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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Jérémie Beyou-Christopher Pratt, un binôme à point !

L’heure du départ a sonné ! Ce jeudi, Jérémie Beyou et Christopher Pratt quitteront Lorient pour Le Havre, d’où sera donné le 27 octobre le départ de la Transat Jacques Vabre. Les deux marins, qui ont beaucoup navigué cette année sur l’IMOCA Charal, se sentent fin prêts pour aborder le grand rendez-vous de la saison.

Un dernier stage à Port-la-Forêt la semaine dernière, dans des conditions automnales qu’ils risquent de retrouver au moment de quitter Le Havre le 27 octobre, a permis à Jérémie Beyou et Christopher Pratt d’en finir quasiment avec leur préparation sur l’eau de la Transat Jacques Vabre, leur grand objectif de l’année. Une préparation qui, selon Jérémie, « a coché toutes les cases » : « Nous sommes vraiment dans les clous du programme initial : sereins avec le bateau, en termes de performances, de manœuvres et de fiabilité, mais aussi d’un point de vue logistique et au niveau de la préparation physique. Nous partons rassurés au Havre et confortés par nos deux victoires sur la Rolex Fastnet Race et le Défi Azimut. »

Les dernières navigations de septembre ont permis au binôme d’affiner ses derniers réglages, comme le confirme Christopher Pratt :

« L’objectif de la préparation était en priorité d’apprendre de l’IMOCA Charal, parce que sur ces bateaux très technologiques, tu n’arrêtes jamais de découvrir de nouveaux réglages qui, une fois intégrés, deviennent des automa-tismes. Pour ce qui est de notre duo avec Jérémie, cela fait plusieurs années que nous naviguons ensemble, nous nous connaissons donc très bien, mais le fait lors des dernières semaines de naviguer en stage, où tu te mets en configuration de course, mais aussi sur le Fastnet puis sur le Défi Azimut, nous a permis de continuer à mettre de l’intensité, si bien qu’aujourd’hui, nous arrivons à faire les choses de manière encore plus sereine et plus fluide. »

Les deux hommes se sont accordé quatre jours de repos de samedi à mardi, afin de bien recharger les batteries avant cette Transat Jacques Vabre, sur laquelle ils seront considérés comme faisant partie des favoris. Ce que Jérémie Beyou ne nie pas : « C’est sûr que compte tenu de cette préparation quasi-parfaite et des résultats obtenus, on ne peut pas dire autre chose que notre objectif est de gagner, on ne nous croirait pas si on affirmait le contraire. Mais on connaît la complexité de la tâche. Pour gagner, il faut réunir au même moment tous les ingrédients : les bonnes stratégies, beaucoup d’intensité, aucun souci technique et toujours une petite part de réussite. Et il ne faut surtout pas négliger nos concurrents qui marchent aussi très bien, nous ne sommes pas les seuls à nourrir cette ambition de victoire. »

Il reste désormais une grosse dizaine de jours, dont un convoyage, au duo pour peaufiner les ultimes détails, Jérémie et Christopher ayant prévu de rester au Havre de l’ouverture du village, le samedi 19 octobre, jusqu’au départ, le dimanche 27.

« Le programme sera d’abord de participer au e-prologue le samedi, je pense que je viendrai avec mon fils Achille, il peut gagner, sourit Jérémie. Ensuite, les priorités lors de notre séjour au Havre, où notre coach sportif Stéphane Eliot nous rejoindra, seront de continuer à faire du sport tous les jours, pour éviter de se faire surprendre par l’intensité du début de course, de bien dormir, de préparer la météo et bien sûr de partager des moments forts avec tous les collaborateurs de Charal qui viendront au Havre nous supporter ». Après quoi, ce sera aux deux skippers de jouer…

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Le Havre fête la Transat Jacques Vabre, 60 équipages au départ le dimanche 27 octobre - Programme

Du 18 au 27 octobre 2019, la Ville du Havre accueille la quatorzième édition de la Transat Jacques Vabre. Au programme : des IMOCA, des Multi50 et des Class40, des skippers et dix jours d’animations autour du village.

Le Havre fête la Transat Jacques Vabre

Crédit : JM Liot

60 bateaux au départ

60 équipages seront au départ de la course à bord de 30 IMOCAS (dont 6 de toute dernière génération), 27 Class 40 et 3 Multi50. La ville va vivre au rythme de la préparation des skippers avant le grand départ pour Salvador de Bahia au Brésil le dimanche 27 octobre.

Nombreuses animations au Havre

Le village proposera diverses animations : une initiation aux sports brésiliens, un feu d'artifice, un prologue avec les skippers, un escape Game sur mesure créé pour la Transat Jacques Vabre et proposé à bord du bateau-phare, des visites étonnantes des coulisses de la Transat...

Il est également possible de participer à la composition d'une immense fresque consacrée aux mondes marins ou tester votre prose à l'occasion du grand concours de poésie intitulé "une bouteille à la mer". Les plus beaux vers seront chaque jour diffusés sur les écrans géants et les murs du village ainsi que dans Le Havre Presse et sur les réseaux sociaux. Plusieurs poèmes prendront même la mer le jour du départ sur les coques des IMOCA.

Transat Jacques Vabre - Programme non exhaustif au Havre :


Vendredi 18 octobre
- 10H - 12H ; 14H - 16H : Nautiquement Vôtre ! Initiation au fonctionnement des marées, courants marins, langage morse et sciences météorologiques (Tous les jours sauf le week-end). Tente Ville du Havre - Quai de Marseille ;
- 10H - 18H : Fresque collaborative Teuthis. Fresque participative aux côtés du street artist havrais Teuthis. Quai de la Réunion ;
- 10H - 18H : Une Bouteille à la Mer. Concours de poésie participatif sur la thématique un océan à protéger. Tente Ville du Havre - Quai de Marseille ;
- 10H - 20H : Traversée du bassin Paul Vatine en tyrolienne. Stand Charal - Quai de la Martinique ;
- 10H - 20H : Visite d’un Imoca. Stand Initiatives Coeur - Quai de la Réunion ;
- 10H50 : Comme un seul homme. Participant pour la première fois au Vendée Globe, le tour du monde à la voile en solitaire, sans assistance et sans escale, Éric Bellion s’est filmé pendant ses 99 jours de course. Cinéma Gaumont - Les Docks Vauban ;
- 14H - 18H : Initiation aux sports traditionnels brésiliens (Pétéca, frescobol, capoeira…). Découverte et initiations aux sports brésiliens traditionnels. Tente Ville du Havre - Quai de Marseille ;
- 16H - 18H : Radio Transat. Retours avec l’animateur Serge Herbin sur les participants, la course et les événements. Pavillon officiel - Quai de la Martinique ;

Samedi 19 octobre
- 10H - 17H : Baptêmes nautiques. Du samedi 19 octobre 14h, au samedi 26 octobre 12h. Bassin de l’Eure - Quai de Marseille ;
- 11H : inauguration du village Transat Jacques Vabre Normandie-Le Havre ;
- 12H30 : Baptême V&B. Ponton d’honneur - Quai de la Martinique ;
- 13H30 – 15H – 16H30 : Les Déferlantes. Visites contées des coulisses et de l’histoire de la Transat Jacques Vabre Normandie - Le Havre par la compagnie Touches d’Histoire. Quai de la Réunion - devant la fresque Teuthis ;
- 14H - 17H : Transat Escape Game. Découverte du Bateau Feu au travers d’un Escape Game. Bateau Feu - Bassin de l’Eure ;
- 14H30 - 17H30 : E-Prologue, cette année, les skippers se challengent sur la scène du Pavillon Officiel. Quai de la Martinique via le jeu en ligne Virtual Regatta - Pavillon Officiel ;

Dimanche 20 octobre
- 16H - 18H : Radio Transat. Retours avec l’animateur Serge Herbin sur les participants, la course et les événements. Pavillon officiel - Quai de la Martinique ;

Lundi 21 octobre
- 10H - 12H : Atelier d'aide à l'écriture dans le cadre du concours de poésie une bouteille à la mer. Tente Ville du Havre - Quai de Marseille ;
- 16H - 18H : Radio Transat. Retours avec l’animateur Serge Herbin sur les participants, la course et les événements. Pavillon officiel - Quai de la Martinique ;


Mardi 22 octobre
- 14H - 15H : Baptême vers un monde sans Sida. Ponton d’honneur - Quai de la Martinique ;


Mercredi 23 octobre
- 9H30 - 11H30 : Skip’ on running ! LH en Forme propose un moment privilégié et sportif entre visiteurs et skippers autour d’un jogging matinal. Rendez-vous devant la tente Ville du Havre - Quai de Marseille ;


Jeudi 24 octobre
- 10H - 17H : Baptêmes nautiques. Du samedi 19 octobre 14h, au samedi 26 octobre 12h. Bassin de l’Eure - Quai de Marseille ;
- 14H - 17H : Transat Escape Game. Découverte du Bateau Feu au travers d’un Escape Game. Bateau Feu - Bassin de l’Eure ;


Vendredi 25 octobre
- 11H-12H : Baptême du bateau Crédit Mutuel. Ponton d’honneur - Quai de la Martinique ;
- 18H30 - 19H30 : Baptême du bateau Advens For Cybersecurity. Ponton d’honneur - Quai de la Martinique ;


Samedi 26 octobre
- 11H - 13H : Baptême Primonial. Ponton d’honneur – Quai de la Martinique ;
- 14H - 15H30 : Baptême Time For Ocean. Ponton d’honneur – Quai de la Martinique ;
- 17H - 19H : Rencontre avec les Ambassadeurs sportifs Le Havre Seine Métropole, Jérémie MION (Voile), Valentin SIPAN (Voile). Tente Le Havre Seine Métropole - Quai des Antilles ;
- 20H : Feu d'artifice. Bassin Paul Vatine et Bassin de l’Eure ;

Dimanche 27 octobre
- 08H - 10H : Sortie des bateaux. Bassin Paul Vatine ;
- 13H15 : Départ.

Source : Le Havre

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Valentin Bovey s’impose lors de la finale de la Top Voiles Cup

Les conditions n’ont pas été idéales pour cette régate de clôture, et les concurrents ont dû composer avec des airs assez capricieux. Et si la Vaudaire était présente, elle ne s’est jamais véritablement posée durablement sur le plan d’eau. Le comité de course n’a pas eu la tâche facile, mais a quand même réussi à terminer trois courses au terme de la rencontre.

Samedi, deux manches ont pu être disputées après trois départs sanctionnés par des rappels généraux. La première manche a été la seule qui a été courue de bout en bout, avec deux montées au près, et deux descentes sous spi. La deuxième régate a été réduite à un seul tour. Et l’unique course disputée dimanche a également dû être raccourcie, faute d’airs suffisamment stables.

La finale a été remportée par Scorpio – SOS Oxygen mené par Valentin Bovey. Le barreur, plutôt habitué des catamarans M2 sur lesquels il navigue généralement, réalise un joli score sur le week-end. Troisième, premier puis deuxième, le vainqueur n’a fait aucune course en dehors du podium, démontrant une belle domination de la flotte. « Il n’y avait pas trop de vent, deux des trois courses ont été raccourcies. Ça n’a pas été facile, a-t-il confié. Nous sommes quatre copains et avons l’habitude de naviguer ensemble, mais pas en Surprise. Il a fallu prendre nos marques, et nous avons fait des choses simples en essayant de bien partir, d’aller vite au bon endroit. Ça a été payant ! »

Moi non plus, mené par Emmanuel Müller, un grand habitué des podiums dans la série, termine deuxième, avec une contre-performance sur la deuxième course.

Fou du Vent, mené par le prometeur Victor Casas, membre du CER et barreur du D35 Cabestan, complète le podium, a un point du deuxième.

Dernière manche d’un circuit de huit rencontres, ce critérium de Morges qui a réuni une belle flotte pour conclure, vient boucler la Top Voiles Cup 2019. Le classement de la saison sera communiqué dans les prochains jours à l’occasion d’un événement dédié.

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Jean Le Cam : « On a tout pour plaire à un sponsor »

A 60 ans, Jean Le Cam prendra le 27 octobre le départ de sa septième Transat Jacques Vabre à bord de Corum L’Epargne, son plan Farr vainqueur du Vendée Globe 2008, aux côtés de Nicolas Trousel. Dans la foulée, le « Roi Jean » espère trouver un partenaire pour l’accompagner sur un cinquième Vendée Globe de suite, il s’en ouvre à Tip & Shaft.

Comment t’es-tu préparé pour la Transat Jacques Vabre ?
Nous avons commencé par nous qualifier avec Nicolas à l’occasion du tour de l’Europe que j’ai fait entre Port-la-Forêt et Gênes, une opération que nous avions montée pour La famille Ibis avec le groupe Accor, l’objectif était d’aller à la rencontre des gens de l’hôtellerie en Europe. Nous avons commencé par Gênes et nous avons terminé à Calais. On n’a donc pas arrêté de naviguer pendant trois mois, parfois avec Nicolas, parfois avec mon équipe. Nous avons ensuite eu un petit chantier en août, et, depuis, nous finissons de nous préparer à Port-la-Forêt pour peaufiner les réglages.

Ton bateau a-t-il subi des modifications depuis le dernier Vendée Globe ?
Peu. Les modifications plus importantes sont prévues l’hiver prochain en vue du Vendée Globe. Nous avons changé le gréement et nous avons des voiles neuves, nous avons joué un peu sur les volumes et fait un peu d’optimisation en mettant un peu plus de quête.

Quelles sont les modifications prévues l’hiver prochain ?
Nous avons prévu de changer la bôme, qui est lourde, et les dérives, de modifier l’agencement des ballasts en passant à la nouvelle jauge, ce qui veut dire que nous allons avoir des ballasts moins volumineux et plus à l’extérieur, c’est le chantier que nous avons fait l’hiver dernier sur Apicil.

As-tu un moment envisagé de mettre des foils sur ton bateau ?
Un moment, on s’est posé la question, oui, mais ça n’a pas duré longtemps. D’abord parce qu’il y avait une question de moyens que je n’avais pas, ensuite parce que je me suis dit que quitte à avoir des foils, autant faire un nouveau bateau qui serait prévu pour. Vu que la priorité est vraiment de monter un projet pour terminer le Vendée Globe avec un budget raisonnable, on n’avait pas envie d’augmenter le niveau de risques et d’incertitudes en se lançant dans des foils.

Comment s’est décidée la collaboration avec Nico Troussel ?
Il avait son bateau en construction cette année, donc il fallait qu’il navigue sur un 60 pieds pour continuer à apprendre à connaître ce qu’était un Imoca; moi, je n’avais pas prévu de faire la Transat Jacques Vabre, parce que je n’avais pas de partenaire. Du coup, ça a été une collaboration naturelle entre un marin qui avait un sponsor et pas de bateau et un autre qui n’avait pas de sponsor mais un bateau. On n’avait jamais navigué ensemble, mais c’est un vrai plaisir, Nico est un mec clair, honnête, et qui sait ce qu’il veut, c’est parfait ! C’est quand même un double vainqueur du Figaro, c’est une valeur sûre. Lui regarde ce que je fais sur le bateau, mes automatismes, ma façon de naviguer et de régler, et moi j’apprends aussi d’autres choses de lui, tout ce qui est logiciels, réglages de voiles, on compare nos façons de faire et on se tire vers le haut.

As-tu collaboré d’une façon ou d’une autre à la conception ou à la construction de son futur Corum, plan Kouyoumdjian attendu début janvier ?
Non, pas vraiment, c’est Michel Desjoyeaux qui est en charge du dossier technique du prochain bateau, moi, je reste à ma place. Après, le temps des navigations, on discute forcément avec Nicolas, des foils, des choix de matériel… Par exemple, le pilote qu’on a sur le bateau en ce moment sera le même qu’il aura sur le sien, donc on essaie de valider les réglages pour lui faire gagner du temps, parce qu’il aura une mise à l’eau assez tardive.

Qu’allez-vous chercher sur la Transat Jacques Vabre ?
Chacun va chercher sa compétition là où il a les moyens, nous, notre compétition se situera avec les bateaux à dérives, comme Apicil ou Banque Populaire. Pour ce qui est des foilers de génération 2015, au reaching et mer plate, il n’y a pas photo, on ne peut pas lutter, après, dans des conditions de petit temps, ou au près et au portant dans la brise, il n’y a pas de grosses différences, donc ça va être intéressant de voir comment on va se comporter sur la Jacques Vabre.

Que penses-tu un peu de la nouvelle génération de foilers ? Si tu devais en dessiner un aujourd’hui, quelles options choisirais-tu ?
Au niveau look, j’irais peut-être sur Apivia, il me plaît bien, mais ce n’est qu’un sentiment. Aujourd’hui, on ne peut avoir que des sentiments, parce qu’on ne les a pas encore vus naviguer tous ensemble. Ce que l’on constate de l’extérieur, c’est que pour l’instant, Charal survole les débats, qu’il y a ceux qui volent haut, mais plus tu es haut, plus tu te fais mal quand tu te casses la gueule. Et il y en a qui sont moins haut, donc vont moins vite dans certaines conditions, il va y avoir un compromis à trouver avec le temps. Il ne faut pas oublier que, pour l’instant, ce sont des bateaux qui n’ont été menés qu’en équipage ou en double, ça sera une autre paire de manches en solitaire sur le Vendée Globe. Dormir à deux mètres au-dessus de l’eau sur un foil sous pilote, il faudra y aller ! A un moment, l’être humain est quand même la limite. On est certes très perfectible, mais quand les choses vont plus vite que la réaction de l’homme, ça devient compliqué. Ce qui était le cas à une époque en Orma où le temps de réaction du skipper était supérieur à celui du bateau, donc à partir de ce moment-là, tu es en danger et c’est là qu’intervient la peur, quand la machine dépasse l’homme. Maintenant, aujourd’hui, on ne peut pas ne pas aller dans cette direction, mais je pense qu’après le prochain Vendée Globe, on pourra tirer beaucoup d’enseignements et les bateaux du Vendée Globe 2024 seront peut-être complètement différents.

Parlons maintenant de ton projet de Vendée Globe 2020 : où en es-tu concrètement ?
Concrètement, je cherche un partenaire, parce que le bateau s’appelle Corum jusqu’à la fin de l’année, mais il n’a pas de nom pour l’année prochaine sur le Vendée Globe et pour l’instant, on n’a rien. La famille Ibis pourrait être partenaire avec nous, mais ça ne suffira pas, il nous faut un partenaire-titre, car on ne veut pas non plus faire les choses n’importe comment.

Sur quel budget mises-tu ?
Ça dépend de ce qu’on fera dans le programme, mais si on ne fait que le Vendée Globe, ça se joue sur un budget de 850 000 euros par an sur deux ans, donc 1,7 million. Pour l’année, prochaine, je n’ai pas prévu de faire The Transat ni la New York Vendée, parce que notre situation aujourd’hui, c’est qu’on a un bateau et qu’on est qualifiés, on a donc tout pour plaire, et notre objectif est à la fois de satisfaire notre partenaire et d’optimiser au maximum le bateau pour faire la meilleure performance possible.

Si je te demande de vendre Jean Le Cam à un éventuel partenaire, que lui dirais-tu ?
Je dirais que les atouts de Jean le Cam, c’est qu’il a un bateau fiable, donc qu’il a plus de chances d’arriver et de faire parler du projet, qu’il n’est pas dans les derniers en termes de notoriété et qu’il a un projet très abordable, ce qui induit un investissement et un niveau de risques moindres.

Si tu trouves les sous, ce sera ta cinquième participation consécutive au Vendée Globe, tu ne t’en lasses pas ?
Non, je trouve que le Vendée, ce sont de super projets, à chaque fois différents, des belles aventures, une belle compétition, ça continue à me faire vibrer et tous mes Vendée Globe, je les ai vécus avec la même intensité. Le dernier, ça a quand même été un score à tous les niveaux, entre la complexité pour monter le dossier, les relations humaines très fortes que nous avons nouées et le résultat [sixième place]. C’est aussi pour ce côté relations humaines que j’y retourne.

Pour finir, où en est le projet Finistère Mer Vent que tu as initié il y a deux ans avec le Crédit Agricole du Finistère ?
Il avance bien. Le bâtiment de bureaux et de salles de réunion va être livré au printemps prochain à Port-la-Forêt, c’est un projet de développement économique tourné autour des activités maritimes, ancré dans le territoire, qui s’adresse aux personnes et aux entreprises qui veulent se construire un réseau, travailler ensemble, échanger leurs savoir-faire. Je reste impliqué dans ce projet, car j’en ai été à l’initiative avec l’ancien directeur du Crédit Agricole, mais ce n’est pas mon métier, ma priorité aujourd’hui, c’est le Vendée Globe.

Photo : Corum L’Epargne

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Mon moteur c’est les autres !

Il est né à Saint-Malo il y a 33 ans. Maxime Sorel, le skipper du monocoque de 60 pieds V and B – Mayenne sera au départ de la Transat Jacques Vabre le 27 octobre avec Guillaume Le Brec. Le parrain national de l’association « Vaincre la Mucoviscidose », qui ambitionne le Vendée Globe 2020 – 2021, a un parcours atypique. Zoom…

« J’ai passé toute mon enfance à Cancale non loin de Saint-Malo avec mes parents, ma petite sœur Charline et mon grand frère Jérémy » raconte Maxime. « J’étais une vraie pile électrique, je ne m’arrêtais jamais. J’étais toujours dehors à construire des cabanes, jamais vraiment à l’intérieur devant des jeux vidéos. Très jeune, j’étais adepte du skim board, des sports de plage, de surf et de skate. » Voilà des débuts paisibles pour la petite tête blonde aux yeux rieurs. « Je n’étais pas très, très brillant à l’école. J’étais un élève moyen. J’étais content quand la sonnerie de la récréation retentissait. Je n’étais pas le dernier à faire des conneries mais je m’en sortais toujours. » En CE2, les parents divorcent. Maxime reste à Cancale avec sa mère. Le début du collège est difficile.

Etre ou ne pas être

Il décide alors intentionnellement d’aller vivre avec son père, directeur de centres de formation professionnelle du groupe Forget. A Rennes, l’adolescent pourtant si extraverti change radicalement de comportement. « J’ai voulu me fondre dans un nouvel univers sans faire de vagues, en étant le plus discret possible. Je n’étais plus le perturbateur et j’avais du coup de bonnes notes. »
Durant cette période et avant, Maxime découvre la voile à travers l’école de voile de Port-Mer près de Cancale, Optimist, Topper, Laser, Hobie Cat… « J’avais intégré un pôle de compétition. Je me défendais au niveau départemental. Nous n’avions pas assez de moyens pour nous déplacer au niveau national mais j’aimais ça. La contrainte du bateau à voile me plaisait, ne pas marcher face au vent a aiguisé mon appétit… ». BEPC en poche, Max enchaîne au lycée Saint-Martin de Rennes. « A cette époque, je retrouve un peu mes marques et je suis à nouveau moi !! Je profite un peu plus de Rennes avec mon frère qui est plus grand. Je réussis mon bac S. Je bossais l’été dans l’ostréiculture et les travaux publics. Cela m’a donné des idées et j’intègre un IUT génie civil à Saint-Nazaire. »

Génie civil

A Pornichet, le cadet des Sorel navigue un peu en J24 et en Class8 et étudie beaucoup. La suite de ses études se déroulent à Lorient à l’école nationale supérieure d’ingénieur de Bretagne Sud. « Je me prends au jeu. J’alterne 6 mois à l’école et 6 mois en entreprise. J’aime la pratique. Je navigue encore avec la découverte du Tour de France à la voile en Mumm30. Je pars pour ma troisième année au Québec où je fais des recherches sur le béton par temps froid. En 2010, j’obtiens mon diplôme d’ingénieur. Très vite, je travaille chez ETPO, entreprise de travaux publics Ouest chez qui j’avais fait des stages. » Maxime est parachuté à Limay près de Mantes-la-Jolie et devient responsable des équipes d’une antenne qui compte 5 salariés. Il fait route aussi régulièrement pour Le Havre où il construit des digues et diligente des travaux maritimes. « C’était super. J’étais autonome. Je bossais sur plusieurs agences et mes dirigeants m’ont trouvé une nouvelle responsabilité au Havre.»

Le déclic « course au large »

Retour en arrière… En 2008, le père de Maxime, dans le cadre de ses fonctions, rencontre le marin costarmoricain Pascal Quintin. Ce dernier cherche un partenaire. Forget Formation adhère et l’entreprise devient sponsor de Pascal sur la Québec Saint-Malo. Maxime découvre alors réellement le grand large et le Multi50. « Je découvre la compétition à haut niveau dans une ambiance festive. Je participe avec Pascal à de nombreuses courses jusqu’en 2013. » La vie de Maxime s’accélère et le virus du large l’emporte. « Au boulot, j’avais des fournisseurs passionnés par mes épreuves véliques. C’est comme ça que l’idée d’une participation à la Route du Rhum-Destination Guadeloupe 2014 est venue. J’investis alors dans un Akilaria RC1. La mayonnaise prend. Au retour du Nautic 2013, nous nous arrêtons dans un V and B à Rennes. Le patron me donne le contact des dirigeants de la franchise. Quelques mois après, lors de la conférence de presse de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe à l’automne, V and B décide de m’accompagner. Nous nous retrouvons, V and B, mes partenaires – fournisseurs au départ de la course à Saint-Malo. C’était du grand délire. Tout le monde adhérait au projet. Il y avait un vrai engouement. On découvre à ce moment-là ce que la course au large peut apporter économiquement pour une entreprise. Je prends 3 mois de congés pour être prêt et je termine ma première transat en solo à la première place dans la catégorie « vintage ».

Victoire et Vendée Globe

Le retour au travail en janvier 2015 est un peu difficile. Maxime convainc V and B de l’aider à construire un nouveau Class40. Il quitte son job et fonde une société qui gère à la fois son projet de course au large mais qui continue à faire du consulting dans le domaine des travaux publics. En 2015, Maxime clôt la Transat Jacques Vabre à une belle deuxième place. En 2017, avec Antoine Carpentier, le marin cancalais la remporte, l’apothéose après avoir gagné durant l’été la Rolex Fastnet Race ! Le tandem réalise une compétition aboutie et c’est un duel mémorable en baie de tous les Saints contre Aymeric Chappellier et Arthur Le Vaillant qui tourne à l’avantage du voilier vert. En 2018, il abandonne hélas la Route du Rhum – Destination Guadeloupe mais une énorme communauté s’est créée autour des défis de Maxime. La suite est en train de s’écrire à bord d’un plus grand voilier, un monocoque de 60 pieds de 2007, et avec pour ambition de tourner autour de la planète. « Je suis en train de m’accomplir. J’adore faire les choses par moi-même. Mon histoire avec V and B est extraordinaire et j’ai de plus en plus d’autres partenaires qui m’accompagnent dont la Mayenne qui nous a rejoint en juillet. Enfin, tout cela a du sens car je porte un message fort pour les patients atteints de la mucoviscidose. Mon voisin d’enfance, Alexandre, était et est toujours atteint de la muco. Il m’a ouvert à ses difficultés, il m’a ouvert à son monde et je suis particulièrement fier de soutenir et mener le combat pour vaincre la mucoviscidose auprès de l’association nationale, des patients et des familles. Mon moteur, c’est les autres. »

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Le nouvel Hugo Boss d'Alex Thomson passe le test à 90°, cap sur la Transat Jacques Vabre - Vidéo

Le nouvel Hugo Boss d'Alex Thomson passe le test à 90°, cap sur la Transat Jacques Vabre - Vidéo | ScanVoile
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Alex Caizergues et Axel Mazella vainqueurs de l'Engie Kite Tour après l'étape de la Grande-Motte - Résultats

Le rideau est tombé hier dimanche sur l’édition 2019 de l’ENGIE KITE TOUR, dont la 4ème et dernière étape s’est disputée à la Grande Motte. Après trois jours de compétition, Axel Mazella, Alex Caizergues et Samuel Michaille se sont respectivement imposés en Kitefoil, planche directionnelle et Twin-Tip. 


image
Credit : E.Bellande

Les vainqueurs sont

Après quatre étapes (une discard), les vainqueurs de cet ENGIE KITE TOUR 2019 sont : Alex Caizergues (planche directionnelle), Axel Mazella (Kitefoil Senior Homme), Billy Guy Maupas (Kitefoil Master Homme), Mathilde Garandeau (Kitefoil Junior Femme), Anaïs-Mai Desjardins (Kitefoil Senior Femme), Samuel Michaille (Twin-Tip Senior Homme), Nina Bivaud (Twin-Tip Scratch Femme), Simon Leprévost (Twin-Tip Master Homme) et Peyo Cremades (Twin-Tip Junior Homme).

Une belle fête du kiteboard

Avec 78 inscrits, l’étape de la Grande Motte affiche une participation record. Si en mer, les riders ont assuré le show tout le week-end, à terre, concurrents et grand public ont profité de moments inscrits sous le signe de la convivialité et du partage.

Classement général ENGIE KITE TOUR 2019 


Kitefoil
Senior Femme
Anaïs-Mai Desjardins (DFC), 70 points
Alexia Fancelli (Neptune Club), 55 points
Poema Newland (KSL), 54 points

Senior Homme
Axel Mazella (HKA), 102 points
Alberic Dubray (KGB), 80 points
Mickael Regibier (KSL), 73 points

Planche directionnelle
Alex Caizergues, (B N Port St Louis), 18 points
Chris Ballois (SR Douarnenez, 17 points
Sylvain Maurin (MUC Kite), 13 points

Twin-Tip Crossing
Scratch Femme
Nina Bivaud (NPB), 36 points
Armelle Courtois (CKC), 21 points
Eva Dupont (DFC), 11 points

Senior Homme
Samuel Michaille (SRH), 40 points
Camille Blanc (SR Rochelaises), 27 points
Anthony Cottard (NC), 17 points

Source : C Concetti

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Les TOP et FLOP de la semaine ... #40

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Le doublé pour Catherine Pourre (Eärendil #145) et son équipage

Déjà vainqueur de l’American Trophy 2018, l’équipage d’Eärendil a réitéré l’exploit cette année avec une magnifique 1ère place sur la RORC Caribbean 600 2019, gardant ainsi son titre obtenu en 2018 sur cette course et le record Class40 de l’épreuve!

Si seulement deux événements ont attiré les Class40 outre Atlantique cette année, ce fut deux belles courses !

Antigua a traditionnellement lancé la saison avec la RORC Caribbean 600. Avec dix Class40 au départ, une belle participation avec des bateaux ayant participé à la Route du Rhum 2018 et restés aux Antilles, un trio a animé la course aux avant-postes dans une bataille intense du début jusqu’à la fin de cette course de 600 milles entre les iles antillaises de Saint Martin et de La Guadeloupe. Catherine Pourre et son équipage, qui comptait comme en 2018 Pietro Luciani, Pablo Santurde, Carlos Ruygomez et nouveau venu en 2019 Massimo Juris, sortiront finalement vainqueur de cette joute, trois minutes devant Aïna Enfance et Avenir (#151) mené par Aymeric Chappellier, lui-même arrivé deux minutes devant son poursuivant, Lamotte-Module Création (#153) de Luke Berry.

C’est entre Newport et les Bermudes, à l’occasion de de la Bermuda 1-2. Une superbe épreuve en solitaire pour les 600 milles aller et en double pour le retour, que l’américain Jonathan Green (Privateer #102) remporte l’épreuve au temps cumulé des 2 manches devant 4 de ses compatriotes, dont en particulier Micheal Hennessy, vainqueur de la Route du Rhum destination Guadeloupe en catégorie Vintage en 2018, et son célèbre Dragon (#54), arrivé premier de la manche aller en solitaire et 2ème sur l’épreuve au général.

Eärendil gagne ainsi le Trophée Américain, devant Privateer, Deuxième du Trophée à égalité de points avec Eärendil, Aïna d’Aymeric Chappellier complétant le podium.

American Trophy 2019 et 2020

L’American Trophy 2019 aura vu s’affronter 15 Class40, dont 8 Français, 5 Américains, 1 Allemand et 1 angolais. Traditionnellement moins bien doté en évènements les années impaires, l’American Trophy aura vu sa participation quasiment stable par rapport à 2018 avec un beau plateau en augmentation sensible sur la RORC Caribbean 600 et un nombre de nouveaux projets américains en forte croissance présents sur la Bermuda one-two.

Traditionnellement plus actif les années paires, l’American Trophy 2020 verra les Class40 s’affronter à l’occasion de la RORC Caribbean 600 comme chaque année, mais également sur l’Atlantic Cup, course en double, de Charleston (South Carolina) à Portland (Maine) via New York en Juin. Cette épreuve emblématique du Trophée Américain, sera idéalement placée en 2020 entre The Transat, transat en solitaire d’Est en Ouest arrivant à Charleston (Départ le 10 mai) et la maintenant légendaire Québec Saint Malo (Départ prévu le 12 Juillet 2020). Gageons que ceci devrait booster la participation des Européens au Trophée Américain l’an prochain.

Commentaire Michael Hennessy, Vice-Président de la Class40

Félicitations à Catherine pour sa seconde victoire dans le Trophée Américain. Une victoire bien méritée ! Nous sommes ravis d’accueillir Eärendil dans les eaux américaines. Son niveau de compétition est devenu le nouveau standart.

2020 verra de belles compétitions en Amérique du Nord en Class40 avec The Transat, l’Atlantic Cup puis la Québec Saint-Malo. »

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Le bon coup d’Ambrogio Beccaria

En coupant la ligne d’arrivée à Las Palmas de Gran Canaria à 6h30 (heure française), Ambrogio Beccaria est arrivé premier de la première étape de la Mini-Transat La Boulangère, après 8 jours, 19 heures, 52 minutes et 07 secondes de course. Favori de l’épreuve en série, le skipper italien a tenu son rang malgré un scénario complexe et des retournements de situation. Félix De Navacelle s’est emparé de la deuxième place, 1 heure et 43 minutes derrière Ambrogio. Et c’est Matthieu Vincent qui a complété le podium (à 2 heures et 40 minutes du vainqueur). Voici les premières réactions de ces trois marins.

Ambrogio Beccaria, 1er : « Je ne pensais pas être en tête, j’ai carrément douté »

« Je suis trop content ! Je ne pensais pas être en tête. Hier matin je n’ai pas écouté la météo et les classements car j’étais sûr d’avoir perdu toute mon avance dans la nuit. Je pensais que tout le monde était positionné à l’Ouest et avec le vent qui rentrait par le Sud-Ouest, je croyais avoir tout perdu. Surtout que je savais que Félix était tout proche. Du coup je me suis interdit de dormir et de manger pendant au moins 15h pour essayer de naviguer au plus vite et ne pas avoir de regrets. J’ai carrément douté. Au final j’ai découvert que tout le monde était positionné à l’Est. Je gagne cette première étape et c’est vraiment trop cool ! On a eu des conditions très variées. Je ne m’attendais pas du tout à avoir une étape comme ça, très dure nerveusement. Le dégolfage a été compliqué, il y avait de la mer, tout le monde était un peu malade… Ensuite on a vraiment tiré fort le long du Portugal pour finir avec la pétole à l’arrivée, c’était affreux ! Je suis heureux d’arriver premier. Après c’est une course au temps. Si je suis premier avec 10 minutes d’avance ce n’est pas très important, si c’est 2-3h c’est déjà mieux. »

Félix De Navacelle, 2e : « L’extase totale ! »

« C’est génial d’avoir pu maintenir cette place depuis le cap Finisterre ! Les deux derniers jours, quand on voit le chemin jusqu’à l’arrivée, on se dit qu’il faut vraiment tout faire pour tenir. Le meilleur moment, c’est quand j’ai entendu à la vacation que j’étais premier pour la première fois : l’extase totale ! C’est là aussi que j’ai découvert la pression de n’avoir plus personne à chasser. J’ai essayé de tout faire pour ne rien regretter. Il y a plein de moments où on est latents, on n’arrive pas à se motiver à faire des choses. Je me suis forcé à bouger, à rester actif et lucide. J’ai bien suivi les créneaux de sommeil préconisés. Je suis prêt à repartir ! J’ai bien pris le rythme, j’étais vraiment à l’aise à bord. Le bateau a super bien marché. Je suis monté deux fois en haut du mât. C’étaient des petites aventures. J’ai réussi à prendre du plaisir dans cette course, ce qui n’est pas forcément facile en Mini quand on est à fond. »

Matthieu Vincent, 3e : « Je suis troisième ?! Ah bon, je n’étais pas au courant ! »

« Je suis troisième ?! Ah bon, je n’étais pas au courant ! Whaou, c’est génial ! Ça a été un chemin de croix. On a eu de tout, des moments de bonheur et d’autres très difficiles. J’ai eu pas mal d’avaries, mais le fait d’apprendre à l’instant que je suis troisième fait oublier tous les malheurs rencontrés ces 8 derniers jours, c’est incroyable. C’était une étape géniale mais très dure aussi psychologiquement. Comme d’habitude j’ai du mal avec la solitude et l’isolement. Pour moi la Mini-Transat c’est vraiment un challenge personnel plus qu’une partie de plaisir. Aujourd’hui je suis assez fier de moi. J’ai vécu pas mal de péripéties pendant cette étape. J’ai fait un soleil ! Je me suis mis à genoux pour mettre un ris dans la grand-voile et le bateau a planté quasiment jusqu’au mât et je me suis fait projeter par-dessus bord. Je suis tombé à l’eau, c’était méga chaud … La fin du parcours était cool. Se bagarrer avec Amélie, Nico et Julien c’était vraiment chouette. C’était vraiment des bonnes conditions, on a pu se reposer et reprendre un rythme de vie normal parce qu’honnêtement le long du Portugal c’était vraiment hardcore. Maintenant on va profiter de l’ambiance, des copains, de la famille qui va venir et savourer ce bon moment. »

ORDRE D’ARRIVEE DE LA PREMIERE ETAPE

​​​​​​​SERIE

Ambrogio Beccaria (Geomag) à 6h30’07’’ Félix De Navacelle (Youkounkoun) à 8h13’45’’ Matthieu Vincent (l’Occitane en Provence) à 9h10’53’’

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The World Sailing Show – Octobre 2019

Rendez-vous avec Team New Zealand et les Américains qui écrivent un tout nouveau chapitre de la voile avec leur multicoque à foils.
À Majorque le titre de Champion du Monde de TP52 est maintenant au palmarès de Platoon. Retrouvez aussi toutes les images incroyables de la Maxi yacht Cup qui s’est tenu à Porto Cervo, ainsi que la finale du SailGP et de son podium à 1 Million de Dollars !

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Axel Tréhin crée la surprise, vainqueur de la 1e étape de la Mini Transat devant Jambou :"Un cadeau du ciel" - Résultats

Incroyable dénouement de la première étape de la Mini-Transat en proto, la nuit dernière à Las Palmas de Gran Canaria. Dans des tous petits airs, trois des grands animateurs de ce parcours au départ de La Rochelle se sont disputés la victoire jusqu’aux derniers milles. C’est finalement Axel Tréhin qui a franchi le premier la ligne d’arrivée (à 4h36 heure française) après 8 jours, 17 heures, 58 minutes et 28 secondes de course. Il a été suivi de François Jambou (à 6 minutes et 22 secondes) et Tanguy Bouroullec (à 26 minutes et 07 secondes). En Série, Ambrogio Beccaria s'impose.

Axel Tréhin crée la surprise, vainqueur de la 1e étape de la Mini Transat

Credit : Ch.Breschi


Axel Tréhin, premier : « Ça m’a fait un bien fou ! »

« Cette première étape a été très complète. Il y a eu du vent, moins de vent, du près, du portant, un poil de reaching… Il y a eu du placement de la stratégie et des moments où il fallait faire de la vitesse. Les conditions étaient compliquées et il y avait des coups à jouer. 

Je commençais à me morfondre hier en voyant la nuit tomber. Je me disais que François (Jambou) et Tanguy (Bouroullec) étaient arrivés avant que le vent mollisse. Mais j’ai entendu causer à la VHF et compris qu’ils étaient collés l’un à côté de l’autre. Ça m’a fait un bien fou ! 

Je me suis calé à leur droite et le nouveau vent est justement venu de la droite. Je suis revenu avec de la pression, quasiment à égalité. Et au dernier moment il y a eu une grosse droite, un cadeau du ciel. Terminé bonsoir ! Les écarts sont très faibles avec François et Tanguy. On est à égalité, mais c’est moi qui ai gagné ! Je veux faire une belle deuxième étape pour finir le job. Personne ne se fera de cadeau, ce sera aussi une belle bagarre, je ne suis pas inquiet ! »

François Jambou, 2ème : « Je n’ai rien pu faire »

« Quand je suis arrivé devant Gran Canaria il y avait 10 nœuds de vent, je ne voyais personne à l’AIS. Je pensais que j’avais course gagnée. Mais ça ne s’est pas du tout passé comme ça. Axel et Tanguy sont revenus par derrière avec la pression, je n’ai rien pu faire. Axel est arrivé à 8 nœuds et j’étais à 0. J’ai redémarré quand il était à côté de moi et je n’avais pas la bonne voile.

C’est dur d’arriver 2e quand tu as mené cinq jours. Mais c’est aussi ça qui est beau dans la course au large, le fait qu’il y ait des rebondissements. C’est une régate, on a tous envie de gagner la manche. Mais je suis 2e et je ne vais pas faire le rabat-joie. J’ai été vaincu par un très bon marin. Je suis encore dans le coup. Nous sommes à égalité avec Axel et Tanguy. La victoire reste carrément jouable. J’ai la niaque pour la deuxième étape. »

Tanguy Bouroullec, 3ème : « L’écart n’est pas catastrophique »

« Je suis très content de faire un podium ! Ce fut un très gros finish avec Axel et François. Il y a eu beaucoup de suspense sur la fin. Ce n’est pas passé pour moi mais l’écart n’est pas catastrophique. Au final ça me fait 26 minutes de retard, donc ça va, je prends. Tout reste à faire dans la deuxième étape ! »

Ambrogio Beccaria vainqueur en Série

Ambrogio Beccaria à bord de Geomag, le premier bateau Serie, a franchi la ligne d'arrivée de la première étape de la Mini-Transat La Boulangère ce lundi à 6h 30min 7 secondes (heure française) à Las Palmas de Gran Canaria. Son temps de course est de 8 jours, 19 heures, 52 minutes et 7 secondes. Sa vitesse moyenne depuis La Rochelle est de 6,32 nœuds.

Mini Transat - Classement 1e étape

PROTO


1- Axel Tréhin (945 – Project Rescue Ocean) à 4h36’28’’ HF
2- François Jambou (865 – Team BFR Marée Haute Jaune) à 4h42’50’’
3- Tanguy Bouroullec (969 – Cerfrance) à 5h02’35’’
4- Marie Gendron
5- Fabio Muzzolini

SERIE

1- Ambrogio Beccaria
2-Félix de Navacelle
3- Matthieu Vincent
4- Nicolas D’Estais
5- Amélie Grassi

Par la rédaction
Source : A.Bargat

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Immersion totale dans le Défi Azimut 2019

Clap de fin sur le Défi Azimut 2019 qui confirme la victoire sans partage de Charal. Courue encore une fois dans de superbes conditions, cette 9ème édition établit une première hiérarchie cette saison d’une classe IMOCA en plein bouleversement.

C’est ici-même qu’il avait signé en 2018 ses premiers décollages sous les yeux ébahis des spectateurs. Un an plus tard, Jérémie Beyou qui ne raterait pour rien au monde le Défi Azimut est revenu pour confirmer que le vol en IMOCA, c’est maintenant ! Le plan VPLP noir aura nécessité près d’une année de mise au point. Mais associé à Christopher Pratt, force est de constater que Jérémie Beyou maîtrise son sujet. Après le tour de chauffe des Runs, il a montré au large sur 48 heures et 665 milles que personne ne pouvait contester sa suprématie. Charal a su gérer son avance sur les bateaux d’ancienne génération poussés dans leurs retranchements. Confirmation aussi autour de Groix où à défaut de battre le record pour une poignée de secondes, le foiler l’emporte encore.

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America’s Cup : La bataille des designs fait rage

A un peu moins d’un an et demi du coup d’envoi de la 36e Coupe de l’America, les quatre premiers AC75 ont été mis à l’eau en un mois. Quelles différences peut-on noter entre ces quatre bateaux ? Quel est désormais le timing pour les défis qui doivent lancer leur deuxième bateau ? Tip & Shaft donne quelques pistes, aidé notamment de l’architecte Vincent Lauriot-Prévost, d’Antoine Gautier, directeur des études de MerConcept, de Martin Fischer, en charge du design team de Luna Rossa Challenge, et de Dimitri Despierres, qui fait partie du design team d’American Magic.

Il aura fallu patienter jusqu’à septembre 2019 pour découvrir les nouveaux AC75, avec quelques mois de retard sur le programme initial, à cause notamment de problèmes de fiabilité apparus sur les « foil arms » (le support des ailes des foils qui est monotype) : Emirates Team New Zealand a été le premier à mettre à l’eau Te Aihe le 4 septembre, suivi de The Defiant d’American Magic la semaine suivante, de Luna Rossa le 2 octobre et de Britannia 1 d’Ineos Team UK le 4. Seul défi à un bateau, Stars + Stripes Team USA n’a pas dévoilé de date de lancement, mais d’après nos informations, il semble de plus en plus douteux que le bateau soit prêt pour le premier acte des America’s Cup World Series, en avril 2020 à Cagliari, théoriquement obligatoire.

Quid des différences entre les quatre mis à l’eau en un mois ? « C’est amusant de voir qu’avec les mêmes objectifs et des outils pas trop éloignés, on arrive à des choix quand même assez radicalement différents au niveau des formes de coques et de foils« , commente Vincent Lauriot-Prévost. Ce que confirme, pour ce qui est des coques, Martin Fischer : « Il y a deux groupes : les Américains et les Anglais ont une coque plutôt plate, alors que nous et les Kiwis avons une extension en bas ». Dimitri Despierres ajoute : « Team New Zealand et Prada ont pris plus de risques, avec des formes qui sortent de l’ordinaire par rapport à nous et Ineos ». L’un comme l’autre, secret oblige, refusent en revanche de commenter ces choix.

Vincent Lauriot-Prévost a sa petite idée sur la question : « J’imagine que dans leurs simulations, Team New Zealand et Prada ont dû voir un bénéfice important à avoir un minimum de frein lorsque, dans les phases où tu voles bas, le bateau retouche l’eau de temps en temps, ce qui induit une perte de puissance importante avant de redécoller. On voit une protubérance sous la coque du bateau kiwi afin que le contact avec l’eau se fasse sur une partie la plus fine possible, et sur Luna Rossa, c’est carrément un V comme sur une vedette rapide. Alors que les deux autres bateaux, c’est tout un plat qui retombe d’un coup dans l’eau. Leurs coques sont plus tournées vers les phases de pré-décollage, avec des formes plus lisses. »

Antoine Gautier ajoute : « Avec leurs formes très larges et très stables à l’arrêt, Ineos et American Magic, quand ils vont faire des petits « touchdowns », risquent de se coller à l’eau, alors que les autres ont des formes faites pour ne pas retomber complètement dans l’eau. Ce qui est marrant, c’est que les deux équipes ayant le plus navigué sur les bateaux-tests, les Anglais et les Américains, sont celles qui ont dessiné les carènes les plus stables à l’arrêt. Y a-t-il un lien de cause à effet, c’est-à-dire qu’ils ont estimé que la stabilité dans l’eau était un enjeu important ? ».  Vincent Lauriot-Prévost conclut : « Il ne faut pas oublier qu’ils font deux bateaux, donc sur le premier, tu peux forcer un peu le trait, les deuxièmes seront peut-être un peu moins extrêmes au niveau des formes de coques. »

Il en sera sans doute également de même pour les foils dont les V1 font apparaître pas mal de divergences, certains teams ayant même lancé deux foils différents, comme l’expliquait la semaine dernière dans l’édition internationale de Tip & Shaft le Néo-Zélandais Nick Holroyd, patron du design team d’Ineos : « Nous et les Kiwis avons construit des foils différents des deux côtés du bateau. American Magic semble avoir deux foils très similaires, de même que Luna Rossa, même si je pense que leur système de réglage est différent à bâbord et à tribord. »

« Ce qui m’a surpris, c’est que quasiment tous les bateaux ont été mis à l’eau avec des géométries de foils différentes d’un bord à l’autre, entre du tout plat et du anglé, c’est la preuve qu’ils se cherchent encore« , note Antoine Gautier. Ce que confirme à demi-mots Martin Fischer : « Nous avons le droit de faire six foils au total, tout le monde est en phase d’expérimentation. On ne peut pas dire que ce sont des foils de test, mais il y a encore beaucoup d’incertitudes et dans les six mois à venir, ça va se clarifier ».

Reste que sur les quatre paires sorties à ce jour, on distingue deux familles : une sans bulbe, Team New Zealand, les trois autres avec, ce qui fait dire à Dimitri Despierres : « Les Kiwis ont misé sur une option très radicale, sans bulbe et avec de grandes surfaces de foils, ça veut dire qu’ils ont mis les poids dans les ailes et qu’ils ont dû considérer qu’ils avaient besoin d’une plus grande surface pour décoller. Les autres ont des bulbes et des foils plus petits en surface, ça définit une tendance ». Pour Vincent Lauriot-Prévost, qui note que le bulbe d’Ineos est plus petit que celui de Luna Rossa et American Magic, « c’est toujours la même problématique : la puissance contre la traînée. Moins on a de bulbe, moins on va traîner, mais peut-être qu’on va avoir moins de moment de redressement. »

De son côté, Antoine Gautier déplace le débat : « Sur Prada, tu vois des systèmes différents pour gérer les flaps (volets qui règlent les foils) entre bâbord et tribord, je pense que ça va aussi être un véritable enjeu. D’une façon plus générale, la réussite dépend tout autant des systèmes embarqués que de la géométrie des coques ou des foils. Tu peux avoir tout bon d’un point de vue architectural, si les systèmes ne fonctionnent pas, le bateau sera très mauvais. Team New Zealand l’a montré sur la dernière Coupe : tu peux te permettre d’avoir des appendices plus instables mais plus rapides, à partir du moment où tu as un système au point pour gérer cette instabilité. »

Martin Fischer confirme : « Evidemment, une chose très importante sur ces AC75, c’est tout ce qu’on ne voit pas, les systèmes de contrôle et de régulation des foils et des safrans, plus complexes que sur les AC50″. Pour Jean-François Cuzon, qui travaille avec sa société Pixel sur Mer avec Ineos, « on est dans une ère totalement nouvelle, c’est un vrai challenge pour les équipes de comprendre vite ce qui marche ou pas. La Coupe aujourd’hui n’est plus trop une bataille de navigants, car à ce niveau-là, ils sont tous très bons, le challenge, c’est le design et l’apprentissage des systèmes pour maîtriser le plus vite possible le bateau. »

Un bateau sur lequel les choix au niveau du pont ont été sensiblement les mêmes, avec un double cockpit et une bôme très abaissée « pour faire en sorte que le bateau et la voile ne fassent qu’un », selon Dimitri Despierres. « Ils ont tous cette option de deux cockpits séparés et un couloir aérodynamique sur lequel vient s’appuyer la voile d’avant et la bôme ou la bordure de la voile, parce qu’il n’y a pas forcément de bôme sur tous les bateaux, note Vincent Lauriot-Prévost. Ce qui est intéressant, c’est de voir comment l’équipage va fonctionner : vu qu’on ne pourra pas passer sous la grand-voile ou la bôme, il faudra passer derrière, à moins qu’il y ait deux barreurs… »

Autant de sujets sur lesquels sont en train de plancher les design teams en vue du deuxième bateau, dont la construction doit débuter d’ici la fin de l’année. Autant dire que les retards pris sur le premier ne permettent pas de tirer beaucoup de conclusions des navigations actuelles, la plupart des choix étant déjà faits. « Il ne faut pas trop tarder à commencer la construction, confirme Martin Fischer. On veut quand même avoir des retours, car même si on fait beaucoup de tests sur le simulateur, le bateau vient confirmer que ces tests correspondent à la réalité et permet éventuellement d’ajuster le simulateur ». Pour Dimitri Despierres, l’avance prise par son équipe d’American Magic, mis à l’eau plus de deux semaines avant Luna Rossa et Ineos Team UK, est capitale : « Il y a tellement de choses que tu valides sur l’eau que ces deux semaines valent de l’or.« 

Quid du programme des America’s Cup World Series 2020, toujours pas annoncé en dehors de Cagliari en avril ? Selon nos informations, un deuxième acte aurait lieu début juin à Portsmouth, organisé par les Néo-Zélandais, avec le soutien financier d’Emirates. Le troisième fusionnerait avec la Christmas Regatta initialement prévue fin décembre à Auckland. Par ailleurs, pour rattraper le retard accumulé, les trois challengers à deux bateaux convoieront sans doute leur deuxième en Nouvelle-Zélande par avion plutôt que par cargo. « C’est beaucoup plus cher et beaucoup moins « sustainable », nous indique une source bien informée. Mais il n’y a que sur le temps de shipping qu’ils peuvent gagner du temps ».

Photo : Emirates Team New Zealand

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Tréhin, Jambou, Bouroullec : Le podium proto en 26 minutes !

Le dénouement de la première étape de la Mini-Transat La Boulangère a été incroyable en proto, la nuit dernière à Las Palmas de Gran Canaria. Dans des tous petits airs, trois des grands animateurs de ce parcours de 1 350 milles au départ de La Rochelle se sont disputés la victoire jusqu’aux derniers milles et c’est finalement Axel Tréhin qui a franchi le premier la ligne d’arrivée (à 4h36 heure française) après 8 jours, 17 heures, 58 minutes et 28 secondes de course. Axel a été suivi de François Jambou (à 6 minutes et 22 secondes) et Tanguy Bouroullec (à 26 minutes et 07 secondes). Les trois marins racontent ce premier acte hors-norme.

Axel Tréhin, premier : « On est à égalité, mais c’est moi qui ai gagné ! »

« Cette première étape a été très complète. Il y a eu du vent, moins de vent, du près, du portant, un poil de reaching… Il y a eu du placement de la stratégie et des moments où il fallait faire de la vitesse. Les conditions étaient compliquées et il y avait des coups à jouer. C’était hyper intéressant. Je commençais à me morfondre hier en voyant la nuit tomber. Je me disais que François (Jambou) et Tanguy (Bouroullec) étaient arrivés avant que le vent mollisse. Mais j’ai entendu causer à la VHF et compris qu’ils étaient collés l’un à côté de l’autre. Ça m’a fait un bien fou ! Je me suis calé à leur droite et le nouveau vent est justement venu de la droite. Je suis revenu avec de la pression, quasiment à égalité. Et au dernier moment il y a eu une grosse droite, un cadeau du ciel. Terminé bonsoir ! Les écarts sont très faibles avec François et Tanguy. On est à égalité, mais c’est moi qui ai gagné ! Je veux faire une belle deuxième étape pour finir le job. Personne ne se fera de cadeau, ce sera aussi une belle bagarre, je ne suis pas inquiet ! »

François Jambou, 2ème : « Je pensais avoir course gagnée »

« Quand je suis arrivé devant Gran Canaria il y avait 10 nœuds de vent, je ne voyais personne à l’AIS. Je pensais que j’avais course gagnée. Mais ça ne s’est pas du tout passé comme ça. Axel et Tanguy sont revenus par derrière avec la pression, je n’ai rien pu faire. Axel est arrivé à 8 nœuds et j’étais à 0. J’ai redémarré quand il était à côté de moi et je n’avais pas la bonne voile. C’est dur d’arriver 2e quand tu as mené cinq jours. Mais c’est aussi ça qui est beau dans la course au large, le fait qu’il y ait des rebondissements. C’est une régate, on a tous envie de gagner la manche. Mais je suis 2e et je ne vais pas faire le rabat-joie. J’ai été vaincu par un très bon marin. L’objectif de départ est atteint, je suis encore dans le coup. Nous sommes à égalité avec Axel et Tanguy. La victoire reste carrément jouable. J’ai la niaque pour la deuxième étape. »

Tanguy Bouroullec, 3ème : « Tout reste à faire dans la deuxième étape ! »

« Je suis très content de faire un podium ! Ce fut un très gros finish avec Axel et François. Il y a eu beaucoup de suspense sur la fin. Ce n’est pas passé pour moi mais l’écart n’est pas catastrophique. On arrive tous les trois ensemble à Las Palmas, Axel avait 7 milles de retard il y a quelques heures et il nous double juste à la fin, c’est assez fou ! Au final ça me fait 26 minutes de retard, donc ça va, je prends. Tout reste à faire dans la deuxième étape ! On a eu des conditions compliquées et variées. La sortie du golfe de Gascogne n’a pas été facile. On s’est pris deux fronts. Ensuite dans les alizés portugais la mer était vraiment violente. Pendant deux jours et demi c’était assez dur, il fallait réussir à réduire pour ne pas tout casser. Après le reste de la première étape a été assez paisible. Un peu de vent et du soleil, parfait pour finir ! Je n’ai pas trop pu exploiter les foils. Je ne suis pas allé voler dans les alizés portugais, j’essayais plutôt de freiner pour ne pas casser. Mais bon ils ont quand même servi un peu, notamment pour essayer de revenir sur François, j’étais bien calé sur le foil et ça avançait bien. »

ORDRE D’ARRIVEE DE LA PREMIERE ETAPE

​​​​​​​ PROTO

Axel Tréhin (945 – Project Rescue Ocean) à 4h36’28’’ (heure française) François Jambou (865 – Team BFR Marée Haute Jaune) à 4h42’50’’ (heure française) Tanguy Bouroullec (969 – Cerfrance) à 5h02’35’’ (heure française)

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350 coureurs pour une reprise sportive

Avec le mois d’octobre revient traditionnellement le Challenge d’Automne de la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer (SNT). Ce week-end avait lieu l’épisode I de quatre week-ends de régate acharnée dans la baie de Quiberon. Pour ce premier volet, 350 coureurs ont répondu présents dans des conditions soutenues.

Samedi, toutes les séries ont réalisé un parcours côtier dans une quinzaine de nœuds de vent. Les IRC A, IRC B et IRC Double ont parcouru 18 milles dans la baie de Quiberon pendant que les IRC C, Mach 6.5, Open 7.50, Osiris Habitable, Mini 6.50 et Grand Surprise se lançaient pour 15 milles vers Nord et Sud Quiberon puis les Bugalets.
Dimanche, les IRC A, IRC B, IRC Double et Mini 6.50 repartaient pour un parcours côtier de 17 milles dans 15 à 18 nœuds de vent avec des rafales à 35 nœuds en fin de matinée. Le reste de la flotte a bataillé sur deux parcours techniques.

En IRC A, les grands habitués Jean-Claude Nicoleau et Nicolas Loday sur Codiam ont réalisé un week-end parfait. Ils remportent les deux manches et prennent la tête du général devant le non moins fidèle Alain Foulquier sur Saga. Nicolas Groleau (Bretagne Télécom) complète ce podium de haut vol.

Jean-Yves le Goff, toujours très en forme sur Realax, s’adjuge la victoire haut la main en IRC B, devant deux JPK 10.10. Benoît Rousselin (Delnic) et Eric Bastard sur Ishsha ont bataillé ferme pour tenter de s’imposer devant le vainqueur de la Duo Cat-Amania 2019, sans succès.

C’est également un carton plein en IRC C, pour Gildas le Barazer. Tout aussi à l’aise sur le parcours côtier que sur les parcours techniques, il écrase la concurrence sur son X 302 Frasquita. Philippe Wallon (Aubépine) et Olivier Kayser (Nuage II) devront batailler ferme dans les semaines à venir pour réduire l’écart.

Les IRC Double ont une nouvelle fois répondu à l’appel en nombre. Ludovic Menahes (Adeosys) remporte ce Challenge d’Automne qui était le premier pour lui et son co-équipier. Ils mènent devant Alain Peron (Un Papillon contre l’Eczema) qui a été très régulier. Patrick Isoard (Uship) prend la troisième place, de justesse devant Jean-Philippe Cau (Of Course), ex aequo en points.

Erwan Lebeau (Souezhadenn) s’impose en Osiris Habitable en réalisant un beau week-end, dont une victoire sur le parcours côtier. Patrick Roussel (Gauvain), très régulier, le talonne de près, suivi par Eric Delamare (Badboy) qui s’adjuge la victoire lors de la dernière manche.

Les Mach 6.5 n’ont couru que la manche de samedi, les conditions de dimanche étant un peu trop soutenues pour ces sportboats. Agitation Perpétuelle, le Django 6.70 de Jérôme Cosse a été le seul de la flotte à courir les trois manches, il se place donc en première position du classement. Manu Guedon (West Paysages – Le Carré 56) prend la deuxième place en remportant le côtier de samedi devant Jérôme Outin (MichMach).

Pendant que leurs petits copains sont en approche des Canaries pour la première étape de la Mini Transat La Boulangère 2019, trois Mini 6.50 se sont alignés au départ de ce Challenge de Printemps. Matthieu Lacharme (Poulparayure) sort victorieux du week-end. Il se place devant Alex Marmorat (Desire) et David Juhel (Grand Océan) qui n’ont pas pu terminer la deuxième manche.

En Grand Surprise, François Molinari (Sacripant) s’est senti un peu esseulé suite à la défection de Lionel Cazali (Lascar). Il remporte donc sans grande surprise (!) ce premier Challenge d’Automne 2019.

Ludovic Menahes – vainqueur en IRC Double : “C’était parfait ! C’est notre première participation au Challenge d’Automne de la SNT et nous sommes ravis. L’ambiance est bonne, c’est très sympa. Nous naviguons en double avec David le Goff sur Adeosys depuis le mois de mars. C’est une longue amitié entre nous, nous étions équipiers en 420 quand nous étions plus jeunes. Nous sommes très contents de gagner devant les autres équipages contre qui nous avons navigué toute la saison. Nous avons eu de la chance avec la météo car aujourd’hui la bascule de vent est arrivée au bon moment pour nous. Cela nous a permis de remporter la manche en temps réel et en temps compensé, un beau cadeau d’anniversaire pour David. Des week-ends comme ça, on en voudrait plus souvent et nous avons hâte d’être dans quinze jours!”

Rendez-vous les 26 et 27 octobre pour l’épisode II du Challenge d’Automne de la SNT.

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Mini-Transat. Ambrogio Beccaria premier en Série

Mini-Transat. Ambrogio Beccaria premier en Série

Ambrogio Beccaria à bord de Geomag (943) s’est imposé sur cette première étape en bateau de Série avec son Pogo 3 et termine 4e de l’étape. Il a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la Mini-Transat La Boulangère ce lundi, à 6 h 30 min 07 sec (heure française) à Las Palmas de Gran Canaria. Son temps de course est de 8 j 19 h 52 min 07s. Sa vitesse moyenne sur le parcours théorique de 1 350 milles depuis La Rochelle est de 6,32 nœuds.
Son Pogo 3 devance

 » Je suis très content. Je ne pensais pas être en tête. Je pensais avoir perdu. J’ai découvert à la fin que j’étais en tête. Je me disais, si je fais 3 c’est bien. L’étape a été très variée, très dure pour les nerfs. Dégolfer était très compliqué puis les conditions d’arrivée dans la pétole c’était dur. J’attends de voir à combien seront les suivants.« 

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Mini-Transat. Tanguy Bouroullec 3e en proto sur son Pogo Foiler

Mini-Transat. Tanguy Bouroullec 3e en proto sur son Pogo Foiler

Tanguy Bouroullec à bord de Cerfrance termine 3ème 26 minutes après le vainqueur. Le Pogo Foiler mis à l’eau tardivement a montré un beau potentiel. « Je suis très content d’être arrivé et de faire un podium ! Ce fut un très gros finish avec Axel et François. Il y a eu beaucoup de suspense sur la fin. Ce n’est pas passé pour moi mais l’écart n’est pas catastrophique. Ça fait 3-4 jours que j’essayais de remonter pour limiter la casse en temps car je savais que François avait de l’avance. J’ai pris du retard lorsque j’ai déchiré mon spi médium le long du Portugal. J’ai donc terminé l’étape sous-toilé. On arrive tous les trois ensemble à Las Palmas, Axel avait 7 milles de retard il y a quelques heures et il nous double juste à la fin, c’est assez fou ! Après François et Axel ont terminé en match race deux milles devant moi. Au final ça me fait 26 minutes de retard, donc ça va, je prends. Tout reste à faire dans la deuxième étape ! La sortie du golfe de Gascogne n’a pas été facile. On s’est pris deux fronts. Ensuite dans les alizés portugais la mer était vraiment violente. J’ai eu un peu de casse. Ce n’était pas facile. Pendant deux jours et demi c’était assez dur, il fallait réussir à réduire pour ne pas tout casser. Après le reste de la première étape a été assez paisible. Il fallait s’accrocher pour réussir à remonter sur François, mais les conditions étaient sympathiques. Un peu de vent et du soleil, parfait pour finir ! Je n’ai pas trop pu exploiter les foils. Je ne suis pas allé voler dans les alizés portugais, j’essayais plutôt de freiner pour ne pas casser. Mais bon ils ont quand même servi un peu, notamment pour essayer de revenir sur François, j’étais bien calé sur le foil et ça avançait bien. »

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Mini-Transat. François Jambou 2e : « Une étape difficile »

Mini-Transat. François Jambou 2e : « Une étape difficile »

François Jambou à bord de Team BFR Marée Haute Jaune deuxième à 6 min 22 secondes après le vainqueur, Axel Tréhin: « J’ai trouvé cette étape difficile. La pétole est compliquée moralement. La descente le long du Portugal était musclée et il y avait vraiment moyen de tout casser. Le bateau faisait des bonds, je n’avais jamais vu ça. Les vagues étaient vraiment raides, j’avais l’impression que le bateau allait s’ouvrir à chaque fois. J’avais une belle avance, jusqu’à 40 milles. Quand je suis arrivé devant Gran Canaria il y avait 10 nœuds de vent, je ne voyais personne à l’AIS. Je pensais que j’avais course gagnée. Mais ça ne s’est pas du tout passé comme ça. Axel et Tanguy sont revenus par derrière avec la pression, je n’ai rien pu faire. Axel est arrivé à 8 nœuds et j’étais à 0. J’ai redémarré quand il était à côté de moi et je n’avais pas la bonne voile. C’est dur d’arriver 2e quand tu as mené cinq jours. Mais c’est aussi ça qui est beau dans la course au large, le fait qu’il y ait des rebondissements. ​​​​​C’est une régate, on a tous envie de gagner la manche. Mais je suis 2e et je ne vais pas faire le rabat-joie. J’ai été vaincu par un très bon marin. L’objectif de départ est atteint, je suis encore dans le coup. Nous sommes à égalité avec Axel et Tanguy. La victoire reste carrément jouable. J’ai la niaque pour la deuxième étape. »

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Mini-Transat. Belle victoire sur le fil d’Axel Tréhin

Mini-Transat. Belle victoire sur le fil d’Axel Tréhin

Le scénario final de cette première étape aura été incroyable avec 3 protos au coude à coude jusqu’à l’arrivée avec des conditions météos favorisant le suspens jusqu’à tard dans la nuit. C’est finalement, Axel Tréhin à bord de Project Rescue Ocean qui l’emporte en franchissant la ligne d’arrivée le premier ce lundi à 4h36 min 28 secondes (heure française) à Las Palmas de Gran Canaria après 8 jours 17 heures, 58 minutes de course à une vitesse moyenne de 6,37 nœuds.
Il était suivi 6 minutes plus tard par François Jambou à bord de Team BFR Marée Haute Jaune que l’on pensait voir gagner après avoir compté près de 30 milles d’avance 24 heures avant. Tanguy Bouroullec à bord de Cerfrance prend la troisème marche du podium en coupant la ligne d’arrivée à 5h02 (heure française).


Premières réactions d’Axel Tréhin : « Cette première étape a été très complète. Il y a eu du vent, moins de vent, du près, du portant, un poil de reaching… Il y a eu du placement de la stratégie et des moments où il fallait faire de la vitesse. Les conditions étaient compliquées et il y avait des coups à jouer. C’était hyper intéressant. On s’attendait à avoir du tout droit assez rapide après le cap Finisterre. Au final le jeu s’est ré-ouvert. Il fallait être polyvalent. Je commençais à me morfondre hier en voyant la nuit tomber. Je me disais que François (Jambou) et Tanguy (Bouroullec) étaient arrivés avant que le vent mollisse. Mais j’ai entendu causer à la VHF et compris qu’ils étaient collés l’un à côté de l’autre. Ça m’a fait un bien fou ! Je me suis calé à leur droite et le nouveau vent est justement venu de la droite. Je suis revenu avec de la pression, quasiment à égalité. Et au dernier moment il y a eu une grosse droite, un cadeau du ciel. Terminé bonsoir ! ​​​Les écarts sont très faibles avec François et Tanguy. On est à égalité, mais c’est moi qui ai gagné ! Ça fait du bien pour la suite. C’est mieux que la dernière fois, où j’avais fini 2e de la première étape. Maintenant place à la suite ! Je veux faire une belle deuxième étape pour finir le job. Personne ne se fera de cadeau, ce sera aussi une belle bagarre, je ne suis pas inquiet ! »

 

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