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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Trésors de Tahiti remporte la 1ère édition Grand Prix Pacifique des Jeux

Cette 5e et dernière étape du Grand Prix Pacifique des Jeux s’est déroulée dans des conditions quasi parfaites, aurait-il fallu 5 nœuds de plus pour qu’elle le soit. Un soleil éclatant en guise d’éclairage, un lagon d’un bleu éponyme, le décor de cette dernière journée du Grand Prix Pacifique des Jeux à Bora Bora était planté pour la dernière bataille entre Oman Sail, Trésors de Tahiti et Mood.

Les trois équipes étaient séparées de 4,5 point seulement avant cette dernière étape. Deux stades nautiques de coefficient 1 et un raid dans le lagon de Bora-Bora étaient au programme, jeudi 15 novembre. Avec un vent oscillant entre 5-7 nœuds, la tension sur l’eau a été à son comble.

Mood remportait la première manche avec Trésors de Tahiti et Oman Sail sur leur talon. Au terme de la seconde, Trésors de Tahiti s’imposait devant les Genévois du CER, Mood et Cheminées Poujoulat. Oman Sail, 5e, lâchait de précieux points avant le dernier raid dans le lagon de la Perle du Pacifique. Trésors de Tahiti n’avait qu’à terminer au minimum une place derrière les Omanais pour remportait cette première édition du Grand Prix Pacifique des Jeux.

Les choses se sont corsées après que le comité course ait décidé de cindé le raid en deux à cause du manque de vent. Le premier, coefficient 1, partait de la capitale de l’île Vaitape, pour rallier le sud de l’île, la pointe Matira, par le lagon. Ce raid a été remporté par Mood, suivi d’Oman Sail et Trésors de Tahiti. Le dernier coefficient (0,5) de la journée s’est couru entre la pointe nord et la capitale. Ce dernier raid a été remporté par le CER de Genève devant Oman Sail, Trésors de Tahiti et Mood. Au final, c’est bien l’équipage de Damien Iehl sur Mood qui remporte cette 5e étape à Bora-Bora.

Trésors de Tahiti, vainqueur sur le fil

Le comité a ensuite dû sortir la calculette car à l’issue de cette dernière étape, Trésors de Tahiti et Oman Sail étaient à égalité de points. Et c’est Trésors de Tahiti, qui a remporté le plus de victoires (3) contre 2 pour Oman Sail ! Cette première édition aura été une incroyable épreuve pour les nerfs des trois premiers équipages qui auraient pu s’mposer jusqu’au dernier jour.

La remise des prix a été organisée sur le ponton du restaurant le Maikai Bora-Bora. Trésors de Tahiti, Oman Sail et Mood partageront le prize money de 5,000€ soit 600 000 CFP.

Hugues Riedinger, directeur général de la Pacifique des Jeux, a remis le trophée du Grand Prix Pacifique de Jeux à Trésors de Tahiti et le Prix de la Combativité Trésors de Tahiti Espoirs, invité au Tour Voile 2019.

Manutea Mahai, skipper Trésors de Tahiti :

« J’étais content d’être 2emais on ne pensait pas à être en tête et là on voit qu’on gagne ! On a gagné le GP de Pacifique des Jeux à domicile ! Mauruuru à tout le monde ! »

Classement final du Grand Prix Pacifique des Jeux :

Trésors de Tahiti (22,5 points) Oman Sail (22,5) Mood (25) CER (43) Cheminées Poujoulat (53,5) Merlin (66,5) Trésors de Tahiti Espoirs (80) SCEAP (84,5)

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Armel Tripon (Réauté Chocolat) vainqueur en Multi50 !

Troisième toutes catégories à Pointe-à-Pitre, Armel Tripon termine premier de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe en Multi50. Le Nantais a franchi la ligne d’arrivée ce jeudi à 16h32’40 (heure de Guadeloupe) après 11 jours, 7 heures, 32 minutes et 40 secondes de course, à 13,04 nœuds de moyenne. Avec sa route Sud, celle de la sagesse et de la préservation du matériel, il a en réalité parcouru 4563 milles. Un long détour comparé aux 3542 milles du parcours théorique, mais un pari gagnant pour le skipper de Réauté Chocolat. Armel Tripon arrive à Pointe-à-Pitre 3 jours 17 heures, 10 minutes et 53 secondes après Francis Joyon, vainqueur en ULTIME arrivé dans la nuit du 11 au 12 novembre.

C’est la deuxième victoire d’Armel sur une grande course transatlantique en solitaire (après la Mini-Transat en 2003), deux ans seulement après avoir débuté le Multi50. Une superbe récompense pour ce marin de 43 ans passé par le Mini, le Figaro Bénéteau, le Class40 et l’IMOCA. Une série qu’il retrouvera bientôt puisqu’il est candidat au prochain Vendée Globe, se faisant actuellement construire un 60 pieds Imoca sur plan Manuard.

Les mots d’Armel Tripon à son arrivée en Guadeloupe :

« Une arrivée magique avec 20 nœuds de vent au coucher du soleil. Là, je suis porté par l’émotion, par l’excitation de cette arrivée après une course qui a été éprouvante pour les nerfs sur ces bateaux tellement exigeants. Il y a du stress en permanence, ça use. Là, je suis cramé, cuit, mais tellement heureux, heureux de retrouver cette équipe. Car la voile en solitaire est un sport d’équipe aussi, il ne faut pas l’oublier. J’ai eu des frayeurs bien sûr. Il y a 24 heures avec une nuit à grains. Et encore cette nuit aussi, où t’as peur de tout casser avant d’arriver. Des coups de chaud, j’en ai eu bien sûr, je me souviens d’une nuit où le bateau est monté, monté, et je n’arrivais pas choquer et, pour cause, le bloqueur était fermé, je n’avais pas vu. Sinon, les moments clefs sur la course. Et bien, dans les conditions du début, j’ai réussi à me faufiler, à trouver une petite porte pour passer le front un peu plus facilement que les autres. C’est ma deuxième victoire de transat en 15 ans après celle de la Mini Transat (2013) mais celle-ci, c’est celle de la maturité, celle d’un projet monté avec une super équipe. Avec Réauté Chocolat, on s’était donné deux ans pour la Route du Rhum, et on atteint l’objectif, c’est fabuleux. Maintenant, il va falloir partager et fêter ça. »

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Une entame sur les chapeaux de roue !

La 11e édition de la St.Barth Cata Cup a démarré sur les chapeaux de roues, ce jeudi puisque, comme attendu, les conditions ont été toniques, avec un flux d’est soufflant entre 16 et 20 nœuds qui a permis au comité de course de lancer deux courses. Une première en baie de Saint-Jean puis une deuxième, plus longue, entre les îlets Tortue et Bœuf. Si les figures de style ont été nombreuses et les sorties de pistes parfois radicales, à l’image de celle du duo Kévin Gréaux – Hervé Brin (SBDE) qui s’est terminée par un mât plié en deux, la bagarre a été belle à tous les étages et en particulier aux avant-postes. Au final, si les Belges Patrick Demesmaeker et Olivier Gagliani (Les Perles de St Barth) puis les Grecs Iordanis Paschalidis et Konstantinos Trigonis (St Barth Assurances) se sont chacun octroyé une victoire de manche, la première place est occupée ce soir par les Argentins Pablo Volker et Sergio Mehl (Paraboot by Maxwell & Co), auteurs d’une belle régularité avec deux places de deuxième, et ainsi vainqueurs du Grand Prix « DESIGN AFFAIRS-OO1 ».

Cette première journée de compétition s’annonçait haute en couleurs avec une météo tonique. Elle a tenu toutes ses promesses. Profitant d’un flux de secteur est soufflant entre 18 et 20 nœuds dans la matinée puis entre 15 et 17 dans l’après-midi, le comité de course a lancé deux courses. La première, disputée en baie de Saint-Jean, a été remportée par les Belges Patrick Demesmaeker et Olivier Gagliani (Les Perles de St Barth) tandis que la deuxième a été dominée par les Grecs Iordanis Paschalidis et Konstantinos Trigonis (St Barth Assurances), les vainqueurs de la dernière édition et les champions du monde en titre. « Ça a été une belle première journée. En termes de résultat, on est content puisqu’on termine 1er et 5e. Ça a été un peu la surprise de gagner le premier round et je pense qu’on a un peu énervé tous nos concurrents car ils se sont tous bien réveillés dans la manche suivante ! Le niveau de jeu est élevé et tous les favoris sont visiblement en forme ! », a assuré Patrick Demesmaeker, manifestement à l’aise dans les conditions sportives, mais malgré tout impressionné par la vitesse de ses adversaires Grecs. « Ils sont super rapides et d’ailleurs, ils ont remporté la deuxième régate avec une très belle avance mais ce n’est pas une vraie surprise. Ceux qui ont fait le Mondial le mois dernier en Floride, comme Mitch Booth, ont dit qu’il fallait des jumelles pour les voir tellement ils sont impressionnants », note de son côté Olivier Gagliani qui compte donc sur les quelques erreurs que pourrait faire le tandem Iordanis Paschalidis – Konstantinos Trigonis pour ne pas le laisser s’imposer une deuxième fois consécutive à Saint-Barth. Et de boulette grecque, il en a justement été question lors de la première course. « Nous avons pensé que la ligne d’arrivée était la même que celle du départ or ce n’était, en fait, pas le cas. Nous nous sommes alors trop rapprochés de la côte et nous sommes tombés dans un trou de vent, ce qui nous a fait perdre de nombreuses places », a expliqué le barreur, qui a ainsi rétrogradé de la 4e à la 11e place et perdu de précieux points. « Disons qu’il nous a fallu une manche de réglage mais demain, ça ne va plus se passer comme ça ! », a ajouté le Grec qui annonce donc la couleur et qui compte bien ne pas rester longtemps à la 5e place du classement.

Les favoris au rendez-vous

Un classement mené ce soir par les Argentins Pablo Volker et Sergio Mehl (Paraboot by Maxwell & Co) qui frappent, pour leur part, fort d’entrée de jeu pour leur première participation à l’épreuve. « Globalement, on a pris de bons départs et on a réussi à s’installer aux avant-postes assez tôt. On a ainsi réalisé une très belle journée et pour être honnête, on ne s’attendait pas à être si bien classé ce soir », a avoué Sergio Mehl que ses concurrents ne sont cependant pas franchement surpris de retrouver à ce niveau de jeu. Et pour cause, lui et son acolyte ont récemment terminé 10e du Mondial F18. De plus, l’un et l’autre affichent un palmarès solide en ClassA. « On sait que la bagarre va être intense jusqu’au bout et ce, quelles que soient les conditions », assure l’équipier sud-américain, pas mécontent que le comité de course ait retardé le départ de la première course aujourd’hui. « Si on était parti comme prévu à 10 heures, ça aurait vraiment très venté, avec le passage de deux grains à plus de 30 nœuds. Je pense que ça a vraiment été une bonne décision pour tout le monde que le départ ait été légèrement décalé », a ajouté l’Argentin. Et ce ne sont pas les équipages plus amateurs qui diront autre chose, bien au contraire même. Quelques-uns, à l’image de Dan Maxwell et de Nick Lovisa (Maxwell & Co) ont même carrément préféré rester à terre pour éviter de se faire peur, tandis qu’une poignée d’autres a finalement abandonné après avoir cassé du matériel comme, on l’a dit, Kévin Gréaux et Hervé Brin (SBDE), les deux jeunes St Barth victimes de la casse de leur mât dont la suite de la compétition est malheureusement compromise. Idem pour Pierre Altier et Olivier Sanz (Moh’s Place), l’équipier étant confronté à une déchirure ligamentaire au genou. Quoi qu’il en soit, la suite promet d’être belle autant qu’intense surtout que ce vendredi, pour le Grand Prix Eden Rock Villas Rental, entre 25 et 27 nœuds sont annoncés pour la première partie de la journée, avant que le vent s’assagisse un peu dans l’après-midi. De quoi garantir, une nouvelle fois, du joli spectacle… et quelques cascades.

Programme du vendredi 16 novembre

8h45 à 9h « Wake me up » avec Geoffrey Personal Trainer 9h Briefing Prix « EDEN ROCK VILLAS RENTAL » 12 à 13h30 Déjeuner au NIKKI BEACH 14h30 Prix «E DEN ROCK VILLA RENTAL » 20h Proclamation des résultats du Prix « EDEN ROCK VILLA RENTAL » Dîner au NIKKI BEACH 21h 00 Concert gratuit ouvert au public au NIKKI BEACH « North Island Band » suivi de « DJ EYEDOL »

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Erwann LE MENÉ et Ambrogio BECCARIA champions de France 2018

Pour la première fois depuis sa création en 2006, le championnat de France Course au Large en Solitaire – Mini 6,50 s’est déroulé sur 4 épreuves (Pornichet Sélect, Mini en Mai, Trophée Marie-Agnès Péron et Les Sables-Les Açores-Les Sables) et si le vainqueur en série s’est assez vite dévoilé, il a fallu attendre la dernière étape des Sables-Les Açores-Les Açores pour connaître le vainqueur en proto.

En série, Ambrogio Beccaria (GEOMAG – ITA 943) a entamé le championnat (et la saison) avec une 6ème place sur la Pornichet Sélect (suite à une pénalité pour départ anticipé) mais n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour prendre en main son tout nouveau Pogo 3 puisqu’il a ensuite enchaîné les victoires sur toutes les autres épreuves. Après un très bon départ, Valentin Gautier (SHAMAN – BANQUE DU LEMAN – SUI 903) finit sur la troisième marche du podium pour sa dernière saison en Mini (malgré un classement DNF au Trophée Marie-Agnès Péron). A noter, l’excellence performance d’Amélie Grassi (GRASSI BATEAUX – FRA 944) qui finit vice-championne de France pour sa première saison en Mini, mais attention, ils sont nombreux aux portes du podium, nul doute que la saison prochaine sera palpitante.

En prototypes, Erwann Le Méné (ROUSSEAU CLOTURES – FRA 800) et François Jambou (TEAM BFR MAREE HAUTE – FRA 865) se sont partagés (presque) toutes les victoires lors de ce championnat 2018 et finissent avec trois petits points d’écart. Un match palpitant jusqu’à la dernière ligne d’arrivée remporté par Erwann. Jörg Riechers (LILIENTHAL – GER 934), toujours aux avants postes et pas loin d’eux finit sur la troisième marche du podium du Championnat de France après une très belle victoire sur la deuxième étape des Sables – Les Açores – les Sables. Mais si le podium s’est joué entre ses trois garçons, il ne faut négliger les très beaux résultats de Camille Taque (FOXSEA LADY – FRA 791) pour sa deuxième saison sur son plan Marin de 2010 qui finit quatrième et d’Axel Tréhin (TARTINE CHERCHE DU BEURRE – FRA 945), septième en mettant son nouveau plan Lombard à l’eau 1 semaine avant l’avant dernière étape du Championnat (Trophée Marie-Agnès Péron).

Henry BACCHINI, Vice-Président délégué de la FFVoile:

« Encore une fois on a assisté à un Championnat de France de Course au Large en Solitaire très relevé et surtout très international ! C’est notamment la première fois qu’un Italien gagne le Championnat de France en série, avec Ambrogio Beccaria. Je crois que cela montre bien la belle dynamique internationale de la Classe Mini et nous nous réjouissons de voir des marins étrangers performer et élever le niveau global de la Classe. En Prototypes on a eu le droit à un formidable duel entre Erwann Le Mené et François Jambou, avec du suspense jusqu’au bout. Au jeu des 7 erreurs il y en a peut-être un qui n’en a fait que six ! Le niveau global est vraiment monté d’un cran encore cette année, avec un gros travail accompli par les concurrents dans la préparation des bateaux et dans la recherche de la performance. Les bateaux neufs ont été très vite aux avant-postes ce qui prouve le beau travail des architectes et ce qui montre que la Classe Mini continue d’être un laboratoire d’expérimentations encore efficace ! »

Le Championnat de France Course au Large en Solitaire Mini 6,50 2018 en résumé :

Du 21 avril au 18 août 2018 4 étapes : Pornichet Sélect/ Mini en Mai/ Trophée Marie-Agnès Péron/ Les Sables -Les Açores -Les Sables 121 participants (26 skippers en proto, 95 en série) Remise des prix : le 8 décembre 2018 à 16 heures 30, Stand de la Communauté d’Agglomération de La Rochelle du Nautic de Paris (Hall 1 – G2)

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Victoire d'Armel Tripon sur la Route du Rhum en Multi50, troisième au scratch, "je suis porté par l’émotion"

Troisième au scratch, Armel Tripon termine premier de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe en Multi50. Le skipper a franchi la ligne d’arrivée ce jeudi à 16h32'40 (heure de Guadeloupe) après 11 jours, 7 heures, 32 minutes et 40 secondes de course, à 13,04 nœuds de moyenne. Au départ de Saint-Malo, il faisait figure d’outsider. « Mon objectif est d’abord d’arriver à l’endroit, déclarait-il quelques jours avant le départ. Ensuite, accrocher une belle place et jouer avec mes armes. »

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Crédit : A Courcoux

Avec sa route Sud, celle de la sagesse et de la préservation du matériel, il a en réalité parcouru 4563 milles. Un long détour comparé aux 3542 milles du parcours théorique, mais un pari gagnant pour le skipper de Réauté Chocolat. Armel Tripon arrive à Pointe-à-Pitre 3 jours 17 heures, 10 minutes et 53 secondes après Francis Joyon, vainqueur en ULTIME arrivé dans la nuit du 11 au 12 novembre.C’est la deuxième victoire d’Armel sur une grande course transatlantique en solitaire (après la Mini-Transat en 2003), deux ans seulement après avoir débuté le Multi50. Une superbe récompense pour ce marin de 43 ans passé par le Mini, le Figaro Bénéteau, le Class40 et l’IMOCA. Une série qu’il retrouvera bientôt puisqu’il est candidat au prochain Vendée Globe, se faisant actuellement construire un 60 pieds Imoca sur plan Manuard.Armel est un « jeunot » dans la classe Multi50 qu’il a intégrée il y a deux ans seulement après avoir fait l’acquisition de l’ancien Actual de Yves le Blévec, un plan Verdier-Neyhousser sur lequel il a ajouté les foils monotypes qu’autorise la jauge. Les mots du vainqueur, Armel Tripon : « Une arrivée magique avec 20 nœuds de vent au coucher du soleil. Là, je suis porté par l’émotion, par l’excitation de cette arrivée après une course qui a été éprouvante pour les nerfs sur ces bateaux tellement exigeants. Il y a du stress en permanence, ça use. Là, je suis cramé, cuit, mais tellement heureux, heureux de retrouver cette équipe. Car la voile en solitaire est un sport d’équipe aussi, il ne faut pas l’oublier.

Les moments clefs sur la course ? Et bien, dans les conditions du début, j’ai réussi à me faufiler, à trouver une petite porte pour passer le front un peu plus facilement que les autres. C’est ma deuxième victoire de transat en 15 ans après celle de la Mini Transat (2013) mais celle-ci, c’est celle de la maturité, celle d’un projet monté avec une super équipe. 

Avec Réauté Chocolat, on s’était donné deux ans pour la Route du Rhum, et on atteint l’objectif, c’est fabuleux. Maintenant, il va falloir partager et fêter ça. »Source : Rivacom
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Armel Tripon vainqueur en Multi50 de la Route du Rhum

Armel Tripon gagne la Route du Rhum en Multi50. Il a franchi la ligne d’arrivée ce jeudi à 16h32’40 (heure de Guadeloupe) après 11 jours, 7 heures, 32 minutes et 40 secondes de course, à 13,04 nœuds de moyenne. Il est 3è en temps réel soit 3 jours 17 heures, 10 minutes et 53 secondes après Francis Joyon, vainqueur en ULTIME arrivé dans la nuit du 11 au 12 novembre.

“ Arrivé troisième c’est la cerise sur le gâteau et gagné dans ma classe c’est une super victoire pour un projet débuté il y a 2 ans. Il y a une opportunité qui se présente. Je la saisis pour la classe. Les conditions n’ont pas été faciles. La dernière nuit. Je ne savais plus trop où j’étais. Le tour de la Guadeloupe était sans stress.  Je n’ai pas pris du gros temps comme les autres. J’ai un peu évité cela. ”

C’est la deuxième victoire d’Armel sur une grande course transatlantique en solitaire (après la Mini-Transat en 2003), deux ans seulement après avoir débuté le Multi50. Une superbe récompense pour ce marin de 43 ans passé par le Mini, le Figaro, le Class40 et l’IMOCA. Une série qu’il retrouvera bientôt puisqu’il est candidat au prochain Vendée Globe, se faisant actuellement construire un 60 pieds Imoca sur plan Manuard.

C’est fait ! @ArmelTripon remporte la @routedurhum dans la catégorie @Multi50 et monte sur la 3e marche du podium au scratch ! Bravo Armel !! pic.twitter.com/Q5jwpCiAlh

— Team Réauté Chocolat (@TeamREAUTECHOCO) 15 novembre 2018

La course d’Armel : Premier Multi50 à la porte du cap Fréhel Banque Populaire Grand Ouest après un départ canon, Armel fait le début de la course en tête. Dans la soirée du 4 novembre, il est aussi le premier à buter dans les vents mous du centre de la dépression qui barre la route aux concurrents au large de la Bretagne. Il passe presque toute la nuit collé à moins de cinq nœuds dans des vents erratiques. Lalou Roucayrol (Arkema) est le premier à s’extirper de cette nasse. Lorsqu’Armel s’échappe à son tour, c’est avec 30 milles de retard sur le nouveau leader Arkema. Leurs concurrents n’auront pas autant de chance et devront patienter plus longtemps à toute petite vitesse. Bientôt, Lalou et Armel sont les seuls à foncer vers le Sud pour tenter de fuir le mauvais temps qui doit s’emparer d’une immense zone sur l’Atlantique, de la pointe bretonne à la latitude de Gibraltar.

Le 5 novembre au soir, ils sont au cap Finisterre pendant que le reste de la flotte pointe vers l’Ouest pour passer le premier front. Les conditions de navigation sont difficiles, une deuxième dépression est annoncée et Lalou, épuisé, décide de relâcher 24 heures à Porto (Portugal) pour laisser le gros temps passer. Armel, lui, trace seul son sillage vers le Sud. Le 6 novembre, l’écart latéral avec le groupe de l’Ouest est de 500 milles !
Le 8 novembre, Réauté Chocolat navigue au portant au large de Madère quand les autres sont encore dans le dur du côté des Açores. Le contraste entre les conditions de navigation est saisissant entre la majorité de la flotte qui tire des bords dans des conditions hivernales pendant qu’Armel file au portant sous le soleil. Plus proches de la route directe, Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton Arsep) et Erwan Le Roux (FenêtreA-Mix Buffet) sont longtemps classés en tête. Mais à force de taper dans la mer croisée, leurs trimarans souffrent et les deux hommes sont contraints de s’arrêter à Ponta Delgada, rail de chariot de grand-voile arraché pour le premier, pilote automatique en rade pour le second. Réauté Chocolat, lui se porte bien. Le 9 novembre, il prend les rênes et ne les lâchera plus jamais, augmentant même son avance jusqu’à 300 milles.

Armel est un « jeunot » dans la classe Multi50 qu’il a intégrée il y a deux ans seulement après avoir fait l’acquisition de l’ancien Actual de Yves le Blévec, un plan Verdier-Neyhousser sur lequel il a ajouté les foils monotypes qu’autorise la jauge. Pour rattraper son déficit d’expérience face à Erwan Le Roux et Lalou Roucayrol, les deux hommes les plus expérimentés, grands favoris de cette transat, le Nantais avait multiplié les navigations en solo, en allant chercher le mauvais temps. Au départ de Saint-Malo, il faisait figure d’outsider. « Mon objectif est d’abord d’arriver à l’endroit, déclarait-il quelques jours avant le départ. Ensuite, accrocher une belle place et jouer avec mes armes. »

1- Francis Joyon (IDEC Sport) – ULTIME – le 11/11/18 à 23h 21mn 47 sec

7j 14h 21mn 47sec à 19.42 nœuds sur le parcours théorique de 3542 milles
Distance réellement parcourue : 4367 milles à 23.95 nœuds de moyenne

2 – François Gabart (MACIF) – ULTIME – le 11/11/18 à 23h 28mn et 55sec

7j 14h 28mn 55sec à 19.41 nœuds sur le parcours théorique de 3542 milles
Distance réellement parcourue : 4281 milles à 23,46 nœuds de moyenne

3 – Armel Tripon (Réauté Chocolat) – Multi50 – le 15/11/18 à 16h 32mn et 40sec

11 jours 7 heures 32 minutes et 40 secondes à 13,04 noeuds sur le parcours théorique de 3542 milles
Distance réellement parcourue : 4563 milles à 16,80 nœuds de moyenne

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Alex Thomson attendu demain en vainqueur de la Route du Rhum : "Il a le temps de voir venir" - IMOCA

C’est peu après minuit (heure française) la nuit prochaine qu’Alex Thomson est attendu à la Tête à l’Anglais, au Nord de Basse-Terre. Le skipper d’Hugo Boss peut, toute prudence gardée, entrevoir sa plus belle victoire. La bagarre pour le podium s’annonce très accrochée entre Paul Meilhat et Yann Eliès qui devraient contourner l’île demain après-midi. Vincent Riou et Boris Herrmann restent en embuscade. Sébastien Simon, qui disposera dès l’an prochain d’un bateau neuf, livre son analyse.


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Credit : C.Barnham

"Alex fait bien marcher son bateau"


« Alex Thomson fait une course incroyable. C’est lui le plus rapide, il n’y a pas photo. Il a eu dans les alizés une trajectoire impeccable, super tendue. Avec les grains et les rotations d’alizés, ses poursuivants ont en revanche été obligés d’empanner à de nombreuses reprises. C’est un scénario que j’ai déjà rencontré sur la Transat AG2R : à quelques milles près, certains arrivent à faire des belles trajectoires alors que d’autres subissent dans les grains.

Alex fait bien marcher son bateau, on sent qu’il le connaît sur le bout des doigts. Hugo Boss a été fiabilisé. Alex est celui qui a le moins ralenti dans la grosse dépression à l’Ouest du Portugal. Il connaît les limites de sa machine. Il s’entraîne un peu dans son coin, il fait des opérations de RP un peu partout. Finalement, ça le fait beaucoup naviguer et il a une bonne démarche. 

Désormais, Alex Thomson a juste à maîtriser son avance jusqu’à l’arrivée. Sauf casse matérielle, c’est gagné pour lui. Il va aborder le tour de la Guadeloupe la nuit prochaine. Alex devra sans doute prendre son mal en patience mais vu l’avance dont il dispose, il pourra faire une approche assez sereine. Il a le temps de voir venir. 

La suite plus incertaine

Le scénario entre Paul Meilhat et Yann Eliès est beaucoup plus incertain. Rien n’est joué. Je les vois arriver demain en fin d’après-midi (heure de Guadeloupe). Je pense que dans le vent léger autour de l’île, Paul sera plus à l’aise avec son IMOCA à dérives droites. Mais il suffit que Yann ait toujours un peu plus de vent, comme Joyon face à Gabart, pour que la situation change. 

Vincent Riou peut éventuellement revenir dans le match pour le podium même si ce sera difficile. Il n’a plus d’aérien depuis quasiment le début de la course donc il a un mode pilote dégradé. Quand Vincent va dormir, le bateau fait des trajectoires droites alors que le vent continue de bouger. 

La Route du Rhum reste bien sûr une course au large mais avec un rythme assez similaire de celui d’étapes de la Solitaire du Figaro. Il faut constamment régler, manœuvrer, analyser la météo… J’ai hâte de voir leurs têtes à l’arrivée, à mon avis ils vont être bien crevés. Leurs performances me rappellent que j’ai beaucoup à apprendre. »

Par la rédaction
Source : Mer et Media

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Armel Tripon, victime d'hallucinations, aux portes de la victoire Multi50 sur la Route du Rhum : "A tout à l’heure !"

Aujourd’hui, l’alizé est bien établi autour de la Guadeloupe et les derniers 57 milles jusqu’au finish à Pointe à Pitre, en partie effectués de jour, ne devraient pas être trop compliqués pour Armel Tripon qui n’a qu’une hâte : en finir. Le skipper du Multi50 est attendu en vainqueur de la Route du Rhum entre 18h00 et 20h00 (heure locale) sur la ligne d’arrivée, soit entre 23h00 et 1h du matin vendredi, heure de Paris. Son premier poursuivant Erwan Le Roux est à 280 milles dans son tableau arrière.

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Credit : P.Bouras

Joint au téléphone ce matin, le skipper de Réauté Chocolat, épuisé et victime d’hallucinations, confiait avoir hâte d’en finir. Pour ne plus vivre dans le stress, l’écoute de grand-voile en permanence à la main, pour enlever le ciré dans lequel il marine depuis des jours, complètement trempé. Pour pouvoir dormir enfin. Et savourer une victoire chèrement acquise !

"J’ai jamais été aussi près"

« On approche là, j’ai jamais été aussi près ! Après la journée d’hier, je suis exténué. La mer était dégueulasse. J’ai réussi à dormir un peu cette nuit mais c’était chaud. J’ai eu l’impression de passer une partie de la nuit avec du monde à bord tellement j’avais d’hallucinations. Je me suis demandé ce que je faisais là à un moment. 

"Il est temps d’arrêter tout ça"

Il est temps d’arrêter tout ça, de ne plus être en alerte permanente. Ça me rappelle la Solitaire du Figaro. Là, je rêve d’enlever tous ces cirés trempés. Je suis trempé de la tête aux pieds depuis trois jours, je n’arrive pas à me sécher. Je voudrais arrêter d’être sans arrêt sur le qui-vive, de vivre la main sur l’écoute. Ça va faire du bien. Cette nuit, en l’espace d’une heure, comme ça refusait, j’ai passé toutes les voiles en l’espace de 30 minutes… 

Allez, à tout à l’heure ! »

par la rédaction
Source : Rivacom

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L’analyse de la course Imoca par Sébastien Simon

Alex Thomson devrait arriver demain avec une avance suffisamment confortable sur ses concurrents pour pouvoir aborder ce dernier écueil relativement sereinement. La bagarre pour le podium s’annonce très accrochée entre Paul Meilhat et Yann Eliès qui devraient contourner l’île demain après-midi. Vincent Riou et Boris Herrmann restent en embuscade. Sébastien Simon qui disposera dès l’an prochain d’un bateau neuf analyse la course.

« Alex Thomson fait une course incroyable. C’est lui le plus rapide, il n’y a pas photo. Il a eu dans les alizés une trajectoire impeccable, super tendue. Avec les grains et les rotations d’alizés, ses poursuivants ont en revanche été obligés d’empanner à de nombreuses reprises. C’est un scénario que j’ai déjà rencontré sur la Transat AG2R : à quelques milles près certains arrivent à faire des belles trajectoires alors que d’autres subissent dans les grains.

Pour gagner une course, il faut différents ingrédients : une bonne préparation, de la vitesse, de la réussite… S’il manque un de ces ingrédients, ça ne passe pas. Alex fait bien marcher son bateau, on sent qu’il le connaît sur le bout des doigts. Hugo Boss a été fiabilisé. Alex est celui qui a le moins ralenti dans la grosse dépression à l’Ouest du Portugal. Il connaît les limites de sa machine. Il s’entraîne un peu dans son coin, il fait des opérations de RP un peu partout. Finalement, ça le fait beaucoup naviguer et il a une bonne démarche. S’il décroche la victoire, il la méritera complètement.

« Alex Thomson a le temps de voir venir »

Désormais, Alex Thomson a juste à maîtriser son avance jusqu’à l’arrivée. Sauf casse matérielle, c’est gagné pour lui. Il va aborder le tour de la Guadeloupe la nuit prochaine. De nuit, les vents ne passent pas de l’autre côté de l’île, comme on l’a vu avec les Ultimes. Le seul moyen d’avancer est de récupérer le peu d’air qui veut bien descendre de la falaise. Il faut donc vraiment se coller à la côte. Alex devra sans doute prendre son mal en patience mais vu l’avance dont il dispose, il pourra faire une approche assez sereine. Il a le temps de voir venir. Les IMOCA sont très rapides mais ce ne sont pas non plus des bateaux qui accélèrent à 30 nœuds. Ce n’est pas comme en Ultimes où l’avance peut fondre en une heure ou deux.

« Rien n’est joué pour le podium »

Le scénario entre Paul Meilhat et Yann Eliès est beaucoup plus incertain. Rien n’est joué. Je les vois arriver demain en fin d’après-midi (heure de Guadeloupe). Je pense que dans le vent léger autour de l’île Paul sera plus à l’aise avec son IMOCA à dérives droites. Mais il suffit que Yann ait toujours un peu plus de vent, comme Joyon face à Gabart, pour que la situation change. Il faudra aussi prendre en compte l’état de fatigue des marins, et leur lucidité.

Vincent Riou peut éventuellement revenir dans le match pour le podium même si ce sera difficile. Il n’a plus d’aérien depuis quasiment le début de la course donc il a un mode pilote dégradé. Sur les IMOCA, un pilote réellement performant apporte un vrai gain, le bateau est capable de suivre le vent avec précision, de prendre des surfs. Ce n’est plus le cas du pilote de Vincent car il lui manque les données de vent. Quand Vincent va dormir, le bateau fait des trajectoires droites alors que le vent continue de bouger. Hier, des grains énormes sont passés, Vincent s’est fait prendre, il s’est retrouvé plein vent arrière, le spi s’est enroulé autour de l’étai. Cela ne serait pas arrivé si son pilote fonctionnait correctement car il aurait lofé avec le vent. Dans l’histoire Vincent a perdu son spi, une voile utile quand on veut descendre au portant VMG dans 18-20 nœuds de vent.

« J’aimerais être à leur place… »

Je suis admiratif de la façon dont les premiers ont navigué. Ils ont tenu un rythme très soutenu, sans jamais vraiment pouvoir se reposer. Il a fallu gérer les dépressions, puis le contournement de la dorsale anticyclonique et ensuite des alizés pas si stables. Ils font un sprint. La Route du Rhum reste bien sûr une course au large mais avec un rythme assez similaire de celui d’étapes de la Solitaire du Figaro. Il faut constamment régler, manœuvrer, analyser la météo… J’ai hâte de voir leurs têtes à l’arrivée, à mon avis ils vont être bien crevés. Leurs performances me rappellent que j’ai beaucoup à apprendre. J’aimerais être à leur place plutôt que de l’autre côté de la barrière. C’est tout même très enrichissant car je communique avec l’équipe de PRB.
J’aurais aimé que Charal aille au bout. Je connais bien Jérémie Beyou, un marin extraordinaire qui a gagné trois fois la Solitaire. Je suis déçu pour lui mais on sait que les IMOCA neufs demandent du temps de fiabilisation. Je fais confiance à Jérémie pour rebondir assez rapidement, c’est un acharné ! »

Sébastien Simon

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Thibaut Vauchel-Camus contraint de naviguer avec 1 ris

Thibaut Vauchel-Camus 3è en Multi50 est attendu en Guadeloupe vendredi pour un accueil particulier en tant que premier guadeloupéen à arriver. En attendant, il doit naviguer avec 1 ris n’étant pas parvenu à réparer son hook de GV.

Selon Fred Duthil, routeur de Thibaut avec Fabien Delahaye, sur la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, Solidaires En Peloton – ARSEP devrait pointer son étrave sur la ligne d’arrivée de la grande traversée de l’Atlantique en solitaire et en compétition demain vendredi à 18h00 en Guadeloupe, soit 23h00 heure française. Si tout va bien d’ici là, le navigateur qui porte les couleurs des patients atteints de la Sclérose En Plaques montera sur la troisième marche du podium dans la catégorie des Multi50. Il sera également premier malouin et surtout le premier guadeloupéen à la maison !
En attendant, Thibaut doit rester hyper concentré car les dernières heures en mer sont importantes et fastidieuses. Il ne faut pas faire d’erreurs, notamment lors du contournement de la Guadeloupe et, on ne sait jamais, il sera peut-être encore possible de revenir sur Erwan LE ROUX, actuellement deuxième. Ce dernier a pris la poudre d’escampette ces derniers temps puisqu’il a plus de 110 milles d’avance sur le trimaran bleu.
???? Explication avec Fred Duthil : « Nous connaissons la raison de ce manque de vitesse par rapport à Erwan Le Roux. En effet, depuis qu’il est monté en haut de son mât afin de débloquer le hook de grand-voile, Thibaut navigue avec un ris, le hook étant toujours récalcitrant. Il ne peut plus monter sa GV en haut. Nous avons pris cette décision en bon marin car il ne fallait surtout pas se retrouver avec une GV haute dans des surventes. C’est la sécurité qui a pris le dessus. Résultat nous avons eu surtout des conditions qui aurait permis de naviguer GV haute depuis mais c’est comme ça. »

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Paul Meilhat donne tout pour conserver sa deuxième place

Paul Meilhat est toujours 2e sur son Imoca SMA. Il va devoir lutter jusqu’à la fin pour contenir Yann Eliès (UCAR) revenu à 30 milles et Vincent Riou (PRB) en proie à des difficultés avec sa centrale de navigation mais qui reste encore présent à moins de 100 milles.
Tout va se jouer sur l’ultime épreuve avant la ligne d’arrivée : le tour de l’île.

http://www.courseaularge.com/wp-content/uploads/2018/11/meilhat.paul_151118_11h00.mp3

Message de Paul Meilhat :
“La longue houle de nord nous pousse à grande vitesse vers la Guadeloupe.
Nous avons encore enchaîné les empannages en fin de nuit.
J’ai aperçu des sargasses hier mais rien de bien méchant.
J’essaie de trouver du temps de sommeil pour la fin de course car on va avoir du vent fort et surtout, le tour de la Guadeloupe s’annonce très compliqué.”

 

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Lalou Roucayrol philosophe

Lalou Roucayrol a été joint au téléphone. Hier, en attendant Pierre Antoine, il a largué son gréement et sécurisé son bateau. Il a pu discuter avec les pilotes du Falcon qui sont venus le survoler. Il a embarqué un livre du philosophe Alain sur le bonheur et tente de mettre en pratique ses propos pour relativiser sa situation. C’est son 4è chavirage. Il pense que cela peut-être dû à de l’eau dans l’un de ses flotteurs. Sacré marin.

http://www.courseaularge.com/wp-content/uploads/2018/11/roucayrol.lalou_151118_10h00.mp3

«  J’attends Olmix demain » « Je suis en train de dériver. Tout à l’heure, je vais faire une sortie à l’air libre, un peu comme une sortie dans l’atmosphère parce que j’ai l’impression d’être dans une capsule lunaire, il y a beaucoup de bruit, les restes du gréement tapent contre la coque. Il y a encore pas mal de vagues. Hier ça a été compliqué de défaire tout le gréement. Mais je voudrais m’assurer qu’il est totalement largué.. Hier, j’avais deux bouts que je n’arrivais pas à atteindre avec un morceau de mât qui traînait derrière. Je voudrais défaire ça avant qu’Olmix (Pierre Antoine, leader dans la catégorie Rhum Multi) ne vienne me récupérer demain matin.

J’ai organisé ma vie à bord. J’avais eu l’expérience avec Mayeul (Riffet) en 2013. J’ai un sas qui me permet de sortir à l’air libre et j’ai deux endroits totalement secs donc je peux dormir dans un endroit bien protégé. Le seul souci c’est qu’il fait très chaud et humide à l’intérieur… je ne peux pas ouvrir les panneaux parce qu’il y a trop de mer. Et en tapant, dessous, le pont fait pas mal de sauts… Il y a pas mal de bruit.

Sur le chavirage  

Je ne sais pas trop ce qui c’est passé en fait. J’avais appelé Karine (Fauconnier, sa routeuse) un quart d’heure avant pour lui dire que j’étais super content. Il y a avait 25/30 nœuds, j’avais réduit avant l’arrivée des grains. J’étais un ris petit gennaker. Je n’étais pas en « distribil, » je me sentais en sécurité… et là… Je sais que j’ai beaucoup d’eau dans le flotteur tribord, le flotteur sous le vent. Je l’avais constaté il y a deux jours. Au moins la moitié du flotteur avait de l’eau. Je pense que c’est à cause de ça. A un moment donné, le bateau a accéléré dans un grain, j’ai tout de suite choqué la grand voile avec le largueur automatique, puis choqué l’écoute de gennaker. Là, le bateau s’est planté dans une vague, il n’a fait que monter… et quand l’eau à l’intérieur est arrivée contre le foil, c’est probablement comme ça que ça a basculé… je ne me l’explique que comme ça.  Honnêtement, il n’y a avait pas de raisons de se mettre sur le toit à ce moment là. Mais bon, c’est comme ça. Quand ça doit arriver, ça doit arriver. Mektoub.

La suite 

J’embarque demain avec Olmix, avec Pierre Antoine, qui me récupère à son bord. Je ferai deux jours de mer dans le sens de la Guadeloupe avec lui et puis il y a un remorqueur qui part de Martinique avec Quentin Vlamynck, pour venir me récupérer un peu avant qu’Olmix n’arrive à Pointe à Pitre. J’embarque sur le remorqueur. On se rendra sur zone pour tenter un retournement du bateau en mer, voire un remorquage si les conditions le permettent. Il va falloir faire preuve de patience. Il faut le temps que les bateaux arrivent, mais avec l’expérience, je pense que l’on accepte mieux les choses.

Philosophe

Pour la petite anecdote, comme sur chaque transat, j’ai embarqué un livre. Cette fois, c’est le philosophe Alain avec son « Propos sur le bonheur ». Je suis en plein dedans !! C’est plein de petits propos sur la façon de voir le bonheur et comment on positive.

Et là, ça va. J’en suis à mon quatrième retournement, je sais ce qui m’attend, je sais comment ça se passe, je suis plutôt dans le productif. Qu’est ce qu’on fait, comment on le fait, comment on le met en œuvre. C’est ça qui m’intéresse. Mais hier, tu sais, je n’ai pas eu le temps de lire beaucoup. J’ai passé ma journée dans l’eau à larguer le gréement et à sécuriser le bateau. Je me suis fait peur plusieurs fois. Le seul moment sympa, c’est quand le Falcon est venu me survoler. C’était super, ils sont restés un long moment avec moi, on a échangé par VHF c’était vraiment sympa et c’était une bonne fin de journée avec cet avion magnifique qui volait autour.”

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Isabelle Joschke après son dématage sur la Route du Rhum : "Remettre mon joli bateau sur pieds" - IMOCA

Suite au démâtage de son IMOCA MONIN, survenu dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 novembre, Isabelle Joschke a vécu un voyage retour particulièrement éprouvant en direction de Lorient. La navigatrice a mis trois jours à remonter le Golfe de Gascogne pour rallier la terre ferme. Arrivée à sa base le vendredi midi, la skipper accuse le coup avant de repartir encore plus forte dès la saison prochaine.


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Credit : B.Stichelbaut

Alain Gautier, le team manager : "Bien réfléchir en vue de la préparation du Vendée Globe"

"Tout le gréement est parti au fond de l’eau. Il est donc difficile pour l’équipe de déterminer précisément la cause de cette avarie. La totalité des haubans avait été changée lors de la saison 2017 et devaient tenir jusqu’à la fin du prochain Vendée Globe. Un virement impromptu du pilote automatique est une situation susceptible de se produire et à laquelle les marins sont préparés. 

Les gréements sont conçus pour subir les contraintes liées à ce genre d’erreur de manœuvre imprévue. Il faut savoir que le gréement de Monin est de style classique, comme six autres soixante pieds de sa génération (2007). Nous savons que ce type de gréement est moins tolérant que les modèles assortis d’outriggers, et c’est pour cette raison que les Imoca les plus récents n’en sont plus équipés.

Cette avarie va nous amener à bien réfléchir en vue de la préparation du Vendée Globe et Lanic Sport Team va tout mettre en œuvre pour apporter les solutions qui permettront à Isabelle de repartir sereine lors de ses prochaines courses."

Isabelle Joschke : "très vite regarder vers l’avant"

" Ce départ de Route du Rhum restera pour moi un moment inoubliable. Un grand merci à tous ceux qui m'ont témoigné leurs encouragements avant et après cette fortune de mer. Ce genre d’incident n'est jamais facile à vivre, même lorsque ce n'est pas la première fois. 

Cela fait partie des expériences qui construisent un marin. Nous allons à présent très vite regarder vers l’avant et tâcher de remettre mon joli bateau sur pieds ! 

Quant à moi, je me prépare à rejoindre ma famille en Guadeloupe, afin de me ressourcer et de me remettre un peu de ces émotions."

En parallèle, le team poursuit activement sa recherche d’un second partenaire pour rejoindre MONIN au rang de sponsor titre.


Par la rédaction
Source : C.Le Naour
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Beccaria et Le Mené sacrés champion de France de Course au Large en Solitaire en Mini

Pour la première fois depuis sa création en 2006, le championnat de France Course au Large en Solitaire – Mini 6,50 s’est déroulé sur 4 épreuves (Pornichet Sélect, Mini en Mai, Trophée Marie-Agnès Péron et Les Sables-Les Açores-Les Sables). Si le vainqueur en série s’est assez vite dévoilé, il a fallu attendre la dernière étape des Sables-Les Açores-Les Açores pour connaître le vainqueur en proto.

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Crédit :  Ch Breschi

Ambrogio Beccaria champion de France Série En série, Ambrogio Beccaria (GEOMAG – ITA 943) a entamé le championnat (et la saison) avec une 6ème place sur la Pornichet Sélect (suite à une pénalité pour départ anticipé) mais n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour prendre en main son tout nouveau Pogo 3 puisqu’il a ensuite enchaîné les victoires sur toutes les autres épreuves.

Après un très bon départ, Valentin Gautier (SHAMAN – BANQUE DU LEMAN – SUI 903) finit sur la troisième marche du podium pour sa dernière saison en Mini (malgré un classement DNF au Trophée Marie-Agnès Péron).

A noter, l’excellence performance d’Amélie Grassi (GRASSI BATEAUX – FRA 944) qui finit vice-championne de France pour sa première saison en Mini.

Erwan Le Méné champion Proto

En prototypes, Erwan Le Méné (ROUSSEAU CLOTURES – FRA 800) et François Jambou (TEAM BFR MAREE HAUTE – FRA 865) se sont partagés (presque) toutes les victoires lors de ce championnat 2018 et finissent avec trois petits points d’écart. Un match palpitant jusqu’à la dernière épreuve remportée par Erwan.

Jörg Riechers (LILIENTHAL – GER 934), toujours aux avant-postes finit sur la troisième marche du podium du Championnat de France après une très belle victoire sur la deuxième étape des Sables – Les Açores – les Sables.

Mais si le podium s’est joué entre ses trois garçons, il ne faut négliger les très beaux résultats de Camille Taque (FOXSEA LADY – FRA 791) pour sa deuxième saison sur son plan Marin de 2010 qui finit quatrième et d’Axel Tréhin (TARTINE CHERCHE DU BEURRE – FRA 945), septième en mettant son nouveau plan Lombard à l’eau une semaine avant l’avant-dernière étape du Championnat (Trophée Marie-Agnès Péron).

Le Championnat de France Course au Large en Solitaire Mini 6,50 2018   :

- Du 21 avril au 18 août 2018
- 4 étapes : Pornichet Sélect/ Mini en Mai/ Trophée Marie-Agnès Péron/ Les Sables -Les Açores -Les Sables
- 121 participants (26 skippers en proto, 95 en série)
- Remise des prix : le 8 décembre 2018 à 16 heures 30, Stand de la Communauté d'Agglomération de La Rochelle du Nautic de Paris (Hall 1 - G2)

Source : FFV

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Pierre Antoine (Olmix) se déroute sur la Route du Rhum pour secourir Lalou Roucayrol

Suite au chavirage du Multi50 Arkema de Lalou Roucayrol, le Team Arkema Lalou Multi, en étroite collaboration avec la Direction de Course de la Route du Rhum assisté du CROSS Gris-Nez, a organisé des opérations de secours du skipper et de son trimaran. Un concurrent de l'épreuve va se dérouter.


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Copyright : Marine Nationale - Flotille 24F

Pierre Antoine se déroute


Pierre Antoine à bord du trimaran Olmix (Rhum Multi) se déroute actuellement pour porter assistance à Lalou Roucayrol. Naviguant actuellement dans son Ouest à 250 milles nautiques du navire retourné, Pierre Antoine devrait être sur zone d’ici 24 heures pour récupérer le skipper d’Arkema.

Cette assistance entre concurrents est la 3e dans l’histoire de la Route du Rhum, après celle de Ian Johnston par Olivier Moussy en 1982 puis celle de Karine Fauconnier par Bob Escoffier en 2002.

Un remorqueur sur le départ

En parallèle, Quentin Vlamynck, boat captain du Multi50 Arkema, embarquera à bord d’un remorqueur qui quittera la Martinique ce jeudi 15 novembre. Dominic Vittet, routeur de Pierre Antoine, analyse actuellement une trajectoire pour que le remorqueur parte à la rencontre d’Olmix.

L’objectif étant que Lalou embarque à l’aide d’un semi-rigide à bord du remorqueur, pour rejoindre l’équipe de sauvetage du Multi50 Arkema. Il faudra ensuite compter environ 2 jours de mer à l'équipe pour arriver sur zone. Cette procédure de transfert en mer est inédite dans l’histoire la course au large.


Par la rédaction
Source : MA Parendeau
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Pierre Antoine (Olmix) va porter assistance à Lalou Roucayrol

Les opérations de secours s’organisent pour Lalou Roucayrol. Sur demande de la direction de course, Pierre Antoine à bord du trimaran Olmix (Rhum Multi) se déroute actuellement pour porter assistance à Lalou Roucayrol. Naviguant actuellement dans son Ouest à 250 milles nautiques du navire retourné, Pierre Antoine devrait être sur zone d’ici 24 heures pour récupérer le skipper d’Arkema. Cette assistance entre concurrents est la 3e dans l’histoire de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, après celle de Ian Johnston par Olivier Moussy en 1982 puis celle de Karine Fauconnier par Bob Escoffier en 2002.

En parallèle, Quentin Vlamynck, boat captain du Multi50 Arkema, embarquera à bord d’un remorqueur qui quittera la Martinique ce jeudi 15 novembre. Dominic Vittet, routeur de Pierre Antoine, analyse actuellement une trajectoire pour que le remorqueur parte à la rencontre d’Olmix. L’objectif étant que Lalou embarque à l’aide d’un semi-rigide à bord du remorqueur, pour rejoindre l’équipe de sauvetage du Multi50 Arkema. Il faudra ensuite compter environ 2 jours de mer à l’équipe pour arriver sur zone. Cette procédure de transfert en mer est inédite dans l’histoire la course au large.

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Deuxième victoire de Trésors de Tahiti à Bora-Bora

Au terme d’une épique traversée de 30 milles entre les îles de Raiatea et Bora Bora, les Tahitiens s’offrent une victoire de prestige sur cette 4e étape du Grand Prix Pacifique des Jeux, mercredi 14 novembre. Les dieux de la pluie s’étaient donnés rendez-vous à Raiatea pour le départ des stades nautiques à Raiatea. C’est au milieu ondée diluvienne, comme on peut en connaître en Polynésie française, que les huit concurrents ont lancé cette 4e étape.

Sur les deux stades nautiques de coefficient 1, Mood et Oman Sail, les spécialistes de l’exercice se sont imposés avec brio. Par contre, sur ce raid qui s’annonçait tout au portant, les Trésors de Tahiti étaient les plus cotés.

Comme lors de la dernière étape entre Huahine et Raiatea, les locaux de l’étape ont pris l‘avantage dès le départ. Et mise à part une petite frayeur à quelques mètres de la ligne d’arrivée, coincés dans une bulle d’air, les Tahitiens ont remporté leur deuxième étape du Grand Prix Pacifique des Jeux.

Deuxième, Oman Sail a réussi la bonne opération du jour en dépassant au milieu du raid Mood, qui peut nourrir quelques regrets au classement général provisoire. Ces trois équipes sont à 6 points et tout se jouera demain à Bora-Bora.

La 4e place revient au CER qui décidément commence à prendre l’ascendant sur Cheminées Poujoulat qui a sauvé une 6e place in extremis juste devant les locaux de Team SCEAP qui n’aurait pas démérité de terminer devant.

La belle opération du jour est signée par les amateurs de Team Merlin qui ont terminé à une très belle 5e place. Trésors de Tahiti Espoirs, handicapé par des problèmes techniques, ferme la marche mais ils accrochent deux jolies 6e places sur les deux stades nautiques du jour.

A leur arrivée, la mairie et le comité de la commune de Bora-Bora ont montré l’importance de l’accueil dans la Perle du Pacifique. Première destination touristique de la Polynésie française, l’île sera l’arène finale de cette dernière journée du Grand Prix Pacifique des Jeux.

Jeudi 15 novembre, la flotte effectuera deux courses de coefficient 0 devant Vaitape, capitale de l’île, puis deux coefficients 1 dans la baie de Faanui un peu plus au nord, avant de partir sur le dernier raid de cette édition à l’intérieur du lagon. Une dernière qui s’annonce autant magique que disputée.

Classement de la 1ère manche :

Mood Oman Sail Poujoulat Trésors de tahit CER Trésors Espoirs SCEAP Merlin

Classement de la 2e manche :

Oman Sail Trésors de Tahiti Mood Poujoulat Merlin Trésors de Tahiti Espoirs CER SCEAP

Classement du raid

Trésors de Tahiti Oman Sail Mood CER Merlin Poujoulat SCEAP Trésors de Tahiti Espoirs

Classement général provisoire après la 4e étape

Oman Sail (15,5 points) Trésors de Tahiti (17) Mood (21,5) CER (34) Poujoulat (41) Merlin (51,5) Trésors de Tahiti Espoirs  (62,5) SCEAP (64,5)

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L’analyse d’Alain Gautier

Le dénouement est proche pour les IMOCA de tête. Impérial, Alex Thomson maintient une belle avance sur ses poursuivants. Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès se livrent une bagarre intense pour figurer sur le podium, tout en restant à l’affût de la moindre défaillance du leader britannique. Au dixième jour de la Route du Rhum, 16 IMOCA sur les 20 au départ restent en course, même si Jérémie Beyou fait route vers Lorient suite à une panne du système d’alimentation en énergie à bord de Charal. C’est aujourd’hui un vainqueur de Vendée Globe, Alain Gautier, qui nous éclaire de son regard d’expert.

« La bagarre dans le quatuor de tête est passionnante à suivre. Il y a deux IMOCA de la génération du Vendée Globe 2016 avec des foils non réglables (Hugo Boss et Ucar-StMichel), un équipé de foils nouvelle génération réglables (PRB) et un à dérives droites (SMA). On se pose naturellement des questions sur l’état des différentes machines. Qui est à 100 % ? Qui ne l’est pas ? On voit qu’Hugo Boss, en règle générale, semble à son plein potentiel. En revanche, les interrogations demeurent sur PRB. On se demande aussi avec quelles voiles naviguent les uns et les autres. Alex Thomson va toujours très vite avec des angles à peine moins bons que ses concurrents. Ca interpelle. Avec quelle configuration de voiles arrive-t-il à faire ce bon VMG (compromis cap/vitesse) ?

« C’est étonnant qu’Alex ait pu s’échapper de cette manière »

L’option d’Alex Thomson au Nord du DST d’Ouessant en début de course lui a apporté un petit avantage, mais pas tant que ça au final. Cette année, la porte de passage pour les alizés était très Sud. Alex a tout de même réussi à revenir au contact de Paul Meilhat et Vincent Riou et à croiser juste devant eux à la latitude des Canaries. Il a alors rapidement pris ses distances et n’a cessé d’accroître son avance. C’est étonnant qu’Alex ait pu s’échapper de cette manière. Ses trajectoires ont été plus tendues que celles de ses adversaires qui ont fait davantage d’empannages. Mais c’est surtout dans l’utilisation de son bateau qu’il a fait la différence. On sait qu’Alex a des foils très typés portant, mais sa performance reste remarquable.

« SMA sera sûrement le plus rapide des quatre dans le tour de la Guadeloupe »

Comme on a pu le voir avec les Ultimes, et aussi tout récemment avec le chavirage du Multi 50 Arkema, il faut rester très vigilant car les grains sont violents. Quant au tour de la Guadeloupe, il peut réserver bien des surprises et il sera passionnant à suivre pour les IMOCA. Le petit temps n’est clairement pas le point fort d’Hugo Boss. Alex Thomson a donc tout intérêt à arriver au Nord de l’île avec un matelas de milles le plus confortable possible. S’il arrive à maintenir les écarts actuels (160 milles d’avance sur Paul Meilhat à la mi-journée), il pourra être serein. En IMOCA, les écarts se comblent moins vite qu’en Ultime, tout simplement car les bateaux vont moins vite et que les différentiels de vitesse sont moins importants. Le match pour le podium va être accroché. SMA sera sûrement le plus rapide des quatre dans le tour de la Guadeloupe car les dérives droites sont un atout dans les petits airs.

« La victoire d’un skipper international servirait la classe IMOCA »

Alex Thomson va peut-être réussir à rééditer la performance d’Ellen MacArthur, c’est-à-dire terminer 2edu Vendée Globe et remporter la Route du Rhum suivante.La victoire d’un skipper international servirait la classe IMOCA, même si ça doit piquer un peu du côté de Port-la-Forêt ! Je note aussi que cette année les Figaristes ne sont pas à la fête. François Gabart s’est fait battre par Francis Joyon en Ultime et pour l’instant ce n’est pas non plus un Figariste qui est le mieux placé pour l’emporter en IMOCA. C’est suffisamment rare pour être signalé.

« Seguin, Roura, Le Diraison : un beau peloton, des gars solides »

Boris Herrmann fait lui aussi une belle course, il n’est pas si loin des leaders. Il s’est accroché dans son option qui lui a permis de doubler puis de distancer le groupe des Finot-Conq, composé de Damien Seguin, Alan Roura et Stéphane Le Diraison. Ces gars solides forment un beau peloton. Ils savaient qu’ils ne pourraient pas jouer la gagne avec leurs IMOCA plus anciens. Mais ils peuvent se tirer la bourre avec des bateaux quasi similaires pour la 6eplace. La vie est plutôt belle pour eux ! Je vois mal Arnaud Boissières revenir à leur niveau donc ils devraient se battre tous les trois jusqu’au bout.

Bravo à Erik Nigon et au Finlandais Ari Huusela qui tracent leur route. Finir une Route du Rhum n’est pas anodin, c’est une course difficile. C’est d’ailleurs ce que doivent se dire les marins qui ont fait une escale technique et qui sont repartis en mer. Quand on s’engage dans une course comme la Route du Rhum, il faut tout faire pour la finir, même si on est très loin au classement. Acquérir des milles en solitaire est toujours instructif.

Je suis très triste pour les deux femmes qui ont dû abandonner, Isabelle Joschke et Sam Davies, car elles ont fait une belle saison toutes les deux et elles n’ont pas pu s’exprimer sur la course la plus importante de l’année. Elles loupent une belle expérience. Mais il faut regarder vers le futur. Elles sont solides et talentueuses, je ne suis pas inquiet pour elles. »

Alain Gautier

Vainqueur du Vendée Globe 1992-1993 Vainqueur de la Solitaire du Figaro en 1989 Vainqueur de la Transat AG2R en 1996 (avec Jimmy Pahun) 2e de la Route du Rhum 1998 2e de la Transat Jacques Vabre en 1993 et 2001

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Le meilleur des bateaux et séries à foil “nouvelle génération” débarque dans les Caraïbes

GC 32, GC 32 RACING TOUR 2017, GC 32 Racing Tour, Garda, I AM RACING Movistar, Iker Martinez Anton Paz Luís Brito Fernando Rivero Fidel Turienzo, RIVA CUP, Rive del Garda

Ces dernières années, le foil a révolutionné le développement des performances de navigations. Il a eu un impact sur toutes les classes et courses : des trimarans géants Ultime et IMOCA 60 de la Route du Rhum aux catamarans et monocoques de l’America’s Cup en passant par les catamarans Nacra 17 qui ont participé aux Jeux olympiques.

Martinique Flying Regatta est la première régate à foil des Caraïbes et cette première édition a déjà séduit six classes et près 50 marins.

Parmi elles, le catamaran GC32, utilisé sur les Extreme Sailing Series et le GC32 Racing Tour, et son petit frère, le Flying Phantom. Celles-ci ressemblent à des versions plus petites des catamarans à foil utilisés lors des dernières America’s Cups, leur vitesse peut atteindre les 40 nœuds. Les GC32 en lice sont NORAUTO propulsé par Team France et skippé par le vainqueur de la Route du Rhum et du Volvo Ocean Race, Franck Cammas. Ils affronteront Team France Jeune, menée par Robin Follin agé de 23 ans et qui représentait la France lors du Red Bull Youth America’s Cup en 2017.

” C’est une bonne opportunité de présenter des bateaux à foil dans les Caraïbes et de proposer ce beau spectacle aux habitants des îles. Réunir toutes ces classes est un beau challenge. C’est aussi l’opportinuté d’affronter Team France Jeune dans le cadre de sa préparation sur un spot un peu plus sympa que la Bretagne en hiver !” – Franck Cammas

Aucun événement comme celui-ci ne serait complet sans le Moth, la classe la plus large et la plus compétitive, avec régulièrement les meilleurs marins du monde – skippers de l’America’s Cup ou médaillés olympiques – à leurs bords. Certains des plus grands noms de la Martinique Flying Regatta sont engagés dans cette catégorie : les Figaristes Anthony Marchand et Pierre Quiroga, Julien D’Ortoli et Noé Delpech, qui figurent parmi les meilleurs français en 49er – 5ème aux JO de Rio en 2016.
Benoît Marie, vainqueur de la Mini Transat en 2013 et qui a terminé 7ème au Championnat du monde Bacardi Moth de cette année : “C’est formidable d’organiser ce type de course sur ces îles, ce sont des spots privilégiés. C’est un endroit idéal pour naviguer, 28°C, il fait beau, et les alizés devraient être au rendez-vous. J’ai hâte d’y être. Ce n’est pas souvent que nous voyons les Flying Phantoms, les GC32 et les kitefoilers sur une même course. Le développement du côté des Kitefoilers est impressionnant, ils peuvent atteindre des vitesses “folles” !

Le plateau des Moth est aussi la classe la plus “internationale” avec des participants venus du Royaume-Uni, de Suède, de Suisse, du Danemark et de Norvège. Le Néerlandais, Kalle Coster (ancien sélectionné olympique en 470 avec son frère Sven) qui navigue aujourd’hui principalement sur de gros bateaux. “ Je ne pense pas qu’il y ait meilleure condition pour naviguer! Des eaux turquoises et des températures fantastiques,” admet Coster. “J’ai beaucoup navigué dans les Caraïbes ces deux dernières années sur de gros bateaux et chaque fois que je suis là, je rêve d’avoir mon Moth. Maintenant, c’est en train de se produire ! Les organisateurs ont fait un excellent travail pour que tout le monde puisse rejoindre la Martinique avec son bateau, avec des offres sur le transport maritime, les vols et les hôtels. Il ne se passe pas grand-chose en Europe à cette époque de l’année, c’est bon de sortir les voiles et de participer à une compétition en hiver dans un endroit si agréable.”

Les “Onefly” seront aussi de la partie – créé par Sam Manuard et mis au point par Sébastien Col – ancien skipper de la coupe de l’America Cup – il ressemble au Moth, mais est un peu plus long, plus large, moins onéreux et légèrement plus facile à piloter. Il a séduit sur cette étape Gabriel Skozek, finaliste du Championnat du monde de Longtze Sportsboat en 2015, et membre de Team MACIF aux côtés de Martin le Pape en Figaro.

Les deux séries de planches en compétition sont le Windfoil et le Kitefoil.
Hélène Noesmoen, l’une des principales windsurfeuses olympiques RS:X, a remporté cette année la Coupe du monde de Miami. Tous les regards seront tournés vers les Kitefoilers – nouvelle discipline Olympique pour les Jeux Olympiques de Paris 2024.
Plusieurs des meilleurs kitesurfers du monde sont inscrits, dont Kieren le Borgne et Axel Mazella, classés 10ème et 13ème au classement Gold Cup de l’IKA Kitefoil cette année.
Cependant, le plus célèbre d’entre eux reste le skipper IMOCA 60, Morgan Lagravière qui semble sérieusement s’intéresser au kitesurf. On l’a vu sur l’eau lors des championnats de France et sur la Gold Cup en Sardaigne. ” J’ai hâte de voir la dynamique et la synergie entre toutes ces classes. C’est chouette de passer du temps avec eux.” Il prévient, il ne vise pas une selection aux JO: “Je veux juste m’améliorer dans cette discipline. Mon but est de retourner très vite sur les IMOCA.”

“Créer un événement uniquement dédié aux supports à foil sera une grande première pour la zone Caraïbes et la Martinique est pour cela un site quasi idéal avec la magnifique baie de Fort de France, très adaptée pour la voile à foil avec sa mer plate et ses vents réguliers ; avec l’appui du Comité Martiniquais du Tourisme comme partenaire principal cette manifestation doit contribuer à faire de la destination Martinique un point de rendez-vous incontournable pour le nautisme » Conclut Manfred Ramspacher, Directeur de Sirius Event – Créateur et organisateur de Martinique Flying Regatta.

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Stress à tous les étages

Si la Guadeloupe se prépare à accueillir à partir de demain une nouvelle salve d’arrivées, la tension règne encore sur l’Atlantique du Nord au Sud. Le chavirage de Lalou Roucayrol (Arkema) la nuit dernière rappelle qu’on ne badine pas avec l’alizé lorsqu’il charrie des grains noirs sur la route. Et pour gagner ces vents portants, ce qui reste la problématique d’une trentaine de concurrents encore au Nord de Madère, il va falloir composer avec de nouveaux fronts actifs, leurs vents de Sud, et leur mer chaotique.

Le temps s’étire à Pointe-à-Pitre depuis la folle arrivée des deux premiers ULTIME dans la nuit de dimanche à lundi et ce n’est qu’à partir de jeudi midi (heure de Paris) qu’Armel Tripon est attendu en approche de la Guadeloupe.
Si le skipper de Réauté Chocolat capitalise encore 300 milles d’avance sur ses poursuivants Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton – ARSEP) et Le Roux (FenêtréA-Mix Buffet), la navigation entre les grains dans une mer croisée devient particulièrement rock’n roll et stressante pour le leader.

Le chavirage cette nuit de Lalou Roucayrol rappelle malheureusement qu’entre glissade et soleil, la frontière est ténue sur ces dragsters de 50 pieds. Après un premier appel à 6h30 TU à son équipe, Lalou a donné de plus amples nouvelles sur son téléphone iridium de secours à 11h30 TU. Après avoir dégagé le gréement sous la plateforme retournée, le skipper d’Arkema est en sécurité avec 10 jours de réserves d’eau. A mille milles de l’arc antillais, loin des routes commerciales, la situation du trimaran reste néanmoins problématique. La direction de course a dérouté Pierre Antoine, leader des Rhum Multi, mais son trimaran Olmix est encore à 300 milles de la position d’Arkema. Lalou Roucayrol qui a déjà connu cette mésaventure, semblait d’accord ce soir pour évacuer son navire, alors qu’une opération de remorquage depuis La Martinique est actuellement à l’étude, ce qui pourrait mettre quatre jours.

Armel et Alex pour une grande première

Quelques 12 heures après l’arrivée d’Armel Tripon, le premier IMOCA devrait à son tour faire son entrée dans la baie de Pointe-à-Pitre. Comme pour Armel, c’est une première grande victoire qui s’annonce pour Alex Thomson (Hugo Boss) dans la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Comme en Multi50, rien n’est fait pour le podium, d’autant que les poursuivants du Gallois devraient faire le tour de la Guadeloupe de nuit vendredi…
Au-delà des symétries sportives, l’Atlantique est encore bien contrastée ce mercredi. En dessous du 25ème degré de latitude, l’alizé va continuer à pousser les leaders de la Class40 et des deux catégories Rhum. Mais il sera entravé par le passage de deux fronts froids actifs, le second perturbant la situation jusqu’aux Canaries.
Le long du Portugal, les retardataires en Class40 et IMOCA vont devoir une nouvelle fois composer avec des vents de Sud violents et une mer dure. En ULTIME, Romain Pilliard (Remade Use it Again !) qui bagarre à la hauteur de Madère pour solutionner ses problèmes de cadène n’a donc pas encore gagné son ticket pour l’alizé. Un ticket que Thomas Coville cherche à valider au large du Sahara Occidental où Sodebo Ultim’ tricote pour s’échapper du marasme canarien.

IMOCA : Derniers empannages

Les trajectoires des IMOCA de tête s’ouvrent encore ce matin comme l’éventail d’un paille en queue. En tête, Alex Thomson a placé son dernier empannage avant d’atterrir sur la Guadeloupe et devrait être suivi dans l’après-midi par le quatuor de prétendants au podium. Derrière, l’alizé perturbé ne fait pas l’affaire de tous alors que deux sévères dépressions pourraient chahuter les derniers concurrents repartis lundi des côtes françaises.

Multi50 : Les tropiques pour le meilleur et pour le pire

Les alizés sont le royaume des contraires. Lorsqu’ils sont réguliers, que le ciel est dégagé et la mer encore sage, c’est le paradis. Mais quand les grains viennent gripper la mécanique d’Eole, c’est le purgatoire. Ce matin à 7h30 (heure locale), à 1000 milles de la Guadeloupe, Lalou a chaviré dans une survente. Lui qui avait pris ses précautions en début de course en s’arrêtant à Porto pour laisser passer le mauvais temps s’est fait piéger sous les tropiques si près du but.

Class40 : Tricotage tropical

La flotte des Class40 est très dispersée sur l’Atlantique avec le nouveau départ de plusieurs solitaires ce week-end : quand les leaders ont largement dépassé la mi-parcours, les nouveaux arrivants sont encore au large du cap Finisterre ! De fait, les conditions de navigation sont très différentes surtout qu’une dépression est en formation sur Madère. Des alizés devant, un coup de vent derrière…

Catégories Rhum : Une flotte apaisée

Du cap Finisterre au Sud Ouest Canarien, c’est une flotte de 13 multicoques et 11 monocoques d’une catégorie Rhum particulièrement apaisée qui fait route, qui vers le sud, qui vers l’ouest. Etalées sur près de 1 500 milles du leader au dernier, ces deux flottes soupirent d’aise aujourd’hui, en profitant d’un alizé certes instable en force et en direction mais bien en place du côté du tropique du Cancer pour les voiliers de tête, ou en glissant sur une mer désormais mieux organisée au large de la péninsule ibérique pour les échappés du golfe de Gascogne.

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