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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

La Solitaire. Clarisse sur l’Atlantique devant Armel le Cleac’h !

La Solitaire. Clarisse sur l’Atlantique devant Armel le Cleac’h !

Clarisse Crémer est 10e de cette étape et première bizuth. Celle qui a rejoint le Team Banque Populaire pour prendre la barre de l’IMOCA est devant son futur mentor Armel Le Cleac’h à la peine sur cette première moitié d’étape et qui pointe à la 44e position. Clarisse fait donc encore des siennes sur l’Atlantique et se retrouve en très bonne position à égale distance de Yann Eliès 1er et Jérémie Beyou 6e. Chapeau !
Les choix dans les prochaines heures risquent d’être décisifs pour la suite au passage du DST de Ouessant. Il reste encore 292 milles à parcourir pour une arrivée prévue jeudi après-midi. Armel va devoir cravacher pour revenir devant sa futur élève !

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Charlie Dalin totalement impliqué dans la conception de son IMOCA

Prévue mi-juillet, la mise à l’eau de l’Imoca Apivia sonnera pour Charlie Dalin comme la première mise en mouvement d’une aventure intense. Avant d’entrer en action sur l’eau, le navigateur solitaire, diplômé d’architecture navale, a été un des plus fervents artisans de la conception de ce monocoque audacieux et novateur. Charlie Dalin raconte l’évolution de son projet… en piaffant d’impatience.

Que s’est-il passé depuis l’annonce du projet Apivia Mutuelle ?

Charlie Dalin : « Il y a eu plusieurs étapes. Nous avons d’abord élaboré un programme complet et ambitieux avec Apivia Mutuelle sur 4 ans. Nous avons ensuite intégré 9 personnes à l’équipe technique pour déterminer ensemble l’architecte, le chantier, et les fondamentaux autour du design du bateau… comme les foils, la bôme, le cockpit, puis les configurations de winches, de safrans… Désormais, on ne cesse de faire des arbitrages, mais sur des points qui sont moins cruciaux puisque tout ce qui ne peut plus changer comme la forme de la coque, du pont… sont déjà fabriqués. »

Comment s’est fait le choix Guillaume Verdier justement ?

Charlie Dalin : « C’est un architecte de très grand talent. Les bateaux nés pour l’édition 2016-2017 ont été l’œuvre du duo VPLP-Verdier. Chacune des parties a choisi sa route, ça a rouvert encore le jeu. Il y a même quatre architectes différents à l’origine des bateaux neufs de l’édition 2020-2021. On a rencontré Guillaume, on s’est bien entendu et, en même temps qu’il cherchait, j’ai beaucoup réfléchi de mon côté, j’ai joué avec les logiciels de notre bureau d’études pour faire mes recherches sur l’hydrostatique, les puissances latérales et longitudinales… On a passé des mois à cogiter pour trouver la meilleure solution, en se basant sur les chiffres, les modèles et une part d’instinct et d’intuition. »

Comment tu t’es positionné dans cette collaboration ?

Charlie Dalin : « Ma formation d’architecte naval a fait que j’ai souhaité m’impliquer à plein temps dans la conception et être proactif sur les décisions. Le choix des modes de winches par exemple, c’est le mien ! Pilotée par Antoine Carraz, l’équipe a su rendre viable ce que j’imaginais, notamment grâce à Baptiste Chardon et à Ulysse David, ingénieurs du bureau d’études. »

Quel est ton quotidien aujourd’hui, puisque Apivia sera mis à l’eau courant juillet ?

Charlie Dalin : « Je travaille beaucoup ma condition physique. Les Imoca60 sont très éprouvants. Je fais évoluer mes entrainements pour adapter mon corps aux exigences de ces grands bateaux, parce que les groupes musculaires sollicités ne sont pas les mêmes qu’en Figaro. Je me mets à niveau, en quelque sorte. Je passe aussi pas mal de temps au chantier, parce que j’adore ça ! J’adore regarder évoluer la construction du bateau. Mon cadeau d’anniversaire a été le pontage du bateau, le 10 mai. Prochaine étape : se décider sur les composantes électroniques, l’hydraulique, la zone de vie intérieure… Et je peaufine le nouveau calendrier, celui qui débutera après la mise à l’eau. »

Qu’est-ce qu’il reste à faire d’ici mi-juillet ?

Charlie Dalin : « Dans le gros œuvre, le pontage est terminé, c’est une bonne chose. Les foils sont en cours d’assemblage, on va poser toutes les pièces dans les semaines à venir. On va récupérer le mât, la bôme, la peinture ne va pas tarder à débuter, le meuble de table à cartes sera bien mis en place, les goulottes aussi… Et la casquette est en cours de fabrication. »

En plus de l’excitation, comment imagines-tu ta première navigation ?

Charlie Dalin : « Je pense que je vais faire super attention à ma première manœuvre au port ! Mais je n’ai pas vraiment peur, parce que c’est un aboutissement que de hisser la grand-voile pour la première fois, de descendre le premier foil, de dérouler son premier gennaker… Depuis le 8 mars 2018, nous travaillons tous d’arrache-pied sur ce bateau, ce sera une réelle fierté pour toute l’équipe. J’ai presque envie de faire un calendrier de l’Avent Apivia Mutuelle ! »

Comment se présente ton programme ?

Charlie Dalin : « Nous devons mettre à l’eau Apivia mi-juillet, ce qui devrait nous permettre de courir la Rolex Fastnet Race en double début août. Je manquerai sans doute le premier stage du pôle Finistère fin juillet, mais pas celui fin août. Le baptême est ensuite prévu le 21 septembre à La Rochelle, puis nous devrons être au Havre le 18 octobre pour un départ de Transat Jacques Vabre le 27 ».

Après 5 podiums sur la Solitaire et à l’heure de cette nouvelle édition, quels enseignements retiens-tu de tes années figaro ?

Charlie Dalin : « Quand un marin se forme, c’est important qu’il consolide ses expertises dans la stratégie de placement, les sensations, la sensibilité aux voiles, sans se laisser distraire par le développement du bateau. La classe Figaro est formidable pour se former à l’essentiel. On n’est pas distrait par le bateau, qui est monotype, et par son développement technologique. J’y ai fait mes preuves de marin, j’y ai consolidé mon fond de jeu, et c’était essentiel avant de m’aventurer dans la classe IMOCA. »

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La Solitaire. La remontada de Thomas Ruyant, Yann Eliès dans le coup !

La Solitaire. La remontada de Thomas Ruyant, Yann Eliès dans le coup !

Les bateaux les plus à l’ouest tirent le bénéfice de leur positionnement depuis ce matin et vont être en mesure de reprendre le leadership de la course au bizuth Henri Lemenicier qui conserve encore à 13h, 5 milles d’avance. Mais on voit mal comment celui-ci va pouvoir se défaire de sa situation au passage de Sein dans les heures à venir alors que le vent devrait s’orienter dans la mauvaise direction sans compter une bulle qu’il l’attend sur sa route.
A l’ouest, Yann Eliès 2e accélère et se retrouve dans une situation parfaite accompagné d’Adrien Hardy, Morgan Lagravière, Pierre Quiroga et Xavier Macaire alors que Jérémie Beyou est un peu décroché.
Mais le plus rapide est sans conteste Thomas Ruyant qui peut enfin lâcher les chevaux. Dernier hier à 30 milles du leader, il est maintenant 18e avec une VMG de 15 nds. Il ne devrait pas tarder à revenir à la hauteur des premiers.
Cette première étape est vraiment superbe et pleine de rebondissements.
Le perdant du jour est assurément Armel Le Cleac’h 43e positionné le long des côtes et qui cravache pour revenir mais rien n’est perdu pour l’instant.

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Charlie Dalin, skipper du nouvel IMOCA Apivia à l'eau cet été : "Je me suis impliqué à plein temps dans la conception"

Macif de retour dans son élément, François Gabart, "Nous allons entamer deux mois de navigation avec un seul foil"

Depuis mi-janvier, MACIF était en chantier. Le maxi trimaran de François Gabart aura finalement passé près de quatre mois entre les mains ...

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La Semaine Olympique à Marselle débute ce mardi, côté Français : "Nous sommes quasiment au complet"

Ce mardi 4 juin, le stade nautique du Roucas-Blanc va s’imprégner de l’esprit olympique en accueillant les meilleurs mondiaux de chaque série olympique pour la finale de la coupe du monde voile, la Hempel World Cup Series Finale Marseille. 324 marins représentant 42 nations vont en découdre cette semaine sur le plan d’eau marseillais.

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Crédit : World Sailing

À l’issue des épreuves qualificatives qui se sont déroulées à Enoshima (Japon), Miami (États-Unis) et Gênes (Italie), la finale de la Coupe du monde de voile olympique est disputée pour la deuxième année consécutive à Marseille sur le futur plan d’eau des Jeux Olympiques. Les dix disciplines olympiques sont au rendez-vous. Pour la première fois, les kiteborders sont également présents

Guillaume Chiellino directeur de l’équipe de France : "Le niveau s’annonce relevé"

 « Tout se présente très bien à Marseille, tout le monde s’active pour faire de cette finale de coupe du monde un bel événement international. Cette régate est vraiment très proche des formats proposés sur les Jeux Olympiques avec de petites flottes. 

Du côté des athlètes de l’équipe de France, nous sommes quasiment au complet avec des marins en forme pour cette régate importante qui vient clôturer la World Cup 2018-2019 et le calendrier européen intense de ce printemps. Le niveau s’annonce relevé et c’est vraiment sympa de faire une régate sur le plan d’eau des futurs Jeux Olympiques».

Jérémie Mion, champion du monde 470 : "c’est du pur plaisir !"

« On joue à domicile ce qui est vraiment top ! La semaine s’annonce magique avec des conditions de rêves. On s’éclate sur l’eau avec du vent, du soleil, et l’eau est magnifique… c’est du pur plaisir ! 

Côté compétition, pour nous c’est le dernier gros championnat avant le mondial, on monte en puissance et c’est important pour nous de marquer les esprits car tous nos concurrents seront là et le niveau international s’annonce très élevé. On va faire de notre mieux pour performer à la maison »

Les forces en présence

RS :X (femme – Windsurf) – 27 concurrentes
Sur le plan d’eau s’affronteront : la Hollandaise Lilian De Geus, championne du monde et d’europe en titre, la tenante du titre l’Israélienne Noga Geller, la Française Charline Picon, médaillé d’or à Rio, la Russe Stefania Elfutina, médaillée de bronze à Rio et 3ème en 2018. Chez les Françaises, on retrouve : Lucie Belbeoch, Bérénice Mege, Claire Tétard, Delphine Jariel et Thais Royer de Véricourt.

RS :X (homme – Windsurf) – 32 concurrents
Le Français Pierre Le Coq, médaillé de bronze à Rio est bien présent pour défendre son titre, on retrouve également Louis Giard, 3ème l’an dernier. Sur le plan d’eau, il faudra surveiller : le Grecque Byron Kokkalanis, les Polonais Radoslaw Furmanski et Piotr Myszka (POL) et le Suisse Mateo Sanz Lanz. Chez les Français, on retrouve : Adrien Mestre, Clément Bourgeois, Hugo Billon, Romain Ghio, Tom Arnoux

Nacra 17 (mixte – catamaran à foils) – 26 concurrents
Un beau plateau où l’on retrouve les champions du monde les Italien Ruggero Tita et Caterina Banti, les médaillés d’or à Rio les Argentins Santiago Lange & Cecilia Carranza Saroli et les quadruple champion du monde, les Français Billy Besson et Marie Riou. Chez les Français, trois autres duos sont en lices : Quentin Delapierre & Manon Audinet, Moana Vaireaux & Noa Ancian, Marie Soler & Hugues Puimatto.

470 (femmes- dériveur double) – 25 concurrentes
Les Françaises Camille Lecointre & Aloise Retornaz, championnes d’europe le mois dernier sont en pleine forme, la médaillée d’or à Rio et tenante du titre Hannah Mills vient défendre son titre avec Eilidh McIntyre. Il faudra également surveiller les championnes du monde en tire, les Japonnaises Ai Kondo Yoshida et Miho Yoshioka. Chez les Françaises, seront également sur la ligne de départ : Marina Lefort & Lara Granier, Solenza Mariani & Yona Blacher.

470 (hommes- dériveur double) – 29 concurrents
Les Français champion du monde en titre Kevin Péponnet & Jérémie Mion, les Australien Mat Belcher & Will Ryan, vainqueur de la World Cup Series 2018 seront présents pour défendre leur tire. Trois duos français seront également sur la ligne de départ : Hyppolyte Machetti & Sidoine Dantes, Alexandre Demange & Paco Lepoutre, Thomas Ponthieu & Michal Eliott.

Kiteboard – 24 concurrents
Pour la première fois, la flotte des kiteboarder sera à Marseille. A noter la présence du champion du monde, le Français Nicolas Parlier. Les Français en lice : Alexia Fancelli, Arthur Lhez, Axel Mazella, Héloïse Pegourié, Kieran Le Borgne, Poema Newland, Theo de Ramecourt.

49er FX(femmes - dériveur double haute performance) – 10 concurrentes
Les Autrichiennes Tanja Frank & Lorena Abicht, vice-championnes du monde sont les grandes favorites. Chez les Françaises, on retrouve : Lili Sebisi & Albane Dubois, Julie Brossard & Aude Compan, Mathilde Lovadina & Léa Pernet.

49er (Hommes - dériveur double haute performance) – 14 concurrents
Les champions du monde les Croates Sime & Mihovil Fantela auront à cœur de se hisser une nouvelle fois sur la plus haute marche du podium. Chez les Français, 6 équipages : Mathieu Frei & Noé Delpech, Erwan Fischer & Clément Péquin, Hugo Fedrigucci & Enzo Lobry, Kevin Fischer & Yann Jauvin, Lucas Rual & Emile Amoros, Merik Regnault & Louis Raynal.

Finn (homme – dériveur solitaire grand gabarit) – 13 bateaux
Parmi les favoris, on retrouve Français Jonathan Lobert, médaillé de bronze à Londres et le suédois Max Salminen

Les 49er, 49erFX, Nacra 17 et RS: X et Kiteboard courent jusqu'au vendredi 7 juin avant de disputer leur medal race samedi. Les 470, Laser, Laser Radial et Finn concluront leurs courses en flotte samedi et participeront à leur medal race dimanche.

Programme (sous réserve de modifications)

Mardi 4 à vendredi 7 juin
Phase qualificative (une à trois manches par jour)

Samedi 8 juin
Phase qualificative et Medal Races (manche de 30 minutes pour les dix premiers classés de chaque série et dont les points comptent double)

Dimanche 9 juin
Medal Races
17h – remise des prix

Source : S Guého

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Lancement du Offshore Film festival le 6 juin au Grand Rex à Paris

Lancement du Offshore Film festival le 6 juin au Grand Rex à Paris

Ne manquez pas la nouvelle édition du Offshore Film festival qui aura lieu le jeudi 6 juin au Grand Rex à Paris. La soirée se remplit vite alors ne tardez pas et réservez vos places sur : Offshore Film Festival – Paris – jeudi 6 juin

Découvrez dès à présent les premières images sur la bande-annonce du Offshore : https://www.facebook.com/offshorefestival/videos/849838752081685/

Au programme : une plongée dans les profondeurs de l’océan avec le champion du monde d’apnée Guillaume Néry, du surf de grosses vagues dont l’incontournable Jaws avec l’athlète Paige Alms, un voyage en pirogue au cœur de la jungle amazonienne et la traversée de l’Atlantique sur un voilier de 6,50 mètres aux côtés de Ian Lipinski.
Découvrez tous les films sur le programme du Offshore Film Festival !

One breath around the world

Durée : 12 min – Réalisation : Julie Gautier & Guillaume Néry – Production: Almo Film

Avec Guillaume Néry pour guide, impossible de résister à la beauté enchanteresse des fonds marins ! Le double champion du monde d’apnéesillonne les quatre coins du monde pour nous emporter là où nous n’irons sans doute jamais. Du Japon au Mexique, de la Finlande à l’île Maurice, huit mois de tournage pour douze minutes d’images à… couper le souffle !

PAIGE

Durée : 21 min – Réalisation : Bjarne Salén

Découvrez une athlète d’exception : Paige Alms ! Récompensée de nombreuses fois, sacrée championne du monde, cette surfeuse de grosses vagues est également pionnière de la discipline chez les femmes. Ce film intimiste vous plonge dans le quotidien de Paige. Installée sous le soleil de Maui, la surfeuse nous révèle ses entraînements (physiques et mentaux), lui permettant de s’attaquer à sa vague favorite : Jaws.

Dug Out

Durée : 40 min – Réalisation : Benjamin Sadd

Qui n’a jamais rêvé de construire son propre bateau pour descendre une rivière ?! En s’inspirant du mode de vie de la tribu autochtone des Huaorani en Équateur, Benjamin Sadd et James Trundle ont l’intention de fabriquer leur propre pirogue à partir d’un arbre qu’ils vont couper dans la forêt…  Objectif ? Explorer la forêt tropicale et survivre à la jungle profonde d’Amazonie ! Au fil de la rivière Ysauni, le film zigzague entre humour british, paysages saisissants, cris d’animaux farouches et ambiance mystique.

Sillages

Durée : 90 min – Réalisation: Léa Rinaldi – Production: Aléa Films

Venez vivre de l’intérieur la plus mythique des traversées de l’Atlantique en solitaire ! Ian Lipinski vous embarque sur son voilier de 6,50m pour vous immerger au cœur de la Mini Transat. Après avoir chaviré en 2013, gagné l’édition de 2015, Ian est bien décidé à remporter la Mini Transat 2017. Véritable carnet de bord, Sillages dévoile les peurs, les peines et les joies des navigateurs qui s’engagent sur cette course hors-normes. Seuls face à l’immensité de l’océan, chacun d’entre-eux nous incite à réaliser nos propres rêves !

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La Solitaire. Lemenicier toujours en tête, pas de réduction de parcours

La Solitaire. Lemenicier toujours en tête, pas de réduction de parcours

La nuit a vu l’écart augmenter entre Henri Lemenicier et la flotte. Il a compté jusqu’à 18 mn d’avance sur le second. Il a suffi d’une bonne risée pour que le bizuth s’échappe hier dans la journée. Mais rien n’est joué alors que le vent est rentré et que le peloton s’est mis en chasse avec les tenants de l’option est à Belle-Ile emmenés par Julien Pulvé et Anthony Marchand qui ont retrouvé de la vitesse et filent à 9,6 nds. A l’ouest, Morgan Lagravière, Pierre Quiroga, Jérémie Beyou, Adrien Hardy et Yann Eliès sont les mieux placés pour les prochaines heures et risquent de revenir rapidement en touchant du vent fort dans l’après-midi tout en ayant une meilleure trajectoire. Mais le vent fort attendu sera finalement plus faible que prévu. On attendait des rafales à 40 nds, c’est des vents à 20-30 nds qui vont propulser les concurrents.

L’objectif reste le passage de Sein mais ce sont l’heure de la marée et les conditions météorologiques à ce moment-là qui vont déterminer s’il est possible d’embouquer le raz de Sein ou s’il faudra faire le grand tour par l’extérieur du phare d’Ar Men. Car avec un courant contraire et un vent de Sud à plus de trente nœuds, difficile d’imaginer s’engager dans une telle bouilloire ! Or la marée montante de ce mardi débute à 12h25 et se termine à 18h38 (référence Sein)… Avec 88 de coefficient. Il va falloir que la dépression attendue arrive vraiment à l’heure pour que toute la flotte puisse déborder la pointe bretonne avant la fin de l’après-midi ! Autrement, les écarts vont encore s’accroitre entre ce leader imprévu et le peloton.

Armel Le Cleac’h est quant à lui à la peine empêtré à Houat. 42e ce matin, il va avoir du mal à revenir alors que Thomas Ruyant et Clément Commagnac touchent enfin du vent après leur option ouest prise trop tôt hier. Michel Desjoyaux qui avait animé le début de course est au centre de la flotte en 14e position.
On devrait y voir plus clair ce soir mais les 6 bateaux à l’ouest, Morgan Lagravière, Pierre Quiroga, Yann Eliès, Jérémie Beyou, Adrien Hardy et Xavier Macaire devraient prendre une bonne option sur la tête de la flotte.

A bord d’Étoile, le catamaran de la direction de course, Francis Le Goff revient sur cette première partie de course.

« Le vent vient de rentrer, heureusement ! Les bateaux sont repartis et on a touché 15 nœuds au portant, c’est salvateur. Les Figaro Bénéteau 3 sont bâbord amures à 9 nœuds. Pour ceux qui étaient à l’Est, le vent est rentré plus tard. Les 47 bateaux sont actuellement sous spi et les concurrents du Nord sont contraints de loffer davantage pour parer la pointe de Penmarc’h.

Henri Leménicier est parti à la côte. Ca parlait pas mal à la VHF ce matin entre les concurrents de son résultat. Il a toujours conservé du vent et au fur à mesure, il a creusé, alors que les autres sont tombés dans la bulle. Comme il est parti d’assez loin derrière, personne ne le voyait à l’AIS et c’était donc une grosse surprise à la lecture du classement de 5 h00. Je n’ai pas senti de lassitude particulière des concurrents à la VHF. Il sont surpris mais pas grincheux ! Chacun est sur le métier. Il y a de gros retournements avec de très bons skippers qui se sont fait piéger, c’est un scénario étonnant. Et c’ est maintenant ceux qui se sont fait les premiers arrêtés dans l’Ouest qui redémarrent.

Sur Etoile, nous nous sommes positionnés au milieu de la flotte et les deux groupes ont resserré le latéral. J’ai 12 milles nautiques d’écart entre les plus Nord-Est et les plus Sud-Ouest. La flotte s’étale sur une diagonale et Kriter VIII veille au grain derrière.

J’attends la confirmation du bulletin, ça rentre un petit peu. Je suis plus inquiet de ne pas voir le vent arriver que de trop en avoir. On est quand même restés scotchés toute la nuit sous Belle-île. Le phénomène qui va passer semble moins fort qu’annoncé. Il n’y a pas trop de mer et l’instabilité a l’air plus faible que prévue. J’attends 20-25 nœuds maximum et je vois à l’instant que Météo Consult a revu sa prévision à la baisse. Les rafales ne devraient pas excéder 30 nœuds avec 2 mètres de creux maximum.

Contrairement à ce que certains ont pu évoquer, il n’y a aucune volonté et de toutes façons aucune possibilité de réduire le parcours, même s’il est vrai que nous ne sommes pas en avance sur le timing vers Kinsale »

Classement de 6h00 :

1. Henri Leménicier – Eurêka, à 362.9 milles nautiques de Kinsale (1er bizuth)
2. Julien Pulvé – Team Vendée Formation, à 15.48 milles nautiques du leader
3. Anthony Marchand – Groupe Royer-Secours Populaire, à 17.20 mn
4. Alexis Loison – Région Normandie, à 17.40 mn
5. Tom Laperche – Bretagne CMB Espoir, à 17.83 mn
6. Gildas Mahé – Breizh Cola-Equi’Thé, à 18.01 mn
7. Pierre Quiroga – Skipper Macif 2019, à 20.72 mn
8. Alberto Bona – Sebago, à 23.69 mn
9. Morgan Lagravière – Voile d’engagement, à 24.48 mn
10. Jérémie Beyou – CHARAL, à 26.25 mn

 

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Stéphane Kerdodé (Breizh Cola) : « Notre objectif dans la voile, c’est de gagner »

Depuis 2018, la marque Breizh Cola est présente sur le circuit Figaro comme partenaire-titre de Gildas Mahé, qui a pris dimanche le départ de sa 9e Solitaire du Figaro. PDG de Phare Ouest, la société qui a lancé en 2002 le cola breton (30 millions d’euros de chiffres d’affaires et 78 salariés), le Vannetais Stéphane Kerdodé explique pourquoi son entreprise, également présente dans de nombreux autres sports, dont le football (il a été président du club de Vannes) et le cyclisme, s’est lancé dans l’aventure de la voile.

Comment avez-vous été amené à vous engager dans la voile ?
J’avais aidé un skipper sur la dernière Transat anglaise (Ostar 2017) qui partait de Plymouth, Christophe Dietsch, c’était un pur amateur, mais il avait mis beaucoup de cœur et d’énergie dans la préparation d’un vieux bateau en bois. Et au bout de 24 heures de course, il avait subi une avarie qui l’avait contraint à faire demi-tour et à se dérouter vers l’Irlande. J’avais été impressionné par l’énergie qu’il avait mis dans ce projet qui était le projet de sa vie, mais aussi la déception et même la gêne qu’il avait envers son sponsor de ne pas avoir été au bout. Je m’étais dit que c’étaient des signes qu’on ne retrouvait pas forcément dans tous les sports et ça m’avait plu. C’était mon premier contact avec la voile, sachant qu’à côté, Breizh Cola est partenaire de nombreux événements sportifs, culturels et associatifs. Il se trouve que nous étions arrivés l’année dernière à la fin d’un cycle de communication sur des supports plutôt traditionnels que sont les abribus et les affichages 4×3, notamment. Cette première expérience m’a donc amené à me mettre en veille sur la voile. J’ai très vite compris que je ne pourrais pas gagner le Vendée Globe, parce que je ne suis ni mécène, ni milliardaire, ni banquier ni assureur, par contre, j’ai découvert le Figaro, un support, au moins sur le papier, à armes égales. J’ai fait une première sélection de skippers compatible avec mon fonctionnement et l’image que tend à véhiculer mon entreprise, j’ai rencontré Gildas, le courant est bien passé, et c’est comme ça que je lui ai confié la barre du Figaro 2 l’année dernière sous les couleurs de Breizh Cola. J’ai aussi pris la décision très rapidement de commander un Figaro 3, j’ai confirmé à Gildas avant même le départ de la Transat AG2R 2018 qu’il serait aux commandes de ce bateau sur la saison 2019.

Qu’est-ce qui a fait la différence en faveur de Gildas Mahé ?
Sa simplicité, mais aussi sa reconnaissance dans le milieu comme étant un marin de qualité qui, aux dires de bon nombre, n’avait jamais eu réellement les chances de disposer des moyens de montrer sa vraie valeur. Mais aussi sa capacité à s’intégrer au sein de l’effectif de l’entreprise et à participer à la communication en interne autour de ce projet.

Vous vous êtes d’entrée installé sur la durée, alors que souvent sur le circuit Figaro, un nouveau sponsor vient pour voir un an avant d’éventuellement continuer, pourquoi ?
Au départ, j’avais aussi dit un an pour voir et plus si affinités. Mais c’est vrai que, avant même le début de la première saison, j’ai pris la décision de confirmer Gildas sur la saison suivante, afin de le libérer et de lui permettre de penser uniquement à son métier de marin. Ça nous permettait aussi de nous installer sur du plus long terme, sachant qu’en général, nous ne sommes pas une entreprise qui fait des coups, nous aimons nous inscrire dans la durée, je ne concevais pas de ne faire qu’une année.

Cela fait maintenant plus d’un an que vous évoluez dans l’univers de la course au large, y a-t-il des choses qui vous ont interpellé ? Est-ce très différent des autres sports dans lesquels vous êtes investi ?
Oui, c’est différent. J’ai le sentiment aujourd’hui qu’on ne parle que des anciens, des stars de la voile ou de ceux qui gagnent. Si Gildas Mahé a une grande expérience et est reconnu dans son milieu professionnel, il ne jouit pas d’une reconnaissance du grand public. La seule façon de faire parler de nous, c’est donc de remporter des courses. Pour le moment, on a fait une belle troisième place sur la Transat AG2R, on est souvent bien placé dans les classements de nuit, parfois en tête à certaines marques, mais moins au rendez-vous à l’arrivée. On espère que ça va bouger et que les vents vont tourner dans le bon sens pour nous. Après, ça reste un projet mobilisateur, porté par mes collaborateurs, c’est intéressant de pouvoir y associer toute l’équipe et Gildas n’est pas étranger à l’engouement que ça provoque en interne.

L’objectif prioritaire de votre engagement, c’est la visibilité ?
Oui, nous cherchons de la notoriété. Nous avons débuté par des sports sur lesquels nous pouvions toucher directement les consommateurs, principalement dans les stades, et surtout le football, qui est un vecteur de communication majeur en Bretagne. Les trois sports qui attirent les Bretons sont le football, le vélo et la voile pour les plus initiés. Aujourd’hui, la voile nous permet d’être plus sur du maintien de notoriété que sur du gain de consommateurs. Ensuite, notre objectif dans la voile, c’est aussi de gagner, ça fait partie de l’ADN de l’entreprise. On fait de la communication, certes, mais on se donne aussi les moyens de gagner.

Cela veut-il dire que Gildas a un peu plus de pression de résultat, notamment sur cette Solitaire Urgo Le Figaro ?
Non, au contraire. C’est d’ailleurs ce que je lui ai dit : c’est peut-être lui qui se met trop de pression, il veut sans doute trop bien faire, alors qu’on lui demande juste de faire ce qu’il sait faire, de se libérer et de prendre du plaisir. Avec le talent qu’il a, je suis sûr qu’on devrait être présent sur cette Solitaire.

Vous vous êtes aussi engagé cette année sur le Tour Voile auprès de l’équipe de Golfe du Morbihan-Vannes Agglo, pourquoi ?
Déjà, parce que je suis vannetais, ensuite, parce que l’entreprise Breizh Cola est aussi sur un projet de territoire. Le Diam 24 Golfe du Morbihan marchait bien ces dernières années avec l’entreprise Lorina qui a choisi de se retirer. L’Agglo de Vannes cherchait un partenaire pour inscrire un bateau sur le Tour, j’ai validé notre engagement, mais aussi le fait qu’il y ait des jeunes du Pays de Vannes aux commandes de ce bateau, ils seront les navigateurs du futur et pourquoi pas, demain, à la barre d’un bateau Breizh Cola. J’ai aussi donné un coup de main à Morgan Lagravière qui n’avait pas de sponsor sur la Solitaire, son bateau ne sera pas tout blanc, la proue et la voile seront aux couleurs de Breizh Cola, il y aura donc deux bateaux Breizh Cola sur la Solitaire, on se donne deux fois plus de chances de victoire.

Voyez-vous justement plus loin ? Vous parliez de Vendée Globe tout à l’heure, pensez-vous à franchir un cap et à vous lancer sur le tour du monde, souvent le Graal des sponsors ?
On est toujours en découverte de l’univers de la voile, et pour l’instant, le Figaro me semble être un bon support pour notre projet de communication et les moyens qu’on veut mettre dans l’univers de la voile, donc on sera encore là l’année prochaine en Figaro 3. Après, c’est certain que le Vendée Globe est un support qui draine énormément de médias, mais il demande aussi beaucoup de moyens que nous n’avons pas, d’autant que notre intérêt, c’est de gagner. Au sein de notre entreprise, nous sommes des compétiteurs au quotidien, donc aujourd’hui, on privilégie les supports sur lesquels on peut se donner les moyens d’être sur le podium. Si c’est juste pour être au départ, je ne vois pas forcément l’intérêt.

Quel budget consacrez-vous aux projets Figaro et Diam 24 et quelle est la part du sponsoring voile dans le sponsoring sportif de Breizh Cola ?
Aujourd’hui, nous investissons plus de 200 000 euros (HT) dans la voile, soit environ 20-25% de notre budget sponsoring sportif global.

Vous étiez au départ de la Route du Rhum l’année dernière, cela vous a-t-il donné des idées pour des supports plus abordables ?
Oui, nous étions boisson officielle de la Route du Rhum. C’est vrai que si le Vendée Globe n’est aujourd’hui pas possible financièrement pour nous, la Route du Rhum pourrait nous intéresser. Si les organisateurs ouvraient la course à la classe Figaro, ce qui serait possible car on sait que ces bateaux sont capables de vite traverser l’Atlantique, pourquoi pas ? Et il y a effectivement d’autres supports. Mais pour le moment, on se concentre sur cette année et sur la prochaine en Figaro, on verra après.

Photo : Yvan Zedda

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Petit Tabac, nouveau champion Suisse de Surprise

Le Cercle de la Voile de Grandson a accueilli les Surprises pour leur championnat national ce week-end de l’Ascension. Dix-sept bateaux étaient présents pour l’occasion. Neuf courses ont pu être disputées entre jeudi et samedi. Dimanche, malgré plusieurs tentatives, aucune régate n’a pu être courue faute de vent.

Trois courses ont été lancées le jeudi, cinq le vendredi, une seule le samedi et aucune le dimanche. Malgré une situation favorable à la sortie de la brise les deux derniers jours, celle-ci ne s’est jamais établie, ce qui n’a pas manqué d’interpeller tous les connaisseurs du plan d’eau. Les régates se sont courues dans des airs oscillant entre 7 et 12 nœuds de bise.

Petit Tabac, le bateau mené par Frank Reinhardt, Valentina Venturi, Jonathan Girardin et Damien David a réalisé un très beau championnat, et s’impose avec 30 points, 3 victoires de manches, et sept courses sur le podium. Son poursuivant direct, SRS 1 Moi… Non Plus d’Emanuel Müller, tenant du titre, totalise 41 points au terme du championnat. Le troisième, G.HOMINAL et ses fils de Nicolas Kaufmann est à égalité de points avec le deuxième, mais totalise moins de victoires, et doit donc se contenter de la troisième marche du podium. Particularité de cet événement, le comité et les concurrents n’ont pas souhaité donner la possibilité de biffer une mauvaise manche. Les points de chaque bateau correspondent donc aux nombres points totaux cumulés.

Egalement Président de l’ASPRO Surprise Suisse, Frank Reinhardt n’a pas caché sa joie au terme de l’événement. « Ça fait assez longtemps que je navigue en Surprise, mais ça fait seulement deux ans et demi que j’ai un équipage stable, et c’est une condition pour faire un bon résultat. Nous voyons que le travail paie, et nous avons du plaisir à naviguer ensemble. Nous continuons à progresser, nous évoluons encore sur certains modes de fonctionnement, et trouvons de nouvelles solutions pour les optimiser. » Frank Reinhardt confie encore qu’au-delà de son équipe, la deuxième clé de cette victoire est la bonne vitesse de son bateau. « Ça fait trois ans que je travail avec Arnaud Gavairon de Top Voiles, pour mettre au point des voiles qui nous conviennent. C’est un véritable partenariat, et le résultat est là. Notre expérience avec ces voiles est également importante, nous savons vraiment bien les utiliser. »

Les concurrents ont salué à l’unanimité le remarquable travail réalisé par le comité de course, dirigé de main de maître par Samir Saydjari. Rigoureux comme à son habitude, il s’est efforcé de fournir une prestation de qualité, en envoyant les course toujours au bon moment, en n’hésitant pas à réorienter même de quelques degrés, et en raccourcissant les parcours quand c’était nécéssaire pour assurer des régates équitables.

L’accueil réservé par le Cercle de la Voile de Grandson a été également été très apprécié et relevé. Que ce soit sur l’eau ou à terre, tout a été très bien organisé, et la convivialité et la spontanéité des hôtes de l’événement a fait la joie de tous les participants, qui n’ont pas manqué de remercier vivement le club lors de la distribution des prix.

Ce championnat ne comptait pas pour la Top Voiles Cup, qui intègre uniquement les événements lémaniques. Les prochaines régates de la Top Voiles Cup sont : la Genève-Rolle-Genève, le Bol d’Or Mirabaud, et les 6 Heures de Nernier. À noter encore que le prochain Championnat Suisse des Surprises se disputera à Morges en automne 2020.

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Le grand bleu

Belle-Île restera dans les annales de cette première étape de la cinquantième édition de La Solitaire URGO Le Figaro : c’est à son passage que la flotte des 47 Figaro Bénéteau 3 s’est éclatée entre un « bleu » échappé, un groupe extérieur en difficulté et un pack intérieur délité. Dans une brise toujours évanescente, les écarts se sont sensiblement creusés !

Henri Leménicier (Eurêka) était toujours largement en tête de la flotte avant le lever du jour : quand il était en approche des Glénans, Julien Pulvé (Team Vendée Formation) naviguait au large de Groix et Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) débordait enfin la grande île… Le « bleu » va-t-il refaire le coup de Laurent Bourgnon en 1988 ? S’échapper tout seul et creuser encore l’écart pour s’imposer à Kinsale ? La route est encore longue et tout le monde attend un changement radical des conditions météorologiques : une dépression va balayer le Sud Bretagne dès ce midi en bouleversant totalement la méthodologie pour passer la pointe bretonne et piquer sur l’Irlande.

En retard sur le programme

En fait si les Figaristes étaient en avance sur les routages au passage de Port Bourgenay, ils sont désormais en retard sur les prévisions : la dorsale de lundi a totalement bousculé le programme et surtout l’approche des skippers qui ont dû composer avec un vent de secteur Ouest bien mou. Et à Belle-île, il a fallu choisir son camp derrière ce nouveau leader imprévu. Certains ont préféré passer entre l’île et Quiberon et malgré le courant contraire, quelques-uns ont pu s’extirper à l’image de Julien Pulvé, suivi par Alexis Loison (Région Normandie), Anthony Marchand (Groupe Royer-Secours Populaire), Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir) et Gildas Mahé (Breizh Cola-Equi’Thé).

Et pour ceux qui ont opté pour un passage à l’extérieur de Belle-Île, la nuit a été très rude : seul Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) s’en sort à peu près ! Car pour les autres, ce fut un calvaire pour tirer des bords et s’éloigner des falaises : les grands perdants de cette redistribution sont incontestablement Adrien Hardy (Sans nature, pas de futur) désormais 12ème à 27 milles du leader et Michel Desjoyeaux (Lumibird) à près de 30 milles… Mais il y a d’autres grands perdants dans cette opération tels Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) aux prises en compagnie de Cécile Laguette (Eclisse) avec les calmes de Houat ou Alain Gautier (Merci pour ces 30 ans) empêtré au large de Belle-Île.

Le passage de Sein

L’objectif reste le passage de Sein mais ce sont l’heure de la marée et les conditions météorologiques à ce moment-là qui vont déterminer s’il est possible d’embouquer le raz de Sein ou s’il faudra faire le grand tour par l’extérieur du phare d’Ar Men. Car avec un courant contraire et un vent de Sud à plus de trente nœuds, difficile d’imaginer s’engager dans une telle bouilloire ! Or la marée montante de ce mardi débute à 12h25 et se termine à 18h38 (référence Sein)… Avec 88 de coefficient. Il va falloir que la dépression attendue arrive vraiment à l’heure pour que toute la flotte puisse déborder la pointe bretonne avant la fin de l’après-midi ! Autrement, les écarts vont encore s’accroitre entre ce leader imprévu et le peloton.

Ils ont dit :

Gildas Morvan – NIJI

Oui c’est assez compliqué, j’ai du mal à comprendre, tout le monde s’est arrêté un peu au niveau de Belle-Île et certains ont réussi à garder un tout petit peu de vent puis je pense à prendre un nouveau vent, une nouvelle pression Sud-Est que j’ai actuellement : j’ai onze nœuds. Alors que le reste de la flotte est restée dans deux, trois à quatre nœuds de vent autour de Belle-Île, ça fait un gros delta pour finir. Dès que j’ai touché un peu de vent, le bateau a décollé mais on a eu trois, quatre nœuds dans la nuit, on s’est même arrêtés dans la nuit donc c’était un peu compliqué. Par rapport au timing, c’est sûr qu’on va mettre du temps pour aller à Kinsale, on va arriver jeudi je pense donc la dorsale était un peu plus copieuse que prévu, on a eu du mal à la traverser, on n’a pas beaucoup avancé hier après-midi. La route est longue encore, il y a encore plein de passages : Penmarc’h, le Raz de Sein, on va passer par le Four, etc. C’est long aussi pour aller jusqu’au Fastnet et du Fastnet jusqu’à Kinsale, il peut se passer des choses, il y a encore du boulot. Je n’ai pas beaucoup dormi, j’ai fait une petite sieste de vingt minutes il y a un quart d’heure mais dès que c’est stable je vais essayer d’en refaire.

Martin Le Pape – Skipper MACIF 2017

J’ai été un peu bloqué par Belle-Île et je n’avais pas trop le choix, au final je pense que je n’ai pas pris la meilleure option donc j’ai un peu payé ! Je ne vois plus les autres à l’AIS donc j’imagine que ça devait être compliqué pour tout le monde, en tous cas j’espère que je vais pouvoir revenir, la route est encore longue. J’ai buté contre le courant mais là c’est reparti. Ça va être compliqué donc il faut faire tourner les routages et voir comment aborder la chose de la meilleure manière. Le vent va rentrer progressivement avec la dernière météo donc on va voir, je pense qu’on va changer de mode, mais ce qui est sûr c’est que, pour aller au Fastnet, il reste un peu de temps ! Je ne suis pas très content de la manière dont j’ai navigué mais bon, ça, il faut l’oublier et passer à autre chose.

Armel Le Cléac’h – Banque Populaire

Je n’ai pas trop d’explications, hier il y a eu une bulle anticyclonique qui s’est mise sur la route et a priori ça passait mieux à terre même si je ne sais pas trop par où est passé le premier (NDLR : Henri Leménicier – Eurêka)qui est loin devant tout le monde. Mais sinon c’était plutôt à terre qu’il fallait rester. Maintenant j’espère qu’on va avoir un peu plus de vent pour le reste du parcours et arriver en Irlande. C’était prévu ce secteur Sud-Ouest qui doit rentrer donc on va regarder ça pour pouvoir faire route vers Sein et puis la Manche. Pour l’instant on a pris pas mal de retard mais c’est le jeu, on va essayer de revenir si possible, il y a encore des coups à faire je pense jusqu’à Kinsale et ce sera aussi plus une course de vitesse avec un vent qui ne devrait plus être trop mou pour les prochaines 48 heures. C’est très lent, on n’est pas en avance par rapport aux prévisions mais c’est comme ça, la dorsale, il y a une petite bulle anticyclonique qui s’est décrochée et qui a bien fait son boulot hier et on a passé presque toute la journée et la nuit avec zéro à trois nœuds de vent donc ce n’est pas forcément très drôle mais bon, il fallait faire avec. C’est vrai qu’à ce moment-là, les nuits ne défilent pas trop, on n’avance pas beaucoup et donc ça ne nous rapproche pas de l’Irlande rapidement, c’est sûr ! J’ai un petit peu dormi, pas énormément car les conditions étaient difficiles pour dormir avec peu de vent mais je pense que dans les prochaines heures, avec les bords qu’on devrait avoir, ça devrait être le cas avant d’arriver à la pointe bretonne où il va y avoir pas mal de passages dans les cailloux avec le Raz de Sein, Ouessant et le rail des cargos en entrée de Manche donc il va falloir être prêt pour ça. Et ensuite on aura encore l’occasion de se reposer sur la mer d’Irlande notamment qui va être encore assez longue avant d’arriver jusqu’à Kinsale.

Alan Roberts – Seacat Services

Nuit assez compliquée à gérer avec le premier thermique qu’on a eu à terre hier soir. Je ne sais pas trop comment ça s’est passé pour les autres… Je ne capte pas bien et j’étais un petit peu tout seul, avec Cécile aussi. On a pu jouer un peu avec nos deux bateaux et le thermique. On a bien avancé je crois avec le courant qui était avec nous en plus. Je pense que j’ai gagné quelques places même si on a aussi ramassé beaucoup d’algues !

Classement de 6h00 :

Henri Leménicier – Eurêka, à 362.9 milles nautiques de Kinsale (1er bizuth) Julien Pulvé – Team Vendée Formation, à 15.48 milles nautiques du leader Anthony Marchand – Groupe Royer-Secours Populaire, à 17.20 mn Alexis Loison – Région Normandie, à 17.40 mn Tom Laperche – Bretagne CMB Espoir, à 17.83 mn Gildas Mahé – Breizh Cola-Equi’Thé, à 18.01 mn Pierre Quiroga – Skipper Macif 2019, à 20.72 mn Alberto Bona – Sebago, à 23.69 mn Morgan Lagravière – Voile d’engagement, à 24.48 mn Jérémie Beyou – CHARAL, à 26.25 mn

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Les bleus en forme à Marseille

Une grande partie de l’équipe de France de voile se retrouve à Marseille, sur le plan d’eau des Jeux olympiques de 2024, pour la finale des World Cup Series qui débute ce mardi 4 juin, jusque dimanche. Les meilleurs marins du monde se disputeront les titres très convoités de vainqueurs de la coupe du monde 2018-2019. Et pour la première fois, les kite-surfeurs participent à cette épreuve internationale majeure à Marseille… un avant-goût des Jeux de 2024.

Cette grande épreuve internationale sur le futur plan d’eau des Jeux olympiques de 2024 a une saveur particulière pour l’équipe de France, forcément très attendue chez elle. Les meilleurs régatiers de la planète ont été sélectionnés après les épreuves des World Cup Series 2018-2019 (la coupe du monde de voile) à Enoshima (Japon) sur le site des Jeux olympiques Tokyo 2020, en septembre 2018, puis à Miami (États-Unis) en janvier 2019 et, plus récemment, à Gênes (Italie) en avril.

Les médaillés aux derniers JO de Rio, Charline Picon, Pierre Le Coq en RS :X et Camille Lecointre associée à sa nouvelle équipière Aloïse Retornaz en 470, récemment championnes d’Europe, ainsi que le duo Kevin Peponnet et Jérémie Mion, champions du monde en titre en 470, font figure de favoris, tout comme le quadruple champion du monde de Kite, Nicolas Parlier qui voudra forcément prendre ses marques sur son premier terrain de jeux olympiques en 2024. L’an dernier, l’équipe de France masculine de RS :X (planche à voile) avait particulièrement brillé, proposant un podium 100% français avec en tête Pierre Le Coq, suivi de Thomas Goyard et de Louis Giard. Si Pierre et Louis auront à cœur de performer à nouveau, Thomas est quant à lui absent cette année car vient de remporter ce week end l’étape du circuit professionnel de Windsurf Foil (PWA) en Catalogne, sur la Costa Brava Espagnole.

Guillaume Chiellino directeur de l’équipe de France : « Tout se présente très bien à Marseille, tout le monde s’active pour faire de cette finale de coupe du monde un bel événement international. Cette régate est vraiment très proche des formats proposés sur les Jeux Olympiques avec de petites flottes. Du côté des athlètes de l’équipe de France, nous sommes quasiment au complet avec des marins en forme pour cette régate importante qui vient clôturer la World Cup 2018-2019 et le calendrier européen intense de ce printemps. C’est un moment important pour nous dans la saison. Le niveau s’annonce relevé et c’est vraiment sympa de faire une régate sur le plan d’eau des futurs Jeux Olympiques».

Jérémie Mion, champion du monde 470 : « On joue à domicile ce qui est vraiment top ! La semaine s’annonce magique avec des conditions de rêves. On s’éclate sur l’eau avec du vent, du soleil, et l’eau est magnifique… c’est du pur plaisir ! Côté compétition, pour nous c’est le dernier gros championnat avant le mondial, on monte en puissance et c’est important pour nous de marquer les esprits car tous nos concurrents seront là et le niveau international s’annonce très élevé. On va faire de notre mieux pour performer à la maison »

Arianne Imbert, entraineur de l’équipe de France de Kiteboard Foil : « C’est une première pour nous de venir régater à Marseille, sur le plan d’eau de 2024. On se met dans l’ambiance de l’équipe de France Olympique, et c’est nouveau pour nous. On vient pour faire une belle étape de coupe du monde. 8 français seront présents dont nos champions, Nicolas Parlier, Axel Mazella, Théo De Ramecourt et Alexia Fancelli. On va avoir des conditions parfaites pour le kite toute la semaine. Le but est de gagner des médailles, se faire plaisir et tester ce plan d’eau Marseillais »

L’équipe de France à Marseille :

RS :X Femme (Windsurf)

Charline PICON (SR Rochelaises)
Lucie BELBEOCH (Stade Français)

RS :X Homme (Windsurf)

Pierre LE COQ (CMV ST Brieuc)
Louis GIARD (YC Carnac)

470 Femme (dériveur double)

Camille LECOINTRE (SR Brest) et Aloïse RETORNAZ (SN Sablais)

470 Homme (dériveur double)

Kevin PEPONNET (SR Rochelaises) et Jérémie MION (SR Havre)

49er (dériveur double haute performance)

Noé DELPECH (YCPR Marseille ) et Mathieu FREI (SRC)
Lucas RUAL (APCC) et Emile AMOROS (CN Pornic)

49er FX (dériveur double haute performance)

Lili SEBESI (SN Marseille) et Albane DUBOIS (GGVLS)

Finn (dériveur solitaire grand gabarit)

Jonathan LOBERT (SR Rochelaises)

Nacra 17 (mixte catamaran à foil)

Billy BESSON (YC La Grande Motte) et Marie RIOU (VP 29)

Kiteboard foil :

Nicolas PARLIER (CV Arcachon)
Axel MAZELLA (HKA)
Alexia FANCELLI (Neptune Club)
Théo DE RAMECOURT (CHES Cayteux)

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Class A. Ça vole au championnat d’Europe au Lac de Garde

Class A. Ça vole au championnat d’Europe au Lac de Garde

Le Championnat d’Europe de printemps s’est courue sur le Lac de Garde ce week-end qui a été survolé par le Néerlandais Mischa Heemskerk. Près de 50 Class A étaient au départ de ce Championnat d’Europe de printemps organisé par le Circolo Vela Arco. Le marin hollandais a été l’un des rares à voler sur chaque course alors que ses poursuivants étaient à peu près égaux. Le français Emmanuel Dodé  prend la 3è place derrière le grec Trigkonis.

Le classement ici

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Le bizuth Henri Lemenicier en tête de la Solitaire crée la surprise !

Henri Lemenicier (Eureka) le bizuth est en tête de La Solitaire avec 5,7 miles d’avance Pierre Quiroga, second. Une avance qui devrait s’accroître dans les prochaines heures puisqu’il avance quasiment 2 nds plus vite que le reste de la flotte. Le ministe a créé la surprise en allant plein nord. Un petit décalage qui lui a permis de s’échapper juste avant Belle-Ile. D’autres skippers ont aussi choisi la même route dont Cécile Laguette (Eclisse) en compagnie de Joan Mulloy (Beleive in grace-Business Post.ie) et Alan Roberts (Seacat Services) qui reviennent de loin et qui devraient recoller à l’avant.

Antony Marchand et Julien Pulvé sont mieux placé à la pointe sud de Belle-île. Derrières,
les leaders du matin sont à la peine. Adrien Hardy (Sans nature, pas de futur), Michel Desjoyeaux (Lumibird) et Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) sont les plus au vent et par Achille Nebout (Le grand réservoir), Jérémie Béyou (Charal) et Sébastien Marsset (Handicap Agir Ensemble) un peu plus sous le vent. Une partie de la flotte compte passer à l’ouest et l’autre à l’est. Un choix cornélien qui pourrait décider de l’issue de cette étape.

Thomas Ruyant et Clément Commagnac sont complètement à l’Ouest depuis le lever du matin et paient très chère leur une option en étant reléguer à 32 milles !

 

 

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Solitaire - Etape 1
1 de 7
Benjamin Schwartz, skipper de Action contre la Faim lors de la 1ere étape de la Solitaire Urgo Le Figaro 2019 - en mer le 03/06/2019
Pierre Leboucher, skipper de Guyot Environnement lors de la 1ere étape de la Solitaire Urgo Le Figaro 2019 - en mer le 03/06/2019
Armel Le Cleac h, skipper de Banque Populaire lors de la 1ere étape de la Solitaire Urgo Le Figaro 2019 - en mer le 03/06/2019
Armel Le Cleac h, skipper de Banque Populaire lors de la 1ere étape de la Solitaire Urgo Le Figaro 2019 - en mer le 03/06/2019
Pierre Leboucher, skipper de Guyot Environnement lors de la 1ere étape de la Solitaire Urgo Le Figaro 2019 - en mer le 03/06/2019
Loick Peyron, skipper de Action Enfance lors de la 1ere étape de la Solitaire Urgo Le Figaro 2019 - en mer le 03/06/2019
Armel Le Cleac h, skipper de Banque Populaire lors de la 1ere étape de la Solitaire Urgo Le Figaro 2019 - en mer le 03/06/2019
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Adrien Hardy et Michel Desjoyeaux en éclaireurs sur La Solitaire, le bizuth Henry Lemenicier crée la surprise ce soir

Après plus de 24 heures de course sur la Solitaire Urgo, Adrien Hardy et Michel Desjoyeaux, leaders à 15h, ne contrôlent pas vraiment la flotte. Les places s’échangent au gré des bouffées d’air chaud. Ce soir, c'est le bizuth et amateur Henry Lemenicier qui s'empare de la tête. 

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Crédit : A Courcoux

Grand bazar sur la Solitaire

« Ce n’est pas folichon et ça distribue énorme sur le plan d’eau. J’ai vu mon groupe partir et je suis resté coincé. Je n’ai pas très bien géré la pétole et ça risque de faire mal ! » relate Yoann Richomme, 21ème place à 15 heures.

Comme l’essentiel de ses concurrents, le skipper n’a pas fermé l’œil depuis le départ, d’abord pour rester dans le bon wagon sous spi dans la rapide descente vers la marque de Port Bourgenay franchie avec trois heures d’avance sur les pronostics en milieu de nuit, puis dans le vent faiblissant sur un reste de houle ce matin.

Mais au jeu du qui perd gagne, certains ont mieux tiré leur épingle du jeu que d’autres. A commencer par les deux leaders Adrien Hardy (Sans nature, pas de futur) et Michel Desjoyeaux (Lumibird) talonnés par Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) passés entre Yeu et la côte avant de se recentrer juste devant le gros du paquet resté à l’Ouest de l’île.

Pendant ce temps-là, un groupe d’une dizaine de concurrents emmenés par le bizuth Achille Nebout (Le grand réservoir) suivi du triple vainqueur Jérémie Beyou insistaient à droite et trouvaient un peu plus de pression pour contester le leadership d’Hardy-Desjoyeaux cet après-midi .

Ruyant et Commagnac seuls à l'Ouest

A l’heure où la flotte redémarre, la grande inconnue reste le tandem formé de Thomas Ruyant (Advens-La Fondation de la Mer) et Christophe Commagnac (Grain de sable). Les deux skippers ont  prolongé leur bord carrément vers l’Ouest, oubliant de longues heures la route vers le Fastnet. En 30 milles de progression, l’écart en latéral culminait à 30 milles. Un tel investissement qui leur coûte pour l’instant très cher (Ruyant positionné 43ème à 16 heures) peut-il vraiment payer ?

Mais derrière la dépression secondaire demain après-midi au niveau de la pointe de Bretagne, tout reste possible. « Le passage sera rapide, quelques heures seulement, mais le vent en rafales pourrait atteindre facilement 40 nœuds » prévient Cyril Duchesne de Météo Consult.

Les solitaires naviguent ce soir au près océanique dans un vent de Sud-Ouest toujours inférieur à 10 nœuds sous gennaker.

Jérémie Beyou - CHARAL : "ça distribue beaucoup là !"

“Pas beaucoup de vent, c’était un peu aléatoire cette nuit et notamment ce matin, c’est passé un peu par le nord et moi je me suis fait bloqué au niveau de l’Ile d’yeu. Je ne sais pas s’il faut être clairvoyant ou être chanceux ou un peu des deux mais ça distribue beaucoup là ! C’est vrai que les modèles voyaient les transitions bien se passer et puis moi ça ne m’étonne qu’à moitié que ça parte comme ça. Faut faire avec. Là il n’y a pas beaucoup de vent à arriver de suite donc on risque de prendre beaucoup de retard. Il faut être sur le bateau parce qu’il y a des petites boucles qui changent donc il faut les exploiter et puis surtout la mer est un peu chaotique donc c’est difficile de trouver une allure stable. Il n’y a pas eu beaucoup de repos depuis le début.”

Achille Nebout - Le Grand Réservoir : "il y a eu pas mal d’options"

“Il y a eu pas mal de boulot depuis le départ, un petit côtier pour se mettre en jambes puis un grand bord vers Bourgenay avec du vent qui a tourné puis ensuite on est remontés au près et là aussi ça n’a pas mal tactiqué. Et là maintenant pétole et il y a eu pas mal d’options qui se sont dessinées donc on va voir ce que ça donne. J’ai mangé et bien bu mais par contre pas beaucoup dormi encore donc j’espère que le vent va un peu se caler pour que je puisse me reposer un peu. On utilise pas mal le pilote depuis le début mais bon il y a toujours une manœuvre à faire, des trucs à gérer donc j’ai pas eu encore trop le temps de me reposer mais ça ne devrait pas tarder je pense.”

Classement du: 03/06/2019 14:58:00

1 Adrien HARDY SANS NATURE, PAS DE FUTUR ! 430.1 milles du but
2 Michel DESJOYEAUX LUMIBIRD 0.86 milles du leader
3 Pierre QUIROGA SKIPPER MACIF 2019 1.28 milles du leader
4 Morgan LAGRAVIERE VOILE D'ENGAGEMENT 1.34 milles du leader
5 Achille NEBOUT LE GRAND RESERVOIR 1.55 milles du leader
6 Julien PULVE TEAM VENDEE FORMATION 1.78 milles du leader
7 Tom DOLAN SMURFIT KAPPA 1.83 milles du leader
8 Yann ELIES ST MICHEL 1.85 milles du leader
9 Xavier MACAIRE GROUPE SNEF 1.90 milles du leader
10 Jeremie BEYOU CHARAL 1.98 milles du leader

Par la rédaction
Source : F.Quiviger

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Première victoire d’Aleph sur le circuit RC44

Première victoire d’Aleph sur le circuit RC44

L’équipe Aleph Racing, du français Hugues Lepic, a remporté la seconde épreuve de la R44 Cup, la Adris Cup en Croatie. Sa première victoire sur ce circuit exigeant après 9 saisons. Avec l’italien Michele Ivaldi comme tacticien, Aleph confirme son bon niveau. L’équipe avait remporté la dernière course au Montenegro. Le prochain événement est le Championnat du monde des 44 Coupes à Marstrand, en Suède, du 9 au 13 juillet.

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Finale de la coupe du monde voile à Marseille dès mardi

Finale de la coupe du monde voile à Marseille dès mardi

La finale de la coupe du monde voile commence à Marseille ce mardi et accueille les meilleurs mondiaux de chaque série olympique. 324 marins représentants 42 nations vont en découdre cette semaine sur le plan d’eau marseillais.

À l’issue des épreuves qualificatives des Hempel World Cup Series à Enoshima (Japon) Miami (États-Unis) et Gênes (Italie), la finale de la Coupe du monde de voile olympique est disputée pour la deuxième année consécutive à Marseille sur le futur plan d’eau des Jeux Olympiques. Les dix disciplines olympiques sont au rendez-vous. Pour la première fois, les kiteborders sont également présents

Les forces en présence.
RS :X (femme – Windsurf) – 27 concurrentes
Sur le plan d’eau s’affronteront : la Hollandaise Lilian De Geus, championne du monde et d’europe en titre, la tenante du titre l’Israélienne Noga Geller, la Française Charline Picon, médaillé d’or à Rio, la Russe Stefania Elfutina, médaillée de bronze à Rio et 3ème en 2018.
Chez les Françaises, on retrouve : Lucie Belbeoch, Bérénice Mege, Claire Tétard, Delphine Jariel et Thais Royer de Véricourt.

RS :X (homme – Windsurf) – 32 concurrents
Le Français Pierre Le Coq, médaillé de bronze à Rio est bien présent pour défendre son titre, on retrouve également Louis Giard, 3ème l’an dernier. Sur le plan d’eau, il faudra surveiller : le Grecque Byron Kokkalanis, les Polonais Radoslaw Furmanski et Piotr Myszka (POL) et le Suisse Mateo Sanz Lanz.
Chez les Français, on retrouve : Adrien Mestre, Clément Bourgeois, Hugo Billon, Romain Ghio, Tom Arnoux

Nacra 17 (mixte – catamaran à foils) – 26 concurrents
Un beau plateau où l’on retrouve les champions du monde les Italien Ruggero Tita et Caterina Banti, les médaillés d’or à Rio les Argentins Santiago Lange & Cecilia Carranza Saroli et les quadruple champion du monde, les Français Billy Besson et Marie Riou.
Chez les Français, trois autres duos sont en lices : Quentin Delapierre & Manon Audinet, Moana Vaireaux & Noa Ancian, Marie Soler & Hugues Puimatto.

470 (femmes- dériveur double) – 25 concurrentes
Les Françaises Camille Lecointre & Aloise Retornaz, championnes d’europe le mois dernier sont en pleine forme, la médaillée d’or à Rio et tenante du titre Hannah Mills vient défendre son titre avec Eilidh McIntyre. Il faudra également surveiller les championnes du monde en tire, les Japonnaises Ai Kondo Yoshida et Miho Yoshioka.
Chez les Françaises, seront également sur la ligne de départ : Marina Lefort & Lara Granier, Solenza Mariani & Yona Blacher.

470 (hommes- dériveur double) – 29 concurrents
Les Français champion du monde en titre Kevin Péponnet & Jérémie Mion, les Australien Mat Belcher & Will Ryan, vainqueur de la World Cup Series 2018 seront présents pour défendre leur tire.
Trois duos français seront également sur la ligne de départ : Hyppolyte Machetti & Sidoine Dantes, Alexandre Demange & Paco Lepoutre, Thomas Ponthieu & Michal Eliott.

Kiteboard – 24 concurrents
Pour la première fois, la flotte des kiteboarder sera à Marseille. A noter la présence du champion du monde, le Français Nicolas Parlier.
Les Français en lice : Alexia Fancelli, Arthur Lhez, Axel Mazella, Héloïse Pegourié, Kieran Le Borgne, Poema Newland, Theo de Ramecourt.

49er FX(femmes – dériveur double haute performance) – 10 concurrentes
Les Autrichiennes Tanja Frank & Lorena Abicht, vice-championnes du monde sont les grandes favorites.
Chez les Françaises, on retrouve : Lili Sebisi & Albane Dubois, Julie Brossard & Aude Compan, Mathilde Lovadina & Léa Pernet.

49er (Hommes – dériveur double haute performance) – 14 concurrents
Les champions du monde les Croates Sime & Mihovil Fantela auront à cœur de se hisser une nouvelle fois sur la plus haute marche du podium.
Chez les Français, 6 équipages : Mathieu Frei & Noé Delpech, Erwan Fischer & Clément Péquin, Hugo Fedrigucci & Enzo Lobry, Kevin Fischer & Yann Jauvin, Lucas Rual & Emile Amoros, Merik Regnault & Louis Raynal.

Finn (homme – dériveur solitaire grand gabarit) – 13 bateaux
Parmi les favoris, on retrouve Français Jonathan Lobert, médaillé de bronze à Londres et le suédois Max Salminen

Peu de Laser cette année à Marseille, avec 7 concurrents chez les hommes et 8 pour les femmes

Un village et des animations pour tous
La ville de Marseille et les partenaires proposent dans le village situé dans la base du Roucas Blanc de nombreuses animations à destination du grand public : simulateurs de navigation, présentation de récifs artificiels…
En mer, l’Office de la mer et Régate en vue proposeront aux visiteurs de suivre les courses sur des bateaux pour être au plus proche des skippers, le mercredi 5 et le vendredi 7 juin à raison de 3 rotations par jour. Places en ventes 1 € – sur https://officedelamer.com/

Début des régates, demain dès 11h.

Les 49er, 49erFX, Nacra 17 et RS: X et Kiteboard courent jusqu’au vendredi 7 juin avant de disputer leur medal race samedi.
Les 470, Laser, Laser Radial et Finn concluront leurs courses en flotte samedi et participeront à leur medal race dimanche.

Programme (sous réserve de modifications)
Lundi 3 juin
Régate d’entraînement
18h – cérémonie d’ouverture
Mardi 4 à vendredi 7 juin
Phase qualificative (une à trois manches par jour)
Samedi 8 juin
Phase qualificative et Medal Races (manche de 30 minutes pour les dix premiers classés de chaque série et dont les points comptent double)
Dimanche 9 juin
Medal Races (manche de 30 minutes pour les dix premiers classés de chaque série et dont les points comptent double)
17h – remise des prix

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La Vendée Va’a remportée par un équipage polynésien

Soleil et chaleur pour clôturer ces 4 jours de fête où se sont mêlés spectacles de danse, concerts, animations et projections de films sur la culture Polynésienne. Cette grande aventure humaine et sportive s’achève après 3 jours de course intense en efforts physiques et émotions pour les rameurs engagés mais également pour les organisateurs, les bénévoles et les spectateurs venus partager la prière traditionnelle, la course des barreurs aux départs et arrivées sur la grande plage.

Cette ultime manche s’est déroulée en présence Nicole SANQUER, députée polynésienne, et Jean-Marc MORMECK, 6 fois champion du monde de boxe et délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer. C’est d’ailleurs ce dernier qui a lancé le départ de la 3ème et dernière étape de la Vendée Va’a en présence de Yannick MOREAU, Maire de la Ville des Sables d’Olonne.

3e et dernière manche

À 10h00 les rameurs se sont élancés motivés par la traditionnelle prière et le Haka.
Les 2 précédents étapes ont laissé des traces sur les organismes. La chaleur importante a accentué la difficulté de cette ultime étape de 56 km, la plus longue de l’épreuve.
La flotte s’est étirée dès les premiers kilomètres pour rester dans cette configuration jusqu’à la fin de la course avec un leader ATN suivi par un groupe de tête composé de CN LA MEDUSE et MANU’URA 13.
Finalement c’est ATN qui confirme sa suprématie et remporte la 10ème édition de la Vendée Va’a 2019. Les polynésiens récupèrent leur trophée après deux succès consécutifs de LA MEDUSE, vainqueurs en 2017 et 2018.

10 minutes après le départ des hommes, les 7 équipages féminins sont partis groupés pour une course de 15 km. C’est la première fois depuis la création de cet événement que les femmes participent aux 3 étapes pour un total 45 km, une première internationale.

Des conditions de mer idéales ont favorité la glisse et le combat entre les rameuses, finalement remporté par MEDOC VAA VAHINE, impériales sur les 3 jours de compétition.

Classement général officiel Hommes :

1. ATN TAHITI 10:01:32
2. CN LA MEDUSE 10:06:16
3. MANU’URA 13 équipe 10:09:44
4. CKCL équipe 1 10:21:08
5. HINARAUREA TAHITI 10:21:26
6. VAULX EN VELIN équipe 1 10:39:13
7. BAIE DE SOMME 10:55:38
8. CK BRESTOIS 10:59:44
9. TOULON VAA 04:11:15:34
10. MANU’URA 13 équipe 2 11:27:23
11. VAA 21 FREJUS 11:35:48
12. MEDOC VAA 11:36:43
13. TEAM NACK VAA 11:37:21
14. COV VALBONNE 11:56:15
15. TEAM CKCL 3 .0 (équipe 3) 11:59:00
16. VAULX EN VELIN équipe 2 12:06:33
17. TEAM SP 85 VA’A CKCL 12:36:19
18. BRANCALEONE INTERNATIONAL TEAM (ITALIE) 12:44:02

Classement général officiel Femmes ::

1. MEDOC VAA VAHINE 04:15:55
2. ROYAL OUTRIGGER CANOE CLUB LADIES (Royaume Uni) 04:19:26
3. CN LA MEDUSE 04:30:55
4. WATERMEN STE MARINE 04:33:30
5. MANU URA 13 VAHINE 04:33:44
6. TE MAHANA CKCL 04:40:06
7. AMAZONAS CANOA BAHIA TEAM (BRESIL) 05:14:02

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Porquerolle’s Race. 52 équipages pour la première édition

Porquerolle’s Race. 52 équipages pour la première édition

La Porquerolle’s Race s’est déroulée durant 4 jours avec de belles conditions pour le dernier jour. 52 équipages ont disputé 11 manches avec un bon vent de Sud-Ouest le dernier jour qui s’est levé à plus de 15 nœuds et a parfois frisé les 20 nœuds. Trois nouveaux parcours construits ont pu être lancés dans chacune des classes. Ces conditions plus soutenues, couplées à l’extrême motivation des équipages, ont entraîné quelques faits de course et plusieurs bateaux sont entrés en collision.

« La réussite de cette première édition est de bon augure pour la suite de cette épreuve que nous souhaitons inscrire dans la durée. Nous vous donnons rendez-vous l’année prochaine », a déclaré Sébastien Le Berre, Président du Yacht Club de Porquerolles.

Résultats classe par classe :

Groupe 1 (13 inscrits) : Confluence Sopra DPMF remporte la bataille des « gros »
Les régates du Groupe 1, qui regroupait les plus grands voiliers de la flotte, ont été très spectaculaires, et tout particulièrement ce dimanche dans un vent forcissant. Bien inspiré tactiquement, crédité de manœuvres impeccables, l’équipage du GP 42 Confluence Sopra DPMF sort vainqueur de la Porquerolle’s Race. Derrière, l’imposant IRC52 Arobas2 a arraché la 2e place au général. Le Club Swan 52 Raving Swan est 3e.

Le podium du Groupe 1 :
1. Confluence Sopra DPMF : 19 points
2. Arobas2 : 32 points
3. Raving Swan : 37 points

Vainqueur du Groupe 1 : Confluence Sopra DPMF © Photo : Eric Vally / YCP

Groupe 2 (16 inscrits) : Vito 2 a capitalisé sur son avance
Très régulier depuis le début de l’épreuve (avec deux victoires et sept 2e places), l’A 40 RC Vito 2 a vécu une mésaventure aujourd’hui en étant disqualifié de l’avant-dernière manche (suite à une collision) puis en ne terminant pas la dernière. Malgré ces deux courses « perdues », Vito 2 a pu conserver les commandes du Groupe 2, avec 10 points d’avance sur son premier poursuivant, le Grand Soleil 46 Groupe Lombardot Sailing Team. Le J133 Jivaro termine 3e mais cela a été très chaud puisque cet équipage n’a que 2 points d’avance sur Adrenaline, 4e, et 3 points sur Sloughi Rivas Yachting.

Le podium du Groupe 2 :
1. Vito 2 : 33 points
2. Groupe Lombardot Sailing Team : 43 points
3. Jivaro : 44 points

Vainqueur du Groupe 2 : Vito 2 © Photo : Eric Vally / YCP

Groupe 3 (11 inscrits) : Absolutely II intouchable, Foxy Lady et Flower Power complètent le podium
En remportant neuf des onze courses disputées à Porquerolles ces quatre derniers jours, l’équipage du Mumm 36 Absolutely II, mené par Yves Ginoux, a laissé des miettes à ses adversaires. 3e du Championnat UNCL de Méditerranée avant la Porquerolle’s Race, Absolutely II réalise une très belle opération. Le match pour les deux places restantes sur le podium a été plus indécis et ce sont finalement le X 35 Foxy Lady et le MAT 1010 Flower Power qui s’emparent des 2e et 3e places à Porquerolles.

Le podium du Groupe 3 :
1. Absolutely II : 11 points
2. Foxy Lady : 30 points
3. Flower Power : 41 points

Vainqueur du Groupe 3 : Absolutely II © Photo : Eric Vally / YCP

Groupe 4 (10 inscrits) : Expresso 2 renverse la situation et remporte la Porquerolle’s Race
Le JPK 1010 Expresso 2 accusait un retard de 3 points ce matin sur le leader provisoire, le X34 Almogaver. L’équipage d’Expresso 2 a réalisé la journée parfaite, remportant les trois parcours construits. Dans le même temps, Almogaver a terminé deux fois 2e et une fois 6e. Expresso 2 a donc repris les devants et sort grand vainqueur de la Porquerolle’s Race dans le Groupe 4. La lutte pour la dernière place sur le podium a également été intense : du 3e (Rostanbar 2) au 7e (Havana Glen), il n’y a que 6 points d’écart à l’issue de l’épreuve.

Le podium du Groupe 4 :
1. Expresso 2 : 21 points
2. Almogaver : 24 points
3. Rostanbar 2 : 49 points

Vainqueur du Groupe 4 : Expresso 2 © Photo : Eric Vally / YCP

12 MJI (2 inscrits) : Victoire d’Ikra au bout du suspense
Le match (race) entre les deux majestueux 12 MJI a tenu toutes ses promesses avec de très jolies régates et un scénario à suspense. Ce matin, l’équipage de France était aux commandes et a encore assuré son leadership en gagnant la première manche lancée ce dimanche. Mais il a ensuite été disqualifié sur cette course suite à une décision du jury. Ikra a remporté les deux manches suivantes et remporté son duel face à France avec 2 points d’avance.

La classement en 12 MJI :
1. Ikra : 14 points
2. France : 16 points

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ArMen Race Uship 2019 : Les amateurs aussi au rendez-vous!

ArMen Race Uship 2019 : Les amateurs aussi au rendez-vous!

175 amateurs ont participé à l’ArMen Race Uship ce week-end aux côtés des sept IMOCA, des trois ULTIM et du MULTI50 pour se confronter eux-aussi à la course au large. Si les conditions ont été bien calmes niveau vent mais très soutenues au niveau des nerfs, 145 bateaux ont franchi la ligne avant sa fermeture, ce dimanche à 8h00.

Le prix de la persévérance revient à Egregore (Osiris Habitable) skippé par Jean-Baptiste Fedide. Le Pogo 12.50, dernier bateau à avoir coupé la ligne, a réalisé le parcours en 2 jours 17h 19m 56s, soit un jour et demi de plus que le vainqueur de l’épreuve, Thomas Coville en Ultim.

Gilles Buekenhout et son équipage sur Jess, un trimaran ORMA de 40 pieds, ont été les premiers à couper la ligne derrière les teams professionnels, moins de deux heures derrière les derniers IMOCA. Premier au scratch en Multi 2000, le skipper belge aux trois participations à la Route du Rhum a su faire preuve de détermination et de bons choix tactiques.

@ Jakez

Charlie Capelle (Acapella – Proludic) remporte une nouvelle fois l’ArMen Race Uship. Le marin trinitain qui ne rate jamais une édition de la course, était une nouvelle fois accompagné de Lionel Lemonchois. Charlie, qui a toujours pour objectif de transmettre et de partager, avait également embarqué un de ses techniciens, Paulin Nicol, jeune marin aux multiples casquettes.

Nicolas Groleau (Bretagne Télécom), Jean-François Levasseur skipper du Team Jolokia et Sébastien Harinkouck (Amanjiwo) ont coupé la ligne en tête des IRC dans un mouchoir de poche. Mais en temps compensé, c’est Codiam, skippé par Nicolas Loday, qui a une nouvelle fois fait parler de lui en remportant cette 9e édition dans la catégorie IRC A.

Philippe Baetz sur Musix, réalise un doublé en remportant l’épreuve en IRC B en temps réel et en temps compensé, tout comme Alain Guelennoc (Menuiserie-Fenetre.fr) en IRC C. Même constat en IRC Double, avec la victoire de Paolo et Mattéo Mangione (Ciao Ciao). Le duo complice père-fils venu de la Rochelle ont semé les JPK sur leur SunFast 3600.

Joseph Maguet et son équipage sur Mer Forte Design remporte l’ArMen Race Uship 2019 dans la catégorie Osiris Habitable. Le First Class 10 réalise une belle course dans des conditions compliquées qui les a fait passer plus de deux jours et demi en mer.

Les First 31.7 de la Nuit de l’ArMen ont bataillé ferme et sont arrivés groupés dans la nuit de vendredi à samedi. Gauvain, skippé par Patrick Roussel, sort vainqueur de cette confrontation sur 100 milles le long des côtes morbihannaises.

Cette splendide édition s’est achevée sur la remise des prix où la marraine de la course, Sophie Davant, a remis le trophée de l’ArMen Race Uship au vainqueur toutes classes au scratch, Sodebo, skippé par Thomas Coville. La Société Nautique de la Trinité-sur-Mer remercie tous ses partenaires ainsi que ses bénévoles dévoués sans qui la course ne pourrait avoir lieu.

Rendez-vous du 21 au 24 mai pour la 10e édition de l’ArMen Race Uship !

RÉSULTATS

Osiris Habitable
1. Mer Forte Design – Joseph Maguet
2. Mayero – J. Passini
3. Atrox – H. Baseden

IRC A
1. CODIAM – Nicolas Loday
2. Leclerc Hennebont – R. Fromentin
3. Amanjiwo – S. Harinkouck

IRC B
1. Musix – Philippe Baetz
2. Hey Jude – P. Girardin
3. Delnic – B. Rousselin

IRC C
1. Menuiserie-Fenêtre.fr – Alain Guelennoc
2. Navarchsoft – M. Visbecq
3. Arcane – T. Demazancourt

IRC Double
1. Ciao Ciao – Paolo et Mattéo Mangione
2. Vaimiti – F. et Y. Level
3.TIP – B. Mallaret et F. Goyat

Class 40
1. Edenred – Emmanuel le Roch
2. Cabinet Z Grizzly Barber Shop – C. de Kervenoael
3. Esprit Scout – M. Dubos

Multi 2000
1. Acapella Proludic – Charlie Capelle
2. No Limit BMP – Y. Marilley
3. Jess – Gilles Buekenhout

Pogo 8.50 (Nuit de l’ArMen)
1. Porteneuve Avocats – Renaud Mary
2. Le P’tit Troisième – N. Strube
3. Kiiro – J.P. Robin

Osiris Habitable (Nuit de l’ArMen)
1. Groupe ESPI – Oscar Delhumeau
2. Atair II – F. Dore
3. Joke – S. Blevin

Multi 2000 (Nuit de l’ArMen)
1. F40 IRVI – Christophe Boucault
2. Akila – E. Lavasier

First 31.7 (Nuit de l’Armen)
1. Gauvain – Patrick Roussel
2. Pendragon – T. Mech
3. Alhea – B. Albe

Multi 50
1. Solidaires en Peloton ARSEP – Thibaut Vauchel-Camus
Ultim
1. Team Sodebo – Thomas Coville
2. Team Gitana – F. Cammas et C. Caudrelier
3. Team Actual Leader – Y. le Blevec

Imoca
1. Initiatives Coeur – Samantha Davies
2. Groupe Apicil – D. Seguin
3. Pure – R. Attanasio

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Solitaire Urgo Le Figaro. Une course prometteuse!

Solitaire Urgo Le Figaro. Une course prometteuse!

Le départ de la Solitaire Urgo Le Figaro ce dimanche à 16h25 aura été offert un beau spectacle en baie de la Baule. De nombreux plaisanciers avaient sortis leurs bateaux pour venir apprécier le départ des 47 solitaires qui sont partis très vite à l’assaut du parcours de 11 milles partant des Events au près pour une bouée de dégagement au large avant de revenir par le Pouliguen puis Pornichet au portant.

En sortie de Baie, à la bouée Radio France qui marque le véritable début de cette course au large vers l’Irlande, Morgan Lagravière était toujours en tête suivi par Adrien Hardy et Gildas Mahé. Michel Desjoyeaux (Lumibird) était aussi dans le match en ayant réussi à déborder Alexis Loison (Région Normandie), mais aussi les « anciens » tels Loïck Peyron (Action Enfance) dans le peloton suiveur ainsi qu’Alain Gautier (Merci pour ces 30 ans) à la 9ème place. A noter aussi l’excellent début de course d’Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) en 8ème position et de Jérémie Béyou (Charal) 10ème.

Depart de la Solitaire Urgo Le Figaro 2019 – Nantes le 02/06/2019

Après une nuit de mer et douze heures de course, Michel Desjoyeaux avait pris le commandement de la flotte des Figaro Bénéteau 3 suivi de près par Gildas Mahé (Breizh Cola Equi’Thé), Morgan Lagravière (Voile d’engagement) et Adrien Hardy (Sans nature, pas de futur) après le passage de la bouée de Bourgenay : dans une brise d’une douzaine de nœuds de secteur Ouest.
La descente le long des côtes vendéennes s’est finalement déroulée assez rapidement grâce à un flux d’Ouest plus stable que prévu : sous grand spinnaker après l’île de Noirmoutier, les solitaires ont pu reprendre le fil au Sud des Sables d’Olonne au près serré.

Ce lundi midi, le vent est presque totalement tombé sur une mer apaisée malgré une longue houle d’Ouest toutefois peu marquée. Les cartes sont loin d’être redistribuées car la flotte qui tente de progresser vers Belle-Île n’avance qu’à un ou deux nœuds de moyenne. Adrien Hardy a pris les commandes alors que la flotte s’étale d’ouest en est. C’est à partir de mardi matin que l’arrivée d’une dépression va enfin donner du rythme à cette première étape de La Solitaire URGO Le Figaro qui s’annonce prometteuse et qui donnera le ton pour la suite.

 

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