée il y a une demi-heure. On ne voit pas à 2 mètres. On regarde un peu plus l’AIS, c’est une belle ambiance britannique ! C’est très instable, c’est compliqué de dormir. Il faut que je grappille du sommeil mais ce n’est pas facile. C’est la grande loterie cette étape, jusqu’à la fin tout peut encore être chamboulé. Il faut avoir les nerfs solides, mais il vaut mieux être devant que derrière ! »

Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) : « C’est un calvaire ! J’étais très satisfait de ma première partie de nuit après Saint Gowan sous gennaker. Et je me suis complètement écroulé, le vent a fait des siennes, je me suis retrouvé à 4 milles du paquet. Et ce matin, le brouillard est arrivé en force, je ne vois pas le haut de la voile en éclairant. Bref, pas facile cette nuit ! Le vent bouge beaucoup, avec des rotations qui peuvent aller jusqu’à 30°. Je viens de remballer le gennaker, je suis sous grand-voile haute génois. C’est sensé prendre de la droite donc aura un virement de bord avant Bishop. Il peut y avoir des grains aux Scilly mais si cela tient comme ça on peut y être en fin de matinée. »

Alexis Loison (Région Normandie) : « Je ne suis pas très rapide, j’étais en train de dire des gros mots ! On est en direction du phare de Bishop, au près. J’ai fait un très joli bord de portant vent de travers, j’ai tenu le grand spi longtemps tandis que les autres étaient sous gennaker. Quelle étape ! Entre ce qu’il s’est passé hier et la flotte compacte, ce n’est pas simple et en plus, ce n’est pas terminé. Il n’y pas vraiment de leader qui se détache. Ça commence à tirer, les conditions ne sont pas faciles pour dormir. J’ai changé de voile trop tard car je m’étais endormi. Mais c’est pareil pour tout le monde ! Ce matin, on ne voit pas les feux des autres bateaux alors qu’ils sont très proches, mais avec l’AIS, on est épié de toutes parts ! Tout à l’heure, j’entendais parler à la VHF mais en fait personne ne parlait, j’essaie de ne pas mettre dans le rouge. On a un vent de 10 nœuds avec une mer très courte, un clapot serré qui rend pénible l’avancée. Il faut trouver les bons réglages. Il nous reste 40 milles pour atteindre le phare de Bishop Rock sachant qu’en ce moment on a le courant contraire. Je nous y voit en début d’après-midi. »

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Jean-Marie Dauris aux côtés de Yannick Bestaven en remplacement de Roland Jourdain

Yannick Bestaven et Roland Jourdain se réjouissaient de partager ensemble une nouvelle fois cette aventure nautique d’envergure qu’est la prochaine transat Jacques Vabre Le Havre Normandie. Le sort en a décidé autrement.

Souffrant du dos depuis quelques temps et, à la suite d’examens poussés, une hernie discale a été diagnostiquée. Cet état de fait contraint Roland Jourdain à poser son sac de marin quelques temps et à prendre la décision de ne pas concourir aux côtés de Yannick, la course phare de la saison. « M’engager avec Yannick sur la Transat Jacques Vabre équivaudrait à le laisser partir en solitaire. Mon état de santé actuel ne me permet ni de manœuvrer correctement, ni de me déplacer à bord de Maître CoQ IV, qui, comme tous les IMOCA, est un bateau exigeant. Ajouté à cela la concurrence relevée qui sera au départ… Sportivement, ça n’aurait pas de sens. Humainement, je lui ferai prendre une sacrée responsabilité. Physiquement, il me serait impossible de tenir. Evidemment, cette décision m’attriste et est tout aussi douloureuse que ma hernie ; mais il faut raison garder. Mon corps m’impose de faire une pause. Je vais l’écouter pour mieux revenir ! » déclare Roland Jourdain.

« Toute l’équipe voile Maître CoQ et moi saluons le courage de Roland. La décision de ne pas courir la Jacques Vabre alors qu’il a l’esprit de compétition, l’amour de la mer et de la voile chevillés au corps, n’est pas simple à prendre, ni à accepter, » témoigne Yannick Bestaven avant de poursuivre, « Ce coup du sort n’entrave en rien notre collaboration avec Roland pour le futur. Dès qu’il sera remis, il nous conseillera comme il le fait depuis 2019 pour le Maître CoQ V actuellement en construction et qui sera à l’eau en juin 2022. En attendant, les collaborateurs et la direction de Maître CoQ ainsi que toute notre team lui souhaitons de bien se rétablir. C’est le plus important. »

Cette décision prise, Yannick a demandé à Jean-Marie Dauris, son directeur technique et sportif de prendre la place de co-skipper, ce que ce dernier a accepté. « Jean-Marie est celui qui, après moi, a le plus navigué sur Maître CoQ IV depuis 2019. Ses compétences sportives* ne sont plus à démontrer avec de nombreuses performances en match racing au niveau mondial, trois campagnes de coupe de l’América, une préparation olympique et les J.O de Sidney en Soling. Et humainement, tout se passera très bien, nous sommes amis et vieux compagnons de route puisque nous avons débuté ensemble sur le bassin d’Arcachon il y a plus de 30 ans », précise Yannick.
Même son de cloche du côté de Roland : « Ce qui me console dans cette situation, c’est que c’est Jean-Marie Dauris qui va officier en tant que co-skipper aux côtés de Yannick. Je suis très heureux pour lui car je pense qu’il en rêvait. Le marin possède tout le savoir requis. Yannick et Jean-Marie forment un duo très complémentaire et performant. »

Prochaine étape pour Yannick et Jean-Marie, décrocher leur ticket d’entrée afin de pouvoir prendre le départ de la Transat Jacques Vabre Le Havre Normandie le 7 novembre. Le duo quitte donc le port de La Rochelle demain mardi en fin de journée pour effectuer un parcours de qualification sous le contrôle de la Direction de Course qui suivra Maître CoQ IV à la trace afin de vérifier que les 1000 milles réglementaires sont bien effectués.

*Extrait du palmarès sportif de Jean-Marie Dauris

10ème Jeux Olympiques de Sydney en Soling 3 participations à la Coupe de l’America (Défi Areva, Team German et ALL4ONE) 2ème Championnat du Monde de Soling 3ème Championnat d’Europe de Soling 3ème Championnat du Monde de Match Racing Champion de France de Match Racing à 2 reprises Victoires sur le circuit des TP52 Victoires sur le World Match Racing Tour

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Revivez le Fastnet d’Aurélien Ducroz et David Sineau

Aurélien Ducroz et David Sineau vous emmènent à bord du Class40 Crosscall pour vivre de l’intérieur leur dernière course. La Rolex Fastnet Race est l’une des courses au large les plus connues au Monde, plus de 400 bateaux au départ et 33 class40 !
C’est dans des conditions plutôt très ventées qu’a été donné le top départ de cette course mythique, avec des rafales à plus de 35 nœuds. Accrochez vos ceintures et bienvenue à bord ! 🚀🚀

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