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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

De grosses conditions pour IDEC SPORT

Rarement, durant sa carrière de dévoreur d’océans à très grande vitesse, Francis Joyon n’aura connu si long épisode de petit temps et de vitesse réduite. Depuis leur atterrissage vendredi dernier sous les côtes de l’Indonésie, l’équipage d’IDEC SPORT ne parcourent plus guère que 160 à 170 milles par jour. Une situation qui va sévèrement évoluer avec l’arrivée d’une forte dépression générant dès aujourd’hui mais surtout demain, des vents d’Est de 30 noeuds avec rafales à 40 et une mer formée engendrant des creux de plus de 4 mètres. Ces conditions, consécutives au cyclone Kammuri (niveau 3) qui passe actuellement sur les Philippines, permet d’envisager l’arrivée d’IDEC SPORT à Ho Chi Minh, mercredi matin.

L’absence de vent, les courants et le louvoyage au milieu des innombrables îles et îlots du détroit de Karimata expliquent la brutale chute des performances de ces jours derniers. En débordant la côte Nord-Ouest de Bornéo ce matin, le trimaran géant a enfin accéléré en mer de Chine, dans un flux de Nord Est appelé à se renforcer au fil des heures. A 500 milles de Ho Chi Minh Ville, terme de ce deuxième acte de l’IDEC ASIAN TOUR, Francis et ses hommes vont renouer avec des vitesses dignes de leur formidable machine.

Il aura fallu donc trois jours au maxi trimaran IDEC SPORT et à son équipage pour s’extraire du détroit de la Sonde en mer de Java. Trois jours pour parcourir 500 milles, soit une affligeante moyenne de 6,9 noeuds. Aux puissants courants de la côte Sud de Sumatra ont succédé une navigation au plus près d’un vent totalement absent qui a vu le géant par instant reculer…. Ce n’est que depuis le début de la matinée, alors que la journée est déjà bien avancée, loin dans l’Est sous les côtes de Bornéo que Francis et ses hommes ont vu leurs voiles se gonfler sous l’arrivée en mer de Chine de vents de secteur Nord Est de plus en plus soutenus. IDEC SPORT se déhale enfin! 10 noeuds, 12 noeuds, 18 noeuds… les sourires reviennent sur les visages des barreurs toujours aussi concernés par un état de vigilance et d’observation maximum.

Une arrivée prévue sous contrôle

Plus le bateau se rapprochera des côtes vietnamiennes et plus le plan d’eau sera parsemé d’innombrables îlots, embarcations, plateformes de pêcheurs (photo ci-contre) et OFNIS en tous genres. L’heure sera plus que jamais à la vigilance aux nombreuses embarcations présentes en cette zone si animée de la mer de Chine.

Et la route vers le delta du Mékong, toujours aussi peu rectiligne, va de nouveau contraindre IDEC SPORT à louvoyer aujourd’hui entre les îles de Natunen ce 12ème jour de course. En raison des conditions météo annonçant un vent fort de face et une mer formée, Francis envisage, pour préserver le bateau et réduire au maximum les risques, un atterrissage de jour sur les côtes vietnamiennes. Mercredi matin le maxi-trimaran IDEC SPORT devrait donc embouquer la rivière qui le mènera à Ho Chi Minh Ville.

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Le choc des titans

C’est aujourd’hui que débutent à Nassau les 7e Star Sailors League Finals. Une édition qui s’annonce parmi la plus hétéroclite de toutes les SSL Finals disputées. Après quatre jours de Qualification, les Finales se disputeront les Finales de samedi par élimination directe pour couronner le meilleur régatier de la saison 2019. Et cette année encore l’excellence est au rendez-vous avec les concurrents venus d’horizons aussi divers que les Jeux Olympiques, la Coupe de l’America et la Volvo Ocean Ocean. Sans compter aussi avec de nombreux Champions du Monde en titre de Séries représentatives de la voile de haut niveau.

Les 23 équipages qui prennent par à cette 7e édition des SSL Finals, représentent 22 nations ! Bienvenue cette année à l’Espagne avec le septuple tour du mondiste Roberto Bermúdez de Castro, qui a aussi réalisé une campagne olympique en Star à l’occasion des Jeux d’Athènes en 2004. Il est présent à Nassau avec son compatriote Miguel Fernandez Vasco ; à l’Uruguay avec le Champion du Monde en titre de Snipe, Ricardo Fabini, vice-champion des Jeux Panaméricains, qui navigue avec l’Argentin Federico Calegari ; et à la Corée du Sud représentée par Jeemin Ha, trois participations aux Jeux Olympiques en Laser et triple champion des Jeux Asiatiques. Il est aidé ici par l’américain Mark Strube, l’un des meilleurs équipiers au monde de Star.

« Je n’ai entendu parler des SSL Finals seulement cette année, » avoue Ha. « Cela a l’air génial comme épreuve, mais je ne pensais jamais pouvoir y être invité. C’est une chance incroyable de régater contre des grands noms de la voile. Comparés au Laser, les techniques en Star sont très similaires, mais par contre la manière de barrer est très différente. Le support est plus imposant et lourd. L’inertie est donc plus grande. Je ne l’ai pas encore tout à fait en main… »

En termes d’âge, c’est à l’Américain Paul Cayard d’endosser cette année le rôle de doyen. Il retrouve à ses côtés Phil Trinter, son coéquipier de Star lors des Jeux d’Athènes 2004. Le vainqueur de la Louis Vuitton Cup et de la Volvo Ocean Race, lui-même Champion du Monde de Star en 1988, a fêté ses 60 ans cette année. Loin de raccrocher son ciré, il a terminé 4e du SSL Breeze Grand Slam disputé ce printemps à Riva del Garda et conclu quelques semaines plus tard le Championnat du Monde de Star à la 6e place. De nombreux régatiers issus, ou en devenir, de l’Olympisme vont s’aligner sur la ligne de départ de cette 7e édition des SSL Finals, comme le jeune anglais Lorenzo Chiavarini, 25 ans, épaulé par l’Allemand Kilian Weise ; le jeune Finlandais Oskari Muhonen qui aura pour équipier l’Ukrainien Vitalii Kushnir. Il fait partie du cercle très fermé des quatre uniques personnes à avoir remporté par deux fois la Finn Silver Cup, le Championnat du Monde de Finn des moins de 23 ans.

À noter aussi la présence parmi les Olympiens du Croate Tonci Stipanovic, Médaille de Bronze en Laser à Rio en 2016, qui navigue avec son compatriote Tudor Bilić, un Finniste réputé. Alors que les deux dernières éditions des SSL Finals ont été remportées par Paul Goodison, Champion Olympique de Laser, et Jorge Zarif, vainqueur de la Finn Gold Cup, Stipanovic pourrait être un prétendant sérieux à la victoire finale.

Très occupé par sa campagne olympique pour les Jeux de Tokyo, Jorge Zarif n’a pas pu se permettre de faire le déplacement à Nassau. Son coéquipier Pedro Trouche, vainqueur de l’édition 2018 des SSL Finals, défendra son titre au côté d’Hamish Pepper, Champion du Monde de Star 2006.

« Je suis très heureux de pouvoir revenir ici et de défendre mon titre, » raconte Trouche. « Naviguer avec Hamish est très différent. L’an passé nous avions beaucoup échangé tous les deux. Donc nous ne partons pas aujourd’hui d’une feuille blanche. Cette année il y a plus de jeunes et la liste des prétendants à la victoire est très imposante. Cela risque d’être encore plus difficile. À Nassau il est possible de naviguer dans des conditions très ventées. Le jeu est donc très ouvert. Je ne peux donc donner aucun pronostic ! »

Pepper fait partie de la dernière génération de Staristes qui a participé en Star aux Jeux de Londres en 2012. Cela inclut aussi le Suédois Médaillé d’Or Freddie Lööf, qui navigue ici avec son concurrent américain de l’époque, Brian Fatih, Médaillé d’Argent à Londres, Médaille d’Or à Pékin en 2008 ; l’Anglais Iain Percy qui revient cette année avec le Suédois Anders Ekström, Champion du Monde de Star en 2004 avec Lööf. Le Monde est petit ! Le Brésilien Bruno Prada, Médaille d’Argent à Londres, est de retour cette année comme équipier du Polonais Mateusz Kusznierewicz, 8e à Londres, tout juste couronné du titre de Champion du Monde de Star. À noter aussi la présence du Français Xavier Rohart, Président de la Star Sailors League, 9e à Londres, qui revient ici, comme chaque année, avec son équipier Pierre-Alexis Ponsot.

À la vue de ses dernières performances, Kusznierewicz est annoncé comme favori de l’épreuve, même si l’intéressé s’en défend. « Ce titre de Champion du Monde a été acquis il y a six mois et d’autres équipages se sont améliorés depuis. Nos attentes sont donc des plus normales. Les SSL Finals sont une épreuve très spéciale. C’est la seule où vous naviguez contre un florilège de Champions Olympiques, de Champions du Monde, de Champions Continentaux, de vainqueurs de la Volvo Ocean Race et de l’America’s Cup… Ce sont tous des amis de longue date. Il y a aussi les petits nouveaux qui sont les bienvenus. C’est impossible de dire qui va gagner. Il n’y a pas moins de dix équipages sur les vingt-trois qui peuvent prétendre à la victoire finale. »

Cette année trois Champions du Monde de Match Racing sont invités à concourir dans les eaux bahamiennes : Ian Williams, l’Anglais aux six couronnes mondiales, épaulé par son compatriote Steve Mitchell, Champion du Monde de Star en titre ; Taylor Canfield, le match racer venu des Îles Vierges Britanniques, qui navigue avec l’Américain Arnis Baltins, est Champion du Monde en titre de M32 ; et enfin le double Champion du Monde (2013 et 2017) en la présence de l’Australien Australien Torvar Mirsky, qui navigue ici avec l’Irlandais Robert O’Leary (frère de Peter O’Leary qui a concouru aux Jeux de Londres en 2012).

Les inscrits

Etrave Skipper Equipier
1 Paul Cayard USA Phil Trinter USA
2 Iain Percy GBR Anders Ekström SWE
3 Freddy Lööf SWE Brian Fatih USA
4 Mateusz Kusznierewicz POL Bruno Prada BRA
5 Tonci Stipanovic CRO Tudor Bilic CRO
6 Henrique Haddad BRA Henry Boening BRA
7 Taylor Canfield USA Arnis Baltins USA
8 Ian Williams GBR Steve Mitchell GBR
9 Jeemin Ha KOR Mark Strube USA
10 Lorenzo Chiavarini GBR Kilian Weise GER
11 Mark Holowesko BAH Christoph Burger SUI
12 Oskari Muhonen FIN Vitalii Kushnir UKR
13 Eric Doyle USA Payson Infelise USA
14 Torvar Mirsky AUS Robert O’Leary IRL
15 Xavier Rohart FRA Pierre-Alexis Ponsot FRA
16 Ricardo Fabini URU Federico Calegari ARG
17 Chuny Bermudez ESP Miguel Fernandez Vasco ESP
18 Bernardo Freitas POR Samuel Gonçalves BRA
19 Flavio Favini ITA Sergio Lambertenghi ITA
20 Hamish Pepper NZL Pedro Trouche BRA
21 Diego Negri ITA Frithjof Kleen GER
22 Eivind Melleby NOR Josh Revkin USA
23 George Szabo USA Edoardo Natucci ITA

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Brest en ligne de mire

L’arrivée se précise pour le Maxi Edmond de Rothschild ! Parvenu à se placer lundi matin à l’avant d’une dépression au niveau des Açores, le trimaran Ultim mené par Franck Cammas et Charles Caudrelier fait désormais route directe vers Brest, où il est attendu à partir de la nuit de mardi à mercredi. Derrière, le trimaran MACIF et Actual Leader se livrent à une bataille de tous les instants.

Passé ce matin dans l’archipel des Açores, le Maxi Edmond de Rothschild ne traîne pas en route, en témoignent les hautes vitesses moyennes qui sont les siennes depuis qu’il a traversé les îles : 30.5 nœuds sur 4 heures entre 8h et 12h, 31.5 nœuds entre 12h et 16h, les conditions de glisse sont visiblement idéales pour Franck Cammas et Charles Caudrelier qui bénéficient d’un vent de sud soutenu d’une vingtaine de nœuds leur permettant de faire désormais un cap au portant vers la ligne d’arrivée de « Brest Atlantiques », située entre la pointe du Toulinguet, à Camaret-sur-Mer, et la pointe Saint-Mathieu sur la commune Plongonvelin.

Au vu des vitesses affichées par le Maxi Edmond de Rothschild, et même si ses skippers vont peut-être lever le pied d’ici la pointe de la Bretagne pour ne pas prendre des risques inconsidérés, il se pourrait qu’ils en finissent dans la nuit de mardi à mercredi, plutôt que mercredi matin, après environ 28 jours et demi de mer. Inutile de dire qu’à bord, Franck Cammas et Charles Caudrelier doivent être extrêmement concentrés sur la bonne marche de leur trimaran Ultim et sur le trafic maritime à l’approche des côtes européennes, eux qui vont passer en quelques heures de la douceur des Açores (une vingtaine de degrés) à la froideur hivernale du Golfe de Gascogne.

Derrière, la chaleur est encore au programme pour les skippers du trimaran MACIF (François Gabart/Gwénolé Gahinet) et d’Actual Leader (Yves Le Blevec/Alex Pella) qui, comme prévu, sont fortement ralentis depuis lundi matin par une dorsale anticyclonique. A savoir une grosse bande sans vent qu’ils sont obligés de traverser pour aller à leur tour chercher une dépression qui va leur permettre, une fois le tour de l’anticyclone effectué par l’ouest, de faire route vers Brest.

Une cinquantaine de milles séparent les deux bateaux au classement de 16h lundi, l’écart pourrait être quasiment réduit à néant d’ici mardi, ce qui faisait dire à Gwénolé Gahinet dimanche : « Ça donne pas mal d’enjeu sur cette fin de course, il va falloir être en pleine forme et ne rien lâcher, parce que ça va se jouer à pas grand-chose. » Après plus d’un mois de mer, « Brest Atlantiques » pourrait bien se terminer en match-racing entre les deux Ultim…

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Le duo Cammas - Caudrelier attendu demain en vainqueur de Brest Atlantiques, Gitana 17 ne traine pas en route

L'arrivée se précise pour le Maxi Edmond de Rothschild ! Parvenu à se placer ce lundi matin à l'avant d'une dépression au niveau des Açores, Gitana 17 mené par Franck Cammas et Charles Caudrelier fait désormais route directe vers Brest, où il est attendu à partir de la nuit de mardi à mercredi. Derrière, MACIF et Actual Leader se livrent à une bataille de tous les instants.

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Crédit : Y Riou

Franck Cammas et Charles Caudrelier extrêmement concentrés

Passé ce matin dans l'archipel des Açores, le Maxi Edmond de Rothschild ne traîne pas en route, en témoignent les hautes vitesses moyennes qui sont les siennes depuis qu'il a traversé les îles : 30.5 nœuds sur 4 heures entre 8h et 12h, 31.5 nœuds entre 12h et 16h, les conditions de glisse sont visiblement idéales pour Franck Cammas et Charles Caudrelier qui bénéficient d'un vent de sud soutenu d'une vingtaine de nœuds leur permettant de faire désormais un cap au portant vers la ligne d'arrivée de « Brest Atlantiques », située entre la pointe du Toulinguet, à Camaret-sur-Mer, et la pointe Saint-Mathieu sur la commune Plongonvelin.

Au vu des vitesses affichées par le Maxi Edmond de Rothschild, et même si ses skippers vont peut-être lever le pied d'ici la pointe de la Bretagne pour ne pas prendre des risques inconsidérés, il se pourrait qu'ils en finissent dans la nuit de mardi à mercredi, plutôt que mercredi matin, après environ 28 jours et demi de mer. Inutile de dire qu'à bord, Franck Cammas et Charles Caudrelier doivent être extrêmement concentrés sur la bonne marche de leur trimaran Ultim et sur le trafic maritime à l'approche des côtes européennes, eux qui vont passer en quelques heures de la douceur des Açores (une vingtaine de degrés) à la froideur hivernale du Golfe de Gascogne.

50 milles séparent Macif d'Actual Leader

Derrière, la chaleur est encore au programme pour les skippers du trimaran MACIF (François Gabart/Gwénolé Gahinet) et d'Actual Leader (Yves Le Blevec/Alex Pella) qui, comme prévu, sont fortement ralentis depuis lundi matin par une dorsale anticyclonique. A savoir une grosse bande sans vent qu'ils sont obligés de traverser pour aller à leur tour chercher une dépression qui va leur permettre, une fois le tour de l'anticyclone effectué par l'ouest, de faire route vers Brest.

Une cinquantaine de milles séparent les deux bateaux au classement de 16h lundi, l'écart pourrait être quasiment réduit à néant d'ici mardi, ce qui faisait dire à Gwénolé Gahinet dimanche : « Ça donne pas mal d'enjeu sur cette fin de course, il va falloir être en pleine forme et ne rien lâcher, parce que ça va se jouer à pas grand-chose. » Après plus d'un mois de mer, « Brest Atlantiques » pourrait bien se terminer en match-racing entre les deux Ultim.

Source : BAtlantiques

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Spindrift Racing passe en code vert, Yann Guichard et ses hommes s'élanceront demain à l'assaut du Jules Verne

Spindrift 2 se prépare à une nouvelle tentative sur le Trophée Jules Verne. Avec comme objectif le temps établi par Francis Joyon et ses hommes en 2017 : 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes. Avec un équipage de onze hommes, Yann Guichard s’élancera dans la nuit de mardi 3 à mercredi 4 décembre pour cette troisième tentative autour du monde.

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Crédit : Ch Schmid

Yann Guichard et ses onze hommes d’équipage se lanceront dans la nuit de mardi à mercredi 4 décembre devant le phare de Créac’h (Ouessant) pour 21 600 milles avec un record à battre : 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes).

Une troisième tentative

« Nous allons partir de La Trinité/mer mardi matin pour passer la ligne de départ du Trophée Jules Verne devant Ouessant entre 18h00 mardi et 6h00 mercredi : à affiner en fonction des évolutions météorologiques. Les conditions sont assez bonnes avec un temps à l’équateur autour de cinq jours et pour une fois, on partirait avec une brise modérée de secteur Est dans le golfe de Gascogne puis nous bénéficierons d’alizés de Nord qui se renforceront le long du Portugal. Nous aurons quelques empannages à faire jusqu’à Madère avant d’effectuer notre « aile de mouette » pour piquer vers le pot au noir. » précise Yann Guichard.

Spindrift 2 est détenteur du meilleur temps entre Ouessant et l’équateur lors de sa deuxième tentative début 2019 (4j 20h 07’), mais c’est l’enchaînement dans l’Atlantique Sud qui va déterminer sa capacité à améliorer le temps de référence au passage du cap de Bonne-Espérance pour entrer dans l’Indien avec de l’avance : Francis Joyon avait en effet réalisé une traversée extrêmement rapide de ce deuxième océan en 2017 (5j 21h 07’). Spindrift 2 doit donc tenir une moyenne de 23 nœuds environ jusqu’à l’Afrique du Sud pour aborder le tronçon suivant avec de la marge…

De l’enchaînement Nord-Sud

« Le pot au noir semble toujours plutôt favorable à l’Est comme lors de la Transat Jacques Vabre et Brest Atlantiques. Ce qui est bénéfique pour entrer dans l’hémisphère Sud : nous espérons passer le cap de Bonne-Espérance en moins de treize jours, ce qui nous permettrait d’être en avance sur le temps de Francis Joyon et ses hommes. Tout cela est un peu loin, mais d’ores et déjà, on voit que l’Atlantique Sud n’est pas fermé et que nous pourrions accrocher une dépression au large du Brésil pour arriver sur l’Afrique du Sud assez rapidement. » indique le skipper du trimaran noir et or.

Spindrift 2 est donc paré à cette nouvelle tentative avec un équipage qui reste réduit à douze hommes, dont deux nouveaux équipiers à bord : Grégory Gendron et Corentin Horeau. Les deux hommes connaissent déjà le bateau et sont très bien intégrés au groupe.

« Nous allons partir avec des conditions plus agréables que d’habitude, et dès le lendemain du départ, il fera nettement moins froid… C’est normalement une route assez classique mais plutôt rapide, jusqu’à l’équateur au moins ! » conclut Yann Guichard.

ÉQUIPAGE DE SPINDRIFT 2 :

Yann Guichard (skipper)
Erwan Israël (navigateur)
Jacques Guichard (chef de quart / barreur-régleur)
Jackson Bouttell (barreur / numéro un)
Thierry Chabagny (barreur / régleur)
Grégory Gendron (barreur / régleur)
Xavier Revil (chef de quart / barreur-régleur)
Corentin Horeau (barreur / numéro un)
François Morvan (barreur / régleur)
Duncan Späth (barreur / régleur)
Erwan Le Roux (chef de quart / barreur-régleur)
Benjamin Schwartz (barreur / numéro un)

Jean-Yves Bernot (routeur à terre)

Source : V Bouchet

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Trophée Jules Verne. Départ mardi pour Spindrift 2

Trophée Jules Verne. Départ mardi pour Spindrift 2

Une fenêtre se présente mardi pour l’équipe de Yann Guichard qui devraient s’élancer dans la nuit de mardi à mercredi 4 décembre devant le phare de Créac’h (Ouessant) pour 21 600 milles (orthodromie = route directe retenue par le WSSRC, organisme international des records à la voile) avec un record à battre : 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes). Un temps que le trimaran noir et or peut accrocher au vu de ses performances antérieures et surtout de ses améliorations techniques puisque désormais, Spindrift 2 est doté d’un réglage des ailerons de safrans pour mieux sustenter le multicoque à grande vitesse.

Une troisième tentative
Par deux fois, Yann Guichard et son équipage avaient tenté ce record : en 2015 (47j 10h 59’) avec Dona Bertarelli devenue ainsi la femme la plus rapide autour du monde, et en 2018 (abandon sur bris de safran après l’archipel des Kerguelen). Une nouvelle fois, l’Atlantique Nord est plutôt favorable avec un passage de l’équateur en cinq jours environ.
« Nous allons partir de La Trinité/mer mardi matin pour passer la ligne de départ du Trophée Jules Verne devant Ouessant entre 18h00 mardi et 6h00 mercredi : à affiner en fonction des évolutions météorologiques. Les conditions sont assez bonnes avec un temps à l’équateur autour de cinq jours et pour une fois, on partirait avec une brise modérée de secteur Est dans le golfe de Gascogne puis nous bénéficierons d’alizés de Nord qui se renforceront le long du Portugal. Nous aurons quelques empannages à faire jusqu’à Madère avant d’effectuer notre « aile de mouette » pour piquer vers le pot au noir. » précise Yann Guichard.

Mais si la descente s’annonce favorable, le record autour du monde se joue pour beaucoup au passage du cap de Bonne-Espérance. Spindrift 2 est déjà détenteur du meilleur temps entre Ouessant et l’équateur lors de sa deuxième tentative début 2019 (4j 20h 07’), mais c’est l’enchaînement dans l’Atlantique Sud qui va déterminer sa capacité à améliorer le temps de référence au passage du cap de Bonne-Espérance pour entrer dans l’Indien avec de l’avance : Francis Joyon avait en effet réalisé une traversée extrêmement rapide de ce deuxième océan en 2017 (5j 21h 07’). Spindrift 2 doit donc tenir une moyenne de 23 nœuds environ jusqu’à l’Afrique du Sud pour aborder le tronçon suivant avec de la marge…

De l’enchaînement Nord-Sud
« Le pot au noir semble toujours plutôt favorable à l’Est comme lors de la Transat Jacques Vabre et Brest Atlantiques. Ce qui est bénéfique pour entrer dans l’hémisphère Sud : nous espérons passer le cap de Bonne-Espérance en moins de treize jours, ce qui nous permettrait d’être en avance sur le temps de Francis Joyon et ses hommes. Tout cela est un peu loin, mais d’ores et déjà, on voit que l’Atlantique Sud n’est pas fermé et que nous pourrions accrocher une dépression au large du Brésil pour arriver sur l’Afrique du Sud assez rapidement. » indique le skipper du trimaran noir et or.
Spindrift 2 est donc paré à cette nouvelle tentative avec un équipage qui reste réduit à douze hommes, dont deux nouveaux équipiers à bord : Grégory Gendron et Corentin Horeau. Les deux hommes connaissent déjà le bateau et sont très bien intégrés au groupe.
« Nous allons partir avec des conditions plus agréables que d’habitude, et dès le lendemain du départ, il fera nettement moins froid… C’est normalement une route assez classique mais plutôt rapide, jusqu’à l’équateur au moins ! » conclut Yann Guichard.

ÉQUIPAGE DE SPINDRIFT 2 :
Yann Guichard (skipper)
Erwan Israël (navigateur)
Jacques Guichard (chef de quart / barreur-régleur)
Jackson Bouttell (barreur / numéro un)
Thierry Chabagny (barreur / régleur)
Grégory Gendron (barreur / régleur)
Xavier Revil (chef de quart / barreur-régleur)
Corentin Horeau (barreur / numéro un)
François Morvan (barreur / régleur)
Duncan Späth (barreur / régleur)
Erwan Le Roux (chef de quart / barreur-régleur)
Benjamin Schwartz (barreur / numéro un)

Jean-Yves Bernot (routeur à terre)

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Echange sympathique entre François Gabart à bord de Macif et l'équipage d'un voilier croisé sur la Brest Atlantiques

Fin du convoyage pour l'astronaute Thomas Pesquet, Initiatives Coeur est de retour à Lorient - Vidéo

Parti il y a 14 jours de Salvador de Bahia sur Initiatives-Cœur, Thomas Pesquet, parrain du bateau, participait au convoyage retour de l...

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Retour d'Arkea Paprec à Port la Fôret, Sébastien Simon en a fini avec son convoyage retour depuis Bahia - Images

Fin du convoyage pour l'astronaute Thomas Pesquet, Initiatives Coeur est de retour à Lorient - Vidéo

Parti il y a 14 jours de Salvador de Bahia sur Initiatives-Cœur, Thomas Pesquet, parrain du bateau, participait au convoyage retour de l...

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Les vainqueurs du championnat Class40 2019 sont

Le duo mixte Franco-Italien Catherine Pourre et Pietro Luciani succède au Britannique Phil Sharp en tête du championnat Class40 2019. A la barre du Mach3 dessiné par Sam Manuard le n°145 Eärendil, Catherine et Pietro ont fait preuve tout au long des 6 épreuves de ce championnat très international d’une belle régularité au plus haut niveau pour en prendre la tête. Seule la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, particulièrement relevée, échappe à leur boulimie de podiums. En bonne position sur le championnat toute la saison avec pas moins de 3 victoires, Aymeric Chappellier termine deuxième, payant ainsi son impasse sur la Rolex Fastnet Race. C’est Charles-Louis Mourruau, nouveau venu sur le circuit, qui complète le podium malgré son abandon sur la Transat Jacques Vabre.

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Crédit : JMarie Liot / AleA 

Catherine Pourre – Eärendil

« Je suis très fière de ce résultat : 2019 aura été pour Eärendil l’année du grand chelem. Après avoir remporté cette année les trophées Class40 Amérique et Europe et le trophée Class40 du RORC, nous mettons le championnat Class40 à notre tableau de chasse. Cette consécration est le résultat d’un engagement réussi dans toutes les composantes du projet que nous avons initié à partir du printemps 2018. Nos ambitions étaient élevées. Nous avons travaillé pour améliorer les capacités techniques du bateau qui s’est avéré à la fois robuste et très véloce et nous avons bien fonctionné en navigation avec Pietro, qui est un marin très talentueux. Objectif atteint. Je reste un peu sur ma faim pour la Transat Jacques Vabre. A défaut de courir aux avant-postes, nous avons essayé de mettre du panache face à l’adversité de cette malencontreuse casse.

Membre de la Class40 depuis 9 ans, je reste fan absolue du format qui offre beaucoup de possibilités pour des budgets raisonnables et de la convivialité de la classe dans sa diversité. Nous sommes (presque) au bout d’une histoire avec le #145, au moins jusqu’à la Québec St Malo l’été prochain. Relancer un nouveau projet me plairait bien. »

Aymeric Chappellier (Aïna Enfance et Avenir)

« Ce fut une très belle saison, marquée par des podiums sur chacune des 5 courses que nous avons disputées, dont trois victoires. Je félicite Pietro et Catherine. Cette deuxième place est méritoire, dans une classe en constante évolution depuis 10 ans. Son niveau ne cesse d’augmenter et elle procure à la fois du plaisir et de la performance. De nouveaux bateaux arrivent, tous fidèles aux exigences de jauge de la classe, avec un niveau de performance comparables aux Imocas d’il n’y a pas si longtemps. Ce championnat propose de très belles compétitions et les bateaux demeurent abordables. Je sais que les acteurs de la classe continuent de réfléchir aux possibles développements, et on pense naturellement aux foils pour l’heure non autorisés. Mais la question des coûts induits demeure prépondérante. Et c’est une bonne chose. Mon partenariat avec Aïna se termine. Je réfléchis à la suite. On me reverra certainement en Class40… »

Palmarès 2019

1- Eärendil - Catherine Pourre - Pietro Luciani : 1003 points
2- Aïna Enfance et Avenir : Aymeric Chappellier : 953 points
3- Colombre XL : Charles Louis Mourruau et Estelle Greck : 615 points

Le classement général :

https://www.class40.com/modules/kameleon/upload/championnat2019final.pdf

6 courses comptaient pour le championnat 2019:

RORC Caribbean 600 (10 inscrits)
Défi Atlantique (12 inscrits)
Normandy Channel Race (13 inscrits)
Les Sables - Horta (13 inscrits)
Rolex Fastnet Race Race (19 inscrits)
Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre ( 27 inscrits)

Source : V Boulaire

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Armel Le Cléac’h : « Brest Atlantiques est une course très riche d’enseignements »

Après une fin d’année 2018 difficile, marquée par la perte de Banque Populaire IX sur la Route du Rhum, la saison 2019 aura été chargée pour Armel Le Cléac’h, entre circuits Figaro et Imoca, avec à la clé une 10e place sur la Solitaire et une 6e sur la Transat Jacques Vabre avec Clarisse Crémer. Sans oublier les réflexions avec le Team Banque Populaire sur le futur Ultim (attendu au premier trimestre 2021), alimentées en ce moment par Brest Atlantiques. Autant de sujets que le Saint-Politain évoque pour Tip & Shaft.

Tu faisais ton retour cette année en Figaro, pour une 10e place sur la Solitaire, quel  bilan fais-tu de ta saison ?
Il est satisfaisant. C’est vrai que cette 10e place sur la Solitaire n’était pas forcément celle que j’espérais, mais avec l’arrivée du nouveau bateau, je savais qu’il y avait pas mal d’incertitudes et le scénario aura été assez atypique. Après, ce n’est pas non plus une mauvaise place, j’ai laissé quelques anciens, qui revenaient aussi, derrière moi ! Quand on a pris la décision de revenir en Figaro, je m’étais donné deux saisons pour essayer de gagner une grande course du circuit Figaro, ça va être mon objectif l’année prochaine, avec la Transat AG2R et la Solitaire. Je pense qu’il fallait être présent sur cette première saison, ça va me permettre de travailler davantage sur des détails cet hiver.

Quel profil de co-skipper recherches-tu sur la Transat AG2R LA Mondiale ?
Je suis en cours de discussion avec deux-trois marins, je n’ai pas encore décidé. Le profil, c’est d’abord quelqu’un avec qui je sais que je vais bien m’entendre, ensuite un bon barreur de portant. A cette allure, le bateau atteint des vitesses moyennes de 13-14 nœuds et des pointes à 20 nœuds, et il est très humide dans ces conditions. ll me faut donc quelqu’un capable d’enchaîner des quarts de nuit de deux heures à la barre dans 25-30 nœuds au portant. Et qui partage mon objectif d’aller chercher une troisième victoire pour moi !

Après le Figaro, tu es passé à l’Imoca dans un rôle de « professeur » auprès de Clarisse Crémer, ça t’a plu ?
Je ne savais pas trop comment prendre les choses, c’était nouveau pour moi et, avec Clarisse, on ne se connaissait pas. Je suis passé assez directement à la prise en main du bateau, et sur le Fastnet, qui est arrivé vite, elle a pas mal subi, dans le sens où elle était plus une équipière qui exécutait ce que je lui demandais de faire. Mais, au fur et à mesure, elle a pris le bateau en main, elle a navigué un peu toute seule et quand on est arrivés au départ de la Jacques Vabre, je n’avais plus besoin de décortiquer précisément les manoeuvres. En course, je me suis occupé de la stratégie et de la météo, parce que je voulais avoir ce rôle et que l’objectif était qu’elle puisse à la fin de la transat avoir le mode d’emploi complet du bateau pour le ramener en solitaire sans incertitudes, ce qu’elle est en train de faire. Donc finalement, c’était un rôle assez sympa et j’y ai pris du plaisir.

Avec une sixième place sur la Transat Jacques Vabre, la première des bateaux à dérives, on a l’impression que tu maîtrises parfaitement le support ?
C’est vrai qu’on a plutôt bien performé. Je ne savais pas trop où on allait, je me demandais si on allait se faire laminer par les foilers, et finalement, avec une météo assez compliquée, on a réussi à tirer notre épingle du jeu, et je ne me suis pas ennuyé. C’est vrai que j’ai repris assez vite mes marques sur un Imoca qui ne ressemble pas aux usines à gaz que sont les nouveaux foilers. Au départ de la Jacques Vabre, un peu comme un instrument de musique, j’avais l’impression de connaître la partition un peu par cœur.

Pas de regrets de ne pas être au départ du Vendée Globe 2020 ?  ?
Non, pas de regrets. Cette parenthèse m’a plu, mais un Vendée Globe où on joue la gagne, c’est une autre histoire… Donc le Vendée est une page que, pour l’instant, j’ai mise de côté. On verra dans le futur, mais aujourd’hui, j’ai hâte de retrouver notre Ultim quand les premiers du Vendée Globe arriveront.

Que t’inspirent les nouveaux Imoca, dont le dernier, L’Occitane, a été présenté cette semaine par Armel Tripon ?
C’est super de voir différentes approches, ce qui n’était pas le cas sur les derniers Vendée Globe. Aujourd’hui, Charal a un petit cran d’avance sur la concurrence, mais Apivia est déjà dans le coup, Advens a été une bonne surprise sur la Jacques Vabre. Pour celui d’Armel, quand on voit ce qu’ont fait Ian Lipinski et Adrien Hardy sur la Jacques Vabre avec un bateau qui, dans l’esprit, lui ressemble un peu, on se dit que si, esthétiquement, il n’a pas les belles lignes d’autres Imoca, ça peut être performant, ce qui est la priorité. J’ai aussi hâte de voir le bateau de mon copain Nicolas (Troussel) qui a la même carène qu’Arkéa-Paprec, mais avec des évolutions et des foils différents.

Si tu devais en choisir un, lequel prendrais-tu ?
D’une façon générale, j’aime bien les bateaux assez polyvalents, donc ce serait un mix entre Charal, très à l’aise dans beaucoup de conditions, et Apivia pour son cockpit.

Que penses-tu de Hugo Boss et vois-tu Alex Thomson comme un potentiel vainqueur du Vendée Globe ?
Je pense que ce sera un des grands favoris du Vendée. Là, il n’a pas eu de chance, mais sur de courtes périodes, on a vu des moyennes et des pointes de vitesse importantes. Le bateau a du potentiel, il est assez similaire à Charal, même s’ils ont été plus extrêmes au niveau du cockpit et des foils, ça a toujours été leur marque de fabrique. Et je pense qu’ils ont une capacité à rebondir vite.

Passons à la la classe Ultim : même si Brest Atlantiques n’est pas encore terminé, quels enseignements en tires-tu à ce jour ?
Déjà, même si les bateaux ont quelques petits soucis, je trouve que, structurellement, ils ont vraiment tenu le choc – j’espère que ça va être le cas jusqu’à l’arrivée – et ça, c’était vraiment l’objectif après la Route du Rhum. En plus, ils ont eu des conditions difficiles, donc c’est rassurant dans l’objectif des tours du monde des années à venir. Côté performances, on a vu que les deux bateaux les plus en avance dans la préparation et la maîtrise du vol étaient au-dessus. Dommage que Sodebo ait abandonné, parce que dans les conditions de portant avec du vent un peu moins fort en Atlantique Sud, ils auraient pu tirer leur épingle du jeu. Mais le point positif, c’est que jusqu’à Bonne-Espérance, il y a eu du match, y compris avec Actual Leader. En tout cas, pour les équipes, c’est une course très riche d’enseignements pour la suite. On a par exemple eu une grosse réunion la semaine dernière pour essayer de trouver des solutions afin que les chocs avec des OFNI ne provoquent pas des dégâts aussi importants que ceux qu’on a vus.

Des solutions peuvent exister pour faire face à l’aléatoire de ces collisions ?
Il y a plusieurs choses. D’abord, peut-être que, parfois, ça a cassé un peu trop rapidement : certains bateaux n’ont pas eu ces soucis, est-ce parce qu’ils ont une autre approche sur la structure des appendices ? On se pose forcément des questions. C’est aussi le cas de nos anciens bateaux, Idec (ex Banque Populaire VII), qui a été jusqu’à l’île Maurice sans aucun souci d’appendice, mais aussi Spindrift (ex Banque Populaire V) l’an dernier, même s’il a abandonné à cause d’autres problèmes sur le Jules Verne. Ensuite, avec d’autres équipes, on travaille sur les systèmes de détection des OFNI, notamment la caméra Oscar, déjà en place sur pas mal de bateaux. Aujourd’hui, on est d’abord dans une phase d’enregistrement de données pour les aider à faire progresser le système ; on espère qu’à terme, ça pourra fonctionner. Il faut enfin se pencher sur les moyens de terminer une course en restant performant même quand on est handicapé, comme ça avait été le cas pour Alex Thomson sur le dernier Vendée Globe.

Si je te comprends bien, Brest Atlantiques va influencer certains choix sur Banque Populaire XI, en particulier sur les appendices ?
Tout à fait. Aujourd’hui, les plans d’appendices ne sont pas totalement validés, donc tout ce qu’on a pu voir sur la course, les avaries, les performances, les vidéos des drones, va nous servir, d’autant que jusque-là, on avait très peu d’informations extérieures, parce que les bateaux volants, c’est récent.

Le Maxi Edmond de Rothschild, c’est l’étalon de la flotte aujourd’hui ?
Oui, ils ont une capacité à voler et à aller vite à quasiment toutes les allures, c’est un bateau référence et c’est un modèle dont nous nous sommes inspirés pour le cahier des charges de Banque Populaire XI.

A quoi ressemblera Banque Populaire XI par rapport à son prédécesseur ?
Il ne sera pas radicalement différent ; dans l’esprit, les deux se ressembleront, nous n’avons pas fait un bateau complètement atypique, nous sommes par exemple restés classiques sur le cockpit, nous n’avons pas été dans la même philosophie que Sodebo. Mais nous avons beaucoup travaillé sur la partie aéro et sur les appendices qui sont aujourd’hui clairement les moteurs du bateau, donc je dirais qu’il sera un peu comme une nouvelle version d’iPhone : optimisée par rapport à la précédente !

Photo : Jean-Marie Liot/Alea/Transat Jacques Vabre

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A 1500 milles de l'arrivée, Franck Cammas et Charles Caudrelier restent concentrés sur la Brest Atlantiques

En tête de la Brest Atlantiques depuis le 14 novembre, le Maxi Edmond de Rothschild, pointé ce dimanche à un peu plus de 1500 milles de l’arrivée, est attendu mercredi à Brest. Franck Cammas et Charles Caudrelier pourraient boucler les 14000 milles mercredi matin au plus tôt, dans l’après-midi au plus tard. 

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Crédit : E Stichelbaut


Avec désormais plus de 800 milles d’avance sur leurs poursuivants, Franck Cammas et Charles Caudrelier, les deux skippers de Gitana 17, devraient pouvoir, une fois l’archipel des Açores atteint lundi, gérer les 1000 derniers milles en route directe vers la Bretagne, en ménageant au maximum le bateau.

Classement du 1er décembre 2019 à 16h

1. MAXI EDMOND DE ROTHSCHILD (Franck Cammas / Charles Caudrelier / Yann Riou) - distance au but : 1 521,8 milles - vitesse moyenne sur les dernières 30 min : 22,6 nœuds
2. MACIF (François Gabart / Gwenolé Gahinet / Jérémie Eloy) - 834,8 milles du leader - vitesse moyenne sur les dernières 30 min : 25,4 nœuds
3. ACTUAL LEADER (Yves Le Blevec / Alex Pella / Ronan Gladu) - 867 milles du leader - vitesse moyenne sur les dernières 30 min : 28 nœuds
ABANDON - SODEBO ULTIM 3 (Thomas Coville / Jean-Luc Nelias / Martin Keruzoré)

Source : Brest Atlantiques

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Retour sur la saison 2019 en IMOCA, en route pour 2020, "le spectacle sera génial" - Classement

Trois épreuves IMOCA étaient inscrites au calendrier des Globe Series, avec plus récemment la Transat Jacques Vabre, remportée par Charlie Dalin et Yann Eliès. Au classement du Championnat du Monde, Paul Meilhat reste aux commandes avant une année 2020 qui s’annonce exceptionnelle, avec trois courses en solitaire au programme : The Transat, la New York-Vendée et le Vendée Globe.

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Crédit : JM Liot


La Transat Jacques Vabre disputée à tous les niveaux

Jamais la Transat Jacques Vabre n’avait réuni un plateau aussi fourni, avec 29 duos au départ du Havre en IMOCA, et 27 à l’arrivée à Salvador de Bahia. « Sportivement, c’était une superbe édition », se réjouit Antoine Mermod, Président de la classe IMOCA. « La course a été très disputée à tous les niveaux de la flotte, pour les cinq premiers comme pour les trois derniers. 

Tous les duos ont pris beaucoup de plaisir à régater les uns contre les autres. C’est très prometteur pour la saison prochaine. Si les trois courses sont aussi accrochées, le spectacle sera génial. »

Les skippers se rodent en solitaire

Parmi les 27 bateaux arrivés au Brésil, une bonne vingtaine rentre à la voile, et beaucoup de marins effectuent le convoyage en solo. « La saison 2020 est exclusivement axée sur le solitaire et les marins ont besoin de reprendre leurs marques sur cet exercice. C’est un entraînement grandeur nature avant d’attaquer cette nouvelle année. 

Par ailleurs, les chantiers d’hiver seront très axés sur l’adaptation des bateaux à la navigation en solitaire. Cette navigation retour du Brésil va permettre de peaufiner les derniers détails et améliorations possibles », explique Antoine Mermod.

Paul Meilhat, toujours leader des IMOCA Globe Series

Septième de la Transat Jacques Vabre avec Sam Davies (Initiatives-Cœur), Paul Meilhat conserve les commandes du Championnat du monde "Imoca Globe Series". Mis à part la Bermudes 1000 Race, le sipper a bouclé toutes les épreuves inscrites au calendrier de ce circuit, remportant notamment l’an dernier la Route du Rhum et les Monaco Globe Series (avec Gwénolé Gahinet).

Il est talonné au classement par Yann Eliès, vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2019 et 2e de la Route du Rhum 2018. C’est l’Allemand Boris Herrmann qui complète le podium, devant Fabrice Amedeo (qui a terminé toutes les courses) et Vincent Riou.

« Le classement des Imoca Globe Series valide une certaine régularité. On retrouve en tête les marins qui ont fait toutes les courses ou presque, qui ont souvent terminé bien placés, voire gagné. Il y aura énormément de points à prendre en 2020. C’est là que tout va se jouer », analyse Antoine Mermod.

L’an prochain, trois épreuves compteront pour les Globe Series : The Transat (coefficient 4), la New York/Vendée (coefficient 4) et bien entendu le Vendée Globe (coefficient 10).

Le Top 10 des Globes Series :

1. Paul Meilhat : 206 points
2. Yann Eliès : 192 points
3. Boris Herrmann : 180 points
4. Fabrice Amedeo : 169 points
5. Vincent Riou : 157 points
6. Damien Seguin : 143 points
7. Sam Davies : 140 points
8. Jérémie Beyou : 132 points
9. Kevin Escoffier : 131 points
10. Nicolas Lunvent : 131 points

Source : Mer et Media

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Billy Besson - Marie Riou, Matthieu Frei - Noé Delpech, les Bleus ont rendez-vous au Mondial à Auckland

Du 3 au 8 décembre, les équipages de 49er et Nacra 17 s’affronteront dans la baie d’Auckland en Nouvelle Zélande. A quelques mois des Jeux Olympiques de Tokyo 2020, ce championnat du monde s’annonce très exigeant. Les Français des deux séries (49er féminin et Nacra) doivent également profiter de la compétition pour qualifier la France pour les Jeux Olympiques.


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Crédit : SAILING ENERGY/WORLD SAILING


"Le plateau est impressionnant" Ce championnat du monde est une régate importante en vue de Tokyo 2020. L’équipe de France y est représentée par 4 équipages en 49er féminin et masculin et en Nacra 17, challengés par une l’équipe de France « partenaires » dont le niveau est particulièrement relevé.Guillaume Chiellino, directeur de l’équipe de France : « Quelques mois avant les Jeux, le plateau est impressionnant, avec des équipages qui sont à leur meilleur niveau. La Nouvelle Zélande est le pays du rugby, mais aussi de la voile grâce à la célèbre Coupe de l’America. 

L’équipe de France est sur place depuis quelques semaines, tous ont beaucoup navigué sur ce plan d’eau. Pour nous les enjeux sont très importants avec deux séries qu’il reste à qualifier pour les Jeux Olympiques : les Nacras et 49er féminin. 

Nous avons les capacités de qualifier ces deux séries mais les places coûtent chers et la bataille est rude. Tous les équipages se sont très bien préparés ces derniers mois et peuvent briller cette semaine à Auckland.» Nacra 17 En Nacra 17, les quadruples champions du monde Billy Besson et Marie Riou sont entrés dans leur préparation olympique de manière intensive ces derniers mois. Ils seront en concurrence avec les jeunes Quentin Delapierre et Manon Audinet, remportant cet été l’étape japonaise de coupe du monde. Pour les deux équipages, l’objectif est de qualifier la série pour les Jeux. 5 places seront attribuées à l’issue de ce mondial. 49er Côté 49er, le niveau mondial est extrêmement élevé. Si Matthieu Frei et Noé Delpech ont une solide saison derrière eux, tous viennent pour monter sur le podium.L’équipage féminin de 49er, doit également sélectionner la France pour les Jeux Olympiques. 6 pays, parmi ceux qui ne sont pas encore qualifiés repartiront avec leur ticket pour Tokyo. Le duo Lili Sebesi et Albane Dubois, est capable de performer mais sera mis à rude épreuve face à une flotte de très gros niveau et des concurrentes françaises Julie Bossard et Aude Compan qui ont montré cet été qu’elles étaient pouvaient également accrocher un podium mondial. L’équipe de France engagée : 49er (dériveur double haute performance)
Matthieu FREI (SRC) et Noé DELPECH (YCPR Marseille)
Lucas RUAL (APCC) et Emile AMOROS (CN Pornic)49er FX (dériveur double haute performance) :
Lili SEBESI (SN Marseille) et Albane DUBOIS (GGVLS)Nacra 17 (mixte catamaran à foil):
Billy BESSON (YC La Grande Motte) et Marie RIOU (VP 29) Le programme du championnat du Monde : Du 3 au 5 décembre : courses de qualification
6 et 7 décembre : phases finale
8 décembre : Medal RacesSource : FFV
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"La partie n'est pas finie", Charles Caudrelier et Franck Cammas leaders de la Brest Atlantiques - Vidéo

C'était hier. Gitana 17 sortait du Pot au Noir en pole position sur la Brest Atlantiques. "Ca sent la sortie ! Déjà un premier obstacle de franchi. Il en reste encore pas mal. La route est longue jusqu'à Brest et la météo n'est pas forcément super. La partie n'est pas finie !" dixit Charles Caudrelier, skipper de l'Ultim.



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Crédit : Y Riou

Au lendemain de leur passage de l’équateur, le trimaran MACIF (François Gabart/Gwénolé Gahinet) et Actual Leader (Yves Le Blevec/Alex Pella) en terminent samedi matin avec un Pot-au-noir qui ne les aura pas trop freinés.

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Crédit : J Eloy

Le Maxi Edmond de Rothschild, toujours en tête avec 604 milles d’avance sur le trimaran MACIF samedi matin. L’objectif de Franck Cammas et de Charles Caudrelier est d'avancer le plus vite possible vers les Açores pour se placer à l’avant d’une dépression qui les emmènerait alors en route directe vers Brest.

ScanVoile

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Le Nautic Paddle vers une 10ème édition record, 1000 Paddles attendus sur la Seine à Paris

La plus grande course de paddle au monde est dans les starting-blocks pour célébrer sa 10ème édition. Le 8 décembre 2019, 1 000 participants viendront se défier sur la Seine, soit 200 mordus de plus que l’an passé ! Et pour que tout le monde puisse y prendre part, l’événement s'ouvre aux planches de 14 pieds. Le Nautic Paddle accueillera aussi les stars de la planète paddle avec la dernière étape des championnats du monde de l’APP World Tour. 

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Crédit : AFP


Le Nautic Paddle, dix ans de succès

Le salon Nautic a toujours organisé des événements nautiques en marge de son grand rendez-vous annuel, Porte de Versailles.

« Il y a dix ans, le paddle se développait partout dans le monde, mais existait de façon assez confidentielle en France », indique Alain Pichavant, commissaire général du Nautic et initiateur de cette aventure. « Le paddle était nouveau et très accessible, il permettait d’aller sur l’eau simplement. Cette course, dont le terrain de jeu incroyable est la Seine, longe la Tour Eiffel, Notre-Dame de Paris ou le Grand Palais ».

Le parcours du Nautic Paddle passe sous 27 des 29 ponts de Paris et se situe entre la Bibliothèque Nationale de France et le port de Javel Bas. Deux circuits sont proposés : 13,5 km pour les professionnels et 11 km pour les amateurs.

Une vraie reconnaissance internationale

Le paddle connait un succès grandissant, tout comme cette course qui est devenue sa grand-messe incontournable en France comme à l’international, avec la présence de pas moins de 41 nationalités !

« L'APP World Tour est très heureux de faire son retour à Paris en 2019 à l'occasion de la 10ème édition du Nautic Paddle. Nous sommes ravis que les meilleurs sportifs mondiaux de la discipline se retrouvent à Paris pour le dernier duel de l’année avec le couronnement des champions du monde hommes et femmes. C'est un grand honneur et un privilège pour l’élite de pouvoir partager cette expérience aux côtés des 1000 participants qui prendront part au Nautic Paddle en cette année. Nous sommes enchantés de proposer un spectacle exceptionnel et de prendre part à l'ambiance unique du Salon Nautique » déclare Tristan Boxford, directeur général de l'APP World Tour.

Chez les hommes, le jeune Français, Arthur Arutkin, champion du monde en titre et actuel deuxième au classement mondial sera bien évidemment présent à Paris le 8 décembre. Il retrouvera le Danois Casper Steinfath, grand spécialiste du sprint et leader au classement avant la dernière étape, ou encore le champion de longue distance Michael Booth.

Chez les femmes, l’Américaine Seychelle Webster aura à cœur de décrocher son premier titre mondial sur la Seine après une saison 2019 impressionnante. Elle retrouvera d’autres compétitrices de très grand niveau comme ses compatriotes April Zilg et Fiona Wylde.

Samuel Le Bihan sur la ligne de départ

Parrain du Nautic 2019, l'acteur Samuel Le Bihan, très impliqué pour l’intégration des personnes en situation de handicap, participera au Nautic Paddle en binôme avec David Labarre. Malvoyant de naissance et ancien médaillé paralympique de cécifoot, ce dernier a à son actif plusieurs exploits comme l’ascension du Mont-Blanc.

1 000 participants le 8 décembre prochain

La première course avait accueilli 100 participants, cette année, pour la 10ème édition, ils seront 1000. « C’est une épreuve où l’on rencontre des champions. Mais c’est aussi un parcours pour le grand public : même celui qui n’a jamais fait de paddle auparavant peut y participer. 15% des personnes qui font la course ne sont pas des sportifs, ils viennent participer à cet événement pour avoir l’opportunité de traverser Paris sur l’eau au petit jour », estime Alain Pichavant.

La recette du succès : la bonne ambiance et la bonne humeur ! « Les gens qui l’ont fait ont envie de revenir ! ».

Source : Rivacom

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Quentin Delapierre et Manon Audinet aux Mondiaux Nacra 17 à Auckland, "C’est la sélection pour plusieurs nations"

Depuis leur victoire à Enoshima en Août dernier, Manon Audinet et Quentin Delapierre ne se sont guère reposés. Les deux régatiers ont poursuivi sur leur très bonne dynamique, en enchainant les stages d’entraînements intensifs à La Grande Motte, Quiberon ou Weymouth en Grande Bretagne, afin d’être prêts pour la prochaine grosse échéance : le Championnat du Monde de Nacra 17 à Auckland.


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Crédit : Sailing Energy

Plus d’une soixantaine de duo s’affronteront dans les eaux néo-zélandaises du 3 au 8 décembre prochain. L’objectif pour Quentin Delapierre et Manon Audinet est clair : accéder à la Medal Race du championnat et réaliser la plus belle performance possible parmi les meilleurs équipages mondiaux.

« Il y aura tout le plateau mondial, tout le monde s’est vraiment préparé pour ce championnat. C’est la sélection pour plusieurs nations, il n’y a pas un équipage qui vient dans l’optique de faire une régate d’entraînement » explique Quentin Delapierre.

La belle prestation des deux Français cet été leur a ouvert les faveurs des étrangers qui sont venus en France et à Weymouth en début d’année scolaire afin de s’entraîner à leurs côtés. Ils ont aujourd’hui toutes les cartes en mains pour réaliser un bon résultat, le tout va être de rester concentré et de tenir jusqu’au bout le rythme effréné d’un tel championnat.

« J’ai hâte d’aller me confronter à tous ces équipages et voir si le travail a payé. Nous nous sommes beaucoup entraînés ces derniers mois et voulons faire nos preuves sur ce championnat » s’impatiente Manon Audinet. Auckland est un plan d’eau que la régatière connait bien car elle s’y est déjà entrainée il y a deux ans. Le terrain de jeu des Nacra 17 va changer quotidiennement et les équipages seront confrontés à des conditions de vent et de mer très différentes, l’adaptation et la polyvalence seront les clés de la performance.

Source : E Villers

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Des bateaux sous surveillance

Depuis vendredi, 11h02, heure du passage d’Actual Leader à l’équateur, les trois bateaux en course sur « Brest Atlantiques » ont basculé dans l’hémisphère Nord, le Maxi Edmond de Rothschild possédant plus d’une journée d’avance sur ses deux poursuivants. Pour les six skippers, l’une des priorités de la fin de course est de ménager des trimarans qui, à des degrés divers, ont été bien éprouvés depuis le départ de Brest le 5 novembre.

Après le Maxi Edmond de Rothschild (Franck Cammas/Charles Caudrelier), premier à retrouver l’hémisphère Nord, à 3h13 (heure française) dans la nuit de mercredi et jeudi, le trimaran MACIF (François Gabart/Gwénolé Gahinet) et Actual Leader (Yves Le Blevec/Alex Pella) ont à leur tour franchi l’équateur vendredi matin, à respectivement 8h30 et 11h02, après exactement 24 jours et 2 minutes de mer pour ce dernier.

Comme on pouvait s’y attendre au vu des vitesses respectives des bateaux depuis jeudi matin, François Gabart et Gwénolé Gahinet sont parvenus à reprendre la deuxième place dans la nuit de jeudi à vendredi, faisant dire au premier, joint lors de la vacation vidéo hebdomadaire, organisée vendredi à la Maison de la Bretagne, au pied de la Tour Montparnasse : « Je pense que c’était la bonne option, parce que quand on est partis dedans, on avait un petit retard sur Actual Leader, et là, on revient juste devant, donc on est plutôt contents d’avoir fait ça, c’était important de tenter dans la situation dans laquelle on était. »

Dans le « camp d’en face », Yves Le Blevec, également joint ce vendredi, a une lecture légèrement différente : « On surveillait du coin de l’œil la progression de MACIF qui avait fait une option radicalement différente, au bout du compte, c’est assez équivalent en termes d’options. » Arbitre plus neutre de cette bataille qu’il a suivie à distance, Franck Cammas estime quant à lui : « Je pense que ça a été une réussite pour lui (MACIF), parce qu’il a gagné une centaine de milles sur Actual, c’est la preuve que c’était une option intéressante, même si elle n’était pas simple. »

Reste que les deux trimarans sont encore très proches l’un de l’autre au moment d’attaquer ce vendredi le Pot-au-noir, dans lequel le Maxi Edmond de Rothschild est passé comme une fleur la veille, et que le duel devrait encore durer jusqu’à Brest. Surtout qu’à ce stade de la course, tous les trimarans ont leur lot de petits bobos.

Jeudi, dans une vacation organisée par son équipe, François Gabart confiait ainsi, à propos de son plan VPLP : « On ne va pas cacher qu’on a eu plusieurs problèmes, comme sur le plan porteur de la dérive avant Rio, ce qui a eu des conséquences assez importantes sur les vitesses du bateau. » Relancé sur le sujet vendredi, le Charentais a ajouté : « On a eu pas mal de soucis qui nous ont notablement ralentis, mais là, au moment où je parle, on est quasiment à 95% du potentiel du bateau, ça fait plaisir, mais c’est sûr que ça a été un gros enjeu pendant la course. »

Du côté d’Actual Leader, Yves Le Blevec, interrogé sur l’état de son trimaran après 24 jours de mer, s’est montré satisfait : « On n’a rien de majeur qui nous handicape, le potentiel du bateau est intact, tel qu’il était au départ de Brest il y a plus de trois semaines », le skipper de La Trinité-sur-Mer et Alex Pella ayant juste dû se lancer dans un atelier mat cramé pour réparer « la bâche aéro à bâbord qui s’était bien barrée » sur le bras de liaison avant d’Actual Leader.

Enfin sur le Maxi Edmond de Rothschild, solide leader avec, vendredi à 16h, 544 et 620 milles d’avance sur ses rivaux, Franck Cammas s’est montré très soucieux de ménager sa monture : « Notre première priorité est de passer dans des endroits « safe » et de ne pas surcharger le bateau. On n’est par exemple pas à 100% à l’attaque dans les changements de voiles, on essaie d’anticiper et de ne pas sur-toiler le bateau, chose qu’on aurait pu faire les deux premières semaines. » L’objectif stratégique de l ‘Aixois et de Charles Caudrelier ? « L’idée est de monter le plus vite possible vers les Açores pour se mettre à l’avant d’un front et attraper un vent de sud pour arriver à Brest. Après, ce sera l’autoroute, mais pas forcément une autoroute simple, du reaching dans 20-25 nœuds. Ce serait le scénario idéal. » Un scénario idéal qui ferait arriver le Maxi Edmond de Rothschild le 4 décembre au matin, après environ 29 jours de course…

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Un mondial aux enjeux majeurs pour les français

Du 3 au 8 décembre, les équipages de 49er et FX (dériveur double haute performance masculin et féminin) et Nacra (catamaran mixte à foil) s’affronteront dans la célère baie d’Auckland en Nouvelle Zélande. A quelques mois des Jeux Olympiques de Tokyo 2020, ce championnat du monde s’annonce d’ores et déjà très exigeant tant le niveau international est élevé. Outre les titres très convoités de champions du monde, les français des deux séries : 49er féminin et Nacra, doivent également profiter de la compétition pour qualifier la France pour les Jeux Olympiques.

Ce championnat du monde est une régate importante en vue de Tokyo 2020. L’équipe de France y est représentée par 4 équipages en 49er féminin et masculin et en Nacra 17, challengés par une l’équipe de France « partenaires » dont le niveau est particulièrement relevé.

Guillaume Chiellino, directeur de l’équipe de France :

« Ce mondial avec 3 des séries olympiques, s’annonce très bien ! Quelques mois avant les Jeux, le plateau est impressionnant, avec des équipages qui sont à leur meilleur niveau. La Nouvelle Zélande est le pays du rugby, mais aussi de la voile grâce à la célèbre Coupe de l’America. L’équipe de France est sur place depuis quelques semaines, tous ont beaucoup navigué sur ce plan d’eau. Les conditions sont fraiches mais avec du vent et du soleil. Pour nous les enjeux sont très importants avec deux séries qu’il reste à qualifier pour les Jeux Olympiques : les Nacras et 49er féminin. L’équipage masculin de 49er de Matthieu Frei et Noé Delpech avaient quant à eux brillamment sélectionnés leur bateau lors des Mondiaux à Aarhus en 2018. Nous avons les capacités de qualifier ces deux séries mais les places coûtent chers et la bataille est rude. Tous les équipages se sont très bien préparés ces derniers mois et peuvent briller cette semaine à Auckland.»

En Nacra 17, les quadruples champions du monde Billy Besson et Marie Riou sont entrés dans leur préparation olympique de manière intensive ces derniers mois et ont soif de retrouver un podium mondial. Ils seront en concurrence avec le jeune duo Quentin Delapierre et Manon Audinet dont l’ascension est fulgurante, remportant cet été l’étape japonaise de coupe du monde. Pour les deux équipages, l’objectif est de qualifier la série pour les Jeux. 5 places seront attribuées à l’issue de ce mondial.

Marie Riou, Nacra 17 :

« Nous venons de terminer 2ème du championnat d’Océanie qui était une sorte de régate d’entrainement cette semaine à Auckland. Les conditions étaient bonnes mais variées, nous sommes plutôt contents du résultat qui nous met en confiance pour ce mondial. Depuis cet été nous avons fait de belles sessions d’entrainements. L’objectif principal sera d’aller qualifier le bateau pour les Jeux Olympiques. Avec Billy on se connait très bien, nous allons donner notre maximum pour aller chercher un podium. Nos concurrents savent qu’on est là. On est dans le coup, ça va bagarrer ! ».

Côté 49er, le niveau mondial est extrêmement élevé. Si Matthieu Frei et Noé Delpech ont une solide saison derrière eux, tous viennent pour monter sur le podium.

Noé Delpech, 49er :

« Nous sommes contents de notre préparation. Depuis quelques temps on monte en puissance, on montre qu’on est dans le match. Le niveau international est super dense, je pense que les 25 meilleurs mondiaux peuvent prétendre à un podium. Et du côté des équipages français, nous sommes 4 bateaux avec un niveau très serré, voire quasiment ex-aequo. On sait qu’on est l’équipage qui a le plus d’expérience, nous sommes généralement présents sur les grands rendez-vous. Nous attaquons confiants et rassurés ».

L’équipage féminin de 49er, doit également sélectionner la France pour les Jeux Olympiques. 6 pays, parmi ceux qui ne sont pas encore qualifiés repartiront avec leur ticket pour Tokyo. Le duo Lili Sebesi et Albane Dubois, est capable de performer mais sera mis à rude épreuve face à une flotte de très gros niveau et des concurrentes françaises Julie Bossard et Aude Compan qui ont montré cet été qu’elles étaient pouvaient également accrocher un podium mondial.

Albane Dubois, 49er féminin : « Avec Lili nous avons fait la démarche d’arriver tôt en Nouvelle Zélande pour nous acclimater et profiter de 10 jours d’entrainements intensifs où nous avons eu beaucoup de vent. Pour nous l’enjeu est en effet de qualifier notre série. Nous avions manqué la qualification en 2018 à Aarhus de seulement 2 places. C’est notre deuxième chance, et le but est bien sûr que ce soit nous qui qualifions la nation… mais Julie et Aude vont vouloir le faire également. Nous allons essayer de faire abstraction de tout ça et nous concentrer pour faire une belle régate. Ça devrait être accessible, on s’est bien entrainées pour cela avec des stages en Espagne notamment. On se sent bien, prêtes à tout ! ».

L’équipe de France engagée :

49er (dériveur double haute performance)

Matthieu FREI (SRC) et Noé DELPECH (YCPR Marseille)
Lucas RUAL (APCC) et Emile AMOROS (CN Pornic)

49er FX (dériveur double haute performance) :

Lili SEBESI (SN Marseille) et Albane DUBOIS (GGVLS)

Nacra 17 (mixte catamaran à foil):
Billy BESSON (YC La Grande Motte) et Marie RIOU (VP 29)

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IDEC SPORT arrive en Indonésie !

Huit jours après leur départ de l’île Maurice, Francis Joyon, Christophe Houdet, Bertrand Delesne, Antoine Blouet et Corentin Joyon ont atteint le détroit La Sonde, porte d’entrée vers le détroit de Karimata, cet espace maritime entre Mer de Java et Mer de Chine, aux confins des îles de Sumatra, Java et Bornéo. Un temps plus qu’honorable pour parcourir les 2 900 milles théoriques et en ligne directe depuis Port Louis. Il aura fallu au maxi trimaran IDEC SPORT parcourir plus de 4 200 milles sur le fonds, en réalisant une jolie parabole vers le sud de l’océan Indien afin d’éviter d’avoir à négocier les alizés au près, susceptibles de secouer hommes et matériels. Francis et ses hommes ont ainsi privilégié la vitesse à la ligne directe, plus de 22 noeuds de moyenne sur cette longue route qui leur a fait tutoyer les 37 degrés de latitude Sud.
Une nouvelle aventure a débuté ce matin avec les premières terres indonésiennes dont la vue a coïncidé avec la disparition totale du vent et l’arrivée d’un fort courant contraire qui a fait dériver le trimaran géant jusqu’au volcan Krakatoa (voir vidéo ci-dessous), dont la spectaculaire irruption l’an passé avait défrayé les chroniques

Comme des chiffonniers !

« On se bagarre comme des chiffonniers dans la pétole et face à un courant contraire de deux à trois noeuds, dans une chaleur épouvantable » décrit Francis. La carte postale d’arrivée sous les îles aux noms enchanteurs de Java et de Sumatra est ce matin très éloignée des clichés attendus avec tant d’impatience par l’équipage du maxi trimaran IDEC SPORT. « Le rivage est noyé dans une brume dont on se demande s’il ne s’agit pas en vérité de fumée des nombreux incendies de forêt qui ravagent la région » s’interroge Francis. « Nous avons tous vécu avec émotion l’arrivée sur les premières terres, après 8 jours de navigation tonique dans l’alizé. Mais avec la disparition aussi complète que subite du vent, nous nous sommes trouvés à dériver face aux courants. Nous multiplions les empannages sous gennaker dans deux noeuds de vent, manoeuvrant toutes les cinq minutes. Tout l’équipage est sur le pont et la fatigue se fait sentir. Ceux qui ont tenté la petite sieste y ont renoncé tant la chaleur moite est intense. Nous espérons, avec notre entrée en mer de Java, toucher un peu d’air. La nuit tombe et il nous faut redoubler d’attention. Nous nous sommes approchés tout à l’heure à moins de 30 mètres d’une côte escarpée avec quelques cailloux affleurants. »

Le 3 décembre à Ho Chi Minh Ville !

IDEC SPORT aborde ainsi dans la difficulté la dernière marche de son périple, cette traversée de la mer de Chine méridionale en direction du Vietnam. Aux vents faibles de l’Indonésie devraient succéder de forts flux de Nord Est alimentés par le cyclone Kamuri, qui devrait propulser devant les étraves d’IDEC SPORT des rafales à plus de 40 noeuds. Les 900 et quelques derniers milles s’annoncent sportifs, au près, dans des vents puissants. « Si cette brume voulait bien se lever, nous pourrions enfin profiter de la magie de l’endroit » soupire Francis qui envisage une arrivée sur Ho Chi Minh Ville le 3 décembre au matin heure française.

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Franck Cammas, leader de la Brest Atlantiques, "tous les systèmes sont fatigués, on n’est jamais à l’abri de casser"

Joint ce vendredi à la vacation hebdomadaire de Brest Atlantiques, Franck Cammas, skipper du Maxi Edmond de Rothschild, en tête de la course, a commenté le passage du Pot-au-noir et la situation qui l'attend, avec Charles Caudrelier, d'ici l'arrivée à Brest, programmée aux alentours du 4 décembre.

image

Crédit : Y Riou

La carte postale à l’approche du Cap Vert

« On est dans une phase de reaching dans les alizés en remontant vers le Cap Vert, il y a un peu de clapot de face qui commence à s’atténuer, c’était un peu brutal cette nuit, parce qu’on était à 25 nœuds face au clapot. Là, ça s’adoucit mais le vent est un peu plus fort, 18-20 nœuds. On essaie de ne pas trop tirer sur le bateau, mais on reste rapides, ce sont des allures où Edmond de Rothschild va vite, même si on n’a pas tous les jouets en main, ça marche encore pas mal. »

La traversée express du Pot-au-noir

« On était dans une zone sans aucune convection, il y avait juste des molles à passer, mais le vent n’était pas brutalement instable comme il peut l’être avec des orages et des grains noirs. Là, il n’y avait quasiment pas de grains, juste une toute petite pluie, le vent est quand même bien descendu à un moment, jusqu’à 6-7 nœuds, pendant quelques heures, mais le bateau est resté au-dessus de 10 nœuds et la rotation a été continue, il n’y a pas eu de gros changements de forces de vent, tout a été fluide par rapport au passage de Pot-au-noir qu’on a eu à l’aller. »

L’option du trimaran MACIF

« C’est toujours mieux quand les poursuivants restent derrière toi, il y a toujours un risque quand quelqu’un attaque par rapport au leader. On avait vu cette option ouest à un moment, même pour nous, mais on n’a jamais senti que c’était pour nous quelque chose d’intéressant. Il y avait quand même deux passages de transition à passer, il (MACIF) a eu une très bonne première transition, même s’il y avait un virement dedans, la deuxième a été un peu plus longue. On l’a surveillé, forcément, je pense que ça a été une réussite pour lui, parce qu’il a gagné une centaine de milles sur Actual, c’est la preuve que c’était une option intéressante, même si elle n’était pas simple. »

L’avance de 600 milles sur les poursuivants

« On ne regarde pas trop notre avance, on regarde surtout la situation par rapport aux phénomènes météo qui arrivent. S’il y a intérêt à continuer à avancer vite, il faut le faire, parce que ce qu’on cherche surtout, c’est un passage météo qui soit simple pour le bateau, où il y a le moins de risques pour sa préservation. Donc ce n’est pas le moment de mollir, je pense qu’il y a des trucs intéressants à prendre en vue de l’arrivée à Brest si on va assez vite et pour ne pas mettre le bateau dans des conditions compliquées. On réfléchira si on lève le pied dans les dernières 48 heures, mais ce n’est pas encore le moment. Notre première priorité est en tout cas de passer dans des endroits « safe » et de ne pas surcharger le bateau. On n’est par exemple pas à 100% à l’attaque dans les changements de voiles, on essaie d’anticiper et de ne pas sur-toiler le bateau, chose qu’on aurait pu faire les deux premières semaines. On a passé un peu de temps à faire un « check » du bateau avant le Pot-au-noir, à réparer ce qu’on pouvait, donc pour l’instant, on est assez confiants dans le bateau. Après, les casses, elles ne s’annoncent jamais, et forcément, toutes les pièces et tous les systèmes sont fatigués après 30 jours de mer, donc on n’est jamais à l’abri de casser. »

L’Atlantique Nord, l’ETA

« L’alizé est encore soutenu, au-dessus du Cap Vert, ça commence à mollir et à adonner, l’idée est de monter nord le plus vite possible vers les Açores pour attraper un front et se mettre à l’avant afin de nous permettre d’arriver à Brest dans un vent de sud. Ce serait le scénario idéal, mais le point délicat, c’est d’attraper ce vent de sud, il y aura une zone un peu de mou et de portant. C’est pour ça qu’on avance vite maintenant. Après, ce sera l’autoroute, mais pas forcément une autoroute simple, puisque ce sera du reaching dans 20-25 nœuds, donc ça ira vite, il faudra faire attention au bateau et gérer pour la fin. Si on arrive le 4, c’est qu’on aura eu une bonne météo, ce serait bien. »

Source : Brest Atlantiques

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