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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Un troisième homme embarque sur les quatre Ultim lors de la Brest Atlantiques : "Il va faire partie de notre intimité"

Brest Atlantiques s'élancera le dimanche 3 novembre à Brest. Une course en Ultim en double mais avec trois hommes à bord. La mission de ce troisième homme, appelé media man ? Raconter et illustrer avec des photos et des vidéos ce qui se passe à bord à l'occasion de cette aventure qui va durer entre trois et quatre semaines.


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Crédit : E Stichelbaut


La présence d’un troisième homme à bord va-t-il changer la course ?

« Pendant trois semaines, Martin Keruzoré va faire partie de notre vie et son sourire, son regard, son attitude vont compter. Il peut préparer les repas ou nettoyer le bateau. Il a le droit de nous parler et d’améliorer notre quotidien. Il peut faire beaucoup de choses tant que ce n’est pas lié à la performance du bateau ».

Thomas Coville et Jean-Luc Nélias n’ont pas « casté » Martin Kéruzoré par hasard. La personnalité de Martin a rapidement convaincu le duo. Son enthousiasme, son expertise et sa résistance aux conditions de navigations en Ultim ont su lever les réticences de Jean-Luc Nélias sur la présence d’un « témoin » de leur vie à bord en duo.

Thomas Coville : "On attend de lui un regard neuf"

« Pour accepter de naviguer en Ultim, il ne faut pas avoir froid aux yeux. Martin a l’enthousiasme de cette nouvelle génération qui m’inspire tellement » confie le skipper. « Comme il est jeune, il s’adapte et s’intègre facilement. 

Ce garçon a des compétences uniques et une forte personnalité. Il a un caractère espiègle, de l’humour et pas d’état d’âme. Il va être un des éléments clés de cette course. On attend de lui un regard neuf, style poil à gratter. Il va faire partie de notre intimité. Mais attention, ce n’est pas le loft ».

Source : A Bourgeois

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Le Mercato de la semaine

Nominations, départs, annonces de partenariats et d’événements, lancements de projet, offres de jobs, de stages et de services, bateaux à vendre…

 

[DÉPARTS & NOMINATIONS]
ANDY HUNT a annoncé mercredi son départ de son poste de directeur général de World Sailing début 2020, expliquant qu’il « assumera un nouveau rôle dans le sport international ».

[JOBS]

MERCONCEPT recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., expérience de 3 ans minimum souhaitée dans le milieu de la course au large, poste en CDI basé à Port-la-Forêt. OUTREMER YACHTING recherche un-e ingénieur-e bureau d’études/développement ; poste en CDD pouvant évoluer en CDI, basé à La Grande Motte, à pourvoir immédiatement. FRANCE SAILGP recrute un wincheur pour la saison 2020, les candidatures sont à envoyer avant le 15 novembre. BEFOIL est à la recherche d’un-e commercial-e France et International, poste en CDI basé à Lorient. L’entreprise recrute également dès que possible Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour renforcer temporairement l’équipe. NAUTIX recrute un-e chargé·e de marketing et communication, maîtrise de l’anglais impérative ; poste en CDI basé à Guidel. ESCALE RIGGING MARSEILLE (agent North Sails, Futur Fibres…) recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., applications nautiques, industrielles et militaires. La FFVOILE recherche un-e responsable adjoint-e comptable et financier, poste basé à Paris. EMIRATES TEAM NEW ZEALAND recherche un-e ingénieur-e junior acquisition de données/mécatronique ; poste basé à Auckland à partir de fin novembre.

[STAGES]

HUGO JUPILLE, étudiant en double diplôme école d’ingénieur (ENSSAT)/école de management (IAE-IGR), recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. de 5-6 mois à partir de mars 2020. TRISTAN COMPAIN, étudiant à l’Université de Technologie de Compiègne, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. de 6 mois à partir de mars 2020 dans une écurie de course au large. ALEXANDRE ABBOUD, étudiant en master création et design digital à Sup de Pub, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. dès que possible dans la création ou le marketing digital. GREGOIRE DEROZIÈRES, étudiant en Master 1 UX Design & Data Marketing à Sup de Pub, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. stratégie de communication et/ou marketing chez un sponsor ou dans une agence. Disponible dès maintenant pour une durée d’un an en Ile-de-France, ou pour 6 mois à partir d’avril 2020.

[OFFRES DE SERVICES]

GRÉGOIRE DU PENHOAT (ex Pernod Ricard et Air France) recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (stratégie, lancement d’activités, e-commerce, e-réputation, acquisition de clients/followers, réseaux sociaux, SEO, UX, design). JULIA RAYMOND, après plus de dix ans d’expérience dans l’évènementiel sportif automobile, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. dans le milieu de la course au large (organisation, coordination, gestion opérationnelle…), disponible à partir de novembre.
[ANNONCES & PARTENARIATS]
PODCAST. Le 10e épisode d’INTO THE WIND, le podcast de Tip & Shaft accueille KITO DE PAVANT. En un an, les podcasts de Tip & Shaft ont dépassé les 100 000 téléchargements. Ils sont disponibles sur toutes les plateformes de diffusion : iTunesDeezerSpotifySoundCloundGoogle Podcasts… ainsi que sur le site de Tip & Shaft. Le CIC est le nouveau partenaire-titre de la transat anglaise qui s’appelle désormais The Transat CIC. MIRABAUD SAILING VIDEO AWARD 2019 : les candidats ont jusqu’au 23 octobre pour envoyer leur vidéo, le prix sera remis lors du Yacht Racing Forum à Bilbao (25-26 novembre). YOANN RICHOMME a annoncé qu’il renonçait à présenter sa candidature pour le Vendée Globe 2020, préférant se concentrer sur un projet plus ambitieux pour 2024. ITAJAI accueillera pour la quatrième fois de suite une étape de The Ocean Race lors de la prochaine édition en 2021-2022. ONET et ÉLÉPHANT BLEU ont rejoint le cercle des partenaires de Fabrice Amedeo qui embarquera sur la Transat Jacques Vabre un capteur océanographique capable de réaliser des prélèvements de CO2, de salinité et de température en surface. VIRTUAL REGATTA  a prolongé son partenariat avec World Sailing jusqu’en 2028, avec un nouveau volet qui inclut également l’offshore. KARVER SYSTEMS a déménagé son service commercial, installé depuis le 1er octobre dans des bureaux sur le site de Lorient La Base. THE RACE AROUND, course autour du monde en Class40 prévue en 2023, se courra bien en double, les organisateurs étudiant également la possibilité de l’ouvrir au solitaire. ALAN ROURA est devenu ambassadeur de Montblanc suisse FRANÇOIS GABART est devenu ambassadeur de 11th Hour Racing. KLAXOON et MOKEN se sont engagés comme partenaires du trimaran Macif de François Gabart. L’OCEAN GLOBE RACE 2023 a reçu ses premières inscriptions, puisque les Britanniques Tracy Edwards et Alan Macmillan Orr, le Finlandais Tapio Lehtinen et le Français Dominique Dubois, propriétaire du chantier Multiplast, ont annoncé leur intention de participer à ce remake de la première Whitbread, en 1973.

[LANCEMENTS]

HORIZONS ULTIMES, ouvrage collectif consacré aux trimarans Ultims, est sorti jeudi aux éditions Anamosa. ADRENA lancera en 2020 la version 17 de ses logiciels Adrena et Octopus qui sera présentée au prochain Mets d’Amsterdam (19-20 novembre) puis au Nautic de Paris (7-15 décembre).

[CARNET]

OLIVIER COTTANCEAU, ancien skipper et créateur du site de météo marine Cotweb.com, a été retrouvé mort cette semaine à son domicile de La Rochelle.

Photo : Yvan Zedda/Solitaire du Figaro

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Et Francis parle déjà de pot au noir !

Magie des maxi-multicoques modernes, les distances, à l’échelle de la planète, semblent soudain bien courtes. Au terme de 4 jours de course dans sa tentative contre son propre record de La Mauricienne, Francis Joyon a débordé à pleine vitesse l’archipel des Canaries, et déboule à présent dans un alizé de Nord Est tonique vers les Iles du Cap Vert. Bien positionné dans un flux de 25 noeuds, il engrange des milles à grande vitesse plein Sud, dans l’attente d’un nouveau moment crucial ce soir. Un empannage qui lui permettra de se recaler dans l’Ouest sous l’archipel Cap Verdien et viser une porte de passage du fameux pot au noir, cette Zone de Convergence Intertropicale particulièrement active ces derniers jours…

« Je pense perdre un peu temps dès le sud du Cap Vert » avoue Francis sans état d’âme. Sa belle progression depuis le départ samedi dernier lui procure aujourd’hui plus de 330 milles d’avance sur sa propre trace de 2009. Une performance qui l’amène naturellement à se féliciter du bon choix de la date de départ. « La porte s’est refermée derrière nous » explique-t-il « et un report de notre départ aurait pu sérieusement compromettre l’ambitieux programme de cet Asian Tour. » Le débordement par l’ouest de l’archipel canarien a apporté son lot d’incertitudes et d’inconstance. « Le dévent des sommets volcaniques de l’île se sont fait sentir et j’ai été fortement ralenti hier après midi durant plus d’une heure. » Depuis, IDEC SPORT ne fait plus qu’accélérer et allonger la foulée. Sa moyenne explose à la hausse, près de 23 noeuds depuis le départ, et Francis devrait signer ce soir sa plus belle journée.

Francis profite aussi à plein de ces moments de grâce si rares lors d’un telle tentative. Le soleil et la chaleur au large de La Mauritanie sont au rendez-vous. « Le bateau mouille beaucoup et j’ai gardé le ciré, mais dès les premiers rayons du soleil, la température monte d’un cran à bord d’IDEC SPORT. Le vent est un peu plus régulier en direction, et les rafales atteignent les 27 à 28 noeuds. » Un angle et une force parfaites pour tirer, sans forcer, la quintessence du maxi trimaran qui tutoie depuis la nuit dernière les trente nœuds de vitesse. « Je barre un peu, pour le plaisir. J’inspecte le bateau car mes gars ont fait un super boulot et je tiens à leur amener à l’île Maurice un bateau en super état. J’ai croisé de nuit un petit voilier de plaisance qui cinglait vers le Cap Vert. On a échangé à la VHS et on s’est découvert des connaissances communes… »
Ainsi va Francis, chasseur de records devant l’Eternel, et plus que jamais en phase avec cette vie de marin hauturier, en harmonie avec son bateau, les éléments et ses rêves d’horizons nouveaux

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Brest Atlantiques. Le Maxi Edmond de Rothschild sur le départ

Brest Atlantiques. Le Maxi Edmond de Rothschild sur le départ

Alors que les marins de la Transat Jacques Vabre s’activent au Havre, ceux de la Brest Atlantiques se préparent pour rallier Brest. Le Maxi Edmond de Rothschild quittera sa base lorientaise ce vendredi pour rejoindre Brest et le Quai du Commandant Malbert du Port de Commerce, où le public pourra venir admirer les géants durant près de huit jours avant leur grand départ au large programmé le dimanche 3 novembre prochain à 13h02. Pour les skippers, Franck Cammas et Charles Caudrelier, mais aussi pour toute l’équipe du Gitana qui a œuvré à la préparation du maxi-trimaran volant de 32 mètres, le convoyage est l’ultime étape avant le début de la compétition, la dernière navigation avant les 14 000 milles nautiques de la Brest Atlantiques.

Depuis six mois et leur arrivée au sein du Gitana Team à la barre du Maxi Edmond de Rothschild, le duo que compose Charles Caudrelier et Franck Cammas n’a rien laissé au hasard. S’intégrer dans un collectif, appréhender une machine tel que Gitana 17, la faire progresser et évoluer… l’apprentissage a été intensif. Dans une dizaine de jours, ils seront au départ de la Brest Atlantiques. Cette nouvelle course réservée aux maxis-multicoques sera leur premier grand défi sportif mais aussi la première grande confrontation au large depuis la Route du Rhum 2018. C’est dire si le moment est important et attendu.

« Nous sommes dans la dernière ligne droite, avec une seule navigation programmée avant le départ. Nous avons fait le tour des choses que l’on souhaitait mettre en place pour la course et il ne reste maintenant que des petits détails. Je crois, qu’avec le soutien de l’équipe, nous avons vraiment su exploiter toutes les possibilités et le temps que nous avions pour améliorer le Maxi Edmond de Rothschild. Techniquement on est là où on voulait être ! Cette course on l’attend depuis six mois, c’est notre premier grand rendez-vous sportif en tant que skippers Edmond de Rothschild et c’est le grand objectif de l’année donc forcément il y a un peu d’impatience à 10 jours du départ. Notre stratégie technique de l’année s’est construite autour de notre participation à la Brest Atlantiques. Avec Charles, il y a de l’attente, nous avons envie de bien faire les choses sportivement et techniquement » assurait Franck Cammas.

Chambre d’appel
Dès demain à Brest, c’est une période bien connue des marins qui s’ouvre ; une phase de pré-départ où les entraînements sur l’eau laissent place à la préparation météo à terre dans l’attente du jour J. Chacun gère ces derniers jours à sa manière et au sein du duo Edmond de Rothschild, Franck Cammas et Charles Caudrelier n’ont pas la même vision de cette période en « chambre d’appel ».
« Je n’aime pas particulièrement les jours d’avant-départ car on n’est pas dans l’action et on peut perdre pas mal d’énergie à regarder la météo et à échafauder des scenarii alors que sur la course elle-même je suis dans mon élément avec la concurrence autour qui galvanise. Du coup, nous convoyons pour Brest demain et après, personnellement, je partirai quelques jours en montagne faire le plein de globules ! C’est une habitude que j’ai depuis de nombreuses années, c’est bénéfique dans la préparation et puis ça me permet de couper un peu avec le bateau avant de partir » confiait pour sa part Franck tandis que Charles avouait plutôt apprécier ces derniers jours avant de larguer les amarres : « C’est une période que j’aime bien, l’intensité monte, on est dans les finitions. Quand on prépare des courses comme celle-là, durant des mois ça reste assez abstrait et pour moi l’arrivée sur le site de départ marque le début du concret. Le stress du départ arrive plus tard lui, dans les tous derniers jours quand la météo s’affine, d’ici là je profite sereinement.»

Prêt pour une course de fond
Le tracé de la Brest Atlantiques, avec ses 14 000 milles nautiques de la pointe bretonne à Rio de Janeiro en passant par le Cap en Afrique du Sud avant de revenir à Brest, est un parcours inédit et exigeant, ce qui le rend naturellement passionnant pour les compétiteurs que sont les skippers Gitana.
Habitués des grands rendez-vous, Charles et Franck se projettent facilement dans le défi qui les attend tout en acceptant les nombreuses inconnues qu’il comporte à commencer par sa durée et le format de l’exercice : « Je ne m’attends pas à une course facile, c’est certain ! Mais avec ce que j’ai vécu ces dernières années je me sens parfaitement prêt pour ce type de défi. Avec Franck, nous nous sommes entraînés en conséquence. Les formats longs comme le sera la Brest Atlantiques c’est ce à quoi je suis habitué depuis des années avec la Volvo. Après, en multicoque volant sur ce type de tracé, nous n’avons pas de référence. J’ai bien sûr en tête la Transat Jacques Vabre 2013, que l’on gagne avec Gitana, mais le Multi70 était un trimaran moins marin et il s’agissait uniquement d’un aller vers le Brésil. Quoi qu’il en soit, cette course va nous faire progresser énormément car nous n’apprenons jamais autant que quand nous sommes poussés dans nos retranchements en course.»
« Le rythme va être très important sur cette course » rappelait Franck Cammas, avant d’ajouter : « Brest Atlantiques ce n’est pas un sprint, 30 jours, c’est une course de fond mais à hautes vitesses. Il faudra très rapidement trouver le bon tempo, celui pour être dans le coup mais avec toujours en tête la gestion technique et matérielle. Il va falloir durer et selon moi partir trop vite ne sera pas forcément la bonne option. Je crois qu’après la Route du Rhum la fiabilité a été mise en haut de la pile par toutes les équipes ! Brest Atlantiques est un défi ambitieux, une bonne marche à franchir pour poursuivre le programme plus sereinement.»
« Un tel parcours en double en multicoque, c’est l’inconnu car ça sera ma première. Mais c’est aussi cela qui me plaît… j’ai l’impression d’avoir 20 ans et je retrouve l’enthousiasme et l’excitation de ma première transat ou de mon premier Figaro. C’est vachement sympa ! » concluait Charles Caudrelier. Des mots qui disent bien toute la magie qui règne à l’aube des premières.

Le Maxi Edmond de Rothschild est un concentré de technologie et a bénéficié des dernières innovations et développements connus à ce jour. 500 points de mesure et près de 10 millions de données collectées par heure de navigation… Les chiffres sont vertigineux ! À bord du dernier-né des Gitana, grâce à la fibre optique qui est installée dans les grandes pièces composites comme les foils ou les safrans, ou encore la structure même du bateau, rien n’échappe aux marins et aux équipes à terre : capteurs de position, capteurs de charge, capteurs de déformation par fibre optique… Toutes ces données et le retour d’information qu’elles permettent sont aujourd’hui indispensables à des géants tel que Gitana 17.

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Class40 : Vers un énorme match atlantique…

Quelle classe ce plateau de 40 pieds présents au Havre dans le bassin Paul Vatine ! Tous les ingrédients sont là pour faire de cette 14ème édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre une course disputée et diablement intéressante. 10 possibles vainqueurs, six nouveaux bateaux, 17 équipages 100% bizuths, des binômes Jedi/Padawan, une flotte homogène dans son ensemble qui promet plusieurs matchs dans le match. Bref, la grande régalade sera assurée en mer comme derrière la cartographie.

Evolution architecturale remarquable

Nul besoin d’ouvrir grands les yeux sur les quais du Havre pour comprendre que la Class40 a encore évolué cette année. Du tout premier dessin de 2004 (Terre Exotique) signé Pierre Rolland, aux tous derniers de 2019 signés Sam Manuard (Banque du Léman) et David Raison (Crédit Mutuel), les carènes et les étraves ont pris du caractère. « L’architecture navale évolue en fonction des retours d’expérience mais également avec la façon d’utiliser les bateaux. Le niveau général moyen augmente, les bateaux sont de plus en plus poussés parce que le niveau collectif est tiré vers le haut, les skippers naviguent plus qu’avant. Auparavant, on s’intéressait à la performance dans des conditions maniables, maintenant on s’aperçoit que les bateaux sont limités dans la mer formée, l’étrave a tendance à plonger. On a essayé d’y remédier. C’est pourquoi les étraves sont de plus en spatulées. » explique Sam Manuard, l’architecte de la série des Mach. Comprenez que, comme les spatules de ski de poudreuse, plus les étraves sont larges et courbées, mieux les bateaux surfent les vagues… Dans le bassin Paul Vatine cette année, toutes les générations de Class40 sont représentées, cela veut dire que même les bateaux sortis entre 2007 et 2015, soit les 2/3 de la flotte, vont pour pouvoir régater à couteaux tirés

Qui peut gagner en Class40 ?

Difficile de répondre à cette question : « 7-8, peut-être 10 équipages peuvent empocher la victoire » souligne Aymeric Chappellier, skipper de Aïna Enfance & Avenir, un plan Manuard sorti en 2017. Accompagné par une des étoiles montantes du moment, Pierre Leboucher, Aymeric ne cache pas son envie d’arriver premier à Salvador de Bahia. Une grosse revanche à prendre sur l’édition 2017 où il avait terminé 2e à 17 mn du premier V and B. Parmi les favoris, il y a bien sûr les 6 bateaux de toute dernière génération : Banque du Léman (Koster/Gautier), Crédit Mutuel (Lipinski/Hardy), Lamotte – Module Création (Berry/Le Turquais), Beijaflore (Mathelin-Moreaux/Guillemot), Leyton (Goodchild/Delahaye) et Linkt (Riechers/Château). Bien que certains équipages manquent d’entraînement sur leur monture, sur le papier et compte tenu de l’expérience des bonshommes, tout est possible. Attention aux tandems sur des bateaux de 2017 éprouvés comme Aïna Enfance & Avenir, Crosscall – Chamonix Mont-Blanc (Duc/Ducroz), Rennes-Saint-Malo/Sea Farmer (Hector/Commagnac) ! L’équipage mixte Pourre/Luciani sur Eärendil pourrait lui-aussi faire des lumières. La météo restera le juge de paix pour faire parler le caractère des carènes sur cette longue route de 4 350 milles…

Un vent de jeunesse

Basile Bourgnon (co-skipper Edenred) et Martin Louchart (skipper #Attitude Manche) ont moins de 18 ans et ont obtenu une dérogation de la Direction de course pour empocher leur ticket de participation à La Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre. « Nous venons engranger de l’expérience, faire nos classes en course au large » confie Basile, dont le rêve absolu reste la régate en solitaire en multicoque. Il n’y a pas de hasard… Simon Kervarrec et Pierrick Letouzé (E. Leclerc), respectivement 20 et 21 ans, forment le plus jeune duo de cette édition. Ce sera le baptême du feu au large pour ces deux jeunes talents issus de la course en équipage. L’histoire du projet de l’équipage de Kerhis porte haut les couleurs de l’espoir et de la solidarité : Pierre-Antoine Tesson et Paul Gallet (en rémission d’une tumeur importante au thorax) avec leur association « les incoulables » vont tout donner pour arriver le plus rapidement possible dans la baie de tous les saints… Deux loups de mer affûtés, deux Jedi, vont donner un autre sens à leur 11e et 10e Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre. Le premier Marc Guillemot part avec le bizuth, mais non moins brillant, William Mathelin-Moreaux sur Beijaflore. Kito de Pavant, lui, embarque Achille Nebout, jeune padawan à la tête bien faite doté d’une grosse envie d’en découdre au large.
La guerre des étoiles aura bien lieu en Class40…

Trois Class 40 en ballotage…

Vogue avec un Crohn (Pierre-Louis Attwell, Calliste Antoine), A chacun son Everest (Yves et Renaud Courbon) et Beijaflore (William Mathelin-Moreaux, Marc Guillemot), pourraient renoncer à s’élancer dimanche par défaut d’assurance. Pantaenius qui assure de très nombreux concurrents ne souhaite plus ouvrir de nouveaux dossiers. Lors de la précédente édition de la Route du café, l’assureur allemand se partageait la flotte avec une compagnie anglaise qui s’est depuis retirée du marché. Elle se retrouve donc cette année à couvrir une importante quantité de bateaux et voit son risque augmenter statistiquement…

Faut-il se résoudre à partir sans assurance ? « Certains le font répond William Mathelin. C’est tentant bien sûr, mais je comprends très bien que mon sponsor qui est propriétaire du bateau ne puisse prendre ce risque »

Un risque d’autant plus faible pour les bateaux les moins extrêmes du plateau de la Transat Jacques Vabre Le Havre Normandie que la météo annoncée pour la première semaine de course semble clémente…

Le mot des skippers

Martin Louchart, skipper Attitude Manche (Class40)

« J’ai démarré le projet il y a deux ans pour trouver des partenaires. Frédéric Duchemin, mon équipier, a 54 ans, il est de Granville aussi. Nous allons fonctionner complètement en binôme, être à deux sur chaque manœuvre, bosser la météo ensemble. Dominic Vittet nous aide avant le départ. Il va y avoir du jeu car nous sommes nombreux de la même génération de bateau. Ce sera un grand match derrière les dix premiers. »

Kito de Pavant, skipper de Made in Midi (Class40)

« On attend le bout-dehors avec impatience ! A part ça, le bateau est sain, on aura de quoi vraiment se faire plaisir. J’ai tellement un bon souvenir d’il y a deux ans avec Yannick Bestaven en Imoca, j’espère que nous prendrons autant de plaisir avec Achille. Il est super, il a envie, il a la tête bien faite. Notre priorité était d’être au départ, nous avons mis un point d’honneur à être ici au Havre. Rien que ça, nous sommes heureux. Nous avons trouvé la solution la plus raisonnable en termes de coût et d’assurance. »

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