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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Pip Hare finit à la 19e place du Vendée Globe, la navigatrice de 47 ans fait partie des marins qui ont le plus impressionné - ITW

Ce vendredi 12 février à 01 heures 57 minutes et 30 secondes (heure française), Pip Hare a franchi la ligne d’arrivée des Sables-d’Olonne après 95 jours, 11 heures, 37 minutes et 30 secondes de course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Elle finit ainsi à la 19e place, à la fin d’un groupe de cinq mené par Arnaud Boissières, arrivé ce jeudi matin. La navigatrice de 47 ans fait partie des marins qui ont le plus impressionné sur cette édition du Vendée Globe, à bord d’un bateau vieux de plus de 20 ans ! Elle raconte. 

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Crédit : O Blanchet


Votre attitude a impressionné tout le monde, êtes-vous comme ça dans la vraie vie ou était-ce spécifique au Vendée Globe ?

J’aime bien penser que c’est la Pip de tous les jours. C’est surtout cette grande joie et satisfaction d'être sur cette course. Je pense que c’était les trois plus beaux mois de ma vie.

Vous avez beaucoup communiqué tout au long de la course, était-ce une stratégie ?

Ça a toujours fait un peu partie de ma stratégie car je viens d’une région en Angleterre ou peu de monde navigue. J’avais l’habitude d’écrire à mes amies sur toutes mes expériences de voile. Je pense que c’est très important de le faire pour développer la notoriété de la course au large, pour faciliter l’accès à des sponsors et aussi pour partager et ouvrir la voie à d’autres skippers.

Et après ?

J’aimerais beaucoup être là en 2024 avec des ailes !

Vers quel bateau souhaiteriez-vous vous orienter pour 2024 ?

Il y a beaucoup de discussions, mais si je pouvais avoir accès à un bateau de la génération 2016, ça serait extraordinaire. La réflexion porte sur les bateaux de 2016 tout d’abord pour des questions financières, mais aussi car je ne me vois pas sur un de ces bateaux dernières générations. C’est trop loin de la façon dont je sais naviguer, je trouve que le skipper est trop détaché de son bateau.

Etes vous consciente de l’impact que vous avez eu sur le public ?

Je savais qu’il y avait beaucoup de retentissements, mes parents m’en ont parlé. J’ai toujours communiqué via whatsapp, mais je n’étais pas sur les réseaux sociaux donc je ne m’en rendais pas spécialement compte.

Quelle chose auriez-vous aimé savoir avant ce Vendée Globe ?

Je me suis rendue compte que la remontée de l’océan Atlantique était très compliquée d’un point de vue physique, mais aussi mentalement aussi, donc il y a beaucoup d’apprentissage de ce côté-là. Je me suis aussi rendue compte que je n’étais pas aussi élastique que ce que je pensais être en termes de capacités. Par exemple, lors de mon avarie de safran, j’ai mis beaucoup de temps pour récupérer.

Par rapport aux fichiers météo, avez-vous eu des questionnements sur l’intérêt de toutes ces technologies ?

On utilise tous à peu près les mêmes logiciels, mais c’est vrai que j’ai toujours été pour me fier aux anciens systèmes. Surtout sur la dernière semaine, les systèmes étaient imprévisibles donc il fallait aussi utiliser les anciennes méthodes. Il faut donc utiliser les deux et surtout le bon sens pour savoir comment on est à l’aise sur nos bateaux.

De quelle manière votre navigation sur un bateau vieux de 20 ans était-elle différente par rapport aux premiers ?

Avec Didac, on avait des discussions, on se disait qu’il devait y avoir deux courses dans cette course, ceux qui avait un cockpit et ceux qui n’en avaient pas. Par rapport aux autres qui étaient à l'avant, c’était beaucoup plus physique. Par exemple, pour prendre un ris, je devais faire 4 fois le tour du bateau, pour régler les voiles d’avant, à chaque fois je devais aller à l’avant au niveau des enrouleurs donc je devais forcément sortir. C’était plus éprouvant. Mais ce dont je me suis rendue compte, c’est que dans les mers du Sud, alors que ceux de devant devaient ralentir, moi je pouvais pousser mon bateau, j’adorais ça !

Avez-vous trouvé vos limites ? Allez-vous encore les repousser ?

On peut toujours pousser davantage. Il y a toujours une petite voix au fond de moi qui me dit d'aller plus loin.


La course au large en solitaire s’est développée dans les années 60, pensez-vous qu’aujourd’hui ça peut reprendre de l’ampleur dans le monde entier ?

Je l’espère vraiment. Le sport a été très impacté par la situation sanitaire, c’est dingue que le Vendée Globe ait pu avoir lieu. On a pu partager avec beaucoup de gens et je pense qu'on avait besoin de ça dans une telle situation.

Source : OCOnnection
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Alan Roura boucle son 2e Vendée Globe consécutif aux Sables d'Olonne, "La course s’est déroulée dans la douleur" - ITW

 

Ce jeudi 11 février à 20 heures 29 minutes et 56 secondes (heure française), Alan Roura a franchi la ligne d’arrivée des Sables-d’Olonne en 17e position après 95 jours, 06 heures, 09 minutes et 56 secondes de course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Le skipper de La Fabrique et benjamin de la course, qui n’a pas été épargné par les soucis techniques, boucle ainsi son 2e Vendée Globe consécutif.

 

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Crédit : Y Zedda

Le marathon des arrivées continue. Et quinze jours après le dénouement de ce Vendée Globe, la même effervescence est palpable sur les pontons. Après l’arrivée d’Arnaud Boissières et Kojiro Shiraishi dans la matinée, c’est Alan Roura qui débarque alors que la nuit est tombée. Jusqu’au bout, le skipper de La Fabrique s’est accroché pour arriver en début de soirée et profiter de la marée pour pouvoir amarrer. Il n’aura finalement pas cette opportunité-là, le chenal étant fermé depuis 20h00, mais l’émotion est forcément palpable : benjamin du Vendée Globe pour la deuxième fois consécutive, il peut savourer, retrouver sa femme et son nourrisson, tout en goûtant au plaisir d’être allé au bout et d’avoir résisté à tout.   Les mots d'Alan Roura "C’est incroyable ! C’était un beau Vendée Globe, mais c’était dur. C’est un beau Vendée Globe parce qu’il se méritait : jusqu’à aujourd’hui, il y a eu une belle bagarre. Je suis très content d’être là aujourd’hui. Je vais rester sur la dernière note, quand tous les semi-rigides arrivent. Le classement, on y pense pendant toute la course, mais on ne se rend pas compte de ce qu’on est en train de faire. On a eu des conditions météo pas faciles et mes soucis techniques m’ont couté très cher. À un moment donné, tu te dis qu’il faut que tu finisses, un peu en mode aventure ; tu apprends à naviguer différemment. Je voulais quand même prendre du plaisir, j’ai mis un peu de temps à en prendre. La course s’est déroulée dans la douleur pendant une bonne partie du parcours. J’ai tout le système de quille qui ne fonctionne plus. J'ai eu mes premiers soucis dans l'entrée du grand Sud. Et depuis le Sud de la Nouvelle-Zélande, je ne peux plus quiller du tout. À un moment, ma quille bougeait toute seule, j’ai hésité à m’arrêter. Et ensuite, naviguer sans "quiller" signifie naviguer avec un bateau qui gîte énormément. Pour le marin, c’est dur, il faut accepter de vivre une course sur laquelle tu vas forcément te faire remonter par des concurrents. J’ai réussi à vivre cette course de façon différente. En tant que marin, on a besoin de faire des courses « dans le mal » : pour moi, c’était ce Vendée Globe. Maintenant, je suis prêt à revenir plus fort. Pour la suite, je vais déjà commencer par me faire une bonne bouffe ! Je vais revenir sur l’eau en tout cas. Après, sur quel support ? Je ne sais pas. J’ai le sourire et j’ai envie d’y retourner. Tant que tu n’as pas gagné le Vendée Globe, tu veux y retourner. Mais je ne signerais pas pour revivre ce Vendée Globe une nouvelle fois, mais plutôt pour une édition comme 2016 ! J’aimerais pouvoir performer, jouer avec les bateaux de devant." 
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CORUM L'Épargne confirme sa participation à The Ocean Race Europe, Nicolas Troussel : "un test idéal pour notre équipe"

 

L’équipe CORUM L’Épargne menée par le skipper Nicolas Troussel a confirmé qu’elle participerait à l’édition inaugurale de The Ocean Race Europe cet été, avec son IMOCA.

 

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Crédit : E Stichelbaut


« The Ocean Race Europe est un nouveau défi incontournable à relever, » déclare le skipper Nicolas Troussel. « C’est un parcours très intéressant, pour une course en équipage qui nous emmènera de la côte Atlantique française jusqu’à la mer Méditerranée, en plusieurs étapes. C’est un nouveau style de course pour nous, et cela rentre parfaitement dans le calendrier sportif que nous mettons en place cette année. »
 
The Ocean Race Europe est un tout nouvel évènement, créé par les organisateurs de The Ocean Race, au sein d’un programme de 10 ans s’étalant jusqu’en 2031. L’évènement européen se tiendra tous les quatre ans (2021, 2025, 2029), entre les tours du monde de The Ocean Race (2022-23, 2026-27 & 2030-31) afin d’offrir un programme de course continu.

 
Cette édition inaugurale de The Ocean Race Europe verra deux flottes en action - les IMOCA, ainsi que les monotypes VO65. Le parcours se disputera sur plusieurs étapes à points, qui rallieront des villes européennes iconiques.

 
« Avoir Nicolas Troussel et l’équipe CORUM L’Épargne qui confirment qu’ils seront sur la ligne de départ de The Ocean Race Europe met tout de suite la barre plus haut parmi la flotte des IMOCA, » ajoute Phil Lawrence, le directeur de course. « Nous prévoyons une forte participation dans les deux classes, avec les plus grands noms de notre sport qui seront présents. »

  

« Il va être intéressant d’avoir le bateau régatant en configuration équipage, » affirme Nicolas Troussel. « C’est un mode de navigation que nous continuons d’apprendre - comment atteindre le potentiel maximum du bateau, quel est le meilleur set-up - donc The Ocean Race Europe sera un test idéal pour notre équipe, en nous confrontant à d’autres bateaux assez similaires, mais ce sera aussi une superbe opportunité de retrouver la compétition avec CORUM L’Épargne. »

 
Source : The Ocean Race

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Thibaut Vauchel-Camus remet à l'eau son multi50 après un chantier à Lorient, Fred Duthil embarque sur la Jacques Vabre

 

Le Multi50 Solidaires En Peloton – ARSEP a été mis à l’eau hier, à Lorient, suite à un chantier hivernal complet. Thibaut Vauchel-Camus sera au départ de la Transat Jacques Vabre, début novembre, avec Fred Duthil. « On ne change pas une équipe qui marche bien »

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Crédit : A van den Hove 

« On ne change pas une équipe qui marche bien » déclare Thibaut Vauchel. « J’embarque donc Fred Duthil à nouveau avec grand plaisir sur la Transat Jacques Vabre. Nous avions terminé deuxième en 2019. Nous avons une marche à franchir. Fred, au-delà de ses qualités indéniables au grand large, va apporter son expertise au niveau des voiles puisque sa voilerie, Techniques Voile, va s’occuper de livrer une nouvelle garde robe pour le bateau. » 

Thibaut Vauchel et Solidaires En Peloton – ARSEP vers Saint-Malo

Le Multi50 a fait peau neuve ces dernières semaines et arbore un nouveau numéro. « Nous avons apposé une nouvelle peinture à notre voilier » indique Thibaut. « Nous avons accumulé beaucoup d’expérience ces dernières années à bord de Solidaires En Peloton – ARSEP avec 50 000 milles parcourus. L’idée était de valoriser cette expérience en apportant quelques modifications techniques et en allégeant sensiblement le bateau. Je me projette déjà vers la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2022 et il était important d’optimiser le voilier dès maintenant afin d’avoir une saison pleine avant cette échéance qui me tient à cœur puisque je suis originaire de Guadeloupe. Les flotteurs arborent un nouveau numéro : 120 000. En effet et hélas, il y a de plus en plus de diagnostiqués Sclérose En Plaques en France. En moins de 4 ans, nous sommes passés de 100 000 à 120 000 et il me semble important de le faire savoir, c’est d’ailleurs le rôle premier de notre défi. »
 
D’autre part, Thibaut Vauchel va s’atteler ces prochaines semaines à la recherche de nouveaux partenaires afin de boucler son budget.

 Source : TB Press

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Quand Art et Voile se rencontrent !

Achille Nebout se passionne pour divers projets artistiques, qu’il est heureux de mettre en lumière, surtout en cette période si particulière et difficile pour les acteurs de la culture. En 2020, une belle amitié est née avec le musicien French 79 : ils ont navigué, composé, écouté, échangé ensemble ; un documentaire sur leur rencontre est en cours de montage, sortie prévue d’ici quelques mois. Le logo de l’artiste, affiché dans ses voiles et sa musique dans les oreilles, le marin a fait des milles en solitaire bien accompagné et a créé un pont alors inédit entre voile et musique.

Dans la continuité de ce qu’il a initié l’an dernier, le navigateur a souhaité poursuivre ses belles collaborations artistiques et s’est rapproché du street-artist montpelliérain Zest. Ce dernier s’exprime habituellement sur des murs ou bâtiments en France et à l’étranger, sur les cimaises des galeries et musées, ou sur de grandes toiles, sous les toits dans son atelier.
Quand le skipper lui a proposé de décorer son bateau, il a immédiatement adhéré au projet et s’est lancé avec enthousiasme dans sa création sur ce nouveau support ! Vive le sea-art…

” Je suis très heureux d’avoir pris part à ce projet, ça change de ce que j’ai l’habitude de faire. Mais c’est surtout la rencontre avec Achille qui m’a donné envie de m’investir. J’ai vu un passionné, quelqu’un qui est à fond, qui essaye de bien faire les choses. Je marche beaucoup à l’énergie et je l’ai ressentie lors de notre rendez-vous, j’ai vraiment l’impression que ce n’est que le début pour lui, ça me rappelle mon parcours et ma passion, je suis sensible à ça.

Je trouve le bateau super beau et je suis surtout content qu’Achille en soit fier et le trouve à l’image de ce qu’il espérait. Il pourrait être concentré uniquement sur l’aspect performance et non, il pense aussi à mettre en avant d’autres domaines, il a une ouverture d’esprit que j’aime bien. Je vais le suivre et l’encourager à fond cette année ! ”
Zest.

En effet, Achille est fier de porter les couleurs de Zest, qui met en valeur les logos de ses partenaires Primeo Energie et Amarris. La pose de la décoration sur la coque a été effectuée durant le chantier d’hiver, avant la remise à l’eau du bateau le 29 janvier. Il faudra encore un peu de patience pour voir le résultat final avec les voiles, qui seront commandées, après quelques tests sur l’eau. Et ensuite, place à la banque images, avec rythme et couleurs entre terre et ciel !

Depuis lundi dernier, le skipper a repris les entraînements à Lorient et les premières sensations sont très bonnes. Pour l’occasion, Achille s’est entouré d’excellents marins avec lesquels il a retrouvé ses réflexes et testé de nombreux réglages.

Parmi eux, un double vainqueur de la Mini-Transat, actuellement skipper du Class 40 Crédit Mutuel, Ian Lipinski et le futur co-équipier d’Achille sur la Sardinha Cup, l’Italien Ambrogio Beccaria, tenant du titre de la dernière Mini-Transat !

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Retour aux affaires pour Thibaut Vauchel – Camus

Le Multi50 Solidaires En Peloton – ARSEP a été mis à l’eau hier, à Lorient, suite à un chantier hivernal complet. Thibaut Vauchel-Camus sera au départ de la Transat Jacques Vabre, traversée de l’Atlantique en double, début novembre, avec Fred Duthil.

« On ne change pas une équipe qui marche bien » déclare Thibaut. « J’embarque donc Fred Duthil à nouveau avec grand plaisir sur la Transat Jacques Vabre. Nous avions terminé deuxième en 2019. Nous avons une marche à franchir. Fred, au-delà de ses qualités indéniables au grand large, va apporter son expertise au niveau des voiles puisque sa voilerie, Techniques Voile, va s’occuper de livrer une nouvelle garde robe pour le bateau. »

Thibaut et son équipe convoieront dès demain Solidaires En Peloton – ARSEP vers Saint-Malo. Le Multi50 a fait peau neuve ces dernières semaines et arbore un nouveau numéro. « Nous avons apposé une nouvelle peinture à notre voilier » indique Thibaut. « Nous avons accumulé beaucoup d’expérience ces dernières années à bord de Solidaires En Peloton – ARSEP avec 50 000 milles parcourus. L’idée était de valoriser cette expérience en apportant quelques modifications techniques et en allégeant sensiblement le bateau. Je me projette déjà vers la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2022 et il était important d’optimiser le voilier dès maintenant afin d’avoir une saison pleine avant cette échéance qui me tient à cœur puisque je suis originaire de Guadeloupe. Les flotteurs arborent un nouveau numéro : 120 000. En effet et hélas, il y a de plus en plus de diagnostiqués Sclérose En Plaques en France. En moins de 4 ans, nous sommes passés de 100 000 à 120 000 et il me semble important de le faire savoir, c’est d’ailleurs le rôle premier de notre défi. »

D’autre part, Thibaut va s’atteler ces prochaines semaines à la recherche de nouveaux partenaires afin de boucler son budget.

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Cap sur la Martinique !

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En 28 ans d’existence, la Route du Café a exploré des terres de café emblématiques d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale telles que la Colombie, le Brésil et le Costa Rica. Pour sa 15è édition et à la veille de son 30è anniversaire, la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre s’offre un nouvel élan transatlantique vers la Martinique, pour une arrivée festive et colorée. Pour la première fois de son histoire, la course débarque aux Antilles. Cette nouvelle destination va offrir 3 parcours exigeants et techniques, pour toutes les classes, dans le respect des marqueurs sportifs et historiques de la Route du Café.

Trois parcours du Havre à Fort de France, de la Normandie à la Martinique

La flotte 2021 composée des Class40, des Multi 50, des Imoca et des Ultimes s’élancera du bassin Paul Vatine au Havre, en Normandie, le dimanche 7 novembre 2021, pour une traversée puis une remontée inédite de l’Atlantique, avant d’atteindre la baie de Fort de France. Ce n’est pas un, mais trois parcours qui ont été imaginés par Francis Le Goff, directeur de course. Il s’est attaché à conserver les marqueurs sportifs de la course transatlantique en duo la plus longue et la plus exigeante. Au menu : le golfe de Gascogne, le Pot au noir et l’équateur.

Ce parcours identique pour toutes les classes dans sa première partie, puis différencié ensuite, va permettre de grouper les arrivées et d’offrir aux vainqueurs des célébrations grandioses avec le public martiniquais. Chose totalement exceptionnelle : la ligne d’arrivée sera à proximité du port, et le public pourra donc admirer les bateaux lorsqu’ils la franchiront.

Parcours

Les Class40 partiront du Havre pour rejoindre l’île de Sal, au Cap Vert. Bien que les concurrents n’aient pas à affronter le Pot au noir, ils devront dans un premier temps composer avec les dévents des îles du Cap Vert qui s’étendent sur des dizaines de kilomètres. Ils affronteront des grains qui peuvent accompagner les alizés profonds, avant de filer à l’est vers la Martinique ! Distance de 4.600 milles nautiques. Les Multi 50 et Imoca feront route ensemble. Après une descente en direction du Brésil, les concurrents franchiront le Pot au noir et l’équateur, avant d’enrouler l’île de Fernando de Noronha au Brésil : un parcours bien connu des navigateurs qui ont participé aux précédentes Route du Café. Ils remonteront ensuite vers la Martinique en passant une deuxième fois le Pot au noir, mais bien plus à l’ouest. Distance : 5.400 milles nautiques Les Ultimes, de retour pour l’édition 2021, navigueront vers le sud où, après avoir franchi le Pot au noir et l’équateur, ils devront rejoindre l’archipel Trindade et Martin Vaz, au large de Rio de Janeiro. Une fois cet archipel contourné, les concurrents devront alors faire route vers la Martinique, en profitant des alizés de l’hémisphère sud tout en longeant les côtes brésiliennes, puis passer une deuxième fois l’équateur et le Pot au noir. Distance : 7500 milles nautiques

Un retour aux origines du café

Depuis sa création en 1993, la Transat Jacques Vabre retrace la célèbre route maritime du café qu’empruntaient les voiliers marchands du 17è siècle. En 2021, cap sur la Martinique, berceau originel de la production de café, de l’autre côté de l’Atlantique.
Des plants de café d’Arabica Typica ont été importés par le capitaine Gabriel-Mathieu de Clieu sur l’île de Martinique en 1720, au cours d’une traversée épique. Ce café rare et jalousement gardé était issu des jardins des plantes personnels de Louis XIV. L’Arabica Typica fut ensuite cultivé en Martinique à partir de 1723 avant d’être, quelques années plus tard, exporté dans toute l’Amérique du Sud et dans les Antilles. Ce n’est qu’en 1800 que la production de café sera remplacée par la canne à sucre. En 2015, au bout de 4 années intenses de recherches, le descendant du caféier d’origine est retrouvé ! Il s’agit d’un café Arabica, de la variété Typica Libérica. Dès lors, plus rien ne s’oppose à la réintroduction d’une filière de culture de café d’exception en Martinique. Aujourd’hui, une dizaine de producteurs martiniquais cultivent ce café originel, avec pour objectif de lancer très prochainement une production labellisée.

La Baie de Fort-de-France, terre de voile

La voile et les régates sont de véritables passions pour les Martiniquais, dont le coeur balance entre le gommier et la célèbre yole, désormais inscrite (depuis décembre 2020) sur le Registre des bonnes pratiques de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’humanité (UNESCO).
La Baie de Fort-de-France, au centre de l’île et ouverte vers la mer des Caraïbes, est un emplacement idéal. Elle offre une protection naturelle et des tirants d’eau généreux pour tous les navigateurs. L’arrivée de la flotte de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre 2021, en provenance du Sud, se fera par l’ouest de l’île à proximité du Rocher du Diamant. Les skippers navigueront ensuite jusqu’au front de mer de Fort-de-France, avant de rejoindre les pontons de la Pointe Simon, au pied de la Tour Lumina, où leurs bateaux pourront être admirés par tous !

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Vendée Globe. Arrivée de la britannique Pip Hare

Vendée Globe. Arrivée de la britannique Pip Hare

Pip Hare a franchi la ligne d’arrivée des Sables-d’Olonne ce vendredi 12 février à 01 heures 57 minutes et 30 secondes. Elle a ensuite accueilli Jean Le Cam à bord de Medallia et remonté le chenal. La navigatrice de 47 ans fait partie des marins qui ont le plus impressionné sur cette édition du Vendée Globe, à bord d’un bateau vieux de plus de 20 ans !

“Sur la fin j’aurais été plus rapide si j’avais pu utiliser mon petit gennaker, mais j’avais quand même une bonne vitesse, le vent est monté. J’ai eu des problèmes avec mon vérin de quille, j’ai dû retourner à l’intérieur du bateau pour m’en occuper alors qu’il y avait des bateaux de pêche un peu partout autour. J’ai réussi à fixer ma quille au centre pour continuer ma route doucement. J’ai aussi abîmé mon balcon avant l’autre jour. Il était temps d’arriver !

Je suis heureuse d’être ici. Je pense que ce bateau en a assez de moi maintenant !

J’ai fait des erreurs, mais j’ai appris d’elles. Je ne réalise pas la course que j’ai faite. Je n’aurais jamais pensé que je jouerais avec des bateaux à foils, c’est incroyable.

Les meilleurs moments

À chaque fois que je pousse le bateau à fond, ça fait du bien ! Et puis il y a eu la journée où j’ai parcouru 400 milles, en regardant les classements je voyais que j’étais la plus rapide de la flotte. Mais au-delà de ça, le simple fait d’être en mer, j’aime ça. Je me sens à ma place.

Medallia est un bateau fort et robuste. C’est la cinquième fois qu’il fait le tour du monde, je n’ai pas été gentille avec lui, je l’ai poussé à fond. C’est le bon bateau pour moi. Il est difficile à manier car il demande un effort supplémentaire parce qu’il est un peu lourd, mais il est simple.

Je dois revenir en 2024 ! Maintenant je sais à quoi m’attendre, je sais ce que je dois améliorer.”

LA COURSE DE PIP HARE

La veille du départ, Pip Hare était encore peu connue du grand public. Malgré une carrière de skipper professionnelle entamée à l’âge de 18 ans, la navigatrice de 46 ans se lance dans la voile de compétition sur le tard en participant comme de nombreux marins à la Mini-Transat en 2011. Elle retente l’expérience deux années plus tard et choisit ensuite de se lancer dans une classe plus grande en 2015 en prenant le départ de la Transat Jacques Vabre sur un Class40.

La révélation

En 2018, la skipper britannique choisit de transformer ses rêves en réalité en reprenant les rênes de l’IMOCA Suberbigou, construit en 2000. Le bateau venait de boucler le précédent Vendée Globe avec le benjamin de la 8e édition, Alan Roura. L’auguste monocoque, construit trois ans durant par Bernard Stamm dans un hangar de Lesconil sur un dessin de Pierre Rolland, avait donc encore de la ressource.

« Je suis une compétitrice, je le sais »

Pip Hare est avant tout une compétitrice. Aux commandes du vétéran de la flotte, la Britannique pouvait enfin savourer le bonheur d’être au départ, conclusion heureuse de deux années qui « avaient sans doute été les plus dures de ma vie ». Son objectif embrasse plusieurs dimensions : terminer, « raconter une histoire », « démontrer qu’il n’y a rien d’anodin à être totalement isolé pendant trois mois », résister à tout, aux grains, aux dépressions, aux doutes et à la fatigue qui s’accumule. Cette volonté de se dépasser, elle en aura fait preuve tout au long de son parcours, sans jamais baisser les bras malgré les nombreuses embûches qui se sont dressées sur sa route.

Le 8 novembre, la Britannique s’élance dans son premier tour du monde avec prudence et choisit de passer la première grande difficulté –  la dépression intertropicale Thêta – par le Nord. Elle arrive alors au niveau des Açores en 30e position, puis double les îles Canaries à la 22e place et se lance dans la descente vers le grand Sud à grande vitesse. La skipper de Medallia n’en démord pas face à ces concurrents proches (Arnaud Boissières, Didac Costa, Manuel Cousin) et est la 18e à franchir le Cap de Bonne-Espérance, le premier grand cap de la course.

Pip se sent pousser des ailes

Pour la navigatrice anglaise, l’océan Indien est un sacré terrain de jeu. Elle avale les milles avec bravoure et détermination. Déjà, on perçoit chez elle cette capacité à se surpasser. Le 15 décembre, elle confie ainsi n’être jamais allée aussi vite avec son bateau, avec des pointes à 27 nœuds et des moyennes à 20 nœuds sur des segments de 4 heures.

Pip Hare se sent alors pousser des ailes, jusqu’à coller au tableau arrière d’Arnaud Boissières. Elle passe en 17e position au cap Leeuwin et court toujours après ses compagnons de route. Ses belles trajectoires l’emmènent à la 15e place au point Nemo. Malgré la perte de sa girouette et les grosses dépressions, la navigatrice continue de tracer sa route, son gros bonnet vissé sur la tête et le sourire toujours aussi franc qu’au départ.

Coup dur dans le Pacifique

Le 7 janvier dernier, au milieu de l’océan Pacifique, alors qu’elle naviguait à la 15e position, la skipper est victime d’une avarie sur son safran bâbord, et plus précisément la mèche supérieure de ce dernier. La seule solution qui s’offrait à elle était alors de le changer. À l’instar d’Alan Roura, qui avait eu lui aussi une avarie sur un des safrans quatre ans auparavant ; elle avait choisi d’en amener un de spare et avait appris comment le changer deux semaines avant le départ.

En remportant son bras de fer mécanique, Pip suscite les compliments de ses pairs. C’est Arnaud Boissières qui en parle le mieux : « Je suis admiratif de ce qu’a fait Pip, pour sa manière de naviguer comme pour son changement de safran. Je ne sais pas comment elle fait a fait, parce qu’il y avait de la mer et que les conditions étaient rudes. C’est une sacrée fille. Elle est pragmatique, humble et elle est très chouette ! » Pip, elle, savoure le bonheur simple de poursuivre sa route. Elle écrit : « Cette course met au défi chaque aspect de ce que signifie être un être humain, à tous les niveaux nous sommes obligés de réaliser et de faire des choses extraordinaires. »

Un nouveau départ

La navigatrice n’a jamais rien lâché jusqu’au bout. Et le Vendée Globe lui a offert une belle récompense : revenir ces derniers jours sur le groupe de cinq composé d’Arnaud Boissières, Kojiro Shiraishi, Alan Roura, Stéphane Le Diraison. Un dernier « match race », d’autres concurrents pour se positionner, tenir bon, commencer à rassembler ses souvenirs et savourer enfin l’incroyable bonheur de franchir la ligne d’arrivée du Vendée Globe au terme de 95 jours de course.

Pour nombre de skippers et d’observateurs, Pipe Hare, par son courage, sa ténacité et son abnégation est LA révélation de cette neuvième édition. De Jean Le Cam à Kito de Pavant, en passant par Paul Meilhat, la navigatrice en a impressionné plus d’un. Tous reconnaissent la course sensationnelle qu’elle a réalisée à côté de foilers plus jeunes de sept ans en moyenne que son bateau. Tout au long du parcours, elle aura fait avancer son monocoque avec talent, réalisant ainsi des temps de navigation incroyables au regard des capacités habituelles de ce dernier.

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Vendée Globe. Arrivée de Stéphane Le Diraison 18e

Vendée Globe. Arrivée de Stéphane Le Diraison 18e

Stéphane Le Diraison a franchi la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne ce jeudi 11 février à 22 heures 36 minutes (heure française), après 95 jours, 08 heures, 16 minutes de course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Une ligne d’arrivée qui résonne comme une délivrance pour le navigateur de 44 ans qui a connu de nombreuses avaries et frôlé l’abandon à deux reprises. En terminant 18e, Stéphane réalise son rêve vieux de 30 ans de boucler le Vendée Globe, lui qui avait connu un démâtage dans le sud de la Tasmanie en 2016. Et malgré la dureté de la course, Stéphane a toujours su partager avec justesse et philosophie son Vendée Globe.

LA COURSE DE STÉPHANE
Stéphane Le Diraison aura fait preuve d’une détermination sans faille, acceptant les avaries, subissant une météo souvent peu favorable, vivant son rêve de gosse, heureux de s’être aligné sur cette 9e édition du Vendée Globe avec peu de moyens mais une immense envie cette fois de terminer. Cette énergie positive malgré les coups durs, lui vient sans aucun doute d’un gros pépin qu’il a connu à 16 ans, un accident de deux roues : « Il y a eu un avant et un après cet accident. J’ai gagné 10 ans de maturité d’un coup. C’est presque une chance que j’ai eue dans la vie. Ça m’a rendu déterminé dans tout ce que je fais. Parce que justement, je sais pourquoi je le fais. Ça a été fondateur dans ma vie, dans mon parcours. » confiait le Breton avant le départ le 8 novembre dernier. Sur le même bateau qu’en 2016 mais allégé et cette fois doté de foils, le natif d’Hennebont, ingénieur en mécanique et matériaux composites, a également un message à faire passer à bord de son Time for Oceans : « Il est temps d’agir pour préserver la planète ! ». Peu avare de bons mots, Stéphane a écrit des messages poignants depuis le bord de son IMOCA, dont cet extrait au grand large des côtes de l’Uruguay lors de la remontée de l’Atlantique : « J’ai croisé à plusieurs reprises des navires de pêches usines. Ces monstres des mers opèrent en flottilles et raflent tout ce qui vit sous la surface à grands coups de filets. Nous connaissons tous l’existence de ces bateaux génocidaires, les voir en opération est choquant et souligne la propension des hommes à détruire leur environnement. Que pouvons-nous faire ? En tant que consommateur notre pouvoir est immense, nous avons le choix des espèces que nous achetons. »

Un tour du monde au contact
Jamais loin d’Alan Roura, ni d’Arnaud Boissières ou encore de Kojiro Shiraishi, Pip Hare et Didac Costa, Stéphane Le Diraison aura vécu le jeu de la régate avec la même intensité que les dix premiers du Vendée Globe. Une confrontation diablement exigeante qui lui a permis de naviguer au mieux, rechercher sans cesse la performance, puiser au plus profond de lui-même et créer des liens forts. « Tous les six, on n’aura pas besoin de beaucoup se parler, les regards suffiront, on sait ce qu’on a vécu et ce qu’on a partagé. On a hâte de passer du temps ensemble et on l’aura bien mérité. » exprimait il y a deux jours le skipper de Time for Oceans à la vacation. Une course dans la course jusqu’à la ligne d’arrivée à bord d’un IMOCA usé : « Le bateau est abîmé, hier j’ai une voile qui s’est déchirée. J’ai mes vérins de quille qui fuient, j’ai le gréement complètement détendu sans possibilité d’action avec le mât qui fait des figures de style pas possible, j’ai cassé mon hook de tête donc je ne peux plus mettre ma grand-voile haute… La liste est longue ! Le bateau me dit ramène moi… » C’est un marin heureux d’avoir réussi le challenge et sans aucun regret car il ramène avec lui ce qu’il était venu chercher : « Trouver en moi dans des énergies insoupçonnées ».

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Vendée Globe. Arrivée d’Alan Roura : “Il se méritait ce Vendée !”

Vendée Globe. Arrivée d’Alan Roura : “Il se méritait ce Vendée !”

Alan Roura a franchi la ligne d’arrivée des Sables-d’Olonne ce jeudi 11 février à 20 heures 29 minutes en 17e position après 95 jours, 06 heures, 09 minutes et 56 secondes de course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Le skipper de La Fabrique et benjamin de la course, qui n’a pas été épargné par les soucis techniques, boucle ainsi son 2e Vendée Globe consécutif.

“C’est incroyable ! C’était un beau Vendée Globe, mais c’était dur. C’est un beau Vendée Globe parce qu’il se méritait : jusqu’à aujourd’hui, il y a eu une belle bagarre. Je suis très content d’être là aujourd’hui. Je vais rester sur la dernière note, quand tous les semi-rigides arrivent. Le classement, on y pense pendant toute la course, mais on ne se rend pas compte de ce qu’on est en train de faire. On a eu des conditions météo pas faciles et mes soucis techniques m’ont couté très cher. À un moment donné, tu te dis qu’il faut que tu finisses, un peu en mode aventure ; tu apprends à naviguer différemment. Je voulais quand même prendre du plaisir, j’ai mis un peu de temps à en prendre. La course s’est déroulée dans la douleur pendant une bonne partie du parcours. J’ai tout le système de quille qui ne fonctionne plus. J’ai eu mes premiers soucis dans l’entrée du grand Sud. Et depuis le Sud de la Nouvelle-Zélande, je ne peux plus quiller du tout. À un moment, ma quille bougeait toute seule, j’ai hésité à m’arrêter. Et ensuite, naviguer sans “quiller” signifie naviguer avec un bateau qui gîte énormément. Pour le marin, c’est dur, il faut accepter de vivre une course sur laquelle tu vas forcément te faire remonter par des concurrents. J’ai réussi à vivre cette course de façon différente. En tant que marin, on a besoin de faire des courses « dans le mal » : pour moi, c’était ce Vendée Globe. Maintenant, je suis prêt à revenir plus fort. Pour la suite, je vais déjà commencer par me faire une bonne bouffe ! Je vais revenir sur l’eau en tout cas. Après, sur quel support ? Je ne sais pas. J’ai le sourire et j’ai envie d’y retourner. Tant que tu n’as pas gagné le Vendée Globe, tu veux y retourner. Mais je ne signerais pas pour revivre ce Vendée Globe une nouvelle fois, mais plutôt pour une édition comme 2016 ! J’aimerais pouvoir performer, jouer avec les bateaux de devant.”

L’AMBIANCE

Le marathon des arrivées continue. Et quinze jours après le dénouement de ce Vendée Globe, la même effervescence est palpable sur les pontons. Après l’arrivée d’Arnaud Boissières et Kojiro Shiraishi dans la matinée, c’est Alan Roura qui débarque alors que la nuit est tombée. Jusqu’au bout, le skipper de La Fabrique s’est accroché pour arriver en début de soirée et profiter de la marée pour pouvoir amarrer. Il n’aura finalement pas cette opportunité-là, le chenal étant fermé depuis 20h00, mais l’émotion est forcément palpable : benjamin du Vendée Globe pour la deuxième fois consécutive, il peut savourer, retrouver sa femme et son nourrisson, tout en goûtant au plaisir d’être allé au bout et d’avoir résisté à tout.

LA COURSE D’ALAN

Les embruns, le clapot, les vagues qui cognent contre la coque, les caps à suivre… Cette existence en mer, Alan Roura la vit depuis son plus jeune âge. Première sortie sur le lac Léman à 2 ans, premiers bords en Optimist à 6 ans puis un voyage sur l’eau en famille. Il avait 8 ans, il y est resté 11 ans. Suffisamment pour se sentir « enfant du monde », pour tout vivre en mer – les moments de joie, de doutes, Noël et les anniversaires – et croiser un jour des skippers partis faire la Mini-Transat, voir leurs mines réjouies et avoir envie de goûter à la même expérience.

Une résistance rare quand le sort s’acharne

Ce baptême du feu, Alan le vit à son tour en 2008 avant de découvrir la Route du Rhum (2014), la Transat Jacques Vabre (2015, 10e) puis une première édition du Vendée Globe à 23 ans, faisant du Suisse le plus jeune marin de l’histoire à y participer. Il n’apprécie pas être considéré seulement comme un aventurier et son record de l’Atlantique Nord en solitaire (7 jours 16 heures) l’an dernier, était là pour étayer sa dimension de compétiteur. Mais Alan est surtout un dur au mal, capable d’une résistance rare même quand le sort s’acharne contre lui. Il y a quatre ans, le skipper percutait un Ofni à proximité du point Nemo, réparait son safran malgré 45 nœuds de vent, puis le winch de son mât s’arrachait dans l’Atlantique. Pourtant, il parvenait à boucler la boucle (12e) avec un bateau qui avait tenté, mais n’avait encore jamais fini le Vendée Globe.

Pour cette édition 2020, Alan a la volonté de faire mieux, d’être dans la bagarre avec le premier tiers de la course. Sauf que Neptune et Éole n’avaient pas vraiment prévu une descente paisible de l’Atlantique. Les fronts s’enchaînent dans les premiers jours avant la dépression intertropicale Thêta qui balaie l’Atlantique. Le skipper de La Fabrique dit tout, notamment sur ses doutes : « Parfois, je me demande ce que je fais là », confie-t-il un jour. Mais il tient bon. Fin novembre, Alan fait face à une importante fuite d’huile. « À chaque mouvement de la quille, il y a de l’huile qui gicle ». Les réparations sont difficiles, de l’huile a été projetée partout, et Alan fond en larmes. Il sait aussi que, malgré lui, les écarts se creusent déjà.

Un tour du monde « en mode survie »

Le compétiteur, qui s’est préparé à jouer les premiers rôles et croyait en son étoile, doit vivre avec le poids de cette déception. « J’ai au fond de moi une part de tristesse que j’ai du mal à accepter », explique-t-il au sud de Madagascar. L’entrée dans le Pacifique, le 25 décembre, ne lui réserve pas de cadeaux : le lendemain, il est victime d’une nouvelle fuite d’huile. Nouvelle session de bricolage, nouveau coup de chaud. Alan met plus de 12 heures pour que le système hydraulique de quille soit de nouveau opérationnel. Ensuite, il doit monter au mât, bricoler son hydrogénérateur et toujours veiller à ces problèmes de quille. Il n’est plus question de faire une course. « Je suis en mode survie », concède Alan.

La remontée de l’Atlantique n’est pas tranquille non plus : la météo fait des siennes. Et face aux difficultés, Alan résiste et ses mots sont ceux d’un homme qui a tant enduré qu’on en oublierait presque qu’il n’a que 27 ans. « Mes camarades ont sûrement eux aussi leurs soucis, mais j’ai vraiment l’impression que ma situation est la pire possible. Je vis vraiment ce Vendée Globe comme un test mental et physique ».

Ces derniers jours, les raisons de se réjouir auront été un peu plus nombreuses. À l’approche de l’arrivée, il y a un tel match avec Stéphane Le Diraison qu’ils se retrouvent bord à bord durant les dernières 48 heures. « Ça ajoute du piment, c’est vachement cool », souligne Alan.

La situation replonge les deux skippers deux ans avant, quand seulement 4 minutes et 43 secondes les avaient séparés sur la ligne d’arrivée de la Route du Rhum. Ce match-là, Alan l’avait gagné et il en a fait de même dans ce Vendée Globe. S’il n’a pas été épargné par les galères tout au long de son tour du monde, le Suisse l’a bouclé une deuxième fois consécutive et c’est un exploit en soi, avant de se reprendre à rêver plus grand.

LES STATS DE ALAN ROURA

Il a parcouru les 24 365,74 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 10,66 nœuds

Distance réellement parcourue sur l’eau : 28 603,29 milles à 12,51 nœuds de moyenne

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Sébastien Josse embarque avec Nicolas Troussel sur la Transat Jacques Vabre, "je suis ravi d'accompagner Nicolas"

 

Après son abandon sur le Vendée Globe en novembre 2020, CORUM L’Épargne est revenu à son port d’attache à Lorient, afin que soient menées les consolidations nécessaires à la poursuite de son programme sportif composé de quatre temps forts en 2021, avec toujours à la barre Nicolas Troussel.

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Crédit : E Sichelbaut


The Ocean Race Europe, une nouvelle course pour entamer l’année 

L’édition inaugurale de The Ocean Race Europe promet une compétition internationale de haut niveau. Cette course en équipage mixte de quatre marins se dispute en cinq étapes entre la côte Nord Atlantique et la Méditerranée. Ce sera une occasion unique pour CORUM L’Épargne de se mesurer aux autres bateaux, dont les équipages chercheront à révéler l’étendue des capacités dans ces étapes courtes.

 
Nicolas Troussel, skipper de l’équipe CORUM L'Épargne « Il sera intéressant de naviguer avec un équipage complet sur l'IMOCA CORUM L'Épargne. C'est quelque chose que nous apprenons encore - comment atteindre le plein potentiel du bateau, quelle est la meilleure configuration - donc The Ocean Race Europe sera un bon test pour notre équipe pour se confronter à d'autres bateaux et une excellente opportunité pour reprendre la course avec notre IMOCA. »


Un programme ambitieux pour 2021 

Pour CORUM L’Épargne, ce sera le premier rendez-vous d’un programme de navigation riche en 2021. Après The Ocean Race Europe, l’IMOCA s’alignera au départ de la Rolex Fastnet Race. Créée en 1925, cette course mythique est organisée tous les deux ans par le Royal Ocean Racing Club du Royaume- Uni. L’édition 2021 se tiendra à partir du 8 août, sur un parcours d’environ 600 milles nautiques tracé entre l’île de Wight (au sud de l’Angleterre), le sud-ouest de l’Irlande et Cherbourg. Cette double traversée de la mer d’Irlande peut s’avérer ardue, et constituera un parfait galop d’essai en double pour CORUM L’Épargne.

 
Puis viendra le Défi Azimut, du 15 au 19 septembre, qui se courra « à la maison » puisque CORUM L’Épargne est basé à Lorient. Cette compétition proposera des épreuves de vitesse et une course offshore de 48h en double. Ce sera l’occasion de partager des sensations de vitesse avec les partenaires et invités, notamment lors du traditionnel tour de l’île de Groix qui clôt l'évènement pour le plus grand laisir des spectateurs.

 
Enfin, point d’orgue de cette année 2021, CORUM L’Épargne sera au départ de la 15e édition de la Transat Jacques Vabre. C’est la deuxième participation de Nicolas sous les couleurs de CORUM L’Épargne à cette traversée de l’Atlantique en double, qu’il avait disputée en 2019 aux côtés de Jean Le Cam. Cette transat qui se court tous les deux ans constitue un véritable défi sportif, mené à un rythme soutenu. Les concurrents devraient s’élancer du Havre le 7 novembre. Ces quatre événements se courront donc en double ou en équipage. Ce sera l’occasion pour Nicolas Troussel, qui n’a pour l’instant régaté sur l’IMOCA CORUM L’Épargne qu’en solitaire, d’aller chercher en 2021 la performance dans une configuration collective, qui a souvent été privilégiée en entraînement l’an dernier.

 

Un binôme hors pair 

Et pour cela, c’est un coéquipier de premier plan qui sera à ses côtés : Sébastien Josse. Déjà présent au sein de l’équipe CORUM Sailing en 2020, il a participé à toute la campagne de préparation au Vendée Globe. C’est donc en toute logique qu’il continue officiellement auprès de Nicolas en 2021 et prend pleinement sa place en cette année placée sous le signe du collectif. Sébastien Josse est un coureur au large connu et reconnu. Vendée Globe, Route du Rhum, Volvo Ocean Race, des transatlantiques et tours du monde en monocoque et multicoque, avec ou sans foils, en solitaire, double ou équipage, des succès et des échecs : son expérience est unique. Passionné par la technique autant que par la glisse, son enthousiasme et son humour ont fait l'unanimité au sein de l'équipe en 2020.

 
Sébastien Josse, co-skipper « Dans la continuité de 2020, je suis ravi d'accompagner Nicolas et l'équipe CORUM L'Épargne pour une nouvelle année. C'est un échange qui fonctionne dans les deux sens et je les remercie. Le programme de régates 2021 est vraiment attractif entre équipage et double, cela va nous permettre de nous entraîner et d'être au meilleur niveau. »

 

Un chantier hivernal d’optimisation 

En dépit d’un engagement total de la part de toute l’équipe CORUM Sailing, le défi que constituait le Vendée Globe 2020 n’a pas pu être relevé. Une aventure qui se termine donc sur une immense déception, mais qui ne fait que motiver davantage toute l‘équipe pour réussir 2021.

 
A la suite du démâtage qui l’a contraint à l’abandon au neuvième jour de course, le bateau s’était rendu au Cap-Vert, où il a été chargé sur un cargo pour être débarqué le 29 décembre à Lorient. Le chantier de réparation et préparation aux courses de 2021 a donc pu commencer dès janvier, et a pour objectif d’améliorer la fiabilité de CORUM L’Épargne et de conduire quelques évolutions. L’analyse attentive des évènements de 2020, dans ce qu’ils ont apporté de positif comme de négatif, permet aujourd’hui de tirer les enseignements nécessaires à la progression de l’équipe et du bateau. La mise à l'eau est prévue au plus tôt fin avril, ce qui laissera quelques semaines à l’équipe pour naviguer, et valider sur ’eau le travail effectué lors de ce chantier hivernal.

 
Source : M Masquelier

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La Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre 2021 : cap sur la Martinique, trois parcours pour 4 classes

 

Pour sa 15è édition et à la veille de son 30è anniversaire, la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre s'offre un nouvel élan transatlantique vers la Martinique, pour une arrivée festive et colorée. Pour la premièrefois de son histoire, la course débarque aux Antilles. Cette nouvelle destination va offrir 3 parcours exigeants et techniques, pour toutes les classes, dans le respect des marqueurs sportifs et historiques de la Route du Café.

 

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Crédit : E Stichelbaut


 

Trois parcours du Havre à Fort de France, de la Normandie à la Martinique 

La flotte 2021 composée des Class40, des Mutli 50, des Imoca et des Ultimes s'élancera du bassin Paul Vatine au Havre, en Normandie, le dimanche 7 novembre 2021, pour une traversée puis une remontée inédite de l'Atlantique, avant d'atteindre la baie de Fort de France.

 
Ce n'est pas un, mais trois parcours qui ont été imaginés par Francis Le Goff, directeur de course.Il s'est attaché à conserver les marqueurs sportifs de la course transatlantique en duo la plus longue et la plus exigeante. Au menu : le golfe de Gascogne, le Pot-au-noir et l'équateur.

 
Ce parcours identique pour toutes les classes dans sa première partie, puis différencié ensuite, va permettre de grouper les arrivées et d'offrir aux vainqueurs des célébrations grandioses avec le public martiniquais. Chose totalement exceptionnelle : la ligne d'arrivée sera à proximité du port, et le public pourra donc admirer les bateaux lorsqu'ils la franchiront.

 

Parcours 

Les Class40 partiront du Havre pour rejoindre l'île de Sal, au Cap Vert. Bien que les concurrents n'aient pas à affronter le Pot au noir, ils devront dans un premier temps composer avec les dévents des îles du Cap Vert qui s'étendent sur des dizaines de kilomètres. Ils affronterontdes grains qui peuvent accompagner les alizés profonds, avant de filer à l'est vers la Martinique! Distance de 4.600 milles nautiques.

 
Les Multi 50 et Imoca feront route ensemble. Après une descente en direction du Brésil, les concurrents franchiront le Pot-au-noir et l'équateur, avant d'enrouler l'île de Fernando de Noronha au Brésil : un parcours bien connu des navigateurs qui ont participé aux précédentes Route du Café. Ils remonteront ensuite vers la Martinique en passant une deuxième fois le Pot-au-noir, mais bien plus à l'ouest. Distance : 5.400 milles nautiques

 
Les Ultimes, de retour pour l'édition 2021, navigueront vers le sud où, après avoir franchi le Pot-au-noir et l'équateur, ils devront rejoindre l'île anglaise de l'Ascension au milieu de l'Atlantique, comme en 2001 et 2003. Une fois cette île contournée, les concurrents devront alors faire route vers la Martinique, en profitant des alizés de l'hémisphère sud, puis passer une deuxième fois l'équateur et le Pot-au-noir. Distance : 6.900 milles nautiques

 

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Source : O Teboul
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Transat Jacques Vabre. Direction La Martinique !

Transat Jacques Vabre. Direction La Martinique !

Pour sa 15ème édition, le parcours change puisque les concurrents rejoindront la Martinique ! Pour la première fois de son histoire, la Route du Café part explorer les Antilles. C’est la baie de Fort-de-France qui accueillera l’arrivée de la transatlantique en duo la plus longue et la plus exigeante, avec la promesse d’un joli spectacle.

Le point de départ, historique, reste le même : le bassin Paul Vatine du Havre. En 2021, les membres fondateurs de la course que sont la ville du Havre et le groupe JDE sont rejoints dans l’organisation de l’événement par la région Normandie. La Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre aspire désormais à devenir un événement, plus encore qu’une course. Elle veut profiter de sa notoriété pour se rendre utile, pour inspirer, rassembler, engager, transmettre.

Au premier rang de ces nouvelles ambitions : la volonté d’innover sur les enjeux environnementaux. Preuve de cet engagement en matière de RSE (Responsabilité sociétale des entreprises), la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre lancera deux programmes innovants : un concours (ouvert aux start-ups et aux étudiants) pour mettre en avant des projets favorisant la baisse de nos impacts ; et une conférence sur les bonnes pratiques environnementales.

Le nouvel élan porté par la nouvelle équipe de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre promet par ailleurs de soutenir la féminisation de la course au large, en encourageant le projet d’une navigatrice qui souhaiterait s’engager sur une première course transatlantique. Enfin, une autre volonté de cette Route du Café version 2021 est de renforcer les liens entre la navigation réelle et la régate virtuelle, en intégrant officiellement une cinquième classe Virtual Regatta.

Sur le plan d’eau comme dans toutes les actions menées autour de la course, la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre s’est donnée pour mission cette année de valoriser les performances et de respecter son environnement. Elle espère associer, dans cet objectif, de nombreux skippers prêts à braver l’Atlantique en duo à partir du 7 novembre prochain, date du départ de l’édition 2021.

Le départ sera donné devant Sainte-Adresse. Une heure à deux heures plus tard, la flotte est attendue à la bouée d’Etretat, où les spectateurs sont toujours nombreux. La Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre débute toujours par une séquence spectacle, avant de prendre le large.

La première partie du parcours est un tronc commun pour toutes les classes. Il faudra sortir de la Manche, soit en allant chercher les côtes anglaises, soit en rasant la pointe du Cotentin, selon les conditions météo. En Manche comme à la pointe de Bretagne ensuite, gare au trafic maritime.

Ensuite, ce sera la traversée du golfe de Gascogne, qui peut parfois être le théâtre de coups de vent assez forts en novembre. Une fois le cap Finisterre franchi, il faudra descendre pour attraper les alizés. Et c’est là, au sud des Canaries, que les trois parcours se séparent.

Les Multi50 et les Imoca feront route commune direction l’archipel brésilien de Fernando de Noronha, comme un clin d’oeil à la destination historique de la course. La boucle totale représente 5800 milles. Ces bateaux traverseront à deux reprises l’équateur et donc le Pot-au-noir, même si le second passage, plus à l’ouest, devrait être moins à risques. Les Multi50 sont les premiers attendus à Fort-de-France, en 12 à 15 jours. Les Imoca, eux, pourraient mettre 14 à 17 jours.

Le parcours des Class40 sera le plus court en distance : 4600 milles. Ils devront laisser l’île de Sal à tribord, au Cap Vert, avant de filer à l’Est vers la Martinique. Ils ne passeront pas le Pot-au-noir ni l’équateur. Le parcours des Class40 pourrait être bouclé en 17 à 22 jours.

Enfin, le parcours des Ultime, les bateaux les plus rapides du circuit, est forcément le plus long : 7500 milles. Le waypoint à contourner est représenté par un autre archipel brésilien, au large de Rio de Janeiro : Trindade et Martim Vaz. Là encore, il faudra doubler le passage de l’équateur et du Pot-au-Noir. Arrivée à prévoir après 16 à 17 jours.

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Vendée Globe. Kojiro Shiraishi, premier skipper asiatique à boucler le Vendée Globe

Vendée Globe. Kojiro Shiraishi, premier skipper asiatique à boucler le Vendée Globe

Kojiro Shiraishi a franchi la ligne d’arrivée des Sables-d’Olonne ce jeudi 11 février à 11 heures 52 minutes et 56 secondes. ll est le premier navigateur asiatique à terminer l’Everest des Mers !

La mondialisation a parfois du bon, surtout quand elle concerne les hommes de mer. Kojiro, c’est d’abord l’histoire d’une curiosité. Comment un homme né à plus de 9 800 km des côtes vendéennes a-t-il pu embarquer dans une telle aventure ? La réponse est digne d’un roman. Le jeune Kojiro Shiraishi avait une idole : Yukoh Tada (207 jours au BOC Challenge entre 1982 et 1983), marin estimé devenu chauffeur de taxi pour éponger ses dettes. Kojiro l’avait retrouvé en fouillant l’annuaire, en multipliant les coups de fil avant de débarquer sur son palier à 4 heures du matin. Il avait été reçu, s’était excusé, puis avait dégusté deux bouteilles de saké en bonne compagnie. De quoi avoir, à son tour, des envies de s’élancer sur les océans.

Dans les pas de Yukoh Tada

Le Vendée Globe, Yukoh Tada avait envisagé d’y participer à la suite d’un coup de fil de Philippe Jeantot. L’impossibilité de réunir les fonds nécessaires avait eu raison de son ambition. Ce ne sera pas le cas de Kojiro, qui s’aguerrit à la Velux 5 Oceans (2 fois deuxième) et bénéficie des conseils de Bernard Stamm et Roland Jourdain. « Bilou » sera toujours là quand Kojiro débarquera en Bretagne il y a quelques années, et il sera de toutes ses aventures. Kojiro le lui rend bien, il affirme « se sentir comme chez lui en France » et s’élance, il y a quatre ans, pour son premier tour du monde.

Un 2e Vendée Globe, comme « une évidence »

Le grand public découvre en 2016 Kojiro Shiraishi et son duo complice formé avec Shota Kanta, qui s’évertue à traduire chacune de ses prises de parole. Son Vendée Globe, au cœur de « la nature brute et sauvage » qui le subjugue, s’arrête net au large de l’Afrique du Sud. Une avarie en haut du mât, l’émotion de devoir s’arrêter là et des larmes terminent trop vite cette édition.

Néanmoins, dès son retour à terre, il veut repartir – « Je n’ai jamais voulu fuir mes responsabilités » – et y participer à nouveau « à valeur d’évidence ». L’édition 2020, il la courra à bord d’un bateau neuf siglé DMG-Mori Global One, pensé par VPLP à partir des moules de Charal et construit en 2019 chez Multiplast. Ainsi, pour la 2e fois consécutive, une équipe de la NHK, la chaîne d’information japonaise, était présente aux Sables-d’Olonne. Certes, les tempes de Kojiro ont légèrement blanchi, mais le plaisir est intact. Les images sont presque identiques : c’est en kimono que Kojiro débarque sur les pontons, une tenue qu’a aussi revêtu ‘Bilou’ aussi pour les derniers éclats de rire avant de partir.

Si cruelle descente de l’Atlantique

Le skipper a des arguments pour jouer une place dans le ‘top 10’. Le bateau a été fait à sa mesure, compromis entre technique, rapidité et robustesse. L’été dernier, Kojiro réussit sa Vendée – Arctique – Les Sables-d’Olonne (10e à 6 h du vainqueur, Jérémie Beyou). Cette course lui permet de se qualifier pour le Vendée Globe.

Le Japonais est armé de cet enthousiasme intarissable qui a valeur de moteur en toute circonstance, entame alors sa deuxième tentative de tour du monde. Les faits de course se révèlent cruels, surtout au cœur d’une descente de l’Atlantique qui n’épargne personne.

Au cœur de Thêta, la dépression intertropicale, des problèmes de pilote automatique qui ont provoqué des empannages imprévus entraînent la casse de quatre lattes de grand-voile et une déchirure sur la partie haute de celle-ci. La course n’est plus. Il faut contacter le team, réparer, lutter contre les doutes et repartir. « C’était un petit exploit d’avoir réussi à réparer cette voile », confie Kojiro. Les jours passent, la progression continue, certes en 2e partie de flotte, mais elle continue.

Une place dans la grande histoire de la course au large

« Je suis content que les réparations tiennent. C’est presque un miracle ». À bord de DMG-Mori Global One, le miracle devient quotidien. Il tient bon face aux grains, face aux tempêtes, face aux aléas… Et l’exploit ne fait que réjouir Kojiro. « Tous les jours à être sur l’eau à naviguer, je suis le plus heureux du monde », confiait-il fin janvier. Ces quinze derniers jours, le scénario du Vendée Globe lui a même offert le luxe de disputer une dernière régate.

Un match à cinq avec Arnaud Boissières, Alan Roura, Stéphane Le Diraison et Pip Hare. Un match pour savourer jusqu’à la fin avant de franchir la ligne des Sables-d’Olonne. En y parvenant, l’élève Kojiro vient de dépasser le maître Tada. Premier Japonais à terminer le Vendée Globe, il est aussi le premier Japonais à conclure un tour du monde sans escale et sans assistance en solitaire. De quoi lui assurer une place au chaud, aux côtés de son mentor, dans la grande histoire de la course au large.

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Kojiro Shiraishi (DMG Mori Global One) 16e du Vendée Globe et premier asiatique à terminer l'épreuve

Ce jeudi 11 février à 11 heures 52 minutes et 56 secondes (heure française), Kojiro Shiraishi a franchi la ligne d’arrivée des Sables-d’Olonne après 94 jours, 21 heures, 32 minutes et 56 secondes de course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance en 16e position. Le Japonais devient ainsi le premier skipper asiatique à boucler le Vendée Globe. 

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Credit : Y.Zedda/Alea VG2020


14 jours, 17 heures, 48 minutes et 10 secondes après le vainqueur, Kojiro Shiraishi a coupé la longue ligne d’arrivée ce jeudi 11 février, à l’heure du déjeuner. Après une nuit le long des côtes de l’Hexagone, à chercher comment passer devant Arnaud Boissières, à qui il succède sur la ligne pour seulement 02h 56min 50s, le Japonais a célébré dans une température glaciale, mais sur une mer maniable, l’ouverture d’une nouvelle page de l’histoire du Vendée Globe : il est en effet le premier navigateur asiatique à terminer l’Everest des Mers ! 

Le grand public découvre en 2016 Kojiro Shiraishi et son duo complice formé avec Shota Kanta, qui s’évertue à traduire chacune de ses prises de parole. Son Vendée Globe, au cœur de « la nature brute et sauvage » qui le subjugue, s’arrête net au large de l’Afrique du Sud. 

Une avarie en haut du mât, l’émotion de devoir s’arrêter là et des larmes terminent trop vite cette édition. Néanmoins, dès son retour à terre, il veut repartir. 

 L’édition 2020, il la courra à bord d’un bateau neuf siglé DMG-Mori Global One, pensé par VPLP à partir des moules de Charal et construit en 2019 chez Multiplast. 

« Tous les jours à être sur l’eau à naviguer, je suis le plus heureux du monde », confiait-il fin janvier. Ces quinze derniers jours, le scénario du Vendée Globe lui a même offert le luxe de disputer une dernière régate. Un match à cinq avec Arnaud Boissières, Alan Roura, Stéphane Le Diraison et Pip Hare. Un match pour savourer jusqu’à la fin avant de franchir la ligne des Sables-d’Olonne. En y parvenant, l’élève Kojiro vient de dépasser le maître Tada. 

Premier Japonais à terminer le Vendée Globe, il est aussi le premier Japonais à conclure un tour du monde sans escale et sans assistance en solitaire. De quoi lui assurer une place au chaud, aux côtés de son mentor, dans la grande histoire de la course au large. 

 LES STATISTIQUES DE KOJIRO SHIRAISHI (DMG MORI GLOBAL ONE) 

 Il a parcouru les 24 365 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 10,70 nœuds Distance réellement parcourue sur l’eau : 29 067,67 milles à 12,76 nœuds de moyenne 

Son bateau 

Architecte : VPLP 

Chantier : Multiplast, Vannes 

Mise à l'eau : 2019

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Arnaud Boissières, 15e cette année, boucle son 4e Vendée Globe : "C’est tellement beau et fort !"

C’est dans un froid glacial, au début du jour qu’Arnaud Boissières a bouclé son 4ème Vendée Globe consécutif. Le skipper de La Mie Câline-Artisans Artipôle, 15e cette année, est le premier à avoir bouclé quatre éditions consécutivement. En raison de la marée, il patiente à l’entrée du chenal qu’il embouquera à 14h00. Le marin n’était en effet pas encore prêt à quitter sa machine, même pour quelques heures. 

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Credit :C. Favreau / La Mie Câline - Artisans Artipôle 


Moins de 24 heures avant l’arrivée, concentré sur ses derniers bords, le marin esquisse un premier bilan. Il évoque « le privilège de finir le Vendée Globe ». Et puis il y a l’avenir, la prochaine édition dans quatre ans et l’envie d’y participer encore. ‘Cali’ se réjouit déjà. « Oui, je pense à l’après, je voudrais faire une nouvelle campagne avec un bateau un peu plus moderne ». 

Le Vendée Globe donne des ailes et Arnaud compte bien en profiter à nouveau et continuer, quelques années encore, à valoriser avec humilité et émotions ses partenaires, les membres de son équipe et ses proches.

Arnaud Boissières :

« C’était extraordinaire, intense, toujours au contact ! On s’y attendait un peu car le niveau de jeu est élevé et la préparation des bateaux aussi. Derrière, nous étions aussi à la bagarre, c’est ce qui a fait le charme de la course, mais c’est aussi pour ça que je suis fatigué. 

Nous nous sommes fait une belle régate notamment avec Alan (Roura) depuis le cap Horn. C’est ce que je recherchais aussi ! Quatre Vendée Globe, c’est génial, mais je ne suis pas Jean Le Cam. Jean est hors normes, j’ai tellement de respect pour lui, en faire autant que jean c’est génial ! Chaque tour du monde est différent, le projet était différent, l’approche était différente avec ce bateau modernisé même si je ne bataillais pas pour les premières places. 

Je m’étais mis une pression supplémentaire sur ce Vendée Globe. Faire un quatrième Vendée Globe d’affilée, c’est chouette, je rentre dans l’histoire, mais chacun a son histoire sur cette course. C’est tellement beau et fort ! Celui-là restera gravé dans ma mémoire. 

On a bataillé comme des fous avec Alan (Roura), Stéphane (Le Diraison), Kojiro (Shiraishi) et Pip (Hare). Elle est extraordinaire, elle a toujours la positive attitude ! On ne part pas en mer par nécessité, on décide d’y aller ! 

 Oui, j’ai un 5e Vendée Globe en ligne de mire. Cela permet de rester dans une dynamique, je vais vivre bien "l’après" du coup. J'aimerais un bateau un peu plus performant, au moins de la génération 2016. J’ai deux-trois petites idées ! Il faut en discuter avec les partenaires. Et puis, cette année, c’est mon pote qui gagne. Yannick, c’est mon ami d’Arcachon, ami d’adolescence. On en parlait depuis longtemps, du Vendée Globe. Je suis trop content pour lui, c’est comme si je l’avais gagné un peu aussi ! Ce Vendée Globe a vraiment une saveur particulière… » 

 LES CHIFFRES DE LA COURSE 

Temps de course : 94 jours, 18 heures, 36 minutes et 06 secondes 

Parcours théorique : 24 365 milles à la vitesse moyenne de 10,71 noeuds

 Distance parcourue : 28 457 mille à la vitesse moyenne de 12,50 noeuds

 Source : M.Honoré

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Vendée Globe. Arrivée d’Arnaud Boissière : ” Quatre Vendée Globe, c’est génial !”

Vendée Globe. Arrivée d’Arnaud Boissière : ” Quatre Vendée Globe, c’est génial !”

Arnaud Boissières a franchi la ligne d’arrivée des Sables-d’Olonne ce jeudi 11 février à 08 heures 56 minutes et 06 secondes dans un froid polaire. Il boucle son 4e Vendée Globe d’affilée (2008, 2012, 2016, 2020) et le seul à avoir réussi cet exploit ! Il aura mis 94 jours, 18 heures, 36 minutes.

Celui que l’on surnomme Cali avec tendresse s’est battu contre les éléments peu favorables en milieu de la flotte, sans jamais se départir de son sourire et de sa bonne humeur. Que voulez-vous, l’homme aime profondément naviguer en solitaire autour du globe ! En tête d’un groupe compact de 6 bateaux, le skipper de La Mie Câline-Artisans Artipôle a offert un superbe finish digne des premiers au classement général de ce 9e Vendée Globe… Une 15e place âprement disputée.

« C’était extraordinaire, intense, toujours au contact ! On s’y attendait un peu car le niveau de jeu est élevé et la préparation des bateaux aussi. Derrière, nous étions aussi à la bagarre, c’est ce qui a fait le charme de la course, mais c’est aussi pour ça que je suis fatigué. Nous nous sommes fait une belle régate notamment avec Alan (Roura) depuis le cap Horn. C’est ce que je recherchais aussi !

Quatre Vendée Globe, c’est génial, mais je ne suis pas Jean Le Cam. Jean est hors normes, j’ai tellement de respect pour lui, en faire autant que jean c’est génial ! Chaque tour du monde est différent, le projet était différent, l’approche était différente avec ce bateau modernisé même si je ne bataillais pas pour les premières places. Je m’étais mis une pression supplémentaire sur ce Vendée Globe. Faire un quatrième Vendée Globe d’affilée, c’est chouette, je rentre dans l’histoire, mais chacun a son histoire sur cette course. C’est tellement beau et fort ! Celui-là restera gravé dans ma mémoire. On a bataillé comme des fous avec Alan (Roura), Stéphane (Le Diraison), Kojiro (Shiraishi) et Pip (Hare). Elle est extraordinaire, elle a toujours la positive attitude ! On ne part pas en mer par nécessité, on décide d’y aller !

Oui, j’ai un 5e Vendée Globe en ligne de mire. Cela permet de rester dans une dynamique, je vais vivre bien “l’après” du coup. J’aimerais un bateau un peu plus performant, au moins de la génération 2016. J’ai deux-trois petites idées ! Il faut en discuter avec les partenaires. Et puis, cette année, c’est mon pote qui gagne. Yannick, c’est mon ami d’Arcachon, ami d’adolescence. On en parlait depuis longtemps, du Vendée Globe. Je suis trop content pour lui, c’est comme si je l’avais gagné un peu aussi ! Ce Vendée Globe a vraiment une saveur particulière… »

L’AMBIANCE
Par un froid polaire et un vent d’est pour une quinzaine de nœuds, à l’heure du café-croissants, Arnaud Boissières est rentré « à la maison » salué par les Sablais à leur balcon, son équipe, sa famille et ses amis en semi-rigide. Cali, qui chérit particulièrement sa ville d’adoption, attend le Japonais Kojiro Shiraishi, concurrent et compagnon de route, pour faire son entrée vers 14h dans le mythique chenal des Sables-d’Olonne. Une ambiance des plus chaleureuses malgré les conditions hivernales !

LA COURSE D’ARNAUD
« Être dans un groupe comme ça permet de tenir une dynamique de course, de régate. On s’écrit souvent, avec Alan (Roura) et Stéphane (Le Diraison), on se raconte nos petites préoccupations. C’est chouette, car cette 15e place m’a coûté cher ». Ce sont les mots d’Arnaud Boissières une semaine avant d’arriver aux Sables-d’Olonne. Oui ! Chaque étage sur la flotte du Vendée Globe a connu ses énormes matches. Compagnons de route dans le Grand Sud, devenus concurrents sur la remontée de l’Atlantique, Cali, Alan Roura, Stéphane Le Diraison, Didac Costa, Kojiro Shiraishi et Pip Hare se sont battus comme des chiffonniers malgré les turpitudes de la météo : les longues périodes de calmes dans la descente de l’Atlantique Sud, les violents soubresauts dans l’océan Indien et les souffles musclés dans le Pacifique Sud.
Arnaud Boissières a connu le pire comme le meilleur, des avaries en série, mais en marin ultra expérimenté, il a toujours su garder la tête froide et prendre du recul : « Je suis heureux de nature ! Je suis super content : je suis encore en course », confiait le skipper de La Mie Câline – Artisans Artipôle une fois son quatrième Cap Horn doublé, le 12 janvier dernier.

COMME UN OISEAU MIGRATEUR
À 48 ans, Arnaud est parti le 8 novembre comme s’il entamait son premier Vendée Globe, cette fois sur un IMOCA à foils dont la carène datait de 2007. Certes, il se voyait bien jouer non loin des dix premiers, mais la mer décide. Cali rêve de grands surfs accompagnés par les albatros dans les océans du Grand Sud, d’un halo de lumière dans les 50 nuances de gris. Il se dit « oiseau migrateur ». Sur son 4e Vendée Globe, Cali estime avoir connu presque le pire scénario. La navigation restera tortueuse jusqu’au bout : avec son groupe, il est contraint de contourner l’anticyclone des Açores et de faire un grand tour de 700 milles supplémentaires avant de rentrer au pays. « La punition ! », lâchera-t-il. N’empêche, Arnaud Boissières a mené sa course à lui de bout en bout, préservant son bateau jaune tout en régatant à couteaux tirés, n’oubliant jamais, lors de vacations, de féliciter ses camarades de jeu.
De la mer, il a écrit un mot pour Pip Hare, des félicitations chaleureuses pour son « pote » de toujours, Yannick Bestaven, un hommage à Georges Pernoud, une pensée pour ses camarades contraints à l’abandon. Il a un cœur « gros comme ça », Cali, ambassadeur de l’association « À chacun son Everest » lui qui, enfant, a aussi connu la maladie. Des étoiles plein ses yeux bleus, Arnaud s’est offert un quatrième tour de manège. Le Vendée Globe, c’est sa vie !

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En 2021, un programme sportif d’envergure pour CORUM L’Épargne

CORUM L’Épargne confirme sa participation à The Ocean Race Europe, qui devrait s’élancer le 20 mai 2021. Après son abandon sur le Vendée Globe en novembre 2020, CORUM L’Épargne est revenu à son port d’attache à Lorient, afin que soient menées les consolidations nécessaires à la poursuite de son programme sportif composé de quatre temps forts en 2021, avec toujours à la barre Nicolas Troussel.

The Ocean Race Europe, une nouvelle course pour entamer l’année

L’édition inaugurale de The Ocean Race Europe promet une compétition internationale de haut niveau. Cette course en équipage mixte de quatre marins se dispute en cinq étapes entre la côte Nord Atlantique et la Méditerranée. Ce sera une occasion unique pour CORUM L’Épargne de se mesurer aux autres bateaux, dont les équipages chercheront à révéler l’étendue des capacités dans ces étapes courtes.

Nicolas Troussel, skipper de l’équipe CORUM L’Épargne, double vainqueur de la Solitaire du Figaro

« Il sera intéressant de naviguer avec un équipage complet sur l’IMOCA CORUM L’Épargne. C’est quelque chose que nous apprenons encore – comment atteindre le plein potentiel du bateau, quelle est la meilleure configuration – donc The Ocean Race Europe sera un bon test pour notre équipe pour se confronter à d’autres bateaux et une excellente opportunité pour reprendre la course avec notre IMOCA. »

Un programme ambitieux pour 2021

Pour CORUM L’Épargne, ce sera le premier rendez-vous d’un programme de navigation riche en 2021. Après The Ocean Race Europe, l’IMOCA s’alignera au départ de la Rolex Fastnet Race. Créée en 1925, cette course mythique est organisée tous les deux ans par le Royal Ocean Racing Club du Royaume- Uni. L’édition 2021 se tiendra à partir du 8 août, sur un parcours d’environ 600 milles nautiques tracé entre l’île de Wight (au sud de l’Angleterre), le sud-ouest de l’Irlande et Cherbourg. Cette double traversée de la mer d’Irlande peut s’avérer ardue, et constituera un parfait galop d’essai en double pour CORUM L’Épargne.

Puis viendra le Défi Azimut, du 15 au 19 septembre, qui se courra « à la maison » puisque CORUM L’Épargne est basé à Lorient. Cette compétition proposera des épreuves de vitesse et une course offshore de 48h en double. Ce sera l’occasion de partager des sensations de vitesse avec les partenaires et invités, notamment lors du traditionnel tour de l’île de Groix qui clôt l’évènement pour le plus grand plaisir des spectateurs.
Enfin, point d’orgue de cette année 2021, CORUM L’Épargne sera au départ de la 15e édition de la Transat Jacques Vabre. C’est la deuxième participation de Nicolas sous les couleurs de CORUM L’Épargne à cette traversée de l’Atlantique en double, qu’il avait disputée en 2019 aux côtés de Jean Le Cam. Cette transat qui se court tous les deux ans constitue un véritable défi sportif, mené à un rythme soutenu. Les concurrents devraient s’élancer du Havre le 7 novembre.
Ces quatre événements se courront donc en double ou en équipage. Ce sera l’occasion pour Nicolas Troussel, qui n’a pour l’instant régaté sur l’IMOCA CORUM L’Épargne qu’en solitaire, d’aller chercher en 2021 la performance dans une configuration collective, qui a souvent été privilégiée en entraînement l’an dernier.

Un binôme hors pair

Et pour cela, c’est un coéquipier de premier plan qui sera à ses côtés : Sébastien Josse. Déjà présent au sein de l’équipe CORUM Sailing en 2020, il a participé à toute la campagne de préparation au Vendée Globe. C’est donc en toute logique qu’il continue officiellement auprès de Nicolas en 2021 et prend pleinement sa place en cette année placée sous le signe du collectif.
Sébastien Josse est un coureur au large connu et reconnu. Vendée Globe, Route du Rhum, Volvo Ocean Race, des transatlantiques et tours du monde en monocoque et multicoque, avec ou sans foils, en solitaire, double ou équipage, des succès et des échecs : son expérience est unique. Passionné par la technique autant que par la glisse, son enthousiasme et son humour ont fait l’unanimité au sein de l’équipe en 2020.

Sébastien Josse, co-skipper

« Dans la continuité de 2020, je suis ravi d’accompagner Nicolas et l’équipe CORUM L’Épargne pour une nouvelle année. C’est un échange qui fonctionne dans les deux sens et je les remercie. Le programme de régates 2021 est vraiment attractif entre équipage et double, cela va nous permettre de nous entraîner et d’être au meilleur niveau. »

Un chantier hivernal d’optimisation

En dépit d’un engagement total de la part de toute l’équipe CORUM Sailing, le défi que constituait le Vendée Globe 2020 n’a pas pu être relevé. Une aventure qui se termine donc sur une immense déception, mais qui ne fait que motiver davantage toute l‘équipe pour réussir 2021.
A la suite du démâtage qui l’a contraint à l’abandon au neuvième jour de course, le bateau s’était rendu au Cap-Vert, où il a été chargé sur un cargo pour être débarqué le 29 décembre à Lorient. Le chantier de réparation et préparation aux courses de 2021 a donc pu commencer dès janvier, et a pour objectif d’améliorer la fiabilité de CORUM L’Épargne et de conduire quelques évolutions. L’analyse attentive des évènements de 2020, dans ce qu’ils ont apporté de positif comme de négatif, permet aujourd’hui de tirer les enseignements nécessaires à la progression de l’équipe et du bateau. La mise à l’eau est prévue au plus tôt fin avril, ce qui laissera quelques semaines à l’équipe pour naviguer, et valider sur l’eau le travail effectué lors de ce chantier hivernal.

Greg Evrard, Directeur de l’équipe CORUM L’Épargne

« L’abandon lors du Vendée Globe a évidemment été une énorme déception, à la hauteur des efforts fournis pour être au départ dans de bonnes conditions malgré un contexte si particulier. Grâce au soutien de CORUM L’Épargne, toute l’équipe s’est mobilisée pour rapatrier bateau et skipper, puis s’est tournée vers l’année 2021, riche en défis sportifs. Elle s’articule autour de nos deux objectifs principaux que sont The Ocean Race Europe et la Transat Jacques Vabre. L’expérience vécue en 2020 n’a fait que décupler notre motivation à revenir plus fort en 2021, pour rendre fières toutes les personnes qui nous accordent leur confiance et nous soutiennent. »

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Vendée Globe. Arrivées polaires ce jeudi : Les ETA des 5 bateaux

Vendée Globe. Arrivées polaires ce jeudi : Les ETA des 5 bateaux

Ils sont 5 à arriver aux Sables ce jeudi. Une arrivée qui va se faire dans un froid polaire qui recouvre tout le nord de la France. Il fera sans doute presque plus froid que lorsque les skippers étaient dans le sud.
Le premier à arriver sera Arnaud Boissières. Il devrait couper la ligne à 9h, suivra Kojiro Shiraishi entre 11h45 et 12h00, Alan Roura entre 19h30 et 21h30 ,Stéphane Le Diraison entre 20h et 22h puis Pip Hre entre 21h30 et 23h00.
Le chenal est prévu à 2h du matin pour Alan et les suivants.

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Comment ProFurl est revenu dans la course au large – article sponsorisé

C’est l’histoire d’un retour au bercail réussi : celui de ProFurl, marque pionnière – depuis 1982 – de l’enroulement de voiles. Longtemps habituée du Vendée Globe, au point d’équiper une grande partie de la flotte des trois premières éditions, l’entreprise s’était peu à peu éloignée de l’univers de la course au large au début des années 2000, avant d’y revenir avec réussite : avec 8 bateaux sur 33 équipés de ses hooks au départ et les premières et troisièmes places à l’arrivée pour Yannick Bestaven et Louis Burton, ProFurl affiche un beau score.

« Nous avions travaillé il y a un peu plus de dix ans avec Roland Jourdain, mais c’est vraiment lors du Vendée Globe 2016 que nous sommes vraiment revenus dans le jeu en équipant PRB et Banque Populaire« , explique Cédric Martel, responsable custom et support technique du groupe Wichard, qui a racheté ProFurl en 2002.

La victoire d’Armel Le Cléac’h aurait dû être la meilleure publicité pour la marque… sauf qu’à l’arrivée, le skipper confie que son hook de J1 a cassé ! Ingénieurs et techniciens décident alors de se remettre en question et de travailler la fiabilité de leurs produits en s’appuyant sur une autre méthode de conception.

« Nous avons développé ce qu’on appelle le système hybride, avec le moins de mécanique possible à l’intérieur de nos hooks, juste une pièce femelle qui reçoit un corps mâle usiné dans la masse, avec un coefficient de sécurité très élevé, » précise Cédric Martel. Ce même système hybride a été mis en oeuvre sur les emmagasineurs « plus légers et plus résistants, dotés d’un mécanisme à cœur complètement ouvert, sans graisse ni joint. Cela donne une facilité de rotation et de manœuvre au skipper : moins il tire sur le bout, mieux c’est pour lui ! »

Ces produits développés, il a fallu ensuite convaincre skippers et teams de les adopter. Un travail qui a porté ses fruits, puisque Prysmian Group, DMG Mori et MACSF se sont élancés le 8 novembre avec des hooks ProFurl, Maître CoQ, Bureau Vallée, PRB, Arkéa Paprec et Banque Populaire avec le « full pack », incluant les emmagasineurs.

Trois mois plus tard, le test du Vendée Globe est passé : « Aucun de nos huit skippers n’a eu à déplorer d’avarie de hook« , annonce Cédric Martel, tandis que Yannick Bestaven et Louis Burton décrochent l’or et le bronze. Interrogé en pleine tournée médiatique parisienne, le vainqueur a pris le temps de se confier : « Ce que j’ai aimé, c’est la simplicité des mécanismes et la fiabilité. Le système de hook sans pièces mécaniques qui bougent est un vrai plus puisque je n’ai rencontré aucun problème. Je suis certes monté au mât, mais pas pour le hook ! »

Pour ProFurl, dont 90% du chiffre d’affaires est lié à la grande croisière, l’objectif est d’accroître la part de marché de la course au large – outre les Imoca précités, la marque équipe notamment Idec Sport, Spindrift, le Maxi Edmond de Rothschild, le Multi50 Leyton, les Class40 Crédit Mutuel et Project Rescue Océan, le plan David Raison que vient de mettre à l’eau Axel Tréhin.

« L’enjeu était très important pour nous, nous avons prouvé que nos hooks étaient 100% fiables, et qui dit fiabilité dit sécurité pour les marins. Avant le départ, Giancarlo (Pedote) m’avait bien fait comprendre qu’il fallait impérativement que les hooks tiennent, parce qu’il ne voulait absolument pas monter dans le mât », se souvient Cédric Martel. Qui, à l’arrivée, a été chaudement félicité par le marin italien !

Photo : Stéphane Maillard / Bureau Vallée

Contenu proposé par  Profurl

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