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L'actualité voile d'AGP Course au large

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Michel Desjoyeaux et Mer Agitée : pionniers d'hier, agitateurs de demain, retour sur 20 ans de succès

En 1999, Michel Desjoyeaux et Régine Bornens fondent Mer Agitée. Aujourd’hui, l’écurie fête ses 20 ans. Deux décennies de succès, de savoir-faire et d’expérience accumulés au service des grands marins et des grands projets de course au large français. "De la conception à la navigation, c’est cela notre marque de fabrique."

Michel Desjoyeaux et Mer Agitée

Crédit : A Courcoux

« Après ma deuxième victoire dans la Solitaire du Figaro, j’ai voulu créer ma propre caisse à outil pour gérer mes projets. Devenir chef d’entreprise équivalait à être skipper à terre, comme je l’étais déjà en mer, » confie Michel Desjoyeaux. La naissance de Mer Agitée coïncide avec le lancement de l’aventure PRB pour le Vendée Globe. Deux ans plus tard, en 2001, Michel Desjoyeaux remporte son premier tour du monde en solitaire sans escale. Ce succès servira de rampe de lancement à Mer Agitée : jusque-là vouée à un seul homme, la structure va se transformer en écurie de course au large.

Accompagner, de la conception à la navigation

2002-2005 est le début d’une nouvelle ère. L’entreprise gère trois projets de front – Géant, PRB, VMI- et les succès sont au rendez-vous. Il faut embaucher et rationnaliser l’activité. Jean-Paul Roux devient le directeur de la société, il le restera pendant 10 ans. « De la conception à la navigation, c’est cela notre marque de fabrique. Notre expérience, notre connaissance des enjeux, des timings et des risques permet de faire gagner du temps à des projets visant la performance » explique Mich’ Desj’.

Quatre victoires dans le Vendée Globe

En 20 ans, les trophées collectionnés sur les étagères de Mer Agitée se comptent par dizaines : 25 podiums sur les plus grandes épreuves de course de large, dont quatre victoires dans le Vendée Globe et trois sur la Route du Rhum, entre autres. Ce palmarès n’appartient pas qu’à Michel Desjoyeaux. Vincent Riou, Sébastien Josse, François Gabart et Paul Meilhat vont marquer leur empreinte dans l’histoire de l’entreprise.

Agiter des idées, imaginer des solutions

En plus d’être un sublimateur de talents, Mer Agitée est aussi un incubateur d’idées. « Je suis issu de la technique des bateaux avant d’être un compétiteur » reconnaît celui qui a crapahuté toute son enfance dans le chantier naval paternel. « Si ce qui existe en série sur le marché nous plait, on prend, sinon, on conçoit, on fabrique nous-même ou on le fait réaliser, ce qui a également généré des partenariats avec des fournisseurs ».

Ce penchant de Mer Agitée pour la création et la mise en œuvre a donné naissance au bureau d’étude Mer Forte. Les deux entités, aujourd’hui indépendantes, collaborent régulièrement. En 2015, elles ont imaginé « Z », un catamaran hybride (voile et moteur) construit en récupérant d’anciennes pièces de voiliers de compétition. Plateforme idéale pour embarquer des invités, le bateau est disponible à la location pour des opérations de relations publiques.

Un nouvel IMOCA à foil à l’eau dans deux mois et demi

Aujourd’hui, les équipes sont focalisées sur la construction du 60 pieds IMOCA Corum L’Epargne (plan Juan Kouyoumdjian) avec lequel Nicolas Troussel prendra le départ du prochain Vendée Globe. La mise à l’eau est prévue dans quelques semaines.

Source : Blanco Negro

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L’importance de l’ergonomie

Le chantier d’hiver de l’IMOCA Charal a notamment pour but d’apporter des retouches ergonomiques pour permettre à Jérémie Beyou de supporter du mieux possible la vie à bord pendant le Vendée Globe. Explications avec le skipper et Héloïse Baizé, ingénieure au bureau d’études du Charal Sailing Team.

S’ils sont nettement plus performants que les IMOCA de la génération précédente, les nouveaux foilers sortis de chantier en 2018 et 2019, dont Charal aura été le premier de cordée, s’avèrent en revanche plus exigeants physiquement, avec des comportements assez brutaux qui ne ménagent guère les skippers. Jérémie Beyou et Christopher Pratt en ont encore fait l’expérience sur la dernière Transat Jacques Vabre, dont ils ont tiré nombre d’enseignements en termes d’ergonomie du cockpit et de la cellule de vie à l’intérieur du bateau.

« Avec la vitesse et le mode semi-volant, le bateau devient rapidement invivable, explique Jérémie Beyou. En débriefant la transat Jacques Vabre, nous nous sommes dit que si j’avais été tout seul, j’aurais vite été à bout physiquement, juste sur des positions statiques. Quinze jours en double, ça passait, mais en solitaire sur 70-80 jours, non. La notion de rythme est capitale sur un Vendée Globe : pour tenir la cadence que tu souhaites à certains moments, c’est primordial d’être bien assis pour régler le bateau, bien allongé pour récupérer, c’est cette somme de petits détails qui permet d’imprimer le bon rythme. Aujourd’hui, sur ces bateaux, la limite devient plus humaine que technique. »

D’où le soin apporté cet hiver à plusieurs modifications ergonomiques, confiées au sein du bureau d’études à la jeune ingénieure Héloïse Baizé, qui indique : « Un des objectifs du chantier est de mettre le bateau en configuration solitaire et de répondre aux demandes spécifiques de Jérémie. Cela concerne aussi bien le poste de veille dans le cockpit que sa position à la table à cartes. Par exemple, à l’origine, il n’y avait de siège nulle part, on est en train d’étudier cette solution. »

La modification la plus importante concerne la protection du cockpit, de façon à ce que le skipper soit en permanence au sec, ce qui nécessite la fabrication d’une maquette à l’échelle 1, en bois et en mousse : « Nous avions déjà fait évoluer le cockpit avant la Transat Jacques Vabre en le protégeant quasiment intégralement sous ce que avions appelé « la véranda ». Il s’est avéré qu’elle avait quelques défauts, notamment qu’elle n’était pas totalement étanche. Nous faisons donc quelque chose de plus structuré et de plus esthétique pour que ça puisse tenir pendant tout le Vendée Globe », poursuit Héloïse Baizé.

Jérémie Beyou ajoute : « On se rapproche d’un cockpit fermé comme sur d’autres bateaux neufs, mais on veut garder l’esprit de départ, à savoir que je puisse continuer à voir ce qui se passe devant pendant les manœuvres, au vent et sous le vent pour régler les voiles. On a donc adopté une solution un peu hybride. Parallèlement, avec Garmin, un de nos partenaires, nous sommes en train de développer la vision par caméras. Le « confort », c’est aussi ça, ce n’est pas que rajouter du composite ou des mousses à droite à gauche. »

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Les dessous de Team New Zealand !

Emirates Team New Zealand n’a pas perdu de temps depuis son retour sur l’eau cette semaine, comme le prouve cette vidéo.

L’équipage néo-Zélandais a poussé ‘Te Aihe’ à frôler une caméra flottante télécommandée. Quand on parle de frôler, c’est voler au dessus de la caméra au millimètre près. Il en résulte une vidéo détonante qu’il faut visionner avec le son poussé à fond !

Team New Zealand est en pleine phase d’entraînement en vue de la toute première épreuve des America’s Cup World Series, épreuve qui se tiendra en avril à Cagliari (ITA). Il reste encore un point important à valider entre le Defender et les Challengers, à savoir la question de la limite haute du vent.

En effet Team New Zealand et Luna Rossa, le Challenger of Record, entament un arbitrage sur cette fameuse limite de vent maximale qui sera retenue pour cette 36e édition de l’America’s Cup. Un différend qui a un impact significatif sur la conception des bateaux sur le plan d’eau d’Auckland.

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Victoire américaine devant la Suède et Monaco

Organisée par le Yacht Club de Monaco avec le concours de FxPro, Eventica, Fon, l’équipementier Slam et le chantier Erplast, la Monaco Optimist Team Race a de nouveau été synonyme de succès pour sa 11e édition. Cet évènement incontournable de team-racing est une occasion unique pour des jeunes venus des quatre coins du monde de s’affronter à armes égales sur un plan d’eau qui se prête parfaitement aux grandes épreuves de renom. « C’est toujours un honneur et un réel plaisir d’accueillir cette régate » pour Bernard d’Alessandri, Secrétaire Général du Y.C.M « nous sommes très heureux de travailler sur ce format dont la notion d’esprit d’équipe est bien plus poussée que sur d’autres évènements ».

Pas de temps mort

De bout en bout, cette édition aura tenu ses promesses, en termes de participation tout d’abord avec 20 équipes en lice et 19 nations représentées par 80 coureurs : une première depuis la création de l’épreuve. Les conditions exceptionnelles, oscillant de 6 à 15 nœuds avec une mer plate, ont elles aussi joué un rôle indéniable à la réussite de l’évènement permettant d’enchaîner les rencontres sans aucune fausse note. 207 matchs ont ainsi été réalisés en quatre jours de régate.

Progressivement dans le bain

En amont des courses débutées jeudi, certaines équipes à l’image de l’Allemagne, l’Ukraine, la Chine, les Pays-Bas, la France et Monaco ont participé à une Clinic internationale menée par l’inégalable Chris Atkins, pointure dans le monde du team-racing et l’un des 14 arbitres internationaux présents sur cette épreuve. Un tour de chauffe de qualité pour les concurrents qui ont ainsi travaillé pendant trois jours les procédures de départ, les règles de course, la communication mais aussi la cohésion au sein d’une équipe… Parfait pour se mettre en jambes.

Le couteau entre les dents

Troisième l’année précédente et à égalité de points avec les Suédois du KSSS, l’équipe nationale américaine s’est alignée au départ avec la ferme intention de ne pas partager le podium. En tête pendant l’intégralité du round robin, la formation s’est inclinée à seulement deux reprises sur les 19 matchs qu’elle a réalisés. Deux défaites qui ont été concédées contre les Italiens du Yacht Club Italiano puis contre les Ukrainiens de l’Odessa Black Sea Yacht Club. L’équipe monégasque, composée de Noah Garcia, Leonardo Bonelli, d’Alessandro et Matteo Asscher, a quant à elle joué au jeu des chaises musicales pendant la phase de qualification. Occupant un temps la 4e place derrière les Finlandais du Helsingfors Segelklubb à l’issue de la première journée, Monaco a de nouveau bousculé le trio de tête remontant sur la troisième marche du podium provisoire vendredi soir avant de se faire doubler par les Ukrainiens l’avant-dernier jour.

Un suspense haletant

Il n’aura fallu que quelques heures ce dimanche pour que le suspense touche à sa fin avec une victoire finale des Etats-Unis. Leaders au classement général depuis le coup d’envoi des hostilités, la formation venant d’outre-Atlantique a largement mérité cette première place malgré une concurrence intraitable en témoigne la niaque des Suédois, constamment sur leurs talons. Monaco arrache finalement la troisième place aux Ukrainiens qui laissent ainsi s’échapper le podium qui leur était pourtant accessible.

Tourné vers l’international

Toujours enclin à renforcer ses relations vers l’international, le Yacht Club de Monaco joue un rôle incontournable dans le rayonnement de la Principauté. C’est dans cette démarche qu’est mis en place cette année un échange entre Monaco et la Chine permettant aux trois premiers du classement de la Monaco Optimist Team Race de s’envoler à la fin du mois d’août 2020 pour Sanya, direction le Visun Royal Yacht Club, par ailleurs membre de la Belle Classe Destinations, le label de reconnaissance du Yacht Club de Monaco pour les Marinas et Yacht Clubs dans le monde.

Ce déplacement leur permettra de participer, en tant qu’invités, à la Monaco Optimist Team Race China Regional Qualification Trail. Organisée à l’issue de quatre compétitions pré-sélectives, cette régate nationale permet aux concurrents chinois de décrocher leur place pour la prochaine MOTR. Cette année, Lu Saiya, Chen Nan (Ironrock Sailing Club – Xiamen), Chen Qiyun (Fuzhou DH Yo Sailing Club – Fuzhou) et Luo Tianxuan (Visun Royal Yacht Club – Hainan) s’étaient inscrits comme les meilleurs des épreuves dans leur pays et ont ainsi pu venir à Monaco.

Le sport en paix

La MOTR est avant tout un moment de partage pour les concurrents en témoigne la cérémonie d’ouverture durant laquelle ils ont brandi une « White Card » petit carton blanc, signe d’un engagement pour la paix dans le monde. Créée par Peace and Sport, présidée et fondée par Joël Bouzou, cette initiative permet de rappeler l’importance des valeurs qui entourent le sport.

Pas de répit pour le Y.C.M.

Le Yacht Club de Monaco poursuit cette nouvelle année sur les chapeaux de roues enchainant les événements sociaux et sportifs. Alors que la MOTR battait son plein sur les quais et dans la baie monégasque, le pont supérieur du Club House a réuni vendredi soir pas moins de 500 invités aux côtés d’artistes internationaux, dont Martin Solveig, à l’occasion du Nouvel An russe. Une semaine chargée qui en annonce une autre avec l’organisation le week-end prochain (16-19 janvier) du 3e acte des Monaco Sportsboat Winter Series, rendez-vous incontournable des régatiers de J/70 et de Melges 20 avant de mettre le cap sur la 36e édition de la Primo Cup – Trophée Credit Suisse du 6 au 9 février prochain.

Podium Monaco Optimist Team Race 2020 :

USA Optimist National Team (USA) KSSS – Royal Swedish Yacht Club (SUE) Yacht Club de Monaco (MON)

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Yann Eliès : « Sur le Vendée Globe, j’aimerais un jour avoir les moyens de mes ambitions »

Vainqueur en novembre dernier de la Transat Jacques Vabre avec Charlie Dalin sur Apivia, Yann Eliès a failli lancer in extremis un projet de Vendée Globe 2020 sur un bateau neuf, avant de renoncer. A bientôt 46 ans, le Briochin ne manque pour autant pas de projets, comme il le confie à Tip & Shaft.

Revenons d’abord sur la Jacques Vabre : avec un peu de recul, te dis-tu que votre victoire était méritée ou heureuse ?
Les deux ! Elle est méritée pour toute l’équipe qui a travaillé à la conception et à la fabrication du bateau : la vraie victoire a été d’avoir réussi à nous mettre à disposition une machine capable de gagner la course. Je me souviens que, lorsque on a mis le bateau à l’eau et qu’on est arrivés, trois jours après, à taper les 20 nœuds très facilement dès le premier bord, j’ai eu le sentiment qu’on avait un coup à jouer sur la Jacques Vabre – j’ai rêvé tout de suite. Ensuite, on a eu un peu de chance dans le Pot-au-noir, il faut le reconnaître, mais nous étions là pour saisir l’occasion, parce que nous avions su éviter de faire des bêtises qui auraient amputé le potentiel du bateau.

Avez-vous eu besoin d’appuyer sur la pédale de frein pendant cette Jacques Vabre ?
Disons que nous avons été sages dans l’option de départ, ça a été la meilleure décision qu’on ait prise de la course. On savait que l’option ouest était engagée et surtout dangereuse, car si elle ne s’avérait pas payante, c’était une voie de garage, sans retour possible ni plan B. Ça s’est finalement ouvert un petit peu pour ceux arrivés derrière comme Thomas Ruyant, mais pour nous qui étions devant, surtout avec un bateau neuf, ça ne valait pas le coup. Après, on a levé le pied après l’équateur parce qu’on avait course gagnée.

Au terme de ces quelques mois sur Apivia, quel est ton retour sur ce bateau ?
J’ai adoré les allures débridées, entre 65 et 130 degrés du vent. Avant, on avait du mal à commencer à voler en-dessous de 90 degrés, là, on a comblé toute cette plage entre 65 et 90 avec des machines démoniaques. En revanche, elles le sont aussi au niveau de la vie à bord, parce qu’on se retrouve avec des zones d’impact au niveau du cockpit. Concrètement, tu encaisses les chocs comme si tu étais à l’étrave du bateau il y a dix ans : c’est comme si tu mettais ta cellule de vie dans la crashbox, c’est super inconfortable. Après, j’ai été déçu des performances des nouveaux bateaux au portant, ils ne sont pas plus rapides que ceux de la génération précédente. Donc je pense qu’une des clés, cet hiver, va être de les faire progresser sur ces allures.

Justement, si tu étais aujourd’hui dans la peau d’un marin qui va prendre le départ du Vendée Globe dans dix mois, sur quel bateau te verrais-tu ?
(Rires). Je crois que je partirais quand même avec Apivia parce que c’est un bateau qui m’a semblé facile d’utilisation et assez polyvalent, mais j’aurais une peur bleue de Hugo Boss qui a tout misé sur le portant là où nous, en France, on veut toujours trouver un compromis. Sur cette Jacques Vabre, s’il avait fait une course raisonnable, on ne l’aurait pas vu, je pense qu’il s’est trompé d’objectif en partant plein ouest alors que le bateau n’était pas prêt.

Alex Thomson est-il selon toi le grand favori du Vendée Globe ?
Je t’en dirai plus quand j’aurai vu la forme des foils qui vont sortir au printemps prochain, mais aujourd’hui, c’est lui qui a mis le curseur le plus loin et qui a le bateau le plus typé.

A propos de Vendée Globe, l’annonce par l’organisateur de ta candidature pendant la Jacques Vabre a fait du bruit, était-ce prévu comme ça ?
Disons que j’étais en discussion avec un partenaire qui pouvait me permettre d’être au départ du Vendée en construisant un bateau, ce qui était d’ailleurs l’unique condition pour y participer parce qu’il n’y avait plus de bateaux disponibles. Comme il fallait déposer le dossier avant le 1er novembre, on s’est inscrits. Après, j’ai été un peu victime de la communication du Vendée Globe, on leur avait demandé de nous déclarer comme skipper inconnu avec bateau inconnu, comme ça existe sur d’autres courses, ça ne s’est pas passé comme ça, mais il n’y a pas de drame. Après, quand je suis rentré de la Transat Jacques Vabre, on s’est rendu compte que la discussion prenait trop de temps et que le budget était un peu en-deçà de ce qu’on espérait, on a donc été obligés de tout stopper. Sur le coup, j’ai été très déçu de ne pas pouvoir aller au bout, parce que comme tout le monde, j’y ai cru.

Tout le projet est-il tombé à l’eau ou restes-tu en contact avec ce partenaire en vue du Vendée 2024 ?
Ce n’est pas complètement tombé à l’eau, mais on passe d’une échéance hyper exaltante à moins d’un an, un véritable défi pour le skipper et le sponsor, à une échéance à cinq ans, c’est plus compliqué à vendre.

Ressens-tu une forme d’injustice de ne pas être au départ de ce Vendée Globe ?
La facilité serait de se dire que c’est injuste. Mais si j’analyse vraiment ces quatre années depuis 2016, je me rends compte que c’est quand même moi et les gens avec qui j’ai travaillé qui n’ont pas été bons. On a aussi peut-être manqué d’un peu de chance. Je suis quelqu’un qui préfère se concentrer sur le sportif – et ça, je pense que je l’ai plutôt bien fait, parce que j’ai gagné deux fois la Transat Jacques Vabre (2017 et 2019) et que j’ai fait deuxième de la Route du Rhum -, mais peut-être que sur mon réseau et sur la façon d’aller chercher des partenaires, je n’ai pas été bon, il faut le reconnaître.

Cela change-t-il ta manière de faire pour la suite ?
Oui, j’ai entamé une relation avec l’agence Oconnection que je trouve top, je me dis que c’est dommage de ne pas les avoir rencontrés six mois plus tôt.

Si tu te projettes désormais vers l’avenir, quelle priorité te fixes-tu ? Le Vendée Globe 2024 ?
Ma priorité du moment est de retourner faire du bateau, ce que je vais faire dès la fin du mois de janvier. Après, je me dis que tout est possible, je ne m’interdis rien, j’ai le sentiment que sur la route du Vendée Globe 2024, il y a beaucoup de choses à faire. Une Ocean Race en tant que skipper ou équipier, ça me dirait bien, surtout dans ce sens-là : faire cette course puis le prochain Vendée, ce serait le rêve. Le Vendée Globe, c’est quand même une course sur laquelle j’aimerais un jour avoir les moyens de mes ambitions.

As-tu des contacts pour participer à The Ocean Race ? Et au sein de l’écurie MerConcept (qui héberge le projet de Charlie Dalin), as-tu créé des liens avec l’équipe 11th Hour Racing ?
J’ai rencontré les organisateurs qui sont ultra-motivés pour qu’il y ait un bateau français au départ de la course. Maintenant, la marche est super élevée et c’est difficile à vendre à un sponsor français. Pour ce qui est de 11th Hour, je me suis rapproché de l’équipe que j’ai vraiment trouvée top, avec Charlie Enright, Mark Towill, Pascal Bidégorry, ça m’a effectivement vraiment donné envie de travailler avec eux dans un univers anglo-saxon. Ils ont prévu de faire une campagne d’essais d’équipage en mai prochain, j’espère qu’ils me donneront ma chance.

Tu disais que tu allais refaire du bateau fin janvier, en Figaro ?
Oui, je vais reprendre les entraînements à Port-laf, parce que je vais participer à la Transat AG2R.

Avec un skipper et un partenaire identifiés ?
Je serai équipier d’un skipper qui a son partenaire, ce sera annoncé prochainement. Ce qui est sûr, c’est que ces dernières années, j’ai éprouvé un réel plaisir à évoluer en double, que ce soit avec Samantha Davies ou Charlie en 2019, ou avec Jean-Pierre Dick avant. Donc j’espère que le bon « spirit » qui m’accompagne en double va continuer à fonctionner sur l’AG2R, une course que j’aimerais bien accrocher à mon palmarès. Ensuite, l’objectif sera de faire la Solitaire.

La fin de l’année sera sans doute l’occasion pour plusieurs équipages en Ultim de s’attaquer au Trophée Jules Verne, est-ce aussi un de tes objectifs, toi qui as déjà pas mal navigué en multicoque ?
Oui, bien sûr, j’ai proposé mes services à Gitana, je ne sais pas encore s’ils vont s’y attaquer. J’ai déjà accroché deux fois le Trophée Jules Verne [sur Orange et Orange II, NDLR], mon rêve serait d’y retourner. Ce qui est sûr, c’est que j’aimerais bien être en mer pendant le Vendée Globe. Je me rappelle de celui de 2012 que je n’avais pas fait, ça avait été compliqué à vivre.

Photo : Maxime Horlaville

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