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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Le Mercato de la semaine

Nominations, départs, annonces de partenariats et d’événements, lancements de projet, offres de jobs, de stages et de services, bateaux à vendre…
[DÉPARTS & NOMINATIONS]
EMMANUEL VERSACE rejoint l’équipe de The Race Around, représentant en France de l’organisateur, 5Oceans Sport Marketing. EFFETS MER gère désormais la communication (media, digital, photo/vidéo) des ETF26 Series en collaboration avec Chiara Aliprandi. Le F50, ICHI BAN et le SUN FAST 3300 sont les trois nominés pour le prix de bateau de l’année 2019 qui sera remis par World Sailing le 29 octobre aux Bermudes. PROVEZZA a reçu le prix de l’équipe « la plus verte » du circuit des 52 Super Series, récompensée de ses diverses actions en matière de développement durable. ERWAN LE DRAOULEC, GASTON MORVAN et ACHILLE NEBOUT disputent cette semaine la sélection Skipper Macif 2020, le lauréat sera connu vendredi.

[JOBS]

MERCONCEPT recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., expérience de 3 ans minimum souhaitée dans le milieu de la course au large, poste en CDI basé à Port-la-Forêt. OUTREMER YACHTING recherche un-e ingénieur-e bureau d’études/développement ; poste en CDD pouvant évoluer en CDI, basé à La Grande Motte, à pourvoir immédiatement. RIVOYRE INGÉNIERIE recrute un ingénieur calcul/chef de projet avec 3 à 5 ans d’expérience ; poste en CDI basé à Sophia-Antipolis. FRANCE SAILGP recrute un wincheur pour la saison 2020, les candidatures sont à envoyer avant le 15 novembre. BEFOIL est à la recherche d’un-e commercial-e France et International, poste en CDI basé à Lorient. L’entreprise recrute également dès que possible Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour renforcer temporairement l’équipe. OCEAN DATA SYSTEM recrute un-e ingénieur-e développeur-euse électronique embarquée (software/hardware) et un-e technicien-ne installateur-trice/intégrateur-trice pour accompagner son développement ; postes en CDI basés à Lorient à pourvoir immédiatement. NAUTIX recrute un-e chargé·e de marketing et communication, maîtrise de l’anglais impérative ; poste en CDI basé à Guidel. OC SPORT PEN DUICK recherche un-e graphiste ; poste en CDI basé à Lorient.

[STAGES]

MALO LE PERU, après un stage de 6 mois chez Rivacom (communication/réseaux sociaux, skippers et Solitaire du Figaro), recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. dans le domaine de la course au large en communication et/ou partenariat, à partir de novembre. DOMITILLE HAUWEN, étudiante en master 1 à l’ISTC, école de communication à Lille, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. à partir de février 2020, dans le domaine de la communication/évènementiel/image ou sponsoring. OC SPORT PEN DUICK recherche un-e stagiaire assitant-e directrice opérationnelle, du 15 novembre au 15 mai 2020, à Lorient. TRISTAN COMPAIN, étudiant à l’Université de Technologie de Compiègne, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. de 6 mois à partir de mars 2020 dans une écurie de course au large. ALEXANDRE ABBOUD, étudiant en master création et design digital à Sup de Pub, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. dès que possible dans la création ou le marketing digital.

[OFFRES DE SERVICES]

PIERRE-LARRY PETRONE, préparateur physique et navigateur, propose des « training camps » pour les marins, en collaboration avec Marie Dorin, championne olympique de biathlon, à Zecamp, structure située à Corrençon-en-Vercors. GRÉGOIRE DU PENHOAT (ex Pernord Ricard et Air France) recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (stratégie, lancement d’activités, e-commerce, e-réputation, acquisition de clients/followers, réseaux sociaux, SEO, UX, design). EDOUARD BOURÉLY, skipper amateur et équipier polyvalent (et designer), propose son aide pour un convoyage suivi d’une transatlantique à partir de début novembre.
[ANNONCES & PARTENARIATS]
PODCAST. Le 10e épisode d’INTO THE WIND, le podcast de Tip & Shaft accueille KITO DE PAVANT. En un an, les podcasts de Tip & Shaft ont dépassé les 100 000 téléchargements. Ils sont disponibles sur toutes les plateformes de diffusion : iTunesDeezerSpotifySoundCloundGoogle Podcasts… ainsi que sur le site de Tip & Shaft. MIRABAUD SAILING VIDEO AWARD 2019 : les candidats ont jusqu’au 23 octobre pour envoyer leur vidéo, le prix sera remis lors du Yacht Racing Forum à Bilbao (25-26 novembre) ; la date limite pour le concours photo Mirabaud Yacht Racing Image est le 13 octobre. THE OCEAN RACE s’est vu attribuer par World Sailing le statut d’événement spécial pour les éditions 2021-2022 et 2025-2026. LA TRANSAT AG2R LA MONDIALE a publié son avis de course, ouvrant officiellement les inscriptions pour l’édition 2020 (départ le 19 avril). MARLOW ROPES est devenu fournisseur officiel de l’équipe 11th Hour Racing en vue de The Ocean Race 2021-2022. CONDÉ NAST ENTERTAINMENT va produire une série documentaire qui suivra le défi américain Stars + Stripes USA pendant sa campagne pour la 36e Coupe de l’America. MCKINSEY & CO s’est par ailleurs engagé comme partenaire technologique du challenger. HALO s’est engagé en tant que partenaire de l’équipe britannique de voile olympique. La FINN CLASS a annoncé avoir déposé 8 soumissions auprès de World Sailing pour réintroduire le Finn au programme olympique des Jeux de Paris 2024. Le STAR BOARD I-FOIL serait, selon le site windsurfjournal.com, la planche préconisée par le comité de World Sailing chargé de l’évaluation des différents supports retenus par la fédération internationale en vue des Jeux de Paris 2024 et récemment testés sur le Lac de Garde. La GLOBE 40 a publié mercredi son avis de course, ouvrant les pré-inscriptions pour ce tour du monde par étapes en double en Class40 qui aura lieu en 2021/2022 ; le duo australien Rupert Henry/Greg O’Shea est le premier pré-inscrit. Les ETF26 SERIES ont dévoilé le calendrier de la saison 2020 qui comprendra cinq étapes d’avril à septembre, dont un nouveau National ETF26 du 11 au 13 septembre à Marseille. LE HUB BY OC SPORT et le MAGENTA PROJECT ont organisé vendredi et samedi à Lorient un atelier dédié aux femmes souhaitant se lancer dans la course au large. KITO DE PAVANT et ACHILLE NEBOUT disputeront la Transat Jacques Vabre sur le Class40 de Jean Galfione, solution de remplacement trouvée après le démâtage de Made in Midi lors d’un test de retournement. Une campagne de crowfunding a été lancée pour lever 40 000 euros liés à ces frais imprévus. SAILGP a présenté jeudi le bilan chiffré de la première saison du circuit créé par Larry Ellison et Russell Coutts. CROSSCALL s’est engagé en tant que co-partenaire-titre, avec Chamonix-Mont-Blanc, du duo Louis Duc/Aurélien Ducroz, engagé en Class40 dans la Transat Jacques Vabre. Le MAXI PRINCE DE BRETAGNE a été racheté par la société nîmoise Grand Large Emotion, qui arme déjà l’ex Gitana 11 pour des sorties à la journée ; chaviré au large du Portugal, ce dernier va être remis en état.

[LANCEMENTS]

BOUWE BEKKING a annoncé, avec Pelle Norberg et Gideon Messink, le lancement d’un projet en vue de disputer The Ocean Race en VO65 sous pavillon suédois, qui portera les couleurs de la World Childhood Foundation.

Photo : Alexis Courcoux / Transat AG2R La Mondiale

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Sam Davies et Paul Meilhat prêts

J-12 avant le coup d’envoi de la 14e édition de la Transat Jacques Vabre Normandie – Le Havre ! Demain, Initiatives-Cœur quittera Lorient et ne reverra plus son port d’attache avant début décembre. Si l’équipe peaufine les derniers préparatifs (organisation du container, choix de l’avitaillement…), notre duo, lui, passe une dernière fois entre les mains des experts (derniers réglages sur l’eau avec le centre d’entrainement du Pôle Finistère Course au Large, ultimes sessions de pilates, derniers passages chez le kiné…). Sam Davies et Paul Meilhat bouclent ainsi une préparation studieuse et un début de saison brillant, prouvant à tous qu’ils ont une carte à jouer sur cette transatlantique en double au départ du Havre dimanche 27 octobre prochain.

Aujourd’hui, naviguer en IMOCA (ndlr : monocoque de 60 pieds participant au Vendée Globe) est extrêmement exigeant, ces machines toujours plus modernes et puissantes requièrent un engagement personnel important, une concentration et une lucidité de tous les instants. Les marins se doivent de préparer leurs organismes à cette échéance et ainsi suivre une préparation physique et mentale échelonnée sur l’année.

Par le pouvoir de l’eau

Ces derniers jours Sam et Paul ont engrangé des milles et de l’expérience en participant avec leur monocoque à deux stages consécutifs avec le Pôle Finistère Course au Large à Port la Forêt (ndlr : dont ils font tous les deux parties). A proximité des autres bateaux, il est plus facile de jauger sa performance et tous les deux se rejoignent pour dire « le feeling est bon, on a confiance en notre bateau et nos vitesses se sont nettement améliorées. »

Sam et Paul ont aussi dû redécouvrir leur IMOCA Initiatives-Coeur dont le comportement a été significativement modifié par ses foils de toute dernière génération. Le duo découvre et maîtrise chaque jour un peu plus les performances supplémentaires offertes par ces nouveaux appendices.

Chaque skipper est différent, à chacun de trouver sa méthode pour tirer le meilleur parti de ses possibilités et optimiser ses performances. Sam, elle, semble avoir trouvé « son truc », elle s’est initiée à l’hypnose l’an dernier. En travaillant en amont avec un spécialiste, elle a constaté qu’elle avait plus d’aisance à prioriser ses tâches. Même s’il est bien connu qu’une femme est capable de faire plusieurs choses à la fois, au large sur un bateau de 18 mètres lancé à pleine allure dans une mer démontée la concentration est de mise. « Sur la Route du Rhum l’an dernier, j’ai ressenti un véritable “mieux”, l’hypnose m’aide à glisser les informations dans les bonnes cases et ce, malgré la fatigue ».
Arnaud Kergroach, praticien en hypnose, le confirme « l’hypnose est un outil pour optimiser les capacités, on ne dope pas les aptitudes du sportif, on lui donne les clés pour se concentrer, se reconnecter et atteindre plus rapidement ses objectifs ». Le travail d’hypnose doit avoir lieu en amont à travers 3 ou 4 séances, il doit aussi faire l’objet d’une étape debriefing post compétition. L’objectif à terme, c’est d’autonomiser le sportif, que Sam soit capable sur le prochain Vendée Globe de se plonger dans un état d’autohypnose de façon rapide et efficace. Elle dispose d’un enregistrement avec la voix d’Arnaud qu’elle peut écouter dès qu’elle en ressent le besoin.

Par le pouvoir du corps

Être à la hauteur du bateau, passe aussi par une bonne hygiène de vie et un entrainement physique régulier et complet. En plus des sorties vélo et des nombreuses heures de natation, Sam pratique le pilates. « Le pilates me permet de travailler ma mémoire musculaire, d’améliorer souplesse et motricité, de renforcer certains muscles clés (du dos et du poignet), d’apprendre à ne pas mettre mon corps en danger lorsque je fais des manœuvres, à placer mes appuis, à économiser mon énergie. C’est une discipline qui permet de faire le plein d’énergie, c’est un excellent remède pour calmer certains maux, Paul s’y est aussi mis il y a quelques mois, c’est testé et approuvé ! »
Christophe Le Ny, professeur de la Méthode Pilates, évoque sa discipline comme un véritable outil de prévention « je travaille en salle sur des machines avec Sam environ deux fois par semaine, en plus de ces entrainements, je lui donne plusieurs conseils sur sa posture en mer sur comment placer ses appuis et s’étirer après une manœuvre. Au-delà du bien être du skipper, côté performance, sur une épreuve longue comme le Vendée Globe, ça peut faire la différence. »

Nos skippers aux grands cœurs sont aujourd’hui affutés et dans les meilleures conditions pour rejoindre le Brésil et porter haut les couleurs de Mécénat Chirurgie Cardiaque. Le cap des 200 enfants sauvés par le projet pourrait bien être atteint pendant cette transatlantique. Rappelons que chaque grande course au large est l’occasion d’une campagne de sensibilisation au cours de laquelle les sponsors du bateau, Initiatives, K-LINE et VINCI Energies financent par leurs dons des opérations d’enfants souffrant de graves malformations cardiaques. A chaque nouvel abonné de la page Facebook et Instagram Initiatives-Cœur, les sponsors-mécènes donnent 1€ à l’Association.

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Yoann Richomme renonce au Vendée Globe 2020, "c’est une décision réfléchie" - ITW

Yoann Richomme renonce au Vendée Globe 2020, "c’est une décision réfléchie" - ITW | ScanVoile

mardi 15 octobre 2019

Yoann Richomme renonce au Vendée Globe 2020, "c’est une décision réfléchie" - ITW Il était candidat à l’aventure du Vendée Globe 2020. En quête de partenaire pour se présenter au départ, il participait encore à la rencontre skippers-organisation du 3 octobre. Mais aujourd’hui, Yoann Richomme a décidé de passer son tour. On a beau être double vainqueur de la Solitaire du Figaro, avoir remporté la Route du Rhum 2018 en Class40, le parcours de Yoann Richomme illustre parfaitement la difficulté de convaincre un sponsor pour se lancer dans le Vendée Globe. Marin confirmé, technicien d’exception, nanti d’un double bagage d’architecte naval et de préparateur de haut vol, il n’a pourtant pas pu trouver le financement lui permettant de partir serein à l’assaut du tour du monde. Entretien.image

Crédit : Sea Launay


Yoann, vous venez d’annoncer que vous vous retiriez de la course aux sélections pour le Vendée Globe 2020 ?

Yoann Richomme :

Oui, c’est une décision réfléchie, une hypothèse que j’envisageais depuis quelque temps, même si j’ai voulu tout faire pour être présent au départ de cette édition 2020. Mais il y a un moment où il faut savoir passer à autre chose. Je n’avais aucune envie de me présenter avec un projet mal ficelé. J’ai besoin de l’aiguillon de la compétition pour me réaliser. Un tour du monde fondé uniquement sur l’aventure ne pouvait pas me satisfaire.

Peut-on refaire un petit historique de votre démarche ?

YR : L’idée germe en 2016 au moment où mon engagement comme skipper MACIF se termine. J’ai déjà gagné la Solitaire du Figaro et je me sens mûr pour un projet plus ambitieux. J’ai donc établi un contact avec le propriétaire de Vivo a Beira (ex Sill et Véolia de Roland Jourdain puis Savéol avec Sam Davies). On a commencé à travailler ensemble en vue de la Transat Jacques Vabre 2017. À l’issue de la course, j’avais pu identifier les mises à jour nécessaires pour faire de ce bateau une machine performante au sein de la flotte des non-foilers. J’avais une idée du budget et j’ai débuté ma recherche de partenaires pour faire aboutir le projet.

Et les choses se révèlent plus compliquées que prévu…

YR : Dans ce domaine, il existe toujours une part de chance. Pour ma part, en attendant de trouver les moyens de financer le projet Vendée Globe, j’ai décidé de continuer de me forger un palmarès. Mission accomplie de ce côté : une victoire dans la Route du Rhum en Class40 en 2018, puis une deuxième victoire dans la Solitaire du Figaro 2019. D’autres ont peut-être passé plus de temps à consolider les partenariats acquis. Il n’y a pas de règle d’or en la matière.

Et malgré ces résultats, le déclic ne se produit pas ?

YR : C’est plus complexe. Mes performances m’ont permis de générer plein de contacts, de rencontrer plusieurs partenaires potentiellement intéressés. Reste que le système de sélection suscitait quand même pas mal d’incertitudes. C’est compliqué de dire à un possible sponsor que le couperet final pourrait tomber en juillet 2020, si jamais je faisais partie des derniers de la liste. À cette date, on a déjà engagé près de 80% du budget. J’ai toujours préféré être honnête avec les personnes que j’ai rencontrées. Je n’ai pas voulu éluder cette difficulté : on ne peut pas avancer si on n’est pas clair sur les règles du jeu. C’est une question de confiance. Je ne voulais pas promettre quelque chose que je ne pouvais pas garantir. Maintenant, si un partenaire m’avait dit : « OK, je prends le risque en connaissance de cause », j’y allais bien évidemment.

Pourtant, vous ne remettez pas en cause les règles de sélection ?

YR : En aucun cas. Garantir que ce seront les marins qui auront le plus navigué qui seront sélectionnés me paraît parfaitement sain. C’est dans l’intérêt de la course et des concurrents d’avoir des skippers les mieux préparés qu’il soit. De plus, la règle qui impose que le couple concurrent bateau ne puisse plus changer à compter du 1er novembre signifiait que je bloquais le bateau et que son propriétaire ne pouvait plus espérer le louer. Ça ne me paraissait pas correct vis-à-vis de quelqu’un qui m’a toujours soutenu.

Par conséquent, quelles sont les perspectives à venir ?

YR : Il y a la Transat Jacques Vabre aux côtés de Damien Seguin. On se connaît bien, ce sera notre troisième transat en double. On a les moyens de jouer dans notre catégorie des IMOCA « classiques » avec des équipages comme Clarisse Crémer et Armel Le Cléac’h ou le tandem Nico Troussel – Jean Le Cam. Et puis ce sera l’occasion de cumuler de l’expérience pour 2024.

Quelles sont les prochaines échéances, du coup ?

YR : Dans l’idéal, ce serait de faire l’acquisition d’un foiler à l’issue du Vendée Globe en 2021 et de disposer de temps pour me préparer. C’est une perspective raisonnable que je peux offrir dès maintenant à mes partenaires potentiels. Dans ce cas de figure, j’aurais trois ans pour peaufiner le dossier avant le départ de l‘édition 2024.

Et à plus court terme ?

YR : Je ne sais pas encore. En prenant cette décision, j’envoie aussi le message : je suis disponible pour de nouveaux projets, en attendant 2021. Il faut croire en sa bonne étoile.

Source : Vendée Globe



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Rendez-vous en 2024 pour Yoann Richomme

Il était candidat à l’aventure du Vendée Globe 2020. En quête de partenaire pour se présenter au départ, il participait encore à la rencontre skippers-organisation du 3 octobre. Mais aujourd’hui, Yoann Richomme a décidé de passer son tour. Il nous explique pourquoi.

On a beau être double vainqueur de la Solitaire du Figaro, avoir remporté la Route du Rhum 2018 en Class40, le parcours de Yoann Richomme illustre parfaitement la difficulté qu’il y a parfois de convaincre un sponsor pour se lancer dans le Vendée Globe. Marin confirmé, technicien d’exception, nanti d’un double bagage d’architecte naval et de préparateur de haut vol, il n’a pourtant pas pu trouver le financement lui permettant de partir serein à l’assaut du tour du monde. Plutôt que de continuer sur le fil de rasoir, il a préféré surseoir… pour mieux revenir ? Entretien.

Vendée Globe : Yoann, vous venez donc d’annoncer que vous vous retiriez de la course aux sélections pour le Vendée Globe 2020 ?

Yoann Richomme : Oui, c’est une décision réfléchie, une hypothèse que j’envisageais depuis quelque temps, même si j’ai voulu tout faire pour être présent au départ de cette édition 2020. Mais il y a un moment où il faut savoir passer à autre chose. Je n’avais aucune envie de me présenter avec un projet mal ficelé. J’ai besoin de l’aiguillon de la compétition pour me réaliser. Un tour du monde fondé uniquement sur l’aventure ne pouvait pas me satisfaire.

VG : Peut-on refaire un petit historique de votre démarche ?

YR : L’idée germe en 2016 au moment où mon engagement comme skipper MACIF se termine. J’ai déjà gagné la Solitaire du Figaro et je me sens mûr pour un projet plus ambitieux. J’ai donc établi un contact avec le propriétaire de Vivo a Beira (ex Sill et Véolia de Roland Jourdain puis Savéol avec Sam Davies). On a commencé à travailler ensemble en vue de la Transat Jacques Vabre 2017. À l’issue de la course, j’avais pu identifier les mises à jour nécessaires pour faire de ce bateau une machine performante au sein de la flotte des non-foilers. J’avais une idée du budget et j’ai débuté ma recherche de partenaires pour faire aboutir le projet.

VG : Et les choses se révèlent plus compliquées que prévu…

YR : Dans ce domaine, il existe toujours une part de chance. Pour ma part, en attendant de trouver les moyens de financer le projet Vendée Globe, j’ai décidé de continuer de me forger un palmarès. Mission accomplie de ce côté : une victoire dans la Route du Rhum en Class40 en 2018, puis une deuxième victoire dans la Solitaire du Figaro 2019. D’autres ont peut-être passé plus de temps à consolider les partenariats acquis. Il n’y a pas de règle d’or en la matière.

VG : Et malgré ces résultats, le déclic ne se produit pas ?

YR : C’est plus complexe. Mes performances m’ont permis de générer plein de contacts, de rencontrer plusieurs partenaires potentiellement intéressés. Reste que le système de sélection suscitait quand même pas mal d’incertitudes. C’est compliqué de dire à un possible sponsor que le couperet final pourrait tomber en juillet 2020, si jamais je faisais partie des derniers de la liste. À cette date, on a déjà engagé près de 80% du budget. J’ai toujours préféré être honnête avec les personnes que j’ai rencontrées. Je n’ai pas voulu éluder cette difficulté : on ne peut pas avancer si on n’est pas clair sur les règles du jeu. C’est une question de confiance. Je ne voulais pas promettre quelque chose que je ne pouvais pas garantir. Maintenant, si un partenaire m’avait dit : « OK, je prends le risque en connaissance de cause », j’y allais bien évidemment.

VG : Pourtant, vous ne remettez pas en cause les règles de sélection ?

YR : En aucun cas. Garantir que ce seront les marins qui auront le plus navigué qui seront sélectionnés me paraît parfaitement sain. C’est dans l’intérêt de la course et des concurrents d’avoir des skippers les mieux préparés qu’il soit. De plus, la règle qui impose que le couple concurrent bateau ne puisse plus changer à compter du 1er novembre signifiait que je bloquais le bateau et que son propriétaire ne pouvait plus espérer le louer. Ça ne me paraissait pas correct vis-à-vis de quelqu’un qui m’a toujours soutenu.

VG : Par conséquent, quelles sont les perspectives à venir ?

YR : Il y a la Transat Jacques Vabre aux côtés de Damien Seguin. On se connaît bien, ce sera notre troisième transat en double. On a les moyens de jouer dans notre catégorie des IMOCA « classiques » avec des équipages comme Clarisse Crémer et Armel Le Cléac’h ou le tandem Nico Troussel – Jean Le Cam. Et puis ce sera l’occasion de cumuler de l’expérience pour 2024.

VG : Quelles sont les prochaines échéances, du coup ?

YR : Dans l’idéal, ce serait de faire l’acquisition d’un foiler à l’issue du Vendée Globe en 2021 et de disposer de temps pour me préparer. C’est une perspective raisonnable que je peux offrir dès maintenant à mes partenaires potentiels. Dans ce cas de figure, j’aurais trois ans pour peaufiner le dossier avant le départ de l‘édition 2024.

VG : Et à plus court terme ?

YR : Je ne sais pas encore. En prenant cette décision, j’envoie aussi le message : je suis disponible pour de nouveaux projets, en attendant 2021. Il faut croire en sa bonne étoile.

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Charal favori sur la Transat Jacques Vabre, Jérémie Beyou : "Nous sommes vraiment dans les clous" - IMOCA

Ce jeudi, Jérémie Beyou et Christopher Pratt quitteront Lorient pour Le Havre, d'où sera donné le 27 octobre le départ de la Transat Jacques Vabre. Les deux marins se sentent fin prêts pour aborder le grand rendez-vous de la saison. "Compte tenu de cette préparation quasi-parfaite et des résultats obtenus, on ne peut pas dire autre chose que notre objectif est de gagner."

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Crédit : JM Liot

"Nous partons rassurés"

Jérémie Beyou : « Nous sommes vraiment dans les clous du programme initial : sereins avec le bateau, en termes de performances, de manœuvres et de fiabilité, mais aussi d'un point de vue logistique et au niveau de la préparation physique. Nous partons rassurés au Havre et confortés par nos deux victoires sur la Rolex Fastnet Race et le Défi Azimut. »

Les dernières navigations de septembre ont permis au binôme d'affiner ses derniers réglages, comme le confirme Christopher Pratt. « Tu n'arrêtes jamais de découvrir de nouveaux réglages qui, une fois intégrés, deviennent des automatismes. Pour ce qui est de notre duo avec Jérémie, cela fait plusieurs années que nous naviguons ensemble. Nous arrivons à faire les choses de manière encore plus sereine et plus fluide. »

"Notre objectif est de gagner"

Ils seront considérés comme faisant partie des favoris sur cette Transat Jacques Vabre. Ce que Jérémie Beyou ne nie pas : « C'est sûr que compte tenu de cette préparation quasi-parfaite et des résultats obtenus, on ne peut pas dire autre chose que notre objectif est de gagner, on ne nous croirait pas si on affirmait le contraire. Mais on connaît la complexité de la tâche. 

Pour gagner, il faut réunir au même moment tous les ingrédients : les bonnes stratégies, beaucoup d'intensité, aucun souci technique et toujours une petite part de réussite. Et il ne faut surtout pas négliger nos concurrents qui marchent aussi très bien, nous ne sommes pas les seuls à nourrir cette ambition de victoire. »

Il reste désormais une grosse dizaine de jours, dont un convoyage, au duo pour peaufiner les ultimes détails.

Source : I Delaune

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