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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Journées à plus de 700 milles pour Francis Joyon et ses hommes : "Nous sommes descendus plus bas que prévu"

Après un peu plus de 4 jours de course vers le Sud de l’océan Indien, Francis Joyon, son fils Corentin, Christophe Houdet, Bertrand Delesne et Antoine Blouet entament désormais une remontée vers le nord, le long des côtes de l’Ouest Australien. Deux belles journées à plus de 700 milles, tout va pour le mieux à bord d'Idec Sport. 


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Credit : JM Liot

Francis Joyon hors quart : « Je ne fais presque rien à bord » s’amuse-t-il. « Tout le monde semble prendre beaucoup de plaisir à mener IDEC SPORT. Nous sommes descendus un peu plus bas qu’initialement prévu, la faute à cet anticyclone qui nous a contraints à nous rapprocher de l’Australie. Nous allons devoir le contourner en sa partie orientale et nous nous attendons à toucher des vents très faibles ces prochaines heures. »

Des centaines de litres d’eau dans le bateau

De la très haute vitesse accomplie sans faire le moins du monde souffrir le bateau. « Nous voulions éviter les allures au plus près du vent dans une mer formée » insiste Francis Joyon. « D’où le choix assumé de rallonger la route par le Sud. Seul petit souci à déplorer, les vibrations du bateau à vive allure ont permis l’ouverture d’un petit capot de contrôle dans le puits de dérive, et le bateau s’est instantanément rempli de plusieurs centaines de litres d’eau. »

Vous conseille : Top départ pour Francis Joyon et ses hommes, Idec Sport poursuit ses records vers le Vietnam : "Un immense plaisir"

Par la rédaction
Source : Mer et Media

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Charlie Dalin, Pierre Mortefon, ... les nommés pour le titre du Marin de l'Année 2019 sont

La Fédération Française de Voile récompensera ses marins lors de la traditionnelle cérémonie du « Marin de l’Année », au Salon Nautique de Paris. Samedi 7 décembre à 19h, seront ainsi dévoilés le successeur de Charles Caudrelier, Marin de l’Année 2018, mais aussi le lauréat du trophée Espoirs. Le jury, composé de la présidente Catherine Chabaud, de journalistes, de représentants d’institutions sportives et de sportifs, aura la lourde charge de choisir l’heureux ou l’heureuse élue. Un jury qui prendra en compte le vote du public (qui compte pour 2 voix) lors de ses délibérations.

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Crédit : M Horlaville


Les nommés pour le titre du Marin de l’Année

Camille Lecointre et Aloise Retornaz, 470 (dériveur double olympique) : Vainqueur Test Event – 3èmes du championnat du Monde et championnes d’Europe.
Delphine Cousin, funboard (PWA) : Double Championne du Monde Foil et Slalom
Damien Seguin, voile handisport : Champion du Monde 2.4Mr
Nicolas Parlier, kiteboard : Champion du Monde et 2ème des World Beach Games
Axel Mazella, kiteboard : Champion du Monde et Champion d’Europe
Charlie Dalin et Yann Eliès, (IMOCA) : vainqueurs de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre en IMOCA
Pierre Mortefon, funboard (PWA) : Champion du Monde
Vainqueurs de la Brest Atlantiques (Ultim)

Le public peut dès aujourd’hui et jusqu’au 5 décembre voter pour son Marin de l’Année favoris via le lien : http://marin2019.ffvoile.fr


Les nommés pour le Trophée Espoirs

Jade Bruché : Championne du Monde de Techno 293, 3e au championnat d’Europe Techno 293
Edouard Champault : Vice-champion d’Europe Paravoile (champion d’Europe Jeune), 4e du Championnat du Monde Paravoile
Noah Chauvin et Aristide Girou : Champions du Monde 29er
Ange Delerce et Timothée Rossi : Champions d’Europe Jeunes U17 en 420 et Vice-Champion du monde U17
Robin Follin et Gaulthier Germain : Champions du Monde de SB20 et 2e du TourVoile
Maëlle Guilbaud : 3e de la Coupe du Monde PWA Slalom
Basile Jacquin : Champion du Monde IFCA Slalom, Vainqueur du classement Jeunes de la Coupe du Monde PWA Slalom
Sofiane Karim : Champion d’Europe de Laser Radial U19
Jeanne Larnicol : 3e du Championnat d’Europe d’Optimist
Arthur Lhez : Champion du Monde U19 Formula Kite, vice-champion d’Europe U19 Formula Kite
Héloïse Macquaert : 3e du Championnat du Monde Youth World Sailing RS:X et 3ème du Championnat d’Europe Jeunes RS:X
Tristan Péron-Philippe : Vice-champion du Monde eSailing
Titouan Petard et Manon Declef : Vice-Champions du Monde Youth World Sailing Nacra15
Fabien Pianazza : Champion du Monde Youth World Sailing RS:X, Champion d’Europe U19 RS:X
Manon Pianazza : Vice-championne du Monde Jeune de RS:X
Tiphaine Rideau : 3e du Championnat du Monde U13 d’Open Bic
Marine Riou et Paola Amar : Vice-championnes du Monde Jeunes en 470
Raphael Thoisy et Tristan Berthier : Vice-champions du Monde U17 29er
Aurélien Pierroz, Théau Guilcher et Lucas Peuziat : Vice-Champions d’Europe Jeunes de Match-Racing
Jimmy Thiémé : Champion d’Europe Slalom Youth
Judd Tuesday-Lou, Championne d’Europe Slalom Youth
Charlotte Yven et Colombe Julia : 3e au Championnat d’Europe Jeunes en 470

Par ailleurs, pour leurs belles performances dans l’année, la Fédération Française de Voile soulignera les résultats de :
Ian Lipinski et Adrien Hardy : Vainqueurs de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre en Class40
Gilles Lamiré et Antoine Carpentier : Vainqueurs de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre en Multi50
François Jambou : Vainqueur de la Mini Transat la Boulangère
Yoann Richomme : Vainqueur de la Solitaire Urgo Le Figaro
Nicolas Goyard : Champion du Monde Windfoil
Team Beijaflore : Vainqueur du Tour Voile
Robin Follin et son équipage : Champions du monde SB20

Source : M Mermod

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Francois Gabart et Gwénolé Gahinet optionnent sur la Brest Atlantiques, "Qui ne tente rien n’a rien !" - Vidéos

Après bientôt trois semaines de mer, les trois trimarans encore en course sur « Brest Atlantiques » poursuivent leur progression vers l’équateur qu’ils devraient franchir jeudi. Mais alors que jusqu’ici, tous suivaient des routes assez similaires, MACIF a opté depuis dimanche pour une trajectoire plein ouest, dont François Gabart et Gwénolé Gahinet espèrent tirer les fruits d’ici la fin de la semaine.

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Crédit : Y Zedda

MACIF à bord duquel François Gabart et Gwénolé Gahinet ont choisi depuis dimanche de se démarquer de leurs petits camarades de jeu en suivant une trajectoire plein ouest, à 90 degrés de la route directe qui, si elle ne se traduit pour l’instant pas au classement (650 milles de retard sur le premier, le Maxi Edmond de Rothschild, ce lundi à 16h), pourrait à terme s’avérer payante.

A bord du Maxi Edmond de Rothschild, qui possède, à 16h, 245 milles d’avance sur Actual Leader (Yves Le Blevec/Alex Pella), lancé dans un contre-bord à l’ouest, on suit de près la route suivie par le trimaran MACIF, comme l’a confirmé Franck Cammas : « On a vu MACIF gyber (empanner) et aller dans le sud-ouest. Visiblement, il prend une option complètement différente de celle que tout le monde avait l’air de suivre depuis quelques jours. Ça ne va pas être une route très simple, il va y avoir du travail pour eux. »

Source : BAtlantiques

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IDEC SPORT en avance sur ses prévisions

Sur une route sciemment rallongée de près de 1 500 milles par rapport à l’orthodromie, le maxi trimaran IDEC SPORT est parvenu, au prix d’une longue descente vers les 37 degrés de latitude Sud, à maintenir une avance sur son carnet de route prévisionnel. Après un peu plus de 4 jours de course vers le Sud de l’océan Indien, Francis Joyon, son fils Corentin, Christophe Houdet, Bertrand Delesne et Antoine Blouet entament désormais une remontée vers le nord, le long des côtes de l’Ouest Australien, en direction du détroit de La Sonde, porte d’entrée entre Java et Sumatra de la mer de Chine. Un tableau de marche scandé par deux belles journées à plus de 700 milles, avalées avec une déconcertante facilité, aux allures portantes sur une mer parfaitement ordonnée. Tout va pour le mieux à bord du trimaran triple vainqueur de la Route du Rhum et détenteur du Trophée Jules Verne. Une phase de transition délicate s’avance aujourd’hui, avec le contournement par l’Est d’une vaste zone de calme et un ralentissement attendu, avant une belle reprise de la vitesse dans les alizés de Sud Est.

Francis Joyon capitaine d’équipe, hors quart, observe depuis quatre jours avec satisfaction et approbation le comportement de son équipage en des latitudes évocatrices du Grand Sud arpenté il n’y a pas si longtemps lors du Trophée Jules Verne. « Je ne fais presque rien à bord » s’amuse-t-il. « Tout le monde semble prendre beaucoup de plaisir à mener IDEC SPORT. Nous sommes descendus un peu plus bas qu’initialement prévu, la faute à cet anticyclone qui nous a contraint à nous rapprocher de l’Australie. Nous allons devoir le contourner en sa partie orientale et nous nous attendons à toucher des vents très faibles ces prochaines heures. » Un ralentissement inévitable que Francis et ses quatre hommes d’équipage acceptent avec philosophie, conscients d’avoir réalisé ces derniers jours de très honorables performances qui les placent en avance sur leurs prévisions. Avec 745 milles parcourus ce dimanche à plus de 31 noeuds de moyenne, IDEC SPORT s’est avantageusement positionné pour effectuer aujourd’hui en toute sérénité la transition vers les forts vents de Sud Est qui baignent l’océan Indien jusqu’aux abords de l’Indonésie.

Des centaines de litres d’eau dans le bateau…

De la très haute vitesse accomplie sans faire le moins du monde souffrir le bateau. « Nous voulions éviter les allures au plus près du vent dans une mer formée » insiste Francis. « D’où le choix assumé de rallonger la route par le Sud. Seul petit souci à déplorer, les vibrations du bateau à vive allure ont permis l’ouverture d’un petit capot de contrôle dans le puits de dérive, et le bateau s’est instantanément rempli de plusieurs centaines de litres d’eau, que nous avons évacués au prix de quelques aliments et vêtements mouillés. »

Désert maritime

La vigilance est ainsi et plus que jamais de mise lors de cet Idec Asian Tour long de près de 27 000 milles. Francis, Corentin, Antoine, Christophe et Bertrand veillent au grain, attentifs aux moindres réactions du bateau, et intenses observateurs de leur environnement maritime. « Nous naviguons dans un désert maritime » souligne Joyon. « Pas une embarcation, cargo, voilier ou navire de pêche en vue depuis le départ… » Une configuration appelée à se modifier drastiquement en approche de l’Indonésie, le plus grand archipel du monde avec ses quelques 13 400 îles peuplées et objectif du trimaran géant situé ce matin à 1 700 milles de ses étraves.

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Les TOP et FLOP de la semaine ... #45

Hugo Boss a touché un OFNI, la Transat Jacques Vabre est terminée pour Alex Thomson

Ce matin (dimanche 3 novembre 2019) vers 9h37 TU, alors qu'Alex Thomson et Neal McDonald à bord de HUGO BOSS naviguaient à 25 nœuds, i...

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JC Mourniac et Antoine Rucard remportent la St Barth Cata Cup, le duo Bontemps - Amiot deuxième

Ce dimanche - quatrième et dernier jour de compétition de la St. Barth Cata Cup - s’annonçait décisif, quatre bateaux étant encore en mesure de prétendre à la victoire à l’aube des deux ultimes courses. Le suspense était total au moment du départ sur l’eau. Gurvan Bontemps et Benjamin Amiot (Eden Rock St Barth) se sont même retrouvés à égalité de points avec Jean-Christophe Mourniac et Antoine Rucard (Eden Rock Villa Rental) après leur victoire dans la course n°6. Mise sous pression, la paire Mourniac – Rucard n’a pas failli, remportant cette dernière course, et par ricochet l’épreuve.

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Credit : M.Gramm


« En partant sur cette 7e et dernière course, on était bien conscient qu’on n’avait pas le droit de se louper pour l’emporter. On a fait ce qu’il fallait dès le début et très vite, on s’est retrouvé devant », a commenté Jean-Christophe Mourniac qui s’est alors assuré la victoire au classement général.

Une première, un succès

« On est super content d’autant qu’avec Antoine, c’était la première fois qu’on naviguait en F18 ensemble », a précisé le Maximois. « On a beaucoup régaté ensemble en Diam24 OD, mais on découvrait l’un et l’autre le Cirrus R2. On a assez vite trouvé les clés et on est rapidement monté en régime malgré la concurrence affutée ». 


« La victoire sur cette St.Barth Cata Cup continue de nous résister. La bonne nouvelle, c’est que même si on vieillit, on continue de progresser. Peut-être qu’on finira par la remporter un jour ! », a relaté Gurvan Bontemps, 2e de l'épreuve.

Les classements sont ici


Source : A.Lemarchand-Guibout
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Delphine Cousin et Pierre Mortefon champions du Monde en Funboard, podium féminin 100% tricolore

Tempête de médailles à Nouméa pour l’équipe de France de Funboard qui vient d’achever l'ultime étape du PWA World Tour. Les slalomeurs les plus rapides de la planète ont disputé une semaine de compétition intense dans des conditions idéales propres à la Nouvelles Calédonie. Les Françaises s'offrent un magnifique podium tricolore. Delphine Cousin Questel signe son 4ème titre mondial, devant ses compatriotes Marion Mortefon et Maëlle Guilbault. Chez les hommes, Pierre Mortefon s’est livré à une bataille acharnée avec l’Italien Matteo Iachino avant de remporter l’épreuve. Antoine Albeau, l'homme au 25 titres de champion du monde et légende du funboard, complète le podium.


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Credit : Carter/Pwaworldtour.com


Pierre Mortefon dans le sillage d’Antoine Albeau

Pierre Mortefon vient de remporter son premier titre mondial au terme d’une semaine particulièrement stressante où Pierre et l'Italien Matteo Iachino se sont livrés à extraordinaire bataille pour le titre. Après plusieurs années sur le podium mondial, le jeune montpelliérain de 30 ans a ainsi enfin décroché le titre tant convoité. Antoine Albeau s’inscrit 3ème après une saison intense où il n’a cessé d’être dans le Top 3, toujours au meilleur niveau.

Pierre Mortefon, champion du monde : « Quel finish ! Je suis extrêmement fier, ça fait 5-6 ans que je cours après le titre et je l’emporte de la plus belle des manières avec des adversaires très forts au terme d'une saison incroyable. La saison a été dantesque avec une étape incroyable aux Canaries, puis ce finish de folie. Ce matin encore, rien n’était joué et suis finalement passé devant l'italien Matteo sur la dernière course. 

Je suis d’autant plus fier que j’inscris mon nom à côté de celui d’Antoine, la légende de notre sport. Il est toujours là, et a été bien présent toute la saison. Je suis vraiment fier de pouvoir me mesurer à lui.  »

Triplé tricolore pour les françaises

Les Françaises offrent un podium 100% tricolore du circuit PWA. A 28 ans Delphine Cousin Questel s’offre un second titre de championne du monde malgré une blessure au pied qui a perturbé sa finale. Marion Mortefon (sœur de Pierre Mortefon) a tout fait pour mettre en danger Delphine et remporte pour la première fois une superbe étape mondiale ce qui lui permet d'être vice-championne du monde. Maëlle Guilbaud complète le podium général.

Delphine Cousin, 4 fois championne du monde :
 « Je n’ai pas très bien commencé la compétition sur cette étape de Nouméa et suis particulièrement heureuse d’avoir réussi à me remobiliser. Je suis heureuse de ce 4ème titre mondial qui a une saveur particulière vu l’intensité de cette dernière semaine. »

Equipe de France : classement général PWA World Tour 2019 - Slalom

Hommes :
Pierre Mortefon 1er
Antoine Albeau 3ème
Julien Quentel 5ème

Femmes :
Delphine Cousin Questel 1ère
Marion Mortefon 2ème
Maëlle Guilbaud 3ème

Source : FFV

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Le CNTL, Champion de France des Clubs UNCL – IRC 2019 !

Tête de file de la DSP* 1 du Vieux-Port de Marseille, le Cercle Nautique et Touristique du Lacydon – CNTL – décroche pour la première fois l’un des prix les plus convoités remis par l’UNCL : celui de 1er Club de France pour l’année 2019. Un titre national qui a été confirmé ce week-end à l’occasion de la remise des prix des Championnats IRC UNCL Méditerranée, et qui sera officiellement remis lors de la Nuit de la course au large, le 14 décembre, en marge du Nautic à Paris.

Equipage et double

« Ce titre vient récompenser un bel effort du pôle voile et de ses régatiers, et conforte la position majeure du CNTL sur l’échiquier national » analyse le président Michel Graveleau, « C’est un bel échelon qui a été gravi, avec la détermination de porter haut les couleurs du club à Marseille et en dehors, de développer la course en double, et grâce à une volonté d’ouverture à l’international également. Un beau résultat dans la perspective des JO sur le plan d’eau de la Métropole Aix-Marseille Provence. » Décerné par l’Union Nationale pour la Course au Large, ce trophée qui existe depuis 2012 intègre les trois meilleurs bateaux de chaque club. Le titre 2019 -particulièrement disputé puisque remporté d’un seul point – revient aux performances individuelles d’Absolutely II, le farr 36 d’Yves Ginoux, littéralement intouchable cette année en IRC3, d’Alkaïd 3, le JPK 1010 de Christophe Heurtauld, lui aussi champion d’Europe en IRC4 à Sanremo pour ce qui est du classement équipage, et à Solenn, le JPK 1080 de Ludovic Gérard, auteur d’une très belle saison en IRC Double, notamment dans la grande course de la Rolex Giraglia dont l’organisation est placée, comme à l’accoutumée, sous la direction du Yacht Club Italiano.

Carton plein pour le CNTL

« C’est une très belle récompense et une grande fierté pour nos équipages de ramener ce prix au Club » explique Marc Sanjuan, le responsable du pôle voile et vice-président. « Rien ne pourrait se faire sans l’action du Club qui assure tout au long de l’année la mise à disposition de places réservées aux coureurs, le vote d’aides financières, l’organisation de régates et son corollaire, la fourniture et la gestion des équipes de bénévoles compétents et efficaces, que je tiens à remercier à cette occasion, car ce titre leur revient aussi. Il faut rappeler que une grande partie du financements vient directement du club.” Trois des épreuves entrant dans le palmarès du trophée des clubs sont effectivement organisées par le CNTL, au premier titre desquelles la Massilia Cup pour ce qui est des courses en équipages, mais aussi la Duo Max et la Duo Sail, deux des épreuves du programme du championnat en double. Au-delà du titre, de nombreux autres équipages du club performent régulièrement en IRC, comme c’est le cas par exemple de Laurent Camrpubi à bord du TP52 Alizee en IRC0 – qui termine second de la saison au classement individuel – de Bruno Maerten avec le Figaro 2 Shamrock V , quatrième de la grande course de la Rolex Giraglia en IRC B, ou encore de Luc Baradat sur le Delher36 Overdose Charly, troisième à la course de ralliement entre Sanremo et Saint-Tropez.

* Délégation de Service Public

Le détail des performances

Absolutely II – Yves Ginoux, IRC3 (vainqueur du Championnat Equipage IRC 3) : 454 points
– Vainqueur Massilia Cup
– 3ème SNIM
– Vainqueur Hyères Séries
– Vainqueur Porquerolles’ Race
– Champion d’Europe : vainqueur toutes classes du Sanremo European IRC Championship Alkaïd 3 – Christophe Heurtauld, IRC4 (deuxième du Championnat Equipage IRC4) : 418 points
– Vainqueur Massilia Cup
– 5ème SNIM
– 3ème Hyères Séries
– Vainqueur Sanremo European IRC Championship
– 2ème Trophée Sémac Solenn – Ludovic Gérard, IRC Double (deuxième du Championnat Double) : 350 points
– 5ème aux 900 Nautiques
– 2ème Giraglia
– 6ème Duo Max
– 3ème QuadraSoloDuo
– 2ème Duo Sail

CNTL

Michel Graveleau, président du CNTL Marc Sanjuan, responsable du pôle voile, vice-président Samuel Cartier, événements voile Francis Habert, responsable de la commission communication

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Victoire de Jean-Christophe Mourniac – Antoine Rucard !

Ce dimanche – quatrième et dernier jour de compétition de la St. Barth Cata Cup – s’annonçait décisif, quatre bateaux étant encore en mesure de prétendre à la victoire à l’aube des deux ultimes courses. Le suspense était donc total au moment du départ sur l’eau et il s’est encore intensifié à l’issue de la première manche lorsque Gurvan Bontemps et Benjamin Amiot (Eden Rock St Barth) se sont retrouvés à égalité de points avec Jean-Christophe Mourniac et Antoine Rucard (Eden Rock Villa Rental) après leur victoire dans la course n°6. Il va sans dire que la tension, qui était déjà palpable, est montée à son maximum peu avant le coup d’envoi de la septième et dernière régate, d’autant que les Argentins Cruz Gonzalez Smith et Mariano Heuser (Architectonik) et les Toulonnais Orion et Antoine Martin (Mext Cardio) restaien t en embuscade. Mise sous pression, la paire Mourniac – Rucard, qui occupait la place de leader au classement à l’issue du tour de l’île hier soir, n’a pas failli, remportant ainsi cette dernière course, et par ricochet l’épreuve.

Neuf petits points séparaient les quatre premiers du classement général ce matin. Les deux dernières courses s’annonçaient donc déterminantes et elles ont tenu toutes leurs promesses. La première, courue entre la baie de Saint-Jean et les îles Boulanger et Pelé, a largement relancé la donne et mis un certain nombre de duos sous pression, à commencer par Jean-Christophe Mourniac et Antoine Rucard. Leader à l’issue des trois premières journées de compétition avec six points, le tandem a encaissé une 7e place tandis que le duo Gurvan Bontemps et Benjamin Amiot s’est, lui, octroyé la victoire. Les deux binômes se sont alors retrouvés à égalité de points. Pour l’un comme pour l’autre, tout restait donc à faire dans l’ultime manche à destination de la plage de Public, via Roche le Bœuf.

« En partant sur cette 7e et dernière course, on était bien conscient qu’on n’avait pas le droit de se louper pour l’emporter. On a fait ce qu’il fallait dès le début et très vite, on s’est retrouvé devant, à batailler avec Cruz Gonzalez Smith et Mariano Heuser. On a réussi à les passer au portant et à s’installer en tête, mais on savait que rien n’était acquis car il restait un choix tactique important pour faire Bœuf. Les Argentins se sont décalés au vent alors que de notre côté, on a pris le parti de passer sous le vent en espérant ne pas trop subir les dévents. C’est passé et on a conservé la première place jusqu’au bout », a commenté Jean-Christophe Mourniac qui s’est alors assuré la victoire au classement général, améliorant au passage son score de l’édition 2010 courue en duo avec Christopher Jonsson (3e).

Une première, un succès

« On est super content d’autant qu’avec Antoine, c’était la première fois qu’on naviguait en F18 ensemble », a précisé le Maximois qui, pour mémoire, devait initialement participer à l’épreuve avec Erik Maris. Ce dernier, étant retenu par ses obligations professionnelles, avait finalement été remplacé au pied levé par le jeune Finistérien. « On a beaucoup régaté ensemble en Diam24 OD, le bateau du Tour de France à la Voile, mais on découvrait l’un et l’autre le Cirrus R2. On a assez vite trouvé les clés et on est rapidement monté en régime malgré la concurrence affutée », a détaillé celui que l’on surnomme Kinou. Si lui avait évidemment le sourire à son arrivée à terre, la déception était en revanche visible sur les visages de Gurvan Bontemps et Benjamin Amiot qui espéraient bien, cette année, réussir à se hisser sur la première marche du podium après leurs 3e et 2e places lors des éditions 2015 et 2016.

« La victoire sur cette St.Barth Cata Cup continue de nous résister. C’est un peu dur car je pense qu’on en a jamais été aussi proche. Être en tête avant la dernière manche, ça ne nous était encore jamais arrivé. La bonne nouvelle, c’est que même si on vieillit, on continue de progresser. Peut-être qu’on finira par la remporter un jour ! », a relaté Gurvan qui a, malgré tout, conservé son sens de l’humour. « Après nos trois victoires de manches consécutives, on était sur une belle lancée. On est parti sur la course n°7 avec l’idée de continuer de naviguer de la même manière, sans nécessairement vouloir contrôler notre adversaire car on savait que ce serait compliqué de le faire avec un vent instable en direction. Au final, on fait 5e en perdant une place juste sur la ligne d’arrivée après s’être fait prendre dans une grosse molle, et ça nous permet de sauver la deuxième place », a détaillé le Vannetais qui termine ex-aequo en termes de points avec les Argentins Gonzalo Smith et Heuser, mais qui prend l’avantage grâce au nombre de ses victoires.

Déjà l’envie de revenir en l’an prochain

« Un podium reste un podium mais on est évidemment un peu déçu de ne pas monter sur la plus haute marche. Le tour de l’île, doté d’un coefficient 2, nous a coûté cher. On l’a bouclé en 6e position, notre plus mauvaise place de ces quatre jours de compétition, tandis que nos concurrents directs ont performé sur l’exercice. C’était en fait le pire scénario possible pour nous. C’est resté très serré jusqu’au bout mais malgré nos deux places de 2e ce dimanche, on n’a pas réussi à l’emporter alors que l’on venait clairement pour ça », a commenté Cruz Gonzalez Smith, qui repart donc avec le bronze, comme lors du Mondial de la classe en Espagne, l’été dernier. « On a malgré tout pris énormément de plaisir à régater à Saint-Barth et l’on reviendra prendre notre revanche l’année prochaine », a assuré le barreur sud-américain. Même promesse du côté d’Antoine Rucard, qui découvrait l’épreuve pour la pre mière fois, et qui compte bien revenir au plus vite. « La St.Barth Cata Cup est un évènement fabuleux, avec un super niveau, des parcours incroyables et des conditions de navigations exceptionnelles. Je vais tout faire pour être de nouveau là en 2020 », a terminé le vainqueur. Le rendez-vous est pris !

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Une belle fin de saison à la SNT

En raison d’un vent bien capricieux, le week-end du dernier Challenge d’Automne de la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer (SNT), n’aura pas été des plus simples pour les équipages comme pour l’organisation. Samedi, les 49 inscrits se sont retrouvés confrontés à 25 nœuds de vent, jusqu’à 30 nœuds dans les rafales. Dans ces conditions, le comité de course a lancé les IRC A, B, Double et Osiris Habitable A sur un parcours côtier d’une quinzaine de milles. Les IRC C, Osiris Habitable B et les Grand Surprise ont dans le même temps réalisé deux parcours techniques. Dimanche, les conditions ont été bien différentes. Gilles Bricout, président du Comité de Course, a réussi à trouver 3 nœuds de vent pour envoyer les 44 inscrits sur un parcours côtier, direction les Bugalets. Malheureusement, le peu d’air n’a pas tenu et la manche à été annulée pour toutes les séries sauf les IRC A. Dans un vent quasi nul, trois bateaux seulement ont terminé le parcours et ont donc été classés sur cette unique manche du jour.

En IRC A, les incontournables Jean-Claude Nicoleau et Nicolas Loday (Codiam) remportent le Challenge d’Automne 2019 avec un point d’avance sur Alain Foulquier et le célèbre Saga. La troisième place revient à Nicolas Groleau (Bretagne Télécom) qui termine la saison par deux superbes victoires de manches.

C’est sans surprise que Jean-Yves le Goff sort victorieux de ce Challenge 2019. Il a été quasiment intouchable en IRC B sur son A35 Realax. Il a su s’imposer devant Benoît Rousselin (Delnic) qui ne s’est pourtant jamais avoué vaincu et prend la deuxième place. Vincent de Kerviler (Eukem by X-Elles), en forme sur cette fin de saison, complète le podium.

Gildas le Barazer (Frasquita) réalise un Challenge parfait en remportant toutes les manches en IRC C. Il devance Philippe Wallon (Aubépine) et Olivier Kayser (Nuage II).

Ludovic Menahes (Adeosys) s’impose largement dans la flotte la plus nombreuse de ce Challenge d’Automne et remporte la victoire en IRC Double. Très inspiré, il a mené les hostilités avec brio. Après une dernière manche âprement disputée et remportée par Jérôme Croyère (C.Magic), son frère Antoine Croyère (Hey Joe) monte sur la deuxième marche du podium. Ce dernier aura su user de toute son expérience pour remonter dans le classement semaine après semaine et passer devant Laurent Stoclet (Oxymore) qui termine en troisième position

En Grand Surprise, Lionel Cazali (Lascar) et Adrien Ginesty (Aether Sailing Team) se seront livrés une bataille sans merci pendant tout le Challenge. Le skipper de Lascar remporte finalement la victoire sur l’Aether Sailing Team, avec un petit point d’avance. Guilhem Bremond (Mojito) conserve la troisième place.

Du côté des Mach 6.5, Manu Guedon (West Paysages – Le Carré 56) a su tirer son épingle du jeu dans une flotte réduite mais compacte. L’équipage de Pier Launay (Exocet), déçu de ne pouvoir jouer la gagne lors de ce dernier week-end où les conditions n’étaient pas navigables pour les sportboats, prend de justesse la deuxième place. Il termine ex aequo en points avec Jérôme Outin (MicMach), qui a réalisé une belle fin de saison.

Malgré son absence à la dernière manche de la saison, Eric Delamare (Badboy) sort victorieux du Challenge d’Automne 2019 en Osiris Habitable A. En grande réussite tout au long des week-ends, il s’impose avec une avance confortable devant Frédéric Guillemot (Miss J). La régularité du skipper de Miss J lui a permis de ne pas se laisser impressionner par Charles Gury (Respitrophyl). Ce dernier remporte la dernière manche et monte sur la troisième marche du podium.

Patrick Roussel (Gauvain) a lui aussi survolé les débats et remporte largement la victoire en Osiris Habitable B. Pierre-Henri Amalric (Papa au Rhum) n’a pu le déloger de sa place de leader et termine en deuxième position devant Erwan Lebeau (Souezhadenn).

Didier Visbecq – Président de la SNT, élu lors de l’Assemblée Générale le 23 novembre 2019 :

“Nous sommes ravis de ce Challenge d’Automne. Malgré des conditions souvent compliquées, 77 équipages de la Trinité-sur-Mer, mais également d’autres ports ont répondu présents et cela prouve la belle dynamique qu’insuffle la SNT. Cette régate clôt la saison, nous allons maintenant nous atteler aux événements à venir, alors tous à vos calendriers, il est temps de s’organiser et de constituer les équipages pour les nombreuses courses à venir! La saison 2020 débutera le 1er février avec le Challenge de Printemps pour préparer le Spi Ouest-France Destination Morbihan (du 9 au 13 avril), mais il y aura bien évidemment les courses incontournables telles que l’ArMen Race (du 21 au 24 mai) et la dernière née dont nous sommes particulièrement fiers, La Trinité-Cowes dont le départ sera donné le 12 juillet.”

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Yann Guichard : « Spindrift a le potentiel pour battre le record »

En stand-by depuis début octobre pour une nouvelle tentative sur le Trophée Jules Verne, Spindrift 2, qui avait dû rebrousser chemin il y a un an après une avarie de safran, a dû repasser fin octobre par la case chantier après un problème sur les nouveaux safrans. Yann Guichard et son équipage de onze marins (voir ci-dessous) seront de retour en stand-by cette semaine, dans l’espoir d’une fenêtre avant mi-décembre. L’occasion pour Tip & Shaft de s’entretenir avec le skipper.

Pourquoi avez-vous dû interrompre votre stand-by fin octobre ?
Nous avons détecté un problème au niveau du tip d’un safran de flotteur qui ne nous permettait pas de naviguer à très haute vitesse et qui aurait surtout engendré une dégradation au bout de quelques jours. Nous avons donc dû remettre les deux safrans en chantier, chez Persico en Italie, parce que tous les chantiers étaient occupés. Vu que ce sont de grosses pièces, ça prend du temps, nous serons de nouveau opérationnels lundi.

N’était-ce pas frustrant à vivre, compte tenu de votre fenêtre limitée cette année ?
C’est sûr que c’est frustrant. Maintenant, dans notre malheur, je me dis que nous serions sans doute partis avec la fenêtre qu’ont eue les Ultim (sur Brest Atlantiques), qui était un peu la seule et qui s’est finalement révélée dramatique dans l’Atlantique Sud avec du près, ce qui nous aurait certainement conduits à faire demi-tour, parce qu’on n’aurait pas été dans des temps acceptables à Bonne-Espérance. Mais c’est vrai que trois semaines d’immobilisation, c’est toujours difficile, d’abord parce que ce n’est pas le genre de bateau sur lequel tu peux aller naviguer à la journée en attendant, ensuite, parce que, au vu de notre planning sportif l’année prochaine, on avait décidé cette année de faire un stand-by plus court. Maintenant, j’espère qu’on va avoir une fenêtre rapidement, ce qui n’est pas le cas à court terme, l’anticyclone des Açores n’est pas à sa place et il n’y a pas vraiment d’alizé.

Allez-vous étirer ce stand-by, initialement prévu sur octobre/novembre ?
Oui, jusqu’à mi-décembre environ et un peu au-delà si on voit une fenêtre trois-quatre jours après. Mais après, si on part fin décembre, 40 jours, ça nous emmène en février, on a déjà un programme prévu à ce moment-là (voir plus bas).

Le bateau, a-t-il changé par rapport à votre tentative de l’année dernière ?
On a juste dû refaire les deux safrans de flotteur suite à la casse de l’année dernière (de la mèche du safran tribord) ; la seule différence, c’est qu’on peut régler le rake. Nous les avons reçus début septembre, donc nous n’avons pas beaucoup navigué cette année, mais on connaît très bien le bateau, je suis assez serein.

Te dis-tu que pour Spindrift 2, c’est l’année ou jamais de décrocher le Trophée Jules Verne ?
Je ne sais pas si c’est l’année ou jamais. Ce sera notre troisième réelle tentative, si on enlève le démâtage avant de couper la ligne (janvier 2018), et la plupart des challengers ont attendu la troisième fois pour battre le record, à part Loïck (Peyron, sur Spindrift 2, alors Banque Populaire V) et son frère (Bruno) qui l’ont fait du premier coup. Ça reste un record difficile à aller chercher, mais ce qui nous conforte, c’est que l’année dernière, nous étions sortis de l’Indien dans les temps d’Idec en ayant eu un Indien moins favorable, ça veut dire que le bateau a le potentiel pour battre le record.

N’as-tu pas peur que si vous n’y arrivez pas cette année, les derniers Ultim, dont certains devraient se lancer l’année prochaine, soient mieux armés pour le faire ?
C’est clair que dans certaines conditions où ils peuvent voler, en-dessous de 22-23 nœuds de vent avec une mer acceptable, ils vont 4 nœuds plus vite que nous. Maintenant, c’est une course d’endurance, on le voit bien sur Brest Atlantiques, il faut aussi avoir de la chance et ne rien toucher. Et dans les conditions que nous avons eues l’année dernière, ils ne seraient pas allés plus vite que nous. Si on n’a pas l’opportunité de partir cette année ou pas la chance de battre le record, ça pourrait être sympa de ne pas être seuls sur la ligne de départ l’année prochaine, les bateaux sont très différents, ça pourrait être une belle histoire.

Ils t’intéressent, ces bateaux volants ?
Oui, c’est intéressant, parce que le vol, c’est dans l’air du temps et que c’est à la pointe de la technologie. Maintenant, on ne fait pas partie de cette classe, nous sommes sur un bateau de records, qui n’est pas fait pour être mené en équipage réduit, même si j’ai fait la Route du Rhum avec. On serait content de participer à des courses avec eux, mais on ne veut pas être limité en nombre d’équipiers, parce que ça n’a pas de sens sur un bateau comme le nôtre. Eux ont des Ultims qui ont été dessinés pour naviguer en solitaire, donc s’ils sont six à bord, ils sont à 100% du potentiel du bateau, alors que nous, si on navigue à six, on n’est pas à 100%, parce que Spindrift fait 23 tonnes contre 14, avec un moment de redressement de 250 tonnes/mètre, contre 150. Donc il faut du monde pour border les voiles, ça n’est pas plus compliqué que ça.

Spindrift fait 23 mètres de large, comme les Ultims, est-ce que ce serait envisageable d’en faire un Ultim en réduisant la longueur de 40 à 32 mètres ?
Non, il resterait très lourd. Quand tu vois notre hauteur de franc-bord par rapport au nouveau Sodebo dans le port de La Trinité, on fait le double ! Le poids resterait là, et, en multicoque, c’est le nerf de la guerre pour voler. Je pense que le bateau serait même mois performant qu’Actual.

Tu parles de repartir éventuellement l’année prochaine, cela veut-il dire que vous comptez garder le bateau ? Il n’y a pas de vente en vue ?
Le programme en 2020 sera forcément différent selon qu’on batte le record ou pas. Maintenant, nous avons la « souplesse » de ne pas avoir un sponsor qui nous guide dans notre trajectoire sportive, c’est un projet d’armateur qui nous permet de choisir les défis qu’on veut relever. L’objectif aujourd’hui, c’est de continuer à faire naviguer le bateau l’année prochaine. Il y a un record qui me passionne et que j’ai vraiment envie de tenter au moins une fois, c’est celui de l’Atlantique (détenu par ce bateau, alors Banque Populaire V, en 3 jours 15 heures), il est compliqué à aller chercher, mais je pense qu’on peut gagner quelques heures.

Tu ne fais plus de régate au large, cela ne te manque pas ?
C’est vrai que j’aime bien aussi me confronter aux autres, c’était le cas en MOD70. Maintenant, si on n’a pas la chance de le faire avec le Maxi, on a cette opportunité de le faire sur des bateaux plus petits, comme le futur TF35.

Parle-nous justement de ce TF35, successeur du D35, avez-vous déjà navigué sur ce nouveau bateau volant ?
Oui, quatre jours, c’est un super bateau, sur lequel le vol est un peu assisté, ça permet de voler tout le temps : à 14 nœuds de vitesse, tu voles au près, au portant… C’est un GC32 passé dans une autre dimension. C’est un challenge super intéressant, en plus, sept équipes ont déjà signé, potentiellement une huitième. Et ce qui est sympa, c’est que ça ne sera pas que sur le Lac (Léman), on va sans doute aller ailleurs en Europe sur la seconde partie de saison en 2020, et à plus long terme, peut-être plus loin pour attirer d’autres équipes.

Quel est le planning pour vous ?
On pourra naviguer sur le bateau zéro en février en Espagne, c’est la raison qui explique qu’on ne peut pas repousser le stand-by après mi-décembre. Ce sont des bateaux très techniques qui demandent beaucoup de mise au point, mais aussi très physiques.

As-tu d’autres projets à plus long terme ?
Je suis déjà bien comblé avec le Maxi et le projet TF35, qui ne le serait pas ? Ce que je sais, c’est que la course en solitaire n’est pas quelque chose qui m’attire. Après, il y a des circuits que je trouve hyper intéressants, comme SailGP, les bateaux sont fantastiques, mais, on ne peut pas tout faire et il faut avoir l’opportunité de pouvoir le faire. Maintenant, on ne ferme la porte à rien, et quand il y a des projets, on regarde, comme on l’a fait avec la Volvo.

Et ça t’a intéressé ?
Je ne vois pas beaucoup de synergie dans ce mix entre la Volvo et l’Imoca, je trouve que ça avait plus de sens quand c’était du one design. La dernière Volvo était vraiment sympa à suivre, je ne suis pas sûr que ce sera le cas la prochaine fois, les équipes qui feront le Vendée Globe 2020 ne pourront pas gagner la Volvo. Après, s’il y avait eu une Volvo en multicoque comme cela avait été évoqué un moment, on aurait certainement regardé de plus près.

L’équipage de Spindrift 2 : Yann Guichard (skipper), Erwan Israël (navigateur), Jacques Guichard (chef de quart/barreur-régleur), Jackson Bouttell (barreur/n°1), Thierry Chabagny (barreur/régleur), Grégory Gendron (barreur/régleur), Xavier Revil (chef de quart/barreur-régleur), Corentin Horeau (barreur/n°1), François Morvan (barreur/régleur), Duncan Späth (barreur/régleur), Erwan Le Roux (chef de quart/barreur-régleur), Benjamin Schwartz (barreur/n°1)
Routeur à terre : Jean-Yves Bernot

Photo : Maxime Horlaville/Spindrift racing

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Tricotage atlantique

Alors qu’il reste encore un peu plus de 4000 milles à parcourir jusqu’à Brest, la flotte des trois trimarans en course sur « Brest Atlantiques » poursuit sa progression vers le nord au beau milieu de l’Atlantique Sud, dans un alizé instable qui oblige les équipages à beaucoup manœuvrer. En tête, le Maxi Edmond de Rothschild est en train de retendre l’élastique en sa faveur.

Depuis que Franck Cammas et Charles Caudrelier ont franchi la marque de parcours de Robben Island, au large du Cap, mercredi dernier, on ne peut pas dire qu’ils se soient épargnés : douze empannages le long des côtes africaines pour contourner, par l’est, l’anticyclone de Sainte-Hélène, huit de plus dans son nord pour effectuer ce que les météorologues appellent une « aile de mouette » et aller récupérer l’alizé de l’hémisphère Sud, les deux skippers du Maxi Edmond de Rothschild doivent désormais parfaitement maîtriser cette manœuvre qui consiste à passer d’un bord à l’autre lorsque le vent vient de l’arrière du bateau.

Et ce n’est sans doute pas fini, d’autant que l’alizé est particulièrement instable, surtout en direction, au milieu de l’Atlantique Sud, même si depuis la nuit dernière, le Maxi Edmond de Rothschild suit désormais une trajectoire rectiligne proche de la route directe, cap au nord-ouest, et qu’il a retrouvé des vitesses conformes à son potentiel, soit 30.6 nœuds entre les classements dominicaux de 12h et 16h. Les magnifiques images de drone tournées par le media man Yann Riou en attestent : le trimaran dessiné par Guillaume Verdier (avec le bureau d’études du Gitana Team) est repassé en mode volant !

Conséquence attendue : l’avance des leaders se creuse de nouveau sur leurs poursuivants, Actual Leader (Yves Le Blevec/Alex Pella) et le trimaran MACIF (François Gabart/Gwénolé Gahinet) étant pointés à 16h à respectivement 188 et 253 milles du Maxi Edmond de Rothschild. A bord des trois bateaux, l’heure est désormais à la réflexion stratégique pour trouver la meilleure route possible jusqu’à l’équateur puis à un point d’entrée du Pot-au-noir qui paraît beaucoup plus à l’est dans le sens de la montée qu’il ne l’était dans celui de la descente.« Ils ne sont pas forcément obligés de faire le grand tour par l’ouest, il y a une route possible près du Cap Vert, donc un passage de Pot-au-Noir très à l’est », confirme le consultant météo de la direction de course, Christian Dumard.

A noter que moins de deux jours après son abandon, Sodebo Ultim 3 a repris la mer dimanche, cap sur la Bretagne, Thomas Coville ayant confié dans une vidéo de remerciements envoyée par le media man Martin Keruzoré : « On ne voulait pas finir sur une mauvaise note, ce n’était pas le projet de s’arrêter définitivement au Cap, malheureusement, ça s’arrête ici, mais c’était une belle aventure sur un nouveau bateau qui aura définitivement été dans le coup. »

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Delphine Cousin et Pierre Mortefon Champions du Monde

Tempête de médailles à Nouméa pour l’équipe de France de Funboard qui vient d’achever la Bureau Vallée Dream Cup, ultime étape du PWA World Tour. Les slalomeurs les plus rapides de la planète ont disputé une semaine de compétition intense dans des conditions idéales propres à la Nouvelles Calédonie. Les françaises s’offrent un magnifique podium tricolore. Delphine Cousin Questel signe ce dimanche son 4ème titre mondial, devant ses compatriotes Marion Mortefon et Maëlle Guilbault. Chez les hommes, Pierre Mortefon s’est livré à une bataille acharnée avec l’Italien Matteo Iachino avant de remporter l’épreuve. Antoine Albeau, l’homme au 25 titres de champion du monde et légende du funboard, complète le podium.

Didier Flamme, manager de l’équipe de France de Funboard :

«Aujourd’hui l’équipe de France est au sommet de la vague. Je suis vraiment super fier d’eux. C’est une équipe magnifique. On a fait de supers résultats, c’est que du bonheur ! Ce que les filles ont fait est phénoménal. Un triplé incroyable. Quant à Pierre, il courait depuis des années après ce titre, c’est un très grand champion du monde. La semaine n’a pas été simple, avec des débuts un peu compliqués, mais tout le monde est revenu dans le match. Ils n’ont rien lâché. Depuis quelques années, la coupe du monde se joue sur des finales incroyables. Antoine a encore montré qu’il était dans le coup. Ils ont un sacré niveau. Tout cela est le fruit d’une structuration que l’on met en place avec la FFVoile depuis quelques années. Je suis hyper fier du résultat. Bravo à eux, et merci !»

Pierre Mortefon dans le sillage d’Antoine Albeau

Jamais une fin de saison n’aura été si passionnante ! Pierre Mortefon vient de remporter son premier titre mondial au terme d’une semaine particulièrement stressante où Pierre et l’Italien Matteo Iachino se sont livrés à extraordinaire bataille pour le titre. Après plusieurs années sur le podium mondial, le jeune montpelliérain de 30 ans a ainsi enfin décroché le titre tant convoité. Antoine Albeau s’inscrit 3ème après une saison intense où il n’a cessé d’être dans le Top 3, toujours au meilleur niveau.

Pierre Mortefon, champion du monde :

« Quel finish ! Je suis extrêmement fier, ça fait 5-6 ans que je cours après le titre et je l’emporte de la plus belle des manières avec des adversaires très forts au terme d’une saison incroyable. La saison a été dantesque avec une étape incroyable aux Canaries, puis ce finish de folie. Ce matin encore, rien n’était joué et suis finalement passé devant l’italien Matteo sur la dernière course. J’ai pris un bon départ, on a passé la première bouée ensemble, puis suis passé devant mais je savais qu’il était capable de remonter. Je me suis appliqué jusqu’au bout… L’émotion était forte en passant la ligne ! Je suis d’autant plus fier que j’inscris mon nom à côté de celui d’Antoine, la légende de notre sport. Il est toujours là, et a été bien présent toute la saison. Je suis vraiment fier de pouvoir me mesurer à lui. Je pense forcément à toute ma famille, car depuis 20 ans on ne vit que pour la planche et cela implique beaucoup de sacrifices. Ma sœur Marion, était aussi très proche de remporter le titre, elle gagne la finale et prend la 2ème place au général. C’est fou ! »

Triplé tricolore pour les françaises

Cocorico ! Les françaises nous offrent un podium 100% tricolore du circuit PWA. A 28 ans Delphine Cousin Questel s’offre un second titre de championne du monde malgré une blessure au pied qui a perturbé sa finale. Marion Mortefon (sœur de Pierre Mortefon) a tout fait pour mettre en danger Delphine et remporte pour la première fois une superbe étape mondiale ce qui lui permet d’être vice-championne du monde. Maëlle Guilbaud complète le podium général.

Delphine Cousin, 4 fois championne du monde :

« Je n’ai pas très bien commencé la compétition sur cette étape de Nouméa et suis particulièrement heureuse d’avoir réussi à me remobiliser. Je suis heureuse de ce 4ème titre mondial qui a une saveur particulière vu l’intensité de cette dernière semaine. »

Equipe de France : classement général PWA World Tour 2019 – Slalom

Hommes :

Pierre Mortefon 1er
Antoine Albeau 3ème
Julien Quentel 5ème

Femmes :

Delphine Cousin Questel 1ère
Marion Mortefon 2ème
Maëlle Guilbaud 3ème

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C'est reparti pour Sodebo Ultim 3, Thomas Coville a quitté Cape Town ce matin, cap sur la Bretagne en convoyage

Hugo Boss a touché un OFNI, la Transat Jacques Vabre est terminée pour Alex Thomson

Ce matin (dimanche 3 novembre 2019) vers 9h37 TU, alors qu'Alex Thomson et Neal McDonald à bord de HUGO BOSS naviguaient à 25 nœuds, i...

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Gitana 17 en plein vol au large de la Namibie, Cammas - Caudrelier filent à 37 noeuds de moyenne

Resserrement ce matin sur « Brest Atlantiques » : contraint d’empanner quatre fois pour se dégager de l’anticyclone de Sainte-Hélène positionné dans son sud, le Maxi Edmond de Rothschild de Franck Cammas et Charles Caudrelier a vu son avance sur Actual Leader se réduire de moitié par rapport à hier matin.

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Actual Leader était pointé à 8h à 150 milles du leader, tandis que le trimaran MACIF, moins rapide et sur une route plus sud, était de son côté à 220 milles. Ces deux bateaux suivent actuellement une trajectoire perpendiculaire à la route directe : « Ils font une aile de mouette au nord de l’anticyclone de Sainte-Hélène », selon Christian Dumard, consultant météo de la direction de course, destinée à contourner cet anticyclone.Source : Brest Atlantiques
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Tara fait son grand retour à Lorient après avoir sillonné neuf des plus grands fleuves d'Europe

Hugo Boss a touché un OFNI, la Transat Jacques Vabre est terminée pour Alex Thomson

Ce matin (dimanche 3 novembre 2019) vers 9h37 TU, alors qu'Alex Thomson et Neal McDonald à bord de HUGO BOSS naviguaient à 25 nœuds, i...

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Clarisse Crémer en convoyage retour avec l'IMOCA Banque Populaire : "Première expérience d’assistance en mer"

Clarisse Crémer poursuit sa navigation en solitaire à bord de l'IMOCA Banque Populaire X. Après la Transat Jacques Vabre avec Armel Le Cléac'h, la skipper ramène le bateau en solo. Coup de main entre skippers, point météo, état du monocoque, elle raconte les dernières nouvelles.


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Credit : C.Cremer

Room service

“Drôle de journée hier, rythmée par un petit coup de main à Kevin Escoffier - PRB qui avait besoin d’un kit de montée au mât pour affaler les restes de son J2 explosé. J’étais pas loin derrière lui et ai pu donc faire assez facilement room service. Ma première expérience d’assistance en mer, et même si c’était une version plutôt ‘facile’ je dois avouer que j’étais assez intimidée.

J’en ai profité aussi pour checker tout le bateau qui a l’air d’aller bien et j’ai assez bien dormi cette nuit. Je suis assez fatiguée en règle générale et je crois que c’est peut être la Transat Jacques Vabre que j’ai dans les pattes !

Là, le vent mollit et on essaie de contourner une zone de molle par l’ouest. C’est grand ciel bleu dehors, ça ressemble aux alizés mais il faut en profiter car avec l’anticyclone pas loin ça ne va pas durer !”

Source : Voile Banque Populaire

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Un podium pour quatre

Ce samedi, pour leur troisième jour de compétition, les 60 équipages engagés dans la 12e St.Barth Cata Cup avaient rendez-vous pour une première course au large de la baie de Saint-Jean puis un tour de l’île doté d’un coefficient 2, et donc susceptible de chambouler la hiérarchie établie à l’issue des trois premières manches. C’est précisément ce qui s’est produit. Les grands perdants de la bataille sont assurément Cruz Gonzalez Smith et Mariano Heuser (Architectonik). Sixièmes de cette dernière régate, les Argentins cèdent en effet la place de leader qu’ils occupaient depuis le premier jour à Jean-Christophe Mourniac et Antoine Rucard (Eden Rock Villa Rental). Pire, ils rétrogradent à la troisième place au classement derrière Gurvan Bontemps et Benjamin Amiot (Eden Rock) qui réalisent, pour leur part, un bond de la 7e à la 2e place après une remarquable d ouble victoire. Un sans-faute qui leur permet, par ailleurs, de remporter le Prix « ST BARTH ASSURANCES – ALLIANZ ».

EasyRide

Avec deux courses au programme, dont le fameux tour de l’île de Saint-Barth comptant double et non retirable du classement, cette journée de samedi s’annonçait particulièrement intéressante et susceptible de bouleverser la donne à différents étages du classement, y compris aux avant-postes. Elle a tenu toutes ses promesses, faisant alors le bonheur des uns et le malheur des autres.

Ceux qui ont sans conteste réalisé la meilleure opération sont Gurvan Bontemps et Benjamin Amiot. Vainqueurs des deux courses du jour, les deux bretons se replacent ainsi idéalement dans le match pour le podium final. « Hier, on n’était pas content de nous. On a encaissé une manche de 11e et les sensations à bord n’étaient pas bonnes du tout. On a donc bien bricolé au retour de mer sur le bateau pour essayer d’améliorer les choses, et aujourd’hui, il se trouve qu’on allait comme des avions », a commenté Benjamin. Si leur vitesse a assurément été un atout aujourd’hui, les deux co-skipper d’Eden Rock ont aussi parfaitement déjoué tous les pièges des parcours et pris d’excellents départs.

Des écarts infimes

« Lors des deux courses, on est parti en bout de ligne bâbord amure, ce qui nous a permis de faire la première bouée de dégagement quasiment en un bord, et de nous positionner d’office aux avant-postes. Ensuite, évidemment, tout est devenu plus simple car on a été libre de faire un peu ce qu’on voulait », a ajouté le Malouin qui a mené la première régate de bout en bout, mais qui a davantage bataillé dans la deuxième, notamment avec la paire Jean-Christophe Mourniac et Antoine Rucard.

« Du côté de Gouverneur, on a commencé à les rattraper et une belle bataille d’empannages a démarré. Il a fallu bien jouer les différences de pression et à ce petit jeu, on a eu un peu plus de réussite qu’eux. En plus de ça, souvent, on a fait moins de chemin, ce qui a payé à l’arrivée. C’est cool. On est super content », a ajouté Benjamin. Lui et son acolyte peuvent, de fait, être satisfaits car non seulement ils remportent le Prix « ST BARTH ASSURANCES – ALLIANZ », mais ils s’installent à la deuxième place du classement général provisoire, avec une avance de deux petits points devant les Argentins Cruz Gonzalez Smith et Mariano Heuser.

Une dernière journée décisive

« Franchement, ça a été une très belle journée, avec de superbes conditions, mais sportivement parlant, on est forcément un peu déçu. On a bien marché lors de la première manche (2e) mais un peu moins dans la seconde. On a pris un mauvais départ et on a été obligé d’enchaîner deux virements de bord pour retrouver du vent frais. On a dû passer la bouée de dégagement en 15 ou 20e position et ensuite, on n’a fait que se battre pour essayer de revenir au score et limiter la casse. On est parvenu à terminer 6e. Ce n’est pas une mauvaise performance en soi, mais ce n’est pas terrible pour notre régate. On lâche beaucoup de points sur cette manche comptant double, et on le paie durement au classement », a commenté Cruz Gonzalez Smith, qui espérait conforter sa place de leader ce samedi, mais qui perd finalement deux places et voit même le duo Orion et Antoine Martin (Mext Cardio) le talonner méchamment (un point).

« La bagarre finale va être redoutable », a assuré le médaillé de bronze au dernier mondial de la classe Formule 18. « Les choses vont se jouer demain », a confirmé Antoine Rucard, le nouveau leader, qui malgré son bonus intéressant de six points sur son concurrent le plus proche, n’aura pas le droit à l’erreur, ce dimanche, s’il veut inscrire son nom au palmarès de la St.Barth Cata Cup. A suivre donc…

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Troisième traversée stratégique

Au lendemain de l’abandon de Sodebo Ultim 3, la flotte des trois trimarans encore en course sur « Brest Atlantiques » entame une troisième traversée de l’Atlantique, cette fois entre les côtes namibiennes et le Brésil, pour contourner par le nord l’anticyclone de Sainte-Hélène. Un tronçon non dénué de stratégie, avec des routes à choisir et des empannages à caler dans un alizé instable.

La flotte de « Brest Atlantiques » en a terminé ce samedi avec sa route le long des côtes africaines. Les trois trimarans ont mis le cap à l’ouest pour contourner, par le nord, l’anticyclone de Sainte-Hélène qui s’étale sur quasiment toute la largeur de l’Atlantique Sud entre Rio et Le Cap. Ils pourront, ainsi, récupérer un alizé de sud-est afin de progresser vers l’équateur et le Pot-au-noir.

Un alizé pas très établi, comme l’a confirmé Franck Cammas, à bord du leader, le Maxi Edmond de Rothschild, dans une vidéo envoyée par le media man Yann Riou : « C’est impressionnant comment c’est instable ». L’Aixois venait au passage d’apprendre l’abandon de Thomas Coville et Jean-Luc Nélias, commentant : « C’est sans doute la bonne décision pour eux, c’est la première course du bateau, ce n’est pas simple, bon courage à eux. Ce n’est jamais une bonne nouvelle et jamais des bons moments pour une équipe de ramener le bateau hors course, ça ne doit pas être de gaîté ce cœur qu’ils le font. »

Pour Franck Cammas et Charles Caudrelier, cette troisième traversée de l’Atlantique depuis le départ de Brest le 5 novembre n’est pas simple non plus, comme en témoignent les deux empannages qu’ils ont calés à la mi-journée de samedi, sans doute pour ne pas se brûler les ailes trop près de l’anticyclone. Et elle n’est pas moins compliquée pour leurs poursuivants, pointés à un peu pus de 300 milles, qui ont à prendre une décision stratégique dans les heures qui viennent.

Celle-ci est résumée par Yves Le Blevec, qui, avec Alex Pella sur Actual Leaser, a repris la deuxième place au trimaran MACIF (François Gabart/Gwénolé Gahinet), moins rapide de 3 nœuds entre les classements de 12h et de 16h : « D’un côté, on a une route plus sud, qui impose de faire du près dans un front, elle est un peu compliquée avec une mer croisée, mais globalement plus rapide, de l’autre deux routes nord assez rapides mais avec une zone où il n’y a pas beaucoup de vent, il faudra décider d’aller à droite ou à gauche dans quelques heures. »

Visiblement, le skipper de La Trinité-sur-Mer a choisi, puisqu’il ajoute : « Je ne pense pas qu’on prenne l’option dure, parce que notre objectif principal depuis le premier jour de la course et jusqu’au dernier est de terminer avec un bateau en bon état, donc si on peut éviter d’avoir des conditions compliquées qui nous imposent de maltraiter le bateau, ce qu’on a déjà suffisamment fait et ce qu’on fera probablement dans l’hémisphère Nord, on l’évite, même si ça doit nous coûter en théorique quelques heures de plus. » On devrait y voir plus clair dimanche matin.

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St Barth Cata Cup. Le duo Mourniac et Rucard leaders au classement

St Barth Cata Cup. Le duo Mourniac et Rucard leaders au classement

Les conditions météos sont au rendez-vous pour cette 12e St.Barth Cata Cup qui rassemble 60 équipages de F18 pour l’un des plus beaux rendez-vous de l’année dans cette classe. Ce samedi, pour leur troisième jour de compétition, avait lieu la première course au large de la baie de Saint-Jean puis un tour de l’île doté d’un coefficient 2, et donc susceptible de chambouler la hiérarchie établie à l’issue des trois premières manches.

C’est précisément ce qui s’est produit. Les grands perdants de la bataille sont assurément Cruz Gonzalez Smith et Mariano Heuser (Architectonik). Sixièmes de cette dernière régate, les Argentins cèdent en effet la place de leader qu’ils occupaient depuis le premier jour à Jean-Christophe Mourniac et Antoine Rucard (Eden Rock Villa Rental). Pire, ils rétrogradent à la troisième place au classement derrière Gurvan Bontemps et Benjamin Amiot (Eden Rock) qui réalisent, pour leur part, un bond de la 7e à la 2e place après une remarquable double victoire. Un sans-faute qui leur permet, par ailleurs, de remporter le Prix « ST BARTH ASSURANCES – ALLIANZ ».

Avec deux courses au programme, dont le fameux tour de l’île de Saint-Barth comptant double et non retirable du classement, cette journée de samedi s’annonçait particulièrement intéressante et susceptible de bouleverser la donne à différents étages du classement, y compris aux avant-postes. Elle a tenu toutes ses promesses, faisant alors le bonheur des uns et le malheur des autres.

Ceux qui ont sans conteste réalisé la meilleure opération sont Gurvan Bontemps et Benjamin Amiot. Vainqueurs des deux courses du jour, les deux bretons se replacent ainsi idéalement dans le match pour le podium final. « Hier, on n’était pas content de nous. On a encaissé une manche de 11e et les sensations à bord n’étaient pas bonnes du tout. On a donc bien bricolé au retour de mer sur le bateau pour essayer d’améliorer les choses, et aujourd’hui, il se trouve qu’on allait comme des avions », a commenté Benjamin. Si leur vitesse a assurément été un atout aujourd’hui, les deux co-skipper d’Eden Rock ont aussi parfaitement déjoué tous les pièges des parcours et pris d’excellents départs.

Des écarts infimes
« Lors des deux courses, on est parti en bout de ligne bâbord amure, ce qui nous a permis de faire la première bouée de dégagement quasiment en un bord, et de nous positionner d’office aux avant-postes. Ensuite, évidemment, tout est devenu plus simple car on a été libre de faire un peu ce qu’on voulait », a ajouté le Malouin qui a mené la première régate de bout en bout, mais qui a davantage bataillé dans la deuxième, notamment avec la paire Jean-Christophe Mourniac et Antoine Rucard.

« Du côté de Gouverneur, on a commencé à les rattraper et une belle bataille d’empannages a démarré. Il a fallu bien jouer les différences de pression et à ce petit jeu, on a eu un peu plus de réussite qu’eux. En plus de ça, souvent, on a fait moins de chemin, ce qui a payé à l’arrivée. C’est cool. On est super content », a ajouté Benjamin. Lui et son acolyte peuvent, de fait, être satisfaits car non seulement ils remportent le Prix « ST BARTH ASSURANCES – ALLIANZ », mais ils s’installent à la deuxième place du classement général provisoire, avec une avance de deux petits points devant les Argentins Cruz Gonzalez Smith et Mariano Heuser.

« Franchement, ça a été une très belle journée, avec de superbes conditions, mais sportivement parlant, on est forcément un peu déçu. On a bien marché lors de la première manche (2e) mais un peu moins dans la seconde. On a pris un mauvais départ et on a été obligé d’enchaîner deux virements de bord pour retrouver du vent frais. On a dû passer la bouée de dégagement en 15 ou 20e position et ensuite, on n’a fait que se battre pour essayer de revenir au score et limiter la casse. On est parvenu à terminer 6e. Ce n’est pas une mauvaise performance en soi, mais ce n’est pas terrible pour notre régate. On lâche beaucoup de points sur cette manche comptant double, et on le paie durement au classement », a commenté Cruz Gonzalez Smith, qui espérait conforter sa place de leader ce samedi, mais qui perd finalement deux places et voit même le duo Orion et Antoine Martin (Mext Cardio) le talonner méchamment (un point).

« La bagarre finale va être redoutable », a assuré le médaillé de bronze au dernier mondial de la classe Formule 18. « Les choses vont se jouer demain », a confirmé Antoine Rucard, le nouveau leader, qui malgré son bonus intéressant de six points sur son concurrent le plus proche, n’aura pas le droit à l’erreur, ce dimanche, s’il veut inscrire son nom au palmarès de la St.Barth Cata Cup. A suivre donc…

 

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