• 1
  • 2
  • 3

Icones About sailing

previsions sailingnewscartographies

L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Route du Sel. 1200 marins et 200 bateaux pour un départ le 9 avril !

Route du Sel. 1200 marins et 200 bateaux pour un départ le 9 avril !

Avec 1.200 marins et 200 bateaux, la Ruta de la Sal est la plus grande course au large en Espagne en nombre de participants et l’une des plus populaires de la Méditerranée.

Les origines de La Ruta de la Sal remontent à 1846, l’année où un homme d’affaires a lancé un défi aux marins les plus célèbres de l’époque: il paierait les services de transport de sel d’Ibiza à Barcelone selon l’ordre d’arrivée. Le premier arrivé obtiendrait beaucoup d’or, mais le dernier, peut-être, ne pourrait même pas payer les salaires des marins. Treize navires se sont présentés et ont participé au défi. En 1987, le défi a été relevé en créant La Ruta de la Sal, qui célèbre en 2020 sa XXXIII édition.

La régate est organisée chaque année durant la Semaine Sainte. Le départ est prévu le 9 avril. Son format actuel se caractérise par les trois itinéraires qu’elle propose, avec trois points de départ différents et le même point d’arrivée, à Ibiza. La version originale de la régate part de Port Ginesta, près de Barcelone sur un parcours de 140 milles nautiques de navigation directe et regroupe 80 voiliers. La version Denia, avec environ 90 bateaux, a son départ du Club Náutico de Denia, à Alicante, et représente 120 mn, combinant la navigation en haute mer et la navigation côtière, car l’île de Formentera et Ibiza doivent être laissées par le port. Enfin, la version Majorque, qui regroupe une trentaine de voiliers, représente un parcours de 104 mn. Au départ du Club de Vela Port d’Andraxt, il combine également la navigation en haute mer avec la navigation côtière, car sur cette route, vous devez quitter Formentera et Ibiza à tribord.

La régate se caractérise par son double aspect sportif et social, avec des équipes prestigieuses qui se préparent tout au long de l’année pour remporter la victoire. Bien qu’une partie importante de la flotte, vienne vivre l’expérience de la voile avec 200 bateaux et profiter du large éventail d’événements sociaux qui ont lieu à la fois dans les ports de départ et à l’arrivée à Ibiza.

Le nombre de participants est conditionné par la limitation des mouillages que le Club Náutico Sant Antoni de Portmany peut offrir pour accueillir la grande flotte. Par conséquent, ces dernières années, l’organisation a dû suspendre l’affiche de “completo” et concentre ses efforts sur l’amélioration de la qualité technique et sociale de l’événement, dans lequel 25% des participants sont d’origine étrangère.

Comme grande nouveauté cette année, le dimanche 12 avril, après l’arrivée de tous les bateaux il sera organisée une régate au format de triangle côtier pour permmetre que les bateaux des trois versions puissent rivaliser face à la baie de Sant Antoni, à Ibiza.

L’organisation signale qu’il reste des places disponibles. Vous pouvez obtenir plus d’informations et vous inscrire sur le site Internet de la régate: https://larutadelasal.com/

Lire la suite
0 lectures
0 commentaires

Sodebo Ultim 3 en chantier, l'Ultim retrouve son arrière de flotteur arraché lors de la Brest Atlantiques

François Gabart cède sa place à Pascal Bidegorry sur The Transat : "Les saisons s’enchainent et la fatigue s’accumule"

François Gabart a décidé de mettre momentanément la compétition entre parenthèses cette saison. Un temps que le skipper du trimaran MACIF ...

image
Lire la suite
1 lectures
0 commentaires

Retour sur l’IDEC SPORT ASIAN TOUR !

En pulvérisant de plus de 4 jours, mercredi 19 février à Londres, le record de la Route du Thé, Francis Joyon a aussi mis un terme à cet original et colossal défi que constituait l’IDEC SPORT ASIAN TOUR. Une aventure majuscule, un voyage au parfum historique sur les routes des épices, de la soie et du thé, composé de quatre travaux d’Hercule, tous couronnés de succès. Deux nouveaux temps référence et deux records battus, depuis la Bretagne jusqu’aux confins de l’Asie et de la Chine, triomphalement bouclés par ce demi-tour du monde entre Hong Kong et Londres. Une épopée que l’on peut aussi résumer en quelques chiffres : 67 jours de navigation en course, 35 000 milles parcourus sur le fond, à plus de 20 noeuds de moyenne.

En solitaire puis en équipage réduit, le maxi-trimaran IDEC SPORT continue d’éblouir la planète voile. Et Francis Joyon de forcer toujours et encore l’admiration et le respect par sa capacité à créer l’exploit, sans esbroufe, en simple marin respectueux d’une nature qu’il continue d’explorer et de chérir.

Acte 1 – La Mauricienne : 19 jours, 18 heures, 14 minutes et 45 secondes

Francis Joyon, avec une déconcertante apparence de facilité, explosait le 8 novembre dernier son propre record établi voilà 10 ans sur cette Route des épices baptisée La Mauricienne. En 19 jours, 18 heures, 14 minutes et 45 secondes, soit un gain de 6 jours et 10 heures, Joyon le solitaire avalait les 8 950 milles de navigation théorique depuis Port Louis dans le Morbihan, soit 11 000 milles ébouriffants sur le fond, avalés à 23,2 noeuds de moyenne. Une performance qui lançait à merveille une longue campagne de records en Asie. Car ce record était loin d’être gagné : « Notre fenêtre météo était loin d’être idéale » raconte-t-il, « mais comme on l’a vu par la suite, rien de bien intéressant se présentait à nous avant des jours, voire des semaines. Il nous fallait partir afin de respecter notre programme asiatique. » En un peu plus de 7 jours et deux heures, IDEC SPORT rejoignait l’équateur. Sainte Hélène et son anticyclone en villégiature sous les côtes Brésiliennes constituaient aussitôt un nouveau challenge à la hauteur de Francis. Les alizés de Sud-Est poussaient IDEC SPORT loin dans l’ouest, dans un immense et décourageant contournement des zones déventées alanguies au coeur de l’Atlantique Sud. IDEC SPORT, cap au Sud Ouest et loin de la route, y laissait quelques plumes, déplorant en son 11ème jour de course une poignée de milles (jusqu’à 27) de retard sur IDEC, deuxième du nom, auteur 10 ans plus tôt, d’une belle parabole au plus court de l’Atlantique Sud. Avec l’aide clairvoyante de son routeur Christian Dumard à terre, Francis décelait sous les côtes Uruguayennes une belle dépression, et la possibilité de renouveler la grande cavalcade réalisée en 2017 lors de son fabuleux Trophée Jules Verne. « Je suis parti sur l’avant de la dépression, qui évoluait très vite vers l’Est. Avec Christian, nous pensions qu’elle allait très vite nous laisser en chemin et qu’il me faudrait patienter de longues heures avant l’arrivée d’un second système, très intéressant celui là aussi. » Mais au fil des heures, bien calé sur la bordure Nord des flux puissants de Nord-Ouest, IDEC SPORT faisait de nouveau merveille, alignant des journées à plus de 600 milles, au point de convaincre son skipper qu’il y avait peut-être possibilité de demeurer jusqu’au bout dans ce système. « Il y avait un gain de deux jours à Bonne Espérance à la clé !» explique Francis : « Alors je me suis accroché ! C’est rare de pouvoir profiter aussi longtemps d’un système météo » s’extasie presque Francis. « Nous l’avions fait avec l’équipage d’IDEC SPORT sur le Trophée Jules Verne. » Mais à quel prix ! Francis avoue avoir souffert de voir souffrir son bateau. « Il sautait de vagues en vagues, et faisait des bruits que je ne lui avais jamais entendu proférer ! La nuit juste avant Bonne Espérance a été la pire, avec des creux de 10 mètres. J’étais fatigué mais il fallait prolonger l’effort. C’est là que c’est joué ce record…»

Acte 2 : Île Maurice – Ho Chi Minh Ville (Vietnam) : 12 jours, 20 heures, 37 minutes et 55 secondes.

Douze jours après avoir magistralement bouclé le premier acte de son ASIAN TOUR, pulvérisant de plus de 6 jours le record de La Mauricienne, Francis Joyon s’attaquait au deuxième morceau de bravoure de son périple asiatique. Il s’élançait le 21 novembre, en équipage cette fois, depuis l’île Maurice, sur une route totalement inusitée par les voiliers de course au large modernes, un parcours en travers de l’océan Indien, vers la mer de Chine, le Vietnam et sa capitale Ho Chi Minh Ville. Une nouvelle tentative de record, sur un tracé qui fleurait bon l’exotisme de l’Extrême Orient, avec ce passage entre Java et Sumatra via le détroit de la Sonde, l’Indonésie, la Malaisie et la mer de Chine, avant de rallier le delta du Mékong et l’ex Saïgon dénommée Ho Chi Minh Ville depuis 1976. Plus de 4 000 milles d’une navigation complexe face à l’alizé, dans les calmes et le trafic de la mer de Chine, l’une des plus fréquentée au monde. Fidèle à ses habitudes de convivialité, Francis appelait pour l’occasion les fidèles du bateau. « Notre Boat Captain Bertrand Delesne qui a beaucoup oeuvré ces derniers mois sur le bateau, est naturellement des nôtres » présentait il. « On retrouve à bord la même équipe qui a convoyé l’an passé le bateau au retour de la Route du Rhum, avec Christophe Houdet, qui ne sait plus s’il a traversé l’Atlantique à 60 ou 70 reprises. Antoine Blouet qui prépare le bateau depuis un certain temps, et mon fils Corentin qui lui aussi connait le bateau comme sa poche. » Cinq hommes pour mener le géant, la « bête sauvage » comme ils aiment tous à surnommer affectueusement le maxi-trimaran IDEC SPORT.

12 jours, 20 heures, 37 minutes et 55 secondes d’une aventure maritime pleine de contrastes et de surprises, IDEC SPORT venait s’amarrer un 4 décembre dans l’ancienne capitale de la Cochinchine, terminal d’un parcours long théoriquement d’environ 4 000 milles, mais qui aura contraint, météo oblige, Francis et ses hommes à naviguer sur 5 400 milles de l’océan Indien à la mer de Chine. Hautes vitesses, calmes plats, longues houle du Grand Sud, fort clapot des mers fermées de Chine et de Java, désert maritime et routes commerciales très fréquentées, frimas des latitudes antarctiques, chaleur accablante de l’Indonésie, l’Aventure majuscule attendue n’aura certes pas fait défaut aux 5 marins souvent subjugués par les merveilles et autres incongruités des paysages de l’extrême orient. C’est une épopée en trois nuances de gris qu’ont vécue Francis, Corentin, Christophe, Bertrand et Antoine. Gris lumineux des mers du Sud, gris brumeux et fumeux du détroit de Karimata, entre Sumatra et Borneo, et gris plombé de la mer de Chine secouée par de puissants flux de Nord Est. La parenthèse du Sud s’est vite refermée pour faire place à des latitudes chaudes, bouillantes même, notamment lors du passage de l’équateur dignement fêté au large de Borneo pour Antoine Blouet, seul novice du bord en la matière.

A l’azur du ciel et l’émeraude des mers de l’île Maurice s’est vite substituée la luminosité du Grand Sud. Car dans sa quête du détroit de la Sonde, porte d’entrée vers la mer de Chine, Francis et ses marins ont choisi délibérément de plonger vers les latitudes du très Grand Sud, par 37 degrés de latitude Sud. Les 3 000 miles qui séparent l’île Maurice du sud de Sumatra se sont ainsi transformés en 4 200 milles d’une cavalcade débridée travers aux alizés de Nord Est de l’océan Indien. A près de 23 noeuds de moyenne sur le fond, en signant au passage quelques stupéfiantes journées à près de 750 milles avalées en 24 heures, Francis Joyon ralliait en son 8ème jour de course l’Indonésie. Commençait alors la partie la plus mystérieuse de ce périple asiatique. Francis le chasseur de records se muait en explorateur, en découvreur de mers inusitées par la course au large moderne. La puissance des courants contraires qui dévalent le long des rivages de Sumatra, associée à l’absence totale de vent, plongeait le maxi trimaran dans des abysses de lenteur. « On s’est battu durant trois jours comme des chiffonniers pour ne pas reculer » atteste Francis. Partagé entre curiosité, fascination et impérieuse nécessité de veiller aux grains les plus inattendues, bateaux de pêche, îlots et ces drôles de baraques de pêcheurs en bois posées au milieu de l’océan, l’équipage d’IDEC SPORT puisait profondément dans ses réserves physiques pour maintenir un semblant de progression et s’extraire de cette zone désertée par le vent. Au près, multipliant les virements de bord et les changements de voiles au gré des tout petits airs qui baignent les îles de Bangka et Belitung, les hommes d’IDEC SPORT, tout à leur émerveillement, parvenaient à s’extraire du détroit de Karimata en longeant au plus près des rivages de Borneo. Bilan, 550 milles parcourus en trois jours ! Une misère à l’échelle du formidable potentiel du bateau. C’est ensuite un chemin mal pavé qui attendait le glorieux trimaran pour ses 500 derniers milles en mer de Chine. « Des creux de plus de 4 mètres, dans notre axe de progression, faisaient sauter le bateau dans tous les sens » poursuit Francis. « A l’intérieur, impossible de dormir. On faisait des bonds de 20 cm dans notre bannette. » Sagement, Francis arrondissait la route, afin d’attaquer les vagues et le vent par le travers, préservant jusqu’au bout sa fidèle machine. Restait à gérer l’atterrissage sur la péninsule indochinoise. Un nouvel épisode de petit temps s’imposait aux marins fatigués, contraints une nouvelle fois à guetter les mille et une surprises de ces plans d’eau si fréquentés mais si peu régulés… Francis attendait sagement les premières lueurs du jour avant de glisser les étraves de son trimaran entre jonques et sampans vers Vung Tau, le grand port commercial au Sud d’Ho Chi Minh. Son temps de course qui fera référence sur la distance, est de manière significative inférieur à ses prévisions de départ, envisagées alors au delà des deux semaines.

Acte 3 : Ho Chi Minh (Vietnam) – Shenzhen (Chine) : 2 jours, 20 heures, 28 minutes et 51 secondes

Le maxi-trimaran IDEC SPORT mené par Francis Joyon et son équipage, coupait le mardi 17 décembre 2019 à 23h24 TU (0h24 française) la ligne d’arrivée du nouveau record entre Ho Chi Minh Ville (Vietnam) et Shenzhen (Chine), 3ème acte de l’Idec Sport Asian Tour. Après 844 milles du parcours théorique parcourus en 2 jours, 20 heures, 28 minutes et 51 secondes, à la vitesse moyenne de 12,3 noeuds, la performance sur le fond était de 1 011,81 milles parcourus à 14,8 noeuds de moyenne. IDEC SPORT en terminait ainsi avec le troisième de ses 4 travaux d’Hercule en rejoignant le delta de la rivière des perles, qui sépare Macao de Shenzhen où était mouillée la ligne d’arrivée de ce nouveau record, le plus court mais aussi le plus difficile sur le plan physique. « Durant 36 heures, le bateau, qui pourtant a connu des mers difficiles, a été malmené comme jamais auparavant » avoue Francis. « Avec des vents contraires, de face, de plus de 35 noeuds, sur une mer infernale, il a longtemps tapé avec rudesse dans des vagues abruptes. Nous avons été bien secoués, et l’arrivée sur les multiples îles qui barrent l’accès à Shenzhen a été une délivrance pour tout l’équipage. Heureusement, la mer s’est calmée au fur et à mesure de notre progression et le vent a pris un peu de droite pour nous permettre un atterrissage plus confortable travers au vent d’Est Nord-Est. Des milliers de bateaux de pêche, un peu comme au Viet Nam s’affairaient dans le secteur, avec leurs longues lignes de pêche en éventail. Un spectacle étonnant ! Nous sommes heureux d’en terminer. Cela fait près de deux mois que nous sommes entièrement dédiés à la vie du bateau, et une petite pause nous fera le plus grand bien, avant de s’attaquer après les fêtes à la Route du Thé et son record détenu par Giovanni Soldini. »

Acte 4 : final en apothéose, IDEC SPORT s’adjuge La Route du Thé 31 jours, 23 heures, 36 minutes et 46 secondes

Plus long record à la voile « coast to coast », en dehors du tour du monde, cette Route du Thé intriguait beaucoup Francis et ses hommes au départ de Hong Kong, avec cette navigation d’Est en Ouest à l’envers des grands systèmes météos. L’absence d’alizé dans l’océan Indien, et la menace de cyclones, faisaient d’emblée planer nombre d’incertitude quant à la capacité du trimaran géant de rivaliser avec l’ex Mod70 Maserati de Giovanni Soldini, particulièrement à l’aise dans les zones faiblement ventées. Mais en s’emparant mercredi 19 février 2020, en un peu plus d’un mois, du chrono de référence entre Hong Kong et Londres, Francis Joyon et ses quatre hommes d’équipage ont non seulement battu le temps de Giovanni Soldini de plus de 4 jours, mais aussi quasiment divisé par trois le temps de navigation des grands clippers du XIXème siècle! Tout au long de ses 15 000 milles parcourus à 20,7 noeuds de moyenne, le maxi-trimaran aura connu à peu près toutes les conditions de vent, de mer, de soleil, de températures, de glisse, de pièges, de surprises, de chahut et d’inconfort. Mer de Chine, Océan Indien, Atlantique Sud et Nord, c’est plus d’un demi-tour du monde que les 5 marins ont accompli à une allure record, poussant en permanence le curseur de la performance. De la vitesse pure en mer de Chine et dans l’Indien, un contournement sans faillir de la pointe australe de l’Afrique, de la patience et de l’inspiration dans les calmes de l’Atlantique Sud, et une superbe remontée de l’Atlantique Nord auront scellé avec succès le sort de cette tentative. Après quelques jours passés à Londres, IDEC SPORT retrouvera son paisible port d’attache de La Trinité-sur-Mer, riche de deux nouveaux records et de deux temps références sur de nouvelles destinations.

L’article Retour sur l’IDEC SPORT ASIAN TOUR ! est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
1 lectures
0 commentaires

2020, les skippers de l’IMOCA sous les feux de la rampe

C’est une année 2020 chargée et excitante qui attend les équipes de la classe IMOCA avec deux transatlantiques en solitaire : The Transat CIC en mai et la New York-Vendée-Les Sables d’Olonne en juin, suivies du mythique Vendée Globe cet automne. Des plateaux sportifs denses et qualitatifs au départ de ces courses permettront à la classe de poursuivre son rayonnement à l’international. Cette saison va ainsi permettre de clôturer en beauté le premier cycle du Championnat des IMOCA Globe Series (2018-21), tout en se projetant sur l’avenir d’une Classe en plein essor.

“Une bonne dynamique”

2020 est une année phare pour l’MOCA et le Vendée Globe sera le point d’orgue du travail mené depuis la dernière édition du tour du monde en solitaire en sans escale, avec notamment l’instauration des Globe Series, le championnat officiel de la classe. « Nous sommes dans une bonne dynamique », indique Antoine Mermod, Président de la classe IMOCA. « Il y a eu une vraie montée en puissance. Les courses réunissent de nombreux concurrents toujours plus affûtés. L’expertise technologique comme le niveau sportif montent et on assiste à d’intenses bagarres d’une flotte comptant de plus en plus de bateaux à foils. » Le format des IMOCA Globe Series, basé sur une série de huit épreuves officielles sur trois années, permet aussi aux sponsors d’activer leur partenariat sur le long terme avec le Vendée Globe pour apogée. Pour cette neuvième édition du prestigieux tour du monde en solitaire, l’effervescence technologique se mesure notamment par la présence de huit bateaux neufs au départ le 8 novembre prochain, dessinés par quatre architectes différents.

The Transat CIC et la New York-Vendée-Les Sables d’Olonne : deux sérieux tests en solitaire
Si le Vendée Globe occupe les esprits, il sera précédé de deux courses en solitaire aux forts enjeux sportifs. C’est bien connu : la confrontation en course est le meilleur moyen de se préparer. La saison débutera fort avec The Transat CIC (départ le 10 mai), une épreuve légendaire sur un parcours revisité, entre Brest et Charleston (Caroline du Sud). « The Transat CIC est historiquement un rendez-vous important pour les IMOCA », indique Antoine Mermod. « Avec OC Sport, nous avons beaucoup travaillé pour en faire une épreuve la plus réussie possible. L’arrivée de CIC comme partenaire titre permet aux organisateurs de travailler de façon sereine. Sportivement, le parcours est difficile et c’est un gros challenge de commencer de cette manière la saison. Les marins et leurs équipes se préparent pour un tour du monde en solitaire, donc il faut y aller ! » Entre 15 et 20 marins sont attendus en IMOCA. Certains favoris du Vendée Globe viendront pour la gagne et tenteront de rejoindre la liste des vainqueurs de The Transat en IMOCA (Armel Le Cléac’h en 2016, Loïck Peyron en 2008). D’autres auront pour objectif premier de finir, afin de valider leur qualification au Vendée Globe.

Le 16 juin, plus de 20 IMOCA prendront le départ de la New York-Vendée-Les Sables d’Olonne, sorte de « prologue » au Vendée Globe. De fait, cette transatlantique au portant permettra aux concurrents de se confronter à des conditions qu’ils rencontreront sur une partie du tour du monde en solo. Cette dernière lutte entre New York et le port d’arrivée du Vendée Globe permettra de jauger une dernière fois des forces en présence. Elle sera donc aussi l’occasion pour certains marins de prendre un ascendant psychologique.

De la nécessité de bien se préparer

En attendant ces premières échéances, la grande majorité des IMOCA est actuellement en chantier. Si la fiabilisation est le nerf de la guerre, certains entreprennent des transformations conséquentes. « Il est essentiel de commencer cette saison chargée avec des bateaux bien préparés, » explique Antoine Mermod. « Après, tout va aller très vite. Quelques modifications seront possibles durant l’été mais le temps sera alors compté. Les travaux fondamentaux sont faits en ce moment. Il sera intéressant de suivre les différentes mises à l’eau qui vont s’enchaîner durant les mois de mars et avril. »

2020 sous les feux de la rampe

2020 est une année charnière durant laquelle les hommes et femmes de la Classe IMOCA seront exposés médiatiquement et partageront leurs courses et leurs histoires en France et à l’international, notamment lors du Vendée Globe qui réunira jusqu’à 34 marins représentant 11 nationalités. Cette saison à enjeux est placée sous le signe de la continuité mais aussi de l’anticipation. « Nous nous projetons déjà sur l’après Vendée Globe pour faire aussi bien, si ce n’est mieux, lors du prochain cycle du Championnat IMOCA Globe Series 2021-24. Il faut toujours avoir une ou deux années d’avance », conclut Antoine Mermod.

Les prochains rendez-vous de l’IMOCA :

27 février : conférence de presse The Transat CIC, organisée par OC Sport à Brest 10 mars : conférence de presse du Vendée Globe, organisée par la SAEM Vendée à Paris 1er avril : assemblée générale annuelle de la Classe IMOCA (Lorient) 10 mai : départ de The Transat CIC (Brest-Charleston USA) 16 juin : départ de la Transat New York-Vendée-Les Sables d’Olonne 08 novembre : départ du Vendée Globe (Les Sables d’Olonne)

L’article 2020, les skippers de l’IMOCA sous les feux de la rampe est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
0 lectures
0 commentaires

François Jambou parrain de la Massilia

Ouverture de la saison des régates, le CNTL donnera le coup d’envoi du championnat IRC Méditerranée équipage et solo à Marseille le 27 mars prochain. Pour cette édition, le club a choisi comme parrain François Jambou, un coureur au large qui a marqué les esprits en remportant la Mini-Transat 2019 à bord de son proto Team Bfr Marée Haute Jaune. Ce que l’on sait moins, c’est que ce solitaire talentueux a fait ses premières armes à Marseille, au CNTL. Il y sera à nouveau présent avec bonheur du 27 au 29 mars.

Initié au CNTL

Pour François Jambou, Marseille est synonyme de vacances, et vacances, de bateau. Alors qu’il a suivi sa mère à Brest, il revient dès qu’il est en congés chez son père qui a un Gib Sea 334 au CNTL. “C’est comme ça que j’ai découvert la voile.” se souvient le débutant curieux qu’il est à l’époque. “avec mon père, c’était la plaisance, mais je faisais du traîne-ponton pour trouver des places en régate.” Un événement marque son enfance bretonne : en 1991 – François a 7 ans – la Mini Transat part de Brest, et son instituteur leur fait suivre un concurrent, Loïc Guyader. Vingt-huit ans plus tard, après avoir mouillé son ciré sur bien des courses – “pas loin de 50, et jamais d’abandon !” – surmonté d’innombrables difficultés et franchi avec succès toutes les étapes incontournables pour arriver au résultat, François Jambou inscrit son nom sur la première ligne de cette mythique traversée de l’Atlantique. Une compétition qui, en 42 ans d’existence, a vu passer quelques-uns des plus grands noms de la course au large tels Thomas Coville, Samantha Davies, Michel Desjoyeaux, Ellen MacArthur ou Loïck Peyron.
“Je suis vraiment content de ce que le CNTL fait pour les Mini” dit encore le navigateur “grâce à la Mini Med – maintenant partie intégrante de la Corsica Med – la flotte méditerranéenne devrait encore se développer”.

Massilia solo system

A la Massilia, il y a aussi des solitaires, mais ce ne sont pas ceux de la classe Mini. C’est en effet aux bateaux jaugés Osiris, IRC et à diverses classes de monotypes qu’est ouverte la compétition en équipage, et aux seuls IRC en solo. Même si rien ne s’oppose à ce qu’un Mini possède un certificat de jauge IRC, les régates côtières ne sont pas réputées favorables à ces petits bateaux très typés de 6m50. C’est donc sans surprise que l’on retrouvera sur les lignes de départ les équipages les plus affutés de la spécialité, impatients d’attaquer le championnat IRC Méditerranée après la pause hivernale, mélangés à de purs amateurs comme la Massilia le permet.
Du coté des solitaires, cette épreuve marque également le début de la saison phocéenne. Parmi les pré-inscrits, un membre du CNTL bien connu des pontons entame ce nouveau programme avec son JPK 1080 rebaptisé : Solenn for Pure Ocean. Ludovic Gérard, son skipper, explique “2020 est une année très particulière pour moi, puisque je vais participer pour la deuxième fois à la Transquadra, une traversée de l’Atlantique dont l’un des départs sera donné de Marseille le 14 juillet prochain, et que je ferai en double. Avec mon co-équipier, Philippe Mariani, nous avons voulu donner un sens à notre traversée, et c’est ce qui nous a conduit à nous engager pour deux ans dans le soutien de Pure Ocean. Ce sont souvent les jeunes qui nous interpellent, et pour moi, il n’y a pas de petit engagement ou de grand. Chaque geste compte : c’est aussi le message porté par le moteur de recherche solidaire lilo.org, un outil dont nous nous servons tous plusieurs fois par jour et dont le trafic génère des revenus qui permettent de financer des causes environnementales, comme celles soutenues par la fondation Pure Océan.

En bref :

Mixité et écologie à la Massilia Cup avec Team Winds

“Partout, les filles et les garçons qui naviguent ensemble s’accordent à dire que la mixité est une force, source de performance et de réussite dans les équipes en mer, mais aussi à terre, dans la vie de tous les jours ou dans l’entreprise… ” explique Flavia Faggiana, membre de Team Winds Marseille, gestionnaire de la flotte des Grand Surprise. Afin de favoriser la participation des filles, une nouvelle règle a été adoptée pour l’ensemble de la classe et devient applicable à partir de la Massilia Cup : il est désormais possible de naviguer à 8 si la parité est respectée, et non plus 7 équipiers, et une remise spéciale de 8% est également pratiquée sur les tarifs de location des Grand Surprise. Une féminisation de la pratique portée avec fierté par Marine Pailloux et ses équipières à bord de CNT’Elles !
“Nous ne voulions plus de poubelles remplies de plastique après chaque événement.” évoque encore Flavia pour expliquer le point de départ de la réalisation de panneaux textile sur velcro – réutilisables – pour décorer les grand ‘voiles. Ainsi a vu le jour l’appel à projet “Des Voiles toi”, destiné, pour ceux qui ne souhaitent pas communiquer sur leur propre marque, à offrir ces espaces de communication dans les deux thématiques proposées : sociétale et écologique. Une sorte de concours vertueux, notamment remporté par la fondation marseillaise… Pure Ocean.

La Massilia Cup 2020 – 39e édition – organisée par le CNTL

Du vendredi 27 au dimanche 29 mars Ouverte aux IRC, OSIRIS (solo et équipages) Monotypes J70, SB20 et Grands Surprises Inscrite au Championnat Méditerranée et au Championnat Solo Méditerranée IRC – UNCL Parrain : François Jambou – vainqueur Mini Transat Plus de 100 bateaux Régates en rade de Marseille pour les équipages Course 100 milles nautiques au départ de Marseille pour les solitaires (quatrième édition)

L’article François Jambou parrain de la Massilia est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
1 lectures
0 commentaires

Parrains officiels

Partenaires officiels

Equipementiers officiels

Fournisseurs officiels

Connexion visiteur

Plan du site

sitemaps

Suivez-nous

camera social 1 socialsocial media youtubenewsletter

Mentions légales

document

Devenez partenaire

business

Contact

communication

logo AGP Course au large

aboutsailing

previsions