• 1
  • 2
  • 3

Icones About sailing

previsions sailingnewscartographies

L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Victoire de Charlie Dalin et Yann Eliès sur Apivia lors de la Transat Jacques Vabre IMOCA, les marins racontent

Ce dimanche 10 novembre, à 1h23 (heure française), Charlie Dalin et Yann Eliès ont remporté la 14e édition de la Transat Jacques Vabre en catégorie IMOCA. Duo complémentaire, ils embarquent sur Apivia, un foiler de dernière génération. Mais le monocoque, qui a été mis à l’eau au mois d’août, n’a que 3000 milles dans ses foils. Le plan Verdier semble bien né mais tiendra-t-il la cadence ? La réponse tombe assez vite. "Je crois que pour gagner ces courses, il faut un bateau polyvalent et Apivia a cette qualité."


image

Credit : JL Carli/Alea

Apivia bien né

Après un départ prudent, Apivia sort dans le bon paquet de la Manche à 100% de ses capacités. Au passage du front de la dépression Pedro, il vire de bord avec un groupe emmené par Initiatives-Cœur, cap au Sud.

Au près, le plan Verdier semble très véloce et creuse une petite avance à l’approche des hautes pressions de Gibraltar. Charal reprend ensuite la tête et ne va pas la lâcher jusqu’au Pot-au-noir, creusant mille après mille son avance. Elle culmine à 120 milles le 5 novembre à midi.

Coup gagnant dans le Pot au Noir

Charlie Dalin et Yann Eliès se décalent dans l’est. Nettement moins ralentis même si le Pot-au-noir est copieux pour tous cette année, ils ressortent le 7 novembre du tunnel et cavalent déjà à 15 nœuds. Le deuxième n’est plus Charal mais Banque Populaire à 225 milles derrière !

L’alliance générationnelle de Charlie Dalin et Yann Eliès a fait merveille, avec le brin de réussite qui sied aux vainqueurs.

ITW à l'arrivée :

Le rythme :

Charlie Dalin : "La seule pause finalement, ca été le Pot-au-noir où on a pu sortir la tête du bateau, regarder la mer, les nuages. La dernière journée aussi a été magique, sur mer plate sous code zéro, le bateau glissait tout seul avec des pointes à 23-24 noeuds. Peut-être qu’aussi l’approche de l’arrivée la rendait belle."

Yann Eliès : "C’était dur, il ne faut pas croire. On est parti à fond de balle dans l’alizé. On s’est fait taper dessus direct avec du 35-40 nœuds à ne pas savoir comment faire avancer le bateau parce que la mer était dure. 

On a déchiré la grand-voile. 48 heures ont été cramées parce que c’est 24 heures pour réparer et 24 heures pour récupérer et ensuite, on a enchaîné sur le Pot-au-noir. On s’est arraché ! C’est grisant de naviguer sur un bateau neuf parce que ça va vite mais c’est pas simple parce qu’il y a de la casse, qu’il faut réparer, il n’y a aucun répit."

Le Pot-au-noir :

Charlie Dalin : On a eu un sacré Pot-au-noir. Je m’en souviendrai longtemps. Il se reconstruisait tout le temps derrière nous et chaque grain s’approchait et passait toujours à 1 ou 2 km dans le tableau arrière et on voyait que la porte se refermait derrière. Il fallait faire la course devant les nuages.

Yann : On a pensé à Jérémie et Christopher, ils avaient fait une super course jusque là. C’étaient eux les maîtres, il n’ y a pas photo. On pensait qu’ils nous accueilleraient au ponton avec une caïpirinha et finalement, c’est l’inverse. Peut-être qu’ils auront une analyse autre que la-nôtre. Il y a un peu de chance de notre côté mais sans doute un positionnement qui n’était peut-être pas très bon chez eux.

Le binôme :

Charlie Dalin : Il y a une vraie complicité entre nous. on se connait bien, on a déjà traversé l’atlantique, on travaille tous les ans ensemble depuis 2014. On sait se décrypter.

Yann Eliès : On est hyper complémentaires. Dans le Pot-au-noir je sortais la tête du cockpit pour voir les nuages et Charlie regardait sur l’ordinateur où il fallait placer le bateau. J’ai beaucoup appris de la façon de faire de Charlie.

Apivia :

Charlie Dalin : Les conditions n’ont pas été idéales pour les foilers. On a fait beaucoup de près au départ puis du portant complet. le seul moment au vent de travers, c’est après le Pot-au-noir. Mais je crois que pour gagner ces courses, il faut un bateau polyvalent et Apivia a cette qualité. 

Les vitesses sont élevées mais les décélérations aussi ! Un jour, j’étais en vacation avec le téléphone à la main. Le bateau a planté et j’ai fait un vol plané de 4 mètres, le combiné en main et j’ai atterri sur le vérin de quille pendulaire. J’en suis revenu avec un gros bleu. Ces foilers sont de super machines. Elles sont très sollicitantes et je n’en attendais pas moins. 

Maintenant, il faut que je me prépare au retour en solitaire vers la France.

Yann Eliès : Il y a aussi des moments difficiles parce qu’on n'arrive pas à le faire avancer. Apivia a de super qualités mais il ne faut pas le nier, il a aussi des défauts. On a eu des moments de difficulté, des doutes, on s’est creusé les méninges et on n’a pas toutes les réponses.

Le duo aura mis 13 jours 12h 08mn et 00s pour parcourir les 4 350 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 13,42 nœuds, mais il a réellement parcouru 5062 milles à 15,62 nœuds.

Par la rédaction
Source : S.Gueho

Casse du foil tribord sur Arkéa Paprec, Sébastien ...
Transat Jacques Vabre. Charlie Dalin et Yann Eliès...
 

Commentaires

Pas encore de commentaire. Soyez le premier à commenter
Déjà inscrit ? Connectez-vous ici
Invité
dimanche 17 novembre 2019

Parrains officiels

Partenaires officiels

Equipementiers officiels

Fournisseurs officiels

Connexion visiteur

Plan du site

sitemaps

Suivez-nous

camera social 1 socialsocial media youtubenewsletter

Mentions légales

document

Devenez partenaire

business

Contact

communication

logo AGP Course au large

aboutsailing

previsions