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Vendée Globe : entre course au budget et course aux milles

A ce jour, plus de 35 skippers ont l’intention de prendre le départ du Vendée Globe dans 19 mois. Certains sont lancés dans une course aux milles pour avoir le plus de chance d’être sélectionnés, l’avis de course limitant le nombre d’inscrits à 30. Tip & Shaft fait le point sur les derniers projets et cette course à la sélection.

La pression monte à 19 mois du départ de la neuvième édition du Vendée Globe… et à cinq mois du 1er novembre, date limite pour la déclaration de candidature, préalable obligatoire à l’inscription, selon l’article 8.1 de l’avis de course. En décembre dernier, Tip & Shaft recensait 29 projets candidats au tour du monde en solitaire ; ils sont désormais plus de 35 (voir liste ci-dessous) à ambitionner de descendre le chenal des Sables d’Olonne le 8 novembre 2020, avec des projets plus ou moins financés.

Si les skippers des 18 foilers annoncés (dont 8 neufs) ont bouclé leur budget – à l’exception notable de Thomas Ruyant – ils sont en effet encore nombreux à démarcher des sponsors. Parmi les marins présents sur le dernier Vendée Globe, Romain Attanasio « cherche un co-partenaire-titre pour être plus performant », mais est sûr de partir. Quant à Jean Le Cam, il a confié cette semaine dans Ouest-France ne disposer que de 15% du million et demi d’euros sur lequel il table pour prendre le départ de son cinquième Vendée Globe consécutif.

De son côté, Sébastien Destremau, s’il a dû renoncer à son projet de « 4 frères 4 bateaux », s’estime « sûr de partir », avec un budget minimal de 300 000 euros, sur son actuel Face Ocean. Il doit cependant le mettre à la jauge, ce qui signifie réussir le test de redressement numérique à 180 degrés, sans l’aide des ballasts. « Pour moi, ce serait complètement débile de mettre une quille pendulaire, à la fois financièrement et au niveau fiabilité/sécurité. On travaille dans une autre direction, à savoir rajouter suffisamment de volume sur le pont pour que le bateau ne tienne pas à l’envers », explique le Varois… qui assure réfléchir aussi à ajouter des foils d’occasion à son plan Finot de 1998.

Du côté des nouveaux arrivants, les situations sont variées : Manu Cousin (Groupe Setin), Clarisse Crémer (Banque Populaire) et Damien Seguin (Groupe Apicil) disposent de budgets ficelés ; Ari Huusela (Ariel II), Alexia Barrier (4myplanet), Maxime Sorel (V&B-Sailing Together), Clément Giraud (Envol by Fortil), Miranda Merron (Campagne de France) et Pip Hare (Superbigou) n’ont, eux, pas encore bouclé le financement de leur campagne, certains ayant cependant le minimum pour partir, à l’image de Miranda Merron, dont le compagnon Halvard Mabire précise : « Nous ne sommes pas dépendants à 100% de ces apports complémentaires pour être certains d’être sur la ligne de départ ». Egalement en recherche de partenaire, le Belge Denis Van Weynberg, qui a racheté l’année dernière l’ex Spirit of Hungary de Nandor Fa, sera cette année au départ de la Transat Jacques Vabre (avec son boat-captain Lionel Régnier). Et compte bien prendre un an plus tard celui du Vendée Globe : « On mise sur un budget de 1,7 à 2 millions d’euros (HT), on est un peu en retard mais pas à la rue, il nous manque le partenaire-titre, mais ça avance bien », confie-t-il à Tip & Shaft.

D’autres candidats sont aujourd’hui plus incertains : Erik Nigon, n’ayant pas trouvé preneur pour son Imoca Vers un monde sans sida, « continue à chercher des sponsors pour naviguer », estimant « à 70% » ses chances de courir la Jacques Vabre, « à 50% » celles d’être au départ du Vendée Globe. Quant à Richard Tolkien, il a remis à la jauge Imoca son Rosalba (plan Merfyn Owen de 2001) après avoir tenté de le vendre et nous a confié espérer dans un premier temps être au départ du Fastnet et de la Jacques Vabre (avec le Norvégien Rune Aasberg).

De nouveaux venus peuvent potentiellement s’ajouter à la liste des candidats au départ. Benjamin Dutreux va ainsi annoncer courant juin le lancement de son projet, qu’il avait évoqué dans Tip & Shaft dès mars 2018, pour lequel il cherche des partenaires en plus de ceux qui l’ont jusqu’ici accompagné en Figaro : « On a bien avancé sur l’achat d’un bateau qu’on va financer grâce à un emprunt bancaire, avec pour premier objectif d’être au départ de la Transat Jacques Vabre ». Le Vendéen a besoin d’environ 500 000 euros pour cette première année (il annonce disposer aujourd’hui de la moitié de cette somme).

Yoann Richomme, qui peut toujours compter sur le plan Lombard Vivo a Beira propriété de Pierre Lacaze, a abandonné ses ambitions post Route du Rhum de Multi50 pour se tourner vers le prochain Vendée Globe, soutenu dans sa recherche par le Hub by OC Sport. Conrad Colman, de son côté, est en discussion pour louer l’ex Acciona à Offshore Team Germany. « On cherche un budget de fonctionnement d’environ 1,5 million d’euros, Jacques Vabre et saison 2020 comprises », confie Clara Colman, l’épouse du Néo-Zélandais.

Au total, l’Imoca recense donc de 36 à 38 projets, soit bien plus que la limite de 30 places fixée par l’avis de course du Vendée Globe. Une concurrence qui explique la « course aux milles » dans laquelle sont lancés depuis l’année dernière la plupart des candidats au tour du monde, qui ne sont ni finishers de la précédente édition, ni skippers d’un bateau neuf, deux catégories automatiquement sélectionnées (16 marins pour l’instant). En cas de dépassement du nombre de 30 inscrits qualifiés, la sélection départagera en effet les candidats sur le critère du nombre de milles parcourus sur les courses au programme des Imoca Globe Series entre 2018 et 2020. D’où le succès de celles-ci : 20 skippers inscrits à la Route du Rhum 2018 (contre 9 en 2014), 17 à la récente Bermudes 1000 Race, plus de 25 au prochain Fastnet et « de 28 à 32 », selon Antoine Mermod, président de l’Imoca, à la Jacques Vabre (contre 13 en 2017 et 20 en 2015).

Une course aux milles qui ne fait pas le jeu, pour l’instant, de plusieurs têtes d’affiche et/ou gros sponsors : c’est le cas d’Isabelle Joschke (MACSF, 1 102 milles cumulés), de Clarisse Cremer(Banque Populaire) et de Kevin Escoffier (PRB) qui se trouvent aujourd’hui en queue de liste, les deux derniers n’affichant à ce jour aucun mille au compteur, puisque leur projet débute en juillet. De quoi être inquiet ? « Il y a une incertitude qui va perdurer jusqu’à l’été 2020« , concède la skipper de MACSF, tandis que Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire répond : « Je suis forcément un peu inquiet, mais dans notre timing, on ne pouvait pas faire mieux. »

Si ceux qui seront recalés de la course aux milles (le classement final sera effectué après la New York-Vendée) peuvent toujours espérer une des quatre wild-cards que la SAEM Vendée, organisatrice du Vendée Globe, garde dans sa poche, aucun ne veut miser dessus. « Ça créerait forcément des tensions vis-à-vis de ceux qui se trouveraient écartés, le plus simple serait que tout le monde travaille main dans la main pour augmenter le nombre de places au port des Sables d’Olonne », estime Kevin Escoffier. « Toutes les équipes, importantes ou plus modestes, s’investissent énormément pour trouver des partenaires, ce serait dommage que certaines restent à quai, ça pourrait aussi dissuader des gens de venir sur le Vendée Globe à l’avenir », juge Ronan Lucas. Isabelle Joschke est sur la même longueur d’ondes : « On est sur des projets engagés avec un niveau d’investissement assez élevé, ça me paraît compliqué de refuser de tels acteurs. Nous, on considère qu’on est un team qui anime la classe, on joue le jeu en étant présent depuis les Monaco Globe Series, on estime qu’on a notre place« .

Relayant l’inquiétude des skippers, la classe Imoca, réunie en assemblée générale mi-avril, s’est prononcée pour demander l’élargissement de la liste des 30 concurrents au départ. Un dossier chaud, régulièrement évoqué avec la direction de course et la SAEM Vendée qui, contactée, nous a indiqué que « l’avis de course fait foi ». Jacques Caraës souligne de son côté les contraintes logistiques de plus en plus importantes posées par les foilers dont l’envergure, pour certains, dépasse 11 mètres. « Pour accueillir 30 bateaux, on devra déjà aménager le côté droit du ponton d’honneur avec des catways, il est difficile d’augmenter le nombre de places, à moins de mettre un ponton dans le port de commerce ».

Et le directeur de course de rappeler que si le sujet est régulièrement évoqué, il ne sera pas tranché avant le 1er novembre 2019, date limite des déclarations de candidature : « Ce que me dit Yves Auvinet [président de la SAEM Vendée, NDLR] à raison, c’est qu’à la date d’aujourd’hui, il n’y a que 18 déclarations fermes. Difficile dans ces conditions de lui demander d’augmenter le nombre de concurrents. » Antoine Mermod, qui s’efforce d’inciter les skippers à remplir cette formalité, confirme : « Avant de crier au loup, il faut d’abord concrétiser par une inscription. La SAEM Vendée n’a pas besoin de changer son règlement tant qu’elle n’a pas cette liste au 1er novembre ».

Les candidats recensés au Vendée Globe :

8 skippers d’un bateau neuf : Jérémie Beyou (Charal), Sébastien Simon (Arkéa Paprec), Charlie Dalin (Apivia), Alex Thomson (Hugo Boss), Nicolas Troussel (Corum), Kojiro Shiraishi (DMG Mori), Armel Tripon (L’Occitane) et Thomas Ruyant. 8 finishers du Vendée Globe 2016 : Fabrice Amedeo (Newrest-Art & Fenêtres), Louis Burton (Bureau Vallée), Arnaud Boissières (La Mie Câline-Artipôle), Alan Roura (La Fabrique), Jean Le Cam (Yes We Cam), Romain Attanasio (Pure), Conrad Colman, Sébastien Destremau (Face Ocean).

Tous automatiquement sélectionnés, sous réserve d’effectuer leur qualification.

Les 20 autres seront départagés par le nombre de milles parcourus au cas où y a plus de 30 inscrits qualifiés après la New York-Vendée en juin 2000, la date définitive d’inscription étant le 1er juillet 2020 : Boris Herrmann (Malizia II-Yacht Club de Monaco), Stéphane Le Diraison (Time for Oceans), Manu Cousin (Groupe Setin), Alexia Barrier (4myplanet) : 6 250 milles cumulés ; Damien Seguin (Groupe Apicil), Ari Huusela (Ariel II) : 5 600 ; Erik Nigon (Vers un monde sans sida) : 3 600 ; Sam Davies (Initiatives Cœur) : 2 540 ; Yannick Bestaven (Maître CoQ) : 2 452 ; Giancarlo Pedote (Prysmian Group), Maxime Sorel (V&B-Sailing Together), Clément Giraud (L’Envol by Fortil), Miranda Merron (Campagne de France), Pip Hare, Denis Van Weynbergh (EyeSea) : 2 000 ; Isabelle Joschke (MACSF) : 1 102 ; Kevin Escoffier (PRB), Clarisse Crémer (Banque Populaire), Yoann Richomme (Vivo a Beira), Benjamin Dutreux ne comptent aucun mille.

Photo : François Van Malleghem/Bermudes 1000 Race

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Clap de fin pour la finale de la coupe du monde
Une autre paire de Manche…
 

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dimanche 16 juin 2019

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