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Hugo Dhallenne : « La Mini Transat est mon objectif ultime en mini de série »

Deux ans après s’être lancé sur le circuit Mini, Hugo Dhallenne est depuis le début de saison le grand animateur du circuit en série, vainqueur de la Plastimo Lorient Mini en double (avec Thibaut Vauchel-Camus), de la Pornichet Select et de la Mini en Mai en solitaire, et deuxième du Trophée Marie-Agnès Péron. Tip & Shaft s’est entretenu avec le Malouin de 30 ans, entrepreneur en plus d’être navigateur. 

La voile pour toi, c’est une histoire de famille ?
Oui, mon père était skipper [Arnaud Dhallenne, disparu en mer lors d’une navigation en Argentine, NDLR], il a fait la Whitbread avec Tabarly, deux fois la Solitaire [en 1985 et 1986], il m’a emmené un peu partout sur Pen Duick VI puis sur son bateau perso, Paradise : on a fait les Antilles, le Pacifique, le Groenland, l’Islande, l’Antarctique. Comme il faisait du charter, dès que j’étais en vacances, je me greffais à ses navigations et je bouffais du mille. Avant cela, j’ai fait beaucoup de cata de sport, notamment du F18, j’ai été champion du monde des raids avec Benoît Champanhac.

As-tu très vite eu envie de faire de la course ?
En fait, j’avais bien compris qu’il fallait aussi avoir un métier, parce que la voile pouvait être précaire, donc j’ai essayé de me trouver un bon métier avant de faire de la course au large. J’ai choisi l’électronique, parce que ça me plaisait pas mal et parce que j’ai eu l’opportunité de faire mes études en alternance dans une boîte de Saint-Malo qui faisait de la croisière et de la pêche. Dès que j’ai eu ma licence après mon BTS, j’ai pu monter ma boîte à Saint-Malo, HDM Electronique [qui compte des clients comme Maxime Sorel, Louis Burton, Thibaut Vauchel Camus, des équipes de Class40, des propriétaires d’IRC…]. Ça m’a aussi permis de financer l’achat de mon bateau.

A quand remonte ton envie de te lancer dans ce projet Mini ?
Ça faisait un moment que j’avais ça en tête. Mais le déclic, c’est quand je me suis retrouvé en 2017 à Dubai à bosser sur le bateau de Thibaut. Comme le chantier était un peu dur, je me suis dit qu’après ça, il serait temps de me faire plaisir. De là-bas, j’ai envoyé un mail au chantier idb Marine pour commander mon Maxi, je l’ai eu en mars 2019, c’était parti !

« Le Maxi développe vraiment de la puissance »

Comment te finances-tu ?
J’ai financé l’achat du bateau avec 50% d’apport, 50% d’emprunt bancaire, pour ce qui est du fonctionnement, comme je n’avais pas de partenaires les deux premières années, j’ai tout financé de ma poche. Et pour cette année, le Yacht Club de Saint-Lunaire m’aide à trouver des mécènes et des partenaires privés, je commence à réunir une bonne partie du budget, il me faudrait 60 000 euros, j’ai un peu plus que la moitié et j’ai des touches pour la suite, c’est plutôt encourageant.

Pourquoi le choix du Maxi 650 ?
Quand je l’ai fait, le bateau n’existait pas encore, mais je me suis dit que tant qu’à commander un bateau neuf, autant prendre le plus récent. J’avais le choix entre le Maxi et le Vector, j’étais alors à Dubai, et quand j’ai vu la complexité de construire un bateau dans un chantier à l’étranger [le Vector est construit en Pologne, NDLR], je me suis dit que même si c’était plus cher, pas loin de 10 000 euros en plus [90 000 euros HT au total], il valait mieux faire le bateau en Bretagne pour être proche du chantier, je ne regrette pas.

Es-tu satisfait des performances du bateau ?
Oui, je n’ai pas eu les soucis de structure que certains ont rencontrés au début. Depuis, tous les bateaux ont été renforcés à l’avant l’hiver, ils ont aussi rallongé un peu le voile de quille pour créer un peu plus d’accroche au près, le chantier a fait ce qu’il fallait pour gommer les petits défauts du bateau. Aujourd’hui, je suis très content, sur les bords entre 70 et 140 degrés du vent, dès qu’on est un peu appuyés, il développe vraiment de la puissance et va vraiment vite par rapport au Pogo 3. Après, pour tout ce qui est VMG haut et bas, on peut être en légère perte, mais le gain est tel aux autres angles que c’est un bon choix. Sur la Mini en Mai, on a eu un premier bord qui allait à l’île d’Yeu, à 130 du vent, on était à 12 nœuds de moyenne, les Pogo 3 à 10. Après, parfois, en VMG haut dans la pétole, ils nous déboitent, ça dépend un peu des régates.

« Officiellement, ma prochaine course, c’est la Mini Transat »

Tu as obtenu de bons résultats tes deux premières années, avant, depuis le début de la saison de presque tout gagner, comment l’expliques-tu ?
D’abord, les conditions ont été globalement propices au bateau, avec du vent. Ensuite, la première course que j’ai faite avec Thibaut m’a rassuré : j’avais un peu de doutes sur ma vitesse au près, on s’est fait un long dernier bord en speed-test avec Paul Cloarec et Benoît Hantzperg qui avaient des voiles toutes neuves, alors que moi, j’avais mes voiles d’origine, je me suis dit qu’on allait se faire plier, et en fait, on a réussi à les battre. Ça m’a donné confiance sur la vitesse du bateau au près, le fait de savoir que je pouvais aller vite et de débloquer ainsi le compteur de victoire m’a beaucoup aidé pour la suite.

Te voilà du coup propulsé comme le grand favori de la Mini Transat, tu assumes ? Comment vois-tu la concurrence ?
Pas vraiment ! Disons que ça me fait plaisir, mais je ne me rends pas trop compte de ce que ça va impliquer. Pour l’instant, je ne ressens pas la pression de ce statut, je profite plutôt de ces trois victoires et de cette deuxième place. Mon objectif n°1 est déjà d’arriver, on traverse l’Atlantique sur un bateau de 6,50 mètres, ce n’est pas une mince affaire. Après, accrocher un podium me ferait vraiment plaisir, un Top 5 serait très bien aussi. Et la Mini Transat sera un exercice diamétralement opposé à ce qu’on a fait jusqu’ici : là, on part 48-72 heures, on s’arrache à fond, sur une transat, il faudra vraiment gérer le sommeil, la nourriture et le matériel, on ne s’est pour l’instant pas confrontés sur ce genre d’épreuve. On voit quand même que certains vont vite en Pogo 3, Léo (Debiesse), Brieuc (Lebec), Quentin (Riché), en Maxi aussi… Entre les Pogo et les Maxi, il va y avoir du match, même si je pense que sur la durée, le Maxi a le gros avantage de ne pas mouiller. J’espère qu’à long terme, le gain en confort se transformera en performance et que ceux qui sont en Pogo 3, trempés H24, auront des petites baisses de physique et de moral…

Quel est ton programme jusqu’à la Mini Transat ?
Je ne fais pas le Mini Fastnet parce que je dois livrer un Class40 chez Structures début juillet, celui de François-René Carluer. Pour la Transgascogne, je suis pour l’instant en liste d’attente, donc officiellement, ma prochaine course, c’est la Mini Transat.

« Faire deux ans de proto me brancherait bien »

Est-ce compliqué de concilier ta caquette d’entrepreneur et celle de navigateur ?
C’est super compliqué, surtout que j’ai eu la chance d’avoir une petite fille il y a quinze mois, j’ai une triple casquette ! Mais ce qui est super, c’est que mes clients font de la course, donc ils comprennent mes obligations et sont très contents pour moi, donc même si le planning reste très tendu, ça se passe dans la bonne humeur.

La Mini Transat est l’objectif final du projet ?
En Mini de série, c’est l’objectif ultime, le bateau sera a priori vendu après. Pour la suite, je ne sais pas encore. Jusqu’ici, je finançais tout en perso, il faudrait que ça s’arrête un jour, on verra si j’arrive à accrocher des partenaires ou pas.

Quelles sont tes envies ?
Elles sont nombreuses : faire deux ans de proto me brancherait bien, parce que la Classe Mini est vraiment une super classe, avec une ambiance géniale, j’aurai envie d’y revenir. Pour l’instant, je regarde de loin les bateaux, ça serait plutôt un nez rond, a priori sans foils, des choses sont en train de se passer dans les chantiers, donc si je peux, je vais me placer. Après, je suis malouin, donc forcément, une Route du Rhum en Class40 me plairait bien. Pour 2022, c’est trop tôt pour être compétitif, donc ce sera plutôt pour la suivante.

Photo : Pierrick Contin

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Roland Jourdain va lancer la construction d'un catamaran de 18 mètres en fibre de lin, dessiné par le cabinet VPLP

 

Roland Jourdain va lancer dans les prochains mois la construction d’un multicoque. C’est la première fois qu’un catamaran de cette taille – 18m28 – intégrera autant de biomatériaux. « Ce projet est la continuité du travail et de l'engagement de toute une équipe afin de limiter notre impact sur l'environnement. Faire mieux avec moins est un challenge permanent où se mêlent chez nous ténacité et humilité » résume Roland. Le bateau sera aux couleurs du fonds Explore, qu’il a créé avec Sophie Vercelletto, et est baptisé We Explore.

 

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Crédit : Kairos

Depuis une dizaine d’années, Roland planche avec ses équipes de Kaïros Environnement sur l’utilisation de la fibre de lin en remplacement de la fibre de verre. Dès 2013, il construit avec ces nouveaux matériaux un premier trimaran de 7 m – Gwalaz – qui sert encore aujourd’hui de plateforme de test. Cette expérience, ainsi que le travail sur des surfs, des paddles et d’autres bateaux rendent possible aujourd’hui la construction d’un multicoque de grande taille.

 

Un bateau pour tracer un nouveau sillage 

We Explore est conçu pour faire rêver car une approche écoresponsable n’empêche pas la recherche de performance. « Le plaisir doit rester central. Pour faire bouger les lignes, il faut proposer des solutions alternatives séduisantes et c’est ce que nous recherchons avec We Explore. » Le catamaran est un Outremer 5X, dessiné par le cabinet VPLP pour les grandes chevauchées océaniques. A l’œil nu, il est très proche de ce spectaculaire multicoque mais c’est du côté de la construction que les choses changent. Pour la première fois, la fibre de verre est délaissée au profit de la fibre de lin, fournie par le leader : Terre de Lin. « La fibre de lin présente beaucoup d’avantages. Elle est produite en circuit court, a des propriétés proches de celles de la fibre de verre et est beaucoup moins énergivore à produire » résume Roland Jourdain. C’est en effet en Normandie que le lin est produit et il y pousse facilement. Christophe Baley, professeur à l’Université de Bretagne Sud est un grand spécialiste des fibres végétales et lui prête une autre vertu : « C’est un test à grande échelle pour utiliser la biomasse, et ainsi stocker le CO2, dans un produit industriel » résume l’universitaire.

 

« Questionner nos usages » 

Dès aujourd’hui, We Explore est pensé pour avoir plusieurs vies. D’abord destiné à la performance et la vitesse, le multicoque sera dans un premier temps équipé a minima afin d’être léger et rapide. Une fois qu’il aura fait la preuve de ses capacités marines, il embarquera les explorateurs de la fondation et leurs différentes missions qu’il s’agisse de recherches, d’innovations ou de sensibilisation.

 

« Une île de solutions » 

Depuis sa création, Explore et ses fondateurs ont la vocation de faire évoluer nos usages et nos modes de consommation et ce bateau va permettre de sensibiliser les entreprises et le grand public à cette démarche. Avec son franc parler, Roland explique son état d’esprit : « Parce que nous avons atteint les limites planétaires, il est urgent d'agir concrètement avec l'aide des technologies et d’y associer de nouveaux modes de consommation responsable ». L’académicien Erik Orsenna, ambassadeur du projet, parle pour sa part d’une « île de solutions », une formule qui résume l’ambition de ce projet.

 

Un équipage de partenaires 

La construction de We Explore est rendue possible grâce aux premiers partenaires majeurs que sont la Fondation Bureau Vallée, la coopérative Terre de lin et le chantier Outremer. Les enjeux environnementaux font échos aux défis que rencontrent les entreprises aujourd’hui puisqu’il faut réconcilier les modèles économiques avec les limites planétaires et donner au plus grand nombre les moyens de se mettre en action. Et Roland de rappeler : « L’équipage de sponsors et mécènes ne demande qu’à s’agrandir autour du programme de ce catamaran démonstrateur/ambassadeur et inspirant. Venez écrire un nouveau chapitre avec nous ! ».

 
Dès le mois de septembre, We Explore entrera en construction au sein du chantier Outremer (groupe Grand Large Yachting) à La Grande Motte. Il tirera ses premiers bords au début de l’été 2022.

 
Le bateau : 

Chantier : Outremer 

Architecte : VPLP 

Longueur : 18,28 m 

Largueur : 8,58 m

 
Source : M Honoré

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Comment la demande d’entraînement à la course au large explose

Dans un contexte de véritable boom pour la plupart des classes de course au large, et en dépit de la crise sanitaire, la demande d’entraînement croît fortement, au point que nombre de centres approchent de la saturation. Tip & Shaft a fait le tour de France des structures.

Pionnier en la matière, le pôle France Finistère course au large de Port-la-Forêt, lancé en 1990 par Christian Le Pape et Loïc Ponceau, occupe une place à part dans le paysage des centres d’entraînement : d’abord parce que c’est le seul à pouvoir revendiquer le statut officiel de « pôle France course au large », décerné par le Ministère des Sports ; ensuite, parce qu’il est résolument tourné vers l’excellence sportive.

« La logique d’un pôle, c’est le haut niveau », confirme Christian Le Pape, directeur jusqu’au 31 mai dernier. Pour intégrer pour la première fois la « Mecque » de Port-la-Forêt, il faut ainsi figurer dans la liste ministérielle des sportifs de haut niveau et avoir moins de 25 ans. Cette année, le pôle compte, selon sa nouvelle directrice Jeanne Grégoire, 47 adhérents, dont 27 chefs de projet (14 en Figaro, 10 en Imoca, 3 en Ultim), il rémunère quatre permanents, mais aussi les trois skippers (Tom Laperche, Gaston Morvan, Elodie Bonafous) et le préparateur (Goulven Le Clech) de la filière d’excellence de course au large Bretagne-CMB, et possède deux Figaro Beneteau 3.

Son premier pendant est arrivé en 2003 avec la naissance du Centre d’entraînement Méditerranée (CEM) de La Grande Motte. « Après sa victoire sur la Solitaire, Kito (de Pavant), mais aussi des marins comme Gilles Chiorri, Marc Emig, Laurent Pellecuer, ont exprimé l’envie de s’entraîner en Figaro 2 en Méditerranée. A l’époque, c’était Port-la-Forêt ou rien, rappelle Camille El Bèze, l’une des quatre salariés de la structure, responsable communication et administration. D’entrée, une belle dynamique s’est mise en place avec des résultats et la création du dispositif Skipper Hérault en 2011. Au plus haut, on a dû atteindre 8-10 Figaro quand on a accueilli l’Artemis Offshore Academy, par laquelle sont passés des marins comme Sam Goodchild et Jack Boutell. »

Ces dernières années, le CEM, dont le budget annuel est de 600 000 euros (environ la moitié du pôle de Port-la-Forêt), s’est peu à peu éloigné de la course au large pour se tourner vers l’inshore et l’olympisme : il est aujourd’hui labellisé pôle France jeunes sur le Nacra 17 et le kitefoil, pôle espoir pour les Nacra 15. Une prise de distance qui tient à plusieurs facteurs, selon Camille El Bèze : « Le développement de Lorient, l’arrivée du Figaro Beneteau 3 – on n’avait pas les moyens d’en acheter un -, et le fait qu’il n’y ait plus de courses ici. Avant, on avait la Generali Solo et la Cap Istanbul. » Elle ajoute cependant : « S’il y a de la demande, on est prêts à relancer la machine.« 

En matière d’entraînement au large, l’offre en Méditerranée est donc aujourd’hui très rare, en dehors de régates d’entraînement collectives en IRC organisées par les clubs, comme le challenge Florence Arthaud, à Marseille (à tour de rôle par le CNTL et la Nautique). C’est pourquoi Marsail, la société de Christopher Pratt et Amandine Deslandes, a choisi d’investir ce créneau, proposant des sessions de coaching deux fois par an ou à la demande pour des marins aspirant à la Transquadra ou à la Cap Martinique.

Lorient fait le plein

A l’inverse, les quinze dernières années ont vu la très nette montée en puissance de Lorient, à l’initiative de Tanguy Leglatin qui, en 2005, y a lancé des sessions d’entraînement à travers la structure AOS, fermée depuis. Au fil des résultats de ses coureurs, le Lorientais est devenu un coach extrêmement couru qui entraîne au total 50 à 70 skippers en Mini, Figaro, Class40 et Imoca. La création de Lorient Grand Large (LGL) en 2010 par Lorient Agglomération pour accompagner le développement du pôle course au large de La Base, en enrichissant l’offre de formations, a renforcé l’attractivité du port morbihanais, tandis que les teams professionnels s’installaient en nombre.Si la collaboration entre Tanguy Leglatin et LGL a longtemps été étroite, celui qui a accompagné des marins comme Clarisse Crémer, Erwan Le Draoullec, Adrien Hardy ou Thomas Ruyant, a repris sa liberté. Si bien que LGL propose désormais ses propres entraînements, animés par des intervenants extérieurs (Bertrand Pacé, Bertrand Delesne, Arnaud Jarlégan…).

Tout en essayant de faire en sorte que l’offre soit cohérente avec celle proposée par les indépendants. « Aujourd’hui, les choses deviennent plus sereines, avance le nouveau président de LGL, Jean-Philippe Cau. Sous la houlette de Julien Bothuan [responsable du pôle course au large à Lorient La Base, voir notre article], on a créé un groupe de travail pour que cette activité de centre d’entraînement et de formation intègre l’ensemble des acteurs. » Julien Bothuan confirme : « On m’a demandé de venir mettre de l’huile dans les rouages et de coordonner ces différentes actions pour qu’on joue collectif. »

De son côté, Tanguy Leglatin, qui se concentre de plus en plus sur une activité d’accompagnement de projet, se montre ouvert : « J’ai rencontré récemment les élus, l’idée serait de relancer un vrai schéma qui conserve l’aspect multi-supports et multi-publics auquel je suis attaché. » Aujourd’hui, LGL, qui injecte 15 000 euros par classe (Mini, Figaro, Class40 et Imoca) dans cette activité, revendique 145 adhérents (dont 54 en Mini, 22 en Class40, 16 en Figaro, 13 en IRC, 3 en Imoca), mais doit refuser du monde. Faute de place pour accueillir tous les bateaux, mais faute, également, d’entraîneurs, une pénurie pointée par nombre de nos interlocuteurs.

L’offre se développe

Dans le sillage du succès lorientais, d’autres structures se sont créées sur le littoral Atlantique et en Manche. C’est le cas à La Turballe où est né voilà quatre ans La Turballe course au large, à l’initiative de huit ministes du cru, qui a vite trouvé sa place : l’association compte aujourd’hui 38 adhérents, dont 22 en Mini et 8 en IRC, entraînés par Hervé Aubry. Le tout pour 1 500 euros annuels, place de port comprise. « On devrait passer de 30 000 euros de budget par an à 60 000 en 2022, notamment pour payer notre coach qui n’est pour l’instant que défrayé, on va recevoir des aides publiques et on est en recherche de partenaires », explique Vincent Lancien, ministe et président de la structure.Plus au nord, La Trinité-sur-Mer accueille également un pôle d’entraînement fort d’une quinzaine de Minis (entraînements assurés par Vincent Keruzoré) et d’une petite trentaine d’IRC double. Avec la volonté revendiquée de se développer, y compris sur d’autres classes : « Il y a beaucoup de brainstorming entre les collectivités et le port pour mettre en place un pôle à plus grande échelle. Aujourd’hui, on organise des courses comme l’Armen Race qui attire jusqu’à 200 bateaux, on a le premier fabricant de Class40 chez nous (JPS), Lorient sature, Concarneau presque, il y a une vraie demande », explique Didier Visbecq, le président de la SNT.

En remontant la côte bretonne, Concarneau propose depuis 2013 un pôle Mini, le CECM (Centre d’entraînement Mini de Concarneau), créé à l’initiative notamment de François Jambou (vainqueur de la Mini Transat 2019 en proto). « On fonctionne un peu comme une association sportive, on n’a pas un catalogue de formations, on décide plus entre nous de bosser sur tel ou tel sujet en fonction des besoins de chacun », explique Grégory Toulgoat, l’un des adhérents. Le CECM accueille 18 skippers qui, moyennant 1 000 euros annuels (place de port comprise), s’entraînent sous la direction de François Jambou. Pas de condition de niveau pour être accepté, mais de la motivation : « Comme on est limités en places de port, on demande que les candidats aient un vrai projet sportif, on ne veut pas de bateau tampon« . A noter que, par ailleurs, un groupe de Class40 s’organise autour de Kaïros, avec les projets de Stan Thuret, Jean Galfione et Aurélien Ducroz.

La Manche encore à conquérir

Du côté de Douarnenez, qui a bénéficié un moment d’un pôle d’entraînement dédié aux Minis, le sujet est en cours de réflexion : « On veut essayer de se relancer, d’abord en Mini, peut-être aussi en IRC, on est dans la construction du projet », nous explique la directrice de Douarnenez Course, Anne Crespy.Brest, qui accueille un pôle France multi médaillé olympique, est le grand absent du paysage des centres d’entraînement à la course au large. En cause, le manque de places « On ne peut pas lancer une dynamique pour accueillir 10 Mini ou 10 Figaro, parce que pour l’instant, il n’y a pas de place à terre, confirme Christophe Boutet, créateur d’Aloha Attitude, société spécialisée dans la gestion de projets (Jean Galfione, Eric Péron…). Maintenant, on voit bien qu’on arrive à saturation partout, donc il faut y réfléchir, je pense que la ville y est sensible. »

L’offre d’entraînement en Finistère s’est enrichie fin 2020 d’un nouvel acteur, avec un groupe d’entraînement Mini créé à Roscoff sous l’égide de l’association Voile Baie de Morlaix et animé par Damien Cloarec. Ils sont pour l’instant quatre, ce dernier espère voir le groupe doubler d’ici un an : « On a une carte à jouer car il y a du monde qui navigue dans le coin, on dispose d’infrastructures faciles avec des conditions de large dès qu’on sort du port du Bloscon. »

Les possibilités restent faibles en Manche, même si Voile Performance Manche à Granville, avec Benoît Charron, et Louis Duc, à Cherbourg, proposent ponctuellement des sessions d’entraînement, en particulier en Class40. Plus à l’est, Ouistreham a lancé en 2019, sous l’impulsion de ministes locaux, son pôle Mini. « On a démarré à 3-4, on est 10 aujourd’hui, explique Guy Beaudoin, président de la Société des Régates Caen Ouistreham, qui chapeaute le centre (ticket à 1 000 euros annuels tout compris). On commence à faire notre trou, avec un niveau qui monte : on a deux Vector et un Maxi, un entraîneur reconnu, Roland Ventura, le département va aussi nous aider à nous procurer un Mini pour accompagner un jeune talent. Aujourd’hui, notre capacité max est de 12 bateaux, on pourrait peut-être aller jusqu’à 20, sachant qu’on a de la demande de coureurs de Cherbourg et du Havre. »

Le Havre où l’offre d’entraînements au large est aujourd’hui inexistante, les clubs locaux étant surtout tournés vers la voile légère, le match-race et l’inshore. Ce qui fait dire à Cédric Chateau, entraîneur à la ligue de Normandie et coureur en Class40 : « Aujourd’hui, nos marins sont obligés de s’exiler en Bretagne, alors même qu’on a la Transat Jacques Vabre, la Normandy Channel Race, et maintenant le Fastnet tous les deux ans. Il y a vraiment un truc à faire, notamment en Class40. »

Saint-Gilles, Les Sables et la Rochelle ambitieux

Beaucoup plus au sud, d’autres structures existent avec trois offres à Saint Gilles Croix de Vie, Les Sables d’Olonne et La Rochelle. Créé à Saint Gilles en 2013, le Team Vendée Formation se distingue par une approche tournée vers la professionnalisation : « Nous formons aux métiers de la course au large, explique sa directrice Estelle Graveleau. Notre but n’est pas juste de faire en sorte que nos sportifs deviennent les meilleurs, on les aide aussi à apprendre à construire leur projet. » L’association, qui revendique 49 adhérents, dont une quinzaine court au large (10 en Figaro, 5 en Mini), ne s’interdit pas de voir plus haut : « On est une filière nautique, donc on aimerait beaucoup emmener un Imoca sur le Vendée Globe avec une équipe et des partenaires 100% vendéens. On accueillerait bien aussi des Class40 et des Multi50, on cherche des solutions, parce que c’est compliqué de faire rentrer de gros bateaux à Saint Gilles. »Non loin de là, Les Sables d’Olonne affiche également ses ambitions, avec la création cette année, sous l’égide de l’association Les Sables d’Olonne Vendée Course au Large, d’un groupe d’entraînement Mini qui accueille déjà 18 bateaux (moyennant environ 1 000 euros annuels, place de port comprise) et cherche un coach pour 2022. Son directeur Marc Chopin voit déjà plus loin : « On démarre avec les Mini, mais on aimerait aussi ouvrir à d’autres classes. La ville communique beaucoup sur la course au large, si cette volonté politique aboutit, on pourrait accueillir plusieurs Class40, voire des Imoca. Il y a une grosse réflexion sur le devenir du port, c’est maintenant que ça va se décider. »

Réflexion également du côté de La Rochelle, où la victoire de Yannick Bestaven sur le Vendée Globe semble avoir relancé l’idée de créer un véritable pôle de course au large. Aux Minimes cohabitent déjà un pôle Mini qui fait le plein (30 adhérents moyennant une inscription annuelle de 1 500 euros, sans place de port), dirigé par Julien Pulvé, et un Team Transquadra IRC, fort de 42 membres. « On veut offrir la possibilité d’une filière, des Mini aux Imoca en passant par les Figaro et les Class40. Je croise les doigts pour qu’il y ait un effet boule de neige après le Vendée, parce que c’est triste de devoir refuser des bateaux par manque de place », analyse Julien Pulvé.

Photo : Alexis Courcoux

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« Ça va être serré jusqu’à la fin » dixit Thomas Ruyant, la dernière étape au large de The Ocean Race Europe est lancée

 

Les conditions étaient idéales pour le départ de la troisième étape, avec un magnifique spectacle des IMOCA à foils, tandis que la flotte s’est déjà scindée en deux groupes… La troisième et dernière étape au large de The Ocean Race Europe est partie aujourd’hui depuis Alicante. Les 12 bateaux internationaux représentant neuf pays et embarquant des marins du monde entier ont entamé leur route en Méditerranée, vers Gênes.

 

Crédit : Sailing Energy


La flotte de The Ocean Race Europe était arrivée mercredi 9 juin après une seconde étape de trois jours en provenance de Cascais, au Portugal. La première étape était quant à elle partie de Lorient.

 
Pour contraster avec les conditions ventées auxquelles les équipages ont fait face lors des deux premières étapes, les prévisions annoncent des vents légers tout au long des 600 milles nautiques qui séparent Alicante de Gênes.

 
Bien que l’attention se porte sur les équipes actuellement sur le podium dans les deux classes, certaines équipes pourraient revenir de derrière et tenter de remporter la victoire finale.

 
Avec encore tant à jouer au départ de cette troisième étape, la tension était palpable sur les pontons d’Alicante, tandis que les équipages s’élançaient pour la dernière semaine de course.

 
« Ça va être serré jusqu’à la fin, » prévenait Thomas Ruyant, le skipper de LinkedOut, actuel leader en IMOCA. « Il est fort probable que la course ne soit pas décidée lors de cette étape, mais sur la régate côtière finale, à Gênes. »

 
Ajoutant un peu plus de piquant et de stress pour les skippers et leurs navigateurs, les conditions ont été très incertaines ces dernières semaines. Même lors du départ des pontons, il n’y avait pas d’indications claires du côté à privilégier pour le passage des îles Baléares.

 
« Il y a des options tout à droite, tout à gauche et même entre les îles, » poursuit Thomas Ruyant. « Ça va être un travail compliqué en termes de navigation, c’est certain. »

 
« Cela va être très complexe, » confirmait le navigateur espagnol Juan Vila, qui a rejoint l’équipage du VO65 Viva México pour cette troisième étape.

 
« Il y a cette décision critique de passer au sud ou au nord des Baléares, mais aussi de quand passer ce front de haute pression - vents faibles - autour d’Ibiza et de Mallorca, » ajoute l’espagnol.

 
« On pourrait voir d’importantes séparations au nord ou au sud puisque les modèles météo continuent de changer d’avis - un jour ils te disent d’aller au nord, le lendemain, ils te disent d’aller au sud. Donc on composera avec ce qu’on a. »

 
Troisièmes au classement VO65, Sailing Poland et son skipper Bouwe Bekking sont prêts à relever le défi, sur une étape qui devrait se jouer jusque dans les derniers instants.

 
« Ça va être une longue course, mais ça va être fun, » jugeait le skipper néerlandais. « Nous savons que le classement est ‘ouvert’ et beaucoup d’équipes peuvent terminer en haut à Gênes. »

 
Simon Fisher, le navigateur britannique embarqué sur 11th Hour Racing Team affirme que la flotte des IMOCA devra choisir entre des vents du large et les thermiques proches de la côte.

 
« Est-ce qu’on part au large en essayant d’aller le plus loin possible pour voir ce qui se développe ensuite ? » s’interrogeait le britannique. « Ou est-ce qu’on se décide à aller négocier les vents thermiques à la côte ? Cette option sera forcément plus chaotique, et plus longue.

 
« Donc je pense qu’on va avoir une étape intéressante, en regardant comment chaque équipe se positionne, ça va être fascinant. »

 
Parmi les officiels présents sur le ponton d’Alicante pour souhaiter bon vent aux marins : Le maire d’Alicante Luis Barcala; Carmen Sánchez, la maire adjointe d’Alicante; Arcadi España, conseillère gouvernementale à la région de Valence ; Carolina Pascual, conseillère gouvernementale à la région de Valence ; Lyra Puisyte-Bostoem, ambassadrice lithuanienne, et Antonio Rhodes, directeur général de la SPTCV.

 Lors du stopover d’Alicante, les équipes ainsi que les organisateurs ont suivi un protocole Covid-19 strict, géré par Quirónprevención du groupe Quirónsalud, afin d’assurer la sécurité des marins, et des personnes impliquées.

Le parcours de cette troisième étape a emmené la flotte vers une bouée de dégagement au près, avant une deuxième marque de parcours situé près de l’île de Tabarca.

Les conditions étaient quasi parfaites avec 8 à 12 nœuds sous le ciel bleu. Les VO65 sont partis à 13h00 heure locale, suivis 20 minutes plus tard par les cinq IMOCA. 

En VO65, AkzoNobel Ocean Racing a réalisé le meilleur départ, avec la Mirpuri Foundation Sailing Team en deuxième position et Viva Mexico troisième.

 
En IMOCA, le bateau à dérives droites de Robert Stanjek, Offshore Team Germany a réalisé un premier bord canon, et menait au passage de la première marque de parcours.

 
Dans la foulée, les IMOCA à foils ont pu tirer profit d’angles plus favorables pour laisser le bateau allemand derrière. L’équipage de Robert Stanjek a depuis pris l’option à la côte, tout comme CORUM L’Épargne. LinkedOut, Bureau Vallée et 11th Hour Racing Team ont quant à eux privilégié l’option au large.

 
Basé sur les prévisions actuelles, les équipages devraient mettre quatre jours pour arriver à Gênes.

 
La dernière épreuve comptant pour The Ocean Race Europe sera la régate côtière de Gênes, prévue pour se tenir dimanche prochain. Celle-ci attribuera des points bonus aux trois premiers de chaque classe.

 
Avec un classement aussi serré, il est fort probable que cette ultime régate soit décisive pour déterminer les vainqueurs de cette édition inaugurale de The Ocean Race Europe. 

Benjamin Dutreux - Offshore Team Germany : "Cela ne sera pas une course de vitesse" 

“Après le premier bord de reaching, nous serons sûrement à l’arrière de la flotte mais dans les petits airs et surtout au près, nous serons plus avantagés. Cela ne sera pas une course de vitesse mais plutôt stratégique. Il faudra être patients et opportunistes. Et les foilers auront aussi toutes leurs chances quand il y aura un peu plus de vent. Cela nous motive énormément d’être à cette place-là dans le classement. Les conditions font que nous pouvons encore gagner donc on ne va rien lâcher jusqu’à Gênes !”

 

Nicolas Troussel - CORUM L’Épargne : "se faire plaisir et faire une belle course" 

“Nous allons continuer à bien naviguer, d’apprendre davantage sur le bateau, de se faire plaisir et de faire une belle course. Nous avons à cœur de faire une belle dernière étape. On va voir si on tente des choses et si d’autres routes s’ouvrent aussi. Dans tous les cas, nous serons contents de naviguer au contact car c'est là qu’on apprend le plus de choses.”

 

Louis Burton - Bureau Vallée 3 : " un gros match sur l’eau" 

“On ne sait jamais ce que cela pourra donner à l’arrivée alors nous allons essayer de pointer directement vers Gênes et surtout de continuer à apprendre sur le bateau. Nous avons pu repérer des fragilités sur le bateau et réparer immédiatement grâce à l’équipe mobilisée. Nous sommes super contents de participer à cette course, on s’amuse bien et à chaque fois c’est un gros match sur l’eau. Toutes les cases sont cochées, il ne reste plus qu’à faire mieux qu’une quatrième place sur cette dernière étape !”

 

Source : The Ocean Race
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Un Bol d'or Mirabaud 2021 aux multiples rebondissements, Ylliam XII Comptoir Immobilier s'impose au scratch

 

C’est le TF35 Ylliam XII Comptoir Immobilier, barré par Bertrand Demole, qui s’est finalement imposé sur le Bol d'Or Mirabaud. Une arrivée spectaculaire à plus de 25 noeuds dans la nuit noire. « C’est magnifique, nous sommes extrêmement heureux », s’est exclamé Demole à l’heure du champagne. « C’était une course très intéressante, avec une arrivée spectaculaire, au contact rapproché avec nos poursuivants, à 25 noeuds dans la nuit noire. » Le TF35 s’est imposé avec 19 secondes d’avance sur Zen Too, barré par Fred Le Peutrec, et 25 secondes d’avance sur Artexplora, barré par Loïck Peyron. Alinghi a franchi la ligne 9 secondes plus tard, Realteam 14 secondes plus tard et Spindrift encore 6 secondes après…

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Crédit : L Von Siebenthal 


Chez les monocoques, Raffica s’est imposé après 14 h 07 23’’ de course. Le Libera hongrois a dominé la seconde partie de la course, devant le Luthi 1080 Katana et le QFX de Thomas Jundt, auteur d’un début de course remarquable dans le petit temps. Chez les M2, c’est le Ventilo Degroof Petercam qui s’impose suivi par Swiss Médical Network et en troisième place Patrimonium. 

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Source : BOM
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Une belle première pour le Grand Prix de l’Ecole Navale Spécial Gliss’, la Windsurfer séduit par son côté rétro

 

Une belle première pour le Grand Prix de l’Ecole Navale Spécial Gliss’. A Roscanvel aujourd’hui, c’était un peu « Retour vers le futur » dans le monde de la planche à voile. Avec une voile triangulaire, un flotteur volumineux et de jolies couleurs fluos, la Windsurfer séduit par son côté rétro.

 

Crédit : S Marc / GPEN 

Sur l’eau, ils étaient 22 participants de 30 à 71 ans venus pour régater mais surtout pour partager un moment de convivialité. Maud Herbert, quintuple championne du monde dans les années 90, renoue avec ses premiers amours après 25 ans sans compétition. « C’est le plaisir de régater sur une planche super sympa. J’ai fait beaucoup de régate et ça permet d’y revenir, et dans une bonne ambiance. c’est chouette de s’y retrouver dans un bon esprit, sans trop d’enjeu » sourit la championne. Malgré cette interruption d’un quart de siècle, elle a vite retrouvé ses réflexes, avec une tactique irréprochable, des départs bien placés et des manœuvres tout en fluidité. Elle monte ainsi sur la deuxième place du classement général derrière Jean-Philippe Delapierre alors que le podium est complété par Hervé Petitjean. Christian Chardon, l’un des doyens de la flotte termine 18ème mais – à 70 ans - le classement n’a pas beaucoup d’importance : « Je suis heureux de découvrir cette nouvelle forme de pratique avec du matériel très simple, des voiles faciles à gérer et je retrouve les copains » explique le Brestois, heureux de participer à ce retour en grâce de la planche à voile.

 
Ces deux jours de régate en Presqu’île de Crozon ont donc inauguré de la plus belle des manières le Grand Prix de l’École Navale Spécial Gliss’, dédié uniquement aux pratiques individuelles telles que la Windsurfer ou le Wingfoil. Pour l’Amiral Philippe Coindreau, Président de l’AGPEN, cette première est un succès. « Nous sommes très heureux d’avoir maintenu ce Grand Prix de l’École Navale Spécial Gliss’ même si on a décalé et modifié le format. Quand on voit le bonheur ou le sourire aux lèvres des concurrents et des bénévoles, on se dit que c’était bien de l’avoir fait » explique-t-il.

L’année prochaine, le GPEN sera de nouveau ouverts aux nouvelles séries mais il retrouvera le format qui a fait sa réputation avec de larges flottes tels que les J80 ou les Diam 24OD. Les dates sont déjà posées, ça sera à nouveau sur le week-end de l’Ascension, du 26 au 29 mai 2022.

CLASSEMENT WINDSURFER
1. J. P. Delapierre (YC Carnac) 5 points;
2. M. Herbert 8 pts;
3. H. Petitjean (SNRK) 11 pts;
4. B. Raphalen (SNO Nantes) 13 pts;
5. V. Le Borgne (Brest Bretagne Nautique) 20 pts;
6. P.-Y. de Damas (Brest Bretagne nautique) 21 pts;
7. P. Dubois (OGS Voile) 29 pts;
8. J.-M. Pautrec (SN Larmor Plage) 34 pts;
9. M. Mille (CN Fouesnant) 36 pts;
10. A. Thomas (YC Saint-Lunaire) 40 pts.

 Source : M Honoré

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Départ du Mini-Fastnet ce dimanche, Léo Debiesse et Thomas de Dinechin sont en tête, deux abandons ce soir

Banque Populaire XI au large de Lorient, première navigation pour l'Ultim d'Armel Le Cléac'h - Vidéo

Aujourd’hui, c’était la première sortie du Maxi Banque Populaire XI sous de bonnes conditions au large de Lorient. L’occasion de faire son p...

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Classements serrés avant le départ de la dernière étape de The Ocean Race Europe ce dimanche, live à 12h45 (HF)

 

Tout reste à faire dans les deux catégories IMOCA et VO65, avant le départ de la dernière étape au large, de The Ocean Race Europe. Les 12 équipages internationaux participants à l’édition inaugurale de The Ocean Race Europe quitteront Alicante ce dimanche 13 juin, et mettront le cap vers Gênes, en Italie, qui accueillera l’arrivée de ce nouvel évènement en trois actes.

 
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Crédit : Sailing Energy

  

Jusqu’ici, la course a été incroyablement serrée dans les deux classes, autant pour les monotypes VO65 que pour les prototypes IMOCA. Les sept VO65 ont d’ailleurs terminé avec six minutes d’intervalle lors de la première étape, tandis que les IMOCA bouclaient la régate côtière du Mirpuri Foundation Sailing Trophy sur un photo finish, quelques jours plus tard.

 
À présent, la course entre dans sa phase finale, avec une dernière étape de 600 milles (1100 kilomètres) entre Alicante et Gênes, en Italie. Le départ aura lieu à 13h00 ce dimanche.

En VO65, la Mirpuri Foundation Racing Team et AkzoNobel Ocean Racing sont premiers et deuxièmes ex aequo avec 11 points. Les deux équipes nous ont offert un match race en méditerranée jusqu’à l’arrivée jugée à Alicante, lors duquel ils sont arrivés avec seulement 30 minutes d’écart. Troisième lors de la deuxième étape et au général, l’équipe polonaise de Sailing Poland.

 
Le classement est encore plus serré en IMOCA, puisque trois équipes - LinkedOut (FRA), Offshore Team Germany, skippée par Robert Stanjek, et 11th Hour Racing Team (USA) - sont à égalités, avec neuf points chacune.

 
Mais les deux classements restent serrés, avec plusieurs équipes capables de remporter le titre si elles obtiennent un bon résultat sur cette troisième étape, ainsi que sur la dernière régate côtière de Gênes, qui se tiendra dimanche 19 juin, et lors de laquelle des points bonus seront attribués aux trois premiers de chaque classe.

 
Le parcours de la troisième étape emmènera la flotte d’Alicante, vers une marque de parcours proche de l’île de Tabarca, au large de la côte, avant de s’élancer vers Gênes.

 
Les conditions annoncées en Méditerranée sont changeantes et difficilement prévisibles à cette période de l’année. Sur cette troisième étape, les équipages auront forcément des variations entre vents soutenus et calme plat à gérer.

 
Après avoir bénéficié de repos dans la ville d’Alicante depuis leur arrivée mercredi, les 12 équipages se préparent pour la dernière étape, qui sera un véritable test de leur force physique et mentale.

 
« Bien sûr, nous sommes très heureux d’être en tête aujourd’hui, mais les prévisions sont très difficiles pour nous. Ce bateau aime les vents forts, et les conditions devraient être légères, » avouait le skipper français du bateau LinkedOut, Thomas Ruyant. « Donc toutes les équipes sont dangereuses pour nous - personne n’est out. Tous les bateaux peuvent gagner. Mais nous sommes très motivés pour terminer en beauté. »

 
« Nous devrons être patients et préparer à des retours après les transitions, » ajoutait Robert Stanjek, le skipper du bateau Offshore Team Germany. « La flotte va se compresser et s’étirer à plusieurs reprises. C’est difficile à gérer. Les trois premières équipes dont nous faisons partie sont à égalité, donc tout est possible ! »

 
“Les conditions ont l’air compliquées, » reconnait le navigateur Simon Fisher, embarqué à bord de 11th Hour Racing Team. « Pour le départ, les conditions seront plutôt modérées, mais ensuite, le vent de nord est très faible, dont la route directe me semble compliquée. »

 
En fait, tous les marins ont la même vision - un vent idéal pour le départ avant des jours compliqués pour accumuler les milles et faire cap au nord. En VO65, les challenges sont similaires.

 
« Nous aurons de bonnes conditions au départ, avant des vents très légers et instables, » ajoutait le skipper de la Mirpuri Foundation Racing Team, Yoann Richomme. « La course est ouverte. Au moins trois ou quatre bateaux peuvent encore gagner, donc il va falloir se battre pour la victoire. »

 
À bord de Viva Mexico, une légende de notre sport rejoindra l’équipe. Il s’agit du navigateur Juan Vila, ancien vainqueur de la Volvo Ocean Race 2011-12, mais également de l’America’s Cup 2007 puis 2013.

Selon les derniers modèles, la flotte devrait boucler le parcours de la troisième étape en l’espace de quatre jours, et devrait donc arriver à Gênes jeudi 17 juin.

Le dernier acte de The Ocean Race Europe sera une courte régate côtière, prévue le dimanche 19 juin. Avec un classement aussi serré dans les deux classes, qui pourrait l’être encore plus à l’issue de la dernière étape au large, cette ultime régate pourrait décider du classement général final, autant en VO65 qu’en IMOCA.

 

 


 The Ocean Race Europe - Classement général 

IMOCA
LinkedOut -- 9 points
Offshore Team Germany -- 9 points
11th Hour Racing Team -- 9 points
CORUM L’Épargne -- 6 points
Bureau Vallée -- 3 points

VO65
Mirpuri Foundation Racing Team -- 11 points
AkzoNobel Ocean Racing -- 11 points
Sailing Poland -- 10 points
The Austrian Ocean Race Project -- 9 points
Team Childhood I -- 8 points
AmberSail-2 -- 7 points
Viva México -- 5 points


Source : The Ocean Race

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Porquerolle’s Classic. Hommage en la mémoire de Bruno Bich

Avant le début des régates, les équipiers du 12m JI France ont rendu un hommage en la mémoire de Bruno Bich, décédé il y a quelques jours, au nom de tous les membres de l’AFCA (Association Française de la Coupe de l’America). France a quitté le premier le port avec les équipiers sur le plat-bord, tous les autres navires l’ont suivi jusqu’au bateau comité. Une fois sur zone, une minute de silence a été demandée puis tous les équipiers de France ont jeté des poignées de pétales de roses à la mer.

Ce samedi, pour la deuxième journée de la Porquerolle’s Classic (la première régate des yachts de tradition en Méditerranée en 2021), les 36 équipages ont pris part à un parcours de 15,7 milles en baie d’Hyères, dans des conditions encore légères mais propices à une belle régate.

Les (belles) journées se suivent et se ressemblent dans le cadre de la 18e édition de la Porquerolle’s Classic. Les équipages ont dû faire preuve de patience avant que le vent ne s’établisse et permette de lancer une course agréable, sur un parcours quasiment deux fois plus long que celui de la veille. Rappelons que 36 voiliers, merveilles d’architecture navale parmi l’élite du circuit classique Méditerranéen, ont répondu à l’invitation du Yacht Club de Porquerolles, pour cette Porquerolle’s Classic 2021.

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Bol d’Or Mirabaud: les nouveaux foilers s’imposent

Cette 82è édition du Bol d’Or Mirabaud a sacré les nouveaux TF35 après quelques coups de théâtre. Ylliam XII Comptoir Immobilier, barré par Bertrand Demole, s’impose. Le Libera hongrois Raffica a remporté le classement des monocoques.

Genève, dimanche 13 juin 2021 – Ylliam XII Comptoir Immobilier, le grand vainqueur de la 82è édition du Bol d’Or Mirabaud, aura eu besoin de 12 heures 49 minutes et 27 secondes pour entendre enfin le coup de canon libérateur au large de la Société Nautique de Genève. « C’est magnifique, nous sommes extrêmement heureux », s’est exclamé Demole à l’heure du champagne. « C’était une course très intéressante, avec une arrivée spectaculaire, au contact rapproché avec nos poursuivants, à 25 noeuds dans la nuit noire. »
Le TF35 s’est imposé avec 19 secondes d’avance sur Zen Too, barré par Fred Le Peutrec, et 25 secondes d’avance sur Artexplora, barré par Loïck Peyron. Alinghi a franchi la ligne 9 secondes plus tard, Realteam 14 secondes plus tard et Spindrift encore 6 secondes après… Autant dire que le moment était intense.

Avant de pouvoir célébrer cette splendide victoire, Ylliam XII Comptoir Immobilier et les autres voiliers du groupe de tête sont passés par tous les états-d’âme. Le départ de la course, pour commencer, s’est déroulé dans des conditions de vent extrêmement léger, qui ont permis aux « petits » catamarans M2 ainsi qu’aux D35 Emil One et Zen Too de démontrer qu’il fallait toujours compter avec eux par vent très léger.

Emineo, barré par Olivier de Cocatrix, a même franchi la marque de mi-parcours en tête, devant le Décision 35 Emil One et un autre M2, Patrimonium. Sacré coup de théâtre, puisque le premier catamaran à foils TF35, Artexplora, était alors sixième.
Au large d’Evian, sur le chemin du retour, Emineo possédait encore cinq bons kilomètres d’avance sur Emil One et une bonne quinzaine sur le premier TF35. C’est alors que la bise tant attendue s’est levée, hélas temporairement mais suffisamment pour permettre aux foilers d’allonger la foulée et de débouler à près de 30 noeuds tandis que le M2 plafonnait à une quinzaine.

Mangé tout cru au large de Thonon, le vaillant M2 aura vécu bien plus que son heure de gloire. Sa fin de course sera cependant douloureuse puisqu’il verra ses concurrents directs le dépasser en vue du Jet d’eau.
Zen Too, Comptoir Immobilier, a quant a lui frôlé dangereusement la nouvelle digue de la SNG avant de remporter le sprint que l’on sait.

Chez les monocoques, Raffica s’est imposé après 14 h 07 23’’ de course. Le Libera hongrois a dominé la seconde partie de la course, devant le Luthi 1080 Katana et le QFX de Thomas Jundt, auteur d’un début de course remarquable dans le petit temps.
Plus de quinze kilomètres séparent ces trois voiliers de la meute des poursuivants, les habituels Psars 40 et 33, Taillevent etc.


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Les équipages repartent demain pour l'étape finale de The Ocean Race Europe, cap sur Gênes

 

La pression monte dans les équipes à l’approche du départ de la troisième et ultime étape de The Ocean Race Europe. La dernière étape s'élance demain d'Alicante. Les marins reviennent sur la course.

 

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Crédit : Sailing Energy

UNE QUESTION D’ADAPTATION 

Les marins de la Classe IMOCA sont depuis toujours habitués à participer à des courses océaniques, plus ou moins longues, en solitaire ou en double. Les bords sont donc forcément plus longs et les manœuvres limitées, loin des nombreux virements que les marins doivent effectuer sur des courses proches des côtes comme The Ocean Race Europe. 

Pour Sébastien Josse, plus habitué aux courses classiques en IMOCA, l’équipage demande une façon de penser et d’agir bien différentes. “Nous devons nous adapter à un programme où dans le cahier des charges les manœuvres deviennent presque une priorité.” déclare-t-il. “Cela demande de l’entraînement. Les cultures en VO65 et en IMOCA sont différentes. De base, nos objectifs sont tout d’abord d’aller vite en ligne droite et là nous devons faire des zigzags donc la perte à la manœuvre devient plus importante.”

 
Les différentes expériences des uns et des autres font que la cohabitation était un sujet de questionnement pour les équipes. Benjamin Dutreux, finisher du dernier Vendée Globe, appréhendait le passage du solitaire à l’équipage. “Le plus difficile quand on est à 4 ou 5, c’est que tout le monde trouve sa place.” Disait-il, “ C’est vraiment moins pire que ce à quoi je m’attendais car ce ne sont pas des bateaux faits pour accueillir confortablement autant de monde, il y n'a qu’une banette à l’intérieur et très peu d’endroit où se poser à l’extérieur. C’est quelque chose de nouveau, on essaye vraiment de s’adapter et de trouver des solutions au fur et à mesure. ”

 

DES TEAMS COMPLÉMENTAIRES 

Et puis même quand cela ne va pas, les marins ont leurs solutions. A bord d’Offshore Team Germany, l'équipage dont la mixité fait leur force, a trouvé une manière plutôt efficace de faire retomber la pression. “C’est assez marrant à bord car lorsque la pression monte, on retombe tous dans nos langages respectifs,” nous explique Benjamin Dutreux, “A un moment donné tout le monde reprend sa langue natale donc il y a de l'Allemand, l’Anglais d’Annie trop rapide pour que je le comprenne et du Français, donc personne ne se comprend plus ! Ça nous oblige à poser les choses et à répéter doucement pour faire retomber le stress. C’est assez chouette !"

Source : Imoca

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Une troisième étape très ouverte, Morgan Lagravière : "on est gonflé à bloc pour la suite de cet The Ocean race Europe"

Départ demain 13 heures d’Alicante pour les 7 VOR 65 et les 5 IMOCA Globe Series engagés dans The Ocean Race Europe. 630 milles de traversée d’une Méditerranée version estivale en direction du grand port Italien de Gênes attendent les équipages, pour une étape toute en incertitude météo, instabilité du vent et rebondissements sportifs. 

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Crédit : P Bouras


Une étape taillée sur mesure pour les amateurs de suspens et qui pourrait totalement bousculer le classement général provisoire, avant le dernier parcours inshore lui aussi potentiellement décisif pour l’attribution de la victoire finale. Morgan Lagravière, équipier désigné de Thomas Ruyant pour la Transat Jacques Vabre à l’automne, et embarqué dans cette aventure méditerranéenne avec Clarisse Crémer, Quentin Ponroy, et Laurent Bourguès ( qui retrouve sa place occupée lors de la deuxième étape par François Pernelle), se refuse à tout calcul d’épicier. Des Baléares à la Corse, il aura fort à faire pour optimiser les performances d’un LinkedOut a priori peu armé pour les petits airs. 

Morgan Lagravière : "l’exercice est passionnant"

« On s’est bien ressourcé à Alicante après une deuxième étape très exigeante physiquement. L’ambiance est vraiment très sympa au sein de l’équipage et on est gonflé à bloc pour la suite de cet The Ocean race Europe, avec cette troisième étape qui s’annonce typique de ce que la Méditerranée peut offrir à ce moment de l’année. On n'occulte pas non plus le parcours inshore de Gênes qui pourrait très bien se révéler décisif pour la victoire finale.

D’ici là, il va falloir se montrer inspiré tant les routages présentent d’incertitudes et de relative fiabilité. La stratégie sera difficile à établir. Nous partons sur un parcours qui nous mène vers la petite île de La Giraglia, au Nord Est du cap Corse. J’espère qu’entre les phases de pétole, nous connaitrons quelques moments ventés pour faire parler la vitesse de LinkedOut. Notre plan Verdier n’a pas une carène taillée pour le petit temps, à l’inverse par exemple de notre adversaire allemand qui s’avère parfaitement taillé pour la Med. Nos foils ne nous aident pas dans les petits airs. Mais l’exercice est passionnant et depuis notre passage à Gibraltar et l’entrée dans la grande bleue, nous apprenons énormément sur le bateau lorsque le vent est anémié. On commence à trouver ici et là des petits trucs qui nous font avancer avec le moindre souffle d'air. C’est très important dans la perspective d’une Transat Jacques Vabre où l’on n’est pas à l’abri de phases de transition.

Naviguer en Méditerranée est un plaisir, pour la croisière en famille. Cela peut être un peu frustrant quand votre bateau taillé pour voler au dessus des flots reste scotché dans la pétole. Il faudra donc un peu de réussite pour performer. Les écarts au classement sont ténus et cette étape peut bousculer la donne. A nous de rester dans cette belle dynamique qui est la nôtre depuis le départ de Lorient. »

Source : Th Ruyant

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C'est parti pour Le Bol d'Or Mirabaud, 440 bateaux au départ de cette 82ème édition, Peyron et Guichard sur la ligne - Live

Les plus de 440 bateaux du 82e Bol d’Or Mirabaud se sont élancés ce matin à 10h00 précises, au son du canon de la Compagnie 1602 activé par Jean Le Cam, parrain du BOM 2021.

Crédit : BOM

Les multicoques, menés pour l'instant par les Ventilo M2 Degroof Petercam, Wize TeamWork, sont partis d’une ligne située au large de la Tour Carrée, cap sur le Grand Lac le long de la côte suisse puisque la bouée de contournement utilisée ces dernières années a été remplacée par une bouée d’entrée au Bouveret, dans le but de distancier les voiliers à la sortie de la rade genevoise et d’ouvrir les options stratégiques.

Les monocoques ont quant à eux bordé leurs voiles au large de Port Tunnel. Parmi ces derniers, une belle participation de 95 Surprises et 28 Grand-Surprises, les deux flottes les plus importantes de cette édition. Le favori des monocoques, le Libera hongrois Raffica, a collé les M2 pour l’instant aux avant-postes de cette 82e édition du Bol d’Or Mirabaud, ayant particulièrement bien géré les premières minutes de course.

La route est encre longue, et les rebondissements seront sans nul doute nombreux, malgré l’absence de vent ce matin.

 

 

Retrouvez la cartographie, ici 

Source :BOM

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Les TF35 au départ du Bol d'Or Mirabaud, Arnaud Psarofaghis (Alinghi) "sortir premier de la dernière transition"

 

Les TF35 se retrouvent samedi 12 juin pour disputer la 5ème rencontre du Championnat : le Bol d’Or Mirabaud. Une régate mythique et emblématique disputée pour la première fois en TF35. Pour cette 82ème édition, les sept TF35 rejoindront quelques 400 voiliers et 2’000 régatiers sur la ligne de départ dont le coup de canon retentira demain à 10h00. 

Crédit : Ch Schmid

La journée risque d’être longue, les transitions nombreuses et la bagarre constante à différents moments de la course. Arnaud Psarofaghis – régleur de Grand-voile du team Alinghi :« L’attaque sera un moment crucial de la course. On va avoir des attaques de différents bateaux à différents moments. Il va donc falloir sortir premier de la dernière transition qui peut être juste devant la ligne d’arrivée. » 

Source : TF35

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Pas de Fastnet pour la Mini Fastnet, un choix raisonnable et sécurisant pour l'ensemble des ministes

A la veille du départ de la Mini Fastnet, l'option du parcours de substitution a été retenue. C'est donc une course vers le sud et l'Estuaire de la Gironde donc sans Fastnet qui va s'élancer dimanche. Un circuit plus court, 465 milles, mais toujours dans les normes pour valider une course de 600 milles nécessaires aux marins. 


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Crédit : S Jourdan


C'est une décision du directeur de course, Denis Hugues, en concertation avec la Classe Mini et le Winches Club, organisateur de l'événement, qui n'a pas été simple à prendre. Au-delà d'une météo peu clémente annoncée sur la mer Celtique la semaine prochaine, c'est surtout le contexte sanitaire outre-manche et en Irlande qui impose une quatorzaine à l’hôtel avec multiple tests PCR (non remboursés) à tout équipage qui devrait s'y arrêter. Cela aurait un coût à la charge des skippers qui pourrait se porter à plusieurs milliers d'euros. 

D'expérience, ce n'est pas rare que des avaries surviennent en Manche ou en mer Celtique sur cette épreuve. C'est donc un choix raisonnable et sécurisant, les équipages ayant souvent un budget serré et pas le temps de s'offrir 15 jours de vacances forcées, enfermés dans un hôtel. 

Le départ est donc fixé dimanche 13 juin à 15h pour être en phase avec le passage du Raz de Sein. Et bien sûr rendez-vous ce samedi 12 juin, à 12h pour le prologue en baie de Douarnenez. Ce matin, 82 bateaux étaient inscrits à la course. 
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 Source : Winches Club

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Pas de course au large en double mixte pour les Jeux Olympiques 2024, découvrez les séries retenues

Le CIO a retenu le kiteboard féminin et masculin comme 9ème et 10ème discipline voile pour les Jeux Olympiques de Paris en 2024 et n’a donc pas choisi la course au large en double mixte. La Fédération Française de Voile, qui avait œuvré pour amener la Course au Large aux Jeux, remercie l’ensemble des acteurs, qui ont cru et soutenu ce formidable projet. En tant que grande nation de la voile, la FFVoile prépare d’ores et déjà l’arrivée de ces nouvelles disciplines pour se donner toutes les chances de briller en 2024 sur le plan d’eau de Marseille. 

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© Didier Hillaire/FFVoile 

4 séries féminines, 4 séries masculines et 2 séries mixtes

 Depuis 2018, la FFVoile avait fortement contribué pour promouvoir la course au large aux Jeux olympiques. « Suite à la volonté du CIO de moderniser ses épreuves, nous avons été plusieurs Nations à porter le projet de la Course au Large au sein de World Sailing. Cette pratique répondait aux différentes attentes du CIO de proposer une épreuve innovante et engageante pour le grand public. La course au large avait en effet de nombreux atouts en termes de spectacle sportif. Ce « Marathon des mers » avait un potentiel d’images très important et sa déclinaison virtuelle permettait d’engager des centaines de milliers de joueurs. » précise Jean-Luc Denéchau, Président de la Fédération Française de Voile. 

Jean-Luc Denéchau précise : « La voile sera donc parfaitement mixte en 2024 avec 4 séries féminines, 4 séries masculines et 2 séries mixtes, je m’en réjouis. En tant que grande Nation de la Voile et pays hôte des Jeux Olympiques de 2024, nous nous devons de mettre en œuvre tout notre savoir-faire dans l’accompagnement des sportifs de haut niveau. Nous souhaitons faire partie des favoris lorsque les régates débuteront à Marseille en juillet 2024. En ce sens l’intégration du kiteboard et de L’IQFoil est une bonne nouvelle puisque nos sportifs font partie des meilleurs mondiaux aussi bien dans les catégories féminines et masculines. »

 Pour rappel, après les Jeux de Rio en 2016, le CIO avait demandé à World Sailing de proposer de nouvelles disciplines pour apporter de la nouveauté et de l’innovation aux épreuves de voile en 2024. 

Suite aux différentes propositions formulées par World Sailing, le CIO a retenu : 

 La planche à voile à foil (IQFoil) femme et homme 

Le dériveur double (49er) femme et homme 

Le dériveur solitaire (ILCA) femme et homme 

Le kiteboard (foil) femme et homme 

Le catamaran à foil double mixte (Nacra 17) 

Le dériveur double mixte (470) 

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Episode 1 de la Web série The Sailing Squad

La double championne olympique Shirley Robertson se voit proposer un défi pour le Bol d’Or : former un équipage de 5 jeunes. Premier épisode de la Web série The Sailing Squad. Une bonne idée.

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Les solitaires du Vendée Globe en force sur la Rolex Fastnet Race, Dalin, Beyou, Davies ou Seguin au rendez-vous

 Près de six mois après avoir participé au Vendée Globe, une grande partie de la flotte IMOCA retrouvera le chemin de la compétition pour la première fois lors de la Rolex Fastnet Race en août. L'épreuve phare du Royal Ocean Racing Club - qui se termine pour la première fois à Cherbourg – est l’une des épreuves de qualification pour la Transat Jacques qui s’élance au mois de novembre. 

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Crédit : M Horlaville 


Apivia et Charal au départ de la Rolex Fastnet Race

Le plateau est impressionnant avec plusieurs bateaux récents à l’image de l’Apivia de Charlie Dalin, deuxième aux Sables d’Olonne, ou de Charal, mené par Jérémie Beyou : « C'est une bonne répétition pour la Transat Jacques Vabre sur le plan sportif et aussi pour préparer l'équipe. Nous devons être prêts pour le convoyage, le stand-by à Cherbourg, le choix des voiles, etc - toute la routine d'avant course qu'il est important de tester. C'est une course que nous avons gagnée il y a deux ans, donc nous espérons faire aussi bien ! Le Fastnet, c'est aussi un grand spectacle et nous allons aussi en prendre plein les yeux » se réjouit Jérémie Beyou. 

Damien Seguin : "Se qualifier pour la Transat Jacques Vabre"

 Pour Damien Seguin (APICIL) ce Fastnet aura un goût de rentrée : « Ce sera ma première course après le Vendée Globe mais aussi la première avec mon co-skipper (qui n’est pas encore annoncé, ndr). Elle va nous servir de qualification pour la Transat Jacques Vabre. Ce sera une belle mise en jambe avec un bateau que je connais bien et un parcours très sympa sur lequel il y a de jolies choses à faire. »

 Isabelle Joschke (MACSF) est elle aussi impatiente de prendre le départ : « Ce sera l’occasion de tourner la page du Vendée Globe qui aura été l’épreuve la plus marquante de mon parcours. Repartir en double, sur un parcours semi-côtier, c’est démarrer une histoire qui n’a plus rien à voir avec la grande solitude que j’ai pu connaître cet hiver » explique Isabelle. 

Elle sera secondée par Fabien Delahaye qui sera aussi son co-skipper sur la Transat Jacques Vabre. 

Le nouveau plan Verdier de Charlie Enright au départ ?

 Autre équipe à suivre, celle de 11th Hour Racing qui présente deux bateaux. Le premier est l'ancien HUGO BOSS, millésime 2016, mené par Simon Fisher et Justine Mettraux. Mais tous les regards  se tourneront vers le dernier-né, qui sera piloté par Charlie Enright et Pascal Bidégorry. La question est de savoir si le bateau sera prêt : la mise à l'eau de ce nouveau plan Verdier, construit par CDK Technologies et géré par la société Mer Concept de François Gabart à Concarneau, est prévue pour la fin du mois de juillet, ce qui laisse peu de temps de préparation avant le départ de la Rolex Fastnet Race le 8 août. 

 Il s'agira du premier nouvel IMOCA lancé en vue de l’Ocean Race, plutôt que du Vendée Globe. Cependant, Enright reste prudent. « D'une certaine manière, nous sommes optimisés pour les courses en équipage et en équipage réduit, et d'une autre manière, nous avons fait des compromis pour pouvoir jouer sur les deux tableaux. C'est le premier IMOCA construit avec l’Ocean Race comme objectif principal ». 

Pour sa neuvième participation, Sam Davies courra sur son IMOCA Initiatives Cœur avec Nicolas Lunven. Romain Attanasio, quant à lui, courra avec Fortinet - Best Western sur l'ex bateau de Boris Herrman. 

 Source : M Honoré

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