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Les nordistes semblent légèrement avantagés, les sudistes ne lâchent rien, supense jusqu'au bout pour la Transat en Double

 

Martin Le Pape (Gardons la vue) a trouvé une formule pour définir le duel nord - sud : le « classico de la Transat ». Au-delà des mots, c’est la guerre des nerfs. Les nordistes semblent légèrement avantagés, les sudistes ne lâchent rien et il ne reste « que » 460 milles avant de connaître le dénouement, forcément incroyable, de cette Transat en double – Concarneau – Saint-Barthélemy. 


Crédit : Transat en Double

À 460 milles de l’arrivée, hors de question de laisser les esprits divaguer aux petits plaisirs qui les attendent à Saint-Barthélemy, l’accueil chaleureux, les plages de sable fin et les gorgées de Rhum... Il y a une course à terminer et à gagner aussi. Et après 16 jours de mer, le match qui mobilise la tête de la course est toujours aussi indécis. Ils sont 6 duos sur la route nord, 8 duos sur la route sud. Si les sudistes avaient ces derniers jours un avantage, la balance s’est inversée. Depuis hier, les routages sont désormais favorables aux nordistes et l’actuel leader est d’ailleurs positionné au nord : TeamWork du duo Nils Palmieri - Julien Villion.
 
« Les sudistes ont été confrontés à de la molle ce vendredi, confirme Yann Château à la direction de course. Ils sont donc toujours en retard par rapport à leur routage ». Seuls Bretagne - CMB Océane et MonAtoutEnergie.fr, situés le plus au sud, ont eu une vitesse plus conséquente dans ce groupe. Les nordistes, eux, sont « dans le timing » et gagnent même légèrement du temps sur les routages. En cette fin de journée néanmoins, le groupe du sud a retrouvé des vitesses en accord avec les prévisions météorologiques alors qu’une zone de molle est prévue ces prochaines heures au nord.

 

Le pointage de 17h
1 Teamwork (Nils Palmieri / Julien Villion) à 452,2 milles de l'arrivée
2 Bretagne – CMB Performance (Tom Laperche / Loïs Berrehar) à 1,9 nm des leaders
3 GUYOT Environnement – Ruban Rose (Pierre Leboucher / Thomas Rouxel) à 7,2 nm
4 Breizh Cola (Gildas Mahé / Tom Dolan) à 8,1 nm
5 Quéguiner - Innovéo (Tanguy Le Turquais / Corentin Douguet) à 15,7 nm
6 Gardons la vue (Martin Le Pape / Yann Eliès) à 19,5 nm
7 CYBELE VACANCES TEAM PLAY TO B (Pep Costa / Will Harris) à 25 nm
8 DEVENIR (Violette dorange / Alan Roberts) à 28,5 nm
9 MonAtoutEnergie.fr (Arthur Hubert / Clément Commagnac) à 28,7 nm
10 Bretagne – CMB Océane (Elodie Bonafous / Corentin Horeau) à 30,2 nm
11 Région Normandie (Alexis Loison / Guillaume Pirouelle) à 33,4 nm
12 (L’égoïste) - Cantina St Barth (Eric Péron / Miguel Danet) à 35 nm
13 Skipper Macif (Pierre Quiroga / Erwan Le Draoulec) à 35 nm
14 Groupe Gilbert (Fabien Delahaye / Anthony Marchand) à 40,7 nm
15 RLC Sailing (Estelle Greck / Laurent Givry) à 157 nm
16 ERISMA GROUPE SODES – Fondation TARA OCEAN (Jérôme Samuel / Nicolas Salet) à 440 nm
17 INTERACTION (Yannig Livory / Erwan Livory) à 549,6 nm
18 KRISS-LAURE (Nicolas Bertho / Romuald Poirat) à 650,1 nm
Source :
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Arkema 4, vainqueur du Défi 24 Heures de La Rochelle, "Il fallait rester attentif et ne rien lâcher face à Leyton"

 

A 09h52, ce samedi, l'Ocean Fifty Arkema 4 (Quentin Vlamynck) coupe en tête la ligne d'arrivée du Défi 24 Heures de La Rochelle. Il s'impose au terme de 16 heures et 22 minutes de course sur un parcours raccourci dans la nuit pour tenir compte de la panne de vent annoncée ce samedi matin aux abords de La Rochelle. Il devance d'un peu plus de dix minutes Leyton (Sam Goodchild) qui n'a jamais lâché la pression. Une heure plus tard, Ciela Village (Erwan Le Roux) complète le podium de cette course offshore. 

Crédit : J Vapillon


Quentin Vlamynck, à son arrivée à bord d'Arkema 4 :

« C'est forcément une belle opération de commencer cet épisode de La Rochelle par une victoire sur la course offshore. On s'en est bien sorti après un départ un peu difficile, on a réussi à sauver les meubles. Il fallait rester attentif et ne rien lâcher face à Leyton qui est revenu très fort sur nous. Quand on a paré les Galères à Belle-Île, la direction de course nous a indiqué qu'on devait poursuivre sur un retour direct à la maison. On risquait de rencontrer un gros trou de vent au niveau de l'île de Ré. C'était assez stressant, on ne savait pas ce que ça allait donner. On a fait de nombreux changements de voiles, on a bien progressé dans la découverte du bateau. C'était une super nav', on a bien profité de notre grande terrasse avec sa vue mer, on a même dormi un peu au rappel. Et surtout on a tenu bon ! »

  

Ordre d'arrivée du Défi 24 Heures de La Rochelle

1 | Arkema 4 (Quentin Vlamynck, Lalou Roucayrol, César Dohy) 
2 | Leyton (Sam Goodchild, Aymeric Chappellier, François Morvan)
3 | Ciela Village (Erwan Le Roux, Alan Pennaneach, Antoine Lauriot-Prévost)
4 | Primonial (Sébastien Rogues, Matthieu Souben, Frédéric Moreau)
5 | Solidaires En Peloton-ARSEP (Thibaut Vauchel-Camus, Billy Besson, Frédéric Duthil)

6 | GCA (Gilles Lamiré, Maxime Sorel, )


Source : PLRP

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Ultim. Un nouveau Jules Verne pour Gitana cet hiver

À 10 jours de la remise à l’eau du Maxi Edmond de Rothschild, l’écurie aux cinq flèches dévoile son programme sportif de la saison 2021. Il était d’ores et déjà annoncé que Franck Cammas, Charles Caudrelier et leur équipage remettraient en jeu leur titre sur la Rolex Fastnet Race début août avant de se présenter en double sur la ligne de départ de la Transat Jacques Vabre début novembre. Mais la nouveauté vient de la nouvelle tentative de record autour du monde à laquelle souhaite s’attaquer le Gitana Team pour conclure cette année. Ce sont donc trois grandes épreuves qui ponctueront le calendrier du Gitana Team et des hommes du géant volant de 32 mètres.

De l’équipage au double sans oublier quelques sorties en solitaire pour Charles Caudrelier afin de se projeter d’ores et déjà vers la Route du Rhum Destination Guadeloupe 2022, les prochains mois promettent d’être animés pour les hommes de l’écurie fondée par Ariane et Benjamin de Rothschild.

« Nous avons la chance de profiter d’un programme dense et varié avec trois grandes épreuves et encore de beaux défis qui nous attendent tout au long de la saison. Au final, le chantier n’aura pas été trop long – un peu plus de trois mois – et nous sommes impatients de retourner sur l’eau. Nous ne perdons pas de temps, c’est actif et tant mieux ! » se réjouissait Franck Cammas, avant d’ajouter : « L’autre très bonne nouvelle, au-delà des courses, est l’arrivée de nouveaux concurrents avec un plateau plus fourni mais surtout de grande qualité. » En effet, avec la mise à l’eau récente du nouveau Banque Populaire XI et l’annonce d’un nouveau partenaire pour François Gabart et son équipe qui porteront désormais les couleurs du groupe Kresk, l’avenir semble sourire à la flotte des grands trimarans océaniques.

Pour Cyril Dardashti, le directeur du Gitana Team, repartir sur le Jules Verne était une évidence malgré le planning tendu que l’équipe devra gérer : « C’est certain, c’est dense, ambitieux mais je pense aujourd’hui que l’expérience acquise à bord par nos skippers et leur équipage, et la maîtrise dont fait preuve l’équipe technique pour préparer le Maxi Edmond de Rothschild nous poussent à être audacieux. L’idée de repartir dès cette année est venue tout de suite, quelques heures après notre demi-tour. Ce Trophée nous voulons aller le chercher et il faut se donner les moyens de le faire. Il va falloir prendre les courses les unes après les autres et garder la tête froide car notre discipline reste la course au large avec tous les aléas qu’elle comporte. Nous avons encore une fois une chance extraordinaire de pouvoir nous dépasser grâce au soutien indéfectible et sans cesse renouvelé de Ariane de Rothschild, notre armateur, et du Groupe Edmond de Rothschild. La meilleure manière de les remercier reste d’être performants sur l’eau. »

Trois épreuves variées et exigeantes

Les skippers du Maxi Edmond de Rothschild nous détaillent les trois grands rendez-vous qui animeront la saison du Gitana Team et expliquent leurs choix.

1 Rolex Fastnet Race : départ le 8 août

Cette course légendaire, multi-classes, qui se dispute tous les deux ans au départ de Cowes (Ile de Wight), est un rendez-vous que les marins aiment toujours honorer. D’autant plus lorsqu’il s’agit d’aller défendre son titre comme ce sera le cas pour Franck Cammas, Charles Caudrelier et leurs quatre équipiers. En 2019, pour l’une de leurs toutes premières sorties officielles à la barre du géant aux cinq flèches, le duo d’Edmond de Rothschild s’était imposé sur le fil raflant la victoire et le record de l’épreuve à François Gabart et ses hommes pour seulement 59 petites secondes. Ce finish de haut vol avait lancé avec beaucoup de panache leur arrivée au sein du Gitana Team.

« Le format de la Rolex Fastnet Race est parfait pour démarrer notre saison. Nous serons en équipage typé Trophée Jules Verne, à six donc, ce sera aussi un très bon entraînement de remise en route pour notre groupe qui tentera une nouvelle tentative autour du monde à la fin de l’année. L’arrivée dans les eaux françaises à Cherbourg, qui est une grande première, allonge le parcours avec notamment une traversée de la Manche, ce n’est pas pour déplaire à nos esprits de compétiteurs. Il n’y a jamais de meilleur test qu’en course ! » déclarait Charles Caudrelier.

2 Transat Jacques Vabre : départ le 7 novembre

Dès le 28 octobre, le Maxi Edmond de Rothschild retrouvera le bassin de l’Eure et les festivités qui accompagnent l’avant-course de la Transat Jacques Vabre. Il y a quatre ans, la Route du Café était la course inaugurale du géant, son premier vol transatlantique. Depuis, le maxi-multicoque a parcouru plus de 100 000 milles nautiques et a inscrit quelques belles lignes à son palmarès. Grands habitués de l’évènement normand, Franck Cammas et Charles Caudrelier comptent à eux deux cinq victoires sur l’épreuve ; 2001, 2003, 2007 pour Franck en multicoque et 2009 et 2013 pour Charles en monocoque puis en multicoque ! Sur un parcours inédit de 7 500 milles à destination de la Martinique via l’archipel de Trindade et Martin Vaz au large de Rio de Janeiro, le duo d’Edmond de Rothschild compte bien une nouvelle fois démontrer tout l’exceptionnel potentiel de Gitana 17.

« C’est une épreuve que nous aimons bien avec Franck et nous sommes vraiment heureux de retrouver des concurrents en course. Le parcours proposé ressemble pour les 2/3 à une Jacques Vabre classique et à notre descente de l’Atlantique sur le Trophée Jules Verne, mais la dernière partie avec la remontée vers les Caraïbes et l’arrivée en Martinique est inédite. Le format est plus long, les routages nous laissent imaginer 14 jours de mer, mais il est particulièrement adapté à nos grands trimarans volants. Les nouveaux bateaux mis à l’eau cette année – Banque Populaire et le trimaran SVR Lazartigue – seront là, ce qui est extrêmement motivant. Nous serons cinq Ultimes sur la ligne de départ ce qui n’est pas arrivé depuis la dernière Route du Rhum. Sur le papier, les nouveaux bateaux ont forcément un très fort potentiel mais ils sont jeunes et l’inconnu reste leur capacité à se mettre au point rapidement. Je pense que nous avons une très belle carte à jouer car notre duo est éprouvé, le Maxi Edmond de Rothschild est dans une belle phase de maturité et ce parcours nous convient parfaitement. Une chose est sûre, il va y avoir du match et ça sera passionnant sur l’eau comme à suivre à terre » annonçait Charles Caudrelier.

« La Transat Jacques Vabre est devenue une course majeure du calendrier océanique, au même titre qu’une Route du Rhum ou un Vendée Globe. C’est une très bonne chose que les Ultimes soient de retour sur sa ligne de départ, » ajoutait de son côté le marin aixois.

3 Trophée Jules Verne : début de stand-by vers le 20 décembre

Après deux tentatives infructueuses l’année dernière, les hommes du Maxi Edmond de Rothschild repartiront en chasse du record de vitesse absolu à la voile autour du monde. Ce Trophée Jules Verne, détenu depuis 2017 par Francis Joyon et les hommes d’Idec Sport en 40 jours, 23 heures et 30 minutes est un graal tout autant que l’ambition d’être le premier équipage à passer justement sous cette barre si symbolique des 40 jours.

Contraints de rebrousser chemin à l’entrée des mers du Sud suite à la casse de leur safran de flotteur tribord, Franck Cammas, Charles Caudrelier et leurs quatre équipiers avaient pourtant réalisé un début de parcours très prometteur en s’adjugeant quelques jours plus tôt le meilleur chrono de tous les temps à la pointe sud-africaine, en avalant la descente de l’Atlantique en 11 jours 14 heures et 3 minutes. L’aventure s’était arrêtée brutalement et ce goût d’inachevé pousse aujourd’hui l’équipe aux cinq flèches à repartir dès la fin de l’année !

« Nous le savions quand nous avons débuté les campagnes de records… c’est une quête de longue haleine et les statistiques de réussite sur le Trophée Jules Verne parlent d’ailleurs d’elles-mêmes. La météo est la clé et il n’y a qu’une opportunité par an pour tenter ce record dans les meilleures conditions et c’est l’hiver ! En début année, lorsque que nous avons dû faire demi-tour à l’entrée des mers du sud, il y a forcément eu beaucoup de déception à bord mais surtout de la frustration car notre première partie de parcours a démontré que nous avions la capacité de bien faire et que le record incroyable d’Idec était à notre portée… C’est vraiment génial de pouvoir y retourner si vite », se réjouissait Charles Caudrelier.

« Le programme que nous présentons est ambitieux, notamment la dernière partie avec l’enchaînement de la Transat Jacques Vabre et du Trophée Jules Verne, qui sera forcément conditionnée par les aléas techniques que nous pourrions rencontrer sur la première. C’est ambitieux mais nous considérons qu’il vaut mieux être trop ambitieux que pas assez donc c’est très bien de tout mettre en œuvre pour le faire. Car derrière une nouvelle tentative de Trophée Jules Verne, il y a énormément de travail tant dans la préparation technique du bateau que dans la logistique globale que nécessite un tour du monde de 40 jours pour un équipage de six personnes. Notre stand-by sera court mais c’est aussi bien comme ça car ce n’est jamais évident quand les attentes à terre s’éternisent », concluait Franck Cammas.

Si les conditions météorologiques sont bonnes, le Maxi Edmond de Rothschild sera remis à l’eau le 7 juin prochain.

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Class40. Aurélien Ducroz avec David Sineau au départ des Sables-Horta

Huit mois après avoir dévoilé les lignes novatrices de leur futur bateau, Aurélien Ducroz et le Crosscall Sailing Team entrent en phase finale de construction de ce nouveau prototype class40 qui s’annonce aussi racé que prévu. A quelques jours de la mise à l’eau, toute l’équipe est heureuse d’accueillir David Sineau comme co-skipper pour la première saison de course au large du class40 Crosscall. Aurélien et David navigueront en double tout l’été et s’aligneront dès le 27 juin au départ des Sables-Horta en vue du grand rendez-vous de la Transat Jacques Vabre en novembre prochain.

Ils se connaissent depuis les premiers bords d’Aurélien en 2010 et se retrouvent tous les hivers pour skier sur les plus belles pentes de Chamonix. Ils ont en commun un podium en Mini 6.50 et une confiance totale l’un envers l’autre mais surtout, le duo Ducroz-Sineau est très impatient de révéler ensemble le potentiel du futur class40 Crosscall.
Le skipper Aurélien Ducroz explique son choix : “Quand nous avons monté ce projet avec mes partenaires, qui est pour moi mon premier grand projet, j’ai très vite pensé à David. C’est le premier à avoir cru en moi à mes débuts en voile et m’avoir aidé à acquérir l’expérience nécessaire pour devenir un marin aguerri. Sa connaissance de la course au large, notre complicité et
son accompagnement tout au long de la saison seront de vraies chances. J’ai totalement confiance en lui pour m’aider à prendre en main le nouveau class40 Crosscall et accomplir mon objectif : la Route du Rhum 2022. ”

David Sineau, complice des ambitions de son ami montagnard : “ Ce qui est intéressant avec Aurélien c’est que l’on se connaît très bien. Il a beaucoup progressé et c’est un marin à part entière. Outre le plaisir de naviguer tous les deux, l’objectif est vraiment de faire les choix ensemble sur l’eau et d’aider Aurélien à trouver le mode d’emploi de son bateau. Le but au-delà de faire
une belle Jacques Vabre c’est qu’il soit le mieux préparé possible pour sa Route du Rhum.”

Après deux podiums sur la Mini-transat, David a ensuite navigué en Figaro et en IMOCA et a remporté la course du Fastnet en class40 avec Tanguy de Lamotte. Team Manager de l’IMOCA 60 Initiatives Coeur depuis 8 ans, il s’autorise une parenthèse avant le prochain Vendée Globe. David se réjouit de cette nouvelle expérience : “La chance que me donne Aurélien de participer à son projet est importante car être directeur sportif c’est aussi rester au contact de la compétition, de la course, des bateaux. Les
carènes de scow sont l’avenir des carènes du Vendée Globe donc ce n’est pas inintéressant d’aller prendre de l’info dans d’autres séries qui sont, il faut le dire, plus avancées que nous sur ce thème là.”

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Le Tour Voile en 8 étapes, La Baule reportée

Le Tour Voile 2021 évolue pour visiter 8 villes du littoral français. Initialement prévu avec 9 escales, Normandie Evénements, au vu du court délai imparti et avec sa connaissance de l’organisation des grands événements, a en effet préféré, pour des raisons techniques et logistiques, décaler le passage du Tour Voile à La Baule pour une prochaine édition.

« Nous avons ajusté le parcours pour répondre à des contraintes techniques. Il était plus raisonnable dans le court délai dont nous disposions pour construire cette édition 2021 de ne pas déplacer la flotte à La Baule. L’intensité de la régate reste la même avec 23 jours de course. Parcours côtiers, parcours construits et étapes de ralliement vont s’enchaîner. Les Teams vont se défier dans des décors naturels extraordinaires et vont devoir faire preuve d’une grande adaptabilité face au programme qui leur est proposé et qui sera très exigeant sur le plan sportif. Huit villes nous accueillent cette année et c’est une grande satisfaction pour nous de construire l’événement avec ces différents territoires très engagés et enthousiastes vis-à-vis de l’arrivée du Tour Voile. L’épreuve ouvre de multiples opportunités de partage avec le public et nous sommes très attendus à Dunkerque, Le Havre, Saint-Vaast-La-Hougue, Diélette, Erquy, Châtelaillon-Plage, Royan et Serre-Ponçon. Nous avons maintenant hâte d’aller à la rencontre du public du Tour Voile » commente Thibault Parent, directeur de l’événement.

Afin d’adapter le programme au mieux pour les équipages et le public, Normandie Événements a pu compter sur les très bons liens tissés avec les villes d’Erquy et de Châtellaillon-Plage. Ainsi, la flotte des Diam24 OD restera une journée de plus dans la magnifique baie d’Erquy. Au pied du cap classé et le long des falaises de grès rose, les équipages assureront un somptueux spectacle pendant trois jours dans les Côtes-d’Armor (11,12,13 juillet). Châtellaillon-Plage, l’une des plus jolies stations balnéaires du département de la Charente-Maritime avec ses rues pleines de charme et ses maisons de caractère, accueillera à suivre les équipages du 15 au 17 juillet.

Pour rappel, le Tour Voile débutera dans un petit peu plus d’un mois désormais par Dunkerque, ville historique de l’événement estival, le 2 juillet, avant de se terminer sur le lac de Serre-Ponçon, pour une grande première et un final très attendu les 22,23 et 24 juillet.

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Mini en Mai 2021. Une 8e édition réussie

La 8e édition de la Mini en Mai, organisée par la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer (SNT) s’est clôturée ce vendredi 28 mai par la remise des prix. Elle aura été marquée par la domination de Tanguy Bouroullec.

Un podium scratch exclusivement Proto
Le vainqueur de la Mini en Mai, Tanguy Bouroullec (969 Pogo Foiler), a survolé les 375 milles du parcours. Avec une moyenne de 9,6 noeuds, il a avalé les milles est arrivé avec plus de 11h d’avance sur le deuxième Sébastien Pebelier (787 Decosail). La troisième position revient à Pierre le Roy (1019 Cherche son partenaire titre) qui a navigué aux côtés de Tanguy jusqu’au plateau de Rochebonne où une de ses dérives a cassé.

Le podium Série de la Mini en Mai 2021 (de gauche à droite) : Basile Bourgnon, Hugo Dhallenne et Alberto Riva Photo: SNT

Des Séries de haut vol
Hugo Dhallenne (979 Yacht Club Saint Lunaire) n’a pas démérité derrière les Protos et prend la quatrième place au scratch. Il remporte ainsi la Mini en Mai dans sa catégorie devant Basile Bourgnon (975 Edenred). Pour son premier podium en Mini 6.50, le Trinitain a navigué tout au long de la course dans le paquet de tête, pour s’imposer devant Alberto Riva (993 EdiliziAcrobatica) dans les derniers milles de la remontée depuis l’île d’Yeu. L’Italien, quant à lui, participait à sa première course en solo en Atlantique: « J’ai rêvé de cette course et c’était aussi bien que ce que j’espérais ».

Un directeur de course heureux
Yves le Blevec: « C’est une bouffée de fraîcheur, l’ambiance est géniale et nous partageons tous ensemble de bons moments. Je suis ravi et je tiens à dire bravo à tous car c’est un vrai bonheur d’être directeur de course de la Mini en Mai. Je tiens également à remercier les services du port de La Trinité-sur-Mer qui ont été à l’écoute de nos besoins et très serviables. Je suis enchanté également de pouvoir dire que nous avons lancé le premier départ de la saison 2021 de la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer (SNT). Je donne rendez-vous à tout le monde en 2022. »

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Tanguy Bouroullec vainqueur de la Mini en Mai 2021 : "Nous sommes prêts pour la Mini Transat !"

Après 1j 15h 31m 58s de course, Tanguy Bouroullec (969 Pogo Foiler) a franchi la ligne d'arrivée de la Mini en Mai 2021 et devient le vainqueur de cette 8e édition. A bord de son Proto à foils, le skipper a coupé la ligne à 1h31 du matin après avoir avalé les 375 milles à une vitesse incroyable. 

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Credit : Mini en Mai


Tanguy Bouroullec vainqueur de la Mini en Mai

Il raconte : "C'était sport! J'ai tout le temps eu entre 15 et 25 noeuds, les conditions étaient toniques.  J'ai réalisé tout le début de parcours avec Pierre Leroy (1019 Cherche son partenaire titre) mais il a cassé sa dérive au niveau du plateau de Rochebonne. 

Je peux dire que le bateau et le skipper sont prêts pour la Mini Transat. Le bateau est double vainqueur, puisque c'est avec ce Proto qu'Ambrogio Beccaria avait remporté l'édition 2020, mais pour ma part c'est ma troisième Mini en Mai, la première en Proto et je suis ravi de la gagner".

Arrivées en chaîne à La Trinité sur mer

Onze abandons sont à déplorer mais heureusement sans aucune gravité. Pour ceux qui sont toujours en course, les dernières heures promettent d'être longues avec un vent mollissant sur la remontée vers La Trinité-sur-Mer. La suite du podium Proto avec Pierre Leroy et Sébastien Pebelier (787 DecoSail) sont attendus vendredi matin. 
Tout comme les premiers Séries dont la tête est menée par Hugo Dhallenne (979 Yacht Club St Lunaire). Les arrivées s'échelonneront ensuite tout au long de la journée.

 Source : Mini en Mai

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Le maxi Spindrift 2 remis à terre, un problème technique a été détecté lors d'un entrainement

Banque Populaire XI au large de Lorient, première navigation pour l'Ultim d'Armel Le Cléac'h - Vidéo

Aujourd’hui, c’était la première sortie du Maxi Banque Populaire XI sous de bonnes conditions au large de Lorient. L’occasion de faire son p...

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Charal de retour à l'eau à Lorient, nouvelle étrave pour l'IMOCA de Jérémie Beyou - Vidéo

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Les Sables – Horta – Les Sables : J-1 mois !

Dans un mois tout pile, le dimanche 27 juin prochain à 14 heures, le coup d’envoi de la 8e édition de la Les Sables – Horta – Les Sables sera donné. Si habituellement l’épreuve se dispute en deux étapes sous forme d’aller et retour entre la Vendée et les Açores, les organisateurs se trouvent cette année contraints de s’adapter et de modifier le format de la compétition. Dans le contexte pandémique actuel, les autorités locales et sanitaires portugaises ne souhaitent, en effet, pas accueillir d’évènement cet été. Par conséquent, la traditionnelle escale ne peut avoir lieu. La course se jouera ainsi en une seule grande étape de 2 540 milles. Alors certes, les 25 duos en lice ne poseront pas le pied sur l’archipel aux paysages verdoyants et à l’accueil inimitable, mais ils s’en approcheront au plus près avec l’obligation de contourner l’île de Faial dans le sens de leur choix, ainsi qu’une bouée mouillée devant l’entrée de la marina d’Horta où un pointage officiel sera réalisé. En résumé : le voyage restera bel et bien au programme, et le jeu stratégique sera, lui, plus ouvert que jamais !

« Après bien des tractations, la nouvelle est tombée : les autorités locales et sanitaires de Faial ne souhaitent pas accueillir l’étape de la Les Sables – Horta – Les Sables compte tenu du contexte épidémique. Après avoir déjà annulé les traditionnelles Fêtes de la Mer et autres régates régionales, elles ne pouvaient justifier le maintien de l’escale. Quoi qu’il en soit, la course aura bien lieu, mais en une seule étape », explique Marc Chopin, responsable organisation course des Sables d’Olonne Vendée Course au Large, qui tient cependant à saluer le travail réalisé par Armando Castro et son équipe pour tenter de conserver cette étape mythique. Pas de stop aux Açores on l’a compris, mais un programme alléchant autant que complet pour les marins, ainsi que l’a souhaité Denis Hugues, le Directeur de course. « Nous avons convenu avec la classe que le parcours resterait libre. C’est-à-dire que les concurrents pourront passer par n’importe quel endroit dans l’archipel. Leurs seules obligations seront de faire le tour de l’île de Faial, peu importe le sens, et de virer une bouée située à l’entrée du port d’Horta en la laissant à bâbord. Cela leur laissera donc le choix de faire le tour de Pico ou de Graciosa, et même d’emprunter le canal de São Jorge s’ils veulent faire du tourisme. Idem au retour. Cela leur offrira une multitude de possibilités », assure Denis Hugues. Une foule d’alternatives donc, mais aussi la promesse donc d’un jeu très ouvert.

Une dose de piment supplémentaire

Un avis partagé par les coureurs, en témoigne Stan Thuret (Everial) qui prendra part à la course en tandem avec Roland Jourdain, double vainqueur de la Route du Rhum (2006 et 2010), dans la catégorie des 60 pieds IMOCA : « Evidemment, on aurait aimé pouvoir aller gambader à Horta, véritable paradis pour le trail et le parapente. On est cependant tous très heureux que la course soit maintenue. Une grande étape de 2 540 milles, ce n’est pas rien, et le tracé est spécialement exigeant, surtout avec le tour de Faial. Il va y avoir de vrais choix à faire. Les îles Açoriennes sont moins hautes et moins grandes que ne le sont les Canaries par exemple, mais la stratégie va être intéressante avec, très certainement, des zones de compressions et de dévents. Ça va assurément pimenter le jeu et être bien rigolo ».

Une grande étape complète autant que complexe

Son de cloche identique du côté de Jonas Gerckens, impatient d’être au départ de cette Les Sables – Les Açores – Les Sables à plus d’un titre. « Ce sera la première course de mon nouveau bateau, et un morceau de plus de 2 500 milles pour commencer sera forcément un premier galop d’essai intéressant pour le fiabiliser et le prendre en main », explique le navigateur Belge, impatient de découvrir ce que sa nouvelle monture – un plan Raison mis à l’eau le 20 mai dernier – a dans le ventre. « C’est dommage de ne pas s’arrêter à Horta, mais le nouveau format de la course va assurément bien nous préparer à la Transat Jacques Vabre. Ce sera un super test en double et l’occasion de voir si je supporte Benoît Hantzperg (son co-skipper mais aussi le co-confectionneur de la garde-robe Technique Voiles de son Class40, ndlr) plus de cinq jours ! », plaisante Jonas a qui les Açores ont toujours plutôt bien réussi. Pour mémoire, il a terminé 3e de Les Sables – Les Açores – Les Sables 2016, en Mini 6.50, puis 4e de la dernière édition des Sables – Horta – Les Sables en 2019 avec Sophie Faguet… et Ben Hantzperg. « Sur le plan stratégique, la course va être très complète avec un joli mixte de longs bords et de choix importants à faire dans les îles. L’atterrissage sur les Açores risque, comme toujours, d’être délicat, surtout de nuit. Je suis bien placé pour savoir que les cartes peuvent être complètement redistribuées dans l’archipel, et que ça risque d’être encore plus vrai cette année avec le tour de Faial, sans stop », détaille Jonas Gerckens. Lui comme ses concurrents se préparent donc à avoir du pain sur la planche et les observateurs n’en perdront pas une miette. Lors de ces 13 à 15 jours de course, les conditions promettent en effet d’être variées, et la bagarre belle à tous les étages.

L’article Les Sables – Horta – Les Sables : J-1 mois ! est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

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La glorieuse incertitude du sport

« Je ne serais pas surpris qu’il y ait des partisans des deux options sur le podium, avec des arrivées à vue. » La théorie d’Alexis Loison (Région Normandie) semble tout à fait plausible tant la bataille entre sudistes et nordistes est engagée. À un peu plus de trois jours de l’arrivée à Saint-Barthélemy, chaque groupe peut espérer « rester vivant » et jouer la gagne. Malgré la fatigue, les marins ne s’économisent pas. À fond tout le temps !

La distance théorique du parcours de la Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy est de 3 890 milles, soit un peu plus de 7 000 kilomètres en langage terrien. Pourtant, dans leurs témoignages, les femmes et les hommes engagés parlent de grappiller des mètres sur leurs adversaires. Le match est si serré… « Nous sommes très proches les uns des autres. Comme les prévisions ne sont pas assez précises pour prédire l’issue de la bagarre, on va chacun jouer nos petits coups pour essayer de gagner quelques mètres. Nous n’avons pas de répit. Nous faisons des quarts assez courts pour éviter la fatigue la nuit et les risques d’insolation la journée », écrivent par exemple les leaders Pierre Leboucher et Thomas Rouxel (Guyot Environnement – Ruban Rose).

Avantages et inconvénients de chaque option

La journée de vendredi s’annonce importante. Le groupe du nord va devoir traverser une zone de vent faible, sans aucune opportunité de s’échapper. Les six duos concernés vont donc peut-être passer une journée délicate mais ils seront en position plus favorable à partir de samedi matin. Les alizés soufflant plein est, ils pourront faire route directe avec un meilleur angle. Demain, les sudistes seront probablement moins en difficulté, car ils profiteront d’un alizé un peu plus établi. Mais ils devront, pour la fin de course, multiplier les empannages afin de rejoindre Saint-Barthélemy. Voilà pour la théorie. En pratique, il y aura une multitude d’aléas à prendre en compte, les deux principaux étant les grains (principalement au nord) et les sargasses (des algues davantage présentes au sud). Ce soir, absolument personne ne peut affirmer quelle option va payer.

La priorité : être en tête de son groupe

Nils Palmieri et Julien Villion (TeamWork) le répètent depuis plusieurs jours : en attendant le résultat de telle ou telle grande option, il est essentiel d’être aux commandes de son groupe. De ce point de vue, le duo franco-suisse réussit son pari. Alexis Loison confie : « On sait qu’on ne peut plus jouer la victoire car clairement TeamWork a fait le break sur notre option nord. On se bat pour continuer à accrocher la meilleure place possible ». Les leaders du sud sont aussi bien décidés à conserver leur positionnement, à l’instar de Gildas Mahé (Breizh Cola) : « On ne sait absolument pas où ça va passer ! Alors on fait marcher le bateau au maximum, on suit les oscillations de vent pour parcourir le moins de distance possible. L’idée pour nous est de jouer au mieux le paquet du sud. Si on est en tête de ce groupe, on a une chance de gagner la transat. C’est déjà le premier objectif, pour le reste l’avenir nous le dira.»

Des nouvelles rassurantes des bateaux blessés

Plus en arrière de la flotte, les deux Figaro Bénéteau 3 ayant connu des soucis techniques conséquents poursuivent leur route. Après des journées mouvementées, la sérénité semble être revenue pour le duo Jérôme Samuel et Nicolas Salet (ERISMA – GROUPE SODES – Fondation TARA OCEAN) ainsi que pour les frères Livory (Interaction). Pour rappel, les premiers avaient subi la casse de l’étai (câble retenant le mât par l’avant). « Les réparations tiennent pour l’instant. On surveille surtout le bout-dehors et l’amure de spi qui sont pas mal sollicités », expliquent Jérôme et Nicolas. « A priori, nous naviguerons au près seulement à l’arrivée à Saint-Barthélemy. Nous serons vigilants. L’enjeu est que tout tienne en place et de maintenir nos poursuivants à bonne distance. Les derniers routages nous donnent une ETA dans la nuit du 1er au 2 juin. »

Quant aux frères Livory, ils avaient constaté une voie d’eau, provoquée par l’arrachage de la prise d’eau du circuit de refroidissement moteur. « La pinoche est sous surveillance aiguë et semble étanche », disent-ils. « À ces allures, le bateau ne tape pas donc c’est une bonne chose. Pour le refroidissement moteur, notre système de tuyau fonctionne également. Après toutes ces galères, nous voulons prendre du plaisir ensemble dans les alizés pour cette fin de transat. Nous espérons arriver dans un peu moins de sept jours. »

Le pointage de 17h

GUYOT Environnement – Ruban Rose (Pierre Leboucher / Thomas Rouxel) à 614,6 milles de l’arrivée Bretagne – CMB Performance (Tom Laperche / Loïs Berrehar) à 2,2 nm des leaders Breizh Cola (Gildas Mahé / Tom Dolan) à 9,2 nm Gardons la vue (Martin Le Pape / Yann Eliès) à 22,7 nm MonAtoutEnergie.fr (Arthur Hubert / Clément Commagnac) à 26,1 nm Teamwork (Nils Palmieri / Julien Villion) à 28,5 Bretagne – CMB Océane (Elodie Bonafous / Corentin Horeau) à 35,6 nm CYBELE VACANCES TEAM PLAY TO B (Pep Costa / Will Harris) à 37,1 nm Groupe Gilbert (Fabien Delahaye / Anthony Marchand) à 44,7 nm Région Normandie (Alexis Loison / Guillaume Pirouelle) à 54,4 nm

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APIVIA retrouve son élément

Après trois bons mois de chantier, la mise à l’eau du monocoque APIVIA ouvre un nouveau chapitre dans les aventures de Charlie Dalin au royaume de la compétition océanique. Après un Vendée Globe qui a tenu ses promesses, avec une magnifique deuxième place, Charlie et ses équipes n’ont évidemment rien laissé au hasard pour apporter à l’Imoca APIVIA les réparations nécessaires ainsi que des évolutions mûrement réfléchies dans une logique d’optimisation. L’équipe réunie autour de lui, qui accueille aujourd’hui une recrue de premier choix en la personne de Jean-Luc Nélias, nouveau « team manager », a poussé loin la mise au point de ce voilier à la pointe de l’innovation. Parmi les nouveautés de taille, les foils version 2, qui seront testés lors des prochaines semaines par Charlie Dalin et Paul Meilhat, son partenaire de navigation le temps de cette saison en quête de doublé sur la Transat Jacques Vabre, dont APIVIA et son skipper sont les vainqueurs en titre chez les IMOCAs.

« C’est une vraie satisfaction de revoir APIVIA toucher l’eau. Depuis plusieurs semaines l’impatience de retrouver mon bateau et son lot de sensations, monte crescendo », confie Charlie Dalin qui ne boude pas son plaisir à voir son compagnon de route retrouver son élément, apportant la promesse de renouer avec ce qui fait le cœur de son métier de compétiteur : « la préparation de courses et la navigation dans un objectif de victoire ». « Le chantier de retour du Vendée Globe, c’est forcément un chantier d’envergure. C’est un peu la révision des 45 000 milles, après l’équivalent de presque deux tours du monde parcourus depuis son lancement en août 2019. On a vérifié la structure aux ultrasons. Le bateau a été entièrement désossé, une bonne partie de l’électronique, le moteur, les winchs, l’accastillage, ont été démontés », ajoute le skipper de 37 ans qui a suivi de près tout au long de sa période de récupération physique l’avancée des travaux apportés à ce monocoque, rentré à bon port dans un état général très satisfaisant. Idem pour la garde-robe, le moteur d’APIVIA, dont Charlie a pris le plus grand soin et qui porte très peu de stigmates de ce tour du monde mené à un rythme effréné. Au point qu’il est juste prévu de l’équiper de deux ou trois nouvelles voiles pour disputer cette saison 2021 sous le signe de la navigation en double.

V1 à tribord, V2 à bâbord et bords miroirs

Au-delà de ces incontournables révisions, cette période de pause méritée a été aussi l’occasion d’apporter des évolutions dans une logique d’optimisation, à commencer par les installations nécessaires pour tester une deuxième version de foils, que Charlie et son équipe avaient fait construire sur les plans de l’architecte naval Guillaume Verdier au printemps 2020. Les aléas et les contretemps de la crise sanitaire n’ayant pas permis de suffisamment les valider avant de s’engager sur un tour du monde, ils avaient gardé ces nouveaux appendices bien au chaud dans l’attente de pouvoir les tester avant de les utiliser en compétition. En milieu de cycle du programme de sponsoring d’APIVIA, l’heure de mesurer les gains de performance qu’ils peuvent générer est cette fois venue « On va remettre APIVIA à l’eau en dissymétrique. On va mettre à l’eau avec un foil V1 d’un côté, et un foil V2, à bâbord, de l’autre. Ces nouveaux foils, un peu plus profonds, un peu plus puissants, sont théoriquement plus performants. J’ai hâte de mesurer de manière objective le gain sur l’eau quand on pourra tirer des bords miroirs dans quelques semaines. Bien sûr, l’objectif affiché est de passer à 100% V2 à un moment donné », détaille Charlie qui connaît aujourd’hui son bateau sur les bouts des doigts et qui saura évaluer aux seules sensations comment il réagit à cette modification majeure.

Bras droit et œil d’expert

Pour l’accompagner dans ces développements, Charlie peut compter sur Jean-Luc Nélias, bien connu de la course au large pour sa fine analyse des performances d’un coursier océanique. Fort d’une immense expérience, ce compétiteur de 58 ans, qui a roulé sa bosse sur une grande diversité de supports et affiche une solide et précieuse expertise dans de nombreux domaines, vient remplacer au poste de « team manager » Antoine Carraz, bien occupé par d’autres projets chez MerConcept. Un rôle clé pour orchestrer la belle mécanique humaine, l’équipe de sept permanents et les nombreuses compétences transverses qui gravitent autour du monocoque APIVIA. « Jean-Luc est mon nouveau bras droit, c’est lui qui va gérer les planning d’entraînement, de chantier, la distribution des tâches aux différentes équipes en collaboration avec Jean-Yves Gau, le boat Captain, et Baptiste Chardon au bureau d’étude. Il a aussi un rôle d’interlocuteur avec le sponsor. Il apporte également son œil averti et ses bons conseils sur la perf’. Il donne le tempo, et c’est désormais sur lui que je me repose le plus à terre » indique le skipper d’APIVIA qui partage avec ce navigateur, routeur et performer, une vraie passion pour la compétition. « J’abandonne la compétition telle que je la pratiquais avant sur l’eau. Je vais l’aborder de l’autre bout de la lorgnette. C’est une rupture assez radicale, mais c’est passionnant. Il s’agit de mettre toute mon expérience, mes échecs et mes réussites, au service de cette quête de victoires au pluriel », complète de son côté ce nouveau « team manager », qui se réjouit de « rejoindre un projet gagnant ».

Fastnet Race, Défi Azimut et Transat Jacques Vabre

Pour Charlie, Jean-Luc, Paul et les autres, la mise à l’eau d’APIVIA après ce long et minutieux chantier sonne le début de nouvelles aventures. Après un premier mois de navigation pour tester le monocoque dans sa nouvelle configuration et profiter des sorties en mer pour embarquer de nombreux invités, l’ensemble de l’équipe entrera progressivement en mode compétition. « Le programme prévoit des entraînements avec le Pôle Finistère Course au Large avec d’autres concurrents, en alternance avec des sorties de notre côté, notamment sur un format de deux-trois jours le week-end, afin que l’équipe puisse avoir le bateau à disposition la semaine », explique Charlie. La célèbre course du Fastnet au départ de l’île de Wight sur les eaux du Solent au mois d’août et le traditionnel Défi Azimut à Lorient en septembre constitueront des galops d’essai d’envergure avant l’incontournable Transat Jacques Vabre, dont le départ sera donné le 7 novembre prochain au Havre. Pour Charlie et toute l’équipe d’APIVIA, il reste six mois pour fournir et affûter ses armes pour aller chercher la victoire en Martinique et décrocher un ambitieux doublé sur la célèbre transat en double, l’objectif phare de cette saison 2021.

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Sudistes vs Nordistes sur la Transat en Double, la journée de vendredi s'annonce cruciale - Pointage

 

La journée de vendredi s’annonce importante sur la Transat en Double. Le groupe du nord va devoir traverser une zone de vent faible, sans aucune opportunité de s’échapper. Les six duos concernés vont donc peut-être passer une journée délicate mais ils seront en position plus favorable à partir de samedi matin. Les alizés soufflant plein est, ils pourront faire route directe avec un meilleur angle.

 

Crédit : JB d'Enquin


Demain, les sudistes seront probablement moins en difficulté, car ils profiteront d’un alizé un peu plus établi. Mais ils devront, pour la fin de course, multiplier les empannages afin de rejoindre Saint-Barthélemy. Voilà pour la théorie. En pratique, il y aura une multitude d’aléas à prendre en compte, les deux principaux étant les grains (principalement au nord) et les sargasses (des algues davantage présentes au sud). Ce soir, absolument personne ne peut affirmer quelle option va payer.

 

Le pointage de 17h

1 GUYOT Environnement – Ruban Rose (Pierre Leboucher / Thomas Rouxel) à 614,6 milles de l'arrivée
2 Bretagne – CMB Performance (Tom Laperche / Loïs Berrehar) à 2,2 nm des leaders
3 Breizh Cola (Gildas Mahé / Tom Dolan) à 9,2 nm
4 Gardons la vue (Martin Le Pape / Yann Eliès) à 22,7 nm
5 MonAtoutEnergie.fr (Arthur Hubert / Clément Commagnac) à 26,1 nm
6 Teamwork (Nils Palmieri / Julien Villion) à 28,5
7 Bretagne – CMB Océane (Elodie Bonafous / Corentin Horeau) à 35,6 nm
8 CYBELE VACANCES TEAM PLAY TO B (Pep Costa / Will Harris) à 37,1 nm
9 Groupe Gilbert (Fabien Delahaye / Anthony Marchand) à 44,7 nm
10 Région Normandie (Alexis Loison / Guillaume Pirouelle) à 54,4 nm
11 Quéguiner - Innovéo (Tanguy Le Turquais / Corentin Douguet) à 56,1 nm
12 Skipper Macif (Pierre Quiroga / Erwan Le Draoulec) à 62,9 nm
13 (L’égoïste) - Cantina St Barth (Eric Péron / Miguel Danet) à 73,3 nm
14 DEVENIR (Violette dorange / Alan Roberts) à 73,3 nm
15 RLC Sailing (Estelle Greck / Laurent Givry) à 169,2 nm
16 ERISMA GROUPE SODES – Fondation TARA OCEAN (Jérôme Samuel / Nicolas Salet) à 451,3 nm
17 INTERACTION (Yannig Livory / Erwan Livory) à 557,1 nm
18 KRISS-LAURE (Nicolas Bertho / Romuald Poirat) à 671,8 nm

Source : Effets Mer

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Alexia Barrier et Manuel Cousin ensemble sur la Transat Jacques Vabre, embarquement à bord de Sétin 4myplanet

 Manu Cousin et Alexia Barrier, concurrents sur le dernier Vendée Globe, seront co-skippers sur la prochaine Transat Jacques Vabre 2021, sur l’Imoca Groupe Setin, rebaptisé Setin 4myplanet pour l'occasion. "Je pense que nous avons de belles choses à écrire ensemble."

Crédit : B Gergaud


La continuité du Vendée Globe

Manu Cousin, 23e du Vendée Globe, et Alexia Barrier, 24e, ont terminé leur premier tour du monde à quelques jours d’écart. Durant ces 3 mois de course, ils ont communiqué, se sont soutenus et ont échangé sur leurs soucis. Naviguer ensemble cette transat leur semblait donc la continuité de leur tour du monde. 

 « J’ai découvert Alexia ces dernières années et j’aime beaucoup sa façon de naviguer en plus d’apprécier la personne. Je pense que nous avons de belles choses à écrire ensemble sur ce programme 2021. », explique Manu Cousin. 

 Quant à Alexia, elle raconte : « Avec Manu, on s’entend très bien, nous nous sommes soutenus dans la préparation du Vendée Globe et pendant le tour du monde. On a beaucoup échangé. Je suis ravie de naviguer sur son bateau, qui a subi d’importantes modifications. J’ai hâte de voir cela. » 

Mise à l'eau en juillet

L’Imoca Groupe Setin 4myplanet, actuellement en chantier à Port-La-Forêt chez Mer Agitée, sera mis à l’eau mi-juillet. Dès lors, les deux navigateurs ont établi un programme sportif complet comprenant des entrainements et les courses du championnat Imoca Globe Series 2021, telles que la Rolex Fastnet Race, dont le départ est prévu le 8 août, le Défi Azimut du 15 au 19 septembre 2021 et la Route du café en novembre prochain.

Le duo a hâte de reprendre la mer, d’ici là, Alexia a déjà prévu de passer au chantier voir les évolutions de l’Imoca, accompagné de Manu qui saura lui expliquer l’ensemble des modifications apporté suite au Vendée Globe 2020-21.

Source : A Millet

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Départ samedi de The Ocean Race Europe à Lorient, la parole est aux marins - ITW

The Ocean Race Europe, qui réunit IMOCA et VO65, partira de Lorient samedi à 13h45. L'occasion de rencontrer les marins, à quelques jours du coup d'envoi. 

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Crédit : ScanVoile

Thomas Ruyant, skipper de LinkedOut :

« Franchement, c’est bien de se remettre dans un mode course si près du tour du monde. On a tous très envie que ça parte. C’est étonnant de naviguer en équipage sur le bateau que j’ai mené en solitaire sur le Vendée Globe et même plutôt très agréable. Les manœuvres vont vite ! Notre bateau a un cockpit large donc assez adapté à l’équipage. Nous avons mis en place un système de quarts en binôme. On a cinq IMOCA au départ et si ce n’est pas beaucoup, on a un plateau de qualité avec un parcours varié.  » 

 Clarisse Crémer, équipière de LinkedOut 

 « Après le Vendée Globe, il y a vraiment eu trois mois où j’étais encore un peu perdue, mais maintenant j'ai suffisamment d'énergie pour me retrouver sur un bateau comme ça. Lorsque Marcus Hutchinson (Team Manager de LinkedOut) m’a tendu la perche en me proposant de participer avec leur équipe à la course, j’ai tout de suite appelé Thomas pour accepter. Cela me tentait bien de faire cette course, mais aussi de découvrir le bateau de Thomas qui est plus exigeant que le bateau que j'avais moi sur le Vendée Globe. » 

 Benjamin Dutreux, équipier de Offshore Team Germany 

 « Je suis très content d’être de retour sur l’eau et de pouvoir à nouveau naviguer. J’ai eu du mal à remettre le cerveau en mode compétition après le Vendée Globe, mais j’avais besoin de ça pour pouvoir me relancer dans une dynamique. Le bateau est arrivé assez tôt en France aux Sables d’Olonne. Je découvre la navigation en équipage sur les IMOCA et c’est vrai que ça fait bizarre. 

On se fait un peu bousculer dans les manœuvres car ce sont des bateaux faits pour du solitaire ou du double. Cela me permet aussi d’améliorer mon Anglais ! Je trouve l’équipage chouette du fait qu’il y ait un vrai mélange d’expériences entre l’Olympisme, The Ocean Race et le Vendée Globe. Annie Lush amène vraiment son expérience sur les manœuvres et moi plutôt la connaissance de l’IMOCA et de la navigation. Même si on sera le seul IMOCA sans foils sur cette course, le bateau fait de belles performances. J’ai pu comparer avec différentes polaires du Vendée Globe et dans certaines conditions, on pourra peut-être tirer notre épingle du jeu. » 

 Nicolas Troussel, skipper de CORUM L’Épargne 

 « Le retour du Vendée Globe n’a pas été facile mais c’est vite reparti avec le chantier. Les journées sont denses depuis un petit moment pour pouvoir être prêts sur cette course. On est à fond ! On a un super équipage avec Sébastien Josse qui fera la Transat Jacques Vabre avec moi et également Marie Riou et Benjamin Schwartz qui apportent leur belle expérience de la course.On a tous hâte que ça commence, d’arrêter le bricolage et d’aller naviguer. » 

 Pascal Bidégorry, équipier de 11th Hour Racing 

 « Enfin, on va avoir un départ de régate ! Nous qui n’avons pas fait le Vendée Globe, cela va être un vrai plaisir de retrouver la compétition. Le bateau est celui avec lequel nous avons terminé 4e la Transat Jacques Vabre 2019 avec Charlie (Enright), juste devant LinkedOut d’ailleurs… 

C’est un bateau qui a servi depuis de test pour le nouveau bateau actuellement en construction. Plusieurs générations de foils ont été essayées et, là, nous essayons les nouveaux depuis quelques jours et c’est vraiment pas mal en termes de performance, de stabilité et d’utilisation. Ce bateau courra sous les couleurs de 11th Hour Racing jusque la Transat Jacques Vabre cet automne avec Justine et Simon (Fisher) et moi avec Charlie, prendrons le départ de cette même course à bord du nouveau bateau. Il courra ensuite The Ocean Race l’année prochaine. » 

 Justine Mettraux, équipière de 11th Hour Racing 

 « Pour nous, l’objectif est de réussir cette première confrontation avec cet équipage-là. On a une équipe qui fonctionne bien ensemble, qui se fait confiance et qui a de grosses compétences lorsque l’on additionne les parcours de chacun. Je me réjouis de faire cette course-là. On fera aussi le convoyage retour ensemble et ce sera, au final, une très belle progression pour le team. » 

 Louis Burton, skipper de Bureau Vallée 3 

 « On est tous hyper enthousiastes de partir sur cette course. Je pense que dans les parcours très tactiques comme en Méditerranée lorsqu’il faudra beaucoup manœuvrer, les VO65 donneront sûrement du fil à retordre aux IMOCA. Ça ne va pas être naturel et évident pour nous car on a encore les réflexes du Vendée Globe en tête. On reçoit nos voiles mercredi donc on va les jeter à bord et on va tout de suite rejoindre Lorient dans les conditions qu’on aura pu réunir. On est à fond ! » 

 Yoann Richomme, skipper de Mirpuri Foundation (VO65) 

 « La bataille entre VO65 et IMOCA va être sympa. Chaque bateau a ses avantages. On arrivera à faire armes égales sur certains bords et, à part le vent de travers, on pourrait tirer notre épingle du jeu en fonction de la météo. J’aime bien cette monotypie stricte qui me rappelle le Figaro, avec, en plus, cette dimension de synchronisation d’équipage qui m’a demandée de tout réapprendre. 

En VO65, on a aussi trois ou quatre équipages expérimentés avec des skippers comme Bouwe Bekking (Sailing Poland), Chris Nicholson (Akzo Nobel) ou Simeon Tienpont (Team Childhood). Nous avons quatre nationalités à bord, avec des marins anglo-saxons, des Français du Figaro, des marins qui viennent de l’Olympisme ou de la Volvo Ocean Race, etc.  On s’est entrainé dur, pour aller chercher la victoire. » 

 Source : Imoca

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François Gabart de retour sur l'eau avec un nouveau sponsor, son nouvel Ultim au départ de la Jacques Vabre

Très bonne nouvelle pour François Gabart et son équipe. Macif s'étant retiré, le skipper était à la recherche d'un nouveau partenaire pour son Ultim en construction. C'est chose faite ! "Aujourd’hui c’est avec beaucoup d’émotion et de fierté que nous pouvons officiellement vous annoncer que notre M101 s’appellera désormais Trimaran SVR Lazartigue et qu’il portera les couleurs de notre nouveau partenaire, le groupe Kresk Développement et ses marques Laboratoire SVR , Lazartigue et Fillmed"

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Crédit : Y.Riou

"Nous sommes maintenant dans la dernière ligne droite avant la mise à l’eau prévue cet été et déjà un autre défi de taille nous attend : être au départ de la Transat Jacques Vabre, le 7 novembre prochain. Un vrai challenge mais il paraît qu’on sait faire !" 

Source : F.Gabart

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Tanguy Bouroullec vainqueur de la Mini en Mai

Après 1j 15h 31m 58s de course, Tanguy Bouroullec (969 Pogo Foiler) a franchi la ligne d’arrivée de la Mini en Mai 2021 et devient le vainqueur de cette 8e édition.

A bord de son Proto à foils, Tanguy Bouroullec a coupé la ligne à 1h31 du matin après avoir avalé les 375 milles à une vitesse incroyable. Accueilli par Yves le Blevec, le directeur de course ainsi que par Didier Visbecq, le président de la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer, il raconte : “C’était sport! J’ai tout le temps eu entre 15 et 25 noeuds, les conditions étaient toniques. En revanche, le soleil n’était pas de la partie. C’était tellement gris que je n’ai même pas vu les Glénan quand je suis passé à côté. C’était une course de vitesse mais c’était cool. J’ai réalisé tout le début de parcours avec Pierre Leroy (1019 Cherche son partenaire titre) mais il a cassé sa dérive au niveau du plateau de Rochebonne, c’est dommage, le match était sympa. Je peux dire que le bateau et le skipper sont prêts pour la Mini Transat. Le bateau est double vainqueur, puisque c’est avec ce Proto qu’Ambrogio Beccaria avait remporté l’édition 2020, mais pour ma part c’est ma troisième Mini en Mai, la première en Proto et je suis ravi de la gagner”.

Point Carto

Onze abandons sont à déplorer mais heureusement sans aucune gravité. Pour ceux qui sont toujours en course, les dernières heures promettent d’être longues avec un vent mollissant sur la remontée vers La Trinité-sur-Mer. La suite du podium Proto avec Pierre Leroy et Sébastien Pebelier (787 DecoSail) sont attendus vendredi matin. Tout comme les premiers Séries dont la tête est menée par Hugo Dhallenne (979 Yacht Club St Lunaire). Les arrivées s’échelonneront ensuite tout au long de la journée.

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Ultim. François Gabart, skipper du nouveau trimaran SVR – LAZARTIGUE

Bonne nouvelle pour François Gabart et son équipe Mer Concept qui voit le groupe français de cosmétiques Kresk s’engager à ses côtés. Le nouveau trimaran portera le nom SVR – LAZARTIGUE.

Le groupe français Kresk, présidé par Didier Tabary et propriétaire des marques de cosmétiques SVR, Lazartigue et Fillmed annonce l’acquisition du nouvel Ultim, le trimaran construit par l’écurie de course au large de François Gabart, MerConcept. Ce multicoque aux lignes épurées et au design futuriste est capable de naviguer en vol haute vitesse autour de la planète. Il portera les couleurs des trois marques du groupe et sera baptisé SVR-LAZARTIGUE. L’engagement du Groupe Kresk auprès de François Gabart, pour les quatre prochaines années, s’inscrit dans le cadre de sa volonté d’accélérer ses actions en faveur de l’environnement.
François Gabart est l’un des marins les plus talentueux de sa génération, il détient un palmarès impressionnant (Vendée Globe, Route du Rhum, The Transat, Transat Jacques Vabre et recordman du Tour du Monde en Solitaire en 42 jours). Le skipper incarne des valeurs qui sont propres aux marques SVR, Lazartigue et Fillmed : le progrès et la performance avec une volonté affirmée de tenir compte des enjeux sociétaux et environnementaux.

« Le Groupe Kresk, au travers de ses marques SVR, Lazartigue et Fillmed, est fier et heureux de partir pour cette aventure maritime avec François Gabart et ce bateau, défi technologique à la hauteur de l’ambition commune. Ce mariage est apparu comme une évidence, un mariage de passion et de valeurs autour de l’innovation et de l’engagement. Cette union est aussi pour nous une nouvelle étape dans notre stratégie de développement dans la clean beauty et une formidable opportunité pour aller plus loin dans cette démarche. Nos marques déjà en avance dans de nombreux domaines le seront plus encore demain. En parallèle de cette cosmétique responsable, nous souhaitons aujourd’hui faire un pas de plus et nous investir sur le long terme autour de la protection des océans avec la création du fonds de dotation Kresk4Oceans. » a déclaré Didier Tabary président du Groupe Kresk.
Kresk4Oceans aura comme premier projet la lutte contre la pollution plastique qui altère la beauté de ce bien commun qu’est la mer, affecte sa faune et in fine affectera l’homme. Kresk4oceans, aux côtés de François Gabart, mettra en œuvre des opérations de sensibilisation, d’éducation et financera des projets scientifiques d’intérêt général dans le domaine du recyclage et du développement de nouveaux matériaux éco responsables.


« C’est une formidable opportunité, pour moi en tant que marin mais aussi pour mon équipe,de naviguer aux couleurs de SVR-LAZARTIGUE. Didier Tabary et son groupe partagent une passion commune, celle de la mer.
Rêver, imaginer, innover, construire, optimiser, performer, c’est dans l’ADN de MerConcept. Se battre pour gagner n’a de sens qu’à condition d’y associer des engagements forts sur le plan social, sociétal et environnemental. Il était pour moi important de trouver un partenaire qui s’engage aussi autour d’une cause qui nous rapproche : la protection des océans. Nous pouvons maintenant nous concentrer sur la préparation du trimaran SVR – LAZARTIGUE dans la perspective de la transat Jacques Vabre» a poursuivi François Gabart Skipper de SVR-LAZARTIGUE.

Le trimaran SVR-LAZARTIGUE est actuellement en cours de finalisation dans le chantier de MerConcept à Concarneau. Ce trimaran géant volant, bijou technologique au cockpit inédit, sera mis à l’eau le 22 juillet, aux couleurs de son nouveau propriétaire.
Après une période de réglage et de mise au point, le trimaran partira pour sa première course, la Transat Jacques Vabre, au départ du Havre le 7 novembre 2021.

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Départ de The Ocean Race Europe ce samedi

La première édition de The Ocean Race Europe partira du cœur de la Sailing Valley à Lorient à 13h45, samedi 29 mai. 12 équipes se préparent et sont en place.

7 VO65 et 5 IMOCA participent à cette édition qui se déroulera sur un parcours de 2000 milles nautiques (3700 kilomètres). The Ocean Race Europe emmènera les équipes de Lorient à Gênes en Italie, avec des étapes à Cascais, au Portugal puis à Alicante, en Espagne. Le départ de la course samedi 29 mai sera diffusé en direct sur Eurosport, dans 50 pays et pourra également être suivi sur www.theoceanrace.com et les plateformes YouTube et Facebook de @theoceanrace. La prise d’antenne aura lieu à 13h30 (heure locale), juste avant le départ prévu à 13h45.

The Ocean Race Europe est orchestrée par les organisateurs de The Ocean Race. Cette édition inaugurale de The Ocean Race marque le début d’un calendrier de 10 ans d’activités incluant les prochaines éditions des courses autour du monde qui se tiendront tous les quatre ans, avec la première prévue en 2022-23. The Ocean Race Europe s’inscrit également sur les IMOCA Globe Series, qui débutent en 2021 et se joueront jusqu’au Vendée Globe 2024-25.

Les équipes IMOCA

Dans la catégorie des IMOCA, trois équipes françaises sont alignées aux côtés d’équipes venues des États-Unis et de l’Allemagne. L’équipe américaine 11th Hour Racing est menée par le marin Charlie Enright – comptant deux participations à The Ocean Race autour du monde. Aux côtés de Charlie Enright, le navigateur britannique Simon Fisher – totalisant cinq participations à The Ocean Race autour du monde – ainsi que le très expérimenté Pascal Bidégorry – coureur océanique redoutable ayant remporté l’édition 2017-18 de The Ocean Race avec Dongfeng Race Team – et Justine Mettraux (SUI), double participante à The Ocean Race. En plus, l’équipage embarquera le mediaman Amory Ross (USA).

Après une impressionnante troisième place lors du Vendée Globe 2020-21, le skipper français Louis Burton ne s’est pas beaucoup reposé depuis son Vendée Globe. Il s’alignera avec Bureau Vallée II, l’ex-Occitane en Provence.

« Nous sommes hyper enthousiastes car l’initiative du rapprochement entre l’IMOCA et The Ocean Race est très positive, dynamique et intelligente, » déclare Louis. « Nous mesurons la chance que l’on a de pouvoir partir faire un tour de l’Europe. Je pense que cela n’a pas été facile à mettre en place et je tiens à féliciter les organisateurs, car c’est génial de pouvoir aller avec nos bateaux dans un port comme Cascais, Alicante ou Gênes… C’est génial d’avoir cinq IMOCA et sept VO65 réunis si peu de temps après l’arrivée du Vendée Globe. » Aux côtés de Louis, le navigateur et ami de longue date Davy Beaudart, mais aussi la femme du skipper, Servane Escoffier – navigante très expérimentée au large. Sur Bureau Vallée, l’objectif est de faire tourner les équipiers durant la course, avec plusieurs marins français expérimentés, ainsi que Pip Hare, la navigante anglaise ayant bouclé le dernier Vendée Globe.

Le skipper français Nicolas Troussel, CORUM L’Epargne, aura à coeur de montrer le potentiel de son bateau. Il sera accompagné par Sébastien Josse, Marie Riou et Benjamin Schwartz, tous deux vainqueurs de la dernière édition de The Ocean Race en 2017-18 avec Dongfeng Race Team (Marie en tant que navigante, et Benjamin au sein de l’équipe technique).

Le skipper français Thomas Ruyant et son IMOCA dernière génération reviennent à la compétition après une sixième place sur le Vendée Globe 2020-21. L’équipe supporte LinkedOut. Aux côtés de Thomas Ruyant, un line-up expérimenté composé du français Morgan Lagravière (il sera également le co-skipper de Thomas pour la prochaine édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre 2021), de Quentin Ponroy, Laurent Bourguès et Clarisse Crémer, qui a également bouclé le dernier Vendée Globe en douzième position.

Menée par l’allemand Robert Stanjek, marin Olympique et expérimenté au large, Offshore Team Germany compte bien participer à la prochaine édition de The Ocean Race autour du monde, en 2022-23. Pour cette première édition de The Ocean Race Europe, Robert a recruté la navigante Olympique et deux fois tourdumondiste Annie Lush, mais également le jeune et talentueux marin allemand Phillip Kasüske, aux côtés de Benjamin Dutreux, qui a brillé lors du dernier Vendée Globe, avec une neuvième place à l’issue de son tour du monde en solitaire et sans escale. Le mediaman de l’équipe sera l’allemand Felix Diemer.

La flotte des VO65

Les bateaux de la classe VO65 ont été utilisés lors des deux dernières éditions de The Ocean Race autour du monde, et la flotte se prépare à un troisième tour de la planète, à l’occasion de la prochaine édition en 2022-23. Construits selon des règles strictes de monotypie, les bateaux sont parfaitement identiques, et offrent par conséquent un match très serré.

La catégorie VO65 sur The Ocean Race Europe sera composée de deux équipes néerlandaises, une équipe autrichienne, une lituanienne, une mexicaine, une polonaise et une portugaise.

La première équipe néerlandaise est AkzoNobel Ocean Racing, skippée par l’australien Chris Nicholson, l’un des marins les plus expérimentés autour du monde. L’équipage international allie expérience du large et jeunes talents, avec le britannique Will Harris comme navigateur, Liz Wardley et Lucas Chapman aux postes de boat captain et chef de quart. Seront également présents, le numéro 1 Trystan Seal, Rosalin Kuiper (NL) Rory Hunter (GBR), Giulio Bertelli (ITA), et Charlie Wyatt (AUS).

L’équipage lituanien Ambersail 2 est mené par le skipper lituanien Rokas Milevičius – ayant participé aux Jeux Olympiques de Londres en 2012. Il embarque à ses côtés le finisher du Vendée Globe 2016, Conrad Colman au poste de navigateur, ainsi que les marins lituaniens, Domantas Juškevičius, Deimantė Jarmalavičiūtė, Tomas et Linas Ivanauskas.

L’équipe portugaise de la Mirpuri Foundation Racing Team sera menée par le skipper français Yoann Richomme, avec de nombreux marins ayant participé à l’édition 2017-18 de The Ocean Race autour du monde, aux côtés de nouveaux visages.

L’équipe Mirpuri embarquera sur son VO65 : le navigateur Nico Lunven (FRA), le chef de quart Jack Bouttell (AUS), le numéro 1 Olly Young (GBR), les britanniques Emily Nagel et Rob Bunce, les portugais(e) Bernardo Freitas, Frederico Pinheiro et Mariana Lobato, l’espagnol Willy Altadill, ainsi que le mediaman français Martin Keruzoré.

Mené par le marin néerlandais Bouwe Bekking – un skipper dont le nom est devenu synonyme de The Ocean Race depuis sa toute première participation en 1985-86 – l’équipage de Sailing Poland inclut le navigateur norvégien suivi de très près, Aksel Magdhal, mais aussi l’expérimenté danois Jens Dolmer et le jeune mais expérimenté espagnol Simbad Quiroga, en qualité de numéro 1.

« Ce que j’attends avec impatience est juste de retourner naviguer en compétition, » déclare Bouwe Bekking depuis Stockholm, où son équipe a pris part au prologue pré-évènement. « Avoir cet évènement entre deux courses autour du monde est important pour nous tous. Nous avons une jeune équipe, et souhaitons lui offrir l’opportunité d’apprendre ce qu’est la course au large. »

Les jeunes embarqué(e)s aux côtés de Bouwe Bekking sont de talentueux(ses) polonais(es) ayant à cœur lancer leur carrière professionnelle en course au large : Maja Micińska; Anna Weinzieher; Alan Alkhatab; Stan Bajerski; Kacper Gwóźdź; Mateusz Gwóźdź; Gustaw Miciński. Le mediaman de Sailing Poland sera Adam Burdylo (POL).

Skippée par le néerlandais Simeon Tienpont, double vainqueur de la Coupe de l’América, Team Childhood I présente un line-up expérimenté comprenant les néerlandais Gerd-Jan Poortman, Peter van Niekerk, Wouter Verbraak, et l’ancien athlète Olympique Pieter-Jan Postma.

En plus, l’équipe a rassemblé un pool de talentueux marins néerlandais, suédois et d’un sud-africain, qui tourneront lors des trois étapes de The Ocean Race Europe : Jelmer van Beek; Rutger Vos; Laura van Veen; Arianne van de Loosdrecht; Matt Whitehead (RSA); Julius Hallström (SWE); Robin Jacobs; Lars van Stekelenborg; Max Deckers.

Menée par l’expérimenté skipper Gerwin Jansen, The Austrian Ocean Race Project est une jeune et ambitieuse équipe de marins partageant l’enthousiasme de la navigation sur gros bateaux. Bien que nouvelle, l’équipe ambitionne d’être au départ du tour du monde à l’occasion The Ocean Race 2022-23, et leur participation à The Ocean Race Europe est une étape majeure pour y arriver.

Pour la course, l’équipe sera composée d’un noyau central incluant Oliver Kobale (AUT), le navigateur Jolbert van Dijk (NED), les chefs de quart Michiel Goegebeur (NED) et Konstantin Kobale (AUT) et la régleuse Anna Luschan (AUT) ainsi que des navigant(e)s qui tourneront au fur et à mesure des étapes au large.

Le skipper de Viva México sera Erik Brockmann, un ancien champion du monde en classe J70. En plus de mener une équipe mexicaine sur les Extreme Sailing Series, il a également plusieurs milliers de milles au compteur – ayant participé 6 fois à la fameuse Transpac.

Brockmann sera entouré de deux chefs de quart d’expérience, avec l’espagnol Roberto ‘Chuny’ Bermúdez – un marin totalisant sept participations à The Ocean Race – et Jaime Arbones. En plus, le skipper embarquera les mexicains Juan Varela et Juan Luis Medina, ainsi que Carlos Robles (ESP) Miguel Fernández (ESP), Moritz Spitzauer (AUT), Nadir Balena (ITA), et Eugenia Bosco (ARG). La mediawoman de Viva México sera Jen Edney (USA).

The Ocean Race Europe partira de Lorient samedi 29 mai, et se terminera à Gênes, en Italie, le 19 juin prochain. En plus des trois étapes chacune récompensée du même nombre de points – étape 1 Lorient – Cascais, étape 2 Cascais – Alicante, étape 3 Alicante – Gênes – les équipes courront deux courses côtières à Cascais puis à Gênes, avec des points bonus attribués aux trois premiers.

Le prélude de la course se tiendra ce vendredi 28 mai, avec toutes les équipes qui prendront part à une régate autour de l’île de Groix, non comptabilisée au classement.

La Classe IMOCA a sélectionné quelques mots glanés auprès des marins.

Thomas Ruyant, skipper de LinkedOut. « J’ai mis pas mal de temps à vraiment récupérer du Vendée Globe. Pendant longtemps, je faisais de très grosses nuits et pas mal de siestes et, aujourd’hui, ça va bien. Franchement, c’est bien de se remettre dans un mode course si près du tour du monde. On a tous très envie que ça parte.

C’est étonnant de naviguer en équipage sur le bateau que j’ai mené en solitaire sur le Vendée Globe et même plutôt très agréable. Les manœuvres vont vite ! Notre bateau a un cockpit large donc assez adapté à l’équipage. Nous avons mis en place un système de quarts en binôme. Pour les manœuvres, on a eu peu de temps de navigation, donc on s’est tout de suite donné un rôle chacun. Je serai plus un « électron libre », à la navigation et en coordination de manœuvres car je connais bien le bateau.

Je suis ravi de retrouver la confrontation. On a cinq IMOCA au départ et si ce n’est pas beaucoup, on a un plateau de qualité avec un parcours varié. J’ai la chance d’avoir mes partenaires qui m’accompagnent dans la durée et qui me permettent d’avoir une vision sportive assez lointaine avec Advens et LinkedOut. Cela me motive beaucoup. »

Clarisse Crémer, équipière de LinkedOut

« Après le Vendée Globe, il y a vraiment eu trois mois où j’étais encore un peu perdue, mais maintenant j’ai suffisamment d’énergie pour me retrouver sur un bateau comme ça. Lorsque Marcus Hutchinson (Team Manager de LinkedOut) m’a tendu la perche en me proposant de participer avec leur équipe à la course, j’ai tout de suite appelé Thomas pour accepter. Cela me tentait bien de faire cette course, mais aussi de découvrir le bateau de Thomas qui est plus exigeant que le bateau que j’avais moi sur le Vendée Globe.

Cette rencontre est l’occasion de changer d’exercice. A cinq, on met un rythme plus intense à bord, on se laisse moins de temps pour faire les manœuvres que l’on enchaîne sans ralentir le bateau. Il y a une pression partagée entre tous et, cette fois, je ne suis pas le chef car c’est Thomas le skipper et c’est lui qui a la responsabilité du bateau. »

Benjamin Dutreux, équipier de Offshore Team Germany

« Je suis très content d’être de retour sur l’eau et de pouvoir à nouveau naviguer. J’ai eu du mal à remettre le cerveau en mode compétition après le Vendée Globe, mais j’avais besoin de ça pour pouvoir me relancer dans une dynamique. Le bateau est arrivé assez tôt en France aux Sables d’Olonne. Je découvre la navigation en équipage sur les IMOCA et c’est vrai que ça fait bizarre. On se fait un peu bousculer dans les manœuvres car ce sont des bateaux faits pour du solitaire ou du double. Cela me permet aussi d’améliorer mon Anglais !

Je trouve l’équipage chouette du fait qu’il y ait un vrai mélange d’expériences entre l’Olympisme, The Ocean Race et le Vendée Globe. Annie Lush amène vraiment son expérience sur les manœuvres et moi plutôt la connaissance de l’IMOCA et de la navigation. Même si on sera le seul IMOCA sans foils sur cette course, le bateau fait de belles performances. J’ai pu comparer avec différentes polaires du Vendée Globe et dans certaines conditions, on pourra peut-être tirer notre épingle du jeu. »

Nicolas Troussel, skipper de CORUM L’Épargne

« Le retour du Vendée Globe n’a pas été facile mais c’est vite reparti avec le chantier. Les journées sont denses depuis un petit moment pour pouvoir être prêts sur cette course. On est à fond ! On est content d’avoir remis le bateau à l’eau. On a fait un bon chrono entre la mise à l’eau et les premières navigations. Il reste encore pas mal de choses à régler d’ici le départ, mais grâce à la belle équipe qui m’entoure, on sera prêt samedi.

On a un super équipage avec Sébastien Josse qui fera la Transat Jacques Vabre avec moi et également Marie Riou et Benjamin Schwartz qui apportent leur belle expérience de la course.On a tous hâte que ça commence, d’arrêter le bricolage et d’aller naviguer. Forcément toute l’équipe de CORUM Sailing est ravie de pouvoir participer à ce bel événement et rien que de participer à cette course en équipage, c’est un réel plaisir. »

Pascal Bidégorry, équipier de 11th Hour Racing

« Enfin, on va avoir un départ de régate ! Nous qui n’avons pas fait le Vendée Globe, cela va être un vrai plaisir de retrouver la compétition. Le bateau est celui avec lequel nous avons terminé 4e la Transat Jacques Vabre 2019 avec Charlie (Enright), juste devant LinkedOut d’ailleurs… C’est un bateau qui a servi depuis de test pour le nouveau bateau actuellement en construction.

Plusieurs générations de foils ont été essayées et, là, nous essayons les nouveaux depuis quelques jours et c’est vraiment pas mal en termes de performance, de stabilité et d’utilisation donc nous sommes plutôt contents ! Ce bateau courra sous les couleurs de 11th Hour Racing jusque la Transat Jacques Vabre cet automne avec Justine et Simon (Fisher) et moi avec Charlie, prendrons le départ de cette même course à bord du nouveau bateau. Il courra ensuite The Ocean Race l’année prochaine.

Au sujet du pilote automatique ? Et bien, plus ça va, moins on barre parce que finalement à quatre, ce sont des équipages où tu es régulièrement en double et je pense même que sur une course longue comme The Ocean Race, il y a aura forcément des phases où tu seras seul sur le pont. Beaucoup de travail a été fait sur les pilotes donc ils sont très performants sur la distance. C’est aussi un bon moyen pour trouver les bons réglages et se concentrer sur la perf’. »

Justine Mettraux, équipière de 11th Hour Racing

« Pour nous, l’objectif est de réussir cette première confrontation avec cet équipage-là. On va devoir bien gérer les variations météo sur le parcours et trouver vite les bons réglages. On a une équipe qui fonctionne bien ensemble, qui se fait confiance et qui a de grosses compétences lorsque l’on additionne les parcours de chacun. Je me réjouis de faire cette course-là. On fera aussi le convoyage retour ensemble et ce sera, au final, une très belle progression pour le team. »

Louis Burton, skipper de Bureau Vallée 3

« On est tous hyper enthousiastes de partir sur cette course. On trouve l’initiative du rapprochement entre l’IMOCA et The Ocean Race hyper positive, dynamique et intelligente. On mesure la chance que l’on a de pouvoir partir faire un petit tour de l’Europe. Je pense que l’organisation n’a pas été simple, donc je veux féliciter les organisateurs ! On mesure aussi la chance qu’on a eu après le Vendée Globe de pouvoir vendre notre bateau à Pip Hare, de pouvoir racheter celui-ci (ex- L’Occitane en Provence) puis de pouvoir le mettre à l’eau dans les temps grâce à la mobilisation de tout le team. Toute l’équipe travaille de 8h à 20h tous les jours depuis plus d’un mois pour ça.

C’est super qu’il puisse y avoir cinq IMOCA à une échéance si proche de l’arrivée du Vendée Globe. Bravo à tous. Je pense que dans les parcours très tactiques comme en Méditerranée lorsqu’il faudra beaucoup manœuvrer, les VO65 donneront sûrement du fil à retordre aux IMOCA. Même s’il y a deux classements et deux philosophies, ça fait quand même une flotte de 12 bateaux et ça sera passionnant à vivre et à suivre j’espère.

Pour les skippers qui ont fait le Vendée Globe, ça va nécessiter de se mettre dans un rythme très actif tout de suite. Forcément, les équipiers qui viennent à bord et qui ne sont pas dans ce timing-là d’anticipation à grande échelle, vont être des moteurs et des alarmes. Ça ne va pas être naturel et évident pour nous car on a encore les réflexes du Vendée Globe en tête. On reçoit nos voiles mercredi donc on va les jeter à bord et on va tout de suite rejoindre Lorient dans les conditions qu’on aura pu réunir. On est à fond ! »

Servane Escoffier, équipière de Bureau Vallée 3

« On a choisi d’être aussi nombreux en équipage, tout d’abord car on va découvrir le bateau donc on veut prendre un maximum d’informations pour pouvoir travailler en amont de la Transat Jacques Vabre. On sait qu’il faut respecter la puissance des différents appendices et pour l’instant nous n’avons pas encore beaucoup d’informations sur le bateau.

D’autre part, on a un projet depuis 8 ans qui s’appelle « Mer Entreprendre Espoir ». On sélectionne un jeune par an et le but est de les amener sur l’eau, de participer aux grandes courses et ensuite que cela dure. C’est le cas d’Arthur Hubert et de Clément Commagnac, actuellement en transat en Figaro. Et Pip Hare, car on avait partagé beaucoup avec elle lors du rachat du bateau, mais aussi car son profil nous a beaucoup plu sur le Vendée Globe. »

Yoann Richomme, skipper de Mirpuri Foundation (VO65)

« La bataille entre VO65 et IMOCA va être sympa. Chaque bateau a ses avantages. On arrivera à faire armes égales sur certains bords et, à part le vent de travers, on pourrait tirer notre épingle du jeu en fonction de la météo.

J’aime bien cette monotypie stricte qui me rappelle le Figaro, avec, en plus, cette dimension de synchronisation d’équipage qui m’a demandée de tout réapprendre. En VO65, on a aussi trois ou quatre équipages expérimentés avec des skippers comme Bouwe Bekking (Sailing Poland), Chris Nicholson (Akzo Nobel) ou Simeon Tienpont (Team Childhood). Nous avons quatre nationalités à bord, avec des marins anglo-saxons, des Français du Figaro, des marins qui viennent de l’Olympisme ou de la Volvo Ocean Race, etc. On a un mixte de culture très intéressant, avec une ambiance très familiale au sein de l’équipe et cela me tenait à cœur. On s’est entrainé dur, pour aller chercher la victoire. »

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Transat. Dix bateaux peuvent encore gagner !

Plus les jours passent, plus les écarts semblent se réduire entre les huit duos partis sur une option sud et les six naviguant plus au nord. À moins de quatre jours de l’arrivée de la Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy, impossible de dire quelle route sera gagnante. La journée de demain s’annonce décisive. Explications avec les marins et la direction de course.

Le final de la Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy s’annonce haletant, tendu, extrêmement serré. « C’est dans un mouchoir de poche entre les sudistes et les nordistes, toujours à l’avantage des sudistes pour 2h30, soit le temps d’un grain pour ainsi dire ! Les routages annoncent les 14 premiers duos en 6 heures », explique Yann Chateau à la direction de course. « Les nordistes ont toujours un passage de vent faible à négocier demain, mais beaucoup moins important qu’imaginé. Les sudistes ne seront pas très rapides non plus ce vendredi. Tout est relancé et dix bateaux peuvent encore gagner ! », souligne Francis Le Goff, le directeur de course.

Le dénouement est proche mais malgré la fatigue les marins ne peuvent en aucun cas se relâcher, bien au contraire. « La fin de course va se jouer à des détails dans l’approche des Antilles », écrivent les « nordistes » Pep Costa et Will Harris (Cybele Vacances – Team Play to B). « La grande décision de la course a été de choisir la route nord ou sud. Maintenant il faut continuer à pousser et à naviguer au mieux. On verra ce que ça donne ! On y va à fond et on profite des derniers jours en mer. Personne ne lâche rien et c’est incroyable l’intensité à laquelle tout le monde navigue. »

Également engagés sur la route nord, Violette Dorange et Alan Roberts (Devenir) sont à la fois plein d’espoir et prudents. « Pour l’instant c’est positif mais on ne s’emballe pas et on reste concentrés car la situation peut très vite changer », confirme Violette. Son co-skipper ajoute : « Tous les mètres qu’on peut gagner, on les gagne ! »

Comme le dit Fabien Delahaye (Groupe Gilbert), « le compteur défile vite jusqu’à l’arrivée » et les premiers duos sont attendus à Saint-Barthélemy dans la matinée du lundi 31 mai (heure de métropole). Mais dans quel ordre ? Impossible à prédire à ce stade tant la bagarre fait rage. Le groupe du sud (toujours emmené par le trio Bretagne – CMB Performance, Breizh Cola et GUYOT Environnement – Ruban Rose) semble avoir un peu plus de certitudes que celui du nord mais absolument rien n’est joué.

Martin Le Pape et Yann Eliès à bord de Gardons la Vue

Nordistes et sudistes campent comme prévu sur leurs positions. « Le jeu est sympa et le positionnement de chacun devrait bientôt faire apparaître des résultats. Pas facile de dire qui va le mieux s’en sortir », explique Fabien Delahaye (Groupe Gilbert), partisan de l’option sud avec Anthony Marchand.

« On vit au rythme des classements »

« On fait au mieux pour avancer vite avant le grand jeu stratégique des quatre derniers jours où il va falloir bien placer ses recadrages. On a misé sur la certitude d’avoir du vent jusqu’à l’arrivée. » Concurrents les plus au sud de la flotte, Pierre Leboucher et Thomas Rouxel (GUYOT Environnement – Ruban Rose) sont satisfaits de leur position. « On aurait tout de même préféré que Tom Dolan et Gildas Mahé (Breizh Cola) restent dans l’axe derrière nous. Mais ils ont réussi à glisser et à créer du latéral ce qui relance un peu le jeu », souligne Thomas Rouxel. « On vit au rythme des classements pour savoir si notre décalage nous a permis de gagner quelques milles ou au contraire d’en perdre. L’arrivée peut être serrée. Mentalement, tant qu’on a l’impression de faire du bon travail, ça va. Après, on ne maitrise pas tout. »

« Le match sera peut-être plié à l’issue des deux prochains jours »

Du côté des six duos positionnés au nord, on assume ses choix, à l’instar de Nils Palmieri (TeamWork) : « Notre stratégie est très claire. Nous sommes en tête du groupe du nord. Si cette option passe, c’est tout « bénef » pour nous. On fatigue un peu car notre choix de route nécessite beaucoup de manœuvres, davantage que pour ceux du sud. Mais on se sent forts et d’attaque pour la fin de course ». La journée de vendredi pourrait bien être décisive. D’après Météo Consult, le groupe des nordistes pourrait traverser une zone de transition avec un alizé plus faible et irrégulier (entre 6 et 10 nœuds de vent), alors que les sudistes bénéficieraient d’un flux un peu plus soutenu. Suffisant pour faire le break ? Les nordistes espèrent que l’alizé sera un peu plus consistant que prévu pour eux. Auquel cas, ils pourraient tout à fait rester dans le match. « C’est un moment clé de la Transat. Le match sera peut-être plié à l’issue des deux prochains jours », déclarait ce matin Éric Péron ((L’Egoïste) – Cantina St Barth), engagé sur la route nord. « La probabilité que ça passe au nord n’est pas la plus forte mais on va la jouer à fond », indique pour sa part Corentin Douguet (Quéguiner – Innovéo).

Retiens la nuit

La vie à bord des Figaro 3 est marquée par une chaleur intense en journée. « C’est cagnard dans le bateau, on n’arrive pas à dormir. Dehors on fait des petits quarts de 30 minutes sinon ça crame. C’est un peu dur pour un petit rouquin comme moi », sourit Martin Le Pape (Gardons la Vue). Corentin Douguet (Quéguiner – Innoveo) révèle de son côté l’accessoire indispensable actuellement. « C’est le petit ventilateur tourné vers la bannette pour la sieste, ça sauve la vie ! » Les nuits sont bien plus douces et agréables, avec en bonus une jolie pleine lune qui offre un éclairage apprécié des marins.

Maintenir la bonne ambiance malgré la tension de la compétition

Dans les différents contenus envoyés par les marins, et particulièrement dans les vidéos, on constate que la cohabitation au sein des duos semble très bien se passer et que la bonne humeur est de mise malgré le stress de la fin de course. Certains sont devenus des spécialistes du second degré et des petites blagues à l’instar de Corentin Douguet et Tanguy Le Turquais ou de Tom Dolan et Gildas Mahé. « Nous sommes très concentrés à la barre donc nous essayons de détendre un peu l’atmosphère à chaque changement de quart, quand on se croise », explique Thomas Rouxel. Navigation au top de la performance et bonne ambiance : tout ce qu’il faut pour combler les marins.

Le pointage de 17h

Bretagne – CMB Performance (Tom Laperche / Loïs Berrehar)Breizh Cola (Gildas Mahé / Tom Dolan) à 3,9 nmGUYOT Environnement – Ruban Rose (Pierre Leboucher / Thomas Rouxel) à 4,6 nmTeamwork (Nils Palmieri / Julien Villion) à 6,7 nmRégion Normandie (Alexis Loison / Guillaume Pirouelle) à 19,8 nmGardons la vue (Martin Le Pape / Yann Eliès) à 24,8 nmGroupe Gilbert (Fabien Delahaye / Anthony Marchand) à 26,6 nmMonAtoutEnergie.fr (Arthur HUBERT / Clément Commagnac) à 27,9 nmSkipper Macif (Pierre Quiroga / Erwan Le Draoulec) à 35 nmDEVENIR (Violette dorange / Alan Roberts) à 36,1 nmBretagne – CMB Océane (Elodie Bonafous / Corentin Horeau) à 40,7 nmCYBELE VACANCES TEAM PLAY TO B (Pep Costa / Will Harris) à 41,4 nmQuéguiner – Innovéo (Tanguy Le Turquais / Corentin Douguet) à 44,7 nm(L’égoïste) – Cantina St Barth (Eric Péron / Miguel Danet) à 69,5 nmRLC Sailing (Estelle Greck / Laurent Givry) à 131,2 nmERISMA GROUPE SODES – Fondation TARA OCEAN (Jérôme Samuel / Nicolas Salet) à 435,4 nmINTERACTION (Yannig Livory / Erwan Livory) à 546,2 nmKRISS-LAURE (Nicolas Bertho / Romuald Poirat) à 656,4 nm
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