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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Camille Lecointre et Jérémie Mion, objectif Paris 2024 !

Dans à peine 3 ans, 33 mois exactement, débuteront les épreuves de voile Olympique sur le plan d’eau de Marseille. Et c’est dès maintenant que se prépare cette prochaine Olympiade. Parce que les compétitions sur le support 470 deviennent mixtes, les duos formés pour Tokyo deviennent invalides. Dorénavant, chaque duo devra être composé d’une femme et d’un homme. Presque comme une évidence, Camille Lecointre, double médaillée de bronze, et Jérémie Mion, qui a déjà deux olympiades à son actif, formeront un duo de choc. Ils se connaissent bien et s’apprécient, pour avoir débuté la voile ensemble au Havre et pour avoir été partenaires d’entrainements.

Pour Camille et Jérémie, se choisir était évident. Selon Camille, « Jérémie c’était l’évidence si je décidais de repartir. Il commence à avoir de la bouteille sur le 470, il a fait deux fois les JO, au niveau technique et expérience, je ne pouvais pas rêver mieux. Et puis c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup et je sais qu’humainement ça va être chouette. ». Pour Jérémie, « ça coule de source. Il n’y a pas meilleure barreuse que Camille en France. Pour ne rien gâcher, je la connais depuis longtemps, on s’apprécie, on vient tous les deux du Havre, on a eu beaucoup d’entraîneurs en commun, l’aventure peut-être super belle ! Et puis j’ai vu l’énergie que Camille dégage, c’est une lionne qui ne lâc he jamais rien, même médaillée de bronze à Tokyo elle était déçue et prête à repartir ! ».

Camille et Jérémie reprendront les entraînements ensemble en 2022 avec l’objectif d’être présents et bien prêts pour le championnat du monde qui se déroulera dans un an en Israël. Pour le moment, ils vont chacun prendre le temps de naviguer sur d’autres supports, de faire une pause d’Olympisme et de 470, mais pas de navigations. « Ça fait longtemps qu’on fait du 470, on connaît le bateau par cœur, et on s’est préparés pendant 5 ans pour les JO de Tokyo, on a à cœur de prendre du temps pour nous avant de nous replonger dans tout ça », expliquent-ils. Camille prend donc le temps de multiplier les navigations sur des supports différents (SailGP, Star Sailor League, etc) tandis que Jérémie courra la prochaine Transat Jacques Vabre avec Cédric Château en Class 40. De quoi enrichir leur expertise.

Palmarès Camille Lecointre

3 participations aux Jeux Olympiques (4è en 2012, 3è en 2016 et 2020) Championne du monde (2016) Triple championne d’Europe (2013, 2019, 2021)

Palmarès Jérémie Mion

2 participations aux Jeux Olympiques (7è en 2016, 11è en 2020) Champion du monde (2018) Triple champion d’Europe (2013, 2016, 2021)

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Qui sera le skipper Macif 2022 ?

Filière d’excellence et de performance dans le milieu de la Course au Large depuis 2008, le programme Skipper Macif accompagnera cette année son 11e skipper. À partir du lundi 25 octobre, les 5 skippers sélectionnés seront attendus par le jury pour une semaine d’épreuves intensives au Pôle Finistère Course au Large à Port-La-Forêt. Bertrand Delignon, Président du jury Skipper Macif, annoncera le sélectionné le vendredi 29 octobre en fin de journée.

Loïs Berrehar, Robin Follin, Estelle Greck, Lucas Rual et Alexis Thomas seront reçus à partir du lundi 25 octobre par le Jury Skipper Macif composé de Bertrand Delignon (Président du Jury Skipper Macif), Jean-Philippe Dogneton (Directeur Général de la Macif), Hans Roger (Directeur des Activités Mer de la Macif), Alban Gonord (Président du directoire de SAS Skipper Macif 2), Guillaume Chiellino (Directeur Technique National de la Fédération Française de Voile), Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020), Jeanne Gregoire (Directrice du Pôle Finistère Course au Large) et Erwan Tabarly (Adjoint du Pôle Finistère Course au Large).

Au programme : la sélection skipper Macif intègrera des entretiens individuels, tests physiques, météo et stratégie, navigations en solitaire et présentation des projets sportifs des marins.

Bertrand Delignon, Président du Jury Skipper Macif :

« Depuis 2008, le programme Skipper Macif a déjà fait ses preuves en accompagnant 10 marins talentueux qui ont marqué et marquent encore la course au large. Les 11 candidatures reçues sont dans la même veine, avec pour point commun l’envie de porter les couleurs de la MACIF durant ces deux prochaines années, aux côtés d’Erwan Le Draoulec. Avec nos partenaires que sont la Fédération Française de Voile et le Pôle Finistère Course au Large, nous avons retenu 5 marins aux parcours et personnalités très variés. Nous les percevons comme des futurs marins d’exception, il leur revient désormais de le confirmer dès la fin du mois d’octobre à Port-La-Forêt. Au-delà de leurs performances sportives, nous serons attentifs à leurs motivations, à leurs sensibilités aux enjeux environnementaux, à leur sens du travail en équipe et à la pertinence de leur projet pour les années à venir. Un beau challenge qui s’offre à eux pour devenir le 11ème skipper MACIF, millésime 2022. »

Le programme Skipper Macif

Skipper Macif est un projet d’accompagnement de sportifs de haut niveau dans le domaine de la course au large. Ce projet est géré en partenariat avec la Fédération Française de Voile via le Pôle France de Port-La-Forêt. Le programme représente pour chaque marin l’opportunité d’intégrer un Pôle France agréé par le Ministère des Sports et de bénéficier d’un soutien au plan sportif basé sur un programme d’entraînement structuré axé sur la préparation physique, technique, à terre et sur l’eau avec comme objectif l’amélioration de la performance et la recherche de résultats en course au large.

Ils sont aujourd’hui 10 skippers à avoir bénéficié du soutien de la Macif : Gérald Véniard (2008), Eric Péron (2009), François Gabart (2010), Paul Meilhat (2011), Fabien Delahaye (2012), Yoann Richomme (2014), Charlie Dalin (2015), Martin Le Pape (2017) et Pierre Quiroga (2019) et Erwan Le Draoulec (2020).

Présentation des 5 candidats retenus pour la sélection Skipper Macif 2022 :

Loïs BERREHAR (27 ans)

Né en 1993 à Tours dans une famille au pied marin, Loïs Berrehar est plongé dès le plus jeune âge dans l’univers de la voile. À 8 ans, il commence les régates en Optimist et se tourne progressivement vers le catamaran, support sur lequel il attendra le plus haut niveau. Cependant, alors qu’il rêve de Jeux Olympiques en Tornado, le support est retiré par la Fédération Internationale. Loïs Berrehar ne se laisse pas abattre : il est déjà très attiré par la course au large. Il se fait repérer par Thomas Coville et intègre l’écurie Sodebo. Mais le jeune navigateur sait que pour accéder à l’élite, il n’y a pas meilleure école que celle du Figaro Bénéteau. En 2018, Loïs s’attaque donc à ce nouveau support et rejoint l’équipe Crédit Mutuelle Bretagne. C’est maintenant aux côtés du programme Skipper Macif qu’il souhaite poursuivre son apprentissage et atteindre l’excellence.

Robin FOLLIN (26 ans)

Véritable touche à tout, Robin Follin a toujours cherché à naviguer le plus possible, peu importe le support. Dériveur, quillard en flotte, Tour de France, match racing : autant de temps passé sur l’eau que d’expérience engendrée. À 26 ans, Robin affiche déjà 7 titres de champion du monde en SB20. Barreur de haut vol, le Niçois fédère autour de lui. Repéré par Team France Jeunes et Franck Cammas, il a, en 2017, barré le premier bateau français engagé dans la Youth America’s Cup. Navigant en Figaro depuis 2020, Robin espère maintenant poursuivre sa professionnalisation sous les couleurs de la Macif.

Estelle GRECK (31 ans)

Titulaire du Capitaine 200 Voile, Estelle Greck n’a pas moins de 5 transatlantiques à son actif ! Après le Mini 6.50, le Class40 et l’Ultim, c’est maintenant en Figaro que la navigatrice continue son aventure en course au large depuis 2021. C’est avec toute la persévérance, la ténacité, l’optimisme et la force tranquille qui la caractérise si bien, qu’Estelle parvient à terminer 1ère bizuth du championnat de France Elite de Course au Large et 24ème au classement général. Ambitieuse, elle souhaite maintenant continuer à structurer son projet au sein d’une équipe professionnelle.

Lucas RUAL (26 ans)

Lucas Rual, aussi originaire de l’école olympique, propose un projet inédit ! Tout juste de retour des Jeux Olympiques de Tokyo en 49er, le jeune sportif n’a pas une minute à perdre. Il souhaite renouer avec le large en poursuivant un double cursus : Skipper Macif et Jeux Olympiques 2024. Ses ressources lui ont déjà permis de créer un projet de haut niveau en utilisant différents leviers de performance pour essayer d’atteindre l’élite mondiale. Le Pogo 850 familial lui a donné le goût du large et à 17 ans, Lucas intègre le pôle Team Vendée Formation pour 2 ans de Figaro. Compétiteur mais pas que… Lucas a un diplôme d’ingénieur de l’INSA en électronique et réseau de communication. Persuadé de la complémentarité des deux programmes, il est certainement le profil de toutes les surprises.

Alexis THOMAS (25 ans)

Le jeune Rochelais est, lui aussi, tombé dans la marmite voile dès l’enfance. Depuis ses premières compétitions à l’âge de 6 ans, il a n’a plus jamais quitté son ciré optant un cursus 100% sport / études. Un choix assumé et stratégique qui lui a permis d’allier pratique et théorie avec à la clé un diplôme en construction navale. Fort de 18 années de préparations olympiques, il met le cap sur la course au large en 2019. En 2021, il réussit à séduire la Charente Maritime qui l’accompagne sur sa première saison de Figaro 3. Sous ses airs de jeune surfeur, Alexis se classe deuxième bizuth de la Solitaire du Figaro 2021, et prouve que l’appel du large est décidément un choix qui lui convient.

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Préparation intense à la Jacques Vabre

Thomas Ruyant et Morgan Lagravière s’entraînent fort en vue de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre dont le départ sera donné le 7 novembre. Le tandem du monocoque de 60 pieds IMOCA LinkedOut, acceléré par Advens, a participé cette semaine à un stage au pôle Finistère de course au large avec d’autres équipes, l’occasion d’effectuer une banque d’images photographiques dynamiques !

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5 vainqueurs potentiels en Ultim

Avec le Défi Azimut Ultim et le stage dédié aux trimarans géants organisé au Pôle Finistère Course au Large la semaine dernière, Yves Le Blevec et Anthony Marchand ont franchi un nouveau cap dans leur préparation à la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre. « Le piment de la compétition est irremplaçable », souligne le skipper d’Actual Ultim 3, qui tire un bilan riche et positif de ces navigations bord à bord avec leurs concurrents : « il y a 5 vainqueurs potentiels en Ultim sur la Transat Jacques Vabre… »

Naviguer au contact, en mode course, avec quatre autres trimarans géants, a permis à Yves Le Blevec et Anthony Marchand de vivre vraiment leur vie de duo et de se mesurer à leurs concurrents. Explications.
Avant tout, cet exercice a engagé l’ensemble du Team Actual : « Ces deux rendez-vous, même amicaux, ont imposé que le bateau soit prêt, en mode course, dès la fin septembre. C’était une étape importante, pleinement respectée, qui a mobilisé tous les membres du Team Actual », précise Yves.

Pousser le bateau en zone rouge

Le gros intérêt de ce type de navigation est en effet de se mettre en situation de compétition.
« Seul, on ne va jamais chercher ses limites. Le challenge de la régate au contact fait que l’on va pousser naturellement le bateau jusqu’en zone rouge », constate Yves.
« Cela a permis de voir comment on peut utiliser le bateau dans un contexte de Transat Jacques Vabre, c’est à dire dans la durée. Nous avons maintenant une idée de plus en plus précise du niveau où nous allons placer notre curseur d’attaque. Nous avons pu identifier la petite dégradation de performance qui permet de passer de la zone ‘’limite’’ à la zone ‘’confort’’. »

 Communiquer vite et bien

Et, qui dit duo, dit communication, échanges et prises de décisions. Or, en course, tout va vite, très vite même, à fortiori à bord de ces engins volants. Ce point de préparation a été clairement identifié* lors des récents « tête-à-tête » en mer, entre Yves et Anthony.
« Nous sommes à l’aise avec la conduite de notre bateau, c’est notre cœur de métier. Et le niveau d’exigence attendu par notre machine nous impose d’être toujours très au clair sur notre cheminement de prise de décision et notre façon de la verbaliser. Cela fait partie de notre préparation », détaille le skipper d’Actual Ultim 3.
D’ici le départ de la transat, Yves et Anthony vont ainsi mettre en place une méthodologie et des outils afin de construire une communication efficace.

5 Ultim, 5 prétendants à la victoire

A l’échelle de la flotte des Ultim, ce Défi Azimut et ce stage ont aussi permis à toutes les équipes présentes de s’étalonner par rapport à leurs futurs concurrents de transat.
Yves Le Blevec : « Les bateaux vont tous très vite. Des écarts de vitesse existent, notamment sur mer plate, mais à l’échelle d’une transat, ce sera lissé. Sur les 5 bateaux qui seront au départ de la Transat Jacques Vabre, il y a 5 prétendants à la victoire. Certains cochent plus de cases que d’autres, mais sur 15 jours de course, beaucoup de paramètres vont entrer en ligne de compte. »

* skippers observateurs : des observateurs extérieurs ont embarqué avec Yves et Anthony lors du stage du Pôle Finistère Course au large. Parmi eux, le Figariste et entraîneur Gildas Mahé, choisi pour son approche de coureur de haut niveau et son regard de coach.
Des membres du Team Actual embarquent aussi régulièrement avec le duo afin qu’ils puissent se rendre compte de la vie à bord de l’Ultim et tenir compte ainsi de ce vécu et de leurs observations dans leur travail.

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SailGP. Premières courses à Cadix pour Quentin Delapierre

C’est ce week-end que se déroule l’étape de Cadix en Andalousie. Côté français, Quentin Delapierre fera ses débuts à la barre du F50 de l’équipe SailGP France en remplacement de Billy Besson débarqué après Saint-Tropez.

Sixième des huit actes de la saison 2 – il ne restera que l’Australie mi-décembre et San Francisco fin mars 2022 -, le Spain Sail Grand Prix permettra-t-il à un des teams de porter l’estocade finale ? Rien n’est certain. Jusqu’ici, aucune d’elle n’a réussi d’échappée spectaculaire. A l’exception des Néo-zélandais et des Danois, toutes sont parvenues à se qualifier en finale. Record détenu par les Australiens de Tom Slingsby, quatre fois finalistes, devant les Japonais et les Américains (3) suivis des Français, des Espagnols et des Britanniques (2). Deux équipes se partagent ex-aequo le plus grand nombre de victoires : les Japonais, en tête au général et les Australiens qui pointent pourtant à la 3e place. Tous les équipages ont également connu des contre performances, d’où un classement qui reste aussi fragile qu’un vol de F50 dans les petits airs. Mathématiquement, tout le monde peut encore rêver d’intégrer le brelan d’as, celui qui s’affrontera à San Francisco pour la grande finale.
Nouveau départ pour les Français

Du côté du France SailGP Team, le nouveau pilote Quentin Delapierre prend ses marques dans la baie de Cadix. En attendant de voir ses premiers bords en confrontation vendredi (courses d’entraînement), samedi et dimanche, le spécialiste du Nacra17, 8e aux derniers JO de Tokyo (avec Manon Audinet) a commencé à s’acclimater à son nouvel univers.

Il y a deux semaines, direction l’Irlande en compagnie de Leigh McMillan et de François Morvan pour une journée et demie de simulateur. « Ces séances ont été très précieuses pour me familiariser avec les commandes du bateau, parce qu’il y a vraiment des boutons partout, mais aussi pour comprendre les timings de chaque manœuvre et travailler sur la communication avec le régleur d’aile et le contrôleur de vol, mon but étant de ne rien changer à leur fonctionnement habituel et de m’adapter », raconte Quentin. Présent à Cadix depuis jeudi dernier, le jeune barreur a fait la connaissance de l’équipe technique et participé au montage du F50. Mais c’est hier, lundi, que Quentin s‘est retrouvé dans le grand bain, à l’occasion d’une première navigation dans 15 nœuds de vent et un gros clapot mal rangé. « Je pense que cette première nav’ restera à vie dans ma tête ! » confie t-il, enthousiaste. « Ce bateau, c’est de la folie, tu vas à une vitesse dingue, tu te demandes comment tous les systèmes fonctionnent, c’était hallucinant ! Au début, on a fait des choses simples, de la ligne droite, puis on a envoyé quelques manœuvres pour que j’intègre bien les séquences. J’ai essayé de m’appliquer dans la communication, dans les ‘call’ (consignes, prises de décision) pour qu’ils aient confiance en moi et qu’ils arrivent à me suivre sur chaque rotation, chaque mouvement du bateau. A la fin, on a fait quelques départs. J’ai voulu rapidement qu’on mette de l’intensité autour d’un parcours pour me rendre compte de ce que c’est, et ne pas être cueilli à froid quand les régates commenceront. Au final, je crois que ça s’est bien passé ! »

Les navigations vont se poursuivre toute la semaine. Vendredi, ce sera répétition générale avec les traditionnelles manches d’entraînement, avant le lancement de la compétition samedi à 16h30.

S’il est encore trop tôt pour parler météo, il est probable que le temps perturbé de l’automne qui sévit en Europe ces derniers jours perdure et pimente le jeu en baie de Cadix…

Le 6e homme est une 6e femme
Il y a du nouveau dans ce 6e Grand Prix. SailGP vient de franchir un pas supplémentaire en faveur de la mixité. Après l’obligation faite aux équipes d’intégrer des navigatrices, ces dernières auront désormais leur place à bord en tant que 6e équipier. Chez les Français, c’est Amélie Riou qui inaugurera cette nouvelle disposition : elle participera activement à l’ensemble des entraînements et des régates de Cadix.

La sauvegarde de la nature au premier plan
SailGP poursuit également sa mission en faveur de l’environnement via son programme Race for the Future. Cadix, ville maritime et portuaire, agit déjà largement en ce sens. SailGP s’associe à Life Blue Natura, un projet émanant d’un programme européen pour la lutte contre le changement climatique, qui milite en faveur du « carbone bleu ». Avec l’Université de Cadix, Life Blue Natura sera l’opérateur de plusieurs actions de sensibilisation sur l’importance des écosystèmes marins (herbiers, algues, mangroves) auprès des équipes de SailGP et de 120 écoliers de Cadix. Pendant les régates, une campagne d’observation des mammifères marins sera également organisée.
BONUS

Cadix est connue en France comme point de départ du record de la Route de la Découverte, à destination de San Salvador, dans les Caraïbes (l’île où a atterri Christophe Colomb en 1492). En équipage, ce record est détenu par deux des membres de France SailGP Team : Thierry Douillard et François Morvan (avec Spindrift en 2013). Cadix est aussi un des hauts lieux de la voile olympique, où sont organisés de nombreux championnats internationaux. Un des derniers en date, le championnat du monde de RS:X, avait offert un podium à la planchiste française Charline Picon, peu avant sa performance aux Jeux Olympiques de Tokyo (médaillée d’argent).
Comment suivre le Spain Sail Grand Prix ?

Samedi et dimanche, de 16h30 à 18h00, les régates seront commentées en direct sur Canal+ Sport par Hélène Cougoule et son consultant Frédéric Le Peutrec, grand spécialiste du multicoque.
CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE APRÈS 5 ACTES

1- JAPAN / Nathan Outteridge / 37 points
2- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 35 points
3- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 35 points
4- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 32 points
5- SPAIN / Phil Robertson / 31 points
6- NEW ZEALAND / Peter Burling / 30 points
7- DENMARK / Nicolai Sehested / 28 points
8- FRANCE / Quentin Delapierre / 28 points

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Mini-Transat. L’exploit de Melwin Fink, 19 ans, vainqueur en série après avoir bravé la tempête

Le jeune allemand Melwin Fink est arrivé ce jeudi a La Palma premier en bateau de Série. Le skipper du Pogo 3 n’a pas manqué d’audace en continuant sa course quand ses concurrents ont, eux, fait le choix de se mettre collectivement à l’abri pour éviter le passage d’un front actif au large de la Galice.

Dès lors, il a engrangé une avance plus que conséquente sur ses rivaux avant de réaliser une remarquable trajectoire sur sa fin de course. Le jeune navigateur allemand, âgé de seulement 19 ans, a assurément frappé un grand coup et pris un bel avantage avant l’acte 2 de l’épreuve.

Vous êtes à la fois le premier Allemand mais aussi le plus jeune skipper à remporter une étape de la Mini Transat. Que ressentez-vous ?
« Je ne sais pas encore vraiment. Je n’ai jamais osé espérer quelque-chose comme ça ! J’ai eu un peu de chance et sans doute que j’ai pris les bonnes décisions aussi. En tous les cas, ça a été dur. J’ai hésité à aller dans le front ou pas. Finalement, tout s’est bien passé car tout s’est déroulé exactement comme prévu. Les conditions que j’ai eues ont été totalement conformes à ce qu’annonçait le bulletin météo puisque j’ai eu 30 nœuds de vent moyen, avec des rafales à 40. Pour finir, le premier front qui a balayé la flotte dans le golfe de Gascogne a été plus violent que ce deuxième. »

Avez-vous su ou compris ce qui se passait au sein du reste de la flotte ?
« Après la réception de l’avis de BMS, j’ai entendu des échanges à la VHF mais je n’ai pas compris que certains pensent à s’abriter trente-six heures avant le passage de front. J’ai pensé que c’était très tôt pour décider de mettre sa course entre parenthèses. J’ai parlé avec Christian Kargl. Nous avons décidé ensemble de continuer de descendre le plus au sud possible et, le moment venu, de choisir de rejoindre un port ou non. A mesure que nous avons avancé, nous avons pu nous rendre compte que, comme ce qui avait été précisé dans le bulletin météo, les conditions au sud de la latitude de Porto étaient maniables et que, par conséquent, il n’y avait pas de raison de s’arrêter. »

Auriez-vous pu imaginer un tel scénario à ce moment-là ?
« A aucun moment. Ça va être un grand avantage pour la deuxième étape, c’est sûr. Ça a été une grosse décision mais je l’ai bien pesée. Je n’ai jamais eu le sentiment de prendre de gros risques. Avant l’arrivée de ce deuxième front, mon bateau était en parfait état, sans aucun dommage, même après le premier coup de vent dans le golfe de Gascogne. Trente nœuds avec des rafales à 40, c’est beaucoup mais nous avons des bateaux solides, la possibilité de réduire la toile de différentes manières et beaucoup d’options pour sécuriser le mât. Ma seule crainte était de le voir tomber car les vagues étaient assez grosses mais tout s’est bien passé. »

Vous avez fait preuve d’audace, mais vous avez également parfaitement navigué ensuite, portant notamment votre avance de 60 à 100 milles sur l’Autrichien Christian Kargl après le passage de Madère…
« Cent milles, vraiment ? Whaou ! Je ne pensais pas autant ! J’ai fait ma propre route, sans me poser de questions mais en faisant les choses telles que je les sentais, tout simplement. »

Vous semblez très intimidé !
« Je n’arrive pas à croire ce qui m’arrive ! Je rêvais d’un Top 10 avant de partir et là, je suis le premier bateau à arriver à La Palma avec une importance avance sur le deuxième ! C’est fou ! Ça me met un peu de pression pour la deuxième étape mais rien n’est joué. Il va y avoir beaucoup de conditions de portant. On va bien voir comment cela va se passer. »

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Voiles de Saint-Tropez. 44 Maxis sur le côtier

La deuxième semaine des Voiles a laissé les Maxis se déployer sous un ciel d’azur et sur un golfe baigné de soleil pour le parcours côtier du jour. Un flux d’Est teinté de Sud, allant forcissant pour atteindre une dizaine de noeuds, s’était associé au Comité de course pour concocter l’épreuve du jour, une belle boucle d’une trentaine de milles vers la bouée Nioulargue, sur une mer parfaitement ordonnée. Autre jour, autre configuration de course, vent moyen et mer plate, de quoi redonner de l’allant aux Mini Maxis moins à l’aise dans le très gros temps du début de semaine. A l’évidence, tous les équipages s’en sont donnés à coeur joie, en capacité de tirer la quintessence de leurs admirables montures, dans le sillage d’un Comanche décidément à l’aise dans toutes les configurations météos.

Rambler ou Magic Carpet Cubed ? Faites vos jeux!
Moins de pression dans les voiles, absence de clapot, et quelques variations dans la direction du vent, les conditions réunies pour cette deuxième manche des Voiles auront quelque peu bouleversé les tendances observées sur les premiers classements. Dans l’ombre insolemment dominatrice de Comanche, Rambler, Magic Carpet Cubed, Y3K ont fomenté dans l’ombre leur prise de pouvoir. Le Wally 100 Y3K parvenait à rester suffisamment au contact pour s’adjuger la manche. Rambler s’accrochait avec des performances au près assez comparables à celles de Comanche et se hissait sur la plus haute marche du podium général provisoire.
Damien Durchon est le boat Captain de Comanche depuis 2019. Il a préalablement officié sur Mari Cha III et IV. « C’est Mitch Booth qui skippe le bateau en régate. J’ai la responsabilité du bateau le reste du temps, et je me transforme en équipier dès le coup de canon. Nous avons vécu une nouvelle très belle journée, taillée pour nous car le parcours, avec la bascule du vent au Sud, offrait beaucoup de bords de reaching, l’allure préférée du bateau. Nous gagnons de nouveau en temps réel, mais nous savons que sauver notre rating est impossible. Notre défi est donc de remporter toutes les courses en temps réel. Il nous faut pour cela contenir nos deux plus rugueux adversaires, Magic Carped cubed et Rambler. Ils sont redoutables dans le tout petit temps. Je connais bien les Voiles et j’aime le nouveau format qui offre aux Maxis de belles régates, plus fluides car moins encombrées de bateaux de toutes sortes pas toujours très manoeuvrants…« 

Lyra marque le coup !
L’affrontement entre les deux géants Topaz et Velsheda en IRC2 a encore monté en intensité aujourd’hui, les deux J Class affichant à toutes les allures proposées entre Nioulargue et Issambres, des performances similaires. Parti bien lancé sous le Portalet, Topaz se gratifiait d’emblée d’un léger avantage qu’il s’appliquait, bord après bord, à faire fructifier. Silvertip, le plan Dubois qui affiche clairement de hautes prétentions, se montrait à la hauteur de ses ambitions, mais c’est bien Topaz qui glissait le premier sous le Portalet avec une confortable avance au terme de près de trois heures d’intense régate. Il occupe ce soir une flatteuse première place au général provisoire devant Silvertip. On relève ce soir les dominations sans partage dans les autres groupes de Jethou en IRC3A, le joli groupe des 72 pieds. Le Wally 77.4 Lyra signe une nouvelle victoire de manche après celle acquise de haute lutte dans la brise de mardi. Son dauphin est ce soir le Marten 72 Aragon, déjà relégué à 5 points! Les IRC4, après l’annulation de la manche de mardi, ont validé leur première course et c’est French Kiss, premier en temps compensé comme en temps réel, qui prend la tête des débats. Les Wally ont donc leur classement propre, leur Trophée propre, indépendamment de leurs groupes et jauge. Lyra pointe sans surprise en tête ce soir après deux courses, devant Ryokan 2 et Magic Carpet

Andrew McIrvine, secretary general of the International Maxi Association ; aider les organisateurs à séduire encore plus de propriétaires…
« Je suis très heureux que les Voiles aient accepté notre participation, avec cette deuxième semaine dédié aux Maxis! Notre but, notre objectif, est d’aider les organisateurs à comprendre et à intégrer les besoins spécifiques aux Maxis yachts, et ce partout dans le monde. Nous avons commencé à travailler ainsi à Porto Cervo, et sommes désormais présents ici mais aussi aux Caraïbes, sur une base très amicale. Nous voulons pouvoir conseiller les propriétaires de notre Classe sur les événements véritablement taillés pour eux. L’idée est de les encourager à venir toujours plus nombreux. Ces propriétaires dépensent des sommes très élevées sur une semaine, pour leurs équipages, logistiques etc… et bien sûr ils veulent la certitude que les événement seront convenablement organisés. Mais ils adorent Saint-Tropez ! Saint-Tropez est tellement spéciale que l’on a pu réunir cette année notre plus belle flotte. Avoir le port pour nous tout seul est fantastique et devient un argument pour l’avenir. C’est toute la magie de Saint-Tropez, pouvoir arpenter les quais et admirer les J Class, Wally et tous ces Maxis! L’atmosphère cette année est vraiment celle du renouveau. Nous n’avons eu que quelques événements cette année, donc finir ici rend tout le monde heureux et enthousiaste. Le Comité de course a fait un super boulot pour gérer des courses avec des bateaux aux potentiels extrêmement différents, comme des Comanche ou Rambler, et des voiliers plus typés plaisance… Certains équipages sont très professionnels, mais l’ambiance est très joyeuse cette semaine encore. »

Le saviez vous?
L’un des trois 72 pieds engagés en IR3A, ces voiliers anciennement classés « Mini Maxis », le plan Judel Vrolijk North Star n’est autre que Ran II, ex, Robertissima III, ex Socha… C’est l’ancien patron de Skype, Niklaas Zenstrom qui avait en 2009 lancé ce bateau.

A noter…
… et pour la bonne compréhension des épreuves, que la course N° 1 des IRC4 est annulée. Seul le Southern Wind 78 Elise Whisper avait fini la course de mardi. Le grand sloop Irlandais a depuis changé de catégorie et évolue au sein des IRC3. Les IRC4 ne disputeront donc que 3 courses cette semaine, dont aucune ne sera retirée pour le calcul final.

Yacht extraordinaire …
Silvertip, IR2
Le sloop Silvertip a été construit sur mesure par Yachting Developments en 2001 et remis à neuf en 2012. L’architecte Britannique Ed Dubois est responsable de l’exquise conception extérieure et de l’ingénierie de ce yacht haut de gamme. Précédemment connu sous le nom de Silvertip B, il a été construit en Nouvelle-Zélande par le chantier Yachting Developments à Aukland, remportant plusieurs prix pour son savoir-faire, ses intérieurs et ses performances. Silvertip mesure 33,80 mètres de long, avec un tirant d’eau maximum de 4,30 mètres et une largeur de 7,10 mètres. Il a un tonnage brut de 62 tonnes. Le pont est en teck. Particularité notable, le bateau était à Auckland pendant les régates de l’America’s Cup 2021 et a traversé la planète pour venir se confronter à ses confrères européens. L’acteur Français Michel Boujenah navigue à son bord aux Voiles de Saint-Tropez.

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Spi Ouest France. Conditions optimales pour la 43e édition

Les conditions s’annoncent optimales pour ce Spi Ouest et les 350 équipages: vent d’est pour 9 à 12 nœuds dans la Baie de Quiberon. Top départ ce vendredi à 11h !

Dernières inscriptions, embarquement des voiles et matériel divers, nettoyages des carènes, accolades, discussions, le Spi Ouest-France a bel et bien débuté ! Pour cette 43e édition, environ 350 équipages répartis sur 25 catégories sont parés à régater en baie de Quiberon. Une baie qui promet d’offrir un spectacle grandiose : 5 ronds (Breizh Cola, Banque Populaire Grand Ouest, Région Bretagne, Saint-James et Département du Morbihan) vont permettre à toutes les catégories de bateaux de batailler ferme durant trois jours.
Un village ouvert au public de 9h à 21h
Jusqu’à dimanche, le public pourra profiter du village du Spi et de ses animations. Le grand chapiteau est de retour pour accueillir notamment des concerts à 18 h vendredi et samedi soir. De vendredi à dimanche, des associations axées autour du développement durable (La Vigie, Les mains dans le sable, Dolmen des possibles, The Sea Cleaners ou encore Océan bien commun) proposeront des animations. Autre temps fort tous les après-midi : Virtual Regatta propose à chacun de participer au Spi en ligne sur téléphone et grand écran.

Premier départ vendredi à 11h
La multitude des voiliers et le brassage de compétences sont bien l’esprit du Spi Ouest-France. 25 catégories de bateaux vont donc en découdre, avec pour la première fois les Figaro 3 (17 équipages inscrits) et à leur bord les meilleurs du circuit. A côté des IRC, Osiris, J/80, J/70 et les quillards Open 5,70, 5,50, Mach 6,50, les catamarans volants ETF 26 feront le show ! Le premier coup de canon du 43e Spi sera donné à 11h pétantes…

Ils ont dit :
Jérôme Piccard : « Ce sera mon 41e Spi ! J’en ai loupé deux à cause du service militaire. Pour moi c’est une habitude, où plutôt une obligation. J’aime me frotter aux copains, aux stars de la voile, et vivre trois jours plein dans une ambiance de régate conviviale. Pour moi, c’est immanquable ! »
Sam Prietz : « J’ai 41 ans, et je viens depuis que j’ai 15 ans. J’en ai raté seulement trois des Spi Ouest-France ! Je navigue sur un Contention 33 qui date de 1975, un ¾ tonner de 10 mètres. Nous venons de gagner le Grand Prix du Crouesty et on revient pour se bagarrer en toute convivialité. Aujourd’hui, c’est le jour des retrouvailles. C’est bien d’être là. Ça nous réchauffe le cœur avant de retourner au bureau tout l’hiver ! »
Amélie Jond : « Je navigue en First 31.7. C’est mon deuxième Spi Ouest-France. J’aime le brassage de jeunes, moins jeunes, de personnalités, de skippers pros. J’adore ce mélange de la voile, c’est très émouvant, très fort. On ne vient pas pour la gagne, mais c’est ultra motivant de régater avec autant de bateaux. »

Les 5 ronds de régates
Rond Breizh Cola (J/80, J/70, Open 5.70, Open 7,50, Mach 6,5)
Rond Région Bretagne (ETF 26 et Diam 24)
Rond Banque Populaire Grand Ouest (Figaro 3, Grand Surprise, First 31,7)
Rond Saint James (IRC A et B , Osiris 1-2-3-4) )
Rond Département du Morbihan (IRC Double, Multi 2000, Class40, Mini 6,50)

Le Programme
Jeudi 7 octobre
De 14h00 à 21h00 : QR Code et ravitaillement sous la tente secrétariat de course
Vendredi 8 octobre
11h00 : une ou plusieurs courses à suivre
À partir de 18h00 : programme à terre
Samedi 9 octobre
9h15 : parade de sortie du port puis départ commun
10h00 : une ou plusieurs courses à suivre
À partir de 18h00 : programme à terre

Dimanche 10 octobre
9h30 : une ou plusieurs courses à suivre
16h00 : remise des prix

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Vendée Globe. Tanguy Le Turquais veut boucler la boucle

Tanguy Le Turquais, 32 ans se lance un nouveau défi : celui de réaliser l’un de ses rêves d’enfant, être au départ du Vendée Globe 2024.

Tanguy a été élevé sur un bateau par un papa passionné et attiré par la course au large, semant très tôt une petite graine dans la tête de ce jeune marin en herbe. A 20 ans il accompagne alors la Mini Transat sur un bateau de l’organisation et décide à son tour d’y participer sur un Mini6.50, d’abord en 2013 puis en 2015 avec deux titres de champion de France à la clé. Ces projets et performances ont vu le jour grâce au soutien sans faille de sa compagne, Clarisse Crémer. « En posant le pieds à terre après ma première mini en 2013, j’ai eu un déclic : ok j’ai vraiment envie d’en faire mon métier. Avec Clarisse, on était jeunes, on n’avait pas un sous en poche et on a réussi à deux à réaliser cette Mini Transat. Si on a été capables de faire ça avec rien, on sera capables de tout ensuite. » raconte Tanguy, heureux de se replonger dans ces beaux souvenirs.

Du Mini6.50 au Figaro … du Figaro au Vendée Globe
Ses expériences réussies en Mini6.50 (6e en 2013 et 3e en 2015) rendent son rêve de Vendée Globe un peu plus réalisable mais à cette époque, la marche est encore trop haute. Tanguy va donc passer par la case Figaro, un excellent tremplin, l’école la plus réputée de la course au large en solitaire. C’est la classe idéale pour poursuivre son apprentissage, se professionnaliser, gérer des projets et des budgets ambitieux dans le but de se structurer. Ces cinq années, sous les couleurs de Nibelis, Everial ou dernièrement le Groupe Quéguiner, furent très enrichissantes et jalonnées de beaux résultats. La caisse à outils du marin est donc bien remplie pour prétendre à vouloir participer au Vendée Globe 2024.

En parallèle, Clarisse progresse dans le milieu à vitesse grand V et se retrouve au départ de ce tour du monde en 2020. Tanguy va donc vivre la course de l’intérieur boostant encore plus son désir de s’attaquer à ce monument de la course au large. « J’ai envie de me jeter dans l’aventure, d’y aller à bras le corps et de rendre fier le gamin qui rêvait de Vendée Globe au sens propre du terme. C’était quelque chose de tellement lointain, que je ne pensais vraiment pas réalisable, mais maintenant, en voyant où j’en suis et le chemin parcouru, je me dis que le rêve pourrait devenir une réalité. » déclare Tanguy.

« Je veux boucler la boucle ! » le message est clair, Tanguy ambitionne d’être au départ de ce fabuleux tour du monde, sans escales et sans assistance dans 3 ans. Pourquoi ? Pour le terrain de jeu unique, le support technologique passionnant qu’est l’IMOCA et l’exigence de la compétition. Pour cela, il y a encore du travail mais il est confiant et se donnera tous les moyens pour parvenir à ses fins. La priorité numéro une est de trouver les investisseurs pour acheter un bateau et chercher les partenaires qui accompagneront le projet. En parallèle, Tanguy et son équipe sont prêts, le schéma pour y arriver est précis « Aujourd’hui, nous avons conscience que l’on a un produit marketing fort et rentable à proposer : Le Vendée globe. L’engouement incroyable autour de l’édition 2020 confirme son intérêt. Nous sommes très confiants dans l’intérêt et la pertinence de ce projet et savons que nous serons au départ, nous cherchons juste le chanceux qui nous rejoindra ! » s’amuse-t-il à raconter.

Le second objectif est d’engranger des milles sur l’eau, d’une part pour prendre de l’expérience et d’autre part pour se qualifier parmi les nombreux marins souhaitant y participer. En effet, le Vendée Globe attire de plus en plus de skippers, les places sont limitées et précieuses et la liste d’attente se rallonge… Seuls les navigateurs et navigatrices les plus expérimenté(e)s en IMOCA obtiendront leurs tickets d’entrée. « J’ai la chance de faire la prochaine Transat Jacques Vabre avec Denis Van Weynbergh sur son monocoque de 60 pieds Laboratoires de Biarritz. Cela va me permettre d’acquérir une première expérience en course en IMOCA et de démarrer mon compteur de milles pour la qualification au Vendée Globe. Aujourd’hui, j’ai toute légitimité pour prétendre être au départ car j’aurai déjà fait cette transatlantique. Je ne suis pas en retard. » explique le skipper. Ensuite, il faudra être au départ de la Route du Rhum de façon à poursuivre cette dynamique.

"Pour un premier Vendée Globe, il est très clair que je ne pars pas pour le gagner, l'objectif est de finir premier des bateaux à dérives droites et pourquoi pas aller titiller les vieux foilers. Mais je pars avant tout pour boucler la boucle, raconter une histoire et partager des valeurs. Je crois que l’on a comme atout avec mon équipe de bien les raconter. Nous voulons y aller avec un budget raisonnable et maitrisé, cela rapportera beaucoup plus que cela ne coute. "
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Les Voiles grandeur Maxis

C’est sous un ciel d’azur et sur un golfe baigné de soleil que les 44 Maxis (Aegir étant demeuré au port) de la seconde semaine des Voiles 2021 ont effectué le parcours côtier du jour. Un flux d’Est teinté de Sud, allant forcissant pour atteindre une dizaine de noeuds, s’était associé au Comité de course pour concocter l’épreuve du jour, une belle boucle d’une trentaine de milles vers la bouée Nioulargue, sur une mer parfaitement ordonnée. Autre jour, autre configuration de course, vent moyen et mer plate, de quoi redonner de l’allant aux Mini Maxis moins à l’aise dans le très gros temps du début de semaine. A l’évidence, tous les équipages s’en sont donnés à coeur joie, en capacité de tirer la quintessence de leurs admirables montures, dans le sillage d’un Comanche décidément à l’aise dans toutes les configurations météos.

Rambler ou Magic Carpet Cubed ? Faites vos jeux!

Moins de pression dans les voiles, absence de clapot, et quelques variations dans la direction du vent, les conditions réunies pour cette deuxième manche des Voiles auront quelque peu bouleversé les tendances observées sur les premiers classements. Dans l’ombre insolemment dominatrice de Comanche, Rambler, Magic Carpet Cubed, Y3K ont fomenté dans l’ombre leur prise de pouvoir. Le Wally 100 Y3K parvenait à rester suffisamment au contact pour s’adjuger la manche. Rambler s’accrochait avec des performances au près assez comparables à celles de Comanche et se hissait sur la plus haute marche du podium général provisoire.
Damien Durchon est le boat Captain de Comanche depuis 2019. Il a préalablement officié sur Mari Cha III et IV. « C’est Mitch Booth qui skippe le bateau en régate. J’ai la responsabilité du bateau le reste du temps, et je me transforme en équipier dès le coup de canon. Nous avons vécu une nouvelle très belle journée, taillée pour nous car le parcours, avec la bascule du vent au Sud, offrait beaucoup de bords de reaching, l’allure préférée du bateau. Nous gagnons de nouveau en temps réel, mais nous savons que sauver notre rating est impossible. Notre défi est donc de remporter toutes les courses en temps réel. Il nous faut pour cela contenir nos deux plus rugueux adversaires, Magic Carped cubed et Rambler. Ils sont redoutables dans le tout petit temps. Je connais bien les Voiles et j’aime le nouveau format qui offre aux Maxis de belles régates, plus fluides car moins encombrées de bateaux de toutes sortes pas toujours très manoeuvrants… »

Lyra marque le coup !

L’affrontement entre les deux géants Topaz et Velsheda en IRC2 a encore monté en intensité aujourd’hui, les deux J Class affichant à toutes les allures proposées entre Nioulargue et Issambres, des performances similaires. Parti bien lancé sous le Portalet, Topaz se gratifiait d’emblée d’un léger avantage qu’il s’appliquait, bord après bord, à faire fructifier. Silvertip, le plan Dubois qui affiche clairement de hautes prétentions, se montrait à la hauteur de ses ambitions, mais c’est bien Topaz qui glissait le premier sous le Portalet avec une confortable avance au terme de près de trois heures d’intense régate. Il occupe ce soir une flatteuse première place au général provisoire devant Silvertip. On relève ce soir les dominations sans partage dans les autres groupes de Jethou en IRC3A, le joli groupe des 72 pieds. Le Wally 77.4 Lyra signe une nouvelle victoire de manche après celle acquise de haute lutte dans la brise de mardi. Son dauphin est ce soir le Marten 72 Aragon, déjà relégué à 5 points! Les IRC4, après l’annulation de la manche de mardi, ont validé leur première course et c’est French Kiss, premier en temps compensé comme en temps réel, qui prend la tête des débats. Les Wally ont donc leur classement propre, leur Trophée propre, indépendamment de leurs groupes et jauge. Lyra pointe sans surprise en tête ce soir après deux courses, devant Ryokan 2 et Magic Carpet

Andrew McIrvine, secretary general of the International Maxi Association ; aider les organisateurs à séduire encore plus de propriétaires…

« Je suis très heureux que les Voiles aient accepté notre participation, avec cette deuxième semaine dédié aux Maxis! Notre but, notre objectif, est d’aider les organisateurs à comprendre et à intégrer les besoins spécifiques aux Maxis yachts, et ce partout dans le monde. Nous avons commencé à travailler ainsi à Porto Cervo, et sommes désormais présents ici mais aussi aux Caraïbes, sur une base très amicale. Nous voulons pouvoir conseiller les propriétaires de notre Classe sur les événements véritablement taillés pour eux. L’idée est de les encourager à venir toujours plus nombreux. Ces propriétaires dépensent des sommes très élevées sur une semaine, pour leurs équipages, logistiques etc… et bien sûr ils veulent la certitude que les événement seront convenablement organisés. Mais ils adorent Saint-Tropez ! Saint-Tropez est tellement spéciale que l’on a pu réunir cette année notre plus belle flotte. Avoir le port pour nous tout seul est fantastique et devient un argument pour l’avenir. C’est toute la magie de Saint-Tropez, pouvoir arpenter les quais et admirer les J Class, Wally et tous ces Maxis! L’atmosphère cette année est vraiment celle du renouveau. Nous n’avons eu que quelques événements cette année, donc finir ici rend tout le monde heureux et enthousiaste. Le Comité de course a fait un super boulot pour gérer des courses avec des bateaux aux potentiels extrêmement différents, comme des Comanche ou Rambler, et des voiliers plus typés plaisance… Certains équipages sont très professionnels, mais l’ambiance est très joyeuse cette semaine encore. »

Le saviez vous?

L’un des trois 72 pieds engagés en IR3A, ces voiliers anciennement classés « Mini Maxis », le plan Judel Vrolijk North Star n’est autre que Ran II, ex, Robertissima III, ex Socha… C’est l’ancien patron de Skype, Niklaas Zenstrom qui avait en 2009 lancé ce bateau.

A noter…

… et pour la bonne compréhension des épreuves, que la course N° 1 des IRC4 est annulée. Seul le Southern Wind 78 Elise Whisper avait fini la course de mardi. Le grand sloop Irlandais a depuis changé de catégorie et évolue au sein des IRC3. Les IRC4 ne disputeront donc que 3 courses cette semaine, dont aucune ne sera retirée pour le calcul final.

Yacht extraordinaire …

Silvertip, IR2

Le sloop Silvertip a été construit sur mesure par Yachting Developments en 2001 et remis à neuf en 2012. L’architecte Britannique Ed Dubois est responsable de l’exquise conception extérieure et de l’ingénierie de ce yacht haut de gamme. Précédemment connu sous le nom de Silvertip B, il a été construit en Nouvelle-Zélande par le chantier Yachting Developments à Aukland, remportant plusieurs prix pour son savoir-faire, ses intérieurs et ses performances. Silvertip mesure 33,80 mètres de long, avec un tirant d’eau maximum de 4,30 mètres et une largeur de 7,10 mètres. Il a un tonnage brut de 62 tonnes. Le pont est en teck. Particularité notable, le bateau était à Auckland pendant les régates de l’America’s Cup 2021 et a traversé la planète pour venir se confronter à ses confrères européens. L’acteur Français Michel Boujenah navigue à son bord aux Voiles de Saint-Tropez.

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Vainqueur en Série sur la Mini Transat du premier Allemand Melwin Fink : « Je n’arrive pas à croire ce qui m’arrive ! » - ITW

Naissance du dernier né des Ultim 32/23, le Trimaran SVR Lazartigue de François Gabart est à l'eau , "C’est une grande fierté"

La mise à l’eau du trimaran SVR LAZARTIGUE s'est déroulée ce jeudi 22 juillet, un bateau d’exception, en rupture avec les technologies a...

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Au départ, je rêvais d’un Top 10 !

Ce jeudi à 16h05, Melwin Fink a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 23e Mini Transat EuroChef, bouclant ainsi les 1 350 milles du parcours entre les Sables d’Olonne et Santa Cruz de La Palma en première position chez les bateaux de Série. Le skipper du Pogo 3 aux couleurs de SignForCom qui s’est emparé des commandes de la flotte le 2 octobre dernier au sud du cap Finisterre a fait preuve d’audace en continuant sa course quand ses concurrents ont, eux, fait le choix de se mettre collectivement à l’abri pour éviter le passage d’un front actif au large de la Galice. Dès lors, il a engrangé une avance plus que conséquente sur ses rivaux avant de réaliser une remarquable trajectoire sur sa fin de course. Le jeune navigateur allemand, âgé de seulement 19 ans, a assurément frappé un grand coup et pris un bel avantage avant l’acte 2 de l’épreuve.

Vous êtes à la fois le premier Allemand mais aussi le plus jeune skipper à remporter une étape de la Mini Transat. Que ressentez-vous ?

« Je ne sais pas encore vraiment. Je n’ai jamais osé espérer quelque-chose comme ça ! J’ai eu un peu de chance et sans doute que j’ai pris les bonnes décisions aussi. En tous les cas, ça a été dur. J’ai hésité à aller dans le front ou pas. Finalement, tout s’est bien passé car tout s’est déroulé exactement comme prévu. Les conditions que j’ai eues ont été totalement conformes à ce qu’annonçait le bulletin météo puisque j’ai eu 30 nœuds de vent moyen, avec des rafales à 40. Pour finir, le premier front qui a balayé la flotte dans le golfe de Gascogne a été plus violent que ce deuxième. »

Avez-vous su ou compris ce qui se passait au sein du reste de la flotte ?

« Après la réception de l’avis de BMS, j’ai entendu des échanges à la VHF mais je n’ai pas compris que certains pensent à s’abriter trente-six heures avant le passage de front. J’ai pensé que c’était très tôt pour décider de mettre sa course entre parenthèses. J’ai parlé avec Christian Kargl. Nous avons décidé ensemble de continuer de descendre le plus au sud possible et, le moment venu, de choisir de rejoindre un port ou non. A mesure que nous avons avancé, nous avons pu nous rendre compte que, comme ce qui avait été précisé dans le bulletin météo, les conditions au sud de la latitude de Porto étaient maniables et que, par conséquent, il n’y avait pas de raison de s’arrêter. »

Auriez-vous pu imaginer un tel scénario à ce moment-là ?

« A aucun moment. Ça va être un grand avantage pour la deuxième étape, c’est sûr. Ça a été une grosse décision mais je l’ai bien pesée. Je n’ai jamais eu le sentiment de prendre de gros risques. Avant l’arrivée de ce deuxième front, mon bateau était en parfait état, sans aucun dommage, même après le premier coup de vent dans le golfe de Gascogne. Trente nœuds avec des rafales à 40, c’est beaucoup mais nous avons des bateaux solides, la possibilité de réduire la toile de différentes manières et beaucoup d’options pour sécuriser le mât. Ma seule crainte était de le voir tomber car les vagues étaient assez grosses mais tout s’est bien passé. »

Vous avez fait preuve d’audace, mais vous avez également parfaitement navigué ensuite, portant notamment votre avance de 60 à 100 milles sur l’Autrichien Christian Kargl après le passage de Madère…

« Cent milles, vraiment ? Whaou ! Je ne pensais pas autant ! J’ai fait ma propre route, sans me poser de questions mais en faisant les choses telles que je les sentais, tout simplement. »

Vous semblez très intimidé !

« Je n’arrive pas à croire ce qui m’arrive ! Je rêvais d’un Top 10 avant de partir et là, je suis le premier bateau à arriver à La Palma avec une importance avance sur le deuxième ! C’est fou ! Ça me met un peu de pression pour la deuxième étape mais rien n’est joué. Il va y avoir beaucoup de conditions de portant. On va bien voir comment cela va se passer. »

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Le Spi se gonfle à La Trinité-sur-Mer

Les retrouvailles des passionnés de voile ont bien lieu ce jeudi 7 octobre, veille des hostilités en baie de Quiberon. Ils sont venus des quatre coins de l’hexagone, jeunes premiers, vieux briscards, stars de la voile pour participer à la 43e édition du Spi Ouest-France / Banque Populaire Grand Ouest qui devrait se dérouler dans des conditions optimales : vent d’est pour 9 à 12 nœuds. Top départ demain à 11h !

Les quais de La Trinité-sur-Mer bouillonnent.

Dernières inscriptions, embarquement des voiles et matériel divers, nettoyages des carènes, accolades, discussions, le Spi Ouest-France a bel et bien débuté ! Pour cette 43e édition, environ 350 équipages répartis sur 25 catégories sont parés à régater en baie de Quiberon. Une baie qui promet d’offrir un spectacle grandiose : 5 ronds (Breizh Cola, Banque Populaire Grand Ouest, Région Bretagne, Saint-James et Département du Morbihan) vont permettre à toutes les catégories de bateaux de batailler ferme durant trois jours.

Un village ouvert au public de 9h à 21h

Jusqu’à dimanche, le public pourra profiter du village du Spi et de ses animations. Le grand chapiteau est de retour pour accueillir notamment des concerts à 18 h vendredi et samedi soir. De vendredi à dimanche, des associations axées autour du développement durable (La Vigie, Les mains dans le sable, Dolmen des possibles, The Sea Cleaners ou encore Océan bien commun) proposeront des animations. Autre temps fort tous les après-midi : Virtual Regatta propose à chacun de participer au Spi en ligne sur téléphone et grand écran.

Premier départ demain à 11h

La multitude des voiliers et le brassage de compétences sont bien l’esprit du Spi Ouest-France. 25 catégories de bateaux vont donc en découdre, avec pour la première fois les Figaro 3 (17 équipages inscrits) et à leur bord les meilleurs du circuit. A côté des IRC, Osiris, J/80, J/70 et les quillards Open 5,70, 5,50, Mach 6,50, les catamarans volants ETF 26 feront le show ! Le premier coup de canon du 43e Spi sera donné à 11h pétantes…

Ils ont dit :

Jérôme Piccard :

« Ce sera mon 41e Spi ! J’en ai loupé deux à cause du service militaire. Pour moi c’est une habitude, où plutôt une obligation. J’aime me frotter aux copains, aux stars de la voile, et vivre trois jours plein dans une ambiance de régate conviviale. Pour moi, c’est immanquable ! »

Sam Prietz :

« J’ai 41 ans, et je viens depuis que j’ai 15 ans. J’en ai raté seulement trois des Spi Ouest-France ! Je navigue sur un Contention 33 qui date de 1975, un ¾ tonner de 10 mètres. Nous venons de gagner le Grand Prix du Crouesty et on revient pour se bagarrer en toute convivialité. Aujourd’hui, c’est le jour des retrouvailles. C’est bien d’être là. Ça nous réchauffe le cœur avant de retourner au bureau tout l’hiver ! »

Amélie Jond :

« Je navigue en First 31.7. C’est mon deuxième Spi Ouest-France. J’aime le brassage de jeunes, moins jeunes, de personnalités, de skippers pros. J’adore ce mélange de la voile, c’est très émouvant, très fort. On ne vient pas pour la gagne, mais c’est ultra motivant de régater avec autant de bateaux. »

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Au coeur de Malama, l'IMOCA mené par Charlie Enright et Pascal Bidegorry - Vidéo inside

Naissance du dernier né des Ultim 32/23, le Trimaran SVR Lazartigue de François Gabart est à l'eau , "C’est une grande fierté"

La mise à l’eau du trimaran SVR LAZARTIGUE s'est déroulée ce jeudi 22 juillet, un bateau d’exception, en rupture avec les technologies a...

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Yves Le Blevec et Anthony Marchand en préparation intensive pour la Transat Jacques Vabre

 

Avec le Défi Azimut Ultim et le stage dédié aux trimarans géants organisé au Pôle Finistère Course au Large la semaine dernière, Yves Le Blevec et Anthony Marchand poursuivent leur préparation pour la Transat Jacques Vabre. « Le piment de la compétition est irremplaçable », souligne le skipper d’Actual Ultim 3, qui tire un bilan riche et positif de ces navigations bord à bord avec leurs concurrents : « il y a 5 vainqueurs potentiels en Ultim sur la Transat Jacques Vabre. »

 

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Crédit : Actual


 

Pousser naturellement le bateau jusqu’en zone rouge

Le gros intérêt de ce type de navigation est de se mettre en situation de compétition. 
« Seul, on ne va jamais chercher ses limites. Le challenge de la régate au contact fait que l’on va pousser naturellement le bateau jusqu’en zone rouge », constate Yves Le Blevec. « Cela a permis de voir comment on peut utiliser le bateau dans un contexte de Transat Jacques Vabre, c’est à dire dans la durée. Nous avons maintenant une idée de plus en plus précise du niveau où nous allons placer notre curseur d’attaque. Nous avons pu identifier la petite dégradation de performance qui permet de passer de la zone ‘’limite’’ à la zone ‘’confort’’. »

 

Communiquer vite et bien 

Et, qui dit duo, dit communication, échanges et prises de décisions. Or, en course, tout va vite, très vite même ! 

 
« Nous sommes à l’aise avec la conduite de notre bateau, c’est notre cœur de métier. Et le niveau d’exigence attendu par notre machine nous impose d’être toujours très au clair sur notre cheminement de prise de décision et notre façon de la verbaliser. Cela fait partie de notre préparation », détaille le skipper d’Actual Ultim 3. D’ici le départ de la transat, Yves Le Blevec et Anthony Marchand vont ainsi mettre en place une méthodologie et des outils afin de construire une communication efficace.

 
A l’échelle de la flotte des Ultim, ce Défi Azimut et ce stage ont aussi permis à toutes les équipes présentes de s’étalonner par rapport à leurs futurs concurrents de transat. Yves Le Blevec : « Les bateaux vont tous très vite. Des écarts de vitesse existent, notamment sur mer plate, mais à l’échelle d’une transat, ce sera lissé. Sur les 5 bateaux qui seront au départ de la Transat Jacques Vabre, il y a 5 prétendants à la victoire. Certains cochent plus de cases que d’autres, mais sur 15 jours de course, beaucoup de paramètres vont entrer en ligne de compte. »

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Grand début de Quentin Delapierre à la barre du SailGP français, premiers pas à Cadix : "c’est de la folie"

Spain Sail Grand Prix, dernier acte européen de cette saison 2. Les huit équipes internationales, emmenées d’une courte tête par Nathan Outteridge et son clan japonais, ont rendez-vous à Cadix les 9 et 10 octobre prochains. Côté français, Quentin Delapierre, qui remplace Billy Besson, fera ses grands débuts à la barre du F50 tricolore. 

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Crédit : E Stichelbaut


Nouveau départ pour les Français 

Du côté du France SailGP Team, le nouveau pilote Quentin Delapierre prend ses marques dans la baie de Cadix. En attendant de voir ses premiers bords en confrontation vendredi (courses d'entraînement), samedi et dimanche, le spécialiste du Nacra17, 8e aux derniers JO de Tokyo (avec Manon Audinet) a commencé à s’acclimater à son nouvel univers. 

 Il y a deux semaines, direction l’Irlande en compagnie de Leigh McMillan et de François Morvan pour une journée et demie de simulateur. « Ces séances ont été très précieuses pour me familiariser avec les commandes du bateau, parce qu’il y a vraiment des boutons partout, mais aussi pour comprendre les timings de chaque manœuvre et travailler sur la communication avec le régleur d’aile et le contrôleur de vol, mon but étant de ne rien changer à leur fonctionnement habituel et de m’adapter », raconte Quentin. 

"A vie dans ma tête !"

Présent à Cadix depuis jeudi dernier, le jeune barreur a fait la connaissance de l’équipe technique et participé au montage du F50. Mais c’est lundi que Quentin s‘est retrouvé dans le grand bain, à l’occasion d’une première navigation dans 15 nœuds de vent et un gros clapot mal rangé. « Je pense que cette première nav’ restera à vie dans ma tête ! » confie t-il, enthousiaste. « Ce bateau, c’est de la folie, tu vas à une vitesse dingue, tu te demandes comment tous les systèmes fonctionnent, c’était hallucinant ! Au début, on a fait des choses simples, de la ligne droite, puis on a envoyé quelques manœuvres pour que j’intègre bien les séquences. 

J’ai essayé de m’appliquer dans la communication, dans les ‘call’ (consignes, prises de décision) pour qu’ils aient confiance en moi et qu’ils arrivent à me suivre sur chaque rotation, chaque mouvement du bateau. A la fin, on a fait quelques départs. J’ai voulu rapidement qu’on mette de l’intensité autour d’un parcours pour me rendre compte de ce que c’est, et ne pas être cueilli à froid quand les régates commenceront. Au final, je crois que ça s’est bien passé ! »

Mixité à bord

 Après l’obligation faite aux équipes d’intégrer des navigatrices, ces dernières auront désormais leur place à bord en tant que 6e équipier. Chez les Français, c’est Amélie Riou qui inaugurera cette nouvelle disposition : elle participera activement à l’ensemble des entraînements et des régates de Cadix. 

 CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE APRÈS 5 ACTES 

 1- JAPAN / Nathan Outteridge / 37 points 

2- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 35 points 

3- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 35 points 

4- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 32 points 

5- SPAIN / Phil Robertson / 31 points 

6- NEW ZEALAND / Peter Burling / 30 points 

7- DENMARK / Nicolai Sehested / 28 points 

8- FRANCE / Quentin Delapierre / 28 points

 Source : V Bouchet

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Comment GlobeSailor mise sur la course pour développer la croisière – article sponsorisé

La course sert aussi à faire la promotion de la plaisance. Agence spécialisée dans la location de bateaux de croisière – via un moteur de recherche qui permet de comparer en temps réel les tarifs proposés par son réseau de 800 loueurs professionnels sur 180 destinations -, GlobeSailor, créée à Paris en 2008, l’a bien compris. L’entreprise vient d’ailleurs d’ouvrir une antenne à Lorient, au coeur de la Bretagne Sailing Valley.

Depuis l’année dernière, la société fondée par Olivier Albahary a ainsi choisi de s’appuyer sur des coureurs au large... après avoir constaté que plusieurs d’entre eux faisaient eux-mêmes appel aux services de GlobeSailor : “Nous avons réalisé que nous avions de plus en plus de navigateurs professionnels parmi nos clients, explique le PDG. Pour prendre des exemples, Armel Le Cléac’h a réservé un Dufour 390 Grand Large l’été dernier chez nous, Jean-Pierre Dick un Sun Odyssey 449, nous avons aussi loué des bateaux à Charles Caudrelier, Paul Meilhat…”

Pour appuyer sa croissance soutenue – “de 30 à 50% chaque année “, selon Olivier Albahary, avec un volume annuel de réservations de 30 millions d’euros pour un chiffre d’affaire de 5 millions – GlobeSailor construit des opérations de communication avec des navigateurs plus habitués au matossage qu’aux délices du farniente en croisière. “Cela nous donne plus de visibilité, mais c’est aussi un gage de confiance et de crédibilité de montrer que des marins aussi expérimentés et pointus font appel à nous.”

Une stratégie qui s’impose d’autant plus que l’équipe de GlobeSailor constate dans ses chiffres de vente une augmentation du nombre de non-initiés, donc un engouement croissant pour la voile en général : “En un an, nous sommes passés de 22% de locations avec skipper à presque 30% l’été dernier. Ça montre qu’on a réussi à attirer beaucoup de nouveaux plaisanciers”, confirme Jean-François Allais, directeur des ventes.

La crise sanitaire… et le Vendée Globe sont aussi passés par là : “Les confinements successifs ont poussé de plus en plus de gens à vouloir faire du bateau et donc à s’intéresser la croisière, d’autant que les risques sanitaires sont forcément réduits si tu loues un bateau en famille ou entre amis, ajoute Jean-François Allais. Par ailleurs, le Vendée Globe a eu une visibilité médiatique très forte, on a vraiment senti que de plus en plus de monde s’intéressait à la voile.”

Des opérations ont ainsi été mises sur place avec Jean-Pierre Dick, qui a animé en avril dernier un webinar avec GlobeSailor, suivi par 800 personnes, au cours duquel le Niçois a donné ses conseils de navigation en Méditerranée. Et tout récemment, un concours organisé avec Jean Galfione a réuni 500 participants, trois d’entre eux ayant gagné une journée de navigation au large de Concarneau à bord du nouveau PogoS4 Serenis Consulting, sur lequel il disputera la Transat Jacques Vabre avec Eric Péron.

Une fois arrivé en Martinique, le champion olympique de saut à la perche partira en croisière familiale à bord d’un Nautitech 40 réservé chez GlobeSailor, il fera ensuite partager son expérience sur ses réseaux sociaux, relayés par ceux de l’agence. Comme certains de ses concurrents, certainement : “Nous avons d’autres sollicitations de skippers qui font la Jacques Vabre, ajoute Olivier Albahary. Ils sont tentés de prolonger leur séjour aux Antilles en faisant appel à nos services !”

Photo : DR

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Melwin Fink et son série SignForCom poursuit son échappée belle sur la Mini Transat

 

Ce mercredi, l’ensemble de la flotte de la 23e Mini Transat EuroChef compose avec un flux de nord-est très instable, à la fois en force et en direction. Les 84 concurrents toujours en mer doivent donc non seulement optimiser leurs choix de voiles mais aussi et surtout réussir à être bien en phase avec le vent. A ce petit jeu, Melwin Fink (920 – SignForCom) se montre particulièrement à l’aise et réalise, depuis hier, une trajectoire quasi parfaite. Pour preuve, il a porté son avance sur l’Autrichien Christian Kargl (980 – All Hands on Deck) à 140 milles, et celle sur le peloton à plus de 220 milles. Sauf avarie, le jeune navigateur allemand file donc tout droit vers la victoire à Santa Cruz de La Palma où il est attendu demain, entre 10 heures et 12 heures.

 

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Crédit : V Olivaud


Bonne nouvelle : les fichiers météo du jour ont évolué par rapport à ceux d’hier, et les marins de la Mini Transat EuroChef devraient bénéficier de plus de pression que prévu sur la route des Canaries. Les routages, qui laissaient entrevoir une arrivée jeudi soir pour le leader en bateaux de Série, laissent ainsi à présent envisager un passage de ligne demain en de fin matinée pour le skipper allemand. Ses adversaires, eux, sont désormais attendus à partir de vendredi matin, avec des arrivées en grappes jusqu’à lundi soir. En détail, Christian Kargl devrait se présenter sur la ligne entre 5 heures et 10 heures le 8 octobre. Les suivants, Hugo Dhallenne (979 – YC Saint Lunaire) et Julie Simon (963 – Dynamips) entre 11h30 et 15h30. Le petit groupe plus en arrière, constitué de Loïc Moisand (955 – Stratos), José Linares (860 – Vamos Vamos), Gautier Verdon (879 – TGS France), Thomas Grandin (138 – Poch’trot), Rémi Lamouret (880 – Gironde au Large), Pierre Meilhat 485 – Le Goût de la Vie), Nicolas Guibal (758 – Les œuvres de Pen Bron) et Francesco Renella (446 – Koati) devrait, lui, en finir dans la soirée de dimanche. Les derniers concurrents, parmi lesquels Camille Bertel (900 – Cap Ingelec), Pilar Pasanau (240 Gemese – Peter Punk), Marc-Eric Siewert (614 – Absolute Sailing Team) et Benjamin Costa (796 – Mini Malist), devraient, pour leur part, boucler les 1 350 milles du parcours dans la journée de lundi.

 

Bien en phase 

En attendant, la concentration est de mise car le vent de nord-est qui accompagne la flotte souffle entre 12 et 20 nœuds, avec parfois d’importantes bascules. Dans ce contexte, il faut donc réussir à adapter au mieux son plan de voilure, à soigner au mieux ses réglages puis à déclencher ses empannages aux moments les plus opportuns. Melwin Fink, qui a débordé la latitude de l’archipel de Madère en milieu de nuit dernière, semble maîtriser impeccablement sa trajectoire. Le navigateur âgé de 19 ans, qui a fait ses armes en voile légère avant d’engranger de nombreux milles au large sur le bateau familial - notamment en mer Baltique -, est parfaitement dans le bon tempo. Ces dernières heures, cela lui a notamment permis de creuser l’écart avec son dauphin, l’Autrichien Christian Kargl, et ainsi de porter son avance à 139 milles ce mercredi à la mi-journée, contre 103 milles hier au même moment.

 

Victor d’Ersu (985 – Babouchka) contraint à l’abandon 

Derrière, Hugo Dhallenne cravache fort lui aussi. Ces dernières 12 heures, il a repris l’avantage sur Julie Simon grâce à un décalage d’une cinquantaine milles de milles plus à l’Est que sa concurrente. Sa position lui permet de profiter de davantage de pression. Il est d’ailleurs actuellement le plus rapide de la flotte avec une vitesse moyenne de 11,6 nœuds. Pour lui, comme pour les autres, l’enjeu est naturellement de réussir à réduire au maximum l’écart avec le leader et de rester le mieux placé possible avant la deuxième étape. Un deuxième acte auquel Victor d’Ersu (985 – Babouchka) ne participera malheureusement pas. Le Malouin, entré en collision avec un bateau de pêche lundi matin au large des côtes portugaises, a réalisé un état des lieux complet de sa monture ce matin après avoir rejoint le port de Cascais. Les nombreux dégâts structurels constatés l’ont contraint à signifier à la Direction de course son abandon officiel dans cette 23e Mini Transat EuroChef.

 

Source : A Bargat
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Victor d’Ersu contraint à l’abandon, les dégâts structurels subis par son Mini 6.50 sont malheureusement trop importants

Naissance du dernier né des Ultim 32/23, le Trimaran SVR Lazartigue de François Gabart est à l'eau , "C’est une grande fierté"

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Franck Cammas et Charles Caudrelier ensemble sur la Jacques Vabre, "On va essayer de gagner une quatrième fois !"

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