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SailGP : Ce qu’il faut retenir des deux premières étapes de la saison

La deuxième des cinq étapes de la saison de SailGP à San Francisco s’est conclue sur le même podium que la première à Sydney, avec la victoire des Australiens (Tom Slingsby) devant les Japonais (Nathan Outterridge) et les Britanniques (Dylan Fletcher). Tip & Shaft fait un premier point d’étape du nouveau circuit lancé par le duo Larry Ellison/Russell Coutts.

Après deux épreuves, la hiérarchie semble pour l’instant établie, avec deux équipes au-dessus du lot, l’Australie et le Japon, et un bateau britannique en embuscade, vainqueur à San Francisco de sa première régate en flotte. Des résultats qui ne constituent pas vraiment une surprise pour Bruno Dubois, « team principal » de l’équipe chinoise, quatrième à Sydney et cinquième à San Francisco. « Les Australiens, c’est toute l’équipe d’Oracle de la dernière Coupe, les Japonais, c’est un mélange entre Team Japan et Artemis et les Anglais sont vraiment très forts, avec Dylan Fletcher qui est un tout bon, Chris Draper, qui vient aussi de Team Japan, ces équipes ont beaucoup de gens qui ont fait la dernière Coupe et connaissent bien ces bateaux ».

Le duel final entre Australie et Japon a à chaque fois été remporté par les hommes de Tom Slingsby, ce qui constitue tout de même une petite surprise, même pour les intéressés, comme le confie le Français Philippe Presti, qui coache justement l’équipe australienne : « La logique aurait voulu que ce soit plutôt Nathan (Outterridge) qui soit devant au classement parce qu’il a fait la dernière Coupe de l’America en tant que barreur et que c’est lui qui a développé ce nouveau F50. Il travaille en plus avec le même groupe qu’il avait chez Artemis, c’est clairement celui qui a le plus d’expérience sur ce type de bateau ». Franck Citeau, entraîneur de l’équipe française, ajoute à propos du skipper (australien) de l’équipe nipponne : « Pour moi, le plus doué, c’est Nathan Outterridge qui fait ce qu’il veut avec le bateau, mais justement, il a tendance à en faire trop par rapport aux Australiens qui sont de vrais métronomes, très réguliers. »

Derrière ce duo, Britanniques et Américains ont fait bonne impression dans les eaux californiennes, particulièrement ces derniers qui, après avoir terminé derniers à Sydney, ont pris la quatrième place chez eux : « Je ne m’attendais pas à voir ces deux équipes à ce niveau-là si vite, surtout sur un plan d’eau comme celui de San Francisco », note Philippe Presti. L’Arcachonnais lie cette progression au changement d’interface du « flight control », plus facile à manipuler, ce qui a conduit certains, notamment les Britanniques, après avoir travaillé sur l’unique simulateur mis à disposition des équipes à Londres, à changer leur fonctionnement à bord : « Chez eux, le barreur n’a plus du tout d’action sur le contrôle du vol, c’est le flight controller qui le fait totalement, ça permet de vraiment libérer le barreur qui n’a plus besoin de gérer les trois dimensions et peut mieux barrer, tout en faisant un peu de tactique pour bien positionner le bateau. Nous nous sommes mis aussi dans cette configuration, mais Tom (Slingsby) reprend encore le contrôle dans les manœuvres ; les Japonais le font un peu moins, les autres ne le font pas, chacun agit en fonction des capacités qui sont à bord et les périodes d’entraînement sont tellement courtes que c’est dur de changer de mode. »

Effectivement, avec seulement quatre jours d’entraînement avant l’épreuve de San Francisco, difficile pour ceux qui n’ont pas navigué sur la dernière Coupe en AC50 – dont les F50 sont des évolutions – de rattraper ce handicap. Même si l’organisation fait en sorte d’octroyer des sessions supplémentaires aux retardataires, ce qui a été le cas pour les Américains avant San Francisco et le sera pour les Français avant New York – ou Cowes, le team tricolore préférant bénéficier de ce rab de navigation sur un plan d’eau plus adapté que ne l’est l’Hudson River, sur laquelle aura lieu l’épreuve new-yorkaise. « Les Américains ont effectivement eu un peu plus de temps pour s’entraîner parce qu’ils étaient derniers à Sydney et que l’objectif est de mettre tout le monde au même niveau. On constate que depuis Sydney, ils ont fait des progrès énormes, ce sont eux qui font les meilleurs flying tacks de toute la flotte« , note Bruno Dubois.

Ce qui est encore loin d’être le cas des Chinois ou des Français qui, pour reprendre les mots du même Bruno Dubois, font pour l‘instant partie de la « deuxième division » de la flotte. Franck Citeau le reconnaît : « Le bilan est simple pour nous : on n’arrive pas encore à passer les manœuvres comme les autres, du fait de notre manque d’entraînement. Le dernier jour de San Francisco, c’était notre 12e navigation alors que Nathan Outterridge en était à sa… 270e [si l’on cumule AC50 et F50, NDLR]. A l’entraînement quand le jeu est ouvert, ça passe, mais en régate, dès qu’on met des limites au terrain, c’est compliqué : on a dû réussir quatre flying tacks sur une soixantaine de virements. Ce n’est pas énorme, mais ça nous permet quand même d’analyser comment ça se passe, parce que c’est une vraie usine à gaz, il y a énormément de réglages. » Ce que confirme Philippe Presti : « Ca va tellement vite qu’il faut que toutes les personnes soient bien synchronisées les unes avec les autres. Les manœuvres, c’est 80% de la performance. »

Comment dès lors rattraper le retard pour les Chinois ou Français ? Par des passages par le simulateur londonien, ce que vont faire en juin pendant trois jours en juin Billy Besson, Marie Riou et Matthieu Vandamme côté français, et par des compétitions ou entraînements sur d’autres supports, comme ce qui attend les Chinois, qui naviguent sur l’un des anciens AC45 des America’s Cup World Series, mais seront aussi présents sur le GC32 Racing Tour lors de la Villasimius Cup fin mai et du championnat du monde fin juin avec le skipper Phil Robertson. Philippe Presti est cependant circonspect : « Il n’y a aucun autre bateau au niveau du F50, je ne vois pas comment une équipe qui s’entraîne en GC32 peut être plus performante sur le F50, peut-être doivent-ils aller chercher de l’expérience pour se faire aider, on voit bien que sur les quatre premiers bateaux à San Francisco, les postes stratégiques, barreur et régleur de l’aile, sont occupés par des personnes ayant participé à la dernière Coupe. »

Franck Citeau estime cependant que le fait de naviguer en GC32 – France SailGP Team se verrait bien s’aligner sur le GC32 Racing Tour à condition de trouver des partenaires complémentaires – a son avantage pour un équipage jeune : « On n’est pas au même niveau que les Australiens, on a encore besoin de coordination d’équipage, de vivre ensemble, de partager des moments en vol, et à coût raisonnable, il n’y a pas mieux que le GC32. On ne va pas louer Macif ou Gitana« . Bruno Dubois rappelle de son côté : « On est comme une nouvelle équipe de Formule 1 qui se retrouve face à Mercedes ou Ferrari, on ne va pas claquer d’entrée des victoires face à des équipes qui naviguent sur ce support depuis plusieurs années. Et sur ce circuit, c’est un travail de longue haleine, on a un objectif de long terme. » Et le team manager de l’équipe chinoise de conclure : « Je pense que ce sera différent à New York, on sera plus souvent sur une coque qu’en mode vol, parce que le vent est moins fort et qu’il il y a du courant. » Donc plus de jeu ? Réponse les 21 et 22 juin prochains.

20 000 spectateurs à San Francisco. S’il n’y avait pas de village officiel SailGP à Sydney, faute de temps pour l’organiser, cela a été le cas à San Francisco avec un village ouvert au public et une tribune payante de 800 places placée le long d’une digue devant laquelle passaient les F50. Contactée, l’organisation, qui a confié un comptage précis au cabinet Deloitte, estime qu’environ 20 000 spectateurs sont venus assister aux deux jours de régate. 563 bateaux spectateurs(payants) ont été officiellement enregistrés auprès de l’organisateur représentant 4 513 personnes, tandis que 1 486 tickets dans les gradins ont été vendus et que 600 invités (partenaires) ont fréquenté l’espace VIP baptisé « Adrenaline Lounge ». Un modèle qui sera reproduit notamment à Marseille où sera installée une tribune de 1 000 personnes (95 euros la place) sur la digue du Grand Port, devant le Mucem, au pied duquel sera installé le village ouvert au public. Les régates pourront également être suivies sur des bateaux spectateurs (85 euros ou 195 euros pour une prestation plus haut de gamme), tandis que la base technique sera située dans la Marina de de Port-Corbières.

Photo : SailGP

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