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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Quand il est urgent de ralentir

Les leaders poussent fort pour faire de la route vers Le Cap, mais ils naviguent en direction d’un trou noir de vents légers qui aura peut être le dernier mot… Cette deuxième étape de The Ocean Race entre le Cap-Vert et l’Afrique du Sud est longue, épuisante mais aussi passionnante. Et le scénario de la dernière partie ne risque pas de nous décevoir avec les cinq IMOCA aux portes du Grand Sud et prêts pour une dernière bataille haletante jusqu’à Cape Town.

Cependant, le parcours est loin d’être simple. Les bateaux vont devoir naviguer très au Sud, dans l’océan Austral, pour contourner l’anticyclone de Sainte-Hélène avant de remonter jusqu’à l’arrivée, où une zone de vents faibles devrait bloquer leur route vers Table Bay.

Avec encore 1800 milles à parcourir, Kevin Escoffier, skipper de Holcim-PRB, actuellement à seulement quatre milles du nouveau leader Team Malizia, déclare dans une interview à l’IMOCA que rien n’est joué et qu’un regroupement de la flotte est fort probable à l’arrivée.

« La dernière partie de cette étape ne sera pas facile », déclare le Malouin, positionné à peu près à équidistance entre Buenos Aires et Cape Town. « La nuit dernière, nous avons eu un front froid et nous allons en avoir un autre ce soir. Ce front – basse pression – nous amènera à la limite sud du parcours, à la limite des glaces, où nous ne pouvons pas aller plus au sud. »

« Ensuite, lorsque nous serons le long de la limite des glaces, nous attendrons une troisième dépression qui nous amènera vers le Nord-Est, vers Cape Town », ajoute-t-il. « Mais, mais, mais… ce n’est pas fini car, avant d’arriver à Cape Town, une bulle sans vent se formera. Cela signifie que la veille de l’arrivée, toute la flotte pourrait se rassembler pour vous offrir une superbe arrivée, enfin pas pour nous ! Nous n’aimons pas vraiment cela mais l’arrivée pourrait être serrée avec tous les bateaux réunis sous Table Mountain. »

Christian Dumard, consultant météo de la course, indique que la dorsale avant l’arrivée pourrait donner à l’équipage de Guyot Environnement-Team Europe une chance de se rattraper. L’équipe skippée sur cette étape par l’Allemand Robert Stanjek, est actuellement cinquième, à 245 milles de la tête de flotte. « Le vent va d’abord revenir par l’ouest, ce qui est une bonne chose pour Guyot environnement-Team Europe. Aussi, ils devraient pouvoir recoller aux premiers bateaux », résume-t-il.

Malgré ce qu’annonce Kevin, Christian Dumard n’est pas sûr qu’il sera nécessaire de descendre à 45S, à la limite nord de la zone d’exclusion des glaces. « Il est difficile de savoir ce que les équipes vont décider de faire car il y a aujourd’hui plusieurs routages, tous différents, qui les font arriver à Cape Town plus ou moins en même temps. » explique-t-il. « En effet, certains d’entre eux passent très près de la limite des glaces. Il se pourrait qu’un ou deux bateaux prennent le risque de s’y aventurer, mais il est difficile de savoir ce qu’ils vont faire. Si j’étais sur le bateau, je ne pense pas que je le ferai, mais certains essayeront peur-être ! »

Christian Dumard indique que, dans l’intervalle, les équipages continueront à naviguer vers le sud et l’est sur un flux de nord-ouest et d’ouest, mais les conditions de vent vont progressivement s’atténuer. « Le vent va diminuer. Aussi, ils ne vont pas aller à Cape Town à la vitesse actuelle (15-20 nœuds) – ils ralentiront probablement d’ici deux jours. Le front va devenir de moins en moins actif en se rapprochant de l’Afrique du Sud, avec de moins en moins de vent. Il va donc se déplacer vers l’est sur la flotte et il faudra attendre le suivant pour atteindre l’arrivée, qui sera probablement le 12. »

Cette étape fascinante, qui voit les IMOCA poussés à leurs limites en équipage, a connu deux évolutions majeures ces cinq derniers jours. Tout d’abord, la perte du leadership de Guyot environnement-Team Europe après ses gains spectaculaires à la sortie du Pot au Noir. L’ancien Hugo Boss, dont l’équipage comprend Sébastien Simon comme navigateur et tacticien, a payé le prix fort. En plus de s’être fait piéger par des vents irréguliers, le team a vu son spinnaker partir en lambeaux.

Néanmoins, Christian Dumard affirme qu’ils auraient pu gagner gros. « Ils sont restés dans l’est. Ils auraient probablement pu accepter de perdre une partie de leur avance et faire un peu plus d’ouest mais ils ont décidé de rester dans l’est », rapelle-t-il. « C’est facile à dire maintenant mais si vous revenez quatre ou cinq jours en arrière, il n’était pas si clair qu’il y allait avoir beaucoup plus de vent à l’ouest. »

L’autre fait marquant est la remontada de Team Malizia, skippé par Will Harris. Depuis le Cap-Vert, le bateau allemand navigue en arrière de la flotte, après avoir perdu du terrain dans des conditions légères en début de course. Le skipper ayant même déclaré que l’équipage avait du mal à trouver les bons réglages dans ces conditions. Pendant plusieurs jours, Will et ses coéquipiers, Yann Eliès, Rosalin Kuiper et Nicolas Lunven sont donc restés bloqués à l’extrémité ouest de la flotte, avant que le bateau ne fasse finalement ses preuves dans des conditions plus soutenues. Désormais revenu dans le même système météo que ses riveaux, le bateau tient la candence.

Revenons à bord d’Holcim-PRB où Kevin Escoffier confie apprécier chaque instant de cette toute nouvelle course du calendrier IMOCA (même s’il la connait bien après ses deux campagnes avec Dongfeng Race Team en VO65). « Je pense qu’il est très important d’apprécier ce que nous faisons », déclare-t-il. « Nous aimons la course au large et nous avons une belle flotte, nous avons un bel équipage et il n’y a donc aucune raison de ne pas en profiter. J’aime vraiment les courses en équipage, c’est moins stressant qu’en solitaire. C’est aussi génial du point de vue de la performance, mais aussi du point de vue humain. Donc oui, je suis très heureux d’où nous sommes et très heureux de la façon dont nous sommes arrivés ici et j’espère que cela continuera comme cela. »

Le skipper de Holcim-PRB affirme que son équipage, composé de Sam Goodchild, Susann Beucke, Tom Laperche et l’OBR Georgia Schofield, est prêt pour sa première expérience dans les mers du Sud. « Nous n’avons pas nos cirés lourds mais nous avons les sacs de couchage qu’il faut, les gants et les bonnets donc cela devrait aller. Puis, nous avions prévu beaucoup à manger, au cas où l’étape durerait plus longtemps que prévu », déclare-t-il.

« Tout est donc OK à bord », poursuit-il. « Il fera un peu plus froid que prévu, mais je pense que ce sera aussi un excellent entraînement avant la troisième et énorme étape de la course, entre l’Afrique du Sud et le Brésil. »

Classement de la deuxième étape à 11h00 – 7 février 2023

11th Hour Racing Team, distance à l’arrivée, 1718.4 milles Team Malizia, distance au premier, 1.1 milles Team Holcim-PRB, distance au premier, 5.0 milles Biotherm, distance au premier, 58.1 milles GUYOT environnement – Team Europe, distance au premier, 342.7 milles

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Charlie Enright et son équipe en tête de The Ocean Race, "nous devrions avoir de beaux runs de 24 heures"

 

Le classement de The Ocean Race a basculé ce week-end avec 11th Hour Racing Team qui a pris la tête de l'étape 2. L'équipe 11th Hour Racing Team, battant pavillon américain, a pris la tête de la deuxième étape de The Ocean Race ce week-end. Le skipper Charlie Enright et son équipage ont gardé leur sang-froid face à une décision précoce de mettre le cap à l'ouest lors de leur descente de l'Atlantique. Ce choix a porté ses fruits samedi après-midi et dans la nuit de dimanche à lundi.

 

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Amory Ross, onboard reporter, rapporte les propos à bord de 11th Hour Racing Team : "À partir d'ici, c'est un peu un parcours en zigzag. Nous essayons d'empanner selon les changements de direction du vent. Il faut continuer d'utiliser les caractéristiques du vent d'ouest en est à travers l'Atlantique sud pour descendre et aller vers l'est rapidement. Nous allons continuer ainsi jusqu'à ce que nous soyons suffisamment au sud pour pouvoir contourner la limite sud de l'anticyclone de Sainte-Hélène. À ce moment là, c'est tout droit vers l'est, et finalement vers le nord jusqu’au Cap. Nous arrivons sur une partie relativement rapide du parcours, donc nous appuyons sur la pédale et si les vents coopèrent, nous devrions avoir de beaux runs de 24 heures dans les jours à venir".

 
L'équipe se réveille lundi matin en tête du classement en tant que bateau le plus proche du Cap, juste devant Team Holcim-PRB et Team Malizia, l'autre grand gagnant du week-end.

 
Le skipper Will Harris et son équipe avaient également adopté la théorie du "mieux vaut être à l'ouest" et sont passés d'une cinquième place, à plus de 220 milles du leader, à un retour dans le peloton de tête avec le groupe de 11th Hour Racing Team, Holcim-PRB et Biotherm.

 
"C'est trop cool... Nous étions à 200 milles derrière et maintenant nous venons d'empanner et de croiser devant (Biotherm) ", a déclaré Rosalin Kuiper, à bord de Team Malizia. "C'est magique. Nous sommes tellement heureux de voir cela !"

 
Au cours des dernières 48 heures, GUYOT environnement - Team Europe a sans doute perdu quelques milles à cause d'un spinnaker explosé, mais surtout, il s'est retrouvé dans des vents faibles, positionné trop à l'est. Ils sont maintenant à la traîne du peloton de tête et essayent de rester au contact, mais ils naviguent cependant proches des vents légers de l'anticyclone de Sainte-Hélène et luttent pour atteindre la même vitesse que le reste de la flotte.

 
Mais si 11th Hour Racing Team et Team Malizia ont été les grands gagnants de ce week-end, il reste encore près d'une semaine de course sur cette deuxième étape et avec des bateaux toujours aussi proches les uns des autres, il y a encore beaucoup à jouer.

 
L'ETA pour Cape Town est prévue pour le dimanche 12 février.

 

Classement de la deuxième étape à 09h00 - 6 février 2023

1. 11th Hour Racing Team, distance à l'arrivée, 2027,6 milles
2. Team Holcim-PRB, distance au premier, 18,4 milles
3. Team Malizia, distance au premier, 28,8 milles
4. Biotherm, distance au premier, 70,1 milles
5. GUYOT environnement - Team Europe, distance au premier, 272,6 milles

Source : Imoca

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"La fédération est engagée depuis plusieurs années dans un programme de féminisation de notre sport" dixit Jean-Luc Denéchau, Président de la FFVoile

Jean-Luc Denéchau, Président de la FFVoile prend la parole suite à l'éviction de Clarisse Crémer par Banque Populaire sur le prochain Vendée Globe en raison de sa grossesse.

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"La voile et plus particulièrement la Course Au Large est l’un des rares sport où les femmes et les hommes courent ensemble pour un même classement. Cette égalité de traitement fait partie des principes fondamentaux de notre sport, tout comme l’est la solidarité des gens de mer. Alors protégeons et défendons cette égalité homme/femme par plus d’équité.

Je comprends la colère et la déception de Clarisse Cremer. J’ai donc immédiatement pris contact avec les différentes parties pour trouver une solution à l’image des valeurs que nous défendons toutes et tous et faire en sorte de retrouver Clarisse sur la ligne de départ du Vendée Globe 2024.

La fédération est engagée depuis plusieurs années dans un programme de féminisation de notre sport et, dans ce cadre, elle est particulièrement attachée à ce que ses sportives de haut niveau puissent concilier maternité et carrière sportive.

Est-il besoin de rappeler que deux des trois médailles de voile obtenues aux Jeux Olympiques de Tokyo l’ont été par deux jeunes mères de famille et depuis, l’une d’elle a eu un deuxième enfant et vient à nouveau de monter sur un podium mondial quelques mois après cet heureux événement.

La volonté et la détermination de ces grandes championnes, membres de l’Equipe de France, assorties d’un encadrement et d’un staff qui prend pleinement en compte leur désir de maternité par un programme adapté et personnalisé est, on le voit, totalement compatible avec la très haute performance.

Ce qui est possible en voile olympique avec nos sportives de haut niveau doit l’être avec les sportives de la Course Au Large engagées dans les différents Teams.

Faisons-en sorte que chaque petite fille dont le regard s’illumine au travers des performances des championnes se dise que « oui, c’est possible de gagner une médaille aux jeux olympiques ou de faire le tour du monde à la voile »."

Source : M Mermod

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Ils débutent une nouvelle histoire

Les Américains Martin Roesch, Kurt Rauschenbach, l’Anglais Brian Thompson, l’Italien Riccardo Tosetto, les Français Quentin Le Nabour et Achille Nebout lanceront cette année de nouveaux projets en Class40, après avoir fait l’acquisition de bateaux depuis la Route du Rhum. Confidences avant de se lancer dans le grand bain.

🇬🇧 Brian Thompson, l’histoire de TQuila débute à Antigua

C’est à Pointe-à-Pitre que le plan Manuard 40.4 n°159, 4e de la dernière Route du Rhum, a été récupéré en novembre dernier par les Britanniques Brian Thompson et Alister Richardson. Appelé alors ‘Banque du Leman’, il a été rebaptisé TQuila. Dans la foulée, ils ont pris la destination d’Antigua afin de préparer le RORC Caribbean 600 (départ le 20 février). Le duo s’alignera ensuite au départ du Défi Atlantique (le 1er avril) avant de se préparer pour le point d’orgue de la saison, la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, où ils aspirent à faire mieux que lors de leur précédente participation en 2021 où ils avaient terminé 21e. « Depuis notre dernière course, on voulait vraiment acquérir un scow, explique Brian. Le Mach 40.2 était vraiment génial dans des allures modérées mais au reaching, il pouvait y avoir une différence de deux à trois nœuds qui nous faisait

perdre 50 milles en une journée ». Plus globalement, l’Anglais assure « adorer » les courses en Class40 qui sont « tellement serrées et tellement intenses ». Habitué aux courses en Multi70, il compare les courses en Class40 à « des parties d’échecs au large ». « Les bateaux sont faciles à naviguer, à entretenir, ils ne nécessitent pas de conteneur, les budgets sont abordables et surtout, leurs performances sont semblables à celles des anciens IMOCA ! ».

🇺🇸 KURT RAUSCHENBACH, la nouvelle vie de Phor-ty

L’ex-bateau de Brian Thompson et Alister Richardson, c’est l’ancien Phor-ty, un plan Manuard Mach40 qui a permis à Thibaut Vauchel-Camus de prendre la 2e place de la Route du Rhum 2014 et la 4e place à la Transat Jacques-Vabre 2015. Son histoire est donc particulièrement riche depuis sa mise à l’eau en 2014 d’autant qu’il portait aussi les couleurs de la série Netflix Narcos quand il était skippé par Sam Goodchild (Route du Rhum 2018). Désormais, c’est donc Kurt Rausenbach, installé à Newport sur la côte est des États-Unis, qui compte bien multiplier les challenges en mer avec sa femme Kristin. « Ces 22 dernières années, nous avons fait beaucoup de doubles en J/44 mais uniquement en croisière, explique l’Américain. On a participé à notre première course l’an dernier. À court terme, nous avons envie d’apprendre à manier le bateau et participer à des courses localement autour de Newport. On aime beaucoup le Class40 : pour nous, avec le J/44, c’est le meilleur bateau de course jamais conçu ». Il souhaite baptiser le bateau ‘Res potentia’, ce qui signifie « le domaine du possible ». « C’était la façon dont le physicien allemand Werner Heisenberg décrivait l’état quantique, souligne Kurt. Et ça a toujours été notre leitmotiv dans le développement de notre société, Qubit Moving and Storage, basée dans le New Hampshire ».

🇮🇹 Riccardo Tosetto, un tour du monde dans le viseur

Il va renforcer encore un peu plus le contingent des brillants skippers italiens à faire partie de la classe. Ricardo Tosetto est skipper professionnel depuis 17 ans. Il compte 4 transatlantiques et plus de 100 000 nautiques à son actif, lui qui connait la Méditerranée comme sa poche. La Class40 ? « Ça m’a toujours attiré. Ce sont des bateaux qui sont nés pour l’océan, qui sont très performants sans être trop sophistiqués. J’avais envie d’en avoir un à moi ! Riccardo a donc fait l’acquisition du plan JPK de BE Racing, l’ex-Obportus skippé alors par Florian Gueguen. Après être allé le chercher à Saint-Malo, il l’a convoyé jusqu’à Trieste en avril dernier, 3400 milles en 19 jours (avec deux escales) pour sa prise en main, mesurer sa fiabilité et réfléchir à son optimisation. Son objectif ? Participer à la Global Solo Challenge, une course autour du monde, sans escale et ouverte à toutes les classes au départ de La Corogne en septembre prochain. « Lorsque je me suis inscrit, j’étais sûr que j’y participerais en Class40. C’est un bateau rapide, robuste, adapté à mon budget et idéal pour cet incroyable challenge. » Et le skipper d’ajouter : « j’espère contribuer à ma manière à susciter encore plus d’intérêt autour de la classe de la part du public italien ».

🇫🇷 QUENTIN LE NABOUR, il ne manque que le bateau !

S’il n’a couru pour la première fois en Class40 que l’an dernier, à l’occasion de la CIC Normandy Channel Race avec Hervé Thomas, son rêve de Route de Rhum, lui, l’habite depuis de nombreuses années. Né et « formé » à la navigation à Saint-Malo, Quentin Le Nabour est passé par le circuit Figaro (en 2007, à 18 ans seulement) et a longtemps navigué en IRC (avec notamment plusieurs victoires à bord de Teasing Machine), avant de se lancer. « Avec toutes mes expériences, j’ai désormais le sentiment d’être prêt pour proposer un projet sérieux et performant, explique-t-il, alors qu’un partenaire s’est d’ores et déjà engagé à ses côtés pour une durée de 4 ans, le « Rhum » 2026 en ligne de mire. La Class40 a toujours fait partie de mes objectifs de carrière en course au large, c’est une classe hyper-active, les bateaux sont super sympas et la nouvelle génération amène une nouvelle manière de naviguer. » Ne lui manque donc, justement, qu’un bateau : « Celui que nous visions nous est passé sous le nez, nous sommes donc en recherche d’un bateau performant à acquérir pour l’ensemble du projet ». Le mercato n’est pas encore terminé !

🇫🇷 ACHILLE NEBOUT, en attendant la révélation

Il ne souhaite pas tout dévoiler mais le sourire qu’il arbore en dit long. Le 3 mars prochain, Achille Nebout lève le voile sur son nouveau Class40 et les sponsors qui l’accompagnent dans cette nouvelle aventure. « On arrive sur le circuit Class40 pour quatre ans avec de belles ambitions sportives », confie-t-il. L’Héraultais de 32 ans s’est formé à l’olympisme avant de découvrir le Diam24 et le circuit Figaro (3e de la Solitaire en 2022), non sans talent. En Class40, il compte déjà deux Transat Jacques Vabre, au côté de Kito de Pavant (2019, 7e) et de Luke Berry (2021, 5e). « J’ai eu la chance de naviguer dans pas mal de classes et le Class40, c’est vraiment génial ! Les bateaux, le plateau, l’ambiance, le mélange entre professionnels et amateurs, le programme de courses, le budget maîtrisé… Pour moi, c’est vraiment la classe parfaite ! » Et le skipper d’ajouter : « il y a tout pour s’y épanouir ! » De quoi susciter la curiosité et l’enthousiasme avant la révélation de son bateau et de ses sponsors avant de se jeter dans le grand bain.

🇺🇸 MARTIN ROESCH, l’équipage au coeur

Le Class 40 n°145, designé par Sam Manuard (Mach 40.3) a déjà eu plusieurs vies. Mis à l’eau en 2015 par Catherine Pourre (Eärendil), il s’agit du bateau Legallais skippé par Pierre Casenave-Péré, 25e de la dernière Route du Rhum. Désormais, il est entre les mains de Martin Roesch, lui aussi skipper d’expérience, qui l’a rebaptisé Velocity. L’Américain de 53 ans a cumulé nombre de courses à bord d’une large variété de bateaux. Il s’est notamment illustré à bord d’un J/111 et d’un Mills 68 Prospector avec lequel il a participé à la RORC Caribbean 600, à la Sydney-Hobart, à la Newport-Bermudes et ou encore à la Pineapple Cup. Martin se réjouit de disposer d’un Class40 qui « a un excellent palmarès » et qui « reste très compétitif après avoir bénéficié de nombreuses modifications et fait l’objet d’un gros réaménagement de la part de l’ancien propriétaire ». Il compte disputer la RORC Caribbean 600 avec trois équipiers puis l’Annapolis (Newport), l’Ida Lewis et la Newport-Bermudes, « 200 à 600 milles juste pour le plaisir ». Actuellement salarié dans une entreprise de ‘software’ (logiciel), il n’a pas l’intention de venir disputer des courses en Europe ou en solitaire dans un avenir proche… Pour le moment !

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The Ocean Race. Speed test grandeur nature !

The Ocean Race. Speed test grandeur nature !

Bien calé avec une dépression qui les propulse vers le Cap, les 4 Imoca de tête se tiennent en moins de 60 mn et tout reste ouvert jusqu’à l’arrivée située encore à 2000 mn.

L’équipe américaine 11th Hour Racing a pris la tête de la deuxième étape ce dimanche mais reste sous la menace d’Holcim-Prb et de Team Malizia. Cette dernière aligne de belles vitesses avec ses nouveaux foils et sur ce speed test grandeur nature se montre rapide. Ces trois bateaux jouent clairement au même niveau. Le Biotherm de Paul Meilhat a un peu de mal à suivre la cadence a plus de 20 nds et accuse désormais 60 mn de retard.

Le skipper Charlie Enright et son équipage ont gardé leur sang-froid face à une décision précoce de prendre un itinéraire vers l’ouest lors de la descente de l’Atlantique et le choix a porté ses fruits samedi après-midi et dans la nuit de dimanche. 

Amory Ross rapporte de l’équipe 11th Hour Racing : “A partir de là, c’est un peu un parcours en zigzag qui essaie d’empanner dans les quarts de travail et de continuer à utiliser les caractéristiques venteuses roulant d’ouest en est à travers l’Atlantique Sud pour descendre et se diriger vers l’est, Nous continuerons à zigguer et nous continuerons à zigzaguer jusqu’à ce que nous soyons assez loin au sud pour contourner la limite sud de l’anticyclone de Sainte-Hélène. À ce moment-là, c’est juste à l’est, et finalement vers le nord jusqu’au Cap. Nous ‘arrivent sur une partie relativement rapide du parcours, donc la pédale est baissée et si les vents coopèrent, il devrait y avoir de belles courses de 24 heures dans notre avenir.“

L’équipe se réveille lundi matin en tête du classement en tant que bateau le plus proche de Cape Town, juste s’incliner devant Team Holcim-PRB et Team Malizia, qui a été l’autre grand gagnant du week-end. 

Le skipper Will Harris et son équipe avaient également souscrit à la théorie du “west is best” et sont passés d’une cinquième place au classement, à plus de 220 milles du leader, à être de retour dans le vif du sujet avec le groupe serré de 11th Hour Racing Team. , Holcim-PRB et Biotherm.

“C’est tellement cool… Nous avions 200 milles de retard et maintenant nous venons d’empanner et de croiser devant (Biotherm)”, a déclaré Rosalin Kuiper du Team Malizia . “C’est magique. Nous sommes si heureux de le voir comme ça !”

En glissant sur le tableau ces dernières 48 heures, GUYOT environnement – Team Europe a sans doute perdu quelques milles à cause d’un spi cassé , mais surtout, s’est retrouvé dans des vents faibles, positionnés trop à l’Est. Maintenant, ils suivent le groupe de quatre, essayant de rester en contact, mais toujours plus près des vents légers de l’anticyclone de Sainte-Hélène et luttant pour faire correspondre les vitesses avec le reste de la flotte.

Mais si 11th Hour Racing Team et Team Malizia ont été les grands vainqueurs ce week-end, il reste encore près d’une semaine de régates dans l’étape 2 et avec des bateaux toujours aussi serrés, il reste encore beaucoup à jouer.

L’ETA pour Cape Town est le dimanche 12 février.

Classement de la deuxième étape à 0800 UTC – 6 février 2023

1. 11th Hour Racing Team, distance à parcourir, 2027,6 milles 
2. Team Holcim-PRB, distance à parcourir, 18,4 milles
3. Team Malizia, distance à parcourir, 28,8 milles
4. Biotherm, distance à parcourir, 70,1 milles
5. GUYOT environnement – Team Europe, distance à parcourir, 272,6 milles

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Globe40. Départ de Récife vers Grenade

Globe40. Départ de Récife vers Grenade

Les skippers de la GLOBE40 ont quitté Recife pour la 7e et avant-dernière étape de 2000 milles vers les Antilles. Après le passage du pot au noir, les concurrents seront poussés par les alizés d’Est vers leur destination antillaise. Trois points seulement séparent les deux premiers au classement général, les hollandais de SEC HAYAI et les américains d’AMHAS vainqueurs de l’étape précédente. Dans le même temps le japonais MILAI Around The World poursuit activement ses réparations en Argentine pour rejoindre la course.

La course passera successivement au large de Fortaleza au nord de Recife, de Natal, de Belem et de l’embouchure de l’Amazone, de la Guyane Française, du Surinam, de Guyana, du Venezuela, et de Trinidad et Tobago ; une zone interdite a été mise en place sur l’ensemble du parcours qui interdit de se rapprocher des côtes à la fois du fait des nombreux débris charriés au large de l’Amazone et compte tenu des risques d’insécurité. Comme à chaque étape Christian Dumard nous livre son analyse météo du parcours : « Les concurrents de la Globe 40 vont partir de Recife dans un vent d’Est faible avec de nombreux grains et un risque d’orage. Ils traverseront l’extension Ouest du pot au noir lundi 6 et mardi 7 février. Le pot au noir est peu actif le long des côtes brésiliennes. Quelques grains à attendre avec quelques périodes de molles, mais pas de longues journées sans vent et de très grosses zones orageuses, comme sur la descente de l’Atlantique plus à l’Est.Une fois passé le Cap Calcanhar au Nord-Est du Brésil, l’alizé d’Est Nord Est devrait rentrer progressivement jusqu’à 13-20 noeuds. Ca sera un long bord tribord au portant jusqu’à l’arrivée avec toujours quelques grains. Le courant jouera également un rôle important. Il peut atteindre 2 à 3 noeuds par endroit et porte à l’Ouest. Il est donc favorable.»

Recife : une grande étape brésilienne
Dans l’atmosphère déjà animée à l’approche du premier carnaval depuis 2 ans Recife a délivré à la GLOBE40 et à ses skippers tout ce qu’ils pouvaient attendre d’une grande étape au Brésil. Sous les 35° quotidiens la ville a offert le visage bigarré et coloré du Nordeste, ses magnifiques bâtiments d’inspiration portugaise en son centre historique, son carnaval d’Olinda toute proche, petite merveille d’architecture classée au patrimoine mondial, sa longue plage de 20 km de la Boa Viagem, et ses sites paradisiaques de mouillages à une heure de route. Et la GLOBE40 a inauguré la Recife Marina, infrastructure de qualité avec ses 250 places au programme et son hôtel en vis-à-vis, l’ensemble devant ouvrir officiellement en fin d’année. Si Recife et son grand club le Iata Club Cabanga organise déjà la plus grande course au large au Brésil, la Refeno qui va à l’archipel de Fernando De Noronha, l’accueil d’une course océanique internationale était là aussi une première. Et au vu de l’accueil reçu, du nombreux public qui a visité les bateaux, et d’une belle tradition de voile au Brésil dans les séries olympiques, il se murmure que l’on pourrait bien avoir un équipage aux couleurs brésiliennes sur la seconde édition de la GLOBE40. Finalement le seul regret est d’avoir trouvé cette étape bien courte…

La pression monte pour les 2 dernières étapes
Si l’étape a été courte sur le plan touristique elle l’a été aussi pour la remise en condition technique des Class40 après les 3800 milles de l’étape 6. Une semaine pour le premier, 5 jours pour le dernier, des chiffres qui donnent une idée de l’intensité de l’épreuve et de son niveau d’engagement sportif. Il reste 3 coefficients à distribuer, l’étape 7 vers la Grenade à coefficient 1, et le retour transatlantique vers Lorient coefficient 2, et seulement 3 points d’écart entre SEC HAYAI et AMHAS avec respectivement 27 et 30 points. Et comme on l’a vu à l’étape précédente avec la seconde place en temps réel de GRYPHON SOLO 2 (58 points) et WHISKEY JACK (63 points) à 36 heures, les autres concurrents peuvent se rappeler au bon souvenir des leaders. Une pression qui n’a pas quitté MILAI Around The World (36 points) qui nous livre son état d’esprit à l’occasion de ce nouveau départ par la bouche de son skipper Masa Suzuki « Nous essayons de partir de Mar Del Plata aux environs du 15 février. Les dommages sont plus importants qu’on pouvait le croire mais nous bénéficions ici d’une belle équipe technique pour les réparations. Et le club nautique de Mar Del Plata nous offre un superbe soutien. MILAI sur la GLOBE40 est toujours en piste pour boucler le tour du monde. Nous ne renoncerons pas et nous avons hâte de retrouver tout le monde. »

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Eric Monnin qualifié pour la 58e Congressionnal Cup

Les meilleurs skippers de match racing du monde reviendront à Long Beach, en Californie, du 18 au 22 avril 2023 pour la 58e Congressional Cup, présentée par le Long Beach Yacht Club et événement fondateur du prestigieux World Match Racing Tour. Le champion en titre de la Congressional Cup 2022, Ian Williams (GBR), reviendra pour défendre son titre et devenir le skipper le plus titré de l’histoire de la Congressional Cup. Mais ce ne sera pas sans défi ! Parmi ses rivaux, on trouve le skipper de match racing numéro un mondial, Eric Monnin (SUI), de retour après un congés parental en 2022. Éternel favori de la Congressional Cup, Monnin est monté pour la première fois sur le podium en 2021 et est prêt à poursuivre son ascension.

Chris Poole (USA) gravit également les échelons de la Congressional Cup. Poole a terminé deuxième du championnat WMRT 2022, après une troisième place à la Congressional Cup du printemps 2022 – devançant l’ancien champion (2009) Johnie Berntsson (SWE), qui est toujours désireux d’ajouter un autre Crimson Blazer à sa garde-robe.

La liste est longue ! La liste comprend Nick Egnot-Johnson (NZL) qui a récemment été couronné champion du monde de match racing 2022 et est classé numéro trois mondial, ainsi que Harry Price (AUS), Jeppe Borch (DEN) et le favori local David Hood (USA) – tous des vétérans de la Congressional Cup.

Les deux premiers de la régate Ficker Cup, qui se déroulera du 13 au 15 avril, complèteront le plateau de la Congressional Cup. La Ficker Cup est un événement WMRT de grade 2 qui sert également de qualification pour la Congressional Cup. Les concurrents de 2023 sont nombreux et la compétition promet d’être passionnante lorsque les courses commenceront le 18 avril.

La Congressional Cup est reconnue comme le « grand-père » du match racing moderne de classe mondiale. Fondé par le Long Beach Yacht Club en 1965, l’événement a établi la norme pour le match racing de haut niveau dans le monde entier, et a ouvert la voie au concept d’arbitrage sur l’eau dans un lieu convivial pour les spectateurs.

Après une journée d’entraînement le 17 avril 2023, les courses débuteront le 18 avril au large de Belmont Veterans Memorial Pier à environ 11h30 chaque jour. Pendant cinq jours, les marins s’affronteront dans le cadre d’un double round robin qui donnera aux concurrents deux fois l’occasion de se familiariser avec les bateaux et les conditions, et d’affiner leurs compétences. Réputé pour bouleverser le classement, le format double round robin à 10 bateaux promet des compétitions animées, les équipes se mettant par deux et s’affrontant sur le parcours : un plaisir pour les coureurs et les spectateurs.

Les matchs ont lieu directement sur la jetée, où les spectateurs peuvent profiter des commentaires en direct et de la camaraderie, de 11h30 à 17h00 environ. Après trois jours de round-robins, les leaders passeront aux demi-finales et aux petites finales, qui culmineront avec les matchs finaux le samedi 22 avril, où le vainqueur de la Congressional Cup recevra le très convoité Crimson Blazer. Le Crimson Blazer est l’équivalent pour les courses de voiliers de la veste verte du tournoi des Masters : un symbole de la victoire dans l’un des événements de course de voiliers les plus prestigieux au monde, et une porte d’entrée pour l’America’s Cup.

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Les Kiwis voient double !

A tout point de vue, ce que Emirates Team New Zealand fait dans sa quête pour conserver l’America’s Cup est impressionnant. Mercredi, l’équipe a aligné ses deux AC40, l’un en pure monotypie tandis que l’autre était en mode développement LEQ12, pour la première fois dans la courte histoire de cette nouvelle classe très excitante.

Pour les autres équipes de l’America’s Cup qui observent la scène, c’est un spectacle terrifiant. La capacité de travail de l’équipe à terre kiwi est extraordinaire et, grâce aux liaisons de communication et de données, voir deux AC40 à plein régime, alignés l’un contre l’autre au rythme de la course, était un spectacle à voir. La vision de l’America’s Cup pour les jeunes et les femmes s’est concrétisée à plus de 40 nœuds et sans aucune concession entre les barreurs seniors Nathan Outteridge et Pete Burling, et les barreurs de la nouvelle génération Leo Takahashi et Liv Mackay, qui ont donné plus qu’une bonne image d’eux-mêmes.

La rapidité avec laquelle Leo et Liv se sont mis au travail sur l’AC40, avec, il est vrai, certains des meilleurs régatiers au monde aux écouteurs, montre à quel point la classe AC40 va être passionnante. Dès sa sortie , il a fait sensation et avec le package monotype complet présenté aujourd’hui, les différences entre ce dernier et le LEQ12 avec ses adaptations ont été difficiles à quantifier jusqu’à la fin de la session, lors d’un retour en trombe. Sur l’espace de jeu que Ray Davies avait mis en place, et au cours des manœuvres, les deux bateaux semblaient remarquablement égaux, mais ce que l’unité de reconnaissance a relevé le plus clairement était qu’en ligne droite, le LEQ12 semblait : « avoir une autre vitesse, basse et rapide et haute avec un rythme turbo. » Sur un parcours court, l’effet du magnifique foil anhedral est peut-être, et c’est un grand « peut-être », moins prononcé mais sur un parcours plus long, il commence vraiment à fonctionner. Intéressant.

Après un temps épouvantable, presque biblique, à Auckland ce week-end, qui a fait la une des journaux du monde entier, les pluies sont heureusement passées et ce qu’il restait était une brise quasi parfaite de 10-12 nœuds dans le ‘Back Paddock’ qui a poussé les deux bateaux à plus de 40 nœuds par moments et en quelques tours, la tendance naturelle des Kiwis à courir et à se lancer des tactiques était trop tentante pour les barreurs. Des virements de bord à l’étrave, des empannages VMG sous le vent, des virements de bord rapides et des bear-aways – c’était comme si l’America’s Cup avait déjà commencé.

A l’issue de l’entrainement, Pete Burling s’est dit époustouflé par les efforts fournis par toute l’équipe pour en arriver là : « C’était un jour génial pour l’équipe de mettre deux AC40 sur l’eau, l’un est évidemment dans notre configuration de développement et l’autre dans la configuration monotype, donc c’était génial de les voir relativement proches l’un de l’autre et cela a été un gros effort pour le groupe au cours des trois derniers mois pour les préparer et essayer de mettre l’équipe dans un état où nous pouvons naviguer sur les deux bateaux en compétition l’un contre l’autre. »

Et Pete poursuit : « Je pense que cette équipe fait un travail incroyable pour gérer la charge de travail et d’avoir les deux bateaux sur l’eau et d’être capable de sortir et de naviguer autour de certaines marques et dans une configuration assez proche vous montre juste la profondeur du groupe de voile que nous avons. C’est aussi incroyable d’avoir quelques nouvelles personnes avec nous à Leonard et Liv qui aident à compléter les chiffres… mais être capable de les faire monter en puissance et de les faire contribuer de la manière dont ils le font est vraiment cool pour le Groupe et je pense que ça va être une plateforme incroyable pour continuer à apprendre. »

C’est une équipe de l’America’s Cup au sommet de son art. Dieu seul sait ce qui va se passer, mais pariez sur l’excellence. C’est la manière Kiwi.

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Glissades dans les Alizés

Les skippers de la GLOBE40 ont pris ce jour à 15.00 locales le départ de la 7ème et avant-dernière étape de l’épreuve qui va les conduire sur l’ile de la Grenade aux Antilles ; les équipages ont quitté la toute nouvelle Recife Marina pour rejoindre la ligne de départ au cœur du port devant la célèbre place Marco Zero, centre historique de Recife et sur laquelle les scènes géantes sont déjà montées pour le tout prochain carnaval. Dans cette nouvelle étape de 2000 milles, après le passage du pot au noir, les concurrents seront poussés par les alizés d’Est vers leur destination antillaise. Une étape donc simple sur le papier mais qui n’est pas sans risque avec un trafic important sur les côtes ; et qui sera le nouveau théâtre d’une compétition acharnée alors que 3 points seulement séparent les deux premiers au classement général, les hollandais de SEC HAYAI et les américains d’AMHAS vainqueurs de l’étape précédente. Dans le même temps le japonais MILAI Around The World poursuit activement ses réparations en Argentine pour rejoindre la course.

Glissade dans les alizés au programme de l’étape.

La course passera successivement au large de Fortaleza au nord de Recife, de Natal, de Belem et de l’embouchure de l’Amazone, de la Guyane Française, du Surinam, de Guyana, du Venezuela, et de Trinidad et Tobago ; une zone interdite a été mise en place sur l’ensemble du parcours qui interdit de se rapprocher des côtes à la fois du fait des nombreux débris charriés au large de l’Amazone et compte tenu des risques d’insécurité. Comme à chaque étape Christian Dumard nous livre son analyse météo du parcours : « Les concurrents de la Globe 40 vont partir de Recife dans un vent d’Est faible avec de nombreux grains et un risque d’orage. Ils traverseront l’extension Ouest du pot au noir lundi 6 et mardi 7 février. Le pot au noir est peu actif le long des côtes brésiliennes. Quelques grains à attendre avec quelques périodes de molles, mais pas de longues journées sans vent et de très grosses zones orageuses, comme sur la descente de l’Atlantique plus à l’Est.Une fois passé le Cap Calcanhar au Nord-Est du Brésil, l’alizé d’Est Nord Est devrait rentrer progressivement jusqu’à 13-20 noeuds. Ca sera un long bord tribord au portant jusqu’à l’arrivée avec toujours quelques grains. Le courant jouera également un rôle important. Il peut atteindre 2 à 3 noeuds par endroit et porte à l’Ouest. Il est donc favorable.»

Recife : une grande étape brésilienne

Dans l’atmosphère déjà animée à l’approche du premier carnaval depuis 2 ans Recife a délivré à la GLOBE40 et à ses skippers tout ce qu’ils pouvaient attendre d’une grande étape au Brésil. Sous les 35° quotidiens la ville a offert le visage bigarré et coloré du Nordeste, ses magnifiques bâtiments d’inspiration portugaise en son centre historique, son carnaval d’Olinda toute proche, petite merveille d’architecture classée au patrimoine mondial, sa longue plage de 20 km de la Boa Viagem, et ses sites paradisiaques de mouillages à une heure de route. Et la GLOBE40 a inauguré la Recife Marina, infrastructure de qualité avec ses 250 places au programme et son hôtel en vis-à-vis, l’ensemble devant ouvrir officiellement en fin d’année. Si Recife et son grand club le Iata Club Cabanga organise déjà la plus grande course au large au Brésil, la Refeno qui va à l’archipel de Fernando De Noronha, l’accueil d’une course océanique internationale était là aussi une première. Et au vu de l’accueil reçu, du nombreux public qui a visité les bateaux, et d’une belle tradition de voile au Brésil dans les séries olympiques, il se murmure que l’on pourrait bien avoir un équipage aux couleurs brésiliennes sur la seconde édition de la GLOBE40. Finalement le seul regret est d’avoir trouvé cette étape bien courte…

La pression monte pour les 2 dernières étapes

Si l’étape a été courte sur le plan touristique elle l’a été aussi pour la remise en condition technique des Class40 après les 3800 milles de l’étape 6. Une semaine pour le premier, 5 jours pour le dernier, des chiffres qui donnent une idée de l’intensité de l’épreuve et de son niveau d’engagement sportif. Il reste 3 coefficients à distribuer, l’étape 7 vers la Grenade à coefficient 1, et le retour transatlantique vers Lorient coefficient 2, et seulement 3 points d’écart entre SEC HAYAI et AMHAS avec respectivement 27 et 30 points. Et comme on l’a vu à l’étape précédente avec la seconde place en temps réel de GRYPHON SOLO 2 (58 points) et WHISKEY JACK (63 points) à 36 heures, les autres concurrents peuvent se rappeler au bon souvenir des leaders. Une pression qui n’a pas quitté MILAI Around The World (36 points) qui nous livre son état d’esprit à l’occasion de ce nouveau départ par la bouche de son skipper Masa Suzuki « Nous essayons de partir de Mar Del Plata aux environs du 15 février. Les dommages sont plus importants qu’on pouvait le croire mais nous bénéficions ici d’une belle équipe technique pour les réparations. Et le club nautique de Mar Del Plata nous offre un superbe soutien. MILAI sur la GLOBE40 est toujours en piste pour boucler le tour du monde. Nous ne renoncerons pas et nous avons hâte de retrouver tout le monde. »

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11th Hour Racing, Holcim-PRB, Biotherm, les IMOCA de The Ocean Race ont mis le cap vers Cape Town - Images

Il était près de minuit UTC samedi soir lorsque les bateaux de la flotte de The Ocean Race ont mis le cap vers Cape Town. En moins d'une heure, les cinq équipes avaient empanné à l'est et pointé leurs étraves vers l'Afrique. C'est une course très serrée maintenant avec 11th Hour Racing, Team Holcim-PRB, Biotherm et Team Malizia à moins de 25 milles de la tête et répartis sur environ 35 milles du nord au sud. Images

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Crédit : A Ross


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 Crédit : A Beaugé



L'ETA pour Cape Town est maintenant le 12 février.

 

Classements de la deuxième étape à 1200 UTC - 5 février 2023

1. 11th Hour Racing Team, distance jusqu'à l'arrivée, 2378,3 milles
2. Team Holcim-PRB, distance du leader 9,7 milles
3. Biotherm, distance du leader 15,2 milles
4. Team Malizia, distance du leader 26,3 milles
5. GUYOT environnement - Team Europe, distance du leader 82,0 milles

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Clignotant à gauche

Tous les bateaux de la flotte ont empanné à l’est, faisant des milles vers Cape Town… Il était près de minuit UTC samedi soir lorsque les bateaux de la flotte de The Ocean Race ont commencé à faire leur premier mouvement significatif vers l’est en direction de Cape Town.

En moins d’une heure, les cinq équipes avaient empanné à l’est et pointé leurs étraves vers l’Afrique.
C’est une course très serrée maintenant avec 11th Hour Racing, Team Holcim-PRB, Biotherm et Team Malizia à moins de 25 milles de la tête et répartis sur environ 35 milles du nord au sud.

D’autres empannages vers le sud sont attendus dans les heures et les jours à venir alors que les équipes zigzaguent vers le sud et l’est pour naviguer autour d’un système de haute pression avec des vents légers.

« Nous naviguons dans un anticyclone. Il y a plus de rotation au centre de l’anticyclone mais un peu moins de pression », a déclaré le skipper de 11th Hour Racing Team, Charlie Enright, en exposant les options par rapport à ses concurrents les plus proches, Holcim-PRB et Biotherm. « Nous voulons le meilleur des deux mondes ».
L’équipe GUYOT environnement – Team Europe, qui s’est déplacée de plus de 160 miles vers le nord, cherche une fois de plus à prendre le dessus sur ses rivaux.

Les équipes ont également déployé des bouées dérivantes qui recueilleront et transmettront des données pour aider la communauté scientifique à étudier l’impact du climat sur l’océan et à établir des prévisions météorologiques. Il s’agit d’une zone de l’océan Atlantique qui n’est pas bien desservie par la navigation commerciale, ce qui représente une contribution significative de la part des équipes de la course.

Classement de la deuxième étape à 1200 UTC – 5 février 2023

11th Hour Racing Team, distance à l’arrivée, 2378,3 milles Team Holcim-PRB, distance jusqu’à la tête, 9.7 miles Biotherm, distance jusqu’à l’arrivée, 15,2 miles. Equipe Malizia, distance à parcourir en tête, 26.3 miles GUYOT environnement – Team Europe, distance à parcourir en tête, 82.0 miles

 

 

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Alan Roura soutient Clarisse Crémer : "Ce n’est vraiment pas le message que nous souhaitons transmettre aux jeunes générations"

Alan Roura soutient Clarisse Crémer, évincée du prochain Vendée Globe par Banque Populaire suite à sa grossesse. Le skipper de l'IMOCA Hublot, lui même jeune papa, ne cache pas son incompréhension.  "Je suis également triste et en colère qu’il ait fallu en arriver là pour que le débat se lance et que les choses changent."

 

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"J+2 et je suis toujours sous le choc. Comme tout le monde, je suis très déçu pour Clarisse que je soutiens pleinement, et dans l’incompréhension totale.

En tant que jeune papa, j’ai moi-même manqué des courses et j’en ai couru d’autres en laissant ma fille à terre, très jeune, sans que cela n’ait aucun impact sur ma carrière. J’ai donc beaucoup de peine à comprendre le choix de son sponsor, qui me parait tout simplement injuste, mais aussi en décalage total avec les enjeux sociétaux actuels.

Cette discrimination des femmes, volontaire ou non, directe ou indirecte, est insoutenable et doit continuer à être au cœur des débats de notre sport, et plus largement de notre société. La voile, la course au large et la classe IMOCA Globe Series se veulent porteuses de valeurs et d’actions en faveur de la mixité et de l’inclusion. Pourtant, nous perdons là une incroyable représentante du talent féminin que nous souhaitons promouvoir et développer dans l’avenir. Ce n’est vraiment pas le message que nous souhaitons transmettre aux jeunes générations.

Je suis également triste et en colère qu’il ait fallu en arriver là pour que le débat se lance et que les choses changent. À nous de nous réveiller enfin et de faire en sorte que sa situation soit prise en compte et amène des changements pour l’avenir."

Source : A Roura

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Marie Tabarly : "en 2023, on en est là", la skipper de Pen Duick soutient Clarisse Crémer

"Donner son avis.. ou pas… je ne suis pas inscrite au Vendée Globe 2024, ni mère… Mais le problème est tellement plus vaste que la maternité dans la voile.

38 ans. Il m’aura fallu 38 ans pour comprendre, et commencer à mesurer l’ampleur du problème. Tellement obsédée par le problème d’être la « fille de » que je ne voyais même pas le problème d’être une femme dans la voile.

Je pensais que si une femme voulait naviguer, elle navigue. Nous avons tellement de caractère, tellement de volonté, que si nous voulons quelque chose, nous l’avons. Au pire nous déplacerons 2, 3 montagnes, mais nous l’aurons.

J’étais sourde, et aveugle.

Aveugle. J’étais sourde, et aveugle. Et depuis quelques années, j’ai commencé à ouvrir les écoutilles, les autres femmes sont venues me raconter leur parcours, et j’ai aussi ouvert les yeux sur ma propre expérience.

A 38 ans, je suis capitaine d’un maxi de 22m, et d’un équipage de 25 personnes. Actuellement dans l’arc antillais pour aller courir la Caribbean 600, au moment du contrôle de la douane, 2 fois sur 3 je dois convaincre l’agent des douanes que je suis bien la capitaine, et la propriétaire. Idem en métropole, que ce soit dans les salons parisiens ou ailleurs. « Vous êtes capitaine mais qui est vraiment en charge ?» En général, un lance flamme sort de mes yeux.

J’ai arrêté de compter les blagues de certains fournisseurs, qui clairement n’auraient jamais eu ce type d’attitude avec un homme de 50 ans. Mais ça je suis habituée, le monde du cheval n’est pas plus tendre avec nous.

Et tellement d’anecdotes :
Je tairais le nom du partenaire de l’IMOCA actuellement en course sur l’Ocean Race (course autour du monde en équipage) qui a fait embarquer une « good looking girl » avec une grosse communauté Instagram plutôt que d’embarquer une autre navigatrice plus compétente. Oui. En 2023, on en est là. En 2023, on en est à devoir mettre des quotas de femmes dans les courses. (obligation d’embarquer une femme dans l’équipe) Résultats : la transat en double Paprec ( ex Transat AG2R ) peine à avoir plus de 4 bateaux et beaucoup d’équipières de l’Ocean Race furent recrutées au dernier moment.

Pour les médias nous devons sourire, être belles, lumineuses, ouvertes, rayonnantes, de vraies bulles de champagne. Pourtant on ne demande jamais ce genre d’attitude à Francis Joyon, ou Yves le Blevec, qui eux, ont le droit d’avoir de « vraie gueule de marin burinée par le vent ». Pourtant nous sommes tous marins, avec donc un ADN commun et souvent un foutu caractère. Mais c’est aussi ce qui fait que nous allons courir sur l’eau, que nous avons la force de revenir à terre monter des projets, pourquoi pas même de créer une famille, et repartir.

Alors les femmes sont utilisées, pour des coup marketing, pour leur « fraicheur » ( Devinez qui est consacré Grand Prix Stratégies du Sport en 2021 ?! après que leur athlète ait accroché une 12ème place au Vendée Globe ? ) je ne parle même pas des milieux où le corps des athlètes est exposé, comme le surf et où les sponsors préfèrent la « beauté » aux performances.

Pourtant que c’est beau la voile... Car c’est un art, en plus d’être un sport, et qu’il y a différentes façons de vivre et de le raconter. C’est une communauté forte, soudée, que ce soit chez les coureurs, les professionnels de la mer, ou chez les personnes qui voyagent autour du monde. Le métier de coureur au large est un métier magnifique, d’une rare complexité, d’une richesse absolue, pétrie de valeur humaine, d’élégance, de solidarité, de culture et d’histoire, de code, et surtout de transmission . Il y a autant de façon de naviguer que de marins, et tellement d’océans à parcourir.

Pourquoi est-ce que la recherche de partenaire doit être plus dure pour nous ?

Mais voilà le cœur du problème : pour naviguer, et encore plus pour performer, il nous faut bénéficier de financement des partenaires. Et là…Nous aurons quelques différences dirons-nous. Prenons l’exemple d’une annonce de recrutement : si il y a un critère demandé que la femme postulante ne sait pas faire, elle ne présentera pas son CV. Un homme lui, postulera sans hésiter. Pour vendre nos projets c’est la même situation. Je parlais en début de notre ténacité. Mais heureusement que nous sommes tenaces ! Car pourquoi est-ce que la recherche de partenaire doit être plus dure pour nous ?? Pourquoi ne pouvons-nous pas être prise au sérieux comme les hommes, avec nos différences ? Pourquoi tout doit être toujours plus compliqué ? Curieusement, les 3 partenaires majeurs de Pen-Duick VI sont des entreprises gérées par des femmes….

L’époque évolue, le public est en soif de récit, d’authenticité, de valeurs fortes, de contenu sur lequel ils peuvent s’identifier, sur lequel ils peuvent en tirer un apprentissage, pas d’histoire fabriquée. Pas de performance à tout prix, mais de l’humanité.

Nous sommes en 2023, et il y a encore des partenaires qui ose dire : « Engagée dans ce sport depuis 34 ans, notre entreprise est attachée aux valeurs de mixité et d’égalité des chances et est déterminée à participer aux travaux nécessaires avec les différents acteurs pour le faire progresser. »

Mouai...« Faites ce que je dis, pas ce que je fais. »
Sponsors, entreprises, si vous êtes vraiment sur ce combat, alors vous ne faites qu’un avec votre athlète. Vous êtes solidaire, vous le comprenez, vous le soutenez, vous soutenez sa cause. Quitte à prendre un risque et rater une édition de Vendée Globe ( il y a tellement d’autres courses sur le globe, est-ce si grave ? ) c'est une histoire que vous vivez ensemble. Prenez un peu de recul, le monde de la voile ne tourne pas qu’autour du Vendée Globe... Et puis en général le vainqueur du Vendée Globe est rarement le seul vainqueur du Vendée Globe, tous les participants sont des héros.

La claque est violente, même si à priori nécessaire pour continuer de faire bouger les lignes

Parce qu'avant toute chose, la voile est une histoire d'Homme et de bateaux. Et par Hommes, j'entends tous les êtres humains qui composent l'équipe: partenaires, équipe technique, amis, famille, supporter anonyme... C'est un sport d'équipe, solidaire.

Bref, Le "Clarisse Gate" n’est que la partie émergée de l’iceberg, il est évident que les femmes ne sont clairement pas au même niveau que les hommes dans ce milieu. Je pensais que ce combat avait avancé, mais le signal envoyé par cet événement est dramatique.

La claque est violente, même si à priori nécessaire pour continuer de faire bouger les lignes, et nul doute que Clarisse rebondira. Je suis même heureuse qu’elle puisse être libre d’aller travailler avec des personnes qui la méritent.

Clarisse sur l'Atlantique, c'est le moment d'ouvrir tes ailes, rayonne, sois fière et retourne te faire plaisir sur l'eau ! Je suis impatiente de voir ce que tu vas nous pondre, et très confiante en ton avenir !"

Source : Marie Tabarly

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Charlie Dalin soutient Clarisse Crémer : "partagé entre stupéfaction, déception et incompréhension"

Quelques mois après sa deuxième place sur la Route du Rhum, Charlie Dalin, également skipper IMOCA, affiche son soutien à Clarisse Crémer, lâchée par son sponsor Banque Populaire, après avoir donné naissance à une petite fille en novembre dernier. Rappelons que Charlie Dalin avait transmis la barre de son Apivia à la skipper qui devait naviguer à son bord sur le Vendée Globe 2024. 

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"Depuis jeudi, et cette annonce de Clarisse, je suis partagé entre stupéfaction, déception et incompréhension.

Clarisse, peu importe le dénouement de cette sombre affaire, j'espère juste te retrouver rapidement sur une ligne de départ ! Même si je déplore que ce ne soit pas (plus) à bord de mon bel Apivia. 

Tu as tout mon soutien."

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Le GC32 Racing Tour 2023 officialisé

Comme c’est le cas depuis 2016, le GC32 Racing Tour s’élancera de Riva del Garda, sur ce que beaucoup considèrent comme le lieu idéal pour la course de bateaux à foils. Avec son extrémité nord nichée dans les contreforts des Alpes italiennes, le lac de Garde est réputé pour ses vents forts, mais c’est la combinaison de vent et d’eau plate qui permet aux équipes d’atteindre des vitesses record. Ces dernières années, plusieurs équipes GC32 ont atteint 40 nœuds – une vitesse exceptionnelle pour un catamaran de 32 pieds.

La GC32 Riva Cup est accueillie par l’un des hôtes les plus expérimentés du lac lorsqu’il s’agit d’organiser des courses, la Fraglia Vela Riva, dont la marina, située à l’extrémité nord du lac de Garde, accueillera une fois de plus les GC32.  La GC32 Riva Cup a également donné le coup d’envoi du GC32 Racing Tour en 2022, lorsqu’elle a été remportée de manière convaincante par Alinghi Red Bull Racing barré par Arnaud Psarofaghis. Les courses de 2023 se dérouleront du 24 au 28 mai.

La compétition se poursuit ensuite à Lagos. Alors que ce port de la côte portugaise de l’Algarve n’était pas connu des cercles de la course de voiliers avant la première visite du GC32 Racing Tour en 2018, il est depuis devenu l’un des favoris des équipes GC32. Se trouvant dans le sud du Portugal, bien qu’à seulement 20 miles du Cap Saint-Vincent, la pointe la plus au sud-ouest de l’Europe, sa zone de navigation est largement protégée des vagues de l’Atlantique et du poids des vents dominants du nord-ouest par la terre. Dans des conditions optimales, les eaux de la baie de Lagos peuvent offrir des vents forts et des eaux plates, mais les conditions météorologiques sont souvent plus irrégulières et les équipes doivent être prêtes à tout.

Si les conditions météorologiques sont un attrait, le site est populaire en raison du soutien local que le GC32 Racing Tour et ses équipes reçoivent de la ville de Lagos et de Tourisme Portugal, ainsi que de Sopromar, de la Marina de Lagos et du Clube de Vela de Lagos, et de l’atmosphère familiale de l’événement grâce aux membres du Clube de Vela de Lagos et à ses jeunes marins enthousiastes.

Comme en 2022, deux événements se dérouleront à Lagos, un « pré-mondial » du 21 au 25 juin, qui culminera avec le championnat du monde de GC32 du 10 au 14 juillet. Le GC32 reste le seul bateau à foils autorisé à participer à un championnat du monde officiel reconnu par World Sailing et c’est traditionnellement l’événement qui attire le plus de participants.

L’an dernier, dix équipes ont participé au championnat du monde de GC32. Le champion du monde GC32 en titre, Black Star Sailing Team, revient en 2023 avec l’espoir de défendre son titre. Le directeur de l’équipe, Christian Zuerrer, a déclaré à propos des sites de 2023 : « Nous connaissons les deux endroits. C’est toujours un plaisir d’être à Riva. C’est un bel endroit et un bon club. Même si vous connaissez le côté du parcours que vous devez choisir, ce n’est pas un endroit facile à naviguer. J’ai hâte d’y être – les conditions sont parfaites pour le foiling ».

Il poursuit à propos du site portugais : « Bien sûr, nous avons des souvenirs absolument géniaux de Lagos, après y avoir remporté le championnat du monde GC32 l’année dernière. Nous y sommes allés de nombreuses fois pour nous entraîner et pour des compétitions. C’est toujours très bien et nous nous sentons les bienvenus là-bas. C’est l’endroit idéal avec le soutien de Sopramar et du Marina Club Lagos. Pour moi, c’est intéressant parce que le parcours n’est pas toujours comme une autoroute qui monte et descend, il peut y avoir des conditions délicates et parfois des vents forts et parfois des vents légers. Pour gagner une course, il faut être un bon marin dans toutes les conditions ».

Zuerrer reste enthousiaste à propos du GC32 et le recommande à tous ceux qui cherchent à faire le pas vers les bateaux à foils. « Le GC32 est la meilleure plateforme pour les marins qui grandissent dans des dériveurs, des petits yachts ou des catamarans, ou ceux qui font peut-être une campagne olympique, qui peuvent ensuite sauter dans le GC32 pour se préparer à SailGP ou à la Coupe de l’America. »

Président de l’Association internationale de la classe GC32, Simon Delzoppo est prêt à revenir avec son équipe .film AUS Racing. Delzoppo est enthousiasmé par le championnat des propriétaires-barreurs du GC32 Racing Tour et navigue régulièrement avec certains des meilleurs marins australiens et kiwis dans son équipage. « 2023 apporte une autre année de grandes courses avec une flotte croissante de propriétaires-barreurs, aux côtés des équipes professionnelles. Nous avons tous hâte de naviguer dans des conditions difficiles sur des sites exceptionnels et de nous battre à nouveau pour le titre de champion du monde de GC32 en 2023. »

GC32 Racing Tour 2023

24 – 28 mai : GC32 Riva Cup, Riva del Garda, Italie 21 – 25 juin : GC32 Lagos Cup, Lagos, Portugal 10-14 juillet : Championnat du monde GC32 Lagos, Lagos, Portugal

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The Ocean Race. Changement de leaders, le sprint est lancé !

The Ocean Race. Changement de leaders, le sprint est lancé !

L’équipe Biotherm de Paul Meilhat a pris la tête de la flotte ce dimanche matin après avoir pu remettre de l’est sur sa trajectoire. Son leadership va avoir du mal à résister à 11th Hour et Holcim-PRB plus au sud alors que Guyot-Environnement a connu des problèmes de spi.

Ils sont quatre à naviguer de concert en moins de 25 mn. Après avoir fait de l’ouest pour contourner l’anticyclone de Sainte-Hélène, Biotherm, 11th Eleven Hour, Holcim PRB et Malizia ont pu retrouver de belles vitesses ce dimanche. En étant les plus au sud, 11th Hour et Holcim-PRB affichent les meilleurs vitesses à plus de 22nds quand Biotherm en lisière de l’anticyclone évolue à 16 nds. Ce dernier devrait logiquement céder sa place de leader dans la journée. En accompagnant le haut d’une dépression, c’est désormais un sprint vers le Cap qui attend les concurrents. Le placement de chaque bateau va être clé pour l’arrivée prévue le 11 février. “Le vent est un peu instable et il y a quelques grains. Il y a beaucoup de variations de vent, ce qui nous oblige à changer de voile, à ajuster les réglages, à empanner, etc.”, déclarait samedi matin Nico Lunven, de l’équipe Malizia.
Guyot-Environement qui a réussi à s’extirper le premier du Pot au noir paie son cher son positionnement le plus à l’est. Il accuse un retard de 48 mn ce dimanche matin et qui devrait se creuser dans les prochains jours. L’équipe a perdu son spi, ce qui n’arrange rien.

” On naviguait sous spi à environ 15 nœuds de vitesse. On naviguait sur notre A2, notre grande voile en nylon, la plus fragile que nous ayons à bord. pont parce que le cerf-volant s’est cassé. On a été surpris car il n’y avait pas tant de vent. On ne sait pas pourquoi, mais la voile s’est déchirée presque de haut en bas. Toute l’équipe a fait du bon travail pour surmonter la crise. On s’est complètement arrêté et on a mis le bateau au près, puis on a attrapé les morceaux de voile qui volaient autour du foil et le gros morceau qui flottait dans l’eau. Il restait peut-être 10% de voile en haut. On a réussi à tout récupérer et à ne rien laisser dans l’eau. Il a fallu aussi sortir les écoutes sous le foil. Il nous a fallu environ 8 ou 10 minutes pour tout remonter à bord. Un temps record. Nous avons ensuite réglé l’A3. L’équipe a fait un super boulot ! C’est dommage de perdre la voile si tôt dans l’étape, surtout maintenant parce qu’on navigue dans 6 nœuds de vent. Notre dernière option n’a pas payé, on va probablement perdre du terrain. Mais il reste encore 2500 milles à parcourir. Cape Town, notre motivation est toujours intacte et nous nous battrons jusqu’au bout.” expliquait le skipper Robert Stanjek.

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L’option Ouest a été payante par l ‘extérieur

« Faire l’extérieur » est un terme qui est utilisé à un moment ou à un autre de chaque édition de The Ocean Race. Il fait référence à une option tactique sur le parcours de la course où un ou plusieurs bateaux naviguent sur une route plus longue dans des conditions plus favorables pour prendre l’avantage sur le leader.

Aujourd’hui, il est approprié puisque Team Holcim-PRB, 11th Hour Racing Team, Biotherm, et même Team Malizia ont utilisé cette option plus longue, orientée vers l’ouest, pour se glisser au sud de GUYOT environnement – Team Europe qui a mené pendant une grande partie de la deuxième étape.

Jusqu’à présent, ce qui aurait été traditionnellement considéré comme une option risquée vers l’est avait porté ses fruits pour Robert Stanjek et son équipe sur GUYOT environnement.

Mais entre 21h00 UTC vendredi soir et 09h00 UTC samedi matin, leur chance semble avoir tourné et le scénario tactique s’est inversé.

Alors que tous les bateaux de la flotte ont ralenti et subi des changements de direction délicats, la situation a été bien pire pour l’équipe battant pavillon européen, qui n’est plus le bateau le plus au sud et semble être dans une position très vulnérable.

Le tracker montre toujours GUYOT environnement – Team Europe avec une avance nominale, mais celle-ci est basée uniquement sur le fait d’être à l’est et donc le bateau le plus proche de Cape Town. La réalité tactique est très différente.

Marcel van Triest, stratège de 11th Hour Racing Team et navigateur chevronné de The Ocean Race, explique comment interpréter le tracker.

Le tracker montre également une compression de toute la flotte avec le bateau le plus à l’ouest, Team Malizia, qui progresse fortement derrière le trio serré de Holcim-PRB, 11th Hour Racing Team et Biotherm, qui sont à portée de vue les uns des autres – l’écart n’étant plus que d’environ 10 milles sur l’eau et se resserrant.

« Le vent est un peu instable et il y a quelques grains. Il y a beaucoup de variations de vent, ce qui nous oblige à changer de voile, à ajuster les réglages, à empanner, etc. », déclarait samedi matin Nico Lunven, de l’équipe Malizia.

« Nous sommes assez contents car nous avons pu rattraper un peu nos concurrents. Nous ne sommes plus qu’à 30-40 miles nautiques derrière Holcim – Biotherm – 11th Hour. Et GUYOT est dans une autre option, beaucoup plus proche de la ligne de rhumb (route directe vers Cape Town) mais dans du vent faible pour le moment.

« Devant nous, il y a encore beaucoup de choses à jouer. Le prochain objectif est d’attraper du vent fort de Nord-Ouest afin de pouvoir gagner à l’Est, vers Cape Town.

« La vie est belle à bord. Nous avons eu quelques averses sous les grains de pluie d’hier. Nous allons devoir surveiller notre nourriture restante car l’étape est plus longue que prévu… »

L’ETA pour Cape Town est maintenant fixée au 11-12 février.

Classement de la deuxième étape à 1200 UTC – 4 février 2023

GUYOT environnement – Team Europe, distance to finish, 2595.0 miles Team Holcim-PRB, distance to lead, 47.3 miles Biotherm, distance to lead, 50.8 miles 11th Hour Racing Team, distance to lead, 60.1 miles Team Malizia, distance to lead, 82.0 miles

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The Famous Project débarque au CEM

Initié et managé par la navigatrice méditerranéenne Alexia Barrier – finaliste du Vendée Globe 2020-2021 – The Famous Project a pour objectif de s’attaquer au Trophée Jules Verne, record autour du monde à la voile, avec un équipage 100% féminin. Du 6 au 10 février, Alexia et quatre navigatrices, dont la star britannique Dee Caffari, seront présentes au CEM, à La Grande Motte, pour un premier stage de cohésion.

Avec la passion qui la caractérise, Alexia travaille sur ce projet ambitieux depuis un an et s’est entourée d’un groupe international de filles très expérimentées. La Britannique Dee Caffari – Vendée Globe, première femme à avoir bouclé le tour du monde à l’envers -, la Française Marie Riou – quadruple championne du monde de Nacra17, JO de Rio, vainqueur de la Volvo Ocean Race, World Sailor of the Year 2018 -, ou encore la Suissesse Elodie Jane Mettraux – tourdumondiste et régatière – feront entre autres partie de l’aventure.

Cette année, Alexia a choisi La Grande-Motte pour réaliser une partie des entraînements du groupe, un lieu qu’elle connaît bien pour avoir passé plusieurs années au CEM.

« C’est le tout premier stage de The Famous Project, la première fois qu’on se regroupe pour naviguer avec les filles. L’idée est de baser nos opérations en Méditerranée et j’ai tout de suite pensé au CEM parce que c’est un endroit top, en termes d’infrastructure et d’environnement, explique t-elle. Dans ce premier stage, où nous allons naviguer en match racing, l’idée est d’être ensemble, de passer du temps à terre pour échanger entre nous sur le projet, le calendrier. Pour moi, c’est une première période d’observation et l’occasion de faire un état des lieux avec une partie de l’équipage ».

Seront présent(e)s à La Grande Motte :

Alexia Barrier (FRA), skipper Johnny Malbon (GBR), team manager Elodie Jane Mettraux (SUI) Dee Caffari (GBR) Joan Mulloy (IRL) Helena Darvelid (SWE)

A l’issue de cette première session, la team devrait être de retour au mois de Mars, cette fois pour naviguer en MOD 70, trimaran océanique qui servira de support d’entraînement au large.

Le programme sportif 2023

Février 2023 – Septembre 2024 : sélection de l’équipage Février – Mai 2023 : entraînement au CEM, la Grande Motte Juin 2023 : Présence à Gênes pour l’arrivée de The Ocean Race  Juillet 2023 : Présence à Marseille à l’occasion du Test Event  Septembre 2023 : Les Voiles de Saint-Tropez à confirmer : The Rolex Fastnet Race et record du Tour des îles britanniques

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Clarisse Crémer sur le banc de touche, l'organisation du Vendée Globe répond

Elle devait prendre le départ de son deuxième tour du monde en solitaire en 2024.  Clarisse Crémer a été évincée par Banque Populaire du Vendée Globe. L'organisation répond. 

image

Crédit : J Lecauday


L'Organisation du Vendée Globe vient d’apprendre le choix du Team Banque Populaire de changer de skipper, au motif que la participation de Clarisse Crémer à la prochaine édition n’est pas garantie.

 
Face à une course de plus en plus attractive, l’Organisation a dû faire évoluer son règlement pour l’édition 2024. À la demande générale de le publier très tôt, il a été dévoilé dès le mois d’octobre 2021 afin d’apporter la plus grande visibilité sur les règles de participation à tous les prétendants et leurs sponsors, à plus de 3 ans du départ.

 
Cette demande était tout à fait légitime, le processus de qualification et de sélection se déroulant sur 4 ans.

 
Précisons d’ailleurs que les principes généraux de qualification et de sélection au Vendée Globe 2024 se sont notamment appuyés sur des réflexions et des propositions débattues et votées par la Classe IMOCA en Assemblée Générale, en août 2020.

 
Afin de préserver l’équité envers l’ensemble des prétendants au prochain Vendée Globe, l’Organisation de la course ne peut en aucun cas se permettre de changer les règles, alors que le processus de sélection était déjà engagé.

 
Quant à la Wild Card, c’est une possibilité qui a été évoquée avec le Team Banque Populaire et Clarisse Crémer. Celle-ci ne pourra être fléchée avant la fin du parcours de sélection, le Vendée Globe ne connaissant pas les skippers qui pourraient y prétendre.

 
Rajoutons, qu’à ce stade, aucun skipper n’est assuré de participer au prochain Vendée Globe.

 
Il n’est d’ailleurs pas certain que le processus de sélection soit activé, puisque rappelons-le, il ne le serait qu’au-delà de 40 skippers qualifiés.

 
Dans le courrier adressé à Clarisse Crémer, en octobre 2022, le Président du Vendée Globe exprimait son souhait de la voir sur la ligne de Départ le 10 novembre 2024.

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Mini. Le projet Mini6.50 décoiffant de Julien Hatin propulsé par une aile de kite !

Mini. Le projet Mini6.50 décoiffant de Julien Hatin propulsé par une aile de kite !

Julien Hatin a présenté au Deauville Yacht Club son projet de Mini 6.50 propulsé par une aile de kite associée à des plans porteurs. Il s’est associé pour cela à Yves Parlier. Le bateau vise une participation à la Mini Transat 2025 !

Depuis 4 ans, le Deauville Yacht Club s’intéresse aux Mini 6.50 avec l’organisation de la Calvados Cup, course qui se déroule en 3 étapes. Vendredi 27 janvier, dans les salons du club a été présenté un nouveau projet de Mini 6.50 qui apporte de l’innovation, voir la révolution dans la Classe. En effet, ce futur bateau sera propulsé non pas par une voile mais par une aile de kite associée à des plans porteurs. Ceci en fera un bateau qui vole !

Un projet normand

Imaginé par Julien Hatin, ingénieur-chercheur, fan d’innovations mais également coureur normand sur Mini 6.50, ce proto sera construit en Normandie par le chantier Grand Largue Composites de Caen. Des fournisseurs normands seront de la partie tels que Karver (Honfleur) ou l’antenne All Purpose de Ouistreham. Dans ces conditions, le Deauville Yacht Club, 1er club Habitables du Calvados, avait proposé de mettre son club-house à disposition de Julien Hatin pour cette 1ère présentation à différents partenaires et entreprises.

Pour ce projet, la Design Team fera appel aux compétences d’Yves Parlier, surnommé « l’ingénieur de la mer », qui fut à l’origine de plusieurs premières mondiales dans la course au large avec les haubanages en kevlar, le mât carbone ou le mât aile. Depuis quelques années, via sa société Beyond the Sea, il travaille sur l’usage des ailes de kite pour la plaisance mais aussi pour propulser des navires de la marine marchande afin de permettre de réduire les émissions de CO2.

Programme 2024

La construction du bateau devrait débuter en décembre 2023 avec l’objectif de participer à la Calvados Cup comme première course, puis la SAS et enfin la Mini Transat 2025. Des projets de Mini 6.50 existent déjà à l’image de l’AK 650 d’Armor Kite. Gildas Mahé a lancé également la construction d’un proto avec des records et le rêve de l’Atlantique en ligne de mire. Mais faire la Mini Transat, cela reste une autre histoire !

La Calvados Cup

Dernière-née des courses de Mini, imaginée par le Deauville Yacht Club, elle se déroule chaque année après la Mini-Fastnet et est la seule course de Mini en Manche. Elle comprend trois courses successives

1. Douarnenez-Deauville : 270 milles entre la pointe du Finistère et le Calvados avec des enjeux stratégiques nombreux dans des zones parmi les plus forts courants d’Europe

2. Deauville-Deauville : une double traversée de la Manche avec un trafic maritime parmi les plus importants dans le monde. L’entrée du Solent, la pointe Ste Catherine et la baie de Poole constituent autant de pièges entre courants et effets de site, sans oublier ceux de la baie de Seine entre Cussy et Deauville. Ces deux premières courses se courent en double.

3. Deauville-Baie de Morlaix : ce parcours ramènera vers la Bretagne les skippers à travers les îles anglo-normandes où la navigation est particulièrement difficile. Cette dernière course se fera en solitaire

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