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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Transquadra. 10e édition et toujours le même succès avec 96 bateaux

Transquadra. 10e édition et toujours le même succès avec 96 bateaux

96 bateaux (160 coureurs) sont inscrits à ce jour ! 10e édition et toujours des nouveautés sur cette course réservée aux amateurs de plus de 40 ans, avec un départ de Marseille (au lieu de Barcelone) pour la flotte méditerranéenne et une arrivée de la 1ère étape à Funchal, chef-lieu de Madère (au lieu de la marina de Quinta do Lorde). 10e édition et toujours de belles empoignades en perspective avec notamment le retour du tenant du titre en solo Alexandre Ozon, mais aussi de Jean-Pierre Kelbert, de Jean-Marie Vidal, d’un « bizuth » venu du sud, Bernard Mallaret… Rendez-vous en juillet pour le coup d’envoi de cette édition anniversaire !

Tous les trois ans, depuis 27 ans, la Transquadra Madère – Martinique réunit des coureurs amateurs autour d’un événement unique en son genre qui sait allier un excellent niveau sportif à une véritable aventure humaine. Et ça marche !

Lorsqu’il eut l’idée de créer une transat réservée aux amateurs, disputée en deux temps, en été puis l’hiver suivant, de façon à l’intégrer plus facilement dans les emplois du temps professionnels et familiaux des coureurs, Mico Bolo ne se doutait pas que ce challenge entre copains l’occuperait encore à plein temps 30 ans plus tard : « C’est un succès ! Bien sûr, je ne m’attendais pas à ça lorsque j’ai imaginé cette course il y a 27 ans.

Mais, surtout, avec toute l’équipe des rouges (presque la même depuis le début), nous avons réussi à tenir dans le temps : avoir une bonne idée est une chose, réussir à en faire un événement pérenne est un vrai défi. »

Frank Lang, président de la Transquadra Madère – Martinique : « La Transquadra, c’est l’évolution dans la continuité. L’organisation et le concept n’ont pas bougé depuis la première édition, mais l’épreuve se renouvèle en permanence, sans créer de rupture : l’ADN de la course reste celui d’une épreuve conçue pour plaire autant aux coureurs qu’à leurs familles, c’est la clé de sa réussite. »

Des solos de haut niveau
Preuve de ce succès : des flottes de près de 100 bateaux à chaque édition. C’est encore le cas cette année avec d’ailleurs un regain chez les solitaires (35% de la flotte contre un petit tiers habituellement), et plus de la moitié de ces solitaires sont des récidivistes.

Parmi eux, Alexandre Ozon grand vainqueur de la flotte Atlantique de la dernière édition. Il avait notamment bataillé avec Jean-Pierre Kelbert. Le patron du chantier JPK sera lui aussi sur les rangs de cette Transquadra 2020, armé du petit dernier de sa gamme, le JPK 10.30, tandis qu’Alex Ozon court désormais sur le tout nouveau Sun Fast 3300. Leur mano a mano devrait donc reprendre de plus belle, mais il y a fort à parier qu’il soit notamment pimenté des attaques du très expérimenté sudiste et bizuth de l’épreuve Bernard Mallaret, et de celles de Stéphane Bodin, Frédéric Couture, Jean-François Hamon, Olivier Lunven, Jean-Marc Riebell… tous camarades d’entrainement à La Rochelle.

En Méditerranée, 5 solitaires seront sur les rangs, dont le grand et fidèle animateur de l’épreuve, Frédéric Ponsenard ; Daniel Dupont, fort de deux Transquadra dans son sillage ; Arnaud Vuillemin qui, à peine arrivé de sa transat en double en 2018, s’impatientait déjà de revenir s’y frotter en solitaire… Et deux nouveaux venus, Laurent Favreau et Laurent Camprubi, et là, attention, champion ! Ce dernier affiche en effet un palmarès impressionnant : 6 fois champion de Méditerranée, 4 fois vainqueur de la Quadra Solo, 2 fois vainqueur de la Giraglia…

Des duos tout neufs

En double, la flotte est largement renouvelée avec 80% de bizuths.
Au départ de Lorient, il faudra sans doute compter sur un solide duo, Gérard Quenot et Jérôme Apolda, 3e de la dernière édition ; Olivier Grassi, 5e en 2018 revient avec Eric Troussel ; gare aussi au bizuth Eric Guigné, en duo avec Tangi Caron ; à Noël Racine double vainqueur de la Fastnet Race en duo avec Ludovic Sénéchal ; à Alain Caudrelier et Marc Chalumeau ; aux frères Castel…

15 duos méditerranéens seront sur les rangs à Marseille, avec, notamment, Jean-Marie Vidal Figariste de la première heure, accompagné de son fils Romain ; Dominique D’Andrimont ancien Figariste également et double vainqueur du Tour de France à la Voile et vainqueur de la SNIM, il sera associé à Etienne Boyer ; Ludovic Gérard et Philippe Mariani, assoiffés de milles, ils ont participé à la Middle Sea Race, à la Giraglia, au Tour de Corse… un bel échauffement avant la transat.
La flotte de la Grande Bleue aura aussi le grand plaisir d’accueillir un duo de femmes, Caroline Petit et Emmanuelle Blivet.

Régater d’accord, mais contre des copains

Le piment de la compétition est bien sûr un aimant qui attire tous ces coureurs vers la même ligne de départ, mais ce qui les fait tenir tout au long de ces mois d’entrainements c’est le ciment de la camaraderie, voire de l’amitié qui se noue entre eux au fil des milles : « il y a une très bonne ambiance au sein du groupe, on est là pour rigoler ! » sourit Marc Reine, entraineur, à La Rochelle, de 35 coureurs IRC dont 22 sont inscrits à La Transquadra Madère – Martinique.

Avant de tous se retrouver en juillet, nombre de ces marins engagés sur cette édition 2020 de la Transquadra Madère – Martinique auront l’occasion de se jauger à Pâques, à la SNIM pour les Méditerranéens et au Spi Ouest France pour les autres, ou encore sur l’Armen Race et la nouvelle 45.5 au départ de La Rochelle.
Bref, à moins de 5 mois du coup d’envoi de la 10e Transquadra Madère – Martinique, la pression va commencer à monter doucement mais sûrement, l’impatience aussi !

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Les inscriptions en chiffres au 15 février

Lorient Marseille Total
Coureurs solo 29 (16 bizuths) 5 (2 bizuths) 34 (18 bizuths soit 53%)
Doubles 47 15 62
Nbr de coureurs 95 (86 bizuths) 31 (26 bizuths) 126 (112 bizuths soit 90%)
Nbr total de bateaux 76 20 96 (35% de solos et 65% de doubles)
Nbr total de coureurs 124 36 160 (130 bizuths soit 80%)

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Rorc Caribean 600. Départ dans des airs légers !

Rorc Caribean 600. Départ dans des airs légers !

Le départ de la 12e édition de la Caribean 600 a été lancé dans des conditions légères permettant au 73 bateaux de s’élancer tranquillement sur cette course de 600 milles à travers les îles des Caraïbes.

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Women’s Cup. 34 Teams 100% féminins à Pornichet

Women’s Cup. 34 Teams 100% féminins à Pornichet

La 10ème édition de la Women’s Cup sera lancée le 7 mars prochain à Pornichet, après une veille d’entraînements. Cette régate 100 % féminine, organisée spécialement pour la Journée Internationale des Droits des Femmes, est presque devenue une institution dans la baie de la Baule. Chaque année, elle rassemble amatrices et professionnelles venues des quatre coins de la France, mais aussi des équipages plus lointains : turque et réunionnais. Un seul but : la mise en lumière des compétences sportives féminines pour plus de mixité !

Les 34 équipages engagés, 100% féminins, s’affronteront 2 journées dans une ambiance conviviale pour soutenir l’ONG Plan qui oeuvre pour les jeunes filles en difficultés dans le monde. La compétition la journée, laisse place en soirée à une table ronde afin de débattre sur la place des femmes dans le sport et la société.

Cette année la Women’s Cup accueillera Frédérique Picard-Le Bihan, fondatrice de l’association Dare Women qui permet aux femmes d’oser davantage. Après avoir dirigé pendant plus de 20 ans le Marketing chez Heineken, Paribas et Heinz et les destinées de l’agence de conseil en stratégie marketing, SMAC Conseils, Frédérique décide, en 2011, de partir en famille avec 4 enfants en voilier faire le tour de l’Atlantique.
12 mois et 30 pays plus tard, elle a observé et analysé les clés et les leviers nécessaires à la réussite des femmes. De retour à Paris en septembre 2018, Frédérique est persuadée que chaque femme à un talent et qu’elle peut et surtout, qu’elle doit exprimer…
L’idée de l’association Dare Women est alors née : Permettre à chaque femme d’oser vivre sa vie.

Pernelle Michon deuxième invitée, en pleine sélection pour les Jeux Olympiques en Laser Radial. Aujourd’hui âgée de 25 ans, la jeune femme a tiré ses premiers bords alors qu’elle était toute petite, en optimist, sur l’océan Atlantique.
Sa vie est rythmée par ses études en management environnemental et par la préparation aux Jeux, composée de vingt heures par semaine sur l’eau, quinze heures de préparation physique et autant de préparation mentale.
Pernelle sera donc de retour d’Australie où elle participe au Championnat du Monde du 23 au 28 février.
L’occasion pour elle de raconter cette grande aventure et de nous expliquer sa préparation physique et mentale mouvementée pour les JO à Tokyo.

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Vendée Globe. Manuel Cousin, Groupe Sétin nouvel inscrit

Vendée Globe. Manuel Cousin, Groupe Sétin nouvel inscrit

Qualifié pour le tour du monde sans escale et sans assistance depuis la Route du Rhum 2018, Manuel Cousin vient de s’inscrire officiellement pour le Vendée Globe 2020.
Bien qu’il figure dans le peloton de tête de la course aux milles avec 8667 milles parcourus en course depuis le lancement des Imoca Globe Series, Manuel Cousin souhaite ajouter à son palmarès les deux transatlantiques inscrites au programme IMOCA 2020, The Transat-CIC et la New York – Vendée – Les Sables d’Olonne.

Asseoir le travail effectué depuis 3 ans
Lorsqu’on lui demande pourquoi il souhaite réaliser un sans-faute sur le programme Imoca Globe Series, Manuel Cousin répond en souriant :
« C’est le moment pour nous d’asseoir le travail réalisé en 3 ans. Depuis fin 2017, date de l’acquisition de mon IMOCA, je n’ai pas cessé de m’employer au quotidien afin que ce projet devienne réalité. Il ne suffit pas d’avoir un bateau et un sponsor pour espérer figurer au départ du Vendée Globe et c’est normal. C’est une question d’engagement de tous les instants. Mon équipe travaille actuellement à rendre le bateau encore plus fiable, c’est l’objectif principal de notre chantier d’hiver.
D’ailleurs, je me sens pleinement à l’aise sur cette machine ; on peut dire que je fais corps avec elle et que le couple homme-bateau fonctionne à merveille sportivement et techniquement. Alors quand deux transatlantiques de début de saison me permettent de peaufiner mon expérience du large en solitaire, je dois absolument saisir cette occasion.»

Boucler son premier Vendée Globe pour les 100 ans de Groupe Sétin
Ce n’est pas un hasard si le projet de Manuel Cousin porte le nom d’Energie Globe. L’objectif principal, c’est bien de boucler le tour du monde, et de disputer une course dans la course avec les bateaux à dérives droites, pour fêter les 100 ans de l’entreprise familiale Groupe Sétin.
« A partir de maintenant, je me projette dans les détails pour arriver le plus sereinement possible sur la ligne de départ du Vendée Globe. Je continue ma préparation sportive, je travaille la météo, je supervise le chantier car je dois connaître intégralement le bateau dans ses moindres détails. Et puis le port d’attache du bateau est Les Sables d’Olonne et c’est un avantage dans l’optique d’un Vendée Globe ; nous sommes à la maison. » précise Manuel Cousin.
Deux Transatlantiques en solitaire avant la grande échéance
« Pour moi, The Transat-CIC est une course mythique. C’est aussi la répétition grandeur nature du premier quart du Vendée Globe. C’est une course très engagée, il faudra placer le curseur entre performance et prudence. La New-York- Vendée- Les Sables d’Olonne est symbolique. Franchir notre fameux chenal au retour de New York, c’est un premier frisson avant le grand départ du 8 novembre.» ajoute Manuel Cousin.

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DRHEAM-CUP. Une récompense pour les clubs et les constructeurs

DRHEAM-CUP. Une récompense pour les clubs et les constructeurs

La troisième édition de la DRHEAM-CUP (18-27 juillet entre Cherbourg-en-Cotentin et La Trinité-sur-Mer), officiellement labellisée OPEN DE FRANCE DE COURSE AU LARGE, mettra à l’honneur, en plus des marins, les clubs et les constructeurs, auxquels seront remis des trophées spéciaux. Une manière pour l’organisateur d’associer tous les acteurs de la course au large à la fête estivale.

Pour sa troisième édition, la DRHEAM-CUP, tout en continuant à s’appuyer sur les ingrédients qui ont fait le succès des deux premières, en 2016 et 2018, à savoir le triptyque compétition-fête-partage, proposera un certain nombre d’innovations : un parcours inversé, entre Cherbourg-en-Cotentin et La Trinité-sur-Mer, un troisième parcours de 1100 milles – LA DRHEAM-CUP 1100 – spécifique aux trimarans Ultimes invités à se joindre à la fête, et une labellisation OPEN DE FRANCE DE COURSE AU LARGE, l’épreuve se voulant ouverte à tous les formats, bateaux et participant-e-s.
Cette ouverture chère à Jacques Civilise, créateur de la DRHEAM-CUP, se manifestera également sur cette troisième édition, élevée au rang de grade 3 par la Fédération Française de Voile, par la création de nouveaux trophées OPEN DE FRANCE DE COURSE AU LARGE qui, en plus de récompenser les premiers bateaux par parcours (DRHEAM-CUP 400, 700 et 1100), mettront à l’honneur les clubs et les constructeurs.

« L’objectif est de mettre en avant les clubs qui enverront le plus de bateaux sur la course, mais également ceux qui y obtiendront les meilleurs résultats », résume Jacques Civilise, dont l’initiative est saluée par le Yacht Club de France, club support de la DRHEAM-CUP, et l’UNCL, club partenaire, qui comptent la relayer auprès de leurs membres et de leurs clubs alliés. « Le Yacht Club de France soutenant tout ce qui concourt au développement de la navigation de plaisance, cette idée de récompenser plus particulièrement les clubs les plus dynamiques nous apparaît particulièrement judicieuse, nous pensons qu’elle peut créer une véritable émulation auprès des clubs », estime ainsi Philippe Héral, président du Yacht Club de France.

« Il faut mettre en valeur les clubs, parce que ce sont eux qui organisent de nombreuses courses et font vivre au jour le jour nos programmes et nos bateaux, c’est pourquoi nous soutenons vivement l’initiative de la DRHEAM-CUP », poursuit Jean-Philippe Cau, président de l’UNCL. Nul doute que les deux clubs de départ et d’arrivée de la DRHEAM-CUP / OPEN DE FRANCE DE COURSE AU LARGE, le Yacht Club de Cherbourg et la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer, également mobilisés dans l’organisation de la course, auront à cœur de décrocher les deux trophées mis en jeu, entre deux ports qui sont de véritables places fortes de la voile de compétition en France, comme l’a encore récemment prouvé l’attribution de l’arrivée de la Rolex Fastnet Race à Cherbourg-en-Cotentin. Un statut de référence internationale, reconnu par le RORC – Royal Ocean Racing Club, rappelé par le Maire Benoit Arrivé : « Notre ville possède des atouts nautiques incomparables et une qualité́ d’accueil reconnue de tous».
Régate SNT- ©Jakez/DR SNT

Les constructeurs seront également mis à l’honneur de la DRHEAM-CUP avec deux trophées OPEN DE FRANCE DE COURSE AU LARGE remis aux chantiers présentant le plus de bateaux au départ et les plus performants sur la course : « C’est une idée inspirée de ce qui se fait en Formule 1 ou en Moto GP, où il y a des classements pilotes et constructeurs, je me suis dit que la DRHEAM-CUP était aussi l’occasion de faire un clin d’œil aux chantiers qui œuvrent par leur savoir-faire à la bonne santé de la course au large », explique Jacques Civilise. Solitaires, duos, équipages, monocoques, multicoques, jeunes, femmes, clubs, chantiers… c’est la voile dans toute sa diversité qui sera donc à l’honneur lors de la remise des prix de la DRHEAM-CUP / OPEN DE FRANCE DE COURSE AU LARGE !

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La RORC Caribbean 600, c'est parti ! Images

La RORC Caribbean 600, c'est parti ! Images | ScanVoile
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Pascal Bidegorry à la barre de l’Ultim MACIF

Après une Brest Atlantiques* non sans épreuve mais riche d’enseignements, François Gabart a décidé de mettre momentanément la compétition entre parenthèses cette saison. Un temps que le skipper du trimaran MACIF mettra à profit pour se focaliser différemment sur les projets afin de se ressourcer et revenir plus fort l’année prochaine. Après une réflexion concertée, le groupe Macif et François Gabart ont donc pris la décision de confier la barre du trimaran MACIF à Pascal Bidégorry pour The Transat CIC, dont le départ sera donné de Brest, le 10 mai prochain.

Depuis 10 ans qu’il est engagé dans la course au large avec la Macif, François Gabart a enchainé les saisons et s’est constitué un palmarès hors normes. Mais être à la barre d’un trimaran Ultim reste une discipline exigeante, tant physiquement que mentalement, car prendre la mer à très haute vitesse sur ces bateaux d’exception est un défi qui nécessite souvent de dépasser ses limites. Tout le travail de récupération et de préparation du skipper autour des courses est alors fondamental pour tenir le rythme imposé par ces multicoques afin de pouvoir rester vigilant en endurant les chocs, le bruit ambiant, les enchaînements de manœuvres… tout en menant à bien sa course.

De l’état de forme du skipper dépend sa sécurité

Cet hiver, François Gabart a pris conscience d’avoir puisé dans ses réserves. Il a pris du retard dans sa préparation physique de pré-saison, et la prochaine échéance fixée début mai – The Transat CIC – lui laisse trop peu de temps pour récupérer la fatigue cumulée ces dernières saisons. François sait qu’il est nécessaire de ne pas sous-estimer la difficulté de l’exercice surtout lorsqu’il s’agit de reprendre la mer en solitaire pour un nouveau sprint sur l’Atlantique. Après mûre réflexion avec le groupe Macif, la décision a donc été prise de maintenir la participation du bateau à The Transat CIC sans François aux commandes. La démarche ne remet évidemment pas en cause le partenariat qui le lie à la Macif, qui en tant qu’assureur, place la prévention au cœur de son métier et soutient pleinement son choix pour qu’il revienne plus fort sur l’eau l’année prochaine à la barre du nouveau trimaran MACIF actuellement en construction.

Pascal Bidégorry, un choix assuré !

Trois mois avant le départ de The Transat CIC, le groupe Macif et François Gabart ont donc pris ensemble la décision de confier la barre du trimaran MACIF à Pascal Bidégorry. Son expérience du multicoque et son approche de la performance, associées au fait qu’il accompagne et soutient le projet trimaran MACIF depuis sa mise à l’eau à l’été 2015, font en effet de Pascal un choix imparable pour mener à bien le bateau sur The Transat CIC.

Vainqueur aux côtés de François de la Transat Jacques Vabre en 2015, puis de L’Armen Race et de The Bridge en 2017, Pascal Bidégorry a aussi pris part à de nombreux entrainements à bord pour développer la performance et conseiller François. Déjà présent pour la première transat du bateau, il aura donc le privilège d’officier pour la dernière course du trimaran sous les couleurs de la Macif puisque ce dernier sera vendu cet été.

Aller de l’avant en prenant du recul

Cette année, François Gabart prendra donc le temps nécessaire pour se ressourcer mais il n’en sera pas moins présent à terre. Sa passion pour la course au large reste intacte et son envie d’y prendre part, plus forte que jamais. Les quatre prochains mois seront entre autres pleinement consacrés à accompagner Pascal Bidégorry dans sa préparation à The Transat CIC puisque François fera partie intégrante de l’équipe à ses côtés pour qu’il soit le plus performant sur l’eau. Il naviguera avec lui lors des entrainements et fera aussi partie de la cellule routage pendant la course.

En adoptant ainsi une vision extérieure sur le projet, François entend ainsi vivre une nouvelle expérience qui lui permettra de repenser sa façon de naviguer en perspective de 2021, qui s’annonce d’ores et déjà dense en termes de navigations en équipage. Il sera alors à la barre du nouveau trimaran MACIF, dont la mise à l’eau est prévue pour le début d’année prochaine. Un nouveau projet pour lequel François a aussi pleinement à cœur de s’investir auprès des équipes, tant dans la définition des choix techniques qui restent à faire en termes de performance, que de la structuration globale du projet avec la Macif de sorte que le sport soit aussi demain vecteur de sens et réunisse ainsi leur ambition commune entre 2021 et 2023.

Jean-Bernard Le Boucher, Directeur des Activités Mer du groupe Macif

La saison 2020 représente pour le groupe Macif une année de transition : le trimaran MACIF prend le départ de sa dernière course avant de trouver un nouvel acquéreur et la construction du nouveau trimaran se poursuit. François, qui a connu une fin de saison 2019 non sans épreuve mais riche d’enseignements, pourra cette année récupérer toute sa condition physique et se consacrer au suivi du chantier de notre nouveau bateau. Pascal Bidégorry pourra compter sur le soutien des collaborateurs, des délégués et sociétaires du Groupe pour le suivre jusqu’à Charleston. Avec François, nous vous donnons rendez-vous le 10 mai à Brest pour soutenir et encourager Pascal !

Fred Vianas, Directeur Stratégie et Performance du groupe Macif

Le partenariat entre la Macif et François Gabart est fondé sur la confiance et l’écoute. Devenu au fil des années un véritable ambassadeur pour notre marque et pour l’ensemble des 12 000 collaborateurs et délégués du Groupe, François a toujours eu à cœur de partager et faire vivre ses exploits. Notre partenariat va bien au-delà d’un projet sportif, le programme trimaran MACIF est devenu le porte-étendard des valeurs de la Macif : engagement, solidarité, performance. Assureur responsable, nous sommes naturellement attentifs à ce que François navigue dans de bonnes conditions et il est essentiel à nos yeux qu’il puisse exercer son métier en toute sécurité. C’est pourquoi, nous avons décidé ensemble de confier la barre du trimaran MACIF pour cette course à un skipper tout autant qualifié : Pascal Bidégorry

François Gabart, skipper du trimaran MACIF

Bien évidemment, j’aurais préféré terminer l’histoire avec le trimaran MACIF d’une manière différente mais je vais de toute façon continuer à naviguer à bord même si ce n’est pas en course. J’ai vécu avec lui des moments assez incroyables, que ce soit en solitaire sur la Route du Rhum en 2018 ou avant sur le Record du Tour de Monde en 2017, ou même en équipage sur la Brest Atlantiques il y a quelques semaines, et c’est déjà suffisamment fort pour garder ça en mémoire.
C’est très positif de laisser le bateau à Pascal qui le connait bien, qui a fait la première course avec moi, et à qui je fais entièrement confiance pour qu’il termine bien l’histoire du trimaran sous les couleurs de la Macif. En parallèle, mon histoire avec la Macif continue aussi de s’écrire avec la construction d’un nouveau trimaran et aujourd’hui, j’ai autant envie de m’investir auprès du bureau d’études pour analyser certains paramètres qui scelleront les choix de demain en termes de performance que de participer avec les équipes de la Macif à la définition des axes d’activations qui donneront du sens au projet ces prochaines années.

Pascal Bidégorry, skipper remplaçant du trimaran MACIF

C’est un honneur de naviguer à bord du trimaran MACIF et d’avoir la confiance de François ainsi que celle du groupe Macif pour faire The Transat CIC qui, au même titre que la Route du Rhum, est un monument de la voile française. J’étais là en 2015 pour commencer l’histoire aux côtés de François à bord du trimaran MACIF et je suis là maintenant pour la finir, j’espère que l’on aura la même réussite ! Mon expérience fait que je suis conscient de l’exercice ; ce n’est pas anodin de faire du solitaire sur ce genre de bateau mais ce qui est rassurant pour moi, c’est de savoir que je ne suis pas tout seul dans l’histoire et même si, à un moment donné, il va falloir que je mène une partition avec mes deux mains ; pour toute la préparation en amont, je sais que je vais être entouré de personnes qui ont une compétence énorme dans ce domaine d’activités et en qui j’ai une totale confiance. Après, plus personnellement, j’ai toujours aimé ces challenges sportifs élevés qui mixent à la fois l’envie et la combativité. Je suis conscient de la tâche ; nous allons, ensemble, tout mettre en œuvre pour faire de cette course une réussite.

* François Gabart, Gwénolé Gahinet et Jérémie Eloy ont franchi la ligne d’arrivée de la Brest Atlantiques en deuxième position, le 7 décembre 2019, derrière le maxi Edmond-de-Rothschild. Le trio du trimaran MACIF aura ainsi passé 31 jours et 20 heures en mer pour boucler les 14 000 milles du parcours sur les Atlantiques nord et sud, après avoir rencontré plusieurs problèmes techniques.

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Lalou Roucayrol en campagne pour The Race Around

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Il fallait un premier engagement et c’est un grand nom de la voile qui fait cet honneur à The Race Around. Après une décennie passée sur “Arkema” en Multi50, Lalou Roucayrol se lance dans une nouvelle aventure en Class40 avec The Race Around en ligne de mire en 2023.

Le Médocain, lauréat de la Transat Jacques-Vabre 2017 entre autres victoires accolées à son palmarès (voir encadré), s’alignera en double avec des co-skippers issus de son centre de formation Lalou Multi. L’objectif est de transmettre aux jeunes générations ses valeurs de la course au large et d’utiliser son chantier pour construire son propre Class40.

Lalou Roucayrol, Skipper :

“The Race Around est une formidable occasion de concrétiser ce que nous construisons depuis plusieurs années au sein d’Arkema et Lalou Multi. Notre projet a toujours été éducatif. La possibilité qu’offre l’organisation de changer d’équipier à chaque étape sur un tour du monde est une superbe opportunité de transmission.

Plusieurs raisons nous ont décidé à nous lancer dans ce nouveau projet. D’abord l’état d’esprit de la Class40 est le même qu’en Multi50. Ce sont des bateaux conçus pour être sûrs et rapides qui nous permettent de partir en toute sécurité. Nous validerons ensuite les technologies que nous développons depuis de nombreuses années, notamment un bateau 100 % recyclable en résine thermoplastique liquide. Nous voulons également, comme cela se fait déjà, faire ce tour du monde en utilisant aucune énergie carbonée.

Avec un Vendée Globe où il est de plus en plus compliqué de trouver des budgets pour des projets gagnants et la fin de la Barcelona World Race, il y existe un place aujourd’hui pour une course autour du monde en Class40 avec des budgets maîtrisés. La course fait escales dans des villes historiquement liées à la voile et cela donne du sens à ce que nous faisons. Pour moi, c’est important et nous sommes extrêmement heureux de participer à la première édition de The Race Around.”

Sam Holliday, directeur général de The Race Around :

“Aujourd’hui est un jour très spécial que nous avons longtemps attendu à The Race Around. D’avoir su attirer un marin du pedigree de Lalou est une très belle récompense pour toute l’organisation. L’idée de s’associer à un marin tant connu par son palmarès en multicoques, sa longue expérience dans la construction de bateaux avec la reconnaissance dont il bénéficie dans le milieu de la course au large est vraiment excitant. Son projet Class40 s’aligne parfaitement avec nos objectifs et l’arrivée de Lalou précède un certain nombre de concurrents que nous annoncerons dans les prochains mois”

The Race Around continue de se construire
A près de 1,200 jours avant le début de l’épreuve, l’organisation est sur le pont pour attirer d’autres partenaires commerciaux désireux de s’associer à cette nouvelle course autour du monde avec escales. Plusieurs compagnies internationales ont montré beaucoup d’intérêt. Des annonces sont en prépration dans les prochains mois.

Si la majorité des villes-étapes ont donné leur accord pour figurer sur le parcours de la première édition de The Race Around, la ville de départ reste encore ouverte. L’organisation est en discussion avec deux villes françaises.

Emmanuel Versace, représentant en France de The Race Around :

“Depuis le début de l’aventure, l’objectif de The Race Around est de mettre les hommes et les femmes au coeur du projet. Cela demande également de proposer des villes étapes qui correspondent aux besoins de leurs partenaires. Aujourd’hui, la majorité des villes du parcours nous ont donné leur accord et nous sommes bien dans les temps pour le choix de la ville de départ. Nous avons dans le cahier des charges un port français au rayonnement international. Nous avons entamé des discussions mais nous devons nous adapter aux échéances politiques du moment avant de passer à la prochaine étape.”

The Transat CIC, première course qualificative

The Race Around se veut être une course de haute performance et exigeante. The Transat CIC (départ de Brest le 10 mai 2020) sera la toute première course qualificative d’un cycle de trois ans précédant le départ de la course.

L’organisation imposera à tous ses concurrents de valider un certain nombre de milles nautiques en compétition qui sera défini dans l’Avis de course à paraître.

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Le plus grand événement de voile habitable en France

Plus de 2500 régatiers, amateurs éclairés ou coureurs professionnels sont attendus à La Trinité-sur-Mer du 9 au 13 avril prochain pour quatre jours de régate en baie de Quiberon, là où tout a commencé.

1979. Gilles Le Baud, jeune et brillant régatier – il a remporté moins d’un an plus tôt la future Solitaire du Figaro qui se nomme encore la Course de l’Aurore – propose lors d’un bureau de la Société Nautique de La Trinité présidée par André Facque, dont le fils Philippe a disputé la Whitbread (course autour du monde), de lancer des entraînements d’hiver en baie de Quiberon. À cette époque, la régate habitable se cantonne surtout sur deux sites : Le Havre et La Rochelle, avec la Semaine internationale éponyme. Le succès est immédiat et plus d’une trentaine de bateaux viennent régater un week-end sur deux. La SNT et Gilles Le Baud veulent aller plus loin, et proposent alors au quotidien Ouest-France de s’associer à la création d’une épreuve disputée durant le long week-end de Pâques. Roger Lavialle, directeur général est immédiatement séduit par l’idée et donne son feu vert après moins d’une heure de rendez-vous. Initialement baptisée « Spi d’Or Ouest-France » en clin d’œil au fameux « Bol d’Or » sur le lac Léman, il va très vite se nommer le Spi Ouest-France et même le « Spi » pour les habitués. Les Rochelais qui gagnent tout chez eux décident de venir défier les Bretons et aussi confirmer leur suprématie du moment. Les Morbihannais ne voient pas les choses ainsi, et veulent le prouver. L’on compte une cinquantaine de concurrents. Les monotypes sont encore très rares, mais les séduisants J/24 construits aux États-Unis commencent à écumer la baie, notamment issus du port voisin du Crouesty. Quant aux voiliers jaugés en IOR (International Offshore Rule), prototypes de régate, ils sont aussi attractifs à l’époque que les bateaux de la Route du Rhum qui viennent de courir leur première édition quelques mois auparavant. Ces voiliers affûtés avec leurs étranges bosses de jauge et ce gréement élancé et fin, font rêver les jeunes régatiers, à l’image de Britanny Drizzle (crachin breton ; ndlr) dessiné par le jeune architecte Jean Berret. Il a été construit en bois et lamellé-collé par Bernard Fournier Le Ray, son frère et sa sœur dans le jardin de ses parents. C’est une œuvre d’art ! Il termine quatrième dans sa classe juste derrière Kelt La Concorde, justement barré par Gilles Le Baud. L’élégant Britanny Drizzle blanc et rouge, remarquablement entretenu va disputer quasiment tous les « Spis », en gagner beaucoup et finir quasiment systématiquement sur le podium !

Preuve de la légitimité sportive du plus grand rassemblement habitable en France, les plus grands navigateurs français – Franck Cammas, Michel Desjoyeaux, Alain Gautier, Marc Guillemot, Charles Caudrelier, Lionel Lemonchois, Yann Guichard, Jean-Pierre Dick, Bertrand Pacé, Thierry Péponnet, Luc Pillot, Jimmy Pahun, Géry Trentesaux… – adorent venir se confronter, et n’hésitent pas à noter sur leur CV les années où ils se sont imposés. « Il faut se cracher dans les mains vu le niveau pour gagner le Spi. Ça se mérite ! » rappelle Loïck Peyron, habitué de l’épreuve en Open 750. Car l’une des caractéristiques du Spi Ouest-France Destination Morbihan, est de mêler professionnels et amateurs. Et rares sont les sports permettant d’offrir une telle possibilité !

Programme du Spi Ouest-France Destination Morbihan

Jeudi 9 avril : à partir de 9h00, chaîne d’inscriptions Du vendredi 10 au lundi 13 avril : Régates Lundi 13 avril – 16h00 : remise des prix

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34 Teams 100% féminins à Pornichet

Cette régate 100 % féminine, organisée spécialement pour la Journée Internationale des Droits des Femmes, est presque devenue une institution dans la baie de la Baule. Chaque année, elle rassemble amatrices et professionnelles venues des quatre coins de la France, mais aussi des équipages plus lointains : turque et réunionnais.

Un seul but : la mise en lumière des compétences sportives féminines pour plus de mixité !

Les 34 équipages engagés, 100% féminins, s’affronteront 2 journées dans une ambiance conviviale pour soutenir l’ONG Plan qui oeuvre pour les jeunes filles en difficultés dans le monde.
La compétition la journée, laisse place en soirée à une table ronde afin de débattre sur la place des femmes dans le sport et la société.

Cette année nous auront le plaisir d’accueillir Frédérique Picard-Le Bihan, fondatrice de l’association Dare Women qui permet aux femmes d’oser davantage.

Après avoir dirigé pendant plus de 20 ans le Marketing chez Heineken, Paribas et Heinz et les destinées de l’agence de conseil en stratégie marketing, SMAC Conseils, Frédérique décide, en 2011, de partir en famille avec 4 enfants en voilier faire le tour de l’Atlantique.
12 mois et 30 pays plus tard, elle a observé et analysé les clés et les leviers nécessaires à la réussite des femmes. De retour à Paris en septembre 2018, Frédérique est persuadée que chaque femme à un talent et qu’elle peut et surtout, qu’elle doit exprimer…
L’idée de l’association Dare Women est alors née : Permettre à chaque femme d’oser vivre sa vie.

Aujourd’hui âgée de 25 ans, la jeune femme a tiré ses premiers bords alors qu’elle était toute petite, en optimist, sur l’océan Atlantique.
Sa vie est rythmée par ses études en management environnemental et par la préparation aux Jeux, composée de vingt heures par semaine sur l’eau, quinze heures de préparation physique et autant de préparation mentale.
Pernelle sera donc de retour d’Australie où elle participe au Championnat du Monde du 23 au 28 février.
L’occasion pour elle de nous raconter cette grande aventure et de nous expliquer sa préparation physique et mentale mouvementée pour les JO à Tokyo.

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The Transat. Pascal Bidegorry à la barre du trimaran Macif remplace Francois Gabart

The Transat. Pascal Bidegorry à la barre du trimaran Macif remplace Francois Gabart

Francois Gabart laisse la barre à Pascal Bidegorry pour barrer le trimaran Macif sur The Transat. Un choix dicté par la fatigue et la raison en se disant pas assez performant pour y aller pour la gagne. Un choix assez rare dans la course au large et qui s’explique sans doute par la double casquette de skipper et de chef d’entreprise de Mer Concept qui gère tous les projets Macif (Apivia, 2 Figaros) sans compter le gros travail sur le futur nouveau trimaran Macif qui sera lancé en début d’année prochaine. François Gabart entend bien prendre un peu de recul, retrouver de le sérénité et sans doute un peu de la réussite qui lui a manqué sur la Route du Rhum et sur Brest Atlantiques.

Pour Pascal Bidegorry, c’est un beau cadeau et une belle opportunité pour lui de montrer son talent à de futurs acquéreurs potentiels du trimaran Macif actuel qui est à vendre. Le basque connait bien le bateau et l’équipe. Nul doute qu’il sera un concurrent sérieux pour Franck Cammas, Thomas Coville et Yves le Blevec. Reste qu’il devra faire attention au bateau !

François Gabart, skipper du trimaran MACIF : Bien évidemment, j’aurais préféré terminer l’histoire avec le trimaran MACIF d’une manière différente mais je vais de toute façon continuer à naviguer à bord même si ce n’est pas en course. J’ai vécu avec lui des moments assez incroyables, que ce soit en solitaire sur la Route du Rhum en 2018 ou avant sur le Record du Tour de Monde en 2017, ou même en équipage sur la Brest Atlantiques il y a quelques semaines, et c’est déjà suffisamment fort pour garder ça en mémoire.
C’est très positif de laisser le bateau à Pascal qui le connait bien, qui a fait la première course avec moi, et à qui je fais entièrement confiance pour qu’il termine bien l’histoire du trimaran sous les couleurs de la Macif. En parallèle, mon histoire avec la Macif continue aussi de s’écrire avec la construction d’un nouveau trimaran et aujourd’hui, j’ai autant envie de m’investir auprès du bureau d’études pour analyser certains paramètres qui scelleront les choix de demain en termes de performance que de participer avec les équipes de la Macif à la définition des axes d’activations qui donneront du sens au projet ces prochaines années.

Pascal Bidégorry, skipper remplaçant du trimaran MACIF : C’est un honneur de naviguer à bord du trimaran MACIF et d’avoir la confiance de François ainsi que celle du groupe Macif pour faire The Transat CIC qui, au même titre que la Route du Rhum, est un monument de la voile française. J’étais là en 2015 pour commencer l’histoire aux côtés de François à bord du trimaran MACIF et je suis là maintenant pour la finir, j’espère que l’on aura la même réussite ! Mon expérience fait que je suis conscient de l’exercice ; ce n’est pas anodin de faire du solitaire sur ce genre de bateau mais ce qui est rassurant pour moi, c’est de savoir que je ne suis pas tout seul dans l’histoire et même si, à un moment donné, il va falloir que je mène une partition avec mes deux mains ; pour toute la préparation en amont, je sais que je vais être entouré de personnes qui ont une compétence énorme dans ce domaine d’activités et en qui j’ai une totale confiance. Après, plus personnellement, j’ai toujours aimé ces challenges sportifs élevés qui mixent à la fois l’envie et la combativité. Je suis conscient de la tâche ; nous allons, ensemble, tout mettre en œuvre pour faire de cette course une réussite.

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Comment François Gabart a décidé de céder la barre de Macif à Pascal Bidégorry pour The Transat CIC

François Gabart a annoncé mardi matin au siège de la Macif qu’il céderait la barre de son trimaran Macif à Pascal Bidégorry sur The Transat CIC. Le temps de faire une « pause » pour mieux revenir en 2021 sur « M101 », le nom de code du futur trimaran.

Le suspense n’a pas duré bien longtemps. Premier à prendre la parole lors de la conférence de presse convoquée au siège parisien de la Macif mardi matin, Fred Vianas, directeur stratégie et performance du groupe d’assurances, n’a pas tourné autour du pot : « Lorsque nous nous sommes réunis avec François pour faire le point sur les jalons de la saison 2020, il nous a confié ressentir une fatigue générale résultant du cumul de plusieurs années à 120% et son besoin de prendre du recul pour se ressourcer et revenir plus fort en 2021 ».

Un ressenti qui, visiblement, ne date pas d’hier, puisque le Charentais a confié plus tard : « Quand j’ai repensé le programme à venir en début d’année dernière, je me suis dit que l’enchaînement allait être compliqué entre Brest Atlantiques et The Transat, cette réflexion a ensuite été accélérée par la fatigue accumulée sur Brest Atlantiques, je ne me sentais pas physiquement et mentalement de récupérer aussi vite pour The Transat. » C’est donc au retour de Brest Atlantiques, dont il a pris la deuxième place avec Gwénolé Gahinet, que le skipper de Macif a fait part de cette « alerte » à Fred Vianas et Jean-Bernard Le Boucher, directeur des activités mer du groupe Macif.

Qui, selon ce dernier, ont alors proposé à François Gabart de trouver un autre skipper pour disputer the Transat, la dernière course sous les couleurs de la Macif du trimaran mis à l’eau le 18 août 2015. « La décision de faire The Transat a été prise en un quart de seconde, il ne fallait surtout pas qu’on ne navigue pas. Et c’est la Macif qui a pris la décision de remplacer François. » Par qui ? Le choix s’est assez naturellement porté sur Pascal Bidégorry, qui avait remporté avec ce dernier la première course du bateau, la Transat Jacques Vabre 2015 : « Pascal le mérite, poursuit Jean-Bernard Le Boucher, il nous a beaucoup aidés pour mettre au point le bateau grâce à son expérience des grands multicoques. Quelque part, c’est un renvoi d’ascenseur, c’est très bien que ce soit lui qui puisse terminer ce programme. »

Inutile de dire que le Basque, qui devait à l’origine courir la Transat AG2R La Mondiale avec Sam Goodchild, ne s’est pas fait prier : « Quand François m’a appelé pour me proposer de faire The Transat, je rentrais de Bretagne en voiture, je me suis garé pour récupérer, je ne savais pas si je devais pleurer ou rire, mes sentiments étaient partagés. C’est extraordinaire d’avoir l’opportunité et l’honneur de naviguer sur ce bateau, je ressens beaucoup de fierté. » Et le vainqueur de la dernière Volvo Ocean Race (sur Dongfeng Race Team) d’ajouter : « Pour moi, c’est une sorte de continuité, parce que j’ai le sentiment de faire un peu partie de la famille, j’ai passé pas mal de temps dans cette équipe que je connais bien, je ne suis pas en grand stress. »

D’autant plus que François Gabart, s’il fait une « pause de navigation en solitaire », va l’épauler, pour préparer sur l’eau The Transat CIC (départ le 12 mai de Brest à destination de Charleston), mais également au sein de la cellule de routage autour de Jean-Yves Bernot. « Comme en 2021 sur le programme en équipage qui nous attend, je vais avoir un rôle important sur la navigation, c’est intéressant de passer du temps sur ce domaine, souligne le Charentais. Cette pause va me permettre aussi de voir mon métier un peu différemment pour mieux préparer la suite, je suis content de faire un pas en retrait, de naviguer sur le bateau sans en être le skipper. Je voulais aussi passer du temps avec l’équipe sur la construction du bateau. »

Qui sera mis à l’eau début 2021, tandis que l’actuel est en vente après The Transat CIC. Pour Pascal Bidégorry, qui n’a pas caché son intérêt ? « Il n’y a absolument aucun lien entre les deux sujets », tient à préciser le Basque, ce que Jean-Bernard Le Boucher confirme – « C’est un remplacement ponctuel et on n’a pas du tout évoqué ce sujet » -, avant d’ajouter, à propos de la vente de Macif, dont le prix, nous confie-t-il, est de 6,7 millions d’euros (HT) : « Aujourd’hui, nous avons trois contacts avec lesquels nous échangeons, sachant que nous fixons une condition, c’est que l’acquéreur s’engage à intégrer la classe Ultim 32/23 et à participer au programme jusqu’en 2024. Je ne suis pas inquiet, ça devrait se faire dans les délais impartis. »

Photo : DR

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François Gabart renonce à The Transat, Pascal Bidegorry prend la barre de l'Ultim Macif

François Gabart renonce à The Transat, Pascal Bidegorry prend la barre de l'Ultim Macif | ScanVoile
François Gabart renonce à The Transat, Pascal Bidegorry prend la barre de l'Ultim Macif François Gabart ne participera à The Transat début mai ! Le skipper de l'Ultim Macif préfère laisser la barre à Pascal Bidegorry. "C'est très positif de laisser le bateau à Pascal qui le connait bien."
François Gabart ne participera à The Transat début mai ! Il préfère laisser la barre à Pascal Bidegorry.

Credit : A.Courcoux

François Gabart : "Je vais, de toute façon, continuer à naviguer à bord"

"Bien évidemment, j’aurais préféré terminer l'histoire avec le trimaran Macif d'une manière différente mais je vais, de toute façon, continuer à naviguer à bord même si ce n'est pas en course. C'est très positif de laisser le bateau à Pascal qui le connait bien, qui a fait le première course avec moi et à qui je fais entièrement confiance pour qu'il termine bien l'histoire du trimaran sous les couleurs de Macif."

Pascal Bidegorry, skipper de Macif pour The Transat

"C'est un honneur de naviguer à bord de Macif et d'avoir la confiance de François ainsi que celle du groupe Macif pour The Transat. J'étais là en 2015 pour commencer l'histoire aux cotés de François et je suis là maintenant pour la finir. J'espère qu'on aura la même réussite. J'ai toujours aimé ces challenges sportifs élevés qui mixent envie et combativité. Je suis conscient de la tâche, nous allons ensemble tout mettre en oeuvre pour faire de cette course une réussite."

Jean-Bernard Le Boucher, directeur des activités mer du groupe Macif : 

"François, qui a connu une fin de saison 2019 non sans épreuve mais riche d'enseignements pourra cette année récupérer toute sa condition physique et se consacrer au suivi de chantier de notre nouveau bateau."

Par la rédaction

Source : Macif



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Manuel Cousin inscrit officiellement pour le Vendée Globe 2020 : "Nous sommes à la maison"

Qualifié pour le Vendée Globe depuis la Route du Rhum 2018, Manuel Cousin vient de s’inscrire officiellement pour le tour du monde 2020. Même s'il figure dans le peloton de tête de la course aux milles avec 8667 milles parcourus en course depuis le lancement des Imoca Globe Series, le skipper de Setin souhaite ajouter les deux transatlantiques inscrites au programme IMOCA 2020, The Transat-CIC puis la New York - Vendée.

Manuel Cousin inscrit officiellement pour le Vendée Globe 2020

Crédit : F Van Malleghem

Asseoir le travail effectué depuis 3 ans « C’est le moment pour nous d’asseoir le travail réalisé en 3 ans. Depuis fin 2017, date de l’acquisition de mon IMOCA, je n’ai pas cessé de m’employer au quotidien afin que ce projet devienne réalité. 

Il ne suffit pas d’avoir un bateau et un sponsor pour espérer figurer au départ du Vendée Globe. C’est une question d’engagement de tous les instants. Mon équipe travaille actuellement à rendre le bateau encore plus fiable, c’est l’objectif principal de notre chantier d’hiver.

Et quand deux transatlantiques de début de saison me permettent de peaufiner mon expérience du large en solitaire, je dois absolument saisir cette occasion.» Boucler son premier Vendée Globe pour les 100 ans de Groupe Sétin L’objectif principal, c’est évidemment de boucler le Vendée Globe et de disputer une course dans la course avec les bateaux à dérives droites.« A partir de maintenant, je me projette dans les détails pour arriver le plus sereinement possible sur la ligne de départ du Vendée Globe. Je continue ma préparation sportive, je travaille la météo, je supervise le chantier car je dois connaître intégralement le bateau dans ses moindres détails. Et puis le port d’attache du bateau est Les Sables d’Olonne et c’est un avantage dans l’optique d’un Vendée Globe ; nous sommes à la maison. » précise Manuel Cousin. Deux Transatlantiques en solitaire avant la grande échéance « Pour moi, The Transat-CIC est une course mythique. C’est aussi la répétition grandeur nature du premier quart du Vendée Globe. C’est une course très engagée, il faudra placer le curseur entre performance et prudence. 

La New-York- Vendée- Les Sables d’Olonne est symbolique. Franchir notre fameux chenal au retour de New York, c’est un premier frisson avant le grand départ du 8 novembre.» ajoute Manuel Cousin.Source : S Guého
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Xavier Macaire et Morgan Lagravière à fond sur leur Figaro : "Du froid et des embruns, mais on aime ça !"

Embarquez à bord du Figaro 3 - Groupe SNEF. Xavier Macaire et Morgan Lagravière en plein run sous spi dans 35 noeuds de vent au large de Lorient, avec des pointes de vitesse à plus de 25 noeuds ! Vidéo.

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Credit : SNEF

Xavier Macaire : « Entrainement avec un super groupe de travail sous l'oeil avisé de Bertrand Pacé. Du lourd, une bonne ambiance, du froid et des embruns, mais on aime ça ! Vivement les Alizés de La Transat AG2R La Mondiale ! »

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La Fabrique fait peau neuve à Lorient avant le Vendée Globe, Alan Roura : "Je veux un bateau marin"

La Fabrique d’Alan Roura est en chantier depuis maintenant deux mois. Préparation du skipper, du bateau et enjeux techniques en cette année de Vendée Globe : le team fait le point. "Le bateau fonctionne fort, mais physiquement, il est ingérable. En double ou sur une transatlantique ça passe encore, mais sur un tour du monde, tu ne peux pas."

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Crédit : E Allaire




L’équipe d’Alan Roura n’a pas chômé en ce début d’hiver afin de revenir au carbone, première peau du monocoque du 60 pieds. Un travail de titan, qui aura nécessité pas moins de 300 heures de ponçage, mais essentiel en cette année de Vendée Globe : « La saison 2020 s’annonce particulièrement éprouvante pour le bateau, explique Gilles Avril, directeur technique du Team. Avec deux transatlantiques et un tour du monde en vue, la fiabilité ne peut être laissée au hasard. C’est pourquoi nous souhaitions effectuer une vérification totale de la coque et autres éléments structurels, ce qui impliquait de revenir à une base saine. » En mode Vendée Globe « Le bateau fonctionne fort, mais physiquement, il est ingérable, explique Alan Roura. En double ou sur une transatlantique ça passe encore, mais sur un tour du monde tu ne peux pas. Ce que je veux, c’est un bateau marin. » Protéger le skipper « Avec notre nouveau bateau devenu foiler, les vitesses et l’humidité à bord ont été encore augmentées, tout comme ma vulnérabilité en extérieur. Et être trempé tout le temps, je n’en peux plus ! (Rires) Il est essentiel pour moi de préserver mon intégrité physique afin d’être le plus en forme, et donc le plus performant, possible. » Les travaux d’ergonomie au niveau d’une plus grande casquette, entamés la saison passée avec le cabinet d’architecte Finot-Conq, seront donc poursuivis cette année, avec pour objectif de combiner au mieux protection et visibilité. Nouvelle décoration  « Pour le Vendée Globe, nous souhaitions frapper fort avec une décoration spécialement créée pour l’occasion, confirme Cyril Cornu, Directeur de La Fabrique. L’idée était de se démarquer par un design percutant. » 


Figaro au programme La Fabrique encore au sec pour plusieurs semaines, Alan Roura a en effet choisi de se procurer un second support de navigation : le Figaro 3. Entraînements en flotte, en double et en solo, avec le coach Tanguy Leglatin ainsi que deux courses seront à son programme, avant de mettre le tout à profit, à bord du 60 pieds La Fabrique, équipé d’un nouveau jeu de voiles.Remise à l’eau prévue le 17 mars et première grande confrontation dès le 10 mai, avec le départ de The Transat CIC. Alan Roura - Programme 2020 Janvier - Mars : Chantier d’hiver de La Fabrique - Entraînements en Figaro 3
Du 13 au 22 Mars : Solo Maître CoQ (Figaro 3)
Du 30 Mars au 5 Avril : Solo Concarneau (Figaro)
Mi-Mars : Remise à l’eau de La Fabrique
10 Mai : Départ de The Transat (Village à Brest du 30 avril au 10 mai)
16 juin : Départ de New-York Vendée
9-13 septembre : Défi Azimut
17 octobre - 8 novembre 2020 : Village du Vendée Globe aux Sables d’Olonne
8 novembre 2020 : Départ du Vendée Globe Source : A Roura
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Les TOP et FLOP de la semaine ... #7

Les TOP et FLOP de la semaine ... #7 | ScanVoile
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Clap de fin sur la Med Cup Windsurf en Provence 2020, du soleil et du vent pour finir - Résultats

Le troisième et dernier jour de la Med Cup Windsurf en Provence 2020 a commencé hier avec un peu d’attente et un plan d’eau aussi lisse qu’un lac. Mais vers 12h, le vent s’est enfin levé avec 7-12 nœuds et un peu de clapot.


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Crédit : DR

Le futur plan d’eau olympique a offert trois jours de régate complets, avec des conditions très variées.

Le rendez-vous est pris, à l’année prochaine !

Ils ont gagné la Med Cup Windsurf 2020 :

Minimes garçons – Federico Alan Pilloni (Italie)
Minimes filles – Faustine Gallic (CN Lorient)
Espoirs garçons – Alessandro Graciotti (Italie)
Espoirs filles – Lucy Kenyon (Grande-Bretagne)
Techno Plus – Aymeric Tempier (NC Miramas)
RS:X jeunes hommes – Mathis Ghio (AVCR)
RS:X jeunes femmes – Jade Bruche (CNLorient)
RS :X seniors femmes – Ambre Papazian (La Pelle)
RS:X seniors hommes – Ramzi Boudjatit (Algérie)
Raceboards – Damien Duclos (NC Miramas)
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Source : YCPR
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Loïck Peyron : « Je suis comme un planeur qui descend tranquillement »

Après avoir participé début février aux Barrés de la Yole en Martinique, c’est depuis le jardin d’une « villa magnifique » de Falmouth Bay, à Antigua, d’où il a pris lundi le départ de sa première Rorc Caribbean 600 avec l’équipage du Multi 70 PowerPlay (ex MOD70 Paprec Recyclage), que Loïck Peyron a répondu aux questions de Tip & Shaft pour son 200e numéro. Interrompant de temps en temps la conversation pour rappeler que c’est ici, à English Harbour, qu’il avait terminé sa première Mini-Transat en 1979, commenter l’entrée dans la baie d’Ultim Emotion ou s’extasier devant une tortue en train « bouffer » un escargot, le Baulois, âgé de 60 ans, commente sa riche année 2019 et évoque son actualité.

Tu as eu une année 2019 bien remplie, avec d’abord la découverte du Figaro 3, qu’as-tu gardé de la 50e édition de la Solitaire ?
Que du bonheur ! Beaucoup de travail, la découverte d’un bateau très sympa et d’une nouvelle génération qui nous remplace tranquillement, la découverte également d’Amélie Grassi, avec qui j’ai navigué en double, et la difficulté légendaire de cette course, géniale de ce point de vue-là. Quant au résultat (24e), ça aurait pu être mieux, ça aurait pu être pire, il reste juste un peu de frustration sur la dernière étape où de méchants paquets d’algues m’ont fait perdre une vingtaine de places en une heure et demie alors que j’étais devant.

Tu as effectivement navigué sur la Sardinha Cup puis le Tour de Bretagne avec Amélie Grassi, pourquoi et comment juges-tu son parcours ?
Ça répondait à l’envie d’avoir un regard un peu neuf et différent à mes côtés, ensuite, quitte à le faire, je me suis dit autant que ce soit avec une jeune fille, parce que je trouve qu’il n’y en a pas assez qui naviguent. Je suis content, parce qu’elle m’a apporté son regard frais et spontané sur la façon de naviguer en Figaro 3. J’ai bien sûr suivi sa brillante Mini (8e), d’autant qu’elle avait repris le flambeau d’Action Enfance. C’est une petite cylindrée, comme moi, pleine de talent, qui, à mon avis, va plutôt s’orienter vers le Class40, parce qu’elle a analysé assez vite que le Figaro était physiquement difficile. Le paradoxe de ce bateau, c’est qu’il est à la limite physique pour certaines femmes ou certains petits gabarits, alors que si tu vas sur le modèle au-dessus, tu passes au gros bateau sur lequel le fonctionnement est différent, où c’est moins une question de physique.

Tu as aussi navigué l’an dernier en TP52 sur Paprec Recyclage ?
Oui sur la Copa del Rey, à Palma, je me suis retrouvé à la tactique, c’était passionnant. C’est possible que je les rejoigne cette année sur une ou deux épreuves. Là, ils sont à Cape Town pour la première étape de la saison des 52 Super Series, peut-être que je vais pouvoir aller sur la deuxième. Ça faisait très longtemps que je regardais des vidéos de TP et que je voulais les essayer. Ils sont fabuleux, les manœuvres sont étonnantes et il y a un bel esprit dans cet équipage, c’est l’un des rares bateaux français, sinon le seul, qui donne la chance à des jeunes de naviguer sur ce type de support face aux meilleurs.

Autre support sur lequel tu as navigué l’an dernier et que tu retrouves cette semaine, le Multi 70 PowerPlay (l’ex MOD 70 Virbac-Paprec), comment t’es-tu retrouvé sur ce projet ?
Par l’intermédiaire de Ned Collier-Wakefield, qui s’occupe beaucoup du bateau, et de Charlie Ogletree, un « tornadiste » que je connais depuis longtemps. Comme j’avais gagné la Transpac précédente sur Mighty Merloe, l’ancien Groupama 2 de Franck Cammas, ils se sont dit que je connaissais le terrain. Ça a été une super aventure, même si on a pris une grosse rouste au début par Argo qui a gagné. Et là, je les retrouve avec plaisir pour disputer la 600 Caribbean avec encore nos copains d’Argo – j’ai cru comprendre que Franck Cammas et François Gabart étaient à bord -, il y a aussi Maserati et l’ancien Prince de Bretagne. C’est sympa de voir que ces anciens MOD70 ont une belle deuxième vie, ils ont quasiment tous été rachetés par des étrangers, certains bricolent pas mal sur les appendices, d’autres les ont gardés quasiment dans leur jus, ce qui est un peu le cas de PowerPlay, mais ils sont tous vraiment bien entretenus,

A propos de multicoque, quel regard portes-tu sur les Ultims ?
J’ai suivi avec attention la grande boucle atlantique [Brest Atlantiques], c’était d’ailleurs joli de voir toutes ces images. Ça manque forcément un petit peu de nombre, mais je trouve que cette classe porte bien son nom, c’est ultime. On trouvera peut-être pire, mais dans l’immédiat, c’est vraiment une des manières de naviguer les plus étonnantes.

Penses-tu que faire une course autour du monde en solitaire sur ces bateaux volants soit faisable ?
Oui tout est une question de dosage, d’endurance physique et morale des utilisateurs. Après, je ne dis pas que c’est simple, ce n’est pas ouvert à tout le monde, je pense d’ailleurs qu’il y aura de moins en moins de clients capables de faire ça. J’ai l’impression que les générations à venir n’ont pas vraiment envie de se promener en l’air en solitaire sur des bateaux comme ça. Autant les bateaux sont de dernière génération, autant ils sont majoritairement utilisés par des skippers d’ancienne génération.

A propos de bateaux qui volent, que penses-tu des AC75 de la Coupe de l’America ?
Je regarde ça avec passion, c’est magique, magnifique. Et c’est marrant de voir que le concept même de ces bateaux a juste soixante ans d’âge, et même un peu plus. Quand tu regardes les vidéos de Monitor dans les années 50 aux Etats-Unis, avec le fameux commandant Gordon Baker, en contreplaqué et en acier, c’est très exactement le même bateau, y compris les formes de coque. Maintenant, est-ce que c’est un outil idéal pour la Coupe de l’America ? Je reste extrêmement circonspect. L’éventuel intérêt pour la Coupe, ou le désintérêt plutôt, part peut-être du principe que ces bateaux vont trop vite. Depuis dix ans, la Coupe a repris le flambeau de la technologie pure, au détriment du nombre de spectateurs et de l’intérêt général. J’ai le sentiment qu’il y a une sorte de désintéressement général pour toutes les histoires de voile, qui n’est pas un sport majeur et populaire. Certains événements le sont, très localement, ce sera le cas de la Coupe à Auckland comme c’est le cas du Vendée Globe, mais de là à faire frémir les foules de la planète…

Tu as tenté un moment de monter un défi, la France n’est pas faite pour la Coupe ?
On n’est pas fait pour une épreuve élitiste qui coûte très cher et a besoin de fonds privés. On est très bien nourris par de très belles histoires qui coûtent beaucoup moins cher et sont très justifiées d’un point de vue commercial. Or, la Coupe n’est pas du tout un support commercial : depuis un siècle et demi, ça a toujours été un territoire où des propriétaires, par passion, veulent exposer leur réussite sociale. Et la réussite sociale en France n’a pas le droit d’être exposée. Le Vendée Globe est d’une popularité incomparable, les employés d’une entreprise sont en général ravis que leurs dirigeants investissent dans ce domaine-là, mais le même investissement dans la Coupe, ça serait difficile à justifier.

Et que penses-tu du circuit SailGP lancé par Lary Ellison et Russell Coutts ?
C’est super, mais c’est exactement ce que j’écrivais à la fin de la Coupe aux Bermudes, j’avais fait un petit papier « De Lipton à Red Bull », je disais qu’on allait avoir l’équivalent d’un week-end de Formule 1, le petit shoot avec des images géniales sur des engins étonnants. Et fort heureusement l’implication désintéressée d’un passionné qui, depuis près de quinze ans, dépense quelques milliards dans sa passion. C’est un joli spectacle sous perfusion. Et je n’oublie pas le rôle de Russell (Coutts, voir ci-dessous), qui a réussi à fidéliser un financier passionné pour créer des choses réellement intelligentes. Il est bluffant, il invente des concepts, il avait d’ailleurs voulu faire l’équivalent des MOD70 il y a très longtemps. Il a toujours des coups d’avance, c’est impressionnant.

A ce propos, Russell, qui est également interviewé sur ce 200e numéro, te demande si tu voudrais faire partie des commentateurs pour SailGP ?
Mais oui, avec grand plaisir !

Quels sont tes autres projets cette année ?
J’ai la chance d’être le capitaine de l’équipe de France de la Star Sailors League Gold Cup. C’est un rôle très honorifique, je me retrouve avec d’autres capitaines, comme John Bertrand pour l’Australie ou Paul Cayard pour les Etats-Unis. A priori, je ne vais pas naviguer, c’est essentiellement Xavier Rohart qui bosse sur le truc. C’est là encore l’histoire d’un passionné qui, à fonds perdus, veut absolument mettre en valeur les marins en confrontant des nations sur une épreuve qui, dans son format, ressemblera un peu à Roland-Garros avec des tableaux et des têtes de série. Il veut aussi essayer de « ranker » le monde des marins avec des milliers de régatiers répertoriés tous les week-ends par une équipe en Suisse qui travaille H24 dessus.

Les courses au large, type Route du Rhum, c’est fini pour toi ?
Oui, je suis extrêmement ravi de calmer le jeu un petit peu. J’ai réalisé ça l’année dernière sur la Transpac à Hawaii, ma dernière sortie offshore à grande vitesse : je me suis dit que, enfin, ça m’intéressait un petit peu moins. D’ailleurs, on avait été faire du planeur à l’arrivée sur North Shore, j’ai d’un seul coup réalisé que c’était ma situation en ce moment : je suis comme un planeur qui descend tranquillement. Je reprends parfois un peu d’altitude sur des projets différents, mais je suis très tranquille d’en reperdre entre chaque, pour, un moment, finir par me poser. Mais je ne vois pas encore la piste, le train d’atterrissage n’est pas sorti !

Photo : Alexis Courcoux/Solitaire du Figaro

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Tara est au Havre et se prépare à rallier Paris, la goélette y restera du 29 février au 13 avril

Le 23 novembre, Tara est revenue à Lorient, de retour de 6 mois de Mission Microplastiques 2019. L’occasion pour la goélette de se refaire une beauté hivernale à sec, en Bretagne, pour de nouvelles aventures en 2020. A commencer par Paris du 29 février au 13 avril.


Tara est au Havre et se prépare à rallier Paris

Crédit : F.Aurat / Fondation Tara Océan

Arrêt au Havre

Le 31 janvier, la goélette regagne l’eau du port de pêche de Lorient et l’équipage se réinstalle à bord. Tara est prête, enfin presque… Car pour voguer jusqu’à la capitale et pouvoir se faufiler sous les ponts de la Seine, il faudra démâter Tara. L’équipage a donc préparé les supports en bois qui soutiendront les mâts pour ce bref voyage sur le fleuve et ses six écluses.

Début février, l’heure est au départ, Paris appelle. Le 14 février, la goélette quitte la Bretagne et son port d’attache et, par des vents de 40 à 50 nœuds, file au portant entraînée par la forte houle en Manche. Cap sur Le Havre pour une escale avant de rejoindre Paris fin février. 


Source : Tara
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