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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Jacques Caraës et Guillaume Evrard sur le circuit Figaro Bénéteau

jacquescaraes

A force de voir les autres partir et s’amuser sans eux, on peut comprendre le retour en mode skipper de Jacques Caraës et de Guillaume Evrard.

Après avoir veillé sur la sécurité des 29 skippers du Vendée Globe – la course au large la plus extrême qui soit – Jacques Caraës directeur de course et Guillaume Evrard, l’un de ses adjoints, se lanceront à l’assaut d’une autre épreuve, en tant que skippers cette fois-ci : La Transat AG2R La Mondiale 2018. Tout au long de leur préparation, Jacques et Guillaume proposeront aux futures entreprises partenaires un nouveau concept fédérateur et original : MOVE 2GETHER. Des défis et challenges impliquant les collaborateurs et un partage d’expérience unique.

Cette course mythique en double sur Figaro Bénéteau qui relie la Bretagne à Saint-Barth dans les Caraïbes n’est pas une première pour Jacques Caraës. Il avait remporté la première édition en 1992 avec son co-skipper Michel Desjoyeaux sur Sill Plein Fruit/ FR3.

Le navigateur au palmarès étoffé (4 tours du Monde à son actif) et son complice, sportif chevronné, se sont connus lors de la Transat BtoB à Saint Barth en 2011. Guillaume : «L’idée de faire la Transat AG2R La Mondiale ensemble est née quand on travaillait tous les deux sur la Transat Saint Barth-Port La Forêt en 2015. Sur les quais j’ai dit à Jacques : « On ne viendrait pas en bateau la prochaine fois ? » Jacques : « A force d’être au bureau à surveiller les courses, voir les bateaux, faire les routages, surveiller la météo… on s’est dit que c’était notre tour ! Ce que nous souhaitons avant tout c’est partager un super moment ! »

Un duo qui fonctionne bien
Ils ont depuis travaillé ensemble sur de nombreuses courses au large, la Barcelona World Race et le Vendée Globe notamment. Et Le duo fonctionne bien ! « Jacques a l’expérience, une capacité d’écoute et d’échange ainsi qu’une convivialité hors normes. On va essayer d’être les plus complémentaires possibles et apprendre l’un de l’autre ». Jacques, quant à lui, reconnait volontiers à son futur co-équipier « un côté cartésien, une rigueur et une clairvoyance indispensables à notre duo. Guillaume et moi on se complète bien, moi l’artiste qui connait bien la course au large et lui le cartésien à l’esprit vif. Nous travaillons ensemble depuis longtemps et nous avons beaucoup de respect l’un pour l’autre. Et mê ;me s’il y a une différence d’âge nous avons la volonté de construire ce projet commun ! »

Un projet fédérateur
Complémentaires et complices, les deux skippers veulent placer le sport au cœur de leur projet MOVE 2GETHER. A la recherche de plusieurs partenaires, Jacques et Guillaume souhaitent inciter les entreprises et leurs collaborateurs qui s’engageront à leurs côtés, à s’identifier à un programme professionnel accessible sportivement et fédérateur. En amont de leur transat, les deux marins relèveront les challenges sportifs lancés par les collaborateurs des entreprises partenaires et lanceront des défis à leur tour. Ils partageront aussi leur expérience via leur site internet et les réseaux sociaux.
Guillaume : « Move 2gether c’est se faire plaisir et rassembler un maximum de personnes autour de nous et autour de valeurs fortes. Notre objectif est de partager avec les entreprises qui nous soutiendront notre façon de travailler, notre façon d’être. Jacques est très fort en cohésion d’équipe, il sait souder les groupes. De mon côté, quand il s’agit de sport, je sais motiver les gens et les faire se dépasser. Notre objectif : lancer et relever des défis avec les collaborateurs des entreprises.»

Pour cette 14e édition de la Transat AG2R La Mondiale, Jacques et Guillaume vont animer la course et la faire partager à tous ceux qui les auront défiés et qu’ils auront défiés.

Programme 2017

2-3 juin 2017, Transmanche de l’Aber Wrac’h
9 au 14 juillet 2017, Tour des ports de la Manche
26 août au 2 septembre 2017, Tour de Bretagne de Saint-Malo à Piriac-sur-Mer

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Revivez en direct la conférence de presse d’Idec Sport

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Revivez le direct de l’arrivée à Brest d’Idec Sport

Maxi Trimaran IDEC SPORT, Skipper Francis Joyon and his crew, break the Jules Verne Trophy record, crew circumnavigation, in 40d 23h 30min 30sec, in Brest on January 26, 2017 - Photo Francois Van Malleghem / DPPI / IDEC Sport
Celebration onboard

Que d’émotions à Brest pour accueillir en héros les 6 membres d’équipage d’IDEC

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Saisie record de cocaïne sur deux voiliers



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Un Voiles et Voiliers hors norme en kiosque !



A l’heure où nous bouclions ce numéro, les premiers arrivés du Vendée Globe étaient connus, Thomas Coville avait battu le record de Joyon en faisant le tour du monde en solitaire en 49 jours, et l’équipage d’IDEC Sport était en bonne voie pour également battre le record du Trophée Jules Verne. En un mot, le début d’année est victorieux et plein de promesses. Voiles et Voiliers vous fait découvrir ces champions, entre autres navigations et essais, comme toujours !
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Dernière ligne droite

voile, tour du monde, ambiances, octobre, pre départ, prestart

Louis Burton a entamé son dernier grand sprint vers Les Sables d’Olonne en accrochant une belle dépression atlantique dans le Sud-Ouest des Açores. Quant à Sébastien Destremau, il n’est plus qu’à 650 milles du cap Horn qu’il devrait franchir en fin de week-end…

Après deux empannages à suivre cette nuit, Louis Burton peut désormais envisager son arrivée en Vendée en milieu de semaine prochaine car cette dépression qu’il a attrapée après une remontée laborieuse depuis l’équateur, va le propulser jusqu’à l’arrivée avec entre 20 et 30 nœuds de vent de secteur Sud-Ouest. Le skipper de Bureau Vallée va ainsi pouvoir tirer tout droit vers Les Sables d’Olonne en passant probablement entre l’île de Faïal et Florès avant d’incurver très légèrement sa route pour éviter de raser le cap Finisterre, toujours très animé par ce secteur de vent.

Le dernier Pacifique

Moins de 6 000 milles plus au Sud, Sébastien Destremau va devoir se méfier d’une perturbation australe qui le rattrape et va le concerner ce week-end alors qu’il approche du détroit de Drake : des vents de plus de quarante nœuds de Nord-Ouest sont attendus le long de la cordillère des Andes et le skipper de Technofirst-faceOcean devra être très prudent ce vendredi car la mer va se former. Mais normalement, ce passage violent ne devrait pas durer plus de 24 heures et dimanche, le cap Horn ne sera balayé que par une brise d’une vingtaine de nœuds.

Dans l’Est des Falkland, Pieter Heerema (No Way Back) profite d’un flux de Nord-Ouest musclé pour longer la Zone d’Exclusion Antarctique (ZEA) afin de remonter vers le cap Frio dans le sillage de Didac Costa (One Planet-One Ocean) et de Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) qui n’est plus qu’à trente milles du tableau arrière de l’Espagnol ! Un retour au contact qui n’est pas sans rappeler le combat acharné que se livrent Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) en bordure de l’anticyclone de Sainte-Hélène. Mais attention au retour du Suisse Alan Roura (La Fabrique) et de l’Américain Rich Wilson (Great America IV) qui est bien positionné dans ce long louvoyage vers le cap Frio.

Quant à Éric Bellion (CommeUnSeulHomme) qui maintient son avance sur Conrad Colman (Foresight Natural Energy), il est ce jour à la latitude de Recife où les alizés sont encore poussifs de secteur Est. À 500 milles de l’équateur, le solitaire n’a semble-t-il pas trop intérêt à gagner dans l’Est car le Pot au Noir est relativement développé ces jours prochains alors que plus au Nord, les alizés sont bien au rendez-vous pour Nándor Fa (Spirit of Hungary) qui allonge la foulée et entame sa grande « volta » : le contournement de l’anticyclone des Açores avant de piquer sur la Vendée, comme son prédécesseur Louis Burton…

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Les six fantastiques !

record, tour du monde, circumnavigation, équipage, crew, Brest, trimaran, multicoque, multihull janvier, hiver

Francis Joyon s’est toute la journée plié de la meilleure grâce du monde aux sollicitations du public et des médias à Brest où il est ce matin venu amarrer son maxi-trimaran IDEC SPORT, au terme d’une circumnavigation expresse de 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes. Il a, en compagnie de ces cinq compagnons, révélé une partie des dessous du fantastique exploit réalisé dans une omniprésente bonne humeur. De la magie d’un bateau unanimement apprécié pour sa capacité à aller très vite, très longtemps, à l’absence naturelle de hiérarchie au sein de l’équipage, ou à la veille discrète d’un Marcel van Triest sur les destinées du voilier, l’équipage d’IDEC SPORT s’est dévoilé dans toute sa sympathique authenticité. Extraits de la conférence de presse qui s’est tenue cet après-midi à Brest, port de départ et d’arrivée du Trophée Jules Verne dont les six marins d’IDEC SPORT sont les nouveaux détenteurs.

Francis Joyon :

« À bord, je voulais qu’une mayonnaise prenne. C’est primordial qu’il y ait une vraie cohésion d’équipage et du bonheur à naviguer ensemble. J’ai reçu de très nombreuses propositions, alors qu’il y avait quand même peu de places à bord. J’ai privilégié le facteur humain. Bernard (Stamm), c’est un peu la famille pour moi et c’était aussi, avant l’arrivée de Sébastien, le local de l’étape puisqu’il est Brestois. Clément (Surtel), c’est l’homme incontournable, dans la mesure où il est l’un des trois membres de notre toute petite équipe technique, avec Corentin, mon fils et moi-même. Sa présence, c’était la garantie d’avoir du savoir-faire technique embarqué. Avec Gwénolé (Gahinet), qui fait partie de l’équipe depuis l’année dernière, le courant est tout de suite très bien passé et cela nous permettait de rajeunir aussi la moyenne d’âge du bord ! Idem avec Alex (Pella) avec lequel j’ai tout de suite eu une belle accroche. La présence de Sébastien s’est plus improvisée pour venir remplacer Boris (Herrmann) qui s’est retrouvé mobilisé sur un projet IMOCA entre nos deux départs cette année. Sébastien connaît très bien les maxi-multicoques, c’était pour nous une valeur sûre.
Nous avons fonctionné avec une bonne cohésion à bord d’un bateau sans hiérarchie. Chacun était responsable de lui-même. Chacun a disputé ce Trophée Jules Verne pour lui-même et nous avons tous donné le meilleur de nous-mêmes.
Les 40 jours ne constituaient pas un objectif au départ, ce n’était pas imaginable. Battre le record d’une minute représentait déjà un exploit formidable. On passait un peu pour des rigolos et des hurluberlus de nous attaquer à ce challenge tellement difficile pour un si petit équipage à bord de ce bateau, face à la douzaine d’équipiers qui détenait jusque là le record à bord d’un bateau de 40 mètres.
Il nous a fallu presque deux tours et demi pour parvenir à battre le record. Et dans l’histoire du Trophée Jules Verne, on voit que pratiquement tous les bateaux ont dû s’essayer sur deux tentatives avant de l’emporter. Seul Bruno Peyron y est parvenu la première fois lors du tout premier Trophée Jules Verne, en 1993.
Sur notre deuxième tentative cette année, nous avons de nouveau rencontré un Pot au Noir très difficile. C’était moralement très dur. Mais Gwénolé, qui est un éternel optimiste, croyait que la situation météo ne pouvait que s’améliorer. Au cap Bonne Espérance, nous étions mieux placés que les prévisions et toutes les portes se sont ensuite ouvertes devant nous. On a su qu’on pouvait battre le record dès lors que nous pouvions maintenir les 35 nœuds de vitesse à laquelle se déplaçait le front à l’avant duquel nous nous étions positionnés pour traverser l’océan Indien et une partie du Pacifique. On savait que le record se jouait là. Notre motivation était très forte pour connaître plusieurs journées à près de 900 milles. Nous étions toujours à fond. Et si parfois, nous avons fait en sorte de ne pas dépasser les 40 nœuds, à l’avant du front, nous n’avions pas de limites.
Au-delà du côté sportif, sur un record autour du monde, on ne peut pas s’empêcher de regarder la planète en essayant de comprendre comment passer d’un système à l’autre.
Elle n’est pas si grande que ça et surtout, on se rend compte à quel point nous sommes liés à notre environnement. Cela nous encourage à ne pas nous comporter comme des consommateurs d’espaces naturels. »

Bernard Stamm :

« Nous avons eu de la chance. Il faut de la réussite pour que météo se mette en place. Mais cette chance a été provoquée par Francis et Marcel qui ont décidé de partir avec la fenêtre que nous avons prise. Ils ont choisi de faire confiance aux éléments dont on disposait au départ. On a réussi à se servir de cette chance et à profiter de l’enchaînement incroyable qui s’est mis en place.
À bord, les limitations de vitesse dépendaient de l’état de la mer et des conditions. On s’est plus lâchés dans l’Indien. J’ai vu un 48 nœuds et je crois que certains de mes camarades en ont connus aussi. Il n’y a jamais eu de compétition entre nous à la barre. On a toujours fait le maximum pour faire marcher le bateau dans l’objectif du record. Francis plaçait le curseur plus bas, ou plus haut d’ailleurs. Il était le chef d’orchestre. »

Sébastien Audigane :

« Un peu avant le deuxième départ, j’ai reçu un appel de Francis pour me proposer d’embarquer à bord. Il a fallu que je me décide en 24 heures. C’était tentant, mais j’ai dû réfléchir très vite. Je me suis tout de suite senti très à l’aise avec cet équipage de marins, des gens qui veulent être en mer avant toute chose. »

Gwénolé Gahinet :

« Je me suis lancé dans le projet l’année dernière lors de notre première tentative. C’était pour moi une découverte totale. Cette année, nous étions mieux rodés, mieux préparés. Et c’est pour moi un vrai plaisir d’avoir bien navigué et de faire cette belle trajectoire, notamment dans le Sud avec cette grande ligne droite en bâbord. C’était un vrai engagement physique. Cela reste une expérience exceptionnelle avec beaucoup d’échanges entre nous sur la manière de régler le bateau. »

Alex Pella :

« Ce projet a été mené en laissant beaucoup de liberté à chacun de nous. On s’est tous beaucoup enrichis, nous avons beaucoup appris les uns des autres, avec beaucoup de respect entre nous. Nous avons pris beaucoup de positif. Ce Trophée Jules Verne, c’est une très grande satisfaction. Ce n’est pas tous les jours que l’ont fait un record autour du monde ! »

Clément Surtel :

« Notre projet était porté par une approche très différente de ceux qui se sont lancés jusque là dans le Trophée Jules Verne. Il misait sur la légèreté plutôt que la puissance. Cela fonctionne, même si nous avons été moins performants dans les zones de petit temps où nous aurions bien voulu avoir un plus de hauteur dans le mât. Les dernières évolutions nous montrent que les bateaux volants marchent très bien aussi. On verra ce que nous réserve l’avenir. Globalement, le Sud a été physiquement très intense. Mais c’est seulement dans les calmes qui ont suivi le passage du cap Horn que nous nous sommes rendus compte à quel point nous étions fatigués par cette navigation extrême. »

Marcel van Triest, routeur, 7è homme du bord :

« Là, c’est fini. Depuis le milieu du Pacifique, je voyais déjà que le record était plus qu’envisageable. Mais depuis deux semaines, j’étais plus en mode « on peut tout perdre sur l’Atlantique ». Il restait tellement d’inconnues, et beaucoup d’angoisse. Plus qu’une explosion de joie, cette arrivée, c’est quelque part, pour moi, surtout un soulagement. »

Patrice Lafargue, PDG d’IDEC :

« C’est une grosse émotion, je suis même un peu submergé, alors que je suis pourtant habitué aux exploits de Francis qui a conquis tous les records à la voile. C’est une très grande fierté pour moi, comme pour mes salariés de l’avoir accompagné sur ce Trophée Jules Verne en équipage. Cette petite équipe est composée de vrais marins, ce sont tous des gens bien. Je félicité aussi Thomas Coville qui a battu le record que Francis détenait jusque là en solitaire. Il a fait quelque chose de très fort, un bel exploit. »

Titouan Lamazou, président de l’association du Trophée Jules Verne :

« C’est forcément un grand jour, on est toujours très content quand il y a une arrivée de record autour du monde. Nous le sommes d’autant plus que le Trophée Jules Verne fête ses 25 ans cette année. Francis est un grand skipper qui vient prendre la suite de tous ceux qui l’ont précédé comme Peter Blake, Robin Knox-Johnson, Franck Cammas, Loïck Peyron… et j’en passe ! C’est une très belle victoire d’un équipage qui attire beaucoup de sympathie. Ils ont très joyeux et modestes. Ils me paraissent s’inscrire dans la lignée de coureurs au large comme Eric Tabarly. Il est vrai qu’ils ont réalisé une traversée assez exceptionnelle dans le Grand Sud, mais ça va dans la logique des choses que les records soient battus et provoquent ce type de navigation. Ce bateau était bien né. Il avait déjà un beau pédigrée et ils l’ont très bien préparé pour un équipage relativement réduit. Et il faut les saluer pour ça aussi. Il y a 25 ans, l’objectif était de faire moins de 80 jours. Désormais, il va s’agir de faire moins de 40 et on peut penser que pas mal de skippers vont essayer de ravir ce Trophée dont Francis vient de s’emparer. Pourvu que ça dure ! »

Loïck Peyron, ancien détenteur du Trophée Jules Verne :

« Bravo ! Un record est fait pour être battu et le bateau prouve que c’est souvent dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes. Ce record est impressionnant. Ca donne envie d’y retourner… »

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Le tour du monde en 40 jours !



Francis Joyon et son équipage ont franchi ce matin la ligne Ouessant-cap Lizard qui marque l'arrivée d'un tour du monde ultra rapide à bord d'IDEC Sport. Le trimaran a pulvérisé le record du Trophée Jules Verne en 40 jours 23 heures et 30 minutes. Marcel Van Triest, le routeur, nous livre ses explications.
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Une saison encore plus internationale pour les Swiss FP Series

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Après une première saison conclue avec succès, les Swiss Flying Phantom Series sont de retour en 2017 avec un calendrier encore plus riche pour ces catamarans volants. Deux stages viennent compléter les six épreuves programmées. Sept équipages – six suisses et un français – ont déjà annoncé leur intention de participer au circuit complet. Une ouverture à l’international est l’objectif majeur des Swiss FP Series 2017.

En 2016, ils étaient dix équipages réguliers à s’être alignés tout du long de la saison sur les six rendez-vous organisés par les Swiss FP Series, avec un taux de participation record de treize inscrits – sept nationalités représentées – lors du Trophée Flying Phantom organisé par le Yacht Club de Genève.
Une belle participation pour ce tout nouveau support qui s’est bien implanté en Suisse et dont les propriétaires et équipages ont eu la bonne idée de se regrouper rapidement dans une Association de Classe. Un effort récompensé par un calendrier fourni, mais surtout une grande camaraderie à terre qui a permis à tout un chacun de progresser rapidement à chaque rendez-vous.

« La première saison a été un succès aussi bien dans l’organisation des événements et l’état d’esprit qu’avec le niveau atteint en fin d’année. L’objectif de cette deuxième saison est d’attirer des coureurs étrangers en proposant un circuit attractif qui permette de se préparer à d’autres échéances internationales, » souligne Bruno Barbarin, barreur de Realteam #1 et Président de l’Association Suisse des Propriétaires de Flying Phantom.

On prend les mêmes, et on recommence !

En 2017, les Swiss FP Series souhaitent aller plus loin avec un calendrier remanié : cinq des six épreuves 2016 reconduites auxquelles s’ajoutent un nouveau Raid (à définir) ainsi que deux stages encadrés, dont le premier en prélude de la saison. Ces stages permettent, non seulement de remettre le pied à l’étrier sur ces catamarans volants, mais surtout d’apprendre à mieux dompter son Flying Phantom hors de la pression subie lors des régates. Nouvel équipage, ou équipage confirmé, il y en aura pour tout le monde lors de ces stages.

Un tremplin pour l’avenir

Non contents de regrouper l’élite suisse de la voile, les Swiss FP Series 2016 ont aussi formé de nombreux jeunes régatiers au vol. Preuve en est Sébastien Schneiter et Grégoire Siegwart ont représenté la Suisse lors de la finale de la Red Bull Foiling Generation aux États-Unis, terminant deuxièmes, après s’être préparés sur les SFPS pendant la saison.

« C’était génial de pouvoir s’entraîner en Suisse en vue de cet événement », raconte Grégoire Siegwart, équipier du Team Tilt. « Le niveau était élevé cette saison, nous n’avons d’ailleurs jamais réussi à remporter un rendez-vous ! Cela nous a permis de connaître les points à travailler en vue de la finale aux USA, d’acquérir de l’expérience en régate et de bien performer là-bas sans reproduire les erreurs. C’était un vrai avantage pour nous d’avoir ce circuit. Je pense que nous avons l’un des circuits de Flying Phantom le plus relevé et tous les bateaux ont progressé durant cette saison. »

Et cela ne s’arrête pas là, car de nombreux équipiers de ‘Team Tilt’, qui représentera la Suisse à la Youth America’s Cup 2017, ont fait leurs premières armes sur des catamarans volants au cours des SFPS 2016.

Ouverture à l’internationale

Après avoir accueilli avec succès en 2016 un acte du circuit international de Flying Phantom, force est de constater que seule la Suisse propose en 2017 un programme complet pour les professionnels comme pour les amateurs de sensations fortes. Avec six événements et entraînements regroupés sur le ‘Petit Lac’, l’accès au championnat est ultra simplifié. L’Association Suisse de Flying Phantom, l’unique association au monde de ces catamarans volants, propose aussi une solution de gardiennage des bateaux entre deux épreuves. La logistique devient un jeu d’enfants.

Notons aussi que toutes les régates du calendrier se disputent à moins de 20Km de l’aéroport international de Genève. Il n’y a plus aucune excuse pour manquer le début, la fin ou la saison complète des Swiss FP Series 2017 !
Alors comme l’équipe française ‘Black Flag Racing’, venez profiter du seul circuit européen de Flying Phantom qui vous permet de progresser pour les prochains rendez-vous internationaux.

Une Association qui prend soin de vous

Régater c’est bien. Partager c’est encore mieux. Et le partage est clairement une marque de fabrique de l’Association Suisse des propriétaires de Flying Phantom. Partages entre les concurrents à terre pour échanger sur les techniques de navigation, les améliorations et réparations matérielles. L’entraide n’est pas un vain mot en Suisse. À cela s’ajoute, à chaque rendez-vous, un zodiac technique sur lequel tous les teams peuvent compter pour trouver un stick de rechange, une poulie à échanger, du cordage à remplacer. C’est anodin, mais cela permet aux équipages de ne pas perdre une miette de leur journée et de garantir un plateau de qualité à chaque manche.
Comme le confirme Marco Fedrigucci , principal partenaire des Swiss FP Series : « Moléson Impressions soutient à nouveau le circuit en 2017 dans l’objectif d’encourager les équipages à développer leurs compétences. »

Le calendrier 2017

27 au 28 avril : Crans, stage d’entraînement de 2 jours 29 au 30 avril : Open de Crans 13 et 14 mai : Open de Versoix 10 juin : Yacht Club de Genève, Genève-Rolle-Genève 24 et 25 juin : Société Nautique de Genève, Open des Multicoques 16 septembre : Raid, à définir ou 23 septembre : Versoix, La Double 7 et 8 octobre : Yacht Club de Genève, GP

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Francis Joyon « La moitié du roman de Jules Verne »

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Francis Joyon : « C’est la moitié du roman de Jules Verne. C’est un chiffre symbolique. Quand Bruno Peyron a fait 80jours j’avais trouvé cela incroyable. Descendre de la moitié, cela nous touche. On a tout donné, on a été à fond tout le temps comme si on était en régate toute la durée du tour, comme en Baie de Quiberon. Il fallait tenir le coup, ne pas casser la bateau. C’était la seule limite que nous nous sommes donné. On a fait du bon travail. Les gars ont fait le maximum. C’est le fruit du travail de la préparation du bateau avec Clément et Corentin avant puis 40 jrs intense avec l’équipage. On a le sentiment d’avoir fait du bon travail. Ce qui a été dingue c’est la capacité qu’on a eu à faire 900 m plusieurs jours d’affilée dans le sud. On ne s’y attendait pas. On avait de la glace, pas de visibilité. C’est un bateau historique. Il l’était avant, il l’est encore plus maintenant.

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Le passage de la ligne d’arrivée

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Le passage de la ligne d’arrivée.

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Arrivée d’Idec à Brest

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« 40 jours 23 heures 30 minutes et 30 secondes ! » Claude Breton, Président de la WSSRC a noté le temps de passage de la ligne. IDEC se dirige vers Brest où une conférence de presse va avoir lieu vers 11h

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Première réaction de Francis après la ligne

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Francis Joyon
« On est ravis d’avoir franchi la ligne. C’est un aboutissement de toutes ces années de travail. Après l’année dernière où notre tentative n’avait pas aboutie. Cette dernière nuit a été tonique avec une mer très très dure où le bateau tapait beaucoup. On était sous 2ris et J3. On est un peu sonné ce matin mais on est content d’arriver. Au passage de la ligne on était tous sur le pont à se congratuler. On pense être vers 10h à Brest. »

Un record salué par Yann Guichard :
Yann Guichard ‏@yannguichard 35 minil y a 35 minutes

Fanstatique exploit de Francis Joyon et sa bande!une trace INCROYABLE… La barre symbolique de 40 jours n’est plus inimaginable… BRAVO!!!

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Flash arrivée Maxi Trimaran IDEC SPORT

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Le Maxi Trimaran IDEC SPORT de Francis Joyon, Clément Surtel, Alex Pella, Bernard Stamm, Gwénolé Gahinet et Sébastien Audigane s’est adjugé ce matin le Trophée Jules Verne, tour du monde à la voile, en équipage et sans escale.
Il a franchi la ligne d’arrivée à 8 heures et 49 minutes heure française ce jeudi 26 janvier 2017.
Francis Joyon et son équipage ont bouclé les 22 461 milles du parcours théorique en 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes, à la vitesse moyenne sur la route de 22,84 noeuds.
Ils ont en réalité parcouru 26 412 milles sur le fond, à la moyenne de 26,85 noeuds.
Ils pulvérisent le précédent record détenu par Loïck Peyron et l’équipage du maxi trimaran Banque Populaire V de 4 jours, 14 heures, 12 minutes et 23 secondes.
Ils ont, chemin faisant, battu pas moins de 6 records ou temps intermédiaires, au cap Leeuwin, Tasmanie, Antiméridien, Horn, Equateur et Ouessant.

Chronologie du Trophée Jules Verne 2016/2017

Francis Joyon, Sébastien Audigane, Bernard Stamm, Gwénolé Gahinet, Alex Pella et Clément Surtel sont donc les navigateurs à la voile les plus rapides de tous les temps autour de la planète. Ils ont pulvérisé le chrono record établi en janvier 2012 par Loïck Peyron. Cet équipage réduit pour un si grand bateau, le Maxi-Trimaran IDEC SPORT et ses 31,50 m de longueur à la flottaison, s’est octroyé chemin faisant pas moins de 6 records ou temps de passage intermédiaires, à Leeuwin, Tasmanie, Antiméridien, Horn, Equateur et Ouessant. L’exploit est considérable, et l’analyse détaillée des performances quotidiennes fait ressortir d’étonnants faits d’armes, comme cette 14ème journée de mer à 894 milles parcourus à 37,3 noeuds de moyenne, ces 8 journées à plus de 800 milles, et 7 à plus de 700. A bord d’un maxi multicoque conçu en 2005 pour un équipage d’une douzaine d’hommes, Francis, Clément, Alex, Seb, Gwéno et Bernard ont, au delà de la performance, raconté avec une désarmante simplicité une joyeuse aventure de marins complices, extraordinairement complémentaires et solidaires, une histoire d’hommes et d’amitiés.

Pot pourri

« Nous partons le 16 décembre dernier dans la plus grande incertitude » avoue le benjamin du bord Gwénolé Gahinet. Après une première tentative avortée quelques jours auparavant, la faute à une Zone de Convergence Intertropicale en pleine expansion sur la route d’IDEC SPORT, Francis Joyon et ses hommes repartaient le 16 décembre 2016 avec une confiance mesurée en l’issue de leur expédition, confrontés à de nombreuses interrogations quant à l‘évolution des grands systèmes météos en Atlantique Sud. Comme à leur habitude, ils s’élançaient pourtant sans retenue et se montraient rapidement à leur avantage, portant dès le 5ème jour de course leur avance sur le chrono référence à plus de 210 milles. Mais le pot au noir, décidément très remonté contre le maxi trimaran rouge et gris, douchait vite l’euphorie naissante en infligeant un impitoyable traitement à base d’orages, de vents tourbillonnants et de calmes plats. A 6,4 noeuds de moyenne le 21 décembre, IDEC SPORT signait la pire journée de sa tentative, ne progressant que de 186 milles en 24 heures. Son retard sur son concurrent désormais virtuel, le maxi trimaran Banque Populaire V explosait, pour atteindre au 11ème jour de course, à l’entrée des 40ème Rugissants, les 755 miles. C’est avec ce déficit à l’esprit, que le TEAM IDEC SPORT allait signer l’une des plus impressionnantes pages de l’histoire des grands records océaniques.

L’exploit des mers du sud

Lent à l’équateur, IDEC SPORT, tout en mangeant son pain noir, était parvenu à se glisser intelligemment en bordure des calmes de l’anticyclone de Saint Hélène, coupant au plus court au coeur de l’Atlantique Sud pour attraper au vol une dépression australe « d’école » dans sa puissance et sa virulence. Cette dépression abordée idéalement par sa face nord est, Joyon et ses marins allaient s’y cramponner avec une rare assiduité. Leur entêtement à ne jamais se laisser dépasser par le fort flux de nord ouest portait rapidement ses dividendes, et durant les 11 jours suivants, IDEC SPORT n’allait que très occasionnellement progresser à moins de 30 noeuds de moyenne horaire. Avec des pointes enregistrées à plus de 44 noeuds, la bande à Joyon traçait un sillon unique, exceptionnel, au coeur des inhospitalières mers du Grand Sud, saluant Bonne Espérance puis Leeuwin, deux des trois grands caps identitaires de ce Trophée Jules Verne à 4 jours et 9 heures d’intervalle. L’avance sur le tenant du titre était, le 4 janvier dernier, portée à une journée et demi au passage sous la Tasmanie. Un internaute australien avisé s’exclamait : « Deux jours pour traverser l’Australie! On ne peut même pas faire cela en voiture! » Un peu plus d’une semaine plus tard, Alex, Seb, Gwéno, Francis, Bernard et Clément rajoutaient une nouvelle coche à leur impressionnante série de passages du Cap Horn cumulée. Banque Populaire V était alors relégué à 4 jours et 6 heures du tableau arrière d’IDEC SPORT! Phénoménal!

Un Atlantique Sud déjoué avec Intelligence.

Si Loïck Peyron avait, début 2012, connu une remontée de l’Atlantique Sud extrêmement favorable, IDEC SPORT se voyait confronté à un enchainement contrasté de phénomènes météos classiques en cette saison et dans cette partie du globe. Passées les îles Malouines, c’est une dépression très virulente surgit des côtes argentines qui infligeait à Francis Joyon et son équipe un traitement sévère à base de houle désordonnée et souvent contraire, dans des vents de sud ouest travers à la marche du bateau. Les hommes d’IDEC SPORT s’employaient à trouver le bon compromis entre préservation du voilier, et impérieuse nécessité de gagner rapidement vers le nord. Trois routes s’offraient ensuite à eux pour traverser au large du sud Brésilien ces zones peu ventées dites de transition. Entre quête du vent loin à l’est, et des allures de près le long des côtes Brésiliennes, Joyon, toujours soutenu par la pertinence des analyses de son routeur à terre Marcel van Triest, choisissait une voie médiane cap au nord, qui lui permettait, passé le cap Frio, de toucher dans des temps qualifiés de « corrects » les alizés de sud est. Restait une nouvelle fois, la quatrième en moins de deux mois, à affronter le pot au noir. Fidèle à ses (mauvaises) habitudes, celui-ci, à la vue du grand trimaran IDEC SPORT, choisissait de s’alanguir sous la forme d’une énorme bulle, certes peu virulente en terme d’activité orageuse, mais totalement déventée. Une nouvelle fois, les analyses de Francis et de Marcel s’accordaient pour jouer les extérieurs, les extrêmes, en poussant loin dans l’ouest et le nord de Fortaleza le choix d’entrée dans l’hémisphère nord. Pari gagnant. « Nous n’avons jamais été arrêtés! » pouvait s’exclamer Joyon en touchant les alizés de nord est.

Une arrivée tonique et tonitruante !

En adonnant progressivement à la latitude des îles du Cap Vert, les alizés offraient à IDEC SPORT angles et force de vents parfaits pour foncer vers le sud Açorien. Joyon and Co y accrochaient une nouvelle fois le bon wagon en partance pour la Bretagne. Ils renouaient avec un plaisir non dissimulé, malgré la légitime vigilance permanente à la bonne santé de leur monture, avec les très hautes vitesses, 30 noeuds et plus, pour dessiner une impressionnante parabole transatlantique depuis le nord este Brésilien.

Quelques chiffres…

La pire journée a été la 6e (le 21 décembre), avec une VMG de seulement 6.4nds La meilleure journée a été la 14e, 894 milles sur le fond à 37,3noeuds de moyenne Le retard max sur Banque Populaire a été de -755 nm, enregistrée le 11e jour, (26 décembre). L’avance max a été de nm, enregistrée le 41ème jour (26 janvier) La perte la plus importante de -384 nm en 24h, a été enregistrée le 10e jour et le gain le plus important, de 416 nm en 24h, a été enregistré le 25e jour (9 janvier). Distance parcourue sur le fond : milles, contre 29 002 pour Banque Populaire V

Temps de passage :

Equateur Aller : 5 jours, 18 heures, 59 minutes, soit 4 heures et 3 minutes de retard sur Banque Populaire V Bonne Espérance : 12 jours, 19 heures, 28 minutes, soit 0 jour, 21 heures et 40 minutes de retard sur Banque Populaire V Cap des Aiguilles : 12 jours, 21 heures, 22 minutes, soit 0 jour, 21 heures, 34 minutes de retard sur Banque Populaire V Cap Leeuwin : 17 jours, 06 heures, 59 minutes, soit 16 heures et 58 minutes d’avance sur Banque Populaire V Tasmanie : 18 jours, 18 heures et 31 minutes, soit 1 jour, 12 heures et 43 minutes d’avance sur Banque Populaire V Cap Horn : 26 jours, 15 heures et 45 minutes, soit 4 jours et 6 heures d’avance sur Banque Populaire V Equateur retour : 35 jours, 4 heures et 9 minutes, soit 2 jours, 22 heures et 36 minutes d’avance sur Banque Populaire V. Equateur – Ouessant : 5 jours, 19 heures, 21 minutes

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IDEC Sport, ils sont incroyables ! 40 j 23h 30mn et 30s

First aerial images of IDEC SPORT maxi trimaran, skipper Francis Joyon and his crew, training off Belle-Ile, Brittany, on october 19, 2015 - Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

IDEC a franchi la ligne ce jour à 8h49mn et 30 s et pulvérise le record en 40 j 23h 30mn et 30s. C’est incroyable ce que Francis Joyon, Clément Surtel, Alex Pella, Bernard Stamm, Gwénolé Gahinet et Sébastien Audigane ont réalisé !  26 412 milles à la moyenne de 26,85 noeuds. Un record établi aussi grâce au concours de Marcel Van Triest, le routeur.
6 records ou temps de passage intermédiaires, à Leeuwin, Tasmanie, Antiméridien, Horn, Equateur et Ouessant. L’exploit est considérable, et l’analyse détaillée des performances quotidiennes fait ressortir d’étonnants faits d’armes, comme cette 14ème journée de mer à 894 milles parcourus à 37,3 noeuds de moyenne, ces 8 journées à plus de 800 milles, et 7 à plus de 700.

Avec le Vendée Globe, on les a suivis un peu de loin, du coin de l’œil, on ne les a presque pas vu venir et pourtant quel exploit ! 40 jours pour faire le tour du monde et à l’arrivée exploser le trophée Jules Verne détenu depuis 2012 par Loick Peyron.

On se souvient de la double tentative l’année dernière du trimaran rouge et de Spindrift, les vitesses incroyables, les efforts surhumains, les difficultés, les espoirs et … les désespoirs… et cette année après une tentative échouée en novembre, ils sont repartis le couteau entre les dents « terminer le boulot », boostés par les performances de Thomas Coville, motivés pour remonter toute la flotte du Vendée. Un scénario dingue.
Francis Joyon, avant de partir, nous disait qu’il fallait de la chance au niveau météo pour battre ce record et de la chance à chaque océan. L’année dernière, juste avant le Cap Horn puis la remontée de l’Atlantique, les conditions avaient été fatales. Cette fois-ci, la descente aura correcte, l’Ocean Indien et le Pacifique extraordinaire, l’Atlantique sud clément et l’Atlantique Nord la cerise sur le gâteau !

« Nous partons le 16 décembre dernier dans la plus grande incertitude » avoue le benjamin du bord Gwénolé Gahinet. Après une première tentative avortée quelques jours auparavant, la faute à une Zone de Convergence Intertropicale en pleine expansion sur la route d’IDEC SPORT, Francis Joyon et ses hommes repartaient le 16 décembre 2016 avec une confiance mesurée en l’issue de leur expédition, confrontés à de nombreuses interrogations quant à l‘évolution des grands systèmes météos en Atlantique Sud. Comme à leur habitude, ils s’élançaient pourtant sans retenue et se montraient rapidement à leur avantage, portant dès le 5ème jour de course leur avance sur le chrono référence à plus de 210 milles. Mais le pot au noir, décidément très remonté contre le maxi trimaran rouge et gris, douchait vite l’euphorie naissante en infligeant un impitoyable traitement à base d’orages, de vents tourbillonnants et de calmes plats. A 6,4 noeuds de moyenne le 21 décembre, IDEC SPORT signait la pire journée de sa tentative, ne progressant que de 186 milles en 24 heures. Son retard sur son concurrent désormais virtuel, le maxi trimaran Banque Populaire V explosait, pour atteindre au 11ème jour de course, à l’entrée des 40ème Rugissants, les 755 miles. C’est avec ce déficit à l’esprit, que le TEAM IDEC SPORT allait signer l’une des plus impressionnantes pages de l’histoire des grands records océaniques.

L’exploit des mers du sud

Lent à l’équateur, IDEC SPORT, tout en mangeant son pain noir, était parvenu à se glisser intelligemment en bordure des calmes de l’anticyclone de Saint Hélène, coupant au plus court au coeur de l’Atlantique Sud pour attraper au vol une dépression australe « d’école » dans sa puissance et sa virulence. Cette dépression abordée idéalement par sa face nord est, Joyon et ses marins allaient s’y cramponner avec une rare assiduité. Leur entêtement à ne jamais se laisser dépasser par le fort flux de nord ouest portait rapidement ses dividendes, et durant les 11 jours suivants, IDEC SPORT n’allait que très occasionnellement progresser à moins de 30 noeuds de moyenne horaire. Avec des pointes enregistrées à plus de 44 noeuds, la bande à Joyon traçait un sillon unique, exceptionnel, au coeur des inhospitalières mers du Grand Sud, saluant Bonne Espérance puis Leeuwin, deux des trois grands caps identitaires de ce Trophée Jules Verne à 4 jours et 9 heures d’intervalle. L’avance sur le tenant du titre était, le 4 janvier dernier, portée à une journée et demi au passage sous la Tasmanie. Un internaute australien avisé s’exclamait : « Deux jours pour traverser l’Australie! On ne peut même pas faire cela en voiture! » Un peu plus d’une semaine plus tard, Alex, Seb, Gwéno, Francis, Bernard et Clément rajoutaient une nouvelle coche à leur impressionnante série de passages du Cap Horn cumulée. Banque Populaire V était alors relégué à 4 jours et 6 heures du tableau arrière d’IDEC SPORT!  Phénoménal!

Un Atlantique Sud déjoué avec Intelligence.

Si Loïck Peyron avait, début 2012, connu une remontée de l’Atlantique Sud extrêmement favorable, IDEC SPORT se voyait confronté à un enchainement contrasté de phénomènes météos classiques en cette saison et dans cette partie du globe. Passées les îles Malouines, c’est une dépression très virulente surgit des côtes argentines qui infligeait à Francis Joyon et son équipe un traitement sévère à base de houle désordonnée et souvent contraire, dans des vents de sud ouest travers à la marche du bateau. Les hommes d’IDEC SPORT s’employaient à trouver le bon compromis entre préservation du voilier, et impérieuse nécessité de gagner rapidement vers le nord. Trois routes s’offraient ensuite à eux pour traverser au large du sud Brésilien ces zones peu ventées dites de transition. Entre quête du vent loin à l’est, et des allures de près le long des côtes Brésiliennes, Joyon, toujours soutenu par la pertinence des analyses de son routeur à terre Marcel van Triest, choisissait une voie médiane cap au nord, qui lui permettait, passé le cap Frio, de toucher dans des temps qualifiés de « corrects » les alizés de sud est. Restait une nouvelle fois, la quatrième en moins de deux mois, à affronter le pot au noir. Fidèle à ses (mauvaises) habitudes, celui-ci, à la vue du grand trimaran IDEC SPORT, choisissait de s’alanguir sous la forme d’une énorme bulle, certes peu virulente en terme d’activité orageuse, mais totalement déventée. Une nouvelle fois, les analyses de Francis et de Marcel s’accordaient pour jouer les extérieurs, les extrêmes, en poussant loin dans l’ouest et le nord de Fortaleza le choix d’entrée dans l’hémisphère nord. Pari gagnant. « Nous n’avons jamais été arrêtés! » pouvait s’exclamer Joyon en touchant les alizés de nord est.

Une arrivée tonique et tonitruante!

En adonnant progressivement à la latitude des îles du Cap Vert, les alizés offraient à IDEC SPORT angles et force de vents parfaits pour foncer vers le sud Açorien. Joyon and Co y accrochaient une nouvelle fois le bon wagon en partance pour la Bretagne. Ils renouaient avec un plaisir non dissimulé, malgré la légitime vigilance permanente à la bonne santé de leur monture, avec les très hautes vitesses, 30 noeuds et plus, pour dessiner une impressionnante parabole transatlantique depuis le nord este Brésilien.

Quelques chiffres…

La pire journée a été la 6e (le 21 décembre), avec une VMG de seulement 6.4nds

La meilleure journée a été la 14e, 894 milles sur le fond à 37,3noeuds de moyenne

Le retard max sur Banque Populaire a été de -755 nm, enregistrée le 11e jour, (26 décembre).

L’avance max a été de nm, enregistrée le 41ème jour (26 janvier)

La perte la plus importante de -384 nm en 24h, a été enregistrée le 10e jour et le gain le plus important, de 416 nm en 24h, a été enregistré le 25e jour (9 janvier).

Distance parcourue sur le fond : milles, contre 29 002 pour Banque Populaire V

Temps de passage :

Equateur Aller : 5 jours, 18 heures, 59 minutes, soit 4 heures et 3 minutes de retard sur Banque Populaire V

Bonne Espérance : 12 jours, 19 heures, 28 minutes, soit 0 jour, 21 heures et 40 minutes de retard sur Banque Populaire V

Cap des Aiguilles : 12 jours, 21 heures, 22 minutes, soit 0 jour, 21 heures, 34 minutes de retard sur Banque Populaire V

Cap Leeuwin : 17 jours, 06 heures, 59 minutes, soit 16 heures et 58 minutes d’avance sur Banque Populaire V

Tasmanie : 18 jours, 18 heures et 31 minutes, soit 1 jour, 12 heures et 43 minutes d’avance sur Banque Populaire V

Cap Horn : 26 jours, 15 heures et 45 minutes, soit 4 jours et 6 heures d’avance sur Banque Populaire V

Equateur retour : 35 jours, 4 heures et 9 minutes, soit 2 jours, 22 heures et 36 minutes d’avance sur Banque Populaire V.

Equateur – Ouessant : 5 jours, 19 heures, 21 minutes

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Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam en quelques mots

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Après le formidable spectacle qu’ils nous ont offert aujourd’hui, arrivant tous les trois dans un intervalle de moins de trois heures, Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam se sont livrés au traditionnel exercice de la conférence de presse. Morceaux choisis.

Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) : « Cette course développe une force mentale incroyable »

« J’aurais préféré une arrivée sans pression mais ça restera un bon souvenir pour nous ! J’étais poursuivi par Yann (Eliès) et Jean (Le Cam), deux triples vainqueurs de la Solitaire du Figaro. Et devant moi il y avait Jérémie (Beyou), qui lui aussi a gagné trois fois cette épreuve.

J’ai eu des pépins techniques qui m’ont fait déraper un peu, j’aurais aimé être dans la bataille avec Armel (Le Cléac’h) et Alex (Thomson). Mais j’ai quand même été en compétition pendant toute la course.

Le Vendée Globe développe une force mentale incroyable. C’est un truc de dingue de se retrouver face à soi-même si longtemps. Cette aventure m’enrichit à chaque fois et me donne plus de force. Mais il faut une forme physique incroyable pour participer au Vendée Globe et je ne sais pas si j’en ferai un autre. Maintenant, j’ai envie de choses simples, comme bien manger et dormir.
Parmi les moments marquants de ce Vendée Globe, je retiens mon passage dans le détroit de Bass (entre l’Australie et la Tasmanie, NDR) pour gérer une grosse dépression. Cette décision, proposée par un routage, n’était pas facile à prendre mais finalement elle s’est avérée payante car j’ai pu distancer Yann et Jean. Mais c’était un peu chaud car il n’y avait que 20 mètres de fond par endroits ! »

Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) : « Je veux revenir sur le Vendée Globe avec un foiler, et gagner ! »

« C’était un vrai bonheur de se battre contre deux grands marins comme Jean-Pierre (Dick) et Jean (Le Cam). Je me suis vraiment immergé en mode Figaro ces derniers jours, et surtout ces dernières heures. C’est parfait pour ma préparation pour la prochaine Solitaire ! Jean-Pierre est un vrai Figariste maintenant, il a été intronisé (rires).

J’ai la tête qui tourne ! J’ai l’impression d’arriver d’une autre planète… J’ai du mal à passer du mode ermite au mode terrien. Donc je ne suis pas encore prêt à faire de bilan. Mes objectifs sont atteints car je voulais terminer dans le Top 5, et premier bateau à dérives droites.

Je n’ai pas trop réfléchi à mon accident d’il y a huit ans. Mais à un moment donné, j’ai dû aller en tête de mât et j’ai refusé. C’est là que j’ai compris que j’avais encore quelques séquelles… Mais voilà, terminer ce Vendée Globe panse les plaies !

J’ai envie de deux choses : retrouver mes enfants et ma femme ce week-end au coin du feu, chercher mon pain et mon journal, tranquille. Et j’ai aussi envie de retourner sur mon Figaro, le couteau entre les dents pour remporter une quatrième victoire dans la Solitaire cet été. Et à plus long terme, je veux revenir sur le Vendée Globe avec un foiler, et gagner ! »

Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) : « Mon plus beau Vendée Globe ! »

« Ce Vendée Globe a été mon plus beau, sans hésitation ! J’ai pris du plaisir et j’ai énormément appris. Et je pense avoir donné du plaisir aux gens. D’ailleurs c’est grâce à eux que je suis ici.

Depuis trois jours j’ai fait une croix sur mes chances de rattraper Yann (Eliès). Je pensais qu’il arriverait 5 ou 6 heures avant. En fait, il y a seulement 1h30 d’écart, on ne va pas se plaindre ! Et je suis heureux d’avoir terminé mon tour du monde en 80 jours, comme dans l’histoire de Jules Verne.

Etre au départ constituait déjà un soulagement, passer le cap Horn en était un autre. Et terminer c’est le bonheur. Je suis content, tout simplement.

Je n’ai jamais manqué de bonne nourriture pendant la course. Je l’ai déjà dit : le lyophilisé, c’est pour les feignants. Moi je mangeais bien, mais je devais matosser !

Je ne sais pas si j’irai accueillir Bernard (Stamm) et IDEC Sport à Brest demain pour le record du Trophée Jules Verne. Dans l’état où je suis, il me faudrait peut-être une ambulance pour faire la route (rires). Je vais lui faire un « clac clac clac », ça sera plus facile. »

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Le fabuleux exploit d’IDEC Sport 40 jours autour du monde

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Il fonce IDEC SPORT, et affole de nouveau les compteurs alors que la distance restant à parcourir pour rallier l’arrivée du Trophée Jules Verne se réduit à un rythme impressionnant. À moins de 550 milles du but en ce début d’après midi, Francis Joyon, Clément Surtel, Bernard Stamm, Sébastien Audigane, Alex Pella et Gwénolé Gahinet parachèvent leur chasse au record de vitesse absolue autour du monde de la plus belle manière : lancés à 35 nœuds de moyenne vers le cap Finisterre, dernier marqueur d’une chevauchée fantastique d’un peu plus de 40 jours autour de la planète mer.  Les six marins d’IDEC SPORT sont attendus demain, jeudi 26  janvier 2017, au petit jour (entre 6h et 7h, heure française) au large d’Ouessant, pour ajouter leur nom au palmarès du plus prestigieux challenge maritime en équipage. Et recevoir dans la matinée à Brest, au terme d’un tour du monde express devant se conclure avec une avance de près de cinq jours sur le record à battre (45j 13h 42mn 53sec), un accueil à la hauteur de cet exploit collectif qui fera date.

« C’était assez agité dans du vent assez fort. Le bateau était pas mal secoué. Même si on allait un peu moins vite dans une mer plus formée de 3-4 mètres, cela nous a rappelé nos cavalcades dans l’océan Indien. Mais, on est très contents d’avoir réussi à rester à l’avant du front », commente ce matin, Francis Joyon qui ne cache pas se réjouir de cette arrivée qui se rapproche à vitesse grand V des étraves du vaillant trimaran rouge et gris. « On est hyper bouillants d’impatience à l’idée de cette approche », ajoute-t-il, confiant et serein devant les quelques milles qu’il reste à parcourir depuis le départ d’IDEC SPORT, le vendredi 16 décembre dernier, à 9h19 tapantes (heure française) dans sa chasse au record planétaire.

Vers une arrivée en accéléré

À ses côtés, ses cinq équipiers de haut vol ne sont pas en reste et affichent le sourire des grands jours. « On est au portant sous J2 et ça envoie plutôt pas mal, on progresse à 35-38 nœuds sur une mer plutôt sympa. On profite des ces derniers moments de mer, on profite à fond de ce beau bateau qui va super vite », confirment volontiers Gwénolé Gahinet et Sébastien Audigane en approche du cap Finisterre, leur indiquant la fin imminente et en accéléré de leur course effrénée face au chronomètre. Le bonus sur le tableau de marche de l’actuel détenteur du Trophée Jules Verne, qui dépasse la barre des 2 000 milles d’avance en ce début d’après-midi, en témoigne : IDEC SPORT progresse comme une fusée vers la ligne d’arrivée d’un tour du monde pour attraper dans ses voiles un record après une circumnavigation marquée sous le signe de la vitesse sur une trajectoire exemplaire.

« Ce Trophée Jules Verne, c’est une vraie ligne droite qu’on a pu tracer en gardant le même rythme que les fronts dans le Grand Sud, comme on est en train de le faire en Atlantique Nord. Selon les derniers routages, on devrait aussi battre le record intermédiaire entre l’équateur et Ouessant, ce sera un peu la cerise sur le gâteau », se félicite Clément Surtel. « C’est une trajectoire exceptionnelle. Le jour s’est levé et on peut donc attaqué un peu plus fort. »

« Un grand moment… »

Très attentifs au trafic maritime, aux centaines de cargos et de bateaux de pêcheurs qui croisent dans cette zone – « l’une des plus fréquentée au monde », selon Francis Joyon –  les six marins continuent, sur leur lancée, portés par l’élan et l’énergie collective qui les accompagnent dans cette campagne planétaire en passe de hisser le team d’IDEC SPORT au rang de neuvième détenteur du Trophée Jules Verne, après les équipages de Bruno Peyron, Peter Blake, Olivier de Kersauson, Franck Cammas et de Loïck Peyron. «  J’en ai vu partir des Trophée Jules Verne dont j’avais préparé le bateau avant le départ. De parvenir à le décrocher, c’est un peu un aboutissement dans mon parcours de marin, et c’est aussi un rêve qui se réalise. Couper la ligne d’arrivée, record à la clé, ce sera forcément un grand moment, » ajoute Clément Surtel qui n’a pas ménagé sa peine pour garder le potentiel du maxi-trimaran de 31 mètres intact tout au long du parcours.

Suivi live entre 10h et 12h30

D’après les dernières estimations, IDEC SPORT devrait couper la ligne entre 7h et 9h demain matin (heure française). Il est ensuite attendu à l’entrée de la rade de Brest dans le courant de la matinée. À partir de 10h débutera la retransmission en direct de cette arrivée victorieuse sur le site et les réseaux sociaux, suivie jusqu’à 12h30 par l’amarrage du bateau au ponton et les premières réactions à chaud sur le podium en présence du public attendu nombreux pour saluer cet exploit maritime.

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La guerre des trois a bien eu lieu



Entre 14 h 47 et 17 h 43, soit en moins de trois heures, trois des 29 concurrents au départ de ce Vendée Globe le 6 novembre dernier franchissaient la ligne d’arrivée. Jamais en huit éditions disputées depuis 1989 un trio de bateaux avait terminé séparés par si peu. Et du quatrième classé, Jean-Pierre Dick au sixième, Jean Le Cam, avec Yann Eliès au milieu, il y eut de l’émotion, de l’humour et du spectacle devant une foule immense venue accueillir ses héros le long du chenal. Et les écouter. Retour sur Vendée Globe à travers leurs mots.
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Jean Le Cam, sixième du Vendée Globe

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Ce n’est pas un hasard si Jean Le Cam fait partie des skippers les plus populaires auprès du public. Le « roi Jean » a marqué cette huitième édition du Vendée Globe autant par sa performance sportive et son incroyable duel avec Yann Eliès, que par ses phrases cultes et ses vidéos décalées. Retour sur la course d’un marin légendaire arrivé ce mercredi à 17 heures 43 minutes 54 secondes.

Pour sa quatrième participation au Vendée Globe, Jean Le Cam a raté de peu la mythique barre des 80 jours, puisqu’il termine en 80 jours 04 heures 41 minutes et 54 secondes à la moyenne de 14,10 nœuds sur les 27 141 milles parcouru par Finistère Mer Vent, juste derrière Jean-Pierre Dick et Yann Éliès, les deux autres mousquetaires de « son Vendée ». C’est la troisième fois que le marin franchit la ligne d’arrivée de l’Everest des mers, après une belle deuxième place en 2004-2005 et une 5ème position en 2012-2013 (abandon en 2008-2009). Pourtant, malgré son formidable palmarès, Jean Le Cam n’était pas certain de participer à la course, faute de sponsors. C’est notamment grâce à un financement participatif qu’il a pu s’aligner au départ et faire montre de son expérience.

Le clac-clac-clac

Alors que son Finistère Mer Vent, ex-vainqueur du Vendée Globe aux mains de Michel Desjoyeaux, est amarré au ponton de départ, Jean se fixe un objectif réaliste et bluffant de précision : « Je me situe dans les 10-12 premiers sur le papier, il y en aura probablement 5 devant, je peux me retrouver dans les 6-7. ». S’il ne se fait pas remarquer au départ, Jean Le Cam ne lâche rien. Il est d’ailleurs déjà à la lutte avec Yann Éliès dès le troisième jour de course. Les premiers instants sont difficiles, il ne faut pas se laisser aller, et quoi de mieux qu’un « festin » pour se remonter le moral ? « Aujourd’hui j’ai fait la totale. Du bœuf carottes, des bonbons haribo, des rillettes. Et j’ai même retrouvé le beurre, » se réjouit-il.

Alors que Yann Éliès se glisse dans un trou de souris et file, Jean est à la lutte avec Jean-Pierre Dick et Thomas Ruyant. Pendant ce temps, son record à l’équateur, qui tenait depuis 2004, est battu par Alex Thomson (Hugo Boss) après 9 jours, 7 heures et 2 minutes de mer. Le Britannique a ainsi amélioré de 1 jour et 4 heures le temps de référence de Jean le Cam. Au quinzième jours de course, c’est le début du désormais célèbre « clac, clac, clac ». La vidéo de la caméra récalcitrante de Jean fait le tour des réseaux sociaux et même du petit écran. Cette maxime détrône presque le slogan « yes we cam » tellement elle est utilisée sur le reste de la course. Les internautes apprécient.

Des vidéos amusantes

Vingt jours après le début de l’épreuve, le skipper de Finistère Mer Vent est en vacation dans le Vendée Live. « Une manœuvre réussie est une manœuvre sans souci.» Élémentaire mon cher Watson ! Si le « roi Jean » franchit le cap de Bonne-Espérance en 23 jours 10 heures et 21 minutes, l’Indien se montre sous différentes facettes. Un coup le temps est agréable, un autre la mer est croisée avec des vents pouvant atteindre 60 nœuds. Le cap Leeuwin est avalé en 34 jours 07 heures 28 minutes.

Le 12 décembre, au large de la Tasmanie, Jean le Cam doit faire le dos rond. Il ralentit pour laisser passer une forte dépression avec des vents pouvant aller jusqu’à 60 nœuds. Impossible de l’éviter totalement puisqu’elle occupe tout le couloir entre la Tasmanie et la Zone d’Exclusion Antarctique (ZEA). Il faut donc la gérer au mieux. Jean reste très Sud et longe la zone des glaces. L’option était bonne puisqu’il recolle à ses compères de devant qui ont rencontré des conditions plus compliquées. Une fois la tempête derrière et oubliée, l’immensité du Pacifique se présente devant l’étrave de Finistère Mer Vent. « Firmin, s’il vous plait, ne prenez pas cette vague ! Il est bien ce Firmin mais parfois il fait un peu ce qu’il veut. J’ai du mal avec le petit personnel en ce moment, » plaisante Jean en parlant de son pilote automatique.

Lors des fêtes de Noël, il reste environ une semaine avant que Jean ne passe le Horn. « J’étais en train de penser à un truc : on est le seul sport mécanique où à 80% du temps, le pilote regarde derrière. On regarde la barre, on regarde les vagues. C’est assez étonnant. En même temps, des fois il vaut mieux ne pas regarder devant. »

Un sixième cap Horn

Yann Éliès et Jean le Cam sont inséparables suite à leur incroyable duel. Les deux marins ne se quittent plus et échangent leurs positions en permanence. Ils naviguent même parfois à vue et se parlent à la VHF. Quatre jours plus tard, à 16h48, Jean Le Cam passe le cap Horn, pour la sixième fois : quatre fois dans le Vendée Globe (éditions 2004-2005, 2008-2009, 2012-2013 et 2016-2017), une fois dans la Barcelona World Race (en 2014-2015) et une fois dans la Whitbread avec Eric Tabarly (1981).

Après deux mois de course, Yann Éliès n’est qu’à douze milles devant. La mer offre des conditions clémentes avec une quinzaine de nœuds de vent. Après deux mois, la plupart des skippers en ont marre de leur nourriture. Pas Jean ! Monsieur Le Cam n’a pas fait de concession de ce côté-là. « Le lyophal, c’est un truc pour les feignants qui ne veulent pas matosser. Les plats, c’est 60kg, le lyophilisé, c’est 30kg. Pour économiser 30kg, tu bouffes de la merde… ». Le 16 janvier, la chaleur et les sargasses sont au programme, ainsi que comme depuis un long moment, le duel avec Quéguiner-Leucémie Espoir : « Avec Yann, on se tutoie depuis la Tasmanie, c’est quand même plus de la moitié du tour du monde quand même ! C’est l’histoire dans l’histoire, » se plait à dire Jean Le Cam.

Cette histoire continue jusqu’à la fin de ce tour du monde puisque les deux skippers régatent ensemble jusqu’à la bouée Nouch Sud, sans réussir à dépasser Jean-Pierre Dick. Les trois hommes ne sont séparés que de trois heures après plus de 80 jours en mer. Belle performance ! Dans cette grande aventure, Finistère Mer Vent termine donc sixième. Sans aucun doute possible, Jean Le Cam a encore un peu plus marqué le Vendée Globe de son empreinte. Clac, clac, clac !

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