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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Soucis techniques sur PRB, Kévin Escoffier, 7ème, reste dans le match - Vendée Arctique

Réparation sur la cloison de barre d’écoute

Kevin Escoffier s’est aperçu hier soir que la cloison de barre d’écoute s’était en partie décollée. Par précaution, il a dû ralentir son allure pour pouvoir évaluer les dégâts. Pris dans les conditions musclées de la dépression au moment de la détection du problème, le Breton a pu profiter d’un vent plus maniable ce matin pour débuter les réparations qui nécessitent encore un peu de bricolage. Kevin a cependant pu reprendre sa route en direction de la marque UNESCO et pourra définitivement terminer son intervention sur la cloison lors d’une prochaine accalmie. 

L’IMOCA PRB affiche de nouveau cet après-midi une belle vitesse avec près de 20 nœuds. Malgré ces soucis techniques, le moral à bord est bon. Venu sur la Vendée Arctique - Les Sables d’Olonne pour engranger de l’expérience en solitaire, Kevin Escoffier s’avoue satisfait des performances de son bateau. Le skipper de PRB reconnait « apprendre tous les jours » et reste à l’affût de la première occasion qui lui permettra de rattraper du terrain sur les leaders emmenés par Charal de Jérémie Beyou. 

Pointage  Vendée Arctique ce 7 juillet à 18h :

1 CHARAL Jérémie Beyou

2 APIVIA Charlie Dalin
3 LinkedOut Thomas Ruyant
4 SeaExplorer - YC de Monaco Boris Herrmann
5 Initiatives - Coeur Samantha Davies
6 MACSF Isabelle Joschke
7 PRB Kévin Escoffier
8 Banque Populaire X Clarisse Crémer
9 Maître CoQ Yannick Bestaven
10 V And B - Mayenne Maxime Sorel
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Alain Gautier, Team Manager MACSF : "Isabelle Joschke mène une belle bagarre avec Boris Herrmann et Sam Davies"

Au coude à coude avec Sam Davies, Isabelle Joschke est dans le bon paquet et assure un bon tempo sur cette Vendée Arctique. La navigatrice de MACSF est actuellement à une très belle cinquième place. Alain Gautier, team manager du projet Voile, revient sur les dernières heures d'Isabelle Joschke et la suite du programme.

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Crédit : R Gladu

"Isabelle a navigué au portant toute la nuit dans des conditions météo musclées. Il a fallu manœuvrer vite sur une mer chaotique et dans vent sud-ouest costaud (25 à 30 nœuds). Boris Herrmann (SeaExplorer-YC de Monaco) a créé un petit décalage vers le Nord, ce qui lui permet de prendre une légère avance. Quoi qu’il en soit, Isabelle mène une belle bagarre au coude à coude avec Boris et Sam Davies (Initiatives Coeur) ! 

La bouée jeudi en fin de journée

Ce matin, en passant au Nord de l’axe de la dépression, l’IMOCA MACSF a dû s’acclimater d’une bascule du vent qui a changé de direction, passant du sud-ouest au nord-est. La transition n’était pas simple à gérer. 

Isabelle prend actuellement une option de navigation au reaching dans un vent de 18 nœuds, qui devrait mollir au fur et à mesure de son ascension vers le cercle polaire arctique. Un anticyclone l’attend au sud-est du Groenland, amenant des vents mollissants de 8-9 nœuds, et froids ! Elle devrait atteindre la bouée jeudi en fin de journée, avant de mettre le cap plein sud vers les Açores."

Source : MACSF

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Multi50. Arthur Le Vaillant avec la SNSM

Multi50. Arthur Le Vaillant avec la SNSM

Toujours en attente d’une bonne fenêtre météo pour tenter de battre le Record SNSM, Arthur Le Vaillant a embarqué des sauveteurs sur son son multi50. Après une première journée passée au centre de formation de la SNSM à Saint-Nazaire durant laquelle Arthur Le Vaillant et Sam Goodchild ont pu découvrir les outils de formation au sauvetage en mer, c’est le match retour qui s’est joué à La Trinité sur Mer.  Cette navigation qui s’est déroulée dans des conditions idéales a permis à Arthur d’échanger avec les sauveteurs et de les informer sur les spécificités de ces machines taillées pour la régate à haute vitesse. Une journée placée sous le signe du partage et de la solidarité qui visait à renforcer le retour d’expériences entre les deux mondes, celui du sauvetage et celui de la compétition.

Les hommes et femmes de la SNSM qui n’avaient jamais navigué sur un tel bateau ont vécu une expérience inédite et ont engrangé une multitude d’informations qu’ils pourront mettre en pratique lors de leurs prochaines opérations de sauvetage. Car c’est souvent uniquement dans ces situations extrêmes que se côtoient sauveteurs et coureurs au large. Pour Arthur, l’occasion était rêvée de partager sa passion avec des personnalités qui, comme lui, vivent au quotidien avec l’océan et qui peut-être un jour, lui sauveront la vie.

« La solidarité est une valeur essentielle pour Leyton et encore plus dans la période actuelle. C’est pourquoi nous avons initié avec Arthur et Sam Goodchild ce partage d’expérience avec les Sauveteurs en Mer » explique Caroline Villecroze, directrice marketing et communication du groupe Leyton.

Côté sportif, le skipper de Leyton est actuellement en stand-by en vue du Record SNSM. L’équipe étudie chaque jour les fichiers météo afin d’identifier la fenêtre idéale pour tenter de battre le record entre Saint-Nazaire et Saint-Malo.

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Pip Hare au départ du prochain Vendée Globe, Medallia la suit dans l'aventure : "mon rêve de toujours"

Paris, le 1er juillet 2020, Medallia, Inc. (NYSE: MDLA), leader mondial de la gestion de l'expérience, annonce le sponsoring de la navigatrice britannique Pip Hare sur le Vendée Globe. Elle sera le skipper du Medallia, un IMOCA parti de sa base de Poole, au Royaume-Uni. Celui-ci prendra le départ du Vendée Globe en novembre prochain. 

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Crédit : Richard Langdon 

Pip Hare : "Faire tomber les barrières"

Pip Hare est l'une des six skippers féminines inscrites au Vendée Globe 2020 - sur un total de 35 participants. Elle espère entrer dans l'histoire en étant la huitième femme à terminer la course de 40 075 kilomètres. Elle a aussi pour objectif de battre le temps de MacArthur de 94 jours, 4 heures et 25 minutes.

"J’ai consacré mes 28 ans de carrière à faire tomber les barrières pour en arriver là. Plus d'hommes ont marché sur la lune que de femmes ont terminé le Vendée Globe. Il s’agit d’une source d’inspiration supplémentaire pour réussir", déclare Pip Hare. "C'est un chemin solitaire pour arriver jusqu'ici ; je suis donc absolument ravie qu'une entreprise aussi visionnaire que Medallia soit intervenue pour faire de mon rêve de toujours une réalité".

Avant le départ de novembre, Pip skippera le Medallia dans un certain nombre de courses d'échauffement, notamment la Lonely Rock Race et la Round The Island race.

Source : BPR France 

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Le Multi50 Groupe GCA 1001 Sourires de Gilles Lamiré a été remis à l’eau, c'est parti pour une tournée estivale

Armel Tripon heurte un objet flottant, l'IMOCA l'Occitane sort de l'eau pour effectuer les réparations

Dans le courant du week-end dernier, Armel Tripon à la barre de l’Imoca L’Occitane en Provence a heurté un objet flottant alors qu’il effec...

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Ruyant, premier de cordée

Point de surfs endiablés, ni de glissades interminables sur la longue houle atlantique… La remontée vers le point COI-UNESCO placé au sud-ouest de l’Islande s’apparente plutôt à une ascension vertigineuse. Les 17 skippers en course (3 abandons depuis le départ) ont chaussé les crampons toute la nuit sur une mer chaotique poussés par un vent de sud-ouest costaud (25 à 30 nœuds).

A la latitude 51° N au grand large du Nord de l’Irlande, ça secoue ! La vacation de 5h depuis la terre fait chou blanc. Personne au bout du fil. « C’est une nuit encore éprouvante pour la flotte de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne. Les IMOCA ont été très sollicités depuis le départ, des petites avaries sont signalées et les conditions de mer et de vent sont encore très viriles ce matin. » explique Jacques Caraès, le directeur de course, en veille H24. Il reste encore 700 milles à parcourir pour atteindre le sommet, soit 10° de latitude à remonter avant d’amorcer un virage vers le sud jeudi 9 juillet dans la journée.

Dernier coup de piolet

Thomas Ruyant (LinkedOut) assoit son rôle de premier de cordée depuis 24h, suivi d’un incroyable mano a mano entre Charlie Dalin (Apivia) et Jérémie Beyou (Charal) séparés d’un 1 mille depuis le phare du Fastnet ! Depuis hier, la stratégie bat son plein et les écarts latéraux sont significatifs. 62 milles d’écart ce matin entre Ruyant à l’Est et le tandem Dalin/Beyou dans l’Ouest. Une trajectoire qu’a également choisie Kevin Escoffier (PRB) désormais à plus de 40 milles des deux lascars.

Derrière le trio de tête qui commence à ralentir dans un vent moins fort, les vitesses au compteur dans ce vent de sud-ouest avoisinent les 20 nœuds. Les IMOCA sont au reaching à 90° du vent, ça file malgré la mer formée. Boris Herrmann (SeaExplorer – YC de Monaco), 4ème, est le plus rapide de la flotte, toujours talonné par les accrocheuses Isabelle Joschke (MACSF) et Samantha Davies (Initiatives-Cœur), respectivement 6ème et 7ème !

280 milles entre le premier et le dernier

Alors que le gros de la flotte de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne subit les affres de la dépression L2 et devrait progressivement rencontrer du vent mollissant, Manuel Cousin (Groupe SÉTIN) ferme la marche dans de toutes autres conditions météo. Ralenti par des soucis techniques, le Vendéen se trouve en arrière de la dépression avec moins de vent mais risque bien de se « farcir » L3, un autre coup de vent, qui pourrait le propulser à bonne vitesse, tandis que devant les allures vont redescendre.

Petits cols et vallées sinueuses vont être au programme les jours à venir avec beaucoup de tactique et de concentration pour tous les skippers. Là-haut sur la montagne, il y avait une superbe course qui se déroulait…

APPEL DU MATIN

Jacques Caraës, directeur de course, 5h40

« Les skippers se trouvent actuellement dans du vent de sud-ouest assez soutenu puisqu’il y a quand même 25/30 nœuds et à des allures assez proches de 90 degrés du vent donc ils avancent vite. C’est une nuit ou chacun fait attention au passage du front donc une nuit encore agitée avant de trouver un vent qui va mollir rapidement ce matin et dans la matinée en basculant ouest puis nord-ouest.

Je pense qu’ils vont rallier le waypoint COI-UNESCO à la mi-journée du 9 juillet. Le vent va faire que mollir en étant relativement erratique. Aujourd’hui les jeux ne sont pas faits pour la bouée nord et on commence à voir les stratégies se dessiner, notamment celle de Thomas Ruyant qui est plus décalé dans l’est. Il y a vraiment un peloton de tête, constitué de Thomas Ruyant, Charlie Dalin et Jérémie Beyou. Cette bouée COI-UNESCO qui est encore loin et tout peut encore arriver. A l’arrière de la flotte, Manuel Cousin est un des premiers à avoir viré à l’ouest dès le début donc il est aujourd’hui encalminé dans un anticyclone duquel il a du mal à sortir. La L3 va rapidement venir l’épauler et il va finalement passer entre L2 et L3 pour pouvoir monter progressivement vers le nord.

Cette course sollicite énormément les bateaux depuis le départ et c’est un véritable défi de garder son bateau en état. De nombreux bateaux ont eu de légers soucis techniques (problème de pilote, d’électronique, de voile, de hook, etc) et de plus gros problèmes pour certains, comme ceux d’Armel Tripon, Damien Seguin et Sébastien Simon, qui les ont contraints à abandonner. »

L’article Ruyant, premier de cordée est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

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Thierry Bouvard : « Un sponsor doit être fidèle et réactif »

Banque Populaire a annoncé le 30 juin le renouvellement de son contrat avec la Fédération française de voile jusqu’aux Jeux de Paris 2024. L’occasion pour Tip & Shaft d’échanger avec Thierry Bouvard, directeur du sponsoring et du mécénat du groupe BPCE, qui évoque également les projets Ultim avec Armel le Cléac’h et Vendée Globe avec Clarisse Crémer.

Ce réengagement auprès de la FFVoile était-il une évidence pour vous ?
Il y a une longue et très riche histoire avec la Fédération française de voile, donc, on peut parler d’évidence vu la qualité de nos relations. Mais, surtout, l’idée était de le faire en avance : le monde du sport traverse une crise d’envergure, il nous semblait important de rassurer le plus tôt possible la Fédération française de voile sur son avenir et sur notre accompagnement jusqu’en 2024. Le fait de ne pas attendre le Salon nautique est un message clair de la pérennité de l’engagement de Banque Populaire dans la voile.

Le fait que les Jeux Olympiques aient lieu à Paris en 2024 signifie-t-il que l’engagement de Banque Populaire, par ailleurs partenaire premium des Jeux, sera plus important ?
Je ne peux pas vous dire si ça augmente ou pas, la confidentialité fait partie des clauses contractuelles, mais en termes de montant, on va dire que c’est un engagement fidèle. Après, forcément, nous allons beaucoup parler de Paris 2024, et avec la Fédération, nous travaillons sur un plan de développement commun que nous allons écrire dans l’été, dont les grandes orientations sont d’abord de renforcer l’accompagnement de l’équipe de France pour la préparation de cette échéance, ensuite de nous engager ensemble dans un parcours d’excellence environnementale.

« LE PARTENARIAT AVEC LA FÉDÉRATION NOUS PERMET
D’ÊTRE PARTENAIRE DE LA VOILE DANS SON ENSEMBLE » 
Qu’attendez-vous de ce partenariat en termes de retombées, sachant qu’il ne vous apporte forcément pas la même visibilité médiatique que lorsqu’un bateau Banque Populaire est en course ou en record ?
La visibilité de la marque est assurée à la fois par ces très grands projets [Ultim, Imoca, Figaro NDLR], mais aussi par la proximité. On ne serait pas la banque de la voile si on n’était pas aux côtés des enfants qui apprennent la voile, des adultes qui pratiquent, des équipes de France qui portent les couleurs du pays à l’international. Ce partenariat avec la fédération nous permet d’être ce grand partenaire de la voile dans son ensemble, aux côtés de tous les passionnés.

Arrivez-vous à mesurer les retombées liées à ce partenariat ?
Nous avons arrêté de compter les appositions de logo lorsque nous avons dépassé les 5 millions ! Nous avons financé plus de 60 000 gilets de sauvetage pour les écoles de voile, des milliers de voiles, des centaines de bateaux, il faut ajouter à ça le drapeau dans chaque club, la présence sur la licence et sur les documents à en-tête de la fédération, les événements, comme la soirée du Marin de l’année et des top clubs. On ne compte pas cette visibilité, elle est peut-être moins médiatique mais elle est très forte en terme de proximité. Le passionné de voile ou celui qui est en vacances et vient faire un stage de catamaran à Saint-Jean-de-Monts va rencontrer Banque Populaire, c’est là la puissance de ce partenariat.

Estimez-vous que les athlètes de l’équipe de France de voile ont suffisamment de visibilité médiatique par rapport à la course au large ?
C’est clair qu’ils ont moins de visibilité médiatique, et c’est dommage, parce que le parcours sur une préparation olympique est excessivement complexe et stressant. Mais ce sont deux aventures très différentes, elles ne portent pas la même histoire. Je pense qu’il faudrait plutôt essayer de comparer la visibilité des athlètes de l’équipe de France de voile avec celle d’autres sports olympiques, le judo, la gymnastique, la natation… Après, ce que j’aimerais pour la voile olympique française, c’est qu’on arrive à un traitement dans les médias qui n’arrive pas uniquement quand il y a une très belle victoire ou au moment des Jeux olympiques, j’aimerais qu’on en parle pendant toute la phase de préparation et de conquête du ticket pour Tokyo : je trouve que les médias arrivent un peu tard dans cette histoire et c’est dommage. D’autant que la voile est un sport qui porte de très belles valeurs, on l’a encore vu pendant la période de confinement : nous étions assez heureux de voir que la voile – et le surf dont nous sommes aussi partenaires – portaient cette idée du retour au sport, mais d’une façon très responsable avec ce concept des plages dynamiques. Ce rapport à l’environnement, à la préservation des milieux marins, intéresse de plus en plus de médias et c’est tant mieux.

« LES GRANDS ACTEURS COMME NOUS
DOIVENT DIRE QU’IL NE FAUT RIEN LÂCHER »
Comment évaluez-vous les conséquences de la crise du Covid sur l’écosystème de la voile de compétition ?
Je ne suis pas un spécialiste de ça, mais je vous invite à consulter l’observatoire de l’économie du sport en ligne sur notre site qui montre les difficultés que vont rencontrer les acteurs de l’économie du sport. Au vu de ces éléments, cette crise va être violente pour le monde du sport. Et c’est pour ça que les grands acteurs comme nous doivent tout de suite être là pour dire qu’il ne faut rien lâcher.

Le groupe Banque Populaire est-il affecté ? Et le budget que vous allouez au sponsoring voile (entre 5,5 et 6,5 millions d’euros annuels), l’est-il aussi ?
Je ne suis pas habilité à répondre à votre première question et en plus, je ne le sais pas. Pour ce qui est d’un quelconque changement, ce n’est pas la question du moment, c’est trop tôt dans l’équilibre budgétaire, mais clairement, dans le Groupe BPCE et dans les Banques Populaires, nous resterons des acteurs très impliqués dans le monde du sport.

Parlons de la classe Ultim : que vous inspire le retrait de Macif ?
Je ne commente pas la logique industrielle d’une entreprise, je ne sais pas ce qu’il y a derrière, c’est leur propre choix. Maintenant, forcément, dès qu’un acteur s’en va, c’est une grande tristesse parce qu’il y a eu beaucoup d’énergie dépensée et beaucoup d’espoir. Moi, je crois beaucoup à la voile, donc je suis toujours déçu que quelqu’un s’arrête.

Est-ce un coup dur pour la classe ?
Chez Banque Populaire, nous sommes là depuis longtemps dans la voile, donc des allers et des retours, nous n’avons pas arrêté d’en connaître. Mais je crois à 100% en la persistance de ce sport et je crois à 100% en la persistance des Ultims qui ont la capacité d’être multiples dans leur manière de fonctionner : ils peuvent à la fois faire des courses et des records. Un partenaire a fait un pas en arrière, mais j’ai bon espoir que d’autres arrivent, parce que l’Ultim, c’est beau, magique, innovant, parce qu’il y a des choses à raconter ; ces bateaux ne vont pas du tout être mis au rencard.

Faut-il rapidement, comme nous le disait récemment Patricia Brochard, un calendrier clair pour justement offrir de la visibilité à un éventuel entrant ?
C’est sûr que la période n’est pas propice : entre le Covid et les élections municipales décalées, c’est compliqué d’avoir les engagements nécessaires. Mais il y a déjà deux événements qui existent de manière forte : la Transat Jacques Vabre en 2021 et la Route du Rhum en 2022, il y a aussi le tour du monde avec Brest [Brest Oceans, fin 2023, NDLR] qui est très bien emmanché, je ne suis donc pas très inquiet. Ce qu’il faut bien comprendre, et ce n’est pas un phénomène propre aux Ultims, c’est que le fait d’avoir un programme établi sur huit ans, ça n’existe plus. Un sponsor dans la voile et dans le sport en général a la nécessité d’être à la fois fidèle dans la durée et réactif. Il faut arrêter de croire que le jour où on signe, on va faire exactement le parcours qu’on avait imaginé.

« EN ULTIM, ON EST PLUTÔT PARTISANS
D’UNE PARTICIPATION À LA TRANSAT JACQUES VABRE »
Vous parlez de Transat Jacques Vabre en 2021, cela signifie-t-il que vous considérez que la course autour du monde en équipage au départ de Méditerranée fin 2021 n’aura pas lieu ?
Je ne sais si elle se fera, mais chez Banque Populaire, notre nouveau bateau sortira au printemps 2021 et il y a des risques de léger retard du fait de l’arrêt des chantiers pendant un certain temps. Donc on s’interroge sur le fait de faire un tour du monde si peu de temps après une mise à l’eau. On est plutôt partisans – mais on n’est pas tout seuls à décider – d’une participation à la Transat Jacques Vabre : une course médiatisée, connue, sur un parcours adapté à une première année de navigation.

Finissons par le Vendée Globe, qui a été entouré pendant cette période Covid de pas mal d’incertitudes avant d’être finalement confirmé, quel est votre point de vue sur la question ?
Il y a trois choses : la première, c’est que le Vendée Globe est un événement excessivement positif sur le plan humain. Pendant le confinement, on n’arrêtait pas de se dire au sein de notre équipe que ça ferait beaucoup de bien en termes d’image collective que des gens partent sur cette aventure, sous réserves que ce soit dans des conditions sanitaires acceptables pour tout le monde. Donc on est heureux qu’il puisse se tenir. La deuxième chose, c’est que derrière le Vendée Globe, il y a toute une filière économique de chantiers, d’artisans, d’équipes, qui a besoin que le Vendée Globe ait lieu pour continuer à travailler et à inventer. Il y a aussi la filière économique du tourisme en Vendée. La troisième chose, c’est que toute crise amène à réinventer les modèles, celle-ci est une bonne occasion. Par exemple, le village sera peut-être différent, mais c’est peut-être l’occasion d’inventer d’autres choses, de développer le digital… L’avenir est devant nous, soyons disruptifs et créatifs, on n’est pas obligé de reproduire le même modèle ad vitam aeternam.

Qu’attendez-vous du Vendée Globe de Clarisse Crémer ?
On attend de vivre avec elle une très belle aventure. Ce qui est motivant pour un sponsor dans la voile en général et sur le Vendée Globe encore plus, c’est le récit fantastique que nous livrent ces marins qui s’engagent sur un chemin qui est celui de la réussite. Et la réussite, ce n’est pas seulement gagner, c’est aussi s’engager, surmonter des peurs, faire des choses pour la première fois. Je pense que là-dessus, Clarisse, qui est une personnalité étonnante, va nous amener une autre vision. Elle met beaucoup d’engagement, ne lâche rien, se nourrit d’Armel, de Ronan (Lucas, directeur du Team Banque Populaire), du team, elle pose mille questions, avec toujours le sourire, la joie de vivre, l’envie, le bonheur de se réaliser. Ce n’est pas du tout de l’inconscience mais une énergie qui la porte. Dans la voile, on a la chance de rencontrer de très belles âmes, Clarisse rentre dans cette catégorie.

Photo : Sailing Energy

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Class40. Ian Lipinski toujours en avance sur le record du tour des îles Britanniques

Class40. Ian Lipinski toujours en avance sur le record du tour des îles Britanniques

Parti le jeudi 2 juillet à 6 heures 21 min du matin, Ian Lipinski s’est élancé avec son Class40 Crédit Mutuel pour tenter de battre le record du tour des îles Britanniques. En solitaire, il ambitionne de faire mieux que les 8 jours 4 heures 14 minutes et 49 secondes de l’équipage Phil Sharp en 2018. En début de week-end, Ian Lipinski comptait environ 200 milles d’avance sur le record de Phil Sharp. Il n’en comptait « plus » que 30 d’avance ce lundi matin à 6h30, quatre jours exactement après son départ du cap Lizard et 10 milles ce lundi à 18h. La météo des prochains jours s’annonce propice à la vitesse. Il lui reste encore 673 milles à parcourir.

127909; Vidéo du bord – Le tonique passage des Shetlands à bord du Class40 @CreditMutuel 128168;128640; Accrochez-vous, ça secoue !

128205; Le suivre via la cartographie 128073;127995;https://t.co/GmES5Kp9aC#TDIB pic.twitter.com/Ve3f7NaVKR

— Ian Lipinski – Skipper Crédit Mutuel (@ianlipinski) July 6, 2020

Ian Lipinski : « Avant de partir en mer, j’éprouve toujours de l’appréhension. C’est une sensation habituelle durant les courses. Je la connais, je prévois sa montée en puissance. Dans le cas présent, avec la pression du record, la situation est différente. Tout se précipite, le compte à rebours avant le départ comme les émotions. Ce qui est chouette, c’est que j’attaque le record dans de bonnes conditions, peut-être sous grand spi, ce qui sera parfait pour me mettre dans le rythme. Je vais m’appliquer à bien faire pour emmagasiner de l’expérience. Si tout s’enchaîne correctement, je pourrai relever le défi et accomplir ce tour, mais la sécurité reste ma priorité ».

Le temps à battre
– 8 jours 4 heures 14 minutes et 49 secondes : Phil Sharp et son équipage (Julien Pulvé, Pablo Santurde del Arco et Sam Matson) en 2018, lors de la dernière édition de la Round Britain and Ireland Race, à la moyenne de 9,03 nœuds (16,7 km/h).

La distance théorique à parcourir
1773 milles le long des côtes des îles Britanniques (3283 km).

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Vendée Arctique Les Sables d’Olonne. Abandon de l’Occitane, avarie structurelle

Vendée Arctique Les Sables d’Olonne. Abandon de l’Occitane, avarie structurelle

Ce lundi à 14 heures, Armel Tripon avertissait son équipe que deux lisses longitudinales situées à tribord en arrière de la zone réparée suite à la collision avec un OFNI le weekend du 21 juin s’étaient fissurées. Le skipper nantais rentre en Bretagne et devrait signifier son abandon. Celui-ci ne perd pas ses chances de se qualifier pour le Vendée Globe lui a assuré Jacques Caraës qui devrait organiser une autre course qualificative.

« Nous sommes dans l’impossibilité à ce stade d’évaluer plus précisément la cause de ce nouvel incident même si nous pensons sérieusement qu’il s’agisse de dégâts collatéraux liés à cette collision dans une zone que nous avions prévu de renforcer au retour de la course Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne, » déclare Michel de Franssu, Team Manager.
Puis le skipper de L’Occitane en Provence a pris contact avec la direction de course pour envisager les options.

Jacques Caraës, directeur de course, a invité le skipper à la prudence en lui préconisant de ne pas tenter de rallier le point COI-Unesco, la marque de parcours située dans le sud-ouest de l’Islande.

Le principe de précaution et la sécurité ont donc conduit Armel et son équipe à prendre la décision il y a quelques instants de rejoindre la Trinité-Sur-Mer le port d’attache du bateau.
Jacques Caraës, Directeur de course de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne et du Vendée Globe : « Armel est forcément très attristé par la situation. Après les échanges sur l’avarie, qui semble conséquente, j’ai invité le skipper à la prudence. Puis j’ai tenu à le rassurer en détaillant les dispositifs qui permettent encore à L’Occitane en Provence d’ambitionner une qualification pour le Vendée Globe 2020. »
Armel Tripon a été mis en relation avec Christian Dumard, le météorologue de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne afin d’établir la route la plus sûre pour rallier son port d’attache.
Armel Tripon a entamé la course avec, parmi ses ambitions, celle de conquérir sa qualification sportive pour le Vendée Globe. Le fait qu’il en ait pris le départ lui ouvre la possibilité de demander d’effectuer un parcours de substitution, ainsi que le dispose l’article 9.3 de l’Avenant 3 à l’Avis de course du Vendée Globe, daté du 2 juin 2020.
Plus d’informations à venir.

127467;127479; DOSSIER DE PRESSE

Présentation de la course, de ses marins, de son parcours, de ses partenaires ainsi que des opérations menées avec les éditions Gallimard, la COI-UNESCO et l’Institut Pasteur.

Communication
Julia Huvé – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. +33(0)6 63 28 81 48
Anne Gourcuff – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. +33(0)7 60 39 20 33
Service presse
Aline Bourgeois – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. +33(0)6 86 44 27 46

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Avarie sur L'Occitane, Armel Tripon se déroute vers la Bretagne - Vendée Arctique


Vendée Arctique, deuxième jour de course. Avarie sur L'Occitane ! Ce lundi 7 juillet, à 13h15, Armel Tripon a constaté une avarie sur son IMOCA. Le marin se déroute vers la Bretagne. Le skipper nantais avançait vers le sud-ouest, à une vitesse de 12 nœuds dans un vent de nord-ouest. "Armel est forcément très attristé par la situation"

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Crédit : P Bouras

A 14 heures, Armel Tripon prenait contact avec son team pour déclarer un problème ; deux lisses longitudinales situés à tribord en arrière de la zone réparée suite à la collision avec un ofni le weekend du 21 juin se sont fissurées ; L'équipe de l'Occitane est dans l’impossibilité à ce stade d’évaluer plus précisément la cause de ce nouvel incident même si elle pense sérieusement qu’il s’agit de dégâts collatéraux liés à la collision dans une zone qu'elle avait prévu de renforcer au retour de la course Vendée Arctique. 

Forcément très attristé

Jacques CARAES, directeur de course, a invité le skipper à la prudence en lui préconisant de ne pas tenter de rallier le point COI Unesco, la marque de parcours située dans le sud-ouest de l’Islande. Le principe de précaution et la sécurité ont donc conduit Armel et son équipe à prendre la décision il y a quelques instants de rejoindre la trinité-sur-mer le port d’attache du bateau. « Armel est forcément très attristé par la situation. Après les échanges sur l’avarie, qui semble conséquente, j’ai invité le skipper à la prudence. Puis j’ai tenu à le rassurer en détaillant les dispositifs qui permettent encore à L’Occitane en Provence d’ambitionner une qualification pour le Vendée Globe 2020 ». 

Armel Tripon a été mis en relation avec Christian Dumard, le météorologue de la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne afin d’établir la route la plus sûre pour rallier son port d’attache. 

Armel Tripon a entamé la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne avec, parmi ses ambitions, celle de conquérir sa qualification sportive pour le Vendée Globe. Le fait qu’il en ait pris le départ lui ouvre la possibilité de demander d’effectuer un parcours de substitution, ainsi que le dispose l’article 9.3 de l’Avenant 3 à l’Avis de course du Vendée Globe, daté du 2 juin 2020.

Source : A Tripon Sailing

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Damien Seguin abandonne la Vendée Arctique, "nous n’allons pas pouvoir réparer bien et de façon satisfaisante" - ITW

Armel Tripon heurte un objet flottant, l'IMOCA l'Occitane sort de l'eau pour effectuer les réparations

Dans le courant du week-end dernier, Armel Tripon à la barre de l’Imoca L’Occitane en Provence a heurté un objet flottant alors qu’il effec...

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L'Occitane en Provence, 14ème de la Vendée Arctique, le Team Manager explique le décalage d'Armel Tripon

Armel Tripon heurte un objet flottant, l'IMOCA l'Occitane sort de l'eau pour effectuer les réparations

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Banque Populaire poursuit son engagement avec la FFV jusqu'aux Jeux Olympiques de Paris 2024


La Fédération Française de Voile fête ses 20 ans de partenariat avec Banque Populaire qui poursuit son engagement jusqu'aux Jeux Olympiques de Paris 2024.  Partenaire de la FFVoile depuis 20 ans, la Banque de la voile l'accompagnera donc jusqu'au Jeux Olympiques de Paris qui célèbreront 24 ans d'aventures communes. 

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Crédit : R Deaves

20 ans de collaboration 

Depuis l'an 2000 et les Jeux Olympiques de Sydney, la FFVoile et Banque Populaire ont fait un long chemin et ont contribué à la réussite de nombreux projets individuels et collectifs.


Réussir ensemble les Jeux de Tokyo 2021 et de Paris 2024

En prolongeant leur engagement, Banque Populaire et la FFVoile s’engagent sur le chemin des Jeux Olympiques afin de réussir Tokyo 2021 et préparer Paris 2024.

Dans ce cadre, elles développeront conjointement un plan d'actions permettant de contribuer au programme d'héritage 2024 et d’accompagner le plan sportif fédéral de la FFVoile. Dans ce cadre, elles travailleront main dans la main pour :

préparer le rendez-vous planétaire dont les épreuves de voile se dérouleront dans la rade de Marseille, accompagner les athlètes de voile dans leur préparation des Jeux Olympiques, intensifier leurs efforts pour une pratique de la voile durable et respectueuse de l'environnement, soutenir les clubs dans le développement d'une pratique de la voile inclusive et accessible à tous. 

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Thomas Coville découvre son Sodebo Ultim 3 version volante : "souvent au-dessus de 40 nœuds"


Mis à l’eau mi-mai, Sodebo Ultim 3 enchaîne les navigations. Pour Thomas Coville, il s’agit de continuer à découvrir son trimaran en mode totalement volant, grâce aux plans porteurs ajoutés sur la dérive et le safran central, mais également de constituer un équipage en vue du Trophée Jules Verne. La compétition reprendra aussi bientôt, avec une première course dans le viseur, la Drheam-Cup (19 juillet).

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Crédit : E Stichelbaut

Sodebo Ultim 3 en version volante

Thomas Coville a le sourire. Depuis que Sodebo Ultim 3 est sorti de son chantier de cinq mois consacré à la performance - ajout d’un plan porteur sur la dérive et sur le safran central du trimaran, et d’un carénage arrière - son skipper passe beaucoup de temps sur l’eau. En un mois, le trimaran a ainsi visité le Golfe de Gascogne de long en large.

Thomas Coville : "plus on atteint des vitesses incroyables"

Au retour d’une sortie virile dans 25-30 nœuds de vent et une mer formée, le skipper de Sodebo Ultim 3 ne cachait pas sa satisfaction : « Le bateau décolle vraiment et surtout, on arrive à le stabiliser en vol sans que ce soit difficile, il n’est pas aussi violent dans la mer qu’il ne l’était dans sa version précédente. On sent bien que moins il y a de contact avec l’eau, plus c’est fluide, plus on atteint des vitesses incroyables qui nous étaient jusqu’ici inaccessibles, souvent au-dessus de 40 nœuds, avec des pointes à 45 noeuds. »
« Plus ça va, plus on va prendre confiance, mais il faut rester humble, concentré et concerné, parce qu’on n’a pas encore compris tous les réglages » Pour accélérer l’apprentissage, Thomas Coville n’hésite pas à s’entourer de spécialistes, à l’instar de Philippe Presti, véritable expert des bateaux volants, venu naviguer quelques jours sur Sodebo Ultim 3.

Sélectionner l'équipage du Jules Verne

Ces navigations servent aussi à Thomas Coville à entraîner et sélectionner l’équipage de Sodebo Ultim 3 en vue du Trophée Jules Verne. La première course de l’année, la Drheam-Cup (départ le 19 juillet), qui réunira plus de 80 engagés (dont deux autres trimarans Ultimes) sur un parcours de 1100 milles entre Cherbourg et La Trinité-sur-Mer, s’annonce comme un test grandeur nature. 

« La Drheam-Cup va nous permettre de monter en puissance, de continuer à peaufiner l’équipage, d’ajuster les automatismes. Le fait de prendre un départ et de boucler un parcours est le meilleur exercice qu’on puisse faire pour préparer un Jules Verne », se réjouit Thomas Coville.

Les navigations au large s’enchaîneront jusqu'à début août avant un chantier estival et un dernier mois de préparation en vue du début du stand-by à l’automne.
*Les navigants en sélection pour intégrer l’équipage de Sodebo Ultim 3 sur le Trophée Jules Verne : Jean-Luc Nélias, Sam Goodchild, Thomas Rouxel, François Morvan, Matthieu Vandame, François Duguet, Martin Keruzoré, Thierry Briend, Corentin Horeau

Par la rédaction

Source : A Bourgeois

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Thomas Ruyant toujours leader de la Vendée Arctique, Charlie Dalin et Jérémie Beyou sur ses talons

A peine 3 milles séparent Thomas Ruyant (LinkedOut) de Charlie Dalin (Apivia), les deux hommes de tête de la Vendée-Arctique-Les Sables d'Olonne, après une nuit blanche rythmée par des rafales à 35 nœuds et gavée de manœuvres. Damien Seguin (Apicil), qui a dû faire demi-tour pour des problème d’énergie hier soir, devrait rejoindre Port-La-Forêt ce matin. 

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Crédit : F Van Malleghem

« Je suis forcément déçu, car c’est la première fois que je fais demi-tour sur une course. Mais on le sait, la casse fait partie de notre sport » confiait le skipper d’Apicil à la vacation de 5h. 

L'Occitane se décale

Dans des conditions musclées depuis hier soir, malmenés par une grosse mer et du vent fort, il a fallu jouer aux fins stratèges sur ce premier tronçon vers l’Islande. Armel Tripon (L’Occitane en Provence) a fait le choix de la prudence hier en se décalant très tôt à l’ouest quitte à perdre du terrain. 

Tandis que le gros de la flotte rejoignait les côtes irlandaises pour commencer à faire de l’ouest en tricotant. C’est-à-dire en alignant des virements de bord. 

Isabelle Joschke dans le match

La flotte est plus compacte ce matin avec quelques jolis coups stratégiques, comme celui de Maxime Sorel (V and B Mayenne) qui pourrait bien voir son décalage ouest payer dans les heures qui viennent. 5e, Boris Herrmann (Seaexplorer Yacht Club de Monaco) reste parfaitement dans le match, en tête du deuxième « paquet », poursuivi par trois femmes, décidément brillantes sur ce début de course : Isabelle Joschke (MACSF) et Samantha Davies (Initiatives-Cœur), mais également Clarisse Cremer (Banque Populaire X), 10e sur son bateau à dérive devant des foilers. 

Manu Cousin (Groupe SETIN) ferme la marche à 150 milles des premiers (par rapport à la distance au but). 

Une petite accalmie se présente, l’occasion de remettre du charbon dans les corps fatigués pour garder de la lucidité sur la stratégie à venir.

Classement Vendée Arctique à 10h30

1 Thomas Ruyant

1 Charlie Dalin à 2,7 milles

3 Jérémie Beyou à 2,9 milles

4 Kevin Escoffier à 4,7 milles

5 Boris Herrmann à 12 milles

6 Isabelle Joschke à 13,8 milles

7 Sam Davies à 17,2 milles

Par la rédaction

Source : Vendée Arctique

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Nouveau président de l’association des Cap Horniers

2014-15, Leg5, OBR, Team SCA, VOR, Volvo Ocean Race, onboard

L’Association internationale des Cap Horniers, dont le patron est SAR Le Duc d’Édimbourg, a un nouveau président – le Comte de Portsmouth DL. Quentin Wallop, 10 comte de Portsmouth, a contourné le Horn lors de la deuxième Whitbread en 1977/8, à bord du maxi yacht britannique Great Britain II skippé par Rob James, qui a ensuite remporté les honneurs de la ligne. Ne se contentant pas d’un seul tour, Quentin a ensuite skippé son propre yacht, le ketch Ocean Mermaid, de la Nouvelle-Zélande au Royaume-Uni via le Cap Horn. Le voyage à travers l’océan Austral s’est avéré être un passage très difficile, endommageant le gréement, qui a nécessité des réparations à Port Stanley avant de retourner au Royaume-Uni.

Quentin se souvient très bien de son premier tour du Cap Horn: «C’était la nuit; la mer était calme, la brise relativement douce et tout ce qui était visible était le faisceau étonnamment faible du phare, qui démentait la notoriété de cette île emblématique.

Bien que l’arrondi lui-même ait été quelque peu anticlimatique, la navigation avant et même après a été la plus excitante de ma vie. Pour un jeune homme de 23 ans, il ne pouvait guère y avoir d’expérience plus exaltante que d’être part de l’équipage sur un maxi yacht; pousser le bateau aussi fort que possible, «courant vers l’est» dans les Quarantièmes Rugissantes et les hautes latitudes de l’océan Austral. J’ai eu une chance incroyable d’avoir eu cette opportunité »

Historique et critères d’adhésion

L’Association internationale des cap Hornniers (IACH) a été fondée en 1936 par un groupe de marins français basés à Saint-Malo pour former un lien exclusif, bien que mourant, entre ceux qui naviguaient autour du cap Horn dans des voiliers à gréement carré. Ces gens là sont aujourd’hui légende. Le dernier voyage en voilier commercial remonte à 1949, lorsque le Pamir et le Passat quittèrent l’Australie du Sud pour Falmouth. En 1969, la section britannique a modifié les critères d’adhésion comme suit: «Promouvoir et renforcer les liens de camaraderie qui unissent le corps unique d’hommes et de femmes qui jouissent de la distinction d’avoir fait le tour du Cap Horn sous voile».

L’équipage du yacht Whitbread 60 INTRUM JUSTITIA célébrer l’arrondi du Cap Horn lors de la Whitbread Round the World Yacht Race 1993/4. Tous sont éligibles pour devenir membre de l’Association internationale exclusive des Cap Horners. Crédit photo: Rick Tomlinson / Intrum Justitia / PPL

Plus précisément, l’adhésion à part entière, qui coûte actuellement 20 £ par an, est ouverte à ceux qui ont contourné le cap Horn à la voile dans le cadre d’un passage sans escale d’au moins 3 000 milles marins qui passe au-dessus de la latitude de 52 ° sud dans les deux Océans Pacifique et Atlantique et est achevé sans l’utilisation de moteurs pour la propulsion. Parmi les membres, citons Sir Robin Knox-Johnston, Sir Chay Blyth, Don McIntyre, Pete Goss, Tracy Edwards et Jean Luc Van Den Heede.

Ceux qui s’intéressent au Cap Horn mais dont les expériences ne répondent pas entièrement aux critères d’adhésion, peuvent devenir Associés de l’Association. Susie Goodall, dont le yacht a démâté à 2000 miles à l’ouest du cap Horn lors de la Golden Globe Race 2018/19, est l’une des dernières en date.

Cette approche de modernisation a ouvert l’adhésion à tous ceux qui ont couru autour du cap Horn dans des événements comme les courses Whitbread et Volvo Ocean, les événements Global Challenge de Sir Chay Blyth, le Challenge Jules Verne et des événements en solo tels que le BOC Challenge, le Vendée Globe, Five Oceans. Barcelona World et les courses du Golden Globe. L’adhésion est également ouverte à ceux qui ont navigué autour du fameux Cap sous voile.

«Ceux qui remplissent les conditions pour devenir membre de la CIDH auront fait le tour du Horn après un long voyage ardu et très probablement dangereux à la voile. Être membre est un honneur singulier. J’exhorte tous ceux qui sont éligibles à rejoindre cette association spéciale de marins », a déclaré le comte de Portsmouth, nouveau président de l’Association.

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Tricotage serré au Fastnet

Quelle bagarre ce matin sous la pleine lune au large du célèbre phare irlandais ! Jugez plutôt : 1 petit mille sépare Thomas Ruyant (LinkedOut) de Charlie Dalin (Apivia), les deux hommes de tête de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne, après une nuit blanche rythmée par des rafales à 35 nœuds et gavée de manœuvres : virements de bord, prise de ris, réglages. « On est un peu en mode Solitaire du Figaro le long des côtes irlandaises » confiait ce matin Jérémie Beyou (Charal), troisième au pointage.

Il y a désormais 18 IMOCA en route vers l’Islande, Damien Seguin (Groupe Apicil) ayant dû faire demi-tour pour des problème d’énergie. Damien devrait rejoindre Port-La-Forêt ce matin vers 8h30 pour constater et envisager les réparations de la désolidarisation du support de son alternateur. « Je suis forcément déçu, car c’est la première fois que je fais demi-tour sur une course. Mais on le sait, la casse fait partie de notre sport » confiait le skipper d’Apicil à la vacation de 5h.

Jeu d’échec

Dans des conditions musclées depuis hier soir, malmenés par une grosse mer et du vent fort, il a fallu jouer aux fins stratèges sur ce premier tronçon vers l’Islande. Armel Tripon (L’Occitane en Provence) a fait le choix de la prudence hier en se décalant très tôt à l’ouest quitte à perdre du terrain. Tandis que le gros de la flotte rejoignait les côtes irlandaises pour commencer à faire de l’ouest… en tricotant. C’est-à-dire en alignant des virements de bord. « C’est 30 mn à chaque fois, en comptant le matossage du matériel d’un bord sur l’autre » racontait ce matin le skipper de Charal, qui avouait n’avoir pas fermé l’œil ni manger quoi que ce soit depuis hier !

Rassemblement

La flotte est plus compacte ce matin avec quelques jolis coups stratégiques, comme celui de Maxime Sorel (V and B Mayenne) qui pourrait bien voir son décalage ouest payer dans les heures qui viennent. 5e, Boris Herrmann (Seaexplorer – Yacht Club de Monaco) reste parfaitement dans le match, en tête du deuxième « paquet », poursuivi par trois femmes, décidément brillantes sur ce début de course : Isabelle Joschke (MACSF) et Samantha Davies (Initiatives-Cœur), mais également Clarisse Cremer (Banque Populaire X), 10e sur son bateau à dérive devant des foilers ! Manu Cousin (Groupe SETIN) ferme la marche à 150 milles des premiers (par rapport à la distance au but).

Un avenir incertain

Ce lundi, les regards se tournent vers les fichiers météo et en particulier vers la dépression L3. Par quelle route vont-ils la contourner : nord ou sud ? Rien n’est encore très clair. Une petite accalmie se présente, l’occasion de remettre du charbon dans les corps fatigués pour garder de la lucidité sur la stratégie à venir

APPELS DU MATIN

Damien Seguin (Groupe Apicil) – 05h00

« 
J’ai des problèmes d’énergie à bord. Je me suis rendu compte que quand le bateau tapait – et il faut dire que ça tapait pas mal dans les vagues quand on était au près – en montant sur l’Irlande, j’ai remarqué que toute la fixation moteur où se trouve la production d’énergie avec l’alternateur avait complètement cassé. J’ai regardé rapidement ce que je pouvais faire et je me suis rendu compte que malheureusement je ne pouvais pas du tout réparer. Ça paraissait compliqué de continuer comme ça au près sans pouvoir recharger les batteries du bord donc j’ai pris la décision avec l’équipe de rentrer à Port-la-Forêt. J’ai plusieurs sources d’énergie à bord, on a des hydro générateurs qui permettent de fabriquer de l’électricité avec la vitesse du bateau. La problématique, c’est quand on va à des allures faibles ou alors au près quand ça tape beaucoup on ne peut pas trop s’en servir ça ne produit pas assez pour au moins étaler la consommation qu’on a à bord avec le pilote automatique et les ordinateurs. Après en complément on a des panneaux solaires mais pour ça il faut du soleil pour que cela puisse produire. Après la plus grosse source de production ça reste le moteur thermique qu’on a à bord qui est couplé soit à une génératrice soit à un alternateur qui produit de l’énergie. Moi j’étais un petit peu dans l’impasse quand je me suis rendu compte de la casse du support d’alternateur parce que les panneaux solaires ne sont pas encore installés sur le bateau donc je n’avais pas cette source là et comme je disais, en étant au près dans une mer formée les hydro générateurs ne produisent pas suffisamment donc j’étais un petit peu coincé et vu les conditions météo de la nuit et des prochains jours, il n’était pas question de commencer cette longue traversée comme ça. On a donc pris la décision de faire demi-tour. La mer était assez formée, je voyais bien que le bateau était sollicité. Malheureusement ça fait partie des casses matériels, la course au large est un sport dépendant de ces choses-là. Là j’ai passé l’île de Sein, je ne suis plus très loin du port d’attache du bateau. Je vais retrouver l’équipe technique à Port-la-forêt et on va étudier les différentes solutions qui s’offrent à nous. Je devrais arriver au petit matin vers 7h30/8h. On va tout de suite se mettre au travail. Je ne sais pas encore si c’est réparable ou non. Il y a beaucoup de déception, je n’ai pas fait demi-tour de gaité de cœur. J’étais bien avec le bateau, je me sentais bien, j’étais dans un bon petit groupe de bateaux. C’est la première fois que je fais demi-tour sur une course. »

https://www.adonnante.com/media/2020/07/seguin.damien_060720_05h00.mp3

Jeremie Beyou (Charal) – 05h53

“La mer s’est un peu arrangée mais il y a toujours des bons paquets ! Là, tribord amures on a vraiment la mer de face donc ce n’est pas facile de faire avancer vite le bateau. Le vent a un peu molli donc c’est quand même un peu moins désagréable. J’ai réussi un peu à dormir, je ne sais plus quand… Hier matin ? Et puis cette nuit un petit peu, je n’aurais peut-être pas dû d’ailleurs. C’est tonique comme début de course et là c’est parti pour les enchaînements de dépressions donc on n’a pas beaucoup de temps pour manger dormir prendre soin de soi. Je n’ai pas eu le temps de faire un tour du bateau non plus, il faudrait que j’arrive à tenir debout dans le bateau pour le faire. La mer doit se calmer donc ça sera plus propice un peu plus tard dans la journée. Nous avons pas mal manœuvré cette nuit au large des côtes irlandaises. L’idée c’était d’aller chercher une mer plus plate et un peu moins de vent en se rapprochant de la côte. Malheureusement ça n’a duré qu’un temps. Au niveau des conditions, ça rappelle un peu la Solitaire du Figaro. Pour chaque virement de bord, selon les voiles que tu as à l’avant, il faut compter entre 20 et 30 minutes entre le début du matossage et la fin de la manœuvre. Cette nuit, on a quand même eu 35 nœuds avec la mer qui allait avec, je suis passé sous deux ris et J3, ce qui ne facilite pas les manœuvres, mais comme ça le bateau était un peu moins volage. Le problème, c’est plutôt la suite là, comment va se présenter la dépression à venir. On se demande comment on va arriver à la Bouée CIO-UNESCO et comment on va en revenir. Je ne sais pas encore si je retourne vers la côte ou pas, la météo n’est pas tout à fait claire selon moi.”

https://www.adonnante.com/media/2020/07/beyou.jeremie_060720_05h00.mp3

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Problème d’énergie pour Apicil sur la Vendée Arctique, Damien Seguin fait route vers la Bretagne


A 18h, Damien Seguin, skipper de Groupe APICIL qui évoluait en 14ème position sur la Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne, a prévenu son équipe à terre qu’il faisait route vers La Bretagne. En cause, la casse du support d’alternateur qui n’est plus solidaire du moteur et qui empêche de recharger totalement les batteries. 

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Crédit : O Blanchet 

Damien Seguin estime qu’il ne peut pas réparer ce problème technique en course. Actuellement à 50% de charge de batterie, Groupe APICIL ne peut compter, en complément, sur ses hydrogénérateurs, moins performants au près.

Le skipper a choisi de rallier la Bretagne pour des questions de sécurité. Il navigue actuellement dans 25 nœuds de vent d’ouest sous 2 ris dans la Grand-voile et J3. Son équipe se prépare à l’accueillir au petit matin demain. 

Source : Effets Mer

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Vendée Arctique Les Sables d’Olonne. Damien Seguin rentre en Bretagne suite à un problème d’énergie

Vendée Arctique Les Sables d’Olonne. Damien Seguin rentre en Bretagne suite à un problème d’énergie

A 18H00 ce jour, Damien Seguin, skipper du monocoque 60’ Groupe APICIL qui évoluait en 14ème position sur la Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne a prévenu son équipe à terre qu’il faisait route vers La Bretagne.

En cause, la casse du support d’alternateur qui n’est plus solidaire du moteur et qui empêche de recharger totalement les batteries. Damien estime qu’il ne peut pas réparer ce problème technique en course. Actuellement à 50% de charge de batterie, Groupe APICIL ne peut compter, en complément, sur ses hydrogénérateurs, moins performants au près. Pour rappel, un manque d’énergie à bord signifierait notamment une impossibilité de récupérer les informations météo indispensables en course et surtout essentielles an vu des conditions de navigation difficiles à venir. Aussi, le triple médaillé paralympique a choisi de rallier la Bretagne pour des questions de sécurité. Damien navigue actuellement dans 25 nœuds de vent d’ouest sous 2 ris dans la Grand-voile et J3. Son équipe se prépare à l’accueillir au petit matin demain.

Plus d’informations à venir.

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Le plus dur commence ! 



Chaque mille englouti depuis samedi 15h30 a rapproché la flotte de la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne du cœur de la première des dépressions qui vont se dresser sur la course des skippers solitaires, désormais 19 après l’abandon de Sébastien Simon (ARKEA – PAPREC), victime du bris de son foil tribord samedi soir.



Simon : fâcheux abandon

Sébastien Simon a officialisé ce dimanche matin son abandon. Samedi, quatre heures après le départ des Sables d’Olonne, tandis qu’il avançait à 17 nœuds dans une vingtaine de nœuds de vent, « plutôt sous-toilé, sous J3 (la petite voile d’avant) et un ris dans la grand-voile », précise-t-il, son foil tribord a cédé. Aussitôt, le skipper vendéen a mis le cap sur son port d’attache, Port-la-Forêt, pour évaluer les dégâts, la situation, et ses conséquences. « Continuer cette course nous ferait perdre 15 jours sur le chantier qui s’annonce et les expertises, explique le skipper de ARKEA-PAPREC. Je ne veux pas devoir faire des réparations à la va-vite. Je préfère prendre cette décision (abandonner) même si c’est forcément avec beaucoup de regrets ». Une des conséquences de ce renoncement est que Sébastien Simon doit, pour se qualifier pour le Vendée Globe, effectuer un parcours de 2000 milles en solitaire. La Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne représentaient pour lui une occasion parfaite d’effectuer ce parcours de qualification complémentaire. Désormais, il devra convenir avec la direction de course du Vendée Globe d’un parcours de remplacement, à boucler avant le 15 septembre prochain.

Courber l’échine, et choisir

En file indienne (mais sur des chevaux de compétition), la tête de course a mené un train d’enfer au près, dans une mer un peu formée et dans un vent qui a forci dans la nuit. La leçon ? Les nouveaux foilers ont fait des progrès éloquents sur ces allures qui ne paraissent pas naturelles pour les courbes de leurs foils. En tête la majeure partie du temps, exception faite d’un contre-bord pour éviter de flirter avec les limites d’un DST (dispositif de séparation du trafic), Thomas Ruyant exploite son tout frais LinkedOut avec maîtrise. 6 milles derrière, Kevin Escoffier prouve qu’on peut faire avec les « vieux » bateaux les meilleures routes. On exagère : PRB est un plan VPLP – Verdier mis à l’eau en 2009, que Vincent Riou n’a cessé d’optimiser avant de céder la barre au Malouin. 

Jérémie Beyou (Charal) et Charlie Dalin (Apivia), talonnaient le duo de tête, accompagnés par Isabelle Joschke dont le MACSF, plan VPLP – Verdier de 2007, lui aussi affublé de foils, se révèle impressionnant dans ces allures de près océanique (lire ci-dessous). 

Pour tous, se dresse sur la route une dépression qui demande de choisir. Vaut-il mieux, en mer Celtique, foncer tout droit, viser le cœur de la dépression, qui annonce des vents de 25 à 30 nœuds et une mer de 3,5 mètres, ou virer de bord rapidement après la bascule du front pour aller chercher des conditions plus clémentes dans l’Ouest ? Les modèles météo ne sont pas unanimes, mais il semblerait que le gain lié à la prise de risque ne soit pas suffisamment conséquent pour s’y risquer vraiment.

 Autrement dit, ça vaut le coup, à quatre mois du Vendée Globe, de limiter les risques parce que les pertes de temps ne seront pas conséquentes, et qu’il vaut peut-être mieux accepter l’éventualité de perdre une place au classement que d’y subir un pépin mécanique. 

Armel Tripon (L’Occitane en Provence) a déjà choisi. Dans l’après-midi, le flamboyant IMOCA noir et soleil qui a illuminé la ligne de départ samedi a déjà mis le clignotant à gauche. Une option sage : le Nantais doit boucler la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne pour se qualifier pour le Vendée Globe. Le douloureux exemple de Sébastien Simon aura-t-il eu un impact sur le subtil équilibre entre les ambitions de court terme et les objectifs au long cours ?

LES MOTS DU BORD

Isabelle Joschke (MACSF) –

« C’est un super chouette début de course ! J’ai pris un bon départ, mon bateau allait vraiment bien dans les conditions de près un peu rapide. C’est humide, mouvementé et, en même temps, on n’a pas eu à trop manœuvrer. La première nuit a été positive pour moi, je suis à fond dans la course, encore en forme même si je n’ai pas beaucoup dormi, c’est une bonne chose ! C’est plutôt une bonne chose de partir devant, je suis ravie que mon bateau avance comme une balle dans ces conditions, c’est une bonne surprise ! »

https://www.adonnante.com/media/2020/07/joschke.isabelle_050720_10h00.mp3

Yannick Bestaven (Maître CoQ IV)

« 
ça va… ça va. C’est un peu mouvementé depuis le départ, il y a pas mal de vent, qui oscille, mais ça se passe plutôt bien. Je ne suis pas hyper satisfait de mon départ : j’ai décidé de changer de voile au dernier moment, si bien que j’ai pris un mauvais départ, mais je me suis bien remis dans le match. La place que j’occupe me va bien, je suis derrière les bateaux à foils modernes, plus rapides que moi. Et je ne suis pas mécontent d’être près d’Initiatives Cœur : Sam Davies est une bonne référence sur les performances. »

https://www.adonnante.com/media/2020/07/bestaven.yannick_050720_10h00.mp3

Fabrice Amedeo (Newrest-Arts & Fenêtres)

« C’est vrai ! On va avoir 40 nœuds, au reaching, les conditions qu’on va rencontrer dans l’océan Indien cet hier. L’occasion est intéressante mais je réfléchis. A quatre mois seulement du Vendée Globe, il faut ne pas faire n’importe quoi. Oui, mais sur cette course, l’enjeu est de faire un état des lieux des forces en présence, et de jauger comment on se positionne par rapport aux autres. Les objectifs principaux pour moi, sur la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne, c’est de m’amuser, et de faire naître de bonnes sensations. Si je reviens sur eux, tant mieux, sinon, ce n’est pas grave. Les différentiels de vitesse sont tellement impressionnants entre les bateaux de dernière génération et les nôtres qu’il ne faut pas trop rêver. On concède 3 à 4 nœuds de vitesse au près, 7 ou 8 au reaching dans certaines phases. Même si on revient, ce qui serait rigolo, ils finiront par partir fort devant. »

https://www.adonnante.com/media/2020/07/amedeo.fabrice_050720_10h00.mp3

Samantha Davies (Initiatives Cœur)

« Au début, c’était rapide ! J’ai vite trouvé des bons réglages et c’était parti pour le « décollage ». C’est très, très « bumpy ». Pas facile de faire « le ménage » pour ranger le bateau après le départ (plombage d’arbre d’hélice, rangement des pavillons de course, rangement caméra, etc). Après avoir tout rangé, j’ai galéré un peu à faire repartir le bateau bien dans la mer et à trouver le bon angle, mais ce n’était pas trop mal. Ça secouait beaucoup, et j’ai hésité à faire à manger ! Dans la deuxième partie de la nuit, on était plus près du vent et moins rapide. J’en ai profité pour me faire un énoooorme dîner – que j’ai mangé par « étapes » (800 calories, dur à avaler en un coup !). J’ai aussi réussi à faire plein de siestes de 30 minutes, bien allongée dans ma bannette. Tout va bien à bord, je profite de ce petit rayon de soleil avant le front qui va passer sur nous et qui va renforcer le vent et la mer, ce soir.
 Je suis super heureuse d’être enfin en course sur mon beau bateau, et de pouvoir vraiment le tester (lui et moi) avant le Vendée Globe cet hiver.
Heureuse aussi de relancer un clic un cœur pour les enfants. »

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