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The Race Around, course autour du monde en Class40 avec escales, étoffe l'équipe et envisage une catégorie "solitaire"

L'arrivée de la Transat Jacques-Vabre lancera le début d'un nouveau cycle de quatre ans pour les skippers de Class40 en préparation pour The Race Around prévue en 2023. A l'origine de cette course autour du monde avec escales, la société britannique 5Ocean Sport Marketing a recruté Emmanuel Versace qui la représentera sur le territoire français durant la préparation de la course.

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Credit : DR


The Race Around, en double et en solitaire ?

Si, à l'origine, The Race Around a été conçue et restera une course en double, l'organisation de course sondera l'ensemble des parties pour ouvrir aussi la course aux projets en solitaire. La décision sera annoncée lors de la publication de l'Avis de course prévue courant-fin 2020 après consultation du bureau de la Class40, des skippers, des routeurs, des fédérations concernées et de World Sailing.

Sam Holliday, co-fondateur de l'épreuve et directeur général : "Nous sommes heureux d'accueillir Emmanuel au sein de notre équipe. La clé de la réussite et de la longévité de The Race Around sera de construire des relations internationales durables. Les expériences d'Emmanuel en management d'équipe et de régate ainsi que sa carrière de journaliste apporteront une plus-value dans les relations que nous pourront avoir entre les autorités et les équipes françaises et The Race Around."

Emmanuel Versace, représentant de The Race Around en France : "The Race Around est dans la lignée des BOC Challenge et du Vendée Globe. C'est une incroyable aventure et je suis fier d'en faire partie. Ma mission sera d'explorer les possibilités pour un port majeur français d'accueillir une étape ; de servir d'agent de liaison entre les équipes - majoritairement françaises - et l'organisation et de développer les relations avec les skippers des classes Mini 6.5 ou Figaro en vue d'un possible passage en Class40 dans les années à venir."

Source : The Race Around

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Thomas Covile : « Brest Atlantiques arrive pile au bon moment »

Sept mois et demi après la mise à l’eau de son nouveau Sodebo Ultim 3, Thomas Coville, accompagné du fidèle Jean-Luc Nélias, s’élancera le 3 novembre sur Brest Atlantiques, nouvelle course de 14 000 milles réservée à la classe Ultim 32/23. L’occasion pour Tip & Shaft d’échanger avec lui à deux semaines du départ.

Sodebo Ultim 3 a été mis à l’eau en mars dernier ; sept mois après, le comportement et les performances du bateau sont-elles conformes à ce que tu attendais ?
Quand tu mets un bateau comme celui-là, un peu, voire très audacieux, tu as plein d’interrogations : est-ce que j’ai eu raison de faire quelque chose de très différent ? Est-ce que le fait d’avoir fait un projet très collaboratif avec plusieurs personnes autour de la table, ce n’était pas trop ambitieux ? Aujourd’hui, je suis rassuré parce que nous avons réussi à naviguer quasiment 100 jours, ce qui est beaucoup pour un nouveau bateau, et qu‘il est très sain. Après, je ne cacherais pas que les conditions de vie à bord sont compliquées : le vol est quelque chose qu’on découvre et qui donne des mouvements parasites en Z qu’il faut apprendre à dominer. Je pense que le plan porteur de dérive, que nous aurons l’année prochaine, va nous aider à stabiliser le bateau qui peut être assez violent dans de la mer et me fait dire qu’il n’a rien de comparable avec tout ce que j’ai connu avant. Ce qui est certain, c’est que le potentiel est énorme et qu’on n’en est qu’à 70% de l’utilisation du bateau aujourd’hui par rapport à la version finale.

Ce plan porteur de dérive, pourquoi ne l’avoir pas mis d’entrée ?
Je regrette finalement de ne pas l’avoir fait pour avoir un vol intégral de la coque centrale et des flotteurs en même temps, mais c’était un choix lié au fait qu’au début, on devait faire un tour du monde en solo dès la première année [Brest Oceans prévu à l’origine en décembre 2019, reporté à 2023, NDLR]. C’était une échéance très engagée qui nous a poussés à être sages. Après, vu la vitesse à laquelle on a réussi à mettre le bateau au point, j’aurais été content de l’avoir plus tôt. J’ai voulu être conservateur pour respecter une échéance, j’ai peut-être été trop timoré sur ce dossier, à l’inverse d’ailleurs de tout le reste du bateau qui est très engagé. Maintenant, on l’aura l’année prochaine puisqu’il est en construction et ce sera d’autant plus intéressant que comme on a un centrage des masses très poussé, il va se positionner juste au centre de gravité.

Cette absence te fait perdre combien en termes de performances ?
Aujourd’hui, on évalue le gain à 3-4 nœuds quand on fait décoller le flotteur, je pense que ça sera la même chose, de l’ordre de 10-15% de vitesse quand on fera décoller la coque centrale et qu’on la stabilisera en vol.

Le choix du cockpit à l’avant du mât est-il validé d’un point de vue ergonomie ?
Oui, le fait de barrer devant le mât est plutôt plus confortable, et quand on est à la manœuvre au niveau du pied de mât, comme on est très proches du centre de gravité, on ne bouge presque pas, au point que quand le bateau gîte, on ne le ressent quasiment pas jusqu’à 20 degrés.

Es-tu satisfait des foils ? Et as-tu prévu une éventuelle V2 à terme ?
Oui, je suis très content de leur position sur le bateau, qui n’est jamais facile à déterminer, de leur forme et de leur taille. Le bateau décolle avec très peu d’énergie et très peu d’angle, le flotteur vole dès 20-21 nœuds de vitesse et on arrive à en avoir un contrôle assez étonnant. Il ne nous a, jusqu’à présent, jamais pris en défaut, il n’est pas parti à l’abattée ni au lof, on est très équilibré en plan de voilures et on n’a jamais pris les appendices en flagrant délit de cavitation. Donc tout est comme prévu sur le papier, je suis très soulagé. Aujourd’hui, on n’a pas besoin d’une V2 de foils.

As-tu beaucoup cassé en sept mois ?
Non, on a abîmé un safran au tout début pour un montage mécanique, mais c’était une erreur humaine ; on a touché la dérive en septembre, mais on a mis en place des écréteurs derrière chaque appendice qui sont des sortes d’amortisseurs pour absorber les chocs, ça nous a permis de ne pas trop l’abîmer et de la réparer en trois semaines. Sinon, en dehors de quelques hublots qui ont fui au niveau de l’habitacle, le plan de pont n’a pas changé et nous n’avons pas eu de problèmes de structure. Aujourd’hui, sur nos projets, on a des routines d’investigation et de suivi (rapports de structure et de perf après chaque navigation, systèmes d’alertes…) qui n’ont pas grand-chose à envier à certains circuits comme SailGP ou autres et permettent a priori de prévenir certaines casses.

Que t’inspirent les autres bateaux qui participeront à Brest Atlantiques, et notamment ceux qui, a priori, sont les plus rapides, le Maxi Edmond de Rothschild et Macif ?
Gitana profite de trois années de mise au point et d’un team qui a beaucoup travaillé, ce qui fait qu’ils arrivent quasiment à maturité du projet, avec un bateau volant quasiment intégralement. Il est très puissant, nécessite beaucoup d’énergie, il est aussi très inspirant : j’avoue que j’apprends tous les jours de ce bateau, alors que je n’avais pas tout compris du dessin lorsqu’ils l’avaient mis à l’eau. Je pense que c’est aujourd’hui le bateau le plus performant dans cette version volante. Pour Macif, qui a été longtemps en concurrence avec nous sur le précédent bateau, je pense qu’ils ont extrêmement bien exploité un timing de mise au point idéal, je suis très impressionné par la maturité rapide qu’a eue ce bateau, la capacité de François et de son bureau d’études à le faire évoluer jusqu’au niveau et à la polyvalence qu’il a aujourd’hui. Il demande moins énergie même s’il est très aérien, c’est celui qui a eu la plus belle progression et est le plus proche du nôtre : même si notre concept est un peu différent, on a voulu aussi tendre vers un bateau plutôt léger et facile à manœuvrer. Par contre, dans un mode volant intégral, il est un cran en-dessous en termes de puissance par rapport à Gitana.

Où situe Sodebo Ultim 3 par rapport à cette concurrence ?
On se situe derrière, parce que nous sommes en pleine mise au point, par contre, nous avons un très gros potentiel à venir. Dans certaines conditions, nous sommes déjà à leur niveau, voire parfois un peu plus rapides, et assez vite, j’espère, on sera capables de jouer à armes égales. Je pense, en plus, que plus les équipages sont réduits, plus les potentiels des bateaux se lissent dans leur exploitation. Et c’est là, je pense, que le duo d’Actual Leader, Yves Le Blévec-Alex Pella, a une bonne carte à jouer : ils se sont bien trouvés, pour reprendre l’expression d’Armel (Le Cléac’h), ce seront deux bons chacals. D’autant qu’aujourd’hui, aucun bateau ne sait où il se situe en termes de fiabilité sur une course aussi longue. Donc plus les bateaux sont complexes, plus ils s’exposent ; c’est la carte qu’avait jouée Francis Joyon sur la Route du Rhum, et il a eu raison.

Brest Atlantiques arrive-t-elle au bon moment pour ton bateau ?
Oui, elle arrive pile au bon moment. C’est la première fois qu’avec Sodebo nous sommes vraiment dans un bon timing à la fois technique et sportif – parce que le rétro-planning a changé par rapport à ce qui était prévu. En général sur ce genre de projet, on court toujours derrière le temps en terme de mise au point, c’est moins le cas aujourd’hui.

As-tu l’impression que la classe Ultim 32/23 joue gros sur cette course ?
Oui, on jouera gros à chaque fois, il ne faut pas se leurrer. Mais j’ai l’impression que nous avons tiré pas mal de leçons de la Route du Rhum et qu’on a progressé ensemble, on échange beaucoup entre nous. C’est important, parce que, comme on joue effectivement gros à chaque course, on a intérêt à se serrer les coudes sur beaucoup de sujets, on est tous inter-dépendants les uns des autres. On a tous envie de gagner, mais la victoire ne sera belle que si on est nombreux au départ et à l’arrivée.

Pour la première fois, vous embarquez un media man, comment accueilles-tu cette nouveauté ?
On n’était pas d’accord sur le sujet, Jean-Luc et moi : il n’y était pas très favorable, alors que je l’étais, ce qui n’aurait pas été le cas si cela avait été une course en solo. Pour l’avoir vécu sur la Volvo avec Yann Riou, ça m’a paru évident qu’il a été un élément décisif de notre victoire : sans toucher une seule fois à un bout, il apportait par son œil, son recul, les relations qu’il avait nouées avec Franck (Cammas). Aujourd’hui, pour moi, le media man n’affecte en rien l’intérêt sportif de la course, il ne fait au contraire que créer de la plus-value et sert tout le monde, d’autant que sur nos bateaux aujourd’hui, ça devient difficile de faire autre chose que de les faire marcher à fond.

Il faut donc bien choisir son media man…
C’est clair ! Nous, avec Jean-Luc, on a choisi un mec, Martin Keruzoré, en raison de son profil, de son son charisme, de son attitude, du fait aussi qu’il soit un athlète.

Parlons du Team Sodebo : as-tu vocation à le développer comme le fait un peu MerConcept ?
Aujourd’hui, sur cette année de mise au point, nous sommes vingt salariés, avec un objectif qui est en priorité de rester concentrés sur notre bateau. Par contre, on souhaite que les marins qui viennent naviguer avec nous (Quentin Delapierre, Sam Goodchild, Thomas Rouxel, Matthieu Vandamme…), nous décrivent leur monde idéal et ce qu’ils cherchent à développer en dehors de Sodebo, pour voir comment on peut faire en sorte de les aider dans leurs projets personnels. Ce n’est pas intégré au groupe comme dans un MerConcept qui me paraîtrait trop lourd à porter pour nous et trop coûteux, mais ça en a certaines similitudes en termes de collectif et de vivier.

Finissons par la suite du programme, quelles évolutions as-tu prévues sur Sodebo Ultim 3 et quel sera ton programme en 2020 ?
On a identifié dix projets majeurs pour le bateau en 2020, dont les nouveaux plans porteurs de dérive et de safran central, ceux des safrans de flotteurs vont aussi sans doute évoluer. Les autres projets restent pour l’instant confidentiels. Pour ce qui est du programme, on va faire The Transat en solitaire, ensuite, on envisage de continuer à mettre le bateau au point en équipage, en faisant un retour de l’Atlantique et un Jules-Verne l’hiver 2020-2021.

Photo : Eloi Stichelbaut/Team Sodebo Voile

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La Transat Jacques Vabre prend ses quartiers au Havre, Escape Game, tyrolienne, capoeira, le village s'anime

Baptêmes de voile, traversées du bassin Paul Vatine en tyrolienne, initiations aux sports traditionnels brésiliens, concerts, Escape Game… Le village de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre offre une multitude d’animations gratuites pour tous, petits et grands. Tour d’horizon des animations à ne pas manquer chaque jour.

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Crédit : JL Carli


Pour les amateurs de sensations

Les organisateurs ont souhaité que les animations présentes sur le village soient une invitation à l’expérience, au partage, à la découverte. Ainsi l’Escape Game organisé dans le magnifique Bateau-feu, construit en 1935 et désormais classé aux monuments historiques, entraîne le public dans une ambiance de pré-tempête au milieu de l’océan : il s’agit de réussir à ouvrir un cryptex pour trouver la carte permettant d’échapper aux vagues géantes et aux vents violents. Une aventure à part entière, celle de la tyrolienne. Charal, partenaire de Jérémie Beyou, fait sensation avec cette expérience unique à vivre au-dessus du bassin Paul Vatine.

Pour les sportifs

L’échange entre Le Havre et Salvador de Bahia est permanent sur le village. Le public peut vivre une véritable immersion brésilienne en dansant au rythme de la batucada chaque fin d’après-midi. Tous les jours, la ville du Havre propose des initiations aux sports brésiliens, qui se pratiquent sur la plage ou dans les rues de Salvador de Bahia, comme la Capoeira, le Frescobol ou la Peteca. Immersion également avec le monde de la voile grâce à Ligue de voile de Normandie qui organise des initiations à la voile. Et mercredi, les runners sont invités au Skip’on running pour un footing avec les skippers.

Pour les artistes

Afin de sensibiliser le public à la préservation des océans, des animations proposent de découvrir l’environnement, le monde animal et végétal, grâce à des jeux, des ateliers d’écriture, sans oublier le concours « Une bouteille à la mer » pour apprendre à écrire un joli poème, qui partira, s’il est choisi, à bord d’un des 60 équipages ! Participer à la fresque réalisée par le street-artiste havrais Teuthis est aussi une manière de s’engager pour l’océan.

Banque du Léman amarré dans le bassin Paul Vatine

L’équipage suisse composé de Simon Koster et de Valentin Gautier (première participation à la Route du café) s’est amarré en début d’après-midi dans le bassin Paul Vatine. Pour rappel, le Class40 abîmé pendant sa qualification, avait dû rester en chantier à La Trinité-sur-Mer, et, sur dérogation, a pu rejoindre Le Havre plus tard. La flotte de la 14e édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre est donc au complet : 60 bateaux amarrés !

Source : S Gueho

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Erwan Le Draoulec devient le Skipper Macif 2020 !

Il aura fallu 5 jours au jury pour choisir le marin qui portera les couleurs de Macif pour les deux prochaines années. Rendue célèbre et prometteuse par les talents qui s’y sont succédés depuis 10 ans que la sélection existe, la filière Skipper Macif est un programme d’accompagnement unique : tout est mis en œuvre pour créer un environnement favorable à la réussite des marins. Le skipper, lui, n’a qu’un seul objectif : se réaliser sportivement, apprendre, toujours et encore et progresser. Les pré-selectionnés, Erwan Le Draoulec, Achille Nebout et Gaston Morvan ont donc eu une semaine pour convaincre, montrer ce qu’ils savent faire, donner le meilleur d’eux même : sport, préparation météo, navigation, analyse de la course, entretien individuel… une semaine intense et déjà riche d’enseignements pour chacun d’entre eux.

Le jury, composé de Jean-Bernard Le Boucher (Président du Jury Skipper Macif et Directeur des Activités Mer du groupe Macif), Christian Le Pape (Directeur du Pôle Finistère Course au Large), Jacques Cathelineau (Directeur Technique National de la Fédération Française de Voile), François Gabart (Skipper du trimaran MACIF), Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) et Bertrand Delignon (Directeur métier IARD du groupe Macif), a fait son choix et désigné Erwan Le Draoulec comme skipper Macif 2020.

Jean Bernard Le Boucher, Président du Jury Skipper Macif et Directeur des Activités Mer du groupe Macif :

« Nous avions 3 candidats dont le niveau était assez homogène. Mais Erwan a su faire la différence. D’abord parce qu’il nous a déjà démontré ce dont il était capable en course au large et il a une réelle expérience de chef de projet. Il a aussi pour lui la jeunnesse et une envie de réussir assez incroyable ! La Macif est fière de lui donner les moyens d’exprimer tout son talent. Je compte également sur lui pour faire rayonner les valeurs du Groupe, former une belle équipe avec Pierre et qu’ils puissent s’accomplir pleinement à nos côtés. »

Erwan Le Draoulec, Skipper Macif 2020 :

« La semaine a été assez forte. Mon profil différent des autres candidats m’apparaissait plutôt comme un atout, une carte que j’ai choisi de jouer à fond. Je me suis bien préparé à cette semaine de sélection. Je suis arrivé prêt avec énormément d’envie, celle de tout donner et de n’avoir aucun regret. Je suis content de ce que j’ai montré. C’est une belle victoire. Rejoindre la sélection Skipper Macif va changer ma vie, me permettre d’atteindre les objectifs que je me fixe réellement sur le plan sportif. C’est aussi génial de travailler avec Pierre . Nous avons des profils complètement différents, on a tout à apprendre l’un de l’autre, et on s’entend déjà très bien. J’avoue avoir été ému à l’annonce du résultat. C’est une opportunité énorme ; à moi maintenant d’être à la hauteur du programme Skipper Macif ! »

Pierre Quiroga, Skipper Macif 2019 :

« Le niveau des 4 candidats de la sélection Skipper Macif 2020 a été à la fois relevé et assez serré. Erwan m’a convaincu par sa prestation sur le grand oral qui clôture une semaine que je sais, pour l’avoir vécue il y a un an, difficile aussi bien physiquement que mentalement. Je suis très heureux de faire équipe avec Erwan l’année prochaine. On va faire je pense une très belle saison, à commencer par la transat AG2R La Mondiale qui va arriver assez rapidement. On va travailler ensemble pour devenir une équipe performante.”

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Au départ de la Transat Jacques Vabre, Florian Gueguen : "Le premier objectif sera de terminer la course" - Class40

En 2017, après trois années comme Capitaine sur la bisquine La Cancalaise, Florian Gueguen décide de faire le grand saut et de réaliser un rêve : celui de participer à la Route du Rhum tout en mettant un coup de projecteur sur les actions de l’association France Parkinson. Contraint à l'abandon, il décide de monter un projet sur quatre ans et qui va débuter par la Transat Jacques Vabre en double avec Raphaël Auffret sur un Class40.

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Crédit : F Gueguen

Diplômé de la Marine Marchande, Florian Gueguen a consacré ces dernières années à la navigation sur vieux gréement, évoluant alors sur des bateaux tels que la bisquine La Cancalaise dont il a été Capitaine entre 2015 et 2017. Le Cancalais a pris un virage radical il y a deux ans après s’être fixé l’objectif de participer à la Route du Rhum, en Class40. En 2018, l’aventure est contrariée par des soucis techniques, ce qui l’oblige à jeter l’éponge. Mais l'aventure ne s'arrête pas pour autant.

Une année de transition

« Cette année, que l’on peut qualifier de transition, je navigue à bord d’un bateau d’ancienne génération. Il est fiable et costaud, mais ne permet pas d’envisager rivaliser avec les montures les plus récentes. 

Cela enlève naturellement pas mal de pression en termes de résultats, mais permet de continuer à faire vivre le projet en attendant d’avoir un bateau performant. Tout ce qui est pris maintenant ne sera plus à prendre ensuite et, en ce sens, une traversée de l’Atlantique est forcément une expérience riche », avance Florian Gueguen qui s’alignera le 27 octobre prochain au départ de la Transat Jacques Vabre à la barre d’un JPK mis à l’eau en 2007.

Conditions musclées pour la qualification

Florian Gueguen a déjà bien pu prendre ses marques sur le bateau lors de la Cowes – Dinard puis de la 40’ Malouine SACIB ces derniers mois, mais aussi lors du parcours de qualification bouclé jeudi  10 octobre. « On a eu des conditions assez costaudes, avec jusqu’à 30-35 nœuds de vent sur une mer croisée. 

On a mangé un peu, mais cela nous a permis de continuer à découvrir la machine puis de prendre confiance dans des conditions qui risquent fort de ressembler à celles que l’on aura lors des premiers jours de la Jacques Vabre », a ajouté le navigateur, par ailleurs fier de porter les couleurs de l’association France Parkinson.

Source : Florence Beauvois

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