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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Le Sail GP commence demain à Sydney, Billy Besson : "On aurait voulu s’entrainer davantage"

Après une saison inaugurale, SailGP va une nouvelle fois faire vibrer la mythique baie de Sydney avec son circuit de voile nouvelle génération. Les 28 et 29 février, 7 équipes Australie, Japon, Grande-Bretagne, USA, Espagne, Danemark et France, vont s’affronter sur des régates au contact à bord des F50. Pour Billy Besson, barreur de l’équipe française, l’objectif est clair : naviguer aux avant-postes et tenter d’accrocher des podiums.


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Crédit : E Stichelbaut

Après une année de découverte du support, l’équipe française a progressé au fil des épreuves, gagné en expérience, en confiance. Billy Besson, Matthieu Vandame, Olivier Herledant, Devan Le Bihan, Timothé Lapauw et François Morvan pour qui cela sera une grande première, ont tenté d’exploiter au mieux leurs journées d’entrainements dans la baie.

« On aurait voulu s’entrainer davantage mais on a eu un soucis technique sur l’aile et une journée sans vent. On va entamer la régate avec François Morvan, notre nouveau contrôleur de vol qui n’a du coup que quatre jours dans les jambes mais on se sent bien. Le potentiel du bateau et de l’équipe sont là et nous allons essayer de faire de belles choses, » confie Billy Besson.

Pour cette seconde saison, l’arrivée d’une nouvelle aile rigide modulable dans la saison va intensifier la compétition. « La flotte est très très serrée. La venue des nouvelles ailes a vraiment aidé les nouveaux arrivants (Spain SailGP et Danemark SailGP qui en sont équipés). Cela a resserré le jeu. Le « moteur » du bateau gagne en puissance et cela permet de faire de plus belles manœuvres. Cela va être un autre sport cette année ! » conclut le barreur tricolore.

Rendez-vous demain vendredi 28 février pour la première journée de course. Conditions de vent attendues : 15/20 noeuds.

Programme des régates (en heure locale) :

Vendredi 28 février
15h00-17h00 : 3 courses en flotte
Samedi 29 février
16h00 -18h00 : 2 courses en flotte
17h20 : Finale entre les deux meilleures équipes

Les épreuves seront diffusées en France en direct sur Canal Plus Sport, commentées par la journaliste Hélène Cougoule et la navigatrice Marie Riou.

Source : V Bouchet

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Franck Cammas, Pascal Bidegorry, Charlie Dalin, un plateau haut de gamme au départ de The Transat CIC

Pour sa 15ème édition, The Transat CIC verra 28 solitaires prendre le départ de Brest le 10 mai 2020, cap sur Charleston en Caroline du Sud (USA). Des grands noms de la voile, des multicoques et monocoques à foils de toute dernière génération, mais aussi des bateaux parfaitement éprouvés, un village aux multiples animations à Brest durant dix jours, les meilleurs ingrédients sont réunis pour que The Transat CIC soit diablement intéressante à suivre.

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Crédit : Y Zedda

Dès le 1er mai, le grand public pourra découvrir et admirer sur les quais de Brest, les monocoques et les multicoques inscrits au départ de The Transat CIC et profiter du village animations jusqu’au jour du grand départ, le dimanche 10 mai.

Catégorie Ultime : vers Charleston à pas de géants

Qui pour succéder à François Gabart (Macif), grand gagnant en 2016 ? Le trimaran vainqueur tentera, pour la dernière course de son histoire, de battre le record toujours détenu par Michel Desjoyeaux (8jours 8h 29 minutes et 55 secondes) avec à la barre Pascal Bidégorry. Trois autres maxi multicoques tenteront évidemment de remporter le graal : Edmond de Rothshild skippé par Franck Cammas, Sodebo Ultim 3 de Thomas Coville et Actual Leader d’Yves Le Blevec.

IMOCA : énorme match atlantique

17 IMOCA s’élanceront sur la ligne de départ pour ce sprint de 3 400 milles parmi lesquels 5 nouveaux foilers dont certains n’ont que très peu navigué comme L’Occitane en Provence (Armel Tripon) et DMG Mori (Kojiro Shiraishi). Un baptême du feu pour les deux skippers dont ce sera une première en Imoca sur ce parcours et une première navigation en course. Si Apivia (Charlie Dalin) et Advens For Cybersecurity (Thomas Ruyant) font figure de favori au regard de leurs performances sur la dernière Transat Jacques Vabre, il faudra également compter sur plusieurs bons binômes skipper/bateau : PRB (Kevin Escoffier), Maître Coq IV (Yannick Bestaven), Initiatives-Cœur (Samantha Davies) ou Malizia II-Yacht Club de Monaco (Boris Herrmann). Des matchs dans le match, il y en aura à tous les étages avec, Banque Populaire (Clarisse Cremer), V and B Mayenne (Maxime Sorel) ou encore Prysmian Group (Giancarlo Pedote)… A noter que 4 femmes participent à la course (Isabelle Joschke, Miranda Merron, Samantha Davies et Clarisse Cremer).

Class40 : vieux briscards et jeunes loups

Trois Class40 de toute dernière génération vont affronter le rude parcours de The Transat CIC : Crédit Mutuel (Ian Lipinski), Lamotte Module Création (Luke Berry) et Imagine (Jorg Riechers). Mis à l’eau entre 2018 et 2019, ces trois 40 pieds très performants vont devoir se méfier de la concurrence, comme d’un certain Kito de Pavant sur Made In Midi qui connaît par cœur sa monture. Du haut de ses 58 printemps, Kito démontre toujours une soif inassouvie de compétition malgré sa vingtaine de transats dans les bottes. Le jeune Stanislas Thuret sur Everial, plan Mabire-Nivelt de 2016, lui, fait figure d’outsider, tout comme Sylvain Pontu sur Gustave Roussy, skipper-amateur au brillant palmarès en course au large. Franz Bouvet sur Yoda, amateur éclairé lui aussi, vient chercher le défi personnel. Il avait terminé 22e de la dernière Route du Rhum-Destination Guadeloupe…

Source : Rivacom


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Route du Sel. 1200 marins et 200 bateaux pour un départ le 9 avril !

Route du Sel. 1200 marins et 200 bateaux pour un départ le 9 avril !

Avec 1.200 marins et 200 bateaux, la Ruta de la Sal est la plus grande course au large en Espagne en nombre de participants et l’une des plus populaires de la Méditerranée.

Les origines de La Ruta de la Sal remontent à 1846, l’année où un homme d’affaires a lancé un défi aux marins les plus célèbres de l’époque: il paierait les services de transport de sel d’Ibiza à Barcelone selon l’ordre d’arrivée. Le premier arrivé obtiendrait beaucoup d’or, mais le dernier, peut-être, ne pourrait même pas payer les salaires des marins. Treize navires se sont présentés et ont participé au défi. En 1987, le défi a été relevé en créant La Ruta de la Sal, qui célèbre en 2020 sa XXXIII édition.

La régate est organisée chaque année durant la Semaine Sainte. Le départ est prévu le 9 avril. Son format actuel se caractérise par les trois itinéraires qu’elle propose, avec trois points de départ différents et le même point d’arrivée, à Ibiza. La version originale de la régate part de Port Ginesta, près de Barcelone sur un parcours de 140 milles nautiques de navigation directe et regroupe 80 voiliers. La version Denia, avec environ 90 bateaux, a son départ du Club Náutico de Denia, à Alicante, et représente 120 mn, combinant la navigation en haute mer et la navigation côtière, car l’île de Formentera et Ibiza doivent être laissées par le port. Enfin, la version Majorque, qui regroupe une trentaine de voiliers, représente un parcours de 104 mn. Au départ du Club de Vela Port d’Andraxt, il combine également la navigation en haute mer avec la navigation côtière, car sur cette route, vous devez quitter Formentera et Ibiza à tribord.

La régate se caractérise par son double aspect sportif et social, avec des équipes prestigieuses qui se préparent tout au long de l’année pour remporter la victoire. Bien qu’une partie importante de la flotte, vienne vivre l’expérience de la voile avec 200 bateaux et profiter du large éventail d’événements sociaux qui ont lieu à la fois dans les ports de départ et à l’arrivée à Ibiza.

Le nombre de participants est conditionné par la limitation des mouillages que le Club Náutico Sant Antoni de Portmany peut offrir pour accueillir la grande flotte. Par conséquent, ces dernières années, l’organisation a dû suspendre l’affiche de “completo” et concentre ses efforts sur l’amélioration de la qualité technique et sociale de l’événement, dans lequel 25% des participants sont d’origine étrangère.

Comme grande nouveauté cette année, le dimanche 12 avril, après l’arrivée de tous les bateaux il sera organisée une régate au format de triangle côtier pour permmetre que les bateaux des trois versions puissent rivaliser face à la baie de Sant Antoni, à Ibiza.

L’organisation signale qu’il reste des places disponibles. Vous pouvez obtenir plus d’informations et vous inscrire sur le site Internet de la régate: https://larutadelasal.com/

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Sodebo Ultim 3 en chantier, l'Ultim retrouve son arrière de flotteur arraché lors de la Brest Atlantiques

François Gabart cède sa place à Pascal Bidegorry sur The Transat : "Les saisons s’enchainent et la fatigue s’accumule"

François Gabart a décidé de mettre momentanément la compétition entre parenthèses cette saison. Un temps que le skipper du trimaran MACIF ...

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Retour sur l’IDEC SPORT ASIAN TOUR !

En pulvérisant de plus de 4 jours, mercredi 19 février à Londres, le record de la Route du Thé, Francis Joyon a aussi mis un terme à cet original et colossal défi que constituait l’IDEC SPORT ASIAN TOUR. Une aventure majuscule, un voyage au parfum historique sur les routes des épices, de la soie et du thé, composé de quatre travaux d’Hercule, tous couronnés de succès. Deux nouveaux temps référence et deux records battus, depuis la Bretagne jusqu’aux confins de l’Asie et de la Chine, triomphalement bouclés par ce demi-tour du monde entre Hong Kong et Londres. Une épopée que l’on peut aussi résumer en quelques chiffres : 67 jours de navigation en course, 35 000 milles parcourus sur le fond, à plus de 20 noeuds de moyenne.

En solitaire puis en équipage réduit, le maxi-trimaran IDEC SPORT continue d’éblouir la planète voile. Et Francis Joyon de forcer toujours et encore l’admiration et le respect par sa capacité à créer l’exploit, sans esbroufe, en simple marin respectueux d’une nature qu’il continue d’explorer et de chérir.

Acte 1 – La Mauricienne : 19 jours, 18 heures, 14 minutes et 45 secondes

Francis Joyon, avec une déconcertante apparence de facilité, explosait le 8 novembre dernier son propre record établi voilà 10 ans sur cette Route des épices baptisée La Mauricienne. En 19 jours, 18 heures, 14 minutes et 45 secondes, soit un gain de 6 jours et 10 heures, Joyon le solitaire avalait les 8 950 milles de navigation théorique depuis Port Louis dans le Morbihan, soit 11 000 milles ébouriffants sur le fond, avalés à 23,2 noeuds de moyenne. Une performance qui lançait à merveille une longue campagne de records en Asie. Car ce record était loin d’être gagné : « Notre fenêtre météo était loin d’être idéale » raconte-t-il, « mais comme on l’a vu par la suite, rien de bien intéressant se présentait à nous avant des jours, voire des semaines. Il nous fallait partir afin de respecter notre programme asiatique. » En un peu plus de 7 jours et deux heures, IDEC SPORT rejoignait l’équateur. Sainte Hélène et son anticyclone en villégiature sous les côtes Brésiliennes constituaient aussitôt un nouveau challenge à la hauteur de Francis. Les alizés de Sud-Est poussaient IDEC SPORT loin dans l’ouest, dans un immense et décourageant contournement des zones déventées alanguies au coeur de l’Atlantique Sud. IDEC SPORT, cap au Sud Ouest et loin de la route, y laissait quelques plumes, déplorant en son 11ème jour de course une poignée de milles (jusqu’à 27) de retard sur IDEC, deuxième du nom, auteur 10 ans plus tôt, d’une belle parabole au plus court de l’Atlantique Sud. Avec l’aide clairvoyante de son routeur Christian Dumard à terre, Francis décelait sous les côtes Uruguayennes une belle dépression, et la possibilité de renouveler la grande cavalcade réalisée en 2017 lors de son fabuleux Trophée Jules Verne. « Je suis parti sur l’avant de la dépression, qui évoluait très vite vers l’Est. Avec Christian, nous pensions qu’elle allait très vite nous laisser en chemin et qu’il me faudrait patienter de longues heures avant l’arrivée d’un second système, très intéressant celui là aussi. » Mais au fil des heures, bien calé sur la bordure Nord des flux puissants de Nord-Ouest, IDEC SPORT faisait de nouveau merveille, alignant des journées à plus de 600 milles, au point de convaincre son skipper qu’il y avait peut-être possibilité de demeurer jusqu’au bout dans ce système. « Il y avait un gain de deux jours à Bonne Espérance à la clé !» explique Francis : « Alors je me suis accroché ! C’est rare de pouvoir profiter aussi longtemps d’un système météo » s’extasie presque Francis. « Nous l’avions fait avec l’équipage d’IDEC SPORT sur le Trophée Jules Verne. » Mais à quel prix ! Francis avoue avoir souffert de voir souffrir son bateau. « Il sautait de vagues en vagues, et faisait des bruits que je ne lui avais jamais entendu proférer ! La nuit juste avant Bonne Espérance a été la pire, avec des creux de 10 mètres. J’étais fatigué mais il fallait prolonger l’effort. C’est là que c’est joué ce record…»

Acte 2 : Île Maurice – Ho Chi Minh Ville (Vietnam) : 12 jours, 20 heures, 37 minutes et 55 secondes.

Douze jours après avoir magistralement bouclé le premier acte de son ASIAN TOUR, pulvérisant de plus de 6 jours le record de La Mauricienne, Francis Joyon s’attaquait au deuxième morceau de bravoure de son périple asiatique. Il s’élançait le 21 novembre, en équipage cette fois, depuis l’île Maurice, sur une route totalement inusitée par les voiliers de course au large modernes, un parcours en travers de l’océan Indien, vers la mer de Chine, le Vietnam et sa capitale Ho Chi Minh Ville. Une nouvelle tentative de record, sur un tracé qui fleurait bon l’exotisme de l’Extrême Orient, avec ce passage entre Java et Sumatra via le détroit de la Sonde, l’Indonésie, la Malaisie et la mer de Chine, avant de rallier le delta du Mékong et l’ex Saïgon dénommée Ho Chi Minh Ville depuis 1976. Plus de 4 000 milles d’une navigation complexe face à l’alizé, dans les calmes et le trafic de la mer de Chine, l’une des plus fréquentée au monde. Fidèle à ses habitudes de convivialité, Francis appelait pour l’occasion les fidèles du bateau. « Notre Boat Captain Bertrand Delesne qui a beaucoup oeuvré ces derniers mois sur le bateau, est naturellement des nôtres » présentait il. « On retrouve à bord la même équipe qui a convoyé l’an passé le bateau au retour de la Route du Rhum, avec Christophe Houdet, qui ne sait plus s’il a traversé l’Atlantique à 60 ou 70 reprises. Antoine Blouet qui prépare le bateau depuis un certain temps, et mon fils Corentin qui lui aussi connait le bateau comme sa poche. » Cinq hommes pour mener le géant, la « bête sauvage » comme ils aiment tous à surnommer affectueusement le maxi-trimaran IDEC SPORT.

12 jours, 20 heures, 37 minutes et 55 secondes d’une aventure maritime pleine de contrastes et de surprises, IDEC SPORT venait s’amarrer un 4 décembre dans l’ancienne capitale de la Cochinchine, terminal d’un parcours long théoriquement d’environ 4 000 milles, mais qui aura contraint, météo oblige, Francis et ses hommes à naviguer sur 5 400 milles de l’océan Indien à la mer de Chine. Hautes vitesses, calmes plats, longues houle du Grand Sud, fort clapot des mers fermées de Chine et de Java, désert maritime et routes commerciales très fréquentées, frimas des latitudes antarctiques, chaleur accablante de l’Indonésie, l’Aventure majuscule attendue n’aura certes pas fait défaut aux 5 marins souvent subjugués par les merveilles et autres incongruités des paysages de l’extrême orient. C’est une épopée en trois nuances de gris qu’ont vécue Francis, Corentin, Christophe, Bertrand et Antoine. Gris lumineux des mers du Sud, gris brumeux et fumeux du détroit de Karimata, entre Sumatra et Borneo, et gris plombé de la mer de Chine secouée par de puissants flux de Nord Est. La parenthèse du Sud s’est vite refermée pour faire place à des latitudes chaudes, bouillantes même, notamment lors du passage de l’équateur dignement fêté au large de Borneo pour Antoine Blouet, seul novice du bord en la matière.

A l’azur du ciel et l’émeraude des mers de l’île Maurice s’est vite substituée la luminosité du Grand Sud. Car dans sa quête du détroit de la Sonde, porte d’entrée vers la mer de Chine, Francis et ses marins ont choisi délibérément de plonger vers les latitudes du très Grand Sud, par 37 degrés de latitude Sud. Les 3 000 miles qui séparent l’île Maurice du sud de Sumatra se sont ainsi transformés en 4 200 milles d’une cavalcade débridée travers aux alizés de Nord Est de l’océan Indien. A près de 23 noeuds de moyenne sur le fond, en signant au passage quelques stupéfiantes journées à près de 750 milles avalées en 24 heures, Francis Joyon ralliait en son 8ème jour de course l’Indonésie. Commençait alors la partie la plus mystérieuse de ce périple asiatique. Francis le chasseur de records se muait en explorateur, en découvreur de mers inusitées par la course au large moderne. La puissance des courants contraires qui dévalent le long des rivages de Sumatra, associée à l’absence totale de vent, plongeait le maxi trimaran dans des abysses de lenteur. « On s’est battu durant trois jours comme des chiffonniers pour ne pas reculer » atteste Francis. Partagé entre curiosité, fascination et impérieuse nécessité de veiller aux grains les plus inattendues, bateaux de pêche, îlots et ces drôles de baraques de pêcheurs en bois posées au milieu de l’océan, l’équipage d’IDEC SPORT puisait profondément dans ses réserves physiques pour maintenir un semblant de progression et s’extraire de cette zone désertée par le vent. Au près, multipliant les virements de bord et les changements de voiles au gré des tout petits airs qui baignent les îles de Bangka et Belitung, les hommes d’IDEC SPORT, tout à leur émerveillement, parvenaient à s’extraire du détroit de Karimata en longeant au plus près des rivages de Borneo. Bilan, 550 milles parcourus en trois jours ! Une misère à l’échelle du formidable potentiel du bateau. C’est ensuite un chemin mal pavé qui attendait le glorieux trimaran pour ses 500 derniers milles en mer de Chine. « Des creux de plus de 4 mètres, dans notre axe de progression, faisaient sauter le bateau dans tous les sens » poursuit Francis. « A l’intérieur, impossible de dormir. On faisait des bonds de 20 cm dans notre bannette. » Sagement, Francis arrondissait la route, afin d’attaquer les vagues et le vent par le travers, préservant jusqu’au bout sa fidèle machine. Restait à gérer l’atterrissage sur la péninsule indochinoise. Un nouvel épisode de petit temps s’imposait aux marins fatigués, contraints une nouvelle fois à guetter les mille et une surprises de ces plans d’eau si fréquentés mais si peu régulés… Francis attendait sagement les premières lueurs du jour avant de glisser les étraves de son trimaran entre jonques et sampans vers Vung Tau, le grand port commercial au Sud d’Ho Chi Minh. Son temps de course qui fera référence sur la distance, est de manière significative inférieur à ses prévisions de départ, envisagées alors au delà des deux semaines.

Acte 3 : Ho Chi Minh (Vietnam) – Shenzhen (Chine) : 2 jours, 20 heures, 28 minutes et 51 secondes

Le maxi-trimaran IDEC SPORT mené par Francis Joyon et son équipage, coupait le mardi 17 décembre 2019 à 23h24 TU (0h24 française) la ligne d’arrivée du nouveau record entre Ho Chi Minh Ville (Vietnam) et Shenzhen (Chine), 3ème acte de l’Idec Sport Asian Tour. Après 844 milles du parcours théorique parcourus en 2 jours, 20 heures, 28 minutes et 51 secondes, à la vitesse moyenne de 12,3 noeuds, la performance sur le fond était de 1 011,81 milles parcourus à 14,8 noeuds de moyenne. IDEC SPORT en terminait ainsi avec le troisième de ses 4 travaux d’Hercule en rejoignant le delta de la rivière des perles, qui sépare Macao de Shenzhen où était mouillée la ligne d’arrivée de ce nouveau record, le plus court mais aussi le plus difficile sur le plan physique. « Durant 36 heures, le bateau, qui pourtant a connu des mers difficiles, a été malmené comme jamais auparavant » avoue Francis. « Avec des vents contraires, de face, de plus de 35 noeuds, sur une mer infernale, il a longtemps tapé avec rudesse dans des vagues abruptes. Nous avons été bien secoués, et l’arrivée sur les multiples îles qui barrent l’accès à Shenzhen a été une délivrance pour tout l’équipage. Heureusement, la mer s’est calmée au fur et à mesure de notre progression et le vent a pris un peu de droite pour nous permettre un atterrissage plus confortable travers au vent d’Est Nord-Est. Des milliers de bateaux de pêche, un peu comme au Viet Nam s’affairaient dans le secteur, avec leurs longues lignes de pêche en éventail. Un spectacle étonnant ! Nous sommes heureux d’en terminer. Cela fait près de deux mois que nous sommes entièrement dédiés à la vie du bateau, et une petite pause nous fera le plus grand bien, avant de s’attaquer après les fêtes à la Route du Thé et son record détenu par Giovanni Soldini. »

Acte 4 : final en apothéose, IDEC SPORT s’adjuge La Route du Thé 31 jours, 23 heures, 36 minutes et 46 secondes

Plus long record à la voile « coast to coast », en dehors du tour du monde, cette Route du Thé intriguait beaucoup Francis et ses hommes au départ de Hong Kong, avec cette navigation d’Est en Ouest à l’envers des grands systèmes météos. L’absence d’alizé dans l’océan Indien, et la menace de cyclones, faisaient d’emblée planer nombre d’incertitude quant à la capacité du trimaran géant de rivaliser avec l’ex Mod70 Maserati de Giovanni Soldini, particulièrement à l’aise dans les zones faiblement ventées. Mais en s’emparant mercredi 19 février 2020, en un peu plus d’un mois, du chrono de référence entre Hong Kong et Londres, Francis Joyon et ses quatre hommes d’équipage ont non seulement battu le temps de Giovanni Soldini de plus de 4 jours, mais aussi quasiment divisé par trois le temps de navigation des grands clippers du XIXème siècle! Tout au long de ses 15 000 milles parcourus à 20,7 noeuds de moyenne, le maxi-trimaran aura connu à peu près toutes les conditions de vent, de mer, de soleil, de températures, de glisse, de pièges, de surprises, de chahut et d’inconfort. Mer de Chine, Océan Indien, Atlantique Sud et Nord, c’est plus d’un demi-tour du monde que les 5 marins ont accompli à une allure record, poussant en permanence le curseur de la performance. De la vitesse pure en mer de Chine et dans l’Indien, un contournement sans faillir de la pointe australe de l’Afrique, de la patience et de l’inspiration dans les calmes de l’Atlantique Sud, et une superbe remontée de l’Atlantique Nord auront scellé avec succès le sort de cette tentative. Après quelques jours passés à Londres, IDEC SPORT retrouvera son paisible port d’attache de La Trinité-sur-Mer, riche de deux nouveaux records et de deux temps références sur de nouvelles destinations.

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2020, les skippers de l’IMOCA sous les feux de la rampe

C’est une année 2020 chargée et excitante qui attend les équipes de la classe IMOCA avec deux transatlantiques en solitaire : The Transat CIC en mai et la New York-Vendée-Les Sables d’Olonne en juin, suivies du mythique Vendée Globe cet automne. Des plateaux sportifs denses et qualitatifs au départ de ces courses permettront à la classe de poursuivre son rayonnement à l’international. Cette saison va ainsi permettre de clôturer en beauté le premier cycle du Championnat des IMOCA Globe Series (2018-21), tout en se projetant sur l’avenir d’une Classe en plein essor.

“Une bonne dynamique”

2020 est une année phare pour l’MOCA et le Vendée Globe sera le point d’orgue du travail mené depuis la dernière édition du tour du monde en solitaire en sans escale, avec notamment l’instauration des Globe Series, le championnat officiel de la classe. « Nous sommes dans une bonne dynamique », indique Antoine Mermod, Président de la classe IMOCA. « Il y a eu une vraie montée en puissance. Les courses réunissent de nombreux concurrents toujours plus affûtés. L’expertise technologique comme le niveau sportif montent et on assiste à d’intenses bagarres d’une flotte comptant de plus en plus de bateaux à foils. » Le format des IMOCA Globe Series, basé sur une série de huit épreuves officielles sur trois années, permet aussi aux sponsors d’activer leur partenariat sur le long terme avec le Vendée Globe pour apogée. Pour cette neuvième édition du prestigieux tour du monde en solitaire, l’effervescence technologique se mesure notamment par la présence de huit bateaux neufs au départ le 8 novembre prochain, dessinés par quatre architectes différents.

The Transat CIC et la New York-Vendée-Les Sables d’Olonne : deux sérieux tests en solitaire
Si le Vendée Globe occupe les esprits, il sera précédé de deux courses en solitaire aux forts enjeux sportifs. C’est bien connu : la confrontation en course est le meilleur moyen de se préparer. La saison débutera fort avec The Transat CIC (départ le 10 mai), une épreuve légendaire sur un parcours revisité, entre Brest et Charleston (Caroline du Sud). « The Transat CIC est historiquement un rendez-vous important pour les IMOCA », indique Antoine Mermod. « Avec OC Sport, nous avons beaucoup travaillé pour en faire une épreuve la plus réussie possible. L’arrivée de CIC comme partenaire titre permet aux organisateurs de travailler de façon sereine. Sportivement, le parcours est difficile et c’est un gros challenge de commencer de cette manière la saison. Les marins et leurs équipes se préparent pour un tour du monde en solitaire, donc il faut y aller ! » Entre 15 et 20 marins sont attendus en IMOCA. Certains favoris du Vendée Globe viendront pour la gagne et tenteront de rejoindre la liste des vainqueurs de The Transat en IMOCA (Armel Le Cléac’h en 2016, Loïck Peyron en 2008). D’autres auront pour objectif premier de finir, afin de valider leur qualification au Vendée Globe.

Le 16 juin, plus de 20 IMOCA prendront le départ de la New York-Vendée-Les Sables d’Olonne, sorte de « prologue » au Vendée Globe. De fait, cette transatlantique au portant permettra aux concurrents de se confronter à des conditions qu’ils rencontreront sur une partie du tour du monde en solo. Cette dernière lutte entre New York et le port d’arrivée du Vendée Globe permettra de jauger une dernière fois des forces en présence. Elle sera donc aussi l’occasion pour certains marins de prendre un ascendant psychologique.

De la nécessité de bien se préparer

En attendant ces premières échéances, la grande majorité des IMOCA est actuellement en chantier. Si la fiabilisation est le nerf de la guerre, certains entreprennent des transformations conséquentes. « Il est essentiel de commencer cette saison chargée avec des bateaux bien préparés, » explique Antoine Mermod. « Après, tout va aller très vite. Quelques modifications seront possibles durant l’été mais le temps sera alors compté. Les travaux fondamentaux sont faits en ce moment. Il sera intéressant de suivre les différentes mises à l’eau qui vont s’enchaîner durant les mois de mars et avril. »

2020 sous les feux de la rampe

2020 est une année charnière durant laquelle les hommes et femmes de la Classe IMOCA seront exposés médiatiquement et partageront leurs courses et leurs histoires en France et à l’international, notamment lors du Vendée Globe qui réunira jusqu’à 34 marins représentant 11 nationalités. Cette saison à enjeux est placée sous le signe de la continuité mais aussi de l’anticipation. « Nous nous projetons déjà sur l’après Vendée Globe pour faire aussi bien, si ce n’est mieux, lors du prochain cycle du Championnat IMOCA Globe Series 2021-24. Il faut toujours avoir une ou deux années d’avance », conclut Antoine Mermod.

Les prochains rendez-vous de l’IMOCA :

27 février : conférence de presse The Transat CIC, organisée par OC Sport à Brest 10 mars : conférence de presse du Vendée Globe, organisée par la SAEM Vendée à Paris 1er avril : assemblée générale annuelle de la Classe IMOCA (Lorient) 10 mai : départ de The Transat CIC (Brest-Charleston USA) 16 juin : départ de la Transat New York-Vendée-Les Sables d’Olonne 08 novembre : départ du Vendée Globe (Les Sables d’Olonne)

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François Jambou parrain de la Massilia

Ouverture de la saison des régates, le CNTL donnera le coup d’envoi du championnat IRC Méditerranée équipage et solo à Marseille le 27 mars prochain. Pour cette édition, le club a choisi comme parrain François Jambou, un coureur au large qui a marqué les esprits en remportant la Mini-Transat 2019 à bord de son proto Team Bfr Marée Haute Jaune. Ce que l’on sait moins, c’est que ce solitaire talentueux a fait ses premières armes à Marseille, au CNTL. Il y sera à nouveau présent avec bonheur du 27 au 29 mars.

Initié au CNTL

Pour François Jambou, Marseille est synonyme de vacances, et vacances, de bateau. Alors qu’il a suivi sa mère à Brest, il revient dès qu’il est en congés chez son père qui a un Gib Sea 334 au CNTL. “C’est comme ça que j’ai découvert la voile.” se souvient le débutant curieux qu’il est à l’époque. “avec mon père, c’était la plaisance, mais je faisais du traîne-ponton pour trouver des places en régate.” Un événement marque son enfance bretonne : en 1991 – François a 7 ans – la Mini Transat part de Brest, et son instituteur leur fait suivre un concurrent, Loïc Guyader. Vingt-huit ans plus tard, après avoir mouillé son ciré sur bien des courses – “pas loin de 50, et jamais d’abandon !” – surmonté d’innombrables difficultés et franchi avec succès toutes les étapes incontournables pour arriver au résultat, François Jambou inscrit son nom sur la première ligne de cette mythique traversée de l’Atlantique. Une compétition qui, en 42 ans d’existence, a vu passer quelques-uns des plus grands noms de la course au large tels Thomas Coville, Samantha Davies, Michel Desjoyeaux, Ellen MacArthur ou Loïck Peyron.
“Je suis vraiment content de ce que le CNTL fait pour les Mini” dit encore le navigateur “grâce à la Mini Med – maintenant partie intégrante de la Corsica Med – la flotte méditerranéenne devrait encore se développer”.

Massilia solo system

A la Massilia, il y a aussi des solitaires, mais ce ne sont pas ceux de la classe Mini. C’est en effet aux bateaux jaugés Osiris, IRC et à diverses classes de monotypes qu’est ouverte la compétition en équipage, et aux seuls IRC en solo. Même si rien ne s’oppose à ce qu’un Mini possède un certificat de jauge IRC, les régates côtières ne sont pas réputées favorables à ces petits bateaux très typés de 6m50. C’est donc sans surprise que l’on retrouvera sur les lignes de départ les équipages les plus affutés de la spécialité, impatients d’attaquer le championnat IRC Méditerranée après la pause hivernale, mélangés à de purs amateurs comme la Massilia le permet.
Du coté des solitaires, cette épreuve marque également le début de la saison phocéenne. Parmi les pré-inscrits, un membre du CNTL bien connu des pontons entame ce nouveau programme avec son JPK 1080 rebaptisé : Solenn for Pure Ocean. Ludovic Gérard, son skipper, explique “2020 est une année très particulière pour moi, puisque je vais participer pour la deuxième fois à la Transquadra, une traversée de l’Atlantique dont l’un des départs sera donné de Marseille le 14 juillet prochain, et que je ferai en double. Avec mon co-équipier, Philippe Mariani, nous avons voulu donner un sens à notre traversée, et c’est ce qui nous a conduit à nous engager pour deux ans dans le soutien de Pure Ocean. Ce sont souvent les jeunes qui nous interpellent, et pour moi, il n’y a pas de petit engagement ou de grand. Chaque geste compte : c’est aussi le message porté par le moteur de recherche solidaire lilo.org, un outil dont nous nous servons tous plusieurs fois par jour et dont le trafic génère des revenus qui permettent de financer des causes environnementales, comme celles soutenues par la fondation Pure Océan.

En bref :

Mixité et écologie à la Massilia Cup avec Team Winds

“Partout, les filles et les garçons qui naviguent ensemble s’accordent à dire que la mixité est une force, source de performance et de réussite dans les équipes en mer, mais aussi à terre, dans la vie de tous les jours ou dans l’entreprise… ” explique Flavia Faggiana, membre de Team Winds Marseille, gestionnaire de la flotte des Grand Surprise. Afin de favoriser la participation des filles, une nouvelle règle a été adoptée pour l’ensemble de la classe et devient applicable à partir de la Massilia Cup : il est désormais possible de naviguer à 8 si la parité est respectée, et non plus 7 équipiers, et une remise spéciale de 8% est également pratiquée sur les tarifs de location des Grand Surprise. Une féminisation de la pratique portée avec fierté par Marine Pailloux et ses équipières à bord de CNT’Elles !
“Nous ne voulions plus de poubelles remplies de plastique après chaque événement.” évoque encore Flavia pour expliquer le point de départ de la réalisation de panneaux textile sur velcro – réutilisables – pour décorer les grand ‘voiles. Ainsi a vu le jour l’appel à projet “Des Voiles toi”, destiné, pour ceux qui ne souhaitent pas communiquer sur leur propre marque, à offrir ces espaces de communication dans les deux thématiques proposées : sociétale et écologique. Une sorte de concours vertueux, notamment remporté par la fondation marseillaise… Pure Ocean.

La Massilia Cup 2020 – 39e édition – organisée par le CNTL

Du vendredi 27 au dimanche 29 mars Ouverte aux IRC, OSIRIS (solo et équipages) Monotypes J70, SB20 et Grands Surprises Inscrite au Championnat Méditerranée et au Championnat Solo Méditerranée IRC – UNCL Parrain : François Jambou – vainqueur Mini Transat Plus de 100 bateaux Régates en rade de Marseille pour les équipages Course 100 milles nautiques au départ de Marseille pour les solitaires (quatrième édition)

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Le Vendée Globe plus que jamais en ligne de mire de Giancarlo Pedote : "Chaque jour doit être maximisé"

Le 8 novembre prochain, le coup d’envoi du Vendée Globe sera donné au large des Sables d’Olonne. Giancarlo Pedote s’élancera sur son 60 pieds aux couleurs de Prysmian Group. Le navigateur italien et son équipe déploieront toute leur énergie pour relever le défi de la plus belle des manières. "Le départ du Vendée Globe est désormais dans moins de neuf mois. Nous n’avons plus le luxe d’avoir du temps à concéder aujourd’hui."


Le Vendée Globe plus que jamais en ligne de mire de Giancarlo Pedote

Credit : F.Van Malleghem

"Fiabiliser le bateau encore et toujours"

Rentré fin novembre de Salvador de Bahia, après la Transat Jacques Vabre, Giancarlo Pedote a réceptionné son 60 pieds IMOCA aux couleurs de Prysmian Group mi-janvier. « Nous avons récupéré le bateau un peu plus tard que prévu. De ce fait, le début de chantier a commencé avec un peu de retard sur le programme que nous nous étions fixé initialement », explique le navigateur italien qui mettra à l'eau le 18 mars.

« Notre objectif est de fiabiliser le bateau encore et toujours. Nous souhaitons parvenir à réaliser l’entretien le plus précis possible afin d’avoir passé en revue un maximum de choses pour fiabiliser le bateau et de pouvoir partir autour du monde en toute sécurité », détaille le skipper de Prysmian Group.

Giancarlo Pedote : "On peut presque dire que c’est demain"

Giancarlo Pedote : "Dès la remise à l’eau du 60 pieds, nous attaquerons les entraînements en multipliant autant que possible les sorties en mer. Nous avons perdu un mois à cause des délais de transports du cargo au retour de la Jacques Vabre. 

De ce fait, nous n’avons plus le luxe d’avoir du temps à concéder aujourd’hui. Le départ du Vendée Globe est désormais dans moins de neuf mois. On peut presque dire que c’est demain. Chaque jour, et même chaque heure, doivent être maximisés », explique le skipper de Prysmian Group.

Deux Transats avant le Vendée Globe

The Transat CIC et la New-York – Vendée, dotées l’une et l’autre d’un coefficient 4 au programme des Globe Series, seront deux épreuves majeures. D’une part parce qu’elles permettront l’une et l’autre, de cumuler des milles en vue de la qualification au Vendée Globe et, d’autre part, parce qu’elles représenteront de belles opportunités pour Giancarlo de continuer de prendre en main son bateau et de le mettre à sa « patte ».

« Les courses en solitaires sont évidemment des moments importants et nécessaires pour continuer d’avancer et de progresser techniquement », souligne Giancarlo Pedote.

Par la rédaction
Source : F.Quiviger

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La Women’s Cup pour deux jours de régates 100% feminines du 6 au 8 mars à Pornichet

La 10ème édition de la Women's Cup sera lancée le 7 mars prochain à Pornichet. Cette régate 100 % féminine, organisée spécialement pour la Journée Internationale des Droits des Femmes, est presque devenue une institution dans la baie de la Baule. Chaque année, elle rassemble amatrices et professionnelles.

La Women’s Cup pour deux jours de régates 100% feminines

Crédit : B Bouvry


Pour plus de mixité Un seul but : la mise en lumière des compétences sportives féminines pour plus de mixité. Les 34 équipages engagés, 100% féminins, s’affronteront 2 journées pour soutenir l’ONG Plan qui oeuvre pour les jeunes filles en difficultés dans le monde.La compétition laisse place en soirée à une table ronde afin de débattre sur la place des femmes dans le sport et la société.Source : Women's Cup
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Les femmes à l’honneur aux Voiles de St.Barth

Alors que les organisateurs des Voiles de St. Barth Richard Mille se réjouissent d’accueillir Sisley, spécialiste de cosmétique de luxe dont l’expertise est reconnue dans le domaine du soin pour le visage, le corps et les cheveux, parmi les partenaires Silver de l’évènement, l’occasion est donnée de mettre un coup de projecteur sur les femmes qui font la course, et en particulier celles qui endossent le rôle de skipper. Si elles restent peu nombreuses, elles rivalisent toutefois à armes égales avec les hommes. Mieux, elles parviennent, parfois, à décrocher la victoire, à l’image de Wendy Schmidt (Selene), Catherine Pourre (Eärendil) ou Pamala Baldwin (Liquid). Revue de détails.

Depuis la première édition des Voiles de St. Barth, en 2010, les femmes ont toujours été représentées, en tant qu’équipières bien sûr, mais aussi en tant que skippers. Certaines années, les organisateurs ont même accueilli des teams 100% féminin, à l’image des « Les Voiles au Féminin » menées tour à tour par les Saint-Barth Sophie Olivaud et Emilie Aubin (2013, 2014, 2015, 2017 et 2018), puis « The Sirens on Olympia’s Tigress » de Susan Glenny (2016, 2017 et 2018). « Les Voiles de St. Barth sont une épreuve que j’affectionne particulièrement. Les régates se courent sur un plan d’eau que je qualifierais d’unique et dans une ambiance qu’on ne retrouve qu’à Saint-Barth », assure la navigatrice britannique qui fût, entre-autres, skipper de Maiden, ce bateau emblématique ayant couru la Whitbread en 1989-1990 avec un équipage 100% féminin, en campagne autour du monde pour la promotion et la collecte de fonds pour l’éducation des filles.

TROIS FEMMES DÉJÀ VAINQUEURS

« Tigress a toujours été une petite équipe mais dotée de grandes ambitions. J’ai toujours cru passionnément que tout le monde pouvait profiter des plaisirs de la voile quel que soit son âge, son sexe ou son expérience », ajoute Susan Glenny qui a souvent titillé les places d’honneur aux Voiles de St. Barth et qui n’est pas la seule à avoir donné du fil à retordre à la concurrence. A titre d’exemple, on peut notamment citer Annie O’Sullivan sur « Diamond are Forever », Sarah Waters sur « Hot Stuff », Shannon Mindich sur « Solstice » (2e en 2017), Lucy Jones sur « Northern Child » (5e en 2016) ou encore Kristy Hinze Clark, co-skipper de Jim Clark sur le Maxi Comanche (4e en 2015 puis 6e en 2016). Trois d’entre-elles ont même fait encore mieux en inscrivant leurs noms au palmarès de l’épreuve : Wendy Schmidt à bord de Selene dans la catégorie des Maxi en 2013, Catherine Pourre sur Eärendil en Class40 lors de l’édition 2017, puis Pamala Baldwin sur Liquid en CSA 4 l’an passé.

PAMALA BALDWIN EN ROUTE VERS LE DOUBLÉ ?

« Je prends tellement de plaisir à participer aux Voiles de St. Barth Richard Mille ! La course me plaît par l’ensemble de ses aspects. Les organisateurs soignent l’évènement dans le moindre détail et le font avec classe, que ce soit sur l’eau ou à terre où les plus belles fêtes sont organisées. Tout cela contribue à son succès et la rend attrayante pour les gros comme pour les petits bateaux », assure la résidente d’Antigua. « C’est à couper le souffle de regarder les Maxi courir et croiser des bateaux comme le mien (un J 122, ndlr). Au fil des années, nous nous connaissons tous. Il y a de la vraie camaraderie plutôt que de la rivalité. Si je devais choisir une seule régate que je pouvais faire, ce serait celle-ci sans hésiter », assure Pamala Baldwin qui n’a manqué aucune édition depuis 2016, et qui compte bien conserver son titre cette année, ce qui la ferait alors rentrer dans le cercle très fermé des doubles vainqueurs de l’épreuve. Elle le sait toutefois, la concurrence s’annonce rude lors de cette 11e édition, avec notamment l’arrivée de nouvelles têtes, féminines elles aussi, à l’image de Morgane Ursault-Poupon.

DE NOUVELLES TÊTES À VENIR

La jeune femme, skipper du Class40 « Up Sailing – Unis pour la planète », qui s’est illustrée sur les courses les plus prestigieuses ces deux dernières années telles que la Route du Rhum ou la Transat Jacques Vabre, s’apprête, en effet, à signer sa première participation à la course. « Prendre part aux Voiles de St. Barth est quelque-chose qui me tenait à cœur depuis longtemps. Jusqu’ici, les dates ne coïncidaient jamais avec mon planning. Aujourd’hui, c’est le bon moment, enfin ! Je suis très contente d’autant que c’est mon oncle, Luc Poupon, qui a créé l’évènement et qui continue de le coorganiser aujourd’hui avec François Tolède », détaille Morgane qui se réjouit par ailleurs de courir sur son propre bateau. « Après la Transat Jacques Vabre, j’ai, en effet, remonté mon Class40 aux Antilles et je prévois de participer également à la Heineken Regatta, puis à l’Atlantic Cup avant d’enchainer avec la Transat Québec St-Malo pour rentrer en Europe », souligne la navigatrice qui sera notamment entourée, pour l’occasion, de Rémi Lhotellier, l’un de ses fidèles équipiers, puis de Louis Duc, 5e de la dernière Route du Café en duo avec Aurélien Ducroz en Class40. « La perspective de régater au plus haut niveau sur un plan d’eau aussi incroyable que celui de Saint-Barth est évidemment excitante », assure Morgane Ursault-Poupon, visiblement sans complexes par rapport à la concurrence… qu’elle soit féminine ou masculine.

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France SailGP Team prêt à décoller à Sydney

Après une saison inaugurale, SailGP va une nouvelle fois faire vibrer la mythique baie de Sydney avec son circuit de voile nouvelle génération.
Les 28 et 29 février, 7 équipes, nations rivales (dont deux nouvelles) – Australie, Japon, Grande-Bretagne, USA, Espagne, Danemark et France, vont s’affronter sur des régates au contact à bord des bolides volants les plus rapides du monde, lancés à plus de 50 nœuds au-dessus de l’eau. Pour Billy Besson, barreur de l’équipe française, l’objectif est clair : naviguer aux avant-postes et tenter d’accrocher des podiums.

Ils sont arrivés il y a quelques jours en Australie pour prendre possession de leur machine surpuissante pour une série d’entrainements. A eux seuls, ils cumulent plusieurs médailles d’Or aux Jeux Olympiques, des titres de Champions du Monde et des campagnes d’America’s Cup. Ils sont les élus, choisis parmi les meilleurs marins au monde. Ils sont capables de piloter, de contrôler et d’exploiter la puissance de ces catamarans volants dernière génération ; Nicolai Sehested (Denmark SailGP presented by Rockwool), Rome Kirby (USA SailGP), Nathan Outteridge (Japan SailGP), le champion actuel de SailGP Tom Slingsby (Australia SailGP), Ben Ainslie (GBR SailGP presented by INEOS), Florian Trittel (Spain SailGP) et enfin Billy Besson (France SailGP) sont prêts à en découdre sur cette saison 2.

Après une année de découverte du support, l’équipe française a progressé au fil des épreuves, gagné en expérience, en confiance et aborde cette première épreuve de Sydney avec un esprit de compétition aiguisé. Billy Besson, Matthieu Vandame, Olivier Herledant, Devan Le Bihan, Timothé Lapauw et François Morvan pour qui cela sera une grande première, ont tenté d’exploiter au mieux leurs journées d’entrainements dans la baie. « On aurait voulu s’entrainer davantage mais on a eu un soucis technique sur l’aile et une journée sans vent. On va entamer la régate avec François Morvan, notre nouveau contrôleur de vol qui n’a du coup que quatre jours dans les jambes mais on se sent bien. Le potentiel du bateau et de l’équipe sont là et nous allons essayer de faire de belles choses, » confie Billy Besson. Ils se présenteront demain sur la piste aux étoiles, face à une concurrence étrangère pour la plupart très expérimentée.

Pour cette seconde saison, les catamarans F50 pensés pour la vitesse, le spectacle et la performance restent tous identiques mais évoluent. Si toutes les équipes ne l’ont pas encore reçue, l’arrivée d’une nouvelle aile rigide modulable dans la saison va intensifier la compétition.
« La flotte est très très serrée. La venue des nouvelles ailes a vraiment aidé les nouveaux arrivants (Spain SailGP et Danemark SailGP qui en sont équipés). Cela a resserré le jeu. Le « moteur » du bateau gagne en puissance et cela permet de faire de plus belles manœuvres. Cela va être un autre sport cette année ! » conclut le barreur tricolore.

Rendez-vous demain vendredi 28 février pour la première journée de course. Conditions de vent attendues : 15/20 noeuds.

Composition de l’équipe navigante 2020 de France SailGP :

Billy Besson/ barreur François Morvan / régleur de vol Matthieu Vandame / régleur d’aile Olivier Herledant / Wincheur Devan Le Bihan / Wincheur Timothé Lapauw / Wincher

Programme des régates (en heure locale) :

Jeudi 27 février
15h00 à 17h : practice officiel Vendredi 28 février
15h00-17h00 : 3 courses en flotte Samedi 29 février
16h00 -18h00 : 2 courses en flotte
17h20 : Finale entre les deux meilleures équipes

Les épreuves seront diffusées en France en direct sur Canal Plus Sport, commentées par la journaliste Hélène Cougoule et la navigatrice Marie Riou.

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Russell Coutts : « Je m’attends à ce que les F50 atteignent 53-54 noeuds »

Champion olympique de Finn en 1984 à l’âge de 22 ans, plusieurs fois champion du monde de match-racing et cinq fois vainqueur de la Coupe de l’America, Russell Coutts, qui fêtera ses 58 ans le 1er mars, est une légende de la voile. Depuis son pays natal, le Néo-Zélandais, aujourd’hui à la tête de SailGP dont la saison 2 démarre les 28 et 29 février à Sydney, a accepté de répondre aux questions de Tip & Shaft, pour son 200e numéro.

Quelles sont les nouveautés cette année sur le circuit SailGP ?
Il y a deux nouvelles équipes, le Danemark et l’Espagne, nous sommes très excités de les accueillir, elles vont donner un coup de fouet à la compétition et, sur des parcours aussi serrés, la différence entre six et sept bateaux sera vraiment importante.

Peut-on s’attendre à moins d’écarts entre les équipes que lors de la première saison, nettement dominée par les Australiens et les Japonais ?
Oui, je pense. Les Australiens ont l’air vraiment forts sur les entraînements, mais je pense que les autres équipes réduisent l’écart, elles ont toutes progressé et procédé à des changements. Le fait d’avoir eu accès à toutes les données, y compris celles des séances d’entraînement, est un élément-clé, cela leur permet par exemple de voir comment les autres équipes ajustent leur aile, le nombre de mouvements qu’elles utilisent sur leurs foils, etc.

Que pensez-vous de la nouvelle équipe anglaise, désormais soutenue par Ineos avec Ben Ainslie à sa tête ?
Ils vont être forts. Ils ont sélectionné des marins qui ont beaucoup d’expérience sur ces bateaux, le fait d’avoir Iain Jensen au réglage de l’aile et Luke Parkinson au contrôle de vol est vraiment un énorme avantage pour eux. Ils ont passé beaucoup de temps sur le simulateur et Ben s’appuie sur une équipe avec laquelle il a couru la saison dernière (en GC32), y compris les wincheurs, ils vont être solides.

Comment cela s’est-il passé pour qu’ils remplacent la précédente équipe ? Sont-ils auto-financés ?
Ils nous ont contactés, les discussions ont été menées par leur équipe commerciale, nous avons tous vu ce qu’ils sont capables de faire dans d’autres sports. Et ils ont leurs sponsors. Aujourd’hui, il y a deux équipes sur les sept qui sont auto-financées [les Anglais et les Danois, NDLR], c’est un bon cap de franchi. Nous avançons bien également avec certaines autres.

Au début, il semblait que les équipes étaient garanties financièrement sur cinq ans, cela ne semble plus le cas, pourquoi avoir changé d’avis ?
En fait, nous n’avons pas changé notre business model. Nous disposons toujours de fonds, mais il est clair que nous attendons et souhaitons que des progrès soient réalisés sur le plan commercial et nous revoyons notre position chaque année. Et si ces progrès ne sont pas suffisants, l’option est de continuer ou de remplacer une des équipes existantes par une nouvelle équipe, mais nous ne le faisons que si nous constatons qu’il n’y a pas ou peu de progrès réalisés d’un point de vue commercial. Il est probable que nous aurons des annonces à ce sujet dans un avenir proche.

Combien une équipe coûte-t-elle par saison ?
7 millions de dollars par an (6,47 millions d’euros), ce qui inclut la contribution aux services communs, la location du bateau, les éventuelles optimisations, la maintenance…

Quelle a été la valorisation des retombées médias pour les partenaires l’an dernier ?
Les retombées médias ont été au moins trois fois supérieures [à l’investissement, NDLR], après, ça dépend évidemment de l’exposition des partenaires, de leur emplacement sur le bateau. Notre objectif est en tout cas de leur vendre un ratio au moins trois fois supérieur au montant de leur investissement, mais c’est souvent plus que ça. Dans le cas de Rolex par exemple, le ratio est bien supérieur à trois.

Vous avez récemment annoncé un partenariat stratégique avec Endeavor, rentré dans le capital de SailGP, que va-il vous apporter ?
Je pense que ça va changer la donne non seulement pour SailGP, mais pour la voile en général. Je ne connais aucun autre investissement similaire dans ce sport, où une entreprise vient avec une vision à long terme. Ils nous ont contactés, ont regardé de près certains de nos événements – il sont venus à Cowes et à Marseille l’année dernière -, ils ont étudié notre business plan en passant en revue tous nos documents financiers, avant de décider d’entrer à notre capital. C’est évidemment fantastique pour nous. C’est bien d’avoir de l’argent, mais leur expertise et leur audience sont juste incroyables. Avec Endeavor et ses filiales, comme IMG, nous disposons de ressources pour davantage toucher les marchés que nous visons, tant au niveau des médias que des partenariats.

Qu’est-ce qui les attire selon vous ?
Je ne pense pas qu’une société comme Endeavor aurait investi dans notre sport il y a quinze ans, avant l’arrivée de toute la génération à foils. Le format court des régates, avec de l’action et de la vitesse, a changé la donne dans le domaine de la voile. Il a rendu ce sport commercialement viable et accessible à un public beaucoup plus large et je ne pense pas que les compétences nécessaires pour gagner soient très différentes de ce qu’elles étaient il y a quinze ans. L’ancien format que nous aimions tous pratiquer, y compris moi, était assez ennuyeux à suivre. Sur de nombreux événements, le public arrêtait de suivre au bout de 20 minutes. Avec ce nouveau produit, c’est le contraire, l’audience augmente pendant la diffusion. C’est totalement différent et c’est ce qui attire des gens comme Endeavor qui viennent nous voir et nous disent : « C’est un produit sportif que nous pouvons commercialiser et qui peut être un bon business ». L’arrivée d’un acteur aussi important dans le paysage sportif mondial nous donne une énorme crédibilité.

Quelles ont été les améliorations apportées au bateau cette année ?
Pour le premier événement, le Danemark et l’Espagne utiliseront la nouvelle aile, légèrement plus aérodynamique, avec des améliorations au niveau des systèmes de contrôle. Elle dispose aussi de quatre volets au lieu de trois, qui sont tous contrôlables, le système est modulable, ce qui permet d’augmenter ou de diminuer la surface de l’aile selon la force du vent. Nous pensons que, en fonction des conditions de mer, nous pourrons courir avec près de 30 nœuds de vent et que lorsque la grande aile entrera en service, les bateaux pourront naviguer avec environ 1,5 nœud de vent de moins qu’actuellement. Nous avons aussi testé les bateaux avec trois équipiers au lieu de cinq dans des vents faibles, ce qui permet de naviguer avec encore un nœud de vent en moins.

Quelle serait la vitesse de vent la plus faible pour pouvoir naviguer ?
Phil Robertson et l’équipe espagnole ont fait des parcours dans 5 nœuds de vent, c’était assez incroyable. Nous avons en outre trouvé une solution pour avoir une batterie moins lourde, ce qui rend les bateaux beaucoup plus légers. Et ils seront beaucoup plus rapides avec les nouvelles ailes, je m’attends à ce qu’ils atteignent 53-54 nœuds, ce sera difficile de les contrôler à ces vitesses, parce que les foils commencent à caviter à environ 48 nœuds. Les prochaines étapes consisteront donc à développer de nouveaux foils, nous échangeons beaucoup sur le sujet en ce moment autour de Mike Drummond qui dirige l’équipe de conception. Jusqu’à présent, nous avons utilisé le simulateur d’Artemis, mais l’équipe de conception a développé son propre simulateur, plus avancé, c’est évidemment un élément-clé de développement. Nous allons examiner différentes géométries de foils pour rendre les bateaux plus rapides.

Au niveau des profils des marins engagés dans chaque équipe, quelle est votre stratégie ?
L’autre jour, je regardais le tableau des médailles en voile olympique, nous avons six des sept premières nations olympiques représentées sur le circuit SailGP, ce qui est fantastique. Nous allons aussi chercher des solutions pour que certaines des meilleures navigatrices du monde soient présentes, nous allons faire une annonce à ce sujet bientôt.

Pour l’équipe française, vous aviez choisi Billy Besson alors qu’on aurait pu penser que l’expérience d’un Franck Cammas pouvait en faire le skipper naturel, pourquoi ce choix ?
Je connais Franck depuis des années, j’ai navigué contre lui, c’est un grand marin. Mais nous voulons regarder la prochaine génération de marins et Billy Besson a montré dans la voile olympique qu’il est incroyablement talentueux, tout comme il y a d’autres jeunes marins français très talentueux dans cet univers. Les F50 sont adaptés à la mentalité des petits bateaux, ils réagissent très vite et les compétences acquises en voile olympique de haut niveau sont très transposables sur les F50, à bien des égards.

Bruno Dubois est un bon apport pour l’équipe française ?
Oui. Ce n’est pas trahir un secret que de dire qu’au début, il y a eu un peu de réticence de la part de Billy, mais je pense que depuis que Bruno est là, Billy a vraiment vu ce qu’il pouvait apporter et ils travaillent bien ensemble. Cela permet à Billy de se concentrer sur ce dont il a besoin, c’est-à-dire faire avancer le bateau très vite et améliorer les performances de l’équipe.

Loïck Peyron est également interviewé dans ce 200e numéro de Tip & Shaft, que pouvez-vous nous dire sur lui ?
C’est une légende, n’est-ce pas ? Il pourrait apporter sa contribution à n’importe quel programme, il est capable de naviguer sur des petits comme des gros bateaux. Il est très doué techniquement et c’est aussi un gars sympa. Il est très respecté dans tout le monde de la voile.

Pour finir, il a d’ailleurs une question pour vous : pourquoi ne vous a-t-on rarement ou jamais vu sur des courses au large ?
Je me concentre entièrement sur SailGP en essayant faire en sorte que les équipes et les événements soient commercialement durables et en me consacrant au développement des jeunes. Je n’ai actuellement pas de temps à consacrer à mes propres activités de voile, j’ai arrêté la compétition il y a six ans.

Photo : SailGP

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Powerplay avec Loick Peyron à bord s'impose en temps réel sur la Caribbean 600, Franck Cammas 2e

François Gabart cède sa place à Pascal Bidegorry sur The Transat : "Les saisons s’enchainent et la fatigue s’accumule"

François Gabart a décidé de mettre momentanément la compétition entre parenthèses cette saison. Un temps que le skipper du trimaran MACIF ...

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Le 42e Spi Ouest-France à La Trinité, plus grand événement de voile habitable en France, se déroulera mi-avril

Plus de 2500 régatiers, amateurs éclairés ou coureurs professionnels, sont attendus à La Trinité-sur-Mer pour quatre jours de régate en baie de Quiberon. Le Spi Ouest France 2020 se déroulera du 9 au 13 avril prochain.

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Crédit : M Ollivier

Les plus grands navigateurs français - Franck Cammas, Michel Desjoyeaux, Alain Gautier, Marc Guillemot, Charles Caudrelier, Lionel Lemonchois, Yann Guichard, Jean-Pierre Dick, Bertrand Pacé, … - adorent venir se confronter.

« Il faut se cracher dans les mains vu le niveau pour gagner le Spi. Ça se mérite ! » rappelle Loïck Peyron, habitué du Spi Ouest France en Open 750.

Programme du Spi Ouest-France 2020

Jeudi 9 avril : à partir de 9h00, chaîne d’inscriptions
Du vendredi 10 au lundi 13 avril : Régates
Lundi 13 avril - 16h00 : remise des prix

Source : S Guého

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Lalou Roucayrol se lance dans The Race Around, tour du monde en Class40 : "N'utiliser aucune énergie carbonée"

Après une décennie passée sur Arkema en Multi50, Lalou Roucayrol se lance dans une nouvelle aventure, en Class40 cette fois avec The Race Around, tour du monde avec escales, en ligne de mire en 2023. Le Médocain s'alignera en double avec des co-skippers issus de son centre de formation Lalou Multi. L'objectif est de transmettre aux jeunes générations ses valeurs de la course au large et d'utiliser son chantier pour construire son propre Class40.


Lalou Roucayrol se lance dans The Race Around, tour du monde en Class40

Crédit : Arkema

Lalou Roucayrol : "Pouvoir changer d'équipier à chaque étape"

"The Race Around est une formidable occasion de concrétiser ce que nous construisons depuis plusieurs années au sein d'Arkema et Lalou Multi. Notre projet a toujours été éducatif. La possibilité qu'offre l'organisation de changer d'équipier à chaque étape sur un tour du monde est une superbe opportunité de transmission.

Plusieurs raisons nous ont décidés à nous lancer dans ce nouveau projet. D'abord l'état d'esprit de la Class40 est le même qu'en Multi50. Ce sont des bateaux conçus pour être sûrs et rapides qui nous permettent de partir en toute sécurité. Nous validerons ensuite les technologies que nous développons depuis de nombreuses années, notamment un bateau 100 % recyclable en résine thermoplastique liquide. Nous voulons également, comme cela se fait déjà, faire ce tour du monde en utilisant aucune énergie carbonée."

Sam Holliday, directeur général de The Race Around : "Aujourd'hui est un jour très spécial que nous avons longtemps attendu à The Race Around. D'avoir su attirer un marin du pedigree de Lalou est une très belle récompense pour toute l'organisation. Son projet Class40 s'aligne parfaitement avec nos objectifs."

The Race Around continue de se construire

La ville de départ reste encore ouverte. L'organisation est en discussion avec deux villes françaises.

Emmanuel Versace, représentant en France de The Race Around : "Depuis le début de l'aventure, l'objectif de The Race Around est de mettre les hommes et les femmes au coeur du projet. Cela demande également de proposer des villes étapes qui correspondent aux besoins de leurs partenaires."

The Transat CIC, première course qualificative

The Race Around se veut être une course de haute performance et exigeante. The Transat CIC (départ de Brest le 10 mai 2020) sera la toute première course qualificative d'un cycle de trois ans précédant le départ de la course. L'organisation imposera à tous ses concurrents de valider un certain nombre de milles nautiques en compétition qui sera défini dans l'Avis de course à paraître.

Source : The Race Around

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Dunkerque, première fois ville-étape de La Solitaire du Figaro 2020, rendez-vous le 9 septembre

Dunkerque accueillera La Solitaire du Figaro, une grande première pour la ville qui sera le port d’arrivée de la 2e étape et la ville départ de la 3e étape, entre le 09 et le 12 septembre 2020. L’occasion d’offrir aux Dunkerquois quatre jours de festivités en plein cœur de la ville.


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Crédit : A Courcoux

Après le Tour Voile

Point de départ du Tour de France à la Voile depuis de nombreuses années, Dunkerque franchit un nouveau cap en 2020, en accueillant une étape de La Solitaire. Du 09 au 12 septembre prochains, c’est donc en plein cœur de la ville que les Figaro Beneteau 3 seront amarrés, au pied du village de course, Quai de l’Amiral Ronarc’h. Une belle fête populaire en perspective, d’autant que La Solitaire du Figaro fête cette année ses 50 ans.

Les skippers devront se déjouer des courants, des couloirs de vent et des effets locaux accentués par les caps Blanc-Nez et Gris-Nez.

Hervé Favre, Président d'OC Sport Pen Duick : « L’arrivée de Dunkerque est une première dans l’Histoire de La Solitaire. C’est toujours intéressant d’avoir une nouvelle escale tant du point de vue festif que sportif. »

Source : Rivacom

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Benoît Marie complètement givré !

Ces derniers jours, le skipper Benoît Marie était à Orsa en Suède pour disputer le Championnat du Monde et d’Europe de DN (char à glace). Seul Français en lice sur 137 concurrents, tous habitués des surfaces gelés, ce circuit est devenu un rendez-vous annuel dans son agenda et complète parfaitement ses entrainements sur l’eau grâce à la recherche de vitesse et de technicités complémentaires sur la glace.

La météo a malheureusement écourté les championnats : faute de vent pour le Mondial les coureurs se sont contentés de deux jours de régate. Et l’Européen qui a subi les conséquences du réchauffement climatique et n’a pas pu être couru : le seul lac gelé d’Europe fissurait et la dangerosité des conditions a contraint l’organisation à annuler le championnat.

Benoit a tout de même pu naviguer deux jours à hautes vitesses pour reprendre ses sensations sur ce support extrêmement rapide. Le char à glace est une discipline exigeante qui demande une observation du plan d’eau accrue, le vent ne marquant pas la glace à la différence de l’eau, les variations de vent se ressentent « à l’aveugle ».

Interview de Benoit Marie à son retour en France et analyse post-championnat :

Benoit, chaque année tu décides de partir vers le grand Nord pour aller faire de l’Ice Boat, en quoi cette expérience sur glace est-elle complémentaire à ton programme de navigateur sur l’eau ?

« Aller naviguer sur la glace, ça me permet de naviguer les phases de championnats l’hiver, à un moment où l’activité sportive est creuse sur l’eau. Cela me permet de travailler le mental, la gestion du stress, la gestion de la flotte et des trajectoires à haut niveau, et donc de maintenir mes réflexes à hautes vitesses (puisque le bateau navigue deux fois plus rapidement que n’importe quel bateau de haute performance sur foils).

Cela me permet également de travailler et d’affiner mes sensations de ressenti du vent puisque sur la glace le vent ne marquant pas, il faut en ressentir ses variations grâce à d’autres capteurs.

Et rencontrer d’autres marins avec d’autres cultures est important pour moi afin de garder l’esprit ouvert aux autres et se confronter à la différence. C’est une grande richesse. »

Tu as participé au Championnat du Monde de DN pour la 3ème fois consécutive, peux-tu nous raconter ton championnat ?

Cet hiver, il n’y a pas eu de glace du tout sur toute l’Europe. Ils ont navigué en Finlande et en Suède deux semaines avant le championnat mais je n’ai pas pu y aller car je n’ai pas pu m’absenter autant de temps pour des contraintes professionnelles. J’ai pris le dernier avion pour Tallinn et j’ai rejoint l’équipe estonienne formée de Vaiko, son fils d’Argo et Joonas le fabricant de voiles. Ils m’ont récupéré pour un voyage en ferry vers Stockholm puis route vers Orsa, le seul lac gelé au milieu de la Suède, à 400km au Nord Ouest de la capitale.

Là on a déchargé les bateaux et on est allés se dégourdir les patins directement en arrivant avant le coucher de soleil. Le lendemain c’était la tempête donc on est restés au sec alors que la pluie faisait fondre la couche de neige pour y laisser… une couche d’eau bien froide de quelques centimètres sur la glace.

Le lendemain pour le premier jour de championnat on avait donc les pieds mouillés et bien gelés! Le vent oscillait entre peu de vent et des fortes bourrasques donc c’était un beau challenge de trouver ses marques… Le lendemain pareil mais la couche d’eau avait gelée pour laisser place sur la gauche du plan d’eau à une surface irrégulière avec de la glace double (c’est-à-dire que la couche d’eau gèle finement en surface emprisonnant une couche d’eau, et c’est dangereux car si la croute casse ça peut tordre le patin et la planche et tout casser…) donc il fallait composer entre les différences de surfaces et le vent qui passait d’un extrême à un l’autre. Le problème étant qu’on doit normalement changer la voile et les patins en fonction des conditions, pour garder l’accroche et la voile pour gérer la puissance et continuer à accélérer en réduisant la trainée avec la voile plate dans le vent fort. Là c’était vraiment chaud de garder le contrôle avec la voile puissante et les patins qui dérapaient à plus de 40 noeuds… Mais quelle satisfaction de voir les compteurs de vitesse s’activer au max ! Je m’en suis sorti, même si j’ai ressenti le manque de navigation sur glace en amont mais je suis content d’avoir saisi l’opportunité !

Pendant les quatre jours suivants on a attendu le vent sur le lac gelé mais en vain. On a pu faire 2 tours d’entraînement sur les deux premiers jours, de quoi travailler les départs et le réglage de gréement, mais pas assez pour courir. Un peu frustrant ! Mais quand-même édifiant ! »

Tu termines 34ème sur 137, sur quels points penses-tu avoir progressé cette année et qu’est-ce que cela t’a apporté ?

« Malgré les mauvaises conditions météo, j’ai pu encore progresser sur le réglage du gréement qui est auto-régulant. J’ai pas mal joué avec tous les paramètres : position de pied de mât, longueur et tension de haubans, quête du mât, hauteur de la voile, rotation du mât en changeant la position des poulies sur la bôme… L’objectif étant d’avoir un gréement auto-régulant la puissance dans les surventes et avec la variation de vent apparent, avec le patin au vent juste décollé de la glace mais qui ne monte pas plus haut… Un bon feeling ! Je suis content d’avoir pu me hisser dans le rond or, pour naviguer avec les meilleurs, avec une jolie manche de 6ème à la clé ! »

As-tu identifié des axes d’amélioration pour l’avenir ?

« N’ayant que 3 jeux de patins (on est loin des 35 paires des meilleurs!) c’est impossible d’avoir les bons sets en permanence. Donc à l’avenir il faudrait investir dans de nouveaux patins, en faisant varier le métal, son épaisseur, son angle de taille (entre 90 et 110° ça s’enfonce plus ou moins dans la glace en fonction de la dureté liée à la température. Son histoire entre également en jeu à savoir si elle contient de l’air ou pas). L’affûtage joue également énormément sur la performance ! »

Est-ce que ces technologies sur glace nourrissent tes recherches d’ingénieur ?

“La réflexion scientifique, appliquée à la compréhension des phénomènes qui font avancer les bateaux, qu’ils naviguent sur l’eau ou sur la glace est une part conséquente de mon métier de coureur, sinon la principale. Donc de ce point de vue, l’ingénieur est comblé et nourri par ces technologies de voiliers sur glace. La souplesse du mât du DN lui confère une auto-régulation qui lui permet de garder une voile qui fonctionne entre 3 et 50 noeuds de vent apparent avec la même surface. C’est assez inédit ! Pour un voilier de course au large ou un dériveur, c’est une approche qui peut apporter énormément.

Imaginez un gréement qui s’adapte tout seul aux conditions rencontrées en procurant au bateau un couple de chavirage constant… On n’a plus besoin de réguler, plus besoin de changer de surface de voile, le bateau navigue toujours à l’optimum… C’est un peu simpliste vu comme cela mais pas si utopique ! Aujourd’hui on conçoit des voiliers toujours plus raides, pour transmettre les efforts directement et perdre le moins d’énergie possible, mais je pense que l’auto-régulation par le gréement peut apporter énormément de performance et de facilité d’utilisation.

Bien sûr il ne suffit pas de mettre un mât de DN sur un IMOCA pour gagner le Vendée Globe, ce n’est pas le sujet, mais de bien comprendre que cette auto-régulation sur le DN est pour moi capitale pour appréhender ce sujet et le transférer sur d’autres supports aux tailles, vitesses et enjeux différents.

Pour l’ingénieur que je suis qui souhaite améliorer les gréements, c’est indispensable d’aller sur la glace, et seule la compétition à haut niveau permet de comprendre cela en finesse. C’est en tout cas ce que j’en conclus de mon expérience. »

Tu es accueilli chaque année par l’équipe estonienne, peux-tu nous en dire plus sur ton F-1 ?

“Mon F-1 a été construit par Vaiko Voorema, champion de DN de père en fils. Pour la petite histoire son métier c’est aussi de réaliser des appendices d’Optimist et d’Europe, sous la marque « E&V foils »… Et j’ai réalisé que j’utilisais ses appendices sur mes Optimists et mes Europes quand j’étais petit ! Parfois l’histoire nous fait des clins d’oeil sympas ! Donc Vaiko me l’a construit, me l’entretient, le règle et le garde d’une année sur l’autre, n’ayant pas encore trouvé de glace en Bretagne… C’est beaucoup plus simple au niveau logistique et économique de le laisser à Haapsalu sur les rives de la Mer Baltique !

L’an dernier il a dû le reconstruire après mon gros crash, et le bateau est comme neuf. La coque est en bois de samba, un bois léger, et en fibre de verre, elle pèse 22kg. La planche qui relie les patins est également en composite bois / fibre de verre et sa souplesse doit coïncider avec le poids du skipper, toujours pour cette boucle d’auto-régulation et pour servir d’amortisseur… C’est artisanal car la jauge interdit toute dérive pour contrôler les coûts mais il y a beaucoup d’expérience qui rentre dans la fabrication.

Les patins, eux, pèsent une quinzaine de kilos ensemble et ont des épaisseurs, longueurs, formes et angles de coupes différents en fonction de l’aspect de la la glace : dure ou molle, rapide ou rugueuse, sèche ou recouverte d’eau ou de neige… Les Suisses utilisent des aciers au cobalt pour diminuer le coefficient de friction… Ce qui marche jusqu’à -5° mais pas en-dessous… bref là aussi il y a de quoi en perdre son latin !

Mais avant tout mon F-1 est le premier DN à courir sous les couleurs de la France et j’ai été extrêmement bien accepté par la communauté internationale. J’ai du créer l’association de DN Française dont je suis le président et j’ai porté fièrement notre drapeau pour la cérémonie d’ouverture ! En tout cas je me fais remarquer en étant « le seul pilote de F1 sur glace / à ne jamais m’être fait battre par Hamilton ou Vettel… » Blague à part, c’est un petit groupe de passionnés hyper bienveillants avec plein d’expériences et d’histoires incroyables ! Et comme c’est un sport d’expérience on se fait aussi battre par des petits papys ! J’adore ! »

Une anecdote ?

Sur la glace la compétition est rude et personne ne lâche rien. Les conditions sont rudes et on est emmitouflés de la tête au pied, sous un casque et un masque. Impossible de savoir à qui on a affaire ! Le soir on refait la course entre hommes au sauna et les commentaires vont bon train ! Alors un soir, quand on me présente pour la première fois, un Polonais me dit, « ah c’est toi F-1 ? Mais comment ces petites jambes peuvent-elles courir aussi vite ? ». Apparemment j’ai de la ressource sur les départs ! J’espère pouvoir faire plus d’heures à bord à l’avenir pour continuer à progresser et rentrer dans le haut du tableau !”

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Le Mercato de la semaine

[DÉPARTS & NOMINATIONS]

YANN ELIÈS sera le co-skipper de MARTIN LE PAPE sur la Transat AG2R La Mondiale (départ le 19 avril), ce dernier courant sous les couleurs de la fondation Stargardt, avec le soutien de Bellocq Paysages et de Sertico. MICO BOLO, fondateur de la Transquadra, sera le directeur de course de la nouvelle Transat Cap Martinique, qui s’élancera le 18 avril 2021 de La Trinité-sur-Mer à destination de Fort-de-France. KIMO WORTHINGTON, qui a notamment participé à des campagnes de Coupe de l’America, a été recruté en tant que manager général de l’équipe américaine de SailGP.

[JOBS]

MARIE TABARLY recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour suivre Pen-Duick VI et la gestion du projet Elemen’Terre ; poste en CDI à pourvoir immédiatement, basé à Lorient ou Concarneau. GUNBOAT recherche son-sa Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour le suivi et le support technique des Gunboat 68 ; poste en CDI basé à la Grande Motte. AZIMUT recrute un-e chef-fe de projet informatique et un-e ingénieur-e commercial-e doté-es d’une culture maritime pour travailler – entre autres – sur des projets liés au monde de la mer ; postes en CDI basés à Larmor-Plage à pourvoir immédiatement. A.S.O. recherche un-e chargé-e de relations partenaires pour le Tour Voile ; poste en CDD de 6 mois, basé à Boulogne-Billancourt, à pourvoir début mars. VIRTUAL REGATTA recherche un-e community manager-rédacteur-trice pour prendre en charge l’animation de la communauté autour des jeux offshore et inshore ; poste en CDI, basé à Issy-les-Moulineaux.

[OFFRES DE SERVICES]

WILFRIED LEBRETON, technicien composite, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., de préférence activité salariée. JULIA RAYMOND, responsable de projets pendant 14 ans dans le sport auto, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. au sein d’une équipe en coordination et logistique. Basée sur Lorient et disponible immédiatement.

[STAGES]

GUNBOAT recrute un(e) stagiaire production/méthodes 5 S ; stage de 6 mois à pourvoir dès que possible, basé à La Grande Motte. MARIE TABARLY propose Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., l’un en communication autour du projet Elemen’Terre (4-6 mois, basé à Concarneau), l’autre en montage vidéo/production de contenus photos et vidéos pour réseaux sociaux (2-6 mois, également à Concarneau). BEFOIL propose un stage en communication de 2 mois et un stage médias en production de contenus photos et vidéos de 2 à 4 mois ; stages basés à Lorient et à pourvoir début mars. QUENTIN CORTIER, 23 ans, étudiant en architecture navale pour une spécialisation à l’ENSTA Bretagne, après un diplôme d’ingénieur en mécanique et génie industriel, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en cabinet d’architecture navale ou bureau d’études, d’avril à septembre 2020. ANTONIO ARANHA, étudiant en troisième année en architecture navale à l’université de Southampton, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. du 14 juin au 25 septembre, dans le domaine du design ou de la construction de bateaux de course, au Brésil ou en Europe. RS SAILING FRANCE propose en 2020 des séances de coaching en RS 500, RS Aero et RS 200 sur quatre événements phares de la saison.
[ANNONCES & PARTENARIATS]
WIND : après le Grand Rex le mardi 4 février dernier, le festival du film de voile de compétition débarque au Cinéville de Lorient le 2 avril à 19h30. Au programme : 4 films exceptionnels avec les plus grands marins actuels à l’écran… et dans la salle. Les réservations sont ouvertes depuis dimanche, n’hésitez pas à vous inscrire à l’évènement Facebook d’ici là. TIP & SHAFT/CONNECT NANTES 2020, la 6e édition du rendez-vous business de la voile de compétition, aura lieu le mardi 17 mars 2020 à la CCI de Nantes. Vous pouvez d’ores et déjà réserver vos pass journée. PODCAST. Le 13e épisode d’INTO THE WIND, le podcast de Tip & Shaft accueille PASCAL BIDÉGORRY. Les podcasts de Tip & Shaft sont écoutés chaque mois par plus de 20 000 auditeurs. Ils sont disponibles sur toutes les plateformes de diffusion : iTunesDeezerSpotifySoundCloundGoogle Podcasts… ainsi que sur le site de Tip & Shaft. WORLD SAILING a reçu 12 réponses, suite à sa demande d’information là propos du futur bateau de l’épreuve de course au large olympique aux Jeux de Paris 2024 (parmi elles, le Figaro 3, le JPK 1030, le Vector 6.50, le L30 et le Sunfast 3300). La fédération internationale publiera en fin d’année la liste des bateaux qui pourront servir de supports aux épreuves de qualification. LA CHINA SEA RACE 2020 a été annulée, suite à l’épidémie de coronavirus qui frappe la Chine. ALAN ROURA, qui disputera en fin d’année le Vendée Globe, a annoncé sa participation à la 17e édition de la Solo Maître CoQ, qui réunira une trentaine de skippers (13-22 mars). EMMI, groupe laitier suisse, a annoncé son engagement auprès de la Fabrique Sailing Team d’Alan Roura en vue du Vendée Globe 2020. THOMAS COVILLE a confirmé que, après The Transat en mai, il tenterait en fin d’année de s’attaquer au Trophée Jules Verne sur Sodebo Ultim 3, doté d’un plan porteur sur la dérive, d’un nouveau safran de coque centrale et d’un carénage à l’arrière. LA TRANSMANCHE, courue jusqu’ici en double, s’ouvrira cette année (29-31 mai) aux équipages et proposera un classement étudiants spécifique. Par ailleurs, l’entreprise Les Recycleurs Bretons rejoint le cercle des partenaires de la course. BMW OF NORTH AMERICA s’est engagé en tant que partenaire officiel du défi américain American Magic. NORTH SAILS a annoncé le renouvellement de son partenariat pour la saison 2020 avec les 52 Super Series. LA FFVOILE a annoncé la qualification d’une neuvième série pour les JO de Tokyo, le 49er FX. Le troisième quota attribué à un pays d’Océanie n’ayant pas été utilisé, il est revenu à la France, meilleure nation pas encore qualifiée sur les Mondiaux 2019. DUNKERQUE accueillera pour la première fois une étape de la Solitaire du Figaro, en l’occurrence l’arrivée de la deuxième, qui s’élancera probablement de la Baie de Saint-Brieuc, et le départ de la troisième.

[LANCEMENTS]

LA FFVOILE  a lancé un appel à candidatures à l’adresse des duos souhaitant candidater pour les championnats d’Europe et du monde offshore double mixte 2020 (dossiers à envoyer avant le 9 mars) et un autre appel à candidatures pour les équipages souhaitant participer aux championnats internationaux de match-racing 2020 (dossiers à envoyer avant le 15 mars). JAY THOMPSON lancera officiellement son nouveau Mini à foils et safrans en T, dessiné par Guillaume Verdier, le 1er mars à la base Mini de Barcelone. SAILGP a annoncé le lancement de Winning the Race, un programme dont l’objectif est d’arriver à zéro carbone à horizon 2025.

Photo : La Solitaire du Figaro

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François Gabart cède sa place à Pascal Bidegorry sur The Transat : "Les saisons s’enchainent et la fatigue s’accumule"

François Gabart a décidé de mettre momentanément la compétition entre parenthèses cette saison. Un temps que le skipper du trimaran MACIF mettra à profit pour se focaliser différemment sur les projets afin de se ressourcer et revenir plus fort l’année prochaine. Le groupe Macif et François Gabart ont donc pris la décision de confier la barre du trimaran MACIF à Pascal Bidégorry pour The Transat CIC, dont le départ sera donné de Brest, le 10 mai prochain. "Bien évidemment, j’aurais préféré terminer l’histoire avec le trimaran MACIF d’une manière différente."


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Crédit : A Courcoux

Puisé dans ses réserves


Depuis 10 ans qu’il est engagé dans la course au large avec la Macif, François Gabart a enchainé les saisons et s’est constitué un palmarès hors normes. Mais être à la barre d’un trimaran Ultim reste une discipline exigeante, tant physiquement que mentalement.

Cet hiver, François Gabart a pris conscience d’avoir puisé dans ses réserves. Il a pris du retard dans sa préparation physique de pré-saison, et la prochaine échéance fixée début mai – The Transat CIC – lui laisse trop peu de temps pour récupérer la fatigue cumulée ces dernières saisons.

Après mûre réflexion avec le groupe Macif, la décision a donc été prise de maintenir la participation du bateau à The Transat CIC sans François aux commandes. La démarche ne remet pas en cause le partenariat qui le lie à la Macif. L'idée est que le skipper revienne plus fort sur l’eau l’année prochaine à la barre du nouveau trimaran MACIF, actuellement en construction.

Pascal Bidégorry, un choix assuré 

Trois mois avant le départ de The Transat CIC, le groupe Macif et François Gabart ont donc pris ensemble la décision de confier la barre du trimaran MACIF à Pascal Bidégorry. Son expérience du multicoque et son approche de la performance, associées au fait qu’il accompagne et soutient le projet trimaran MACIF depuis sa mise à l’eau à l’été 2015, font en effet de Pascal un choix imparable pour mener à bien le bateau sur The Transat CIC.

Vainqueur aux côtés de François de la Transat Jacques Vabre en 2015, puis de L’Armen Race et de
en 2017, Pascal Bidégorry a aussi pris part à de nombreux entrainements à bord pour développer la performance et conseiller François. Déjà présent pour la première transat du bateau, il aura donc le privilège d’officier pour la dernière course du trimaran sous les couleurs de la Macif puisque ce dernier sera vendu cet été.

Se ressourcer avant un nouveau trimaran

Cette année, François Gabart prendra donc le temps nécessaire pour se ressourcer mais il n’en sera pas moins présent à terre. Sa passion pour la course au large reste intacte. Les quatre prochains mois seront pleinement consacrés à accompagner Pascal Bidégorry dans sa préparation à The Transat CIC puisque François fera partie intégrante de l’équipe à ses côtés pour qu’il soit le plus performant sur l’eau. Il naviguera avec lui lors des entrainements et fera aussi partie de la cellule routage pendant la course.

En 2021, François Gabart sera alors à la barre du nouveau trimaran MACIF, dont la mise à l’eau est prévue pour le début d’année prochaine.

François Gabart, skipper du trimaran MACIF

"Naviguer en solo en Ultim est un privilège extraordinaire, un plaisir absolu… Mais qui nécessite un niveau d’éveil, de concentration, d’engagement tout aussi important. Les saisons s’enchainent et la fatigue s’accumule. J’ai beaucoup de respect pour cette course et mes concurrents, beaucoup d’amour pour ce bateau, beaucoup de responsabilités envers mes partenaires et mon équipe. 

Mon corps et mon esprit ne sont pas capables de prendre le départ de cette épreuve avec l’engagement total et sans limite que j'ai toujours mis. Je crois qu’il est alors sage et raisonnable de renoncer pour mieux revenir dans quelques mois.

Bien évidemment, j’aurais préféré terminer l’histoire avec le trimaran MACIF d’une manière différente mais je vais de toute façon continuer à naviguer à bord même si ce n’est pas en course. J’ai vécu avec lui des moments assez incroyables, que ce soit en solitaire sur la Route du Rhum en 2018 ou avant sur le Record du Tour de Monde en 2017, ou même en équipage sur la Brest Atlantiques il y a quelques semaines, et c’est déjà suffisamment fort pour garder ça en mémoire."

Pascal Bidégorry, skipper remplaçant du trimaran MACIF

"J’étais là en 2015 pour commencer l’histoire aux côtés de François à bord du trimaran MACIF et je suis là maintenant pour la finir, j’espère que l’on aura la même réussite ! Mon expérience fait que je suis conscient de l’exercice ; ce n’est pas anodin de faire du solitaire sur ce genre de bateau mais ce qui est rassurant pour moi, c’est de savoir que je ne suis pas tout seul dans l’histoire et même si, à un moment donné, il va falloir que je mène une partition avec mes deux mains."


Vous conseille : François Gabart renonce à The Transat, Pascal Bidegorry prend la barre de l'Ultim Macif



Source : Macif
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Transquadra. 10e édition et toujours le même succès avec 96 bateaux

Transquadra. 10e édition et toujours le même succès avec 96 bateaux

96 bateaux (160 coureurs) sont inscrits à ce jour ! 10e édition et toujours des nouveautés sur cette course réservée aux amateurs de plus de 40 ans, avec un départ de Marseille (au lieu de Barcelone) pour la flotte méditerranéenne et une arrivée de la 1ère étape à Funchal, chef-lieu de Madère (au lieu de la marina de Quinta do Lorde). 10e édition et toujours de belles empoignades en perspective avec notamment le retour du tenant du titre en solo Alexandre Ozon, mais aussi de Jean-Pierre Kelbert, de Jean-Marie Vidal, d’un « bizuth » venu du sud, Bernard Mallaret… Rendez-vous en juillet pour le coup d’envoi de cette édition anniversaire !

Tous les trois ans, depuis 27 ans, la Transquadra Madère – Martinique réunit des coureurs amateurs autour d’un événement unique en son genre qui sait allier un excellent niveau sportif à une véritable aventure humaine. Et ça marche !

Lorsqu’il eut l’idée de créer une transat réservée aux amateurs, disputée en deux temps, en été puis l’hiver suivant, de façon à l’intégrer plus facilement dans les emplois du temps professionnels et familiaux des coureurs, Mico Bolo ne se doutait pas que ce challenge entre copains l’occuperait encore à plein temps 30 ans plus tard : « C’est un succès ! Bien sûr, je ne m’attendais pas à ça lorsque j’ai imaginé cette course il y a 27 ans.

Mais, surtout, avec toute l’équipe des rouges (presque la même depuis le début), nous avons réussi à tenir dans le temps : avoir une bonne idée est une chose, réussir à en faire un événement pérenne est un vrai défi. »

Frank Lang, président de la Transquadra Madère – Martinique : « La Transquadra, c’est l’évolution dans la continuité. L’organisation et le concept n’ont pas bougé depuis la première édition, mais l’épreuve se renouvèle en permanence, sans créer de rupture : l’ADN de la course reste celui d’une épreuve conçue pour plaire autant aux coureurs qu’à leurs familles, c’est la clé de sa réussite. »

Des solos de haut niveau
Preuve de ce succès : des flottes de près de 100 bateaux à chaque édition. C’est encore le cas cette année avec d’ailleurs un regain chez les solitaires (35% de la flotte contre un petit tiers habituellement), et plus de la moitié de ces solitaires sont des récidivistes.

Parmi eux, Alexandre Ozon grand vainqueur de la flotte Atlantique de la dernière édition. Il avait notamment bataillé avec Jean-Pierre Kelbert. Le patron du chantier JPK sera lui aussi sur les rangs de cette Transquadra 2020, armé du petit dernier de sa gamme, le JPK 10.30, tandis qu’Alex Ozon court désormais sur le tout nouveau Sun Fast 3300. Leur mano a mano devrait donc reprendre de plus belle, mais il y a fort à parier qu’il soit notamment pimenté des attaques du très expérimenté sudiste et bizuth de l’épreuve Bernard Mallaret, et de celles de Stéphane Bodin, Frédéric Couture, Jean-François Hamon, Olivier Lunven, Jean-Marc Riebell… tous camarades d’entrainement à La Rochelle.

En Méditerranée, 5 solitaires seront sur les rangs, dont le grand et fidèle animateur de l’épreuve, Frédéric Ponsenard ; Daniel Dupont, fort de deux Transquadra dans son sillage ; Arnaud Vuillemin qui, à peine arrivé de sa transat en double en 2018, s’impatientait déjà de revenir s’y frotter en solitaire… Et deux nouveaux venus, Laurent Favreau et Laurent Camprubi, et là, attention, champion ! Ce dernier affiche en effet un palmarès impressionnant : 6 fois champion de Méditerranée, 4 fois vainqueur de la Quadra Solo, 2 fois vainqueur de la Giraglia…

Des duos tout neufs

En double, la flotte est largement renouvelée avec 80% de bizuths.
Au départ de Lorient, il faudra sans doute compter sur un solide duo, Gérard Quenot et Jérôme Apolda, 3e de la dernière édition ; Olivier Grassi, 5e en 2018 revient avec Eric Troussel ; gare aussi au bizuth Eric Guigné, en duo avec Tangi Caron ; à Noël Racine double vainqueur de la Fastnet Race en duo avec Ludovic Sénéchal ; à Alain Caudrelier et Marc Chalumeau ; aux frères Castel…

15 duos méditerranéens seront sur les rangs à Marseille, avec, notamment, Jean-Marie Vidal Figariste de la première heure, accompagné de son fils Romain ; Dominique D’Andrimont ancien Figariste également et double vainqueur du Tour de France à la Voile et vainqueur de la SNIM, il sera associé à Etienne Boyer ; Ludovic Gérard et Philippe Mariani, assoiffés de milles, ils ont participé à la Middle Sea Race, à la Giraglia, au Tour de Corse… un bel échauffement avant la transat.
La flotte de la Grande Bleue aura aussi le grand plaisir d’accueillir un duo de femmes, Caroline Petit et Emmanuelle Blivet.

Régater d’accord, mais contre des copains

Le piment de la compétition est bien sûr un aimant qui attire tous ces coureurs vers la même ligne de départ, mais ce qui les fait tenir tout au long de ces mois d’entrainements c’est le ciment de la camaraderie, voire de l’amitié qui se noue entre eux au fil des milles : « il y a une très bonne ambiance au sein du groupe, on est là pour rigoler ! » sourit Marc Reine, entraineur, à La Rochelle, de 35 coureurs IRC dont 22 sont inscrits à La Transquadra Madère – Martinique.

Avant de tous se retrouver en juillet, nombre de ces marins engagés sur cette édition 2020 de la Transquadra Madère – Martinique auront l’occasion de se jauger à Pâques, à la SNIM pour les Méditerranéens et au Spi Ouest France pour les autres, ou encore sur l’Armen Race et la nouvelle 45.5 au départ de La Rochelle.
Bref, à moins de 5 mois du coup d’envoi de la 10e Transquadra Madère – Martinique, la pression va commencer à monter doucement mais sûrement, l’impatience aussi !

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Les inscriptions en chiffres au 15 février

Lorient Marseille Total
Coureurs solo 29 (16 bizuths) 5 (2 bizuths) 34 (18 bizuths soit 53%)
Doubles 47 15 62
Nbr de coureurs 95 (86 bizuths) 31 (26 bizuths) 126 (112 bizuths soit 90%)
Nbr total de bateaux 76 20 96 (35% de solos et 65% de doubles)
Nbr total de coureurs 124 36 160 (130 bizuths soit 80%)

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