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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Gilles Lamiré attendu en vainqueur de la Jacques Vabre demain soir à Bahia, Apivia en tête des IMOCA

Passé comme une fleur par le leader des Multi50 sur la Transat Jacques Vabre, le Pot-au-noir s’est refermé sur Charal. En tête depuis Madère, Jérémie Beyou et Christopher Pratt redeviennent chasseurs derrière le tandem Charlie Dalin et Yann Eliès à 1200 milles de l’arrivée. Chez les Multi50, seul un coup du sort semble pouvoir priver de victoire Groupe GCA-Mille et un sourires, demain soir au Brésil. Côté Class40, Crédit Mutuel continue sa démonstration. 

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Crédit : M Horlaville


Multi50 : Le leader attendu demain dans la nuit à Salvador de Bahia

A part un coup du sort, on voit mal ce qui pourrait empêcher Gilles Lamiré et Antoine Carpentier d’entrer en vainqueurs dans la Baie de Tous les Saints demain soir. Près de 200 milles d’avance à 800 milles du but, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ce serait le doublé pour Antoine Carpentier, vainqueur l’an dernier en Class40 (aux côtés de Maxime Sorel) et une première pour Gilles Lamiré en trois participations. Quant au bateau, c’est une ligne de plus qui va s’ajouter à l’exceptionnel palmarès du plan VPLP lancé en 2009 par Franck-Yves Escoffier.

200 milles au nord du leader, Solidaires en Peloton ARSEP s’accroche mais sait bien que l’alizé dans l’hémisphère sud est toujours plus favorable au concurrent de tête qui touche la rotation à l’est le premier. L’angle s’ouvre et la vitesse augmente. Primonial qui sort juste du Pot-au-noir n’en est pas là et ferme logiquement la marche après son escale cap verdienne.

IMOCA : Course relancée à 1200 milles de l’arrivée

Avec 120 milles d’avance hier au pointage de midi sur Apivia, bien calé dans son axe, Charal semblait maîtriser parfaitement la situation. 24 heures plus tard ! Le foiler noir compte 50 milles de retard.

« Nous étions sur une bonne trajectoire, on a pris un dernier grain et après rideau » racontait amer ce matin Jérémie Beyou. « Ça a bourgeonné tout autour de nous, on n’arrive pas à en sortir » Sur Apivia, Charlie Dalin pense « qu’une onde d’est est venue se greffer sur le Pot. Dans ce phénomène, le vent bascule (il passe à l’est) et en avant de l’onde, il n’y a rien. On a fait du placement, on s’en est sorti avec ce qu’on avait » Il reste environ 200 milles aux leaders IMOCA pour sortir définitivement de la Zone de Convergence Inter-Tropicale, et les deux leaders ont maintenant des vitesses proches.

D’autant que derrière, ça ne chôme pas. 11th Hour Racing effectue sa pénalité d’1h30 suite à une rupture de son plomb d’arbre d’hélice ce qui a permis à PRB de lui ravir la troisième place, à touche-touche avec Banque Populaire. Encore derrière, un paquet de dix bateaux se presse à l’entrée du Pot-au-noir avec 170 milles de décalage est-ouest. Autant dire que rien n’est joué dans ce groupe emmené par le tandem Seguin Richomme sur Groupe Apicil.

En queue de flotte, quelques bateaux se retrouvent bien mal positionnés dans l’est du Cap Vert et voient les leaders des Class40 passer sous leur vent.

Class40 : Tous derrière et lui devant !

« C’est sport, sport, sport ! » s’exclamait Kito de Pavant d’une voix un peu lasse ce midi. « C’est un peu la guerre sur le bateau. La mer et le vent sont forts. On navigue sous grand spi et 2 ris dans la grand-voile, et il fait très chaud sous les combi sèches. On a hâte que ça se calme … » Au large du Cap Vert, suivre le train d’enfer imprimé par Crédit Mutuel qui creuse à chaque classement son avance semble mission impossible. Le tandem Lipinski-Hardy survole les débats au portant, sorte d’OVNI dans la flotte homogène des Class40. Que peuvent faire ses poursuivants sinon espérer un resserrement à l’entrée du Pot-au-noir ? D’ici là, l’alizé va certes se calmer mais l’angle plus serré ne devrait pas déplaire à Crédit Mutuel, plus à l’aise au vent arrière mais aussi plus puissant que ses adversaires au vent de travers…

Leyton et Aïna Enfance & Avenir restent aux aguets à 70-80 milles du leader. Banque du Léman peut encore jouer le podium mais derrière, les écarts commencent à être considérables puisque le cinquième Crosscall Chamonix Mont Blanc est déjà à 250 milles…

Classement Transat Jacques Vabre 06/11/19 - 16h00

Class40
1 - Crédit Mutuel
2 - Leyton
3 - Aïna Enfance & Avenir

Multi50
1 - GROUPE GCA - MILLE ET UN SOURIRES
2 - Solidaires En Peloton - ARSEP
3 - PRIMONIAL

Imoca
1 - Apivia
2 - Charal
3 - PRB

Source : TJV

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L’infortune du Pot

Passé comme une fleur par le leader des Multi50, le Pot-au-noir s’est refermé sur Charal. En tête depuis Madère, Jérémie Beyou et Christopher Pratt redeviennent chasseurs derrière le tandem Charlie Dalin et Yann Eliès à 1200 milles de l’arrivée. Si la course des IMOCA est complètement relancée, chez les Multi50, seul un coup du sort semble pouvoir priver de victoire Groupe GCA-Mille et un sourires, demain soir au Brésil. Côté Class40, Crédit Mutuel continue sa démonstration. Aux prises avec un alizé puissant, la flotte ne peut qu’espérer un regroupement à l’entrée du Pot-au-noir, encore distant de 500 milles, pour contester la suprématie du tandem Lipinski-Hardy.

Garder la tête froide, ménager le bateau, toucher du bois, (pas facile sur un trimaran en carbone…), … voilà sans doute le mot d’ordre à bord de Groupe-GCA Mille et un sourires. Car, à part un coup du sort, on voit mal ce qui pourrait empêcher Gilles Lamiré et Antoine Carpentier d’entrer en vainqueurs dans la Baie de Tous les Saints demain soir. Près de 200 milles d’avance à 800 milles du but, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ce serait le doublé pour Antoine Carpentier, vainqueur l’an dernier en Class40 (aux côtés de Maxime Sorel) et une première pour Gilles Lamiré en trois participations. Quant au bateau, c’est une ligne de plus qui va s’ajouter à l’exceptionnel palmarès du plan VPLP lancé en 2009 par Franck-Yves Escoffier.

200 milles au nord du leader, Solidaires en Peloton ARSEP s’accroche mais sait bien que l’alizé dans l’hémisphère sud est toujours plus favorable au concurrent de tête qui touche la rotation à l’est le premier. L’angle s’ouvre et la vitesse augmente. Primonial qui sort juste du Pot-au-noir n’en est pas là et ferme logiquement la marche après son escale cap verdienne.

IMOCA : Course relancée à 1200 milles de l’arrivée

Avec 120 milles d’avance hier au pointage de midi sur Apivia, bien calé dans son axe, Charal semblait maîtriser parfaitement la situation. 24 heures plus tard, oups ! Le foiler noir compte 50 milles de retard. Que s’est-il donc passé ?

« Nous étions sur une bonne trajectoire, on a pris un dernier grain et après rideau » racontait amer ce matin Jérémie Beyou. « Ça a bourgeonné tout autour de nous, on n’arrive pas à en sortir »

Sur Apivia, Charlie Dalin pense « qu’une onde d’est est venue se greffer sur le Pot. Dans ce phénomène, le vent bascule (il passe à l’est) et en avant de l’onde, il n’y a rien. On a fait du placement, on s’en est sorti avec ce qu’on avait »

On sait le Pot-au-noir difficilement prévisible, mais le retournement de situation aussi brutal est peu commun. Les autres concurrents n’en ont bien sûr pas raté une miette ! « Des coups comme ça, on en a eu tous eu, mais là, c’est vraiment raide » commentait Jean Le Cam, 6ème sur Corum L’Epargne, à l’entrée du Pot. « Ce qui est sûr, c’est que lorsque tu as la position du gibier toutes les heures, c’est plus facile pour le chasseur de tirer ! »

Jean fait ici référence aux positions rafraîchies sur la cartographie du site à intervalle plus court que les classements officiels (toutes les 4 heures). Les skippers ne surfent pas que sur les vagues mais aussi sur le web ! Cette vision en temps presque réel a sans doute été un élément de plus pour expliquer le décalage d’Apivia dans l’est, ce qui lui a permis d’éviter le piège dans lequel est tombé Charal…

Il reste environ 200 milles aux leaders IMOCA pour sortir définitivement de la Zone de Convergence Inter-Tropicale, et les deux leaders ont maintenant des vitesses proches. Autant dire que tout est possible à 1200 milles de l’arrivée.

D’autant que derrière, ça ne chôme pas. 11th Hour Racing effectue sa pénalité d’1h30 suite à une rupture de son plomb d’arbre d’hélice ce qui a permis à PRB de lui ravir la troisième place, à touche-touche avec Banque Populaire. Encore derrière, un paquet de dix bateaux se presse à l’entrée du Pot-au-noir avec 170 milles de décalage est-ouest. Autant dire que rien n’est joué dans ce groupe emmené par le tandem Seguin Richomme sur Groupe Apicil.

En queue de flotte, quelques bateaux se retrouvent bien mal positionnés dans l’est du Cap Vert et voient les leaders des Class40 passer sous leur vent…

Class40 : Tous derrière et lui devant !

« C’est sport, sport, sport ! » s’exclamait Kito de Pavant d’une voix un peu lasse ce midi. « C’est un peu la guerre sur le bateau. La mer et le vent sont forts. On navigue sous grand spi et 2 ris dans la grand-voile, et il fait très chaud sous les combi sèches. On a hâte que ça se calme … » Au large du Cap Vert, suivre le train d’enfer imprimé par Crédit Mutuel qui creuse à chaque classement son avance semble mission impossible. Le tandem Lipinski-Hardy survole les débats au portant, sorte d’OVNI dans la flotte homogène des Class40. Que peuvent faire ses poursuivants sinon espérer un resserrement à l’entrée du Pot-au-noir ? D’ici là, l’alizé va certes se calmer mais l’angle plus serré ne devrait pas déplaire à Crédit Mutuel, plus à l’aise au vent arrière mais aussi plus puissant que ses adversaires au vent de travers…

Leyton et Aïna Enfance & Avenir restent aux aguets à 70-80 milles du leader. Banque du Léman peut encore jouer le podium mais derrière, les écarts commencent à être considérables puisque le cinquième Crosscall Chamonix Mont Blanc est déjà à 250 milles… Dans le match des « bateaux de série », à noter le bon positionnement de Vogue avec un Crohn, pas loin d’Edenred. Chacun joue maintenant une course dans la course et doit se fixer des objectifs réalistes. Une philosophie inscrite en grand sur le tableau de marche d’A chacun Son Everest où Yves Courbon, enthousiaste comme au premier jour déclarait ce midi « Il n’y a pas le temps de se prendre la tête, il faut prendre du plaisir ! »

Date : 06/11/19 – 16h00

Class40

1 – Crédit Mutuel
2 – Leyton
3 – Aïna Enfance & Avenir

Multi50

1 – GROUPE GCA – MILLE ET UN SOURIRES
2 – Solidaires En Peloton – ARSEP
3 – PRIMONIAL

Imoca

1 – Apivia
2 – Charal
3 – PRB

Les mots des skippers

Alan Roura, skipper de La Fabrique (IMOCA)

Ça va, il fait hyper chaud, nous n’avons pas beaucoup d’air, c’est compliqué pour notre bateau. Nous faisons tout pour le faire avancer au max. Il n’y a plus beaucoup d’alizé, nous arrivons au début du Pot-au-noir. Le vent n’est pas du tout stable, on est en permanence sur les réglages – c’est non-stop – on change les voiles, on fait au mieux, le vent passe de 15 à 25 nœuds en moins de 30 minutes. Pour Jéremie (Beyou), c’est dur, j’avoue que là je ne peux pas me mettre à sa place. Nous allons faire au mieux pour le Pot-au-noir mais on sait que ça peut être la roulette russe. Actuellement, on faire une route au sud-sud-est, on n’a plus trop d’option. En fonction des fichiers, nous avons un Pot-au-noir différent.

https://www.adonnante.com/media/2019/11/roura.alan_061119_12h00.mp3

Kito de Pavant, skipper de Made in Midi (Class40)

Ca va pas trop mal, c’est un peu la guerre sur le bateau, il y a de la mer, du vent. C’est grisailleux, on a 25-30 nœuds de nord est avec 5 mètres de creux, il y a de grosses rafales, nous sommes sous spi avec 2 ris dans la grand-voile. C’est sport sport sport… C’est limite, le bateau n’est pas facile à la barre, les conditions ne sont pas faciles. Ça devrait baisser d’un cran cet après-midi après le passage du Cap Vert. Tout est trempé dans le bateau, on a l’habitude de mieux. Crédit Mutuel ? Il fait une démonstration de tout son potentiel, il va 3 nœuds plus vite que tous les autres bateaux de la flotte, il a clairement un truc en plus… et encore il a perdu temps avec son option au nord. Achille, se régale, il commence à avoir les bras ankylosés car le bateau est super dur à barrer.

https://www.adonnante.com/media/2019/11/depavant.kito_061119_12h00.mp3

Charlie Dalin, skipper de Apivia (IMOCA)

On est tombé dans le Pot-au-noir, la situation particulière c’est que nous avons vu une onde d’est traverser le Pot. Il y a du vent à l’est et il n’y plus de vent à l’ouest. C’est pour cela que l’on a un Pot spécial cette année. Nous avons beaucoup regardé les fichiers, les images satellites. On a fait de la régate et on s’est débrouillé avec ce qu’on avait Tu ne maîtrises pas forcément ton point d’entrée, c’est une zone où les fichiers météo sont différents de la réalité, on avait un point d’entrée mais au final, tu fais un peu avec ce que tu as ! On est encore dans le Pot et pour un moment encore, pour au moins 250 milles, on ne sait jamais trop quand on en sort.

https://www.adonnante.com/media/2019/11/dalin.charlie_061119_12h00.mp3

Jean Le Cam, co-skipper de Corum L’Epargne (IMOCA)

On a eu un bon grain donc on a tout rincé le bateau en 10 minutes chrono c’était fait, donc c’est parfait. On a même rincé Nico avec ! Les vents sont un peu variables, il y a pas mal de manœuvres, sans exagérer non plus. On n’est pas encore rentré dans le Pot-au-noir, on commence à y rentrer. Par rapport à la tête de flotte, on a fait une vidéo là-dessus, des coups comme ça on en a eu tous mais là c’est raide. Ce n’est vraiment pas mérité ! Avec les positions toutes les heures, quand tu es chasseur et que tu as la position du gibier toutes les heures c’est plus simple. L’idée c’est que les autres se plantent plus dans le Pot-au-noir que nous, nos concurrents directs sont Banque Populaire et Groupe Apicil. Apicil est avec nous à droite et Banque Pop est très décalé. Donc nous notre objectif c’est de glisser parce que le Pot-au-noir n’est pas fini, il va encore grossir, etc. Donc voilà l’idée !

https://www.adonnante.com/media/2019/11/lecam.jean_061119_12h00.mp3

Yves Courbon, skipper A Chacun son Everest (Class40)

Super ! On a du soleil, du vent et des vagues, c’est tout pour le mieux ! On a vu quelques poissons volants, mais on fait attention on les remet dans l’eau tout de suite, pour l’environnement et tout ! On s’est aperçu qu’il y avait un souci dans notre routage, on s’en est aperçu il y a quelques minutes en fait, on a fait une bêtise qui nous coute cher aujourd’hui. Maintenant on cravache pour ne pas se faire rattraper. En fait, on a eu un problème sur notre routage, il y avait un problème dans les paramètres, et nous on a fait scolaire on a suivi la route indiquée, mais c’était pas du tout la bonne route. Donc on a repris le manuel, et on a réglé avec les paramètres donc maintenant c’est bien ! On est sous spi, c’est vachement sympa. Un bateau c’est tout petit, mais il n’y a pas le temps de se prendre la tête, il faut prendre du plaisir !

https://www.adonnante.com/media/2019/11/courbon.yves_061119_12h00.mp3

Gildas Morvan, co-skipper de Groupe SETIN (IMOCA)

On regarde un peu tout ce qu’il se passe, on regarde à l’entrée du Pot-au-noir, il y a juste un phénomène météo qui a arrêté Charal, Apivia, eux, ont réussi à accélérer et à faire route relativement bien. Mais personne n’est pas à l’abri. En réalité, il y a des nuages qui ne sont pas vu sur les photos satellites, donc ce n’est pas évident. C’est calme actuellement, on a eu jusqu’à 25/30 nœuds cette nuit, mais le vent a bien faibli à 15/18 nœuds et la mer s’est aplatie. Il fait très chaud à bord et très humide, on va essayer de prendre notre douche aujourd’hui. Maintenant, je vais aller me faire un petit café, parce que c’est la Route du café et je vais aller en terrasse, profiter du soleil et de la mer. J’ai bien dormi ces dernières heures donc j’ai bien récupéré !

https://www.adonnante.com/media/2019/11/morvan.gildas_061119_12h00.mp3

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Dernière ligne droite pour Francis Joyon, attendu vendredi à Maurice…

L’empannage déclenché hier au soir par François Joyon pour quitter l’extraordinaire dépression typique du Grand Sud qu’il a chevauchée tout au long de sa traversée d’Ouest en Est de l’Atlantique Sud, l’a placé désormais sur une trajectoire quasi linéaire plein Nord vers sa destination finale, Port Louis sur l’île Maurice. IDEC SPORT change ainsi radicalement de régime, de vent et de températures. Adieu cirés et polaires, vents violents et vitesses irraisonnables. Bonjour chaleur, vents modérés et allures apaisées. Seule demeure cette forte houle résiduelle qui va encore quelques heures chahuter le marin solitaire dont l’existence depuis un peu plus de 18 jours et plus de 10 000 milles parcourus à toute allure sur le fond, était entièrement dédiée à la performance. Soulagé d’avoir su et pu demeurer toute la semaine dans le bon wagon vers Bonne Espérance. Au delà, Joyon s’apprête à profiter pleinement des derniers 700 milles de cette Mauricienne parfaitement maîtrisée. Son arrivée est envisagée dès vendredi matin.

« Je retire petit à petit des couches de vêtement » raconte, apaisé et étonnamment reposé Francis Joyon. « Je fais route au Nord, vers la chaleur et le soleil. » Le soulagement est palpable. Francis a compris très tôt, dès la fin du contournement de l’anticyclone de Sainte Hélène, qui l’a mené cette année au plus près des rivages Brésiliens, qu’un énorme challenge se proposait à lui. Celui d’accrocher, pour ne plus la lâcher, la bordure Nord d’une dépression emblématique du Grand Sud, capable de cavaler à plus de trente noeuds vers l’Océan Indien. Francis va réaliser ce double exploit physique et stratégique de se cramponner toujours au bon endroit et en rythme avec ce violent système d’Ouest, dans des vents souvent supérieurs à 30 noeuds et sur une mer qui n’aura eu de cesse de se dégrader à l’approche du continent africain.
Cinq jours lui suffiront à ce rythme pour rallier Bonne Espérance depuis l’Est Sud américain. Sans couper le moins du monde son effort, le skipper d’IDEC SPORT a tiré jusqu’au dernier moment le meilleur parti de ces vents portants, ne lâchant ce généreux système qu’hier en fin de journée, pour entamer un autre type de joute, plus subtil celui là, avec le contournement d’un système de haute pression alangui sous Madagascar. Il vient sans coup férir d’entrouvrir la porte de sortie et va aujourd’hui procéder à franchir la zone de transition qui le sépare d’un nouveau système perturbé, destiné à le porter paisiblement jusqu’à l’île Maurice.

Arrivée vendredi matin ?

« Je suis satisfait d’avoir su garder le bon rythme durant cette si difficile semaine » avoue t’il enfin. « J’ai bien négocié mes transitions et suis surtout heureux d’avoir jusqu’à présent bien préservé le bateau, malgré une houle terrible qui atteignait ce matin encore les 10 mètres de creux ! On a été sous l’eau en permanence. Au point qu’il s’est formé une épaisse croûte de sel qui recouvre tout le bateau… Etonnant ! J’ai hâte de percevoir les îles. Je vois sur mon AIS que le trafic maritime s’intensifie. Je guette les odeurs, les couleurs annonciatrices des prochaines terres. Je suis un peu fatigué. »
Le dernier bord tribord amure s’annonce paisible. Avec déjà plus de 1 500 miles d’avance sur sa trace de 2009, Francis ne va pas pousser outre mesure son destrier. Il vise une arrivée vendredi matin aux premières lueurs du jour…

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Brest Atlantiques. En approche de Madère, Macif en tête

Brest Atlantiques. En approche de Madère, Macif en tête

Après une dizaine d’heures tendues, à faire le dos rond dans un golfe de Gascogne peu hospitalier, les géants de 32 mètres ont pu profiter de conditions plus maniables à l’approche du Cap Finisterre. Ce matin, la tête de flotte animée par Macif et Gitana 17 glissait toujours tribord amure à plus de 30 nœuds et pointait déjà ses étraves à la latitude de Lisbonne ! Avec 740 milles parcourus en 24h, à la vitesse moyenne de 30,8 nœuds, autant dire que cette grande boucle atlantique est partie sur un rythme élevé.

« L’idée était d’être dans un mode suiveur sur les premières heures de course. On sait que l’on peut aller très vite dans ces conditions avec le Maxi Edmond de Rothschild mais notre volonté n’était pas d’imposer notre rythme mais vraiment d’être observateurs et conservateurs pour aborder le Cap Finisterre avec un bateau à 100 % de son potentiel », détaillait Cyril Dardashti, le directeur général de l’écurie aux cinq flèches, avant de saluer la maîtrise des premiers milles de ses skippers : « Franck et Charles ont parfaitement géré leur début de course en étant prudents mais pourtant bien dans le match avec la tête de course. Ils ont dû négocier des conditions très musclées que nous n’avions pas encore connues sur le Maxi et il fallait trouver le bon dosage, ce qu’ils ont fait. Désormais, la régate va pouvoir s’installer et c’est pour cela que l’équipe travaille toute l’année. »

Sur ce premier point de passage, la flotte des Ultim a été partagée de façon totalement égalitaire, puisque le Maxi Edmond de Rothschild et Actual Leader choisissaient la proximité des côtés de la Galice tandis que Macif et Sodebo Ultim privilégiaient le large.
Une divergence de point de vue que nous expliquait Yann Riou, joint ce matin : « Hier soir on a fait le choix de passer à l’intérieur du DST de Finisterre. Choix conservateur qui nous permettait de garder un cap plus abattu dans le golfe de Gascogne. On a donc rasé les côtes galiciennes ! On a vu des phares, des bateaux et on a même eu le droit à un peu de 4G. Pour accompagner tout ça, je me suis fait quelques tranches de jambon local. C’est aussi à ce moment-là que la mer et le vent se sont franchement calmés, et que l’on a pu s’alimenter plus normalement. La nuit a quand même été tonique avec quelques manœuvres, des moyennes élevées et une visibilité pas toujours au top. »

Le Pot-au-Noir déjà dans les esprits
La vie se déroule en accéléré quand on progresse à plus de 30 nœuds de moyenne ! Brest hier à 11h, la latitude de Lisbonne ce matin au premier jour de course et déjà les esprits scrutent l’entrée dans le Pot-au-Noir, qui devrait intervenir en début de week-end. « L’objectif de la journée est d’aller chercher une bascule dans l’anticyclone des Açores et en faisant cela nous devons traverser une dorsale qui s’étend dans l’axe du détroit de Gibraltar. Cette dorsale n’est pas très active donc il y aura toujours du vent dedans et pas de ralentissement significatif à attendre. À bord, c’est une grosse journée car le vent va tourner tout en mollissant et il faudra adopter la bonne configuration de voiles. Nous affinons actuellement notre point d’empannage et il est important car c’est lui qui déterminera notre point d’entrée dans le Pot-au-Noir en fin de semaine », analysait Marcel Van Triest, le routeur du bord.

Si les 24 premières heures de course qui se sont déroulées dans une ambiance tonique et humide, « casque lourd » ont été peu propices à la compétition, la régate reprend peu à peu ses droits comme le soulignait le mediaman du bord : « Ce matin au changement de quart, Franck et Charles montraient une certaine satisfaction de se trouver « déjà » à la latitude de Lisbonne – ou presque.
Pour Franck, « après une entame de course prudente dans des conditions extrêmes, on entre petit à petit dans un mode régate. »

Autorisé sur Brest Atlantiques, le routage permet aux quatre tandems engagés de se faire aider d’une ou plusieurs personnes extérieures pour choisir leurs trajectoires sur les 14 000 milles du parcours. Chaque team s’organise à sa façon.

Sodebo Ultim 3 : Trois à Lorient, deux en mer

La responsabilité du routage de Thomas Coville sur ses Sodebo successifs a souvent incombé à Jean-Luc Nélias, sauf que sur Brest Atlantiques, ce dernier est à bord, il a fallu donc trouver d’autres compétences pour seconder le duo de Sodebo Ultim 3 : « Notre cellule de routage fonctionne depuis Lorient, dirigée par Philippe Legros, avec Thierry Douillard et Thomas Rouxel, comme bras droits », explique Jean-Luc Nélias. Soit trois marins qui ont l’expérience des grands multicoques pour les deux derniers (Thierry Douillard faisait partie de l’équipage de Sodebo sur Nice UltiMed), de l’analyse de performances pour le premier, qui a beaucoup navigué en Imoca. « Philippe était disponible, j’ai pensé qu’il correspondait au profil. Son rôle, avec Thierry et Thomas, sera de nous mâcher le travail et de nous proposer des choix appuyés et raisonnés, après, ce sera à Thomas et moi de trancher », poursuit Jean-Luc Nélias. « Ce n’était pas évident de trouver quelqu’un qui accepte de router Jean-Luc, sourit Thomas Coville. Philippe m’a bluffé, il a relevé le défi, c’est quelqu’un qui, en plus d’être un bon navigant, a de la répartie, est capable de tenir la pression et de prendre ses responsabilités, il a clairement la carrure. »

Actual Leader : Fidèle à Christian Dumard

A bord d’Actual Leader, Yves Le Blevec joue la carte de la fidélité, puisque lui et Alex Pella, seront secondés par Christian Dumard, avec lequel le skipper de La Trinité-sur-Mer collabore depuis plus de dix ans, en Multi 50 d’abord, en Ultim ensuite. « J’ai une très grande confiance en lui », confirme Yves Le Blevec qui, comme les autres marins participant à Brest Atlantiques, n’entend pas pour autant négliger l’analyse météo en mer : « La stratégie, on la fait à bord. A terre, Christian fait le même job, mais il va un peu plus loin dans la démarche et il peut nous alerter sur des points de détail que nous n’aurions pas vus, parce que nous sommes moins dans la précision. La grosse différence, c’est que la réflexion est plus posée à terre, ensuite, la confrontation des analyses est intéressante. » Et au final, là encore, le dernier mot revient aux skippers en mer : « C’est vraiment Alex et moi qui faisons le gros de la stratégie. Le temps où le routeur te disait d’aller à tel ou tel endroit est terminé », conclut Yves Le Blevec.

Maxi Edmond de Rothschild : Marcel Van Triest fait l’unanimité

Arrivés aux commandes du Maxi Edmond de Rothschild au printemps dernier, Franck Cammas et Charles Caudrelier ont tous les deux souhaité s’appuyer sur la très grande expérience de Marcel Van Triest, avec lequel l’un comme l’autre avaient auparavant collaboré, en multicoque et sur la Volvo Ocean Race. « La première fois que j’ai travaillé avec lui, c’était en 2000 sur mon premier Groupama, se souvient le premier. Le gros avantage de Marcel, c’est que c’est quelqu’un qui navigue beaucoup, et c’est important, parce que le routage, c’est 20% de météo, 80% de stratégie et de performance du bateau : nous avons tous la même base de réflexion, il faut donc bien connaître le type de bateau, la capacité de l’équipage à manœuvrer, ces données influent sur le choix de routage. » Son de cloche identique chez Charles Caudrelier : « Pour nous, c’était l’homme idéal, un choix évident, parce qu’il a beaucoup navigué, il apporte un regard très marin. »

Mais là encore, les deux skippers entendent bien avoir le dernier mot : « Tous les deux, on aime bien la stratégie météo et Franck n’est pas quelqu’un qui se laisse facilement guider, mais il connaît bien Marcel, donc c’est plus simple. Le routage extérieur, c’est un dialogue permanent. Parfois, il va nous demander de faire telle trajectoire, on va lui proposer de faire différemment parce qu’on estime qu’on peut aller beaucoup plus vite en changeant d’angle, ou à l’inverse, on va lui dire que ce n’est pas possible, parce qu’on ne peut pas tenir le rythme qu’il nous demande », poursuit le vainqueur de la dernière Volvo Ocean Race… grâce notamment à un choix stratégique payant soufflé avant la dernière étape par Marcel Van Triest. Franck Cammas conclut : « A deux avec Charles, on a le temps de pas mal réfléchir, mais les conseils de Marcel sont souvent utiles et judicieux ».

Trimaran Macif : Un « Sorcier » bien entouré

Depuis la mise à l’eau du Trimaran Macif en août 2015, François Gabart s’appuie sur l’expertise de Jean-Yves Bernot, alias « le Sorcier », spécialiste reconnu du routage, qui officie notamment depuis des années au Pôle Finistère course au large de Port-la-Forêt. Ce dernier se fait accompagner dans son antre de Châtelaillon, près de La Rochelle, de Julien Villion, marin touche-à-tout passé par l’olympisme, le Diam 24, le Figaro et les bateaux volants, tandis que la cellule de routage est complétée par des membres de l’équipe Macif qui se relaient : Antoine Gautier (directeur des études), Guillaume Combescure (responsable performance) et Emilien Lavigne (ingénieur recherche et développement). « C’est important qu’il y ait toujours une personne de l’équipe qui sache exactement ce qu’on fait à bord et puisse intervenir s’il faut comprendre des problématiques du bateau », explique François Gabart.

Qui, ajoute, à propos de la relation routeur/routé : « J’adore la météo, mais il y a des moments en mer où tu as moins le temps de t’en occuper. Et comme j’ai totalement confiance en cette équipe, si jamais on a des soucis à bord ou pas de possibilité de regarder la météo, je suis les yeux fermés ce qu’ils me conseillent de faire. Ce qui est important, c’est de comprendre la situation globale dans laquelle on est, mais il y a plein de détails sur lesquels on ne peut pas passer beaucoup de temps. Après, si plusieurs options se dessinent, l’arbitrage final se fait sur le bateau. »

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Mini-Transat. Jambou et Beccaria intouchables ?

Mini-Transat. Jambou et Beccaria intouchables ?

Moins de quatre jours de mer et les plus rapides ont déjà parcouru près d’un tiers du parcours de la deuxième étape de la Mini-Transat La Boulangère ! Aux commandes de la flotte des protos, François Jambou tient depuis le départ une moyenne de 10 nœuds sur la route directe. Il est ce matin toujours talonné par Ambrogio Beccaria, le leader en série. Les 82 marins (8 femmes, 74 hommes) sont toujours en mer, et quel que soit son classement, chacun vit une aventure extraordinaire.

​​​​​​​Les concurrents sont très dispersés en latéral (450 milles entre le concurrent le plus au Nord, Matthieu Vincent, et celui le plus au Sud, Félix de Navacelle) mais aussi en distance au but. En série, il y a plus de 650 milles d’écart entre Ambrogio Beccaria et Jean Lorre. En proto, la flotte s’étire sur plus de 550 milles. Les arrivées au Marin vont être étalées !

Le record des 24 heures sera-t-il à nouveau battu ?
Le rythme est toujours soutenu. D’ailleurs, Nicolas D’Estais sur son Pogo 3 est passé tout près de battre le record des 24 heures en Mini 6.50 série, détenu depuis hier par Florian Quenot. Nicolas a parcouru 290,03 milles, soit 1,5 mille de moins que Florian. En proto comme en série, il est possible que le record des 24 heures soit à nouveau amélioré sur cette deuxième étape.

Jambou et Beccaria intouchables ?
Bien inspirés tactiquement et quasiment toujours un peu plus rapides que leurs poursuivants, François Jambou (en proto) et Ambrogio Beccaria (en série) accentuent quasiment à chaque pointage leur avance. S’ils ont jusqu’au bout la possibilité de naviguer à 100 % du potentiel de leur bateau, ils seront très difficiles à aller chercher. Ceci dit, le final de la première étape, notamment en proto, invite à la prudence et des rebondissements sont tout à fait possibles alors qu’il reste 1 800 milles à parcourir.

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Classement du mercredi 6 novembre à 9h (heure française)

PROTO
1- François Jambou (865 – Team BFR Marée Haute Jaune) à 1794,2 milles de l’arrivée
2- Tanguy Bouroullec (969 – Cerfrance) à 39,6 milles du premier
3- Axel Tréhin (945 – Project Rescue Ocean) à 70,7 milles du premier

SERIE
1- Ambrogio Beccaria (943 – Geomag) à 1808,4 milles de l’arrivée
2- Benjamin Ferré (902 – Imago Incubateur D’aventures) à 21,4 milles du premier
3- Pierre Le Roy (925 – Arthur Loyd) à 62,3 milles du premier

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