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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Une 10e édition à la hauteur du défi transatlantique

Québec et Saint-Malo marqueront l’histoire de la voile en donnant un 10e départ à la plus ancienne course hauturière d’ouest en est, sans escale. Cette course prisée des marins et du grand public féru de voile s’annonce à la hauteur du défi transatlantique. Sur le plan sportif, une forte participation des classes Multi50, Class40, Open et Imoca, toutes à la fine pointe de la technologie, risquent de pulvériser tous les records sur le parcours mythique de 3000 milles nautiques.

Le 12 juillet 2020 à 13 h 30, les équipages prendront le départ entre Québec et Lévis pour surmonter les caprices du majestueux fleuve Saint-Laurent. Ils s’élanceront par la suite pour la grande traversée du bassin Atlantique pour alors se livrer à la dure bataille de la Manche, tout juste avant la première vague d’arrivée à Saint-Malo, prévue les 18 et 19 juillet 2020. Plus de 35 équipages seront rassemblés à Québec pour la transat 2020.

C’est en 1984, à l’occasion du 450e anniversaire du premier voyage de l’explorateur malouin Jacques Cartier, qu’a eu lieu la toute première Transat Québec Saint-Malo. Deux villes historiquement unies par la mer!

Bien plus qu’une course nautique, l’événement est l’occasion rêvée pour célébrer les affinités maritimes, culturelles et historiques entre le Nouveau Monde et l’Ancien Monde. Vingt jours de festivités sont annoncés, du 2 au 12 juillet à Québec et du 17 au 26 juillet à St-Malo. Au programme, gastronomie, théâtre, musique, science et arts numériques. Tous les détails de la programmation et de l’évolution des inscriptions seront dévoilés au cours des prochains mois via le transatquebecstmalo.com et sur les plateformes numériques.

«La Transat Québec Saint-Malo est toujours un événement fort couru à Québec et cette 10e présentation s’annonce particulièrement enlevante, a exprimé le maire de Québec, M. Régis Labeaume. Nous sommes fébriles à l’idée d’accueillir les meilleurs skippers au monde pour cette traversée spectaculaire qui met en valeur le magnifique fleuve Saint-Laurent.»

La Transat Québec Saint-Malo est un événement de Voile Internationale Québec, capitaine de l’événement depuis 1984.

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Pas de Tour de Belle Ile l'an prochain, prochaine édition le 8 mai 2021

Calendrier nautique chargé en 2020, conflit de date pour espérer accueillir les grands bateaux qui pour la plupart s’aligneront sur The Transat, dont notamment le trimaran Use It Again ! géré Romain Pilliard de l'organisation du TOUR DE BELLE-ILE. Afin d’assurer une 12ème édition du TOUR DE BELLE-ILE fidèle aux précédentes, les organisateurs ont décidé de reporter la prochaine édition au 8 mai 2021. 


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Credit : A.Dochler


« Pour les participants et pour nos partenaires, nous souhaitons que l’évènement conserve son ampleur et son statut de plus grande course en France. Le départ de The Transat aura lieu le 10 mai mais nécessite la présence des bateaux dès le 1er mai à Brest. 

Nous sommes une petite équipe et il apparaît difficile de concilier au mieux nos deux projets. Comme le TOUR DE BELLE-ILE, le projet Use It Again nous tient à cœur et nous tenons absolument à faire du TOUR DE BELLE-ILE un événement le plus éco-responsable possible. 

Il nous semble important de poursuivre notre dynamique dans l’économie circulaire avec Use It Again ! pour développer notre épreuve dans ce sens. À l’image de la course du Fastnet qui se joue tous les deux ans, nous espérons aussi créer l’envie chez nos participants et qu’ils soient encore plus nombreux sur la ligne de départ le 8 mai 2021 », explique Aurélie Pilliard, organisatrice du TOUR DE BELLE-ILE.

Source : TDBI

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Yann Eliès renonce au Vendée Globe 2020

Yann Eliès pourra se dire qu’il aura tout tenté pour être au départ du Vendée Globe 2020. Mais parfois, le principe de réalité vient bousculer les plus fortes déterminations. Il a fallu se rendre à l’évidence : le retard pris dans le montage du dossier ne permettra pas d’être prêt dans de bonnes conditions en novembre 2020.

Il a forcément de la frustration et une grosse déception de ne pas pouvoir défendre ses chances pour cette édition 2020 qui s’annonce exceptionnelle. Mais Yann Eliès sait mieux que quiconque ce que demande comme investissement et comme temps la construction et la mise au point d’un bateau neuf. « Quand nous nous sommes inscrits au 1er novembre, le coup était encore jouable. Mais il fallait que le dossier se débloque au plus vite pour pouvoir amorcer le chantier. On avait tablé sur un délai de huit mois, ce qui était déjà un petit exploit technique. Mais nous sommes dans la première semaine de décembre et la construction n’a pas démarré. Ce serait totalement déraisonnable de se lancer dans une telle aventure. »

Rebondir au plus vite

« On est dans une situation paradoxale. Les deux leaders du classement IMOCA des Globes Séries, Paul Meilhat et moi-même ne seront pas présents au départ du Vendée Globe. Il va falloir se mobiliser pour préparer au mieux l’édition 2024. »

D’ici là, Yann Eliès ne compte pas rester les bras croisés. Figaro, Class40, Multi50, IMOCA, toutes les options sont ouvertes pour les années à venir. Avec un objectif en tête : le Vendée Globe 2024. « Au vu de la manière dont se profile l’édition 2020, le timing idéal serait de pouvoir disposer d’un bateau neuf pour la prochaine Route du Rhum et d’avoir le temps de le faire évoluer. »

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Benjamin Schwartz : « Mon objectif : The Ocean Race avec 11th Hour Racing »

La remise des prix du championnat de France Elite de course au large a eu lieu samedi au Nautic, elle a récompensé le champion de France 2019, Benjamin Schwartz, qui disputait, à 33 ans, sa toute première saison en Figaro. Joint mardi dernier (puis vendredi matin par mail) au moment où il embarquait sur Spindrift 2 pour une tentative de Trophée Jules Verne avortée au bout de 24 heures, le Lyonnais est revenu sur son parcours et sur ses projets.

Comment es-tu arrivé dans la voile ? Viens-tu d’une famille de « voileux » ?
Non, pas du tout, je suis lyonnais et j’ai commencé à naviguer avec mon prof de judo, un mec fantastique qui nous emmenait faire du VTT, de la montagne, mais aussi du dériveur l’été sur les lacs et de l’habitable sur son bateau de croisière en Méditerranée. Tout ce que je fais maintenant, c’est lui qui me l’a transmis, il m’a donné la passion pour la voile et pour la compétition, et l’envie de me lancer là-dedans après mes études.

Qu’as-tu fait comme études ?
Je suis rentré en école d’ingénieur en agro-alimentaire, je n’ai fait qu’un an, j’ai ensuite fait une licence de géologie appliquée, et après, je me suis concentré sur la voile. J’ai commencé par régater en Méditerranée en IRC en 40 pieds puis sur des bateaux plus gros, jusqu’au Volvo 70 SFS de Lionel Péan, sur lequel j’ai été numéro 1. Ensuite, je suis parti sur Dongfeng.

Comment es-tu rentré chez Dongfeng ?
J’avais contacté Charles (Caudrelier) pour une place de navigant en moins de 30 ans, malheureusement, la règle avait changé pour la dernière édition, et j’étais juste trop « vieux » pour être admis en moins de 30. Charles m’a alors dit qu’il cherchait quelqu’un pour s’occuper de l’électronique, je n’étais pas sûr d’avoir toutes les compétences nécessaires, il m’a répondu qu’on allait essayer et ça a marché.

Pourquoi as-tu ensuite décidé de te lancer sur le circuit Figaro ?
C’est quelque chose qui me trottait dans la tête depuis un bon moment. Vers la fin de la campagne avec Dongfeng, Charles m’a vraiment poussé à franchir le pas en me disant que la meilleure voie pour progresser, c’était le Figaro, et qu’il n’y avait pas de raison que je ne réussisse pas, sachant que c’était plus « facile » d’arriver en Figaro 3 qu’en Figaro 2. Il m’a convaincu et j’ai déposé l’acompte pour acheter un bateau au mois de mai.

Comment as-tu fait pour financer ta saison ?
J’ai fait la Volvo ! Je rigole, mais c’est ça qui m’a permis de financer l’acompte pour l’achat du bateau. Après, malheureusement, ça a été compliqué de financer ma saison, parce que je n’ai pas trouvé de partenaire. J’avais décidé dès le début de m’associer à Action contre la Faim, parce que je voulais supporter leur cause, l’idée était qu’on trouve ensemble un partenaire, soit extérieur, soit parmi leurs mécènes, malheureusement, ça n’a pas fonctionné. Et à un moment donné, je me suis surtout concentré sur la navigation, je préférais passer du temps sur l’eau plutôt qu’au bureau à chercher des partenaires. Ça a été une année difficile, parce que financièrement, je termine tout juste de payer ma saison, mais je ne regrette absolument pas, parce qu’en termes sportifs, je me dis que je n’ai pas fait le mauvais choix.

Effectivement, tu termines premier bizuth et dans le Top 10 de la Solitaire puis champion de France pour ta première saison en Figaro, des résultats inespérés ?
Premier bizuth, c’était un objectif, après, quand tu regardais la liste des inscrits sur cette Solitaire, tu ne pouvais pas dire que tu voulais rentrer dans les dix, ce n’était clairement pas envisagé. Le titre de champion de France encore moins !

Quels ont été les ingrédients de ta réussite ?
Déjà, on est à peu près tous partis sur un pied d’égalité avec le nouveau bateau, qui a peut-être bousculé les habitudes des figaristes. Ce qui est sûr, c’est qu’à Lorient, on avait un bon groupe d’entraînement autour de Tanguy Leglatin, et au sein du Hub (by OC Sport), j’étais aussi bien entouré avec Fabien (Delahaye) et Charles, puis Yoyo (Yoann Richomme), tu apprends forcément beaucoup en les regardant faire. J’étais donc dans un très bon environnement pour réussir.

Christian Le Pape parlait dans nos colonnes de la « clémence » du jury de la Solitaire suite à la « redress » qu’il t’avait accordée après la collision dont tu avais été victime de la part d’Alain Gautier au départ de la deuxième étape, ce qui t’a fait réagir, tu estimes que c’est injustifié de sa part ?
Oui, c’est injustifié à double titre. D’abord parce qu’il est quand même un petit peu représentant de la Fédé, entraîneur dans une structure reconnue, et il se permet de commenter une décision d’un jury national complètement indépendant, je trouve ça « border line ». Ensuite, je ne suis pas le premier à avoir bénéficié d’une « redress » comme ça, à commencer par Bernard Stamm en 2010, exactement dans les mêmes conditions.

Après cette première saison réussie, tu as commencé par te présenter à la sélection Skipper Macif pour finalement te retirer, alors que tu faisais partie des finalistes, pourquoi quitter le circuit Figaro si vite ?
Je m’étais présenté parce que cette sélection m’aurait forcément donné une certaine aisance qui m’a manqué cette année. C’était aussi l’occasion de m’entraîner avec le groupe à Port-la-Forêt, ce qui m’aurait permis de combler mes lacunes, et, pourquoi pas, de travailler sur d’autres projets chez MerConcept. Donc sur le papier, c’était très bien, mais j’ai reçu une autre proposition la veille de la sélection qui m’a finalement fait pencher pour autre chose. C’est un pari que je fais, j’espère que ça va marcher, mais ce n’est pas pour autant que je quitte la classe Figaro et que je n’y reviendrais pas. La preuve : il y a de fortes chances que je sois au départ de la Transat AG2R, ce sera l’occasion de fermer mon premier chapitre en Figaro.

Avec qui feras-tu l’AG2R ?
Ce sera une sorte de « joint venture » avec un autre skipper, je ne peux pas trop en parler encore parce que ce n’est pas acté, et probablement sur mon bateau que je mettrai en location pour le reste de la saison ou que j’essaierai de le vendre sur la côte Est des Etats-Unis, après l’arrivée à Saint-Barth.

Le choix que tu as fait, c’est de rejoindre 11th Hour Racing ?
(Rires). Oui, je travaille avec eux. Jusqu’à présent, ils étaient focus sur l’objectif Transat Jacques Vabre avec Pascal (Bidégorry) et Charlie (Enright), donc c’était de l’accompagnement sur l’électronique et la performance. Après, l’objectif est d’intégrer le projet pour The Ocean Race.

Pourquoi The Ocean Race plutôt que le Figaro ?
Je pense que le planning est bon pour moi. C’est une course qui a lieu tous les trois ans, j’en ai fait une en tant que technicien, mais je n’ai pas encore été navigant, je me dis que j’ai le bon âge pour la faire, une opportunité se présente, à moi d’essayer de la transformer. Même si je ne suis pas sûr du bien-fondé du choix de The Ocean Race de basculer en Imoca, les progrès qui sont faits actuellement sont passionnants, il y a énormément de développements, c’est une chance d’être impliqué dedans avec 11th Hour, les bateaux sont extraordinaires.

A plus long terme, as-tu d’autres envies ?
Quand tu as fait une Solitaire, tu as envie d’y revenir pour faire mieux, voire la gagner, c’est quelque chose que je vais garder dans un coin de la tête. Ensuite, ce que je fais avec Spindrift, chasser les records sur des bateaux comme ça, fait partie des choses qui me font rêver, c’est passionnant.

Cette nouvelle tentative s’est interrompue au bout de 24 heures ? Pourquoi et quel est le sentiment à bord ?
On a eu des décrochages de safrans de flotteurs, entraînant une perte de contrôle du trimaran lorsque que l’on navigue à haute vitesse. Et cela de manière récurrente. C’est allé très loin hier (jeudi) : alors qu’on naviguait à 40 noeuds, sur une légère abattée, le bateau est parti et il a fallu deux personnes pour retenir la barre et éviter l’empannage, occasionnant par la même une forte détérioration du système de transmission. C’est une douloureuse déception, toute l’écurie a été sur le front en octobre et novembre pour résoudre le problème. On a alterné navs de test, durant lesquelles on a vraiment poussé le bateau, et périodes de modifications en atelier, jusqu’à avoir un bateau que l’on pensait fiable pour faire un tour du monde.

Photo : AFP Services/William Alix-Nautic 2019

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The Ocean Race annonce son retour à Auckland

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The Ocean Race se rendra à Auckland, en Nouvelle-Zélande, lors de l’édition 2021-22 de la course en équipage autour du monde. Tandis que The Ocean Race approche de son cinquantième anniversaire, l’évènement retournera en Nouvelle-Zélande pour la douzième fois. Chacun des stopovers – sauf 1 – ont eu lieu à Auckland, la Cité des Voiles.

Regardez la vidéo

« C’est un réel plaisir pour moi de confirmer que The Ocean Race sera de retour à Auckland en 2021-22, » a déclaré Richard Brisius, le Président de The Ocean Race.

« Nous considérons Auckland comme le berceau spirituel de la course, avec un héritage construit sur des légendes telles que les iconiques marins néozélandais et vainqueurs de la course Sir Peter Blake et Grant Dalton. À présent une nouvelle jeune génération arrive, avec Peter Burling, Blair Tuke et Bianca Cook. »

« A chaque fois que nous venons ici, nous voyons les fans kiwis qui célèbrent avec passion les incroyables efforts qu’entreprennent les meilleurs marins de la planète pour concrétiser leurs rêves dans The Ocean Race. Les équipages apprécient l’accueil chaleureux et l’hospitalité qu’ils reçoivent ici, avant de repartir vers l’un des plus gros challenges de la course au large – le Grand Sud. »

Le stopover d’Auckland a lieu avant l’une des plus difficiles étapes de la course, puisqu’au sortir des eaux protégées du Golfe d’Hauraki, la flotte s’attaquera au Grand Sud, se faufilant entre l’Antarctique et l’Amérique du Sud, avant d’enrouler le Cap Horn.

Les marins néozélandais ont longtemps écrit les histoires de leurs carrières à cet endroit reculé du globe, et il ne sera pas question de changer la donne. Bianca Cook, qui naviguait à bord de Turn the Tide on Plastic lors de la dernière édition de The Ocean Race est à la tête d’une campagne dans la catégorie VO65, pour 2021-22.

L’édition 2021-22 de The Ocean Race verra deux classes de bateaux y participer – les innovants IMOCA à foils, aux côtés des monotypes VO65, qui nous ont offert une course aussi serrée que fascinante la dernière fois.

« C’est fabuleux d’avoir la confirmation que The Ocean Race est de retour à Auckland, » s’est réjouit Bianca Cook. « C’est une excellente nouvelle pour notre campagne d’avoir la certitude que nous serons à ‘domicile’ lors d’un stopover pendant la course. »

Bianca Cook a acheté le VO65 sur lequel elle participait en 2017-18. Il est désormais en Nouvelle-Zélande, où il est remis à niveau pour sa toute nouvelle équipe, qui s’élancera autour du monde en 2021-22.

« Les derniers mois ont été passionnants et notre campagne est réellement en train de prendre forme, » a-t-elle ajouté. « Avec la confirmation que la course sera de retour à Auckland, tout joue en notre faveur. Nous travaillons pour mettre le bateau à l’eau afin de commencer à nous entraîner autour de la Nouvelle-Zélande rapidement. »

Les légendes néozélandaises florissantes Peter Burling et Blair Tuke ont participé à la dernière édition de la course sur deux bateaux différents. Fraîchement rentrée des Bermudes après une victoire de la Coupe de l’América à bord d’Emirates Team New Zealand, la paire est devenue rivale pour la première fois, chacun d’eux pouvant devenir le premier marin de l’histoire à remporter les Jeux Olympiques, la Coupe de l’América, et The Ocean Race. Mais ils ont dû se contenter d’un podium avec leurs équipes respectives, laissant la page The Ocean Race inachevée.

À présent en train de jongler entre leurs engagements renouvelés sur la Coupe de l’América et une campagne en 49er sur laquelle ils défendront leur médaille d’Or au JO de Tokyo, Peter Burling et Blair Tuke ont exprimé leur enthousiasme au sujet d’une nouvelle venue de The Ocean Race à Auckland.

« Pour Blair et moi-même, prendre part à la dernière édition de The Ocean Race a été une expérience qui a changé notre vie, » a affirmé Peter Burling.

« Naviguer au large a fait de nous de meilleurs marins et nous a permis d’expérimenter la nature d’une nouvelle manière. Notre temps passé dans le Grand Sud a été l’un des éléments qui nous a inspiré pour créer notre nouvelle fondation, Live Ocean, qui est dédiée à la protection et à la restauration de nos Océans. Comme nous le savons, c’est quelque chose que The Ocean Race soutient fermement aussi. »

« C’est génial d’entendre que The Ocean Race sera de retour à Auckland pour la prochaine édition, à la suite de la Coupe de l’América. Bien que la Coupe et les Jeux Olympiques soient notre priorité immédiate, autant Blair que moi aimerions être impliqués dans la course une nouvelle fois. »

Le stopover de The Ocean Race 2021-22 sera situé le long du Viaduct Basin. La localisation exacte et les infrastructures seront à définir, faisant suite à la Coupe de l’América en 2021.

Phil Goff, le maire d’Auckland a chaleureusement accueilli l’annonce.

« Auckland est une destination de classe mondiale pour la voile, et la ville prend vie à chaque fois que les bateaux nous rendent visite, » a-t-il déclaré. « Et avoir Bianca Cook qui confirme sa participation en tant que première femme skipper dans cette course est un bonus supplémentaire. »

« L’investissement de la municipalité d’Auckland au travers d’Auckland Tourism, Events and Economic Development (ATEED) nous aide à mettre en lumière la capacité de notre région à accueillir des événements de cette ampleur. La dernière fois, lors du stopover, presque 500 000 personnes ont visité le village de course. Cela crée un immense sentiment de dynamisme. »

« Les 6 milliards de dollars investis par le gouvernement local et central dans la transformation du centre ville d’Auckland, et la construction d’un nouveau secteur riverain le long des quais pour la 36e Coupe de l’América créera un héritage durable pour Auckland et nous aidera à tenir notre rôle de ville internationale pour la Nouvelle-Zélande. »

« Cette visite conclura une année incroyable d’événements internationaux pour Auckland, » concluait Phil Goff.

Le ministre du Développement Économique Phil Twyford a affirmé que le gouvernement est fier de supporter l’édition 2021-22 de The Ocean Race, tenant compte de la longue histoire qui lie la Nouvelle-Zélande à la course.

« Le stopover offre une formidable opportunité de rassembler le public néozélandais le long du front de mer à Auckland pour supporter la course, dans une zone développée pour la 36e Coupe de l’América. Nous sommes également très heureux qu’une équipe néozélandaise soit skippée par une femme, puisqu’augmenter le nombre de participantes aux sports et aux loisirs actifs est une priorité pour nous. »

The Ocean Race est prévue pour partir de son port d’attache d’Alicante (Espagne) au dernier trimestre 2021 et se terminer à Gênes (Italie) en juin 2022. Auckland (Nouvelle-Zélande) rejoint Le Cap (Afrique du Sud) ; Itajaì (Brésil), Aarhus (Danemark), et La Haye (Pays-Bas) en tant que ville étape confirmée, aux côtés du Cap-Vert, qui sera le premier stopover en Afrique de l’Ouest de l’histoire de la course.

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Tour de Belle-île reporté au 8 mai 2021

Tour de Belle-île reporté au 8 mai 2021

La 12ème édition du TOUR DE BELLE-ILE est reportée au 8 mai 2021 en raison de The Transat. « Pour les participants et pour nos partenaires, nous souhaitons que l’évènement conserve son ampleur et son statut de plus grande course en France. Le départ de The Transat aura lieu le 10 mai mais nécessite la présence des bateaux dès le 1er mai à Brest. Nous sommes une petite équipe et cette année, il apparaît difficile de concilier au mieux nos deux projets. Comme le TOUR DE BELLE-ILE, le projet Use It Again ! nous tient à cœur et nous tenons absolument à faire du TOUR DE BELLE-ILE un événement le plus éco-responsable possible. Il nous semble important de poursuivre notre dynamique dans l’économie circulaire avec Use It Again ! pour développer notre épreuve dans ce sens. À l’image de la course du Fastnet qui se joue tous les deux ans, nous espérons aussi créer l’envie chez nos participants et qu’ils soient encore plus nombreux sur la ligne de départ le 8 mai 2021 », explique Aurélie Pilliard, organisatrice du TOUR DE BELLE-ILE.

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The Transat CIC au départ de Brest

The Transat CIC au départ de Brest

Pour cette édition 2020 la course partira de Brest pour arriver à Charleston. En tout, 3 100 milles en solitaire au printemps en Atlantique Nord, face aux courants et vents dominants. Le départ de la 2e plus grande transatlantique multi-classes du monde– après la Route du Rhum – Destination Guadeloupe – est prévu le dimanche 10 mai 2020.

Fin novembre, l’avis de course a été dévoilé, ouvrant donc officiellement les inscriptions. Class40, IMOCA, Multi50 et Ultimes sont invités à y participer. L’engouement est déjà fort puisque ce sera l’une des dernières possibilités pour les participants au Vendée Globe de se retrouver seul face aux éléments avec leur bateau. PRB, Arkea Paprec, Initiatives cœur, Banque Populaire et Maître Coq en sont les premiers préinscrits. Mais on devrait aussi voir le nouvel imoca d’Armel Tripon et le DMG Mori.
Le parcours des Ultimes devrait être rallongé pour permettre une arrivée commune avec les autres classes.

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Med Sea Race, nouvelle épreuve de course au large en Méditerranée en Figaro 3

Med Sea Race, nouvelle épreuve de course au large en Méditerranée en Figaro 3

La Med Sea Race a été lancée officiellement ce lundi 9 décembre au salon Nautic de Paris, par les agences Tacksoon (Séverine de la Tour et Pauline Lecoeur) et Marsail (Amandine Deslandes, Christopher Pratt et Dimitri Deruelle). Ces professionnels du bassin méditerranéen en ont profité pour annoncer leur association dans une structure commune pour la gestion de leurs activités événementielles nautiques et sportives.

La Med Sea Race est une nouvelle épreuve de course au large en Méditerranée.
La Med Sea Race est une régate en Figaro Bénéteau 3 en double et par étapes.
Validée par la classe Figaro Bénéteau, elle est en cours d’inscription au Championnat de France Elite de Course au Large (CFECL) avec un coefficient 4. Elle sera la seule course en double de leur calendrier 2021 et elle aura lieu entre la mi-mai et la mi-juin sur une période de 15 jours.

Une articulation au service des coureurs est en discussion avec les organisateurs de la Sardinha Cup afin d’optimiser au mieux l’arrivée des bateaux en Méditerranée avec à l’étude un éventuel tour de la péninsule ibérique à la voile.
La course fera étape à Marseille, ville hôte des épreuves de voile olympique en 2024. Pour la première fois de son histoire, le CIO a en effet inscrit une épreuve de course au large aux Jeux Olympiques.
Dans un contexte particulièrement favorable à la Région Sud, la Med Sea Race va renforcer le dynamisme économique autour du nautisme et participera au rayonnement du territoire à l’échelle nationale et internationale.

Tacksoon et Marsail avancent en coordination avec la Fédération Française de Voile pour proposer en parallèle de la Med Sea Race une épreuve offshore mixte selon le format olympique (double mixte).
Guillaume Rottee, directeur technique du CEM, s’est dit honoré par la proposition de prendre la direction de course de cette nouvelle compétition.
Julian Rodriguez, directeur marketing et communication de la Provence a confirmé ce matin son soutien au projet en devenant un des partenaires majeurs de la Med Sea Race.
727 Sailbags, en la qualité de Matthieu Bimbenet, a accueilli cette présentation avec enthousiasme, et réitéré également son engagement.

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Photo-finish pour des SSL Finals à rebondissements.

Après un Quart de Finale et une Demi-Finale disputés dans une brise légère, un vent plus soutenu s’est invité en baie de Montagu pour offrir aux quatre équipages finalistes des conditions parfaites pour se disputer la victoire sur cette 7e édition des SSL Finals.

Si les deux premières manches du jour voyaient la victoire d’un cavalier seul, la Finale a tenu toutes ses promesses et tenu en haleine concurrents et spectateurs alors que le podium s’est joué d’un souffle.

Qualifiés directement pour la Finale, le Polonais Champion du Monde de Star Mateusz Kusznierewicz et son équipier brésilien Bruno Prada ne prenaient pas la bonne option au départ et se voyaient relégués à la dernière place à la bouée au vent. Bouée qu’enroulaient en tête Eivind Melleby et Josh Revkin, suivis par les Français Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot et par Iain Percy et Anders Ekström. Le trio de tête tombait dans un trou de vent sur le premier portant, permettant à Kusznierewicz-Prada de revenir dans leurs tableaux arrière. À la porte sous le vent, c’est un tout nouveau départ qui s’est opéré alors que les concurrents enroulaient presque ensemble les bouées.

À ce stade de la course il était bien difficile de dire qui aller franchir la ligne d’arrivée en tête. La gauche du plan d’eau a finalement était plus payante et c’est la paire Percy-Ekström qui enroule en tête la dernière bouée au vent, juste devant Rohart-Ponsot et Melleby-Revkin. Le portant était une fois de plus à couper le souffle, ou à le retenir tout dépend de son point de vue. Percy et Rohart empannaient rapidement, laissant Melleby filer sur la gauche du plan d’eau. Un côté plus favorable et c’est donc trois étraves alignées qui se sont présentées sur la ligne d’arrivée. Difficile de savoir qui des trois équipages s’octroyait la victoire finale. Il a fallu attendre que le Comité de Course confirme la victoire de la légende Iain Percy et son équipier suédois Anders Ekström dans cette 7e édition des SSL Finals.

« C’était plus serré que nous l’espérions, » jubile Percy. « Il y avait trois bateaux en moins d’un mètre. Cela résume parfaitement les SSL Finals ! »

Ekström, lui-même Champion du Monde de Star en 2004 et Médaillé de Bronze avec Freddy Lööf, rajoute : « Je suis surpris, mais Iain est un très bon régatier. Je pensais que nous allions faire un bon résultat, mais je ne l’avais pas imaginé si bon ! Nous sommes super heureux. »

Bon perdant, surtout avec un tel écart, Xavier Rohart raconte : « Tout s’est joué sur le pumping. Un coup c’était Iain devant, un coup nous, puis Iain, puis nous et finalement Iain ! »

Quarts et Demi-Finales

La météo a été capricieuse en ce début de journée avec une brise aux abonnés-absents qui a obligé le Comité de Course à retarder le départ des Quarts de Finale. Finalement un vent de NE s’est mis à souffler aux alentours de 6 nds, ce qui a permis de mettre en place le parcours.

Les Quarts de Finale se sont disputés à huit. Le départ a été gagné par Rohart-Ponsot mais rapidement c’est le duo germano-britannique Scot Lorenzo Chiavarini et Kilian Weise qui prennent l’avantage pour ne plus le lâcher jusqu’à l’arrivée. Eivind Melleby et Josh Revkin sont 2e, suivis par les Français à la 3e place.
Malgré une pénalité à la porte sous le vent pour un contact sur Oskari Muhonen et Vitalii Kushnir, Percy-Ekström réussissent un près d’anthologie qui les propulse à la 4e place de la manche.

La bataille pour la 5e place valait le déplacement. Ils étaient trois équipages à tenter de gagner le ticket pour la Demi-Finale : les Brésiliens Henrique Haddad et Henry Boening, les Américains Paul Cayard et Phil Trinter et la paire finlando-ukrainienne Oskari Muhonen et Vitalii Kushnir. Le match dans le match a finalement était remporté d’une étrave par Haddad-Boening, qui confirment ainsi une excellente semaine. Une ‘victoire’ fêtée par les bateaux spectateurs venus regarder les Finals.

Les cinq qualifiés retrouvaient alors en Demi-Finale le duo germano-Italien Diego Negri et Frithjof Kleen, second des Qualifications. Le départ n’a pas été favorable aux Brésiliens qui ont été poussés hors de la ligne. Le temps de la refranchir correctement, les autres équipages avaient déjà plusieurs longueurs d’avance qu’Haddad n’a jamais réussi à récupérer. Devant Rohart-Ponsot prenaient la bonne option et creusaient, irrémédiablement, l’écart. Derrière la bataille des deux tickets restants pour la Finale se jouait entre Chiavarini-Weise, Melleby-Revkin et Percy-Ekström. Alors que la pression montait d’un cran, les équipages plus expérimentés étaient à même de la contenir. Et ce sont finalement Melleby-Revkin et Percy-Ekström qui complètent le podium de cette Demi-Finale, un podium qualifié pour la Finale. Negri-Kleen s’inclinaient finalement, ne faisant qu’une courte apparition sur cette journée des Finales.

Au sujet de cette 7e édition des SSL Finals, Xavier Rohart, le Président de la Star Sailors League, conclut : « Cette semaine s’est très bien déroulée. Aujourd’hui le concept a prouvé que la compétition reste ouverte pour n’importe quel régatier, quelle que soit sa spécialité. Ici est couronné le meilleur régatier au monde. Iain et Anders l’ont démontré aujourd’hui. »

TOP10

1 Iain Percy GBR Anders Ekström SWE
2 Xavier Rohart FRA Pierre-Alexis Ponsot FRA
3 Eivind Melleby NOR Josh Revkin USA
4 Mateusz Kusznierewicz POL Bruno Prada BRA
5 Lorenzo Chiavarini GBR Kilian Weise GER
6 Diego Negri ITA Frithjof Kleen GER
7 Henrique Haddad BRA Henry Boening BRA
8 Oskari Muhonen FIN Vitalii Kushnir UKR
9 Paul Cayard USA Phil Trinter USA
10 Eric Doyle USA Payson Infelise USA

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Camille Lecointre et Aloïse Retornaz élues « Marin de l’Année 2019 »

Ce samedi 7 décembre, l’équipage féminin de voile olympique (dériveur double 470) Camille Lecointre et Aloïse Retornaz, a été élu « Marin de l’Année 2019 » pour son année exceptionnelle : victoire sur le Test Event Olympique, 3ème du championnat du Monde et 1ère du championnat d’Europe. Le « Marin de l’Année » a été désigné par un jury d’experts, présidé par Catherine Chabaud, ainsi que le vote du public.
Le Trophée de l’espoir de l’année 2019 a été remis à Fabien Pianazza, champion du monde junior en RS :X (planche à voile).

Camille Lecointre et Aloïse Retornaz, en forme olympique !

Cette année encore, le titre de Marin de l’Année a été remis à de grandes championnes : les Brestoises Camille Lecointre et Aloïse Rétronaz. Camille a participé à ses premiers Jeux Olympiques à Londres en 2012 où elle avait fini 4ème. En 2016, elle remporte la médaille de bronze à Rio avec sa coéquipière de l’époque Hélène Defrance. Suite à une pause pour donner naissance à son premier enfant, Gabriel en 2017, Camille s’associe à Aloïse pour une nouvelle olympiade. Dès 2018 le duo se fait remarquer sur les compétitions mondiales. Depuis deux ans les jeunes françaises suivent une ascension parfaite. Championnes d’Europe et médaillées de bronze du mondial à Enoshima cet été, elles remportent le Test Event quelques semaines plus tard. Le duo est d’ores et déjà qualifié pour les Jeux Olympiques et n’a désormais qu’une seule idée en tête : remporter l’or à Tokyo en 2020.

Catherine Chabaud, présidente du jury, initiatrice de l’appel pour l’Océan bien commun de l’Humanité, navigatrice et Député européen :

« Choisir un Marin de l’Année est un exercice très difficile parce que la voile évolue aujourd’hui sur de nombreux supports avec des marins très complets. La récompense offerte à Camille et Aloïse me semble absolument justifiée, parce que je me rends compte, moi qui suis une femme du large, qu’aujourd’hui le niveau de performance est très exigent et engageant pour ces athlètes de voile légère. Finalement même si on a aussi hésité avec de très bons marins du large, je suis ravie que ce soit un duo de femmes. Le double est une discipline magique, chargé de valeurs humaines fortes. Camille et Aloïse rayonnent et ont beaucoup à nous apprendre sur l’engagement. Je suis très honorée d’avoir présidé ce jury aux côté de Nicolas Hénard qui fait un travail formidable pour la voile.»

Camille Lecointre, Marin de l’année 2019 :

« C’est un truc de dingue. Car c’est toujours difficile d’expliquer ce qu’on vit sur nos bateaux, les dériveurs, et d’être là avec des grands marins, c’est super. Ca nous encourage, on a le regard tourné vers Tokyo. Les résultats de cet été nous ont donné confiance et c’est sûr qu’on se sent capable de ramener l’or olympique. »

Aloïse Retornaz, Marin de l’Année 2019 :

« C’est une grande reconnaissance, et un coup de projecteur sur notre discipline qui n’est pas trop médiatisée. Ce prix donne envie d’aller chercher l’or à Tokyo. Il y a des gens qui croient en nous et ça nous motive encore plus pour aller défendre les couleurs de la France aux Jeux. »

Gildas Philippe, entraîneur de Camille et Aloïse :

« Bravo à elles. C’est une équipe d’enfer et elles ont commencé assez tardivement à naviguer ensemble. Ce n’est pas toujours facile, car on est sur un fil mais elles sont sur la bonne voie, on y croit ! »

Nicolas Hénard, président de la Fédération Française de Voile :

« Comme chaque année je suis spectateur de ce jury et je constate que c’est toujours aussi compliqué de choisir un Marin de l’Année car en France nous avons d’excellents marins, que ce soit en course au large, en voile légère, des Ultimes jusqu’au Kiteboard… Nous avions huit magnifiques athlètes en compétition et c’est notre équipage féminin de 470 qui a été retenu. Je suis très content pour elles et cela présage de très bonnes choses pour les Jeux Olympiques au Japon cet été. C’est génial pour elles, pour la voile olympique et toute la voile dans son ensemble ! »

Le Trophée de l’Espoir de l’Année a été remis à Fabien Pianazza, champion du monde junior en RS :X.

Lors de cette même cérémonie la Fédération Française de Voile a également remis le Trophée du Meilleur Espoir 2019. Cette année, ce Prix a été remis Fabien Pianazza qui, a seulement 18 ans, a remporté cette année le championnat du Monde de Windsurf Jeune, le championnat d’Europe et championnat de France espoir 2019.
A cinq ans de l’organisation des épreuves de voile à Marseille pour les Jeux Olympiques de 2024, cette nouvelle génération d’athlètes porte déjà haut les couleurs de la voile olympique de demain.

Trophées Performances : Par ailleurs, pour leurs belles performances dans l’année, la Fédération Française de Voile a souhaité souligner les résultats de :

Ian Lipinski et Adrien Hardy : Vainqueurs de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre en Class40 Gilles Lamiré et Antoine Carpentier : Vainqueurs de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre en Multi50 François Jambou : Vainqueur de la Mini Transat la Boulangère Yoann Richomme : Vainqueur de la Solitaire Urgo Le Figaro Nicolas Goyard : Champion du Monde Windfoil Team Beijaflore : Vainqueur du Tour Voile Robin Follin et son équipage : Champions du monde SB20

Le coup de cœur 2019 est attribué à la Normande Pauline Courtois et son équipage qui s’impose sur le circuit de Match Racing. Actuellement numéro 1 mondial de match racing féminin, elle remporte cette année le championnat d’Europe, se place 3e du championnat du monde, et remporte la coupe du monde de wim series. Ces résultats révèlent le très haut niveau du Match Racing français.

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Delapierre et Audinet qualifient le Nacra pour les Jeux Olympiques

Cette semaine, les meilleurs équipages mondiaux de 49er (dériveur double haute performance masculin et féminin) et Nacra (catamaran mixte à foil) se sont affrontés dans la baie d’Auckland lors des championnats du monde 2019. Le jeune duo de Nacra Quentin Delapierre et Manon Audinet qualifie la France pour les Jeux Olympiques. En 49er, Lucas Rual et Emile Amoros signent une belle semaine en terminant 7ème.
Désormais 8 des 10 séries olympiques sont qualifiées pour les Jeux, avec encore 2 possibilités d’aller chercher les sélections ces prochains mois pour les 49er féminin et le Finn.

En Nacra 17, Quentin Delapierre et Manon Audinet terminent 10ème de ce mondial, qualifiant ainsi la France pour les Jeux Olympiques. Les quadruples champions du monde Billy Besson et Marie Riou se contentent de la 15èmeplace. Si la France a officiellement gagné sa place pour concourir en Nacra aux Jeux, le comité de sélection dévoilera dans un second temps l’équipage qui participera à l’épreuve Olympique.

Côté 49er, comme prévu, le niveau mondial s’est révélé extrêmement élevé et seul l’équipage Baulois composé d’Emile Amoros et de Lucas Rual passe en phase finale et termine 7ème à l’issue d’une semaine intense. La déception en revanche vient des équipages féminins en 49er FX qui manquent de justesse la qualification pour les Jeux Olympiques.

Guillaume Chiellino, directeur de l’Equipe de France :

« La bonne nouvelle pour la France c’est la sélection du Nacra pour les Jeux Olympiques. C’est génial d’avoir le ticket pour les Jeux. En 49er Lucas et Emile ont fait de très belles performances cette semaine avec 4 victoires au total et montrent ici qu’ils sont présents pour les grands rendez-vous. Il nous reste cependant du travail pour monter sur les podiums et nous allons continuer à travailler d’arrache-pied pour cela. Ce mondial s’est déroulé dans des conditions de navigation particulièrement bonnes, l’organisation Néo-Zélandaise était franchement exceptionnelle avec beaucoup de spectateurs et une vraie mise à l’honneur de notre sport.»

A ce jours, 8 séries sur 10 sont qualifiées pour les Jeux : RS:X Féminin, RS :X Masculin, 470 Féminin, 470 Masculin, Laser, 49er, Radial et désormais Nacra.
Le Finn et le 49er FX devront décrocher leur sélection dans les prochains mois.

Résultats de l’équipe de France engagée :

49er (dériveur double haute performance)

Lucas RUAL (APCC) et Emile AMOROS (CN Pornic) – 7
Noé DELPECH (YCPR Marseille ) et Mathieu FREI (SRC) – 27

49er FX (dériveur double haute performance)

Lili SEBESI (SN Marseille) et Albane DUBOIS (GGVLS) – 19

Nacra 17 (mixte catamaran à foil)

Quentin DELAPIERRE (E V Cataschool) et Manon AUDINET (St Georges Voiles) – 10
Billy BESSON (YC La Grande Motte) et Marie RIOU (VP 29) – 15

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Un acte II dans des conditions exceptionnelles

En cette dernière journée de l’Acte II des Monaco Sportsboat Winter Series, les conditions météo étaient idéales permettant de mener jusqu’à 4 manches, avec un vent de force 4, sous un soleil bien présent et une mer plate. La petite cinquantaine de monotypes réparties en J/70 et Melges 20 a ainsi pu s’affronter dans la baie de Monaco.

J/70 – L’Italie remporte le trophée de l’Acte II

La victoire en J/70 revient au bateau italien Alice mené par Federico Leproux, suivi de près par le local et sociétaire du Y.C.M Junda- Banca del Sempione, de Ludovico Fassitelli barré pour l’occasion par le brésilien Mario Sorensen qui conserve la même place qu’au premier Acte des MSWS. Enfin, malgré les deux victoires de manche de l’embarcation chypriote Amaiz, skippé par Sergei Dobrovolskii celui-ci n’a pas pu prétendre à la première place, faute de régularité malgré deux victoires et finit 3e sur le podium.

Le bateau Brutus du Yacht Club Royal Southern, barré par Charles Thompson, vainqueur de l’Acte I a bien démarré la course en remportant la première manche de l’Acte II, toutefois l’équipage n’a pas su garder le cap de la victoire et termine 4e du classement général mais obtient la 1e place en corinthien.

Pour cet Acte II, les pays du nord de l’Europe : Danemark, Finlande, Irlande ou encore Suède sont arrivés en force et ont contribué à monter d’un cran le niveau de cette rencontre.

Melges 20 – Une première régate aux résultats très homogènes

Cette série à l’origine des Monaco Sportsboat Winter Series qui avait été lancée sous l’impulsion de Valentin Zavadnikov en 2013, a réuni ce week-end 8 embarcations pour se disputer la coupe.

Le bon niveau des équipages s’est confirmé à travers les résultats très homogènes obtenus, moins de 10 points séparent le premier coureur du dernier, ce qui élève davantage le mérite du grand gagnant : le monotype Victor (Russe) mené par Alexender Navoselov. Ce dernier est arrivé 1e devant Alex Team, de Alexender Mikhaylik malgré l’égalité de points dans leurs résultats, Victor s’est démarqué par ses performances (deux fois vainqueur de manche).

Ce nouveau week-end de compétition a su prouver la qualité et le niveau des coureurs venus des quatre coins du monde pour s’affronter et bénéficier des conditions hivernales avantageuses qu’offrent la baie de Monaco. Après une courte trêve des confiseurs, place à l’Acte III des Monaco Sportsboat Winter Series qui aura lieu l’an prochain du 16 au 19 janvier 2020.

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Le trimaran de Romain Pilliard au chaud pour l'hiver, objectif The Transat en 2020 - Images

Franck Cammas et Charles Caudrelier vainqueurs de Brest Atlantiques, "Une grande satisfaction, un bonheur énorme"

Vainqueurs de « Brest Atlantiques » après un peu moins de 29 jours de mer , Franck Cammas et Charles Caudrelier, accompagnés du media man ...

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Les TOP et FLOP de la semaine ... #47

Franck Cammas et Charles Caudrelier vainqueurs de Brest Atlantiques, "Une grande satisfaction, un bonheur énorme"

Vainqueurs de « Brest Atlantiques » après un peu moins de 29 jours de mer , Franck Cammas et Charles Caudrelier, accompagnés du media man ...

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La Drheam Cup quittera Cherbourg en juillet 2020, cap sur La Trinité sur Mer

Après deux éditions couronnées de succès, LA DRHEAM-CUP franchira un palier supplémentaire en 2020, puisqu’elle célébrera le premier Open de France de Course au Large, concrétisant davantage la volonté de l’organisateur d’en faire une épreuve ouverte à tous. Dans cette optique, un troisième parcours, la DRHEAM-CUP 1100, sera proposé aux trimarans Ultimes.


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Crédit : E Allaire

Troisième édition de la Drheam Cup

Créée en 2016, la course fêtera en 2020 sa troisième édition, LA DRHEAM-CUP CHERBOURG-LA TRINITÉ, sur un parcours inversé par rapport au cru 2018, à savoir un départ de Cherbourg-en-Cotentin et une arrivée à La Trinité-sur-Mer (18-27 juillet). Cette troisième édition sera marquée par une innovation majeure, puisqu’elle célèbrera le premier Open de France de course au large.

« Depuis sa création, la DRHEAM-CUP se revendique comme une grande Course au Large « OPEN » ouverte à tous les bateaux, des Mini 6.50 aux grands multicoques, à tous les formats, solitaire, double et équipage, et à tous les publics, amateurs et professionnels. Ce principe fondateur auquel je suis très attaché, est renforcé par cette labellisation OPEN DE FRANCE de COURSE AU LARGE. », explique Jacques Civilise, créateur et organisateur de l’épreuve.

A ce titre, l’organisateur, en plus de récompenser les vainqueurs par classe, remettra quatre trophées spéciaux : au premier monocoque et au premier multicoque de la Drheam Cup 700 (parcours de 740 milles), au premier bateau de la Drheam Cup 400 (parcours de 430 milles) et au premier multicoque de la Drheam Cup 1100. Un nouveau parcours de 1100 milles, également très technique, avec passages par Wolf Rock, l’île de Man et le Fastnet, sera proposé aux trimarans Ultimes.

Un nouveau directeur de course 

Sylvie Viant indisponible l’été prochain, c’est Hervé Gautier qui officiera en tant que directeur de course de la DRHEAM-CUP CHERBOURG-LA TRINITÉ : « C’est avec un grand plaisir que j’ai accepté la proposition de Jacques Civilise de succéder à Sylvie Viant. D’abord parce que, professionnellement, c’est une progression pour moi de m’occuper d’une course de cette envergure. 

Ensuite, parce que, en tant que marin, j’aime beaucoup le format. C’est à la fois un sprint et une course de fond, typiquement le genre d’épreuve sur laquelle de très bons amateurs réussissent souvent à tenir la dragée haute aux professionnels. »

Les dates de la DRHEAM-CUP CHERBOURG-LA TRINITÉ 2020 :

Samedi 18 juillet : Ouverture du village à Cherbourg-en-Cotentin
Lundi 20 juillet : DRHEAM-TROPHY (prologue)
Mercredi 22 juillet : Départ de la DRHEAM-CUP CHERBOURG-LA TRINITÉ
Vendredi 24 juillet : Arrivée prévue des premiers bateaux
Lundi 27 juillet : Remise des prix

Source : F.Quiviger

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Le rendez-vous de la voile olympique à ne pas manquer

Du 18 au 25 avril 2020 et à trois mois des Jeux olympiques de Tokyo, le plan d’eau hyérois accueillera une nouvelle fois l’élite mondiale de la voile olympique. Une dernière confrontation en France avant le grand rendez-vous de l’été au Japon. 52 ans après la première édition, la Semaine Olympique Française est devenue un événement international incontournable de la voile olympique.

Toutes les séries olympiques présentes

Une nouvelle fois l’épreuve de Hyères sera le grand rendez-vous de l’élite olympique en pleine préparation pour les Jeux de Tokyo. Les 10 séries olympiques seront donc présentes : RS : X (hommes et femmes), Laser (hommes), Laser Radial (femmes), Finn, 49er (hommes), 49er FX (femmes), Nacra 17 (mixte), 470 (hommes et femmes) pour s’affronter sur un plan d’eau aussi technique que tactique, réputé pour ses vents musclés d’est ou d’ouest nord-ouest (mistral), mais aussi pour son régime varié de brises thermiques. L’Equipe de France sera bien entendu présente pour défendre ses couleurs sur son propre terrain de jeu. L’an dernier Charline Picon avait remporté l’épreuve en windfsurf (RS : X), tandis que Thomas Goyard dans la même discipline avait terminé deuxième.

Des séries invitées

Si l’échéance de Tokyo sera dans tous les esprits en avril prochain, la Fédération Française de Voile souhaite d’ores et déjà se préparer pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. Ainsi deux nouvelles catégories seront ouvertes, à savoir le windfoil et le 470 mixte. Ces deux nouvelles disciplines seront présentes à Marseille en 2024 pour les Jeux Olympiques, et il est donc essentiel de les intégrer au plus vite au circuit olympique. Au-delà des aspects techniques c’est aussi une image dynamique et graphique qu’elles déploieront à Hyères pour le plus grand plaisir des spectateurs venus découvrir la compétition et profiter du village d’animations installé sur le port pour l’occasion.

Au total plus de 600 athlètes représentant 60 nations sont attendus à Hyères-Les-Palmiers.

« La Semaine Olympique Française est de retour pour sa 52ème édition. Depuis de très nombreuses années, la qualité du plan d’eau et de l’organisation sont reconnues internationalement et les dernières éditions ne démentent pas ce savoir-faire historique. Je remercie d’ailleurs toutes les personnes qui œuvrent à la réussite de cet événement et je tiens particulièrement à rendre hommage à Régis Bérenguier, décédé récemment, qui a été indispensable à la réussite des dernières éditions.
Nous tenons à ce que cet événement reste un événement novateur dans le circuit olympique et une belle fête pour les Hyérois. C’est pourquoi nous allons poursuivre le développement des animations à terre, mais aussi inviter des futures classes olympiques de 2024. Nous n’aurons malheureusement pas la Course au Large cette année pour des raisons de disponibilité de la flotte, mais les windfoileurs seront bien présents et nous proposons les premières courses de 470 mixte. La Voile Olympique, sous l’impulsion de la France, a fortement fait évoluer ses disciplines olympiques et nous serons parmi les premiers à les mettre en œuvre. » confie Nicolas Hénard.

Programme sportif

Samedi 18 avril : accueil et inscriptions Lundi 19 avril : 18h00 cérémonie d’ouverture Lundi 19 au Mercredi 21 avril : phase qualificative (une à trois courses par jour) Jeudi 22 au samedi 25 avril: phase finale (une à trois courses par jour) Samedi 25 avril : Medal Races (course de 20 minutes pour les dix premiers classés de chaque série et dont les points comptent double), et Final Race pour les bateaux autres bateaux. Samedi 25 avril: Remise de prix et cérémonie de clôture.

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La Transat AG2R LA MONDIALE s’élancera de Concarneau le 19 avril 2020, la mixité encouragée

Première grande épreuve du championnat 2020, la Transat AG2R La Mondiale célébrera sa 15ème édition l’année prochaine. Si l’heure est à la trêve hivernale, tous les regards sont cependant déjà tournés vers la saison Figaro 2020. L'épreuve partira de Concarneau le 19 avril prochain. Alors que les inscriptions ont été ouvertes il y a peu, plusieurs skippers répondent déjà présents comme Gildas Morvan, vainqueur en 2012 et qui s’engagera avec son fils Gaston. Un autre ancien vainqueur (2004 et 2010), Armel le Cléac’h, viendra tenter un triplé à bord de Banque Populaire. 


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Crédit : A Courcoux

La mixité en avant

A l’occasion de cette nouvelle édition, AG2R LA MONDIALE a souhaité placer la mixité au cœur de la course. Le Groupe, avec le soutien de la FFVoile, souhaite en effet encourager la participation de duos homme-femme et leur offrira l’inscription à la course afin qu’ils soient le plus nombreux possible à prendre le départ de cette transat de légende. Un engagement qui s’inscrit parallèlement à l’arrivée d’une épreuve de course au large aux Jeux olympiques de Paris 2024 qui se courra en double mixte.

Gildas Morvan, skipper Niji inscrit avec son fils Gaston :

« Nous allons faire cette Transat AG2R LA MONDIALE avec le soutien de Niji et en mode père et fils avec Gaston ! C’est un co-équipier et en même temps c’est aussi mon fils donc il y a forcément un peu d’appréhension là-dessus. 

Mais nous allons avoir le temps de se préparer, de s’entrainer donc je pense que ça va bien se passer ! J’ai déjà gagné cette transat, je connais la route, maintenant il y a un nouveau bateau donc il va aussi falloir s’adapter à cela. On part en tout cas pour faire de belles choses à l’arrivée ! »

Source : Effets Mer

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Ce qu’il faut retenir de Brest Atlantiques

Après l’arrivée victorieuse mercredi matin du Maxi Edmond de Rothschild Macif et Actual Leader, ont complété samedi le podium de Brest Atlantiques. Cette épreuve innovait à bien des égards : première course dédiée aux Ultims, parcours original avec notamment une remontée Le Cap-Brest inédite, format « double-triple » avec la présence d’un mediaman à bord…  L’occasion pour Tip & Shaft d’en tirer un premier bilan avec les skippers, les organisateurs, les teams et des journalistes.

Le Maxi Edmond de Rothschild au-dessus du lot

En franchissant la ligne d’arrivée mercredi matin au large de Brest, le Maxi Edmond de Rothschild s’offre sa première grande victoire dans une course au large depuis sa mise à l’eau il y a deux ans et demi. Franck Cammas et Charles Caudrelier ont largement dominé  les débats, prenant la tête dès la deuxième nuit et ne cédant le leadership qu’à l’occasion de leur escale de 13 heures et 40 minutes à Salvador de Bahia pour réparer l’aile de raie de la dérive centrale (le plan porteur horizontal muni de volets), endommagée par un OFNI. Le plan Guillaume Verdier est clairement la nouvelle référence de la classe Ultim 32/23. Pour Cyril Dardashti, patron du Gitana Team, « cette victoire est une fierté car elle arrive après beaucoup de frustrations. Quand nous avons parié sur le vol au large, certains se moquaient alors que nous étions persuadés d’être dans le vrai. Franck et Charles ont démontré que nous avions raison. »

Entre Robben island et l’arrivée, l’aile de raie a de nouveau montré des faiblesses. Contrairement à ce qui a pu être écrit, ce n’est pas suite à un nouveau choc. C’est la réparation de la tringlerie effectuée à Salvador de Bahia qui n’a pas tenu, la pièce complète de plus de 4 mètres, qui commande les volets réglables, n’ayant pas pu être embarquée d’un seul tenant dans l’avion vers le Brésil. Mais à l’issue de ce demi-tour du monde, le Maxi Edmond de Rothschild semblait en parfait état et démontrait tout son potentiel trois jours avant l’arrivée pour rester en phase avec les dépressions et rallier Brest avec plus de 1 600 milles d’avance sur ses deux poursuivants. Franck Cammas et Charles Caudrelier estiment avoir « navigué à fond 30% de la course et à 85 % du potentiel sur l’ensemble du parcours. »

Des images exceptionnelles mais une médiatisation moyenne

28 jours et 23 heures plus tôt, les quatre Ultims franchissaient la ligne de départ dans des conditions engagées avec, à la clef, des images de mer époustouflantes. Les mediamen ne se sont pas économisés et certaines séquences resteront dans les annales. Le bilan médiatique de l’événement est-il pour autant à la hauteur des espoirs ? Pour Emmanuel Bachellerie, directeur de Brest Ultim Sailing, qui organisait la course, « le report du départ nous a privés de deux heures de direct télé. Mais le bilan reste assez satisfaisant, notamment par la reprise des contenus des mediamen qui, pour certains, ont fait des scores historiques ».

Des contenus jugés parfois trop abondants, comme pour Jacques Guyader, en charge de la voile à Ouest-France : « Les mediamen ont un peu saturé la bande passante ! Attention à ne pas banaliser ce qui était du domaine de l’exceptionnel il y a encore un an ou deux, les images de drone notamment ». Pour Emmanuel Bachellerie, « ces images ont permis de découvrir des bateaux magiques. Les 2 millions de vidéos vues sur les seuls supports de Brest Atlantiques, hors partage et cross post, sont pour nous une légitime satisfaction ».

Sur le plan de la fréquentation, Brest Ultim Sailing annonce 60 000 visiteurs sur le village pendant les dix jours précédant le départ. C’est en-dessous des attentes – Emmanuel Bachellerie nous confiait en septembre espérer « entre 80 000 et 120 000 personnes du premier au dernier jour de village », – la météo catastrophique sur la période n’ayant pas aidé. Pour ce qui est de l’arrivée du Maxi Edmond de Rothschild mercredi matin, « le public en revanche était au rendez-vous, malgré le froid et c’était très sympa », note Cyril Dardashti. Philippe Eliès, reporter voile au Télégramme, nuance : « Le public brestois est connaisseur et a l’habitude de célébrer les arrivées de tours du monde en solitaire. Brest Atlantiques première du nom n’a pas l’aura du mythique Trophée Jules Verne et, soyons honnête, il y avait trois fois moins de spectateurs. »

Des arrêts au stand multiples 

Sur le plan maritime, Brest Atlantiques reste une réussite puisque trois bateaux sur quatre sont classés alors qu’on pouvait craindre un podium incomplet avant le départ. La classe Ultim 32/23 jouait gros sur cette course et les graves problèmes de structure rencontrés sur la Route du Rhum n’ont pas réapparu. Quant à l’abandon de Sodebo Ultim 3, dernier mis à l’eau, il est dû au choc avec un OFNI, et le bateau est attendu à Lorient en début de semaine prochaine.

En même temps, aucun des trois Ultims les plus performants sur le papier n’a pu boucler le parcours sans s’arrêter au moins une fois. « « Je n’ai pas le sentiment que ces arrêts ont nuit à la lisibilité de la course. Ils ont plutôt contribué à plusieurs regroupements et relancé l’intérêt sportif », commente Emmanuel Bachellerie. « Pour nous, c’est le scénario idéal. Etre à la bataille jusqu’au bout, on ne pouvait pas rêver mieux et l’animation de nos réseaux a été excellente », confirme Sandrine Bertho, team manager d’Actual Leader toujours à la lutte avec Macif pour la deuxième place, alors que les deux bateaux sont attendus la nuit prochaine.

Pour Franck Cammas, le bilan reste positif : « Le test est réussi, parce qu’on ne s’était pas mis un challenge facile en faisant cette course. On aurait fait une Transat Jacques Vabre, tous les bateaux seraient arrivés sans problèmes et on aurait dit : ‘C’est parfait, la flotte est hyper fiable’. Là, on a fait 30 jours de navigation, dans des mers difficiles par moments, avec des points de passage obligatoires. C’est ce qu’il y a presque de pire pour mettre les bateaux en danger, parce qu’on ne peut pas choisir sa météo, contrairement à un record ».

Brest Oceans, le tour du monde en solitaire, annoncé pour 2023, est-il pour autant envisageable dans une version sans escale et sans assistance ? Pour Cyril Dardashti, « ça n’a jamais paru souhaitable car il y a trop d’intérêt en jeu et à la vitesse où vont les bateaux, l’arrêt au stand est une pénalité naturelle ». Thomas Normand, directeur de MerConcept, en charge du projet Macif, a une autre lecture : « Ce qui n’est pas réaliste aujourd’hui ne me paraît pas impossible en 2023. Lorsqu’on voit les progrès entre la Route du Rhum et Brest Atlantiques en seulement un an, c’est très encourageant. »

Le dossier OFNI est ouvert

Le seul bateau qui n’a pas connu de collision pénalisante avec un OFNI, Actual Leader, est aussi celui qui a les surfaces d’appendices les plus réduites. Tous les acteurs interrogés considèrent que les chocs avec les OFNI sont un point-clef pour demain. Reste que l’état de la technologie sur le sujet est embryonnaire ou peu adaptée aux bateaux de course au large. Sur Brest Atlantiques, seul Macif était équipé de la version béta du système Oscar mis au point par la société BSB marine.

« Notre technologie a l’ambition de détecter un objet d’1 mètre par 1 mètre dans un rayon de 150 mètres, explique Gaëtan Gouérou, son dirigeant. A 45 nœuds, le skipper a 6 secondes pour réagir et nous n’en sommes pas aujourd’hui à confier l’action au pilote ». Les caméras du système Oscar, qui équipaient aussi certains Imoca pendant la Transat Jacques Vabre, présentent l’intérêt de voir de jour comme de nuit, mais ne repèrent que ce qui traîne à la surface de l’eau. En-dessous, seuls les sonars sont aujourd’hui opérants, mais leur poids et leur consommation électrique les excluent de fait de la course au large. La classe Ultim 32/23 prévoit de se réunir au mois de janvier pour évoquer ce sujet central.

Quel programme en 2020 pour les Ultims ?

Une seule épreuve est programmée au calendrier des maxi-trimarans en 2020 : The Transat CIC. Des discussions ont actuellement lieu entre l’organisateur OC Sport et la classe Ultim 32/23 pour rallonger leur parcours par rapport à celui des trois autres classes. « Les Ultims sont invités au sein d’une catégorie de multicoques de plus de 50 pieds dans laquelle peuvent rentrer d’autres bateaux, confirme Hervé Favre directeur d’OC Sport. Comme la solution des départs décalés n’est pas la bonne, nous travaillons à un parcours avec un way-point à aller virer pour garantir des arrivées groupées, ce qui est profitable à tous. » De son côté, Emmanuel Bachellerie souhaite que « l’événement reste lisible pour le grand public. Personne ne comprendrait qu’une voiture de rallye arrive devant une Formule 1 !« 

Reste que le temps de chantier est compté pour les Ultims qui devront être prêts dès la fin mars pour que leurs skippers s’entraînent en solitaire. « Une course contre la montre ! admet Thomas Normand. Avant de faire progresser le bateau avec les données enregistrées pendant Brest Atlantiques, il faut d’abord effectuer une vérification très minutieuse de la structure car, même si rien n’a cassé, il peut y avoir des souffrances discrètes. »

Le second semestre sera une période propice à s’élancer sur des tentatives de records. Sur l’Atlantique dans le sens ouest-est après The Transat CIC, mais aussi autour du monde, sauf pour Actual Leader qui n’a aucun intérêt à jouer cette carte. Thomas Coville a annoncé sa volonté de s’aligner sur le Trophée Jules Verne sur Sodebo Ultim 3, avec l’adjonction d’une aile de raie sur sa dérive centrale pour le rendre plus aérien. En attendant la mise à l’eau au printemps 2021 du nouveau Macif, il est probable que François Gabart guettera aussi la bonne fenêtre. Et le Gitana Team continue, dans cette optique, à travailler à l’asservissement des appendices, interdit à ce jour par la Classe Ultim, mais autorisé dans le cadre du Trophée Jules Verne.

Photo : Arnaud Pilpré/Brest Atlantiques

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JO. Quentin Delapierre et Manon Audinet qualifient le Nacra pour les Jeux Olympiques

JO. Quentin Delapierre et Manon Audinet qualifient le Nacra pour les Jeux Olympiques

Les championnats du monde 2019 en 49er (dériveur double haute performance masculin et féminin) et Nacra (catamaran mixte à foil) se sont déroulés dans la baie d’Auckland cette semaine. Le jeune duo de Nacra Quentin Delapierre et Manon Audinet qualifie la France pour les Jeux Olympiques. En 49er, Lucas Rual et Emile Amoros signent une belle semaine en terminant 7ème. Désormais 8 des 10 séries olympiques sont qualifiées pour les Jeux, avec encore 2 possibilités d’aller chercher les sélections ces prochains mois pour les 49er féminin et le Finn.

En Nacra 17, Quentin Delapierre et Manon Audinet terminent 10ème de ce mondial, qualifiant ainsi la France pour les Jeux Olympiques. Les quadruples champions du monde Billy Besson et Marie Riou se contentent de la 15ème place. Si la France a officiellement gagné sa place pour concourir en Nacra aux Jeux, le comité de sélection dévoilera dans un second temps l’équipage qui participera à l’épreuve Olympique. Avec cette belle place, Quentin Delapierre et Manon Audinet ont clairement marqué des points ets ont dans une belle dynamique depuis leur victoire sur la première étape de la Coupe du Monde à Enoshima en Août dernier.

Côté 49er, comme prévu, le niveau mondial s’est révélé extrêmement élevé et seul l’équipage Baulois composé d’Emile Amoros et de Lucas Rual passe en phase finale et termine 7ème à l’issue d’une semaine intense. La déception en revanche vient des équipages féminins en 49er FX qui manquent de justesse la qualification pour les Jeux Olympiques.
Guillaume Chiellino, directeur de l’Equipe de France : « La bonne nouvelle pour la France c’est la sélection du Nacra pour les Jeux Olympiques. C’est génial d’avoir le ticket pour les Jeux. En 49er Lucas et Emile ont fait de très belles performances cette semaine avec 4 victoires au total et montrent ici qu’ils sont présents pour les grands rendez-vous. Il nous reste cependant du travail pour monter sur les podiums et nous allons continuer à travailler d’arrache-pied pour cela. Ce mondial s’est déroulé dans des conditions de navigation particulièrement bonnes, l’organisation Néo-Zélandaise était franchement exceptionnelle avec beaucoup de spectateurs et une vraie mise à l’honneur de notre sport.»
A ce jours, 8 séries sur 10 sont qualifiées pour les Jeux : RS:X Féminin, RS :X Masculin, 470 Féminin, 470 Masculin, Laser, 49er, Radial et désormais Nacra.
Le Finn et le 49er FX devront décrocher leur sélection dans les prochains mois.

Résultats de l’équipe de France engagée :
49er (dériveur double haute performance)
• Lucas RUAL (APCC) et Emile AMOROS (CN Pornic) – 7
• Noé DELPECH (YCPR Marseille ) et Mathieu FREI (SRC) – 27
49er FX (dériveur double haute performance)
• Lili SEBESI (SN Marseille) et Albane DUBOIS (GGVLS) – 19
Nacra 17 (mixte catamaran à foil)
• Quentin DELAPIERRE (E V Cataschool) et Manon AUDINET (St Georges Voiles) – 10
• Billy BESSON (YC La Grande Motte) et Marie RIOU (VP 29) – 15

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"Le Nautic Paddle passe un cap pour son 10ème anniversaire," 1000 paddles sur la Seine ce dimanche

La 10ème édition du Nautic Paddle, qui rassemblait un millier de professionnels et d’amateurs pour 41 nationalités différentes, a sacré Casper STEINFATH et Seychelle WEBBTER. 


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© AFP Services/William Alix-Nautic 2019

La pluie et le vent qui se sont invités à Paris ce matin n’ont pas eu d’incidence sur la bonne humeur qui régnait sur le Nautic Paddle. Tous les concurrents se sont élancés à 7h59 pour la plus grande course de paddle au monde, qui leur a permis d’admirer au passage les monuments parisiens les plus emblématiques et de passer sous 27 des 29 ponts de la capitale.

« Le Nautic Paddle passe un cap pour son 10ème anniversaire, avec un millier de compétiteurs, dont plus de 30% de femmes. C’est un très gros évènement, sachant que nous avons eu près de 2000 demandes. Nous avons encore eu un très beau plateau, avec toute l’élite internationale qui est là pour jouer le titre mondial. Mais la vraie star de l’évènement, c’est la masse. C’est incroyable d’avoir autant de participants », se réjouissait ce matin Didier Laffitte, le directeur de course.

Parrain du Nautic 2019, l'acteur Samuel Le Bihan, très impliqué pour l’intégration des personnes en situation de handicap, a participé au Nautic Paddle en binôme avec David Labarre. Ce déficient visuel de naissance, ancien médaillé paralympique de cécifoot, a à son actif plusieurs exploits comme l’ascension du Mont-Blanc.

Cet après-midi, la compétition s'est poursuivie pour les professionnels, en indoor cette fois avec une 2ème manche réservée à ceux qui ont signé les meilleurs chronos sur la 1ère manche dans la division PRO. Ces derniers se sont affrontés sous forme d’une course relais par équipes de six (quatre hommes et deux femmes) sur le Bassin du Nautic situé dans le Hall 1.

Résultats du Championnat APP (Assocation of Paddlesurf Professionnals)

Champion du monde de Stand-up paddle Race 2019 : Casper STEINFATH
Championne du monde de Stand-up paddle Race 2019: Seychelle WEBBTER

Source : Rivacom

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