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Normandy Channel Race. Le podium pour Antoine Carpentier sur son nouveau Class40 Redman

Normandy Channel Race. Le podium pour Antoine Carpentier sur son nouveau Class40 Redman

Si la Normandy Channel Race est réputée exigeante pour son parcours, elle permet également de se faire une petite idée de la hiérarchie des class40. En terminant 3e, Antoine Carpentier montre qu’il peut viser le sommet avec son Class40 Redman.

Avec ses 1000 milles en Manche et en mer Celtique, la 11e Normandy Channel Race s’annonçait comme un parfait premier galop d’essai pour le Mach 40.4 d’Antoine Carpentier. Epaulé par Nicolas Groleau, le directeur du chantier JPS Production, le skipper ne pouvait pas espérer meilleur exercice pour tirer sur sa machine et valider un certain nombre de points techniques, quelques jours seulement après sa mise à l’eau. Des conditions variées, une concurrence des plus affûtées, un parcours particulièrement technique : tout était en effet réuni pour découvrir et tester le bateau. D’ores et déjà, des premiers axes de travails ont été définis. Mieux, le duo de Redman a fait forte impression notamment sur le premier tiers du parcours entre Ouistreham et Les Scilly en menant un temps la flotte, avant de s’adjuger une prometteuse troisième place au général derrière les tandems Valentin Gautier – Simon Koster et Ian Lipinski – Julien Pulvé.

© Christophe Breschi

Après la mise à l’eau de sa nouvelle monture le 2 septembre dernier à La Trinité-sur-Mer, Antoine Carpentier attendait naturellement beaucoup de cette première confrontation entre Saint-Marcouf, l’île de Wight, Wolf Rock et Tuskar Rock. Il n’a pas été déçu. « On a eu toutes les conditions possibles : du près, du portant, de l’air, de la molle, de la mer… C’était hyper intéressant et ça l’était d’autant plus qu’il y avait en face de nous tous les bateaux les plus récents de la classe », explique le skipper de Redman qui a démarré l’épreuve sur les chapeaux de roues, affirmant ainsi ses ambitions. « On a pris un départ correct et surtout, on a bien manœuvré ce qui nous a permis de passer pas mal de concurrents et de nous installer en tête lors des premiers milles. En plus de ça, on a pu voir que le bateau allait très vite sous spi de tête, une voile manifestement bien réussie », a ajouté le Morbihannais avec un petit clin d’œil à Fred Duthil, le patron de Technique Voile, récent vainqueur de la troisième étape de la Solitaire du Figaro.

DE LA FATIGUE ACCUMULÉE MAIS UNE DÉTRERMINATION SANS FAILLE
Lui et Nicolas Groleau ont ainsi mené la danse sur le premier tiers du parcours avant de commettre une petite erreur à l’approche des îles Scilly. « On a tenté une option à l’ouest qui n’a pas payé puisqu’on a attaqué la remontée vers Tuskar en 16e position. En réalité, on a un peu tout fait à l’envers en mer Celtique et parallèlement à ça, on a pété une drisse sur une erreur d’utilisation. Malgré tout, on a cravaché pour recoller au score mais après le passage du phare Irlandais, c’est parti par devant et les écarts n’ont faits que s’accentuer », a indiqué Antoine, avouant par ailleurs avoir un peu manqué de lucidité sur cette phase de la course. « Lors de la redescente vers l’arrivée, même si on n’a pas été aidés par de nombreux problèmes d’électroniques liés à la jeunesse du bateau, on n’a pas été aussi bons qu’on aurait dû mais la fatigue s’est fait sentir », a avoué le navigateur qui n’a, de fait, pas chômé les jours précédents le coup d’envoi de l’épreuve, réussissant néanmoins le tour de force de s’aligner au départ moins de deux semaines après la sortie de chantier de son Class40.

DES AXES DE TRAVAIL DÉFINIS
« Ça a été une vraie course contre la montre depuis le 1er septembre. On n’a pas arrêté et il y a aussi eu le stress des tests de jauge, le convoyage jusqu’à Caen achevé la veille du départ… Bref, on a manqué de sagacité concernant nos choix stratégiques. Il n’empêche que globalement, on est content de la course. On a maintenant défini avec précision les axes de travail à venir. On termine 3e et on sait qu’on a clairement le meilleur bateau de la flotte », se satisfait Antoine, conforté dans ses choix techniques d’une part, par le comportement prometteur de son bateau et, d’autre part, par la victoire d’un sistership de son Mach 40.4, Banque du Léman, des Suisses Simon Koster et Valentin Gautier qui succèdent ainsi à Aymeric Chappellier et Pierre Brasseur au palmarès de l’épreuve.

DUR MAIS INSTRUCTIF
« Au final, on a de nombreux motifs de satisfaction et on a pu, comme on s’y attendait, éprouver le bateau dans des conditions difficiles. La deuxième transmanche a vraiment été dure. Rarement j’avais eu l’occasion de naviguer sur une mer aussi violente, la faute à une houle très courte et très dure », ajoute le skipper de Redman, relevant le grand nombre d’abandons (13 au total !) en raison de ces conditions casse-bateaux. « Ça a été compliqué pour tout le monde, y compris pour nous. En prime, on a fini avec un clavier d’ordinateur HS et une souris malmenée par de nombreux vols à travers le bateau. Ça a été un peu chaud mais ça a malgré tout été très instructif et on sait dans quel sens on doit travailler. C’est parfait pour la suite ! », a terminé Antoine Carpentier.

© Christophe Breschi
A PROPOS DE REDMAN
REDMAN est un promoteur engagé pour une ville bas carbone et inclusive, et le premier promoteur immobilier certifié « B Corp » en France. REDMAN et sa #RedTeam sont spécialistes des opérations d’envergure et complexes, avec la fierté d’avoir réalisé notamment la #StationF, #TheCamp, le nouveau siège du Journal Le Monde ou encore The Island, le nouveau siège de Pernod-Ricard. En 2019, les équipes de REDMAN ont livré plus de 100.000 m2 de bâtiments (neufs ou en restructuration).
Parmi les objectifs stratégiques, sociaux et environnementaux que Redman se donne pour mission de poursuivre dans le cadre de son activité, on trouve :
– Améliorer l’impact de l’empreinte carbone des milieux urbains grâce à des développements centrés sur les principes de densification urbaine, de restructurations et de constructions bas carbone.
– Favoriser l’émergence de villes plus inclusives, c’est-à-dire ouvertes au plus grand nombre.
– Construire le futur avec ses équipes : donner à chacun de ses salariés le pouvoir d’avoir un impact sur les décisions de l’entreprise tant au niveau local que global.
– Promouvoir une croissance inclusive, en agissant pour l’égalité des chances au sein de l’entreprise et en accompagnant les acteurs les plus fragiles de son écosystème.
www.redman.fr
https://www.linkedin.com/company/redman/

ANTOINE CARPENTIER, EN BREF
Date de naissance : le 24 août 1975
– Double vainqueur de la Transat Jacques Vabre en Class 40 et en Multi50,
– Quintuple vainqueur de la mythique Rolex Fastnet Race,
– Quadruple vainqueur du Tour de France à la voile,
– Double vainqueur de la Transat Québec Saint-Malo en Class 40 et en Multi50,
– Multiple vainqueur du Spi Ouest France
– Plus de 50 victoires sur des épreuves à la voile

PHOTOS ICI

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Solitaire du Figaro. Armel Le Cleac’h remporte sa troisième Solitaire !

Solitaire du Figaro. Armel Le Cleac’h remporte sa troisième Solitaire !

Armel Le Cleac’h remporte la 51e édition de la Solitaire du Figaro, sa troisième victoire qui le met au rang des grands champions de l’épreuve Philippe Poupon, Jean Le Cam, Michel Desjoyeaux, Jérémie Beyou et Yann Eliès. Une victoire qui fait du bien pour la suite. La première sur la Solitaire pour son partenaire Banque Populaire.

Malheureusement, faute de vent on n’aura pas eu de dernière étape. Mais la victoire est méritée pour Armel qui aura brillé sur ces 3 étapes : le parfait décalage sur la première étape, le bon placement sur la deuxième et une belle réussite sur la troisième avec un coup audacieux.

C’est bien la Solitaire qui a choisi Armel cette année. Mais cela aurait pu être à l’issue de la troisième étape, Yann Eliès ou bien encore Xavier Macaire et Sam Goodshild qui la méritaient tout autant avec un Tom Laperche non loin. Que dire aussi de Fred Duthil, deuxième à 10 minutes qui avait lui-aussi ses chances.

Cette édition n’aura ressemblé a aucune autre. Elle aura eu une constante : Peu de vent du début à la fin.

A mi-parcours, Gildas Mahé (Breizh Cola), admiratif, confiait, après la démonstration du vainqueur du dernier Vendée Globe (deuxième en 2008 et en 2012) : « Il nous a donné une leçon de voile. Ça me rappelle son état de grâce quand il avait gagné La Solitaire en remportant trois étapes sur quatre (en 2010). Quand il est comme ça, il fait peur ». Le directeur de course de La Solitaire du Figaro, Francis Le Goff ajoutait : « Armel n’est pas venu pour faire deuxième, il s’en fiche d’être sur le podium, il veut juste gagner. Du coup, quand il sent qu’il y a une bonne option, il la pousse à fond. »

L’objectif est donc rempli pour « le Chacal », à qui Saint-Nazaire réussit décidément bien, puisqu’il s’y était classé deuxième de la deuxième étape sur sa première Solitaire en 2000, terminée au général à la seconde place, avant d’y remporter l’édition 2003 pour 13 petites secondes devant Alain Gautier. Le triplé en poche, il va pouvoir sereinement passer à ses futurs projets : accompagner Clarisse Crémer dans la préparation du Vendée Globe sous les couleurs de Banque Populaire et suivre la fin de la construction de l’Ultim Banque Populaire XI, attendu au printemps prochain.

La réaction d’Armel Le Cléac’h : « La décision de ne pas donner le départ est logique. Gagner cette troisième Solitaire était l’objectif que je recherchais depuis deux ans donc c’est génial. Je rejoins mes camarades avec lesquels on a quasiment commencé ensemble, Yann (Eliès) et Jérémie (Beyou), ainsi que les grands, Michel Desjoyeaux, Philippe Poupon et Jean Le Cam, ce sont de super marins, je suis content de rejoindre ce petit club fermé. C’est ma douzième participation, j’ai commencé ma première Solitaire il y a vingt ans, il y a eu du chemin parcouru depuis, je n’ai pas gagné tous les ans, il y a eu 2003, 2010 et 2020, il a fallu être patient pour aller chercher cette troisième étoile. Je suis ravi, il y avait une super ambiance sur cette Solitaire, un niveau de dingue, toutes les générations se mélangent, avec les expérimentés comme moi, Yann et Fred (Duthil) qui fait une belle deuxième place, et derrière les petits jeunes qui poussent, ce sont les champions de demain. Je suis content de les avoir encore battus cette année, mais ça sera de plus en plus compliqué dans les années à venir. On a fait plus de 1500 milles, trois grosses étapes avec du suspense, une météo variée, on a réussi à faire un parcours très complet, on a été jusqu’à Dunkerque, on a viré le Fastnet, on est arrivés ici à Saint-Nazaire, ça reste une super Solitaire, je suis content d’avoir inscrit mon nom au palmarès et d’avoir rempli mon objectif. Je m’étais donné deux ans pour y arriver en revenant après avoir vécu une Route du Rhum très difficile, tout le travail qu’on a fourni avec l’équipe a payé, il a fallu se remotiver, repartir sur un nouveau projet, ça va me lancer vraiment dans les meilleures dispositions pour la suite du projet avec Banque Populaire. Je les remercie encore de leur confiance, parce que l’année 2018 a été très dure, deux ans après, je leur offre cette Solitaire qu’ils n’ont jamais gagnée, c’est génial ! »

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Dernière étape annulée, Armel Le Cléac'h remporte la Solitaire du Figaro 2020 et signe son troisième sacre

 

Armel Le Cléac’h remporte cette 51e édition ! La 4e étape de La Solitaire est annulée en raison du manque de vent. Après 2003 et 2010, c’est la 3e victoire du skipper Banque Populaire qui rejoint le cercle fermé des triples vainqueurs de la course.

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Crédit : A Champy McLean


Philippe Poupon, Jean Le Cam, Michel Desjoyeaux, Jérémie Beyou, Yann Eliès, et désormais Armel Le Cléac’h. A 43 ans, le marin de Saint-Pol de Léon rejoint ses prédécesseurs dans le cercle prestigieux des triples vainqueurs de La Solitaire du Figaro. Une victoire particulière pour le skipper de Banque Populaire, qui n’a pas eu à défendre sa place de leader sur la quatrième et dernière étape, annulée faute de vent ce samedi soir dans l’estuaire de la Loire. 

Quatrième de la première étape à Saint-Quay-Portrieux, après avoir été le premier à « optionner » en Manche, vainqueur magistral de la seconde à Dunkerque, sa septième victoire d’étape sur La Solitaire, de nouveau quatrième de la très longue troisième à Saint-Nazaire, après avoir accusé un moment un retard que l’on a pensé irrémédiable, Armel Le Cléac’h aura été le grand animateur de cette Solitaire du Figaro, bien inspiré dans ses choix stratégiques, rapide dans toutes les conditions et toujours aussi accrocheur, comme l’a montré sa « remontada » sur cette troisième étape.


A mi-parcours, Gildas Mahé (Breizh Cola), admiratif, confiait, après la démonstration du vainqueur du dernier Vendée Globe (deuxième en 2008 et en 2012) : « Il nous a donné une leçon de voile. Ça me rappelle son état de grâce quand il avait gagné La Solitaire en remportant trois étapes sur quatre (en 2010). Quand il est comme ça, il fait peur ». Le directeur de course de La Solitaire du Figaro, Francis Le Goff ajoutait : « Armel n’est pas venu pour faire deuxième, il s’en fiche d’être sur le podium, il veut juste gagner. Du coup, quand il sent qu’il y a une bonne option, il la pousse à fond. »


L’objectif est donc rempli pour « le Chacal », à qui Saint-Nazaire réussit décidément bien, puisqu’il s’y était classé deuxième de la deuxième étape sur sa première Solitaire en 2000, terminée au général à la seconde place, avant d’y remporter l’édition 2003 pour 13 petites secondes devant Alain Gautier. Le triplé en poche, il va pouvoir sereinement passer à ses futurs projets : accompagner Clarisse Crémer dans la préparation du Vendée Globe sous les couleurs de Banque Populaire et suivre la fin de la construction de l’Ultim Banque Populaire XI, attendu au printemps prochain.


Source : la Solitaire
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Départ ce soir de la dernière étape de la Solitaire, une étape raccourcie faute de vent, "Ça ne va pas m’empêcher de dormir"

 

Le traditionnel briefing météo de veille de départ de la dernière étape de la Solitaire, organisé en visio-conférence vendredi, a bien donné le ton de la tension qui, jusqu’à dimanche, va peser sur l’issue de la 51e édition. Les deux leaders au général, Armel Le Cléac’h et Frédéric Duthil, y ont pris la parole pour se faire préciser des détails des parcours et points de règlement, preuve que l’un comme l’autre sont déjà rentrés dans le match de la quatrième et dernière étape.

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Crédit : A Courcoux


Une étape qui, comme la précédente, entre Dunkerque et Saint-Nazaire, s’annonce très incertaine d’un point de vue météo. Très peu d’air, à savoir 4-6 nœuds maximum sur la zone de départ samedi à 19h15 devant Saint-Michel-Chef-Chef, au sud de Saint-Nazaire, et à peine plus pendant les 20 heures suivantes. Ce qui a conduit la direction de course à proposer un parcours raccourci de 83 milles qui consistera en un aller-retour entre l’estuaire de la Loire et l’île d’Yeu. 

"Ça ne va pas m’empêcher de dormir"

« C’est sûr que c’est le scénario le plus compliqué pour moi, avec une météo très incertaine, peu de vent et beaucoup de courant, j’espère que cette dernière étape pourra se disputer dans des conditions normales de course », confirme le leader, Armel Le Cléac’h, conscient de pouvoir perdre gros sur cette étape de tous les dangers. Dans ces conditions, ses 10 minutes et 43 secondes d’avance sur son dauphin, Fred Duthil ne pèsent pas bien lourd, mais le skipper de Banque Populaire, à qui les arrivées finales à Saint-Nazaire ont jusqu’ici toujours réussi (deuxième place au général en 2000 pour sa première Solitaire, victoire en 2003 avec 13 petites secondes d’avance sur Alain Gautier), essaie de relativiser : « Ça ne va pas m’empêcher de dormir, j’en ai vu d’autres, ça reste du sport et on est tous logés à la même enseigne, il faudra être bon jusqu’au bout pour aller chercher cette victoire ».


Source : F Quiviger

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60 voiliers d’exception attendus à Cannes

Ph: Guido Cantini / Panerai, Regates Royales Trophée Panerai 2017

Le coup d’envoi des Régates Royales, rendez-vous incontournable du Yachting Classique, sera donné dans moins d’une semaine. Le Vieux-Port de Cannes accueillera une soixantaine de voiliers d’exception du 20 au 26 septembre. Toutes les mesures nécessaires ont été prises par le Yacht Club de Cannes, compte tenu du contexte sanitaire, afin de maintenir de belles régates.

Pendant six jours, voiliers de tradition, yachts classiques, Tofinou, 5.5 Metre, Star et Dragon dévoileront leurs plus beaux atours dans la magnifique baie de Cannes. Un spectacle hors du temps inscrit sous le signe de l’élégance et du fair-play.

Réputée bien au-delà des frontières pour sa célèbre Croisette et son Festival qui célèbre le 7e Art, Cannes l’est aussi pour ses Régates Royales, qui réunissent chaque année depuis leur renaissance en 1978 l’élite mondiale du yachting. Son plan d’eau azur offre un terrain de jeu enchanteur et des conditions de navigation souvent idylliques. L’édition 2020 ne dérogera pas à la règle malgré la crise sanitaire mondiale et la partition déroulée par certaines des plus belles unités ayant confirmé leur présence, s’annonce grandiose en mer.
« Nous avions 138 bateaux inscrits mais les mesures de quatorzaine prises par le Royaume Uni, l’Allemagne, la Suisse et la Belgique ont réduit ce chiffre à 66 bateaux inscrits et confirmés à ce jour dont une quarantaine de Classiques », annonce Jean-Pierre Champion, président du Yacht Club de Cannes, dont l’objectif principal est de garantir une édition 2020 aussi belle que possible, avec une priorité mise sur le dispositif nautique. « Il y aura deux ronds distincts dans la rade Est pour les Dragon et les Star, un parcours côtier dans la rade Ouest pour les yachts classiques et la possibilité d’avoir un parcours spécifique pour les 5.5 Metre et les Tofinou. Notre objectif : que les concurrents prennent du plaisir à participer à de superbes régates organisées dans les règles de l’art », détaille-t-il.

Un plateau d’exception

Comme chaque année aux prémices de l’automne, la baie de Cannes et les îles de Lérins feront donc office de théâtre naturel pour la pièce que joueront en plusieurs actes les équipages en lice sur les Régates Royales. Six jours durant, propriétaires passionnés et régatiers de tous horizons se livreront en effet à de belles joutes nautiques pour le plus grand plaisir des passionnés mais également des néophytes que ce majestueux ballet nautique ne pourra pas laisser indifférents. Surtout qu’une fois encore, le spectacle s’annonce grandiose avec la présence de certaines des plus belles unités au monde. Si une grande partie des habitués parmi lesquels le 15mJI Tuiga, vaisseau amiral du Yacht Club de Monaco ; Moonbeam of Fife ; le schooner Elena of London, Chinook ou encore l’ancien yacht présidentiel de J.F. Kennedy Manitou devraient être présents, les Régates Royales seront l’occasion de découvrir d’autres témoins de l’âge d’or du yachting à l’instar du Class P Corinthian, plan Herreshoff de 1911 qui naviguera pour la première fois en Méditerranée à la rentrée après avoir été restauré pendant deux ans aux États-Unis ; ou encore du Bar Harbor 31 Class Scud (1903), lui aussi signé de la main du « sorcier de Bristol » Nathanael Herreshoff.

A terre, le Yacht Club de Cannes met tout en œuvre pour que la manifestation se déroule sans fausse note, dans le respect des règles sanitaires. Il n’y aura donc pas de village partenaires cette année. Organisateurs et gentlemen navigateurs sont mobilisés pour faire de cette 42e édition des Régates Royales un vrai succès, en mer !

PROGRAMME

Dimanche 20 septembre : inscriptions et grutages Lundi 21 septembre : courses pour les Dragon et les Star Mardi – mercredi – jeudi : courses pour toutes les catégories Vendredi 25 septembre : courses pour toutes la catégories excepté les Star Samedi 26 septembre : courses pour les Classiques, Spirit of Tradition, One Ton Classic, et les Tofinou

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Fantastique victoire de Banque du Léman sur la Normandy Channel Race, "Nous avons puisé dans nos réserves"

 

Le Class40 Banque du Léman co-skippé par Valentin Gautier et Simon Koster a remporté la Normandy Channel Race avec six minutes d’avance sur son grand rival, mené par Ian Lipinski et Julien Pulvé. Une victoire qui fait du bien.

 

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Crédit : JL Carli


Le voilier battant pavillon Suisse s’est imposé avec six minutes d’avance sur les favoris de la course, Ian Lipinski et Julien Pulvé, à bord de Crédit Mutuel. Ils ont franchi la ligne d’arrivée à Caen vendredi à 15h30, après 4 jours, 20 heures et 25 minutes de course.

Le Class 40 Banque du Léman, co-skippé par Valentin Gautier et Simon Koster, a remporté une victoire de prestige en s’adjugeant la Normandy Chanel Race au terme d’un final haletant. Partie de Caen, l’épreuve a conduit les concurrents aux quatre coins de la Manche et au sud de l’Irlande, sur un parcours très exigeant de plus de 1000 milles. 

 
« Nous sommes hyper-contents », s’est exclamé Valentin Gautier. « En fin de course, la victoire s’est jouée sur une bonne option stratégique. Mais avant, il y a eu quatre jours de régate dans des conditions très variables, avec deux jours très durs pour finir. Hier, la Manche était absolument démontée, avec des vagues de trois mètres et des courants très violents. Nous avons vraiment puisé dans nos réserves, et là nous sommes démontés! On ne dira plus jamais que les Suisses sont les champions du petit temps après ça! Nous sommes aussi extrêmement heureux d’avoir débloqué notre compteur dans la classe de 40 pieds! »

 

Source : Max Comm

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Gitana 17 à l'assaut du Trophée Jules Verne, "partir avec le meilleur bateau que l'humain est capable de construire"

 

Le 1er novembre prochain, l’équipage du Maxi Edmond de Rothschild débutera officiellement son stand-by pour s’élancer sur le Trophée Jules Verne. Mis à l’eau en 2017, il est le premier maxi-trimaran de course au large conçu pour voler en haute mer. Et cet hiver, ses skippers - Franck Cammas et Charles Caudrelier - espèrent bien que le dernier-né des Gitana soit le premier de sa génération à boucler un tour du monde en mode volant.

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Dans cette tentative, leur ambition est double : non seulement venir accrocher ce chrono légendaire mais également le faire basculer sous la barre symbolique des 40 jours. IDEC Sport et Francis Joyon, les actuels détenteurs, ont mis la barre haute. 

Source : Gitana Team

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Banque du Léman remporte la Normandy Channel Race pour 6 minutes, Crédit Mutuel décroche l'argent

 

Banque du Léman remporte la 11ème Normandy Channel Race. Valentin Gautier et Simon Koster coupent la ligne d’arrivée à 15 heures 30 minutes 30 secondes après 4 jours 20 heures 25 minutes et 30 secondes de course. Ils devancent Crédit Mutuel de 6 petites minutes seulement. Ian Lipinski et Julien Pulvé décrochent l’argent sur cette course indécise jusqu’au dernier mille.

 

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Crédit : JM Liot


"C’est une immense satisfaction"

La hiérarchie sera restée longtemps indécise sur cette édition 2020 tant la flotte aura été compacte et les leaders différents tout au long de ce parcours les menant jusqu’au sud de l’Irlande. Ce n’est qu’une fois Cap Lizard enroulé sur la route retour, que Banque du Léman (158) et Crédit Mutuel (159) se sont échappés ensemble et ne se sont plus quittés. C’est finalement les suisses Valentin Gautier et Simon Koster qui s’adjugent la victoire finale de cette 11ème édition.

 
« On a eu toutes les conditions pour finir avec 35 nœuds au près dans la Manche, c’était vraiment rude. On savait à quoi s’attendre en venant sur la Normandy Channel Race surtout quand Carpentier (Antoine) disait que c’était un combat de rue pendant 5 jours, ça résume bien le course. Cette épreuve est vraiment magnifique avec des passages côtiers, hauturiers, des passages très tactiques et des paysages magnifiques. C’est une immense satisfaction d’aller gagner cette course dans ces conditions là. Il a fallut aller la chercher cette victoire ! On ne peut pas nous dire que c’était une étape de suisse celle-ci. » déclarent Valentin Gautier et Simon Koster à l’arrivée à Ouistreham.

 
Une issue cruelle pour le duo loriento-rochelais, Ian Lipinski et Julien Pulvé tant cette course fut indécise et leur navigation belle. « Ce fut une course sportivement enrichissante et dure. On s’est vraiment battu du début à la fin, c’était vraiment intense avec beaucoup de rebondissements. C’est la réputation de la Normandy Channel Race, on le sait avant le départ. » déclarent les dauphins de cette Normandy Channel Race 2020. Cette deuxième place au classement met fin à une suprématie qui courait depuis 2015. Effectivement, Ian Lipinski est monté sur la plus haute marche du podium sur toutes les courses auxquelles il a participé depuis la Transgascogne 2015. 

 
 

Le dénouement pour connaître le futur 3ème est incertain… Qui de Le Choix Funéraire ou Redman complètera le podium ? Réponse en début de soirée…

 
Source : Sirius Evenement

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Normandy Channel Race. Valentin Gautier et Simon Koster Banque du Léman remportent la NCR

Normandy Channel Race. Valentin Gautier et Simon Koster Banque du Léman remportent la NCR

Valentin Gautier et Simon Koster sur Banque du Léman et Ian Lipinski et Julien Pulvé sur Crédit Mutuel se sont livrés un très beau duel sur la Normandie Channel Race. Les conditions étaient idéales bien que rugueuses pour faire parler la puissance de ces étraves scow. C’est quasiment à 150 milles de l’arrivée que les deux bateaux se sont retrouvés bord à bord proches de Plymouth pour se lancer dans une traversée de la Manche à 8-12 nds. C’est finalement Banque du Léman qui s’impose avec 6 minutes d’avance.

La hiérarchie sera restée longtemps indécise sur cette édition 2020 tant la flotte aura été compacte et les leaders différents tout au long de ce parcours les menant jusqu’au sud de l’Irlande. Ce n’est qu’une fois Cap Lizard enroulé sur la route retour, que Banque du Léman (158) et Crédit Mutuel (159) se sont échappés ensemble et ne se sont plus quittés. Après un duel insoutenable en Manche au près et dans une mer formée, c’est finalement les suisses Valentin Gautier et Simon Koster qui s’adjugent la victoire finale de cette 11ème édition.

« On a eu toutes les conditions pour finir avec 35 nœuds au près dans la Manche, c’était vraiment rude. On savait à quoi s’attendre en venant sur la Normandy Channel Race surtout quand Carpentier (Antoine) disait que c’était un combat de rue pendant 5 jours, ça résume bien le course. Cette épreuve est vraiment magnifique avec des passages côtiers, hauturiers, des passages très tactiques et des paysages magnifiques. C’est une immense satisfaction d’aller gagner cette course dans ces conditions là. Il a fallut aller la chercher cette victoire ! On ne peut pas nous dire que c’était une étape de suisse celle-ci. » déclarent Valentin Gautier et Simon Koster à l’arrivée à Ouistreham.

Une issue cruelle pour le duo loriento-rochelais, Ian Lipinski et Julien Pulvé tant cette course fut indécise et leur navigation belle. « Ce fut une course sportivement enrichissante et dure. On s’est vraiment battu du début à la fin, c’était vraiment intense avec beaucoup de rebondissements. C’est la réputation de la Normandy Channel Race, on le sait avant le départ. » déclarent les magnifiques dauphins de cette Normandy Channel Race 2020. Cette deuxième place au classement met fin à une suprématie qui courait depuis 2015. Effectivement, Ian Lipinski est monté sur la plus haute marche du podium sur toutes les courses auxquelles il a participé depuis la Transgascogne 2015. C’est dire l’exploit réalisé par le duo suisse à bord du Class40 Banque du Léman.

Les quatre champions nous ont offert un spectacle grandiose jusqu’au dernier mille pour cette unique course du championnat officiel Class40 2020.
Le dénouement pour connaître le futur 3ème est aussi incertain… Qui de Le Choix Funéraire ou Redman complètera le podium ? Réponse en début de soirée…

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La Rolex Fastnet 2021 : les enjeux d’un parcours inédit

Avec une arrivée inédite à Cherbourg, la Rolex Fastnet Race 2021 sera l’événement phare du Royal Ocean Racing Club. Les navigateurs et les équipages devront relever quelques défis importants sur ce nouveau parcours.
Toujours spectaculaire.

Premièrement, le nouveau parcours est plus long de 90 miles (ou 15%), soit 695 miles, sur la base de l’orthodromie. Les 500 premiers miles (soit 72 %) du parcours restent inchangés : départ de Cowes le 8 août 2021 ; cap au sud-ouest sur la côte sud de l’Angleterre, négociation de ses célèbres caps, tels que Start Point et le Lizard, avant la décision capitale de passer le Dispositif de Séparation du Trafic de Land’s End. Suivent les traversées en pleine mer vers le Fastnet Rock et le retour vers Bishop Rock, au sud-ouest des Scilly.

A partir de là, le parcours est nouveau mais sans être très différent. Depuis Bishop Rock, il est possible de mettre le cap directement sur le cap de la Hague, la pointe la plus au nord-ouest de la péninsule du Cotentin, avant de faire le dernier virage à tribord sur les 10 derniers milles jusqu’à la ligne d’arrivée dans le port de Cherbourg. Le changement de cap par rapport à Bishop Rock est léger – 91° (contre 83° auparavant), mais le trajet pour rejoindre Cherbourg peut changer le visage de la course.

« Ni ventée, ni légère »

Le navigateur Ian Moore, vainqueur de la Volvo Ocean Race, qui a intégré l’équipe de Magic America’s Cup, a réalisé une étude météorologique pointue sur le nouveau parcours. Il explique : « La Rolex Fastnet Race est encore principalement une course avec du près et du portant » Cependant, grâce à la longueur de l’étape finale, dans les vents de sud-ouest dominants typiques, 40 % du temps sera passé au près (contre 45 % auparavant) et 34 % au portant (contre 28 %) avec toujours autant de reaching. Après avoir calculé les itinéraires en fonction de la météo au cours des dix dernières années, M. Moore observe également : « Ce n’est pas une course super ventée ou super légère. 80 % se fait à 6-18 nœuds ».

Plus important encore sera le dernier casse-tête. Comment s’attaquer au mieux à l’une des plus puissantes marées d’Europe – le Raz Blanchard, entre Aurigny et le Cap de la Hague ? « C’est maintenant le plus passage à niveau de la course », déclare Moore. « La marée est la plus forte au large du cap de la Hague, à travers le Swinge (entre Aurigny et Burhou, au nord-ouest d’Aurigny) et au large de la côte est d’Aurigny. Il y aura des gagnants et des perdants ici et il sera difficile de faire le bon choix ».

En raison du coefficient de marée très élevé (86 – 89), le Raz Blanchard aura un rôle capital. La bonne nouvelle, selon Moore, est que le courant est plus fort dans la direction Nord Nord-Est que dans l’autre sens. C’est pourquoi les navigateurs surveilleront attentivement leur heure d’arrivée à la pointe du Cotentin. Si c’est le cas, ils tenteront d’éviter le plus fort du courant en laissant Aurigny à bâbord ou – plus radical encore – approcheront Cherbourg par le nord, l’option la plus extrême étant de parcourir les 11 milles supplémentaires en contournant le nord de la zone d’exclusion du DST des Casquets.

Le transfert de l’arrivée de la plus grande course au large du monde à Cherbourg pour la première fois depuis 96 ans est le fruit de la coopération entre la ville de Cherbourg-en-Cotentin, la Communauté d’agglomération du Cotentin, le départemental de la Manche et la Région Normandie avec le RORC.

Le parcours a été rallongé de 90 milles (+15%) avec un passage du Raz Blanchard bourré d’incertitudes.
L’avis des frenchies

Alors que les bateaux français ont déjà dominé les dernières éditions de la Rolex Fastnet Race, remportant l’épreuve biennale au classement général en 2013, 2015 et 2017 et toutes les classes en 2019, sauf une, l’arrivée à Cherbourg profitera certainement encore plus aux participants français. Une bonne connaissance du Raz Blanchard et la possibilité d’en tirer le meilleur parti profiteront certainement aux marins locaux. L’un d’entre eux est le figariste, Alexis Loison, qui, avec son père Pascal, a remporté la Rolex Fastnet Race 2013 au sein d’une flotte de 294 bateaux à handicap. Ils ont marqué l’histoire en devenant le premier équipage en double à remporter la course au classement général. Pour la Rolex Fastnet Race, Alexis délaisse généralement son Figaro pour naviguer dans la classe IRC. Il s’y est imposé à quatre reprises, un record.

« Quand la course se terminait à Plymouth, j’ai gagné la plupart du temps, donc j’en garde un souvenir particulier », explique Loison. « Maintenant, la course est plus longue, ce qui peut rendre la tâche plus difficile pour ceux qui courent en double. Il y a aussi le Raz Blanchard, où il y a beaucoup de courant et où la porte sera peut-être ouverte ou fermée, donc vous pouvez gagner (ou perdre) la course là-bas dans les dernières heures. Vous devez avoir un bon timing pour gagner au classement général ou dans votre classe – tout sera question de timing, donc c’est bien d’avoir Rolex comme sponsor ! » sourit Loison.

Les classes Ultime, IMOCA 60 et Class40 seront en compétition en dehors de la flotte principale de l’IRC. Parmi les IMOCA 60, on retrouvera le concurrent du Vendée Globe Charlie Dalin à bord d’Apivia. Dalin se souvient des étapes de la Solitaire du Figaro qui se sont terminées à Cherbourg où tout s’est joué lors de la traversée du Raz Blanchard : « Vous avez des marées très fortes, ce qui peut en faire une zone très délicate à naviguer et l’état de la mer peut devenir très mauvais et aussi le vent. La brise de mer est délicate parce que vous avez une brise de mer d’ouest sur le côté ouest de la péninsule du Cotentin, une brise de mer de nord sur le côté nord et une brise de mer d’est autour de Barfleur et tout cela se mélange ! Il n’est pas facile de s’y retrouver. Ce sera la fin de la course, mais votre navigateur doit encore être frais car vous pouvez y faire d’énormes gains et pertes ».

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Objectif 12 000 milles pour CORUM L’Épargne, de retour à l’eau

La dernière phase préparatoire au Vendée Globe 2020 a commencé pour CORUM L’Épargne, skippé par Nicolas Troussel, double vainqueur de la Solitaire du Figaro. À moins de deux mois du grand départ aux Sables d’Olonne, c’est le point d’orgue d’un travail intense effectué depuis 18 mois par Nicolas Troussel et toute l’équipe, en dépit d’un calendrier bouleversé par la crise sanitaire. L’objectif qui lie le navigateur et l’entreprise CORUM L’Épargne est clair : se présenter avec un bateau dernière génération et dans les meilleures conditions possibles pour cette course légendaire, autour du monde, en solitaire et sans escale.

Des navigations mises à profit

Depuis sa mise à l’eau le 5 mai 2020, le bateau a ainsi parcouru près de 9 000 milles nautiques (soit 16 000 km), dont 2 000 milles en solitaire pour Nicolas, synonymes de qualification. Sur cette distance, équivalente à environ un tiers du parcours total du Vendée Globe, chaque moment a été mis à profit pour identifier le travail restant à effectuer dans le but d’optimiser le bateau.
Nicolas Troussel a bénéficié de la collaboration de trois navigants de très haut niveau : Nicolas Lunven, Sébastien Josse et Thomas Rouxel. La richesse de leurs observations et leur capacité à échanger ont été de véritables accélérateurs pour la mise au point de CORUM L’Épargne. Ensemble, ils ont sollicité le bateau pour aller chercher la performance sans compromettre la sécurité, et ainsi en définir la meilleure utilisation possible en solitaire.

CORUM L’Épargne paré pour le Vendée Globe

Les enseignements tirés de cette navigation en conditions variées ont été mis à profit lors du retour au chantier de CORUM L’Épargne, à la fin de l’été. Plus de vingt personnes intervenant dans des domaines aussi variés que l’électronique, le composite, le matelotage, l’accastillage ou la mécanique se sont ainsi relayées afin de réaliser l’ensemble des travaux identifiés comme permettant de gagner en fiabilité, ergonomie et performance.
Le profil des foils a été revu, grâce à un travail de haute précision. Le jeu de voiles qui sera à bord pour le Vendée Globe est prêt à être testé. Quelques changements sont bien visibles au premier coup d’œil, comme l’ajout d’une nouvelle roofbox et la mise en place de panneaux solaires, qui, avec la génératrice et les hydro-générateurs, constituent une troisième source d’électricité – élément indispensable à la navigation en solitaire. L’ergonomie a également été améliorée dans le but de faciliter la vie à bord, grâce à l’installation de deux nouvelles tables à cartes et d’un chauffage ultra-léger. Enfin, des optimisations ont
été apportées notamment pour atténuer les bruits et chocs engendrés par la vitesse de ces nouveaux IMOCA, qui s’avèrent épuisants dans la durée pour le skipper.

Dernière phase de navigation avant le départ

La remise à l’eau de CORUM L’Épargne ce 16 septembre marque le début des dernières sessions de navigation, avec un objectif de 12 000 milles nautique à parcourir. Cette phase va permettre d’éprouver les nouveaux réglages et matériels mis en place. A l’issue de ces navigaptions, il sera alors temps de mener CORUM L’Épargne à quai, aux Sables d’Olonne.
Le Vendée Globe est bien sûr une course en solitaire mais concrétise l’investissement de toute une équipe. Chacun s’engage avec exigence et ambition, afin que Nicolas Troussel prenne la mer le 8 novembre sur un bateau fiable, ergonomique et performant.

Greg Evrard, Directeur de l’équipe CORUM L’Épargne

« J’ai hâte de constater sur l’eau la qualité du travail réalisé par toute l’équipe durant ce chantier intense qui aura duré 4 semaines. J’ai été soulagé de valider la qualité de la construction suite aux contrôles ultrasons effectués. A nous d’exploiter au mieux les 5 semaines à venir pour que Nicolas se sente bien et en confiance sur CORUM L’Épargne au moment de rejoindre les Sables d’Olonne. »

Nicolas Troussel, Skipper de l’équipe CORUM L’Épargne, double vainqueur de la Solitaire du Figaro

« Les 9 000 milles parcourus ces derniers mois m’ont réellement permis de prendre en main le bateau. Avec cette dernière étape de chantier, je suis prêt pour entamer l’ultime phase de ma préparation, afin d’être paré au départ le 8 novembre prochain aux Sables d’Olonne. »

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L'immense déception de Xavier Macaire, 24e à Saint-Nazaire : "J’ai l’impression de ne pas être récompensé"

 

Quelle étape ! Xavier Macaire avait annoncé avant le départ de Dunkerque samedi dernier que cette troisième manche de la Solitaire du Figaro serait sans doute décisive. Elle a surtout joué avec les nerfs des skippers entre vent capricieux ou carrément absent, courants, champs d’algues… Pendant 4 jours, les rebondissements se sont succédés offrant un suspense intense avant l’arrivée à Saint Nazaire.

 

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Credit : A.Courcoux


Superbe début de course

Auteur d’un superbe début de course et constamment aux avant-postes, le skipper de Groupe SNEF a vu tous ses espoirs de victoire s’envoler lors de la dernière journée. 24e à l’arrivée à St Nazaire, le Sablais pointe désormais en 11e position au classement général provisoire, à 2 heures 25 minutes et 36 secondes du leader Armel Le Cléac’h. 


« Je finis par me dire que la Solitaire du Figaro ne veut pas de moi ! C’est difficile à digérer, je me suis arraché, j’étais aux avant-postes du début de la fin, toujours régulier.

J’avais un schéma de course en tête avec les point-clés à ne pas rater. Le départ d’abord avec le louvoyage dans les bancs de sable de Dunkerque puis le long du Cap Gris Nez. Après il fallait traverser l’anticyclone et attraper le vent portant, je suis donc resté le plus possible en Baie de Seine pour avoir plus de vent avant les autres. 

Ensuite pour le passage du Raz Blanchard, j’étais un peu hésitant quant à passer à l’intérieur ou à l’extérieur, je savais que c’était un touchy et je finis par passer à l’extérieur. Ce n’était pas très bien au début mais je suis arrivé par le large de Guernesey avec un meilleur angle de vent ce qui m’a permis de revenir en deuxième position. 

Le vent s'est effondré

Puis la Bretagne Nord et sa dépression relative avec du vent très mou, c’était un autre point-clé à négocier, je sors encore dans la tête de flotte, c’était parfait. Viennent ensuite Ouessant et la mer d’Iroise avec la fin de la dépression à négocier et le retour du vent, je passe très bien au Fromveur et je touche le vent un peu moins bien que les autres mais je réussis quand même à passer l’Occidentale de Sein dans le top 5. J’avais bien passé tous mes check-points de difficultés particulières sur cette troisième étape !

 Pour la fin, les bulletins météo prévoyaient du vent de Nord-Est, on se dirigeait donc vers une course de vitesse, tout droit vers Saint Nazaire en ajustant un peu évidemment niveau trajectoire. Sauf qu’en tout début de matinée, le vent de Nord-Est s’est effondré… J’ai fini par passer entre les côtes bretonnes et Houat parce que je n’avais pas le choix, le vent m’emmenait là à ce moment-là. On est tombé dans un vent qui mollit, qui adonne, et on était dans l’impossibilité de faire autre chose. 

 "J’avais quelque chose à jouer au général"

J’ai beaucoup travaillé, je savais que j’étais en forme cette année, je navigue bien depuis le début de cette Solitaire du Figaro. Je me suis donné beaucoup de mal depuis le départ à Dunkerque parce que j’ai fait premier et cinquième sur les deux manches précédentes, j’avais quelque chose à jouer au classement général final. J’ai l’impression de ne pas être récompensé… »


Source : J Cornille

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j-51, les marins du Vendée Globe racontent : "J’ai beaucoup de chance" - ITW

 

La conférence de presse du Vendée Globe se tenait hier à Paris. A 51 jours du grand départ autour du monde, on fait le point avec les marins.

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Crédit : JM Liot

Manuel Cousin, Groupe Setin : 

 " Je savoure tous les jours la chance et privilège que j’ai. J’ai quitté mon emploi en 2017 pour une reconversion en tant que skipper professionnel. C’est un vrai bonheur de naviguer sur ces superbes bateaux ! "

Clarisse Cremer, Banque Populaire X : 

 " Je n’étais pas prédestinée à prendre le départ du Vendée Globe. J’ai fait la Mini Transat et je me suis découvert une vraie passion et un amour de la course au large. J’ai beaucoup de chance, Armel (Le Cléac’h) m’a beaucoup aidée, j’ai pu l’observer, maintenant, il faut que je vole de mes propres ailes et que je sois toute seule. "


Maxime Sorel, V AND B – MAYENNE : 

 " Ce sont des bateaux qui demandent beaucoup. Ils sont très exigeants, durs à maîtriser sur l’eau et à terre. Il y a une grosse logistique derrière et toute une équipe autour de moi. Le tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance m’a toujours fait rêver. "

  


Boris Herrmann, Seaexplorer - Yacht Club de Monaco : 

 " C’est un honneur d’être le premier Allemand à participer à cette course qui est un rêve depuis 20 ans pour moi. Je suis sûr que ça va faire grandir le fan-club en Allemagne. On veut participer pour la compétition, bien sûr, mais c’est aussi une opportunité de revenir avec des données océanographiques. Nous avons un laboratoire à bord, on travaille avec les scientifiques pour apporter du sens à ce qu’on fait et être utile pour la science. "


Louis Burton – Bureau Vallée 2 : 

 " Ce qui ajoute de la pression, c’est ce plateau magnifique avec des bateaux hyper performants et des skippers qui le sont tout autant. "


VENDEE GLOBE - LA LISTE DES INSCRITS

Fabrice AMEDEO : NEWREST – ART & FENÊTRES
Romain ATTANASIO : PURE – BEST WESTERN
Alexia BARRIER : TSE - 4MYPLANET
Yannick BESTAVEN : MAÎTRE COQ IV
Jérémie BEYOU : CHARAL
Arnaud BOISSIÈRES : LA MIE CÂLINE – ARTISANS ARTIPÔLE
Louis BURTON : BUREAU VALLÉE 2
Didac COSTA : ONE PLANET ONE OCEAN
Manuel COUSIN : GROUPE SÉTIN
Clarisse CREMER : BANQUE POPULAIRE X
Charlie DALIN : APIVIA
Samantha DAVIES : INITIATIVES-CŒUR
Sébastien DESTREMAU : MERCI
Benjamin DUTREUX : OMIA - WATER FAMILY
Kevin ESCOFFIER : PRB
Clément GIRAUD : COMPAGNIE DU LIT / JILITI
Pip HARE : MEDALLIA
Boris HERRMANN : SEA EXPLORER – YACHT CLUB DE MONACO
Ari HUUSELA : STARK
Isabelle JOSCHKE : MACSF
Jean LE CAM : YES WE CAM !
Stéphane LE DIRAISON : TIME FOR OCEANS
Miranda MERRON : CAMPAGNE DE FRANCE
Giancarlo PEDOTE : PRYSMIAN GROUP
Alan ROURA : LA FABRIQUE
Thomas RUYANT : LINKEDOUT
Damien SEGUIN : GROUPE APICIL
Kojiro SHIRAISHI : DMG MORI
Sébastien SIMON : ARKEA – PAPREC
Maxime SOREL : V AND B – MAYENNE
Alex THOMSON : HUGO BOSS
Armel TRIPON : L’OCCITANE EN PROVENCE
Nicolas TROUSSEL : CORUM L’ÉPARGNE

Source : O Connection

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Le défi de préparer le Vendée Globe en plein Covid

Fabrice Amedeo se prépare à prendre le départ de son deuxième Vendée Globe le 8 novembre prochain. Une dernière ligne droite qui s’apparente à une course d’obstacles sur fond de crise sanitaire du Covid-19. Car le navigateur le sait, s’il est testé positif juste avant le départ, il devra rester à quai et ce sont quatre années de travail qui s’envoleront en fumée. Explication.

Les skippers disent souvent que la première victoire sur le Vendée Globe est de franchir la ligne de départ. Cet adage prend encore plus de sens cette année alors que la deuxième vague de la pandémie rend compliquée la tenue d’un village départ et pèse sur la préparation des marins.

« Le confinement a été un coup d’arrêt brutal dans notre préparation et notre feuille de route en vue du Vendée Globe, explique Fabrice. Nous devions mettre le bateau à l’eau le 9 avril. Finalement nous avons réussi à le faire seulement mi-juin mais n’avons pas été opérationnels pour naviguer avant début juillet ». Un retard qui a été depuis rattrapé grâce à l’engagement de Fabrice et de son équipe. « Un travail exceptionnel a également été réalisé par le département de la Vendée et la classe IMOCA pour organiser une belle course cet été malgré les circonstances. La Vendée – Arctique – Les Sables nous a permis de naviguer et de nous préparer à ce Vendée Globe. Nos bateaux sont jaugés, nous avons navigué : c’est assez incroyable vu le contexte ». Mais alors que son IMOCA 60’ Newrest – Art & Fenêtres est aujourd’hui quasiment en configuration pour prendre le départ du tour du monde, sans escale et sans assistance, de nouveaux défis attendent le skipper : ne pas attraper le virus pour pouvoir franchir la ligne libératrice le 8 novembre à 13h02.

Des mesures ont en effet été annoncées la semaine dernière par la SAEM Vendée aux concurrents :

Les équipes techniques devront se soumettre à un test PCR hebdomadaire pendant le village. Les personnes testées positives ne pourront plus travailler sur les bateaux. Les équipes auront une allée de circulation distincte de celle du grand public pour accéder aux bateaux. L’avitaillement pour la course devra être embarqué 72 heures avant le départ et désinfecté. Le bateau devra systématiquement et totalement être désinfecté. Pour le skipper et ses proches, un test sérologique sera réalisé le 31 octobre et deux tests PCR les 31 octobre et 6 novembre. Le skipper devra rester confiné strictement 7 jours avant le départ. L’équipage à bord pour la remontée du chenal et la phase de départ devra être confiné 48 heures. Un skipper positif au test PCR ne pourra pas prendre le départ.Si un membre de son équipe ou l’un des proches du marin est positif, le bateau restera à quai au moins 7 jours après le départ de la flotte, « le temps nécessaire pour réaliser deux tests PCR et tout test complémentaire », indique la SAEM Vendée. A la différence d’autres sports où les concurrents peuvent être testés le soir après l’épreuve, les marins partiront seuls pour trois mois en mer, ce qui impose des règles naturellement strictes.

« Ces mesures sont légitimes mais lourdes de conséquences, explique Fabrice Amedeo. Une grande rigueur s’impose de ma part et de celle mon équipe pour pouvoir prendre le départ. Je suis déjà un peu confiné : j’évite les lieux publics fermés, la conférence de presse du Vendée Globe aujourd’hui est une exception. Je ne vois plus d’amis. Nous n’allons pas attendre que le bateau soit aux Sables d’Olonne pour le désinfecter régulièrement, tout comme nos outils de travail. Nous réfléchissons actuellement à un protocole qui nous sera propre : avoir des membres de l’équipe dans des logements différents aux Sables, leur faire éviter tout lieu public, réaliser des tests PCR réguliers en plus de ceux demandés par l’organisation de la course. Bien sûr, seule l’équipe pourra monter à bord du bateau. Personne n’est à l’abris d’une catastrophe. Nous devons absolument tout faire pour l’éviter. Si je devais rester à quai le 8 novembre, ce serait une catastrophe pour moi mais nous devrons relativiser : nous avons beaucoup de chance de faire ce métier, de réaliser nos rêves d’aventure. Des femmes et des hommes, des familles, ont beaucoup souffert cette année ».

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Normandy Channel Race. Duel engagé entre Crédit Mutuel et Banque du Léman

Normandy Channel Race. Duel engagé entre Crédit Mutuel et Banque du Léman

Qui de Crédit Mutuel et Banque du Léman va remporter cette première grande confrontation directe. Les faux frères jumeaux, l’un un plan David Raison et l’autre un plan Manuard, en gestation plusieurs mois l’un à côté de l’autre dans le même chantier JPS à la Trinité attendaient ce moment depuis longtemps. Crédit Mutuel né 45 jours plus tôt l’année dernière a pu récolter déjà quelques lauriers avec la Jacques Vabre alors que Banque du Léman était encore à fiabiliser ses systèmes.
Pour cette NCR, les deux bateaux sont désormais au point. Les deux récents recordmans du tour des îles britanniques, l’un en équipage, l’autre en solitaire, se livrent un véritable mano à mano aux avants postes de cette édition 2020 et à quelques heures du dénouement. Au cœur de la flotte, la situation météorologique active dans la Manche aura été sélective. En fin de journée hier, sept Class40 ont été contraints à l’abandon après avoir constaté des dégâts matériels. Les traits sont tirés, les marins épuisés, la bataille fait rage, la seule épreuve du championnat Class40 de cette année 2020 aura tenu son rang. Vivement le dénouement !

On ne pensait pas revivre un suspens d’une intensité aussi élevée que les éditions précédentes ; mais il faut croire que l’histoire du sprint final se répète inlassablement d’année en année sur cette course si particulière. À 90 milles nautiques (à l’heure où nous écrivons ses lignes) de la ligne d’arrivée mouillée face à Ouistreham, Crédit Mutuel (158) et Banque du Léman (159) se tiennent bord à bord. Un véritable match race dans une mer formée que se livrent les deux leaders pour savoir qui de Ian Lipinski et Julien Pulvé ou Valentin Gautier et Simon Koster grimperont sur la plus haute marche du podium. Le sprint final s’annonce rude et serré, mais la victoire n’en sera que plus belle…

Derrière la situation n’est pas plus claire. Six équipages se tiennent en moins de 15 milles. Autant dire que du 3ème au 8ème, chacun garde une chance de compléter le podium de cette Normandy Channel Race 11ème du nom. Là aussi, l’équipage malouin du Choix Funéraire (139), qui impressionne à bord de son Class40 139, se livre à un vrai chassé croisé avec le duo trinitain à bord du récent Redman (161). Pas loin derrière, l’équipage anglais Ian Hoddle et Jack trigger sur Virgin Media Business (137) reste en embuscade. Placement sur le plan d’eau et propreté des manœuvres seront les éléments primordiaux pour espérer tirer son épingle du jeu.

Le flux de secteur nord-est de 25-30 nœuds, combiné au fort courant provoqué par les grandes marées d’équinoxe, aura amené plusieurs équipages à aller s’abriter dans des ports de la côte sud-anglaise. Une situation autorisée dans les instructions de course. En cas d’arrêt dans un port, les skippers peuvent déplomber leur moteur et envoyer une photo du nouveau plomb avant de repartir. La durée d’escale ne doit pas être inférieure à deux heures.

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Charlie Dalin dans de bonnes conditions pour le Vendée Globe, "cette course prend beaucoup de place"

 

La prochaine course au programme d’APIVIA est désormais le Vendée Globe ! D’ici un mois, Charlie Dalin convoiera l’Imoca vers le port des Sables d’Olonne pour prendre part, trois semaines plus tard, à la course qu’il convoite depuis son plus jeune âge. Encore quelques détails à peaufiner et quelques rendez-vous à honorer avant l’échéance mais, pour l’heure, Charlie Dalin déroule sereinement la partition de sa préparation. 

 

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Credit : M Horlaville



S'entraîner encore et encore

Depuis la remise à l’eau de l’Imoca APIVIA, le 24 août dernier, Charlie Dalin n’a pas cessé de s’entraîner sur l’eau en vue du Vendée Globe dont le départ sera donné le 8 novembre prochain. Entre les stages du Pôle Finistère Course au Large, les sorties techniques et les navigations avec ses partenaires, le skipper a aussi pu se confronter une dernière fois dans les meilleures conditions au reste de la flotte lors du Défi Azimut.

 « C’est sûr que je commence à vraiment bien connaître et à gérer mon bateau. J’ai l’impression que c’est presque devenu une extension de moi-même. Je le maîtrise comme jamais auparavant. J’ai beaucoup plus de repères en réglages et j’arrive même à détacher mon regard à l’extérieur même si je dois continuer à explorer le sujet : cela reste des bateaux super complexes. 

Je retrouve un peu les sensations que j’ai pu avoir en Figaro et sur la façon de maîtriser son support. J’ai vraiment beaucoup plus d’automatismes ; les choses se font plus facilement et plus naturellement. Les manœuvres sont vraiment intégrées et j’ai le sentiment d’avoir vraiment progressé et de maîtriser la machine. »

 

Un dernier mois pour boucler la « job list »

Techniquement APIVIA est prêt. Le team technique Apivia Voile profitera jusqu’au bout du temps imparti pour affiner le bateau, jusqu’à son amarrage au ponton des Sables d’Olonne. « La job list est comme un tapis roulant. Tu coches des lignes et de nouvelles apparaissent en bas : c’est vraiment sans fin ! Entre ce qui revient régulièrement comme les révisions, ou les petits soucis que tu découvres au fur et à mesure, ou encore les améliorations continues… ça ne s’arrête jamais ; ce sont des machines qui sont très complexes. 

A bord d’APIVIA, il nous reste quelques points à traiter, notamment sur l’ergonomie où il faut que l’on progresse. Très important, il faut surtout avoir en tête que chaque modification effectuée sur le bateau, même la plus anodine, doit être soumise à validation en mer ; elle peut impacter les systèmes environnants. A ce stade, on rentre dans un niveau de détail important car on n’a plus de gros chantiers à gérer. »

 

 "Je n’aime pas faire des impasses quand j’ai des examens"

« Le Vendée Globe prend beaucoup de place dans ma vie. Je ne pense qu’à ça et plus ça approche, plus je mesure la taille de cette échéance et l’envergure du projet. C’est quand même assez fou de se dire que depuis le début de projet, alors qu’on a sillonné l’Atlantique dans tous les sens… que ce soit en entraînement, avec le Pôle ou en course, on n’a toujours pas fait le nombre de milles que je vais devoir faire sur le Vendée Globe ! » 

Source : Apivia

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Dans de bonnes conditions pour le Vendée Globe !

C’est parti ! ou presque… La prochaine course indiquée au programme d’APIVIA est désormais le Vendée Globe ! D’ici un mois, Charlie Dalin convoiera l’Imoca APIVIA vers le port des Sables d’Olonne pour prendre part, trois semaines plus tard, à la course qu’il convoite depuis son plus jeune âge. Encore quelques détails à peaufiner et quelques rendez-vous à honorer avant l’échéance mais, pour l’heure, Charlie déroule sereinement la partition de sa préparation.

Depuis la remise à l’eau de l’Imoca APIVIA, le 24 août dernier, Charlie n’a pas cessé de s’entrainer sur l’eau en vue du Vendée Globe dont le départ sera donné le 8 novembre prochain. Entre les stages du Pôle Finistère Course au Large, les sorties techniques et les navigations avec ses partenaires, Charlie a aussi pu se confronter une dernière fois dans les meilleures conditions au reste de la flotte lors du Défi Azimut.

« J’ai le sentiment d’avoir réellement progressé et désormais de maitriser APIVIA »

Malgré une fin de parcours qui ne lui aura pas réussi sur les « 48h Azimut* », Charlie aura quand même navigué en tête 90% du temps et affiché de belles vitesses face à la concurrence.

De bon augure pour instaurer la confiance, d’autant que dans l’exercice du solitaire, le marin et son bateau commencent à faire corps comme le mentionne le skipper d’APIVIA : « C’est sûr que je commence à vraiment bien connaître et à gérer mon bateau. J’ai l’impression que c’est presque devenu une extension de moi-même. Je le maîtrise comme jamais auparavant. J’ai beaucoup plus de repères en réglages et j’arrive même à détacher mon regard à l’extérieur même si je dois continuer à explorer le sujet : cela reste des bateaux super complexes. Je retrouve un peu les sensations que j’ai pu avoir en figaro et sur la façon de maîtriser son support. J’ai vraiment beaucoup plus d’automatismes ; les choses se font plus facilement et plus naturellement. Les manœuvres sont vraiment intégrées et j’ai le sentiment d’avoir vraiment progressé et de maîtriser la machine. »

Un dernier mois pour boucler la « job list »

Techniquement APIVIA est prêt. Le team technique Apivia Voile profitera jusqu’au bout du temps imparti pour affiner le bateau, jusqu’à son amarrage au ponton des Sables d’Olonne ! « La job list est comme un tapis roulant ! Tu coches des lignes et de nouvelles apparaissent en bas : c’est vraiment sans fin ! Entre ce qui revient régulièrement comme les révisions, ou les petits soucis que tu découvres au fur et à mesure, ou encore les améliorations continues… ça ne s’arrête jamais ; ce sont des machines qui sont très complexes. A bord d’APIVIA, il nous reste quelques points à traiter, notamment sur l’ergonomie où il faut que l’on progresse. Très important, il faut surtout avoir en tête que chaque modification effectuée sur le bateau, même la plus anodine, doit être soumise à validation en mer ; elle peut impacter les systèmes environnants. A ce stade, on rentre dans un niveau de détail important car on n’a plus de gros chantiers à gérer. »

« Je n’aime pas faire des impasses quand j’ai des examens »

A terre aussi, les marins du Vendée Globe n’en sont pas moins obstinés par cette course unique en son genre. « Le Vendée Globe prend beaucoup de place dans ma vie. Je ne pense qu’à ça et plus ça approche, plus je mesure la taille de cette échéance et l’envergure du projet. C’est quand même assez fou de se dire que depuis le début de projet, alors qu’on a sillonné l’Atlantique dans tous les sens… que ce soit en entraînement, avec le Pôle ou en course, on n’a toujours pas fait le nombre de milles que je vais devoir faire sur le Vendée Globe ! La preuve que c’est une course extrêmement longue, que ce soit pour le bateau comme pour le marin. » Pour tenir le rythme imposé, Charlie ne laisse donc rien au hasard dans sa préparation pour parer aux mieux aux aléas que lui réservera l’épreuve. Entre les révisions météos avec Jean-Yves Bernot, les séances d’ostéo, sa préparation physique, la nutrition à affiner, la prépa mentale, les dernières commandes de vêtements à passer pour compléter son équipement, il dit avoir aussi commencé à mettre à jour sa playlist pour les rares moments où il arrivera à écouter de la musique… et de conclure : « On est sur la bonne voie pour partir dans de bonnes conditions sur ce Vendée ! »

* : L’épreuve au large en faux solo du Défi Azimut

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Carton plein à la Duo Concarneau

Le coup d’envoi de la Duo Concarneau Challenge BFR Marée Haute sera donné dans moins d’une semaine désormais. Le 24 septembre prochain, une marée de 78 Mini 6,50 s’attaquera à une boucle nautique de près de 300 milles au départ et à l’arrivée de Concarneau. Un joli plateau pour cette 3e épreuve de la classe Mini 6,50 et seule course en double pour la zone Atlantique. Selon la météo, la direction de course envisage deux parcours potentiels sur un vaste terrain de jeux allant de Brest à La Rochelle et déjà prometteur de nombreux pièges et rebondissements.

Carton plein

Du 22 au 27 septembre prochain, 78 Mini 6,50 vont investir pendant quelques jours l’avant et l’arrière-port de Concarneau à l’occasion de la Duo Concarneau Challenge BFR Marée Haute organisée par la Société des Régates de Concarneau et dont le départ sera donné le jeudi 24 septembre à 14h. Une flotte conséquente donc pour cette épreuve courue en double et bisannuelle de la classe Mini 6,50 qui se réjouit d’un tel engouement. Parmi les duos présents, 13 courront dans la catégorie des Proto et les 65 autres en catégorie Série. Chez les têtes d’affiches Proto, on notera la présence d’Ambrogio Beccaria et d’Irina Gracheva, tous les deux auteurs d’un beau début de saison et le retour de ministes expérimentés comme Axel Tréhin ou François Jambou qui avaient terminé premier et deuxième de l’édition 2018. Chez les Série, il faudra compter sur Léo Debiesse, très en forme après deux victoires sur les deux épreuves de la côte Atlantique, mais également sur Jean Marie Jézéquel, Jean Cruse ou Anne-Claire Le Berre dont les duos composés respectivement de Loïc Blin, Arnaud Machado ou Davy Baudart risquent de faire des étincelles. Mais si ces acteurs du circuit 6,50 ont connu un beau début de saison en solitaire, l’exercice du double pourrait très bien rebattre les cartes et voir émerger de nouveaux animateurs.
A noter également la présence de 8 duos connaisseurs de la baie de Concarneau puisque s’entrainant à l’année au Centre d’Entrainement Mini 6,50 de la ville bleue.

300 milles en Atlantique

Pour départager tout ce petit monde, une boucle de près de 300 milles nautiques attend les duos. Selon la météo, Hervé Gautier, le directeur de course, envisage deux parcours tracés dans une zone comprise entre Brest et La Rochelle. Soit un terrain de jeux assez vaste et varié pour offrir à la flotte des Mini 6,50 bon nombre d’obstacles et de pièges à déjouer comme les courants de la chaussée de Sein, les hauts fonds du plateau des Birvideaux, le contournement de Belle-Ile, l’embouchure de la Loire ou le banc de Guérande, ou encore les effets de vents dans la baie de Concarneau. Pour savoir quel duo aura tiré au mieux son épingle du jeu, il faudra attendre le samedi 26 septembre.

Protocole sanitaire

Les podiums Série et Proto seront honorés lors de la remise des prix, dimanche 27 septembre à 17h dont le protocole sera adapté selon les mesures sanitaires liées à l’épidémie de Covid-19. Si celle-ci n’aura finalement pas eu raison du maintien de l’épreuve, nombreuses traditions de la Duo Concarneau – Challenge BFR Marée Haute ont dû être annulées comme le repas des coureurs ou modifiées comme la tenue des briefings, la confirmation des inscriptions ou encore les contrôles de sécurité.
Et si l’accès aux pontons sera réservé aux coureurs, le public est invité à visiter le salon nautique organisé par le chantier Marée Haute, partenaire de l’épreuve, qui se tiendra dans l’arrière-port de Concarneau du 23 septembre au 3 octobre et qui propose sur rendez-vous des visites de chantier et des essais en mer.

Ils ont dit :

Marc Bigot, Maire de Concarneau :

« Concarneau est une ville tournée vers la mer, dotée d’un port à multiples facettes qui permet à tous les secteurs économiques, malgré le contexte sanitaire actuel, de garder son dynamisme. La course au large faisant partie de ces secteurs, nous avions avec la Société des Régates de Concarneau déjà eu la chance d’accueillir cet été les Figaro pour la Solo Guy Cotten. C’est désormais au tour de la Duo Concarneau – Challenge BFR Marée Haute d’investir les pontons et de recevoir 78 Mini 6,50. Parmi les coureurs qui s’élanceront sur cette épreuve, un petit groupe a posé son sac depuis quelques années déjà dans notre ville. Nous avons d’ailleurs à cœur de les accompagner et de les suivre dans l’évolution de leur parcours en course au large à travers le Centre d’Entrainement Mini 6,50 de Concarneau. L’esprit de la classe Mini 6,50, le type de bateaux et la ténacité des coureurs se prêtent bien l’identité maritime de notre ville. »

Serge Calvez, dirigeant du chantier Marée Haute :

« Le chantier Marée Haute, créé en 2003, a commencé son aventure avec les Mini 6,50. Nous avons donc un lien et un regard particulier sur cette superbe classe d’où émerge des coureurs et surtout des passionnés. Il est important pour nous de partager l’aventure Mini 6,50 et quelle meilleure façon de le faire, ici, à domicile. En tant qu’acteur du milieu nautique de Concarneau, ville maritime, il est important pour nous d’accompagner la Société des Régates de Concarneau sur l’ensemble de ses évènements (courses, rallye, base d’entrainement.) et ainsi participer à son dynamisme. Nous les remercions pour leur dévouement et c’est avec plaisir que nous partageons l’aventure de la Duo Concarneau – Challenge BFR Marée Haute ».

Ambroggio Beccaria, skipper du 969 – Chaffoil :

« La Duo Concarneau est ma deuxième course en proto après la Mini en Mai remportée début septembre. Pour le moment le bateau fait un beau début de saison avec deux victoires sur 2 épreuves (Tanguy Bouroullec ayant remporté la Les Sables Les Açores en Baie de Morlaix sur le même mini 6,50), à moi de poursuivre sur cette lancée. Mais j’appréhende un peu car la concurrence sera rude avec le retour en Proto d’Axel Tréhin ou de François Jambou, des ministes très expérimentés. Plus à l’aise en Série où les problématiques sont très différentes qu’en Proto, il me faudra cette fois-ci beaucoup plus travailler sur la vitesse du bateau par exemple. Pour m’aider, je serai accompagné d’Amélie Grassi avec qui je devais partir de Concarneau au printemps dernier pour courir l’AG2R. Finalement, avec la crise sanitaire il n’y aura pas de transat en double pour nous cette année mais un parcours de près de 300 milles nautiques en atlantique en Mini et pour une première en double. »

Léo Debiesse, skipper du 966 – Kelyfos :

« Je suis très content de mon début de saison avec deux courses et deux victoires. Cela m’a notamment permis de rencontrer au moins une fois une bonne partie de mes concurrents. Pour autant, rien n’est joué et sur la Duo Concarneau, une autre épreuve m’attend puisqu’elle se courre en double et que mes adversaires vont soit naviguer avec de nouveaux co-skippers soit avec de très bons ministes. Je pense notamment aux duos Anne-Claire Le Berre et Davy Baudart, Jean-Marie Jézéquel et Loïc Blin ou encore Arnaud Machado et Jean Cruse. Avec Bastian Oger, mon co-skipper, je m’attends donc à une course très différente des précédentes avec une concurrence revue. La Duo Concarneau sera mon avant-dernière course d’une saison certes très courte mais très intense. »

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Francis Le Goff : « J’ai adoré cette étape ! »

Francis Le Goff est directeur de course sur La Solitaire du Figaro pour la 5e année consécutive, après avoir été 5 ans durant l’assistant du précédent directeur Gilles Chiorri. Il a une idée très arrêtée de la philosophie, de l’héritage de l’épreuve, dans le plus grand respect de l’équité sportive. Sa responsabilité s’étend à définir les parcours, leur longueur, leur difficulté. Pour cette 51e édition, la crise sanitaire a empêché les habituelles pérégrinations vers l’Angleterre, l’Espagne ou l’Irlande. Au final, trois longues étapes Françaises et une plus courte, qui ont comblé les solitaires, dont une troisième manche qui a ravi Francis, de par ses innombrables rebondissements, et la qualité de tous les participants à perpétuellement se remettre en question et à rebondir.

Une étape de tous les rebondissements !

« On a connu une superbe troisième étape. Peu de vent, 25 nœuds maximum, et une météo totalement imprévisible. J’ai tout aimé dans cette étape. Le jeu était contraint au départ à cause du Dispositif de Séparation du Trafic du Pas-de-Calais. Cela a permis à de nombreux coureurs de montrer leur belle maitrise du bateau. Puis le jeu s’est ouvert après Dieppe. C’était bien. J’ai adoré. Les coureurs ont beaucoup tenté, se sont adaptés au parcours, aux conditions de mer et de vent tellement changeantes. Le spectacle et le suspens étaient omniprésents, en Baie de Seine, au franchissement de Barfleur et de La Hague, en Bretagne Nord, et avec cette dernière journée passionnante et imprévisible. Au final, c’est le denier coup inattendu qui a payé! »

« Les formats de quatre jours, avec des périodes de récupération de 3 jours me semblent intéressants, car ils contraignent les navigateurs à réellement gérer leur fatigue, leur sommeil et leur récupération, plus que sur un format plus court de deux jours. On est parti cette année, dès la première étape, sur le Fastnet, une étape difficile et longue, bien dans la philosophie de la course. Trois jours à terre, quatre jours en mer, c’est la formule gagnante à mon sens, qui respecte l’histoire de la course. C’est propice au jeu, au suspens. On l’a vu lors de cette troisième étape entre Dunkerque et Saint-Nazaire… »

Jeunes et anciens, tous impressionnants

« J’ai été très impressionné par Kevin Bloch (Team Vendée Formation). Quelle fraicheur, quel enthousiasme. Il est resté connecté en permanence. Il a une relation avec la Direction de course très claire, comme s’il était là depuis des décennies alors qu’il découvre tout. Il ne prend pas les choses au dramatique. Parmi les marins plus accomplis, Sam Goodchild (Leyton) a été très fort. Les anciens, que je côtoie depuis longtemps, sont impressionnants ! Je demeure admiratif de Yann Eliès (Quéguiner Matériaux – Leucémie Espoir) et d’Armel Le Cléac’h (Banque Populaire). Ils ont une incroyable capacité à remettre sans cesse l’ouvrage sur le métier. Ils ne prennent rien pour acquis, abordent l’épreuve avec discrétion et humilité comme s’ils démarraient dans la carrière ! Armel est d’une discrétion et d’un professionnalisme exceptionnels sur l’eau. Il m’épate. Yann revient sur La Solitaire un peu sur le tard, et il était à un moment en condition de l’emporter. Elodie Bonafous (Bretagne CMB Océane) a aussi été épatante. C’est elle qui remet Marc Mallaret (CER Occitanie) en selle en l’encourageant à poursuivre quand il était moralement au plus bas. J’adore cette attitude. Il s’est passé des choses en permanence, chaque coureur me surprend par des prises de décisions étonnantes. »

Et ces algues…

« Une étape aussi marquée par les algues. Il y en avait des champs entiers ! On aurait dit les sargasses. Ce doit être la période de l’année, avec les grandes marées. Il y en avait partout, des Sept Iles jusqu’à Penmarc’h, les Glénan. La nuit, elles sont invisibles et les marins sentent physiquement que le bateau monte sur du solide ! Les algues se mettent partout, quille, safrans. Le ralentissement est radical. J’ai ainsi reçu des centaines d’appels des coureurs pour m’avertir qu’ils allaient mettre en marche arrière pour se dégager. C’est un dispositif que nous avons mis en place avec la Classe Figaro Bénéteau et Christian Ponthieu, son directeur technique, pour éviter d’avoir comme l’an passé 87 plongées sous le bateau. La place des marins solitaires est sur leur bateau, pas à côté. On a un système de débrayage en marche arrière. Il leur suffit de le déclarer à la direction de course. »

Une vraie incertitude sur le classement final

« La quatrième étape, dont le parcours reste à définir tant la météo est incertaine et les contraintes de temps importantes à cause du programme à terre de l’épreuve et les problématiques des écluses, revêt beaucoup d’incertitudes quant au classement final. Armel n’a que 10 minutes d’avance. Fred Duthil (Technique Voile / Cabinet Bourhis Generali) connait bien les parages, et la météo, conjuguée aux fortes marées, donc aux puissants courants à anticiper, peut provoquer des écarts importants. Rien n’est donc joué après 1 500 milles de course ! »

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En route vers une édition exceptionnelle

Ce jeudi 17 septembre au Palais Brongniart, à Paris, s’est tenue la conférence de presse officielle du Vendée Globe. Ce rendez-vous entre marins, partenaires, organisateurs et journalistes était un point d’étape important à 52 jours du départ d’un tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance qui s’annonce en tous points exceptionnel.

Un plateau sportif inégalé

Cette neuvième édition sera LE grand rendez-vous sportif hexagonal et international de l’hiver 2020-2021. Jamais depuis sa création en 1989 la course n’avait réuni un plateau aussi important et aussi varié. Le 8 novembre aux Sables d’Olonne, ils seront 33 marins au départ dont 10 étrangers et 6 filles. Le niveau sportif des concurrents sera extrêmement relevé. Sur le podium en 2017, deux marins incarnent cette excellence : le Britannique Alex Thomson, dont ce sera la 5e participation et le Français Jérémie Beyou, quatrième participation. Ces deux virtuoses expérimentés seront challengés par une horde de prétendants ambitieux, dont une majorité n’a jamais disputé la course auparavant.

Dix-huit bizuths

Ils sont 18 marins à se lancer pour la première fois en solitaire à l’assaut de la planète (encore un chiffre record). Mais tous ont fait leurs armes sur d’autres circuits ou d’autres supports, avec, pour certains, des succès remarquables. Parmi ces « bleus » du Vendée Globe, on trouve pêle-mêle un multiple champion paralympique (Damien Seguin), un recordman autour du monde et vainqueur de la Volvo Ocean Race (Kevin Escoffier), des vainqueurs de la Solitaire du Figaro (Nicolas Troussel, Sébastien Simon), un lauréat de la Transat Jacques Vabre (Charlie Dalin) ou de la Route du Rhum (Armel Tripon).

Les filles en force

Elles étaient les grandes absentes de l’opus 2016-2017. Les voilà qui reviennent en force cette année pour incarner un autre record, celui de la participation féminine. Six navigatrices s’aligneront le 8 novembre prochain. Jusque-là, aucune édition n’avait atteint ce ratio, la moyenne n’excédant pas les deux participantes. Il a d’ailleurs fallu attendre le 3e Vendée Globe, en 1996, pour voir arriver les pionnières : Catherine Chabaud, première femme à avoir bouclé la course et Isabelle Autissier. Sur les sept femmes à avoir pris le départ d’un Vendée Globe, deux ont marqué le tour du monde de leur sceau : les Britanniques Ellen MacArthur, 2e en 2001 et Samantha Davies, 4e en 2009. Sam est de retour cette année pour la 3e fois de sa carrière, avec de fortes ambitions et un très fort potentiel. La navigatrice anglaise fait partie d’un contingent de qualité, composé de filles qui ont prouvé leur excellence et leur ténacité : Isabelle Joschke, Clarisse Cremer, Alexia Barrier, Pip Hare et Miranda Merron.

Pour la gagne, le dépassement de soi et l’aventure

Pour remporter le Vendée Globe, il faut cocher de nombreux critères : un projet structuré, un bateau rapide et fiable, du talent et de la réussite. Certains athlètes ont toutes ces cordes à leur arc et affichent clairement leur désir de scorer. Mais le résultat sportif n’est pas l’ambition exclusive de tous les navigateurs. Il y a ceux, aussi, qui viennent chercher une première expérience ou qui s’embarquent pour le rêve d’une vie. Le Vendée Globe est une épreuve unique au monde, où la compétition pure côtoie l’aventure. Où, par-delà le sport, tous les marins, face aux éléments, seront unis par un destin commun : celui de la rencontre avec ses propres limites, du dépassement de soi, des émotions extrêmes. Ils seront aussi reliés par le même désir de finir, de boucler cette immense boucle de 21 638 milles (40 075 km), après 70 à 100 jours de mer, en solitaire.

10 étrangers, 2 binationaux, 9 nations

Le rayonnement international du Vendée Globe prend de l’ampleur au fil des éditions. Cette année, ils sont 10 marins venus d’ailleurs (soit presque 30 % de la flotte) représentant le Royaume Uni, la Suisse, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Finlande, l’Australie et le Japon. Et l’un d’eux a l’étoffe d’un grand favori. À égalité avec Jean Le Cam en termes de nombre de participations, l’Anglais Alex Thomson, deux fois sur le podium (2013 et 2017), est le plus expérimenté et le plus capé des navigateurs au départ.

De 27 à 61 ans

Entre le plus jeune compétiteur, le Suisse Alan Roura, 27 ans, qui participera à son deuxième Vendée Globe, et le vétéran Jean Le Cam, 61 ans qui s’aligne pour la 5e fois, l’âge des skippers reflète parfaitement les caractéristiques de ce sport à maturation lente. De nombreux quadras et quinquas s’engagent dans ce grand tour de l’antarctique. Au large, l’expérience peut faire la différence !

Technologies avancées : la folie des foils et des grandes vitesses

La classe IMOCA a embrassé l’ère des foils, ces « ailes sous-marines » qui permettent de sustenter les bateaux au-dessus de l’eau et qui offrent des vitesses folles aux grands monocoques de carbone. L’édition 2016 avait amorcé ce virage technologique. 2020 l’a allègrement emprunté, donnant naissance à des plans porteurs plus grands et plus sophistiqués. 19 des 33 monocoques sont dotés de ces appendices impressionnants, dont 8 bateaux de toute dernière génération. Les 60 pieds IMOCA sont devenus des machines plus complexes et surtout, beaucoup plus rapides. Il est probable que le temps de référence établi par le dernier vainqueur Armel Le Cléac’h (en 74 jours 3 heures et 35 minutes) soit battu. Les hautes vitesses vont toutefois ouvrir d’autres problématiques : celle de la vie à bord, de plus en plus difficile, et de la capacité des hommes à encaisser les soubresauts de leurs machines sur la durée.

Le Vendée Globe engagé dans une démarche responsable

Le Vendée Globe s’inscrit dès cette édition dans une démarche responsable de long terme. En dehors d’une organisation événementielle naturellement pensée pour limiter l’impact sur l’environnement, d’autres actions concrètes sont en cours, qui ont pour vocation la sensibilisation du public à la protection des Océans. À commencer par les plus jeunes, qui bénéficieront d’outils pédagogiques proposés par le programme Vendée Globe Junior. Cette thématique sera portée à la fois sur le village et sur l’ensemble des supports de communication de l’événement.
Pour protéger l’Océan, il faut d’abord le connaître ! Dans la lignée de la démarche initiée par les skippers de la classe IMOCA, le Vendée Globe et la Commission Océanographique Intergouvernementale (COI) de l’UNESCO sont sur le point de signer une convention, dont l’objet est la collecte de données relatives à l’océan et à l’atmosphère. Plus d’un tiers des skippers de la flotte seront engagés dans cette action et embarqueront des instruments pour effectuer des relevés et des mesures. Des détails seront donnés ultérieurement quant au contenu de cette opération.

Une fête populaire dans un contexte inédit

La course au large en solitaire est l’un des sports les plus adaptés au respect des gestes barrière. À terre, l’accueil du public aux Sables d’Olonne n’en reste pas moins un challenge à la hauteur de l’Everest des mers.
Le Vendée Globe est un événement populaire, son public est une composante essentielle et historique de la course. Depuis des mois, l’organisation de l’événement travaille de concert avec l’ensemble des parties prenantes de l’événement et les autorités compétentes afin de rendre possible la présence de celui-ci dans ce contexte.

Le Village ouvrira bien ses portes le 17 octobre prochain, mais son accès sera soumis à un dispositif adapté aux mesures sanitaires en vigueur :

La capacité d’accueil du Village sera limitée à 5 000 personnes en même temps, avec une gestion des flux en temps réel et un sens de circulation imposé dans les espaces clos.
L’accès au village est gratuit, mais le public devra effectuer une réservation obligatoire en amont de celui-ci. Les modalités d’inscription seront communiquées prochainement.
Le port du masque sera obligatoire tout comme le respect de l’ensemble des gestes barrière dès l’entrée du village.
Un protocole sanitaire spécifique est mis en place pour les skippers et leur entourage proche, avec notamment un confinement strict 7 jours avant le départ.
Un protocole sanitaire pour l’organisation, les teams ainsi que les médias, avec l’obligation de présenter un test PCR négatif daté de moins de 72H pour accéder au village. L’ensemble des dispositions sera communiqué prochainement.
Une Organisation agile, en lien étroit avec les autorités compétentes, afin de s’adapter en permanence à l’évolution de la situation.

Ils ont dit…

Yves Auvinet, Président de la SAEM Vendée

“ Je vous parle en visioconférence parce que je suis cas contact. Le Vendée Globe se doit d’être exemplaire dans la situation sanitaire que nous traversons, et il me paraît important que nous appliquions à nous toutes les règles qui s’imposent aux gens concernés par le Vendée Globe. C’est une petite déception de ne pas partager avec vous ce moment au Palais Brongniart, mais le Vendée Globe respecte les contraintes sanitaires et c’est à ce prix qu’il sera une réussite. Nous avons tous conscience que cette période est un bouleversement sans précédent, et que nous devons malgré tout rester optimistes. Ce Vendée Globe, dans ce contexte particulier, c’est un beau symbole : garder le cap, garder confiance en l’avenir et avancer vers le large malgré les difficultés. Notre prudence ne doit pas se transformer en immobilisme.

Si je devais résumer le Vendée Globe, parvenir à la ligne d’arrivée est une performance, et monter sur le podium une consécration, un exploit.

J’aime à répéter que le Vendée Globe est un bien public, propriété de la Vendée. Cet événement révèle les valeurs de notre département. Il est une aventure individuelle et collective, et il est indissociable de son public. Cette aventure requiert un don de soi, une audace.

Je voudrais enfin annoncer que la personne qui donnera le prochain départ est le directeur d’une grande aventure sportive : Christian Prudhomme, Directeur du Tour de France. Il sera le parrain de l’édition 2020.”

Jacques Caraës, Directeur de Course du Vendée Globe 2020

“C’est un plateau de très haut niveau, on a pris un cran supplémentaire en technologie, mais aussi au niveau sportif. On a 19 foilers contre 7 la dernière fois. Ce sera une particularité de cette course qui sera très engagée, très difficile…
On voit là tout le travail réalisé par les équipes. Je félicite aussi les architectes, les bureaux d’études et la classe IMOCA qui ont œuvré. Les bateaux ont gagné en technologie. Mais ils sont prêts, et les coureurs sont préparés. Le degré de compétitivité de cette année sera encore plus haut.”

Les skippers

Manuel Cousin, Groupe Setin

” Je savoure tous les jours la chance et privilège que j’ai. J’ai quitté mon emploi en 2017 pour une reconversion en tant que skipper professionnel. C’est un vrai bonheur de naviguer sur ces superbes bateaux ! ”

Clarisse Cremer, Banque Populaire X

” Je n’étais pas prédestinée à prendre le départ du Vendée Globe. J’ai fait la Mini Transat et je me suis découvert une vraie passion et un amour de la course au large. J’ai beaucoup de chance, Armel (Le Cléac’h) m’a beaucoup aidée, j’ai pu l’observer, maintenant, il faut que je vole de mes propres ailes et que je sois toute seule. ”

Maxime Sorel, V AND B – MAYENNE

” Ce sont des bateaux qui demandent beaucoup. Ils sont très exigeants, durs à maîtriser sur l’eau et à terre. Il y a une grosse logistique derrière et toute une équipe autour de moi. Le tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance m’a toujours fait rêver. ”

Boris Herrmann, Seaexplorer – Yacht Club de Monaco

” C’est un honneur d’être le premier Allemand à participer à cette course qui est un rêve depuis 20 ans pour moi. Je suis sûr que ça va faire grandir le fan-club en Allemagne. On veut participer pour la compétition, bien sûr, mais c’est aussi une opportunité de revenir avec des données océanographiques. Nous avons un laboratoire à bord, on travaille avec les scientifiques pour apporter du sens à ce qu’on fait et être utile pour la science. ”

Louis Burton – Bureau Vallée 2

” Ce qui ajoute de la pression, c’est ce plateau magnifique avec des bateaux hyper performants et des skippers qui le sont tout autant. Il y a de la pression parce qu’on note les efforts des organisateurs qui ont réussi à maintenir cette conférence de presse, et surtout le Vendée Globe. Ça donne l’envie de faire le mieux possible. Merci aux organisateurs, aux sponsors… et merci à Bureau Vallée, qui me permet de prendre mon troisième départ sur le Vendée Globe. “

La liste des inscrits

Fabrice AMEDEO : NEWREST – ART & FENÊTRES
Romain ATTANASIO : PURE – BEST WESTERN
Alexia BARRIER : TSE – 4MYPLANET
Yannick BESTAVEN : MAÎTRE COQ IV
Jérémie BEYOU : CHARAL
Arnaud BOISSIÈRES : LA MIE CÂLINE – ARTISANS ARTIPÔLE
Louis BURTON : BUREAU VALLÉE 2
Didac COSTA : ONE PLANET ONE OCEAN
Manuel COUSIN : GROUPE SÉTIN
Clarisse CREMER : BANQUE POPULAIRE X
Charlie DALIN : APIVIA
Samantha DAVIES : INITIATIVES-CŒUR
Sébastien DESTREMAU : MERCI
Benjamin DUTREUX : OMIA – WATER FAMILY
Kevin ESCOFFIER : PRB
Clément GIRAUD : COMPAGNIE DU LIT / JILITI
Pip HARE : MEDALLIA
Boris HERRMANN : SEA EXPLORER – YACHT CLUB DE MONACO
Ari HUUSELA : STARK
Isabelle JOSCHKE : MACSF
Jean LE CAM : YES WE CAM !
Stéphane LE DIRAISON : TIME FOR OCEANS
Miranda MERRON : CAMPAGNE DE FRANCE
Giancarlo PEDOTE : PRYSMIAN GROUP
Alan ROURA : LA FABRIQUE
Thomas RUYANT : LINKEDOUT
Damien SEGUIN : GROUPE APICIL
Kojiro SHIRAISHI : DMG MORI
Sébastien SIMON : ARKEA – PAPREC
Maxime SOREL : V AND B – MAYENNE
Alex THOMSON : HUGO BOSS
Armel TRIPON : L’OCCITANE EN PROVENCE
Nicolas TROUSSEL : CORUM L’ÉPARGNE

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