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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Un véritable succès pour cette 14ème édition !

« Top », « super », « génial », cette 14ème édition se clôture sous les meilleurs auspices. Des conditions idéales pour toutes les disciplines ont permis à tous les concurrents de partir à l’assaut du Fort Boyard sous le regard d’un public venu en très grand nombre pour les encourager !

Record PUL-VE-RI-SE en windsurf !

Ce matin, le vent soufflait fort sur Fouras, si sa présence soulageait les organisateurs, la force annoncée au départ prévu des courses était juste suffisante. Pascal Delorme, le directeur de course a pris la décision de lancer la course dès le remplissage du plan d’eau. A quelques minutes d’écart, les riders en windsurf et en windfoil ont ainsi mis le cap sur Fort Boyard. En cours de course, le vent a forci, jouant une fois de plus avec les nerfs des organisateurs et rendant possible le lancement d’une deuxième course.
En windsurf, Marc Leroy, suivi par Chris Le Masurier et Manon Pianazza, championne d’Europe en RS :X jeune montent sur le podium.
Sur son windfoil, Antoine Albeau boucle le parcours aller/retour en 27 minutes ! Il bat ainsi son propre record de 39 minutes établit lors de l’édition 2018. William Huppert, qui a mené la course sur une partie du parcours, et Fabien Pianazza complètent ce 1er classement dédié au windfoil.

Jusqu’où ira Antoine ? C’est la question que se posent chaque année les organisateurs et l’équipe du Fort Boyard Challenge ! RDV en 2020 pour un nouveau record ?

Fort Boyard, droit devant !

Après les 25 kilomètres de la veille, aujourd’hui, c’est un parcours de 18 kilomètres qui a été proposé aux équipages. L’ensemble des équipages a réalisé le tour du Fort Boyard dans des conditions peu favorables avec un vent de côté.
Sans surprise, les équipages d’hier ont confirmé leurs résultats. L’équipage de Médoc VA’A termine premier en 1h42, suivi de près par l’équipage de la Baie de Somme et de Castelnaud La Chapelle (Dordogne).
A souligner la performance de l’équipage jeune des Sables d’Olonne qui a réalisé le même parcours que les adultes. Cet équipage coaché par le club sablais s’inscrit dans une démarche d’accompagnement d’élèves dans le cadre de l’UNSS. Partage & entraide, des valeurs de la pirogue qui trouvent un écho particulier dans cette belle histoire !

Le parcours SUP incertain jusqu’au dernier moment

Les conditions d’hier, avec un vent changeant constamment, ne lui ont pas laissé le temps de profiter de sa course, c’est désormais réparé avec celle du jour ! Le parcours en downwind de 9km avec des conditions idéales a été bouclé en 42 minutes par Tom Auber. Comme pour la pirogue, le podium reste identique à hier, Boris Jinvresse prend la 2ème place et Marius, le frère cadet du vainqueur, monte sur la 3ème marche.

Côté femmes, Iona Rivet réalise un parcours sans faute devant une amie de toujours, Justine Robert et Chloé Blampied (Jersey) prend la 3ème place au général. Grâce à la présence en mer d’un journaliste spécialiste du SUP, les promeneurs du dimanche ont pu regarder, pour la première fois le lancement de la course en direct. Une opportunité de rêve pour les familles des sportifs engagés ne pouvant pas les suivre à bord du bac.

Un public très nombreux !

Une douceur automnale exceptionnelle, un soleil au RDV presque toute la journée… Le cocktail idéal pour que le public se masse en nombre sur la promenade du front de mer à Fouras était réuni ce dimanche. Il faut dire qu’aujourd’hui, le spectacle était au rendez-vous avec l’arrivée simultanée des pirogues, windsurf, windfoil et suppers ! Danses et marché polynésiens, initiations au stand up paddle et au kayak ont séduit les centaines de personnes présentes.

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Mini-Transat. Final serré sur la première étape entre Jambou, Bouroullec et Tréhin

Mini-Transat. Final serré sur la première étape entre Jambou, Bouroullec et Tréhin

Le trio Jambou, Bouroullec et Tréhin devraient en finir ce dimanche soir de cette première étape qui aura été finalement plus longue que prévue avec un vent qui s’est évanoui à 100 miles de l’arrivée à Las Palmas. Francois Jambou qui avait réussi à s’échapper ces derniers jours a vu ses rivaux directs revenir à quelques encablures de lui à 10 milles de l’arrivée. Il conserve néanmoins toutes les chances de l’emporter devant l’étonnant Pogo Foiler de Bouroullec.
En série, Ambrogio Beccaria mène la flotte devant Félix De Navacelle et Matthieu Vincent mais la fin s’annonce assez difficile.

 

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Championnat d’Europe de Course au Large. Pierre Leboucher et Mathilde Géron 4e

Championnat d’Europe de Course au Large. Pierre Leboucher et Mathilde Géron 4e

La course au large aux JO a connu son premier rendez-vous à Trieste en Italie avec 7 équipages mixtes en lice dont un français. Le tout premier Championnat d’Europe de Course au Large a offert une superbe bataille de bout en bout, du départ à Venise, via les sublimes iles de la côte Croate et finalement remportée à Trieste par le duo autrichien Lisa Berger et Christian Kargl. Après deux jours de navigation les quatre premiers tandems sont arrivés dans la même heure, dans le calme de la nuit Triestine. Pénalisé par des soucis techniques dans la 2e moitié de course le duo tricolore Pierre Leboucher et Mathilde Géron a dû se contenter de la 4e place (3e européen), mais les deux pensionnaires de l’APCC Nantes n’attendaient qu’une chose une fois le pied à terre : prendre leur revanche sur la prochaine épreuve de ce format !

Retour sur la course avec Pierre Leboucher :

FFV : Comment s’est déroulée la course pour toi et Mathilde ?
PL : « On est plutôt content de tous nos choix tactiques et stratégiques, on a suivi le plan de route qu’on avait établi avec les coachs, Jeanne (Grégoire) et Mathieu (Richard). On a pris un bon départ et on a eu très vite un passage de front à gérer avec une transition du vent de Nord à du vent de Sud, et on arrive à sortir en tête à ce moment-là, jusqu’à la première marque de parcours au niveau de la Croatie. Le vent est monté assez fort par la suite et on a commencé à avoir des soucis techniques et notamment de l’eau qui dans le fond du bateau. Le temps de s’en rendre compte le reste de la flotte nous avait rattrapé puis doublé, puis par la suite il a fallu faire avec car nous ne pouvions pas tout éponger. Malgré ça et le déficit de vitesse qu’il en résultait on a essayé de se battre jusqu’au bout, en essayant de faire les bons choix tactiques mais dès qu’on se retrouvait en ligne droite c’était plus compliqué. »

FFV : C’était une première expérience en double mixte en compétition pour toi, tu en as pensé quoi ?
PL : « J’ai trouvé ça super sympa ! La navigation avec Mathilde s’est super bien passé, c’était intéressant. Elle s’est vite adapté au rythme, elle était au taquet tout le temps ! C’était vraiment une bonne expérience. Sans ce soucis sur le bateau on aurait fait probablement mieux et on est un peu déçu du résultat final, on a manqué de chance au tirage au sort des bateaux ! En tout cas on a très envie de prendre notre revanche avec Mathilde! »

FFV : Il y avait d’autres découvertes également, le parcours dans un premier temps, et puis le fait de naviguer contre d’autres nations, tu en as pensé quoi ?
PL : « C’était sympa de batailler contre des gens qu’on ne connait pas beaucoup, dont on ne connait pas la façon de naviguer et c’était intéressant de voir leurs façons de faire, les choix qu’ils font. Pour le parcours, c’est vrai que je ne connaissais par ce coin et c’était vraiment super beau. Tout le retour vers Trieste, à longer la côte Croate, donnait envie de découvrir le coin plus en détail ! On n’avait pas le droit de passer à l’intérieur des très nombreuses iles à cet endroit mais on aurait été tenté plus d’une fois de le faire car ça avait l’air magnifique ! »

Le Classement général final :

1. Autriche – Lisa Berger / Christian Kargl, arrivée à 2h00 du matin

2. Belgique – Sophie Faguet / Jonas Gerckens, à 26 minutes des vainqueurs

3. Australie – Liz Wardley / Alberto Sonino, à 43 minutes des vainqueurs

4. France – Mathilde Geron / Pierre Leboucher, à 48 minutes des vainqueurs

5. Espagne – Ana Santamaria / Guillermo Altadill, à 1h07′ des vainqueurs

6. USA – Barbara Karpinska / Peter Beker, à 2h57′ des vainqueurs

7. Italie – Giovanna Valsecchi / Andrea Pendibene, à 6h29′ des vainqueurs

Par : FFVoile

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Dénouement ce soir (ou cette nuit ?) pour la Mini Transat, François Jambou à 30 milles de Las Palmas

Le dénouement de la première étape de la Mini-Transat La Boulangère est imminent en proto ! A 17h, François Jambou n’était plus qu’à 30 milles de l’arrivée à Las Palmas de Gran Canaria. Tanguy Bouroullec et Axel Tréhin étaient respectivement à 15 et 25 milles du leader. François Jambou est attendu sur la ligne d’arrivée à partir de 21h (heure française). Cette estimation est sensible d’évoluer compte-tenu des conditions de vent très légères régnant aux Canaries. En série, il est probable que la victoire se joue entre Ambrogio Beccaria et Félix de Navacelle. A 17h, Ambrogio était leader, à 80 milles de l’arrivée. On devrait connaître le podium en série demain.

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Crédit : Ch Breschi

Ce n’était pas vraiment le scénario que les favoris en proto avaient imaginé en s’élançant de La Rochelle, samedi 2 octobre. François Jambou, Tanguy Bouroullec, Axel Tréhin et les autres s’attendaient à une course très rapide. Les routages étaient prometteurs. Mais en bons marins, ils savaient aussi parfaitement que ce scénario était loin d’être acquis.

Dénouement ce soir (ou cette nuit ?) en proto

Les 1 350 milles menant à Las Palmas sont complexes et marqués par une diversité météorologique qui a mis la polyvalence des marins à l’épreuve. Le final dans les petits airs est particulièrement exigeant. François Jambou, Tanguy Bouroullec et Axel Tréhin seront les premiers à le raconter sur les pontons de Las Palmas. A 17h, François Jambou semblait très bien placé pour l’emporter, pointant à seulement 30 milles de la ligne d’arrivée et affichant une vitesse d’environ 5 nœuds. Il pourrait être sur la ligne vers 21h (heure française). A moins que le vent ne s’essouffle complètement devant Las Palmas et complique les tous derniers milles ?

Verdict demain en série

Compte-tenu des conditions de vent léger, il est difficile de se baser sur les routages et d’avoir une estimation précise des heures d’arrivées des uns et des autres. En série, on connaîtra très vraisemblablement le podium demain en deuxième partie de journée. A 17h aujourd’hui, Ambrogio Beccaria emmenait toujours la flotte, suivi de Félix de Navacelle et Julien Letissier, la bonne surprise de cette première étape. Demain, on s’attend à une flopée d’arrivée car un groupe compact est aux trousses de ce trio de tête.

83 en course et des écarts conséquents

Après les retours en course de Joe Lacey et David Kremer, 83 marins sont toujours en lice. Alors que les leaders aperçoivent les îles des Canaries, Joe Lacey, qui ferme la marche, a tout juste passé le cap Finisterre…

CLASSEMENT DU DIMANCHE 13 OCTOBRE A 18H

​​​​​​​ PROTO

1- François Jambou (865 – Team BFR Marée Haute Jaune) à 30,1 milles de l’arrivée
2- Tanguy Bouroullec (969 – Cerfrance) à 15,5 milles du premier
3- Axel Tréhin (945 – Project Rescue Ocean) à 25,5 milles du premier

SERIE
1- Ambrogio Beccaria (943 - Geomag) à 80,1 milles de l’arrivée
2- Félix De Navacelle (916 – Youkounkoun) à 10,5 milles du premier
3- Julien Letissier (869 – Reno Style) à 25,1 milles du premier

Source :

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Sébastien Rogues baptisera son Multi50 Primonial au Havre avant la Transat Jacques Vabre

C’est une tradition. Chaque nouveau bateau se doit de recevoir la bénédiction d’un parrain et d’une marraine avant sa première grande épreuve de course au large. Ce sera chose faite pour le Multi50 Primonial de Sébastien Rogues qui va associer l’explorateur et scientifique Bertrand Piccard et la directrice de la Fondation de la Financière de l’Échiquier, Bénédicte Gueugnier en parrain et marraine.

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Crédit : M Le Floch

Sébastien Rogues : 

« C’est toujours un moment particulier que le baptême de son bateau. Même si elle n’a qu’un caractère symbolique, c’est une cérémonie qui marque.

« Passionné d’aviation, je suis extrêmement heureux et fier d’associer au projet Bertrand Piccard qui m’a transporté et m’a fait rêver tout au long de son épopée Solar Impulse. 

Sur le volet associatif, je suis très admiratif de l’engagement et des valeurs portées par Béatrice Gueugnier en faveur de causes qui me sont chères, la transmission et la formation des jeunes en difficulté. Je ne pouvais espérer meilleur duo de parrain/marraine pour rejoindre l’aventure Primonial Sailing Team » poursuit le skipper.

Bertrand Piccard : 

« Malgré ma passion pour le ciel, d’autres extrêmes m’attirent et les océans me fascinent. Je n'ai pas hésité une seconde avant d'accepter de parrainer le trimaran de Sébastien Rogues et de m'associer à la formidable aventure qu'il va vivre au cours de la Transat Jacques Vabre. »

Source : Primonial
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Les plus jeunes au cœur de l’aventure !

Comment partager et faire vivre l’aventure de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre aux enfants ? Depuis plusieurs éditions, la ville du Havre et l’organisation de la Route du café réalisent un kit pédagogique et un site internet interactif junior destinés aux enfants des écoles primaires. Un contenu ludique et pédagogique qui permet aux instituteurs d’accompagner leurs élèves dans la découverte de cette course.

Réalisé par Valérie Méric (ancienne professeur des écoles et documentaliste spécialisée dans le documentaire maritime), en collaboration avec la ville du Havre et l’organisation de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, ce kit de 62 pages distille de façon ludique un large panel d’enseignements en lien avec les disciplines scolaires.

Comment s’articule le document ? Deux jeunes personnages, Fanny la Havraise et Fodé le Salvadorien sont accompagnés tout au long de cette aventure par Momo le Goéland qui va les faire voyager au-dessus du Havre, de Salvador de Bahia et de l’Océan Atlantique et répondre à toutes leurs interrogations. Ainsi en survolant la ville du Havre, Momo enseignera la naissance des villes, le rôle des architectes, les composants du béton (référence à Auguste Perret) ou encore l’Impressionnisme très exposé au MuMa (musée d’Art Moderne André Malraux).

La course et ses diverses composantes seront expliquées par deux skippers qui évoqueront leur vie à bord du bateau pendant la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre et Sylvie Viant, Directrice de course, reviendra sur les incontournables en matière d’organisation et la gestion médiatique de l’événement. Momo en profitera pour revoir avec les enfants les conversions entre kilomètres, miles et nœuds utilisés en nautisme, la compréhension de la météo si essentielle aux skippers pendant la course et abordera les différents phénomènes climatiques, le vent, la pluie, le réchauffement climatique ou encore pourquoi l’océan est bleu ! Autant de questions que de réponses utiles aux petits comme aux plus grands !

Chaque thématique abordée est réalisée de façon ludique et propose des jeux de construction (« réalise une écluse avec une bouteille en plastique »), d’imagination (« dessine un poisson des abysses tel que tu l’imagines »), de ressenti (« quelles sont les odeurs de la ville ») qui permettront aux enfants de comprendre l’événement, d’améliorer des connaissances scolaires. La Route du café a mis en place depuis plus de 12 ans un programme d’actions de développement durable et notamment pour la préservation des océans. Les enfants trouveront ainsi des outils pour développer une conscience bienveillante de la biodiversité et soutenir l’appel Ocean as Common pour reconnaître les océans comme un bien commun de l’humanité..

Le kit est téléchargeable en format pdf sur le site https://junior.transatjacquesvabre.org/ pour tous ceux qui souhaitent partager cette aventure. . L’espace Junior intègre également des photos, des vidéos, une carte interactive et leur offre la possibilité d’encourager leur équipe favorite tout en partagent en ligne leurs créations, actions ou projets en lien avec la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre.

Le village de la course ouvrira le vendredi 18 octobre à 14h autour du bassin Paul Vatine au Havre, le départ de la 14ème édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre sera donné le dimanche 27 octobre à 13h15 et les premières arrivées sont attendues à Salvador de Bahia à partir du 7 novembre.

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François Jambou aux portes de Las Palmas, la victoire de la première étape de la Mini Transat à portée de main

C’est maintenant que se joue le dénouement de la première étape de la Mini-Transat. Le final est tendu avec un vent très faible aux abords des Canaries. En proto, François Jambou a ce soir un petit matelas d’avance mais Tanguy Bouroullec et Axel Tréhin restent prêts à exploiter la moindre opportunité de le déborder. En série, la bataille est serrée entre Ambrogio Beccaria et Félix de Navacelle, sachant que les poursuivants sont aussi en embuscade. Les premiers protos pourraient arriver demain après-midi, et les leaders en série lundi matin. 

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Crédit : A Courcoux

Les derniers milles s’annoncent laborieux

A l’approche de l’arrivée, les marins tiennent à l’adrénaline et à l’excitation. Il faut avoir les nerfs solides et confiance en ses choix car, scotché dans la molle, on peut vite imaginer que les concurrents disposent, eux, d’une petite veine de vent leur permettant de progresser… Pour ne rien arranger, les marins n’ont aucun moyen de savoir où se trouvent précisément leurs camarades.

Dans ces conditions très faibles, les routages sont souvent optimistes et il est donc difficile de donner des estimations précises quant aux arrivées des uns et des autres. Les derniers milles s’annoncent longs et laborieux pour les leaders. Les premiers protos pourraient arriver demain après-midi, et les leaders en série lundi matin. Avec le retour d’un vent portant entre Madère et les Canaries, on s’attend à une rafale d’arrivées lundi et mardi.

En proto, François Jambou (865) est passé sous la barre des 100 milles (96 milles au pointage de 18h) restant à parcourir. Dans un alizé bien établi, cette distance serait rapidement avalée. Dans les tous petits airs qu’il rencontre, c’est une autre histoire. Avec ce soir 30 milles d’avance sur ses premiers poursuivants, Tanguy Bouroullec (969) et Axel Tréhin (945), François a de quoi voir venir et il sera probablement difficile à rattraper.

En série, le match est ultra serré entre Félix de Navacelle (916) et Ambrogio Beccaria (943). Décalé légèrement dans l’Est, Julien Letissier (869), reste totalement dans le match et tirera peut-être profit de ce positionnement. Un beau groupe reste en embuscade avec Matthieu Vincent (947), Guillaume L’Hostis (868), Amélie Grassi (944), Nicolas d’Estais (905) – entre autres. Pour faire la différence, il faudra clairement être opportuniste !

84 marins encore en course

Sur les 87 marins qui ont pris le départ de La Rochelle la semaine dernière, 84 sont encore en course. Ce matin, Jean-Baptiste Ternon (880) a annoncé à la direction de course son abandon. En escale à Muxia, il n’est pas parvenu à solutionner ses problèmes d’énergie. C’est le troisième marin à se retirer de la course après Pavel Roubal (908) et Jonathan Chodkiewiez (958).

David Kremer (260) a réparé le tableau arrière de son proto. Il a remis le bateau à l’eau et a quitté les pontons du port de Baiona. En bon marin, il s’est mis au mouillage, seul à bord et en mode course, en attendant le passage d’un front. Quand le vent aura basculé au Nord-Ouest, il prendra la mer. Louis-Xavier Lamiraud (479) est reparti aujourd’hui de Peniche. Toujours arrêté à Camarinas, Joe Lacey (963) a prévu de reprendre la course demain vers 7h TU. Quant à Yann Blondel (836), il est bien arrivé à Leixões, où il a prévu de faire escale suite à des soucis d’énergie.

Parmi les marins rencontrant des difficultés techniques mais ne prévoyant pas d’escales techniques, on trouve Miguel Rondon (problèmes d’énergie), Michal Adam Weselak (casse de la pièce de fixation du bout-dehors) et Clément Machetel (qui tente de réparer une avarie dont on ne connaît pas encore la nature).


CLASSEMENT DU SAMEDI 12 OCTOBRE A 18H
​​​​​​​PROTO
1- François Jambou (865 – Team BFR Marée Haute Jaune) à 96,7 milles de l’arrivée
2- Tanguy Bouroullec (969 – Cerfrance) à 29,7 milles du premier
3- Axel Tréhin (945 – Project Rescue Ocean) à 35,9 milles du premier

SERIE
1- Ambrogio Beccaria (943 - Geomag) à 167,3 milles de l’arrivée
2- Félix De Navacelle (916 – Youkounkoun)à 7,2 milles du premier
3- Julien Letissier (869 – Reno Style) à 19,6 milles du premier

Source : A Bargat

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American Trophy 2019 : le doublé pour Catherine Pourre et son Class40 Eärendil

Déjà vainqueur de l’American Trophy 2018, l’équipage d’Eärendil a réitéré l’exploit cette année avec une magnifique 1ère place sur la RORC Caribbean 600 2019, gardant ainsi son titre obtenu en 2018 sur cette course.

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Crédit : D Branigan

American Trophy 2019 et 2020

L’American Trophy 2019 aura vu s’affronter 15 Class40, dont 8 Français, 5 Américains, 1 Allemand et 1 angolais. Traditionnellement moins bien doté en évènements les années impaires, l’American Trophy aura vu sa participation quasiment stable par rapport à 2018 avec un beau plateau en augmentation sensible sur la RORC Caribbean 600 et un nombre de nouveaux projets américains en forte croissance présents sur la Bermuda one-two.

Michael Hennessy, Vice-Président de la Class40 : 

"Félicitations à Catherine pour sa seconde victoire dans le Trophée Américain. Une victoire bien méritée ! Nous sommes ravis d’accueillir Eärendil dans les eaux américaines. 

2020 verra de belles compétitions en Amérique du Nord en Class40 avec The Transat, l’Atlantic Cup puis la Québec Saint-Malo."

Retrouvez le classement complet, ici


Source : Class40
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François Gabart embarque Thomas Pesquet à bord du trimaran MACIF - Vidéo

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Les inscriptions à la Transat AG2R sont ouvertes

Pour sa 15e édition, la Transat AG2R LA MONDIALE innove une nouvelle fois. En 2020, c’est la mixité qui sera mise à l’honneur. Avec le soutien de la FFVoile, AG2R LA MONDIALE souhaite encourager la participation de duos homme-femme et leur offrira l’inscription à la course afin qu’ils soient le plus nombreux possible à prendre le départ de cette transat de légende. Sur le village de la course, le challenge Handivoile sera organisé pour la 3e édition consécutive et réunira des duos handisportif / skipper. Ce challenge qui connaît un engouement croissant de la part des clubs, des skippers, des handisportifs mais aussi du grand public permet à AG2R LA MONDIALE de promouvoir la mixité et la lutte contre l’exclusion.

10 jours de festivités à Concarneau

Vendredi 10 avril 2020, les Figaro Bénéteau 3 seront amarrés à Concarneau au pied de la ville close et le village ouvrira ses portes au grand public. Ce sera le coup d’envoi de 10 jours de festivités avant le grand départ qui aura lieu dimanche 19 avril. Le public pourra admirer au plus près les bateaux et ressentir l’effervescence qui règne sur les pontons à mesure que le départ approche. Les 3 890 milles du parcours entre Concarneau et Saint-Barthélemy seront avalés à grande vitesse par les monotypes à foils. Après un peu plus de deux semaines de course, les duos engagés pourront compter sur l’accueil chaleureux des Saint-Barth, toujours présents en nombre pour fêter les arrivées des marins sur leur île.

Les inscriptions sont ouvertes

Alors qu’Armel Le Cléac’h a d’ores et déjà annoncé sa participation à la 15e édition de cette course en double et à armes égales. La dynamique lancée par le Figaro Bénéteau 3 équipé de foils laisse entrevoir un plateau de choix pour cette nouvelle édition de la Transat AG2R LA MONDIALE. Les skippers sont invités à s’inscrire dès aujourd’hui.

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Erwan Le Draoulec, Gaston Morvan, Achille Nebout ou Benjamin Schwartz ?

À partir du lundi 14 octobre, les 4 skippers présélectionnés sont attendus par le Jury pour une semaine d’épreuves intensives au Pôle Finistère Course au large à Port-la-Forêt. Jean-Bernard Le Boucher, Président du Jury Skipper Macif et Directeur des Activités Mer du groupe Macif, annoncera le Skipper Macif 2020 le vendredi 18 octobre en fin de journée.

Erwan Le Draoulec, Gaston Morvan, Achille Nebout et Benjamin Schwartz sont attendus à partir du lundi 14 octobre, à Port-La-Forêt, par le Jury Skipper Macif composé de Jean Bernard Le Boucher (Président du Jury Skipper Macif et Directeur des Activités Mer du groupe Macif), Christian Le Pape (Directeur du Pôle Finistère Course au Large), Jacques Cathelineau (Directeur Technique National de la Fédération Française de Voile), François Gabart (Skipper du trimaran MACIF), Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) et Bertrand Delignon (Directeur métier IARD du groupe Macif).

Au programme : entretiens individuels, tests physiques, météo et stratégie, navigations en solitaire et une présentation individuelle de leurs projets sportifs.

« Le programme Skipper Macif est ouvert à tous les jeunes skippers professionnels de la course au large qui souhaitent bénéficier d’un véritable encadrement sportif avec l’objectif de progresser et de gagner en performance. Les membres du Jury composé de représentants de la FFV, du Pôle Finistère course au large et de la Macif ont délibéré et retenu 4 candidats pour une semaine d’épreuves. Leurs profils sont différents et la semaine de sélection s’annonce intéressante ! Le Figaro Bénéteau 3 a tenu toutes ses promesses et cette nouvelle génération de navigateurs a montré son potentiel sur ce nouveau support. Je leur donne donc rendez-vous le 14 octobre prochain à Port-La-Forêt pour la phase finale. »

Jean-Bernard Le Boucher, Président du Jury Skipper Macif et Directeur des Activités Mer du groupe Macif

Tous les ans, le lauréat fait équipe avec le Skipper Macif sélectionné l’année précédente, puis épaule celui qui fera partie de la sélection suivante. Le Skipper Macif 2020 fera ainsi équipe avec Pierre Quiroga, Skipper Macif 2019.

Le programme Skipper Macif : 10 ans de détection et d’accompagnement

Présent depuis 2008 sur le circuit Figaro Bénéteau, la filière d’excellence Skipper Macif est un programme d’accompagnement sportif de haut niveau dans le domaine de la course au large. Ce programme est une véritable opportunité pour les skippers d’intégrer un Pôle France agréé, par le Ministère des Sports, et de bénéficier d’un soutien financier et sportif basé sur un programme d’entraînements structurés. Que ce soit la préparation physique, technique, à terre et sur l’eau, les navigateurs bénéficient d’un encadrement idéal pour atteindre des résultats en course au large.

Ils sont aujourd’hui 9 skippers à avoir bénéficié du soutien du groupe Macif pour apprendre et progresser au sein de la Classe Figaro Bénéteau avant de s’élancer chacun dans d’incroyables carrières en course au large en solitaire.

Après Gérald Véniard (2008), Eric Péron (2009), François Gabart (2010), Paul Meilhat (2011), Fabien Delahaye (2012), Yoann Richomme (2014), Charlie Dalin (2015), Martin Le Pape (2017) et Pierre Quiroga (2019), le programme lance cette semaine la sélection pour trouver son Skipper Macif 2020.

Présentation des 4 candidats retenus pour la semaine de sélection Skipper Macif 2020

Erwan Le Draoulec (22 ans) :

Originaire de Saône et Loire, Erwan Le Draoulec est un adepte de la voile dès son plus jeune âge. Jeune, il passe la plupart de ses vacances à bord du bateau de son père, et rêve de devenir marin. Il s’inscrit à 17 ans à un pôle de formation à la course au large à Lorient. Il monte rapidement son projet et trouve un partenaire pour la construction d’un Mini 6.50 avec lequel il participe et remporte la Mini Transat 2017. Il intègre en 2019 le circuit Figaro Bénéteau mais se blesse à l’épaule en début de saison, l’empêchant de participer à la course majeure de l’année, La Solitaire Urgo le Figaro.

Gaston Morvan (22 ans)

Fils du figariste Gildas Morvan, Gaston baigne dans le monde de la voile et de la compétition depuis son enfance. Il pratique la Voile Olympique à haut niveau entre La Rochelle et Brest, et devient Champion de France Laser en 2017. En 2018 et en parallèle de ses études de Marketing à Brest, il décide de se lancer sur le circuit Figaro Bénéteau, en participant à la Sardinha Cup, en double aux côtés de son père.

Achille Nebout (29 ans)

Achille Nebout est un navigateur multi-support. Il s’illustre en Optimist dès ses 10 ans. Après un début de carrière en Voile Olympique, (4e place du Championnat du Monde Jeune 470 en 2011, Achille continue son apprentissage en Diam24 sur le Tour de France à la voile et devient Champion de France en 2017. Il intègre le célèbre circuit Figaro Bénéteau en 2019 et termine à la 8e place du classement bizuth de la Solitaire URGO Le Figaro.

Benjamin Schwartz (33 ans)

Originaire de Lyon, Benjamin découvre la voile via son professeur de judo. Après quelques séances de dériveur en Méditerranée, il attrape le virus de la voile. Il va d’abord naviguer sur de grands monocoques, et intègre rapidement les équipages de la Volvo Ocean Race. Benjamin devient alors un spécialiste de l’électronique et des systèmes embarqués. Responsable électronique de l’équipe Dongfeng Race Team de Charles Caudrelier sur la dernière Volvo Ocean Race, il rejoint ensuite l’équipe de Spindrift Racing, avec laquelle il participe sur le Maxi-Trimaran à la tentative-avortée du Trophée Jules Verne en 2018. Bizuth en 2019 sur le circuit Figaro Bénéteau, Benjamin a rapidement fait parler son expérience en terminant à la 6e place de la Solitaire URGO Le Figaro. Il remporte la même année le titre de Champion de France Elite de course au large 2019.

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Une course en double à trois !

Brest Atlantiques dont le départ sera donné le dimanche 3 novembre 2019 à Brest inaugure un nouveau parcours mais également un format inédit. Si les skippers et les armateurs ont choisi de lancer ce programme de courses en Ultims avec une épreuve en double, l’organisation de Brest Atlantiques leur a proposé d’embarquer un témoin. La mission de ce troisième homme que les Anglo- saxons appellent un media man ? Raconter et illustrer avec des photos et des vidéos ce qui se passe à bord de chacun des bateaux engagés et qu’on ne voit jamais et surtout, qu’on ne soupçonne même pas. Cette nouveauté dans une course au large française offre ainsi un regard et un partage unique sur la vie au large de ces champions, embarqués dans une aventure qui va durer entre trois et quatre semaines.

La présence d’un troisième homme à bord va-t-il changer la course ?

Le rôle du reporter embarqué et ses droits sont bien entendus très cadrés. « Pendant trois semaines, Martin Keruzoré va faire partie de notre vie et son sourire, son regard, son attitude vont compter. Il peut préparer les repas ou nettoyer le bateau. Il a le droit de nous parler et d’améliorer notre quotidien. Il peut faire beaucoup de choses tant que ce n’est pas lié à la performance du bateau ».

Parce que dans la course, il y a la technique et une grande part d’humain, Thomas et Jean-Luc n’ont pas « casté » ce jeune homme par hasard. Outre son expérience des prises de vue en mer avec des drones qu’il fait voler dans des conditions qui stupéfient Thomas, la personnalité de Martin a rapidement convaincu le duo. Son enthousiasme, son expertise et sa résistance aux conditions de navigations en Ultim ont su lever les réticences de Jean-Luc Nélias sur la présence d’un « témoin » de leur vie à bord en duo.

« Pour accepter de naviguer en Ultim, il ne faut pas avoir froid aux yeux. Martin a l’enthousiasme de cette nouvelle génération qui m’inspire tellement » confie le skipper. « Comme il est jeune, il s’adapte et s’intègre facilement. Ce garçon a des compétences uniques et une forte personnalité. Il a un caractère espiègle, de l’humour et pas d’état d’âme. Il va être un des éléments clés de cette course. On attend de lui un regard neuf, style poil à gratter. Il va faire partie de notre intimité. Mais attention, ce n’est pas le loft ».

TROIS SEMAINES DE COURSE EN ULTIM, UNE PREMIÈRE

« Brest Atlantiques, ça ressemble à un rallye raid qui durerait trois semaines sans étapes ! »

Avec 14 000 milles soit 22 500 kilomètres entre Brest (ville de départ) et Brest (ville d’arrivée) en passant sans s’arrêter devant Rio de Janeiro au Brésil et Cape Town (Afrique du Sud), ce parcours est une aventure, une épopée. Le tracé de la course qui dessine un triangle à travers les deux Atlantique nord et sud peut obliger les concurrents à descendre presque jusqu’à la limite des glaces antarctiques, une zone du globe que Thomas qualifie souvent de « crampons/piolets ».

Sachant que les bateaux engagés représentent ce qui se fait de plus extrême au monde en matière de prototypes conçus pour la course au large, cette longue confrontation sur tous types de terrains promet un match à suspense. « Même s’il semble plus accessible qu’un tour du monde, la longueur, la diversité, la complexité de ce parcours représentent une invitation au voyage avec une partie qu’on ne fait jamais, la remontée de l’hémisphère sud depuis l’Afrique du Sud. C’est un parcours que j’attendais, un parcours qui me sort de ma zone de confort ».

UNE CONCURRENCE DE HAUT VOL

S’il n’y a que quatre bateaux, le plateau est exceptionnel et réunit des stars de la course au large française. Selon le skipper de Sodebo Ultim 3, chacun devrait avoir sa chance : « 30 jours de navigation sans escale en mode course, ce sera une première pour tous les bateaux engagés. Deux de nos concurrents ont de l’avance sur nous. Maxi Edmond de Rothschild et Macif ont déjà fait des transats. Ils maitrisent mécaniquement leur plateforme respective qu’ils fiabilisent depuis plusieurs années. Ils ont aujourd’hui un potentiel et une expérience supérieurs à nous. Actual Leader, quant à lui est un bateau que je connais très bien, avec beaucoup d’atouts, la valeur ajoutée viendra de Yves et Alex qui cumulent une grande expérience au large. »

Rappelons que le trimaran innovant de Thomas Coville, a été mis à l’eau il y a seulement sept mois. Le plan porteur de dérive qui lui permettra de voler complétement sera installé début 2020 quand le géant sera fiabilisé dans sa configuration actuelle. Comme le skipper aime l’expliquer, « dans la mise au point d’un prototype comme celui-ci, la complexité combinatoire est permanente. Cela me paraissait très ambitieux d’avoir un bateau volant dès la mise à l’eau. L’un de nos enjeux sur Sodebo Ultim 3 va être de boucler une course de ce niveau avec un bateau neuf !»

CONCILIER VITESSE ET VIE À BORD

« Naviguer en Ultim, c’est technique. La vitesse est un danger réel qui exige beaucoup d’humilité. Plus on va vite, plus c’est chaud. Passer de 30 à 40 nœuds de moyenne sur l’eau, c’est comme changer de dimension. On s’expose et le monde extérieur devient alors violent et agressif. Quand on va vite, les appendices sifflent et le bruit devient abrutissant. Quand on pousse le bateau, les mouvements sont durs ! Taper sur les touches du clavier de l’ordinateur pour envoyer un message ou obtenir des fichiers peut devenir utopique » expliquait Thomas il y a quelques semaines après un entraînement sportif au large qui a duré plusieurs jours dans des conditions sévères. « Il va falloir naviguer comme Stéphane Peterhansel pilote sa voiture sur le Dakar. Pour gagner, il parvient à maîtriser, doser et gérer la performance. »

A entendre les rares élus qui osent se lancer à bord des Ultims, la vitesse de ces bateaux change la donne. Elle bouleverse la vie quotidienne des hommes, leurs manœuvres et use leur résistance physique et nerveuse à bord.

L’équipage de Sodebo Ultim 3 sur la course Brest Atlantiques

Thomas Coville – Skipper de Sodebo Ultim 3

51 ans – Vit à Locmariaquer (56)
Né en mai 1968, marié et père de deux enfants, Thomas Coville est le skipper de Sodebo depuis 1999.
Spécialiste de la chasse aux records en solitaire, Thomas Coville appartient, avec Ellen MacArthur, Francis Joyon et François Gabart, à ce quatuor d’exception qui a réussi à accomplir un tour du monde sans escale, en multicoque et en solitaire. Il est le premier marin à avoir bouclé le tour du monde en solitaire en moins de 50 jours (49j 3h) et reste détenteur de la traversée de l’Atlantique Nord en Solitaire en 4 jours 11 heures.

Du mini 6.50 aux grands trimarans de records, en passant par l’America’s Cup et la Volvo Ocean Race, cet homme est l’un des skippers les plus éclectiques de sa génération. Jamais rassasié – culture, lecture, musique, cyclisme, alpinisme et voyages -, le marin qu’il est avant tout, dévore la vie avec passion. Le multicoque reste son fil rouge, son adrénaline, son univers.

Jean-Luc Nélias – Co-skipper de Sodebo Ultim 3

57 ans – Vit à Quimper (29)
Skipper d’expérience, Jean-Luc Nélias est aussi à l’aise à la barre de Sodebo Ultim 3 qu’à la table à carte ou devant des ordinateurs à terre en tant que directeur de la cellule de routage. Depuis la Volvo Ocean Race gagnée en 2013 à bord de Goupama IV, Thomas et Jean-Luc ont noué une complicité qui s’est révélée victorieuse aussi bien sur des records (Tour du Monde en solitaire et Atlantique Nord) que sur des courses (Transat Jacques Vabre 2017)

Martin Keruzoré – Reporter embarqué à bord de Sodebo Ultim 3

30 ans – Vit à Crac’h (56)
A seulement 30 ans, Martin Kéruzoré, a déjà parcouru le globe avec sa caméra. C’est auprès de son père qu’il se forme et attrape le virus de l’image et de la mer. Il travaille d’abord à Paris dans le cinéma et la pub, mais il revient rapidement vers l’océan. En 2017, il est embarqué sur la Volvo Ocean Race, le tour du monde en équipage et avec étapes. Pendant 18 mois, il fait vivre la course de l’intérieur, notamment à bord de Dongfend Race Team, le vainqueur de la course. Cette expérience le révèle et Martin fait désormais partie des Médiaman français les plus talentueux. Passionné, appliqué, et toujours de bonne humeur, c’est tout naturellement que Thomas Coville a souhaité l’embarquer comme le troisième homme de Sodebo Ultim 3 sur la Brest Atlantiques.

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A moins de deux jours du verdict !

Les leaders de la Mini-Transat La Boulangère ont ce soir dépassé la latitude de Madère. S’ils entrevoient la fin de cette première étape à destination de Las Palmas de Gran Canaria, la fin de parcours s’annonce tordue dans les petits airs. Les arrivées sont prévues à partir de dimanche matin. Pour le moment, François Jambou (proto) et Ambrogio Beccaria (série) tiennent la corde. Derrière, nombreux sont les concurrents à subir des galères techniques, plus ou moins compliquées à gérer. En escale depuis mardi à La Corogne, Jonathan Chodkiewiez a annoncé son abandon.

Les femmes et les hommes engagés dans la Mini-Transat La Boulangère auront bien mérité un bel accueil à leur arrivée à Las Palmas de Gran Canaria ! Quel que soit leur classement, ils devront batailler jusqu’au bout, gérer la fatigue et les éventuels soucis techniques, composer avec une météo changeante.

Le dénouement est proche

Au pointage de 18h, François Jambou (865) n’était plus qu’à 200 milles de l’arrivée, toujours suivi d’Axel Tréhin (945) et Tanguy Bouroullec (969). L’Italien Ambrogio Beccaria (943), leader en série, avait encore 270 milles à parcourir à la même heure. Compte-tenu des conditions météo attendues, on peut dire que c’est à la fois peu et beaucoup. Car le vent va continuer à mollir sérieusement et l’approche des Canaries s’annonce compliquée. Les leaders vont devoir exploiter les couloirs de vent, ce qui n’est pas simple compte tenu du peu d’informations météo dont ils disposent. En proto comme en série, les retournements de situation ne sont pas à exclure.

Course contre la montre pour David Kremer, Louis-Xavier Lamiraud en escale à Peniche, Luca Rosetti à nouveau localisé

David Kremer (260) est toujours en escale technique à Baiona, au Nord de l’Espagne, après l’arrachage du tableau arrière de son proto. Une belle solidarité s’est mise en place. Deux amis de David ont pris la route pour l’aider à sortir le proto de l’eau et effectuer les opérations de re-stratification et de renfort du tableau arrière. Ils entament une course contre la montre pour réussir à terminer les réparations et repartir dans le délai de 72h d’escale autorisée.

Louis-Xavier Lamiraud (479) a rallié le port de Peniche, au Nord de Lisbonne. Il a cassé le système de liaison de son pilote et son pilote de secours ne tient pas. Louis-Xavier va réparer et compte repartir en course dès que possible.

A la demande de la direction de course, Luca Rosetti (342) a mis en fonctionnement sa balise de positionnement de secours. Luca va bien et peut donc être à nouveau localisé sur la cartographie.

Arrêt technique pour Yann Blondel, réparation en pleine mer pour Marie-Amélie Lénaerts

Les bobos techniques sont décidément nombreux. Yann Blondel (836) va s’arrêter à Leixões, près de Porto. On ne connaît pas encore la nature des problèmes rencontrés. Marie-Amélie Lénaerts (833) fait face à un souci de système de barre. La navigatrice belge s’est mise à la cape pour réparer. Guillaume Coupé (906) a tapé un OFNI et vérifie que son bateau n’a pas trop souffert. Quant à Morten Bogacki (934) et Damien Garnier (788), il est probable qu’ils rencontrent des soucis de pilote. Pour certains marins, les 1 350 milles séparant La Rochelle de Las Palmas de Gran Canaria se transforment en une véritable épopée…

CLASSEMENT DU VENDREDI 11 OCTOBRE A 18H

​​​​​​​ PROTO

1- François Jambou (865 – Team BFR Marée Haute Jaune) à 200,6 milles de l’arrivée
2- Axel Tréhin (945 – Project Rescue Ocean) à 25,5 milles du premier
3- Tanguy Bouroullec (969 – Cerfrance) à 38,9 milles du premier

SERIE

1- Ambrogio Beccaria (943 – Geomag) à 272,6 milles de l’arrivée
2- Félix De Navacelle (916 – Youkounkoun) à 22,6 milles du premier
3- Julien Letissier (869 – Reno Style) à 27,6 milles du premier​​​​​​

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Les solitaires de la Mini Transat dans les petits airs pour la fin de parcours, ETA dimanche - Classement

Les leaders de la Mini-Transat La Boulangère ont ce soir dépassé la latitude de Madère. S’ils entrevoient la fin de cette première étape à destination de Las Palmas de Gran Canaria, la fin de parcours s’annonce tordue dans les petits airs. Les arrivées sont prévues à partir de dimanche matin. Pour le moment, François Jambou (proto) et Ambrogio Beccaria (série) tiennent la corde. Derrière, nombreux sont les concurrents à subir des galères techniques, plus ou moins compliquées à gérer. En escale depuis mardi à La Corogne, Jonathan Chodkiewiez a annoncé son abandon.


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Crédit : A Courcoux


Les femmes et les hommes engagés dans la Mini-Transat La Boulangère auront bien mérité un bel accueil à leur arrivée à Las Palmas de Gran Canaria ! Quel que soit leur classement, ils devront batailler jusqu’au bout, gérer la fatigue et les éventuels soucis techniques, composer avec une météo changeante. Le dénouement est proche Au pointage de 18h, François Jambou (865) n’était plus qu’à 200 milles de l’arrivée, toujours suivi d’Axel Tréhin (945) et Tanguy Bouroullec (969). L’Italien Ambrogio Beccaria (943), leader en série, avait encore 270 milles à parcourir à la même heure. Le vent va continuer à mollir sérieusement et l’approche des Canaries s’annonce compliquée. Les leaders vont devoir exploiter les couloirs de vent, ce qui n’est pas simple compte tenu du peu d’informations météo dont ils disposent. En proto comme en série, les retournements de situation ne sont pas à exclure. Course contre la montre pour David Kremer, Louis-Xavier Lamiraud en escale à Peniche David Kremer (260) est toujours en escale technique à Baiona, au Nord de l’Espagne, après l’arrachage du tableau arrière de son proto. Une belle solidarité s’est mise en place. Deux amis de David ont pris la route pour l’aider à sortir le proto de l’eau et effectuer les opérations de re-stratification et de renfort du tableau arrière. Ils entament une course contre la montre pour réussir à terminer les réparations et repartir dans le délai de 72h d’escale autorisée.Louis-Xavier Lamiraud (479) a rallié le port de Peniche, au Nord de Lisbonne. Il a cassé le système de liaison de son pilote et son pilote de secours ne tient pas. Louis-Xavier va réparer et compte repartir en course dès que possible. Arrêt technique pour Yann Blondel, réparation en pleine mer pour Marie-Amélie Lénaerts Yann Blondel (836) va s’arrêter à Leixões, près de Porto. On ne connaît pas encore la nature des problèmes rencontrés. Marie-Amélie Lénaerts (833) fait face à un souci de système de barre. La navigatrice belge s’est mise à la cape pour réparer. Guillaume Coupé (906) a tapé un OFNI et vérifie que son bateau n’a pas trop souffert. Quant à Morten Bogacki (934) et Damien Garnier (788), il est probable qu’ils rencontrent des soucis de pilote. CLASSEMENT DU VENDREDI 11 OCTOBRE A 18H ​​​​​​​PROTO1- François Jambou (865 – Team BFR Marée Haute Jaune) à 200,6 milles de l’arrivée
2- Axel Tréhin (945 – Project Rescue Ocean) à 25,5 milles du premier
3- Tanguy Bouroullec (969 – Cerfrance) à 38,9 milles du premierSERIE
1- Ambrogio Beccaria (943 - Geomag) à 272,6 milles de l’arrivée
2- Félix De Navacelle (916 – Youkounkoun) à 22,6 milles du premier
3- Julien Letissier (869 – Reno Style) à 27,6 milles du premier​​​​​​Source : A Bargat
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Le Skipper Macif 2020 annoncé le 18 octobre prochain, les 4 sélectionnés sont - Figaro

Le programme Skipper Macif lance cette semaine la sélection pour trouver son skipper 2020. À partir du lundi 14 octobre, les 4 marins présélectionnés sont attendus par le Jury pour une semaine d’épreuves intensives au Pôle Finistère Course au large à Port-la-Forêt. Jean-Bernard Le Boucher, Président du Jury Skipper Macif et Directeur des Activités Mer du groupe Macif, annoncera le vainqueur le vendredi 18 octobre. 

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Crédit : A Courcoux


Erwan Le Draoulec, Gaston Morvan, Achille Nebout et Benjamin Schwartz sont attendus à partir du lundi 14 octobre, à Port-La-Forêt, par le Jury Skipper Macif composé de Jean Bernard Le Boucher (Président du Jury Skipper Macif et Directeur des Activités Mer du groupe Macif), Christian Le Pape (Directeur du Pôle Finistère Course au Large), Jacques Cathelineau (Directeur Technique National de la Fédération Française de Voile), François Gabart (Skipper du trimaran MACIF), Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) et Bertrand Delignon (Directeur métier IARD du groupe Macif).

Au programme : entretiens individuels, tests physiques, météo et stratégie, navigations en solitaire et une présentation individuelle de leurs projets sportifs.

Tous les ans, le lauréat fait équipe avec le Skipper Macif sélectionné l’année précédente, puis épaule celui qui fera partie de la sélection suivante. Le Skipper Macif 2020 fera ainsi équipe avec Pierre Quiroga, Skipper Macif 2019.

Présentation des 4 candidats retenus pour la semaine de sélection Skipper Macif 2020

Erwan Le Draoulec (22 ans)

Originaire de Saône et Loire, Erwan Le Draoulec est un adepte de la voile dès son plus jeune âge. Jeune, il passe la plupart de ses vacances à bord du bateau de son père, et rêve de devenir marin. Il s’inscrit à 17 ans à un pôle de formation à la course au large à Lorient. Il monte rapidement son projet et trouve un partenaire pour la construction d’un Mini 6.50 avec lequel il participe et remporte la Mini Transat 2017.

Gaston Morvan (22 ans)

Fils du figariste Gildas Morvan, Gaston baigne dans le monde de la voile et de la compétition depuis son enfance. Il pratique la Voile Olympique à haut niveau entre La Rochelle et Brest, et devient Champion de France Laser en 2017. En 2018 et en parallèle de ses études de Marketing à Brest, il décide de se lancer sur le circuit Figaro Bénéteau, en participant à la Sardinha Cup, en double aux côtés de son père.

Achille Nebout (29 ans)

Achille Nebout est un navigateur multi-support. Après un début de carrière en Voile Olympique, (4e place du Championnat du Monde Jeune 470 en 2011, il continue son apprentissage en Diam24 sur le Tour de France à la voile et devient Champion de France en 2017. Il intègre le circuit Figaro Bénéteau en 2019 et termine à la 8e place du classement bizuth de la Solitaire URGO Le Figaro.

Benjamin Schwartz (33 ans)

Originaire de Lyon, Benjamin Schwartz découvre la voile via son professeur de judo. Il va d’abord naviguer sur de grands monocoques, et intègre rapidement les équipages de la Volvo Ocean Race. Responsable électronique de l’équipe Dongfeng Race Team de Charles Caudrelier sur la dernière Volvo Ocean Race, il rejoint ensuite l’équipe de Spindrift Racing, avec laquelle il participe sur le trimaran à la tentative avortée du Trophée Jules Verne en 2018. Bizuth en 2019 sur le circuit Figaro Bénéteau, il termine 6e de la Solitaire URGO Le Figaro et remporte la même année le titre de Champion de France Elite de course au large 2019.

Source : MA Parendeau

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La Brest Atlantiques décortiquée par Thomas Coville, "Comme un début de Tour du Monde"

Sodebo Ultim 3 a retrouvé son élément hier, l'occasion pour Thomas Coville de se projeté sur la prochaine course des Ultim 32/23, la Brest Atlantiques. Le 3 novembre prochain, les quatre concurrents s’élanceront de Brest pour un tour de l’Atlantique sans escale en duo. Au cours des 20 à 30 jours de course prévus, ils passeront au large de Rio de Janeiro (Brésil) et au large de Cape Town (Afrique du Sud) avant de remonter vers Brest, la ville des records. Thomas Coville décortique le parcours. 

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Crédit : Sodebo


« Une vraie opportunité à l’image des défis relevés avec les Ultim »

« Je pense que ce n’est pas un hasard que le programme Ultim commence par cette course. On ne va pas faire de langue de bois, c’est né d’une contrainte [ndlr annulation d’un tour du monde suite aux avaries de la Route du Rhum 2018] et on en a fait une vraie opportunité à l’image des défis relevés avec les Ultim.
C’est un parcours plus accessible qu’un tour du monde car on reste en Atlantique Nord / Atlantique Sud, mais la distance et la diversité des conditions que nous allons rencontrer en font un beau challenge. Ca fait très longtemps que je ne suis pas parti sur une course avec un parcours qui m’enthousiasme autant. »

Un début maîtrisé

« Il y a une grande partie du parcours du début que je connais presque par cœur. C’est comme un morceau de musique, quelque chose que j’ai fait, refait et répété : les départs de Brest, la descente du Golfe de Gascogne, le Portugal, Madère, les Canaries… Je dirais que, jusqu’à l’équateur c’est quasiment tous les ans le même parcours sur différentes courses… et une partition que j’ai plaisir à jouer !

On passera évidemment par le Pot au noir : un endroit stratégique. C’est un moment très important dans la course parce que c’est là que vont se creuser les écarts, au hasard des décisions de chacun. Il y a souvent un beau jeu de manœuvres qui fait qu’athlétiquement parlant j’aime bien ce coin là.
Ensuite on descend jusqu’à Rio : on l’a fait souvent avec Sodebo, c’est quelque chose que j’aime bien. Et après ça… tout est nouveau. »

Un Atlantique Sud à deux facettes

« Rio – Le Cap ça peut être tout l’un ou tout l’autre : ça va dépendre de la position de l’anti-cyclone de Sainte Hélène. Soit ça va très vite, on arrive au Cap très rapidement et c’est une promenade de santé, soit il faut descendre très loin, aller jusqu’aux glaces et là on se retrouve dans une ambiance crampons-piolets, brouillard, vent fort… Comme un début de Tour du Monde. Ça peut être très engagé : c’est peut-être même la partie la plus difficile et la plus dangereuse du parcours.

Ensuite on arrivera au Cap : c’est une ville de cœur, une ville d’émotions… Je m’y suis déjà arrêté après avoir eu des soucis techniques, ou en escale avec la Volvo Ocean Race. On va passer autour d’une île chargée d’histoire, Robben Island, souvenir personnel aussi d’un voyage que j’ai fait avec mes enfants en les emmenant voir la cellule de Nelson Mandela… »

Retour vers l’hiver

« Après Le Cap, la route du retour est une route qu’on prend très rarement, voire jamais. C’est de nouveau l’inconnu et l’excitation.
Cette période, jusqu’à la fin de la course, va être difficile pour nous. On va rentrer dans une période où l’hiver sera installé, les dépressions hivernales seront fortes et difficiles à encaisser. On sera à 3 semaines, voire un mois de course, il y aura sans doute une fatigue technique, une fatigue physique et psychique…
C’est une course qui a la particularité de partir et d’arriver dans la même ville : Brest. C’est toujours un plaisir de pouvoir donner rendez-vous aux gens qu’on a quitté au départ et c’est finalement assez rare dans une course. Il y a un coté émotionnel évident, les arrivées promettent d’être des moments très forts. »

Source : Sodebo

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Maître CoQ IV fin prêt avant de rejoindre Le Havre

Yannick Bestaven et Roland Jourdain achèvent cette semaine leur préparation sur l’eau pour la Transat Jacques Vabre par un ultime stage d’entraînement à Port-la-Forêt. Confortés par leur bonne quatrième place en septembre sur le Défi Azimut, les deux skippers de Maître CoQ IV, qui ont beaucoup navigué depuis le début de l’année, ont fait le plein de confiance avant de mettre le cap sur Le Havre.

Depuis la Rolex Fastnet Race début août, dont ils ont pris la sixième place, Yannick Bestaven et Roland Jourdain n’ont pas chômé : à leur retour de Cowes, l’IMOCA Maître CoQ IV est d’abord repassé par la case chantier, comme l’explique son skipper Yannick Bestaven : « Nous avons effectué un chantier de révision chez Bilou (Roland Jourdain) à Concarneau en vue de la Transat Jacques Vabre, parce que nous avons beaucoup navigué depuis le début de l’année, entre une mise à l’eau dès le mois de janvier, le stage au Portugal et toutes les courses auxquelles j’ai participé, c’était nécessaire de tout vérifier. Et ce qui est très positif, c’est que nous n’avons eu aucune mauvaise surprise, c’est la preuve que Maître CoQ IV est bien fiabilisé. »

Une fois ce dernier remis à l’eau le jeudi 5 septembre, le duo a poursuivi sa préparation sur l’eau à Concarneau pendant une semaine, avant de mettre le cap sur Lorient pour participer du 18 au 22 septembre au Défi Azimut, ultime compétition avant la Transat Jacques Vabre. Maître CoQ IV, comme en début de saison sur la Bermudes 1000 Race en solo (deuxième place pour Yannick Bestaven), s’y est illustré en terminant quatrième (sur vingt participants) des trois épreuves au programme, les runs de vitesse, la course en double de 48 heures et le tour de Groix. « Nous sommes vraiment contents du résultat, d’autant que la concurrence était rude, avec notamment quelques nouveaux foilers, mais nous avons plutôt fait les bons choix, et avec Yannick, ça s’est très bien passé, nous avons la même façon de voir les choses à bord, ce qui rend le fonctionnement assez fluide », commente Roland Jourdain.

Yannick Bestaven confirme : « C’est un plaisir de naviguer avec Bilou, qui est à la fois très agréable quelles que soient les conditions et passionné, il met beaucoup de cœur dans ce qu’il fait et possède une grosse expérience, qui m’est précieuse. En plus, comme nous aimons tous les deux la compétition et que le bateau est bien fiabilisé, nous avons pu attaquer comme nous le voulions. A l’arrivée, c’est une belle quatrième place et c’est vraiment positif d’avoir pu se mesurer à une partie de la concurrence que nous retrouverons sur la Transat Jacques Vabre ».

Ce qui a encore été le cas début octobre, puisque le duo de Maître CoQ IV a été invité à participer à un stage d’entraînement avec le pôle Finistère course au large de Port-la-Forêt, une première pour Yannick Bestaven, qui a apprécié : « Ce qui est sympa, c’est que les skippers mettent tout en commun, ça tire forcément vers le haut et ça permet de gagner beaucoup de temps. Nous avons notamment effectué une sortie de 24 heures à cinq bateaux, pendant laquelle nous avons enchaîné un départ et un parcours au large dans toutes les configurations, à savoir du près vitesse, du reaching travers au vent, du portant dans 25-30 nœuds, et un retour au près. C’était très constructif et nous avons encore eu la confirmation que nous étions dans le match. »

Les deux hommes enchaînent depuis mardi 8 jusqu’au jeudi 10 octobre avec un ultime stage, toujours à Port-la-Forêt, l’occasion notamment de finir de valider les nouvelles voiles de portant reçues en septembre, avant de mettre le cap, la semaine prochaine, vers Le Havre, où le village de la Transat Jacques Vabre ouvrira ses portes le vendredi 18 octobre. « L’objectif après ce dernier stage sera de bien se reposer pour que les skippers et Maître CoQ IV arrivent en pleine forme au Havre. J’ai la chance d’avoir une très bonne équipe autour de moi pour préparer le bateau (Jean-Marie Dauris, Stan Delbarre, Ronan Le Goff et Antoine Conan), c’est un vrai confort. L’engouement autour du projet que je sens également chez mon partenaire Maître CoQ et chez l’ensemble des collaborateurs de la marque est aussi une véritable source d’énergie. C’est important dans ma préparation de me sentir soutenu et même porté »,apprécie Yannick Bestaven, pour lequel « tous les signaux sont au vert »à trois semaines du départ du grand rendez-vous de la saison.

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Miranda Merron (IMOCA) à l'assaut de sa cinquième Jacques Vabre : "Il nous tarde de larguer les amarres"

En avril dernier, Halvard Mabire et Miranda Merron ont délaissé leur Class40 pour basculer en IMOCA. Le duo de skippers de Campagne de France travaille depuis d’arrache pied pour remettre à niveau un monocoque lancé en 2006, suffisamment fiable et solide pour espérer boucler le Vendée Globe 2020. La Transat Jacques Vabre s’inscrit dans la montée en puissance de la prise en main expresse du voilier. 


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Credit : V.Curutchet/IMOCA

Cinquième participation à la Transat Jacques Vabre

« Halvard ne connait pas Salvador de Bahia » souligne Miranda Merron. « Une bonne raison d’y aller! » La skipper de Campagne de France a déjà gouté 4 fois à la transat au départ du Havre, dont une victoire en 1999 (Avec Emma Richards).

Un parcours très proche de celui qu’empruntera Miranda Merron à l’automne 2020 dans le cadre du Vendée Globe; il lui faut pour cela assurer sa qualification, en bouclant proprement cette Transat Jacques Vabre. « Après ces longues semaines de préparation en chantier, il nous tarde de larguer les amarres, et de renouer avec le large, et cette vie au rythme de l’océan qu’Halvard et moi connaissons bien, après 7 années passées à bourlinguer en Class40. Une course, c'est aussi un voyage au sens premier du terme, un voyage intérieur aussi, où la découverte de l'instant, de la nature et de soi-même est omniprésente.»

Bientôt le départ vers Le Havre

Campagne de France peaufine cette semaine sa préparation à Cherbourg, son port d’attache. Le convoyage vers le Havre est programmé pour le milieu de semaine prochaine. Tous les concurrents sont attendus pour vendredi 18 octobre dans le bassin Paul Vatine au Havre, avant le grand départ du dimanche 27.

Source : D van den Brink

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Yannick Bestaven et Roland Jourdain au départ de la Transat Jacques Vabre : "Tous les signaux sont au vert"

Yannick Bestaven et Roland Jourdain achèvent leur préparation sur l’eau pour la Transat Jacques Vabre par un ultime stage d’entraînement à Port-la-Forêt. Confortés par leur bonne quatrième place en septembre sur le Défi Azimut, les deux skippers de Maître CoQ IV, qui ont beaucoup navigué depuis le début de l’année, ont fait le plein de confiance avant de mettre le cap sur Le Havre.

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Crédit : Maitre Coq

Aucune mauvaise surprise

Depuis la Rolex Fastnet Race début août, dont ils ont pris la sixième place, Yannick Bestaven et Roland Jourdain n’ont pas chômé : à leur retour de Cowes, l’IMOCA Maître CoQ IV est d’abord repassé par la case chantier. Yannick Bestaven : « C’était nécessaire de tout vérifier. Et ce qui est très positif, c’est que nous n’avons eu aucune mauvaise surprise, c’est la preuve que Maître CoQ IV est bien fiabilisé. »

Dans le match

Après le Défi Azimut, le duo de Maître CoQ IV a été invité à participer à un stage d’entraînement avec le pôle Finistère course au large de Port-la-Forêt, une première pour Yannick Bestaven : « Ca tire forcément vers le haut et ça permet de gagner beaucoup de temps. Nous avons notamment effectué une sortie de 24 heures à cinq bateaux, pendant laquelle nous avons enchaîné un départ et un parcours au large dans toutes les configurations, à savoir du près vitesse, du reaching travers au vent, du portant dans 25-30 nœuds, et un retour au près. C’était très constructif et nous avons encore eu la confirmation que nous étions dans le match. »

« Tous les signaux sont au vert » à trois semaines du départ du grand rendez-vous de la saison.

Source : C Muller

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Miranda – Halvard, la transat sans filet!

Ce n’est qu’en avril dernier qu’Halvard Mabire et Miranda Merron ont franchi leur rubicon, en délaissant leur cher Class40, classe dont Halvard est toujours le Président, pour basculer dans un tout nouvel univers, celui de la Classe Imoca et par extension, de l’accès au Vendée Globe.

Le duo de skipper de Campagne de France, la marque des Maitres Laitiers du Cotentin, travaille depuis d’arrache pied pour remettre à niveau un monocoque lancé en 2006, certes pas le plus rapide d’une série en plein développement technologique, mais suffisamment fiable et solide pour espérer boucler un tour du monde en solitaire, sans assistance et sans escale. Miranda ambitions en effet ce Graal de la voile hauturière, ce Vendée Globe qui culmine haut dans les rêves de la plus Normande des navigatrices Britanniques. La Transat Jacques Vabre, au même titre que les deux courses déjà bouclées cet été par le monocoque Campagne de France, s’inscrit dans la montée en puissance de la prise en main expresse du voilier. La présence à ses côtés du “monument” Halvard, marin aux innombrables expériences et talents, va grandement faciliter le décodage du bateau.

Miranda pour une 5ème participation à la “Jacques Vabre”

« Halvard ne connait pas Salvador de Bahia » souligne Miranda. « Une bonne raison d’y aller! » Si la skipper de Campagne de France a déjà gouté 4 fois à la transat au départ du Havre, dont une victoire en 1999 (Avec Emma Richards), Halvard n’a connu que les éditions ralliant le port Normand à Itajai dans le sud du Brésil. Passer sous le phare de Barra dans la ville de Tous les Saints sera donc une première pour le navigateur Normand. Il faudra préalablement avaler et digérer 4 350 milles d’une navigation forte en contrastes météorologiques, avec ces beaux morceaux ce bravoure que constituent l’alizé portugais, le pot au noir, l’équateur, et ces toniques alizés de Sud Est dans l’hémisphère sud. Un parcours au demeurant très proche de celui qu’empruntera Miranda à l’automne 2020 dans le cadre du Vendée Globe; il lui faut pour cela assurer sa qualification, en bouclant proprement cette Transat Jacques Vabre. « On est toujours heureux de partir en Transat » précise-t’elle pourtant. « Après ces longues semaines de préparation en chantier, il nous tarde de larguer les amarres, et de renouer avec le large, et cette vie au rythme de l’océan qu’Halvard et moi connaissons bien, après 7 années passées à bourlinguer en Class40. Une course, c’est aussi un voyage au sens premier du terme, un voyage intérieur aussi, où la découverte de l’instant, de la nature et de soi-même est omniprésente.»

Campagne de France peaufine cette semaine sa préparation à Cherbourg, son port d’attache, aux bons soins constants d’Halvard et Miranda. Le convoyage vers le Havre est programmé pour le milieu de semaine prochaine. Tous les concurrents sont en effet attendus pour vendredi 18 octobre dans le bassin Paul Vatine au Havre, avant le grand départ du dimanche 27.

En bref :

14ème édition de la Transat Jacques Vabre Le Havre – Salvador de Bahia : 3 450 milles Départ : Dimanche 27 octobre 60 bateaux au départ : 30 Imoca : 18,28 m 27 Class 40 (12,19 m) 3 Multi 50 Temps record en 60 pieds IMOCA : Jean-Pierre Dick et Yann Eliès sur St Michel – Virbac en 13 jours 07 heures 36 minutes et 46s

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