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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Jérémie Beyou et Romain Attanasio s’apprêtent à arriver en fin de semaine, "c’est difficile d’adapter la toile et d’aller tout droit"

 

Ils sont encore treize à batailler dans l’Atlantique. Treize à connaître des situations bien différentes, entre ceux qui  (Jérémie Beyou et Romain Attanasio), le groupe des six qui doit contourner l’anticyclone (Boissières, Le Diraison, Roura, Shiraishi, Costa, Hare), le trio Giroud-Cousin-Merron qui en finit avec le pot-au-noir et le duo Barrier-Huusela qui progresse au large du Brésil.

 

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Crédit : O Blanchet


« Dès que les premiers sont arrivés, c’est toujours très dur psychologiquement pour ceux qui restent en course. Il y a forcément un petit coup au moral », confiait hier Armel Le Cléac’h, vainqueur du Vendée Globe 2016-2017. « On prend notre mal en patience, c’est si près et c’est si loin à la fois », ajoute Manuel Cousin (Groupe SETIN). Alors, malgré tout, les rescapés du tour du monde se battent, puisent en eux ces ressources rares qui les ont déjà permis de tenir. À l’issue de ces combats-là, il y aura une lumière au bout du tunnel : la remontée du chenal, les applaudissements des curieux et des admirateurs et la certitude, pour le public d’ici, que tous les marins qui franchissent la ligne seront accueillis comme des vainqueurs. 
Beyou-Attanasio, arrivées attendues… et petites vitesses Ce sont les prochains qui auront les honneurs de l’arrivée. Jérémie Beyou (Charal) et Romain Attanasio (PURE-Best Western Hôtel & Resort), qui progressent à la latitude du Cap Finisterre, sont attendus samedi, le premier en début de journée alors que le second pourrait arriver en fin de journée. Du côté de Charal, on note une vitesse peu soutenue (moins de 10 nœuds dans la matinée). Mais Jérémie se voulait rassurant : « je n’ai pas de souci sur le bateau, mais le vent est vraiment instable et c’est difficile d’adapter la toile et d’aller tout droit. Je dois zigzaguer et un peu lever le pied ». Romain était également peu rapide en début de matinée (6 nœuds de moyenne), ce qui complique pour l’instant le fait d’établir des ETA (des estimations de temps d’arrivée) très précises. 
Six skippers, un anticyclone et des questions « On est plus proche des Antilles que des Sables d’Olonne… Vu le temps qu’il fait aux Sables, j’hésite… » Arnaud Boissières (La Mie Câline-Artisans Artipôle) faisait part de ses doutes hier. Et pour cause : son groupe, le groupe des six (Boissières, Le Diraison, Roura, Shiraishi suivis de Costa et Hare) doit contourner l’anticyclone des Açores en passant 1000 milles dans l’Ouest de l’archipel portugais. Et le pire, c’est que ce n’est pas fini, d’après le météorologue du Vendée Globe, Christian Dumard : « ils devront faire face à un premier front qui se creuse avant une nouvelle dépression, formée par des vents forts de nord-ouest avec plus de 50 nœuds fichiers. » « Ils n’en ont pas fini avec les dépressions hivernales ! » « Ça va être un beau ’match race’ jusqu’à la fin » estime Alan Roura (La Fabrique) qui conservait son enthousiasme ce matin aux vacations. 
Giraud-Cousin-Merron et les alizés de nord-est« Ça y est, je suis sorti du pot-au-noir, ça fait du bien ! » Manuel Cousin (Groupe SETIN) affichait un visage combatif ce matin aux vacations. « Je sais qu’il nous reste une transat à faire, mais on va se battre ! Moi, j’ai qu’une envie : franchir le chenal et aller jusqu’au bout ». Clément Giraud (Compagnie du lit/Jiliti), lui, doit composer avec les nombreux bancs de sargasses sur sa route, ce qu’il a montré par une photo impressionnante… De son côté, Miranda Merron est encore confrontée aux affres du pot-au-noir. « J’ai connu une nuit désastreuse. Je n’ai pas de vent du tout et il y a une grosse houle croisée du Nord Est, Sud Est ». La navigatrice de Campagne de France évoque une grand-voile qui « bat de tous les côtés très violemment comme si elle cherchait à se désolidariser du mât ». Mais comme Clément Giraud et Manuel Cousin, elle tient bon ! 
LES PROCHAINES ETA : Samedi 6 février - Jérémie BEYOU (Charal) : entre 9h00 et 12h00 - Romain ATTANASIO (PURE-Best Western Hotels & Resort) : entre 17h00 et 23h00 Mercredi 10 février / Jeudi 11 février - Arnaud BOISSIERES (La Mie Câline - Artisans Artipôle) - Kojiro SHIRAISHI (DMG MORI Global One) - Alan ROURA (La Fabrique) - Stéphane LE DIRAISON (Time For Oceans) Source : OConnection
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La 53ème Semaine Olympique Française se prépare, 15 disciplines à Hyères en 2021, la course au large s'invite

Avec plus de 600 coureurs issus de plus de 50 pays, la Semaine Olympique Française de Hyères s’annonce comme le grand rendez-vous de l’élite olympique à 3 mois des Jeux Olympiques de Tokyo en août 2021 et à 3 ans de ceux de Paris 2024. Pour la première fois, toutes les disciplines présentes sur ces deux olympiades seront réunies sur un même événement.

 

On retrouvera : les 10 séries olympiques présentes au Japon : Windfsurf femmes et hommes (RS : X), dériveur solitaire femmes et hommes (Laser), dériveur solitaire homme (Finn), dériveur double femmes et hommes (49er), catamaran mixte (Nacra 17), 470 dériveur double femmes et hommes (470).

 

Les 4 nouvelles disciplines présentes à Marseille en 2024 : Kiteboard mixte (kitefoil), dériveur double mixte (470), Windfoil femmes et hommes (iQFoil)

 

La course au large (équipage mixte) dont la présence à Marseille 2024 devrait être annoncée en mai prochain. C’est donc au total 15 disciplines qui s’affronteront sur un plan d’eau aussi technique que tactique, réputé pour ses vents souvent musclés d’est ou d’ouest nord-ouest (mistral), mais aussi pour son régime varié de brises thermiques.

 

Une épreuve de Course au Large  dont la finale aura lieu à Hyères

Bien que l’épreuve de Course au Large Double Mixte n’ait pas encore été validé par le CIO pour les prochains Jeux Olympiques 2024, un championnat en 5 étapes est en planification avec Palma. Le dispositif n’est pas encore pas encore arrêté dans les détails mais les organisateurs savent qu’ils pourront mobiliser deux flottes (L30 et Grand Surprise) pour ce championnat dont la finale est prévue à Hyères.

 

Etape 1 : Marseille -> Palma

 Etape 2 : Princess Sofia Palma

 Etape 3 : Palma -> Marseille

 Etape 4 : Marseille -> Hyères

 Etape 5 : SOF Hyères

 Avec deux départs depuis Marseille, le dispositif permettra également de se projeter en 2024.

  

Programme (sous réserve de modifications) :

 Lundi 19 au mercredi 21 avril : phase qualificative (une à trois manches par jour)

 Jeudi 22 et vendredi 23 avril : phase finale (une à trois manches par jour)

 Samedi 24 avril : Medal Races (manche de 30 minutes pour les dix premiers classés de chaque série et dont les points comptent double)

 Samedi 24 avril : Remise de prix et cérémonie de clôture.

 

Source : S Guého
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Vendée Globe. Clarisse : “L’accueil a été incroyable !”

Vendée Globe. Clarisse : “L’accueil a été incroyable !”

Clarisse Crémer remonté le chenal des Sables avec un public nombreux venu l’accueillir. Un moment vécu intensément par Clarisse avant d’arriver aux pontons retrouver ses proches et son équipe puis d’aller en conférence de presse.

“Je suis hyper heureuse d’être ici. C’est un gros soulagement, on était stressé jusqu’au bout. Je suis contente d’avoir réussi et de retrouver mon équipe. Cet accueil est incroyable, j’hallucine !

J’ai vachement appris pendant cette course, ça donne presque envie de repartir avec ce bateau-là, maintenant que j’ai appris plein de choses dessus. Je me rends compte qu’au début du Vendée Globe je ne savais pas bien m’en servir et j’ai découvert la bête au fur et à mesure. C’est sympa d’être plus à l’aise sur sa machine. Le temps de préparation était un peu court, je l’ai senti la première semaine ou j’étais un peu intimidée sur tout ce qu’il y avait à faire.

Je pense que j’en ai moins bavé que d’autres en termes de problèmes techniques. J’ai la chance d’avoir une équipe de dingue et un bateau très bien préparé. C’était aussi un parti pris depuis le début de faire très attention à mon bateau. J’ai parfois regretté de ne pas avoir assez tiré sur la machine, mais l’objectif était de finir. J’en ai donc bavé, surtout du point de vue de la fatigue et la sensation de sans cesse avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête, en me demandant quand allait arriver le prochain pépin. A partir du moment où j’ai arrêté d’y penser, ça allait mieux. “

Conférence de presse

À propos de ses sentiments à l’arrivée

“Je suis un petit peu perdue, ça fait beaucoup de choses quand on vient de passer trois mois seule sur un bateau autour du monde. C’est beaucoup de soulagement surtout car pendant tout ce temps, on vit avec la peur que quelque chose nous empêche de finir notre objectif donc quand on réussit, ça fait un coup de pression en moins.

“Et puis ce chenal ! Je suis encore sous le choc”

Fierté ? Je ne sais pas si c’est le bon mot. Mais je suis fière d’avoir réussi à emmener mon bateau au bout de la course… Quand je suis partie sur l’eau, je ne savais pas tout faire à bord. C’est un sentiment agréable de sentir qu’on maîtrise mieux son sujet, son bateau, je suis dans un état de fascination avec ces bateaux. Le truc, dans 40 nœuds dans le golfe de la Gascogne, ça passe. Les bateaux tiennent, ils sont fait pour faire ce tour du monde…

Le record (féminin autour du monde en solitaire en IMOCA), on est tous d’accord pour dire que c’était il y a 20 ans, ce sont des éditions très différentes, des bateaux différents. La durée du Vendée Globe n’est pas représentative de l’intensité de la course et de ce que les marins ont fait dessus. C’est quelque chose d’amusant de se dire qu’on est la femme la plus rapide autour du monde en solitaire et en IMOCA, mais ça sarrête là. Par contre recevoir un message d’Ellen MacArthur, c’est la classe.

Le point commun entre une aventure entrepreneuriale et le Vendée Globe : ce sont des aventures qui demandent beaucoup d’énergie, à croire en quelque chose qu’on ne connaît pas du tout, qui demande de se lancer sans connaître tous les paramètres. Ça demande du travail et de l’énergie.

“Etre la première femme , ce n’est pas ce qui importe”

Mon but était de terminer le Vendée Globe en naviguant bien, en étant en mode course et pas en promenade de santé. Le fait d’être première femme, c’est chouette, c’est une cerise sur le gâteau car on est peu nombreuses, ça met en valeur les projets. Mais sur l’eau, il n’y a pas de différence entre le fait d’être une femme ou un homme. `Ce n’est pas ça qui détermine notre façon de naviguer ou notre façon d’appréhender la course. Je pense à toutes les femmes qui sont sur cette édition, à celles qui étaient devant et qui n’ont pas eu de chance. Le Vendée Globe, ce n’est pas qu’une course, c’est aussi boucler un tour du monde en solitaire à la voile et ce n’est pas rien.

“J’ai apprécié la lumière”

C’est bien le Vendée Globe parce qu’on ne voit que de l’eau… La planète n’est pas si grande que ça, j’ai réussi à faire le tour en 3 mois. A la fin, on se sent perdu au milieu de nulle part. On se rend compte à quel point la nature est énorme, puissante, sublime et qu’elle peut nous écraser. J’ai quand même vu des déchets jusqu’au milieu du Pacifique ou de l’Atlantique, une bouteille vide, un baril de pétrole, etc. Tu ne vois aucun signe de civilisation à part ça.. Même au milieu de nulle part, il y a des signes de notre présence pas très positive sur terre. Par contre, j’ai apprécié la lumière. “Que la lumière est belle” comme disait ma grand-mère tous les jours. Même dans les moments de détresse psychologique, le spectacle de la lumière m’a portée.

“Une épée de Damoclès pendant 3 mois”

Je pense que le moment où je me suis sentie en danger, c’est quand Kevin a eu son gros souci. Quand on se lance sur un projet Vendée Globe, il y a une petite part de déni, on est livré à nous-même pour se sortir de beaucoup de situations. Quand il y a eu le naufrage, on se rend compte que tout peut basculer. A ce moment-là, je me suis rendue compte que ce n’était pas une blague, qu’on était seul au milieu de nulle part, donc il faut faire attention.

Il faut garder en tête que, pendant 3 mois, on a une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Savoir que mon bateau était solide, ça me rassurait. Dans le Pacifique, j’ai ralenti, quand je me suis rapprochée des vents forts, la mer était de face, ça tapait d’une grande force, c’était impressionnant. Dans ces moments-là, j’étais contente d’avoir un bateau fiable et bien préparé par l’équipe de Banque Populaire.

“Le bateau, je le connais par coeur”

Mon objectif était de terminer. La voile est un sport de compromis. La première semaine a été très dure pour moi, ça a été le compromis. J’ai un gros esprit de compétition, c’était un crève-cœur de ne pas réussir à suivre le rythme qu’on s’était fixé avant le départ. J’ai décidé de faire un contour énorme de la dépression tropicale Thêta. J’ai passé toute la course à penser à “si j’avais foncé dans le tas?”. Finalement j’ai beaucoup fait la course avec mes routages et mes polaires. J’ai fait un peu à ma sauce. Le côté compétition est important et rajoute une grosse part d’intérêt au global.

J’aimerais repartir avec le même bateau, car maintenant je le connais par coeur. Je n’ai pas pu m’empêcher de réfléchir à ce que j’aurais pu faire de mieux à chaque fois. C’était génial ! Au départ, je ne peux pas dire que j’étais en osmose avec mon bateau, il m’impressionnait. Et puis je me suis habituée, j’ai pris mes repères. Pour la prochaine fois, j’aimerais bien en apprendre plus sur la façon dont il est construit. C’est génial d’être un pilote mais sur un Vendée Globe, il faut aussi avoir un bon bagage technique.”

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Clarisse Cremer, femme la plus rapide du Vendée Globe : "ça donne presque envie de repartir avec ce bateau-là"

 Clarisse Cremer, skipper de Banque Populaire X, a franchi la ligne d'arrivée du Vendée Globe hier. Elle a ainsi bouclé son tour du monde en 87 jours, 2 heures, 24 minutes et 25 secondes. Elle devient la femme la plus rapide du Vendée Globe, s’offrant le record d’Ellen MacArthur (94 jours, 4 heures et 25 min en 2001). Elle a surtout réalisé une très jolie perf', cinq ans après avoir découvert la course au large et deux ans après ses premiers bords en IMOCA.

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Credit : JL Carli/Alea VG2020

 

La trentenaire est une battante, une acharnée de travail, forte d’une capacité impressionnante à apprendre, et vite. En moins de deux ans, elle s’est appropriée un bateau exigeant au riche palmarès (vainqueur du Vendée Globe 2012-2013, vainqueur de la Route du Rhum 2018), a participé à une transatlantique avec Armel Le Cléac’h (6e de la Transat Jacques Vabre), est revenue seule en convoyage avant son unique course en solitaire à bord de Banque Populaire X (12e de la Vendée Arctique Les Sables cet été). "Se contenter de peu" Son objectif ? « Trouver le bon équilibre entre tirer le meilleur parti de mon bateau et gérer mon rythme à bord ». Chaque petit pas est une victoire : dépasser la latitude de Salvador de Bahia (elle n’était jamais descendue plus au Sud), franchir le cap de Bonne Espérance, découvrir les mers du Sud où « les albatros brisent la monotonie ». À force d’engranger les milles, elle confie « finir par se contenter de peu ». 

LES PREMIERS MOTS DE CLARISSE CREMER

« Je suis hyper heureuse d’être ici. C’est un gros soulagement car on était stressés jusqu’au bout. Je suis contente d’avoir réussi et de retrouver mon équipe. Cet accueil est incroyable, j’hallucine !! »
 
« J’ai énormément appris pendant cette course, ça donne presque envie de repartir avec ce bateau-là, maintenant que j’ai appris plein de choses dessus. Je me rends compte que j’ai découvert la bête au fur et à mesure. C’est sympa d’être plus à l’aise sur sa machine. Le temps de préparation était un peu court, je l’ai senti la première semaine où j’étais un peu intimidée sur tout ce qu’il y avait à faire. »

 

"En mer, je suis un marin"

« On sait qu’être une femme dans la course au large est un élément de différenciation. C’est un sport mixte et c’est aussi une richesse. Il n’y a pas de classement féminin. En mer, je suis un marin et je ne me dis pas que le marin devant est un homme ou une femme, je ne pense pas à ça du tout. »
 
« Je pense que j’en ai moins bavé que d’autres en termes de problèmes techniques. J’ai la chance d’avoir une équipe de dingue et un bateau très bien préparé. C’était aussi un parti pris depuis le début de faire très attention à mon bateau. J’ai parfois regretté de ne pas avoir assez tiré sur la machine, mais l’objectif était de finir. J’en ai bavé, surtout du point de vue de la fatigue et la sensation de sans cesse avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête, en me demandant quand allait arriver le prochain pépin. A partir du moment où j’ai arrêté d’y penser, ça allait mieux. »
 

 

"C’est quelque chose en termes d’émotions le Vendée Globe !"

« En 3 mois, on vit 10 ans d’émotions. C’est un accélérateur de vie. J’ai pleuré de joie tous les jours, pas de désespoir. C’est quelque chose en termes d’émotions le Vendée Globe. »
 
En termes de trajectoires, je suis contente. Après c’est toujours possible de faire mieux. Au début j’ai forcément pâti de mon manque d’expérience. Un peu impressionnée par l’ampleur de la tâche. J’ai pu perdre du terrain sur des bateaux que j’aurais pu suivre par la suite. Mais aucun regret car j’aurais pu casser quelque chose, j’ai donné le maximum. »

 

"Je suis fière d’avoir atteint un objectif"

« C’est un peu tôt pour faire un bilan de mon état psychologique, mais oui c’est sûr que ce n’est pas anodin de passer 3 mois sur un bateau, toute seule, dans des contrées où l’on ne peut compter que sur soi-même. »
 
« Je suis fière d’avoir atteint un objectif. Fière aussi de tout ce que l’on a fait avec l’équipe. J’ai eu la chance qu’on vienne me proposer le Vendée Globe. On m’a fait confiance, et j’avais la ‘niaque’ pour être à la hauteur de cette confiance. » 

Source : D Gallais

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Comment Bernard Gallay veut faire de BYGB une grande marque du brokerage – article sponsorisé

Il y a vingt ans exactement, le skipper franco-suisse Bernard Gallay bouclait le Vendée Globe en huitième position à bord de son plan Finot-Conq Voila.fr. L’apogée d’une carrière commencée sur le tard après une première vie de rugbyman, d’abord international junior puis troisième ligne du Racing Club de France de 1980 à 1983.

C’est à cette époque qu’un ami lui propose un embarquement sur le maxi Faram Serenissima. L’expérience initiatique se solde par… un naufrage. Mais l’année suivante, il rempile avec Robin Knox Johnston : “Je ne connaissais même pas l’histoire du Golden Globe et ce fut une révélation ! C’est comme si un novice anglais avait fait une transat avec Tabarly ! Je suis rapidement devenu le second de Robin et il m’a encouragé à me lancer.”

Bernard Gallay raccroche alors les crampons et devient coureur au large au milieu des années 1980, avec, à la clef, plusieurs transats, la Coupe de l’America sur French Kiss et quatre Solitaire du Figaro. Les projets s’enchaînent et, par la force des choses, il devient son propre broker : « J’ai toujours revendu mes bateaux tout seul et je ne m’en sortais pas trop mal. J’ai senti qu’il y avait dans cette activité une deuxième voie possible. »

Installé à Montpellier, Bernard Gallay se lance en 1994 dans le négoce pour d’autres skippers. Pendant son deuxième Vendée Globe, en 2000, il embauche un premier salarié. Puis, en 2007, la vente de deux motor yachts de 45 mètres de long le fait basculer dans le monde select du brokerage, le courtage de bateaux haut de gamme à l’international.

Avec 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires réalisé en 2019, l’entreprise, qui emploie six personnes et compte une dizaine d’agents dans le monde, n’a cessé de croître. Reconnue à l’international sous l’acronyme de BGYB, elle envisage désormais de franchir une nouvelle étape dans un secteur encore dominé par des acteurs anglo-saxons. “Nous cherchons à devenir une marque mondiale, explique Bernard Gallay. C’est un travail de fond qui repose sur notre réputation mais aussi sur une offre variée : brokerage, charter, management de yachts et accompagnement de projets de construction.”

Entièrement refondu en 2020, le site internet a permis de multiplier l’audience par deux. “Contrairement à l’immobilier, le yachting est un marché d’offres. Les bateaux sont principalement en Méditerranée, aux Antilles et sur la côte est des Etats-Unis, mais la clientèle peut être éparpillée dans le monde entier. C’est pourquoi les partages de commission sont fréquents entre celui qui représente le yacht et celui qui amène un acheteur. Il faut savoir coopérer et tout repose sur la confiance.”

Détenir un solide réseau est essentiel dans ce métier, et les années de course au large du fondateur s’avèrent précieuses. L’ancien skipper François Boucher assure ainsi les missions de surveillance de construction. Sylvain Barrielle, l’agent américain, est un ancien de French Kiss tandis qu’Oscar Konyukhov, qui représente la marque en Russie, n’est autre que le fils de Fedor, concurrent du Vendée Globe 2000.

La réputation s’acquiert aussi lors de vente de bateaux exceptionnels comme Drumbeat, un ketch sur plans Ed Dubois de 53 mètres, négocié également en 2007. “La moyenne tourne autour de 70 pieds et nous avons vendu des unités jusqu’à 65 mètres, explique le patron de BGYB. Le processus peut être long, entre un et quatre ans parfois, une période qui permet d’affiner le vrai prix de marché d’unités hors normes et de leur trouver des acheteurs qui peuvent être à l’autre bout du monde.”

Bernard Gallay conserve aussi l’oreille des coureurs professionnels : dans son portefeuille on trouve Malizia II et V and B Mayenne, deux Imoca du neuvième Vendée Globe. Une classe où le marché de seconde main est toujours actif.

Photo : Jean-Marie Liot #VG2020

Contenu proposé par  Logo Université de Southampton

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Clarisse Crémer, 12e du Vendée Globe

Ce mercredi 3 février, à 16 heures, 44 minutes, 25 secondes (heure française), Clarisse Crémer a franchi la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne après 87 jours, 02 heures, 24 minutes et 25 secondes à l’issue de ce Vendée Globe. Première femme de cette édition, elle termine donc à 6 jours, 22 heures, 39 minutes du vainqueur, Yannick Bestaven. La navigatrice de Banque Populaire X, qui a découvert la course au large il y a cinq ans et l’IMOCA il y a 2 ans, a réussi son pari, celui d’aller au bout de son premier tour du monde.

L’AMBIANCE

87 jours seule autour du monde. Le sourire et l’émotion de Clarisse, ce mercredi après-midi en remontant le chenal, sont à la hauteur du défi qu’elle vient de réaliser. À 31 ans, elle s’offre la 12e place de cette édition et devient la femme la plus rapide du Vendée Globe, dépassant le record d’Ellen MacArthur (94 jours et 4 heures en 2000-2001) et faisant mieux que Samantha Davies (95 jours et 4 heures en 2012-2013). La navigatrice de Banque Populaire X, avec sa bonne humeur communicative et sa capacité à ne rien lâcher, s’inscrit ainsi avec panache dans l’histoire de la plus prestigieuse des courses au large.

LA COURSE DE CLARISSE

Qu’est-ce qui lui passait par la tête, le 8 novembre dernier, quand elle a descendu seule les pontons, à saluer la haie d’honneur formée par les autres équipes avant de s’apprêter à disputer son premier tour du monde ? Clarisse Crémer affichait un large sourire et débordait d’enthousiasme mais tout s’entremêlait, comme une sensation de vertige. Pourtant, la trentenaire n’est pas le genre de personnalité à entreprendre à moitié. Elle l’a montré durant ses études (HEC), en créant une start-up puis en décidant de tout quitter pour mieux se retrouver, en Bretagne aux côtés de son compagnon devenu mari, Tanguy Le Turquais.

« Cette opportunité, c’est aussi une responsabilité »

C’est Tanguy qui lui fait découvrir le goût du large. C’est à ses côtés qu’elle se prend à rêver d’une transatlantique en voyant les regards chargés d’histoires et d’anecdotes de ces téméraires qui s’élancent sur la Mini-Transat. Elle s’y engage à son tour en 2017, découvre les joies de mener seule son bateau au milieu de nulle part, voit que ça marche (2e) et se lance en Figaro. Banque Populaire lui propose alors de mener le projet IMOCA. Elle parle d’une « occasion en or », mais ne balaie pas les questions sur sa légitimité. « Je sais que d’autres skippers auraient pu avoir ma place. Cette opportunité, c’est aussi une responsabilité ».

Et c’est ce qui l’accompagne tout au long de son apprentissage express, d’abord aux côtés d’Armel Le Cléac’h (6e de la Transat Jacques Vabre) puis en solitaire, le temps d’un convoyage et de la Vendée Arctique Les Sables (12e). Ensuite, place au Vendée Globe, à la découverte du grand monde et d’une descente de l’Atlantique qui ne lui pardonne rien. Les fronts à répétition, la dépression tropicale Thêta, les quelques travaux à faire à bord (notamment l’hydrogénérateur arraché)… Tout s’accumule, la fatigue s’y ajoute et les doutes rongent. Une nuit, Clarisse écrit : « j’ai peur, je flippe grave. Je sais que chaque coup de vent hypothèque un peu la santé de mon bateau ». Elle n’hésite pas à parler de ses « petits coups de moins bien ».

L’impression « d’avoir gagné mes galons de navigatrice »

Mais les mots ne disent pas tout car Clarisse s’accroche, se bat, puisant en elle la force de caractère dont elle a fait preuve en Mini et en Figaro. « Je n’ai jamais eu envie d’abandonner », confiait-elle récemment. J’ai appris à éteindre mon cerveau, à continuer à avancer, à m’alimenter, à dormir, à me ménager ». Son caractère de battante a trouvé un sacré terrain de jeu. Les mers du Sud, les dépressions qui s’enchaînent, la zone d’exclusion des glaces à longer et, pour finir avec le Pacifique qui n’en a que le nom, des creux de plus de 7 mètres et des rafales dépassant les 40 nœuds.

À l’issue d’une énième bataille face aux colères de Neptune et d’Eole, Banque Populaire X a franchi le Cap Horn. Ce rocher sombre qui découpe la mer offre « un moment d’émerveillement », l’impression « d’avoir gagné mes galons de navigatrice » et le soulagement « d’y être parvenue sans être découragée ». Le bateau n’est plus à apprivoiser et Clarisse en parle « comme de son meilleur ami ». Avec lui, elle parvient à distancer durablement Alan Roura (La Fabrique), à réaliser un long bout de chemin avec Romain Attanasio (PURE-Best Western Hotels & Resort) et à résister jusqu’à la semaine dernière au retour du foiler d’Armel Tripon (L’Occitane en Provence).

La remontée de l’Atlantique oblige encore à surmonter quelques tracas : deux montées au mât pour une réparation de J2, un pot-au-noir un peu récalcitrant et les dépressions qui s’amoncellent à proximité des côtes de l’Europe. L’arrivée a valeur de libération et souligne aussi une ambition nouvelle, une volonté tenace de ne pas s’arrêter là. « Si je pouvais repartir tout de suite pour un tour du monde, je le ferais », a-t-elle confié il y a quelques jours, comme une envie irrépressible de se jeter à nouveau dans ce tourbillon d’émotions.

LES STATS DE CLARISSE CRÉMER / BANQUE POPULAIRE X

Elle a parcouru les 24 365.74 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 11.66 nœuds.

Distance réellement parcourue sur l’eau : 27 697.07 milles à 13.25 nœuds de moyenne.

Les grands passages

L’équateur (aller)
17e le 20/11/2020 à 11h50 UTC à 1j 22h 31min du leader Le cap de Bonne-Espérance
14e, le 03/12/2020 à 22h03 UTC à 2j 22h 52min du leader Le cap Leeuwin
12e, le 16/12/2020 à 15h05 UTC à 3j 03h 39min du leader Le Cap Horn
12e, le 05/01/2021 à 22h18 UTC à 3j 08h 18min du leader L’équateur (retour)
12e le 21/01/2021 à 03h42 TU, à 4j 08h 30 min du leader

Son bateau

Banque Populaire X, plan Verdier VPLP, construit chez CDK – Mer Agitée (ex Macif, ex SMA)
Mise à l’eau : mars 2011

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Vendée Globe. Arrivée de Clarisse aux Sables

Clarisse Cremer,Vendée Globe. Arrivée de Clarisse aux SablesClarisse Cremer,

Clarisse Crémer a terminé son Vendée Globe après 87 jours de mer en franchissant ce mercredi la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne à la 12e place. Un bel exploit pour celle qui a débuté la course au large il y a 5 ans. Elle est la première femme de cette édition à finir.

À 31 ans, Clarisse s’offre la 12e place de cette édition et devient la femme la plus rapide du Vendée Globe, dépassant le record d’Ellen MacArthur (94 jours et 4 heures en 2000-2001) et faisant mieux que Samantha Davies (95 jours et 4 heures en 2012-2013). La navigatrice de Banque Populaire X, avec sa bonne humeur communicative et sa capacité à ne rien lâcher, s’inscrit ainsi avec panache dans l’histoire de la plus prestigieuse des courses au large.

Qu’est-ce qui lui passait par la tête, le 8 novembre dernier, quand elle a descendu seule les pontons, à saluer la haie d’honneur formée par les autres équipes avant de s’apprêter à disputer son premier tour du monde ? Clarisse Crémer affichait un large sourire et débordait d’enthousiasme, mais tout s’entremêlait, comme une sensation de vertige. Pourtant, la trentenaire n’est pas le genre de personnalité à entreprendre à moitié. Elle l’a montré durant ses études (HEC), en créant une start-up puis en décidant de tout quitter pour mieux se retrouver, en Bretagne aux côtés de son compagnon devenu mari, Tanguy Le Turquais.

« Cette opportunité, c’est aussi une responsabilité »
C’est Tanguy qui lui fait découvrir le goût du large. C’est à ses côtés qu’elle se prend à rêver d’une transatlantique en voyant les regards chargés d’histoires et d’anecdotes de ces téméraires qui s’élancent sur la Mini-Transat. Elle s’y engage à son tour en 2017, découvre les joies de mener seule son bateau au milieu de nulle part, voit que ça marche (2e) et se lance en Figaro. Banque Populaire lui propose alors de mener le projet IMOCA. Elle parle d’une « occasion en or », mais ne balaie pas les questions sur sa légitimité. « Je sais que d’autres skippers auraient pu avoir ma place. Cette opportunité, c’est aussi une responsabilité ».
Et c’est ce qui l’accompagne tout au long de son apprentissage express, d’abord aux côtés d’Armel Le Cléac’h (6e de la Transat Jacques Vabre) puis en solitaire, le temps d’un convoyage et de la Vendée Arctique Les Sables (12e). Ensuite, place au Vendée Globe, à la découverte du grand monde et d’une descente de l’Atlantique qui ne lui pardonne rien. Les fronts à répétition, la dépression tropicale Thêta, les quelques travaux à faire à bord (notamment l’hydrogénérateur arraché)… Tout s’accumule, la fatigue s’y ajoute et les doutes rongent. Une nuit, Clarisse écrit : « J’ai peur, je flippe grave. Je sais que chaque coup de vent hypothèque un peu la santé de mon bateau ». Elle n’hésite pas à parler de ses « petits coups de moins bien ».

L’impression « d’avoir gagné mes galons de navigatrice »
Mais les mots ne disent pas tout. Car Clarisse s’accroche, se bat, puisant en elle la force de caractère dont elle a fait preuve en Mini et en Figaro. « Je n’ai jamais eu envie d’abandonner », confiait-elle récemment. J’ai appris à éteindre mon cerveau, à continuer à avancer, à m’alimenter, à dormir, à me ménager ». Son caractère de battante a trouvé un sacré terrain de jeu. Les mers du Sud, les dépressions qui s’enchaînent, la zone d’exclusion des glaces à longer et, pour finir avec le Pacifique qui n’en a que le nom, des creux de plus de 7 mètres et des rafales dépassant les 40 nœuds.
À l’issue d’une énième bataille face aux colères de Neptune et d’Eole, Banque Populaire X a franchi le cap Horn. Ce rocher sombre qui découpe la mer offre « un moment d’émerveillement », l’impression « d’avoir gagné mes galons de navigatrice » et le soulagement « d’y être parvenue sans être découragée ». Le bateau n’est plus à apprivoiser et Clarisse en parle « comme de son meilleur ami ». Avec lui, elle parvient à distancer durablement Alan Roura (La Fabrique), à réaliser un long bout de chemin avec Romain Attanasio (PURE-Best Western Hotels & Resort) et à résister jusqu’à la semaine dernière au retour du foiler d’Armel Tripon (L’Occitane en Provence).

La remontée de l’Atlantique oblige encore à surmonter quelques tracas : deux montées au mât pour une réparation de J2, un pot-au-noir un peu récalcitrant et les dépressions qui s’amoncellent à proximité des côtes de l’Europe. L’arrivée a valeur de libération et souligne aussi une ambition nouvelle, une volonté tenace de ne pas s’arrêter là. « Si je pouvais repartir tout de suite pour un tour du monde, je le ferais », a-t-elle confié il y a quelques jours, comme une envie irrépressible de se jeter à nouveau dans ce tourbillon d’émotions.

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Clarisse Crémer à 25 milles des Sables d'Olonne, l'arrivée de la navigatrice se fera à huis clos, mesure sanitaire oblige

 

La vigilance est maximale sur la route des Sables d’Olonne. Clarisse Cremer, à 25 milles de l'arrivée, est attendu cet après-midi sur la ligne. Sous voilure très réduite (3 ris et rien devant), la navigatrice gère son approche et module sa vitesse pour laisser passer le plus gros. 

 

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Crédit : Y Zedda


A trois jours du finish, Jérémie Beyou et Romain Attanasio ont vécu des heures sombres cette nuit dans l’archipel des Açores. « On avait un vent moyen à 35/40 nœuds, mais des grains énormes. J’ai eu jusqu’à 55 nœuds. Et la mer était mauvaise. J’étais sous trois ris et J3, mais parfois c’était limite. On a pas mal échangé avec Jérémie, on est restés connectés cette nuit au cas où. C’est vrai que cette fin de course est longue et difficile » avouait Romain ce matin.

 

Une arrivée à nouveau à huis clos 

Comme toutes les arrivées, celle de Clarisse Crémer, ce mercredi après-midi, aura lieu à huis clos. La préfecture de la Vendée a en effet renouvelé l’arrêté portant sur l’interdiction de se rendre dans certains axes des Sables d’Olonne, notamment la petite et la grande jetée. Cet arrêté prendra effet à 17h, sachant bien entendu que le respect du couvre-feu, à 18 heures, est également de mise. En revanche, hors des protocoles d’arrivées, il est possible pour le public de se rendre sur le ponton où sont amarrés les bateaux arrivés dans le respect des règles de distanciation sociale.
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Francis Le Goff devient le nouveau directeur de course de La Route du Rhum, il remplace Jacques Caraës

 

A un peu moins de deux ans de la prochaine édition de la Route du Rhum, les équipes d’organisation  sont à pied d’œuvre. A commencer par le choix de l’équipe de direction de course et de son directeur. C’est à Francis Le Goff qu’OC Sport Pen Duick a décidé de confier cette responsabilité. Il remplace Jacques Caraës.

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Credit : A.Courcoux

 Déjà engagé dans les équipes de direction de course depuis près de 20 ans, Francis Le Goff s’est peu à peu construit une très solide expérience de ces grands événements et de leurs enjeux sportifs. Sur le circuit Figaro comme directeur de course de La Solitaire du Figaro, de la Transat en Double - Concarneau – Saint-Barthélemy et sur la Route du Rhum comme directeur Adjoint pendant 3 éditions : aux côtés de Jean Maurel d’abord puis en 2014 avec Gilles Chiori et enfin en 2018 avec Jacques Caraës. 

Francis Le Goff fera son baptême de Directeur de course en multi-classes sur la Transat Jacques Vabre, à l’automne prochain et sera ainsi prêt pour le lancement du Rhum en novembre 2022 à Saint-Malo. « Le Rhum a quelque chose de magique. Je suis évidemment très heureux de rejoindre cette belle aventure et d’accompagner tous les marins qui seront au départ. »

 Source : RDR

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Le Mercato : sélection féminine pour SailGP France Team

NOMINATIONS & DÉPARTS

FRANÇOIS GABART a été choisi comme ambassadeur du programme Planète Voyages présenté mardi par la SNCF.

CAMILLE LECOINTRE, ALOÏSE RETORNAZ, HÉLÈNE NOESMOEN, PAULINE COURTOIS, AMÉLIE RIOU et LARA GARNIER ont été présélectionnées pour une série de tests en baie de Quiberon (sur des Waszp) destinés à intégrer deux d’entre elles dans l’équipe française de SailGP pour la première étape de la saison aux Bermudes.

ALEX PICOT, en plus d’œuvrer pour la Solitaire du Figaro, occupe le poste de chef de projet de la Transat en double Concarneau-Saint-Barthélemy au sein d’OC Sport Pen Duick.

 

JOBS & RECRUTEMENTS

PRYSMIAN GROUP recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour le suivi de son Imoca. Des compétences en composite seront un atout ; poste basé à Lorient.

LA CLASSE MINI recherche une agence ou un-e attaché-e de presse pour la rédaction et l’envoi de ses communiqués vers la presse spécialisée (3/an en français et anglais).

SPINLOCK recherche un-e chef-fe de projet, poste basé en Grande-Bretagne.

LA VOILERIE CHERBOURGEOISE recrute pour un poste d’ouvrier-ère voilerie.

INCIDENCE SAILS recrute sur les métiers de production de voiles ; postes à pourvoir au sein de ses ateliers de La Rochelle.

 

STAGES

GUNBOAT propose deux stages de 6 mois, basés à La Grande Motte : ingénieur production/amélioration continue (à partir de février) et ingénieur matériaux composites/production (à partir de mars).

CHARLOTTE TIBLE, récemment diplômée d’un bachelor « chef de projet événementiel », est à laCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.recherche d’une Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour intégrer un Mastère en communication digitale et marketing d’influence au sein d’ESG Rennes ; à partir de septembre 2021, basée sur Lorient, mobile en Bretagne/Grand-Ouest.

AUGUSTIN LANFRY, étudiant en 2e année de DUT mesures physiques, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. un stage technique dans la conception et la réalisation de produits maritimes innovants, pour une durée d’environ 10 semaines à partir de début avril.

BAPTISTE MANGANE recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. dans le domaine de l’architecture navale, du composite, de l’accastillage ou dans un bureau d’études, de préférence dans la compétition ou la course au large. Du 6 au 9 avril autour de Bordeaux/Arcachon ou en région parisienne.

GAUTIER CHAMBOLLE, étudiant en 2e année d’école d’ingénieur à l’ECAM Rennes, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. d’un stage technique de 10 semaines minimum à partir de mi-juin 2021, de préférence dans le secteur de la course au large.

 

OFFRES DE SERVICES

ALICE POURSAIN (ex Volvo Ocean Race, OC Sport Pen Duick, Gitana Team) Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour des missions de gestion de projet, logistique et traduction.

 

ANNONCES & PARTENARIATS

POS. REPORT, le podcast de Tip & Shaft qui décrypte chaque mardi le Vendée Globe avec les meilleurs experts, a reçu pour son 14e et dernier épisode consacré à la course autour du monde, Michel Desjoyeaux et Yoann Richomme. À écouter ici.

INTO THE WIND reçoit pour son 28e épisode le Suisse Bernard Stamm qui raconte son parcours atypique ; l’épisode en deux parties est à retrouver sur le site de Tip & Shaft.

LA MIRPURI FOUNDATION RACING TEAM est la première équipe a confirmer sa participation à The Ocean Race Europe dont les inscriptions viennent de s’ouvrir (Imoca et VO65). Yoann Richomme sera à la barre du VO65 Racing for the Planet aux couleurs de la fondation portugaise.

LA 44 CUP 2021 comprendra cinq étapes, dont deux nouvelles, à Cowes (11-15 août) et à Scarlino (6-10 octobre). Neuf équipes sont inscrites cette année.

LE CHAMPIONNAT D’EUROPE 2021 DE WASZP aura lieu du 8 au 14 août à Sandefjord, en Norvège.

LE BOOT DÜSSELDORF, qui avait été décalé de janvier à avril dans un premier temps, n’aura finalement pas lieu cette année, ont annoncé les organisateurs qui donnent rendez-vous pour la prochaine édition, du 22 au 30 janvier 2022.

LA CAPE2RIO a publié son avis de course pour l’édition 2023, les inscriptions sont ouvertes.

ACRONIS, déjà partenaire du circuit SailGP, s’est également associé à l’équipe française de Billy Besson pour laquelle, selon SportBusiness.club, la société va développer un système de reconnaissance vocale permettant de traduire en temps réel les conversations entre les athlètes.

TRIBORD devient co-partenaire principal de Léo Bothorel et Romain Le Gall (les Optiministes) pour la Mini Transat 2021.

LE CIC, déjà partenaire de The Transat CIC et de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, devient partenaire majeur de la CIC Normandy Channel Race, organisée par Sirius Evénements, pour 3 ans.

 

LANCEMENTS

LE PRIMONIAL SAILING TEAM vient de lancer un e-shop de matériel d’occasion dont l’équipe menée par Sébastien Rogues ne se sert plus pour son Multi50 Primonial.

ROM ARRANGÉ vient de lancer une nouvelle alarme sonore et lumineuse pour la course au large et le grand voyage compatible avec les logiciels de navigation Adrena et Octopus.

LA MAISON D’ÉDITION ARTHAUD, qui fut longtemps dirigée par le père de Florence Arthaud, a annoncé la publication le 10 février d’Océane, les mémoires inédites écrites par la navigatrice au début des années 1990.

 

CARNET

BOB FISHER, ancien marin devenu journaliste pour The Guardian, surnommé « Mr America’s Cup » pour avoir couvert 16 éditions de la Coupe, est décédé le lundi 25 janvier à l’âge de 85 ans. Tip & Shaft adresse ses condoléances à sa famille et à ses proches.

 

Photo : SailGP

En partenariat avec Altaide recrute dans la course au large

 

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Pos. Report #14 avec Michel Desjoyeaux et Yoann Richomme

Pos. Report, le podcast de Tip & Shaft, est disponible ici :

Pos. Report est disponible ici :

Pos. Report #14

Avec Michel Desjoyeaux et Yoann Richomme

Ecoutez l'épisode #14 ici :

Ecoutez l'épisode 14 ici :

Pour ce quatorzième Pos. Report, nous bouclons la boucle du Vendée Globe en recevant les invités du premier épisode le 5 novembre dernier, Michel Desjoyeaux et Yoann Richomme.

L’un comme l’autre nous racontent comment ils ont vécu les premières arrivées de la course au tour du monde, devant sa télé pour Michel Desjoyeaux, sur un plateau télé puis sur l’eau pour le second qui a été accueillir Damien Seguin, qu’il avait accompagné dans sa préparation. Ils évoquent également la victoire de Yannick Bestaven, la manière dont a été gérée la question des réparations, leurs coups de coeur respectifs, notamment pour Louis Burton, loué pour sa combativité, et la problématique de limitation des budgets, soulevée par Jean Le Cam.

Les deux vainqueurs de la Solitaire du Figaro (trois victoires pour Michel Desjoyeaux, deux pour Yoann Richomme) dressent un premier bilan technique de ce neuvième Vendée Globe, s’interrogeant sur la pertinence des grands foils, qui n’ont pas fait leurs preuves dans le Grand Sud, et regrettant de ne pas avoir pu suffisamment à l’oeuvre les foils en C d’Alex Thomson et de Sébastien Simon.

Cet épisode s’achève par un peu de prospective, Yoann Richomme confie sa très forte volonté de tout faire pour prendre le départ de la prochaine édition du Vendée Globe, en 2024.

Diffusé le 2 février 2021
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Clovis Tisserand
Photo : Jean-Louis Carli / Alea

Pos. Report est produit par Tip & Shaft,
le média expert de la voile de compétition

Tip & Shaft est le média des grandes courses à la voile : Vendée Globe, Route du Rhum, Volvo Ocean Race, Solitaire du Figaro, Transat AG2R

Tip & Shaft décrypte la voile de compétition chaque vendredi, par email :

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Clarisse Crémer à moins de 24 heures de l'arrivée, Jérémie Beyou : "Les conditions ne sont vraiment pas drôles"

 

Demain, mercredi, Clarisse Crémer conclura son Vendée Globe. Dans l’après-midi, la future navigatrice la plus rapide autour du monde retrouvera la terre ferme, les proches et les contingences terrestres. Une aspiration profonde qui anime les 14 marins encore en course. 

 

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Crédit : BPCE


Clarisse Crémer contraint de ralentir

Dans 24 heures, Clarisse Crémer aura très vraisemblablement rejoint la ligne d’arrivée rallongée il y a un peu plus d’une semaine par la direction de course afin de permettre aux marins de négocier les conditions de vent et de mer qui secouent la côte vendéenne et, plus largement, la côte atlantique. Demain matin encore, il fera gros temps sur les Sables-d’Olonne, avec une houle de 5 mètres qui rend périlleux, voire impossible, le transbordement des équipiers et des différents acteurs de la course, mais aussi l’arrivée sous voiles des IMOCA dans le chenal. Avec raison, Clarisse Crémer a choisi de protéger son Banque Populaire X jusqu’aux derniers bords, et donc de ralentir un brin.

 
Ralentir lui permettra peut-être de se prémunir de l’infortune qu’a subi Boris Herrmann dans la nuit de mercredi à jeudi dernier. Le récit de la collision avec un chalutier a saisi d’effroi la navigatrice : « L’histoire de Boris m’a fait un peu froid dans le dos. Je vais être obligée d’être aux aguets jusqu’à l’arrivée. J’ai traversé le rail, il y avait du monde, mais j’ai eu de chance, j’ai juste dû ralentir à un moment donné pour laisser passer un cargo. Je les vois bien à l’AIS donc c’est déjà ça ».

 
Secouée encore ce mardi par presque 40 nœuds de vent et une mer de 5 mètres au moins, Clarisse sur le Gascogne se prépare donc à un nouvel exercice : « Ça ne va pas être facile de ralentir dans 30 nœuds donc je pense que je vais être sous 3 ris grand-voile seule et j’essaierai d’accélérer pour viser une arrivée demain après-midi. Ce n’est pas facile de prévoir une arrivée exacte, c’est un nouvel exercice ! »

 

Jérémie Beyou : "On prend du retard" 

Des conditions de mer et de vent analogues rendent la vie de Jérémie Beyou assez rock n’roll à l’abord des Açores, qu’il envisage de traverser : « Les conditions ne sont vraiment pas drôles. On a un vent de 35 nœuds avec des rafales entre 45-50. C’est très variable, il y a des grains qu’on ne voit pas trop venir et une mer chaotique, c’est vraiment chaud. De plus, on est à proximité des îles, ce n’est pas évident pour ajuster la trajectoire. On a passé une sale nuit alors qu’on n’a pas encore pris le plus fort du vent. L’enchaînement du pot-au-noir sans fin, de la dorsale compliquée qu’il y avait derrière, plus cette dépression en plein milieu des Açores, c’est usant. Pour les arrivées, les systèmes météo ne sont pas favorables non plus, on prend du retard. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas ».

 
Attendu initialement dans la nuit de vendredi à samedi, le skipper de Charal voit son ETA glisser : ce sera samedi. Très légèrement dans son nord, et très légèrement en retrait sur la distance à parcourir jusqu’à la ligne (1217,8 milles au classement de 15h, soit 19 de plus que Beyou), Romain Attanasio vit le même scénario météo. Les corps sont malmenés, secoués, usés. A quatre jours de leur arrivée, la stabilité du ponton s’impose pour eux comme une urgence.

 

"J’ai une météo de boucher" dixit Alan Roura

Privé de la bascule de sa quille depuis des semaines, Alan Roura subit, beaucoup, encore, les conditions sans pouvoir chercher les allures de confort, ou tout simplement la meilleure vitesse dans ce qu’il reste de l’anticyclone des Açores, perturbé par le train des dépressions. Pris entre deux feux, le jeune Suisse entrevoit le bout du tunnel : « Ça fait du bien de voir qu'en une semaine, je pourrais normalement voir la maison apparaître devant l'étrave de La Fabrique ! J’ai une météo de boucher qui m’attend dans environ 2 jours, ça va être punk jusqu'au bout ! En temps normal, avec un bateau à 100%, je serais en train de me friser les moustaches. Là, je suis partagé entre le fait que ça va envoyer du lourd et que ça va avancer, et le côté sécu de La Fabrique jusqu'au bout. Mais je me vois mal laisser les copains partir sans moi, alors je vais tenir le rythme. Va savoir pourquoi on a une mer de face, avec le bateau qui accélère (à peine hein, à 12 nœuds), qui monte sur la vague et retombe de tout son poids comme une grosse patate. Et moi qui ne vois absolument rien. À quel moment je vais me prendre la vague, je n’en sais rien. Alors je m’accroche à ce que je trouve ! »

 
Porté ces derniers jours par un alizé de Sud-Est, Manuel Cousin (Groupe Sétin) a passé l’équateur hier. Ses proches poursuivants, Clément Giraud (Compagnie du Lit – Jiliti) et Miranda Merron (Campagne de France) sont à leur tour entrés dans l’hémisphère nord ce mardi. Devant eux, le pot au noir puis un alizé de nord-est qui viendra de nouveau faire claquer la mer contre la coque.

 
C’est le même tambourin qui tape à la coque d’Alexia Barrier, en plein contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène : « Depuis cette nuit, raconte-t-elle, ça tape pas mal au près en bâbord amures. Jusque-là c’était acceptable mais là, je ne sais pas qui est chargé des effets spéciaux du Vendée Globe. Ce serait cool qu’il parte un petit peu en vacances, pour qu’on puisse avoir une mer plate et 15 nœuds de vent pendant une journée. Il y en a ras-le-bol des grosses vagues et des bateaux qui tapent. Ça ne va pas durer très longtemps, je vais virer de bord dans environ 24 heures donc le vent va adonner en tribord gentiment. Tout va bien car chaque jour je me rapproche un petit peu plus des Sables d’Olonne. La vie est belle ! »

 

Les ETA (dates estimées d’arrivée) 

Mercredi 3 février dans l’après-midi : Clarisse Crémer 
Samedi 6 février : Jérémie Beyou, Romain Attanasio 
Du mardi 9 au vendredi 12 février : Arnaud Boissières, Kojiro Shiraishi, Stéphane le Diraison, Pip Hare, Didac Costa 
Mercredi 17 et jeudi 18 février : Manuel Cousin, Miranda Merron, Clément Giraud 
Du jeudi 25 au dimanche 28 février : Alexia Barrier, Ari Huusela, Sam Davies (hors course), Isabelle Joschke (hors course)

 
Source : OConnection

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"La vie est belle dans l'Atlantique Sud", Sam Davies va enfin pouvoir toucher le régime d'Alizés

Après plusieurs jours dans un vent faible très instable en direction, Sam Davies semble enfin sur les rails. Des journées mises à profit pour faire le tour complet du bateau. La navigatrice britannique reparti hors course sur le Vendée Globe va pouvoir toucher le régime d'Alizés qui devrait lui permettre de naviguer rapidement vers le Nord. 

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Ces derniers jours de navigation dans la zone de convergence d'Atlantique Sud (avec le vent de face et une vitesse faible) ont permis aux deux derniers bateaux du Vendée Globe d'Ari Huusela et Alexia Barrier de recoller au tableau arrière d'Initiatives Coeur. Mais Sam Davies va maintenant mettre le turbo à une bonne allure sur son bateau à foils.

Source : Initiatives Coeur

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La saison 2 de SailGP comprendra huit évènements entre avril 2021 et mars 2022, Burling, Ainslie, Spithill et Besson fin prêts

 SailGP a annoncé son programme complet pour la saison 2 qui réunira huit équipes nationales, composées des meilleurs athlètes au monde, au travers de huit évènements répartis sur trois continents. Le calendrier, qui s’est élargi depuis sa saison inaugurale (qui comptait 5 évènements), débutera dans moins de 100 jours aux Bermudes et affiche un total de 7 nouvelles destinations (sur les 8) dans 5 pays différents. 

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Crédit : E Stichelbaut


Grande finale à San Francisco

 En plus des Bermudes (24-25 avril) et des villes de Tarente (ITA, 5-6 juin), Plymouth (GBR, 17- 18 juillet), Aarhus (DEN, 20-21 août), Saint-Tropez (FRA, 11-12 septembre) et Cadix (ESP, 9-10 octobre) annoncées précédemment, SailGP visitera pour la première fois Christchurch et organisera les 29 et 30 janvier 2022 le Grand Prix de Nouvelle-Zélande. 

En point d’orgue de la saison, la Grande Finale de San Francisco se déroulera les 26 et 27 mars 2022 et désignera le grand vainqueur au cours d’un ultime duel. 

 Pour cette seconde saison, SailGP pourra compter sur Tom Slingsby’s et son équipage australien champion en titre, autour d’équipes issues du Danemark, de France, de Grande Bretagne, du Japon, de Nouvelle-Zélande, d’Espagne et des Etats-Unis. 

Le Danemark et l’Espagne embarqueront pour leur première saison complète après l’interruption de la saison 2020, pendant que l’équipe de Nouvelle Zélande dirigée par les champions olympiques Peter Burling et Blair Tuke fera ses débuts au sein de la ligue. 

Sir Ben Ainslie participera également à la saison complète à la barre du team britannique tandis que Jimmy Spithill pilotera le bateau américain pour la première fois sous de nouvelles couleurs. 

Le circuit se féminise

En plus de son programme Race for the Future, le circuit va amorcer un programme d’entrainement avec des femmes athlètes qui rejoindront chacune des huit équipes et profitera de son engagement communautaire, SailGP Inspire, pour intégrer des jeunes en provenance de divers horizons que ce soit d’une filière nautique ou du sport au sens large. 

Billy Besson, barreur de l’équipe France SailGP : « Je me réjouis de cette nouvelle saison à venir avec les huit étapes annoncées. Les plans d’eaux vont être variés et parfois complexes, cela promet des courses palpitantes. De plus le plateau s’est étoffé avec l’arrivée de nouveaux grands noms de la voile internationale qui vont encore davantage resserrer le jeu. » 

 PROGRAMME SAILGP SAISON 2 

 24-25 avril 2021 Grand Prix des Bermudes 

 5-6 juin 2021 Grand Prix d’Italie | Tarente 

 17-18 juillet 2021 Grand Prix de Grande Bretagne | Plymouth 

 20-21 août 2021 ROCKWOOL Grand Prix du Danemark | Aarhus 

 11-12 septembre 2021 Grand Prix de France | Saint-Tropez 

 9-10 octobre 2021 Grand Prix d’Espagne | Andalusie 

 29-30 janvier 2022 Grand Prix de Nouvelle-Zélande | Christchurch 

 26-27 mars 2022 Grand Prix des Etats-Unis | San Francisco (Grande Finale Saison 2) 

 Source : V Bouchet

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Armel Tripon, 11e du Vendée Globe !

Ce lundi 1er février à 7 heures 27 minutes et 50 secondes (heure française), Armel Tripon a franchi la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne après 84 jours, 17 heures, 07 minutes et 50 secondes de course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Son temps de course le place à la 11e place. Le skipper de L’Occitane en Provence, ralenti dès le début du Vendée Globe par des problèmes techniques, s’est accroché jusqu’au bout et s’est offert une sacrée ‘remontada’ de la 32e place à la 11e.

L’AMBIANCE

Une fin de course éprouvante pour Armel Tripon qui avait été contraint vendredi dernier de ralentir au grand large des côtes espagnoles pour laisser passer une violente dépression hivernale générant une mer dantesque dans le golfe de Gascogne. Sous une pluie battante, par 30 nœuds de vent et plus de 5 m de creux, Armel Tripon a doublé la ligne d’arrivée dans la nuit noire. Il était temps : le skipper de L’Occitane en Provence n’avait presque plus de quoi manger, à part quelques biscottes et du miel !

LA COURSE D’ARMEL

Avant de prendre le départ du Vendée Globe, Armel Tripon était déjà un marin et un obstiné de la course au large. 84 jours plus tard, il est aussi devenu une voix et un conteur d’aventure. Le Nantais n’a rien perdu de ses talents de pédagogie dont il a fait preuve comme moniteur au centre nautique des Glénan avant de prendre le chemin du large. Une victoire à la Mini-Transat suffit pour faire une vocation et bâtir l’avenir. Il y aura le Class40 avant le Multi50 et la spectaculaire victoire à la Route du Rhum 2018. Puis, place à l’envie de lancer un nouveau projet en autodidacte avec l’architecte Samuel Manuard et le chantier Black Pepper. Ils mettent sur pied un géant de carbone peint en noir, L’Occitane en Provence, relevé par des moustaches jaunes. Il aura navigué 7 000 milles avec et parce qu’aucun projet n’est linéaire, il y a eu les doutes de l’abandon (à la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne) et le retour en grâce (au Défi Azimut). Lors du Jour-J à Port Olona, Armel Tripon est serein, le résultat d’un travail sur la respiration et la certitude, aussi, de ne pas être là par hasard.

Coup de barre au large de La Corogne

Le look détonnant de son bateau lui vaut quelques ‘Une’ de magazines et on lui accole sur les pontons le statut de trouble-fête dans le match à la victoire. Ses premières heures de course le confirment : Armel est engagé, déterminé et file vers l’Ouest pour contourner une dépression, avec Thomas Ruyant (LinkedOut) et Louis Burton (Bureau Vallée 2) dans son sillage. Mais les conditions sont musclées et la troisième nuit bien trop agitée. Résultat : la casse du hook de son J3 et l’obligation de faire demi-tour vers La Corogne pour réparer.

Devant déjà, la tête de course creuse l’écart et s’enfuit inexorablement. L’outsider Tripon n’en est déjà plus un. Une semaine plus tard, il doit à nouveau monter en haut du mât avec une scie à métaux et une meuleuse. Puis « faire du composite sur une pièce du puits de foil qui s’était arraché ». Poncer, meuler, coller… Armel parle de « journées à l’atelier », ne désavoue jamais son équipe et il avance, toujours.

Le bateau, son « compagnon de route »

Enfin détaché de la phrase la plus célèbre de Michel Desjoyeaux – « Le Vendée Globe, c’est une em… par jour » – Armel Tripon en a profité pour gagner de l’expérience, mais surtout pour vivre jusqu’au bout cette aventure hors du commun. Le Nantais a le goût des bons mots et il le démontra tout au long du parcours. C’est le cas lorsqu’il croise son premier albatros aux portes des mers du sud : « Je l’aperçois, noble et majestueux dans son vol plané, comme suspendu ». Il décrit le paysage qui défile depuis le cockpit « comme lorsqu’enfant on regarde par les vitres de l’auto sur la route des vacances » et la « pureté des nuits où les étoiles scintillent comme jamais ». Son bateau devient progressivement « un bon compagnon de route » avec lequel il se sent « en osmose. Il est fluide, facile et ne demande qu’à aller vite ».

Le passage du cap Horn, cerné par les albatros, est une libération intérieure, « un beau moment, une joie intense ». Armel remue les souvenirs, ce rêve enfoui qu’il partageait avec deux amis dont l’un d’eux est décédé depuis. Ensuite, la mer s’est assagie, l’Atlantique a offert un peu de répit et le marin s’est trouvé « plus léger ». Il raconte alors avec fierté ses conversations avec ses trois enfants qui lui détaillent leur quotidien à eux et sa femme « qui (les) gère d’une main de maître ».

L’autre ‘remontada’

Les turpitudes d’Éole et de Neptune ne sont pas oubliées pour autant comme le 12 janvier où le vent claque à près de 40 nœuds, la mer est formée et « le bateau ne fait que trembler ». Quand il s’adresse à ceux qui sont à terre, à travers ses mots du bord et ses vidéos, Armel évoque toujours les conditions, parfois ses sensations mais rarement sa « remontada ». Lui qui faisait partie du dernier groupe au large des Açores a progressivement remonté le classement, notamment en réalisant une traversée des mers du Sud limpide et impressionnante. 24e au passage de l’équateur, 17e au cap de Bonne Espérance, 13e au Cap Horn, 11e au retour à l’équateur…

L’Occitane en Provence a démontré que les nouveaux foilers n’avaient pas à rougir en matière de performance pure. Sa remontée fantastique s’est achevée à la 11e place donc, la faute à deux fortes dépressions pour le cueillir avant l’arrivée. Juste avant, Armel avait fait sa « première nuit presque complète du Vendée Globe » et surtout délivré un dernier message de sérénité : « La course au large, c’est l’imprévu, c’est l’école de la patience ». Et Armel Tripon en est assurément l’un des meilleurs ambassadeurs.

LES STATS D’ARMEL TRIPON / L’OCCITANE EN PROVENCE

Il a parcouru les 24 365 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 11.98 nœuds.

Distance réellement parcourue sur l’eau : 28 315 milles à 13.93 nœuds de moyenne

LES GRANDS PASSAGES

Equateur (aller)
24e le 24/11/2020 à 06h05 UTC à 5j 4h 45 mn après le leader Cap de Bonne-Espérance
17e le 6/12/2020 à 16h48 UTC à 5j 17h 37min après le leader Cap Leeuwin
14e le 18/12/2021 à 10h55 UTC, 4j 23h 29min après le leader Cap Horn
13e le 6/01/2021 à 08h01 UTC, 3j 18h 18min après le leader Equateur (retour)
11e le 19/01/2021 à 20h32 UTC, 3j 01h 20 min après le leader

Son bateau

Architecte : Samuel Manuard
Chantier : Black Pepper Yachts
Mise à l’eau : janvier 2020

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Bientôt la fin du Vendée Globe pour Clarisse Crémer (Banque Populaire), attendue mercredi matin aux Sables

 

Clarisse Crémer est sur le point de terminer son premier Vendée Globe à une belle 12e place. Ronan Lucas, directeur du team Banque Populaire, expose les enjeux des 500 derniers milles toniques de Clarisse après une course prudente et sage.

 

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Credit : C.Cremer

« 30 à 35 nœuds de vent, houle de 7 mètres… » 

« Actuellement, Clarisse navigue dans des conditions soutenues avec 30 à 35 nœuds de vent et une mer forte, puisqu’elle dit avoir une houle de 7 mètres. Le vent va ensuite un peu mollir avant le passage d’un petit front mercredi matin aux abords de l’arrivée aux Sables-d’Olonne. Le timing d’arrivée de Clarisse va dépendre de la gestion de ce front. »

 

« Le golfe de Gascogne est en hiver l’un des endroits les plus mal pavés qui existent » 

 « L’idée de Clarisse, pour le moment, est de ralentir un peu pour laisser passer ce front et franchir la ligne d’arrivée dans des conditions plus maniables, avec 3 à 3,5 mètres de houle. Si ce choix se confirme, elle devrait arriver mercredi matin aux Sables-d’Olonne, aux alentours de 9-10h. 

Cette estimation est encore à prendre avec des pincettes. Si elle arrive bien à ce moment-là, Clarisse pourra enchaîner avec une entrée dans le chenal dans la foulée. Quoi qu’il en soit, il faudra qu’elle fasse deux empannages pour rallier les Sables-d’Olonne. Clarisse a raison de préférer laisser passer ce passage de vent fort. Le golfe de Gascogne est en hiver l’un des endroits les plus mal pavés qui existent, d’autant plus qu’il n’y a pas d’échappatoires jusqu'aux Sables-d’Olonne. »

 

"Clarisse est à sa place"

« Clarisse n’est pas à cours de nourriture car nous avions prévu un avitaillement pour 90 jours. Elle est heureuse d’apercevoir la ligne d’arrivée sur sa cartographie et elle se réjouit de nous rejoindre. Elle ressent une certaine impatience et elle est très contente d’en être là. 

L’équipe est satisfaite aussi. Clarisse remplit tous les objectifs. Le premier était de boucler ce tour du monde. Le second était de finir entre la 8e et la 15e place. Cette 12e position est donc pile dans les ambitions fixées au départ. Clarisse est à sa place, elle a fait une course prudente et pleine de sagesse. »

 
Source : BPCE

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Quentin Lucet : « L’enjeu est peut-être d’être un peu moins extrême »

Architecte au sein du cabinet VPLP, Quentin Lucet a notamment participé à la conception de trois des huit nouveaux foilers alignés sur le Vendée Globe, Charal, Hugo Boss et DMG Mori. Il dresse pour Tip & Shaft un premier bilan de cette neuvième édition particulière.

Quels sont les premiers enseignements que tu tires de ce Vendée Globe ?
Déjà, il faut faire preuve d’énormément d’humilité face à cette course. Le Vendée Globe, c’est d’abord un homme et son bateau face à des éléments, déchaînés souvent, qui sont difficilement prévisibles. Dans le sens où je pense que si on avait eu le même départ que sur le Vendée Globe 2016, on aurait eu une course complètement différente et je pense que les conclusions auraient été d’une autre sorte que celles qu’on a aujourd’hui, à savoir qu’on retrouve des bateaux à dérives au pied du podium, très proches des foilers de dernière génération. C’est d’ailleurs aussi ce qui fait la richesse du Vendée Globe, il faut se rendre compte que ce n’est pas le bateau qui a les plus grands foils qui remporte le Vendée Globe, c’est un peu plus subtil que ça. Après, en schématisant, il y a des phases dans l’Atlantique où les bateaux de dernière génération ont clairement tiré leur épingle du jeu car ils ont une plus grande capacité d’accélérer qui est très intéressante, en revanche dans l’Indien et les mers du sud, ça n’a pas fonctionné.

Pourquoi ?
Pour diverses raisons : les bateaux ont buté dans les vagues, soit ils allaient trop vite, soit pas assez, il y avait aussi un petit côté de traumatisme avec ce qui s’était passé sur Corum puis sur PRB, qui a forcément laissé des traces, mais c’est clair qu’avec les conditions de mer qu’ils ont rencontrées, le rythme n’a pas été trouvé, c’est indéniable. J’ai vraiment une frustration de ne pas avoir vu Hugo Boss lancé avec ses foils dans l’océan Indien, parce que je pense qu’il avait un concept un peu différent des autres et donc un potentiel autre sur ces allures. Quand on écoute tous les skippers à l’arrivée, ce qui est assez fort, c’est que tout le monde parle de vie insoutenable, de conditions dantesques, ils disent tous que c’était très très dur, est-ce que c’est devenu la norme ? Ou était-ce particulier cette année ? Je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c’est qu’il faut vraiment aborder la conception d’un nouveau bateau d’une façon un peu plus subtile que ce qu’on a pu faire jusqu’à maintenant, en mettant l’homme au milieu plus qu’avant et de regarder davantage tous les modes dégradés. Donc considérer dans le cadre d’un Vendée Globe comment le bateau va se comporter s’il a une avarie de foil, s’il perd une voile… Il y a vraiment beaucoup de voies exploratoires à avoir pour les nouveaux bateaux. On a été très loin, peut-être trop loin dans le cadre d’un Vendée Globe sur la taille des foils. Aujourd’hui, c’est une question qu’il ne faut pas avoir honte de se poser.

La solution serait donc de revenir à des foils moins grands ?
Je ne sais pas si c’est forcément moins grands, je dirais en tout cas plus rétractables. Avant cette édition, on se disait qu’ils mettraient les foils « en drapeau » pour les faire peu porter, mais en réalité, sur les trains de houle, sur les images qu’on a vues et les débriefs qu’on a eus avec les marins, ça ne fonctionnait pas. J’ai entendu des skippers dire que même quand ils essayaient de mettre leurs foils en position la plus neutre possible, en descendant sur un surf, ils arrivaient à des vitesses de 30 nœuds. C’est énorme, et du coup, on se retrouve à taper dans la vague de devant… Il y a vraiment une nouvelle façon d’aborder ça, des questions un peu différentes à se poser. Le premier enseignement de ce Vendée Globe, c’est vraiment de se dire que ce n’est pas que sur des statistiques de vents et de vagues qu’on va dessiner un bateau, il faut vraiment qu’il y ait des échanges beaucoup plus présents entre marins et architectes. Le temps où on avait un cahier des charges du skipper pour dessiner un bateau mais sans forcément être dans l’échange avec lui pendant tout le processus de conception est révolu.

Faut-il aussi des carènes plus polyvalentes pour pouvoir continuer à avoir un bateau performant en mode dégradé ?
C’était déjà, je pense, un peu la démarche en 2020, mais on est restés assez obnubilés par la performance. Aujourd’hui, c’est sûr que ce n’est pas la carène qui va être la plus rapide d’un point de vue de simulation numérique qui va être la plus adaptée pour faire un Vendée Globe, il faut en être conscient. C’est vraiment nécessaire de bien connaître ses outils et leurs limites et d’avoir un niveau d’échange riche avec les marins, parce qu’aujourd’hui, on ne peut pas effectivement se permettre de choisir une carène parce qu’elle est juste la plus performante d’un point de vue hydro. Il faut penser à l’évolutivité, à la capacité à bien réagir si un foil est endommagé, ce qui peut arrivé, pour que le bateau puisse quand même avancer pendant un jour ou deux, voire plus, le temps qu’une réparation soit faite. Je pense que l’enjeu est peut-être d’être un peu moins extrême dans le concept architectural.

Si je te demandais à chaud de, fort des premiers enseignements de ce Vendée Globe, dessiner le bateau idéal pour le prochain, à quoi pourrait-il ressembler ?
Ce serait un bateau qui a la capacité de par ses formes de coque à ne pas mettre trop le nez dedans aux allures de portant. Le scow n’est pas forcément la meilleure réponse à ça, parce que je pense que ça peut générer des choses assez violentes et repousser le problème, ça ne se joue pas que sur des formes avant, ça se joue aussi sur des formes arrières, sur des lignes de quille… mais on va dire que spatuler un peu plus que ce qu’on a fait aujourd’hui, c’est intéressant, avoir des réserves de volume devant, c’est aussi intéressant de l’envisager, comme ce qu’on a pu voir sur la Coupe de l’America. On entend assez souvent que les bateaux passent de 30 nœuds à un arrêt buffet de 15 nœuds, donc il faut essayer de trouver quelle est la bonne géométrie pour avoir des capacités de relance. Les bateaux peuvent accélérer très vite, avec assez peu de toile, mais par contre, ils freinent très fort, et quand c’est le cas et qu’on a peu de toile, on a du mal à relancer le bateau. C’est un vrai sujet, l’intégration du plan de voilure est nécessaire à la conception. Il y a aussi des problématiques liées à la largeur de la carène intéressantes à creuser. Et sur les foils, comme je le disais, le maître mot, c’est la capacité à les rétracter. Aujourd’hui, on ne peut plus vraiment se permettre de faire des foils qui, quand ils sont rétractés, restent quatre mètres en dehors du bateau, ça ne me semble pas être un compromis très marin pour un programme comme le Vendée Globe.

Et l’ergonomie ? Le choix d’Alex Thomson d’un cockpit entièrement fermé est-il le bon ?
La partie ergonomie est aussi un énorme sujet, Alex a fait des choses très intéressantes, Antoine Lauriot-Prévost [qui fait partie du cabinet VPLP, NDLR] est en train de rentrer sur Hugo Boss en ce moment, il a l’air de trouver que ça ne marche pas trop mal. maintenant, je ne sais pas si tous les marins seraient à l’aise avec ça et il y a des questions à se poser pour que le marin soit à même de bien manœuvrer le bateau, d’être capable de se reposer, c’est vraiment un volet hyper important.

Photo : Jean-Marie Liot / Alea

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Vendée Globe. Arrivée mercredi matin pour Clarisse Crémer

Arrivée Clarisse Crémer Vendée GlobeVendée Globe. Arrivée mercredi matin pour Clarisse CrémerArrivée Clarisse Crémer Vendée Globe

Clarisse se trouve ce mardi matin à 250 mn de la ligne d’arrivée aux Sables qu’elle devrait franchir mercredi matin à la 12e place. Une belle performance pour la benjamine de la course.

Avant d’arriver, elle continue de subir des conditions soutenues. « Actuellement, Clarisse navigue dans des conditions soutenues avec 30 à 35 nœuds de vent et une mer forte, puisqu’elle dit avoir une houle de 7 mètres. Cela va durer jusqu’à demain matin. Le vent va ensuite un peu mollir avant le passage d’un petit front mercredi matin aux abords de l’arrivée aux Sables-d’Olonne. Le timing d’arrivée de Clarisse va dépendre de la gestion de ce front. » explique Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire.

« L’idée de Clarisse, pour le moment, est de ralentir un peu pour laisser passer ce front et franchir la ligne d’arrivée dans des conditions plus maniables, avec 3 à 3,5 mètres de houle. Si ce choix se confirme, elle devrait arriver mercredi matin aux Sables-d’Olonne, aux alentours de 9-10h, de jour donc. Cette estimation est encore à prendre avec des pincettes. Si elle arrive bien à ce moment-là, Clarisse pourra enchaîner avec une entrée dans le chenal dans la foulée. Quoi qu’il en soit, il faudra qu’elle fasse deux empannages pour rallier les Sables-d’Olonne. Clarisse a raison de préférer laisser passer ce passage de vent fort. Le golfe de Gascogne est en hiver l’un des endroits les plus mal pavés qui existent, d’autant plus qu’il n’y a pas d’échappatoires jusqu’aux Sables-d’Olonne. »
« Clarisse n’est pas à cours de nourriture car nous avions prévu un pour 90 jours. Elle est heureuse d’apercevoir la ligne d’arrivée sur sa cartographie et elle se réjouit de nous rejoindre. Elle ressent une certaine impatience et elle est très contente d’en être là. L’équipe est satisfaite aussi. Clarisse remplit tous les objectifs. Le premier était de boucler ce tour du monde. Le second était de finir entre la 8e et la 15e place. Cette 12e position est donc pile dans les ambitions fixées au départ. Clarisse est à sa place, elle a fait une course prudente et pleine de sagesse. »

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Vendée Globe. Armel Tripon aux Sables

Armel TriponArmel Tripon

Armel Tripon est arrivé aux Sables d’Olonne après 84 jours et finit 11e. Le skipper de L’Occitane en Provence est arrivé après des conditions difficiles dans le golfe de Gascogne.

Armel Tripon a été contraint vendredi dernier de ralentir au large des côtes espagnoles pour laisser passer une violente dépression hivernale générant une mer dantesque dans le golfe de Gascogne. Sous une pluie battante, par 30 nœuds de vent et plus de 5 m de creux, Armel Tripon a doublé la ligne d’arrivée cette nuit. Il était temps : le skipper de L’Occitane en Provence n’avait presque plus de quoi manger, à part quelques biscottes et du miel ! ” J’ai vécu une aventure de dingue. C’est tellement différent de toutes les autres courses. 11e je ne suis pas déçu. L’objectif c’était de finir avec un bateau intact. J’aurai enfin de repartir pour régater parce que là je n’ai fait qu’une course poursuite.“

Armel TriponLES SABLES D’OLONNE, FRANCE – 1er FEVRIER: L’Occitane en Provence, skipper Armel Tripon (FRA), est photographié dans le chenal après avoir franchi la ligne d’arrivée 11ème lors de la course du Vendee Globe, le 1er Février 2021. (Photo Olivier Blanchet/Alea)Armel TriponLES SABLES D’OLONNE, FRANCE – 1er FEVRIER: L’Occitane en Provence, skipper Armel Tripon (FRA), est photographié dans le chenal après avoir franchi la ligne d’arrivée 11ème lors de la course du Vendee Globe, le 1er Février 2021. (Photo Olivier Blanchet/Alea)

 

J’ai apprécié tous les jours. C’était juste magique. J’ai pris beaucoup de plaisir sur l’eau. 

La casse de ce J3 a un peu handicapé ma course, mais j’ai réussi à revenir. J’ai du faire face à un deuxième coup d’arrêt après le cap Horn où j’ai recassé un hook donc je n’avais plus de voile de capelage, ça devenait problématique. Un peu dur car je revenais bien sur les autres. L’objectif au départ était de ramener le bateau et c’est fait. 

C’est une belle récompense pour tous les gens qui se sont investis, ça veut dire que le bateau est super. Il est facile à vivre, facile à faire marcher. 

J’étais venu chercher le grand Sud et cette régate soutenue. J’ai découvert ce que c’était d’être seul en mer, ce monde sauvage. Le Vendée Globe reste très théorique quand tu ne l’a pas fait. 

C’est un mélange d’une course acharnée et une aventure de dingue, une aventure intérieure, tu n’en sors pas indemne, je pense que ça m’a fait grandir. Et puis c’est aussi une aventure maritime car naviguer dans ces coins là n’est pas anodin. 

Je m’étais bien préparé à vivre des moment très forts et les aborder de manière sereine. Cela m’a sauvé. Cela aurait été plus dans la douleur sinon. Chaque jour est une fête sur cette course. “

Sa conférence de presse : 

” Je suis très content d’être arrivé et d’avoir eu cette arrivée avec autant de monde, c’est une belle surprise.

Lorsque je suis arrivé dans le golfe de Gascogne, il y avait des grains à 50 nœuds, la mer était blanche, c’était très brutal. C’est un vrai cadeau de pouvoir vivre et voir ça. Il y avait des lumières de dingue. Dès qu’il y a eu un petit trou de souris avec un peu moins de vent et de mer, je me suis engagé. C’était le plus gros coup de vent que j’ai pris sur tout le tour. Il faut faire le tour du monde pour se rendre compte qu’il y a de gros coups de chien ici. C’était une fin de course particulière avec cette attente.

Je pense être le seul à avoir j’ai fait le tour du monde en string. A partir du moment où j’ai eu ce problème de hook sur le J3, elle était à poste en permanence car je n’avais plus d’enrouleur. J’ai navigué souvent avec le tourmentin, quand il y avait 25-30 nœuds ça marchait bien.

J’ai travaillé pendant deux ans avec mon préparateur mental sur l’idée que finalement ce tour du monde n’allait être que des imprévus et qu’il allait falloir y faire face. Heureusement que j’ai travaillé cet aspect-là car j’ai eu un problème dès le deuxième jour de course. Il y a eu peu de moments durs, c’était beaucoup de plaisir d’une grosse intensité.

J’ai la chance d’avoir pu être en course, de faire mon métier, chaque jour je remerciais mon partenaire pour me permettre de vivre ce rêve. Je ne voulais pas le gâcher. J’avais un bateau exceptionnel qui était très bien préparé. J’ai appris à le connaître pour pouvoir le pousser de plus en plus. Ça a été une énorme course poursuite pour réussir à revenir sur des bateaux au fur et à mesure. C’était motivant. J’ai beaucoup aimé jouer avec les systèmes météo et trouver des trajectoires.

La temporalité de cette course est assez incroyable. C’est unique, sur sa durée, sur les mers et paysages rencontrés, mais surtout sur l’engagement qu’on y met. Parfois on se retrouve pendant un moment à devoir réparer quelque chose et mettre la course de côté. Sur une transat ça n’existe pas. Ces moments de parenthèses sont hallucinants. On a aussi le temps d’apprécier les choses, l’univers qui nous entoure, cette nature sauvage et brute. Ça fait l’effet d’une grande intensité.

Cette couse ne laisse pas indemne. Bagarrer pendant plus de 80 jours avec autant d’envie, d’abnégation et d’engagement, fait que j’en sors différent et ça va m’aider pour la suite. Ce sentiment de liberté quand on est en mer est incroyable. Je ne l’ai jamais ressenti aussi fort. Je trouvais que chaque moment était intense à vivre. Il y a cette communion avec la nature qui est très forte, on est réduit à l’essentiel, à avoir une vie au jour le jour.

Un Vendée Globe est une course de portant et de reaching à 80%. Ce bateau est vraiment fait pour cette course, il est moins fait pour faire une transat au près. C’est un bateau qui est très agréable à vivre, je me suis bien entendu avec lui. On était assez copain et il me l’a bien rendu car il m’a permis d’arriver au bout.

Je suis fier d’avoir terminé, d’avoir rempli ma mission. Je pense que c’était une vrai gageure d’être au départ en si peu de temps. Voir le niveau d’engagement sur cette course qui est dingue. C’est beau de voir que chacun à ses problèmes et va au bout. C’est une belle philosophie. Chacun se démène pour aller au bout.

C’est sûr que j’ai une bonne vision de ce qu’il faut avoir et ce qu’il faut faire pour être prêt à 100%. On a manqué d’un peu de temps pour ce départ, mais monter un projet compétitif pour dans 4 ans est quelque chose qui me plairait. ” 

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Les premiers enseignements du Vendée Globe

Yannick Bestaven a remporté jeudi le Vendée Globe, troisième sur la ligne derrière Charlie Dalin et Louis Burton, mais déclaré vainqueur après avoir bénéficié de 10 heures et 15 minutes de réparation. Alors que les neuf premiers sont arrivés, Tip & Shaft tire les premiers enseignements de cette neuvième édition, entouré de skippers (François Gabart, Sébastien Josse, Pascal Bidégorry, Paul Meilhat, Roland Jourdain), du président de la classe Imoca, Antoine Mermod, de l’architecte Quentin Lucet (VPLP) et de Christian Dumard, le consultant météo de la course.

Ce Vendée Globe, qui aura couronné le vainqueur le plus âgé de l’histoire (48 ans), restera comme une édition atypique à bien des égards. En premier lieu, parce que, Covid oblige, départ et arrivées ont eu lieu à huis clos. Mais absence de public ne signifie pas absence de sentiments et les rares privilégiés – médias, teams, partenaires et proches – qui ont eu la chance de se voir ouvrir les portes du village en ont été quittes pour de belles émotions en accueillant les marins.

Il fallait voir dans la nuit noire, Armel le Cléac’h, le tenant du titre, photographier Apivia avec son smartphone lorsque la vedette transportant les journalistes est arrivée à la rencontre de Charlie Dalin, pour mesurer combien une arrivée de Vendée Globe reste un moment unique, même pour un professionnel du large.

Autre ancien vainqueur, François Gabart confiera plus tard à Tip & Shaft : « Le Vendée, tu as beau lui enlever du public, la magie opère à chaque fois. Il n’y avait certes pas les dizaines de milliers de personnes auxquelles on était habitué, mais on a vu de belles images, des sourires, des émotions, tout ce qu’on aime sur une course qui reste une source d’émerveillement. »

Sébastien Josse, trois participations au compteur, consultant météo cette année, ajoute : « Il y a eu beaucoup d’émotions, notamment avec les familles ; le fait qu’il n’y ait pas eu de public a permis de mettre davantage en avant cette intimité, sans doute parce qu’il y avait moins le regard des autres. »

Une météo particulière

Atypique, ce Vendée Globe l’est également pour son faible taux d’abandon : 24,2% pour l’instant, contre 44,8% en moyenne. Atypique également par une météo particulière qui n’a jamais permis aux hommes de tête de creuser l’écart. « Pour concevoir Apivia, on avait particulièrement étudié les conditions de la descente de l’Atlantique, car, historiquement, ceux qui arrivaient les premiers dans le Sud [c’était son cas, NDLR] pouvaient partir avec un système météo d’avance et leurs poursuivants ne les revoyaient plus, a commenté Charlie Dalin en conférence de presse. Manque de pot, ça n’est jamais arrivé. »Christian Dumard confirme : « L’enchaînement pour les premiers a été particulier. Si Apivia ou d’autres avaient réussi à passer devant la grosse dépression que Charlie a eue dans l’océan Indien, ils auraient pu enchaîner derrière comme les participants de Virtual Regatta et arriver en 69 jours. À douze heures près, ils seraient là depuis plus d’une semaine et on parlerait aujourd’hui des gros progrès des foilers par rapport à la dernière fois… »

Cette météo particulière a accouché d’un scénario qui aura tenu en haleine les suiveurs pendant 80 jours, avec, à l’arrivée, le plus petit écart de l’épreuve entre un vainqueur et son dauphin (2h31). Du jamais vu encore, avec huit bateaux sur la ligne en un peu plus de 16 heures, dont deux à dérives et quatre foilers de génération 2016. Ce qui a permis de révéler des profils peu connus du grand public, de mettre en avant des manières différentes de préparer un Vendée Globe performant et de montrer qu’un gros budget ne suffit pas forcément pour gagner.

« Tout ne se passe pas à Port-la-Forêt ! »

Ce qui a particulièrement interpellé Paul Meilhat : « J’aime beaucoup le côté rustique, faire beaucoup avec peu, ce sont des valeurs fortes que je défends depuis longtemps. Je suis hyper content que ça arrive sur ce Vendée Globe, comme sur la Route du Rhum avec Francis Joyon ». Et le vainqueur de cette même Route du Rhum en Imoca d’ajouter : « J’adore aussi qu’il y ait dix manières différentes pour arriver à un résultat. On l’a bien vu dans le final, entre un Charlie Dalin qui fait des trajectoires magnifiques dans le golfe de Gascogne et le côté un peu plus bourrin au bord du cadre de Yannick. »Pour la première fois depuis Christophe Auguin en 1997, la victoire échappe à un skipper du pôle Finistère course au large de Port-la-Forêt. Ce qui fait dire à l’un de ses membres, Sébastien Josse : « Tout ne se passe pas à Port-la-Forêt ! Les outsiders n’arrivent pas de nulle part : ils ont couru en Mini et en Class40, ce sont aussi des écoles de la course au large. » Roland Jourdain complète : « On n’est pas dans une monoculture, il y a un panaché de solutions pour arriver à l’objectif, c’est un super beau message. »

Et l’ancien skipper de Véolia, trois participations dans les bottes, d’ajouter : « Sur ce Vendée Globe, on n’a pas battu les records de vitesse, et pourtant, on n’a jamais eu un aussi beau spectacle. A-t-on absolument besoin de pousser le bouchon pour aller plus vite, alors que cela a des conséquences d’ordre financier, technique ou environnemental ? C’est peut-être l’occasion d’oser regarder les choses différemment. » Plus offensif sur ces questions, Jean Le Cam a mis les pieds dans le plat lors de sa conférence de presse jeudi soir : « Les valeurs essentielles qu’il faut défendre, c’est l’accessibilité du Vendée Globe aux PME et donner de l’espoir aux jeunes. Là, on est dans un truc de malade (…) Quand tu vois que certains font une troisième paire de foils, à 500 000 euros la paire, c’est le prix de mon bateau (…) Et à l’arrivée, les bateaux à foils ne m’ont pas mis 24 heures. »

Les foilers restent la solution

Reste que les 6 premiers bateaux aux Sables d’Olonne sont tous des foilers, même si 3 des 8 nouveaux bateaux ont abandonné : « On touche du doigt un truc nouveau, on découvre encore nos bateaux, je suis convaincu que c’est l’avenir », a commenté Thomas Ruyant, finalement sixième au jeu des réparations. Juste avant lui, Yannick Bestaven, pourtant vainqueur sur un bateau de génération 2016, avait résumé : « Les foils, tu ne peux pas les utiliser tout le temps. Mais dans l’Indien, quand j’ai eu une mer rangée, si j’avais eu des grands foils, je serais revenu plus vite sur Thomas, donc avoir des grands foils, c’est la solution.« « Il y a une vraie rupture technologique entre la génération 2016, avec des bateaux à dérives auxquels on a mis des foils, et les vrais foilers de la génération 2020, encore jeunes, capables de « semi-voler », estime quant à lui Antoine Mermod. La plupart ont été mis à l’eau été 2019 et on a perdu la moitié du temps de navigation prévu cette année à cause du Covid, ça fait beaucoup. »

Sébastien Josse partage l’analyse du président de la classe Imoca : « La révolution technologique n’est pas à remettre en question, mais le rétroplanning des projets est de plus en plus court alors que les bateaux sont de plus en plus techniques. Il a notamment manqué dans la préparation la Transat anglaise, qui est pour moi un juge de paix sur la fiabilité, parce que tu te retrouves face aux éléments pendant 7 jours. »

Les architectes vont adapter leur logiciel

Pascal Bidégorry donne une piste de réflexion : « Il va falloir revoir les formes de carène que je trouve un peu trop tendues. Les bateaux sont super rapides au reaching, mais au portant VMG, tu es sous l’eau constamment, un coup à 30 nœuds, un coup à 15 nœuds, ce n’est pas humain et c’est dangereux parce que tu peux te faire mal et casser du matériel. » Sébastien Josse ajoute : « La taille des foils, reste une interrogation ; ils offrent des gains considérables au près bon plein, au vent de travers et au reaching abattu, mais au vent arrière dans de la mer, comme ils ne sont pas à 100% rétractables, ils deviennent un handicap. »

Quentin Lucet, qui a travaillé sur trois des huit nouveaux foilers – Charal, Hugo Boss et DMG Mori – abonde : « On a peut-être été trop loin sur la taille des foils, c’est une question qu’il ne faut pas avoir honte de se poser. J’ai cependant une frustration de ne pas avoir vu Hugo Boss lancé avec ses foils dans l’océan Indien, parce que je pense qu’il avait un concept et un potentiel différent sur ces allures. » L’intéressé reconnaît cependant que les architectes vont devoir revoir leur logiciel à l’aune de ce Vendée Globe : « Ce qui est sûr, c’est qu’il faut aborder la conception d’un nouveau bateau d’une façon un peu plus subtile, en mettant davantage l’homme au centre qu’avant, mais aussi en prenant plus en compte tous les modes dégradés. »

Pour éviter de tirer des conclusions hâtives, François Gabart en appelle à l’histoire : « La dernière et seule fois où un bateau neuf n’a pas remporté le Vendée Globe, c’était en 2004. Dans la foulée, 18 bateaux neufs ont été construits ! Il y a une forme de déception par rapport à ce qu’on imaginait des performances de la dernière génération d’Imoca, mais ça ne veut pas dire que dans quatre ans, les foilers ne mettront pas 60 jours… »

Photo : Bernard Le Bars / Alea

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