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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Camille Lecointre, invitée d’Into The Wind #18

Into The Wind, le podcast de Tip & Shaft, est disponible ici :

Into The Wind est disponible ici :

Into The Wind #18

Camille Lecointre, de l'optimist à la médaille olympique

Ecoutez l'épisode #18 ici :

Écoutez l'épisode #17 ici :

Les marins de la voile olympique vivent souvent dans l’ombre médiatique de ceux de la course au large. Une injustice, tant la France recèle d’incroyables talents dans cette discipline. Parmi eux, Camille Lecointre fait figure de référence : à 35 ans, la havraise installée à Brest, évolue au plus haut niveau du 470 mondial depuis plus de 15 ans.

 

Double championne d’Europe, championne du monde, 4e aux JO de Londres en 2012 et médaillée de bronze aux JO de Rio en 2016 – le tout avec 3 équipières différentes ! – celle qui se surnomme elle-même avec humour la « mamie du 470 » est en lice avec Aloïse Retornaz pour décrocher l’or olympique à Tokyo dans un an.
 
Au cours de ce 18e épisode d’Into The Wind, Camille Lecointre nous raconte le long chemin qui mène au plus haut niveau, depuis ses premiers bords en Optimist sur les bassins du Havre jusqu’au titre, en 2019, de Marins de l’Année – partagé avec Aloïse Retornaz -, en passant par les changements d’équipières, les victoires, les déceptions et sa maternité.
 
Un épisode exceptionnel pour comprendre comment se construisent les grandes championnes.
 
Diffusé le 05 juillet 2020
Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand

Into The Wind est produit par Tip & Shaft,
le média expert de la voile de compétition

Tip & Shaft est le média des grandes courses à la voile : Vendée Globe, Route du Rhum, Volvo Ocean Race, Solitaire du Figaro, Transat AG2R

Chaque vendredi en avant-première, par email :

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Ils sont passés dans Into The Wind

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Ruyant aux commandes, LinkedOut emmene la flotte de la Vendée Arctique à un train d’enfer


Thomas Ruyant, à la barre de son Imoca LinkedOut emmène, depuis le passage à la bouée de dégagement « Pasteur » au large des Sables d’Olonne, la flotte de la Vendée Arctique-Les Sables à un train d’enfer. Avec 222 milles avalés en 18 heures de course à près de 14 noeuds de moyenne, le skipper Nordiste imprime, au plus près d’un vent de secteur Ouest soutenu, et sur une mer hachée, un tempo qui étire en cette première matinée de course l’ensemble des 19 concurrents sur plus de 65 milles. 

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Crédit : E Stichelbaut


En achevant ce matin le débordement par l’ouest de la Zone de séparation de trafic d’Ouessant, Thomas Ruyant va aborder en leader la brutale négociation d’une mer d’Irlande, secouée depuis plusieurs heures par le passage d’une virulente dépression. Le vent d’Ouest Nord Ouest va continuer de forcir, atteignant les 30 noeuds et plus. La tête de la flotte devra ainsi s’arc-bouter dans l’attente du moment crucial d’un premier virement de bord décisif pour se recaler dans l’Ouest sur la route de l’Islande.
Une manoeuvre que le skipper a été le seul à esquisser à l’aube, au large de l’île de Sein, en tirant un bord pénalisant à 100 degrés de la route, et qui a offert brièvement le leadership à ses deux rivaux les plus accrocheurs, Jérémie Beyou (Charal) et Kevin Escoffier (PRB). En relançant très vite son LinkedOut cap au Nord Ouest, Thomas Ruyant s’est de nouveau rapidement porté au commandement, affichant de relevés en relevés une meilleure vitesse moyenne sur la route.
Thomas Ruyant : "Les écarts sont minimes"

« Oui je suis plutôt content. Mais ce n’est que le début ! Tout reste à faire. Les écarts sont minimes. On est entré sans transition dans le vif du sujet, avec du vent et de la mer. J’ai été « dessus » toute la nuit, à ajuster mes réglages. LinkedOut est un bon bateau, très polyvalent. On a pu aller vite quelles que soient les variations du vent. J’ai tiré un petit contrebord à l’aube au large de Sein, afin de me donner plus de marge pour passer la DST de Ouessant J’ai pu ensuite réaccélérer au près et reprendre la tête. Je ne suis pas surpris du classement. Tous les meilleurs sont au rendez-vous. On slalome un peu entre les cargos, qui se montrent plutôt courtois en s’écartant de notre route. 

La journée s’annonce copieuse, avec sûrement une prise de ris à venir, encore que j’ai actuellement un peu moins de vent que prévu. J’ai passé pas mal de temps à la table à cartes, à regarder ce qui nous attend à l’approche de l’Irlande. Il y aura du vent et de la mer à venir. Je suis bien rentré dans mon match. J’ai eu du mal à aller dormir, mais je prends confiance de mille en mille et le sommeil me viendra de plus en plus facilement."

Retrouvez le classement, ici

Source : TB Press

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Ils sont partis, retour en images sur le départ des 20 solitaires de la Vendée Arctique


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Crédit : E Stichelbaut


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Classement du dimanche 5 juillet 2020 à 12h00 FR

1 LinkedOut Thomas Ruyant, 253.27 nm en 24 heures, à 3 305.4 nm du but
2 PRB Kévin Escoffier à 3 310.6 nm du but
3 Charal Jérémie Beyou à 3 310.7 nm du but
4 APIVIA Charlie Dalin à 3 314.7 nm
5 MACSF Isabelle Joschke à 3 316.9 nm
6 SeaExplorer - YC de Monaco Boris Herrmann à 3 319.2 nm
7 L'Occitane en Provence Armel Tripon à 3 329.3 nm
8 Initiatives - Coeur Samantha Davies à 3 332.0 nm
9 Maître CoQ Yannick Bestaven à 3 338.4 nm
10 DMG Mori Global One Kojiro Shiraishi à 3 341.7 nm


ScanVoile


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Vendée Arctique Les Sables d’Olonne. Abandon de Sébastien Simon

Vendée Arctique Les Sables d’Olonne. Abandon de Sébastien Simon

Après la casse de son foil tribord en début de course hier, Sébastien Simon a rallié Port-La-Forêt, son port d’attache vers 3 heures du matin. Le skipper a été accueilli par Vincent Riou et son équipe qui ont pu procéder aux premières constatations.
Les dégâts engendrés par la casse de ce foil sur la coque et la volonté de ne pas perdre de temps pour commencer les réparations ont poussé Sébastien à prendre la décision d’abandonner la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne.

Les mots de Sébastien Simon à son arrivée à Port-La-Forêt : « J’abandonne la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne. Il y a quelques dégâts sur la coque dont une petite voie d’eau. Continuer cette course, ça nous ferait perdre 15 jours sur le chantier qui s’annonce et les expertises. Je ne veux pas devoir faire des réparation à la va-vite. Je préfère prendre cette décision même si c’est forcément avec beaucoup de regrets. Ce qui me rend heureux, c’est de régater, ce n’est pas d’être juste sur l’eau. »

« L’important maintenant est de rassembler tous les acteurs qui ont participé à la conception et à la construction de ce foil pour comprendre ce qu’il s’est passé. Un 3e foil est en construction et celui qui est à bâbord du bateau est réversible. Nous allons tout mettre en œuvre pour que cela ne se reproduise pas sur ces prochains foils. »

Retour sur l’avarie et le départ
« Cela faisait environ 3 heures que l’on progressait bâbord amure au près à quasiment 17 nœuds. Il y avait un petit peu de mer. J’étais plutôt sous toilé sous J3 et GV 1 ris. J’étais à l’intérieur pour manger un morceau et j’ai entendu un énorme crac. Le bateau s’est couché, c’est le foil qui venait de casser. »

« J’ai pris un départ assez moyen mais je me suis rendu compte que le bateau avait un super potentiel au près. J’ai raccroché direct avec le groupe de tête. J’allais plutôt très vite à ce moment-là. J’ai fait une belle entame de course, je tenais la 4e place et j’avais PRB qui est une belle référence juste derrière moi. Je suis frustré car je n’ai pas tiré sur le bateau, je n’en avais pas l’intention. »

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Abandon de Sébastien Simon sur la Vendée Arctique : "comprendre ce qu’il s’est passé"

Après la casse de son foil tribord en début de course hier, Sébastien Simon a rallié Port-La-Forêt, son port d’attache vers 3 heures du matin. Les dégâts engendrés par la casse de ce foil sur la coque et la volonté de ne pas perdre de temps pour commencer les réparations ont poussé le skipper d'Arkéa Paprec à prendre la décision d’abandonner la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne. "L’important maintenant est de rassembler tous les acteurs qui ont participé à la conception et à la construction de ce foil pour comprendre ce qu’il s’est passé."

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Crédit : M Viezzer

Sébastien Simon : "Je ne veux pas devoir faire des réparation à la va-vite."

Les mots de Sébastien Simon à son arrivée à Port-La-Forêt : « J’abandonne la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne. Il y a quelques dégâts sur la coque dont une petite voie d’eau. Continuer cette course nous ferait perdre 15 jours sur le chantier qui s’annonce et les expertises. Je ne veux pas devoir faire des réparation à la va-vite. Je préfère prendre cette décision même si c’est forcément avec beaucoup de regrets. Ce qui me rend heureux, c’est de régater, ce n’est pas d’être juste sur l’eau. »

« L’important maintenant est de rassembler tous les acteurs qui ont participé à la conception et à la construction de ce foil pour comprendre ce qu’il s’est passé. Un 3e foil est en construction et celui qui est à bâbord du bateau est réversible. Nous allons tout mettre en œuvre pour que cela ne se reproduise pas sur ces prochains foils. » 

 Retour sur l’avarie et le départ : "je n’ai pas tiré sur le bateau"

 « Cela faisait environ 3 heures que l’on progressait bâbord amure au près à quasiment 17 nœuds. Il y avait un petit peu de mer. J’étais plutôt sous toilé sous J3 et GV 1 ris. J’étais à l’intérieur pour manger un morceau et j’ai entendu un énorme crac. Le bateau s’est couché, c’est le foil qui venait de casser. » 

 « J’ai pris un départ assez moyen mais je me suis rendu compte que le bateau avait un super potentiel au près. J’ai raccroché direct avec le groupe de tête. J’allais plutôt très vite à ce moment-là. J’ai fait une belle entame de course, je tenais la 4e place et j’avais PRB qui est une belle référence juste derrière moi. Je suis frustré car je n’ai pas tiré sur le bateau, je n’en avais pas l’intention. » 

Vous conseille : Avarie de foil pour Arkéa Paprec sur la Vendée Arctique, Sebastien Simon fait route vers Port La Forêt 

Source : Effets Mer

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Tête de la flotte groupée à la pointe Bretagne

Suite à la perte de son foil tribord vers 20h hier, Sébastien Simon (ARKÉA PAPREC) a rejoint Port-La-Forêt ce matin à 3h30. La Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne compte donc 19 concurrents en mer, dont les 6 premiers emmenés par Charal et PRB, naviguent collés-serrés par le travers de l’Occidentale de Sein. Après une course de vitesse cette nuit bien humide sur une mer cabossée, les marins, ce dimanche, ne vont pas chômer !

Il a fallu plonger dans le grand bain, se mettre dans le rythme de la compétition en solitaire, bref s’amariner. Une première nuit en mer sans sommeil, quelques snacks vite avalés, tant la cadence sur ces IMOCA se montre élevée. Armel Tripon (L’Occitane en Provence) après un début de course tambour battant avouait à la vacation du matin lever un peu le pied, découvrant encore les manettes de son bateau. Il y a eu également des bateaux de pêche à négocier aux abords de l’archipel de Glénan, il a fallu rester aux réglages tout au long de ce « run » nocturne au près. Déjà, au petit matin, l’écart entre la tête et la queue de flotte (Miranda Merron sur Campagne de France) est conséquent : 65 milles !

Énorme bagarre en tête de flotte

Thomas Ruyant (LinkedOut), en tête toute la nuit, fut le premier à réaliser un décalage dans l’ouest pour parer la cardinale ouest l’Occidentale de Sein et se positionner pour éviter le DST (Dispositif de séparation de trafic) d’Ouessant formellement interdit aux coureurs, laissant Jérémie Beyou (Charal) et Kevin Escoffier (PRB) mener la danse à moins d’un mille. Déjà un groupe de 6 bateaux creuse l’écart. A noter qu’Isabelle Joschke (MACSF) en fait partie et démontre une parfaite maîtrise de son plan VPLP-Verdier de 2007. Plusieurs matches se dessinent au sein de la flotte, comme on s’y attendait. La compétition bat déjà son plein !

Un dimanche au turbin

« Le vent va monter progressivement au passage d’une dépression. Il va probablement falloir réduire la toile, peut-être changer la voile d’avant. On ne va pas chômer » expliquait Thomas Ruyant à la vacation du matin. Même discours pour Maxime Sorel (V and B-Mayenne), très appliqué sur la météo et la stratégie à venir… Les marins de La Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne vont devoir affronter ce dimanche plus de 20 nœuds de vent au près dans un secteur encombré par les cargos et les pêcheurs, puis effectuer des manœuvres de virement de bord. Vigilance, stratégie, exercices physiques au programme !

APPELS DU MATIN

Armel Tripon, l’Occitane en Provence – 5h11

« Hier après-midi, c’était un bon moment de partir en tête comme ça, avec un bord assez court mais suffisant pour se jauger en vitesse et se mesurer aux autres bateaux. C’était sympa pour toute l’équipe, une façon de les remercier pour leur travail et leur engagement qui m’ont permis de prendre le départ hier. Cette nuit, c’était sport, il y avait moyen d’aller vite. Je n’ai pas suivi le rythme devant car je découvre encore le bateau. Il y avait de la mer et ça tape beaucoup. Il faut trouver le bon dosage pour manœuvrer le bateau et j’ai encore plein de petits trucs à bricoler à droite et à gauche. J’ai réussi à grappiller un peu de sommeil en début de nuit, à me nourrir et à me changer parce que j’étais trempé. Ce sont des bateaux qui mouillent énormément. Il y a le passage du DST (Dispositif de Séparation de Traffic) au rail d’Ouessant dans quelques heures et le vent peut probablement refuser (être moins favorable) donc il va falloir rester bien vigilant pour ne pas rentrer dans cette zone interdite. Il y a plusieurs stratégies d’approche, aller dans le nord ? Rester un peu ouest ? Chacun choisira en fonction de ses objectifs ! »

Thomas Ruyant, LinkedOut – 5h23

« Je prends encore mes marques à bord. Je n’ai pas encore beaucoup dormi ni trop mangé depuis le départ mais l’appétit commence à arriver donc je vais pouvoir me faire un bon petit déjeuner ce matin. Il y a toujours un petit temps d’adaptation avant d’être complètement bien à bord. Ce n’est pas encore totalement bon pour moi mais ça arrive petit à petit et je commence à me sentir bien dans la course là. Pour l’instant, les conditions sont assez maniables. On a eu un bord assez rapide depuis le départ avec 20 nœuds de vent au près. Ça a un peu ralenti après mais là je suis au-dessus de la flotte et vais donc un peu plus vite que les autres. On se fait bien secouer quand même mais le problème avec ces bateaux, c’est qu’on va se faire secouer tout le temps je crois ! Aujourd’hui, le programme est chargé. Il va falloir trouver le bon angle pour passer le DST de Ouessant en le laissant bien à tribord. Ce matin, je fais la météo pour commencer à gérer la partie entre l’Irlande et l’Islande où il y aura beaucoup de choses à faire. Le vent prévoit de monter aujourd’hui donc il va falloir prendre des ris pour réduire la toile, changer de voiles et puis je m’attends à avoir pas mal de houle à l’approches de îles Silly et de l’Irlande donc c’est une journée bien remplie en perspective ! »

Maxime Sorel, V and B – Mayenne – 5h34

« Les 24 heures passées en mer avant le départ n’étaient pas forcément de tout repos mais cela a rendu le départ plus facile que d’habitude je trouve. Nous étions tous impatients de pouvoir partir naviguer au large. Les premières heures se sont bien passées avec une mer moins formée que ce que j’imaginais. Je n’ai pas pris trop de risques en mettant moins de toile que j’aurais pu. J’ai passé une bonne nuit, j’ai dormi, bien mangé et je vais attaquer la deuxième journée plus frais que ce que je pensais. Je suis vraiment en mode entraînement du Vendée Globe sur cette course donc mon objectif est de tester un maximum de choses sur le bateau. Ce matin, je suis concentré sur la météo et sur le virement qu’il va y avoir à faire au passage du front. »

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Vendée Arctique. Thomas Ruyant mène la course

Vendée Arctique. Thomas Ruyant mène la course

Ils ne sont plus que 19 bateaux en course ce dimanche matin après l’arrêt de Sébastien Simon sur Arkea Paprec qui a cassé son foil tribord quelques heures à peine après le départ de la course. En tête, Thomas Ruyant avec Kevin Escoffier, Jérémie Beyou et Charlie Dalin impriment un bon rythme dans une mer casse-bateaux. On retrouve aussi non loin MACSF, l’IMOCA d’isabelle Joschke. Armel Tripon qui s’est montré véloce au départ a levé le pied cette nuit et ne se trompe pas d’objectif : se qualifier.

Ce dimanche, la flotte va devoir réduire la toile. « Le vent va monter progressivement au passage d’une dépression. Il va probablement falloir réduire la toile, peut-être changer la voile d’avant. On ne va pas chômer » expliquait Thomas Ruyant à la vacation du matin. Même discours pour Maxime Sorel (V and B-Mayenne), très appliqué sur la météo et la stratégie à venir… Les marins de La Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne vont devoir affronter ce dimanche plus de 20 nœuds de vent au près dans un secteur encombré par les cargos et les pêcheurs, puis effectuer des manœuvres de virement de bord. Vigilance, stratégie, exercices physiques au programme !

Armel Tripon, l’Occitane en Provence, 5h11 : « Hier après-midi, c’était un bon moment de partir en tête comme ça, avec un bord assez court mais suffisant pour se jauger en vitesse et se mesurer aux autres bateaux. C’était sympa pour toute l’équipe, une façon de les remercier pour leur travail et leur engagement qui m’ont permis de prendre le départ hier. Cette nuit, c’était sport, il y avait moyen d’aller vite. Je n’ai pas suivi le rythme devant car je découvre encore le bateau. Il y avait de la mer et ça tape beaucoup. Il faut trouver le bon dosage pour manœuvrer le bateau et j’ai encore plein de petits trucs à bricoler à droite et à gauche. J’ai réussi à grappiller un peu de sommeil en début de nuit, à me nourrir et à me changer parce que j’étais trempé. Ce sont des bateaux qui mouillent énormément. Il y a le passage du DST (Dispositif de Séparation de Traffic) au rail d’Ouessant dans quelques heures et le vent peut probablement refuser (être moins favorable) donc il va falloir rester bien vigilant pour ne pas rentrer dans cette zone interdite. Il y a plusieurs stratégies d’approche, aller dans le nord ? Rester un peu ouest ? Chacun choisira en fonction de ses objectifs ! »

Thomas Ruyant, LinkedOut – 5h23 : « Je prends encore mes marques à bord. Je n’ai pas encore beaucoup dormi ni trop mangé depuis le départ mais l’appétit commence à arriver donc je vais pouvoir me faire un bon petit déjeuner ce matin. Il y a toujours un petit temps d’adaptation avant d’être complètement bien à bord. Ce n’est pas encore totalement bon pour moi mais ça arrive petit à petit et je commence à me sentir bien dans la course là. Pour l’instant, les conditions sont assez maniables. On a eu un bord assez rapide depuis le départ avec 20 nœuds de vent au près. Ça a un peu ralenti après mais là je suis au-dessus de la flotte et vais donc un peu plus vite que les autres. On se fait bien secouer quand même mais le problème avec ces bateaux, c’est qu’on va se faire secouer tout le temps je crois ! Aujourd’hui, le programme est chargé. Il va falloir trouver le bon angle pour passer le DST de Ouessant en le laissant bien à tribord. Ce matin, je fais la météo pour commencer à gérer la partie entre l’Irlande et l’Islande où il y aura beaucoup de choses à faire. Le vent prévoit de monter aujourd’hui donc il va falloir prendre des ris pour réduire la toile, changer de voiles et puis je m’attends à avoir pas mal de houle à l’approches de îles Scilly et de l’Irlande donc c’est une journée bien remplie en perspective ! »

Maxime Sorel, V and B – Mayenne – 5h34 « Les 24 heures passées en mer avant le départ n’étaient pas forcément de tout repos mais cela a rendu le départ plus facile que d’habitude je trouve. Nous étions tous impatients de pouvoir partir naviguer au large. Les premières heures se sont bien passées avec une mer moins formée que ce que j’imaginais. Je n’ai pas pris trop de risques en mettant moins de toile que j’aurais pu. J’ai passé une bonne nuit, j’ai dormi, bien mangé et je vais attaquer la deuxième journée plus frais que ce que je pensais. Je suis vraiment en mode entraînement du Vendée Globe sur cette course donc mon objectif est de tester un maximum de choses sur le bateau. Ce matin, je suis concentré sur la météo et sur le virement qu’il va y avoir à faire au passage du front. »

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Vendée – Arctique. Avarie de foil sur Arkea-Paprec

Vendée – Arctique. Avarie de foil sur Arkea-Paprec

Alors que les 20 IMOCA font route vers le nord en direction de l’Islande après un départ sous la grisaille à 15h15, quelques heures plus tard, à 19h55 Sébastien Simon a prévenu son team à terre que le foil tribord venait de casser. ARKEA PAPREC naviguait à 17 nœuds dans 20 nœuds de vent lorsque l’avarie est survenue. Sébastien était à l’intérieur et le bateau s’est couché. Le foil s’est cassé au bord de la coque. Sébastien fait route vers Port-La-Forêt qu’il devrait rallier en milieu de nuit. L’équipe met tout en oeuvre pour établir un diagnostic précis au plus vite.

On se souvient qu’il avait déjà cassé sa première paire de foils pendant la Transat Jacques Vabre. En cassant à nouveau l’un de ses nouveaux foils avec un dessin très différent, c’est un vrai coup dur pour l’équipe. On ne sait pas encore s’il s’agit d’un OFNI ou si c’est structurel.

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Avarie de foil pour Arkéa Paprec sur la Vendée Arctique, Sebastien Simon fait route vers Port La Forêt

Armel Tripon heurte un objet flottant, l'IMOCA l'Occitane sort de l'eau pour effectuer les réparations

Dans le courant du week-end dernier, Armel Tripon à la barre de l’Imoca L’Occitane en Provence a heurté un objet flottant alors qu’il effec...

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Dans le (très) vif du sujet

20 skippers de la Classe IMOCA se sont élancés ce samedi à 15h30 des Sables d’Olonne pour la première édition de la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne. Pour ces solitaires confinés ce printemps et contrariés dans l’exercice de leur art, ce 4 juillet est une sorte d’Independance day mais aussi, et surtout, une opportunité cruciale dans leur préparation au Vendée Globe. Comme attendu, les nouveaux foilers ont assuré le spectacle et déjà posé un tempo endiablé. Et que c’est bon de revoir des bateaux de course sur l’eau !

A 15h30, dans un vent de sud-ouest de 20 nœuds, la flotte s’est envolée après avoir passé la bouée Institut Pasteur, dont la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne porte les couleurs, en direction des deux points de passage calés sur la route. Le premier est situé à la pointe sud-ouest de l’Islande et porte le nom de COI-Unesco, concrétisation de l’engagement de la Classe IMOCA auprès de la Commission Océanographique Intergouvernementale. Le second est au large des Açores, et est matérialisé par la bouée Gallimard, partenaire littéraire de cette grande évasion maritime.

Classement à la bouée Pasteur :

L’Occitane en Provence Charal LinkedOut Apivia PRB

Des matches à tous les étages

Sur l’eau, 20 des 34 prétendants au départ au Vendée Globe. Six des huit foilers de dernière génération sont présents : Jérémie Beyou (Charal), Charlie Dalin (Apivia), Thomas Ruyant (LinkedOut), Kojiro Shiraishi (DMG MORI Global One), Sébastien Simon (ARKEA PAPREC) et Armel Tripon, dont l’Occitane en Provence est le dernier-né de la flotte. Cette génération ouvre également un match à quatre entre les architectes, Guillaume Verdier, le cabinet VPLP, Juan Kouyoumdjian et Samuel Manuard.

Dans ce flux de sud-ouest, qui annonce le passage d’une dépression, un soleil a percé la grisaille : celui qui orne la voile d’avant de l’Occitane en Provence, miraculé après une rencontre avec un OFNI il y a quinze jours… et flamboyant aux avant-postes !

Dans le match également, les bateaux de générations précédentes et équipés de foils, comme Samantha Davies (Initiatives-Cœur), Fabrice Amedeo (Newrest – Art & Fenêtres), Yannick Bestaven (Maître CoQ IV), Kevin Escoffier (PRB), Boris Herrmann (Seaexplorer – Yacht Club de Monaco), Isabelle Joschke (MACSF), Giancalo Pedote (Prysmian Group) ou Arnaud Boissières (La Mie Câline – Artisans Artipôle). Ils pourraient se mêler à la lutte des 24 premières heures, les conditions de navigation au près océanique permettant d’assurer une maîtrise des écarts aux bateaux plus anciens à dérives droites : Manuel Cousin (Groupe SÉTIN), Clarisse Crémer (Banque Populaire X), Miranda Merron (Campagne de France), Clément Giraud (Vers un monde sans Sida), Damien Seguin (Groupe APICIL) ou encore Maxime Sorel (V and B – Mayenne).

Copieuse, la météo

Idéales pour un départ, les conditions météo vont forcir dans les heures qui vont suivre. Partis à l’avant d’une dépression, les solitaires vont se faire rattraper par le flux d’ouest dont les vents vont monter jusqu’à 25-30 nœuds et imposer une mer de face de 4 mètres. Une belle séance de plante-cailloux dans laquelle il ne faudra pas chômer : l’objectif des premiers pourrait bien être de tenter de passer à l’avant d’une dépression qui descend de Terre-Neuve… à condition qu’elle ne faiblisse pas dans son nord. L’incertitude, ce sera une des constantes de la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne, dont le tracé mettra les marins face à des situations météo qui viendront leur couper la route, ce qui se produit moins souvent sur une Transat. Pour s’en sortir, il va falloir foncer, manger, se reposer, réfléchir (beaucoup), protéger le bateau et ménager ses ambitions. Une vraie vie de marin en somme et la meilleure des préparations au Vendée Globe !

Independance Day

Entre nécessité de qualification pour le Vendée Globe, travail de fiabilisation du bateau et maîtrise des risques à quatre mois du Vendée Globe, les enjeux se croisent et influenceront peut-être la composition du podium. Mais un enjeu est partagé : la création d’un couple humain-machine et la capacité du premier à résister à la puissance de la seconde. « Il faut que j’arrive à naviguer pour moi, confirme Sébastien Simon (ARKEA PAPREC), il faut apprendre à connaître les limites du bateau et les siennes ».

Et puis, après quelques semaines d’entraînement, parfois en commun, les cadors de la flotte ont aussi hâte de se jauger en vrai solitaire. Charlie Dalin : « Ce sera ma première course en solo en IMOCA. J’en attends beaucoup : il faut trouver le rythme, la bonne gestion des manœuvres. On parle beaucoup des bateaux mais il faut parler des binômes skipper/bateau. Ce qui sera intéressant c’est de voir comment ces binômes vont performer. Ces bateaux qui vont vite, ça a un prix. Mais j’assume ça. La capacité du skipper à supporter l’inconfort fait partie de la performance. La question sera : quel rythme on arrive à tenir sur cette course qui sera plus difficile qu’une transat classique où l’on accompagne les systèmes météo ? »

ILS ONT DIT

Yves Auvinet, Président du Conseil départemental de la Vendée :

« De pouvoir mettre en place cette nouvelle épreuve dont les skippers avaient besoin, cela me rend sincèrement très heureux et je remercie l’IMOCA d’avoir piloté cette course dont nous sommes partenaires. En prévision du Vendée Globe, cela nous permet d’être acteurs de la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne. Nous venons de traverser une période difficile pour tout le monde y compris les skippers dans cette période de préparation intense. C’est une étincelle qui redonne du moral à tout le monde. »

Yannick Moreau, maire des Sables d’Olonne

« Nous avons une petite frustration parce qu’on aime voir les pontons animés, la nouvelle esplanade bouger, mais c’est quand même la joie qui domine. Il y a un parfum de Vendée Globe, un beau spectacle, une belle lumière ici aux Sables d’Olonne. Cela nous met dans l’ambiance, dans ce qui va se passer au mois d’octobre prochain et pour le départ le 8 novembre. La ville des Sables est heureuse et ravie d’accueillir ce Warm Up ! »

Arnaud Boissières – La Mie Câline – Artisans Artipôle

« Personne ne s’attendait à vivre ce qu’on a vécu ces derniers mois et je trouve que c’est une chance extraordinaire d’avoir une vraie course d’avant-saison. C’est une course copieuse et longue. C’est une vraie bonne opportunité quel que soit le résultat. Il y aura ceux qui auront pris le départ de cette course et ceux qui ne l’auront pas pris. Ça sera un atout pour être encore un peu plus serein avant le Vendée Globe. Être prêt aujourd’hui, ça a été un défi sportif. Ça a été un grand sprint et, de ce côté-là, c’est une réussite. L’originalité, c’est qu’on va en Islande donc on va plus nord que le Cap Horn n’est au sud. C’est original, on va avoir froid. »

Fabrice Amedeo – Newrest – Art & Fenêtres

« Il va se passer plein de choses. Il va falloir être bon sur les trajectoires pour éviter de faire des erreurs. Ça va être très intéressant et très complet, avec des conditions sportives et plus calmes, du près, du reaching et du portant. Cette unique course au large avant le Vendée Globe devrait poser les débats et dévoiler le fossé immense qu’il y a en termes de vitesse entre les bateaux de nouvelle génération et ceux comme le mien. On pourrait observer des écarts de 6 à 7 nœuds, ce qui est beaucoup. Mais il y aura aussi beaucoup de passages à niveaux donc le jeu devrait rester ouvert. Ça peut s’échapper très fort devant ou revenir par derrière. »

Giancarlo Pedote – Prysmian Group

« C’est une réelle découverte de monter aussi nord. Durant ma vie de marin, je suis monté plusieurs fois au Fastnet mais jamais du côté de l’Islande. J’ai hâte de voir la couleur de la mer, les rayons du soleil et les oiseaux du nord. »

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Bon départ pour la Vendée Arctique, Tripon, Beyou et Ruyant, ordre de passage à la bouée Institut Pasteur

Une vraie vie de marin

Idéales pour un départ, les conditions météo vont forcir dans les heures qui vont suivre. Partis à l’avant d’une dépression, les solitaires vont se faire rattraper par le flux d’ouest dont les vents vont monter à 25-30 nœuds et imposer une mer de face de 4 mètres. Une belle séance de plante-cailloux dans laquelle il ne faudra pas chômer : l’objectif des premiers pourrait bien être de tenter de passer à l’avant d’une dépression qui descend de Terre-Neuve… à condition qu’elle ne faiblisse pas dans son nord. L’incertitude, ce sera une des constantes de la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne, dont le tracé mettra les marins face à des situations météo qui viendront leur couper la route, ce qui se produit moins souvent sur une Transat. Pour s’en sortir, il va falloir foncer, manger, se reposer, réfléchir, (beaucoup), protéger le bateau et ménager ses ambitions. Une vraie vie de marin, en somme, et la meilleure des préparations au Vendée Globe ! 

Trouver le rythme

Entre nécessité de qualification pour le Vendée Globe, travail de fiabilisation du bateau et maîtrise des risques à quatre mois du Vendée Globe, les enjeux se croisent et influenceront peut-être la composition du podium. Mais un enjeu est partagé : la création d’un couple humain-machine et la capacité du premier à résister à la puissance de la seconde. « Il faut que j’arrive à naviguer pour moi, confirme Sébastien Simon (ARKEA PAPREC), il faut apprendre à connaître les limites du bateau et les siennes ».
Et puis, après quelques semaines d’entraînement, parfois en commun, les cadors de la flotte ont aussi hâte de se jauger en vrai solitaire. Charlie Dalin : « Ce sera ma première course en solo en IMOCA. J’en attends beaucoup : il faut trouver le rythme, la bonne gestion des manœuvres. On parle beaucoup des bateaux mais, il faut parler des binômes skipper/bateau. Ce qui sera intéressant c’est de voir comment les binômes homme/bateau vont performer. Ces bateaux qui vont vite, ça a un prix. Mais j’assume ça. La capacité du skipper à supporter l’inconfort fait partie de la performance. La question sera : quel rythme on arrive à tenir sur cette course qui sera plus difficile qu’une transat classique où l’on accompagne les systèmes météo ? »
LE CLASSEMENT À LA BOUÉE INSTITUT PASTEUR
1 – Armel Tripon (L’Occitane en Provence)
2 – Jérémie Beyou (Charal)
3 – Thomas Ruyant (LinkedOut)
4 – Charlie Dalin (Apivia)
5 – Kevin Escoffier (PRB)
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La Vendée Arctique s'élance ce samedi, rendez-vous dès 15h15 pour le suivi en direct de cette première épreuve IMOCA

Départ de la Vendée Arctique à 15h30 ! Les 20 solitaires sont déjà sur la zone de départ, ligne mouillée au large des Sables d'Olonne, parés à en découdre pour 3572 milles qui mènera la flotte vers l'Islande puis les Açores. Rendez-vous pour le LIVE du départ à 15h15.

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Crédit : E Stichelbaut

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Crédit : IMOCA

 

« Ca va partir vite, le vent de sud-ouest sera un peu plus soutenu que prévu, il y aura du clapot, ça promet un spectacle grandiose » annonçait ce matin Jacques Caraës, directeur de course. 
Les IMOCA vont débouler au près débridé (70°du vent) entre 20 et 25 nœuds de vitesse au compteur jusqu’à la bouée Institut Pasteur qu’ils devront laisser à tribord avant de faire route directe vers l’Islande.

   

Classement Vendée Arctique à 16h50 (HF): 

1 Th Ruyant

2 J Beyou

3 A Tripon

4 C Dalin

5 S Simon

6 K Escoffier

7 B Herrmann

8 I Joschke

9 F maedeo

10 S Davies

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Banque Populaire au départ de la Vendée Arctique, Clarisse Crémer : "bien manœuvrer et veiller à mes trajectoires"

Armel Tripon heurte un objet flottant, l'IMOCA l'Occitane sort de l'eau pour effectuer les réparations

Dans le courant du week-end dernier, Armel Tripon à la barre de l’Imoca L’Occitane en Provence a heurté un objet flottant alors qu’il effec...

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Nicolas Troussel absent de la Vendée Arctique, "Le Vendée Globe 2020 est notre seul et unique objectif"

Armel Tripon heurte un objet flottant, l'IMOCA l'Occitane sort de l'eau pour effectuer les réparations

Dans le courant du week-end dernier, Armel Tripon à la barre de l’Imoca L’Occitane en Provence a heurté un objet flottant alors qu’il effec...

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L'Occitane d'Armel Tripon au départ de la Vendée Arctique, "Jour et nuit pendant 7 jours, tous se sont relayés"


Quelle semaine pour l’équipe de Black Pepper Yachts et L’Occitane Sailing Team. 144 heures après le début des travaux, L’Occitane en Provence a été remis à l’eau à La Trinité-sur-Mer mercredi. Un peu plus de 1000 heures de travail cumulées pour venir à bout de cette réparation, les équipes se sont relayées jour et nuit pour réussir à tenir les délais. L’impact, provoqué par un OFNI lors de la qualification d’Armel Tripon pour la Vendée – Arctique, a été réparé et la zone consolidée. 

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Crédit : Th Debord


Armel Tripon : "un engagement sans faille"

Armel Tripon revient sur ce chantier express mené d’une main de maître. «Quand on a lancé cette aventure avec Reinold Geiger, président du groupe L’Occitane et Michel de Franssu, Black Pepper Yachts, jamais nous n’imaginions un tel scenario. Le Vendée Globe est une aventure de dingue autour de la planète, avec des nombreux pièges bien avant d’être en course. 

Réussir ce tour de force d’être au départ de la qualification moins d’une semaine après avoir ouvert le bateau suite à un choc, ne relève pas du miracle mais d'un engagement sans faille qui force le respect. Jour et nuit pendant 7 jours, tous se sont relayés pour permettre à L’Occitane en Provence d’être fièrement sur la ligne de départ. »

La Vendée-Arctique pour se qualifier pour le Vendée Globe

Armel Tripon n’a qu’un seul objectif sur la Vendée Arctique : la terminer et fiabiliser son bateau. Cette course qualificative lui donne le ticket d’entrée pour le Vendée Globe 2020. Avant toute chose, il doit terminer la course.

Source : Marion Pennaneac'h

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Vendée Arctique. Départ ce samedi

Vendée Arctique. Départ ce samedi

Les bateaux de course au large de la classe IMOCA engagés dans la course Vendée Arctique ont enfin largués les amarres après près de trois mois d’immobilisation pour cause de crise sanitaire. Tous les bateaux étaient en mer ce vendredi 3 juillet à 15h et ce quelque soit leur port d’attache : Port la forêt, Lorient, les Sables d’Olonne, sauf dérogation pour cause d’écluse à La rochelle.
Après l‘annulation de deux courses préparatoires au Vendée globe, les IMOCA vont pouvoir s’élancer ce samedi 4 juillet pour le départ effectif permettant ainsi à une flotte de 20 bateaux de renouer avec la compétition en haute-mer. Basés « à domicile » aux Sables d’Olonne, masqués et heureux, les skippers Arnaud Boissière et Manuel Cousin seront de la partie, vécue comme une répétition pour le grand départ du Vendée Globe le 8 Novembre prochain.

La veille tous les skippers ont suivi un protocole sanitaire stricte imposé par l’organisation : tests médicaux et masques de protection. « Nous avons rendu obligatoire ce test avant le départ pour les skippers et les équipiers qui vont faire le convoyage, pour être certains que tout le monde est négatif » explique Thierry Charland (Association Médicale Course Au Large). « Il est essentiel aussi de s’assurer de la préservation de la chaîne de secours en cas d’avarie avec des marins qui ne sont pas contaminés. »

Antoine Mermod, Président de la classe IMOCA : « L’histoire de ce départ très inhabituel débute le 19 mars quand on a rangé le tapis rouge qui nous menait au Vendée Globe. Il a alors fallu tracer à la place une allée de graviers, et tout remettre d’aplomb. La grande qualité des marins, c’est la résilience : surmonter les tempêtes et repartir de plus belle à la sortie, c’est leur mode de vie. On a vu le programme initial s’effondrer, on a réfléchi, et on est reparti. Retrouver la compétition fut difficile, parce qu’il a fallu obtenir beaucoup d’autorisations, mais le degré de confiance qui unit les membres de la Classe IMOCA a permis de lever toutes les barrières en faisant accepter à tout le monde ces protocoles sanitaires contraignants et nécessaires ».

Jérémie Beyou (Charal) : « L’ambition, c’est de prendre plaisir à être seul sur l’eau et sur le bateau, parce qu’on a fait beaucoup de navigations en équipe, mais finalement très peu en vrai solo. Or, c’est important d’en faire pour être bien préparé pour le Vendée Globe ».

Armel Tripon (L’Occitane en Provence) : « La météo, c’est comme un film qui défile. Alors on commence à entrer dans le film. Ce qui est sûr, c’est que ce sera rythmé, avec une dorsale, une dépression… Il y aura beaucoup de changements de conditions, d’allures, de voiles… ».

Clément Giraud (Vers un monde sans sida) : « C’est une année compliquée pour moi. Mon ambition est d’aller faire un tour sur un parcours magnifique et innovant, et de terminer la course. Je vais me régaler côté météo : je suis allé une paire de fois dans le nord. Je dois faire attention au fait que je suis fatigué par deux mois de chantier : il va falloir que je compose avec ça ».

Manuel Cousin (Groupe SETIN) : « On est heureux de retourner sur l’eau, sur un parcours magnifique, et de valider tout ce qui a été fait sur le bateau cet hiver. C’est une répétition générale pour le Vendée Globe. Il est essentiel de finir la course mais aussi, je serai content de faire des « speed tests » avec les camarades qui ont un bateau de la génération du mien ».

Samantha Davies (Initiatives-Cœur) : « L’objectif pour moi est de tout valider sur mon bateau, et sur moi-même en configuration Vendée Globe. J’applique ce plan en termes de choix de voiles, de matériel de spare embarqué. La seule chose qui diffère sera le nombre de jours de nourriture. Je suis aussi une compétitrice, donc je ne vais pas résister au désir de pousser mon bateau et j’espère une belle bagarre avec le groupe de concurrents qui ont la même génération de bateau et vont à la même vitesse. »

Boris Herrmann (Seaexplorer – Yacht Club de Monaco) : « Je n’ai navigué que six jours avec la nouvelle configuration et les nouveaux foils. Il était prévu que je navigue plus, et je suis très heureux que cette course ait lieu. On a une bonne préparation, ce sera un test pour moi cette course, c’est une bonne occasion pour se projeter sur le Vendée Globe. Mon objectif est d’apprendre les meilleurs réglages avec ce nouveau comportement du bateau. Ce bateau a complètement changé. Avant; à 50° du vent, la vitesse était de 11 nœuds au près ; aujourd’hui, à 60°, on va à 18 nœuds dans la brise forte. Cela change complètement la manière de mener le bateau dans toutes les allures. On n’a pas eu le temps de tout faire. Je serai ravi de finir la course sans problèmes techniques ».

Giancarlo Pedote (Prysmian Group) : « On a pu tester le bateau dans des conditions musclées, avec 35 nœuds de vent. On a pu tester un maximum de choses, même en termes de vêtements, de nourriture. J’essaie de m’organiser dans la situation du Vendée Globe. Je pars sur la Vendée – Arctique –  Les Sables d’Olonne avec l’envie de tester le bateau dans toutes ses performances et aussi m’organiser dans la vie à bord, en cherchant à être structuré. Je ne me projette pas trop : je ferai de mon mieux, mais c’est super intéressant d’aller si nord ! »

Thomas Ruyant (LinkedOut) : « C’est étonnant comme situation car on prépare la course à la maison ! Je suis bien dans mes bottes, je me suis bien préparé physiquement, et impatient de régater : cela fait un moment qu’on n’a pas pu se confronter… Je suis excité de repartir en solo, c’est toujours un sacré défi. Il y a peu de chances qu’on ait des conditions clémentes tout le temps ! Il y a des systèmes météo à traverser du sud au nord, et du nord au sud. Cela veut dire beaucoup de manœuvres, de dorsales, des dépressions, ce sera très différent de ce qu’on a l’habitude de faire (…) Je suis déjà allé au Lofoten en croisière. A l’époque, il y avait beaucoup de pêcheurs et ils faisaient la fête à Dunkerque avant de partir : c’est de là que vient le carnaval ».

Fabrice Amedeo (Newrest – Art & Fenêtres) : « Je ne suis jamais allé aussi nord, je suis très excité, c’est une course, mais il y a aussi une dimension voyage. Je m’attends à avoir du vent. La dernière fois c’était 45 nœuds, j’avais cassé, j’aimerais vraiment avoir du vent sur cette course ! J’ai l’impression de partir sur une course plus courte alors que ce sera plus long que la Route du Rhum. Il y aura des écarts gigantesques entre les anciens bateaux et les nouveaux. Je m’attends à ce que la course pose les débats. Le podium de cette course sera sûrement celui du Vendée Globe. C’est dommage que tout le monde ne soit pas présent : ce n’est pas en faisant des runs que l’on se prépare à un tour du monde ».

Clarisse Crémer (Banque Populaire X) : « Ce n’est pas les tropiques là-haut ! Il peut y avoir du brouillard, du vent… J’y vais en mode découverte, je ne suis jamais allée aussi nord, et je n’ai jamais fait une course en solo. Sur le chemin vers l’Islande, il y a beaucoup de dépressions et de choses nouvelles. J’ai besoin d’avoir du vent fort, je ne suis pas stressée de ce point de vue-là ».

Maxime Sorel (VandB – Mayenne) : « Ça a été assez intense entre les navigations techniques, des entraînements de 24 heures, des sorties presse et partenaires. En tout cas, le bateau est prêt, il va être au top. C’est pour moi le brouillon du Vendée Globe. Pour toute la team, à terre, pour les équipes de communication, on s’est mis dans format tour du monde de manière à utiliser les systèmes qu’on a : l’audio, les procédures de réparation, de manière à se préparer au Vendée Globe et améliorer ce qui doit l’être. Ce n’est pas désagréable de préparer une course depuis la maison, on se fatigue moins, mais il manque le côté « boost » de la rencontre avec le public. Même si on la chance de partir frais, je préfère la configuration avec village. »

Kevin Escoffier (PRB) : « Côté performances, sur le serré portant, on tient les foilers. Au débridé ou au reaching, les logiques mécaniques et sportives font que les bateaux neufs sont plus rapides. En 2019, avec PRB, on arrivait encore à suivre car ils étaient en cours de développement. Là, c’est plus compliqué même si les développements faits sur PRB ont permis de progresser. Il faut voir dans la durée si ces bateaux parviennent tenir le tempo très élevé sur des longues durées, parce que plus tu vas vite, plus tu te fatigues. Je vais chercher à avoir un rythme « Vendée Globe » (sur la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne, ndlr). Je vais essayer d’arriver à peu près frais après 13 jours de course, d’être devant les bateaux optimisés et anciens, et de tenir le rythme des bateaux neufs sans surexploiter PRB. »

Sébastien Simon (ARKEA PAPREC) : « On a enfin nos deux ailes, ça donne le sourire à toute l’équipe, on retrouve le potentiel du bateau. C’est une grande découverte en solitaire, j’ai hâte de voir ce que donnent 10 jours en mer sur ce bateau. Il faut que j’arrive à mettre cœur de compétiteur de côté. Sur un effort semi-sprint, semi-endurance, il faut ménager le matériel. Nos bateaux sont très sensibles à l’état de la mer. Il faut apprendre à connaître les limites du bateau, et celles de l’homme. Il faut vite se mettre à l’abri, ne pas se mettre en danger, mais l’envie est forte d’aller au charbon ! Il faut que j’arrive à naviguer pour moi ».

Arnaud Boissières (La Mie Câline – Artisans Artipôle) : « Je suis super content d’aller naviguer et de me confronter à cette flotte diversifiée, c’est une chance de pouvoir faire cette course. C’est un sprint, mais c’est intéressant pour le froid, les allures, c’est très court par rapport à un Vendée Globe. Si tu casses une latte pendant la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne, tu ne la changes pas. Sur le Vendée Globe, tu prends le temps de changer. C’est un exercice ultra intéressant pour préparer le tour du monde, on va être au contact. Gaffe aux bêtises : le timing est très court. On n’aura pas tous les moyens de réparer ».

Alan Roura (La Fabrique) : « Il y a des décisions qui ne sont pas faciles à prendre. On navigue énormément depuis la mise à l’eau, il y a eu la qualification pour la course, des speed tests… Tout se goupillait super bien jusqu’à la crise sanitaire. Ma compagne attend un heureux événement pour le 15 juillet, mais ce sera sans doute avant. Mes partenaires ont tout à fait compris mon envie d’être là pour la naissance. On donne notre vie dans ce genre de projet, je ne me vois pas laisser passer la naissance de mon premier projet ».

Yannick Bestaven (Maître-CoQ IV) : « Les 10 foilers au départ devraient être plus rapides que moi, que ce soit les nouveaux bateaux ou certains des anciens (PRB, MACSF)… mais ce sera une course aussi très tactique. Je pense que tout le monde a un peu sa chance. Je n’ai pas la pression d’un objectif de résultat. Je peux entrer dans les 10 premiers, voire mieux. J’y vais pour le plaisir, pour faire du solitaire et trouver mes marques avant le Vendée Globe. Si on a quelque chose à casser ou à renforcer, c’est l’occasion sur cette course. Aller dans des conditions musclées, c’est la seule opportunité qu’on a aujourd’hui pour tester le bateau et le bonhomme ».

Isabelle Joschke (MACSF) : « Je me suis rendue compte en janvier que c’est très, très physique. Il va falloir trouver le juste rythme au fil des jours, des semaines et savoir quel niveau d’implication physique je peux avoir… Le facteur humain, ce sera notre capacité à supporter ce qu’on va endurer. Et avec les foils, ce sera nouveau pour pas mal de concurrents. Savoir ce que nous sommes capables de supporter et de faire supporter à nos bateaux (quand ils se crashent dans les vagues…), c’est un des enjeux de la course. On aura peut-être des surprises à la fin ».

Charlie Dalin (Apivia) : « En un mois d’entraînement, j’ai passé 11 nuits en mer. Il a fallu ça pour passer en revue la liste de tout ce qu’il y avait à faire et refaire, dans un temps plus court. C’était intense. J’ai hâte de retrouver la confrontation, cette fois-ci pour de vrai, en vrai en solitaire. Ce sera ma première course en solo en IMOCA. J’en attends beaucoup : il faut trouver le rythme, la bonne gestion des manœuvres. On parle beaucoup des bateaux, mais il faut parler des binômes skipper/bateau. Ce qui sera intéressant c’est de voir comment ces binômes vont performer. Ces bateaux qui vont vite, ça a un prix. Mais j’assume ça. La capacité du skipper à supporter l’inconfort fait partie de la performance. La question sera : quel ryhtme on arrive à tenir sur cette course qui sera plus difficile qu’une transat classique où l’on accompagne les systèmes météo ? Là, on sera tout le temps en train de changer de système. Ce qui est sûr, c’est que ce sera une course très fatigante. Je préfère casser quelque chose maintenant que sur le Vendée Globe, alors je ne vais pas me gêner pour tirer sur le bateau ».

Miranda Merron (Campagne de France) : « Campagne de France est le bateau le plus vieux de la flotte au départ de la Vendée-Arctique-Les Sables et je suis très contente de partir sur un bateau simple, classique sur lequel la vie à bord est confortable. Et j’ai vraiment hâte de retrouver le large ! »

Damien Seguin (Groupe APICIL) : « L’objectif pour moi sera de retrouver le rythme de navigation en solo. Mais si je me sens bien, je serai à 100% dessus. J’ai un instinct de compétiteur. Je suis content d’être sur un bateau fiable, simple, avec qui je forme un couple cohérent. Sur cette course, j’ai des problématiques simples et bien identifiées. J’ai coché toutes les cases. J’y vais assez sereinement ».

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Qui va gagner la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne ?

Le départ de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne est donné samedi à 15h30. Comme avant chaque grande épreuve, Tip & Shaft s’est entouré d’un panel de spécialistes pour évaluer les forces en présence. Ont accepté de jouer le jeu Antoine Mermod, président de l’Imoca, Tanguy Leglatin, entraîneur à Lorient, Christian Le Pape, patron du pôle Finistère Course au large de Port-la-Forêt, les marins Yann Eliès et Charlie Enright, ainsi que Gaël Robic, journaliste à France Télévisions. Tip & Shaft a également sondé les skippers toute la semaine lors des « Arctique Cafés », visio-conférences mises sur pied par l’organisation.

Après l’annulation de The Transat CIC et de la Transat New York-Vendée, la saison Imoca démarre samedi par cette nouvelle Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne qui emmènera les 20 marins (Alan Roura s’est retiré pour ne pas manquer la naissance de son premier enfant) sous l’Islande, puis aux Açores avant de revenir aux Sables d’Olonne. 20 marins dont 6 des 8 disposant d’un Imoca de dernière génération. Les deux absents dans cette catégorie sont Nicolas Troussel, encore au stade de la découverte de Corum L’Epargne, et Alex Thomson qui, pour expliquer sa non-participation, a notamment estimé que c’était « un risque non nécessaire, si près du Vendée Globe, d’emmener les bateaux plus au nord que le cap Horn n’est au sud ». Ce que comprend Yann Eliès : « C’est sûr que pour qualifier les gars, il faut les exposer, mais je ne vois pas trop l’intérêt de les envoyer en Islande, c’est trop loin, s’il y a de gros problèmes techniques, c’est une zone compliquée. »

Un Yann Eliès qui, comme la quasi-totalité de nos six spécialistes, voit trois solitaires au-dessus du lot : Jérémie Beyou, Charlie Dalin et Thomas Ruyant, le premier l’emportant, au cumul des podiums de chacun, d’une très courte tête sur le skipper d’Apivia. « Ce sont les bateaux neufs qui ont le plus navigué, ils sont éprouvés, avec des skippers qui les connaissent bien », confirme le vainqueur de la dernière Jacques Vabre avec Charlie Dalin.

Pour Tanguy Leglatin, « la plupart des skippers ont besoin de terminer la course pour avoir des heures de navigation, peu sont en posture d’attaquer vraiment, sauf ceux qui, comme Charlie et Jérémie, ont la marge technique, la structure et la préparation pour vraiment être libérés psychologiquement ». Et l’entraîneur lorientais d’ajouter, à propos du skipper de Charal, placé trois fois sur six sur la plus haute marche du podium par notre panel : « C’est lui qui a le plus navigué sur son bateau et même s’il a une nouvelle version de foils qu’il doit encore apprendre à mettre au point, plein de choses sont aujourd’hui bien intégrées dans l’utilisation du bateau, Jérémie a encore un petit cran d’avance. »

« THOMAS RUYANT ÉTAIT VRAIMENT FACILE,
ASSEZ LOIN DEVANT QUELLES QUE SOIENT LES CONDITIONS »
Pour Charlie Enright, « Charal est le plus consistant depuis qu’il a été remis à l’eau l’année dernière et Apivia ne sera pas encore à 100% en raison du retard pris avec les nouveaux foils ». Christian Le Pape ajoute : « Jérémie est aujourd’hui le seul qui coche toutes les cases du potentiel et de la connaissance du bateau, de l’expérience de la compétition et du solitaire. Charlie n’a encore jamais navigué en solitaire en Imoca. »

Reste que l’avance de Jérémie Beyou sur Charlie Dalin qui, mardi, disait viser « a minima le podium », semble de plus en plus ténue, ce dernier bénéficiant pour combler son retard de l’expertise de Yann Eliès et de Pascal Bidégorry, Le Briochin confirme : « Le plus gros gain de Charlie, c’est qu’il a enfin eu le temps de faire un peu de perf. Il y a beaucoup de choses à comprendre et des petits plus à aller chercher lors de ces navigations qui te permettent, une fois en course, de savoir précisément sur quelles bases de réglages tu pars. » Gaël Robic, qui a navigué sur Apivia lors du dernier stage à Port-la-Forêt, a lui aussi noté les progrès du Havrais : « Ce n’est peut-être pas le bateau le plus rapide, mais c’est le plus homogène et le plus abouti dans le couple fiabilité/performance. Et Charlie commence à vraiment bien le connaître, les manœuvres sont fluides, propres, c’est beau à voir. »Mais celui qui a le plus tapé dans l’œil du journaliste de France Télévisions, c’est Thomas Ruyant : « Il était vraiment facile, assez loin devant quelles que soient les conditions. En plus, le type, physiquement, est sévèrement affûté. Et dans son discours, il a une approche qui dénote : c’est quasiment le seul qui dit qu’il vient pour gagner la Vendée-Arctique. » Ce que confirmait d’ailleurs le Dunkerquois cette semaine : « Tout est coché, j’ai envie d’en profiter en mettant de l’énergie et de l’envie. Je suis bien dans mes bottes. »

« L’OCCITANE A UNE FACILITÉ À LA MER ASSEZ DÉCONCERTANTE »

Derrière le trio Charal–Apivia–LinkedOut, aucun des trois autres bateaux de dernière génération au départ de la « VASO » (Arkéa-Paprec, L’Occitane et DMG Mori Global One) ne recueille les suffrages de nos experts, l’unique objectif de leurs skippers respectifs étant de finir pour valider leur qualification pour le Vendée Globe. « Il va falloir que j’arrive à mettre mon cœur de compétiteur de côté, confirmait jeudi Sébastien Simon. C’est frustrant, mais je n’ai pas d’objectif sportif sur cette course. Casser risquerait vraiment de compromettre le programme. » Même son de cloche chez Armel Tripon dont le plan Manuard est repassé juste avant la course par la case chantier suite à un choc avec un OFNI ayant endommagé le bordé tribord : « Il y a toujours le risque de se laisser emporter par la confrontation, mais c’est assez clair pour moi : mon seul objectif est de finir, je serai prudent. »Reste que leurs performances dans certaines conditions seront guettées de près. Tanguy Leglatin, qui a navigué sur L’Occitane, le juge ainsi très prometteur : « C’est un nouveau concept adapté de bateaux qu’on connaît dans d’autres séries [les scows développés en Mini 6.50 et en Class40, NDLR], il a sans doute une vitesse de pointe un peu moindre que d’autres, mais il est capable de tenir des moyennes élevées grâce à une facilité à la mer assez déconcertante, un peu comme le Maximum de David Raison, le père de tous ces bateaux. »

Pour ce qui est d’Arkéa Paprec, qui naviguera pour la première fois avec ses nouveaux foils en C taillés pour le portant et proches de ceux de Hugo Boss (ce qui le handicapera certainement pour le début de course au près), Yann Eliès note : « Je trouve qu’il a fait le bon choix, c’est exactement ce que j’aurais fait, j’aurais joué la carte du portant et des allures débridées à fond, parce que j’avais été impressionné par les performances d’Alex Thomson sur le début de la Transat Jacques Vabre. »

Les foilers de générations précédentes, dont certains sont désormais équipés de nouveaux foils (PRB de Kevin Escoffier, Initiatives Cœur de Sam Davies et MACSF d’Isabelle Joschke l’an dernier, Seaexplorer-Yacht Club de Monaco de Boris Herrmann cette année), pourront-il quant à eux encore rivaliser avec leurs successeurs ? « En cas de casse, ils peuvent viser le podium, mais sinon, il n’y a pas photo« , tranche Christian Le Pape, rejoint par Gaël Robic : « Si l’on ne tient compte que des bateaux, ils ne peuvent pas gagner. J’ai navigué avec Kevin Escoffier, tu as beau faire tout propre, être à 100% du potentiel du bateau, tu vois les nouveaux foilers partir, on est  vraiment passé dans une autre dimension. » Le skipper de PRB ne disait pas autre chose cette semaine : « En 2019, on arrivait encore à suivre, là, ça devient plus compliqué, alors qu’on a pourtant gagné quelques pourcents avec les modifications faites sur le bateau. »

« SAM DAVIES COMMENCE À AVOIR
UNE VRAIE MATURITÉ AVEC SON BATEAU »

Antoine Mermod estime cependant que les conditions de course peuvent jouer en faveur des bateaux plus anciens : « Comme c’est une course qui va être assez ouverte avec des conditions météo très variées et un départ au près, je pense que ça va pas mal équilibrer les chances, il faudra suivre Boris, Kevin et Sam« . Dans ce match à trois, les avis divergent : « On a fait un bord de près sur PRB, on ne s’est pas quittés pendant deux heures et demie avec Sam et Boris, donc c’est plus la capacité du bonhomme qui va jouer et pour le coup, Kevin est assez impressionnant, il n’a pas navigué beaucoup mais il manœuvre bien, c’est carré », commente Gaël Robic. Tanguy Leglatin ajoute: « Kevin a moins d’expérience en solitaire, mais il a beaucoup navigué pour préparer des gens à faire du solitaire, il a l’expérience du vent fort, des gros bateaux, de la technique, il coche beaucoup de cases. »

L’entraîneur lorientais pense cependant que Sam Davies « est un petit cran au-dessus de par son niveau d’expérience avec ses grandes ailes et de par sa propre expérience de l’Imoca en solo ». Antoine Mermod ajoute à propos de cette dernière : « Sam commence à avoir une vraie maturité avec son bateau, les grands choix ont été faits l’année dernière, on peut imaginer qu’elle va conserver cette avance par rapport par exemple à Boris qui a moins navigué. » Reste que les nouveaux foils de Malizia semblent booster le plan VPLP-Verdier de l’Allemand, ce qui faisait dire mercredi à Thomas Ruyant : « Je connais bien le bateau pour avoir fait la Transat Jacques Vabre 2017 avec, il a énormément progressé, il a vraiment franchi un nouveau cap. »

Pour Antoine Mermod, un autre skipper sur un foiler de génération 2015 (qui a gardé ses foils d’origine) peut jouer les trouble-fêtes sur cette Vendée-Arctique : Yannick Bestaven. « Yannick est un super marin, il a beaucoup navigué sur un bateau qui a été peu modifié, on peut imaginer qu’il va pouvoir l’exploiter à un haut pourcentage par rapport à d’autres qui ont des bateaux plus performants, mais sont encore dans une phase de préparation. »

Le tempo que les marins seront capables d’imprimer en fonction des objectifs qu’ils se fixent sur cette première course de la saison est finalement la grande inconnue, ce que reconnaît Antoine Mermod : « Les performances affichées sont assez stratosphériques, la question est de savoir si les skippers vont être capables de tenir et quelles priorités ils vont se mettre, cette confrontation va nous donner les premières grandes tendances. » Elle permettra sans doute aussi d’en savoir beaucoup plus sur les chances des un-e-s et des autres de briller sur le Vendée Globe. « Il y a quatre ans, Armel (Le Cléac’h) gagne The Transat, Jérémie (Beyou) la New York-Vendée devant Alex (Thomson), et à l’arrivée, ce sont les trois qu’on retrouve sur le podium du Vendée Globe« , conclut le président de la classe Imoca.

Le podium de nos experts : 1. Jérémie Beyou, 2. Charlie Dalin, 3. Thomas Ruyant

Photo : Eloi Stichelbaut/polaRyse

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Test PCR, mouillage à Belle Ile, drôle de veille de départ pour les solitaires de la Vendée Arctique - ITWS

Ce vendredi 3 juillet restera comme une journée pas comme les autres. Dans 24 heures, la flotte prendra le départ de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne mais, aujourd'hui, les skippers solitaires ont quitté le ponton en équipage, depuis leur port d’attache. A Port-la-Forêt, La Trinité-sur-mer, Lorient, Les Sables d’Olonne, La Rochelle, le même rituel huilé et contraint s’est mis en place : avant de rejoindre le bateau à deux, trois ou quatre navigants, tous ont passé un test PCR, celui qui permet de détecter en moins de 24 heures si le patient est porteur du virus Covid19 ou non.

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Crédit : F Van Malleghem

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Crédit : M Viezzer

Test obligatoire

A Lorient, c’était l’effervescence, puisque la moitié de la flotte de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne y siège ou y a fait halte. Dans un hangar était installé un espace médical de campagne (une table, deux chaises). Deux biologistes, un infirmier et le médecin officiel de la course, le docteur Thierry Chaland, y ont accueilli les skippers et leurs teams, déjà testés en début de semaine. « Nous avons rendu obligatoire ce test avant le départ pour les skippers et les équipiers qui vont faire le convoyage, pour être certains que tout le monde est négatif » explique Thierry Charland (Association Médicale Course Au Large). « Il est essentiel aussi de s’assurer de la préservation de la chaine de secours en cas d’avarie avec des marins qui ne sont pas contaminés. » Les résultats seront connus aux alentours de midi, ce samedi, soit 3h30 avant le départ de la course.
Même ambiance à Port-la-Forêt, mais en plus feutré. Le long du port de plaisance, quatre IMOCA patientent avant de rejoindre le large. Apivia, Groupe APICIL, ARKEA PAPREC, PRB et V and B-Mayenne, et les équipes, sacrifient au même protocole. Idem à la Trinité-sur-Mer avec L’Occitane en Provence et Newrest-Art & Fenêtres, aux Sables d’Olonne avec Groupe SÉTIN et la Mie Câline-Artisans Artipôle, et à la Rochelle avec Maître CoQ IV et Vers un monde sans Sida. Tous espèrent que ce dispositif ne deviendra pas rituel, mais il s’est révélé si convaincant que la course au large française a obtenu le droit de reprendre la compétition en avant-première.
Antoine Mermod, Président de la classe IMOCA : « L’histoire de ce départ très inhabituel débute le 19 mars. La grande qualité des marins, c’est la résilience : surmonter les tempêtes et repartir de plus belle à la sortie, c’est leur mode de vie. On a vu le programme initial s’effondrer, on a réfléchi, et on est reparti. Retrouver la compétition fut difficile, parce qu’il a fallu obtenir beaucoup d’autorisations, mais le degré de confiance qui unit les membres de la Classe IMOCA a permis de lever toutes les barrières en faisant accepter à tout le monde ces protocoles sanitaires contraignants et nécessaires ».

Les marins prennent la parole

Giancarlo Pedote (Prysmian Group) : « Notre métier est l’histoire d’une adaptation permanente, aux situations météo, aux situations de course. Envisager un plan, le remettre en question, en envisager un autre et agir, c’est ce qui fait qui nous sommes. Ce n’est pas si gênant, pour se projeter dans la course, de ne pas avoir vécu la période « village » comme habituellement. De toute façon, ça fait déjà une semaine que je suis dans la course ».
Samantha Davies (Initiatives-Cœur) : « Nous serons quatre personnes à bord dont Paul Meilhat qui m’épaule sur le projet. Je suis contente d’avoir 24 heures pour me concentrer pleinement sur la course, car cette semaine j’avais plutôt le rôle de maman à la maison, seule avec mon fils. Je vais ainsi pouvoir bien tout contrôler, me reposer et me mettre en mode skipper ».
Thomas Ruyant (LinkedOut)  : « Je vais en profiter pour regarder beaucoup la météo, je vais également en profiter pour bien me reposer, bien manger. On va tester deux trois petites choses sur l’eau, peaufiner les derniers petits détails. Il y a un peu d’excitation, une petite boule au ventre aussi, un peu comme à chacun départ. J’ai le sentiment d’avoir bien fait les choses jusque-là, je sais que j’ai une super équipe derrière moi, un bon et beau bateau, j’ai de l’énergie, je vais faire les choses bien dans la continuité de tout ce qu’on a fait depuis deux ans ».
Jérémie Beyou (Charal) : « Le Pôle Finistère Course au large nous prépare un briefing météo pour demain matin. Nous partons mouiller le bateau du côté de Belle-Île, dans un coin où il y a du réseau, pour profiter des dernières analyses de Jean-Yves Bernot ».

Comment suivre le départ ? On vous dit tout, ici

Source : J Huvé
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Comment suivre le départ de la Vendée Arctique ? Yann Eliès, Romain Attanasio et Pascal Bidégorry au micro

Armel Tripon heurte un objet flottant, l'IMOCA l'Occitane sort de l'eau pour effectuer les réparations

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Charlie Dalin à l’assaut de la Vendée-Arctique : "Je dois commencer à m’habituer au rythme du Vendée Globe"

Charlie Dalin attend la reprise de la compétition avec impatience.  Le skipper, à l’image des 20 autres marins qui s’élanceront sur la Vendée-Arctique-Les Sables ce samedi, est fin prêt pour le départ de la première course de la saison, son premier test en solitaire à bord de l’Imoca APIVIA.

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Crédit : JM Liot

Demain, les 21 skippers engagés sur la Vendée-Arctique-Les Sables s’élanceront au large des Sables d’Olonne sur un parcours exigeant et inédit de 3 566 milles entre les Sables d’Olonne, l’Islande et les Açores. Une véritable répétition générale au Vendée Globe, point d’orgue du programme sportif de l’Imoca APIVIA. 

Respect des règles sanitaires oblige, c’est directement depuis son port d’attache de Port-La-Forêt que le skipper de l’Imoca APIVIA se rendra sur la ligne de départ. Le convoyage en équipage réduit est prévu ce vendredi 03 juillet en début d’après-midi.

Au-delà de la perspective sportive, la Vendée-Arctique-Les Sables doit permettre à Charlie Dalin de régler ses automatismes à bord de l’Imoca APIVIA. « Je dois commencer à m’habituer au rythme que je vais devoir prendre sur le Vendée Globe en termes de récupération, de sommeil et d’alimentation. » 

C’est pour ne rien laisser au hasard justement que Charlie Dalin a choisi de s’entourer d’une nutritionniste pour contrôler son alimentation. « Ça va être l’occasion de tester en conditions réelles ce sur quoi nous travaillons depuis le début de notre collaboration. ». 

« Je suis quelqu’un qui aime la compétition et la confrontation ! »

« On va traverser des systèmes météorologiques en permanence, il va y avoir beaucoup de changement de voiles, de manœuvres, de tour de winches. » Un test grandeur nature en solitaire pour éprouver le bateau et valider toutes les modifications effectuées cet hiver. 

A quatre mois du départ du Vendée Globe, l’occasion sera belle pour se jauger à la concurrence des autres IMOCA, notamment les monocoques extérieurs au Pôle Finistère au Large avec qui Charlie Dalin à l’habitude de s’entrainer. « Je suis quelqu’un qui aime la compétition et la confrontation ! »

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