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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Vendée Globe. Armel Tripon attendu lundi

Vendée Globe. Armel Tripon attendu lundi

15 bateaux sont encore en course. Ils devraient arriver aux Sables d’Olonne entre lundi et début mars. Armel Tripon est attendu lundi 1er février au matin. Le 11e de ce Vendée Globe vit encore ses dernières 24 heures de course dans des conditions très musclées dans le golfe de Gascogne.

Clarisse Cremer, 12e, devrait en terminer avec son premier Vendée Globe entre le mardi 2 et le mercredi 3 février.

Entre le 5 et le 7 février, Jérémie Beyou puis Romain Attanasio feront à leur tour leur entrée dans le chenal des Sables d’Olonne.

Les 10,11 et 12 février vont ressembler aux folles premières journées d’arrivée avec une salve de concurrents, de la 15e à la 20e place : Arnaud Boissières, Alan Roura, Stéphane le Diraison, Kojiro Shiraïshi, Pip Hare et Didac Costa.

Entre le 17 et le 20 février, Manu Cousin, Miranda Merron, Clément Giraud vont pouvoir affaler les voiles et mettre le pied à terre.

Enfin, Alexia Barrier et Ari Huusela seront de retour parmi les terriens entre le 28 février et le 2 mars. De même que Sam Davies, hors course, mais qui navigue de conserve avec TSE-4myplanet et Stark.

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Maxime Sorel, 10e du Vendée Globe

Ce samedi 30 janvier, à 04 heures, 50 minutes, 15 secondes (heure française), Maxime Sorel a franchi la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne après 82 jours, 14 heures, 30 minutes et 15 secondes à l’issue de ce Vendée Globe. Il termine à 2 jours, 10 h, 45 min du vainqueur, Yannick Bestaven. L’objectif est donc atteint pour le skipper de 34 ans qui désirait avant tout « boucler son tour du monde ». Mais avec l’abnégation qu’il a démontré jusqu’au bout, notamment en affrontant une forte dépression ces dernières heures, le skipper de V and B – Mayenne a fait beaucoup mieux. Explications.

Il fait nuit, le vent de sud-ouest souffle à plus de 25 nœuds, la mer est courte, les creux s’élèvent à 2,5 mètres de haut et la pluie tombe. Voilà le décor de l’arrivée du premier tour du monde de Maxime Sorel.

La course de Maxime

Il a la tête d’un jeune premier, les traits du visage fin et la chevelure blonde, plus ou moins étincelante en fonction des saisons. Mais derrière son sourire et son aisance générationnelle à communiquer, Maxime Sorel, 34 ans, n’a rien d’un novice. Avant de batailler sur tous les océans de la planète, l’homme a toujours fait preuve d’une sacrée abnégation.

Lui qui admire Michael Jordan « parce qu’il s’est battu toute sa vie », s’est toujours démené pour mener ses projets. Il y a eu sa vie d’avant, ingénieur d’affaires où les heures ne sont jamais comptées, puis l’idée de se lancer dans la course au large. « Ce qui m’en a donné envie, ce n’est pas seulement de courir sur les mers, c’est de gérer un projet dans son ensemble » explique-t-il.

Des vagues iodées à la vague d’émotion

Mener sa vie comme on le fait en mer, sans rien lâcher. Au fil des années, il enchaîne les courses en Class40 (une Route du Rhum, trois Transat Jacques Vabre dont une victoire en 2017), rassemble des partenaires fidèles (VandB) et constitue une communauté autour de lui, au point qu’un département ne comptant aucun accès à la mer, la Mayenne, le supporte et se passionne pour son aventure. L’envie d’évasion le titillait les jours précédent le départ, au point de braver le confinement et de s’offrir une dernière session de surf à l’abri des regards. Des vagues iodées avant la vague d’émotion. Le Jour-J, il s’amuse – « tu te lèves le matin et tu te dis que tu pars faire le tour du monde » – puis fond en larmes dans les bras de son frère, Jérémy. Ensuite, la brume s’est levée et l’aventure a débuté.

La première nuit est délicate (plus de 40 nœuds), il a fallu enlever un filet engoncé dans son safran mais Maxime fait mieux que résister. Il prend même la tête de la flotte lors du 2e jour et est leader à 8 reprises*. Ensuite, il y a la dépression tropicale. Le skipper parle « d’une mer bouillonnante », de « manœuvres éprouvantes », évoque des problèmes de pilotes mais assure « qu’on a encore notre mot à dire jusqu’à l’équateur. » Il le franchit à la 14e place, au lendemain des leaders. Ses premiers jours de course ? « Exceptionnels à tous les niveaux. Je me suis sentis faire corps avec les éléments, la machine et le temps ».

Conditions musclées et avaries : un skipper jamais épargné

Maxime Sorel conserve son sourire en toutes circonstances, les yeux sont légèrement plus cernés mais le regard toujours fixe, toujours lucide. Certes, il n’est pas épargné et reprend d’ailleurs la maxime « une emmerde par jour » chère à Michel Desjoyeaux. Il y a cet arrêt buffet après une semaine de course, probablement causé par un OFNI, qui fait sauter le capuchon du réservoir de gasoil et vibrer la quille. Progressivement, le skipper engrange les nouveautés : le temps le plus long jamais passé à bord, la découverte des mers du sud « qui oblige à serrer les fesses pendant un mois », le froid qui ronge et le chaos qui affleure.

Début décembre, il flirte à 1,2 mille de la zone d’exclusion des glaces, s’adapte tant bien que mal à la mer désordonnée et aux rafales de 40 nœuds dans l’Indien. « C’est grains sur grains… On m’avait dit que le grand Sud était gris, froid, humide, mais pas que la mer était défoncée comme ça ! » Maxime doit s’adapter au décalage horaire – « c’est très perturbant » – et se transformer en bricoleur acharné. Il doit monter au mât sous 18 nœuds, la faute à deux grandes déchirures sur ses voiles d’avant, puis passer « neuf heures non-stop » pour réparer son J2. Ses genoux le font souffrir, ses mains aussi (« elles sont défoncées, elles brûlent »). Pourtant, le skipper tient bon, solidement accroché à une 11e place qu’il conserve dans les mers du Sud.

« Je ne suis pas un marin solitaire pur »

Sur la longue route qui le mène au cap Horn, les déboires de certaines journées ne font pas oublier les sourires et les discussions plus légères. La charcuterie et la mousse au chocolat dans l’Atlantique ont été remplacées par les plats chauds. À Noël, il savoure le repas concocté par un chef étoilé de Saint-Malo. Et puis Maxime reste connecté avec la terre – « je ne suis pas un marin solitaire pur » – lit des articles et sait qu’à terre, la situation est bien plus chaotique qu’en mer.

En fin d’année, il veut transmettre un message : « dire aux gens de faire attention et de ne pas se transmettre le virus à Noël : on aimerait tous faire une énorme fête à l’arrivée »

Après le franchissement du cap Horn, suite à l’abandon d’Isabelle Joschke (MACSF) qui naviguait non loin de lui, Maxime gagne une place. « Je suis dégoûté pour elle », lâche-t-il alors qu’il a dû affronter des rafales jusqu’à 55 nœuds.

La suite, c’est « l’autoroute des alizés », l’envie de « donner son max » et de résister au retour d’Armel Tripon. Le navigateur réalise à quel point il aura appris – « on pourrait faire encore dix fois le tour de la terre qu’on apprendrait encore » malgré les jours qui passent et la fatigue qui s’accumule. Alors que l’arrivée se rapproche, il y a une dernière difficulté et de taille : une forte dépression, violente avec des rafales qui tutoient les 60 nœuds… Comme un ultime défi pour un organisme et un bateau déjà soumis à rude épreuve. « C’est une course contre la montre, j’ai du mal à manger, à dormir, je cravache », confiait-il vendredi, les traits marqués. Mais Maxime a résisté, jusqu’au bout, et son tour du monde lui ouvre un peu plus le champ des possibles.

*Sur l’ensemble des classements de la course (6 classements par jour), Maxime Sorel apparaît en tête à 8 reprises.

LES STATS DE MAXIME SOREL / VandB – Mayenne

Il a parcouru les 24 365 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 12,29 nœuds.
Distance réellement parcourue sur l’eau : 27 346,91 milles à 13,79 nœuds de moyenne.

Les grands passages

Equateur (aller)
14e, le 19/11/20 à 22h59 UTC, après 11j 09h 39min de course, 1j 09h 40min après le leader Cap de Bonne Espérance
13e, le 03/12/20 à 03h01 UTC, après 24j 13h 41min de course, 2j 03h 50min après le leader Cap Leeuwin
11e, le 15/12/20 à 12h06 UTC, après 36j 22h 46min de course, 2j 00h 40min après le leader Cap Horn
8e, le 05/01/21 à 00h16 UTC, après 57j 10h 56min de course, 2j 10h 34 min après le leader Equateur (retour)
10e, le 18/01/21 à 21h57 UTC, après 71j 08h 37min de course, 2j 02h 45 min après le leader

Meilleure distance sur 24 heures

Le 27 janvier 2021, à 07h30 UTC : 410,64 mn à 17,1 nds

Son bateau

V and B – Mayenne, plan Verdier VPLP, construit chez Indiana Yachting (Scarlino Italie)

Mise à l’eau : septembre 2007

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Tous gagnants ! – L’analyse du Vendée Globe par Yoann Richomme

Pour sa dernière chronique du Vendée Globe, Yoann Richomme évoque la victoire de Yannick Bestaven, les moments stratégiques clés de la course, ses enseignements et ses coups de coeur.

Je vous parlais la semaine dernière d’un finish de folie, je ne croyais pas si bien dire ! Les dernières options, se sont jouées sur des questions de timing : pour tenter l’option espagnole de Charlie, il fallait arriver dans au bon moment. Elle aurait pu être plus payante pour Apivia à quelques degrés de rotation du vent près. Avec les armes qu’il avait, Yannick a pu terminer avec la toile du temps sur un bord de sanglier. S’il avait fallu terminer sous gennaker dans 10 nœuds de vent, il n’aurait pas pu se battre sans la possibilité d’utiliser ses voiles sur bout-dehors et le résultat aurait été différent. Globalement, je trouve qu’ils ont tous bien navigué dans cette dernière partie, les traces étaient propres et les choix réfléchis et assumés.

 

LE « BOURRINAGE QUI PASSE »

La victoire de Yannick est forcément une surprise au regard des pronostics d’avant-course et parce qu’on se concentre en général sur les podiums. Mais ça ne veut pas dire qu’on ne l’aurait pas mis dans un top 5. Personnellement, j’avais une bonne sensation au départ : en parlant avec certains membres de son équipe, il y avait une maturité qui transparaissait, le bateau était propre, simple, bien préparé, il n’y avait pas d’énervement, de préparation au dernier moment ou de choses compliquées. Ça m’avait marqué, ça laissait présager de bons résultats.

Au niveau de sa stratégie, ses trajectoires ont été propres, il a été un peu diesel au début de la course, c’est plus dans le Sud qu’il s’est révélé. Yannick est quelqu’un qui apprécie le gros temps, J’appelle ça le « bourrinage qui passe », ce qui n’est vraiment pas évident à réaliser, et qui, sur ce Vendée Globe, n’était possible que sur des bateaux déjà validés. Comme Louis (Burton), ils ont pu tirer dessus, on voit d’ailleurs que leurs bateaux rentrent clairement fracassés, mais c’est passé et je suis assez admiratif de leur prise de risques et de leur vitesse dans le gros temps : ils étaient les derniers foilers à avoir la poignée dans le coin quand il y avait 5 mètres de vagues.

 

UN SUSPENS PROCHE DE L’ARRIVÉE DE LA VOLVO OCEAN RACE EN 2018

D’un point de vue stratégique, les moments clés du Vendée Globe ont été la descente de l’Atlantique qui a quand même prouvé le potentiel de vitesse des foilers, même si on est loin de ce à quoi l’on pouvait s’attendre. Sur les précédentes éditions, la stratégie « premier à Bonne-Espérance » était gagnante, pas cette fois : les leaders ne sont pas parvenus à partir avec la première dépression australe qui était souvent synonyme de position favorable pour gagner le Vendée Globe. Ensuite, l‘Indien sauvage a détruit les bateaux. Les marins racontent être passés en quelques jours de bateaux en bon état à une “orgie” sans fin d’avaries, c’est à ce moment qu’a eu lieu la seule série d’abandons avec Seb (Simon), Fabrice (Amedeo), Sam (Davies), et Kevin (Escoffier).

Le Pacifique n’a pas donné lieu à beaucoup de bouleversements avant le regroupement final et le nouveau départ au large du Brésil, à 13 jours de l’arrivée. Dans l’Atlantique nord, ils ont pu choisir des stratégies différentes en fonction de leur timing, de l’état de leur monture et de l’influence des bonifications sur leur classement. Tout cela nous a donné un suspense proche de l’arrivée de la Volvo Ocean Race en 2018 !

 

DES VITESSES PLUS FAIBLES DE QUE PRÉVU, MAIS PEU D’ABANDONS

Les enseignements que je tire, à titre personnel, de ce Vendée Globe, sont nombreux :

Où sont les vitesses annoncées des nouveaux foilers ?
De retour des entraînements l’année dernière, on entendait parler de vitesse stabilisée à 28/30 nœuds, mais force est de constater que les plus grosses moyennes restaient souvent autour de 21 nœuds. Quelques chiffres pour résumer :

Meilleure moyenne sur 24 heures : 21,5 nœuds pour Thomas Ruyant le 21 novembre Meilleure vitesse sur 30 minutes : 26 nœuds pour Jérémie Beyou le 8 novembre Meilleure vitesse entre deux pointages : 23,9 nœuds pour Thomas Ruyant le 8 novembre

Principale explication à ce différentiel de performances : la météo qui a freiné en permanence la tête de flotte. Les bateaux de 2016 ont perdu 6 jours par rapport à l’édition précédente ; ceux de 2020 au moins 8 jours par rapport à ce que l’on prévoyait. Seuls les bateaux à dérives sont dans des timings à peu près similaires aux précédentes éditions.

La bonne fiabilité de la flotte.
Il y a quasiment deux fois moins d’abandons que d’habitude (à ce jour). Je trouve que, globalement, le niveau de préparation augmente, les équipes sont plus sérieuses, plus expérimentées aussi, il y a moins d’aventuriers et plus de régatiers. Les abandons ont surtout concerné les nouveaux bateaux : on se rend compte à l’arrivée que les designs 2020 les plus raisonnables ont plutôt bien tenu (Apivia, LinkedOut, L’Occitane), le choix de garder du volume de coque s’ils étaient privés de foil a été pertinent. C’était déjà un peu le cas il y a quatre ans, le bateau d’Armel (Le Cléac’h) n’avait pas le design le plus extrême et ça avait payé.

En revanche, il y a eu beaucoup de bricolage, dû en partie à la densité de la régate ; comme ils étaient tous proches les uns des autres, ils ont beaucoup tiré sur leur bateau, c’est sans doute ce qui explique, par exemple, la casse du bout-dehors de LinkedOut. Il y a aussi eu pas mal d’alpinisme océanique, je suis impressionné par le nombre de montées au mât, ils n’ont vraiment pas hésité à y aller et j’ai été bluffé par la qualité des réparations faites en haut.

 

IMPRESSIONNÉ PAR LES ÉMOTIONS QUE PROCURE CETTE COURSE

Pour ce qui est des skippers, je trouve que Thomas et Charlie ont encore prouvé qu’ils étaient de bons marins qui savent utiliser leur machine sans la détruire. Il faut être sérieusement bien câblé pour arriver à ramener ces libellules en un seul morceau Ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir la compréhension de la résistance de ces machines, sachant que la casse n’est jamais très loin. J’ai l’impression aussi qu’ils ont été les plus présents dans la conception et la construction de leur bateau, je pense que la capacité du marin à être impliqué dans ces choix stratégiques est primordiale.

Giancarlo (Pedote) et Boris (Herrmann) ont adopté une stratégie intéressante et sage de préservation du bateau jusqu’au Horn, qui s’est avérée payante. C’est un compromis vitesse/casse qui équivaut presque à celui de bourrinage/réparation puisque, au final, ils sont quasiment dans les mêmes temps que Yannick et Louis. Ils ont tous les deux fait un super Vendée Globe, ce qui est le cas d’une grande partie de la flotte, j’ai déjà parlé dans ces chroniques de tout le bien que je pensais de Benjamin (Dutreux), Jean (Le Cam), Damien (Seguin) et les autres.

C’est plus difficile de juger la performance d’Armel Tripon sur L’Occitane, dont le potentiel, pour moi, est encore à prouver. C’est un très bon design, peut-être le meilleur, mais on n’a pas pu le voir dans des conditions de régate, on reste un peu sur notre faim. C’est aussi le cas des foils en C d’Arkéa-Paprec et d’Hugo Boss, qu’on n’a pas vus dans le Sud. Le concept est intéressant et je pense qu’il peut être une solution, alors qu’il y aura certainement des réflexions pour les autres grands foils.

En conclusion, j’ai l’impression de ne voir revenir que des vainqueurs ! Tous ceux qui sont arrivés et ceux et celles qui leur succéderont ont chacun des arguments pour être les gagnants de leur propre course, c’est une leçon à tirer de ce Vendée Globe. Je reste impressionné des émotions que procure cette course, des valeurs partagées, de l’engouement, des leçons de vie qu’elle nous donne, des étoiles dans les yeux de tout le monde, surtout des enfants.

C’est pour ça que j’espère bien être au départ dans quatre ans !

 

Photo : Bernard Le Bars / Alea | Portrait : Alexis Courcoux

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Et maintenant on vous dit tout !

Grandiose ! L’arrivée de Jean Le Cam marquera l’histoire du Vendée Globe. Acclamé le long du chenal des Sables d’Olonne, Jean Le Cam vient d’en terminer avec son cinquième tour du monde en solitaire et sans escale. Après avoir dévoilé de gros problèmes structurels survenus sur son bateau “Hubert”, qui auraient pu le mener à l’abandon, il a avoué ne jamais avoir vécu une course aussi difficile. Jean a mené une cadence incroyable sur un bateau d’ancienne génération. A contre-courant d’une nouvelle génération de bateaux à foils, il s’inscrit pourtant totalement dans la modernité : faire aussi bien avec des moyens limités et inspirer les plus jeunes. Durant toute la course, celui qui s’est porté au secours de Kevin Escoffier, a embarqué avec lui des millions de français. YesWeCam! n’a jamais aussi bien porté son nom !

Ce Vendée Globe aura été animé jusqu’au bout par le suspense. Pour Jean Le Cam, huit égale quatre… 8ème à avoir franchi la ligne d’arrivée, il est finalement 4ème au classement général. Après avoir secouru le skipper de PRB, Kevin Escoffier, le temps de parcours du skipper de YesWeCam! a été calculé après la bonification de 16h15 attribuée par le jury international du Vendée Globe. Avec un temps de 80 jours, 13 heures, 44 minutes et 55 secondes, il prend la 4ème place derrière Yannick Bestaven, Charlie Dalin et Louis Burton.

“Je n’ai jamais coupé une ligne comme cela de ma vie ! Je ne sais pas comment je suis arrivé là c’est une délivrance. Ce Vendée Globe a été un truc de malade.” A peine la ligne d’arrivée coupée, Jean Le Cam laissait promettre le récit d’une course dantesque.

La météo : A peine quatre jours après le départ, la flotte affrontait la dépression Thêta. Et ce ne fut qu’un enchainement de systèmes météo compliqués, qui ont malmené les bateaux et leurs skippers. En évitant rarement de contourner les systèmes météo, Jean a toujours affiché une trajectoire rectiligne, pour choisir la route la plus courte. Avec un bateau moins rapide que les favoris, dotés de foils, il était indispensable d’être pragmatique. La performance : Si l’équipe YesWeCam! avait une bonne idée du travail réalisé durant deux ans, Hubert, nouvelle configuration, ne s’était jamais mesuré à ses concurrents avant la ligne de départ. Quatre jours après, Jean est en tête devant 32 concurrents. Il impressionne et confirme son leadership, sur ce bateau à dérives droites. Treize jours plus tard, il anime le top 5 au large du Brésil et ce n’est qu’un début : 4ème à l’Equateur, 6ème au Cap de Bonne Espérance, 6ème au Cap Leeuwin après avoir sauvé puis transféré Kevin Escoffier ; 5ème à franchir l’antiméridien, 7ème au Cap Horn…
Jean fait même l’admiration de l’anglo-saxon Alex Thomson (Hugo Boss) alors qu’il mène la flotte devant Alex une semaine après le départ : “Jean Le Cam est incroyable, incroyable ! “ Un sauvetage hors-norme : Le 30 novembre, alors qu’il est en 4ème position à 293 milles du leader, Charlie Dalin, il se déroute à la demande de la Direction de Course pour porter asisstance à Kevin Escoffier, 3ème, 30 milles devant lui.

Après des heures de recherche et une nuit sous très haute tension, Kevin quitte son radeau de survie pour embarquer à bord de YesWeCam! La France reste en apnée durant des heures, à attendre un dénouement heureux. Le skipper devient le héros de tous les français, y compris du Président de la République. A 600 milles dans le Sud-Ouest du cap de Bonne-Espérance, Jean reprend sa course en solitaire, avec un passager rescapé, qui sera transféré 5 jours plus tard sur un navire de la Marine Nationale Française. Jean reprend sa course en solitaire, non sans difficulté. Il faut retrouver la concentration “Ca fait un changement de tout, tu passes du solitaire au double, du double au solitaire. Tu prends des habitudes, C’était super sympa, c’était bien.”

Un bateau d’une fidélité inconditionnelle “Hubert m’ ramené et je l’ai ramené” : Dix jours après avoir repris la course en solitaire dans les 50èmes hurlants, Jean s’amuse de la régate à couteaux tirés qu’il anime avec Benjamin Dutreux, Boris Herrmann, Damien Seguin, Louis Burton. Un mois plus tard, Au sein de la régate au contact qui oppose 7 des 11 concurrents de tête, il est totalement dans le match. « Cette nuit je suis passé à 3 milles de Damien (Seguin), heureusement qu’il avait son AIS, sinon on aurait vite pu se rentrer dedans. Un emboitage de 60 pieds, ça ne m’aurait pas vraiment plu ! C’est quand même une histoire incroyable qu’il soit à côté au milieu de l’océan Indien ».
Un bateau pour un solitaire, c’est comme un meilleur ami. Ils font route ensemble pour le meilleur et pour le pire, se préservent mutuellement. “Hubert” nom de baptême donné en mémoire du constructeur et ami de Jean, a été là jusqu’au bout, blessé, mais résistant.

24 heures après le départ de Kevin, “Hubert” est victime d’avaries importantes. Le bateau tape dans une mer difficile, le fond de coque se délamine.”C’est chaud ce qu’on leur met aux bateaux. Si j’ai un problème, je peux me retrouver avec de l’eau dans le bateau” confie Jean à sa garde rapprochée. Le lendemain, Jean a perdu deux places mais ne perd pas de milles sur la tête de flotte.

Le 22 décembre, en 4è position, il franchit l’antiméridien… En une fraction de seconde, il passe du 180è degré Est au 180è degré Ouest. “Plus que” 178 degrés pour revenir aux Sables d’Olonne. C’est aussi ce jour-là que choisit la Ministre de la Mer pour lui annoncer qu’il est promu à l’ordre d’officier dans l’ordre du mérite maritime.

Alors que la France prépare le passage d’une année à l’autre, Jean franchit le point Nemo, le point de la planète le plus éloigné de toute terre ferme. “La mer n’est pas très rangée, c’est infernal”. La course prend alors une autre tournure, une nouvelle fois. Les réparations n’ont pas tenu, Jean constate de nouveau du délaminage à l’avant de la coque, au point d’envisager un arrêt, voire un abandon, à Puerto Williams (Chili) à 1600 milles de là… Les contacts sur place sont pris par son équipe et la Direction de Course, le capitaine du port, les professionnels, les amis sur place sont prêts à accueillir Jean dans les meilleures conditions.
“Tu serres les fesses à chaque fois et ça passe”… Ou pas et puis ça passe, et ça repart. Jean ralentit, répare, utilise tout ce qu’il peut, démonte des cloisons, pour renforcer la coque fragilisée. ll est distancé par la tête de flotte mais il avance. En 3 jours, il perd 400 milles et franchit le Cap Horn 688 milles derrière le leader, Yannick Bestaven. Mais jusqu’à la ligne d’arrivée, Jean redoutait la sentence : “Chaque heure je ne voulais plus aller devant. chaque vague tu te dis… Valait mieux pas que j’ouvre la vanne sinon je vais couler”.

Le 4 janvier sonne comme une délivrance : Bien qu’il soit certainement le plus expérimenté du grand sud parmi les concurrents de ce Vendée Globe, il témoigne d’un environnement exécrable comme il n’en a jamais vu. Jean est soulagé de ce franchissement qui constitue une véritable frontière entre deux systèmes météo et vers un autre monde ; un monde un peu plus civilisé, un peu moins hostile. Il laisse la pointe du Chili dans son sillage et décide de poursuivre la course.

La remontée de l’Atlantique ne s’annonce pas si tranquille. Après une mer chaotique, Jean retrouve la chaleur, une mer plus rangée. L’air et l’eau sont à la même température, le soleil réchauffe enfin l’atmosphère. 7è ce dimanche matin, à la bordure d’un anticyclone.

Une semaine plus tard, c’est au tour de cette voile stratégique qu’est le J2, de faire preuve de faiblesse. Jean est contraint à l’ascension du mât, un exercice qu’il déteste.”J’ai dû rester 45 minutes là-haut hier, j’ai des bleus partout parce que tu dois serrer très fort le mât pour ne pas donner de l’inertie dans le clapot. Je ne sais pas comment les marins peuvent monter au mât avec plus de mer, c’est de la folie. Je vais devoir remonter pour renvoyer mon J2 quand il sera sorti de l’atelier voilerie.”

S’ensuit un gymkhana dans le pot au noir pour récupérer le régime de l’anticyclone des Açores au plus vite. Jean choisit la route des foilers pour éviter une mer trop démontée. Mais l’option n’est pas payante en terme de performance. Il perdu du terrain, a tendance à subir un peu la situation. Mais “Hubert” tient toujours.

Il apprécie toutefois les conditions ” Nous avons des conditions avec un ciel très étoilé au vent de travers, on est dans un reaching endiablé ! Je peux vous dire que si je mettais n’importe lequel d’entre vous à ma place dans les conditions que l’on vit, il partirait en courant et il prirait le bon Dieu pour qu’on lui mette 10 masques sur la figure… !!!”

Ses objectifs ? Finir premier des bateaux à dérives droites et faire rêver les gens. Mais c’est aussi ” partir pour que le public s’attache au projet Vendée Globe. C’est pour eux que l’on fait une course pareille, ce n’est pas que pour aller plus vite que l’autre.” Et faire rêver Jean l’a fait au travers de ses vidéos Clac, clac, clac, de ses blagues, de ses émotions aussi, lorsqu’il est monté dans son mât,ou lorsque Kevin Escoffier était à bord.

Le plus important dans cette course ? “C’est que des jeunes, pour qui le Vendée Globe était devenu tellement inaccessible, se disent maintenant que c’est possible. C’est l’essentiel. J’ai donné aux jeunes générations l’idée qu’ils puissent faire le Vendée Globe avec des moyens limités. J’ai eu des témoignages de jeunes dans ce sens. Je suis content car on était parti dans une escalade budgétaire. C’est une vraie victoire.”

LES MOTS DE…

Maud BAILLY (ibis Chief Executive Officer – Southern Europe) :

“C’est avec une grande émotion que nous sommes allés accueillir Jean Le Cam, après tant de jours en mer, sur la ligne d’arrivée de son 5ème Vendée Globe. Nous tous – équipes des hôtels, des sièges, propriétaires du Groupe Accor – avons suivi Jean chaque jour, avec enthousiasme, avec passion, parfois avec inquiétude aussi, et toujours avec fierté, depuis son départ des Sables d’Olonne, le 8 novembre dernier. Pour nous, Jean est… « Le Roi Jean ». Un symbole de résilience dans la tempête – dans toutes les tempêtes. Une source d’inspiration aussi, pour notre secteur de l’hôtellerie qui affronte à sa manière un autre type de tempête : à chaque mauvais coup du sort – avarie, gros temps ou pétole – nous l’avons vu se battre sans relâche et se relever, avec à la fois pugnacité, humanité et solidarité. Comme en témoigne son sauvetage de Kevin Escoffier au large du Cap de Bonne Espérance. Nous sommes fiers que Accor ait accompagné son aventure débutée en 2016 et sa formidable course.
Jean incarne en ces temps difficiles un message d’espoir et un modèle de valeurs qui font du bien à tous, et qui ne font que conforter le sens de notre sponsoring Ibis Sport. »

Jean-Paul KERRIEN et Benoît LUCAS, Président et Directeur Général du Crédit Agricole du Finistère :

“Après avoir fait son tour du monde en près de 80 jours, Jean Le Cam revient au bercail ! Ce Vendée Globe 2020-2021 aura été très riche en rebondissements. Une aventure extraordinaire à vivre en mer et à suivre depuis la terre ferme.C’est avec une grande fierté que les élus et les collaborateurs du Crédit Agricole du Finistère saluent le courage, la solidarité et l’audace dont Jean Le Cam a fait preuve tout au long de l’aventure du Vendée Globe 2020-2021. Il a fait rayonner le Finistère tout autour du monde. Plus que jamais Yes We Cam ! Merci à toi, Jean ! »

Christophe AUGUIN, vainqueur de l’édition 1996-1997 :

“J’ai une pensée un peu plus attachée à quelqu’un contre qui j’ai navigué ; j’aime beaucoup Jean, suivre ses histoires et son aventure, j’aime bien son angle de vision de la course. “

Les tours du Monde de Jean Le Cam

Vendée Globe 2019-2020 : Vendée Globe, son 8è départ de tour du Monde
 – 4è sur YESWECAM! Vendée Globe 2016-2017 : 6è du Vendée Globe en 80 jours Barcelona World Race 2014-2015 : vainqueur sur « Cheminées Poujoulat », co-skipper Bernard Stamm Vendée Globe 2012-2013 : 5è du Vendée Globe en 88 jours Barcelona World Race 2010 : abandon 
Vendée Globe 2008-2009 : abandon Vendée Globe, sur VM Matériaux 
Vendée Globe 2004-2005 : 2è du Vendée Globe sur Bonduelle 
Whitbread round the World Race 1982-1983 : sur Euromarché, skipper Eric Tabarl

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Bestaven, une lumière dans la nuit

Le skipper de Maître Coq, le 9e vainqueur du Vendée Globe de l’histoire, a basculé dans l’euphorie dès la ligne d’arrivée franchie, à 4 heures 19. Retour sur une arrivée triomphale, sur ses premières confidences et sur ses mots pour Charlie Dalin. « Il y a deux vainqueurs dans ce Vendée Globe » a répété Yannick Bestaven, rappelant avec élégance la fraternité si propre à celle des hommes et des femmes de mer.

La longue nuit qui s’étire sur les Sables d’Olonne a eu une issue heureuse. Et elle s’est matérialisée par un sourire, éclairé par la lumière artificielle, les flash des photographes et le feu d’artifice tiré un peu plus loin. C’est celui de Yannick Bestaven, le 9e vainqueur du Vendée Globe, le plus âgé (48 ans) et à nul doute l’un des plus acharnés. Il avoue « avoir l’impression de rêver, d’halluciner ».

Un visage étincelant

Dans les matinales radio, on s’empresse de faire le portrait d’un homme qui a toujours cru en son étoile. Le Vendée Globe, il y avait participé en 2008 mais avait démâté les premiers jours. C’était il y a douze ans. « Oui, c’est une belle revanche parce qu’il a fallu tout reconstruire, compter aussi sur un sponsor qui m’a soutenu », lâche-t-il devant les journalistes. “Toutes les planètes se sont bien alignées.”

Son visage, rasé de près, est étincelant depuis que la course s’est achevée, ses yeux brillants malgré les cernes creusés. En décembre, au cœur des mers du sud, il avait les traits bien plus marqués et disait vivre comme « un sanglier ». Ce temps appartient désormais à son histoire et il peut savourer. Ses deux filles sont à bord avec lui, il les enlace longuement.

“Va pas faire de bétise maman !”

Arrivé sur le ponton du Vendée Globe, il n’y a pas de larmes. Ce sera peut-être pour plus tard. Il lève les bras à de multiples reprises, salue un à un la poignée de proches qui ont pu assister à ce moment à part. Yannick profite, sourit, s’amuse. Sa mère tente de monter à bord. « Va pas faire de bêtise maman, j’ai réussi à ramener le bateau à bon port », lâche-t-il dans un éclat de rire. Alors qu’il prend la pose avec toute son équipe, APIVIA s’amarre à son tour. Charlie Dalin et Yannick Bestaven se tombent dans les bras. « Il y a deux vainqueurs sur ce Vendée Globe », lâche spontanément le skipper de Maître CoQ IV.

Une poignée de minutes plus tard, face aux caméras, Armel Le Cléac’h félicite le vainqueur. Charlie Dalin est là aussi. Yannick lui tend le trophée. « Prends-le, il est un peu à toi » dit le vainqueur avant d’ajouter : « Dans quatre ans, ce sera le tien ». Vient le temps des questions. Sur le scénario de la course, le natif de Saint-Nazaire assure « qu’il ne fallait pas être premier, ça revenait toujours par l’arrière ». Sur le final haletant, il lâche « quand tu n’as rien à perdre, tu n’as rien à perdre. Mes routages m’envoyaient au Nord et je savais qu’il fallait aller chercher du vent fort et des fronts ».

À propos des bonifications et du temps compensé, Yannick assure « qu’il n’y a pas de polémique à chercher » et il revient sur cette nuit à chercher Kevin Escoffier : « j’étais sur le pont toute la nuit, je cherchais un copain, la course ne comptait plus. C’était une nuit d’enfer ». Et puis, à nouveau, il se répète : « il y a deux vainqueurs, un en temps réel, l’autre en temps compensé. C’est le sport ». Dans un éclat de rire, Yannick conclut : « j’aurais aimé franchir la ligne le premier. Il va peut-être falloir que j’y retourne dans quatre ans du coup ! »

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Anne Combier : « Yannick n’est pas un mouton »

Arrivé jeudi à 4h19, Yannick Bestaven, par le jeu des 10 heures et 15 minutes récupérées suite à sa participation au sauvetage de Kevin Escoffier, a remporté la neuvième édition du Vendée Globe. Team manager de l’équipe Maître CoQ, Anne Combier évoque pour Tip & Shaft ce succès que très peu imaginaient avant le départ.

Quels sont les ingrédients de la victoire de Yannick Bestaven ?
Une bonne préparation avec un bateau fiabilisé, une équipe très soudée et très compétente, un skipper qui a beaucoup de talent et de ressources en lui-même qu’il n’imaginait même pas. Et le destin !

Quand tu parles de ressources qu’il n’imaginait pas, à quoi penses-tu ?
Au-delà de son talent de marin, je pense qu’il a réussi à aller au bout de lui-même à certains moments, notamment dans l’océan Indien quand il évoquait sa vie de sanglier et dans la grosse dépression qu’il a affrontée avant le Cap Horn. Mais aussi quand il a fallu faire face aux casses techniques qu’il a su gérer à chaque fois. Ils sont tous allés au bout d’eux-mêmes sur ce Vendée Globe, mais il m’a quand même étonné, dans le bon sens du terme, c’est-à-dire que je suis admirative de ce qu’il est parvenu à faire. Je le voyais dans les cinq premiers, mais je ne m’attendais pas qu’il arrive à s’arracher à ce point pour aller chercher mieux. Je le savais combatif, mais la combativité dont il a fait preuve en mer, tu ne la vois pas quand tu côtoies le marin au quotidien, tu ne vois pas ces instants où il est dos au mur.

Il a notamment été dos au mur quand il a perdu toute son avance et sa place de leader le long des côtes brésiliennes, comment a-t-il fait pour se remobiliser ?
Il y a eu deux périodes très lourdes à gérer, celle après le sauvetage de Kevin (Escoffier) et effectivement celle-là. Quand tu es planté dans une bulle sans vent pendant 48 heures et que tu perds tes 400 milles d’avance, c’est extrêmement compliqué à vivre, mais son équipe n’a pas lâché l’affaire, son préparateur mental, Eric Blondeau, a joué un rôle important aussi, ses enfants, sa famille… Et au bout d’un moment, il est reparti, parce qu’il savait que le Vendée Globe ne serait fini qu’une fois la ligne d’arrivée franchie.

Sur la fin de parcours, il a choisi une option nord peu avant les Açores, était-ce osé ?
Là, c’est tout son talent qui se révèle. Yannick est très bon dans le domaine stratégique, il sait prendre des risques et aller où d’autres ne vont pas, ce n’est pas un mouton. C’était pareil à la fin de l’océan Indien et au début du Pacifique.

Ce succès valide finalement votre choix d’avoir racheté l’ancien Safran en janvier 2019, alors qu’au début, le projet était sur un bateau moins performant (l’ancien Initiatives Coeur, plan Farr de 2006) ?
En toute modestie, c’est moi qui ai décidé de racheter ce bateau qui n’appartient pas à Maître CoQ, parce qu’après l’année 2017 que nous avions courue sur l’ancien Initiatives Cœur, je me suis dit que Yannick ne supporterait de naviguer sur un bateau à dérives, il avait des ambitions sportives élevées. Du coup, j’avais entamé des recherches à la fois pour vendre le bateau et en acheter un autre. Effectivement, c’était un choix payant.

Photo : Jean-Marie Liot/Alea

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Charlie Dalin : ” C’était une course magique “

Premier à avoir franchi la ligne d’arrivée, ce mercredi à 20h35, Charlie Dalin (APIVIA) n’a pas caché son émotion. Voici ses premiers mots.

” Je suis heureux d’avoir franchi la ligne en tête de ce Vendée Globe, c’était une sacrée course, une sacrée aventure ! C’était énormément d’émotions de passer de seul au monde à autant de bateaux autour avec des supporters, sans transition aucune. Ça vient en un claquement de doigts. Je savais qu’il y aurait du monde, mais je me suis fait laisser surprendre par l’accueil.

Le Vendée Globe est plein de rebondissements. J’ai eu des hauts et des bas, pas mal de bricolages aussi, mais c’est une superbe expérience. J’ai traversé l’océan Indien, l’océan Pacifique, j’ai passé mon premier cap Horn… Ces derniers jours, j’ai revu toute ma trace, j’ai revu chaque manœuvre, chaque décision, ça m’a fatigué de revoir tout ce que j’avais fait ! Il y a un nombre incalculable d’actions, ça me fatiguait de regarder tout ça !

“On arrive à faire l’impossible”

Si on m’avait donné la liste avant de partir, je me serais dit “Ce n’est pas possible !”, mais ça vient étape par étape donc au final on y arrive, on arrive à faire l’impossible. Le plus difficile, ce fut la perte de ma cale-basse de foil. J’ai vraiment cru que la course était terminée. J’étais en tête, je voyais de l’eau dans le tunnel par lequel passent tous mes cordages, j’ai eu une alarme d’avertissement. J’ai regardé dans la trappe, je me suis rendu compte que mon foil bougeait dans tous les sens.

Je me suis effondré, j’ai appelé Antoine Carraz, mon chef de projet et j’ai vraiment cru que j’allais me retrouver en Australie ou en Nouvelle-Zélande. J’ai travaillé une journée entière, c’était un moment difficile. Il y a eu aussi la tempête dans l’océan Indien qui était vraiment dure. Et coup du sort, j’ai perdu mon deuxième aérien après le premier dans la descente de l’Atlantique. J’avais l’impression que le sort s’acharnait sur moi. J’ai surmonté toutes ces difficultés et la course était belle avec Thomas (Ruyant), Louis (Burton) et Yannick (Bestaven).

“Les ‘line honours’ sont pour moi”

C’était vraiment une course magique. Elle m’a changé même si je ne sais pas encore de quelle manière. C’était tellement d’émotions, d’une force que je n’avais jamais ressenti. Cette course va avoir un impact sur moi, sur ma façon de penser… Je suis quelqu’un de stable normalement en termes d’émotions. Mais le Vendée Globe, c’est tellement puissant. Forcément, je suis passé par des joies, des doutes, de la tristesse, mais les moments de passage à vide ne duraient pas très longtemps.

Je suis heureux du travail accompli. J’étais habitué à faire tourner les chronos sur la Solitaire du Figaro. Ça ne me quitte pas ! Normalement, le Vendée Globe ne se passe pas comme ça. Désormais, le chrono est lancé jusqu’à ce que Boris (Herrmann) arrive. C’est particulier, j’espère que cela va bien se passer pour moi.

Les bonifications, c’est normal. Si la direction de course m’avait appelé, je l’aurais fait sans hésiter, même si j’avais eu à faire marche arrière et naviguer face au vent. C’est normal que les skippers qui se sont déroutés aient des bonifications. Pour l’instant, j’ai franchi la ligne d’arrivée en tête, les ‘line honors’ sont pour moi !

” C’était un moment que j’attendais depuis longtemps “

Je suis heureux de retrouver mon fils, Perrine, mes partenaires et mon équipe. C’était un moment que j’attendais depuis longtemps. C’était toujours émouvant de voir l’équipe monter à bord. Ce sont eux qui descendent en dernier du bateau au départ, et on sait qu’il n’y a pas de retour en arrière une fois qu’ils ont sauté. Et là, les voir monter à bord les uns après les autres, ça fait du bien. Là, j’ai eu droit à une pizza tiède et à un contrôle anti-dopage. Pour l’instant en termes de plaisir terrien ce n’est pas dingue. Mais je suis content de revoir tous mes proches.

J’ai atteint mon objectif qui était de couper la ligne en tête. La solitude, on la ressent surtout dans la difficulté. Je n’ai pas eu le sentiment de souffrir de la solitude. On n’a pas eu le temps. C’est ton bateau et c’est le vent qui dicte tout. Si le vent passe son temps à changer en force et en direction, tu ne peux pas dormir, tu ne fais que ça. On m’avait dit de prendre des séries, des films et des livres. Je crois que j’ai regardé un demi épisode d’une série. J’ai eu un livre en cadeau de Noël, je ne l’ai pas lu. J’ai aussi eu un livre de sudokus, je ne l’ai pas ouvert, et mon rubik’s cube n’a pas bougé. En fait, je ne me suis jamais ennuyé, pas une seconde sur ces 80 jours.

” Ça donne confiance en soi “

Un des soucis qui a été difficile c’est la nuit après mon passage au nord de l’île des Etats. Une voile s’est décrochée du bout dehors, une voile de 160m2 qui battait. Je me suis battu pendant des heures j’ai réussi à l’affaler sur le pont, il faisait nuit, je ne sais pas comment j’ai fait pour ne pas perdre la voile et ne pas la déchirer. Deux jours après, je la renvoyais dans du vent faible. C’était une petite voile de capelage donc importante. Tu te sens fort après avoir réussi un truc comme ça. Peu de temps après, je montais au mât et ça m’a paru être le truc le plus facile du monde. L’équipe pensait que j’allais devoir faire la réparation en deux fois, moi j’y ai cru, j’ai pris tout le matériel avec moi, je suis resté une heure là haut. En redescendant tout était bon. Surmonter des avaries techniques ça donne confiance en soi et on se sent toujours un peu invincible après. Après avoir fabriqué cette cale basse je me sentais fort et capable de tout surmonter.

Il y a des haubans qui tenaient un peu dans tous les sens le foil. Il a fallu que je fasse un nombre de retouches incessantes. Il y a encore une poulie qui a cassé la semaine dernière. Je ne sais pas combien de milles j’ai perdu dans ces réparations. J’ai fait un peu d’électronique, en fin d’alizé mon système de quille est tombé en panne, je ne pouvais plus quiller correctement. Grâce à Pierre, mon électronicien, il m’a proposé une solution pour réparer j’ai fait des branchements dans tous les sens. C’était encore une belle réussite.

” Je suis fier de leur avoir donné raison “

Le groupe Macif compte pas mal de réussite sur le Vendée Globe, avec François Gabart il y a 8 ans, et moi cette année. Ce sont de belles réussites. A la base, c’est une histoire de confiance, une confiance qu’ils m’ont donné. Ils ont cru en moi, alors que je n’avais jamais fait d’IMOCA avant, je faisais juste du Figaro. C’était un projet ambitieux, avec un bateau neuf, sur un programme de 4 ans. Je suis fier de leur avoir donné raison, qu’ils ont eu raison d’avoir confiance en moi. Et ça montre aussi qu’il est possible d’être le premier sur la ligne lors de son premier Vendée Globe.

” J’ai pris du plaisir “

J’ai passé des super moments, je ne vais pas tous les énumérer. Par exemple, quand j’ai vu mon premier albatros. Je courais souvent dans le bateau pour chercher mon appareil photo, mais quand je sortais ils n’étaient plus là, je me demandais parfois si c’était un mirage. Je suis aussi heureux de mon premier passage de cap Horn, ou quand le bateau naviguait à plat, vite, c’est vraiment du plaisir. J’ai aussi pris du plaisir à régater, à faire de belles trajectoires, de belles manœuvres ou encore à doubler des concurrents.

Ça a été long, je pensais qu’on serait plus rapide, qu’on battrait des records. Il y a eu énormément de retours par l’arrière, c’était très frustrant. On a eu un petit avant-goût sur la Vendée-Arctique et sur le Défi Azimut, les deux courses de 2020. J’aurais peut-être dû me douter que ça allait être aussi le cas aussi sur le Vendée Globe ! La situation météo a aussi fait que c’est revenu à chaque fois.

” Cette arrivée est particulière. “

J’aurais préféré que la réponse soit plus nette, mais ce que je vais retenir c’est que j’ai coupé la ligne d’arrivée en tête. C’est normal qu’il y ait des bonifications quand on va chercher quelqu’un. C’est particulier d’être en face de vous ce soir sans savoir qui a gagné.

J’ai déjà pensé à mon prochain Vendée Globe, comment je m’y prendrais pour le refaire. J’y pensais, mais la suite de mon programme est une décision qui se prendra avec APIVIA. Si on met de côté la question du sponsor, oui je me vois bien en refaire un.

Je ne vis pas encore le vrai monde, je viens d’arriver, donc je n’ai pas encore retrouvé la norme. J’espérais vivre une arrivée normale, c’était sans doute un petit peu candide comme idée. J’ai profité de ma liberté, j’ai pris du plaisir d’être libre de mes trajectoires, de mes choix et c’est vrai que je mesure la chance exceptionnelle que j’ai eue d’avoir pu être libre comme l’air pendant 80 jours. Pour l’instant, je profite de l’instant présent, d’avoir bouclé ce tour du monde. Je disais avant le départ que boucler le tour serait déjà une victoire, mais je suis un sportif donc la cerise sur le gâteau c’est de finir en tête. j’aimerais bien que mon nom soit inscrit comme vainqueur de cette édition, mais c’est hors de mon contrôle, j’ai fait ce que j’ai pu sportivement, et c’est ça qui compte.

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Derniers milles

Entre les partisans de la route Sud (Dalin-Herrmann) et les afficionados du Nord (Burton-Ruyant-Bestaven), l’incertitude est totale quant à la hiérarchie finale : tout va dépendre des conditions météorologiques sur les soixante derniers milles, quand il sera possible de suivre la progression des solitaires quasiment en temps réel… Et si personne n’est encore certain du podium, notons aussi que le dernier de ce neuvième Vendée Globe sera à moins de 6 000 milles du vainqueur, du côté des Malouines !

Alors qu’il ne reste que 250 à 300 milles avant l’arrivée aux Sables-d’Olonne, le suspense reste entier entre les partisans de l’atterrissage par le Sud (Charlie Dalin et Boris Herrmann) et les afficionados du Nord (Louis Burton, Thomas Ruyant et Yannick Bestaven). Surtout que deux d’entre eux ont participé au sauvetage de Kevin Escoffier et ont donc une bonification qui pourrait changer la hiérarchie finale ! En tous cas, tous ont maintenu l’incertitude et ce n’est très probablement qu’en soirée de ce mercredi que le premier monocoque IMOCA apercevra la côte vendéenne.

Qui aura alors l’avantage ? Difficile de le définir car tout va dépendre de l’orientation de la brise finale (les soixante derniers milles) et de sa force. Sur le papier, le vent de Sud-Ouest qui souffle au large du golfe de Gascogne va prendre une composante plus Ouest pour les deux cents derniers milles en se maintenant à plus de quinze nœuds. Mais en arrivant près des rives sablaises, la brise devrait « tamponner » et mollir à une douzaine de nœuds, ce qui laisse entendre qu’il faudra probablement aux solitaires enchaîner un, deux ou plus empannages sous spinnaker, si la voile est à bord et si elle est encore opérationnelle. La fin de parcours risque donc d’être lente…

Une certaine incertitude

Du côté des falaises espagnoles, Charlie Dalin (Apivia) doit enclencher son ‘dernier’ empannage avant Gijón, pour un ‘dernier’ bord bâbord amures. Or on sait que le Havrais dispose de son foil vaillant à tribord, ce qui lui permettrait d’allonger la foulée à plus de vingt nœuds dans cette brise modérée et sur une mer ‘maniable’. Mais dans son sillage, Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco) ne semble pas vouloir le lâcher et s’il ne concède que 49 milles au dernier pointage, il est en réalité à près de 90 milles de la position de Charlie Dalin s’il veut suivre sa trajectoire… Rappelons que l’Allemand qui a réalisé un tour du monde très discret, possède une bonification de six heures pour s’être dérouté du côté de l’Afrique du Sud.

Et par le Nord, Louis Burton (Bureau Vallée 2) va encore très vite ce matin avec ce flux de Sud-Ouest qui devrait l’accompagner au moins jusqu’à la longitude du Guilvinec… Mais après ? S’il doit empanner par deux fois pour se recadrer, la perte sera importante et s’il peut continuer à faire route directe vers Les Sables d’Olonne, le ‘timing’ peut être parfait ! Avec quasiment cent milles de retard sur son prédécesseur, Thomas Ruyant (LinkedOut) ne doit pas se faire d’illusion quant à une victoire finale, mais il joue une place sur le podium… Or il y a Yannick Bestaven (Maître CoQ IV) une trentaine de milles dans son sillage ! Et l’Arcachonnais était le plus rapide ce mercredi matin avec 77 milles sur les quatre dernières heures. Et comme il dispose aussi de 10h15 de bonification, il peut prétendre à la plus haute marche du podium…

Le club des cinq

Enfin parmi les quatre poursuivants qui naviguent dans la dépression açorienne, seul Jean Le Cam (Yes We Cam!) pourrait jouer les trouble-fête. Probablement pas pour une place sur le podium, mais il a encore la possibilité de devancer Thomas Ruyant (avec 300 milles de décalage, cela commence toutefois à être délicat) et surtout de dépasser ses deux prédécesseurs, Damien Seguin (Groupe APICIL) et Giancarlo Pedote (Prysmian Group) qui ne sont qu’à 150 et 100 milles de son étrave ! Quant à Benjamin Dutreux (OMIA-Water Family), sa position de neuvième semble être acquise car Maxime Sorel (V and B-Mayenne) et Armel Tripon (L’Occitane en Provence) le suivent à plus de 250 milles, du côté des Açores.

Et au vu des conditions météo de ce rush final, il sera bien difficile au « scow » dessiné par Sam Manuard de déborder l’ex-Groupe Bel avant une arrivée prévue pour ce week-end… Et ce n’est probablement que la semaine prochaine que la première femme de ce neuvième Vendée Globe en finira aux Sables d’Olonne : Clarisse Crémer (Banque Populaire X) était encore ce matin à plus de 1 700 milles de l’arrivée dans un flux de Sud-Ouest qui devrait prendre du coffre au fur et à mesure qu’elle gagnera en latitude. Et pour aux suivants, il y a encore bien de la route pour départager Romain Attanasio et Jérémie Beyou, enfin sorti des tentacules du pot au noir, alors que la bataille finale est loin d’être achevée pour les six poursuivants qui ont passé ou qui approchent de l’équateur.

Et en queue de flotte, Alexia Barrier (TSE-4myplanet) et Ari Huusela (STARK) ne devraient avoir que 6 000 milles de retard sur le prochain vainqueur, ce qui est particulièrement peu sur un tour du monde ! Surtout que les deux solitaires devraient atteindre rapidement le large de l’Uruguay, et donc les Quarantièmes dès ce week-end. Comme quoi ce Vendée Globe aura été très particulier à tous points de vue…

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Un dernier sprint au bout du suspense

« Il est urgent d’attendre », cet oxymore formulé aujourd’hui par Jacques Caraës, le directeur de Course du Vendée Globe, a du mal à éteindre l’excitation qui s’est emparée du public et des équipes face au scénario incroyable de cette fin de tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Dans un état de fatigue avancée après 79 jours de régate au contact, les cinq marins en lice pour les honneurs puisent dans leurs dernières réserves pour gagner cet ultime sprint contre la montre. Quelle que soit l’issue de la course, et l’ordre du classement après application des bonifications, ces cinq hommes méritent tous d’être salués pour leur mérite, leur combativité et leur talent.

Charlie Dalin (Apivia), Boris Herrmann (SeaExplorer – Yacht Club de Monaco), Louis Burton (Bureau Vallée 2), Thomas Ruyant (LinkedOut), Yannick Bestaven (Maître CoQ IV). Voici les têtes d’affiche, les premiers rôles de ce 9e Vendée Globe, qui jouent ici leur dernière scène dans le dénouement improbable de notre film de l’hiver. Unis dans leur sort comme les cinq doigts de la main, ils sont attendus aux Sables d’Olonne dans la soirée de mercredi et jusque jeudi au petit matin. Dans quel ordre et à quelle place ?

Pendant 79 jours, ces cinq navigateurs nous ont séduits, impressionnés. Avec son cœur ou sa raison, chacun a peut-être déjà choisi son favori, son champion. Sur l’eau, Charlie Dalin et Yannick Bestaven ont été les deux grands patrons. Le premier réalise une course remarquable de précision et d’efficacité. Il a passé plus de 36 jours aux commandes, et il mène aujourd’hui son monde, à proximité du cap Finisterre. Le second livre aussi une magnifique prestation : 26 jours en éclaireur dans le Pacifique et l’Atlantique Sud, avec une faculté hors pair à faire marcher son bateau (génération 2016) à 100% de ses capacités. Thomas Ruyant, dont le foil bâbord s’est rompu il y a deux mois, est l’autre grand animateur de ce tour du monde. Pour passer 72% du parcours dans le trio de tête, dont une grande partie « à cloche pied », le skipper de LinkedOut a dû se sublimer ! Louis Burton, le galérien sublime, s’est révélé téméraire dans ses choix de route et d’une grande combativité face à l’adversité. Plus discret, mais toujours à l’affût dans la meute des chasseurs, l’Allemand Boris Herrmann pourrait être le premier skipper étranger à remporter le Vendée Globe !

Le temps sera le juge ultime dans ce scénario diabolique. Un scénario qui oblige ces cinq hommes à puiser dans ce qui leur reste d’énergie pour remporter cette course contre la montre, et n’avoir rien à regretter une fois la ligne d’arrivée franchie. Leur physique et leur mental sont pourtant bien entamés par ces 11 semaines de régate au contact où jamais, à aucun moment, les leaders n’ont connu la tranquillité, l’opportunité de gérer sereinement leur avance.

Alors on se prend à les imaginer lorsqu’ils en auront terminé avec ce voyage au bout d’eux-mêmes. Imaginer leurs yeux et les traits de leur visage, marqués par une expérience que nous n’avons pas vécue et qui nous fascine par son extrême éloignement d’avec notre quotidien. En ces temps de confinement, ils ont ouvert les portes d’un monde libre et sauvage, ont ravivé des valeurs nobles : abnégation, combattivité et courage. Ils nous ont raconté milles histoires qui parlent de l’homme et de la nature, de l’humain ramené à ses besoins vitaux : manger, boire, éliminer, dormir, assurer sa sécurité. Ces besoins primaires constituent le socle de la pyramide imaginée il y a presque un siècle par le psychologue Abraham Maslow. Tout en haut de cette pyramide, d’autres désirs apparaissent : l’estime des autres et l’accomplissement de soi. Ce sont vers ces deux sommets que nos cinq marins tendent les bras. Mais quelle que soit leur place dans le classement final, Charlie, Boris, Louis, Thomas et Yannick arriveront aux Sables d’Olonne en hommes et marins accomplis.

Et nous, spectateurs – terriens, n’avons qu’un mot à dire – un mot que ne renierait pas le dernier concurrent à avoir abandonné ce 9e Vendée Globe – : merci !

Mais en attendant les hourras et les vivats, il y a encore de la route à faire ! Plus de 24 heures de navigation dans le golfe de Gascogne, au sein duquel le quintet s’est scindé. Au Sud, Charlie Dalin, suivi par Boris Herrmann, flirtent avec le cap Finisterre et vont longer les côtes espagnoles. En distance au but, c’est la route la plus courte mais elle leur imposera de multiplier les empannages jusqu’à la ligne d’arrivée. Au Nord, Louis Burton, Thomas Ruyant et Yannick Bestaven sont plus éloignés du continent, mais ils peuvent filer sur un seul bord (tribord), poussés par un flux de Sud-Ouest se renforçant à l’avant d’un front. Les projections de routages donnent la clique à quasi égalité au large des Sables d’Olonne. Quelques heures seulement devraient séparer tous ces prétendants aux lauriers entre mercredi soir et jeudi au petit matin. Alors, comme le souligne le directeur de course Jacques Caraës, « il est urgent d’attendre ».

A partir de demain soir (mercredi), les arrivées vont s’enchaîner dans le port vendéen. Derrière le top 5, trois concurrents devraient en finir avec leur tour du monde en solitaire jeudi en fin d’après-midi : Damien Seguin, Giancarlo Pedote et Jean Le Cam. Vendredi 29, ce devrait être au tour de Benjamin Dutreux, actuellement dans le Nord-Est de l’archipel des Açores. Puis, on surveillera comme le lait sur le feu l’arrivée d’une grosse dépression les 30 et 31 janvier, qui risque d’entraver la progression de Maxime Sorel et d’Armel Tripon. « C’est la plus grosse dépression de l’hiver » préviennent Sébastien Josse et Christian Dumard, les consultants météo du Vendée Globe. 65 nœuds en rafales et 12 mètres de creux dans le golfe de Gascogne…

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Comment l’Université de Southampton souhaite attirer davantage d’ingénieurs/marins – article sponsorisé

Southampton, nichée au fond du Solent, est depuis 50 ans une destination prisée des étudiants en architecture navale. Avec le cursus Ship Science and Maritime Engineering de l’Université de Southampton, pionnière en recherche navale, le bien connu Southampton Institute – désormais rebaptisé Solent University -, ainsi que le City College, qui forme des ouvriers en construction navale.

Les ingénieurs diplômés de l’Université de Southampton sont au cœur de l’actualité de la voile dans les deux hémisphères : Nick Holroyd, chief designer du défi Ineos Team UK, et Dan Bernasconi, head of design d’Emirates Team New Zealand, sont issus de ses bancs. C’est le cas également de Guillaume Verdier et d’Antoine Gautier – respectivement architecte d’Apivia et directeur des études de MerConcept, qui a suivi de près la construction de l’Imoca qui court pour la victoire dans le Vendée Globe.

Quant au skipper, Charlie Dalin, il est lui aussi sorti diplômé de l’Université de Southampton en 2006 ! « C’est l’architecte Marc Lombard qui m’avait donné le contact du département de Ship Science, a-t-il pris le temps de nous raconter depuis l’Atlantique Nord. Il estimait que c’était la formation à faire pour quelqu’un qui, comme moi, avait envie de devenir architecte naval. »

Le Havrais a intégré l’Université de Southampton une fois son bac en poche : l’admission se fait sur dossier, les notes de terminale et du bac sont prises en compte, avec 15/20 minimum en mathématiques et 14/20 dans les autres matières scientifiques. Il a suivi un cursus de quatre ans, au cours duquel l’étudiant travaille notamment en troisième année sur un programme de recherche personnel – « les performances des génois à fort recouvrement sur les Class America », pour le skipper d’Apivia ! Et participe, en dernière année, à un projet collectif de conception et de construction.

« On nous apprend vraiment à raisonner, à connaître les forces et les faiblesses des outils scientifiques qu’on utilise, ; ce sont des méthodes que j’applique encore au quotidien quand je reçois, par exemple, des modèles météo ou des études de VPP, explique Charlie. Je suis à l’aise avec ces technologies, je suis aussi capable de lire un plan de construction, de parler le même langage qu’un architecte, c’est clairement un atout d’avoir suivi cette formation. »

Les enseignants du département Ship Science espèrent que la réussite du skipper d’Apivia et des autres diplômés va permettre d’attirer davantage d’étudiants internationaux avec ce profil d’ingénieur/marin. « L’Université propose des cursus en ingénierie de haut niveau, avec spécialisation voiliers et navires haute performance, annonce Joe Banks, en charge des admissions : des formations post-bac en trois ou quatre ans, mais aussi un Master of Maritime Engineering Science en une année pour les étudiants souhaitant se spécialiser en architecture navale. Nous misons sur un enseignement pratique qui inclut des travaux et projets expérimentaux[voir photo d’un projet de design et fabrication d’un catamaran à foils autopropulsé] au sein d’installations de haut niveau[souffleries, nouveau bassin de carènes…] et s’appuie sur le soutien des ingénieurs du Wolfson Unit for Marine Technology and Industrial Aerodynamics. » Autres atouts : un campus « comme dans les séries américaines », dixit Antoine Gautier, et, last but not least, la proximité du Solent qui permet de naviguer le week-end en compétition !

Autant d’arguments qui, malgré le coût – 10 000 euros par an (sans compter le logement) avant le Brexit – ont séduit Laure Buffière. Étudiante en deuxième année, elle a choisi l’Université de Southampton en consultant les CV des participants au Vendée Globe, en particulier celui de Charlie Dalin ! « En France, il faut souvent passer par des prépas assez généralistes pour suivre des études d’architecture navale. Alors qu’ici, dès la première année, on rentre dans le concret. Un autre gros plus, c’est qu’il y a beaucoup d’étudiants de nationalités différentes, ça permet de créer un réseau international« , explique celle qui fait partie de l’équipage de J80 du Team Vendée Formation. Et rêve de course au large…

Photo : DR

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Pos. Report #13 avec Jacques Caraës et Sebastien Josse

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Pos. Report #13

Avec Jacques Caraës et Sébastien Josse

Ecoutez l'épisode #13 ici :

Ecoutez l'épisode 13 ici :

Pour ce treizième épisode de Pos. Report, le podcast de Tip & Shaft consacré chaque semaine au Vendée Globe, nous recevons Jacques Caraës, le directeur de course, et Sébastien Josse, consultant météo de la direction de course, trois participations au Vendée Globe au compteur.
 
Avec eux, nous évoquons le « finish de folie » de la neuvième édition et l’incertitude qui risque de planer jusqu’au bout, avec 700 derniers milles qui peuvent encore accoucher de nombreux scénarios différents en fonction des variations du vent à l’approche des Sables d’Olonne – où les premiers sont attendus mercredi.Dans quel ordre ? Suspense. D’autant que le jeu des bonifications dont bénéficieront Boris Herrmann (6 heures) et Yannick Bestaven (10 heures 15 minutes) pour avoir participé au sauvetage de Kevin Escoffier peut chambouler le classement sur l’eau.
 
Jacques Caraës explique comment cette incertitude sportive engendre un véritable casse-tête pour l’organisation protocolaire et logistique des arrivées, renforcé par le fait que le chenal des Sables d’Olonne n’est pas accessible à marée basse. Ce qui pourrait conduire des skippers à patienter dans la nuit de mercredi à jeudi dans leur bateau, à moins qu’ils ne préfèrent rejoindre le ponton de Port Olona en semi-rigide.
 
Sébastien Josse et Jacques Caraës tirent par ailleurs les premiers enseignements de cette neuvième édition très atypique, le premier ayant pour projet de s’aligner sur le Vendée Globe 2024.
 
Diffusé le 25 janvier 2021

Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Clovis Tisserand
Photo : Jean-Marie Liot

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Vendée Globe. De belles journées

Vendée Globe. De belles journées

Les skippers du Vendée Globe peuvent profiter de ces latitudes clémentes pour recharger les batteries après une semaine de course.

Douche, ménage, les activités à bord ne manquent pas avant d’aborder le Pot au noir. Un pot plutôt facile pour les leaders d’une flotte qui s’étire sur plus de 1600 nm après à peine une semaine de course. On a du mal à imaginer quel sera l’écart quand le leader passera le Cap Horn. Un vrai casse-tête à venir pour la direction de course.

Alex Thomson maintien son avance. Thomas Ruyant sur LInkedOut tente de suivre la cadence alors qu’Apivia revient sur lui. Derrière Kevin Escoffier sur PRB reste dans le match à distance suivi par Louis Burton sur Bureau Vallée II qui fait une très belle course sur son IMOCA ex-Banque Populaire tenant du titre. Louis va vite et parvient à devancer Boris Hermann et Sam Davies équipés tous les deux de nouveaux foils.

Benjamin Dutreux est 9e, 2e des bateaux à dérives droites devant Damien Séguin sur Apicil qui réalise un très beau début de course également.

La bonne nouvelle de ce mardi aura été le nouveau départ de Jérémie Beyou qui aura trouvé le courage de repartir. Chapeau.

Photo envoyée depuis le bateau Apivia, pendant le Vendee Globe, course autour du monde à la voile, le 17 Novembre 2020. (Photo prise par le skipper Charlie Dalin)Photo envoyée depuis le bateau Banque Populaire X, pendant le Vendee Globe, course autour du monde à la voile, le 17 Novembre 2020. (Photo prise par le skipper Clarisse Cremer)
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Pos. Report #3 avec Yann Eliès et Fabien Delahaye

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Pos. Report est disponible ici :

Pos. Report #03

Avec Yann Eliès et Fabien Delahaye

Ecoutez l'épisode #3 ici :

Vendée Globe, Route du Rhum, Solitaire du Figaro, Volvo Ocean Race, les marins d'Into The Wind ont fait les plus grandes courses et le racontent sur Deezer

Deezer (prochainement)

Écoutez ce Pos. Report ici :

Pour ce troisième épisode, au moment où la tête de la flotte du Vendée Globe entre dans le Pot-au-noir, la rédaction de Tip & Shaft – Axel Capron et Pierre-Yves Lautrou – a fait appel à deux figaristes de choc pour nous éclairer.

D’abord un triple vainqueur de la Solitaire, Yann Eliès, évidemment cinquième du précédent Vendée Globe, qui a beaucoup travaillé avec Charlie Dalin et va nous régaler de paroles fortes et directes, comme à son habitude. Ensuite le troisième du championnat de France, Fabien Delahaye, spécialiste de la navigation et de la performance, passé par Dongfeng Race Team, et qui ausculte avec précision les trajectoires et les routages des marins de cette 9e édition du Vendée Globe.

Avec eux, nous nous intéressons au cas Alex Thomson, qui mène la flotte en patron, aux performances des autres foilers mais aussi à celles qui passent un peu plus inaperçues (Louis Burton, Boris Hermann), aux conséquences du démâtage Corum L’Epargne,  à l’impact psychologique sur la flotte du retour à terre de Jérémie Beyou ainsi qu’à ce qui attend le skipper de Charal qui repart 10 jours après tout le monde.

Sans oublier, bien sûr, le menu des prochains jours : passage du Pot-au-noir, le long bord de reaching en Atlantique sud et le train des dépressions à ne pas rater à l’entrée de l’Indien.

 
Diffusé le 17 novembre 2020

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Post-production : Clovis Tisserand
Photo : Jean-Marie Liot / Aléa

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Vendée Globe. Dans le pot et demain à l’Equateur Alex Thomson toujours en tête

Vendée Globe. Dans le pot et demain à l’Equateur Alex Thomson toujours en tête

HUGO BOSS, LinkedOut, Yes We Cam ! et Apivia ont commencé à ralentir à la mi-journée et commencent à aborder le pot au noir. Ils devraient en sortir demain mercredi, ce dernier étant pas très actif pour eux.

Une zone hasardeuse parsemée de nuages, de grains et parfois d’orages, où le vent peut varier de 50 degrés en l’espace de quelques minutes. « Ce n’est pas qu’une transition entre deux vents, c’est aussi une transition entre deux mers » précisent Sébastien Josse et Christian Dumard, les consultants météo du Vendée Globe. Le terrain sera donc cabossé. Les vitesses seront plus erratiques et les trajectoires moins lisses. Pour s’en sortir, il y a une recette magique : traverser perpendiculairement cette large bande de 300 milles et… garder son calme. « Chaque mètre gagné vers le Sud est un mètre gagné vers la sortie du tunnel » poursuit  Sébastien Josse.

L’écart entre les bateaux se maintient en même temps que les vitesses baissent.

Pointage ce matin – 12 h
Alex Thomson – HUGO BOSS à 21 759 milles de l’arrivée
Thomas Ruyant – LinkedOut à 87,3 milles du leader
Jean le Cam – 105 milles du leader
Charlie Dalin – Apivia à 115.8 milles du leader
Kevin Escoffier – PRB à 204.5 milles du leader

Pointage ce matin – 12 h
Alex Thomson – HUGO BOSS à 21 759 milles de l’arrivée
Thomas Ruyant – LinkedOut à 89 milles du leader
Jean le Cam – 122 milles du leader
Charlie Dalin – Apivia à 144 milles du leader
Kevin Escoffier – PRB à 236 milles du leader

Pointage ce matin – 8 h
Alex Thomson – HUGO BOSS à 21 759 milles de l’arrivée
Thomas Ruyant – LinkedOut à 104 milles du leader
Jean le Cam – 114 milles du leader
Charlie Dalin – Apivia à 149 milles du leader
Kevin Escoffier – PRB à 201 milles du leader

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C'est reparti pour Jérémie Beyou sur le Vendée Globe, nouveau départ pour Charal à 17h10 ce mardi

33 IMOCA à l'assaut du Vendée Globe, Nicolas Troussel prend les commandes de la flotte

  Il a fallu attendre plus d’une heure que la brume se dissipe pour que le top départ du Vendée Globe, retentisse au large des Sables d’Olon...

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Sodebo Ultim 3 reprend la mer, navigation de test ce lundi suite aux réparations de l'Ultim skippé par Thomas Coville

33 IMOCA à l'assaut du Vendée Globe, Nicolas Troussel prend les commandes de la flotte

  Il a fallu attendre plus d’une heure que la brume se dissipe pour que le top départ du Vendée Globe, retentisse au large des Sables d’Olon...

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Vendée Globe. Jérémie Beyou Charal à nouveau en course

Jérémie Beyou a repris la course. Ce n’était pas facile de revenir ni de se remobiliser pour repartir. Son interview sur les pontons.

” J’ai juste envie de dire qu’il ne faut plus réfléchir et j’ai hâte de me retrouver en mer. Je suis content d’avoir réussi à me remettre moi en route, parce que ce n’était pas drôle de faire demi-tour, de voir les autres filer à 20 nœuds dans les Alizés. Avoir réussi à me remobiliser est déjà une belle petite victoire, j’espère que plein d’autres suivront. Un grand merci à toute mon équipe et tous les gens qui m’ont supporté.”

LES SABLES D’OLONNE, FRANCE – 17 NOVEMBRE: Le skipper Jeremie Beyou (FRA) est de retour dans la course du Vendee Globe, après avoir effectué les réparations nécessaires sur son bateau Charal, aux Sables d’Olonne, le 17 Novembre 2020. (Photo by Olivier Blanchet/Alea)LES SABLES D’OLONNE, FRANCE – 17 NOVEMBRE: Le skipper Jeremie Beyou (FRA) est de retour dans la course du Vendee Globe, après avoir effectué les réparations nécessaires sur son bateau Charal, aux Sables d’Olonne, le 17 Novembre 2020. (Photo by Olivier Blanchet/Alea)LES SABLES D’OLONNE, FRANCE – 17 NOVEMBRE: Le skipper Jeremie Beyou (FRA) est de retour dans la course du Vendee Globe, après avoir effectué les réparations nécessaires sur son bateau Charal, aux Sables d’Olonne, le 17 Novembre 2020. (Photo by Olivier Blanchet/Alea)LES SABLES D’OLONNE, FRANCE – 17 NOVEMBRE: Le skipper Jeremie Beyou (FRA) est de retour dans la course du Vendee Globe, après avoir effectué les réparations nécessaires sur son bateau Charal, aux Sables d’Olonne, le 17 Novembre 2020. (Photo by Olivier Blanchet/Alea)LES SABLES D’OLONNE, FRANCE – 17 NOVEMBRE: Le skipper Jeremie Beyou (FRA) est de retour dans la course du Vendee Globe, après avoir effectué les réparations nécessaires sur son bateau Charal, aux Sables d’Olonne, le 17 Novembre 2020. (Photo by Olivier Blanchet/Alea)LES SABLES D’OLONNE, FRANCE – 17 NOVEMBRE: Le skipper Jeremie Beyou (FRA) est de retour dans la course du Vendee Globe, après avoir effectué les réparations nécessaires sur son bateau Charal, aux Sables d’Olonne, le 17 Novembre 2020. (Photo by Olivier Blanchet/Alea)LES SABLES D’OLONNE, FRANCE – 17 NOVEMBRE: Le skipper Jeremie Beyou (FRA) est de retour dans la course du Vendee Globe, après avoir effectué les réparations nécessaires sur son bateau Charal, aux Sables d’Olonne, le 17 Novembre 2020. (Photo by Olivier Blanchet/Alea)LES SABLES D’OLONNE, FRANCE – 17 NOVEMBRE: Le skipper Jeremie Beyou (FRA) est de retour dans la course du Vendee Globe, après avoir effectué les réparations nécessaires sur son bateau Charal, aux Sables d’Olonne, le 17 Novembre 2020. (Photo by Olivier Blanchet/Alea)LES SABLES D’OLONNE, FRANCE – 17 NOVEMBRE: Le skipper Jeremie Beyou (FRA) est de retour dans la course du Vendee Globe, après avoir effectué les réparations nécessaires sur son bateau Charal, aux Sables d’Olonne, le 17 Novembre 2020. (Photo by Olivier Blanchet/Alea)

#VG2020 @JeremieBeyou est reparti sur le @VendeeGlobe ! #VendeeGlobe2020 pic.twitter.com/c2RhgFtWWu

— Département Vendée (@DepVendee) 17 novembre 2020
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Vendée Globe. Images du bord – Jour 8

Vendée Globe. Images du bord – Jour 8
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Vendée Globe. Sébastien Destremau, c’est le paradis Merci entouré de Baleines

Vendée Globe. Sébastien Destremau, c’est le paradis Merci entouré de Baleines

Sébastien Destremau s’extirpe doucement de la zone sans vent dans laquelle il a du s’extirper difficilement cette nuit. Il a repris une vitesse à peu près normale. Il revient sur ses débuts sur ce Vendée Globe.

” Ca va super. Petit vent sympa. Le paradis. On a retrouvé une dizaine de vent dans la bonne direction. On marche à 8-9 nds après une nuit où le vent a été très faible. Sur Merci, cela a été compliqué. On a eu des déboires mais sans gravité. C’est ce qui fait le Vendée Globe. Il faut se débrouiller tout seul. C’est à chaque fois une victoire . Au début c’était un peu la panique. On les a régler les uns après les autres. J’ai encore des soucis d’étanchéité à l’arrière. J’ai un souci sur l’étai de J2. J’ai un problème de frottement que je vais devoir bricoler. Je vais utiliser une planche à pain. Je vais devoir monter pour aller changer mon lazy jack babord. J’attends que mon dos aille mieux. Un osteo m’a envoyé des exercices à faire mais cela va beaucoup mieux maintenant.”

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Le succès de la Rolex Fastnet Race en France

Au-delà de la longue et étroite “entente cordiale” entre le Royal Ocean Racing Club (RORC) du Royaume-Uni et l’Union Nationale pour la Course au Large (UNCL), les équipes françaises ont toujours adoré se mesurer aux Anglais dans les courses à la voile. Dans aucune autre compétition, ce plaisir n’a été aussi évident que dans la Rolex Fastnet Race, qui a si bien réussi aux équipes françaises ces dernières années.

Toujours spectaculaire.

Connue à l’origine sous le nom de “The Ocean Race”, la Fastnet Race a été organisée pour la première fois en 1925, inspirée par une autre course au large de 600 miles, la Newport-Bermudes. Peu après sa première édition, l’Ocean Race a conduit à la création du RORC. Elle a été organisée chaque année jusqu’en 1931, date à laquelle elle est passée à son format biennal actuel.

Ce n’est qu’en 1928 que la course a connu son premier engagé tricolore – le cotre L’Oiseau Bleu, propriété de Léon Diot, mais la France avait déjà inscrit sa marque puisque c’est Joli Brise qui remporte la première édition. Ce cotre, construit en 1913 par le chantier Albert Paumelle, était un bateau de travail mais sa carrière a pris fin avec l’avènement de la vapeur. C’est le Britannique Georges Martin qui le rachète en 1923 et l’aménage en yacht privé. À son bord, Martin ne se contente pas de remporter la première course océanique puisqu’il s’imposera à nouveau en 1929 et 1930. Aujourd’hui encore, Joli Brise reste le seul bateau à avoir signé un tel triplé.

C’est en 1965 qu’un bateau français s’impose pour la première fois de l’histoire de la course. Il s’agit du Sangermani Gitana IV du Baron Edmond de Rothschild, long de 28 m, qui a établi un temps de 3 jours 9 heures et 40 minutes. Ce record – qui a tenu 19 ans – fait partie de l’héritage laissé par le banquier franco-suisse. L’année dernière, le trimaran Ultime Edmond de Rothschild (Gitana 17), long de 32 mètres, skippé par Franck Cammas et Charles Caudrelier, s’est imposé avec un nouveau record de course en 1 jour et 4 heures.

Les grandes heures de Tabarly

Ce n’est qu’en 1967 que la course a véritablement connu son premier vainqueur français en temps compensé. Il s’agissait inévitablement du grand Eric Tabarly, à bord de Pen Duick III, la goélette de 17,45 m de long qu’il avait conçue. Fait remarquable, cette même année, le célèbre officier de marine français a également remporté les courses Round Gotland et Sydney Hobart.

30 ans plus tard, à 66 ans, Tabarly est revenu participer à la Fastnet Race, à bord d’un plan tout aussi novateur, l’Aquitaine Innovation d’Yves Parlier (le premier monocoque à mât-aile soutenu par des outriggers, etc), remportant la classe Open 60 de la course. Parlier et Tabarly ont répété cette performance plus tard dans l’année, lors de la Transat Jacques Vabre. Malheureusement, ce sera la dernière course du marin français. L’année suivante, il disparaît en mer lors d’un convoyage.

La Fastnet Race a acquis sa réputation internationale au cours des années 1970 et 1980. C’était en partie pour une tragédie. Le troisième jour de la course de 1979, la flotte de plus de 300 bateaux a été prise dans une tempête qui s’est avérée bien pire qu’annoncée. Le bilan fut terrible avec 19 morts, dont quatre sauveteurs. Cela reste aujourd’hui encore la plus grande mission de sauvetage jamais organisée en temps de paix.

Pendant cette période, la course a également constitué l’ultime étape de l’une des plus grandes compétitions de voile internationale : l’Admiral’s Cup. Cette compétition nationale par équipes de trois bateaux était le championnat du monde non officiel de course au large et avait déjà des liens étroits avec la France par l’intermédiaire de son sponsor de longue date, Champagne Mumm. En 1991, alors que les équipes italienne et danoise étaient favorites, l’équipe française a remporté la victoire grâce à sa performance exceptionnelle dans le Fastnet Race. Ayant pris le départ de cette dernière course de l’Admiral’s Cup à la quatrième place au classement général, leur Corum Saphir de 50 pieds était confortablement installé à la première place tandis que leur Corum Diamant One Tonner a fait exploser la flotte en terminant parmi les Two Tonners, pourtant plus imposants. L’équipe française a ainsi remporté sa première et unique victoire dans l’Admiral’s Cup, et ce par la plus petite des marges, 138,75 points, contre 138,13 pour l’équipe italienne, deuxième.

Vêtue de son uniforme jaune et blanc, l’équipe française Corum, dirigée par Luc Gellusseau, était très en avance sur son temps, ressemblant à une équipe de voile professionnelle des temps modernes. Elle a bénéficié de la présence dans son équipe de certains des navigateurs de course au large les plus talentueux du monde, tels que Jean-Yves Bernot et Marcel van Triest, ainsi que de coureurs de haut niveau comme Bertrand Pacé, Pierre Mas, Luc Pillot ou encore Marc Bouet.

Chabaud, première femme victorieuse

Après Tabarly, il a fallu attendre 1999 pour voir une nouvelle victoire française au classement général. C’est Catherine Chabaud, deux Vendée Globe à son actif, qui s’est imposé à bord de son IMOCA Whirlpool – Europe 2. Aujourd’hui, les IMOCA 60 (et d’autres classes telles que les Ultimes et les Class40) concourent en dehors de la flotte principale de handicap, mais ce n’était pas le cas en 1999 – le premier Fastnet à être organisé dans le cadre du RORC et de la nouvelle règle de jauge de l’UNCL, l’IRC. Chabaud a gagné avec un équipage réduit composé notamment du futur vainqueur de la Route du Rhum, Lionel Lemonchois. Chabaud reste la première et, à ce jour, le seule femme à avoir remporté la course au classement général.

En 2019, Chabaud est revenue à Cowes à bord du Cigare Rouge, le mince yawl Open 60, à bord duquel elle avait fait son tout premier Vendée Globe. Pour la Rolex Fastnet Race, elle était à bord avec son fils et son mari, Jean-Marie Patier, qui avait été chargé de remettre le bateau en état et de le faire courir en solitaire à travers l’Atlantique lors de la Route du Rhum 2018.

Les vainqueurs de la Rolex Fastnet Race ne sont pas toujours des professionnels célèbres à bord des bateaux les plus rapides de l’événement. En 2005, la météo a fait de cette édition une « course de petits bateaux » et ce fut le tour du Nicholson 33, Iromiguy, couru par le médecin de Saint-Malo, Jean-Yves Chateau. Il s’agissait de sa quatrième participation. L’Iromiguy, 30 ans, que Chateau avait acheté 20 ans plus tôt, était également l’un des bateaux les moins chers de la course – son skipper a plaisanté en disant que ses voiles valaient plus que le bateau. Cependant, parmi son équipage amateur, beaucoup avaient évolué au plus haut niveau en match racing ou encore au Tour de France à la Voile.

Au cours des deux dernières décennies, les grandes flottes professionnelles françaises ont été attirées par la Rolex Fastnet Race en nombre toujours plus important, car il s’agit d’un événement simple et peu coûteux – la plupart des participants se présentent au départ et repartent à l’arrivée sans jamais toucher terre ! Il est cependant peu probable que ça soit le cas en 2021 avec une arrivée à Cherbourg !

Au cours de cette période, ces classes ont été séparées de la flotte principale de l’IRC et ont attiré la plupart des meilleurs navigateurs français. En 1999, Loïck Peyron, sur son trimaran ORMA 60, Fujicolor, a établi un nouveau record de course de seulement 1 jour 16 heures et 27 minutes. Puis en 2011, quelques mois avant qu’il n’établisse un nouveau Trophée Jules Verne pour le tour du monde à la voile sans escale, Peyron est revenu cette fois à bord du trimaran géant Banque Populaire V de 40 m de long, réduisant le temps de référence à seulement 1 jour, 8 heures et 48 minutes. Ce bateau a ensuite été vendu à Yann Guichard et Dona Bertarelli, rebaptisé Spindrift 2 et a répété son succès en 2013 et 2015. Le record de Peyron a finalement été battu par l’Ultime Edmond de Rothschild en 2019.

Alors que les multicoques avaient eu déjà leur propre classe les IMOCA du Vendée Globe ont pris leur propre départ en 2005 lorsqu’ils ont été remportés par Virbac-Paprec de Jean-Pierre Dick devant Cheminées Poujoulat de Bernard Stamm. Les Class40 sont rentrés dans la course en 2009 avec une édition remportée par Initiatives Saveurs – Novedia de Tanguy de Lamotte, également vainqueur en 2011. Aujourd’hui, c’est toujours le cas et en 2019, Jérémie Beyou et Christopher Pratt ont remporté la classe IMOCA 60 à bord de Charal et le Franco-Britannique Luke Berry sur Lamotte-Module Création a remporté le prix Class40. La Rolex Fastnet Race fait désormais partie du calendrier officiel des deux classes.

Les Français reçus 9 sur 10

Les victoires françaises dans les classes « françaises » sont attendues mais c’est aussi dans la catégorie IRC que les bleus brillent aujourd’hui, même dans des flottes de plus de 300 bateaux. (la Rolex Fastnet Race est de loin la plus grande course de yacht au large du monde). En 2009, il y avait sept classes principales IRC en dehors du grand prix général IRC, dont les bateaux français ont remporté trois. Lors de la dernière Rolex Fastnet Race en 2019, les bateaux français ont remporté cinq des six prix de la classe IRC qui n’ont pas été attribués au prix général – bien que ce prix ait été attribué à un bateau français (à l’origine le vainqueur de la Volvo Ocean Race de Franck Cammas, Groupama 4, maintenant le Wizard des Américains David et Peter Askew). Si l’on ajoute à cela les quatre classes non IRC, les bateaux français ont remporté neuf des dix prix principaux de la course, ce qui est énorme.

Si les compétences dans la Rolex Fastnet Race sont indispensables pour s’imposer dans sa classe, remporter le classement overall demande aussi une navigation parfaite ainsi qu’un peu de réussite côté météo. Compte tenu du succès de la France dans le premier cas, les bateaux français ont remporté les Rolex Fastnet Races au classement général en 2013, 2015 et 2017. C’est la première fois qu’une nation s’assure trois victoires consécutives depuis les Britanniques dans les années 1950.

Les Loison dans l’histoire

Et quels vainqueurs ! La course a commencé en 2013 lorsque le Cherbourgeois Pascal Loison et son fils Alexis, navigateur en Figaro, à bord de leur JPK 10.10 Night and Day, sont devenus le premier et le seul équipage en double à remporter la course, battant tous les bateaux en équipage. Alexis a maintenant remporté la classe IRC en double à quatre reprises, dont trois avec son père et, en 2019, avec Jean Pierre Kelbert à bord du nouveau JPK 10.30 Léon.

Trentesaux, le fidèle du Fastnet

La course de 2015 a été remportée par l’un des plus grands navigateurs amateurs français, bien qu’ancien figariste et membre de l’équipe victorieuse de l’Admirals Cup. Géry Trentesaux a participé à sa première Fastnet Race en 1977 et a finalement remporté la course lors de sa 13ème tentative. La course à bord de son JPK 10.80 Courrier Du Leon a été exceptionnelle, puisqu’il a remporté l’IRC 3, mais sur l’eau, Courrier Du Leon a terminé devant tous les bateaux IRC 2, plus grands et soi-disant plus rapides. Au classement général, il a battu le JPK 10.80 d’Arnaud Delamare et d’Eric Mordret, deuxième, Dream Pearls, d’une avance substantielle de 2 heures 20 minutes. Trentesaux a remporté cette course alors qu’il avait raté son départ. Il avait en effet passé la ligne en avance et perdu 40 minutes pour réparer son erreur.

Le véritable hold up français a été réalisé en 2017 par Didier Gaudoux sur son JND39 Lann Ael 2. Par rapport aux deux précédents vainqueurs français, Didier Gaudoux n’avait pas l’expérience de la voile des cadors que sont les Loison et Trentesaux. Il a pris le temps de quitter son poste de directeur d’une société de capital-investissement parisienne pour faire la course. Cependant, avec lui à bord, en plus de son fils et de sa fille, se trouvait Fred Duthil, figariste renommé et vainqueur de la troisième étape de la Solitaire du Figaro de cette année.

La Rolex Fastnet Race a été très suivie à tel point que les inscriptions sont généralement complètes en moins de 5 minutes, comme pour un concert des Rolling Stones. Avec l’arrivée à Cherbourg en 2021, la limite de la flotte a été relevée, mais cela n’empêchera pas la ruée pour obtenir une place à l’ouverture des inscriptions le mardi 12 janvier 2021 à 10h00 UTC.

Alors que l’arrivée se jouera pour la première fois à Cherbourg, les équipes françaises sont plus que jamais prête pour défendre leur emprise sur cette course britannique.

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