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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Superbe finish pour le Défi Azimut Ultim

Quelle arrivée ! 13 minutes seulement ont séparé ce matin le vainqueur Banque Populaire XI et son dauphin Sodebo Ultim 3 (Thomas Coville et Thomas Rouxel). Au terme de près de 400 milles d’une âpre lutte dans des conditions orageuses qui ont accentué les effets de yo-yo entre les bateaux très rapides que sont les Ultims, Armel Le Cléac’h et Kevin Escoffier signent leur première victoire en binôme. Troisièmes, Yves Le Blevec et Anthony Marchand sont arrivés à peine une heure après les vainqueurs.

« Je suis très heureux que cette course ait pu avoir lieu car il a été un peu complexe de réunir tous les éléments pour la faire exister aussi rapidement. Je remercie vraiment l’organisation pour cela. Maintenant, pour revenir à la course, c’était un super parcours avec du vent variable et beaucoup de manœuvres, ce qui est assez épuisant en double. C’était un très bon test pour Kévin (Escoffier) et moi, notre première course en binôme et notre première victoire ! C’était un très bon test pour le bateau également pour le bateau après notre chantier d’été. Nous n’avons pas eu de soucis particuliers », commentait Armel Le Cléac’h qui a œuvré activement à l’organisation de cette édition qui devrait en appeler de nouvelles.

Des modifications déjà très efficaces

Même satisfaction pour Thomas Coville (Sodebo Ultim 3), deuxième avec Thomas Rouxel à un peu moins de 13 minutes des vainqueurs. « C’était une course vraiment physique, avec beaucoup de manœuvres, ce qui est épuisant sur des bateaux aussi grands, surtout à deux. Nous avons eu un départ un peu perturbé à cause d’un objet flottant qui s’est enroulé autour d’un de nos foils et que nous avons mis un peu de temps à enlever. Je pense que cela a joué un peu sur le déroulement ensuite de la régate car cela a créé un décalage qui a permis aux leaders de s’échapper. Nous avons réussi plusieurs fois à remonter, notamment grâce à une très bonne vitesse pure, ce qui est vraiment satisfaisant considérant que nous essayons tout juste de nouveaux safrans relevables. Cela représente une grosse évolution du bateau », expliquait le skipper de Sodebo Ultim 3, très heureux de la polyvalence de son maxi-trimaran.

Une superbe répétition avant la Transat Jacques Vabre

Troisième aux côtés d’Yves Le Blevec (Actual Ultim 3) à un peu plus d’une heure des leaders, Anthony Marchand ne cachait pas non plus sa satisfaction de rendre une belle copie : « C’était un parcours super technique avec plein de manœuvres. C’est exactement ce qu’il nous fallait pour continuer à découvrir notre bateau. C’était très instructif. Les conditions légères du début de course ont avantagé les nouveaux bateaux qui volent plus tôt que nous. C’était beau et frustrant à voir (rires) ! Je retiendrais de cette course que nous avons réussi toutes nos manœuvres, peut-être raté quelques coups tactiques en cherchant à attaquer mais c’était vraiment top ! ». Deuxièmes au moment de son avarie de flexible hydraulique de foil tribord, François Gabart et Tom Laperche (SVR – Lazartigue) ont malheureusement dû abandonner à mi-parcours entre Groix et les Sables-d’Olonne. Le mot de la fin revenait à Jean-Marie Corteville, pdg d’Azimut. « Je suis très heureux et fier d’avoir accueilli les IMOCA la semaine dernière pour le Défi Azimut – Lorient Agglomération. Je suis aujourd’hui satisfait de démarrer une nouvelle histoire avec la classe Ultim ».

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Realteam sacré vainqueur du TF35 Trophy 2021

L’épreuve finale du Championnat s’est clôturée aujourd’hui en Italie. Realteam Sailing remporte cette ultime régate et se voit sacrer vainqueur de la première saison du TF35 Trophy.

Cette dernière journée du TF35 Scarlino Cup 2 est marquée par la présence du sirocco, un vent du sud prévu très fort sur les côtes toscanes. Après une heure d’attente à terre, le verdict tombe, le Comité de course décide d’arrêter la journée. Realteam Sailing gagne ainsi son deuxième Grand Prix en Italie.

La première édition du TF35 Trophy aura offert un spectacle de haut vol. Une compétition intense, un niveau de flotte élevé et un enthousiasme général. Au niveau du classement, nous avons assisté à une bagarre sans répit entre Alinghi et Realteam Sailing. Avec quatre victoires de Grand Prix sur la saison, Realteam Sailing est le grand gagnant et remporte le championnat.

Jérôme Clerc, co-skipper de Realteam Sailing nous raconte : « C’était une grande bataille avec tous les concurrents cette année. Je suis très fier de mon équipe qui a fait un excellent travail. Nous sommes très heureux de remporter cette première édition avec Léman Hope dans nos voiles. Il y a encore une grande marge de progression avec ce bateau et c’est passionnant. Nous attendons donc avec impatience la saison prochaine. »

Alinghi qui termine la saison 2021 sur une victoire de manche se classe deuxième du TF35 Trophy.

Ernesto Bertarelli propriétaire barreur d’Alinghi commente : « Nous avons vécu un excellent week-end de compétition. La classe se porte bien. Le TF35 est un bateau high-tech, très exigeant, extrêmement sophistiqué et très rapide. Par conséquent, avoir des équipes aussi fortes dès la première année est une très bonne nouvelle, mais le potentiel d’amélioration est immense. »

La jeune et nouvelle équipe de Spindrift est revenue très fort et a montré tout son potentiel. Avec cinq podiums durant la saison, l’équipe menée par Yann Guichard se classe troisième.

Yann Guichard, propriétaire barreur de Spindrift nous confie : « Je suis très heureux de la façon dont nous avons navigué lors de cet événement. Nous avons beaucoup progressé. L’équipe est très jeune à bord, ils me poussent à mes limites et nous poussons le bateau de plus en plus loin après chaque course. Le TF35 est incroyable ; j’ai hâte de participer à la prochaine saison. »

Dans la deuxième partie du classement du TF35 Trophy, seul un point sépare trois équipes. Ylliam XII – Comptoir Immobilier est quatrième avec 21 points. Zoulou se classe cinquième à égalité de points – 22 points – avec Team SAILFEVER en sixième position. ZEN Too est septième avec 31 points.

Lors de la cérémonie de remise des prix, OMEGA, en qualité d’Official Timekeeper, a remis la montre Seamaster Diver 300M 007 Edition au plus jeune régatier du circuit ainsi qu’au vainqueur du TF35 Trophy.

Le programme de la saison 2022 sera quant à lui communiqué cet automne avec un mix de régates en eau libre et en eau fermée.

CLASSEMENT GENERAL DU TF35 SCARLINO 2:

(Aprés 6 manche et une manche biffée)

🇨🇭 Realteam Sailing 1 1 5 1 1 2 1 1 2 – 10 🇨🇭 Alinghi 3 2 1 3 3 5 3 2 1 – 18 🇨🇭 Spindrift 2 4 2 2 2 1 5 3 3 – 19 🇫🇷 Zoulou 5 5 4 4 4 4 2 4 4 – 31 🇫🇷 Team SAILFEVER 4 3 3 5 5 3 4 6 7 – 33 🇨🇭 Ylliam XII – Comptoir Immobilier 6 7DNF 7DNS 6 6 6 6 5 5 – 47

CLASSEMENT GÉNÉRAL DU TF35 TROPHY:

(Aprés 6 événements et un événement biffé)

 🇨🇭 Realteam Sailing 2 1 1 7 1 1 – 6 🇨🇭 Alinghi 1 2 2 2 2 2 – 9 🇨🇭 Spindrift 3 3 4 6 3 3 – 16 🇨🇭 Ylliam XII – Comptoir Immobilier 5 5 5 1 5 6 – 21 🇫🇷 Zoulou 7 4 3 4 7 4 – 22 🇫🇷 Team SAILFEVER 4 6 6 3 4 5 – 22 🇨🇭 Zen TOO 6 7 7 5 6 8 – 31

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Coup de foudre en rade de Marseille

Après le soleil estival de la veille, la deuxième et dernière journée de la 39e Massilia Cup a été marquée par le coup de foudre qui s’est abattu sur la rade sur les coups de midi. Après un énorme grain, les quelque 80 bateaux et 700 marins ont pu enfin prendre un départ dans des conditions régatables pour un final ensoleillé.
Après deux ans de patience, en raison des conditions sanitaires, c’est un week end de haute lutte sur la rade sud qui s’est achevé. Et la bonne nouvelle c’est que le cap est déjà mis sur la 40e édition qui ne se fera pas attendre bien longtemps car elle retrouvera ses dates traditionnelles au printemps prochain (du 1er au 3 avril 2022).
« C’est une Massilia qui a été perturbée par une météo capricieuse. Aujourd’hui cela a réduit le programme à une manche qui s’est finie dans le petit temps mais la fête a été vraiment réussie car hier cela été une journée de navigation superbe », a commenté Yves Ginoux, vice-président du CNTL et responsable du pôle course.
« La 40e édition, on l’attendra moins longtemps car elle se tiendra dans sept mois avec peut-être bien des nouveautés au niveau organisation, car on réfléchit à des formules nouvelles et ce sera un retour à un format sur trois jours », a ajouté M. Ginoux.

Grain…de folie

Après un samedi ensoleillé, où un vent de 15 à 20 nœuds a soufflé dans les voiles, la journée de dimanche a débuté sous un ciel chargé. L’orage annoncé a fini par s’abattre vers midi sur le futur plan d’eau des JO 2024, suivi d’un grain de folie mais qui heureusement a vite laissé place à des conditions beaucoup plus clémentes.
Le comité de course a cependant préféré interrompre le processus de départ des premières courses et demandé aux voiliers de s’abriter le long de la corniche. Certains bateaux sont rentrés au port, avant de repartir. Finalement, après une rotation du vent de 180°, les départs ont enfin pu être donnés. Mais l’orage a laissé quelques traces notamment sur Chenapan, un Ker 40 (IRC3) qui a dû naviguer sans électronique, à l’ancienne.
En IRC Duo, après leur victoire cet été dans la Quadra Duo, les deux Pierre, Perdoux et Grosgogeat, ont inscrit leur nom au palmarès, remportant le classement de la Duo Sail, sur Ilogan. « On a bien gazé, nous les deux Pierre. C’est une belle année », a commenté Pierre Perdoux. « Les conditions ont été dures, avec des vents qui ont tourné dans tous les sens, il a donc fallu toujours être à l’affut et alertes pour savoir d’où ça allait venir et ne pas s’endormir même si on était devant». « Aujourd’hui, le temps, ça a été du gros n’importe quoi, d’abord la grosse tempête, la grosse douche puis le grand soleil, c’est bien pour faire sécher les voiles », a-t-il encore plaisanté.
« On est fiers de défendre les couleurs du CNTL », a conclu Pierre Perdoux, qui a promis de revenir l’an prochain pour la 40e édition, toujours avec son partenaire. Les deux Pierre ont tous les deux 54 ans et naviguent ensemble « depuis 40 ans ». S’ils ont commencé en Optimist à Annecy, ils sont « maintenant des Sudistes, d’adoption ».

Xavier Macaire, un parrain dans son élément

Parrain d’exception pour ce rendez-vous des meilleurs régatiers de Méditerranée, Xavier Macaire (groupe SNEF), qui vient de signer une superbe 2e place sur la Solitaire du Figaro, a navigué aujourd’hui, sur le Figaro 3 d’André Morante, membre du pôle course sud CNTL.
« Samedi, c’était super, une belle régate en équipage dans la rade de Marseille. Ca fait bizarre de naviguer en équipage, il faut prendre de nouveaux repères, il faut réussir à ne pas vouloir tout faire en même temps. J’étais à la tactique », a commenté le solitaire. « On a fait de beaux parcours, un tour du Frioul sur la 2e manche. On a eu du vent, sur la 2e manche, c’est monté à 20 à 25 nœuds, ça déboulait bien sous spi », a expliqué le marin qui a grandi à Marseille. Autre intérêt pour Xavier Macaire, parrain pour la 2e fois de la Massilia Cup, le partage d’expérience. « Quand on naviguait on n’était pas là pour papoter, mais ils se sont pas mal intéressés à mon parcours, à ma façon de gérer mes courses, mon sommeil sur la Figaro, ma navigation ».
Dimanche le navigateur installé à quelques encablures de Port Olona (Les Sables d’Olonne), est revenu à un support où il excelle, prenant place à bord du Figaro 3 d’André Morante. « On est cinq sur le bateau, donc là aussi ce sont des repères différents, l’idée c’est de prendre du plaisir. André je le connais bien car il était venu s’entraîner avec moi pendant un an à Saint-Gille-Croix-de-Vie (Vendée) dans notre groupe d’entraînement quand on avait acheté les Figaro 3. Si je peux donner quelques conseils et quelques réglages, c’est avec plaisir, parce que ce bateau je le connais vraiment par cœur ». S’il y en avait un autre, heureux en ce dimanche soir, c’est “l’ancien“ Gilbert Martin sur Varenne, qui a grillé la politesse au bateau de Macaire. « J’ai beaucoup apprécié que Xavier salue notre performance, lui qui est un grand champion, c’est tout à son honneur de venir nous féliciter. »

De la Transquadra à la Massilia

Récompensé samedi soir avec son partenaire Olivier Guillerot pour leur victoire le 29 août dans la 1re étape de la Transquadra sur Shamrock V, Bruno Maerten a profité de la Massilia Cup pour garder la main, à plus de trois mois du départ de la 2e étape qui s’élancera vers la Martinique. «C’est une frustration pour moi parce que je n’ai pas de bateau, car il est resté à Madère, donc je suis obligé de naviguer sur le bateau des autres, avec des mecs super sympa, sur Blue 007 », un JPK1010, en série IRC4. « Samedi on a fait 6 et 1, c’est pas mal, on progresse. »
Cette victoire dans la Transquadra, « c’est incroyable. On est vraiment allé à la chercher avec nos tripes, on a eu un peu de réussite, et depuis on est sur un nuage. Cela a un retentissement que je n’aurais jamais imaginé », ajoute le marin qui a donc porté haut les couleurs du CNTL sur son Figaro 2. La Transquadra, « j’ai l’impression que c’est un peu la vitrine de tous les navigateurs d’une cinquantaine d’années, tout le monde s’identifie à ça », ajoute celui qui ne fait pas ses 66 ans et qui prendra en janvier le départ avec Olivier Guillerot de la 2e étape entre Madère et la Martinique pour sa première traversée de l’Atlantique. « Je n’ai jamais fait de transatlantique, ce sera une première sur 2700 milles», sourit encore Bruno pour qui la victoire finale se jouera, comme lors de la 1re étape, sur « la météo et les trajectoires ».

La Jacques Vabre en ligne de mire

Particularité de cette 39e édition de cette Massilia Cup, les concurrents de la Duo Sail partageaient le même plan d’eau pour déterminer la meilleure paire de marins du classement IRC double Méditerranée sur l’année 2021. Le CNTL accueillait aussi les OSIRIS et faisait la part belle à la monotypie avec les Grand Surprise, et la première apparition des J/70 sur l’épreuve, qui disputaient leur dernière manche de la Coupe de France.
Et parmi les Duo, on pouvait croiser sur les pontons Laurent Camprubi, venu « dire bonjour » et prêter main forte sur le JPK30 « Télémaque 3 » à son « pote Eric Merliet qui était tout seul en solo et m’a embarqué pour former un duo ».
Vainqueur de la Giraglia en 2013, Laurent Camprubi, membre du CNTL, est « un habitué de la Massilia. Mais surtout on est à 42 jours de la Transat Jacques Vabre», qu’il va disputer sur « Fullsave », un Class 40 avec Jean-Pierre Balmes, face à des navigateurs comme Kito de Pavant, Sébastien Audigane, Antoine Carpentier ou l’ancien champion de ski croate Ivica Kostelic. « Je retourne en Atlantique la semaine prochaine et on finit la préparation. Il y a beaucoup d’envie et un plateau énorme, avec 45 Class 40, c’est une édition exceptionnelle », confie encore le Marseillais. La Transat Jacques Vabre, entre Le Havre et la Martinique s’élancera le 7 novembre.

Des parcours en temps réel « à la dernière minute »

Autre nouveauté de cette 39e édition, des régates au parcours dessiné en temps réel et communiqué instantanément par messagerie WhatsApp. « Ce se fait déjà en Angleterre ou en Europe du Nord, mais c’est nouveau chez nous même si ça se fait de plus en plus », explique Philippe Faure, président du Comité de course. « Ce sont des parcours déterminés à la dernière minute. On a une liste d’une trentaine de bouées, certaines qui sont des marques naturelles et d’autres qui ne sont pas encore mouillées, mais qu’on met sur certains endroits prévus à l’avance. On modélise le parcours sur une tablette et juste avant le départ on donne une liste de points aux coureurs via Whatsapp. On essaie de les choisir pour que ce soit un peu tactique, qu’il y ait des bords de près et du portant, que ce ne soit pas ce qu’on appelle +Les Petits chevaux de bois+ où les voiliers se suivent tous les uns à la suite des autres ». L’objectif de cette initiative est donc d’offrir le meilleur parcours possible par rapport aux conditions météo à l’instant T.
Quel est l’accueil par les concurrents ? « Il y a toujours des avis contraires mais dans la majorité ils sont assez contents. Tous les professionnels le font. Ici au niveau local ça peut encore surprendre mais ça va rentrer dans les mœurs », ajoute, confiant, le cadre de l’Y.

Un J/70 entièrement féminin

Présente pour la première fois cette année, la série J/70 a été marquée par la présence d’un équipage entièrement féminin sur CNT’Elles, avec à la barre Marine Pailloux, qui a terminé à la 2e place. « La journée d’hier a été très musclée, surtout pour nous, équipage féminin, forcément ça manquait un peu de bras, à la fin de la journée on était rincées ».
« Aujourd’hui, c’était un temps très particulier, on n’a pas souvent ça à Marseille. On est sorties avec du vent d’est, comme la veille. Ensuite il y a eu des gros orages qui sont arrivés de Martigues avec de l’ouest. Un orage comme on voit rarement à Marseille, il faut le dire. Ca a ensuite tourné un peu plus nord pour finir la manche du jour avec du sud, avec un vent qui a oscillé entre 0 et 10 noeuds. On a donc eu les quatre directions et les quatre saisons en une journée ».
De cette 39e Massilia Cup, que retient-elle ? « Déjà d’être là, parce qu’après ces deux années qu’on vient de passer, on était contentes de disputer cette Massilia Cup, c’était pas gagné et on n’y croyait pas forcément début septembre. Et finalement on l’a faite, avec quatre manches dans notre poule, donc ce que je retiens c’est d’avoir été là ».

Classement final de la 39e Massilia Cup :

IRC1
1 Tonnerre de Glen (Dominique Tian, SNM) IRC2
1 Jivaro (Yves Grosjean, COYC Hyérois) IRC3
1 Les Minots de la Nautique (Victor Bordes-Laridan, SNM) IRC4
1 Racing Bee (Jean-Luc Hamonl, CN Marine Toulon) Duo Sail
1 Ilogan (Pierre Perdoux, Pierre Grosgogeat) OSIRIS
1 Sagolat T (Brice Aque, CNTL) J/70
1 Triskell (Vianney Vautier, CN Pornic) Grand Surprise
1 CES Airbus Hélicoptères (Antoine Mausson, ASAH Section voile)

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Qui va gagner la Mini Transat Eurochef ?

90 skippers s’élancent lundi – le départ a été reporté de 24 heures – des Sables d’Olonne pour la Mini Transat EuroChef, en direction de Saint-François (Guadeloupe), via Santa Cruz de la Palma (Canaries), où sera jugée la première étape. Comme avant chaque grande course, Tip & Shaft s’est entouré d’experts pour se prêter au jeu des pronostics : Tanguy Leglatin et Julien Pulvé, entraîneurs de groupes de ministes à Lorient et à La Rochelle, François Jambou, tenant du titre en proto, qui coache les 6.50 à Concarneau, le directeur de course Denis Hugues, et David Raison, architecte et ancien vainqueur, ont répondu à l’appel.

L’annonce d’un front froid sur le golfe de Gascogne dans la nuit de dimanche à lundi a finalement conduit au report de 24 heures du départ de la Mini-Transat EuroChef. Face à un engouement inégalé (137 dossiers déposés), ils seront finalement 90 (au lieu de 84) à s’élancer, ce qui fera de cette Mini-Transat la plus disputée de l’histoire.

“Les courses d’avant saison, notamment le Mini Fastnet et la Puru Challenge Race (ex-Transgascogne) ont été ventées et le taux d’abandon a été faible, ce qui est un bon signal”, analyse Denis Hugues, qui assure une nouvelle fois la direction de course. “J’espère que tous iront au bout de leur transat. Comme je dis toujours : mon favori, c’est le dernier !” ajoute l’inamovible patron de la flotte, qui se prête avec prudence au jeu des pronostics.

 

Tandem de choc
en proto

Chez les protos, comme l’ensemble des experts interrogés, Denis Hugues cite d’abord Tanguy Bouroullec qui s’élance sur son Pogo Foiler, rebaptisé Tollec MP, pour la deuxième édition consécutive. Mis à l’eau tardivement il y a deux ans, son plan Verdier, construit au chantier familial Structures, avait terminé 5e, l’engin est désormais parfaitement au point. La preuve : son skipper a remporté quasiment toutes les grandes courses depuis plus d’un an : Les Sables-Les Açores en Baie de Morlaix en 2020, Select 6.50, Mini en Mai et Mini Fastnet en 2021. “Tanguy coche beaucoup de cases. Il a l’expérience, le feeling de la glisse et il est très à l’aise en stratégie, analyse Tanguy Leglatin. Son bateau est maintenant au point et il en a une parfaite compréhension. C’est capital sur les protos qu’il faut savoir surveiller et ménager sur la durée d’une transat.”

Deuxième nom à revenir sur le dessus de la pile, celui de Pierre Le Roy qui s’aligne sur TeamWork, le dernier plan Raison construit (1019), sistership du 865, double vainqueur de la Mini – en 2019 avec François Jambou et en 2017 avec Ian Lipinski. Prévisionniste chez Météo France à Lille, le skipper a remporté cette année la Puru Challenge Race. “C’est vraiment la course à ne pas rater dans le calendrier, celle que tu fais après ton chantier d’été et la dernière avant la Mini”, explique David Raison, lui-même vainqueur de la Mini Transat en 2011.

“Comme Tanguy, Pierre a l’expérience d’une première Mini Transat (5e en série en 2019). Il a une très bonne compréhension des grands systèmes météo. Son bateau a été remarquablement préparé, c’est un client pour le podium”, ajoute Tanguy Leglatin. Julien Pulvé, voit aussi ces deux garçons sur le podium, avec un avantage à Tanguy Bouroullec : “Ça promet une belle empoignade, mais je pense que Tanguy aura l’ascendant psychologique avec cette faculté d’être très à l’aise au large. C’est sans doute lui qui imprimera le rythme.”

 

Le jeu est ouvert
pour les outsiders

Le foiler aura-t-il un avantage sur le parcours ? Pour François Jambou, c’est sur l’enchaînement météo classique de la première étape que cette option architecturale, absente des plans Raison, peut s’avérer décisive : “Sur une course aussi longue, tu augmentes les risques de casse avec les foils, mais s’il y a un front à négocier avec du débridé derrière et que le bateau tient, ça peut faire très mal à l’arrivée aux Canaries.”

Et derrière ce duo ? Tous nos consultants s’accordent pour dire que le jeu est assez ouvert avec plusieurs outsiders sérieux, comme la Russe Irina Gracheva (Path, plan Lombard 800), qui participe à sa deuxième Mini et a montré qu’elle pouvait s’imposer en remportant le Trophée Marie-Agnès Péron cette année.

Même profil pour l’italien Fabio Muzzolini sur son plan Lombard 945 (Tartine sans beurre, l’ex bateau d’Axel Tréhin, 2e en 2019), qui a lui aussi l’expérience d’une première transat et s’est montré capable de belles choses (2e de la Puru Challenge Race). Le nom de Sébastien Pébelier, ex-président de la classe Mini est aussi cité pour le podium, lui qui court sur Decosail, le dernier plan Manuard construit en 2010, refité cette année avec un brion coupé. “C’est un bateau qui peut faire mal au portant VMG sur la deuxième étape”, note Tanguy Leglatin.

 

Un véritable championnat
des constructeurs en série

Avec 65 concurrents, la catégorie série est encore une fois la plus représentée. Et derrière le match des skippers, c’est un véritable championnat des constructeurs qui s’y déroule. Trois modèles jouent la victoire : le Pogo 3, tenant du titre (plan Verdier, chantier Structures, 19 concurrents), le Maxi 650 (plan Raison, chantier Marée Haute, 14 concurrents contre 5 en 2019) et le Vector 650 dont c’est la première apparition au classement série (plan Bertrand, chantier Fornaro, 3 concurrents).

“Le match est plus ouvert qu’en 2019. C’est d’ailleurs le petit jeu sur le village départ, personne ne saurait dire qui peut gagner, d’un Maxi, d’un Vector ou d’un Pogo 3, notait Jean Lorre, président de la classe Mini, dans notre podcast Pos. Report. Les Pogo 3 peuvent encore gagner, mais ils ne sont plus dans un fauteuil comme il y a deux ans.“

Les faits sont là, cependant : les Maxi 650 ont trusté les podiums cette année. Les bateaux semblent fiables et l’allongement de la corde de leur quille a gommé leurs défauts de jeunesse au près. Hugo Dhallenne revient le plus souvent en tête du trio gagnant de nos experts, lui qui a remporté cette année la Plastimo Lorient Mini, la Pornichet Select et la Mini en Mai sur son Maxi YC St-Lunaire. Sont également évoqués Romain Le Gall (Les Optiministes Tribord, autre Maxi 650) et Quentin Riché (Race for Pure Ocean, Pogo 3), qui s’entraînent tous les deux à La Rochelle. “Ils ont montré leur capacité à tenir le rythme sur des courses longues en avant-saison. Ils travaillent tous les deux depuis deux ans sur leur projet et ont de l’expérience”, commente Julien Pulvé.

 

“On n’est pas à l’abri
d’une surprise”

Sortis en 2020, les Vector 650 ne sont que trois au départ, mais Alberto Riva(Ediliziacrobatica), vainqueur de la Puru Challenge Race, semble un excellent ambassadeur pour le plan Bertrand. “Je le connais peu, mais il a manifestement beaucoup de talent, se risque Tanguy Leglatin. J’en ferais presque mon favori tant il a démontré des qualités de vitesse, de placement et de stratégie”. Entraîné par Ambrogio Beccaria, qui avait écrasé la concurrence sur son Pogo 3 il y a deux ans, Riva pourrait signer un doublé italien. Pour Denis Hugues, “il n’a pas forcément le meilleur bateau car il semble enfourner plus que les Maxi mais il le fait marcher remarquablement.”

Autres marins cités par nos experts : Jean Marie Jézéquel sur son Maxi 650 Fond Apro, Léo Debiesse (Pogo 3 Les Alphas), vainqueur du Trophée Marie-Agnès Péron, mais aussi Anne-Claire Le Berre (Maxi 650 Rendez-vous Equilibre), qui après la voile olympique et la direction du bureau d’études de l’Imoca Initiatives Cœur, s’offre une parenthèse au large qui semble bien lui convenir (3e de la Puru Challenge Race).

Et certains pourraient encore sortir du bois. “L’exercice de la Mini Transat est tellement différentde tout ce qui se joue en avant-saison qu’on n’est pas l’abri d’une surprise”, estime Julien Pulvé. Même analyse chez Tanguy Leglatin : “80% de la flotte va découvrir le grand large et la qualité principale pour y performer est de prendre du plaisir. C’est la clef pour être régulier dans la performance.”

Verdict à partir du 9 novembre à Saint-François.

Les podiums de nos experts :

Proto : 1. Tanguy Bourroulec, 2. Pierre Le Roy, 3. Fabio Muzzolini
Série : 1. Hugo Dhallenne, 2. Alberto Riva, 3. Quentin Riché

 

Photo : Mini Transat EuroChef 2021 / Christophe Breschi

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Début des Voiles de St-Tropez, Patrice de Colmont : « Je n’avais pas l’impression d’avoir initié un monument ! »

Le célèbre petit port de Saint-Tropez se remplit comme à l’accoutumé en cette fin septembre de rutilants voiliers Classiques et Modernes, mais c’est également à terre que l’on mesure l’engagement, la passion et l’enthousiasme des marins qui toute la semaine, vont animer le plan d’eau Tropézien. Le village des Voiles, inauguré ce soir, bruisse de nouveau des conversations enfiévrées de milliers d’hommes et de femmes de mer venus de tous les azimuts de la planète voile pratiquer un yachting resplendissant tel que célébré depuis 1981 et la création de la Nioularge dans le golfe Varois. Alors que les voiliers classiques arrivés de Cannes procéderont lundi à leurs inscriptions en bonne et due forme, les voiliers Modernes classés en IRC, de 9 à plus de 18 mètres, débuteront leurs joutes annoncées particulièrement relevées cette année. Place au sport!


Modernes en piste dès demain.
Plus de 130 voiliers de course croisière souvent survitaminés, voiles et gréement tout carbone, vont s’affronter, et c’est une première, dans le golfe et au départ du Portalet à partir de demain. La Direction de course devrait libérer à intervalles réguliers les 5 groupes concernés particulièrement homogènes cette année. Les plus grands architectes et les plus grands chantiers sont ainsi harmonieusement représentés, et nombreux sont les équipages à avoir coché le rendez-vous Tropézien, pour beaucoup synonyme de fin de saison. Les favoris se bousculent ainsi au portillon du Portalet, notamment pour l’attribution du Trophée North Sails, qui couronnera le lauréat des IRC B où l’on suivra volontiers le Nacira 47 Pretexte,  ou le X50 Ecbatane d’Alain Monnier mené par Jean-Paul Mouren. On surveillera évidement les évolutions des nouveaux venus comme le plan Ceccarelli Black Samurai ou la montée en puissance du Solaris 55 Futura, en gardant un oeil attentif sur quelques grosses pointures comme The Kid, le JP54 de Jean-Pierre Dick ou Sunset, le First 47,7 de Marc Lepesqueux. Chez les IRC C, support du Trophée BMW, l’armada ne compte pas moins de 31 inscrits, c’est dire s’il n’y aura pas de politesse inutile sur les lignes de départ où s’aiguiseront les étraves de ces super-racers. Les bateaux à suivre sont évidemment Couleur Soleil (Grand Soleil 43) et l’équipage de Robert Coriat qui avait décroché la timbale l’an dernier au nez et à la barbe de l’A40 Vito 2 de Gian Marco Magrini. Il retrouvera le Fer 46 Daguet3 Frédéric Puzin, qui avait remporté la classe B l’an dernier. Du coté des IRC D, la classe la plus nombreuse avec 35 inscrits, le jeu est peut-être un peu plus ouvert puisque seul Buran (J 122 E), troisième l’an dernier, est à nouveau présent pour défendre une place de podium. Belle affluence aussi en IRC E avec 20 inscrits, ou ces véloces cruiser-racers de 9 à 11 mètres devront établir une nouvelle hiérarchie en l’absence des vainqueurs en titre de 2020. En IRC F enfin, 22 bateaux sont dans les starting-blocks et tenteront de remettre en question la domination du Wally Nano suisse Nostromino qui l’avait emporté devant deux Tofinou 9.50 : Pitch et Team 42. La découverte du tout nouveau Tofinou 9.70, sur plans Michele Molino, est également très attendue.

Inauguration du Village :
Pierre Roinson, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez, organisatrice des Voiles, était accompagné en fin d’après-midi par Madame la Député du Var Sereine Mauborgne, Madame le Maire de Saint Tropez Sylvie Siri, ainsi que Messieurs Jean-Luc Denéchau, Président de la Fédération Français de Voile, Philippe Héral, Président du Yacht Club de France, ainsi que de Patrice de Colmont lors de la traditionnelle inauguration du village des Voiles. Celui ci, ouvert au grand public et naturellement aux marins, s’étend sur 5 200 m2 et rassemble, autour du bar quadrangulaire, une vingtaine d’exposants. La boutique du partenaire North Sails bénéficie, comme l’an dernier, d’un accès direct à partir de l’extérieur du village de la course.


La Coupe d’Automne du Yacht Club de France
Pas moins de 37 yachts Classiques ont patienté sagement ce matin au large de Cannes dans l’attente de l’établissement prévu d’un flux de secteur d’Est, pour s’élancer en course, dans le cadre de la Coupe d’Automne du Yacht Club de France en direction de Saint-Tropez. Las! Les orages, très virulents dans le Var, ont eu des raisons de la patience du Comité de course qui a choisi d’annuler prudemment la régate. C’est donc en procession et sans objectif sportif que les voiliers classiques ont rejoint toute l’après midi le Golfe de Saint-Tropez pour venir s’amarrer dans le vieux port.

Bénédiction du canot SNSM Bailli de Suffren III
Livré en janvier dernier, le nouveau canot de sauvetage  de la Société de Sauvetage en Mer de Saint-Tropez,  Bailli de Suffren III  est depuis amarré au môle Jean-Réveille. Il remplace son prédécesseur, retiré « après 32 années de bons et loyaux services », comme aime à le souligner le président de la SNSM locale, Frédéric Saveuse. Construit au chantier « Sibiril Technologies » de Carantec, il est doté des dernières technologies le reliant au Crossmed par la 4G, de caméras thermiques et de deux moteurs de 650 CV. Long de 17,8 m pour 5,2 m de large, il peut accueillir huit membres d’équipage et jusqu’à 40 passagers à son bord. C’est le père Jean Paul Gouarin, qui a procédé ce matin à la cérémonie en présence de madame Sylvie Siri, maire de Saint-Tropez, de L’Amiral manuel de Oliveira, Président de la SNSM, de Frédéric Saveuse, Président de la SNSM de Saint-Tropez, et de sa marraine, Lady Cristina Owen Jones.


A noter :
Demain Lundi 27,  la traditionnelle Bénédiction des bateaux par le curé de Saint-Tropez, le père Jean Paul Gouarin aura lieu sur le Vieux Port dès 9 heures.

Ils ont dit :
Pierre Roinson, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez :
« On ressent le plaisir, l’impatience des régatiers, propriétaires ou marins de retrouver les Voiles dans toute leur acception, avec le sport en mer et la fête à terre. Après l’édition 2020 qui avait le grand mérite d’avoir pu se tenir dans un contexte difficile, nous allons cette année véritablement expérimenter notre nouvelle formule sur deux semaines. Les équipes de la SNST sont prêtes, à terre comme sur l’eau. Il va y avoir du sport, durant deux semaines, avec cette convivialité si particulière à Saint-Tropez à terre, avec notre village ouvert au public, qui rassemble tous nos partenaires. Le maitre mot demeure le plaisir, plaisir de se retrouver, plaisir de naviguer, et plaisir de partager à terre les belles histoires qui se créent à Saint-Tropez… »

Patrice de Colmont, créateur de la Nioulargue en 1981
« Quand on arrive aux Voiles, on retrouve immédiatement le plaisir de voir les marins, de renouer avec l’atmosphère. Cela fait déjà 40 ans, mais la vue des bateaux produit toujours cet effet. Je n’avais pas l’impression d’avoir initié un monument. Nous étions des bricoleurs, nous étions des farceurs, des passionnés de la farce. Le 1er  octobre sonnait la fin de la saison estivale, et c’était pour nous l’occasion de « reprendre le pouvoir » à Saint-Tropez. Nous étions, des dires mêmes du Maire de l’époque Jean Michel Couve, les mutins de la place Forbin, petite place sur les hauteurs de Saint-Tropez. C’était bon enfant, sans méchanceté. Des farces d’étudiants attardés. Mais l’esprit des Voiles est né ainsi, et Dick Jayson et Jean Laurain en étaient la personnalisation, chacun à leur manière. Ils ne se prenaient au sérieux que sur des lignes de départ! »

Georges Kohrel, Principal race Officer des Voiles de Saint-Tropez :
« La Formule sur deux semaines a été retenue. Elle nous permet de voir revenir les gros bateaux  Modernes qui avaient déserté les Voiles ces dernières années. Ils jugeaient nos régates peu adaptées à leur taille. Ils vont désormais disposer toute la seconde semaine du plan d’eau exclusivement pour eux, avec des parcours à la carte. Les Classiques sont ravis. Les  « gros » vont naviguer avec toute la flotte, en première semaine. Tout le monde est content. Tout le monde part du Portalet. les Modernes vers 11 heures, puis tous les voiliers de Tradition à partir de midi. Les IRC B, C, D, F et E régateront jusqu’au large de Pampelonne. La nouveauté cette année, c’est la zone de stand by des Classiques  au fond du golfe, dans l’attente des départs des IRC. On a mis sur l’eau tous les moyens pour éviter le mélange des classes et assurer la sécurité. »

Sébastien David, Directeur du Yacht Club de France
« Nous étions 37 voiliers classiques sur la zone de départ de la Coupe d’Automne du Yacht Club de France ce matin. Les organisateurs de Cannes on patienté deux heures, dans l’attente du vent… qui n’est pas venu, à part cet énorme orage qui a provoqué l’annulation pure et simple de l’épreuve. En 32 éditions, c’est la toute première fois que nous devons annuler, à regret car l’arrivée sur Saint-Tropez est toujours un moment magique. J’ai pour mission au sein du YCF de promouvoir la navigation de plaisance , au sens large du terme, tel qu’il était défini en 1867 par Napoléon III, à savoir régir tout ce qui n’est pas navigation de guerre ou de pêche. Vaste programme. Nous nous impliquons dans de nombreux événements, avec pour objectif de faire perdurer les courses, y compris en course au large, puisque nous avons un membre engagé dans la Mini Transat, Marine Legendre, et qu’un Class40 mené par Olivier Delrieu portera nos couleurs sur la prochaine Transat Jacques Vabre. »

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39e Massilia Cup – Coup de foudre en rade de Marseille

Après le soleil estival de la veille, la deuxième et dernière journée de la 39e Massilia Cup a été marquée par le coup de foudre qui s’est abattu sur la rade sur les coups de midi. Après un énorme grain, les quelque 80 bateaux et 700 marins ont pu enfin prendre un départ dans des conditions régatables pour un final ensoleillé.

Après deux ans de patience, en raison des conditions sanitaires, c’est un week end de haute lutte sur la rade sud qui s’est achevé. Et la bonne nouvelle c’est que le cap est déjà mis sur la 40e édition qui ne se fera pas attendre bien longtemps car elle retrouvera ses dates traditionnelles au printemps prochain (du 1er au 3 avril 2022).

« C’est une Massilia qui a été perturbée par une météo capricieuse. Aujourd’hui cela a réduit le programme à une manche qui s’est finie dans le petit temps mais la fête a été vraiment réussie car hier cela été une journée de navigation superbe », a commenté Yves Ginoux, vice-président du CNTL et responsable du pôle course.

« La 40e édition, on l’attendra moins longtemps car elle se tiendra dans sept mois avec peut-être bien des nouveautés au niveau organisation, car on réfléchit à des formules nouvelles et ce sera un retour à un format sur trois jours », a ajouté M. Ginoux.

Grain…de folie

Après un samedi ensoleillé, où un vent de 15 à 20 nœuds a soufflé dans les voiles, la journée de dimanche a débuté sous un ciel chargé. L’orage annoncé a fini par s’abattre vers midi sur le futur plan d’eau des JO 2024, suivi d’un grain de folie mais qui heureusement a vite laissé place à des conditions beaucoup plus clémentes.

Le comité de course a cependant préféré interrompre le processus de départ des premières courses et demandé aux voiliers de s’abriter le long de la corniche. Certains bateaux sont rentrés au port, avant de repartir. Finalement, après une rotation du vent de 180°, les départs ont enfin pu être donnés. Mais l’orage a laissé quelques traces notamment sur Chenapan, un Ker 40 (IRC3) qui a dû naviguer sans électronique, à l’ancienne.

En IRC Duo, après leur victoire cet été dans la Quadra Duo, les deux Pierre, Perdoux et Grosgogeat, ont inscrit leur nom au palmarès, remportant le classement de la Duo Sail, sur Ilogan. « On a bien gazé, nous les deux Pierre. C’est une belle année », a commenté Pierre Perdoux. « Les conditions ont été dures, avec des vents qui ont tourné dans tous les sens, il a donc fallu toujours être à l’affut et alertes pour savoir d’où ça allait venir et ne pas s’endormir même si on était devant». « Aujourd’hui, le temps, ça a été du gros n’importe quoi, d’abord la grosse tempête, la grosse douche puis le grand soleil, c’est bien pour faire sécher les voiles », a-t-il encore plaisanté.

« On est fiers de défendre les couleurs du CNTL », a conclu Pierre Perdoux, qui a promis de revenir l’an prochain pour la 40e édition, toujours avec son partenaire. Les deux Pierre ont tous les deux 54 ans et naviguent ensemble « depuis 40 ans ». S’ils ont commencé en Optimist à Annecy, ils sont « maintenant des Sudistes, d’adoption ».

Xavier Macaire, un parrain dans son élément

Parrain d’exception pour ce rendez-vous des meilleurs régatiers de Méditerranée, Xavier Macaire (groupe SNEF), qui vient de signer une superbe 2e place sur la Solitaire du Figaro, a navigué aujourd’hui, sur le Figaro 3 d’André Morante, membre du pôle course sud CNTL.

« Samedi, c’était super, une belle régate en équipage dans la rade de Marseille. Ca fait bizarre de naviguer en équipage, il faut prendre de nouveaux repères, il faut réussir à ne pas vouloir tout faire en même temps. J’étais à la tactique », a commenté le solitaire. « On a fait de beaux parcours, un tour du Frioul sur la 2e manche. On a eu du vent, sur la 2e manche, c’est monté à 20 à 25 nœuds, ça déboulait bien sous spi », a expliqué le marin qui a grandi à Marseille. Autre intérêt pour Xavier Macaire, parrain pour la 2e fois de la Massilia Cup, le partage d’expérience. « Quand on naviguait on n’était pas là pour papoter, mais ils se sont pas mal intéressés à mon parcours, à ma façon de gérer mes courses, mon sommeil sur la Figaro, ma navigation ».

Dimanche le navigateur installé à quelques encablures de Port Olona (Les Sables d’Olonne), est revenu à un support où il excelle, prenant place à bord du Figaro 3 d’André Morante. « On est cinq sur le bateau, donc là aussi ce sont des repères différents, l’idée c’est de prendre du plaisir. André je le connais bien car il était venu s’entraîner avec moi pendant un an à Saint-Gille-Croix-de-Vie (Vendée) dans notre groupe d’entraînement quand on avait acheté les Figaro 3. Si je peux donner quelques conseils et quelques réglages, c’est avec plaisir, parce que ce bateau je le connais vraiment par cœur ». S’il y en avait un autre, heureux en ce dimanche soir, c’est “l’ancien“ Gilbert Martin sur Varenne, qui a grillé la politesse au bateau de Macaire. « J’ai beaucoup apprécié que Xavier salue notre performance, lui qui est un grand champion, c’est tout à son honneur de venir nous féliciter. »

De la Transquadra à la Massilia

Récompensé samedi soir avec son partenaire Olivier Guillerot pour leur victoire le 29 août dans la 1re étape de la Transquadra sur Shamrock V, Bruno Maerten a profité de la Massilia Cup pour garder la main, à plus de trois mois du départ de la 2e étape qui s’élancera vers la Martinique. «C’est une frustration pour moi parce que je n’ai pas de bateau, car il est resté à Madère, donc je suis obligé de naviguer sur le bateau des autres, avec des mecs super sympa, sur Blue 007 », un JPK1010, en série IRC4. « Samedi on a fait 6 et 1, c’est pas mal, on progresse. »

Cette victoire dans la Transquadra, « c’est incroyable. On est vraiment allé à la chercher avec nos tripes, on a eu un peu de réussite, et depuis on est sur un nuage. Cela a un retentissement que je n’aurais jamais imaginé », ajoute le marin qui a donc porté haut les couleurs du CNTL sur son Figaro 2. La Transquadra, « j’ai l’impression que c’est un peu la vitrine de tous les navigateurs d’une cinquantaine d’années, tout le monde s’identifie à ça », ajoute celui qui ne fait pas ses 66 ans et qui prendra en janvier le départ avec Olivier Guillerot de la 2e étape entre Madère et la Martinique pour sa première traversée de l’Atlantique. « Je n’ai jamais fait de transatlantique, ce sera une première sur 2700 milles», sourit encore Bruno pour qui la victoire finale se jouera, comme lors de la 1re étape, sur « la météo et les trajectoires ».

La Jacques Vabre en ligne de mire

Particularité de cette 39e édition de cette Massilia Cup, les concurrents de la Duo Sail partageaient le même plan d’eau pour déterminer la meilleure paire de marins du classement IRC double Méditerranée sur l’année 2021. Le CNTL accueillait aussi les OSIRIS et faisait la part belle à la monotypie avec les Grand Surprise, et la première apparition des J/70 sur l’épreuve, qui disputaient leur dernière manche de la Coupe de France.

Et parmi les Duo, on pouvait croiser sur les pontons Laurent Camprubi, venu « dire bonjour » et prêter main forte sur le JPK30 « Télémaque 3 » à son « pote Eric Merliet qui était tout seul en solo et m’a embarqué pour former un duo ».

Vainqueur de la Giraglia en 2013, Laurent Camprubi, membre du CNTL, est « un habitué de la Massilia. Mais surtout on est à 42 jours de la Transat Jacques Vabre», qu’il va disputer sur « Fullsave », un Class 40 avec Jean-Pierre Balmes, face à des navigateurs comme Kito de Pavant, Sébastien Audigane, Antoine Carpentier ou l’ancien champion de ski croate Ivica Kostelic. « Je retourne en Atlantique la semaine prochaine et on finit la préparation. Il y a beaucoup d’envie et un plateau énorme, avec 45 Class 40, c’est une édition exceptionnelle », confie encore le Marseillais. La Transat Jacques Vabre, entre Le Havre et la Martinique s’élancera le 7 novembre.

Des parcours en temps réel « à la dernière minute »

Autre nouveauté de cette 39e édition, des régates au parcours dessiné en temps réel et communiqué instantanément par messagerie WhatsApp. « Ce se fait déjà en Angleterre ou en Europe du Nord, mais c’est nouveau chez nous même si ça se fait de plus en plus », explique Philippe Faure, président du Comité de course. « Ce sont des parcours déterminés à la dernière minute. On a une liste d’une trentaine de bouées, certaines qui sont des marques naturelles et d’autres qui ne sont pas encore mouillées, mais qu’on met sur certains endroits prévus à l’avance. On modélise le parcours sur une tablette et juste avant le départ on donne une liste de points aux coureurs via Whatsapp. On essaie de les choisir pour que ce soit un peu tactique, qu’il y ait des bords de près et du portant, que ce ne soit pas ce qu’on appelle +Les Petits chevaux de bois+ où les voiliers se suivent tous les uns à la suite des autres ». L’objectif de cette initiative est donc d’offrir le meilleur parcours possible par rapport aux conditions météo à l’instant T.

Quel est l’accueil par les concurrents ? « Il y a toujours des avis contraires mais dans la majorité ils sont assez contents. Tous les professionnels le font. Ici au niveau local ça peut encore surprendre mais ça va rentrer dans les mœurs », ajoute, confiant, le cadre de l’Y.

Un J/70 entièrement féminin

Présente pour la première fois cette année, la série J/70 a été marquée par la présence d’un équipage entièrement féminin sur CNT’Elles, avec à la barre Marine Pailloux, qui a terminé à la 2e place. « La journée d’hier a été très musclée, surtout pour nous, équipage féminin, forcément ça manquait un peu de bras, à la fin de la journée on était rincées ».

« Aujourd’hui, c’était un temps très particulier, on n’a pas souvent ça à Marseille. On est sorties avec du vent d’est, comme la veille. Ensuite il y a eu des gros orages qui sont arrivés de Martigues avec de l’ouest. Un orage comme on voit rarement à Marseille, il faut le dire. Ca a ensuite tourné un peu plus nord pour finir la manche du jour avec du sud, avec un vent qui a oscillé entre 0 et 10 noeuds. On a donc eu les quatre directions et les quatre saisons en une journée ».

De cette 39e Massilia Cup, que retient-elle ? « Déjà d’être là, parce qu’après ces deux années qu’on vient de passer, on était contentes de disputer cette Massilia Cup, c’était pas gagné et on n’y croyait pas forcément début septembre. Et finalement on l’a faite, avec quatre manches dans notre poule, donc ce que je retiens c’est d’avoir été là ».

Classement final de la Massilia Cup :

IRC1

1 Tonnerre de Glen (Dominique Tian, SNM)

IRC2

1 Jivaro (Yves Grosjean, COYC Hyérois)

IRC3

1 Les Minots de la Nautique (Victor Bordes-Laridan, SNM)

IRC4

1 Racing Bee (Jean-Luc Hamonl, CN Marine Toulon)

Duo Sail

1 Ilogan (Pierre Perdoux, Pierre Grosgogeat)

OSIRIS

1 Sagolat T (Brice Aque, CNTL)

J/70

1 Triskell (Vianney Vautier, CN Pornic)

Grand Surprise

1 CES Airbus Hélicoptères (Antoine Mausson, ASAH Section voile)

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Embarquement immédiat !

Le célèbre petit port de Saint-Tropez se remplit comme à l’accoutumé en cette fin septembre de rutilants voiliers Classiques et Modernes, mais c’est également à terre que l’on mesure l’engagement, la passion et l’enthousiasme des marins qui toute la semaine, vont animer le plan d’eau Tropézien. Le village des Voiles, inauguré ce soir, bruisse de nouveau des conversations enfiévrées de milliers d’hommes et de femmes de mer venus de tous les azimuts de la planète voile pratiquer un yachting resplendissant tel que célébré depuis 1981 et la création de la Nioularge dans le golfe Varois. Alors que les voiliers classiques arrivés de Cannes procéderont lundi à leurs inscriptions en bonne et due forme, les voiliers Modernes classés en IRC, de 9 à plus de 18 mètres, débuteront leurs joutes annoncées particulièrement relevées cette année. Place au sport!

Modernes en piste dès demain.

Plus de 130 voiliers de course croisière souvent survitaminés, voiles et gréement tout carbone, vont s’affronter, et c’est une première, dans le golfe et au départ du Portalet à partir de demain. La Direction de course devrait libérer à intervalles réguliers les 5 groupes concernés particulièrement homogènes cette année. Les plus grands architectes et les plus grands chantiers sont ainsi harmonieusement représentés, et nombreux sont les équipages à avoir coché le rendez-vous Tropézien, pour beaucoup synonyme de fin de saison. Les favoris se bousculent ainsi au portillon du Portalet, notamment pour l’attribution du Trophée North Sails, qui couronnera le lauréat des IRC B où l’on suivra volontiers le Nacira 47 Pretexte, ou le X50 Ecbatane d’Alain Monnier mené par Jean-Paul Mouren. On surveillera évidement les évolutions des nouveaux venus comme le plan Ceccarelli Black Samurai ou la montée en puissance du Solaris 55 Futura, en gardant un oeil attentif sur quelques grosses pointures comme The Kid, le JP54 de Jean-Pierre Dick ou Sunset, le First 47,7 de Marc Lepesqueux. Chez les IRC C, support du Trophée BMW, l’armada ne compte pas moins de 31 inscrits, c’est dire s’il n’y aura pas de politesse inutile sur les lignes de départ où s’aiguiseront les étraves de ces super-racers. Les bateaux à suivre sont évidemment Couleur Soleil (Grand Soleil 43) et l’équipage de Robert Coriat qui avait décroché la timbale l’an dernier au nez et à la barbe de l’A40 Vito 2 de Gian Marco Magrini. Il retrouvera le Fer 46 Daguet3 Frédéric Puzin, qui avait remporté la classe B l’an dernier. Du coté des IRC D, la classe la plus nombreuse avec 35 inscrits, le jeu est peut-être un peu plus ouvert puisque seul Buran (J 122 E), troisième l’an dernier, est à nouveau présent pour défendre une place de podium. Belle affluence aussi en IRC E avec 20 inscrits, ou ces véloces cruiser-racers de 9 à 11 mètres devront établir une nouvelle hiérarchie en l’absence des vainqueurs en titre de 2020. En IRC F enfin, 22 bateaux sont dans les starting-blocks et tenteront de remettre en question la domination du Wally Nano suisse Nostromino qui l’avait emporté devant deux Tofinou 9.50 : Pitch et Team 42. La découverte du tout nouveau Tofinou 9.70, sur plans Michele Molino, est également très attendue.

Inauguration du Village :

Pierre Roinson, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez, organisatrice des Voiles, était accompagné en fin d’après-midi par Madame la Député du Var Sereine Mauborgne, Madame le Maire de Saint Tropez Sylvie Siri, ainsi que Messieurs Jean-Luc Denéchau, Président de la Fédération Français de Voile, Philippe Héral, Président du Yacht Club de France, ainsi que de Patrice de Colmont lors de la traditionnelle inauguration du village des Voiles. Celui ci, ouvert au grand public et naturellement aux marins, s’étend sur 5 200 m2 et rassemble, autour du bar quadrangulaire, une vingtaine d’exposants. La boutique du partenaire North Sails bénéficie, comme l’an dernier, d’un accès direct à partir de l’extérieur du village de la course.

La Coupe d’Automne du Yacht Club de France

Pas moins de 37 yachts Classiques ont patienté sagement ce matin au large de Cannes dans l’attente de l’établissement prévu d’un flux de secteur d’Est, pour s’élancer en course, dans le cadre de la Coupe d’Automne du Yacht Club de France en direction de Saint-Tropez. Las! Les orages, très virulents dans le Var, ont eu des raisons de la patience du Comité de course qui a choisi d’annuler prudemment la régate. C’est donc en procession et sans objectif sportif que les voiliers classiques ont rejoint toute l’après midi le Golfe de Saint-Tropez pour venir s’amarrer dans le vieux port.

Bénédiction du canot SNSM Bailli de Suffren III

Livré en janvier dernier, le nouveau canot de sauvetage de la Société de Sauvetage en Mer de Saint-Tropez, Bailli de Suffren III est depuis amarré au môle Jean-Réveille. Il remplace son prédécesseur, retiré « après 32 années de bons et loyaux services », comme aime à le souligner le président de la SNSM locale, Frédéric Saveuse. Construit au chantier « Sibiril Technologies » de Carantec, il est doté des dernières technologies le reliant au Crossmed par la 4G, de caméras thermiques et de deux moteurs de 650 CV. Long de 17,8 m pour 5,2 m de large, il peut accueillir huit membres d’équipage et jusqu’à 40 passagers à son bord. C’est le père Jean Paul Gouarin, qui a procédé ce matin à la cérémonie en présence de madame Sylvie Siri, maire de Saint-Tropez, de L’Amiral manuel de Oliveira, Président de la SNSM, de Frédéric Saveuse, Président de la SNSM de Saint-Tropez, et de sa marraine, Lady Cristina Owen Jones.

A noter :

Demain Lundi 27, la traditionnelle Bénédiction des bateaux par le curé de Saint-Tropez, le père Jean Paul Gouarin aura lieu sur le Vieux Port dès 9 heures.

Ils ont dit :

Pierre Roinson, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez :

« On ressent le plaisir, l’impatience des régatiers, propriétaires ou marins de retrouver les Voiles dans toute leur acception, avec le sport en mer et la fête à terre. Après l’édition 2020 qui avait le grand mérite d’avoir pu se tenir dans un contexte difficile, nous allons cette année véritablement expérimenter notre nouvelle formule sur deux semaines. Les équipes de la SNST sont prêtes, à terre comme sur l’eau. Il va y avoir du sport, durant deux semaines, avec cette convivialité si particulière à Saint-Tropez à terre, avec notre village ouvert au public, qui rassemble tous nos partenaires. Le maitre mot demeure le plaisir, plaisir de se retrouver, plaisir de naviguer, et plaisir de partager à terre les belles histoires qui se créent à Saint-Tropez… »

Patrice de Colmont, créateur de la Nioulargue en 1981

« Quand on arrive aux Voiles, on retrouve immédiatement le plaisir de voir les marins, de renouer avec l’atmosphère. Cela fait déjà 40 ans, mais la vue des bateaux produit toujours cet effet. Je n’avais pas l’impression d’avoir initié un monument. Nous étions des bricoleurs, nous étions des farceurs, des passionnés de la farce. Le 1er octobre sonnait la fin de la saison estivale, et c’était pour nous l’occasion de “reprendre le pouvoir” à Saint-Tropez. Nous étions, des dires mêmes du Maire de l’époque Jean Michel Couve, les mutins de la place Forbin, petite place sur les hauteurs de Saint-Tropez. C’était bon enfant, sans méchanceté. Des farces d’étudiants attardés. Mais l’esprit des Voiles est né ainsi, et Dick Jayson et Jean Laurain en étaient la personnalisation, chacun à leur manière. Ils ne se prenaient au sérieux que sur des lignes de départ! »

Georges Kohrel, Principal race Officer des Voiles de Saint-Tropez :

“La Formule sur deux semaines a été retenue. Elle nous permet de voir revenir les gros bateaux Modernes qui avaient déserté les Voiles ces dernières années. Ils jugeaient nos régates peu adaptées à leur taille. Ils vont désormais disposer toute la seconde semaine du plan d’eau exclusivement pour eux, avec des parcours à la carte. Les Classiques sont ravis. Les « gros » vont naviguer avec toute la flotte, en première semaine. Tout le monde est content. Tout le monde part du Portalet. les Modernes vers 11 heures, puis tous les voiliers de Tradition à partir de midi. Les IRC B, C, D, F et E régateront jusqu’au large de Pampelonne. La nouveauté cette année, c’est la zone de stand by des Classiques au fond du golfe, dans l’attente des départs des IRC. On a mis sur l’eau tous les moyens pour éviter le mélange des classes et assurer la sécurité. »

Sébastien David, Directeur du Yacht Club de France

“Nous étions 37 voiliers classiques sur la zone de départ de la Coupe d’Automne du Yacht Club de France ce matin. Les organisateurs de Cannes on patienté deux heures, dans l’attente du vent… qui n’est pas venu, à part cet énorme orage qui a provoqué l’annulation pure et simple de l’épreuve. En 32 éditions, c’est la toute première fois que nous devons annuler, à regret car l’arrivée sur Saint-Tropez est toujours un moment magique. J’ai pour mission au sein du YCF de promouvoir la navigation de plaisance , au sens large du terme, tel qu’il était défini en 1867 par Napoléon III, à savoir régir tout ce qui n’est pas navigation de guerre ou de pêche. Vaste programme. Nous nous impliquons dans de nombreux événements, avec pour objectif de faire perdurer les courses, y compris en course au large, puisque nous avons un membre engagé dans la Mini Transat, Marine Legendre, et qu’un Class40 mené par Olivier Delrieu portera nos couleurs sur la prochaine Transat Jacques Vabre.”

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Fin du TF35 Trophy, Alinghi termine deuxième devant Spindrift, Ernesto Bertarelli : "Realteam reste l'équipe à battre"

 

Septième et dernière étape du TF35 Trophy 2021, le grand prix de Scarlino #2 marque aujourd'hui en Italie la fin de la toute première saison de cette nouvelle classe de foilers. Deuxième derrière Realteam cette semaine et au général de la saison, l'équipe d'Ernesto Bertarelli conclue ce championnat sur deux bonnes notes : Alinghi aura remporté le premier grand prix début mai et s'octroie la dernière course de la saison ! Spindrift complète le podium du grand prix et du TF35 Trophy.

 

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Crédit : Lloyd Images


Ernesto Bertarelli : « C'était encore un beau week-end de compétition. Spindrift a beaucoup progressé mais Realteam reste l'équipe à battre. Ces bateaux sont très exigeants, c'est positif de voir les équipes performer après si peu de temps sur les TF35. Je me réjouis d'accueillir un huitième équipage l'an prochain. Dans un circuit de bateaux de plus de 30 pieds volant au près, naviguer à huit est déjà une flotte conséquente et je pense que douze serait un maximum. Les bateaux seront améliorés d'ici l'an prochain, c'est pourquoi nous venons de décider de ne pas régater cet hiver pour avoir le temps de travailler en chantier. »

 

Deuxièmes derrière l'équipe à battre : Realteam ! 

Jérôme Clerc et son équipe signent un score presque parfait autour des bouées. Vainqueur de quatre grands prix sur cinq cette saison, Realteam a mis la barre haut. Grâce au travail de l'équipe à terre et sur l'eau, Alinghi s'est battu jusqu'au bout mais termine trois points derrière au championnat annuel.

 

Un grand prix venté pour clore la saison 

Six équipes ont disputé le deuxième grand prix de Scarlino, Zen Too n'ayant pas pu courir pour cause de problèmes techniques. Le comité de course était conservateur et a pris des décisions raisonnées pour préserver les bateaux. Ce dimanche, aucune course n'a été lancée pour cause de vent trop fort.

 

Bilan positif pour la première saison des TF35 

Après un court événement d'entraînement en 2020, les sept équipages du TF35 Trophy ont régaté en flotte pour de vrai cette saison. Et comme pour tout lancement de classe, la courbe de progression est énorme.

 

Classement général du tout premier TF35 Trophy après 7 épreuves :

1er - Realteam: 6 points
2e - Alinghi: 9 points
3e - Spindrift: 16 points
4e - Ylliam XII: 21 points
5e - Zoulou: 22 points
6e - SailFever : 22 points
7e - Zen Too : 31 points

Source : C Jonet

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Le départ de la Mini Transat sera donné demain à 15h, une porte virtuelle à 80 milles au nord des Canaries ajoutée

 

A moins de 24 heures du coup d’envoi de la première étape de la 23e édition de la Mini Transat EuroChef, les 90 marins en lice affichent une furieuse envie de prendre le large et d’en découdre. Après deux ans de préparation intense, tous piaffent d’impatience de rentrer enfin dans le vif du sujet. L’excitation est ainsi palpable sur le ponton du Vendée Globe. Le stress d’avant course aussi. L’heure est, plus que jamais, à la décortication des fichiers météo pour affiner les stratégies, en particulier celle concernant la traversée du golfe de Gascogne qui s’annonce délicate et propice à dessiner d’importants écarts dès les premiers jours de course.

 

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Crédit : V Olivaud


Après avoir été, dans un premier temps, reporté de 24 heures en raison de conditions météorologiques difficiles, le coup d’envoi de la première étape de la 23e édition de la Mini Transat EuroChef sera donné ce lundi 27 septembre à 15 heures, avec une heure de retard sur l’horaire initialement annoncé. Le passage d’un front au large de la côte de Lumière dans la matinée a, en effet, incité les organisateurs à légèrement repousser l’heure de sortie du port des bateaux afin de garantir aux skippers un départ dans les meilleures conditions possibles. 
« Les concurrents s’élanceront dans un flux de secteur nord-ouest pour 18-25 nœuds. Un flux qui va progressivement mollir au fil de l’après-midi, pour se stabiliser autour de 15 nœuds dans la soirée. Ils vont ainsi quitter Les Sables d’Olonne dans de bonnes conditions », explique Christian Dumard, le météorologue de la course. Très vite cependant, de premières complications vont se présenter sur la route des marins. 
« La traversée du golfe de Gascogne ne s’annonce pas si simple. Les concurrents vont devoir négocier un front dans la nuit de mardi à mercredi. Celui-ci va générer des conditions musclées, avec 35 nœuds de vent de sud-ouest sur une mer chaotique. Ce ne sera assurément pas très confortable. Ensuite, les Ministes vont devoir aller chercher la bascule du vent au nord-ouest pour descendre vers le sud, puis réussir à se faufiler dans un petit couloir le long des côtes espagnoles, entre le cap Ortegal et le cap Finisterre », détaille Christian.

 

L’ajout d’une porte virtuelle au cas où… 

Des phases de transition, du près dans du vent soutenu avec des conditions de mer qui vont assurément mettre à mal quelques estomacs vont donc constituer le menu des premiers milles de ce premier acte, jusqu’à la latitude de Vigo, avant le début d’une grande cavalcade au portant. Un grand tout schuss lors duquel il faudra soigner les réglages et jouer aux équilibristes pour éviter les sorties de piste. « Selon les derniers modèles, il est probable que les premiers profitent des alizés jusqu’à l’arrivée à La Palma. Pour ceux plus en arrière, c’est, en revanche, beaucoup plus incertain », souligne le consultant. 

Des incertitudes, il pourrait également en émerger pour ce qui concerne l’arrivée. Et pour cause, depuis plusieurs jours, le volcan Cumbre Veija, est entré en phase éruptive sur l’île de La Palma. A ce jour, l’escale à Saint-Cruz est maintenue, mais les organisateurs de cette 23e Mini Transat EuroChef, en liaison quotidienne avec les autorités locales et les experts du Pevolcan (Plan d’Urgence Volcanique des Canaries), sont naturellement contraints d’envisager de possibles plans B. 

« Actuellement, la situation obéit aux situations classiques et permet de maintenir l’escale à La Palma comme prévu. Nous sommes cependant en discussion avec les autorités canariennes pour définir des ports de repli possibles et surtout, nous avons mis en place une porte virtuelle à 80 milles (environ 150 km) au nord de l’archipel espagnol, non loin des îles Selvagens. Celle-ci a pour but, dans le cas d’une dégradation de la situation sur place, de dérouter les concurrents, mais aussi et surtout d’être en mesure d’établir un classement, puis de valider cette première étape », rassure Marc Chopin, Président de Korrigan, la société organisatrice de l’épreuve.

 

Source : A Bargat
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Armel Le Cléac'h, vainqueur du Défi Azimut Ultim, "C'était un très bon test pour Kévin (Escoffier) et moi" - ITW

 

13 minutes seulement ont séparé ce matin le vainqueur Banque Populaire XI et son dauphin Sodebo Ultim 3 (Thomas Coville et Thomas Rouxel). Au terme de près de 400 milles d'une lutte dans des conditions orageuses qui ont accentué les effets de yo-yo entre les bateaux très rapides que sont les Ultims, Armel Le Cléac'h et Kevin Escoffier signent leur première victoire en binôme. Troisièmes, Yves Le Blevec et Anthony Marchand sont arrivés à peine une heure après les vainqueurs.

 

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Crédit : 


"Un très bon test" dixit Armel Le Cléac'h

« Je suis très heureux que cette course ait pu avoir lieu car il a été un peu complexe de réunir tous les éléments pour la faire exister aussi rapidement. Je remercie vraiment l'organisation pour cela. Maintenant, pour revenir à la course, c'était un super parcours avec du vent variable et beaucoup de manœuvres, ce qui est assez épuisant en double. C'était un très bon test pour Kévin (Escoffier) et moi, notre première course en binôme et notre première victoire ! C'était un très bon test pour le bateau également pour le bateau après notre chantier d'été. Nous n'avons pas eu de soucis particuliers », commentait Armel Le Cléac'h qui a œuvré activement à l'organisation de cette édition qui devrait en appeler de nouvelles. 


Des modifications déjà très efficaces sur Sodebo

Même satisfaction pour Thomas Coville (Sodebo Ultim 3), deuxième avec Thomas Rouxel à un peu moins de 13 minutes des vainqueurs. « C'était une course vraiment physique, avec beaucoup de manœuvres, ce qui est épuisant sur des bateaux aussi grands, surtout à deux. Nous avons eu un départ un peu perturbé à cause d'un objet flottant qui s'est enroulé autour d'un de nos foils et que nous avons mis un peu de temps à enlever. Je pense que cela a joué un peu sur le déroulement ensuite de la régate car cela a créé un décalage qui a permis aux leaders de s'échapper. Nous avons réussi plusieurs fois à remonter, notamment grâce à une très bonne vitesse pure, ce qui est vraiment satisfaisant considérant que nous essayons tout juste de nouveaux safrans relevables. Cela représente une grosse évolution du bateau », expliquait le skipper de Sodebo Ultim 3, très heureux de la polyvalence de son maxi-trimaran.

 

Une superbe répétition avant la Transat Jacques Vabre 

Troisième aux côtés d'Yves Le Blevec (Actual Ultim 3) à un peu plus d'une heure des leaders, Anthony Marchand ne cachait pas non plus sa satisfaction de rendre une belle copie : « C'était un parcours super technique avec plein de manœuvres. C'est exactement ce qu'il nous fallait pour continuer à découvrir notre bateau. C'était très instructif. Les conditions légères du début de course ont avantagé les nouveaux bateaux qui volent plus tôt que nous. C'était beau et frustrant à voir (rires) ! Je retiendrais de cette course que nous avons réussi toutes nos manœuvres, peut-être raté quelques coups tactiques en cherchant à attaquer mais c'était vraiment top ! ». Deuxièmes au moment de son avarie de flexible hydraulique de foil tribord, François Gabart et Tom Laperche (SVR – Lazartigue) ont malheureusement dû abandonner à mi-parcours entre Groix et les Sables-d'Olonne. 

Le mot de la fin revenait à Jean-Marie Corteville, pdg d'Azimut. « Je suis très heureux et fier d'avoir accueilli les IMOCA la semaine dernière pour le Défi Azimut – Lorient Agglomération. Je suis aujourd'hui satisfait de démarrer une nouvelle histoire avec la classe Ultim ».

 

Source : Azimut
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Défi Azimut Ultim. Un bon test pour les bateaux !

Quelle arrivée ! 13 minutes seulement ont séparé ce matin le vainqueur Banque Populaire XI et son dauphin Sodebo Ultim 3 (Thomas Coville et Thomas Rouxel). Au terme de près de 400 milles d’une âpre lutte dans des conditions orageuses qui ont accentué les effets de yo-yo entre les bateaux très rapides que sont les Ultims, Armel Le Cléac’h et Kevin Escoffier signent leur première victoire en binôme. Troisièmes, Yves Le Blevec et Anthony Marchand sont arrivés à peine une heure après les vainqueurs.

« Je suis très heureux que cette course ait pu avoir lieu car il a été un peu complexe de réunir tous les éléments pour la faire exister aussi rapidement. Je remercie vraiment l’organisation pour cela. Maintenant, pour revenir à la course, c’était un super parcours avec du vent variable et beaucoup de manœuvres, ce qui est assez épuisant en double. C’était un très bon test pour Kévin (Escoffier) et moi, notre première course en binôme et notre première victoire ! C’était un très bon test pour le bateau également pour le bateau après notre chantier d’été. Nous n’avons pas eu de soucis particuliers », commentait Armel Le Cléac’h qui a œuvré activement à l’organisation de cette édition qui devrait en appeler de nouvelles.

Des modifications déjà très efficaces
Même satisfaction pour Thomas Coville (Sodebo Ultim 3), deuxième avec Thomas Rouxel à un peu moins de 13 minutes des vainqueurs. « C’était une course vraiment physique, avec beaucoup de manœuvres, ce qui est épuisant sur des bateaux aussi grands, surtout à deux. Nous avons eu un départ un peu perturbé à cause d’un objet flottant qui s’est enroulé autour d’un de nos foils et que nous avons mis un peu de temps à enlever. Je pense que cela a joué un peu sur le déroulement ensuite de la régate car cela a créé un décalage qui a permis aux leaders de s’échapper. Nous avons réussi plusieurs fois à remonter, notamment grâce à une très bonne vitesse pure, ce qui est vraiment satisfaisant considérant que nous essayons tout juste de nouveaux safrans relevables. Cela représente une grosse évolution du bateau », expliquait le skipper de Sodebo Ultim 3, très heureux de la polyvalence de son maxi-trimaran.

C Favreau / Défi Azimut Ultim

Une superbe répétition avant la Transat Jacques Vabre
Troisième aux côtés d’Yves Le Blevec (Actual Ultim 3) à un peu plus d’une heure des leaders, Anthony Marchand ne cachait pas non plus sa satisfaction de rendre une belle copie : « C’était un parcours super technique avec plein de manœuvres. C’est exactement ce qu’il nous fallait pour continuer à découvrir notre bateau. C’était très instructif. Les conditions légères du début de course ont avantagé les nouveaux bateaux qui volent plus tôt que nous. C’était beau et frustrant à voir (rires) ! Je retiendrais de cette course que nous avons réussi toutes nos manœuvres, peut-être raté quelques coups tactiques en cherchant à attaquer mais c’était vraiment top ! ». Deuxièmes au moment de son avarie de flexible hydraulique de foil tribord, François Gabart et Tom Laperche (SVR – Lazartigue) ont malheureusement dû abandonner à mi-parcours entre Groix et les Sables-d’Olonne. Le mot de la fin revenait à Jean-Marie Corteville, pdg d’Azimut. « Je suis très heureux et fier d’avoir accueilli les IMOCA la semaine dernière pour le Défi Azimut – Lorient Agglomération. Je suis aujourd’hui satisfait de démarrer une nouvelle histoire avec la classe Ultim ».

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Mondial de course au large en double mixte : Claudia Rossi et Pietro D’Ali s’imposent en Italie

La première épreuve du championnat du monde de course au large en double mixte s’est tenue en Italie sur des Figaro Bénéteau 3. Des Figaros parfaitement monotypes mais équipés du minimum en électronique. C’est l’équipage italien Claudia Rossi et Pietro D’Ali qui s’impose devant Giovanna Valsecchi/Andrea Pendibene et les Belges Jonas Gerckens et Sophie Faguet.

L’équipe italienne Claudia Rossi et Pietro D’Alì ont été couronnés vainqueurs du championnat du monde de l’offshore mixte en double après une dernière étape âprement disputée à Venise. Lorsque la dernière étape a commencé à l’heure du déjeuner vendredi, Rossi et D’Ali étaient lents à sortir des blocs de départ de la course nocturne de 100 milles de Marina di Ravenna, mais le duo italien a lancé son Figaro 3, ITA1 Team ENIT, en marche et a pris la tête à la mi-course.

Le soleil levant avait du mal à percer la brume matinale vénitienne, mais émergeant de la morosité en tête était ITA1 Team ENIT, franchissant la ligne en premier et remportant le titre de champion. Quatre minutes plus tard, l’équipe ESP espagnole franchissait la deuxième place, suivie par l’équipe belge qui prenait la troisième place à seulement quatre secondes du vainqueur de l’étape précédente, ITA2 Marina Militare.

Lorsque les bateaux sont arrivés dans le bassin militaire au cœur de Venise, l’Arsenale di Venezia, il y avait peu de visages souriants. L’approche finale de Venise impliquait de naviguer autour d’une myriade de zones restreintes en raison de plates-formes pétrolières, et certaines équipes ont protesté contre d’autres pour demander des éclaircissements sur la question de savoir si d’autres avaient enfreint les restrictions. Il n’y avait pas encore de gagnant clair.

Après quelques heures de délibération intense mais amicale avec le jury international, plusieurs équipes ont reçu des points de pénalité pour des erreurs de navigation. Pour Rossi et D’Ali, le champagne est resté glacé jusqu’à la fin des protestations. Finalement, cependant, les Italiens ont réussi à faire sauter le bouchon, une libération d’émotion car ils ont enfin pu célébrer le fait d’être les premiers champions du monde de la compétition offshore mixte à deux.

Rossi a partagé ses sentiments après avoir entendu le résultat. « C’est un sentiment incroyable, c’est comme un rêve qui s’est réalisé. Nous nous sommes battus jusqu’à la fin, mais nous avons ensuite eu des protestations à discuter, donc ce n’était pas vraiment facile. Mais maintenant, nous pouvons simplement nous sentir bien et faire la fête ensemble parce que nous fait une belle course et un excellent travail d’équipe ensemble. »

Agé de 29 ans, Rossi a exactement la moitié de l’âge de Pietro D’Ali, l’un des concurrents de course au large les plus expérimentés et respectés d’Italie. D’Ali a commenté : « Pour revenir à la course au large dans cette épreuve, après la Solitaire du Figaro et la Transat, c’est un plaisir de naviguer à nouveau. J’espère que ce format continuera à l’avenir. C’est un format parfait pour les Jeux olympiques.« 

L’autre équipe italienne a terminé deuxième, ITA2 Marina Militare pilotée par Giovanna Valsecchi et Andrea Pendibene. Deux équipes italiennes gagnantes à domicile ne racontent pas à quel point ce championnat était serré entre les 10 équipes représentant huit nations. L’équipe belge (Sophia Faguet & Jonas Gerckens) a couru les vainqueurs de très près pour la victoire au classement général mais a dû se contenter de la troisième place au classement général.

L’équipe d’Afrique du Sud, composée de Michaela Robinson (21 ans) et Siyanda Vato (28 ans), arrivait à la quatrième place et surpassait son manque d’expérience en mer. « Nous avons passé 11 ans à courir les uns contre les autres », a déclaré Vato, « mais c’était la première fois que nous courions ensemble. Nous avons très bien travaillé ensemble en équipe, nous avons accompli bien plus que nous n’aurions pu rêver. , beaucoup de points positifs! »

Deux des frères et sœurs de Michaela, Brennan et Catherine, ont quitté le Royaume-Uni tôt le matin pour créer une surprise familiale sur leur jeune sœur avant qu’elle ne rentre en Afrique du Sud. Idem pour Lennea Floser de Team Sweden, qui était ravie de voir un certain nombre de sa famille attendre sur le quai de Venise pour l’accueillir à terre. Sa sœur cadette Josefin débordait de fierté pour Lennea. « Tellement incroyable. Je suis si fière d’elle. Elle atteint toujours de nouveaux objectifs et elle avance toujours, jamais en arrière. C’est très impressionnant ce qu’elle a fait. »

Ce soir, devant le secrétaire d’État italien à la défense, la remise des prix s’est déroulée à l’Arsenale di Venezia, conclusion brillante d’un tout nouveau format de championnat du monde.

Dix équipes de huit nations ont participé à ce championnat du monde inaugural. Dans le cadre de la tournée Marina Militare Nastro Rosa 2021 autour de l’Italie, le championnat du monde d’offshore mixte à deux personnes Hempel 2021 était une course de 816 nm sur des quillards semi-foiling Figaro 3. L’événement s’est déroulé sur trois superbes étapes le long de la côte adriatique :

Étape 1 : Brindisi à Bari
Étape 2 : Bari à Marina di Ravenna
Étape 3 : Marina di Ravenna à Venise

Il y avait des équipes représentant l’Italie, la Belgique, les États-Unis, l’Afrique du Sud, la Grande Grande-Bretagne, Espagne, Suède et Pologne.

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Victoire d'Armel Le Cléac'h et de Kevin Escoffier, Banque Populaire XI remporte le Défi Azimut Ultim devant Sodebo Ultim 3

Naissance du dernier né des Ultim 32/23, le Trimaran SVR Lazartigue de François Gabart est à l'eau , "C’est une grande fierté"

La mise à l’eau du trimaran SVR LAZARTIGUE s'est déroulée ce jeudi 22 juillet, un bateau d’exception, en rupture avec les technologies a...

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Des favoris et une foule d’outstiders

Pour de très nombreux concurrents, la Mini Transat EuroChef est une parenthèse improbable dans leur vie. Un espace ouvert sur un rêve réalisé, une aventure à achever pour se sentir vivant. Pour certains, c’est aussi un objectif sportif, avec de vraies ambitions de résultat. Nombreux sont les prétendants à la victoire, à la fois chez les Série et chez les Proto. Petit tour d’horizon des forces en présence.

Un jeu très ouvert chez les Série

La Mini Transat est synonyme d’aventure avec un grand A. Et pour cause, traverser l’Atlantique en solitaire, sans assistance et sans moyens de communication, reste un défi singulier. Réussir à aller au bout est le premier challenge pour les concurrents, y compris pour ceux qui viennent avec des ambitions de résultat. « Pour gagner, il faut déjà arriver », rappelle Hugo Dhallenne (979 – YC Saint-Lunaire). Le skipper Bretillien, assurément l’un des grands favoris de cette 23e édition après avoir notamment remporté la Plastimo Lorient Mini, la Pornichet Select et la Mini en Mai cette saison, ne vient, certes, pas pour faire de la simple figuration, mais préfère rester prudent. « Une transat n’est pas un exercice anodin. On sait que ça va parfois être dur et qu’il va falloir réussir à tenir dans la durée. Aller vite, sera une chose, mais aller vite tout le temps, en sera une autre », assure Hugo, l’un des marins qu’il conviendra de surveiller de très près dans la catégorie des bateaux de Série, même si les prétendants à la victoire sont nombreux. Parmi eux, on peut notamment citer l’Italien Alberto Riva (993 – EdiliziAcrobatica), Anne-Claire Le Berre (1005 – Rendez-Vous Equilibre), Romain Le Gall (987 – Les Optiministes – Tribord) ou encore Léo Debiesse (966 – Les Alphas).

« Mon premier objectif est d’arriver de l’autre côté, mais j’avoue que le sportif a pris une part importante dans mon projet, et aujourd’hui, j’ai très envie de faire un bon résultat. Le jeu est toutefois très ouvert. On a été trois ou quatre à se partager les victoires d’épreuves sur le circuit, ces deux dernières années, mais beaucoup d’autres skippers ont aussi fait de très belles choses. Rien n’est joué avant de partir, ça c’est sûr », relate le Lozérien, champion de France de course au large en titre. « On a tous nos expériences et nos atouts. Pour la majorité d’entre nous, il va s’agir de notre première traversée de l’Atlantique. Ce sera avant tout le marin qui fera la différente et ça, c’est chouette », détaille Léo, pour sa part, plutôt très à l’aise dans le petit temps et les phases de transition, mais aussi au portant VMG grâce à son Pogo 3. Ses principaux adversaires, eux, ne seront pas en reste avec leurs Maxi 6.50 réputés redoutables au reaching, ou encore leurs Vector 6.50 dont les lignes, très tendues, en font une arme solide au vent de travers.

« On se prépare à une très belle bagarre. J’ai vraiment envie de bien faire mais je sais que ce ne sera pas facile. Il y a cinq ou six coureurs qui sont vraiment chauds et qui me font vraiment peur. Ne rien casser, faire la bonne route, aller vite et trouver le bon rythme composeront assurément le combo gagnant », commente Alberto Riva qui, pour ce qui le concerne, a fait forte impression lors de Puru Challenge Race, en août dernier, en remportant la manche aller puis la manche retour. « La course au large reste un sport mécanique et ont sait que tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie, tout est possible. Quoi qu’il en soit, le fait d’être au départ est pour moi le début d’un rêve incroyable, et je compte bien en profiter au maximum », relate le skipper d’EdiliziAcrobatica.

Du grand match à venir chez les Proto

Du côté des Proto, le match s’annonce tout aussi disputé. Le duel annoncé entre Tanguy Bouroullec (969 – Tollec MP/Pogo) et Pierre Le Roy (1019 – TeamWork) risque, en effet, d’être largement perturbé par des marins très affûtés eux aussi, tels que Fabio Muzzolini (945 – Tartine sans Beurre), Irina Gracheva (800 – Path), Sébastien Pebelier (787 – Decosail), Matteo Sericano (1011 – Gigali) ou encore François Champion (950 – Porsche Taycan). « Je ne pense effectivement pas que la course se résume à un combat entre Tanguy et moi. Quand on regarde le plateau Proto, nombreux sont ceux qui ont déjà l’expérience de la Mini Transat, qui sont de très bons marins et qui ont de très bons bateaux. De plus, on sait très bien que pour gagner une transat, ce n’est pas un élément qui fait la différence mais une somme de petites choses. Il faut que tout se passe bien dans tous les domaines. Si un truc coince, avec un problème mécanique, une erreur de stratégie ou un petit coup de fatigue, immédiatement on se retrouve à perdre des places », explique le skipper de TeamWork, vainqueur cette année de la Plastimo Lorient et de la Puru Challenge Race quand son principal concurrent, Tanguy Bouroullec a, lui, remporté l’ensemble des quatre courses auxquelles il a participé ces deux dernières années.

Reste que l’un et l’autre ne sont pas confrontés récemment, et que depuis la dernière fois, le météorologue a eu le temps de trouver les manettes de son bateau, un sistership du Maximum vainqueur des deux dernières éditions avec Ian Lipinski puis François Jambou. « Je pense que ça va être un gros match », assure Pierre. Un avis partagé par son concurrent. « Sur une transat, il peut se passer plein de choses et, en ce sens, c’est très difficile de faire des pronostics. Sur chaque édition de la Mini Transat, il y a toujours quelqu’un que l’on n’attend pas sur le podium et qui crée la surprise », commente le skipper de Tollec MP/Pogo, bien décidé, d’une part, à exploiter tout le potentiel de son Pogo Foiler et, d’autre part, à aller chercher la victoire après déjà deux 4e places en 2017 puis en 2019 (en Série puis en Proto). « Il y a deux ans, mon bateau avait été mis à l’eau juste avant le départ de la course. Je suis donc parti sans le connaître. A présent, j’ai dompté la bête. Elle est fiabilisée et optimisée, et mon objectif, c’est la première place en Guadeloupe », termine Tanguy Bouroullec. Les favoris arriveront-ils à tenir leur rang ? Qui parviendra le mieux à déjouer tous les pièges de l’Atlantique ? Pour l’heure, impossible de répondre. Une première tendance se dessinera à l’issue de la première étape aux Canaries vers le 2 octobre, et le résultat final sera connu autour du 9 novembre, à Saint-François. En attendant, les paris sont ouverts !

Ils ont dit :

Seb Pebelier (787 – Decosail) :

« Quand j’ai décidé que j’allais repartir (après une première participation en 2015, ndlr), j’ai fait le choix d’un bateau dans mes moyens. D’un proto fiable, avec des systèmes simples, pas mal de Mini Transat au compteur, et dans lequel j’ai pu avoir confiance tout de suite. Cette saison, ça s’est plutôt pas mal passé puisque j’ai fait trois podiums. Ça m’a donné envie d’aller plus loin, bien conscient toutefois que le défaut de mon bateau était qu’il enfournait beaucoup selon l’état de la mer. J’ai ainsi fait le choix de modifier l’étrave en juillet. Léo Debiesse a été d’une aide précieuse pour les travaux composites. Le but a vraiment été d’améliorer le comportement du bateau dans certaines conditions, en l’occurrence celles d’une transatlantique. Aujourd’hui, le pari semble réussi. J’ai envie de bien faire mais je ne me mets pas trop de pression car je reste un amateur. Je navigue pendant mes vacances et j’ai précisément envie que cela reste des vacances. J’espère donc prendre un maximum de plaisir sur l’eau tout en allant vite. On s’est fait de bons matches en avant-saison et j’espère que cela va de nouveau être le cas pendant cette course. »

Anne-Claire Le Berre (1005 – Rendez-Vous Equilibre) :

« Quand j’ai lancé mon projet Mini Transat, j’ai essayé d’avoir le meilleur bateau pour faire en sorte de pouvoir gagner. Depuis un an, je suis régulièrement montée en puissance et j’ai montré que j’étais capable de belles choses, notamment sur la Puru Challenge Race, une course très engageante. J’espère continuer ma progression et aller encore plus haut. Je pars clairement avec l’ambition de terminer sur le podium, et plus la marche sera haute, plus je serai contente, évidemment. Alberto (Riva), Hugo (Dhallenne) et d’autres sont très rapides. C’est aussi l’un de mes atouts. Je pense que nous sommes une petite poignée à être capables d’avoir une bonne analyse météo et de mettre du rythme au bon moment. J’ai déjà passé 15 jours d’affilée en mer et je sais à peu près à quoi m’attendre. En solo, ce sera une première, mais je pars avec une grosse envie ! »

Romain Le Gall (987 – Les Optiministes) :

« C’est chouette parce que sur cette édition, énormément de gens peuvent gagner. Le jeu s’annonce hyper ouvert, avec plein de bateaux différents en plus, puisque contrairement à il y a deux ans où le Pogo 3 dominait, aujourd’hui, le Maxi 6.50 et le Vector 6.50 sont aussi de belles armes pour aller chercher la victoire. Il y a beaucoup d’homogénéité au sein de la flotte, et cela tire tout le monde vers le haut. Mon but à moi, c’est d’abord d’arriver de l’autre côté. Si j’arrivais à monter sur le podium, je serais ravi mais le classement ne sera que la cerise sur le gâteau. »

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Armel Le Cléac'h, Kevin Escoffier et Banque Populaire XI aux commandes du Défi Azimut Ultim, problème technique pour SVR Lazartigue

 

Après un départ en douceur dans les courreaux de Groix, dans une brise légère inférieure à 10 nœuds et un ciel couvert, Banque Populaire XI, Sodebo Ultim 3, Actual Ultim 3 et SVR-Lazartigue, la flotte des 4 maxis du Défi Azimut Ultim a progressivement allongé la foulée vers la première marque du parcours mouillée au large des Sables-d'Olonne. 

 

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Crédit : J Lecauday


Banque Populaire XI devant

Ils descendent actuellement vers une bouée mouillée au large des Sables d'Olonne, dans le but initial de saluer le départ de la Mini-Transat prévu ce dimanche mais finalement reporté à lundi pour cause de mauvaise météo. Depuis le passage de la pointe de Groix, ouvert par Thomas Coville et Thomas Rouxel (Sodebo Ultim 3), c'est Banque Populaire XI (Armel Le Cléac'h et Kevin Escoffier) qui a repris les commandes de la course en allongeant la foulée devant Actual Ultim 3 (Yves Le Blevec et Anthony Marchand) et Sodebo Ultim 3. Dans un vent un peu supérieur à 11 nœuds, le leader actuel flirte avec les 30 nœuds ! 

SVR Lazartigue abandonne

SVR-Lazartigue a fait de son côté demi-tour peu après 16 heures suite à un problème de vérin de foil tribôrd. Il a annoncé son abandon. 

 

Des conditions orageuses à venir 

« Les concurrents sont maintenant dans un système qui n'est pas très stable, un front orageux qui se promène sur la zone de course », commente le directeur de course Gildas Morvan. « Pour l'instant, les équipages font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont. On voit des bateaux qui avancent à 12 nœuds pendant que d'autres sont à 30...Cela montre à quel point c'est instable. Ce front orageux rend les choses compliquées. Une fois qu'ils auront passé le waypoint vers 21 h, ils repartiront au large en direction du nord-ouest, dans l'ouest de Penmarch', pour un bord assez long où ils iront chercher de la pression avec un joli front qui va leur apporter plus de mer et un peu plus de vent. Mais rien de méchant. Cela va être un grand jeu de vitesse, de tactique et de stratégie. Cela ne va pas être facile en double ! ». Une difficulté qui sera légèrement augmentée par le rallongement du parcours d'une trentaine de milles (en poussant vers le large le deuxième waypoint), de façon à garantir une arrivée vers 14 h demain.

 

Source : Azimut
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Abandon de François Gabart et SVR Lazartigue sur le Défi Azimut - Ultim

Naissance du dernier né des Ultim 32/23, le Trimaran SVR Lazartigue de François Gabart est à l'eau , "C’est une grande fierté"

La mise à l’eau du trimaran SVR LAZARTIGUE s'est déroulée ce jeudi 22 juillet, un bateau d’exception, en rupture avec les technologies a...

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Le Class40 La Boulangère Bio a été mis à l'eau à la Trinité sur Mer, Amelie Grassi : "C’est beaucoup d’émotion"

 

Après quatre mois de construction à la Trinité-sur-Mer, le Class40 La Boulangère Bio a été mis à l’eau hier en fin de journée sous le regard de sa navigatrice Amélie Grassi, de Marie Riou, ainsi que des personnes venues assister à l’événement. Dans 44 jours, Amélie Grassi prendra le départ de la Transat Jacques Vabre avec Marie Riou.

 

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Crédit : PolaRYSE


Un plan Raison polyvalent et pensé autour de sa skippeuse 

Excitation, concentration, joie, émotion… Ces différents sentiments ont envahi Amélie Grassi lors de la mise à l’eau du Class40 La Boulangère Bio. Entourée de son team, de collaborateurs La Boulangère Bio et de ses proches, la jeune navigatrice a vécu pleinement ce moment qui vient clôturer quatre mois intenses de construction qu’elle a suivis avec passion et soif d’apprendre, « C’est beaucoup d’émotion pour moi. Je prends vraiment conscience du projet et de tout le travail accompli ces derniers mois, c’est enfin hyper concret. Toute l’équipe a travaillé à fond durant ces 4 mois de chantier, c’est une immense fierté de voir le bateau à l’eau, je crois qu’on a tous versé notre petite larme. »

 
Près de 5 000 heures de travail ont été nécessaires à la construction du plan David Raison qui a impliqué par ailleurs une dizaine de personnes. D’une forme dite « scow » en référence à son étrave très arrondie qui lui apporte stabilité et puissance, le monocoque a été conçu pour être à l’aise dans toutes les conditions météo comme l’explique Amélie Grassi « C’était essentiel pour moi d’avoir un bateau polyvalent. Nous savons qu’à certaines allures nous ne serons pas aussi rapides que certains Class40 très typés, mais nous afficherons des vitesses moyennes hautes qui devraient nous permettre d’être toujours dans le coup. »

 
En plus du critère de polyvalence, la navigatrice avait également indiqué dans son cahier des charges qu’elle souhaitait disposer d’un bateau simple et au comportement marin, « C’est un bateau sur lequel je me suis sentie tout de suite à l’aise quand j’ai fait des essais. Il y a de l’espace pour évoluer, les systèmes pour matosser et déplacer les charges à bord sont plus simples et adpatés. Il permet de rester bien au sec également. Ce sont toutes ces choses qui m’ont convaincue de choisir ce Class40 car je sais qu’il préserve le marin. Et sur des longues courses au large c’est important de ne pas être dans la souffrance. »

 
Quatrième Class40 construit sur les plans de l’architecte naval David Raison, le monocoque La Boulangère Bio se distingue de ses trois sister-ships par un mât reculé d’une trentaine de centimètres. Un choix architectural décidé par Amélie Grassi en concertation avec la voilerie All Purpose et qui a pour objectif de rendre le bateau plus dynamique, « En naviguant sur les autres Class40, j’avais eu l’impression que le bateau était un peu ‘mou’. Nous avons donc lancé des études l’hiver dernier avec la voilerie pour savoir théoriquement ce qu’apporterait de reculer le mât. Tous les calculs ont montré que ça allait dans le bon sens et que le bateau pouvait être plus ardent. Nous avons alors décidé de réaliser cette optimisation. D’autant plus qu’elle n’était pas trop difficile à mettre en place. »

 
Côté voilure, le team La Boulangère Bio innove avec une grand’voile composée de 40% de lin, ce qui est une grande première en Class40. La fibre de lin est particulièrement écologique car la plante pousse naturellement grâce à la chaleur du soleil et est peu gourmande en eau. Une innovation qui s’inscrit totalement dans la démarche environnementale menée par La Boulangère Bio, membre du collectif 1% for the Planet depuis 2017.

Une prise en main express 

À un peu plus d’un mois du départ de la Transat Jacques Vabre, le temps est compté pour Amélie Grassi et sa co-skippeuse Marie Riou. Les deux navigatrices n’ont en effet que quelques semaines devant elles pour prendre en main le Class40 La Boulangère Bio. Mais pas de quoi entraver l’énergie et la motivation du duo. « Je n’ai qu’une hâte c’est de mettre la bôme, les voiles et de partir naviguer. C’est un programme intense qui nous attend. On va prendre les choses dans l’ordre, sans se précipiter. L’objectif, c’est de naviguer le plus possible car on a une grosse découverte du bateau à faire. Il faut se faire confiance, faire confiance à son équipe, je sais que l’on va y arriver ! » commente Amélie. Même état d’esprit du côté de Marie Riou « C’est un moment magique. Il me tarde maintenant de faire la première sortie en mer, ça va être super ! On va essayer de fiabiliser au maximum le bateau durant ces 4 prochaines semaines. Le timing est serré, mais je suis confiante ! »

 
Désormais amarré au ponton de la Trinité-sur-Mer, le Class40 La Boulangère Bio passera ses tests de conformité à la jauge mercredi prochain. Le monocoque pourra alors rejoindra son port d’attache de Lorient pour ses premières navigations d’entraînement. Un moment qu’Amélie Grassi et Marie Riou attendent avec impatience.

 
Amélie Grassi, skippeuse La Boulangère Bio : « C’est beaucoup d’émotion aujourd’hui pour moi. Je prends vraiment conscience du projet et de tout le travail accompli ces derniers mois, c’est enfin hyper concret. Toute l’équipe a travaillé à fond durant ces 4 mois de chantier, c’est une immense fierté de voir le bateau à l’eau, je crois qu’on a tous versé notre petite larme. 
Je n’ai qu’une hâte c’est de mettre la bôme, les voiles et de partir naviguer. C’est un programme intense qui nous attend. On va prendre les choses dans l’ordre, sans se précipiter. Lundi on a une grosse journée pour finir la mise en place du bateau, puis il y aura les tests de jauge mercredi. Après cela, nous rallierons notre port d’attache de Lorient. Nous aurons une semaine pour nous confronter avec quelques camarades de la Class40, puis nous partirons en qualification avec Marie. Il sera alors déjà presque l’heure de rejoindre le Havre. L’objectif, c’est de naviguer le plus possible car on a une grosse découverte du bateau à faire. Il faut se faire confiance, faire confiance à son équipe, je sais que l’on va y arriver ! »

 
Source : Effets Mer

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Défi Azimut en Ultim. 24 heures chrono à 4

L’histoire est un éternel recommencement. Eté 2010, François Gabart et Armel Le Cléac’h cherchent des opportunités de s’entraîner en course pour finir de préparer leur Vendée Globe. Ils croisent sur les pontons de Lorient le président d’Azimut Jean-Marie Corteville, le courant passe et la société de solutions informatique s’invente un nouveau métier le temps d’un week-end. Le premier Défi Azimut est né, ils sont cinq à répondre à l’appel et un an passé, François Gabart et Armel Le Cléac’h terminent premier et deuxième du Vendée Globe. « Cette année, Armel nous a de nouveau sollicité pour organiser un événement simple et spontané pour les Ultimes raconte Jean-Marie Corteville.  Ce sont des bateaux fantastiques, avec des teams de très haut niveau mais pour être au point, il faut qu’ils naviguent en conditions de course. Quand nous avons su que quatre autres Ultims étaient d’accord pour un 24 heures dans le golfe de Gascogne, j’ai dit Banco ! »

Un plateau exceptionnel et inédit

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les trimarans géants et le Défi Azimut se rencontrent puisqu’en 2014, IMOCA et Ultims avaient chacun leur classement. C’est d’ailleurs Sébastien Josse qui courait la semaine passée le Défi Azimut sur l’IMOCA Corum L’Epargne qui l’avait emporté. Son Groupe Edmond de Rothschild d’alors, était un ancien Mod70 équipé de plans porteurs, défricheur des engins volants d’aujourd’hui.

Retour à l’actualité, c’est donc à 14 heures samedi que s’élanceront Actual Ultim 3 (Yves Le Blévec-Anthony Marchand), Banque Populaire XI (Armel Le Cléac’h-Kevin Escoffier), Sodebo Ultim 3 (Thomas Coville-Thomas Rouxel) et SVR Lazartigue (François Gabart-Tom Laperche).

La fête sera donc belle et le match de haut niveau sur un parcours d’environ 460 milles concocté par Sylvie Viant, directrice de course, épaulée par Gildas Morvan qui nous expliquait ce midi : « Nous avons positionné deux way points dans le golfe de Gascogne. Le premier, plein Ouest de Lorient pourra bouger jusqu’à ce soir en fonction des conditions météo. Le second est positionné au large des Sables d’Olonne. Il permettra aux trimarans d’aller saluer les Minis qui partent pour leur Transat. C’est Armel qui a eu cette idée et c’est vrai que la rencontre des plus grands et les plus petits bateaux de course au large, c’est un joli clin d’œil ! » Un clin d’œil symbolique puisque depuis, la direction de course de la Mini Transat a décidé de reporter le départ de 24 heures pour cause de météo.

Petits et grands, au superlatif

Douces au début avec pas plus de 10 nœuds de vent, les conditions devraient en effet se muscler tout au long des 24 heures, avec l’arrivée d’un front sur le proche Atlantique. Les Ultims devraient rester dans son Est (sur l’avant) ce qui signifie une mer assez plate et donc de très hautes vitesses ! Retour prévu à Lorient dimanche en début d’après-midi.

Chacun pourra s’étalonner sur ce parcours équilibré, avec du près, du portant et du reaching. Banque Populaire XI pourrait faire figure de référence. Depuis sa mise à l’eau au printemps 2021, une longue campagne de tests l’a en effet conduit jusqu’en méditerranée. Sodeb’O Ultim a nettement plus de milles au compteur mais étrenne de nouveaux safrans relevables qu’il faudra valider. On sait qu’Actual Ultim 3 est une excellente base (ex Macif 100) qu’a bien fait évoluer Yves Le Blévec, associé pour l’occasion au  figariste Anthony Marchand. Quant à SVR Lazartigue, tout le monde est impatient de voir le potentiel réel de l’impressionnante et futuriste machine de François Gabart, même si celui participera en tant qu’observateur à bord pour une reprise en douceur après un repos forcé de quelques jours. Moins de deux mois après sa mise à l’eau, Le trimaran SVR Lazartigue et son équipage relèvent le double défi d’être présent à Lorient pour cette régate inédite.

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Banque Populaire XI, SVR Lazartigue, Sodebo Ultim 3 et Actual Ultim 3 au départ demain du Défi Azimut - Ultim

« Cette année, Armel (Le Cléac'h) nous a sollicité pour organiser un événement simple et spontané pour les Ultimes raconte Jean-Marie Corteville, président d'Azimut. Ce sont des bateaux fantastiques, avec des teams de très haut niveau mais pour être au point, il faut qu’ils naviguent en conditions de course. Quand nous avons su que quatre autres Ultims étaient d’accord pour un 24 heures dans le golfe de Gascogne, j’ai dit Banco ! »

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Crédit : G Gatefait

Départ à 14 heures de Lorient

Ce n’est pas la première fois que les trimarans géants et le Défi Azimut se rencontrent puisqu’en 2014, IMOCA et Ultims avaient chacun leur classement. C’est d’ailleurs Sébastien Josse qui courait la semaine passée le Défi Azimut sur l’IMOCA Corum L’Epargne qui l’avait emporté. Son Groupe Edmond de Rothschild d’alors, était un ancien Mod70 équipé de plans porteurs, défricheur des engins volants d’aujourd’hui.

 C’est donc à 14 heures samedi que s’élanceront Actual Ultim 3 (Yves Le Blévec-Anthony Marchand), Banque Populaire XI (Armel Le Cléac’h-Kevin Escoffier), Sodebo Ultim 3 (Thomas Coville-Thomas Rouxel) et SVR Lazartigue (François Gabart-Tom Laperche). 

"C’est Armel qui a eu cette idée" 

La fête sera donc belle et le match de haut niveau sur un parcours d’environ 460 milles concocté par Sylvie Viant, directrice de course, épaulée par Gildas Morvan qui nous expliquait ce midi : « Nous avons positionné deux way points dans le golfe de Gascogne. Le premier, plein Ouest de Lorient pourra bouger jusqu’à ce soir en fonction des conditions météo. Le second est positionné au large des Sables d’Olonne. Il permettra aux trimarans d’aller saluer les Minis qui partent pour leur Transat. C’est Armel qui a eu cette idée et c’est vrai que la rencontre des plus grands et les plus petits bateaux de course au large, c’est un joli clin d’œil ! » Un clin d’œil symbolique puisque depuis, la direction de course de la Mini Transat a décidé de reporter le départ de 24 heures pour cause de météo.

4 Ultim en course

Douces au début avec pas plus de 10 nœuds de vent, les conditions devraient en effet se muscler tout au long des 24 heures, avec l’arrivée d’un front sur le proche Atlantique. Les Ultims devraient rester dans son Est (sur l’avant) ce qui signifie une mer assez plate et donc de très hautes vitesses ! Retour prévu à Lorient dimanche en début d’après-midi.

 
Chacun pourra s’étalonner sur ce parcours équilibré, avec du près, du portant et du reaching. Banque Populaire XI pourrait faire figure de référence. Depuis sa mise à l’eau au printemps 2021, une longue campagne de tests l’a en effet conduit jusqu’en méditerranée. Sodebo Ultim 3 a nettement plus de milles au compteur mais étrenne de nouveaux safrans relevables qu’il faudra valider. On sait qu’Actual Ultim 3 est une excellente base (ex Macif 100). Quant à SVR Lazartigue, tout le monde est impatient de voir le potentiel réel de l’impressionnante et futuriste machine de François Gabart, même si celui participera en tant qu’observateur à bord pour une reprise en douceur après un repos forcé de quelques jours. Moins de deux mois après sa mise à l’eau, Le trimaran SVR Lazartigue et son équipage relèvent le double défi d’être présent à Lorient pour cette régate inédite.

 
Source : Azimut

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Prise en main d'Actual Ultim 3, Yves Le Blévec et Anthony Marchand : "le niveau de performance du bateau est très élevé"

 

En deux mois, Yves Le Blevec et Anthony Marchand ont cumulé les milles : entraînements, Rolex Fastnet Race, parcours en double, speed tests avec l’équipe de François Gabart… « On apprend tous les jours ! », sourit le skipper d’Actual Ultim 3. Et cet apprentissage va se poursuivre encore dans les jours à venir, notamment lors d’entraînements à Port La Forêt avec leurs camarades de classe et le Trophée Azimut demain au départ de Lorient pour 24 heures de course …

 

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Crédit : Th Martinez


« Nous avons sensiblement gagné en aisance à bord. Et le niveau de performance du bateau est très élevé. » Lors de leur dernier entraînement, bord à bord avec l’Ultim SVR Lazartigue de François Gabart, le team Actual a en effet à nouveau flirté avec les 45 nœuds… 
 
Yves Le Blevec : « Nous avons navigué avec les autres Ultims : la confrontation permet de visualiser immédiatement les domaines dans lesquels on peut progresser. Les séances d’entraînements avec SVR Lazartigue ont été hyper instructives. Même si leur temps de vol va être supérieur au nôtre, ils sont en phase de découverte du bateau avec les mises au point que cela génère à bord de ces engins hyper complexes. Aujourd’hui, dans les manœuvres nous sommes plus à l’aise et rapides. »

 

Le duo est validé 

Un peu plus tôt, en août dernier, Yves et Anthony ont passé plusieurs jours en mer de façon à prendre leurs marques à deux et commencer à mettre en place leurs routines de large.
 
Yves Le Blevec : « Le duo est hyper validé. Je n’avais d’ailleurs aucun doute là-dessus. Anthony apporte toute sa culture sportive à l’équipe : son expérience, son savoir-faire, son dynamisme, son analyse de performance. Cela complète parfaitement les autres compétences techniques du team. Nous avions besoin de cet apport, c’est très positif ! »

 

Nous sommes prêts ! 

A terre comme en mer, tout s’enchaîne comme prévu pour le Team Actual. Les dernières optimisations techniques, concernant les batteries du bord et un nouveau support d’éolienne, sont en cours de finition. Ensuite, l’Actual Ultim 3 sera en configuration course. « Les entraînements vont se poursuivre », précise Yves. « Mais, côté technique, nous ne ferons plus que consolider l’existant afin de faire monter le niveau de fiabilité du bateau, pour pouvoir l’exploiter au mieux, le plus longtemps possible sur la Transat. Il n’y a aucun contretemps dans le planning : nous sommes prêts ! »

 

Source : Kaori
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