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Chantiers Imoca : grandes manoeuvres avant le Vendée Globe

A dix mois du départ du Vendée Globe, avec une saison dense qui s’ouvrira par The Transat CIC (départ le 10 mai) avant la New York-Vendée (16 juin), la quasi-totalité des Imoca est entrée en chantier, avec une « job list » plus ou moins importante selon les équipes. Revue de détails de ces grands et petits travaux.

Plusieurs teams ont décidé de se doter d’une nouvelle paire de foils en vue du Vendée Globe. C’est le cas de Charal, comme l’a annoncé il y a plusieurs mois Jérémie Beyou, avec une V2 davantage typée Vendée Globe – donc portant VMG – conçue, comme la première, avec VPLP, et de nouveaux outils, en l’occurrence un simulateur mis au point depuis des années par Emirates Team New Zealand et désormais commercialisé. Ce qui fait dire à Nicolas Andrieu, en charge de la performance au sein du Charal Sailing Team : « Cet outil a été très profitable et nous sommes assez confiants dans le fait que cette nouvelle méthodologie de conception puisse nous apporter de la performance« .

Du côté d’Arkéa Paprec, qui a cassé ses deux foils l’automne dernier, le premier juste avant la Jacques Vabre, le second pendant, la construction d’une nouvelle paire, sur plans Juan Kouyoumdjian, débutera chez Lorima « d’ici quinze jours », selon Vincent Riou qui chapeaute le projet de Sébastien Simon. « Nous avions de toute façon prévu de faire une V2 pour l’été, ce qui change, c’est le timing. On est lancés dans une course contre la montre car ce sont des pièces hyper longues à fabriquer et que le programme prévu est de faire les deux transats ». Les raisons de la casse des deux premiers ? « C’est toujours en cours d’étude, on attend confirmation de ce qu’on imagine pour lancer la construction définitivement », répond l’ancien skipper de PRB.

Deuxième paire de foils également pour Advens for Cybersecurity de Thomas Ruyant, construite chez Persico et conçue par le cabinet Verdier sous le pilotage, côté Thomas Ruyant Racing, d’Antoine Koch. « C’était prévu et budgété, indique le skipper à Tip & Shaft. A la fois pour une question de viabilité du projet en cas de casse et pour la performance. Notre première paire est top, mais on va essayer d’avoir un jeu de foils plus pour du solo et pour le Vendée« . Il devrait être livré en juin, la date conditionnera en partie le choix du Nordiste, après The Transat avec les foils actuels, de disputer ou non la New York-Vendée.

De son côté l’équipe d’Alex Thomson, actuellement occupée sur la réparation de la quille, nous a confié qu’elle allait « construire une deuxième paire de foils avant le Vendée Globe », même chose pour Nicolas Troussel pour le futur Corum, attendu début mars, tandis qu’Armel Tripon mettra à l’eau L’Occitane le 1er février « avec une paire de foils pour démarrer, puis potentiellement une deuxième avant le Vendée Globe ». Kojiro Shiraishi (DMG Mori) n’a pas prévu « pour le moment » de fabriquer de nouveaux foils, tandis que Charlie Dalin nous a fait savoir qu’il ne souhaitait pas communiquer sur le chantier avant la remise à l’eau d’Apivia ; mais on voit mal le Havrais, vu ses objectifs élevés sur le Vendée Globe, prendre le risque de se passer d’un second jeu, comme ses concurrents.

Parmi les bateaux de générations précédentes, deux skippers ont également choisi de se faire construire des foils : le premier est Boris Herrmann qui remplace les appendices actuels de Malizia II-Yacht Club de Monaco par de nouveaux, actuellement construits chez Multiplast dans les moules de ceux de MACSF (une autre paire de foils sera ultérieurement produite pour The Ocean Race). « C’est un compromis qui m’apparaissait intelligent et pas trop risqué pour un Vendée pas trop extrême mais plus performant », commente l’intéressé, qui travaille sur le sujet avec Quentin Lucet de chez VPLP. Et l’Allemand ne s’attaque pas qu’aux foils : « On coupe aussi l’étrave pour faire un mini-scow, l’objectif étant qu’elle pousse moins d’eau et que ça aide à « lifter » un peu le bateau ». Ces importantes modifications, débutées en décembre au sein du hangar du Hub by OC Sport à Lorient, ont notamment été rendues possibles grâce à l’arrivée d’un nouveau partenaire, « annoncé fin janvier ou en février au plus tard ».

Dernier bateau à s’équiper de foils cet hiver : Time for Oceans. Son skipper Stéphane Le Diraison explique : « Début 2019, j’étais parti sur l’idée de faire des dérives droites plus élancées, comme Damien (Seguin), on s’est rendu compte que l’opération était coûteuse, on s’est alors mis à réfléchir à des foils. On a alors eu l’opportunité de racheter ceux d’Initiatives Cœur avec leurs puits, on l’a saisie. On travaille avec le cabinet Finot-Conq, je me suis aussi attaché les services de Philippe Legros, qui avait travaillé avec Jérémie Beyou sur l’implantation de ces foils sur Maître CoQ 2016 [devenu Initiatives Cœur].« 

De nombreuses autres modifications sont en cours sur le plan Finot 2007 : « Si on veut que les foils aient un véritable intérêt, il faut s’attaquer à d’autres dossiers, donc on change aussi les ballasts, on fait de nouveaux safrans beaucoup plus modernes et plus profonds, et on refait le complètement le roof. Le cockpit à double descente, trop large, n’était plus adapté. Pour le roof et les safrans, on a mutualisé l’outillage avec Damien Seguin [qui procède donc aux mêmes modifications sur Apicil, NDLR].«  Tous ces travaux ont un coût, que le skipper chiffre à 500 000 euros (HT), pris en charge par certains de ses partenaires : « Je leur ai proposé un projet global d’évolution du bateau qui a été validé, les foils sont financés par Bouygues Bâtiment, le reste par un groupe de partenaires réunis au sein d’une société privée constituée à Boulogne-Billancourt pour faire la promotion du sport de haut niveau. »

D’autres skippers ont confié à Tip & Shaft avoir songé à l’opportunité de doter leur Imoca de foils, mais ont préféré reporter le sujet à l’après-Vendée. C’est le cas de Fabrice Amedeo qui, depuis peu, travaille avec le Gitana Team : « On les a contactés car on cherchait un hangar. Ça ne les intéressait pas de juste héberger un bateau, ils avaient en revanche envie d’une vraie collaboration avec un investissement de leurs équipes dans une logique d’accompagnement, j’ai trouvé l’idée très intéressante, parce que je commençais déjà à réfléchir à la perspective du Vendée Globe 2024. L’idée est d’essayer de développer ce bateau et de mettre de nouveaux foils au retour de ce Vendée. »

Du côté de Louis Burton et de BE Racing, pas de travaux d’envergure cet hiver, mais des décisions seront prises au premier trimestre pour la suite du programme après le tour du monde en solo, comme le confirme le skipper de Bureau Vallée : « On réfléchit à plein de pistes, entre garder ce bateau, construire un nouveau, racheter l’un de ceux de la génération 2020. Si on garde celui-là, on attendra de savoir si la classe vote les plans porteurs sur les safrans, et si c’est le cas, on pourrait refaire des foils qui collent avec ça, on les aurait alors pour 2022. »

Même réflexion chez le skipper de Groupe Sétin, Manu Cousin : « On a pensé à mettre des foils, mais je pense que ce sera pour un prochain bateau, je suis encore assez nouveau dans la classe Imoca. Avec mon sponsor, on préfère partir avec un bateau que l’on connaît bien pour passer sur une autre monture la prochaine fois, un bateau plus performant, donc à foils. »

Pour ce qui est des autres chantiers, à dix mois du départ, la plupart des équipes travaillent sur deux axes principaux : la fiabilisation et l’ergonomie. La fiabilisation est notamment ce qui a amené le Team Initiatives Cœur à doter l’Imoca de Sam Davies d’un mât neuf : « L’actuel a déjà fait deux Vendée, même si les mâts sont expertisés et vérifiés aux ultra-sons tous les ans, la fatigue des matériaux composites n’est pas quelque chose qu’on maîtrise complètement », justifie le team-manager David Sineau.

Niveau ergonomie, certains skippers concentrent leur attention sur le matossage, comme Arnaud Boissières qui installe sur La Mie Câline-Artisans Artipole un « un espèce de toboggan à l’arrière du bateau pour matosser plus facilement », et Maxime Sorel avec des aménagements prévus dans la cellule de vie de V&B Mayenne : « La table à cartes est très imposante avec un double siège qui prend beaucoup de place, on va revoir ça », confie le Malouin. Beaucoup d’équipes ont enfin mis l’accent sur la protection du skipper, avec une casquette installée sur 4myplanet (Alexia Barrier), une protection fixe sur Initiatives Cœur, tandis que plusieurs cockpits complètement fermés, en composite et/ou en toile, vont faire leur apparition au printemps notamment chez Charal (sur lequel seront installés des caméras), Newrest Art & Fenêtres, Malizia et Bureau Vallée.

Photo : Boris Herrmann

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