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Flash arrivée Maxi Trimaran IDEC SPORT

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Le Maxi Trimaran IDEC SPORT de Francis Joyon, Clément Surtel, Alex Pella, Bernard Stamm, Gwénolé Gahinet et Sébastien Audigane s’est adjugé ce matin le Trophée Jules Verne, tour du monde à la voile, en équipage et sans escale.
Il a franchi la ligne d’arrivée à 8 heures et 49 minutes heure française ce jeudi 26 janvier 2017.
Francis Joyon et son équipage ont bouclé les 22 461 milles du parcours théorique en 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes, à la vitesse moyenne sur la route de 22,84 noeuds.
Ils ont en réalité parcouru 26 412 milles sur le fond, à la moyenne de 26,85 noeuds.
Ils pulvérisent le précédent record détenu par Loïck Peyron et l’équipage du maxi trimaran Banque Populaire V de 4 jours, 14 heures, 12 minutes et 23 secondes.
Ils ont, chemin faisant, battu pas moins de 6 records ou temps intermédiaires, au cap Leeuwin, Tasmanie, Antiméridien, Horn, Equateur et Ouessant.

Chronologie du Trophée Jules Verne 2016/2017

Francis Joyon, Sébastien Audigane, Bernard Stamm, Gwénolé Gahinet, Alex Pella et Clément Surtel sont donc les navigateurs à la voile les plus rapides de tous les temps autour de la planète. Ils ont pulvérisé le chrono record établi en janvier 2012 par Loïck Peyron. Cet équipage réduit pour un si grand bateau, le Maxi-Trimaran IDEC SPORT et ses 31,50 m de longueur à la flottaison, s’est octroyé chemin faisant pas moins de 6 records ou temps de passage intermédiaires, à Leeuwin, Tasmanie, Antiméridien, Horn, Equateur et Ouessant. L’exploit est considérable, et l’analyse détaillée des performances quotidiennes fait ressortir d’étonnants faits d’armes, comme cette 14ème journée de mer à 894 milles parcourus à 37,3 noeuds de moyenne, ces 8 journées à plus de 800 milles, et 7 à plus de 700. A bord d’un maxi multicoque conçu en 2005 pour un équipage d’une douzaine d’hommes, Francis, Clément, Alex, Seb, Gwéno et Bernard ont, au delà de la performance, raconté avec une désarmante simplicité une joyeuse aventure de marins complices, extraordinairement complémentaires et solidaires, une histoire d’hommes et d’amitiés.

Pot pourri

« Nous partons le 16 décembre dernier dans la plus grande incertitude » avoue le benjamin du bord Gwénolé Gahinet. Après une première tentative avortée quelques jours auparavant, la faute à une Zone de Convergence Intertropicale en pleine expansion sur la route d’IDEC SPORT, Francis Joyon et ses hommes repartaient le 16 décembre 2016 avec une confiance mesurée en l’issue de leur expédition, confrontés à de nombreuses interrogations quant à l‘évolution des grands systèmes météos en Atlantique Sud. Comme à leur habitude, ils s’élançaient pourtant sans retenue et se montraient rapidement à leur avantage, portant dès le 5ème jour de course leur avance sur le chrono référence à plus de 210 milles. Mais le pot au noir, décidément très remonté contre le maxi trimaran rouge et gris, douchait vite l’euphorie naissante en infligeant un impitoyable traitement à base d’orages, de vents tourbillonnants et de calmes plats. A 6,4 noeuds de moyenne le 21 décembre, IDEC SPORT signait la pire journée de sa tentative, ne progressant que de 186 milles en 24 heures. Son retard sur son concurrent désormais virtuel, le maxi trimaran Banque Populaire V explosait, pour atteindre au 11ème jour de course, à l’entrée des 40ème Rugissants, les 755 miles. C’est avec ce déficit à l’esprit, que le TEAM IDEC SPORT allait signer l’une des plus impressionnantes pages de l’histoire des grands records océaniques.

L’exploit des mers du sud

Lent à l’équateur, IDEC SPORT, tout en mangeant son pain noir, était parvenu à se glisser intelligemment en bordure des calmes de l’anticyclone de Saint Hélène, coupant au plus court au coeur de l’Atlantique Sud pour attraper au vol une dépression australe « d’école » dans sa puissance et sa virulence. Cette dépression abordée idéalement par sa face nord est, Joyon et ses marins allaient s’y cramponner avec une rare assiduité. Leur entêtement à ne jamais se laisser dépasser par le fort flux de nord ouest portait rapidement ses dividendes, et durant les 11 jours suivants, IDEC SPORT n’allait que très occasionnellement progresser à moins de 30 noeuds de moyenne horaire. Avec des pointes enregistrées à plus de 44 noeuds, la bande à Joyon traçait un sillon unique, exceptionnel, au coeur des inhospitalières mers du Grand Sud, saluant Bonne Espérance puis Leeuwin, deux des trois grands caps identitaires de ce Trophée Jules Verne à 4 jours et 9 heures d’intervalle. L’avance sur le tenant du titre était, le 4 janvier dernier, portée à une journée et demi au passage sous la Tasmanie. Un internaute australien avisé s’exclamait : « Deux jours pour traverser l’Australie! On ne peut même pas faire cela en voiture! » Un peu plus d’une semaine plus tard, Alex, Seb, Gwéno, Francis, Bernard et Clément rajoutaient une nouvelle coche à leur impressionnante série de passages du Cap Horn cumulée. Banque Populaire V était alors relégué à 4 jours et 6 heures du tableau arrière d’IDEC SPORT! Phénoménal!

Un Atlantique Sud déjoué avec Intelligence.

Si Loïck Peyron avait, début 2012, connu une remontée de l’Atlantique Sud extrêmement favorable, IDEC SPORT se voyait confronté à un enchainement contrasté de phénomènes météos classiques en cette saison et dans cette partie du globe. Passées les îles Malouines, c’est une dépression très virulente surgit des côtes argentines qui infligeait à Francis Joyon et son équipe un traitement sévère à base de houle désordonnée et souvent contraire, dans des vents de sud ouest travers à la marche du bateau. Les hommes d’IDEC SPORT s’employaient à trouver le bon compromis entre préservation du voilier, et impérieuse nécessité de gagner rapidement vers le nord. Trois routes s’offraient ensuite à eux pour traverser au large du sud Brésilien ces zones peu ventées dites de transition. Entre quête du vent loin à l’est, et des allures de près le long des côtes Brésiliennes, Joyon, toujours soutenu par la pertinence des analyses de son routeur à terre Marcel van Triest, choisissait une voie médiane cap au nord, qui lui permettait, passé le cap Frio, de toucher dans des temps qualifiés de « corrects » les alizés de sud est. Restait une nouvelle fois, la quatrième en moins de deux mois, à affronter le pot au noir. Fidèle à ses (mauvaises) habitudes, celui-ci, à la vue du grand trimaran IDEC SPORT, choisissait de s’alanguir sous la forme d’une énorme bulle, certes peu virulente en terme d’activité orageuse, mais totalement déventée. Une nouvelle fois, les analyses de Francis et de Marcel s’accordaient pour jouer les extérieurs, les extrêmes, en poussant loin dans l’ouest et le nord de Fortaleza le choix d’entrée dans l’hémisphère nord. Pari gagnant. « Nous n’avons jamais été arrêtés! » pouvait s’exclamer Joyon en touchant les alizés de nord est.

Une arrivée tonique et tonitruante !

En adonnant progressivement à la latitude des îles du Cap Vert, les alizés offraient à IDEC SPORT angles et force de vents parfaits pour foncer vers le sud Açorien. Joyon and Co y accrochaient une nouvelle fois le bon wagon en partance pour la Bretagne. Ils renouaient avec un plaisir non dissimulé, malgré la légitime vigilance permanente à la bonne santé de leur monture, avec les très hautes vitesses, 30 noeuds et plus, pour dessiner une impressionnante parabole transatlantique depuis le nord este Brésilien.

Quelques chiffres…

La pire journée a été la 6e (le 21 décembre), avec une VMG de seulement 6.4nds La meilleure journée a été la 14e, 894 milles sur le fond à 37,3noeuds de moyenne Le retard max sur Banque Populaire a été de -755 nm, enregistrée le 11e jour, (26 décembre). L’avance max a été de nm, enregistrée le 41ème jour (26 janvier) La perte la plus importante de -384 nm en 24h, a été enregistrée le 10e jour et le gain le plus important, de 416 nm en 24h, a été enregistré le 25e jour (9 janvier). Distance parcourue sur le fond : milles, contre 29 002 pour Banque Populaire V

Temps de passage :

Equateur Aller : 5 jours, 18 heures, 59 minutes, soit 4 heures et 3 minutes de retard sur Banque Populaire V Bonne Espérance : 12 jours, 19 heures, 28 minutes, soit 0 jour, 21 heures et 40 minutes de retard sur Banque Populaire V Cap des Aiguilles : 12 jours, 21 heures, 22 minutes, soit 0 jour, 21 heures, 34 minutes de retard sur Banque Populaire V Cap Leeuwin : 17 jours, 06 heures, 59 minutes, soit 16 heures et 58 minutes d’avance sur Banque Populaire V Tasmanie : 18 jours, 18 heures et 31 minutes, soit 1 jour, 12 heures et 43 minutes d’avance sur Banque Populaire V Cap Horn : 26 jours, 15 heures et 45 minutes, soit 4 jours et 6 heures d’avance sur Banque Populaire V Equateur retour : 35 jours, 4 heures et 9 minutes, soit 2 jours, 22 heures et 36 minutes d’avance sur Banque Populaire V. Equateur – Ouessant : 5 jours, 19 heures, 21 minutes

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IDEC Sport, ils sont incroyables ! 40 j 23h 30mn et 30s

First aerial images of IDEC SPORT maxi trimaran, skipper Francis Joyon and his crew, training off Belle-Ile, Brittany, on october 19, 2015 - Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

IDEC a franchi la ligne ce jour à 8h49mn et 30 s et pulvérise le record en 40 j 23h 30mn et 30s. C’est incroyable ce que Francis Joyon, Clément Surtel, Alex Pella, Bernard Stamm, Gwénolé Gahinet et Sébastien Audigane ont réalisé !  26 412 milles à la moyenne de 26,85 noeuds. Un record établi aussi grâce au concours de Marcel Van Triest, le routeur.
6 records ou temps de passage intermédiaires, à Leeuwin, Tasmanie, Antiméridien, Horn, Equateur et Ouessant. L’exploit est considérable, et l’analyse détaillée des performances quotidiennes fait ressortir d’étonnants faits d’armes, comme cette 14ème journée de mer à 894 milles parcourus à 37,3 noeuds de moyenne, ces 8 journées à plus de 800 milles, et 7 à plus de 700.

Avec le Vendée Globe, on les a suivis un peu de loin, du coin de l’œil, on ne les a presque pas vu venir et pourtant quel exploit ! 40 jours pour faire le tour du monde et à l’arrivée exploser le trophée Jules Verne détenu depuis 2012 par Loick Peyron.

On se souvient de la double tentative l’année dernière du trimaran rouge et de Spindrift, les vitesses incroyables, les efforts surhumains, les difficultés, les espoirs et … les désespoirs… et cette année après une tentative échouée en novembre, ils sont repartis le couteau entre les dents « terminer le boulot », boostés par les performances de Thomas Coville, motivés pour remonter toute la flotte du Vendée. Un scénario dingue.
Francis Joyon, avant de partir, nous disait qu’il fallait de la chance au niveau météo pour battre ce record et de la chance à chaque océan. L’année dernière, juste avant le Cap Horn puis la remontée de l’Atlantique, les conditions avaient été fatales. Cette fois-ci, la descente aura correcte, l’Ocean Indien et le Pacifique extraordinaire, l’Atlantique sud clément et l’Atlantique Nord la cerise sur le gâteau !

« Nous partons le 16 décembre dernier dans la plus grande incertitude » avoue le benjamin du bord Gwénolé Gahinet. Après une première tentative avortée quelques jours auparavant, la faute à une Zone de Convergence Intertropicale en pleine expansion sur la route d’IDEC SPORT, Francis Joyon et ses hommes repartaient le 16 décembre 2016 avec une confiance mesurée en l’issue de leur expédition, confrontés à de nombreuses interrogations quant à l‘évolution des grands systèmes météos en Atlantique Sud. Comme à leur habitude, ils s’élançaient pourtant sans retenue et se montraient rapidement à leur avantage, portant dès le 5ème jour de course leur avance sur le chrono référence à plus de 210 milles. Mais le pot au noir, décidément très remonté contre le maxi trimaran rouge et gris, douchait vite l’euphorie naissante en infligeant un impitoyable traitement à base d’orages, de vents tourbillonnants et de calmes plats. A 6,4 noeuds de moyenne le 21 décembre, IDEC SPORT signait la pire journée de sa tentative, ne progressant que de 186 milles en 24 heures. Son retard sur son concurrent désormais virtuel, le maxi trimaran Banque Populaire V explosait, pour atteindre au 11ème jour de course, à l’entrée des 40ème Rugissants, les 755 miles. C’est avec ce déficit à l’esprit, que le TEAM IDEC SPORT allait signer l’une des plus impressionnantes pages de l’histoire des grands records océaniques.

L’exploit des mers du sud

Lent à l’équateur, IDEC SPORT, tout en mangeant son pain noir, était parvenu à se glisser intelligemment en bordure des calmes de l’anticyclone de Saint Hélène, coupant au plus court au coeur de l’Atlantique Sud pour attraper au vol une dépression australe « d’école » dans sa puissance et sa virulence. Cette dépression abordée idéalement par sa face nord est, Joyon et ses marins allaient s’y cramponner avec une rare assiduité. Leur entêtement à ne jamais se laisser dépasser par le fort flux de nord ouest portait rapidement ses dividendes, et durant les 11 jours suivants, IDEC SPORT n’allait que très occasionnellement progresser à moins de 30 noeuds de moyenne horaire. Avec des pointes enregistrées à plus de 44 noeuds, la bande à Joyon traçait un sillon unique, exceptionnel, au coeur des inhospitalières mers du Grand Sud, saluant Bonne Espérance puis Leeuwin, deux des trois grands caps identitaires de ce Trophée Jules Verne à 4 jours et 9 heures d’intervalle. L’avance sur le tenant du titre était, le 4 janvier dernier, portée à une journée et demi au passage sous la Tasmanie. Un internaute australien avisé s’exclamait : « Deux jours pour traverser l’Australie! On ne peut même pas faire cela en voiture! » Un peu plus d’une semaine plus tard, Alex, Seb, Gwéno, Francis, Bernard et Clément rajoutaient une nouvelle coche à leur impressionnante série de passages du Cap Horn cumulée. Banque Populaire V était alors relégué à 4 jours et 6 heures du tableau arrière d’IDEC SPORT!  Phénoménal!

Un Atlantique Sud déjoué avec Intelligence.

Si Loïck Peyron avait, début 2012, connu une remontée de l’Atlantique Sud extrêmement favorable, IDEC SPORT se voyait confronté à un enchainement contrasté de phénomènes météos classiques en cette saison et dans cette partie du globe. Passées les îles Malouines, c’est une dépression très virulente surgit des côtes argentines qui infligeait à Francis Joyon et son équipe un traitement sévère à base de houle désordonnée et souvent contraire, dans des vents de sud ouest travers à la marche du bateau. Les hommes d’IDEC SPORT s’employaient à trouver le bon compromis entre préservation du voilier, et impérieuse nécessité de gagner rapidement vers le nord. Trois routes s’offraient ensuite à eux pour traverser au large du sud Brésilien ces zones peu ventées dites de transition. Entre quête du vent loin à l’est, et des allures de près le long des côtes Brésiliennes, Joyon, toujours soutenu par la pertinence des analyses de son routeur à terre Marcel van Triest, choisissait une voie médiane cap au nord, qui lui permettait, passé le cap Frio, de toucher dans des temps qualifiés de « corrects » les alizés de sud est. Restait une nouvelle fois, la quatrième en moins de deux mois, à affronter le pot au noir. Fidèle à ses (mauvaises) habitudes, celui-ci, à la vue du grand trimaran IDEC SPORT, choisissait de s’alanguir sous la forme d’une énorme bulle, certes peu virulente en terme d’activité orageuse, mais totalement déventée. Une nouvelle fois, les analyses de Francis et de Marcel s’accordaient pour jouer les extérieurs, les extrêmes, en poussant loin dans l’ouest et le nord de Fortaleza le choix d’entrée dans l’hémisphère nord. Pari gagnant. « Nous n’avons jamais été arrêtés! » pouvait s’exclamer Joyon en touchant les alizés de nord est.

Une arrivée tonique et tonitruante!

En adonnant progressivement à la latitude des îles du Cap Vert, les alizés offraient à IDEC SPORT angles et force de vents parfaits pour foncer vers le sud Açorien. Joyon and Co y accrochaient une nouvelle fois le bon wagon en partance pour la Bretagne. Ils renouaient avec un plaisir non dissimulé, malgré la légitime vigilance permanente à la bonne santé de leur monture, avec les très hautes vitesses, 30 noeuds et plus, pour dessiner une impressionnante parabole transatlantique depuis le nord este Brésilien.

Quelques chiffres…

La pire journée a été la 6e (le 21 décembre), avec une VMG de seulement 6.4nds

La meilleure journée a été la 14e, 894 milles sur le fond à 37,3noeuds de moyenne

Le retard max sur Banque Populaire a été de -755 nm, enregistrée le 11e jour, (26 décembre).

L’avance max a été de nm, enregistrée le 41ème jour (26 janvier)

La perte la plus importante de -384 nm en 24h, a été enregistrée le 10e jour et le gain le plus important, de 416 nm en 24h, a été enregistré le 25e jour (9 janvier).

Distance parcourue sur le fond : milles, contre 29 002 pour Banque Populaire V

Temps de passage :

Equateur Aller : 5 jours, 18 heures, 59 minutes, soit 4 heures et 3 minutes de retard sur Banque Populaire V

Bonne Espérance : 12 jours, 19 heures, 28 minutes, soit 0 jour, 21 heures et 40 minutes de retard sur Banque Populaire V

Cap des Aiguilles : 12 jours, 21 heures, 22 minutes, soit 0 jour, 21 heures, 34 minutes de retard sur Banque Populaire V

Cap Leeuwin : 17 jours, 06 heures, 59 minutes, soit 16 heures et 58 minutes d’avance sur Banque Populaire V

Tasmanie : 18 jours, 18 heures et 31 minutes, soit 1 jour, 12 heures et 43 minutes d’avance sur Banque Populaire V

Cap Horn : 26 jours, 15 heures et 45 minutes, soit 4 jours et 6 heures d’avance sur Banque Populaire V

Equateur retour : 35 jours, 4 heures et 9 minutes, soit 2 jours, 22 heures et 36 minutes d’avance sur Banque Populaire V.

Equateur – Ouessant : 5 jours, 19 heures, 21 minutes

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Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam en quelques mots

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Après le formidable spectacle qu’ils nous ont offert aujourd’hui, arrivant tous les trois dans un intervalle de moins de trois heures, Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam se sont livrés au traditionnel exercice de la conférence de presse. Morceaux choisis.

Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) : « Cette course développe une force mentale incroyable »

« J’aurais préféré une arrivée sans pression mais ça restera un bon souvenir pour nous ! J’étais poursuivi par Yann (Eliès) et Jean (Le Cam), deux triples vainqueurs de la Solitaire du Figaro. Et devant moi il y avait Jérémie (Beyou), qui lui aussi a gagné trois fois cette épreuve.

J’ai eu des pépins techniques qui m’ont fait déraper un peu, j’aurais aimé être dans la bataille avec Armel (Le Cléac’h) et Alex (Thomson). Mais j’ai quand même été en compétition pendant toute la course.

Le Vendée Globe développe une force mentale incroyable. C’est un truc de dingue de se retrouver face à soi-même si longtemps. Cette aventure m’enrichit à chaque fois et me donne plus de force. Mais il faut une forme physique incroyable pour participer au Vendée Globe et je ne sais pas si j’en ferai un autre. Maintenant, j’ai envie de choses simples, comme bien manger et dormir.
Parmi les moments marquants de ce Vendée Globe, je retiens mon passage dans le détroit de Bass (entre l’Australie et la Tasmanie, NDR) pour gérer une grosse dépression. Cette décision, proposée par un routage, n’était pas facile à prendre mais finalement elle s’est avérée payante car j’ai pu distancer Yann et Jean. Mais c’était un peu chaud car il n’y avait que 20 mètres de fond par endroits ! »

Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) : « Je veux revenir sur le Vendée Globe avec un foiler, et gagner ! »

« C’était un vrai bonheur de se battre contre deux grands marins comme Jean-Pierre (Dick) et Jean (Le Cam). Je me suis vraiment immergé en mode Figaro ces derniers jours, et surtout ces dernières heures. C’est parfait pour ma préparation pour la prochaine Solitaire ! Jean-Pierre est un vrai Figariste maintenant, il a été intronisé (rires).

J’ai la tête qui tourne ! J’ai l’impression d’arriver d’une autre planète… J’ai du mal à passer du mode ermite au mode terrien. Donc je ne suis pas encore prêt à faire de bilan. Mes objectifs sont atteints car je voulais terminer dans le Top 5, et premier bateau à dérives droites.

Je n’ai pas trop réfléchi à mon accident d’il y a huit ans. Mais à un moment donné, j’ai dû aller en tête de mât et j’ai refusé. C’est là que j’ai compris que j’avais encore quelques séquelles… Mais voilà, terminer ce Vendée Globe panse les plaies !

J’ai envie de deux choses : retrouver mes enfants et ma femme ce week-end au coin du feu, chercher mon pain et mon journal, tranquille. Et j’ai aussi envie de retourner sur mon Figaro, le couteau entre les dents pour remporter une quatrième victoire dans la Solitaire cet été. Et à plus long terme, je veux revenir sur le Vendée Globe avec un foiler, et gagner ! »

Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) : « Mon plus beau Vendée Globe ! »

« Ce Vendée Globe a été mon plus beau, sans hésitation ! J’ai pris du plaisir et j’ai énormément appris. Et je pense avoir donné du plaisir aux gens. D’ailleurs c’est grâce à eux que je suis ici.

Depuis trois jours j’ai fait une croix sur mes chances de rattraper Yann (Eliès). Je pensais qu’il arriverait 5 ou 6 heures avant. En fait, il y a seulement 1h30 d’écart, on ne va pas se plaindre ! Et je suis heureux d’avoir terminé mon tour du monde en 80 jours, comme dans l’histoire de Jules Verne.

Etre au départ constituait déjà un soulagement, passer le cap Horn en était un autre. Et terminer c’est le bonheur. Je suis content, tout simplement.

Je n’ai jamais manqué de bonne nourriture pendant la course. Je l’ai déjà dit : le lyophilisé, c’est pour les feignants. Moi je mangeais bien, mais je devais matosser !

Je ne sais pas si j’irai accueillir Bernard (Stamm) et IDEC Sport à Brest demain pour le record du Trophée Jules Verne. Dans l’état où je suis, il me faudrait peut-être une ambulance pour faire la route (rires). Je vais lui faire un « clac clac clac », ça sera plus facile. »

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Le fabuleux exploit d’IDEC Sport 40 jours autour du monde

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Il fonce IDEC SPORT, et affole de nouveau les compteurs alors que la distance restant à parcourir pour rallier l’arrivée du Trophée Jules Verne se réduit à un rythme impressionnant. À moins de 550 milles du but en ce début d’après midi, Francis Joyon, Clément Surtel, Bernard Stamm, Sébastien Audigane, Alex Pella et Gwénolé Gahinet parachèvent leur chasse au record de vitesse absolue autour du monde de la plus belle manière : lancés à 35 nœuds de moyenne vers le cap Finisterre, dernier marqueur d’une chevauchée fantastique d’un peu plus de 40 jours autour de la planète mer.  Les six marins d’IDEC SPORT sont attendus demain, jeudi 26  janvier 2017, au petit jour (entre 6h et 7h, heure française) au large d’Ouessant, pour ajouter leur nom au palmarès du plus prestigieux challenge maritime en équipage. Et recevoir dans la matinée à Brest, au terme d’un tour du monde express devant se conclure avec une avance de près de cinq jours sur le record à battre (45j 13h 42mn 53sec), un accueil à la hauteur de cet exploit collectif qui fera date.

« C’était assez agité dans du vent assez fort. Le bateau était pas mal secoué. Même si on allait un peu moins vite dans une mer plus formée de 3-4 mètres, cela nous a rappelé nos cavalcades dans l’océan Indien. Mais, on est très contents d’avoir réussi à rester à l’avant du front », commente ce matin, Francis Joyon qui ne cache pas se réjouir de cette arrivée qui se rapproche à vitesse grand V des étraves du vaillant trimaran rouge et gris. « On est hyper bouillants d’impatience à l’idée de cette approche », ajoute-t-il, confiant et serein devant les quelques milles qu’il reste à parcourir depuis le départ d’IDEC SPORT, le vendredi 16 décembre dernier, à 9h19 tapantes (heure française) dans sa chasse au record planétaire.

Vers une arrivée en accéléré

À ses côtés, ses cinq équipiers de haut vol ne sont pas en reste et affichent le sourire des grands jours. « On est au portant sous J2 et ça envoie plutôt pas mal, on progresse à 35-38 nœuds sur une mer plutôt sympa. On profite des ces derniers moments de mer, on profite à fond de ce beau bateau qui va super vite », confirment volontiers Gwénolé Gahinet et Sébastien Audigane en approche du cap Finisterre, leur indiquant la fin imminente et en accéléré de leur course effrénée face au chronomètre. Le bonus sur le tableau de marche de l’actuel détenteur du Trophée Jules Verne, qui dépasse la barre des 2 000 milles d’avance en ce début d’après-midi, en témoigne : IDEC SPORT progresse comme une fusée vers la ligne d’arrivée d’un tour du monde pour attraper dans ses voiles un record après une circumnavigation marquée sous le signe de la vitesse sur une trajectoire exemplaire.

« Ce Trophée Jules Verne, c’est une vraie ligne droite qu’on a pu tracer en gardant le même rythme que les fronts dans le Grand Sud, comme on est en train de le faire en Atlantique Nord. Selon les derniers routages, on devrait aussi battre le record intermédiaire entre l’équateur et Ouessant, ce sera un peu la cerise sur le gâteau », se félicite Clément Surtel. « C’est une trajectoire exceptionnelle. Le jour s’est levé et on peut donc attaqué un peu plus fort. »

« Un grand moment… »

Très attentifs au trafic maritime, aux centaines de cargos et de bateaux de pêcheurs qui croisent dans cette zone – « l’une des plus fréquentée au monde », selon Francis Joyon –  les six marins continuent, sur leur lancée, portés par l’élan et l’énergie collective qui les accompagnent dans cette campagne planétaire en passe de hisser le team d’IDEC SPORT au rang de neuvième détenteur du Trophée Jules Verne, après les équipages de Bruno Peyron, Peter Blake, Olivier de Kersauson, Franck Cammas et de Loïck Peyron. «  J’en ai vu partir des Trophée Jules Verne dont j’avais préparé le bateau avant le départ. De parvenir à le décrocher, c’est un peu un aboutissement dans mon parcours de marin, et c’est aussi un rêve qui se réalise. Couper la ligne d’arrivée, record à la clé, ce sera forcément un grand moment, » ajoute Clément Surtel qui n’a pas ménagé sa peine pour garder le potentiel du maxi-trimaran de 31 mètres intact tout au long du parcours.

Suivi live entre 10h et 12h30

D’après les dernières estimations, IDEC SPORT devrait couper la ligne entre 7h et 9h demain matin (heure française). Il est ensuite attendu à l’entrée de la rade de Brest dans le courant de la matinée. À partir de 10h débutera la retransmission en direct de cette arrivée victorieuse sur le site et les réseaux sociaux, suivie jusqu’à 12h30 par l’amarrage du bateau au ponton et les premières réactions à chaud sur le podium en présence du public attendu nombreux pour saluer cet exploit maritime.

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La guerre des trois a bien eu lieu



Entre 14 h 47 et 17 h 43, soit en moins de trois heures, trois des 29 concurrents au départ de ce Vendée Globe le 6 novembre dernier franchissaient la ligne d’arrivée. Jamais en huit éditions disputées depuis 1989 un trio de bateaux avait terminé séparés par si peu. Et du quatrième classé, Jean-Pierre Dick au sixième, Jean Le Cam, avec Yann Eliès au milieu, il y eut de l’émotion, de l’humour et du spectacle devant une foule immense venue accueillir ses héros le long du chenal. Et les écouter. Retour sur Vendée Globe à travers leurs mots.
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Jean Le Cam, sixième du Vendée Globe

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Ce n’est pas un hasard si Jean Le Cam fait partie des skippers les plus populaires auprès du public. Le « roi Jean » a marqué cette huitième édition du Vendée Globe autant par sa performance sportive et son incroyable duel avec Yann Eliès, que par ses phrases cultes et ses vidéos décalées. Retour sur la course d’un marin légendaire arrivé ce mercredi à 17 heures 43 minutes 54 secondes.

Pour sa quatrième participation au Vendée Globe, Jean Le Cam a raté de peu la mythique barre des 80 jours, puisqu’il termine en 80 jours 04 heures 41 minutes et 54 secondes à la moyenne de 14,10 nœuds sur les 27 141 milles parcouru par Finistère Mer Vent, juste derrière Jean-Pierre Dick et Yann Éliès, les deux autres mousquetaires de « son Vendée ». C’est la troisième fois que le marin franchit la ligne d’arrivée de l’Everest des mers, après une belle deuxième place en 2004-2005 et une 5ème position en 2012-2013 (abandon en 2008-2009). Pourtant, malgré son formidable palmarès, Jean Le Cam n’était pas certain de participer à la course, faute de sponsors. C’est notamment grâce à un financement participatif qu’il a pu s’aligner au départ et faire montre de son expérience.

Le clac-clac-clac

Alors que son Finistère Mer Vent, ex-vainqueur du Vendée Globe aux mains de Michel Desjoyeaux, est amarré au ponton de départ, Jean se fixe un objectif réaliste et bluffant de précision : « Je me situe dans les 10-12 premiers sur le papier, il y en aura probablement 5 devant, je peux me retrouver dans les 6-7. ». S’il ne se fait pas remarquer au départ, Jean Le Cam ne lâche rien. Il est d’ailleurs déjà à la lutte avec Yann Éliès dès le troisième jour de course. Les premiers instants sont difficiles, il ne faut pas se laisser aller, et quoi de mieux qu’un « festin » pour se remonter le moral ? « Aujourd’hui j’ai fait la totale. Du bœuf carottes, des bonbons haribo, des rillettes. Et j’ai même retrouvé le beurre, » se réjouit-il.

Alors que Yann Éliès se glisse dans un trou de souris et file, Jean est à la lutte avec Jean-Pierre Dick et Thomas Ruyant. Pendant ce temps, son record à l’équateur, qui tenait depuis 2004, est battu par Alex Thomson (Hugo Boss) après 9 jours, 7 heures et 2 minutes de mer. Le Britannique a ainsi amélioré de 1 jour et 4 heures le temps de référence de Jean le Cam. Au quinzième jours de course, c’est le début du désormais célèbre « clac, clac, clac ». La vidéo de la caméra récalcitrante de Jean fait le tour des réseaux sociaux et même du petit écran. Cette maxime détrône presque le slogan « yes we cam » tellement elle est utilisée sur le reste de la course. Les internautes apprécient.

Des vidéos amusantes

Vingt jours après le début de l’épreuve, le skipper de Finistère Mer Vent est en vacation dans le Vendée Live. « Une manœuvre réussie est une manœuvre sans souci.» Élémentaire mon cher Watson ! Si le « roi Jean » franchit le cap de Bonne-Espérance en 23 jours 10 heures et 21 minutes, l’Indien se montre sous différentes facettes. Un coup le temps est agréable, un autre la mer est croisée avec des vents pouvant atteindre 60 nœuds. Le cap Leeuwin est avalé en 34 jours 07 heures 28 minutes.

Le 12 décembre, au large de la Tasmanie, Jean le Cam doit faire le dos rond. Il ralentit pour laisser passer une forte dépression avec des vents pouvant aller jusqu’à 60 nœuds. Impossible de l’éviter totalement puisqu’elle occupe tout le couloir entre la Tasmanie et la Zone d’Exclusion Antarctique (ZEA). Il faut donc la gérer au mieux. Jean reste très Sud et longe la zone des glaces. L’option était bonne puisqu’il recolle à ses compères de devant qui ont rencontré des conditions plus compliquées. Une fois la tempête derrière et oubliée, l’immensité du Pacifique se présente devant l’étrave de Finistère Mer Vent. « Firmin, s’il vous plait, ne prenez pas cette vague ! Il est bien ce Firmin mais parfois il fait un peu ce qu’il veut. J’ai du mal avec le petit personnel en ce moment, » plaisante Jean en parlant de son pilote automatique.

Lors des fêtes de Noël, il reste environ une semaine avant que Jean ne passe le Horn. « J’étais en train de penser à un truc : on est le seul sport mécanique où à 80% du temps, le pilote regarde derrière. On regarde la barre, on regarde les vagues. C’est assez étonnant. En même temps, des fois il vaut mieux ne pas regarder devant. »

Un sixième cap Horn

Yann Éliès et Jean le Cam sont inséparables suite à leur incroyable duel. Les deux marins ne se quittent plus et échangent leurs positions en permanence. Ils naviguent même parfois à vue et se parlent à la VHF. Quatre jours plus tard, à 16h48, Jean Le Cam passe le cap Horn, pour la sixième fois : quatre fois dans le Vendée Globe (éditions 2004-2005, 2008-2009, 2012-2013 et 2016-2017), une fois dans la Barcelona World Race (en 2014-2015) et une fois dans la Whitbread avec Eric Tabarly (1981).

Après deux mois de course, Yann Éliès n’est qu’à douze milles devant. La mer offre des conditions clémentes avec une quinzaine de nœuds de vent. Après deux mois, la plupart des skippers en ont marre de leur nourriture. Pas Jean ! Monsieur Le Cam n’a pas fait de concession de ce côté-là. « Le lyophal, c’est un truc pour les feignants qui ne veulent pas matosser. Les plats, c’est 60kg, le lyophilisé, c’est 30kg. Pour économiser 30kg, tu bouffes de la merde… ». Le 16 janvier, la chaleur et les sargasses sont au programme, ainsi que comme depuis un long moment, le duel avec Quéguiner-Leucémie Espoir : « Avec Yann, on se tutoie depuis la Tasmanie, c’est quand même plus de la moitié du tour du monde quand même ! C’est l’histoire dans l’histoire, » se plait à dire Jean Le Cam.

Cette histoire continue jusqu’à la fin de ce tour du monde puisque les deux skippers régatent ensemble jusqu’à la bouée Nouch Sud, sans réussir à dépasser Jean-Pierre Dick. Les trois hommes ne sont séparés que de trois heures après plus de 80 jours en mer. Belle performance ! Dans cette grande aventure, Finistère Mer Vent termine donc sixième. Sans aucun doute possible, Jean Le Cam a encore un peu plus marqué le Vendée Globe de son empreinte. Clac, clac, clac !

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IDEC SPORT attendu demain au petit jour à l’arrivée d’un très grand tour

Il fonce IDEC SPORT, et affole de nouveau les compteurs alors que la distance restant à parcourir pour rallier l’arrivée du Trophée Jules Verne se réduit à un rythme impressionnant. À moins de 550 milles du but en ce début d’après midi, Francis Joyon, Clément Surtel, Bernard Stamm, Sébastien Audigane, Alex Pella et Gwénolé Gahinet parachèvent leur chasse au record de vitesse absolue autour du monde de la plus belle manière : lancés à 35 nœuds de moyenne vers le cap Finisterre, dernier marqueur d’une chevauchée fantastique d’un peu plus de 40 jours autour de la planète mer. Les six marins d’IDEC SPORT sont attendus demain, jeudi 26 janvier 2017, au petit jour (entre 6h et 7h, heure française) au large d’Ouessant, pour ajouter leur nom au palmarès du plus prestigieux challenge maritime en équipage. Et recevoir dans la matinée à Brest, au terme d’un tour du monde express devant se conclure avec une avance de près de cinq jours sur le record à battre (45j 13h 42mn 53sec), un accueil à la hauteur de cet exploit collectif qui fera date.

« C’était assez agité dans du vent assez fort. Le bateau était pas mal secoué. Même si on allait un peu moins vite dans une mer plus formée de 3-4 mètres, cela nous a rappelé nos cavalcades dans l’océan Indien. Mais, on est très contents d’avoir réussi à rester à l’avant du front », commente ce matin, Francis Joyon qui ne cache pas se réjouir de cette arrivée qui se rapproche à vitesse grand V des étraves du vaillant trimaran rouge et gris. « On est hyper bouillants d’impatience à l’idée de cette approche », ajoute-t-il, confiant et serein devant les quelques milles qu’il reste à parcourir depuis le départ d’IDEC SPORT, le vendredi 16 décembre dernier, à 9h19 tapantes (heure française) dans sa chasse au record planétaire.

Vers une arrivée en accéléré

À ses côtés, ses cinq équipiers de haut vol ne sont pas en reste et affichent le sourire des grands jours. « On est au portant sous J2 et ça envoie plutôt pas mal, on progresse à 35-38 nœuds sur une mer plutôt sympa. On profite des ces derniers moments de mer, on profite à fond de ce beau bateau qui va super vite », confirment volontiers Gwénolé Gahinet et Sébastien Audigane en approche du cap Finisterre, leur indiquant la fin imminente et en accéléré de leur course effrénée face au chronomètre. Le bonus sur le tableau de marche de l’actuel détenteur du Trophée Jules Verne, qui dépasse la barre des 2 000 milles d’avance en ce début d’après-midi, en témoigne : IDEC SPORT progresse comme une fusée vers la ligne d’arrivée d’un tour du monde pour attraper dans ses voiles un record après une circumnavigation marquée sous le signe de la vitesse sur une trajectoire exemplaire.

« Ce Trophée Jules Verne, c’est une vraie ligne droite qu’on a pu tracer en gardant le même rythme que les fronts dans le Grand Sud, comme on est en train de le faire en Atlantique Nord. Selon les derniers routages, on devrait aussi battre le record intermédiaire entre l’équateur et Ouessant, ce sera un peu la cerise sur le gâteau », se félicite Clément Surtel. « C’est une trajectoire exceptionnelle. Le jour s’est levé et on peut donc attaqué un peu plus fort. »

« Un grand moment… »

Très attentifs au trafic maritime, aux centaines de cargos et de bateaux de pêcheurs qui croisent dans cette zone – « l’une des plus fréquentée au monde », selon Francis Joyon – les six marins continuent, sur leur lancée, portés par l’élan et l’énergie collective qui les accompagnent dans cette campagne planétaire en passe de hisser le team d’IDEC SPORT au rang de neuvième détenteur du Trophée Jules Verne, après les équipages de Bruno Peyron, Peter Blake, Olivier de Kersauson, Franck Cammas et de Loïck Peyron. « J’en ai vu partir des Trophée Jules Verne dont j’avais préparé le bateau avant le départ. De parvenir à le décrocher, c’est un peu un aboutissement dans mon parcours de marin, et c’est aussi un rêve qui se réalise. Couper la ligne d’arrivée, record à la clé, ce sera forcément un grand moment, » ajoute Clément Surtel qui n’a pas ménagé sa peine pour garder le potentiel du maxi-trimaran de 31 mètres intact tout au long du parcours.

Suivi live entre 10h et 12h30

D’après les dernières estimations, IDEC SPORT devrait couper la ligne entre 7h et 9h demain matin (heure française). Il est ensuite attendu à l’entrée de la rade de Brest dans le courant de la matinée. À partir de 10h débutera la retransmission en direct de cette arrivée victorieuse sur le site et les réseaux sociaux, suivie jusqu’à 12h30 par l’amarrage du bateau au ponton et les premières réactions à chaud sur le podium en présence du public attendu nombreux pour saluer cet exploit maritime.

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De podiums en podiums !

Un, deux, trois, l'histoire s'écrit ! Le 6 novembre dernier, les deux figaristes, Armel Le Cléac'h et Jérémie Beyou prenaient le départ du Vendée Globe aux Sables d'Olonne. Habitués des podiums, ils n'ont pas dérogé à la règle.
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La bisquine la Cancalaise fête ses 30 ans



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La bande des trois arrive



Après un combat acharné depuis le cap Horn, Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam sont attendus aujourd’hui aux Sables, dans le calme du golfe de Gascogne et de la lumière vendéenne. Après avoir accroché le flux de Sud généré par l’énorme système dépressionnaire qui a envahi tout l’Atlantique Nord, ces trois rescapés du groupe des favoris encore en course se heurtent pour finir à l’anticyclone hivernal et infernal qui continue de faire de la résistance sur l’Europe. Malgré des vents plus faibles, ils devraient franchir la ligne d’arrivée aux Sables-d’Olonne ce mercredi entre 13 heures et 19 heures.
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Jean-Olivier Héron s’est éteint



C’est avec une immense tristesse que nous avons appris ce matin le décès de Jean-Olivier Héron, la nuit dernière à l’hôpital de l’île d’Yeu. Jean-Olivier fut en 1971 l’un des créateurs de Voiles et Voiliers ; illustrateur de talent qui donna à notre magazine son logo si prestigieux et unique : le poisson ailé.
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Jérémie Beyou : «C’est un truc de barge !»



Le Vendée Globe s’était refusé à lui par deux fois. Jérémie Beyou (Maître CoQ) a enfin terminé hier soir la belle aventure dont il rêvait depuis si longtemps et ainsi vaincu le signe indien. Et de la plus belle des manières puisqu’il vient de s’offrir à quarante ans la troisième place de ce 8e Vendée Globe. En franchissant la ligne à 19 heures 40 minutes 40 secondes, il a achevé son périple planétaire en 78 jours 6 heures 38 minutes et 40 secondes.
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Les chantiers français raflent les distinctions



Les trophées récompensant les meilleurs voiliers diffusés en Europe ont été décernés hier soir à l’occasion du Salon nautique de Düsseldorf. Cinq bateaux ont été distingués dans cinq catégories différentes. Les constructeurs français réussissent un joli tir groupé puisqu’ils produisent quatre des cinq bateaux récompensés.
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Qui sera dans le top 5 ?



Armel Le Cléac’h et Alex Thomson ont bénéficié d’une configuration météorologique très particulière qui leur a permis de faire une route presque directe depuis l’équateur jusqu’à l’entrée de la Manche avant de redescendre vers l’arrivée le long de la Bretagne. Mais les choses bougent. Une dépression hivernale se creuse en ce moment même au large de Terre-Neuve et va balayer tout l’Atlantique Nord d’ici quatre ou cinq jours. Elle va emmener avec elle le trio Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) jusqu’à l’arrivée. Jérémie Beyou (Maître CoQ), qui se présente au mauvais moment, va vivre une fin de parcours lente et difficile.
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Voiles et Voiliers a attendu Armel !



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Alex Thomson : «Il faut se considérer heureux de terminer !»



Le froid était vif lorsqu’Alex Thomson en termina ce vendredi matin avec le 8e Vendée Globe à la deuxième place. Mais la chaleur était partout car le Britannique a le don pour enflammer les cœurs et les foules. Fatigué mais rayonnant, il a enchaîné les prises de paroles, se mettant tout d’abord le public dans la poche depuis la scène dressée sur Port Olona. «La raison principale pour laquelle je dispute cette course, c’est vous ! Lorsqu’on reçoit autant que ce que vous nous donnez au moment du départ, l’accueil que vous nous réservez ! Alors je suis heureux, très heureux de pouvoir en retour vous offrir la course excitante que vous attendez de nous.» Puis il se livra à la traditionnelle conférence de presse dont voici les thèmes abordés avec beaucoup d’humour.
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Armel Le Cléac’h : «On ne va pas refaire le match. J’ai gagné !»



C’est toujours impressionnant de voir un marin venant de vivre 74 jours en mer passer en quelques heures de la solitude et de la course à la liesse populaire et aux sollicitations de toutes sortes. En ouverture de la conférence de presse, le nouveau héros du Vendée Globe a été longuement ovationné à la hauteur de son exploit et de ce nouveau record autour du monde. Voici les premiers mots d’Armel, émouvant, sincère, heureux. Morceaux choisis.
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Les mots pour le duel



Depuis le 6 novembre, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) et Alex Thomson (Hugo Boss) livrent une course somptueuse devenue duel avant le passage du cap de Bonne-Espérance. En attendant de les accueillir aux alentours de 18 heures pour le Breton puis dans la nuit prochaine pour le Britannique, retour sur leur course à travers leurs propres déclarations.
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Les passionnés de vieux gréements à Thalassa



Dans le cadre des Fêtes maritimes de Brest 2016, un reportage de Thalassa donne ce vendredi des visages à trois personnages dans la foule de passionnés de voile traditionnelle qui viennent vivre l'événement.
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Le Cléac'h/Thomson, symphonie en lutte majeure



Armel Le Cléac'h a gagné ce jeudi 19 janvier le 8e Vendée Globe après 74 jours 03 heures 35 minutes et 46 secondes. Septième vainqueur du tour du monde en solitaire et sans escale, le skipper de Banque Populaire a récité une partition parfaite. Retour en détail sur ce tour du monde.
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