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Un nouvel IMOCA pour Thomas Ruyant, "les bons compromis pour trouver le bon dessin de carène associé aux foils" - ITW

 

« Je n’en ai pas fini avec cette course » avait déclaré le navigateur dunkerquois à l’arrivée du dernier Vendée Globe… Thomas Ruyant sera au départ de son troisième Tour du Monde en solitaire, sans escale et sans assistance en novembre 2024 avec un nouveau foiler. C’est l’association des architectes Antoine Koch et Finot-Conq qui a été retenue pour le dessin de ce voilier « dernière génération ». L'IMOCA sera construit chez CDK à Lorient et optimisé techniquement chez TR Racing à Lorient. La construction débutera en Janvier 2022. Explications 

 

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Crédit : P Bouras


Quel est ton sentiment à l’annonce de la construction d’un nouveau voilier ? 

C’est un immense privilège de construire un deuxième voilier IMOCA après l’actuel voilier LinkedOut lancé en 2019. Nous poursuivons de grands rêves et partageons de fortes ambitions avec mon partenaire principal Advens qui nous renouvelle sa confiance en s'associant à ce projet et en nous donnant de nouveau les moyens d’aller plus loin. Je remercie, au nom de toute mon équipe, Advens. Nos ambitions communes et notre indépendance d’esprit nous donnent des ailes ! Nous avons construit ensemble de magnifiques fondations de 2019 à maintenant et nous allons les faire totalement éclore dans les années qui viennent avec l’actuel LinkedOut et le futur voilier. Notre triptyque Tech – Sport et Sociétal a porté ses fruits et nous sommes persuadés que notre campagne Vendée Globe 2020 a été un formidable tremplin pour la suite de nos aventures. Cela nous pousse à poursuivre dans cette voie !

 

Peux-tu nous présenter le Design Team de ton futur voilier ? 

Le choix d’un architecte est toujours délicat. J’ai souhaité pour cette nouvelle aventure de conception et de construction d’une machine de course susceptible de gagner le Vendée Globe, m’entourer d’une équipe pluridisciplinaire, aux parcours variés et aux compétences affirmées et complémentaires. Antoine Koch est un marin, avec qui j’ai partagé de nombreuses aventures maritimes. Il est architecte et designer et m’apporte une vision, une approche globale des problématiques de conception. Il sera associé à l’expérience de l’équipe Finot-Conq, vainqueur de 4 éditions précédentes du Vendée Globe, dirigée par David de Prémorel et Pascal Conq. Gsea Design s’occupera des calculs de la structure. Gwénolé Bernard apportera son expertise des systèmes mécaniques développée sur la Coupe de l’America. Antoine et David seront rejoints pour le développement des carènes par Bobby Kleinschmit, pour un travail à 6 mains particulièrement constructif. Ce design team construit autour d’Antoine Koch sera en mesure de donner relief et vie à mes aspirations. Cette équipe déborde d’idées et comprend les enjeux de cette nouvelle génération de bateaux.

 

A quoi va ressembler ce nouvel IMOCA ? 

Difficile de répondre dès maintenant. On continue d’analyser le Vendée Globe, mais aussi toutes les courses intermédiaires que nous avons disputées. J’ai par ailleurs beaucoup appris sur mon bateau et sur les IMOCA dernière génération en courant en équipage. L’idée générale est de gérer un bateau certes rapide, mais dans la durée, et plus facilement. Les foilers actuels sont très rapides dans un certain registre de vent et de mer. Cette vitesse se paie au prix fort en termes de brutalité, d’usure, pour l’homme et le matériel. Nous recherchons les bons compromis pour trouver le bon dessin de carène associé aux foils afin d’assurer une bonne vitesse moyenne à toutes les allures et dans toutes les configurations de vent. Nos bateaux actuels sont difficiles à exploiter en solo et au portant.

 

Tu en n’as donc vraiment pas fini avec le Vendée Globe ? 

Dès l’arrivée de mon Tour du Monde, j’avais déjà envie d’y retourner mais j’avais besoin de prendre un peu de recul avec mes proches pour l’annoncer et puis d’en discuter avec Alexandre Fayeulle, le Président d’Advens qui, m’a tout de suite témoigné de son soutien pour les années à venir. Cela ira d’ailleurs plus loin que le prochain Vendée Globe. J’ai encore beaucoup d’envie et j’ai soif de victoire sur le circuit Imoca. Je suis persuadé que je peux réussir sur le Vendée Globe. Nous avons donc décidé de replonger avec un nouveau voilier et un projet entrepreneurial plus important. 
TR Racing, basé à Lorient, s’est renforcée avec l’arrivée de Thomas Gavériaux en tant que directeur général au côté de nos piliers tels que Laurent Bourguès, directeur technique, François Pernelle, responsable du bureau d’étude, Marcus Hutchinson, responsable des relations extérieures. Nous avons beaucoup d’ambitions avec ce nouveau voilier mais également de multitudes projets technologiques. Enfin, toute cette mécanique sera accompagnée d’un engagement sociétal impactant ! C’est hyper important pour moi, mon équipe et Advens. Nous voulons continuer à nous servir de notre performance pour contribuer à changer le monde, dans le bon sens.

 

Le calendrier TR Racing : 

15 au 19 septembre : Défi Azimut 
7 novembre : départ de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre 
Construction du nouveau voilier : janvier 2022 à début 2023 
Juillet 2022 : Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne 
Novembre 2022 : Route du Rhum – Destination Guadeloupe 
Mai 2023 : Bermudes 1000 
Août 2023 : Rolex Fastnet Race 
Novembre 2023 : Transat Jacques Vabre 
Mai 2024 : The Transat CIC 
Juin 2024 : New York – Vendée – Les Sables 
Novembre 2024 : départ du Vendée Globe

 

Source : TB Press
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Sébastien Simon et Yann Éliès au rendez-vous du Défi Azimut - Lorient Agglomération, "un superbe événement"

 

Après une belle course sur la Rolex Fastnet Race en août dernier à bord d’ARKEA PAPREC, Sébastien Simon et Yann Éliès sont impatients de retrouver la flotte d’Imoca pour une nouvelle confrontation cette fois-ci à Lorient. Avec un rythme intense : quatre jours, trois épreuves, le Défi Azimut - Lorient Agglomération se déroulera du 14 au 19 septembre et promet une fois de plus de belles performances.

 

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Crédit : Y Zedda


La 11e édition du Défi Azimut - Lorient Agglomération débutera mercredi avec les impressionnants runs de vitesse, des bords de pure adrénaline entre l’île de Groix et Lorient. Sébastien et Yann pousseront l’Imoca ARKEA PAPREC sur une distance d’ 1 mille pour tenter d’enregistrer le meilleur chrono. Une journée intense garantissant un spectacle à couper le souffle et l’occasion pour le duo de montrer toute leur maîtrise et le potentiel de leur 60 pieds à bord duquel ils ont engrangé les milles en entraînements ces dernières semaines.

 
Dès le lendemain, Sébastien et Yann accompagnés de leur mediaman, Martin Viezzer, s’élanceront pour les 48H Azimut, une boucle longue d’environ 500 milles nautiques au départ de Lorient. L’épreuve phare du Défi Azimut, 48 heures de navigation pour parfaire leur duo et se confronter une dernière fois avec la flotte d’Imoca avant le départ de la Transat Jacques Vabre début novembre.

 

Dimanche, pour clôturer ces quatre premières journées de navigation, c’est en équipage que Sébastien et Yann tenteront de battre le record du tour de l’île de Groix. Un record détenu par Vincent Riou à bord de PRB, en 1 heure 8 minutes et 10 secondes. Pour cette épreuve, Chrono Tour de Groix, le duo va s’entourer d’un équipage inédit avec le cycliste, membre du team ARKEA SAMSIC et local, Warren Barguil et la médaillée olympique en 470, Aloïse Retornaz, salariée du Crédit Mutuel Arkéa. 

« Le Défi Azimut est un superbe événement, il devrait y avoir plus de courses comme celle-là durant la saison ! C’est une course géniale, car elle permet d’embarquer facilement les partenaires sur les runs et sur le tour de l’île de Groix. Le format des 48H est une course au large très intéressante, une bonne dernière confrontation. Ce sont des formats que j’apprécie. Pour le tour de l’île de Groix, nous aurons la chance d’avoir à bord Aloïse, que je connais bien, nous faisions du 420 ensemble et Warren que je suis ravi d’accueillir dans ces conditions. » Sébastien Simon.
 
Le Défi Azimut - Lorient Agglomération compte désormais pour le Championnat IMOCA Globe Series et cette année, ce sont 28 des meilleurs skippers internationaux qui s’affronteront entre Lorient et Groix.

 

Source : Effets Mer
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Bureau Vallée s’envole à Saint-Malo

Durant tout l’été, Louis Burton et toute l’équipe du projet voile Bureau Vallée – Louis Burton Autour du Monde ont travaillé afin de réaliser un projet fou : faire voler pour la première fois un IMOCA de plus de 7 tonnes. Une navigation filmée la semaine dernière au cœur de la cité corsaire.

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L’échappée belle

Finalement, cette première nuit en mer aura plutôt été favorable à la glisse pour les 34 skippers de La Solitaire du Figaro. Sous spi, dans un flux relativement stable d’une dizaine de nœuds de sud-est, les bateaux ont parcouru plus de 200 milles depuis leur départ, hier de la Baie de Morlaix, progressant à bon train vers le mythique phare du Fastnet.
Sur l’eau, le moindre petit décalage peut créer de gros écarts. Xavier Macaire (Groupe SNEF) l’avait bien anticipé la nuit dernière. D’entrée de jeu, il se positionne à l’ouest, sous le vent de la flotte et tient fermement sa position. Un entêtement heureux puisque Xavier est le premier skipper à aborder la pointe occidentale des Cornouailles au lever du jour, avec près de 20 minutes d’avance sur ses concurrents. Dans une brume à couper au couteau, hors de portée d’AIS, le sablais ne pouvait pas se douter que, plus au sud, se fomentait une tentative plus cavalière.

Alors que le groupe principal s’élance au plus près des côtes anglaises, Maël Garnier (Ageas – Team Baie de Saint-Brieuc) et Philippe Hartz (Marine Nationale – Fondation de la Mer), tous deux bizuths, emmenés par l’irlandais Tom Dolan (Smurfit Kappa – Kingspan) choisissent de faire bande à part et de passer entre le DST de Land’s End et l’archipel des Scilly. “Tout le monde a lofé et j’ai décidé de rester sur ma route. J’ai fait ce que j’avais décidé au départ, c’est-à-dire de ne pas me laisser influencer et ça a l’air de payer” détaillait Philippe Hartz à la VHF ce matin.

L’option s’avère effectivement fructueuse : les trois mousquetaires, en bénéficiant d’un petit peu plus de pression, sont les premiers à s’élancer vers le Fastnet avec, de surcroît, un confortable petit matelas d’environ 7 milles sur les partisans de la route nord. Cet avantage certes confortable ne leur permettra pourtant certainement pas de dormir sur leurs deux oreilles durant les prochaines heures.

Tom Dolan dispose toutefois d’un autre atout dans son sac à bouts. En effet, celui qui a été désigné par ses pairs comme marin irlandais de l’année 2020 connaît assez bien l’endroit pour y avoir enseigné la voile à Baltimore, cité balnéaire éclairée chaque nuit par la lumière du phare. Un avantage que Tom préférait pourtant relativiser hier avant le départ : “Je me sens souvent bien quand je vais au Fastnet, j’ai l’impression de rentrer chez moi, ne serait-ce que pour entendre* les prévisions météorologiques avec un bel accent irlandais, en sachant que les Français ne comprendront rien ! Cela dit je ne pense pas avoir une connaissance locale supplémentaire, ou alors ce sera léger, et la plupart de ces gars sont, eux aussi, venus ici plusieurs fois.”

*Pour rappel, les marins de la Solitaire du Figaro n’ont pas directement accès, à bord, aux fichiers météo. En revanche, depuis les bateaux accompagnateurs, la direction de course émet deux fois par jour (à 9h et 21h) un bulletin actualisé. Enfin, les concurrents peuvent capter à l’approche des côtes et comme n’importe quel plaisancier, les informations diffusées par les Cross locaux via leur VHF.

Fastnet en ligne de mire

Dans la soirée, le vent toujours de secteur est-sud-est va légèrement faiblir. Surtout, une grande houle d’ouest jusqu’à 2 mètres rentrera progressivement sur zone. La suite est beaucoup moins claire en termes de conditions. La flotte va devoir évoluer entre 2 systèmes météo. En attendant que le flux de nord-ouest s’établisse franchement, il va falloir à nos marins tricoter dans un vent instable en force et en direction, en espérant ne pas rester scotché au Fastnet dans ces zones perturbées.

Le phare mythique devrait voir se pointer les étraves des Figaro Bénéteau 3 dans la nuit, entre 2h30 et 5h du matin (heure française).

Tom Dolan (Smurfit Kappa – Kingspan) joint en fin d’après-midi par le bateau accompagnateur Express

« Je m’attendais un peu à ce classement suite à ma trajectoire dans l’ouest du DST. Je savais que j’étais devant mais je ne savais pas de combien. C’est super cette position surtout en arrivant en Irlande, à la maison. J’avais vu sur les fichiers qu’il y avait plus de vent dans l’ouest et qu’il y avait quelque chose à faire.
J’avais perdu tout le monde avec le brouillard hier soir et l’AIS qui ne fonctionnait pas. J’avais des doutes, je pensais que j’étais le seul à aller là-bas. Mais il y a aussi Philippe (Hartz) et Maël (Garnier) je pense, car je les ai entendus parler.
Le Fastnet, j’ai dû le doubler une cinquantaine de fois car j’ai habité pas mal d’années à Baltimore, et on y allait souvent. En ce moment, il y a un peu de soleil, c’est chouette et c’est rare en cette période de l’année. J’ai peur qu’il n’y ait plus beaucoup de vent en arrivant au phare. Je navigue sous grand spi, génois et grand-voile haute, et je vais entre 11 et 13 nœuds, parfois 14 selon les vagues qui relancent le bateau. Je vais doubler le Fastnet cette nuit. C’est dommage je pensais que je verrais l’Irlande. Ce matin, j’ai beaucoup dormi et là, je barre pour aller vite au Fastnet car je voudrais passer avant l’arrivée du vent foireux. A une heure près je suis dans le bon timing je pense ! Je croise les doigts, j’aurais peut-être des bonnes ondes de l’Irlande. »

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Le Défi Azimut continue à grandir

Lancé en 2011, le Défi Azimut est depuis quelques années un rendez-vous des skippers Imoca et figure désormais pour la première fois au calendrier officiel du Championnat Imoca Globe Series. Avant le coup d’envoi de la 11e édition à Lorient (14-19 septembre), Tip & Shaft s’est penché sur cette épreuve mêlant compétition sportive et ouverture vers les médias et les partenaires.

C’était il y a onze ans, fin 2010 à Barcelone, quelques jours avant le départ de la Barcelona World Race. Jean-Marie Corteville, fondateur de la société Azimut, spécialisée dans le numérique, dont certaines classes de bateaux (Mini, Class40, Imoca) sont alors les clientes, est sollicité par une poignée de marins en manque de confrontation à l’automne, en amont de la grande course de la saison.

“Certains m’ont proposé d’organiser un événement pour eux, raconte Corteville. Je les ai pris au mot : « Banco, je vous fais une ligne de départ, je vous paie à manger et une bière et rendez-vous à Lorient ! » Dès cette première année, j’ai en plus organisé un tour de Groix pour qu’ils puissent inviter leurs sponsors.”

La première édition du Défi Azimut, en septembre 2011, attire ainsi cinq participants (Armel Le Cléac’h, Louis Burton, François Gabart, Vincent Riou et Jean-Pierre Dick). “Dès la deuxième année, j’ai trouvé intéressant de faire participer les professionnels et de mettre en valeur la filière nautique locale. L’année suivante, on a ajouté les runs.”

Un événement
hybride

Depuis, si la grande course a été allongée, passant de 24 à 48 heures, notamment à la demande de la classe Imoca, le format reste identique. Un évènement hybride entre une compétition sportive, intégrée cette année pour la première fois et pour quatre ans au calendrier de la classe Imoca (le Défi 48 heures est coefficient 1), un rendez-vous très propice aux relations publiques, et l’occasion de mettre en avant – via tables rondes, workshops et conférences – les savoir-faire locaux en matière de voile de compétition.

Responsable du programme Eurolarge Innovation, dont la mission est justement de valoriser les entreprises de la « Bretagne Sailing Valley », Carole Bourlon souligne l’importance du rendez-vous lorientais : “C’est un événement qui tracte de plus en plus de médias et c’est aussi une plateforme d’échanges qui nous permet de parler d’internationalisation, d’éco-conception, de transfert de technologie et de faire venir des chefs d’entreprise.”

Les teams et les skippers apprécient également le format. “Il y a plusieurs volets : le sportif, avec un entraînement en flotte, en double ou en solo, avant la grande course de l’automne, et le côté partenaires très qualitatif, parce qu’on a la possibilité de les faire venir à bord en course”, confirme Romain Attanasio, qui sera présent (avec Sébastien Marsset) cette année sur Fortinet-Best Western.

Team manager d’Initiatives Cœur, qui, avec Sam Davies et Nicolas Lunven, sera également au rendez-vous de l’édition 2021, David Sineau ajoute : “C’est une super occasion pour les partenaires de venir naviguer et d’inviter leurs clients. Ça n’existe quasiment nulle part ailleurs de pouvoir vivre comme ça un départ de course de l’intérieur au milieu de la flotte Imoca.”

D’autres classes
frappent à la porte

Pour Antoine Mermod, président de la classe Imoca, “le format est particulièrement adapté : la date est bonne, c’est la reprise, il fait encore beau, c’est plus facile de faire venir du monde.” Cette partie RP ne prend-elle pas le pas sur le sportif ? “Non, pour moi, l’intérêt principal reste la confrontation sportive, répond David Sineau. Souvent, les bateaux sont déjà dans leur configuration transat ou Vendée Globe, avec leurs nouvelles voiles ; ça permet aussi à l’équipe dans son ensemble de se mettre en mode course.”

Charlie Dalin est sur la même longueur d’ondes : “Au niveau sportif, la course de 48 heures est l’occasion de se jauger en vitesse par rapport aux autres sur des bords variés. La semaine prochaine, on va voir certains concurrents contre lesquels on n’a pas régaté cette année, comme Bureau Vallée, LinkedOut ou Corum. Je trouve que c’est un bon équilibre entre relations publiques, partage et sportif.”

Cet équilibre a permis au Défi de se développer – 18 participants en 2020, année de Vendée Globe, 14 cette année – et de susciter l’intérêt d’autres classes. “Une année [en 2014], on avait ouvert l’épreuve aux Ultims, mais ce n’était pas simple de répondre à chaque classe. Tous les ans, on a des demandes des classes pour participer, ce n’est pas impossible qu’un jour, on mette une bouée beaucoup plus loin au large, rien n’est interdit. Ce qu’il faut, c’est que chaque classe y trouve son compte”, commente Jean-Marie Corteville.

Des moyens
pour grandir

Le succès de l’épreuve aidant, les moyens deviennent plus conséquents, en témoigne l’arrivée cette année de Lorient Agglomération comme partenaire-titre du Défi Azimut pour 4 ans. Que son président – et maire de Lorient – Fabrice Loher, justifie ainsi : “Une bonne partie de ceux qui ont participé au Vendée Globe ont couru le Défi Azimut, et cette année encore, on a une bonne partie de la flotte de la Jacques Vabre. C’est devenu un rendez-vous assez incontournable, ça nous paraissait naturel d’accompagner une de nos courses phares, de conforter son existence et de la faire grandir.” Le montant de l’investissement ? “90 000 euros par an, contre 60 000 l’an dernier et 30 000 l’année d’avant, la ville de Lorient rajoute 10 000 euros.” Un tiers du budget de 300 000 euros TTC annoncé par Jean-Marie Corteville, apporté, outre l’Agglomération de Lorient, par la région Bretagne (30 000 euros, nous a-t-il été indiqué à la région), le département du Morbihan et par des partenaires privés (BPI et Bakertilly Strego principalement).

Fabrice Loher confirme, au passage, la vocation de Lorient d’accueillir de plus en plus de courses : “On l’a fait cette année avec The Ocean Race et la Solitaire du Figaro, on va encore le faire dans les prochaines années, avec le Défi Azimut mais aussi en Ultim, puisqu’on va prochainement annoncer un projet de course au départ de Lorient au printemps 2022, qui s’inscrira sur la durée.” Avec Azimut ? Jean-Marie Corteville reste prudent : “Il y a beaucoup de discussions en cours sur de nouvelles courses à Lorient, mais rien n’a encore été décidé. Ce qui est sûr, c’est qu’on a une structure qui sait organiser des courses.” Et qui a comme projet d’ouvrir une base de vitesse à Lorient grâce à un outil technologique développé par sa société.

En attendant, il entend continuer à faire grandir le Défi. quelle direction ? “On fera le bilan après cette édition, mais chaque année, on affine”, répond-il. Marins et teams lui soufflent quelques idées : “Je pense qu’il faut d’abord faire la course de 48 heures, ensuite le festif, ce serait plus simple à gérer. Et sur les runs, il y a moyen de faire un truc encore plus fou”, note Romain Attanasio. “C’est un événement qui a surtout pris de l’importance auprès des médias, mais pas encore assez auprès du grand public alors que le plateau est quand même exceptionnel, souligne David Sineau. A part sur les grandes courses, tu n’as jamais l’occasion de voir autant d’Imoca”.

 

Photo : Anne Beaugé

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Bureau Vallée, premier IMOCA 100% volant

Louis Burton a construit et installé le premier safran porteur sur un IMOCA. De quoi rendre le bateau ultra performant en vol. Le résultat en idéo est époustouflant ! Rappelons que la jauge actuelle l’interdit pour le prochain Vendée Globe. Mais les lignes pourraient bouger.

Durant tout l’été, Louis Burton et toute l’équipe du projet voile Bureau Vallée – Louis Burton Autour du Monde ont travaillé afin de réaliser un projet fou : faire voler pour la première fois un IMOCA de plus de 7 tonnes. Une navigation filmée la semaine dernière au cœur de la cité corsaire. L’occasion de réaliser des images à couper le souffle. Des sensations fortes pour Louis et toute son équipe que l’on vous laisse découvrir en images. Une bonne mise en jambes pour la Transat Jacques Vabre.
© Stéphane MOREL – BE RACING

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Fastnet en ligne de mire pour la flotte de la Solitaire, le phare mythique devrait être atteint dans la nuit, entre 2h30 et 5h du matin

 

Cette première nuit en mer de la dernière étape  de la Solitaire aura plutôt été favorable à la glisse pour les 34 skippers. Sous spi, dans un flux relativement stable d'une dizaine de nœuds de sud-est, les bateaux ont parcouru plus de 200 milles depuis leur départ, hier de la Baie de Morlaix, progressant à bon train vers le mythique phare du Fastnet.

 

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Crédit : A Courcoux


Sur l’eau, le moindre petit décalage peut créer de gros écarts. Xavier Macaire (Groupe SNEF) l’avait bien anticipé la nuit dernière. D’entrée de jeu, il se positionne à l’ouest, sous le vent de la flotte et tient fermement sa position. Un entêtement heureux puisque Xavier est le premier skipper à aborder la pointe occidentale des Cornouailles au lever du jour, avec près de 20 minutes d’avance sur ces concurrents. Dans une brume à couper au couteau, hors de portée d’AIS, le sablais ne pouvait pas se douter que, plus au sud, se fomentait une tentative beaucoup plus cavalière.

 
Alors que le groupe principal s’élance au plus près des côtes anglaises, Maël Garnier (Ageas – Team Baie de Saint Brieuc) et Philippe Hartz (Marine Nationale – Fondation de la Mer), tous deux bizuths, emmenés par l’irlandais Tom Dolan (Smurfit Kappa - Kingspan) choisissent de faire bande à part et de passer entre le DST de Land’s End et l’archipel des Scilly. “Tout le monde a lofé et j’ai décidé de rester sur ma route. J’ai fait ce que j’avais décidé au départ, c’est-à-dire de ne pas me laisser influencer et ça a l’air de payer” détaillait Philippe Hartz à la VHF ce matin.

 
L’option s’avère effectivement fructueuse : les trois mousquetaires, en bénéficiant d’un petit peu plus de pression, sont les premiers à s’élancer vers le Fastnet avec, de surcroît, un confortable petit matelas d’environ 7 milles sur les partisans de la route nord. Cet avantage certes confortable ne leur permettra pourtant certainement pas de dormir sur leurs deux oreilles durant les prochaines heures.

 
Tom Dolan dispose toutefois d’un autre atout dans son sac à bouts. En effet, celui qui a été désigné par ses pairs comme marin irlandais de l’année 2020 connaît assez bien l’endroit pour y avoir enseigné la voile à Baltimore, cité balnéaire éclairée chaque nuit par la lumière du phare. Un avantage que Tom préférait pourtant relativiser hier avant le départ : ” Je me sens souvent bien quand je vais au Fastnet, j’ai l’impression de rentrer chez moi, ne serait-ce que pour entendre les prévisions météorologiques avec un bel accent irlandais, en sachant que les Français ne comprendront rien ! Cela dit je ne pense pas avoir une connaissance locale supplémentaire, ou alors ce sera léger, et la plupart de ces gars sont, eux aussi, venus ici plusieurs fois.”

 

 

Fastnet en ligne de mire 

Dans la soirée, le vent toujours de secteur est-sud-est va légèrement faiblir. Surtout, une grande houle d’ouest jusqu’à 2 mètres va rentrer progressivement sur zone. La suite est beaucoup moins claire en termes de conditions. La flotte va devoir évoluer entre 2 systèmes météo. En attendant que le flux de nord-ouest s’établisse franchement, il va falloir à nos marins tricoter dans un vent instable en force et en direction, en espérant ne pas rester scotché au Fastnet dans ces zones perturbées.
 
Le phare mythique devrait voir se pointer les étraves des Figaros Bénéteau 3 dans la nuit, entre 2h30 et 5h du matin (heure française).

 

Source : La Solitaire
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Thomas Ruyant annonce la construction d'un nouvel IMOCA et sa participation sur le prochain Vendée Globe

Naissance du dernier né des Ultim 32/23, le Trimaran SVR Lazartigue de François Gabart est à l'eau , "C’est une grande fierté"

La mise à l’eau du trimaran SVR LAZARTIGUE s'est déroulée ce jeudi 22 juillet, un bateau d’exception, en rupture avec les technologies a...

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Banque Populaire XI de retour dans le grand bain, c'est l'heure de la rentrée pour Armel Le Cléac'h et Kévin Escoffier - Images

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Vendée Globe. Un nouvel IMOCA Koch/Finot Conq pour Thomas Ruyant

Imoca advens linkout@ Pierre Bouras

Thomas Ruyant participera au prochain Vendée Globe avec un nouvel IMOCA LinkedOut dessiné à sa main avec Antoine Koch et Finot Conq et GSEA Design. Il sera construit chez CDK et mis à l’eau en 2023.

Le skipper nordiste promet une carène assez novatrice pour lui permettre de gagner en performance. Il conservera son IMOCA actuel jusqu’à la Route du Rhum. Selon le calendrier, il ne s’interdit pas de participer à The Ocean Race.
Le design Team sera assuré par Antoine Koch qui a rassemblé une équipe d’ingénieurs issus de la Coupe de l’America avec Gwenolé Bernard et Robert Kleinschmit. Avec ce dernier et David de Prémorel, il a commencé à travailler sur le design de la carène. L’équipe s’est associé à GSEA Design avec An Bernard. Une équipe assez complémentaire dotés d’outils performnts avec Pascal Conq qui aura une vue globale du projet.

Thomas Ruyant : « On ne cherche pas à avoir le bateau le plus rapide mais à chercher à augmenter les vitesses moyennes. Notre bateau actuel est capable de gagner mais on peut encore gagner en performance notamment en le rendant aussi plus facile à mener. La sensation que j’avais sur le bateau actuel était qu’il fallait être toujours sur un fil pour aller vite. On va cherché a améliorer la carène pour mieux passer dans la mer. J’étais ravis de travailler avec Guillaume Verdier mais le choix d’Antoine s’est fait dans la continuité de ce que l’on a vécu ensemble et à bord du bateau. C’est peut-être ce qui m’a manqué dans la conception du bateau. Je voulais un bateau plus adapté à ma main. Nous avions repris le dessin de Guillaume Verdier du Super Sixty mais ce n’était pas le mien. Antoine connait ma façon de naviguer. Cette casquette de marin et d’architecte était importante. L’une des clés sera d’avoir un bateau un peu plus vivable. On a fit le choix d’un nouveau bateau très vite pour avoir le temps de le fiabiliser.  »

4 questions à Thomas Ruyant

Quel est ton sentiment à l’annonce de la construction d’un nouveau voilier ?
C’est un immense privilège de construire un deuxième voilier IMOCA après l’actuel voilier LinkedOut lancé en 2019. Nous poursuivons de grands rêves et partageons de fortes ambitions avec mon partenaire principal Advens qui nous renouvelle sa confiance en s’associant à ce projet et en nous donnant de nouveau les moyens d’aller plus loin. Je remercie, au nom de toute mon équipe, Advens. Nos ambitions communes et notre indépendance d’esprit nous donnent des ailes ! Nous avons construit ensemble de magnifiques fondations de 2019 à maintenant et nous allons les faire totalement éclore dans les années qui viennent avec l’actuel LinkedOut et le futur voilier. Notre triptyque Tech – Sport et Sociétal a porté ses fruits et nous sommes persuadés que notre campagne Vendée Globe 2020 a été un formidable tremplin pour la suite de nos aventures. Cela nous pousse à poursuivre dans cette voie !
Peux-tu nous présenter le Design Team de ton futur voilier et comment est venue cette idée originale ?
Le choix d’un architecte est toujours délicat. J’ai souhaité pour cette nouvelle aventure de conception et de construction d’une machine de course susceptible de gagner le Vendée Globe, m’entourer d’une équipe pluridisciplinaire, aux parcours variés et aux compétences affirmées et complémentaires. Antoine Koch est un marin, avec qui j’ai partagé de nombreuses aventures maritimes. Il est architecte et designer et m’apporte une vision, une approche globale des problématiques de conception. Il sera associé à l’expérience de l’équipe Finot-Conq, vainqueur de 4 éditions précédentes du Vendée Globe, dirigée par David de Prémorel et Pascal Conq.
Gsea Design s’occupera des calculs de la structure.
Gwénolé Bernard apportera son expertise des systèmes mécaniques développée sur la Coupe de l’America.
Antoine et David seront rejoints pour le développement des carènes par Bobby Kleinschmit, pour un travail à 6 mains particulièrement constructif.
Ce design team construit autour d’Antoine Koch sera en mesure de donner relief et vie à mes aspirations. Cette équipe déborde d’idées et comprend les enjeux de cette nouvelle génération de bateaux.
A quoi va ressembler ce voilier ?
Difficile de répondre dès maintenant. On continue d’analyser le Vendée Globe, mais aussi toutes les courses intermédiaires que nous avons disputées. J’ai par ailleurs beaucoup appris sur mon bateau et sur les IMOCA dernière génération en courant en équipage. L’idée générale est de gérer un bateau certes rapide, mais dans la durée, et plus facilement. Les foilers actuels sont très rapides dans un certain registre de vent et de mer. Cette vitesse se paie au prix fort en termes de brutalité, d’usure, pour l’homme et le matériel. Nous recherchons les bons compromis pour trouver le bon dessin de carène associé aux foils afin d’assurer une bonne vitesse moyenne à toutes les allures et dans toutes les configurations de vent. Nos bateaux actuels sont difficiles à exploiter en solo et au portant.
Tu en n’as donc vraiment pas fini avec le Vendée Globe ?
Dès l’arrivée de mon Tour du Monde, j’avais déjà envie d’y retourner mais j’avais besoin de prendre un peu de recul avec mes proches pour l’annoncer et puis d’en discuter avec Alexandre Fayeulle, le Président d’Advens qui, m’a tout de suite témoigné de son soutien pour les années à venir. Cela ira d’ailleurs plus loin que le prochain Vendée Globe. J’ai encore beaucoup d’envie et j’ai soif de victoire sur le circuit Imoca. Je suis persuadé que je peux réussir sur le Vendée Globe. Nous avons donc décidé de replonger avec un nouveau voilier et un projet entrepreneurial plus important. TR Racing, basé à Lorient, s’est renforcée avec l’arrivée de Thomas Gavériaux en tant que directeur général au côté de nos piliers tels que Laurent Bourguès, directeur technique, François Pernelle, responsable du bureau d’étude, Marcus Hutchinson, responsable des relations extérieures. Nous avons beaucoup d’ambitions avec ce nouveau voilier mais également de multitudes projets technologiques. Enfin, toute cette mécanique sera accompagnée d’un engagement sociétal impactant ! C’est hyper important pour moi, mon équipe et Advens. Nous voulons continuer à nous servir de notre performance pour contribuer à changer le monde, dans le bon sens.
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Charlie Dalin et Paul Meilhat fin prêts à rentrer en mode compétition, "affiner les réglages sur le Défi Azimut"

 

Le compte à rebours est désormais lancé avant le départ de la Transat Jacques Vabre le 7 novembre prochain. Le temps promet de vite défiler pour Charlie Dalin et Paul Meilhat. Fin prêts à rentrer en mode compétition, les deux skippers ne cachent pas leur impatience de s’aligner sur les rangs du Défi Azimut – Lorient Agglomération. Du 14 au 19 septembre, le rendez-vous lorientais constituera, sur son format original, un tour de chauffe de premier choix face à une quinzaine de concurrents, qui figurent pour beaucoup parmi leurs plus sérieux adversaires attendus dans moins de deux mois à travers l’Atlantique.

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Crédit :  M Horlaville

Depuis quelques jours APIVIA a retrouvé son élément après un chantier de trois semaines, mené dans la foulée de la Rolex Fastnet Race. Remportée haut la main, début août, par Charlie et Paul, cette première course de la saison a montré à quel point ils forment un duo détonant et performant. Pour autant, même si les deux skippers ont profité d’une pause bienvenue avant leur rentrée chargée dont le rythme promet de s’intensifier, pas question pour l’équipe investie autour du bateau, de se reposer sur ces lauriers estivaux. Elle a utilisé cette période de trêve en termes de navigation à bon escient pour ce chantier intermédiaire prévu avant la dernière ligne droite de la Transat Jacques Vabre.

 

Un Défi Azimut aux effluves de café

Une certitude l’emporte néanmoins, rien n’a été laissé au hasard dans la préparation d’APIVIA, le bateau à battre sur la prochaine Transat Jacques Vabre dans la catégorie IMOCA. Mais à deux mois du coup d’envoi de la 15è édition, c’est à Lorient qu’il flottera dans l’air des effluves de café. Et pour cause, une petite quinzaine de binômes sur les 23 bientôt attendus dans cette catégorie au Havre répondent à l’appel du Défi Azimut. À commencer par le duo d’APIVIA aux yeux duquel ce rendez-vous atypique, qui associe de l’équipage sur des runs de vitesse et le tour de l’île de Groix, et cette année du double sur une course de 48 heures, compte aujourd’hui parmi les incontournables du circuit IMOCA. 

« On se confrontera pour la première fois à des concurrents qu’on n’a pas encore vus cette année. On va profiter de ce rendez-vous pour continuer d’affiner les réglages. Il nous reste beaucoup de paramètres à investiguer ; comme les gains de performance de la nouvelle version des foils, déjà validés aux allures serrées sur la Fastnet, à des allures plus ouvertes, au portant et au travers », explique Charlie, pressé de renouer avec la course.

 

Programme du Défi Azimut – Lorient Agglomération

Mercredi 15 septembre : Runs de vitesse dans les courreaux de Groix, en équipage (avec des invités)
Jeudi 16 septembre : Départ des 48 Heures Azimut (en double avec un mediaman)
Dimanche 19 septembre : Tour de Groix, en équipage (avec des invités)

 

Programme des semaines à suivre

Jeudi 23 septembre : Conférence de Presse de la Transat Jacques Vabre à Paris
Du 5 au 8 septembre : Stage d’entraînement au Pôle France de course au large de Port-La-Forêt.
Du 19 au 22 octobre : Stage d’entraînement au Pôle France de course au large de Port-La-Forêt.
Vers le mercredi 27 octobre : Convoyage pour rallier le Havre
Dimanche 7 novembre : Départ de la Transat Jacques Vabre


Source : APIVIA

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Le TF35 Realteam s'impose en Italie devant Alinghi d'Ernesto Bertarelli et Spindrift de Yann Guichard, "c'était une régate difficile"

Fin de ce sixième Grand Prix TF35 trophy de la saison, après 12 manches disputées en baie de Scarlino. Quatre jours de régates et douze manches se sont disputées à Scarlino dans du vent d’ouest puis du Mistral de 12 à 20 nœuds. Realteam Sailing s'impose devant Alinghi et Spindrift.

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Jérôme Clerc, barreur de Realteam Sailing : « C'était un excellent dernier jour à Scarlino. Nous nous sommes battus jusqu'au bout avec Alinghi ; nous avons gagné la première course et ils ont gagné la seconde. Je pense que cette bataille va durer jusqu'à la fin de la saison. Nous finissons premier au classement général, mais c'était une régate difficile. Nous attendons avec impatience le prochain évènement pour en découdre. »


Extrait du classement général provisoire du TF35 Trophy après 6 épreuves :

1er - Realteam: 5 points
2e - Alinghi: 7 points
3e - Spindrift: 13 points
4e - Ylliam XII: 16 points
5e - SailFever : 17 points
... 

Source : Spindrift

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La Rochelle Nautique : La Société des Régates Rochelaises et l’Ecole de Voile Rochelaise fusionnent

Suite à plusieurs années de rapprochement et de discussions, les deux institutions du plan d’eau Rochelais que sont la Société des Régates Rochelaises et l’Ecole de Voile Rochelaise viennent de fusionner afin de coexister sous un nouveau nom de club : « La Rochelle Nautique ».

Le leadership et la complémentarité évidente de ces deux clubs offrent donc de grandes opportunités et de très belles perspectives pour développer les pratiques de la voile en apprentissage loisir ou compétition sur le plan d’eau et sous les couleurs de La Rochelle.

Née il y a plus de 150 ans, la SRR lègue à La Rochelle Nautique une très sérieuse expérience en termes d’organisation de grands événements de voile et de formation de coureurs. Parmi les membres du club, nombreux sont ceux qui ont participé aux Jeux Olympiques, à des Championnats du Monde et de nombreuses transats avec de brillants succès. De son côté, l’EVR riche de sa flotte complète, d’infrastructures parfaitement équipées et de sa maîtrise d’une offre d’accès à l’univers de la voile jusqu’au stade du perfectionnement, permet de compléter et de renforcer les savoir-faire de La Rochelle Nautique.

« Avec des supports et des entraineurs de qualité, toutes les conditions sont réunies pour entretenir une émulation qui donnera envie aux jeunes Rochelais de venir s’inscrire et d’arriver au plus haut niveau. » Alain GOUX, Vice-Président de La Rochelle Nautique

« Dans ce club, on pourra envisager qu’un jeune arrivé dans l’univers voile grâce à la pratique scolaire puisse un jour aller aux Jeux Olympiques. Mais nous n’oublions pas la voile loisir, avec des pratiquants qui n’ont pas forcément des ambitions de régates et qui ont envie de naviguer dans un cadre convivial. » Laurent HAY, Président de La Rochelle Nautique

Suite à cette longue phase de discussions et de réflexions, La Rochelle Nautique a maintenant à cœur de se tourner vers l’avenir.
Le but est donc de créer un nouveau club convivial, fort d’une parenté extrêmement solide avec des savoirs faire largement reconnus et très complémentaires.

La possibilité de mutualiser les moyens financiers, humains et matériels va permettre à La Rochelle Nautique d’offrir et de développer auprès de ses membres un champ d’activité, d’accompagnement et de soutien élargi et performant tant en termes de diversité de niveau que de pratique. Pour se faire, la ville de La Rochelle va faire construire une toute nouvelle base nautique au sein de laquelle sera installée La Rochelle Nautique. La démolition du centre nautique actuel va débuter en fin d’année et la livraison de la nouvelle base est prévue pour le printemps 2023.

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Pascal Bidégorry : “Le nouvel 11th Hour est plus engagé et plus complexe”

Pascal Bidégorry a eu un été chargé. Après The Ocean Race Europe en juin sur 11th Hour Racing 1 (l’ancien Hugo Boss de 2015), le Basque a préparé la sortie du nouvel Imoca de l’équipe américaine, l’Imoca 60 11.2, sur lequel il vient de tirer ses premiers bords et disputera la Transat Jacques Vabreavec Charlie Enright. Parallèlement, il navigué avec François Gabart sur le nouveau SVR Lazartigue. Il raconte tout ça à Tip & Shaft.

 

On imagine que tu suis la Solitaire du Figaro, que t’inspire la démonstration de Pierre Quiroga, qui vient de gagner sa deuxième étape consécutive ? On a l’impression qu’il est dans une sorte d’état de grâce que tu as connu quand tu avais gagné la Solitaire, en 2000…
Franchement, avec tous les coups de mistoufle, les cailloux, les pointes, les courants, les transitions qu’il y a eu sur cette troisième étape super compliquée, il a tout simplement été énorme, il est tout le temps parvenu à rester devant, je suis vraiment admiratif. Et effectivement, ça me rappelle un peu cet état de grâce. Maintenant – et il n’a pas besoin qu’on lui dise –, tant qu’il n’a pas passé la ligne de la dernière étape, rien n’est fait. Quand je m’étais retrouvé dans sa position, je m’étais dit que le meilleur moyen de ne pas stresser était d’être devant, et j’avais gagné la dernière étape ! Il n’a pas de questions à se poser, qu’il continue à bien faire ce qu’il fait depuis le début.

 

► Parlons du projet 11th Hour Racing Team, le nouveau bateau vient d’être mis à l’eau, quelles sont caractéristiques de cet Imoca ?
Par rapport à la dernière génération, c’est un bateau beaucoup plus basé sur la puissance, au niveau de la carène – avec un gros redan qui permet de diminuer la surface mouillée très rapidement sur les petits angles de gîte – comme pour les foils qui sont très grands et puissants. Ce qui veut dire qu’ils poussent très fort très tôt, je ne sais d’ailleurs pas comment on va faire pour gérer cette puissance et arriver à bien voler en réglant l’assiette longitudinale du bateau. Je pense qu’on va avoir beaucoup de boulot de mise au point à faire, il va nécessiter plus de temps pour apprendre à s’en servir que ceux du dernier Vendée Globe, car c’est un bateau qui va être plus performant, mais qui est plus pointu. Maintenant, c’est un peu difficile de t’en parler, parce qu’on n’a navigué que trois jours, dont un pour faire les tests de charge. Mais je pense que c’est un bateau plus puissant et plus engagé.

 

“J’ai trouvé le bateau
hyper violent”

 

► As-tu été surpris lors de ces premières navigations ?
Ce qui m’a surpris, c’est vraiment cette puissance, la forte capacité à accélérer et à décoller, on a quand même fait des pointes à plus de 30 nœuds pendant dix minutes, j’ai trouvé le bateau hyper violent. Quand tu sors de quelques jours de nav en Ultim où tu as été à 45 nœuds, c’est plutôt cool, là, ce n’est pas cool du tout ! Mais je pense que ça vient principalement de la forme de ces foils et du fait qu’ils ont vraiment été conçus dans une optique de perf. Il y aura un deuxième set de foils qui va être fait pour The Ocean Race, l’idée sur ce premier était vraiment de mettre sur la table tout ce qu’on pouvait trouver en termes de performances, et de voir comment les bonshommes pouvaient gérer l’instabilité du bateau malgré ce surplus de perf, afin de faire ensuite un bilan pour savoir si on a été trop loin. C’est vraiment une démarche de performance.

 

► C’est un bateau conçu pour The Ocean Race, donc pour un équipage, en quoi cela se voit-il ?
Le cockpit est beaucoup plus grand et beaucoup plus large, avec la possibilité de mettre une deuxième colonne. Aujourd’hui, quand tu es en solo, tout est à portée de main, là, le cockpit est divisé en deux, tu as plus de place, donc la possibilité de se mouvoir à quatre quand tu fais une manœuvre. Sinon, c’est un cockpit fermé, à la fois pour l’aéro et la protection des marins, avec des bulles sur les côtés qui sont des endroits qui pourraient permettre de barrer ou de gérer le pilote sur The Ocean Race. Aujourd’hui, on ne sait pas encore trop quelle va être la règle là-dessus ; à la base ça devait être un bateau censé avoir des postes de barre à utiliser, les choses ont depuis un peu évolué, je ne serais pas surpris qu’au départ de The Ocean Race, on puisse disposer des pilotes qu’on veut, parce qu’à quatre à bord, tu ne peux pas faire un tour du monde avec un mec qui barre tout le temps.

 

“Déchiffrer l’outil extraordinaire
qu’on a entre les mains”

 

► Quel va être l’enjeu dans les prochaines semaines pour apprendre à naviguer à deux à bord ?
L’enjeu, ça va être d’être opérationnel pour faire la Jacques Vabre, je ne suis pas en train de penser à un résultat sportif, mais à la faisabilité de tout ça. Ce qui ne va pas nous empêcher de convoyer mardi et de venir se frotter aux autres sur le Défi Azimut la semaine prochaine. Ça vient vite, mais je pense que c’est un bon moyen pour nous de franchir un pas, c’est la meilleure démarche pour avancer, j’espère qu’on va pouvoir passer dans un autre mode dès la semaine prochaine.

 

► Et sur la Jacques Vabre, quel sera l’objectif ?
Aujourd’hui, je ne suis pas en train de me dire qu’on va tous les défoncer, ça m’est arrivé à des départs de course –  non pas de le dire, mais de le penser -, là, pas du tout. On est vraiment dans une optique de travail, avec l’objectif de déchiffrer l’outil extraordinaire qu’on a entre les mains et qu’on ne connaît pas. Ce n’est pas un Apivia bis, ni un 11th Hour Racing bis, c’est un bateau plus engagé mais qui va être plus complexe à apprendre. Donc l’idée va être de fiabiliser ce beau jouet, après, on aura plus tard le loisir de se faire plaisir, au mois de novembre.

 

► Quelle sera justement la suite du programme ?

Après la Jacques Vabre, le bateau rentrera par la mer, l’équipe étudie différents scénarios. Personnellement, j’encourage Charlie à faire le retour en solo, ou au moins une partie, pour son expérience, c’est important. De mon côté, je pense que je vais rentrer en bateau, mais plutôt sur trois coques, mais tout n’est pas encore calé. On va déjà voir comment va se passer la Transat Jacques Vabre, on fera des plans sur la comète une fois qu’on sera arrivés. Et pour 2022, en ce qui concerne 11th Hour, le bateau va faire une transat aller-retour en guise d’entraînement et rester deux mois à Newport, parce que c’est un projet américain.

“Tu sais ce que ça va être,
toi, the Ocean Race ? “

 

► Dont l’objectif est The Ocean Race, est-ce au programme pour toi ?
Oui, bien sûr que je m’inscris dans ce projet, maintenant, je vais te poser une question toute simple : tu sais ce que ça va être, toi, The Ocean Race ? Non ? Moi non plus. Donc, je ne me pose pas aujourd’hui des questions auxquelles je n’ai pas de réponse, on verra en temps voulu, mais oui, c’est l’objectif. Après, je ne te cache pas que je travaille aussi pour pouvoir être présent sur le prochain Vendée Globe. Aujourd’hui, je suis occupé du lundi matin au dimanche soir depuis des mois, ça m’est juste arrivé de temps en temps de prendre une ou deux heures de la semaine pour penser à mes projets. C’est trop tôt pour en parler, mais ce n’est pas juste une vue de l’esprit d’imaginer Pascal Bidégorry sur un bateau sur le Vendée Globe en 2024. C’est un vrai objectif pour moi, qui ne m’empêchera pas de faire The Ocean Race en totalité ou en partie, j’ai encore envie de faire des courses de bateau et d’en profiter un maximum.

 

► Tu as aussi navigué cet été avec François Gabart sur son nouvel Ultim SVR Lazartigue, c’était comment ?
Génial ! J’ai adoré. L’équipe de MerConcept a fait un boulot incroyable. Au niveau perf pure, le gap n’est pas forcément énorme avec le précédent (Macif devenu Actual), en revanche, il vole beaucoup mieux, il a une capacité à voler dans un peu de mer qui m’a vraiment bluffé. J’ai une grande faiblesse pour cette façon de naviguer et l’utilisation de ces bateaux, c’est ce qu’il y a de plus fort et ça ne me rappelle que de bons souvenirs. Ce n’est vraiment que du plaisir, de la voile à l’état pur, ces bateaux volent à toutes les allures, la stabilité est impressionnante. Il y a de la technologie, du fun, de la vitesse, c’est le pied total !

 

Photo : Amory Ross / 11th Hour Racing

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Solitaire. Direction le Fastnet, Pierre Leboucher en tête

Les 34 concurrents de La Solitaire du Figaro ont entamer ce dimanche une longue et dernière étape de 685 milles entre la Baie de Morlaix et Saint Nazaire en passant par le Fastnet, au sud de l’Irlande. Avec une météo incertaine tout reste encore ouvert.

Les concurrents, qui ont déjà parcouru plus 1700 milles de navigation (soit 2.550 km) depuis le début de l’épreuve, s’attaquent aujourd’hui au dernier tronçon et non des moindres. Cette nouvelle manche de 685 milles entre la Baie de Morlaix et Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, est la plus longue des étapes disputée jusqu’ici ! La plus longue pour le nombre de milles parcourus mais aussi, probablement, la plus longue en nombre de jours de navigation attendus.

La météo est encore incertaine, les fichiers ont du mal à s’accorder : il va falloir prendre des décisions stratégiques et, ce, dès ce soir : “Dès la cardinale Astan, à la fin du parcours côtier, il faudra faire un choix par rapport au passage des îles Scilly, détaille Damien Cloarec (Saferail) qu’on pourra passer selon la météo au nord ou au sud. Après, la montée vers le Fastnet se fera au portant. C’est cool mais, suivant le timing d’arrivée au Fastnet mardi matin, on peut se faire rattraper par une dorsale anticyclonique. Si on est lent et qu’on se retrouve dedans, là vous allez devoir nous attendre à Saint-Nazaire ! Une chose est sûre : sur cette étape, il va y avoir du jeu !”

Jeanne Grégoire, directrice de Finistère Pôle course au large confirme : “Les marins sont déjà bien fatigués par cette Solitaire qui est juste extraordinaire parce que le parcours sportif est superbe. En même temps, cette dernière étape est pleine d’incertitudes. C’est forcément excitant pour ceux qui sont derrière, parce qu’on se dit qu’il y a des choses à faire, et un peu stressant pour ceux qui sont devant.”

Stratégies et Projections

Oui cette étape est celle de tous les possibles. Les leaders vont devoir se positionner : naviguer propre tout en gardant à l’œil leurs plus proches adversaires ou essayer d’accentuer leur avance ; de son côté, la jeune génération, enthousiaste, va tout tenter.

Xavier Macaire (Groupe SNEF) second au classement général provisoire souhaite défendre sa place : “Mon objectif est de maintenir ce classement. Je ne veux pas redescendre de ce podium. Je me laisse évidemment l’opportunité d’aller chercher la première place si l’occasion se présente ; si j’ai un feeling sur une option, un coup à jouer, je le tenterai bien sûr. Mais ma philosophie pour cette quatrième étape n’est pas de prendre des risques, de tenter des coups du diable pour gagner à tout prix.”

Le leader Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) sait que ce peut être, pour lui, l’étape de tous les dangers, lui qui a tout à perdre et aussi, surtout, tout à gagner. Une position de chassé qui peut finalement être inconfortable pour le sudiste qui s’avouait, ce matin, un peu stressé : « Ce qui est dingue c’est que la victoire sur cette Solitaire – qui est hyper longue et hyper dure – sacrera un magnifique vainqueur, que ce soit moi ou pas. Aujourd’hui, chacun a ses doutes, ses convictions quant aux écarts en temps au classement général provisoire. Chacun joue avec ses cartes, il faudra trouver un atout. Je ne suis pas le seul à stresser et à douter. Il faut être humble sur cette étape dans ce genre de conditions, où il y aura peu de vent, du courant, des systèmes météo à traverser. Je pense que la clé, c’est de s’amuser, et depuis le début, je me suis éclaté sur cette Solitaire.”

La jeune génération, elle, est prête à tout donner : “Je suis très contente de pouvoir prendre le départ de cette quatrième étape, explique Charlotte Yven (Team Vendée Formation). Ce n’est que du bonus ! Je vais me faire plaisir, je vais attaquer, je n’ai pas dit mon dernier mot. Je ne vais pas me laisser faire. Je prends de l’expérience, j’ai envie de me faire plaisir, de tout donner, de faire une belle course, de naviguer proprement et, pourquoi pas, refaire une belle manche. Mais je ne me mets pas trop de pression.”

Pep Costa (Cybèle vacances – Team to play B) du haut de ses 22 ans est, lui aussi “à fond ! C’est la première fois que je participe à La Solitaire du Figaro mais ça ne va pas m’empêcher d’attaquer”

Enfin, pour certains, l’étape a déjà une saveur particulière à l’instar de Tanguy Le Turquais (Quéguiner – Innovéo) qui quittera le circuit Figaro Bénéteau après cette ultime manche :

“Je sais que c’est ma dernière. J’ai envie d’aller prendre du plaisir, oublier tout ce qui s’est passé avant et la vivre comme une seule et unique étape. De toute façon, elle va être longue et très ouverte, il faudra trouver vite du plaisir pour être bien en mer jusqu’à la fin. Je vais essayer de plus profiter du moment mais le plaisir, pour nous tous, vient par la performance. Il faudra essayer d’être bon, c’est ça qui va procurer du plaisir.”

Bon départ en Baie de Morlaix

Le départ a donc été donné cet après-midi entre Trégor et Léon, en Baie de Morlaix, pour un parcours d’environ 8 milles disputé dans des conditions idéales vent de nord/est d’une dizaine de nœuds.

Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) prend le meilleur départ, premier à la bouée de dégagement puis à la bouée de la Baie de Morlaix située au pied de la Chapelle Sainte Barbe. Pierre Leboucher (GUYOT Environnement – Ruban Rose) et Charlotte Yven (Team Vendée Formation) lui emboîtent le pas, pressés par une flotte compacte…

Les 34 solitaires viennent donc de s’élancer pour un long parcours, sur lequel on pourra peut-être voir se dessiner les premières options stratégiques demain, dans la matinée, au passage des îles Scilly.

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SailGP. Les Japonais couronnés à St-Tropez, les Français passent à côté

Le spectacle des F50 à Saint-Tropez aura été exceptionnel en offrant à quelques mètres du public devant le port de très belles régates. Les Japonais s’imposent dans la Finale à trois après un week-end qui aura beaucoup distribué mais malheureusement pas pour les Français qui terminent à la 7e place.

Nathan Outteridge a encore démontré qu’il était le plus fort dans des conditions légères. Il s’impose avec l’équipe Japonaise et remporte le France Sail Grand Prix – leur deuxième victoire de la saison -, devant les Espagnols et les Américains. Les Français s’ils terminent sur le podium lors de la dernière manche n’auront pas réussi à faire oublier une première journée désastreuse chez eux. Dommage.

La grande inconnue de ce dimanche à Saint-Tropez, en dehors du score final, culminait au dessus des ponts des F50 : pour la première fois, les 8 équipages ont régaté avec la grande aile rigide (29 m de haut), aile testée très rapidement à Aarhus, mais pas par tous et jamais en régate. Leigh McMillan, le régleur d’aile du France SailGP Team la découvrait ce matin. Le bateau tricolore était le premier sur l’eau pour que l’équipage (retour à 5) puisse se familiariser avec cette grande dame, sentir le comportement du bateau, surtout dans les manœuvres. Et tous les teams ont eu une paire d’heures, avant les compétitions, pour prendre la mesure de leur nouveau « moteur ».

Il fallait bien booster un peu les bolides de 50 pieds car la brise thermique n’a jamais soufflé à plus de 7/8 nœuds, empêchant souvent les catamarans de se hisser sur leurs foils. En plus d’être erratique en force, le vent a eu du mal à se stabiliser en direction : des bascules de plus de 40 degrés ont plusieurs fois rebattu les cartes et redistribué les atouts pendant les courses. La plupart des équipes ont donc alterné le meilleur et le pire, et ce sont les Néo-Zélandais de Peter Burling qui vont en faire les frais. Derniers de la manche 5 – une régate remportée haut la main par les Danois – les Kiwis voient filer leur ticket en finale dans les mains des Japonais…

Le combat fut sans merci sur les lignes de départ pour tenter d’accéder à cette ultime course à trois. Lors de la manche 4, une pluie de pénalités s’est abattue sur six des huit concurrents. Dans l’ultime régate de qualif’, les Britanniques ont écopé de 4 points de pénalité pour avoir forcé le passage et percuté le bateau espagnol au coup d’envoi…

Coup de théâtre et coup double japonais

La finale opposant les teams américaine, japonaise et espagnole n’a pas été exempte de rebondissements. Une fois de plus, le jury est intervenu pour sanctionner des fautes, laissant les Américains s’envoler loin devant. Les hommes de James Spithill semblent alors être sur le point de remporter leur toute première finale du championnat. Mais une énorme bascule de vent dans le dernier bord de portant offre à Outteridge et son groupe l’occasion de prendre les commandes.

Le quadruple champion du monde et champion olympique de 49er (2012), grand expert du Moth à foil et ancien barreur de l’America’s Cup remporte à Saint-Tropez son deuxième événement de la saison (après Tarente en Italie). « Le vent a tourné dans tous les sens. C’était une course tellement compliquée et stressante, on est super contents ! » reconnaît Outteridge quelques minutes après sa victoire. Cette performance en France propulse le clan japonais en tête du classement général de SailGP après 5 actes, devant les Américains et les Australiens.

Les Français satisfaits de leur dernière journée

« Soyons sûrs de faire les courses à 100%, pas à 80 ! ». Ce dimanche matin dans la base française, Billy Besson a harangué ses troupes. Quelques mots simples pour rappeler à tous (et à lui-même) l’importance de ne pas gâcher les occasions en commettant des erreurs évitables. Après une mauvaise entame samedi, ils ont montré aujourd’hui un bien meilleur visage : 4e et 3e. « On termine sur une bonne note, reconnaît Billy à l’issue de la journée. On s’est bien battus et on a été inspirés alors que les conditions étaient compliquées. On a joué avec les gars devant, donc c’est top, on est heureux de terminer comme ça ! »

Le bilan comptable est dur. 7e du week-end et de cette étape et dernier au général. Il va falloir retrouver le chemin de la finale que l’équipe a su pourtant atteindre à deux reprises.

La magie de Saint-TropezSaint-Tropez s’est révélé un merveilleux écrin pour l’événement et pour ces bijoux de technologie que sont les F50. En mer et sur la digue du port, les fans et les curieux ont côtoyé de très près les grands catamarans volants et ont pu s’immerger dans l’action. La proximité avec le public est au cœur du dispositif de SailGP qui rompt avec la tradition selon laquelle la voile est une discipline qui se déroule loin des spectateurs. Pour les athlètes et notamment pour les tricolores, le soutien des supporters est aussi un paramètre important.

Stéphanie Nadin, directrice de l’événement France Sail GP : « Saint-Tropez a été un énorme succès ! Le public, la ville, les partenaires, tout le monde a été enchanté et a pris la dimension de cet événement qui était très attendu. L’accueil des collectivités, mais aussi de nos partenaires de la Société Nautique et du Yacht Club a été fantastique. Tout le monde a œuvré dans le même sens et le soutien a été incroyable. Et puis la météo très estivale a joué en notre faveur. Sans parler de l’environnement naturel autour du golfe de Saint-Tropez qui offre un décor magique. Tous les astres se sont alignés pour faire de Saint-Tropez un des plus beaux événements de cette saison ! »

CLASSEMENT DU FRANCE SAIL GRAND PRIX

1- JAPAN / Nathan Outteridge / 10 points
2- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 9 points
3 – SPAIN / Phil Robertson / 8 points
4- NEW ZEALAND / Peter Burling / 7 points
5- DENMARK / Nicolai Sehested / 6 points
6- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 5 points
7- FRANCE / Billy Besson / 4 points
8- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 3 points

CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE SAILGP APRÈS 5 ACTES

1- JAPAN / Nathan Outteridge / 37 points
4- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 35 points
1- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 35 points
2- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 34 points
6- SPAIN / Phil Robertson / 31 points
5- NEW ZEALAND / Peter Burling / 30 points
8- DENMARK / Nicolai Sehested / 28 points
7- FRANCE / Billy Besson / 27 points

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Ultim. Superbes images d’entraînement en double entre Actual le trimaran SVR Lazartigue

Les images signées Ronan Gladu et Martin Keruzoré sont superbes de ces deux Ultimes à plus de 45 nds.

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TF35 Trophy. Realteam Sailing s’impose devant Alinghi

Les sept TF35 ont touché l’eau salée ensemble pour la première fois de leur carrière. La flotte a migré direction la ville italienne de Scarlino, en Toscane, pour les deux derniers Grand Prix du TF35 Trophy 2021. Quatre jours de régates et douze manches se sont disputées à Scarlino dans du vent d’ouest puis du Mistral de 12 à 20 nœuds. Après un beau suspens Realteam Sailing s’est imposé sur le TF35 Scarlino Cup 1 devant Alinghi.

Jérôme Clerc, barreur de Realteam Sailing : « C’était un excellent dernier jour à Scarlino. Nous nous sommes battus jusqu’au bout avec Alinghi ; nous avons gagné la première course et ils ont gagné la seconde. Je pense que cette bataille va durer jusqu’à la fin de la saison. Nous finissons premier au classement général, mais c’était une régate difficile. Nous attendons avec impatience le prochain évènement pour en découdre. »

Les prévisions météo aujourd’hui étaient sensiblement les mêmes qu’hier. Le Comité de Course décide de partir tôt pour réaliser le maximum de manches avant que le Mistral ne soit trop fort pour régater. Seuls six bateaux sont sur la ligne de départ, Zoulou ayant subit une avarie la veille a été contraint de rester à terre.

Le départ de la manche 11 est donné dans une mer plate de 10 nœuds et la flotte est séparée en deux à l’approche de la marque au vent. Alors que le Mistral commence déjà à forcir, la gauche du plan d’eau donne un léger avantage à Realteam Sailing, Alinghi et Ylliam XII – Comptoir Immobilier. Lors du deuxième tour, Realteam Sailing prend le dessus sur son concurrent direct et se détache pour l’emporter sur Alinghi. Spindrift et Ylliam XII – Comptoir Immobilier sont quant à eux à la lutte pour la troisième place et c’est Spindrift qui croise la ligne en premier à une seconde près, un superbe finish !

Duncan Späth, régleur de grand-voile – Spindrift : « La décision à bord était de naviguer mieux, plus fort et plus sûr, car il faut être confiant lorsque les bateaux se déplacent si vite. Nous avons vu vendredi que prendre une bonne avance sur la ligne de départ nous mettait en bonne position pour le reste de la course. J’espère donc que dans deux semaines, nous serons toujours aussi confiants et forts. »

La douzième manche est donnée dans 16 nœuds de vent et promet une régate passionnante entre les deux protagonistes. Alinghi en tête au vent est poursuivi au portant par Realteam Sailing et Spindrift qui naviguent à des vitesses de 27 à 29 nœuds. Alinghi sait qu’il doit l’emporter pour recoller au classement, mission accomplie pour l’équipe.

Mais le vent fort attendu est maintenant là et signe la fin du suspens. Realteam Sailing gagne le premier Grand-Prix en mer de la série, Alinghi est deuxième et Spindrift troisième.

Arnaud Psarofaghis, Régleur de grand-voile – Alinghi : « Nous nous sommes battus contre Realteam à chaque étape, dans chaque course. C’était intéressant d’un point de vue tactique car nous étions vraiment similaires en termes de vitesse et de manœuvres. La seule différence est de savoir qui prend le meilleur départ et fait le moins d’erreurs – nous avons eu notre moment, et eux aussi. Realteam mérite la victoire, ils ont bien navigué et ont été constants pendant toute la semaine, mais nous sommes aussi très heureux de notre performance. »

Dans la deuxième partie du classement du TF35 Scarlino Cup 1, nous retrouvons Team SAILFEVER en quatrième position, suivi de Ylliam XII – Comptoir Immobilier cinquième, ZEN Too sixième et Zoulou septième.

L’équipe menée par Jérôme Clerc prend par la même occasion la tête provisoire du TF35 Trophy 2021. Il faudra attendre la Cup 2 à Scarlino dans 10 jours pour connaitre le dénouement final de cette première saison.

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Realteam l’emporte en Italie

Quatre jours de régates et douze manches se sont disputées à Scarlino dans du vent d’ouest puis du Mistral de 12 à 20 nœuds. À l’aube de cette dernière journée, Alinghi est à un point de Realteam Sailing. La bagarre va se tenir jusqu’au bout et c’est après un long suspens que Realteam Sailing gagne le TF35 Scarlino Cup 1.

Jérôme Clerc, barreur de Realteam Sailing : « C’était un excellent dernier jour à Scarlino. Nous nous sommes battus jusqu’au bout avec Alinghi ; nous avons gagné la première course et ils ont gagné la seconde. Je pense que cette bataille va durer jusqu’à la fin de la saison. Nous finissons premier au classement général, mais c’était une régate difficile. Nous attendons avec impatience le prochain évènement pour en découdre. »

Les prévisions météo aujourd’hui étaient sensiblement les mêmes qu’hier. Le Comité de Course décide de partir tôt pour réaliser le maximum de manches avant que le Mistral ne soit trop fort pour régater. Seuls six bateaux sont sur la ligne de départ, Zoulou ayant subit une avarie la veille a été contraint de rester à terre.

Le départ de la manche 11 est donné dans une mer plate de 10 nœuds et la flotte est séparée en deux à l’approche de la marque au vent. Alors que le Mistral commence déjà à forcir, la gauche du plan d’eau donne un léger avantage à Realteam Sailing, Alinghi et Ylliam XII – Comptoir Immobilier. Lors du deuxième tour, Realteam Sailing prend le dessus sur son concurrent direct et se détache pour l’emporter sur Alinghi. Spindrift et Ylliam XII – Comptoir Immobilier sont quant à eux à la lutte pour la troisième place et c’est Spindrift qui croise la ligne en premier à une seconde près, un superbe finish !

Duncan Späth, régleur de grand-voile – Spindrift : « La décision à bord était de naviguer mieux, plus fort et plus sûr, car il faut être confiant lorsque les bateaux se déplacent si vite. Nous avons vu vendredi que prendre une bonne avance sur la ligne de départ nous mettait en bonne position pour le reste de la course. J’espère donc que dans deux semaines, nous serons toujours aussi confiants et forts. »

La douzième manche est donnée dans 16 nœuds de vent et promet une régate passionnante entre les deux protagonistes. Alinghi en tête au vent est poursuivi au portant par Realteam Sailing et Spindrift qui naviguent à des vitesses de 27 à 29 nœuds. Alinghi sait qu’il doit l’emporter pour recoller au classement, mission accomplie pour l’équipe.

Mais le vent fort attendu est maintenant là et signe la fin du suspens. Realteam Sailing gagne le premier Grand-Prix en mer de la série, Alinghi est deuxième et Spindrift troisième.

Arnaud Psarofaghis, Régleur de grand-voile – Alinghi : « Nous nous sommes battus contre Realteam à chaque étape, dans chaque course. C’était intéressant d’un point de vue tactique car nous étions vraiment similaires en termes de vitesse et de manœuvres. La seule différence est de savoir qui prend le meilleur départ et fait le moins d’erreurs – nous avons eu notre moment, et eux aussi. Realteam mérite la victoire, ils ont bien navigué et ont été constants pendant toute la semaine, mais nous sommes aussi très heureux de notre performance. »

Dans la deuxième partie du classement du TF35 Scarlino Cup 1, nous retrouvons Team SAILFEVER en quatrième position, suivi de Ylliam XII – Comptoir Immobilier cinquième, ZEN Too sixième et Zoulou septième.

L’équipe menée par Jérôme Clerc prend par la même occasion la tête provisoire du TF35 Trophy 2021. Il faudra attendre la Cup 2 à Scarlino dans 10 jours pour connaitre le dénouement final de cette première saison.

CLASSEMENT GENERAL DU TF35 SCARLINO 1:

(12 courses avec une manche biffée)
1. 🇨🇭 Realteam Sailing 2 1 1 2 3 3 1 2 2 2 1 2 – 19
2. 🇨🇭 Alinghi 1 2 2 3 2 2 3 1 1 6 2 1 – 20
3. 🇨🇭 Spindrift 4 4 3 1 1 1 4 4 3 1 3 3 – 28
4 .🇫🇷 Team SAILFEVER 5 3 4 4 4 5 2 3 7 4 5 8 – 46
5. 🇨🇭 Ylliam XII – Comptoir Immobilier 3 6 6 6 5 7 5 7 6 5 4 4 – 57
6. 🇨🇭 Zen TOO 7 5 5 7 7 6 7 5 5 3 6 5 – 61
7. 🇫🇷 Zoulou 6 8DNF 8DNS 5 6 4 6 6 4 8DNF 8DNS 8DNS – 69

CLASSEMENT GÉNÉRAL DU TF35 TROPHY:

(Après 5 événement)
1. 🇨🇭 Realteam Sailing 2 1 1 7 1- 5
2. 🇨🇭 Alinghi 1 2 2 2 2 – 7
3. 🇨🇭 Spindrift 3 3 4 6 3 – 13
4 .🇨🇭 Ylliam XII – Comptoir Immobilier 5 5 5 1 5 -16
5. 🇫🇷 Team SAILFEVER 4 6 6 3 4 – 17
6. 🇫🇷 Zoulou 7 4 3 4 7 – 18
7. 🇨🇭 Zen TOO 6 7 7 5 6 – 24

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Les Japonais rois des petits airs de Saint-Tropez

Nathan Outteridge n’a pas usurpé son surnom de « sorcier du petit temps ». Le barreur de l’équipe japonaise qui a appris à naviguer dans les vents légers et capricieux du lac Macquarie, chez lui, en Australie, a montré une fois de plus tout son talent dès que les conditions deviennent délicates. Ce fut le cas ce dimanche dans le golfe de Saint-Tropez. Les Japonais remportent le France Sail Grand Prix – leur deuxième victoire de la saison -, devant les Espagnols et les Américains. Les Français, de leur côté, quittent la Côte d’Azur sur une note satisfaisante, terminant sur le podium de la dernière course en flotte.

Changement d’ailes… et de leaders

La grande inconnue de ce dimanche à Saint-Tropez, en dehors du score final, culminait au dessus des ponts des F50 : pour la première fois, les 8 équipages ont régaté avec la grande aile rigide (29 m de haut), aile testée très rapidement à Aarhus, mais pas par tous et jamais en régate. Leigh McMillan, le régleur d’aile du France SailGP Team la découvrait ce matin. Le bateau tricolore était le premier sur l’eau pour que l’équipage (retour à 5) puisse se familiariser avec cette grande dame, sentir le comportement du bateau, surtout dans les manœuvres. Et tous les teams ont eu une paire d’heures, avant les compétitions, pour prendre la mesure de leur nouveau « moteur ».

Il fallait bien booster un peu les bolides de 50 pieds car la brise thermique n’a jamais soufflé à plus de 7/8 nœuds, empêchant souvent les catamarans de se hisser sur leurs foils. En plus d’être erratique en force, le vent a eu du mal à se stabiliser en direction : des bascules de plus de 40 degrés ont plusieurs fois rebattu les cartes et redistribué les atouts pendant les courses. La plupart des équipes ont donc alterné le meilleur et le pire, et ce sont les Néo-Zélandais de Peter Burling qui vont en faire les frais. Derniers de la manche 5 – une régate remportée haut la main par les Danois – les Kiwis voient filer leur ticket en finale dans les mains des Japonais…

Le combat fut sans merci sur les lignes de départ pour tenter d’accéder à cette ultime course à trois. Lors de la manche 4, une pluie de pénalités s’est abattue sur six des huit concurrents. Dans l’ultime régate de qualif’, les Britanniques ont écopé de 4 points de pénalité pour avoir forcé le passage et percuté le bateau espagnol au coup d’envoi…
Coup de théâtre et coup double japonais

La finale opposant les teams américaine, japonaise et espagnole n’a pas été exempte de rebondissements. Une fois de plus, le jury est intervenu pour sanctionner des fautes, laissant les Américains s’envoler loin devant. Les hommes de James Spithill semblent alors être sur le point de remporter leur toute première finale du championnat. Mais une énorme bascule de vent dans le dernier bord de portant offre à Outteridge et son groupe l’occasion de prendre les commandes.

Le quadruple champion du monde et champion olympique de 49er (2012), grand expert du Moth à foil et ancien barreur de l’America’s Cup remporte à Saint-Tropez son deuxième événement de la saison (après Tarente en Italie). « Le vent a tourné dans tous les sens. C’était une course tellement compliquée et stressante, on est super contents ! » reconnaît Outteridge quelques minutes après sa victoire. Cette performance en France propulse le clan japonais en tête du classement général de SailGP après 5 actes, devant les Américains et les Australiens.

Les Français satisfaits de leur dernière journée

« Soyons sûrs de faire les courses à 100%, pas à 80 ! ». Ce matin dans la base française, Billy Besson a harangué ses troupes. Quelques mots simples pour rappeler à tous (et à lui-même) l’importance de ne pas gâcher les occasions en commettant des erreurs évitables.

Après une mauvaise entame samedi, ils ont montré aujourd’hui un bien meilleur visage : 4e et 3e. « On termine sur une bonne note, reconnaît Billy à l’issue de la journée. On s’est bien battus et on a été inspirés alors que les conditions étaient compliquées. On a joué avec les gars devant, donc c’est top, on est heureux de terminer comme ça ! »

Le bilan comptable n’est pas à la hauteur des espérances et les Français ont besoin de trouver plus de régularité. Mais c’est également le cas pour la plupart de leurs rivaux. Car contrairement à la saison précédente, la hiérarchie est aussi fragile que les écarts en points sont faibles au classement général. Dans moins d’un mois, on ouvre à nouveau les compteurs à Cadix, pour le Spain Sail Grand Prix (9-10 octobre).

La magie de Saint-Tropez

Saint-Tropez s’est révélé un merveilleux écrin pour l’événement et pour ces bijoux de technologie que sont les F50. En mer et sur la digue du port, les fans et les curieux ont côtoyé de très près les grands catamarans volants et ont pu s’immerger dans l’action. La proximité avec le public est au cœur du dispositif de SailGP qui rompt avec la tradition selon laquelle la voile est une discipline qui se déroule loin des spectateurs. Pour les athlètes et notamment pour les tricolores, le soutien des supporters est aussi un paramètre important.

Stéphanie Nadin, directrice de l’événement France Sail GP : « Saint-Tropez a été un énorme succès ! Le public, la ville, les partenaires, tout le monde a été enchanté et a pris la dimension de cet événement qui était très attendu. L’accueil des collectivités, mais aussi de nos partenaires de la Société Nautique et du Yacht Club a été fantastique. Tout le monde a œuvré dans le même sens et le soutien a été incroyable. Et puis la météo très estivale a joué en notre faveur. Sans parler de l’environnement naturel autour du golfe de Saint-Tropez qui offre un décor magique. Tous les astres se sont alignés pour faire de Saint-Tropez un des plus beaux événements de cette saison ! »

CLASSEMENT DU FRANCE SAIL GRAND PRIX

 JAPAN / Nathan Outteridge / 10 points UNITED STATES / Jimmy Spithill / 9 points  SPAIN / Phil Robertson / 8 points NEW ZEALAND / Peter Burling / 7 points DENMARK / Nicolai Sehested / 6 points GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 5 points FRANCE / Billy Besson / 4 points  AUSTRALIA / Tom Slingsby / 3 points

CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE SAILGP APRÈS 5 ACTES

 JAPAN / Nathan Outteridge / 37 points UNITED STATES / Jimmy Spithill / 35 points AUSTRALIA / Tom Slingsby / 35 points GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 34 points  SPAIN / Phil Robertson / 31 points NEW ZEALAND / Peter Burling / 30 points DENMARK / Nicolai Sehested / 28 points FRANCE / Billy Besson / 27 points

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