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SailGP. Grand Prix Italie à Tarente ce week-end

La deuxième épreuve de la saison se déroule à Tarente ce week-end. Des retrouvailles très attendues après un lancement de saison spectaculaire aux Bermudes qui a vu les Français monter sur la 3e marche du podium.

Au-delà de ces vitesses qui semblaient inatteignables en bateau à voile quelques années auparavant, il y a la régate. Et le premier acte a prouvé que le jeu était très ouvert. Vainqueurs aux Bermudes, les Anglais menés par le multiple champion Sir Ben Ainslie n’ont remporté qu’une seule des cinq régates en flotte avant de rafler la mise en finale. Les Australiens de Tom Slingsby, déjà dominateurs sur la saison 1, ont été les meilleurs comptablement, mais terminent sur la deuxième marche. Les Espagnols, nouveaux venus cette saison, ont montré un très fort potentiel. Dans le haut du tableau, on attendait les Néo-zélandais récents vainqueurs de l’America’s Cup, nouveaux entrant eux-aussi. Mais les prodiges Peter Burling et Blair Tuke n’ont pas réussi à faire mieux que 5e. Quant aux Japonais et aux Américains, une collision a mis fin à leurs ambitions.

L’excellente surprise est venue du team tricolore de Billy Besson. Peu confiants avant de débuter car en mal de navigation à bord de leur bateau, ils ont exécuté des régates propres et solides, leur permettant de se hisser en finale pour prendre la 3e place. Ce qui a bien marché ? « C’est un tout, répond le barreur Billy Besson. On a eu des conditions assez dures avec du vent et on a vu que cela pouvait devenir dangereux avec deux équipes en plus sur l’eau. Notre stratégie était donc de rester concentrés… sur nous-mêmes. On a fait notre régate. Et puis un des points-clefs est que nous avons été capables de réaliser des « air race » soit la totalité de la régate en vol, ce que l’on n’avait jamais réussi à faire auparavant… »

Quelques changements au sein des équipages
Le Grand Prix d’Italie qui inaugure 5 mois de compétitions en Europe est donc particulièrement attendu. Anglais, Américains, Australiens, Danois, Espagnols, Français, Japonais, et Néo-zélandais n’auront que quelques heures d’entraînement avant de renouer avec la compétition et les vitesses supersoniques de leur monotype. Six régates sont au programme samedi et dimanche après-midi, les cinq premières en flotte avant la finale à trois.

SailGP, c’est un plateau international inégalé, réunissant les meilleurs régatiers de la planète : 80 titres de champions du monde et 14 médaillés olympiques, dont certains sont dans la dernière ligne droite avant les épreuves de voile des JO de Tokyo qui débutent le 26 juillet. Ils laissent donc provisoirement SailGP pour partir à la conquête de leur rêve olympique. C’est le cas de Jason Waterhouse, contrôleur de vol sur le bateau australien, remplacé par Ed Powys. Déjà médaillé d’argent à Rio, Waterhouse représentera à nouveau son pays en Nacra17. Les Néo-zélandais Peter Burling et Blair Tuke qui iront chercher leur deuxième médaille d’or olympique en 49er, cèdent leur place respectivement à Arnaud Psarofaghis, spécialiste suisse des engins volant et à Jason Saunders (NZL) qui a disputé les JO en 470 et Nacra17. Retenu par d’autres engagements, Ben Ainslie sera remplacé à la barre par le médaillé olympique et double champion du monde de Moth à foil Paul Goodison.

Ces changements auront certainement un impact important sur le déroulement de ce deuxième acte. A moins que ce ne soit la météo qui pour l’instant annonce des vents faibles.

Les Français veulent rester consciencieux et garder la tête froide
Côté français, pas de modification concernant la composition du bord *. L’équipe est arrivée en Italie hier. Place à 24 heures de quarantaine, le temps de recevoir le résultat de leur test PCR sur place, ils entreront dans leur bulle – au sens propre et figuré- . « Notre leitmotiv, notre objectif, est toujours le même : rester concentrés sur nous, sur notre bateau. Dans les autres teams, certains vont certainement commencer à s’énerver comme les Américains ou les Japonais qui ont une revanche à prendre. Il y a de la place pour tout le monde dans ces régates, tout le monde a envie de gagner et cela se joue à rien. Il n’y a que des champions sur la ligne de départ ! En fait, il faut vraiment être fort sur les bases à commencer par prendre de bons départs. Parce que passer en tête la première marque de reaching, ça simplifie quand même pas mal les choses ! Il ne faut surtout pas que nous nous enflammions ou que nous prenions pour acquis l’étape des Bermudes. On n’est pas encore dans la maîtrise totale. On a pour ambition de monter en gamme au fur et à mesure » poursuit Billy.

Du sport, mais pas que…
SailGP, c’est du sport à l’état pur. Mais pas seulement. Avec Race for the Future, le circuit s’est engagé dans une vaste entreprise de développement pour l’environnement, la mixité et la jeunesse. Ces trois piliers sont fondés sur une liste d’actions concrètes que l’organisation et les équipes se sont engagées à réaliser. Opérer la transition vers une énergie propre d’ici 2025, multiplier les actions en faveur de l’environnement à l’échelle globale mais aussi locale sur le site des épreuves, inclure des athlètes féminines au sein des équipes et sensibiliser les jeunes régatiers. Dans cet esprit, une stratégie spécifique est déployée à Tarente. Des mesures concrètes sont adoptées par toutes les équipes autour de leur présence à Tarente pour réduire de manière significative leur impact. Sur l’eau une opération de surveillance des mammifères marins est mise en place pour observer, surveiller et protéger leur présence éventuelle sur la zone de course. Au niveau des sites techniques et sportifs, tous les générateurs seront alimentés par HVO (huile végétale hydrotraitée) qui émet 90% de carbone en moins qu’un carburant standard. Des générateurs hybrides seront également alimentés en partie par des panneaux solaires sur site. Enfin, plus largement, SailGP s’est associé à l’université de Bari et à l’institut italien de recherche marine pour planter des peupliers dans une zone proche du lagon. En effet, des années de déversement illégal de déchets par des processus industriels locaux ont entraîné une pollution importante du sol et des cours d’eau dans les terres entourant la lagune de Mar Piccolo à Tarente. La plantation de ces arbres aidera à absorber les toxines présentes dans le sol et les eaux souterraines en protégeant le milieu marin. Les arbres capteront également le dioxyde de carbone contribuant à la lutte contre le changement climatique.

Rappel du classement général provisoire après le Grand Prix des Bermudes :

Great Britain / Ben Ainslie / 10 pointsAustralie / Tom Slingsby / 9 pointsFrance / Billy Besson / 8 pointsEspagne / Phil Robertson / 7 pointsNouvelle-Zélande / Peter Burling / 6 pointsDanemark / Nicolai Sehested / 5 pointsJapon / Nathan Outteridge / 4 pointsEtats-Unis / Jimmy Spithill / 3 points

Athlètes équipe navigante :
Billy Besson / barreur
François Morvan / contrôleur de vol
Leigh McMillan / régleur d’aile
Olivier Herledant / wincheur
Matthieu Vandame / wincheur
Timothé Lapauw / wincheur

Athlètes sélection féminine :
Hélène Noesmoen
Amélie Riou

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Normandie Channel Race. Le bon coup de Project Rescue Ocean à moins de 12h de l’arrivée

Le dernier né de la Class40, Project Rescue Ocean est en tête à moins de 24h de l’arrivée après avoir bien négocié le passage au sud de Guernesey. Dénouement demain, vendredi 4 juin, en tout début de matinée.

Comme les prévisions l’annonçaient, à l’approche de Guernesey les vitesses du peloton de tête de la 12ème CIC Normandy Channel Race ont commencé à chuter, puis à littéralement s’effondrer au sud de l’île anglo-normande et ce malgré un courant favorable. C’est le dernier né de la Class40, Project Rescue Ocean (162), qui a le mieux négocié ce passage à niveau délicat, pour finalement s’extirper le premier du Grand Russel et toucher à nouveau un flux de nord-ouest d’une dizaine de nœuds.

Tandis que ses poursuivants que sont Crédit Mutuel (158) et Redman (161), subissent encore les dévents de l’île et progressent péniblement à une allure d’un ou deux nœuds, le duo Axel Trehin / Frédéric Denis est en train de s’échapper à 7 nœuds. Nous assistons là au probable tournant pour la victoire finale mais nous savons que sur cette grande classique normande rien n’est jamais joué d’avance.

Au fil des éditions, la CIC Normandy Channel Race s’est construit une réputation de course où rien n’est acquis d’avance, surtout tant que le Raz Blanchard n’est pas passé. Le passage au large du Cap de la Hague et de la pointe de Barfleur peut encore réserver quelques retournements de situation inattendus. Tout va définitivement se jouer avec la renverse de courant prévue en début de soirée à 19h. Si le leader arrive à passer avant la rotation du courant, l’issue de l’édition 2021 sera alors presque certaine. À contrario, si le Class40 numéroté 162 vient à buter contre un courant défavorable, il risque de voir fondre comme neige au soleil ses milles nautiques d’avance précieusement acquis. On assisterait alors à un nouveau resserrement de la flotte augurant un sprint final dantesque. Vent faible et courant fort vont pimenter la dernière nuit de course, à savoir qui l’aura dans un sens et qui l’aura dans l’autre. Une tension nerveuse extrême doit régner en ce moment à bord des Class40. Une fois Barfleur dans le tableau arrière, un flux d’une dizaine de nœuds devrait accompagner la tête de flotte en Baie de Seine jusqu’à l’arrivée prévue demain en début de matinée.

Ce matin pendant que les leaders progressant en Manche sous spi et mer plate, le groupe qui ferme la marche composé de Gustave Roussy (133), Eärwen (88) et Sec Hayai (44) s’est fait cueillir par un vent de sud atteignant 35 nœuds dans les rafales au moment d’enrouler le rocher du Fastnet. S’en est suivi une rapide traversée retour de la Mer Celtique qu’il ont dévalé à tout allure au reaching tribord amure. Dans le peloton du milieu, à l’instar de E. Leclerc Ville La Grand (160), Legallais Team Voile (145) et Le Choix Funéraire (139), ont décidé de tenter une option vers l’Est en passant par la baie de Penzance afin de contourner la dorsale anticyclonique par le nord. Ce choix sera-t-il payant et permettra-t-il de dépasser La Manche #EvidenceNautique (154) situé une quinzaine de milles devant.

Quelque soit le scénario qui va arriver, la fin de cette course s’annonce aussi excitante pour les passionnés de course au large, que tendue pour les marins à bord. Dénouement demain, vendredi 4 juin, en tout début de matinée. Restez connectés !

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Vendée Globe 2024. Lantana Paysage avec Louis Duc ! et Marie Tabarly co-skipper

Bonne nouvelle pour Louis Duc qui signe un premier partenaire sur son projet Vendée Globe. Un 1er pas vers la Transat Jacques Vabre, sous réserve de l’engagement d’un 2e partenaire. Une transat qu’il pourrait faire avec Marie Tabarly.

« Ensemble, on est plus forts » est le leitmotiv des adhérents de l’association ALPE*, groupement de paysagistes co-fondé par Guillaume de Germay et 5 paysagistes. C’est l’ensemble de ce réseau qui s’engage aux côtés de Louis Duc pour partager une aventure humaine et responsable qui leur ressemble, mais aussi pour donner envie à de nombreux entrepreneurs du paysage de se joindre à eux… parce qu’ensemble, on est plus forts.

Porter une cause environnementale
« Le programme IMOCA de Louis est une belle opportunité pour nous en termes de valeurs et de timing, avec une perspective de montée en puissance sur 4 ans. Cette Transat Jacques Vabre a en effet pour premier objectif de fédérer et élargir notre réseau d’entrepreneurs du paysage. Ensuite, l’idée serait de mettre ce formidable outil de communication au service d’une cause environnementale liée, par exemple, à la pollinisation, intimement liée à notre métier », détaille Guillaume de Germay.

Lantana Paysage avait déjà accompagné Louis en 2015 avec, à la clé, une belle 3e place en Class40 sur la Transat Jacques Vabre. « Depuis, nous le suivons… Nous avons grandi ensemble : il est passé de la Class40 à l’IMOCA et nous, nous avons créé le réseau ALPE. Nous abordons, au même moment, une nouvelle phase de développement. »

Tout a commencé à l’automne dernier : Louis Duc et ses associés, Marc Dewavrin et Jérôme Lepoutre achètent l’IMOCA de Clément Giraud, très endommagé suite à un incendie. L’objectif de Louis et son équipe est de redonner vie à ce bateau (sistership du « YesWeCam » de Jean Le Cam) en recyclant, réparant et optimisant tout ce qui peut l’être. Ce pari technique est en passe d’être gagné…

Ce programme de chantier circulaire a séduit Marie Tabarly, elle-même sensible à ces valeurs de développement durable. Par amitié pour Louis – les deux marins se suivent et s’apprécient depuis plusieurs années – elle lui a proposé de l’accompagner sur ce programme Vendée Globe. Et, au fil de leurs échanges, l’idée de disputer la Transat Jacques Vabre ensemble est venue compléter avec bonheur et cohérence ce beau projet.


« J’aime bien quand les choses se font naturellement… on a papoté avec Louis, et l’idée de faire la Transat Jacques Vabre est venue d’elle-même. C’est une chance incroyable d’avoir l’opportunité de faire cette course de cette façon ! », raconte Marie
« Lorsque Marie a entendu parler de mon projet, ça lui a plu. Elle m’a proposé son aide pour la recherche de partenaires et, de fil en aiguille, est venue l’idée de courir ensemble ! », confirme Louis.
A chacun son expertise

Pour Louis, c’est une chance d’avoir à son bord une équipière expérimentée, « elle a une grosse expérience des bateaux puissants, ce sera un atout précieux pour moi, car j’aborderai cette course en mode découverte de l’IMOCA. »
Pour Marie, qui prépare l’Ocean Globe Race à bord de Pen Duick VI en 2023, « participer à une transat en IMOCA va m’apporter une précieuse expérience, notamment en stratégie, analyse météo, routage… »

La réparation et l’optimisation de l’IMOCA de Louis Duc vont bon train chez V1D2, à Caen. La partie composite de ce chantier sera terminée en juin, la mise à l’eau est prévue le 21 août.
Dans l’hypothèse où le budget technique nécessaire à leur participation à la Transat Jacques Vabre serait réuni à temps, Louis et Marie auront alors quelques semaines pour prendre la mesure de leur monture et se qualifier.
Le timing sera serré, mais l’objectif du skipper Normand comme de ses nouveaux partenaires sur ce qui serait leur toute première course en IMOCA sera, avant tout, la découverte !

Ils ont dit
Guillaume de Germay, fondateur du réseau Lantana Paysage
« Le monde de la course au large et du paysage sont très proches, nous sommes dans une relation forte entre la nature et l’homme. Et nous nous nourrissons au quotidien des valeurs de solidarité, d’esprit d’équipe et d’innovation chères aux marins et aux paysagistes.
Comme Louis, nos adhérents sont des entrepreneurs qui, avant d’agir, étudient leur terrain, définissent une vision, se fixent des objectifs, font régulièrement le point et s’adaptent en fonction des aléas naturels pour construire la meilleure des routes.
Et puis, qui n’est pas sensible à la personnalité de Louis ! Il est très attachant, on a envie de le suivre. Il sait fédérer et embarquer. C’est un vrai chef d’entreprise comme on les aime ! »

Louis Duc, skipper de l’IMOCA n°172
« Ça fait plaisir de retrouver Lantana Paysage sur le bateau ! Ils ont toujours suivi nos projets : c’est vraiment génial qu’ils soient nos premiers partenaires en IMOCA sur ce programme Vendée Globe.
Avec Marie, on se connait et on se suit depuis 2003. J’ai beaucoup navigué en Class40, mais très peu en IMOCA. L’objectif de cette Transat Jacques Vabre serait donc avant tout de découvrir le bateau et d’appréhender la puissance d’un IMOCA. Je serais vraiment content de découvrir ça avec elle.
C’est une course qui la fait rêver parce que c’est la dernière que son père ait courue en 1997. Il l’avait gagnée avec Yves Parlier. En plus, cette année, l e parcours nous emmène en Martinique, dont elle est en partie originaire. Et cette Transat est l’occasion pour Marie de se remettre dans le bain de la course au large, en perspective de son tour du monde à bord de Pen Duick VI. »

Marie Tabarly, co-skipper de l’IMOCA n°172 et skipper de Pen Duick VI
« Avec Louis, on se suit depuis suffisamment longtemps pour savoir qu’on s’apprécie mutuellement ainsi que nos parcours respectifs. C’est intéressant et agréable de pouvoir développer un tel projet avec lui : ce n’est pas rien de s’attaquer à un Vendée Globe ! Je suis vraiment contente de participer à cette aventure de cette façon !
Personnellement, je viens chercher de l’expérience en vue de l’Ocean Globe Race, pour travailler le routage, la stratégie, la météo. Je n’ai pas encore eu l’occasion de beaucoup développer ça, ce n’est pas la course mon métier… Louis est bon là-dedans et il est pédagogue. Et de mon côté, je suis une bonne équipière, je peux lui apporter ça. »

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The Ocean Race Europe. Objectifs validés pour Louis Burton et son nouveau Bureau Vallée


Louis Burton et son équipe ont pu commencer à apprivoiser leur nouveau bateau Bureau Vallée sur cette première étape.

Le départ de Lorient s’est fait dans des conditions très légères, qui ont offert à Bureau Vallée une première confrontation sous spi avec ses concurrents. Le vent a ensuite forci au fil du parcours. Louis Burton et son équipe n’ont pas pu s’empêcher de tirer un peu sur le bateau, pour tester son potentiel : « On a commencé à attaquer après le passage du cap Finisterre, au reaching. Avant, on n’avait pas trop osé parce qu’on est encore en phase d’observation et de découverte. Bureau Vallée est très puissant, beaucoup plus que le précédent, donc on ne sait pas encore où placer le curseur entre l’exploitation de tout son potentiel et les limites à ne pas dépasser. » Une fois le « waypoint » franchi, situé à 500 milles au large du Portugal, le bord retour vers Cascais s’est fait dans des conditions plus hostiles, avec des vents erratiques, de la pluie et une mer relativement violente pour le bateau. Il fallait ajouter à cela le manque de visibilité, le tout au milieu du trafic maritime plutôt dense à l’approche des côtes portugaises. Louis se réjouit du comportement de Bureau Vallée dans ces conditions délicates et aucune casse n’est à déplorer ! L’équipe a mené l’IMOCA dans une « super ambiance. » Servane Escoffier-Burton, Davy Beaudart, Christophe Bachmann et Thibault Hector naviguaient ensemble pour la première fois, mais ils n’ont pas tardé à trouver leur rythme : ils se remplaçaient à coup de quarts de deux marins, Louis, en tant que skipper, restant hors-quart.

Louis Burton à bord de Bureau Vallée © Stéphane Maillard

Les conditions variées rencontrées tout au long de cette première étape auront également permis de passer en revue la garde-robe du bateau. Toutes les voiles embarquées ont pu être testées. L’objectif était que Louis puisse se faire une idée de ce qu’il souhaite utiliser comme profils de voiles lors de la prochaine Transat Jacques Vabre. Car la participation à The Ocean Race Europe doit aussi lui permettre de se préparer pour la prochaine échéance sportive, qui partira du Havre en fin d’année.

Côté sportif, Louis Burton et son équipe ont choisi de passer au Nord du DST de Lisbonne lors de la dernière nuit en mer, de mardi à mercredi : « On voulait éviter de rattraper un front qui nous empêchait de continuer à un bon rythme, mais finalement, comme les autres bateaux, on l’a rattrapé et on a tapé dedans. » Un choix qui se solde par une 5e place à l’arrivée à Cascais. The Ocean Race Europe étant une course à points, le jeu reste largement ouvert pour les deux prochaines étapes.

L’équipe va maintenant pouvoir profiter de quelques jours de repos, fêter l’anniversaire de Louis vendredi, et surtout préparer le bateau afin d’être d’attaque pour la suite de ce tour de l’Europe.
Le départ de la deuxième étape, entre Cascais et Alicante, sera donné dimanche.

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Tour du Finistère à la voile 2021, un parcours original et de nouvelles étapes

La 35ème édition du Tour du Finistère se déroulera du 25 juillet au 31 juillet. Elle est ouverte aux bateaux de 7 à 16 mètres sur un parcours de 190 milles au large des côtes du Finistère, de Morlaix à Port-La-Forêt. Piloté par Finistère 360° et le Comité départemental de voile, le comité d’organisation du Tour du Finistère à la voile 2021, a concocté un parcours original et riche de nouvelles étapes.

Lundi 26/07 Morlaix-Roscoff 20 milles environ
Mardi 27/07 Roscoff – l’Aber Wrac’h 35 milles environ
Mercredi 28/07 L’Aber Wrac’h- Camaret sur Mer 35 milles environ
Jeudi 29/07 Camaret sur Mer -Douarnenez soit 22 milles environ
Vendredi 30/07 Parcours construit en baie de Douarnenez puis départ étape de nuit Douarnenez→Port la Forêt soit 70 milles environ
Samedi 31/07Arrivée à Port la Forêt
Proclamation des résultats à 15h00

Cette année, le public pourra suivre la course au plus près, grâce à la cartographie en ligne. Les participants pourront télécharger une application pour être géolocalisés en temps réel et suivre leurs adversaires.

Afin de rendre accessible le Tourduf aux plaisanciers qui ne connaissent pas la régate, il sera possible de participer à 4 étapes de manière distincte.
Le parcours sera identique à celui des concurrents avec un classement de l’étape. Le tarif est de 40€ par bateau hors licence. Des facilités seront proposées aux plaisanciers qui souhaitent s’inscrire à l’une de ces étapes pour obtenir une licence temporaire (14 euros).

Disposer d’une connaissance fine des prévisions météo est sans nul doute l’un des points primordiaux au bon déroulement d’une régate. Chaque matin à 8h00, le commissaire de Course Gaël Le Cleac’h présentera un briefing météo pour préparer au mieux les skippers, à l’étape du jour.
A 18h00, « On refait la course », le debrief de la journée de mer retransmis via la page You Tube du Tourduf. Les participants pourront interagir avec le commissaire de course.

La bourse aux équipiers
En partenariat avec le site internet VogavecMoi, un service de bourse aux équipiers est proposé gratuitement pour les propriétaires de bateaux inscrits au Tour du Finistère afin qu’ils puissent rechercher des équipiers pour la régate, mais aussi pour les convoyages aller et/ou retour des bateaux.
Ce service sera gratuit à partir du 25 juin pour tous les équipiers qui recherchent un embarquement.

La restauration en « Click and collect »
4 repas seront inclus dans les frais d’inscription. Une attention particulière a été mise en place afin de mettre en valeur des produits locaux et de saison ainsi que spécialités locales terre et mer. Le retrait de ces repas se fera dans le respect des gestes barrière. Les repas seront réservés aux seuls participants de la régate. Aucun rassemblement ne sera possible pour les ports. Les concerts habituels ne pourront se tenir.
Une prestation de paniers-repas locaux et de saison viendra compléter l’offre.

La « Conciergerie Nautique »
Elle se présente comme un « guichet unique » destiné à satisfaire tous besoins exprimés à bord du bateau pendant la régate. Regroupant services aux navires et services aux personnes, la conciergerie se déclinera vers une offre très large de services via un canal de communication qui lui sera dédié.

De nombreuses démarches liées au développement durable
Suite à la signature de la charte régionale des manifestations sportives en juillet dernier, le Comité Olympique et Sportif de Bretagne (CROS), accompagne le Tourduf vers une démarche Qualité. Parmi les actions prioritaires figurentv la gestion des déchets et l’organisation du tri sélectif, la réduction des bouteilles plastiques, une proposition de transports mutualisés pour les participants : covoiturage, navette PLF/Morlaix à l’issue de la course, Breizh Go…
Parallèlement, l’objectif est de favoriser l’économie circulaire en faisant appel à l’atelier Océan Plus basé à Brest, qui emploie des personnes en insertion, pour la création et fabrication de sacs et pochettes, à partir d’anciennes bâches et banderoles du Tour du Finistère à la Voile. Elles seront commercialisées via la boutique en ligne du Tourduf.
Enfin, afin de de réduire l’impact environnemental de l’évènement, une navette est ouverte aux participants pour retourner à Morlaix, à l’issue de la dernière étape de Port la Forêt, le samedi 31 juillet.

Les classements
Le Tourduf récompensera plusieurs catégories :

« Voile entreprises » qui récompense les bateaux dont l’équipage est composé d’au moins 50% de membres d’une même entreprise, le vainqueur de ce classement gagne sa place au championnat de France entreprisesLe classements doubleLes équipages Jeunes dont la moitié doivent avoir moins de de 26 ansLes équipages mixtes et féminins.
Les tarifs
Les tarifs s’échelonnent de 460 euros (Double) à 850 euros pour les bateaux de plus de 14 mètres.
Un tarif promotionnel est proposé aux écoles de croisière bretonne afin de renouveler les participants qui hésiteraient à se lancer seul sur une régate et développer la pratique auprès de nouveaux stagiaires

Les inscriptions
Elles se feront exclusivement en ligne. Les personnes intéressées par le Tourduf sont invitées à compléter sans tarder le module d’inscription suivant :
https://www.toutcommenceenfinistere.com/masterpage/tour-du-finistere-la-voile

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Photo finish à Cascais pour la première étape de The Ocean Race Europe, Nicolas Troussel : "le final était magique pour nous"

CORUM L’Épargne et The Austrian Ocean Race Project en haut du classement à Cascais. Quelques secondes derrière l’IMOCA CORUM L’Épargne, l’équipe autrichienne s’impose en VO65, sur un photo-finish pour cette première étape de The Ocean Race Europe.


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Credit : Sailing Energy 

La première étape de The Ocean Race Europe s’est achevée sur un final haletant hier à Cascais. Les vainqueurs des deux classes auront été décidés dans les derniers instants de cette étape de quatre jours, partie de Lorient samedi dernier.


Cette arrivée a vu The Austrian Ocean Race Project skippé par Gerwin Jansen (NED) s’imposer sur un remarquable retour, pour coiffer le bateau lituanien AmberSail 2 de 6 petites secondes sur la ligne. « C’est dingue de gagner cette étape super intense, » lançait Gerwin Jansen depuis son poste de barre, après avoir franchi la ligne d’arrivée. 

« Vous avez vu ça ? Quatre bateaux d’un coup ! Quelle course ! Nous sommes vraiment heureux ! » Plus tard sur le ponton, il confiait : « Nous sommes les bizuths, la plus jeune équipe, avec peu d’expérience… les derniers 30 milles ont été si intenses, c’était incroyable. Nous avons simplement continué de nous battre et voilà le résultat ! »


Seulement 15 secondes derrière les deux premiers, l’équipe néerlandaise Team Childhood I menée par Simeon Tienpont coupait à son tour la ligne d’arrivée. L’ensemble de la flotte des monotypes VO65 est arrivée en l’espace de 6 minutes.


Dans la classe IMOCA, le bateau CORUM L’Épargne mené par le français Nicolas Troussel s’est adjugé la victoire, juste devant les américains de 11th Hour Racing et le bateau LinkedOut, du français Thomas Ruyant.


“C’était une course très intense avec beaucoup d’écarts et de différences de vitesses entre les bateaux… on savait que c’était possible de revenir sur les premiers et cela s’est révélé être plus que possible parce qu’on l’a fait. Tout pouvait se jouer ici, comme tout pourra se jouer à Alicante sur la prochaine étape et à Gênes sur la fin de course, » affirmait Nicolas Troussel sur le ponton. « En tout cas nous sommes très contents de cette victoire, nous nous sommes bagarrés jusqu’au bout et le final était magique pour nous. »


Depuis mardi et le passage du waypoint, les équipages naviguaient à fond, au reaching, mais depuis hier matin, nous avons assisté à une compression de toute la flotte. Le retour s’est fait par-derrière et un positionnement stratégique était à trouver pour les IMOCA et les VO65, avant de contourner le DST qui bloquait une éventuelle route directe vers Cascais et la ligne d’arrivée.


En VO65, le bateau longtemps leader de la Mirpuri Foundation Racing Team était le seul à privilégier un passage au nord de ce DST, tandis que le reste de la flotte s’est précipité au sud, pour enrouler l’angle sud-ouest de cette zone interdite.


Les derniers 40 milles de l’étape ont vu les VO65 partis au sud prendre le contrôle du classement, avec de nombreux changements de leader dès que l’un d’entre eux touchait la moindre risée.

 
Les choses se sont encore compliquées dans les 15 derniers milles, puisque toute la flotte a été ralentie par un front froid le long de la côte portugaise.


Une séparation entre les six VO65 du sud a vu Sailing Poland, Team Childhood I et The Austrian Ocean Race Project naviguer plus haut qu’AkzoNobel Ocean Racing, Ambersail-2, et Viva Mexico, qui ont tous plongé un peu plus au sud pour tenter de trouver un angle plus favorable vers la ligne d’arrivée.
Au final, c’est la nouvelle et jeune équipe de The Austrian Ocean Race Project qui a coupé la ligne en tête, juste devant Ambersail-2 et Team Childhood I qui complètent le podium, en VO65.


La course entre les cinq IMOCA s’est également jouée sur le fil, avec chacune des équipes possiblement victorieuses à un moment de la journée.


Mention spéciale à l’équipe d’Offshore Team Germany sur son IMOCA équipé de dérives droites (les quatre autres ayant des foils), mené par l’expérimenté Robert Stanjek, qui a réussi à combler un déficit de plus de 100 milles, pour prendre la tête de la flotte peu avant l’arrivée. Ils terminent finalement en quatrième position, à l’issue de cette première étape.


La décision de contourner le DST par le nord ou le sud a été un facteur déterminant pour le classement final en catégorie IMOCA. Bureau Vallée, CORUM L’Épargne et 11th Hour Racing semblaient tous partis pour privilégier l’option nord, avant un changement de dernière minute, et un empannage placé par CORUM L’Épargne, suivi d’11th Hour Racing.


Initialement, cette décision a semblé plus coûteuse qu’autre chose pour les deux équipes, mais cela aura fini par payer, puisqu’elles ont réussi à contourner le DST tout en rattrapant les allemands d’Offshore Team Germany ainsi que le foiler LinkedOut qui avait opté pour la route sud plus tôt aujourd’hui.
Les équipes vont bénéficier d’un repos mérité jeudi et vendredi à Cascais, avant de prendre part à la régate côtière de samedi, le Mirpuri Foundation Sailing Trophy. Le départ de la seconde étape vers Alicante se tiendra dimanche.

Source : The Ocean Race Europe

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Louis Duc a trouvé son premier partenaire IMOCA, la Transat Jacques Vabre en vue avec Marie Tabarly

 

Le groupement de paysagistes Lantana Paysage s’engage aux côtés de Louis Duc pour une partie significative du budget de son programme IMOCA. Cela permet au skipper normand d’envisager une participation à la Transat Jacques Vabre, sous réserve qu’un co-partenaire rejoigne ce défi. Louis aurait alors l’honneur de partager sa toute première transat en IMOCA avec Marie Tabarly.

 

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Credit : DR


 

Un programme responsable 

Tout a commencé à l’automne dernier : Louis Duc et ses associés, Marc Dewavrin et Jérôme Lepoutre achètent l’IMOCA de Clément Giraud, très endommagé suite à un incendie. L’objectif de Louis et son équipe est de redonner vie à ce bateau (sistership du « YesWeCam » de Jean Le Cam) en recyclant, réparant et optimisant tout ce qui peut l’être.  

 

Naturellement

Ce programme de chantier circulaire a séduit Marie Tabarly, elle-même sensible à ces valeurs de développement durable. Elle lui a proposé de l’accompagner sur ce programme Vendée Globe. Et, au fil de leurs échanges, l’idée de disputer la Transat Jacques Vabre ensemble est venue compléter avec bonheur et cohérence ce beau projet.

 

« J’aime bien quand les choses se font naturellement… on a papoté avec Louis, et l’idée de faire la Transat Jacques Vabre est venue d’elle-même. C’est une chance incroyable d’avoir l’opportunité de faire cette course de cette façon ! », raconte Marie Tabarly.
 

 

Mise à l'eau en août

 La réparation et l’optimisation de l’IMOCA de Louis Duc vont bon train chez V1D2, à Caen. La partie composite de ce chantier sera terminée en juin, la mise à l’eau est prévue le 21 août. Dans l’hypothèse où le budget technique nécessaire à leur participation à la Transat Jacques Vabre serait réuni à temps, Louis et Marie auront alors quelques semaines pour prendre la mesure de leur monture et se qualifier.

 

Louis Duc, skipper de l’IMOCA n°172 « Ça fait plaisir de retrouver Lantana Paysage sur le bateau ! Ils ont toujours suivi nos projets : c’est vraiment génial qu’ils soient nos premiers partenaires en IMOCA sur ce programme Vendée Globe. 
Avec Marie, on se connait et on se suit depuis 2003. J’ai beaucoup navigué en Class40, mais très peu en IMOCA. L’objectif de cette Transat Jacques Vabre serait donc avant tout de découvrir le bateau et d’appréhender la puissance d’un IMOCA. Je serais vraiment content de découvrir ça avec elle. C’est une course qui la fait rêver parce que c’est la dernière que son père ait courue en 1997. Il l’avait gagnée avec Yves Parlier. En plus, cette année, l e parcours nous emmène en Martinique, dont elle est en partie originaire. Et cette Transat est l’occasion pour Marie de se remettre dans le bain de la course au large, en perspective de son tour du monde à bord de Pen Duick VI. »

 

Marie Tabarly, co-skipper de l’IMOCA n°172 et skipper de Pen Duick VI « Avec Louis, on se suit depuis suffisamment longtemps pour savoir qu’on s’apprécie mutuellement ainsi que nos parcours respectifs. C’est intéressant et agréable de pouvoir développer un tel projet avec lui : ce n’est pas rien de s’attaquer à un Vendée Globe ! 
Je suis vraiment contente de participer à cette aventure de cette façon ! Personnellement, je viens chercher de l’expérience en vue de l’Ocean Globe Race, pour travailler le routage, la stratégie, la météo. Je n’ai pas encore eu l’occasion de beaucoup développer ça, ce n’est pas la course mon métier… Louis est bon là-dedans et il est pédagogue. Et de mon côté, je suis une bonne équipière, je peux lui apporter ça. »

 

Source : Kaori
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Comment Araldite s’appuie sur des experts, marins eux aussi

Très présente dans les industries de pointe (éolien, spatial, automobile…), Araldite reste encore méconnue et peu utilisée dans le domaine nautique (voir notre article), alors même que la marque diffuse des résines très prisées par les chantiers navals… et qu’au sein du bureau de Bâle (Suisse), de nombreux responsables ont la fibre nautique !

C’est le cas de Clément Denis, directeur du business développement et du marketing, et ancien ministe, qui continue d’écumer les régates du RORC sur Stamina IV. « Trop longtemps, nous avons pensé qu’il suffisait d’avoir de bons produits pour les vendre, on se rend compte qu’il faut aussi pouvoir parler d’égal à égal avec nos interlocuteurs, d’où l’importance de mettre en avant notre expertise de navigant quand on s’adresse à des chantiers, des architectes ou directement aux équipes. »

D’autant que le marché est en plein développement : les collages structuraux, spécialités d’Araldite, concernent aussi bien le greffage de cloisons dans des voiliers de course que la liaison pont/coque des bateaux de plaisance, le collage des hublots ou des vaigrages. « A chaque application sa colle !«  est ainsi le leitmotiv de Giulia Gramellini, qui, elle aussi, connaît bien le sujet : ingénieure en matériaux, elle a en effet été championne d’Italie de Formule 18, un savoir-faire nautique qui, en plus de son expertise technique, lui a permis d’intégrer la société Huntsman (propriétaire de la marque Araldite), dont elle est désormais responsable du marketing pour les adhésifs et le composite. « Notre meilleure carte aujourd’hui, c’est le service et notre expertise, explique-t-elle ainsi. Nous vendons de bons produits, mais aussi de l’accompagnement et du support technique que n’offrent pas tous nos concurrents. »

« Le client peut s’adresser à des experts
qui sont potentiellement eux aussi des utilisateurs »

Araldite vient par exemple de lancer pour chaque produit du catalogue professionnel, les Material Models, qui vont bien au-delà de la simple fiche technique, donnant par exemple les données des tests de résistance classique (cisaillement, traction…) pour tout un panel de températures : « Lorsque j’ai acheté mon précédent bateau, il avait fait quelques saisons de location aux Antilles, raconte Clément Denis. Certains vaigrages collés avec un adhésif concurrent générique bien connu étaient tombés par terre, je les avais d’ailleurs à l’époque réparés avec de l’Araldite 2051 sans même faire de préparation de surface. Température, vibrations, ce sont des données qui comptent aussi« .

Araldite compose ses colles dans ses propres laboratoires européens, avec là encore des experts amenés à être les interlocuteurs des chantiers navals qui n’ont pas forcément ces ressources en interne. « Même les gros acteurs du nautisme n’ont pas d’accès direct aux fabricants. J’ai un collage X, avec un jeu Y qui doit résister à une charge Z et le tout va vibrer, je choisis quoi ? A nous d’apporter la réponse. Au final, le produit sera peut-être vendu par le réseau, mais le client aura vraiment pu aller à la source et s’adresser à des experts qui sont potentiellement eux aussi des utilisateurs », ajoute Clément Denis.

Pour convaincre architectes, chantiers et bureaux d’études du bien fondé de sa démarche, Araldite va organiser en septembre un webinaire pour présenter les spécificités de ses produits. « Trouver les bons prescripteurs, monter des partenariats, parler technique en direct avec les gens qui sont confrontés quotidiennement à ces sujets, c’est la clé », explique Giulia Gramellini. D’autant que plusieurs adhésifs Araldite – métacrylates ou époxy – viennent d’être développés spécifiquement pour le nautisme.

Photo : iStock

Contenu proposé par   Logo Araldite

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Le grand retour de la Porquerolle’s Classic

L’organisation d’événements sportifs réunissant 500 participants étant désormais autorisée à partir du 9 juin, le Yacht Club de Porquerolles a pris la décision de lancer l’édition 2021 de la Porquerolle’s Classic qui se tiendra donc comme prévu initialement du 10 au 13 juin prochain en baie de Hyères.

Pas moins de 39 Yachts et leurs membres d’équipages sont inscrits à ce jour pour cette course qui, annulée l’an dernier, va sonner le premier grand retour sur l’eau des Yacht Classiques en Méditerranée. Spectacle à venir autour des îles d’or !

L’incertitude aura duré jusqu’au bout pour l’organisateur, le Yacht Club de Porquerolles (YCP), mais l’annonce de la réouverture aux manifestations nautiques de la baie de Hyères aura été le dernier signal attendu pour lancer officiellement l’édition 2021. C’est donc un soulagement pour le Yacht Club de Porquerolles, ses partenaires, et pour les équipages des 39 bateaux engagés à ce jour, d’officialiser aujourd’hui la tenue de la Porquerolle’s Classic 2021.

Une organisation totalement repensée

Le Yacht Club de Porquerolles y a cru jusqu’au bout mais il a dû repenser l’ensemble de son organisation afin de convaincre les autorités de maintenir l’événement, au prix de certains sacrifices… Supprimant la cérémonie d’ouverture et les festivités habituelles à terre, le YCP a introduit dans toutes les étapes de l’événement, l’ensemble des règles sanitaires préconisées dans la lutte contre l’épidémie de COVID 19.
Ainsi, un test PCR de moins de 72 heures ou un certificat de vaccination (2 injections) sera exigé de chaque équipier comme de tous les membres du comité d’organisation.

Une privatisation de l’accès aux quais sera mise en place afin de déterminer les espaces course et les sens de circulation : accréditation, distribution de gel hydro alcoolique, port du masque obligatoire, rappel des gestes barrières. Rien n’a été laissé au hasard. Le retour au port des bateaux se fera de façon échelonnée, selon les arrivées aux dernières manches. Enfin, l’accueil des participants à terre se fera en extérieur et uniquement sur rendez-vous avec un seul représentant référent par équipage.

Du grand spectacle autour des îles d’or

“Depuis l’annulation en mai dernier de la Porquerolle’s Race, notre espérance était grande de pouvoir maintenir la Porquerolle’s Classic qui est un de nos événements emblématiques » explique Sébastien Le Ber, le Président du YCP. « Même si les contraintes sanitaires nous privent de nos réceptions, le spectacle sur l’eau de 39 Yachts Classiques parmi les plus beaux de Méditerranée reste intact ».

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Triller à Cascais

Les arrivées serrées ne sont pas une nouveauté en IMOCA, surtout après celles du Vendée Globe, mais malgré cela, la première étape de The Ocean Race Europe a donné lieu à un final à suspense qui a tenu les fans en haleine. La gloire de cette première manche est revenue au skipper français Nicolas Troussel et à son équipe sur CORUM L’Épargne qui ont mené une attaque tardive et efficace.

Cette victoire est une belle revanche pour le skipper qui a dû faire face à un démâtage dans les premiers jours du Vendée Globe et n’avait pas pu montrer vraiment de quoi était capable son nouveau plan Juan Kouyoumdjian.

Entouré de Sébastien Josse, Marie Riou et Ben Schwartz, Nicolas a confié ne rien avoir lâché, même lorsque le bateau fermait la marche à seulement 20 milles de l’arrivée.

« On savait que c’était possible de revenir sur les premiers et on l’a fait, » commentait Nicolas, une fois à quai. « Cela a été une course intense, mais il y a eu beaucoup de différences de vitesse entre les bateaux selon les allures et on savait que tout pouvait se jouer ici à l’arrivée. On est très content de cette victoire, on s’est bagarré jusqu’au bout et le final était vraiment magique pour nous. Cela s’est joué sur la dernière risée. Les VO65 ont joué avec 11th Hour Racing et nous en avons profité pour glisser et faire le tour. »

A l’arrivée, les cinq IMOCA et les sept VO65, qui courent dans deux catégories séparées, sont arrivés tous en même temps sur la ligne. Nicolas Troussel a franchi la ligne avec un peu moins d’une minute et demie d’avance sur le second IMOCA, celui de Charlie Enright et son équipage 11th Hour Racing Team. Ces derniers devancent de moins de deux minutes Thomas Ruyant et l’équipe LinkedOut qui ont réussi à franchir la ligne avec seulement cinq secondes d’avance sur le seul IMOCA sans foils, Offshore Team Germany skippé par Robert Stanjek. Au terme de l’étape de 1 302 milles depuis Lorient, Louis Burton, à bord du nouveau Bureau Vallée 3, a franchi la ligne 20 minutes seulement après Nicolas Troussel.

Au final, CORUM L’Épargne a non seulement remporté la victoire en IMOCA, mais aussi au scratch, suivi des trois premiers VO65 (The Austrian Ocean Race Project, Ambersail 2, Team Childhood 1), puis 11th Hour Racing Team en cinquième position sur l’eau.

Si cette étape nous a appris quelque chose sur les performances comparées des IMOCA et des VO65, c’est que dans les vents très légers, les vieux bateaux de la Volvo Ocean Race ont l’avantage grâce à leur longueur de flottaison supplémentaire et parce qu’ils ne portent pas de foils qui entraînent une traînée. Par contre, dans la brise, les bateaux à foils ont l’ascendant.

Sur cette étape, les marins ont progressé rapidement jusqu’à une marque de virage située à près de 500 milles dans l’Ouest du Cap Finisterre ; marque que 11th Hour Racing Team et LinkedOut ont enroulé en tête, alors que les deux se livraient un sacré duel.

De là à l’arrivée, tout le monde a joué le même jeu, les navigateurs et les skippers essayant de rester dans la brise dans un système météorologique se déplaçant lentement d’Ouest en Est. La présence du dispositif de séparation du trafic (DST) au large de Cascais et la diminution de la force du vent à mesure que les bateaux s’approchaient de la ligne ont rendu les choses plus complexes.

Thomas Ruyant était un petit peu déçu de terminer troisième, mais s’est régalé avec ce nouveau format de course en équipage à bord de son bateau du Vendée Globe. « C’était une excellente première étape de The Ocean Race Europe – nous nous sommes beaucoup amusés », résume-t-il. « J’apprends encore des choses sur mon bateau et c’est génial, surtout en vue du reste de la saison. C’était une belle étape avec beaucoup de conditions différentes et beaucoup de rebondissements en fin de parcours, comme nous aimons dans la Classe IMOCA ! Je suis un peu déçu de l’arrivée – nous aurions aimé finir mieux mais c’est comme ça. »

Il a déclaré également que la situation météorologique dans les dernières heures a rendu le travail à bord difficile pour son équipage qui comprend notamment Morgan Lagravière et Clarisse Crémer. « Nous avons avancé avec un front qui était difficile à dépasser », explique-t-il. « Nous étions les premiers à toucher ce front et la flotte est revenue par derrière. Puis nous avons eu un nouveau départ avec un peu d’incertitude à la fin – un final à suspense. C’est un vrai régal de courir avec un équipage au contact d’autres bateaux – c’est un format génial”, ajoute-t-il. « On manœuvre vite et on a fait des grosses moyennes de vitesse comme ça au portant VMG, ce que l’on fait rarement. Là, c’était un pur plaisir. »

Charlie Enright, quant à lui, était heureux de cette première belle performance avec son équipage qui poursuit sa préparation en vue de The Ocean Race l’année prochaine. Pendant la course, le bateau américain a navigué à plus de 30 nœuds sur mer plate. Il a également eu un moment délicat dans la course lorsque l’équipage a réalisé qu’il avait ramassé quelque chose dans sa quille, ce qui a nécessité une marche arrière pour se dégager. Puis, dans les derniers instants, ils ont eu une petite collision avec l’un des VO65 (Ambersail 2) à la limite du DST, à la suite de laquelle Charlie Enright a décidé d’exécuter sa pénalité.

« Quelle première étape ! » lance-t-il tout sourire. « Il y a eu beaucoup de changements de leader et de régate au contact dans des conditions très changeantes. Nous avons vu les forces et les faiblesses de chaque bateau, c’est certain. Vous savez, tout le monde était plus ou moinbs rapide suivant les moments… »

« Mais oui, c’était incroyable de voir à quel point c’était tendu du début à la fin, surtout avec les relevés de positions constants, ce qui, je dirais, augmente le niveau de pression. On n’a pas beaucoup dormi ! À la fin, l’ensemble ne pouvait avancer qu’au rythme du front (météo), donc la seule façon de prendre de l’avance était de prendre du retard, ce qui est parfois difficile à faire. Mais en général, je dirais que nous sommes très satisfaits de notre vitesse et de nos performances. »

Après un repos bien mérité, les cinq IMOCA vont se retrouver sur une course côtière au large de Cascais samedi – avec des points pour les trois premiers – avant le départ de la deuxième étape vers Alicante en Espagne dimanche.

RÉSULTATS DE LA COURSE

CORUM L’Epargne à 13h46’57” 11th Hour Racing Team à 13h48’20” LinkedOut à 13h50’09’‘ Offshore Team Germany à 13h50’14” Bureau Vallée 3 à 14h02’15”

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Arrêt buffet en Mer Celtique

La première moitié de la flotte de la CIC Normandy Channel Race a maintenant enroulé le phare du Fastnet et fait route retour cap sur les Îles Scilly puis la marque de parcours de Guernesey. Cette édition 2021 qui jusqu’à présent se déroulait à haute vitesse, frisant parfois les 20 nœuds, a connu aujourd’hui un bel arrêt buffet. La dépression orageuse positionnée sur l’ensemble de la Mer Celtique a considérablement fait baisser les moyennes de l’ensemble des Class40, descendant parfois non loin des 3 nœuds de vitesse. Plus regroupés que jamais, les leaders devraient être les premiers à retrouver un flux de sud-ouest plus conséquent de 15-20 nœuds en tout début de soirée. Une opportunité de plus pour le top 5 de s’échapper encore d’avantage sur leurs poursuivants.

Chacun, dans ces vents faibles, est à l’affut de la moindre risée et suit avec attention ses adversaires pour tenter de grappiller le moindre mille et ainsi toucher en premier les nouveaux vents qui les pousseront vers les Scilly, îles tant attendues à l’entrée de la Manche, synonyme de dernière ligne droite et retour à la maison. A ce petit jeu, Redman (161) qui avait enroulé le phare sud-ouest irlandais en tête, perd provisoirement sa position de leader à l’avantage de Project Rescue Ocean (162). Mais clairement rien n’est joué d’avance tant ces deux là et Crédit Mutuel (158) se tiennent dans un mouchoir de poche d’un petit mille nautique. Et que dire de Lamotte Module Création (153) et Banque du Léman (159) en embuscade juste derrière et respectivement à cinq et huit milles nautiques du trio de tête. Ian Lipinski à la vacation de ce midi a parfaitement résumé l’affaire : « Ce n’est pas le premier regroupement et ce n’est sans doute pas le dernier, la météo est propice aux rebondissements. La course va certainement se jouer dans la dernière ligne droite entre Guernesey et Ouistreham… ». Ce groupe de cinq est attendu ce soir vers 22h aux îles Scilly.

Loin de favoriser le repos, ces petits airs demandent une vigilance de tous les instants. Les douze équipages encore situés au sud de l’Irlande et menés par Prisme (131), vont devoir composer avec ces conditions de navigation encore une bonne partie de la nuit, avant de retrouver des vitesses de vent et d’allure plus convenables et d’entamer à leur tour la traversée retour de la Mer Celtique.

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Normandy Channel Race. Une météo propice aux rebondissements

La première moitié de la flotte de la CIC Normandy Channel Race a maintenant enroulé le phare du Fastnet et fait route retour cap sur les Îles Scilly puis la marque de parcours de Guernesey. Cette édition 2021 qui jusqu’à présent se déroulait à haute vitesse, frisant parfois les 20 nœuds, a connu aujourd’hui un bel arrêt buffet. La dépression orageuse positionnée sur l’ensemble de la Mer Celtique a considérablement fait baisser les moyennes de l’ensemble des Class40, descendant parfois non loin des 3 nœuds de vitesse. Plus regroupés que jamais, les leaders devraient être les premiers à retrouver un flux de sud-ouest plus conséquent de 15-20 nœuds en tout début de soirée. Une opportunité de plus pour le top 5 de s’échapper encore d’avantage sur leurs poursuivants.

Chacun, dans ces vents faibles, est à l’affut de la moindre risée et suit avec attention ses adversaires pour tenter de grappiller le moindre mille et ainsi toucher en premier les nouveaux vents qui les pousseront vers les Scilly, îles tant attendues à l’entrée de la Manche, synonyme de dernière ligne droite et retour à la maison. A ce petit jeu, Redman (161) qui avait enroulé le phare sud-ouest irlandais en tête, perd provisoirement sa position de leader à l’avantage de Project Rescue Ocean (162). Mais clairement rien n’est joué d’avance tant ces deux là et Crédit Mutuel (158) se tiennent dans un mouchoir de poche d’un petit mille nautique. Et que dire de Lamotte Module Création (153) et Banque du Léman (159) en embuscade juste derrière et respectivement à cinq et huit milles nautiques du trio de tête. Ian Lipinski à la vacation de ce midi a parfaitement résumé l’affaire : « Ce n’est pas le premier regroupement et ce n’est sans doute pas le dernier, la météo est propice aux rebondissements. La course va certainement se jouer dans la dernière ligne droite entre Guernesey et Ouistreham… ». Ce groupe de cinq est attendu ce soir vers 22h aux îles Scilly.

Loin de favoriser le repos, ces petits airs demandent une vigilance de tous les instants. Les douze équipages encore situés au sud de l’Irlande et menés par Prisme (131), vont devoir composer avec ces conditions de navigation encore une bonne partie de la nuit, avant de retrouver des vitesses de vent et d’allure plus convenables et d’entamer à leur tour la traversée retour de la Mer Celtique.

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Ocean Race Europe. Victoire de Corum L’Epargne sur la première étape

L’IMOCA Corum L’Epargne skippé par Nicolas Troussel, Sébastien Josse, Marie Riou et Benjamin Schwartz s’est imposé dans la dernière ligne droite sur cette première étape Lorient Cascais après une belle remontée sur cette dernière journée de course. Il devance 11th Hour Racing Team. En VO65 The Austrian Ocean Race Project s’impose devant Ambersail.

C’est Corum à Nicolas Troussel qui est venu rafler la mise, au nez et à la barbe des deux grands animateurs de la régate, 11th hour Racing et LinkedOut. Un coup de mistoufle, comme appellent les marins des conditions illisibles sur l’eau, dans un faible souffle d’air irrégulier en force comme en direction, où le bon choix de plan d’eau relève d’un véritable coup de poker, aura décidé de la régate. A noter la collision entre AmberSail 2 et 11thHourTeam heureusement sans dégâts majeurs.

OOOOH… NO ! 128561;

Les concurrents sont au contact… un peu trop sur ces images où AmberSail 2 et @11thHourTeam se touchent. Pas de dégâts majeurs, et aucun blessé. Nous en serons plus lorsque les bateaux seront arrivés. pic.twitter.com/lpfryRNbE6

— The Ocean Race FR 127467;127479; (@theoceanraceFR) 2 juin 2021

LinkedOut accéléré par Advens, son équipage composé de Thomas Ruyant, Morgan Lagravière, Clarisse Crémer, Laurent Bourguès et Quentin Ponroy peuvent pourtant se réjouir d’une régate maitrisée, tant sur le plan vitesse que tactique, et réussie à 99%… Manque le petit supplément de chance qui aurait fait de ces 1 400 milles de régate océanique au contact, un succès à part entière. « Ce n’est que partie remise » promet Ruyant.

Thomas Ruyant :
« Il va falloir que la chance joue un peu en notre faveur. On a été devant tout le temps, et le final est donc quelque peu décevant. Mais on ne peut que se satisfaire de l’ensemble de l’épreuve que l’on a animé quasiment de bout en bout. Le bateau, l’équipage et notre stratégie générale sont autant de satisfactions. Les conditions, sauf sur les tout derniers milles, étaient sympas, et propices à la performance. On a tenu des moyennes de 26 à 27 noeuds pendant des heures, avec des pointes à 36 noeuds. La bagarre avec 11th hour, de nuit, quasiment bord à bord à plus de 26 noeuds a été épique. Notre stratégie de route sur la fin, depuis le way point, a été conditionnée par ce front qui n’avançait pas et dans lequel nous venions buter. Cela a favorisé le retour de nos adversaires par l’arrière. On a eu jusqu’à 66 milles d’avance sur Corum après le waypoint. Mais ils ont pu terminer sur un bord tandis que nous multiplions les empannages. La fin était imprévisible. Un peu la roulette russe. On retiendra l’énorme plaisir de naviguer, ensemble, dans une super ambiance, sur un bateau magnifique et performant. On sait que la victoire nous tend les bras et on ne lâchera rien. »

Classement IMOCA après une manche :

CORUM L’ Épargne : 5 points

11th Hour Racing Team : 4 pts

LinkedOut : 3 pts

Offshore Team Germany : 2 pts

Bureau Vallée : 1 pt

Classement VO65 :

1- The Austrian Ocean Race Project (13h47 et 41s)

2- Ambersail 2 (13h47 et 47)

3- Team Childhood (13h48 et 02s)

4- Sailing Poland (13h49 et 00s)

5- Akzonobel Ocean Racing (13h50 et 33s)

6- Viva Mexico (13h51 et 53s)

7- Mirpuri Foundation Racing Team (13h53et 52s)

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Au large de Saint-Tropez : bon départ pour la flotte des solos et des doubles

La course « Au Large de Saint-Tropez » est partie ce mercredi 2 juin 2021 avec un vent d’est de 6/8 nœuds, et trente-deux voiliers répartis en deux groupes.

En lice, beaucoup de navigateurs amateurs, des habitués de courses transatlantiques, des champions en IRC et quelques marins professionnels comme Kito de Pavant ou encore le jeune espoir Robin Follin… vont se mesurer sur un parcours de 400 Nautiques (Saint-Tropez-Tour de Corse par Bonifacio et retour).
Rien n’est joué d’avance dans une épreuve au large et au regard des conditions météorologiques de ces prochains jours qui annoncent un petit temps, chacun devra faire preuve de stratégie tant pour compenser son rating que pour optimiser sa navigation.
Après le report et l’annulation de plusieurs courses, cette première épreuve de l’année pour la Société Nautique de Saint-Tropez – la première de la région- permet enfin aux concurrents de retrouver leurs marques et de s’entrainer en compétition.
Pour ceux qui restent à quai, les balises embarquées à bord permettent de suivre la course en direct sur le lien suivant : http://yb.tl/les400_2021
Entrevues sur le ponton avant le départ au 2 juin 2021
Frédéric Ponsenard sur COCO (Dehler 30 OD)
4ème participation Pour plus de solos !
« Les raisons de ma participation c’est d’abord et avant tout de se retrouver tous ensemble à naviguer (bonheur décuplé par cette sortie de crise)Pour les projets, personnellement, c’est la transquadra en solo (cinquième participation) dont je prendrai le départ cette année de Lorient, par manque de concurrents en Méditerranée … Je participe avec un nouveau voilier que j’ai adapté au niveau de la voilure pour les alizés (il va participer à la prochaine Transquadra).
Même si mon bateau a un rating élevé, je le trouve beau et agréable à naviguer.
La course Au Large de Saint-Tropez est l’une des rares où l’on voit pas mal de solos ! ça fait plaisir. Habituellement la classe des solos est faible en Méditerranée, c’est dommage, il en faudrait plus qui participent aux courses !
La fragilité du navigateur en solitaire fait que les liens se resserrent entre nous. On se contacte pour évoquer nos expériences, se donner des infos …
Il y a une telle ambiance entre nous sur les pontons, c’est sympa, on se retrouve entre potes Humainement, c’est plus chaleureux. »

Kito de Pavant et Gwenaël Gbick sur HBF REFOREST ACTION (Tizh 40)
Petit déjeuner copieux ce matin avec Gwen avec les yeux rivés sur les derniers fichiers météo reçus . La zone de pluie s’éloigne dans l’est et nous laisse espérer un départ au sec…
Et avec un peu de vent ,5 /10 noeuds de Nord-Est, voir plus pour les plus optimistes…Une fois dégagés de la baie de St Tropez nous devrions accélérer en direction des bouches de Bonifacio où nous attend un flux d’Est soutenu.
Mais la 1ere nuit va être compliquée avec une zone de devent liée aux montagnes corses. Cette zone est plus ou moins étendue selon le timing et des écarts importants pourraient se créer dès cette 1ere difficulté.
Après le passage des bouches, il va falloir accrocher le wagon de vent de Sud qui pourrait nous amener rapidement au Cap Corse si les cheminots ne se mettent pas en grève.
Une fois le rocher de la Giraglia passé
On pourra compter du du vent de Nord est irrégulier jusqu’à St Tropez
Ça c’est la théorie…
On vous racontera la version officielle au fur et à mesure

Ludovic Gérard sur SOLENN FOR PURE OCEAN (JPK10.80)
Préserver les océans !
« Habitué de faire les courses en double, je me teste pour la première fois en solitaire. Je prépare la Transat Cap Martinique et ainsi cette épreuve me permettra de me qualifier et de voir si je peux la faire en solo… Depuis deux ans, je cours pour la Fondation Pure Océan pour promouvoir la préservation des océans. Nous sommes plusieurs coureurs à soutenir l’association et à en être les ambassadeurs. L’objectif étant bien entendu de lever des fonds et de trouver des mécènes pour cette cause.
Une campagne de distribution de sacs « la goutte bleue » est en cours tout le mois de juin. Ce sac permet de ramasser les déchets dans la nature, la plage et en mer.

Eric Merlier sur TELEMAQUE 3 (JPK 10.30)
A participé à toutes les éditions en solo depuis 2016Vainqueur de l’édition 2018 en solo
« Enfin on va re naviguer ! courir avec les copains, se faire plaisir. C’est la plus belle course, la plus sympa et en même temps la plus dure ! Le parcours Saint-Tropez- Tour de Corse- Saint-Tropez est à la fois magique et compliqué mais on vient pour ça : se faire plaisir et se faire mal. Cette année, le report de la course de trois mois va changer la donne. La course devrait être plus facile car les journées sont rallongées et il fait beaucoup moins froid par rapport au mois de mars. Déjà qu’habituellement, la course n’est jamais la même chaque année mais cette année, ce sera encore différents avec les conditions.
Il y a un niveau de folie à cette épreuve, une course à rebondissement où tout le monde est potentiellement un adversaire dangereux »

Facebook de l’épreuve : https://www.facebook.com/AuLargedeSaintTropez
Lien du tracking de la course : http://yb.tl/les400_2021

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Corum l'Epargne s'impose à Cascais sur l'act 1 de The Ocean Race Europe, Nicolas Troussel : "on s’est bagarré jusqu’au bout"

 

Nicolas Troussel, Sébastien Josse, Marie Riou et Benjamin Schwartz ont effectué une belle remontée sur cette dernière journée de course de The Ocean Race Europe pour finalement franchir la ligne d’arrivée en première position à Cascais, juste devant 11th Hour Racing Team. LinkedOut complète le podium. Les marins racontent à quai.

 

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Crédit : Sailing Energy

Nicolas Troussel - skipper de CORUM L'Epargne : "on s’est bagarré jusqu’au bout"

"On savait que c'était possible de revenir sur les premiers et on l’a fait. C’est une course intense mais il y a eu beaucoup de différences de vitesse entre les bateaux selon les allures et on savait que tout pouvait se jouer ici comme tout pourrait se jouer à Alicante, à la prochaine étape, ou à Gênes, à l’arrivée. On est très content de cette victoire, on s’est bagarré jusqu’au bout et le final était vraiment magique pour nous. Cela s’est joué sur la dernière risée. Les VO65 ont joué avec 11th Hour et nous en avons profité pour glisser et faire le tour. C’est assez rare cette situation où on rattrape le front et on reste avec lui. On ne savait pas trop comment toiler le bateau ni comment ça allait se passer. On a encore fait des accès de vitesse. Ce sont des moments où on apprend plein de choses. On a passé pas mal de temps à côté de Bureau Vallée. Le bateau a un grand cockpit et l’intérieur est grand aussi donc on vit bien à quatre. Le bateau a été remis à l’eau il n’y pas longtemps, c’est l’occasion de remercier toute l’équipe de CORUM Sailing pour le travail réalisé."

 

Thomas Ruyant, skipper de LinkedOut : "Un petit peu déçu de l’arrivée"

"C’était un belle première étape de The Ocean Race Europe ! On a pris beaucoup de plaisir. Je continue à découvrir mon bateau et ça c’est super, notamment en prévision de la suite de la saison. Super étape avec plein de conditions différentes et des retournements de situation en fin de parcours, comme on aime en IMOCA. Un petit peu déçu de l’arrivée quand même, on aurait aimé mieux finir mais c’est comme ça. On a avancé avec un front qui était compliqué à passer et on a avancé avec lui. Nous avons été les premiers à buter dans ce front et ça a recollé par derrière. Un nouveau départ avec un peu de mistoufle à la fin… une arrivée à suspense quoi. C’est un vrai régal ces régates en équipage au contact, c’est un super format. On manœuvre vite. On va aussi plus vite avec des bonnes moyennes. J’ai découvert aussi Morgan au large (Lagravière, son équipier pour la Transat Jacques Vabre cet automne). Avec Clarisse, Quentin et Laurent, ça fait un équipage qui tourne bien, qui tourne fort et ça promet pour la suite des étapes. On finit troisièmes et ça donne une bonne marge de progression pour la suite, c’est parfait. Oui, on a fait des grosses moyennes de vitesse comme ça au portant VMG et on en a fait rarement. Là, c’était propice en arrière du front sur mer plate. C’était un pur plaisir. On a des bateaux qui savent aller à mac 12 et c’est ce qu’on a essayé de faire."

 

Pascal Bidégorry, équipier de 11th Hour Racing : "La régate nous a manqué !"

 "On peut être super contents. Bon, l’arrivée ici, c’est toujours particulier. Les arrivées à Lisbonne, c’est souvent pas bien d’être en tête… On se fait doubler la politesse à quelques mètres de la ligne. Sinon, je trouve qu’on a super bien navigué. En performance, le bateau va très bien et au portant, je me suis vraiment régalé. On a appuyé sur le champignon. On a fait des pointes de multicoques en IMOCA… un peu comme des brutes épaisses et c’était super sympa. Quand tu fais un quart d’heure à plus de 30 nœuds avec un IMOCA, c’est top, je n’avais jamais fait ça jusqu’à maintenant. La bataille avec les champions de LinkedOut était intense. Moi je ne pensais pas qu’on irait si bien. On a trouvé encore des trucs avec les foils dans le petit temps, c’est plutôt sympathique. La régate nous a manqué ! Ça faisait du bien !"

 

Benjamin Dutreux, équipier de Offshore Team Germany : "C'était assez serré"

"ça s'est super bien passé, on s'est bien battu avec nos armes. Le début au portant était vraiment chouette, c'était assez serré et les foilers n'avaient pas encore assez de vent pour pouvoir décoller donc il y avait du beau match. Forcément, on s'est fait décoller après donc c'était un peu plus dur mais on n'a rien lâché jusqu'au bout. On a appris à se connaître et à mélanger nos cultures. nous sommes très différents dans nos manières de naviguer. Ce finish, c'était la cerise sur le gateau, on s'est vraiment éclaté."

 

Louis Burton, skipper de Bureau Vallée : "Une régate très intense"

 "Nous sommes partis de Saint-Malo la veille du départ de The Ocean Race Europe à Lorient. C'était pas sur d'être au départ, ça a été un vrai combat de toute l'équipe. Un grand merci à nos partenaires et au team. A bord, c'est un vrai travail d'équipe, une régate très intense où on a pris le temps de découvrir le bateau. C'est très agréable de pouvoir aller se reposer en sachant qu'il y a du monde sur le ponton et aussi, d'avoir des gens avec qui raconter des bétises et rigoler."

 

CLASSEMENT (provisoire) étape 1 

Classement IMOCA (heure locale) 

1 Corum L’Epargne à 13h46'57'' 

2 - 11TH Hour Racing Team à 13h48'20'' 

3- LinkedOut à 13h50'09'' 

4- Offshore Team Germany à 13h50'14'' 

5- Bureau Vallée à 14h02'15'' 

Classement VO65 (heure locale) 

1-The Austrian Ocean Race Project à 13h47'41'' 

2-Ambersail 2 à 13h47'47'' 

3- Team Childhood 1 à 13h48'02'' 

4 - Sailing Poland à 13h49'00'' 

5- Akzonobel Ocean Racing à 13h50'33'' 

6 - Viva Mexico à 13h51'53'' 

7 Mirpuri Foundation Racing Team à 13h53''52' 

Source : Imoca

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17ème Trophée Marie-Agnès Péron, 73 Mini s'élanceront de Douarnenez jeudi pour 220 milles en solitaire

Ils seront 73 Ministes au départ du Trophe MAP à Douarnenez. Ils s'élanceront jeudi à 9h. Au programme, 220 milles en solitaire, aller-retour de Douarnenez aux Birvideaux en Bretagne sud. 

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Crédit : S.Jourdan/Winches Club

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Pierre Le Roy au départ avec son 1019Chez les séries, on retrouve Léo Debiesse sur le 966 – Les Alphas, Basile Bourgnon sur le 975 – Edenred, Jean-Marie Jézéquel sur le 951 – Branchet/KPL, Hugo Picard le dernier vainqueur du Trophée sur le 1014 -SVBTeam et Hugo Dhallenne, sur le 979 – YC de St Lunaire qui a remporté les trois courses atlantiques de cette année.  Chez les prototypes, Sébastien Pebelier, sur les podiums de la dernière Select et Mini en Mai, mènera de nouveau le 787-DECOSAIL et Irina Gracheva retrouve le 800, très motivée après de longues réparation sur sa quille. Il y aura aussi Victor Turpin sur le 850-Pays d’Iroise. Le grand favori des prototypes est Pierre Le Roy sur le 1019 – BIG BOUNCE qui a remporté La Plastimo Lorient cette année. Les inscrits ici : https://www.classemini.com/course-fr-trophee-marie-agnes-peron-2021-1.htmlSource : Trophée MAP 
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Isabelle Joschke reprend la mer après son Vendée Globe : "Une reprise en douceur et en équipage"

 

Depuis lundi, Isabelle Joschke goûte aux sensations de la navigation en IMOCA. Avant de retrouver son co-skipper Fabien Delahaye à partir de la semaine prochaine, de retour de La Transat en Double (Figaro), la skipper s'entraîne en équipage, en embarquant une partie du team technique MACSF.


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Crédit : MACSF

Isabelle Joschke : "une reprise plaisir"

"C'est hyper chouette de retrouver la navigation en équipage. Depuis le retour du Vendée Globe, nous avons eu du changement dans l'équipe. Ces sorties en mer nous permettent de nous retrouver et d'intégrer les nouveaux venus. C'est vraiment une reprise plaisir, en douceur, dans des conditions météo plutôt calmes. Pour moi, c'est parfait !"

Source : MACSF 

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Un petit tour à Tarente, ça vous botte ?

Les huit protagonistes de SailGP reprennent leur envol avec le Italy Sail Grand Prix I Tarento, deuxième épreuve de la saison qui se déroulera à Tarente les 5 et 6 juin prochains. Des retrouvailles très attendues après un lancement de saison spectaculaire aux Bermudes qui a vu les Français monter sur la 3e marche du podium.

Dans le creux de la botte transalpine s’ouvre un grand golfe aux eaux cristallines : le golfe de Taranto, aux confins de la mer Ionienne. C’est ici qu’ont rendez-vous les huit F50 de SailGP les 5 et 6 juin prochain, pour le Grand Prix d’Italie, deuxième épreuve de ce nouveau cycle.

L’ouverture aux Bermudes fin avril a donné le ton pour cette saison 2021. Avec désormais 8 bateaux bataillant sur le plan d’eau – contre 6 en 2019 -, les départs en flotte deviennent plus électriques, les croisements plus chauds, les rebondissements plus nombreux et le spectacle plus haletant que jamais. La finale à trois qui remet les compteurs à zéro pour la victoire et le podium ajoute encore une dose de suspense. Plus aboutis et dotés d’une nouvelle aile rigide escamotable contrôlée hydrauliquement, les F50 ont aussi battu des records de vitesse, les Britanniques ayant atteint la barre des 51,2 nœuds.

Des régates très ouvertes, une belle entame des tricolores
Au-delà de ces vitesses qui semblaient inatteignables en bateau à voile quelques années auparavant, il y a la régate. Et le premier acte a prouvé que le jeu était très ouvert. Vainqueurs aux Bermudes, les Anglais menés par le multiple champion Sir Ben Ainslie n’ont remporté qu’une seule des cinq régates en flotte avant de rafler la mise en finale. Les Australiens de Tom Slingsby, déjà dominateurs sur la saison 1, ont été les meilleurs comptablement, mais terminent sur la deuxième marche. Les Espagnols, nouveaux venus cette saison, ont montré un très fort potentiel. Dans le haut du tableau, on attendait les Néo-zélandais récents vainqueurs de l’America’s Cup, nouveaux entrant eux-aussi. Mais les prodiges Peter Burling et Blair Tuke n’ont pas réussi à faire mieux que 5e. Quant aux Japonais et aux Américains, une collision a mis fin à leurs ambitions.

L’excellente surprise est venue du team tricolore de Billy Besson. Peu confiants avant de débuter car en mal de navigation à bord de leur bateau, ils ont exécuté des régates propres et solides, leur permettant de se hisser en finale pour prendre la 3e place. Ce qui a bien marché ? « C’est un tout, répond le barreur Billy Besson. On a eu des conditions assez dures avec du vent et on a vu que cela pouvait devenir dangereux avec deux équipes en plus sur l’eau. Notre stratégie était donc de rester concentrés… sur nous-mêmes. On a fait notre régate. Et puis un des points-clefs est que nous avons été capables de réaliser des « air race » soit la totalité de la régate en vol, ce que l’on n’avait jamais réussi à faire auparavant… »

Quelques changements au sein des équipages

Le Grand Prix d’Italie qui inaugure 5 mois de compétitions en Europe est donc particulièrement attendu. Anglais, Américains, Australiens, Danois, Espagnols, Français, Japonais, et Néo-zélandais n’auront que quelques heures d’entraînement avant de renouer avec la compétition et les vitesses supersoniques de leur monotype. Six régates sont au programme samedi et dimanche après-midi, les cinq premières en flotte avant la finale à trois.

SailGP, c’est un plateau international inégalé, réunissant les meilleurs régatiers de la planète : 80 titres de champions du monde et 14 médaillés olympiques, dont certains sont dans la dernière ligne droite avant les épreuves de voile des JO de Tokyo qui débutent le 26 juillet. Ils laissent donc provisoirement SailGP pour partir à la conquête de leur rêve olympique. C’est le cas de Jason Waterhouse, contrôleur de vol sur le bateau australien, remplacé par Ed Powys. Déjà médaillé d’argent à Rio, Waterhouse représentera à nouveau son pays en Nacra17. Les Néo-zélandais Peter Burling et Blair Tuke qui iront chercher leur deuxième médaille d’or olympique en 49er, cèdent leur place respectivement à Arnaud Psarofaghis, spécialiste suisse des engins volant et à Jason Saunders (NZL) qui a disputé les JO en 470 et Nacra17. Retenu par d’autres engagements, Ben Ainslie sera remplacé à la barre par le médaillé olympique et double champion du monde de Moth à foil Paul Goodison.

Ces changements auront certainement un impact important sur le déroulement de ce deuxième acte. A moins que ce ne soit la météo qui pour l’instant annonce des vents faibles.

Les Français veulent rester consciencieux et garder la tête froide

Côté français, pas de modification concernant la composition du bord *. L’équipe est arrivée en Italie hier. Place à 24 heures de quarantaine, le temps de recevoir le résultat de leur test PCR sur place, ils entreront dans leur bulle – au sens propre et figuré- . « Notre leitmotiv, notre objectif, est toujours le même : rester concentrés sur nous, sur notre bateau. Dans les autres teams, certains vont certainement commencer à s’énerver comme les Américains ou les Japonais qui ont une revanche à prendre. Il y a de la place pour tout le monde dans ces régates, tout le monde a envie de gagner et cela se joue à rien. Il n’y a que des champions sur la ligne de départ ! En fait, il faut vraiment être fort sur les bases à commencer par prendre de bons départs. Parce que passer en tête la première marque de reaching, ça simplifie quand même pas mal les choses ! Il ne faut surtout pas que nous nous enflammions ou que nous prenions pour acquis l’étape des Bermudes. On n’est pas encore dans la maîtrise totale. On a pour ambition de monter en gamme au fur et à mesure » poursuit Billy.

Du sport, mais pas que…

SailGP, c’est du sport à l’état pur. Mais pas seulement. Avec Race for the Future, le circuit s’est engagé dans une vaste entreprise de développement pour l’environnement, la mixité et la jeunesse. Ces trois piliers sont fondés sur une liste d’actions concrètes que l’organisation et les équipes se sont engagées à réaliser. Opérer la transition vers une énergie propre d’ici 2025, multiplier les actions en faveur de l’environnement à l’échelle globale mais aussi locale sur le site des épreuves, inclure des athlètes féminines au sein des équipes et sensibiliser les jeunes régatiers. Dans cet esprit, une stratégie spécifique est déployée à Tarente. Des mesures concrètes sont adoptées par toutes les équipes autour de leur présence à Tarente pour réduire de manière significative leur impact. Sur l’eau une opération de surveillance des mammifères marins est mise en place pour observer, surveiller et protéger leur présence éventuelle sur la zone de course. Au niveau des sites techniques et sportifs, tous les générateurs seront alimentés par HVO (huile végétale hydrotraitée) qui émet 90% de carbone en moins qu’un carburant standard. Des générateurs hybrides seront également alimentés en partie par des panneaux solaires sur site. Enfin, plus largement, SailGP s’est associé à l’université de Bari et à l’institut italien de recherche marine pour planter des peupliers dans une zone proche du lagon. En effet, des années de déversement illégal de déchets par des processus industriels locaux ont entraîné une pollution importante du sol et des cours d’eau dans les terres entourant la lagune de Mar Piccolo à Tarente. La plantation de ces arbres aidera à absorber les toxines présentes dans le sol et les eaux souterraines en protégeant le milieu marin. Les arbres capteront également le dioxyde de carbone contribuant à la lutte contre le changement climatique.

Rappel du classement général provisoire après le Grand Prix des Bermudes :

Great Britain / Ben Ainslie / 10 points Australie / Tom Slingsby / 9 points France / Billy Besson / 8 points Espagne / Phil Robertson / 7 points Nouvelle-Zélande / Peter Burling / 6 points Danemark / Nicolai Sehested / 5 points Japon / Nathan Outteridge / 4 points Etats-Unis / Jimmy Spithill / 3 points

Athlètes équipe navigante :

Billy Besson / barreur François Morvan / contrôleur de vol Leigh McMillan / régleur d’aile Olivier Herledant / wincheur Matthieu Vandame / wincheur Timothé Lapauw / wincheur

Athlètes sélection féminine :

Hélène Noesmoen Amélie Riou

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Le Mercato : Nouveaux bateaux pour Maxime Sorel et Kevin Escoffier

Vous avez une info pour la rubrique #MERCATO ? Envoyez-nous un Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ! La première parution est gratuite. La suivante coûte 50 € HT.

 

NOMINATIONS & DÉPARTS

JEANNE GRÉGOIRE a pris au 1er juin la direction du pôle Finistère course au large de Port-la-Forêt, succédant à Christian Le Pape, qui a pris ses congés avant son départ officiel à la retraite au 1er septembre.

GWEN GBICK sera le co-skipper de Kito de Pavant à bord de son Class40 HBF-Reforest’Action lors de la prochaine Transat Jacques Vabre.  

MANU COUSIN et ALEXIA BARRIER feront quant à eux équipe sur cette même Transat Jacques Vabre à bord de l’Imoca Groupe Setin 4myplanet, avec lequel le premier a pris la 23e place du Vendée Globe.

DAVID SINEAU, team manager d’Initiatives Coeur, rejoint Aurélien Ducroz en tant que co-skipper sur l’intégralité de la saison (dont la Transat Jacques Vabre) à bord du nouveau Class40 Crosscall, mis à l’eau début juin.

PIERRE MASSÉ a été nommé directeur général de Harken France.

 

JOBS & RECRUTEMENTS

TIP & SHAFT recrute un chef de projet (H/F) contenu et marketing digital pour l’accompagner dans ses prochains développements ; poste basé à Lorient-La Base, à pourvoir immédiatement.

MERCONCEPT Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. un responsable technique (H/F) – formation ingénieur/technicien supérieur – pour ses projets de course au large, ainsi qu’un chef de projet technique (H/F) pour ses projets de diversification (transport maritime, one off…) ; postes à pourvoir immédiatement, basés à Concarneau.

DISOBEY recrute un-e community/content manager course au large ; poste en CDD ou CDI à pourvoir dès que possible, basé à Nantes, avec déplacements.

L’AGENCE KAORI recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; poste en CDD de 3 à 6 mois, à pourvoir dès le 1er juin, basé à proximité de Brest.

PIP HARE recherche un préparateur (H/F) ayant une expérience dans les systèmes embarqués pour rejoindre son équipe Imoca ; poste basé à Poole (Grande-Bretagne).

GRAND LARGE YACHTING MÉDITERRANÉE cherche un-e ingénieur-e mécanique au sein de son bureau d’études ; poste en CDI à pourvoir immédiatement, basé à La Grande Motte.

AVEL ROBOTICS Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. un-e technicien-ne en composites, fabrication manuelle et par machine A.F.P, et un-e ingénieur-e conception, mise en production matériaux composites ; postes en CDI à pourvoir immédiatement, basés à Lorient.

MULTIPLAST recherche un chef d’équipe composite (F/H), poste en CDI à pourvoir à partir du 1er juillet ou du 1er septembre 2021, et un opérateur prototypiste polyvalent (F/H), poste en CDD de minimum 3 mois, tous les deux basés à Vannes.

OCEAN DATA SYSTEM recherche un ingénieur/développeur (H/F) de systèmes embarqués ; poste en CDI à pourvoir immédiatement, basé à Lorient.

ENTOURAGE, qui développe notamment le programme LinkedOut, dont Thomas Ruyant porte les couleurs en Imoca, recherche un-e chief product officer/social tech ; poste en CDI, basé à Paris.

 

STAGES

MERCONCEPT recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour ses projets de courses au large ; stage idéalement de 6 mois à pourvoir immédiatement, basé à Concarneau.

 

OFFRES DE SERVICES

PIERRE-ÉDOUARD REGAUD propose pour les passionnés ou comme outil de communication le MIMOCA 120, modèle réduit d’un Imoca à foils personnalisable, pensé pour naviguer en mer, entièrement construit à la main en fibre de carbone et démontable.

THIERRY LAVAT, comédien et metteur en scène, propose de présenter partout en France son adaptation théâtrale de La Longue Route, le célèbre récit de Bernard Moitessier.

 

ANNONCES & PARTENARIATS

POS. REPORT, le podcast hebdomadaire de Tip & Shaft consacré à la voile de compétition, reçoit pour son 31e épisode Jeanne Grégoire, nouvelle directrice du pôle Finistère course au large de Port-la-Forêt, et le spécialiste du routage Christian Dumard, pour faire le bilan de la Transat en double Concarneau-Saint-Barthélémy ; un épisode à écouter sur notre site.

MAXIME SOREL a annoncé lundi repartir sur une campagne de Vendée Globe avec V and B, la Mayenne, et un nouveau partenaire, la chocolaterie Monbana, dont l’arrivée a permis de lancer la construction d’un nouveau bateau, sistership d’Apivia, dont la construction a démarré au chantier Multiplast sous la maîtrise d’œuvre MerConcept. Dimanche, c’est KEVIN ESCOFFIER qui avait annoncé reprendre la construction d’un autre plan Verdier, dont la construction chez Carrington Boats pour le projet Switchback avait été suspendue, PRB espérant annoncer prochainement un co-partenaire.

LE GITANA TEAM a dévoilé ce vendredi son programme de l’année sur le Maxi Edmond de Rothschild (remis à l’eau le 7 juin), avec le Fastnet, la Transat Jacques Vabre, mais également une nouvelle tentative de Trophée Jules Verne (début de stand-by vers le 20 décembre).

GRAND PAVOIS ORGANISATION a annoncé que la deuxième édition du Défi Atlantique, course retour de la Route du Rhum en Class40, s’élancerait le 1er avril 2023 de Guadeloupe à destination de La Rochelle, via une escale à Horta (Açores).

LE TOUR VOILE 2021 comptera finalement une escale de moins, celle de La Baule ayant été supprimée, ont annoncé vendredi les organisateurs.

LE GC32 RACING TOUR a dévoilé les équipes qui participeront à la saison 2021 qui débute fin juin à Lagos (Portugal) : Zoulou, Alinghi, Red Bull Racing Team, Black Star Sailing Team, Team Rockwool Racing et Swiss Foiling Academy. D’autres pourraient rejoindre le circuit en cours de saison.

EARTHSENSE a signé un partenariat avec The Mirpuri Foundation Racing Team dont le VO65 mené par Yoann Richomme sera équipé pendant The Ocean Race Europe de capteurs destinés à mesurer les niveaux de pollution à terre et en mer.

LE GROUPE ÉOLANE est pour quatre ans le nouveau partenaire scientifique et sponsor du projet océanographique de Fabrice Amedeo.

HELLY HANSEN s’est engagé en tant que fournisseur officiel de la CIC Normandy Channel Race.

MUSTO est devenu partenaire officiel vêtements d’Erwan Le Roux jusqu’à la prochaine Route du Rhum en Ocean Fifty.

B&G a rejoint 11th Hour Racing Team en tant que fournisseur officiel d’électronique, tandis que la marque de lampes torches et d’éclairage EXPOSURE OLAS équipera également l’équipe américaine.

PETERS & MAY s’est réengagé comme partenaire des 52 Super Series, mais aussi de l’ARC Rally, de la Cape2Rio 2023 et de la Beneteau Cup.

LES 52 SUPER SERIES 2021 ne débuteront pas en juillet, la Royal Cup de Valence prévue du 13 au 17 juillet, ayant été annulée.

LE CHAMPIONNAT D’EUROPE IRC, qui devait avoir lieu à Hyères du 22 au 27 juin, a été reporté à l’automne prochain, les dates seront communiquées ultérieurement.

L’ASSOCIATION LOKOMO organise le 3 juin à la Colloc de Lorient Un océan à partager/protéger, rencontre-débat qui réunira différents acteurs, notamment du transport maritime et de la course au large.

 

LANCEMENTS

WORLD SAILING a ouvert les candidatures pour celles et ceux qui souhaitent se présenter à l’élection de la commission des athlètes dont 5 membres seront renouvelés. Les candidatures sont à envoyer avant le 20 juin.

 

En partenariat avec   Altaide Recrutement

Photo : Jean-Marie Liot/Alea

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