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L'actualité voile d'AGP Course au large

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Charline Picon décroche la médaille d’argent du Test Event à Enoshima : "Ce résultat est de bon augure pour la suite"

Cette semaine, les athlètes de l’équipe de France de voile olympique disputent sur le plan d’eau olympique d’Enoshima, au Japon, le dernier « Test Event », la grande répétition générale un an avant les Jeux de Tokyo 2020. Charline Picon, médaillée olympique à Rio en RS :X, et première athlète française sélectionnée pour les Jeux Olympiques, a remporté aujourd’hui la medal race et décroche la médaille d’argent après une bagarre intense avec sa concurrente Chinoise Lu Yunxiu.

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Crédit : Sailing Energy

Charline Picon, médaille d’argent : « C’est top de finir sur une victoire aujourd’hui. Le Test Event on sait que c’est sur le plan d’eau des Jeux, dans les conditions des Jeux. Ça montre qu’on est dans les clous. Ca me met en confiance sur ma capacité à performer sur ce plan d’eau. Tokyo 2020 c’est dans ma tête tous les jours. L’objectif c’est évidemment les Jeux, tout est planifié maintenant et on va tout mettre en place pour pouvoir performer ici l’an prochain. Ce résultat est de bon augure pour la suite. Je suis vraiment contente de ce que j’ai donné cette semaine, avec une bonne compréhension du plan d’eau, de bonnes vitesses, une belle capacité à gérer la chaleur. Il y avait une grosse bataille avec de l’enjeu puisque je partais 3ème ce matin. La 2ème place était jouable mais avec une grosse bataille. La première place était moins abordable mais on est passé pas loin du tout et finalement la chinoise est bien revenue sur le dernier bord. Elle mérite sa médaille cette année. Moi j’ai fait la meilleure manche possible mais la victoire ne dépendait plus de moi. Pour cette année je me contenterais donc de l’argent.»

Le français Thomas Goyard (RS :X) a également effectué un Test Event remarquable, prouvant qu’il était capable de jouer aux avant-postes. 2ème du classement général hier, il est malheureusement passé à côté de sa Medal Race suite à une faute sur la ligne de départ. Thomas s’inscrit 5e au classement général. Également dans le top 10, les duos Mathieu Frei et Noé Delpech en 49er, et Lili Sebedi et Albane Dubois en 49er FX se classent 8e alors qu’en Nacra Quentin Delapierre et Manon Audinet accrochent une 9e place.

Demain, les français des séries 470, Finn et laser disputeront à leur tour leur finale avec une belle chance de médaille pour le duo féminin de 470 Camille Lecointre et Aloïse Retornaz.

Classement de l’équipe de France :

RS : X femmes : Charline Picon (SR Rochelaises) : 2ème
RS : X hommes : Thomas Goyard (SR Calédonienne) : 5ème
49er : Mathieu Frei (SR Calédonienne) et Noé Delpech (YCPR Marseille) : 8ème
49er FX : Lili Sebesi (SN Marseille) et Albane Dubois (GGVLS Gravelines) : 8ème
Nacra 17 : Quentin Delapierre (EV Cataschool) et Manon Audinet (St Georges Voile) : 9ème
Laser Radial : Marie Barrué (COYCH Hyères) : 15ème

Résultats avant la medal race :

470 femmes : Camille LECOINTRE (SR Brest) et Aloïse RETORNAZ (SN Sablais) : 1ère
Laser : Jean-Baptiste Bernaz (CN Sainte-Maxime) : 8ème
470 hommes : Kevin PEPONNET (SR Rochelaises) et Jérémie MION (SR Havre) : 9ème
Finn : Jonathan Lobert (SR Rochelaises) : 10ème

Source : M Mermod

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Thomas Coville et Jean-Luc Nélias qualifiés pour la Brest Atlantiques : "Une belle navigation !" - Vidéo

Le nouvel IMOCA Apivia a rejoint Port la Forêt, Charlie Dalin : "Toute l'équipe a fait un superbe travail"

Mis à l'eau la semaine dernière à Lorient, Apivia a rejoint ce soir son port d'attache de Port la Forêt. Après les tests statique...

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Trophée des Multicoques en Baie de Saint-Brieuc, cinq Multi50 attendus ce week-end - Programme

Le Trophée des Multicoques - Baie de Saint-Brieuc réunira, pendant trois jours, les Multi50. Objectif pour les cinq trimarans : offrir un grand spectacle au public. Une belle occasion de venir rencontrer et voir naviguer des grands noms de la voile. 

Trophée des Multicoques en Baie de Saint-Brieuc

Crédit : P Contin

LES ENGAGÉS SUR LE TROPHÉE DES MULTICOQUES 

GROUPE GCA - MILLE ET UN SOURIRES - Gilles Lamiré
LALOU MULTI - Lalou ROUCAYROL
CIELA VILLAGE - Loïc FEQUET
SOLIDAIRES EN PELOTON ARSEP - Thibaut VAUCHEL-CAMUS
PRIMONIAL - Sebastien ROGUES

Programme du Trophée des Multicoques - Baie de Saint-Brieuc 

Vendredi 23 août 2019
14:00 - 15:30 Atelier de matelotage
17:00 Visite des pontons
18:00 - 19:30 Classement provisoire, remise des prix de la journée, dédicaces

Samedi 24 août 2019
10:00 - 12:00 Découverte du Paddle, plage de la Comtesse
14:00 - 15:30 Atelier de matelotage
16:00 - 17:00 Démonstration de sauvetage en mer
17:00 - 18:00 Visite des pontons
17:30 - 18:30 Danserien de Saint-Quay Portrieux
18:30 - 19:30 Classement provisoire, remise des prix de la journée, dédicaces

Dimanche 25 août 2019
11:00 - 18:00 Bateau Pirate
14:00 - 15:30 Atelier de matelotage
15:00 - 16:30 Bagad de Saint-Quay Portrieux
16:00 - 17:00 Visite des pontons
17:00 - 18:00 Remise des prix

Source : Trophée des Multicoques

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Rolex Fastnet Race. Bilan d’une belle 48e édition dominée encore par les Français

Rolex Fastnet Race. Bilan d’une belle 48e édition dominée encore par les Français

Cette 48e édition de la Rolex Fastnet Race aura été passionnante dans toute les classes avec en prime une belle domination française. Retour sur les points forts de la course.

Que ce soit en force ou en direction, le vent a clairement été le facteur dominant de la 48e édition de la Rolex Fastnet Race. Avec un flux de sud-est inédit le jour du départ et pendant la première nuit, permettant aux concurrents de filer sur un bord dans l’ouest du Solent et en Manche, l’arrivée du nouveau vent de sud-ouest a ensuite permis aux bateaux d’allonger la foulée sur un bord de reaching serré en Mer Celtique. Avec des schémas météos très inhabituels, cette Rolex Fastnet Race 2019 fut une édition rapide faisant tomber de nombreux records, en allant des Ultimes aux Sigma 38.

Elle confirme également son statut de plus grande épreuve de course au large au monde, avec un nouveau record de 388 bateaux, contre 362 en 2017.
Comme d’habitude, la course fut une superbe occasion pour les unités à la pointe de la technologie, comme les Ultimes, les IMOCA 60 et les Class40, de naviguer aux côtés de l’immense flotte IRC, à la conquête de la plus prestigieuse récompense de l’épreuve : la Fastnet Challenge Cup. La flotte des bateaux IRC comprenait les plus grands Maxis, des équipes professionnelles ou des équipages familiaux, des Yachts Clubs, des associations caritatives ou encore des écoles de voile.

Tandis que les conditions du départ annonçaient un vent de sud-est très léger, notamment dans l’ouest du Solent sous le vent de l’île de Wight, il était opportun de lancer la flotte à l’ouest, profitant d’un fort courant de marée favorable.
Alors que la plus grande partie de la flotte se dirigeait vers le centre de la Manche, Portland Bill et Start Point étaient finalement moins compliqués à atteindre, compte tenu de l’importante transition de la première nuit. En effet, comment s’attaquer à la pétole était la grande question. Les prévisions annonçant des vents moins faibles au sud, la Classe Imoca a suivi cette trajectoire, notamment PRB et le Malizia – Yacht Club de Monaco très extrêmes, naviguant à seulement 30 milles des côtes française avant de revirer au nord.
Mais la vedette de cette première soirée était britannique, Pip Hare et l’Australien Paul Larsen, qui naviguait à bord de Superbigou, ce ‘vieux’ bateau âgé de 19 ans. Lorsque le vent s’est écroulé et que la marée redescendait en milieu de Manche, même les monocoques les plus rapides de la flotte se retrouvaient totalement arrêtés. Pendant ce temps, au nord, Pip Hare et Paul Larsen tricotaient toujours le long des côtes. A minuit, ils se retrouvèrent non seulement à la tête des IMOCA 60, mais aussi de l’ensemble de la flotte de monocoques, y compris le Rambler 88 de George David et le Dovell 100 SHK Scallywag de Seng Huang Lee.
Comme Pip Hare l’explique : « C’était important d’aller à l’ouest pendant la transition. Dès le départ je sentais que le courant de marée serait aussi important que le vent. En longeant la côte et en gérant bien les renverses, maintenir le cap à l’ouest permet d’avoir toujours du vent. »
Inévitablement, ce scenario n’a pas duré. Les grands monocoques IRC les dépassaient avant le Cap Lizard, mais ce n’est que le dimanche, à l’approche des Scillies, qu’un autre Imoca60 prenait l’avantage.
Pour l’intégralité de la flotte, la traversée de la mer Celtique s’est faite en ligne droite sur un bord dans un vent soutenu. Avec le flux de sud-ouest ayant soufflé les jours auparavant, l’état de la mer n’était pas praticable, causant le mal de mer aux équipages des plus petits bateaux. Tout cela fut vite oublié une fois le phare du Fastnet contourné, avec un bord de reaching permettant de surfer sur les vagues jusqu’à Bishop Rock, devant le Cap Lizard et jusqu’à la ligne d’arrivée devant Plymouth.
Tout le monde savait que les Ultimes seraient les plus rapides, mais personne n’aurait pu prédire une course aussi serrée entre ces maxis trimarans volants, capables d’atteindre plus de 40 nœuds.
Le Maxi Edmond de Rothschild qui menait la course jusqu’au Rock, s’est fait doubler ensuite par le trimaran MACIF de François Gabart, qui semblait avoir désormais course gagnée. Une dernière option sur l’ultime empannage a permis au Maxi Edmond de Rothschild de s’envoler vers la victoire et de franchir la ligne 58 secondes devant Macif. Le Maxi Edmond de Rothschild a réalisé un temps de 1 jour 4 heures 2 minutes 26 secondes, améliorant ainsi de 4 heures 45 minutes et 34 secondes le record de la course en multicoque établi par le Maxi Banque Populaire en 2011.
Charles Caudrelier, co-skipper de Franck Cammas sur le Maxi Edmond de Rothschild commentait : « « C’est toujours plaisant de battre François car c’est un des marins les plus réputés en multicoque, qui dispose d’un très bon bateau et d’une très bonne équipe. Notre bateau est parfois plus rapide dans certaines conditions, mais ils se sont améliorés en vitesse et naviguent très bien. C’était une grosse bagarre – très amusante ! »

SHK Scallywag au petit matin devant le phare du Fastnet © Rolex/Kurt Arrigo
Derrière, la bagarre faisait également rage entre le plus expérimenté Rambler 88 et le plus long SHK Scallywag pour décrocher les honneurs en monocoque. La première nuit, les deux équipages sont descendus trop sud, permettant au VO70 Wizard de David et Peter Askew de prendre les devants. SHK Scallywag reprenait la tête de la course devant le Cap Lizard, mais la taille et la puissance de Rambler 88 lui permettait de reprendre le lead et d’enrouler le Fastnet avec 17 minutes d’avance en établissant un nouveau record de 26 heures 45 minutes et 47 secondes. Rambler 88 a conservé la tête de la course jusqu’à la ligne d’arrivée sans toutefois battre le record en monocoque de l’Abu Dhabi Ocean Racing en 2011.
En temps compensé, c’est finalement Wizard qui l’emporte en IRC Z avec 45 minutes d’avance. Le VO70 Americain a navigué de manière intelligemment tout au long de la course, tant dans les manœuvres que tactiquement. Par exemple, en gérant mieux la transition la première nuit en naviguant plus bas, avec un excellent équipage et de très bons choix de voiles.
Le deuxième en IRC Z est un autre bateau avec quille pivotante, Bretagne Telecom du français Nicolas Groleau, qui participait à sa sixième Rolex Fastnet à bord de son Mach 45, cette fois-ci avec un équipage de haut-vol, dont l’architecte Sam Manuard et Nicolas Troussel, skipper en Imoca60.

Pour les vingt IMOCA 60 engagés, la course a effectivement repris ses droits aux Scillies. Jérémie Beyou et Christopher Pratt sur Charal ont pu faire une démonstration de la vitesse exceptionnelle de leur foiler dernière génération en accentuant leur avance de 2 à 15 milles nautiques sur la traversée de la mer Celtique. Un changement de voile hasardeux sur Charal après avoir contourné le Rock a permis au duo Yannick Bestaven-Roland Jourdain sur Maître CoQ de revenir à leur niveau sur le bord de reaching retour, mais Charal a réaccéléré, enregistrant par là-même son record de vitesse sur l’épreuve, à 33-34 nœuds.
Même si la flotte des Imoca 60 avait tendance à se resserrer avant l’arrivée à Plymouth, Charal a pu conserver le leadership en couvrant ses arrières et remporte l’épreuve dans sa catégorie en 2 jours 1 heure et 32 minutes. Kevin Escoffier, ravi de sa première participation à une course en tant que nouveau skipper de PRB, a pris la deuxième place avec Nicolas Lunven en franchissant la ligne 23 minutes plus tard, et quatre minutes avant Banque Populaire, skippé par Clarisse Cremer, nouvelle navigatrice sur le circuit IMOCA 60, accompagnée d’Armel Le Cleac’h, vainqueur du Vendée Globe.
Jérémie Beyou commentait sa victoire : « C’était bien ! mais c’était dur nerveusement car dès que l’on menait, ça revenait par derrière. Nous finissons premiers et c’est une belle réussite pour toute l’équipe, notamment après avoir abandonné les deux dernières courses. Ça a été instructif de voir le bateau performer dans des conditions différentes : au près, au portant, dans la molle ou dans le vent fort. »

Les leaders en Class40 sont eux arrivés au milieu de la flotte des IRC Z et avant même quelques Imoca. La concurrence était bien présente dans cette flotte de 19 bateaux, notamment entre les Mach 40.3 dessinés par Sam Manuard : Lamotte – Module Création de Luke Berry, Eärendil de Catherine Pourre, et Leyton mené par Rodrigue Cabaz mais aussi avec Imagine conçu d’Owen Clarke, mené par l’allemand Jörg Reichers et Beijaflore, le lift40 de William Mathelin Moreaux dessiné par Marc Lombard.
Eärendil menait les Class40 pour l’entrée en mer Celtique, mais Beijaflore, à bord duquel naviguait Marc Guillemot a pris ensuite la tête de la flotte et enroulait le Phare du Fastnet 34 minutes devant Lamotte – Module Création. Mais Luke Berry et son équipage, avec Corentin Douguet et Fred Denis, ont repris l’avantage sur le bord de reaching jusqu’à Bishop Rock et en plein match-race jusqu’à la ligne, remporte l’épreuve à moins du trois minutes du deuxième.

En IRC 1, le Ker 46 Tonnerre de Glen du Français Dominique Tian et Ino XXX de James Neville ont mené la régate sur l’eau mais sont finalement battus en temps compensé par deux plus petits concurrents – L’Ange de Milon de Jacques Pelletier qui termine 30 minutes devant Lann Ael 2 de Didier Gaudoux, vainqueur toutes classes de la Rolex Fastnet Race 2017.
Lors de sa première participation au Fastnet en 1973, il avait fallu plus de 6 jours et 6 heures à Jacques Pelletier pour la boucler. Cette année, avec un équipage bien entraîné, il lui en aura fallu la moitié à bord du nouveau JPK. Le dénominateur commun aux victoires de Lann Ael en 2017 et de l’Ange de Milon cette année est le tacticien, Fred Duthil.
Ce n’est pas un hasard si Géry Trentesaux et son JPK 11.80 Courrier recommandé remportent les honneurs en IRC 2. Grand habitué de l’épreuve comme Jacques Pelletier, Gery Trentesaux avait remporté l’épreuve toutes classes confondues en 2015 lors de sa 13e participation. Cette année, Gery Trentesaux a bouclé le parcours en franchissant la ligne 2 heures et 28 minutes avant le MC34 de François Lognone, Nutmeg Solidaire En Peloton, en IRC. Parmi les plus gros et plus rapides bateaux en IRC 1, seuls huit bateaux avaient auparavant franchi la ligne.
Le Figariste Alexis Loison, vainqueur de la Rolex Fastnet Race 2013 avec son père Pascal, a également obtenu un record cette année, participant en double avec Jean-Pierre Kelbert, de JPK Composites, à bord du tout nouveau 10.30 Léon.
Sur la première partie de la course, Léon a bien bataillé en IRC avec le JPK 10.80 Dream Pearls d’Arnaud Delamare et Eric Mordret. Mais sur le bord de reaching retour dans des conditions soutenues, Léon a allongé la foulée ! Son avance de 17 minutes au Fatsnet en IRC se transformait en 4 heures et 49 minutes à l’arrivée – le plus grand écart toutes catégories confondues.
« Une course incroyable, une flotte magnifique avec beaucoup de bateaux différents, une épreuve où il y a toujours de la confrontation – une course mythique », a commenté Alexis Loison.

En IRC 4, le vainqueur ne fut pas une grande surprise. Le Foggy Dew de Noel Racine a remporté 4 fois le trophée dans cette plus petite catégorie sur les 8 dernières éditions du Fastnet. En revanche, contrairement aux vainqueurs en IRC 1 et 3, qui naviguaient sur de nouveaux bateaux, son JPK 10.10 est le même depuis 2011. Il gagne avec une avance respectable d’1 heure et 9 minutes devant son sistership Gioia d’Emmanuel & Etienne Pinteaux.
La classe IRC en double continue sa croissance, passant de 57 inscrits en 2017 à 63 cette année. Après le succès des Loison en 2013, les duos sont devenus la norme dans les petites classes IRC, en particulier en IRC 3, où six des dix premiers étaient en double. En IRC 2H, Léon remporte franchement les débats ; permettant à Alexis Loison de remporter le prix dans cette catégorie pour la troisième fois sur quatre participations.
Même si les Ultimes ont incontestablement volé la vedette en multicoque et que Sébastien Rogues profitait de sa première sortie sur son nouveau trimaran Multi50 Primonial, le vainqueur dans la catégorie multicoques MOCRA est le très convoité catamaran TS42 Guyader Gastronomie de Christian Guyader.
En fin de compte, le vainqueur de la Rolex Fastnet Race cette année met un terme à la domination française depuis trois éditions : les Askews et leur magnifique Wizard. Les deux frères de Baltimore continuent leurs séries de victoires après la Newport Bermuda l’année dernière, la RORC Caribbean 600 et la Transatlantic Race 2019. Ils disposaient d’un équipage incroyable mené par le skipper Charlie Enright, deux fois vainqueur de la Volvo Ocean Race : Will Oxley à la navigation, et d’autres grands marins issus de courses autour du monde, dont Rob Greenhalgh et Richard Clarke.
 » Remporter la course est incroyable », a déclaré David Askew. « De toute évidence, la Rolex Fastnet Race est le plus grand événement en course au large au monde. Son histoire est magnifique et remonte à bien avant ma naissance, et pourtant je suis un vieil homme! »
La campagne Askews est unique en ce sens que, financée par des fonds privés (ils dirigent la société USALCO), les deux frères ont, dans leur jeunesse, mené de grandes campagnes de bateaux de course.
« Je pense que cette victoire est un tout : l’organisation, les capacités de Charlie Enright, l’expérience collective de tous les membres de l’équipage ainsi que des deux propriétaires et la sélection du bon outil pour le poste, le VO70 », a poursuivi David. « La somme de tous ces éléments contribue au résultat. Et un peu la chance aussi ! ”
Dans l’ensemble, l’édition 2019 était une affaire de gros bateaux. En plus de Wizard, six des 10 premiers en IRC sont des IRC Z, Courrier Recommandé se classant cinquième, devant Léon et L’Ange De Milon.
Même si Wizard met fin à la série de trois victoires françaises, les bateaux français ont remporté les honneurs dans toutes les catégories, sauf en IRC Z. Mais il y a tout de même des racines françaises – Wizard est le bateau vainqueur de la Volvo Ocean Race 2011-12, le Groupama de Franck Cammas

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Mini-Transat La Boulangère. Le nombre d’inscrits passe à 90

Mini-Transat La Boulangère. Le nombre d’inscrits passe à 90

Bonne nouvelle pour 6 marins qui qui vont pouvoir réaliser leur rêves de mini transat. Initialement limité à 84, le nombre d’inscrits à la Mini-Transat La Boulangère 2019 passe à 90. Pour gérer au mieux ce nombre de participants à la hausse, les organisateurs de la 22e édition de la Mini-Transat ont d’ores-et-déjà opéré quelques ajustements.

« Ne laisser personne à quai »
La Classe Mini et les organisateurs de la Mini-Transat définissent des critères de qualifications draconiens visant à accroître la sécurité des marins. Cependant, des prétendants ayant validé toutes les exigences de qualification peuvent se retrouver sur liste d’attente et, in fine, ne pas prendre le départ de l’épreuve. C’est ce cas de figure que les organisateurs souhaitent éviter en portant à 90 le nombre de femmes et hommes qui s’élanceront de La Rochelle le 22 septembre. Très concrètement, les six concurrents qui étaient sur liste d’attente font désormais partie des inscrits. Il s’agit de Bruno Simonnet, Jean-Baptiste Ternon, Yann Blondel, Antoine Oulhen, Cyril Oms et Rafael Fortes. « Ils ont travaillé comme les autres, ont fait beaucoup d’efforts pour mener à bien tout le processus de qualification », souligne Jean Saucet, directeur technique du Collectif Rochelais Mini-Transat. « Nous sommes heureux de les voir parmi les inscrits et ainsi de ne laisser personne à quai. »

Un bateau accompagnateur supplémentaire
Le passage de 84 à 90 coureurs a été accepté par les autorités maritimes. Quelques ajustements sont toutefois à prévoir. « On sera un peu serrés dans les ports, surtout au Marin en Martinique. Mais tout le monde est prêt à jouer le jeu », explique Jean Saucet. « Par ailleurs, nous prévoyons un bateau accompagnateur supplémentaire, qui a déjà été trouvé. Ils seront donc huit (un pour 12 Mini) sur chacune des deux étapes. » Rappelons que ces bateaux accompagnateurs sont un soutien essentiel pour la direction de course qui les positionne sur le plan d’eau et leur demande d’intervenir si la trajectoire d’un concurrent semble suspecte.

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