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L'actualité voile d'AGP Course au large

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Franck Cammas et Charles Caudrelier vainqueurs de Brest Atlantiques, "Une grande satisfaction, un bonheur énorme"

Vainqueurs de « Brest Atlantiques » après un peu moins de 29 jours de mer, Franck Cammas et Charles Caudrelier, accompagnés du media man Yann Riou, ont été fêtés par les Brestois à leur arrivée mercredi en fin de matinée au ponton de la Recouvrance, quai Malbert. Ils racontent.


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Crédit : Y Zedda


Quel est votre sentiment après cette victoire ?

Franck Cammas : C’est un bonheur d’arriver comme ça après une course aussi intense, avec plein de péripéties et d’aventures. On a quand même beaucoup bossé sur le bateau pour que ça avance, cela a été 30 jours intenses et une victoire à la fin avec nos concurrents qui sont loin derrière. On en profite aujourd’hui.

Charles Caudrelier : C’est une grande satisfaction, un bonheur énorme pour nous et pour toute l’équipe. Quand le Maxi Edmond de Rothschild a été lancé en mode volant il y a quatre ans, c’était très audacieux, il y a eu des moments difficiles, mais aujourd’hui, on prouve que c’est la bonne voie et que c’est l’avenir, avec ce bateau exceptionnel et magique qui marquera l’histoire de la course au large.

Avez-vous beaucoup donné pour aller chercher cette victoire ?

Franck Cammas : Je crois qu’on n’a jamais molli. Dès les premières heures de course qui étaient difficiles, on a été à la barre pendant tout le Golfe de Gascogne. Les premiers jours ont été assez intenses, avec nos concurrents qui se battaient bien autour de nous, avec des empannages, des manœuvres, des changements de voiles… Ensuite, on a eu nos petites péripéties techniques chacun de notre côté au niveau du Cap Vert, il a fallu s’arrêter à Bahia, mais au final, on est très contents d’avoir fait cet arrêt pour repartir avec un bateau en parfait état qui nous a donné beaucoup de bonheur et de plaisir. Ensuite, on a eu d’autres petits soucis dans le sud, mais au final, on est devant et on est restés rapides jusqu’au bout, c’est déjà bien d’avoir un bateau dans cet état-là après 30 jours de mer. Les bateaux ont beaucoup progressé ces dernières années en fiabilité.

Comment se sont prises les décisions à bord ?

Franck Cammas : On se bat ! (rires). Non, c’est bien d’être deux, parce qu’on échange beaucoup, et même si on n’est pas toujours d’accord, ça permet de se challenger pour trouver la solution optimale. On a une vraie confiance l’un dans l’autre, Charles a été très bon, il m’a poussé parfois, j’espère aussi l’avoir poussé, pour pouvoir avancer le plus vite possible.

Charles Caudrelier : En faisant le bilan, je me disais que nous n’avons parfois pas été d’accord, parce que nous avons quand même tous les deux un caractère assez fort, mais finalement, on a souvent pris les bonnes décisions, on a bien réussi à se challenger. Et on n’était pas deux, on était trois avec quelqu’un qui nous a suivis à terre jour et nuit pendant 30 jours, qui a lui aussi un gros caractère (leur routeur Marcel Van Triest), nous avons eu de bonnes discussions, mais constructives.

Qu’est-ce qui fait que ce bateau est au-dessus des autres ?

Franck Cammas : Il ne faut pas croire qu’il est très au-dessus. Lors des premiers jours, on a vu que c’était serré, notamment avec MACIF qui n’avait pas pris la même option. On a tous eu notre lot de galères, on verra comment il a été handicapé, parce que je crois qu’il a été bien handicapé à partir de Rio. Ce qui est sûr, c’est que sur la moitié de la course, nous avons été plus rapides. Dans les conditions de mer que nous avons eues dans le Sud, dans les quarantièmes, ce bateau était plus facile, parce qu’il est très haut sur l’eau, raide et fiable, ce qui fait qu’on ose attaquer dans les conditions difficiles. Après, dans les conditions plus légères, dans les alizés, MACIF aurait dû être plus rapide. Je crois aussi qu’on a bien joué en météo, nous sommes passés dans des coins où, sans Marcel à terre et ses images satellite, on ne serait pas forcément passés, on a raccourci notre route énormément. Nous avons fait deux passages extraordinaires dans le Pot-au-noir, et sur les trois derniers jours, nous avons pu attraper un front à cinq heures près, ce qui nous a permis de faire une route quasiment directe vers Brest. C’est aussi là-dessus que nous avons gagné, pas seulement sur la vitesse du bateau.

Charles, vous avez dit que vous aviez retrouvé le plaisir de naviguer, pouvez-vous nous en dire plus ?

Charles Caudrelier : J’ai fait deux tours du monde sur un Volvo 65, j’avais pris du plaisir sur la course, mais pas énormément sur ce bateau. Là, on est sur ce qui se fait de mieux, on parle de Formule 1. Et c’est vrai que ce bateau m’a redonné le goût de naviguer, j’ai tout le temps pris du plaisir, on découvre plein de choses, j’ai l’impression d’apprendre sans arrêt, parce c’est une nouvelle façon de naviguer, je n’avais jamais volé avant de mettre les pieds sur ce bateau. Donc oui, c’est un bonheur, je me sens bien sur ce bateau, en sécurité, et il y a encore plein de choses à faire, on a plein d’idées en tête. Franck a 12 000 idées à la seconde, je pense que ce bateau est au début de son évolution et on a encore plein de choses à faire.

Un an après la Route du Rhum, « Brest Atlantiques » faisait figure de test pour les bateaux de la classe Ultim 32/23, peut-on dire qu’il est bien passé ?

Franck Cammas : Je pense franchement que ça été une course tellement difficile que le fait de voir les bateaux en ressortir presque intacts et encore très rapides à la fin fait que le test est réussi. Et de toute façon, quand on fait de la course au large sur des prototypes, le challenge est permanent, tous les bateaux ont besoin de temps pour être mis au point. C’est la vie normale, il ne faut pas croire que quand il y a des casses, ce n’est pas normal, au contraire.

Charles, vous avez remporté la Volvo Ocean Race l’an dernier, maintenant « Brest Atlantiques », quelle place tient cette victoire dans votre palmarès ?

Charles Caudrelier : Elle tient une belle place. Ce qui m’a donné envie de faire de la voile, c’est le Figaro et c’est le multicoque, Laurent Bourgnon sur la Route du Rhum notamment. J’ai toujours rêvé d’être sur un multicoque en solitaire, ça va venir un jour, je crois (il doit faire la Route du Rhum 2022 sur le Maxi Edmond de Rothschild). C’est donc mon rêve de gosse qui se réalise, ça m’a pris du temps, il a fallu que je bosse beaucoup pour en arriver là, mais aujourd’hui, je suis très heureux et très fier d’être là, et j’espère avoir encore de belles aventures sur ce bateau.

La course vue par Yann Riou (media man du Maxi Edmond de Rothschild) 

« Avec Franck et Charles, ça s’est super bien passé, on se connaissait bien, puisque ça fait dix ans qu’on navigue ensemble, mais ils réussissent encore à me surprendre parfois. Par rapport à la Volvo, c’était différent, parce qu’on a beaucoup moins de clients à notre disposition, mais ils ont vachement bien joué le jeu, ils ont toujours été disponibles quand je les sollicitais. Les stress sont aussi très différents. Sur la Volvo, il y a un inconfort permanent, parce qu’on est toujours mouillés, dans un espace fermé et clos dans lequel on ne peut pas vraiment s’asseoir, ce n’est pas très agréable. Sur « Brest Atlantiques », c’est une autre forme de stress, essentiellement liée à la vitesse. Ça vibre et ça bouge beaucoup, ce n’est pas toujours reposant. Il y a eu des moments difficiles, notamment les premiers jours après Rio, la vie à bord était vraiment compliquée, j’ai été quand même éjecté de ma bannette. Il y a une autre forme de complexité qui est la longueur de la course, même si l’avantage par rapport à la Volvo, c’est que comme on va beaucoup plus vite, on traverse les systèmes météo et on change d’ambiance beaucoup plus rapidement, on ne reste pas une semaine dans les mêmes conditions. Une anecdote ? Juste avant d’arriver à Cape Town je voulais absolument filmer les côtes sud-africaines au coucher du soleil, j’ai profité d’un moment où ils prenaient un ris pour envoyer le drone parce que le bateau avançait un peu moins vite, et il s’est avéré que je n’arrivais plus à suivre le bateau avec le drone. Franck a alors accepté de ralentir un peu le bateau, très très peu, pour le rattraper. »

Source : BAtlantiques

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Francis Joyon et ses hommes sont arrivés au Vietnam, Asian Tour Act 2 terminé pour Idec Sport

Francis Joyon et son équipage ont mis un terme cette nuit à l’Acte 2 de l'IDEC SPORT ASIAN TOUR par un premier temps de référence, établi entre l'île Maurice et Ho Chi Minh Ville au Vietnam. Le détenteur du Trophée Jules Verne et vainqueur de la dernière Route du Rhum est arrivé au Vietnam ce mercredi 4 décembre à 3h27 TU, au terme de 12 jours, 20 heures, 37 minutes et 56 secondes de navigation entre l'île Maurice et le Vietnam.


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Crédit : Quinn Ryan / Alea / Idec Sport


Francis Joyon avait quitté l’île Maurice le 21 novembre dernier, accompagné de Christophe Houdet, Bertrand Delesne, Antoine Blouet et de son fils Corentin, pour établir un premier temps référence sur une route très peu fréquentée par les navigateurs de course moderne. Au terme de 12 jours, 20 heures, 37 minutes et 56 secondes, IDEC SPORT est venu ce matin s’amarrer dans la ville d'Ho Chi Minh (ex Saïgon). Vous conseille : Francis Joyon bat le record de la Mauricienne de plus de 6 jours, Idec Sport est arrivé cette nuit à Port Louis

Source : Mer et Media

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Le Maxi Edmond de Rothschild vainqueur de « Brest Atlantiques » !

C’est fait ! Après 28 jours 23 heures 24 minutes et 46 secondes de mer, Franck Cammas et Charles Caudrelier, accompagnés du media man Yann Riou, ont remporté « Brest Atlantiques » ce mercredi 4 décembre à 10h24’46”. Une première grande victoire au large pour le Maxi Edmond de Rothschild, qui aura parcouru un total de 17 084 milles, à 24.57 nœuds de vitesse moyenne réelle.

Partis le 5 novembre de Brest dans des conditions musclées, Franck Cammas et Charles Caudrelier ont retrouvé ce mercredi matin la cité du Ponant dans un « temps de demoiselle » (mer plate, légère brise d’est, soleil levant), franchissant en vainqueurs à 10h24’46”, après avoir enchaîné les virements de bord dans les dernières heures de course, la ligne d’arrivée de « Brest Atlantiques » au bout exactement de 28 jours 23 heures 24 minutes et 46 secondes de mer.

Arrivés à la barre du Maxi Edmond de Rothschild fin avril dernier, les deux skippers, déjà vainqueurs au mois d’août du Fastnet, course qui leur avait permis de prendre confiance en leurs capacités à mener ce trimaran Ultim volant, s’offrent ainsi une grande victoire de prestige sur une épreuve au long cours, qui, par son format, sa durée et son parcours, avait tout d’un grand saut dans l’inconnu, pour eux et pour leurs camarades de jeu.

A l’arrivée, cette victoire est incontestable : après avoir pris les commandes de la course dès la deuxième nuit de mer en empannant les premiers le long des côtes marocaines, Franck Cammas et Charles Caudrelier les ont gardées jusqu’à leur arrêt technique le 12 novembre à Salvador de Bahia – un arrêt qui aura duré 13 heures et 40 minutes, le temps qu’une petite équipe dépêchée par le Gitana Team procède à la réparation du plan porteur de la dérive abîmé juste avant le Cap Vert. Ils n’auront alors mis que deux jours pour repasser en tête, le 14 novembre à 20h au large de Rio, une première place qu’ils n’ont depuis plus lâchée. Soit environ 25 jours passés aux avant-postes sur presque 29 au total!

La recette de ce succès ? Un bateau, mis à l’eau le 17 juillet 2017, qui, après plus de deux ans de mise au point (deuxième de la Transat Jacques Vabre en 2017, abandon sur la Route du Rhum en novembre 2018 après la perte de l’avant du flotteur tribord), fait aujourd’hui figure d’étalon pour la flotte des « Ultim », le premier conçu spécifiquement pour voler au large (par l’architecte Guillaume Verdier et le bureau d’études du Gitana Team sous la responsabilité de Pierre Tissier) ; et deux marins, Franck Cammas et Charles Caudrelier (secondés à terre par leur routeur Marcel Van Triest), qui, à respectivement 46 et 45 ans, ont su rapidement trouver les manettes de leur machine, grâce à leur expérience du trimaran au large et à leur talent (le premier a été élu Marin de l’année en 2012 et 2013, le second en 2018).

En plus de leurs victoires sur une coque (Solitaire du Figaro une fois chacun, Volvo Ocean Race ensemble en 2012 sur Groupama 4, en tant que skipper de Dongfeng Race Team en 2018 pour Charles Caudrelier), ils ont en effet beaucoup navigué et gagné sur trois coques avant d’intégrer en avril dernier l’écurie de course au large créée par Ariane et Benjamin de Rothschild en 2000 : Franck Cammas en Orma (il compte trois victoires sur la Transat Jacques Vabre dans les années 2000) puis sur le maxi Groupama 3 (Trophée Jules Verne en équipage puis Route du Rhum en solitaire la même année, en 2010), Charles Caudrelier en MOD70 (succès sur la Transat Jacques Vabre en 2013, déjà sous les couleurs du Gitana Team).

Cette expérience et leur bonne entente à bord leur ont permis de souvent mener au maximum de son potentiel le Maxi Edmond de Rothschild tout au long des 17 000 milles effectivement parcourus (la route directe est de 13 752 milles), avec une moyenne impressionnante de 24.8 nœuds (meilleure journée le 18 novembre avec 741 milles en 24 heures, à 30.9 nœuds de moyenne), ce qui faisait dire à Franck Cammas mardi, au moment d’être survolé par un avion de la Marine Nationale : « Les océans rapetissent avec ce genre de bateau, cette course a été un bon test pour l’éprouver, on a vu ce qui pouvait casser, ce qui était fatigué et les choses à améliorer, c’était vraiment une course intéressante pour préparer les tours du monde ». Des tours du monde qui sont effectivement les futurs horizons du Maxi Edmond de Rothschild et des trimarans de la classe Ultim 32/23…

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Avantage Melleby / Revkin

On ne pouvait rêver mieux pour ce premier jour des Qualifications de cette 7e édition des SSL Finals avec des conditions idéales rencontrées sur le plan d’eau de Nassau. Soleil et brise de NO très oscillante étaient au rendez-vous en baie de Montagu pour les 23 équipages, représentant 22 nations.
Les habitués du Star ainsi que de très nombreux Champions Olympiques et Champions du Monde de Séries représentatives de la voile se sont affrontés sur deux manches.

Lors du départ de la première manche, une grosse bascule de vent sur la gauche a obligé tous les concurrents à virer rapidement. Si George Szabo, vainqueur des SSL Finals 2015, et son équipier Edoardo Natucci ont pris le meilleur départ, c’est bien le duo germano-italien Diego Negri/Frithjof Kleen qui a rapidement pris les commandes avec leur option à droite du plan d’eau. Vainqueur des SSL Finals en 2017, Kleen connaît parfaitement le plan d’eau compliqué de Nassau. Et c’est avec plusieurs longueurs d’avance qu’ils enroulent la bouée au vent. Ils ne seront plus jamais inquiétés de toute la manche et ouvrent le compteur des précieuses victoires.

« C’était génial. Nous avons bien anticipé avec toutes ces variations de vent, » commente Bruno Negri. « Même si le vent s’est essoufflé sur le dernier portant, nous avons gardé notre calme et nous avons contrôlé nos concurrents directs. La suite a été plus que facile. »

Mais le plus important à retenir pour cet équipage est le retour gagnant réalisé sur la seconde, et dernière manche, de la journée. Très mal positionnés au passage de la première bouée au vent, Negri/Kleen ont pris les bonnes options et sont 4e au second passage au vent. Ils franchissent la ligne finalement à la 6e place et sauvent de précieux points pour la suite de la semaine. Ils sont ce soir à la 2e place au classement général provisoire.

Après un premier rappel général, la seconde manche semblait promise au double Champion Olympique Iain Percy qui navigue ici avec le Suédois Anders Ekström. Partis à la bouée, leur option gauche se montre payante. Seuls Roberto Bermúdez de Castro et Miguel Fernandez Vasco, qui représentent pour la première fois l’Espagne dans des SSL Finals, réussissent à suivre, le temps d’un tour, le rythme imposé par Percy. Au passage de la dernière bouée au vent, c’est le duo Eivind Melleby / Josh Revkin, 2e de la première manche, qui reviennent dans le tableau arrière du double Médaillé Olympique. L’ultime portant de la journée s’annonce palpitant. C’est sans compter l’option à terre du Kiwi Hamish Pepper, avec Pedro Trouche le tenant du titre des SSL Finals, que personne n’attendait. Avec un courant plus faible et un meilleur angle par rapport au vent, Hamish s’offre le luxe de coiffer sur la ligne Percy.

« En général la première journée sert à trouver ses marques, » observe Iain Percy. « Je pense que nous n’avons pas assez su exploiter les oscillations du vent aujourd’hui. Il était important de réagir assez vite, car le vent était très oscillant. Je dois avouer que nous avons trouvé la vitesse au portant. Nous devons encore faire quelques réglages pour trouver celle au près. Il s’agit de quelques millimètres à peine. »

Hamish Pepper, le seul Néo-Zélandais présent à Nassau, était aux anges de son option osée, mais payante. « Pedro Trouche m’a proposé de continuer tout droit après la bouée. Une option que je prévoyais. Nous sommes donc allés confiants à terre où nous avons trouvé de la pression. Je suis désolé pour Iain Percy qui a mené la manche du début à l’avant-dernière seconde, mais parfois quand vous contrôlez la partie cela ne paye pas toujours. Cette victoire je la prends avec plaisir ! »

À l’issue de la journée, c’est le duo Melleby-Revkin qui prend l’avantage d’un point sur Negri-Kleen. « Prendre la tête dès la première journée ne signifie pas grand-chose, » admet Melleby. « Mais c’est agréable d’avoir la confirmation que vous êtes dans le bon paquet. Il ne reste plus qu’à entériner sur la semaine maintenant. Aujourd’hui, c’était très oscillant avec des variations de près de 30-40° de vent, parfois même 50°. Il fallait juste bien prendre le départ du bon côté de la ligne et d’être le premier à prendre la bonne oscillation pour prendre la tête. Plus c’est oscillant, plus j’adore ! »

L’autre belle performance de la journée est à mettre au compte du jeune Finlandais Oskari Muhonen qui navigue ici avec l’Ukrainien Vitalii Kushnir. Le double vainqueur de la Finn Silver Cup s’offre une très belle 3e place lors de la première manche face à tous les habitués de la Série.

« J’adore ces conditions de vents très oscillants, » raconte Muhonen. « Par manque d’entraînement, nous n’avons pas une vitesse exceptionnelle au portant, mais au près cela se passe très bien, tout comme nos choix tactiques. Notre équipage communique de mieux en mieux. Notre objectif principal était de rester dans les adonnantes. Je suis très heureux de cette première journée. »

La compétition se poursuit demain à partir de 11H avec quatre manches au programme du jour. Les Qualifications se disputent jusqu’à vendredi avant les Finales de samedi.

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Brest Atlantiques. Victoire du Maxi Edmond de Rothschild : « Le début d’une nouvelle ère! »

Brest Atlantiques. Victoire du Maxi Edmond de Rothschild : « Le début d’une nouvelle ère! »

Le Maxi Edmond de Rothschild a franchi la ligne d’arrivée de la première édition de la Brest Atlantiques ce mercredi à 10h24. Une belle victoire au terme d’une boucle de 17 083 milles (31 637 km) du nord au sud de l’Atlantique, Franck Cammas et Charles Caudrelier, accompagnés du mediaman Yann Riou, savourent cette victoire après 28 jours, 23 heures, 24 minutes et 46 secondes de mer. Au compteur, la vitesse moyenne depuis leur départ de Brest le 5 novembre dernier atteint les 24,57 nœuds. Au-delà de ces chiffres impressionnants, les deux skippers qui ont rejoint l’écurie de course fondée par Ariane et Benjamin de Rothschild il y a seulement sept mois, ont surtout su allier leurs forces et révéler la quintessence de ce bateau, conçu pour voler au large. Cette première confrontation sur ce format s’est aussi jouée sur la gestion de certaines avaries, sur des choix tactiques notamment lors des points de passage de Rio de Janeiro et Cape Town et, bien évidemment, sur une trajectoire météo dessinée avec une grande finesse en équipe avec leur routeur à terre Marcel van Triest.

Franck Cammas et Charles Caudrelier sont amis depuis leurs débuts en Figaro il y a 25 ans. Franck a une connaissance pointue des multicoques et notamment au large lui qui a pour mémoire battu en 2010 le Trophée Jules Verne en équipage puis la Route du Rhum en solitaire à bord du même maxi-trimaran long de 32 mètres. En monocoque, l’Aixois a aussi remporté la Volvo Ocean Race en équipage avec pour équipier un certain Charles Caudrelier. C’était en 2011-12 et, depuis cette date, Franck s’est consacré à d’autres exercices avec une préparation olympique et une campagne de coupe de l’America en tant que skipper. Charles lui est resté en monocoque, skippant un équipage sur la Volvo Ocean Race en 2014-15 puis en remportant l’édition 2017-18. Aujourd’hui ensemble aux commandes de bateau conçu par Guillaume Verdier avec le bureau d’études du Gitana Team, construit chez Multiplast à Vannes et mis à l’eau en juillet 2017, les deux hommes mesurent la chance de mener une telle machine avec le support d’une équipe experte qui travaille depuis trois ans à la mise au point de ce bateau pionnier dans le vol en haute mer.
BREST ATLANTIQUES – Quatre semaines pour une grande boucle
La Brest Atlantiques se termine ce matin pour le Maxi Edmond de Rothschild après un peu moins de 29 jours de mer et plus de 17 000 milles réellement parcourus sur la route. Le duo Franck Cammas / Charles Caudrelier, et leur mediaman Yann Riou, viennent de franchir la ligne ce mercredi matin à l’entrée de la Rade de Brest. L’occasion de revenir sur les quatre formidables semaines de course que viennent de nous faire vivre nos marins.

ACTE 1 – Le dimanche 3 novembre, date initiale du départ de la Brest Atlantiques, la première tempête automnale balaye les côtes bretonnes. Les quatre géants en lice et leur équipage doivent patienter 48h pour laisser passer le gros du mauvais temps. Mardi 5 novembre à 11h, la course s’élance en catimini de Brest. Pourtant, les conditions météos qui règnent sur la Chaussée de Sein resteront longtemps dans les mémoires : 30 nœuds et près de 5 mètres de creux. « Je n’ai pas vu une telle mer depuis le Pacifique Sud sur la Volvo Ocean Race, c’est impraticable. » Les premiers mots du large de Yann Riou, le mediaman du Maxi Edmond de Rothschild donne le ton.

Le golfe de Gascogne est avalé en quelques heures… Le soir même du départ, le cap Finisterre est déjà dans leur sillage ! En tête, François Gabart imprime son rythme. Deuxièmes, bien calés dans sa roue, Franck Cammas et Charles Caudrelier assument un départ prudent mais montrent aussi qu’il va falloir compter avec eux.

Le 7 novembre, au pointage de 4h, le Maxi Edmond de Rothschild passe à l’offensive. Premier à placer son empannage vers le Sud, le duo Cammas / Caudrelier prend la tête de la course. Vingt-quatre heures plus tard, de nuit, au passage des îles du Cap Vert, le Maxi Edmond de Rothschild percute un OFNI (Object Flottant Non Identifié) et endommage le plan porteur de sa dérive. Très vite, à Lorient, une opération commando s’organise pour qu’une équipe intervienne au plus vite de l’autre côté de l’Atlantique. Bahia, ville historique d’arrivée de la Transat Jacques Vabre et bien connue de l’équipe technique du Gitana Team, apparaît comme la meilleure option d’escale tant d’un point de vue météo que pour des aspects pratiques et logistiques. Bien que privé d’une partie de son potentiel, sans l’usage de sa fameuse « aile de raie », Gitana 17 reste aux commandes : trajectoire soignée notamment dans le Pot-au-Noir, engagement total des deux marins pour exploiter au mieux un flux pourtant léger et irrégulier en guise d’alizés. Dans le même temps, son concurrent le plus proche – Macif – annonce également connaître des difficultés suite lui aussi à un choc. De même que le Gitana Team, l’équipe de François Gabart envisage un stop mais à Rio pour réparer le safran central endommagé.
Le dimanche 10 novembre peu avant 15 heures, après 5 jours et 4 heures de course, le Maxi Edmond de Rothschild franchit l’équateur en un temps remarquable. La météo du moment ne permet pas de grandes options et c’est en file indienne que les quatre géants engagés débutent leur diagonale vers les côtes brésiliennes. L’escale technique de Gitana 17 au matin du 12 novembre va pourtant relancer la course !

Les chiffres
4 000 milles parcourus
Vitesse maximum : 34, 2 nœuds
5 jours en tête
Classement du Maxi Edmond de Rothschild, le mardi 12 novembre à 12h :
3e / MAXI EDMOND DE ROTHSCHILD (Franck Cammas / Charles Caudrelier / Yann Riou)
167,9 milles du leader – En escale technique à Salvador de Bahia

ACTE 2 – Le mardi 12 novembre au petit matin, les guerriers de Cleon Peterson font leur entrée dans la Baie de Tous les Saints ! L’arrêt est nécessaire et parfaitement encadré par l’équipe technique sur place. « Nous avons pesé le pour et le contre avec Marcel van Triest ! Ce que nous coûte l’arrêt en termes de milles, ce qui reste à faire en longueur de course car nous avons seulement fait un quart du parcours, la météo à venir et bien sûr la sécurité. Après avoir regardé tout cela, on pense que le meilleur compromis c’est cet arrêt pour repartir avec un bateau à 100 % de son potentiel », détaillait le skipper Edmond de Rothschild.

Après seulement une douzaine d’heures à quai, Charles Caudrelier et Franck Cammas repartent en course. Redevenus chasseurs, ils sont alors troisièmes et ont concédé plus de 160 milles à leurs concurrents. C’est un moment difficile de la course pour les deux marins qui durant une semaine ont beaucoup donné pour être devant mais les deux hommes quittent Bahia remontés à fond et avec un Maxi à nouveau à son plein potentiel. L’équipe technique a en effet pu réparer le bas de dérive endommagé en remplaçant l’élévateur de l’appendice en un temps record.
L’élan retrouvé et l’euphorie du retour en course seront pourtant vite stoppés au large des côtes brésiliennes, où le duo Cammas / Caudrelier va devoir négocier une zone de transition sans vent plus longue que prévu. Au large de Porto Seguro, les deux marins voient impuissants leurs concurrents s’échapper et compteront dans la journée plus de 400 milles de retard ! Mais la voile est un sport de patience et à l’échelle de telles machines 400 milles ne représentent rien de rédhibitoire surtout quand un enchaînement de faits de course s’en mêle.

L’arrêt de Macif est annoncé depuis plusieurs jours mais alors que l’équipe pense en avoir pour 3-4 heures de stop à Rio de Janeiro pour remplacer son safran central ce sera finalement plus de 20 heures d’arrêt qu’observeront François Gabart et Gwenolé Gahinet. Dans le même temps, alors qu’il s’élance vers le sud-ouest avec une belle avance, Sodebo Ultim annonce « faire demi-tour pour préserver son bateau, alors qu’une forte dépression se creuse dans son sud. »
Alors que Gitana 17 a enroulé les Iles Cagarras en 3e position quelques heures plus tôt, on assiste à un véritable rassemblement général au pied du Corcovado, le Christ rédempteur qui domine la baie de Rio. Après 6 000 milles parcourus, la course est relancée et c’est en tête que le Maxi Edmond de Rothschild met le cap vers l’Afrique du Sud et le prochain point de passage de Cape Town dès le 14 novembre au soir. « Ce sont les circonstances de nos adversaires qui font que nous avons pu revenir en tête », notait Franck Cammas.

Les 3 200 milles entre le Brésil et l’Afrique du Sud promettaient en théorie de belles et rapides glissades au portant… mais la météo en a décidé autrement. Le duo d’Edmond de Rothschild, comme leurs trois concurrents, a dû composer avec un front secondaire échappé du continent sud-américain, plutôt hargneux, comme le confiait le marin aixois : « Nous avons 48h au près dans du vent et de la mer difficile, ce n’est pas génial ! Là, il n’y pas vraiment de fenêtre pour aller vite vers Cape Town. On subit ce vent de nord-est qui ne nous fait pas avancer très vite et surtout qui génère une mer de face fort désagréable pour les hommes et les bateaux. »

Mais c’est dans ces conditions difficiles et ventées que le Maxi Edmond de Rothschild va montrer tout son exceptionnel potentiel. Passant mieux dans la mer, grâce au vol, que ses poursuivants, le plan Verdier va pouvoir maintenir des vitesses moyennes élevées quand les autres n’auront d’autres choix que de temporiser.
Malheureusement pour les marins du Gitana Team, le scénario météo sur l’Atlantique Sud, avec un anticyclone de Sainte-Hélène positionné très sud et une zone d’exclusion des glaces assez hautes, ne leur permettra pas de s’échapper et de transformer réellement l’avantage que leur offre leur machine. En effet, au contournement des hautes pressions, quand Gitana 17 doit enchaîner les empannages dès son passage de Gough Island, ses poursuivants pourront réaliser une courbe relativement rectiligne et combler ainsi une grande partie de leur retard. Avant d’attaquer sa remontée vers Cape Town et de quitter les quarantièmes rugissants où elle évolue ces derniers jours, la flotte de la Brest Atlantiques se tient en moins de 300 milles !
À noter que le 18 novembre, Sodebo Ultim est victime d’une avarie majeure sur son flotteur tribord, suite à un choc avec un OFNI et l’arrache de son safran de flotteur. Thomas Coville et Jean-Luc Nélias, toujours en course, devront quoiqu’il arrive s’arrêter à Cape Town pour évaluer plus précisément les dégâts.

Les Chiffres
3 323,4 milles parcourus
Vitesse maximum : 36 nœuds
5 jours en tête
Classement du Maxi Edmond de Rothschild, le mardi 19 novembre à 12h :
1er / MAXI EDMOND DE ROTHSCHILD (Franck Cammas / Charles Caudrelier / Yann Riou) – Distance au but : 6 452,5 milles – Vitesse moyennes sur les 24 dernières heures : 20,6 nœuds

ACTE 3 – Après cette série d’empannages engagée en bordure de la zone des glaces, Gitana 17 est le premier à amorcer le virage pour remonter vers l’Afrique du Sud où ils sont attendus dans la baie de Cape Town pour la deuxième marque de parcours. Les marins qui ont été déjà accueillis à plusieurs reprises sur la Volvo Ocean Race par ce paysage théâtral de Table Mountain sont, cette fois, arrivés au terme d’un bord mémorable à 40 nœuds sur mer plate et au coucher du soleil, époustouflant !

Pour valider ce second tronçon de la Brest Atlantiques, le Maxi Edmond de Rothschild doit enrouler Robben Island mais l’exercice n’est pas si simple car le vent est très instable, voire erratique. Un passage à nouveau magnifiquement orchestré par Marcel van Triest. Les hommes hument les odeurs de la terre et quittent les lumières de Cape Town en tête de la flotte. Macif qui pointe à 90 milles, effectue, lui, une courte escale technique et Actual Leader en profite pour se faufiler en seconde position. Sodebo qui a perdu dans un choc un bout du flotteur tribord en plein Atlantique Sud s’arrête également. Après investigations de l’équipe technique, le foil est aussi endommagé et l’abandon s’impose.
Les trimarans de la Brest Atlantiques se retrouvent alors à trois en course au moment où s’amorce le dernier acte qui commence par une navigation dans une zone magnifique et méconnue des coureurs au large le long des côtes Namibiennes. « C’est sympa, tu commences à rechercher des stations météo en Namibie pour décrypter les effets de sites, » explique Marcel van Triest. La navigation côtière est néanmoins stressante pour les hommes avec la présence de nombreuses baleines, de bancs de poissons de toutes sortes et de plusieurs dizaines d’embarcations de pêche. Une nuit, l’équipage de Gitana 17 a une grosse frayeur en traversant un banc de poissons. Des instants douloureux où ils ont bien cru en avoir terminé avec la Brest Atlantiques… mais le bateau va bien et le contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène peut continuer.
Ce dernier est retourné à sa place habituelle ce qui oblige le Maxi Edmond de Rothschild à exploiter un couloir de vent le long de l’Afrique afin d’aller chercher la bordure Nord de la zone de haute pression dans un alizé toujours très faible. Les heures s’allongent… alors que Macif se décale dans l’Ouest en partant à 90 de la route directe. « Une option que nous n’avons jamais considérée pour nous, » précise le routeur du Gitana Team. À bord, les marins prennent soin du bateau qui garde encore les stigmates de la traversée musclée de l’Atlantique Sud, chacun bricole pour permettre à la machine d’attaquer le finish dans le meilleur état possible.

Les Chiffres :
3 097,8 milles parcourus
Vitesse maximum : 33,7 nœuds
7 jours en tête
Classement du Maxi Edmond de Rothschild, le mardi 26 novembre à 12h :
1er / MAXI EDMOND DE ROTHSCHILD (Franck Cammas / Charles Caudrelier / Yann Riou) – Distance au but : 3 328,3 milles du leader – Vitesse moyennes sur les 24 dernières heures : 16,7 nœuds

ACTE 4 – Sur la quatrième et dernière semaine de course, Marcel Van Triest travaille avec l’équipage afin de viser la meilleure trajectoire pour la remontée de l’Atlantique Nord. Le Pot-au-Noir est de retour devant les étraves et le routeur qui excelle dans sa connaissance de la zone, a une stratégie bien précise. Le Maxi Edmond de Rothschild commence par traverser l’Atlantique Sud, d’est en ouest, faisant cap vers le Brésil… plutôt que vers l’Europe. Les marins visent en réalité un point de passage du « Pot » par le 23e degré Ouest, ce qui est très Est par rapport à un passage – classique – qui se situe plutôt entre le 28e et le 30e. Actual Leader est alors à 350 milles dans le sillage et Macif qui s’est décalé encore beaucoup plus vers le Brésil, pointe à 800 milles. « Ce passage par 23e degrés Ouest nous permet alors d’avoir un très bon angle pour la section entre l’équateur et le Cap Vert », explique le routeur.
Le Pot-au-Noir est traversé facilement et la remontée se fait alors sur un seul bord. Gitana 17 progresse à des vitesses de 20 à 25 nœuds – seulement – mais creuse inlassablement son avance. Au passage des Açores, la trajectoire idéale emmène les marins à traverser au cœur de l’archipel, dans l’est de la Terceira. L’objectif est de se placer à l’avant d’un front qui permet enfin à l’équipage d’accélérer vers Brest. Les deux poursuivants réaliseront eux le grand tour de l’Anticyclone des Açores, au contact l’un de l’autre, mais dans un système météo totalement différent de celui du leader qui bouclera le parcours avec une avance qui est ce matin de 1 800 milles.
« Ce matin, j’ai enfilé mon ciré pour la première fois depuis Cape Town. C’est aussi la première fois depuis les latitudes sud que l’on navigue dans une dépression, enfin en avant d’un front. On a beaucoup tourné autour des anticyclones ces derniers temps… On a passé les Açores en fin de nuit. Il ne fait pas encore trop froid mais on sent que l’on entre dans l’hiver européen. La mer n’est pas très bonne depuis notre passage des Açores. On ne va pas attaquer, non seulement car on souhaite préserver le bateau mais surtout car nous avons désormais une avance très confortable sur nos poursuivants pour nous permettre cela », déclarait Charles Caudrelier.

« Quand t’arrives à mettre un anticyclone entre toi et tes concurrents après quelques passages à niveau et plusieurs coups d’accordéon c’est pas mal », confiait quant à lui Marcel van Triest à quelques heures de franchir la ligne d’arrivée.

Les Chiffres
3 017, 4 milles parcourus
Vitesse maximum : 33,5 nœuds
7 jours en tête
Classement du Maxi Edmond de Rothschild, le mardi 3 décembre à 12h :
1er / MAXI EDMOND DE ROTHSCHILD (Franck Cammas / Charles Caudrelier / Yann Riou) – Distance au but : 337,3 milles du leader – Vitesse moyennes sur les 24 dernières heures : 30,4 nœuds

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Top départ de Spindrift 2, le Trophée Jules Verne a commencé mardi 3 décembre à 20h 55' 54" TU

Spindrift 2 a franchi la ligne de départ du Trophée Jules Verne ce mardi 3 décembre à 20h 55' 54" TU (21H 55' 54" heure française) pour 21 600 milles autour du monde. Objectif : améliorer le record de 40 jours 23 heures 30 minutes et 30 secondes en arrivant le 13 janvier 2020 avant 20h 27' 25" TU.


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Crédit : Ch Schmid

Les douze hommes se sont élancés devant le phare du Créac’h (Ouessant) ce mardi 3 décembre à 20h 55' 54" TU (21H 55' 54" heure française) dans une brise de secteur Est très modérée (15 nœuds). Ce vent de travers sur une mer apaisée change des conditions musclées habituelles pour un départ autour du monde, mais en approche des côtes espagnoles, Yann Guichard et son équipage devraient bénéficier d’un flux plus consistant tournant progressivement au secteur Nord puis se renforçant jusqu’à 25-30 nœuds avec rafales, le long des rivages portugais.

Logiquement, Spindrift 2 devrait rapidement rattraper son retard accumulé lors des premiers bords dans le golfe de Gascogne et atteindre au bout d’un peu plus de cinq jours, l’équateur. C’est dans l’hémisphère Sud que l’équipage pourra filer assez directement vers l’Afrique du Sud dans l’idée de franchir la longitude du cap de Bonne-Espérance en moins de treize jours. A l’entrée de l’océan Indien, le trimaran noir et or pourra ainsi confirmer son potentiel sur ce tour du monde de 21 600 milles en route directe.

Vous conseille : Spindrift 2 sur le départ, Yann Guichard et ses hommes ont largués les amarres ce mardi direction Ouessant - Images


Source : V Bouchet
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Victoire impériale du duo Cammas - Caudrelier sur la Brest Atlantiques, Gitana17 a franchi la ligne d'arrivée à 10H24

C’est fait ! Après 28 jours 23 heures 24 minutes et 46 secondes de mer, Franck Cammas et Charles Caudrelier, accompagnés du media man Yann Riou, ont remporté ce mercredi 4 décembre « Brest Atlantiques » à 10h24'46''. Une première grande victoire au large pour le Maxi Edmond de Rothschild, qui aura parcouru un total de 17 084 milles, à 24.57 nœuds de vitesse moyenne réelle.


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Crédit : Y Zedda

Franck Cammas et Charles Caudrelier ont retrouvé ce mercredi matin la cité du Ponant franchissant en vainqueurs à 10h24'46'', après avoir enchaîné les virements de bord dans les dernières heures de course, la ligne d’arrivée de « Brest Atlantiques » au bout exactement de 28 jours 23 heures 24 minutes et 46 secondes de mer.

A l’arrivée, cette victoire est incontestable : après avoir pris les commandes de la course dès la deuxième nuit de mer en empannant les premiers le long des côtes marocaines, Franck Cammas et Charles Caudrelier les ont gardées jusqu’à leur arrêt technique le 12 novembre à Salvador de Bahia - un arrêt qui aura duré 13 heures et 40 minutes. Ils n’auront alors mis que deux jours pour repasser en tête, le 14 novembre à 20h au large de Rio, une première place qu’ils n’ont depuis plus lâchée. Soit environ 25 jours passés aux avant-postes sur presque 29 au total !

Franck Cammas mardi, au moment d’être survolé par un avion de la Marine Nationale : « Les océans rapetissent avec ce genre de bateau, cette course a été un bon test pour l’éprouver, on a vu ce qui pouvait casser, ce qui était fatigué et les choses à améliorer, c’était vraiment une course intéressante pour préparer les tours du monde ».

Des tours du monde qui sont effectivement les futurs horizons du Maxi Edmond de Rothschild et des trimarans de la classe Ultim 32/23…

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Crédit : Gitana Team


Source : BAtlantiques
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Le Mercato de la semaine

Nominations, départs, annonces de partenariats et d’événements, lancements de projet, offres de jobs, de stages et de services, bateaux à vendre…

[DÉPARTS & NOMINATIONS]

VICTOR MATHEVET est le nouveau directeur du Tour Voile, il succède à JEAN-BAPTISTE DURIER, qui devient directeur de la RSE chez ASO. MANUEL LARIO a remporté le Mirabaud Sailing Video Award 2019 pour sa vidéo Feel Traditional Sailing célébrant la voile classique, il devance Yann Riou, deuxième avec son film sur la préparation par le Gitana Team de Brest Atlantiques. Le prix du public a été attribué à l’Espagnol José Cigarrán pour sa vidéo sur le circuit SailGP. La FFVOILE a dévoilé la liste des nominés pour le titre de Marin de l’Année 2019, remis le 7 décembre au Nautic de Paris : Camille Lecointre/Aloise Retornaz, Delphine Cousin, Damien Seguin, Nicolas Parlier, Axel Mazella, Charlie Dalin/Yann Eliès, Pierre Mortefon, et les futurs vainqueurs de la Brest Atlantiques. Le public a jusqu’au 5 décembre pour se prononcer en ligne. DIDIER VISBECQ a été élu le week-end dernier nouveau président de la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer, il succède à Antoine Croyère qui ne se représentait pas. CATHERINE POURRE et PIETRO LUCIANI (Eärendil) remportent le Championnat Class40 2019 ; ils devancent Aïna Enfance et Avenir (Aymeric Chappellier) et Colombre XL (Charles Louis Mourruau et Estelle Greck)

[JOBS]

SPINDRIFT RACING recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour assurer la maintenance et l’optimisation des installations à bord de Spindrift 2, en plus d’assurer le suivi et la gestion du matériel de l’écurie ; poste à temps plein, basé à La Trinité-sur-Mer. MULTIPLAST recherche un ouvrier prototypiste polyvalent (F/H), poste en CDD de longue durée basé à Vannes, et un approvisionneur composite (F/H), anglais courant, poste en CDI basé à Lausanne. GIANCARLO PEDOTE recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour le suivi de son Imoca Prymian Group. Autonomie et expérience en composite et finition appréciées. Poste basé à Lorient. PLASTIMO recrute un-e chargé-e de communication et un-e chargé-e de communication digitale ainsi qu’un-e adjoint-e au responsable administratif et financier ; postes en CDI basés à Lorient. LE PÔLE FINISTÈRE COURSE AU LARGE recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., expérience requise, poste en prestation de service à pourvoir à partir du 6 janvier 2020 pour une durée annuelle d’environ 130 jours, basé à Port-La-Forêt, avec déplacements. L’ÉQUIPE FIGARO MACIF recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour l’ensemble de la saison 2020. Expérience souhaitée, les deux bateaux sont basés à Port-La-Forêt, déplacement sur les courses, début de collaboration 6 janvier. CAPONNETTO HUEBER recrute un-e ingénieur-e CFD (analyste et développeur) senior avec un minimum de 6 ans d’expérience ; un-e ingénieur-e naval-e spécialisé-e en hydrodynamique/project manager, avec un minimum de 4 ans d’expérience ; un-e mathématicien-ne/data scientist/programmer, avec un minimum de 4 ans d’expérience. GUNBOAT recherche son Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour le suivi et le support technique des Gunboat 68 ; poste en CDI basé à la Grande Motte. DÉCISION propose deux postes : l’un de technicien(ne) composites prototypiste, l’autre de technicien(ne/ingénieur(e) méthodes composites ; postes en CDD (pouvant évoluer en CDI) pour le premier et en CDI pour le second, basés à Lausanne (Suisse).

[STAGES]

OC SPORT PEN DUICK recherche un-e stagiaire sponsoring/partenariats, stage de 6 mois à pourvoir début janvier, basé à Lorient avec déplacements sur les événements. TRISTAN THIBAULT, étudiant ingénieur Arts et Métiers en Master 2 « environnement maritime » à l’IRENav, Ecole Navale de Lanvéoc, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en bureau d’études dans une écurie de course au large, pour 6 mois à partir de mars 2020. AVEL ROBOTICS propose Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.en lien direct avec le dirigeant, profil dernière année d’école de commerce, 4 mois minimum à partir de janvier à Lorient. AMAURY SPORT ORGANISATION propose deux stages dans le cadre de l’organisation du Tour Voile 2020 pour une durée de 6 mois à compter de janvier, basés à Boulogne-Billancourt, avec présence sur l’événement en juillet. AXEL CADIOU recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour un ou deux ans (communication événementielle, communication interne…) dans le cadre de son Master 1 à Sup de Com Nantes, disponible immédiatement et mobile dans le Grand Ouest. TIPHAINE LEVALLOIS étudiante en Licence 3 Sciences de Gestion et Management à l’Institut de Gestion de Rennes (IGR), recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. dans les domaines du marketing, de la communication et/ou de l’événementiel à partir du 27 avril 2020, basé de préférence à Rennes (35) ou dans la Manche (50).
[ANNONCES & PARTENARIATS]
ERIC TABARLY est une nouvelle marque haut de gamme de prêt-à-porter et de d’accessoires de mode dont le développement sous licence a été confié par la famille d’Éric Tabarly et OC Sport Pen Duick à Nicolas Veto et Matthieu Bimbenet, dirigeants de 727 Sailbags. Elle sera présentée à partir du 7 décembre au Nautic de Paris et dans les concept-stores 727 Sailbags. Eric Tabarly est également partenaire de Wind, le festival du film de voile de compétition organisé par Tip & Shaft et Poppop, qui se déroule le 4 février 2020 à Paris. FORMATION MINI-TRANSAT : il ne reste plus que 3 places pour la session de formation « Bien préparer son projet de Mini-Transat » proposée par Tip & Shaft à Paris le dimanche 8 décembre prochain (pendant le 1er week-end du Nautic). Elle sera animée par l’ancien président de la Classe Mini Lucas Montagne. WIND : depuis mercredi, chaque entrée pour Wind est accompagnée d’une invitation gratuite pour le Nautic de Paris. Le premier festival du film de voile de compétition, co-organisé par Tip & Shaft et Poppop, aura lieu le mardi 4 février à 19h30 au Grand Rex à Paris. Au programme : des films inédits et exclusifs, avec les plus grands marins actuels à l’écran… et dans la salle. Infos et réservations sur wind-festival.com. PODCAST. Le 11e épisode d’INTO THE WIND, le podcast de Tip & Shaft accueille MICHEL DESJOYEAUX. La 2e partie de cet épisode-fleuve a été mise en ligne dimanche dernier. Depuis leur lancement, en octobre 2018, les podcasts de Tip & Shaft ont dépassé les 150 000 téléchargements. Ils sont disponibles sur toutes les plateformes de diffusion : iTunesDeezerSpotifySoundCloundGoogle Podcasts… ainsi que sur le site de Tip & Shaft. THE OCEAN GLOBAL RACE 2023, lancée par Don McIntyre, s’ouvre aux anciens Maxis de plus de 71 pieds ayant couru la Whitbread, ainsi qu’aux W60 de 1985 à 1997 qui disputeront le « Classic Challenge », ce qui portera le nombre de bateaux inscrits à 34. ADVENS, déjà aux côtés de Thomas Ruyant sur la Transat Jacques Vabre, a décidé d’accompagner le Nordiste en tant que partenaire principal pour la saison 2020 et le Vendée Globe. BEN AINSLIE et INEOS TEAM UK formeront en 2020 l’ossature du Great Britain SailGP Team, qui conservera quelques membres de l’équipe alignée en 2019. Le quadruple champion olympique est accompagné des partenaires qui le soutiennent déjà au sein du challenger britannique pour la 36e Coupe de l’America, dont Ineos, mais également d’un nouveau sponsor, AFEX. LE GRAND PAVOIS de La Rochelle aura désormais lieu du mardi au dimanche (au lieu du mercredi au lundi), soit, en 2020, du 29 septembre au 4 octobre. PORTSMOUTH accueillera le Yacht Racing Forum 2020 les 23 et 24 novembre. LE CAP accueillera une escale de l’édition 2021-2022 de The Ocean Race ; ce sera la 12e fois que la course autour du monde s’arrêtera dans la ville sud-africaine. CAP-MARTINIQUE sera le nom officiel de la Transat IRC, annoncée dans Tip & Shaft en juillet par Jean-Philippe Cau, le président de l’UNCL. Elle s’élancera le 18 avril 2021 de La Trinité-sur-Mer pour rallier Fort-de-France, les inscriptions seront ouvertes le 15 décembre. LA CONGRESSIONAL CUP réintègre en 2020 le World Match Racing Tour, dont elle sera la première étape (29 avril-3 mai à Long Beach). WINDMORBIHAN.COM, le réseau de capteurs de vent du Morbihan, vient de fêter ses 5 ans en atteignant les 900 000  visites/an. INO-ROPE a présenté sa nouvelle gamme de padeyes à coller au METS d’Amsterdam.

Photo : Pierre Bouras/TR Racing

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Brest Atlantiques. Arrivée du Maxi Edmond de Rothschild

Brest Atlantiques. Arrivée du Maxi Edmond de Rothschild

Franck Cammas et Charles Caudrelier doivent arriver à Brest ce mercredi matin où ils devraient remporter logiquement la Brest Atlantiques. Après 29 jours de mer, un demi-tour du monde avec une escale à Bahia, le Maxi Edmond de Rothschild a montré tout son potentiel au large dominant largement ses adversaires. L’écurie Gitana voulait du panache. Ils en ont. La victoire est belle alors qu’on aurait pu croire Macif plus proche en terme de performance comme lors de la dernière confrontation sur la Fastnet. Mais sur 29 jours, le niveau de Gitana est clairement au-dessus des autres Ultim. Ses dernières améliorations avec un fairing à l’arrière – une toile permettant d’améliorer l’aérodynamisme – a du participer à ses performances. Enfin on saluera le travail de Yann Riou, mediaman à bord qui nous aura livré de superbes images et rendu compte avec talent de la vie à bord.

Un peu moins de deux ans et demi après sa mise à l’eau, le Maxi Edmond de Rothschild dessiné par Guillaume Verdier, avec le concours du bureau d’études du Gitana Team,  conçu pour voler au large à l’initiative de ses armateurs entre dans l’histoire comme le premier bateau volant au large. Le test est réussi pour attaquer la suite, sans doute un Trophée Jules Verne avant la Brest Oceans, l’Everest Ultime.

Maxi Edmond de Rothschild - Franck Cammas Charles CaudrelierMaxi Edmond de Rothschild – Franck Cammas Charles CaudrelierMaxi Edmond de Rothschild - Franck Cammas Charles CaudrelierMaxi Edmond de Rothschild – Franck Cammas Charles Caudrelier Photo: Yann Riou

Après l’abandon de Thomas Coville et Jean-Luc Nélias sur Sodebo Ultim3, la course continue pour la deuxième place où Yves Le Blévec et Alex Pella sur Actual Leader ne lâchent rien pour la deuxième place à la lutte avec François Gabart et Gwénolé Gahinet sur Macif qui doivent composer avec l’anticyclone des Açores qui leur barre la route. Ils sont attendus entre vendredi soir et samedi après-midi, reste à savoir dans quel ordre, les deux tandems n’étant séparés mardi après-midi que de 25 milles.

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ETA demain matin pour le duo Cammas - Caudrelier, Gitana 17 aux portes de la victoire sur Brest Atlantiques

Au bout d’un peu moins de 29 jours de mer, Franck Cammas et Charles Caudrelier sont attendus mercredi matin à Brest en vainqueurs de « Brest Atlantiques ». Le Maxi Edmond de Rothschild, après 24 heures à très haute vitesse au large du Golfe de Gascogne, devrait en terminer dans des airs plus légers la nuit prochaine et s’offrir une la victoire.

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Crédit : Y Riou

Brest se prépare à accueillir mercredi matin ceux qui, sauf rebondissement de dernière minute, seront les grands vainqueurs de « Brest Atlantiques », Franck Cammas et Charles Caudrelier, accompagnés du media man Yann Riou. En tête de la course sans discontinuer depuis le 14 novembre à 20h, peu après le passage de la première marque de parcours à Rio de Janeiro, le Maxi Edmond de Rothschild a réussi à dérouler le scénario parfait depuis ce week-end, parvenant à se positionner à l’avant d’une dépression au niveau des Açores, ce qui lui a permis de s’offrir un bord express vers la Bretagne. Avec 728 milles parcourus entre lundi et mardi midi, à 30.4 nœuds de moyenne, il a en effet signé sa deuxième meilleure journée depuis le départ de Brest le 5 novembre (il avait « avalé » 741 milles le 18 novembre au matin en Atlantique Sud).

Le trimaran conçu par Guillaume Verdier avec le concours du bureau d’études du Gitana Team et construit au chantier Multiplast de Vannes devrait couper la ligne d’arrivée entre la pointe du Tourlinguet et la pointe Saint-Mathieu mercredi au lever du jour, après un peu moins de 29 jours de mer et 17 000 milles parcourus au total (contre 13 750 sur la route directe), à 25 nœuds de moyenne. Une belle récompense pour un Ultim et des marins qui, hormis lors de la traversée du Golfe de Gascogne après le départ, puis suite à leur arrêt technique à Salvador de Bahia le 12 novembre pour une réparation du plan porteur de la dérive, ont toujours fait la course en tête, assumant l’étiquette de favoris que nombre d’observateurs leur accolaient avant le départ de Brest.

Ce succès annoncé sera important pour l’écurie aux cinq flèches d’Ariane et Benjamin de Rothschild, puisque le premier sur une grade course au large du trimaran volant, deux ans après une Transat Jacques Vabre terminée à la deuxième place, mais avec des foils cassés, et un an après l’abandon sur la Route du Rhum, consécutif à la perte de l’avant du flotteur tribord. Elle le sera également pour Franck Cammas et Charles Caudrelier, arrivés aux commandes de l’Ultim en avril dernier et qui auront donc réussi en sept mois à le mener à la victoire (ils ont également remporté le Fastnet en août). Une victoire qu’ils pourront donc fêter avec les Brestois mercredi matin lorsqu’ils amarreront le trimaran au ponton de la Recouvrance, quai Malbert.

Ponton où leurs deux poursuivants, le trimaran MACIF (François Gabart/Gwénolé Gahinet) et Actual leader (Yves Le Blevec/Alex Pella) sont quant à eux attendus entre vendredi soir et samedi après-midi, reste à savoir dans quel ordre, les deux tandems n’étant séparés mardi après-midi que de 25 milles.


Source : BAtlantiques
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Vendée Globe. Le sponsor titre de Clément Giraud se retire

Vendée Globe. Le sponsor titre de Clément Giraud se retire

Mauvaise nouvelle pour Clément Giraud. Son partenaire a pris la décision de se retirer du projet Vendée Globe dans lequel il était engagé depuis huit mois. Pour rappel, un incendie était survenu le 21 octobre à bord de son IMOCA alors que Clément s’apprêtait à prendre le départ de la Transat Jacques Vabre.

Clément Giraud : « Bien que terriblement déçu et peiné pour mon équipe et moi-même, je respecte la décision de mon partenaire titre. Nous avons fait de belles choses depuis l’acquisition du bateau, il y a huit mois. Deux courses en solitaires (les 900 Nautiques de Saint-Tropez, la Bermudes 1000 Race), le Grand Prix Guyader, 12.000 milles parcourus entre Toulon, Brest et Le Havre, des dizaines d’associations et d’écoles engagées à nos côtés, 400 personnes embarquées en navigation. Je ne suis pas l’armateur du bateau, je ne sais donc pas, à ce jour, si l’IMOCA n°83 est économiquement réparable ou pas ».

Parallèlement, la SAEM Vendée Globe (société organisatrice) a fait savoir à Clément que l’avis de course (art.8.1) ne l’autorisait pas à prendre le départ sur un bateau différent de celui sur lequel il était candidat. Or, les candidatures sont closes depuis le 1er novembre.

Clément Giraud : « Je vais continuer à m’entraîner en IMOCA sur les deux courses en solitaire du printemps prochain, The Transat CIC et la New-York Vendée, en louant un bateau et avec mon équipe nous allons chercher de nouveaux partenaires. A l’issue de ces deux courses, et si le nombre de partants est inférieur à 34, et vu le caractère exceptionnel de la situation, je me permettrai de solliciter la SAEM afin d’obtenir, si cela est possible, le droit de partir sur ce nouveau bateau. Rien n’entame ma détermination, je reste optimiste. Le Vendée Globe est une aventure, tant en mer qu’à terre ! Ce projet peut être une très belle opportunité pour une entreprise à qui je peux offrir un partenariat titre pour un budget raisonnable ».

Clément et son équipe écrivent actuellement la suite à donner au projet, en concertation avec leurs partenaires techniques. Le projet ENVOL « partager et transmettre » qui a fédéré un grand nombre d’associations, de partenaires et de soutiens est toujours d’actualité. De belles opportunités pourraient se présenter…

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Star Sailors League. Début de la Finale

Star Sailors League. Début de la Finale

La finale de la 7e Star Sailors League débute ce mardi à Nassau. Une édition qui s’annonce parmi la plus hétéroclite de toutes les SSL Finals disputées. Cette année encore l’excellence est au rendez-vous avec les concurrents venus d’horizons aussi divers que les Jeux Olympiques, la Coupe de l’America et la Volvo Ocean Ocean. Sans compter aussi avec de nombreux Champions du Monde en titre de Séries représentatives de la voile de haut niveau.

Les 23 équipages qui prennent par à cette 7e édition des SSL Finals, représentent 22 nations ! Bienvenue cette année à l’Espagne avec le septuple tour du mondiste Roberto Bermúdez de Castro, qui a aussi réalisé une campagne olympique en Star à l’occasion des Jeux d’Athènes en 2004. Il est présent à Nassau avec son compatriote Miguel Fernandez Vasco ; à l’Uruguay avec le Champion du Monde en titre de Snipe, Ricardo Fabini, vice-champion des Jeux Panaméricains, qui navigue avec l’Argentin Federico Calegari ; et à la Corée du Sud représentée par Jeemin Ha, trois participations aux Jeux Olympiques en Laser et triple champion des Jeux Asiatiques. Il est aidé ici par l’américain Mark Strube, l’un des meilleurs équipiers au monde de Star.

« Je n’ai entendu parler des SSL Finals seulement cette année, » avoue Ha. « Cela a l’air génial comme épreuve, mais je ne pensais jamais pouvoir y être invité. C’est une chance incroyable de régater contre des grands noms de la voile. Comparés au Laser, les techniques en Star sont très similaires, mais par contre la manière de barrer est très différente. Le support est plus imposant et lourd. L’inertie est donc plus grande. Je ne l’ai pas encore tout à fait en main… »

En termes d’âge, c’est à l’Américain Paul Cayard d’endosser cette année le rôle de doyen. Il retrouve à ses côtés Phil Trinter, son coéquipier de Star lors des Jeux d’Athènes 2004. Le vainqueur de la Louis Vuitton Cup et de la Volvo Ocean Race, lui-même Champion du Monde de Star en 1988, a fêté ses 60 ans cette année. Loin de raccrocher son ciré, il a terminé 4e du SSL Breeze Grand Slam disputé ce printemps à Riva del Garda et conclu quelques semaines plus tard le Championnat du Monde de Star à la 6e place. De nombreux régatiers issus, ou en devenir, de l’Olympisme vont s’aligner sur la ligne de départ de cette 7e édition des SSL Finals, comme le jeune anglais Lorenzo Chiavarini, 25 ans, épaulé par l’Allemand Kilian Weise ; le jeune Finlandais Oskari Muhonen qui aura pour équipier l’Ukrainien Vitalii Kushnir. Il fait partie du cercle très fermé des quatre uniques personnes à avoir remporté par deux fois la Finn Silver Cup, le Championnat du Monde de Finn des moins de 23 ans.

À noter aussi la présence parmi les Olympiens du Croate Tonci Stipanovic, Médaille de Bronze en Laser à Rio en 2016, qui navigue avec son compatriote Tudor Bilić, un Finniste réputé. Alors que les deux dernières éditions des SSL Finals ont été remportées par Paul Goodison, Champion Olympique de Laser, et Jorge Zarif, vainqueur de la Finn Gold Cup, Stipanovic pourrait être un prétendant sérieux à la victoire finale.

Très occupé par sa campagne olympique pour les Jeux de Tokyo, Jorge Zarif n’a pas pu se permettre de faire le déplacement à Nassau. Son coéquipier Pedro Trouche, vainqueur de l’édition 2018 des SSL Finals, défendra son titre au côté d’Hamish Pepper, Champion du Monde de Star 2006.

« Je suis très heureux de pouvoir revenir ici et de défendre mon titre, » raconte Trouche. « Naviguer avec Hamish est très différent. L’an passé nous avions beaucoup échangé tous les deux. Donc nous ne partons pas aujourd’hui d’une feuille blanche. Cette année il y a plus de jeunes et la liste des prétendants à la victoire est très imposante. Cela risque d’être encore plus difficile. À Nassau il est possible de naviguer dans des conditions très ventées. Le jeu est donc très ouvert. Je ne peux donc donner aucun pronostic ! »

Pepper fait partie de la dernière génération de Staristes qui a participé en Star aux Jeux de Londres en 2012. Cela inclut aussi le Suédois Médaillé d’Or Freddie Lööf, qui navigue ici avec son concurrent américain de l’époque, Brian Fatih, Médaillé d’Argent à Londres, Médaille d’Or à Pékin en 2008 ; l’Anglais Iain Percy qui revient cette année avec le Suédois Anders Ekström, Champion du Monde de Star en 2004 avec Lööf. Le Monde est petit ! Le Brésilien Bruno Prada, Médaille d’Argent à Londres, est de retour cette année comme équipier du Polonais Mateusz Kusznierewicz, 8e à Londres, tout juste couronné du titre de Champion du Monde de Star. À noter aussi la présence du Français Xavier Rohart, Président de la Star Sailors League, 9e à Londres, qui revient ici, comme chaque année, avec son équipier Pierre-Alexis Ponsot.

À la vue de ses dernières performances, Kusznierewicz est annoncé comme favori de l’épreuve, même si l’intéressé s’en défend. « Ce titre de Champion du Monde a été acquis il y a six mois et d’autres équipages se sont améliorés depuis. Nos attentes sont donc des plus normales. Les SSL Finals sont une épreuve très spéciale. C’est la seule où vous naviguez contre un florilège de Champions Olympiques, de Champions du Monde, de Champions Continentaux, de vainqueurs de la Volvo Ocean Race et de l’America’s Cup… Ce sont tous des amis de longue date. Il y a aussi les petits nouveaux qui sont les bienvenus. C’est impossible de dire qui va gagner. Il n’y a pas moins de dix équipages sur les vingt-trois qui peuvent prétendre à la victoire finale. »

Cette année trois Champions du Monde de Match Racing sont invités à concourir dans les eaux bahamiennes : Ian Williams, l’Anglais aux six couronnes mondiales, épaulé par son compatriote Steve Mitchell, Champion du Monde de Star en titre ; Taylor Canfield, le match racer venu des Îles Vierges Britanniques, qui navigue avec l’Américain Arnis Baltins, est Champion du Monde en titre de M32 ; et enfin le double Champion du Monde (2013 et 2017) en la présence de l’Australien Australien Torvar Mirsky, qui navigue ici avec l’Irlandais Robert O’Leary (frère de Peter O’Leary qui a concouru aux Jeux de Londres en 2012).
Les inscrits

Les participants
1 Paul Cayard USA Phil Trinter USA
2 Iain Percy GBR Anders Ekström SWE
3 Freddy Lööf SWE Brian Fatih USA
4 Mateusz Kusznierewicz POL Bruno Prada BRA
5 Tonci Stipanovic CRO Tudor Bilic CRO
6 Henrique Haddad BRA Henry Boening BRA
7 Taylor Canfield USA Arnis Baltins USA
8 Ian Williams GBR Steve Mitchell GBR
9 Jeemin Ha KOR Mark Strube USA
10 Lorenzo Chiavarini GBR Kilian Weise GER
11 Mark Holowesko BAH Christoph Burger SUI
12 Oskari Muhonen FIN Vitalii Kushnir UKR
13 Eric Doyle USA Payson Infelise USA
14 Torvar Mirsky AUS Robert O’Leary IRL
15 Xavier Rohart FRA Pierre-Alexis Ponsot FRA
16 Ricardo Fabini URU Federico Calegari ARG
17 Chuny Bermudez ESP Miguel Fernandez Vasco ESP
18 Bernardo Freitas POR Samuel Gonçalves BRA
19 Flavio Favini ITA Sergio Lambertenghi ITA
20 Hamish Pepper NZL Pedro Trouche BRA
21 Diego Negri ITA Frithjof Kleen GER
22 Eivind Melleby NOR Josh Revkin USA
23 George Szabo USA Edoardo Natucci ITA

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Trophée Jules Verne. Spindrift 2 départ pour une nouvelle tentative

Trophée Jules Verne. Spindrift 2 départ pour une nouvelle tentative

La fenêtre est confirmée pour Yann Guichard et ses onze hommes d’équipage. Ils sont partis ce mardi à 11h30 de La Trinité/mer pour rallier la ligne du Trophée Jules Verne, au large du phare de Créac’h (Ouessant) pour un départ dans la nuit (vers 21h00). Dans une brise de secteur Est modérée, Spindrift 2 devrait mettre six à sept heures avant de contourner Ouessant.

Beaucoup d’émotions ce mardi matin sur les pontons de La Trinité/mer lorsque les proches des douze hommes de Spindrift 2 ont accompagné l’équipage parti pour quarante jours autour du monde. Sous un soleil radieux et par une petite brise de secteur Est, le trimaran noir et or a ensuite embouqué le chenal pour envoyer la toile et rallier d’ici six à sept heures la ligne de départ devant le phare de Créac’h (Ouessant). Un départ plutôt paisible donc et une entame dans le même tempo puisque le golfe de Gascogne s’annonce lisse comme le lac Léman pour les premières heures de cette troisième tentative.

Cinq jours et des poussières…

« C’est plutôt une bonne fenêtre météo pour atteindre l’équateur en un peu plus de cinq jours et l’Atlantique Sud semble s’améliorer au fil des heures : la première partie de ce tour du monde est donc bonne. Nous avons deux nouveaux safrans qui vont nous permettre d’améliorer encore les performances de Spindrift 2, mais les records sont de plus en plus difficiles à battre ! De toutes façons, c’est un voyage fabuleux et cela reste une aventure, humaine, technique, sportive. L’équipage est très motivé avec un noyau dur qui reste fidèle et cette fois, nous partons dans des conditions très tranquilles dans le golfe de Gascogne avant d’accélérer sensiblement après le cap Finisterre… » indiquait Yann Guichard avant le départ du ponton.

Spindrift 2 va donc s’élancer ce mardi 3 décembre vers 21h00 au Nord de Ouessant pour 21 600 milles de ce parcours semé de trois caps légendaires : Bonne-Espérance (au Sud du continent africain), Leeuwin (au Sud-Ouest de l’Australie), Horn (au Sud du continent américain). Une troisième tentative qui vise les 40j 23h 30’ 30’’ de ce record autour du monde.

« Il faut être persévérant sur ce Trophée Jules Verne ! Il faut d’abord un bon bateau bien préparé, une bonne alchimie dans l’équipage et bien sûr, une météo favorable. Et si les conditions s’annoncent très clémentes au départ, nous allons enchaîner avec une belle descente vers l’équateur. Et nous entrevoyons un passage au cap de Bonne-Espérance en douze jours, ce qui est un très bon chrono par rapport au temps de référence. » précise Erwan Israël (navigateur).

Bonne-Espérance en ligne de mire
« Je suis très content de ce départ plutôt paisible et convivial à La Trinité/mer : c’est une bonne nouvelle de s’élancer sur ce tour du monde que je n’ai jamais fait. Ce sera mon premier et c’est vraiment une grosse aventure ! Je ne connais pas les mers du Sud et tout l’hémisphère Sud… Nous allons vivre quatre saisons pendant ce Trophée Jules Verne : on part à l’automne, on entre dans l’Atlantique Sud au printemps, on termine les mers du Sud au début de l’été et on termine en Bretagne en plein hiver… » note le novice Grégory Gendron.

Ce tour du monde, passé en un quart de siècle de 79 jours (Commodore Explorer en 1993) à un peu plus de 40 jours (IDEC Sport en 2017), a la plupart du temps nécessité deux, voire trois tentatives avant d’être amélioré successivement par Peter Blake et Robin Knox-Johnston (Enza New Zealand en 1994), Olivier de Kersauson (Sport Élec en 1997), Bruno Peyron (Orange en 2002), Steve Fossett (Cheyenne en 2004), Bruno Peyron (Orange 2 en 2005), Franck Cammas (Groupama 3 en 2010), Loïck Peyron (Banque Populaire V en 2012)…

« Je ne suis pas le seul à avoir détenu le record, il y a aussi Xavier Revil à bord ! Et nous sommes six sur douze à avoir déjà bouclé le tour du monde en multicoque mais c’est un équipage cohérent, homogène, qui connaît bien le bateau qui a été optimisé au fil des ans. Spindrift 2 est désormais plus léger, donc plus aérien avec l’avantage de pouvoir régler la poussée avec les safrans, donc plus performant, plus nerveux. On tente une troisième fois, ce qui est un peu une habitude sur le Trophée Jules Verne car peu d’équipages l’ont accroché dès la première tentative ! » précise Thierry Chabagny (barreur-régleur).

L’équipage de Spindrift 2 a ainsi été très peu modifié puisque seuls Corentin Horeau et Grégory Gendron viennent étoffer le noyau dur qui avait déjà réalisé une tentative au début de l’année. Sous la houlette de Yann Guichard, le trimaran noir et or est donc paré à affronter les humeurs de Neptune pendant les quarante jours programmés sur ce tour du monde.

« Ce sera mon premier tour du monde quand nous arriverons à Brest, mon premier cap Leeuwin et mon premier cap Horn ! J’ai connu l’océan Indien mais cela s’est arrêté ensuite sur bris d’un safran… Les conditions de départ s’annoncent paisibles, ce qui donne une certaine douceur à ce démarrage. En plus, on part de la « maison », de La Trinité/mer, avec un temps correct à l’équateur et normalement, un bon chrono au cap de Bonne-Espérance. » conclut Erwan Le Roux (boat-captain).

ÉQUIPAGE DE SPINDRIFT 2 :
Yann Guichard (skipper)
Erwan Israël (navigateur)
Jacques Guichard (chef de quart / barreur-régleur)
Jackson Bouttell (barreur / numéro un)
Thierry Chabagny (barreur / régleur)
Grégory Gendron (barreur / régleur)
Xavier Revil (chef de quart / barreur-régleur)
Corentin Horeau (barreur / numéro un)
François Morvan (barreur / régleur)
Duncan Späth (barreur / régleur)
Erwan Le Roux (chef de quart / barreur-régleur)
Benjamin Schwartz (barreur / numéro un)

Jean-Yves Bernot (routeur à terre)

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Spindrift 2 sur le départ, Yann Guichard et ses hommes ont largués les amarres ce mardi direction Ouessant - Images

Yann Guichard et ses onze hommes d’équipage ont largué les amarres ce mardi à 11h30 de La Trinité/mer : le trimaran noir et or va ainsi rallier la ligne du Trophée Jules Verne, au large du phare de Créac’h (Ouessant) pour un départ dans la nuit (vers 21h00). Dans une brise de secteur Est modérée, Spindrift 2 devrait mettre six à sept heures avant de contourner Ouessant. "Les records sont de plus en plus difficiles à battre ! "

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Crédit : Ch Schmid

Yann Guichard : "C’est un voyage fabuleux"

« C’est plutôt une bonne fenêtre météo pour atteindre l’équateur en un peu plus de cinq jours et l’Atlantique Sud semble s’améliorer au fil des heures : la première partie de ce tour du monde est donc bonne. Nous avons deux nouveaux safrans qui vont nous permettre d’améliorer encore les performances de Spindrift 2, mais les records sont de plus en plus difficiles à battre ! De toutes façons, c’est un voyage fabuleux et cela reste une aventure, humaine, technique, sportive. L’équipage est très motivé avec un noyau dur qui reste fidèle et cette fois, nous partons dans des conditions très tranquilles dans le golfe de Gascogne avant d’accélérer sensiblement après le cap Finisterre. » indiquait Yann Guichard avant le départ du ponton.

Erwan Israël : "Au cap de Bonne-Espérance en douze jours"

« Il faut être persévérant sur ce Trophée Jules Verne ! Il faut d’abord un bon bateau bien préparé, une bonne alchimie dans l’équipage et bien sûr, une météo favorable. Et si les conditions s’annoncent très clémentes au départ, nous allons enchaîner avec une belle descente vers l’équateur. Et nous entrevoyons un passage au cap de Bonne-Espérance en douze jours, ce qui est un très bon chrono par rapport au temps de référence. » précise Erwan Israël (navigateur).

Erwan Le Roux : "On part de la « maison »"

« Ce sera mon premier tour du monde quand nous arriverons à Brest, mon premier cap Leeuwin et mon premier cap Horn ! J’ai connu l’océan Indien mais cela s’est arrêté ensuite sur bris d’un safran… Les conditions de départ s’annoncent paisibles, ce qui donne une certaine douceur à ce démarrage. En plus, on part de la « maison », de La Trinité/mer, avec un temps correct à l’équateur et normalement, un bon chrono au cap de Bonne-Espérance. » conclut Erwan Le Roux (boat-captain).

Départ vers 21h pour le Trophée Jules Verne

Spindrift 2 va donc s’élancer ce mardi 3 décembre vers 21h00 au Nord de Ouessant pour 21 600 milles de ce parcours semé de trois caps légendaires : Bonne-Espérance (au Sud du continent africain), Leeuwin (au Sud-Ouest de l’Australie), Horn (au Sud du continent américain). Une troisième tentative qui vise les 40j 23h 30’ 30’’ de ce record autour du monde.
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Retrouvez l'équipage de Spindrift 2, ici


Source : V Bouchet
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La Finale du trophée national de e-Sailing est organisée par la FFV dans le cadre du Salon Nautic

Les 12 meilleurs joueurs français de e-Sailing se retrouvent à Paris pour participer à la grande Finale e-Sailing France. Cet évènement, organisé par la Fédération Française de Voile, se déroule dans le cadre du salon Nautic de Paris, le 13 décembre prochain.

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Crédit : Virtual Regatta


Le championnat du monde de e-Sailing a été lancé le 22 janvier dernier, lors du salon de Düsseldorf. Les joueurs ont ensuite eu l’occasion de s’affronter lors de trois autres évènements, au rythme de playoffs. Parmi les milliers de joueurs engagés, 500 ont été retenus pour la Winter Playoff, 800 pour la Spring Playoff et 1.000 lors de la Summer Playoff. A l’issue de ces compétitions, le Top 1.000 s’est retrouvé lors des phases finales (Finals Playoff), en septembre. Parmi eux, les 12 meilleurs Français, qui se sont vus qualifiés pour la Finale e-Sailing France, qui se déroule dans 15 jours. Les 12 meilleurs français ont rendez-vous au Nautic Si de nombreuses fédérations, comme comme l’Italie, le Royaume-Uni, la Suisse, les Pays-Bas ou encore l'Allemagne, connaissent déjà leur champion national de e-Sailing, le Français sera sacré lors du salon Nautic de Paris, dans 15 jours. Le Championnat de France de e-Sailing est organisé par la Fédération Française de Voile. Les 12 meilleurs joueurs français s’affronteront vendredi 13 décembre 2019, sur la Grande Scène du Salon Nautic, porte de Versailles. Le premier signal d’avertissement de la Finale, commentée en direct par Philippe Guigné, le fondateur de Virtual Regatta, sera donné à 19h30. Tristan Péron, vice-champion du monde, présent Trois des douze meilleurs joueurs de l'hexagone participaient à la Finale Mondiale, organisée en lors de la conférence annuelle de World Sailing, la Fédération internationale de voile, aux Bermudes, début novembre. Cet évènement regroupait les 8 meilleurs e-Sailors du monde, issus des phases finales. Le Français Tristan Péron y a par ailleurs été sacré vice-champion du monde de e-Sailing. Il sera présent à Paris.Source : Annie PIGNY
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Les TOP et FLOP de la semaine ... #46

Fin du convoyage pour l'astronaute Thomas Pesquet, Initiatives Coeur est de retour à Lorient - Vidéo

Parti il y a 14 jours de Salvador de Bahia sur Initiatives-Cœur, Thomas Pesquet, parrain du bateau, participait au convoyage retour de l...

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Le Challenge Bretagne – CMB féminin débute, neuf jeunes femmes en lice pour un Figaro 3

Les neuf femmes sélectionnées sur dossier pour le Challenge Océane ont rendez-vous depuis lundi 2 décembre pour cinq jours d’évaluation technique et sportive. Au programme : entretiens individuels, tests techniques oraux et physiques puis navigations à bord de Figaro Bénéteau 3. Le tout pour espérer décrocher leur place en finale et avoir la chance de bénéficier d’un bateau, d’un budget de fonctionnement permettant de disputer dans les meilleures conditions le circuit du Championnat de France de Course au Large en Solitaire.


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Credit : DR

Les neuf femmes ayant passé avec succès la première phase du dispositif de sélection du Challenge Océane Bretagne – CMB ont donc rendez-vous cette semaine, au Pôle Finistère à Port-la-Forêt, pour cinq jours d’épreuve. Un groupe d’experts va leur proposer un large panel de tests et d’entretiens afin d’évaluer leur motivation ainsi que leurs compétences pour mener à bien un projet sportif de haut niveau sur les plans technique, météo, tactique, psychologique et physique.

Trois d’entre elles seront ensuite retenues pour la finale programmée du 9 au 13 décembre qui déterminera celle qui portera les couleurs de ce tout nouveau projet entièrement dédié aux femmes. la vainqueur rejoindra Tom Laperche et Loïs Berrehar au sein de la Filière d’excellence de course au large.

Les neuf jeunes femmes sélectionnées :

Elodie BONAFOUS, 24 ans
Alizée DESBORDES 27 ans
Violette DORANGE 18 ans
Marie GENDRON 27 ans
Lara GRANIER 24 ans
Chloé LE BARS 22 ans
Amélie RIOU 27 ans
Milena SCHOENAHL 28 ans
Charlotte YVEN 23 ans

Source : Rivacom

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Comment Cherbourg a décroché l’arrivée du Fastnet

La nouvelle a fait grand bruit des deux côtés de la Manche : le Rorc, organisateur de la Fastnet Race, a annoncé mardi dernier que l’arrivée des deux prochaines éditions aurait lieu à Cherbourg, alors que depuis la création de l’épreuve, en 1925, elle s’était toujours terminée à Plymouth. Tip & Shaft explique comment on en est arrivé là.

Après la Golden Globe Race, partie aux Sables d’Olonne l’an dernier, après The Transat CIC, dont le départ de l’édition 2020 aura lieu à Brest, Plymouth perd une troisième grande course au large, puisque la Fastnet Race, créée en 1925 et organisée jusqu’ici tous les deux ans entre Cowes et la ville du sud de l’Angleterre, arrivera lors des deux prochaines éditions, en 2021 et 2023, à Cherbourg.

L’annonce a été faite mardi dernier à Londres lors d’une conférence de presse organisée par le Royal Ocean Race Club (Rorc), organisateur de la course. Son commodore, Steven Anderson, a expliqué, pour justifier ce déménagement en France : « La course a connu une croissance constante au cours des deux dernières décennies et de plus en plus de marins veulent y participer. Le nombre d’inscrits a été plafonné ces dernières années. Cherbourg-en-Cotentin nous offre la possibilité de toucher un plus grand nombre de navigateurs grâce à une capacité d’amarrage supplémentaire et des installations de qualité. C’est une vraie opportunité qui va nous permettre d’attirer davantage d’équipages sur cette course mythique ».

Directeur général du Rorc, Eddie Warden Owen, interrogé par Tip & Shaft, précise : « Depuis mon arrivée à ce poste, en 2008, il y a toujours eu un problème de place à Plymouth, c’est un casse-tête qui dure depuis longtemps. Et l’emplacement que nous avions avec le Plymouth Yacht Haven [le port qui accueillait les bateaux à leur arrivée, NDLR] était loin de la ville. » Et ne permettait donc pas d’accueillir du public aux arrivées des bateaux. Un aspect qui, d’après Jean-Louis Valentin, président de la Communauté d’agglomération du Cotentin, en première ligne côté français pour négocier le deal, a aussi compté. : « Du côté du Rorc, je pense qu’il y avait la volonté d’avoir une arrivée plus festive et plus populaire que ce qui se passait jusqu’ici à Plymouth », explique-t-il à Tip & Shaft.

Les discussions entre Cherbourgeois et Anglais ont commencé voilà deux ans. « Au moment où le Rorc s’interrogeait pour savoir si Plymouth était toujours la destination la plus évidente pour l’arrivée de la Fastnet Race, raconte Jean-Louis Valentin. Ils nous ont alors demandé si nous serions éventuellement intéressés à l’idée d’accueillir la course. » Une proposition qui tombe bien : toujours selon l’élu normand, « indépendamment de notre volonté de renforcer l’attractivité du Cotentin, nous souhaitons consolider la filière nautique et affirmer notre vocation maritime. Il y a donc tout de suite eu un consensus sur l’intérêt d’attirer dans le Cotentin un événement d’envergure internationale et à caractère nautique. » C’est d’ailleurs en ce sens que la ville avait déjà accueilli en 2018 l’arrivée de la Drheam Cup (elle en sera port de départ en 2020), mais aussi, en mai 2019, le passage de l’Hermione.

Cherbourg n’a pas pour autant été la seule destination envisagée : d’après Eddie Warden Owen, le Rorc a d’abord étudié « différentes alternatives en Grande-Bretagne », dont Cowes. Comment la préfecture du Cotentin a-t-elle fait la différence ? « Cherbourg nous a fait une proposition globale que même les tenants de la tradition ne pouvaient ignorer, en nous offrant la possibilité d’amarrer les bateaux en plein centre-ville et en nous garantissant un accueil chaleureux », répond le DG du Rorc. Avec Port Chantereyne (1 600 places), mais surtout l’avant-port et le bassin du Commerce, qui peuvent accueillir des bateaux à fort tirant d’eau comme les Imoca, Cherbourg dispose en effet d’installations portuaires au cœur de la ville qui ont sans doute tranché avec celles de Plymouth.

Ce qui fait dire à Sam Davies – membre du Rorc -, au moment de commenter cette petite révolution : « Mes sentiments sont mélangés : j’ai énormément de souvenirs d’arrivées à Plymouth, donc c’est dur d’imaginer que ça ne sera plus comme ça. Mais d’un autre côté, nous avions reçu l’année dernière un accueil incroyable sur la Drheam Cup, avec les Imoca en plein centre de la ville, je pense que ça va faire un bien fou à la course et aux coureurs, ça va la rendre plus connue. »

Tous ne partagent pas cet avis, notamment en Angleterre, où de nombreuses voix se sont élevées contre la décision du Rorc (voir certaines réactions dans EuroSail News), accusé à la fois de ne pas avoir consulté ses membres, mais également de dénaturer la course. Une hostilité partagée de ce côté-ci du Channel par Géry Trenteseaux, membre du Rorc et vainqueur toutes classes du Fastnet en 2015 (et en IRC 2 cette année) : « Je suis quelqu’un de plutôt conservateur et traditionnel, je ne vois pas l’intérêt de ce changement qui va compliquer les choses tactiquement, avec les zones de séparation du trafic à négocier. C’est comme si on faisait Sydney-Hobart sans aller à Hobart. Je pense que les Anglais sont admiratifs de ce que font les Français en course au large, peut-être qu’ils ont envie de copier. Mais nous, les Français, on aime bien aller boire des bières à Cowes, passer au Squadron, faire le tour du Fastnet et finir à Plymouth pour ramener du thé et des gâteaux au gingembre. »

D’autres voient dans ce déménagement des raisons purement commerciales, à l’instar des représentants de la ville de Plymouth qui, dans un communiqué, ont fait part de leur « déception » après l’annonce faite mardi, estimant avoir fait ces derniers mois les efforts nécessaires pour accéder aux exigences des organisateurs. Jane Slavin, qui fait partie de l’équipe de communication de la ville, confie ainsi à Tip & Shaft : « Quand nous avons pris conscience de la volonté du Rorc d’installer l’arrivée en France, le chef du conseil municipal s’est rendu en personne à Londres pour rencontrer le commodore et le directeur général afin de montrer la valeur que nous accordions à la course. Nous avons aussi répondu à toutes leurs demandes pour 2019 et lancé des études de faisabilité pour agrandir le Mount Batten Centre (la base nautique), incluant 100 emplacements supplémentaires pour la Fastnet Race. Finalement, le choix était entre l’héritage de la course d’un côté, son succès commercial de l’autre. »

Pour Mike Golding, également interrogé par Tip & Shaft, Plymouth a pâti dans l’affaire, « d’un manque de volonté mais aussi des politiques d’austérité. Malgré la perte de la Golden Globe Race et de The Transat, ils n’investiront pas. Si l’on considère les mesures d’austérité, Plymouth a certainement souffert le plus. Pour faire court, c’est loin de Londres et on l’oublie« .

A l’inverse, côté cherbourgeois, en plus d’offrir des capacités d’accueil supérieures à Plymouth, on va mettre la main à la poche. Combien ? « Je ne vais pas vous dévoiler le montant maintenant, parce que je souhaite en laisser la primeur au conseil d’agglomération, tous les détails de l’opération seront dévoilés le 12 décembre, répond Jean-Louis Valentin. C’est un montant significatif, mais à la hauteur des retombées que nous escomptons. Et il sera partagé à peu près à parts égales entre la région, la ville, le département et l’agglomération. » Plusieurs centaines de milliers d’euros ? « Oui », répond le président  de l’agglomération qui conclut : « Il y a le Vendée Globe aux Sables d’Olonne, la Route du Rhum à Saint-Malo, la Transat Jacques Vabre au Havre, nous sommes heureux de pouvoir nous inscrire dans ce panorama avec le Fastnet. »

Photo : Kurt Arrigo/Rolex

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Départ mardi soir pour Spindrift Racing

Spindrift 2 se prépare à une nouvelle tentative sur le Trophée Jules Verne, le record autour du monde au départ et à l’arrivée à Ouessant en laissant les trois caps (Bonne-Espérance, Leeuwin, Horn) à bâbord. Avec comme objectif le temps établi par Francis Joyon et ses hommes en 2017 : 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes. Sur un trimaran optimisé et avec un équipage de onze hommes, Yann Guichard s’élancera dans la nuit de mardi 3 à mercredi 4 décembre pour un nouveau défi.

Yann Guichard et ses onze hommes d’équipage se lanceront dans la nuit de mardi à mercredi 4 décembre devant le phare de Créac’h (Ouessant) pour 21 600 milles (orthodromie = route directe retenue par le WSSRC, organisme international des records à la voile) avec un record à battre : 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes). Un temps que le trimaran noir et or peut accrocher au vu de ses performances antérieures et surtout de ses améliorations techniques puisque désormais, Spindrift 2 est doté d’un réglage des ailerons de safrans pour mieux sustenter le multicoque à grande vitesse.

Une troisième tentative
Par deux fois, Yann Guichard et son équipage avaient tenté ce record : en 2015 (47j 10h 59’) avec Dona Bertarelli devenue ainsi la femme la plus rapide autour du monde, et en 2018 (abandon sur bris de safran après l’archipel des Kerguelen). Une nouvelle fois, l’Atlantique Nord est plutôt favorable avec un passage de l’équateur en cinq jours environ.
« Nous allons partir de La Trinité/mer mardi matin pour passer la ligne de départ du Trophée Jules Verne devant Ouessant entre 18h00 mardi et 6h00 mercredi : à affiner en fonction des évolutions météorologiques. Les conditions sont assez bonnes avec un temps à l’équateur autour de cinq jours et pour une fois, on partirait avec une brise modérée de secteur Est dans le golfe de Gascogne puis nous bénéficierons d’alizés de Nord qui se renforceront le long du Portugal. Nous aurons quelques empannages à faire jusqu’à Madère avant d’effectuer notre « aile de mouette » pour piquer vers le pot au noir. » précise Yann Guichard.
Mais si la descente s’annonce favorable, le record autour du monde se joue pour beaucoup au passage du cap de Bonne-Espérance. Spindrift 2 est déjà détenteur du meilleur temps entre Ouessant et l’équateur lors de sa deuxième tentative début 2019 (4j 20h 07’), mais c’est l’enchaînement dans l’Atlantique Sud qui va déterminer sa capacité à améliorer le temps de référence au passage du cap de Bonne-Espérance pour entrer dans l’Indien avec de l’avance : Francis Joyon avait en effet réalisé une traversée extrêmement rapide de ce deuxième océan en 2017 (5j 21h 07’). Spindrift 2 doit donc tenir une moyenne de 23 nœuds environ jusqu’à l’Afrique du Sud pour aborder le tronçon suivant avec de la marge…

De l’enchaînement Nord-Sud

« Le pot au noir semble toujours plutôt favorable à l’Est comme lors de la Transat Jacques Vabre et Brest Atlantiques. Ce qui est bénéfique pour entrer dans l’hémisphère Sud : nous espérons passer le cap de Bonne-Espérance en moins de treize jours, ce qui nous permettrait d’être en avance sur le temps de Francis Joyon et ses hommes. Tout cela est un peu loin, mais d’ores et déjà, on voit que l’Atlantique Sud n’est pas fermé et que nous pourrions accrocher une dépression au large du Brésil pour arriver sur l’Afrique du Sud assez rapidement. » indique le skipper du trimaran noir et or.
Spindrift 2 est donc paré à cette nouvelle tentative avec un équipage qui reste réduit à douze hommes, dont deux nouveaux équipiers à bord : Grégory Gendron et Corentin Horeau. Les deux hommes connaissent déjà le bateau et sont très bien intégrés au groupe.
« Nous allons partir avec des conditions plus agréables que d’habitude, et dès le lendemain du départ, il fera nettement moins froid… C’est normalement une route assez classique mais plutôt rapide, jusqu’à l’équateur au moins ! » conclut Yann Guichard.

ÉQUIPAGE DE SPINDRIFT 2 :

Yann Guichard (skipper)
Erwan Israël (navigateur)
Jacques Guichard (chef de quart / barreur-régleur)
Jackson Bouttell (barreur / numéro un)
Thierry Chabagny (barreur / régleur)
Grégory Gendron (barreur / régleur)
Xavier Revil (chef de quart / barreur-régleur)
Corentin Horeau (barreur / numéro un)
François Morvan (barreur / régleur)
Duncan Späth (barreur / régleur)
Erwan Le Roux (chef de quart / barreur-régleur)
Benjamin Schwartz (barreur / numéro un)

Jean-Yves Bernot (routeur à terre)

LE TROPHÉE JULES VERNE EN BREF :

Départ et arrivée : ligne entre le Phare de Créac’h (Ile d’Ouessant) et le Cap Lizard (Angleterre)
Tour du monde du monde en équipage par les trois caps (Bonne Espérance, Leeuwin, Horn)
Distance la plus courte à parcourir : 21 600 milles (environ 40 000 kilomètres)
Ratification : World Sailing Speed Record Council, www.sailspeedrecords.com
Temps actuel à battre : 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes
Vitesse moyenne : 21,96 nœuds
Date du dernier record : janvier 2017
Détenteur : IDEC Sport, Francis Joyon et ses 5 hommes d’équipage

RÉFÉRENCES DES TEMPS INTERMÉDIAIRES EN ÉQUIPAGE :

Ouessant-équateur : 4j 20h 07’ (Spindrift 2 en 2019)
Équateur-Cap des Aiguilles : 6j 08h 55’ (Banque Populaire V en 2012)
Cap des Aiguilles-Cap Leeuwin : 4j 09h 32’ (IDEC Sport en 2017)
Cap Leuuwin-Cap Horn : 9j 08h 46’ (IDEC Sport en 2017)
Cap Horn-Équateur : 7j 04h 27’ (Banque Populaire V en 2012)
Équateur-Ouessant : 5j 19h 21’ (IDEC Sport en 2017)

RECORDS WSSRC EN ÉQUIPAGE :

Traversée de l’Atlantique Nord (Ouessant-équateur) : 4j 20h 07’ (Spindrift 2 en 2019)
Traversée de l’océan Indien (Cap des Aiguilles-Sud Tasmanie) : 5j 21h 07’ 45’’ (IDEC Sport en 2017)
Traversée de l’océan Pacifique (Sud Tasmanie-cap Horn) : 7j 21h 13’ 31’’ (IDEC Sport en 2017)
Équateur-Équateur : 29j 09h 10’ 55’’ (IDEC Sport en 2017)
Tour du monde (Trophée Jules Verne) : 40j 23h 30’ 30’’ (IDEC Sport en 2017)

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