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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Robin follin, Lois Berrehar, ... qui succédera à Pierre Quiroga et deviendra le futur skipper Macif ?

 

À partir du lundi 25 octobre, les 5 skippers sélectionnés pour devenir le Skipper Macif 2021 seront attendus par le jury pour une semaine d’épreuves intensives au Pôle Finistère Course au Large à Port-La-Forêt. Bertrand Delignon, Président du jury Skipper Macif, annoncera le sélectionné le vendredi 29 octobre en fin de journée. 

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Crédit : A Courcoux


5 skippers sélectionnés

Loïs Berrehar, Robin Follin, Estelle Greck, Lucas Rual et Alexis Thomas seront reçus à partir du lundi 25 octobre par le Jury Skipper Macif composé de Bertrand Delignon (Président du Jury Skipper Macif), Jean-Philippe Dogneton (Directeur Général de la Macif), Hans Roger (Directeur des Activités Mer de la Macif), Alban Gonord (Président du directoire de SAS Skipper Macif 2), Guillaume Chiellino (Directeur Technique National de la Fédération Française de Voile), Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020), Jeanne Gregoire (Directrice du Pôle Finistère Course au Large) et Erwan Tabarly (Adjoint du Pôle Finistère Course au Large).

 

Au programme : la sélection skipper Macif intègrera des entretiens individuels, tests physiques, météo et stratégie, navigations en solitaire et présentation des projets sportifs des marins.
 
Ils sont aujourd’hui 10 skippers à avoir bénéficié du soutien de la Macif : Gérald Véniard (2008), Eric Péron (2009), François Gabart (2010), Paul Meilhat (2011), Fabien Delahaye (2012), Yoann Richomme (2014), Charlie Dalin (2015), Martin Le Pape (2017) et Pierre Quiroga (2019) et Erwan Le Draoulec (2020).

 

Présentation des 5 candidats retenus pour la sélection Skipper Macif 2022 : 

Loïs BERREHAR (27 ans) 
Né en 1993 à Tours dans une famille au pied marin, Loïs Berrehar est plongé dès le plus jeune âge dans l’univers de la voile. À 8 ans, il commence les régates en Optimist et se tourne progressivement vers le catamaran, support sur lequel il attendra le plus haut niveau. Cependant, alors qu’il rêve de Jeux Olympiques en Tornado, le support est retiré par la Fédération Internationale. Loïs Berrehar ne se laisse pas abattre : il est déjà très attiré par la course au large. Il se fait repérer par Thomas Coville et intègre l’écurie Sodebo. Mais le jeune navigateur sait que pour accéder à l’élite, il n’y a pas meilleure école que celle du Figaro Bénéteau. En 2018, Loïs s’attaque donc à ce nouveau support et rejoint l’équipe Crédit Mutuelle Bretagne. C’est maintenant aux côtés du programme Skipper Macif qu’il souhaite poursuivre son apprentissage et atteindre l’excellence.

 
Robin FOLLIN (26 ans) 
Véritable touche à tout, Robin Follin a toujours cherché à naviguer le plus possible, peu importe le support. Dériveur, quillard en flotte, Tour de France, match racing : autant de temps passé sur l’eau que d’expérience engendrée. À 26 ans, Robin affiche déjà 7 titres de champion du monde en SB20. Barreur de haut vol, le Niçois fédère autour de lui. Repéré par Team France Jeunes et Franck Cammas, il a, en 2017, barré le premier bateau français engagé dans la Youth America’s Cup. Navigant en Figaro depuis 2020, Robin espère maintenant poursuivre sa professionnalisation sous les couleurs de la Macif.

 
Estelle GRECK (31 ans) 
Titulaire du Capitaine 200 Voile, Estelle Greck n’a pas moins de 5 transatlantiques à son actif ! Après le Mini 6.50, le Class40 et l’Ultim, c’est maintenant en Figaro que la navigatrice continue son aventure en course au large depuis 2021. C’est avec toute la persévérance, la ténacité, l’optimisme et la force tranquille qui la caractérise si bien, qu’Estelle parvient à terminer 1ère bizuth du championnat de France Elite de Course au Large et 24ème au classement général. Ambitieuse, elle souhaite maintenant continuer à structurer son projet au sein d’une équipe professionnelle.

 
Lucas RUAL (26 ans) 
Lucas Rual, aussi originaire de l’école olympique, propose un projet inédit ! Tout juste de retour des Jeux Olympiques de Tokyo en 49er, le jeune sportif n’a pas une minute à perdre. Il souhaite renouer avec le large en poursuivant un double cursus : Skipper Macif et Jeux Olympiques 2024. Ses ressources lui ont déjà permis de créer un projet de haut niveau en utilisant différents leviers de performance pour essayer d’atteindre l’élite mondiale. Le Pogo 850 familial lui a donné le goût du large et à 17 ans, Lucas intègre le pôle Team Vendée Formation pour 2 ans de Figaro. Compétiteur mais pas que… Lucas a un diplôme d’ingénieur de l’INSA en électronique et réseau de communication. Persuadé de la complémentarité des deux programmes, il est certainement le profil de toutes les surprises.

 
Alexis THOMAS (25 ans) 
Le jeune Rochelais est, lui aussi, tombé dans la marmite voile dès l’enfance. Depuis ses premières compétitions à l’âge de 6 ans, il a n’a plus jamais quitté son ciré optant un cursus 100% sport / études. Un choix assumé et stratégique qui lui a permis d’allier pratique et théorie avec à la clé un diplôme en construction navale. Fort de 18 années de préparations olympiques, il met le cap sur la course au large en 2019. En 2021, il réussit à séduire la Charente Maritime qui l’accompagne sur sa première saison de Figaro 3. Sous ses airs de jeune surfeur, Alexis se classe deuxième bizuth de la Solitaire du Figaro 2021, et prouve que l’appel du large est décidément un choix qui lui convient.

 
Source : E Bramoullé

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Le 470 passe au mixte, objectif Paris 2024 pour Camille Lecointre et Jérémie Mion, "prête à repartir !" - ITW

 

Dans à peine 3 ans, débuteront les épreuves de voile Olympique sur le plan d'eau de Marseille. Et c'est dès maintenant que se prépare cette prochaine Olympiade. Parce que les compétitions sur le support 470 deviennent mixtes, les duos formés pour Tokyo deviennent invalides. Dorénavant, chaque duo devra être composé d'une femme et d'un homme. Presque comme une évidence, Camille Lecointre, double médaillée de bronze, et Jérémie Mion, qui a déjà deux olympiades à son actif, formeront un duo de choc. Ils se connaissent bien et s'apprécient, pour avoir débuté la voile ensemble au Havre et pour avoir été partenaires d'entrainements.

 

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Crédit : FFV


Une évidence 

Selon Camille, « Jérémie c’était l’évidence si je décidais de repartir. Il commence à avoir de la bouteille sur le 470, il a fait deux fois les JO, au niveau technique et expérience, je ne pouvais pas rêver mieux. Et puis c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup et je sais qu’humainement ça va être chouette. ». Pour Jérémie, « ça coule de source. Il n’y a pas meilleure barreuse que Camille en France. Pour ne rien gâcher, je la connais depuis longtemps, on s’apprécie, on vient tous les deux du Havre, on a eu beaucoup d’entraîneurs en commun, l’aventure peut-être super belle ! Et puis j’ai vu l’énergie que Camille dégage, c’est une lionne qui ne lâc he jamais rien, même médaillée de bronze à Tokyo elle était déçue et prête à repartir ! ».

 
Camille et Jérémie reprendront les entraînements ensemble en 2022 avec l’objectif d’être présents et bien prêts pour le championnat du monde qui se déroulera dans un an en Israël. Pour le moment, ils vont chacun prendre le temps de naviguer sur d’autres supports, de faire une pause d’Olympisme et de 470, mais pas de navigations. « Ça fait longtemps qu’on fait du 470, on connaît le bateau par cœur, et on s’est préparés pendant 5 ans pour les JO de Tokyo, on a à cœur de prendre du temps pour nous avant de nous replonger dans tout ça », expliquent-ils. Camille prend donc le temps de multiplier les navigations sur des supports différents (SailGP, Star Sailor League, etc) tandis que Jérémie courra la prochaine Transat Jacques Vabre avec Cédric Château en Class 40. De quoi enrichir leur expertise.

 Source : Kaori

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Le Mercato : Camille Lecointre et Jérémie Mion s’associent pour Paris 2024

NOMINATIONS & DÉPARTS

ERIC LAMY a quitté mercredi le team Initiatives Coeur, dont il était directeur technique et boat-captain, pour devenir team manager de l’équipe Nexans-Art & Fenêtres de Fabrice Amedeo.

JOBS & RECRUTEMENTS

TIP & SHAFT recrute un-e chef-fe de projet vidéo dans le cadre de ses projets de développement ; poste en CDI, basé à Lorient La Base, à pourvoir immédiatement.

LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DE VOILE recrute un-e chargé-e de mission voile habitable ; poste en CDI à pourvoir dès que possible, basé à Paris (15e arrondissement).

SYROCO recrute un-e ingénieur-e électronicien-ne afin de prendre en charge la conception, l’intégration et la maintenance des systèmes embarqués à bord de son prototype et de son futur engin de vitesse. Poste en CDI, basé à Marseille, à pourvoir immédiatement.

GUNBOAT recherche un ingénieur mécanique senior (H/F) pour compléter son bureau d’études ; poste en CDI, à pourvoir immédiatement, basé à La Grande Motte.

OUTREMER recherche un ingénieur électricité bureau d’études (H/F) ; poste en CDI, à pourvoir immédiatement, basé à La Grande Motte.

GRAND LARGE YACHTING MÉDITERRANÉE recherche un technicien dessinateur (H/F) pour rejoindre son bureau d’études ; poste en CDI, à pourvoir immédiatement, basé à La Grande Motte.

LE TEAM MAÎTRE COQ recrute son-sa responsable systèmes embarqués pour le futur Imoca de Yannick Bestaven ; poste en CDI à pourvoir immédiatement, basé à La Rochelle.

MULTIPLAST recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., poste en CDD d’un an à pourvoir immédiatement, avec possibilité d’évoluer vers un CDI, basé à Vannes.

ALL PURPOSE crée Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (CDD ou CDI) d’ouvrier-ère en voilerie dans le cadre de l’agrandissement de son atelier à Carnac.

LA SOCIÉTÉ DES RÉGATES DU HAVRE recrute son-sa responsable nautique. Poste en CDI, statut cadre, à pourvoir à partir de novembre, basé au Havre.

GLOBESAILOR recherche un directeur web-marketing (H/F) créatif-ive et un peu geek ! Poste en CDI à pourvoir immédiatement, à Lorient La Base ou Paris (75017).

MAGMA COMPOSITES recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., postes en CDD à pourvoir immédiatement, avec possibilité d’évoluer en CDI, basés à Questembert (56).

MMPROCESS recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour accompagner son développement ; poste en CDI, à pourvoir immédiatement, basé à Quiberon.

SEAIR souhaite embarquer, en CDI (à Lorient) :

un-e technicien-e polyvalent-e pour son atelier, à forte dominante électrique un-e dessinateur-trice/architecte naval-e avec expérience dans le nautisme un-e ingénieur-e structure et système pour le bureau d’études

LE YACHT CLUB DE LA GRANDE MOTTE recrute son-sa directeur-trice général-e, poste en CDI, à pourvoir au 1er décembre, basé à La Grande Motte.

OFFRES DE SERVICES

NINA PROFFIT, après notamment une expérience comme assistante technique au sein du Team Maître CoQ de Yannick Bestaven, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. un embarquement pour valider son certificat matelot de pont. Disponible à partir de mi-octobre pour convoyage.

VALENTIN DERRIEN, diplômé Arts & Métiers de l’ECAM Lyon et titulaire d’un master 2 en management de projets à l’IAE Lyon, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. un poste d’ingénieur ou chargé de projet en bureau d’études dans le domaine du nautisme et de la construction navale, de Brest à Lorient.

APOLLINE JAMES, après plusieurs expériences dans la voile, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. dès maintenant (mobile partout en France) pour accompagner les teams, classes, organisateurs, autour de la communication, la gestion de projet et la logistique.

OSCAR DOMAGE, en BTS conseil et commercialisation de solutions techniques au lycée Eric Tabarly des Sables d’Olonne, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., mission commerciale nautisme.

MARINE GUILLEMOT, diplômée d’un bachelor en management des organisations sportives et étudiante en première année de master of sport in business à Amos Nantes, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. une alternance dès que possible dans le milieu du management et de l’événementiel.

 

ANNONCES & PARTENARIATS

POS. REPORT, le podcast de Tip & Shaft qui décrypte chaque mardi l’actualité de la voile de compétition, a reçu pour son 43e épisode Ian Lipinski et François Jambou pour parler de Mini Transat et Transat Jacques Vabre en Class40. Un épisode à retrouver sur notre site.

CAMILLE LECOINTRE, doublé médaillée de bronze olympique en 470 (avec Hélène Defrance puis Aloïse Retornaz), et JÉRÉMIE MION, qui faisait équipe avec Sofian Bouvet à Rio en 2016 (7e) et Kevin Peponnet à Tokyo cette année (11e), ont annoncé leur association en vue des Jeux de Paris 2024 sur la nouvelle épreuve de 470 mixte.

SKIPPER MACIF : les cinq finalistes de la Sélection Macif, dont le lauréat sera connu le 29 octobre à l’issue d’une semaine d’épreuves à Port-la-Forêt, sont Loïs Berrehar, Robin Follin, Estelle Greck, Lucas Rual et Alexis Thomas.

TANGER a officiellement signé son engagement d’accueillir en juin 2022 le départ de la Globe40, course autour du monde par étapes en Class40.

SAILGP a décidé à compter du prochain Grand Prix d’Espagne à Cadix l’ajout d’une équipière à bord des huit F50 en lice, Amélie Riou sera à bord du bateau français, nous a confié Bruno Dubois, le team-manager.

52 ENTERTAINMENT, éditeur de jeux en ligne (de cartes notamment), vient de racheter 100% de Virtual Regatta.

TRIBORD, marque du groupe Décathlon, a noué un partenariat avec Yannick Bestaven en vue du prochain Vendée Globe.

LES VOILES DE ST. BARTH RICHARD MILLE auront lieu en 2022 du 17 au 23 avril, l’avis de course vient d’être publié, ouvrant officiellement les inscriptions.

MIRABAUD YACHT RACING IMAGE : les photographes souhaitant participer à l’édition 2021 du concours ont jusqu’à mardi prochain pour envoyer leur photo.

LE VENDÉE GLOBE et VIRTUAL REGATTA ont annoncé le lancement des Vendée Globe eSeries, tour

LANCEMENTS

LA BOULANGÈRE BIO, le nouveau Class40 d’Amélie Grassi (plan David Raison construit chez JPS), a été mis à l’eau vendredi dernier à La Trinité-sur-Mer. Cette dernière disputera la Transat Jacques Vabre à son bord avec Marie Riou.

SOLITAIRES(S), documentaire racontant la rencontre entre le figariste Achille Nebout et le musicien French 79 (de son vrai nom Simon Henner), vient de sortir, réalisé par Romuald Sintes.

ÉDITION : Des mots sur le Globe, récit de la correspondance pendant le Vendée Globe 2020 entre Armel Tripon et 300 écoliers nantais, vient de sortir (co-édition Association Neptune – ville de Nantes).

CARNET

JACQUES GUILBAUD, ancien président de la classe Imoca, est décédé à l’âge de 80 ans. Tip & Shaft adresse ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

MICHEL PERROUIN, ancien arbitre fédéral et jaugeur de nombreuses classes, est décédé jeudi à l’âge de 75 ans. Tip & Shaft adresse ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

 

Photo : Sailing Energy

 

En partenariat avec   Altaide Recrutement

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Voiles de Saint-Tropez. 45 Maxis Yachts dans l’arène

45 Maxis Yachts sont entrés dans l’arène des Voiles avec un bon Mistral en lice pour la toute première épreuve de cette deuxième semaine des Voiles de Saint-Tropez 2021. Les plus beaux Maxis, J Class, et autres Wally ont élu domicile dans le golfe à l’invitation de la Société Nautique de Saint-Tropez et comptent y clore leur saison Méditerranéenne de la plus éblouissante des manières.

20 noeuds d’un vent tonique en sortie du Golfe avec une houle plus marquée au large, l’occasion rêvée pour la Direction de course, menée d’habile manière par Georges Korhel, (Principal Race Officer des Voiles), d’envoyer ces unités taillées pour la vitesse, du côté de la Fourmigue, ce caillou planté devant le Lavandou, pour le plus long des parcours côtiers de ces Voiles, une belle boucle de 40 milles. Du soleil, une mer resplendissante et une solide brise, tous les ingrédient étaient offerts à ces magnifiques destriers et à leurs équipages internationaux pour déployer un formidable spectacle et partager un grand moment de sport pur.


4 groupes, 4 départs, mais 5 classements
Avec une belle régularité, les 4 groupes de Maxis en lice se sont élancés peu après midi et à 10 minutes d’intervalle depuis le Portalet, à vue d’un nombreux public. Les « grands » voiliers du groupe IR1 ont ouvert la voie, vers le fond du golfe et une bouée de dégagement, et c’est sans grande surprise que les chasseurs de records Comanche, Rambler88 et Leopard 3 se sont jetés d’emblée dans la grande et amicale explication promise. A plus de 17 noeuds au près vers le Lavandou, alors que le vent montait dans les rafales et blanchissait la mer, les trois grands protos se sont affrontés de manière virile, dans l’écume et face au vent. Mais ils ont alors dû aussi compter sur d’autres protagonistes, eux aussi rompus à l’exercice de la régate de brise, à commencer par un grand habitué des podiums Tropéziens, Magic Carpet Cubed, mais aussi Deep Blue, le Botin 85 et Odin, le grand Swan 115 particulièrement à son affaire. Taillé pour le portant, Comanche s’est littéralement envolé passée la marque de la Fourmigue, dans un Mistral forcissant par moment à près de 30 noeuds. Avec des pointes de vitesse à plus de 26 noeuds, le plan VPLP/Verdier a pu faire le trou et distancer quelque peu un  Magic Carpet très à l’aise dans la brise et à toutes les allures. Rambler 88 est à créditer d’une belle course, longtemps au contact de Comanche mais lui aussi impuissant face à la spectaculaire envolée de la « luge » Comanche aux allures portatives… En tête à l’arrivée avec pourtant une belle avance, Comanche n’aura pu compenser son terrible rating. C’est Deep Blue qui s’octroie le gain de la manche, devant Magic Carpet Clubed et Rambler. A noter que plusieurs Trophées viendront récompenser la grande semaine lancée de si belle manière, mais 5 classements seront officialisés, les 72 pieds souhaitant en découdre entre eux! C’est en effet à la demande des propriétaires des voiliers de 72 pieds (21,90 m) que le groupe des IRC3 a donc été divisé en deux subdivisions, IRC A et IRC B ; on retrouvera donc aux classements quotidiens 4 voiliers, Ambersail, le VOR 65, et les trois 72 pieds North Star, Jethou et Vesper. Une lutte dans la lutte entre quatre voiliers aux ratings très proches, garants d’une lutte à couteau tiré tout au long de la semaine.


Saint-Tropez, théâtre du duel des géants Topaz-Velsheda
La rivalité entre les deux grands Class J toujours  actifs en Méditerranée, Velsheda et Topaz se poursuit toute la semaine dans le cadre des Voiles. Les deux géants concourent au sein du groupe des Super Maxis, IRC 2. L’équipage de Topaz, le J Class conçu par Frank C. Paine et lancé en 2015, cherche à prendre sa revanche après avoir été battu le mois dernier par  Velsheda lors de la Maxi Yacht Rolex Cup à Porto Cervo, en Sardaigne. La compétition pour les yachts de la classe J aux Voiles de Saint-Tropez se déroule sous handicap IRC dans un groupe de six bateaux IRC 2 qui présente des conceptions aussi diverses que le Swan 82 Kallima, le Wally Green Eyes de 32,9 m, Silvertip, long de 33,83 m et conçu par Dubois, et le Swan 80 Umiko.  Francesco d’Angelis navigue à nouveau sur Topaz en tant que tacticien. Jules Salter, le navigateur anglais, ancien vainqueur de la Volvo Ocean Race et champion du monde de TP52, est impatient de naviguer à nouveau sur Velsheda. Topaz arrive avec l’équipage vainqueur de Velsheda à Porto Cervo pratiquement inchangé, plusieurs Européens ayant été recrutés pour remplacer les Néo-Zélandais qui ne peuvent pas voyager. La régate du jour a tenu toutes ses promesses, avec un somptueux mano a mano qui a duré jusqu’à l’entrée du golfe où Velsheda se voyait contraint à l’abandon, voile déchirée, alors qu’il avait pris l’ascendant sur Topaz.
La Classe J a servi à définir les grands voiliers de course construits entre 1930 et 1937 selon la Jauge universelle, établie par Nathanael Herreshoff en 1903 et le New York Yacht Club dans le cadre de normalisation du sport nautique à toutes les tailles.20 grands J Class ont été dessinés entre 1930 et 1937. Dix ont été construits, Shamrock V, Endeavour, Velsheda, les originaux, Ranger, Hanuman, Lionheart , Rainbow, Topaz, Svea, constructions récentes sur plans d’époque.




La belle empoignade des 72 pieds
Journée exigeante pour les équipages et pour le matériel soumis à rude épreuve dans des rafales à près de 30 noeuds. La Direction de course choisissait de réduire le parcours des plus petits Maxis regroupés en IRC 3 et 4. Beaucoup préféraient rentrer au port plutôt que compromettre la suite de la belle semaine en cours. Les 72 pieds ont régné en maitre au sein de ces Groupes IRC 3 et 4. Jethou arrive ainsi dans le tableau arrière des super Maxis, devançant de quelques minutes seulement Vesper et North Star. A l’évidence, la semaine des 72 pieds s’annonce particulièrement disputée.

Le saviez vous?
Fourmigue, ou Foumique.
Située en pleine mer, l’île de la Fourmigue est un minuscule rocher perdu dans la baie du Lavandou à 3 km environ de la côte. Elle est surmontée d’un phare. C’est une marque de passage prisée des parcours des Voiles vers l’Ouest.

Topaz, dessiné en 1935, construit en 2015
Le Class J Topaz (J8)  est un projet de 1935 de Frank C Paine A non construit. Frank Paine avait déjà conçu le yacht « Yankee », qui a été construit par Lawleys en 1930. J8 a fait l’objet de recherches par le bureau de Hoek et s’est avéré être un bon bateau polyvalent. Il s’agit de la plus longue ligne de flottaison de la classe J, avec le rapport d’aspect de la quille le plus élevé, combiné à la surface mouillée la plus faible. Frank Paine avait déjà calculé dans les années 1930 qu’il était préférable de prendre une pénalité sur une longueur de ligne de flottaison accrue dans un compromis entre la surface de voile et le déplacement.


Ils ont dit :
Danny Galichan, Boat Captain Magic Carpet Cubed
« Nous sommes un peu déçus du résultat final (2ème en temps compensé. ndlr), car nous étions  au contact des meilleurs, Comanche et Rambler , jusqu’à Cap Camarat. Un petit souci nous a arrêté et nous perdons beaucoup de temps. Ce fut une superbe régate, avec des conditions de mer un peu difficiles en approchant du Lavandou, mais du vent et des belles vitesses. Tout le monde à bord est globalement très satisfait ce soir…« 


Yacht extraordinaire …
Wally 107 Green Eyes
Le yacht de 32.83m (ex. Kauris III) a été construit par Wally à Monaco dans leur chantier naval de Fano. Son intérieur a été conçu par la maison de design Studio Castellini et il a été achevé en 2002. Le design extérieur de ce navire de luxe est l’œuvre de German Frers et il a été rénové pour la dernière fois en 2017. Il navigue à Saint -Tropez avec les Grands Maxis en  IRC 2 face notamment aux deux J Class.


Programme 2021
Semaine 2 : Les Voiles de Saint-Tropez, Maxi Yachts
Lundi 4 octobre : accueil des grandes unités modernes au-delà de 18,29 m
Wally, IRCA, Maxi yachts
Mardi 5, mercredi 6, jeudi 7, vendredi 8, samedi 9 : régates
Samedi 9 octobre : remise des prix (semaine 2)

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Prochaines estocades : Cadix

Quoi de mieux, aux prémices de l’automne, qu’un petit tour en Andalousie ? Cadix, cité antique et bouillon multiculturel, sera la ville hôte du Spain Sail Grand Prix, dernier acte européen de cette saison 2. Les huit équipes internationales, emmenées d’une courte tête par Nathan Outteridge et son clan japonais, ont rendez-vous dans l’arène espagnole les 9 et 10 octobre prochains. Côté français, Quentin Delapierre fera ses grands débuts à la barre du F50 tricolore.

Nous ne sommes plus en Méditerranée puisqu’il faut passer le détroit de Gibraltar depuis la Grande Bleue pour accéder à ce promontoire rocheux ouvert sur l’océan Atlantique. C’est dans la baie de cette ville qui fut le port d’attache de Christophe Colomb, qu’auront lieu les débats entre les huit équipes internationales, toutes remontées à bloc pour tenter de s’immiscer sur le podium aujourd’hui occupé par les Japonais, les Américains et les vainqueurs australiens de la saison 1.

Une hiérarchie encore fragile

Sixième des huit actes de la saison 2 – il ne restera que l’Australie mi-décembre et San Francisco fin mars 2022 -, le Spain Sail Grand Prix permettra-t-il à un des teams de porter l’estocade finale ? Rien n’est certain. Jusqu’ici, aucune d’elle n’a réussi d’échappée spectaculaire. A l’exception des Néo-zélandais et des Danois, toutes sont parvenues à se qualifier en finale. Record détenu par les Australiens de Tom Slingsby, quatre fois finalistes, devant les Japonais et les Américains (3) suivis des Français, des Espagnols et des Britanniques (2). Deux équipes se partagent ex-aequo le plus grand nombre de victoires : les Japonais, en tête au général et les Australiens qui pointent pourtant à la 3e place. Tous les équipages ont également connu des contre performances, d’où un classement qui reste aussi fragile qu’un vol de F50 dans les petits airs. Mathématiquement, tout le monde peut encore rêver d’intégrer le brelan d’as, celui qui s’affrontera à San Francisco pour la grande finale.

Nouveau départ pour les Français

Du côté du France SailGP Team, le nouveau pilote Quentin Delapierre prend ses marques dans la baie de Cadix. En attendant de voir ses premiers bords en confrontation vendredi (courses d’entraînement), samedi et dimanche, le spécialiste du Nacra17, 8e aux derniers JO de Tokyo (avec Manon Audinet) a commencé à s’acclimater à son nouvel univers.

Il y a deux semaines, direction l’Irlande en compagnie de Leigh McMillan et de François Morvan pour une journée et demie de simulateur. « Ces séances ont été très précieuses pour me familiariser avec les commandes du bateau, parce qu’il y a vraiment des boutons partout, mais aussi pour comprendre les timings de chaque manœuvre et travailler sur la communication avec le régleur d’aile et le contrôleur de vol, mon but étant de ne rien changer à leur fonctionnement habituel et de m’adapter », raconte Quentin. Présent à Cadix depuis jeudi dernier, le jeune barreur a fait la connaissance de l’équipe technique et participé au montage du F50. Mais c’est hier, lundi, que Quentin s‘est retrouvé dans le grand bain, à l’occasion d’une première navigation dans 15 nœuds de vent et un gros clapot mal rangé. « Je pense que cette première nav’ restera à vie dans ma tête ! » confie t-il, enthousiaste. « Ce bateau, c’est de la folie, tu vas à une vitesse dingue, tu te demandes comment tous les systèmes fonctionnent, c’était hallucinant ! Au début, on a fait des choses simples, de la ligne droite, puis on a envoyé quelques manœuvres pour que j’intègre bien les séquences. J’ai essayé de m’appliquer dans la communication, dans les ‘call’ (consignes, prises de décision) pour qu’ils aient confiance en moi et qu’ils arrivent à me suivre sur chaque rotation, chaque mouvement du bateau. A la fin, on a fait quelques départs. J’ai voulu rapidement qu’on mette de l’intensité autour d’un parcours pour me rendre compte de ce que c’est, et ne pas être cueilli à froid quand les régates commenceront. Au final, je crois que ça s’est bien passé ! »

Les navigations vont se poursuivre toute la semaine. Vendredi, ce sera répétition générale avec les traditionnelles manches d’entraînement, avant le lancement de la compétition samedi à 16h30.

S’il est encore trop tôt pour parler météo, il est probable que le temps perturbé de l’automne qui sévit en Europe ces derniers jours perdure et pimente le jeu en baie de Cadix…
Le 6e homme est une 6e femme

Il y a du nouveau dans ce 6e Grand Prix. SailGP vient de franchir un pas supplémentaire en faveur de la mixité. Après l’obligation faite aux équipes d’intégrer des navigatrices, ces dernières auront désormais leur place à bord en tant que 6e équipier. Chez les Français, c’est Amélie Riou qui inaugurera cette nouvelle disposition : elle participera activement à l’ensemble des entraînements et des régates de Cadix.

La sauvegarde de la nature au premier plan

SailGP poursuit également sa mission en faveur de l’environnement via son programme Race for the Future. Cadix, ville maritime et portuaire, agit déjà largement en ce sens. SailGP s’associe à Life Blue Natura, un projet émanant d’un programme européen pour la lutte contre le changement climatique, qui milite en faveur du « carbone bleu ». Avec l’Université de Cadix, Life Blue Natura sera l’opérateur de plusieurs actions de sensibilisation sur l’importance des écosystèmes marins (herbiers, algues, mangroves) auprès des équipes de SailGP et de 120 écoliers de Cadix. Pendant les régates, une campagne d’observation des mammifères marins sera également organisée.
BONUS

Cadix est connue en France comme point de départ du record de la Route de la Découverte, à destination de San Salvador, dans les Caraïbes (l’île où a atterri Christophe Colomb en 1492). En équipage, ce record est détenu par deux des membres de France SailGP Team : Thierry Douillard et François Morvan (avec Spindrift en 2013). Cadix est aussi un des hauts lieux de la voile olympique, où sont organisés de nombreux championnats internationaux. Un des derniers en date, le championnat du monde de RS:X, avait offert un podium à la planchiste française Charline Picon, peu avant sa performance aux Jeux Olympiques de Tokyo (médaillée d’argent).
Comment suivre le Spain Sail Grand Prix ?

Samedi et dimanche, de 16h30 à 18h00, les régates seront commentées en direct sur Canal+ Sport par Hélène Cougoule et son consultant Frédéric Le Peutrec, grand spécialiste du multicoque.

CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE APRÈS 5 ACTES

JAPAN / Nathan Outteridge / 37 points UNITED STATES / Jimmy Spithill / 35 points AUSTRALIA / Tom Slingsby / 35 points GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 32 points SPAIN / Phil Robertson / 31 points NEW ZEALAND / Peter Burling / 30 points DENMARK / Nicolai Sehested / 28 points FRANCE / Quentin Delapierre / 28 points

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Mini-Transat. Episode 4/4, les femmes dans le vent

Pour ce 4e numéro Mini podcast Mini Transat, Edwige Richard s’est s’intéressée à 3 des 14 femmes qui ont pris le départ de cette Mini Transat: Cécile Andrieu, Marine Legendre et Djemila Tassin.

Présenté par Edwige Richard.
Au cœur de la Mini transat Eurochef, Edwige Richard arpente les pontons du Vendée globe aux Sables d’Olonne avec les 90 bateaux amarrés. Un record. A l’occasion de cette Mini Transat 2021, le podcast du magazine Course Au Large « Les voix du large » vous propose un magazine composé de mini numéros, avec des mini interviews mais avec de grands skippers.

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Figaro. Sélection Skipper Macif 2022, les 5 candidats retenus

Skipper Figaro Macif

C’est l’une des places les plus convoités en Figro. Loïs Berrehar, Robin Follin, Estelle Greck, Lucas Rual et Alexis Thomas sont les 5 candidats retenus pour la sélection Skipper Macif 2022.

Ils passeront à partir du lundi 25 octobre devant le Jury Skipper Macif composé de Bertrand Delignon (Président du Jury Skipper Macif), Jean-Philippe Dogneton (Directeur Général de la Macif), Hans Roger (Directeur des Activités Mer de la Macif), Alban Gonord (Président du directoire de SAS Skipper Macif 2), Guillaume Chiellino (Directeur Technique National de la Fédération Française de Voile), Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020), Jeanne Gregoire (Directrice du Pôle Finistère Course au Large) et Erwan Tabarly (Adjoint du Pôle Finistère Course au Large).

Au programme : la sélection skipper Macif intègrera des entretiens individuels, tests physiques, météo et stratégie, navigations en solitaire et présentation des projets sportifs des marins.

Bertrand Delignon, Président du Jury Skipper Macif : « Depuis 2008, le programme Skipper Macif a déjà fait ses preuves en accompagnant 10 marins talentueux qui ont marqué et marquent encore la course au large. Les 11 candidatures reçues sont dans la même veine, avec pour point commun l’envie de porter les couleurs de la MACIF durant ces deux prochaines années, aux côtés d’Erwan Le Draoulec. Avec nos partenaires que sont la Fédération Française de Voile et le Pôle Finistère Course au Large, nous avons retenu 5 marins aux parcours et personnalités très variés. Nous les percevons comme des futurs marins d’exception, il leur revient désormais de le confirmer dès la fin du mois d’octobre à Port-La-Forêt. Au-delà de leurs performances sportives, nous serons attentifs à leurs motivations, à leurs sensibilités aux enjeux environnementaux, à leur sens du travail en équipe et à la pertinence de leur projet pour les années à venir. Un beau challenge qui s’offre à eux pour devenir le 11ème skipper MACIF, millésime 2022. »

Le programme Skipper Macif

Skipper Macif est un projet d’accompagnement de sportifs de haut niveau dans le domaine de la course au large. Ce projet est géré en partenariat avec la Fédération Française de Voile via le Pôle France de Port-La-Forêt. Le programme représente pour chaque marin l’opportunité d’intégrer un Pôle France agréé par le Ministère des Sports et de bénéficier d’un soutien au plan sportif basé sur un programme d’entraînement structuré axé sur la préparation physique, technique, à terre et sur l’eau avec comme objectif l’amélioration de la performance et la recherche de résultats en course au large.

Ils sont aujourd’hui 10 skippers à avoir bénéficié du soutien de la Macif : Gérald Véniard (2008), Eric Péron (2009), François Gabart (2010), Paul Meilhat (2011), Fabien Delahaye (2012), Yoann Richomme (2014), Charlie Dalin (2015), Martin Le Pape (2017) et Pierre Quiroga (2019) et Erwan Le Draoulec (2020).

Présentation des 5 candidats retenus pour la sélection Skipper Macif 2022 :

Loïs BERREHAR (27 ans)

Né en 1993 à Tours dans une famille au pied marin, Loïs Berrehar est plongé dès le plus jeune âge dans l’univers de la voile. À 8 ans, il commence les régates en Optimist et se tourne progressivement vers le catamaran, support sur lequel il attendra le plus haut niveau. Cependant, alors qu’il rêve de Jeux Olympiques en Tornado, le support est retiré par la Fédération Internationale. Loïs Berrehar ne se laisse pas abattre : il est déjà très attiré par la course au large. Il se fait repérer par Thomas Coville et intègre l’écurie Sodebo. Mais le jeune navigateur sait que pour accéder à l’élite, il n’y a pas meilleure école que celle du Figaro Bénéteau. En 2018, Loïs s’attaque donc à ce nouveau support et rejoint l’équipe Crédit Mutuelle Bretagne. C’est maintenant aux côtés du programme Skipper Macif qu’il souhaite poursuivre son apprentissage et atteindre l’excellence.

Robin FOLLIN (26 ans)

Véritable touche à tout, Robin Follin a toujours cherché à naviguer le plus possible, peu importe le support. Dériveur, quillard en flotte, Tour de France, match racing : autant de temps passé sur l’eau que d’expérience engendrée. À 26 ans, Robin affiche déjà 7 titres de champion du monde en SB20. Barreur de haut vol, le Niçois fédère autour de lui. Repéré par Team France Jeunes et Franck Cammas, il a, en 2017, barré le premier bateau français engagé dans la Youth America’s Cup. Navigant en Figaro depuis 2020, Robin espère maintenant poursuivre sa professionnalisation sous les couleurs de la Macif.

Estelle GRECK (31 ans)

Titulaire du Capitaine 200 Voile, Estelle Greck n’a pas moins de 5 transatlantiques à son actif ! Après le Mini 6.50, le Class40 et l’Ultim, c’est maintenant en Figaro que la navigatrice continue son aventure en course au large depuis 2021. C’est avec toute la persévérance, la ténacité, l’optimisme et la force tranquille qui la caractérise si bien, qu’Estelle parvient à terminer 1ère bizuth du championnat de France Elite de Course au Large et 24ème au classement général. Ambitieuse, elle souhaite maintenant continuer à structurer son projet au sein d’une équipe professionnelle.

Lucas RUAL (26 ans)

Lucas Rual, aussi originaire de l’école olympique, propose un projet inédit ! Tout juste de retour des Jeux Olympiques de Tokyo en 49er, le jeune sportif n’a pas une minute à perdre. Il souhaite renouer avec le large en poursuivant un double cursus : Skipper Macif et Jeux Olympiques 2024. Ses ressources lui ont déjà permis de créer un projet de haut niveau en utilisant différents leviers de performance pour essayer d’atteindre l’élite mondiale. Le Pogo 850 familial lui a donné le goût du large et à 17 ans, Lucas intègre le pôle Team Vendée Formation pour 2 ans de Figaro. Compétiteur mais pas que… Lucas a un diplôme d’ingénieur de l’INSA en électronique et réseau de communication. Persuadé de la complémentarité des deux programmes, il est certainement le profil de toutes les surprises.

Alexis THOMAS (25 ans)

Le jeune Rochelais est, lui aussi, tombé dans la marmite voile dès l’enfance. Depuis ses premières compétitions à l’âge de 6 ans, il a n’a plus jamais quitté son ciré optant un cursus 100% sport / études. Un choix assumé et stratégique qui lui a permis d’allier pratique et théorie avec à la clé un diplôme en construction navale. Fort de 18 années de préparations olympiques, il met le cap sur la course au large en 2019. En 2021, il réussit à séduire la Charente Maritime qui l’accompagne sur sa première saison de Figaro 3. Sous ses airs de jeune surfeur, Alexis se classe deuxième bizuth de la Solitaire du Figaro 2021, et prouve que l’appel du large est décidément un choix qui lui convient.

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Pos. Report #43 avec Ian Lipinski et François Jambou

Pos. Report, le podcast de Tip & Shaft, est disponible ici :

Pos. Report est disponible ici :

Pos. Report #43

Avec Ian Lipinski et François Jambou

Ecoutez l'épisode #43 ici :

Vendée Globe, Route du Rhum, Solitaire du Figaro, Volvo Ocean Race, les marins d'Into The Wind ont fait les plus grandes courses et le racontent sur Deezer

Deezer

Ecoutez l'épisode 43 ici :

Ce 43e épisode de Pos. Report est consacré à la première étape de la Mini Transat EuroChef – dont le podium en proto est connu depuis lundi – et à la Class40. Avec deux invités qui ont chacun remporté la Mini : Ian Lipinski, en 2015 (série) et en 2017 (proto), et François Jambou, qui s’est imposé en proto en 2019. Les deux marins préparent également la Transat Jacques Vabre, le premier à la barre de son plan Raison Crédit Mutuel (avec Julien Pulvé), le second comme co-skipper de Sébastien Audigane sur le Mach 40.3 Entrepreneurs pour la planète.
 
Nos deux invités commencent par saluer la belle victoire de Tanguy Bouroullec sur la première étape de la Mini Transat, se montrant impressionnés par la façon dont le skipper du Pogo Foiler a réussi à remonter un handicap de 45 milles sur Pierre Le Roy, allant parfois 2 nœuds plus vite. François Jambou souligne également la performance de Fabio Muzzolini, sur un bateau qu’il a mis du temps à apprivoiser, et de la Russe Irinia Gracheva, qui a pris la quatrième place.
 
Ils évoquent ensuite la mise à l’abri au nord-ouest de l’Espagne de la quasi-totalité de la flotte le week-end dernier pour laisser passer un gros coup de vent sur la région du Cap Finisterre, estimant que les coureurs avaient dû se mettre d’accord par VHF pour s’arrêter en même temps, ce que n’a peut-être pas compris l’Allemand Melwin Fink. Ce dernier a en effet poursuivi sa route, ce qui explique pourquoi il est aujourd’hui en tête avec une énorme avance sur tous les favoris.
 
Nous ouvrons ensuite une page Class40 : les deux skippers racontent comment ils ont préparé la Transat Jacques Vabre, Ian Lipinski détaillant notamment les optimisations faites l’hiver dernier sur Crédit Mutuel qui en font aujourd’hui un bateau bien plus performant au reaching, mais aussi au près. François Jambou explique de son côté que Sébastien Audigane a, comme d’autres, raboté le brion de son Mach 40.3, une optimisation qui, selon Ian Lipinski – qui l’a observée sur le Class40 de Luke Berry – produit « des gains spectaculaires ». Et va peut-être permettre aux bateaux sortis avant les scows de tirer leur épingle du jeu sur la Jacques Vabre, surtout sur un parcours modifié donnant la part belle au VMG.
 
Les deux marins évoquent les forces en présence de la transat en double, le succès de la Class40, avec « des bateaux sympas, plus confortables que les Mini et encore maniables » selon Ian Lipinski, avant d’évoquer leur avenir. Pour le skipper de Crédit Mutuel, il passe par la Route du Rhum en 2022 et, peut-être, The Race Around (course autour du monde en quatre étapes) l’année suivante, François Jambou tentant de son côté de monter un projet Figaro, tout en continant d’entraîner des ministes du côté de Concarneau.

Diffusé le 5 octobre septembre 2021

Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Clovis Tisserand

Photo : Christophe Breschi/Sables Horta 2021

Pos. Report est produit par Tip & Shaft,
le média expert de la voile de compétition

Tip & Shaft est le média des grandes courses à la voile : Vendée Globe, Route du Rhum, Volvo Ocean Race, Solitaire du Figaro, Transat AG2R

Tip & Shaft décrypte la voile de compétition chaque vendredi, par email :

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Rolex Middle Sea Race. Plus de 125 bateaux engagés

A trois semaines du départ de la Rolex Middle Sea Race 2021, la liste des engagés ne cesse d’augmenter pour ce grand rendez-vous de la Méditerranée. 125 voiliers sont actuellement engagés, pas loin du record de 130 bateaux établi en 2018.

Le départ de Grand Harbour, La Valette, le samedi 23 octobre promet d’être encore spectaculaire. Le port historique débordant de bateaux partant par séries aux tirs de canon retentissant autour des fortifications du XVIe siècle. Le plus grand bateau enregistré est le 140 pieds Skorpios battant pavillon monégasque, le plus petit est le Hanse 311, de 9,45 m/31 pieds, le bateau italien Catina 4 de Gabriele Spaggiari.

Dans les bonnes conditions, le record de la course de 47 heures, 55 minutes et 3 secondes sera sérieusement menacé avec des Skorpios, le 30,48 m/100ft Comanche (CAY), le 27m/88ft Rambler (USA) sur la ligne, sans oublier les multicoques, dont le propre record est près de 9 heures plus lent que le temps course/monocoque. Maserati Multi70 (ITA), les deux MOD 70 : Mana (ITA) et Argo (USA), et le 24m/80ft Ultim’Emotion (FRA) doivent tous avoir de l’ambition, si les circonstances se prêtent à une course rapide. Le temps de référence actuel est établi depuis 2007, soit depuis 13 éditions.

Tous les yeux, cependant, seront rivés sur le prix principal: la victoire en IRC et le magnifique Rolex Middle Sea Race Trophy commandé en 1968 par le Royal Malta Yacht Club et la Malta Tourism Authority (alors, le Malta Government Tourist Board) et créé par le célèbre artiste local Emanuel Vincent « Emvin » Cremona.

Le pays hôte, Malte, a connu le plus de succès ces dernières années, remportant le trophée à quatre reprises depuis 2010. Au cours des deux dernières éditions, la famille Podesta, pilotant le First 45 Elusive 2, a remporté le prix ultime. Aaron, Christoph et Maya avec leur équipe d’amis sont sur un triplé de victoires pour 2021, un exploit réalisé pour la dernière fois il y a plus de 40 ans par Nita IV de 1978 à 1980.

Lee Satariano a soulevé le trophée à deux reprises, en 2011 et 2014, sur son précédent bateau. Son dernier, le carbone HH42 Artie III, court cette année avec l’impulsion supplémentaire de plusieurs vainqueurs de course, Christian Ripard et Timmy Camilleri à bord.

Pendant ce temps, Jonathan Gambin avec son Dufour 44 Ton Ton Laferla, troisième au général l’an dernier, a acquis une belle expérience en ayant couru dans toutes les courses depuis 2008. Deux nouveaux bateaux participeront à la course seront sous la direction de skippers et d’équipages maltais qui connaissent également bien le parcours. Aaron Gatt Floridia est entré avec son tout nouveau ICE52 Otra Vez, conçu par Umberto Felci. Sebastian Ripard, le petit-fils de John Ripard Sr, vainqueur de la toute première course, sera le skipper d’un équipage entièrement maltais sur le tout nouveau J/99 Calypso. L’équipage comprend son père John Jr et son frère Tom. Comme Sebastian, ils ont tous les deux déjà remporté la course.

En 2018, le Courrier Recommandé de Géry Trenteseaux est devenu le troisième lauréat français. Cette année, au moins trois équipes françaises pourraient figurer parmi les prétendants. La NMD43 Albator, menée par Benoit Briand, a terminé troisième au classement général en 2018. Noel Racine a participé pour la dernière fois à la Rolex Middle Sea Race en 2016, terminant quatrième au classement général avec un JPK 1010. Cette année, Racine pilotera son nouveau JPK 1030, également nommé Foggy.

La course a vu une augmentation des inscriptions de la Fédération de Russie au cours des dernières années et cette édition ne fait pas exception avec sept équipes en compétition. Parmi ceux-ci, citons le JPK 1080 d’Igor Rytov, Bogatyr, qui a remporté la victoire en 2016, le premier yacht russe à remporter l’une des classiques au large de 600 milles ; ainsi que Alexey Moskvin J/122 Buran, troisième au classement général en 2020, et le JPK 1180 Rossko de Timofey Zhbankov, cinquième en 2020.

Quelque 19 équipes italiennes sont attendues et avec 14 victoires au classement général sur 41, l’Italie a le plus de victoires dans l’histoire de la course. Les bateaux à surveiller incluent le Comet 45 Libertine de Marco Paolucci et le J/109 Chestress de Leonardo Petti.

De manière peut-être surprenante, les prétendants du Royaume-Uni n’ont remporté le classement général qu’à deux reprises, le Nokia de Charles Dunstone en 2003 et l’Alegre d’Andres Soriano en 2009. 13 équipes britanniques sont actuellement inscrites. Certains étaient en pleine forme lors de la Rolex Fastnet Race 2021 et trois de ces équipages feront leurs débuts ici : le commodore du RORC James Neville avec son HH42 Ino XXX a terminé deuxième au classement général de la Rolex Fastnet, le Lombard 46 Pata Negra d’Andrew Hall a terminé troisième et le SailPlane Mat12 de Rob Bottomley a terminé cinquième. Il serait imprudent d’exclure Mark Emerson et l’A13 Phosphorus II, qui ont terminé sixième et ont couru ce parcours dans un bateau précédent en 2015.

L’Allemagne a remporté deux victoires et deux inscriptions sont probablement en lice cette fois-ci. Carl-Peter Forster pilotera le TP52 Freccia Rossa, qui, dans différentes mains, a terminé septième au classement général en 2020. Les TP52 ont remporté un grand succès dans la course en remportant trois fois au cours des 10 dernières éditions. Maximilian Klink participe à sa cinquième course avec un tout nouveau Botin 52, Caro, hautement optimisé pour l’IRC.

La Hongrie, la Suède et la Suisse n’ont jamais remporté la Rolex Middle Sea Race. Les concurrents réguliers Marton Jozsa et Reichel Pugh 60 Wild Joe (HUN) et Franco Niggeler avec le Cookson 50 Kuka 3 (SUI) espèrent mener leur nation respective à une première. Wild Joe et Kuka 3 ont tous deux montré la forme dans les éditions précédentes. En provenance de Suède, l’Elliott 44 Matador de Jonas Grander arrive après une quatrième place à la Rolex Fastnet Race 2021.

Enfin, les yachts monocoques Maxi ont la capacité non seulement de remporter les honneurs de ligne et de battre des records, mais aussi de gagner au classement général après correction du temps IRC. La preuve en est que le Rambler de 27,5 m/90 pieds de George David a réalisé le triplé en 2007, précédé par Zephyrus IV en 2000. Des doubles vainqueurs jonchent l’histoire de la course, avec Atalanta II en 2005 et Benbow en 1977 étant deux des notables.

Au total, la 42e Rolex Middle Sea Race peut s’affirmer comme un succès quel qu’en soit le résultat.

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Damien Guillou officiellement qualifié pour la Golden Globe Race !

Parti le 10 septembre pour sa qualification à la Golden Globe Race, Damien Guillou a rallié Port-la-Forêt lundi soir après 17 jours en mer. Avec ce parcours de 2 000 milles et les 5 relevés sextants obligatoires effectués, le skipper de PRB valide officiellement sa participation au tour du monde en solitaire sans escale, sans assistance et sans moyen moderne de communication comme l’en a informé ce jour l’organisation de la course. Cette première navigation au large aura également permis à Damien d’en apprendre davantage sur le bateau et surtout de confirmer définitivement son plaisir d’être en mer à bord de celui-ci !

Un entraînement grandeur nature

Depuis la mise à l’eau du Rustler 36 fin juillet, Damien Guillou n’avait effectué que des sorties à la journée. Cette qualification synonyme de première longue navigation en solitaire était donc très attendue. Avec ce parcours de 2 000 milles effectué dans des conditions météo variées, le skipper de PRB a pu découvrir le comportement du bateau au large et commencer à prendre ses marques, « Je me suis tenu au parcours que j’avais imaginé. À savoir un premier waypoint dans le nord-ouest de l’Irlande et un second à 200 milles des Açores, pour ensuite faire route retour vers Port-la-Forêt. J’ai pu voir le bateau dans différentes conditions, du petit temps, de la mer formée, et même un gros coup de vent imprévu avec des rafales à près de 50 nœuds en fin de parcours. J’ai poussé le bateau pour voir comment il se comportait, mais aussi pour trouver les réglages. J’ai également fait beaucoup de sextant et d’estimes à la carte. C’était un super entraînement grandeur nature ! ».
Un entraînement qui aura aussi permis de valider toutes les modifications apportées au Rustler 36 durant les trois mois de chantier comme l’indique Damien « Ça ne peut pas être mieux ! Il n’y a rien qui a cassé, qui a bougé, en sachant que j’ai pris de grosses conditions juste avant d’arriver. Tout ce qu’on a fait est cohérent, ça fonctionne bien. Il nous reste bien évidemment des petites choses à améliorer, optimiser, mais les gros dossiers sont validés et ça c’est top car il ne faut pas l’oublier, la Golden Globe Race se joue beaucoup sur la préparation du bateau ! »

« Je me suis senti hyper bien en mer »

Au-delà de cette qualification validée et des nombreux apprentissages, Damien Guillou retient surtout de ces 17 jours de navigation le plaisir qu’il a éprouvé d’être en mer. « Le truc le plus positif qui ressort de cette qualification, c’est que je me suis senti bien tout le temps ! Jamais je n’ai trouvé le temps long. Au contraire, je n’ai pas vu le temps passer. J’avais ma petite routine à bord et je pense avoir trouvé un bon compromis entre la performance et le fait de vivre correctement sans me mettre dans le rouge. » Et parfois cette routine a été bousculée par des instants magiques, comme seule la navigation au large peut en offrir, « Lors d’une journée sans vent avec une belle mer plate, j’avais affalé les voiles et à un moment j’aperçois une baleine. Le temps de sortir du bateau et là, je vois un banc de globicéphales (une espèce de dauphin), ils s’approchaient du bateau. Pendant quelques minutes, je me suis retrouvé avec eux à côté et deux baleines pas loin, tout ça sans vent. Du coup, je les entendais respirer. C’était dingue ! » raconte Damien encore émerveillé de ce moment incroyable.

Avec cette qualification validée dans les délais qu’il s’était fixé, Damien va désormais pouvoir se concentrer pleinement sur la préparation du bateau et l’aspect performance. Des navigations dans des conditions musclées sont prévues ces prochaines semaines afin d’éprouver et de tester de nouveau le Rustler 36 PRB. S’en suivra un chantier de quelques mois pour procéder aux dernières optimisations, notamment afin d’améliorer quelque peu la vie à bord.

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Tanguy Bouroullec, Fabio Muzzolini et Pierre Le Roy, le podium Proto de la Mini Transat est connu

 

Tanguy Bouroullec – Fabio Muzzolini - Pierre Le Roy : tel est, dans l’ordre, le tiercé gagnant (avant jury) chez les Proto de la première étape de la 23e Mini Transat EuroChef. Et quelle étape ! Marquée par une traversée du golfe de Gascogne tonique, un débordement du cap Finisterre déterminant qui a permis à une petite bande de quatre de prendre la poudre d’escampette, mais aussi par un remarquable finish avec un écart de moins de 1h10 entre les trois leaders, celle-ci a assurément tenu toutes ses promesses ! Tanguy Bouroullec : "Ça promet une belle deuxième étape !"

 

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Crédit : V Olivaud


Le scénario de cette première étape (1 350 milles entre Les Sables d’Olonne et Santa Cruz de La Palma) s’est révélé complètement dément, pratiquement du début à la fin. Tout a commencé dans le golfe de Gascogne, et en particulier lors de la deuxième nuit, avec le passage d’un front qui a rapidement créé de premiers écarts au sein de la flotte, et permis à un petit groupe de quatre de se démarquer avant de carrément s’échapper au passage du cap Finisterre. « Le « dégolfage » n’a vraiment pas été simple. On savait que ce serait un passage crucial mais on ne s’attendait pas à ce que la porte se ferme à ce point juste derrière nous. On a eu de la chance pour ça », a relaté Tanguy Bouroullec (969 – Tollec MP/Pogo). Un étonnement partagé par Fabio Muzzolini (945 – Tartine sans Beurre) : « C’est fou que l’on ait été que quatre à passer sous la dorsale. Je ne pensais pas que la route allait se barrer comme ça après nous ».

 

Des écarts colossaux sur le reste du peloton 

De fait, quand ces deux-là, accompagnés de Pierre Le Roy (1019 – TeamWork) et Irina Gracheva (800 – Path), ont réussi à se faufiler dans un trou de souris avant, ensuite, d’attraper les alizés portugais puis de glisser plein gaz en direction des Canaries, leurs adversaires de la catégorie des Proto se sont littéralement fait piéger dans la molle. Pire, ils ont ensuite dû négocier le passage d’un deuxième front, plus actif encore que le premier, qui les tous poussés à prendre la décision d’aller s’abriter dans différents ports galiciens, et ainsi de mettre un temps leur course entre parenthèses durant près d’une vingtaine d’heures. « C’est sûr que pour le classement général en Proto, tout ça a fait un trou », a commenté le vainqueur de ce premier acte (avant jury) dont la quasi-totalité des concurrents se trouve encore à plus de 600 milles de l’arrivée, ce mardi matin.

 

L’invité surprise 

Le match s’est donc joué à quatre lors de ce premier round, et il a tenu ses promesses jusque dans les dernières longueurs. En effet, si l’on a un temps imaginé que Pierre Le Roy avait fait le break et filait tout droit vers la victoire après un joli coup tactique à la pointe nord-ouest ibérique, Tanguy Bouroullec est parvenu à reprendre les commandes au nord de l’archipel de Madère, avant de se faire chatouiller les moustaches au niveau de la porte virtuelle positionnée à proximité des îles Selvagens par Fabio Muzzolini. « A cet endroit, pour moi, ça a clairement été la surprise de voir apparaître Tartine sans Beurre à l’AIS. J’ai même pensé que mon système déconnait car la veille, j’avais 40 milles d’avance sur lui », a expliqué le skipper de Tollec PM/Pogo, sidéré par un tel retour en force de son rival franco-italien.

 

Une histoire d’angle et de pression 

Décalé de 45 milles puis de 60 milles plus à l’Est que ses deux principaux adversaires, ce dernier a non seulement bénéficié d’un meilleur angle d’attaque mais aussi de davantage de pression lors de la dernière nuit avant l’arrivée. Ainsi, après avoir compté jusqu’à 56 milles de retard sur les deux leaders, il s’est ainsi parfaitement replacé dans le jeu, avant de finir par s’intercaler entre eux. « J’ai espéré faire le même coup qu’Axel Tréhin il y a deux ans, mais non… Pour moi, en tous les cas, c’est génial d’arriver en deuxième position. Ma crainte, c’était de laisser trop de temps aux premiers sur cette étape. Aujourd’hui, tout est encore possible et ça, c’est génial ! », a commenté Fabio qui, au final, termine 1 heure et 3 minutes derrière le premier, et 5 minutes et 52 secondes devant le troisième.

 

Une heure, bien peu à l’échelle d’une transat 

« Je ne comprends pas bien comment les deux autres, et en particulier Fabio, m’ont repris tant de milles. Je suis curieux de voir la cartographie pour bien comprendre ce qui s’est passé », a indiqué le skipper de TeamWork qui, pour sa part, s’était envolé au large du Portugal et avait compté jusqu’à 45 milles d’avance sur son dauphin avant de voir son avance fondre et même complètement disparaître. « A l’arrivée, on est grosso-modo à égalité. C’est parfait avant la suite », a assuré le Lillois. Un avis partagé par Tanguy Bouroullec : « Ça promet une belle deuxième étape ! Le match reste ouvert. Une heure, à l’échelle d’une transat, ce n’est rien et Irina (Gracheva) n’est pas très loin non plus ! », a résumé le Finistérien.

 

Source : A Bargat
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Basile Bourgnon fait escale, problème de gréement pour le mini Edenred sur cette Mini Transat

 

Confronté à des soucis de gréement, Basile Bourgnon, le skipper d’Edenred, a signalé à la Direction de course via son tracker son intention de rallier Cascais pour y effectuer une escale technique. Une escale qui, comme le stipulent les instructions de course, devra durer au minimum 12 heures et au maximum 72 heures.

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Crédit : Mini Transat


MAJ 13h30 : Finalement pas d’escale pour Basile Bourgnon

Après avoir dans un premier temps signifié son intention de faire une escale technique à Cascais, Basile Bourgnon a indiqué ce mardi à la mi-journée qu’il était en mesure de solutionner son problème de barre de flèche en mer.

Toute l'actualité de Basile Bourgnon, ici

Source : Mini Transat


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Tip & Shaft lance Sailorz, la voile de compétition en streaming !

C’est un projet sur lequel l’équipe de Tip & Shaft travaille depuis de longs mois : le lancement de SAILORZ, une plateforme de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) dédiée à l’univers de la voile de compétition – un véritable Netflix de la course.

Avec SAILORZ, notre objectif est de vous proposer le meilleur de la voile de compétition en streaming sur une plateforme accessible depuis tous vos appareils : PC, téléphone, tablette, appli iOS et Android, box internet.

 

Au menu de SAILORZ :

des portraits de coureurs et de marins des documentaires sur les plus grandes courses d’hier et d’aujourd’hui des récits, des sagas, des légendes, dont les courses à la voile ne manquent pas des magazines d’actualité et des talk-shows des films de cinéma des productions originales et exclusives et, bientôt, des directs de départs de course

 

SAILORZ, c’est la plateforme de SVOD conçue par des passionnés pour les passionnés, avec une sélection pointue que vous ne trouverez nulle part ailleurs !

La plateforme SAILORZ sera lancée le 1er décembre – juste avant le Nautic de Paris – aux tarifs de 5,99 euros/mois et de 60 euros/an

Mais vous pouvez dès à présent profiter de tarifs réduits et d’offres spéciales en participant à l’opération de crowdfunding qui a débuté sur Ulule.

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Quentin Delapierre déjà sur le pont, le F50 et le Team français du SailGP sont à Cadix, "faire le job correctement" - Images

Naissance du dernier né des Ultim 32/23, le Trimaran SVR Lazartigue de François Gabart est à l'eau , "C’est une grande fierté"

La mise à l’eau du trimaran SVR LAZARTIGUE s'est déroulée ce jeudi 22 juillet, un bateau d’exception, en rupture avec les technologies a...

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Collision avec un bateau de pêche sur la Mini Transat, Victor d'Ersu va bien, casse sur le mini 985

Naissance du dernier né des Ultim 32/23, le Trimaran SVR Lazartigue de François Gabart est à l'eau , "C’est une grande fierté"

La mise à l’eau du trimaran SVR LAZARTIGUE s'est déroulée ce jeudi 22 juillet, un bateau d’exception, en rupture avec les technologies a...

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470. Camille Lecointre et Jérémie Mion ensemble pour viser Paris 2024 !

C’est un duo de choc qui visera l’or pour Paris2024 en 470. Camille Lecointre et Jérémie Mion vont se préparer pour les prochains JO.

Dans à peine 3 ans, 33 mois exactement, débuteront les épreuves de voile Olympique sur le plan d’eau de Marseille. Et c’est dès maintenant que se prépare cette prochaine Olympiade. Parce que les compétitions sur le support 470 deviennent mixtes, les duos formés pour Tokyo deviennent invalides. Dorénavant, chaque duo devra être composé d’une femme et d’un homme. Presque comme une évidence, Camille Lecointre, double médaillée de bronze, et Jérémie Mion, qui a déjà deux olympiades à son actif, formeront un duo de choc. Ils se connaissent bien et s’apprécient, pour avoir débuté la voile ensemble au Havre et pour avoir été partenaires d’entrainements.

Pour Camille et Jérémie, se choisir était évident. Selon Camille, « Jérémie c’était l’évidence si je décidais de repartir. Il commence à avoir de la bouteille sur le 470, il a fait deux fois les JO, au niveau technique et expérience, je ne pouvais pas rêver mieux. Et puis c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup et je sais qu’humainement ça va être chouette. ». Pour Jérémie, « ça coule de source. Il n’y a pas meilleure barreuse que Camille en France. Pour ne rien gâcher, je la connais depuis longtemps, on s’apprécie, on vient tous les deux du Havre, on a eu beaucoup d’entraîneurs en commun, l’aventure peut-être super belle ! Et puis j’ai vu l’énergie que Camille dégage, c’est une lionne qui ne lâc he jamais rien, même médaillée de bronze à Tokyo elle était déçue et prête à repartir ! ».
Camille et Jérémie reprendront les entraînements ensemble en 2022 avec l’objectif d’être présents et bien prêts pour le championnat du monde qui se déroulera dans un an en Israël. Pour le moment, ils vont chacun prendre le temps de naviguer sur d’autres supports, de faire une pause d’Olympisme et de 470, mais pas de navigations. « Ça fait longtemps qu’on fait du 470, on connaît le bateau par cœur, et on s’est préparés pendant 5 ans pour les JO de Tokyo, on a à cœur de prendre du temps pour nous avant de nous replonger dans tout ça », expliquent-ils. Camille prend donc le temps de multiplier les navigations sur des supports différents (SailGP, Star Sailor League, etc) tandis que Jérémie courra la prochaine Transat Jacques Vabre avec Cédric Château en Class 40. De quoi enrichir leur expertise.

Palmarès Camille Lecointre
3 participations aux Jeux Olympiques (4è en 2012, 3è en 2016 et 2020)
Championne du monde (2016)
Triple championne d’Europe (2013, 2019, 2021)
Palmarès Jérémie Mion
2 participations aux Jeux Olympiques (7è en 2016, 11è en 2020)
Champion du monde (2018)
Triple champion d’Europe (2013, 2016, 2021)

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Mini-Transat. Tanguy Bouroullec : « Ça promet une belle deuxième étape ! »

Vainqueur en proto de la première étape, Tanguy Bouroullec revient sur sa course et cette étape compliquée.

Vous remportez cette première étape. Quel est votre ressenti ?
« Quand on arrive d’une étape de Mini Transat, on ne sait pas bien ce qui s’est passé en mer. A terre, vous en savez toujours beaucoup plus que nous ! Pour moi, ça a clairement été la surprise de voir apparaître Fabio (Muzzolini) ce matin à l’AIS. J’ai même pensé que mon système déconnait car la veille, j’avais 40 milles d’avance sur lui. On a discuté un peu à la VHF. J’ai compris qu’il avait accéléré toute la nuit dernière grâce à un meilleur angle de descente que moi. J’avais peur que Pierre Le Roy soit avec lui mais j’ai appris en franchissant la ligne d’arrivée que j’étais premier donc c’est cool. »

C’est votre deuxième podium sur une étape de Mini Transat (3e lors de l’acte 1 en 2019), mais votre première victoire. Cela vous permet de conserver votre objectif de l’emporter lors de cette 23e édition…

« Oui. Je suis super content, surtout que ça a été une étape assez compliquée. On est que quatre à être passés au cap Finisterre. J’ai su qu’une large majorité de la flotte s’était abritée en raison des conditions météo. Ça m’a fait bizarre d’apprendre ce genre de nouvelle. J’ai sorti mes cartes pour voir où les uns et les autres s’étaient arrêtés. Ca a, de fait, été une étape compliquée sur le plan météo. J’ai hâte de voir la cartographie pour comprendre tout ce qui s’est passé. Je ne sais pas du tout d’où est sorti Fabio ! On a eu des conditions complexes, avec des doubles dorsales, un front au milieu… c’était dur de savoir où on était par rapport à tout ça. »

Vous semblez arriver tout frais…
« Tout frais ? Non, ça c’est parce qu’il y a eu un grain juste avant l’arrivée qui m’a réveillé ! (Rires) En vrai, ça va quand même. Le bateau va bien. Je n’ai rien cassé. C’est nickel, il est prêt pour la deuxième étape. Comme je l’ai déjà dit, ce premier acte a été compliqué sur le plan météo, mais il y a quand même eu du plaisir, notamment lors des derniers jours. Juste avant Madère, on a eu une mer assez plate. Ça allait vraiment vite, ça glissait sur les foils. Ça a été des moments sympas et ils ont fait du bien car ça a quand même été un peu sport comme étape. La sortie du golfe de Gascogne, en particulier, a été copieuse. »

La sortie du golfe, justement, a été, comme annoncée, un passage clé de la course…
« C’est peu de le dire ! Elle a été complexe ! Dans le petit front, lors de la deuxième nuit, j’ai quand même pris 36 nœuds en rafales ! En Mini, autant de vent, au près, ce n’est pas très marrant. Après, je me suis un peu raté dans la dorsale. Le « dégolfage » n’a vraiment pas été simple. On savait que ce serait un passage déterminant mais on ne s’attendait pas à ce que la porte se ferme à ce point juste derrière nous. On a eu de la chance pour ça. C’est sûr que pour le classement général en Proto, ça a fait un trou. »

Un trou sur le reste de la flotte, certes, mais le match reste très serré pour le podium…
« Ça promet une belle deuxième étape ! Le match reste ouvert. Une heure, à l’échelle d’une transat, ce n’est rien et Irina (Gracheva) n’est pas très loin non plus ! »

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Le Spi Ouest-France espère repartir à la hausse

Pour la deuxième fois consécutive, le Spi Ouest-France a lieu en automne, la 43e édition se déroulant du 7 au 10 octobre, avec à ce jour 335 inscrits. Fort de l’arrivée d’un nouveau partenaire-titre, Banque Populaire Grand Ouest, l’organisateur, le groupe Ouest-France, espère relancer une épreuve qui frôlait les 500 bateaux participants il y a dix ans.

Le Spi Ouest-France a résisté au Covid. Là où de nombreux événements de voile ont dû annuler leurs éditions 2020 et/ou 2021, le traditionnel rendez-vous du week-end de Pâques a continué à exister en se décalant à l’automne, du 7 au 10 octobre pour la 43e édition, qui compte à ce jour 335 bateaux participants. “L’année dernière, on s’était dit qu’on serait contents avec 250 bateaux, on en a eu 329 ; cette année, en repoussant un peu plus dans le temps, on visait 280-300, on a 335 inscrits. Pour un week-end normal, hors-saison, c’est très bien“, commente Philippe Joubin.

Patron du Spi pendant trois ans en tant que directeur du service événements du groupe Ouest-France, qu’il a quitté en mai pour “retourner sur d’autres missions éditoriales”, le journaliste – qui a notamment été rédacteur en chef adjoint de Voiles & Voiliers -, assure la transition cette année avec celui qui lui succédera, Gaël Desgrées du Loû, l’organisation étant notamment complétée par Jérôme Poupard (responsable exécutif) et une agence de production événementielle, La Belle Ethique.

Une participation jugée satisfaisante, mais loin des plus de 600 concurrents enregistrés au mitan des années 1990 et des presque 500 encore atteints il y a dix ans. Un âge d’or avec lequel l’organisation espère bien renouer à terme, à condition de compenser une participation en baisse dans certaines classes. Si elle est sans doute conjoncturelle pour les IRC double (38 contre 63 en 2020), confrontée à la concurrence de la Transquadra (les bateaux sont actuellement en escale à Madère), le directeur de course Christophe Gaumont note : “On peut regretter la désaffection relative des temps compensés : que ce soit en IRC ou en Osiris, la place des bateaux non monotypes décroît régulièrement, ce n’est pas forcément un très bon signe.”

Le retour des Figaro

Cette désaffection touche également cette année les Diam 24 od, qui ne sont que 5, ce qui fait dire à Daniel Souben, administrateur de la classe : “On est un peu surpris parce qu’on pensait avoir 12-15 bateaux, c’est sans doute lié au fait que l’événement arrive tard et à une sorte d’effet boule de neige à l’envers, c’est-à-dire que ceux qui pensaient venir ont vu le faible nombre d’inscrits et ont renoncé à faire le déplacement.”

A l’inverse, cette édition marque le retour de la classe Figaro Beneteau, qui organise à l’occasion son National équipage, une première pour le Figaro 3, avec 16 inscrits. Ce qui réjouit Marcus Hutchinson, membre de la commission course de la classe, qui a œuvré à ce retour : “Le timing était pile poil, trois semaines après l’arrivée de la Solitaire. Le Spi est une épreuve parfaite pour inviter des jeunes, des femmes, des étrangers, à essayer le bateau. C’est aussi l’occasion de se retrouver dans une ambiance plus décontractée, sans avoir le couteau de la compétition sous la gorge.” 

Si la classe souhaite par la suite continuer à organiser son National équipage, il sera plus compliqué à mettre en oeuvre sur le Spi Ouest-France lorsque celui-ci retrouvera sa date habituelle, à Pâques. “En 2022, nous aurons la Solo Maître CoQ au même moment, mais ce serait bien qu’il y ait encore des Figaro 3 sur le Spi, peut-être des bizuths qui ne seraient pas encore prêts à se lancer sur une course en solitaire”, poursuit Marcus Hutchinson.

Dans les autres séries, Philippe Joubin souhaite attirer plus de classes hauturières : “On a ouvert il y a deux ans aux Mini, qui sont quand même une quinzaine cette année [13 exactement] malgré la Mini Transat, et l’année dernière aux Class40 [5 cette année].” Il espère également toucher des “bateaux modernes” : “On a déjà les ETF26, il faut continuer à s’ouvrir à d’autres pratiques de la voile.”

“70-30%” entre partenaires
privés et publics

Côté budget, l’épreuve, qui n’avait plus de partenaire-titre privé depuis le retrait d’Intermarché après l’édition 2015 (voir Tip & Shaft #16 en 2016) – le département du Morbihan avait accepté de prendre le relais -, en a retrouvé un pour quatre ans, avec la Banque Populaire Grand Ouest, “ce qui nous permet d’assurer la survie et la continuité du Spi“, se réjouit Philippe Joubin. Directeur général de Banque Populaire Grand Ouest – né de la fusion fin 2017 des succursales Ouest et Atlantique de Banque Populaire et du Crédit Maritime  -, Maurice Bourrigaud justifie ce partenariat par “un engagement de territoire” et une question d’opportunité : “Cette dimension que nous avons depuis trois ans dans le Grand Ouest nous permet d’être plus audacieux, avec une équipe de 3 000 personnes, 3 milliards de fonds propres, 890 000 clients, on est parfaitement légitimes à soutenir de telles initiatives.”

L’intéressé ne souhaite en revanche pas divulguer le montant du chèque versé au Spi, pas plus que Philippe Joubin, qui reste discret sur le budget total de l’événement. Tout juste consent-il à donner une proportion “de 70-30%” entre partenariats privés et publics. Interrogé. par Tip & Shaft, le département du Morbihan nous a confié investir “49 000 euros TTC sous la forme d’un contrat de prestation” – contre 70 000 les années précédentes en tant que partenaire-titre. La région Bretagne, également en contrat de prestation, et l’agglomération Auray Quiberon Terre-Atlantique investissent 30 000 euros TTC, le maire de La Trinité-sur-Mer, Yves Normand, évoque de son côté des prestations en nature d’un équivalent de 25 000 euros.

Et Ouest-France ? Là encore, les chiffres ne sont pas communiqués : “L’ambition n’est pas de gagner de l’argent, mais d’organiser une course propre qui soit à l’équilibre, ce qui sera quasiment le cas cette année, explique Philippe Joubin. Il y a eu par le passé des tentations de jeter l’éponge, mais le groupe, en tant qu’acteur économique du territoire, reste viscéralement attaché à cette manifestation.”

Photo: 

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Place au plus grand rassemblement de Maxis 2021 au monde !

Après l’éblouissant ballet des yachts classiques modernes la semaine dernière, c’est maintenant au tour des géants. L’incroyable plateau des Voiles de Saint-Tropez 2021 constitue plus grand rassemblement de Maxis au monde cette année. La deuxième semaine des Voiles de Saint-Tropez nouvelle formule débutera sportivement parlant demain. Ce lundi était consacré aux formalités d’inscription des 45 bateaux engagés, et de leurs équipages comptant pour certains de près de 30 marins. Dès demain, l’intégralité du plan d’eau leur sera réservée, avec des départs et des arrivées juste devant le port de Saint-Tropez. Place au sport XXL, à la performance, et au futurisme, ces Maxis concentrant ce qu’il se fait de mieux en matière d’architecture navale de la dernière décennie, animés par des équipages internationaux de très haute volée, champions Olympiques et autres stars de la Coupe de l’America.

Comprendre la semaine des Maxis aux Voiles de Saint-Tropez

Pas moins de 45 voiliers entre 20 et 40 mètres vont naviguer à partir de demain en compétition dans le golfe, répartis en 4 groupes distincts. Deux de ces groupes, IR1 et IR2, rassemblent les Super Maxis, des voiliers dont la longueur à la flottaison oscille entre 80 (24 mètres) et peuvent dépasser les 100 pieds comme le Swan 115 Odin (35 mètres). C’est dans ces groupes que figurent certaines stars des Voiles, les deux J Class Velsheda (Nicholson 1933), et Topaz, plan Frank Paine de 1935, lancé aux Pays-Bas en 2015. Trois magnifiques Wally s’y affronteront, Magic Carpet Cubed, grand habitué des Voiles, le Wally 100 Y3K et le Wally 107 Green Eyes, ex Kauris III. Deux immenses chasseurs de records océaniques vont dynamiter les Voiles, Comanche et Rambler. Pour Comanche, il s’agira de l’un des tout premier événement sous les ordres de son nouveau propriétaire russe. L’équipage est mené par le médaillé olympique australien de Tornado, Mitch Booth (Qui a aussi disputé les JO sous les couleurs des Pays-Bas). Il affrontera l’équipage très expérimenté des vétérans de l’America’s Cup mené par Brad Butterworth sur Rambler, plan (Juan Kouyoumdjian) de George David. L inconnue de la semaine est le nouveau Botin 85 Deep Blue de l’Américaine Wendy Schmidt. Le Trophée North Sails récompensera le vainqueur en IR1, et le Trophée Champagne Besserat de Bellefon le meilleur IR2.

Des Protos et des légendes…

Les deux autres groupes, IR3 et IR4 intègrent des voiliers entre 60 (18,28 m) et 80 pieds (24 mètres), les Mini Maxis. Trois Protos remarquables de 72 pieds y seront aux prises, Jethou, Vesper et North Star. Ils rivaliseront avec les Wally 80 Ryokan 2 et Rose, Tous ces voiliers, Mylius et Wally 60, Swan, CNB, BX et même les « monuments historiques », comme le 12 m French Kiss ou les Swan 65 de la Whitbread comme Ambersail sont classés au final en temps compensé, après calcul de leurs temps de course définitif selon l’application de leur « rating ». Ainsi, le redoutable Comanche, plan VPLP design / Guillaume Verdier lancé en 2014, vainqueurs de nombre de grandes classiques (Sydney – Hobart) et détenteur de grands records, Atlantique Nord et 24 heures, se voit-il octroyer un rating fort, qui le contraindra à gagner avec une confortable avance pour espérer figurer au palmarès final. Au total six Wallys participent aux Voiles, Green Eyes, Lyra, Magic Carpet 3, Ryokan2, Rose, et Y3K. Pour les IR3, c’est le Trophée SNSM qui sera attribué et le Trophée Toprez (Vignobles de saint-Tropez)

Qu’appelle-t’on un Maxi Yacht ?

Un Maxi Yacht désigne généralement un yacht de course d’au moins 21 mètres (70 pieds) de long. Le terme « maxi » trouve son origine dans le système de notation de l’International Offshore Rule (IOR), qui, dans les années 1970 et 1980, mesurait les yachts de course au large et appliquait une notation à un seul chiffre à chaque bateau. Ce chiffre était approximativement égal à la longueur de la ligne de flottaison en pieds, plus ou moins les facteurs d’amélioration ou de réduction de la vitesse de la conception. Un yacht avec une cote de 12 mètres (40 pieds) avait généralement une longueur hors tout de 14 à 16 mètres (47 à 52 pieds). L’IOR avait des limites supérieures et inférieures de 4,9 mètres (16 pieds) et 21 mètres (70 pieds), de sorte qu’un yacht conçu et construit pour dépasser la limite maximale de 21 mètres (70 pieds) était appelé un Maxi. Aujourd’hui, la flotte des Maxis est beaucoup plus diversifiée, allant de machines de vitesse à des croiseurs de course, allant de 60 pieds et plus. Hetairos de 218 pieds (66,7 m) est le plus long jamais inscrit.

IMA : International Maxi Association

L’International Maxi Association (IMA) est l’organisme reconnu par le World Sailing pour représenter les classes Maxi. L’IMA Mediterranean Maxi Inshore Challenge 2021 comprend 6 épreuves, les 3 meilleures comptant pour le prix principal :

Maxi Yacht Cup Trophy (dans le cadre de la Rolex Capri Sailing Week) : Capri (Italie) : 11 – 14 mai Série inshore Rolex Giraglia, Saint-Tropez (France) : 13 – 15 juin Copa del Rey Mapfre : Palma, Majorque (France) : 31 juillet – 7 août Maxi Yacht Rolex Cup, Porto Cervo (France) : 5 – 11 septembre PalmaVela : Palma, Mallorca (France) : 27 – 31 octobre Les Voiles de Saint-Tropez, Saint Tropez (France) : Octobre –

Vainqueur précédent : 2019 WALLYÑO Benoît de Froidmont

Ils ont dit :

Benoit de Froidmont, Président de l’International Maxi Association, Propriétaire de Wallyno.

« 2020 a été une année très difficile, particulièrement pour nos marins qui se sont trop longtemps trouvés désoeuvrés. Le manque se compense cette année et l’enthousiasme démontré par les propriétaires de Maxis à revenir naviguer est impressionnante. 40 ans, 40 Maxis! (voire plus) C’est formidable pour Les Voiles. Tout le monde est ravi d’être ici, quand on voit la liste et la qualité des bateaux présents, c’est absolument remarquable. Du très haut niveau. Les Maxis vont pourvoir s’ébattre dans le golfe, et ce format est sympa sur le plan sportif, même si nous aimions le brassage des Modernes et des Classiques. Wallyno a subi un gros refit durant le Covid. Nous avons un nouveau capitaine et toujours une très belle ambiance à bord. L’IMA continue de grandir, avec un enthousiasme croissant et une belle équipe pour remplir notre rôle d’aide auprès des organisateurs d’événements. Nous avons près de 60 membres et cela ne cesse d’augmenter. »

Giorgio Benussi, Wally Class

« Six Yachts Wally participent cette année aux Voiles. Ils évolueront dans différentes classes, IR1, IR2 et IR3. Le plus grand est Green Eyes et les plus petits sont les trois 80 pieds en IRC3. Les propriétaires de yachts sont demandeurs de notre participation ici à Saint-Tropez. Les Voiles constituent l’un des événements majeurs pour les Wally. Suite aux problèmes créés par le Covid, nous reconstruisons la Classe sous de nouvelles règles et avec une approche plus orientée vers la course et la compétition pour des voiliers comme Magic Carpet ou Y3K, et moins d’objectifs purement sportifs pour certains des plus petits, Ryokan, Lyra par exemple, l’idée étant de mélanger les genres. Les Voiles réunissent tous les avantages appréciés des propriétaires, le site, l’ambiance, le prestige. Le plus important est d’assurer un programme pour les Wally, et de répondre aux besoins des propriétaires quelle que soit leur classe, avec la possibilité d’intégrer les compétitions Maxis et Wally. »

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Double victoire pour Swiss Medical Network

La Société Nautique de Nyon a accueilli le M2 Speed Tour pour la dernière étape de la saison. Quatre courses ont été validées vendredi, avec du vent jusqu’à neuf noeuds en séchard, sous le soleil. Les conditions ont été assez intenses samedi, avec six courses et du vent d’ouest soufflant jusqu’à vingt noeuds. Les conditions météorologiques s’étant compliquées, une seule course a pu être validée dimanche.

Swiss Medical Network, mené par Victor Casas, accompagné de Romain Defferrard, Guillaume Rol et Sacha Bévant, signe la meilleure performance de ce weekend avec cinq victoires devant Degroof Petercam (Frédéric Moura) et Emineo (Olivier de Cocatrix).

« C’était une belle finale car onze courses ont été confirmées. Samedi était notre meilleure journée car nous avons pu disputer six courses dans un vent assez soutenu. Nous sommes passés par quasiment toutes les configurations de voiles dans la journée : une première course au Gennaker, puis sous Foc avant de finir avec un Ris. » précise Jonathan Heusse, le Série Master du Grand Prix.

Au niveau du classement général, Swiss Medical Network remporte la victoire et le classement annuel, suivi par Emineo et Degroof Petercam. Le classement général complet du championnat 2021 sera disponible sur le site du M2 Speed Tour.

Guillaume Rol, Swiss Medical Network :

Le Grand Prix a très bien commencé pour nous vendredi, avec des conditions assez légères. Nous avons directement pris un bon rythme à bord et nous étions à égalité avec DCM à la fin de la journée, preuve que la concurrence était tout de même rude. Samedi, nous avons eu beaucoup de vent avec des conditions plus changeantes mais nous avons su être très rapides. Aujourd’hui, les conditions étaient plus difficiles, avec du vent qui oscillait beaucoup. Nous sommes très satisfaits car nous avons sécurisé la victoire non seulement du championnat mais aussi de la saison !

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