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Le Sailing Arabia The Tour à mi-parcours, EFG de Sofian Bouvet leader à Masirah - Diam24

Le Sailing Arabia The Tour à mi-parcours, EFG de Sofian Bouvet leader à Masirah - Diam24 | ScanVoile
Le Sailing Arabia The Tour à mi-parcours, EFG de Sofian Bouvet leader à Masirah - Diam24 image

Crédit : SATT


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Podium général à Masirah : 

1 EFG

2 Groupe Atlantic

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La saison 2020 est lancée à la SNT

La saison des régates a repris ce week-end à Société Nautique de La Trinité-sur-Mer (SNT) avec le premier Challenge de Printemps. Forte de son titre de Club Compétition 2019 décerné par la Fédération Française de Voile en décembre dernier, la SNT a accueilli 43 équipages. Tous sont déjà très motivés par la perspective du Spi Ouest-France Destination Morbihan qui se tiendra du 9 au 13 avril. Samedi, dans 15 à 20 nœuds de vent et sous un ciel plutôt clément, les IRC C, Osiris Habitable B, Mach 6.5, Open 7.50 et les Grand Surprise ont réalisé deux parcours techniques tandis que les IRC A, IRC B, IRC Double, Mini 6.50 et Osiris Habitable A parcouraient 19 milles sur un parcours côtier dans la baie de Quiberon. A leur retour à terre, un vin chaud a permis aux équipages de partager un bon moment de retrouvailles et a remis du baume au cœur des réfrigérés. Dimanche, les conditions soutenues de vent ont contraint le Comité de Course à envoyer l’Aperçu sur A dans la matinée, annulant toutes les courses du jour.

Les maestri Jean-Claude Nicoleau et Nicolas Loday (Codiam), Alain Foulquier (Saga), Guy Tortiger (Comat Groupe) et Bernard Fondrillon (Vasco) ont bien évidemment répondu présents à la première régate de l’année dans des conditions agréables pour reprendre la compétition en IRC A. Les classements des IRC A sont en attente pour cause de demande de redressement faite par le Comité de Course. La décision passera au jury le 15 février.

En IRC B, Benoît Rousselin (Delnic) démarre la saison en trombe devant le vainqueur du Challenge d’Automne 2019 Jean-Yves le Goff (Realax). Le président le l’UNCL (Union Nationale pour la Course au Large), Jean-Philippe Cau sur son Ofcet 32 Of Course, s’adjuge la troisième place du parcours côtier.

Gildas le Barazer (Frasquita) reprend du service en grande forme en IRC C. Il remporte les deux manches du week-end et semble bien vouloir réitérer sa magnifique performance du dernier Challenge d’Automne pendant lequel il avait tout raflé. La deuxième position revient à Matthieu Visbecq (Navarchsoft) aux prises avec Guy Pronier et son Quarter Tonner Sphénoïde.

En bon connaisseur de la baie de Quiberon, Penny Aubert (Georgia Le Conservatoire du Littoral) s’est imposé devant Eric Bastard (Ishsha). Le Bongo 960 Raroia du Lorientais Pierre Barsotti a su jouer des coudes parmi les IRC Double et ainsi prendre la troisième place du parcours côtier.

Le vainqueur du Challenge d’Automne 2019 en Osiris Habitable A, Eric Delamare (Badboy), revient lui aussi très en forme. Il remporte l’unique manche du week-end devant Patrick Roussel (Gauvain). Ce dernier, lui aussi vainqueur à l’automne 2019 dans la catégorie Osiris Habitable B, ne s’est pas laissé impressionner par Olivier Kayser (Nuage II) qui prend la troisième position.

Erwan Lebeau (Souezhadenn) semble bien décidé à s’imposer en Osiris Habitable B et réalise un week-end parfait devant Pierre-Henri Amalric (Papa au Rhum). Les deux concurrents qui ont bataillé pendant la saison 2019 ont su s’imposer devant Claude Gallou, qui a mis de côté son Guépard, pour son First 27.7 Buena Vista III.

Du côté des Mach 6.5, Manu Guedon (West Paysages – Le Carré 56) prend la tête du classement devant le Team Alternative Sailing mené par Mathieu Jones. L’équipage d’Exocet, troisième Mach 6.5 présent, a accueilli Pierre Leboucher pour lui faire découvrir les joies du sportboat tout en profitant des conseils du marin nantais. Enchanté de ce premier essai, le vice-champion d’Europe WASZP, vice-champion du Monde 470 et 3e à la dernière Transat Jacques Vabre en Class40, pourrait bien renouveler l’expérience entre deux entraînements en Figaro.

Daniel Poisson (Open Your Eyes) en Open 7.50 et David Cano (Sabali) en Mini 6.50 ont été les seuls a courir dans leurs catégories respectives. La reprise ayant lieu tôt dans l’année, ils auront certainement plus de concurrence lors des week-ends à venir.

Les classements sont très serrés en Grand Surprise. En tête, on retrouve François Bergerault (L’Atelier des Chefs) qui devance d’un point Loïc Loppin (ASC BNP Paribas) et Lionel Cazali (Lascar). Ce dernier, toujours aux avant-postes des Challenges trinitains, ne comptera pas en rester là.

Manu Guedon – skipper du Mach 6.5 West Paysages-Le Carré 56 :

“C’était super, nous avons eu des conditions géniales. Nous avons fait des bons surfs, le Comité de Course était bon et nous nous sommes régalés ! Nous étions trois Mach sur la ligne de départ mais nous sommes encore tôt dans l’année et je ne suis pas inquiet, les copains seront présents les prochains week-ends. A bord, l’équipage est en train de se monter pour la saison et il y a une bonne ambiance. Notre objectif est de gagner le Spi Ouest-France 2020. Nous sommes passés à deux points de la victoire l’année dernière et nous comptons bien remporter la timbale cette année ! L’équipage qui m’accompagne (Eric Flageul, Cyril Ducrot et Axel Nicoleau) connaît bien le bateau et notre vitesse est bonne, tous les ingrédients sont là pour faire des étincelles.”

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Le circuit Diam 24 cherche un second souffle

La saison de Diam 24 vient tout juste de reprendre avec Sailing Arabia The Tour qui s’achève le 8 février à Oman. Après le retrait de deux grosses équipes, Beijaflore et Cheminées Poujoulat (premier et deuxième du Tour Voile 2019), le plateau n’est pas encore totalement défini, les responsables de la classe Diam 24 et du Tour cherchant plusieurs voies pour permettre au circuit de rester attractif.

Huit équipages, dont quatre courant sous les couleurs de sponsors omanais, disputent depuis le week-end dernier la dixième édition de Sailing Arabia The Tour, qui ouvre traditionnellement la saison de Diam 24, soit deux de moins qu’en 2019. « L’année dernière, nous avions eu un pic de fréquentation, parce qu’on avait bénéficié du fait que les bateaux, qui revenaient de Tahiti, avaient transité par Oman au retour », explique le directeur de course, Gilles Chiorri. Reste que cette participation moindre ne fait que confirmer une tendance à la baisse depuis trois ans sur le circuit, particulièrement sur son épreuve phare, le Tour Voile. Ils étaient ainsi 29 équipages en 2017, 26 en 2018, 23 en 2019.

« Il faut reconnaître qu’on a une baisse de l’activité autour du Tour, on a peut-être été trop sûrs de nous ces dernières années et pas assez vigilants, on a aussi beaucoup subi la concurrence des bateaux qui volent », constate Vianney Ancelin, le patron du chantier ADH Inotec, constructeur du plan VPLP de 7,25 mètres. Un trimaran qui, à ses débuts en 2015, avait attiré de nombreuses têtes d’affiche venues du large (Franck Cammas, Yann Guichard, Jérémie Beyou, Vincent Riou, Thomas Coville, Bernard Stamm…), ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, le circuit étant majoritairement composé de jeunes équipages.

Parmi eux, celui de Golfe du Morbihan, dont le skipper Solune Robert explique, à propos de la participation en baisse : « Comme le bateau est assez exigeant, si tu ne fais pas beaucoup d’heures dessus, tu te retrouves facilement derrière, ça peut expliquer que des grands noms de la voile soient un peu réticents, ils savent que ça va être dur de combler leur retard. C’est peut-être dû aussi au fait que le format est un peu répétitif depuis cinq ans. Cette année, ils essaient justement d’apporter un peu de nouveautés, avec des formats différents sur les courses en stadium et une étape de ralliement ».

Des nouveautés dévoilées lors du Nautic par le successeur de Jean-Baptiste Durier à la tête de l’épreuve, Victor Mathevet, qui, à propos de la participation au Tour 2020, se veut optimiste : « L’objectif est d’être autour de 25 bateaux. On peut compter sur le retour de deux tiers du plateau de 2019, avec à peu près la même proportion de rotation tous les ans depuis 2015 ; à côté, il y a une dizaine de teams plus ou moins avancés, on passe pas mal de temps à les accompagner pour qu’ils puissent être présents en 2020. »

Conscient du risque d’essoufflement de l’épreuve, le nouveau directeur du Tour cherche dans le même temps à convaincre de grosses structures de venir (ou revenir) sur le circuit : « Le gros enjeu pour nous est d’arriver à embarquer avec nous des acteurs pour nous accompagner sur l’aspect professionnalisation, qui fait la force de cette classe. Aujourd’hui, on voit Robin Follin qui passe en Figaro un an après Achille Nebout, Jules Bidegaray qui intègre SailGP France, Quentin Delapierre qualifié pour les Jeux, tous viennent de ce circuit… Le Diam est devenu une vraie filière de formation. On devrait arriver à avoir un plateau avec des bateaux Banque Populaire, Sodebo, Macif, Spindrift, Crédit Mutuel et autres, ce qui permettrait à ces teams de former des jeunes et ainsi de créer la relève de demain. On est sur des budgets assez accessibles pour ces structures, de 60 000 euros pour un team amateur assez modeste à 300 000 euros pour un team pro. » Vianney Ancelin ajoute : « Il faut que les têtes d’affiche contribuent à développer la filière française en faisant de la formation pour des jeunes talents. Aujourd’hui, avec une paire de foils, tu couvres largement deux ans de fonctionnement d’un super team. »

Ce modèle de formation est un peu celui qui est développé depuis quelques années par le Normandy Elite Team, qui, soutenu par la région Normandie et Helvetia, aligne deux bateaux sur Sailing Arabia The Tour : un équipage féminin mené par Pauline Courtois, un équipage jeune avec Pierrick Letouzé à sa tête, le budget étant de 130 000 euros pour l’ensemble du team. « Nous sommes un incubateur de talents, l’idée c’est de permettre à des jeunes marins méritants, normands mais pas seulement, de naviguer sur le Tour pour qu’ils se fassent repérer et intègrent des projets pros. Par exemple, Guillaume Pirouelle et Valentin Sipan ont fait la première année avec nous avant de partir chez Beijaflore, Louise Acker est désormais chez La Boulangère, Aristide Gasquet avec Groupe Atlantic », explique Cédric Château, directeur sportif du team.

Un autre axe de développement de la classe passe par l’étranger. « Il y a aujourd’hui une petite flotte en Angleterre, des tests au Portugal ont bien fonctionné l’an dernier, il va y en avoir en Espagne et en Italie, quelques bateaux sont partis aux Etats-Unis, il faut être patient », analyse prudemment Victor Mathevet. Il faut dire qu’en dehors de Sailing Arabia The Tour, les tentatives d’organiser des épreuves hors des frontières de l’Hexagone sont pour l’instant vouées à l’échec. Nastro Rosa, le tour d’Italie prévu en septembre dernier, a finalement eu lieu en L30, son organisateur, Riccardo Simoneschi, expliquant : « Nous avons été contraints de le remettre en 2020 faute d’équipes ». Le patron du tour italien, qui estime que « l’internationalisation est cruciale pour la classe Diam 24 si elle veut survivre dans le futur », tranchera « le 20 février » s’il retente le coup en Diam sur le tour d’Italie en 2020 (prévu en septembre-octobre) ou s’il opte pour un autre bateau, le 69F.

Du côté de Tahiti, le Grand Prix Pacifique des Jeux, une première fois reporté de novembre à février pour la même raison, n’aura pas lieu en 2020, comme nous le confirme Emmanuel Versace, un des organisateurs : « Le deal avec nos partenaires était qu’on ne partait pas si on n’avait pas au minimum six bateaux. On en avait quatre, deux étaient sur le point de venir avant de finalement renoncer, donc on est obligés de décaler à 2021. Vu la difficulté à faire venir des teams pros, on réfléchit à un format plus tourné vers des propriétaires. »

Les objectifs à l’international sont donc plus modestes, avec en 2020 un Grand Prix à Hamble, intégré aux Tour Voile Series. « L’Angleterre est le pays où le Diam s’est le plus développé. On a pensé à y organiser un championnat d’Europe, mais j’avais peur que débarque le haut niveau français et qu’il écoeure les Anglais. Donc on a trouvé un juste milieu, on va faire un Grand Prix qui sera l’occasion de rencontrer et soutenir la classe anglaise. J’aimerais bien aussi aussi que le Tour Voile fasse comme le Tour de France cycliste, avec des départs ou des étapes à l’étranger », explique Vianney Ancelin.

Pas sûr qu’il soit entendu, le Tour Voile ne faisant toujours pas gagner d’argent à ASO, en quête d’un partenaire-titre depuis plusieurs années. Jean-Baptiste Durier ne fut pas loin de trouver l’oiseau-rare l’an dernier, Victor Mathevet a repris le flambeau, le ticket d’entrée étant selon lui d’environ un million d’euros. « On connaissait l’économie de la voile avant de mettre le pied dans le secteur, on sait que c’est long et compliqué », rappelle le directeur du Tour.

Les jeux sont ouverts. Beijaflore et Cheminées Poujoulat, les deux premiers du Tour Voile 2019, s’étant retirés, le troisième, Réseau Ixio-Toulon Provence Méditerranée, pour sa troisième saison sur le circuit, fait logiquement partie des favoris de la saison. « Nous venons pour gagner, confirme le skipper Sandro Lacan, qui s’appuie sur un budget de 285 000 euros et a recruté Guillaume Pirouelle à la barre (ex Beijaflore). Maintenant, si des équipes sont effectivement parties, beaucoup de bons marins sont restés ». Le mercato a en effet été animé, notamment du côté d’Oman Sail, qui a attiré Sofian Bouvet (ex SFS), Gaulthier Germain (ex Cheminées Poujoulat) pour faire équipe avec Corentin Horeau et Ali al Balushi sur EFG Bank, l’un des trois bateaux omanais aligné sur le Tour. Autres équipes ambitieuses : Golfe du Morbihan (Solune Robert) malgré un budget moindre (Breizh Cola s’est retiré fin 2019), Groupe Atlantic (Clément Cron), projet désormais managé par Pierre Mas, Pink Lady (Gabriel Skoczek), les Suisses du CER et les filles de La Boulangère qui, pour leur troisième saison sur le circuit visent « un Top 5-7 » sur le Tour, selon Mathilde Géron, qui enregistre le retour de Sophie de Turckheim.

Photo : Oman Sail

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Loïs Berrehar et Tom Laperche en duo sur la Transat AG2R, "on a de l’énergie à revendre"

La 15e édition de la Transat AG2R – La Mondiale s’élancera le 19 avril prochain, de Concarneau. Une vingtaine de tandems mettra alors le cap sur Saint-Barth, aux Antilles, avec un total de 3 890 milles à parcourir. Parmi eux, Tom Laperche et Loïs Berrehar.  Un challenge particulièrement motivant pour les deux jeunes navigateurs qui vont pouvoir poursuivre leur travail commun sur le Figaro Bénéteau 3 entamé il y a un an, mais aussi et surtout associer leurs compétences et leurs talents pour tenter d’aller chercher la victoire à Gustavia.

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Crédit : JM Liot

"Etre dans le coup dès le début"

« L’AG2R est une course longue mine de rien, et il faut réussir à bien gérer dans la durée », note Loïs Berrehar qui s’était aligné au départ de la course il y a deux ans aux côtés d’Erwan Le Draoulec. « Même si ça représente près de 4 000 milles, ça part d’emblée sur le rythme d’une étape de la Solitaire. Il faut donc réussir à être dans le coup dès le début », annonce le Morbihannais.

« On se connaît déjà bien. Humainement, on sait que tout devrait très bien se passer. On a commencé nos premiers entraînements en double cette semaine lors d’un stage encadré par le Pôle Finistère Course au Large, à Port-la-Forêt. Trois autres vont suivre d’ici au départ de la course. On va se concentrer sur la communication et la répartition des manœuvres, même si on est déjà bien calé sur ces aspects-là. On va également axer notre travail sur les voiles et la vitesse car on sait que sur une transat, c’est un paramètre important. Parallèlement, on va très vite se pencher sur la météo du parcours pour rivaliser au mieux avec les duos plus expérimentés que nous, et donc plus à l’aise sur ce point », explique Tom Laperche, bien conscient d’avoir une belle carte à jouer entre Concarneau et Saint-Barth, lui et Loïs, malgré leur jeune âge, affichant, à eux deux, déjà sept transatlantiques au compteur.

"On vise la victoire sans complexe"

« On a tous les atouts en main pour faire de belles choses et on a plutôt de l’énergie à revendre. On vise la victoire sans complexe. Passer quinze jours en mer ne représente pas d’appréhension, ni pour l’un ni pour l’autre. On sait ce que l’on vaut et on évolue bien ensemble depuis un an déjà. On est complémentaire et tout le travail que l’on va poursuivre ensemble pendant cette AG2R sera forcément positif pour la suite », confirme son binôme.

Source : A Pigny

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A l’assaut de Saint Hélène !

Adieu l’Indien, bonjour Sainte Hélène. C’est avec un bonheur non dissimulé et un certain soulagement que Francis Joyon est ses 4 hommes d’équipage sont entrés hier matin en Atlantique. Christophe Houdet, Bertrand Delesne, Antoine Blouet et Corentin Joyon le répètent à l’envie, cet Océan Indien aura, pour chacun d’eux, été une grande découverte, parsemée de surprises souvent peu agréables en termes de navigation comme au regard de la performance. 14 jours d’une navigation à l’envers des grands systèmes météos, face à une forte houle d’Ouest, ont soumis le maxi trimaran à un régime de creux et de bosses fort peu apprécié des marins.

Joyon et ses hommes à l’assaut de Sainte Hélène

L’Océan Atlantique, et sa longue houle bien rangée dans le sens du vent, a été dès le franchissement de la latitude du Cap immédiatement reconnu et apprécié de Joyon et de ses boys. Place depuis hier à la glissade, et l’attention des hommes du bord ne se porte plus qu’à l’optimisation des performances, avec un soin méticuleux porté au moment du déclenchement des empannages, pour demeurer dans une belle veine de vents portants propices à déborder par sa face Est puis Nord le fameux anticyclone de Saint Hélène.

Place à la glisse !

« Le passage du Cap a été laborieux » avoue sans langue de bois Francis Joyon. » On a connu de grosses accélérations du vent, et le dernier empannage sous gennaker, dans du vent fort, nous a un peu surpris et emmené très près du Cap. Il faisait nuit et nous n’en avons vu que les lumières. » Et comme par enchantement, passée la grande métropole Sud Africaine, l’Atlantique a accueilli IDEC SPORT de la plus belle des manières, harmonisant aux allures portantes le sens du vent et de la houle. « On apprécie cette belle glisse » précise Francis. « L’Océan Indien est plein de secrets, et nous ne les avons pas tous découverts. Il a des humeurs qui ne correspondent pas à ce que nous indiquent nos fichiers météo. Rallier l’Atlantique, c’est un peu comme retrouver notre jardin. L’humeur du bord s’en ressent. Chacun affiche un large sourire. On a beaucoup plaisanté ce matin en croisant loin dans l’ouest de Luderitz, ce fameux spot namibien de vitesse, où Corentin, Antoine, Christophe et Bertrand se seraient bien vu aller surfer un moment… »

Déborder sainte Hélène par le Nord

L’écart avec le tenant du record de cette Route du Thé ne cesse de croitre, pour tutoyer au terme de cette 17ème journée de course, les 800 milles. « On va continuer nos bords de portant en s’éloignant progressivement de l’Afrique » explique Francis. « Nous cherchons à déborder l’anticyclone par le Nord, en espérant trouver avec les alizés de Sud Est une route à l’Ouest du pot au noir qui nous semble bien vaste. Tout peut naturellement évoluer très vite d’ici à notre arrivée à l’équateur. »

Toujours aussi vigilant à la bonne marche du bateau, à la santé des hommes et à la performance de la machine, Joyon profite à plein de cet étonnant voyage. « Juste après le Cap, un immense banc de dauphins, peut-être 200 à 300 sujets, s’est amusé avec le sillage du bateau. Il y avait beaucoup d’oiseaux de toutes sortes dans le ciel. Au loin, nous avons aussi aperçu quelques gros mammifères. Nous nous en sommes, malgré notre curiosité, tenus très éloignés. »

Il a dit : Christophe Houdet

« Curieusement, nous ne sommes pas pressés de rentrer. Personnellement, je profite à fond de chaque seconde de ce voyage. On a le privilège de naviguer en des eaux peu fréquentées, sur des paysages maritimes fascinants. A bord, la vie est comme dans un rêve. L’ambiance est amicale, avec énormément de solidarité et de gentillesse. Francis veille au grain, toujours « au taquet », accroc à la performance à chaque instant. On est aux petits soins pour le bateau. Nos manoeuvres d’empannage se passent dans la plus grande douceur. Le temps est gris aujourd’hui. On attend le soleil. Nous sommes dans une parfaite condition physique, reposés. Nous achevons le deuxième des trois grands sacs de nourriture « sympas ». Tout le monde a grand hâte de découvrir ce que nous réserve le dernier sac. Après, ce sera régime Lyophilisé. On sera peut-être alors impatient de rentrer à la maison. »

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