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Johan Salén : « La course au large a les qualités pour sortir encore plus forte de la crise »

Avec la pandémie de Covid-19 qui touche la planète s’ouvre une grande période d’incertitude pour le sport, à laquelle la voile de compétition n’échappe pas. Quels seront les impacts sur la discipline à court et moyen terme ? Quels changements de modèles économiques s’annoncent-ils ? Comment les courses doivent-elles se transformer ?  Quels vont être les comportements des sponsors ?

Pour essayer de mieux comprendre ces nouveaux enjeux, 

Tip & Shaft a lancé une série de grands entretiens autour du futur des courses à la voile. Cinquième invité, Johan Salén, co-propriétaire, avec Richard Brisius, de The Ocean Race, qui évoque l’impact de la crise actuelle sur l’édition 2021-2022 de la course autour du monde en équipage et les atouts de la course au large pour en sortir.

Quel est l’impact de la situation liée au Covid-19 sur The Ocean Race 2020-2021 ?
C’est sûr que le monde a pas mal changé depuis ces trois derniers mois et qu’il y a beaucoup d’incertitudes concernant l’évolution du virus, mais aussi les conséquences sur les événements sportifs. De notre côté, comme nous n’avons pas d’événements prévus immédiatement, à part les Ocean Summits, nous avons un peu plus de temps pour nous adapter – par rapport au Vendée Globe, par exemple, qui, j’espère, pourra avoir lieu cette année, le maintenir est clairement la bonne chose à faire. Si nous avions dû organiser The Ocean Race cette année, cela aurait été très différent, parce que les escales auraient beaucoup compliqué les choses. Aujourd’hui, nous sommes en pleines discussions avec les sponsors, les équipes et les villes, pour prendre une décision sur la prochaine édition. C’est difficile de trouver le moment idéal pour trancher, parce qu’on veut à la fois se décider le plus vite possible – afin de lever les incertitudes vis-à-vis de tous les acteurs de la course – et, en même temps, plus on attend, moins on a d’incertitudes. Mais je pense qu’on va essayer de faire des annonces dans les prochaines semaines, voire les prochains mois. De notre point de vue d’organisateurs, nous pouvons faire en sorte sans problème que la course ait lieu aux dates prévues, en 2021. Après, il est évident que certaines équipes sont toujours en train de chercher des sponsors et pour l’instant, c’est assez impossible de ce côté-là ! J’espère que cela pourra redémarrer après cet été. Même chose pour les villes : certaines sont prêtes, mais peut-être que c’est mieux d’attendre.

Cela veut-il dire que vous étudiez différents scénarios, dont celui de reporter cette édition d’un an, voire de deux ?
Tout est un peu ouvert, mais le plus probable, si la course n’a pas lieu en 2021, serait de reporter d’un an, pas plus, ce serait trop long. On a réfléchi aussi à d’autres options, comme celle de faire la course en deux parties, mais il y avait pas mal d’inconvénients avec cette solution.

Etudiez-vous également la possibilité de modifier le parcours, voire de réduire le nombre d’étapes ?
Nous ne pensons pas que c’est la priorité aujourd’hui. Il est assez intéressant de voir d’ailleurs qu’il y a deux groupes sur ce sujet : parmi les équipes qui ont déjà participé à la course, personne ne dit qu’il faut faire plus court avec moins d’étapes – nous en avons d’ailleurs déjà deux de moins que la dernière fois. Du côté des équipes qui n’ont pas jamais été impliquées dans l’épreuve, françaises ou autres, certaines nous disent qu’il faut effectivement aller dans le sens d’une réduction. Le plus important, c’est que l’événement reste très international et visite tous les continents du monde, c’est une valeur fondamentale de The Ocean Race. Après, il y a des choses qu’il faut étudier, comme limiter la partie logistique, les transports, simplifier le concept, pour que ce soit moins cher et plus « sustainable », mais je ne pense pas que le problème soit vraiment le nombre d’étapes.

« EN IMOCA, NOUS SOMMES UN PEU SURPRIS
DE NE PAS RÉUSSIR À AVOIR PLUS DE DYNAMIQUE »
Aujourd’hui, sur combien d’équipes misez-vous ?
A ce jour vingt équipes sont inscrites, mais cela ne reflète pas toute la réalité, parce que parmi elles, il y en a qui ne vont sans doute pas réussir à aller au bout. A l’inverse, il y a des équipes intéressées qui ne sont pas inscrites, donc c’est difficile à dire. Et il est certain que le timing du Covid-19, dans une perspective de recherche de sponsors, n’est pas idéal. Dans la classe des 65 pieds, on a aujourd’hui huit groupes qui travaillent pour être au départ. Lors de la dernière édition, l’organisation contrôlait sept des huit bateaux, ils ont tous été vendus aux équipes souhaitant participer à la prochaine édition. Deux de ces équipes sont aujourd’hui financées à 100%, les autres ont une partie du financement. Le huitième bateau, celui de Mapfre, a été vendu à un groupe qui n’a jamais vraiment eu l’ambition de participer à The Ocean Race et est aujourd’hui à vendre. Dans la classe Imoca, c’est sûr que parmi la flotte qui existe déjà et se prépare aujourd’hui pour le Vendée Globe, nous sommes un peu surpris de ne pas avoir réussi à avoir plus de dynamique, il y a plus de travail à faire sur ce dossier. On parle surtout avec les équipes qui ont un intérêt international, pour les autres, c’est plus difficile. Sinon, on a des marques d’intérêt d’équipes qui ne sont pas dans la classe Imoca aujourd’hui, venant de nombreux pays : France, Italie, Hollande, Chine, Espagne, Nouvelle-Zélande, Etats-Unis, Angleterre et Allemagne. Ce sont tous des projets qui cherchent des financements, mais ont l’intention d’être sur la ligne de départ. La chose qui a changé un peu avec le Covid-19, c’est que pour les équipes qui avaient prévu de construire un bateau neuf pour 2021, il est maintenant trop tard, donc il faut qu’elles trouvent des solutions pour racheter des bateaux ou coopérer avec des équipes existantes.

Dans l’interview qu’il nous a accordée la semaine dernière, Stewart Hosford, CEO d’Origin Sports Group, se montre assez inquiet pour la prochaine édition de The Ocean Race, partagez-vous cette inquiétude ?
(Rires). Je ne veux pas entrer dans cette polémique, mais il est important de savoir qu’il s’était beaucoup impliqué dans la collaboration entre OSM [Open Sport Management] et l’Imoca, qui n’a pas très bien marché, et que son groupe [Origin Sports Group] était en concurrence avec nous pour racheter The Ocean Race – ça s’est joué à la fin entre nous deux. Maintenant, c’est sûr que la période Covid fait qu’il est beaucoup plus difficile pour tout le monde de trouver de l’argent et que cette incertitude est négative : à l’heure actuelle, il est presque impossible de discuter avec des sponsors. Maintenant, nous avons comparé avec les éditions précédentes et quand on regarde le nombre de groupes sérieux qui veulent participer, qui sont en train de monter des équipes et qui discutent avec des sponsors, nous en avons trois fois plus que lors des deux dernières éditions, et ça, c’est très positif.

Comment voyez-vous, d’une façon plus générale, l’avenir de la course au large à court et plus long terme ?
Pour moi, il n’y a pas de doute que la course au large a les qualités pour, une fois cette crise passée, en sortir encore plus forte. Nous avons une vraie crédibilité par rapport à d’autres sports sur la partie « sustainability » et le côté humain, que ce soit en solo ou en équipage, est aussi très fort. Je pense que la course au large peut aussi être un catalyseur pour promouvoir le fait de travailler avec les autres pays, car on voit qu’en période de crise, certains ont tendance à s’occuper de leurs affaires, ce qui, sur le long terme, n’est pas une bonne évolution. La course au large, surtout une course autour du monde avec escales, peut vraiment contribuer à changer cet état d’esprit. Je pense aussi que la course au large est le sport qui peut le plus tirer avantage des évolutions technologiques, pour permettre de suivre à terre ce qui se passe en live sur les bateaux et faire partager des expériences virtuelles. Les gens, surtout les jeunes, vivent de plus en plus d’expériences à travers les autres via leurs mobiles, leurs tablettes, la course au large est très bien placée pour ça. On a déjà fait pas mal de choses dans ce domaine et c’est très excitant de faire évoluer encore plus cette partie virtuelle. D’autant que de plus en plus de sociétés imposent des restrictions de déplacement, on ne peut plus envoyer les gens à droite et à gauche pour participer à un événement comme The Ocean Race. La présence physique ne va pas disparaître, mais elle va être moins fréquente, ce qui va imposer de travailler plus cette partie expérience virtuelle, en mer, mais aussi sur les villages et les escales.

« THE OCEAN RACE EST UN ÉVÈNEMENT
QUI DOIT APPORTER QUELQUE CHOSE À TOUT LE MONDE »
La dernière édition de The Ocean Race a mis l’accent sur le développement durable,  comment agir encore plus concrètement sur cette thématique ?
C’est sûr que c’est un sujet qui est devenu quelque chose de central dans notre organisation et fait vraiment partie de notre ADN. Aujourd’hui, il est impossible de faire marche arrière et cette démarche est « win-win » pour tout le monde : l’organisation, les sponsors, les équipes, les villes… Notre objectif est de continuer à aller dans cette direction, sans non plus oublier nos racines : la base, c’est que The Ocean Race est un événement sportif de course au large, mais un événement qui doit apporter quelque chose à tout le monde.

La dernière édition a montré qu’avec la monotypie, on pouvait avoir certes des bateaux moins performants et moins « fun », mais une course passionnante. Ouvrir The Ocean Race à l’Imoca, une classe de bateaux dans laquelle la recherche de la performance entraîne des coûts toujours plus élevés, va-t-il à l’encontre de ces enjeux de développement durable ?
C’est sûr que l’empreinte environnementale liée à la construction des bateaux est importante, mais je pense que des mesures ont déjà été prises pour aller dans la bonne direction, comme le fait de garder les 65 pieds pour la troisième fois, alors que jusqu’ici, on avait tendance à changer de bateau à chaque édition. On voit aussi que certains Imoca continuent de naviguer au bout de dix-quinze ans, il y a moins de constructions neuves que dans beaucoup d’autres classes. L’Imoca, qui est très orientée vers ces thèmes-là – surtout les plus jeunes – travaille aussi dans le sens de constructions plus « sustainable », c’est un sujet important à la fois pour des histoires d’empreinte écologique et de coûts. Car il faut faire attention à ce que les coûts ne s’envolent pas trop, surtout compte tenu de la période de récession que va connaître le monde post-Covid.

Les organisateurs de course peuvent-ils jouer un rôle en imposant des règles aux équipes participantes ?
Je pense qu’on n’a pas besoin d’imposer les choses. A mon avis, on est tous dans le même bateau, l’important est de bien travailler ensemble. Après, c’est vrai que dans les contrats que nous avons avec les villes, elles doivent montrer qu’elles cultivent cet aspect développement durable, mais on n’a jamais eu de problèmes, car tout le monde veut aller dans le même sens et la période actuelle va accélérer le mouvement.

Comment voyez-vous la course au large dans cinq ans ?
Il faut être réaliste, on va traverser une période plus difficile pour le sponsoring, même si ce ne sera pas non plus impossible, mais en même temps, je pense que la course au large est très bien placée pour moins souffrir dans le futur que les autres sports, notamment ceux qui dépendent énormément du public et des droits télé. Et je pense que le concept de tour du monde restera toujours très fort ; le Vendée Globe est un super événement, surtout en France, peut-être pas aussi fort commercialement hors de France, mais pour la prochaine édition, en 2024, c’est possible que nous parvenions à contribuer à ce qu’il y ait plus de skippers internationaux, c’est la synergie que nous essayons de créer avec la classe Imoca.

Photo : Ainhoa Sanchez/The Ocean Race

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