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L'actualité voile d'AGP Course au large

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Thomas Coville annonce son programme avec Sodebo Ultim 3, le skipper s'attaquera au Trophée Jules Verne cet hiver

Après une saison 2019 axée sur la mise au point de Sodebo Ultim 3 et la participation à la Brest Atlantiques, le chantier d’hiver rentre dans sa dernière ligne droite avant la mise à l’eau début avril. Ce sera alors le lancement de la saison 2020. Thomas Coville entamera l’année seul à la barre de Sodebo Ultim 3 avec The Transat-CIC, qui partira de Brest vers Charleston. A l’issue de cette course en solitaire, le skipper s’engagera dans une configuration en équipage pour préparer le Trophée Jules Verne dont le stand-by débutera à l’automne prochain. 

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Crédit : E Stichelbaut


Première course en solitaire

La saison sportive débutera le 10 mai avec The Transat CIC. Thomas Coville s’élancera sur sa première course en solitaire sur Sodebo Ultim 3. Le skipper s’engagera sur une toute nouvelle route d’environ 3000 milles entre Brest et Charleston aux USA. A ses côtés ils devraient retrouver les autres skippers de la Classe Ultim 32/23 mais aussi une cinquantaine de marins puisque la course est ouverte à trois catégories. Pour s’aligner au départ, il devra effectuer un parcours qualificatif de 1500 milles.

Thomas Coville : "Chaque journée de préparation va compter ! "

« C’est le premier rendez-vous de la saison et j’ai hâte. C’est la première fois que je naviguerai seul sur Sodebo Ultim 3 et aussi sa première course en mode volant. Je suis impatient de cette première confrontation en solitaire. C’est une route engagée entre Brest et Charleston, qui devrait se faire plutôt au portant. D’ici-là nous aurons beaucoup de travail après la mise à l’eau. Ce sera très intense puisqu’en moins d’un mois, il faudra mettre au point le bateau, trouver le mode d’emploi de la configuration volante et assurer ma qualification de 1500 milles en solitaire. Chaque journée de préparation va compter ! »

Le Trophée Jules Verne, nouveau défi en équipage

Depuis plus de 20 ans, Sodebo accompagne Thomas Coville sur des projets majoritairement axés sur le solitaire. Cet hiver,  le skipper se lance à nouveau autour du monde pour tenter de battre le Trophée Jules Verne, le record en équipage.

Thomas Coville : "Nous sommes en pleine constitution du groupe de navigants"

« Attaquer un Jules Verne, c’est un grand challenge avec un record qui sera très dur à battre, on le sait. C’est aussi une nouvelle responsabilité d’être le skipper d’un équipage. Lors de mes précédentes tentatives sur le Jules Verne*, j’étais au service d’un autre skipper et de son équipe. Avec le projet Sodebo, je suis skipper sur du double ou des formats courts en équipage. J’en prends déjà la mesure car nous sommes en pleine constitution du groupe de navigants qui m’accompagnera. Ce sont des engagements humains importants les uns avec les autres. La notion de confiance est aussi importante. C’est aussi une double anticipation car nous construisons sur le long terme. Il y a ce record à battre mais aussi la course autour du monde en équipage en 2021 qui fait partie du programme de la Classe 32/23. »

*Détenteur du Trophée Jules Verne en 1997 avec Olivier de Kersauson sur Sport-Elec (71j,14h,22min), puis en 2010 avec Franck Cammas sur Groupama (48j,7h,44min)

Le Programme 2020

Mise à l’eau début avril à Lorient
10 mai - Départ de The Transat CIC (solitaire)
Juin - Transat retour en équipage
Automne - Trophée Jules Verne (équipage)
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Francis Joyon et son équipage d'Idec Sport pulvérisent le record de la Route du Thé après 31 jours de course

Francis Joyon et l'équipage du maxi-trimaran IDEC SPORT, composé de Bertrand Delesne, Christophe Houdet, Antoine Blouet et Corentin Joyon, ont battu ce mercredi matin 19 février le Record de la Route du Thé, entre Hong Kong et Londres. Ils ont franchi la ligne d’arrivée sur la Tamise à 7h37 UTC.

Francis Joyon et son équipage d'Idec Sport pulvérisent le record de la Route du Thé

Credit : P.Bessereau / IDEC SPORT

Le temps de course et nouveau record de la Route du Thé est de 31 jours, 23 heures, 36 minutes et 46 secondes. Il bat le précédent record de l’Italien Giovanni Soldini (Maserati) de 4 jours, 03 heures, 00 minutes et 26 secondes. Entre Hong Kong et Londres, IDEC SPORT a parcouru 15 873 milles (plus de 28 000 kilomètres) à 20,7 noeuds de moyenne.

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Les premiers mois d’Erwan Le Draoulec chez Skipper Macif : "Faire connaissance avec mon nouveau bateau"

Dernier arrivé chez Macif Course Au Large, Erwan Le Draoulec, 23 ans, prépare cette nouvelle saison avec le statut de Skipper Macif 2020. Il a pu profiter des quatre derniers mois pour découvrir le programme, son Figaro Skipper Macif, et son équipier Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019). "Mes précédentes expériences m’ont appris que les course se jouaient sur un ensemble de détails qu’il faut arriver à appréhender."


Les premiers mois d’Erwan Le Draoulec chez Skipper Macif

Credit : Macif

Un ensemble de détails

« Mes premiers mois dans le programme furent notamment l’occasion de faire connaissance avec mon nouveau bateau, le Figaro Skipper Macif Bleu n°10. » débute Erwan Le Draoulec.

Erwan Le Draoulec a profité de ces dernières semaines pour travailler et tendre à devenir un marin aussi complet à terre qu’en mer. Il suit en effet une série de formations avec le Pôle Finistère Course au Large de Port-la-Forêt, sur la nutrition, la mécanique, la météo ou encore la sécurité. « Mes précédentes expériences au large m’ont appris que les courses se jouaient sur un ensemble de détails qu’il faut arriver à appréhender. La performance se jouera sur la capacité à prendre soin du bateau mais aussi de moi-même ! »

Les quatre derniers mois ont donc été très chargés ! Après une période d’adaptation dans le sérieux et la bonne humeur, il s’apprête désormais à s’élancer dans sa première saison comme Skipper Macif 2020, notamment marquée par la Transat AG2R LA MONDIALE et la Solitaire du Figaro.

Source : Macif

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Francis Joyon explose le record de la Route du Thé de 4 jours

Francis Joyon explose le record de la Route du Thé de 4 jours

Francis Joyon et l’équipage du maxi-trimaran IDEC SPORT (Bertrand Delesne, Christophe Houdet, Antoine Blouet et Corentin Joyon) ont battu ce mercredi matin 19 février le Record de la Route du Thé, entre Hong Kong et Londres.
Ils ont franchi la ligne d’arrivée matérialisée par le pont Queen Elizabeth II sur la Tamise à 07 heures, 37minutes et 33 secondes UTC, soir 08h, 37mn et 33 secondes en heure française.
Le temps de course et nouveau record de la Route du Thé est de 31 jours, 23 heures, 36 minutes et 46 secondes.
Il bat le précédent record de l’Italien Giovanni Soldini (Maserati) de 4 jours, 03 heures, 00 minutes et 26 secondes. Entre Hong Kong et Londres, IDEC SPORT a parcouru 15 873 milles (plus de 28 000 kilomètres) à 20,7 noeuds de moyenne.

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Le Mercato de la semaine

[DÉPARTS & NOMINATIONS]

LOÏC FÉQUET a rejoint l’équipe technique de l’Imoca PRB de Kevin Escoffier. ARNAUD JAOUEN a rejoint l’agence OConnection en tant que directeur commercial et marketing du département Osport. MIKE MARTIN et ADAM LOWRY, champions du monde de 505, ont été élus marins américains de l’année 2019, le trophée féminin récompensant la spécialiste de kite, DANIELA MOROZ. JEAN-LUC VAN DEN HEEDE s’est vu attribuer la « Blue Water Medal 2019« , décernée chaque année par le Cruising Club of America, en récompense de tout ce qu’il a accompli en tant que coureur en solitaire. 8 CANDIDAT-E-S ont été retenu-e-s pour les sélections Espoir 2020 organisées par Mer Entreprendre ; un premier tour pour les départager aura lieu les 7et 8 mars à Saint-Malo, avant une finale à trois du 20 au 23. Le lauréat courra cette année en Class40.

[JOBS]

GUNBOAT recherche son-sa Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour le suivi et le support technique des Gunboat 68 ; poste en CDI basé à la Grande Motte. AZIMUT recrute un-e chef-fe de projet informatique et un-e ingénieur-e commercial-e doté-es d’une culture maritime pour travailler – entre autres – sur des projets liés au monde de la mer ; postes en CDI basés à Larmor-Plage à pourvoir immédiatement. ROM ARRANGÉ recherche un-e assistant-e polyvalent-e administratif et communication, poste en CDI à plein temps basé à Lorient.

[OFFRES DE SERVICES]

WILFRIED LEBRETON, technicien composite, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., de préférence activité salariée. JULIA RAYMOND, responsable de projets pendant 14 ans dans le sport auto, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. au sein d’une équipe en coordination et logistique. Basée à Lorient et disponible immédiatement.

[STAGES]

GUNBOAT recrute un(e) stagiaire production/méthodes 5 S ; stage de 6 mois à pourvoir dès que possible, basé à La Grande Motte. BEFOIL propose un stage en communication de 2 mois et un Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en production de contenus photos et vidéos de 2 à 4 mois ; stages basés à Lorient et à pourvoir début mars. GWEN GUENIN, étudiant en BTS électrotechnique au campus Saint-Félix-La Salle à Nantes et passionné de voile, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. de fin de première année, du 8 au 26 juin, dans l’univers de la voile de compétition. QUENTIN CORTIER, 23 ans, étudiant en architecture navale pour une spécialisation à l’ENSTA Bretagne, après un diplôme d’ingénieur en mécanique et génie industriel, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en cabinet d’architecture navale ou bureau d’études, d’avril à septembre 2020. CAPT’N BOAT propose Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en communication/marketing, business développement et développement web Angular ; stages à pourvoir à partir de début mars pour 4 mois minimum, basés à Paris.
[ANNONCES & PARTENARIATS]
TIP & SHAFT/CONNECT NANTES 2020, la 6e édition du rendez-vous business de la voile de compétition, aura lieu le mardi 17 mars 2020 à la CCI de Nantes. Vous pouvez d’ores et déjà réserver vos pass journée. SO-BOAT, le programme EUROLARGE INNOVATION, KOTAÏ PROJECT et LE DÉFI AZIMUT ont tous renouvelé leurs partenariats avec TIP & SHAFT/CONNECT. PODCAST. Le 13e épisode d’INTO THE WIND, le podcast de Tip & Shaft accueille PASCAL BIDÉGORRY. Les podcasts de Tip & Shaft sont écoutés chaque mois par plus de 20 000 auditeurs. Ils sont disponibles sur toutes les plateformes de diffusion : iTunesDeezerSpotifySoundCloundGoogle Podcasts… ainsi que sur le site de Tip & Shaft. OMAN accueillera les championnats du monde 2021 de Nacra 17, 49er et 49er FX, les régates auront lieu à Mussanah en novembre. HIGHFIELD s’est engagé comme partenaire officiel de The Transat CIC et reste partenaire de la Route du Rhum en vue de l’édition 2022. LES VOILES DE SAINT-TROPEZ auront lieu en 2020 sur deux semaines, du 26 septembre au 10 octobre, afin d’améliorer les capacités d’accueil pour les grandes unités. LA RÉGION BRETAGNE redevient partenaire du Spi Ouest-France, dont la 42e édition aura lieu du 9 au 13 avril et qui accueillera pour la première fois des Class40 et Figaro 3. MAILASAIL s’est engagé comme partenaire-titre de The Ostar/Twostar qui s’élancera le 10 mai de Plymouth à destination de Newport. LA SAILING CHAMPIONS LEAGUE a dévoilé son calendrier 2020, avec trois épreuves qualificatives, à Mariehamm (Finlande), Travemünde (Allemagne) et Saint-Pétersbourg (Russie), et la finale du 1er au 4 octobre à Porto Cervo. SEVENSTAR YACHT TRANSPORT a signé un partenariat de trois ans avec le New York Yacht Club, partenariat qui comprend également le championnat du monde ORC/IRC 2020 qui aura lieu à New York du 25 septembre au 3 octobre. KARÜN, marque suédoise de lunettes, s’est engagé pour trois ans comme fournisseur officiel de 11th Hour Racing, qui courra la prochaine édition de The Ocean Race. EUROLARGE INNOVATION organise le 28 février à la Colloc de Lorient une matinale sur le thème « Les mathématiques, moteur de l’innovation » à destination des professionnels de la voile de compétition. LES FOILING AWARDS 2020, organisés par la Foiling Week, auront lieu le 20 février à Milan. MUTUELLE BLEUE, associée à l’INSTITUT CURIE, sera le partenaire du duo Amélie Grassi/Ambrogio Beccaria sur la Transat AG2R La Mondiale. TURESPANA, l’agence nationale de promotion du tourisme en Espagne, a signé un partenariat avec la nouvelle équipe espagnole de SailGP. EMIRATES TEAM NEW ZEALAND et LUNA ROSSA se sont mis d’accord sur le programme (du 6 au 15 mars 2021) des régates du Match de l’America’s Cup et sur les limites de vents (de 6 à 23 noeuds). La Prada Cup, éliminatoires entre les challengers, aura quant à elle lieu du 15 janvier au 22 février. SIRIUS ÉVÉNEMENTS a renouvelé jusqu’en 2023 le partenariat liant l’organisateur de la Normandy Channel Race et de la future Globe 40 avec la Class40. EUROLARGE INNOVATION a diffusé le premier numéro de BRETAGNE SAILING VALLEY NEWS, une newsletter trimestrielle en anglais sur l’actualité business et technologique de l’écosystème breton de la course au large. MCDONALD’S est devenu le « partenaire famille » d’Emirates Team New Zealand

[LANCEMENTS]

SAILGP a annoncé le lancement du 2020 eSailGP Championship, en partenariat avec Virtual Regatta et World Sailing, dont le vainqueur gagnera un voyage tous frais payés sur l’épreuve de Copenhague en septembre, une navigation en F50 et sa qualification pour la finale du championnat du monde d’eSailing. JEANNEAU a lancé le Challenge Sun Fast France 2020, ouvert à tous les Sun Fast 3200, 3300 et 3600 possédant un certificat IRC valide.

Photo : Amory Ross/American Magic

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Francis Joyon devrait pulvériser demain matin le record de la Route du Thé, "On a beaucoup de vent avant d'arriver"

Francis Joyon et l'équipage du maxi trimaran IDEC SPORT devraient, sauf imprévu, franchir demain matin entre 8 et 10 heures du matin, la ligne d’arrivée du record de la Route du Thé qui rejoint Hong-Kong et Londres. Joyon et son équipage pulvériseraient ainsi de 4 bonnes journées le temps référence détenu depuis 2018 par l’équipage italien du trimaran Maserati, skippé par Giovanni Soldini (36 jours, 2 heures, 37 mn et 12 sec.)

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Crédit : F van Malleghem



Le bateau devrait embouquer la Tamise demain matin tôt, entre 6h et 7h française. Le passage de la ligne d’arrivée devrait être franchi entre 8h et 10h française. Le bateau remontera ensuite la Tamise jusqu’à Londres qu’il devrait atteindre entre 11h et 13h française, avant de s’amarrer à côté du célèbre Tower Bridge.
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La Med Cup accueille les windsurfeurs à Marseille, 200 athlètes attendus du 21 au 23 février

Il ne reste plus que quelques jours avant la 16è édition de la Med Cup Windsurf en Provence. Organisée chaque année par le YCPR Marseille, cette régate préparatoire aux grands championnats est destinée aux planchistes français et internationaux. 200 athlètes sont attendus.

La Med Cup accueille les windsurfeurs à Marseille

Crédit : Pierik Photographe

Plan d'eau des JO 2024

Le YCPR Marseille organisera en avril les championnats d’Europe T293 et Techno Plus, deux séries  présentes sur la Med Cup. De nombreux athlètes viennent donc s’entrainer dès février pour pouvoir prétendre au titre de champion d’Europe en avril et, pour certains, découvrir le plan d'eau des Jeux Olympiques 2024.

La Med Cup compte parmi les inscrits :

Lila BONDOIS – Championne de France (2019 espoir fille)
Jade BRUCHE – Championne du monde et 3ème au championnat d’Europe T293 (2019 espoir fille)
Marion COUTURIER – 8ème au championnat du monde et 12ème au championnat d’Europe T293 (2019 espoir fille)
Clément DESTOMBES – Vice-champion de France (2019 espoir garçon)
Francesco FROANI – 4ème au championnat du monde T293 (2019 minime garçon)
Elisa JARIEL – 9ème au championnat du monde (2019 RS:X Jeunes)
Lola SORIN – Championne de France (2019 RS:X Jeunes)
Boris SHAW – 7ème au championnat du monde et 5ème au championnat d’Europe T293 (2019 minime garçon)

Source : YCPR

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Francis Joyon devrait pulvériser le record de la Route du Thé

Francis Joyon devrait pulvériser le record de la Route du Thé

Les dernières 48h ont été intenses et en mode survie à bord d’Idec Sport pour l’équipage qui n’est plus qu’à 300 milles du but et compte plus de 1000 milles d’avance. Francis Joyon et l’équipage du maxi trimaran IDEC SPORT devraient, sauf imprévu, franchir demain matin entre 7 et 9 heures du matin, la ligne d’arrivée de cet immense record de la Route du Thé qui rejoint Hong-Kong et Londres. Au terme de 32 jours de mer, et après avoir parcouru près de 16 000 milles sur le fond et à près de 21 noeuds de moyenne, Joyon et son équipage pulvériseraient ainsi de 4 bonnes journées le temps référence détenu depuis 2018 par l’équipage italien du trimaran Maserati, skippé par Giovanni Soldini (36 jours, 2 heures, 37 mn et 12 sec.)

Mais avant de crier victoire en glissant sous le pont Elizabeth II sur la Tamise, Francis et ses boys doivent aujourd’hui et la nuit prochaine négocier plusieurs difficultés d’importance, à commencer par ce fort flux de secteur plein Ouest, qui va les obliger à tirer de longs bords de portant en travers de la Manche, et d’en revisiter les rivages, un coup côté anglais, un coup côté français.

A sec d’énergie
En abordant avec la nuit prochaine l’Est de l’Angleterre, le maxi-trimaran IDEC SPORT entrera dans le très délicat et très encombré estuaire de la Tamise et sera confronté à son trafic intense, ses bouées, ses courants… un secteur dangereux que tout marin préfère négocier de jour. Et comme rien n’est jamais simple en mer, c’est à sec de carburant et donc batteries déchargées que Francis devra appréhender cette zone à haut risque, sans AIS ni radar… Une arrivée « à la Joyon » a-t-on envie de dire. Le détenteur du Trophée Jules Verne et vainqueur de la dernière Route du Rhum a tout au long de son immense carrière connu et maitrisé ce genre de situation improbable, quand ses inépuisables ressources physiques et humaines ont pallié aux déficiences techniques.

Avec ce record de la Route du Thé, Francis met un terme à un incroyable périple entrepris le 19 octobre 2019 au départ de Port Louis en Bretagne, dans le cadre de l’IDEC ASIAN TOUR, qui aura ainsi vu l’homme de tous les exploits faire plus d’un demi-tour du monde et rajouter en 4 mois et demi, 4 nouveaux records ou temps références à son éloquent palmarès.

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Giancarlo Pedote prépare le Vendée Globe avec Prysmian : "De retour à la base plus tard que prévu"

Rentré fin novembre de Salvador de Bahia après la Transat Jacques Vabre, Giancarlo Pedote a récupéré son IMOCA Prysmian Group mi-janvier. Place maintenant au chantier. "Nous voulons tout réviser en détail avant le chantier prévu pour cet été, qui sera le dernier avant le Vendée Globe."

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Credit : Team Prysmian

Rendre le bateau de plus en plus fiable

"Le bateau est de retour à la base plus tard que prévu. C'est pourquoi le début des travaux sur le chantier a été reporté, par rapport au programme que nous avions prévu initialement ", explique le navigateur italien qui veut néanmoins maintenir la date de remise à l'eau, prévue pour le 18 mars prochain.

"Nous ferons de notre mieux pour respecter les échéances", a déclaré Giancarlo Pedote, qui, comme toute son équipe technique, n'a pas l'intention de ralentir en cette année importante de Vendée Globe.

"Notre but est de rendre le bateau de plus en plus fiable, de réparer les dommages liés à la collision avec un OFNI lors de la Transat Jacques Vabre, mais aussi de revoir toutes les parties du bateau, sans négliger toute la partie électronique et électrique. Nous voulons tout réviser en détail avant le chantier prévu pour cet été, qui sera le dernier avant le Vendée Globe," explique Giancarlo Pedote.

Source : G.Pedote

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Challenge Spi Dauphine, la 1ère régate étudiante itinérante

Challenge Spi Dauphine, la 1ère régate étudiante itinérante

Le magazine Course Au Large est partenaire du Challenge Spi Dauphine qui réunit chaque année des étudiants passionnés de voile venant des quatre coins de la France et des pays limitrophes comme l’Angleterre et l’Italie.
Les équipages de prestigieuses universités et écoles françaises et internationales s’affrontent dans des compétitions sur mer et terre et développent leur combativité, leur persévérance et leur solidarité dans un esprit sportif et combatif, mais aussi d’entraide et de fair-play.

Pour sa 39e édition, le Challenge Spi Dauphine aura le plaisir de vous accueillir aux Marines de Cogolin au cœur d’un Golfe de Saint Tropez du 4 au 7 avril ainsi qu’au Lavandou, authentique village de pêcheurs et station balnéaire sur la côte d’Azur Varoise du 7 au 11 avril 2020.

Le Challenge Spi Dauphine se veut accueillant, responsable et innovant.
Il a à cœur de jouer un rôle fédérateur et de permettre à chacun de vivre une belle aventure en accompagnant des personnes en situation de handicap dans leurs quêtes de défis et d’accomplissement ainsi qu’avec une journée solidaire ou des activités de sensibilisations sont mises en place.
Sur le plan écologique, la Spi a pour objectif d’insuffler aux participants l’envie d’agir de manière éco-responsable avec notamment la mise en place d’une journée centrée sur l’écologie faisant intervenir des acteurs engagés.
L’innovation est au cœur du challenge avec une partie du village de la régate dédiée aux start-up. Les jeunes entreprises peuvent venir parler d’elles, de leurs ambitions et de leurs projets.

Ne manquez pas ce rendez-vous incontournable qui perdure depuis 38 ans.

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La Solo Maître CoQ s'élancera le 16 mars, Fabien Delahaye, Xavier Macaire et Alan Roura au départ

Première des quatre épreuves du calendrier 2020 de la classe Figaro Bénéteau comptant pour le Championnat de France Elite de Course au large (coefficient 2), la Solo Maître CoQ se jouera du 13 au 22 mars prochain. L’épreuve devrait réunir une trentaine de solitaires, tous étant bien décidés à entamer de la meilleure manière possible cette nouvelle saison, pour valider le travail réalisé cet hiver et pour s’affirmer comme un concurrent sérieux pour la suite.

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Credit : Ch.Breschi

Coup d'envoi dans un mois


C’est dans un mois que le coup d’envoi de 17e édition de la Solo Maître CoQ sera donné, aux Sables d’Olonne. A ce jour, près de 20 solitaires ont confirmé leur participation à l’épreuve, parmi lesquels quelques hommes forts du circuit, à l’image de Xavier Macaire, tenant du titre, ou Gildas Mahé (Breizh Cola). « La Solo Maître CoQ est traditionnellement la première course de la saison Figaro. Elle permet de valider tout le travail réalisé dans l’hiver et de jauger la concurrence. », assure le skipper de Groupe SNEF.

« L’épreuve m’a effectivement plutôt bien réussi lors des deux dernières éditions et j’espère évidemment faire aussi bien cette année. Je ne viens pas pour faire de la figuration ! » détaille Xavier.

Alan Roura en attendant le Vendée Globe

Certains « rookies » de cette 17e Solo Maître CoQ possède toutefois déjà une très grosse expérience du large, à l’image d’Alan Roura (La Fabrique), 12e du Vendée Globe 2016-2017 et actuellement en préparation du prochain Tour du Monde. « Mon 60 pieds IMOCA est actuellement en chantier. Avec l’échéance du 6 novembre qui approche à grand pas, il faut que je navigue. Le Figaro est très intéressant et il se trouve que les dates de la Solo Maître CoQ correspondent bien à mon calendrier. Je vais pouvoir me confronter, régater au contact. Je sais que je risque d’être dans les choux et que ça va être dur, mais l’idée, c’est de passer un maximum de temps sur l’eau », déclare le marin suisse.

Solo Maitre Coq - Liste des inscrits :

Palmieri Nils (Teamwork)
Goodchild Sam (Leyton)
Mahé Gildas (Breizh Cola)
Greck Estelle (Cap Horn)
Bloch Kévin (Team Vendée Formation)
Dolan Tom (Smurfit Kappa)
Delahaye Fabien (Loubsol)
Le Turquais Tanguy (Queguiner-Kayak)
Laperche Tom (Bretagne CMB Espoir)
Berrehar Loïs (Bretagne CMB Performance)
Bonafous Elodie (Bretagne CMB Océane)
Mariette Benoît (Génération Sénioriales)
Roura Alan (La Fabrique)
Leboucher Pierre (Guyot Environnement)
Nebout Achille (NC)
Loison Alexis (Région Normandie)
Quiroga Pierre (Skipper Macif 2019)
Le Draoulec Erwan (Skipper Macif 2020)
Macaire Xavier (Groupe SNEF)

Par la rédaction
Source : L.Lunven

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Figaro. La Solo Maître CoQ se prépare

Figaro. La Solo Maître CoQ se prépare

Les Figaristes ont repris leurs entraînement avant la première des quatre épreuves du calendrier 2020 de la classe Figaro Bénéteau comptant pour le Championnat de France Elite de Course au large (coefficient 2). La Solo Maître CoQ se jouera du 13 au 22 mars prochain. L’épreuve, organisée par Les Sables d’Olonne Vendée Course au Large pour la cinquième année consécutive, devrait réunir une trentaine de solitaires parmi lesquels les « gros bras » du circuit, des « petits nouveaux » mais aussi quelques « invités » surprises. Tous sont bien décidés à entamer de la meilleure manière possible cette nouvelle saison, d’une part pour valider le travail réalisé cet hiver et, d’autre part, pour s’affirmer d’entrée de jeu comme un concurrent sérieux pour la suite.

Près de 20 solitaires ont confirmé leur participation à l’épreuve, parmi lesquels quelques hommes forts du circuit, à l’image de Gildas Mahé (Breizh Cola), vainqueur de l’édition 2012 de l’épreuve ou de Xavier Macaire, tenant du titre. « La Solo Maître CoQ est traditionnellement la première course de la saison Figaro. Elle permet de valider tout le travail réalisé dans l’hiver et de jauger la concurrence. C’est une épreuve importante qui rencontre chaque année toujours plus de succès. Un succès lié notamment à son format qui mixe une grande course de 340 milles entre Belle-Ile, Yeu et Ré et des parcours côtiers, et qui en fait un exercice particulièrement complet », assure le skipper de Groupe SNEF qui ambitionne légitimement de signer un troisième podium d’affilée sur la compétition. « L’épreuve m’a effectivement plutôt bien réussi lors des deux dernières éditions et j’espère évidemment faire aussi bien cette année. Je ne viens pas pour faire de la figuration et je vais tout donner, même si j’ai bien conscience que le niveau sportif est à la fois très relevé et très homogène. De ce fait, ça brasse énormément dans les classements », détaille Xavier, sociétaire du club Les Sables d’Olonne Vendée Course au Large.

Objectif performance pour les uns, expérience pour les autres
Si ce dernier affiche clairement des objectifs de performance, d’autres en revanche, débarquent à la Solo Maître CoQ avec des ambitions plus modestes, comme en témoigne Estelle Greck (Cap Horn). « Ce sera ma toute première course en Figaro. Je m’entraîne depuis un mois sur le support et c’est hyper formateur car le niveau de la classe est très gros », commente la navigatrice qui a fait ses gammes en Mini puis en Class40. « Je découvre le bateau et je renoue avec le solitaire puisque depuis ma participation à la Mini Transat en 2017, je n’ai fait que du double », ajoute Estelle, victime d’un démâtage lors de la dernière Transat Jacques Vabre alors qu’elle occupait la 7e position chez les 40 pieds, au côté de Charles-Louis Mourruau. « Ça a été une chance pour moi de rebondir rapidement sur ce nouveau projet après la Route du Café en faisant la rencontre de Laurent Givry », précise la skipper que l’on retrouvera en duo avec ce Français expatrié aux US, lors de la Solo Concarneau puis de la Transat AG2R. Elle espère ensuite pouvoir s’aligner au départ de la Solitaire si elle parvient à boucler son budget. « Je sais que je m’apprête à franchir une grosse marche et à entrer encore un peu plus dans la cour des grands », annonce Estelle Greck. Même chose pour Elodie Bonafous (Bretagne – CMB Océane), Nils Palmieri (Namasté) ou encore Kévin Bloch (Team Vendée Formation), qui, malgré une participation, l’an passé, à la Sardinha Cup en double avec Henri Leménicier, se prépare également à sa première confrontation en solo sur le circuit exigeant des Figaro Bénéteau.

Des « petits nouveaux » pas si nouveaux
« Ce n’est jamais facile d’être bizuth, et c’est encore plus vrai dans cette classe », note le jeune ingénieur diplômé de l’ENSTA Bretagne. Certains « rookies » de cette 17e Solo Maître CoQ possède toutefois déjà une très grosse expérience du large, à l’image d’Alan Roura (La Fabrique), 12e du Vendée Globe 2016-2017 et actuellement en préparation du prochain Tour du Monde. « Mon 60 pieds IMOCA est actuellement en chantier. Avec l’échéance du 6 novembre qui approche à grand pas, il faut que je navigue. Le Figaro est, en ce sens, très intéressant et il se trouve que les dates de la Solo Maître CoQ correspondent bien à mon calendrier. Je vais pouvoir me confronter, régater au contact. Je sais que je risque d’être dans les choux et que ça va être dur, mais comme je l’ai dit, l’idée, c’est de passer un maximum de temps sur l’eau », déclare le marin suisse. « Depuis un mois, j’enchaîne les entraînements. Je ne vise pas une perf, mais je ne viens pas pour finir dernier non plus. Il y a quelques années, j’ai fait pas mal de régates en solo. J’ai des restes mais ça revient petit à petit », s’amuse Alan d’ores et déjà impatient de jouer des coudes.

Programme

Vendredi 13, samedi 14 et dimanche 15 mars:
Contrôle de jauge et de sécurité

Lundi 16 mars:
9h30 départ des pontons
9h45 remontée du chenal
11h00 départ de la 1e manche du jour

Mardi 17 mars:
9h30 départ des pontons
9h45 remontée du chenal
11h00 départ de la 1e manche du jour

Jeudi 19 mars:
11h00 départ des pontons et remontée du chenal
13h00 départ de la grande course

Samedi 21 mars:
Arrivée de la grande course

Dimanche 22 mars:
11h30: remise des prix
L’accès au ponton Vendée Globe sera libre pendant toute la durée de l’épreuve.

Liste des inscrits à ce jour:

Palmieri Nils (Teamwork)
Goodchild Sam (Leyton)
Mahé Gildas (Breizh Cola)
Greck Estelle (Cap Horn)
Bloch Kévin (Team Vendée Formation)
Dolan Tom (Smurfit Kappa)
Delahaye Fabien (Loubsol)
Le Turquais Tanguy (Queguiner-Kayak)
Laperche Tom (Bretagne CMB Espoir)
Berrehar Loïs (Bretagne CMB Performance)
Bonafous Elodie (Bretagne CMB Océane)
Mariette Benoît (Génération Sénioriales)
Roura Alan (La Fabrique)
Leboucher Pierre (Guyot Environnement)
Nebout Achille (NC)
Loison Alexis (Région Normandie)
Quiroga Pierre (Skipper Macif 2019)
Le Draoulec Erwan (Skipper Macif 2020)
Macaire Xavier (Groupe SNEF)

 

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Conditions extrêmes et mode survie pour Joyon

A moins de 900 milles de la ligne d’arrivée, à Londres, du record de la Route du Thé, le maxi trimaran IDEC SPORT ne cesse d’augmenter son avance sur le tenant du titre, l’équipage italien du trimaran Maserati de Giovanni Soldini. Francis Joyon, Christophe Houdet, Bertrand Delesne, Antoine Blouet et Corentin Joyon alignent depuis le sud des Açores des moyennes élevées, à près de 27 noeuds en route directe vers l’embouchure de la Manche.

L’avance sur le record ne cesse d’enfler heure par heure, pour dépasser désormais les 700 milles. Les chiffres masquent pourtant des conditions de navigation extrêmement éprouvantes, « ambiance survie » souligne même Francis, dans de forts grains et avec des creux de plus de 6 mètres causés par le passage récent des nombreuses tempêtes qui ont balayé le nord de l’Europe. Un dernier empannage stratégique sera à déclencher en mer d’Irlande et le grand trimaran rouge et blanc abordera la phase finale de son immense voyage débuté voici plus de 30 jours à Hong Kong. La négociation de cet ” English Channel ” demeure toujours sous haute tension », s’agissant du plus intense des trafics maritimes. Point de relâchement en vue pour l’équipage avant le passage sous le pont Elizabeth II, terme officiel d’une route historique, équivalente à un demi-tour du monde, qu’IDEC SPORT s’apprête à conclure en un temps record.

Le bon flux de Nord-Ouest qui accompagne IDEC SPORT et son équipage devrait les propulser à près de 30 noeuds jusqu’à l’entrée de la Manche qu’ils devront remonter avant d’embouquer la Tamise jusqu’au Pont Queen Elisabeth II, ligne d’arrivée de la Route du Thé. Les premières prévisions d’arrivée commencent donc à occuper l’équipage qui, depuis le départ de Hong Kong et après un mois de mer, est impatient de retrouver la terre ferme. Si IDEC SPORT continue sur ce rythme, il pourrait arriver à Londres mardi en fin de journée.

Un peu en mode survie !

« On doit rester vigilant et concentré jusqu’au bout ». Loin de crier victoire, Francis Joyon exhorte ses 4 hommes d’équipage à redoubler de prudence et de concentration. Les forts vents de secteur Nord Ouest sont tout sauf réguliers, en force comme en direction, et les quarts à la barre relèvent souvent de la haute voltige. « Les grains sont très virulents et surviennent sans crier gare » dit-il. « Les accélérations du vent surviennent si vite que nous sommes parfois un peu surtoilés. Il ne reste alors qu’à tenir fermement la barre, le temps du passage du grain, sous des pluies intenses. Dans ces conditions, et à cause de l’état de la mer, nous marchons 20 à 30% moins vite que le potentiel du bateau. » Avec l’arrivée sur le plateau de Rochebonne, et sa brutale remontée de fonds, ces conditions de mer ne vont pas s’arranger et ce 31ème jours de course s’annonce comme l’un des plus difficile pour l’équipage. « On ne se déplace qu’à 4 pattes sur le pont » poursuit Francis. « Il faut vraiment faire attention à ne pas se blesser lors des déplacements. C’est un peu de la survie par moment. »

Une arrivée envisageable aux premières heures de mercredi

Malgré cette ambiance un peu tendue, l’impatience d’arriver s’est emparée de Francis et de ses hommes. « On reconnait bien nos ciels de Bretagne » décrit Francis. « Derrière les lignes de grains, le ciel s’éclaircit, avec de somptueuses lumières toute en contrastes. Cela nous rappelle que la maison n’est pas loin. On va passer au large pour aller chercher un waypoint en mer d’Irlande d’où nous déclencherons un dernier empannage avant d’entrer en Manche. Le vent sera alors franchement à l’Ouest et il nous faudra tricoter pas mal entre côtes anglaises et françaises pour viser le Pas de Calais. Une arrivée aux premières heures de mercredi prochain est envisageable au bout d’un peu plus de 31 jours de course. Un chrono qui nous satisfait compte tenu de l’incroyable succession de systèmes météos rencontrée. Cette Route du Thé est vraiment magnifique du fait de ces contrastes météorologiques. »

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Jean Le Cam cinquième inscrit au Vendée Globe en 2020

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Il l’avait dit à Yann Eliès à l’arrivée du dernier Vendée Globe et Jean est resté fidèle à ses propos. Il est annoncé comme le vétéran de la course… Pourquoi encore et encore ?! La réponse est simple : « Quand on aime on ne compte pas ». Jean Le Cam adore cette course à chaque fois différente. Il aime, en toute sincérité, la raconter, la partager avec le public et ses partenaires.

Foils ou pas foils ?

Jean prendra le départ avec son bateau Hubert, sans foils. Cet Imoca, avec lequel il a déjà fait deux tours du monde, n’a pas été conçu pour voler et Jean l’aime tel qu’il est ; d’autant qu’il a encore des atouts à faire valoir pour le rendre encore plus compétitif.

Il ne compte pas pour des prunes…

L’objectif de Jean est clairement d’arriver en tête des bateaux à dérive, en moins de 80 jours, le temps de son record personnel dans le dernier Vendée Globe en 2016/2017.

En recherche de partenaires

Le budget cible n’est pas encore réuni et Jean est toujours en quête de partenaires. Son projet est accessible aux PME et le skipper le qualifie avec humour de « très bon rapport qualité-prix »…. Il se fera fort de l’expliquer aux entreprises curieuses d’en savoir plus !

Parallèlement à ses démarches et rencontres de partenaires potentiels, Jean Le Cam a mis son bateau en chantier afin de le préparer avec la minutie qui est l’une de ses marques de fabrique.

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Gildas Mahé et Thierry Chabagny en double sur Breizh Cola

Le 19 avril prochain, la flotte de la transat AG2R La Mondiale quittera les pontons du port de Concarneau pour rallier le port de Gustavia à Saint Barthélemy. Gildas Mahé et Thierry Chabagny seront sur la ligne de départ à bord de Breizh cola. Au menu : 3890 milles à avaler et une vingtaine de duos, soit au moins 40 convives avec qui les partager…

Ils connaissent la route…

C’est la 15ème édition de cette transat en double qui se déroule tous les deux ans. Gildas et Thierry en comptent 12 (4 pour Gildas et 8 pour Thierry), mais ce sera leur ‘première’ ensemble. Pour autant, il leur est arrivé de traverser l’Atlantique en ‘voisins’, notamment en 2016, quand Chabagny (avec Erwan Tabarly) s’était emparé de la victoire avec seulement 300 mètres d’avance sur Mahé qui courait alors en compagnie de Nicolas Lunven. « Ils auraient pu la gagner et ça doit le motiver pour aller chercher la gagne, d’autant plus qu’en 2018, il finit 3ème avec Nico Troussel. Passer la ligne en tête sur Breizh Cola ce serait top ! » confie Thierry Chabagny.

Magic Mahé !

Gildas Mahé et Thierry Chabagny se connaissent depuis de longues années et leur amitié s’est vraiment scellée en 2005 quand ils ont remporté le Tour de Bretagne. « C’est Armel (Le Cléac’h) qui m’a présenté Gildas, il y a plus de 20 ans, quand Armel courait en Figaro sur Crédit Agricole, se souvient Chabagny, on faisait des petites régates ensemble et, en 2005, je l’ai invité à me rejoindre pour le Tour de Bretagne. Nous avons passé 10 jours tous les deux, c’était une super régate, je n’ai que de bons souvenirs de ce Tour que, de surcroît, nous avons remporté ! C’était ma première victoire sur le circuit et celle-ci m’a débloqué. Après, j’ai enchaîné des trucs bien. Depuis, je l’appelle Magic Mahé ! ».
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Voilà pour les souvenirs… « Cette fois c’est Gildas qui m’a invité pour la Transat AG2R et comme j’étais disponible je n’ai pas hésité une seconde. Gildas a énormément de feeling, il sent et voit les choses, il a le nez fin. C’est un passionné qui aime être en mer et ce plaisir le fait réaliser de belles choses. J’ai beaucoup de chance qu’il m’ait choisi. »

Thierry Chabagny fait partie du team du Maxi Spindrift 2, à bord duquel il occupe le poste de barreur régleur. Il a participé à 16 Solitaire du Figaro, se classant régulièrement aux avants postes.

Un précieux et solide co-skipper

Gildas Mahé va participer à sa cinquième Transat AG2R. Après l’avoir courue avec Bernard Stamm, Jean Le Cam, Nicolas Lunven et Nicolas Troussel, pour cette édition, il a choisi Thierry Chabagny. « En premier lieu, Thierry est quelqu’un de sympathique avec qui passer trois semaines ne sera pas un problème, bien au contraire. En mer, il est calme, serein et solide. Et ça, c’est précieux ! Et en plus, il était disponible et d’accord pour venir naviguer avec moi sur Breizh Cola.
Compte tenu de nos expériences, de nos points forts et de nos points faibles (et nous en avons forcément…), nous allons réaliser une course de deux solitaires et une Transat AG2R, c’est exactement ça. Nous serons en confiance l’un et l’autre, ce qui aide à ne pas commettre de grosses erreurs. Le niveau est tellement élevé, il n’y a pas de place pour le hasard. Le duo que nous allons former devrait pouvoir montrer de belles choses… ».

Les deux skippers ont commencé à s’entrainer à Lorient. Le premier rendez-vous pour Breizh Cola et Gildas Mahé en course débutera le 16 mars pour la Solo Maître Coq qui, comme son nom l’indique se court en solo. Il faudra attendre le 2 avril, la Solo Concarneau (qui peut se courir en double) pour que les deux skippers régatent en duo à bord de Breizh Cola.

Rappel des 1ères dates de courses 2020 :

La Solo Maître CoQ : départ le 16 mars des Sables La Solo/Duo Concarneau : départ le 2 avril de Concarneau La Transat AG2R La Mondiale : départ le 19 avril

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Sélections Espoir 2020 : Les 8 candidats retenus

A l’issue de la date limite d’envoi des dossiers de candidature pour les Sélections Espoir 2020 (10 février à minuit), les 8 jeunes talents qui participeront au premier tour ont été sélectionnés.
A l’occasion d’un des rassemblements mensuels des adhérents du Réseau Mer Entreprendre, dans les locaux de CPI Groupe (gestion de patrimoine), Servane Escoffier, marraine du club d’entreprises Brétilliennes, a dévoilé l’identité des 8 candidats retenus sur la quinzaine de dossier analysée par le comité de sélection.

Le 1er tour des Sélections Espoir se déroulera à Saint-Malo, le samedi 7 et dimanche 8 mars. A l’issue de ce tour préliminaire, 3 candidats seront sélectionnés pour la finale, qui aura lieu toujours à Saint-Malo, du 20 au 23 mars 2020.

Soutenu par le Réseau Mer Entreprendre (plus de 80 entreprises bretonnes, Rennes Métropole et Saint-Malo Agglomération, partenaires principaux), l’Espoir 2020 sera connu tout début avril. Il ou elle participera pour commencer à l’Atlantic Cup (course en double) en Class40 dès le 10 juin prochain au départ de Charleston jusqu’à Portland en passant par New-York. Ensuite l’Espoir 2020 rejoindra en convoyage Québec pour participer à la célèbre Transat Québec Saint-Malo, une course en équipage dont le départ sera donné le 12 juillet. 3 000 milles de traversée, pour une arrivée fin juillet dans la baie de la cité corsaire.

LES 8 CANDIDATS

Calliste ANTOINE (50610 Jullouvile) Matthieu DAMERVAL (56950 Crac’h Théau GUILCHER (56370 Sarzeau) Sasha LANIECE (35800 Saint-Briac) Franck LAVENANT (56100 Lorient) Hugo MAHIEU (22410 Saint-Quay-Portrieux) Alexis THOMAS (17000 La Rochelle) Charlotte YVEN (29610 Plouigneau)

Les épreuves du 1er tour

Epreuve sur l’eau : régates inshore/offshore sous observation de La Société Nautique de la Baie de Saint-Malo (SNBSM). Epreuve de sport et de résistance physique. Epreuve théorique : météo, navigation, culture générale course au large. Entretiens individuels.

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J-1 mois pour la Solo Maître Coq

Première des quatre épreuves du calendrier 2020 de la classe Figaro Bénéteau comptant pour le Championnat de France Elite de Course au large (coefficient 2), la Solo Maître CoQ se jouera du 13 au 22 mars prochain. L’épreuve, organisée par Les Sables d’Olonne Vendée Course au Large pour la cinquième année consécutive, devrait réunir une trentaine de solitaires parmi lesquels les « gros bras » du circuit, des « petits nouveaux » mais aussi quelques « invités » surprises. Tous sont bien décidés à entamer de la meilleure manière possible cette nouvelle saison, d’une part pour valider le travail réalisé cet hiver et, d’autre part, pour s’affirmer d’entrée de jeu comme un concurrent sérieux pour la suite.

C’est dans un mois tout pile que le coup d’envoi de 17e édition de la Solo Maître CoQ sera donné, aux Sables d’Olonne. A ce jour, près de 20 solitaires ont confirmé leur participation à l’épreuve, parmi lesquels quelques hommes forts du circuit, à l’image de Gildas Mahé (Breizh Cola), vainqueur de l’édition 2012 de l’épreuve ou de Xavier Macaire, tenant du titre. « La Solo Maître CoQ est traditionnellement la première course de la saison Figaro. Elle permet de valider tout le travail réalisé dans l’hiver et de jauger la concurrence. C’est une épreuve importante qui rencontre chaque année toujours plus de succès. Un succès lié notamment à son format qui mixe une grande course de 340 milles entre Belle-Ile, Yeu et Ré et des parcours côtiers, et qui en fait un exercice particulièrement complet », assure le skipper de Groupe SNEF qui ambitionne légitimement de signer un troisième podium d’affilée sur la compétition. « L’épreuve m’a effectivement plutôt bien réussi lors des deux dernières éditions et j’espère évidemment faire aussi bien cette année. Je ne viens pas pour faire de la figuration et je vais tout donner, même si j’ai bien conscience que le niveau sportif est à la fois très relevé et très homogène. De ce fait, ça brasse énormément dans les classements », détaille Xavier, sociétaire du club Les Sables d’Olonne Vendée Course au Large.

Objectif performance pour les uns, expérience pour les autres

Si ce dernier affiche clairement des objectifs de performance, d’autres en revanche, débarquent à la Solo Maître CoQ avec des ambitions plus modestes, comme en témoigne Estelle Greck (Cap Horn). « Ce sera ma toute première course en Figaro. Je m’entraîne depuis un mois sur le support et c’est hyper formateur car le niveau de la classe est très gros », commente la navigatrice qui a fait ses gammes en Mini puis en Class40. « Je découvre le bateau et je renoue avec le solitaire puisque depuis ma participation à la Mini Transat en 2017, je n’ai fait que du double », ajoute Estelle, victime d’un démâtage lors de la dernière Transat Jacques Vabre alors qu’elle occupait la 7e position chez les 40 pieds, au côté de Charles-Louis Mourruau. « Ça a été une chance pour moi de rebondir rapidement sur ce nouveau projet après la Route du Café en faisant la rencontre de Laurent Givry », précise la skipper que l’on retrouvera en duo avec ce Français expatrié aux US, lors de la Solo Concarneau puis de la Transat AG2R. Elle espère ensuite pouvoir s’aligner au départ de la Solitaire si elle parvient à boucler son budget. « Je sais que je m’apprête à franchir une grosse marche et à entrer encore un peu plus dans la cour des grands », annonce Estelle Greck. Même chose pour Elodie Bonafous (Bretagne – CMB Océane), Nils Palmieri (Namasté) ou encore Kévin Bloch (Team Vendée Formation), qui, malgré une participation, l’an passé, à la Sardinha Cup en double avec Henri Leménicier, se prépare également à sa première confrontation en solo sur le circuit exigeant des Figaro Bénéteau.

Des « petits nouveaux » pas si nouveaux

« Ce n’est jamais facile d’être bizuth, et c’est encore plus vrai dans cette classe », note le jeune ingénieur diplômé de l’ENSTA Bretagne. Certains « rookies » de cette 17e Solo Maître CoQ possède toutefois déjà une très grosse expérience du large, à l’image d’Alan Roura (La Fabrique), 12e du Vendée Globe 2016-2017 et actuellement en préparation du prochain Tour du Monde. « Mon 60 pieds IMOCA est actuellement en chantier. Avec l’échéance du 6 novembre qui approche à grand pas, il faut que je navigue. Le Figaro est, en ce sens, très intéressant et il se trouve que les dates de la Solo Maître CoQ correspondent bien à mon calendrier. Je vais pouvoir me confronter, régater au contact. Je sais que je risque d’être dans les choux et que ça va être dur, mais comme je l’ai dit, l’idée, c’est de passer un maximum de temps sur l’eau », déclare le marin suisse. « Depuis un mois, j’enchaîne les entraînements. Je ne vise pas une perf, mais je ne viens pas pour finir dernier non plus. Il y a quelques années, j’ai fait pas mal de régates en solo. J’ai des restes mais ça revient petit à petit », s’amuse Alan d’ores et déjà impatient de jouer des coudes.

L’article J-1 mois pour la Solo Maître Coq est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

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Comment la classe Multi50 cherche à s’étoffer

Après les Diam 24 et les Figaro, Tip & Shaft poursuit son tour des classes en ce début de saison en s’intéressant aux Multi50 qui, cette année, devraient être entre six et huit bateaux sur un programme mêlant large et grands prix, un doute subsistant sur la présence de multicoques de 50 pieds au départ de The Transat CIC. Forts de cette montée en puissance, les acteurs de la classe espèrent attirer de nouveaux entrants d’ici 2022.

Après une saison post-Route du Rhum de transition, qui aura réuni quatre bateaux sur les grands prix, trois sur la Transat Jacques Vabre, le cru 2020 s’annonce meilleur pour la classe Multi50. Six trimarans s’aligneront sur le circuit : Groupe GCA-1001 Sourires (Gilles Lamiré), Solidaires en Peloton-ARSEP (Thibaut Vauchel-Camus), Leyton, l’ex Arkema 3 désormais mené par Arthur Le Vaillant, Primonial (Sébastien Rogues), et deux nouveaux bateaux, Planet Warriors (Fabrice Cahierc, voir notre article publié l’an dernier) et Arkema 4 (Quentin Vlamynck).

Leur date de mise à l’eau ? « Fin mars à La Spezia, comme prévu, répond Fabrice Cahierc à propos du plan VPLP construit chez Persico. On fait ensuite des essais vers La Ciotat puis on remonte début avril à Saint-Malo. » Le timing est plus flou du côté du trimaran dessiné par Romaric Neyhousser, construit dans le nouveau chantier lancé par Lalou Multi, la structure de Lalou Roucayrol, qui explique : « On fait tout pour mettre à l’eau en mai-juin, en vue de la Québec-Saint-Malo. Maintenant, on n’a pas envie de bâcher, c’est le premier bateau qui va sortir de notre chantier dans lequel on place beaucoup d’espoir, il y a un enjeu économique et d’image important pour nous. »

Du côté des chantiers d’hiver, Primonial fait l’objet d’importantes modifications, détaillées par Sébastien Rogues : « On a un mât de nouvelle génération en construction chez Lorima, on va changer de moteur, refaire tout ou une partie du jeu de voiles, peut-être une dérive, et on réfléchit à un cockpit plus abrité. » Autant de travaux rendus possibles par des moyens à la hausse : « De nouveaux partenaires nous rejoignent », confirme le Baulois (sans dévoiler le montant de son budget), qui a aussi pu étoffer son équipe avec notamment l’arrivée d’un directeur technique, Jean-Baptiste Gellée. Côté navigants, Matthieu Souben sera encore de la partie, l’équipage de la Québec-Saint-Malo (trois marins minimum) sera complété par un ou deux membres du team.

Moyens à la hausse également pour Gilles Lamiré : « Le projet va encore monter en gamme, avec de nouveaux partenaires cette année, ce qui va nous permettre de s’entourer de professionnels dans tous les domaines pour continuer à avoir la même ambition ». Dont Antoine Carpentier, qui devrait encore être de la partie après la victoire du duo sur la Transat Jacques Vabre. Du côté des marins dans les autres teams, Arthur Le Vaillant a fait appel à Aymeric Chappellier, qui ne cache pas ses envies de Multi50, Christophe Espagnon, et de son père Jean-Baptiste, grand spécialiste de multicoque ; Quentin Vlamynck fait équipe avec Lalou Roucayrol, César Dohy, Phil Sharp et Pierre-Antoine Morvan ; Fabrice Cahierc avec son boat-captain Thierry Duprey, Antoine Lauriot-Prévost (fils de Vincent), « qui a fait tout le suivi du bateau et a piloté sa conception », Alan Pennanéac’h et Philippe Corsec ; Thibaut Vauchel-Camus naviguera toujours avec Jérémie Lagarrigue et Martin Bazin.

En plus de ces six équipes, deux bateaux restent à louer ou à vendre : l’ancien La French Tech Rennes Saint-Malo de Gilles Lamiré (ex Prince de Bretagne, 450 000 euros hors taxes) et Ciela Village de Thierry Bouchard, toujours mis à prix à 1,8 million d’euros HT. « Pas mal de skippers sont intéressés, mais tout le monde cherche de l’argent. Je me dis que plus on approche de la Route du Rhum, plus les projets vont s’affirmer », explique le propriétaire qui ajoute : « Si rien ne se profile d’ici mai-juin, on mettra certainement le bateau à l’eau pour courir les Grands Prix, comme l’année dernière. »

Enfin, Eric Defert, qui a remis à l’endroit aux Bahamas Drekan Group, retrouvé l’année dernière après plus d’un an de dérive (il avait dû l’abandonner avec Christopher Pratt sur la Jacques Vabre 2017 après avoir chaviré), nous confie réfléchir avec son partenaire à « toutes les options » pour revenir sur le circuit en 2021, tandis que, selon nos informations, un second bateau pourrait être construit dans les moules de celui de Fabrice Cahierc.

De quoi faire dire à Sébastien Rogues : « La classe a aujourd’hui suffisamment de bateaux sur le long terme, ce qui faisait défaut avant : tous les projets actuels ont clairement la vision d’aller jusqu’à la Route du Rhum, sur laquelle on peut imaginer être huit ou neuf. » Quentin Vlamynck ajoute : « Il faut que les gens arrêtent de penser que la classe Multi50 est une roue de secours quand ils n’ont pas de budget pour le Vendée Globe, la classe mérite d’exister autant que les autres. » 

Et tous de mettre en avant ses atouts : le côté fun du multicoque, une jauge qui permet aux anciens trimarans de rester compétitifs par rapport aux nouveaux, un support désormais fiable (cinq sur six à l’arrivée de la Route du Rhum, trois sur trois à celle de la Jacques Vabre), un programme mêlant solitaire, double et équipage, des possibilités de RP sur les grands prix et des tarifs raisonnables. Interrogé sur le sujet, Fabrice Cahierc, désormais investi « à 90% » dans son projet voile, nous confie ainsi avoir dépensé environ 3 millions d’euros HT pour son plan VPLP pour un budget de fonctionnement annuel de 400 000 euros HT : « sans le salaire du skipper, je ne me paie pas »  (soit environ la moitié de celui des plus grosses équipes).

Tous ces arguments permettront-ils d’attirer de nouveaux entrants ? « J’ai plein de copains figaristes ou de coureurs en Class40 qui m’appellent pour me demander combien ça coûte, s’il reste des bateaux… C’est une classe qui attire dans notre microcosme, répond Arthur Le Vaillant. Après, on a une grande marge de progression, notamment en termes de communication : il manque un vrai « storytelling » autour de la classe Multi50, il faut arriver à utiliser la magie des multicoques comme à l’époque des Orma ». Parmi les figaristes en question, Gildas Mahé ne cache pas son intérêt pour le support : « Je trouve le programme varié et le coût global reste dans des proportions maîtrisées, je trouve ça intelligent, je réfléchis. »

L’attrait de la classe passe aussi par un programme de courses visible sur le long terme. Celui de cette saison ne l’est pas tout à fait, avec notamment une interrogation concernant The Transat CIC. Thibaut Vauchel-Camus et Gilles Lamiré étaient les seuls candidats au départ : Fabrice Cahierc et Arthur Le Vaillant se voyaient mal débuter en Multi50 par une transat en solitaire, le chantier de Primonial sera à peine terminé, Arkema 4 ne sera pas encore à l’eau. Une participation insuffisante au regard de l’avis de course (quatre bateaux minimum par classe), au grand regret de Gilles Lamiré : « Moi, ce qui m’intéresse, c’est de faire les grandes courses historiques, je cours pour ça, pas pour les grands prix. Je veux à tout prix à être au départ de la transat anglaise. »

Le vainqueur de la Transat Jacques Vabre se démène donc pour trouver preneur pour son ancien trimaran qui « peut être prêt rapidement », ce qui ferait trois bateaux, à condition que Thibaut Vauchel-Camus soit d’accord. Suffisant pour être accepté par les organisateurs de The Transat ? « Deux, c’était exclu, on leur avait d’ailleurs proposé de faire une classe 50-80 pieds pour inclure le bateau de Romain Pilliard, ils n’ont pas voulu. A trois, nous serions ouverts, nous l’avions déjà fait en 2016 avec les Ultims », répond Hervé Favre, directeur général d’OC Sport.

La suite de la saison ? Certains Multi50 devraient participer à la Route Halifax-Saint-Pierre (départ 26 juin) et/ou à la nouvelle Route Saint-Pierre-Québec (29 juin) pour rallier le port de départ de la Québec-Saint-Malo (départ le 12 juillet),  le grand objectif de l’année, avant une saison de grands prix qui passera par Saint-Malo, nouvelle étape avec Franck-Yves Escoffier à l’organisation, la baie de Saint-Brieuc, Brest, et sans doute La Rochelle au moment du Grand Pavois.

Plusieurs Multi50 se rendront enfin en Espagne, à Malaga, pour un warm-up de démonstration en vue d’une nouvelle transat en équipage prévue en ouverture de la saison 2021 entre le port andalou et New York – une transat retour aura sans doute également lieu. Soit une course 100% Multi50, ce qui répond au souhait de la classe d’avoir des épreuves qui lui soient propres : « Il manque une course référence. L’Imoca fonctionne parce qu’il y a le Vendée Globe, si on arrivait à un moment donné à faire un tour d’Europe ou quelque chose comme ça, ce serait magique », estime Arthur Le Vaillant. Ce à quoi Erwan Le Roux, toujours président de la classe répond : « Rechercher une course référence, ce n’est pas évident, mais la volonté est d’étoffer un peu notre programme sportif à côté des courses multi-classes, pour qu’il soit intéressant à la fois pour les skippers et pour les partenaires. »

Photo : Jean-Louis Carli/Alea

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Francis Joyon et Idec Sport en passe de battre le record, « On doit rester vigilant et concentré jusqu’au bout »

A moins de 900 milles de la ligne d’arrivée, à Londres, du record de la Route du Thé, le maxi trimaran IDEC SPORT ne cesse d’augmenter son avance sur le tenant du titre, l’équipage du trimaran Maserati de Giovanni Soldini. Francis Joyon, Christophe Houdet, Bertrand Delesne, Antoine Blouet et Corentin Joyon alignent depuis le sud des Açores des moyennes élevées, à près de 27 noeuds en route directe vers l’embouchure de la Manche.


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Crédit : F Van Malleghem

« Ambiance survie »

L'avance sur le record ne cesse d’enfler heure par heure, pour dépasser désormais les 700 milles. Les chiffres masquent pourtant des conditions de navigation extrêmement éprouvantes, « ambiance survie » souligne même Francis Joyon, dans de forts grains et avec des creux de plus de 6 mètres causés par le passage récent des nombreuses tempêtes qui ont balayé le nord de l’Europe. Un dernier empannage stratégique sera à déclencher en mer d’Irlande et le grand trimaran rouge et blanc abordera la phase finale de son voyage débuté voici plus de 30 jours à Hong Kong.

Le bon flux de Nord-Ouest qui accompagne IDEC SPORT et son équipage devrait les propulser à près de 30 noeuds jusqu’à l’entrée de la Manche qu’ils devront remonter avant d'embouquer la Tamise jusqu’au Pont Queen Elisabeth II, ligne d’arrivée de la Route du Thé.

« On doit rester vigilant et concentré jusqu’au bout » 

Loin de crier victoire, Francis Joyon exhorte ses 4 hommes d’équipage à redoubler de prudence et de concentration. Les forts vents de secteur Nord Ouest sont tout sauf réguliers, en force comme en direction, et les quarts à la barre relèvent souvent de la haute voltige. « Les grains sont très virulents et surviennent sans crier gare. Les accélérations du vent surviennent si vite que nous sommes parfois un peu surtoilés. Il ne reste alors qu’à tenir fermement la barre, le temps du passage du grain, sous des pluies intenses. Dans ces conditions, et à cause de l’état de la mer, nous marchons 20 à 30% moins vite que le potentiel du bateau. On ne se déplace qu’à 4 pattes sur le pont. Il faut vraiment faire attention à ne pas se blesser lors des déplacements. C’est un peu de la survie par moment. »

« Nous déclencherons un dernier empannage » 

« Derrière les lignes de grains, le ciel s’éclaircit, avec de somptueuses lumières toute en contrastes. Cela nous rappelle que la maison n’est pas loin. On va passer au large pour aller chercher un waypoint en mer d’Irlande d’où nous déclencherons un dernier empannage avant d’entrer en Manche. Le vent sera alors franchement à l’Ouest et il nous faudra tricoter pas mal entre côtes anglaises et françaises pour viser le Pas de Calais. Une arrivée aux premières heures de mercredi prochain est envisageable au bout d’un peu plus de 31 jours de course. Un chrono qui nous satisfait compte tenu de l’incroyable succession de systèmes météos rencontrée. Cette Route du Thé est vraiment magnifique du fait de ces contrastes météorologiques, » conclut le skipper. 


Pointage du lundi 17 février 2020 à 18h05 FR

Avance 837.6 nm
Distance au but 701.7 nm

Source : Mer Media

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JB Bernaz 4e au Mondial de Laser : "C’est plutôt une bonne nouvelle d’être déçu d’être 4ème" - ITW

Avec six manches gagnées sur douze courues, JB Bernaz a pris une très belle 4e place sur le Championnat du Monde de Laser qui s’est achevé ce dimanche à Melbourne, en Australie. Sixième en 2019, le Français affiche une progression constante et vise le pic de performance pour les Jeux Olympiques de Tokyo cet été. "Je suis déçu mais ce n’est pas ça l’objectif cette année, c’est les Jeux Olympiques."

JB Bernaz 4e au Mondial de Laser

Credit : J.W.

Jean-Baptiste Bernaz a encore montré cette semaine qu’il faudrait compter sur lui pour animer les grands rendez-vous de cette saison 2020, avec les Jeux Olympiques de Tokyo en ligne de mire. Il remporte en effet le plus grand nombre de manches sur l'épreuve et affiche une vitesse impressionnante dans les conditions musclées.

Mais pour l’heure, c’est l’Allemand Philipp Buhl qui remporte le titre mondial.

Avec le beau championnat que vous avez fait cette semaine, tout le monde vous voyait sur le podium. Que s’est-il passé aujourd’hui ?

"Je paye très cher ma BFD* d’hier sur une manche de 8. Ça s’est joué à vraiment pas grand-chose donc aujourd’hui, sur le premier départ, j’étais un peu en retrait car je ne pouvais pas me permettre de prendre trop de risques. Après, c’est difficile de revenir devant avec une concurrence hyper affutée qui ne laisse rien passer. 

On a aussi changé de système de vent. C’est la première fois qu’on a ces conditions depuis un mois, un vent assez aléatoire. J’étais perdu et j’ai très mal navigué. Mais j’ai réussi à me remobiliser et claquer la deuxième. Puis la dernière était une manche décisive, donc à chaque fois qu’on croisait un mec avec qui on était chaud au classement, on se virait dessus !"

Vous visez le titre depuis plusieurs années. Comment vivez-vous ce résultat ?

"Philipp Buhl a vraiment été très très fort. Il n’y a rien à redire. Aujourd’hui il a été magistral. Matt Wearn a été bon aussi. Je n’ai pas trop de regret, ils ont juste été monstrueux.

C’était jouable et c’est bien pour ça que je suis déçu. Mais c’est plutôt une bonne nouvelle d’être déçu d’être 4ème ! Ça progresse chaque année. On a bien bossé avec Elise Marsollier sur le mental, avec Olivier Pauly, mon préparateur physique, et avec Serge Mouquet, le kiné de l’Équipe de France. 

Je me sens vraiment dans le match, mentalement et physiquement. Quand il y a de l’air, je suis carrément devant. Il faut gommer quelques erreurs comme le 720** et le black flag* mais à chaque fois j’ai bien rebondi. 

Je suis déçu parce que c’était un objectif fort que je m’étais fixé. Je voulais le titre de Champion du Monde donc j’avais mis beaucoup de poids sur ce championnat. Mais ce n’est pas ça l’objectif cette année, c’est les Jeux Olympiques. On va continuer à travailler dans le bon sens en attendant la sélection. La courbe de progression est toujours bonne et on va faire ce qu’il faut pour que le pic de performance soit cet été."

Un pas de plus vers la sélection pour les Jeux Olympiques auxquels le Maximois va se préparer en Méditerranée, à Palma puis à Hyères à l'occasion de la Semaine Olympique Française, du 18 au 25 avril.

*BDF : disqualification pour départ prématuré (drapeau noir)
** 720 : pénalité de deux tours imposée par le jury au départ de la course 4

CLASSEMENTS LASER WORLDS 2020

1 Philipp BUHL (GER) 26 pts
2 Matt WEARN (AUS) 38 pts
3 Tonci STIPANOVIC (CRO) 64 pts
4 Jean Baptiste BERNAZ (FRA) 66 pts
5 Elliot HANSON (GBR) 66 pts
6 Hermann TOMASGAARD (NOR) 71 pts
7 Luke ELLIOTT (AUS) 72 pts
8 Sam MEECH N(ZL) 86 pts
9 Jesper STALHEIM (SWE) 93 pts
10 Filip JURIŠIC (CRO) 94 pts

Source : C.Gutierrez

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