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Guirec Soudée : l’incroyable récit d’une aventure hors du temps

Il conjugue l’aventure par tous les temps et sur la mer. Guirec Soudée est arrivé à Brest et à reçu un accueil triomphal. Retenez son nom si vous ne le connaissez pas encore Il devrait participé au prochain Vendée Globe après avoir racheté le bateau de Benjamin Dutreux.

107 jours après son départ de Chatham au Cap Cod (Nord Est des USA), le 15 juin dernier, Guirec Soudée a réussi son pari et bouclé la traversée de l’Atlantique Nord à la rame. En coupant la ligne d’arrivée fictive du parcours située sur la longitude du phare du Créac’h à Ouessant, il n’a certes pas battu le temps établi par Gérard d’Aboville 41 ans plus tôt, mais il a signé un véritable exploit : avaler plus de 5 000 kilomètres à la force des bras, privé d’informations météo, de moyens de communication et rationné en énergie presque de bout en bout. Dans quelques heures, le navigateur de Plougrescant dans les Côtes d’Armor, touchera terre et livrera l’incroyable récit d’une aventure humaine hors du temps.

Guirec Soudée : « Une aventure à l’état sauvage… »
Après avoir coupé la ligne d’arrivée du parcours théorique de la traversée de l’Atlantique Nord entre Ouessant et le cap Lizard, hier jeudi 30 septembre, à 10h49, Guirec Soudée a fait son entrée à la rame dans la Marina du Château à Brest, aujourd’hui vendredi, peu après 14h30. Heureux, soulagé et les traits à peine tirés, le navigateur de Plougrescant est allé au bout de lui-même et a livré le récit de son parcours mené quasiment de bout en bout sans moyen de communication et avec très peu d’énergie. Une aventure à l’état sauvage, coupée du monde. Extraits…
Une tempête tropicale d’entrée de jeu
« Je me suis battu du premier au dernier jour. Dès le début j’ai eu des courants qui étaient contre moi et quand j’ai réussi à m’écarter de la côte américaine, j’ai enfin réussi à attraper le Gulf Stream et à me retrouver dans des vents et des courants portants. J’ai pu vraiment profiter, être là où je devais être. A ce moment-là, une tempête tropicale m’est passée dessus. C’était prévu. Je me suis retourné et j’avais un petit hublot ouvert sur le pont du bateau pour faire un système de courant d’air. Je n’ai rien pu anticiper et je n’ai pas réussi à le fermer. Tout ce qui était à l’extérieur a été aspiré. Je sentais l’eau monter, monter… jusqu’à l’autre hublot qui me servait normalement d’endroit pour respirer. Je n’avais plus d’air dans mon bateau et plus d’autre choix que d’ouvrir la porte principale et l’eau a fini par remplir le bateau.

Redresser le bateau à tout prix
Je me suis dit : « là, l’aventure commence sérieusement ! ». Je savais que j’étais au début de cette tempête tropicale, que j’allais avoir plus de 60 nœuds, peut-être 7 mètres de creux, peut-être plus. Je me suis retrouvé sur la coque du bateau, à l’envers, et je voyais mes affaires partir, mes vestes, mes salopettes. J’essayais de redresser le bateau mais je ne pouvais pas parce qu’il était plein d’eau. Je ne pouvais pas accepter la défaite. Je me disais qu’il y avait une solution. Au bout d’un moment, j’ai vu mon ancre flottante partir au fond et je me suis dit mais bien-sûr ! J’ai plongé pour la récupérer, je l’ai amarrée à un bout qui trainait derrière le bateau qu’il soit vraiment en travers des lames. Au bout de deux trois heures il a fini par se redresser. J’étais complètement euphorique, je hurlais dans tous les sens. J’ai vidé mon bateau au seau. On était à moitié entrain de couler. J’ai fini par réussir à sortir toute l’eau. Malheureusement je n’avais plus d’électronique à bord, plus de moyen de communication.

Il fallait que je continue
C’est là que je me suis dit qu’il allait falloir que je trouve un moyen de prévenir mes proches à terre. Au bout d’une trentaine d’heures, j’ai eu la chance de trouver un cargo, que j’ai pu contacter pour rassurer tout le monde. Je ne savais pas où j’allais mais il fallait que je continue. Le bateau flottait, physiquement j’étais en forme, j’avais de la nourriture même si au bout de quelques jours je n’avais plus de gaz et j’ai dû manger froid. C’était vraiment l’aventure à l’état sauvage. J’ai continué ma route. J’ai fait des rencontres de fou ! J’ai des dorades qui sont restées des semaines dont une que j’ai apprivoisée et que j’ai appelé Paulette. J’ai eu un fou de bassan, Pédro, qui m’a suivi sur des centaines de kilomètres. J’ai eu des requins blancs à l’arrière de mon bateau, des orques, des baleines.

Vivre sans connexion : une chance
J’avais déjà vécu le faire de vivre sans connexion et c’est une chance. Qui aujourd’hui peut se permettre d’être coupé du monde pendant des semaines et des mois ? Ce qui m’embêtait c’était de ne pas pouvoir donner de nouvelles et de ne pas avoir de météo. La météo a été un réel problème. A la voile, c’est quand même plus simple qu’à la rame.

Des vents contraires aux Açores
Une fois aux Açores, j’ai commencé à avoir des vents contraires. J’arrivais quand même à progresser, jusqu’au moment où je me trouvais à 380 milles de Ouessant. Ça faisait deux mois et demi que j’étais en mer, et là je me suis dit : « Dans une semaine, c’est bon, je rentre à la maison, je rentre en Bretagne ». Mais j’ai mis 24 jours à revenir à mon point de départ. Au début, je suis parti plein Nord-Ouest, en direction de l’Islande et j’ai décidé de faire demi-tour en espérant avoir des vents portants. C’était la bonne option.

« J’y suis arrivé ! »
Il était temps d’arriver. Quand j’ai croisé mes premiers pêcheurs bretons, du Guilvinec, j’avais l’impression d’être à la maison. Je me suis fait un peu secouer en approchant mais je savais que je n’étais plus très loin. Je suis là et c’est un miracle d’être arrivé avec mon bateau, à l’endroit où je voulais. En ligne droite c’est 5000 km mais j’en ai peut-être fait 8000. J’ai mis 107 jours alors que j’avais prévu 70-80 jours. Tant que j’avais de l’eau, je me disais, ça le fait ! Je n’ai rien lâché, il fallait y croire ! Il fallait que j’y arrive… et j’y suis arrivé ! ».

Un premier chapitre sur l’Atlantique Sud

C’est par une traversée de l’Atlantique d’Est en Ouest, des Canaries à Saint-Barthélemy, lancée le 15 décembre et achevée le 26 février, qu’a débutée la nouvelle aventure de Guirec Soudée : 74 jours à la rame, à bord d’un monotype océanique de 8 m de long pour 1,6 m de large, en solitaire et donc sans sa désormais célèbre poule Monique. Son objectif dès qu’une fenêtre météo se présenterait, s’attaquer à l’Atlantique Nord et ramer dans le sillage de Gérard d’Aboville parti 41 ans plus tôt du même site pour rallier Brest en empruntant les courants du Gulf Stream.

Une entame marquée par une violente tempête

15 juin – départ
Une fenêtre météo s’ouvre enfin sur la face Nord de l’Atlantique et Guirec met le cap sur sa traversée retour. Mais la situation météo n’a finalement rien de favorable et très vite, le navigateur doit faire face à des courants sinueux et un vent de sud qui l’expédient vers le plateau continental canadien. Dix jours durant, il ramera contre le courant, faute de quoi il finira sa traversée en Nouvelle-Ecosse. Une entrée en matière épuisante. Fin juin, il peut enfin faire cap à l’Est et gagner le grand large.

3 juillet – 18e Jour
La situation se gâte sérieusement. Frappé par une violente tempête, des vents de 45 nœuds, rafales à 60, et des creux de 7 mètres, son équipe perd sa position et la possibilité définitive de le joindre par téléphone satellite. L’hypothèse d’un chavirage et de l’eau venue remplir l’habitacle de son bateau s’impose. La question de l’état du marin se pose : Est-il toujours en vie ? Demande-t-il assistance ? Le Cross Gris Nez est alerté.

3 juillet – 19e jour
Par la coordination du CROSS Gris Nez et du RCC Boston, un cargo panaméen le Tsukuba Maru naviguant proche de la dernière position connue de Guirec, est contacté et se déroute pour mener l’enquête sur zone. Malgré les 4 mètres de creux et les 25 nœuds de vent résiduels, l’équipage du cargo établit une liaison radio avec Guirec. Aucune assistance n’est demandée, Le bateau est redressé, il dit continuer à faire route vers la Bretagne et prie son équipe de ne « surtout pas s’inquiéter pour lui » !

Cap sur une aventure… à la Moitessier

Une autre aventure débute alors, celle d’une attente à terre du moindre message capté par un autre bateau par voie VHF. Ces échanges sont aussi pour Guirec l’occasion de récolter des informations météo dont il est désormais privé et d’adapter sa stratégie pour essayer d’éviter d’aller se frotter à de trop grosses conditions ou tout au moins les anticiper.
Blanche de tout message du navigateur, la première quinzaine d’août est l’objet de toutes les angoisses… avant une nouvelle aussi brève que rassurante : « Je vais bien, je continue ma route ».
Routeur de Guirec, Maurice Uguen accompagnait déjà Gérard d’Aboville 40 ans avant. Il témoigne alors que le bond dans le passé est bien plus important. Il faut en effet remonter à l’époque de Bernard Moitessier pour retrouver ce mode si restreint communication et un marin qui envoyait alors à la fronde des missives sur le pont des navires de commerce qu’il croisait.

Le 2 septembre – 80e Jour
Un petit miracle se produit. Par l’entremise des officiers d’un cargo, Guirec est mis en relation avec sa famille par le biais d’un téléphone collé à la VHF. L’occasion, au-delà de l’évidente émotion, de donner des nouvelles et une position : après 8 jours de marche arrière à cause des vents rencontrés à l’approche de la Bretagne, il se trouve alors à 500 milles dans l’Ouest – Nord Ouest de Brest. Il confirme également l’hypothèse du chavirage, une installation électronique très endommagée et surtout le fait qu’il lui reste assez de vivres pour tenir encore.

Le 24 Septembre – 103e jour
L’avion patrouilleur Atlantique 2 de la Marine Nationale survole Guirec et établit le contact avec Guirec. De ce dialogue mémorable, on comprend mieux ce qui s’est passé le 2 juillet. La tempête tropicale a chaviré l’esquif de Guirec, un hublot ouvert a permis à l’eau d’envahir la cellule de vie, contraignant Guirec à la quitter en pleine tempête. L’archétype du scénario catastrophe. S’en sont suivies de longues heures dehors à tenter de redresser son bateau empli d’eau. « C’était chaud ! » leur dira Guirec qui est alors privé de ses moyens de communication, en dehors d’une VHF et d’un GPS portables.

Un dernier coup de tabac avant les retrouvailles avec la terre

Depuis, à l’approche des côtes, les rencontres de Guirec Soudée avec d’autres navires, de pêche ou de commerce, ont pu gagner en fréquence, permettant ainsi à l’équipe à terre d’avoir plus de nouvelles et d’en transmettre au marin. Le week-end dernier, une première fenêtre semblait pouvoir s’ouvrir sur l’arrivée et les retrouvailles avec la terre. Mais c’était sans compter un premier coup de tabac automnal sur la pointe Bretagne et l’évidente impossibilité de laisser Guirec dériver à l’ancre flottante dans le rail d’Ouessant. Grâce à la solidarité de plusieurs bateaux de pêche, le bulletin météo lui était transmis afin qu’il laisse passer le gros temps. Presque une semaine plus tard, après 107 jours de solitude, le rameur est enfin de retour, à Brest, sur ses terres bretonnes. Une arrivée qui prendra des allures de récit hors du temps, tant seul Guirec Soudée sait ce qu’il a vécu pendant cette traversée de l’Atlantique Nord.

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Docu à voir. Achille Nebout et Simon Henner

Un musicien qui a besoin d’aventure pour composer. Un navigateur qui a besoin de musique pour naviguer.
Lorsque l’artiste Simon HENNER (aka French79) reçoit un message sur Instagram d’Achille NEBOUT fin 2019, il ne se doute pas qu’il se retrouvera quelques mois plus tard à la barre d’un voilier de course en pleine nuit au large des côtes bretonnes dans des conditions musclées.

Entre Lorient & Marseille, ce mini documentaire décrit l’amitié naissante entre deux solitaires, tous deux autant passionnés par leur univers que par celui qu’ils découvrent. L’un navigue en course au large sur un voilier ultra puissant et l’autre mène un projet musical sur les scènes internationales les plus pointues.
En 2020, alors que la crise sanitaire paralyse le monde, Achille Nebout, skipper professionnel en course au large et passionné de musique peint son bateau aux couleurs de French 79.
Simon Henner (Aka French 79) rencontre alors le skipper et ensemble ils larguent les amarres. Ces deux univers, qu’apparemment tout oppose, entrent alors en résonance. Deux trajectoires de vie dont les différences sont bien plus ténues que l’on ne pourrait croire.

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Mini-Transat. 4 protos seuls en tête, les autres à l’abri !

Quatre Proto sont seuls en tête de la Mini Transat EuroChef et poursuivent leur cavalcade à belle vitesse dans les alizés portugais au large de Nazaré alors que les premiers Série ont désormais débordé le cap Finisterre. Une grosse partie de la flotte cravache pour se mettre à l’abri en prévision de la vilaine dépression qui pointe le bout de son nez dans le golfe de Gascogne et aux abords de la pointe nord-ouest ibérique. Des vents sud-ouest soufflant à 30 nœuds avec des rafales à 50 sont, en effet, annoncés à partir de demain sur ces zones. Les ports de Baiona, de Camariña et de La Corogne semblent les sites privilégiés par les concurrents qui ont fait le choix de faire confiance à leur sens marin et de mettre leur course entre parenthèse.

Si pour les quatre bateaux de tête de la Mini Transat EuroChef les conditions sont idéales pour aligner les milles à vitesse grand V au large du Portugal, à l’inverse, dans le golfe de Gascogne et au large du cap Finisterre, les conditions restent mollassonnes et instables, ce vendredi. Le changement s’annonce cependant radical à partir de demain, et même particulièrement violent dans la nuit de samedi à dimanche en raison d’une forte dégradation annoncée du temps. Des conditions dantesques sont, en effet, attendues sur ces zones, avec des rafales à 50 nœuds sur une mer difficile. Un bulletin météorologique spécial (BMS) a été émis. La Direction de course l’a transmis à l’ensemble des concurrents auxquels elle a, par ailleurs, conseillé de se comporter en bon marin et de penser à se mettre à l’abri. Depuis la réception de ce message, une grande partie des concurrents ont fait le choix de la raison et pris le parti de mettre leur course entre parenthèse afin de garantir leur sécurité et celle de leur monture. Pour preuve, de nombreuses routes convergent petit à petit vers la terre. Les ports de Baiona, de Camariña et de La Corogne semblent être les destinations favorisées par les marins qui risquent d’être le plus exposés à ces conditions difficiles. Les plus impactés devraient être les retardataires, mais la situation s’annonce globalement compliquée pour tous les Ministes qui se trouveront toujours situés au nord de la latitude de Porto d’ici à demain soir.

Fuir ou réussir à descendre au plus vite au sud de la latitude de Porto
Si la fuite est une option suivie par beaucoup de skippers, elle ne s’impose heureusement pas pour toute la flotte. Les bateaux de tête dans la catégorie des Série, devraient, eux, réussir à échapper au plus fort du vent. Pour l’heure, au large du cap Finisterre, ils retrouvent petit à petit des conditions plus consistantes après 30 heures passées à lutter dans de petits airs erratiques. Côté classement, le joli coup de ces dernières 24 heures est à mettre au crédit de Gaël Ledoux. Le skipper de Haltoflame-Ilots.site, qui pointait en 13e position à 14,6 milles du leader hier après-midi, s’est installé aux commandes de la flotte à la mi-journée, grâce à une trajectoire audacieuse au plus près de la côte. Le Malouin devance à présent Basile Bourgnon (975 – Edenred) de 3,6 milles et une petite bande de neuf marins emmenés par Julie Simon (963 – Dynamips) de plus ou moins 5 milles. Chez les Proto, on l’a dit, un petit groupe de quatre, composé de Tanguy Bouroullec (969 – Tollec MP/Pogo), de Fabio Muzzolini (945 – Tartine sans Beurre), d’Irina Gracheva (800 – Path), mais aussi et surtout de Pierre Le Roy (1019 – TeamWork) – qui fait forte impression et compte aujourd’hui plus de 45 milles d’avance sur son poursuivant le plus proche -, a clairement pris la poudre d’escampette. Ces échappés ne cessent d’allonger la foulée, propulsés par les alizés portugais. Des alizés pas très forts et relativement instables qui leur permettent toutefois de filer entre 8 et 11 nœuds de moyenne depuis 24 heures. Leurs arrivées à Santa-Cruz de La Palma sont ainsi toujours attendues en deuxième partie de nuit de dimanche à lundi, ou dans la matinée de lundi, avec au moins deux jours d’avance sur les suivants !

Privée de pilote automatique, Camille Bertel s’accroche
Les autres informations à retenir de cette journée ? En premier lieu, le remorquage réalisé avec succès du bateau de Franck Lauvray par le trimaran d’Adrien Hardy, marin et sauveteur de voiliers en perdition. Le prototype Alice, victime d’un démâtage dans la nuit de mardi à mercredi, a, effet, rallié le port de Lorient aux alentours de 1 heure la nuit dernière, ce qui lui permet d’être en parfaite sécurité avant l’arrivée du mauvais temps ce week-end. Par ailleurs, Lilian Geolle (616 – Aora) est parvenu à réparer son aérien. La situation est, en revanche, un peu plus embêtante pour Camille Bertel (900 – Cap Ingelec). La skipper ne parvient pas à réparer son électronique du bord et poursuit sa route sans pilote automatique. Elle navigue bord à bord avec Pierre Legendre (994 – AKKA) qui l’aide à garder le moral et la motivation.

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Une flotte et potentiellement trois régimes

Ce jeudi après-midi, alors que les premiers ont débordé le cap Finisterre et cavalent désormais dans les alizés, le gros de la flotte de la Mini Transat EuroChef poursuit sa progression au ralenti, en direction de la pointe nord-ouest espagnole. Le vent faible combiné à une mer formée ne facilite pas l’avancée des bateaux. Il faut à la fois soigner les réglages et rester concentré sur la conduite pour grappiller des milles vers le sud au plus vite. Et l’enjeu est de taille car une dépression pointe le bout de son nez et devrait générer des conditions musclées dans le golfe de Gascogne dans la journée de samedi. Mieux vaudra alors avoir franchi la pointe ibérique !

Le vent est erratique dans le golfe de Gascogne et au large de la Galice. Le gros du peloton de la Mini Transat EuroChef bataille donc pour faire avancer les bateaux. Certains sont clairement dessus en permanence, focalisés sur les réglages et la conduite, en mode « régate ». D’autres, plus fatigués ou situés plus près de la côte où le vent tamponne, peinent davantage à faire marcher leurs machines sur une mer qui demeure cabossée. Par conséquent, la flotte s’étale maintenant sur plus de 190 milles, et les écarts entre les premiers des derniers ne vont faire que s’accentuer d’ici à l’arrivée aux Canaries. En effet, les leaders, qui ont désormais débordé le cap Finisterre ou sont en passe de le faire, récupèrent progressivement les fameux alizés. Ces vents de nord-est soutenus vont leur permettre d’avaler les milles à vitesse grand V jusqu’à l’arrivée à La Palma. C’est d’ailleurs déjà le cas pour les premiers Proto, et en particulier pour Pierre Le Roy (1019 – TeamWork). Ce dernier déboule actuellement à plus de 14 nœuds de moyenne quand la majorité de ses adversaires affichent encore des vitesses à un chiffre. Au pointage, le Lillois, qui a notamment parfaitement tiré son épingle du jeu au large de La Corogne, fait ainsi course en tête avec une belle avance sur ses poursuivants. Il compte, en effet, un bonus de près de 30 milles sur Tanguy Bouroullec (969 – Tollec MP/Pogo, dont le tracker devrait de nouveau émettre au pointage de 18 heures) et Irina Gracheva (800 – Path) qui naviguent bord à bord, puis Fabio Muzzolini (945 – Tartine sans Beurre), non loin derrière, en embuscade.

Alizés, transitions ou baston ?

Si ceux-là et une poignée d’autres vont littéralement s’envoler jusqu’aux Canaries – et vraisemblablement boucler les 1 350 milles de cette première étape dans la nuit de dimanche à lundi ou dans la matinée de lundi -, leurs concurrents ne vont pas tous connaitre le même sort. Certains vont devoir composer avec des conditions plus instables, avec davantage de phases de transition. D’autres risquent de se faire impacter par le passage d’une nouvelle dépression annoncée dans le golfe de Gascogne dans la journée de samedi. Selon les prévisions, cette zone fermée de basse pression atmosphérique pourrait générer un vent de sud-ouest soufflant entre 30 et 40 nœuds. Il va sans dire que cela corserait alors méchamment la donne pour ceux qui se trouveraient encire au nord du cap Finisterre. Dans ce contexte, mieux vaut ne pas trop trainer en route. Les uns et les autres l’ont bien compris et la bagarre sur l’eau n’en est que plus belle. En l’occurrence, le match aux avant-postes chez les bateaux de Série est particulièrement disputé. Basile Bourgnon (975 – Edenred) et Julie Simon (963 – Dynamips), qui régatent à vue, se livrent une remarquable bagarre. Derrière, leurs concurrents ne lâchent rien. Ils sont ainsi une dizaine à se tenir dans un mouchoir d’à peine dix milles.

Remorquage à venir pour Franck Lauvray

Ce qu’il faut retenir par ailleurs de cette journée ? Cyril Oms (591 – 591 – Fantomas) et Nicolas Cousi (533 – Telerys Communication), confrontés l’un et l’autre à un problème de pied de mât à la suite du passage de front dans la nuit de mardi à mercredi, sont parvenus à réparer. Camille Bertel (900 – Cap Ingelec), elle, déplore la casse de son calculateur et de son aérien. Elle tente de trouver une solution avec l’aide, par VFH, de ses concurrents les plus proches. Franck Lauvay (346 – Alice) qui évolue sous gréement de fortune depuis hier, devrait être pris en remorque dans la soirée par Adrien Hardy. Enfin, bonne nouvelle concernant Marc-Eric Siewert (614 – Absolute Sailing Team). Le navigateur, qui avait disparu des écrans radar en raison d’un tracker défaillant, a été localisé par la Direction de course grâce au soutien de la Marine Nationale qui a dépêché un avion sur zone. L’Allemand poursuit sa route sans encombre et évolue actuellement à 185 milles du cap Finisterre, 25 milles environ derrière Piers Copham (719 – Voiles des Anges). Il devrait de nouveau être visible sur la cartographie à partir du pointage de 18 heures.

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La Nioulargue revit aux Voiles !

Le jeudi, on pourrait penser que les Voiles ont perdu la raison. Tradition désormais bien comprise et appréciée des coureurs et propriétaires, la plus belle flotte au monde de bateaux classiques et modernes n’en fait ce jour-là qu’à sa tête. C’est l’esprit de la Nioulargue, le coup de génie de Patrice de Colmont, en 1981, qui est célébré, sur mer comme sur terre. Défis en tous genres, inter classes ou inter styles, Club 55 Cup ou course des Centenaires, on court entre gentlemen du yachting, pour la beauté du geste et le plaisir d’accumuler de nouveaux prétextes à refaire, le soir venu, les affrontements du jour et l’inimitable défilé des équipages. Mimant Ikra et Pride, pionnier de la Nioulargue voici 40 ans, ce sont le Proto The Kid de Jean-Pierre Dick, et le ketch marconi signé Van de Stadt-Giles-Illingworth (1962), Stormvogel qui ont remis leurs pas dans ceux de la légende fondatrice des Voiles. L’histoire retiendra la victoire de The Kid, avec Bill Jayson, fils de Dick, propriétaire de Pride, comme équipier. Chez les Centenaires, victoire au bout du suspense d’Olympian.

Journée des Défis

C’est la coutume, le jeudi, on se défie en dehors de toute logique de jauge, pour le simple plaisir d’en découdre entre régatiers. La Direction de course ouvre une ligne au Portalet, les bateaux s’annoncent sur la VHF, et la fête continue… Un douzaine de défis s’élançaient ainsi dès 12 heures 30, dans un léger vent de Nord Ouest qui tournait en forcissant à l’Est dans l’après-midi. Le grand ketch Hygie rivalisait ainsi avec le houari Alcyon 1871, tandis que Eileen 1938 défiait plusieurs voiliers d’une seule traite, Hellen et Marge et deux voiliers Modernes engagés en IRC B, Mister Fip et Quatre Quarts. Autre duel au sommet, celui qui réunissait le First 53 Ritual au X50 Ectabane. Les départs se sont ainsi enchainés, et ce n’est que ce soir dans la gaité des ruelles de Saint-Tropez, que se solderont entre amis les comptes disputés sur l’eau.

Club 55 Cup : Victoire de The Kid

En temps réel comme en temps compensé, le proto Moderne de 54 pieds The Kid de Jean Pierre Dick s’est imposé devant Pampelonne à son adversaire du jour, le ketch Stormvogel. Bill Jayson, fils de Dick Jayson propriétaire de Pride lors de la régate fondatrice de 1981 était à bord, ravi et ému de revivre 40 ans après l’acte fondateur de la Nioulargue, inspiratrice des Voiles.

Centenary Trophy – Gstaad Yacht Club ; A Olympian la coupe !

C’est avec un léger vent d’Est que les 23 voiliers de plus de 100 ans d’âge en lice pour ce prestigieux Graal – qui fête cette année sa dixième édition – se sont lancés à la mi-journée depuis la Tour du Portalet. A l’issue d’une jolie boucle de 7,5 milles dans le golfe, c’est Olympian, le P Class de 1913 et sa coque vert profond qui l’emporte à l’issue d’un final ébouriffant, façon match race, entre Bruno Troublé à la barre de Olympian, et Peter Isler, figure de la Coupe de l’America, aux commandes de Spartan (Herreshoff). Le plan Gardner Olympian reprend ainsi un titre déjà conquis en 2019, dans la continuité puisque, pandémie oblige, le Trophée n’avait pas été remis en jeu en 2020. L’autre P Class Chips complète le podium d’une course appelée à demeurer dans les mémoires.

Le point sur les courses :

Chez les Classiques

Entrés en lice comme à l’accoutumée le mardi des Voiles, 82 yachts de tradition régatent de concert répartis en 10 groupes distincts. Deux belles courses ont été validées, avec une régate de petit temps mardi, et une course de brise dans le Mistral hier mercredi. De quoi satisfaire toutes les envies, mais aussi toutes les capacités des uns et des autres à performer, qui dans les petits airs, qui dans la « brafougne ». Chez les Epoque Aurique A, support du Trophée Rolex, c’est le cotre signé Herreshoff Scud qui tient la tête devant Marga, le plan Liljegren (1914) à l’aise dans le Mistral d’hier, et le P Class Corinthian. En Aurique B, Eva (Fife 1906) devance l’élégant Class30 New Yorkais Oriole (Herreshoff 1905) et le vénérable Lulu (Rabot Caillebotte 1897). Chez les Epoques Marconi A, c’est le plan Sparkman&Stephens Blitzen, cher à Simon Le Bon, lancé en 1938 qui domine les débats, devant Recluta le nouveau venu aux Voiles avec German Frers à la barre, et le yawl Bermudien Varuna de 1939. Chez les Epoque Marconi B Jour de Fête (Paine 1930) devance le 8 M J Anne Sophie (Aas 1938) alors que Stormy Weather (Stephens 1934) et Skylark (Sparksman&Stephens 1937) jouent placé. En Epoque Marconi C, Andale (Nicholas Potter 1951), Sonda (Mc Gruer 1951) et Rainbow III (Fife 1927) sont au coude à coude. Du coté des Grand Tradition Cambria (Fife 1928), Naema (réplique Mylne 1938) et le 15 m JI The Lady Ann ferraillent dur contre Sumurun (Fife 1914) et Halloween, (Fife 1926).
En Classique Marconi A, le sloop Lys (Sparksman &Stephens 1955) s’est vu surclassé dans la brise par ketch Stormvogel, (1962 Giles – van de star – Illingworth) alors queLionel Péan, à la barre d’Hermitage signe deux podiums. Chez les B le plan Illingworth&Primrose Outlaw, lancé en 1963 pour l’Admiral’s Cup, caracole en tête devant Sagittarius (Sparksman&Stephesn 1972). En Classique Marconi R l’équipage Néerlandais d’Encounter devancent d’Il Mor et Ikra. Le Groupe Invités est actyuellement dominé par Josephine et Jap (Fife 1898)

Et les Modernes…

140 voiliers Modernes régatent aux Voiles de Saint-Tropez sous la jauge IRC, dans des groupes B, C, D, E et F. Tous les bateaux ont couru chaque jour. Le point après 3 manches validées, en IRC B – Trophée North Sails : Prétexte, The Kid et Music ont une victoire d’étape chacun et le Nacira 47 Pretexte mène au général provisoir. En IRC C, 27 purs racers de 13 à 15 mètres naviguent pour le Trophée BMW Avec deux victoires et une place de second, Nanoq écrase ce groupe, avec Tom Slingsby à la stratégie et le Prince Frederic du Danemark à la barre. Daguet3, MathildeM, Arobas2 se battent pour les places d’honneur. En IRC D le Cap 31 Britannique North Star 2 a aligné deux victoires de manche. Derrière lui, la lutte est complètement ouverte à deux courses de la fin. Chez les IRC E, Adrien Follin et son Sun Fast 33 The Surfrider sont au rendez-vous de la compétition. Une victoire de manche et des résultats plus contrastés laissent la place au First 31,7 Eden ou au First 310 Marjolan pour tirer leur épingle du jeu. Du côté des IRC F : Le Tofinou Suisse Jolt fort de deux victoires, tient à distance ses principaux rivaux, les deux autres Tofinou 9,5 Pitch et Outsider.

En bref

Et Dieu créa la Nioulargue

« Je n’ai pas l’impression d’avoir initié un monument » se rappelle humblement Patrice de Colmont « Nous étions des farceurs et nous ne nous prenions pas au sérieux » La Nioulargue – « nid du large » en provençal, un haut-fond situé en face de la plage de Pampelonne – allait pourtant devenir une des plus belles course au monde, suite au défi lancé et relevé fin septembre 1981 entre 2 skippers : Jean Laurain et l’Américain Dick Jayson, respectivement skipper d’Ikra (12 Mètre JI ) et le propriétaire de Pride (un Swan 44). Le perdant devant inviter les deux équipages à déjeuner au Club 55, le célèbre restaurant de Pampelonne. Le « virage » de la Nioulargue sera finalement abandonné pour la route directe, d’un commun accord par VHF pendant la course, l’heure du déjeuner étant déjà passablement avancée… Un an après, d’autres voiliers désirent s’ajouter aux deux protagonistes et se mesurer sur ce même parcours. La Nioulargue devient donc une régate dès cette 2ème édition, mêlant des bateaux modernes avec des anciens.
Grâce à Patrice de Colmont et son équipe de passionnés, les Maxi y font une entrée remarquée – seul rendez-vous en France – en 1983, et le rendez-vous inscrit au calendrier officiel de la classe l’année suivante. L’édition 1984 est remportée par le maxi Gitana VIII (Skipper : Jean-Hervé Mer, barreur : Harold Cudmore, face à, entre autres, Coriolan (Eric Tabarly), Jet-Service (Patrick Morvan) et Helisara VI (Herbert Von Karajan). La Nioulargue concourt également à créer un véritable courant de rénovation d’incroyables yachts de tradition. La régate de 1995 marque la fin de l’événement suite à l’abordage en course de Taos Brett (un 6 Mètre JI) par Mariette (une goélette de 42m). En 1999, les régates reprennent sous l’impulsion de la Société Nautique de Saint-Tropez, des régatiers, et de divers acteurs économiques locaux. Le nom est alors modifié et la Nioulargue s’appelle désormais les Voiles de Saint-Tropez.
Le nom « Club 55 Cup » est redonné depuis 2003 aux défis du jeudi où 2 voiliers peuvent s’opposer sur le parcours historique.

Et à terre…

Le défilé des équipages, moment haut en couleur et éminemment festif de cette journée des défis, conviait chaque bateau à se mêler, dument déguisés, à une procession façon carnaval autour du vieux port, aux accents trépidant d’un orchestre de jazz. Un jury se voyait chargé de désigner l’équipage le plus créatif, le plus original et le plus joyeux. Le vainqueur repart tout naturellement avec le poids du capitaine en vins tropéziens. Un moment très apprécié du nombreux public.

Jumelage entre Yacht Clubs

La Société Nautique de Saint-Tropez, organisatrice des Voiles, formalisera demain vendredi à 10 heures le jumelage qui la lie au Yacht Club de Gstaad. Depuis 10 ans, le jeune et néanmoins prestigieux Yacht Club Suisse organise conjointement avec la Nautique de Trophée des centenaires. Une convention de jumelage liera désormais plus étroitement encore les deux clubs, afin de partager des idées et renforcer les échanges entre membres.

Bateaux remarquables

De saga en saga…

Le grand ketch Recluta navigue aux Voiles au sein du groupe Epoque Marconi A. Ce voilier est à lui seul une véritable saga, qui s’inscrit dans une autre belle histoire, celle de la dynastie Frers, architectes argentins de génie et de père en fils. Recluta est né en 1901, construite par Camper&Nicholson à Gosport (UK). Il arrive en Argentine en 1940, acheté par Charles Badracco. Hélas, en 1942, une terrible tempête et une tentative de sauvetage d’un équipier tombé à la mer le font s’échouer définitivement. Badracco récupère ce qu’il peut et dynamite ce qui reste du bateau. Il charge Frers Sr de concevoir un successeur à Recluta, qui devait être le plus grand voilier d’Amérique du Sud de l’époque, mais à cause de la pénurie de matériaux lors de la seconde guerre mondiale, il ne sera jamais construit. La famille Frers conçoit alors des voiliers sur commande pour divers chantiers navals et crée plus de 1 300 modèles sur trois générations de Frers. Leurs bateaux ont été utilisés par des équipes de l’Admiral’s Cup et des campagnes de l’America’s Cup, German Jr a également joué un rôle dans la campagne de l’America’s Cup Prada/Luna Rossa en 2000. En 2016, German Frers Jr se lance dans la recherche d’un nouveau design. Il tombe sur les plans de Recluta demeurés accrochés aux murs de son studio. Il lance la construction en 2017, en utilisant les pièces récupérées du Recluta original, comme son mât principal et le mât d’artimon utilisé sur Fjord II (yacht personnel de German Frers en 1942). Sa fille Zelmira, artiste et photographe suit le chantier et vient de publier un livre sur cette saga.

Ils ont dit :

Bruno Troublé, barreur d’Olympian, vainqueur du Centenary Trophy

« Cela m’a rappelé la Coupe de l’America. On gagne face à Peter Isler, après un final d’anthologie, bord à bord. Il m’a laissé un petit trou à la bouée, J’ai glissé sous son tableau arrière et quand il viré, nous étions devant. Je suis resté aux allures de largue, on a mutiplié les virements mais il n’a jamais pu passer. On s’est tous bien amusé! »

Portrait du jour :

Zelmira Frers, fille de génie

Fille, petite fille d’architectes navals de génie, Zelmira Frers présente à Saint-Tropez son dernier ouvrage, The story behind Recluta, recueil de réflexions, anecdotes et d’images de la reconstruction de Recluta, ce ketch originellement signé Camper&Nicholson, désagrégé sur une plage de Capo san Antonio en Argentine, à l’été 1942. Peu attirée par la navigation, Zelmira, dans l’ombre de son père, poursuit des études d’architecture, passionné par le film et la photographie. Lorsqu’en 2017, German Frers Jr décide de reprendre à son compte la reconstruction de Recluta, Zelmira s’incruste dans le chantier, tourne autour des artisans, des charpentiers de marine. Fascinée par l’ambiance festive et laborieuse du chantier, elle immortalise toutes les phases de la construction, des échanges et réflexions autour des solutions architecturales, entant ainsi dans la psychologie de son génial parternel. Elle noue une relation teintée d’affection avec le bateau, qu’elle voit en 2019 pour la première fois quitter son hangar, un peu comme l’adieu à un vieil et cher ami. The Story behind Recluta est ainsi un livre témoignage, sur un bateau, une renaissance, et la relation d’une fille qui redécouvre son père à travers une passion nouvelle pour elle, mais commune cependant… Zelmira est une architecte argentine diplômée de l’Universidad Torcuato Di Tella en 2012. Elle a travaillé pour RDR Architects à Buenos Aires et a participé à l’édition de Toward an integral practice of architecture, le livre célébrant les vingt ans du studio. Pendant ses études au California College of the Arts en 2010, elle a également travaillé pour l’architecte zen Paul Discoe, où elle a eu sa première approche des concepts zen de la conception et du temps. En 2013, elle a cofondé machimbre®, l’un des premiers studios interdisciplinaires de Buenos Aires, dédié à l’exploration du design dans différents domaines : construction, mobilier, design de produits, branding et direction artistique.

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Le gros de la flotte de la Mini Transat EuroChef poursuit sa progression au ralenti

 

Ce jeudi après-midi, alors que les premiers ont débordé le cap Finisterre et cavalent désormais dans les alizés, le gros de la flotte de la Mini Transat EuroChef poursuit sa progression au ralenti, en direction de la pointe nord-ouest espagnole. Le vent faible combiné à une mer formée ne facilite pas l’avancée des bateaux. Il faut à la fois soigner les réglages et rester concentré sur la conduite pour grappiller des milles vers le sud au plus vite. Et l’enjeu est de taille car une dépression pointe le bout de son nez et devrait générer des conditions musclées dans le golfe de Gascogne dans la journée de samedi. Mieux vaudra alors avoir franchi la pointe ibérique !

 

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Crédit : Mini Transat


Les leaders, qui ont désormais débordé le cap Finisterre ou sont en passe de le faire, récupèrent progressivement les fameux alizés. Ces vents de nord-est soutenus vont leur permettre d’avaler les milles à vitesse grand V jusqu’à l’arrivée à La Palma. C’est d’ailleurs déjà le cas pour les premiers Proto, et en particulier pour Pierre Le Roy (1019 – TeamWork). Ce dernier déboule actuellement à plus de 14 nœuds de moyenne quand la majorité de ses adversaires affichent encore des vitesses à un chiffre. Au pointage, le Lillois, qui a notamment parfaitement tiré son épingle du jeu au large de La Corogne, fait ainsi course en tête avec une belle avance sur ses poursuivants. Il compte, en effet, un bonus de près de 30 milles sur Tanguy Bouroullec (969 – Tollec MP/Pogo, dont le tracker devrait de nouveau émettre au pointage de 18 heures) et Irina Gracheva (800 – Path) qui naviguent bord à bord, puis Fabio Muzzolini (945 – Tartine sans Beurre), non loin derrière, en embuscade.

 

Alizés, transitions ou baston ? 

Si ceux-là et une poignée d’autres vont littéralement s’envoler jusqu’aux Canaries - et vraisemblablement boucler les 1 350 milles de cette première étape dans la nuit de dimanche à lundi ou dans la matinée de lundi -, leurs concurrents ne vont pas tous connaitre le même sort. Certains vont devoir composer avec des conditions plus instables, avec davantage de phases de transition. D’autres risquent de se faire impacter par le passage d’une nouvelle dépression annoncée dans le golfe de Gascogne dans la journée de samedi. Selon les prévisions, cette zone fermée de basse pression atmosphérique pourrait générer un vent de sud-ouest soufflant entre 30 et 40 nœuds. Il va sans dire que cela corserait alors méchamment la donne pour ceux qui se trouveraient encire au nord du cap Finisterre. Dans ce contexte, mieux vaut ne pas trop trainer en route. Les uns et les autres l’ont bien compris et la bagarre sur l’eau n’en est que plus belle. En l’occurrence, le match aux avant-postes chez les bateaux de Série est particulièrement disputé. Basile Bourgnon (975 – Edenred) et Julie Simon (963 – Dynamips), qui régatent à vue, se livrent une remarquable bagarre. Derrière, leurs concurrents ne lâchent rien. Ils sont ainsi une dizaine à se tenir dans un mouchoir d’à peine dix milles.

 

Remorquage à venir pour Franck Lauvray

 Ce qu’il faut retenir par ailleurs de cette journée ? Cyril Oms (591 – 591 – Fantomas) et Nicolas Cousi (533 – Telerys Communication), confrontés l’un et l’autre à un problème de pied de mât à la suite du passage de front dans la nuit de mardi à mercredi, sont parvenus à réparer. Camille Bertel (900 – Cap Ingelec), elle, déplore la casse de son calculateur et de son aérien. Elle tente de trouver une solution avec l’aide, par VFH, de ses concurrents les plus proches. Franck Lauvay (346 – Alice) qui évolue sous gréement de fortune depuis hier, devrait être pris en remorque dans la soirée par Adrien Hardy. Enfin, bonne nouvelle concernant Marc-Eric Siewert (614 – Absolute Sailing Team). Le navigateur, qui avait disparu des écrans radar en raison d’un tracker défaillant, a été localisé par la Direction de course grâce au soutien de la Marine Nationale qui a dépêché un avion sur zone. L’Allemand poursuit sa route sans encombre et évolue actuellement à 185 milles du cap Finisterre, 25 milles environ derrière Piers Copham (719 – Voiles des Anges). Il devrait de nouveau être visible sur la cartographie à partir du pointage de 18 heures.

 

Source : A Bargat
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Stage Ultime à Port la Forêt, Gitana 17 heurte un OFNI, problème technique pour Banque Populaire XI, retour à Lorient

Naissance du dernier né des Ultim 32/23, le Trimaran SVR Lazartigue de François Gabart est à l'eau , "C’est une grande fierté"

La mise à l’eau du trimaran SVR LAZARTIGUE s'est déroulée ce jeudi 22 juillet, un bateau d’exception, en rupture avec les technologies a...

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Antoine Carpentier, vainqueur du Trophée Européen !

Malheureusement annulé en 2020 faute de courses, le Trophée Européen Class40 sacre cette année Antoine Carpentier sur son Mach 40.4 Redman ! Terminant sur le podium de chacune des courses auxquelles il a participé depuis le début de l’année, à l’exception de la Rolex Fastnet Race, Antoine Carpentier remporte ce titre pour la première fois à bord de son Class40 Redman face à une flotte encore plus compétitive qu’elle ne l’était auparavant. Le duo suisse Valentin Gautier et Simon Koster (Banque du Leman) termine deuxième. Luke Berry (Lamotte – Module Création) complète le podium.

“Nous sommes très contents d’avoir remporté le Trophée Européen. C’est une grande première pour moi ! Nous avons été assez constants sur le podium à l’exception de la Rolex Fastnet race où nous finissons quatrièmes mais nous terminons sur le podium de la CIC Normandy Channel Race, des Sables – Horta ainsi que sur la 40 Malouine Lamotte. Cela montre une belle régularité, récompensée par cette victoire sur le Trophée. Nous sommes très contents. C’est la première saison avec notre bateau donc c’est de bon augure pour la suite…” résume A. Carpentier.

La saison a débuté fin mai par la très disputée CIC Normandy Channel Race, une boucle de 1000nm en double en Manche et Mer Celtique, remportée par Axel Tréhin et Fred Denis (Project Rescue Ocean) qui signent ainsi leur première victoire sur le circuit Class40.
A peine un mois plus tard, la flotte des Class40 se retrouvait pour Les Sables- Horta. L’escale ayant dû être annulée, les bateaux ont parcouru les 2450nm d’une seule traite mais, afin de garder la spécificité du trophée avec un nombre suffisant de courses, un classement était établi pour ce trophée sur chacun des deux tronçons. C’est à nouveau le duo de Project Rescue Ocean qui s’impose à l’aller mais ce sont Valentin Gautier et Simon Koster les plus rapides au retour.
La Rolex Fastnet Race, rendez-vous estival des années impaires, sacre Antoine Magré et son équipage franco-britannique après un peu plus de trois jours de course.
Dernière épreuve du trophée, la 40 Malouine Lamotte allait donc, pour sa deuxième édition, départager les cinq bateaux de tête. En l’emportant à Saint-Malo, Antoine Carpentier remporte le Trophée Européen 2021.
Il faut également noter la belle performance de Mathieu Claveau et de son Akilaria de 2009, Prendre la Mer Agir pour la Forêt, 19ème du Trophée et premier Vintage.

Rendez-vous le 7 novembre prochain pour le départ de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, sur laquelle s’aligneront 45 Class40. A l’issue de cette transat, sera sacré le Champion Class40 2021.

Classement du Trophée Européen

Antoine Carpentier (Redman) – 374 points Valentin Gautier & Simon Koster (Banque du Leman) – 363 points Luke Berry (Lamotte – Module Création) – 357 points Olivier & Antoine Magré (E. Leclerc Ville La Grand) – 332 points Axel Tréhin & Fred Denis (Project Rescue Ocean) – 306 points

L’intégralité du classement : https://www.class40.com/modules/kameleon/upload/1europeantrophy2021.pdf

CIC Normandy Channel Race:

Axel Trehin & Fred Denis (Project Rescue Ocean) Luke Berry & Achille Nebout (Lamotte – Module Création) Antoine Carpentier & Pablo Santurde del Arco (Redman)

Les Sables – Horta:

Axel Trehin & Fred Denis (Project Rescue Ocean) Antoine Carpentier & Mikael Mergui (Redman) Ian Lipinski & Ambrogio Beccaria (Crédit Mutuel)

Horta – Les Sables:

Valentin Gautier & Simon Koster (Banque du Leman) Ian Lipinski & Ambrogio Beccaria (Crédit Mutuel) Antoine Carpentier & Mikael Mergui (Redman)

Rolex Fastnet Race:

Antoine Magré (E. Leclerc Villa-la-Grand) Valentin Gautier & Simon Koster (Banque du Leman) Luke Berry (Lamotte – Module Création)

La 40 Malouine Lamotte:

 Antoine Carpentier & Pablo Santurde del Arco (Redman) Jean Galfione & Alan Pennaneac’h (Serenis Consulting) Luke Berry & Ronan Floch (Lamotte – Module Création)

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Près de 350 concurrents au 43ème Spi Oues

Ils étaient 329 l’an dernier à la même période. Ils seront autour de 350 pour ce 43ème Spi Ouest-France / Banque Populaire Grand Ouest du 7 au 10 octobre 2021 à La Trinité-Sur-Mer.

Les inscriptions sont désormais closes pour cette 43ème édition repoussée en octobre en raison de la crise sanitaire. Ouest-France, plus grand quotidien régional du pays et la Société Nautique de La Trinité-Sur-Mer espéraient au mieux approcher les 300 voiliers. Ils seront finalement cinquante de plus entre les J/70, J/80, Diam 24 OD, Open 5.70 et Open 7.50, Grand-Surprise, Mach 6.5, First 31.7, Figaro 3, Mini 6.50, ETF 26, Class 40, Multi 2000 de 25 à 59 pieds, IRC double et équipage, et enfin Osiris.

L’une des caractéristiques du Spi, et qui en fait son essence et son charme depuis 1978, c’est ce savant mélange d’amateurs avertis, de coureurs professionnels connus, mais aussi de régatiers débutants, dont l’objectif est d’apprendre et se faire plaisir, et aussi de côtoyer les ténors de la course au large.

Un plateau de « stars »

Cette édition accueillera plusieurs noms célèbres de la voile, à commencer par Armel Le Cléac’h, vainqueur du Vendée Globe 2016-2017, qui va tenter de remporter le national Figaro 3 en équipage, un mois pile avant de prendre le départ de la Transat Jacques Vabre sur son maxi trimaran Banque Populaire XI. A ses côtés, seront présents Kevin Escoffier, co-skipper sur l’Ultim, Kevin Péponnet, champion du monde de 470, et Ronan Lucas, ancien numéro un mondial de match racing. Révélation du dernier Vendée Globe, Clarisse Crémer retrouve la barre du monotype Bénéteau sur lequel elle s’était préparée dans l’optique du tour du monde. Ce championnat national validé par la FFVoile promet d’être redoutable, avec sur la ligne de départ Pierre Leboucher, Philippe Hartz, Alan Roberts, Gildas Mahé, Gaston Morvan, ou encore Elodie Bonafous et Violette Dorange…

Des habitués du Spi…et la relève !

Le public retrouvera sur les pontons de la Trinité-sur-Mer de nombreux habitués qui ont marqué l’histoire de la plus grande régate de voiliers habitable en France : Penny Aubert ou encore Patrice Carpentier et Jean-Pierre Kelbert en IRC double, Nicolas Loday, Philippe Guigné, Nicolas Lunven, Anne Liardet, Hervé Leduc, Philippe Delhumeau, Frédéric Bourdereau, Simon Moriceau, Sylvain Pélissier et Luc Nadal en J/80, Charlie Capelle et Gwen Chapalain en Multi 2000, Yvan Bourgnon, Jean-Christophe Mourniac, Moana Vaireaux, Jean-Pierre Dick, Charles Dorange (frère de Violette) en ETF 26…. Et concernant les inscriptions, à y regarder de plus près, la relève est déjà là, prête à en découdre comme Morgane Ursault-Poupon ou Nelson Pajot fille et fils de qui l’on sait.

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Antoine Carpentier et son Class40 Redman remportent le Trophée Européen, "une grande première pour moi !" - Résultats

 

Le Trophée Européen Class40 sacre cette année Antoine Carpentier sur son Mach 40.4 Redman. Terminant sur le podium de chacune des courses auxquelles il a participé depuis le début de l’année, à l’exception de la Rolex Fastnet Race, Antoine Carpentier remporte ce titre pour la première fois à bord de son Class40 Redman face à une flotte encore plus compétitive qu’elle ne l’était auparavant. Le duo suisse Valentin Gautier et Simon Koster (Banque du Leman) termine deuxième. Luke Berry (Lamotte – Module Création) complète le podium.

 

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Crédit : P Contin


“Nous sommes très contents d’avoir remporté le Trophée Européen. C’est une grande première pour moi ! Nous avons été assez constants sur le podium à l’exception de la Rolex Fastnet race où nous finissons quatrièmes mais nous terminons sur le podium de la CIC Normandy Channel Race, des Sables – Horta ainsi que sur la 40 Malouine Lamotte. Cela montre une belle régularité, récompensée par cette victoire sur le Trophée. Nous sommes très contents. C’est la première saison avec notre bateau donc c’est de bon augure pour la suite…” résume Antoine Carpentier.
 
Rendez-vous le 7 novembre prochain pour le départ de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, sur laquelle s’aligneront 45 Class40. A l’issue de cette transat, sera sacré le Champion Class40 2021.

 

Classement du Trophée Européen

Antoine Carpentier (Redman) – 374 points
Valentin Gautier & Simon Koster (Banque du Leman) – 363 points
Luke Berry (Lamotte – Module Création) – 357 points
Olivier & Antoine Magré (E. Leclerc Ville La Grand) – 332 points
Axel Tréhin & Fred Denis (Project Rescue Ocean) – 306 points.

L’intégralité du classement :  https://www.class40.com/modules/kameleon/upload/1europeantrophy2021.pdf


CIC Normandy Channel Race:

1. Axel Trehin & Fred Denis (Project Rescue Ocean)
2. Luke Berry & Achille Nebout (Lamotte – Module Création)
3. Antoine Carpentier & Pablo Santurde del Arco (Redman)

Les Sables – Horta:

1. Axel Trehin & Fred Denis (Project Rescue Ocean)
2. Antoine Carpentier & Mikael Mergui (Redman)
3. Ian Lipinski & Ambrogio Beccaria (Crédit Mutuel)

Horta – Les Sables:

1. Valentin Gautier & Simon Koster (Banque du Leman)
2. Ian Lipinski & Ambrogio Beccaria (Crédit Mutuel)
3. Antoine Carpentier & Mikael Mergui (Redman)

Rolex Fastnet Race:

1. Antoine Magré (E. Leclerc Villa-la-Grand)
2. Valentin Gautier & Simon Koster (Banque du Leman)
3. Luke Berry (Lamotte – Module Création)

La 40 Malouine Lamotte:

1. Antoine Carpentier & Pablo Santurde del Arco (Redman)
2. Jean Galfione & Alan Pennaneac’h (Serenis Consulting)
3. Luke Berry & Ronan Floch (Lamotte – Module Création)

Source : Class40

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Armel Le Cléac'h, Clarisse Crémer, Nicolas Lunven, les marins répondent présent au SPI OF

 

Ils étaient 329 l’an dernier à la même période. Ils seront autour de 350 pour ce 43ème Spi Ouest-France / Banque Populaire Grand Ouest du 7 au 10 octobre 2021 à La Trinité-Sur-Mer.

 

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Crédit : M Ollivier


Les inscriptions sont désormais closes pour cette 43ème édition repoussée en octobre en raison de la crise sanitaire. Ouest-France, plus grand quotidien régional du pays et la Société Nautique de La Trinité-Sur-Mer espéraient au mieux approcher les 300 voiliers. Ils seront finalement cinquante de plus entre les J/70, J/80, Diam 24 OD, Open 5.70 et Open 7.50, Grand-Surprise, Mach 6.5, First 31.7, Figaro 3, Mini 6.50, ETF 26, Class 40, Multi 2000 de 25 à 59 pieds, IRC double et équipage, et enfin Osiris.

 
L’une des caractéristiques du Spi, et qui en fait son essence et son charme depuis 1978, c’est ce savant mélange d’amateurs avertis, de coureurs professionnels connus, mais aussi de régatiers débutants, dont l’objectif est d’apprendre et se faire plaisir, et aussi de côtoyer les ténors de la course au large.

 

Un plateau de « stars » 

Cette édition accueillera plusieurs noms célèbres de la voile, à commencer par Armel Le Cléac’h, vainqueur du Vendée Globe 2016-2017, qui va tenter de remporter le national Figaro 3 en équipage, un mois pile avant de prendre le départ de la Transat Jacques Vabre sur son maxi trimaran Banque Populaire XI. A ses côtés, seront présents Kevin Escoffier, co-skipper sur l’Ultim, Kevin Péponnet, champion du monde de 470, et Ronan Lucas, ancien numéro un mondial de match racing. Révélation du dernier Vendée Globe, Clarisse Crémer retrouve la barre du monotype Bénéteau sur lequel elle s’était préparée dans l’optique du tour du monde. Ce championnat national validé par la FFVoile promet d’être redoutable, avec sur la ligne de départ Pierre Leboucher, Philippe Hartz, Alan Roberts, Gildas Mahé, Gaston Morvan, ou encore Elodie Bonafous et Violette Dorange…

 

Des habitués du Spi…et la relève ! 

Le public retrouvera sur les pontons de la Trinité-sur-Mer de nombreux habitués qui ont marqué l’histoire de la plus grande régate de voiliers habitable en France : Penny Aubert ou encore Patrice Carpentier et Jean-Pierre Kelbert en IRC double, Nicolas Loday, Philippe Guigné, Nicolas Lunven, Anne Liardet, Hervé Leduc, Philippe Delhumeau, Frédéric Bourdereau, Simon Moriceau, Sylvain Pélissier et Luc Nadal en J/80, Charlie Capelle et Gwen Chapalain en Multi 2000, Yvan Bourgnon, Jean-Christophe Mourniac, Moana Vaireaux, Jean-Pierre Dick, Charles Dorange (frère de Violette) en ETF 26…. Et concernant les inscriptions, à y regarder de plus près, la relève est déjà là, prête à en découdre comme Morgane Ursault-Poupon ou Nelson Pajot fille et fils de qui l’on sait.

 Source : S Guého

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Comment AG+ Spars est devenu le leader du marché des Minis – contenu sponsorisé

Lundi, quand les concurrents de la Mini Transat EuroChef ont pris leur envol des Sables d’Olonne vers Santa Cruz de la Palma, terme de la première étape, Jean-François Nevo, le patron du fabricant de mât AG+ Spars, n’a pu éviter un petit pincement au coeur de fierté… et de stress aussi : 50 des 90 bateaux se sont élancés avec un espar fabriqué par son entreprise !

Un compagnonnage désormais ancré dans l’ADN de cette société charentaise. Créée dans les années 1980, AG+ Spars est rachetée en 2002 par Jean-François Nevo, ingénieur entré dans la l’entreprise en 1995 et régatier de haut niveau (préparation olympique en Soling, match-racing avec Luc Pillot…).

Jusqu’alors focalisée sur les mâts de dériveurs (notamment de 420), l’entreprise, installée à Saint-Laurent-de-la-Prée, près de Rochefort, se développe en fournissant en mâts alu et carbone des chantiers comme Latitude 46, qui construit les Tofinou, Beneteau avec le Class 7.5, puis J Composites, désormais son plus gros client.

AG+ Spars s’intéresse parallèlement à la classe Mini, que Jean-François Nevo avait déjà approchée à la fin des années 1990 : “C’était la classe idéale pour développer nos produits dans une optique de performance, avec des sujets de poids, de fiabilité et de flexion des tubes, que nous maîtrisions déjà. Sur les mâts de dériveur, on utilise par exemple des peaux en aluminium très fines, parce qu’il y a un poids imposé, on a beaucoup appris dans ce domaine et ça nous a permis de transposer notre savoir-faire à une échelle plus grande et donc de faire des mâts de Mini plus légers que la concurrence.”

Au début des années 2000, AG+ Spars équipe ainsi plusieurs minis de série, comme le Ginto (plan Magnen), puis le Mistral (plan Nivelt), mais également le proto Tip Top II de Sam Manuard. Des premières collaborations fructueuses, puisque, depuis, ses mâts alu sont partout : sur les Argo, Nacira, Ofcet et Pogo 3, mais également sur les premiers scows de série sortis ces trois dernières années : Maxi, Vector et Wevo.

Rien d’étonnant pour Etienne Bertrand, l’architecte des Ofcet et des Vector : “Quand j’ai dessiné l’Ofcet, j’avais des idées précises sur les emplantures de barres de flèches et des diagonaux, je me suis adressé à plusieurs chantiers, AG+ est le seul à avoir répondu positivement. A l’époque, Pierre Leboucher (ex spécialiste de 470 devenu figariste) travaillait chez eux, nous avions beaucoup discuté avec lui et Jean-François pour arriver à la solution que je souhaitais. C’est le seul fournisseur qui savait faire un truc un peu custom.”

Un fournisseur qui trouve son compte dans cette classe Mini, comme le souligne Vianney Guilbaud, responsable commercial, lui aussi passé par la voile de haut niveau : “C’est un marché qui présente un double intérêt pour nous : d’abord, il nous permet rencontrer des marins qu’on retrouvera plus tard sur d’autres supports, ensuite il nous pousse à faire progresser nos produits : c’est le cas avec les scows qui sont bien plus puissants et nous posent donc de nouvelles problématiques.”

Fort d’une croissance régulière – le chiffre d’affaires de 1,1 million d’euros augmente “de 5 à 10% chaque année depuis six ans” – Jean-François Nevo réfléchit à la suite. “A court terme, on aimerait bien rentrer un peu plus dans le monde de l’IRC ; on s’y sent légitimes, car on sait travailler avec des chantiers qui produisent des petites séries et faire du développement. A plus long terme, les Class40 pourraient nous intéresser, car c’est assez proche des Minis.”

Sans renier les fondamentaux : AG+ équipait les deux 470 français présents aux Jeux olympiques de Tokyo, dont celui, médaillé de bronze, de Camille Lecointre et Aloïse Retornaz.

Photo : Christophe Breschi

Contenu proposé parLogo Araldite

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Voiles de St-Tropez. Une journée pour gros bras !

Un Mistral tonique orienté Nord Ouest, soit de la terre, idéal pour réguler l’état de la mer, a favorisé les courses en direction des Issambres pour les voiliers dit « de tradition », et vers Cavalaire pour les Modernes. Des parcours plus longs, favorisant les bords rapides, de la tactique, un peu, et beaucoup d’adresse et d’efforts pour adapter les voiles au temps, s’accrocher sur des montures typées mustang avant dressage, ont absorbé l’énergie des milliers de marins, les débarquant en fin de journée heureux, comblés, rayonnants de l’ivresse de régates au contact des plus beaux voiliers dans un golfe de Saint-Tropez au meilleur de son rayonnement. Avant la si singulière journée de tous les Défi demain jeudi, les Voiles 2021, 23èmes du nom, ont déjà validé deux courses pour les Classiques, et trois pour les Modernes.

Une journée pour gros bras !
Près de 40 milles de course étaient aujourd’hui au programme des plus grandes unités modernes de la flotte des Voiles, tandis que les plus petits bateaux s’essayaient sur environ 28 milles d’un parcours vers l’Escalet. Du portant, et beaucoup de reaching, pour une course de vitesse pure scandée de jolis surfs, voire de quelques plus hasardeux départs à l’abattée dans les rafales à près de 30 noeuds. C’est Jean Pierre Dick, à la barre de son JP 54 The Kid qui s’est le mieux accommodé des rudes et belles conditions du jour en l’emportant chez les IRC B. Le Nacira 47 Pretexte confirme sa belle régularité aux meilleures places et prend, à l’issue des 3 manches disputées, une belle option pour les accessits du très convoité Trophée North Sails. Autre Trophée sujet à nombre de prétendants, le Trophée BMW qui sacre les meilleurs IRC C. Nanoq, barré par le Prince Frederik du Danemark, avec Tom Slingsby à la tactique, signe une deuxième victoire de manche, après sa deuxième place lundi. Derrière Daguet3, Arrobas2 empoche le gain de la troisième place. Le local de l’étape, hélas très pénalisé par son rating en IRC C, le plan Botin Arobas2, était de nouveau aux avant-postes, en compagnie des meilleurs IRCB. On aura pas manqué de noter les remarquables exercices d’équilibristes des Tofinou en IRC F, impressionnants au surf sous spi, dans le sillage du vainqueur du jour, le Tofinou 9,5 Jolt.

Classiques : Salé-mouillé !
Même ambiance salée-mouillée pour les Classiques en course vers les Issambres. Une sortie du golfe toute en glissade, sur un golfe non encore creusée par le vent et l’intense trafic, était suivie du spectaculaire ballet des changements d’amure aux passages des différentes marques du côté de La Seiche à l’huile. Souvent gîtées au maximum, les belles coques blanches parfois centenaires, ont fait la démonstration de leur extraordinaire tenue à la mer, preuve s’il en était du génie maritime de leurs concepteurs des siècles derniers. Ce sont les Grands Tradition, goélettes auriques et marconi qui ont su, inertie oblige, tirer le meilleur du vent soutenu du jour. Recluta, nouvelle venue aux Voiles, s’est régalé dans la brise. Le ketch de German Frers franchissait le premier la ligne d’arrivée sous le Portalet en temps réel. 30 petites secondes plus tard, le 12 m Seven Seas of Porto lui emboitait le pas. Le ketch Stormvogel, que l’on retrouvera demain sur la Club 55 Cup complétait ce joli triumvirat.

Et demain….
Journée des Défis : Les Voiles célèbrent 40 ans de l’esprit de la Nioulargue
C’est la tradition, le jeudi, les courses s’interrompent pour célébrer l’esprit créateur de la régate originale vers la Nioulargue entre Ikra et Pride dont on fête cette année les 40 ans. On se défie en dehors de toute logique de jauge, pour le simple plaisir d’en découdre entre régatiers. La Direction de course ouvre une ligne au Portalet, les bateaux s’annoncent sur la VHF, et la fête continue…

Club 55 Cup : sur la trace des pionniers
Au-delà des illustres trophées sportifs disputés pendant les Voiles, la Club 55 Cup a une place à part. Relancé en 2003, ce duel singulier au cœur de la semaine est plus qu’une commémoration. C’est un véritable hommage à l’esprit de la régate telle qu’elle était pratiquée au siècle dernier, quand, dans un simple élan de compétition amicale, deux capitaines se lançaient un défi pour l’amour du sport avec pour seul enjeu le plaisir d’opposer et de comparer sur l’eau les performances d’un yacht et de son équipage. Depuis sa renaissance, la Club 55 Cup a connu que 9 vainqueurs,
Pour cette édition 2021, la Club 55 Cup, remportée l’an dernier pour la deuxième fois d’affilée par le 12mJI Ikra, verra le JP54 The Kid, le bateau moderne de 2010 de Jean Pierre Dick avec Bill Jayson à bord, défier le ketch marconi signé Van de Stadt, Giles, Illingworth (1962), Stormvogel.

Ikra (12 m JI) en 2003, 2004, 2019 et 2020The Blue Peter (côtre bermudien 20m, Mylne 1930) en 2005 et 2006,Lucia (yawl Bermudien 19m, Alden 1940) en 2007 et 2008,Cambria (23mJI Bermudien 40m, Fife 1928) en 2009,Mariquita (19mJI Aurique 33m, Fife 1911) en 2010 et 2011,Altaïr (Goélette Aurique 40m, Fife 1931) en 2012, (2013 : pas de défi : intempéries),Moonbeam III (cotre Aurique 25m, Fife 1903) en 2014 ainsi qu’en 2015,Eugenia V (Ketch Marconi 21m60) en 2016Savannah (Sloop 27,48 m) en 2017 et en 2018

Le Centenary Trophy fête ses dix ans !
Organisé en collaboration avec le Gstaad Yacht Club dans le cadre des Voiles de Saint-Tropez depuis 2011, le Centenary Trophy est une régate ouverte aux bateaux ayant plus de cent ans d’âge. Le format original de cette course, qui est l’un des temps forts de la journée des défis, consiste à donner des départs décalés aux bateaux participants en fonction de leur potentiel de vitesse sous le format d’une « pursuit race », afin que le premier bateau à franchir la ligne d’arrivée soit le vainqueur.
« Cette 10ème édition marque une confiance renouvelée avec la Société Nautique de Saint-Tropez, qui fête les 40 ans de la Nioulargue. Nous souhaitons vraiment que les deux événements pourront représenter un retour à la vie, en offrant aux participants une chance de profiter pleinement de leur passion et un message positif pour l’avenir.» a déclaré Manrico Iachia, Commodore du Yacht Club de Gstaad, qui confirme l’importance de Centenary Trophy dans l’histoire du club Suisse.
Six yachts ont inscrit leur nom au palmarès de l’événement. En 2019, c’est un record de participation avec 23 concurrents sur la ligne de départ. Le vainqueur le plus âgé de tous les temps est Marigold (1892 en 2012). Seuls deux bateaux ont réussi à remporter la régate deux fois : Olympian (1913) en 2014 et 2019 et Tilly XV (1912) en 2017 et 2018. En 2020, en raison du contexte sanitaire, l’événement avait du être annulé.

Et à terre…
A partir de 18 heures 30, défilé des équipages… un moment haut en couleur et éminemment festif, dont la très secrète thématique burlesque….

Bateaux remarquables
Yawl aurique Sky 1890.
Sky est un yawl de 26 mètres à gréement aurique construit en Angleterre en 1890. On connait peu l’histoire de ce yacht, dont le constructeur et le concepteur sont inconnus. De 1997 à 1999, il a fait l’objet d’une restauration historique le ramenant au design original. Spencer Rigging a fait des recherches méticuleuses sur le navire et son héritage. Tout le gréement, la réparation de la coque et les réparations intérieures ont été effectués par le chantier naval Dradisa Vilanova en Espagne sous l’œil attentif de Spencer Rigging. En 2003, d’autres travaux structurels ont été effectués sur la coque. Puis, en 2008-2014, « Sky » a subi une rénovation majeure pour le remettre en excellent état avec des mises à jour modernes. C’est sa première participation aux Voiles.

Portrait du jour :
Clément Giraud est aux Voiles
Il fut l’une des révélations du dernier Vendée Globe, benjamin de la course, 21ème au terme d’une course toute en résilience sur fond d’inaltérable bonne humeur. N° 1 reconnu sur tous les types de voiliers, TP 52, America’s Cup, Clément le Toulonnais est aussi un inconditionnel des voiliers Classiques. Il a ainsi durant 6 ans officié en tant qu’équipier d’avant sur le 15 M JI Mariska. Il « sévit » aux Voiles cette année, après 4 années d’absence, à bord de Stiren (Olin Stephens 1963), le yawl bermudien, en compagnie de Sidney Gavignet. Autant dire que l’ambiance à bord est loin d’être triste… Clément prépare la Transat Jacques Vabre qu’il disputera avec Erik Nigon sur son Imoca La Compagnie du lit . A noter qu’avec la présence de Maxime Sorel sur Eileen 1938, et l’arrivée vendredi de Kevin Escoffier, ambassadeur North Sails, ils seront trois skippers du Vendée Globe 2020 aux Voiles…

Ils ont dit :
German Frers Jr, Recluta (Frers)
« Je cours sur une réplique d’un voilier de 1901. J’aime naviguer en Classique. J’avais décidé de faire une réplique d’un bateau dont la restauration avait été initiée en 1940 par mon père. On a eu beaucoup de boulot pendant trois ans en Argentine, à San Fernando, bien aidé par Tito Cisca. J’aime sa forme et le sentiment qu’il procure, surtout à Saint-Tropez. Je viens ici depuis la Nioulargue et les Maxis. J’aime l’ambiance. Je navigue avec des membres de ma famille, fils et petit fils, et des amis argentins, tous de bons marins. C’est vraiment spécial de naviguer sur ce bateau. »

Marisa Selfa, CEO North Sails Apparel
« Saint-Tropez est vraiment notre maison ! C’est ici que se trouve l’âme de notre marque. Cet environnement incroyable et cette compétition extraordinaire sont fondamentaux pour le secteur des voiles et pour nous dans le secteur du style de vie. Nous nous assurons d’apporter l’esprit de la voile dans nos collections. Le grand défi pour nous est de combiner tradition et haute technologie. Et je devrais ajouter la durabilité, très importante pour nous. Les vêtements North Sails sont une marque classique avec un héritage classique, mais nous les rendons pertinents pour le monde d’aujourd’hui, et la technologie signifie apporter la performance pour les équipages et les marins avec la durabilité . La durabilité signifie l’innovation, de nouveaux matériaux entièrement recyclés.Nous avons ici à Saint-Tropez un partenariat avec les Scooters électriques, qui personnalisent leurs modèles avec nos voiles. C’est une façon d’apporter la durabilité dans la ville. Pas d’événements spécifiques cette année en raison du contexte sanitaire, mais nous travaillons déjà à faire de plus grandes choses l’année prochaine. »

Manrico Iacha, Commodore du Yacht Club de Gstaad
« Le Centenary Trophy est l’un des événements majeurs du Yacht Club de Gstaad, sinon le plus important. Nous soutenons aussi des athlètes aux Jeux Olympiques. Ce dixième anniversaire du Centenary Trophy est un marqueur pour nous, car notre Yacht Club est très jeune, 23 ans d’existence. Ce Trophy est très connu. Patrizio Bertelli (Scud) vient à Saint Tropez expressément pour cela, de même que Pierre Casiraghi (Tuiga). C’est pas mal pour un petit club de montagne. Nous avons 450 membres dans le monde entier, 35 jumelages dont Saint-Tropez, Monaco, mais aussi Capetown, San Francisco, Sao Paulo… Nous sommes connectés avec le monde entier, et pas à pas, nous créons notre réseau. N’ayant pas de plan d’eau, nous existons grâce à ces partenariats, ces collaborations et nous sommes très reconnaissant à la Société Nautique de Saint-Tropez avec qui nous échangeons beaucoup. Ce Trophée des Centenaires est le fruit de cette collaboration avec la Nautique. Gstaad et Saint-Tropez sont des destinations prisées par tous, et cette association ne surprend plus. Tous les skippers du Trophée sont super excités. Nous avons même un marin qui vient de Patagonie! »

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Mini-Transat. La flotte malmenée démâtage pour Franck Lauvray

Le front qui a balayé le golfe de Gascogne ce mardi a généré des vents forts, avec jusqu’à 30 nœuds dans les rafales sur une mer désordonnée. Ces conditions difficiles ont évidemment bien malmené la flotte de la Mini Transat EuroChef. Si de nombreuses petites avaries ont été déplorées, Franck Lauvray est, sans conteste, celui qui a payé le plus lourd tribut de cet épisode musclé. Victime du démâtage de son prototype Alice, le skipper cherche actuellement une solution pour réaliser un gréement de fortune. La course, elle, continue, et la prochaine complication pointe déjà le bout de son nez. Le cap Finisterre, que les premiers devraient déborder la nuit prochaine se présente en effet comme un redoutable passage à niveau !

Les skippers le savaient en quittant Les Sables d’Olonne, lundi dernier : la nuit de mardi à mercredi serait tonique, avec des vents moyens de 27-28 nœuds puis des rafales à 30, sur une mer à la fois formée et croisée. Les prévisions se sont révélées conformes et l’ensemble de la flotte a ainsi été bien secouée. Nombreux sont les concurrents à avoir rapporté quelques bobos. Pelle-mêle : un problème de secteur de barre pour Antoine Bos (825 – Rhino), des soucis de pilote automatique pour Jean Cruse (910 – Ini Mini Myni Mi), Pierre Legendre (994 – AKKA) Lucas Valenza-Troubat (606 – Six Saucisses) ou encore Camille Bertel (900 – Cap Ingelec), une VHF récalcitrante pour Massimo Vatteroni (Kabak), la casse d’une barre de flèche pour Jean-Marie Jézéquel (951 – FondApro) mais aussi d’un balcon avant pour l’Allemand Lennart Burke (943 – Vorpommern). Ce mercredi, certains bataillent toujours pour tenter de résoudre leurs petits pépins. D’autres, moins malchanceux, ont d’ores et déjà trouvé des solutions. La situation reste évidemment nettement plus complexe pour Franck Lauvray (436 – Alice). Rejoint depuis la mi-journée par l’un des sept bateaux accompagnateurs de l’épreuve, l’Orvaltais cherche actuellement à réaliser un gréement de fortune. Il décidera ensuite du port le plus simple à rallier.

Des écarts qui ne vont faire que s’accentuer

Pour les autres, la bagarre se poursuit, et la bonne nouvelle c’est que les conditions se sont franchement améliorées depuis ce matin. Les Ministes cavalent désormais au portant, en direction de la pointe nord-ouest de l’Espagne, propulsés par un flux de nord-ouest allant mollissant, sur un terrain de jeu de moins en moins cabossé. L’enjeu du moment : aller le plus vite possible pour réussir à se faufiler sous l’anticyclone qui se regonfle progressivement, et ainsi éviter de faire piéger dans la molle. A cet exercice, les concurrents les plus à l’ouest bénéficient d’un léger avantage car ils profitent de davantage de pression que leurs adversaires plus à l’est, sachant que le peloton qui restait encore très groupé hier, s’étale désormais sur près de 120 milles en latéral et plus de 130 milles par rapport à la distance au but. Ces écarts vont avoir leur importance dans les prochaines heures car un passage à niveau se dessine clairement à hauteur du cap Finisterre. Un cap que les bateaux de tête devraient déborder en deuxième partie de nuit prochaine, en passant entre la côte et le DST (dispositif de séparation de trafic), avant d’entamer une descente plein gaz vers les Canaries, propulsés par des alizés portugais bien établis, tandis que leurs poursuivants risquent, eux, de voir la porte se refermer. En effet, ceux qui n’auront pas réussi à franchir la fameuse pointe ibérique avant la nuit de jeudi à vendredi, vont se retrouver de nouveau au près.

Un cap, deux régimes

Dans ce contexte, les premiers écarts générés par le passage du front la nuit dernière ne vont faire que s’accentuer car les leaders vont clairement prendre la poudre d’escampette et, en prime, avaler les 950 milles qu’il restera alors à parcourir à vitesse grand V. La preuve, les derniers routages les font arriver à Santa Cruz de La Palma en cinq jours, avec possiblement quatre jours d’avance sur les retardataires. En attendant, les uns et les autres cravachent autant que possible, et la bagarre bat son plein à tous les étages. En tête de meute, chez les Proto, Pierre Le Roy (1019 – TeamWork) et Tanguy Bouroullec (969 – Tollec MP/Pogo) se livrent un beau duel et devancent d’une douzaine de milles Irina Gracheva (800 – Patch) et Fabio Muzzolini (945 – Tartine sans Beurre). Chez les bateaux de Série, Basile Bourgnon (975 – Edenred) et Romain Le Gall (987 – Les Optiministes) jouent des coudes au plus près de la route directe, mais Hugo Dhallenne (979 – YC Saint-Lunaire), décalé d’une petite dizaine de milles dans leur sud, joue, lui aussi, un très beau match avec Alberto Riva (993 – EdiliziAcrobatica) dans son sillage. Julie Simon (963 – Dynamips), plus au nord, reste également parfaitement placée.

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Louis Duc et Marie Tabarly au départ de la Jacques Vabre, réalisation de la banque images de Kostum - Lantana Paysage

Naissance du dernier né des Ultim 32/23, le Trimaran SVR Lazartigue de François Gabart est à l'eau , "C’est une grande fierté"

La mise à l’eau du trimaran SVR LAZARTIGUE s'est déroulée ce jeudi 22 juillet, un bateau d’exception, en rupture avec les technologies a...

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Pierre Le Roy et Tanguy Bouroullec se livrent un beau duel sur la Mini Transat en Proto, Basile Bourgnon et Romain Le Gall jouent des coudes en Série

 

Comme attendu, le front qui a balayé le golfe de Gascogne, la nuit dernière, a généré des vents forts, avec jusqu’à 30 nœuds dans les rafales sur une mer désordonnée. Ces conditions difficiles ont évidemment bien malmené la flotte de la Mini Transat EuroChef. Si de nombreuses petites avaries ont été déplorées, Franck Lauvray est, sans conteste, celui qui a payé le plus lourd tribut de cet épisode musclé. Victime du démâtage de son prototype Alice, le skipper cherche actuellement une solution pour réaliser un gréement de fortune. La course, elle, continue, et la prochaine complication pointe déjà le bout de son nez. Le cap Finisterre, que les premiers devraient déborder la nuit prochaine se présente en effet comme un redoutable passage à niveau !

 

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Crédit : V Olivaud


Les skippers le savaient en quittant Les Sables d’Olonne, dimanche dernier : la nuit de mardi à mercredi serait tonique, avec des vents moyens de 27-28 nœuds puis des rafales à 30, sur une mer à la fois formée et croisée. Les prévisions se sont révélées conformes et l’ensemble de la flotte a ainsi été bien secouée. Nombreux sont les concurrents à avoir rapporté quelques bobos. Pelle-mêle : un problème de secteur de barre pour Antoine Bos (825 – Rhino), des soucis de pilote automatique pour Jean Cruse (910 – Ini Mini Myni Mi), Pierre Legendre (994 – AKKA) Lucas Valenza-Troubat (606 - Six Saucisses) ou encore Camille Bertel (900 - Cap Ingelec), une VHF récalcitrante pour Massimo Vatteroni (Kabak), la casse d’une barre de flèche pour Jean-Marie Jézéquel (951 – FondApro) mais aussi d’un balcon avant pour l’Allemand Lennart Burke (943 – Vorpommern). Ce mercredi, certains bataillent toujours pour tenter de résoudre leurs petits pépins. D’autres, moins malchanceux, ont d’ores et déjà trouvé des solutions. La situation reste évidemment nettement plus complexe pour Franck Lauvray (436 – Alice). Rejoint depuis la mi-journée par l’un des sept bateaux accompagnateurs de l’épreuve, l’Orvaltais cherche actuellement à réaliser un gréement de fortune. Il décidera ensuite du port le plus simple à rallier.

 

Des écarts qui ne vont faire que s’accentuer 

Pour les autres, la bagarre se poursuit, et la bonne nouvelle c’est que les conditions se sont franchement améliorées depuis ce matin. Les Ministes cavalent désormais au portant, en direction de la pointe nord-ouest de l’Espagne, propulsés par un flux de nord-ouest allant mollissant, sur un terrain de jeu de moins en moins cabossé. L’enjeu du moment : aller le plus vite possible pour réussir à se faufiler sous l’anticyclone qui se regonfle progressivement, et ainsi éviter de faire piéger dans la molle. A cet exercice, les concurrents les plus à l’ouest bénéficient d’un léger avantage car ils profitent de davantage de pression que leurs adversaires plus à l’est, sachant que le peloton qui restait encore très groupé hier, s’étale désormais sur près de 120 milles en latéral et plus de 130 milles par rapport à la distance au but. Ces écarts vont avoir leur importance dans les prochaines heures car un passage à niveau se dessine clairement à hauteur du cap Finisterre. Un cap que les bateaux de tête devraient déborder en deuxième partie de nuit prochaine, en passant entre la côte et le DST (dispositif de séparation de trafic), avant d’entamer une descente plein gaz vers les Canaries, propulsés par des alizés portugais bien établis, tandis que leurs poursuivants risquent, eux, de voir la porte se refermer. En effet, ceux qui n’auront pas réussi à franchir la fameuse pointe ibérique avant la nuit de jeudi à vendredi, vont se retrouver de nouveau au près.

 

Un cap, deux régimes 

Dans ce contexte, les premiers écarts générés par le passage du front la nuit dernière ne vont faire que s’accentuer car les leaders vont clairement prendre la poudre d’escampette et, en prime, avaler les 950 milles qu’il restera alors à parcourir à vitesse grand V. La preuve, les derniers routages les font arriver à Santa Cruz de La Palma en cinq jours, avec possiblement quatre jours d’avance sur les retardataires. En attendant, les uns et les autres cravachent autant que possible, et la bagarre bat son plein à tous les étages. En tête de meute, chez les Proto, Pierre Le Roy (1019 – TeamWork) et Tanguy Bouroullec (969 – Tollec MP/Pogo) se livrent un beau duel et devancent d’une douzaine de milles Irina Gracheva (800 – Patch) et Fabio Muzzolini (945 – Tartine sans Beurre). Chez les bateaux de Série, Basile Bourgnon (975 – Edenred) et Romain Le Gall (987 – Les Optiministes) jouent des coudes au plus près de la route directe, mais Hugo Dhallenne (979 – YC Saint-Lunaire), décalé d’une petite dizaine de milles dans leur sud, joue, lui aussi, un très beau match avec Alberto Riva (993 – EdiliziAcrobatica) dans son sillage. Julie Simon (963 – Dynamips), plus au nord, reste également parfaitement placée.

 

Source : A Bargat
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Quentin Delapierre, nouveau pilote du France SailGP Team

France SailGP Team annonce l’arrivée de Quentin Delapierre à la barre du F50 tricolore. Après une impressionnante ascension en voile olympique, le Vannetais de 29 ans succède à Billy Besson pour la seconde partie de la saison 2 de SailGP.

Billy Besson a fait partie intégrante de l’équipe France SailGP depuis sa création en 2018. Il a joué un rôle clé dans le développement et les performances de l’équipe sur ce championnat mondial et a démontré sa capacité à courir au plus haut niveau.

Après un résultat décevant lors de l’épreuve à domicile de Saint-Tropez, un changement de stratégie a été opéré pour donner à l’équipe les meilleures chances de remonter au classement.

“ Il y a peu de barreurs dans le monde qui soient capables de piloter un F50 et Billy fait partie de cette élite, affirme Bruno Dubois, Team Manager de France SailGP. Il a accompagné l’équipe française depuis sa création et a joué un rôle clé dans son développement. Nous lui sommes très reconnaissants pour tout le travail accompli ensemble ces trois dernières années. Nous allons désormais écrire la suite de l’histoire aux côtés de Quentin. C’est un défi colossal que nous allons relever avec toute l’énergie nécessaire pour atteindre le niveau d’excellence de SailGP. ”

Quentin Delapierre : vent nouveau sur le France SailGP Team

Match Racing, quillard de sport, trimaran in-shore, trimaran Ultim de 32 mètres, catamaran olympique, depuis ses débuts à la Cataschool de Larmor-Baden (Morbihan), Quentin Delapierre a multiplié les expériences à bord de différents supports, intégré une grande équipe de course au large aux côtés de Thomas Coville, construit et mené deux projets à la victoire sur le Tour Voile, signé des belles performances en Nacra, dont un titre de vice champion d’Europe et une victoire sur une coupe du monde qui lui ont permis de décrocher une sélection pour les Jeux Olympiques de Tokyo en un temps record. Une ascension fulgurante à laquelle Bruno Dubois n’a pas été indifférent.

“ Quentin fait partie de cette nouvelle génération de régatiers qui incarne la performance sportive et la recherche de l’excellence dans tous les domaines d’un circuit professionnel tel que SailGP. Le niveau sportif du championnat ne cesse d’augmenter, la concurrence est très forte, et nous avons choisi d’insuffler une nouvelle dynamique au sein du France SailGP Team pour relever les défis multiples qui nous sont proposés ”, explique Bruno Dubois.

Une nouvelle dynamique et un défi de taille

Ce changement de stratégie sportive intervient au milieu de la deuxième saison du championnat international SailGP. Une prise de risque assumée par le France SailGP Team qui va accueillir Quentin dès la prochaine épreuve à Cadix (9-10 octobre). D’ici là, le nouveau pilote français a déjà commencé sa formation express en bénéficiant de plusieurs heures d’entraînement sur simulateur de vol. L’équipe navigante composée de Leigh McMillan, François Morvan, Olivier Herledant, Matthieu Vandame, Timothé Lapauw, Amélie Riou et Hélène Noesmoen, ainsi que le coach Thierry Douillard sont mobilisés pour partager un maximum d’informations et d’expériences. Tout est mis en œuvre afin d’accompagner Quentin au mieux dans la prise en main de son nouveau bolide volant. Un premier challenge de taille, avant de s’attaquer très vite aux nations concurrentes menées par les légendes de la discipline. Mais le navigateur français n’en est pas à son premier défi et c’est bien la difficulté de ce dernier qui l’attire.

“ Quand j’ai commencé le Nacra 17, c’était aussi pour pouvoir toucher ce genre de projet. Alors quand cela se concrétise, c’est toute une vision qui prend forme et c’est assez génial de sentir que tu as fait le bon choix en allant dans l’olympisme. Je suis très conscient du niveau exceptionnel des athlètes engagés dans le championnat SailGP. Il va falloir relever le challenge qui est le plus dur de ma carrière. J’y vais en toute humilité avec l’envie d’apprendre rapidement avec tous les enseignements de l’équipe française en place. Il y a beaucoup de connaissances à acquérir, notamment au niveau technologique, on ne tire plus sur des bouts ! Le défi est énorme, j’ai une chance incroyable. Je vais saisir cette opportunité et donner le meilleur de moi-même sportivement et au-delà, avec une démarche pragmatique ”, conclut Quentin Delapierre.

Le “Spain Sail Grand Prix | Andalusia-Cádiz” aura lieu les samedi 9 et dimanche 10 octobre. Les courses seront diffusées en direct sur les chaînes de Canal Plus à 16h30 les deux jours.

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Tom Laperche remporte le titre de Champion de France Elite de Course au Large, "une belle reconnaissance du travail accompli"

 

Tom Laperche remporte son premier titre de Champion de France Elite de Course au Large, après une saison 2021 très régulière aux avant-postes. Il devance Pierre Quiroga, vainqueur de la Solitaire du Figaro et Gildas Mahé. A 24 ans, Tom ajoute son nom au palmarès de ce championnat historique qui compte plusieurs grands noms de la Course au Large, tel que Michel Desjoyeaux, Gildas Morvan, Armel Le Cléach ou bien encore François Gabart.

 

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Crédit : A Courcoux


Il y a quelques jours Tom Laperche terminait la 52ème Solitaire du Figaro sur la troisième marche du podium après avoir livré une bataille intense, pendant les quatre étapes de l’épreuve, avec Pierre Quiroga et Xavier Macaire. A l’image de sa saison, Tom n’aura rien lâché et démontrer tout son talent face aux nombreuses difficultés du parcours et à la forte rivalité de la flotte. Régulier toute l’année, le skipper Bretagne CMB – Performance n’aura raté qu’un seul podium cette année lors du Tour de Bretagne à la Voile. Une constance qui le place sur la plus haute marche du podium 2021.

 
Tom Laperche : « Je suis champion de France de course au large 2021… c’est cool ! J’étais 4e en 2019, 2e l’année dernière derrière Armel… donc gagner cette année avec pas moins de 5 épreuves sur le championnat c’est une belle reconnaissance du travail accompli. Sur une année, tout le monde a ses coups de mou et ses réussites. C’est bien la régularité qui paye car j’étais sur le podium de quasi toutes les étapes. Je suis satisfait de cette saison, j’ai passé de très beaux moments sur l’eau. Être accompagné de Bretagne CBM est une chance. Et je veux profiter à fond de ces années-là pour m’éclater sur l’eau. Le rêve serait de gagner la Solitaire l’année prochaine ! »

 

Elodie Bonafous, première femme 

Première lauréate du projet Bretagne CMB Océane, Elodie Bonafous a réalisé une deuxième saison de très haut niveau en figaro. Celle qui rêvait de mettre les pieds dans le monde de la Course au Large, fait bien mieux que cela en signant une belle 11ème place au classement final du Championnat de France Elite de Course au Large. Elle devance Violette Dorange au classement féminin. La jeune femme de 26 ans, licenciée à l’Ecole de Voile de Locquirec a profité pleinement de sa situation au sein de la filière d’excellence de Course au Large et a fait parler tout son talent.

 
Elodie Bonafous : « Cela fait seulement 2 ans que je fais de la course au large ! Fin 2019 j’intègre le projet Bretagne CMB, qui était une super opportunité pour rentrer dans le vif du sujet et surtout bien progresser. Si on m’avait dit que j’en serai là aujourd’hui, j’aurai signé tout de suite ! Être la première des femmes est gage du travail réalisé. Avec Bretagne CMB nous sommes très bien encadrés, c’est une belle réussite et cela donne encore plus envie de se battre. La voile est un sport complètement addictif, c’est une passion qui grandit de jours en jours. Le classement féminin n’est pas un objectif en soit, mais c’est important de valoriser les filles qui sont sur le circuit, qui se battent et ont énormément de mérite. Je suis fière d’être à leurs côté et espère que l’année prochaine nous serons encore plus nombreuses ! »

 

Le classement bizuth pour Estelle Greck ! 

Du côté des « bizuth », c’est une jeune femme qui remporte le classement. Il s’agit d’Estelle Greck, la jeune skippeuse licenciée à l’Ecole de Voile Cataschool, réussi une belle saison pour sa première année en Figaro. Elle devance deux garçons, Alexis Thomas et Arthur Hubert. Issue du catamaran, Estelle a découvert le Large par le biais de la Classe Mini. Depuis, elle a multiplié les expériences que ce soit en Class 40 ou bien à bord du trimaran Actual. Déterminée, Estelle n’aura raté aucune étape de la saison.

 
Estelle Greck « C’est une belle récompense car nous étions de nombreux bizuths cette année. Je suis très contente pour toute l’équipe qui a travaillé avec moi. Sur l’eau on a livré une belle bataille, notamment avec Gaston Morvan qui s’est montré intouchable sur la Solitaire (NDLR : c’était sa première Solitaire mais sa 3e saison en Figaro, il n’est donc pas dans le classement bizuth). Cette saison a été intense, après être passée par le circuit Mini 6.50, le Class 40 ou même de l’Ultim, j’appréhendais un peu l’exercice du Figaro, mais finalement j’ai adoré cette saison. Le bateau et le circuit sont géniaux ! On a beaucoup de chance de faire ce métier ! J’espère repartir pour une nouvelle saison…»

 

Les 5 épreuves composant le Championnat de France Elite de Course au Large 2021 :

Du 22 au 28 mars 2021 :La Solo Maitre Coq
Du 9 mai au 15 juin 2021 : La Transat en Double - Concarneau - Saint-Barthélemy
Du 3 au 11 Juillet 2021 : Tour de Bretagne à la Voile
Du 22 au 25 Juillet 2021 : La Solo Guy Cotten
Du 22 août au 19 septembre 2021 : La Solitaire du Figaro

Source : M Mermod

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À bord de SVR Lazartigue sur le Défi Azimut, François Gabart et Tom Laperche affinent leur gamme - Vidéo

Naissance du dernier né des Ultim 32/23, le Trimaran SVR Lazartigue de François Gabart est à l'eau , "C’est une grande fierté"

La mise à l’eau du trimaran SVR LAZARTIGUE s'est déroulée ce jeudi 22 juillet, un bateau d’exception, en rupture avec les technologies a...

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Tom Laperche – Champion de France Elite de Course au Large 2021

Le jeune skipper, licencié à la Société Nautique de la Trinité sur Mer, remporte son premier titre de Champion de France Elite de Course au Large, après une saison 2021 très régulière aux avants postes. Il devance Pierre Quiroga, vainqueur de la Solitaire du Figaro et Gildas Mahé. A 24 ans, Tom ajoute son nom au palmarès de ce championnat historique qui compte plusieurs grands noms de la Course au Large, tel que Michel Desjoyeaux, Gildas Morvan, Armel Le Cléach ou bien encore François Gabart.

Il y a quelques jours Tom Laperche terminait la 52ème Solitaire du Figaro sur la troisième marche du podium après avoir livré une bataille intense, pendant les quatre étapes de l’épreuve, avec Pierre Quiroga et Xavier Macaire. A l’image de sa saison, Tom n’aura rien lâché et démontrer tout son talent face aux nombreuses difficultés du parcours et à la forte rivalité de la flotte. Régulier toute l’année, le skipper Bretagne CMB – Performance n’aura raté qu’un seul podium cette année lors du Tour de Bretagne à la Voile. Une constance qui le place sur la plus haute marche du podium 2021.

Tom Laperche :

« Je suis champion de France de course au large 2021… c’est cool ! J’étais 4e en 2019, 2e l’année dernière derrière Armel… donc gagner cette année avec pas moins de 5 épreuves sur le championnat c’est une belle reconnaissance du travail accompli. Sur une année, tout le monde a ses coups de mou et ses réussites. C’est bien la régularité qui paye car j’étais sur le podium de quasi toutes les étapes. Je suis satisfait de cette saison, j’ai passé de très beaux moments sur l’eau. Être accompagné de Bretagne CBM est une chance. Et je veux profiter à fond de ces années-là pour m’éclater sur l’eau. Le rêve serait de gagner la Solitaire l’année prochaine ! »

Elodie Bonafous, première femme

Première lauréate du projet Bretagne CMB Océane, Elodie Bonafous a réalisé une deuxième saison de très haut niveau en figaro. Celle qui rêvait de mettre les pieds dans le monde de la Course au Large, fait bien mieux que cela en signant une belle 11ème place au classement final du Championnat de France Elite de Course au Large. Elle devance Violette Dorange au classement féminin. La jeune femme de 26 ans, licenciée à l’Ecole de Voile de Locquirec a profité pleinement de sa situation au sein de la filière d’excellence de Course au Large et a fait parler tout son talent.

Elodie Bonafous :

« Cela fait seulement 2 ans que je fais de la course au large ! Fin 2019 j’intègre le projet Bretagne CMB, qui était une super opportunité pour rentrer dans le vif du sujet et surtout bien progresser. Si on m’avait dit que j’en serai là aujourd’hui, j’aurai signé tout de suite ! Être la première des femmes est gage du travail réalisé. Avec Bretagne CMB nous sommes très bien encadrés, c’est une belle réussite et cela donne encore plus envie de se battre. La voile est un sport complètement addictif, c’est une passion qui grandit de jours en jours. Le classement féminin n’est pas un objectif en soit, mais c’est important de valoriser les filles qui sont sur le circuit, qui se battent et ont énormément de mérite. Je suis fière d’être à leurs côté et espère que l’année prochaine nous serons encore plus nombreuses ! »

Le classement bizuth pour Estelle Greck !

Du côté des « bizuth », c’est une jeune femme qui remporte le classement. Il s’agit d’Estelle Greck, la jeune skippeuse licenciée à l’Ecole de Voile Cataschool, réussi une belle saison pour sa première année en Figaro. Elle devance deux garçons, Alexis Thomas et Arthur Hubert. Issue du catamaran, Estelle a découvert le Large par le biais de la Classe Mini. Depuis, elle a multiplié les expériences que ce soit en Class 40 ou bien à bord du trimaran Actual. Déterminée, Estelle n’aura raté aucune étape de la saison.

Estelle Greck :

« C’est une belle récompense car nous étions de nombreux bizuths cette année. Je suis très contente pour toute l’équipe qui a travaillé avec moi. Sur l’eau on a livré une belle bataille, notamment avec Gaston Morvan qui s’est montré intouchable sur la Solitaire (NDLR : c’était sa première Solitaire mais sa 3e saison en Figaro, il n’est donc pas dans le classement bizuth). Cette saison a été intense, après être passée par le circuit Mini 6.50, le Class 40 ou même de l’Ultim, j’appréhendais un peu l’exercice du Figaro, mais finalement j’ai adoré cette saison. Le bateau et le circuit sont géniaux ! On a beaucoup de chance de faire ce métier ! J’espère repartir pour une nouvelle saison…»

Ils ont dit :

Corinne Migraine, Vice-Présidente de la FFVoile :

« Le Championnat de France Elite de Course au Large est vraiment un championnat de référence avec un très beau palmarès. Cette année le circuit était dense avec 5 épreuves, et il a permis de rassembler 85 skippers classés cette année. C’est une belle réussite commune avec la Classe Figaro Bénéteau qui représente les sportifs et avec qui nous collaborons efficacement. Tom Laperche est un beau vainqueur, tout comme Elodie Bonafous, 1ère femme. Tous les deux sont issus de l’équipe « Bretagne – CMB » piloté par le Pôle Finistère Course au Large qui réalise une belle saison. Avant cela, Elodie et Tom ont fait « leurs gammes » avec réussite au sien de leurs clubs et sur les épreuves jeunes de la FFVoile et bien qu’ils soient depuis peu dans le circuit professionnel, ils ont déjà une belle expérience des régates de haut niveau et leur potentiel est encore très important. Bravo à eux. Je tiens également à remercier les cinq organisateurs car sans eux, leurs équipes, leurs bénévoles et leurs partenaires, nous ne disposerions pas d’un tel calendrier. »

Jean Bernard Leboucher, Président de la Classe Figaro Bénéteau :

« Nous saluons la large victoire de Tom Laperche, marin prometteur déjà 4ème du Championnat de France Elite de course au large (CFECL) il y a deux ans à son arrivée sur le circuit. Pierre Quiroga 2ème, présent dans le top 10 depuis 2018 est un dauphin solide et surtout le récent vainqueur de la Solitaire du Figaro. Enfin, c’est le talentueux Gildas Mahé, toujours prêt à partager son expérience avec les nouveaux venus, qui complète ce podium en recevant la médaille de bronze ;

Les talents qui composent la Classe Figaro Bénéteau, animée par des organisateurs soucieux de produire des rendez-vous attractifs, nous ont offert un beau Championnat avec notamment cette année un top 10 dans lequel pas moins de 6 concurrents ont obtenu la confiance d’un skipper de la Transat Jacques Vabre pour embarquer comme Co/Skipper. Une belle reconnaissance pour nos membres.

Cette réussite repose également sur la volonté commune de la Fédération Française de Voile et de la Classe Figaro Bénéteau de retrouver un Championnat de France Elite de Course au Large attractif. En ce sens, la présence de 2 étrangers, pour la deuxième année consécutive, dans ce fameux Top 10, l’anglais Alan Roberts (8ème) et l’Irlandais Tom Dolan (10ème) démontre tout l’attrait de notre circuit. »

Les 5 épreuves composant le Championnat de France Elite de Course au Large 2021 :

Du 22 au 28 mars 2021 :La Solo Maitre Coq Du 9 mai au 15 juin 2021 : La Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy Du 3 au 11 Juillet 2021 : Tour de Bretagne à la Voile Du 22 au 25 Juillet 2021 : La Solo Guy Cotten Du 22 août au 19 septembre 2021 : La Solitaire du Figaro

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