• 1
  • 2
  • 3

Icones About sailing

previsions sailingnewscartographies

L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Le Challenge Bretagne – CMB féminin débute, neuf jeunes femmes en lice pour un Figaro 3

Les neuf femmes sélectionnées sur dossier pour le Challenge Océane ont rendez-vous depuis lundi 2 décembre pour cinq jours d’évaluation technique et sportive. Au programme : entretiens individuels, tests techniques oraux et physiques puis navigations à bord de Figaro Bénéteau 3. Le tout pour espérer décrocher leur place en finale et avoir la chance de bénéficier d’un bateau, d’un budget de fonctionnement permettant de disputer dans les meilleures conditions le circuit du Championnat de France de Course au Large en Solitaire.


image

Credit : DR

Les neuf femmes ayant passé avec succès la première phase du dispositif de sélection du Challenge Océane Bretagne – CMB ont donc rendez-vous cette semaine, au Pôle Finistère à Port-la-Forêt, pour cinq jours d’épreuve. Un groupe d’experts va leur proposer un large panel de tests et d’entretiens afin d’évaluer leur motivation ainsi que leurs compétences pour mener à bien un projet sportif de haut niveau sur les plans technique, météo, tactique, psychologique et physique.

Trois d’entre elles seront ensuite retenues pour la finale programmée du 9 au 13 décembre qui déterminera celle qui portera les couleurs de ce tout nouveau projet entièrement dédié aux femmes. la vainqueur rejoindra Tom Laperche et Loïs Berrehar au sein de la Filière d’excellence de course au large.

Les neuf jeunes femmes sélectionnées :

Elodie BONAFOUS, 24 ans
Alizée DESBORDES 27 ans
Violette DORANGE 18 ans
Marie GENDRON 27 ans
Lara GRANIER 24 ans
Chloé LE BARS 22 ans
Amélie RIOU 27 ans
Milena SCHOENAHL 28 ans
Charlotte YVEN 23 ans

Source : Rivacom

Lire la suite
2 lectures
0 commentaires

Comment Cherbourg a décroché l’arrivée du Fastnet

La nouvelle a fait grand bruit des deux côtés de la Manche : le Rorc, organisateur de la Fastnet Race, a annoncé mardi dernier que l’arrivée des deux prochaines éditions aurait lieu à Cherbourg, alors que depuis la création de l’épreuve, en 1925, elle s’était toujours terminée à Plymouth. Tip & Shaft explique comment on en est arrivé là.

Après la Golden Globe Race, partie aux Sables d’Olonne l’an dernier, après The Transat CIC, dont le départ de l’édition 2020 aura lieu à Brest, Plymouth perd une troisième grande course au large, puisque la Fastnet Race, créée en 1925 et organisée jusqu’ici tous les deux ans entre Cowes et la ville du sud de l’Angleterre, arrivera lors des deux prochaines éditions, en 2021 et 2023, à Cherbourg.

L’annonce a été faite mardi dernier à Londres lors d’une conférence de presse organisée par le Royal Ocean Race Club (Rorc), organisateur de la course. Son commodore, Steven Anderson, a expliqué, pour justifier ce déménagement en France : « La course a connu une croissance constante au cours des deux dernières décennies et de plus en plus de marins veulent y participer. Le nombre d’inscrits a été plafonné ces dernières années. Cherbourg-en-Cotentin nous offre la possibilité de toucher un plus grand nombre de navigateurs grâce à une capacité d’amarrage supplémentaire et des installations de qualité. C’est une vraie opportunité qui va nous permettre d’attirer davantage d’équipages sur cette course mythique ».

Directeur général du Rorc, Eddie Warden Owen, interrogé par Tip & Shaft, précise : « Depuis mon arrivée à ce poste, en 2008, il y a toujours eu un problème de place à Plymouth, c’est un casse-tête qui dure depuis longtemps. Et l’emplacement que nous avions avec le Plymouth Yacht Haven [le port qui accueillait les bateaux à leur arrivée, NDLR] était loin de la ville. » Et ne permettait donc pas d’accueillir du public aux arrivées des bateaux. Un aspect qui, d’après Jean-Louis Valentin, président de la Communauté d’agglomération du Cotentin, en première ligne côté français pour négocier le deal, a aussi compté. : « Du côté du Rorc, je pense qu’il y avait la volonté d’avoir une arrivée plus festive et plus populaire que ce qui se passait jusqu’ici à Plymouth », explique-t-il à Tip & Shaft.

Les discussions entre Cherbourgeois et Anglais ont commencé voilà deux ans. « Au moment où le Rorc s’interrogeait pour savoir si Plymouth était toujours la destination la plus évidente pour l’arrivée de la Fastnet Race, raconte Jean-Louis Valentin. Ils nous ont alors demandé si nous serions éventuellement intéressés à l’idée d’accueillir la course. » Une proposition qui tombe bien : toujours selon l’élu normand, « indépendamment de notre volonté de renforcer l’attractivité du Cotentin, nous souhaitons consolider la filière nautique et affirmer notre vocation maritime. Il y a donc tout de suite eu un consensus sur l’intérêt d’attirer dans le Cotentin un événement d’envergure internationale et à caractère nautique. » C’est d’ailleurs en ce sens que la ville avait déjà accueilli en 2018 l’arrivée de la Drheam Cup (elle en sera port de départ en 2020), mais aussi, en mai 2019, le passage de l’Hermione.

Cherbourg n’a pas pour autant été la seule destination envisagée : d’après Eddie Warden Owen, le Rorc a d’abord étudié « différentes alternatives en Grande-Bretagne », dont Cowes. Comment la préfecture du Cotentin a-t-elle fait la différence ? « Cherbourg nous a fait une proposition globale que même les tenants de la tradition ne pouvaient ignorer, en nous offrant la possibilité d’amarrer les bateaux en plein centre-ville et en nous garantissant un accueil chaleureux », répond le DG du Rorc. Avec Port Chantereyne (1 600 places), mais surtout l’avant-port et le bassin du Commerce, qui peuvent accueillir des bateaux à fort tirant d’eau comme les Imoca, Cherbourg dispose en effet d’installations portuaires au cœur de la ville qui ont sans doute tranché avec celles de Plymouth.

Ce qui fait dire à Sam Davies – membre du Rorc -, au moment de commenter cette petite révolution : « Mes sentiments sont mélangés : j’ai énormément de souvenirs d’arrivées à Plymouth, donc c’est dur d’imaginer que ça ne sera plus comme ça. Mais d’un autre côté, nous avions reçu l’année dernière un accueil incroyable sur la Drheam Cup, avec les Imoca en plein centre de la ville, je pense que ça va faire un bien fou à la course et aux coureurs, ça va la rendre plus connue. »

Tous ne partagent pas cet avis, notamment en Angleterre, où de nombreuses voix se sont élevées contre la décision du Rorc (voir certaines réactions dans EuroSail News), accusé à la fois de ne pas avoir consulté ses membres, mais également de dénaturer la course. Une hostilité partagée de ce côté-ci du Channel par Géry Trenteseaux, membre du Rorc et vainqueur toutes classes du Fastnet en 2015 (et en IRC 2 cette année) : « Je suis quelqu’un de plutôt conservateur et traditionnel, je ne vois pas l’intérêt de ce changement qui va compliquer les choses tactiquement, avec les zones de séparation du trafic à négocier. C’est comme si on faisait Sydney-Hobart sans aller à Hobart. Je pense que les Anglais sont admiratifs de ce que font les Français en course au large, peut-être qu’ils ont envie de copier. Mais nous, les Français, on aime bien aller boire des bières à Cowes, passer au Squadron, faire le tour du Fastnet et finir à Plymouth pour ramener du thé et des gâteaux au gingembre. »

D’autres voient dans ce déménagement des raisons purement commerciales, à l’instar des représentants de la ville de Plymouth qui, dans un communiqué, ont fait part de leur « déception » après l’annonce faite mardi, estimant avoir fait ces derniers mois les efforts nécessaires pour accéder aux exigences des organisateurs. Jane Slavin, qui fait partie de l’équipe de communication de la ville, confie ainsi à Tip & Shaft : « Quand nous avons pris conscience de la volonté du Rorc d’installer l’arrivée en France, le chef du conseil municipal s’est rendu en personne à Londres pour rencontrer le commodore et le directeur général afin de montrer la valeur que nous accordions à la course. Nous avons aussi répondu à toutes leurs demandes pour 2019 et lancé des études de faisabilité pour agrandir le Mount Batten Centre (la base nautique), incluant 100 emplacements supplémentaires pour la Fastnet Race. Finalement, le choix était entre l’héritage de la course d’un côté, son succès commercial de l’autre. »

Pour Mike Golding, également interrogé par Tip & Shaft, Plymouth a pâti dans l’affaire, « d’un manque de volonté mais aussi des politiques d’austérité. Malgré la perte de la Golden Globe Race et de The Transat, ils n’investiront pas. Si l’on considère les mesures d’austérité, Plymouth a certainement souffert le plus. Pour faire court, c’est loin de Londres et on l’oublie« .

A l’inverse, côté cherbourgeois, en plus d’offrir des capacités d’accueil supérieures à Plymouth, on va mettre la main à la poche. Combien ? « Je ne vais pas vous dévoiler le montant maintenant, parce que je souhaite en laisser la primeur au conseil d’agglomération, tous les détails de l’opération seront dévoilés le 12 décembre, répond Jean-Louis Valentin. C’est un montant significatif, mais à la hauteur des retombées que nous escomptons. Et il sera partagé à peu près à parts égales entre la région, la ville, le département et l’agglomération. » Plusieurs centaines de milliers d’euros ? « Oui », répond le président  de l’agglomération qui conclut : « Il y a le Vendée Globe aux Sables d’Olonne, la Route du Rhum à Saint-Malo, la Transat Jacques Vabre au Havre, nous sommes heureux de pouvoir nous inscrire dans ce panorama avec le Fastnet. »

Photo : Kurt Arrigo/Rolex

Nos articles sont publiés en avant-première chaque vendredi dans notre newsletter, quelques jours avant leur parution sur le site. Abonnez-vous ici, si ce n’est pas déjà fait 😉

S’ABONNER GRATUITEMENT

L’article Comment Cherbourg a décroché l’arrivée du Fastnet est apparu en premier sur Tip & Shaft.

Lire la suite
4 lectures
0 commentaires

Départ mardi soir pour Spindrift Racing

Spindrift 2 se prépare à une nouvelle tentative sur le Trophée Jules Verne, le record autour du monde au départ et à l’arrivée à Ouessant en laissant les trois caps (Bonne-Espérance, Leeuwin, Horn) à bâbord. Avec comme objectif le temps établi par Francis Joyon et ses hommes en 2017 : 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes. Sur un trimaran optimisé et avec un équipage de onze hommes, Yann Guichard s’élancera dans la nuit de mardi 3 à mercredi 4 décembre pour un nouveau défi.

Yann Guichard et ses onze hommes d’équipage se lanceront dans la nuit de mardi à mercredi 4 décembre devant le phare de Créac’h (Ouessant) pour 21 600 milles (orthodromie = route directe retenue par le WSSRC, organisme international des records à la voile) avec un record à battre : 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes). Un temps que le trimaran noir et or peut accrocher au vu de ses performances antérieures et surtout de ses améliorations techniques puisque désormais, Spindrift 2 est doté d’un réglage des ailerons de safrans pour mieux sustenter le multicoque à grande vitesse.

Une troisième tentative
Par deux fois, Yann Guichard et son équipage avaient tenté ce record : en 2015 (47j 10h 59’) avec Dona Bertarelli devenue ainsi la femme la plus rapide autour du monde, et en 2018 (abandon sur bris de safran après l’archipel des Kerguelen). Une nouvelle fois, l’Atlantique Nord est plutôt favorable avec un passage de l’équateur en cinq jours environ.
« Nous allons partir de La Trinité/mer mardi matin pour passer la ligne de départ du Trophée Jules Verne devant Ouessant entre 18h00 mardi et 6h00 mercredi : à affiner en fonction des évolutions météorologiques. Les conditions sont assez bonnes avec un temps à l’équateur autour de cinq jours et pour une fois, on partirait avec une brise modérée de secteur Est dans le golfe de Gascogne puis nous bénéficierons d’alizés de Nord qui se renforceront le long du Portugal. Nous aurons quelques empannages à faire jusqu’à Madère avant d’effectuer notre « aile de mouette » pour piquer vers le pot au noir. » précise Yann Guichard.
Mais si la descente s’annonce favorable, le record autour du monde se joue pour beaucoup au passage du cap de Bonne-Espérance. Spindrift 2 est déjà détenteur du meilleur temps entre Ouessant et l’équateur lors de sa deuxième tentative début 2019 (4j 20h 07’), mais c’est l’enchaînement dans l’Atlantique Sud qui va déterminer sa capacité à améliorer le temps de référence au passage du cap de Bonne-Espérance pour entrer dans l’Indien avec de l’avance : Francis Joyon avait en effet réalisé une traversée extrêmement rapide de ce deuxième océan en 2017 (5j 21h 07’). Spindrift 2 doit donc tenir une moyenne de 23 nœuds environ jusqu’à l’Afrique du Sud pour aborder le tronçon suivant avec de la marge…

De l’enchaînement Nord-Sud

« Le pot au noir semble toujours plutôt favorable à l’Est comme lors de la Transat Jacques Vabre et Brest Atlantiques. Ce qui est bénéfique pour entrer dans l’hémisphère Sud : nous espérons passer le cap de Bonne-Espérance en moins de treize jours, ce qui nous permettrait d’être en avance sur le temps de Francis Joyon et ses hommes. Tout cela est un peu loin, mais d’ores et déjà, on voit que l’Atlantique Sud n’est pas fermé et que nous pourrions accrocher une dépression au large du Brésil pour arriver sur l’Afrique du Sud assez rapidement. » indique le skipper du trimaran noir et or.
Spindrift 2 est donc paré à cette nouvelle tentative avec un équipage qui reste réduit à douze hommes, dont deux nouveaux équipiers à bord : Grégory Gendron et Corentin Horeau. Les deux hommes connaissent déjà le bateau et sont très bien intégrés au groupe.
« Nous allons partir avec des conditions plus agréables que d’habitude, et dès le lendemain du départ, il fera nettement moins froid… C’est normalement une route assez classique mais plutôt rapide, jusqu’à l’équateur au moins ! » conclut Yann Guichard.

ÉQUIPAGE DE SPINDRIFT 2 :

Yann Guichard (skipper)
Erwan Israël (navigateur)
Jacques Guichard (chef de quart / barreur-régleur)
Jackson Bouttell (barreur / numéro un)
Thierry Chabagny (barreur / régleur)
Grégory Gendron (barreur / régleur)
Xavier Revil (chef de quart / barreur-régleur)
Corentin Horeau (barreur / numéro un)
François Morvan (barreur / régleur)
Duncan Späth (barreur / régleur)
Erwan Le Roux (chef de quart / barreur-régleur)
Benjamin Schwartz (barreur / numéro un)

Jean-Yves Bernot (routeur à terre)

LE TROPHÉE JULES VERNE EN BREF :

Départ et arrivée : ligne entre le Phare de Créac’h (Ile d’Ouessant) et le Cap Lizard (Angleterre)
Tour du monde du monde en équipage par les trois caps (Bonne Espérance, Leeuwin, Horn)
Distance la plus courte à parcourir : 21 600 milles (environ 40 000 kilomètres)
Ratification : World Sailing Speed Record Council, www.sailspeedrecords.com
Temps actuel à battre : 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes
Vitesse moyenne : 21,96 nœuds
Date du dernier record : janvier 2017
Détenteur : IDEC Sport, Francis Joyon et ses 5 hommes d’équipage

RÉFÉRENCES DES TEMPS INTERMÉDIAIRES EN ÉQUIPAGE :

Ouessant-équateur : 4j 20h 07’ (Spindrift 2 en 2019)
Équateur-Cap des Aiguilles : 6j 08h 55’ (Banque Populaire V en 2012)
Cap des Aiguilles-Cap Leeuwin : 4j 09h 32’ (IDEC Sport en 2017)
Cap Leuuwin-Cap Horn : 9j 08h 46’ (IDEC Sport en 2017)
Cap Horn-Équateur : 7j 04h 27’ (Banque Populaire V en 2012)
Équateur-Ouessant : 5j 19h 21’ (IDEC Sport en 2017)

RECORDS WSSRC EN ÉQUIPAGE :

Traversée de l’Atlantique Nord (Ouessant-équateur) : 4j 20h 07’ (Spindrift 2 en 2019)
Traversée de l’océan Indien (Cap des Aiguilles-Sud Tasmanie) : 5j 21h 07’ 45’’ (IDEC Sport en 2017)
Traversée de l’océan Pacifique (Sud Tasmanie-cap Horn) : 7j 21h 13’ 31’’ (IDEC Sport en 2017)
Équateur-Équateur : 29j 09h 10’ 55’’ (IDEC Sport en 2017)
Tour du monde (Trophée Jules Verne) : 40j 23h 30’ 30’’ (IDEC Sport en 2017)

L’article Départ mardi soir pour Spindrift Racing est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
2 lectures
0 commentaires

De grosses conditions pour IDEC SPORT

Rarement, durant sa carrière de dévoreur d’océans à très grande vitesse, Francis Joyon n’aura connu si long épisode de petit temps et de vitesse réduite. Depuis leur atterrissage vendredi dernier sous les côtes de l’Indonésie, l’équipage d’IDEC SPORT ne parcourent plus guère que 160 à 170 milles par jour. Une situation qui va sévèrement évoluer avec l’arrivée d’une forte dépression générant dès aujourd’hui mais surtout demain, des vents d’Est de 30 noeuds avec rafales à 40 et une mer formée engendrant des creux de plus de 4 mètres. Ces conditions, consécutives au cyclone Kammuri (niveau 3) qui passe actuellement sur les Philippines, permet d’envisager l’arrivée d’IDEC SPORT à Ho Chi Minh, mercredi matin.

L’absence de vent, les courants et le louvoyage au milieu des innombrables îles et îlots du détroit de Karimata expliquent la brutale chute des performances de ces jours derniers. En débordant la côte Nord-Ouest de Bornéo ce matin, le trimaran géant a enfin accéléré en mer de Chine, dans un flux de Nord Est appelé à se renforcer au fil des heures. A 500 milles de Ho Chi Minh Ville, terme de ce deuxième acte de l’IDEC ASIAN TOUR, Francis et ses hommes vont renouer avec des vitesses dignes de leur formidable machine.

Il aura fallu donc trois jours au maxi trimaran IDEC SPORT et à son équipage pour s’extraire du détroit de la Sonde en mer de Java. Trois jours pour parcourir 500 milles, soit une affligeante moyenne de 6,9 noeuds. Aux puissants courants de la côte Sud de Sumatra ont succédé une navigation au plus près d’un vent totalement absent qui a vu le géant par instant reculer…. Ce n’est que depuis le début de la matinée, alors que la journée est déjà bien avancée, loin dans l’Est sous les côtes de Bornéo que Francis et ses hommes ont vu leurs voiles se gonfler sous l’arrivée en mer de Chine de vents de secteur Nord Est de plus en plus soutenus. IDEC SPORT se déhale enfin! 10 noeuds, 12 noeuds, 18 noeuds… les sourires reviennent sur les visages des barreurs toujours aussi concernés par un état de vigilance et d’observation maximum.

Une arrivée prévue sous contrôle

Plus le bateau se rapprochera des côtes vietnamiennes et plus le plan d’eau sera parsemé d’innombrables îlots, embarcations, plateformes de pêcheurs (photo ci-contre) et OFNIS en tous genres. L’heure sera plus que jamais à la vigilance aux nombreuses embarcations présentes en cette zone si animée de la mer de Chine.

Et la route vers le delta du Mékong, toujours aussi peu rectiligne, va de nouveau contraindre IDEC SPORT à louvoyer aujourd’hui entre les îles de Natunen ce 12ème jour de course. En raison des conditions météo annonçant un vent fort de face et une mer formée, Francis envisage, pour préserver le bateau et réduire au maximum les risques, un atterrissage de jour sur les côtes vietnamiennes. Mercredi matin le maxi-trimaran IDEC SPORT devrait donc embouquer la rivière qui le mènera à Ho Chi Minh Ville.

L’article De grosses conditions pour IDEC SPORT est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
1 lectures
0 commentaires

Le choc des titans

C’est aujourd’hui que débutent à Nassau les 7e Star Sailors League Finals. Une édition qui s’annonce parmi la plus hétéroclite de toutes les SSL Finals disputées. Après quatre jours de Qualification, les Finales se disputeront les Finales de samedi par élimination directe pour couronner le meilleur régatier de la saison 2019. Et cette année encore l’excellence est au rendez-vous avec les concurrents venus d’horizons aussi divers que les Jeux Olympiques, la Coupe de l’America et la Volvo Ocean Ocean. Sans compter aussi avec de nombreux Champions du Monde en titre de Séries représentatives de la voile de haut niveau.

Les 23 équipages qui prennent par à cette 7e édition des SSL Finals, représentent 22 nations ! Bienvenue cette année à l’Espagne avec le septuple tour du mondiste Roberto Bermúdez de Castro, qui a aussi réalisé une campagne olympique en Star à l’occasion des Jeux d’Athènes en 2004. Il est présent à Nassau avec son compatriote Miguel Fernandez Vasco ; à l’Uruguay avec le Champion du Monde en titre de Snipe, Ricardo Fabini, vice-champion des Jeux Panaméricains, qui navigue avec l’Argentin Federico Calegari ; et à la Corée du Sud représentée par Jeemin Ha, trois participations aux Jeux Olympiques en Laser et triple champion des Jeux Asiatiques. Il est aidé ici par l’américain Mark Strube, l’un des meilleurs équipiers au monde de Star.

« Je n’ai entendu parler des SSL Finals seulement cette année, » avoue Ha. « Cela a l’air génial comme épreuve, mais je ne pensais jamais pouvoir y être invité. C’est une chance incroyable de régater contre des grands noms de la voile. Comparés au Laser, les techniques en Star sont très similaires, mais par contre la manière de barrer est très différente. Le support est plus imposant et lourd. L’inertie est donc plus grande. Je ne l’ai pas encore tout à fait en main… »

En termes d’âge, c’est à l’Américain Paul Cayard d’endosser cette année le rôle de doyen. Il retrouve à ses côtés Phil Trinter, son coéquipier de Star lors des Jeux d’Athènes 2004. Le vainqueur de la Louis Vuitton Cup et de la Volvo Ocean Race, lui-même Champion du Monde de Star en 1988, a fêté ses 60 ans cette année. Loin de raccrocher son ciré, il a terminé 4e du SSL Breeze Grand Slam disputé ce printemps à Riva del Garda et conclu quelques semaines plus tard le Championnat du Monde de Star à la 6e place. De nombreux régatiers issus, ou en devenir, de l’Olympisme vont s’aligner sur la ligne de départ de cette 7e édition des SSL Finals, comme le jeune anglais Lorenzo Chiavarini, 25 ans, épaulé par l’Allemand Kilian Weise ; le jeune Finlandais Oskari Muhonen qui aura pour équipier l’Ukrainien Vitalii Kushnir. Il fait partie du cercle très fermé des quatre uniques personnes à avoir remporté par deux fois la Finn Silver Cup, le Championnat du Monde de Finn des moins de 23 ans.

À noter aussi la présence parmi les Olympiens du Croate Tonci Stipanovic, Médaille de Bronze en Laser à Rio en 2016, qui navigue avec son compatriote Tudor Bilić, un Finniste réputé. Alors que les deux dernières éditions des SSL Finals ont été remportées par Paul Goodison, Champion Olympique de Laser, et Jorge Zarif, vainqueur de la Finn Gold Cup, Stipanovic pourrait être un prétendant sérieux à la victoire finale.

Très occupé par sa campagne olympique pour les Jeux de Tokyo, Jorge Zarif n’a pas pu se permettre de faire le déplacement à Nassau. Son coéquipier Pedro Trouche, vainqueur de l’édition 2018 des SSL Finals, défendra son titre au côté d’Hamish Pepper, Champion du Monde de Star 2006.

« Je suis très heureux de pouvoir revenir ici et de défendre mon titre, » raconte Trouche. « Naviguer avec Hamish est très différent. L’an passé nous avions beaucoup échangé tous les deux. Donc nous ne partons pas aujourd’hui d’une feuille blanche. Cette année il y a plus de jeunes et la liste des prétendants à la victoire est très imposante. Cela risque d’être encore plus difficile. À Nassau il est possible de naviguer dans des conditions très ventées. Le jeu est donc très ouvert. Je ne peux donc donner aucun pronostic ! »

Pepper fait partie de la dernière génération de Staristes qui a participé en Star aux Jeux de Londres en 2012. Cela inclut aussi le Suédois Médaillé d’Or Freddie Lööf, qui navigue ici avec son concurrent américain de l’époque, Brian Fatih, Médaillé d’Argent à Londres, Médaille d’Or à Pékin en 2008 ; l’Anglais Iain Percy qui revient cette année avec le Suédois Anders Ekström, Champion du Monde de Star en 2004 avec Lööf. Le Monde est petit ! Le Brésilien Bruno Prada, Médaille d’Argent à Londres, est de retour cette année comme équipier du Polonais Mateusz Kusznierewicz, 8e à Londres, tout juste couronné du titre de Champion du Monde de Star. À noter aussi la présence du Français Xavier Rohart, Président de la Star Sailors League, 9e à Londres, qui revient ici, comme chaque année, avec son équipier Pierre-Alexis Ponsot.

À la vue de ses dernières performances, Kusznierewicz est annoncé comme favori de l’épreuve, même si l’intéressé s’en défend. « Ce titre de Champion du Monde a été acquis il y a six mois et d’autres équipages se sont améliorés depuis. Nos attentes sont donc des plus normales. Les SSL Finals sont une épreuve très spéciale. C’est la seule où vous naviguez contre un florilège de Champions Olympiques, de Champions du Monde, de Champions Continentaux, de vainqueurs de la Volvo Ocean Race et de l’America’s Cup… Ce sont tous des amis de longue date. Il y a aussi les petits nouveaux qui sont les bienvenus. C’est impossible de dire qui va gagner. Il n’y a pas moins de dix équipages sur les vingt-trois qui peuvent prétendre à la victoire finale. »

Cette année trois Champions du Monde de Match Racing sont invités à concourir dans les eaux bahamiennes : Ian Williams, l’Anglais aux six couronnes mondiales, épaulé par son compatriote Steve Mitchell, Champion du Monde de Star en titre ; Taylor Canfield, le match racer venu des Îles Vierges Britanniques, qui navigue avec l’Américain Arnis Baltins, est Champion du Monde en titre de M32 ; et enfin le double Champion du Monde (2013 et 2017) en la présence de l’Australien Australien Torvar Mirsky, qui navigue ici avec l’Irlandais Robert O’Leary (frère de Peter O’Leary qui a concouru aux Jeux de Londres en 2012).

Les inscrits

Etrave Skipper Equipier
1 Paul Cayard USA Phil Trinter USA
2 Iain Percy GBR Anders Ekström SWE
3 Freddy Lööf SWE Brian Fatih USA
4 Mateusz Kusznierewicz POL Bruno Prada BRA
5 Tonci Stipanovic CRO Tudor Bilic CRO
6 Henrique Haddad BRA Henry Boening BRA
7 Taylor Canfield USA Arnis Baltins USA
8 Ian Williams GBR Steve Mitchell GBR
9 Jeemin Ha KOR Mark Strube USA
10 Lorenzo Chiavarini GBR Kilian Weise GER
11 Mark Holowesko BAH Christoph Burger SUI
12 Oskari Muhonen FIN Vitalii Kushnir UKR
13 Eric Doyle USA Payson Infelise USA
14 Torvar Mirsky AUS Robert O’Leary IRL
15 Xavier Rohart FRA Pierre-Alexis Ponsot FRA
16 Ricardo Fabini URU Federico Calegari ARG
17 Chuny Bermudez ESP Miguel Fernandez Vasco ESP
18 Bernardo Freitas POR Samuel Gonçalves BRA
19 Flavio Favini ITA Sergio Lambertenghi ITA
20 Hamish Pepper NZL Pedro Trouche BRA
21 Diego Negri ITA Frithjof Kleen GER
22 Eivind Melleby NOR Josh Revkin USA
23 George Szabo USA Edoardo Natucci ITA

L’article Le choc des titans est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
1 lectures
0 commentaires

Parrains officiels

Partenaires officiels

Equipementiers officiels

Fournisseurs officiels

Connexion visiteur

Plan du site

sitemaps

Suivez-nous

camera social 1 socialsocial media youtubenewsletter

Mentions légales

document

Devenez partenaire

business

Contact

communication

logo AGP Course au large

aboutsailing

previsions