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Défi Azimut. Une belle édition annonciatrice d’un Vendée Globe prometteur

Défi Azimut. Une belle édition annonciatrice d’un Vendée Globe prometteur

A quelques semaines du départ du Vendée Globe, le Défi Azimut a permis de faire une belle répétition générale même si tous les IMOCA n’étaient pas présents à l’image de Hugo Boss ou de Corum. Un Défi qui s’est terminé par le Tour de l’Ile de Groix.

Vent établi, soleil, skippers remarquablement préparés mais disponibles, régates engagées et indécises, tout était réuni pour faire du dixième Défi Azimut un succès.
17 concurrents étaient au rendez-vous pour en découdre sur trois formats complémentaires. Armel Tripon (L’Occitane en Provence) signe le meilleur chrono lors des Runs (23,35 nœuds), Jérémie Beyou (Charal) remporte les 48 heures au terme d’un incroyable suspense à l’arrivée, et aujourd’hui, c’est Kevin Escoffier (PRB) qui s’est montré le plus rapide autour de l’île de Groix.
Un succès sportif incontestable
« La variété des formats a permis à de nombreux skippers de s’exprimer et d’être mis en lumière. Les Runs et le Tour de Groix sont toujours spectaculaires et appréciés pour la convivialité par les invités. Quant aux 48 heures en solitaire, au moins cinq bateaux auraient pu gagner tour à tour et le suspense à l’arrivée reste pour moi le clou de cette édition » expliquait l’organisateur Jean Marie Corteville, débarquant cet après-midi de MACSF où Isabelle Joshcke l’avait convié pour le Tour de Groix.

En marge des joutes sportives, le Défi a aussi été comme chaque année l’occasion de réunir les acteurs de l’écosystème Lorientais autour des thématiques économiques, technologiques et environnementales. Evénement transversal, le Défi profite des excellentes conditions d’accueil de Lorient La Base et s’impose comme un véritable temps fort dans l’univers maritime de la « Sailing valley ».
Maturité
L’équipe d’Azimut, PME de solutions informatiques qui se change chaque année au mois de septembre en organisateur de course, se projette déjà dans la 11ème édition. Conscient de la maturité et de l’attractivité de l’épreuve, l’IMOCA a décidé d’intégrer le Défi au championnat officiel des IMOCA Globe Series 2021. Antoine Mermod, président de la classe de commenter en conclusion : « Nous allons continuer à accompagner l’épreuve et à la faire grandir. A nous de conserver son mélange unique de convivialité et de haut niveau sportif pour attirer encore plus de skippers ».
Rendez-vous en septembre 2021.

ILS ONT DIT
Maxime Sorel
« Bilan plutôt positif. Déjà, on s’est fait plaisir sur l’eau pendant les 4 jours de navigation. On a fait de supers runs avec les partenaires, ils étaient vraiment ravis. Les 48H Azimut se sont super bien passées aussi. J’étais pas très fan du parcours mais la fin était très sympa et le Tour de l’Ile de Groix était magique. Il y avait plein de bateaux à nous suivre, c’était vraiment top et on termine troisième, c’est la cerise sur le gâteau. Je vais revenir en 2021, aucun doute. Le format est top et je me disais que ça serait sympa de faire ça a plusieurs endroits. Ça serait par exemple le championnat Azimut avec plusieurs étapes.  »

Boris Herrmann (SeaExplorer Yacht Club de Monaco)
« Oui, on était premier à deux passages de marque. Au portant à la fin, on s’est fait doubler par deux trois bateaux plus rapides, mais on a bien navigué en équipage, c’était une belle journée et j’espère que beaucoup d’autres comme ça vont se répéter. En tous cas, nous reviendrons l’an prochain, c’est un superbe événement. »

Alan Roura (La Fabrique)
« C’était très intéressant ces quatre jours de course. Les conditions étaient légères ce qui est toujours un peu dur pour moi et le bateau. Mais on a appris plein de choses sur le bateau. Il y a du potentiel, on touche à quelque chose de concret, aujourd’hui, on a fait un résultat correct. Les comparaisons ne sont pas toujours très simples à faire car nous n’avons pas forcément les mêmes voiles et selon les angles imposés, ça marche plus ou moins. Mais les choix se font sur le long terme, on a navigué en configuration Vendée Globe, on sait que le bateau est fiable donc il n’y a plus qu’à y aller »

Armel Tripon
« Le bilan, il est hyper positif. On est venu pour se confronter, comprendre, se mesurer aux autres et c’est ce qu’on a fait pendant trois jours, dont les 48H Azimut, sous plein d’allures différentes. On a vu que le bateau n’avait pas de trous de vitesse. J’étais plutôt bien, dans le match, donc ça, c’est hyper positif. Tout fonctionne à bord, on a pas mal de calages d’électronique à faire. C’est le gros dossier à venir. J’ai fait toute la course en mode compas, c’était un peu compliqué mais sinon, c’est hyper positif. Sur les 48H Azimut, on a pu se comparer, et se rassurer. C’est sympa de dire « on a un bateau qui va vite » mais il n’y a que lorsqu’on se mesure aux autres que l’on peut vraiment en être sûr. Cette course permet de se mettre dans une bonne dynamique course avant le Vendée. Ne serait-ce que pour reprendre des réflexes de placement, de trajectoires. Ça fait un moment que je n’ai pas régaté et ça s’oublie aussi. C’était un rendez-vous à ne pas rater. »

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Bon départ pour la Normandy Channel Race !

Ils trépignaient d’impatience d’en découdre ! « Ils », ce sont les 26 duos qui se sont élancés aujourd’hui sur la 11ème Normandy Channel Race, seule course du championnat Class40 maintenue en cette année 2020 au contexte si particulier. C’est avec une météo quasiment parfaite, digne des plus belles journées estivales, que le comité de course a libéré avec ponctualité les Class40 en lice dès 19 heures 05 et une boucle en forme de huit d’environ 7 milles en baie de Seine devant l’embouchure de l’Orne entre les cardinales de Luc sur mer et Ouistreham. Après un bon départ, c’est dans un flux de nord-est de 10 nœuds, conditions presque idéales pour une mise en jambe, que les Class40 ont livré un magnifique spectacle au soleil couchant tout au long du parcours côtier proposé. Un préambule vivement disputé qui donne un avant-gout alléchant de la bagarre qui va se jouer durant les 1 000 milles théoriques de l’épreuve. Redman, skippé par Antoine Carpentier et Nicolas Groleau s’est rapidement imposé sur son Class40 flambant neuf avant d’enrouler en premier la dernière bouée et de mettre le cap, au portant, vers la prochaine marque de passage des îles Saint Marcouf mouillée à quelques 36 milles du départ, dans la baie des Veys. Le duo Ian Lipinski et Julien Pulvé à bord de Crédit Mutuel, un des grands favoris de cette édition 2020, a signé des virements de bord d’une impeccable propreté, lui permettant de se glisser second au pointage. Suit le duo père-fils, Antoine et Olivier Magre à bord d’E. Leclerc Ville La Grand. Les conditions aux allures portantes alliées au talent des skippers à bord, auront permis aux unités les plus récentes de la Classe de s’illustrer sur ce parcours côtier tout en démontrant la puissance de ces montures.

Saint-Marcouf en ligne de mire

36 milles séparent la dernière bouée du parcours côtier devant Ouistreham de la marque qui doit être obligatoirement contournée dans l’ouest de Saint-Marcouf. Les concurrents vont bénéficier d’un léger courant favorable pour atteindre le premier passage à niveau qui, comme c’est souvent le cas dans cette grande classique Normande, devrait déjà redistribuer les cartes.

Transmanche

Pour s’attaquer à un épisode certainement moins réjouissant pour les duos, la traversée de la Manche et de son fort trafic maritime, la flotte devrait toujours bénéficier de conditions favorables au reaching dans des airs se renforçant autour des 15 nœuds de secteur Est-Sud/Est. Après une première nuit en mer, les premiers Class40 devraient atteindre théoriquement l’île de Wight demain matin autour des 8h heure française, avant de s’atteler à un nouveau gros morceau mythique de l’épreuve : le passage du Solent.

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Vendée Globe : skippers remplaçants ou pas ?

L’avis de course du Vendée Globe donne la possibilité aux participants de bénéficier d’un skipper remplaçant en cas d’empêchement avant le départ (à désigner avant le 1er octobre), un cas d’autant plus envisagé cette année par certains teams que le Covid-19 menace. Tip & Shaft a fait chauffer son téléphone pour interroger toutes les équipes sur leur choix d’avoir recours ou non à cette possibilité.

L’avenant 4 de l’avis de course précise les formalités administratives et médicales d’inscription du skipper remplaçant, qui doit en sus soumettre son CV nautique, charge à la direction de course de valider ou non la personne choisie. N’est en revanche plus exigée de qualification, comme nous le confirme le directeur de course Jacques Caraës : « II n’y a plus les 2 000 milles obligatoires comme par le passé, parce que les gars ne trouvaient jamais le temps de les faire. » En revanche, dans l’annexe Covid prochainement présentée aux skippers, il est précisé que les remplaçants devront se soumettre aux mêmes tests que les titulaires, mais aussi s’astreindre au même confinement de cinq jours la semaine précédant le départ. Ce qui, pour certains, a des conséquences.

14 SKIPPERS SUR 33 SANS REMPLAÇANTS

Sur les 33 skippers ou teams que Tip & Shaft a interrogés, 14 nous ont répondu ne pas prendre de remplaçant : Fabrice Amedeo, Romain Attanasio, Alexia Barrier, Arnaud Boissières, Didac Costa, Manu Cousin, Pip Hare, Ari Huusela, Stéphane Le Diraison, Thomas Ruyant, Damien Seguin, Kojiro Shiraishi, Sébastien Simon et Maxime Sorel. La raison la plus souvent avancée est l’histoire personnelle et la proximité du marin avec ses partenaires.

« Le lien qui unit Kojiro avec le CEO et tous les collaborateurs de DMG Mori est très fort et n’aurait pas pu être le même avec un autre skipper. Il faut aussi que le skipper parle japonais pour communiquer avec ses followers japonais », explique ainsi le responsable presse de Kojiro Shiraishi, Shota Kanda. De son côté Manu Cousin justifie « un choix de longue date fait avec Eric Sétin, le directeur du groupe Sétin, c’est une histoire humaine entre lui et moi«  .

Même chose pour Maxime Sorel, mais aussi pour Damien Seguin : « J’ai posé la question à Apicil qui m’a répondu que si je ne partais pas, ils ne voyaient pas l’intérêt de faire partir le bateau. » Quant à Alexia Barrier, elle explique : « Je n’ai pas eu de demande de mes partenaires qui sont attachées à moi. Et la personne que j’aurais éventuellement voulue, Joan Mulloy, va bientôt avoir un bébé. »

D’autres avancent des raisons liées au risque, à l’instar de Fabrice Amedeo : « Je pensais un moment prendre Eric Péron, mais, vu que je suis armateur de mon bateau, je préfère, si j’ai un ennui dans la dernière ligne droite, que mon bateau ne parte pas et en assumer les conséquences vis-à-vis de mes partenaires, plutôt que de laisser le bateau partir avec quelqu’un qui pourrait potentiellement ne pas me le ramener. » Le cas est similaire pour Stéphane Le Diraison, également armateur de son Imoca : « Imagine qu’il arrive à mon remplaçant ce que j’ai vécu en 2016 (démâtage), ce qui équivaut à une perte sèche de 400 000 euros, je ne me vois pas gérer une telle dette générée par un autre skipper. Je veux bien prendre le risque en mon nom, mais je ne peux pas imaginer que quelqu’un puisse me le faire courir. »

Quant à Romain Attanasio, il a changé d’avis à cause de l’obligation faite aux skippers remplaçants de se confiner eux aussi cinq jours : « J’avais pris Seb Marsset, mais j’avais besoin de lui sur le bateau pendant mon propre confinement. Je n’ai pas le budget pour prendre une personne en plus, donc j’ai décidé de m’en passer. »

Si la plupart des skippers ayant renoncé à prendre un remplaçant sont majoritairement sur des projets d’envergure budgétaire moyenne ou modeste, les postulants au podium que sont Thomas Ruyant et Sébastien Simon, ont eux aussi fait ce choix, quitte à prendre le risque de voir leur bateau neuf rester à quai. Marcus Hutchinson, team manager du premier, confie que « le projet a été bâti autour de Thomas et c’est tellement peu probable qu’il ne puisse pas partir qu’on ne l’a pas envisagé. Après, s’il se cassait la jambe demain, on essaierait de trouver une solution. » De son côté, Sébastien Simon explique : « C’est une décision que nous avons prise avec mes partenaires, c’est une belle preuve de confiance, ils me font bien comprendre qu’ils m’accompagnent moi et pas un d’autre. » Le risque Covid ? « J’agirai de façon responsable pour ne pas l’attraper, j’ai bien conscience des enjeux », répond le Sablais.

JOSSE, LUNVEN, MANUARD, MEILHAT, PRATT, JOURDAIN, LE ROUX, CAPE…
REMPLAÇANTS DES GROS TEAMS

S’il n’y aura a priori pas de remplaçant sur LinkedOut et Arkéa Paprec, la plupart des gros teams ont fait au contraire le choix d’en prendre un, au regard des sommes investies. « Depuis le début, on savait que c’était une case à cocher, il faut faire preuve de responsabilité, estime ainsi Greg Evrard, team manager de Corum (Nicolas Troussel). Il se trouve qu’on a la chance au sein de notre équipe d’avoir Sébastien Josse, qui a pris trois départs du Vendée Globe, le choix s’est naturellement porté vers lui. »

Kevin Escoffier est sur la même longueur d’ondes : « Le Vendée Globe, c’est tous les quatre ans pour les skippers, mais aussi pour les sponsors, donc on est obligé de prévoir le coup. Pour nous, même s’il reste deux-trois choses à finaliser, c’est Nicolas Lunven, on a fait la Jacques Vabre ensemble, ça me paraissait évident. »

Quant à Armel Tripon, il explique : « C’était une demande de notre partenaire L’Occitane, ne pas être au départ aurait été préjudiciable pour le sponsor. Donc on a un skipper remplaçant, Sam Manuard, l’architecte du bateau. » Du côté d’Initiatives Cœur et de Sam Davies, le sujet n’a pas fait débat : « Il a été vite tranché, c’est Paul Meilhat. Notre projet est ambitieux, il a aussi une dimension autre que la dimension purement sportive, ce qui justifie de faire en sorte que le bateau aille à tout prix en mer », justifie le team manager David Sineau. Alex Thomson a de son côté opté pour Andrew Cape, son équipe indiquant : « Andrew travaille avec Alex et le team depuis environ 15 ans, il a rempli le rôle de navigateur et de routeur récemment, ils ont aussi couru ensemble la Barcelona World Race en 2008. »

L’équipe de Jérémie Beyou n’a pas voulu communiquer sur le sujet, se réservant la primeur de l’annonce, mais il ne fait guère de doute que Christopher Pratt, aux côtés du skipper de Charal sur la Transat Jacques Vabre 2019, sera le remplaçant du vainqueur de la Vendée-Arctique. Chez Apivia, on nous a fait savoir que « le sujet n’est pas encore tranché », d’après nos informations, Charlie Dalin aura un remplaçant, sans doute Yann Eliès, avec qui il a gagné cette même Transat Jacques Vabre, sauf si celui-ci est finalement retenu dans l’équipage du Maxi Edmond de Rothschild sur le Jules-Verne.

Les autres skippers sondés ayant des remplaçants sont Yannick Bestaven (qui a choisi Roland Jourdain), Miranda Merron (son compagnon et team manager Halvard Mabire), Clément Giraud (le propriétaire de son bateau Erik Nigon), Louis Burton, qui explique : « On n’a jamais traité la question de manière aussi approfondie que cette année pour une raison simple : le Covid. On a choisi Davy Beaudart, un bon marin, en qui j’ai toute confiance, il connaît déjà mes partenaires et le bateau. » Enfin, le team Banque Populaire a jeté son dévolu sur Erwan Le Roux pour suppléer, si besoin, Clarisse Crémer : « On a vraiment apprécié la collaboration avec lui en vue de la Transat AG2R avec Armel (Le Cléac’h) même si elle n’a pas eu lieu. Il fait toutes les navigations avec Clarisse depuis la remise à l’eau du bateau, c’est quelqu’un de doué à la tête bien faite« , commente le directeur du team, Ronan Lucas (voir interview ci-dessous).

CERTAINS N’ONT PAS ENCORE TRANCHÉ

Si Boris Herrmann n’a pas souhaité répondre à la question – « On a des plans, mais ça reste en interne » -, tout comme Alain Gautier, team manager de MACSF (Isabelle Joschke), plusieurs skippers n’ont pas encore tranché la question de l’éventuel remplaçant. Certains parce qu’ils ont d’autres chats à fouetter : « On ne s’est pas posé la question, on va peut-être le faire », nous a ainsi confié Jean Le Cam. Même chose pour Sébastien Destremau – « Je ne m’en suis pas occupé du tout, mais mes frères sont tout à fait en mesure de pouvoir me remplacer le cas échéant » – et Benjamin Dutreux : « Ce n’était pas le sujet prioritaire, il n’y a rien de défini, mais je pense qu’on va essayer de prévoir quelque chose. »

De leur côté, Giancarlo Pedote et Alan Roura hésitent encore : « Le sujet est encore sur la table, on ne sait pas si on choisit quelqu’un ou pas, c’est une décision que je dois prendre en concertation avec les sponsors », nous a répondu l’Italien. Du côté du Suisse, son équipe nous a fait savoir que « rien n’est définitivement fixé, le protocole sanitaire vient sérieusement compliquer la chose avec ce confinement obligatoire pour le remplaçant. » Et s’ils se décident finalement à en prendre un, les marins hésitants pourront toujours faire appel au remplaçant d’une autre équipe, ce qui est permis par le règlement… à condition que l’équipe en question accepte !

Photo : Lloyd Images

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C'est parti pour la Normandy Channel Race, 27 duos au départ de Ouistreham, "Les bateaux à étraves de type « scow » ne seront pas avantagés"

Ce dimanche à 19h05, 27 Class40 se sont élancé sur la Normandy Channel Race dans un flux de nord-est 10-12 noeuds pour une boucle de 1000 milles via Saint-Marcouf, l’île de Wight, Wolf Rock, Tuskar Rock, le mythique phare du Fastnet et Guernesey. 

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Crédit : Ch Breschi



« On va partir de Ouistreham avec du vent assez faible qui va même carrément s’essouffler entre les Scilly et Tuskar Rock. Sur cette section du parcours, les conditions vont devenir très aléatoires et l’on assistera probablement à un regroupement général de la flotte. Les bateaux neufs, à étraves de type « scow » comme le nôtre, ne seront pas avantagés dans ces petits airs erratiques mais ensuite, il devrait y avoir des petits coups à jouer au sud de l’Irlande », expliquait Antoine Carpentier à bord de son Class40 flambant neuf. 

Top 9 à la dernière bouée du parcours côtier :

1er 161 Redman
2ème 158 Crédit Mutuel
3ème 160 E. Leclerc Ville La Grand
4ème 156 Entraide Marine
5ème 154 (Re)vivre avec le Lymphome
6ème 147 Everial
7ème 155 Rockall 6
8ème 159 Banque du Leman
9ème 137 Virgin Media Business

Sources : ScanVoile - L Troel

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Le leadership de cette troisième étape de la Solitaire un moment propriété de Yann Eliès est désormais aux mains de Xavier Macaire

Dans le terrible mano a mano sur cette troisième étape de la Solitaire qui oppose depuis le passage à Dieppe les partisans d’une voie Nord pour contourner les zones sans vent de la baie de Seine, aux amoureux de la côte d’Albâtre favorisant un bord au plus près des rivages Normands, il semble que ces derniers aient touché en premier le vent de Nord Est attendu. Le leadership un moment propriété de Yann Eliès (Quéguiner Matériaux Leucémie Espoir), concurrent le plus au large, suivi comme son ombre par Alan Roberts (Seacat services), est désormais aux mains de Xavier Macaire (Groupe SNEF).

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Crédit : A François


Le vainqueur de la première étape emmène un petit groupe en route quasi directe vers la pointe orientale du Nord Cotentin, située à moins de 30 milles, tandis que Yann peine à retrouver de la vitesse. Ce petit groupe de sudistes affiche en cette fin de soirée les mêmes performances que le groupe médian. Tous semblent dans les temps pour accrocher le bon wagon des courants favorables de l’est du Cotentin. Les écarts sont minimes, preuve que tous ont bien en tête le passage à niveau à franchir avant la renverse. 
L’angle au vent sera sans doute déterminant dans les vitesses à venir et les Sudistes semblent en la matière en meilleure posture pour accélérer sous spi. La nuit s’annonce intense à l’approche du très redouté Raz Blanchard que les meilleurs pourraient négocier demain à l’aube. 

Source : Rivacom

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L’édition du grand tournant

Vent établi, soleil, skippers remarquablement préparés mais disponibles, régates engagées et indécises, tout était réuni pour faire du dixième Défi Azimut un succès.

17 concurrents étaient au rendez-vous pour en découdre sur trois formats complémentaires. Armel Tripon (L’Occitane en Provence) signe le meilleur chrono lors des Runs (23,35 nœuds), Jérémie Beyou (Charal) remporte les 48 heures au terme d’un incroyable suspense à l’arrivée, et aujourd’hui, c’est Kevin Escoffier (PRB) qui s’est montré le plus rapide autour de l’île de Groix.

Un succès sportif incontestable

« La variété des formats a permis à de nombreux skippers de s’exprimer et d’être mis en lumière. Les Runs et le Tour de Groix sont toujours spectaculaires et appréciés pour la convivialité par les invités. Quant aux 48 heures en solitaire, au moins cinq bateaux auraient pu gagner tour à tour et le suspense à l’arrivée reste pour moi le clou de cette édition » expliquait l’organisateur Jean Marie Corteville, débarquant cet après-midi de MACSF où Isabelle Joshcke l’avait convié pour le Tour de Groix.

En marge des joutes sportives, le Défi a aussi été comme chaque année l’occasion de réunir les acteurs de l’écosystème Lorientais autour des thématiques économiques, technologiques et environnementales. Evénement transversal, le Défi profite des excellentes conditions d’accueil de Lorient La Base et s’impose comme un véritable temps fort dans l’univers maritime de la « Sailing valley ».

Maturité

L’équipe d’Azimut, PME de solutions informatiques qui se change chaque année au mois de septembre en organisateur de course, se projette déjà dans la 11ème édition. Conscient de la maturité et de l’attractivité de l’épreuve, l’IMOCA a décidé d’intégrer le Défi au championnat officiel des IMOCA Globe Series 2021. Antoine Mermod, président de la classe de commenter en conclusion : « Nous allons continuer à accompagner l’épreuve et à la faire grandir. A nous de conserver son mélange unique de convivialité et de haut niveau sportif pour attirer encore plus de skippers ».

Rendez-vous en septembre 2021.

Ils ont dit

Maxime Sorel

“Bilan plutôt positif. Déjà, on s’est fait plaisir sur l’eau pendant les 4 jours de navigation. On a fait de supers runs avec les partenaires, ils étaient vraiment ravis. Les 48H Azimut se sont super bien passées aussi. J’étais pas très fan du parcours mais la fin était très sympa et le Tour de l’Ile de Groix était magique. Il y avait plein de bateaux à nous suivre, c’était vraiment top et on termine troisième, c’est la cerise sur le gâteau. Je vais revenir en 2021, aucun doute. Le format est top et je me disais que ça serait sympa de faire ça a plusieurs endroits. Ça serait par exemple le championnat Azimut avec plusieurs étapes. ”

Boris Herrmann (SeaExplorer Yacht Club de Monaco)

“Oui, on était premier à deux passages de marque. Au portant à la fin, on s’est fait doubler par deux trois bateaux plus rapides, mais on a bien navigué en équipage, c’était une belle journée et j’espère que beaucoup d’autres comme ça vont se répéter. En tous cas, nous reviendrons l’an prochain, c’est un superbe événement.”

Alan Roura (La Fabrique)

« C’était très intéressant ces quatre jours de course. Les conditions étaient légères ce qui est toujours un peu dur pour moi et le bateau. Mais on a appris plein de choses sur le bateau. Il y a du potentiel, on touche à quelque chose de concret, aujourd’hui, on a fait un résultat correct. Les comparaisons ne sont pas toujours très simples à faire car nous n’avons pas forcément les mêmes voiles et selon les angles imposés, ça marche plus ou moins. Mais les choix se font sur le long terme, on a navigué en configuration Vendée Globe, on sait que le bateau est fiable donc il n’y a plus qu’à y aller »

Armel Tripon

“Le bilan, il est hyper positif. On est venu pour se confronter, comprendre, se mesurer aux autres et c’est ce qu’on a fait pendant trois jours, dont les 48H Azimut, sous plein d’allures différentes. On a vu que le bateau n’avait pas de trous de vitesse. J’étais plutôt bien, dans le match, donc ça, c’est hyper positif. Tout fonctionne à bord, on a pas mal de calages d’électronique à faire. C’est le gros dossier à venir. J’ai fait toute la course en mode compas, c’était un peu compliqué mais sinon, c’est hyper positif. Sur les 48H Azimut, on a pu se comparer, et se rassurer. C’est sympa de dire « on a un bateau qui va vite » mais il n’y a que lorsqu’on se mesure aux autres que l’on peut vraiment en être sûr. Cette course permet de se mettre dans une bonne dynamique course avant le Vendée. Ne serait-ce que pour reprendre des réflexes de placement, de trajectoires. Ça fait un moment que je n’ai pas régaté et ça s’oublie aussi. C’était un rendez-vous à ne pas rater.”

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La Baie de Seine pour premier juge de paix !

A une nuit relativement paisible, passée à glisser au petit trot et sous gennaker le long des falaises de craie de la côte d’Opale, a brutalement succédé ce matin, à peine parée la bouée Daffodils devant Dieppe, le début des premières grandes manœuvres de cette troisième étape de La Solitaire du Figaro, entre Dunkerque et la Loire-Atlantique (492 milles). Premier à annoncer clairement ses intentions, un certain Yann Eliès (Quéguiner Matériaux – Leucémie Espoir) qui poussait franchement sa barre dans le vent de Sud Est déjà mollissant, pour pointer son étrave vers le centre Manche et s’écarter de la côte. Loïs Berrehar (Bretagne CMB Performance), leader jusqu’à Dieppe suite à une glissade nocturne parfaitement maitrisée, choisissait lui de rester à la côte. Entre ces deux options désormais distantes de plus de 25 milles en latitude, ils étaient quelques uns, et non des moins côtés, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), Eric Péron (French Touch) à choisir une route médiane. Objet de ces mises, l’arrivée en Baie de Seine d’une vaste « langue » déventée, excroissance anticyclonique, marais barométrique étiré en travers de la route vers la pointe du Cotentin. Du vent de Nord Est-Est attendu, faible dans un premier temps, puis allant forcissant, en fin d’après-midi. Les jeux sont faits. Reste à savoir qui des Nordistes ou des Sudistes touchera en premier la manne.

La Baie de Seine est un lac….

Yann Eliès l’avait annoncé, il souhaitait s’inspirer d’Armel Le Cléac’h pour suivre ses instincts, et pousser ses coups à fond. « L’étape s’y prête parfaitement » renchérissait Francis Le Goff, directeur de course. « La configuration météo, doublée du jeu si décisif des marées du Cotentin, pousseront les coureurs à des choix draconiens. » Cela semble bien être le cas dans la négociation cet après-midi des calmes « blancs » qui assomment les parages de la pointe Cauchoise et jusqu’aux plages du Calvados. « La mer est un lac » décrit Le Goff, « mais un lac parsemé d’une quantité invraisemblable d’algues. » Une autre composante de ce jeu déjà si délicat et si risqué du placement sur l’eau et de l’évolution des Figaro Bénéteau 3 dans la pétole, le souci d’avoir à tout moment à se battre pour libérer autour des appendices ces longues algues brunâtres. Mais ces vicissitudes bien présentes dans les esprits des 2 femmes et des 31 hommes encore en course, sont aussi très probablement occultées par l’enjeu réel des prochaines heures à venir, l’atterrissage sur la pointe du Cotentin, ses deux caps de Barfleur et de la Hague, indissociables des raz de Barfleur et Blanchard. Avec une petite soixantaine de milles à parcourir pour traverser la Baie de Seine, les solitaires espèrent attraper le bon wagon de la marée toujours en phase descendante et donc favorable. « Attraper le courant à Barfleur semble jouable » analyse Francis Le Goff. « Mais enchaîner avec Blanchard semble plus aléatoire… »

Course contre la montre pour bénéficier des courants…

On l’aura compris, les heures de pétole à venir sont cruciales, et chaque minute compte désormais. Le retour du vent par le Nord-Est pose en ce milieu d’après-midi, deux questions. Qui des Sudistes et des Nordistes le touchera en premier ? Mais surtout, les Nordistes, toujours crédités à l’heure où nous écrivons ces lignes d’une légère avance de 4 à 5 milles sur le peloton, auront-ils suffisamment engrangé pour contrer le retour des Sudistes mieux placés pour progresser avec un meilleur angle au vent de Nord-Est vers le Nord Cotentin ?

Tels sont les enjeux des quêtes de placement observées cet après-midi au large du Pays de Caux. Il faudra attendre tard ce soir pour comptabiliser véritablement les gagnants et les perdants de ces options pleines de risque et de panache. Cette étape de tous les dangers, de toutes les difficultés est aussi celle de toutes les prises de risques, des coups de chance et des manques de pot si typiques de ce qu’est la course au large en monotype Figaro Bénéteau 3.

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Après sa déception hier, Kévin Escoffier s'impose sur le Tour de Groix devant Charlie Dalin et Maxime Sorel

Au terme de deux heures et demi de course, Kevin Escoffier s’impose sur le troisième acte du Défi Azimut. Encore du très beau spectacle entre différentes générations d’IMOCA. Bien parti avec soif de revanche suite au final raté des 48 heures, Kevin Escoffier a tenu bon tout au long des 17 milles de ce tour de l’île de Groix.

 

Crédit :  Ch Favreau 

Sur ce parcours marqué par un long bord de près et de vent arrière au retour, allures moins favorables aux derniers foilers, le skipper de PRB a pu contenir les assauts d’Apivia (Charlie Dalin) et de Maxime Sorel (V and B Mayenne) qui complètent le podium. 

Partis dans 8 à 9 nœuds de vent, les 16 IMOCA (Campagne de France n’a pas pris le départ) rejoignaient rapidement la pointe de Pen Men où démarrait une longue remontée de la côte sauvage. Elle opposait deux groupes avec en pointe à terre Isabelle Joschke (MACSF) et au large un groupe emmené par Kevin Escoffier (PRB) et Boris Herrmann (Seaexplorer Yacht Club de Monaco). Les bateaux croisaient à se toucher au passage de la pointe des Chats et c’est finalement Boris Herrmann qui pointait d’une courte tête à la bouée Edouard de Cougy, dernière marque à l'Est de l'île. Mais au portant, PRB prenait rapidement les commandes, en empannant plus tôt que ses poursuivants dans un vent qui avait pris un petit cran. 

Le finish voyait l’excellent retour de Maxime Sorel (V and B Mayenne) qui revenait sous grand spi et damait le pion sur la ligne à Boris Herrmann et Samantha Davies (Initiatives cœur). 

Tour de Groix Azimut 

 1 PRB Kévin Escoffier 2h29 min 47sec 

 2 APIVIA Charlie Dalin 2h 32 min 19 sec 

 3 V AND B - MAYENNE Maxime Sorel 2h 33 min 07 sec 

 4 INITIATIVES CŒUR Samantha Davies 2 h 33 min et 29 sec 

 5 SEAEXPLORER - YACHT CLUB DE MONACO Boris Herrmann 2 h 33 min 50 sec

Source : Defi Azimut

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Ambrogio Beccaria vainqueur de la Mini en Mai 2020

C’est à 14h05’51” vendredi 11 septembre qu’Ambrogio Beccaria a coupé la ligne d’arrivée de la Mini en Mai 2020. Après plus de 73h de navigation, l’Italien a remporté cette course incontournable du circuit Mini après avoir mené la flotte sur la quasi totalité des 500 milles. Vainqueur en 2018 en Série, il l’emporte cette année sur un bateau qu’il découvrait: le Proto de Tanguy Bouroullec #969 Cammellone cerca Sponsor.

“C’est une sacrée machine et je suis ravi de naviguer dessus. Je ne suis pas sûr d’avoir été à la hauteur du bateau qui est par ailleurs une belle découverte,” explique Ambrogio. “Je navigue sur le bateau de Tanguy car il m’a demandé de l’aider à le développer. Je vais continuer le championnat, terminer la saison et nous allons travailler ensemble pour en découvrir toutes les subtilités car c’est une machine compliquée. Je suis content même si j’ai fait des erreurs de débutants. Je ne suis pas doué pour penser aux petits détails et j’ai même oublié des gants et de quoi me protéger du soleil! Je suis cramé! Du point de vue de la navigation aussi j’aurais pu mieux faire, par exemple j’aurais pu avoir une meilleure trajectoire et avoir plus d’avance à l’arrivée. En revanche, je suis très content du coup que j’ai fait au passage des Sœurs, entre Houat et Hoëdic, c’était risqué mais ça l’a fait ! Cette course a été une belle remise en jambes en solo, je n’avais pas navigué en solitaire depuis ma victoire à la Mini Transat 2019. Je suis tout de même content de ma navigation et je me rends compte qu’à chaque fois, on apprend des choses. La Mini en Mai est une course de fou, avec des passages incroyables. C’est très intense. Je suis très content de l’avoir remportée en Série et en Proto et je compte bien continuer comme ça !!”.

Marie Gendron prend la deuxième place de ce podium tant convoité. Pour la première fois dans l’histoire de la Mini en Mai, une femme monte sur le podium. Sur son Proto #930 Cassiopée SNCF, Marie a bataillé dur et a su s’imposer : “C’était une très belle course, un beau challenge contre Sébastien (Pebelier – 787 Decosail – 3e de la Mini en Mai) et Ambrogio. Il y a eu du suspense jusqu’au bout! Le match a été serré tout le temps, je n’ai rien lâché. C’est ma troisième Mini en Mai et sur les deux premières éditions, j’avais eu beaucoup de casse. Cette deuxième place prouve que l’expérience paye et que le bateau comme le skipper sont maintenant fiabilisés! Je suis très heureuse, c’est un cadeau que je fais à mon bateau et à moi-même. Le 930 est actuellement en vente mais j’ai souhaité en profiter encore un peu avant de faire une pause et de revenir avec de nouveaux projets!”.

La troisième place revient à Sébastien Pebelier sur le Proto #787 Decosail, qui lui aussi aura donné le meilleur de lui-même tout au long des 500 milles.

Du côté des Séries, Léo Debiesse (#966 AvelaSailing.com), grâce à une belle remontée depuis le passage du pont de l’île de Ré, s’adjuge la victoire dans sa catégorie. Il est suivi de Brieuc Lebec qui se sera bien défendu jusqu’au bout sur le #914 Maitri. La bataille pour la troisième place aura aussi été acharnée mais c’est finalement Guillaume Quilfen (#977 Clair’Ocean Sailing) qui complète le podium.

Les arrivées vont se succéder toute la nuit et dans la journée de samedi pour les Ministes toujours en course.

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L’incroyable dénouement

Il fallait un solide sang froid et un brin de réussite pour remporter ces 48 heures Azimut. Indécises jusqu’au bout, elles consacrent pour la deuxième année consécutive Jérémie Beyou (Charal), opportuniste chasseur trouvant au ras de l’île de Groix le souffle d’air salvateur. Samantha Davies empoche la seconde place et Isabelle Joschke complète le podium.

Les écarts minimes à l’arrivée doivent beaucoup aux conditions mais démontrent également le haut niveau sportif de l’épreuve.

« On savait que ça allait prendre feu avec le vent qui tombait avant la ligne. Avec Sam (Davies), notre position de chasseur n’était pas mal et il fallait tirer les bons bords pour mettre la balle au fond. J’en ai raté d’autres et j’ai assez cotisé dans ma vie pour savoir que tout ça est fragile mais c’est quand même sympa de gagner ! » Jérémie Beyou avait le triomphe modeste sur les pontons de Lorient La Base après cet incroyable finish des 48 Heures menées comme une étape de la Solitaire du Figaro.

Tout le matinée pourtant, les observateurs misaient volontiers sur Charie Dalin (Apivia) qui pointait encore en tête à 12 milles de la ligne après avoir dominé 80 % du parcours. Puis sur Kevin Escoffier (PRB) qui se glissait à son vent et semblait encore contrôler la situation à 4 milles du but. Mais cette édition n’était pas pour eux…

Chasseurs et chassés

Transformé en lac sur le coup des 11 heures, le plan d’eau prenait des airs de terrain vague. Les idées claires, Jérémie Beyou filait à la côte, conservait le plus longtemps le vent et touchait le nouveau zéphyr sous le meilleur angle, suivi à quelques longueurs par Initiatives coeur. Le retour de la brise propulsait aussi sur le podium Isabelle Joschke (MACSF) alors que Clarisse Crémer (Banque Populaire X) suivait à la quatrième place. Trois femmes dans les quatre premiers, beaucoup s’enthousiasmaient sur les pontons de Lorient La Base de ce résultat inédit en course au large.

Performances à tous les étages

Si Charal signe le doublé dans le Défi Azimut et reste invaincu cette année, ces 48 heures Azimut mettent aussi à l’honneur les bateaux de générations précédentes. Car avant que l’arrivée ne bouleverse l’ordre établi, Clarisse Cremer, cinquième, avait démontré que Banque Populaire X reste une redoutable machine de près, capable de remonter les meilleurs. PRB datant de la même époque mais équipé de foils était l’auteur lui aussi d’une belle remontada au gré des virements de bords cette nuit.

Et côté nouveaux foilers, ces 48 heures Azimut confirment aussi le potentiel de l’Occitane en Provence d’Armel Tripon. Très à l’aise au reaching bien sûr mais également dans le coup au près, le skipper nantais termine à une douzième place qui ne reflète pas du tout la physionomie de sa course disputée aux avant-postes.

La flotte au complet samedi soir

Alors que les treize premiers sont amarrés dans le port et que chacun refait la régate, Lorient La Base attend maintenant les derniers concurrents qui devraient franchir la ligne en début de soirée. Un timing idéal qui offrira à toutes et tous une bonne nuit de repos avant le tour de l’île de Groix demain. Départ demain à 13 h00 pour le dernier acte de ce dixième Défi Azimut.

Classement des 10 premiers

Charal (Jérémie Beyou), 1j 20h 56min et 59sec Initiatives Cœur (Samantha Davies), à 2 min et 38 sec du leader MACSF (Isabelle Joschke), à 17 min
4. Banque Populaire X (Clarisse Crémer), à 23 min et 40 sec
5. PRB (Kevin Escoffier), à 36 min et 34 sec
6. Arkéa Paprec (Sébastien Simon), à 42 min et 44 sec
7. Seaexplorer – Yacht Club de Monaco (Boris Herrmann), à 42 min et 56 sec
8. Apivia (Charlie Dalin), à 1h14 et 10 sec
9. Linkedout (Tomas Ruyant), à 1h17 et 41 sec
10. Groupe APICIL (Damien Seguin), à 01h33 et 12 sec

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Départ de Dunkerque : cette étape est un « ogre » !

Le vent d’Ouest Sud Ouest qui s’est ébroué tôt ce matin sur les dunes de Dunkerque a levé dès l’entrée du grand port Nordiste, un clapot court et croisé. C’est sur ce terrain de jeu cabossé mais ensoleillé qu’a été donné à 16 heures tapantes le départ de la 3e étape de La Solitaire du Figaro. Terme d’une longue pérégrination de 492 milles le long des côtes de la Manche et autour de la pointe de Bretagne, Saint-Nazaire en Loire-Atlantique sacrera le marin le mieux inspiré et qui aura déjoué les innombrables pièges du parcours. En l’absence de bouée de dégagement, les 33 solitaires encore en lice (après les abandons de Robin Marais – Ma Chance Moi aussi – et de Corentin Douguet – NF Habitat) ont entamé au louvoyage l’entrée en Manche et le contournement des deux grands caps de la côte d’Opale, Blanc Nez et Gris Nez. Face aux courants et dans une radieuse lumière, les solitaires parvenaient à s’aligner dans un tempo parfait pour s’élancer dans le coup de canon en tribord amure. Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) s’imposait en costaud au bateau comité et entamait la belle sarabande des virements de bord en route vers la côte d’Opale.

15 à 20 nœuds de vent au louvoyage

Une étape annoncée décisive, majuscule et contrastée à souhait. Un véritable « ogre » selon Marc Mallaret (CER Occitanie). Voilà donc ce qui attend les protagonistes jusqu’à au moins mercredi prochain et l’arrivée possible dans l’estuaire de la Loire. D’ici là, il faudra négocier entre falaises et DST du Pas-de-Calais les allures au plus près du vent d’Ouest soufflant entre 15 et 20 nœuds, et appelé à fraichir cette nuit. Les premiers concurrents devraient se présenter devant Dieppe au petit matin, et laisser à tribord la bouée Daffodils mouillée à moins de 4 milles du rivage. Le vent faiblira alors pour prendre de l’Est et permettre l’envoi des spis, prélude à une belle traversée de la Baie de Seine. Cette course de placement déterminera bien entendu le passage des deux raz du Cotentin, Barfleur et Blanchard. Les prévisions pour la suite Bretonne du programme sont à ce jour évasives, et il sera demandé aux solitaires de déterminer avec les outils informatiques du bord la meilleure route pour contourner la pointe de Bretagne, dans ou contre les courants de Portsall et du Four.

De l’éloge du plaisir

On l’aura compris, La Solitaire du Figaro cumule toutes les difficultés, toutes les aspérités du métier de coureur au large. Étonnamment, c’est souvent au paroxysme de ces douloureux moments de dépassement, de doute, de torture physique et intellectuelles, que les coureurs trouvent un niveau de satisfaction, de plénitude et, avouent-ils, de plaisir. La compétition, son adrénaline associée qui anesthésie doutes et douleurs, l’osmose avec une machine de course, l’harmonie avec le rythme des éléments, la solitude choisie et désirée, tout cela participe à l’indicible et si peu évident plaisir de naviguer en course et à couteaux tirés quel que soit l’humeur des éléments. Pour le leader du classement général provisoire, Armel le Cléac’h (Banque Populaire), comme pour le dernier de cordée Kenny Rumball (RL Sailing), La Solitaire procure un plaisir proportionnel au stress et aux angoisses qu’elle génère.

Yann Eliès (Quéguiner Matériaux – Leucémie Espoir) : « des trucs incroyables ! »

« On fait des choses incroyables. On voit des trucs incroyables. On vit des trucs incroyables. On habite presque chez son concurrent. On est dans son salon. On fait des trucs incroyables, des bords sous spi à pleine vitesse… J’ai rarement vu l’Angleterre comme à StarPoint, des cartes postales incroyables, avec des baies qui t’appellent en te disant ; « viens voir ! » en vacances, ce serait magique. On revient sur La Solitaire car on y est vivant, avec plein d’émotions. La victoire et le résultat y participent. Le jour où je deviendrai trop con, trop vieux et trop râleur, il faudra que j’arrête ! Le plaisir sur cette 3e étape va être dans la glorieuse incertitude. Il va falloir créer, anticiper, imaginer, faire avec ce qui nous est donné. Il faut goûter l’instant présent, en fonction des conditions du jour. Hélas, la Bretagne qu’on connait bien, on risque de la voir un moment ».

Adrien Hardy (Ocean Attitude) : « Liberté ! »

« Pour moi, le plaisir est permanent, car les épreuves sont courtes et intenses, avec toujours des choses à faire, avec des adversaires au contact. C’est le bonheur du compétiteur. Question course, on mélange les navigations au large et dans les cailloux, avec des paysages superbes. Et par-dessus tout, je mets en avant la liberté. Notre terrain de jeu est extraordinaire, symbole de liberté, surtout dans l’ambiance du pays. Je suis ravi de quitter la terre ! »

Alberto Bona (Sebago) : « S’amuser fait partie du résultat ! »

« Mon objectif était d’entrer dans les 10. Je ne suis pas si loin. Tout va se jouer sur cette 3e étape. Elle sera difficile avec beaucoup d’incertitudes, surtout sur la fin. Tout est nouveau pour moi ici, le Nord, Normandie ou Bretagne. J’ai beaucoup navigué en Manche sur le Fastnet, mais La Solitaire se passe beaucoup au raz des côtes. C’est très stimulant. Le plaisir, c’est de faire une navigation propre, d’être heureux et bien en mer, de faire de belles trajectoires toute en gérant bien le bonhomme. S’amuser fait partie du résultat et c’est important de se faire plaisir ».

Xavier Macaire (Groupe SNEF) : « Le plaisir dans la performance. »

« Le plaisir est dans la réussite et dans la découverte, dans la performance et la progression. Quand on tente des coups et que ça marche. Il est dans l’abnégation, quand on se donne du mal, et il faut savoir prendre du plaisir dans l’effort. Par petite touche, il y a le plaisir de contempler. Quand je suis passé près des Scilly, c’était magnifique et j’en ai profité. Une pleine lune, un coucher de soleil… ce sont des moments dont on profite. La notion de liberté est réelle en solitaire car on doit tout gérer. Mais avec la proximité des concurrents, la stratégie vient vite limiter cette liberté ».

Marc Mallaret (CER Occitane) : « Le plaisir d’affronter les stars ! »

« Je trouve énormément de plaisir sur cette course. Malgré une préparation tardive. J’ai été surpris de la difficulté de la Classe. Je me suis posé des questions. Je n’ai rien lâché et je suis ravi d’être là. Je sais que je reviendrai sur La Solitaire. Le plaisir est de naviguer contre des stars, qui ont un niveau incroyable. En donnant le meilleur de soi-même, on trouve aussi du plaisir, malgré les résultats moyens. Je suis heureux de naviguer à ce niveau. Je sais désormais sur quoi travailler. J’ai coché cette troisième étape comme étant « l’ogre », la plus difficile, que tout le monde redoute car c’est là que ça va se jouer ».

Elodie Bonafous (Bretagne CMB Océane) : « Accomplissement et déplacement. »

« Il y a un équilibre entre les moments durs et les moments de plaisir. Au final, la balance finit toujours par s’incliner vers le plaisir. Il y a le plaisir d’être sur l’eau, avec les paysages marins que l’on trouve en mer. On aime la compétition, le bateau. Je trouve beaucoup de satisfaction dans l’accomplissement et le dépassement de soi-même. Avec le recul, on s’étonne soi-même. Naviguer contre des stars si talentueuses, c’est un bonheur. On vit le moment présent, intensément. Cette troisième étape est un peu floue. Après le Cotentin, les choses ne sont pas très claires. Il va falloir rester aux aguets, prendre la course tronçon par tronçon ».

Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) : « La compétition et la confrontation au plus haut niveau ! »

« Le plaisir est dans la compétition. C’est ce qui m’anime, face à un plateau très relevé. Le plaisir de se confronter au plus haut niveau. J‘aime les étapes ouvertes et compliquées. On connait des configurations sympas. On va dérouler toutes les côtes du Nord à la Bretagne. Il y aura des animaux marins, des lumières… tout ce qu’on aime et qui nous rend heureux sur l’eau ».

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Départ de la troisième étape de la Solitaire, Armel Le Cléac'h : "On va dérouler toutes les côtes du Nord à la Bretagne"


Le vent d’Ouest Sud Ouest qui s’est ébroué tôt ce matin sur les dunes de Dunkerque a levé dès l’entrée du grand port Nordiste, un clapot court et croisé. C’est sur ce terrain de jeu cabossé ensoleillé qu’a été donné à 16 heures tapantes le départ de la 3e étape de La Solitaire du Figaro. 

image

Crédit : A Courcoux

En l’absence de bouée de dégagement, les 33 solitaires encore en lice (après les abandons de Robin Marais – Ma Chance Moi aussi - et de Corentin Douguet – NF Habitat) ont entamé au louvoyage l’entrée en Manche et le contournement des deux grands caps de la côte d’Opale, Blanc Nez et Gris Nez. Face aux courants et dans une radieuse lumière, les solitaires parvenaient à s’aligner dans un tempo parfait pour s’élancer dans le coup de canon en tribord amure. Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) s’imposait en costaud au bateau comité et entamait la belle sarabande des virements de bord en route vers la côte d’Opale.


15 à 20 nœuds de vent au louvoyage

Une étape annoncée décisive, majuscule et contrastée à souhait. Voilà donc ce qui attend les protagonistes jusqu’à au moins mercredi prochain et l’arrivée possible dans l’estuaire de la Loire. D’ici là, il faudra négocier entre falaises et DST du Pas-de-Calais les allures au plus près du vent d’Ouest soufflant entre 15 et 20 nœuds, et appelé à fraichir cette nuit. Les premiers concurrents devraient se présenter devant Dieppe au petit matin, et laisser à tribord la bouée Daffodils mouillée à moins de 4 milles du rivage. Le vent faiblira alors pour prendre de l’Est et permettre l’envoi des spis, prélude à une belle traversée de la Baie de Seine. Cette course de placement déterminera bien entendu le passage des deux raz du Cotentin, Barfleur et Blanchard. Les prévisions pour la suite Bretonne du programme sont à ce jour évasives, et il sera demandé aux solitaires de déterminer avec les outils informatiques du bord la meilleure route pour contourner la pointe de Bretagne, dans ou contre les courants de Portsall et du Four.

Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) : « La compétition et la confrontation au plus haut niveau ! »

« Le plaisir est dans la compétition. C’est ce qui m’anime, face à un plateau très relevé. Le plaisir de se confronter au plus haut niveau. J‘aime les étapes ouvertes et compliquées. On connait des configurations sympas. On va dérouler toutes les côtes du Nord à la Bretagne. Il y aura des animaux marins, des lumières… tout ce qu’on aime et qui nous rend heureux sur l’eau ».


Source : Rivacom

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Jeremie Beyou remporte les 48H Azimut, Sam Davies et Isabelle Joschke montent sur le podium - Classement

 

Après un finish incroyable, Jérémie Beyou prend la première place des 48Heures Azimut du Defi Azimut après 1 jour, 20 heures, 56 minutes et 59 secondes en passant la ligne d’arrivée à 12h48. Sam Davies et Isabelle Joschke montent sur le podium. Clarisse Crémer 4ème. 


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Crédit : Y Zedda


Kevin Escoffier (PRB) pourtant en tête jusqu’en fin de matinée est resté englué dans une bulle sans vent, tandis que le vainqueur du Défi Azimut 2019 reprenait des couleurs sous la pointe ouest Pen Men de l’île de Groix. Jérémie Beyou (Charal) a donc franchi ce midi à 12h 48min 59s la ligne d’arrivée entre l’île de Groix et la pointe du Talud. Il a bouclé les 500 milles du parcours à la vitesse moyenne de 10,95 nœuds sur l'orthodromie (12,60 nœuds sur l'eau pour 566,22 milles). Son temps de course est de 1 j 20 heures 56 minutes, 59 secondes.


2 mn et 38s derrière Sam Davies (Initiatives-Cœur) se hisse sur la deuxième marche du podium. La Britannique signe là une superbe performance : remontée à la 4eme place au petit matin, et après un superbe duel avec Jérémie Beyou sous l’île de Groix à frôler les cailloux, enchaînant les virements de bord de belle manière, Sam est décidément dans le match !

Ce samedi 12 septembre, passages de la ligne d'arrivée des 48h en solitaire.

1 : Charal (Jérémie Beyou) : passage de la ligne d’arrivée à 12h 48 mn 59 s
2 : Initiatives-Cœur (Samantha Davies) : à 2 mn et 38s du leader
3 : MACSF (Isabelle Joschke : à 17 mn du leader
4 : Banque Populaire X (Clarisse Cremer) : à 23 mn et 40s
5. PRB (Kevin Escoffier), à 36 min et 34 sec
6. Arkéa Paprec (Sébastien Simon), à 42 min et 44 sec
7. Seaexplorer – Yacht Club de Monaco (Boris Herrmann), à 42 min et 56 sec
8. Apivia (Charlie Dalin), à 1h14 et 10 sec
9. Linkedout (Tomas Ruyant), à 1h17 et 41 sec
10. Groupe APICIL (Damien Seguin), à 01h33 et 12 sec

Source : Defi Azimut

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Une programmation exceptionnelle !

Pour sa première édition, le Festival du film Voiles et Voiliers avec les Écrans de la Mer, organisé en partenariat avec CIC Ouest, se déroulera aux Sables-d’Olonne (Vendée) du 30 octobre au 1er novembre. Durant trois jours, au Multiplexe Le Grand Palace et au Centre de congrès Les Atlantes, la mer et la voile seront à l’honneur. Une invitation au rêve et à l’évasion avec une sélection composée en grande partie de documentaires inédits qui fera voyager les spectateurs du grand Nord aux mers de Sud en passant par Nazaré et bien sûr, autour du monde en solitaire ! Un événement ouvert à tous.

Une sélection riche en films inédits

La sélection, réalisée par La Guilde et l’association espagnole SAIL IN, est composée de 17 films français et internationaux pour la plupart inédits.
Les 12 séances prévues seront suivies par un débat avec un membre de l’équipe du documentaire projeté et de personnalités concernées par la thématique.

Deux « Grands Prix CIC Ouest »

A l’issue de ces trois jours, le président du Jury Emmanuel de Oliveira – président de la SNSM et son jury composé de Nicolas Jallot – auteur et réalisateur, Stan Thuret – navigateur et cinéaste, Jean-Marie Biette – directeur délégué de Voiles & Voiliers remettront les Grand Prix CIC Ouest. Ces prix récompenseront les meilleurs films dans les catégories mer et voile.

Les films sélectionnés

Catégorie Mer

Pianocéan – Sous le ciel de l’Ouest d’Anne-Lise et Pierrick Le Pellec Sounds Of Surfing : Molécule à Nazaré de Vincent et Julie Kardasik Demailler de Alexis Berg et Michel Le Meur La voie arctique d’Arnaud Mansat et Sébastien Roubinet Planète Méditerranée de Gil Kebaili Norvège, le festin des orques d’Alexis Barbier-Bouvet et Didier Noirot

Catégorie Voile

Cape Horn passage in schooner Wander Bird d’Oleg Harencar Fleur Australe en Alaska de Géraldine Danon et Philippe Poupon The race to Alaska, the movie de Zach Carver Atalaya d’Emma Roufs Sir Robin Knox-Johnston, sailing legend de Clipper Ventures Coyote, the Mike Plant Story de Thomas Simmons Singlehanded de Stash Wislocki Tara Tari de Capucine Trochet À toute berzingue de Lou-Kévin Roquais X-Trillion d’Eleanor Church

Jean-Luc van Den Heede, parrain de du Festival

« Depuis Les Sables-d’Olonne vont s’élancer une trentaine de navigateurs solitaires autour du monde. Leurs bateaux volent désormais et vont beaucoup plus vite que lors des premières éditions du Vendée Globe auxquelles j’ai participé. Le grand public qui vient visiter les pontons où stationnent ces bolides, va, en plus, pouvoir participer au Festival du film Voiles et Voiliers avec les Écrans de la Mer. Un événement qui va enchanter un public qui s’y déplacera en nombre. Je suis très honoré de parrainer cette manifestation qui va confirmer que la ville des Sables-d’Olonne est bien la capitale mondiale de la course au large en solitaire. »

Le Festival du film Voiles et Voiliers avec les Écrans de la Mer fait partie intégrante des animations de la 9ème édition du Vendée Globe, dont le départ sera donné le 8 novembre prochain.

Point d’orgue du Festival du film Voiles et Voiliers avec les Écrans de la Mer, la soirée de gala du samedi 31 octobre, consacrée au Vendée Globe, débutera par la projection d’un film sur la course puis sera suivie d’un grand débat auquel participeront des skippers engagés, des responsables de la course, des grands témoins…

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Défi Azimut. Charal remporte les 48H d’un souffle

Défi Azimut. Charal remporte les 48H d’un souffle

C’est finalement Jérémie Beyou sur Charal qui s’est imposé sur ces 48H du Défi Azimut devant trois femmes, Samantha Davies sur Initiatives Coeur, Isabelle Joshke sur MACSF et Clarisse Crémer sur Banque Populaire X. Un finish qui s’est déroulé dans la pétole en revenant vers Lorient.
On retiendra de cette course que les favoris du Vendée Globe sont toujours là avec un petit plus pour Charlie Dalin sur Apivia qui a montré que ses choix d’avoir un bateau polyvalent sont payant. Jérémie Beyou sur Charal reste toujours aussi rapide, tout comme Thomas Ruyant ou Armel Tripon sur l’Occitane. Sébastien Simon sur son Arkea Paprec s’est montré également aux avants-poste. Celui qui se voit comme un outsider pour le prochain Vendée Globe était bien dans son rôle. Kevin Escoffier sur PRB semble en mesure d’être le premier à venir rivaliser avec ces bateaux de nouvelle génération suivi de Samantha Davies, Boris Hermann et Isabelle Joshke.
Dans les bateaux à dérives, Clarisse Crémer sur Banque Populaire X reste toujours aussi rapide.

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Ambrogio Beccaria sur le mini foiler Cerfrance vainqueur de la Mini en Mai 2020, "c'était risqué mais ça l'a fait !"

C'est à 14h05'51" vendredi 11 septembre qu'Ambrogio Beccaria a coupé la ligne d'arrivée de la Mini en Mai 2020. Après plus de 73h de navigation, l'Italien a remporté cette course incontournable du circuit Mini après avoir mené la flotte sur la quasi totalité des 500 milles. Vainqueur en 2018 en Série, il l'emporte cette année sur un bateau qu'il découvrait: le Proto de Tanguy Bouroullec.

image

Crédit : Jakez


"C'était risqué mais ça l'a fait !"

"C'est une sacrée machine et je suis ravi de naviguer dessus. Je ne suis pas sûr d'avoir été à la hauteur du bateau qui est par ailleurs une belle découverte," explique Ambrogio. "Je navigue sur le bateau de Tanguy car il m'a demandé de l'aider à le développer. Je vais continuer le championnat, terminer la saison et nous allons travailler ensemble pour en découvrir toutes les subtilités car c'est une machine compliquée. Je suis content même si j'ai fait des erreurs de débutants. Je ne suis pas doué pour penser aux petits détails et j'ai même oublié des gants et de quoi me protéger du soleil! Je suis cramé! Du point de vue de la navigation aussi j'aurais pu mieux faire, par exemple j'aurais pu avoir une meilleure trajectoire et avoir plus d'avance à l'arrivée. En revanche, je suis très content du coup que j'ai fait au passage des Sœurs, entre Houat et Hoëdic, c'était risqué mais ça l'a fait ! Cette course a été une belle remise en jambes en solo, je n'avais pas navigué en solitaire depuis ma victoire à la Mini Transat 2019. Je suis tout de même content de ma navigation et je me rends compte qu'à chaque fois, on apprend des choses. La Mini en Mai est une course de fou, avec des passages incroyables. C'est très intense. Je suis très content de l'avoir remportée en Série et en Proto et je compte bien continuer comme ça !!".

Marie Gendron prend la deuxième place de ce podium tant convoité. Pour la première fois dans l'histoire de la Mini en Mai, une femme monte sur le podium. Sur son Proto 930 Cassiopée SNCF, Marie a bataillé dur et a su s'imposer : "C'était une très belle course, un beau challenge contre Sébastien (Pebelier - 787 Decosail - 3e de la Mini en Mai) et Ambrogio. Il y a eu du suspense jusqu'au bout! Le match a été serré tout le temps, je n'ai rien lâché. C'est ma troisième Mini en Mai et sur les deux premières éditions, j'avais eu beaucoup de casse. Cette deuxième place prouve que l'expérience paye et que le bateau comme le skipper sont maintenant fiabilisés! Je suis très heureuse, c'est un cadeau que je fais à mon bateau et à moi-même. Le 930 est actuellement en vente mais j'ai souhaité en profiter encore un peu avant de faire une pause et de revenir avec de nouveaux projets!".

La troisième place revient à Sébastien Pebelier sur le Proto 787 Decosail, qui lui aussi aura donné le meilleur de lui-même tout au long des 500 milles.

Du côté des Séries, Léo Debiesse (966 AvelaSailing.com), grâce à une belle remontée depuis le passage du pont de l'île de Ré, s'adjuge la victoire dans sa catégorie. Il est suivi de Brieuc Lebec qui se sera bien défendu jusqu'au bout sur le #914 Maitri. La bataille pour la troisième place aura aussi été acharnée mais c'est finalement Guillaume Quilfen (977 Clair'Ocean Sailing) qui complète le podium.
Les arrivées vont se succéder toute la nuit et dans la journée de samedi pour les Ministes toujours en course.


Source : Miss Comm
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Finish à bout de souffle pour les 48 Heures Azimut, PRB en tête devant Apivia bientôt la ligne d’arrivée - Live

Peter Burling et Blair Tuke arrivent sur le SailGP : "Nous allons constituer une équipe compétitive"

  Une nouvelle équipe néo-zélandaise, menée par les champions olympiques et vainqueurs de la Coupe de l’America, Peter Burling et Blair Tuke...

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Eurolarge Innovation. Voile de compétition bretonne : +16% de CA entre 2018 et 2019

Eurolarge Innovation. Voile de compétition bretonne : +16% de CA entre 2018 et 2019

Eurolarge Innovation a dévoilé en marge du Défi Azimut les résultats de l’étude économique sur la voile de compétition en Bretagne qui montre le poids économique des écuries de course au large et la qualité de l’écosystème qui a été développé.

Une enquête menée cet été par Bretagne Développement Innovation auprès des 210 entreprises bretonnes de la filière. Objectif de l’étude : actualiser les données économiques publiées en 2018 et prendre le pouls des entreprises de la Bretagne Sailing Valley qui, après une période d’incertitude engendrée par la crise sanitaire, se tiennent prêtes à relever de nouveaux défis technologiques.
Architectes, constructeurs, fabricants de gréements et d’appendices et d’électronique embarquée…ont été interrogés sur leurs données économiques en termes de chiffres d’affaires et d’emplois, et aussi sur leurs marchés.
Les 118 entreprises répondantes ont également communiqué quelques informations sur l’impact du COVID-19 sur leurs activités.

Les chiffres actualisés :
– 210 entreprises (industries, commerces et services) ont été recensées.
– Les activités associées font appel à 28 métiers différents (architecture et construction navale, informatique, accastillage, appendices, voilerie…)
– Ces entreprises réalisent en 2019 un chiffre d’affaires de 348 millions d’euros dont 83,5 millions d’euros HT estimés, exclusivement pour la voile de compétition (+16% de progression estimée entre 2018 et 2019)
– 2 355 salariés y travaillent dont 980 dans le secteur de la compétition.

Autres marchés des entreprises (panel de 118 entreprises)
Les savoir-faire et les technologies de pointe développées pour la voile de compétition sont autant de leviers d’innovation pour d’autres filières : le nautisme, l’aéronautique, le naval, les matériaux composites, la défense, les navires à propulsion vélique…

Impact du COVID-19 sur les entreprises (panel de 118 répondants) :
– Une baisse du chiffre d’affaires de -20% est anticipée en 2020,
– Impact sur l’emploi en 2020 : estimé à -3%, principalement sur les emplois temporaires.

Les écuries et projets sportifs
+200 écuries et projets sportifs actifs en voile de compétition sont localisés en Bretagne (dont 21 en IMOCA)
– Leur budget global de fonctionnement annuel hors construction du bateau est estimé à 58M€.
– 85% de ce budget est dépensé sur le territoire breton
– Cette activité génère + de 320 emplois dont environ 120 temporaires

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Solitaire du Figaro. Départ d’une 3e étape de tous les dangers

Solitaire du Figaro. Départ d’une 3e étape de tous les dangers

C’est à 16h devant l’entrée du port de Dunkerque que les skippers s’élanceront pour cette 3e étape longue de 492 milles des Flandres en Loire Atlantique. Une étape piégeuse tout du long du Cap Gris Nez à Portsall et jusqu’à Saint-Nazaire, en passant par la Baie de Somme, les falaises Dieppoises et le raz Blanchard, les solitaires vont en permanence jouer de la calculette et se torturer les neurones pour envisager, en fonction des vitesses intrinsèques de leurs montures, et d’un vent annoncé très aléatoire, le bon placement au moment de l’inversion des courants. Etape certes clémente sur le plan météorologique, mais de tous les dangers sur l’aspect sportif, de par sa configuration, et de par les enjeux relatifs à un classement général remarquable par les faibles écarts entre les concurrents.

De quoi rendre cette 51e edition un peu plus passionnante après deux étapes où il n’y aura pas eu beaucoup de suspens contrairement à ce qu’on a pu voir l’année dernière. Assurément Armel le Cleac’h, leader de la course au classement général part favori mais d’autres comme Yann Eliès, Sam Goodshild ou Tom Laperche restent en embuscade à moins que ne surgisse un autre skipper que l’on attendait pas.

Francis Le Goff, Directeur de course de La Solitaire du Figaro, se défend de toute malice dans l’accumulation des difficultés parsemées tout au long du parcours de l’étape majuscule programmée pour demain à 16 heures. « Le parcours pour relier Dunkerque à Saint-Nazaire passe en effet en revue toutes les difficultés naturelles de la Manche » décrit-il. « On s’attend à des conditions de vent très maniables. Le jeu est très ouvert et c’est la topologie, la physionomie de la Manche qui va arbitrer les débats. Il y a énormément de possibilités d’attaque. Après deux étapes, on trouve en lice des coureurs qui ont déjà perdu la course et qui voudront se refaire, et d’autres qui ont un classement à préserver… donc c’est l’étape de tous les dangers car longer les côtes des Hauts de France, de Normandie et de Bretagne recèle une immense variété de difficultés, et parce que la physionomie du classement général la rend absolument décisive. Certains vont « tirer dans les coins », pousser des options extrêmes, jouer leur va-tout. On a un premier passage délicat dès le départ, sous les falaises de la côte d’Opale, où ça va jouer physique, contre le vent et le courant, à tirer des bords et enchaîner les virements, dans le couloir le long du Dispositif de Séparation du Trafic du Pas-de-Calais. Puis on arrive très vite en Baie de Somme avec la bouée de Dieppe à négocier, à moins de 4 milles de la côte, et un risque de gros trou de vent, consécutif au passage de la dorsale où on va basculer d’un régime d’Ouest à du Sud Est, donc au portant. La traversée sous spi dans 10 à 15 nœuds de vent de la Baie de Seine verra les concurrents décider d’aller loin au large pour passer les rails du Cotentin, ou se placer sur une route plus Sud, avec le jeu des courants qui forcent à serrer la côte. Puis on remet ça à Portsall, avec un gros risque de pétole, dans les courants ! »

Les 33 solitaires, depuis les abandons de Robin Marais (Ma Chance Moi Aussi) et de Corentin Douguet (NF Habitat), savent ce qui les attend et se préparent tous à jouer crânement leurs chances. De nombreuses interrogations planent au dessus du bassin de la marine à Dunkerque, home des Figaro Bénéteau 3 jusqu’à demain. Quelle sera l’attitude du leader Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), si déterminé à l’emporter et capable de tous les coups de force ? Quelle sera la posture de Yann Eliès (Quéguiner Matériaux – Leucémie Espoir) ? Jouera-t-il la gagne ou placé ? Et quid de l’anglais Sam Goodchild (Leyton), en position d’entrer dans l’histoire comme le premier navigateur britannique à s’adjuger un podium sur La Solitaire du Figaro ? Autant de passionnantes questions dont les réponses ne tomberont qu’en milieu de semaine prochaine, mercredi probablement en Loire-Atlantique.

Une étape très cérébrale !

Alexis Loison (Région Normandie), qui arbore fièrement et jusqu’à son masque chirurgical, les Léopards des Plantagenêt, est, avec Fred Duthil (natif de Carentan) et Fabien Delahaye (né comme Alexis à Rouen), l’un des familiers de ces rivages Normands de toutes les chausse trappes. Il s’accorde comme beaucoup à qualifier cette troisième étape de décisive ! « On va partir en tirant des bords sous les falaises du Cap Gris Nez, dans du vent clair. On connait moins ces coins-là. Les falaises peuvent bloquer le vent. La Baie de Somme nous attend avec son trafic, ses courants, ses bancs de sable et ses algues. Il faudra laisser à tribord la bouée Daffodils à 4 milles devant Dieppe, et revenir à terre. Puis viendra la longue diagonale en travers de la Baie de Seine cette fois, en passant au large de Barfleur. On sera en capacité de s’en approcher si le courant est favorable au moment de notre passage. Le vent sera incertain et le bateau se comporte complètement différemment à trois ou quatre nœuds près. Le courant lui ne varie pas. L’heure c’est l’heure. Tout va être dans le timing. A une heure près, on pourra s’échapper, ou se prendre 6 heures dans la vue. Il faudra dès le passage à Dieppe réajuster le timing de passage à Blanchard, afin de se présenter dans les conditions de courant optimales. Le DST des Casquets nous empêche d’aller très loin au large. On va partir avec un schéma météo en tête, qui risque de beaucoup évoluer et de chambouler nos belles estimations. Il va falloir rester à l’affût, prêt à ajuster en permanence la stratégie de route. On retrouvera à Portsall le même schéma, courant contre vent. Dès l’Ile de Batz, on va trouver de forts courants, avec le choix d’aller jouer dans les cailloux ou de choisir le large.

C’est le parcours le plus difficile sur le papier ! On a déjà deux étapes dans les pattes et la fatigue se fait sentir. On va enchaîner tous les « cols » d’un seul coup. L’étape sera décisive car tout le monde se tient en quelques minutes au classement général. Même sans option, une renverse de marée peut faire le tri, à quelques milles près. Cette étape est très cérébrale. Il ne faut pas douter, à l’image d’un Armel qui est venu pour jouer la gagne, en franc tireur. Il ne faudra pas trop regarder les autres. Je connais peu les parages de l’estuaire de la Loire. C’est un coin piégeux. Jusqu’au bout il faudra demeurer en alerte maximale. »

Phil Sharp (Oceanslab) : La troisième étape sera décisive !

Le natif de Jersey Phil Sharp a dominé de la tête et des épaules ses années en Class40. Il revient en Figaro pour affronter les meilleurs navigateurs solitaires. De son propre aveu, il est servi !

« Le Figaro Bénéteau 3 représente un grand changement par rapport aux courses au très grand large, en Class40, que j’ai pratiquées ces dernières années. Il s’agit là de courses au contact, près des côtes, avec une flotte très compacte. La stratégie inshore, au plus près des rivages, est fondamentale, ainsi que la tactique sur l’eau, ce qui existe moins quand vous traversez l’Atlantique. Les courses sont plus courtes, mais tout le monde est à la limite de sa résistance. Le niveau est élevé et les différences entre les coureurs, minimes. Cela exige le meilleur de ce que vous avez dans le ventre. Cela vous pousse à être au maximum en permanence. J’apprends. J’apprends vite. Je ré-apprends beaucoup en définitive. C’est un vrai cours de décrassage. C’est vraiment le camp de formation, « boot camp », de la voile. J’aime l’idée de naviguer ainsi au plus haut niveau avec les meilleurs. C’est aussi pour cela que j’ai voulu refaire du Figaro, pour me frotter aux meilleurs et m’élever à leur niveau. C’est difficile d’arriver et de prétendre réussir tout de suite. Il y a beaucoup de préparations et d’entraînements à réaliser. Je n’ai pas eu beaucoup la possibilité de m’entraîner. J’ai l’impression de juste commencer à comprendre le bateau. C’est super de se frotter à de grands navigateurs et de les titiller. Il y a au moins 20 coureurs avec de grandes expériences. Je suis content de ma deuxième partie de course lors de la deuxième étape. J’étais bien concentré. J’ai repris quelques places. J’ai hâte d’être au départ de la troisième manche. Elle sera décisive. Tactique, longue, avec des écarts qui pourraient être énormes, à cause des phénomènes de côte, de courants, d’arrêt buffet et de mise à l’ancre pour ne pas reculer… »

Robin Marais (Ma Chance Moi Aussi), retour sur un échouage

Il était 9 heures 40 lundi dernier, sous les côtes anglaises. Robin Marais alerte la direction de course de La Solitaire du Figaro. Il s’est endormi et son bateau s’est échoué. Récit :

« C’est un accident bête, un endormissement. Je venais de faire une petite sieste et je voulais en reprendre un peu. J’étais en charge moteur, et je n’ai pas entendu mon réveil. J’étais plongé dans un sommeil profond. Je suis réveillé par le choc de ma quille qui heurte un rocher. Je suis sous spi, à plus de 7 nœuds. C’est violent. Le bateau est monté sur le caillou et y est resté coincé. Peu de mer mais suffisamment de brassage pour abimer le bateau. J’ai tout de suite affalé le spi. Tout autour, il y a des cailloux, dont un gros qui affleure sur tribord, et beaucoup de roches à fleur d’eau. J’enclenche le moteur et je bourrine en marche arrière. Rien ne bouge. J’essaie de le faire pivoter en jouant avec la barre. Rien ne bouge. Je connais un petit moment de panique. J’envoie un message d’alerte à la direction de course via la VHF, car je vois que je ne vais pas m’en sortir seul. Je prends le temps de me calmer. Je regarde sur mon ordi l’état de la marée. Elle à 80% descendante. Tout s’accélère et je comprends qu’en quelques minutes, mon bateau va rester coincé par la marée. Les pires scenarii se dessinent dans ma tête, avec cette Angleterre proche mais interdite par le Covid. Je me dis qu’il faut méthodiquement tout tenter pour sortir le bateau au plus vite. Un anglais est arrivé sur zone avec un gros semi-rigide. Il a refusé de me tirer, de peur peut-être d’abimer son bateau ou le mien. Je regarde dans l’eau par l’arrière du bateau pour voir comment le bulbe est encarté dans le rocher, et définir une stratégie et un chemin de sortie de cette zone de roches. Une voie existe par l’avant gauche. Je tente de nouveau de sortir au moteur en tentant toutes les combinaisons de barre, puis avec l’aide de la grand voile et du foil tribord qui est appuyé sur les cailloux. En vain. Je suis impressionné par la solidité du foil. Je m’attends à ce qu’il se brise d’un instant à l’autre. Je décide alors de me jeter à l’eau, près du foil, en botte et guêtre. J’ai de l’eau jusqu’à la taille et j’essaie de pousser dans tous les sens. Rien ne marche et je me résous à rester là. C’est alors que j’avise mon gros pare battage du bord. Je pense qu’il faut que j’anticipe l’échouage à venir. Mais en glissant le pare bat entre la coque et les cailloux, je constate que le bateau bouge. Je rajoute un plus petit pare bat et je pousse de toutes mes forces sur le foil. Le bateau pivote de 90 degrés. Je saute à bord et je lance le bateau en marche avant. Un dernier choc et je sors de cette zone. Je suis demeuré longtemps sur la déception et la culpabilité. Je me suis assuré de l’état du bateau, avec Wilfrid Clerton de la direction de course venu vérifier la capacité du bateau à traverser. J’ai décidé de ramener le bateau à Dunkerque, persuadé alors que je serai en mesure de réparer et de poursuivre cette solitaire. Tanguy Le Turquais (Groupe Quéguiner – Innoveo), qui a connu une mésaventure similaire est arrivé sur zone. Nous avons beaucoup échangé et cela m’a aidé à stopper la gamberge et la culpabilité pour rallier Dunkerque. »

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Solitaire du Figaro. Corentin Douguet abandonne sur blessure

Solitaire du Figaro. Corentin Douguet abandonne sur blessure

Le skipper de NF Habitat a du renoncer à La Solitaire après avoir détecté une fracture de l’apophyse transverse de la deuxième lombaire. Le diagnostic consécutif à la visite mercredi du skipper à l’hopital de Lille vient de tomber. La douleur qui handicape le skipper Nantais depuis le départ de La Solitaire porte désormais un nom. Poursuivre en l’état, avec la douleur et des moyens physiques diminués n’est plus du domaine du raisonnable, et Corentin, suivant en cela tous les avis autorisés, choisit de se retirer.

« Partir sous médoc ne serait pas un geste marin » explique t’il. « La navigation en solitaire et l’étape qui nous attend exigent une attention de tous les instants incompatible avec un traitement antidouleur efficace. Je dois me reposer, tout arrêter car ce type de blessure ne requiert aucun traitement autre que l’immobilisation totale. C’est une déception. La Solitaire est un investissement total, et il est très difficile de la quitter, même blessé. En 2010, après un podium d’étape, j’avais navigué malade, victime d’une pneumonie. Mais cette fracture est vraiment handicapante. »

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