• 1
  • 2
  • 3

Icones About sailing

previsions sailingnewscartographies

L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

"Si je termine ce Vendée Globe avec cette grand-voile déchirée, ce sera vraiment un grand miracle" dixit Kojiro Shiraishi

 

"Si je termine ce Vendée Globe avec cette grand-voile déchirée, ce sera vraiment un grand miracle." À deux jours de l'arrivée aux Sables d'Olonne, Kojiro Shiraishi (DMG MORI Global One) ne lâche rien. Dans des conditions toniques, il bataille sans relâche avec ses concurrents (Arnaud Boissières, Stéphane Le Diraison, Alan Roura, Pip Hare).

 

image

Crédit : Th Deregnieaux


"C’est super de disputer ce match à 5 ! Arnaud (Boissières) navigue super bien, super vite, j’aimerais bien savoir comment il fait.

 
Au moment où j’ai eu mon avarie et où j’ai dû réparer, j'étais à la 31e place il me semble. Remonter jusqu’à la 15-16e c’est super. Si je termine ce Vendée Globe avec cette grand-voile déchirée, ce sera vraiment un grand miracle.

 
C’est vraiment top d’être dans cette position mais mon gros problème, c’est que je suis obligé de naviguer avec un ris. Dans des conditions de vent assez fort, je suis Arnaud mais sur la fin du parcours, le vent sera moins fort alors je ne sais pas encore comment ça va se passer.

 
C’est sûr que je ne pensais pas forcément passer plus de 90 jours en mer. Mes avaries ne m’ont pas aidées. Mais je ne ressens pas la solitude, je me sens très entouré avec mon équipe qui me supporte. Ça fait vraiment chaud au cœur d’être encouragé.

 
Je devrais être le premier japonais et le premier asiatique à terminer le Vendée Globe, c’est un honneur ! Ce dont je suis le plus content, c’est que quand on recherche mon nom sur internet au Japon, la première chose que l’on trouve c’est le Vendée Globe. J’ai réussi à faire connaître cette merveilleuse course au Japon et je suis très fier de ça.

 
Actuellement j’ai 35 nœuds de vent avec 4 à 5 m de mer, c’est assez dur. Je vais devoir faire des empannages jusqu'à l’arrivée mais le plus dur c’est les grains, il y en a beaucoup, ça varie énormément. Le suspense du match à 5 va se poursuivre jusqu’au bout !"

 
Source : VG

Lire la suite
6 lectures
0 commentaires

Vendée Globe : le marché des Imoca bouge déjà

Alors que le neuvième Vendée Globe n’est pas encore terminé, nombre d’équipes et de skippers s’activent déjà en vue de la prochaine édition. Entre projets de construction neuve et marché de l’occasion déjà actif, Tip & Shaft fait le point.

Le succès du Vendée Globe 2020, qui aura été celui de tous les records – de participation, d’audience, d’intensité sportive – a un premier effet immédiat : booster la demande de bateaux en vue de la dixième édition, en 2024. « Avant, on voyait arriver l’année post Vendée Globe avec terreur, ce n’est pas le cas aujourd’hui, confirme Yann Dollo, directeur général adjoint du chantier CDK. La période est clairement plus active qu’il y a quatre ans, on avait déjà des demandes de devis avant l’arrivée et on sent que ce sont des projets sérieux ». Chez Multiplast, Yann Penfornis abonde : « Il y a quatre mois, l’année 2021 me faisait très peur, aujourd’hui, les signaux sont bien plus positifs. »

Côté bateaux neufs, on dénombre à ce jour, selon Antoine Mermod, président de la classe Imoca, « trois déclarations de construction ». Il s’agit des deux plans Verdier construits en vue de The Ocean Race, 11th Hour Racing (mise à l’eau en juillet) et Switchback, dont la construction chez Carrington Boats a été interrompue faute de sponsor, mais qui est sur le point de reprendre : « Le bateau n’est pas encore vendu, mais nous sommes actuellement en négociations », nous a indiqué Jason Carrington, avant de préciser qu’il espérait également construire un sistership dans les mêmes moules.

La troisième construction en cours est un sistership de L’Occitane, ce que nous a confirmé Michel de Franssu, patron du chantier Black Pepper qui a construit le bateau d’Armel Tripon : « On va poser les premiers plis de carbone dans les moules d’ici quinze jours, pour une mise à l’eau fin 2021. Il est à vendre et son acquéreur ne pourra pas participer à la Transat Jacques Vabre, mais il aura un an pour le mettre au point pour The Ocean Race ou la Route du Rhum. » Le prix affiché se situe entre 5,5 et 6,5 millions d’euros HT, selon les équipements – dixit Michel de Franssu.

 

Des projets bien avancés

Autre projet dans les tuyaux : un plan Manuard pour Jérémie Beyou. Mais ni l’intéressé, ni l’architecte, ni le team, ne confirment formellement : « On attend que Jérémie rentre pour évoquer tout ça de vive voix avec lui et avec Charal. Ce qui est sûr, c’est qu’il courra la Transat Jacques Vabre et, normalement, la Route du Rhum avec le bateau actuel qui n’est, pour l’instant, pas à vendre », nous a-t-on fait savoir du côté du team.Parmi les architectes que nous avons consultés, Vincent Lauriot-Prévost et Guillaume Verdier évoquent des « prises de renseignements », sans commande concrète pour l’instant. Philippe Oulhen, manager du cabinet Juan Yacht Design, annonce « un contrat presque signé pour un Imoca dans des nouveaux moules, un projet Vendée Globe atypique pour un étranger qui veut commencer très tôt, la construction démarrerait l’été prochain. »

D’autres skippers envisagent une construction : c’est le cas de Boris Herrmann, qui nous l’a confirmé par message, et de Kevin Escoffier, qui précise qu’« aujourd’hui, en fonction du budget [PRB cherche un co-partenaire, NDLR], le projet est soit d’acheter un bateau d’occasion, soit de construire un bateau neuf dans un moule existant, avec l’objectif d’une mise à l’eau à la fin du premier trimestre 2022. »

Parmi les autres concurrents bien partis pour enchaîner une nouvelle campagne, la réflexion bat son plein. Team manager de Maître CoQ, Anne Combier confie, à propos du vainqueur Yannick Bestaven : « La certitude, c’est qu’il a envie de remettre ça ; l’idée est d’avoir un bateau encore plus rapide, on regarde les différents scénarios. »

Phase d’interrogation également pour Louis Burton : « On a trois options : construire, mais ce n’est évident, parce que la mise au point implique un budget de fonctionnement important ; racheter un bateau récent, comme L’Occitane, qui donne envie (voir ci-dessous) ; et la troisième, qui me plaît bien, serait de modifier en profondeur le bateau actuel. »

Charlie Dalin et Thomas Ruyant, qui doivent quant à eux continuer jusqu’à la Route du Rhum avec leur plan Verdier de 2019, réfléchissent aussi à la suite. Chez TR Racing, on annonce une nouvelle paire de foils. Côté Apivia, Charle Dalin ne fait pas mystère de ses envies : « Mon avis n’a pas changé après ce Vendée Globe, rappelle-t-il. Pour prétendre à une victoire, il faudra un nouveau bateau« .

Même discours chez Sébastien Simon qui, s’il n’a pas encore discuté avec ses partenaires – son contrat avec Arkéa et Paprec expire fin 2021 -, confie : « Si on me propose un bateau neuf, je saute sur l’occasion. »

 

L’Occitane suscite des convoitises

Du côté de l’occasion, le marché ne va pas tarder à s’emballer. Parmi les Imoca de dernière génération, Hugo Boss est à vendre (l’équipe d’Alex Thomson n’a pas répondu à nos sollicitations), en attendant, sans doute, Charal, qui intéresse beaucoup de marins.Une autre machine récente est d’ores et déjà en vente, il s’agit de L’Occitane, comme cela nous a été confirmé du côté de la marque de cosmétiques : « Notre engagement n’était pas le fruit d’une décision stratégique, mais vraiment un coup de cœur pour Armel, avec la volonté de lui permettre de réaliser son rêve de courir le Vendée Globe. Il a toujours été prévu que le bateau allait ensuite être vendu, Armel était au courant, il en a eu la confirmation à son retour. »

Le plan Manuard suscite bien des convoitises, notamment de la part de Maxime Sorel, qui reconnaît : « C’est un bateau simple qui nous intéresse. Sam (Manuard) avait en plus construit mon Class40, ça met en confiance. » Prix annoncé : 4,4 millions d’euros HT.

Du côté des Imoca de la génération précédente, Seaexplorer-Yacht de Monaco, mis à prix 2,7 millions d’euros avec ses grands foils, est dans le viseur de plusieurs coureurs, notamment de ceux qui, après un bon Vendée Globe 2020, veulent remettre ça dans quatre ans sur un bateau plus performant. Damien Seguin s’est renseigné, Giancarlo Pedote est également intéressé. Benjamin Dutreux, Alan Roura et Arnaud Boissières ont tous déjà manifesté leur envie de repartir avec des ambitions à la hausse sur ce type de bateau.

Autre bateau de génération 2016 bientôt sur le marché, l’actuel 11th Hour Racing (ex Hugo Boss) sera à vendre ou à louer après la Transat Jacques Vabre 2021. Maître CoQ le sera si Yannick Bestaven change de bateau, son prix : 2,6 millions d’euros HT, selon Anne Combier. Fabrice Amedeo, lui, repart sur une campagne avec le même plan VPLP-Verdier et un co-partenaire qui succédera à Newrest.

Plusieurs Imoca à dérives transformés avec des foils vont également arriver sur le marché, comme La Mie Câline-Artisans Artipôle, La Fabrique, ainsi que Time for Oceans, Stéphane Le Diraison souhaitant lancer la construction d’un bateau neuf éco-conçu. Comptez 1 million d’euros pour acquérir l’un de ces trois Imoca. Quant à MACSF, il n’est pour l’instant pas à vendre : une décision sur l’après 2021 sera prise « dans les deux mois », selon Eric Mollard, directeur de la communication. Même chose chez Initiatives Cœur, où partenaires et team attendent le retour de Sam Davies pour évoquer l’avenir.

 

Des bateaux à dérives toujours « bankable »

Le marché des bateaux à dérives, boosté par leurs bons résultats du Vendée Globe 2020, s’annonce également actif : Banque Populaire, propriété de Mer Agitée, est à vendre 1,5 million d’euros – le sponsor, sollicité, n’a pas souhaité communiquer sur ses intentions, alors que Clarisse Crémer n’écarte pas l’idée de repartir sur une campagne.

À vendre également : Apicil (1,2 million), V&B-Mayenne (950 000), Omia-Water Family (775 000), Campagne de France (450 000). Pure-Best Western, le plan Farr de Romain Attanasio, sera disponible après la Transat Jacques Vabre. Enfin, EyeSea, l’ancien bateau de Nandor Fa, est lui aussi disponible pour 850 000 euros,

Dans cette catégorie, certains projets sont déjà lancés pour 2024. Avant ce Vendée Globe, l’ex Spirit of Canada a été racheté par Antoine Cornic, qui, avec le soutien d’un sponsor niortais, Ebac, cherche à monter un projet local autour de La Rochelle et l’île de Ré – il sera au départ de la Transat Jacques Vabre. Quant à Louis Duc, il a acquis l’ex Fortil de Clément Giraud (endommagé dans un incendie avant la Jacques Vabre 2019), qu’il mettra à l’eau l’été prochain.

Et Yes We Cam ? « Il fera le prochain Vendée Globe, avec ou sans Jean. Si c’est sans lui, on accompagnera le projet techniquement, répond Anne Le Cam, team manager et épouse du quatrième du Vendée Globe. En tout cas, il n’est pas à vendre, c’est un peu comme notre maison. »

Photo : Pierre Bouras/L’Occitane

L’article Vendée Globe : le marché des Imoca bouge déjà est apparu en premier sur Tip & Shaft.

Lire la suite
11 lectures
0 commentaires

"Finir absolument mon Vendée Globe" Manuel Cousin se montre particulièrement combatif suite à l'avarie de quille

 

"C’est une énorme déception même si j'espère que ce n’est pas fini." Victime d'une avarie de quille samedi dans la soirée, Manuel Cousin (Groupe SETIN) revient sur cet incident de course. Malgré la déception, il se montre particulièrement combatif et bien décidé à rallier les Sables d'Olonne et boucler le Vendée Globe.

 

image

Crédit : M Cousin


Les circonstances 

"Je faisais route au nord, face aux alizés au près. Je faisais attention : c’était une navigation assez engagée mais rien de transcendant pour nos bateaux. Et puis, en retombant d’une vague, j’ai entendu un énorme crac, un bruit où on se dit tout de suite qu’il s’est passé quelque chose. La tige du vérin s’est cassée net. Pour bien comprendre, le vérin sert à faire penduler la quille et en se cassant la tige a détérioré le système de blocage de la quille. C’est venu taper dans les renforts du système.

 

L’enjeu des prochaines heures 

J’ai straté toute la nuit pour renforcer ce système et espérer pouvoir bloquer la quille dans l’axe afin de finir absolument mon Vendée Globe. On mettra la course de côté c’est certain mais la priorité c’est de ramener le bateau. Je pense que je vais encore strater toute la journée car il y a des efforts très forts là-dessus. J’ai connu des jours meilleurs mais je ne lâche rien, j’y crois, je fais tout ce que je peux pour réparer.

 

J’ai le matériel pour réparer à bord, je fais tout ce que je peux. Il y a beaucoup de tristesse, je ne sais pas trop comment l’exprimer, je suis évidemment très déçu. Je n’ai absolument pas pensé à abandonner, pour l’instant en tout cas. Mais si je n’arrive pas à remettre la quille dans l’axe, je ne pourrai pas rejoindre les Sables. Par contre, je ne prendrai pas de risque non plus pour le bateau et le bonhomme.

 

Les sentiments qui prédominent 

Sur le coup, c’est de la rage. Pourtant, très vite, il faut passer à l’action parce que la quille est folle sous le bateau, qu’il faut enlever de la toile et ne pas abimer autre chose, car la mer est encore assez mauvaise. La météo est capricieuse, j’ai encore eu des rafales à 35 nœuds, il y a beaucoup de grains. Je fais route doucement au Nord entre 6 et 9 nœuds pour rejoindre l’anticyclone et chercher une mer un peu plus plate afin de remettre la quille dans l’axe dans des conditions plus faciles. Il ne s’agit pas de se blesser en plus !

 
C’est une énorme déception même si j'espère que ce n’est pas fini. On était encore à la bagarre avec Clément (Giraud), avec Miranda (Merron)... Tout ça, c’est terminé évidemment. Il y a encore des gens derrière moi. Je voulais aussi remercier tout ceux qui m’ont envoyé des messages : Clément, Miranda, Sam (Davies), Alan (Roura), Arnaud (Boissières), Alexia (Barrier)... Ça fait vraiment chaud au coeur, c’est d’une grande aide psychologique. On a de la chance d'avoir un sport comme ça. J’ai eu pas mal d’emmerdes pendant le Vendée Globe mais là, c’est costaud ! Alan (Roura) navigue depuis un moment avec sa quille dans l’axe donc c’est faisable. Mais il faut que la réparation tienne.

 

La forme physique 

Lire la suite
7 lectures
0 commentaires

Romain Attanasio, 14e du Vendée Globe : "Désormais, je rêve d'un nouveau round, plus rapide et aérien"

 

Romain Attanasio est le 14e skipper à avoir franchi la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne, ce samedi après-midi. Avec son abnégation, ses bons mots et ses petits moments de bonheur, il aura été un des grands acteurs de ce Vendée Globe. 

image

Crédit : JM Liot


 "J’ai le luxe de choisir mes souffrances"

 Romain Attanasio n’est pas vraiment le genre de personnalité à s’attarder sur ses doutes et ses appréhensions. Quand les grains où les rafales dépassent les 50 nœuds, il préfère dire qu’il va « tenir le choc ». Et quand les dernières nuits étaient trop courtes et le bricolage à bord trop éprouvant, il s’excuserait presque : « je ne veux pas m’apitoyer sur mon sort ». 

Le skipper de PURE-Best Western aime citer Loïck Peyron : « j’ai le luxe de choisir mes souffrances alors je ne peux pas me plaindre ». 

Cette bonhommie et cette légèreté ont offert un bol d’air frais et une vague d’enthousiasme à partager sans modération.   Dans les mers du sud, Romain Attanasio aura des compagnons de route, Clarisse Crémer longtemps puis Armel Tripon. Le marin apprécie les discussions à la VHS – «on parle de tout de rien, de nos familles, de l’avenir et du bonheur d’être en mer » - et, compétiteur dans l’âme, de ces petits duels qui aident à avancer, qui donnent envie de tout donner pour avancer et résister aux turpitudes des océans. 

Après avoir bataillé pour franchir le Cap Horn, le quarantenaire raconte : « tous les sens sont en éveil pour faire corps avec le bateau et la nature, pour prévoir ce qui va se passer, le vent, les vagues… Je pense que c’est ça qu’on recherche. Quand je serai tranquille chez moi, je me rappellerai que le moment où j’étais le plus performant, le plus vivant, c’est maintenant ». 

A son arrivée :

 « Quand tu passes la ligne tu te dis ‘il ne peut plus rien m’arriver’. Je ne réalise pas. Je descendais la grand-voile et je ne me rendais pas compte… Pourtant, plus de stress, c’est fini ! C’est une nouvelle tranche de vie qui vient de s’achever. 

Je sais que pendant les semaines à venir, il n’y aura que ça, je ne parlerai que de ça. C’est tellement marquant ! Dans ce sport, on apprend en permanence. On apprend aussi à ressentir la nature, la comprendre et s’y adapter... Franck Cammas disait que c’est dans la difficulté qu’on progresse. Et là, j’ai bien progressé ! 

Désormais, je rêve d'un nouveau round, mon troisième Vendée Globe, et j'espère qu'il sera rapide et aérien." 

 Source : M Legrand

Lire la suite
7 lectures
0 commentaires

Vendée Globe. Manuel Cousin : “C’est une énorme déception même si j’espère que ce n’est pas fini”

Vendée Globe. Manuel Cousin : “C’est une énorme déception même si j’espère que ce n’est pas fini”

Manuel Cousin qui a subi une avarie de quille hier sur son IMOCA Groupe SETIN) est bien décidé à rallier les Sables d’Olonne si ses réparations tiennent.

“Je faisais route au nord, face aux alizés au près. Je faisais attention : c’était une navigation assez engagée mais rien de transcendant pour nos bateaux. Et puis, en retombant d’une vague, j’ai entendu un énorme crac, un bruit où on se dit tout de suite qu’il s’est passé quelque chose. La tige du vérin s’est cassée net. Pour bien comprendre, le vérin sert à faire penduler la quille et en se cassant la tige a détérioré le système de blocage de la quille. C’est venu taper dans les renforts du système.

J’ai straté toute la nuit pour renforcer ce système et espérer pouvoir bloquer la quille dans l’axe afin de finir absolument mon Vendée Globe. On mettra la course de côté c’est certain mais la priorité c’est de ramener le bateau. Je pense que je vais encore strater toute la journée car il y a des efforts très forts là-dessus. J’ai connu des jours meilleurs mais je ne lâche rien, j’y crois, je fais tout ce que je peux pour réparer.

J’ai le matériel pour réparer à bord, je fais tout ce que je peux. Il y a beaucoup de tristesse, je ne sais pas trop comment l’exprimer, je suis évidemment très déçu. Je n’ai absolument pas pensé à abandonner, pour l’instant en tout cas. Mais si je n’arrive pas à remettre la quille dans l’axe, je ne pourrai pas rejoindre les Sables. Par contre, je ne prendrai pas de risque non plus pour le bateau et le bonhomme.

Sur le coup, c’est de la rage. Pourtant, très vite, il faut passer à l’action parce que la quille est folle sous le bateau, qu’il faut enlever de la toile et ne pas abimer autre chose, car la mer est encore assez mauvaise. La météo est capricieuse, j’ai encore eu des rafales à 35 nœuds, il y a beaucoup de grains. Je fais route doucement au Nord entre 6 et 9 nœuds pour rejoindre l’anticyclone et chercher une mer un peu plus plate afin de remettre la quille dans l’axe dans des conditions plus faciles. Il ne s’agit pas de se blesser en plus !

C’est une énorme déception même si j’espère que ce n’est pas fini. On était encore à la bagarre avec Clément (Giraud), avec Miranda (Merron)… Tout ça, c’est terminé évidemment. Il y a encore des gens derrière moi. Je voulais aussi remercier tout ceux qui m’ont envoyé des messages : Clément, Miranda, Sam (Davies), Alan (Roura), Arnaud (Boissières), Alexia (Barrier)… Ça fait vraiment chaud au coeur, c’est d’une grande aide psychologique. On a de la chance d’avoir un sport comme ça. J’ai eu pas mal d’emmerdes pendant le Vendée Globe mais là, c’est costaud ! Alan (Roura) navigue depuis un moment avec sa quille dans l’axe donc c’est faisable. Mais il faut que la réparation tienne.

La forme physique

J’ai dormi une petite heure, je sentais que le corps avait besoin de dormir. Je vais manger un peu, je vais me faire un petit dejeuner rapide et costaud pour être d’attaque pour reprendre les réparations. Je vais me faire une journée de strat, je suis en contact avec mon équipe. Ils sont derrière moi, mon partenaire aussi. Je suis à fond pour faire en sorte de dépanner ça et venir vous rejoindre ! Je rêve toujours autant de remonter le chenal.”

Lire la suite
9 lectures
0 commentaires

Romain Attanasio 14e du Vendée Globe

Ce samedi 6 février à 17 heures 06 minutes et 02 secondes (heure française), Romain Attanasio a franchi la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne après 90 jours, 02 heures 46 minutes et 02 secondes de course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Le Breton d’adoption, conjoint de Sam Davies, boucle son 2e Vendée Globe d’affilée à une méritoire 14e place. Il aura séduit du premier au dernier jour par son enthousiasme, la spontanéité et la pertinence de ses échanges avec le peuple des terriens.

La course de Romain Attanasio

Après un premier tour du monde bouclé il y a quatre ans à la 15e place, Romain Attanasio le savait : « Un Vendée Globe, c’est 80% de galères et 20% de dingue ». C’est dans cette recette qu’il faut savoir trouver son compte. Romain semble l’avoir trouvé et s’être épanoui dans une course qu’il nous a fait vivre jour après jour avec beaucoup d’humour, tournant en dérision et relativisant constamment ses mille problèmes du quotidien, comme pour nous dire : « j’ai choisi d’être ici. C’est intense, c’est difficile mais j’assume pleinement ».

« Mon objectif ? D’abord finir. Et si possible dans la première moitié, avant la 15e place, ce serait bien » avait déclaré Romain avant de prendre le départ, à 43 ans, de son deuxième tour du monde en solitaire sans escale. Mission accomplie, avec cette 14e place, à bord d’un bateau vieux de 13 ans, un plan Farr qui a énormément bourlingué autour de la planète – ex-Gitana Eighty de Loïck Peyron, ex-Synerciel de Jean le Cam, ex-Newrest-Matmut avec lequel Fabrice Amedeo avait conclu l’édition 2016 à la 11e place -.

L’entame de course a douché ses espérances de taquiner le top 10, une première rafale de problèmes techniques l’ayant empêché de se glisser dans le peloton de chasseurs qui a ensuite profité des schémas météo les plus compatissants pour revenir sur les leaders.

Le 14 novembre, donc, peu après le contournement de la dépression tropicale Thêta, le skipper de Pure – Best Western s’attaque à son système de barre, qui connaît du jeu et l’envoie deux fois à l’abattée, la veille, dans des conditions tempétueuses. Dans l’élan, un hook de J2 (un point d’accroche de la voile d’avant sans doute la plus utilisée sur ce tour du monde) et une drisse cassée perturbent sa descente vers le Sud. Et puis le chariot de tête de grand-voile se met à lui causer du tracas également : Romain ne peut plus ariser sa grand-voile comme il le souhaite. S’ensuivra, le 18 novembre, une réparation qui durera 11 heures, avec notamment une montée en tête de mât dont il sortira à demi-traumatisé, mâchoire bloquée par le stress. Il y perd trois places et un nombre imposant de milles sur le peloton de chasseurs.

La suite de sa course va se résumer à un très long duo avec Clarisse Crémer, sa compagne de route pendant toute la traversée du Grand Sud. Un pas de deux qui se transforme en ménage à trois dans le Pacifique lorsque le couple se fait déborder par Armel Tripon. Ralenti après le passage du cap Horn, alors qu’il emprunte le détroit de Le Maire, Romain se retrouve seul pendant toute la remontée de l’Atlantique Sud avant de se faire rattraper, cette fois par Jérémie Beyou, avec qui il va naviguer de conserve jusqu’à l’arrivée.

À défaut de jouer la tête, Romain continue de jouer de la tête. Et le skipper de PURE – Best Western partage son épopée avec une bonne humeur et une spontanéité enthousiasmantes. Comme celle de sa montée au mât, la vidéo de sa visite de sa « chambre d’hôtel » ou de son Noël, entre autres, marqueront ce Vendée Globe. Skipper, acteur, commentateur, Romain a plaisir à être en mer. Il partage et fédère. Il parvient même à se montrer rassurant quand, le 13 janvier dans une dépression, il tombe sur un winch, se casse au moins une côte et tombe dans les pommes. « Rien de grave, ça m’arrive souvent ! » Sa blessure ne l’empêchera pas de tenir un temps la dragée haute à Charal dans les dernières centaines de milles. Son arrivée, ce samedi, consacrera une 14e place bien méritée.

Les stats de Romain Attanasio

Il a parcouru les 24 365,74 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 11,27 nœuds
Distance réellement parcourue sur l’eau : 27 596,98 milles à 12,76 nœuds de moyenne

Les grands passages

Equateur (aller)
16e le 20/11/20 à 11h35 UTC, 5 jours 12 min après le leader, 1j 22h 14min après le leader Cap de Bonne-Espérance
14e le 03/12/20 à 16h38 UTC, 2 jours 17h 27min après le leader Cap Leeuwin
13e le 16/12/20 à 20h27 UTC, 3 jours 09h 01min après le leader Cap Horn
14e le 07/01/21 à 05h45 UTC, 4 jours 16h 02min derrière le leader Equateur (retour)
13e le 23/01/21 à 02h03 UTC, 6 jours 06h 51min après le leader

Son bateau

Architecte : Bruce Farr Design
Chantier : Southern Ocean Marine (Nouvelle Zélande)
Mise à l’eau : mars 2007
Anciens noms : Gitana Eighty, Synerciel, Newrest-Matmut

L’article Romain Attanasio 14e du Vendée Globe est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
4 lectures
0 commentaires

Manuel Cousin annonce une avarie sur son IMOCA Groupe Sétin, le solitaire est actuellement à plus de 2000 milles de l'arrivée

A 17h00 alors que Manuel Cousin naviguait au près dans un vent très soutenu et une mer formée, la tige du vérin de quille de Groupe Sétin s’est sectionnée. Pour l’instant, Manuel Cousin, en contact permanent avec son équipe à terre, essaie de sécuriser le bateau. Il faudra ensuite qu’il mette en place les axes de secours permettant de bloquer la quille. 

image

crédit : F van Malleghem


Lire la suite
5 lectures
0 commentaires

Vendée Globe. Avarie de quille pour Manuel Cousin sur Groupe Setin

Vendée Globe. Avarie de quille pour Manuel Cousin sur Groupe Setin

Manuel Cousin qui se trouve à 700 mn à l’ouest du Cap Vert et navigue au près dans un vent très soutenu et une mer formée a alerté la direction de course que la tige du vérin de quille de Groupe Sétin s’est sectionnée. Pour l’instant, Manuel Cousin, en contact permanent avec son équipe à terre, essaie de sécuriser le bateau. Il faudra ensuite qu’il mette en place les axes de secours permettant de bloquer la quille.

Lire la suite
12 lectures
0 commentaires

Vendée Globe. Arrivée de Romain Attanasio

Vendée Globe. Arrivée de Romain Attanasio

Romain Attanasio a franchi la ligne d’arrivée samedi 6 février à 17 heures 06 minutes après 90 jours, 02 heures 46 minutes de course. Le conjoint de Sam Davies, boucle son 2e Vendée Globe d’affilée à la 14e place.

Après un premier tour du monde bouclé il y a quatre ans à la 15e place, Romain Attanasio le savait : « Un Vendée Globe, c’est 80% de galères et 20% de dingue ». C’est dans cette recette qu’il faut savoir trouver son compte. Romain semble l’avoir trouvé et s’être épanoui dans une course qu’il nous a fait vivre jour après jour avec beaucoup d’humour, tournant en dérision et relativisant constamment ses mille problèmes du quotidien, comme pour nous dire : « j’ai choisi d’être ici. C’est intense, c’est difficile mais j’assume pleinement ».

« Mon objectif ? D’abord finir. Et si possible dans la première moitié, avant la 15e place, ce serait bien » avait déclaré Romain avant de prendre le départ, à 43 ans, de son deuxième tour du monde en solitaire sans escale. Mission accomplie, avec cette 14e place, à bord d’un bateau vieux de 13 ans, un plan Farr qui a énormément bourlingué autour de la planète – ex-Gitana Eighty de Loïck Peyron, ex-Synerciel de Jean le Cam, ex-Newrest-Matmut avec lequel Fabrice Amedeo avait conclu l’édition 2016 à la 11e place -.

L’entame de course a douché ses espérances de taquiner le top 10, une première rafale de problèmes techniques l’ayant empêché de se glisser dans le peloton de chasseurs qui a ensuite profité des schémas météo les plus compatissants pour revenir sur les leaders.

Le 14 novembre, donc, peu après le contournement de la dépression tropicale Thêta, le skipper de Pure – Best Western s’attaque à son système de barre, qui connaît du jeu et l’envoie deux fois à l’abattée, la veille, dans des conditions tempétueuses. Dans l’élan, un hook de J2 (un point d’accroche de la voile d’avant sans doute la plus utilisée sur ce tour du monde) et une drisse cassée perturbent sa descente vers le Sud. Et puis le chariot de tête de grand-voile se met à lui causer du tracas également : Romain ne peut plus ariser sa grand-voile comme il le souhaite. S’ensuivra, le 18 novembre, une réparation qui durera 11 heures, avec notamment une montée en tête de mât dont il sortira à demi-traumatisé, mâchoire bloquée par le stress. Il y perd trois places et un nombre imposant de milles sur le peloton de chasseurs.

La suite de sa course va se résumer à un très long duo avec Clarisse Crémer, sa compagne de route pendant toute la traversée du Grand Sud. Un pas de deux qui se transforme en ménage à trois dans le Pacifique lorsque le couple se fait déborder par Armel Tripon. Ralenti après le passage du cap Horn, alors qu’il emprunte le détroit de Le Maire, Romain se retrouve seul pendant toute la remontée de l’Atlantique Sud avant de se faire rattraper, cette fois par Jérémie Beyou, avec qui il va naviguer de conserve jusqu’à l’arrivée.

À défaut de jouer la tête, Romain continue de jouer de la tête. Et le skipper de PURE – Best Western partage son épopée avec une bonne humeur et une spontanéité enthousiasmantes. Comme celle de sa montée au mât, la vidéo de sa visite de sa « chambre d’hôtel » ou de son Noël, entre autres, marqueront ce Vendée Globe. Skipper, acteur, commentateur, Romain a plaisir à être en mer. Il partage et fédère. Il parvient même à se montrer rassurant quand, le 13 janvier dans une dépression, il tombe sur un winch, se casse au moins une côte et tombe dans les pommes. « Rien de grave, ça m’arrive souvent ! » Sa blessure ne l’empêchera pas de tenir un temps la dragée haute à Charal dans les dernières centaines de milles. Son arrivée, ce samedi, consacrera une 14e place bien méritée.

Lire la suite
8 lectures
0 commentaires

Je suis encore plus amoureux de cette course

Jérémie Beyou, le skipper de Charal, qui a franchi en 13e position, est revenu avec lucidité sur son 4e Vendée Globe. Lui qui a tenu à rendre hommage à “ceux qui restent en mer” évoque également l’avenir et aspire à retrouver au plus vite l’adrénaline des courses.

“C’était une expérience inédite, fabuleuse. On me demandait quels étaient mes plus mauvais souvenirs… Mais à la fin, tu ne retiens que les bons moments. Je suis super fier, super content de ce que j’ai vécu.

La difficulté du retour en course

Psychologiquement, ce n’était quand même pas simple. Tu te prépares toute une vie et pour une fois, avec Charal, avec cette équipe, avec ce bateau, j’avais peut-être ma chance. Tu ne peux pas effacer ça de ta mémoire. Il fallait réussir à gérer au mieux, que ça ne prenne pas le dessus et que ça ne m’empêche pas de continuer à faire avancer le bateau. Les pensées positives ont finalement pris le dessus. Et à la fin, tu sais que l’histoire est ainsi et tu ne fais plus que profiter du moment. C’est une longue expérience, tu passes par tous les états sur un Vendée Globe. Et je suis bien plus en forme aujourd’hui qu’il y a 80 jours en repartant.

Sa “remontada” dans la flotte

Revenir sur la flotte, ça a été important, je me sentais quand même vraiment isolé au début. C’est plus sympa d’avoir des concurrents, sinon tu fais un record et pas un Vendée Globe. C’était important de rattraper le paquet, ça met une motivation supplémentaire déjà quand tu rattrapes le même système météo. Rattraper un concurrent ça se fait mais ça navigue bien derrière ! S’ils sont qualifiés pour le Vendée Globe, c’est qu’ils savent bien naviguer. Quand j’arrivais, leur vitesse augmentait un peu, on sentait qu’ils essayaient de résister. Dans le sport tu ne peux pas gagner tout le temps, surtout dans la voile. C’est Yannick qui a gagné brillamment, mais il y en aura d’autres !

La longue quête de la Solitaire du Figaro

Il m’a fallu disputer 9 Solitaire du Figaro avant de la gagner, je ne sais pas quand ça nous mène si on se projete sur le Vendée Globe ! C’est mon histoire, mais il y a d’autres courses qui sont venues plus facilement. Il n’y a pas de règle. Quand on voit le podium aujourd’hui, sans faire offense à qui que ce soit, je crois que pas grand monde n’aurait parié là-dessus. D’expérience, j’ai du mal à lâcher le morceau avant d’y arriver, donc si ça doit prendre 9 éditions, peut être que je serai là dans longtemps encore. J’espère être là sur la prochaine édition. Au moment de repartir, j’aurais pu être dégouté parce que l’expérience n’était pas simple à gérer. J’y suis allé avec beaucoup d’humilité et j’ai découvert la fierté de disputer des petites batailles de tous les jours. Ça m’a rendu encore un peu plus amoureux de cette course-là. Et avec la petite frustration du classement, ça me donne encore plus envie de revenir la prochaine fois.

Ce que tu as découvert à l’arrière de la flotte

Sur les précédents Vendée Globe, je n’avais quasiment pas communiqué avec mes adversaires. Quand tu joues devant, il y a un côté psychologique, un peu d’intox. Si tu échanges avec les gens à côté, tu peux montrer tes faiblesses alors tu préfères fermer les écoutilles. Là, quand tu es derrière, il y a moins de pression. J’avais envie d’échanger, de voir leur façon de voir les choses, de comprendre ce qu’ils faisaient. Mon idole, c’est Michael Jordan et lui, il joue pour gagner, sinon il ne joue pas. Là, j’ai découvert que tu pouvais jouer, pas pour gagner mais pour aller au bout de ton projet, de tes idées, de tes convictions, pour aller au bout de toi-même. Ces skippers sont là pour ça.

Ils ont un niveau de préparation variable mais ils donnent tout. Moi, ça me paraissait improbable de faire une course sans avoir aucune chance de gagner. Pourtant, c’est un super challenge, ce sont de supers marins, très méritants. Ce n’est pas rien de prendre le départ et de rallier l’arrivée. Je pense beaucoup à eux, certains doivent affronter des conditions pas faciles et plus tu avances dans la saison, moins c’est simple. Je pense aussi à tous ceux qui sont à la maison comme Nico (Troussel), Seb (Simon), Kevin (Escoffier), Alex (Thomson). Moi j’ai eu la chance de repartir et pas eux. Certes, il faut féliciter les vainqueurs mais j’ai envie d’adresser un “petit coucou” à ceux qui sont à la maison ou encore en mer.

Quand t’es devant, ta course et celle de tes concurrents est intimement liée. Chaque option est réfléchie, en fonction de ta météo et de tes outils mais tu regardes beaucoup ce que font les autres. Sans pression de derrière, tu ne navigues pas comme ça. Ça m’a permis de prendre plus de temps sur mon bateau, d’essayer des configurations différentes, de prendre plus de temps pour manger, pour dormir… Je n’ai jamais pris autant de douches en course que sur ce Vendée Globe ! Même se brosser les dents ! Tu oublies un peu tout ça en tête. T’es beaucoup plus centré sur toi et sur ce que tu es en train de vivre. Et tu le fais aussi moins pour le regard extérieur, car tu n’as plus vraiment grand-chose à prouver. Je n’ai pas perdu mon esprit de compétition mais c’était un bol d’air.

Le bilan des nouveaux foilers

Charal est un bateau extraordinaire. On le savait avant de partir mais c’est difficile de faire un tour du monde en entraînement pour tout valider. On a vu que toutes les options fonctionnent et sont fiables. La structure, les foils et l’instrumentation n’ont pas bougé. Avec ces grands foils, il faut que le bateau soit correctement structuré, il faut équilibrer les masses, gérer les charges, le pilote auto… Il y a tout un développement qui fait que ça fonctionne et c’est le cas, nous étions les deux bateaux les plus rapides avec l’Occitane en Provence. Quand tu trouves le bon angle, les bons réglages, c’est magique ! C’était l’occasion essayer des choses. Pour ça, c’était important de faire ce tour du monde-là. Ce sont des bateaux de folie !

L’efficacité de la préparation

Ce retour à terre, c’est un concours de circonstances, on tape un truc, on casse le safran. Ce sont des dommages collatéraux qui nous ont obligé à revenir.

On a essayé de mettre le bateau à l’eau le plus tôt possible, en matière de temps de préparation, on ne pouvait pas faire plus. On a beaucoup navigué, mais on en fait jamais assez. C’est aussi des bateaux qui nécessitent de la maintenance et les temps de chantier sont incompressibles. On est dans la recherche et le développement, on a pris du temps pour ça, on a une équipe structurée pour ça. On va continuer à faire évoluer le bateau. On fait tout pour que ça tienne. Il faut parvenir à mêler fiabilité et innovation. Mais tout peut arriver, c’est le sport, c’est le Vendée Globe.

La stratégie jusqu’au Vendée Globe 2024

Nous sommes en pleine réflexion. Ce que je peux dire c’est que j’ai très envie d’être au départ du Vendée Globe 2024 mais je ne suis pas sûr d’y être. Ce n’est pas une annonce, c’est une envie. J’ai envie, c’est un bon début. On réfléchit sur tout, sur l’évolution de ce bateau-là, sur ce que peuvent être les bateaux du futur. On va discuter de la prolongation éventuelle du partenariat qui va pour l’instant jusqu’en 2022. J’essaie surtout de me concentrer sur l’année prochaine, sur la Transat Jacques Vabre (avec une petite envie de revanche) et sur la Route du Rhum ensuite.

Dans le grand Sud, j’ai reussi à trouver la pleine maîtrise de Charal, les bons réglages. Ce n’est pas simple. On ne peut pas le cacher, ce sont des bateaux plus rapides mais complexes à équilibrer, à faire avancer vite et longtemps. Il faut être dans les bonnes conditions, réussir à passer les fronts pour avoir une mer correcte. Quand tu as réussi ça, ce sont des moments de plénitude. Quand tu enquilles de belles moyennes, c’est fabuleux. J’ai n’ai pas eu beaucoup de tronçon de 24h pour faire des records mais des phases plus courtes oui, c’était vraiment génial. Et puis il y a eu les échanges avec les autres aussi et les petites victoires, monter au mât par exemple. Je déteste ça ! Le jour où je l’ai fait, j’étais super content de moi. Chacun ses challenges et ses petites victoires du quotidien.

Le naufrage de Kevin Escoffier

Je ne sais pas comment ils ont géré ça devant. On a été inquiets pendant quelques heures. Et quand tu sais qu’il est en sécurité, tu fais un peu le film pour toi, tu vas checker la structure… C’est une mésaventure, il s’en est bien sorti. Il faut qu’on reste conscients qu’il faut rester solidaires. Les sauvetages, ce sont les copains qui les opèrent. Cette solidarité est prépondérante, elle fait partie de la course. Dérouter plusieurs bateaux, donner des bonifications, c’est évidemment la bonne démarche. J’espère que pour lui que ce n’est qu’un mauvais souvenir. Il est solide et je suis convaincu qu’on va le revoir sur le Vendée Globe.

Ses prochains jours

J’ai déjà eu mon entrecôte, je ne vais pas trop abuser… Mais je ne serais pas contre une deuxième ! Le programme ? Partager avec l’équipe, retrouver ma famille, mon chien, être tranquille à la maison. La saison va vite repartir, tout est prêt pour tout checker au chantier, on va repartir tranquillement. Il ne faut pas négliger cette phase de récupération, parce qu’une course comme celle-là, ça lessive… Mais une fois requinqué, je n’ai qu’une envie : retrouver la ligne de départ.”

L’article Je suis encore plus amoureux de cette course est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
8 lectures
0 commentaires

Arrivée de Romain Attanasio, le skipper boucle son deuxième Vendée Globe après 90 jours, 2 heures et 46 minutes de course

 

Ce samedi 6 février à 17 heures 06 minutes et 02 secondes (heure française), Romain Attanasio a franchi la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne après 90 jours, 02 heures 46 minutes et 02 secondes de course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Le Breton d’adoption boucle son 2e Vendée Globe d’affilée à une méritoire 14e place.

image

Crédit : V Curutchet


Après un premier tour du monde bouclé il y a quatre ans à la 15e place, Romain Attanasio le savait : « Un Vendée Globe, c’est 80% de galères et 20% de dingue ». « Mon objectif ? D’abord finir. Et si possible dans la première moitié, avant la 15e place, ce serait bien » avait déclaré Romain avant de prendre le départ, à 43 ans, de son deuxième tour du monde en solitaire sans escale. Mission accomplie, avec cette 14e place, à bord d’un bateau vieux de 13 ans, un plan Farr qui a énormément bourlingué autour de la planète - ex-Gitana Eighty de Loïck Peyron, ex-Synerciel de Jean le Cam, ex-Newrest-Matmut avec lequel Fabrice Amedeo avait conclu l’édition 2016 à la 11e place.

 

Source : OConnection
Lire la suite
6 lectures
0 commentaires

Les mots de Jérémie Beyou, skipper Charal : "Tu passes par tous les états sur un Vendée Globe" - ITW

Les mots de Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe : "Les planètes se sont alignées"

Ce jeudi matin, le trophée du Vendée Globe sur la table, Yannick Bestaven est revenu sur son épopée. “ Merci pour l’accueil ! Elle est ex...

image
Lire la suite
7 lectures
0 commentaires

Corum l'Epargne sans dessus dessous à la base de Lorient, Nicolas Troussel : "renforcer une bonne partie de la coque"

À Lorient, jeudi 4 février, l’équipe de Corum L'Epargne a retourné le bateau actuellement en chantier. Une opération aussi inédite qu’impressionnante. « Voir un IMOCA couché sur la tranche, maintenant on s’y fait. Voir un IMOCA à l’envers dans les airs, c’est plus rare, » constate Greg Evrard jeudi soir, à l’issue de la manutention du jour. Nicolas Troussel ajoute : « À la suite des enseignements du Vendée Globe, nous avons fait le choix fort de renforcer une bonne partie de la coque. Ces machines sont des prototypes sur lesquelles les grands foils sont une vraie nouveauté, et il est certain que plus ça va vite, plus ça tape fort. »  Cette décision a donc pour but de faciliter les réparations travaux de renforcement menés sur la coque du bateau CORUM L’Épargne. 

image

Crédit : E Stichelbaut 


image

 Concernant le renforcement de la coque, Greg Evrard conclut : « Pour moi, nous sommes dans l’adaptabilité. Retourner le bateau nous permet de gagner en temps mais aussi en qualité. C’est indéniable, cela offre des images peu courantes à partager ! » «

Source : Corum

Lire la suite
4 lectures
0 commentaires

Grand favori du Vendée Globe, Jérémie Beyou termine 13ème ce samedi, "Un jour, j’aimerais bien gagner cette course"

Plus qu’un combat avec ses concurrents, comme il en a l’habitude, c’est un combat intérieur qu’a dû livrer Beyou pour son 4e Vendée Globe. Toutes les cases étaient cochées pour faire de sa campagne 2020 un projet gagnant : une équipe structurée, bateau de dernière génération conçu et construit avant les autres (mise à l’eau en août 2018) qui a bénéficié de deux années de mise au point et de deux saisons de courses, marquées par un podium sur la Transat Jacques Vabre et une victoire dans la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne. À 44 ans, le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro, déjà sur la troisième 3e marche du podium lors de sa dernière participation au Vendée Globe, visait en toute logique une victoire. Mais des avaries techniques en ont décidé autrement.

 

Le 11 novembre (trois jours après le départ), au grand large du Cap Finisterre, et après plusieurs classements en tête, Jérémie annonce qu’il fait demi-tour. Il rentre au port des Sables d’Olonne pour réparer, entre autres, une bastaque tribord cassée et un safran endommagé. Le règlement lui en laisse le droit. Il a jusqu’au 18 novembre 14h20 pour repartir en course. « Ce qui est dur, c’est la décision de faire demi-tour. Tu sais que tu es forcé de renoncer à ce sur quoi tu t’es concentré pendant quatre ans de préparation. (…) déclarait un Jérémie défait à son arrivée au ponton de Port Olona. Maintenant, revoir tout le monde ici, ça remet une grosse dose d’émotion et ce n’est pas facile à gérer. Tu aimerais être partout sauf là ». Dès l’amarrage du bateau noir dans le port vendéen le 14, son équipe se met au travail, de jour comme de nuit. Entre autres dégâts, il faut aussi réparer une cloison de barre d’écoute endommagée. Mission accomplie, puisque le 17 novembre à 17h10, Charal franchit la ligne de départ pour la deuxième fois, alors que la flotte est dans son 9e jour de mer et que le leader HUGO BOSS est sur le point de franchir l’équateur !

 

Pour Jérémie, c’est une autre course qui commence. Une course faite de petites victoires quotidiennes, que le compétiteur doit désormais apprendre à apprécier. Il lui faut : 1 / se faire une raison 2/ trouver de nouveaux objectifs 3/ les assumer 4/ retrouver l’appétit, le sommeil et le sourire. « Je découvre une facette de mon sport que je ne connaissais pas » révèle t-il.

 

Pendant presque un mois, il va naviguer totalement seul, à la poursuite de la queue de flotte. Très mal servi par la météo en Atlantique Sud, il fait néanmoins la jonction début décembre et dépasse son premier concurrent (Stark) le 11, avant le franchissement du cap de Bonne Espérance. Aux portes du Grand Sud, le skipper de Charal n’est pas mécontent d’être à nouveau entouré par ses pairs. Le naufrage de Kevin Escoffier a jeté un froid et chacun prend désormais conscience de l’importance de naviguer groupé dans le long désert liquide des mers australes, où les concurrents alentours sont finalement les meilleurs anges gardiens.

 

Dans l’océan Indien, Jérémie confie : « j’essaie vraiment de ne pas trop charger le bateau et d’être un peu plus en glisse qu’en force. Mon seul objectif est de passer le cap Horn avec un bateau en bon état ». Alors il ne force pas. N’atteint jamais des vitesses supersoniques. Ce qui ne l’empêche pas de doubler un à un ses prédécesseurs, jusqu’à gagner 7 places.

 

À l’entrée du Pacifique, il rattrape le groupe suivant et passe le cap Horn en 17e position en compagnie d’Arnaud Boissières et Alan Roura qu’il finira par déborder au large de l’Argentine. Au passage, il avoue aussi découvrir un autre aspect de sa situation à l’arrière de la flotte : le plaisir de discuter plus légèrement et plus librement avec ses compagnons de voyage, chose presque impossible lorsqu’on se bagarre à couteaux tirés pour la victoire avec la tête de course.

 

Il revient progressivement à la hauteur de Romain Attanasio, lequel s’englue de très longues heures dans le pot au noir. Les deux hommes vont naviguer de conserve pendant toute la remontée de l’Atlantique Nord. Ils passent ensemble à l’intérieur de l’archipel des Açores alors qu’ils se font secouer dans une grosse dépression. Et terminent l’un derrière l’autre, jusqu’à l’arrivée, discutant et se réconfortant par messagerie interposée.

 

Reparti 32e, soit bon dernier (Nicolas Troussel avait déjà abandonné) plus de neuf jours derrière ses congénères, Jérémie a réussi un exploit qui ne figurait pas dans la liste de ses objectifs : terminer ce 9e Vendée Globe en milieu de flotte, après avoir proprement 13 bateaux ! Il a aussi relevé un autre challenge, mental celui-ci : il est allé au bout du voyage, même lorsque sa quête victoire - son carburant, sa motivation, sa raison d’être là -, est devenue impossible. « Un jour, j’aimerais bien gagner cette course. Si ce n’est pas cette fois-ci, ce sera une autre fois » confessait-il avant le départ. Alors oui, ce sera pour une autre fois ! Rendez-vous dans quatre ans.

 

image image

LES STATISTIQUES DE JÉRÉMIE BEYOU (CHARAL) 
Vitesse moyenne de 11,31 nœuds sur le parcours théorique de 24 365,74 milles. 
Distance réellement parcourue sur l’eau : 29 728,45 milles à la vitesse moyenne de 13.80 nœuds.
Lire la suite
6 lectures
0 commentaires

Vendée Globe. Arrivée de Jérémie Beyou Charal aux Sables d’Olonne

Jeremie BeyouVendée Globe. Arrivée de Jérémie Beyou Charal aux Sables d’OlonneJeremie Beyou

Jérémie Beyou a franchi la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne à la 13e place ce samedi matin à 9h15 après 89 jours 18 heures 55 minutes de course autour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. Reparti après une avarie sur son bateau, il aura lutté pour boucler son tour du monde.

C’est un combat intérieur qu’a dû livrer Jérémie Beyou pour son 4e Vendée Globe. Toutes les cases étaient cochées pour faire de sa campagne 2020 un projet gagnant : une équipe structurée, bateau de dernière génération conçu et construit avant les autres (mise à l’eau en août 2018) qui a bénéficié de deux années de mise au point et de deux saisons de courses, marquées par un podium sur la Transat Jacques Vabre et une victoire dans la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne. À 44 ans, le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro, déjà sur la troisième 3e marche du podium lors de sa dernière participation au Vendée Globe, visait en toute logique une victoire.  Mais des avaries techniques en ont décidé autrement.

Le 11 novembre (trois jours après le départ), au grand large du cap Finisterre, et après plusieurs classements en tête, Jérémie annonce qu’il fait demi-tour. Il rentre au port des Sables d’Olonne pour réparer, entre autres, une bastaque tribord cassée et un safran endommagé. Le règlement lui en laisse le droit. Il a jusqu’au 18 novembre 14h20 pour repartir en course. « Ce qui est dur, c’est la décision de faire demi-tour. Tu sais que tu es forcé de renoncer à ce sur quoi tu t’es concentré pendant quatre ans de préparation. (…) déclarait un Jérémie défait à son arrivée au ponton de Port Olona. Maintenant, revoir tout le monde ici, ça remet une grosse dose d’émotion et ce n’est pas facile à gérer. Tu aimerais être partout sauf là ».  Dès l’amarrage du bateau noir dans le port vendéen le 14, son équipe se met au travail, de jour comme de nuit. Entre autres dégâts, il faut aussi réparer une cloison de barre d’écoute endommagée. Mission accomplie, puisque le 17 novembre à 17h10, Charal franchit la ligne de départ pour la deuxième fois, alors que la flotte est dans son 9e jour de mer et que le leader HUGO BOSS est sur le point de franchir l’équateur !

Pour Jérémie, c’est une autre course qui commence. Une course faite de petites victoires quotidiennes, que le compétiteur doit désormais apprendre à apprécier.  Il lui faut : 1 / se faire une raison 2/ trouver de nouveaux objectifs 3/ les assumer 4/ retrouver l’appétit, le sommeil et le sourire.  « Je découvre une facette de mon sport que je ne connaissais pas » révèle t-il.

Pendant presque un mois, il va naviguer totalement seul, à la poursuite de la queue de flotte. Très mal servi par la météo en Atlantique Sud, il fait néanmoins la jonction début décembre et dépasse son premier concurrent (Stark) le 11, avant le franchissement du cap de Bonne Espérance. Aux portes du Grand Sud, le skipper de Charal n’est pas mécontent d’être à nouveau entouré par ses pairs. Le naufrage de Kevin Escoffier a jeté un froid et chacun prend désormais conscience de l’importance de naviguer groupé dans le long désert liquide des mers australes, où les concurrents alentours sont finalement les meilleurs anges gardiens.

Dans l’océan Indien, Jérémie confie : « j’essaie vraiment de ne pas trop charger le bateau et d’être un peu plus en glisse qu’en force. Mon seul objectif est de passer le cap Horn avec un bateau en bon état ». Alors il ne force pas. N’atteint jamais des vitesses supersoniques. Ce qui ne l’empêche pas de doubler un à un ses prédécesseurs, jusqu’à gagner 7 places.

À l’entrée du Pacifique, il rattrape le groupe suivant et passe le cap Horn en 17e position en compagnie d’Arnaud Boissières et Alan Roura qu’il finira par déborder au large de l’Argentine. Au passage, il avoue aussi découvrir un autre aspect de sa situation à l’arrière de la flotte : le plaisir de discuter plus légèrement et plus librement avec ses compagnons de voyage, chose presque impossible lorsqu’on se bagarre à couteaux tirés pour la victoire avec la tête de course.

Il revient progressivement à la hauteur de Romain Attanasio, lequel s’englue de très longues heures dans le pot au noir.  Les deux hommes vont naviguer de conserve pendant toute la remontée de l’Atlantique Nord. Ils passent ensemble à l’intérieur de l’archipel des Açores alors qu’ils se font secouer dans une grosse dépression. Et terminent l’un derrière l’autre, jusqu’à l’arrivée, discutant et se réconfortant par messagerie interposée.

Reparti 32e, soit bon dernier (Nicolas Troussel avait déjà abandonné) plus de neuf jours derrière ses congénères, Jérémie a réussi un exploit qui ne figurait pas dans la liste de ses objectifs : terminer ce 9e Vendée Globe en milieu de flotte, après avoir proprement 13 bateaux ! Il a aussi relevé un autre challenge, mental celui-ci : il est allé au bout du voyage, même lorsque sa quête victoire – son carburant, sa motivation, sa raison d’être là -, est devenue impossible.

« Un jour, j’aimerais bien gagner cette course. Si ce n’est pas cette fois-ci, ce sera une autre fois » confessait-il avant le départ. Alors oui, ce sera pour une autre fois ! Rendez-vous dans quatre ans.

Lire la suite
7 lectures
0 commentaires

Vendée Globe. Isabelle Joschke est repartie hors course

Vendée Globe. Isabelle Joschke est repartie hors course

Isabelle Joschke et son IMOCA MACSF ont repris la mer vendredi 5 février à midi après 10 jours de réparations à Salvador de Bahia. La navigatrice entend boucler son tour du monde hors course et rejoindre Sam Davies pour finir avec elle.

La navigation test en équipage a permis de valider les travaux effectués sur le bateau durant plus de 12 jours à Salvador de Bahia, autorisant la skipper à larguer les amarres. Une escale technique pour réparer les vérins de quille de son bateau MACSF, avaries qui l’avaient contrainte à l’abandon le 9 janvier. Isabelle a mis le cap en direction des Sables d’Olonne afin de boucler son tour du monde en solitaire. Elle effectuera la fin du parcours bord à bord avec Sam Davies et son Initiatives Coeur. Très complices, les deux navigatrices ont prévu de se retrouver à Fernando de Noronha (archipel brésilien) pour boucler ensemble leur Vendée Globe. Elles y sont attendues entre le 19 et le 20 février.

“Je suis tellement contente de partir. Pour moi, c’est vraiment une chance et une belle opportunité de pouvoir reprendre la mer. C’est aussi un grand soulagement : le principe du Vendée Globe est de partir des Sables d’Olonne et d’y revenir pour boucler le tour du monde. Et même si on n’est pas en mesure de cocher toutes les cases, il est important, lorsqu’on vit une aventure et que l’on raconte une histoire, d’y mettre un point final“

« On a fait une sortie avant que je parte pour vérifier que tout fonctionnait bien au niveau de la quille et que les principaux travaux donnaient entière satisfaction. Le bateau va repartir mais pas avec 100% de son potentiel. Je ne pourrais quiller qu’à moitié. Je pars en sécurité, le bateau est safe, il faut juste que je prenne soin de lui et que je lève le pied »

Lire la suite
5 lectures
0 commentaires

"Il est temps d’arriver ! " Jérémie Beyou et Romain Attanasio attendus ce samedi aux Sables d'Olonne

 

Jérémie Beyou et Romain Attanasio devraient franchir la ligne d’arrivée demain samedi. Ils sont les deux prochains skippers annoncés sur la ligne d’arrivée du Vendée Globe. 

image

Crédit : G Lebec

Les deux marins sont actuellement englués dans des zones de mole de Nord, Nord-Ouest. Mais cela ne les empêche pas de progresser, Jérémie Beyou étant à 120 milles au Nord Est de Romain Attanasio. Ce dernier s’amuse : « il est temps d’arriver ! Je sais qu’il ne faut pas y penser mais je ne peux pas m’en empêcher ». Le skipper de PURE - Best Western Hotels & Resorts, en prise avec des problèmes d’aérien et obligé de surveiller constamment le trafic maritime à proximité, ne cache pas les difficultés du moment.
 
« C’est la pire remontée de l’Atlantique que j’ai vécu et il y a des misères à gérer jusqu’au bout », confie-t-il. Mais il garde le sourire : « je sais que je vais passer ma dernière nuit de ce Vendée Globe, alors on s’accroche ! » Il a déjà prévu le repas à l’arrivée : « côte de bœuf-frites, salade, bière et religieuse ». 
Charal est attendu vers 8h30-9h ce samedi matin s’il se conforte à ce que prévoient les routages. PURE - Best Western Hotels & Resorts devrait arriver dans la soirée (entre 17 heures et 21 heures). À noter que le chenal ne sera accessible ce samedi qu’entre 8h50 et 14h10 puis entre 21h50 et 2h50.

 Source : OConnection

Lire la suite
5 lectures
0 commentaires

Très bonne nouvelle pour Isabelle Joschke, la navigatrice et l'IMOCA repartent hors course vers les Sables d'Olonne

Une dernière sortie en mer jeudi a permis au team MACSF de valider les travaux effectués sur l'IMOCA d'Isabelle Joschke, l’autorisant ainsi à larguer les amarres ce vendredi matin. Elle met cap en direction des Sables d’Olonne afin de boucler son tour du monde en solitaire et effectuera sa fin de parcours bord à bord avec Samantha Davies (Initiatives-Cœur) qui navigue elle aussi hors course depuis plusieurs semaines. 

image

Crédit : R Gladu


Au terme d’un convoyage délicat de plus de deux semaines après son avarie de quille, Isabelle Joschke avait accosté à Salvador de Bahia, au Nord-Est du Brésil, le 24 janvier dernier, afin d’y entamer des réparations sur son IMOCA MACSF avec l’aide d’une partie de son équipe technique. Et même si le bateau ne pourra être exploité à 100% de ses capacités, 

"Il faut juste que je prenne soin de lui" 

Victime de plusieurs avaries majeures début janvier, notamment avec les casses du vérin et du faux vérin de quille, l’IMOCA MACSF a effectué jeudi une navigation décisive. Son but : vérifier la fiabilité des réparations réalisées pour autoriser Isabelle à reprendre la mer.


« On a fait une sortie jeudi après-midi pour vérifier que tout fonctionnait bien au niveau de la quille et que les principaux travaux donnaient entière satisfaction. Le bateau va repartir mais pas avec 100% de son potentiel. Je ne pourrais quiller qu’à moitié. Je pars en sécurité, le bateau est safe, il faut juste que je prenne soin de lui et que je lève le pied. C’est un peu frustrant mais je n’ai pas trop le choix », reconnaît Isabelle Joschke.

Les avaries ont entraîné des réparations importantes

Malgré tous ses efforts et son savoir-faire, l’équipe technique dépêchée à Salvador de Bahia n’a pas pu remettre complètement en état le système de quille de l’IMOCA MACSF.


« Les différentes avaries (la première rupture du vérin, le bateau qui s’est couché dans la tempête après la deuxième casse…) ont sérieusement endommagé le vérin et sa structure. Le vérin principal et le faux vérin ont été remplacés et transformés. L’équipe a fait usiner des pièces sur place au Brésil mais tout le système n’a pas pu être changé », détaille la navigatrice franco-allemande.

Ramener le bateau aux Sables d’Olonne : une chance et un soulagement

La skipper MACSF ne fait pas mystère de sa joie au moment d’annoncer qu’elle reprend la barre de son IMOCA pour regagner le port d’attache du Vendée Globe. Au-delà du symbole, il est essentiel pour elle d’écrire le dernier chapitre de cette histoire hors-norme.


« Je suis tellement contente de partir. J’ai envie de naviguer, j’ai retrouvé le plaisir d’être sur mon bateau, j’ai un peu l’impression de revenir chez moi. C’est aussi un grand soulagement : le principe du Vendée Globe est de partir des Sables d’Olonne et d’y revenir pour boucler le tour du monde. Et même si on n’est pas en mesure de cocher toutes les cases, il est important quand on vit une aventure et qu'on raconte une histoire d’y mettre un point final. Pour moi, c’est vraiment une chance et une belle opportunité de pouvoir reprendre la mer. Le bateau aurait pu ne pas être réparable et dans ce cas j’aurais dû rentrer en avion, cette situation aurait été compliquée à vivre. Psychologiquement c’est important d’aller au bout de l’histoire, ma place est sur le bateau, pas dans un avion », commente Isabelle.

Lire la suite
5 lectures
0 commentaires

Dernière ligne droite sur le Vendée Globe pour Alan Roura, belle bagarre au sein d'un groupe de 4 bateaux

 

Attendu sur la ligne d’arrivée du Vendée Globe en milieu de semaine prochaine, Alan Roura continue de batailler au sein d’un groupe de 4 bateaux (DMG Mori, La Mie Caline et Time for Oceans). Avec dans le viseur, la 15ème place. Car malgré son handicap technique, le skipper de La Fabrique refuse de laisser sa course lui échapper. Avec un anticyclone des Açores qui pourrait redistribuer les cartes avant de pouvoir filer vers la Vendée, les jeux sont loin d’être faits !

 

image

Credit : Ch.Breschi/La Fabrique VG2020

Alan Roura tente quelques derniers coups

Ce sera finalement le « grand tour de la paroisse » pour Alan Roura, contraint de faire face à « un bel anticyclone à contourner », comme il l’expliquait lors de sa vacation. Et qui plus est « pas à sa place habituelle » selon Christian Dumard, consultant météo de l’organisation de la course. Un détour qui présente néanmoins l’avantage d’ouvrir encore le jeu sur quelque 2 000 milles, au contact avec trois autres bateaux, et de laisser de nouvelles opportunités au Genevois de récupérer une ou deux places au classement. 
Lui qui confiait « prendre son pied » depuis son passage du cap Horn, heureux d’avoir eu la force de poursuivre sa route et de boucler, dans quelques jours, son deuxième Vendée Globe, n’a donc pas dit son dernier mot, prêt à tenter quelques derniers coups.

 

Option Ouest pour jouer les trouble-fêtes

Condamné à faire le grand tour, plus de 1 000 milles dans l’Ouest de l’archipel portugais (alors que la première partie de flotte passait dans son Est), Alan Roura pousse en effet l’option encore un peu plus à son extrême. Mais si le skipper suisse se rallonge ainsi la route, sacrifiant même provisoirement sa place au classement (calculé en distance au but), c’est bien pour espérer toucher en premier le train de dépressions hivernales qui devrait l’accompagner jusqu'aux Sables d'Olonne. Et tenter de prendre son envol, devant ses concurrents. 

Un pari qui semble pour le moment payant, puisque La Fabrique affiche les plus belles moyennes de son groupe depuis ce jeudi matin. 

ETA (Heure estimée d’arrivée) : Mercredi 10 février dans la journée


Source : C Laurent

Lire la suite
5 lectures
0 commentaires

La FFVoile s’engage aux côtés de l’Association Colosse aux pieds d’argile pour lutter contre toutes formes de violence

 

Depuis plusieurs mois, la parole s’est libérée au sujet des violences sexuelles dans le monde du sport. Fort de cette prise de conscience, la lutte contre toutes les formes de violences, y compris sexuelles, est devenue un engagement central du Ministère délégué chargé des Sports et de l’ensemble des Fédérations sportives.

 

image

Crédit : BPCE

Lutter plus efficacement contre toutes formes de violences sexuelles, bizutage et harcèlement

La voile n’échappe malheureusement pas à ce phénomène et si les affaires connues à ce jour sont exceptionnelles par leur rareté, elles n’en restent pas moins inadmissibles. C’est dans ce contexte, et bien qu’elle soit déjà engagée dans l’information et la sensibilisation, que la Fédération Française de Voile s’associe avec l’association Colosse aux pieds d’argile afin de lutter plus efficacement contre toutes formes de violences sexuelles, bizutage et harcèlement.

 


Colosse aux pieds d’argile

Créée par Sébastien Boueilh, ancien rugbyman dans le Sud-Ouest, l’association Colosse aux pieds d’argile est née de son histoire personnelle en 2013. Dès 2014, la Fédération Française de Rugby s’engage aux côtés de l’association. Depuis une trentaine de Fédérations sportives se sont liées à l’association qui dès 2018 propose une loi visant à contrôler et filtrer les bénévoles du mouvement sportif, déjà condamnés pour des agressions sexuelles sans se limiter aux salariés des clubs. 

Reconnue d’utilité publique, Colosse aux pieds d’argile sensibilise et prévient sur les risques de violence sexuelle, de bizutage et de harcèlement. Elle forme les éducateurs, les animateurs et les bénévoles pour recevoir la parole d’une victime et l’accompagner, connaître le profil des prédateurs, identifier et éviter les situations compromettantes, connaître les lois et les obligations légales, assimiler les outils et les moyens de prévention. Enfin, elle recueille des témoignages. Elle oriente et accompagne psychologiquement et juridiquement les victimes et leurs familles.

 


Sensibiliser et informer c’est déjà éloigner les prédateurs Déjà active dans le relais des contenus produits par le Ministère des Sports, la Fédération Française de Voile s’est engagée à aller plus loin. Dans cet objectif la FFVoile a mis en place l’an dernier une cellule fédérale dédiée et défini des axes prioritaires d’actions. Parmi ceux-ci, on retrouve la libération de la parole dans le monde de la voile, la protection de ses licenciés et de ses clubs, la sensibilisation et la formation des acteurs du réseau fédéral, l’écoute et l’accompagnement des victimes, le renforcement des échanges entre acteurs en charge des procédures disciplinaires, administratives et judiciaires ou encore le contrôle des sanctions.

 

Prévenir toutes les formes de dérives

Concrètement des premiers outils tel que les procédures ou des affiches de sensibilisations ont été mis à disposition des clubs. Deux webinaires dédiés à la sensibilisation et à la formation ont été proposés avec Colosse aux pieds d’argile aux clubs et aux entraineurs du haut niveau. Un dispositif qui sera renouvelé à plusieurs reprises en 2021 pour que ce sujet ne soit plus un tabou et que l’ensemble du réseau FFVoile soit collectivement engagé pour prévenir de toutes les formes de dérives. Enfin, à la demande du Ministère des Sports le contrôle de l’honorabilité des dirigeants et des encadrants est en train d’être mis en place à la FFVoile comme dans l’ensemble du mouvement sportif.

 


Nicolas Hénard, Président de la FFVoile : 

 « Suite à la révélation d’affaires qui ont secoué le monde du sport, le Ministère des Sports et sa Ministre en ont fait un sujet prioritaire. C’est à nous maintenant de faire le nécessaire pour limiter au maximum les situations à risques. La voile et le sport en général doivent rester un plaisir et un temps de convivialité pour tous nos membres. Je me félicite de ce rapprochement avec l’association Colosse aux pieds d’argile. 

Nous sommes déterminés à lutter contre toutes formes de violences sexuelles, bizutage et harcèlement. Nous devons œuvrer pour que la voile reste porteuse de valeurs universelles. Notre plan d’action est ambitieux et il est donc nécessaire de se faire accompagner par une association experte. En ce sens nous comptons sur les équipes de Colosse aux pieds d’argile pour nous conseiller et surtout nous accompagner car ce sont nos clubs, bénévoles et professionnels, qui sont, dans une logique de prévention, les premiers remparts à ces risques. Nous sommes humbles face à ces situations mais déterminés à les limiter au maximum »

 
Source : S Gueho

Lire la suite
19 lectures
0 commentaires

Parrains officiels

Partenaires officiels

Equipementiers officiels

Fournisseurs officiels

Connexion visiteur

Plan du site

sitemaps

Suivez-nous

camera social 1 socialsocial media youtubenewsletter

Mentions légales

document

Devenez partenaire

business

Contact

communication

logo AGP Course au large

aboutsailing

previsions