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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Isabelle Joschke et Armel Tripon, "Ce serait mentir de dire que l 'on n'a aucune appréhension en songeant aux Mers du Sud "

  

Jeudi dernier, il flottait déjà comme un parfum de Vendée Globe sur le plateau du Café de la Marine à la Cité de la voile Eric Tabarly à Lorient. Isabelle Joschke et Armel Tripon étaient les invités de Virginie Valentini et Gilbert Dréan. "Ce serait mentir de dire que l 'on n'a aucune appréhension en songeant aux Mers du Sud " ont confié les deux bizuths quant à leurs sentiments à l'approche du grand départ le 8 novembre prochain. Vidéo

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Crédit : P Bouras

Source : Café de la Marine

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Clap de fin sur la 3e étape de l’ENGIE KITE TOUR, Théo de Ramecourt, Benoît Gomez et Alex Caizergues en vainqueurs

 

Le rideau est tombé ce dimanche sur la 3e et avant-dernière étape de l’ENGIE KITE TOUR 2020. Après trois jours de régates (25-27 septembre) dans des conditions exceptionnelles, La Grande-Motte, qui accueillait une étape du circuit pour la 2e année consécutive, a sacré une nouvelle fois de beaux vainqueurs : Théo de Ramecourt en kitefoil, Benoît Gomez en Twin-Tip (TT) et Alex Caizergues en planche directionnelle.

 

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Crédit : D Hillaire / FFVoile 


Theo de Ramecourt confirme en kitefoil (57 inscrits) 

En tête samedi soir après deux jours de courses, Theo de Ramecourt a confirmé dimanche. « On s’est vraiment régalé. On a eu trois jours de Tramontane qui a soufflé entre 20 et 35 nœuds. C’était vraiment top ! On était énormément sur l’eau. On s’est bien tiré la bourre avec les mecs de l’Équipe de France et Mario Calbucci. J’ai fait plutôt de belles performances. Je me suis bien éclaté et j’ai pu tester pas mal de matos. J’ai hâte d’être à Hyères où j’en m’entraîne, et que l’on se retrouve tous là-bas », commente-t-il. Chez les Filles, c’est Lauriane Nolot qui rafle la mise, juste devant Alexia Fancelli et Anaïs Mai Desjardins. Au classement Junior c’est Mickael Regibier qui s’impose chez les Garçons et Heloise Pegourié chez les Filles.

 

Benoit Gomez vainqueur en Twin-Tip (32 inscrits) 

Même topo en TT : Benoît Gomez, qui a une nouvelle fois survolé les débats aujourd’hui, inscrit son nom au palmarès de l’étape 2020 de La Grande-Motte. « C’était assez musclé. Aujourd’hui, il y avait de l’air et un peu plus de vagues qu’hier, du coup j’ai navigué un peu plus toilé. La houle n’est pas rentrée dans le même sens. Les conditions étaient vraiment top. J’ai gagné toutes les manches. Je suis tombé sur la dernière mais j’ai réussi à rattraper mon retard donc c’était cool. J’ai fait pas mal de manches devant Alex (Caizergues). Je suis content. On va se retrouver à Hyères pour essayer de se battre sur le même support », lance le rider arcachonnais. 5e au classement général, Poema Newland s’impose quant à elle chez les filles.

 

Alex Caizergues sans surprise en planche directionnelle (12 inscrits) 

Vainqueur des 11 manches du week-end en planche directionnelle, « une clean sheet comme disent les Anglais », Alex Caizergues a remporté sans surprise l’étape de La Grande-Motte pour la 2e année consécutive. « C’est super satisfaisant. On a eu de super belles conditions une fois de plus. L’an dernier, on avait eu du marin. Là, on a eu trois jours de ouest-nord-ouest. C’était un peu plus frais mais top », se félicite le quadruple recordman du monde de vitesse en kiteboard. « On a pu disputer de nombreuses courses avec beaucoup de monde à l’eau vu que la compétition s’est disputée à guichets fermés. Le tout dans une super belle ambiance, aussi bien sur l’eau qu’à terre ».

 
Une belle 3e étape de l’ENGIE KITE TOUR 2020 donc, qui devrait rester longtemps dans les mémoires. Maintenant, place à la grande finale qui aura lieu à Hyères du 9 au 11 octobre prochains !

 

Les podiums de la 3e étape de l’ENGIE KITE TOUR 

Kitefoil après 13 coures, (10 retenues) 
Theo de Ramecourt, 13 points 

Mario Calbucci, 22 points 

Axel Mazella, 24 points

 
Twin-Tip après 10 courses (8 retenues) 

Benoît Gomez, 8 points 

Simon Leprevost, 17 points 

Faodren Le Coq, 21 points

 
Planche directionnelle après 10 courses (8 retenues) 

Alex Caizergues, 8 points 

Sylvain Maurin, 22 points 

Olivier Sigaud, 26 points

Source : M Mermod 

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Thomas Ruyant et la V2 des foils de LinkedOut à l'entrainement, "Notre seconde version nous fait gagner en stabilité"

 

Le stage d’entrainement organisé au large de Port La Forêt la semaine passée pour un certain nombre de voiliers de la Classe Imoca a été, pour Thomas Ruyant et son équipe de TR Racing, l'occasion de tester dans des conditions de vent et de mer variées, la version deux des foils destinés à équiper LinkedOut durant le Vendée Globe. Thomas Ruyant, en faux solo, accompagné de son média man Pierre Bouras et d’Antoine Koch, concepteur avec le cabinet de Guillaume Verdier de ces nouveaux appendices porteurs, a, en quelques jours, franchi un nouveau palier dans la fiabilisation et la stabilisation de sa navigation en mode « volant ». LinkedOut démarre plus tôt son mode « aérien », le conserve plus longtemps et ceci, dans les « ranges » de vent majoritairement attendu autour de la planète. Le plan Verdier lancé en 2019 poursuit sur un tempo élevé son optimisation. 


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Crédit : P Bouras


Stabilité, le maitre mot ! 

« Nos nouveaux foils dénommés V.2 sont plus longs, plus épais mais aussi plus simples à construire que la première version » explique Antoine Koch, ingénieur naval, navigateur, impliqué au sein de TR Racing dans le développement des voiles et des appendices. « Ce deuxième jeu de foils était programmé dès le départ, car l’importance de ces appendices porteurs sur les Imoca dernière génération est telle, qu’il est inconcevable de ne pas disposer d’un jeu de rechange. Et quitte à construire un second jeu, autant l’optimiser en gommant les faiblesses de la version 1. Cette première version était performante à certains moments, mais « décrochait » beaucoup, c’est à dire que le bateau devenait instable, sujet à des arrêts buffets dans les vagues, créant un niveau d’exigence et d’inconfort difficile à supporter dans la durée. Notre seconde version nous fait incontestablement gagner en stabilité."

 

Un test grandeur nature 

Durant un peu plus de 48 heures, LinkedOut a pu de nouveau se confronter au meilleur de la concurrence, dans des conditions de vent soutenues et variées, idéales pour pousser les tests d’efficacité des nouveaux foils du voilier aux couleurs de la course au changement. « On décolle beaucoup plus tôt qu’auparavant, et que beaucoup de nos concurrents directs » poursuit Antoine. "Par 15 à 20 noeuds de vent, sur mer plate, l’effet turbo est phénoménal. Le bateau s’est montré ultra rapide aux allures de reaching, par 15 à 25 noeuds de vent. Thomas a parfaitement géré la prise en main des foils, avec calme et méthode. Ses trajectoires étaient limpides et sa stratégie excellente. Nous avons pu naviguer dans des conditions nouvelles pour le bateau, jusqu’à 45 noeuds de vent au portant. Cette brise très instable en force, qui chutait parfois à moins de 15 noeuds, a rendu difficile de trouver la bonne combinaison de voiles. Mais ce fut très instructif et en découvrant le bateau dans ces conditions soutenues, on a identifié quelques points d’amélioration au niveau du jeu de voile."

 

Des choix d’attaquants ! 

En résumé, LinkedOut n’est pas devenu plus confortable. Il tape encore beaucoup mais son vol est plus linéaire, plus stable, avec beaucoup moins de décrochage et donc une vitesse moyenne élevée que l’on conserve plus longtemps. Idéal pour les longues distances. "La difficulté, mais elle est commune à tous les foilers, c’est de lever le pied, de ralentir pour aller dormir. » précise Antoine. « Il va falloir s’habituer à vivre longtemps à très haute vitesse. Je pense là à la descente de l’Atlantique, qui sera cruciale durant ce Vendée Globe. Grâce à nos choix pertinents de voile, LinkedOut est performant à toutes les allures, sauf peut-être dans le tout petit temps où nos foils et notre large carène nous pénaliseront. Mais sur un Vendée Globe, c’est une configuration rarement rencontrée. Ce n’est de toute façon ni le temps du bateau, ni celui de Thomas, Ministe dans l’âme et dingue de vitesse. Nous avons fait des choix d’attaquants ! Enfin, nous avons fait un gros travail sur la fiabilisation des systèmes électroniques et informatiques embarqués. Les chocs, l’humidité permanente, les vibrations, la vitesse sont des paramètres à maitriser. Mais cela est vrai pour tous les bateaux."

 Source : TB Press

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Que retenir de La Solitaire du Figaro ?

La Solitaire du Figaro 2020 a couronné Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), désormais membre du cercle fermé des triples vainqueurs. Tip & Shaft dresse le bilan de cette 51e, à l’aide de plusieurs experts : Gildas Morvan, 22 Solitaires au compteur, Corentin Douguet, contraint à l’abandon à cause d’une blessure au dos après deux étapes, Christian Le Pape, patron du pôle Finistère course au large, Tanguy Leglatin, entraîneur du groupe de Lorient, Etienne Saïz, son alter ego du Team Vendée Formation, et l’Irlandais Marcus Hutchinson, créateur du Vivi Trophy récompensant le meilleur étranger de la Solitaire.

En remportant la 51e édition, Armel Le Cléac’h intègre le cercle fermé des triples vainqueurs de la Solitaire du Figaro, une victoire saluée par tous, à l’instar de Christian Le Pape : « Il a été solide mentalement, ça prouve que la Solitaire, ça se joue aussi au mental, on l’avait déjà vu avec Mich (Michel Desjoyeaux) quand il était revenu gagner sa troisième étoile en 2007 et qui avait joué un peu comme ça. Armel a prouvé à tout le monde, y compris à son partenaire, que c’était le taulier. »

Marcus Hutchinson ajoute : « Grâce à son énorme expérience, Armel a une confiance qui lui donne suffisamment de certitudes dans ses prises de décision. Les options qu’il a tentées sur les deux premières étapes n’étaient pas des coups pour lui, c’étaient des évidences. » Pour Gildas Morvan, le skipper de Banque Populaire avait bien préparé son affaire : « Il a su analyser ce qui lui avait manqué l’année dernière, il a beaucoup travaillé, en naviguant un peu dans son coin pour essayer différentes configurations de voiles. Et sur l’eau, il a été agressif par moments, opportuniste quand il le fallait. »

SAM GOODCHILD ET XAVIER MACAIRE PAS RÉCOMPENSÉS

A cela s’est ajoutée une dose de réussite sur la troisième étape qui lui a permis d’effacer un débours de 16 milles au passage des îles anglo-normandes sur la tête de course. Ce qui fait dire à Corentin Douguet : « En Bretagne Nord, il est au fond du car, il joue un premier petit coup en mer d’Iroise qui le fait revenir, ensuite, le fait de ne pas être devant quand la flotte rentre entre Belle-Ile et Quiberon lui permet de réagir quand il voit Yann (Eliès) et Sam (Goodchild) s’arrêter complètement. Avec d’autres, il envoie alors le spi pour glisser le long de Belle-Ile, ce qui le sauve au final. On ne gagne pas la Solitaire trois fois par hasard, mais il a été moins dominateur qu’il ne l’avait été en 2010, j’ai trouvé que d’autres avaient été plus impressionnants. »

Etienne Saïz partage l’analyse du skipper de NF Habitat : « Ce n’est ni un hold-up ni un vol, mais, pour moi, il y avait des mecs meilleurs que lui cette année« . Et l’entraîneur du Team Vendée Formation de citer Xavier Macaire et Sam Goodchild qui, pour la plupart de nos experts, méritaient beaucoup mieux que leurs 11e et 17e places respectives au général. Corentin Douguet confirme : « Sam fait deux premières étapes très propres (9e et 2e) et sur la troisième, c’est le patron : de Dieppe à Belle-Ile, son plus mauvais pointage, ça doit être troisième… Quand tu vois l’étape de psychopathe que c’est, il faut vraiment être solide pour arriver à faire 400 milles dans les trois premiers. Ça part ensuite en cacahuète sur les 30 derniers milles, mais je trouve que sur l’ensemble de la Solitaire, il a été le plus homogène en termes de stratégie, de vitesse, et de placement, avec Xavier. »

Un Xavier Macaire dont Etienne Saïz, qui l’entraîne à Saint-Gilles Croix-de-Vie, dit : « Autant il avait parfois fait des bêtises, autant, là, il a bien navigué en régnant aux avant-postes. Après, peut-être qu’il a été un peu trop à la régulière, en mode Figaro 2, et qu’il fallait davantage sortir du paquet. Mais vu qu’il avait la vitesse, il ne voyait pas trop l’intérêt d’aller prendre des risques. » Pour Christian Le Pape, le parcours atypique de la 51e édition a aussi eu son importance dans le résultat final : « Les passages à niveau ont été assez épuisants, je ne suis pas fan de ce format qui ne met pas toujours en évidence le travail et le niveau. »

TOM LAPERCHE PAS LOIN DE LA VICTOIRE

Cela a en revanche offert des rebondissements en cascade. Comme celui qui a permis à Frédéric Duthil, après avoir compté 20 milles de retard sur le leader, de remporter la troisième étape – grâce à une option sous Belle-Ile que, de son propre aveu, il n’aurait pas tentée s’il avait été dans le paquet de tête. Et de finir dauphin d’Armel Le Cléac’h au général, alors qu’il arrivait sur la course sans quasiment aucune préparation. Un hold-up ? « Je l’ai rarement vu aussi mal naviguer pendant les 400 premiers milles de l’étape, je lui ai d’ailleurs dit, et au final, il touche le jackpot. Il a eu un peu de réussite, mais c’est son quatrième podium sur la Solitaire, ça ne tombe pas du ciel non plus« , répond Corentin Douguet.

Pour Gildas Morvan, « la Solitaire, ce n’est jamais la loterie », l’ancien skipper de Cercle Vert rappelle : « Fred a remporté le Tour de Bretagne l’année dernière avec Alexis Loison, une course référence… C’est un super barreur et régleur, il est maître-voilier, il n’arrête pas de naviguer sur différents supports, sa deuxième place est méritée. »

Comme l’est, aux yeux de tous, la médaille de bronze de Tom Laperche qui a su assumer son statut de prétendant au podium. Pour Marcus Hutchinson, « Tom est un petit phénomène qui bénéficie d’un environnement favorable, entre sa famille et le pôle, je pense aussi que le binôme qu’il forme depuis deux ans avec Loïs l’a tiré vers le haut, j’ai d’ailleurs trouvé très bien qu’il en ait parlé lors de la remise des prix, ça montre aussi sa maturité. »

Corentin Douguet ajoute : « Je ne serais pas étonné de le voir gagner une étape dans un an et la Solitaire dans deux, il faudra peut-être qu’il soit un poil plus incisif en stratégie pour aller chercher le titre. » Ce que confirme Christian Le Pape : « Cette année, son objectif était clair : il voulait jouer placé. Il y a des coups qu’il sentait mais qu’il n’a pas tentés parce qu’ils comportaient une prise de risque. Maintenant, pour jouer la victoire, il faudra peut-être faire des choix un peu plus affirmés. »

KEVIN BLOCH, « UN PROFIL À LA ANTOINE KOCH »

Derrière le trio de tête, la bonne surprise vient de Tom Dolan, premier étranger et 5e au général, après deux premières participations décevantes (31e et 32e). Ce qui a changé ? « Le mental. J’ai vu un psychothérapeute qui m’a aidé à travailler sur la confiance en moi. C’est un des aspects les plus importants de ce sport », nous répond l’Irlandais. Tanguy Leglatin, qui l’entraîne, dit de lui : « Ses résultats n’étaient pas à la hauteur de ce qu’il pouvait montrer, toutes les discussions plus orientées sur le mental et la gestion de projet lui ont permis de mieux exploiter ses qualités. »

Une confiance dont a également fait preuve sur la dernière étape Kevin Bloch, 5e à Saint-Nazaire, ce qui a permis au skipper de Team Vendée Formation de terminer 12e au général et de remporter, à 25 ans, le classement des bizuths – la troisième victoire en quatre ans pour le pôle vendéen. Une surprise ? « Pas vraiment, répond Tanguy Leglatin. Il avait fait une super Mini-Transat en Pogo 2, c’est un petit jeune avec une tête bien faite, au fonctionnement atypique, avec pas mal de détachement par rapport à la compétition. » 

Christian Le Pape rappelle quant à lui que Kevin Bloch avait terminé troisième de la dernière sélection Bretagne CMB Espoir remportée par Tom Laperche, ajoutant : « C’est un joueur d’échecs, à l’aise dans le petit temps. » Ce que confirme son entraîneur Etienne Saïz : « Je l’avais recruté pour la manière dont il analysait les plans d’eau. Je m’étais dit qu’avec le Figaro 3, il fallait plutôt des mecs qui passent du temps à la stratégie que des excellents barreurs qui font avancer vite un bateau. » La suite pour le jeune ingénieur ? « Il n’exclut pas de revenir, mais il veut travailler dans un bureau d’études, je le vois plus comme un profil à la Antoine Koch, un mec bon sur l’eau et bon derrière les ordis. »

La Loire-Atlantique sera jusqu’en 2026 le lieu d’arrivée et de départ de la Solitaire du Figaro. Un partenariat dévoilé lundi par l’organisateur OC Sport Pen Duick et le président du conseil départemental, Philippe Grosvalet. Joint par Tip & Shaft, ce dernier en explique les raisons : « Nous sommes un territoire sur lequel la voile a son importance et nous souhaitons affirmer notre caractère maritime or nous n’avions pas de grande course attachée à notre territoire. » L’investissement du département ? « Aujourd’hui, je ne peux pas vous le dire, le département sera le partenaire majeur donc avec le financement le plus important, accompagné de la région Pays de la Loire, qui a donné un accord de principe pour un financement annuel, et les communes et inter-communalités pour les départs et les arrivées. » De son côté, Joseph Bizard, nouveau directeur général d’OC Sport Pen Duick (son interview complète sur tipandshaft.com), précise : « Ce nouveau dispositif nous permet de proposer une offre de partenariat-titre environ 30 ou 40% moins chère par rapport aux années précédentes, aux alentours de 600 000-700 000 euros. »

Photo : Alexis Courcoux/La Solitaire du Figaro

L’article Que retenir de La Solitaire du Figaro ? est apparu en premier sur Tip & Shaft.

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Une 42ème édition unique et fantastique

Reporté au mois de septembre alors qu’il se déroule traditionnellement le week-end de Pâques, le Spi Ouest-France Destination Morbihan 2020 avait une saveur toute particulière pour les 330 équipages présents. « On avait tous le syndrome du cheval enfermé dans son box ! » plaisante Alexis, équipier à bord d’un JPK 10.10, de retour à terre ce dimanche. Dans les yeux des 1 700 navigateurs et navigatrices se dégagent ce soir toute la magie d’un Spi qui a su exister malgré la crise sanitaire : 88 régates courues, de la grosse brise, du vent léger, des ciels sublimes, d’incroyables figures de styles… Du grand, du très grand Spi Ouest-France qui révèle un niveau de jeu de plus en plus élevé et toujours un heureux mélange d’amateurs et de professionnels décidément accros à cet évènement incontournable dans le calendrier des régates européennes.

Rond Département du Morbihan

J/80 : ASPTT Nantes vainqueur des 37 monotypes !

37 inscrits et des matches à tous les étages comme d’habitude en J/80. Cette série monotype démontre à chaque fois la grande homogénéité des équipages qui bien souvent connaissent par cœur leur bateau et les petits secrets d’une belle manœuvre. Il fallait être bon surtout dans ces conditions brusques et très variables. Simon Moriceau et son équipage remportent donc cette 42ème édition du Spi devant Elite Ecole Navale et Navigatlantique de Anne Phelipon.

J/70 : Les Rochelais intraitables

Avec 4 victoires de manche sur 6, le J/70 Pierre Ocean skippé par Hervé Leduc fut difficile à battre quelles que soient les conditions. L’équipage de La Rochelle a su parfaitement maîtriser la flotte des 13 monotypes devant Sage Engineering Sailing Team de Damian Michelier et Virtual Regatta de Philippe Guigné qui termine sur la troisième marche du podium.

Open 5.70 : Roulez jeunesse

Difficile de battre Titouan Giannantoni et son jeune équipage de Paimpolais : 4 victoires de course sur 6 courues, une maîtrise parfaite du bolide même dans le vent tonique et imprévisible. Ils étaient 22 à courir derrière eux, 22 équipages diablement motivés et visiblement heureux de participer au Spi Ouest-France Destination Morbihan, comme s’ils entraient dans la cour des grands. 2ème à 10 points, Emilien Polaert et ses équipiers sur Cercle de Voile de Saint-Aubin-Elbeuf devancent de deux petits points les Nantais skippés par Louis Liegey. Pour la catégorie des Open 5.70, le Spi Ouest-France Destination Morbihan représentait également le championnat de France de la série : CRAS Nautique Paimpol est donc champion de France !

Rond Région Bretagne

ETF 26 : Billy Besson sur Ethik, loin, très loin devant…

Si les 6 équipages en ETF 26 n’ont pas pu naviguer vendredi pour cause de grosse brise, 8 courses ont été lancées et pas des moindres ! Car sur ces petits catamarans à foils, la concentration et l’agilité demeurent de précieuses alliées. A ce petit jeu complètement fou, Billy Besson, quadruple champion du monde de Nacra 17, et ses équipiers Matthieu Vandame et François Morvan, remportent toutes les courses haut la main devant Jean-Pierre Dick, 2ème et Jean-Christophe Mourniac, 3ème.

Rond Voiles et Voiliers

Open 7.50 : O’Tomate roi de la glisse

Pas de régate vendredi non plus pour ces surpuissantes luges dotées d’immenses spis asymétriques, mais un week-end de franches bagarres sur l’eau pour les 5 équipages présents. Un joli duel s’est déroulé tout au long des 7 courses courues entre O’Tomate skippé par Matthieu Leys et Le Kermancy-Open Bar mené par Sébastien Thétiot. O’Tomate l’emporte d’une courte tête !

Mach 6.50 : Et de deux pour Paul Cloarec sur L’Ankou !

7 Mach 6.50 se disputaient le graal, 7 grands habitués de ce support de glisse diablement exigeant surtout dans la brise. L’équipage de Carantec de Paul Cloarec sur L’Ankou remettait son titre en jeu devant deux bateaux trinitains, ceux de Manu Guédon et de Mathieu Jones. Au final, L’Ankou l’emporte d’un seul petit point devant Alternative Sailing.

Diam 24 OD : Des Havrais en grande forme

Il fallait avoir le nez creux pour choisir le bon côté du plan d’eau, l’expérience pour se sortir des enroulements de bouées parfois rocambolesques et le physique pour tenir la cadence infernale des 7 parcours lancés aux 22 équipages ! Au final, après trois victoires de manches, Guillaume Pirouelle et ses équipiers havrais sortent grands vainqueurs de ce 42ème Spi Ouest-France Destination Morbihan devant Matthieu Souben (Extreme team Morbihan Mille Nautique) et Solune Robert (Golfe du Morbihan). A noter un fort vent de jeunesse dans cette catégorie reine du Spi, de plus en plus plébiscitée par les amateurs éclairés de tout l’hexagone.

Rond Saint James

IRC A et B : Racing Bee 2 et Tiger vainqueurs incontestés !

Ils ont mené le bal de bout en bout, contrôlé chacune des flottes des 23 (IRC A) et 22 (IRC B) équipages. Racing Bee 2, le JPK 10.10 cherbourgeois et Tiger, le Mmw33 de Anne Quentin n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires en leur infligeant un écart de plus de 10 points au classement général. Une fessée comme on dit dans le jargon !

Osiris B et C : un classement très serré

Il y a égalité de points en Osiris B entre le First 32S5 de Nicolas Troquer (Aquarius II) et le Sun Fast 32 GTE (Groupe Pr) de Nicolas Le Coz ! Aquarius II l’emporte au final ayant gagné la dernière course, c’est dire si les 5 régates ont été disputées. En Osiris C, c’est le J24 Jeronimo du Crouesty qui sort grand vainqueur du match avec le Surprise Q Souezhadenn basé dans le golfe du Morbihan. Les locaux ont été à la fête en baie de Quiberon connaissant parfaitement les petits coups à jouer…

Grand Surprise : Les Normands à la régulière

Quelle flotte que celle des Grand Surprise ! 33 équipages ont joué des coudes trois jours durant sur des régates ultra serrées dont personne ne pouvait prédire le podium encore ce matin. Au final, ce sont deux équipages de Saint-Aubin-les-Elbeuf qui l’emportent. Victoire donc pour Les Artistes Peintres skippé par Antoine de Vallavieille et deuxième place pour Rouen Port Maritime de Paul Hebert. Les deux équipages féminins représentantes du corps médical, qui découvraient le Spi Ouest-France Destination Morbihan à bord de MACSF Horizon Mixité, terminent aux 15ème et 26ème place.

First 31.7 : des amateurs bien éclairés

Ils étaient 11 inscrits et se sont livrés à de belles bagarres en baie de Quiberon. Ce matin au café, les deux équipages de tête étaient à égalité de points. Autant dire que sur le dernier grand parcours banane, le match fut grandiose entre City’Zen Remorque Center et Le Bistrot du Marin. Ce dernier n’a rien pu faire contre l’équipage brestois surmotivé, et rétrograde au pied du podium. City’Zen l’emporte donc… Gageons que la revanche aura lieu sur le Spi 2021 !

Rond Breizh Cola

Osiris A : Le Sun Fast 3200 Haka sur la plus haute marche du podium

L’équipage du pays des Abers remporte haut la main ce 42ème Spi devant le J105 Passiflore de Charles Gury du yacht Club de Crouesty. Les Baulois sur le X442 Ster Wenn 5 skippé par Pierre Sallenave sont troisièmes. Haka signe une belle victoire en terminant largement devant ses concurrents avec 12 points d’écart sur le 2ème et 13 points sur le 3ème.

IRC Double : Les lauriers pour Ozon/Pouligny sur leur Sun Fast 3300 Sapristi

Il y a eu du sport dans la catégorie qui comptait le plus grand nombre d’inscrits. 61 tandems sur des bateaux pointus et techniques, des skippers de renoms ou non, mais surtout des marins qui connaissent parfaitement leur monture et la musique de la régate. Le menu fut pour le moins complet et pimenté sur cette 42eme édition du Spi avec des parcours côtiers à gérer entre grands bords de portant, manœuvres à raser les cailloux, et beaucoup de tactique. Alexandre Ozon et Cédric Pouligny l’emportent donc devant les très bons Jean-Pierre Kelber et Fred Duthil sur leur JPK 10.30 Léon. Le Sun Fast 3200 rochelais Whatelse termine sur la troisième marche du podium. Sapristi s’est vu également remettre le trophée du Spi Ouest-France Destination Morbihan 2020 qui récompense l’équipage qui a remporté le plus de manches dans sa catégorie eu égard au nombre d’inscrits. Un trophée qui sera remis en jeu l’an prochain !

Multi 2000 : Guyader (TS 5) impérial !

Sur les 18 bateaux au départ vendredi, il y a eu un peu de grabuge dans la flotte des multicoques habitables. Il faut dire que la première journée très musclées (25 à plus de 30 nœuds de nord-ouest) a vu un chavirage (Glomérule, Tricat 30) et des équipages qui ont préféré jouer la prudence en rentrant au port. Sur le TS 5 Guyader, les manches se sont enchaînées avec grande maîtrise : 3 parcours, 3 victoires ! Acapella et Tiger 6 complètent le podium.

Class40 : Un fauteuil pour deux

Sur les 5 équipages, deux étaient sur le papier susceptibles de l’emporter. Deux Class40 de dernière génération dont un fraîchement mis à l’eau : Lamotte Modul Création de Luke Berry et et Leclerc Ville La Grand d’Olivier Magre. Au jeu du chat et de la souris, c’est Luke et son équipage qui s’offrent deux victoires de manches.

Rendez-vous du 1er au 5 avril 2021 pour la 43ème édition du Spi Ouest-France Destination Morbihan.

Ils ont dit

Philippe Joubin, directeur du Spi Ouest-France Destination Morbihan

« Nous nous sommes vraiment battus avec Ouest-France, la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer et Christophe Gaumont de la Fédération Française de Voile pour maintenir le Spi Ouest-France Destination Morbihan. Nous n’avions qu’une seule ambition : assurer des régates. Ensuite, pouvoir organiser un village, c’était un peu la cerise sur le gâteau en cette période de crise sanitaire. Il y avait une grosse frustration de la part des coureurs, et aujourd’hui nous sommes super contents d’avoir eu 330 bateaux ! Ce fut Spi exceptionnel, le niveau des régates était incroyable, d’un très bon niveau. Le comité de course a tout mis en œuvre pour envoyer un maximum de manches malgré les conditions toniques de vendredi et le blocage des pêcheurs samedi matin. La prochaine édition se tiendra du 1er au 5 avril 2021. On espère que la crise de la COVID sera dernière nous et que nous pourrons donner encore plus de dimension au Spi à terre. Nous allons également essayer d’intégrer de nouvelles catégories de bateaux. Il ne faut pas qu’on s’endorme, il évoluer en même temps que la voile évolue ! »

Paul Meilhat, Domino’s 4 Vents Cup, Half Tonner, IRC B

« Nous sommes un bon équipage de copains, et ce fut un plaisir de naviguer après cette année pas drôle du tout. J’adore le Spi, j’en ai fait beaucoup, mon premier quand j’avais dix en Figaro 1, ensuite sur Diam 24, M34… Pour le moi le Spi, c’est les retrouvailles avec le milieu de la voile, et cette année cela prenait encore plus de sens. C’est la fête de l’habitable, c’est populaire, il y a de l’échange. Notre bateau est un half tonner, il a le même âge que moi ! Il a été construit en 1983, on l’a acheté il y a dix-sept ans avec des copains. »

Alexis Vaganet, Papillon, JPK 10.10, IRC B

« C’était incroyable ! Ces trois jours ont paru une semaine. Il y a eu des lumières hallucinantes. Nous étions un peu en arrière de la flotte alors on avait le privilège de voir les flottes. Il y a eu de la tactique, de la gestion des cailloux sur les parcours côtiers, c’était de superbes moments. La voile est quand même une communauté incroyable, et il faut dire qu’on avait tous le syndrome du cheval dans son box ! On était trop contents de se retrouver et de régater tous ensemble. »

Jean-Luc Van den Heede, Matmut 2, Osiris habitable

« On a explosé notre génois. C’est le problème quand il y a du vent, tout ce qui est fragile casse. Ouh la la ! Le nombre de Spi Ouest-France ? Une bonne quinzaine et sur plein de supports différents. C’est une régate très sympa parce qu’il y a plein de bateaux, c’est une ambiance que j’aime. Je n’aime pas que les grandes régates en solitaire, j’adore l’équipage. Là, c’est un équipage de très bons copains qui régatent avec moi aux Sables d’Olonne. Tout le monde est content surtout cette année de se retrouver tous ensemble sur le même plan d’eau. Je ne regrette pas d’être venu et on repart tout de suite aux Sables d’Olonne, on rentre de nuit ! »

Boris Rohou, Pludpolemic, Open 5.70

« Cela fait du bien une grosse régate comme ça, surtout qu’on a eu des conditions exceptionnelles, avec beaucoup de vent. Sur ces petits bateaux, c’est technique, très intéressant. On vient de Socoa au Pays basque et c’est super de naviguer avec du monde, de se frotter à la concurrence. Nous terminons 7e au classement général, et nous sommes vraiment contents. »

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