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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Le trimaran Ultime Edmond de Rothschild de retour à Lorient

Arrivée à La Corogne le 5 novembre avec un flotteur cassé, le trimaran Ultime Edmond de Rothschild a été ramené ce mercredi à Lorient. L’opération pour récupérer le Maxi Banque Populaire est en cours. Après deux tentatives échouées faute de bonnes conditions météos, il serait en cours de remorquage actuellement.

Le Maxi Edmond de Rothschild est de retour à @LorientAgglo. « Un grand merci à toute l’équipe d’avoir œuvré pour que nous puissions le ramener rapidement à sa base. Place au chantier » @SebJosse fin #RDR2018 pic.twitter.com/cuZKdKRlL7

— GitanaTeam (@GitanaTeam) 14 novembre 2018

@ Vincent Borde
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Thibaut Vauchel-Camus tout schuss !

La flotte des Multi50 a été touchée de plein fouet ce matin par le chavirage de Lalou Roucayrol sur Arkema. Une triste nouvelle pour celui qui partait au départ comme favori. Le bateau est au milieu de l’atlantique et cela ne va pas être simple pour pouvoir le récupérer.
Les 5 autres bateaux ont subi différentes avaries et ont fait escale aux Açores comme Thibaut Vauchel-Camus, Erwann Le Roux et Gilels Lamiré avant de repartir en course. Seul Armel Tripon a été épargné par les conditions météos difficiles rencontrées sur cette route du Rhum.

Hier Thibaut Vauchel-Camus est monté en tête de mât , le nouveau système de hook de la grand-voile de Solidaires En Peloton – ARSEP ne permettant plus de prendre de ris (réduction de la surface de la voilure). Le navigateur guadeloupéen, tant attendu outre-mer, a profité du petit temps rencontré pour effectuer cette réparation. Quatre heures plus tard, opération réussie, mais le trimaran aux couleurs des 100 000 patients atteints de la Sclérose En Plaques (SEP) a du concéder quelques milles précieux dans la bataille et est désormais troisième de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe dans la catégorie des Multi50, au coude-à-coude avec Erwan LE ROUX (FenetreA Mix Buffet) et Lalou Roucayrol (Arkema).

La régate bat son plein et les concurrents tirent sur toute la quintessence de leurs voiliers, Thibaut flirtant régulièrement à des vitesses de plus de 25 nœuds alors que les alizés semblent maintenant au rendez-vous sur la route de la Guadeloupe. Le dénouement devrait avoir lieu en fin de semaine. « Thibaut s’est arrêté 4 heures hier afin de monter dans son mât et régler cette histoire de grand-voile » déclare Fabien Delahaye, son impeccable routeur avec Fred Duthil. « Il a ensuite relancé le gennaker pour reprendre sa route à grande vitesse malgré des grains réguliers et un vent encore instable. Depuis, tout va mieux à bord ce qui permet à Thibaut d’allonger la foulée ».
Un finish au contact donc pour les Multi50 qui s’annonce palpitant alors que la classe au complet est toujours en course. Thibaut, remonté à bloc, va tout faire pour garder une place sur le podium ! Il est tout schuss !

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Yoann Richomme toujours en tête

Yoann Richomme continue à maintenir l’écart avec ses poursuivants. Il a ce mercredi matin encore 108 milles d’avance alors que la hiérarchie commence à se mettre en place derrière lui. Phil Sharp et Aymeric Chappellier restent au coude à coude. Kito de Pavant, toujours 4e fait plein ouest. A sa suite Luc Berry, Antoine Carpentier et Arthur Le Vaillant. Ces 6 class40 naviguent à bonne allure à hauteur du 7è Imoca d’Arnaud Boissières. Ils leur restent encore 1600 milles à parcourir.

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Jérémie Beyou, reparti lundi sur la Route du Rhum avec Charal, doit rebrousser chemin - IMOCA

Reparti lundi sur la Route du Rhum après une longue réparation à Lorient, Jérémie Beyou doit rebrousser chemin. Dans la nuit, le skipper de Charal a annoncé avoir une panne du système d'alimentation en énergie.


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Credit : Charal Sailing Team

Sans la possibilité de recharger ses batteries pour alimenter son pilote et ses outils de navigation, Jérémie Beyou ne peut envisager une traversée de l'Atlantique.

Il fait route vers Lorient.

Par la rédaction
Source : I.Delaune

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Charal revient à Lorient

Jérémie Beyou a rencontré une panne du système d’alimentation en énergie sur son bateau Charal. Sans la possibilité de recharger ses batteries pour alimenter son pilote et ses outils de navigation, Jérémie ne peut envisager une traversée de l’Atlantique.
En accord avec son équipe, il fait route vers Lorient pour trouver une solution.
Le skipper de Charal était repartit ce mardi. Son objectif continué à fiabilisé son bateau.

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Chavirage d’Arkema

Lalou Roucayrol a chaviré sur son Multi50 Arkema e mercredi 14 novembre à 7h30 UTC. Il était à environ 1000 milles de la Guadeloupe. Le skipper a rapidement pris contact avec son équipe à terre pour leur annoncer le retournement de son trimaran dans un grain très violent. Lalou va bien, en sécurité à l’intérieur du bateau et l’organisation des secours se met en place. Il dispose d’eau, de nourriture mais est limité en termes de communication avec l’extérieur. Plus d’information à venir dans la journée.

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Chavirage d'Arkema sur la Route du Rhum, Lalou Roucayrol est en sécurité à l'intérieur - Multi50

Chavirage sur la Route du Rhum. Ce mercredi 14 novembre à 7h30 UTC, le Multi50 Arkema de Lalou Roucayrol a chaviré dans un grain très violent à environ 1000 milles de la Guadeloupe. Le skipper va bien, il est en sécurité à l’intérieur du bateau. 

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Credit : V.Olivaud

L’organisation des secours se met en place. Lalou Roucayrol dispose d’eau, de nourriture mais est limité en termes de communication avec l’extérieur.
Source : MA Prestation
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Trésors de Tahiti s’impose enfin à domicile !

Après s’être fait coiffer au poteau à deux reprises à l’arrivée des deux premières étapes à Moorea et Huahine, Trésors de Tahiti a pu enfin savourer sa première victoire sur le Grand Prix Pacifique des Jeux à Raiatea, mardi 13 novembre.

Dès le départ, donné à Fare, de cette 3e étape entre Huahine et Raiatea, longue de 30 milles nautique, le team co-skippé par Manutea Mahai et Teva Plichart est parti comme une flèche vers la splendide passe de Faaroa au milieu de l’île, centre de la culture polynésienne. Après avoir remonté le majestueux lagon de la côte Est de l’île, l’équipage local a terminé avec une avance confortable de 15 minutes sur ces poursuivants, Oman Sail, toujours leader au classement général provisoire.

Mal partis en prenant une option peu payante en sortant de la passe de Fare, les Omanais ont refait leur avance sur Mood qui a manqué de vitesse sur ce parcours inter-île. L’équipe de Damien Iehl cède donc sa place de dauphin à Trésors de Tahiti qui se trouve désormais à un petit point d’Oman Sail. L’ordre du podium final se jouera certainement entre ces trois équipes.

A la 4e place, le jeune équipage du CER de Genève a réussi un joli coup face à Cheminées Poujoulat de Bernard Stamm qui lutte pour trouver le bon tempo sur ce Grand Prix du Pacifique des Jeux.

Les amateurs de team Merlin devancent toujours les deux autres équipes amatrices locales, Trésors de Tahiti Espoirs et Team SCEAP. Pour la première fois, les Espoirs n’ont pas terminé dernier. Une belle satisfaction pour Pierre Daniellot et ses co-équipiers. Cruelle désillusion en revanche pour team SCEAP de Didier Arnould qui a fini hors temps, en terminant 1h10 après le vainqueur du jour.

Tous ont été accueillis dans une ambiance chaleureuse et généreuse en présence des représentants de la commune de l’île de Raiatea. Tous les coureurs et les partenaires du Grand Pacifique des jeux ont pu apprécier le spectacle organisé en leur honneur.

Demain, la flotte se dirigera vers Bora-Bora, dernière île que le Grand Prix Pacifique des Jeux reliera. En fonction des conditions météo de demain, les huit 24 pourraient faire le tour de l’île de Tahaa ou aller partir directement pour la Perle du Pacifique.

Teva Plichart, co-skipper de Trésors de Tahiti :

« Enfin une récompense, après les deux premières étapes où ils étaient en tête juste à quelques mètres de l’arrivée avant qu’ils se fassent dépasser. Là, ça était net et sans bavure. Ça fait passer à un point du leader. C’est une très belle satisfaction. »

Aucune manche de stade nautique n’a été couru à Huahine par manque de vent

Classement du raid entre Huahine et Raiatea :

Trésors de Tahiti Oman Sail  Mood CER Cheminées Poujoulat Team Merlin Trésors de Tahiti Espoirs (Hors temps)- Team SCEAP

Classement général provisoire après la 3e étape :

 Oman Sail (11,5 points) Trésors de Tahiti (12,5) Mood (15)  CER (23)  Cheminées Poujoulat (28) Team Merlin (37)  Trésors de Tahiti Espoirs (44,5)  Team SCEAP (46)

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Le Mercato de la semaine

Les dernières nominations, les annonces, les partenariats, les offres de stages, jobs et services, tout est dans le Mercato de Tip & Shaft…

[DÉPARTS & NOMINATIONS]
 ANTOINE RIOUX (ex boat captain Time For Oceans) rejoint ROM-arrangé en tant que technicien marine IT.
[JOBS]
POGO STRUCTURES recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; poste en CDI basé à Combrit. MULTIPLAST Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. : un-e responsable de projet, un-e chef-fe d’équipe, un-e peintre et 5 technicien-ne-s en matériaux composites ; postes en CDI (pour le premier) et en CDD pouvant évoluer en CDI,  basés à Vannes. ALAN ROURA (La Fabrique Sailing Team) recherche un-e Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. à partir de mi-novembre ; poste en CDD pouvant déboucher sur un CDI, basé à Lorient.
[STAGES] OUTREMER YACHTING recherche deux stagiaires ingénieur-e-s, l’un-e en génie matériaux ou génie mécanique, l’autre en bureau d’études ; stages basés à La Grande Motte.

[FORMATION]

TIP & SHAFT/WORKSHOP. Nous sommes en train de préparer le planning des formations Tip & Shaft pour les mois à venir, alors si vous avez des envies ou des besoins, si vous souhaitez organiser une formation dans votre club, pôle ou association, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., on se déplace.
[OFFRES DE SERVICES]
MANU LE GUEN propose Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour les guider dans leur recherche de partenaires : comment présenter son projet de course au large aux entreprises ? Comment prospecter les futurs sponsors ? MORGANE FOUILLET, étudiante à l’Ecole des Mines de Nancy, spécialisée en matériaux et gestion de production et passionnée de voile, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. de fin d’études dans le secteur nautique. FABRICE GUYON propose aux organisateurs d’événements, teams, entreprises d’être Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et de les accompagner dans leur organisation.
[ANNONCES & PARTENARIATS]
La classe FAST40+ a dévoilé son calendrier pour la saison 2019 qui débutera par la Vice Admiral’s Cup, du 10 au 12 mai. WORLD SAILING a annoncé de nouveaux changements dans les 10 séries olympiques pour les Jeux de Paris 2024, avec les grands débuts de la course au large (voir l’interview de Nicolas Hénard ci-dessous) et du kite (épreuves mixtes). Par ailleurs, la RS:X restera le support de la compétition de planche à voile, le Laser et le Laser Radial ont également été confirmés, tandis que le Finn disparaît. Reste à choisir l’équipement pour la course au large, le dériveur double et le kite. FRANCE 3 a réalisé un excellent score d’audience lors de la diffusion en direct du départ de la Route du Rhum, avec 1,73 million de téléspectateurs pour une part d’audience de 12,3%, l’organisation a annoncé vendredi que 1,30 million de personnes s’étaient rendues sur le village officiel à Saint-Malo. WORLD MATCH RACING TOUR, le circuit mondial de match racing est en train d’être vendu comme le révèle son actuel propriétaire Håkan Svensson dans une interview à Yachtracing.life.
[VENTES & ACQUISITIONS]
YVAN GRIBOVAL vend coque carbone structurée, pont carbone prêt à être ponté, moules de cuisson et outillages complets du sistership du 52 pieds Café Joyeux en tête actuellement de la classe Rhum Mono à un Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
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Armel Tripon : 48 heures pour… gagner !

Armel Tripon sur son Multi50 Réauté Chocolat a franchi ce mardi matin à 5h30 le jalon symbolique du dernier millier de milles à couvrir avant l’arrivée à Pointe à Pitre, prévue jeudi. Son avance a encore augmenté : plus de 400 milles à 900 milles du but ! Reste 48 heures de concentration intense à assurer pour, on l’espère, aller chercher une immense victoire aux Caraïbes.
Tous les voyants sont au vert pour le skipper du Multi50 Réauté Chocolat ! Calé sur la route directe, chaque mille parcouru sur la surface de l’Atlantique est efficace vers l’arrivée avec l’indicateur que les coureurs au large adorent : une VMG à 100% (velocity made good). Ce matin par exemple, il est flashé encore à 19 nœuds de vitesse surface et au même chiffre en VMG. C’est juste parfait et si on n’a pas pu le joindre en mer, on l’imagine toujours aussi serein. Il faut bien l’avouer, son avance est maintenant très confortable, avec des adversaires qui ont grosso modo deux fois plus de chemin à parcourir que lui pour avoir droit à leur premier verre de Rhum aux Caraïbes.

48 heures pour… gagner !

« Encore faut-il arriver » tempérait Armel hier, toujours prudent dans un alizé forcément plus instable avec la température qui augmente. Gare aux surventes, aux éventuels grains… surtout ne pas se relâcher et rester concentré. Le multicoque en solitaire est un exercice de haute voltige mais surtout qui exige de ne jamais relâcher son attention une seule seconde. Francis Joyon et Françis Gabart ont bien expliqué, après leur arrivée d’anthologie, qu’ils ont passé la semaine les écoutes à la main en permanence, afin d’être près à choquer si le bateau lève trop la patte. Armel Tripon nous le répétait encore hier – « je fais gaffe… » – juste après avoir pris la sage décision d’utiliser une voile de portant plus petite (le gennaker de capelage) afin de limiter les risques. Ne pas aller chercher les trop hautes vitesses, ne pas se mettre en danger inutilement, bien gérer l’avance sans être trop gourmand…

Reste le bonheur, la glisse et forcément l’impatience d’arriver – dans la journée de jeudi – après le dernier obstacle que sera le tour de l’île de la Guadeloupe et ses dévents parfois traitres pour le marin fatigué. Reste encore la motivation d’essayer d’être le troisième bateau à arriver en Guadeloupe derrière les deux monstres Francis Joyon et François Gabart. Le premier IMOCA, celui d’Alex Thomson, est logiquement le seul à pouvoir lui contester cet honneur. Depuis 24 heures, l’écart entre eux est stabilisé à environ 130 milles au profit de Réauté Chocolat. Mais il ne faut pas se tromper : ce n’est qu’anecdotique car le grand enjeu c’est bel et bien de conclure en beauté en allant chercher une sublime victoire en Multi50, seule classe au passage où il n’y a eu aucun abandon pour le moment. Pour ça, pour gagner, Armel doit assurer encore pendant 48 heures, continuer à être très, très bon. C’est le cas depuis le départ de Saint-Malo. Pourvu que ça dure !

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Charlie Cappelle abandonne, François Corre et Loïc Peyron continuent

Après Bob Escoffier, c’est au tour de Charlie Cappelle d’abandonner avec son Acapella-Soreal-Proludic.  Il s’était mis à l’abri trois jours à Port-La-Forêt après le départ et était repartit mais une heure plus tard, une panne généralisée de l’électronique : ordinateurs hors service, plus de système de positionnement – GPS – plus d’informations techniques concernant la marche du bateau, etc l’a contraint à faire demi tour.

De retour à terre à Lorient ce dimanche 11 novembre, des amis techniciens en informatique embarquée sont intervenus immédiatement pour dépanner Charlie et lui permettre de reprendre la course le plus rapidement possible. Malgré tous leurs efforts, leur rapidité d’intervention, Acapella-Soreal-Proludic et son skipper Charlie Capelle ont dû jeter l’éponge.

Restent donc en course sur le même bateau, le trimaran jaune, François Corre (Friends & Lovers) et Loïc Peyron (Happy). Ils viennent de passer tous les deux les Canaries et sont distants de 70 milles. Ils naviguent à 10 nds et ils leur restent encore 880 milles à parcourir. En attendant Loic Peyron a eu le temps d’écrire un petit mot pour saluer la victoire de Francis.

????????/????????
Encore un rhum plein de rebondissements / Another rum full of twists https://t.co/b0Qx6pOWHI@routedurhum @routedurhumENG #RDR2018#HappypourACTIONENFANCE pic.twitter.com/L8uYttgXMN

— Loïck Peyron (@loickpeyron) 12 novembre 2018

” Encore un rhum plein de rebondissements, les bateaux qui volent perdent leur ailes et celui qui ne vole pas, l’emporte pour la troisième fois. Bravo Francis, tu confirmes, non seulement que les vieux pots font les bonnes soupes mais qu’un « vieux » chef en a toujours sous la toque. Toi qui donne parfois l’impression de ne pas aimer la compétition, tu serais même du genre à rendre tes étoiles pour ne pas subir la pression et continuer de concocter cette cuisine discrète, sans artifice mais terriblement efficace. Évidement ce genre de plat a parfois un goût amère pour ceux qui n’ont pas ton palais. Chacun sait que tu n’as nul besoin des honneurs, et pour ne pas en faire trop, je suis presque certain que tu vas vite trouver le moyen de fuir les obligations terriennes en prétextant l’urgence de ramener ton navire par la mer, et profiter encore de ton royaume.” Loic Peyron

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L’analyse de la course Imoca par Nicolas Lunven

Alex Thomson s’envole en tête avec près de 200 milles d’avance. Paul Meilhat 2e continue de faire une très belle course et reste sous la menace de Vincent Riou et Yann Eliès alors que Boris Herrmann se poste en embuscade.
Le premier concurrent de la classe IMOCA est attendu en Guadeloupe dans la nuit de jeudi à vendredi (heure française). Plus de 700 milles derrière le leader, on suit avec attention la jolie bagarre entre les trois plans Finot-Conq de Stéphane Le Diraison, Alan Roura et Damien Seguin. Nicolas Lunven livre son analyse sur la passionnante Route du Rhum en IMOCA.

« Je suis surpris de l’avance dont dispose désormais Alex Thomson. Hier midi, il avait 105 milles d’avance sur le deuxième. Aujourd’hui à la même heure, il en a plus de 180 ! En fait, Paul Meilhat, Yann Eliès et Vincent Riou ont dû faire des empannages, tirer des bords sous spi, alors qu’Alex a pu continuer tout droit. Il va vite, il accentue son avance et se place stratégiquement entre l’arrivée et ses concurrents. Il commence à avoir une position confortable.

« Alex Thomson fait la course parfaite »

Dès le début, Alex Thomson est parti sur une route offensive, sans compromis. Il a la réputation d’être à l’attaque et de ne pas ménager sa monture, ce qui se confirme sur cette Route du Rhum. A priori Alex dispose encore d’un IMOCA au plein de son potentiel ou presque. Ce n’est pas une surprise de le retrouver là. C’est un très bon marin, il a un super bateau, avec lequel il a terminé 2edu Vendée Globe. Pour le moment, Alex fait la course parfaite et on peut lui faire confiance pour attaquer jusqu’au bout.

Jusqu’à présent, les concurrents de tête ont beaucoup subi les grains qui peuvent modifier le vent de manière considérable et sur de longues périodes. D’après les fichiers de vent et les images satellites, ils devraient entrer dans une zone un peu plus « sèche », avec moins d’activités nuageuses et sans doute un vent plus stable, même s’il y aura des toujours des éléments perturbateurs. A priori, Alex devrait avoir des conditions similaires à celles de ses poursuivants, ce qui est une bonne nouvelle pour lui.

« Meilhat, Riou, Eliès : trois concepts de bateaux différents, des écarts faibles »

Paul Meilhat navigue super bien,comme quoi les bateaux à dérives droites ne sont pas totalement à la retraite ! Je pense qu’il cravache beaucoup, on le ressent dans ses vidéos et ses vacations. Vincent Riou a eu un petit coup de mou depuis le milieu de la semaine dernière. Il a ensuite semblé bien repartir, mais il n’arrive pas à être plus rapide que Paul dans des conditions qui devraient pourtant le lui permettre. Yann Eliès est bien revenu dans le match. En se positionnant plus au Sud quand il a attaqué les alizés, il a dû toucher davantage de vent. C’est intéressant car ces marins naviguent sur trois concepts de bateaux différents, et pourtant les écarts sont faibles. Ils font une super bagarre. Chacun doit subir des aléas techniques qu’on ignore aujourd’hui mais qu’on apprendra à l’arrivée. On pourra alors refaire le film de la course et mieux comprendre ce qu’il s’est passé.

« Un final en mode régate côtière ! »

En fin de course, il y a cette histoire de tour de la Guadeloupe qui peut redistribuer les cartes, comme on l’a vu avec les Ultimes. Si Alex Thomson arrive à maintenir son avance actuelle, il pourra faire le tour sereinement. Derrière, il est probable que Paul, Vincent et Yann continuent à se battre comme ça jusqu’au Nord de l’île. Le final pour le podium, le long de la Guadeloupe, se fera alors en mode régate côtière !

Attention à Boris Herrmann qui reste en embuscade. Les quatre dedevant ne doivent pas faire de bêtises. Boris fait une jolie performance pour sa première course en solo en IMOCA. C’est tout à son honneur de pouvoir rivaliser juste derrière le groupe de tête.

« Un coup de cœur pour Damien Seguin »

Je suis très agréablement surpris par Damien Seguin, c’est mon coup de cœur. Il ne faut pas oublier qu’il n’a qu’une seule main et il se bat de manière plus qu’honorable face à Stéphane Le Diraison et Alan Roura, des concurrents qui naviguent sur des IMOCA avec des potentiels proches. Ils se font une belle petite bagarre eux aussi. Quand on voit la difficulté de gérer un IMOCA en solitaire, je suis bluffé par Damien qui arrive à le faire très bien malgré son handicap. Je lui tire mon chapeau. Il a déjà prouvé en Class40 qu’il est un très bon coureur au large. En IMOCA, il faudra le surveiller de près à l’avenir.

Je suis un peu surpris qu’avec son bateau désormais doté de foils Arnaud Boissières ne se batte pas avec les trois concurrents positionnés devant lui. Il a peut-être des petits soucis techniques. Je connais un peu Erik Nigon, nous avons fait du Figaro ensemble. Il fait une belle Route du Rhum. C’est très ambitieux de naviguer en IMOCA quand on n’est pas professionnel.

Quatre concurrents sont repartis hier et naviguent dans le Golfe de Gascogne. Je ne sais pas s’ils se sont mis d’accord mais ce n’est pas bête de repartir à peu près en même temps. Cela permet de se tirer la bourre et d’avoir une motivation. Sachant qu’il y a de toute façon des enjeux de qualification au Vendée Globe, d’entraînement, de progression et de préparation de bateau. »

Nicolas Lunven

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Collision sur la Route du Rhum, Sébastien Destremau et Ari Huusela se percutent

Ce mardi matin, en ce 9e jour de Route du Rhum, Sébastien Destremau (RhumMono) et Ari Huusela (IMOCA) se sont percutés. La collision a eu lieu à 555 milles des côtes nord-africaines. Un choc qui n’affecte pas leur progression.


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Credit : DR

Ce mardi matin, le RhumMono 60 pieds de Sébastien Destremau (Alcatrazit – Face Océan) a percuté l’IMOCA d’Ari Huusela (Ariel 2). Le premier avait mis le cap plein Sud alors que le second tentait de bénéficier des alizés vers l’Ouest. La cartographie démontre que les deux skippers se sont percutés à 6 heures UTC.

D’après la direction de course, le Finlandais aurait endommagé son balcon arrière et aurait subi un choc sur sa coque arrière. Le Français, lui, aurait endommagé son bout dehors (à confirmer).

L'incident selon Sébastien Destremau

« On était en fin de nuit vers 6 heures du matin cap au 200 par 20 noeuds de vent. J’étais dans ma bannette de veille quand le bateau a empanné et s’est couché soudainement alors qu’on était à 14 noeuds de vitesse. Le temps que je sorte, le bateau s’était déjà remis sur sa trajectoire et j’ai vu le bateau d’Ari à environ 100 mètres sous mon vent. Il était visiblement très lent mais en train de s'éloigner doucement.

Quelques minutes après, Ari m’a appelé pour me demander si j’allais bien. Il s’est ensuite confondu en excuses d’avoir occasionné cet accident. Il pensait qu’il avait la place de passer devant mon bateau.... Venant de la gauche, il devait manœuvrer pour prévenir les abordages en mer. Une accélération de plus, un coup de frein de moins et ça n’est pas passé. Nos bateaux se sont frôlés.
Un croisement presque irréel et un bilan à première vue sous réserve d’une inspection structurelle. De mon côté, la sous-barbe du bout dehors a été sectionnée et il y a quelques dégâts sur l’étrave.

J’ai pu effectuer une réparation de fortune. Après quatre heures de travaux, j’ai pu reprendre la course. En attendant de vérifier que la réparation tient le choc, j’avance à faible vitesse. J’ai également compris que lui aussi avait pu reprendre la course. On a vraiment eu énormément de chance qu’il ne s’agisse que d’un frôlement. Quelques mètres de plus et cela aurait pu être une véritable catastrophe. Cet incident rarissime nous rappelle la nécessaire vigilance et prudence de tous les instants. C’est la dure loi du solitaire où parfois, la fatigue et la nuit aidant, on peut mal juger ses distances »
Les deux ont poursuivi leur route dans la journée avec une moyenne de 10 à 15 nœuds.
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Thomas Coville de retour en course sur la Route du Rhum, le skipper de Sodebo reprend confiance dans son bateau

Reparti de la Corogne depuis 48h après une grosse réparation sur le bras de liaison babord, Sodebo Ultim' poursuit sa descente de l’Atlantique en réaccélérant. Thomas Coville continue de surveiller régulièrement la réparation du bras de liaison bâbord qui, pour l’heure, n’a pas bougé. Dans la journée, si la réparation du bras est toujours fiable et selon l’évolution de la météo, il devra choisir quand mettre le clignotant vers l’Ouest.


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Credit : E.Stichelbaut


Ne pas pousser Sodebo à 100%
Thomas Coville reprend confiance dans son bateau mais sait qu’il devra rester raisonnable jusqu’à Pointe-à-Pitre et ne pas le pousser à 100% de ses capacités. En conséquence, le choix de la route lui revient puisque deux options se dessinent : une route Nord plus rapide mais plus engageante ou une route Sud plus longue mais à des allures plus confortables.Après des conditions calmes durant toute la journée d’hier et cette nuit, le vent s’est levé cette nuit pour atteindre 18 à 21 nœuds. L'Ultim' retrouve des vitesses plus proches de son habitude et affichait 27 nœuds de moyenne ce matin.
Source : Sodebo
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Collision d’Imoca entre Destremeau et Ari Huusela

Sébastien Destremau (RhumMono) et Ari Huusela (IMOCA) se sont percutés ce mardi matin sans que cela n’affecte leur progression.

La collision a eu lieu à 555 milles des côtes nord-africaines. Ce mardi matin, le RhumMono de Sébastien Destremau (Alcatrazit – Face Océan) a percuté l’IMOCA d’Ari Huusela (Ariel 2). Le premier avait mis le cap plein Sud alors que le second tentait de bénéficier des alizés vers l’Ouest. La cartographie démontre que les deux skippers se sont percutés à 6 heures UTC. D’après la direction de course, le Finlandais aurait endommagé son balcon arrière et aurait subi un choc sur sa coque arrière. Le Français, lui, aurait endommagé son bout dehors (à confirmer). Pourtant, les deux ont poursuivi leur route dans la journée avec une moyenne de 10 à 15 nœuds.

@arihuusela en #IMOCA et @Destopnews en #RhumMono se sont.. rentrés dedans en plein milieu de l’Atlantique ! Dégats limités (balcon vs bout dehors), pas d’intention de réclamation pour l’instant ! #RDR2018


Sébastien Destremau slam depuis le départ.

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Nicolas Lunven : "Alex Thomson fait la course parfaite", focus sur la Route du Rhum côté IMOCA

Alex Thomson continue à creuser l’écart dans les alizés sur cette 11ème Route du Rhum. Désormais à moins de 1000 milles de l’arrivée à Pointe-à-Pitre, le skipper britannique semble en très bonne posture, même si Paul Meilhat, à 180 milles derrière, Vincent Riou et Yann Eliès resteront jusqu’au bout des menaces sérieuses, tandis que Boris Herrmann se poste en embuscade. Le vainqueur de la classe IMOCA est attendu en Guadeloupe dans la nuit de jeudi à vendredi (heure de Paris). Nicolas Lunven analyse.

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Credit : JM Liot/Apicil

« Je suis surpris de l’avance dont dispose désormais Alex Thomson. Hier midi, il avait 105 milles d’avance sur le deuxième. Aujourd’hui à la même heure, il en a plus de 180 ! En fait, Paul Meilhat, Yann Eliès et Vincent Riou ont dû faire des empannages, tirer des bords sous spi, alors qu’Alex a pu continuer tout droit. Il va vite, il accentue son avance et se place stratégiquement entre l’arrivée et ses concurrents. Il commence à avoir une position confortable.




« Alex Thomson fait la course parfaite »


Dès le début, Alex Thomson est parti sur une route offensive, sans compromis. Il a la réputation d’être à l’attaque et de ne pas ménager sa monture, ce qui se confirme sur cette Route du Rhum. A priori, il dispose encore d’un IMOCA au plein de son potentiel ou presque. Ce n’est pas une surprise de le retrouver là. C’est un très bon marin, il a un super bateau, avec lequel il a terminé 2e du Vendée Globe. Pour le moment, Alex fait la course parfaite et on peut lui faire confiance pour attaquer jusqu’au bout.

Jusqu’à présent, les concurrents de tête ont beaucoup subi les grains qui peuvent modifier le vent de manière considérable et sur de longues périodes. D’après les fichiers de vent et les images satellites, ils devraient entrer dans une zone un peu plus « sèche », avec moins d’activités nuageuses et sans doute un vent plus stable, même s’il y aura des toujours des éléments perturbateurs. A priori, Alex devrait avoir des conditions similaires à celles de ses poursuivants, ce qui est une bonne nouvelle pour lui.



« Meilhat, Riou, Eliès : trois concepts de bateaux différents, des écarts faibles »


Paul Meilhat navigue super bien, comme quoi les bateaux à dérives droites ne sont pas totalement à la retraite ! Je pense qu’il cravache beaucoup, on le ressent dans ses vidéos et ses vacations. Vincent Riou a eu un petit coup de mou depuis le milieu de la semaine dernière. Il a ensuite semblé bien repartir, mais il n’arrive pas à être plus rapide que Paul dans des conditions qui devraient pourtant le lui permettre. 

Yann Eliès est bien revenu dans le match. En se positionnant plus au Sud quand il a attaqué les alizés, il a dû toucher davantage de vent. C’est intéressant car ces marins naviguent sur trois concepts de bateaux différents, et pourtant les écarts sont faibles. Ils font une super bagarre. Chacun doit subir des aléas techniques qu’on ignore aujourd’hui mais qu’on apprendra à l’arrivée. On pourra alors refaire le film de la course et mieux comprendre ce qu’il s’est passé.



« Un final en mode régate côtière ! »


En fin de course, il y a cette histoire de tour de la Guadeloupe qui peut redistribuer les cartes, comme on l’a vu avec les Ultimes. Si Alex Thomson arrive à maintenir son avance actuelle, il pourra faire le tour sereinement. Derrière, il est probable que Paul, Vincent et Yann continuent à se battre comme ça jusqu’au Nord de l’île. Le final pour le podium, le long de la Guadeloupe, se fera alors en mode régate côtière !

Attention à Boris Herrmann qui reste en embuscade. Les quatre de devant ne doivent pas faire de bêtises. Boris fait une jolie performance pour sa première course en solo en IMOCA. 


« Un coup de cœur pour Damien Seguin »


Je suis très agréablement surpris par Damien Seguin, c’est mon coup de cœur. Il se bat de manière plus qu’honorable face à Stéphane Le Diraison et Alan Roura, des concurrents qui naviguent sur des IMOCA avec des potentiels proches. Ils se font une belle petite bagarre eux aussi. Quand on voit la difficulté de gérer un IMOCA en solitaire, je suis bluffé par Damien qui arrive à le faire très bien malgré son handicap. Je lui tire mon chapeau. Il a déjà prouvé en Class40 qu’il est un très bon coureur au large. En IMOCA, il faudra le surveiller de près à l’avenir.

Je suis un peu surpris qu’avec son bateau désormais doté de foils Arnaud Boissières ne se batte pas avec les trois concurrents positionnés devant lui. Il a peut-être des petits soucis techniques. Je connais un peu Erik Nigon, nous avons fait du Figaro ensemble. Il fait une belle Route du Rhum. C’est très ambitieux de naviguer en IMOCA quand on n’est pas professionnel.

Quatre concurrents sont repartis hier et naviguent dans le Golfe de Gascogne. Je ne sais pas s’ils se sont mis d’accord mais ce n’est pas bête de repartir à peu près en même temps. Cela permet de se tirer la bourre et d’avoir une motivation. Sachant qu’il y a de toute façon des enjeux de qualification au Vendée Globe, d’entraînement, de progression et de préparation de bateau. »

Classement IMOCA Route du Rhum à 11h45

1/ Alex Thomson - Hugo Boss à 1007 milles de l'arrivée
2/ Paul Meilhat - SMA à 185 milles du leader
3/ Vincent Riou - PRB à 216 milles du leader
4/ Yann Elies - UCAR-StMichel à 218 milles du leader
5/ Boris Hermann - Malizia 2 - Yacht Club de Monaco à 315 milles du leader

Source : Mer et Media

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Et si la course avait été plus belle encore ?

Francis Joyon et François Gabart se sont livrés un final d’anthologie dont tout le monde rêvait. Le suspens a été incroyable, le match magnifique autour de la Guadeloupe. Deux grands marins, deux grands talents de la course au large. Pour autant, on peut avoir l’impression que le public a manqué de s’intéresser encore plus intensément à la course. Dès mardi, on aurait pu vivre une Route du Rhum encore plus dingue. Macif comme les organisateurs sont passés à côté. C’est dommage.

On sait bien qu’avec des Si on pourrait mettre Lorient en bouteille. Mais Si François Gabart avait communiqué tout de suite sur la perte de son foil puis de son safran survenus dès mardi, imaginez l’intérêt multiplié du public pour la course dès ce moment-là ! On est certes au lendemain d’un lundi noir, où Gitana casse, Banque Populaire chavire et Sodebo se dirige vers la Corogne. Il ne reste plus qu’en course Macif et Idec Sport. Macif a 40 milles d’avance, François Gabart navigue dès lors avec un seul foil et surtout un seul safran. Il lui reste encore 2600 milles à parcourir. Tout le monde imagine alors le match plié, l’intérêt pour la course redescend alors qu’il aurait été démultiplié!

Les opportunités de le dire !

Très vite on s’est interroger sur le fait que la fusée Macif ne décollait toujours pas Idec. Mercredi matin en fin de vacation, François Gabart fait état de casse de lattes dans sa GV qu’il a réparé. Tout va bien, il espère ne pas avoir trop de bricoles à faire  … Il ne va pas se plaindre alors que d’autres ont eu des problèmes bien plus graves…(sic). Course au Large salue alors l’empathie, l’humilité du marin dans son article du jour.

Audio de Francois Gabart Mercredi 7/11:

http://www.courseaularge.com/wp-content/uploads/2016/11/casse_gabart.françois_071118_10h00.mp3

Course au Large est le seul à reprendre l’info sur les lattes cassées. Le fait de course forcément suscite l’intérêt des passionnés. Imaginez-vous encore le scénario où François navigue avec un seul foil, un seul safran obligé de s’arrêter pour réparer des lattes cassées et un Francis Joyon déchaîné derrière et qui s’accroche. Il donne tout. Pour le coup il ne ment pas. Ses performances sont meilleures qu’en équipage. Malgré cela, jeudi, l’écart est de 126 milles. Il y avait encore l’opportunité pour Macif de dire la vérité au public. Cela aurait été génial.

Sur la carto les performances de Macif ne sont pas incroyables au regard de son potentiel même si vendredi l’écart est au plus haut avec 165 milles d’avance sur Idec Sport.
Les choses se gâtent en revanche dans la nuit de samedi à dimanche où l’écart tombe brutalement. C’est le grand retour de Francis Joyon. Les bateaux sont encore à 800 milles de l’arrivée. L’écart est passé à 126 milles et continue de baisser. On écrit alors dimanche 11 novembre au matin que l’avarie que l’on imagine à bord s’est aggravée – problème de J3 ou hydraulique. Christian Dumard, routeur d’Idec est persuadé également depuis quelques jours qu’il y a un problème sur Macif. On peut d’ailleurs se poser la question si la perte du foil ou du safran n’a pas vraiment eu lieu à ce moment-là tant les performance du trimaran Macif sont dégradées depuis 24h.
Dimanche 13h, au vu de l’écart qui a complètement fondu à 30 milles entre les deux bateaux, Macif confirme que le potentiel du bateau n’est pas à 100%. A l’approche des 30 milles de la tête à l’Anglais, l’information tombe officiellement : Macif a perdu son foil et son safran précisant les faits et les avaries. La suite on la connaît.

Alors pourquoi ne pas l’avoir dit ?

François Gabart répond à Camille El Beze : ” « On est là pour faire de la performance… En l’occurrence, ne pas révéler ses soucis techniques, je ne sais pas si cela change réellement quelque chose. C’est du ressort du mental. Le révéler donne toujours un espoir au mec derrière. Il peut changer de mode et attaquer au lieu de simplement gérer sa course ». On répondra à François qu’en l’occurrence quand on a un Francis Joyon derrière lui qui participe à sa 7è Route du Rhum, personne ne peut imaginer qu’il puisse “gérer” sa course.
C’est dommage. On aurait pu vivre la course à fond avec lui, on l’a vécu à “moitié”, que sur la fin de course.

Des enseignements à tirer ?

Cela nous rappelle l’article que nous avions commandé à l’excellent Nicolas Raynaud que nous avions intitulé Com en Stock, quand la com tue la com qui pointait la limite de l’exercice dans la course au large. Nous l’avons mis sur le site en consultation gratuite.
On n’en veut pas à Macif ni à François Gabart de ne pas avoir communiqué sur les avaries du bord tout de suite. C’est juste dommage pour la course, pour le public. Pour notre part, le savoir après n’a pas la même saveur que de le savoir pendant. Le succès de la course au large repose sur 4 piliers : le skipper, le partenaire, l’organisateur et le public.
On ne veut donner aucune leçon. C’est une réflexion à partager. Raison pour laquelle, pour nourrir le débat, vous pouvez répondre aux deux questions suivantes :
– Auriez-vous aimé savoir ?
– Est ce que cela aurai changé mon suivi de la course ?

J'aurai aimé savoir tout de suite quand François Gabart a cassé
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Est ce que cela aurai changé mon suivi de la course ?
Oui
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Bout dehors de nouveau cassé sur Newrest Art et Fenetres, Fabrice Amedeo : "Je prends le temps de la réflexion"

Le 8 novembre, Fabrice Amedeo était contraint de rallier la terre pour réparer son bout-dehors arraché. Direction la marina de Cascais pour deux jours de réparations avant de reprendre la mer ce samedi. Mais lundi soir, la pièce du foiler lâche de nouveau. Le skipper raconte.

image

Credit : F.Amedeo


« Le bout dehors vient à nouveau de lâcher. Cette fois-ci il y avait une voile frappée dessus puisque j'étais à 18/20 nœuds au reaching sous petit gennaker et 1 ris avec des alizés assez soutenus, 20/25 nœuds, et je m'apprêtais à faire l'aile de mouette dans l'anticyclone des Açores. J'ai alors entendu une déflagration. Quand je suis arrivé à l'avant, il n'y avait plus rien. J'ai réussi à sécuriser et à affaler. 

Il n'y a pas d'impact sur la coque. Je suis à une centaine de milles dans le sud-est de Madère (hier soir). Il me reste 2 500 milles pour atteindre la Guadeloupe sans possibilité d'envoyer aucune voile de portant. La plus grande voile d'avant disponible à ce stade est le J1 qui est une voile plate de 160 m2. Je prends le temps de la réflexion. »Le skipper n'a le droit qu'à une seule escale sur la Route du Rhum. En cas de deuxième arrêt, c'est l'abandon. MAJ : Newrest – Art & Fenêtres continue "J'ai pris la décision de continuer. Il n'y a aucune chance que je regrette si je décide de continuer, alors qu'il y en a si je décide d'arrêter."

"Je navigue exclusivement sous J1 dorénavant. Je devrais pouvoir atteindre la Guadeloupe en une dizaine de jours, donc je sais que ça risque d'être un peu chaud avec les concurrents qui sont partis de Bretagne hier soir, notamment Charal.

L'idée maintenant, c'est d'aller au bout."Par la rédaction
Source : Rivacom
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Multi ou Mono pour la troisième place ?

Imoca contre Multi50. Le match dure depuis quelques jours maintenant comme un bon remake il y a 40 ans entre le monocoque de malinovski et le multicoque de Mike Birch. Et comme cette édition ne ressemble à aucune autre si ce n’est à la première, on peut encore espérer être gâté par un beau match pour l’arrivée entre Armel Tripon sur son Multi50 Réauté Chocolats et Alex Thomson sur Imoca60 Hugo Boss. Armel Tripon semble bien parti pour arriver devant en Guadeloupe. Il a 20 milles d’avance et continue à gagner vers l’ouest.
Alex Thomson quant à lui fait route pour le moment plein sud pour couvrir ses arrières et surveille le trio SMA, PRB et UCAR qu’il a mis à 180 milles dans son sillage.
L’enjeu dans ce match IMOCA / MULTI50 est la mise en avant de chaque classe. Avec des budget 3 fois moindre qu’en Imoca, les Multi50 réalisent tous une très belle course. La classe a bien tenue jusqu’à la mi-course avant d’être touchés elle aussi par des casses à hauteur des Açores mais ne comptent aucun abandon. En Imoca, le bilan est plus contrasté : sur les 20 partants, 4 abandons, 4 bateaux sont en pointe, 2 se battent avec les premiers class40, 3 sont à la hauteur du 7è Class40. Les 5 derniers ont du faire escale et 4 d’entre eux sont encore dans le golfe de Gascogne.
A noter que dans ce match, seuls les Multi50 ont le droit au routage, les skippers Imoca comme ceux des Class40 sont réellement en mode solitaire.

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Vainqueur de la Route du Rhum 2018, Francis Joyon a signé une partition magistrale

Leur arrivée restera dans les annales. Le duel Joyon - Gabart a tenu en haleine tous les passionnés de voile jusqu'au bout de la nuit. En 2018, la Route du Rhum a souri au roc de Locmariquer. Vainqueur, à l’issue d’un mano a mano d’anthologie avec Macif, le skipper d’IDEC SPORT a signé une partition magistrale. Au passage, son trimaran remporte l'épreuve pour la troisième fois consécutive.

Francis Joyon vainqueur de la Route du Rhum

Credit : A.Courcoux

Victoire, record à la clé, à bord d’un bateau désormais triple vainqueur de l’épreuve malgré ses 12 ans d’âge, c’est avant tout par son mental hors du commun, par une motivation décuplée et une force physique intacte malgré le passage des ans que Francis Joyon, 62 ans, a construit sa course.

Artisan de la préparation de ses bateaux, se nourrissant de ses expériences et de ses intuitions, le marin signe une victoire d’homme, de volonté et de ténacité sans pareille.

Connaissance parfaite d'Idec Sport

Une des clés de la victoire de Francis Joyon à Pointe-à-Pitre réside certainement dans sa parfaite connaissance de son trimaran IDEC SPORT, avec lequel il a déjà, et à deux reprises, tourné autour de la planète, dans le cadre du Trophée Jules Verne en équipage. Revoir Francis Joyon en course, et en solitaire sur sa machine posait à Saint-Malo d’inévitables questions, sur sa capacité à mener à son maximum son maxi-trimaran. Dès le départ, la réponse a été d’une éclatante clarté. Francis jouait la gagne, la victoire, défiant tous les pronostiques.

Plus vite qu'en équipage

Il renouait avec sa méthode bien personnelle de batailler contre le temps et les éléments. A fond, au maximum de la toile du temps, et de ses réglages. Francis Joyon a piloté IDEC SPORT plus vite et plus fort, à conditions égales, qu’il ne l’avait jamais fait en équipage.

C’est bien l’homme, le marin, loin de la prouesse technologique que l’on célèbre aujourd’hui. En symbiose avec sa machine qui lui ressemble par tant d’égards, il vient de signer l’un des chef d’oeuvre de sa longue carrière.

Par la rédaction
Source : Mer et Media

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