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L'actualité voile d'AGP Course au large

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Le Tour de Belle Ile pour Alain Gautier et Sensation Ocean, Idec Sport et Actual Leader sur le podium - Classement

Les 366 bateaux engagés sur le Tour de Belle Ile ont pris le départ de la 11ème édition ce samedi à 10h avec 3-5 petits noeuds de vent sur zone. Après 4h53 de course, Alain Gautier et son Orma 60 s'est imposé à 14h53 devant les deux Ultimes Idec Sport et Actual Leader.  Résultat, une quatrième victoire pour Alain Gautier et ses hommes sur le grand Tour de Belle Ile.

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Crédit : E Allaire (archives)

Un bateau taillé pour le Tour de Belle Ile

"Clairement dans ce genre de conditions, un 60 pieds Orma l'emporte. Le bateau est parfait pour le Tour de Belle Ile !" racontait Alain Gautier à son arrivée.

Mis à l'eau lundi, Actual Leader participait déjà à sa première course. Le nouvel Ultim d'Yves Le Blevec a bataillé avec Idec Sport, vainqueur de la dernière Route du Rhum. "On n'a pas ménagé notre peine à bord de notre Ultim'. Pour un bateau mis à l'eau il y a 5 jours, ça navigue, ça va vite. On s'est bien bagarré avec Francis Joyon". 

"On a beaucoup joué avec Actual Leader et Sensation Océan. On a gardé l'espoir de rattraper Alain (Gautier) mais il a un bateau qui est au format du Tour du Belle Ile," estimait Francis Joyon au ponton trinitain.

Romain Attanasio s'impose en monocoque

Premier monocoque du TOUR DE BELLE-ILE 2019 : Romain Attanasio remporte le prix Michel Malinovsky sur son Imoca PURE. Accompagné de ses partenaires, le skipper a franchi la ligne d'arrivée à 16h39mn28s.

TOUR DE BELLE ILE GRAND TOUR - 42 milles

1 / Alain GAUTIER / TRIMARAN SENSATION OCéAN / 14:53:44 / Classe libre
2 / Francis JOYON / IDEC SPORT / 14:56:35 / Classe libre
3 / Yves LE BLEVEC / ACTUAL LEADER / 15:00:36 / Classe libre
4 / Pierre-Marie LEMER / LEMER PAX / 15:30:34 / Classe libre
5 / Thibaut VAUCHEL-CAMUS / SOLIDAIRES EN PELOTON ARSEP / 15:56:36 / Class Multi 50

PETIT TOUR - 37 milles

1 / Vincent BARNAUD / L OCCITANE / 14:34:40 / Classe libre
2 / Nicolas GILLIER / SINGALOC / 15:51:24 / Classe libre
3 / Matthieu LEYS / LE BAR TAB – QUALICONFORT / 15:53:00 / Class Open 7.50
4 / Xavier FLINOIS / CARAT / 16:06:02 / Diam 24
5 / Adrien KORNILOFF / PICCIOLA 6 / 16:10:13 / Diam 24
6 / Jerome OUTIN / MICMACH / 16:10:50 / Class 6.50

Source : ScanVoile

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La Normandy Channel Race s'élance demain de Caen, Chappellier, Duc et Riechers parmi les partants - Class40

Une quinzaine de Class40 s’élanceront dimanche à 15h30 en rade de Caen / Ouistreham dans un vent léger d’une dizaine de nœuds selon les prévisions. Aina Enfance et Avenir d’Aymeric Chappelier, second à la Route du Rhum 2018, accompagné de Pierre Brasseur, ancien vainqueur de l’épreuve, sera le duo à battre sur cette Normandy Channel Race. 


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Crédit : JM Liot

Quatre Class40 pour une victoire

Louis Duc et son Lift40 (n°150) à qui la victoire a échappé de 6’’ en 2018 ne sera pas en reste. Pablo Santurde et Pietro Luciani ( n°145) sur EÄRENDIL, double vainqueur de l’épreuve pour le premier, mettrait bien un troisième titre à son actif. Jörg Riechers, sur le n° 157 CAPE RACING YACHTS tout juste mis à l'eau, renouvellerait bien sa victoire de 2013 sur la course.

Normandy Channel Race 2019 - Les partants :

1 VOGUE AVCE UN CROHN - FRA 135 - PIERRE-LOUIS ATTWELL - CALLISTE ANTOINE
2 TALES II - FRA 123 - LOIC FEQUET - BENOIT CHAMPANHAC
3 FLEURY MICHON BIO - FRA 30 - MORGANE URSAULT POUPON
4 COLOMBRE XL - FRA 101 - CHARLES-LOUIS MOURRUAU - ESTELLE GRECK
5 ISKAREEN - GER 138 - SOENKE BRUHNS - ARNT BRUHNS
6 CAPE RACING YACHTS - RSA 157 - JöRG RIECHERS - CéDRIC CHATEAU
7 VOLVO - BEL 104 - JONAS GERCKENS - BENOIT HANTZPERG
8 BEIJAFLORE - FRA 154 - WILLIAM MATHELIN-MOREAUX - AMAURY FRANCOIS
9 KERHIS - FRA 131 - OLIVIER TAILLARD - PAUL GALLET
10 YODA - FRA 65 - FRANZ BOUVET - SYLVAIN MICHELET
11 SOS MéDITERRANéE - FRA 141 - PASCAL FRAVALO - GUILLAUME GOUMY
12 AINA ENFANCE ET AVENIR - FRA 151 - AYMERIC CHAPPELLIER - PIERRE BRASSEUR
13 A CHACUN SON EVEREST - FRA 115 - RENAUD COURBON - YVES COURBON
14 RÊVES - FRA 150 - LOUIS DUC - AURéLIEN DUCROZ
15 EDENRED - FRA 100 - EMMANUEL LE ROCH - LAURENT BEZELY
16 EÄRENDIL - FRA 145 - PIETRO LUCIANI PABLO - SANTURDE DEL ARCO
17 CRE\' ACTUEL - FRA 148 - BRIEUC MAISONNEUVE - ERIC VARIN

Source : NCR

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Vainqueur de la Bermudes 1000 Race, Sebastien Simon : "C'est dans la tête aussi que ça se joue" - Vidéo

Actual Leader à l'eau, Yves Le Blévec : "Nous nous sommes approprié le bateau dans ses moindres détails" - ITW

Le nouvel Ultim Actual Leader ( ancien Sodebo ) a été mis à l’eau ce lundi, à Lorient après 6 mois de chantier. Pas moins de 200 personnes...

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Mise à l’eau de Pen Duick !

Après 18 mois de travaux au chantier du Guip de Brest, Pen Duick, le premier bateau d’Eric Tabarly retrouvera son élément cet après midi à Lorient aux pieds de la Cité Tabarly. C’est une quatrième naissance pour ce bateau légendaire classé Monument Historique. Déjà sauvé à trois reprises par Eric Tabarly, cette fois, c’est sa femme, Jacqueline et sa fille, Marie, qui ont porté le projet de sa reconstruction au travers de l’association Pen Duick.

Une leçon d’histoire

Pen Duick n’est pas un bateau ordinaire, il fait partie du patrimoine et son histoire est intimement liée à celle d’Eric Tabarly qui, pour le plus grand nombre, fut un passeur de culture maritime, un acteur et un témoin de la transformation de la mer en espace d’aventures et de loisirs. Tabarly a réconcilié les différentes communautés maritimes, des régatiers de course au large, aux plaisanciers du dimanche, des gens de mer aux marins de l’État.

Les noms d’Eric Tabarly et de Pen Duick sont définitivement associés et font partie de la légende maritime française. Il n’en était pas le premier propriétaire, le cotre a été construit en Irlande en 1898 sous la plume du célèbre architecte naval écossais, William Fife, troisième du nom. Cet architecte est alors l’un des plus grands architectes navals de son époque.

Aujourd’hui encore, dans la mémoire collective, c’est toujours le tout premier Pen Duick d’Éric Tabarly qui demeure le voilier de référence. Il reste l’un des plus célèbres bateaux de plaisance français, reconnu au-delà des frontières de l’Hexagone. Pourtant il est ni grand ni impressionnant. Mais c’est bien l’élégance de sa robe bleue nuit (et non noire) et son gréement qui font qu’on le reconnaît immédiatement.

« Il faut savoir mémoire garder » confie Jacqueline Tabarly, « et c’est pour cela que je me bats. Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient. Pen Duick est une leçon d’histoire et c’est pour cela qu’il ne fallait pas le laisser mourir. A titre personnel, Pen Duick représente beaucoup de bonheur, mais aussi de chagrin puisque c’est de son bord qu’Eric est tombé et a perdu la vie. Mais il faut regarder vers l’avant et que ce bateau continue de naviguer ».

L’envol de la mésange

Pen Duick, petite mésange à tête noire, est donc restauré et renaît, tel un phénix, pour la quatrième fois. Le 18 mai, il retrouvera son élément. Le mois de mai, c’est aussi le moment choisi par les petites mésanges pour sortir du nid et prendre leur premier envol…

Il a fallu 18 mois et plus de 13 000 heures de travail aux équipes du chantier du Guip pour redonner vie à Pen Duick. Jacqueline Tabarly a confié la maîtrise d’œuvre générale à Arnaud Pennarun du chantier de Pors Moro, ami de longue date d’Eric Tabarly et de la famille. « Nous avons choisi de nous laisser guider par Eric, c’était le fil du chantier, son esprit, du début à la fin » explique Arnaud. « Nous avons refait, avec des matériaux modernes ce qu’il avait mis en œuvre en 1958 ».

« C’est plus qu’une rénovation, c’est presqu’une reconstruction » confie Yann Mauffret, responsable du Guip. « Mais l’on l’avons réalisée comme Eric l’aurait fait. Notre métier est d’une grande richesse, chaque fois, nous travaillons en lien avec l’histoire. Pen Duick est un bateau mythique, qui a relancé l’intérêt pour les bateaux classiques. Tabarly était d’une grande modernité, sans rien renier de l’histoire. Notre exigence était de redonner au bateau toute sa beauté ».

Demain, à Lorient, Pen Duick retrouvera la mer. Il faudra attendre mercredi pour qu’il la prenne. « J’attends avec impatience notre première sortie » souffle Marie Tabarly visiblement émue. «Je n’ai jamais été inquiète pour ce bateau, je ne m’en sens pas propriétaire, mais, comme d’autres avant moi, responsable et gardienne. Il a traversé deux guerres, il ne pouvait pas mourir. Il aurait peut être fallu des années pour le faire revivre, ce qui est merveilleux c’est d’avoir réussi à relever ce défi en quelques mois ».

Au chevet de Pen Duick

Pour mener à bien ce projet ambitieux, Jacqueline et Marie Tabarly ont créé l’association Pen Duick chargée d’assurer la gestion et de veiller à la bonne utilisation des fonds publics issus du classement de Pen Duick et des fonds privés générés par le financement participatif.

Le Ministère de la Culture, le Conseil Régional et le Département du Morbihan ont soutenu le projet à hauteur de 70% du budget. A ce jour, il manque encore 150 000 euros pour boucler les 700 000 euros du budget. Près de 700 particuliers ont apporté leurs contributions, quant aux entreprises, elles peuvent apporter leur aide au travers le mécénat d’entreprise et bénéficier ainsi d’une réduction fiscale.

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Team Réseau Ixio – Toulon Provence Méditerranée – un équipage déterminé

Team Réseau Ixio – Toulon Provence Méditerranée – un équipage déterminé

La saison d’avant Tour a bien profité au Team Réseau Ixio qui a non seulement bien progressé en remportant le GP Guyader mais aussi signé un nouveau partenaire pour deux saisons.

C’est en effet un partenaire historique qui rejoint le navire cette année, habitué du Tour de France à la Voile (aujourd’hui Tour Voile) depuis de nombreuses années, soutien d’excellence au profit de la victoire observée à maintes reprises, c’est bel et bien la Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM) qui embarque dans l’aventure aux côtés de Réseau Ixio – Développeurs de compétences pour ce Cru 2019. Une aubaine pour les garçons qui voient leur projet grandir et reçoivent le soutien nécessaire afin de pouvoir continuer d’évoluer dans les conditions les plus propices à la performance. En ce qui concerne les marins, deux d’entre eux ont déjà porté les couleurs de la métropole puisque Sandro Lacan (skipper) et Jules Bidegaray (régleur) naviguaient déjà en 2013 et 2014 sur le Tour de France à la Voile à bord du M34 TPM-Coych (monocoque de course au large) ainsi qu’en 2018 sur le GC32 Métropole Toulon Provence Méditerranée (catamaran à foil) lors de la GC32 TPM Med Cup.

Le trimaran monotype de 7m 25 appelé Diam 24 parcourra donc la France de Dunkerque à Nice en longeant la côte sous le nom de Team Réseau Ixio Toulon Provence Méditerranée ! Les adversaires n’ont qu’à bien se tenir.

On continue côté crèmerie avant de parler régate ; Réseau Ixio, partenaire principal du projet pour la deuxième année consécutive passe la vitesse supérieure dans le monde de la voile légère en devenant également partenaire et fournisseur officiel du Tour Voile. Pour rappel, Réseau Ixio – Développeurs de compétences propose des formations destinées aux différents acteurs des métiers du transport routier, de la logistique, des travaux publics, de la prévention et de la sécurité. Un cru 2019 délicieux on vous dit !

“On s’est mis dans le bain avec de supers départs et un bon jeu derrière !”

Côté régate, le Grand Prix Guyader s’est déroulé la semaine passée à Douranenez et on peut vous dire que les garçons n’ont pas chômé ! Dès le premier jour, ils ont joué aux avant-postes lors de cette étape plus qu’incontournable du Diam Tour series. Au terme d’une première journée composée de 5 manches (tout de même), c’est la fougue, que dis-je, la niaque sudiste, qui se positionne en leader avec deux manches gagnées, deux manches de 2 et une manche de 4. Rien de très confortable puisque c’est Beijaflore qui est dans le rétroviseur, pas trop loin d’ailleurs, car ils clôturent la journée à égalité de points. « Une super journée ventée ! On s’est bien mit dans le bain avec de supers départs et un bon jeu derrière ! On est dans le bon mode ! Plus qu’à continuer comme ça demain ! » déclare Sandro Lacan, skipper.

Dès lors la deuxième journée est plus difficile, la pression du classement prend plus de place, Beijaflore est en embuscade et n’a pas grand chose à perdre, les voilà rétrogradés à la deuxième place du Grand Prix après la seconde journée où ils signent dans l’ordre une 2ème, 3ème et 5ème place sur les trois courses du jour.

Le dernier jour de régate se joue différemment, les deux jours passés, on permis de dresser un classement représentatif après 8 courses qui a permis de dresser deux groupes, or et argent. Première partie de tableau en rond or, seconde partie en argent, c’est au sein de chacune que tout peut changer uniquement.
Cette fois-ci, ce sont nos développeurs de compétences qui sont dans le rétro de Beijaflore qui est en tête de la course et qui a tout à perdre, les garçons ont tout à gagner. Il faut quand même faire attention, la concurrence pousse juste derrière, la faute peut coûter cher ! Une longue journée permet de valider 5 courses supplémentaires dans 16-18 noeuds de vent. De quoi s’exprimer pleinement et dans la bonne humeur !

“Nous réussissons à tirer notre épingle du jeu en rond or et à remporter la victoire finale.”

Tim Mourniac, barreur, nous raconte la suite : « Une belle journée pour le Team Réseau Ixio. Nous avons attaqué sereinement ces 5 dernières manches, les 6 premiers étaient dans un mouchoir de poche ce matin ! Nous réussissons à tirer notre épingle du jeu en rond or et à remporter la victoire finale. Une grande satisfaction pour toute l’équipe ! Jules et Sandro ont su être solides et manœuvrer magnifiquement le bateau. Achille, en coach, nous a permis de rester constants et de garder un œil extérieur sur nos performances tout au long de la journée… Sans oublier notre super Olivier Gandon qui a préparé minutieusement notre machine comme il sait si bien le faire ! »
Beau travail d’équipe. Le rodage semble terminé, cette semaine c’est stage intensif à Brest avec les meilleurs bateaux de la flotte, maintenant que la machine est rodée, ils sont prêts à la débrider.

On soulignera au passage les superbes performances d’Achille Nebout (équipier du Team Réseau Ixio Toulon Provence Méditéranée) en solitaire à bord de son Figaro 3 lors de la Sardinha Cup et la Solo Maître Coq, à la fois beau et surprenant pour une première année sur le circuit Figaro Bénéteau.

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Huit femmes qui osent !

Les navigatrices ont toujours joué un rôle majeur dans l’histoire de la Mini-Transat et la 22e édition ne dérogera pas à la règle. Le 22 septembre prochain à La Rochelle, huit femmes s’élanceront pour traverser l’Atlantique en solo. Six Françaises, une Belge et une Russe qui participeront toutes pour la première fois à l’épreuve.

La féminisation de la voile passe beaucoup par la classe Mini. De grandes navigatrices ont lancé leur carrière en participant à la Mini-Transat la Boulangère, à l’instar d’Isabelle Autissier, de Catherine Chabaud, d’Ellen MacArthur, de Sam Davies… Plus récemment, d’autres femmes ont décroché de très beaux résultats sur cette épreuve initiatique : 2e place pour la Suissesse Justine Mettraux en 2013 (série), 2e place également pour Clarisse Crémer en 2017 (série). Parmi les cinq femmes qui préparent le Vendée Globe 2020-2021 (tour du monde en solitaire et sans escale), quatre ont déjà pris part à la Mini-Transat ! Il s’agit de Clarisse Crémer, Sam Davies, Pip Hare et Isabelle Joschke. Autant dire que la classe Mini est une très belle rampe de lancement … Une tendance qui a d’ailleurs séduit La Boulangère. L’entreprise qui est devenue partenaire titre de la course soutient le sport au féminin au travers ses différents partenariats.

Huit « bizuths » pour l’édition 2019

Il y a déjà une longue et belle histoire entre la Mini-Transat et les femmes. En 2017, dix étaient au départ. Cette année, elles pourraient être huit : une en proto et sept en série. Avec le 930, Marie Gendron, 27 ans, est donc la seule inscrite sur un prototype. L’an dernier, elle a notamment terminé 11e de la course Les Sables-Les Açores-Les Sables.

Cinq jeunes femmes sont inscrites en série. Très bien entourée, Amélie Grassi a notamment eu la chance d’embarquer l’immense Loïck Peyron sur son petit Mini baptisé Tyrion. Elle a déjà pris part à de nombreuses épreuves depuis l’an dernier avec des 2e places sur la Pornichet Select et la Mini Fastnet (avec Davy Beaudart), et une 7e place sur Les Sables-Les Açores-Les Sables. Amélie pourrait bien être l’une des favorites de la Mini-Transat La Boulangère 2019. Les autres inscrites sont la Belge Marie-Amélie Lénaerts, la Russe Irina Gracheva et les Françaises Anne Beaugé et Céline Sallés. Si elles auront bien entendu à cœur de performer, on peut néanmoins considérer qu’elles partent sur des projets où la dimension aventure prédomine. « Une sorte de curiosité me tire vers l’avant. J’ai toujours envie d’aller voir ailleurs, de pousser des portes, d’essayer des choses nouvelles. Ma principale motivation : vivre pleinement, apprendre à devenir un bon marin et sortir enrichie de cette expérience de vie », explique ainsi Marie-Amélie Lénaerts.

Deux navigatrices ne sont pas encore officiellement inscrites mais ont toutefois de très bonnes chances d’être au départ. Deuxième sur la liste d’attente, Axelle Pillain est tout proche du but. Quant à Violette Dorange, 18 ans seulement, elle n’est pas encore inscrite mais est actuellement en train d’effectuer son parcours de qualification de 1000 milles hors course ce qui lui permettra d’intégrer la liste d’attente.

Les huit femmes en lice pour la Mini-Transat La Boulangère 2019 :

En proto :

Marie Gendron (FRA/930) – 27 ans – 1ère participation

En série :

Irina Gracheva (RUS/579) – 35 ans – 1ère participation Amélie Grassi (FRA/944) – 25 ans – 1ère participation Marie-Amélie Lénaerts (BEL/833) – 32 ans – 1ère participation Céline Sallès (FRA/514) – 29 ans – 1ère participation Anne Beaugé (FRA/890) – 34 ans – 1ère participation Axelle Pillain (FRA/781) – 1ère participation (liste d’attente) Violette Dorange (FRA/955) – 18 ans – 1ère participation (non inscrite)

🎙 Elles/Ils ont dit :

Justine Mettraux, 2e de la Mini-Transat en 2013 (série) :

« J’ai fait du Mini 6.50 pendant deux ans et je garde un très beau souvenir de cette expérience, notamment la Mini-Transat 2013 qui a été ma toute première transatlantique en solitaire. Cette épreuve a aussi été un tournant dans ma carrière, elle m’a permis de mettre un pied dans le monde de la course au large. Mes bons résultats sur le circuit Mini ont constitué un déclic pour intégrer un équipage de la Volvo Ocean Race (le tour du monde en équipage avec escales). Le circuit Mini est très formateur, il permet d’acquérir de bonnes bases pour évoluer vers d’autres classes encore plus exigeantes. »

Isabelle Autissier :

« La Mini-Transat pour moi, cela a été le grand début de tout ! Je participe pour participer et à la fin, je suis sur le podium. J’ai adoré cela… alors j’ai continué. »

Marie-Amélie Lénaerts (BEL/833) :

« Une sorte de curiosité me tire vers l’avant. J’ai toujours envie d’aller voir ailleurs, de pousser des portes, d’essayer des choses nouvelles. Ma principale motivation pour la Mini-Transat La Boulangère : vivre pleinement, apprendre à devenir un bon marin et sortir enrichie de cette expérience de vie.”

LE MOT DE CHRISTOPHE AILLET

Christophe Aillet, Directeur Général de La Boulangère & Co :

« S’autoriser à pratiquer plus de sport, s’épanouir, accomplir des rêves ultimes… Voici les messages que nous portons à travers notre engagement dans le sport. Nous sommes admiratifs de ces femmes de tous les jours qui s’engagent dans cette course audacieuse. En plus d’être un sport pratiqué en communion avec la nature, la voile met les hommes et les femmes sur un même pied d’égalité. »

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Class40. La 10e Normandy Channel Race se prépare

Class40. La 10e Normandy Channel Race se prépare

Une quinzaine de Class40 s’élanceront dimanche prochain à 15H30 en rade de Caen / Ouistreham dans un vent léger d’une dizaine de nœuds selon les prévisions à ce jour.

Dans cette année de transition la Class40 est dans le cycle habituel qui caractérise les années suivant les Route du Rhum : fin de partenariats, renouvellement de propriétaires, départ vers d’autres circuits, bateaux en construction disponibles seulement fin de saison. Après sa démonstration de force en novembre dernier à Saint-Malo la flotte de Class40 se reconstitue avant une année 2020 qui devrait renouer avec des chiffres élevés de participation.

Il n’en reste pas moins que rien ne garantit que le Trophée de la Normandy Channel Race soit plus facile à ramener chez soi cette année. Quelques équipages « affamés » comptent bien mettre l’épreuve à leur palmarès : comme AINA ENFANCE ET AVENIR (n°148) d’Aymeric Chappelier, second à la Route du Rhum 2018, et Pierre Brasseur, ancien vainqueur de l’épreuve ; ou encore Louis Duc portant les couleurs du projet REVES ( n°150) à qui la victoire a échappé de 6’’ en 2018 ; ou Pablo Santurde et Pietro Luciani ( n°145) sur EÄRENDIL, double vainqueur de l’épreuve pour le premier, brillant skipper espagnol qui mettrait bien un troisième titre à son actif ; Jörg Riechers quant à lui sur le n° 157 CAPE RACING YACHTS vient de mettre à l’eau le Class40 le plus récent de la flotte et renouvellerait bien sa victoire de 2013 sur la course. Citons aussi le n° 154 BEIJAFLORE, une jeune équipe pleine de talents avec William Mathelin -Moreaux et Amaury François sur le bateau vainqueur de la dernière Route du Rhum. Et le skipper granvillais Brieuc Maisonneuve ne compte pas faire de la figuration sur le 148 CRE’ACTUEL habitué de l’épreuve et auteur en 2014 d’une très belle seconde place à quelques encablures du vainqueur Sébastien Rogues.

A noter aussi la dimension associative fortement présente cette année sur la course avec le n°135 VOGUE AVEC UN CHRONE (Pierre-Louis Atwell – Calliste Antoine ) , SOS MEDITERRANÉE ( N° 141 – Pascal Fravalo et Guillaume Goumy) , et les projets déjà cités REVES ( Louis Duc) et AINA ENFANCE ET AVENIR ( Aymeric Chappellier).Les marins partagent toutes les valeurs véhiculées par ces différents engagements.

Une animation à la hauteur de l’édition anniversaire des 10 ans
Toujours à la recherche du contact avec le public normand les collectivités partenaires et l’organisateur ont multiplié les animations pour cette 10ème édition. Le voilier 3 mâts Le Français arrivé depuis mardi 14 juin et ouvert aux visites et donne au bassin St Pierre un relief de rassemblement traditionnel avec tous les autres voiliers du Comité Régional du Patrimoine Normand.

Et pour honorer le bel anniversaire une grande première avec le tir d’un feu d’artifice samedi 18 mai vers 22H00 sur le bassin Saint-Pierre au centre de Caen ou une foule nombreuse est attendue pour partager avec les skippers ce moment avant le grand départ le lendemain ; et la descente en parade avec le Français en tête à compter de 10H30 dimanche au départ de Caen.

Un événement pérennisé jusqu’en 2022
A l’occasion de la conférence de presse de lancement de la manifestation tenue à Caen jeudi 16 mai les élus responsables des collectivités partenaires depuis l’origine (Ville de Caen – Agglomération Caen la mer – Département du Calvados – Région Normandie) ont réaffirmé leur soutien et le renouvellement pour 3 ans sur la période 2020-2022 des conventions de partenariat. Une continuité remarquable qui a permis de construire cette belle aventure commune avec l’organisateur Sirius Événements. La CCI Caen – Normandie et le Port de Caen / Ouistreham sont également depuis 2010 des appuis sans failles à la mise en place de l’opération sur le site de Caen.

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Mini Transat. Huit femmes qui osent

Mini Transat. Huit femmes qui osent

Les navigatrices ont toujours joué un rôle majeur dans l’histoire de la Mini-Transat et la 22e édition ne dérogera pas à la règle. Le 22 septembre prochain à La Rochelle, huit femmes s’élanceront pour traverser l’Atlantique en solo. Six Françaises, une Belge et une Russe qui participeront toutes pour la première fois à l’épreuve.

La féminisation de la voile passe beaucoup par la classe Mini. De grandes navigatrices ont lancé leur carrière en participant à la Mini-Transat la Boulangère, à l’instar d’Isabelle Autissier, de Catherine Chabaud, d’Ellen MacArthur, de Sam Davies… Plus récemment, d’autres femmes ont décroché de très beaux résultats sur cette épreuve initiatique : 2e place pour la Suissesse Justine Mettraux en 2013 (série), 2e place également pour Clarisse Crémer en 2017 (série). Parmi les cinq femmes qui préparent le Vendée Globe 2020-2021 (tour du monde en solitaire et sans escale), quatre ont déjà pris part à la Mini-Transat ! Il s’agit de Clarisse Crémer, Sam Davies, Pip Hare et Isabelle Joschke. Autant dire que la classe Mini est une très belle rampe de lancement … Une tendance qui a d’ailleurs séduit La Boulangère. L’entreprise qui est devenue partenaire titre de la course soutient le sport au féminin au travers ses différents partenariats.

Huit « bizuths » pour l’édition 2019

Il y a déjà une longue et belle histoire entre la Mini-Transat et les femmes. En 2017, dix étaient au départ. Cette année, elles pourraient être huit : une en proto et sept en série. Avec le 930, Marie Gendron, 27 ans, est donc la seule inscrite sur un prototype. L’an dernier, elle a notamment terminé 11e de la course Les Sables-Les Açores-Les Sables.

Cinq jeunes femmes sont inscrites en série. Très bien entourée, Amélie Grassi a notamment eu la chance d’embarquer l’immense Loïck Peyron sur son petit Mini baptisé Tyrion. Elle a déjà pris part à de nombreuses épreuves depuis l’an dernier avec des 2e places sur la Pornichet Select et la Mini Fastnet (avec Davy Beaudart), et une 7e place sur Les Sables-Les Açores-Les Sables. Amélie pourrait bien être l’une des favorites de la Mini-Transat La Boulangère 2019. Les autres inscrites sont la Belge Marie-Amélie Lénaerts, la Russe Irina Gracheva et les Françaises Anne Beaugé et Céline Sallés. Si elles auront bien entendu à cœur de performer, on peut néanmoins considérer qu’elles partent sur des projets où la dimension aventure prédomine. « Une sorte de curiosité me tire vers l’avant. J’ai toujours envie d’aller voir ailleurs, de pousser des portes, d’essayer des choses nouvelles. Ma principale motivation : vivre pleinement, apprendre à devenir un bon marin et sortir enrichie de cette expérience de vie », explique ainsi Marie-Amélie Lénaerts.

Deux navigatrices ne sont pas encore officiellement inscrites mais ont toutefois de très bonnes chances d’être au départ. Deuxième sur la liste d’attente, Axelle Pillain est tout proche du but. Quant à Violette Dorange, 18 ans seulement, elle n’est pas encore inscrite mais est actuellement en train d’effectuer son parcours de qualification de 1000 milles hors course ce qui lui permettra d’intégrer la liste d’attente.

Les huit femmes en lice pour la Mini-Transat La Boulangère 2019 :

En proto :
Marie Gendron (FRA/930) – 27 ans – 1ère participation

En série :
Irina Gracheva (RUS/579) – 35 ans – 1ère participation
Amélie Grassi (FRA/944) – 25 ans – 1ère participation
Marie-Amélie Lénaerts (BEL/833) – 32 ans – 1ère participation
Céline Sallès (FRA/514) – 29 ans – 1ère participation
Anne Beaugé (FRA/890) – 34 ans – 1ère participation
Axelle Pillain (FRA/781) – 1ère participation (liste d’attente)
Violette Dorange (FRA/955) – 18 ans – 1ère participation (non inscrite)

Elles/Ils ont dit :

Justine Mettraux, 2e de la Mini-Transat en 2013 (série) : « J’ai fait du Mini 6.50 pendant deux ans et je garde un très beau souvenir de cette expérience, notamment la Mini-Transat 2013 qui a été ma toute première transatlantique en solitaire. Cette épreuve a aussi été un tournant dans ma carrière, elle m’a permis de mettre un pied dans le monde de la course au large. Mes bons résultats sur le circuit Mini ont constitué un déclic pour intégrer un équipage de la Volvo Ocean Race (le tour du monde en équipage avec escales). Le circuit Mini est très formateur, il permet d’acquérir de bonnes bases pour évoluer vers d’autres classes encore plus exigeantes. »

Isabelle Autissier : « La Mini-Transat pour moi, cela a été le grand début de tout ! Je participe pour participer et à la fin, je suis sur le podium. J’ai adoré cela… alors j’ai continué. »

Marie-Amélie Lénaerts (BEL/833) : « Une sorte de curiosité me tire vers l’avant. J’ai toujours envie d’aller voir ailleurs, de pousser des portes, d’essayer des choses nouvelles. Ma principale motivation pour la Mini-Transat La Boulangère : vivre pleinement, apprendre à devenir un bon marin et sortir enrichie de cette expérience de vie.”

LE MOT DE CHRISTOPHE AILLET

Christophe Aillet, Directeur Général de La Boulangère & Co : « S’autoriser à pratiquer plus de sport, s’épanouir, accomplir des rêves ultimes… Voici les messages que nous portons à travers notre engagement dans le sport. Nous sommes admiratifs de ces femmes de tous les jours qui s’engagent dans cette course audacieuse. En plus d’être un sport pratiqué en communion avec la nature, la voile met les hommes et les femmes sur un même pied d’égalité. »

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Simon, Bestaven, Pedote : Podium de haut vol

Sébastien Simon a marqué les esprits pour sa première course en solitaire en IMOCA, remportant ce vendredi (à 10h34) la Bermudes 1000 Race Douarnenez – Brest après 7 jours, 17 heures et 34 minutes d’une course haletante, variée et enrichissante. Le match pour les deux places restantes sur le podium a été magnifique et quatre skippers sont arrivés à six minutes d’intervalle ! C’est finalement Yannick Bestaven qui s’est emparé de la 2e place, juste devant Giancarlo Pedote qui a lui-même devancé Sam Davies et Maxime Sorel d’un souffle. Fabrice Amedeo et Clément Giraud ont décroché respectivement les 7e et 8e places. Prochaines arrivées prévues à Brest : Arnaud Boissières, Stéphane Le Diraison, Manuel Cousin et Damien Seguin.

Sébastien Simon fait forte impression

C’est à 10h34 que Sébastien Simon (ARKEA PAPREC) a franchi la ligne d’arrivée de la Bermudes 1000 Race Douarnenez – Brest, jugée entre le sémaphore de la pointe Saint-Mathieu et celui de la pointe du Toulinguet (presqu’île de Crozon). Coup d’essai, coup de maître pour Sébastien qui a découvert son bateau il y a seulement trois mois et participait à sa toute première course en solitaire en IMOCA. Leader de bout en bout, le skipper d’ARKEA PAPREC rend une copie excellente et tirera profit de cette expérience de 2 000 milles pour son grand défi à venir : la prise en main de son futur IMOCA, dont la mise à l’eau est prévue cet été.

Quatre IMOCA à vue, Bestaven et Pedote arrachent leurs places sur le podium !

Un peu plus de 3 heures après l’arrivée de Sébastien Simon, un scénario à suspense s’est joué puisque quatre IMOCA se sont présentés quasiment bord à bord en approche de la ligne d’arrivée. Un finish incroyable après plus d’une semaine de course et 2 000 milles parcourus. Pour sa première épreuve à bord de son foiler aux couleurs de Maître CoQ, Yannick Bestaven s’est emparé d’une très jolie 2e place à 13h47. Puis, à 13h49, c’est l’Italien Giancarlo Pedote (Prysmian Group) qui a complété le podium, une excellente performance pour ce bizuth du solo en IMOCA.

2 minutes et 37 secondes : c’est ce qu’il a manqué à Sam Davies (Initiatives Cœur) pour terminer sur le podium. La navigatrice britannique peut toutefois se réjouir d’avoir testé et approuvé au grand large les nouveautés de son bateau, même si un petit souci de quille lui a empêché de défendre ses chances à 100 % (lire ci-dessous). Sam a été talonnée par Maxime Sorel (VandB – Sailing Together), arrivé 1 minutes et 23 secondes derrière elle ! En terminant dans le Top 5 et à la première place des non foilers, Maxime peut avoir le sourire. Longtemps très bien placé pour décrocher la 2e place, Boris Herrmann (Malizia-Yacht Club de Monaco) n’a pas pu défendre ses chances après avoir constaté, hier à la mi journée, un problème technique l’obligeant à lever le pied pour terminer. Le skipper allemand a finalement bouclé le parcours en 6e position.

Clément Giraud et Fabrice Amedeo également à bon port

La lutte pour la 7e place a également été très accrochée, jusqu’aux derniers instants. Fabrice Amedeo (Newrest-Art&Fenêtres) a pris le meilleur sur Clément Giraud, avec à peine deux minutes d’avance. Une belle pour ces deux coureurs : Fabrice a su se dépêtrer de soucis techniques tandis que Clément, l’un des six bizuths de l’IMOCA peut être fier de sa prestation. A 18h ce vendredi, il restait neuf concurrents en course. Les prochains attendus étaient Arnaud Boissières (La Mie Câline-Artipôle) et Stéphane Le Diraison (Time For Oceans) ce soir, puis Manuel Cousin (Groupe Sétin) et Damien Seguin (Groupe Apicil) la nuit prochaine.

Premières réactions des marins :

Sébastien Simon (ARKEA PAPREC) :

« Tout n’a pas été parfait mais en tous les cas, les trajectoires étaient super bien. J’ai fait quelques vracs quand même, et j’ai laissé beaucoup d’énergie. C’est une belle expérience. La régate a été étonnante : un coup, ça partait par devant et un coup ça revenait par derrière car il y a eu beaucoup de phases de transition. J’ai cru que j’allais voir revenir ceux de derrière cette nuit, mais heureusement, j’ai réussi à redécoller. Je me suis senti à l’aise sur le bateau. Je n’ai pas eu peur de faire des manœuvres ou d’être un peu ambitieux. C’était ma première et ma dernière régate sur ce bateau en solitaire. Je pense que j’ai mérité mon bateau neuf maintenant. »

Yannick Bestaven (Maître CoQ) :

« Je me suis vraiment fait plaisir. La course a été très animée, avec notamment plein de manœuvres à faire. Elle a un peu ressemblé à une étape de Solitaire du Figaro, mais sur un gros bateau, ça fait mal aux mains et aux bras ! Le match a été génial. J’ai fait un bon coup météo qui m’a permis de remonter 2e à la marque des Açores. Je me suis ensuite fait doubler en vitesse par Sam et Boris mais je suis revenu dans le match. Le finish a été incroyable. La nuit dernière, il y avait des lumières partout et des bateaux qui revenaient dans tous les sens. A s’arracher la tête ! Dommage qu’on n’ait pas trop vu Seb Simon qui est parti assez vite. Quoi qu’il en soit, derrière, on a bien rigolé et on a bien bataillé. »

Giancarlo Pedote (Prysmian Group) :

« C’était une course vraiment dingue ! J’ai commencé par plonger pour enlever un bout coincé dans ma quille. Après, je me suis appliqué sur mes trajectoires et sur ma vitesse, puis j’ai fait ma stratégie sans penser aux autres. J’ai réussi à rester toujours calme, même dans les moments difficiles. A la fin, j’ai vu qu’il y avait un coup à jouer et je me suis dit « vas-y fonce ! ». Je suis super content de ma course. On a régaté au contact du début à la fin. Les conditions se sont bien prêtées à l’exercice. Il n’y a pas eu baston alors on a pu attaquer sans stress majeur. On a manœuvré dans tous les sens, on a sorti toutes les voiles. C’était super intéressant. »

Sam Davies (Initiatives Cœur) :

« J’ai passé la grande majorité de la course entre la 2e et la 3e place et je termine 4e. C’est forcément un peu frustrant mais le but premier était d’engranger des milles en vue de la qualification pour le Vendée Globe alors je suis déjà contente d’avoir bouclé le parcours. J’ai eu pas mal de petites bricoles à faire. Ma quille est restée bloquée dans l’axe faute d’hydraulique, et la fin de la course a été un peu compliquée. Par ailleurs, c’était la première fois que je testais mes nouveaux foils et ça a été génial de les découvrir et d’apprendre à m’en servir. J’ai beaucoup de travail à faire encore, mais je pense que c’est un vrai plus. Rester aussi longtemps au contact avec les bateaux de 2016 n’aurait pas été possible avec le bateau dans l’ancienne configuration. »

Maxime Sorel (VandB – Sailing Together) :

« Quand les gars de l’équipe m’ont lâché à Douarnenez, je me suis dit « oh la la, ça va être chaud, le bateau, je ne le connais pas du tout ! ». Je me suis mis dedans tranquillement. Petit à petit j’ai lâché les chevaux. Je me suis pris au jeu de la régate. Sur la fin, j’ai bien cru à la 3e place. Quoi qu’il en soit, je ne pensais pas terminer à la 5e place au départ et c’est une belle surprise. On a vraiment eu toutes les conditions. J’ai même sorti le grand spi alors que je ne voulais pas le faire en solo. Cette Bermudes 1000 Race est une belle course. »

Boris Herrmann (Malizia-Yacht Club de Monaco) :

« Je suis heureux d’avoir bouclé le parcours car cela me donne des milles pour la qualification pour le Vendée Globe. Il y a eu des hauts et des bas. Hier, j’ai percuté quelque chose et cela a provoqué un petit impact dans la coque, sur le côté tribord. Cela a engendré une petite voie d’eau mais rien de grave. Pour un tour du monde, il faut être prêt, dans la tête, à subir ce genre de situation. Cela a rajouté un peu de piment à ma course. Ça m’a obligé à sortir les outils, les composites… Ce n’est jamais inintéressant de devoir bricoler pour apprendre. Je sais que le bateau va vite et je me suis senti bien dans le rythme tant que tout allait bien. »

Point sur les ETA :

Stéphane Le Diraison (Time for Oceans) le 17 mai à 1915
Arnaud Boissières (La Mie Câline – Artipôle) le 17 mai à 19h15
Manuel Cousin (Groupe Setin) le 18 mai à 01h15
Damien Seguin (Groupe APICIL) le 18 mai à 01h15
Miranda Merron le 18 mai à 16h30
Alexia Barrier (4myplanet) le 18 mai à 21h
Pip Hare (Superbigou) le 19 mai à 3h
Ari Huusela (Ariel II) le 20 mai à 22h30
Denis Van Weynbergh (Eyesea)

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Mise à l’eau de Pen Duick après 18 mois de chantier

Mise à l’eau de Pen Duick après 18 mois de chantier

C’est une nouvelle naissance pour Pen Duick, le premier bateau d’Eric Tabarly qui retrouvera son élément demain après midi à Lorient aux pieds de la Cité Tabarly
après 18 mois de travaux au chantier du Guip de Brest,.

Déjà sauvé à trois reprises par Eric Tabarly, cette fois, c’est sa femme, Jacqueline et sa fille, Marie, qui ont porté le projet de sa reconstruction au travers de l’association Pen Duick. Pen Duick n’est pas un bateau ordinaire, il fait partie du patrimoine et son histoire est intimement liée à celle d’Eric Tabarly qui, pour le plus grand nombre, fut un passeur de culture maritime, un acteur et un témoin de la transformation de la mer en espace d’aventures et de loisirs. Tabarly a réconcilié les différentes communautés maritimes, des régatiers de course au large, aux plaisanciers du dimanche, des gens de mer aux marins de l’État.

Les noms d’Eric Tabarly et de Pen Duick sont définitivement associés et font partie de la légende maritime française. Il n’en était pas le premier propriétaire, le cotre a été construit en Irlande en 1898 sous la plume du célèbre architecte naval écossais, William Fife, troisième du nom. Cet architecte est alors l’un des plus grands architectes navals de son époque.

Aujourd’hui encore, dans la mémoire collective, c’est toujours le tout premier Pen Duick d’Éric Tabarly qui demeure le voilier de référence. Il reste l’un des plus célèbres bateaux de plaisance français, reconnu au-delà des frontières de l’Hexagone. Pourtant il est ni grand ni impressionnant. Mais c’est bien l’élégance de sa robe bleue nuit (et non noire) et son gréement qui font qu’on le reconnaît immédiatement.

« Il faut savoir mémoire garder » confie Jacqueline Tabarly, « et c’est pour cela que je me bats. Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient. Pen Duick est une leçon d’histoire et c’est pour cela qu’il ne fallait pas le laisser mourir. A titre personnel, Pen Duick représente beaucoup de bonheur, mais aussi de chagrin puisque c’est de son bord qu’Eric est tombé et a perdu la vie. Mais il faut regarder vers l’avant et que ce bateau continue de naviguer ».

L’envol de la mésange
Pen Duick, petite mésange à tête noire, est donc restauré et renaît, tel un phénix, pour la quatrième fois. Le 18 mai, il retrouvera son élément. Le mois de mai, c’est aussi le moment choisi par les petites mésanges pour sortir du nid et prendre leur premier envol…
Il a fallu 18 mois et plus de 13 000 heures de travail aux équipes du chantier du Guip pour redonner vie à Pen Duick. Jacqueline Tabarly a confié la maîtrise d’œuvre générale à Arnaud Pennarun du chantier de Pors Moro, ami de longue date d’Eric Tabarly et de la famille. « Nous avons choisi de nous laisser guider par Eric, c’était le fil du chantier, son esprit, du début à la fin » explique Arnaud. « Nous avons refait, avec des matériaux modernes ce qu’il avait mis en œuvre en 1958 ».

« C’est plus qu’une rénovation, c’est presqu’une reconstruction » confie Yann Mauffret, responsable du Guip. « Mais l’on l’avons réalisée comme Eric l’aurait fait. Notre métier est d’une grande richesse, chaque fois, nous travaillons en lien avec l’histoire. Pen Duick est un bateau mythique, qui a relancé l’intérêt pour les bateaux classiques. Tabarly était d’une grande modernité, sans rien renier de l’histoire. Notre exigence était de redonner au bateau toute sa beauté ».
Demain, à Lorient, Pen Duick retrouvera la mer. Il faudra attendre mercredi pour qu’il la prenne. « J’attends avec impatience notre première sortie » souffle Marie Tabarly visiblement émue. «Je n’ai jamais été inquiète pour ce bateau, je ne m’en sens pas propriétaire, mais, comme d’autres avant moi, responsable et gardienne. Il a traversé deux guerres, il ne pouvait pas mourir. Il aurait peut être fallu des années pour le faire revivre, ce qui est merveilleux c’est d’avoir réussi à relever ce défi en quelques mois ».

Au chevet de Pen Duick
Pour mener à bien ce projet ambitieux, Jacqueline et Marie Tabarly ont créé l’association Pen Duick chargée d’assurer la gestion et de veiller à la bonne utilisation des fonds publics issus du classement de Pen Duick et des fonds privés générés par le financement participatif.
Le Ministère de la Culture, le Conseil Régional et le Département du Morbihan ont soutenu le projet à hauteur de 70% du budget. A ce jour, il manque encore 150 000 euros pour boucler les 700 000 euros du budget. Près de 700 particuliers ont apporté leurs contributions, quant aux entreprises, elles peuvent apporter leur aide au travers le mécénat d’entreprise et bénéficier ainsi d’une réduction fiscale.

La campagne de financement participatif est sur la plateforme GwenneG : https://bit.ly/2pimnnw

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Bermudes 1000 Race. Première victoire en Imoca pour Simon, Bestaven et Pedote sur le podium

Bermudes 1000 Race. Première victoire en Imoca pour Simon, Bestaven et Pedote sur le podium

Sébastien Simon a remporté sa première victoire en Imoca sur la Bermudes 1000 race sur un parcours de 2 000 milles après 7 jours et 17 heures de course. Une belle victoire acquise après le passage du Fastnet où il a su créer un écart suffisant pour conserver un matelas d’avance sur la suite du parcours. Après sa transat aller retour sur le bateau effectué le mois dernier, Sébastien Simon a bien pris ses marques en Imoca sur l’ex-PRB qu’il confiera prochainement à Kevin Escoffier lorsqu’il mettra à l’eau son nouveau bateau.

Le match pour les deux places restantes sur le podium aura été en revanche passionnant. avec quatre skippers arrivés à six minutes d’intervalle ! C’est finalement Yannick Bestaven qui s’est emparé de la 2e place, juste devant Giancarlo Pedote qui a lui-même devancé Sam Davies et Maxime Sorel d’un souffle. Fabrice Amedeo et Clément Giraud ont décroché respectivement les 7e et 8e places. Prochaines arrivées prévues à Brest : Arnaud Boissières, Stéphane Le Diraison, Manuel Cousin et Damien Seguin.

2 minutes et 37 secondes : c’est ce qu’il a manqué à Sam Davies (Initiatives Cœur) pour terminer sur le podium. La navigatrice britannique peut toutefois se réjouir d’avoir testé et approuvé au grand large les nouveautés de son bateau, même si un petit souci de quille lui a empêché de défendre ses chances à 100 % (lire ci-dessous). Sam a été talonnée par Maxime Sorel (VandB – Sailing Together), arrivé 1 minutes et 23 secondes derrière elle ! En terminant dans le Top 5 et à la première place des non foilers, Maxime peut avoir le sourire. Longtemps très bien placé pour décrocher la 2e place, Boris Herrmann (Malizia-Yacht Club de Monaco) n’a pas pu défendre ses chances après avoir constaté, hier à la mi journée, un problème technique l’obligeant à lever le pied pour terminer. Le skipper allemand a finalement bouclé le parcours en 6e position.

Clément Giraud et Fabrice Amedeo également à bon port
La lutte pour la 7e place a également été très accrochée, jusqu’aux derniers instants. Fabrice Amedeo (Newrest-Art&Fenêtres) a pris le meilleur sur Clément Giraud, avec à peine deux minutes d’avance. Une belle pour ces deux coureurs : Fabrice a su se dépêtrer de soucis techniques tandis que Clément, l’un des six bizuths de l’IMOCA peut être fier de sa prestation. A 18h ce vendredi, il restait neuf concurrents en course. Les prochains attendus étaient Arnaud Boissières (La Mie Câline-Artipôle) et Stéphane Le Diraison (Time For Oceans) ce soir, puis Manuel Cousin (Groupe Sétin) et Damien Seguin (Groupe Apicil) la nuit prochaine.

Premières réactions des marins :
Sébastien Simon (ARKEA PAPREC) : « Tout n’a pas été parfait mais en tous les cas, les trajectoires étaient super bien. J’ai fait quelques vracs quand même, et j’ai laissé beaucoup d’énergie. C’est une belle expérience. La régate a été étonnante : un coup, ça partait par devant et un coup ça revenait par derrière car il y a eu beaucoup de phases de transition. J’ai cru que j’allais voir revenir ceux de derrière cette nuit, mais heureusement, j’ai réussi à redécoller. Je me suis senti à l’aise sur le bateau. Je n’ai pas eu peur de faire des manœuvres ou d’être un peu ambitieux. C’était ma première et ma dernière régate sur ce bateau en solitaire. Je pense que j’ai mérité mon bateau neuf maintenant. »

Yannick Bestaven (Maître CoQ) : « Je me suis vraiment fait plaisir. La course a été très animée, avec notamment plein de manœuvres à faire. Elle a un peu ressemblé à une étape de Solitaire du Figaro, mais sur un gros bateau, ça fait mal aux mains et aux bras ! Le match a été génial. J’ai fait un bon coup météo qui m’a permis de remonter 2e à la marque des Açores. Je me suis ensuite fait doubler en vitesse par Sam et Boris mais je suis revenu dans le match. Le finish a été incroyable. La nuit dernière, il y avait des lumières partout et des bateaux qui revenaient dans tous les sens. A s’arracher la tête ! Dommage qu’on n’ait pas trop vu Seb Simon qui est parti assez vite. Quoi qu’il en soit, derrière, on a bien rigolé et on a bien bataillé. »

Giancarlo Pedote (Prysmian Group) : « C’était une course vraiment dingue ! J’ai commencé par plonger pour enlever un bout coincé dans ma quille. Après, je me suis appliqué sur mes trajectoires et sur ma vitesse, puis j’ai fait ma stratégie sans penser aux autres. J’ai réussi à rester toujours calme, même dans les moments difficiles. A la fin, j’ai vu qu’il y avait un coup à jouer et je me suis dit « vas-y fonce ! ». Je suis super content de ma course. On a régaté au contact du début à la fin. Les conditions se sont bien prêtées à l’exercice. Il n’y a pas eu baston alors on a pu attaquer sans stress majeur. On a manœuvré dans tous les sens, on a sorti toutes les voiles. C’était super intéressant. »

Sam Davies (Initiatives Cœur) : « J’ai passé la grande majorité de la course entre la 2e et la 3e place et je termine 4e. C’est forcément un peu frustrant mais le but premier était d’engranger des milles en vue de la qualification pour le Vendée Globe alors je suis déjà contente d’avoir bouclé le parcours. J’ai eu pas mal de petites bricoles à faire. Ma quille est restée bloquée dans l’axe faute d’hydraulique, et la fin de la course a été un peu compliquée. Par ailleurs, c’était la première fois que je testais mes nouveaux foils et ça a été génial de les découvrir et d’apprendre à m’en servir. J’ai beaucoup de travail à faire encore, mais je pense que c’est un vrai plus. Rester aussi longtemps au contact avec les bateaux de 2016 n’aurait pas été possible avec le bateau dans l’ancienne configuration. »

Maxime Sorel (VandB – Sailing Together) : « Quand les gars de l’équipe m’ont lâché à Douarnenez, je me suis dit « oh la la, ça va être chaud, le bateau, je ne le connais pas du tout ! ». Je me suis mis dedans tranquillement. Petit à petit j’ai lâché les chevaux. Je me suis pris au jeu de la régate. Sur la fin, j’ai bien cru à la 3e place. Quoi qu’il en soit, je ne pensais pas terminer à la 5e place au départ et c’est une belle surprise. On a vraiment eu toutes les conditions. J’ai même sorti le grand spi alors que je ne voulais pas le faire en solo. Cette Bermudes 1000 Race est une belle course. »

Boris Herrmann (Malizia-Yacht Club de Monaco) : « Je suis heureux d’avoir bouclé le parcours car cela me donne des milles pour la qualification pour le Vendée Globe. Il y a eu des hauts et des bas. Hier, j’ai percuté quelque chose et cela a provoqué un petit impact dans la coque, sur le côté tribord. Cela a engendré une petite voie d’eau mais rien de grave. Pour un tour du monde, il faut être prêt, dans la tête, à subir ce genre de situation. Cela a rajouté un peu de piment à ma course. Ça m’a obligé à sortir les outils, les composites… Ce n’est jamais inintéressant de devoir bricoler pour apprendre. Je sais que le bateau va vite et je me suis senti bien dans le rythme tant que tout allait bien. »

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World Sailing à l’heure des choix

Les locaux londoniens du Chelsea Football Club accueillent de vendredi à dimanche le Mid-Year Meeting de World Sailing, dont l’un des principaux enjeux est le choix des supports olympiques des Jeux de Paris 2024, dont certains donnent lieu à d’intenses tractations au sein de la fédération internationale. Tip & Shaft tente d’y voir plus clair.

Si, à ce jour, les dix épreuves au programme des Jeux Olympiques de Paris 2024 ont été dévoilées – mais pas encore entérinées par le CIO, qui a le dernier mot -, le choix des supports donne encore lieu à plusieurs inconnues. Par rapport aux Jeux de Tokyo en 2020, World Sailing a d’ores et déjà choisi de conserver le 49er, le 49er FX et le Nacra 17 (mixte), la fédération internationale se penche durant ce Mid-Year Meeting de Londres sur les sept autres supports : ceux des épreuves déjà existantes – le dériveur solitaire (Laser et Laser Radial à Tokyo), la planche à voile (RS:X jusqu’ici) et le dériveur double (470 à Tokyo qui passera en format mixte en 2024) – mais aussi des deux nouvelles épreuves qui verront le jour à Marseillaise, la course au large mixte et le relais mixte en kiteboard.

La semaine dernière, la fédération internationale a donné des précisions sur chaque support et sur les recommandations qui seront faites par les différentes instances ayant planché sur le sujet au Council, l’organe décisionnaire qui se prononce dimanche lors d’un vote. Le cas le plus facile à trancher est celui du dériveur double, puisqu’un seul candidat reste en lice, le 470, le Melges 15, seul autre support ayant répondu à l’appel d’offres, s’étant retiré en cours de route.

Pour la course au large, revenue dans le jeu en novembre dernier lors du Meeting annuel de Sarasota alors qu’elle avait été écartée six mois plus tôt au Mid-Year Meeting de Londres, le groupe de travail qui a planché sur le sujet va proposer une recommandation (« submission ») visant à établir d’ici la fin de l’année – comme Tip & Shaft l’annonçait récemment – une liste de bateaux (un projet de liste a été récemment dévoilé par Sailing Illustrated) sur lesquels pourraient avoir lieu les épreuves qualificatives. Le choix définitif du support, issu de cette liste, est prévu avant fin 2023 : « La soumission sur l’offshore est plus une soumission stratégique de calendrier pour éviter des débats potentiellement houleux, ce qui est plutôt pas mal joué de la part de Kim Andersen », note un bon connaisseur du dossier.

Cela signifie-t-il que la course au large est encore menacée, notamment par les partisans du Finn qui n’ont toujours pas digéré d’avoir été écartés à son profit ? « Rien n’est jamais acquis,poursuit la même source. Les Finnistes ne pourront pas bouger avant novembre, parce que retourner la décision de Sarasota ne peut se faire qu’en Assemblée générale avec 75% des suffrages. Mais ils se sont exprimés récemment sur le sujet [voir la lettre ouverte adressée cette semaine à World Sailing, NDLR] et annoncent la couleur pour la fin de l’année : ils vont tenter de retourner la situation« . Du côté de la FFVoile, qui a grandement contribué à la volte-face du dernier Meeting annuel, l’intention de Nicolas Hénard et de son équipe est d’adopter une attitude prudente et discrète lors de ce Mid-Year Meeting, afin de ne pas mettre en difficulté l’offshore.

Pour ce qui est du dériveur solitaire, les débats s’annoncent tendus. World Sailing a mis en place un processus de sélection passant par un appel d’offres puis par des tests en mer en mars à Palma de Majorque dont les résultats ont été dévoilés la semaine dernière. L’Evaluation Panel qui y a procédé a estimé, selon les propres mots de Kim Andersen dans une longue interview accordée cette semaine à Scuttlebutt Sailing News, « le Laser et le RS Aéro adaptés«  (au cahier des charges de World Sailing), avec avantage au second, beaucoup mieux noté.

La balle est désormais dans le camp de l’Equipment Committee qui doit faire une recommandation au Council. « Le committee va peut-être voter pour un des deux mais il peut aussi ne rien décider et renvoyer la patate chaude au Council », précise un connaisseur de la mécanique de World Sailing. Le tout sur fond de conflit entre la classe internationale Laser et Laser Performance, son constructeur pour l’Europe et les Etats-Unis, qui s’est vu retirer récemment son accréditation par ladite classe, contraignant cette dernière à changer le nom du support en ILCA Dinghy car l’appellation Laser appartient au constructeur.

Tension également en ce qui concerne la planche à voile : en charge de la réévaluation du support afin de se conformer aux règles européennes anti-monopole, le « Board of directors » de World Sailing a choisi de se passer de tests. « Il n’y a pas eu de tests car quand nous avons dit ce que nous voulions pour cette épreuve, le résultat était très très proche de ce que nous avions déjà, la RS:X, donc la recommandation est de conserver l’équipement actuel », précise Kim Andersen, toujours dans Scuttlebutt Sailing News.

Une décision qui a fait bondir certains, notamment le double champion olympique en titre, le Néerlandais Dorian van Rijsselberghe, qui, dans une lettre ouverte à World Sailing, a fait part de sa « grande déception de noter que la recommandation du Board au Council était de conserver la RS:X sans passer par des tests », soulignant l’absence de spécialistes de la planche dans le groupe de travail ayant planché sur le sujet et la mauvaise qualité de la RS:X. Ce coup de gueule de celui qui milite pour un support à foil pour davantage attirer les jeunes ne devrait cependant pas infléchir la position de World Sailing.

Enfin, la recommandation pour le kiteboard devrait préconiser de s’appuyer sur la classe IKA Formula Kite, avec des spécifications techniques strictes arrêtées deux à trois ans avant les Jeux, afin de permettre au matériel de continuer à évoluer d’ici là, et une publication d’une liste de fabricants labellisés.

Quel avenir pour les World Cup Series ? Dans la deuxième partie de son interview accordée à Scuttlebutt, le président de World Sailing, Kim Andersen, estime que « les World Cup Series n’ont pas eu le succès attendu« , notamment pour des raisons de calendrier. Le Mid-Year Meeting va se pencher sur la question, avec des tendances qui se dégagent, si l’on en croit Guillaume Chiellino, directeur de l’équipe de France et membre de l’Event Committee : « L’idée de départ de créer un circuit élite était bonne, le problème, c’est que ça a eu pour effet d’alourdir un peu plus un calendrier déjà chargé et de contraindre les athlètes à faire des choix, notamment cette année en avril ou mai, où certaines compétitions en ont pâti. L’une des pistes serait de labelliser Coupe du monde des grandes classiques comme Palma, Hyères, Miami, Kiel, Medemblik et de les protéger dans le calendrier. Elles serviraient à se qualifier pour une régate finale qui, dans la tête du président de World Sailing, aurait lieu sur le plan d’eau des Jeux, cela ne ferait plus qu’un événement par an ».

Photo : Sail Energy

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Sébastien Simon vainqueur de la Bermudes 1000 Race Douarnenez-Brest - IMOCA

Ce matin, Sébastien Simon a remporté la Bermudes 1000 Race, sa première course en solitaire en IMOCA, avec Arkea Paprec, l'ex PRB. Ce vendredi 17 mai à 10h34, le jeune skipper a franchi à Brest la ligne d'arrivée à Brest. "C’était une course étonnante. Parfois cela partait par devant et j’arrivais à y aller. D’autre fois, cela revenait par derrière dans les phases de transition. J’ai cru qu’ils reviendraient encore cette nuit et finalement j’ai réussi à repartir. C’est le jeu de la régate," raconte le vainqueur.


image

Credit : F.Van Malleghem / Bermudes 1000 Race

Sébastien Simon : "Une super expérience"

« Je suis plutôt surpris de gagner mais c’est chouette ! Cela fait seulement depuis le 5 février que je navigue en IMOCA. J’ai fait deux transats avec le bateau et je me suis beaucoup entraîné avec Vincent (Riou) pour sa Route du Rhum. C’était bénéfique mais je ne m’attendais pas à arriver à cette position !

Tout n’était pas parfait mais je suis content de mes trajectoires. J’ai quand même fait quelques vracs et j’y ai laissé beaucoup d’énergie. J’ai eu aussi des moments un peu difficiles. C’est en tout cas une super expérience.

Je me suis senti à l’aise sur le bateau, je n’avais pas peur de faire des manœuvres et d’être un peu ambitieux.

C’était une course étonnante. Parfois cela partait par devant et j’arrivais à y aller. J’avais les clés du bateau et j’avançais quasiment aussi vite que les autres concurrents voire même plus vite. D’autre fois, cela revenait par derrière dans les phases de transition. J’avais l’impression que les autres ne s’arrêtaient jamais alors que moi cela faisait 2 heures que je n’avançais plus ! J’ai cru qu’ils reviendraient encore cette nuit et finalement j’ai réussi à repartir. C’est le jeu de la régate, c’est aussi pour cela que c’est chouette ce genre de course. Ce n’est jamais fini finalement ! 
 »

 "Finalement il faut tenir et c’est le premier qui lâche qui perd…"

« Mon expérience en Figaro aide forcément car une course de 7 jours, c’est quasiment comme une solitaire du Figaro. On dort et on vit quasiment au même rythme. Et si mes trajectoires étaient ce qu’elles étaient, c’est aussi grâce à cette expérience. En monotype, stratégiquement, on se tire tous la bourre pour gagner quelques mètres !

L’IMOCA, c’est un sport prototype où chaque bateau a ses forces, ses faiblesses. C’est une autre dimension que le Figaro. Au niveau physique par exemple, c’est énorme. Il faut puiser dans les ressources pour faire une manœuvre. Le moindre vrac, c’est la punition ! J’y ai laissé quelques plumes !

C’est aussi un sport mécanique. Quand on est à pleine vitesse au reaching comme ce que nous avons rencontré pour aller aux Açores, on se demande si le bateau ne va pas se démantibuler. Finalement il faut tenir et c’est le premier qui lâchera qui perdra… »

Son temps de course est de 7 jours, 17 heures, 34 minutes. Sébastien Simon a bouclé le parcours théorique de 2 000 milles à la vitesse moyenne de10,73 nœuds. Il a en réalité parcouru 2 196,97 milles sur le fond, à la moyenne de 11,84 nœuds.

Ordre d'arrivée à Brest :

1 Sébastien Simon
2 Yannick Bestaven
3 Giancarlo Pedote
4 Samantha Davies
5 Maxime Sorel

Sources : ScanVoile - Rivacom

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Pen Duick Tour 2019, les voiliers d’Éric Tabarly en tournée sur le littoral du Grand Ouest, place à Cherbourg et Lorient

Depuis le 2 mai, la flotte des bateaux emblématiques d’Eric Tabarly fait son Pen Duick Tour, une tournée sur le littoral du Grand Ouest, des Pays de la Loire à la Manche en passant par la Bretagne. Lors de cette 8ème édition, trois des cinq bateaux de la flotte font escale dans les ports de Pornichet, Douarnenez, Saint-Quay-Portrieux puis de Cherbourg (20-23 mai) et de Lorient, leur port d’attache (4-6 juin). Objectif : naviguer à la rencontre du public et ainsi perpétuer l’œuvre maritime et éducative d'Éric Tabarly.


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Crédit : G Martin Raget 

En mai, rendez-vous avec les mythiques voiliers d’Éric Tabarly

Banque Populaire Grand Ouest est à l’origine de ce projet maritime itinérant. Pour cette 8ème édition, les objectifs restent inchangés : faire vivre et partager ce patrimoine maritime national avec le plus grand nombre.

Sur l’ensemble du Pen Duick Tour 2019, 600 invités seront embarqués lors des navigations quotidiennes. Outre les deux navigations quotidiennes, curieux et visiteurs pourront également admirer ces bateaux d’exception à quai avant 10h, entre 12h30 et 14h00 ou après 16h00.

par la rédaction

Source : F Beauvois
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Idec Sport au départ demain du Tour de Belle Ile, Francis Joyon : "les conditions météo semblent agréables"

Depuis la victoire de Francis Joyon dans la dernière Route du Rhum, le maxi-trimaran IDEC SPORT est retourné en chantier cet hiver. Depuis, le skipper a annoncé qu’il s’engagerait à l'automne dans un programme de records en Asie. Mais d’ici-là, le trimaran va participer ce week-end au Tour de Belle Ile dont la 11ème édition réunira 355 bateaux sur l’eau.

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Crédit : JM Liot

Francis Joyon : "un événement sympathique et une belle navigation"

« C’est un événement sympathique et une belle navigation. Etant pratiquement sur la ligne de départ, c’était trop tentant d'y participer, d’autant que les conditions météo annoncées semblent agréables avec 15-20 noeuds d’ouest attendus. 

Le record à battre de Sébastien Josse sur Gitana 11 en 2011 (2h42) est prenable, mais cela dépendra des conditions de vent, car la météo est incertaine et le vent risque de n'arriver qu’en fin de matinée samedi. 

A bord d’IDEC SPORT on retrouvera nos trois mousquetaires habituels, Antoine (Blouet), Corentin (Joyon) et Bertrand (Deslesne) qui ont travaillé tout l’hiver sur le bateau, mais aussi Gwéno (Gahinet), Quentin (Ponroy) et peut-être Bernard (Stamm) s’il arrive à se libérer ».

Départ samedi 18 mai à 10h

Le top départ du 11ème TOUR DE BELLE-ILE sera donné en baie de Quiberon ce samedi 18 mai à 10h00 pour un grand tour de l’île de 42 milles nautiques en route directe, soit une cinquantaine de milles à parcourir sur l’eau.

Par la rédaction
Source : Mer & Media

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Robert Scheidt enfonce le clou. La résistance s’organise !

La leçon du jour était à nouveau à prendre de la part de Robert Scheidt et Henry Boening BRA qui survolaient la longue journée de course sur le plan d’eau de Riva del Garda. Avec des prévisions météo pas très optimistes pour la fin de la semaine, le Comité de Course décidait de lancer aujourd’hui les concurrents sur trois manches dans du vent soutenus de près de 20 nœuds. Autant dire qu’il fallait être costaud pour tenir le rythme effréné des premiers sur les longs bords de1,5 milles.

Avec une option obligatoire à droite sous les falaises, le départ était une nouvelle prédominant pour réussir à se positionner dans le haut du classement. Mais cela ne suffisait pas. Les régatiers devaient aussi donner leur maximum au rappel pour naviguer à 100% des polaires de vitesse du Star.

Avec un schéma tactique très proche de la veille, le Comité de Course décidait sur la première manche de biaiser la ligne de départ pour ouvrir le jeu. C’est donc à la bouée de départ que les concurrents convergeaient dans les dernières secondes du compte à rebours du départ. Un jeu risqué alors que certains équipages y perdaient des plumes comme Xavier Rohart/Pierre Alexis Ponsot FRA relégués à la 33e place. La journée de Scheidt semblait aussi très mal commencer, mais un passage dans un trou de souris lui a permis de respirer un peu mieux. 7e à la première bouée au vent, sa dextérité au portant lui offre la possibilité de revenir à la 3e place de la première manche. Avec son score du jour de 3-5-2, Scheidt conforte sa première au général avec six points d’avance sur son concurrent direct. Derrière le jeu reste très ouvert et la moindre faute peut être fatale à ce niveau élevé de la compétition.

Diego Negri ITA, qui navigue avec Frithjof Kleen GER, a lui aussi eu une belle journée. Son score du jour de 1-10-3 lui permet d’oublier sa disqualification d’hier (ndlr. le plus mauvais résultat est décompté) suite à un départ anticipé. Il est maintenant 2e au général.
« Je pense que j’ai toujours été rapide au portant, ce qui me vient probablement de mes années de Laser, » confesse Negri. « Cela fait bien longtemps que je ne suis pas remonté sur ce dériveur, mais les sensations de glisse avec les vagues restent les mêmes et c’est ce qui est important aujourd’hui. Frithjof a réalisé aujourd’hui un très bon travail à bord ce qui nous a aidés pour arriver à ce résultat. »

Aujourd’hui c’est le Champion Olympique 2012 de Star, le Suédois Freddie Lööf, qui a montré qu’il fallait compter sur lui grâce à sa victoire dans la dernière manche. Lööf était l’un de ceux qui s’étaient empêtrés en bout de ligne dans la première manche du jour.
« La première course était difficile alors que la ligne était très favorable à gauche. C’était très dur de s’en sortir. Après le Comité a été plus conservateur et tout a été plus facile pour le reste de la journée. C’est toujours difficile de partir en tête sur une telle flotte et d’aller chercher l’option payante des falaises. Mais c’est le jeu et c’est le même pour tout le monde. »
11-3-1 est un score du jour très remarquable alors que son équipier Brian Fatih USA souffre encore du dos suite à un accrochage hier avec un autre concurrent.

Journée en demie teinte pour Paul Cayard USA qui ne réussissait pas à concrétiser sa belle prestation d’hier. S’il commençait bien la journée avec une 2e place, les deux manches suivantes étaient à oublier avec un score de 24-10. Cayard réussissait cependant à limiter la casse avec une 4e place ce soir à 8 points du leader. Demain sera un autre jour et il est clair qu’il faudra encore compter sur lui.

La journée aurait pu mieux se terminer pour Mateusz Kusznierewicz POL et Frederico Melo POR qui démâtent dans le dernier portant de la dernière manche du jour.Après une 6e et première place, la journée avait pourtant bien commencé. Si Mateusz biffe la dernière manche et se classe encore ce soir à la 3e place au général, il n’a clairement plus le droit à l’erreur. « Nous avons savouré les portants et je pense que nous étions très rapides, » confie Mateusz suite à sa victoire dans la 2e manche du jour. Son démâtage ne lui a cependant pas entamé son moral. Pour preuve c’est avec le mât cassé en deux qu’il franchit la ligne d’arrivée à la 27e place. Un mauvais résultat certes, mais une belle leçon de compétitivité.

Demain deux nouvelles manches sont au programme avec un premier départ possible à 13H. Courses qui peuvent être suivies en Live sur internet avec les commentaires d’experts comme la double Médaillée d’Or Olympique Shirley Robertson GBR ainsi que l’entraîneur de Star Maurice O’Connell IRL. Sur l’eau l’action est filmée avec des caméras Hi-Tech et le tracking 3D offre une vue aussi surprenante que compréhensible de la course.

Classement général provisoire

BRA Robert Scheidt Henry Boening ITA Diego Negri Frithjof Kleen POL Mateusz Kusznierewicz Frederico Melo  USA Paul Cayard Arthur Lopes SWE Fredrik Lööf Brian Fatih USA Eric Doyle Payson Infelise FRA Xavier Rohart Pierre-Alexis Ponsot ITA Roberto Benamati Alberto Ambrosini GER Ubert Merkelbach Markus Koy  CRO Marin Misura Tonko Barac

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Solitaires en peloton

Depuis la création de La Solitaire il y a cinquante ans, plus de 630 skippers ont participé au moins une fois à cette course extrêmement exigeante, véritable école de la course en solitaire. Tous ont conservé une marque indélébile de cette épreuve physique et mentale cumulant quatre étapes en un mois, soit entre 1 500 et 2 000 milles. Et nombre d’entre eux ont continué leur carrière nautique sur des projets internationaux comme la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, la Volvo Ocean Race, le Vendée Globe, les transats anglaises ou Jacques Vabre… La Solitaire URGO Le Figaro reste toujours le tremplin hexagonal de la course au large !

Ils ont nom Philippe Poupon, Jean Le Cam, Christophe Auguin mais aussi Alain Gautier, Michel Desjoyeaux, Loïck Peyron (qui seront présents cette année à Nantes) ou Franck Cammas, Charles Caudrelier, Pascal Bidégorry, tout comme Armel Le Cléac’h, Jérémie Beyou, Yann Éliès, Adrien Hardy, Morgan Lagravière, Thomas Ruyant… Presque tous couronnés autour du monde en solitaire avec le Vendée Globe ou le BOC Challenge, ou en équipage avec la Volvo Ocean Race ! Victorieux au final ou vainqueurs d’étapes de La Solitaire, mais de toutes façons adeptes de cette épreuve atypique française qui n’a pas d’équivalent au monde.

Un rythme particulier

Car La Solitaire URGO Le Figaro reste l’une des plus anciennes compétitions à la voile en solitaire, fêtant sa cinquantième édition en 2019 avec un nouveau support monotype, le Figaro Bénéteau 3 que tous s’accordent à trouver « exigeant, physique, technique. ». Or c’est non seulement le bateau qui impose de grandes qualités régatières (en Half-Tonner puis en monotype), mais surtout le format de cette course qui cumule les temps des étapes : il ne suffit pas de faire un coup d’éclat, il faut jouer la régularité, être présent aux avant-postes du départ à l’arrivée par quatre fois. Encaisser la fatigue, combattre le sommeil, rester concentré, anticiper les manœuvres, contrôler ses concurrents, exploiter la moindre bascule de vent, titiller la roche ou partir au grand large en catimini…

Bref, cette course n’a été remportée que deux fois par un novice : en 1970 par Joan de Kat et en 1988 par Laurent Bourgnon. C’est dire s’il faut s’y prendre à plusieurs fois : Jean-Paul Mouren fut le plus assidu avec 28 participations ! Et cette année, Gildas Morvan entame sa 22ème Solitaire… Et ils sont nombreux encore cette année à cumuler plus de dix participations : Alain Gautier (18ème venue), Yann Éliès (18ème), Jérémie Beyou (17ème), Michel Desjoyeaux (13
ème), Armel Le Cléac’h (11ème), tous anciens vainqueurs mais aussi Alexis Loison (14ème), Corentin Douguet (10ème), Adrien Hardy (10ème).

La connaissance du format est en effet un atout non négligeable pour scorer : il faut marquer les esprits dès les premiers milles, prendre l’ascendant dès la première étape, enfoncer le clou lors des suivantes et frapper un grand coup pour l’ultime manche. Car La Solitaire URGO Le Figaro est certes une course physiquement prégnante, mais c’est surtout une épreuve mentale, une compétition où il ne faut rien lâcher même lorsqu’on se retrouve dans les profondeurs du classement à la sortie de la première baie… Persévérer, anticiper, se dépasser, telle est la trilogie de cette épreuve !

Sangliers et renards

C’est cette difficulté que viennent chercher les novices, anciens de la Mini Transat ou amateurs éclairés. Ils sont ainsi douze bizuths pour cette cinquantième édition à s’engager dans ce véritable combat, dont deux femmes : Clarisse Crémer et Cassandre Blandin aux côtés de la Suisse Justine Mettraux (4ème participation), de la Française Cécile Laguette (4ème) et de l’Irlandaise Joan Mulloy (2ème). Si la victoire finale n’est pas la priorité pour elles et eux, le classement spécial « bizuth » reste l’objectif majeur avec la volonté de s’immiscer dans le « top ten » comme l’ont réussi nombre de leurs prédécesseurs tels Christophe Auguin, Franck Cammas, Charles Caudrelier, Pietro d’Ali, Michel Desjoyeaux, Marc Emig, Morgan Lagravière, Jean-Luc Nélias…

Or La Solitaire URGO Le Figaro a, depuis l’adoption du monotype Figaro Bénéteau en 1990, favorisé les « sangliers », ces coureurs qui construisent mètre par mètre les écarts, qui ne lâchent pas la barre, qui sur-toilent leur monture plutôt que de prendre un ris, qui se donnent des claques pour ne pas dormir. Une technique qui a porté ses fruits pendant des décades : ne pas quitter le groupe, naviguer en meute, s’extirper pas à pas… Mais est-ce que les performances très différentes du Figaro Bénéteau 3 ne vont pas changer la donne ? Est-ce qu’il ne faudra pas jouer « renard », c’est-à-dire viser des phénomènes météo à moyen terme en quittant la flotte par petits paquets de deux, trois, cinq solitaires ?

Le scénario des deux premières étapes de cette 50ème édition qui privilégie les grands bords de plus de trois cent milles est ainsi loin d’être écrit. Anciens vainqueurs, récidivistes, jeunes talents comme novices ont toutes leurs chances sur ce parcours entre Nantes, Kinsale, Roscoff et Dieppe tant qu’ils ont trouvé les bonnes manettes : « la vitesse rend intelligent », disait Gilles Gahinet. S’imposer sur cette Solitaire URGO Le Figaro s’annonce donc particulièrement délicat, sur une étape comme au général : le vainqueur sera forcément un très grand marin… et ses acolytes aussi ! Car finir dans le « top ten » face à un plateau aussi exceptionnel que cette année, sera déjà un exploit.

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Les D35 au Grand Prix Realstone de Nyon

Le Grand Prix Realstone de Nyon se déroulera ce week-end. Deux courses pourront être disputées vendredi si les conditions le permettent. Des régates d’entraînement sont prévues dès 14h, alors que la première manche officielle pourra être lancée dès 16h.

Les sept concurrents qui composent la flotte ont hâte d’en découdre pour cette deuxième rencontre de la saison. La météo est assez incertaine pour cette fin de semaine, et le vent promet d’être assez capricieux, avec quelques averses. Un maximum de quatorze courses pourront être lancées sur l’ensemble du week-end.

Le trio Alinghi, Zen Too, Ylliam – Comptoir Immobilier mêne le bal après la première épreuve de la SNG. Mais les autres concurrents, Realteam Sailing, Eleven Sailing Team, Okalys Youth Project et Cabestan ne comptent pas en rester là. Le jeu promet d’être une nouvelle fois très ouvert.

Rendez-vous dès demain à la SNNy pour assister aux régates, et au Musée du Léman dimanche en fin de journée pour la distribution des prix.

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Sébastien Simon et son IMOCA Arkéa Paprec attendus en vainqueurs de la Bermudes 1000 Race demain à Brest

Après avoir déboulé à vitesse grand V pendant 24 heures, les bateaux de tête de la Bermudes 1000 Race Douarnenez – Brest ont vu leurs vitesses chuter en tout début d’après-midi. Les leaders de la flotte négocient actuellement une phase de transition. A la clé, un vent mollasson et refusant qui les oblige à effectuer des petits recalages sur la route mais qui suscite également quelques incertitudes. Pour l’heure, les dernières estimations laissent envisager l’arrivée du premier, Sébastien Simon entre 5 et 8 heures demain matin, à Brest. 

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Crédit : Y Riou

Le vainqueur attendu demain matin

Sébastien Simon devrait alors devancer de quatre ou cinq heures le trio Boris Herrmann (Malizia), Yannick Bestaven (Maître Coq) et Sam Davies (Initiatives Cœur).

« Pour l’heure, c’est difficile d’estimer combien de de temps va durer cette transition et à quel moment le nouveau vent va se réinstaller. On va voir les écarts entre les leaders se resserrer puis se défaire puisque l’ensemble des bateaux de tête ne devrait pas échapper à cette zone délicate », annonce Jacques Caraës, le Directeur de course de cette Bermudes 1000 Race.

L'ETA concernant Sébastien Simon pourrait raisonnablement se situer entre 5 et 8 heures demain, et celles de ses poursuivants les plus proches osciller entre 9 et 11 heures. Une chose est sûre : le match final entre Boris Herrmann (Malizia), Yannick Bestaven (Maître Coq) et Sam Davies (Initiatives Cœur) s’annonce redoutable !

Et derrière les premiers ?

La bagarre pour les accessits risque, elle aussi d’être passionnante jusque dans les dernières longueurs, et en particulier pour les 7e, 8e, 9e et 10e places que devraient, a priori, se répartir Clément Giraud (Envol by Fortil), Stéphane Le Diraison (Time for Oceans), Arnaud Boissières (La Mie Câline – Artipôle) et Fabrice Amedeo qui se tiennent aujourd’hui dans un mouchoir de poche.

De la pétole pour les retardataires

Plus en arrière, Manuel Cousin (Groupe Setin), Damien Seguin (Groupe APICIL) Miranda Merron (Campagne de France) et Alexia Barrier (4myPlanet), ont eux aussi passé la surmultipliée depuis ce matin.

En queue de peloton, Pip Hare (Superbigou), Ari Huusela (Ariel II) et le belge Denis Van Weynbergh (Eyesea) qui a passé le waypoint des Açores ce matin aux alentours de 3 heures et fait donc désormais lui aussi route vers Brest, mangent cependant toujours leur pain noir.


Point sur les dernières ETA

Sébastien Simon (Arkéa – Paprec) le 17 mai à 4h45
Boris Herrmann (Malizia II – Yacht Club de Monaco) le 17 mai à 9h
Yannick Bestaven (Maître Coq IV) le 17 mai à 9h50
Sam Davies (Initiatives Cœur) le 17 mai à 9h50

Source : Rivacom

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Bermudes 1000 Races. Faites-vos jeux !

Bermudes 1000 Races. Faites-vos jeux !

Les premiers Imoca de la Bermudes 1000 Races devraient arriver ce vendredi matin. Sébastien Simon dispose encore d’une petite avance de 10-13 mn sur ses poursuivants Boris Herrmann (Malizia), Yannick Bestaven (Maître Coq) et Sam Davies (Initiatives Cœur) qui se tiennent en moins de 3 milles.

Après avoir déboulé à vitesse grand V pendant 24 heures, propulsés par un flux de nord-ouest soutenu, les bateaux de tête de la Bermudes 1000 Race Douarnenez – Brest ont, comme on s’y attendait, vu leurs vitesses de progression chuter en tout début d’après-midi. Et pour cause, les leaders de la flotte négocient actuellement une phase de transition. A la clé, un vent mollasson et refusant qui les oblige à effectuer des petits recalages sur la route mais qui suscite également quelques incertitudes. Difficile, par conséquent, de savoir précisément combien de temps les uns et les autres vont être ralentis. Pour l’heure, les dernières estimations laissent envisager l’arrivée du premier, Sébastien Simon entre 5 et 8 heures demain matin, à Brest. Le skipper devrait alors devancer de quatre ou cinq heures le trio Boris Herrmann (Malizia), Yannick Bestaven (Maître Coq) et Sam Davies (Initiatives Cœur) dont l’ordre d’arrivée réserve bien du suspense !

« Depuis les Açores, c’est tapis roulant. Il a fait un temps magnifique et la mer est plutôt bien rangée. Actuellement, je navigue à 90° du vent, au reaching, avec 25 nœuds de vent. C’est le top ! », a commenté Clément Giraud (Envol by Fortil). Pointé en 7e position à 175 milles du leader, le Toulonnais profite encore de belles conditions pour remonter vers Brest, ce mercredi après-midi, alors que les leaders ont, pour leur part, commencé à butter dans une zone de molle. En tête, Sébastien Simon a été le premier à tomber dedans aux environs de 13h30, voyant ainsi sa vitesse chuter de 20 à 5 nœuds, mais aussi le vent refuser. C’est donc actuellement au près que le Sablais évolue en attendant de toucher un vent de secteur nord qu’il devrait logiquement être le premier à retrouver pour rejoindre la ligne d’arrivée, un axe entre le sémaphore de Saint-Mathieu et celui du Toulinguet situé à l’entrée du goulet de Brest. « Pour l’heure, c’est difficile d’estimer combien de de temps va durer cette transition et à quel moment le nouveau vent va se réinstaller. On va voir les écarts entre les leaders se resserrer puis se défaire puisque l’ensemble des bateaux de tête ne devrait pas échapper à cette zone délicate », annonce Jacques Caraës, le Directeur de course de cette Bermudes 1000 Race, émettant alors quelques réserves sur les ETA annoncées (voir ci-après) qui pourraient naturellement glisser un peu.

Celle concernant Sébastien Simon pourrait raisonnablement se situer entre 5 et 8 heures demain, et celles de ses poursuivants les plus proches osciller entre 9 et 11 heures. Une chose est sûre, en revanche : le match final entre Boris Herrmann (Malizia), Yannick Bestaven (Maître Coq) et Sam Davies (Initiatives Cœur) s’annonce redoutable. De fait, ces trois-là se tiennent en moins de trois milles, autant dire pas grand-chose, surtout au vu du contexte météo. En jeu ? Les deuxième et troisième places sur le podium, rien de moins !
Faites-vos jeux !

La bagarre pour les accessits risque, elle aussi d’être passionnante jusque dans les dernières longueurs, et en particulier pour les 7e, 8e, 9e et 10e places que devraient, a priori, se répartir Clément Giraud (Envol by Fortil), Stéphane Le Diraison (Time for Oceans), Arnaud Boissières (La Mie Câline – Artipôle) et Fabrice Amedeo qui se tiennent aujourd’hui dans un mouchoir de poche en termes de distance au but, mais évoluent sur des trajectoires différentes. Le skipper de Newrest – Art & Fenêtres, qui affiche un décalage d’une quarantaine de milles au nord par rapport à ses trois concurrents, profite aujourd’hui d’un peu plus de pression mais aussi d’un meilleur angle de progression que ses adversaires, et pourrait bien bousculer la hiérarchie actuelle. « Depuis ma montée dans le mât hier, j’ai pu m’extraire de la zone de molle grâce au retour de mes grandes voiles d’avant (gennaker et code zéro). J’évolue actuellement au reaching, une allure que le bateau aime bien. Je me dis qu’il y a encore une chance que ça passe sur le groupe de dessous », a commenté le skipper – journaliste qui bénéficie de routages optimistes.

Toujours de la pétole pour les retardataires
Plus en arrière, Manuel Cousin (Groupe Setin), Damien Seguin (Groupe APICIL) Miranda Merron (Campagne de France) et Alexia Barrier (4myPlanet), ont eux aussi passé la surmultipliée depuis ce matin. Un soulagement, comme l’a expliqué la navigatrice Britannique dans un message du bord envoyé dans la matinée : « Hier a vraiment été une journée piégeuse à cause de la pétole. A présent, je crois avoir trouvé la porte de sortie, en tous les cas, je l’espère. Ça a été dur de passer des heures à essayer d’avancer péniblement avec les voiles qui battaient violement à cause de la houle. Le peu de vent qu’il y avait, était très instable et à chaque fois que je tournais le dos pour faire autre chose, il direction changeait ». En queue de peloton, Pip Hare (Superbigou), Ari Huusela (Ariel II) et le belge Denis Van Weynbergh (Eyesea) qui a passé le waypoint des Açores ce matin aux alentours de 3 heures et fait donc désormais lui aussi route vers Brest, mangent cependant toujours leur pain noir. Tous les trois composent avec un vent très faible qui devrait, heureusement, fraîchir dans la soirée tout en basculant au nord-ouest. De quoi leur permettre d’accélérer la foulée à leur tour, et de boucler les 2000 du parcours de cette Bermudes 1000 Race Douarnenez – Brest dans la journée de lundi.

A noter
La cartographie sera activée toutes les deux minutes dans un rayon de 25 milles autour de la ligne d’arrivée. La carto ici : https://www.bermudes1000race.com/cartographie-bermudes-1000-race

Point sur les dernières ETA
Sébastien Simon (Arkéa – Paprec) le 17 mai à 4h45
Boris Herrmann (Malizia II – Yacht Club de Monaco) le 17 mai à 9h
Yannick Bestaven (Maître Coq IV) le 17 mai à 9h50
Sam Davies (Initiatives Cœur) le 17 mai à 9h50
Giancarlo Pedote (Prysmian) le 17 mai à 11h45
Maxime Sorel (V and B – Sailing Together) le 17 mai à 12h30
Fabrice Amedeo (Newrest – Art et Fenêtres) le 17 mai à 18h15
Clément Giraud (Envol by Fortil) le 17 mai à 19h45
Stéphane Le Diraison (Time for Oceans) le 17 mai à 19h45
Arnaud Boissières (La Mie Câline – Artipôle) le 17 mai à 19h45
Manuel Cousin (Groupe Setin) le 18 mai à 00h30
Damien Seguin (Groupe APICIL) le 18 mai à 2h00
Miranda Merron le 18 mai à 12h15
Pip Hare (Superbigou) le 19 mai à 3h30
Ari Huusela (Ariel II) le 19 mai à 4h00
Alexia Barrier (4myplanet) le 19 mai à 5h00
Denis Van Weynbergh (Eyesea) le 19 mai à 20h00

Pointage de 17 heures : 1. Sébastien Simon (Arkéa – Paprec) à 166,4 milles de l’arrivée ; 2. Yannick Bestaven (Maître Coq IV) à 12 milles du leader ; 3. Sam Davies (Initiatives Cœur) à 12,6 m ; 4. Boris Herrmann (Malizia II – Yacht Club de Monaco) à 14,1 m ; 5. Giancarlo Pedote (Prysmian) à 25,8 m ; 6. Maxime Sorel (V and B – Sailing Together) à 41,4 m ; 7. Clément Giraud (Envol by Fortil) à 152,6 m ; 8. Stéphane Le Diraison (Time for Oceans) à 166,8 m ; 9. Arnaud Boissières (La Mie Câline – Artipôle) à 169,5 m ; 10. Fabrice Amedeo (Newrest – Art et Fenêtres) à 175,2 m ; 11. Manuel Cousin (Groupe Setin) à 301,5 m ; 12. Damien Seguin (Groupe APICIL) à 316,6 m ; 13. Miranda Merron (Campagne de France) à 438,9 m, 14. Alexia Barrier (4myplanet) à 500,4 m ; 15. Pip Hare (Superbigou) à 583,6 m ; 16. Ari Huusela (Ariel II) à 606,6 m ; 17. Denis Van Weynbergh (Eyesea) à 645,4 m.

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