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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Arrivée de Clément Giraud ce mardi après 99 jours de course pour son premier Vendée Globe, rendez-vous dans le chenal à 16h45

 

Ce mardi 16 février à 10 heures 28 minutes et 31 secondes (heure française), Clément Giraud a franchi la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne après 99 jours, 20 heures, 08 minutes et 31 secondes de course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Son temps de course le place à la 21e place. Le skipper de Compagnie du Lit/Jiliti avait pour ambition de prendre du plaisir sur ce Vendée Globe, qu’il disputait pour la première fois. Son bonheur partagé à chacun de ces 99 jours en mer témoigne d’un objectif largement atteint.

 

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Crédit : JM Liot


Poussé par 15 nœuds de vent de sud sur une mer formée avec des creux de plus de 2 mètres, Clément Giraud a franchi la ligne d’arrivée devant les Sables d’Olonne. Le marin, immense sourire aux lèvres, est fier d’avoir réussi son objectif caché qui était de boucler la boucle en moins de 100 jours. Il fera son entrée dans le chenal cet après-midi, à 16h45.

 

LES STATISTIQUES DE CLÉMENT GIRAUD / COMPAGNIE DU LIT - JILITI 
Il a parcouru les 24 365 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 10,17 nœuds. Distance réellement parcourue sur l’eau : 28 137 milles à 11,74 nœuds de moyenne.

 
LES GRANDS PASSAGES 
Equateur (aller) 28e le 26/11/2020 à 01h58 UTC après 17j 12h 38min de course, 7j 12h 39min après Alex Thomson (HUGO BOSS)

 
Cap de Bonne-Espérance 24e le 11/12/2020 à 15h59 UTC après 33j 02h 39min de course, 10j 16h 48min après Charlie Dalin (APIVIA)

 
Cap Leeuwin 24e le 26/12/2020 à 12h08 UTC après 47j 22h 48min de course, 13j 00h 42min après Charlie Dalin (APIVIA)

 
Cap Horn 23e le 17/01/2021 à 11h54 UTC après 69j 22h 34min de course, 14j 22h 11min après Yannick Bestaven (Maître CoQ IV)

 
Équateur (retour) 22e 02/02/2021 à 05h52 UTC après 85j 16h 32min de course, 16j 10h 40min après Louis Burton (Bureau Vallée 2)

 
Son bateau Architecte : 

Farr Yacht Design 

Chantier : JMV Industries 

Mise à l'eau : 2006

Source : OConnection

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Repos du guerrier pour Apivia, l'IMOCA de Charlie Dalin se refait une santé à Concarneau - Images

Les mots de Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe : "Les planètes se sont alignées"

Ce jeudi matin, le trophée du Vendée Globe sur la table, Yannick Bestaven est revenu sur son épopée. “ Merci pour l’accueil ! Elle est ex...

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En mer, vive la solidarité !

En ce 99e jour de course, ils sont encore 7 skippers dans l’Atlantique Nord à faire route vers Les Sables d’Olonne : 5 encore en course et 2 à boucler la boucle après leurs abandons (Sam Davies et Isabelle Joschke). Le Vendée Globe est certes une régate planétaire qui pousse les skippers au-delà de leurs limites, mais demeure avant tout une aventure humaine où des liens forts se créent sur le chemin. Et compte tenu des conditions météo musclées qui s’annoncent au niveau de l’archipel des Açores et du golfe de Gascogne, un vent de solidarité souffle à bord des derniers IMOCA encore en mer.

Moins de 100 jours, c’est l’objectif que s’était fixé Clément Giraud sans le crier sur les toits. Et ce matin à moins de 24 h de son arrivée, le skipper de Compagnie du Lit -Jiliti a dévoilé son secret : « Aujourd’hui je vais vous révéler mon objectif caché que j’ai depuis le début. C’était de boucler le tour sous la barre des 100 jours et c’est encore possible. Je vais tout donner ! » Clément, dans le nord du cap Finisterre, a rencontré des conditions dantesques ces dernières heures avec une mer énorme et confie avoir vécu « les deux jours les plus intenses du Vendée Globe ». En excellent surfeur, le natif de Schœlcher en Martinique prévenait au bout de fil que c’était le moment de filer à Nazaré pour ceux qui le pouvaient ! Clément, lui, a quand même une boucle à finir et une ligne d’arrivée à franchir : ce sera sans doute demain avant 10 h, auquel cas il aura effectivement mis moins de 100 jours. À entendre le sourire dans sa voix, le skipper de 38 ans vit son Vendée Globe comme l’itinéraire d’un enfant gâté, son film préféré…

Ari, Alexia, Sam, Isabelle, Miranda, et Manu : les soutiens d’abord

Des femmes et des hommes au grand cœur ! Isabelle Joschke et Sam Davies naviguent dans une zone moins ventée avant d’attaquer le reste du parcours dans des conditions beaucoup plus toniques. Les deux femmes, qui ont abandonné la course, poursuivent l’aventure sur des bateaux blessés et se soutiennent : « Depuis que nous sommes reparties, l’idée est de prendre soin l’une de l’autre, car personne n’est à l’abri de quoique ce soit ! J’attends de voir comment ça va évoluer pour elle quand le gros vent va revenir et j’adapterai mon allure en fonction de ça. » Des coups de fil journaliers entre les deux navigatrices et un rendez-vous chaque vendredi entre Sam et Miranda. La skipper d’Initiatives-Cœur confie appeler toute la flotte pour prendre régulièrement des nouvelles : « Je reste aussi toujours en contact avec Alexia (Barrier), Ari (Huusela) et Manu (Cousin) aussi. Je parle beaucoup avec tous les gens encore sur l’eau. C’est super sympa d’avoir toute cette solidarité entre les marins du Vendée Globe. C’est bien de sentir qu’on n’est pas seul. » Le Finlandais Ari Huusela qui ferme la marche vit des heures difficiles dans des alizés de nord-est puissants et instables et une mer casse-bateau : « C’est dur, ça tape, c’est violent, j’ai hâte de retrouver la terre ferme » confie-t-il ce jour dans une vidéo envoyée du bord. Alors oui, plus que jamais, tandis que 20 camarades de jeu sont arrivés, la solidarité permet de tenir sur la longue route vers Les Sables d’Olonne…

Les prochaines ETA (heures estimées d’arrivée)

Mardi 16 février entre 06h00 et 10h00
– Clément GIRAUD (Compagnie du Lit / Jiliti) Mercredi 17 février entre 17h et 23h
– Miranda MERRON (Campagne de France) Vendredi 19 février
– Manu COUSIN (Groupe SETIN) Lundi 22 – mardi 23 février
– Sam DAVIES (Initiatives-Coeur, hors course)
– Isabelle JOSCHKE (MACSF, hors course) Vendredi 26 février
– Alexia BARRIER (TSE – 4myplanet) Samedi 27 février – Dimanche 28 février
– Ari HUUSELA (STARK)

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La Swiss Foiling Academy victorieuse aux SUI Sailing Awards 2019-2020

Décernés par Swiss Sailing, la Fédération faîtière des sports véliques en Suisse, les Swiss Sailing Awards récompensent pour la septième fois en 2021 les meilleurs performances et projets de la voile Suisse dans cinq catégories, comprenant chacune trois nominés. Basés sur le vote de 4’500 passionnés de sports véliques en Suisse et sur celui d’un Jury de Swiss Sailing,les résultats ont été annoncés samedi 13 février dans la soirée.

Nominée dans la catégorie « Sailing Project of the Year », la Swiss Foiling Academy remporte la plus haute distinction dans sa catégorie, en hommage au travail accompli depuis 2018 et particulièrement en 2019-2020 pour promouvoir et rendre accessible la voile sur plateformes à foils à des jeunes navigatrices et navigateurs en Suisse, en leur proposant une formation pour devenir semi- ou professionnels de la voile à foils. De huit participants en 2019, le nombre de jeunes talents inscrits à cette association à but non lucratif est passé à plus de vingt, malgré la situation exceptionnelle induite par le Covid-19.

Réactions de Julien Monnier et Loïc Forestier, respectivement Team Leader et responsable sport et formation de l’académie.

Loïc Forestier :

« Pour nous, cet Award est une belle reconnaissance du temps et de l’énergie que nous avons investis dans ce projet pour permettre à des jeunes de découvrir ce domaine très pointu. L’accès à ce sport qui nécessite d’important budgets n’est pas évident. Nous avons nous-même eu la chance et l’opportunité d’y accéder il y a plusieurs années et créer des opportunités pour des jeunes talentueux et passionnés, mais qui n’ont pas forcément les moyens d’y accéder autrement nous tient particulièrement à cœur ! Ce travail de démocratisation d’un sport souvent assimilé à une certaine élite est essentiel pour nous. Non seulement pour faire monter des jeunes à bord, mais aussi pour amener plus de filles dans notre sport. »

Julien Monnier :

« Cette reconnaissance confirme le sens de notre projet auprès de la communauté vélique en Suisse, mais désormais aussi à l’étranger. Les jeunes qui naviguent sous la bannière de la Swiss Foiling Academy sont fiers de porter nos couleurs, ce qui nous ravi plus que tout ! En à peine trois ans, le travail qui a pu être accompli pour rassembler une bonne vingtaine de jeunes très actifs – et de plus en plus jeunes d’ailleurs, mais également pour trouver des soutiens essentiels au projet est aujourd’hui reconnue officiellement par cet distinction. Nous en remercions chaleureusement les votants du public, le Jury et la fédération Swiss Sailing. Nous espérons aussi que cette reconnaissance contribuera à amener à nous de nouveaux participants et des nouveaux soutiens dont nous avons besoin.»

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Un hiver sans trêve

Malgré le contexte sanitaire, le Centre d‘Entraînement Méditerranée ne connait pas la crise. Depuis décembre, les entraînements en Nacra17, Nacra 15 et Kitefoil n’ont jamais cessé. Un hiver sans trêve pour les athlètes du Pôle France Jeune / Pôle Espoir qui se préparent aux grands rendez-vous internationaux de l’année.

Pendant que Quentin Delapierre et Manon Audinet – les sélectionnés en Nacra17 pour les J.O de Tokyo -, s’entraînent à Lanzarote (Canaries), où de nombreuses équipes olympiques européennes se sont donné rendez-vous ces derniers mois pour compenser le manque de confrontation en compétition, La Grande Motte est restée le centre d’attraction pour les jeunes athlètes du CEM.

La flamme, pas la flemme

Les quatre tandems du Pôle France Jeune Nacra17 * ont passé énormément de temps sur l’eau : plus de 60 jours de navigation depuis début décembre. « On avait la volonté de rester à fond, de garder tout le monde en haleine même si on a peu de visibilité sur les compétitions cette année » reconnaît leur entraîneur Hugues Puimatto. Il faut rester concentré et conserver de la motivation pour les deux principaux objectifs de la saison : le Championnat du Monde Jeune en juillet en Pologne et le Championnat du Monde Senior en novembre à Oman. Pas toujours évident de garder la flamme avec les compétitions du printemps annulées ou reportées. Mais la dynamique qui règne au sein de ce collectif et le boulot du coach permettent de maintenir tout le monde à flot. « Il y a une volonté de travailler fort dans ce groupe qui prend de la maturité à mesure qu’il prend conscience de ce qui l’attend sur une préparation olympique » poursuit Hugues. D’autres briques ont d’ailleurs été ajoutées à leur préparation en plus des navigations et de la prépa physique qui s’est intensifiée : nutrition et prépa mentale.

La problématique est la même en kitefoil, série olympique en relais mixte pour les J.O de 2024 : maintenir un haut niveau d’implication et une progression régulière malgré l’incertitude concernant les régates ce printemps. Les stages Elles de Kite, réservés aux filles, ont été remplacés par des regroupements mixtes Equipe de France Jeune. La semaine dernière, ils/elles étaient sept à déployer leurs ailes devant les pyramides, dans la tramontane ou sous la pluie : Alexia Fancelli, Poema Newland, Heloïse Pegourié, Anaïs Desjardins, Jessie Kampman, Thomas Lombardo et Anthony Picard.
« Le groupe s’unifie avec une prise de conscience des besoins en entrainement face à une concurrence internationale de plus en plus forte » note leur entraîneur Antoine Weiss. L’objectif est donc essentiellement d’augmenter le volume de navigation par rapport à ce dont ils ont l’habitude.

Nacra15 : stage national et Championnat du Monde à La Grande Motte

De son côté, le Pôle Espoir Nacra15 – catamaran de sport mixte – a fait le plein cet hiver. Sous l’impulsion de l’entraîneur du CEM Nicolas Jégou, des équipes suisses et belges sont venues s’entraîner aux côtés des frenchies. Quatre stages ont eu lieu depuis début janvier réunissant jusqu’à 12 bateaux sur l’eau. « Il n’y a pas un endroit au monde cet hiver où l’on a vu autant de Nacra15 naviguer ensemble » explique Loïc Forestier, entraîneur d’un des groupes helvètes. « On est venu ici chercher les bonnes conditions de navigation pour créer une synergie permettant à tout le monde de combler ses lacunes » poursuit-il. « Cette année, précise Nicolas Jégou, l’objectif est vraiment de maintenir la permanence d’entraînement et les regroupements nationaux ou internationaux afin de préparer au mieux les grands rendez-vous de la saison ».
Du 20 au 26 février, le premier stage national Nacra15 de l’année aura lieu au CEM. Une quinzaine d’équipages venus de Méditerranée et d’Atlantique sont attendus pour cette semaine d’entraînement groupé qui alliera préparation technique (mesure du matériel, conduite), tests physiques et régates en flotte quotidiennes.

Et pour la première fois, le Championnat du Monde Nacra15 aura lieu à domicile. Organisée par le Yacht Club de La Grande Motte, l’épreuve réunira l’élite internationale de la série du 27 octobre au 5 novembre.

*Pôle France Nacra 17

Tim Mourniac/Noa Ancian
Enzo Balanger/Roxane Dubois
Margaux Billy/ Léo Maurin
Titouan Pétard/Lou Berthomieu
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Quentin Delapierre/Manon Audinet, Equipe de France, sélectionnés aux JO de Tokyo

Les grandes compétitions 2021 par série

Nacra 17

17 – 24 avril, Régate internationale Hyères, France
5-11 juillet, Championnat du Monde Jeune, Gdynia, Pologne
16-20 novembre, Championnat du Monde Senior, Oman

Nacra 15

23-28 avril, National, Aix Les Bains
26 juin – 4 juillet, Championnat d’Europe, Silvaplana, Suisse
14-20 août, Championnat de France, Martigues
27 octobre – 5 novembre, Championnat du Monde, La Grande Motte

Kitefoil / Formula Kite

18 – 24 mai, Championnat d’Europe individuel, Maguelonne, France
10 – 16 septembre, Championnat du Monde individuel, Weifang Binhai, Chine (à confirmer)
27 sept – 03 octobre, Championnat d’Europe mixte, Nafpaktos, Grèce
11 – 17 octobre, Championnat du Monde mixte, Torregrande, Italie

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Comment s’organisent les tournées médiatiques post Vendée Globe

Les arrivées du Vendée Globe sont en général immédiatement suivies par une tournée médiatique des skippers. Tip & Shaft s’est intéressé à la manière dont était organisé ce « service après-vente ».

Arrivé le 28 janvier aux Sables d’Olonne, Yannick Bestaven n’a retrouvé son domicile rochelais qu’une semaine plus tard. Et pour cause, le vainqueur du Vendée Globe a vécu un autre marathon, médiatique, organisé par son attachée de presse, Caroline Muller : « Il y a d’abord le tourbillon le matin de l’arrivée : Yannick a dû répondre à toutes les matinales en une heure ! raconte-t-elle. Toute la journée et le lendemain ont été sur le même rythme, nous sommes ensuite partis à Paris du samedi au mercredi. »

Paris et l’inévitable tournée médiatique, à laquelle se sont également pliés Charlie Dalin, Louis Burton, Jean Le Cam, Damien Seguin, puis, plus tard, Clarisse Crémer et Jérémie Beyou. « Quand ton skipper est premier, il faut bien s’organiser parce que tout le monde le veut tout de suite, raconte Anne Millet, qui dirige l’agence de communication SIAC. Les incontournables sont les grandes télés et les radios, mais aussi les émissions type Quotidien sur TMC, C à Vous sur France 5. Mais le Graal, c’est le JT de 20h !« 

Phénomène nouveau cette année, la demande ne s’est pas limitée au vainqueur. Caroline Muller l’explique par un finish très serré : « Les médias présents aux Sables pour les premiers ont pu assister à huit arrivées en moins de 24 heures ! C’est du jamais vu, ils se sont donc intéressés à plusieurs skippers, alors que d’habitude, ils se cantonnent au vainqueur, voire au deuxième s’il est proche. »

Des émissions à éviter
Y a-t-il des médias à éviter ? Une communicante nous confie, en off : « On déconseille des émissions comme celles d’Hanouna (Touche pas à mon poste ! sur C8) ou de Ruquier (On est en direct sur France 2), il ne faut pas que ce soit trop casse-gueule ou polémique, on l’a vu avec Yannick Bestaven chez Ruquier. » Le skipper de Maître CoQ a en effet été emmené sur le terrain de l’élevage intensif. « Il a été un peu surpris, parce qu’il était là pour parler de l’exploit qu’il venait de réaliser, maintenant, un journaliste a le droit de poser les questions qu’il souhaite », relativise Caroline Muller.Si les demandes entrantes sont nombreuses pour les premiers, les attaché-e-s de presse cherchent également à placer leur protégé. « Pour Charlie, j’ai fait des relances vers des médias que je voulais absolument toucher lors de la tournée à Paris, explique Marie-Astrid Parendeau, qui s’occupe des relations presse de Charlie Dalin. J’avais ciblé C à Vous et Le Figaro Magazine, dans lequel nous avons eu six pages. »

Les sponsors sont-ils systématiquement consultés ? « Non, je ne fonctionne pas comme ça avec Apivia, poursuit cette dernière. On travaille ensemble à l’année, donc avec le temps, je sais les médias qu’ils aimeraient décrocher. » Chez Banque Populaire, on reconnaît davantage intervenir : « On travaille les relations presse d’une façon vraiment stratégique avec l’objectif de répondre aux enjeux et au discours de la marque », confirme Benjamin Maître, responsable sponsoring et mécénat.

En l’occurrence pour Clarisse Crémer, le choix a été fait de « plus miser sur des médias de qualité où elle allait avoir le temps de s’exprimer ». La skipper de Banque Populaire est notamment passée par Le Téléphone Sonne sur France Inter, Stade 2, 28 Minutes sur Arte, C Politique sur France 5. « Ça touche une cible assez grand public et c’est important pour Banque Populaire« , précise Delphine Gallais, en charge de ses relations presse.

Jean Le Cam et Kevin Escoffier omniprésents
Cette tournée parisienne, Tanguy Blondel, qui s’occupe de Thomas Ruyant (6e) et de Maxime Sorel (10e), l’a réduite à son strict minimum cette année. « On a voulu rester à notre place, j’ai plutôt conseillé à mes clients de ne pas en rajouter ; laissons la place aux vainqueurs et à la star médiatique du Vendée Globe, Jean Le Cam. »Un Jean Le Cam, qui, avec Kevin Escoffier, a été omniprésent dans les médias. Au point d’interroger certains professionnels : « Certes, les gens s’attachent plus aux histoires comme celle du sauvetage de Kevin qu’aux résultats, mais, là, il écrase le vainqueur« , indique un observateur. Même réflexion à propos du skipper de PRB, dont le sauvetage a fait l’objet d’un film diffusé sur Canal + quelques jours après l’arrivée du vainqueur, très partagé sur les réseaux sociaux : « Kevin doit faire attention à ne pas devenir uniquement le type qui a cassé son bateau en deux, comme Bertrand de Broc a été celui qui s’est recousu la langue. »

Interrogée sur le cas Jean Le Cam, Laurence Caraës, qui gère ses relations presse, se défend de toute « sur-communication » : « Jean n’a rien demandé, mais c’est vrai que les sollicitations ont été exponentielles. C’est bien sûr lié au sauvetage de Kevin, mais aussi au fait qu’à chaque fois qu’il s’est exprimé, il a très peu parlé de sport, son discours a plu au grand public, c’est sa nature. »

Des retombées qui valent le coup
En charge des relations presse de Kevin Escoffier, Fabienne Morin réfute également toute stratégie : « Il y avait une vraie volonté de sa part d’être aux arrivées, a minima de ceux qui avaient participé à son secours, pour les remercier. L’intensité du regard de Yannick et Kevin, ce n’est pas de la communication, c’est spontané. Et comme il était sur place, il a forcément eu des sollicitations. Quant au film, il était à l’origine destiné à l’interne. Il se trouve que Canal + nous a approchés pour faire un sujet similaire, comme nous étions déjà bien avancés, nous leur avons proposé de le diffuser. »Caroline Muller, attachée de presse du vainqueur, se montre d’ailleurs bonne joueuse : « Un Vendée Globe, c’est plein d’histoires différentes, c’est très bien qu’on n’en parle pas uniquement avec le prisme du vainqueur. Ça sert les sponsors, le public et la course au large, tout le monde est gagnant. »

Les sponsors en particulier, comme le confie Benjamin Maître : « Il y a quatre ans, sur les 55 millions d’euros de retombées médiatiques calculés par Kantar, un quart avait été réalisé autour de la victoire d’Armel (Le Cléac’h) et dans les semaines qui avaient suivi. » Cela vaut bien un marathon médiatique de quelques jours…

Photo : Olivier Blanchet / Alea

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Les IMOCA du Vendée Globe de retour dans leur port d'attache et déjà au chaud en chantier - Images

LinkedOut, Malizia, Charal, les IMOCA du Vendée Globe sont de retour à Lorient. Après un Tour du Monde et 80 jours en mer, les bateaux sont désormais au chaud dans leur chantier. Images.

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Crédit : Cité de La Voile 
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Crédit : Th Ruyant



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ScanVoile
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Conditions météo musclées et instables dans les alizés de nord-est et aux Açores sur le Vendée Globe, "Ca tape, c’est violent !"

En ce 99e jour de course, ils sont encore 7 skippers dans l’Atlantique Nord à faire route vers Les Sables-d’Olonne : 5 encore en course et 2 à boucler la boucle après leurs abandons (Sam Davies et Isabelle Joschke). Compte tenu des conditions météo musclées qui s’annoncent au niveau de l’archipel des Açores et du golfe de Gascogne, un vent de solidarité souffle à bord des derniers IMOCA encore mer.

 

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Crédit : M Cousin



Clément Giraud : "Je vais tout donner !"

Moins de 100 jours, c’est l’objectif que s’était fixé Clément Giraud sans le crier sur les toits. Et ce matin à moins de 24 h de son arrivée, le skipper de Compagnie-Jiliti a dévoilé son secret : « Aujourd’hui je vais vous révéler mon objectif caché que j’ai depuis le début. C’était de boucler le tour sous la barre des 100 jours et c’est encore possible. Je vais tout donner ! » Dans le nord du Cap Finisterre, le skipper a rencontré des conditions dantesques ces dernières heures avec une mer énorme et confie avoir vécu « les deux jours les plus intenses du Vendée Globe ». En excellent surfeur, le natif de Schœlcher en Martinique prévenait au bout de fil que c’était le moment de filer à Nazaré pour ceux qui le pouvaient ! Clément, lui, a quand même une boucle à finir et une ligne d’arrivée à franchir : ce sera sans doute demain avant 10 h, auquel cas il aura effectivement mis moins de 100 jours. À entendre le sourire dans sa voix, le skipper de 38 ans vit son Vendée Globe comme l’Itinéraire d’un enfant gâté, son film préféré…

 

Ari, Alexia, Sam, Isabelle, Miranda, et Manu : les soutiens d’abord 

Isabelle Joschke et Sam Davies naviguent dans une zone moins ventée avant d’attaquer le reste du parcours dans des conditions beaucoup plus toniques. Les deux femmes qui ont abandonné la course poursuivent l’aventure sur des bateaux blessés et se soutiennent : « Depuis que nous sommes reparties, l’idée est de prendre soin l’une de l’autre, car personne n’est à l’abri de quoique ce soit ! J’attends de voir comment ça va évoluer pour elle quand le gros vent va revenir et j’adapterai mon allure en fonction de ça. » 
Des coups de fil journaliers entre les deux navigatrices et un RDV chaque vendredi entre Sam et Miranda. La skipper d’Initiatives-Cœur confie appeler toute la flotte pour prendre régulièrement des nouvelles : « Je reste aussi toujours en contact avec Alexia (Barrier), Ari (Huusela) et Manu (Cousin) aussi. Je parle beaucoup avec tous les gens encore sur l’eau. C’est super sympa d’avoir toute cette solidarité entre les marins du Vendée Globe. C’est bien de sentir qu’on n’est pas seul. » Le Finlandais Ari Huusela qui ferme la marche vit des heures difficiles dans des alizés de nord-est puissants et instables et une mer casse-bateau : « C’est dur, ça tape, c’est violent, j’ai hâte de retrouver la terre ferme » confie-t-il ce jour dans une vidéo envoyée du bord. Alors oui, plus que jamais, tandis que 20 camarades de jeu sont arrivés, la solidarité permet de tenir sur la longue route vers Les Sables d’Olonne…

 

Les prochaines ETA (heures estimées d’arrivée) 
Mardi 16 février entre 06h00 et 10h00 

- Clément GIRAUD (Compagnie du Lit / Jiliti)

 
Mercredi 17 février entre 17h et 23h 

- Miranda MERRON (Campagne de France)

 
Vendredi 19 février 

- Manu COUSIN (Groupe SETIN)

 
Lundi 22 - Mardi 23 février 

- Sam DAVIES (Initiatives-Coeur, hors course) 

- Isabelle JOSCHKE (MACSF, hors course)

 
Vendredi 26 février 

- Alexia BARRIER (TSE - 4myplanet)

 
Samedi 27 février - Dimanche 28 février 

- Ari HUUSELA (STARK)

 
Source : OConnection 

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Sam Davies, hors course sur le Vendée Globe, "C’est super sympa d’avoir une copine à côté pour finir la route" - ITW

 

Sam Davies (Initiatives-Cœur), repartie de Cape Town hors course depuis le 14 décembre, revient sur les soucis qu'elle rencontre à bord de son IMOCA et sur cette fin de tour du monde encore incertaine.

 

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Crédit : S Davies

 

"On échange beaucoup" " Je suis au calme au milieu de cette sorte de dorsale. J’avance doucement car je n’ai plus de J2 ni d’étai principal, donc je n’ai plus que des petites voiles pour faire du près. 
Avec Isabelle (Joschke) on est toujours restée en contact et encore plus depuis qu’elle est repartie de Salvador de Bahia. Malheureusement avec la casse de mon étai, je vais être très ralentie à partir de maintenant. Je lui ai dit de ne pas m’attendre car ça risque d’être long (rires). On ne va pas rester collées car je ne tiens pas les vitesses normales, mais on va rester dans les mêmes zones de navigation ces prochains jours. On échange beaucoup sur les routages, nos sentiments, les conditions, nos bateaux. C’est super sympa d’avoir une copine à côté pour finir la route. Je pense qu’elle va arriver quelques jours avant moi. 
Avec Miranda (Merron) on s’appelle tous les vendredis, même un peu plus car nous sommes très proches toutes les deux. On a fait notre premier tour du monde ensemble en 1998 et on a continué à naviguer ensemble par la suite. Je reste aussi toujours en contact avec Alexia (Barrier), Ari (Huusela) et Manu (Cousin) aussi. Je parle beaucoup avec tous les gens encore sur l’eau. C’est super sympa d’avoir toute cette solidarité entre les marins du Vendée Globe. C’est bien de sentir qu’on n’est pas seul."Finir au portant"Je regardais les conditions jusqu’à l’arrivée ce matin et ce n’est pas simple car il y a une dépression qui s’installe. Je vais essayer de finir au portant, mais il y a des systèmes pas classiques qui vont se former dans 4-5 jours et je ne sais pas encore comment je vais arriver en France ! Je vois déjà pour traverser cette zone sans vent et j’espère que les prévisions vont s’éclaircir ensuite. J’espère ne pas avoir trop de vent. "
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Amélie Riou, Pauline Courtois,... les féminines en lice pour intégrer le SailGP aux côtés de Billy Besson - Vidéo

Les mots de Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe : "Les planètes se sont alignées"

Ce jeudi matin, le trophée du Vendée Globe sur la table, Yannick Bestaven est revenu sur son épopée. “ Merci pour l’accueil ! Elle est ex...

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Ian Lipinski et le Class40 Crédit Mutuel parés pour la saison, "Nous nous sommes tous investis pour améliorer le bateau"

 

Mis à l'eau la semaine dernière, Crédit Mutuel est paré pour sa nouvelle saison. Ian Lipinski et son équipe ont mené de grandes opérations pour apporter toujours plus de vitesse et de fiabilité au Class40 Crédit Mutuel. 

 

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Crédit : Credit Mutuel


Un bateau allégé

Depuis près de trois mois, Ian Lipinski et son équipe travaillent d’arrache-pied sur le Class40 Crédit Mutuel : « Nous nous sommes tous investis pour améliorer le bateau. À présent, nous cochons toutes les cases pour un nouveau départ ! ».

 
Le bateau a été allégé, des ballasts ont été reculés et l’équipe a ajouté des volumes d’insubmersibilité. « Alléger prend du temps, parce qu’on ne peut pas jouer sur beaucoup de paramètres, précise Ian. Mais nous voulions vraiment gagner du poids en préservant la philosophie originelle du bateau».

 
Le skipper lorientais a fait appel à Julien Morvan, expert des matériaux composites. Quant à la géométrie des ballasts, elle a été pilotée par l’architecte du Class40 Crédit Mutuel, David Raison. 

  

Gahinet, Beccaria et Pulvé des co-skippers de choix

Le skipper a choisi ses co-skippers pour 2021 où les courses en double seront majoritaires. Gwénolé Gahinet participera à la CIC Normandy Channel Race, au départ de Caen le 30 mai. Pour aller et revenir des Sables d’Olonne vers les Açores, Ambrogio Beccaria embarquera entre les 27 juin et 17 juillet. Et, pour la Transat Jacques Vabre, au départ du Havre le 7 novembre, ce sera au tour de Julien Pulvé de prendre place sur le Class40 Crédit Mutuel. 

« Ce sont de bons amis avec qui ça se passe bien, et aussi de sacrés marins. » précise Ian Lipinski. Il manque sûrement un rendez-vous en solo pour préparer la Route du Rhum 2022, mais il reste encore du temps pour que l’équipe invente une nouvelle fois son propre rendez-vous.

 

Le programme de la saison 2021 : 

- 13 mai : Armen Race 
- 30 mai : CIC Normandy Channel Race 
- 27 juin : Les Sables-Horta-Les Sables 
- 7 novembre : Transat Jacques Vabre

 
Source : E Villers

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Christian Dumard, invité d’Into The Wind #29

Into The Wind, le podcast de Tip & Shaft, est disponible ici :

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Into The Wind #29

Christian Dumard, le routeur passé par la coupe et passionné par l'Artique

Ecoutez les deux parties de l'épisode #29 ici :

Écoutez les deux parties de l'épisode #29 ici :

D’aussi loin qu’on le connaisse, Christian Dumard a toujours eu le chic pour expliquer simplement des choses compliquées. À 59 ans, le météorologue officiel du Vendée Globe – mais aussi d’un grand nombre d’épreuves, de la Mini-Transat à la Volvo Ocean Race – est spécialiste d’une discipline de niche : le routage océanique. Autrement dit, optimiser les trajectoires au large en fonction de nombreux paramètres, dont, bien sûr, la météo.

Comme nombre de ses confrères, il fut d’abord marin : une adolescence marquée par plusieurs années de voyage autour du monde, puis des études brillantes (ESCP, MBA) et, tout de suite, une passion pour les outils techniques de navigation, tout juste naissants.

À la vingtaine, Christian Dumard décroche le job de navigateur dans les équipages, enchaîne courses du Rorc et Tour de France, devient professionnel, intègre le Corum Sailing Team, équipe de légende à la charnière des années 1980-1990, embarque sur la Coupe de l’America avec Marc Pajot

Au milieu des années 1990, il pose sac à terre. Le navigateur devient un routeur recherché et un entrepreneur en série, créant notamment Sail Online, le premier média voile électronique – au total, il compte plus de 12 créations d’entreprises, la dernière autour du routage et de l’intelligence artificielle.

A l’approche de la soixantaine, une passion d’adolescence renaît, attisée par sa fille Clara : les glaces de l’Arctique et le passage du Nord-Ouest. Père et fille ont été jusqu’ici bloqués par les glaces et le Covid, mais, à l’écouter tout au long de cet épisode, on sent bien que ce n’est que partie remise.
 
Diffusé le 14 février 2021
Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand
Photo : Jean-Louis Carli / Alea
Première partie :

Into The Wind est produit par Tip & Shaft,
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Coup de frein sur l'America's Cup, Auckland en Nouvelle-Zélande se reconfine pour 72 heures

 

Suite à l'annonce par le gouvernement d'un confinement à Auckland, prévu pour 72 heures, le prochain jour de course de l’America’s Cup Event, prévu mercredi, a été reporté. Le village de l'événement ne sera pas ouvert au public pendant cette période. 

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Crédit : Studio Borlenghi


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Luna Rossa domine la Finale de la Prada Cup, INEOS Team UK doit impérativement redresser la barre

Avec déjà quatre victoires au tableau de bord, Luna Rossa Prada Pirelli revient du premier week-end de la finale de la PRADA Cup après avoir marqué son autorité. Pour INEOS TEAM UK, cela se complique ! Une première course serrée avec deux équipes affichant des duels parfaits de virements et de tactiques, a été suivie d'une course dans laquelle l'équipe britannique a commis une erreur avant le départ et s'est retrouvée à la poursuite des Italiens pour le reste de la course.

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Crédit : Studio Borlenghi


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par la rédaction

Source : Luna Rossa

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Didac Costa, 20e du Vendée Globe, le marin non professionnel a relevé une fois de plus un incroyable défi

 

Samedi 13 février à 20 heures 47 minutes et 03 secondes (heure française), Didac Costa a franchi la ligne d’arrivée des Sables-d’Olonne après 97 jours, 06 heures, 27 minutes et 03 secondes de course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. À 40 ans, le pompier de Barcelone boucle le Vendée Globe pour la deuxième fois consécutive sur un bateau de génération 2000, l’ancien Kingfisher d’Ellen Mac Arthur qui termina deuxième derrière Michel Desjoyeaux en 2000-2001. Pour ce marin non professionnel, le défi était immense tant le budget et le temps de préparation ont été comptés. Didac a relevé une fois de plus un incroyable défi et améliore son chrono de 2016 de 11 jours et 13 heures 23 (108 jours 19h 50 min).

  

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Crédit : JL Carli


Dans un début de nuit très frais, face à une dizaine de nœuds de vent de sud-est, mais porté par une houle de 2,5 mètres, Didac Costa a rallié l’arrivée au petit trot pour s’emparer de la 20e place, coupant la ligne 17j 02h 42min 17s après le vainqueur. L’Espagnol remontera le chenal des Sables-d’Olonne ce dimanche.

 

LA COURSE DE DIDAC COSTA 

« La chance sourit à ceux qui se sont préparés », tel était l’aphorisme choisi par Didac Costa à quelques mois du départ de la 9e édition du Vendée Globe. Il faut dire qu’en 2016, la course autour du monde du Catalan ne fut pas vraiment une partie de plaisir, mais une succession d’avaries sérieuses : 1 heure après le départ Didac avait dû faire demi-tour pour des problèmes électriques avant de repartir 4 jours après, un avant-goût d’une succession de sérieux soucis de pilote automatique ou de gréement.

 
Le 8 novembre, Didac est reparti avec le même bateau allégé et doté de nouvelles voiles, de nouveaux ballasts, d’un nouveau moteur. Il connaît désormais son IMOCA sur le bout des doigts et y passe tout son temps libre ; il manque certes encore de financement, mais il se sent prêt et bien décidé à régater. L’Espagnol prend alors rapidement le rythme de la course, paré à saisir la moindre opportunité, fait preuve de patience et de détermination. Aux Canaries, il bataille avec le groupe Boissières, Hare et Cousin. Les « quatre » doubleront l’équateur, certes 5 jours après les premiers, mais dans un mouchoir. Didac Costa est un skipper comblé : « Je suis heureux d'avoir passé l'équateur et d'être dans l'hémisphère Sud à me bagarrer. À l'extérieur, peu de choses ont changé, seule l'excitation intérieure grandit petit à petit (et aujourd'hui encore plus), c'est l'émotion d'atteindre les mers du sud ! ».

 
L’âme du régatier 11e de la Mini Transat 2011, 4e de la Barcelona World Race en 2015 avec Aleix Gelabert (course en double autour du monde), 14e du Vendée Globe 2016, Didac Costa aime la course au large… et Jean Le Cam. Pour la petite histoire, Didac n’a pas hésité une seconde à embarquer avec Jean pour convoyer Cheminées Poujoulat jusqu’en Bretagne après la victoire du duo Le Cam - Stamm sur le tour du monde en double en 2015. Didac a soif d’apprendre et démontre sur ce 9e Vendée Globe une belle capacité à naviguer proche des IMOCA plus récents. « Je suis beaucoup aux réglages et je constate à chaque fois que je gagne des demi-nœuds de vitesse. Cela fait plaisir ! », écrivait-il au passage du Leeuwin, non loin de Stéphane Le Diraison.

 
Gêné par des problèmes de girouette depuis le milieu de l’océan Indien, l’Espagnol ne peut plus faire entièrement confiance à son pilote automatique, mais il affronte sans broncher les grosses dépressions du Pacifique Sud qu’il raconte avec précision : « La mer était impressionnante : des montagnes grimpaient, et d'autres vagues arrivaient d'autres directions. Le vent soulevait l'eau des crêtes et mon One Planet One Ocean faisait ce qu'il pouvait ». 20e au Cap Horn, dans une météo qui se montre favorable aux foilers, Didac Costa sait qu’il est contraint d’assumer le poids des années de son IMOCA. « Cela sera difficile de se rapprocher des autres bateaux de devant mais, malgré tout, je suis motivé pour finir le plus vite possible et pouvoir descendre sous les 100 jours de mer. » C’est chose faite, et bien faite !

 
Source : OConnection

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Vendée Globe. Arrivée de Didac Costa, un 2e Vendée bouclé !

Vendée Globe. Arrivée de Didac Costa, un 2e Vendée bouclé !

Didac Costa a franchi la ligne d’arrivée des Sables-d’Olonne ce samedi 13 février à 20 heures 47 minutes et 03 secondes (heure française), après 97 jours, 06 heures, 27 minutes et 03 secondes de course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. À 40 ans, le pompier de Barcelone boucle le Vendée Globe pour la deuxième fois consécutive sur un bateau de génération 2000, l’ancien Kingfisher d’Ellen Mac Arthur qui termina deuxième derrière Michel Desjoyeaux en 2000-2001. Pour ce marin non professionnel, le défi était immense tant le budget et le temps de préparation ont été comptés. Didac a relevé une fois de plus un incroyable défi et améliore son chrono de 2016 de 11 jours et 13 heures 23 (108 jours 19h 50 min).

L’AMBIANCE
Dans un début de nuit très frais, face à une dizaine de nœuds de vent de sud-est, mais porté par une houle de 2,5 mètres, Didac Costa a rallié l’arrivée au petit trot pour s’emparer de la 20e place 17j 02h 42min 17s après le vainqueur. Il lui faudra attendre le cœur de la nuit pour embouquer le chenal des Sables-d’Olonne.

LA COURSE DE DIDAC COSTA
« La chance sourit à ceux qui se sont préparés », tel était l’aphorisme choisi par Didac Costa à quelques mois du départ de la 9e édition du Vendée Globe. Il faut dire qu’en 2016, la course autour du monde du Catalan ne fut pas vraiment une partie de plaisir, mais une succession d’avaries sérieuses : 1 heure après le départ Didac avait dû faire demi-tour pour des problèmes électriques avant de repartir 4 jours après, un avant-goût d’une succession de sérieux soucis de pilote automatique ou de gréement, pour des journées entières à bricoler tout au long de la grande boucle planétaire. 



Le 8 novembre, Didac est reparti avec le même bateau allégé et doté de nouvelles voiles, de nouveaux ballasts, d’un nouveau moteur. Il connaît désormais son IMOCA sur le bout des doigts et y passe tout son temps libre ; il manque certes encore de financement, mais il se sent prêt et bien décidé à régater. L’Espagnol prend alors rapidement le rythme de la course, paré à saisir la moindre opportunité, fait preuve de patience et de détermination. Aux Canaries, il bataille avec le groupe Boissières, Hare et Cousin. Les « quatre » doubleront l’équateur, certes 5 jours après les premiers, mais dans un mouchoir. Didac Costa est un skipper comblé : « Je suis heureux d’avoir passé l’équateur et d’être dans l’hémisphère Sud à me bagarrer. À l’extérieur, peu de choses ont changé, seule l’excitation intérieure grandit petit à petit (et aujourd’hui encore plus), c’est l’émotion d’atteindre les mers du sud ! ».

L’âme du régatier

11e de la Mini Transat 2011, 4e de la Barcelona World Race en 2015 avec Aleix Gelabert (course en double autour du monde), 14e du Vendée Globe 2016, Didac Costa aime la course au large… et Jean Le Cam. Pour la petite histoire, Didac n’a pas hésité une seconde à embarquer avec Jean pour convoyer Cheminées Poujoulat jusqu’en Bretagne après la victoire du duo Le Cam – Stamm sur le tour du monde en double en 2015. Didac a soif d’apprendre et démontre sur ce 9e Vendée Globe une belle capacité à naviguer proche des IMOCA plus récents. « Je suis beaucoup aux réglages et je constate à chaque fois que je gagne des demi-nœuds de vitesse. Cela fait plaisir ! », écrivait-il au passage du cap Leeuwin, non loin de Stéphane Le Diraison.

Gêné par des problèmes de girouette depuis le milieu de l’océan Indien, l’Espagnol ne peut plus faire entièrement confiance à son pilote automatique, mais il affronte sans broncher les grosses dépressions du Pacifique Sud qu’il raconte avec précision : « La mer était impressionnante : des montagnes grimpaient, et d’autres vagues arrivaient d’autres directions. Le vent soulevait l’eau des crêtes et mon One Planet One Ocean faisait ce qu’il pouvait ». 20e au cap Horn, dans une météo qui se montre favorable aux foilers, Didac Costa sait qu’il est contraint d’assumer le poids des années de son IMOCA. « Cela sera difficile de se rapprocher des autres bateaux de devant mais, malgré tout, je suis motivé pour finir le plus vite possible et pouvoir descendre sous les 100 jours de mer. » C’est chose faite, et bien faite !

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La Fondation Tara s'est associée à l'écurie Sodebo et Thomas Coville durant le Trophée Jules Verne - Vidéo

Les mots de Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe : "Les planètes se sont alignées"

Ce jeudi matin, le trophée du Vendée Globe sur la table, Yannick Bestaven est revenu sur son épopée. “ Merci pour l’accueil ! Elle est ex...

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Luna Rossa remporte les deux courses du jour sur la finale de la Prada Cup, Max Sirena : "rester concentrés"

 

La première journée de course de la finale de la Prada Cup entre Luna Rossa Prada Pirelli et INEOS Team UK commence par deux solides victoires.

 

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Crédit : Studio Borlenghi


Max Sirena, skipper et directeur de l'équipe : "garder la tête basse et rester concentrés"

"Ce fut une journée positive et ça a commencé de la meilleure façon, mais nous ne faisons que commencer et n'avons gagné que deux courses. Il sera important de garder la concentration élevée car tout peut arriver. 

Pour demain, nous allons sortir sur le l'eau sachant que le bateau se porte très bien. Ce qui est intéressant, c'est qu'aujourd'hui nous avons couru dans des conditions de vent léger dans la première course et dans un vent moyen fort dans la seconde. C'était très important et nous a permis de comprendre où nous en étions en termes de performances par rapport à nos adversaires. 

Les gars étaient très bons et ont bien géré le bateau. Ils ont pris de bons départs dans les deux courses et ont bien maîtrisé leur avantage. Peut-être que nous avons fait des erreurs dans la deuxième sous le vent dans la deuxième course, mais dans les heures qui vont suivre nous travaillerons à analyser les données pour comprendre si nous devons faire quelque chose de plus dans les prochains jours. La série est encore très longue, nous devons donc garder la tête basse et rester concentrés."

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par la rédaction 

Source : Luna Rossa 

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"Pip Hare, elle incarne l'esprit du Vendée Globe !" Isabelle Autissier a suivi le Vendée Globe avec beaucoup d'attention

“Elle a bien fait les choses”, ajoute Isabelle Autissier, 64 ans, qui a suivi la course avec beaucoup d’attention. “ Elle est tellement heureuse et elle fait de son mieux. Elle a très bien géré les choses quand elle a dû faire face à de gros problèmes(sa mèche de safran a cassé au milieu du Pacifique), elle a réalisé les réparations parfaitement et a mené son bateau jusqu’à l’arrivée. ”

Nous avons demandé à Isabelle Autissier, participante au Vendée Globe 1996-97 et première femme a avoir fait le tour du monde en solitaire en bouclant le BOC Challenge en 1990-91, ce qu'elle pensait de la course cette année. Elle a souhaité partager son enthousiasme pour cette édition, qu’elle dit être la plus grande depuis son lancement en 1989.

"Le Vendée Globe 2020, la meilleure édition"

Elle était ravie de voir Yannick Bestaven, l’un de ses amis, originaire de sa ville natale de La Rochelle, remporter la course sur son Maître CoQ IV après une arrivée dont tout le monde se souviendra. “Je le connais assez bien," dit-elle. "Quand j’ai vu ce qu’il faisait dans les premiers jours de course, je me suis tout de suite dit qu’il pouvait faire quelque chose de bien, mais je ne pensais pas qu’il remporterait la course. J’ai été très impressionnée par ce qu’il a fait tout du long du parcours. Il était toujours au bon endroit, en phase avec la météo et il est revenu rapidement dans la course après s’être dérouté pour porter assistance à Kevin Escoffier."

La navigatrice sait à quel point il peut être mentalement éprouvant de devoir chercher un marin disparu – elle avait participé à la recherche du skipper canadien Gerry Roufs, disparu dans le Grand Sud lors de l’édition de 1996 – et elle sait combien il a dû être difficile pour Yannick Bestaven de se remettre dans le rythme de la course après cela.

Autissier fut aussi impressionnée par le skipper Allemand Boris Herrmann et la façon dont il a partagé son expérience avec toutes les personnes qui le suivaient à terre, grace à son enthousiasme et ses photos et vidéos. “La plupart des gens qui suivent la course ne savent rien de la course et de la compétition au large. Ils sont surtout intéressés par les histoires et ce qu'elle racontent - les humeurs des marins et la façon dont ils se battent. Avec Boris, nous avons découvert quelqu'un qui a communiqué tout cela", confie-t-elle au sujet du nouveau champion IMOCA Globe Series.

"Jean (Le Cam) dit juste ce qu'il pense et je pense que c'est bien"

Jean Le Cam aussi se trouve sur la liste des skippers qui ont marqué Isabelle Autissier cette année. Elle se souvient d’avoir passé du temps avec lui à Puerto William’s dans le Sud du Chili, après qu’il ait été sauvé par Vincent Riou suite à son chavirage au large du Cap Horn lors du Vendée Globe 2008-09. Elle naviguait alors là-bas sur son propre bateau et a appris à le connaître, loin des pressions de la course. Elle aime l'honnêteté de Jean, c’est selon elle quelque chose qui s'est illustré tout au long de son cinquième Vendée Globe.

"Il est très franc, très direct, il dit ce qu’il pense," dit-elle. "Certains concurrents réfléchissent à leur image, à ce qu’il faut dire ou ne pas dire, ils sont politiquement corrects. Jean ne fait pas cela - il dit juste ce qu'il pense et je pense que c'est bien."

"je suis très heureuse pour Clarisse (Crémer)" 

Elle était aussi ravie pour Clarisse Crémer. "Elle était merveilleuse – on n’a jamais eu le sentiment qu’elle était une pauvre petite perdue au milieu de l’océan," confie-t-elle au sujet du skipper de Banque Populaire X. "Elle était heureuse, elle se battait et faisait de son mieux pour délivrer la meilleure course possible et je suis très heureuse pour elle".

La navigatrice sait, autant que quiconque, que la malchance peut jouer sur cette course. Elle a dû abandonner deux tours du monde suite à des avaries sur ses bateaux dont l'un a coulé. Il n'est pas surprenant qu'elle ait une pensée particulière pour Sam Davies et Isabelle Joschke, qui ont toutes deux dû s'arrêter pour des réparations avant de poursuivre leur tour du monde hors course, comme elle avait pu le faire.

Aux Sables d'Olonne pour accueillir Sam Davies, "j'aimerais bien"

Lorsque Sam est arrivée au Cap à la suite de son avarie de quille, Isabelle lui a envoyé un message de soutien. "Je lui ai dit que je comprenais ce qu'elle devait ressentir car j'ai eu exactement le même sentiment quand j'ai dû arrêter mon Vendée Globe. Sam avait déjà dit qu'elle continuerait. Je lui ai seulement dit que ce serait une très bonne chose pour elle afin qu’elle puisse tenir et honorer la promesse qu’elle avait faite. Tu as promis de faire le tour du monde, lui ai-je dit, alors fais-le".

Isabelle est une grande admiratrice du travail que fait la skipper d'Initiatives-Cœur pour l'association caritative qu’elle soutient et elle espère être aux Sables d'Olonne pour l’accueillir. "Je ne sais pas si je pourrai être aux Sables d’Olonne quand elle arrivera, mais j'aimerais bien", a-t-elle déclaré.

Diplômée en ingénierie nautique, Isabelle Autissier est bien connue pour son engagement en faveur de l'environnement et pour son travail au sein du WWF, dont elle est la présidente française depuis 2009. Elle se dit heureuse de voir plusieurs skippers du Vendée Globe contribuer à la recherche sur la météo et la qualité de l'eau, en déployant des bouées durant leurs périples, mais elle pense aussi que la course peut aller plus loin pour aider à protéger l'environnement et plus particulièrement l’océan.

Elle estime que chaque projet Vendée Globe devrait mesurer et publier son empreinte carbone, afin que chacun puisse voir dans quelle mesure l’événement a impacté l’environnement. "Les skippers racontent des histoires merveilleuses mais une partie de l'histoire est notre empreinte. J'aimerais avoir la possibilité d'en savoir plus et peut-être d'avoir une limite. Tout comme vous avez une limite pour la taille des bateaux et beaucoup de choses à bord, vous pourriez avoir une empreinte carbone maximale pour le projet aussi, non ?"

Source : Ed Gorman / IMOCA 

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Bertrand Pacé : « Cette Coupe, c’est du vrai match-race »

À bientôt 60 ans, Bertrand Pacé est l’un des marins français les plus expérimentés en matière de match-racing (champion du monde en 1994), de Coupe de l’America (sept campagnes), mais aussi de Tour de France (huit victoires). Depuis trois ans, il accompagne en tant que coach le Charal Sailing Team de Jérémie Beyou. Avant le début, samedi, de la finale de la Prada Cup entre Ineos Team UK et Luna Rossa Prada Pirelli Team, Tip & Shaft s’est entretenu avec le natif de Dunkerque.

Quel bilan tires-tu du Vendée Globe de Jérémie Beyou ?
Nous sommes tous contents qu’il ait fini, sachant que ce n’était pas évident pour lui de repartir neuf jours après les autres. Jérémie, c’est un compétiteur, il navigue pour gagner, pas pour suivre la flotte. Il a donc fallu trouver des objectifs au fur et à mesure de la course pour qu’il garde sa motivation, c’était aussi très important pour l’équipe, parce que l’expérience emmagasinée sur un Vendée Globe est irremplaçable.

Qu’as-tu aimé ou moins aimé sur ce Vendée Globe ?
Ce qui était sympa, c’étaient ces arrivées extrêmement proches avec l’incertitude qui a rendu la victoire de Yannick encore plus belle car difficile à obtenir. Il n’a pas fallu grand-chose pour que Charlie gagne, mais on ne peut qu’accepter l’interprétation faite par le jury un mois avant l’arrivée. L’entraide est indispensable dans la course au large, j’ai lu des choses déplacées sur le sujet. Tout comme j’ai trouvé non avenus les propos de Jean (Le Cam) sur les histoires de budget, il est assez mal placé pour faire ce genre de commentaires vu son passé, ça lui est parfois arrivé de faire partie des plus gros budgets. Après, ce qui m’a frustré, c’est d’avoir quatre heures entre chaque pointage ; en 2021, on devrait pouvoir avoir des pointages beaucoup plus fréquents pour suivre de manière plus intense ce qui se passe.

Ta collaboration avec le Charal Sailing Team va-t-elle se poursuivre ?
Oui. Jusqu’à présent, je faisais des piges, entre 20 et 30 jours par an, désormais, je vais être plus impliqué en m’occupant de la totalité du dossier voiles. Il va y avoir un bon travail de débriefing à faire, de comparaison de notre plan de voilure avec ceux, par exemple, d’Apivia et surtout de LinkedOut, qui avait un jeu de voiles atypique. On va se poser les bonnes questions pour l’avenir, notamment à court terme, la Transat Jacques Vabre.

 

« 51% Britannia, 49% Luna Rossa »

Parlons maintenant de Coupe : les régates courues jusqu’ici sur la Prada Cup t’ont-elles plu ?
Quand il y a du vent, beaucoup, oui. Les AC75 ne sont pas très beaux, par contre, ils sont bougrement efficaces, ce sont des machines extraordinaires au près et au portant. On a vu des styles de navigation et des prises de risques différents, la dernière régate des round robins entre Luna Rossa et Britannia (le bateau d’Ineos Team UK) a été fantastique, avec des conditions parfaites, c’est-à-dire un vent de terre très « shifty », donc un jeu très fin. Ce qu’ont fait les Anglais sur cette régate a été superbe, ils ont su prendre beaucoup de risques quand il le fallait. Je trouve aussi que le fait que les bateaux partent au près est un progrès, parce qu’il y a finalement assez vite dans la régate un dominant et un dominé, et au près, il se passe beaucoup de choses dès qu’il y a des oscillations du vent. Au final, je trouve que c’est du vrai match-race, et cela vient aussi du plan d’eau d’Auckland qui est fantastique avec une diversité de vents incroyable : tu peux avoir du sud-est le matin et du nord-ouest l’après-midi, ça change du tout au tout en très peu de temps.

Un mot sur l’élimination d’American Magic ?
J’avais l’impression qu’ils étaient très rapides dans les conditions ventées, mais le fait que leur bateau ait été plus ou moins détruit leur a été très préjudiciable, ces AC75 sont extrêmement compliqués. Après, ils ont peut-être fait des erreurs : il se dit qu’au-dessous de 15 nœuds, ils avaient des difficultés de décollage, et c’est clair que la machine n’était pas aussi bien huilée que celle des Anglais par exemple. Quand tu vois comment ces derniers parlent à bord, prennent les décisions, avec un ton super posé et simple, juste quelques mots, on sent qu’ils ont beaucoup travaillé pour avoir cette fluidité dans la communication. Comme tous les observateurs, y compris dans les autres teams, j’ai été étonné par leurs progrès entre les America’s Cup World Series et la Prada Cup. Ils ont réussi à résoudre les gros problèmes hydrauliques qui les plombaient, mais clairement, on ne s’attendait pas à ce qu’ils soient aussi véloces un mois plus tard.

Peux-tu nous présenter les forces en présence avant la finale de la Prada Cup ?
En vitesse, je trouve Italiens et Anglais très voisins en performance. En février à Auckland, il y a souvent de la brise thermique, donc des vents relativement faibles, peut-être que Luna Rossa a des facultés de démarrage supérieures dans ces conditions. Après, dans la façon dont ils sont organisés à bord, c’est très différent : il y a d’un côté un fonctionnement classique de match-racing, celui des Anglais, avec un skipper qui prend les décisions et un tacticien qui apporte des informations très précises ; de l’autre, chez les Italiens, deux barreurs, un de chaque côté. L’avantage en termes de performance, c’est que le barreur devient régleur de vol sur l’autre bord, comme il a l’habitude de barrer, il anticipe certainement mieux la façon dont le bateau vole. Mais je suis assez sceptique sur ce fonctionnement, je ne comprends pas trop qui prend les décisions. Maintenant, si les Italiens arrivent à aller plus vite, ils gagneront, car la vitesse est toujours prépondérante sur la Coupe. C’est difficile de dire qui va gagner, je dirais 51% Britannia, 49% Luna Rossa, je pense que ça va être serré.

 

« La Coupe, c’est l’épreuve ultime de la régate »

Le vainqueur défiera Emirates Team New Zealand, quel est ton avis sur le defender ?
On a vu en décembre qu’ils avaient une faculté de vitesse supérieure aux autres : ils sont souvent très mal partis et ont fini devant quasiment à chaque fois. Par rapport à leurs concurrents, les choix de foils sont très différents : Britannia et Luna Rossa ont des plans porteurs en dièdre (avec de l’angle par rapport au bras), alors qu’ils sont plats sur Team New Zealand. Martin Fischer (l’un des principaux designers du défi italien) m’a dit qu’ils avaient hésité très longtemps, l’avantage du premier, c’est que tu peux régler les deux volets différemment donc limiter la dérive au près, ce qui n’est pas possible avec un foil en T qui, en plus, a plus de surface mouillée. Ça n’empêchait pas les Néo-Zélandais d’être insolents en vitesse, est-ce que les autres auront suffisamment progressé pour les dépasser, sachant que c’est toujours le bateau le plus rapide qui gagne ? On verra. Par contre, sur les phases de départ, j’ai trouvé que Peter Burling n’était pas très à l’aise, il a fait de grosses erreurs. Est-ce lié à lui ou au logiciel qui ne lui donnait pas correctement les laylines ? Je ne sais pas. Il faut savoir qu’à ces vitesses, l’œil ne suffit pas, il faut vraiment une aide informatique pour couper la ligne dans les deux ou trois secondes du départ.

Quand tu vois tout ça, ça te donne envie ?
Une fois que tu as mis le doigt dedans, tu ne peux plus t’en passer ! La Coupe, c’est l’épreuve ultime de la régate, donc j’éprouve une certaine frustration de ne pas être à Auckland. C’est passionnant de voir ces bateaux, les gars doivent s’éclater, parce que c’est quand même un jeu dans lequel la notion de plaisir est fondamentale dans la réussite. Évidemment, il y a du stress sur une telle épreuve, mais quand le stress dépasse une certaine limite, ça devient de la peur, et avec la peur au ventre, tu ne navigues pas bien. Pour reprendre l’exemple des Anglais, on sent que le stress est faible, il n’y a jamais de reproches dans leurs échanges, ils sont libres de leur choix, ils naviguent pour gagner. Sur la régate dont je parlais contre Luna Rossa, les Italiens étaient beaucoup plus sur la défensive.

Photo : Carlo Borlenghi / Luna Rossa Prada Pirelli Team

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