• 1
  • 2
  • 3

Icones About sailing

previsions sailingnewscartographies

L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme
Super Utilisateur n'a pas encore mis à jour sa biographie

Premiers milles, déjà l’heure des choix

Les 34 concurrents de La Solitaire du Figaro viennent de s’élancer ce dimanche, pour la quatrième et ultime étape de la course : 685 milles entre la Baie de Morlaix et Saint-Nazaire avec comme seule marque de passage le fameux phare du Fastnet, au sud de l’Irlande.

Météo encore une fois incertaine, parcours totalement ouvert, flotte homogène, options à prendre dès ce soir, la plus longue épreuve de cette 52e édition, celle qui sacrera le vainqueur, est l’étape de tous les possibles.
Les concurrents, qui ont déjà parcouru plus 1700 milles de navigation (soit 2.550 km) depuis le début de l’épreuve, s’attaquent aujourd’hui au dernier tronçon et non des moindres. Cette nouvelle manche de 685 milles entre la Baie de Morlaix et Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, est la plus longue des étapes disputées jusqu’ici ! La plus longue pour le nombre de milles parcourus mais aussi, probablement, la plus longue en nombre de jours de navigation attendus.

La météo est encore incertaine, les fichiers ont du mal à s’accorder : il va falloir prendre des décisions stratégiques et, ce, dès ce soir : “Dès la cardinale Astan, à la fin du parcours côtier, il faudra faire un choix par rapport au passage des îles Scilly, qu’on pourra passer selon la météo au nord ou au sud” détaille Damien Cloarec (Saferail). “Après, la montée vers le Fastnet se fera au portant. C’est cool mais, suivant le timing d’arrivée au Fastnet mardi matin, on peut se faire rattraper par une dorsale anticyclonique. Si on est lent et qu’on se retrouve dedans, là vous allez devoir nous attendre à Saint-Nazaire ! Une chose est sûre : sur cette étape, il va y avoir du jeu !”

Jeanne Grégoire, directrice de Finistère Pôle course au large confirme : “Les marins sont déjà bien fatigués par cette Solitaire qui est juste extraordinaire parce que le parcours sportif est superbe. En même temps, cette dernière étape est pleine d’incertitudes. C’est forcément excitant pour ceux qui sont derrière, parce qu’on se dit qu’il y a des choses à faire, et un peu stressant pour ceux qui sont devant.”

Stratégies et projections

Oui cette étape est celle de tous les possibles. Les leaders vont devoir se positionner : naviguer propre tout en gardant à l’œil leurs plus proches adversaires ou essayer d’accentuer leur avance ; de son côté, la jeune génération, enthousiaste, va tout tenter.

Xavier Macaire (Groupe SNEF), second au classement général provisoire, souhaite défendre sa place : “Mon objectif est de maintenir ce classement. Je ne veux pas redescendre de ce podium. Je me laisse évidemment l’opportunité d’aller chercher la première place si l’occasion se présente ; si j’ai un feeling sur une option, un coup à jouer, je le tenterai bien sûr. Mais ma philosophie pour cette quatrième étape n’est pas de prendre des risques, de tenter des coups du diable pour gagner à tout prix.”

Le leader Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) sait que ce peut être, pour lui, l’étape de tous les dangers, lui qui a tout à perdre et aussi, surtout, tout à gagner. Une position de chassé qui peut finalement être inconfortable pour le sudiste qui s’avouait, ce matin, un peu stressé : “Ce qui est dingue c’est que la victoire sur cette Solitaire – qui est hyper longue et hyper dure – sacrera un magnifique vainqueur, que ce soit moi ou pas. Aujourd’hui, chacun a ses doutes, ses convictions quant aux écarts en temps au classement général provisoire. Chacun joue avec ses cartes, il faudra trouver un atout. Je ne suis pas le seul à stresser et à douter. Il faut être humble sur cette étape dans ce genre de conditions, où il y aura peu de vent, du courant, des systèmes météo à traverser. Je pense que la clé, c’est de s’amuser, et depuis le début, je me suis éclaté sur cette Solitaire.”

La jeune génération, elle, est prête à tout donner : “Je suis très contente de pouvoir prendre le départ de cette quatrième étape”, explique Charlotte Yven (Team Vendée Formation). “Ce n’est que du bonus ! Je vais me faire plaisir, je vais attaquer, je n’ai pas dit mon dernier mot. Je ne vais pas me laisser faire. Je prends de l’expérience, j’ai envie de me faire plaisir, de tout donner, de faire une belle course, de naviguer proprement et, pourquoi pas, refaire une belle manche. Mais je ne me mets pas trop de pression.”

Pep Costa (Cybèle vacances – Team to play B) du haut de ses 22 ans est, lui aussi “à fond ! C’est la première fois que je participe à La Solitaire du Figaro mais ça ne va pas m’empêcher d’attaquer”.

Enfin, pour certains, l’étape a déjà une saveur particulière à l’instar de Tanguy Le Turquais (Quéguiner – Innovéo) qui quittera le circuit Figaro Bénéteau après cette ultime manche :”Je sais que c’est ma dernière. J’ai envie d’aller prendre du plaisir, oublier tout ce qui s’est passé avant et la vivre comme une seule et unique étape. De toute façon, elle va être longue et très ouverte, il faudra trouver vite du plaisir pour être bien en mer jusqu’à la fin. Je vais essayer de plus profiter du moment mais le plaisir, pour nous tous, vient par la performance. Il faudra essayer d’être bon, c’est ça qui va procurer du plaisir.”

Bon départ en Baie de Morlaix

Le départ a donc été donné cet après-midi entre Trégor et Léon, en Baie de Morlaix, pour un parcours d’environ 8 milles disputé dans des conditions idéales vent de nord/est d’une dizaine de nœuds.
Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) prend le meilleur départ, premier à la bouée de dégagement puis à la bouée de la Baie de Morlaix située au pied de la Chapelle Sainte-Barbe. Pierre Leboucher (GUYOT Environnement – Ruban Rose) et Charlotte Yven (Team Vendée Formation) lui emboîtent le pas, pressés par une flotte compacte…

Les 34 solitaires viennent donc de s’élancer pour un long parcours, sur lequel on pourra peut-être voir se dessiner les premières options stratégiques demain, dans la matinée, au passage des îles Scilly.

L’article Premiers milles, déjà l’heure des choix est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
12 lectures
0 commentaires

Nathan Outteridge et les Japonais remportent le France Sail Grand Prix à Saint Tropez, Besson : "On termine sur une bonne note"

La grande inconnue de ce dimanche à Saint-Tropez, en dehors du score final, culminait au dessus des ponts des F50 : pour la première fois, les 8 équipages ont régaté avec la grande aile rigide (29 m de haut), aile testée très rapidement à Aarhus, mais pas par tous et jamais en régate. Leigh McMillan, le régleur d’aile du France SailGP Team la découvrait ce matin. Le bateau tricolore était le premier sur l’eau pour que l’équipage (retour à 5) puisse se familiariser avec cette grande dame, sentir le comportement du bateau, surtout dans les manœuvres. Et tous les teams ont eu une paire d’heures, avant les compétitions, pour prendre la mesure de leur nouveau « moteur ».

 
Il fallait bien booster un peu les bolides de 50 pieds car la brise thermique n’a jamais soufflé à plus de 7/8 nœuds, empêchant souvent les catamarans de se hisser sur leurs foils. En plus d’être erratique en force, le vent a eu du mal à se stabiliser en direction : des bascules de plus de 40 degrés ont plusieurs fois rebattu les cartes et redistribué les atouts pendant les courses. La plupart des équipes ont donc alterné le meilleur et le pire, et ce sont les Néo-Zélandais de Peter Burling qui vont en faire les frais. Derniers de la manche 5 – une régate remportée haut la main par les Danois - les Kiwis voient filer leur ticket en finale dans les mains des Japonais…

 
Le combat fut sans merci sur les lignes de départ pour tenter d’accéder à cette ultime course à trois. Lors de la manche 4, une pluie de pénalités s’est abattue sur six des huit concurrents. Dans l’ultime régate de qualif’, les Britanniques ont écopé de 4 points de pénalité pour avoir forcé le passage et percuté le bateau espagnol au coup d’envoi…

 

Coup de théâtre et coup double japonais 

La finale opposant les teams américaine, japonaise et espagnole n’a pas été exempte de rebondissements. Une fois de plus, le jury est intervenu pour sanctionner des fautes, laissant les Américains s’envoler loin devant. Les hommes de James Spithill semblent alors être sur le point de remporter leur toute première finale du championnat. Mais une énorme bascule de vent dans le dernier bord de portant offre à Outteridge et son groupe l’occasion de prendre les commandes.

 
Le quadruple champion du monde et champion olympique de 49er (2012), grand expert du Moth à foil et ancien barreur de l’America’s Cup remporte à Saint-Tropez son deuxième événement de la saison (après Tarente en Italie). « Le vent a tourné dans tous les sens. C’était une course tellement compliquée et stressante, on est super contents ! » reconnaît Outteridge quelques minutes après sa victoire. Cette performance en France propulse le clan japonais en tête du classement général de SailGP après 5 actes, devant les Américains et les Australiens.

 

Les Français satisfaits de leur dernière journée 

 « Soyons sûrs de faire les courses à 100%, pas à 80 ! ». Ce matin dans la base française, Billy Besson a harangué ses troupes. Quelques mots simples pour rappeler à tous (et à lui-même) l’importance de ne pas gâcher les occasions en commettant des erreurs évitables.

 
Après une mauvaise entame samedi, ils ont montré aujourd’hui un bien meilleur visage : 4e et 3e. « On termine sur une bonne note, reconnaît Billy à l’issue de la journée. On s’est bien battus et on a été inspirés alors que les conditions étaient compliquées. On a joué avec les gars devant, donc c’est top, on est heureux de terminer comme ça ! »

 
Le bilan comptable n’est pas à la hauteur des espérances et les Français ont besoin de trouver plus de régularité. Mais c’est également le cas pour la plupart de leurs rivaux. Car contrairement à la saison précédente, la hiérarchie est aussi fragile que les écarts en points sont faibles au classement général. Dans moins d’un mois, on ouvre à nouveau les compteurs à Cadix, pour le Spain Sail Grand Prix (9-10 octobre).

 

CLASSEMENT DU FRANCE SAIL GRAND PRIX

1- JAPAN / Nathan Outteridge / 10 points
2- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 9 points
3 - SPAIN / Phil Robertson / 8 points
4- NEW ZEALAND / Peter Burling / 7 points
5- DENMARK / Nicolai Sehested / 6 points
6- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 5 points
7- FRANCE / Billy Besson / 4 points
8- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 3 points

 

CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE SAILGP APRÈS 5 ACTES

1- JAPAN / Nathan Outteridge / 37 points
4- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 35 points
1- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 35 points
2- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 34 points
6- SPAIN / Phil Robertson / 31 points
5- NEW ZEALAND / Peter Burling / 30 points
8- DENMARK / Nicolai Sehested / 28 points
7- FRANCE / Billy Besson / 27 points

Source : V Bouchet

Lire la suite
14 lectures
0 commentaires

C'est parti pour la dernière étape de la Solitaire, Corentin Horeau, Pierre Leboucher et Charlotte Yven en pôle position

 

Les 34 solitaires se sont élancés à 16h dans des conditions idéales pour effectuer un parcours-spectacle en baie de Morlaix. 6-8 nœuds de vent de nord-est et une flotte qui se scinde rapidement en deux groupes : à terre ou au large pour rejoindre la bouée de dégagement.

image

Crédit : A Courcoux

Une fois de plus Arthur Hubert (MonAtoutMonEnergie.fr) réalise un superbe départ, de même que Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) et Xavier Macaire (Groupe SNEF). Le courant de marée descendante demeure le paramètre primordial à prendre compte sur ce parcours côtier de 8 milles.

Pointage bouée Baie de Morlaix

1. Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie)
2. Pierre Leboucher (GUYOT Environnement - Ruban Rose)
3. Charlotte Yven (Team Vendée)
4. Martin Le Pape (Gardons la vue)
5. Xavier Macaire (Groupe SNEF)


Source : La Solitaire

Lire la suite
14 lectures
0 commentaires

Innovation, diversité et développement durable…

Précurseur depuis sa création, la Classe Mini et ses 300 adhérents continuent d’influer le mouvement : innovation, diversité ou développement durable… autant de thématiques dans l’air du temps que la Classe porte dans son ADN.

Des prototypes inspirants

S’ils ne représentent que 23% des bateaux de la Classe Mini, les prototypes Mini 6.50 n’en sont pas moins les fers de lance de l’innovation dans le monde de la course au large.
Le proto c’est quoi ? Un bateau conforme à  la jauge de la classe détaille Joël Gâté, jaugeur : “le bateau doit rentrer dans un cadre de 2 mètres de tirant d’eau, 12 de tirant d’air, 3 mètres de large, 6,5m de long. Tout le reste est complètement ouvert : design, matériaux de construction, équipements, accastillage… tant que ça reste dans le cadre ! “.
C’est cette liberté qui a donné lieu à certaines des plus belles innovations de la voile ces dernières décennies : la quille pendulaire tout d’abord marquera les années 90. Dès 2010, c’est sur un Mini qu’on voit apparaître une autre révolution architecturale : les étraves arrondies.”Ce n’est pas une innovation proprement dite, explique Joël Gaté, car ce design existait déjà sur des bateaux québécois : les scows ; mais c’est la première fois qu’on le voyait adapté à un bateau de course au large [le 747 plan David Raison ndlr]. Très vite le 747 a prouvé sa vélocité, avec un gain de vitesse incroyable, dominant largement les débats, sans compter un gain de confort non négligeable puisque le skipper vit désormais quasiment au sec : du jamais vu sur un bateau de large!
Cette carène a donc révolutionné la façon dont les architectes conçoivent désormais les bateaux. Le concept a rapidement fait des adeptes en Mini bien-sûr (avec notamment le 865) puis s’est exporté dans les autres classes, notamment la Class40, et pour moi, depuis la quille pendulaire, le “bout-rond” reste l’innovation la plus marquante de ces dernières années.”

Depuis,  les skippers de prototypes ont adopté les foils et dans ce domaine, ils ne sont pas, non plus, en mal d’inspiration. Le développement technique et technologique de leur bateau est même l’un des moteurs de leur motivation comme l’illustre Tanguy Bourroulec, skipper du 969 – POGO FOILER, à propos du développement de ces foils : “Le choix du design du foil c’était presque le choix le plus long à faire. Il y a eu énormément d’échanges notamment autour de la CFD [calcul de dynamique des fluides – ndlr] entre l’archi, le bureau d’étude et moi-même. La grosse contrainte pour la construction c’est qu’au port les foils rentrent dans les 3 mètres de la jauge, une fois en mer, cette contrainte est étendue à 6,5m. A cette époque certains dessins sortaient avec foils et dérives pour faire du près. De notre côté nous avons plutôt  misé sur un foil qui pouvait nous faire un plan antidérive intéressant pour faire du près et il s’avère que ça marche plutôt bien. Le système qu’on a développé est complètement innovant”.

L’américain Jay Thompson (936 – Speedy Gonzalez) n’est pas en reste, en matière d’inventivité :
“Comme je travaille dans la préparation des Imocas, on échange pas mal avec les autres architectes ou skippers. Par exemple on discute d’une évolution pour mettre le foil sur une rotule ou un axe qui permettrait de descendre le foil à l’eau, juste pour porter le bateau.
Sur mon bateau, je peux également régler l’incidence des safrans sur le même principe qu’un avion : tu as l’aile principale qui porte tout le poids et après tu as un stabilisateur sur le safran qui fait l’assiette : 1mm de réglage change complètement le comportement du bateau. C’est un système que j’ai complètement imaginé.”

Comme ces marins fourmillent d’idées, de concepts plus ingénieux les uns que les autres, les évolutions des Minis 6.50 sont toujours scrutées de très près par tout l’écosystème technique de la course au large. Certaines grosses équipes ont même choisi un Mini pour tester, développer et  valider différents systèmes qu’ils ont pu, par la suite, adopter sur leurs plus grosses unités.

Mais l’innovation n’est pas la seule caractéristique de la Classe Mini. Elle se distingue aussi par son exemplaire engagement. Car s’il faut être engagé pour réussir une Mini-Transat, les membres de la Classe, qui en constituent son conseil d’administration, continuent de s’impliquer dans et pour l’avenir.
Sans surprise, la Classe Mini s’est emparée cette année des questions de développement durable et met tout en œuvre pour encourager de nouveaux comportements, réfléchir et mettre en œuvre des actions plus respectueuses de l’environnement.

Ecologie et développement durable

Faire naviguer les anciens bateaux est un excellent exemple de durabilité. Le marché du Mini d’occasion se porte très bien et surtout les anciens bateaux continuent de naviguer. Il n’est pas rare d’en croiser encore en course à l’instar du n°138, un plan Rolland conçu pour Bernard Stamm en 1995 et qui s’apprête à faire sa 5ème traversée de l’Atlantique. L’espagnole Pilar Pasanau accompagnera, elle, la 7ème Mini-Transat de son proto n°240 construit en 1999 pour Lionel Lemonchois.
Ces exemples de longévité ne sont pas des exceptions dans l’univers du Mini. La jauge simple et stable concourt largement à la pérennisation de ces petits bolides fiables, solides et plutôt bon marché. Leur petite taille permet enfin, avec un budget raisonnable de les remettre plus facilement en conformité avec les règles de sécurité. Et malgré plus de 20 ans de navigation au compteur, ces exemplaires procurent toujours autant de plaisir et de fun à leurs skippers.
A travers de leur groupe Facebook ou des petites annonces de la classe, les coureurs continuent de s’acheter du matériel, cartes marines, des voiles et autres pièces d’occasions. “Recycler” est sans nul doute le premier pas d’une bonne conduite écologique.

Pour continuer en ce sens, la Classe Mini a mis en place au sein de son Conseil d’Administration, une commission environnementale dédiée et lancé cette année en collaboration avec Mer Concept et Quantis (groupe de conseils en développement durable), une analyse de cycle de vie sur différents scénarios de projets Mini.
La commission a également  proposé une série de d’actions engageantes à destination des organisateurs de course et des coureurs comme par exemple la valorisation des circuits courts, tendre vers le zéro plastique / zéro déchet, la déclaration des goodies auprès de la Classe, encourager la mobilité douce ou les co-voiturage, organiser une collecte de vieilles voiles pour les recycler, récupérer les médicaments périmés ou en fin de vie, rajouter au livre de bord des coureurs une colonne d’observations environnementales incluant les observations liées aux déchets flottants, mammifères marins croisés, traces éventuelles de pollution…
Les sujets ne manquent pas et la commission réfléchit également à une ouverture de la jauge Série aux matériaux biosourcés, à différentes solutions d’antifouling plus respectueuses de l’environnement ou encore travaille à la comparaison de l’impact environnemental des différentes options énergétiques à bord des bateaux (panneaux solaires, batterie lithium, batterie plomb, etc…).

Beaucoup de sujets pour avancer et faire évoluer non seulement la Classe Mini mais la cause toute entière.

Une diversité assumée

La diversité concept ancré dans l’air du temps fait tout bonnement partie de l’ADN de la Classe Mini. Outre les bateaux, elle s’exprime au travers des profils des concurrents et de la mixité… ici la diversité n’est pas un vain mot, c’est une réalité concrète.
25 nationalités représentées, autant de professions que d’adhérents, la diversité est inhérente à la Classe Mini. Il a une variété incroyable de profils sociaux professionnels représentés au sein de la Classe. Cette pluralité est certainement l’une de plus grandes richesses d’un point de vue humain car l’on sait bien que sur l’eau tout le monde se retrouve un peu en slip, et ce, quelque soit ses origines ou son parcours. Sur les pontons, face à la course qui les attend, les marins se retrouvent seuls, égaux, dépouillés de leurs oripeaux sociaux. A l’arrivée d’une Mini-transat, sans assistance ni  communication, tous partagent ce même dépouillement. C’est leur humanité propre qui les rassemble, la certitude aussi d’avoir été, tous, au bout d’eux-mêmes, d’avoir traversé des joies ou des affres qu’eux seuls connaissent. De cette expérience unique naît une communauté véritable et engagée.

En course au large, la féminité n’est pas un sujet en soi, en ce sens que marins, hommes ou femmes, se battent à armes égales et qu’il n’y a pas de classement genré en voile.
Avec 13% d’adhérentes, les femmes sont très bien représentées au sein de la Classe Mini, dans un sport qui a longtemps souffert de trop de “masculinité”. La taille des bateaux, leur maniabilité sont sans conteste autant d’arguments qui incitent les femmes à se lancer dans un projet de course au large. Ellen Mac Arthur, Isabelle Autissier, Sam Davies, Isabelle Joschke ou encore Clarisse Crémer ont toutes fourbi leurs armes sur un Mini6.50 avant d’embrasser les carrières de marins émérites qu’on leur connaît.

Innovation, développement durable ou diversité, la Classe Mini a fait siennes ces valeurs essentielles mais quoi de plus surprenant tant ses membres connaissent par cœur ce fameux adage qui veut que tout seul on va plus vite mais qu’ensemble on va plus loin…

L’article Innovation, diversité et développement durable… est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
11 lectures
0 commentaires

Plein les yeux !

C’est un spectacle de très haute volée qui s’est tenu ce samedi dans le stade nautique naturel du golfe de Saint-Tropez, les F50 déroulant leur ballet aérien au ras de la digue, pratiquement au pied des spectateurs. Les équipages, eux, ont fait le yoyo dans les petits airs irréguliers. Les Américains de Spithill ont assuré leur journée en remportant deux des trois régates. Les Français, eux, ont étincelé sur les départs devant des milliers de fans, sans réussir à concrétiser sur la ligne d’arrivée.

La règle de trois

La brise thermique, restée timide en début d’après-midi, a renvoyé les équipages à leur configuration minimale : trois marins à bord (au lieu de cinq) pour mener les F50 parés aujourd’hui de leurs grands foils et leurs grands safrans. Il fallait au moins ça pour s’élever au-dessus des flots azurs du golfe de Saint-Tropez. Mais pas que…

Trous d’air, sautes de vent, pénalités pour franchissement des frontières virtuelles du parcours ont orchestré cette journée un peu rocambolesque, émaillée d’incessants chassés croisés au sein d’une flotte qui est restée très groupée sur les parcours.

Auteurs de deux magnifiques départs, les Frenchies n’ont malheureusement pas été récompensés pour leur témérité. Dans la manche 1, ils sont pénalisés pour avoir dépassé les limites du parcours. Même sanction dans la 2e régate alors qu’ils passent la deuxième porte en tête. Ils se retrouvent ensuite au ralenti dans une zone peu ventée où ils auront du mal à faire voler leur F50. Dans la dernière, enfin, ils jouent en milieu de tableau, sont en passe d’accrocher le podium mais un défaut de priorité avant le finish les prive d’une bonne note finale. Leurs coups d’éclats n’ont pas été suffisants pour allumer la flamme …

Equipe française SailGP : relativiser pour mieux construire

Ce soir, il y avait forcément de la frustration dans le camp Français, mais aussi un réalisme très pragmatique, celui qui permet aux champions de toujours regarder vers l’avant. Billy Besson : « C’est dur, c’est très dur. Mais c’est aussi ça SailGP ! On peut être en tête, tout perdre d’un coup et inversement. On a fait de mauvais coups, il faut être lucide, on a fait davantage d’erreurs que les autres, d’où notre place aujourd’hui (7e). On a fait aussi de belles choses : des supers départs, une meilleure gestion au fil de la journée de la hauteur de vol. Comme nous n’étions que trois à bord, j’avais une grosse job list à moi tout seul, en plus de la barre : la hauteur de vol, le réglage des safrans avec les pieds, regarder l’écran pour vérifier les cadres du parcours qu’on a loupé pas mal de fois, surveiller les adversaires. Il faut que je m’entraîne plus dans cette configuration. Et c’est ce qu’on va faire dès demain matin si la situation est la même, pour avoir le meilleur feeling possible pendant toute la régate ».

Thierry Douillard, l’entraîneur de l’équipe française, confirme et relativise : « Il faut réussir à mettre des bémols à ce mauvais bilan pour pouvoir construire pour demain. On doit apprendre à mieux absorber le travail à trois sur le bateau. Il y a eu quelques manœuvres loupées, une mauvaise analyse dans la gestion de nos adversaires comme sur la dernière manche. Par contre, tout le travail effectué ces derniers mois sur les départs paye. Billy est capable de prendre de super départs. Maintenant, vu le niveau de la flotte, il faut réaliser de nombreux ajustements. On va bien débriefer. Demain, le vent devrait être léger et à nouveau, de nombreux paramètres vont reposer sur les épaules du barreur. Il faudra être capable de mieux regarder le plan d’eau, d’anticiper notre position par rapport aux adversaires ».

Spithill en forme

Ce samedi, seuls les Américains de James Spithill ont navigué dans le haut du tableau. Vainqueurs des manches 2 et 3, ils prennent logiquement la pole position à l’issue de cette première journée torride. Trois à quatre points derrière eux, les teams néo-zélandais, espagnols et japonais sauvent les meubles grâce à leur relative régularité alors que Ben Ainslie, beau vainqueur de la régate d’ouverture, s’enferme ensuite dans la dernière. Quant aux Australiens leaders du classement général de la saison, ils ont été affectés toute la journée par de nombreux soucis techniques.

Demain dimanche, les huit équipages n’auront que deux régates pour tenter d’accéder à la finale pour le podium. Mathématiquement, tout est encore possible pour l’ensemble des concurrents, y compris pour les Français…

L’article Plein les yeux ! est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
14 lectures
0 commentaires

L’ultime étape de tous les dangers

Avec 685 milles à parcourir, la quatrième étape de La Solitaire du Figaro s’annonce très longue et particulièrement difficile parce que complexe du point de vue météo. Le plus gros morceau du cru 2021 emmènera les Figaro Bénéteau 3 jusqu’au phare irlandais du Fastnet pour un final en Loire-Atlantique dans le nord du chenal de Saint-Nazaire. Du grand large sur un parcours très ouvert qui va nécessiter un gros mental, une gestion primordiale de la profonde fatigue que connaissent les 34 solitaires et des choix stratégiques cruciaux.

Ce samedi, veille de départ, les skippers ont la tête dans les routages et la météo, et savent déjà que cette toute dernière étape va durer. En cause, le vent faible à très faible sur la première traversée de la Manche et aux abords du grand phare du Fastnet et probablement sur la zone d’arrivée. Tous se préparent donc à embarquer plus d’eau et de nourriture (autorisé par la classe Figaro Bénéteau) et à vivre au minimum quatre nuits en mer.

Une ascension éprouvante, une redescente lente

A 16h, le coup de canon retentira devant le port de Roscoff en Baie de Morlaix. La flotte s’élancera sur un parcours côtier long de 8 milles par un vent de nord-est pour 10 nœuds, de quoi se déhaler du fort courant sur zone. Sitôt la cardinale Est Astan laissée à bâbord, les solitaires mettront le cap sur l’Irlande avec comme seule marque de parcours le mythique phare du Fastnet. 270 milles à courir dans des conditions météo très aléatoires rythmées par des petites dépressions locales et des zones sans vent ; autant dire qu’un immense jeu d’échec va se jouer entre la traversée de la Manche, la Mer Celtique et la Mer d’Irlande. Le deuxième tronçon sera de taille : 412 milles pour rejoindre la Loire-Atlantique dans une météo favorable à de grandes glissades sous spi dans un faible flux de noroît (vent du nord-ouest). Mais, comme sur la précédente étape, le vent devrait se montrer capricieux, variant allègrement en force et en direction. Une bagarre de longue haleine débute demain, la toute dernière. Autant dire que tous les concurrents vont jouer leur va-tout pour conserver ou aller chercher une place au classement général !

Comment suivre le départ de la quatrième étape?

Direct Départ sur le site internet : (La Solitaire du Figaro) et les réseaux sociaux (Facebook & Youtube)
Prise d’antenne à 15H45 : direct départ commenté par Serge Herbin et un invité spécial, Bruno Jourdren (navigateur).

La cartographie (site web : www.lasolitaire.com) :
Mise à jour toutes les 5 minutes dans les zones clés du parcours dont le départ, et ensuite toutes les 15mn.
Possibilité de choisir les fonds de cartes (carte marine Navionics, carte géographique). Grâce au partenariat avec Météo Consult, fichiers vent et courants, paramètres importants sur chacune des étapes de La Solitaire du Figaro. Depuis la terre à Roscoff
Sur le village (ouvert de 10h à 17h30 dimanche 12 septembre) :
13h00 : présentation de chaque skipper sur le podium du village de La Solitaire du Figaro
13h15 : début de l’appareillage
16h00 : départ de l’étape 4 Points de vue pour le public :
Pointe de Bloscon – Chapelle Sainte-Barbe

Ils ont dit

Benoit Mariette (Génération sénioriales)

On sent bien qu’on approche de la fin de la course. La fatigue commence à s’accumuler. Personne ne va partir dans un état de fraîcheur optimale. Personnellement je suis bien motivé. L’étape précédente n’a pas été facile : j’ai eu 36 bonnes premières heures et 36 moins bonnes. J’ai envie de faire une belle étape ! A priori, ça va être long. La météo est encore incertaine, ce qui me convient plutôt bien parce qu’il peut se passer beaucoup de choses encore sur cette Solitaire. Dans ma situation, c’est une bonne chose parce que je vais peut-être pouvoir jouer quelques coups.

Pep Costa (Cybele Vacances – Team Play to B)

Je me sens vraiment très bien. Je me suis bien reposé. Honnêtement je m’attendais à être vraiment mort et je ne le suis pas… pourtant je ne me suis pas beaucoup reposé sur les étapes ; je crois que c’est la première fois que je dors aussi peu en course. Je suis très motivé pour la prochaine étape. Le Fastnet ça reste mythique ; un peu comme le Cap Horn en hémisphère nord. Je n’y suis jamais allé et faire ça en solo, et en Figaro, c’est génial. C’est vrai que c’est un gros parcours, très exigeant : je vais tout donner et continuer à engranger de l’expérience.

Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie)

Je suis quand-même un peu fatigué, je sors de la sieste mais oui ça tire bien, j’y serai bien resté un peu plus longtemps. Je suis impatient d’y aller mais la dernière bonne nuit de sommeil à venir fait plaisir parce qu’on est bien cramés, ça doit se voir sur nos têtes, non ? Cela dit, c’est pareil pour tout le monde. Ça va être une belle étape avec pas mal de portant, de la glisse, ça va être sympa.

Eric Peron (French Touch)

L’étape va être longue avec des conditions plutôt clémentes et surtout pleins d’opportunités stratégiques donc ça va être chouette même si on risque de s’arracher encore les cheveux sur la carto ! Mais c’est bien pour le sport. C’est une étape particulière pour moi, parce que ça va être la dernière pour moi avant un bon moment, peut-être la dernière Solitaire de toute ma vie. J’aimerais bien finir en beauté.

L’article L’ultime étape de tous les dangers est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
16 lectures
0 commentaires

Solitaire. Départ ce dimanche de la dernière étape

Pierre Quiroga en tête au général après deux belles victoires d’étape parviendra-t-il à remporter sa première Solitaire ? La dernière étape longue et compliquée s’annonce passionnante à suivre.

Avec 685 milles à parcourir, la quatrième étape de La Solitaire du Figaro s’annonce très longue et particulièrement difficile parce que complexe du point de vue météo. Le plus gros morceau du cru 2021 emmènera les Figaro Bénéteau 3 jusqu’au phare irlandais du Fastnet pour un final en Loire-Atlantique dans le nord du chenal de Saint-Nazaire. Du grand large sur un parcours très ouvert qui va nécessiter un gros mental, une gestion primordiale de la profonde fatigue que connaissent les 34 solitaires et des choix stratégiques cruciaux.

Ce samedi, veille de départ, les skippers ont la tête dans les routages et la météo, et savent déjà que cette toute dernière étape va durer. En cause, le vent faible à très faible sur la première traversée de la Manche et aux abords du grand phare du Fastnet et probablement sur la zone d’arrivée. Tous se préparent donc à embarquer plus d’eau et de nourriture (autorisé par la classe Figaro Bénéteau) et à vivre au minimum quatre nuits en mer.

Une ascension éprouvante, une redescente lente
A 16h, le coup de canon retentira devant le port de Roscoff en Baie de Morlaix. La flotte s’élancera sur un parcours côtier long de 8 milles par un vent de nord-est pour 10 nœuds, de quoi se déhaler du fort courant sur zone. Sitôt la cardinale Est Astan laissée à bâbord, les solitaires mettront le cap sur l’Irlande avec comme seule marque de parcours le mythique phare du Fastnet. 270 milles à courir dans des conditions météo très aléatoires rythmées par des petites dépressions locales et des zones sans vent ; autant dire qu’un immense jeu d’échec va se jouer entre la traversée de la Manche, la Mer Celtique et la Mer d’Irlande. Le deuxième tronçon sera de taille : 412 milles pour rejoindre la Loire-Atlantique dans une météo favorable à de grandes glissades sous spi dans un faible flux de noroît (vent du nord-ouest). Mais, comme sur la précédente étape, le vent devrait se montrer capricieux, variant allègrement en force et en direction. Une bagarre de longue haleine débute demain, la toute dernière. Autant dire que tous les concurrents vont jouer leur va-tout pour conserver ou aller chercher une place au classement général !

Comment suivre le départ de la quatrième étape?
Direct Départ sur le site internet : (La Solitaire du Figaro) et les réseaux sociaux (Facebook & Youtube)
Prise d’antenne à 15H45 : direct départ commenté par Serge Herbin et un invité spécial, Bruno Jourdren (navigateur).

La cartographie (site web : www.lasolitaire.com) :
Mise à jour toutes les 5 minutes dans les zones clés du parcours dont le départ, et ensuite toutes les 15mn.
Possibilité de choisir les fonds de cartes (carte marine Navionics, carte géographique). Grâce au partenariat avec Météo Consult, fichiers vent et courants, paramètres importants sur chacune des étapes de La Solitaire du Figaro.

Depuis la terre à Roscoff
Sur le village (ouvert de 10h à 17h30 dimanche 12 septembre) :
13h00 : présentation de chaque skipper sur le podium du village de La Solitaire du Figaro
13h15 : début de l’appareillage
16h00 : départ de l’étape 4

Points de vue pour le public :
Pointe de Bloscon – Chapelle Sainte-Barbe

Site internet alimenté en continu : actu le matin – article le soir (communiqué de presse envoyé chaque soir) – faits de course. Photos – vidéos – classements.
Directs digitaux départs/arrivées de toutes les étapes.
Réseaux sociaux

Sur Virtual Regatta, chacun peut se mesurer – derrière son écran – aux 34 figaristes.

Lire la suite
16 lectures
0 commentaires

James Spithill en forme à Saint Tropez sur le sail GP, Billy Besson : "On a fait de mauvais coups, on a fait aussi de belles choses"

 

C’est un spectacle de très haute volée qui s’est tenu ce samedi dans le stade nautique naturel du golfe de Saint-Tropez, les F50 déroulant leur ballet aérien au ras de la digue, pratiquement au pied des spectateurs. Les équipages, eux, ont fait le yoyo dans les petits airs irréguliers. Les Américains de Spithill ont assuré leur journée en remportant deux des trois régates. Les Français, eux, ont étincelé sur les départs devant des milliers de fans, sans réussir à concrétiser sur la ligne d’arrivée.

 

image

Crédit : Bob Martin for SailGP 

La règle de trois 

La brise thermique, restée timide en début d’après-midi, a renvoyé les équipages à leur configuration minimale : trois marins à bord (au lieu de cinq) pour mener les F50 parés aujourd’hui de leurs grands foils et leurs grands safrans. Il fallait au moins ça pour s’élever au-dessus des flots azurs du golfe de Saint-Tropez. 

 
Trous d’air, sautes de vent, pénalités pour franchissement des frontières virtuelles du parcours ont orchestré cette journée un peu rocambolesque, émaillée d’incessants chassés croisés au sein d’une flotte qui est restée très groupée sur les parcours.

 
Auteurs de deux magnifiques départs, les Frenchies n’ont malheureusement pas été récompensés pour leur témérité. Dans la manche 1, ils sont pénalisés pour avoir dépassé les limites du parcours. Même sanction dans la 2e régate alors qu’ils passent la deuxième porte en tête. Ils se retrouvent ensuite au ralenti dans une zone peu ventée où ils auront du mal à faire voler leur F50. Dans la dernière, enfin, ils jouent en milieu de tableau, sont en passe d’accrocher le podium mais un défaut de priorité avant le finish les prive d’une bonne note finale. Leurs coups d’éclats n’ont pas été suffisants pour allumer la flamme …

 

Equipe française SailGP : relativiser pour mieux construire 

Ce soir, il y avait forcément de la frustration dans le camp Français, mais aussi un réalisme très pragmatique, celui qui permet aux champions de toujours regarder vers l’avant. Billy Besson : « C’est dur, c’est très dur. Mais c’est aussi ça SailGP ! On peut être en tête, tout perdre d’un coup et inversement. On a fait de mauvais coups, il faut être lucide, on a fait davantage d’erreurs que les autres, d’où notre place aujourd’hui (7e). On a fait aussi de belles choses : des supers départs, une meilleure gestion au fil de la journée de la hauteur de vol. Comme nous n’étions que trois à bord, j’avais une grosse job list à moi tout seul, en plus de la barre : la hauteur de vol, le réglage des safrans avec les pieds, regarder l’écran pour vérifier les cadres du parcours qu’on a loupé pas mal de fois, surveiller les adversaires. Il faut que je m’entraîne plus dans cette configuration. Et c’est ce qu’on va faire dès demain matin si la situation est la même, pour avoir le meilleur feeling possible pendant toute la régate ». 

 

Spithill en forme 

Ce samedi, seuls les Américains de James Spithill ont navigué dans le haut du tableau. Vainqueurs des manches 2 et 3, ils prennent logiquement la pole position à l’issue de cette première journée torride. Trois à quatre points derrière eux, les teams néo-zélandais, espagnols et japonais sauvent les meubles grâce à leur relative régularité alors que Ben Ainslie, beau vainqueur de la régate d’ouverture, s’enferme ensuite dans la dernière. Quant aux Australiens leaders du classement général de la saison, ils ont été affectés toute la journée par de nombreux soucis techniques.

 

Demain dimanche, les huit équipages n’auront que deux régates pour tenter d’accéder à la finale pour le podium. Mathématiquement, tout est encore possible pour l’ensemble des concurrents, y compris pour les Français…

 

PROGRAMME DIMANCHE 12 SEPTEMBRE 

2 courses en flotte puis la finale qui réunira les 3 meilleures équipes 
Horaires : 13h30 - 15h

 

Source : V Bouchet
Lire la suite
14 lectures
0 commentaires

SailGP. Un beau spectacle à St-Tropez, les Français manquent leur première journée, Spithill en tête

Le spectacle était au rendez-vous à St-Tropez pour voir les trois premières manches du jour dans un vent très léger même si les Français ont manqué leur entame.

Trous d’air, sautes de vent, pénalités pour franchissement des frontières virtuelles du parcours ont orchestré cette journée un peu rocambolesque, émaillée d’incessants chassés croisés au sein d’une flotte qui est restée très groupée sur les parcours. Auteurs de deux magnifiques départs, les Frenchies n’ont malheureusement pas été récompensés pour leur témérité. Dans la manche 1, ils sont pénalisés pour avoir dépassé les limites du parcours. Même sanction dans la 2e régate alors qu’ils passent la deuxième porte en tête. Ils se retrouvent ensuite au ralenti dans une zone peu ventée où ils auront du mal à faire voler leur F50. Dans la dernière, enfin, ils jouent en milieu de tableau, sont en passe d’accrocher le podium mais un défaut de priorité avant le finish les prive d’une bonne note finale. Leurs coups d’éclats n’ont pas été suffisants pour allumer la flamme …

Ce soir, il y avait forcément de la frustration dans le camp Français, mais aussi un réalisme très pragmatique, celui qui permet aux champions de toujours regarder vers l’avant. Billy Besson : « C’est dur, c’est très dur. Mais c’est aussi ça SailGP ! On peut être en tête, tout perdre d’un coup et inversement. On a fait de mauvais coups, il faut être lucide, on a fait davantage d’erreurs que les autres, d’où notre place aujourd’hui (7e). On a fait aussi de belles choses : des supers départs, une meilleure gestion au fil de la journée de la hauteur de vol. Comme nous n’étions que trois à bord, j’avais une grosse job list à moi tout seul, en plus de la barre : la hauteur de vol, le réglage des safrans avec les pieds, regarder l’écran pour vérifier les cadres du parcours qu’on a loupé pas mal de fois, surveiller les adversaires. Il faut que je m’entraîne plus dans cette configuration. Et c’est ce qu’on va faire dès demain matin si la situation est la même, pour avoir le meilleur feeling possible pendant toute la régate ».

Thierry Douillard, l’entraîneur de l’équipe française, confirme et relativise : « Il faut réussir à mettre des bémols à ce mauvais bilan pour pouvoir construire pour demain. On doit apprendre à mieux absorber le travail à trois sur le bateau. Il y a eu quelques manœuvres loupées, une mauvaise analyse dans la gestion de nos adversaires comme sur la dernière manche. Par contre, tout le travail effectué ces derniers mois sur les départs paye. Billy est capable de prendre de super départs. Maintenant, vu le niveau de la flotte, il faut réaliser de nombreux ajustements. On va bien débriefer. Demain, le vent devrait être léger et à nouveau, de nombreux paramètres vont reposer sur les épaules du barreur. Il faudra être capable de mieux regarder le plan d’eau, d’anticiper notre position par rapport aux adversaires ».

Ce samedi, seuls les Américains de James Spithill ont navigué dans le haut du tableau. Vainqueurs des manches 2 et 3, ils prennent logiquement la pole position à l’issue de cette première journée torride. Trois à quatre points derrière eux, les teams néo-zélandais, espagnols et japonais sauvent les meubles grâce à leur relative régularité alors que Ben Ainslie, beau vainqueur de la régate d’ouverture, s’enferme ensuite dans la dernière. Quant aux Australiens leaders du classement général de la saison, ils ont été affectés toute la journée par de nombreux soucis techniques.

Demain dimanche, les huit équipages n’auront que deux régates pour tenter d’accéder à la finale pour le podium. Mathématiquement, tout est encore possible pour l’ensemble des concurrents, y compris pour les Français…

PROGRAMME DIMANCHE 12 SEPTEMBRE
2 courses en flotte puis la finale qui réunira les 3 meilleures équipes
Horaires : 13h30 – 15h
Lieu : devant le port de Saint-Tropez

Comment voir les courses ?

En mer : il reste quelques places sur les bateaux spectateurs SailGP pour la journée de demain. Informations et billetterie : fr.sailgp.comA terre : le village situé entre la Tour Portalet et le Môle Jean Réveille sur la digue sera ouvert de 12h00 à 18h00. Écran géant et commentaires de 12h30 à 15h30 puis DJ Set Sun Downer by Le Byblos.A la télévision : sur Canal+ Sport de 13h30 à 15h
Lire la suite
15 lectures
0 commentaires

Dernière étape de la Solitaire du Figaro, départ demain pour le plus gros morceau du cru 2021

 

Avec 685 milles à parcourir, la quatrième étape de La Solitaire du Figaro s’annonce très longue et particulièrement difficile parce que complexe du point de vue météo. Le plus gros morceau du cru 2021 emmènera les Figaro Bénéteau 3 jusqu’au phare irlandais du Fastnet pour un final en Loire-Atlantique dans le nord du chenal de Saint-Nazaire. Du grand large sur un parcours très ouvert qui va nécessiter un gros mental, une gestion primordiale de la profonde fatigue que connaissent les 34 solitaires et des choix stratégiques cruciaux.

 

image

Crédit : A Courcoux


Ce samedi, veille de départ, les skippers ont la tête dans les routages et la météo, et savent déjà que cette toute dernière étape va durer. En cause, le vent faible à très faible sur la première traversée de la Manche et aux abords du grand phare du Fastnet et probablement sur la zone d’arrivée. Tous se préparent donc à embarquer plus d’eau et de nourriture (autorisé par la classe Figaro Bénéteau) et à vivre au minimum quatre nuits en mer.

 

Une ascension éprouvante, une redescente lente 

A 16h, le coup de canon retentira devant le port de Roscoff en Baie de Morlaix. La flotte s’élancera sur un parcours côtier long de 8 milles par un vent de nord-est pour 10 nœuds, de quoi se déhaler du fort courant sur zone. Sitôt la cardinale Est Astan laissée à bâbord, les solitaires mettront le cap sur l’Irlande avec comme seule marque de parcours le mythique phare du Fastnet. 270 milles à courir dans des conditions météo très aléatoires rythmées par des petites dépressions locales et des zones sans vent ; autant dire qu’un immense jeu d’échec va se jouer entre la traversée de la Manche, la Mer Celtique et la Mer d’Irlande. Le deuxième tronçon sera de taille : 412 milles pour rejoindre la Loire-Atlantique dans une météo favorable à de grandes glissades sous spi dans un faible flux de noroît (vent du nord-ouest). Mais, comme sur la précédente étape, le vent devrait se montrer capricieux, variant allègrement en force et en direction. Une bagarre de longue haleine débute demain, la toute dernière. Autant dire que tous les concurrents vont jouer leur va-tout pour conserver ou aller chercher une place au classement général !

 

Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l'Institut Curie)  : "Je suis quand-même un peu fatigué, je sors de la sieste mais oui ça tire bien, j'y serai bien resté un peu plus longtemps. Je suis impatient d'y aller mais la dernière bonne nuit de sommeil à venir fait plaisir parce qu'on est bien cramés, ça doit se voir sur nos têtes, non ? Cela dit, c'est pareil pour tout le monde. Ça va être une belle étape avec pas mal de portant, de la glisse, ça va être sympa."

 

Eric Peron (French Touch) : "L'étape va être longue avec des conditions plutôt clémentes et surtout pleins d'opportunités stratégiques donc ça va être chouette même si on risque de s'arracher encore les cheveux sur la carto ! Mais c'est bien pour le sport. C'est une étape particulière pour moi, parce que ça va être la dernière pour moi avant un bon moment, peut-être la dernière Solitaire de toute ma vie. J'aimerais bien finir en beauté."

 Source : C Concett

Lire la suite
17 lectures
0 commentaires

Cap sur le Vendée Globe 2024 pour Isabelle Joschke

Après une superbe course autour du monde lors du Vendée Globe 2020, la MACSF renouvelle le partenariat avec la skipper Isabelle Joschke et son team manager Alain Gautier jusqu’en juin 2025, après le prochain Vendée Globe. Ces 4 prochaines années permettront d’optimiser les performances de l’IMOCA MACSF et de capitaliser sur l’expérience et la notoriété acquises.

Continuer la belle histoire avec Isabelle Joschke et Alain Gautier est le premier objectif de la MACSF pour les quatre prochaines années. « Nos collaborateurs et nos sociétaires nous ont dit combien ils ont apprécié de suivre le périple d’Isabelle autour du monde. Dans la période difficile que nous avons traversée à cause de l’épidémie de Covid, elle nous a apporté des émotions, du suspense sportif et de l’évasion. Elle a incarné les valeurs de la MACSF et en particulier le dépassement de soi, la détermination et la recherche de performance. Et elle a contribué efficacement à la visibilité et l’image du groupe. Nous sommes donc très heureux de renouveler notre confiance à Isabelle Joschke, Alain Gautier et son équipe, pour 4 ans, jusqu’au Vendée Globe 2024 », déclare Stéphane Dessirier, directeur général du groupe MACSF, premier assureur des professionnels de santé en France.

Une vision à long terme

En s’engageant sur le long terme pour commencer le plus tôt possible la campagne pour le Vendée Globe 2024, la MACSF veut capitaliser sur l’expérience acquise et sur un tandem skipper-bateau déjà prêt, qui a montré son potentiel depuis trois ans. La notoriété du partenariat entre la MACSF et Isabelle Joschke en plein développement depuis 2019, aussi bien auprès des communautés, sur les réseaux sociaux, que parmi les professionnels de santé ou encore les collaborateurs, pourra continuer de monter en puissance.

Confiance renouvelée à Isabelle Joschke et Alain Gautier

Pour Isabelle Joschke, décider de repartir à nouveau dans un projet Vendée Globe constitue à la fois un défi personnel et un engagement collectif.
« A l’origine, je partais pour un seul et unique Vendée Globe. La préparation de la course a été, pour toute notre équipe, un vrai parcours du combattant. Et puis, sur le tour du monde, je me suis souvent imaginée une vie plus confortable et plus reposante. C’est une course qui éprouve au plus haut point, qui va chercher loin, une course où rien ne se passe jamais comme on s’y attend. Et même s’il y a eu un match incroyable dans les mers du sud, durant toutes ces semaines je me suis beaucoup confrontée à mes failles.
Mais j’ai aussi réalisé à quel point il s’agissait d’une aventure collective, combien j’étais soutenue malgré le sentiment de solitude que j’ai parfois éprouvé. A l’issue de cette épreuve, j’ai compris que j’avais beaucoup gagné, en compétence et en confiance, et à quel point notre équipe, notre sponsor et moi en sommes revenus soudés. C’est ce point-là qui m’a donné envie de poursuivre une aventure dans laquelle nous avons, à chaque expérience, retenu ce qu’elle avait de positif. Si je fais le choix de repartir pour un autre tour du monde aujourd’hui, ce n’est pas pour prendre une quelconque revanche sur le cours des choses, mais réellement pour que nous écrivions, ensemble, une histoire nouvelle. »

Repartir avec le même bateau

En cohérence avec sa politique RSE, la MACSF a choisi de garder l’IMOCA actuel. Le monocoque va néanmoins connaître quelques améliorations pour optimiser ses performances. Les grandes qualités de navigatrice d’Isabelle et sa parfaite connaissance du bateau feront d’elle une concurrente redoutable pour ses prochaines courses et lui permettront de prétendre à de bons résultats sportifs, ainsi que l’explique Alain Gautier, son team manager.
« Je savais qu’une campagne de Vendée Globe sur 4 saisons n’était pas un long fleuve tranquille. J’en ai eu la confirmation. Mais vivre l’arrivée aux Sables d’Olonne d’une Isabelle rayonnante fut une belle récompense ! Quand les planètes s’alignent aussi bien – une relation parfaite avec le partenaire, une skipper qui a plus que confirmé le talent que nous imaginions, une équipe soudée et performante, un bateau bien évolué, on ne peut que poursuivre l’aventure.
C’est pour tout cela que nous avons décidé communément, Isabelle, la direction de MACSF et moi-même, de prolonger l’histoire. Et pour ma part, c’est avec beaucoup de plaisir que je poursuis cette collaboration. L’expérience acquise par toute l’équipe devrait nous permettre de viser de bons résultats avant que les IMOCA de nouvelle génération ne fassent parler d’eux. Nous avons bien sûr analysé les différentes solutions (bateau neuf, bateau de génération 2020) mais nos valeurs nous ont poussés à continuer l’aventure avec cet IMOCA que nous allons faire évoluer au fil des saisons. Nous sommes en pleine réflexion quant aux modifications à apporter à notre fidèle MACSF. Les retours d’expérience d’Isabelle nous serviront pour trouver les modifications les plus efficientes en termes de rendement/gain de performance versus coût. »

Transmettre un message positif grâce à la course au large

A travers ce sponsoring, la MACSF souhaite transmettre un message foncièrement positif, tourné vers l’aventure humaine, l’audace et l’esprit d’équipe, en parfaite cohérence avec l’esprit solidaire et humaniste du mutualisme qui constitue l’ADN du groupe. La MACSF a d’ailleurs prévu d’impliquer étroitement ses collaborateurs dans ce nouveau projet voile afin qu’il soit dans le prolongement du partenariat précédent, à la fois source de fierté et de cohésion interne.
Les valeurs dont Isabelle est porteuse entrent aussi en résonance avec celles des professionnels de santé qu’assure la MACSF. La skipper partira ainsi à leur rencontre et interviendra dans de grands hôpitaux dans le cadre d’un programme de conférences. L’occasion d’illustrer « en effet miroir » des problématiques communes à la navigatrice en solitaire et aux soignants telles que la prise de décision en situation d’urgence, le sommeil fractionné ou la gestion du stress.

Programme sportif prévisionnel

2021
Septembre 2021 : Défi Azimut – du 15 au 19 septembre
Novembre 2021 : Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre (avec Fabien Delahaye) – départ le 7 novembre 2022
Mai 2022 : Bermudes 1000 Race (solitaire)
Juin 2022 : Vendée Arctique Les Sables d’Olonne (solitaire)
Septembre 2022 : Défi Azimut
Novembre 2022 : Route du Rhum Destination Guadeloupe (solitaire) – départ le 6 novembre 2023
Août 2023 : Rolex Fastnet Race (double)
Septembre 2023 : Défi Azimut
Octobre 2023 : Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre (double) 2024
Mai 2024 : The Transat CIC (solitaire)
Juin 2024 : New York-Vendée-Les Sables d’Olonne (solitaire)
Septembre 2024 : Défi Azimut
Novembre 2024 : Vendée Globe (solitaire) – Départ le 10 novembre 2025
Janvier 2025 : Arrivée Vendée Globe

*Le programme des courses pourra être modifié en fonction de l’avis de course qui sera émis par la SAEM Vendée en septembre 2021 et qui mentionnera les épreuves nécessaires à la qualification du Vendée Globe 2024

L’article Cap sur le Vendée Globe 2024 pour Isabelle Joschke est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
14 lectures
0 commentaires

Décryptage d’un plateau exceptionnel

À moins d’une semaine du coup d’envoi, la société organisatrice Azimut met une dernière main aux mille détails qui font chaque année du Défi un événement à succès. Avec l’appui financier renforcé de la communauté d’agglomération de Lorient, le soutien technique de l’IMOCA et la qualité des 14 équipes engagées, nul doute que c’est une grande fête de la voile de haut niveau qui se prépare du 14 au 19 septembre. Petit tour des pontons de Lorient La Base et décryptage des enjeux sportifs de cette onzième édition.

Qui des quatorze duos engagés inscrira son nom au palmarès du Défi Azimut – Lorient Agglomération ? Bien malin (ou imprudent !) celui qui se lancerait dans un pronostic avant le 19 septembre, tant le niveau est relevé cette année. Une chose est sûre, celui qui succèdera à Jérémie Beyou, malheureusement absent à la suite de la collision de Charal avec un OFNI au retour du Fastnet, sera un tandem de grands champions.

Car si les deux derniers Défis ont été marqués par un renouvellement tous azimuts de la Classe IMOCA, l’édition 2021 consacre une flotte de bateaux extrêmement aboutis, comme l’explique Antoine Mermod, président de l’IMOCA : « Contrairement à The Ocean Race Europe et à la Rolex Fastnet Race où la flotte était scindée, tous les bateaux de pointe se retrouvent la semaine prochaine à Lorient pour la troisième course de la saison. Avec en prime 11th Hour Racing 2, comme nouveauté très attendue ! »

La crème de l’IMOCA

Le nouveau 11th Hour Racing mené par Charlie Enright et Pascal Bidégorry, est en effet le premier IMOCA post-Vendée Globe, conçu par l’architecte Guillaume Verdier, notamment pour disputer The Ocean Race 2022-23 en équipage. Il pourra se confronter pour la première fois avec la crème des IMOCA de la génération 2019-2020. Au premier rang desquels APIVIA (Charlie Dalin et Paul Meilhat), vainqueur du Fastnet, et LinkedOut (Thomas Ruyant et Morgan Lagravière), en pointe sur The Ocean Race Europe. Comme beaucoup, Louis Burton qui mènera avec Davy Beaudart à bord de Bureau Vallée (ex L’Occitane en Provence), voit dans ces deux-là les bateaux référents : « Les hommes à battre sont d’abord ceux qui mènent leur bateau depuis longtemps et le possèdent sur le bout des doigts. Le Défi Azimut est pour nous une super opportunité de nous situer et valider toute la préparation faite cet été ». Pour la onzième fois, Louis qui n’a jamais raté une édition de cette course fera le tour de la Bretagne pour rejoindre Lorient au départ de Saint-Malo et devrait en profiter pour valider sa qualification pour la Transat Jacques Vabre, point d’orgue de la saison.

APIVIA viendra lui en voisin de Concarneau. Contrairement à plusieurs concurrents qui ont changé de foils pour se conformer au nouveau règlement, Charlie Dalin profite d’une paire jaugée avant le Vendée Globe, plus longue et donc plus puissante. « C’est vrai qu’au près et au reaching, ça devrait être un avantage explique Paul Meilhat, co-skipper. Mais l’intérêt du Défi Azimut et notamment des 48 Heures, c’est que le parcours est choisi au dernier moment en fonction de la météo, ce qui garantit une bonne variété d’allures. Donc tout le monde peut avoir son bord de prédilection et le jeu va être ouvert. On ne craint pas un bateau en particulier, mais surtout les marins tant le plateau est exceptionnel ! »

Talents et belles histoires

Comment ne pas citer en effet des tandems aussi complémentaires et talentueux que Sébastien Simon et Yann Eliès (ARKÉA PAPREC), Nicolas Troussel et Sébastien Josse (CORUM L’Épargne), Damien Seguin et Benjamin Dutreux (Groupe APICIL, ultra favori dans la catégorie des bateaux à dérives), ou encore Romain Attanasio et Sébastien Marsset (Fortinet-Best Western) qui disposent enfin avec l’ex-Malizia d’une monture à la hauteur de leur talent. Il faudra compter également sur l’expérience de Sam Davies associée à Nicolas Lunven (Initiatives-Cœur), ou encore sur Isabelle Joschke et Alain Gautier (MACSF). Un dernier double mixte sera à surveiller de près avec la paire anglo-suisse Simon Fisher/Justine Mettraux sur l’autre 11th Hour Racing (ex Hugo Boss de 2016), en tête actuellement du Championnat IMOCA Globe Series. « Nous venons bien sûr pour prendre des points*, explique Justine, mais aussi pour apprendre. On reste des débutants dans la Classe IMOCA et ces bateaux très techniques passent beaucoup de temps en chantier. C’est donc toujours bon de se confronter sur l’eau ».

Quant aux bateaux d’ancienne génération, ils auront eux aussi leur match. Arnaud Boissières embarque à ses côtés le jeune Guadeloupéen Rodolphe Sépho dans une optique de transmission. Belle association également que celle de Clément Giraud, qui court pour la première fois aux côtés d’Erik Nigon, deux hommes définitivement liés autour du plan Farr 2008 qu’Erik a prêté à Clément pour le dernier Vendée Globe (Compagnie du Lit-Jiliti).

Quant à Manuel Cousin et Alexia Barrier (Groupe Sétin-4MyPlanet) voilà un tandem qui n’engendre pas la mélancolie et fait d’abord rimer compétition avec plaisir, une notion que porte dans son ADN le Défi Azimut – Lorient Agglomération depuis sa création.

*Depuis cette année, le Défi Azimut – Lorient Agglomération entre au Championnat IMOCA Globe Series 2021-25, comme course de coefficient 1, permettant aux concurrents d’engranger des points. Ainsi, à l’issue des 48H AZIMUT, le vainqueur remportera 14 points (nombre de participants), le deuxième 13, le troisième 12, etc.

LES 14 DUOS INSCRITS AU DÉFI AZIMUT – LORIENT AGGLOMÉRATION 2021

11th HOUR RACING 1 : Justine Mettraux (SUI) – Simon Fisher (GBR) 11th HOUR RACING 2 : Charlie Enright (USA) – Pascal Bidégorry (FRA) APIVIA : Charlie Dalin (FRA) – Paul Meilhat (FRA) ARKÉA PAPREC : Sébastien Simon (FRA) – Yann Eliès (FRA) BUREAU VALLÉE : Louis Burton (FRA) – Davy Beaudart (FRA) COMPAGNIE DU LIT-JILITI : Clément Giraud (FRA) – Erik Nigon (FRA) CORUM L’ÉPARGNE : Nicolas Troussel (FRA) – Sébastien Simon (FRA) FORTINET – BEST WESTERN : Romain Attanasio (FRA) – Sébastien Marsset (FRA) GROUPE APICIL : Damien Seguin (FRA) – Benjamin Dutreux (FRA) GROUPE SÉTIN – 4MYPLANET : Manu Cousin (FRA) – Alexia Barrier (FRA) INITIATIVES-CŒUR : Samantha Davies (GBR) – Nicolas Lunven (FRA) LA MIE CALINE-ARTISANS ARTIPOLE : Arnaud Boissières (FRA) – Rodolphe Sépho (FRA) LINKEDOUT : Thomas Ruyant (FRA) – Morgan Lagravière (FRA) MACSF : Isabelle Joschke (FRA) – Alain Gautier (FRA)

LE PROGRAMME EN BREF

Mardi 14 : Accueil des IMOCA à Lorient La Base (17h00) et cérémonie d’ouverture à 18 h00 (sur invitation) Mercredi 15 à 15h30 : Début des Runs dans les Courreaux de Groix Jeudi 16 à 14h00 : Départ des 48 heures en double + media(wo)man Dimanche 19 à 13h00 : Départ du Tour de Groix en équipage. Dimanche 19 à 17h00 : Remise des prix à Lorient La Base

L’article Décryptage d’un plateau exceptionnel est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
11 lectures
0 commentaires

SailGP. Les Français attendus à St-Tropez

Billy Besson et son équipe sont attendus ce week-end à St-Tropez pour faire le show et continuer leur bonne progression après deux finales. En entraînement, dans de bonnes conditions, ils sont parvenus à s’imposer ce vendredi . Les premières manches ce samedi donneront le ton du week-end qui s’annoncent en revanche plus légères.

C’est la mi-saison, les teams sont à touche-touche au classement provisoire et la pression monte inexorablement, comme en témoignent les petits coups de sang qui ont déjà « animé » les passages de ligne d’arrivée après une contre-performance. « Cela montre à quel point on veut gagner. La tension est énorme sur une course, on est à fond et cela peut générer une frustration proportionnelle » explique Nathan Outteridge, skipper du F50 japonais, actuellement 3e au tableau. « On peut s’énerver, mais 5 minutes après, c’est oublié » admet Sir Ben Ainslie à la tête du clan britannique. « A ce stade de la saison, c’est critique pour tout le monde, insiste James Spithill, barreur du bateau américain. Faire des finales et monter sur le podium devient capital ».

Ce vendredi matin en conférence de presse, les huit skippers ont tous insisté sur l’importance de sortir bien placé à l’issue du France Sail Grand Prix I Saint-Tropez. « Après, on va enchaîner rapidement avec Cadix (Espagne), ce sont les deux derniers événements en Europe. C’est là que les écarts peuvent se faire. Il faut s’efforcer de rester dans le trio final » confirme Billy Besson.

Bel entraînement pour les Français

Mission accomplie pour les Bleus à l’entraînement, sur un plan d’eau pourtant difficile à apprivoiser. Un clapot abrupt levé par le vent d’Est-Nord-Est a transformé le golfe de Saint-Tropez en piste de bosses, rendant l’équilibre des bateaux aléatoire. Les équipages ont eu de la peine à dompter leur F50, notamment dans les transitions. « On avait du mal à stabiliser le vol. On a fait quelques accidents de manœuvres. Et ça, c’est fatidique. Entre un bateau qui vole et un qui ne vole pas, le delta de vitesse est multiplié par cinq » raconte Billy Besson. Le clan tricolore a néanmoins réussi à minimiser les erreurs et s’est qualifié en finale « pour du beurre », en compagnie des Anglais et des Néo-Zélandais. Satisfaits des progrès réalisés dans la communication à bord, les Frenchies devront toutefois s’améliorer sur les départs, s’ils veulent assurer de belles manches ce week-end.

Demain samedi, la première manche sera lancée à 13h44 dans des conditions très estivales. Un petit régime de brise thermique est annoncé, pour un vent qui ne devrait pas excéder les 10/12 nœuds.

Ils ont dit :

Billy Besson, pilote du France SailGP Team : « Si on suit notre courbe habituelle, normalement, on doit le gagner celui-là non ? Bien sûr nous avons un peu de pression, liée au fait d’être à domicile ! Mais c’est une pression positive. Car pour nous, c’est extrêmement important de concourir devant notre public. Ça nous porte. C’est ce que nous avions vécu à Marseille il y a deux ans. Et nous avons hâte de régater sur ce plan d’eau de Saint-Tropez qui est vraiment exceptionnel. »

Tom Slingsby, pilote du Australia SailGP Team, en tête du classement général provisoire et récent champion du monde de Moth (dériveur à foil) : « On arrive sur des hauts, après avoir remporté les deux derniers Grands Prix. Mais on sait que ça ne dure pas éternellement et qu’un jour, on sera à nouveau battus ! Mais pour l’instant, il y a une belle énergie au sein de l’équipe, on est en confiance et je suis fier de la façon dont on navigue. Ici, dans les petits airs annoncés, on sait que Nathan (Outteridge) et les Japonais peuvent être très forts. C’est un peu leur spécialité. Forcément, on observe ce qu’ils font, et tout le monde s’observe en fait pour essayer de progresser. »

Les filles à tire d’aile

Ce week-end, le France SailGP Team accueille Camille Lecointre et Aloïse Retornaz, médaillées de bronze en 470 aux JO de Tokyo. Les deux olympiennes, qui découvrent le circuit et les F50, ont vécu une première journée sur l’eau riche en sensations.

Camille, notamment, a été invitée à tirer quelques bords après les manches. « Ce qui m’a le plus impressionné, ce n’était pas tant la vitesse que la potentialité d’un crash avec les vagues, de sentir qu’on ne maîtrisait pas tout. Et j’ai été hallucinée, dans les virements, par la force centrifuge. On se fait vraiment plaquer vers l’extérieur. Si on ne traverse pas le trampoline au bon moment, c’est foutu et ça, c’était assez impressionnant. Je dois retourner à bord dimanche pour prendre un peu plus la mesure, mais avant, je dois encore compléter mes tests de sécurité (obligatoire pour tous les invités qui montent à bord en régate). »

En attendant son tour, Aloïse a assisté aux régates depuis un semi-rigide : « C’est encore plus impressionnant qu’à la télé ! On voit que cela demande beaucoup de précision et qu’il faut s’accrocher. Tout le monde va très très vite. Les bateaux sont très proches les uns des autres. Cela doit demander beaucoup de concentration pour réussir à prendre un paquet de micro décisions, et de bonnes décisions, parce qu’on voit bien qu’il n’y a pas trop le droit à l’erreur… »

PROGRAMME
France Sail Grand Prix I Saint-Tropez

Vendredi 10 septembre
3 courses d’entraînement dans le golfe de Saint-Tropez : 13h30 – 15h

Samedi 11 et dimanche 12 septembre

Fan Village entre la Tour Portalet et le Môle Jean Réveille sur la digue, ouvert de 12h00 à 18h00.Écran géant et commentaires de 12h30 à 15h30 puis DJ Set Sun Downer by Le Byblos.Animations Fan Village : l’exposition itinérante d’Energy Observer Foundation (Le Cube), la Green GT, le stand environnement de la ville (exposition et animation Pelagos autour de la sensibilisation à la préservation de l’océan), le stand eSailGP powered by MCES, le bar du Fan Village et la boutique officielle.3 courses de 13h30 à 15h : les F50 s’élanceront sur le golfe de Saint-Tropez. Si le temps et le vent le permettent, la ligne d’arrivée se situera directement en face du Fan Village.

Billetterie bateaux officiels SailGP et informations programme plaisanciers : fr.sailgp.com

Lire la suite
14 lectures
0 commentaires

Realteam et Alinghi mènent le bal à Scarlino

La première journée du TF35 Scarlino Cup 1 aura offert de magnifiques conditions : un soleil radieux, du vent d’ouest de 8-12 noeuds, une vue imprenable sur la Baie de Scarlino et sept équipes extrêmement motivées à reprendre la compétition. Trois manches ont été disputées durant lesquelles le jeu du « à toi à moi » a repris entre Realteam Sailing et Alinghi. C’est finalement Realteam Sailing qui prend l’avantage à l’issue de cette journée avec deux victoires contre une.

Pour cette reprise de deuxième de partie de saison les points sont serrés au classement général du championnat. Un seul point sépare le leader Realteam Sailing du second Alinghi.

Lucien Cujean – Realteam Sailing commente : “Toute l’équipe est très heureuse de naviguer ici à Scarlino. Nous avons eu beaucoup d’actions aujourd’hui. On a bien navigué pour rester dans le jeu avec Alinghi. Nous avançons étape par étape. La régate sera intense demain, le meilleur l’emportera à la fin du week-end”

Lors de la première régate du jour, la gauche du plan d’eau a été favorable. Alinghi, Realteam Sailing et Ylliam XII – Comptoir Immobilier prennent alors la tête de la flotte avec une confortable avance et c’est Alinghi qui ouvre le bal et remporte la première manche.

Deux autres régates vont s’enchainer, la bataille est lancée entre les deux leaders Realteam Sailing et Alinghi mais c’est finalement Realteam Sailing qui l’emportera à deux reprises et prendra ainsi la tête du classement général du premier jour.

” C’est une belle compétition entre les deux équipes “, a commenté Benoit Deutsch à bord du bateau du comité de course alors que les deux équipes franchissaient la ligne d’arrivée en trombe. “La stabilité des deux équipes sur les foils et le travail acharné des équipages à bord pour la conduite du bateau leur donnent cette vitesse supplémentaire”, a-t-il ajouté.

Spindrift Racing termine la journée en troisième position avec un score de 4, 4 et 3. La troisième place de Team SAILFEVER dans la deuxième course les maintient en quatrième position au classement général.

Ylliam XII – Comptoir Immobilier a commencé la journée avec une belle troisième place mais a enchaîné avec deux contre performance et glisse ainsi à la cinquième place du classement.

Zoulou qui réalise le meilleur départ de la première manche a dû abandonner la course lors de la deuxième régate suite à un problème technique. Il se classe 7ème derrière ZEN too, 6ème.

CLASSEMENT GENERAL DU TF35 SCARLINO 1:

(Après 3 courses)

🇨🇭 Realteam Sailing 2 1 1 – 4 🇨🇭 Alinghi 1 2 2 – 5 🇨🇭 Spindrift 4 4 3 – 11 🇫🇷 Team SAILFEVER 5 3 4 – 12 🇨🇭 Ylliam XII – Comptoir Immobilier 3 6 6 – 15 🇨🇭 Zen TOO 7 5 5 – 17 🇫🇷 Zoulou 6 8DNF 8DNS – 22

L’article Realteam et Alinghi mènent le bal à Scarlino est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
8 lectures
0 commentaires

Pierre Quiroga signe un doublé sur la Solitaire, "mon palpitant était au maximum" dixit l'homme à battre de cette édition

 

Jeudi 9 septembre, après 3 jours, 23 heures, 59 minutes et 54 secondes de course, Pierre Quiroga a signé une deuxième victoire d’étape sur cette Solitaire du Figaro 2021 à Roscoff. Un objectif déjà atteint lors de la précédente étape à Fécamp que le skipper Macif 2019 n’avait pas la prétention d’envisager de nouveau mais qui conforte sa première place au classement général avec 1h53 d’avance sur Xavier Macaire. 

 

image

Crédit : M Lefloch / Disobey / Macif

Une étape difficile pour le mental 

Pierre Quiroga : « Le point sur lequel je suis le plus fier est de ne pas avoir changé d’état d’esprit entre le départ de Saint-Nazaire et celui de Fécamp. Entre les deux, je fais 2 podiums, une deuxième place et une victoire, je suis en tête du classement général et je me retrouve très sollicité à ce sujet. J’avais vraiment peur de ne pas réussir à faire une course libérée. Finalement, ça n’a jamais été le cas. Dès le départ du parcours, j’ai pris mon rythme, et j’ai fait ma propre trajectoire jusqu’à l’arrivée. J’ai fait des erreurs, des grosses bêtises même, mais j’ai aussi très bien navigué pour compenser. Ce dont je suis très fier aussi, c’est mon option ouest entre Longships et l’île Lundy tout seul, mon palpitant était au maximum à me demander si ça allait passer ou non. C’est ça que j’aime dans la voile, je ne veux pas écraser mes concurrents, je veux juste proposer quelque chose de différent et l’assumer et quand ça marche, c’est dingue ! Ça fait 3 fois que ça marche, j’espère que ça ne va pas s’arrêter. 

En comparaison, la 2e étape était vraiment physique avec très peu de sommeil, elle était plus dure mentalement. Mais émotionnellement, cette victoire inattendue sur la 3e étape est plus belle parce qu’elle s’est construite au fur et à mesure de la course. Il y a eu des « up », puis des « down », c’était difficile de garder le moral dans ces conditions peu agréables mais au final, l’histoire se termine bien à Roscoff ».

Le classement général maintenu 

En tête de classement, Pierre Quiroga garde à ce jour une avance d’1h53 sur son dauphin. Pierre Quiroga indique : « Je me refuse de penser au classement général car par expérience, je sais qu’il ne faut pas que je change mon état d’esprit. J’ai juste besoin de naviguer comme je le fais en ce moment. J’étais venu pour une belle place au général et elle le sera quoi qu’il se passe. C’est écrit dans tous les papiers, pour gagner une étape de Solitaire, il faut que les étoiles soient alignées. J’ai pris plus de temps pour moi avant cette Solitaire du Figaro, ma préparation a été différente. J’étais moins prêt physiquement mais je suis enfin moi-même. Je suis sur mon petit nuage, je flotte et je vois où ça me mène. J’ai la force de caractère de me dire que je vais naviguer comme il me plaît. Je trouve enfin les raisons pour lesquelles je peux gagner, j’ai eu des soucis sur les épreuves de début de saison mais je pense que j’étais capable de gagner chaque course cette année si les étoiles étaient alignées. Je ne cherche plus à comprendre, j’encaisse et je prends tout ce qui est bon à prendre. L’équilibre est complexe, il faut rester soi-même dans des moments où on est forcé de réfléchir. Il faut réussir à s’appuyer sur l’équipe notamment qui me permet de penser que tout est normal. Maintenant, que la fête continue ! » 

Source : E Bramoullé

Lire la suite
15 lectures
0 commentaires

11.2, Bureau Vallée, Apivia ou encore Arkéa Paprec, ils seront à Lorient pour le Défi Azimut - Effectifs

 

À moins d’une semaine du coup d’envoi, la société organisatrice Azimut met une dernière main aux mille détails. Avec l’appui financier renforcé de la communauté d’agglomération de Lorient, le soutien technique de l’IMOCA et la qualité des 14 équipes engagées, nul doute que c’est une grande fête de la voile de haut niveau qui se prépare du 14 au 19 septembre. Petit tour des pontons de Lorient La Base et décryptage des enjeux sportifs de cette onzième édition.

 

image

Crédit : M Viezzer


Qui des quatorze duos engagés inscrira son nom au palmarès du Défi Azimut - Lorient Agglomération ? Bien malin (ou imprudent !) celui qui se lancerait dans un pronostic avant le 19 septembre, tant le niveau est relevé cette année. Une chose est sûre, celui qui succèdera à Jérémie Beyou, malheureusement absent à la suite de la collision de Charal avec un OFNI au retour du Fastnet, sera un tandem de grands champions.
 
Car si les deux derniers Défis ont été marqués par un renouvellement tous azimuts de la Classe IMOCA, l’édition 2021 consacre une flotte de bateaux extrêmement aboutis, comme l’explique Antoine Mermod, président de l’IMOCA : « Contrairement à The Ocean Race Europe et à la Rolex Fastnet Race où la flotte était scindée, tous les bateaux de pointe se retrouvent la semaine prochaine à Lorient pour la troisième course de la saison. Avec en prime 11.2, comme nouveauté très attendue ! »

 

La crème de l’IMOCA 

Le nouveau 11th Hour Racing mené par Charlie Enright et Pascal Bidégorry, est en effet le premier IMOCA post-Vendée Globe, conçu par l’architecte Guillaume Verdier, notamment pour disputer The Ocean Race 2022-23 en équipage. Il pourra se confronter pour la première fois avec la crème des IMOCA de la génération 2019-2020. Au premier rang desquels APIVIA (Charlie Dalin et Paul Meilhat), vainqueur du Fastnet, et LinkedOut (Thomas Ruyant et Morgan Lagravière), en pointe sur The Ocean Race Europe. Comme beaucoup, Louis Burton qui mènera avec Davy Beaudart à bord de Bureau Vallée (ex L’Occitane en Provence), voit dans ces deux-là les bateaux référents : « Les hommes à battre sont d’abord ceux qui mènent leur bateau depuis longtemps et le possèdent sur le bout des doigts. Le Défi Azimut est pour nous une super opportunité de nous situer et valider toute la préparation faite cet été ». Pour la onzième fois, Louis qui n’a jamais raté une édition de cette course fera le tour de la Bretagne pour rejoindre Lorient au départ de Saint-Malo et devrait en profiter pour valider sa qualification pour la Transat Jacques Vabre, point d’orgue de la saison.
 
APIVIA viendra lui en voisin de Concarneau. Contrairement à plusieurs concurrents qui ont changé de foils pour se conformer au nouveau règlement, Charlie Dalin profite d’une paire jaugée avant le Vendée Globe, plus longue et donc plus puissante. « C’est vrai qu’au près et au reaching, ça devrait être un avantage explique Paul Meilhat, co-skipper. Mais l’intérêt du Défi Azimut et notamment des 48 Heures, c’est que le parcours est choisi au dernier moment en fonction de la météo, ce qui garantit une bonne variété d’allures. Donc tout le monde peut avoir son bord de prédilection et le jeu va être ouvert. On ne craint pas un bateau en particulier, mais surtout les marins tant le plateau est exceptionnel ! »

 

Talents et belles histoires 

Comment ne pas citer en effet des tandems aussi complémentaires et talentueux que Sébastien Simon et Yann Eliès (ARKÉA PAPREC), Nicolas Troussel et Sébastien Josse (CORUM L’Épargne), Damien Seguin et Benjamin Dutreux (Groupe APICIL, ultra favori dans la catégorie des bateaux à dérives), ou encore Romain Attanasio et Sébastien Marsset (Fortinet-Best Western) qui disposent enfin avec l’ex-Malizia d’une monture à la hauteur de leur talent. Il faudra compter également sur l’expérience de Sam Davies associée à Nicolas Lunven (Initiatives-Cœur), ou encore sur Isabelle Joschke et Alain Gautier (MACSF). Un dernier double mixte sera à surveiller de près avec la paire anglo-suisse Simon Fisher/Justine Mettraux sur l’autre 11th Hour Racing (ex Hugo Boss de 2016), en tête actuellement du Championnat IMOCA Globe Series. « Nous venons bien sûr pour prendre des points*, explique Justine, mais aussi pour apprendre. On reste des débutants dans la Classe IMOCA et ces bateaux très techniques passent beaucoup de temps en chantier. C’est donc toujours bon de se confronter sur l’eau ».
 
Quant aux bateaux d’ancienne génération, ils auront eux aussi leur match. Arnaud Boissières embarque à ses côtés le jeune Guadeloupéen Rodolphe Sépho dans une optique de transmission. Belle association également que celle de Clément Giraud, qui court pour la première fois aux côtés d’Erik Nigon, deux hommes définitivement liés autour du plan Farr 2008 qu’Erik a prêté à Clément pour le dernier Vendée Globe (Compagnie du Lit-Jiliti).

Quant à Manuel Cousin et Alexia Barrier (Groupe Sétin-4MyPlanet) voilà un tandem qui n’engendre pas la mélancolie et fait d’abord rimer compétition avec plaisir, une notion que porte dans son ADN le Défi Azimut – Lorient Agglomération depuis sa création. 

*Depuis cette année, le Défi Azimut – Lorient Agglomération entre au Championnat IMOCA Globe Series 2021-25, comme course de coefficient 1, permettant aux concurrents d’engranger des points. Ainsi, à l’issue des 48H AZIMUT, le vainqueur remportera 14 points (nombre de participants), le deuxième 13, le troisième 12, etc.

 

LES 14 DUOS INSCRITS AU DÉFI AZIMUT - LORIENT AGGLOMÉRATION 2021

11th HOUR RACING 1 : Justine Mettraux (SUI) - Simon Fisher (GBR)
11.2 : Charlie Enright (USA) – Pascal Bidégorry (FRA)
APIVIA : Charlie Dalin (FRA) – Paul Meilhat (FRA)
ARKÉA PAPREC : Sébastien Simon (FRA) – Yann Eliès (FRA)
BUREAU VALLÉE : Louis Burton (FRA) – Davy Beaudart (FRA)
COMPAGNIE DU LIT-JILITI : Clément Giraud (FRA) – Erik Nigon (FRA)
CORUM L’ÉPARGNE : Nicolas Troussel (FRA) – Sébastien Simon (FRA)
FORTINET – BEST WESTERN : Romain Attanasio (FRA) – Sébastien Marsset (FRA)
GROUPE APICIL : Damien Seguin (FRA) – Benjamin Dutreux (FRA)
GROUPE SÉTIN – 4MYPLANET : Manu Cousin (FRA) – Alexia Barrier (FRA)
INITIATIVES-CŒUR : Samantha Davies (GBR) – Nicolas Lunven (FRA)
LA MIE CALINE-ARTISANS ARTIPOLE : Arnaud Boissières (FRA) – Rodolphe Sépho (FRA)
LINKEDOUT : Thomas Ruyant (FRA) – Morgan Lagravière (FRA)
MACSF : Isabelle Joschke (FRA) – Alain Gautier (FRA)

Source : Defi Azimut

Lire la suite
16 lectures
0 commentaires

Quand le malheur des uns, Gaston Morvan, 1e bizuth sur la Solitaire : "Charlotte (Yven) ne méritait pas ça"

 

Quand le malheur des uns…. Gaston Morvan - (Bretagne CMB Espoir) - 9e de l’étape et 1er Bizuth. Décidément, ce garçon force le respect : lui qui participe à sa première Solitaire du Figaro entre une nouvelle fois dans le top 10 de cette course de légende. Régulier, après être arrivé 8e à Lorient et 5e à Fécamp, il s’adjuge ici la 9e place du classement de l’étape et la 1e place de bizuth. 

image

Crédit : A Courcoux

Cette place, il la doit, aussi, à un malheureux coup du sort. Pointée à la cinquième position au passage de la dernière marque de parcours située à un petit mille de la ligne d’arrivée, Charlotte Yven (Team Vendée Formation) s’est en effet échouée sur un caillou. 

Les premiers mots de Gaston Morvan ont été pour elle : “Charlotte ne méritait pas ça. Je gagne le classement bizuth de cette étape, mais pas dans les conditions que j'espérais. J'espère qu’elle repartira et qu’elle gagnera la prochaine, qu’elle fera aussi bien à l’étape suivante. Sur cette étape, j’ai fait des bons coups, j’étais dans le match. Je n’ai pas beaucoup dormi, par tranches de petites siestes de 10 minutes, je ne sais pas comment je tiens encore debout. Je progresse encore dans ma navigation. J'ai encore trouvé des petits trucs qui me permettent de progresser.” 

Gaston Morvan a rapidement rejoint Charlotte pour partager avec elle la bouteille de champagne offerte au premier bizuth de l'étape : un joli moment d’émotion sur les pontons du port du Bloscon, à Roscoff. 

Source : C Concetti

Lire la suite
15 lectures
0 commentaires

Xavier Macaire toujours dans le match sur cette Solitaire 2021, "Je m’en sors bien avec cette 4ème place"

On savait que cette troisième étape de la Solitaire du Figaro entre Fécamp et Roscoff offrirait son lot de difficultés, entre navigation côtière, courants, gros coefficients de marée, trafic maritime… Le vent erratique, et non conforme aux prévisions météo, a donné du fil à retordre aux concurrents qui ont sans cesse dû s’adapter et improviser. Xavier Macaire n’a pas fait exception : après avoir passé Carn Base au Sud-Est de l’Angleterre en première position avec une belle avance sur ses poursuivants, le skipper de Groupe SNEF s’est fait distancer. Il lui a fallu sacrément de ressources et de détermination pour aller puiser au fond de lui-même et remonter place après place mercredi après-midi et cette nuit. Il en est récompensé puisqu’il franchit la ligne d’arrivée ce jeudi à 12h 16 minutes et 43 secondes en 4ème position, seulement 16 minutes et 49 secondes derrière le vainqueur. 

image

Crédit : A Courcoux

Quelle étape… 

« Cette étape était vraiment folle ! Il s’est passé plein de trucs, c’était carrément dingue : des rebondissements, des passages à niveaux, elle était vraiment XXL. Je suis tombé dans certains pièges, j’ai su en éviter d’autres, je suis passé à côté à certains moments. La météo était parfois complétement à côté de la plaque, on n’avait pas du tout ce qui était prévu, je me suis retrouvé au fond du bus à cause de ça. Au final je m’en sors bien avec cette 4ème place. J’ai eu de bons moments où j’étais content de ce que j’avais fait mais moralement j’ai eu des coups durs, comme rarement. Je suis passé par tous les états émotionnels. »
 

Tu fais une superbe remontada hier et cette nuit, comment l’expliques-tu ? 

« On pensait qu’il n’y aurait plus trop de pièges lors de cette dernière nuit, que ce serait du tout droit jusqu’à Roscoff. Finalement c’est celle qui a été décisive. J’avais beau être complétement fracassé de mon étape après les 3 premières nuits, j’ai puisé dans mes ressources pour être à fond et faire mon maximum pour grappiller du terrain jusqu’à la ligne d’arrivée. J’ai eu un peu de feeling dans les bords que j’ai tirés. Il faisait nuit, on était dans la brume, avec de la pluie, on ne voyait rien, on avait aucun repère visuel… C’était très difficile de naviguer dans ces conditions, surtout avec la fatigue accumulée, j’étais épuisé. En tricotant au milieu du paquet, j’ai réussi à tirer des bons bords, à doubler plein de bateaux et à me refaire, j’avais une bonne vitesse. J’ai même cru au podium à un moment, ça ne s’est vraiment pas joué à pas grand-chose avec Alan. »

 

Et finalement tu passes la ligne d’arrivée en quatrième position ce midi… 

« C’est une bonne opération, j’ai vraiment cru à plusieurs moments que ça allait être une catastrophe au classement à l’arrivée. J’ai bien bossé. Je garde le contact avec la tête du classement général provisoire et je prends de l’avance sur mes poursuivants*. Je suis encore dans le match. Il reste une étape, je ne vais pas laisser Pierre Quiroga tranquille. »
 
*Avant la dernière étape de cette Solitaire du Figaro, Xavier pointe en deuxième position du classement général provisoire, à 1h 53 minutes et 44 secondes du leader Pierre Quiroga, et avec 39 minutes et 8 secondes d’avance sur Tom Laperche, troisième.

Source : 

Lire la suite
14 lectures
0 commentaires

Défi Azimut. 14 équipes engagés !

C’est encore une belle édition qui se profile pour le Défi Azimut qui grandit d’année en année grâce à l’engagement de la société Azimut et de ses partenaire. Elle se tiendra du 14 au 19 septembre avec quatorze duos engagés.

Car si les deux derniers Défis ont été marqués par un renouvellement tous azimuts de la Classe IMOCA, l’édition 2021 consacre une flotte de bateaux extrêmement aboutis, comme l’explique Antoine Mermod, président de l’IMOCA : « Contrairement à The Ocean Race Europe et à la Rolex Fastnet Race où la flotte était scindée, tous les bateaux de pointe se retrouvent la semaine prochaine à Lorient pour la troisième course de la saison. Avec en prime 11th Hour Racing 2, comme nouveauté très attendue ! »

La crème de l’IMOCA
Le nouveau 11th Hour Racing mené par Charlie Enright et Pascal Bidégorry, est en effet le premier IMOCA post-Vendée Globe, conçu par l’architecte Guillaume Verdier, notamment pour disputer The Ocean Race 2022-23 en équipage. Il pourra se confronter pour la première fois avec la crème des IMOCA de la génération 2019-2020. Au premier rang desquels APIVIA (Charlie Dalin et Paul Meilhat), vainqueur du Fastnet, et LinkedOut (Thomas Ruyant et Morgan Lagravière), en pointe sur The Ocean Race Europe. Comme beaucoup, Louis Burton qui mènera avec Davy Beaudart à bord de Bureau Vallée (ex L’Occitane en Provence), voit dans ces deux-là les bateaux référents : « Les hommes à battre sont d’abord ceux qui mènent leur bateau depuis longtemps et le possèdent sur le bout des doigts. Le Défi Azimut est pour nous une super opportunité de nous situer et valider toute la préparation faite cet été ». Pour la onzième fois, Louis qui n’a jamais raté une édition de cette course fera le tour de la Bretagne pour rejoindre Lorient au départ de Saint-Malo et devrait en profiter pour valider sa qualification pour la Transat Jacques Vabre, point d’orgue de la saison.
APIVIA viendra lui en voisin de Concarneau. Contrairement à plusieurs concurrents qui ont changé de foils pour se conformer au nouveau règlement, Charlie Dalin profite d’une paire jaugée avant le Vendée Globe, plus longue et donc plus puissante. « C’est vrai qu’au près et au reaching, ça devrait être un avantage explique Paul Meilhat, co-skipper. Mais l’intérêt du Défi Azimut et notamment des 48 Heures, c’est que le parcours est choisi au dernier moment en fonction de la météo, ce qui garantit une bonne variété d’allures. Donc tout le monde peut avoir son bord de prédilection et le jeu va être ouvert. On ne craint pas un bateau en particulier, mais surtout les marins tant le plateau est exceptionnel ! »

Talents et belles histoires
Comment ne pas citer en effet des tandems aussi complémentaires et talentueux que Sébastien Simon et Yann Eliès (ARKÉA PAPREC), Nicolas Troussel et Sébastien Josse (CORUM L’Épargne), Damien Seguin et Benjamin Dutreux (Groupe APICIL, ultra favori dans la catégorie des bateaux à dérives), ou encore Romain Attanasio et Sébastien Marsset (Fortinet-Best Western) qui disposent enfin avec l’ex-Malizia d’une monture à la hauteur de leur talent. Il faudra compter également sur l’expérience de Sam Davies associée à Nicolas Lunven (Initiatives-Cœur), ou encore sur Isabelle Joschke et Alain Gautier (MACSF). Un dernier double mixte sera à surveiller de près avec la paire anglo-suisse Simon Fisher/Justine Mettraux sur l’autre 11th Hour Racing (ex Hugo Boss de 2016), en tête actuellement du Championnat IMOCA Globe Series. « Nous venons bien sûr pour prendre des points*, explique Justine, mais aussi pour apprendre. On reste des débutants dans la Classe IMOCA et ces bateaux très techniques passent beaucoup de temps en chantier. C’est donc toujours bon de se confronter sur l’eau ».
Quant aux bateaux d’ancienne génération, ils auront eux aussi leur match. Arnaud Boissières embarque à ses côtés le jeune Guadeloupéen Rodolphe Sépho dans une optique de transmission. Belle association également que celle de Clément Giraud, qui court pour la première fois aux côtés d’Erik Nigon, deux hommes définitivement liés autour du plan Farr 2008 qu’Erik a prêté à Clément pour le dernier Vendée Globe (Compagnie du Lit-Jiliti).
Quant à Manuel Cousin et Alexia Barrier (Groupe Sétin-4MyPlanet) voilà un tandem qui n’engendre pas la mélancolie et fait d’abord rimer compétition avec plaisir, une notion que porte dans son ADN le Défi Azimut – Lorient Agglomération depuis sa création.
Pierre-Marie Bourguinat

*Depuis cette année, le Défi Azimut – Lorient Agglomération entre au Championnat IMOCA Globe Series 2021-25, comme course de coefficient 1, permettant aux concurrents d’engranger des points. Ainsi, à l’issue des 48H AZIMUT, le vainqueur remportera 14 points (nombre de participants), le deuxième 13, le troisième 12, etc.

LES 14 DUOS INSCRITS AU DEFI AZIMUT – LORIENT AGGLOMERATION 2021

11th HOUR RACING 1 : Justine Mettraux (SUI) – Simon Fisher (GBR)
11th HOUR RACING 2 : Charlie Enright (USA) – Pascal Bidégorry (FRA)
APIVIA : Charlie Dalin (FRA) – Paul Meilhat (FRA)
ARKÉA PAPREC : Sébastien Simon (FRA) – Yann Eliès (FRA)
BUREAU VALLÉE : Louis Burton (FRA) – Davy Beaudart (FRA)
COMPAGNIE DU LIT-JILITI : Clément Giraud (FRA) – Erik Nigon (FRA)
CORUM L’ÉPARGNE : Nicolas Troussel (FRA) – Sébastien Simon (FRA)
FORTINET – BEST WESTERN : Romain Attanasio (FRA) – Sébastien Marsset (FRA)
GROUPE APICIL : Damien Seguin (FRA) – Benjamin Dutreux (FRA)
GROUPE SÉTIN – 4MYPLANET : Manu Cousin (FRA) – Alexia Barrier (FRA)
INITIATIVES-CŒUR : Samantha Davies (GBR) – Nicolas Lunven (FRA)
LA MIE CALINE-ARTISANS ARTIPOLE : Arnaud Boissières (FRA) – Rodolphe Sépho (FRA)
LINKEDOUT : Thomas Ruyant (FRA) – Morgan Lagravière (FRA)
MACSF : Isabelle Joschke (FRA) – Alain Gautier (FRA)

LE PROGRAMME EN BREF

Mardi 14 : Accueil des IMOCA à Lorient La Base (17h00) et cérémonie d’ouverture à 18 h00 (sur invitation)Mercredi 15 à 15h30 : Début des Runs dans les Courreaux de GroixJeudi 16 à 14h00 : Départ des 48 heures en double + media(wo)manDimanche 19 à 13h00 : Départ du Tour de Groix en équipage.Dimanche 19 à 17h00 : Remise des prix à Lorient La Base
Lire la suite
16 lectures
0 commentaires

SailGP. Embarquement avec Russel Coutts et Bruno Dubois à St-Tropez

A l’occasion de l’étape du SailGP à St-Tropez nous avons pu suivre la première journée d’entrainement du bateau français barré par Billy Besson en compagnie de Russel Coutts, la légende de la Coupe et CEO du SailGP et avec Bruno Dubois, le team manager de l’équipe française. L’occasion de faire un point sur le circuit a mi-saison de la saison 2 du circuit.

Trois questions à Russell Couts CEO SailGP

Une nouvelle équipe va rejoindre le circuit Sail GP – l’équipe suisse en l’occurrence et c’est la première qui signe une licence. C’est un premier succès pour la vision que vous portez sur ce circuit ?
Oui ce sera la 9e équipe sur le Circuit. C‘est une bonne nouvelle et nous en attendons d’autres aussi très prochainement.

Comment avez-vous réussi à convaincre Peter Burling et Blair Tuke de venir sur le circuit Sail GP ?
Ils m’ont appelé ! Tous les meilleurs marins veulent naviguer sur les F50. Ils n’ont pas beaucoup d’opportunité de se confronter entre eux en dehors de la Coupe. Tous veulent prouver qu’ils sont les meilleurs.

Vous vous êtes donné 3 ans pour que le Circuit Sail GP prenne sa place et devienne économiquement viable. Où en êtes-vous à mi-parcours ?
Le pari est déjà presque réussi. Nous allons annoncer une saison 3 avec des villes qui permettent de couvrir nos frais. Nos partenaires signés l’année dernière nous suivent également pour la prochaine saison. Nous avons fait de bons progrès et nous allons continuer.

Nous sommes sur l’étape française à St-Tropez pour cette saison 2 après la finale qui s’est déroulée sur la première saison à Marseille. C’est important pour vous d’être présent en France ?
Il y a une pratique de la voile en France qui est très forte. C’est vraiment bien d’être à St-Tropez et de supporter l’Equipe française. Cela fit déjà deux bonnes raisons d’être ici.

Russell Coutts et Bruno Dubois Photo LS

Trois questions à Bruno Dubois Team Manager de SailGP France

Où en est l’équipe depuis ses débuts ?

On a beaucoup progressé notamment après nos entrainements aux Bermudes. On a pu participer à 2 finales mais on peut encore faire mieux. On en a la capacité.

Une équipe suisse entièrement financée va arriver sur le circuit. A combien se monte le budget annuel ?
Il faut compter sur un budget de 7 millions de dollars par an qui se décompose en deux parties : les couts opérationnels de l’équipe, environ 2,5 millions de dollars et 4,5 millions qui vont dans le développement du bateau. Celui-ci appartient à Larry Ellisson et à Russel Coutts. Cela a permis d’avoir de nouveaux foils et de nouvelles ailes. Tout cela rentre dans les coûts. Il y a la partie organisation commune à toutes les équipes et qui englobe la communication, le marketing, le transport des containers à travers le monde.

D’une saison à l’autre, il y a plus d’étapes. Le Circuit se développe bien…
On a plus de villes aujourd’hui et le coût est resté le même. On a réussi à rationaliser beaucoup de choses et à gagner en efficacité comme de passer de 115 containers à 90. On est plus efficace que la première année. Le circuit compte 8 équipes et bientôt une neuvième entièrement financée plus une autre qui devrait arriver plus tard. On sera bientôt 10. La ligue est désormais quasiment autonome avec le sponsoring. Il y a déjà quelques équipes qui ont signé des partenaires même si elles sont encore subventionnées par Oracle. Cela était prévu. On est dans les clous par rapport à l’ordre de marche que le SailGP s’était donné.

Lire la suite
19 lectures
0 commentaires

Parrains officiels

Partenaires officiels

Equipementiers officiels

Fournisseurs officiels

Connexion visiteur

Plan du site

sitemaps

Suivez-nous

camera social 1 socialsocial media youtubenewsletter

Mentions légales

document

Devenez partenaire

business

Contact

communication

logo AGP Course au large

aboutsailing

previsions