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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Banque Populaire de (presque) toutes les éditions de la Transat Jacques Vabre : "Des histoires fascinantes"

Fidèle à la Transat Jacques Vabre depuis sa création en 1993, Banque Populaire a participé à toutes les éditions, sauf celles de 2009, 2013 et 2017, ce qui en fait le Team le plus représenté sur l’épreuve. L’histoire de la course en double et celle du sponsoring voile de Banque Populaire sont donc intimement liées.Thierry Bouvard, responsable du Pôle Sponsoring, raconte.


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Crédit : Th.Deregnieaux

L’époque des grands aventuriers

C’est Francis Joyon qui, le premier, a porté les couleurs de Banque Populaire sur la Transat Jacques-Vabre, en solitaire lors de l’édition initiale en 1993, en double lors des deux suivantes, à chaque fois sur un trimaran de 60 pieds . « Cette première ère correspond à l’époque des grands aventuriers comme Francis, des personnalités très entières que des sponsors nouvellement arrivés ont eu envie d’accompagner. »

Troisième en 1993, le skipper, frôle la victoire deux ans plus tard, associé à Jacques Vincent, deuxième à seulement 36 minutes du duo Vatine/Jourdain, avant de finir quatrième en 1997 avec Roland Jourdain. Restée fidèle à la course au large et à la Transat Jacques-Vabre, c’est désormais avec désormais Lalou Roucayrol aux commandes du trimaran ORMA que Banque Populaire continue l’aventure Jacques Vabre. Il termine quatrième en 1999 avec Jacques Caraës, sixième en 2001 accompagné d’Yves Parlier et en 2003 au côté de Pascal Bidégorry.

Victoire en ORMA

2005 est l’année de la consécration pour Banque Populaire. Un an plus tôt, Ronan Lucas est recruté en tant que directeur du Team et Pascal Bidégorry succède à Lalou Roucayrol, avec l’objectif commun de jouer les premiers rôles au sein de la classe ORMA. L’acquisition et la transformation de l’ancien Trimaran Bayer donnent rapidement des résultats : le trimaran bleu et blanc, Banque Populaire IV, remporte la Transat Jacques-Vabre (Lionel Lemonchois accompagne Pascal Bidégorry) et le titre de champion du monde ORMA dans la foulée.

« Cette Jacques Vabre est la première grande victoire de Banque Populaire au bout de seize ans de partenariat.  » Ce succès a une incidence directe sur la suite puisque c’est à la fin de cette année 2005 qu’est entériné le lancement du Maxi Banque Populaire V.

Première en monocoque pour Banque Populaire

Programme de navigation du Maxi Trimaran Banque Populaire V oblige, l’édition 2009 de la Transat Jacques Vabre est la première sur laquelle n’est pas présente Banque Populaire. Armel Le Cléac’h est choisi début 2011 pour incarner le nouveau projet Mono 60’ Banque Populaire. Quelques mois plus tard, il dispute avec Christopher Pratt la Transat Jacques-Vabre sur l’ancien Foncia 2 de Michel Desjoyeaux, la première en monocoque pour Banque Populaire, avec une troisième place à la clé.

Une course qui illustre la persévérance de Banque Populaire

Ils construisent un nouveau monocoque de 60 pieds, doté - c’est une petite révolution - de foils. D’où la présence de « BP VIII », mis à l’eau quatre mois plus tôt, au départ de l’édition 2015 de la transat en double. Comme en 2011, Armel Le Cléac’h, associé cette fois à Erwan Tabarly, termine sur le podium, grimpant même d’une marche.

« A l’instar de celle de 2011, cette traversée a été pour nous une transat de validation, cette fois de nos choix technologiques. ORMA, IMOCA  et peut-être un jour en ultime, c’est une course qui illustre bien la persévérance de Banque Populaire dans la voile, elle nous a permis de dérouler des histoires qui ne s’écrivent pas de la même façon mais toutes aussi fascinantes. »

Source : BPCE

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L’Imoca APIVIA en ordre de marche

Préparer un bateau neuf en trois mois pour aborder une transatlantique, c’est toujours une drôle d’affaire. A bord de l’Imoca APIVIA, Charlie Dalin, Yann Eliès et tout le team technique se sont démultipliés pour abattre un maximum de travail dans le temps imparti, afin de s’aligner au départ de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre sereinement. « Globalement, dit Yann Eliès, co-skipper de Charlie Dalin, on peut désormais se dire que nous allons traverser l’Atlantique sans connaître de gros problèmes techniques. Le point fort de l’équipe technique APIVIA, c’est sa capacité à mettre à l’eau une version 1 très aboutie. Franchement, je suis bluffé par le 60 pieds APIVIA, qui a été totalement utilisable en très peu de temps.

« Entre Charlie qui s’est investi nuit et jour, Antoine Carraz, le responsable du projet ; Jean-Yves Gau le boat captain avec sa connaissance de l’IMOCA ; Antoine Gautier, directeur du Bureau d’Etudes, Nicolas de Castro, directeur des Opérations, on voit bien la patte de MerConcept, l’élan collectif et son savoir-faire. Ils ont l’expérience de gérer en seniors ce genre de projets. L’équipe APIVIA a fait un travail épatant ! », explique Yann Eliès.

Forcément, les compliments d’une figure tutélaire de la course au large a de quoi rassurer Charlie Dalin. « APIVIA a été très rapidement en ordre de marche. Grâce à l’investissement de l’équipe et au travail important mené pendant les 18 mois de chantier et j’ai pu naviguer très rapidement. Cette année, il y a beaucoup de bateaux neufs et je suis très content notamment de nos choix de formes de coque et de pont, je ne regrette rien ».

Le soin apporté à la construction a permis au team APIVIA de limiter l’immobilisation du bateau au chantier, ce qui a favorisé le temps si précieux de navigation. « On a bien bossé, enchérit le skipper APIVIA. Nous avons parcouru environ 3 000 milles, soit l’équivalent d’un Brest – New York, avec deux sorties au large de 800 et 500 milles, pas mal de navigations de nuit, et sans manquer un entraînement au Pôle Finistère Course au Large ». Yann Eliès : « Nous avons pu équilibrer le jeu entre les entraînements tournés vers la performance, et ceux dédiés à des navigations plus hauturières, qui permettent de tester les charges moteur, la production d’eau, les outils de communication et qui ouvrent la possibilité pour emmener APIVIA sur des temps plus longs. On a bien progressé, on a décelé les petits soucis de jeunesse qui ne manquent pas… Et on sollicite l’équipe technique qui se démène pour que nous ayons le bateau le plus abouti possible pour le départ ».

« Naviguer en bon marin »

S’il y eut bien des interventions des équipes techniques, APIVIA n’a été sorti de l’eau qu’une seule fois « pour ne rien regretter », explique Charlie Dalin. C’était une sorte de révision des 2 000 milles. Nous avons ôté le mât, la quille et les foils pour vérifier comme c’était prévu, mais nous aurions aussi pu décider de nous en passer ».

S’il devait, outre du temps de fiabilisation, manquer quelque chose au travail accompli, ce serait quelques navigations dans plus de 30 nœuds de vent. Charlie Dalin : « Dans nos navigations, on a eu un petit passage de 20 minutes dans 40 nœuds de vent, ce qui est un peu court. Cela nous manque un peu même si je pense que ce n’est pas dans ces conditions qu‘APIVIA sera le plus sollicité ». « On commence, poursuit Yann, à avoir une bonne idée de comment utiliser le bateau en dessous de cette limite de vent. Au-dessus, on ne sait pas encore très bien, la faute à la météo, mais on a de bons repères théoriques ».

Est-ce que cela pourrait avoir une incidence sur la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre ? Yann Eliès suggère un scénario : « On pourrait se décider à traverser le golfe de Gascogne sans prendre de risques en fonction des conditions météorologiques pour, une fois à Madère ou aux Açores, tester la vitesse d’APIVIA ». Et Charlie Dalin avance une philosophie : « On naviguera en bons marins si le golfe de Gascogne est secoué. Nous avons quand même navigué dans beaucoup de mer, à haute vitesse, ce qui contraint aussi le bateau. Je ne suis pas plus inquiet que ça ».

Départ vers Le Havre jeudi !

Le tandem et l’équipe d’APIVIA devrait entreprendre la route entre Port-la-Forêt et Le Havre jeudi 17 octobre, dans la matinée, pour une arrivée avant le lendemain midi, date limite d’arrivée des concurrents de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre. Une fois dans la ville natale de Charlie, l’essentiel de la préparation à la course aura été vu. Même si la vigilance sera encore de mise pendant la course, le duo de skippers APIVIA avance serein et conforté dans ses ambitions.

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Le Mercato de la semaine

Nominations, départs, annonces de partenariats et d’événements, lancements de projet, offres de jobs, de stages et de services, bateaux à vendre…
[DÉPARTS & NOMINATIONS]
EMMANUEL VERSACE rejoint l’équipe de The Race Around, représentant en France de l’organisateur, 5Oceans Sport Marketing. EFFETS MER gère désormais la communication (media, digital, photo/vidéo) des ETF26 Series en collaboration avec Chiara Aliprandi. Le F50, ICHI BAN et le SUN FAST 3300 sont les trois nominés pour le prix de bateau de l’année 2019 qui sera remis par World Sailing le 29 octobre aux Bermudes. PROVEZZA a reçu le prix de l’équipe « la plus verte » du circuit des 52 Super Series, récompensée de ses diverses actions en matière de développement durable. ERWAN LE DRAOULEC, GASTON MORVAN et ACHILLE NEBOUT disputent cette semaine la sélection Skipper Macif 2020, le lauréat sera connu vendredi.

[JOBS]

MERCONCEPT recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., expérience de 3 ans minimum souhaitée dans le milieu de la course au large, poste en CDI basé à Port-la-Forêt. OUTREMER YACHTING recherche un-e ingénieur-e bureau d’études/développement ; poste en CDD pouvant évoluer en CDI, basé à La Grande Motte, à pourvoir immédiatement. RIVOYRE INGÉNIERIE recrute un ingénieur calcul/chef de projet avec 3 à 5 ans d’expérience ; poste en CDI basé à Sophia-Antipolis. FRANCE SAILGP recrute un wincheur pour la saison 2020, les candidatures sont à envoyer avant le 15 novembre. BEFOIL est à la recherche d’un-e commercial-e France et International, poste en CDI basé à Lorient. L’entreprise recrute également dès que possible Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour renforcer temporairement l’équipe. OCEAN DATA SYSTEM recrute un-e ingénieur-e développeur-euse électronique embarquée (software/hardware) et un-e technicien-ne installateur-trice/intégrateur-trice pour accompagner son développement ; postes en CDI basés à Lorient à pourvoir immédiatement. NAUTIX recrute un-e chargé·e de marketing et communication, maîtrise de l’anglais impérative ; poste en CDI basé à Guidel. OC SPORT PEN DUICK recherche un-e graphiste ; poste en CDI basé à Lorient.

[STAGES]

MALO LE PERU, après un stage de 6 mois chez Rivacom (communication/réseaux sociaux, skippers et Solitaire du Figaro), recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. dans le domaine de la course au large en communication et/ou partenariat, à partir de novembre. DOMITILLE HAUWEN, étudiante en master 1 à l’ISTC, école de communication à Lille, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. à partir de février 2020, dans le domaine de la communication/évènementiel/image ou sponsoring. OC SPORT PEN DUICK recherche un-e stagiaire assitant-e directrice opérationnelle, du 15 novembre au 15 mai 2020, à Lorient. TRISTAN COMPAIN, étudiant à l’Université de Technologie de Compiègne, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. de 6 mois à partir de mars 2020 dans une écurie de course au large. ALEXANDRE ABBOUD, étudiant en master création et design digital à Sup de Pub, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. dès que possible dans la création ou le marketing digital.

[OFFRES DE SERVICES]

PIERRE-LARRY PETRONE, préparateur physique et navigateur, propose des « training camps » pour les marins, en collaboration avec Marie Dorin, championne olympique de biathlon, à Zecamp, structure située à Corrençon-en-Vercors. GRÉGOIRE DU PENHOAT (ex Pernord Ricard et Air France) recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (stratégie, lancement d’activités, e-commerce, e-réputation, acquisition de clients/followers, réseaux sociaux, SEO, UX, design). EDOUARD BOURÉLY, skipper amateur et équipier polyvalent (et designer), propose son aide pour un convoyage suivi d’une transatlantique à partir de début novembre.
[ANNONCES & PARTENARIATS]
PODCAST. Le 10e épisode d’INTO THE WIND, le podcast de Tip & Shaft accueille KITO DE PAVANT. En un an, les podcasts de Tip & Shaft ont dépassé les 100 000 téléchargements. Ils sont disponibles sur toutes les plateformes de diffusion : iTunesDeezerSpotifySoundCloundGoogle Podcasts… ainsi que sur le site de Tip & Shaft. MIRABAUD SAILING VIDEO AWARD 2019 : les candidats ont jusqu’au 23 octobre pour envoyer leur vidéo, le prix sera remis lors du Yacht Racing Forum à Bilbao (25-26 novembre) ; la date limite pour le concours photo Mirabaud Yacht Racing Image est le 13 octobre. THE OCEAN RACE s’est vu attribuer par World Sailing le statut d’événement spécial pour les éditions 2021-2022 et 2025-2026. LA TRANSAT AG2R LA MONDIALE a publié son avis de course, ouvrant officiellement les inscriptions pour l’édition 2020 (départ le 19 avril). MARLOW ROPES est devenu fournisseur officiel de l’équipe 11th Hour Racing en vue de The Ocean Race 2021-2022. CONDÉ NAST ENTERTAINMENT va produire une série documentaire qui suivra le défi américain Stars + Stripes USA pendant sa campagne pour la 36e Coupe de l’America. MCKINSEY & CO s’est par ailleurs engagé comme partenaire technologique du challenger. HALO s’est engagé en tant que partenaire de l’équipe britannique de voile olympique. La FINN CLASS a annoncé avoir déposé 8 soumissions auprès de World Sailing pour réintroduire le Finn au programme olympique des Jeux de Paris 2024. Le STAR BOARD I-FOIL serait, selon le site windsurfjournal.com, la planche préconisée par le comité de World Sailing chargé de l’évaluation des différents supports retenus par la fédération internationale en vue des Jeux de Paris 2024 et récemment testés sur le Lac de Garde. La GLOBE 40 a publié mercredi son avis de course, ouvrant les pré-inscriptions pour ce tour du monde par étapes en double en Class40 qui aura lieu en 2021/2022 ; le duo australien Rupert Henry/Greg O’Shea est le premier pré-inscrit. Les ETF26 SERIES ont dévoilé le calendrier de la saison 2020 qui comprendra cinq étapes d’avril à septembre, dont un nouveau National ETF26 du 11 au 13 septembre à Marseille. LE HUB BY OC SPORT et le MAGENTA PROJECT ont organisé vendredi et samedi à Lorient un atelier dédié aux femmes souhaitant se lancer dans la course au large. KITO DE PAVANT et ACHILLE NEBOUT disputeront la Transat Jacques Vabre sur le Class40 de Jean Galfione, solution de remplacement trouvée après le démâtage de Made in Midi lors d’un test de retournement. Une campagne de crowfunding a été lancée pour lever 40 000 euros liés à ces frais imprévus. SAILGP a présenté jeudi le bilan chiffré de la première saison du circuit créé par Larry Ellison et Russell Coutts. CROSSCALL s’est engagé en tant que co-partenaire-titre, avec Chamonix-Mont-Blanc, du duo Louis Duc/Aurélien Ducroz, engagé en Class40 dans la Transat Jacques Vabre. Le MAXI PRINCE DE BRETAGNE a été racheté par la société nîmoise Grand Large Emotion, qui arme déjà l’ex Gitana 11 pour des sorties à la journée ; chaviré au large du Portugal, ce dernier va être remis en état.

[LANCEMENTS]

BOUWE BEKKING a annoncé, avec Pelle Norberg et Gideon Messink, le lancement d’un projet en vue de disputer The Ocean Race en VO65 sous pavillon suédois, qui portera les couleurs de la World Childhood Foundation.

Photo : Alexis Courcoux / Transat AG2R La Mondiale

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Sam Davies et Paul Meilhat prêts

J-12 avant le coup d’envoi de la 14e édition de la Transat Jacques Vabre Normandie – Le Havre ! Demain, Initiatives-Cœur quittera Lorient et ne reverra plus son port d’attache avant début décembre. Si l’équipe peaufine les derniers préparatifs (organisation du container, choix de l’avitaillement…), notre duo, lui, passe une dernière fois entre les mains des experts (derniers réglages sur l’eau avec le centre d’entrainement du Pôle Finistère Course au Large, ultimes sessions de pilates, derniers passages chez le kiné…). Sam Davies et Paul Meilhat bouclent ainsi une préparation studieuse et un début de saison brillant, prouvant à tous qu’ils ont une carte à jouer sur cette transatlantique en double au départ du Havre dimanche 27 octobre prochain.

Aujourd’hui, naviguer en IMOCA (ndlr : monocoque de 60 pieds participant au Vendée Globe) est extrêmement exigeant, ces machines toujours plus modernes et puissantes requièrent un engagement personnel important, une concentration et une lucidité de tous les instants. Les marins se doivent de préparer leurs organismes à cette échéance et ainsi suivre une préparation physique et mentale échelonnée sur l’année.

Par le pouvoir de l’eau

Ces derniers jours Sam et Paul ont engrangé des milles et de l’expérience en participant avec leur monocoque à deux stages consécutifs avec le Pôle Finistère Course au Large à Port la Forêt (ndlr : dont ils font tous les deux parties). A proximité des autres bateaux, il est plus facile de jauger sa performance et tous les deux se rejoignent pour dire « le feeling est bon, on a confiance en notre bateau et nos vitesses se sont nettement améliorées. »

Sam et Paul ont aussi dû redécouvrir leur IMOCA Initiatives-Coeur dont le comportement a été significativement modifié par ses foils de toute dernière génération. Le duo découvre et maîtrise chaque jour un peu plus les performances supplémentaires offertes par ces nouveaux appendices.

Chaque skipper est différent, à chacun de trouver sa méthode pour tirer le meilleur parti de ses possibilités et optimiser ses performances. Sam, elle, semble avoir trouvé « son truc », elle s’est initiée à l’hypnose l’an dernier. En travaillant en amont avec un spécialiste, elle a constaté qu’elle avait plus d’aisance à prioriser ses tâches. Même s’il est bien connu qu’une femme est capable de faire plusieurs choses à la fois, au large sur un bateau de 18 mètres lancé à pleine allure dans une mer démontée la concentration est de mise. « Sur la Route du Rhum l’an dernier, j’ai ressenti un véritable “mieux”, l’hypnose m’aide à glisser les informations dans les bonnes cases et ce, malgré la fatigue ».
Arnaud Kergroach, praticien en hypnose, le confirme « l’hypnose est un outil pour optimiser les capacités, on ne dope pas les aptitudes du sportif, on lui donne les clés pour se concentrer, se reconnecter et atteindre plus rapidement ses objectifs ». Le travail d’hypnose doit avoir lieu en amont à travers 3 ou 4 séances, il doit aussi faire l’objet d’une étape debriefing post compétition. L’objectif à terme, c’est d’autonomiser le sportif, que Sam soit capable sur le prochain Vendée Globe de se plonger dans un état d’autohypnose de façon rapide et efficace. Elle dispose d’un enregistrement avec la voix d’Arnaud qu’elle peut écouter dès qu’elle en ressent le besoin.

Par le pouvoir du corps

Être à la hauteur du bateau, passe aussi par une bonne hygiène de vie et un entrainement physique régulier et complet. En plus des sorties vélo et des nombreuses heures de natation, Sam pratique le pilates. « Le pilates me permet de travailler ma mémoire musculaire, d’améliorer souplesse et motricité, de renforcer certains muscles clés (du dos et du poignet), d’apprendre à ne pas mettre mon corps en danger lorsque je fais des manœuvres, à placer mes appuis, à économiser mon énergie. C’est une discipline qui permet de faire le plein d’énergie, c’est un excellent remède pour calmer certains maux, Paul s’y est aussi mis il y a quelques mois, c’est testé et approuvé ! »
Christophe Le Ny, professeur de la Méthode Pilates, évoque sa discipline comme un véritable outil de prévention « je travaille en salle sur des machines avec Sam environ deux fois par semaine, en plus de ces entrainements, je lui donne plusieurs conseils sur sa posture en mer sur comment placer ses appuis et s’étirer après une manœuvre. Au-delà du bien être du skipper, côté performance, sur une épreuve longue comme le Vendée Globe, ça peut faire la différence. »

Nos skippers aux grands cœurs sont aujourd’hui affutés et dans les meilleures conditions pour rejoindre le Brésil et porter haut les couleurs de Mécénat Chirurgie Cardiaque. Le cap des 200 enfants sauvés par le projet pourrait bien être atteint pendant cette transatlantique. Rappelons que chaque grande course au large est l’occasion d’une campagne de sensibilisation au cours de laquelle les sponsors du bateau, Initiatives, K-LINE et VINCI Energies financent par leurs dons des opérations d’enfants souffrant de graves malformations cardiaques. A chaque nouvel abonné de la page Facebook et Instagram Initiatives-Cœur, les sponsors-mécènes donnent 1€ à l’Association.

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Yoann Richomme renonce au Vendée Globe 2020, "c’est une décision réfléchie" - ITW

Yoann Richomme renonce au Vendée Globe 2020, "c’est une décision réfléchie" - ITW | ScanVoile

mardi 15 octobre 2019

Yoann Richomme renonce au Vendée Globe 2020, "c’est une décision réfléchie" - ITW Il était candidat à l’aventure du Vendée Globe 2020. En quête de partenaire pour se présenter au départ, il participait encore à la rencontre skippers-organisation du 3 octobre. Mais aujourd’hui, Yoann Richomme a décidé de passer son tour. On a beau être double vainqueur de la Solitaire du Figaro, avoir remporté la Route du Rhum 2018 en Class40, le parcours de Yoann Richomme illustre parfaitement la difficulté de convaincre un sponsor pour se lancer dans le Vendée Globe. Marin confirmé, technicien d’exception, nanti d’un double bagage d’architecte naval et de préparateur de haut vol, il n’a pourtant pas pu trouver le financement lui permettant de partir serein à l’assaut du tour du monde. Entretien.image

Crédit : Sea Launay


Yoann, vous venez d’annoncer que vous vous retiriez de la course aux sélections pour le Vendée Globe 2020 ?

Yoann Richomme :

Oui, c’est une décision réfléchie, une hypothèse que j’envisageais depuis quelque temps, même si j’ai voulu tout faire pour être présent au départ de cette édition 2020. Mais il y a un moment où il faut savoir passer à autre chose. Je n’avais aucune envie de me présenter avec un projet mal ficelé. J’ai besoin de l’aiguillon de la compétition pour me réaliser. Un tour du monde fondé uniquement sur l’aventure ne pouvait pas me satisfaire.

Peut-on refaire un petit historique de votre démarche ?

YR : L’idée germe en 2016 au moment où mon engagement comme skipper MACIF se termine. J’ai déjà gagné la Solitaire du Figaro et je me sens mûr pour un projet plus ambitieux. J’ai donc établi un contact avec le propriétaire de Vivo a Beira (ex Sill et Véolia de Roland Jourdain puis Savéol avec Sam Davies). On a commencé à travailler ensemble en vue de la Transat Jacques Vabre 2017. À l’issue de la course, j’avais pu identifier les mises à jour nécessaires pour faire de ce bateau une machine performante au sein de la flotte des non-foilers. J’avais une idée du budget et j’ai débuté ma recherche de partenaires pour faire aboutir le projet.

Et les choses se révèlent plus compliquées que prévu…

YR : Dans ce domaine, il existe toujours une part de chance. Pour ma part, en attendant de trouver les moyens de financer le projet Vendée Globe, j’ai décidé de continuer de me forger un palmarès. Mission accomplie de ce côté : une victoire dans la Route du Rhum en Class40 en 2018, puis une deuxième victoire dans la Solitaire du Figaro 2019. D’autres ont peut-être passé plus de temps à consolider les partenariats acquis. Il n’y a pas de règle d’or en la matière.

Et malgré ces résultats, le déclic ne se produit pas ?

YR : C’est plus complexe. Mes performances m’ont permis de générer plein de contacts, de rencontrer plusieurs partenaires potentiellement intéressés. Reste que le système de sélection suscitait quand même pas mal d’incertitudes. C’est compliqué de dire à un possible sponsor que le couperet final pourrait tomber en juillet 2020, si jamais je faisais partie des derniers de la liste. À cette date, on a déjà engagé près de 80% du budget. J’ai toujours préféré être honnête avec les personnes que j’ai rencontrées. Je n’ai pas voulu éluder cette difficulté : on ne peut pas avancer si on n’est pas clair sur les règles du jeu. C’est une question de confiance. Je ne voulais pas promettre quelque chose que je ne pouvais pas garantir. Maintenant, si un partenaire m’avait dit : « OK, je prends le risque en connaissance de cause », j’y allais bien évidemment.

Pourtant, vous ne remettez pas en cause les règles de sélection ?

YR : En aucun cas. Garantir que ce seront les marins qui auront le plus navigué qui seront sélectionnés me paraît parfaitement sain. C’est dans l’intérêt de la course et des concurrents d’avoir des skippers les mieux préparés qu’il soit. De plus, la règle qui impose que le couple concurrent bateau ne puisse plus changer à compter du 1er novembre signifiait que je bloquais le bateau et que son propriétaire ne pouvait plus espérer le louer. Ça ne me paraissait pas correct vis-à-vis de quelqu’un qui m’a toujours soutenu.

Par conséquent, quelles sont les perspectives à venir ?

YR : Il y a la Transat Jacques Vabre aux côtés de Damien Seguin. On se connaît bien, ce sera notre troisième transat en double. On a les moyens de jouer dans notre catégorie des IMOCA « classiques » avec des équipages comme Clarisse Crémer et Armel Le Cléac’h ou le tandem Nico Troussel – Jean Le Cam. Et puis ce sera l’occasion de cumuler de l’expérience pour 2024.

Quelles sont les prochaines échéances, du coup ?

YR : Dans l’idéal, ce serait de faire l’acquisition d’un foiler à l’issue du Vendée Globe en 2021 et de disposer de temps pour me préparer. C’est une perspective raisonnable que je peux offrir dès maintenant à mes partenaires potentiels. Dans ce cas de figure, j’aurais trois ans pour peaufiner le dossier avant le départ de l‘édition 2024.

Et à plus court terme ?

YR : Je ne sais pas encore. En prenant cette décision, j’envoie aussi le message : je suis disponible pour de nouveaux projets, en attendant 2021. Il faut croire en sa bonne étoile.

Source : Vendée Globe



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