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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Départ de la deuxième étape de la Solitaire Urgo, direction Roscoff après un parcours de 535 milles - Live

Pointage à la bouée de dégagement

1 - Yann Elies - St Michel
2 - Fabien Delahaye - Loupsol
3 - Tanguy Le Turqay - Queguiner Kayak
4 - Eric Peron - French Touch
5 - Arthur Le Vaillant - Layton
6 - Gildas Mahe - Breizh Cola - Equithé
7 - Henry Lemenicier - Euréka
8 - Adrien Hardy - Sans nature pas de futur !
9 - Jérémie Beyou - Charal
10 - Armel Le Cleac’h - Banque Populaire

E Allaire

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La Solitaire. Départ de la 2e étape. Collision entre Alain Gautier et Benjamin Swartz qui rentrent à Roscoff

La Solitaire. Départ de la 2e étape. Collision entre Alain Gautier et Benjamin Swartz qui rentrent à Roscoff

Le départ de la 2e étape a été donnée à 18h ce dimanche. Malheureusement, une collision est survenue entre Alain Gautier et Benjamin Schwartz. Le bout dehors de Benjamin a heurté violemment le foil tribord d’Alain qui arrivait par bâbord. Le foil, sous ce choc violent, a découpé le puit.

Alain Gautier a eu un foil cassé et un trou dans la coque et a décidé de faire route directe vers Roscoff pour se donner le maximum de temps pour réparer.
« Grosse tristesse. Désolé, désolé pour Benjamin ! Je ne l’ai pas vu alors que je me positionnais sur la ligne. Résultat, cette collision qui m’oblige à faire route directe vers Roscoff et à abandonner l’étape. Mais, au-delà, de mon cas, je suis désolé pour Benjamin Schwartz, qui a fait une super 1ère étape. Mea Culpa. J’espère qu’il va pouvoir repartir vite. »

Benjamin Swartz, rentré au port de Kinsale après avoir franchi la ligne de départ a constaté une fissure sous la cadène d’étai et a décidé de faire route lui aussi à Roscoff pour réparer et prendre le départ de la 3e étape.

Un coup dur pour les deux skippers et quels regrets de les voir manquer cette étape. 13e au classement général, Alain Gautier a animé la première étape. Idem pour Benjamin Swartz, 10e au classement général.

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Une nouvelle course pourrait démarrer pour Gildas Morvan sur la Solitaire Urgo - Figaro

Vendredi dernier, au petit matin, Gildas Morvan en terminait avec la première étape de La Solitaire URGO Le Figaro marquée par un talonnage aux abords de l’île d’Yeu. A l’arrivée en Irlande, le Figaro 3 « Niji » sortait de l’eau. Le choc avait beaucoup endommagé la quille et le fond de coque. Impossible alors de prendre le départ de la deuxième étape fixée pour aujourd’hui 18 heures. Une option pour reprendre la course à Roscoff ? Repartir avec un nouveau Figaro 3. 

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Crédit : Th Deregnieaux


Un nouveau Figaro 3 pour Gildas Morvan ? 

Gildas Morvan a étudié la possibilité de poursuivre la course à Roscoff, pour la troisième étape. Si les règles de course stipulent qu’un changement de marin en cours d’épreuve n’est pas envisageable, elles ne précisent pas qu’un changement de bateau ne peut pas être opéré. C’est donc en ce sens que le Finistérien a fait une demande officielle auprès du jury hier, la piste étudiée étant, s’il est autorisé à changer de monotype, de rallier le port de la baie de Morlaix avec un bateau actuellement disponible, prêt à naviguer. Le jury international devrait se prononcer dans les prochaines heures.

En attendant, Gildas Morvan et Erwan Tabarly, son préparateur, ont quitté Kinsale hier soir à 22 heures, pour convoyer le Figaro Bénéteau 3 « Niji » vers Port-La-Forêt où il sera mis en chantier.

Vous conseille : Gildas Morvan ne prendra pas le départ de la deuxième étape de la Solitaire Urgo, "je suis vraiment très déçu" - 7 juin 2019

Source : M Le Berrigaud Perochon

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Ca repart pour La Solitaire Urgo, Kinsale - Roscoff au menu de cette deuxième étape chamboulée en raison de la météo

C’est à 18 heures (heure française) ce dimanche que le coup de canon de la deuxième étape retentira devant l’entrée de la rivière de Kinsale. Mais en raison des conditions météorologiques annoncées en mer d’Irlande les jours prochains, la Direction de Course a décidé de modifier le tracé de la deuxième étape : l’île de Man n’est plus au programme.

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Credit : A.Courcoux

Adieu Man 

L’île britannique qui avait été plusieurs fois programmée sur La Solitaire, ne sera pas encore virée cette année. Si les conditions météorologiques étaient favorables hier samedi, la situation s’est dégradée ces heures dernières et laissent entendre que la mer d’Irlande sera balayée par un flux de Nord très puissant, rendant ce tracé dangereux. Les routages effectués indiquaient que le canal Saint-Georges s’avérait extrêmement tendu en raison des courants de marée. Il faut tout de même s’attendre à une deuxième manche musclée pour rallier Roscoff !

La décision de ne pas « monter » à l’île de Man a été débattue lors du briefing des skippers ce midi, mais la raison l’a emporté pour éviter des zones de navigation peu connues et surtout un mauvais coup de vent en mer d’Irlande, une mer réputée pour ses conditions très dures, voire dangereuses lors que brise et courant de marée se contrarient. C’est donc directement vers la pointe de la Cornouaille britannique que les 45 solitaires prêts à en découdre à Kinsale, vont se diriger dans un flux de secteur Ouest après le départ donné à 18h00 (heure française).

L’arrivée à Roscoff pourrait ainsi avoir lieu dans la nuit de mercredi à jeudi après 535 milles à parcourir.


Nouveau parcours de l'étape 2 

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530 milles au programme des 45 figaristes

45 skippers au départ

Les bateaux quitteront les pontons de Castle Park Marina à partir de 15 heures françaises. Le signal d’attention sera hissé à 17h47 sur le bateau comité avec une ligne juste à la sortie de la rivière et un coup de canon à 18 heures (française toujours). Du très beau spectacle en perspective avec du vent et de la lumière pour les 45 skippers en course, Cassandre Blandin (Klaxoon - C) et Gildas Morvan (Niji) ne prenant pas le départ de cette étape.

Source : F Quiviger

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La Solitaire. Changement de parcours. Déception et résignation mais une étape qui reste ouverte !

La Solitaire. Changement de parcours. Déception et résignation mais une étape qui reste ouverte !

Forcément il y a de le déception pour les skippers comme pour les spectateurs à ne pas voir cette deuxième étape aller à l’île de Man. Mais Francis Le Goff, le directeur de course a pris ses responsabilités pour la sécurité des coureurs qui l’ont bien compris. C’est maintenant la course pour établir sa stratégie météo avant le départ qui sera donné à 18h pour une étape qui devrait durer 3 jours et 6h selon les routages ce dimanche matin.

Prévision mardi

Une étape qui reste ouverte, longue de 535 milles. Avec des conditions musclées qui vont sévir dès lundi soir avec des vents à plus de 35 nds, il faut espérer qu’il n’y aura pas de casse sur les bateaux qui ont été peu éprouvés dans ces conditions.
On se souvient de l’épisode de la Sardinha et des barreaux de flèches qui avaient dû être changés, puis revus une deuxième fois avant la Solo Concarneau où les gréements de tous les bateaux ont été « mis à jour » à St Gilles Croix de Vie, Port-laf et Lorient. Au départ de Nantes, un bateau a eu un problème de rail décollé. Des défauts de jeunesse qui semblent avoir été tous corrigés mais pour une première édition sur ce nouveau Figaro Bénéteau 3, on peut comprendre qu’il n’est pas raisonnable d’aller prendre un risque inutile.

Last minute weather routings for the new course with dock out in less than an hour! @LaSolitaire_50e #plan #prepare #perform pic.twitter.com/uXdlP4s2a7

— Alan Roberts (@ARobertsRacing) 9 juin 2019

Les réactions des skippers

Yoann Richomme (Hellowork-Groupe Télégramme)

« C’est une bonne nouvelle. Hier soir, mon coeur balançait en effet à cause de la sécurité. C’est la première fois que je me fais un briefing personnel de sécurité. J’ai vu qu’il y avait beaucoup d’obstacles sur le parcours, zones d’éoliennes, puits de pétrole, de gaz et très peu de ports pour relâcher en cas de pépin. Tu rajoutes le trafic maritime là-dessus et notre bateau qu’on ne connait pas dans ces conditions, ça fait beaucoup quand même. Je crois que l’étape sera plus belle finalement comme ça. Et on aura quand même un bord de bourrin pour tester le Figaro 3 et mieux le connaître !».

Alain Gautier (Merci pour ces 30 ans)

« Ce n’est pas une question d’être déçu, c’est une question d’organisation. A partir du moment où le départ était décalé à 18 h, on avait le temps de faire un briefing ce matin et d’attendre les dernières informations météo. Globalement et c’est le cas de toutes les courses, on se fie trop à la météo qui reste une science inexacte. Plus on prend d’avance sur les informations, plus on prend ce risque. Les coureurs sont aussi responsables car ils veulent préparer très tôt leur étape avec l’armada et les équipes à terre le plus tôt possible. Personnellement, je n’ai pas de préparateur, je dois être ici et là en même temps, ce changement complique pas mal la journée. Après, je n’ai jamais eu 25 noeuds au portant avec le bateau, donc je ne vais pas me permettre de juger. Mais on aurait pu choisir un autre parcours, avec un peu moins de Manche car l’étape 3 en propose aussi beaucoup. Mais on est 47 et il peut y avoir 47 avis différents … »

Michel Desjoyeaux (Lumibird)

« On savait depuis quelques jours qu’on aurait un gros flux de Nord bien alimenté sur toute la descente de l’île de Man jusqu’à Lands End ce qui représente une belle glissade. Visiblement, Francis Le Goff a eu les nouveaux fichiers ce matin et a considéré que ce n’était pas raisonnable pour une première saison en Figaro 3. Donc on ne va tergiverser . Il faut s’adapter,… et vite. C’est plutôt cool car la Direction de Course nous envoie tous les way-points, ce qui facilite le boulot. On revient en terrain connu mais il reste du jeu car le parcours n’est pas canalisé notamment au niveau des DST et sur de longs segments. Il y aura plus de stratégie et d’écarts sur ce parcours que sur celui initialement prévu. Donc on arrête de se prendre le chou et on y va ! »

Clément Commagnac (Espoir Grain de Sable)

« Sur cette étape, je vais moins jouer de grandes options que celle de l’Ouest que j’ai réalisé en début de course avec Thomas Ruyant. J’ai vu que rester isolé, sans contact VHF, c’était compliqué. Je vais essayer de rester avec mon groupe, tenter des petits coups. Peut-être qu’il faudra rester agressif à la fin. »

Martin Le Pape (Skipper Macif 2017)

« Cette modification du parcours de la deuxième étape de La Solitaire URGO Le Figaro change tout ! La décision de la Direction de Course est la bonne : c’était très chaud d’aller à l’île de Man avec des conditions très difficiles sur de nouveaux bateaux. Même si ce changement est tardif (quelques heures avant le coup de canon), c’était nécessaire à mon avis. Forcément, le tracé est plus court, moins ouvert, les portions de parcours sont plus petites. Et on aura moins de vent, mais on va jouer dans les courants de la Manche, avec des transitions, des passages à niveau : il faudra être dans les bons coups tout le temps ! »

Corentin Douguet (NF Habitat)

« Ce changement de parcours modifie la physionomie de cette deuxième étape, voire de La Solitaire dans son ensemble. Mais ce sont encore 530 milles et plein de coups à jouer ! C’est la décision du Directeur de Course et je pense que c’est une sage décision : on ne se rend pas compte que le canal Saint-Georges, c’est toujours pire que ce qui est annoncé dans les fichiers météo. Envoyer 45 bateaux tout neufs et que personne ne connaît dans ces conditions, ce n’était pas raisonnable… Ce vent-là au milieu du golfe de Gascogne, pas trop de problèmes ; mais en mer d’Irlande, dans une zone très restreinte en longitude, ce n’est pas bon : ce cumul de facteurs pouvait provoquer des incidents graves. Et ça ne s’est pas transformé en régate de quartier : il y a de la route à faire avec des zones complexes. Comme dit Darwin : « ceux qui survivent sont ceux qui s’adaptent ». Alors on va partir là-dessus… »

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Mini 6.50. Trophée MAP. Axel Théhin en proto et Ambrogio Beccaria en série

Mini 6.50. Trophée MAP. Axel Théhin en proto et Ambrogio Beccaria en série

Axel Tréhin (945) remporte le 15 ième Trophée Marie-Agnès Péron en proto en coupant la ligne à 18h57’48 » suivit de François Jambou (865) moins de 5 minutes après. A 19h34, Erwan Le Méné (800) complète le podium en devançant Morten Bogacki (934) également d’à peine 5 minutes. Sur un parcours réduit et très intense, Axel Tréhin prend la place de leader à Basse Royal. Il a fallut slalomer entre les algues, jouer de nombreuses voiles pour affronter les grains (avec des vents jusqu’à 40 nœuds). Pas du tout reposant, il ne fallait pas lâcher la barre. Axel Tréhin est heureux d’accrocher sa première victoire en solitaire sur Tartine après avoir été deux fois deuxième devant François Jambou.

En série, leader d’un bout à l’autre après un très bon départ, Ambrogio Beccaria (943) remporte l’épreuve : « j’ai trouvé la course bizarre, toute petite et en même temps c’était dur de garder la concentration tout le long. » Seul en tête, l’italien se trouve plutôt chanceux, il n’a pas rencontré de grain trop méchant. Il remporte le Trophée Marie-Agnès Péron pour la seconde fois.

Félix de Navacelle (4) Paul Cloarec (3) Ambrogio Beccaria (1) Arnaud Machado (2)

 

De son coté Arnaud Machado (910) arrive second et ravi de garder sa première place au championnat de France. «  le travail paye ! Je n’ai pas eu le temps ni de dormir, ni de manger . J’ai eu le mal de mer en arrivant à la Chaussée de Sein. »

Paul Cloarec (951) fini à la troisième place. « heureusement que le bateau va vite, vu le nombre de mes erreurs » lâche t’il en souriant. C’était sa première course de l’année et est très content de sa position derrière ceux qu’il nomme les « deux extraterrestres » sur un bateau qui marche très bien.

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La Solitaire. Changement de parcours. Les skippers n’iront pas à l’île de Man

La Solitaire. Changement de parcours. Les skippers n’iront pas à l’île de Man

Michel Desjoyeaux va être déçu. Les 46 skippers n’iront pas à l’île de Man. Les fiches de Jean-Yves Bernot ne serviront pas encore cette foix-ci. La Direction de Course de La Solitaire URGO Le Figaro a décidé de modifier le tracé de la deuxième étape : l’île de Man n’est plus au programme en raison des conditions météorologiques annoncées en mer d’Irlande les jours prochains,mais le départ de Kinsale est toujours fixé à 18h00 (heure française).

Adieu Man ! L’île britannique qui avait été plusieurs fois programmée sur La Solitaire, ne sera pas encore virée cette année. Si les conditions météorologiques étaient favorables hier samedi, la situation s’est dégradée ces heures dernières et laissent entendre que la mer d’Irlande sera balayée par un flux de Nord très puissant, rendant ce tracé dangereux. Les routages effectués indiquaient que le canal Saint-Georges s’avérait extrêmement tendu en raison des courants de marée. C’est donc vers 12h30 (heure française) que la décision finale d’un nouveau parcours sera annoncée officiellement, mais d’ores et déjà, il faut tout de même s’attendre à une deuxième manche musclée pour rallier Roscoff !

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La Solitaire. Départ dimanche repoussé à 18h

La Solitaire. Départ dimanche repoussé à 18h

La deuxième étape, la plus longue de cette 50é edition de la Solitaire Urgo Le Figaro, partira ce dimanche à 18 heures de Kinsale. Elle franchira pour la première fois le 50e parallèle nord en allant à l’Île de Man.

Après une première étape qui nous aura tenue en haleine pendant 4 jours, on espère bien revivre le même suspens.
Forcément, on est attristé par le sort réservé à certains coureurs dont les espoirs de victoire au général se sont déjà envolés après cette première étape couperet tout en mettant le curseur à 6h de retard – au lieu d’1h30 en Figaro 2 – pour espérer encore une victoire au général, puisqu’il est dit qu’avec ce nouveau bateau, tout peut arriver.

On attendra également le coup d’éclat d’un nouveau skipper comme Henri Lemenicier pour montrer toute la beauté de cette course dont certains skippers l’ont chevillés aux bouts. Revoir la première étape et leurs tête à l’arrivée pour comprendre pourquoi.

On attendra de voir encore les trajectoires prises par les vieux briscards – Peyron, Desjoyeaux, Gautier pour tenter de comprendre comment ils font à 50 ans, sans entraînement pour être encore dans le Top10 sur cette première étape. L’indice donné par Loick Peyron pour se motiver à faire de l’entraînement physique :  » Je m’entraîne en me flagellant le dos à la saucisse molle  » ne nous avance pas trop.

On attendra peut-être l’une des 3-4 nuits prochaines pour voir le Chacal, Armel Le Cleac’h sortir de nulle part. Les leaders à 55 minutes se doivent de rester éveillés.

On espérera encore de Tom Laperche – 1er bizuth et déjà 2e d’une étape d’une Solitaire – pour se dire que l’on tient là un futur grand de la course au large dont la performance a été unanimement saluée après cette étape.

On se demandera aussi comment Yoann Richomme va gérer sa deuxième étape. Solide comme un rock, le gaillard a du talent et il ne sera pas facile à aller chercher.

Enfin, il reste pléthore de skippers que l’on a pas encore bien vu mais qui ont le talent pour venir s’imposer sur cette édition. On regrettera l’absence de Gildas Morvan ou Cassandre Blandin sur cette étape mais ce sera pour mieux les retrouver à Roscoff.

Le parcours :
Après un petit côtier d’une quinzaine de milles, le parcours total de 630 nautiques s’annonce comme le plus long de cette cinquantième Solitaire URGO Le Figaro. Paradoxalement, il devrait être moins ouvert que la première étape puisque la flotte sera canalisée pendant les 4/5ème du parcours dans l’étroite mer d’Irlande. Séance de rattrapage pour certains, confirmation pour d’autres, découverte pour la plupart d’une navigation au delà du 50ème degré de latitude Nord, ce marathon autour de la mythique île de Man devrait se jouer en quatre jours, principalement au portant.

« Je veux aller à l’île de Man, je veux aller à l’île de Man ! » A peine descendu sur le ponton jeudi soir à Kinsale, Michel Desjoyeaux (Lumibird) trépignait déjà à l’idée de mettre cap au Nord dimanche. Dans la bouche du quinqua triple vainqueur de la Solitaire, la supplique n’a rien d’un caprice. Car l’île de Man reste un mythe de la Solitaire. Annoncé à trois reprises par le passé, elle n’a jamais été virée par les skippers, les parcours ayant toujours été revus à la baisse. Dans la nuit de mardi à mercredi, le paradis fiscal sis par 54 degrés de la latitude Nord va bien devenir le point le plus septentrional que la Solitaire URGO Le Figaro ait connu en cinquante éditions.

Le deuxième marathon

Après quatre jours et cinq nuits pour certains entre Nantes et Kinsale, la décision de maintenir la plus longue étape du parcours (630 milles), n’a rien d’anodin. « Une fois que l’on décide d’aller à Man, le parcours est figé. Nous n’aurons aucune véritable possibilité de raccourcir mais les conditions nous paraissent propices à une étape relativement rapide avec une arrivée jeudi » expliquait ce matin Francis Le Goff le directeur de course.

Après le côtier de 15 milles qui mène déjà vers le Nord (voir encadré), le premier tronçon vers l’île de Man s’étend sur 240 milles. Si le vent portant médium devrait accompagner la flotte jusqu’au DST de Tuskar Rock, le vent va graduellement refuser dès la journée de lundi pour une bonne moitié du parcours au près. En effet, la petite dépression dans le Nord de l’Irlande se désagrège et laisse place à une dorsale campée sur le proche Atlantique avec un gradient marqué sur sa bordure Est. Le vent de Nord-Ouest sera bien canalisé, les nuits fraîches au près mais aussi très courtes et bien éclairées par la lune montante.

Si le terrain de jeu qui ne dépasse par 50 milles de largeur en mer d’Irlande s’annonce moins ouvert que lors de la première étape, la montée vers Man est assez piégeuse avec pas mal de courant même si les coefficients de marées sont faibles. Et côté tactique, de nombreux grands bancs de sables limitent les possibilités d’aller se protéger à la côte…

Les premiers à virer la pointe Nord de l’île de Man accentueront sans doute leur avance en bénéficiant du portant qui ne va faire que se renforcer sur toute la descente avec 25 nœuds sur les fichiers de mercredi soir. Plusieurs DST (Skerries au large de Holy Island, Smalls à la latitude de Cardif) et deux zones interdites contribueront à canaliser la flotte qui devrait sérieusement accélérer pour une descente express des 275 milles entre Man et Wolf Rock où les aptitudes au portant du Figaro Bénéteau 3 promettent de belles images.

La fin du parcours avec un dernier tronçon de 103 milles entre Wolf rock et Roscoff, est beaucoup plus incertaine, la faute à une petite dépression qui se ballade mercredi et jeudi dans l’Est de la Manche. « Selon sa position en latitude, elle peut accélérer le flux de Nord ou au contraire dicter une fin de parcours au près en Manche. Les modèles sont en tous cas très discordants à ce jour » explique Yann Château de la direction de course.

Jeudi en baie de Morlaix ?

Une incertitude qui n’est sans doute pas pour déplaire aux concurrents qui ont le plus souffert sur la première étape, et ils sont nombreux. A l’envie légitime de gagner une étape, peut venir s’ajouter l’espoir de revenir dans le match pour le général. Entre la première et douzième place, les positions se tiennent en une heure. 17ème, Conrad Colman qu’à deux heures du leader Yoann Richomme et va savoir si la triplette Lagravière, Hardy, Eliès, à moins de 4 heures ne garde pas un secret espoir de remontada ? Au delà de la 22ème place, en revanche, le piège semble s’être refermé bien vite sur des marins talentueux comme Xavier Macaire (6h18 min de retard), Pierre Quiroga (8h11), Jérémie Beyou (8h29) ou encore Anthony Marchand, deuxième l’an passé, à près de 9 heures du leader…

Ceux-là auront à cœur de démontrer l’injustice de cette première étape en brillant en mer d’Irlande et de retour dans leur pays. Mais ils disposeront aussi au départ de Kinsale d’une nuit de récupération de moins que les leaders ce qui pourrait compter pour garder les idées claires à l’approche des côtes françaises jeudi prochain.

Parcours côtier : 15 milles, 15 nœuds, 45 skippers

Les bateaux quitteront les pontons de Castle Park Marina demain à partir de 15 heures françaises. Le signal d’attention sera hissé à 17h47 sur le bateau comité avec une ligne juste à la sortie de la rivière et un coup de canon à 18 heures (française toujours). Après un bord de dégagement de 3 milles vers la pointe de Black Head, les concurrents laisseront la bouée à tribord pour revenir sous spi vers la cardinale Bulman et partiront pour un bord de 8 milles vers la marque Daunt Rock dans l’Est de Kinsale, où sera jugée le prix Radio France. Du très beau spectacle en perspective avec du vent et de la lumière pour les 45 skippers en course, Cassandre Blandin (Klaxoon – C) et Gildas Morvan (Niji) ne prenant pas le départ de cette étape.

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La France repart avec 5 médailles ce samedi à Marseille, suite et fin des Medal races demain - FFV

Une partie de l’équipe de France de voile olympique disputait aujourd’hui à Marseille, la première journée des medal races de la finale de la World Cup Series à Marseille. Les français s’offrent déjà 5 médailles : l’or pour le duo de 49er FX Julie Bossard / Aude Compan, le bronze pour Louis Giard en RS :X et un podium 100% tricolore pour les Kiteborders Nicolas Parlier (1er), Théo De Ramecourt (2ème) et Axel Mazella (3ème).

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Crédit : Sailing Energy

Carton plein des Kitboarders

Carton plein des Kitboarders qui découvraient le plan d’eau olympique 2024. L’occasion pour les Français de montrer ici leur savoir-faire en dominant le jeu par un podium 100% tricolore. Nicolas Parlier, quadruple champion du monde, en tête, devant Theo de Ramecourt et Axel Mazella.

Julie Bossard et Aude Compan en or

Très belle performance également des Françaises, Julie Bossard / Aude Compan, partenaires d'entrainement de l’équipe de France en 49er Fx, qui remportent la medal race, et gagnent ainsi leur première médaille d’or internationale ensemble.

Louis Giard 3ème, Charline Picon 6ème

La bataille était dense au sein de la flotte des RS :X. Le Français Louis Giard termine 3ème de la medal race et s’adjuge la médaille de bronze. Pierre Le Coq, termine 5ème du classement général. Pas de podium en revanche pour les filles Charline Picon et Lucie Belbeoch qui terminent respectivement 6ème et 14ème. « Une semaine positive malgré tout, car je suis arrivée ici très fatiguée et j’ai réussi à montrer de belles choses, je suis capable de faire des courses rapides dans des conditions de vent musclées » explique Charline.

Billy Besson et Marie Riou au pied du podium

Du côté des Nacra, Billy Besson / Marie Riou signent une très belle semaine de régate où ils retrouvent leur niveau de compétition digne des meilleurs mondiaux, mais se privent finalement du podium. « C’était une belle semaine à Marseille. On a trouvé quelques pistes pour aller plus vite et on sent que l’on progresse bien ! » Marie Riou. De leur côté, le jeune équipage Quentin Delapierre / Manon Audinet finissent 3ème de la medal race, et se classe 7eme du général.

Suite et fin des Medal races demain - Live

Demain, dimanche, les Français en Finn et 470 disputeront à leur tour leur medal race, avec de nouvelles chances de médailles pour les duos Camille Lecointre / Aloïse Retornaz (2ème provisoire), Hippolyte Machetti / Sidoine Dantes, Kevin Peponnet / Jeremie Mion en 470 (5ème provisoire) et Jonathan Lobert en Finn (6ème provisoire).

Résultats HEMPEL WORLD CUP SERIES FINAL MARSEILLE (Samedi) 

RS :X (femmes)

1ère – NED – Lilian de Geus – 33 points
2ème – GBR – Saskia Sills – 56 points
3ème – ITA- Flavia Tartaglini – 58 points

RS :X (hommes)

1er – ITA – Mattia Camboni - 34 points
2ème – FRA - Daniele Benedetti - 37 points
3ème – FRA - Louis Giard – 39 points

Nacra 17 

1er – ITA – Vittorio Bissaro & Maelle Frascari - 32 points
2ème – GBR - John Gimson & Anna Burnet - 50 points
3ème – ITA - Ruggero Tita & Caterina Marianna Banti– 51 points

49er (femmes)

1er – FRA – Julie Bossard & Aude Compan - 22 points
2ème – POL - Aleksandra Melzacka & Kinga Loboda - 33 points
3ème – AUT - Autrichiennes Laura Schöfegger & Anna Boustani - 44 points

49er (hommes)

1er – ESP - Alonso Tellechea & Arturo Alonso Tellechea – 20 points
2ème – AUT –- Benjamin Bildstein & David Hussl - 55 points
3ème – SUI - Sébastien Schneiter & Lucien Cujean – 63 points

Kiteboard

1er – FRA – Nicolas Parlier – 20 points
2ème – FRA –- Theo de Ramecourt - 37 points
3ème – FRA - Axel Mazella – 37 points

Source : M Mermod

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Yann Eliès : « J’ai été puni comme un gamin »

Yann Eliès : « J’ai été puni comme un gamin »

Classé 22ème au terme de ces 550 milles, la déception est grande pour le skipper de StMichel qui voit ses chances fortement compromises pour un 4è titre. Mais la route est encore longue jusqu’à Dieppe et le Briochin loin d’avoir dit son dernier mot vise dorénavant une victoire d’étape !

3 heures, 54 minutes et 52 secondes. C’est le temps qui sépare Yann du grand vainqueur de cette première étape, Yoann Richomme, « J’ai été puni comme un gamin qui fait tomber un verre d’eau et qui se prend une râclée alors que bon ce n’est qu’un verre. J’aurais accepté une punition d’une heure mais pas quatre… »
La sanction est lourde et ses conséquences sur la suite de la compétition et l’objectif premier d’une quatrième victoire encore plus. Pour autant Yann a prouvé tout au long de ces 550 milles vers l’Irlande qu’il était bien dans le match s’adjugeant même pendant quelques heures la tête de la course à l’approche du DST de Ouessant. « Je me suis éclaté sur l’eau. Je me sens à l’aise, je vais vite, j’étais dans le bon paquet, je tire les bons bords. J’ai passé 4 jours à me faire plaisir ! » De bonnes sensations, un plaisir indéniable et une maîtrise confortée du Figaro Bénéteau 3. Autant d’éléments positifs que Yann doit garder en tête à la veille de s’élancer sur la deuxième étape.

« L’étape s’annonce longue et compliquée »
630, c’est le nombre de milles que les concurrents vont avoir à parcourir pour rejoindre Roscoff à l’occasion de la deuxième étape, la plus longue de cette Solitaire URGO Le Figaro. Arrivés depuis jeudi seulement, les concurrents sont engagés dans un rythme soutenu, ne laissant que peu de temps aux organismes pour recharger les batteries, « L’enchaînement est très rapide. On essaye de préparer ça au plus vite, tout en trouvant du temps pour se reposer aussi. » C’est en effet dès demain à 18h00 (heure française) que la flotte des Figaro Bénéteau 3 s’élancera pour ce long parcours en direction de la Bretagne Nord. « L’étape s’annonce compliquée, longue. On va partir d’ici au portant avec des vents assez légers puis nous aurons une transition pour faire du près du côté du canal Saint-Georges et monter jusqu’à l’île de Man avec du vent attendu jusqu’à 15/20 nœuds. » Yann qui n’a jamais exploré les eaux Irlandaises au-delà de Dublin est curieux de découvrir ces recoins, qui nécessiteront cependant une attention de chaque instant, « Ce sont de beaux endroits, j’espère que nous y passerons de jour, mais Il va falloir être vigilants également car il y a de nombreuses zones interdites, de bancs de sable. La mer n’est pas toujours évidente non plus avec souvent pas mal de courants. »
Une fois l’île de Man contournée, la flotte redescendra au portant avec un scénario météo qui pourrait s’avérer venté et une traversée de la Manche compliquée avec des vents variables. « La deuxième partie de course va être technique. Il va falloir trouver le bon rythme sans casser, sans perdre de voile ni se faire mal. »
Une deuxième étape, technique, stratégique donc, où le vent peu présent sur la première étape pourrait bousculer la flotte. Les premiers bateaux sont attendus dans la baie de Morlaix, jeudi dans l’après-midi.

*Gildas Morvan et Cassandre Blandin ne prendront pas le départ pour des soucis techniques.

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Gildas Mahé : Coup de barre

Gildas Mahé : Coup de barre

C’est aujourd’hui au petit matin que Breizh Cola Equi’Thé a pointé son étrave en baie de Kinsale. A 5 heures et 7 secondes il a coupé la ligne d’arrivée en 34ème position au terme de quatre jours et demi de navigation. La déception est immense pour Gildas Mahé qui, sans aucune hâblerie, pouvait prétendre au podium. Mais la 50ème Solitaire URGO Le Figaro en a surpris plus d’un cette année et non des moindres parmi les cadors de la série. Ils sont nombreux à déchanter sur cette première étape faite de rebondissements et de chausse-trappes. La faute à un coup de barre de trop à gauche, alors que c’était à droite qu’il fallait aller… Mais, ça, c’est après qu’on le sait. Il n’en demeure pas moins vrai que désormais pour nombre de favoris la victoire au classement général est bien compromise, Gildas Mahé fait partie de ceux-là. Leurs regards et objectifs sont donc braqués sur les trois étapes à venir…

« Je ne voulais pas prendre de risques stratégiques. Il y a beaucoup de déçus et de beaux vainqueurs. Les déçus sont ceux qui, au DST de Ouessant, sont partis à gauche. Comme j’avais pris la décision de rester avec la meute, je suis resté avec la meute pour ne pas prendre de risque et résultat, j’ai pris une bâche avec la meute ! Il faut savoir que nous, en mer, on ne voit pas tout ce que vous voyez à terre. On perd vite le contact avec les autres bateaux. Quand on a un classement à la VHF, seule les distances au but sont communiquées, pas les positions des concurrents. Donc on ne sait pas où ils se trouvent. Avec l’AIS, tu as une visibilité de trois milles. Je voyais quatre bateaux avec lesquels j’ai bataillé et comme, parmi eux, il y avait des cadors du circuit tels qu’Alexis Loizon ou Anthony Marchand, tu te dis que si tu navigues à égalité avec ces mecs là, tu navigues bien. C’est ça qui est rageant, pour eux comme pour moi d’ailleurs. Nous allions vite et bien, mais pas au bon endroit ! C’est ça la Solitaire et plus généralement la voile, on ne maîtrise pas tout et ça rend humble comme dit Jean Le Cam, qui dit aussi, quand tu ne sais pas où aller va à l’Ouest, mais cette fois, ce n’était pas le cas. ».

Trois étapes dans le viseur
Pour le skipper de Breizh Cola Equi’Thé, comme pour les 2/3 de la flotte, bien figurer au classement général de la course s’avère sérieusement compromis.

Gildas accuse 9 heures de retard sur Yoann Richomme, le vainqueur à Kinsale. Une bâche comme il dit. Pour autant, la compétition reprendra ses droits dimanche quand ils quitteront l’Irlande pour rallier Roscoff et l’objectif sera pour Gildas de briller sur cette deuxième étape et la troisième et la quatrième… «C’est un peu court, deux nuits pour récupérer surtout que nous avons vraiment tiré sur les bonhommes, mais comme tout le monde est logé à la même enseigne, on va faire avec. Il faut que je garde en tête que c’était une belle étape, que ce bateau est une découverte formidable, même s’il est dur. On s’est fait des pointes à 22 nœuds en baie d’Audierne. C’était magique et j’ai bien navigué. Ce sont les côtés positifs, parce qu’il y en a et ce sont eux que je vais garder en tête pour repartir dimanche »

Départ de Kinsalee à 14 heures dimanche, pour 630 milles vers Roscoff via l’ile de Man.

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Fabien Delahaye : « Faire ma course »

Fabien Delahaye : « Faire ma course »

Reposé et remis de son résultat décevant lors de la première étape, le skipper de Loubsol veut prendre les étapes une à une pour ne rien regretter.
« Je me suis beaucoup reposé depuis l’arrivée, je pense que j’ai autant dormi que les premiers ! Tout va bien, le bonhomme est en forme. C’était nécessaire car lors des derniers milles avant l’arrivée à Kinsale j’étais vraiment dans le rouge ! Le départ a été décalé, c’est bien parce que cela nous permettra d’avoir une vraie matinée sur place demain pour se reposer, étudier la météo et manger avant de partir. »
« La nourriture est chargée à bord et j’ai un nouvel aérien ! Je pourrais donc de nouveau utiliser le pilote automatique sur la deuxième étape. On est prêt à repartir demain, il n’y a plus qu’à se concentrer sur la météo. Ce sera encore une étape longue, 615 milles, avec un passage par l’île de Man. Cela ajoute en incertitudes car ce sont des coins que l’on ne connaît pas, dans lesquels on n’a jamais navigué. Il faut considérer que l’île de Man est le coin le plus nord de l’Irlande donc ce sont des endroits un peu hostiles. Pour l’instant la météo est plutôt bonne pour y aller. Après, tout bouge vite en météo, on l’a vu sur l’étape précédente… »

Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage…
« J’ai enlevé le classement général de ma tête pour l’instant car mon écart au premier est vraiment trop important. Je vais maintenant appréhender chaque étape comme une course à part entière et continuer à essayer de faire de belles choses. Les compteurs sont remis à zéro demain matin ; on sait que la Solitaire est une course à élimination, je fais certes partie des perdants sur la première étape, mais maintenant il faut se concentrer sur chaque manche et faire sa course pour n’avoir aucun regret. Toutes les occasions sont bonnes pour apprivoiser le bateau et prendre tous les repères possibles. On est quand même dans les meilleures conditions pour progresser ! Cette nouvelle manche devrait durer 4 jours encore, ce qui veut dire que nous aurons de nouveau très peu de temps de récupération à Roscoff. Ce sont des rythmes compliqués, cette Solitaire est difficile avec peu de plages de repos. De même elle ne laisse pas de place aux problèmes techniques car on a très peu de temps pour réparer et tout remettre en ordre. Il faut penser aussi à tout ça. Sans compter qu’après ces deux longues étapes, il va falloir gérer la troisième qui dans son genre ne va pas être mal non plus avec beaucoup de courants et de grosses décisions stratégiques à faire. Il faut donc penser plus loin que l’étape qui arrive car derrière on va devoir enchaîner très rapidement. »

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Xavier Macaire : « Cette deuxième étape devrait encore être belle et intéressante »

Xavier Macaire : « Cette deuxième étape devrait encore être belle et intéressante »

Xavier Macaire est prêt pour la deuxième étape. Favori au départ de cette Solitaire, il fait partie de ceux qui sont partis à l’ouest sur la première étape et ont payé cher cette option.
Il part plus fort et plus déterminé que jamais.

« J’ai fait deux bonnes nuits de sommeil, je suis bien reposé. J’ai encore un peu de mal à digérer le retard que j’ai pris au classement général après la première étape. Ce n’est pas évident de se dire que toute ta préparation depuis un an et toute ta Solitaire sont remises en question dès la première manche. Mais je sais qu’une fois sur l’eau dimanche, le compétiteur que je suis va reprendre le dessus. Je suis content d’y retourner, j’aime naviguer en solitaire, c’est ce qui me guide et me motive. Je vais maintenant essayer de faire de belles courses pour être content de moi et faire plaisir aux gens qui me suivent et me soutiennent.

Cette deuxième étape devrait encore être belle et intéressante. Nous aurons principalement du vent de nord, plutôt calme au départ mais qui se renforcera une fois que l’on aura passé l’île de Man. Il y a beaucoup d’incertitudes sur ce qu’il peut se passer là-bas, je ne suis jamais allé dans ce coin mais on sait qu’il y a beaucoup de courants et, comme on est dans un canal (le canal Saint Georges), il peut y avoir des effets de site importants. Tout cela sera prépondérant sur les décisions stratégiques que l’on devra prendre, il va falloir être dessus et faire les bons choix de trajectoire en mixant vent et courant. Ensuite on aura une belle descente sous spi jusqu’à la Cornouaille anglaise, assez fun, c’est chouette. Pour le reste de l’étape c’est encore un peu flou, on n’est pas encore complètement certains de ce qu’il va se passer en Manche. On rencontrera peut-être une dépression mais on ne sait pas encore où elle sera exactement ni ce qu’elle va engendrer, du vent ou de la pétole.
On devrait arriver jeudi à Roscofff, ce sera donc encore une étape longue et intense ! Ça a l’air d’être le thème de la Solitaire cette année ! »

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Anthony Marchand : « Montrer que j’étais là »

Anthony Marchand : « Montrer que j’étais là »

Anthony Marchand faisait partie des favoris de cette 50e édition de la Solitaire au départ de Nantes. La première étape lui a coupé les ailes en concédant 8h de retard sur le premier Yoann Richomme. S’il lui est dorénavant difficile d’espérer une victoire au général, sa motivation n’en est que décuplée pour viser une victoire d’étape.
Après une première étape entre Nantes et Kinsale qui a laissé des traces et créé des écarts monstres au classement, Anthony Marchand et les 44 autres marins toujours en course dans la fameuse Solitaire Urgo Le Figaro se préparent à attaquer le deuxième round de la compétition.
Demain, à 18 heures, ils s’élanceront en effet en direction de Roscoff qu’ils rejoindront après avoir fait le crochet par l’île de Man, avec un total de 615 milles à parcourir. « On s’apprête à partir pour le plus gros morceau de cette 50e édition. À quelle sauce on va être mangé cette fois ? De nouveau avec de la pétole pour commencer, mais du vent très fort une fois Man débordée. On n’a pas encore eu l’occasion de naviguer dans des conditions aussi viriles depuis la réception des nouveaux Figaro 3. La bonne chose, c’est que cela va nous permettre de continuer de découvrir le bateau, d’autant que l’on va devoir multiplier les jibes. Le but sera néanmoins de faire le moins d’erreurs possible et de ne pas casser pour ne pas perdre de temps. Pour ma part, j’ai hâte car ça va vraiment être intéressant, même si ça promet de ne pas être simple. Clairement, il faudra être vigilant et naviguer safe car on sait que sur ces bateaux, la moindre petite merdouille peut vite devenir une grosse galère », assure le skipper de Groupe Royer – Secours Populaire qui, pour mémoire, pointe à la 31e place au général avec un retard de 8 heures et 46 minutes sur le premier, Yoann Richomme. « C’est dur de se faire couper les deux ailes d’un coup et ce serait mentir de dire que je ne suis pas dépité, mais à présent je vise des podiums d’étape, d’une part pour me faire plaisir et, d’autre part, montrer que sans cette première étape, j’étais là », a terminé Anthony Marchand.

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Déjà 5 médailles pour les français

Déjà 5 médailles pour les français

La première journée des medal races de la finale de la World Cup Series à Marseille a permis à la France d’empocher 5 médailles dans un léger Mistal (7-11 nœuds): L’or pour le duo de 49er FX Julie Bossard / Aude Compan, le bronze pour Louis Giard en RS :X et un podium 100% tricolore pour les Kiteborders Nicolas Parlier (1er), Théo De Ramecourt (2ème) et Axel Mazella (3ème).

Les Kitboarders qui découvraient le plan d’eau olympique 2024 ont montré leur savoir-faire en dominant le jeu par un podium 100% tricolore. Nicolas Parlier, quadruple champion du monde, en tête, devant Theo de Ramecourt et Axel Mazella.

Très belle performance également des Françaises, Julie Bossard / Aude Compan, partenaires d’entrainement de l’équipe de France en 49er Fx (dériveur double haute performance), qui remportent la medal race, et gagnent ainsi leur première médaille d’or internationale ensemble.
La bataille était dense également au sein de la flotte des RS :X (planche à voile), finalement le Français Louis Giard termine 3ème de la course et s’adjuge la médaille de bronze. Pierre Le Coq, termine 5ème du classement général. Pas de podium en revanche pour les filles Charline Picon et Lucie Belbeoch qui terminent respectivement 6ème et 14ème. « Une semaine positive malgré tout, car je suis arrivée ici très fatiguée et j’ai réussi à montrer de belles choses, je suis capable de faire des courses rapides dans des conditions de vent musclées » explique Charline.

Du côté des Nacra (catamaran mixte à foil), Billy Besson / Marie Riou signent une très belle semaine de régate où ils retrouvent leur niveau de compétition digne des meilleurs mondiaux, mais se privent finalement du podium. « C’était une belle semaine à Marseille. On a trouvé quelques pistes pour aller plus vite et on sent que l’on progresse bien ! » Marie Riou. De leur côté, le jeune équipage Quentin Delapierre / Manon Audinet finissent 3ème de la medal race, et se classe 7eme du général.
Demain, dimanche, les Français en Finn et 470 disputeront à leur tour leur medal race, avec de nouvelles chances de médailles pour les duos Camille Lecointre / Aloïse Retornaz, Hippolyte Machetti / Sidoine Dantes, Kevin Peponnet / Jeremie Mion en 470 et Jonathan Lobert en Finn.

Pour Guillaume Chiellino directeur de l’équipe de France : « Les conditions aujourd’hui comme sur le reste de la semaine étaient extraordinaires sur la rade de Marseille, futur plan d’eau olympique en 2024. Toutes les medal races se sont parfaitement déroulées. Cela montre aux étrangers combien cette compétition sera réussie dans 5 ans ! Du côté de l’équipe de France et du reste de la délégation, on peut souligner la belle victoire de Julie et Aude en 49er FX qui ont réalisé une très belle semaine qu’elles terminent par une course parfaite aujourd’hui, ce qui n’est jamais facile. Chez les RS :X, Pierre et Louis ont fait une très belle semaine dans le groupe de tête. Louis est allé chercher une nouvelle médaille, c’est top. On est très content aussi des belles places en medal race de nos Français en Nacra 17 puisque Billy et Marie n’arrêtent pas de remonter dans la hiérarchie internationale, ils sont en constante progression. Quentin et Manon terminent 7ème ce qui est aussi très satisfaisant. De son côté Charline sortait d’une grosse période d’entrainement, on savait que ce ne serait pas facile. Ce qu’il faut retenir la concernant est sa sélection pour les Jeux Olympiques de 2020. On a une petite déception pour 49er car les équipages français ont volé le départ de la medal race ce qui les prives des podiums. C’était sympa d’avoir les Kiteboards cette semaine avec nous, c’est extraordinaire de voir le niveau des Français qui ont été impressionnants ! ».
Nicolas Parlier, médaille d’or Kiteboard : « On a fait un top 3 français, avec Théo et Axel, c’est cool ! C’est une super équipe, je suis content de partager tous ces moment avec eux. J’aime beaucoup le vent fort, j’aime quand il y a de l’action et que ça va vite, et cette semaine on a tout eu avec des claques jusqu’à 38 nœuds ! Mais il faut être bon partout et dans toutes les conditions. Je suis content d’être à Marseille, c’est un super plan d’eau, on sera là dans 5 ans pour les Jeux, peut-être que je serai sélectionné, peut-être que ce sera un autre français mais on fera tout pour que l’équipe gagne puisque ce sera un relais mixte. »
Julie Bossard et Aude Compan, médaille d’or en 49er FX (dériveur haute performance double féminin): « On n’a rien lâché, c’était chaud car ce n’était pas du tout gagné d’avance. Nous avons pris beaucoup de plaisir à faire cette medal race. Ce n’est jamais facile de remporter une compétition et c’est la première fois que l’on gagne ensemble, nous espérons que nous en aurons d’autre ! Nous remercions notre entraineur, Benjamin Bonnaud, nous travaillons avec lui depuis longtemps, c’est cool de pouvoir faire ce résultat avec lui à nos côtés. Il y a un super groupe en France, on s’entraine tous ensemble, avec avons un super coach. C’est ce qui nous permet aujourd’hui d’être au top ! »
Louis Giard, médaille de bronze RS :X (planche à voile) : « C’est top, il y avait plein de scénario possibles aujourd’hui et il fallait faire la meilleure course. J’ai une belle médaille de bronze qui me fait vraiment plaisir, surtout après le championnat d’europe où j’avais un peu craqué à la fin alors que j’avais fait un super boulot. Je suis content ! La météo était changeante cette semaine, en Méditerranée il faut s’adapter ! Dans notre sport il faut être capable de s’adapter tous les jours. C’est l’opposé d’un 100 m ou d’une discipline comme la natation, on évolue dans un milieu naturel. Tous les jours le clapots, le vent, tout change, il faut essayer de progresser course après course, bord après bord, c’est comme cela que l’on construit des bonnes régates »

Résultats de l’équipe de France à Marseille :
RS :X Femme (Windsurf)
• Charline PICON (SR Rochelaises) 6ème
• Lucie BELBEOCH (Stade Français) 14ème
RS :X Homme (Windsurf)
• Louis GIARD (YC Carnac) 3ème
• Pierre LE COQ (CMV ST Brieuc) 5ème
49er (dériveur double haute performance)
• Noé DELPECH (YCPR Marseille ) et Mathieu FREI (SRC) 8ème
• Lucas RUAL (APCC) et Emile AMOROS (CN Pornic) 11ème
49er FX (dériveur double haute performance)
• Lili SEBESI (SN Marseille) et Albane DUBOIS (GGVLS) 5ème
Nacra 17 (mixte catamaran à foil)
• Billy BESSON (YC La Grande Motte) et Marie RIOU (VP 29) 4eme
Kitesurf foil :
• Nicolas PARLIER (CV Arcachon) 1er
• Théo DE RAMECOURT (CHES Cayteux) 2ème
• Axel MAZELLA (HKA) 3ème
• Alexia FANCELLI (Neptune Club) 14 du classement Open, 3ème féminine

Encore en compétition :
470 Femme (dériveur double) Camille LECOINTRE (SR Brest) et Aloïse RETORNAZ (SN Sablais) – 2ème provisoire
470 Homme (dériveur double)
Kevin PEPONNET (SR Rochelaises) et Jérémie MION (SR Havre) 5ème provisoire
Finn (dériveur solitaire grand gabarit) Jonathan LOBERT (SR Rochelaises) – 6ème provisoire

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Ils sont arrivés jeudi soir à Kinsale, focus sur les marins de La Solitaire Urgo en images

Le premier, Yoann Richomme, est arrivé à 20h jeudi à Kinsale. Le dernier, Robin Marais, à 10h09 le lendemain. La première étape de la Solitaire Urgo aura marqué les marins. 

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Crédit : A Courcoux



Classement complet de la première étape de la Solitaire Urgo 


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Départ reporté à 18h demain pour la deuxième étape de la Solitaire Urgo, seulement 45 marins sur la ligne

Fastnet enroulé pour Richomme, Laperche et Leboucher, les leaders de la Solitaire Urgo attendus cette nuit à Kinsale

Yoann Richomme, Tom Laperche et Pierre Leboucher ont été les premiers à enrouler le phare du Fastnet ce jeudi midi. Après quatre jours et ...

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Franck Cammas et Charles Caudrelier prennent en main Gitana 17, "on apprend" - Vidéo

"Vous pensez que c'est bien de basculer au maximum le mât ou pas ?" Franck Cammas et Charles Caudrelier sont en plein apprentissage du maxi Edmond de Rothschild. Anciens vainqueurs de la Volvo Ocean Race, les deux nouveaux skippers de Gitana 17 apprivoisent le maxi multicoque, skippé jusqu'ici par Sébastien Josse. Vidéo.

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Crédit : Y Riou


Gitana 17 a été remis à l'eau le 23 mai dernier. Après seulement une navigation à bord, le duo Cammas - Caudrelier effectuait sa deuxième sortie à la barre du maxi, une sortie en mode course puisqu'on les retrouvait sur l'ArMen Race jeudi. 24 heures plus tard, des milles avalés à petite vitesse et une deuxième place derrière Sodebo. Les deux skippers racontent. ScanVoile
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Jean-Yves Bernot : « La Solitaire n’est pas jouée »

La première étape de la Solitaire Urgo Le Figaro entre Pornichet et Kinsale s’est achevée jeudi soir sur la victoire de Yoann Richomme (Hellowork-Groupe Télégramme) devant Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir) et Pierre Leboucher (Guyot Environnement). Cette étape riche en rebondissements, fatale à certains favoris, déjà relégués à plusieurs heures, est analysée pour Tip & Shaft par le spécialiste de la météo, Jean-Yves Bernot, qui collabore sur cette Solitaire avec le Pôle Finistère Course au large.

Cette première étape a été assez incroyable, avec de multiples rebondissements, qu’en as-tu pensé ?
Elle se profilait comme ça depuis le début : on voyait bien que les deux premiers jours seraient un peu difficiles avec une grosse dorsale dans le golfe qui a failli leur jouer des tours et une fin dans le petit temps avec des mistoufles en approchant des côtes irlandaises. Ce scénario dans sa globalité était attendu, nous au Pôle, on en avait donné les grands traits aux coureurs, mais après, sur le terrain, c’était à eux de jouer leur partition, parce que finalement, ce sont les détails qui ont fait le classement. Il fallait arriver à ne pas se perdre entre les consignes à long terme et le travail de court terme sur l’eau, en tenant compte des variations et des camarades. C’est ce qui est le plus dur.

Dans le détail, quelle analyse fais-tu du début de course, du départ à la remontée de la Bretagne, et qu’as-tu pensé de l’option extrême à l’ouest de Thomas Ruyant et de celle d’Henri Leménicier, qui a pris un moment les commandes à l’est ?
Ce qu’on voyait bien, c’est qu’après la descente à Bourgenay, la solution la plus sûre était quand même de monter vers Noirmoutier pour s’extraire de la dorsale qui arrivait par l’ouest, puis de réfléchir après. Quant à l’option de Thomas, c’est rigolo, parce qu’on la voyait sortir avec le modèle Arpège qui faisait faire exactement ça, mais je la trouvais risquée : si tu prenais une option nord, par rapport à cette route extrême à l’ouest, tu ne perdais quasiment rien, alors que si cette option ouest, qui, a priori, gagnait peu, tournait mal, tu pouvais te prendre six heures dans le museau. Finalement, il a dû être sacrément vigilant, parce qu’il s’en est très bien sorti. Ensuite, une fois à Noirmoutier, ça se dispersait, il fallait passer Belle-Ile à droite ou à gauche, et continuer à monter en visant le Raz-de-Sein et voir à ce moment-là. C’est là qu’Henri Leménicier s’est vachement bien débrouillé, il a été très opportuniste, mais j’ai eu l’impression qu’après, à l’approche de Sein, il ne savait plus quoi faire. Mais c’est normal, c’est un jeune gars qui débute sur le circuit, et il a fait une superbe moitié d’étape.

Comment s’est ensuite négocié le fameux passage du DST d’Ouessant qui s’est avéré décisif ?
Au niveau prévisions, ce n’était pas très clair de négocier le DST qui arrivait au milieu du chemin, c’était pas mal une question de feeling. Moi, j’avoue que j’étais assez chaud pour monter vers le nord – je le dis après-coup, je fais le malin, mais sur l’eau j’aurais peut-être fait le contraire ! -, même si c’était quand même un peu le casino. Le nord me paraissait moins risqué par rapport au sud, où n’arrivaient que des emmerdes potentielles : la dorsale, une petite dépression dans le Golfe de Gascogne qui créait une transition compliquée en Manche. Comme les timings étaient délicats, quand tu t’engageais vers l’ouest, tu t’exposais à prendre de bonnes raclées. En fait, c’était une route qui, si elle gagnait, gagnait peu, et si elle échouait, pouvait faire perdre beaucoup. Mais j’avoue que les prévisions n’étaient pas très précises et que dans ces conditions, c’est très difficile de faire des choix. Je pense aussi que pour certains ténors, il y a eu une problématique de marquage : quand un s’en va d’un côté, même si tu es tenté d’aller de l’autre, tu le suis parce que tu ne veux pas le laisser faire. Finalement, comme par hasard, ceux qui ont fini devant étaient ceux qui avaient moins de pression : Yoann, qui avait zéro pression et navigue toujours très simple en stratégie, Tom Laperche, un futur grand qui a une qualité incroyable, c’est d’être un calme et de ne jamais prendre feu, les vieux renards…

La plupart de ceux qui sont passés à l’ouest du DST d’Ouessant ont semblé surpris que leur option ne paie pas, l’issue n’était pas prévisible ?
Je pense qu’ils ont surtout été surpris de la taille de l’écart. Quand ils ont vu que ce n’était pas le bon choix, ils pensaient prendre une demi-heure, pas plus de trois heures, comme ça a été le cas. Ça a mal tourné pour eux, mais je pense que la prise de risques était de leur côté : aller vers l’ouest, ça pouvait faire mal, ça a fait mal, mais dans le mauvais sens. Dans des situations variables comme ça, il faut se poser la question de ce que tu mets en haut de la liste au moment de la prise de décision. Là, certains ont été tentés de jouer avec les copains, d’autres ont joué vers le nord qui paraissait quand même un peu moins risqué. Les choix ont aussi été un peu subis, dans la mesure où le passage du DST, il fallait l’anticiper bien avant Sein, et quand tu faisais le choix, tu n’avais pas vraiment d’indice de la situation future. Il fallait avoir soit du blair, soit de la chance, soit les deux.

Dans le groupe de l’ouest, Yann Eliès a quand même réussi à creuser un gros écart avec les autres, comment l’expliques-tu ?
Je pense qu’il est plus expérimenté en navigation en solitaire, il tient le coup, il ne lâche pas l’affaire, sait bien se reposer. En solo, la vitesse du bateau, c’est toi qui la maintient. En plus, il faut beaucoup barrer ces bateaux pour les faire bien avancer, son expérience fait qu’il sait bien quand il faut barrer et se reposer, après plus de 48 heures de course, le métier parle.

Qu’as-tu pensé de la trajectoire très est d’Armel le Cléac’h ?
Armel a été joueur, je pense que quand il est parti faire un tour le long de la Bretagne, il a été chercher des brises, j’ai été un peu surpris qu’il aille aussi loin à terre. Il a poussé fort l’option, mais parfois, tu te fais emmener par un nuage, une rafale, et une fois que tu y es, c’est plus difficile de revenir en arrière. Mais finalement, il a bien tenu sa route nord et ne s’en est pas trop mal sorti.

Es-tu étonné par la performance de ceux que tu as appelés les « vieux renards », Loïck Peyron (6e), Michel Desjoyeaux (8e) et Alain Gautier (13e) ?
Je suis plus admiratif qu’étonné. Admiratif, parce qu’ils reviennent jouer avec les têtes d’affiche et les petits jeunes à leurs risques et périls, et parce que le bateau est quand même physique. Je me disais qu’ils allaient en baver, ça a sans doute été le cas, mais ils tiennent la marée, bravo à eux.

Penses-tu que le nouveau Figaro 3 a beaucoup influé sur le scénario de cette étape ou aurait-il pu être identique avec son prédécesseur ?
Je pense qu’il a joué de plusieurs manières : d’abord, c’est un bateau qui a plus d’options. Au portant, comme c’est un bateau asymétrique, il fait de grands angles, ça fait beaucoup de stratégie, alors qu’avec l’autre, tu n’avais qu’à aller tout droit. Je pense aussi que comme ils ne connaissent pas encore très bien le bateau, les cadors ont tendance à ne pas se lâcher la grappe et à ne pas prendre de risques. Je pense que ça a joué pour ce groupe de favoris parti à l’ouest, avec Yann, Xavier Macaire et les autres, on voyait bien qu’ils se marquaient à la culotte et se comparaient en vitesse.

Penses-tu que ce scénario, avec des écarts assez énormes à l’arrivée, peut se reproduire sur les autres étapes ?
Oui, surtout sur l’étape 3 Roscoff-Roscoff où tu fais le tour des bistrots en Bretagne et en Manche, il y a des passages à niveau un peu partout qui peuvent faire très très mal si le vent est un peu faible. Je pense que la Solitaire n’est pas jouée, même pour les retardataires. Pour ceux qui ont pris six heures, ça me paraît beaucoup, trois heures, pour les bons, ils peuvent rattraper ça en deux-trois étapes. Peut-être qu’ils vont du coup être un peu plus libérés et jouer davantage, là, tu en as senti certains contraints. Et la fatigue va s’accumuler.

Comment s’annonce la deuxième étape ?
Pas très fort, il ne va pas y avoir beaucoup de vent, au moins au début. Je ne suis pas sûr que ça monte à l’île de Man. Tous les ans, je prépare mon cours sur l’île de Man, et ils n’y vont jamais !

Photo : Alexis Courcoux / La Solitaire Urgo Le Figaro

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11ème de la Solitaire Urgo à Kinsale, Armel Le Cléac'h accuse 55 minutes de retard sur le leader : "Je sauve mon étape !"

A 20h55 jeudi soir (heure française) à Kinsale en Irlande, Armel Le Cléac’h s’est emparé de la 11e place de la première étape de la Solitaire Urgo Le Figaro. Accusant un retard de 55 minutes sur le vainqueur Yoann Richomme, le skipper de Banque Populaire reste dans le match. A l’issue de ce premier acte extrêmement fatigant, le répit sera de courte durée puisque la deuxième étape s’élancera dès demain dimanche, cap sur Roscoff en baie de Morlaix.

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Crédit : A Courcoux

« J’ai eu des hauts et des très très bas »

Armel Le Cléac'h avait le sourire pour son arrivée au ponton à Kinsale à l’issue d’une première étape de la Solitaire Urgo Le Figaro particulièrement longue (4 jours, 4 heures, 30 minutes et 40 secondes) et éreintante. « J’ai eu des hauts et des très très bas », confie-t-il.

Partis dimanche dernier de Pornichet, les 47 Figaristes en ont vu de toutes les couleurs. Le skipper de Banque Populaire a vécu une deuxième nuit cauchemardesque. « J’ai fait des erreurs. Notamment celle de décider, au dernier moment, de passer au Nord de Belle-Ile. Ça a été la descente aux enfers, je n’étais pas du tout du bon côté. J’ai laissé le paquet filer et me suis retrouvé dans les profondeurs du classement, cela ne m’était jamais arrivé ! » confesse-t-il. Mardi matin, Armel Le Cléac'h était pointé à la 43e place, avec un retard sur les leaders qui dépassait 45 milles.

Ne rien lâcher

« Je me suis alors dit que je devais bien naviguer. J’y suis allé étape par étape, petite chose par petite chose : bien envoyer le spi, aller vite dans le raz de Sein, faire de belles manœuvres… Au fur et à mesure j’ai retrouvé le rythme et le bon sens pour aller là où je le souhaitais. Cela a fini par payer », raconte Armel Le Cléac'h qui s’est engagé dans une option Est qui lui a permis de  d'arriver à la 11e place à Kinsale.

Le marin revient de loin et compte tenu du contexte de cette première étape, c’est une satisfaction de terminer avec moins d’une heure de retard sur le vainqueur. « Je sauve mon étape ! Je suis encore dans le match pour le classement général » se réjouit-il.


Gagner « à domicile »

Le skipper peut encore espérer remporter la Solitaire, alors qu’il reste trois étapes et plus de 1500 milles à parcourir. Le repos sera très limité puisque les concurrents repartiront dès demain dimanche. La deuxième étape, la plus longue de cette édition avec 650 milles, les mènera de Kinsale à Roscoff, via l’Ile de Man. Pour Armel Le Cléac'h, l’objectif sera double : gagner « à domicile » en baie de Morlaix et rester dans le coup au classement général.

Source : D Gallais

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