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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Place aux dernières ETA du Vendée Globe, les arrivées vont s'enchaîner demain jeudi aux Sables d'Olonne

Le dernier skipper du Vendée Globe à avoir retrouvé la terre ferme est Romain Attanasio. Mais dès demain, les arrivées reprennent. C'est même pas moins de cinq solitaires qui sont attendus dans la journée de jeudi et la nuit suivante ! On fait le point.

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Crédit : Th Deregnieaux


Voici les dernières ETA établies ce mercredi matin par le consultant météo du Vendée Globe, Christian Dumard.  Jeudi 11 février entre 6 h 30 et 11 heures - Arnaud BOISSIERES (La Mie Câline - Artisans Artipôle) Jeudi 11 février entre 8 h 30 et 12 heures - Kojiro SHIRAISHI (DMG MORI - Global One)  Jeudi 11 février entre 15 heures et 20 heures - Alan ROURA (La Fabrique)  Jeudi 11 février entre 18 heures et 23 heures - Stéphane le DIRAISON (Time For Oceans)  Nuit du jeudi 11 février (22 heures) au vendredi 12 février (6 heures) - Pipe HARE (Medallia)  Samedi 13 février ou dans la nuit du samedi 13 février au dimanche 14 février - Didac COSTA (One Planet One Ocean)  Mardi 16 février - Clément GIRAUD (Compagnie du Lit / Jiliti)  Mercredi 17 février - Miranda MERRON (Campagne de France)  Jeudi 18 février - Manu COUSIN (Groupe SETIN)  Dimanche 21 février - Lundi 22 février - Sam DAVIES (Initiatives-Coeur, hors course) 
Isabelle JOSCHKE (MACSF, hors course)  Jeudi 25 février - Vendredi 26 février - Alexia BARRIER (TSE - 4myplanet) 
 Ari HUUSELA (STARK)Sources : ScanVoile et VG
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Retour à terre après un Vendée globe, pas facile pour les solitaires, Charlie Dalin : "Je ne suis pas encore adapté"

 

Cela fait douze jours que les premiers concurrents du Vendée Globe ont terminé leur tour du monde. Charlie Dalin, Giancarlo Pedote, Jean Le Cam, Benjamin Dutreux et Clarisse Crémer évoquent leur retour à une vie… 


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Crédit : C Cremer


Pas encore tout à fait normale 

Répondre aux questions, les skippers en ont l’habitude. Alors, quand on entend Charlie Dalin évoquer ses derniers jours dans un message enregistré sur WhatsApp, les propos semblent tout droit sortis d’une vacation. Les phrases sont un peu hachées, le marin cherche légèrement ses mots… Nous revoilà plongés quelques semaines en arrière au cœur de la course. « Je ne suis pas encore adapté, je suis en cours de réadaptation, sourit le skipper d’APIVIA. J’essaie de reprendre le rythme normal entre le jour et la nuit, récupérer de la fatigue profonde, d’avoir des phases de forme plus longues que quelques heures… »

 

La bataille du sommeil 

Le sommeil, c’est une petite bataille intérieure. Benjamin Dutreux confiait d’ailleurs en fin de semaine dernière : « j’ai l’impression d’être complétement déphasé, j’ai du mal à retrouver le rythme de la terre, à être en forme quand il faut ». Clarisse Crémer, arrivée mercredi dernier, reconnaît « ne pas avoir pu dormir normalement lors de ses trois premières nuits à terre ». 

 

"Découvrir des gens qui viennent d'un autre univers" dixit Jean Le Cam 

Jean Le Cam, invité sur le plateau de Quotidien avec Kevin Escoffier, a aussi été vu à Télématin, entendu à la « Bande Originale » sur France Inter, fait la une du Point et six pages dans Paris-Match… À 61 ans, le skipper ne boude pas son plaisir. « J’aime bien découvrir des gens qui viennent d’un autre univers. Parfois, on a l’impression de raconter un peu les mêmes choses mais au final, chaque émission a un ton différent. Moi, j’y vais toujours avec la tête libre. Mon histoire, comme celles des autres, permet à tous – journalistes y compris -, de sortir de leur quotidien ».

 

Clarisse Crémer : "J’ai besoin d’un peu de temps"

Au surlendemain de son arrivée aux Sables d’Olonne, Clarisse Crémer s’est elle aussi rendue à Paris. « Je ne suis pas encore rentrée chez moi, ce n’est donc pas tout à fait la vraie vie », s’amuse-t-elle. La navigatrice de Banque Populaire se plie facilement aux interviews. Pourtant, elle reconnait « avoir du mal à faire face à toutes les questions demandant si j’ai pris du recul alors que je n’en ai pas du tout. On me demande de tirer des conclusions mais c’est trop rapide. J’ai besoin d’un peu de temps, d'un peu de repos avant. »

 
En tout cas, tous apprécient ces petits riens de la vie à terre qui manquent cruellement en mer. Giancarlo Pedote en fait la liste : « avoir un lit qui ne bouge pas, une couette sèche, du chauffage, une table fixe, une cuillère qui ne tape pas sur la casserole et de la nourriture qui ne s’envole pas partout ». Charlie Dalin complète l’inventaire avec la douche : « appuyer sur un bouton et avoir de l’eau qui coule, régler la température au degré près, on ne sait pas à quel point c’est agréable ». Clarisse Crémer, elle, souligne le bonheur du silence : « arrêter d’être dans l’analyse permanente du bruit, je ne me rendais pas compte que ça faisait autant de bien ». Ces petits bonheurs-là pourraient faire des jaloux : ils sont encore onze skippers, toujours en mer et en course, à avoir déjà très envie d’y goûter à leur tour.

 

Source : VG
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Leurs premiers pas dans la vie d’après

Cela fait douze jours que les premiers concurrents du Vendée Globe ont terminé leur tour du monde. Charlie Dalin, Giancarlo Pedote, Jean Le Cam, Benjamin Dutreux et Clarisse Crémer évoquent leur retour à une vie… Pas encore tout à fait normale.

Répondre aux questions, les skippers en ont l’habitude. Alors, quand on entend Charlie Dalin évoquer ses derniers jours dans un message enregistré sur WhatsApp, les propos semblent tout droit sortis d’une vacation. Les phrases sont un peu hachées, le marin cherche légèrement ses mots… Nous revoilà plongés quelques semaines en arrière au cœur de la course. « Je ne suis pas encore adapté, je suis en cours de réadaptation, sourit le skipper d’APIVIA. J’essaie de reprendre le rythme normal entre le jour et la nuit, récupérer de la fatigue profonde, d’avoir des phases de forme plus longues que quelques heures… »

La bataille du sommeil

Le sommeil, c’est une petite bataille intérieure. Benjamin Dutreux confiait d’ailleurs en fin de semaine dernière : « j’ai l’impression d’être complétement déphasé, j’ai du mal à retrouver le rythme de la terre, à être en forme quand il faut ». Clarisse Crémer, arrivée mercredi dernier, reconnaît « ne pas avoir pu dormir normalement lors de ses trois premières nuits à terre ».

Et s’il est important de bien dormir pour récupérer, c’est aussi parce que les journées des skippers sont bien remplies. Thomas Ruyant est ainsi allé à Paris pour recevoir un des Trophées SPORSORA – qui récompensent les initiatives de marketing sportif – des mains de Tony Parker. Charlie Dalin, Yannick Bestaven ont de leur côté écumé les plateaux de télévision, parfois ensemble comme sur le plateau de Stade 2.

“Découvrir des gens qui viennent d’un autre univers” (Le Cam)

Un marathon médiatique auquel n’échappe pas Jean Le Cam. Invité sur le plateau de Quotidien avec Kevin Escoffier, il a aussi été vu à Télématin, entendu à la « Bande Originale » sur France Inter, fait la une du Point et six pages dans Paris-Match… À 61 ans, le skipper ne boude pas son plaisir. « J’aime bien découvrir des gens qui viennent d’un autre univers. Parfois, on a l’impression de raconter un peu les mêmes choses, mais au final, chaque émission a un ton différent. Moi, j’y vais toujours avec la tête libre. Mon histoire, comme celles des autres, permet à tous – journalistes compris -, de sortir de leur quotidien ».

Au surlendemain de son arrivée aux Sables d’Olonne, Clarisse Crémer s’est elle aussi rendue à Paris. « Je ne suis pas encore rentrée chez moi, ce n’est donc pas tout à fait la vraie vie », s’amuse-t-elle. La navigatrice de Banque Populaire se plie facilement aux interviews. Pourtant, elle reconnaît « avoir du mal à faire face à toutes les questions demandant si j’ai pris du recul alors que je n’en ai pas du tout. On me demande de tirer des conclusions, mais c’est trop rapide. J’ai besoin d’un peu de temps, d’un peu de repos avant. »

En tout cas, tous apprécient ces petits riens de la vie à terre qui manquent cruellement en mer. Giancarlo Pedote en fait la liste : « Avoir un lit qui ne bouge pas, une couette sèche, du chauffage, une table fixe, une cuillère qui ne tape pas sur la casserole et de la nourriture qui ne s’envole pas partout ». Charlie Dalin complète l’inventaire avec la douche : « Appuyer sur un bouton et avoir de l’eau qui coule, régler la température au degré près, on ne sait pas à quel point c’est agréable ». Clarisse Crémer, elle, souligne le bonheur du silence : « Arrêter d’être dans l’analyse permanente du bruit, je ne me rendais pas compte que ça faisait autant de bien ». Ces petits bonheurs-là pourraient faire des jaloux : ils sont encore onze skippers, toujours en mer et en course, à avoir déjà très envie d’y goûter à leur tour.

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Retour à l'eau pour 11th Hour, l'IMOCA de Charlie Enright reprend du service - Vidéo

Les mots de Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe : "Les planètes se sont alignées"

Ce jeudi matin, le trophée du Vendée Globe sur la table, Yannick Bestaven est revenu sur son épopée. “ Merci pour l’accueil ! Elle est ex...

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Le Mercato : un nouveau directeur de course pour la Route du Rhum

NOMINATIONS & DÉPARTS

FRANCIS LE GOFF a été nommé directeur de course de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, succédant à Jacques Caraës dont il était l’adjoint en 2018.

L’ÉQUIPE NÉO-ZÉLANDAISE DE SAILGP sera composée, outre des skippers Peter Burling et Blair Tuke, d’Andy Maloney, de Josh Junior, de Marcus Hansen et de Louis Sinclair, tandis que Liv Mackay et Erica Dawson ont remporté les sélections féminines.

ADVENS, sponsor de Thomas Ruyant sur le Vendée Globe, fait partie des six lauréats des Trophées Sporsora qui ont été remis mardi 2 février lors d’une soirée digitale.

WORLD SAILING a annoncé cette semaine la composition de ses différents comités et commissions. Côté français, Cédric Fraboulet devient vice-président du comité d’équipement, Corinne Migraine occupera le même poste au sein du comité course au large et océanique.

 

JOBS & RECRUTEMENTS

BE RACING recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. généraliste et polyvalent-e pour le projet Bureau Vallée ; poste en CDI, basé à Saint Malo.

LE BIHAN VOILES recrute pour son atelier de Port-la-Forêt Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., poste à pourvoir dès que possible.

BEYOU RACING recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (2 ans) pour travailler sur le projet Charal ; poste en CDI, basé à Lorient, à pourvoir mi-mars 2021.

PRYSMIAN GROUP recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour le suivi de son Imoca. Des compétences en composite seront un atout ; poste basé à Lorient.

ETHIS RH recrute un-e responsable achats et approvisionnements pour son client, fabricant de voiliers de régates et de croisière ; poste basé en Vendée.

TEEM recherche un-e technicien-ne électricien-ne/électricien-ne marine ; poste en CDI à pouvoir immédiatement, basé à Pordic (22).

JPK COMPOSITES recrute des opérateurs/techniciens (H/F), en composite, assemblage et moule/prototypage ; postes en CDI basés à Larmor-Plage.

 

STAGES

GUNBOAT propose deux stages de 6 mois, basés à La Grande Motte : ingénieur production/amélioration continue (à partir de février) et ingénieur matériaux composites/production (à partir de mars).

LIN LAFFICHÉ, étudiant en 3e année d’école d’ingénieur à Polytech Orléans (spécialité innovation en conception et matériaux), Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. un stage d’assistant ingénieur ou technicien, de préférence en bureau d’études, du 26 avril au 31 août.

ARTHUR BRIGAUD, étudiant ingénieur en 4e année (spécialité matériaux) à Polytech Montpellier, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. un stage d’assistant ingénieur (développement ou bureau d’études) à partir de mai 2021.

CHARLOTTE TIBLE, récemment diplômée d’un bachelor « chef de projet événementiel », est à la recherche d’une Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour intégrer un Mastère en communication digitale et marketing d’influence au sein d’ESG Rennes ; à partir de septembre 2021.

AUGUSTIN LANFRY, étudiant en 2e année de DUT mesures physiques, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. un stage technique dans la conception et la réalisation de produits maritimes innovants, pour une durée d’environ 10 semaines à partir de début avril.

BAPTISTE MANGANE recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. dans le domaine de l’architecture navale, du composite, de l’accastillage ou dans un bureau d’études. Du 6 au 9 avril autour de Bordeaux/Arcachon ou en région parisienne.

 

OFFRES DE SERVICES

CLAUDE SIMON, technicien matériaux composites, 8 ans d’expérience (course au large, plaisance, industrie), Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour missions toutes durées à partir du 1er mars.

 

ANNONCES & PARTENARIATS

POS. REPORT, le podcast hebdomadaire de Tip & Shaft consacré à la voile de compétition, accueille pour son quinzième numéro Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire, et Christian Karcher, triple vainqueur de la Coupe de l’America. Un épisode à retrouver ici.

NORMANDIE MARITIME lance le Challenge Fastnet Race 2021 : la sélection d’un équipage normand pour participer en Class40 à la prochaine édition du Fastnet qui arrivera à Cherbourg. L’association cherche pour cela un Class40 à louer.

LE TROFEO PRINCESA SOFIA, initialement prévu fin mars à Palma de Majorque, a été reporté au mois d’octobre (2-9), à cause de la pandémie de Covid-19.

MIRANDA MERRON, encore en lice sur le Vendée Globe, met aux enchères la montre qu’elle porte pendant la course au profit de WWF France.

FUTURE FIBRES a signé un partenariat de trois ans avec SailGP en tant que fournisseur officiel gréement des F50.

BANQUE POPULAIRE MÉDITERRANÉE était partenaire de la Semaine olympique et paralympique à Marseille, qui s’est achevée dimanche dernier, avec notamment des animations tournées autour de la voile, du surf et de la mer.

LA MARINA DE LA COROGNE accueillera le départ du Global Solo Challenge, nouvelle course autour du monde en solitaire, sans escale ni assistance, ouverte aux bateaux de série, qui s’élancera en 2023.

LA FFVOILE a annoncé son engagement auprès de l’association Colosse aux pieds d’argile afin de lutter contre toutes formes de violences sexuelles, bizutage et harcèlement.

LES GROUPES CAPZA ET INTECH ont annoncé leur engagement aux côtés d’Axel Tréhin et de son association Project Rescue Ocean, dont son tout nouveau Class40 porte le nom.

LE NOUVEAU CONSEIL D’ADMINISTRATION de la FFVoile sera élu lors de l’Assemblée générale élective le 27 mars, les candidatures doivent être envoyées avant le 11 février.

 

LANCEMENTS

LA CLASSE 470 FRANCE vient de lancer son nouveau site internet sur lequel il est notamment possible de consulter l’agenda des grandes compétitions nationales et internationales.

Photo : Alexis Courcoux #RDR2018

En partenariat avec Altaide recrute dans la course au large

 

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Pip Hare est en souffrance sur le Vendée Globe : "C'est certainement le pire moment de toute la course" - ITW

Les mots de Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe : "Les planètes se sont alignées"

Ce jeudi matin, le trophée du Vendée Globe sur la table, Yannick Bestaven est revenu sur son épopée. “ Merci pour l’accueil ! Elle est ex...

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Arnaud Boissières et Kojiro Shiraishi attendus jeudi aux Sables d'Olonne, LinkedOut et Seaexplorer ont rejoint leur port d'attache

 

Après 93 jours de mer, Stéphane Le Diraison (Time for Oceans, 17e) et Alan Roura (La Fabrique, 18e) sont bord à bord, à moins de 600 milles de l’arrivée. Les deux hommes, qui ont l’habitude de batailler ensemble, ne lâchent rien à l’image des neuf autres skippers encore en course, dont les premiers – Arnaud Boissières (La Mie Câline – Artisans Artipôle, 15e) et Kojiro Shiraishi (DMG Mori Global One, 16e) – sont attendus dans le froid glacial de la nuit de mercredi à jeudi.

 

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Crédit : JM Liot


Le Diraison-Roura, « ne me quitte pas » 

Ils ont eu plus de 1000 milles d’écart et sont désormais à touche-touche. « On se voit, on va être bord à bord bientôt et on pourra même boire un café ensemble », s’amuse Alan Roura. Sur la cartographie, La Fabrique et Time for Oceans sont si proches que les deux skippers naviguent à vue. On a même entendu l’alarme se déclencher à bord du bateau de Stéphane Le Diraison ! Ce dernier explique : « on est côte à côte, c’est assez singulier ! C’était déjà le cas dans l’océan Indien il y a deux mois. On a eu des conditions différentes, des problèmes dans la remontée et là, on se retrouve dans le même système ».

 
Alan Roura ajoute : « on est très proches du coup la nuit c’est sport, on est obligés de rester très éveillés et d’être plus attentifs. C’est une belle bagarre ! Mais il faut la jouer intelligemment jusqu’au bout pour ne pas endommager nos bateaux ». Si les deux hommes gardent un écart aussi faible, ils pourraient rééditer l’exploit de la dernière Route du Rhum : à leur arrivée à la 7e (Alan Roura) et 8e place (Stéphane Le Diraison), ils n’étaient séparés que de 4 minutes et 43 secondes !

 

Le point sur la course : des ETA décalés 

Contrairement aux prévisions de ces derniers jours, aucun skipper n’arrivera aux Sables-d’Olonne avant jeudi. Christian Dumard, le météorologue du Vendée Globe, explique : « les ETA ont glissé. Le vent est assez variable, il y a un peu d’inertie sur les changements de voile et la dépression se décale un peu plus vite dans le sud ». Les quatre premiers – Arnaud Boissières (15e), Kojiro Shiraishi (16e), Stéphane Le Diraison (17e), Alan Roura (18e) - devraient ainsi arriver au près. Les skippers de La Mie Câline-Artisans Artipôle et de DMG MORI Global One sont attendus jeudi au petit matin, dans la nuit la plus froide de la semaine. « Il y aura un vent très froid, 15 nœuds de vent et jusqu’à - 8°C en ressenti entre 1h et 6h du matin », précise Christian Dumard.

 

Le reste de la flotte continue sa progression 

Didac Costa (One Planet One Ocean, 20e), qui est passé à l’Ouest des Açores, devrait bénéficier du prochain front pour arriver au portant ce week-end. À 700 milles plus au Sud, Clément Giraud mène un trio avec Miranda Merron et Manuel Cousin. « J’ai perdu du terrain à cause du pot-au-noir mais on en a enfin fini avec les alizés de Nord-Est qui étaient très instables et particulièrement usants », souligne la navigatrice de Campagne de France. Plus loin, la traversée du pot-au-noir devrait être moins problématique pour Alexia Barrier (TSE-4myplanet, 24e) et Ari Huusela (STARK, 25e). Sam Davies (Initiatives Cœur, hors course) est également sortie du pot-au-noir alors qu’Isabelle Joschke (MACSF, hors course) tente de s’en extraire.

 

Déjà des départs sur les pontons des Sables d’Olonne 

C’est une page qui se tourne et une pointe de nostalgie affleure. Certains des bateaux déjà arrivés ont quitté le ponton de Port Olona. Hier après-midi, c’est LinkedOut qui a mis le cap sur Lorient avant d’être imité quelques heures plus tard par Seaexplorer-Yacht Club de Monaco. Dans la journée, l’équipe de Groupe APICIL s’apprêtait aussi à effectuer son convoyage. Le départ d’APIVIA est également prévu ce mercredi. À noter par ailleurs que Newrest-Arts & Fenêtres, le bateau de Fabrice Amedeo a été sorti de l’eau et mis en chantier. « Le bateau va être repeint, explique-t-il. C’est important de repartir avec de nouvelles couleurs pour démarrer ce nouveau cycle qui va nous conduire jusqu’au Vendée Globe 2024 ».

 
Source : OConnection

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Pos. Report #15 avec Ronan Lucas et Christian Karcher

Pos. Report, le podcast de Tip & Shaft, est disponible ici :

Pos. Report est disponible ici :

Pos. Report #15

Avec Ronan Lucas et Christian Karcher

Ecoutez l'épisode #15 ici :

Vendée Globe, Route du Rhum, Solitaire du Figaro, Volvo Ocean Race, les marins d'Into The Wind ont fait les plus grandes courses et le racontent sur Apple Podcasts

Apple Podcasts

Ecoutez l'épisode 15 ici :

Pour ce quinzième épisode de Pos. Report, nous recevons deux marins qui, à la fin du siècle dernier, ont navigué ensemble au sein du défi français 6e Sens : Ronan Lucas, actuel directeur du Team Banque Populaire, et Christian Karcher, triple vainqueur de la Coupe de l’America avec Alinghi (2003 et 2007) puis BMW Oracle (2010).

Avec eux, nous évoquons d’abord le Vendée Globe, Ronan Lucas racontant comment il a vécu l’arrivée, la semaine dernière, de Clarisse Crémer, qui défendait les couleurs de Banque Populaire, et raconte comment l’équipe et lui ont vécu le projet dans sa globalité. Christian Karcher nous fait part de son côté de ses coups de cœur et explique qu’il est en train de monter un projet local pour l’édition 2024, autour de La Rochelle et l’île de Ré, avec l’ancien ministe Antoine Cornic sur l’ex Spirit of Canada, racheté en début d’année 2020.

Nous ouvrons ensuite une large page Coupe de l’America avec nos deux invités, véritables passionnés de l’épreuve, qui analysent le début de la Prada Cup, l’élimination d’American Magic, les progrès fulgurants d’Ineos Team UK, la finale à venir entre les Anglais et les Italiens de Luna Rossa, la sérénité dégagée par le defender Emirates Team New Zealand

Enfin, nous finissons par une question récurrente depuis plusieurs éditions : pourquoi la France n’arrive pas à être performante, voire parfois présente comme cette année, sur la Coupe de l’America ?

Diffusé le 9 février 2021
Générique : Fast and wild/EdRecords
Post-production : Clovis Tisserand
Photo : Carlo Borlenghi / Luna Rossa Prada Pirelli Team

Pos. Report est produit par Tip & Shaft,
le média expert de la voile de compétition

Tip & Shaft est le média des grandes courses à la voile : Vendée Globe, Route du Rhum, Volvo Ocean Race, Solitaire du Figaro, Transat AG2R

Tip & Shaft décrypte la voile de compétition chaque vendredi, par email :

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Boris Herrmann, Champion IMOCA Globe Series 2018-2021, "Nous n'avons jamais abandonné une course"

 

Avec l’arrivée de Jérémie Beyou ce week-end aux Sables d’Olonne, la Classe IMOCA peut désormais confirmer le Top 10 du Championnat 2018-21*. Boris Herrmann, qui a terminé cinquième du Vendée Globe à bord de Seaexplorer-Yacht Club de Monaco, est le nouveau Champion IMOCA, grâce à une campagne menée avec une remarquable constance par le Team Malizia.

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Crédit : Y Zedda


Cumul des grandes courses

Le championnat est calculé en cumulant les scores des skippers dans les grandes courses IMOCA, parmi lesquelles le Vendée Globe, la Route du Rhum, la Transat Jacques Vabre, la Bermudes 1000 Race ou encore la nouvelle Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne.

 

Aucun abandon pour Boris Herrmann

Boris Herrmann, 39 ans, originaire de Hambourg et aujourd’hui basé à Lorient, a disputé toutes les courses officielles depuis 2018 et les a toutes terminées. Il arrive en tête du championnat, devant le vainqueur du Vendée Globe, Yannick Bestaven (Maître CoQ IV) et le premier skipper sur la ligne aux Sables d’Olonne, Charlie Dalin (APIVIA).

 

« Nous n'avons jamais abandonné une course, ce qui est formidable. Il y a une part de chance, bien sûr », ajoute le skipper dont le Vendée Globe a failli s'achever brutalement à 90 milles de l'arrivée lorsqu'il a heurté un bateau de pêche espagnol. « Mais ne pas abandonner est vraiment important pour moi, c'est même plus important que le résultat sur une course en particulier ».

 
Avant le Vendée Globe, Boris avait terminé sixième de la Bermudes 1000 Race, septième à la Rolex Fastnet Race et cinquième de la Route du Rhum.


« Bien sûr, je suis heureux mais restons honnêtes. Je pense que le projet de Yannick (Bestaven) a commencé un peu plus tard que le nôtre et tout le monde n'a pas les moyens financiers ou les possibilités de faire toutes les courses ».

"Son équipe a établi un standard élevé"

Le président de la Classe IMOCA, Antoine Mermod, salue la réussite de Boris. « Au nom de tous mes collègues de l'IMOCA, nous félicitons Boris et le team Malizia qui ont réalisé un cycle IMOCA Globe Series très impressionnant. Boris est un champion modeste, mais son exploit d’arriver en tête d'un classement de skippers très compétitifs souligne que son équipe a établi un standard élevé et nous sommes impatients de les revoir sur le prochain cycle 2021-25. »

"C’est beau que Boris gagne"

Yannick Bestaven confirme que le Championnat IMOCA Globe Series l'a également aidé, lui et son équipe, à se préparer pour le Vendée Globe. « Cette deuxième place valorise et récompense le travail de mon équipe ces quatre dernières années », déclare-t-il. « Je savais que plus je naviguerais dans les Globe Series, mieux je serais armé pour le tour du monde. »

« C’est beau que Boris gagne » ajoute le skipper de Maître CoQ IV. « Il a été très méritant sur ce Vendée Globe et depuis 2018. C'est aussi très bien pour l'internationalisation de la Classe d'avoir des marins impliqués comme lui et j'espère que cela va continuer ». 

Charlie Dalin a quant à lui affirmé que sa troisième place sur les Globe Series souligne la belle entrée en matière de la campagne APIVIA depuis son lancement à l'été 2019. « Le championnat est étalé dans le temps et motive les équipes à participer à tous les événements, même les moins prestigieux", explique-t-il. « Toutes ces confrontations vont dans le sens de la performance. »

Boris Herrmann continue en IMOCA

Le skipper allemand prévoit déjà d'acquérir ou de construire un nouveau bateau pour le prochain Vendée Globe et se réjouit de pouvoir participer à un autre programme complet de courses. « Nous restons dans la Classe IMOCA, c'est certain », poursuit-il. « Nous allons nous efforcer d’acheter ou de construire le meilleur bateau possible et de courir cette année, espérons-le, avec l’acquéreur de notre bateau actuel. »

Top 10 des IMOCA Globe Series 2018-21 (la suite du classement à venir en fonction des prochaines arrivées du Vendée Globe)

1 – Boris Herrmann (GER) – Seaexplorer-YC de Monaco – 526 points
2 – Yannick Bestaven (FRA) – Maître CoQ IV – 517 points
3 – Charlie Dalin (FRA) – APIVIA – 512 points
4 – Thomas Ruyant (FRA) – LinkedOut – 460 points
5 – Jérémie Beyou (FRA) – Charal – 422 points
6 – Damien Seguin (FRA) – Groupe APICIL – 417 points
7 – Louis Burton (FRA) – Bureau Vallée 2 – 415 points
8 – Giancarlo Pedote (ITA) – Prysmian group – 404 points
9 – Clarisse Crémer (FRA) – Banque Populaire X – 370 points
10 – Jean Le Cam (FRA) – Yes We Cam ! – 368 points

*Rappel des épreuves officielles
Monaco Globe Series (1er-8 juin 2018) : course en double, coefficient 2
Route du Rhum-Destination Guadeloupe (4 novembre 2018) : course en solitaire, coefficient 4
Bermudes 1000 Race (5 mai 2019) : double, coefficient 2
Rolex Fastnet Race (3 août 2019) : double, coefficient 1
Transat Jacques Vabre (27 octobre 2019) : double, coefficient 4
Vendée-Arctique-Les Sables d'Olonne (4 juillet 2020) : solitaire, coefficient 4
Vendée Globe (8 novembre 2020, arrivée début 2021) : solitaire, coefficient 10

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Manuel Cousin reprend sa route vers les Sables d'Olonne, "La quille est fixée en position centrale. Je reprends ma route"

 

Manuel Cousin, victime d'une avarie sur son IMOCA Groupe Setin, a réussi à bloquer la quille de son bateau dans l'axe. Le skipper fait de nouveau route vers les sables d'Olonne.

 

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Crédit : M Cousin


"Après la rupture de ma tige de vérin de quille samedi après-midi qui, malheureusement, en cassant, a endommagé fortement mon système de secours de blocage de quille dans l'axe, j'ai dû travailler 48H00 non-stop pour arriver à réparer et retrouver un système permettant à la quille de rester fixe en position centrale.

 
J'ai dû d'abord renforcer une grande partie du puits de quille qui avait été délaminé en le stratifiant puis travailler sur les 3 axes de maintien de la quille puisque la pièce qui est prévue pour les recevoir avait bougé dans le choc.

 
J'ai terminé les travaux hier à minuit, la quille est fixée en position centrale et je reprends ma route en course en direction des Sables."
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Cammas et Lagier, parrains de la transat Cap-Martinique

A seulement 69 jours du départ de sa première édition, la Transat Cap-Martinique révèle les noms de ses prestigieux parrains. Ce sont en effet Franck Cammas et Georges-Henry Lagier qui vont porter les couleurs de l’événement. Le premier, l’un des marins les plus connus au monde vient d’être sacré Marin de la décennie par la FFVoile. Le second est célèbre dans la Caraïbe puisqu’il est le plus grand champion de Yole, et représente à ce titre, toute la dynamique de la voile sportive Martiniquaise. La Yole est en effet reconnue au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis décembre dernier.

« Franck représente la haute technologie, la vitesse pure, l’excellence. Georges-Henry représente la vivacité du patrimoine maritime martiniquais à travers le support si exigeant de la yole qui est d’ailleurs rentré au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce sont deux compétiteurs passionnés, à l’image de tous les marins engagés sur la Cap-Martinique. On ne pouvait pas rêver mieux comme “ambassadeurs” » ont salué Thibaut Derville et Jean-Philippe Cau, les organisateurs.

La première édition de la Cap-Martinique rassemble 55 bateaux et 96 concurrents amateurs qui s’élanceront de La Trinité-sur-mer le 18 avril prochain. « Cette transat est une belle vitrine pour la Martinique. En se portant partenaire majeur d’un tel événement, le Comité Martiniquais du Tourisme renforce l’image de la Martinique en tant que « Terre de régate » et positionne l’île dans le paysage actuel des courses transatlantiques à dimension internationales » a expliqué Louise Telle, Présidente de la Commission Nautisme du Comité Martiniquais du Tourisme. La Martinique, réputée pour sa forte tradition maritime, est en effet la destination rêvée pour une transatlantique avec une arrivée dans la baie de Fort-de-France réputée comme l’une des plus belles au monde. La Martinique, qu’on appelle aussi « l’île de toute les plaisances », séduit aussi bien les amoureux de régate – avec une dizaine d’événements majeurs par an – que les plaisanciers qui peuvent profiter des mouillages préservés, bordés de plages de sable blanc. La Martinique possède un littoral exceptionnel de 350 km.
Annulation de la conférence de presse :

La conférence de presse qui devait être organisée aujourd’hui au ministère des Outre-Mer a du être annulée pour raison sanitaire. Louise Telle, Présidente de la Commission Nautisme du Comité Martiniquais du Tourisme, ainsi que Thibaut Derville et Jean-Philippe Cau restent disponibles pour toute demande d’interview.
Franck Cammas, co-skipper du Maxi Edmond de Rothschild, et Georges – Henry Lagier, navigateur, sont les parrains de la Cap-Martinique.

INTERVIEWS

Louise Telle, Présidente de la Commission Nautisme du Comité Martiniquais du Tourisme :

« Cette transat est une belle vitrine pour la Martinique. En se portant partenaire majeur d’un tel événement, le Comité Martiniquais du Tourisme renforce l’image de la Martinique en tant que « Terre de régate » et positionne l’île dans le paysage actuel des courses transatlantiques à dimension internationales ».

Yves Le Blevec, adjoint au maire de La Trinité-sur-mer

« J’ai deux casquettes. Celle du marin et celle de l’adjoint au nautisme et, dans les deux cas, je suis ravi que La Trinité-sur-Mer ait sa transat. C’est le berceau de la course au large depuis les grandes années d’Eric Tabarly. C’est ici qu’à été construit le second Pen Duick qui était le premier bateau conçu pour la course. Depuis les années 1960, il y a une activité assez dense autour du nautisme, notamment grâce au Spi Ouest France. Il y a beaucoup de bateaux qui se préparent mais il n’y avait pas de transat et ça manquait. La Cap-Martinique vient combler ce vide. Je suis très heureux que Thibaut et Jean-Philippe ait choisi La Trinité. C’est un événement qui a toute sa place dans le calendrier des navigateurs.

Georges-Henry Lagier, navigateur :

« La voile est dans le cœur de tous les Martiniquais. La Yole Ronde, reconnue depuis peu au Patrimoine Immatériel de l’Unesco, est le reflet de l’identité, de la culture et de l’histoire de la Martinique. Nous sommes donc ravi d’accueillir une nouvelle compétition de voile en Martinique. »

Franck Cammas, co-skipper du Maxi Edmond de Rothschild :

« Je suis très heureux de parrainer la Cap-Martinique, une course transatlantique pour des amateurs expérimentés, qui vont pouvoir exprimer leur talent sportif dans de bonnes conditions sportives et de sécurité tout en gardant une part d’aventure. Je connais les organisateurs et sait leur sérieux et leur professionnalisme mais aussi leur enthousiasme. Je connais aussi le sens de l’accueil des partenaires martiniquais et les ingrédients sont donc tous là pour une très belle histoire. D’autant que chaque bateau portera une belle cause. Cette générosité est aussi une valeur qui devient fondamentale dans notre sport ! La Cap-Martinique peut compter sur mon soutien ! »

Thibaut Derville et Jean-Philippe Cau, organisateurs de la Cap-Martinique :

« Nous sommes très fiers que Franck Cammas et Georges-Henry Lagier acceptent de parrainer la première édition de la Cap-Martinique. Ce sont des marins d’exception qui font ce trait d’union entre la Trinité-sur-Mer et Fort-de-France. Franck est le “Marin de la décennie” en ayant presque tout gagné. Il représente la haute technologie, la vitesse pure, l’excellence. Georges-Henry représente la vivacité du patrimoine maritime martiniquais à travers le support si exigeant de la yole qui est d’ailleurs rentré au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce sont deux compétiteurs passionnés, à l’image de tous les marins engagés sur la Cap-Martinique. On ne pouvait pas rêver mieux comme “ambassadeurs”. Nous voulons les remercier pour cet engagement ainsi que tous nos partenaires, publics et privés, qui rendent cet événement possible. »

Tristan de Witte, concurrent :

« C’est ma première transat ! Je cherchais le défi de traverser l’Atlantique mais aussi de le faire le plus rapidement possible. J’ai trouvé une exigence et un esprit de compétition très bienveillant entre amateurs. Confinement oblige nous avons surtout préparé cette course à distance et on a appris à se connaître. On s’est tous aidé, on a appris les uns des autres. Il y a une très belle émulation et on a tous envie d’en découdre. Je pars avec Marcel Dutreux qui a 27 ans. Il a participé à la préparation du bateau et je suis super content de partir avec lui. On apprend à se connaître et nous serons l’un des équipages les plus jeunes. Je suis également très heureux de porter les couleurs d’une cause qui me touche. Il s’agit des Entreprises du Patrimoine Vivant (EPV). C’est une association qui rassemble des entreprises françaises qui réalisent un travail de haute qualité. C’est de l’emploi local, on produit là où l’on consomme et c’est quelque chose dont le monde a besoin aujourd’hui. »

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Boris Herrmann, Champion IMOCA Globe Series 2018-2021 !

Avec l’arrivée de Jérémie Beyou ce week-end aux Sables d’Olonne, la Classe peut désormais confirmer le Top 10 du Championnat IMOCA Globe Series 2018-21*. Le skipper allemand Boris Herrmann, qui a terminé cinquième du Vendée Globe à bord de Seaexplorer-Yacht Club de Monaco, est le nouveau Champion IMOCA, grâce à une campagne menée avec une remarquable constance par le Team Malizia.

Le championnat est calculé en cumulant les scores des skippers dans les grandes courses IMOCA, parmi lesquelles le Vendée Globe, la Route du Rhum, la Transat Jacques Vabre, la Bermudes 1000 Race ou encore la nouvelle Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne.

Boris Herrmann, 39 ans, originaire de Hambourg et aujourd’hui basé à Lorient, a disputé toutes les courses officielles depuis 2018 et les a toutes terminées. Il arrive en tête du championnat, devant le vainqueur du Vendée Globe, Yannick Bestaven (Maître CoQ IV) et le premier skipper sur la ligne aux Sables d’Olonne, Charlie Dalin (APIVIA).

Le skipper allemand qui est l’un des meilleurs ambassadeurs de la Classe IMOCA en dehors de l’hexagone, s’est révélé être un excellent communiquant à bord de son bateau. Il a confié que l’objectif de son équipe depuis 2018 était de mettre tout en œuvre pour être le plus compétitif possible sur le Vendée Globe, ce qui signifiait pour eux prendre part à toutes les courses en amont du tour du monde. Il est donc ravi d’être le nouveau Champion IMOCA.

« Afin de bien nous préparer, d’être en sécurité et de créer de la valeur pour nos sponsors en développant le projet, nous voulions réaliser tout le programme IMOCA et nous l’avons fait », déclare Boris Herrmann.

« Nous n’avons jamais abandonné une course, ce qui est formidable. Il y a une part de chance, bien sûr », ajoute le skipper dont le Vendée Globe a failli s’achever brutalement à 90 milles de l’arrivée lorsqu’il a heurté un bateau de pêche espagnol. « Mais ne pas abandonner est vraiment important pour moi, c’est même plus important que le résultat sur une course en particulier ».

Avant le Vendée Globe, Boris a terminé sixième de la Bermudes 1000 Race, septième à la Rolex Fastnet Race et cinquième de la Route du Rhum, autant de courses dans lesquelles le skipper allemand a navigué avec son style, assurant l’arrivée de son bateau.

Il dit que s’il est fier d’être en tête du classement, il est important de rappeler que beaucoup de ses rivaux n’ont pas pu terminer le programme complet comme lui, car ils attendaient encore des sponsors ou préparaient leurs bateaux. « Bien sûr, je suis heureux mais restons honnêtes », affirme-t-il. « Je pense que le projet de Yannick (Bestaven) a commencé un peu plus tard que le nôtre et tout le monde n’a pas les moyens financiers ou les possibilités de faire toutes les courses ».

Le président de la Classe IMOCA, Antoine Mermod, salue la réussite de Boris. « Au nom de tous mes collègues de l’IMOCA, nous félicitons Boris et le team Malizia qui ont réalisé un cycle IMOCA Globe Series très impressionnant. Boris est un champion modeste, mais son exploit d’arriver en tête d’un classement de skippers très compétitifs souligne que son équipe a établi un standard élevé et nous sommes impatients de les revoir sur le prochain cycle 2021-25. »

Yannick Bestaven et Charlie Dalin sur le podium

Yannick Bestaven confirme que le Championnat IMOCA Globe Series l’a également aidé, lui et son équipe, à se préparer pour le Vendée Globe. « Cette deuxième place valorise et récompense le travail de mon équipe ces quatre dernières années », déclare-t-il. « Je savais que plus je naviguerais dans les Globe Series, mieux je serais armé pour le tour du monde. »

« C’est beau que Boris gagne » ajoute le skipper de Maître CoQ IV. « Il a été très méritant sur ce Vendée Globe et depuis 2018. C’est aussi très bien pour l’internationalisation de la Classe d’avoir des marins impliqués comme lui et j’espère que cela va continuer ». Le vainqueur du Vendée Globe a également déclaré qu’il aimerait voir plus de courses en équipage dans la Classe IMOCA. « Je crois au partenariat avec The Ocean Race”, complète-t-il, « et j’espère que davantage d’équipes étrangères nous rejoindront dans la Classe IMOCA » .

Charlie Dalin a quant à lui affirmé que sa troisième place sur les Globe Series souligne la belle entrée en matière de la campagne APIVIA depuis son lancement à l’été 2019. « Le championnat est étalé dans le temps et motive les équipes à participer à tous les événements, même les moins prestigieux”, explique-t-il. « Toutes ces confrontations vont dans le sens de la performance. »

Boris Herrmann continue en IMOCA

Le skipper allemand prévoit déjà d’acquérir ou de construire un nouveau bateau pour le prochain Vendée Globe et se réjouit de pouvoir participer à un autre programme complet de courses. « Nous restons dans la Classe IMOCA, c’est certain », poursuit-il. « Nous allons nous efforcer d’acheter ou de construire le meilleur bateau possible et de courir cette année, espérons-le, avec l’acquéreur de notre bateau actuel. »

Il a aussi révélé avoir eu une conversation téléphonique avec le capitaine du chalutier de pêche espagnol avec lequel il est entré en collision dans la dernière nuit de son Vendée Globe. « Nous nous sommes bien entendus », confie-t-il. « Nous travaillons tous les deux en mer, nous sommes en quelque sorte des collègues. Je me suis excusé de leur avoir causé ce moment de stress et ils étaient aussi vraiment profondément désolés de ce qu’il s’est passé. Ils suivent le Vendée Globe – le capitaine est un fan du Vendée Globe – et ils étaient vraiment dévastés que nous ayons perdu des places à cause de cela et étaient inquiets pour moi. Ce sont vraiment des gens bien. »

Boris Herrmann est le skipper non français le mieux classé au Championnat IMOCA, tout comme dans le Vendée Globe cette année. Il dit vouloir améliorer sa cinquième place sur le mythique tour du monde et affirme que la Classe IMOCA l’a accueilli à bras ouverts.

« Les Français nous accueillent – nous utilisons les mêmes infrastructures à Lorient et nous nous entraînons ensemble au Pôle Finistère Course au Large, donc il y a un bel esprit sportif pour tout le monde », confie-t-il.

« Nous parlons à tout le monde et bavardons sur le quai – il y a une belle camaraderie et nous sommes collègues au sein de la Classe. Je sens qu’une partie de mon âme est presque française. Je parle français, je vis là-bas et j’aime beaucoup y être », conclut Boris.

Les autres skippers du Top 10 sont Thomas Ruyant à la quatrième place, Jérémie Beyou à la cinquième, Damien Seguin à la sixième, Louis Burton à la septième, Giancarlo Pedote à la huitième, Clarisse Crémer à la neuvième et Jean Le Cam à la dixième.

Top 10 des IMOCA Globe Series 2018-21 (la suite du classement à venir en fonction des prochaines arrivées du Vendée Globe)

Boris Herrmann (GER) – Seaexplorer-YC de Monaco – 526 points Yannick Bestaven (FRA) – Maître CoQ IV – 517 points Charlie Dalin (FRA) – APIVIA – 512 points Thomas Ruyant (FRA) – LinkedOut – 460 points Jérémie Beyou (FRA) – Charal – 422 points Damien Seguin (FRA) – Groupe APICIL – 417 points Louis Burton (FRA) – Bureau Vallée 2 – 415 points Giancarlo Pedote (ITA) – Prysmian group – 404 points Clarisse Crémer (FRA) – Banque Populaire X – 370 points Jean Le Cam (FRA) – Yes We Cam ! – 368 points

*Rappel des épreuves officielles

Monaco Globe Series (1er-8 juin 2018) : course en double, coefficient 2 Route du Rhum-Destination Guadeloupe (4 novembre 2018) : course en solitaire, coefficient 4 Bermudes 1000 Race (5 mai 2019) : double, coefficient 2 Rolex Fastnet Race (3 août 2019) : double, coefficient 1 Transat Jacques Vabre (27 octobre 2019) : double, coefficient 4 Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne (4 juillet 2020) : solitaire, coefficient 4 Vendée Globe (8 novembre 2020, arrivée début 2021) : solitaire, coefficient 10

Chaque skipper marque un certain nombre de points en fonction de son classement et du nombre de participants et d’un coefficient propre à chaque épreuve. Exemple : si 10 bateaux prennent le départ d’une course à coefficient 4, le premier marque 10 x 4 = 40 points, le 2ème marque 9 x 4 = 36 points, etc.

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Jacques Caraës : « J’ai besoin de naviguer à nouveau »

Directeur de course du Vendée Globe pour la deuxième fois, Jacques Caraës dresse un premier bilan d’une neuvième édition loin d’être terminée puisque, après les arrivées samedi de Jérémie Beyou et de Romain Attanasio, ils seront encore 11 en mer.

Seulement 8 abandons sur 33 à ce jour, est-ce une surprise pour toi ?
C’est effectivement la première fois qu’on atteint un chiffre aussi élevé de concurrents encore en course, quasiment 80% pour l’instant. Je pense que les bateaux étaient mieux préparés, on le constatait au départ et on voit bien que le seul qui n’a pas du tout préparé son bateau, Sébastien Destremau, n’a pas terminé, il a « jeté » son bateau à l’eau, ça n’a pas marché.

Cet exemple peut-il conduire à revoir les règles de qualification ?
Pour moi, la règle de donner un avantage aux « finishers » du précédent Vendée Globe doit évoluer. Le que fait Sébastien l’ait été en 2016 ne l’a pas incité à beaucoup naviguer. On va en débattre, mais je pense que c’est une clause qui n’existera probablement pas la prochaine fois. Il faut obliger tout le monde à naviguer.

L’avarie la plus sérieuse a touché PRB, en sais-tu plus ce qui lui est arrivé ?
Même si Kevin avait rajouté 200 kilos de renfort, c’était sans doute insuffisant, on sait que c’est un bateau qui, déjà à la base, était un des plus légers, il a ensuite été fortement modifié avec notamment des foils, il était trop fragile. On a aussi vu qu’un des bateaux les plus proches de PRB, V&B, a montré des signes de faiblesse, avec une amorce de fissure assez sérieuse sur le pont, il était temps qu’il arrive.

 

« On a compté 25 montées dans le mât« 

Que faire selon toi pour offrir plus garanties sur ces bateaux transformés ?
C’est vrai que quand ces bateaux passent de main en main, on ne sait jamais exactement ce que font les équipes, on n’a pas de fiche technique, comme sur les voitures. Certains enlèvent les ballasts à l’avant, dans la plupart des cas pour alléger le bateau, il faut se méfier de ça, car tu retires de la structure. Avec le jaugeur René Boulaire, on s’est vus jeudi pour recenser tous les problèmes techniques. Il y a eu pas mal de points sensibles : les hooks, les hydrogénérateurs, les anémomètres, un incendie d’électronique, des montées dans les mâts… En tout, on en a compté 25, je ne sais pas si c’est plus qu’avant, je crois qu’il y a quatre ans, on ne le savait pas ! Là, on avait vraiment demandé aux marins de nous prévenir, il y a eu plus de rigueur.Sur la fin du parcours, vous avez conseillé à Maxime Sorel et Armel Tripon de s’abriter de la tempête Justine au nord de l’Espagne, est-ce votre rôle de demander à des marins de freiner ?
C’est notre rôle de s’assurer que le skipper ait toutes les informations et de le prévenir qu’un système actif peut le mettre dans une situation difficile, d’autant plus qu’on savait que le bateau de Maxime avait une cassure sur le pont. Les fichiers annonçaient 12-13 mètres de vagues, c’était de notre devoir de le prévenir. Après, ce n’était pas une obligation, loin de là, on a vu qu’il avait l’air serein et qu’il savait ce qu’il faisait, ce n’était pas la peine d’insister et on n’a rien à lui reprocher.Que penses-tu de la victoire de Yannick Bestaven ?
C’est un beau vainqueur, il ne faut pas oublier qu’il était en tête au cap Horn et qu’il a été leader en temps réel pendant presque un mois, il mérite sa place. Il avait misé sur un bateau plus raisonnable, plus abouti, qu’il n’a pas cherché à booster, une sorte de 4×4 qui passe dans toutes les conditions, l’essai a été transformé. J’ai aussi aimé la sportivité de Charlie, parce que c’est toujours dur de laisser sa place sur une histoire de temps compensatoire, il n’y a pas eu le moindre doute émis de sa part.

« Aujourd’hui, dans ma tête, je n’y retourne pas« 

On a l’impression qu’après ce Vendée Globe, certains veulent revenir à des choix architecturaux moins radicaux, qu’en penses-tu ?
Oui, c’est plutôt la polyvalence qui va être recherchée. Là, on était peut-être parti sur un axe très élitiste, avec des angles et des états de mer très précis, je pense que sur un tour du monde, surtout quand tu fais du VMG descendant avec beaucoup de mer, le foiler avec une version 2 ou 3 de foils n’est pas stable. Et quand les skippers les rentrent, ça ne les aide pas, au contraire, ça leur nuit presque. Peut-être que la solution sera d’avoir une version de foils pour le tour du monde et une autre pour la Route du Rhum.Parlons de l’assistance : les skippers échangent en temps réel en permanence avec la terre, notamment par WhatsApp, ne risque-t-on pas une dérive ?
Effectivement, c’est la première fois que WhatsApp est autant utilisé. Pour nous, à la direction de course, c’est un gros plus en termes de sécurité, on l’a vu avec Kevin qui a envoyé son message à son équipe quand il coulait. Les coureurs peuvent l’utiliser en vocal, c’est très simple d’utilisation et instantané. On avait aussi demandé que la direction de course soit intégrée dans les groupes des teams, certains ont joué le jeu de la confidence technique, je pense à Hugo Boss, d’autres moins, rien n’empêche de toute façon de créer un autre groupe à côté. Donc pour ce qui est sécurité et technique, c’est un plus. Mais c’est vrai que c’est un outil diabolique si tu l’utilises pour tricher et j’espère que personne ne s’en est servi pour faire du routage.Finissons par ton cas personnel, as-tu envie de rempiler dans quatre ans ?
Aujourd’hui, dans ma tête, je n’y retourne pas. C’est aussi pour ça que je ne me suis pas porté candidat pour continuer sur la Route du Rhum. J’ai un bateau classique, Mariquita, dont je vais m’occuper, j’ai besoin de naviguer à nouveau. Après, épauler une équipe de direction de course, pourquoi pas ? Je pense que c’est bien d’ouvrir à d’autres et à des plus jeunes, j’espère que la Fédération française de voile va plus intégrer les adjoints dans les commissions de direction de course.
Photo : Christophe Favreau

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Sam Davies et Isabelle Joschke, destins croisés

Elles ont décidé d’aller au bout, coûte que coûte. Après le choc de l’avarie et de l’abandon, Sam Davies (Initiatives-Cœur) et Isabelle Joschke (MACSF) ont repris la route. La première depuis Cape Town, la seconde depuis Salvador de Bahia. Les deux navigatrices vont faire route ensemble pour rejoindre les Sables-d’Olonne. Alors qu’un match à cinq monopolise l’attention en tête de flotte et que Manu Cousin répare patiemment, retour sur le combat de ces deux femmes sur l’océan.

Isabelle Jochke-Sam Davies, « femmes courage »

Elles ont décidé de reprendre la mer, de boucler la boucle, d’aller au bout de ce défi de géant. Sam Davies, après avoir heurté un Ofni et s’être arrêtée à Cape Town, était repartie dans les mers du sud mi-décembre. « C’était dur, j’ai longtemps été seule et mentalement, j’ai galéré comme jamais », souligne la navigatrice d’Initiatives-Cœur lors de la vacation ce lundi matin. Pourtant, elle n’a jamais douté de ce choix de repartir, d’aller jusqu’au bout. « Ça fait trois ans qu’on se préparait pour le tour du monde et tant que c’était possible, il n’y avait pas de raison de s’arrêter ».

Sam a la voix claire et ne cache pas son plaisir de continuer à avancer. Depuis vendredi, elle n’est plus seule puisqu’Isabelle Joschke (MACSF) a également largué les amarres à Salvador de Bahia où elle réparait son avarie de quille. « On s’est dit que c’était plus sympa de faire la route à deux, d’échanger sur les options météo, mais aussi de veiller l’une sur l’autre en matière de sécurité », assure Sam.

La veille, Isabelle Joschke confiait également son plaisir « d’être à nouveau en mer ». « C’est vraiment chouette d’écrire une vraie fin à cette histoire, de ramener le bateau aux Sables-d’Olonne. Symboliquement, c’est hyper important ». Et la navigatrice de MACSF de se réjouir : « on a prévu d’arriver avec Sam. Une fois qu’on sera sorties des alizés, ce sera bien d’être ensemble. On va choisir la même route ». Sam Davies conclut : « avec tout ce que j’ai traversé, je vais sans doute être plus fière de moi que si j’avais fini en course ».

Le point sur la course

La situation est inchangée pour les onze skippers encore en course. À moins de 800 milles des Sables-d’Olonne, un groupe de cinq skippers est toujours à la bagarre. « Ils doivent passer une dorsale dans la journée, basculer d’un vent de Sud, Sud-Ouest à un vent d’Ouest, Nord-Ouest », souligne Christian Dumard, le météorologue du Vendée Globe. Arnaud Boissières (La Mie Câline-Artisans Artipôle, 15e) et Kojiro Shiraishi (DMG MORI Global One, 16 e) ont pris une légère avance en se positionnant à l’avant du front, à la différence d’Alan Roura (La Fabrique), Stéphane Le Diraison (Time for Ocean) et un peu plus loin Pipe Hare (Medallia), légèrement en retrait. « Arnaud navigue très bien, je ne sais pas comment il fait », s’amuse Kojiro qui assure que « le match à cinq va se poursuivre jusqu’au bout ».

Pour Didac Costa (One World, One Ocean), à plus de 640 milles au Sud-Ouest d’Arnaud Boissières, la situation s’améliore : l’espagnol n’aura pas à manœuvrer face à l’actuelle dépression, ni même la suivante, qui annonce pourtant 50 à 55 nœuds fichiers. Contacté à la vacation ce matin, Didac explique : « je suis obligé d’être un peu plus lent, c’est forcément frustrant et puis j’ai quelques petits problèmes, notamment à mon safran. Mais je m’accroche ! »

Manuel Cousin continue de s’accrocher

Samedi dernier, l’équipe de Manuel Cousin annonçait une avarie de quille à bord de Groupe SETIN. Malgré le choc, le skipper n’a pas ménagé ses efforts : résine, strat’, le bateau s’est transformé en atelier de bricolage. Mais il tient bon et poursuit sa route. « Tout va bien, a-t-il assuré à la direction de course par message. Les travaux de strat’ sont terminés, c’est en train de sécher. » Désormais, Manuel Cousin doit s’atteler à bloquer la quille dans l’axe, et il va bénéficier de conditions plus clémentes pour y parvenir. « Progressivement, il va arriver à avoir du vent un peu plus faible, ce qui devrait lui permettre de régler son problème avec davantage de sérénité », souligne Christian Dumard.

La solitude selon Clément Giraud

C’est l’un des rayons de soleil de la journée. Une vidéo envoyée par Clément Giraud qui s’amuse à sa manière de la solitude. Le montage de la vidéo donne en effet l’impression qu’il y a deux skippers sur le bateau. « Tu peux me filer un coup de main ? » lâche-t-il torse nu sur le pont. « Ouais c’est bon pour moi » répond Clément Giraud, cette fois habillé en polo et assis à la table à carte. Et les punchlines continuent : « Je ne suis pas tout seul à bord là, vous venez m’aider les gars ? » « Clément, je pensais que tu voulais faire le Vendée Globe tout seul » Fou rire garanti !

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Deux équipages monégasques sur le podium

23 équipages se sont retrouvés à l’occasion du deuxième acte des Monaco Sportsboat Winter Series. Les Monégasques de G-spot menés par Giangiacomo Serena di Lapigio, décrochent la victoire suivis de Ludovico Fassitelli (Junda-Banca del Sempione) également du Y.C.M. Le dernier jour de course aura renversé la vapeur d’une régate haletante jusqu’à la dernière manche.

Les Monégasques brillent à domicile

15/25 nœuds d’Est ont soufflé au début des rencontres pour faire place à 12 nœuds d’Ouest, Sud-Ouest dimanche. De superbes conditions qui auront permis de courir neuf courses au total. Mais jusqu’à la dernière, les incertitudes planaient pour savoir quel équipage du trio de tête allait décrocher la timbale. C’est finalement Giangiacomo Serena di Lapigio (G-spot) qui s’empare de la victoire, trois points devant Ludovico Fassitelli (Junda-Banca del Sempione). Les deux formations monégasques ont été les seules à pouvoir tenir réellement la dragée haute à la talentueuse Claudia Rossi et ses hommes de Petite Terrible-Adria Ferries. Les champions d’Europe en titre qui avaient par ailleurs remporté le premier acte des MSWS. Le trio de tête aura en tous les cas séduit du début à la fin par sa maîtrise du support, sa fluidité dans les manœuvres, sa capacité à contrôler à chaque bord sans jamais rien lâcher. Les membres du Y.C.M. très en forme ce week-end avec cinq équipages classés dans les dix premiers dont Cesare Gabasio (Tinnj70) qui termine 2e en Corinthien (amateur), juste derrière les Suisses de Rhubarbe. A l’issue des deux premiers actes, Petite Terrible-Adria Ferries occupe le haut du classement devant G-spot puis Junda-Banca del Sempione.

Un niveau de jeu imparable

Le plan d’eau monégasque a été théâtre de belles batailles entre des champions venus de différents horizons. Tous ont usé de leur talent pour s’affronter en J/70 à l’occasion de ce deuxième acte. Giulio Desiderato (Petite Terrible-Adria Ferries), brillant coureur de 470, support avec lequel il s’est investi dans trois préparations olympiques ; Michele Paoletti (Petite Terrible-Adria Ferries), régatier de Finn mais aussi de Melges 24, 32, J/70 Farr 30 et Laser ; Giangiacomo Serena di Lapigio (G-spot) accompagné de Brcin Branko et Alessandro Franci ou encore Nicolas Poons (Charisma) que l’on retrouve sur le circuit RC44 (…) sont autant de grands noms de la voile présents au rendez-vous. Un plateau qui rappelle la qualité des rendez-vous sportifs organisés au Yacht Club de Monaco.

Partage d’expérience

Ils étaient le plus jeune équipage du week-end. Noah Garcia, Alexandre Pompée, Matteo et Alessandro Asscher, régatiers d’Optimist de la Section Sportive, ont eu l’opportunité de se frotter aux formations professionnelles. Encadrés par leur coach Margaux Meslin, les coureurs se sont offerts de beaux souvenirs sur un plan d’eau qu’ils connaissent déjà bien. Les jeunes ne se sont pas ménagés et ont tout donné face à une météo peu compatissante à leur gabarit. Il en ressort de la fatigue mais surtout beaucoup de plaisir « c’était vraiment super » commente Matteo le barreur. « Ça change, en temps normal, on est tout seul sur l’eau. C’était difficile par moment parce qu’on était les plus légers de la flotte mais j’ai adoré naviguer avec les copains. » A noter également la très belle 10e place de YCM Lokomotiv mené par le lasériste Jérémy Moutout également du Y.C.M.

Les régatiers se retrouveront du 4 au 7 mars pour la 37e Primo Cup-Trophée Credit Suisse qui comptera également comme 3e acte des Monaco Sportsboat Winter Series.

Classement final

Giangiacomo Serena di Lapigio (G-Spot) – MON – 31 pts Ludovico Fassitelli (Junda-Banca del Sempione) – MON- 34 pts Claudia Rossi (Petite Terrible-Adria Ferries) – ITA – 41 pts

L’article Deux équipages monégasques sur le podium est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

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Van Peteghem et Lauriot Prévost transmettent la barre de VPLP design, "Nous resterons au côté des nouveaux dirigeants"

 

Les deux architectes navals, Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot Prévost, ont choisi d’organiser dès maintenant la gouvernance future de l’agence VPLP design créée en février 1983. Simon Watin (président), Mathias Maurios, Quentin Lucet et Xavier Guisnel composent le nouveau comité exécutif.

 

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Crédit : JM Liot

Fondateurs de l’agence VPLP design, Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot Prévost en laissent la direction à une nouvelle équipe. Une décision qu’ils ont prise dès maintenant pour pouvoir accompagner efficacement et durablement leurs successeurs.

 
Simon Watin, Project Lead au sein de l’agence dans laquelle il a débuté en 2008 et où il est revenu en janvier 2020 après un passage de six ans chez Artemis Racing, présidera le comité exécutif, composé de Mathias Maurios, architecte naval, chez VPLP design depuis 2000, Quentin Lucet, architecte naval, depuis 2006, et Xavier Guisnel, ingénieur, depuis 2013.

 
Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot Prévost ont fait de VPLP design un leader mondial de l’architecture navale. L’agence repose sur 3 pôles d’activités : 


Le pôle Course : 

Les multicoques et monocoques signés VPLP design ont remporté les courses les plus prestigieuses au monde avec les meilleurs skippers français - Eric Tabarly, Florence Arthaud, Olivier de Kersauson, Yvan Bourgnon, Franck Cammas, Armel Le Cléac’h, François Gabart… - et étrangers - Russell Coutts, Ken Read...

 

Le pôle Plaisance : 

VPLP design est depuis 34 ans l’architecte exclusif de la gamme de catamarans de croisière Lagoon/Excess, marques du groupe Beneteau. L’agence a été choisie par le chantier Grand Large Yachting pour concevoir leurs nouveaux modèles de la gamme Outremer et de la gamme Gunboat. Elle est aussi présente dans la grande plaisance pour laquelle elle a conçu notamment, Douce France et Hémisphère, les deux plus grands catamarans à voile au monde.

 

Le pôle Maritime : 

Activité plus récente de conception de navires innovants pour un transport maritime décarboné, à la suite du projet Canopée, un cargo à ailes qui va transporter les éléments de la fusée Ariane 6.

 

« VPLP design est notre plus beau bateau. Nous transmettons à son équipage un savoir-faire, une histoire, mais aussi des valeurs d’écoute, de créativité, de rigueur et de bienveillance. Nous resterons au côté des nouveaux dirigeants pour assurer la continuité et une transmission en douceur. » Marc Van Peteghem & Vincent Lauriot Prévost

 

« VPLP design est la plus belle agence et un magnifique outil de création et d’innovation. La nouvelle équipe de direction, issue de ses rangs, aura à coeur de poursuivre l’oeuvre formidable accomplie par Marc et Vincent, qui restent à nos côtés et continueront à nous faire profiter de leurs précieux conseils. » Simon Watin

 

Source : L Henry
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Vendée Globe. Kevin Escoffier : le film de son Vendée

Vendée Globe. Kevin Escoffier : le film de son Vendée

L’accident de Kevin Escoffier sauvé par Jean le Cam après que son bateau PRB ait coulé restera le temps fort de ce 9e Vendée Globe. Récit de son Vendée Globe avec ses proches.

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She's back ! Alex Thomson et Hugo Boss à bon port après leur convoyage retour depuis Cape Town - Itw

Alex Thomson et son équipage ont retrouvé leur port d'attache de Gosport, en Angleterre, après un long convoyage de 8000 milles depuis Cape Town à bord du bateau HUGO BOSS.

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Crédit : AT Racing


 

Alex Thomson : "Dès que je saurai… vous saurez !" 

"C’est formidable d’être de retour à la maison. J’ai beaucoup appris, comme nous le faisons toujours lorsque nous naviguons et j’ai hâte de revoir ces données et de faire des analyses. 

Pour moi maintenant, je vais rentrer chez moi et passer du temps avec ma famille. HUGO BOSS sortira de l'eau et pourra se refaire une beauté, ce qui ne devrait pas prendre longtemps. Aucun problème majeur à signaler, à part un peu de rangement. Nous serons de retour sur l'eau très bientôt. 

Je sais que beaucoup se demandent quelle est la prochaine étape pour moi et pour l’équipe. Il y a beaucoup d'opportunités et je vais m'asseoir avec mon équipe au cours des prochaines semaines pour en parler. Alors dès que je saurai… vous saurez! "


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par la rédaction

Source : ATRacing

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Vendée Globe. Alex Thomson et Hugo Boss à bon port à Gosport

Vendée Globe. Alex Thomson et Hugo Boss à bon port à Gosport

Alex Thomson et son équipage sont rentrés ce lundi à leur port d’attache de Gosport, en Angleterre, après avoir navigué à près de 8 000 nm du Cap à bord du bateau HUGO BOSS.

Après avoir quitté Cape Town le mois dernier – suite à son abandon du Vendée Globe – le skipper et son équipage de trois personnes ont passé près de quatre semaines en mer, ramenant Hugo Boss au port en toute sécurité. L’équipe va désormais entreprendre un entretien du bateau yacht sur la côte sud du Royaume-Uni avant d’annoncer ses plans pour 2021 et au-delà.

Back on dry land! 128074;128074;@VendeeGlobeENG @VendeeGlobe @ImocaGS pic.twitter.com/3TYHXk7jzE

— Alex Thomson Racing (@ATRacing99) 5 février 2021

«C’est formidable d’être de retour à la maison. 8 000 milles – J’ai beaucoup appris, comme nous le faisons toujours quand nous naviguons et j’ai hâte de regarder ces données et de faire quelques analyses », a déclaré Alex Thomson.

«Pour moi maintenant, je vais rentrer chez moi et passer du temps avec ma famille. HUGO BOSS sortira de l’eau et se mettra en service, ce qui ne devrait pas prendre longtemps. Aucun problème majeur à signaler, à part un peu de rangement de la réparation que j’ai faite et nous serons de retour dans l’eau très bientôt. 

«Je sais que beaucoup d’entre vous ont demandé quelle est la prochaine étape pour moi et l’équipe. Eh bien, il y a beaucoup à penser. Il y a beaucoup d’opportunités et je vais m’asseoir avec mon équipe au cours des prochaines semaines pour en parler. Alors dès que je saurai… vous saurez!

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"Je suis contente de retrouver Isabelle Joschke" Sam Davies poursuit son tour du monde hors course, elle raconte

Les mots de Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe : "Les planètes se sont alignées"

Ce jeudi matin, le trophée du Vendée Globe sur la table, Yannick Bestaven est revenu sur son épopée. “ Merci pour l’accueil ! Elle est ex...

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