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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Une nouvelle marque française : Eric Tabarly

Une nouvelle marque française : Eric Tabarly

Inspirée de l’univers de la voile, la collection masculine, qui s’inscrit dans le sillage du célèbre navigateur, sera présentée en avant première au Salon Nautic de Paris à partir du 7 décembre.

Tabarly est un héros de notre temps, de ceux qui font rêver, oser, se dépasser. A la force des bras, animé d’une passion à toute épreuve, il a bravé les océans, remporté de multiples victoires et détrôné les Anglais, suscitant une immense admiration en ouvrant le coeur des Français à la voile. Audacieux, ingénieux et déterminé, il a entraîné à sa suite des générations de marins passionnés.

Ce vestiaire pour l’homme, composé de maille et de maroquinerie, est conçu à l’image d’Éric Tabarly. Dans son sillage, les lignes sont sobres, classiques et intemporelles, les matières naturelles, les pièces confortables et performantes. Les produits sont confectionnés en France et en Europe, avec le souci de la qualité et du détail. Et parce que la mer est son terrain de jeu, le respect de l’environnement et la durabilité sont au coeur de la démarche créative. La collection se décline en trois thèmes : l’authenticité, l’esprit marin et l’élégance de l’officier.

L’ambition d’ERIC TABARLY est de devenir la marque masculine de référence sur un segment haut de gamme, élégant et décontracté, dans l’univers de la mer et de la voile. Elle s’adresse à tous les hommes, aventuriers urbains, sportifs, prenant soin d’eux sans être victimes de la mode ; ils recherchent des vêtements et des accessoires qui tiennent leur promesse de qualité et de durabilité. A travers leur choix, ils partagent l’histoire du yachtman français de légende.

La famille d’Éric Tabarly et OC Sport Pen Duick, ont confié à Nicolas Veto et Matthieu Bimbenet, dirigeants de 727 Sailbags en Bretagne, le soin de développer la marque, sous licence, sur le segment du prêt-à-porter et de l’accessoire de mode.
« Nous avons collaboré avec Jacqueline et Marie Tabarly sur des collections 727 sailbags en voiles recyclées des Pen Duick. De cette amitié est née l’idée de faire connaitre davantage l’héritage d’Éric Tabarly à travers une collection haut de gamme, porteuse de sens» se réjouissent Matthieu Bimbenet et Nicolas Veto.

Pour Hervé Favre, Président d’OC Sport Pen Duick, « ce lancement est une formidable opportunité de faire rayonner l’histoire d’Éric Tabarly, dont nous sommes très fiers de contribuer à perpétuer l’héritage à travers nos activités d’organisation d’événements et d’écurie de course au large. »
« Après la Cité de la Voile Éric Tabarly à Lorient et les voiliers qui continuent de naviguer, et la rénovation récente du premier Pen Duick, je suis heureuse que la présence d’une marque de qualité prolonge l’héritage laissé par Éric aux générations futures », assure
Jacqueline Tabarly.

A partir du 7 décembre, la marque sera présentée simultanément au salon Nautic de Paris, sur www.eric-tabarly.com, et dans les concept-stores 727 Sailbags. Les passionnés sont invités à se préinscrire sur le site pour suivre le lancement de la marque.

A propos d’ERIC TABARLY
Éric Tabarly est né à Nantes en 1931. Passionné de voile depuis l’enfance, puis successivement pilote de l’aéronavale et officier de la marine nationale, il se distingue par sa première victoire de la transat anglaise en 1964. Dès lors, il fascine les Français qui découvrent à travers ses exploits le nautisme et la course au large. La construction de ses Pen Duick et leurs inventions audacieuses ont transformé la voile en sport de compétition innovant. Il disparait en mer d’Irlande le 13 juin 1998, en convoyant son fidèle voilier Pen Duick dont il venait de fêter le centenaire. Son épouse Jacqueline et sa fille Marie s’attachent aujourd’hui à faire vivre la mémoire de ce marin d’exception.

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Paul Blanc au poste de Directeur de la marque Jeanneau

Paul Blanc au poste de Directeur de la marque Jeanneau

Le Groupe Beneteau annonce la nomination de Paul Blanc au poste de Directeur de la marque Jeanneau. Paul Blanc dans ses nouvelles fonctions reportera à Gianguido Girotti, Directeur Général Délégué en charge de la Stratégie Produit et des Marques.

Actuellement Directeur commercial des marques Jeanneau et Prestige pour l’Asie-Pacifique et en charge des bureaux du Groupe Beneteau à Hong-Kong, Paul Blanc prendra la direction de la marque Jeanneau à compter d’avril 2020.

Agé de 39 ans et diplômé de l’ESSCA, Paul Blanc s’installe en Chine en 2001 où il étudie le mandarin. Après un début de carrière professionnelle à Beijing dans l’automobile, il décide d’allier sa passion du nautisme à son activité professionnelle et rejoint les équipes Jeanneau et Prestige en 2010 au poste de Directeur commercial Asie-Pacifique. Initialement basé à Shanghai, il établit en 2011 le bureau régional Jeanneau Prestige à Hong Kong et sera nommé en 2018 Directeur général du bureau du Groupe à Hong Kong où l’ensemble des équipes marques sont réunies.

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Vendée Globe. Yann Eliès ne participera pas au Vendée Globe 2020

Vendée Globe. Yann Eliès ne participera pas au Vendée Globe 2020

Récent vainqueur de la Transat Jacques Vabre avec Charlie Dalin, Yann Eliès ne participera pas finalement au prochain Vendée Globe. Il aura pourtant tout tenté pour être au départ du Vendée Globe 2020 jusqu’à l’annonce d’un Imoca neuf pour la prochain édition. Mais parfois, le principe de réalité vient bousculer les plus fortes déterminations. Il a fallu se rendre à l’évidence : le retard pris dans le montage du dossier ne permettra pas d’être prêt dans de bonnes conditions en novembre 2020. Ce sont donc 36 candidats qui restent en lice pour le prochain Vendée Globe.

Il a forcément de la frustration et une grosse déception de ne pas pouvoir défendre ses chances pour cette édition 2020 qui s’annonce exceptionnelle. Mais Yann Eliès sait mieux que quiconque ce que demande comme investissement et comme temps la construction et la mise au point d’un bateau neuf. « Quand nous nous sommes inscrits au 1er novembre, le coup était encore jouable. Mais il fallait que le dossier se débloque au plus vite pour pouvoir amorcer le chantier. On avait tablé sur un délai de huit mois, ce qui était déjà un petit exploit technique. Mais nous sommes dans la première semaine de décembre et la construction n’a pas démarré. Ce serait totalement déraisonnable de se lancer dans une telle aventure. »

« On est dans une situation paradoxale. Les deux leaders du classement IMOCA des Globes Séries, Paul Meilhat et moi-même ne seront pas présents au départ du Vendée Globe. Il va falloir se mobiliser pour préparer au mieux l’édition 2024. »

D’ici là, Yann Eliès ne compte pas rester les bras croisés. Figaro, Class40, Multi50, IMOCA, toutes les options sont ouvertes pour les années à venir. Avec un objectif en tête : le Vendée Globe 2024. « Au vu de la manière dont se profile l’édition 2020, le timing idéal serait de pouvoir disposer d’un bateau neuf pour la prochaine Route du Rhum et d’avoir le temps de le faire évoluer. »

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Sydney Hobart. Naval Group y participe !

Sydney Hobart. Naval Group y participe !

L’équipe franco-australienne de Naval Group se prépare pour une compétition mythique contre 170 adversaires représentant l’élite mondiale de la discipline
A l’occasion de la 75ème édition de la Rolex Sydney Hobart Yacht Race, Naval Group, leader européen du naval de défense, se prépare pour sa deuxième participation. Avec un monocoque qui fait figure d’outsider dans cette compétition mythique, le skipper Sean Langman, un des navigateurs hauturiers les plus expérimentés d’Australie est confiant. Face à 170 équipages représentant l’élite mondiale, il peut compter sur la capacité de son équipe pour naviguer de concert et tenter d’améliorer la performance de la précédente édition.

Skipper de l’équipage de Naval Group pour la deuxième année consécutive, Sean Langman participera aussi pour la 29ème fois à la Rolex Sydney Hobart Yacht Race. Son équipe sera à nouveau constituée de marins professionnels et de collaborateurs australiens et français de l’entreprise. Alors qu’il avait considéré l’édition 2018 comme la plus facile de toutes celles auxquelles il avait participé, Sean est prêt à mettre à l’épreuve son équipage sélectionné pour ses compétences et son expérience – ensemble, ils ont près de cent Sydney Hobart à leur actif – lors d’une course hauturière comptant parmi les plus difficiles.
Au fil des années, Sean n’a cessé de prendre conscience que cette course de 628 miles, n’est pas une course comme les autres. « Cette compétition est le test ultime des capacités, de la cohésion et de la passion. Je suis fier de naviguer pour ma 29ème course avec une équipe aussi talentueuse et riche de diversité. Nous visons une très bonne place au classement final, grâce à la solidité de notre équipage et à la qualité de notre bateau. »

Pour François Romanet, PDG de Naval Group Pacific : « Les atouts de Naval Group reposent sur la collaboration et l’innovation. La Sydney Hobart est un très bon exemple de cette convergence du meilleur de ce que peuvent donner des individus au service d’un but commun. Nous souhaitons à l’équipe une belle traversée en toute sécurité ! »

Pour John Davis, PDG de Naval Group Australia : « Cette course symbolise le travail d’équipe accompli par des collaborateurs issus des équipes australiennes et françaises de Naval Group. C’est aussi l’occasion pour nous de mettre en lumière et célébrer la force de la relation entre nos deux pays. »

Le Naval Groupa été mis à l’eau en 2008 et a participé à de nombreuses compétitions, en Australie et à l’international.

L’équipage du Naval Group :
• Sean Langman, skipper,
• Steven Patriarca, Naval Group Australia, floater
• Pierre Louiset, Naval Group, floater
• Justin Ferris, navigator and crew boss
• Josh Alexander, boat captain
• Jonathan Swain, watch leader, trimmer and helmsman
• Shaun McKnight, mid-bow
• Olivier Scott-Mackie, bow
• Ed Powys, strategist, trimmer and tactician
• Brett Van Muster, helmsman and trimmer
• Joe De Knock, helmsman and trimmer
• Pete Langman, floater

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Alexia Barrier, Paul Meilhat, ... les marins de la classe IMOCA s'impliquent dans le développement durable

A l’occasion du Nautic de Paris (du 7 au 15 décembre), la classe IMOCA poursuit son implication dans le développement durable. Elle sera présente sur un stand situé dans « l’Espace Bleu » (Hall 1) où plusieurs skippers présenteront leurs engagements pour l'océan. 

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Crédit : M Horlaville


Cette présence au Nautic succède aux actions entreprises lors de la Transat Jacques Vabre à l'occasion de laquelle différents bateaux ont collecté des données dans le cadre de missions scientifiques, en partenariat avec la COI/UNESCO (Commission Océanographique Intergouvernementale).

L’IMOCA invitée de l’Espace Bleu au Nautic

Cette année, le salon nautique de Paris inaugure un espace dédié à la transition écologique et solidaire (Hall 1) porte de Versailles. Durant toute la durée du salon, plusieurs marins interviendront pour présenter leurs actions concrètes en faveur de l'océan et pour le développement durable. Phil Sharp, Alexia Barrier, Louis Burton, Fabrice Amedeo, Paul Meilhat, Benjamin Dutreux et Stéphane Le Diraison ont déjà confirmé leur présence. Le mercredi 11 décembre, une conférence se tiendra sur le stand, lors de laquelle la classe IMOCA présentera ses engagements en faveur de l'océan. Dans la foulée sera signé un partenariat entre l’IMOCA et la Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO, sous la coordination du centre JCOMMOPS.

« C’est très bien que le Nautic prenne en compte de cette manière l’aspect développement durable », se réjouit Paul Meilhat, l’un des skippers les plus engagés. « La marge de progression est énorme mais c’est un bon début qui répond à une attente du milieu de la course au large. En tant que classe, l’enjeu est de travailler avec les organisateurs de courses mais aussi d’événements comme le Nautic qui regroupent une fois par an tous les acteurs. Tout le monde est conscient que les changements à opérer sont importants pour réduire notre impact et qu’il faut commencer tout de suite pour ne pas louper le train. C’est super que la classe IMOCA fasse partie de ce changement. »

Source : Mer et Media

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Challenge Océane Bretagne – CMB : Élodie Bonafous, Violette Dorange et Milena Schoenahl en finale

Challenge Océane Bretagne – CMB : Élodie Bonafous, Violette Dorange et Milena Schoenahl en finale

La phase finale du Challenge Océane Bretagne – CMB a retenu 3 femmes sur les 9 qui ont été sélectionnées: Élodie Bonafous, Violette Dorange et Milena Schoenahl iront en finale du 9 au 13 décembre.

Tests médicaux, entretiens individuels, tests physiques, navigation dans de petits airs puis dans des conditions plus toniques : la semaine qui s’achève a été dense pour les neuf femmes sélectionnées sur dossier pour la phase 2 du Challenge Océane Bretagne – CMB. Une phase à l’issue de laquelle trois finalistes ont été retenues en vue de la dernière étape.
Les trois jeunes filles en finale : Élodie Bonafous, 24 ans (Locquirec), championne du Monde Universitaire en J80 et vainqueur de la sélection Jeune Tour de Bretagne 2019, Violette Dorange, 18 ans (La Rochelle), auteur de la première traversée de la Manche en Optimist entre l’Ile de Wight et Cherbourg en mai 2016 et 16e de la Mini Transat La Boulangère 2019 en Série, puis Milena Schoenahl, 28 ans (Carnac), spécialiste gréement et matelotage comptant plus de 26 000 milles au large sur une large variété de bateaux de course (IMOCA, Orma60, Figaro…).

« L’ensemble des jeunes femmes que nous avons pu observer cette semaine nous ont littéralement bluffés lors des tests physiques et elles ont démontré à la fois des niveaux techniques et d’engagement très intéressants, de manière assez naturelle. Toutes les épreuves ont été très positives et il est certain que la finaliste sera très vite dans le coup la saison prochaine », a commenté Christian Le Pape, Directeur du Pôle Finistère, fier que lors de ce challenge Océane Bretagne – CMB, comme lors du Challenge Espoir, la prime soit donnée au mérite sportif.

La suite ? Les trois navigatrices ont dorénavant rendez-vous du 9 au 13 décembre pour la finale. Lors de cette ultime phase de test, elles s’affronteront en solitaire à bord de Figaro 3 sur, a minima, neuf manches de type « banane » ou « triangle olympique », tout en étant observées par un groupe d’experts composé de représentants de la Fédération Française de Voile, et d’entraîneurs du Pôle et de navigateurs reconnus.

Pour mémoire, l’enjeu est de taille puisque la jeune femme vainqueur de cette compétition deviendra, après validation du comité de sélection, lauréate du Challenge Océane Bretagne – CMB avec, à la clé, un bateau, et l’intégration au Pôle Finistère, et un budget de fonctionnement permettant de disputer dans les meilleures conditions le circuit du Championnat de France Élite de Course au Large.

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Yann Eliès renonce au Vendée Globe 2020 : "Ce serait totalement déraisonnable"

Yann Eliès pourra se dire qu’il aura tout tenté pour être au départ du Vendée Globe 2020. Mais il a fallu se rendre à l’évidence : le retard pris dans le montage du dossier ne permettra pas d’être prêt dans de bonnes conditions en novembre 2020.

Yann Eliès renonce au Vendée Globe 2020

Credit : A.Courcoux

Frustration et déception

Il a forcément de la frustration et une grosse déception. Mais Yann Eliès sait ce que demande comme investissement et comme temps la construction et la mise au point d’un bateau neuf. « Quand nous nous sommes inscrits au 1er novembre, le coup était encore jouable. Mais il fallait que le dossier se débloque au plus vite pour pouvoir amorcer le chantier. On avait tablé sur un délai de huit mois, ce qui était déjà un petit exploit technique. 

Mais nous sommes dans la première semaine de décembre et la construction n’a pas démarré. Ce serait totalement déraisonnable de se lancer dans une telle aventure. Il va falloir se mobiliser pour préparer au mieux l’édition 2024. »

Toutes les options sont ouvertes 

D’ici là, Yann Eliès ne compte pas rester les bras croisés. Figaro, Class40, Multi50, IMOCA, toutes les options sont ouvertes pour les années à venir. Avec un objectif en tête : le Vendée Globe 2024. « Au vu de la manière dont se profile l’édition 2020, le timing idéal serait de pouvoir disposer d’un bateau neuf pour la prochaine Route du Rhum et d’avoir le temps de le faire évoluer. »

Source : OConnection

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The Ocean Race. Un parcours plus long, quid d’une équipe et d’une étape française ?

The Ocean Race. Un parcours plus long, quid d’une équipe et d’une étape française ?

The Ocean Race est prévue pour partir d’Alicante en Espagne, au dernier trimestre 2021 pour terminer à Gênes en Italie au mois de juin 2022. Le parcours complet se dévoile semaine après semaine. Auckland (Nouvelle-Zélande) vient d’être annoncée et rejoint Le Cap (Afrique du Sud) ; Itajaì (Brésil), Aarhus (Danemark), et La Haye (Pays-Bas) en tant que ville étape confirmée, aux côtés du Cap-Vert, qui sera le premier stop-over en Afrique de l’Ouest de l’histoire de la course.
Un parcours qui s’annonce finalement presque aussi long que lors de la dernière édition alors que les organisateurs avaient annoncé vouloir en raccourcir la durée et le nombre d’étapes. Paul Meilhat et d’autre skippers n’y voient pas une bonne nouvelle contraint de revoir à la hausse leur budget :

« Je cherche des partenaires pour participer à The Ocean Race. C’est difficile parce que les budgets sont conséquents. Les étrangers parlent de 25-30 M€. Mais en France, c’est impossible de vendre un budget de ce montant. Du coup, je présente un budget plus faible avec The Ocean Race, le Vendée Globe et la Route du Rhum derrière. On essaie d’amortir ce projet avec 5 M€ par an, dont 8 M€ pour The Ocean Race. J’ai des pistes sérieuses en portant une cause sur l’environnement, où je veux proposer quelque chose de concret. Je suis inscrit officiellement. Mais je suis assez déçu sur les étapes qui ont été annoncées. Ce n’est pas comme cela qu’on va y arriver. Le projet initial était de faire converger le modèle Ocean Race avec le modèle français qui coûte moins cher, et aujourd’hui, ils refont la même chose avec autant d’étapes ; un modèle qui coûte très cher, et c’est dommage. C’est un peu un coup de gueule. En faisant moins d’étapes avec une logistique plus légère, cela coûterait moins cher. On n’est pas contents. C’est comme le fait d’avoir deux classes de bateaux, c’est un mauvais choix aussi. Je veux que mon projet réussisse. Cela ne prend pas la route qu’on aurait voulue au départ. Le pari sera gagné quand il y aura une équipe française engagée. Pour l’instant, je suis le seul. »

L’autre question est de savoir s’il y aura également une étape française, où Lorient, berceau de l’Imoca, est forcément la meilleure ville candidate pour accueillir la course. Mais les élections municipales en 2020 bloquent la prise de décision jusqu’en mars prochain.

A ce jour, on sait que deux Imoca version équipage, signé Guillaume Verdier, sont en construction. L’édition 2021-22 de The Ocean Race verra deux classes de bateaux y participer – les IMOCA aux côtés des monotypes VO65. « C’est fabuleux d’avoir la confirmation que The Ocean Race est de retour à Auckland, » s’est réjouit Bianca Cook qui a acheté le VO65 sur lequel elle participait en 2017-18. Il est désormais en Nouvelle-Zélande, où il est remis à niveau pour sa toute nouvelle équipe, qui s’élancera autour du monde en 2021-22. « C’est une excellente nouvelle pour notre campagne d’avoir la certitude que nous serons à ‘domicile’ lors d’un stopover pendant la course. » Le stopover de The Ocean Race 2021-22 sera situé le long du Viaduct Basin. La localisation exacte et les infrastructures seront à définir, faisant suite à la Coupe de l’America en 2021.

Phil Goff, le maire d’Auckland a chaleureusement accueilli l’annonce. « Auckland est une destination de classe mondiale pour la voile, et la ville prend vie à chaque fois que les bateaux nous rendent visite, » a-t-il déclaré. « Et avoir Bianca Cook qui confirme sa participation en tant que première femme skipper dans cette course est un bonus supplémentaire. L’investissement de la municipalité d’Auckland au travers d’Auckland Tourism, Events and Economic Development (ATEED) nous aide à mettre en lumière la capacité de notre région à accueillir des événements de cette ampleur. La dernière fois, lors du stopover, presque 500 000 personnes ont visité le village de course. Cela crée un immense sentiment de dynamisme. »

« Les 6 milliards de dollars investis par le gouvernement local et central dans la transformation du centre ville d’Auckland, et la construction d’un nouveau secteur riverain le long des quais pour la 36e Coupe de l’America créera un héritage durable pour Auckland et nous aidera à tenir notre rôle de ville internationale pour la Nouvelle-Zélande. Cette visite conclura une année incroyable d’événements internationaux pour Auckland, » concluait Phil Goff.

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La jeunesse au rendez-vous des SSL Finals

C’est dans une brise légère que la 3e journée des Star Sailors League Finals s’est disputée en baie de Montagu. Les 6-12 nds de vent du jour ont manifestement redistribué les cartes à la veille de la fin des Qualifications.

La Star de la journée est clairement l’Australien Torvar Mirsky, qui navigue ici à Nassau avec l’Irlandais Robert O’Leary. Le Champion du Monde de Match Racing 2017 a démontré tout son talent dans les airs instables du jour. Il passe, sur les trois manches du jour, en tête à la bouée au vent. La concurrence ne s’est pas laissé faire pour autant n’offrant qu’une seule victoire à l’Australien.

« C’était une journée exceptionnelle. Je suis très content, » jubile Mirsky une fois de retour à terre. « Le portant était un peu difficile, mais passer en tête au vent c’est génial. Dans ces conditions plus légères, il est plus facile de sortir la tête du bateau. Nous avons donc bien joué les oscillations du vent et viré au bon moment. Nous avons tenu la pression la plupart du temps. »

À propos de sa première participation aux SSL Finals, Mirsky ajoute : « C’est spectaculaire d’être parmi une telle concentration de légendes de la voile. »

La tension est clairement montée d’un cran aujourd’hui. Le Comité de Course a dû lancer par trois fois le départ de la première manche tellement les concurrents étaient pressés d’en découdre. Le 3e départ a été fatal à Ricardo Fabini et Federico Calegari, comme à Diego Negri et Frithjof Kleen, leaders hier soir. Cela leur coûte très cher d’autant plus avec leur contre-performance (21e place) de la 2e manche du jour. Avec une journée à 56 points, ils chutent au classement général à la 3e place à 13 points des nouveaux leaders, Mateusz Kusznierewicz et Bruno Prada, le Polonais Champion du Monde de Star en titre.

La première manche s’est terminée dans un mano à mano entre les vétérans américains Eric Doyle et Payson Infelise et les Brésiliens Henrique Haddad, Champion du Monde de Snipe, et Henry Boening, l’équipier de Star très demandé.

« Nous n’avons pas pris un bon départ, » commente Eric Doyle. « Cependant nous avons bien joué les oscillations du vent. C’était une belle bataille jusqu’au dernier mètre, car il fallait empanner à chaque variation du vent. Personne ne lâchait rien. C’était génial et nous avons juste réussi à ressortir devant les Brésiliens. »

Dans la seconde manche, les Croates Tonči Stipanović et Tudor volaient le départ.

« Après la première manche, nous avons décidé d’être plus agressifs, mais sur le départ le bateau uruguayen nous a sorti de la ligne. Lorsque j’ai lu notre numéro d’étrave sur le tableau des OCS (départ anticipé, ndlr), nous étions très déçus. Nous avons pris trop de risques. »

En guise de consolation, le Médaillé d’Argent de Laser de Rio 2016 s’offre une 5e place dans l’ultime manche du jour, son meilleur résultat de la semaine.

La 3e manche a vu le retour aux premiers rangs de la légende olympique Iain Percy et son équipier Anders Ekström. Ils s’offrent une belle seconde place après un score du jour de 5-13. Une performance qui leur permet de s’emparer de la 2e place au classement général, à 10 points des leaders.

L’ultime portant de la journée montrait une nouvelle fois le niveau élevé des concurrents invités aux SSL Finals : Percy-Ekström, Mirsky-O’Leary et les Français Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot n’ont rien pu faire face au retour fulgurant d’Hamish Pepper et du tenant du titre Pedro Trouche.

« Sur la dernière manche, j’étais plus confiant sur ma stratégie de course, » avoue Pepper. « Sur le dernier près nous avons été un peu chanceux avec une variation de vent et nous avons pu nous faufiler devant Torvar et Iain. »

Malheureusement cette 2e victoire de la semaine n’est pas récompensée alors que le duo concède deux manches de 20 aujourd’hui. Avec un DNF hier, la paire kiwi-brésilienne se positionne à la 11e place alors que demain vendredi soir seuls les 10 premiers seront qualifiés pour les phases finales de samedi.

Généralement les conditions plus légères profitent aux plus jeunes. Si Mirsky-O’Leary ont pointé régulièrement leur étrave en tête de course, le Champion d’Europe de Laser Lorenzo Chiavarini réalise, avec son équipier allemand Kilian Weise, une très belle journée avec un score de 3-3-6. Ils sont ce soir 7e au général alors qu’ils cumulent deux DNF.

Belles performances aussi des Brésiliens Haddad et Boening qui finissent la journée avec un score du jour de 2-7-7. Cela les positionne à la 10e place, soit un ticket potentiel pour les phases finales de samedi…

« Les conditions plus légères nous ont été plus favorables, » explique Haddad. « Aujourd’hui nous avons été très agressifs pour conserver la droite du plan d’eau sur les près. Les risées y étaient plus fortes et les oscillations du vent meilleures. Battre ces légendes de notre sport est quelque chose que je n’aurai imaginé. Quand on regarde le classement, nous sommes devant un grand nombre d’entre eux. C’est un sentiment très puissant. »

Trois dernières manches sont au programme de vendredi, dernier jour des Qualifications. Seuls les dix meilleurs équipages seront qualifiés samedi pour les Finales.

TOP10 après huit manches, une décomptée

1 Mateusz Kusznierewicz POL Bruno Prada BRA 33
2 Iain Percy GBR Anders Ekström SWE 43
3 Diego Negri ITA Frithjof Kleen GER 46
4 Eivind Melleby NOR Josh Revkin USA 46
5 Xavier Rohart FRA Pierre-Alexis Ponsot FRA 51
6 Oskari Muhonen FIN Vitalii Kushnir UKR 52
7 Lorenzo Chiavarini GBR Kilian Weise GER 54
8 Paul Cayard USA Phil Trinter USA 55
9 Torvar Mirsky AUS Robert O’Leary IRE 57
10 Henrique Haddad BRA Henry Boening BRA 63

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Un final à empannages

Après plus 30 jours de mer, le trimaran MACIF et Actual Leader sont passés jeudi sous la barre des 1000 milles les séparant de l’arrivée de « Brest Atlantiques ». Très proches l’un de l’autre (50 milles d’écart à 16h jeudi en faveur de MACIF), les deux bateaux vont se livrer jusqu’à leur arrivée à Brest, dans la nuit de vendredi à samedi, à une bataille d’empannages dont dépendra l’issue de leur duel.

Au lendemain de l’arrivée à Brest du Maxi Edmond de Rothschild, vainqueur de « Brest Atlantiques », qui a quitté le quai Malbert ce jeudi à 16h pour rejoindre sa base à Lorient afin d’éviter une météo défavorable demain vendredi, le trimaran MACIF (François Gabart/Gwénolé Gahinet) et Actual Leader (Yves Le Blevec/Alex Pella) continuent de se livrer à une lutte au couteau pour terminer sur la deuxième marche du podium.

Dans un flux d’ouest-sud-ouest d’une bonne vingtaine de nœuds jeudi, mollissant à 15-18 nœuds vendredi, les deux tandems, en liaison avec leur routeur (Jean-Yves Bernot pour le trimaran MACIF, Christian Dumard pour Actual Leader), vont devoir, d’ici l’arrivée à Brest, gérer une succession d’empannages, l’enjeu étant de choisir à chaque fois le bon moment pour enchaîner derrière sur la meilleure trajectoire possible.

François Gabart et Gwénolé Gahinet ont d’ailleurs frappé les premiers en incurvant légèrement leur route vers le sud jeudi et en déclenchant un premier empannage à 15h. Un choix qui, dans un premier temps, leur a fait perdre du terrain sur leurs concurrents qui, entre les classements de midi et de 16h, ont grappillé 25 milles, 50 milles séparant les deux bateaux à 16h. L’élastique va-t-il se retendre en faveur du trimaran MACIF au moment où Actual Leader devra à son tour empanner ? Réponse dans les prochaines heures et verdict définitif en ce qui concerne le podium de « Brest Atlantiques » dans la nuit de vendredi à samedi.

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Succession d’empannages pour Macif et Actual Leader avant l'arrivée sur Brest des deux Ultim toujours en course

Après plus 30 jours de mer, le trimaran MACIF et Actual Leader sont passés jeudi sous la barre des 1000 milles les séparant de l’arrivée de « Brest Atlantiques ». Très proches l’un de l’autre (50 milles d’écart à 16h jeudi en faveur de MACIF), les deux bateaux vont se livrer jusqu’à leur arrivée à Brest, dans la nuit de vendredi à samedi, à une bataille d’empannages dont dépendra l’issue de leur duel.

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Crédit : Y Zedda

Au lendemain de l’arrivée à Brest du Maxi Edmond de Rothschild, vainqueur de « Brest Atlantiques », qui a quitté le quai Malbert ce jeudi à 16h pour rejoindre sa base à Lorient afin d'éviter une météo défavorable demain vendredi, le trimaran MACIF (François Gabart/Gwénolé Gahinet) et Actual Leader (Yves Le Blevec/Alex Pella) continuent de se livrer à une lutte au couteau pour terminer sur la deuxième marche du podium.

Dans un flux d’ouest-sud-ouest d’une bonne vingtaine de nœuds jeudi, mollissant à 15-18 nœuds vendredi, les deux tandems, en liaison avec leur routeur (Jean-Yves Bernot pour le trimaran MACIF, Christian Dumard pour Actual Leader), vont devoir, d’ici l’arrivée à Brest, gérer une succession d’empannages, l’enjeu étant de choisir à chaque fois le bon moment pour enchaîner derrière sur la meilleure trajectoire possible.

François Gabart et Gwénolé Gahinet ont d’ailleurs frappé les premiers en incurvant légèrement leur route vers le sud jeudi et en déclenchant un premier empannage à 15h. Un choix qui, dans un premier temps, leur a fait perdre du terrain sur leurs concurrents qui, entre les classements de midi et de 16h, ont grappillé 25 milles, 50 milles séparant les deux bateaux à 16h. L’élastique va-t-il se retendre en faveur du trimaran MACIF au moment où Actual Leader devra à son tour empanner ? Réponse dans les prochaines heures et verdict définitif en ce qui concerne le podium de « Brest Atlantiques » dans la nuit de vendredi à samedi.

Source : BAtlantiques

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Trophée Jules Verne. Les explications de Yann Guichard

Trophée Jules Verne. Les explications de Yann Guichard

Yann Guichard et son équipe partaient pour une 3e tentative sur le Trophée Jules Verne mais 24 heures plus tard, le skipper signifiait son abandon suite à un problème de safrans. Un problème identifié avant le départ et qui avait contraint l’équipe à retarder son Stand-by. Spindrift 2 ne repartira pas cette année. C’était peut-être la dernière opportunité pour l’équipe de battre le record avec ce bateau. L’année prochaine, le Maxi Edmond de Rothschild pourrait vouloir le tenter…

Perte de contrôle
C’est vers 19h00 (heure française) jeudi 4 décembre que Spindrift 2 a perdu le contrôle de sa trajectoire : le safran sous le vent n’arrivait plus à tenir le rythme au-delà de 35-40 nœuds de vitesse et le trimaran noir et or n’était plus gouvernable. Ces circonstances confirment un problème majeur de décrochage des appendices décelé il y a quelques semaines par l’équipe.

« On court après le temps avec ces safrans depuis un an. Nous avions cassé dans l’océan Indien en février dernier et nous avions décidé de construire deux nouveaux appendices. Mais nous les avons reçus tardivement, fin septembre, et il a fallu les optimiser plusieurs fois après des sorties en mer. Même si nous pensions avoir résolu le problème, nous avions quand même une « épée de Damoclès » avec ces safrans lorsque nous sommes partis mardi de La Trinité-sur-Mer. Nous savions aussi que les conditions météorologiques après le départ de Ouessant allaient nous permettre de nous rassurer une dernière fois sur leur fiabilité avant d’entamer les mers du Sud. » précisait Yann Guichard ce midi au téléphone.

« On a essayé plusieurs fois de solutionner le problème, mais cela réapparaît aux grandes vitesses : on ne peut plus contrôler Spindrift 2 même avec deux équipiers à la barre. Ce n’est pas raisonnable de continuer comme ça car il y a un risque de perte totale du trimaran à haute vitesse, ce qui engendre des risques pour l’équipage mais aussi pour le bateau avec le système de barre qui peut céder ! La première fois, on a réussi à reprendre le contrôle du bateau mais on ne peut pas faire un tour du monde avec ce problème technique … »

Spindrift 2 ne peut donc pas naviguer en toute sérénité au-delà de 35 nœuds de vitesse, or ce sont ces scores qui sont nécessaires pour espérer améliorer le temps de référence du Trophée Jules Verne (40j 23h 30’ 30’’). Spindrift 2 était déjà, lors de cette perte de contrôle, dans des alizés portugais qui prenaient du coffre au fil des heures (plus de 25 nœuds) avec une mer encore très maniable, ce qui laissait entendre que la situation ne pouvait pas s’améliorer quelle que soit l’intervention de l’équipage.

« Nous faisons route vers La Trinité-sur-Mer dans un flux de Nord Est modéré, mais une dépression va nous passer dessus après la traversée d’une dorsale cette nuit. Nous allons attendre que le coup de vent se calme avant d’embouquer le chenal d’entrée : nous serons au ponton vendredi soir. Mais au vu des problèmes à résoudre, je ne pense pas que nous puissions repartir cette année pour une tentative sur le Trophée Jules Verne. C’est une déception pour toute l’équipe car nous avions trouvé une bonne fenêtre météo pour partir. » concluait le skipper de Spindrift 2.

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Clarisse Cremer de retour du Brésil avec L'IMOCA Banque Populaire : "C’était mes premiers bords en solitaire !"

Une Transat Jacques Vabre avec Armel Le Cléac’h et un convoyage pour retrouver la Bretagne, en l’espace de 28 jours, Clarisse Crémer a traversé l’Atlantique à deux reprises, dont une fois en solitaire. Après son arrivée ce mercredi soir, la navigatrice se projette désormais vers son objectif majeur : le Vendée Globe.

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Crédit : BPCE

Elle avait quitté les pontons de Salvador de Bahia un dimanche midi, sous un soleil éclatant et par 20 nœuds de vent. Dix-huit jours plus tard, en plein coucher de soleil dans la fraîcheur bretonne, Clarisse Crémer a achevé son convoyage, sa première traversée de l’Atlantique seule sur Banque Populaire X. « C’est un vrai moment de joie. Je me rends compte du chemin parcouru ».

« Je me suis améliorée dans tous les domaines ! »

« J’étais très stressée. C’était mes premiers bords en solitaire. Il a fallu m’habituer aux manœuvres, au bruit et rester surtout vigilante pour ne pas faire d’erreurs. » Progressivement, la navigatrice trouve son rythme et parvient à gagner en confiance.

Cette traversée est aussi l’occasion de progresser. « Je me suis améliorée dans tous les domaines ! Surtout, je me suis rendu compte que j’étais capable de mener le bateau ». Cette base de travail permet également de connaître les pistes d’optimisation pour l’année prochaine : les manœuvres à affiner et les quelques réglages techniques à réaliser.

2020, l’année de tous les défis

Désormais, son regard se tourne vers ses prochaines échéances sportives : The Transat en mai, NY – Vendée en juin et le Vendée Globe, son prochain grand objectif, en novembre prochain. En enchaînant les milles pendant ces deux transatlantiques, Clarisse a engrangé de l’expérience : « désormais, je vais pouvoir davantage oser sur l’eau. Ce qui est vraiment important, c’est d’avoir réalisé psychologiquement que j’étais apte à le faire ».

La navigatrice reprendra la mer en avril prochain. Mais avant, Clarisse Cremer va pouvoir souffler. « Toutes ces aventures engendrent une grande dépense d’énergie, confie-t-elle. Il va falloir bien récupérer ». Elle s’apprête aussi à savourer les fêtes de fin d’année et pour cause : « l’année prochaine au même moment, il y a des chances que je sois en mer ! »

Source : Mille et Une Vagues

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Trophée Jules Verne terminé pour Spindrift 2, Yann Guichard : "On court après le temps avec ces safrans"

C’est vers 19h00 (heure française) jeudi 4 décembre que Spindrift 2 a perdu le contrôle de sa trajectoire : le safran sous le vent n’arrivait plus à tenir le rythme au-delà de 35-40 nœuds de vitesse et le trimaran noir et or n’était plus gouvernable. Ces circonstances confirment un problème majeur de décrochage des appendices décelé il y a quelques semaines par l’équipe. "On ne peut plus contrôler Spindrift 2 même avec deux équipiers à la barre."

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Crédit : Ch Schmid

"On a essayé plusieurs fois de solutionner le problème"


« On court après le temps avec ces safrans depuis un an. Nous avions cassé dans l’océan Indien en février dernier et nous avions décidé de construire deux nouveaux appendices. Mais nous les avons reçus tardivement, fin septembre, et il a fallu les optimiser plusieurs fois après des sorties en mer. Même si nous pensions avoir résolu le problème, nous avions quand même une « épée de Damoclès » avec ces safrans lorsque nous sommes partis mardi de La Trinité-sur-Mer. Nous savions aussi que les conditions météorologiques après le départ de Ouessant allaient nous permettre de nous rassurer une dernière fois sur leur fiabilité avant d’entamer les mers du Sud. » précisait Yann Guichard ce midi au téléphone.

« On a essayé plusieurs fois de solutionner le problème, mais cela réapparaît aux grandes vitesses : on ne peut plus contrôler Spindrift 2 même avec deux équipiers à la barre. Ce n’est pas raisonnable de continuer comme ça car il y a un risque de perte totale du trimaran à haute vitesse, ce qui engendre des risques pour l’équipage mais aussi pour le bateau avec le système de barre qui peut céder ! La première fois, on a réussi à reprendre le contrôle du bateau mais on ne peut pas faire un tour du monde avec ce problème technique … »

"Je ne pense pas que nous puissions repartir cette année"

Spindrift 2 ne peut donc pas naviguer en toute sérénité au-delà de 35 nœuds de vitesse, or ce sont ces scores qui sont nécessaires pour espérer améliorer le temps de référence du Trophée Jules Verne (40j 23h 30’ 30’’). Spindrift 2 était déjà, lors de cette perte de contrôle, dans des alizés portugais qui prenaient du coffre au fil des heures (plus de 25 nœuds) avec une mer encore très maniable, ce qui laissait entendre que la situation ne pouvait pas s’améliorer quelle que soit l’intervention de l’équipage.

« Nous faisons route vers La Trinité-sur-Mer dans un flux de Nord Est modéré, mais une dépression va nous passer dessus après la traversée d’une dorsale cette nuit. Nous allons attendre que le coup de vent se calme avant d’embouquer le chenal d’entrée : nous serons au ponton vendredi soir. Mais au vu des problèmes à résoudre, je ne pense pas que nous puissions repartir cette année pour une tentative sur le Trophée Jules Verne. C’est une déception pour toute l’équipe car nous avions trouvé une bonne fenêtre météo pour partir. » concluait le skipper de Spindrift 2.

Source : V Bouchet

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Negri et Kleen s’envolent au classement général

Conditions pour les costauds aujourd’hui en ce 2e jour des SSL Finals, l’épreuve qui va déterminer le meilleur mondial de la voile sportive. Conditions qui ont profité une fois de plus aux plus aguerris. Si les concurrents sont partis ce matin du Nassau Yacht Club pour la baie de Montagu et ses eaux turquoise typiques des Caraïbes, le vent n’a cessé de forcir pour souffler aux alentours de 20 nœuds dans une direction très proche de celle d’hier.

Sur cette seconde journée, c’est le duo germano-italien composé de Diego Negri et Frithjof Kleen, l’équipier vainqueur des SSL Finals 2017, qui a réalisé le meilleur score de la journée : 1-2-4. Score qui leur permet de prendre la tête au classement général avec 9 points d’avance sur leur plus proche concurrent.

« Nous avons pris l’option à droite sur le premier près, » raconte Kleen après avoir remporté la première manche. « À la dernière bouée au vent nous avions une confortable avance et nous l’avons gardé jusqu’à l’arrivée ! » Sur leur performance de la journée, Kleen rajoute : « Nous avions une vitesse incroyable aujourd’hui. Les portants étaient difficiles, car les poursuivants revenaient généralement avec plus de pression. Rester devant était une position difficile à tenir. Nous avons travaillé dur pour garder le bon rythme, dans la constance sans prendre de risque. »

Lors de la seconde manche du jour, la brise est tombée à 10-12 nds. La paire anglo-suédoise des légendes du Star Iain Percy et Anders Ekström a parfaitement réussi à s’adapter à ces nouvelles conditions avec une anticipation sans faille des oscillations du vent. Ils enroulent la bouée au vent en tête avec Negri-Kleen dans leur tableau arrière. C’est un véritable mano à mano que vont se livrer ces deux équipages sur toute cette manche, mais Percy-Ekström réussissent à contenir les assauts des vainqueurs de la première manche du jour, pour s’offrir une belle victoire, revanche de celle manquée hier d’un rien face à Hamish Pepper et Pedro Trouche. Victoire qui permet de faire passer la pilule sur la première manche du jour complètement ratée.

« Il y avait beaucoup de vent et, pour être honnête, je manquais un peu de conditions physiques, » admet Percy. « Une grosse rafale est passée sur nous et je n’ai pas réussi à contenir la grand-voile. Nous avons empanné sans le vouloir. Une première pour moi en Star ! Anders est tombé à l’eau, mais heureusement il a réussi à se tenir au bateau. C’était une mauvaise manche. C’était donc génial de remporter la suivante. »

La légende vivante américaine Paul Cayard, le doyen de l’épreuve, a montré une fois de plus qu’il était en grande forme. Avec Phil Trinter, son équipier aux Jeux d’Athènes 2004, Cayard remporte la 3e manche du jour. Alors que la brise revenait proche des 20 nœuds, le duo 100% américain a pris l’avantage à la porte sous le vent pour protéger le côté favorable sur le second près.

« C’était très oscillant et nous avons décidé de protéger la droite même si cela ne paraissait pas la meilleure option sur le moment. Le vent est revenu en notre faveur et nous avons pu croiser devant toute la flotte. C’est tellement aléatoire que la course peut très bien évoluer dans le mauvais sens avec toutes ces risées. »

Avec un score du jour de 4-14-1, Cayard-Trinter s’emparent de la 3e place à l’issue de cette seconde journée, avec deux points de retard sur Mateusz Kusznierewicz et Bruno Prada. Avec Negri-Kleen, le Champion du Monde de Star en titre est le seul à avoir toujours terminé dans le TOP10 sur toutes les manches disputées.

« Aujourd’hui, cela reposait plus sur la technique que les réglages du bateau, » raconte Kusznierewicz. « Nous avons un bateau qui a un énorme potentiel, car il est bien équilibré avec ses nouvelles voiles. »

Toujours dans le bon rythme, le jeune Finlandais Oskari Muhonen, double vainqueur de la Finn Silver Cup, réalise deux manches de 5 avec son équipier Ukrainien Vitalii Kushnir. Ils sont actuellement 6e au classement général. Une excellente prestation pour une première participation aux SSL Finals.

Après les deux premières manches non disputées suite à une avarie technique, Lorenzo Chiavarini, 25 ans, et Kilian Weise terminent à une incroyable 3e place de la dernière manche du jour.

« Nous avons travaillé d’arrache-pied pour revenir dans le match et naviguer dans des airs frais, » nous raconte Chiavarini. « Nous étions bien placés avant le dernier portant. Avec une belle vitesse, nous avons repris place après place pour terminer sur le podium de la manche. »
« L’équipe technique à terre a été exceptionnelle, » admet Chiavarini après à ses deux retours au Yacht Club de Nassau suite à sa double rupture d’étai. « Cela leur a pris à chaque fois 10 minutes pour réparer et nous avons pu revenir rapidement sur le plan d’eau. »

Trois nouvelles manches sont au programme de jeudi, 3e jour de compétition des SSL Finals. Premier départ à 11h avec des airs qui s’annoncent plus légers. Des changements de condition qui pourraient bien redistribuer les cartes !

Top 10 après cinq manches (la plus mauvaises décomptée) :

1 Diego Negri ITA Frithjof Kleen GER 8
2 Mateusz Kusznierewicz POL Bruno Prada BRA 17
3 Paul Cayard USA Phil Trinter USA 19
4 Eivind Melleby NOR Josh Revkin USA 20
5 Iain Percy GBR Anders Ekström SWE 23
6 Oskari Muhonen FIN Vitalii Kushnir UKR 23
7 Hamish Pepper NZL Pedro Trouche BRA 24
8 Fredrik Lööf SWE Brian Fatih USA 29
9 Xavier Rohart FRA Pierre-Alexis Ponsot FRA 32
10 Eric Doyle USA Payson Infelise USA 37

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Un bonheur énorme

Vainqueurs de « Brest Atlantiques » après un peu moins de 29 jours de mer, Franck Cammas et Charles Caudrelier, accompagnés du media man Yann Riou, ont été fêtés par les Brestois à leur arrivée mercredi en fin de matinée au ponton de la Recouvrance, quai Malbert. Un accueil que les deux marins ont apprécié, tout comme ils ont apprécié cette première grande victoire au large pour le Maxi Edmond de Rothschild.

Quel est votre sentiment après cette victoire ?

Franck Cammas : C’est un bonheur d’arriver comme ça après une course aussi intense, avec plein de péripéties et d’aventures. On a quand même beaucoup bossé sur le bateau pour que ça avance, cela a été 30 jours intenses et une victoire à la fin avec nos concurrents qui sont loin derrière. On en profite aujourd’hui.

Charles Caudrelier : C’est une grande satisfaction, un bonheur énorme pour nous et pour toute l’équipe. Quand le Maxi Edmond de Rothschild a été lancé en mode volant il y a quatre ans, c’était très audacieux, il y a eu des moments difficiles, mais aujourd’hui, on prouve que c’est la bonne voie et que c’est l’avenir, avec ce bateau exceptionnel et magique qui marquera l’histoire de la course au large.

Avez-vous beaucoup donné pour aller chercher cette victoire ?

Franck Cammas : Je crois qu’on n’a jamais molli. Dès les premières heures de course qui étaient difficiles, on a été à la barre pendant tout le Golfe de Gascogne. Les premiers jours ont été assez intenses, avec nos concurrents qui se battaient bien autour de nous, avec des empannages, des manœuvres, des changements de voiles… Ensuite, on a eu nos petites péripéties techniques chacun de notre côté au niveau du Cap Vert, il a fallu s’arrêter à Bahia, mais au final, on est très contents d’avoir fait cet arrêt pour repartir avec un bateau en parfait état qui nous a donné beaucoup de bonheur et de plaisir. Ensuite, on a eu d’autres petits soucis dans le sud, mais au final, on est devant et on est restés rapides jusqu’au bout, c’est déjà bien d’avoir un bateau dans cet état-là après 30 jours de mer. Les bateaux ont beaucoup progressé ces dernières années en fiabilité.

Dans quel état finit justement le Maxi Edmond de Rothschild ?

Charles Caudrelier : Il n’est pas à 100% de sa performance, il allait un peu moins vite que ce qu’on voulait, on n’a pas autant volé qu’on l’aurait aimé, mais franchement, il aurait pu faire encore quelques milles en allant vite et il est intègre. C’est déjà une belle réussite d’avoir fait 30 jours à cette vitesse-là, on est très fiers d’avoir prouvé qu’il pouvait tenir 30 jours. On peut encore progresser, mais vu la météo qu’on a eue, c’est un très bon résultat. Et ce n’est que le début…

Comment se sont prises les décisions à bord ?

Franck Cammas : On se bat ! (rires). Non, c’est bien d’être deux, parce qu’on échange beaucoup, et même si on n’est pas toujours d’accord, ça permet de se challenger pour trouver la solution optimale. On a une vraie confiance l’un dans l’autre, Charles a été très bon, il m’a poussé parfois, j’espère aussi l’avoir poussé, pour pouvoir avancer le plus vite possible.

Charles Caudrelier : En faisant le bilan, je me disais que nous n’avons parfois pas été d’accord, parce que nous avons quand même tous les deux un caractère assez fort, mais finalement, on a souvent pris les bonnes décisions, on a bien réussi à se challenger. Et on n’était pas deux, on était trois avec quelqu’un qui nous a suivis à terre jour et nuit pendant 30 jours, qui a lui aussi un gros caractère (leur routeur Marcel Van Triest), nous avons eu de bonnes discussions, mais constructives.

Qu’est-ce qui fait que ce bateau est au-dessus des autres ?

Franck Cammas : Il ne faut pas croire qu’il est très au-dessus. Lors des premiers jours, on a vu que c’était serré, notamment avec MACIF qui n’avait pas pris la même option. On a tous eu notre lot de galères, on verra comment il a été handicapé, parce que je crois qu’il a été bien handicapé à partir de Rio. Ce qui est sûr, c’est que sur la moitié de la course, nous avons été plus rapides. Dans les conditions de mer que nous avons eues dans le Sud, dans les quarantièmes, ce bateau était plus facile, parce qu’il est très haut sur l’eau, raide et fiable, ce qui fait qu’on ose attaquer dans les conditions difficiles. Après, dans les conditions plus légères, dans les alizés, MACIF aurait dû être plus rapide. Je crois aussi qu’on a bien joué en météo, nous sommes passés dans des coins où, sans Marcel à terre et ses images satellite, on ne serait pas forcément passés, on a raccourci notre route énormément. Nous avons fait deux passages extraordinaires dans le Pot-au-noir, et sur les trois derniers jours, nous avons pu attraper un front à cinq heures près, ce qui nous a permis de faire une route quasiment directe vers Brest. C’est aussi là-dessus que nous avons gagné, pas seulement sur la vitesse du bateau.

En termes de parcours, de météo, cela a-t-il été intéressant à vivre ?

Franck Cammas : Oui, en un mois de course, on a vu tout ce qu’il pouvait se passer autour de la terre, on a même gouté aux quarantièmes. Même si on n’a pas eu les longs surfs sur la grande houle, on était quand même dans le froid et dans le vent. Et sur l’Atlantique, à l’aller et au retour, toutes les saisons défilent, on a eu toutes les situations météo possibles, donc c’est forcément très intéressant. Et c’est d’ailleurs assez épuisant à bord, parce que toutes les douze heures, on rentre dans d’autres systèmes météo, avec un stress différent à chaque fois. C’est vraiment une course qui n’est pas facile, j’ai trouvé que c’était une des plus difficiles que j’ai faites, c’est même plus difficile qu’un record, parce qu’on a en plus nos adversaires pour nous challenger en permanence, ce qui nous oblige à toute le temps pousser le bateau. On ne peut pas se réfugier derrière une météo bonne ou mauvaise, parce qu’on a tous la même.

Charles, vous avez dit que vous aviez retrouvé le plaisir de naviguer, pouvez-vous nous en dire plus ?
Charles Caudrelier : J’ai fait deux tours du monde sur un Volvo 65, j’avais pris du plaisir sur la course, mais pas énormément sur ce bateau. Là, on est sur ce qui se fait de mieux, on parle de Formule 1. Et c’est vrai que ce bateau m’a redonné le goût de naviguer, j’ai tout le temps pris du plaisir, on découvre plein de choses, j’ai l’impression d’apprendre sans arrêt, parce c’est une nouvelle façon de naviguer, je n’avais jamais volé avant de mettre les pieds sur ce bateau. Donc oui, c’est un bonheur, je me sens bien sur ce bateau, en sécurité, et il y a encore plein de choses à faire, on a plein d’idées en tête. Franck a 12 000 idées à la seconde, je pense que ce bateau est au début de son évolution et on a encore plein de choses à faire.

Un an après la Route du Rhum, « Brest Atlantiques » faisait figure de test pour les bateaux de la classe Ultim 32/23, peut-on dire qu’il est bien passé ?

Franck Cammas : Je pense franchement que ça été une course tellement difficile que le fait de voir les bateaux en ressortir presque intacts et encore très rapides à la fin fait que le test est réussi. Et de toute façon, quand on fait de la course au large sur des prototypes, le challenge est permanent, tous les bateaux ont besoin de temps pour être mis au point. C’est la vie normale, il ne faut pas croire que quand il y a des casses, ce n’est pas normal, au contraire.

Charles, vous avez remporté la Volvo Ocean Race l’an dernier, maintenant « Brest Atlantiques », quelle place tient cette victoire dans votre palmarès ?

Charles Caudrelier : Elle tient une belle place. Ce qui m’a donné envie de faire de la voile, c’est le Figaro et c’est le multicoque, Laurent Bourgnon sur la Route du Rhum notamment. J’ai toujours rêvé d’être sur un multicoque en solitaire, ça va venir un jour, je crois (il doit faire la Route du Rhum 2022 sur le Maxi Edmond de Rothschild). C’est donc mon rêve de gosse qui se réalise, ça m’a pris du temps, il a fallu que je bosse beaucoup pour en arriver là, mais aujourd’hui, je suis très heureux et très fier d’être là, et j’espère avoir encore de belles aventures sur ce bateau.

La course vue par Yann Riou (media man du Maxi Edmond de Rothschild) :

« Avec Franck et Charles, ça s’est super bien passé, on se connaissait bien, puisque ça fait dix ans qu’on navigue ensemble, mais ils réussissent encore à me surprendre parfois. Par rapport à la Volvo, c’était différent, parce qu’on a beaucoup moins de clients à notre disposition, mais ils ont vachement bien joué le jeu, ils ont toujours été disponibles quand je les sollicitais. Les stress sont aussi très différents. Sur la Volvo, il y a un inconfort permanent, parce qu’on est toujours mouillés, dans un espace fermé et clos dans lequel on ne peut pas vraiment s’asseoir, ce n’est pas très agréable. Sur « Brest Atlantiques », c’est une autre forme de stress, essentiellement liée à la vitesse. Ça vibre et ça bouge beaucoup, ce n’est pas toujours reposant. Il y a eu des moments difficiles, notamment les premiers jours après Rio, la vie à bord était vraiment compliquée, j’ai été quand même éjecté de ma bannette. Il y a une autre forme de complexité qui est la longueur de la course, même si l’avantage par rapport à la Volvo, c’est que comme on va beaucoup plus vite, on traverse les systèmes météo et on change d’ambiance beaucoup plus rapidement, on ne reste pas une semaine dans les mêmes conditions. Une anecdote ? Juste avant d’arriver à Cape Town je voulais absolument filmer les côtes sud-africaines au coucher du soleil, j’ai profité d’un moment où ils prenaient un ris pour envoyer le drone parce que le bateau avançait un peu moins vite, et il s’est avéré que je n’arrivais plus à suivre le bateau avec le drone. Franck a alors accepté de ralentir un peu le bateau, très très peu, pour le rattraper. »

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The Ocean Race fera escale à Auckland, "le berceau spirituel de la course"

The Ocean Race se rendra à Auckland lors de l’édition 2021-22 de la course en équipage autour du monde. Tandis que The Ocean Race (ex-Volvo Ocean Race) approche de son cinquantième anniversaire, l’évènement retournera en Nouvelle-Zélande pour la douzième fois. 

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Credit : A.Sanchez



« C’est un réel plaisir pour moi de confirmer que The Ocean Race sera de retour à Auckland en 2021-22, » a déclaré Richard Brisius, le Président de The Ocean Race.« Nous considérons Auckland comme le berceau spirituel de la course, avec un héritage construit sur des légendes telles que les iconiques marins néozélandais et vainqueurs de la course Sir Peter Blake et Grant Dalton. À présent une nouvelle jeune génération arrive, avec Peter Burling, Blair Tuke et Bianca Cook. »« A chaque fois que nous venons ici, nous voyons les fans kiwis qui célèbrent avec passion les incroyables efforts qu’entreprennent les meilleurs marins de la planète pour concrétiser leurs rêves dans The Ocean Race. Les équipages apprécient l’accueil chaleureux et l’hospitalité qu’ils reçoivent ici, avant de repartir vers l’un des plus gros challenges de la course au large - le Grand Sud. »Le stopover d’Auckland a lieu avant l’une des plus difficiles étapes de la course, puisque la flotte s’attaquera au Grand Sud, se faufilant entre l’Antarctique et l’Amérique du Sud, avant d’enrouler le Cap Horn.Le stopover de The Ocean Race 2021-22 sera situé le long du Viaduct Basin. La localisation exacte et les infrastructures seront à définir, faisant suite à la Coupe de l’América en 2021.Source : VOR
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[Contenu sponsorisé] Comment Beneteau relance sa gamme First

Avec 27 000 bateaux produits en quatre décennies, First est un nom qui a marqué plusieurs générations de régatiers. Du mythique First 30, le half-tonner sur plan André Mauric qui donna son nom à la lignée, jusqu’au First 50 dessiné par Philippe Briand, en passant par le légendaire First Class 8 de Jean-Marie Finot et Jacques Fauroux, à bord duquel nombre de coureurs firent leurs armes, la gamme course de Beneteau parle à tous les passionnés de voile de compétition.

Accaparé par son développement, le numéro 1 mondial de la plaisance avait un peu laissé sa marque de côté depuis les années 2010. Avant de se décider à la relancer. « On avait un joyau, un peu délaissé, avec encore une très bonne image, résume Luc Joëssel, chef de produit performance voile au sein du géant vendéen. Et, de son côté, notre réseau de concessionnaires nous mettait la pression : ils avaient gardé un très bon souvenir du succès commercial de la série des 31.7, 36.7, 40.7 »

L’opportunité se présente à l’été 2018 avec le rachat de Seascape, le chantier créé par Kristian Hajnšek et Andraž Mihelin. Les deux entrepreneurs slovènes sont d’anciens coureurs de la Classe Mini, tout comme l’architecte de leurs bateaux, un certain Sam Manuard. Fortement influencés par leurs expériences en Mini 6.50, les trois hommes ont conçu quatre bateaux simples, rapides, transportables et accessibles, de 14 à 27 pieds. « Ils sont très bien équipés, avec un accastillage et un gréement courant haut de gamme, des mâts carbone sans pataras, des bouchains vifs, etc. » apprécie Luc Joëssel.

Surtout, ils fédèrent déjà une communauté de pratiquants qui se retrouvent sur de nombreux évènements dans toute l’Europe du nord. Et ça, pour Beneteau, c’est un argument-clé : « Aujourd’hui, nos clients n’achètent pas seulement un bateau, mais aussi des contenus et une expérience, explique Jean-François Pape, le directeur de la communication de Beneteau, arrivé quelques mois avant le rachat de Seascape. Désormais, nous communiquons autant sur les usages que sur le produit. »

Le chantier vendéen ne va donc pas se contenter de mettre les sportboats slovènes à ses couleurs : un véritable circuit pour les First 24 est lancé en 2019, avec des épreuves en Croatie, en Allemagne, au Danemark et en Italie. En France, la First Cup voit le jour, avec trois rendez-vous au Spi Ouest-France, au Grand Prix de l’Ecole navale et à la Beneteau Cup. L’objectif est de développer une communauté engagée de passionnés. Avec de vraies ambitions sportives : « On a rendu le First 24 monotype en écrivant des règles de classe, explique Luc Joëssel. Et on a mis à disposition de notre réseau une flotte de 15 bateaux, avec un semi-remorque d’assistance à terre. »

Les concessionnaires jouent le jeu, heureux de retourner sur l’eau, invitant clients, prospects mais aussi des coureurs de renom comme Jean-Luc Van Den Heede, Gaston Morvan ou Luc Pillot, champion olympique… et vainqueur de la première First Cup ! « On a toujours organisé des évènements pour les propriétaires, comme tout le monde, précise Jean-François Pape. Mais autour des First, il y a toujours eu un phénomène très tribal, on ne retrouve pas de client-type comme sur d’autres produits. »

La « tribu » se réunira donc au Nautic de Paris dimanche 8 décembre à 12h pour fêter le premier vainqueur de la First Cup. En attendant de connaître le programme 2020 !

Photo : Ana Šutej/Beneteau

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Trophée Jules Verne. Spindrift 2 abandonne

Trophée Jules Verne. Spindrift 2 abandonne

Ce ne sera pas encore la bonne tentative pour Spindrift cet hiver. A 20h UTC, Yann Guichard, skipper de Spindrift 2, a pris la décision de faire demi-tour et de mettre fin à la tentative de record sur le Trophée Jules Verne en cours.
Une décision difficile qui survient à la suite d’une grosse perte de contrôle du bateau, laquelle aura nécessité l’intervention de deux marins sur la barre pour redresser la situation. Ce décrochage du safran a créé une avarie sur le système de barre qui rend impossible la conduite normale du bateau. Tous les marins sont sains et saufs. Néanmoins l’état de Spindrift 2 ne permet pas d’aborder la suite du tour du monde dans des conditions normales et sécuritaires de navigation.

Le bateau fait actuellement route vers la Trinité-sur-Mer.

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Casse sur Spindrift 2, Yann Guichard contraint d'abandonner leur tentative sur le trophée Jules Verne

Fin du convoyage pour l'astronaute Thomas Pesquet, Initiatives Coeur est de retour à Lorient - Vidéo

Parti il y a 14 jours de Salvador de Bahia sur Initiatives-Cœur, Thomas Pesquet, parrain du bateau, participait au convoyage retour de l...

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