• 1
  • 2
  • 3

Icones About sailing

previsions sailingnewscartographies

L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Thomas Ruyant dans l’affirmation !

L’été de Thomas Ruyant et de tous les membres de TR Racing s’évacue doucement, au rythme soutenu des entrainements et mises au point de l’IMOCA LinkedOut accéléré par Advens. Reposé après de brèves vacances en famille, c’est avec une froide détermination que le Dunkerquois porte ses regards sur les échéances à venir. Comme à l’accoutumée, il balaie tout faux-fuyant et mauvaises excuses ; une seule place l’intéresse, la première, celle qu’il a déjà connue lors de la Route du Rhum en Class40. Renouveler l’exploit à bord de son 60 pieds, dans le contexte historiquement élitiste du plateau des coureurs et voiliers engagés dans cette Classe, est l’objectif avoué, pour lequel toute son équipe travaille d’arrache-pied, portant le niveau de préparation du bateau à un niveau jamais encore atteint. Quand au bonhomme, c’est avec ce sourire communicatif qu’il lâche : « Je suis prêt ! »

« La Route du Rhum – Destination Guadeloupe est ce qui se fait de plus intense, de plus prestigieux, de plus important en voile, avec le Vendée Globe. » Cette sentence place d’emblée la hauteur du défi que se lance Thomas Ruyant. « Par son histoire, son palmarès, son défi sportif et technique, la Route du Rhum, exercice automnale en solitaire, est l’un des Everest de notre sport. Le conquérir serait un véritable accomplissement. J’en suis pénétré, et cette ambition motive à fond toute l’équipe. J’observe avec intérêt les lancements successifs de nouveaux bateaux. Le dynamisme de la Classe IMOCA est impressionnant. Mais je suis bien placé pour savoir que la maturation de nos engins exige du temps, de l’expérience, de l’expérimentation, de la validation. TR Racing s’est donnée ce temps, et l’heure de LinkedOut est arrivée, j’en suis convaincu. A moi de jouer. Je partirai le 6 novembre sans complexe aucun. »

Le Défi Azimut, du 13 au 18 septembre prochains, avec son harmonieux mélange des genres, solitaire, équipage, runs de vitesse, courses offshores et in shore, sera l’occasion d’une large et belle revue des effectifs en présence à moins de deux mois de la Route du Rhum. « Nos stages, nos sorties d’entrainement se sont remarquablement déroulés » poursuit le dernier vainqueur en date d’une grande course transatlantique, la Transat Jacques Vabre 2021. « Nous abordons les compétitions avec l’envie d’en découdre et de performer. Les courses en IMOCA ne laissent aucune place aux rounds d’observation. Il faut être « dedans », à fond dès les procédures de départ. C’est dans cet état d’esprit que nous abordons cette ô combien importante fin de saison. Celui qui s’imposera à Lorient comme à Pointe-à-Pitre, sera incontestablement le plus fort… »

Programme Défi Azimut :

Mercredi 14 septembre : entre Lorient et l’île de Groix, Runs de vitesse Azimut- Bretagne Jeudi 15 septembre : 48h Azimut en solo ; un skipper et un (e) mediaman (woman) pour réaliser un parcours d’au moins 500 milles.
48h Azimut – The Ocean Race en équipage ; 4 bateaux courront en équipage + un (e) mediaman (woman) sur un parcours d’environ 600 milles pour le warm-up de The Ocean Race, course autour du monde en équipage qui partira d’Alicante en janvier 2023. Dimanche 18 septembre : Tour de l’île de Groix en équipage

L’équipage pour le Défi Azimut :

Skipper : Thomas Ruyant Médiaman : Pierre Bouras

L’article Thomas Ruyant dans l’affirmation ! est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
123 lectures
0 commentaires

Le nouveau Class40 IBSA de Alberto Bona baptisé à La Trinité-sur-Mer, "On pense avoir un bateau très abouti"

Un mois après sa mise à l’eau, le Class40 IBSA skippé par Alberto Bona a été baptisé ce vendredi à La Trinité-sur-Mer, en présence de Arturo Licenziati, président et CEO du groupe IBSA, l’architecte Sam Manuard et toute l’équipe de IBSA Sailing. 

image

Crédit : 


Le soleil, la joie et l’émotion se sont donné rendez-vous vendredi dernier à La Trinité-sur-Mer pour le baptême de IBSA, qui va participer à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. C’est Francesca Licenziati, nièce du président de IBSA et marraine du bateau, qui a brisé la traditionnelle bouteille de champagne sur la coque donnant officiellement le nom d’IBSA. A cette même occasion, Alberto Bona a tenu à remercier son partenaire, son équipe et l’ensemble des personnes qui ont participé à la conception et la construction du nouveau Class40.

Un bateau innovant

« Le Mach5 est le tout dernier Class40 sorti, donc un bateau avec un design récent pour la Route du Rhum, c’est une évolution du Mach4, qui était mon premier scow (Les scows sont des voiliers avec une étrave très large, presque ronde). On pense avoir un bateau très abouti, très performant et bien adapté au programme type Route du Rhum, Transat Jacques Vabre et courses de préparation » explique Sam Manuard. « La carène du Class40 IBSA est assez typée avec un fort élancement avant, pour pouvoir, au portant, naviguer et jouer avec les vagues. Il y a une énorme concurrence dans la Class40, c’est ce qui nous a motivé à faire ce nouveau bateau, avec le chantier JPS, on a voulu relever le défi et proposer une nouvelle version qui soit plus aboutie que la précédente. »

Ce nouveau Class40 IBSA est à ce jour le strict sistership du bateau Lamotte Module Création skippé par Luke Berry. Alberto souhaite le faire évoluer dans les années à venir, et pourquoi envisager d’ajouter des foils… Car avoir un bateau qui constamment innove sur une base existante est très important pour IBSA qui s’est fait une spécialité d’optimiser les médicaments établis et reconnus pour satisfaire des besoins médicaux encore non satisfaits.

Très ému, Alberto Bona a pris la mesure de l’événement. Après des mois de conception et de construction, le baptême de ce bateau marque un vrai tournant dans sa vie de marin : « Je suis heureux d’être accompagné de tous ceux qui ont participé à la conception de ce magnifique bateau. Je suis touché et fier d’être entouré aujourd’hui de tant de personnes, tous de grands professionnels chacun dans vos domaines. Merci ! ».

Qualifié pour la Route du Rhum - Destination Guadeloupe

Peu avant le baptême, Alberto a effectué le parcours de qualification obligatoire pour la Route du Rhum, en effectuant 1200 milles nautiques en solitaire entre la Bretagne et l'Espagne : « Après la mise à l’eau, nous avons très vite navigué pour prendre le bateau en main et nous sommes réellement satisfaits de la construction, de la coque, du choix des voiles, etc. Nous avons travaillé pour préparer le Class40 IBSA pour effectuer la qualification fin aout. Et maintenant en route pour la Route du Rhum ! ».

Au programme

Pour Alberto Bona et l’équipe IBSA Sailing, l’heure est maintenant à la mise au point des derniers éléments du Class40 avant le grand rendez-vous de la saison : La Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Mais avant cela, Alberto participe à la 40 Lamotte Malouine à Saint-Malo du 15 au 18 septembre, puis continue les navigations afin de prendre en main ce nouveau bateau.

Programme sportif du Class40 IBSA

- 3 août : mise à l’eau du nouveau Class40 IBSA à La Trinité-sur-Merµ
- 15 septembre : 40 Malouines Lamotte
- 6 novembre : Route du Rhum – Destination Guadeloupe
Source : S Gueho
Lire la suite
118 lectures
0 commentaires

Tom Laperche s'impose sur la Solitaire, clap de fin, retour sur les 3 étapes de cette édition

 

Arrivé 9è de la première étape de la Solitaire, Tom Laperche s’est battu pour combler son retard, un déficit au classement d’1 heure et 48 minutes. Troisième de l’étape courue entre Port-La-Forêt et Royan, le Trinitain s’impose, enfin, sur l’ultime confrontation ralliant Royan à Saint-Nazaire. La 53è édition de La Solitaire du Figaro aura connu de grandes premières : la première escale à Royan, la première fois que deux étapes consécutives sont remportées par des bizuths, et qu’une française (Elodie Bonafous (QUEGUINER - La Vie en Rose) monte sur un podium d’étape.

 

image

  

Options payantes - Étape 1 : Nantes - Port-La-Forêt

Après une semaine passée au pied du Château des Ducs de Bretagne et des machines de l’île à Nantes pour ce Grand Départ, les 34 marins s’élancent pour la première étape de cette 53è édition et 559 milles de course ; un départ dans la boucaille et le petit temps et une route qui les emmène jusqu’aux côtes galloises. Dès que le vent monte aux niveau des îles de Scilly, les attaques se multiplient ; Basile Bourgnon (EDENRED) est le premier à dégainer ; il gagne 19 places en une nuit et ça continue d’optionner au passage des DST sur la descente vers Port - la-Forêt. Partisans de l’ouest, un petit groupe crée le décalage avant de s’échapper définitivement. Le bizuth Davy Beaudart (Nauty’Mor), s'impose dans la fameuse “Vallée des Fous”. Philippe Hartz (MARINE NATIONALE – FONDATION DE LA MER) et Fred Duthil (Le Journal des Entreprises) complètent le podium de cette première étape.

 

Manche express - Étape 2 : Port-La-Forêt - Royan

635 milles en Manche jusqu’à la pointe sud des côtes anglaises avant une grande descente de 360 milles pour rallier la côte de beauté. Sur ce début d'étape, le vent s’invite à la fête. La flotte se fait secouer, au près d’abord puis au reaching et au portant. Les compteurs de vitesse s’affolent et les corps s’émoussent. Tom Laperche domine les débats, mais là encore, un groupe fait scission et tente une option à terre. Il s’en faut de peu pour que l’offensive ne réussisse. Guillaume Pirouelle (Région Normandie), encore un bizuth, gagne la manche trois minutes devant Achille Nebout (Amarris - Primeo Energie) et Tom Laperche (Région Bretagne - CMB Performance).

 

Fast and furious - Étape 3 : Royan - Saint Nazaire : 640 milles

Au départ, tous savent que le général se joue maintenant, alors que les prévisionnistes de Météo Consult annoncent des conditions tempétueuses pour la remontée du Golfe de Gascogne. Les bateaux progressent au près dans une mer grossissante et un vent forcissant pour rejoindre Los Farallones, en Galice. Tom Laperche est le premier à enrouler la marque. S'ensuit un incroyable bord de portant ; Les voiles souffrent, les gardes robes s'effilochent, se déchirent. Les marins veillent à ne pas partir à la faute dans une mer grossie par la dépression jusqu’à 4 mètres de creux et des rafales frôlant les 40 nœuds. Solide en tête de course, Tom Laperche s’échappe définitivement pour s’imposer sur cette ultime étape devant Gaston Morvan (Région Bretagne - CMB Espoir) et Elodie Bonafous (QUEGUINER - La Vie en Rose).

 
Pendant le temps de la compétition en mer, les escales de Nantes, Port-La-Forêt, Royan et Saint-Nazaire ont accueilli à terre un public toujours nombreux venu profiter du programme d’animation proposé par les villages de la course, en attendant de saluer l’arrivée des marins.

 
C’est avec la même ferveur ce dimanche, en fin d’après-midi, sous un soleil radieux que les ligériens sont jusqu’au bout fidèles au rendez-vous pour applaudir le départ des Figaro vers leurs ports d’attaches respectifs. Avec un peu de nostalgie dans les regards, le rideau se ferme ainsi sur la 53è édition de La Solitaire du Figaro.

 

Classement Général définitif de la 53e édition de La Solitaire du Figaro

1 - Tom Laperche Région Bretagne - CMB Performance Temps de course : 10j 20h 20mn 22sec
2 - Guillaume Pirouelle - Région Normandie Temps de course : 10j 21h 26mn 16sec Écart au premier: 0j 1h 5mn 54sec
3 - Achille Nebout - Amarris - Primeo Energie Temps de course: 10j 21h 55mn 19sec Écart au premier: 0j 1h 34mn 57sec

 
Source : C Concetti

Lire la suite
113 lectures
0 commentaires

Une nouvelle édition de légende

La Solitaire du Figaro continuera longtemps de nous faire rêver. Nous partirons de cette 53è édition avec des images plein la tête, le souvenir de toutes ces émotions intenses lors des départs et des arrivées des marins, l’attention et la tension à scruter la cartographie jour et nuit, la chaleur et la ferveur de ce public curieux et attentif, présent à chaque escale, l’enthousiasme et le soutien de tous les partenaires de la course, l’hospitalité des collectivités territoriales qui, en accueillant la course, soulignent un peu plus leur maritimité, et leur attachement à la course au large.

Et puis il y a cette nature esquissée, comme un support à nos envies de voyages, ces côtes que l’on devine, cet océan et ces mers aux noms enchanteurs que l’on découvre : Iroise, Celtique, Manche, Gascogne…Il y a, aussi, la course au large, ses ferventes joutes nautiques, ses incroyables rebondissements, ses coups de génie, ses grandes désillusions parfois, qui nous ont tenu en haleine pendant plus de trois semaines. Il y a enfin et surtout peut-être, ces hommes et ces femmes, entiers, déterminés. Des marins qui ont tout donné, livré une compétition sans concession, engagés, en mer, dans une passionnante bataille navale.
La 53è édition de La Solitaire du Figaro aura connu de grandes premières : la première escale à Royan, la première fois que deux étapes consécutives sont remportées par des bizuths, et qu’une française (Elodie Bonafous (QUEGUINER – La Vie en Rose) monte sur un podium d’étape.

Options payantes – Étape 1 : Nantes – Port-La-Forêt

Après une semaine passée au pied du Château des Ducs de Bretagne et des machines de l’île à Nantes pour ce Grand Départ, les 34 marins s’élancent pour la première étape de cette 53è édition et 559 milles de course ; un départ dans la boucaille et le petit temps et une route qui les emmène jusqu’aux côtes galloises. Dès que le vent monte aux niveau des îles de Scilly, les attaques se multiplient ; Basile Bourgnon (EDENRED) est le premier à dégainer ; il gagne 19 places en une nuit et ça continue d’optionner au passage des DST sur la descente vers Port – la-Forêt. Partisans de l’ouest, un petit groupe crée le décalage avant de s’échapper définitivement. Le bizuth Davy Beaudart (Nauty’Mor), s’impose dans la fameuse “Vallée des Fous”. Philippe Hartz (MARINE NATIONALE – FONDATION DE LA MER) et Fred Duthil (Le Journal des Entreprises) complètent le podium de cette première étape.

Manche express – Étape 2 : Port-La-Forêt – Royan

635 milles en Manche jusqu’à la pointe sud des côtes anglaises avant une grande descente de 360 milles pour rallier la côte de beauté. Sur ce début d’étape, le vent s’invite à la fête. La flotte se fait secouer, au près d’abord puis au reaching et au portant. Les compteurs de vitesse s’affolent et les corps s’émoussent. Tom Laperche domine les débats, mais là encore, un groupe fait scission et tente une option à terre. Il s’en faut de peu pour que l’offensive ne réussisse. Guillaume Pirouelle (Région Normandie), encore un bizuth, gagne la manche trois minutes devant Achille Nebout (Amarris – Primeo Energie) et Tom Laperche (Région Bretagne – CMB Performance).

Fast and furious – Étape 3 : Royan – Saint Nazaire : 640 milles

Au départ, tous savent que le général se joue maintenant, alors que les prévisionnistes de Météo Consult annoncent des conditions tempétueuses pour la remontée du Golfe de Gascogne. Les bateaux progressent au près dans une mer grossissante et un vent forcissant pour rejoindre Los Farallones, en Galice. Tom Laperche est le premier à enrouler la marque. S’ensuit un incroyable bord de portant ; Les voiles souffrent, les gardes robes s’effilochent, se déchirent. Les marins veillent à ne pas partir à la faute dans une mer grossie par la dépression jusqu’à 4 mètres de creux et des rafales frôlant les 40 nœuds. Solide en tête de course, Tom Laperche s’échappe définitivement pour s’imposer sur cette ultime étape devant Gaston Morvan (Région Bretagne – CMB Espoir) et Elodie Bonafous (QUEGUINER – La Vie en Rose).
Pendant le temps de la compétition en mer, les escales de Nantes, Port-La-Forêt, Royan et Saint-Nazaire ont accueilli à terre un public toujours nombreux venu profiter du programme d’animation proposé par les villages de la course, en attendant de saluer l’arrivée des marins.

C’est avec la même ferveur ce dimanche, en fin d’après-midi, sous un soleil radieux que les ligériens sont jusqu’au bout fidèles au rendez-vous pour applaudir le départ des Figaro vers leurs ports d’attaches respectifs. Avec un peu de nostalgie dans les regards, le rideau se ferme ainsi sur la 53è édition de La Solitaire du Figaro.
Un nouveau nom au palmarès des légendes

Tom Laperche – Région Bretagne – CMB Performance

Hier soir, le trinitain Tom Laperche a fait l’unanimité. Tous ont salué son exploit, sa combativité, sa supériorité. Lui avait des larmes dans la voix en remerciant toutes celles et ceux qui l’ont porté et accompagné jusqu’à ce premier sacre : ses proches, son écurie de course et ses sponsors, tous ces navigateurs dont Yoann Richomme ou François Gabart qui lui ont fait confiance ou encore ses compagnons d’entraînement. Tom Laperche part vers de nouvelles aventures, il reviendra peut-être. Ce qui est sûr, c’est qu’il restera marqué à vie par cet apprentissage en Figaro Beneteau 3 au sein de cette Classe qui les accompagne dans leur métamorphose et leur floraison et veille sur eux tout au long de l’année, par ses quatre participations et cette superbe victoire sur La Solitaire du Figaro.

“Incroyable, exceptionnel, magique, cruelle, impitoyable, fantastique, folle, énorme”… tout au long de la soirée les skippers ont égréné les qualificatifs pour parler de l’inoubliable aventure qu’ils viennent de vivre et de partager.

Beaucoup reviendront, d’autres s’envolent vers de nouveaux horizons, tous continueront d’entretenir l’histoire et l’avenir de LA course des légendes, La Solitaire du Figaro.

Classement Général définitif de la 53e édition de La Solitaire du Figaro

 Tom Laperche Région Bretagne – CMB Performance
Temps de course : 10j 20h 20mn 22sec Guillaume Pirouelle – Région Normandie
Temps de course : 10j 21h 26mn 16sec
Écart au premier: 0j 1h 5mn 54sec Achille Nebout – Amarris – Primeo Energie
Temps de course: 10j 21h 55mn 19sec
Écart au premier: 0j 1h 34mn 57sec

L’article Une nouvelle édition de légende est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
114 lectures
0 commentaires

Défi Azimut. 30 IMOCA pour 4 jours de défi : Le programme

Défi Azimut. 30 IMOCA pour 4 jours de défi : Le programme

Lorient La Base se prépare à accueillir près de 30 Imoca pour quatre jours d’un défi inédit. D’abord par le nombre record de monocoques de 18,28 m présents mais aussi par l’activité à terre qui réunira conférences et tables rondes sur des sujets diablement actuels : l’éco construction, l’inclusion, l’innovation. Les meilleurs skippers de la course au large seront présents pour s’affronter sur un format de course original et apprécié. L’équipe Azimut est parée !

Des runs, du solo, de l’équipage et un chrono à dépasser : le programme des navigants

Mercredi 14 septembre : entre Lorient et l’île de Groix, Runs Azimut- Bretagne
Les bords de vitesse pure vont s’enchaîner en mode chrono. Les skippers quitteront le port de Lorient à 12h30 pour établir le meilleur temps sur un parcours de 1 mille, donc pousser au maximum le potentiel de leur monture. Une occasion inespérée de voir naviguer les Imoca dont 6 feront leur première apparition au grand public en navigation (Charal, Holcim-PRB, Initiatives Cœur, Malizia-Seaexplorer, Biotherm, V and B – Monbana – Mayenne).

Jeudi 15 septembre : 48h Azimut en solo
Un temps fort du Défi Azimut concocté par le directeur de course Hubert Lemonnier : un skipper et un (e) mediaman (woman) pour réaliser un parcours d’au moins 500 milles. Ces 48h de course au large vont permettre aux skippers de se jauger avant la Route du Rhum (départ le 6 novembre de Saint-Malo)

48h Azimut – The Ocean Race en équipage
4 bateaux courront en équipage + un (e) mediaman (woman) sur un parcours d’environ 600 milles pour le warm-up de The Ocean Race, course autour du monde en équipage qui partira d’Alicante en janvier 2023. Départ à 14h30 pour des images de folie et une régate serrée. Retour des bateaux prévu samedi 16.

Dimanche 18 septembre : Tour de l’île de Groix
Attention record à battre : 1h 08’ 10 secondes établi par Vincent Riou en 2015 ! Les équipages quitteront les pontons de Lorient La Base à 11h pour un tour de l’île de Groix avec invités à bord. De la bagarre et toujours des images magiques au programme…

A terre : conférences et animations en pagaille

Vendredi 16 septembre, le Défi Azimut met un coup de projecteur sur la ville de Lorient, son agglomération, le département du Morbihan et la région Bretagne. L’innovation, la transition écologique et l’éco-performance des voiliers de compétition seront les thèmes abordés sur ces rendez-vous plébiscités par les spécialistes. Les projections salées de la Base en plein air partageront au grand public le film Maiden à partir de 20h30.

Lire la suite
113 lectures
0 commentaires

Globe40. Départ de la 3ème étape de l’Ile Maurice à Auckland !

Globe40. Départ de la 3ème étape de l’Ile Maurice à Auckland !

Les équipages de la GLOBE40 ont pris le départ ce jour de la 3ème étape de l’épreuve ; une étape à grand coefficient (3) qui va les conduire de l’Ile Maurice à la Nouvelle-Zélande sur une distance de près de 7000 milles (13.000 km) à parcourir selon les routages. Le classement reste ouvert et à l’issue de cette manche plus de la moitié de la planète aura été parcourue par les concurrents de ce tour du monde offert par la GLOBE40.
 
A quelques milles au sud de Port-Louis, le port capitale de l’Ile Maurice, devant le phare de la pointe aux Caves a été donné à 16H00 locales le départ de cette nouvelle étape ; dans un superbe décor de plages et de massifs montagneux les équipages ont pris la route du sud pour contourner l’emblématique mont du Morne Brabant et entamer leur long parcours vers la pointe sud- ouest de l’Australie dans un Océan Indien toujours réputé difficile.
 
Après ce premier parcours de près de 3000 milles les skippers auront à négocier le passage de la porte d’Eclipse Island à proximité du Cap Leeuwin, le deuxième des trois grands caps mythiques de ce tour du monde avec le cap de Bonne Espérance et le cap Horn. S’en suivra une traversée de la Grande Baie d’Australie de 1500 milles en direction du redouté Détroit de Baas séparant l’Australie de la Tasmanie, les concurrents restant aussi libres de passer par le sud de la Tasmanie.
 
Arrivés donc officiellement dans l’Océan Pacifique les concurrents traverseront la mer de Tasman pour contourner l’ile du Nord de la Nouvelle-Zélande au cap Reinga pour ensuite redescendre le long de la côte est pour atteindre Auckland, la mythique ville de la voile dans l’hémisphère sud, haut lieu de l’America’s Cup dont elle a accueillie la dernière édition.
 
Le météorologue de l’épreuve Christian Dumard nous décrit ce grand épisode de navigation océanique : « Les concurrents vont prendre le départ dans un alizé de Sud-Est bien en place. Leur premier objectif sera de faire route au près vers le Sud ou vers le Sud-Est pour contourner les systèmes anticycloniques dans le Sud de l’île Maurice et aller chercher les vents portants d’Ouest dans le Sud qui devraient les amener jusqu’à Eclipse Island. Cette transition entre les deux systèmes de vent est toujours délicate à négocier avec des zones de calmes.

Une fois dans ce régime de vents d’Ouest, les concurrents devraient accélérer et profiter des beaux surfs dans les mers du Sud. L’Océan indien a la réputation de ne pas être facile avec des conditions de mer souvent compliquées. Les conditions sur la deuxième partie du parcours peuvent être variées avec le passage de la Tasmanie qui a mauvaise réputation.  Les skippers pourront contourner par le Sud ou par le Nord selon la situation météo, avant de remonter vers le Nord en direction de la Nouvelle Zélande au début du printemps de l’hémisphère Sud. »
 
Un nouveau morceau de bravoure à accomplir pour les skippers de cette première édition de la GLOBE40 après les 7700 milles de la deuxième étape entre le Cap-Vert et l’Ile Maurice ; une trentaine de jours de mer sont au programme sur ce parcours original dans des conditions probablement très variées. 
 
Quatre nouveaux skippers ont rejoint la course : l’italien Luca Rosetti sur MILAI Around The World, l’américain Brian Harris et le canadien Kyle Hubley sur AMHAS, et l’espagnol Jéronimo Santos Gonzalès sur WHISKEY JACK. A nouveau la GLOBE40 affirme son statut de course internationale, le britannique Josh Hall de plus prenant de plus la direction de course pour les deux prochaines étapes.
 
Sur le plan sportif AMHAS devra défendre sa place de leader ( 6 points ) face à un MILAI Around The World ( 13 points) , vainqueur du prologue et de la première étape, déterminé à reprendre le dessus après son arrêt technique à Cape Town lors de l’étape précédente. SEC HAYAI (8 points) très régulier avec 2 secondes places compte bien cette fois-ci monter sur la plus haute marche du podium ; et WHISKEY JACK (15 points) et GRYPHON SOLO 2 (20 points) ne sont jamais très loin, 5 jours seulement ayant séparé les concurrents à l’arrivée à l’Ile Maurice après 35 jours de mer.
 
Formidable nouveau défi sportif et humain, grand voyage océanique planétaire, découverte du monde avec le continent Australien et la Nouvelle-Zélande, cette nouvelle étape suscite à la fois excitation et appréhension de la part des skippers : 
 
AMHAS – Brian Harris (USA) / Kyle HUBLEY (CAN)
“ Kyle Hubley est un marin expérimenté en préparation et en navigation hauturière et je suis impatient de naviguer avec lui. Je pense que nos compétences se compléteront bien et que nous formerons une équipe solide. L’étape vers la Nouvelle-Zélande est longue et ce sera la plus longue distance que l’un de nous ait jamais parcouru »
 
SEC HAYAI – Frans Budel (NL) / Ysbrand Endt ( NL)
« La troisième étape sera longue, mais nous savons maintenant ce que c’est d’être longtemps en mer…après avoir terminé deux fois deuxième nous voulons être premiers…Ce sera une étape difficile, nous ferons donc tout notre possible » 
 
MILAI Around The World – Masa Suzuki (JAP) / Luca Rosetti ( ITA) 
“ La troisième étape est également un parcours difficile et très important pour faire le tour du monde..Je navigue avec Luca Rosetti qui est un skipper italien… Luca et moi sommes amis depuis la Mini-Transat 2019.. » 
 
WHISKEY JACK – Mélodie Schaffer (CAN) / Jéronimo Santos Gonzalès ( ESP) 
“ Jeronimo et moi avons navigué dans cette partie du monde en tant que concurrents de la Clipper Race, nous avons donc une certaine expérience de l’océan ici… il a une énergie et un tempérament positif, ce qui compte tenu des conditions que nous allons rencontrer, des températures froides et des courtes heures de sommeil sera très important pour surmonter les moments difficiles.
 
GRYPHON SOLO2 – Joe Harris (USA) / Roger Junet ( ITA)
« Je suis très excité par l’étape 3 ( Maurice – Auckland ) mais c’est une autre longue étape, presque aussi longue que l’étape 2 ( Cap-Vert – Maurice).. nous sommes très impatients de voir la Nouvelle-Zélande en octobre.. » 

Lire la suite
113 lectures
0 commentaires

SailGP. Victoire des Américains à St-Tropez, les Français dans le coup

SailGP. Victoire des Américains à St-Tropez, les Français dans le coup

L’équipe américaine a signé sa première victoire sur un Grand Prix du circuit SailGP ce week-end à St-Tropez avec à son bord la française Amélie Riou. Le spectacle était au rendez-vous avec du Mistral le samedi mais peu de vent le dimanche. L’équipe française termine 5e mais confirme qu’elle est capable de jouer en haut de tableau.

« Ça va être une autre ambiance », prévenait ce matin Manon Audinet au moment d’entrer en briefing de l’équipe française. « Le mot essentiel aujourd’hui, conclut Quentin Delapierre, c’est la fluidité. Il faut que le bateau navigue comme une plume ». C’est en effet un tout autre exercice auquel ont dû s’astreindre les neuf équipages de SailGP pour ce ‘super sunday’ dans le golfe de Saint-Tropez, largement suivi à terre et en mer par une foule de spectateurs et de fans. Dans un vent bien inférieur à 7 nœuds, les grandes ailes de 29m et les grands appendices ont refait leur apparition sans que les F50 ne parviennent à maintenir le vol bien longtemps. Cette dernière journée de régates sur la Côte d’Azur a été fortement perturbée par le manque d’air : une seule et unique manche de qualification a pu être validée (sur un parcours réduit) avant le lancement de la finale.

Dans cette unique régate, les grands catamarans, en équilibre sur une coque, ont eu du mal à se mouvoir. Les risées éparses ont distribué bons et mauvais points et il fallait garder son sang froid, à chaque sortie de manœuvre, pour ne pas s’arrêter complètement. Les Américains parviennent à maîtriser ce jeu de funambule tandis que les Kiwis sauvent les meubles après un mauvais départ. Les grands gagnants de cette course abracadabrantesque sont les Britanniques, 3e, qui parviennent in extremis à se qualifier en finale, au détriment des Australiens et des Français.

French Flair

La finale 100% anglo-saxonne se disputera elle aussi sur le fil du rasoir, dans un vent quasi nul. En tête dès la première marque, Spithill et son groupe concluent en beauté leur semaine tropézienne.

La Française Amélie Riou y est-elle pour quelque chose ? La stratégiste était radieuse, en tout cas, sur le podium de la remise des prix et James Spithill n’a pas manqué de la complimenter. Il y a peut-être un peu de French Flair dans cette équipe américaine coachée par Philippe Presti et gérée par une bayonnaise (voir encadré plus bas) !

Côté Français, en tout cas, malgré la petite déception d’avoir raté de peu la finale, le bilan est positif. Ce week-end, le groupe a vécu des moments forts et l’on sent, au sein de l’équipe, une dynamique positive. Les tricolores gagnent d’ailleurs une place au classement général de la saison (5e) après 5 Sail Grands Prix.

Les Anglais, de leur côté, renouent avec le podium provisoire (ils font un bond de deux places), derrière l’Australie et la Nouvelle Zélande qui commencent à creuser l’écart.

L’armada se retrouve dans deux semaines à peine à Cadix, pour le Spain Sail Grand Prix (24-25 septembre) qui marquera la mi-saison et la fin de la tournée européenne des F50.

ILS ONT DIT

Quentin Delapierre, pilote du F50 tricolore : « Un coup ça passe, un coup ça ne passe pas. Il faut accepter le jeu et gérer la frustration. Une part de moi est satisfaite de n’être qu’à un point de la finale derrière les Anglais. Et je me dis que le chemin parcouru est intéressant. Une autre partie de moi, ma part de compétiteur, se dit que cette finale était presque entre nos mains. J’ai une grosse analyse à faire sur mes départs pendant ce week-end de course. Je vais continuer à grandir et à progresser. Mais un des gros enseignements de ce week-end c’est que notre fond de jeu est là et qu’on est capable de remonter des places quand on est derrière. C’est bon signe pour la suite ! »

Amélie Riou, stratégiste à bord du F50 américain : « C’est dingue ! Je suis trop contente de la manière dont les choses se sont passées ce week-end. Comme je l’ai dit, les gars ont été cool avec moi, ils m’ont mis dans de bonnes dispositions. Ils m’ont permis de m’exprimer en tant qu’athlète. Je suis sur un petit nuage ! J’ai appris pas mal de choses. L’organisation à bord est un peu différente de celle des Français. Le fait de travailler en anglais, avec une équipe comme ça, et puis c’est James Spithill quand même ! »

James Spithill, pilote du F50 américain : « C’est fantastique. Cela faisait si longtemps qu’on attendait ça ! La saison dernière, nous avions fait une série de podiums et celui dont je me souviens, en l’occurrence, c’est celui-ci, à Saint-Tropez lorsque nous avions failli gagner. Tout cela est le résultat d’un effort incroyable de la part de toute l’équipe. Que ce soit les navigants, l’équipe technique ou le coaching de Philippe Presti. On a énormément bossé depuis le début de la saison. Le niveau général de la flotte est vraiment monté. J’avais un peu la pression pour être honnête, suite à notre début de saison. Mais ça a été un Sail Grand Prix incroyable ici et je suis heureux, surtout par rapport à la journée d’hier dans la brise. Et aujourd’hui, c’était très intense aussi. Le vent changeait tout le temps, il était très difficile de rester en tête. Rien n’était clair sur le plan d’eau… mais voilà, finalement, on est là. Quelle équipe ! »

Un champion NFL chez les Canadiens

Le champion de football américain canadien Laurent Duvernay Tardif, était de sortie aujourd’hui aux côtés de Phil Robertson et ses hommes, juste avant les manches du jour. Le sportif de 30 ans, actionnaire de l’équipe canadienne SailGP est un véritable héros national au Canada. Joueur professionnel pendant 7 ans avec Kansas City, il a remporté le Super Bowl en 2020. Mais c’est l’exemplarité de son parcours, parallèlement à sa carrière d’athlète, qui lui a valu d’être élu patriote de l’année 2021 chez lui. Il a en effet suivi des études de médecine et a été diplômé, il y a deux ans, en même temps qu’il décidait de mettre son sport entre parenthèses pour s’investir à l’hôpital en pleine crise Covid.

RANGE ROVER FRANCE SAIL GRAND PRIX I SAINT-TROPEZ
CLASSEMENT

1- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill 10 pts
2- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling 9 pts
3- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie 8 pts
4- FRANCE / Quentin Delapierre 7 pts
5- AUSTRALIE / Tom Slingsby 6 pts
6- DANEMARK / Nicolai Sehested 5 pts
7- ESPAGNE / Jordi Xammar 13 pts
8- SUISSE / Nathan Outteridge 15 pts
9- CANADA / Phil Robertson 12 pts

CLASSEMENT SAILGP SAISON 3 APRÈS 5 ACTES

1- AUSTRALIE / Tom Slingsby 42 pts
2- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling 41 pts
3- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie 34 pts
4- DANEMARK / Nicolai Sehested 33 pts
5- FRANCE / Quentin Delapierre 31 pts
6- CANADA / Phil Robertson 29 pts
7- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill 25 pts
8- ESPAGNE / Jordi Xammar 15 pts
9- SUISSE / Nathan Outteridge 12 pts

Lire la suite
101 lectures
0 commentaires

Les Américains, enfin !

Saint-Tropez signe la renaissance de l’équipe à la bannière étoilée qui se hisse tout en haut du podium devant les Néo-zélandais et les Britanniques. C’est la première fois que les Américains remportent un Sail Grand Prix depuis leur arrivée sur SailGP en 2018. Et sur la photo des vainqueurs, on trouve la Française Amélie Riou, embarquée au dernier moment par James Spithill pour remplacer une équipière blessée. Le clan tricolore, quant à lui, loupe de peu la finale à l’issue d’une journée fortement perturbée par l’absence de vent.

« Ça va être une autre ambiance », prévenait ce matin Manon Audinet au moment d’entrer en briefing de l’équipe française. « Le mot essentiel aujourd’hui, conclut Quentin Delapierre, c’est la fluidité. Il faut que le bateau navigue comme une plume ».

Manque d’air

C’est en effet un tout autre exercice auquel ont dû s’astreindre les neuf équipages de SailGP pour ce ‘super sunday’ dans le golfe de Saint-Tropez, largement suivi à terre et en mer par une foule de spectateurs et de fans. Dans un vent bien inférieur à 7 nœuds, les grandes ailes de 29m et les grands appendices ont refait leur apparition sans que les F50 ne parviennent à maintenir le vol bien longtemps. Cette dernière journée de régates sur la Côte d’Azur a été fortement perturbée par le manque d’air : une seule et unique manche de qualification a pu être validée (sur un parcours réduit) avant le lancement de la finale.

Dans cette unique régate, les grands catamarans, en équilibre sur une coque, ont eu du mal à se mouvoir. Les risées éparses ont distribué bons et mauvais points et il fallait garder son sang froid, à chaque sortie de manœuvre, pour ne pas s’arrêter complètement. Les Américains parviennent à maîtriser ce jeu de funambule tandis que les Kiwis sauvent les meubles après un mauvais départ. Les grands gagnants de cette course abracadabrantesque sont les Britanniques, 3e, qui parviennent in extremis à se qualifier en finale, au détriment des Australiens et des Français.

French Flair

La finale 100% anglo-saxonne se disputera elle aussi sur le fil du rasoir, dans un vent quasi nul. En tête dès la première marque, Spithill et son groupe concluent en beauté leur semaine tropézienne.

La Française Amélie Riou y est-elle pour quelque chose ? La stratégiste était radieuse, en tout cas, sur le podium de la remise des prix et James Spithill n’a pas manqué de la complimenter. Il y a peut-être un peu de French Flair dans cette équipe américaine coachée par Philippe Presti et gérée par une bayonnaise (voir encadré plus bas) !

Côté Français, en tout cas, malgré la petite déception d’avoir raté de peu la finale, le bilan est positif. Ce week-end, le groupe a vécu des moments forts et l’on sent, au sein de l’équipe, une dynamique positive. Les tricolores gagnent d’ailleurs une place au classement général de la saison (5e) après 5 Sail Grands Prix.

Les Anglais, de leur côté, renouent avec le podium provisoire (ils font un bond de deux places), derrière l’Australie et la Nouvelle Zélande qui commencent à creuser l’écart.

L’armada se retrouve dans deux semaines à peine à Cadix, pour le Spain Sail Grand Prix (24-25 septembre) qui marquera la mi-saison et la fin de la tournée européenne des F50.

ILS ONT DIT

Quentin Delapierre, pilote du F50 tricolore :

« Un coup ça passe, un coup ça ne passe pas. Il faut accepter le jeu et gérer la frustration. Une part de moi est satisfaite de n’être qu’à un point de la finale derrière les Anglais. Et je me dis que le chemin parcouru est intéressant. Une autre partie de moi, ma part de compétiteur, se dit que cette finale était presque entre nos mains. J’ai une grosse analyse à faire sur mes départs pendant ce week-end de course. Je vais continuer à grandir et à progresser. Mais un des gros enseignements de ce week-end c’est que notre fond de jeu est là et qu’on est capable de remonter des places quand on est derrière. C’est bon signe pour la suite ! »

Amélie Riou, stratégiste à bord du F50 américain :

« C’est dingue ! Je suis trop contente de la manière dont les choses se sont passées ce week-end. Comme je l’ai dit, les gars ont été cool avec moi, ils m’ont mis dans de bonnes dispositions. Ils m’ont permis de m’exprimer en tant qu’athlète. Je suis sur un petit nuage ! J’ai appris pas mal de choses. L’organisation à bord est un peu différente de celle des Français. Le fait de travailler en anglais, avec une équipe comme ça, et puis c’est James Spithill quand même ! »

James Spithill, pilote du F50 américain :

« C’est fantastique. Cela faisait si longtemps qu’on attendait ça ! La saison dernière, nous avions fait une série de podiums et celui dont je me souviens, en l’occurrence, c’est celui-ci, à Saint-Tropez lorsque nous avions failli gagner. Tout cela est le résultat d’un effort incroyable de la part de toute l’équipe. Que ce soit les navigants, l’équipe technique ou le coaching de Philippe Presti. On a énormément bossé depuis le début de la saison. Le niveau général de la flotte est vraiment monté. J’avais un peu la pression pour être honnête, suite à notre début de saison. Mais ça a été un Sail Grand Prix incroyable ici et je suis heureux, surtout par rapport à la journée d’hier dans la brise. Et aujourd’hui, c’était très intense aussi. Le vent changeait tout le temps, il était très difficile de rester en tête. Rien n’était clair sur le plan d’eau… mais voilà, finalement, on est là. Quelle équipe ! »

En bref aujourd’hui

Un champion NFL chez les Canadiens

Le champion de football américain canadien Laurent Duvernay Tardif, était de sortie aujourd’hui aux côtés de Phil Robertson et ses hommes, juste avant les manches du jour. Le sportif de 30 ans, actionnaire de l’équipe canadienne SailGP est un véritable héros national au Canada. Joueur professionnel pendant 7 ans avec Kansas City, il a remporté le Super Bowl en 2020. Mais c’est l’exemplarité de son parcours, parallèlement à sa carrière d’athlète, qui lui a valu d’être élu patriote de l’année 2021 chez lui. Il a en effet suivi des études de médecine et a été diplômé, il y a deux ans, en même temps qu’il décidait de mettre son sport entre parenthèses pour s’investir à l’hôpital en pleine crise Covid.

Les Français dans SailGP

De nombreux talents œuvrent pour SailGP en dehors de l’équipe tricolore. Que ce soit chez les adversaires ou dans l’organisation générale. Aujourd’hui : Cathy Ryan

Le saviez-vous ? Le ‘bras droit’ du skipper australien de l’équipe américaine James Spithill est… une Française du Pays Basque ! Une française polyglotte, mariée à un Irlandais rencontré à Londres et résidant à Valencia, en Espagne.
Rien ne la prédestinait à travailler dans l’univers de la voile professionnelle. « Je n’y comprends rien et j’ai le mal de mer », confie-t-elle en riant. C’est le hasard à Valencia, en 2008, juste avant la 33e America’s Cup (le fameux match entre les maxi multi Oracle et Alinghi) qui la propulse aux côtés du team américain, où elle rencontre James Spithill. Elle est d’abord chargée de réserver des hébergements avec l’intention de ne travailler qu’à mi-temps, après une vie professionnelle bien chargée à Londres. Mais sur la Coupe, le mi-temps, ça n’existe pas ! De fil en aiguille, elle devient indispensable. « Depuis, j’ai toujours suivi Jimmy », dit-elle. Quinze ans de fidélité donc. Elle participe, entre autres, aux victoires des USA sur les 33e et 34e America’s Cup. Dans l’équipe américaine de SailGP, elle s’occupe « de tout sauf naviguer ». Coordination générale, plannings, budget, frais, logistique, contrats… Elle est la cheville ouvrière essentielle, capable, après presque 15 années de complicité, de lire dans les pensées du skipper.

RANGE ROVER FRANCE SAIL GRAND PRIX I SAINT-TROPEZ

ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill 10 pts NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling 9 pts GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie 8 pts FRANCE / Quentin Delapierre 7 pts AUSTRALIE / Tom Slingsby 6 pts DANEMARK / Nicolai Sehested 5 pts ESPAGNE / Jordi Xammar 13 pts SUISSE / Nathan Outteridge 15 pts CANADA / Phil Robertson 12 pts

CLASSEMENT SAILGP SAISON 3 APRÈS 5 ACTES

AUSTRALIE / Tom Slingsby 42 pts NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling 41 pts GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie 34 pts DANEMARK / Nicolai Sehested 33 pts FRANCE / Quentin Delapierre 31 pts CANADA / Phil Robertson 29 pts ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill 25 pts ESPAGNE / Jordi Xammar 15 pts SUISSE / Nathan Outteridge 12 pts

L’article Les Américains, enfin ! est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
96 lectures
0 commentaires

Spindrift, grand vainqueur de la Malcesine Cup

C’est sous un soleil resplendissant, une eau plate et dans 10-12 nœuds de vent du sud que Spindrift rayonne et remporte majestueusement la TF35 Malcesine Cup. Un autre match se joue également aujourd’hui pour le podium final du Championnat. En se classant deuxième devant Realteam for Léman hope, Alinghi Red Bull Racing gagne la saison du TF35 Trophy.

« Cela nous fait très plaisir de gagner notre premier grand prix et d’être compétitif avec les meilleures équipes. C’est un exploit, l’équipe a fait un excellent travail » nous confie Yann Guichard de l’équipe Spindrift qui a pris la tête du Grand prix dès le premier jour et ne l’a jamais quitté. « Malcesine est l’un des meilleurs spots au monde pour le foiling. Aujourd’hui, c’était parfait, nous avons hâte de revenir ici. »

Ce dimanche, la classe peut enfin régater dans les airs magiques sur le lac de Garde. Le parcours est installé juste devant la Fraglia Vela Malcesine pour le plus grand plaisir des spectateurs qui entendront le sifflement sportif des impressionnants TF35. Avec des vitesses de pointes à 20 nœuds au près et 30 nœuds au portant, les TF35 vont voler durant quatre manches aujourd’hui. Alinghi Red Bull Racing donne le ton dès la première course et s’impose devant Spindrift et Vitamina Sailing respectivement deuxième et troisième.

Les courses s’enchaînent très vites tant nous avons attendus cela tout le week-end. Si la flotte est homogène lors de la manche cinq, c’est Team SAILFEVER qui navigue en tête durant les trois quart du parcours. Mais Realteam for Léman hope ne lâche pas son objectif, revient fort et prend l’avantage lors du deuxième passage au vent. L’équipe de Jérôme Clerc gagne ainsi la cinquième manche devant Team SAILFEVER second et Alinghi Red Bull Racing, troisième.

« C’est génial pour l’équipe et motivant d’être dans cette compétition très intense – mentionne Jérôme Clerc, barreur de Realteam for Léman hope – ça nous pousse toujours un peu plus loin. L’équipe a fait tout ce qu’elle pouvait pour se battre pour chaque mètre durant tout le Grand prix.»

Deux autres courses vont se jouer durant lesquelles les écarts se creusent davantage au sein de la flotte. On retrouve en tête de peloton Spindrift, Alinghi Red Bull Racing et Realteam for Léman hope. Spindrift remporte la manche six devant Alinghi Red Bull Racing et Realteam, mais doit abandonner la dernière course. Une dernière course durant laquelle un match race se joue entre Alinghi Red Bull Racing et Realteam for Léman hope. C’est l’équipe menée par Ernesto Bertarelli qui remporte le duel de l’ultime régate du jour. ZEN Too prendra quant à elle la troisième place lors de cette septième course. A noter qu’Ylliam XII – Comptoir immobilier se classera deux fois cinquième et que Vitamina Sailing n’a pas pu régater les deux dernières manches du jour.

Au classement de la TF35 Malcesine Cup, Spindrift sort grand gagnant en s’imposant à quatre reprises à Malcesine. L’équipe s’offre ainsi sa première victoire de Grand prix. Avec sa deuxième place obtenue face à Realteam for Léman hope troisième, Alinghi Red Bull Racing ôte tout espoir à son adversaire direct et gagne la saison du Championnat.

Bryan Mettraux d’Alinghi Red Bull Racing revient sur la journée: « C’était merveilleux aujourd’hui. La course a été difficile, mais nous nous sommes bien battus. Nous avons eu quelques situations de contact, dont certaines étaient très chaudes. Nous sommes heureux de terminer à la deuxième place de cette épreuve et de remporter l’ensemble de la saison. »

Nous trouvons Team SAILFEVER en quatrième place de la TF35 Malcesine Cup. ZEN Too est cinquième suivi de Ylliam XII – Comptoir Immobilier, sixième et de Vitamina Sailing septième.

Les TF35 se retrouvent dans un mois pour la dernière étape du TF35 Trophy 2022 qui se tiendra en Toscane, à Scarlino, du 6 au 9 octobre.

CLASSEMENT GENERAL TF35 Malcesine Cup

(Après sept manches et une biffée)

 🇨🇭 Spindrift – 1 1 1 2 4 1 8 – 10  🇨🇭 Alinghi Red Bull Racing – 5 5 2 1 3 2 1 – 14  🇨🇭Realteam for Léman hope – 3 3 4 4 1 3 2 – 16  🇫🇷 Team SAILFEVER – 4 2 6 6 2 4 4 – 22  🇨🇭 ZEN Too – 6 4 3 7 5 6 3 – 27  🇨🇭 Ylliam XII – Comptoir Immobilier – 7 6 5 5 6 5 5 – 32  🇮🇹 Vitamina Sailing – 2 7 7 3 7 8 8 – 34

CLASSEMENT GENERAL TF35 TROPHY 2022:

(Après cinq événements et un biffé)

🇨🇭 Alinghi Red Bull Racing – 2 1 1 2 – 4 🇨🇭 Realteam for Léman hope – 1 2 3 3 – 6 🇨🇭 Spindrift – 3 4 5 1 – 8  🇫🇷 Team SAILFEVER – 4 6 2 4 – 10  🇨🇭 ZEN Too – 5 5 4 5 – 14  🇨🇭 Ylliam XII – Comptoir Immobilier – 7 3 6 6 – 15  🇮🇹 Vitamina Sailing – 6 7 7 7 – 20

L’article Spindrift, grand vainqueur de la Malcesine Cup est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
84 lectures
0 commentaires

Les Américains s'imposent à Saint Tropez, Quentin Delapierre et le SailGP français au pied du podium signent un bilan positif

Saint-Tropez signe la renaissance des Américains sur le SailGP qui se hissent tout en haut du podium devant les Néo-zélandais et les Britanniques. C’est la première fois que les Américains remportent un Sail Grand Prix depuis leur arrivée sur SailGP en 2018. Le clan tricolore, quant à lui, loupe de peu la finale à l’issue d’une journée fortement perturbée par l’absence de vent. « Ça va être une autre ambiance », prévenait ce matin Manon Audinet au moment d’entrer en briefing de l’équipe française. « Le mot essentiel aujourd’hui, conclut Quentin Delapierre, c’est la fluidité. Il faut que le bateau navigue comme une plume ».

 

image

Manque d’air 

C’est en effet un tout autre exercice auquel ont dû s'astreindre les neuf équipages de SailGP pour ce ‘super sunday’ dans le golfe de Saint-Tropez, largement suivi à terre et en mer par une foule de spectateurs et de fans. Dans un vent bien inférieur à 7 nœuds, les grandes ailes de 29m et les grands appendices ont refait leur apparition sans que les F50 ne parviennent à maintenir le vol bien longtemps. Cette dernière journée de régates sur la Côte d’Azur a été fortement perturbée par le manque d’air : une seule et unique manche de qualification a pu être validée (sur un parcours réduit) avant le lancement de la finale.

 
Dans cette unique régate, les grands catamarans, en équilibre sur une coque, ont eu du mal à se mouvoir. Les risées éparses ont distribué bons et mauvais points et il fallait garder son sang froid, à chaque sortie de manœuvre, pour ne pas s’arrêter complètement. Les Américains parviennent à maîtriser ce jeu de funambule tandis que les Kiwis sauvent les meubles après un mauvais départ. Les grands gagnants de cette course abracadabrantesque sont les Britanniques, 3e, qui parviennent in extremis à se qualifier en finale, au détriment des Australiens et des Français.

 

French Flair 

La finale 100% anglo-saxonne se disputera elle aussi sur le fil du rasoir, dans un vent quasi nul. En tête dès la première marque, Spithill et son groupe concluent en beauté leur semaine tropézienne.

 
La Française Amélie Riou y est-elle pour quelque chose ? La stratégiste était radieuse, en tout cas, sur le podium de la remise des prix et James Spithill n’a pas manqué de la complimenter. Il y a peut-être un peu de French Flair dans cette équipe américaine coachée par Philippe Presti et gérée par une bayonnaise !

 
Côté Français, en tout cas, malgré la petite déception d’avoir raté de peu la finale, le bilan est positif. Ce week-end, le groupe a vécu des moments forts et l’on sent, au sein de l’équipe, une dynamique positive. Les tricolores gagnent d’ailleurs une place au classement général de la saison (5e) après 5 Sail Grands Prix.

 
Les Anglais, de leur côté, renouent avec le podium provisoire (ils font un bond de deux places), derrière l’Australie et la Nouvelle Zélande qui commencent à creuser l’écart.

 
L’armada se retrouve dans deux semaines à peine à Cadix, pour le Spain Sail Grand Prix (24-25 septembre) qui marquera la mi-saison et la fin de la tournée européenne des F50.

 

image

RANGE ROVER FRANCE SAIL GRAND PRIX I SAINT-TROPEZ 

CLASSEMENT 

1- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill 10 pts 

2- NOUVELLE - ZÉLANDE / Peter Burling 9 pts 

3- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie 8 pts 

4- FRANCE / Quentin Delapierre 7 pts 

5- AUSTRALIE / Tom Slingsby 6 pts 

6- DANEMARK / Nicolai Sehested 5 pts 

7- ESPAGNE / Jordi Xammar 13 pts 

8- SUISSE / Nathan Outteridge 15 pts 

9- CANADA / Phil Robertson 12 pts 


 CLASSEMENT SAILGP SAISON 3 APRÈS 5 ACTES 

1- AUSTRALIE / Tom Slingsby 42 pts 

2- NOUVELLE - ZÉLANDE / Peter Burling 41 pts 

3- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie 34 pts 

4- DANEMARK / Nicolai Sehested 33 pts 

5- FRANCE / Quentin Delapierre 31 pts 

6- CANADA / Phil Robertson 29 pts 

7- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill 25 pts 

8- ESPAGNE / Jordi Xammar 15 pts 

9- SUISSE / Nathan Outteridge 12 pts

Vous conseille : "Quentin (Delapierre) se débrouille très bien" dixit Franck Cammas

Source : V Bouchet

Lire la suite
58 lectures
0 commentaires

Sébastien Simon, spécialiste de l’IMOCA, rejoint Benjamin Dutreux et GUYOT environnement - Team Europe sur the Ocean Race

 

Sébastien Simon a rejoint GUYOT environnement - Team Europe alors que le tandem franco-allemand mené par Benjamin Dutreux (FRA) et Robert Stanjek (GER) intensifie ses préparatifs pour The Ocean Race 2022-23.

 

image


Sébastien Simon sera le remplaçant de Benjamin Dutreux

Le skipper français de course au large en solitaire Sébastien Simon a rejoint GUYOT environnement - Team Europe alors que le tandem franco-allemand mené par Benjamin Dutreux (FRA) et Robert Stanjek (GER) intensifie ses préparatifs pour The Ocean Race 2022-23.

Sébastien Simon sera le remplaçant de Benjamin Dutreux sur certaines étapes, et fournira un soutien stratégique à terre, notamment sur l'analyse de performances, la météorologie et la navigation. 

"C'est une course fantastique"

Il a déclaré qu'il avait sauté sur l'occasion de participer à The Ocean Race, en particulier au sein d'une équipe menée par son ami Benjamin Dutreux, avec qui il partageait un logement universitaire à Nantes et contre qui il a couru sur le circuit Figaro. Bien qu'il soit principalement connu comme un marin en solitaire, Sébastien Simon est un fan de longue date de The Ocean Race.

 
« C'est une course fantastique et je suis ravi de participer à la prochaine édition. Benjamin est mon meilleur ami, je le connais donc très bien. Nous étions étudiants ensemble et il a commencé à naviguer en Figaro en même temps que moi.»

   

"L'aspect humain est très important"

Robert Stanjek a déclaré que l'expérience et le bagage technique de Sébastien Simon faisaient de lui une recrue parfaite pour l'équipe.

 
« Outre son expérience inestimable sur ces nouveaux IMOCA à foils, il est très bon sur le plan technique et sur l'analyse de données, mais aussi sur la météo et le routage. C'est formidable de l'avoir avec nous.»

 
Benjamin Dutreux a quant à lui déclaré qu'il ne pouvait pas être plus heureux que Sébastien rejoigne l’équipe, et a souligné l'importance d'avoir autour de soi des personnes sur lesquelles on peut compter dans une épreuve marathonienne comme The Ocean Race.

 
« L'aspect humain est très important sur une campagne comme celle-ci, car c’est très long et vous vivez si étroitement les uns avec les autres en tant qu'équipe. Je sais combien Sébastien est motivé pour faire partie d’une équipe participant à The Ocean Race.»

 

Source : TOR
Lire la suite
55 lectures
0 commentaires

Avec "Mon premier Vendée Globe", Boris Herrmann nous replonge dans le dernier Vendée Globe à bord de Malizia, ex Gitana 16

A bord de son tout nouvel IMOCA, il s'apprête à courir la Route du Rhum et The Ocean Race. Avant cela, Boris Herrmann a réalisé un de ses rêves : participer au Vendée Globe. Son récit de cet Everest des Mers, comme les marins aiment l'appeler, est raconté dans un livre "Mon premier Vendée Globe".

image

Crédit : Y Zedda



De l'achat de l'ex Gitana16 aux nuits dans son van Malizia, au départ de cette grande course en solitaire, Boris Herrmann nous embarque à ses côtés. Deux ans après la fin du Vendée Globe 2020, c'est avec bonheur qu'on se replonge dans ce tour du monde, à la saveur particulière, celle du Covid qui plane au départ des Sables d'Olonne.

Talent Editions
Date de sortie : 17/08/2022

E Allaire

Lire la suite
57 lectures
0 commentaires

Une journée à très haute vitesse sur le sailGP Saint Tropez, Quentin Delapierre et son équipe à plus de 53 noeuds - Résultats


RANGE ROVER FRANCE SAIL GRAND PRIX I SAINT-TROPEZ
CLASSEMENT JOUR 1/2 APRÈS 3 COURSES
1- NOUVELLE - ZÉLANDE / Peter Burling 27 pts
2- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill 25 pts
3- AUSTRALIE / Tom Slingsby 20 pts
4- FRANCE / Quentin Delapierre 19 pts
5- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie 18 pts
6- ESPAGNE / Jordi Xammar 15 pts
7- DANEMARK / Nicolai Sehested 13 pts
8- CANADA / Phil Robertson 12 pts
9- SUISSE / Nathan Outteridge 9 pts

COURSE 1
1- NOUVELLE - ZÉLANDE / Peter Burling 10 pts
2- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie 9 pts
3- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill 8 pts
4- ESPAGNE / Jordi Xammar 7 pts
5- AUSTRALIE / Tom Slingsby 6 pts
6- FRANCE / Quentin Delapierre 5 pts
7- SUISSE / Nathan Outteridge 4 pts
8- CANADA / Phil Robertson 3 pts
9- DANEMARK / Nicolai Sehested 2 pts

COURSE 2
1- AUSTRALIE / Tom Slingsby 10 pts
2- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill 9 pts
3- DANEMARK / Nicolai Sehested 8 pts
4- NOUVELLE - ZÉLANDE / Peter Burling 7 pts
5- ESPAGNE / Jordi Xammar 6 pts
6- FRANCE / Quentin Delapierre 5 pts
7- CANADA / Phil Robertson 4 pts
8- SUISSE / Nathan Outteridge 3 pts
9- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie 2 pts

COURSE 3
1- NOUVELLE - ZÉLANDE / Peter Burling 10 pts
2- FRANCE / Quentin Delapierre 9 pts
3- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill 8 pts
4- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie 7 pts
5- SUISSE / Nathan Outteridge 6 pts
6- CANADA / Phil Robertson 5 pts
7- AUSTRALIE / Tom Slingsby 4 pts
8- DANEMARK / Nicolai Sehested 3 pts

Lire la suite
55 lectures
0 commentaires

SailGP. Record de vitesse pour les Français !

SailGP. Record de vitesse pour les Français !

La première journée du Grand Prix Range Rover de Saint-Tropez a tenue toute ses promesses avec un bon Mistral qui n’a pas facilité la tâche des équipes mais offert un magnifique spectacle. La plus belle pointe de vitesse de toute l’histoire de SailGP a été réalisée aujourd’hui par les Français (99,94 km/h, soit 53,96 nœuds) en baie de Saint-Tropez. Ce record est à l’image de cette journée disputée dans 25 nœuds de Mistral : complètement folle ! A l’attaque, au bord de la rupture – les Canadiens ont failli chavirer –, les neuf protagonistes du Range Rover France Sail Grand Prix I Saint-Tropez ont donné à leur public une prestation à couper le souffle. Trois régates au contact, pleine balle, dont on retiendra les bords de reaching d’anthologie.
Les Français terminent la journée à la 4e place après une belle 2de place dans la dernière manche. L’équipe confirme ses progrès depuis le début de saison.

RANGE ROVER FRANCE SAIL GRAND PRIX I SAINT-TROPEZ
CLASSEMENT JOUR 1/2 APRÈS 3 COURSES

1- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling 27 pts
2- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill 25 pts
3- AUSTRALIE / Tom Slingsby 20 pts
4- FRANCE / Quentin Delapierre 19 pts
5- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie 18 pts
6- ESPAGNE / Jordi Xammar 15 pts
7- DANEMARK / Nicolai Sehested 13 pts
8- CANADA / Phil Robertson 12 pts
9- SUISSE / Nathan Outteridge 9 pts

COURSE 1
1- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling 10 pts
2- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie 9 pts
3- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill 8 pts
4- ESPAGNE / Jordi Xammar 7 pts
5- AUSTRALIE / Tom Slingsby 6 pts
6- FRANCE / Quentin Delapierre 5 pts
7- SUISSE / Nathan Outteridge 4 pts
8- CANADA / Phil Robertson 3 pts
9- DANEMARK / Nicolai Sehested 2 pts

COURSE 2
1- AUSTRALIE / Tom Slingsby 10 pts
2- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill 9 pts
3- DANEMARK / Nicolai Sehested 8 pts
4- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling 7 pts
5- ESPAGNE / Jordi Xammar 6 pts
6- FRANCE / Quentin Delapierre 5 pts
7- CANADA / Phil Robertson 4 pts
8- SUISSE / Nathan Outteridge 3 pts
9- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie 2 pts

COURSE 3
1- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling 10 pts
2- FRANCE / Quentin Delapierre 9 pts
3- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill 8 pts
4- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie 7 pts
5- SUISSE / Nathan Outteridge 6 pts
6- CANADA / Phil Robertson 5 pts
7- AUSTRALIE / Tom Slingsby 4 pts
8- DANEMARK / Nicolai Sehested 3 pts
9- ESPAGNE / Jordi Xammar 2 pts

Lire la suite
57 lectures
0 commentaires

Golden Globe Race. Conditions difficiles pour les concurrents, Damien Guillou est reparti

Golden Globe Race. Conditions difficiles pour les concurrents, Damien Guillou est reparti

Le gros temps et une mer forte affectent les concurrents alors qu’un train de dépressions avance sur l’Europe. Damien Guillou, le skipper de PRB de retour aux Sables pour réparer a pu repartir ce samedi.

Alors que les quatre leaders convergent vers le Cap Finisterre du Nord et de l’Est, la stratégie de Tapio Lehtinen apparaît payante.
Plus de vents contraires la semaine prochaine le long des côtes portugaises, progression difficile vers Lanzarote.
La nouvelle date de départ en septembre pour la Golden globe Race n’a pas rendu le départ des Sables d’Olonne plus facile. C’est une période de transition météorologique sur le Golfe de Gascogne et la route vers Lanzarote est incertaine alors que la flotte subit un train de dépression se dirigeant vers l’Europe.
Cela signifie de forts vents contraires et une mer agitée à forte pour les participants qui tentent de sortir du Golfe de Gascogne. La flotte s’est divisée en deux groupes très tôt, avec une option ouest pour attraper la rotation d’aujourd’hui et faire une route directe vers le Cap Finisterre, et une option sud le long de la côte des Asturies et de la Galice dans des eaux abritées et des vents plus calmes. Arnaud Gaist qui faisait route vers le Nord a viré de bord dans l’après-midi et envoyé un message à l’organisation : « tout va bien à bord d’Hermès Phoning».

Le résultat sera connu demain vendredi lorsque Tapio Lehtinen, le seul navigateur à avoir persisté dans l’option ouest, convergera avec Pat Lawless, Simon Curwen et Abhilash Tomy qui mènent l’option sud vers le Cap Finisterre avant la descente le long des côtes du Portugal. Affaire à suivre alors qu’une nouvelle semaine s’annonce. Les participants partagent leur frustration avec le PC GGR dans la plupart de leurs communications.

Guy deBoer a eu le mal de mer et s’est entaillé la jambe, mais il poursuit sa route. Picture Credit: GGR2022 / Etienne Messikommer
Le favori Damien Guillou arrivé aux Sables d’Olonne vendredi pour réparer une embase de régulateur qui a pris du jeu dans le gros temps. est reparti. Après avoir passé la nuit de mardi à mercredi dans une mer démontée pour tenter de réparer, il n’a eu d’autre choix que de revenir aux Sables d’Olonne.

Damien a quitté le ponton des Sables d’Olonne à 14h45 aujourd’hui. Serein, reposé, tout sourire, le skipper de PRB affichait la même détermination que celle qui l’animait dimanche dernier lors du départ avec tous les concurrents de la Golden Globe Race. Il repart donc en course puisque la condition pour pouvoir poursuivre son tour du monde sans GPS, en solitaire, sans escale et sans assistance était de refranchir la ligne de départ avant demain, dimanche 16 heures. « C’est tout bon ! Je repars ! C’est réparé et renforcé donc aucune inquiétude à avoir. Les conditions de vent vont être assez faibles au départ avec quelques transitions à gérer. Mais globalement, je vais pouvoir progresser au portant jusqu’au Cap Finisterre. C’est tout à fait l’inverse des conditions que nous avons eues pour le départ »

Cela rappellera sans doute des souvenirs aux habitants des Sables d’Olonne qui ont vu Michel Desjoyeaux revenir en 2008 après 200 milles pour réparation, avant de remporter son deuxième Vendée Globe. Le temps nous le dira, et les bateaux des deux événements n’ont pas grand-chose en commun, mais les vents contraires qui attendent la flotte la semaine prochaine pourrait bien être l’occasion d’une belle remontada!

Les forts vents contraires et la mer mettent à mal les bateaux et les marins. Fuites, courts-circuits, problèmes de radio et de WeatherFax ont été mentionnés à plusieurs reprises. Guy deBoer a eu le mal de mer et s’est entaillé la jambe, mais il poursuit sa route. Ertan Beskardes frappé par une vague est tombé dans le cockpit, inconscient, se blessant au bras. Il a contacté les médecins MSOS 24 de la GGR. Aujourd’hui, il a envoyé un message d’encouragement : “Tout va bien à bord, nous progressons lentement, le temps est bon, la nourriture est superbe“. Edward Walentynowicz, qui fait par ailleurs une bonne course en milieu de flotte, a informé le PC GGR aujourd’hui qu’il songeait à abandonner et appellera femme et cheffe d’équipe Magda pour discuter de ses options avant de prendre sa décision. Il reste dans la GGR et recevra une pénalité de 18 heures.

Alors que les bateaux de tête se dirigent vers la sortie du Golfe de Gascogne, la flotte reçoit encore des prévisions régulières par HF, radio VHF et fax météo pour travailler sur leur route et leur stratégie, y compris les choix de passage du Dispositif de Séparation du Trafic (DST) du Cap Finisterre, avant de se diriger vers plus de vents contraires le long des côtes du Portugal ce week-end, alors qu’une dépression se forme sur les Açores. Cette semaine est difficile, et les prochains jours seront certainement intéressants, alors que les marins quitteront le Golfe de Gascogne en direction de Lanzarote. Accrochez-vous !

Lire la suite
55 lectures
0 commentaires

Mini Duo Concarneau. Victoires du duo Pozzoli – Biston en Proto et du tandem David – Lemunier en Série

Mini Duo Concarneau. Victoires du duo Pozzoli – Biston en Proto et du tandem David – Lemunier en Série

La 4e édition de la Duo Concarneau – Challenge BFR Marée Haute promettait d’être à la fois complexe et complète. Elle a tenu toutes ses promesses avec une première moitié de parcours très engagée, au portant dans des conditions pour le moins toniques, un jeu très ouvert sur le plan tactique au près, des derniers milles lors desquels une dorsale a rebattu les cartes et un ultime rebondissement à quelques encablures de la ligne d’arrivée avec une petite erreur de parcours commise par le binôme William Ollivier et Thomas de Dinechin (979 – Kasinos Bretagne) alors qu’il avait course gagnée dans sa catégorie. Les tiercés gagnants au final ? Chez les Protos : Robinson Pozzoli – Arno Biston (1026 – Uoum), Romain Van Enis – Arno Machado (630 – James Caird) et Thaïs Le Cam – Julien Letissier (1068 – Frérots Sailing). Chez les Série : Ulysse David – Bruno Lemunier (1025 – L’Aventure d’Ulysse), Thomas André – Philippe André (929 – Frankiz) et Jean Marre – Brieuc Le Bec (991 – Sport dans la Ville – Time for the Planet).

Partis jeudi en début d’après-midi, les (premiers) tandems de la Duo Concarneau – Challenge Marée Haute ont bouclé les 285 milles du parcours de cette 4e édition entre Concarneau, Les Sables d’Olonne, le plateau de Rochebonne, les Birvideaux et les Glénan ce samedi. « Ça n’a pas été facile mais ça a été une sacrée course ! Notre leitmotiv, c’était de prendre un maximum de plaisir et dès le départ, on s’est retrouvé en symbiose totale. La descente au portant dans le vent fort s’est bien passée. On voulait vraiment tester le bateau et voir ce qu’il avait dans le ventre même si on avait déjà essayé pas mal de choses lors des premières courses de la saison. Etant en mode course, on a naturellement pris quelques risques mais on a parfois été un peu bridés car il y a encore des manettes à trouver sur le bateau pour qu’il aille encore plus vite. Reste qu’on est évidemment super contents », ont commenté Robinson Pozzoli et Arno Biston, auteurs d’une course pleine de panache. Une course remportée avec plus de trois heures d’avance sur leurs plus proches poursuivants, peu après 10 heures ce matin. « L’écart ne représente pas l’intensité de la régate car il a vraiment fallu se battre », ont détaillé les deux co-skippers d’Uoum qui ont fait un premier break sur le bord de près entre Les Sables d’Olonne et Rochebonne avant d’enfoncer le clou sur le dernier tiers du tracé. « On a plutôt été bien inspirés une fois passée Petite Barge. Dès les deux premiers bords on a réussi à revenir aux avant-postes. Ensuite, on a fait le trou. On a globalement été assez impressionnés par les capacités d’accélération du bateau », a ajouté Robinson qui signe son cinquième podium cette saison à bord de son plan Finot Conq, mais sa première victoire sur le circuit.

Du très gros match
Même chose pour Ulysse David et son acolyte Bruno Lemunier chez les bateaux de Série. « On rêvait de gagner et de gagner à la maison. On l’a fait ! », ont commenté les deux pensionnaires du Pôle Mini 6.50 de Concarneau qui ont parfaitement déjoué les pièges du parcours mais qui ont toutefois, il faut bien l’avouer, profité de la « boulette » du binôme William Ollivier – Thomas de Dinechin. En effet, alors que ce dernier filait tout droit vers la victoire avec une marge de 4 milles d’avance sur ses plus proches rivaux, il a omis de franchir la Voleuse, l’une des toutes dernières marques de parcours. « Ça a fait notre bonheur, c’est sûr. Cette fois encore, on était encore une dizaine à se tirer la bourre pour la victoire. Ça changeait régulièrement de leader. On pouvait être premier à un moment puis 10e l’instant d’après tellement s’est serré », ont expliqué les deux marins qui n’ont jamais rien lâché malgré des problèmes d’aérien mais aussi de bout dehors. « On est un peu revenus de loin et évidemment on est super ravis. Les derniers milles ont été bien stressants. Il n’y a eu aucun moment où on a pu lever le pied », a assuré le duo de L’aventure d’Ulysse. Et pour cause, dans leur catégorie des Série, le match est resté dense jusque dans les dernières longueurs, en témoignent les écarts infimes à l’arrivée : moins de quinze minutes entre les quatre premiers.

Une erreur qui coûte cher
« Ça a vraiment été très intense. La hiérarchie n’a jamais arrêté d’être chamboulée », a confirmé Jean Marre qui après avoir un temps mené les débats lors de la descente plein gaz au portant avec jusqu’à 30-35 nœuds de vent, s’est finalement octroyé la 4e place cet après-midi, peu après 15 heures. « Avec Brieuc, on s’est un peu fait avoir sur le bord de près entre Petite Barge et Rochebonne. Il faisait nuit et il y avait énormément de grains. Ce n’était pas facile et on a mal calculé les courants. On s’est battu pour remonter ensuite puis une dorsale a rebattu les cartes à la fin, avec des trous d’airs. Il y a vraiment eu de la grosse bagarre et c’était chouette. On remercie Will et Thomas qui nous ont offert ce podium », a ajouté le skipper de Sport dans la Ville – Time for the Planet. « C’est sûr que c’est frustrant pour nous d’avoir oublié la marque de La Voleuse alors qu’on était en tête. Il y a eu un petit quiproquo sur son emplacement mais on a malgré tout choisi d’arriver avec le sourire en gardant en tête le fait qu’on a vraiment fait une belle course », a raconté Thomas de Dinechin, 14e de la dernière Mini Transat, qui a, de fait, toujours joué aux avant-postes avant de devoir se « contenter » de la 5e place au classement général. « C’est une erreur qu’on ne fera plus, c’est sûr ! On veut retenir seulement le bon et ça a vraiment été une très belle course. Une course très engagée et très enrichissante à tous les niveaux ».

Ils ont dit :

Romain Van Enis Belge et Arno Machado (630 – James Caird), 2e en Proto : « On ne s’attendait pas à un résultat comme celui-là, surtout face à tant de bateaux dernière génération. On a bien poussé la machine au portant dans le vent fort. Tellement qu’on a eu une petite perte d’énergie sur la fin car c’était vraiment très engagé. Le bateau était sous l’eau en permanence. C’était complètement nouveau de naviguer dans ce type de conditions sur un bord aussi long mais ça s’est avéré hyper instructif pour la suite. Les derniers milles dans la pétole ? Cette saison, on a été bien habitué à ça. On a toujours eu des fins de courses compliquées ! On est contents car on a creusé un peu l’écart sur ceux de derrière en ayant bien préparé l’arrivée sur les Glénan. On a bien anticipé les manœuvres et nos choix de voiles ce qui nous a permis d’attaquer tout de suite contrairement à certains qui ont sans doute un peu plus hésité. On est super contents ».

Thaïs Le Cam et Julien Letissier (1068 – Frérots Sailing), 3e en Proto : « Première course du bateau et premier podium : forcément on est contents. On a pourtant commencé en pétant notre bout dehors au large de Trévignon, peu après le départ. On a fait tout le portant sous solent mais on ne s’en est vraiment pas mal sortis même si c’est vrai que c’était un peu frustrant de ne pas pouvoir envoyer plus de toile. On a malgré tout bien avoiné et on est bien remontés. On est content de ce qu’on a pu voir. Les conditions n’ont vraiment pas été faciles. Entre Petite Barge et Rochebonne, on a vu parfois de sacrés talus se lever devant nous ! Après, on est restés tanqués au près comme tout le monde et on en a profité pour faire une réparation de fortune de notre bout dehors avec un pare-battage ce qui nous a éviter de nous faire gratter à la fin. On n’a vraiment jamais rien lâché ! »

Thomas et Philippe André (929 – Frankiz), 2e en Série : « Avec mon père, on avait déjà participé à la course en 2018. On avait alors terminé 3e en ayant eu un petit coup de chance à la fin. En revenant cette année, on espérait faire mieux évidemment, mais on savait que ce ne serait pas évident avec une grosse meute de Maxi 6.50 fin prêts à en découdre dans des conditions musclées. Je dois avouer qu’on n’y croyait d’ailleurs pas trop ! On a eu un peu de réussite dans la pétole et en plus on a profité du fait de Kasinos Bretagne oublie une bouée. C’est ça aussi le jeu de la régate ! »

Lire la suite
45 lectures
0 commentaires

Solitaire. Le sacre de Tom Laperche et la célébration du podium

Solitaire. Le sacre de Tom Laperche et la célébration du podium

Le podium des skippers de la 53è édition de La Solitaire du Figaro a été célébré ce samedi à St-Nazaire. Tom Laperche, le skipper de la Région Bretagne – CMB Performance grand vainqueur de cette édition a été fêté comme il se doit.

Arrivé 9è de la première étape Nantes / Port-La-Forêt, Tom s’est battu pour combler son retard, un déficit au classement d’1 heure et 48 minutes. Troisième de l’étape courue entre Port-La-Forêt et Royan, le Trinitain s’impose, enfin, sur l’ultime confrontation ralliant Royan à Saint-Nazaire, une manche remportée avec panache. On notera la belle régularité du skipper qui, sur chaque étape, s’est hissé dans le trio tête sur les sprints intermédiaires s’adjugeant un total de 11 précieuses minutes de bonification de temps.

Guillaume Pirouelle (Région Normandie) monte sur la deuxième marche du podium. Pour sa première participation, Le normand signe une très belle victoire d’étape entre Port-La-Forêt et Royan et réalise un temps de course de 10 jours 21 heures 26 minutes 16 secondes. Avec cette deuxième place au général, Guillaume Pirouelle remporte brillamment le Classement Bénéteau des bizuths devant Basile Bourgnon (Edenred) 14è et Davy Beaudart (Nauty’Mor) 22è.

Enfin, la troisième place de ce podium revient à Achille Nebout (Amarris – Primeo Energie). Pour sa quatrième et dernière participation à La Solitaire du Figaro, Achille réalise ici sa plus belle performance avec un temps de course de 10 jours 22 heures 00 minutes 19 secondes.

Le Vivi Trophy revient au Suisse Nils Palmieri (Teamwork) 6è au général, qui devance pour ce classement du meilleur étranger, l’irlandais Tom Dolan (Smurfit Kappa – Kingspan) de 29 minutes et 55 secondes qui entrent tous les deux dans le Top 10 de ce classement général. Le britannique, Alan Roberts (SEACAT SERVICES), 22è au classement général, complète le podium de ce Vivi Trophy.

On notera également dans le TOP 10, l’entrée de deux femmes: Elodie Bonafous (Quéguiner – La Vie en Rose) 8è et Violette Dorange (DEVENIR) 10è, au classement général.

Passage de témoin
Lui a remporté La Solitaire du Figaro, ici même à Saint-Nazaire, l’an passé. Pierre Quiroga a suivi cette nouvelle édition avec beaucoup d’attention s’est empressé, mercredi soir, d’envoyer un texto de félicitations à celui qui lui succède au palmarès de cette course de légende:

“Je transmets ce trophée de vainqueur de La Solitaire du Figaro avec beaucoup de plaisir ; il a respecté son rang, je suis très heureux pour lui ; je suis très heureux, aussi, de le voir entrer dans la liste des vainqueurs de La Solitaire du Figaro et content d’être si bien entouré, sur ce prestigieux trophée, d’Armel Le Cléac’h et de Tom Laperche.”

Lire la suite
45 lectures
0 commentaires

Damien Guillou et son Rustler de retour aux Sables d'Olonne, PRB sort de l'eau, un nouveau départ prévu aujourd'hui, "Je vais repartir en course"

Le skipper PRB avait pris la décision mercredi de rentrer au port de départ de la Golden Globe Race pour réparer son problème de régulateur d’allure. Seul un retour dans la ville de départ est autorisé par l’avis de course. Accueilli par Vincent Riou et Jacques Fort de l’équipe technique, Damien Guillou a pu donner les premières explications et le Rustler a rapidement été sorti d’eau pour procéder aux réparations. Damien pourra alors repartir en course – avant la fermeture de ligne dimanche à 16h00 - dans des conditions météo qui lui seront favorables.

 


image

image

Seulement 48 heures après son superbe départ sur la Golden Globe Race, Damien Guillou a été confronté à un problème technique avec son régulateur d’allure. « J’étais au près en direction du Cap Finisterre dans environ 30 nœuds de vent avec une mer agitée. À un moment j’ai entendu quelque chose qui tapait, j’étais à l’intérieur, je suis sorti et là j’ai vu mon régulateur d’allure qui était en travers dans le tableau arrière. Un premier axe qui le maintenait a cédé, puis il y a tellement eu de jeu qu’un deuxième a fini par casser. Le régulateur ne tenait plus que par un point en haut qui a lui aussi fini par casser. J’ai alors dû remonter tout mon système à bord ce qui n’était pas simple de nuit dans ces conditions, surtout que ça pèse très lourd. Je me suis ensuite mis à la cape et j’ai essayé de me reposer pour prendre la meilleure décision. J’ai finalement choisi de rentrer pour réparer sans savoir si j’allais réussir à être dans les temps pour le faire... » a décrit le skipper en mettant pied à terre. Damien doit impérativement reprendre sa route dimanche avant 16h00 pour rester en course sur la Golden Globe Race. Et c’est donc ce qui se joue actuellement sur les quais sablais.

 
À 200 milles des Sables d’Olonne au moment de l’avarie, Damien a pris seul la décision de revenir vers les Sables d’Olonne puisque le règlement de la course ne l’autorise à aucun contact avec la terre hormis avec l’organisation. Il a alors barré sans relâche pendant plus de deux journées. En arrivant ce matin, le skipper PRB était avant tout soulagé de voir que Vincent Riou l’attendait pour lancer le travail. Rapidement sorti d’eau, le Rustler a ensuite été inspecté par Vincent épaulé de Jacques Fort. Les réparations ont pu démarrer dans la foulée et devraient pouvoir être effectuées dans les temps sans trop de difficulté. « Nous allons réinstaller le régulateur d’allure et recoller le support au-dessus qui le maintient au pont. Nous avons pris des vis d’un diamètre supérieur à celles qui ont cassé pour fixer les axes. Nous regardons aussi pour augmenter la fiabilité en ajoutant un autre axe. De cette façon, si le souci se reproduit, le régulateur sera alors tenu par quatre points ce qui est plus sécurisant pour Damien » explique Vincent Riou.

 
Alors qu’il a bien cru devoir abandonner son tour du monde, c’est une seconde chance qui s’offre à Damien de poursuivre l’aventure. Le skipper PRB envisage de repartir demain en fin d’après-midi. La météo lui semble favorable pour rallier le Cap Finisterre et revenir sur ses concurrents, « Je vais repartir en course, c’est l’essentiel ! Ils seront devant, c’est une autre histoire désormais, mais la route est encore longue. Je vais naviguer comme avant au mieux et si je peux en dépasser le plus possible, je le ferai ! »

 

Source : PRB

Lire la suite
26 lectures
0 commentaires

Des avancees pour la securite des marins en mer grace au retour d’experience de Kevin Escoffier, "ces radeaux embarqueront progressivement à bord des IMOCA"

 

L’IMOCA se mobilise au quotidien pour que la sécurité accompagne l’évolution de ces bateaux toujours plus exigeants. L’optimisation des équipements embarqués est un enjeu fort. C’est le cas notamment des radeaux de survie pour lesquels l’IMOCA a soumis à Plastimo, concepteur-fabricant ancré à Lorient, un cahier des charges élaboré avec Kevin Escoffier, skipper PRB victime d’un accident qui a marqué le dernier Vendée Globe. Cette étroite collaboration donne aujourd’hui naissance à un nouveau radeau de survie qui équipera, en avant-première, l’ensemble de la flotte IMOCA. C’est une avancée majeure pour la sécurité des marins.

 

image

Il s’agissait de mettre à profit l’expérience extrême vécue par Kevin Escoffier en plein océan Indien lors du Vendée Globe 2020-21. Un postulat s’est imposé : en cas de problème grave, les chances de survie proviennent surtout des autres concurrents. 

Ainsi, l’accent a été mis sur :

- Le repérage avec l’ajout d’une balise AIS (Automatic Identification System)
- La communication de proximité avec l’ajout d’une radio VHF
- La visibilité avec l’ajout de deux panneaux de bandes radarisables de 70x30 cm

A l’intérieur du radeau, une balise AIS et une VHF ont donc été ajoutées au ‘pack emergency’ +24H, comprenant rations de survie, eau potable, combinaisons SOLAS (Safety Of Life At Sea) et signaux pyrotechniques.

 

Des modifications de conception ont aussi été apportées, comme le décalage du point d’attache de l’ancre flottante afin de limiter les entrées d’eau et l’identification (sans erreur possible) du bout à couper pour se libérer du bateau.
 
Ce radeau spécifique (capacité 4 personnes) est disponible en deux versions : container pour le pont et sac pour l’intérieur du bateau. La version en sac est conditionnée de façon à permettre le passage par la trappe de survie, en cas de retournement du bateau. Selon les courses, l’un et/ou l’autre sont requis.

 

Antoine Mermod, Président de l’IMOCA

« Il était essentiel que nous puissions tirer les enseignements de ce qui est arrivé à Kevin afin de déterminer les améliorations à apporter à nos équipements de sécurité. Nous avons trouvé une oreille attentive chez Plastimo qui accompagne les marins depuis toujours avec une réelle relation de proximité. Plastimo a su proposer les solutions techniques adaptées aux recommandations de Kevin. Désormais, ces radeaux qui sont disponibles pour tous les marins professionnels embarqueront progressivement à bord des IMOCA avec pour objectif d’avoir 100% de la flotte équipée au départ du Vendée Globe 2024-25 afin que notre standard de sécurité soit au plus haut. »

 Source : IMOCA

Lire la suite
23 lectures
0 commentaires

SailGP. Début des courses à St-Tropez, les Français attendus

SailGP. Début des courses à St-Tropez, les Français attendus

Saint-Tropez accueille pour la deuxième fois le circuit SailGP où l’équipe française emmenée par Quentin Delapierre qui barre désormais le bateau français entend bien poursuivre dans la bonne dynamique des précédents grands prix.

Ce vendredi, les F50 ont enflammé le plan d’eau ce vendredi pendant les manches d’entraînement, poussés par un puissant carburant typiquement méditerranéen : le Mistral. Dans ce tour de chauffe à haute teneur en adrénaline, les équipages ont tous franchi la barre des 50 nœuds. Et il faut s’attendre au même type de spectacle demain samedi pour le lancement des trois premières courses du Range Rover France Sail Grand Prix – Saint Tropez.

« Je crois que c’est la plus belle navigation de ma vie ! » lance la stratégiste Manon Audinet, dans un sourire qui en dit long sur les sensations ressenties cet après-midi. « C’était dingo ! Un peu stressant au début avant d’y aller quand on voyait la mer moutonner. Mais ensuite, c’était génial. Tout le monde était au taquet sur le parcours, c’était dingue. »

Petite aile, petit foc, petits safrans, petits foils… Depuis l’acte des Bermudes, mi-mai, les équipes n’avaient plus navigué dans cette configuration, signe en général que le vent est soutenu. Dans 18/25 nœuds de Mistral, les appendices ont sifflé, les wincheurs craché leurs poumons, et les pilotes retenu leur souffle pendant les bords de reaching impressionnants où les grands catamarans ont tous atteint de très hautes vitesses.

Tout le jeu consistait à trouver le bon équilibre entre offensive et préservation du bateau comme des hommes. C’est exactement ce que les Français ont fait : après avoir remporté la première manche, ils choisissent de rentrer à la base suite à une petite sortie de route dans la seconde. « On est content d’avoir ramené le bateau en un seul morceau, confirme Kévin Peponnet, le régleur d’aile. On a eu un petit souci sur un élévateur, mais rien de bien méchant. En tout cas c’était sport ! C’est la première fois qu’on passe une bonne partie de la course à plus de 80 km/h ».

Le quart d’heure américain d’Amélie Riou

Le F50 à la bannière étoilée remporte finalement cette répétition générale ventée avec, à leur côté, une invitée spéciale. Blessée hier à la cheville, leur stratégiste titulaire a dû déclarer forfait. Et c’est Amélie Riou qui a été appelée pour la remplacer – sans mauvais jeu de mots – au pied levé. À Saint-Tropez, la Française murmurera donc à l’oreille de James Spithill !

Demain, samedi, les choses sérieuses commencent dès 14h30 entre les neuf équipes internationales. Réunis ce matin en conférence de presse, tous les skippers se sont accordés sur un point : l’homogénéité du niveau général de la flotte qui rend incertain tout pronostic sur les bords de la Riviera.

Quels que soient les gagnants et les perdants de demain, le show devrait être grandiose devant la cité corsaire.

Cédric Heymans, ancien international de rugby et consultant Canal+ était à bord du bateau français aujourd’hui : « La première chose que je me suis dite, c’est que j’avais eu raison de descendre à Saint-Tropez pour vivre une expérience pareille ! Être à 100km/h avec d’autres bateaux autour, c’est assez incroyable. J’ai même eu un moment d’émotion, j’ai regardé autour de moi et j’ai réalisé la chance que j’avais d’être là ! Quentin Delapierre a assuré en maestro. Et il y a aussi ce travail collectif qui est propre à tout sport co’. Le pilote est autant au service des autres que les autres au service du pilote. Quand ça fonctionne, on appelle cela une équipe. Et j’ai l’impression que c’est fluide chez eux, qu’ils sont sur cette voie. »

Les Anglais endeuillés

Ce vendredi matin, les 4 équipes du Commonwealth ont observé 3 minutes de silence et, lors de la conférence de presse des skippers, Ben Ainslie, brassard noir sur la manche, a rendu hommage à Sa Majesté la Reine Elisabeth II.
Victime d’une avarie sur le pod (la partie sur laquelle repose d’aile du bateau) suite aux navigations de jeudi, les Britanniques n’ont pu participer aux régates d’entraînement. L’équipage a néanmoins eu la possibilité de tirer quelques bords auparavant à bord du F50 américain.

Lire la suite
23 lectures
0 commentaires

Parrains officiels

Partenaires officiels

Equipementiers officiels

Fournisseurs officiels

Connexion visiteur

Plan du site

sitemaps

Suivez-nous

camera social 1 socialsocial media youtubenewsletter

Mentions légales

document

Devenez partenaire

business

Contact

communication

logo AGP Course au large

aboutsailing

previsions