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Comment la Transat Jacques Vabre se réorganise

Les organisateurs de la Transat Jacques Vabre ont annoncé le jeudi 28 juin que les partenaires majeurs, la ville du Havre et Jacques Vabre, rejoints par la Région Normandie, s’étaient engagés pour les trois prochaines éditions de la transat en double. La direction générale a quant à elle été confiée à Caroline Caron, qui succède à Gildas Gautier, même si ce dernier l’accompagnera sur l’édition 2021.

A un peu plus de 16 mois de la prochaine édition, les voyants sont au vert pour la Transat Jacques Vabre dont les partenaires ont annoncé leur engagement pour les trois prochaines éditions. « Dans un moment qui n’est pas simple pour tout le monde, c’était faire œuvre de responsabilité que de communiquer, on sait que la filière va connaître des hauts et des bas et on voulait dispenser des bonnes nouvelles, explique Gildas Gautier, délégué général de la transat en double jusqu’à la dernière. Le réengagement pour trois éditions de JDE (Jacobs Douwe Egberts, le groupe propriétaire de la marque Jacques Vabre) est la preuve du très bon bilan des éditions précédentes. »

Gildas Gautier dévoile, au passage, à Tip & Shaft les premiers chiffres des retombées de l’édition 2019, qui seront annoncés prochainement : « L’impact, mesuré par Cision, est de 42 millions d’euros en équivalent média [contre 38,5 millions en 2017, NDLR], les retombées économiques pour le territoire sont de plus de 6 millions d’euros, donc les retours sur investissement sont plutôt excellents, et sportivement, c’était une transat magnifique, une vraie course à suspense. »

Autant d’éléments qui ont donc décidé Jacques Vabre à investir de nouveau – comme chaque année depuis 1993 – mais cette fois sur le long terme. « C’est la première fois qu’on se réengage sur la durée, ce qui va permettre de développer plus de projets, ce qu’on ne peut pas faire quand on reconduit d’une édition sur l’autre, comme on le faisait jusqu’ici », confirme Nathalie Rolland, directrice de la communication de JDE France, sans dévoiler le montant de l’investissement du groupe (estimé à environ 900 000 euros, voir cette étude de Sporsora).

Nouveauté de la prochaine édition, la Région Normandie intègre, aux côtés de Jacques Vabre et de la ville du Havre, l’association Transat Jacques Vabre, qui organise la course dont le naming officiel est désormais Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre. Explication de la vice-présidente chargée du nautisme, Marie-Agnès Poussier Winsback, à Tip & Shaft : « Avant le début de notre mandat [celui de l’équipe d’Hervé Morin, élu à la présidence de la nouvelle région unifiée en 2015, NDLR], la région Haute-Normandie ne finançait pas du tout la Transat Jacques Vabre, ce qui était une anomalie. On a 630 kilomètres de côtes, des super ports, de très bons marins, on n’a jusqu’ici sans doute pas suffisamment tiré partie de ces atouts, comme l’a fait la Bretagne, où la forte identité maritime est très reconnue. Sur la Transat Jacques Vabre, nous avons d’abord un peu payé pour voir [en 2017], et progressivement, notre collaboration s’est accentuée, au point qu’aujourd’hui, nous intégrons l’association. »

La participation financière de la Région, proche de 320 000 euros sur l’édition 2019, va donc augmenter. De combien ? « Nous sommes tombés d’accord sur le principe de monter en puissance, mais nous n’avons pas encore l’arbitrage », répond l’élue. Cette participation à la hausse va en tout cas permettre au budget même de l’épreuve, qu’aucun de nos interlocuteurs n’a accepté de nous dévoiler, de croître. Ce que nous confirme la nouvelle directrice générale, Caroline Caron : « On ne communique pas sur le budget, mais en tout cas, il est en hausse« .

Cette dernière, consultante spécialisée dans le marketing sportif, passée – entre autres – par la Coupe de l’America (Alinghi, Team France), Lagardère Sports et ASO, succède donc à Gildas Gautier qui souhaitait se retirer après cinq éditions. « Le temps était venu pour moi d’avoir d’autres engagements, plus liés au territoire local et à la prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux. J’avais prévenu le bureau de l’association en février 2019 que je ferais une dernière édition pour lui permettre de s’organiser. »

La rencontre, courant 2019, avec Caroline Caron a vite convaincu tous les partenaires, au point qu’il n’y a, selon eux, pas eu besoin de lancer d’appel à candidatures. « C’est un hasard qui s’est transformé en certitude, confirme Nathalie Rolland. Nous souhaitions une personne qui ait la capacité d’accompagner nos ambitions dans la durée, à la fois d’un point de vue sportif et marketing, Caroline a cette double compétence et une large expérience du monde de la voile et de l’événementiel. Nous avons pas mal discuté avec elle avant même la dernière édition, elle est venue au Havre et à Salvador de Bahia, a rencontré tous les intervenants. Nous pensons que c’est la meilleure personne pour reprendre l’organisation de la Transat Jacques Vabre, avec le soutien de Gildas dont on a besoin pour que cette transition se fasse en douceur. »

Ce dernier endosse en effet le rôle de conseiller de la nouvelle directrice générale jusqu’à la fin de l’édition 2021 pour l’aider à mettre en œuvre une feuille de route sur laquelle elle a travaillé entre décembre et mars. Sa priorité ? Trouver un port d’arrivée pour une course dont les deux dernières éditions allaient à Salvador de Bahia. Le Brésil reste-t-il en pole position ? S’il « séduit beaucoup » JDE aux dires de Nathalie Rolland, Caroline Caron ne s’avance pas : « On annoncera la destination au Salon nautique, mais on veut garder les marqueurs forts, c’est-à-dire un axe Nord-Sud, un lien historique avec la Route du Café, le passage de l’équateur et le fameux Pot-au-noir, ça donne déjà quelques pistes. On n’a pas trouvé la destination idéale à ce jour, mais on y travaille. »

Pour ce qui est des classes invitées, la concurrence éventuelle de tours du monde en Class40 (Globe40) et Imoca (The Ocean Race, qui pourrait cependant être reportée d’un an, voir notre interview de Johan Salen) n’effraie pas la nouvelle DG : « C’est très important que ces tours du monde aient lieu, parce que toutes les classes ont besoin d’exposition, mais vu le développement de la Class40 et de l’Imoca, on pense qu’il y a de la place pour tout le monde ». Quant aux Ultims, « ils seront les bienvenus si leur tour du monde n’a pas lieu [course autour du monde en équipage au départ de Méditerranée, NDLR], on ne les laissera pas à quai. »

Les autres dossiers dans la nouvelle feuille de route tiennent en partie à l’augmentation des moyens : « Le fait que la Région Normandie nous rejoigne est un levier de développement important pour la transat, ça va nous permettre d’avoir une vraie stratégie sur le long terme, on ne va pas se limiter à juste organiser une course de voile renommée tous les deux ans« , explique Nathalie Rolland chez JDE France. Caroline Caron ajoute : « On veut faire en sorte de passer du statut d’organisateur de course à celui de dépositaire d’un événement auquel on veut donner du sens, l’objectif est d’attaquer les chantiers RSE très tôt. » Parmi ceux-là a déjà été annoncée la création d’une Fondation Transat Jacques Vabre, destinée, selon la dircom de JDE France, à « investir dans les skippers et les bateaux de demain : on veut permettre aux jeunes talents de demain d’accéder à une course telle que la nôtre ».

Enfin, Caroline Caron veut mettre l’accent sur la digitalisation : « C’est une question très importante, encore plus depuis le Covid, souligne-t-elle. On veut aller chercher plus d’audience et de nouvelles parts de marché, je ne suis pas sûre qu’on arrive encore à parler à tout le monde et à engager suffisamment les gens. »

Photo : Alea

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La classe Multi50 dévoile son calendrier 2020, Erwan Le Roux à la barre de Ciela Village

Après un début de saison perturbé par la crise sanitaire, les Multi50 reviennent avec une saison compacte et un programme varié. Le plateau, avec 7 bateaux récents opérationnels en fin de saison « n’a jamais été aussi homogène » salue Erwan Le Roux, Président de la classe. Les trimarans seront présents sur la Drheam Cup, les Grands Prix, les records et même en Méditerranée pour une participation inédite à la Rolex Middle Sea Race.

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Crédit : JL Carli

Avant même le coup d’envoi de la saison sportive, certains ont déjà pris le large à l’image de Thibaut Vauchel – Camus (Solidaires En Peloton - ARSEP) qui a établi le week-end dernier un nouveau temps de référence sur le record SNSM. 
Dès le mois de juillet, la confrontation va pouvoir reprendre avec la Drheam Cup, entre Cherbourg et la Trinité sur Mer, et avec un crochet en mer d’Irlande. On y attend Arthur Le Vaillant, pour la course inaugurale de son Leyton, Sebastien Rogues à bord de Primonial, Thibaut Vauchel - Camus (Solidaires En Peloton - ARSEP) ainsi qu’Erwan Le Roux sur un bateau de prêt. C’est en effet Thierry Bouchard qui lui confie la barre de Ciela Village. « Je suis flatté qu’il me confie son bateau. Son geste mérite d’être salué car il le fait pour la classe » précise le vainqueur de la Route du Rhum, heureux de pouvoir se « dégourdir les jambes » après des mois d’arrêt forcé.
La flotte prendra ensuite part au Trophée des Multicoques Baie de Saint-Brieuc (Saint-Quay Portrieux) ainsi qu’au Trophée de Brest Multi50, deux événements au plus près du public qui deviennent des classiques du calendrier Multi50. La nouveauté de cette saison 2020 se joue à l’automne avec une arrière-saison méditerranéenne. La flotte rejoint en effet la Grande Bleue pour participer à la Rolex Middle Sea Race qui rassemble plus de cent bateaux de toutes tailles au départ de Malte.

Des ambitions pour 2021

Au sein de la classe, cette année 2020 est celle de la transition, avant une année 2021 capitale. « Nous avons un timing assez ambitieux car nous aurons un plateau étoffé avec les deux bateaux neufs (Arkema 4, Planet Warriors) et une flotte qui n’a jamais été aussi homogène » explique le président, Erwan Le Roux, qui promet un programme « à la hauteur du plateau présent » et des annonces avant la fin de l’année.
Car en cette période de crise, les Multi50 ont des arguments pour séduire les marins comme leurs partenaires. Arthur Le Vaillant, 32 ans, tout juste arrivé au sein de la classe explique : « Ça a été assez simple de convaincre mon sponsor car ce sont des fenêtres de budget qui sont raisonnables. C’est assez magique de naviguer sur ce type de bateaux et ça permet de fédérer l’interne, les clients. C’est le bateau idéal pour créer du lien. »
Preuves de ce succès, deux nouvelles machines seront mises à l'eau cet été, celle du jeune Quentin Vlamynck (Arkema 4) et le plan VPLP de Fabrice Cahierc (Planet Warriors). Ancien industriel, Fabrice se réjouit d’avoir intégré cette classe. « Pour moi, c’est la catégorie reine. On peut faire de l’équipage, du solo, du double, des transats et des Grand Prix. C’est très complet et en plus cela se fait avec des budgets raisonnés. Il y a une certaine sagesse dans cette classe et c’est bien, surtout dans cette période » explique-t-il. Après une mise en jambe cette année, il se prépare à une année 2021 pleine de promesses. Autour de son Planet Warriors, il aura six bateaux de nouvelle génération et des courses plus disputées que jamais.

Calendrier prévisionnel :

Drheam Cup, du 16 au 22 juillet
Trophée des Multicoques Baie de St Brieuc, 21 au 23 août, St Quay Portrieux
Trophée de Brest Multi50, du 4 au 6 septembre, Brest
Rolex Middle Sea Race, 17 octobre 2020, Malte

Records des griffes du Lion


Les bateaux engagés :

Solidaires En Peloton - ARSEP (Thibaut Vauchel-Camus), Leyton (Arthur Le Vaillant), Primonial (Sebastien Rogues), Groupe GCA – 1001 sourires (Gilles Lamiré), Ciela Village (Thierry Bouchard / Erwan Le Roux), Arkema 4 (Quentin Vlamynck), Planet Warriors (Fabrice Cahierc) 

 Source : M Honoré

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Thomas Coville après un mois de navigation avec Sodebo Ultim 3 en version volante : "On va prendre confiance" - Vidéo

Armel Tripon heurte un objet flottant, l'IMOCA l'Occitane sort de l'eau pour effectuer les réparations

Dans le courant du week-end dernier, Armel Tripon à la barre de l’Imoca L’Occitane en Provence a heurté un objet flottant alors qu’il effec...

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Kojiro Shiraishi : "C’est la dernière course vraiment hauturière avant le Vendée Globe" - ITW

Armel Tripon heurte un objet flottant, l'IMOCA l'Occitane sort de l'eau pour effectuer les réparations

Dans le courant du week-end dernier, Armel Tripon à la barre de l’Imoca L’Occitane en Provence a heurté un objet flottant alors qu’il effec...

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Initiatives Coeur au départ de la Vendée Arctique dimanche, Sam Davies : "C’est le même bateau mais en mieux !"

Côté sportif, Sam Davies et son équipe ont pour objectif de continuer à valider les améliorations effectuées sur Initiatives-Cœur durant le long chantier qui a suivi la Transat Jacques Vabre, avec notamment l’installation d’un nouveau mât. Avant même la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne, le bilan est très positif. « C’est le même bateau, mais en mieux ! Nous avons fait les bons choix et aujourd’hui la machine est en route à 200 %. J’ai totale confiance en elle », se réjouit Sam Davies qui a pris part, du 19 au 22 juin, à un instructif stage d’entraînement avec le Pôle Finistère Course au Large de Port-la-Forêt. « Il y avait six autres très bons bateaux et c’était intéressant de retrouver la confrontation et de naviguer au contact dans des conditions variées. Nous avons pu continuer à tester tous les systèmes. »

Un protocole au départ inédit, imposé par la crise du Covid-19 

Dimanche 4 juillet, à 15h30, Sam Davies prendra avec 21 autres skippers de la classe IMOCA le départ de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne. Le départ sera organisé dans le cadre d’un protocole inédit imposé par la crise du Covid-19. 

Cinq jours pleins avant le départ, les marins auront l’obligation de se choisir un lieu de confinement. La veille du coup d’envoi de l’épreuve, ils seront testés puis quitteront leur port d’attache. Ils rallieront la ligne de départ mouillée au large des Sables-d’Olonne, sans débarquer à terre. Il n’y aura donc pas de village de course ni de contact physique avec le public et les médias. 

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Sébastien Josse : « Si j’ai un beau projet, je serai compétitif »

Plus d’un an après la fin de sa collaboration avec le Gitana Team, Sébastien Josse est de retour sur l’eau depuis le début du déconfinement, puisqu’il accompagne Nicolas Troussel dans la préparation de son Vendée Globe à bord de Corum L’Épargne, le dernier Imoca de nouvelle génération mis à l’eau. L’occasion pour le Niçois de répondre aux questions de Tip & Shaft.

Avec du recul, que gardes-tu de tes huit années au sein du Gitana Team ?
Un passage chez Gitana, ce n’est jamais inintéressant : c’est une équipe qui a des moyens, de l’ambition, qui travaille sur des projets incroyables, donc c’est forcément une étape importante dans la carrière d’un navigateur. Avec le temps, je n’ai pas à rougir de ce qui a été fait, du travail et de l’engagement que j’ai mis dans ce projet. Le bateau [le Maxi Edmond de Rothschild, NDLR] n’arrive pas au niveau où il est aujourd’hui par l’opération du Saint-Esprit, il y a toute une équipe qui a travaillé, je pense à Antoine Koch, à Romain Ingouf et à d’autres, des personnes qui ont été, elles aussi, de passage et font qu’aujourd’hui, ce bateau fonctionne.

L’épisode de ton départ est-il aujourd’hui digéré ?
Dans « digéré », je trouve qu’il y a la notion d’indigestion, ça ne me plaît pas trop, parce que ce n’était pas le cas. Quand on rentre dans un tel team, on sait qu’on est là pour une période indéterminée. J’ai eu la chance d’être celui qui est resté le plus longtemps – huit ans – c’est que quelque part, ça se passait de manière correcte et que mon travail était apprécié, je ne pense pas que les compétences véliques et l’entente avec l’équipe aient été remises en cause. Après, il y a une autre réalité sur laquelle je ne tiens pas à m’exprimer, ça ne sert à rien, c’est le travail des avocats. La sortie est fracassante, je ne m’y attendais pas, mais aujourd’hui, je ne suis absolument pas aigri, je suis chanceux de faire le métier que je fais et c’est l’essentiel.

Tu as suivi de près Brest Atlantiques, puisque tu étais consultant pour la direction de course, quels enseignements en as-tu tirés ?
Le point positif, c’est que les bateaux sont tous arrivés, à part Sodebo, avec des avaries mineures, c’est-à-dire non structurelles. Mais on voit que faire naviguer des bateaux volants au large sur plusieurs semaines reste une problématique qui n’est pas encore complètement gérée, et sur la Brest Atlantiques, les bateaux ont finalement très peu volé. Ça montre que cela va prendre encore quelques saisons pour arriver à lancer quelqu’un en solitaire autour du monde sur ces machines.

Les bateaux sont-ils mûrs pour le Jules Verne, comme vont le faire le Maxi Edmond de Rothschild et Sodebo en fin d’année ?
Chaque projet a son histoire et son propre rétro-planning. C’est comme dans le Vendée Globe, ceux qui se préparent quatre ans avant ont plus de chance de réussite que ceux qui se préparent depuis six mois. Gitana a été le premier Ultim volant à être mis à l’eau, on a fait la Transat Jacques Vabre, la Route du Rhum, aujourd’hui, c’est certainement le projet qui a le plus de crédibilité d’un point de vue sportif. Et, à suivre, il y aura Sodebo, puis Banque Populaire, mais il y aura toujours un décalage d’une ou deux saisons entre les différentes équipes.

« LE VOL AU LARGE RESTE
QUELQUE CHOSE DE RARE »
Jusqu’où, en terme de performance, vois-tu ces bateaux aller sur le Jules Verne ?
En moins de 40 jours, c’est certain, même si, on sait que les bateaux navigueront à un moment avec leurs appendices en mode dégradé, à cause des OFNI et autres : on a vu sur la Brest Atlantiques qu’un plan porteur de dérive, par exemple, ne tient pas très longtemps. Et les escales étaient autorisées. Maintenant, même sans dérive ni foils, ces bateaux continuent à aller très vite.Que t’inspire le départ de Macif du programme Ultim ?
Ça a surpris le monde de la course au large, moi compris, parce qu’ils étaient engagés sur la construction d’un bateau, avec un skipper qui maîtrise son sujet, tous les voyants semblaient au vert.

La classe Ultim 32/23 met du temps à décoller, pourquoi selon toi ?
Ce qui est difficile dans la classe Ultim, c’est d’engager les moyens : il faut 15 millions d’euros et deux ans de construction pour un bateau, avec un programme qui n’est pas gravé dans le marbre, des paramètres qui font que ce n’est pas aussi simple qu’en Imoca où tu as le Vendée Globe qui attire beaucoup de monde, avec au moins un gros événement tous les deux ans… Tout le monde ne peut pas se permettre d’aller dans la classe Ultim, c’est aussi pour ça qu’elle est ultime. Et ça concerne aussi les marins : le nombre de personnes capables de naviguer sur ces bateaux est limité, donc forcément, ça fait un petit entonnoir.

L’objectif du tour du monde en solitaire en 2023 te paraît réaliste ?
Je vais faire comme Michel Desjoyeaux, je vais te donner mon joker. Est-ce qu’on pensait que c’était réaliste il y a deux ans ?

Le discours était de dire que ça l’était, puisque Brest Oceans était initialement programmé fin 2019…
Oui, mais on voit bien qu’un temps de mise au point minimum en termes de technique et de sécurité est indispensable. Il faut bien mesurer l’exploit sportif que représente le fait de naviguer en solitaire sur ces bateaux. Aujourd’hui, personne n’a encore traversé l’Atlantique en solitaire sur un bateau volant. Le vol au large reste quelque chose de rare. Je reste 100% convaincu que c’est l’avenir de la voile et que dans les années qui viennent, les bateaux traverseront l’Atlantique en 4 jours, maintenant, ça ne se fait pas en une ou deux saisons.

A titre personnel, l’Ultim fait-il encore partie de tes projets ?
Oui, bien sûr. Le multicoque volant, c’est quelque chose que je pense maîtriser et qui me passionne. Une nouvelle Route du Rhum en Ultim me ferait le plus grand bien. Aujourd’hui, je vais évidemment chercher à rebondir, je suis en train de mettre des outils en place pour présenter mon projet, l’objectif est de le faire savoir. Je sais la chance que j’ai eue de ne presque jamais chercher de partenaires et la difficulté que ça représente, il n’y a pas de règle, on a vu que des Yann Eliès ou des Michel Desjoyeaux n’arrivaient parfois même pas à trouver un budget pour la Solitaire [le premier vient d’en retrouver un, Quéguiner, NDLR]. La période, en plus, n’est pas propice ; en revanche, il y a un bateau qui est à vendre, Macif, il y en a même deux avec le prochain, même si j’espère bien que François (Gabart) va parvenir à rebondir et trouver un partenaire pour le garder. Il y a vraiment des coups à jouer pour quelqu’un qui s’intéresse à la classe Ultim.

« CE QUI EST ASSEZ ÉTONNANT CHEZ NICOLAS TROUSSEL,
C’EST L’ABSENCE DE PRESSION »
As-tu des contacts pour intégrer des équipes ?
Pour cette année, il n’y a qu’un Ultim sur lequel j’aurais pu postuler (sourire), je ne l’ai pas fait, parce qu’il fallait se positionner dès l’année dernière. Thomas (Coville) a déjà fait une partie de son casting ; après, s’il a besoin d’un remplaçant à la dernière minute, je serai là. En revanche, j’espère bien pouvoir faire partie du tour du monde en équipage fin 2021, c’est important de rester au contact de ce support pour se maintenir au niveau parce que les bateaux évoluent très vite.Parlons maintenant du projet Corum, comment as-tu intégré l’équipe et quel est ton rôle ?
Avec Nico Troussel, on se connaît depuis qu’on a 17 ans, on a toujours eu de bonnes relations. Comme il savait que son projet était assez court en timing, il voulait d’entrée travailler avec des navigants pour être efficace dès la mise à l’eau du bateau, il m’a donc proposé de le rejoindre. Mon rôle est à la fois de l’aider à le prendre en main le plus vite possible, mais aussi de partager mes retours d’expérience. Ça peut concerner l’ergonomie, mais aussi la bouffe, les vêtements, les galères en mer… On passe en revue les trois dernières éditions et on essaie de trouver des solutions à chaque problème qui peut arriver.

Penses-tu que c’est faisable pour lui d’être performant au bout de six mois sur ce bateau, connaissant la complexité de ces Imoca ?
C’est un challenge, mais il le savait dès le début. Après, il est parti plus tard, mais il a du coup bénéficié des dernières avancées technologiques. Ce que je trouve assez étonnant chez lui, c’est qu’il est sans pression, ce qui enlève déjà beaucoup de pertes d’énergie. Il est très pragmatique : tout ce qu’il fait répond à un objectif prioritaire, arriver. De toute façon, dans sa posture, ce serait difficile de vouloir se comparer avec le team Charal qui est parti presque deux ans plus tôt.

Qu’as-tu ressenti en naviguant pour la première fois sur le bateau ?
Le gap avec les foilers de la génération précédente est vraiment important, il est identique à celui qui a existé entre les Imoca à dérives et les premiers foilers. Il y a au moins 3 nœuds d’écart et ces monocoques ressemblent de plus en plus, à certaines allures, à des multicoques. Je pense qu’ils devraient exploser le record de la distance parcourue en 24 heures, peut-être dès le bord de reaching le long du Brésil. Et s’il y a une dépression dans l’océan Indien qui pointe le bout de son nez, ils peuvent tenir 28-30 nœuds de moyenne, chose que les bateaux d’avant ne pourront pas faire ; c’est assez incroyable de voir l’évolution de la classe Imoca en huit ans. Après, il est évident que la vie à bord change radicalement, c’est de pire en pire, exponentiel avec la vitesse ; au reaching à 30 nœuds, tu ne te lèves pas pour aller faire ton café ! Je pense que la limite pour les skippers sera à mon avis plus mentale que physique. Je ne sais pas, par exemple, si les marins arriveront à être suffisamment à l’attaque dans le Grand Sud pour faire voler les bateaux.

« LA RÉALITÉ DE LA COURSE EST SOUVENT
EN DÉCALAGE AVEC L’AVANCÉE DE LA TECHNIQUE »
Que peux-tu nous dire sur l’Imoca Corum L’Epargne ?
C’est un bateau qui est assez haut de franc-bord, avec un centre de gravité plus haut et un bulbe léger ; par comparaison, les VPLP et les Verdier ont plutôt un centre de gravité très bas. Aujourd’hui, les sensations sont bonnes, les chiffres aussi, maintenant tant que tu n’as pas navigué à côté des autres, tu es toujours le roi de la piste. En tout cas, le souhait de Nicolas, c’est de ne pas avoir un bateau volage, mais un bateau qui se sustente, qui fait du skimming, ça veut dire qu’il touchote l’eau, sans forcément être 2,50 mètres au-dessus de l’eau. On cherche à ce que le bateau soit posé à 80% sur ses foils, et à 20% sur la coque. Voler, ce n’est pas forcément l’attitude du bateau que tu recherches au large.Que peut viser Nicolas sur le Vendée Globe ?
L’histoire du Vendée Globe n’est jamais écrite, donc tout est possible, il peut monter sur le podium, même gagner, c’est un marin qui sait être têtu, tenace et performant, mais sage aussi, ce qui sera important sur ce genre de bateau. Pour moi, tous les bateaux neufs peuvent gagner. Après, rien n’est impossible et on peut imaginer des schémas qui peuvent faire gagner un bateau à foils de la précédente génération. Regarde sur la dernière Route du Rhum : tu avais les quatre plus beaux Ultims de la planète et c’est Francis Joyon qui a gagné. C’est pour ça qu’on n’aime pas les pronostics, la réalité de la course est souvent en décalage avec l’avancée de la technique.

Le Vendée Globe t’attire-t-il encore ?
C’est sûr que les sensations que te procurent ces bateaux m’interpellent, et, techniquement, je trouve ça passionnant, donc oui, ça me titille. Etre au départ d’un Vendée Globe ou d’une Route du Rhum, ça n’arrive pas dix fois dans la vie d’un marin. Le Vendée, j’en ai fait trois, je n’ai pas fini les deux derniers, une histoire avec le Vendée Globe n’est jamais terminée, regarde Jean Le Cam… Moi, j’ai 45 ans, je sais que si j’ai un beau projet, je serai compétitif. J’ai cette chance de me dire que si je monte sur un Imoca, je ne suis pas perdu, c’est la même chose sur un Ultim.

Photo : Eloi Stichelbaut / Polaryse / Corum L’Épargne

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Jean Le Cam disputera, à 61 ans, son cinquième Vendée Globe : "On a hate !" - Vidéo

Armel Tripon heurte un objet flottant, l'IMOCA l'Occitane sort de l'eau pour effectuer les réparations

Dans le courant du week-end dernier, Armel Tripon à la barre de l’Imoca L’Occitane en Provence a heurté un objet flottant alors qu’il effec...

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La DRHeam Cup devient le Grand Prix de France de Course au Large

La troisième édition de la DRHEAM-CUP, dont le départ sera donné le dimanche 19 juillet à Cherbourg-en-Cotentin à destination de La Trinité-sur-Mer, sera le théâtre du tout premier Grand Prix de France de Course au Large. Le plateau s’annonce une nouvelle fois très riche, avec plus de 80 bateaux attendus sur les trois parcours, dont trois Ultimes, autant de Multi50, 25 Figaro Bénéteau, une douzaine de Class40, plusieurs Multi 2000 et de très nombreux IRC, en double et en équipage.

Il y aura bien un Grand Prix de France cet été ! Si celui de Formule 1, qui devait avoir lieu le 28 juin au Castellet, a dû être annulé, celui de Course au Large, premier du nom, s’élancera de Cherbourg-en-Cotentin le dimanche 19 juillet. Un nouveau label pour la DRHEAM-CUP, souhaité par son organisateur, Jacques Civilise : « A l’origine, nous avions labellisé cette troisième édition Open de France de Course au Large. Mais comme cette appellation Open de France existait déjà en voile légère, nous avons décidé, afin d’éviter toute confusion et en bonne intelligence avec la Fédération Française de Voile, d’opter pour ce terme de Grand Prix de France de Course au Large. L’idée sous-jacente est la même : réaffirmer le caractère spécifique de la course au large parmi les univers très différents de la voile. Un événement ouvert à tous types de supports, à tous les marins, professionnels comme amateurs, et à tous les formats, équipage, double et solitaire ».

Et il y en aura effectivement pour tous les goûts à l’occasion de la toute première course multi-classes de la saison, qui réunira plus de 80 bateaux entre Cherbourg-en-Cotentin et La Trinité-sur-Mer. Trois trimarans Ultimes de 32 mètres, le Maxi Edmond de Rothschild (Franck Cammas/Charles Caudrelier), Sodebo Ultim’ (Thomas Coville) et Actual Leader (Yves Le Blevec), s’aligneront ainsi sur le plus grand parcours, la DRHEAM-CUP 1100 (1100 milles). Sur la DRHEAM-CUP 700 (736 milles), sont attendus plusieurs Multi50, dont Solidaires en Peloton-ARSEP de Thibaut Vauchel-Camus et Leyton, qu’étrennera en course son skipper Arthur Le Vaillant (le bateau s’appelait auparavant Arkema, vainqueur de la première édition de la DRHEAM-CUP en 2016). Entre 10 et 15 Class40 seront également de la partie, dont le récent Banque du Léman du duo suisse Valentin Gautier/Simon Koster ou le plan Lombard tenant de la DRHEAM-CUP (et de la Route du Rhum), alors mené par Yohan Richomme, désormais par Nicolas Jossier, ainsi que plusieurs Multi 2000 (barrés notamment par les skippers de La Trinité-sur-Mer que sont Charlie Capelle et Yann Marilley).

Le plus gros de la flotte s’alignera sur la DRHEAM-CUP 400 (428 milles), avec entre 35 et 40 IRC, menés en double et en équipage, et environ 25 Figaro Bénéteau 3, la DRHEAM-CUP-GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE étant qualificative pour la 51eédition de la Solitaire du Figaro qui s’élancera fin août. A un peu plus d’un mois de cette dernière, les « cadors » actuels de la classe seront donc au départ de Cherbourg-en-Cotentin pour affiner leur préparation, d’Armel Le Cléac’h au Cherbourgeois Alexis Loison en passant par Fabien Delahaye et Gildas Mahé. Autant dire que comme lors des deux précédentes éditions, la DRHEAM-CUP-GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE récompensera une nouvelle fois de très beaux vainqueurs.

Elle mettra également à l’honneur les clubs et, nouveau clin d’œil à la Formule 1, les constructeurs, avec des trophées spéciaux GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE qui seront remis à ceux qui se seront illustrés entre Cherbourg-en-Cotentin et La Trinité-sur-Mer.

Et comme pour mieux symboliser l’esprit d’ouverture qui fait partie de l’ADN de la DRHEAM-CUP-GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE, la Marine nationale sera associée à la fête, comme le confirme la direction de la communication et du rayonnement de la Préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord : « La Marine nationale est un partenaire privilégié du monde de la voile. A travers leurs valeurs communes, marins et skippers se retrouvent, évoluant tous deux dans un milieu hautement exigeant qu’est la mer. Goût de l’effort, combativité et esprit d’équipage sont les clés de la réussite d’une course au large comme d’une opération de sauvetage en mer. 365 jours par an, 24h sur 24h, sur toutes les mers du monde, la Marine nationale est prête à intervenir. Pour ce premier Grand Prix de France de Course au Large, le patrouilleur de service public Flamant, basé à Cherbourg, accueillera à son bord le comité de course de la Fédération Française de Voile pour donner, en rade de Cherbourg, le top départ aux différents concurrents, avant de poursuivre ses missions. »

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Armel Le Cléac'h sur la Solo Maitre Coq : "Cette 7ème place est positive"

Armel Tripon heurte un objet flottant, l'IMOCA l'Occitane sort de l'eau pour effectuer les réparations

Dans le courant du week-end dernier, Armel Tripon à la barre de l’Imoca L’Occitane en Provence a heurté un objet flottant alors qu’il effec...

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Tom Laperche remporte la mise

Ce samedi, à 12h47, Tom Laperche a bouclé les 340 milles du parcours de la Solo Maître Coq, remportant ainsi la 17e édition de l’épreuve, et signant du même coup sa première victoire sur le circuit des Figaro Bénéteau. Le skipper de Bretagne – CMB Espoir, qui s’est emparé des commandes de la course à hauteur de l’île d’Yeu lors de la longue remontée vers les Birvideaux hier matin, est, ensuite, parvenu à contenir toutes les attaques de ses adversaires, y compris celles de Sam Goodchild (Leyton) revenu comme un boulet de canon lors du dernier bord de portant. A l’arrivée, un écart de vingt secondes entre les deux hommes. Dérisoire, de même que l’écart entre Pierre Leboucher et Pierre Quiroga (17 secondes) qui terminent respectivement 3e et 4e de la course.

Cette grande course de la Solo Maître CoQ s’annonçait complexe, avec notamment une zone orageuse susceptible de semer la zizanie en grand lors de la première nuit. Si cette dernière a finalement épargné la flotte, les 30 marins en lice ont toutefois rencontré des conditions exigeantes avec tantôt des airs erratiques, tantôt du vent soutenu et une multitude de manœuvres à effectuer, ce qui a laissé peu de place au répit. « C’est fou comme il a fallu se faire mal et se battre pour réussir à être devant », a commenté Tom Laperche à son arrivée à Port Olona, en début d’après-midi. S’il n’a assurément pas ménagé ses efforts, le skipper de Bretagne – CMB Espoir a cependant fait preuve d’une remarquable maîtrise lors des 340 milles du parcours, dominant alors les trois quarts de la course. « Je savais que sur le papier, j’avais moyen de faire des choses bien. Que j’en étais capable. J’avais la vitesse et le schéma de course n’était pas très compliqué. Les bords étaient un peu tout droits, donc c’était avant tout du placement. En étant devant, le jeu, c’était surtout de contrôler ce qui se passait derrière tout en jouant les petites variations du vent pour que ça crée un peu de distance », a détaillé le Morbihannais qui a fêté ses 23 ans la veille du départ et qui ne s’attendait pas à un tel cadeau.

Des retournements de situation à la pelle

« Au départ, je m’imaginais pouvoir faire dans le Top 10 ou dans le Top 5. Cette victoire, ma première sur le circuit où j’évolue depuis l’année dernière seulement, je n’arrive pas à y croire ! En passant l’île de Ré, hier matin (vendredi, ndlr), je me suis retrouvé en tête avec Armel (Le Cléac’h). J’étais évidemment trop content, mais je savais que c’était loin d’être fini. Je savais notamment qu’il allait y avoir du vent à la fin et qu’il allait falloir gérer. Le dernier bord a vraiment été un bord d’anthologie. C’est sûrement le plus chaud que j’ai fait de ma vie sous spi ! J’ai même cru que mon mât allait tomber ! », a ajouté Tom qui avait fait un petit break lors de la descente entre Belle-Ile et Rochebonne avant de voir ses concurrents revenir comme des balles sur le dernier bord sous spi disputé dans près de 30 nœuds de vent. « J’avoue que j’ai serré un peu les fesses. Sam (Goodchild) est vraiment bien revenu. Il a réussi à faire la cuillère par en-dessous, et il a repris beaucoup de terrain alors que moi, je me suis entêté à rester au-dessus de la route en me disant que maintenant que j’avais le grand-spi, il fallait que je fasse avec », a relaté Tom Laperche qui n’a devancé son dauphin que de vingt petites secondes sur la ligne d’arrivée mouillée en baie des Sables d’Olonne.

Une course intense du début à la fin

« C’est vrai que je n’étais pas loin d’aller la chercher cette première place ! A un moment, j’y ai vraiment cru, mais finalement, il m’a manqué quelques mètres. En tous les cas, c’était super : j’avais la vitesse et le bateau allait super bien. Cette deuxième place est bien au-delà de mes espérances ! », a confié le Britannique qui signe ainsi un retour fracassant après quatre ans d’absence sur le circuit des Figaro Bénéteau. « Je suis parti sans savoir du tout où j’en étais, mais le bilan est super positif. Ce résultat me donne de la confiance pour la suite de la saison », a souligné Goodchild. Derrière, la bagarre a, elle aussi, été intense. Nombreux étaient les marins qui pouvaient encore prétendre à compléter le podium à l’attaque du dernier bord. Pour finir, Pierre Leboucher est parvenu à faire la différence et à ainsi s’emparer de la 3e place. « Monter sur la boîte pour démarrer la saison, ça fait plaisir ! Pendant toute la course, il y a eu des rebondissements et ça n’a pas toujours été facile à gérer avec la fatigue. C’est une étape où on n’a eu aucun moment de répit. Le vent a constamment été aléatoire. Du coup, c’était impossible de se reposer car il fallait toujours régler le bateau. Ça a été une étape compliquée mais intéressante. Il fallait vraiment être en forme ! », a terminé le skipper de Guyot environnement. Sûr, à voir les visages chiffonnés et les yeux rougis par le sel des marins, cette Solo Maître CoQ été exigeante mais ça tombe bien, c’est précisément ce qu’ils attendaient pour entamer leur saison et se préparer à la fameuse Solitaire du Figaro.

Ils ont dit:

Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019), 4e :

« Je termine au pied du podium mais ça s’est joué à peu de chose. A quelques milles de l’arrivée, Pierre Leboucher a commis une erreur : il est parti au tas. Du coup, je suis passé devant mais à 100 m de la ligne, j’ai fait la même bêtise en partant au tas moi aussi, et il m’a redoublé pour finir quelques mètres devant moi sur la ligne d’arrivée. Mais ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel, c’est qu’on a eu une très belle navigation, à la fois technique, physique et engagée. C’est toujours un plaisir de revenir à la compétition de cette manière. C’est super de se bagarrer avec des mecs qui naviguent bien. On a fait je ne sais pas combien de manœuvres pendant la régate et on a terminé avec un grain à 30 nœuds sous grand-spi, collé à la barre, pendant quasiment 30 milles, le dos et les abdos bien crispés comme il faut. Il fallait vraiment être en forme mais c’était chouette. Ça a beaucoup distribué au niveau des places. Il y a eu des nouveaux départs, à Ré, à Yeu… C’était intense et donc parfait pour une reprise. »

Xavier Macaire (Groupe SNEF), 5e :

« Il y a eu beaucoup de rebondissements. C’était une belle course, difficile. Je l’ai trouvée vraiment physique. Il fallait être tout le temps dessus. Je suis assez content de ma course car j’ai réussi à bien me placer. J’ai bien bossé, j’ai été dedans, à fond, hyper concentré. Je n’ai rien lâché. J’ai réussi à grappiller petit à petit des places. J’avais une bonne vitesse avec le bateau, un bon feeling sur les choix, sur les manœuvres, sur les virements… C’était une super course, même si la fin a été un peu gâchée. Je me suis, en effet, pris un énorme paquet d’algues alors que j’étais deuxième. J’ai alors perdu cinq ou six places avant le dernier bord en fin de nuit. Je suis un peu déçu car j’avais fait un super boulot avant ça mais je suis content de l’avoir fait. J’ai vraiment trouvé une bonne vitesse là où parfois j’avais des manques l’année dernière. J’ai confirmé sur cette course que j’avais comblé des déficits. Le bilan est que j’ai validé mes réglages et que j’aurais pu faire une très belle place. Ça s’est joué à pas grand-chose, comme souvent dans notre sport. Au final, un Top 5 c’est bien. C’est bien aussi pour le championnat de France. »

Corentin Douguet (NF Habitat), 8e :

« C’était une belle course. Il y avait plein de choses à faire. Moi, j’ai bien navigué jusqu’à la dernière marque. Je suis longtemps resté dans le trio de tête mais sur le dernier bord, sous spi, le bateau partait au loff sans trop que je comprenne pourquoi. La dernière fois que cela m’était arrivé c’était parce que j’avais un safran en vrille. Je me demande si là, je n’ai pas eu le même problème. Je finis 8e et je ne crois pas avoir été pointé plus mal pendant toute la course. C’est dommage. A côté de ça, j’avais seulement fait deux jours de nav avec mon bateau avant d’arriver sur cette Solo Maître CoQ. Il y a donc plein de motifs de satisfaction même si le résultat me laisse un drôle de goût : celui de frustration. Cela n’aurait pas été volé de faire un podium. Quoi qu’il en soit, j’ai plutôt pas trop mal navigué. J’ai pu voir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas sur le bateau. On va checker cette histoire de safran et faire la liste de tout ce qui nous reste à faire pour être prêt le 30 août. »

Nils Palmieri (TeamWork), 18e et 1er bizuth :

« La place de premier bizuth, elle fait forcément plaisir. C’était une course assez engagée et c’est vrai qu’à plusieurs moments, je me suis fait bizuter pendant la course. J’ai pris des petites leçons, mais c’est toujours très constructif et instructif. Tous les paramètres d’une belle étape de Figaro étaient là. C’était une belle découverte pour moi car non seulement c’était ma première course sur le circuit mais en plus, c’était ma première régate en solitaire par sur un dériveur. Ce que je retiendrai, c’est que le niveau est vraiment très haut. Ça navigue bien vraiment partout, et à aucun moment on peut se permettre de se relâcher. Mais ce qui est intéressant aussi, c’est qu’il a plein d’opportunités de revenir dans le match. Des fois, on pense que c’est perdu au classement et en fait on arrive à revenir sur des petits coups. Je suis super content d’avoir régaté. J’avais besoin de ça avant la Solitaire. »

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Une course essentielle pour le Vendée Globe

Première compétition de l’année pour les bateaux qui prendront le départ du Vendée Globe 2020 et pas des moindres ! La Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne est une course atypique, un parcours inédit : au programme un départ et une arrivée aux Sables d’Olonne via l’Islande et Les Açores.

« Il me tient à cœur de faire cette dernière course avant le Vendée Globe car elle compte au Championnat du Monde IMOCA Globe Series. J’aurai ainsi participé à toutes les courses depuis 3 ans et je vais tout faire pour terminer également celle-ci. Sans compter qu’elle part des Sables, et c’est important pour moi car je suis licencié au Pôle Les Sables d’Olonne Vendée Course au Large » confie Manuel Cousin.

Une dernière confrontation en solitaire avant le Vendée Globe

« Cette course est essentielle car elle me permet de me confronter une dernière fois en solitaire avec les concurrents du prochain Vendée. Je viens de terminer les 48 heures de qualification et j’étais vraiment heureux de retrouver le large. C’est un peu une répétition grandeur nature de ce qui va se passer dans 5 mois et côté conditions météo, le nord que nous allons chercher peut beaucoup ressembler au grand sud qui nous attend en fin d’année. Cette course nous remet le pied à l’étrier après une longue interruption. Et avant mon premier Vendée, j’apprécie de pouvoir prendre un départ identique, aux Sables d’Olonne. » ajoute Manuel Cousin

Ce format de course, plus fourni qu’une transat, nous éclairera également sur les petites améliorations que nous pourrons effectuer sur le bateau durant l’été et nous permettra de tester l’ensemble du système de communication mis en place récemment.

Jouer sur les curseurs performance et sécurité

Avec près de 35 000 milles engrangés sur Groupe Sétin, Manuel Cousin est particulièrement à l’aise avec son bateau. Il sera toutefois intéressant pour lui de se tester une dernière fois avec les concurrents à dérives droites.

« Il y aura des concurrents directs, la course va nous permettre de faire quelques speed tests. Mais plus que tout, je pense que chacun devra conjuguer prudence et efficacité pour ne pas mettre en péril un départ tellement attendu le 8 novembre prochain. »

Participer à une mission pour l’UNESCO

En partenariat avec la classe IMOCA, la COI-UNESCO a remis à six skippers volontaires, une bouée météorologique METEOFRANCE de près de 20 kg. Manuel Cousin devra larguer la sienne autour du 44° Nord, entre l’Islande et Les Açores ; ce qui permettra de récolter de précieuses données.

La Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne, imaginée par la Classe IMOCA dans un contexte particulièrement difficile, est donc une étape importante pour Groupe Sétin dans sa préparation pour le Vendée Globe 2020.

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Solo Maitre CoQ. Belle victoire de Tom Laperche sur Bretagne-CMB Espoir

Solo Maitre CoQ. Belle victoire de Tom Laperche sur Bretagne-CMB Espoir

C’est Tom Laperche qui a remporté la grande course de la Solo Maître Coq après 1 jour 23 heures 33 minutes et 25 secondes pour boucler les 340 milles du parcours. Une belle victoire qui vient confirmer le talent du jeune Espoir de la filière CMB-Bretagne âgé de 23 ans et qui avait déjà réalisé une très belle Solitaire l’année dernière pour sa première participation.
Le skipper de Bretagne-CMB Espoir avait pris la tête de la flotte vendredi, après avoir laissé Belle-Île dans son sillage. Dès lors, et malgré une météo capricieuse avec vent fort, Tom n’a eu de cesse de tenir ses 29 concurrents en respect. Le finish fut intense : rejoint par Pierre Leboucher (Guyot Environnement) et Sam Goodchild (Leyton), le jeune marin a dû batailler sur les dernières longueurs pour décrocher la première place !
«Je suis tellement heureux… Hier matin, quand je suis passé en tête, je n’arrivais pas à y croire… La météo était difficile tout comme le choix des voiles. Mon dernier bord sous grand spi était le plus difficile de ma vie, j’ai cru que le mât allait tomber ! Cette victoire c’est vraiment un beau cadeau d’anniversaire pour moi...»

Première épreuve de la saison en Figaro, les skippers ont pu mesurer leur vitesse les uns aux autres et parfaire leur courte préparation en vue de la Solitaire qui partira fin août. D’ici là, certains participeront à la Drhream Cup ou la Solo Concarneau.

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Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir) remporte la Solo Maitre Coq, première épreuve de la saison - Figaro


Victoire ! Tom Laperche a franchi la ligne d’arrivée de la 17e édition de la Solo Maître CoQ en première position, ce samedi 27 juin à 12h 47min 25s (heure de Paris). Le skipper de Bretagne – CMB Espoir a mis 1 jour 23 heures 33 minutes et 25 secondes pour boucler les 340 milles du parcours, à la vitesse moyenne de 7,15 nœuds. Sam Goodchild et Pierre Leboucher complètent le podium. 

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Crédit : Ch Breschi

Tom Laperche : "un beau cadeau d'anniversaire"

« Je suis tellement heureux ! Hier matin quand je suis passé en tête je n’arrivais pas à y croire… La météo était difficile tout comme le choix des voiles. Mon dernier bord sous grand spi était le plus difficile de ma vie, j’ai cru que le mât allait tomber ! Cette victoire c'est vraiment un beau cadeau d'anniversaire pour moi...» 

Ordre d'arrivée avant jury de la Solo Maître CoQ:

1. Tom Laperche - navigateur(Team Bretagne CMB)
2. Sam Goodchild (Leyton)
3. Pierre Leboucher(GUYOT Environnement)
4. Pierre Quiroga (Macif Course au Large)
5. Xavier Macaire (Groupe SNEF)
6. Lois Berrehar (Team Bretagne CMB)
7. Armel Le Cléac'h (Voile Banque Populaire)
8. Corentin Douguet (NF Habitat)
9. Gildas Mahe (Breizh-Cola)
10. Achille Nebout - Navigateur (Be Green Ocean - Be Go)
11. Tanguy Le Turquais (Quéguiner Voiles & Océan)
12. Fabien Delahaye (Loubsol)
13. Martin Le Pape (Solidarité AP-HP)
14. Alan Roberts Racing (Seacat Services)
15. Yann Eliès (Morbic)
16. Adrien Hardy (Ocean Attitude)

 Source : Solo Maitre Coq

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Sans assistance, principe fondateur du Vendée Globe, vient d'être précisé par l'organisation dans l’Avis de course

Redéfinir les limites

Aujourd’hui, les communications satellite permettent de transmettre instantanément toutes sortes de données. Voix, images, textes, datas provenant de la machine ou de l’homme, vont directement de la mer au plancher des vaches, que l’on soit près des côtes ou en train de doubler le point Nemo au milieu du Pacifique Sud. Les marins communiquent avec leur famille, avec leur équipe, avec la direction de course du Vendée Globe, avec les journalistes, leurs partenaires, pour nous faire vivre leur épopée, partager leurs émotions, mais aussi pour des motifs médicaux ou techniques, des impératifs de sécurité. 

Contraire à l’esprit

Côté terre, les teams suivent 24/24 la progression de leur IMOCA et veillent à la sécurité de leur skipper. Techniquement, il leur serait également possible de récupérer en temps réel les données du bateau (conditions de navigation, vitesse, cap, capteurs de charges, de tension, réglages etc), des paramètres concernant l’état de forme de leur skipper (rythme cardiaque, sommeil, dépense énergétique) et d’émettre des conseils. 

Plus encore, il est aujourd’hui possible de mettre à jour, à distance, les logiciels de navigation du bord, de prendre la main sur les pilotes automatiques, bref, d’être potentiellement un soutien pour la performance et la stratégie. Ce qui serait contraire à l’esprit du Vendée Globe.

Nécessaire de préciser les limites de la non-assistance

« Il devenait donc nécessaire de préciser à nouveau les limites de la non-assistance, fondée jusqu’alors essentiellement sur l’interdiction de recevoir une aide météo extérieure », explique Jacques Caraës. Le chapitre 4.3 des fondamentaux du Vendée Globe s’est largement densifié. « C’est une question tellement vaste, poursuit le Directeur de course. C’est un texte qui ne sera jamais totalement parfait et sur lequel il est toujours très facile de polémiquer ». 


Le droit de faire ou de ne pas faire 

Les navigateurs eux-mêmes se sont érigés en gardiens du temple. « La demande est venue directement des coureurs de la commission sportive de la classe IMOCA. Ce sont eux qui, cet hiver, ont sollicité la direction de course du Vendée Globe et Christophe Gaumont, le Président du Comité de course pour réviser cet article fondamental des règles du Vendée Globe, raconte Jacques Caraës. Cela nous a amenés à redéfinir certaines choses. Le texte d’origine était suffisamment large pour avoir des interprétations différentes selon les teams. Il fallait que l’on clarifie tout cela pour que chacun sache ce qu’il a le droit de faire ou de ne pas faire. »
Sept articles passent au crible le principe de non-assistance : généralités, routage et météo, aide à la performance, aide médicale, conseil technique à distance, communication, accès à mouillage.
4.3.1 Généralités
Nouveauté : il est cette fois formulé la règle selon laquelle tout ce qui n’est pas explicitement autorisé dans l’article 4.3 (non assistance) est interdit. Ce qui ouvre à l’infini le champ des interdictions, en plus de celles formellement écrites dans chacun des alinéas.
4.3.2 Routage et Météo
Même esprit que sur les éditions précédentes : interdiction formelle de recevoir une aide météo personnalisée et/ou un routage extérieur. La liste des outils de requête météo et des logiciels couramment utilisés par les marins pour faire leur route doivent faire l’objet d’une demande d’autorisation auprès de la direction de course.
4.3.3 Aide à la performance
Ce nouveau chapitre est le grand changement de cette édition 2020. Toutes les données qui sortent en temps réel ou différé du bateau (comme décrites plus haut) doivent être publiques. Une équipe ne peut les utiliser pendant la course à titre privatif et il est formellement interdit d’en tirer des conseils qui influeraient sur la performance ou la stratégie d’un bateau. Il est évidemment proscrit de prendre en main, depuis la terre, des logiciels embarqués ou de redéfinir des calculs. Une vingtaine de lignes insiste sur ces interdits.
4.3.4 Aide médicale
Les principes restent les mêmes qu’auparavant. Seuls le médecin officiel de la course, le Centre de Consultation Médicale Maritime de Toulouse et le médecin personnel du skipper, déclaré dans son dossier d’inscription, sont autorisés à fournir une aide médicale.
4.3.5 Conseil technique à distance
On se souvient de l’épisode du redémarrage du moteur de PRB en 2001, en plein océan Pacifique, à l’aide de poulies et d’un empannage bien senti. L’astuce avait été imaginée par l’équipe technique de Michel Desjoyeaux, alors dirigée par Vincent Riou. Sans ce coup de pouce, Michel Desjoyeaux, futur vainqueur de cette édition, n’aurait peut-être pas pu poursuivre sa course, faute d’énergie pour alimenter ses instruments de navigation. Le support technique à distance - communiquer une méthode, un mode de réparation pour une pièce cassée ou endommagée - reste autorisé. Si cette autorisation peut déplaire aux puristes de la non-assistance, elle n’enlève rien au fait que le marin doit se débrouiller seul pour effectuer une réparation parfois très compliquée, voire périlleuse, et qu’il n’est jamais certain d’y parvenir.
De plus, cette « hotline » doit rester purement technique, comme l’explique Jacques Caraës. « Si tu déchires ton gennaker, ton équipe à terre a le droit de te dire comment le réparer. En revanche, elle n’a pas le droit de te dire quand le faire (en fonction de la météo par exemple) ou quelle trajectoire tu dois suivre, encore moins de redéfinir les polaires de ton bateau. Là, ce serait de l’assistance à la compétition, de l’aide à la performance. C’est au skipper de faire ses choix en fonction de ses avaries et de s’adapter lui-même. Si on allait plus loin, admettons que la vitesse d’un bateau soit dégradée. Ton équipe ne peut pas te dire : ‘Tu es sûr que ça va ? Tu es sûr que tu as la bonne voile ?’ »…
4.3.6 Communication
L’article énumère le type de communications, les moyens et les interlocuteurs autorisés. L’historique de consultation des sites Internet doit être conservé jusqu’à la fin de la course.
4.3.7 Accès à mouillage
Le texte est inchangé par rapport à sa version précédente. Il est possible de mouiller ou de s’amarrer sur un coffre par ses propres moyens pour se mettre à l’abri ou effectuer une réparation. Sans assistance extérieure. En revanche, pas de relâche dans un port ou à couple d’un navire, ni de débarquement à terre au-delà de la limite de la plus grande marée haute.

Cet amendement a été soumis aux principaux intéressés il y a une dizaine de jours. Avant le départ, skippers et teams managers signeront une déclaration sur l’honneur pour le respect de ces règles de course.

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Le Yacht Club de Porquerolles révèle son programme de régates pour 2021

Un vent portant est revenu en baie d’Hyères et sur les îles d’or où le dynamique Yacht Club de Porquerolles (YCP) travaille déjà sur la préparation de la saison 2021 et révèle aujourd’hui les dates de ses trois régates phares : la Porquerolle’s Race, qui aura lieu du mercredi 12 au dimanche 16 mai 2021; la Porquerolle’s Cup du samedi 22 au dimanche 23 mai 2021 et la Porquerolle’s Classic qui se déroulera du jeudi 10 au dimanche 13 juin 2021.
Chacune de ces épreuves retrouvant ainsi sa place dans le calendrier 2021 des grandes régates Méditerranéennes, les nombreux compétiteurs peuvent dès à présent inscrire ces événements à leur programme de courses. Quant aux organisateurs et partenaires, ils continuent de travailler sereinement sur l’organisation de ces régates tant appréciées par les marins, les media et le grand-public.

Depuis l’annonce de l’annulation des régates de la saison 2020, en raison de l’épidémie de coronavirus, le Yacht Club de Porquerolles est resté optimiste et positif, se concentrant immédiatement sur l’organisation de la saison 2021. « Nous avons pris la décision de ne pas reporter nos régates cette année (2020) en raison d’une incertitude qui demeurait et afin de ne pas surcharger un calendrier des événements de rentrée qui risquait d’être compliqué. Il nous semblait donc plus sage de remettre à 2021 l’organisation de nos épreuves et de nous concentrer dès à présent sur leur organisation » déclarait Sébastien Le Ber, le Président du YCP le 16 avril dernier. C’est chose faite et l’annonce du programme 2021 va permettre aux nombreux compétiteurs de réserver dès à présent les dates dans leur programme de régates.

TROIS RÉGATES LÉGENDAIRES À PORQUEROLLES

Le premier rendez-vous de la saison 2021 commencera ainsi par la Porquerolle’s Race, cette régate inscrite au calendrier du Championnat de Méditerranée de l’UNCL est ouverte à tous les monocoques jaugés IRC. Rendez-vous est donné du mercredi 12 mai au dimanche 16 mai prochain.

Deuxième rendez-vous phare du YCP, la Porquerolle’s Cup réunira, du samedi 22 au dimanche 23 mai une centaine de bateaux dans une ambiance festive. Comme à son habitude, c’est autour de l’île que se jouera cette régate familiale dont le départ est donné traditionnellement depuis la plage.

Enfin, la Porquerolle’s Classic, grand rassemblement de voiliers de tradition se déroulera du jeudi 10 au dimanche 13 juin. Inscrite au calendrier officiel de l’Association Française des Yachts de Tradition (AFYT), elle réunira comme chaque année une cinquantaine de yachts classiques, parmi les plus beaux voiliers de Méditerranée.

PROGRAMME DES RÉGATES 2021 YACHT CLUB DE PORQUEROLLES

Du mercredi 12 mai au dimanche 16 mai : Porquerolle’s Race 2021 Les samedi 22 et dimanche 23 mai : Porquerolle’s Cup 2021 Du jeudi 10 au dimanche 13 juin : Porquerolle’s Classic 2021

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Premier temps établi sur La Tartine Cup, dans la catégorie Monocoque 6.50 équipage, "Un beau défi"

Lundi 22 juin à Port Camargue, Jonathan Chodkiewiez a établi un premier temps de référence de la Tartine Cup, dans la catégorie Monocoque 6.50 équipage. Accompagné de Brice de Crisenoy et Justin Baradat,le trio a parcouru les 20 milles nautiques en 1h 58mn 15s à la vitesse moyenne de 10,15 nœuds à bord du Mini 6.50 Solvalor.

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Crédit : R Christol

"Une très belle nav"

« C’était bien sympa, une très belle nav ! On s’est bien marré et on a fait de belles images, racontait Jonathan à son retour à terre. Nous étions trois à bord, avec Brice et Justin. On a fait une pointe à 23,6 nœuds, le bateau était ultra stable et volait, on était comme des dingues ! C’était certainement la dernière nav avec mon bateau (en vente ndlr) et on s’est bien fait plaisir… Et mine de rien c’est un beau défi, pas simple et qui demande de la préparation et un minimum de sécurité parce que le vent peu rentrer très fort dans le coin. »

Pas mieux pour Kito de Pavant

Kito de Pavant a également profité de ces belles conditions pour tenter d’améliorer son temps sur le parcours de la Tartine Cup, mais avec 1h 23min 30s pour parcourir les 20 milles nautiques, il a finalement mis 3 minutes de plus ! « C’était encore une belle journée, avec du vent et du soleil, dit Kito. Mais je commence à regretter d’avoir fait ce temps la première fois car j’ai l’impression d’avoir un peu appuyé lundi… il y a des moments c’était chaud chaud chaud chaud chaud et ça n’a pas suffi. Donc ça ne va pas être si simple que ça à battre. Il va falloir attendre le prochain coup de mistral ou tenter avec du sud-ouest, du vent plus régulier venant du large… Ce qui est sympa, c’est que c’est un parcours qui parait super simple mais qui ne l’est pas, comme on l’a vu lors de la première tentative. Et on a la confirmation. J’attends avec impatience les planchistes, les kites et autres foilers du Centre d’Entrainement Méditerranée (CEM - La Grande Motte) parce que je pense qu’ils vont faire de super chronos ! » TEMPS DE REFERENCE DE LA TARTINE CUP
Catégorie Windsurf homme
Pierre Mortefon : 51min 34s à 22,74 nœuds de moyenne Catégorie Catamaran de sport duo
Yvan et Mathis Bourgnon : 1h 02min 10s à 18,86 nœuds de moyenne Catégorie Monocoque 40’ solo
Kito de Pavant : 1h 20min 47s à 14,51 nœuds de moyenne Catégorie Monocoque 6.50 équipage
Jonathan Chodkiewiez & crew : 1h 58min 15s à 10,15 nœuds de moyenne Catégorie Kitesurf femme
Doris Wetzel : 1h 25min 54s à 13,65 nœuds de moyenne TEMPS DE REFERENCE DU RUN DU LION
Catégorie Catamaran de sport duo
Yvan et Mathis Bourgnon : 7h 23min 03s à 11,78 nœuds de moyenneCatégorie Monocoque 40’ solo
Kito de Pavant : 7h 59min 20s à 10,89 nœuds de moyenne Source : C Gutierrez
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Les inscriptions du Spi Ouest sont ouvertes !

Disputé lors du week-end de Pâques depuis quatre décennies, le Spi Ouest-France Destination Morbihan a forcément été décalé pour cause de Covid-19. Mais l’édition 2020 se déroulera bien du 24 au 27 septembre à La Trinité-sur-Mer, la première journée étant consacré à la chaîne d’inscriptions et les trois suivantes aux régates. Quelque 300 bateaux sont attendus. Les inscriptions sont désormais ouvertes et s’effectuent uniquement en ligne jusqu’au 15 septembre : https://evenements.ouest-france.fr/spi/inscriptions/

À noter que la chaîne d’inscription sera en place exceptionnellement jusqu’à 23 heures le jeudi 24 septembre, et ce afin de permettre aux équipages qui arrivent tard de pouvoir confirmer leur engagement.

Comme d’habitude, six ronds de course seront mis en place en baie de Quiberon sous la direction de Christophe Gaumont. Huit voire neuf ETF 26 sont attendus, avec un sacré plateau dont Jean-Pierre Dick l’initiateur du catamaran dessiné par Guillaume Verdier et du circuit, Moana Vaireaux, Billy Besson, quadruple champion du monde de Nacra 17 et skipper du F50 français, le brillant Charles Dorange plusieurs fois champion du monde jeunes en catamaran, le britannique Ben Saxton, champion d’Europe et du monde en Nacra 17, ou encore l’équipage danois de Sail GP.

Privés de Tour Voile, les Diam 24 (entre 20 et 25) disputeront à cette occasion la première de leurs deux manches du championnat de France monotype FF Voile. A noter que la classe Diam 24 et le chantier qui fabrique ce trimaran (ADH Inotec) lancent un original concours pour l’attribution à un club d’un bateau de manière à participer au championnat 2020, à commencer par le Spi Ouest-France.
Pour les Open 5.70, leur Championnat de France se disputera sur le seul Spi.

Philippe Joubin à la tête de l’épreuve depuis l’an dernier est aussi optimiste que réaliste : « La Transquadra étant reportée, près de 40 IRC devraient régater en double. Nous attendons aussi trente Grand Surprise, une cinquantaine de J/80, les J/70 bien sûr, les voiliers jaugés en IRC et les Osiris. Au niveau du village, l’idée est de supprimer la grande tente mais de mettre en plein air notamment des pompes à bière, ainsi que des stands vendant des huîtres, des crêpes, des sandwichs… à l’image des food corner à l’anglo-saxonne. Il y aura aussi bien sûr les fidèles partenaires et exposants le long des quais et une petite scène couverte avec des animations musicales le soir après les régates, le tout en tenant compte des consignes sanitaires en vigueur. » Ce 42e « Spi » automnal sera forcément un peu spécial mais devrait être sans nul doute magique !

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La Transat Jacques Vabre consolide son héritage

La Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, la plus grande Transatlantique en duo, réunira trois partenaires majeurs : la Ville du Havre et Jacques Vabre, partenaires historiques qui confirment un engagement sur les 3 prochaines éditions, et la Région Normandie qui entre dans la gouvernance et devient co-organisateur de la course.

Une inscription dans la durée

Depuis bientôt 30 ans, la marque de café Jacques Vabre et la Ville du Havre s’impliquent et investissent dans la course au large. Ensemble, elles ont réussi à installer, tous les deux ans, la plus longue course transatlantique en duo. Conscients des valeurs à la fois sportives et humaines portées par cette course et de leur responsabilité dans le secteur de l’industrie nautique, les deux partenaires réaffirment leur engagement sur les 3 prochaines éditions. Leur objectif commun est de valoriser la notoriété de la compétition sportive pour convertir ce savoir-faire d’organisateur de course reconnu en dépositaire d’évènement porteur de sens.

La Transat Jacques Vabre se jouera dorénavant à « trois »

La Région Normandie, partenaire de la course depuis 2017, affirme sa position de grande région maritime, une terre de nautisme, visible et attractive à l’échelle nationale et internationale en confirmant son engagement auprès des deux partenaires fondateurs, la Ville du Havre et Jacques Vabre. En 2019, la Région devenait partenaire majeur en s’inscrivant dans le nom de l’événement. En 2021, elle entre dans la gouvernance et devient co-organisateur de cet événement au fort ancrage normand.

Un projet ambitieux porté par ses organisateurs

La Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre aspire à devenir une course de voile révélatrice de talents, inspirante pour les femmes et les hommes qui la composent.
L’ambition des partenaires impliqués sur l’événement est de bâtir de concert des actions pérennes en adéquation avec les piliers de la course : l’environnement, les femmes et les hommes, l’héritage et la recherche d’excellence.
La première pierre de cette nouvelle feuille de route sera la création de la Fondation Transat Jacques Vabre dont l’objet est de soutenir les jeunes talents ainsi que des projets innovants porteurs de sens tant pour les femmes et les hommes que pour l’environnement.
Ces projets permettront à l’événement de continuer à vivre entre deux éditions et de faire rayonner la Transat Jacques Vabre à terre comme en mer.

Une nouvelle gouvernance

Afin d’accompagner le développement la nouvelle stratégie, les membres annoncent la nomination de Caroline Caron au poste de Directrice Générale. Caroline possède une compréhension transversale des enjeux des différents acteurs de l’industrie du sport grâce à 20 ans d’expérience acquise à travers ses différentes responsabilités tant auprès de marques que de grands événements internationaux.

Gildas Gautier, à la barre de la Transat Jacques Vabre depuis 2009 a souhaité s’engager dans de nouveaux projets. « Ces 10 dernières années, nous avons, avec la Transat Jacques Vabre, défendu une course au large solidaire, bienveillante et soucieuse de son environnement. Avec Caroline, ces aspirations seront renforcées et ce sera un plaisir pour moi de l’accompagner dans la prise en main de ce beau navire qu’elle saura skipper vers de nouveaux horizons. »

« Je suis heureuse et honorée d’accompagner le nouveau projet ambitieux de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre. Contribuer au fait que cette course historique ait un impact positif sur les femmes, les hommes, et l’environnement qui la constitue est un challenge très enthousiasmant. Je m’inscris totalement au sein de l’organisation dans la notion de construction commune, d’implication des partenaires et de recherche d’excellence, des valeurs qui m’ont animé tout au long de ma carrière » explique Caroline Caron

Des classes impliquées et motivées

Halvard Mabire, Président de la Class40 :

« C’est une très bonne nouvelle, cela offre une visibilité de calendrier et d’événements jusqu’à fin 2025 qui fait vraiment du bien en cette période d’incertitudes et d’inconnues. La Transat Jacques Vabre est un grand événement. Nul doute que l’annonce ferme de la pérennité motivera de nouveaux projets, encouragera des partenaires à s’engager et suscitera des nouvelles vocations, comme en 2019, où la Class40 accueillait les deux plus jeunes concurrents de l’épreuve. »

Erwan Leroux, Président de la classe Multi50 :

« La classe Multi50 est en phase avec les nouvelles ambitions de la Transat Jacques Vabre. Nous sommes persuadés qu’il nous faut aujourd’hui travailler, avec les organisateurs et partenaires, sur de nouveaux modèles de courses au large. Cette transat, que les Multi50 affectionnent particulièrement, peut devenir un terrain d’innovations économiques, sportives, environnementales ».

Antoine Mermod, Président de la Classe IMOCA :

« La course est un rendez-vous incontournable du Championnat IMOCA Globe Series, un jalon important tous les deux ans. L’édition 2019 a été un grand succès avec une intensité de bout en bout. Les marins aiment ce format du double et ce parcours Nord-Sud qui mène sous l’équateur. Avoir aujourd’hui cet engagement lance un signe fort aux équipes, à leurs partenaires et à la Classe IMOCA, un grand merci à eux. »

Emmanuel Bachellerie, Délégué général de la Classe Ultim 32/23 :

« Nous nous réjouissons de cette annonce. Le climat peut être empreint d’incertitudes et c’est un signal très positif partagé par la Transat Jacques Vabre. Nous faisons, tous, partie d’un ensemble qu’il convient de préserver. A minima dans le dialogue régulier pour harmoniser les calendriers ou construire ensemble.

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Tom Laperche en tête aux Birvideaux, la flotte de la Solo Maitre Coq pourrait arriver demain midi en Baie des Sables

A présent, les trois leaders et leurs poursuivants, tous contenus dans un mouchoir de 14 milles - la zone orageuse redoutée par les solitaires avant le départ n’ayant finalement pas perturbé la flotte -, poursuivent leur descente vers le plateau de Rochebonne dans un vent qui s’est établi au secteur ouest sud-ouest depuis le début de l’après-midi. Un flux qui est prévu de se renforcer graduellement dans les heures qui viennent, et plus encore la nuit prochaine, pour atteindre jusqu’à 20 nœuds dans les derniers milles du parcours. Dans ce contexte, les options vont donc rester assez imitées et la vitesse va évidemment s’avérer déterminante.

Concernant les ETA (estimations d’heures d’arrivées), on peut estimer le passage des premiers à la marque de Rochebonne demain aux environs de 4 heures, puis une arrivée en baie des Sables entre 10 et 12 heures.

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En mode “gagne-petit”

Ce vendredi, après avoir laissé l’île de Ré dans leur sillage au lever du jour, les 30 marins de la Solo Maître CoQ ont ensuite pointé leurs étraves en direction du phare des Birvideaux. Un phare qu’ils ont rejoint en mode « petit train », sans grandes options stratégiques à tenter mais seulement des petits décalages à exploiter. A ce petit jeu, Tom Laperche (Bretagne – CMB Espoir) a été le plus inspiré débordant ainsi le fameux système de signalisation maritime breton en tête, aux environs de 14h15, avec à ses trousses Corentin Douguet (NF Habitat) et Xavier Macaire (Groupe SNEF). A présent, les trois leaders et leurs poursuivants, tous contenus dans un mouchoir de 14 milles – la zone orageuse redoutée par les solitaires avant le départ n’ayant finalement pas perturbé la flotte -, poursuivent leur descente vers le plateau de Rochebonne dans un vent qui s’est établi au secteur ouest sud-ouest depuis le début de l’après-midi. Un flux qui est prévu de se renforcer graduellement dans les heures qui viennent, et plus encore la nuit prochaine, pour atteindre jusqu’à 20 nœuds dans les derniers milles du parcours. Dans ce contexte, les options vont donc rester assez imitées et la vitesse va évidemment s’avérer déterminante. Concernant les ETA (estimations d’heures d’arrivées), on peut estimer le passage des premiers à la marque de Rochebonne demain aux environs de 4 heures, puis une arrivée en baie des Sables entre 10 et 12 heures.

Ordre de passage aux Birvideaux

Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir) Corentin Douguet (NF Habitat) Xavier Macaire (Groupe SNEF) Sam Goodchild (Leyton) Pierre Leboucher (Guyot environnement) Loïs Berrehar (Bretagne CMB Performance) Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) Phil Sharp (Oceanslab) Tanguy Le Turquais (Quéguiner – Kayak)

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