• 1
  • 2
  • 3

Icones About sailing

previsions sailingnewscartographies

L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme
Super Utilisateur n'a pas encore mis à jour sa biographie

Elodie Bonafous, skipper Océane, à la découverte de son Figaro : " Je reste focus sur mon apprentissage"

"Je n’ai jamais fait de gros bateau. Auparavant je naviguais en J80 où nous étions 6 filles pour 5 bouts !" Elodie Bonafous a gagné le premier Challenge Océane, 100% féminin. Elle devient la première skipper féminine du Team CMB et découvre aujourd'hui la vie de skipper. Entretien.


image

Crédit : JM Liot


Élodie, pouvez-vous nous raconter les débuts de la nouvelle vie de skipper ?

J’ai débuté le jeudi 9 janvier 2020 et ça a commencé par une réunion avec les équipes du Pôle Finistère, à laquelle étaient conviés les skippers Figaro. Il y avait notamment Yann Elies et Vincent Riou, je suis arrivée dans la salle et j’étais un peu impressionnée devant ces pointures. Mais il y a aussi beaucoup de jeunes cette année au Pôle Finistère, comme Erwan Le Draoulec, Pierre Quiroga, Robin Follin, Tom (Laperche) et Loïs (Berrehar, les deux skippers CMB).

Par la suite, séances de préparations physiques trois fois par semaine, beaucoup de mise en place et d’organisation. 

Ensuite j’ai reçu Océane, mon bateau (qui était auparavant en chantier, ndlr). Là j’ai pris le temps de regarder tout ce qui le compose, surtout au niveau mécanique et électronique. Je n’ai jamais fait de gros bateau, auparavant je naviguais en J80 où nous étions 6 filles pour 5 bouts donc c’était plus simple (rires) ! 

Et au niveau du groupe de Figaristes, comment se passe l’intégration ?

C’est un groupe de garçons et pour l’instant je suis la seule fille, mais ça se passe bien ! Parfois dans les discussions je ne saisis pas tout, notamment au niveau technique… Mais je me rends compte qu’il faut surtout que je priorise, car je découvre. Il ne faut pas aller trop vite et me sentir intimidée par toutes leurs discussions. Je sais que je débute et je reste focus sur mon apprentissage.

Comment s’est passé le début des stages ?

J’ai navigué avec Paul Meilhat pendant 2 jours. On ne se connaissait pas du tout, mais c’était hyper sympa, il a une expérience de gros bateau et donc un avis différent et très intéressant.

Pour le dernier stage, je navigue avec Ronan Treussart. J’apprends énormément à ses côtés. Il m’oriente sur de bonnes bases de travail pour que je progresse au mieux, on échange beaucoup et ça m’aide énormément. Il est dans un objectif de progression avec moi, il me donne les clés pour avancer.

Quels sont vos objectifs cette année ?

Je n’ai pas d’objectifs de résultats sur le court terme. Aujourd'hui, ce sont des objectifs personnels. Par exemple je n’ai pas encore passé de nuit en mer seule. J’ai envie d’apprendre à me gérer et à être à l’aise à bord.

Mon but en ce début d'année c’est de me sentir progresser et de pousser la barre toujours plus loin pour arriver rapidement à un objectif de performance.



Lire la suite
9 lectures
0 commentaires

Les Lasers et planchistes français entrent en scène aux Championnats du Monde

A six mois des Jeux Olympiques, les championnats du monde 2020 s’enchainent en Australie pour l’équipe de France de voile olympique. Le week-end dernier, les Français se sont placés 4e en Nacra 17, 49er féminin et Laser. Par ailleurs le 49er féminin obtient sa place aux Jeux Olympiques. Si la France a désormais qualifié la série, l’équipage lui n’est pas encore sélectionné. Place désormais au Laser féminin et aux RS :X qui entrent à leur tour en compétition la semaine prochaine en baie de Melbourne.


image

Crédit : Sailing Energy

Les Français ont prouvé qu’il fallait compter sur eux lors de ces Mondiaux de Laser, Nacra 17 et 49er féminin. En se classant 4e lors de ces championnats où le niveau est très exigeant, les jeunes équipages composés de Quentin Delapierre / Manon Audinet (Nacra 17) et Lili Sidesi / Albane Dubois (49er FX) signent ici des performances très encourageantes.

De son côté, le Laseriste Jean-Baptiste Bernaz a flirté avec le titre mondial pendant toute la compétition et s’est finalement incliné le dernier jour.

Seul l’équipage de 49er masculin Lucas Rual / Emile Amoros, déjà sélectionné pour représenter la France à Tokyo, est passé à côté de la compétition (46e place).

9 séries sur 10 déjà qualifiées pour Tokyo

Alors que le Bureau Exécutif du CNOSF a déjà annoncé la sélection de Charline Picon, Camille Lecointre & Aloïse Retornaz, Kévin Peponnet & Jérémie Mion, Quentin Delapierre & Manon Audinet et Lucas Rual & Emile Amoros, il fallait encore assurer la qualification de deux séries : le 49er féminin et le Finn. C’est chose faite pour le 49er féminin.

« La qualification de la France s’est, en réalité, jouée lors du championnat du monde 2019 en Nouvelle-Zélande où 6 nations pouvaient se qualifier. L’équipage de Julie Bossard / Aude Compan a terminé 16ème au classement général et 7ème nation non qualifiée pour les Jeux. Or le règlement stipule que si un continent n’utilise pas son quota, celui-ci est réattribué au prochain pays sur la liste. Ce championnat du monde 2020 était une épreuve de qualification pour l’Océanie, et il n’y a pas eu de nations à se présenter, autre que l’Australie et la Nouvelle-Zélande, déjà qualifiées. De ce fait, le quota de l’Océanie a été attribué à la France » précise Guillaume Chiellino.

Le Finn a encore une chance de décrocher le précieux sésame lors de l’étape de coupe du monde de Gênes du 13 au 19 avril, et assurer la présence des 10 séries olympiques à Enoshima cet été.

Les Lasers féminins et planchistes RS :X entrent en scène

Après les Lasers standard (masculin), les Lasers Radial (féminin) prennent le relais ce dimanche à Sandringham, dans la baie de Melbourne. Du 25 au 29 février, c’est du côté de Sorrento, au sud de la baie, que les meilleurs planchistes du monde se réuniront.

Pour suivre la compétition des Radials :

Programme : du dimanche 23 au vendredi 28 février : 2 courses/jour (pas de Medal Race)

Les principales Françaises à suivre :

Marie BOLOU (SR Douarnenez )
Marie BARRUE (C O Y C Hyerois)
Mathilde DE KERANGAT (SR Rochelaise)
Pernelle MICHON (SNO)
Louise CERVERA (Y C CANNES )

Pour suivre la compétition des RS :X :
Programme :
Du mardi 25 au vendredi 28 février : courses de qualification
Samedi 29 février : Medal Race


Source : Mille et Une Vagues
Lire la suite
10 lectures
0 commentaires

Dunkerque, ville-étape de La Solitaire du Figaro 2020

Dunkerque accueillera La Solitaire du Figaro, la plus difficile des courses en solitaire à armes égales ! Une grande première pour la cité corsaire, qui sera le port d’arrivée de la 2e étape et la ville départ de la 3e étape, entre le 09 et le 12 septembre 2020. L’occasion d’offrir aux Dunkerquois quatre jours de festivités en plein cœur de la ville.

La course au large fait escale à Dunkerque

Point de départ du Tour de France à la Voile depuis de nombreuses années, Dunkerque franchit un nouveau cap en 2020, en accueillant une étape de course au large. La Communauté Urbaine de Dunkerque et la ville de Dunkerque ont répondu au souhait d’OC Sport Pen Duick, l’organisateur de l’évènement, d’ancrer cette course légendaire dans le Nord de la France, après le succès de l’arrivée à Dieppe l’an dernier. Du 09 au 12 septembre prochains, c’est donc en plein cœur de la ville que les Figaro Beneteau 3 seront amarrés, au pied du village de course, Quai de l’Amiral Ronarc’h. Une belle fête populaire en perspective, d’autant que La Solitaire du Figaro fête cette année ses 50 ans d’existence.

Et réserve de beaux challenges sportifs

Côté sportif, la côte d’Opale peut réserver bien des surprises et ce n’est pas le nordiste Thomas Ruyant habitué de l’épreuve qui dira le contraire : « Dunkerque est ma ville natale. Je regrette de ne pouvoir y participer, mais je serai en pleine préparation du Vendée Globe. Dunkerque est un très bel écrin pour accueillir les Figaro. Côté mer, il va y avoir du jeu car le plan d’eau dunkerquois est piégeux ! » En effet, les skippers engagés sur cette édition devront se déjouer des courants, des couloirs de vent et des effets locaux accentués par les caps Blanc-Nez et Gris-Nez.

Il va y avoir du sport et de la convivialité à Dunkerque !

Hervé Favre, Président d’OC Sport Pen Duick :

« L’arrivée de Dunkerque est une première dans l’Histoire de La Solitaire. C’est toujours intéressant d’avoir une nouvelle escale tant du point de vue festif que sportif. Dunkerque dispose de toutes les infrastructures nécessaires à l’accueil des Figaro Bénéteau 3 et leur envie de bien faire, et peut-être de continuer à long terme, est enthousiasmante ! »

L’article Dunkerque, ville-étape de La Solitaire du Figaro 2020 est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
15 lectures
0 commentaires

Sodebo Ultim 3 vers une version 2 de l'Ultim de Thomas Coville : "Quasiment un nouveau bateau"

Depuis la mi-décembre, Sodebo Ultim 3 est en chantier à Lorient où le Team  répare le flotteur abîmé sur la Brest Atlantiques et se consacre à l’optimisation de la plateforme. C’est une nouvelle version volante du trimaran de Thomas Coville qui sortira du hangar début avril. "Nous avons fait plusieurs modifications importantes, la première étant le plan porteur sur la dérive."


Sodebo Ultim 3 vers une version 2 de l'Ultim de Thomas Coville

Crédit : M Keruzore

Plan porteur sur la dérive 

Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim 3 : « C’est quasiment un nouveau bateau que nous remettrons à l’eau en avril prochain. A partir d’aujourd’hui, il nous reste deux mois de préparation intense. 

Nous avons fait plusieurs modifications importantes, la première étant le plan porteur sur la dérive qui va permettre à Sodebo Ultim 3 de voler. A cela s’ajoute un nouveau safran de coque centrale à plan porteur. Nous travaillons sur les pilotes. 

Ce sera donc une nouvelle gestion générale de l’équilibre et la découverte du « vol ». Nous avons également travaillé l’aérodynamisme avec un nouveau carénage arrière. L’ergonomie de la cellule de vie a été améliorée pour plus de confort. »

Par la rédaction
Source : A.Bourgeois

Lire la suite
11 lectures
0 commentaires

Isabelle Joschke de retour d'un long entrainement avec son IMOCA : "Renouer avec mon bateau en solitaire" - Vidéo

Lire la suite
12 lectures
0 commentaires

Les premières images aériennes du nouvel IMOCA L'Occitane, Armel Tripon : "Le bateau était facile" - Vidéo

Lire la suite
11 lectures
0 commentaires

Les Bleus marquent les esprits en Australie

A six mois des Jeux Olympiques, les championnats du monde 2020 s’enchainent en Australie pour l’équipe de France de voile olympique. Le week-end dernier, les français ont marqué les esprits en se plaçant 4e en Nacra 17, 49er féminin et Laser. Par ailleurs le 49er féminin obtient sa place aux Jeux Olympiques. Si la France a désormais qualifié la série, l’équipage lui n’est pas encore sélectionné.
Place désormais au Laser féminin et aux très attendus RS :X qui entrent à leur tour en compétition la semaine prochaine en baie de Melbourne.

Les Français ont prouvé qu’il fallait compter sur eux lors de ces Mondiaux de Laser, Nacra 17 et 49er féminin. En se classant 4e lors de ces championnats où le niveau est très exigent, les jeunes équipages composés de Quentin Delapierre / Manon Audinet (Nacra 17) et Lili Sidesi / Albane Dubois (49er FX) attirent l’attention et signent ici des performances très encourageantes. De son côté, le Laseriste, Jean-Baptiste Bernaz a flirté avec le titre mondial tant convoité pendant toute la compétition, et s’est finalement incliné le dernier jour tant le niveau de jeu était élevé. « C’était jouable et c’est bien pour ça que je suis déçu. Mais c’est plutôt une bonne nouvelle d’être déçu d’être 4ème ! » plaisante-t-il.

Seul l’équipage de 49er masculin Lucas Rual / Emile Amoros, déjà sélectionné pour représenter la France à Tokyo, est passé à côté de la compétition et se contente de la 46e place.

Guillaume Chiellino, directeur de l’équipe de France : « Lors de ces Mondiaux, les français ont réalisé des résultats très encourageants. Les Nacra 17, Laser et 49er féminin signent ici leur meilleure performance sur un championnat du monde. Rester au pied du podium est forcément très frustrant mais cela montre que les français sont dans une bonne dynamique. Jean-Baptiste avait clairement le potentiel pour être champion du monde mais cette frustration va être moteur pour la suite.»

9 séries sur 10 déjà qualifiées pour Tokyo

Alors que le Bureau Exécutif du CNOSF a déjà annoncé la sélection de Charline Picon, Camille Lecointre & Aloïse Retornaz, Kévin Peponnet & Jérémie Mion, Quentin Delapierre & Manon Audinet et Lucas Rual & Emile Amoros, il fallait encore assurer la qualification de deux séries : le 49er féminin et le Finn. C’est chose faite pour le 49er féminin !

« La qualification de la France s’est, en réalité, jouée lors du championnat du monde 2019 en Nouvelle-Zélande où 6 nations pouvaient se qualifier. L’équipage de Julie Bossard / Aude Compan a terminé 16ème au classement général et 7ème nation non qualifiée pour les Jeux. Or le règlement stipule que si un continent n’utilise pas son quota, celui-ci est réattribué au prochain pays sur la liste. Ce championnat du monde 2020 était une épreuve de qualification pour l’Océanie, et il n’y a pas eu de nations à se présenter, autre que l’Australie et la Nouvelle-Zélande, déjà qualifiées. De ce fait, le quota de l’Océanie a été attribué à la France » précise Guillaume Chiellino.

Le Finn a encore une chance de décrocher le précieux sésame lors de l’étape de coupe du monde de Gênes du 13 au 19 avril, et assurer la présence des 10 séries olympiques à Enoshima cet été.

Les Lasers féminins et planchistes RS :X entrent en scène

Après les Lasers standard (masculin), les Lasers Radial (féminin) prennent le relais ce dimanche à Sandringham, dans la baie de Melbourne. Du 25 au 29 février, c’est du côté de Sorrento, au sud de la baie, que les meilleurs planchistes du monde se réuniront. Série reine pour les français, ce championnat du monde s’annonce intense.

Charline Picon, sélectionnée pour les Jeux Olympiques en RS :X féminin : « Ça va être un mondial sous haute tension car tout le monde est là, sauf les chinoises bloquées chez elles à cause du Coronavirus, et il y a beaucoup d’enjeux de qualification pour certaines nations. J’ai très envie de me tester avant les Jeux. Et même si l’objectif de l’année reste le titre olympique, j’ai aussi très envie de remporter des compétitions et performer sur les prochaines régates. Je suis arrivée très tôt en Australie, en famille, pour pouvoir m’entrainer avec mes partenaires françaises et l’Israélienne Katy Spychakov. J’ai fait beaucoup de navigations avec du vent soutenu, ce qui m’a permis de progresser encore sur la vitesse dans ces conditions. Ce Mondial s’annonce très intéressant avec du vent de terre qui promet quelques rebondissements. Il va falloir être solide. »

Pour suivre la compétition des Radials :

Programme : du dimanche 23 au vendredi 28 février : 2 courses/jour (pas de Medal Race)
Site internet de l’événement : http://2020-radial-women.laser-worlds.com/

Les principales françaises à suivre :

Marie BOLOU (SR Douarnenez )
Marie BARRUE (C O Y C Hyerois)
Mathilde DE KERANGAT (SR Rochelaise)
Pernelle MICHON (SNO)
Louise CERVERA (Y C CANNES )

Pour suivre la compétition des RS :X :

Programme :
Du mardi 25 au vendredi 28 février : courses de qualification
Samedi 29 février : Medal Race

Site internet de l’événement : http://www.rsxclass.org/worlds2020

Les principaux français à suivre :

RS :X Femme (Windsurf)

Charline PICON (SR Rochelaises)
Lucie BELBEOCH (Stade Français)

RS :X Homme (Windsurf)

Pierre LE COQ (CMV ST Brieuc)
Louis GIARD (YC Carnac)
Thomas GOYARD (A. Calédonienne P.A.V)
Clément BOURGEOIS (C V Mayenne)

Résultats des principaux français lors des championnats du monde 2020 :

49er (dériveur double haute performance)

Erwan FISCHER et Clément PEQUIN (SR Rochelaises) : 18e
Kévin FISCHER (CNBPP) Yann JAUVIN (CNBPP) : 45e
Lucas RUAL (APCC) et Emile AMOROS (CN Pornic) : 46e

49er FX (dériveur double haute performance)

Lili SEBESI (SN Marseille) et Albane DUBOIS (GGVLS) : 4e
Aude COMPAN (CV Marseillan) et Julie BOSSARD (CMVSB) : 34e

Laser (dériveur solitaire) : Jean-Baptiste BERNAZ (CN Sainte-Maxime) : 4e

Nacra 17 (mixte catamaran à foil) : Quentin DELAPIERRE (E V Cataschool) et Manon AUDINET (St Georges Voiles) : 4e

Rappel des étapes de sélections pour les Jeux Olympiques :

La sélection pour les Jeux Olympiques se déroule en 3 temps : l’équipe de France doit d’abord qualifier sa série. Un seul bateau sera ensuite sélectionné pour les Jeux Olympiques. Tout au long de la saison, le DTN Jacques Cathelineau, le Vice-Président en charge du Haut Niveau Jean-Pierre Salou, et le directeur de l’équipe de France Guillaume Chiellino, s’appuient sur les résultats sportifs des athlètes pour choisir ceux qui participeront aux Jeux Olympiques. Le Bureau Exécutif du CNOSF valide la sélection des équipages et annonce la sélection.

RS:X Féminin : sélection de Charline Picon (5 juin 2019)
470 Féminin : sélection de l’équipage Camille Lecointre & Aloïse Retornaz (17 septembre 2019)
470 Masculin : sélection de l’équipage Kévin Peponnet & Jérémie Mion (17 septembre 2019)
Nacra 17 : sélection de l’équipage Quentin Delapierre & Manon Audinet (9 janvier 2020)
49er : sélection de l’équipage Lucas Rual & Emile Amoros (9 janvier 2020)

Laser : série qualifiée à Aarhus (Danemark) en août 2018
RS:X Masculin : série qualifiée à Aarhus (Danemark) en août 2018
Radial : série qualifiée à Aarhus (Danemark) en août 2018
49er FX : série qualifiée à Auckland (Nouvelle – Zélande ) en décembre 2019

Finn : série à qualifier à Gênes (Italie) du 13 au 19 avril 2020

Le programme de l’équipe de France 2020 :

World Cup Series Miami (USA) du 20 au 25 janvier 2020
Championnats du Monde 49er, FX et Nacra 17 : Geelong (Australie) du 8 au 15 février 2020
Championnats du Monde Laser Standard : Melbourne (Australie) du 9 au 16 février 2020
Championnats du Monde Laser Radial : Sandringham / Melbourne (Australie) du 21 au 28 février 2020
Championnats du Monde RS:X : Sorrento / Melbourne (Australie) du 23 au 29 février 2020

Championnats du Monde 470 : Palma (Espagne) du 13 au 21 mars 2020
Eurosaf Palma (Espagne) du 27 mars au 04 avril 2020

World Cup Series Gênes (Italie) du 13 au 19 avril 2020
Semaine Olympique Française à Hyères (France) du 18 au 25 avril 2020

Championnats d’Europe 470 : Hyères (France) du 5 au 13 mai 2020
Championnats du Monde Finn : Palma (Espagne) du 9 au 16 mai 2020
Championnats d’Europe RS:X : Aigro (Grèce) du 10 au 16 mai 2020
Championnats d’Europe 49er, FX et Nacra 17 : Lac de Garde (Italie) du 11 au 17 mai 2020
Championnat d’Europe Laser Standard et Radial : Kalamata (Grêce) du 16 au 23 mai

World Cup Series Finale Enoshima (Japon) du 14 au 21 juin 2020

Jeux Olympiques du 24 juillet au 9 août 2020 à Enoshima (Japon)

RS:X du 26 juillet au 01 août 2020
Laser et Radial du 26 juillet au 02 août 2020
49er et FX du 28 juillet au 03 août 2020
Finn du 28 juillet au 04 août 2020
Nacra 17 du 29 juillet au 04 août
470 du 29 juillet au 05 août

L’article Les Bleus marquent les esprits en Australie est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
9 lectures
0 commentaires

Max Sirena : « Mon rêve est de gagner la Coupe de l’America avec l’Italie »

Directeur de l’équipe et skipper de Luna Rossa Challenge, Max Sirena beaucoup à faire en ce moment, entre les premiers America’s Cup World Series qui se profilent fin avril à Cagliari et la gestion de l’après-démâtage de l’AC75 italien. Il a cependant pris le temps d’accorder cette interview à Tip & Shaft.

Comment voyez-vous les premiers ACWS, dans deux mois à Cagliari ?
Nous nous rapprochons de ce premier rendez-vous et donc du mode course. Bien évidemment, l’accident que nous avons eu il y a quelques semaines [démâtage le 27 janvier, NDLR] fait que nous travaillons encore plus dur pour être prêts. Nous profitons d’ailleurs de la réparation des dégâts pour apporter quelques améliorations au bateau que avions initialement prévues en février, nous essayons de tout faire en une seule fois, c’est la meilleure façon de gagner du temps.

Quelle est l’importance de ces ACWS qui ne délivrent aucun point en vue de la Coupe de l’America, les éliminatoires entre challengers ?
Bien qu’ils ne délivrent pas de points, ils ont de la valeur au regard de la Coupe de l’America : la chose la plus importante pour toutes les équipes est de voir où nous en sommes au niveau de notre préparation pour la Prada Cup qui va démarrer dans un an. C’est la première fois que nous allons régater les uns contre les autres, donc je pense que c’est vraiment un moment de la campagne très important pour les quatre équipes engagées et qu’elles ont toutes hâte de se confronter aux autres.

Qu’avez-vous appris des autres équipes en analysant le design de leurs bateaux ?
Même si nous et Team New Zealand sommes en quelque sorte dans la même famille de bateaux, il y a évidemment de grandes différences entre les quatre bateaux, c’est intéressant. En fait, je n’ai pas souvenir que dans l’histoire moderne de la Coupe de l’America il y ait autant de différences, particulièrement au niveau des formes de coque. Nous suivons bien évidemment nos concurrents de très près, nous avons des personnes aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande, d’autres qui suivent les Anglais. Maintenant, c’est difficile de juger les performances de chacun. Tu peux te faire une idée, mais la principale chose que nous allons regarder, disons que nous espionnons, chez les autres équipes, c’est la stratégie et la philosophie qu’elles ont développées au niveau du design des voiles, de la forme de coque, des systèmes… et la façon dont elles mènent leur bateau. Sur ces bateaux, tu navigues tellement vite que c’est vraiment difficile de mesurer les vitesses et des choses comme les angles de vent réel, des informations que, idéalement, nous aimerions obtenir. Mais c’est quasiment impossible de les avoir depuis un semi-rigide.

Quelles sont les forces des uns et des autres ?
Je pense que l’équipe la plus forte est Team New Zealand. Ils sont un bon Defender : même si nous avons travaillé avec eux sur les règles de classe sur ce bateau, c’est sûr que dans leur tête, tout était très clair au niveau de la vision du bateau avant même de poser ces règles, c’est évidemment un avantage pour eux. Sinon, je trouve que les Américains [American Magic] font bien les choses. Encore une fois, je ne sais pas ce qu’il en est au niveau des performances pures, mais leur bateau est vraiment bien et ils font un très bon travail dans sa prise en main. Les Anglais ont également fait un bon pas en avant en termes de navigation et de maniement du bateau. Maintenant, nous n’avons que très peu d’expérience avec ce bateau, pas de référence, donc il y aura grande inconnue au niveau de leurs performances quand ils se retrouveront tous les quatre sur le même plan d’eau.

Apprenez-vous plus d’Ineos Team UK, sachant qu’ils s’entraînent, comme vous, à Cagliari ?
Non, pas vraiment, parce que nous naviguons toujours à l’écart, à part une fois où nous étions assez proches pour éventuellement tirer une conclusion, mais nous étions quand même à 500 mètres d’eux. Mais c’est sûr que c’est plus facile parce que nous n’avons pas à traverser les océans en avion pour les suivre, il y a juste à sortir un bateau et à les observer.

Comment se passe la répartition des rôles à bord ? Qui sera à la barre du bateau entre Francesco Bruni et Jimmy Spithill ?
En ce moment, Jimmy et Cecco [Bruni] barrent tous les deux, ils sont à bord tous les jours. C’est encore trop tôt pour savoir lequel sera à la barre et lequel s’occupera de la tactique. En ce moment, notre priorité est de faire en sorte que le bateau soit le plus rapide possible sur le parcours d’une régate. Je prendrai la décision plus tard dans l’année, quelques mois avant le début de la Prada Cup.

Est-ce possible qu’ils soient tous les deux à bord et qu’ils s’échangent les rôles ?
Je pense que c’est un bon problème et c’est clair qu’ils seront de toute façon tous les deux à bord. Pour tous les postes-clés, nous faisons en sorte de nous assurer d’avoir une bonne solution de rechange, donc pendant toutes les séances d’entraînement, nous faisons tourner aux postes de régleurs, de grinders, parce qu’ils sont très exigeants physiquement, nous avons quasiment des remplaçants pour tous les postes à bord, c’est très important, parce vous ne pouvez pas vous contenter de mener le bateau avec trois gars, si l’un d’entre eux tombe malade, vous vous retrouvez en difficulté. Et c’est très important que toute l’équipe progresse ensemble.

Quelle sera la clé en course sur ces bateaux ?
Je pense que la vitesse pure du bateau en ligne droite sera le critère décisif. Au début, comme à Cagliari ou à Portsmouth, ce qui va faire la différence, ce seront probablement les transitions, les décollages, les virements de bord et les empannages. Mais plus tard, pendant la Prada Cup, les bateaux manœuvreront sans doute de la même façon et la vitesse du bateau fera finalement la différence. Et je pense qu’à la fin, tous les bateaux seront assez similaires en termes de design de foils. Aujourd’hui, nous sommes tous partis avec des concepts un peu différents, mais je serais surpris que pour les deuxièmes bateaux, il y en ait un qui soit complètement différent du reste de la flotte.

Cela veut-il dire que votre deuxième bateau sera assez similaire au premier ?
Le bateau, je n’en sais rien, je parle plus de l’aile, des bras de foils, des safrans et de ce genre de choses, parce que finalement, les outils que nous utilisons, notamment pour l’aile et les foils, sont très proches, donc nous pouvons nous attendre à avoir des similitudes.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre démâtage ? Savez-vous ce qui s’est passé et quels sont les dégâts ?
Nous savons ce qui s’est passé et heureusement, il n’y a pas eu de sérieux dégâts sur le mât, c’est le bateau qui a subi le plus de dommages lors de cet accident. Mais encore une fois, nous avons eu beaucoup de chance, d’abord parce que personne n’a été blessé, ensuite, parce que nous n’avons pas cassé le mât. Il y a de petits dégâts à quelques endroits, mais tout est réparable et nous serons très bientôt de retour sur l’eau.

Que pensez-vous du faible nombre d’équipes sur cette 36e Coupe de l’America ?
Je pense que quand nous avons commencé à discuter de la classe du bateau il y a quelques années, nous avions considéré que si nous faisions le choix du bateau super complexe qu’est l’AC75, nous n’aurions pas beaucoup d’équipes engagées, donc pour moi, la principale raison, c’est que la nouvelle classe n’attire pas beaucoup. Le bateau est probablement l’un des plus excitants sur lequel je n’ai jamais navigué dans toute ma vie, plus encore que l’AC72 et l’AC50, il n’existe rien de similaire dans le monde aujourd’hui et ça va être vraiment très beau à voir. Maintenant, je pense que des équipes ont eu un peu peur de démarrer une campagne à cause de la complexité du bateau, mais aussi parce que c’est très difficile de trouver des personnes, particulièrement un design team, avec assez de compétences et d’expérience de ce genre de bateau à foils. Pour moi, c’est le principal problème. Mais je pense que pour la prochaine campagne, après avoir vu le bateau, plus d’équipes s’engageront.

Quel est le degré d’intérêt pour la Coupe en Italie ?
Il y a beaucoup de couverture médiatique et on attend beaucoup de l’événement à Cagliari. Nous pensons que la ville fera le plein et que des milliers de personnes viendront assister aux régates. Je pense aussi qu’on va franchir un cap en termes de communication : nous essayons d’utiliser autant que possible les réseaux sociaux et les canaux web pour rendre l’équipe disponible et que tout le monde puisse voir, non seulement ce que nous faisons au quotidien, mais aussi notre vie à côté et ce qui va se passer ensuite. Nous avons besoin de cela si nous voulons que la voile fasse parler d’elle et que le sport que nous pratiquons commence à sortir de son petit monde.

A titre personnel, qu’est-ce que ça vous fait de vous retrouver à la tête de cette équipe ?
C’est un apprentissage permanent, chaque jour, j’apprends quelque chose de nouveau, parce que je ne suis pas une rock star de la voile née comme on en voit dans d’autres équipes. J’essaie juste de travailler le plus dur possible, de tirer 100% de chaque membre de l’équipe dans tous les services et de faire en sorte que tous aient le même attachement que moi à l’équipe. Nous aimons ce que nous faisons et nous essayons de transformer notre rêve en réalité. Mon rêve est de gagner la Coupe de l’America avec l’Italie et je vais faire tout mon possible pour y arriver. Et je pense que pour les autres membres de l’équipe, ce sentiment grandit tous les jours. Nous avons beaucoup de personnes issues du monde de la voile mais qui sont nouveaux sur la Coupe de l’America, je commence à les voir devenir accros, parce qu’à la fin, on devient accro à la Coupe.

Photo : Carlo Borlenghi / Luna Rossa Prada Pirelli Team

Nos articles sont publiés en avant-première chaque vendredi dans notre newsletter, quelques jours avant leur parution sur le site. Abonnez-vous ici, si ce n’est pas déjà fait 🙂

S’ABONNER GRATUITEMENT

L’article Max Sirena : « Mon rêve est de gagner la Coupe de l’America avec l’Italie » est apparu en premier sur Tip & Shaft.

Lire la suite
10 lectures
0 commentaires

Le Vendée Globe plus que jamais en ligne de mire

Cette année 2020 s’annonce à la fois chargée et cruciale pour Giancarlo Pedote. Le 8 novembre prochain, le coup d’envoi du Vendée Globe sera, en effet, donné au large des Sables d’Olonne. Le navigateur devrait s’élancer pour un tour du monde sans escale et sans assistance à bord de son 60 pieds aux couleurs de Prysmian Group. Un défi sportif et humain hors-normes nécessitant une préparation optimale dans tous les spectres de la performance. Le challenge sera évidemment de taille mais le navigateur Italien, son équipe et ses partenaires déploieront toute leur énergie pour le relever de la plus belle des manières, boostés par l’audace d’un tel pari, mais aussi et surtout par la volonté de mettre le plus grand coup de projecteur possible sur l’ONG internationale Electriciens sans frontières : l’énergie positive et l’engagement social.

La recherche de fiabilité

Rentré fin novembre de Salvador de Bahia, ville d’arrivée de la Transat Jacques Vabre, Giancarlo Pedote a réceptionné son 60 pieds IMOCA aux couleurs de Prysmian Group mi-janvier. Le cargo qui transportait sa monture ainsi qu’une large partie de la flotte de la Route du Café n’est, en effet, arrivé à Lorient qu’en début d’année, après plusieurs jours de mer chamboulés par les aléas de la météo. « Nous avons récupéré le bateau un peu plus tard que prévu. De ce fait, le début de chantier a commencé avec un peu de retard sur le programme que nous nous étions fixé initialement », explique le navigateur italien qui conserve cependant le 18 mars comme date de mise à l’eau de sa monture. « Nous ferons au mieux pour tenir les délais », assure Giancarlo qui, comme l’ensemble de son équipe technique, ne compte pas ménager ses efforts en cette année de Vendée Globe. « Notre objectif est de fiabiliser le bateau encore et toujours. Nous souhaitons parvenir à réaliser l’entretien le plus précis possible afin d’avoir passé en revue un maximum de choses. L’objectif est de collaborer ensemble pour fiabiliser le bateau et de pouvoir partir autour du monde en toute sécurité », détaille le skipper de Prysmian Group.

La validation des optimisations

En perpétuelle recherche de fiabilisation et, par ricochet, de performance, Giancarlo Pedote est bien conscient que si la phase de chantier est prépondérante, celle de validation l’est tout autant. « Dès la remise à l’eau du 60 pieds, nous attaquerons les entraînements en multipliant autant que possible les sorties en mer. Nous avons, entre guillemets, perdu un mois à cause des délais de transports du cargo au retour de la Jacques Vabre. De ce fait, nous n’avons plus le luxe d’avoir du temps à concéder aujourd’hui. Le départ du Vendée Globe est désormais dans moins de neuf mois. On peut presque dire que c’est demain. Chaque jour, et même chaque heure, doivent être maximisés », explique le skipper de Prysmian Group qui sait qu’à mesure que la grande échéance va approcher, il faudra se focaliser davantage sur les détails et n’en négliger aucun. « L’ergonomie, le confort sont également des points importants de la performance », note Giancarlo, toujours soucieux de laisser le moins de place possible au hasard.

Des aventures solitaires mais partagées avec le plus grand nombre

La préparation et l’optimisation seront donc des phases primordiales, cette saison, pour le marin et son équipe, mais les périodes de course seront-elles aussi déterminantes dans la construction du projet jusqu’au départ du tour du monde. The Transat CIC et la New-York – Vendée, dotées l’une et l’autre d’un coefficient 4 au programme des Globe Series, seront, à ce titre, deux épreuves majeures. D’une part parce qu’elles permettront l’une et l’autre, de cumuler des milles en vue de la qualification au Vendée Globe et, d’autre part, parce qu’elles représenteront de belles opportunités pour Giancarlo de continuer de prendre en main son bateau et de le mettre à sa « patte ». « Les courses en solitaires sont évidemment des moments importants et nécessaires pour continuer d’avancer et de progresser techniquement », souligne Giancarlo Pedote dont l’une des volontés affichées est de faire vivre son aventure au plus grand nombre : son équipe bien sûr, Prysmian Group qui l’accompagne fidèlement et avec confiance depuis de nombreuses années, mais aussi Electriciens sans frontière qui développe des projets humanitaires à travers le monde visant à réduire les disparités d’accès à l’électricité et à l’eau et à promouvoir, au moyen d’énergies renouvelables, le développement économique et social des populations les plus touchées par les catastrophes naturelles. « Une telle aventure n’est belle que si elle est partagée », assure Giancarlo Pedote.

Les partenaires techniques comme Helly Hansen « Partenaire technique» historique (2012) et Gottifredi Maffioli « Fournisseur officiel » qui renforce sa présence dans le projet ainsi que KOHLER- LOMBARDINI Marine qui tout comme Giancarlo Pedote, poursuit sa philosophie qui consiste à accomplir sa tâche même dans les conditions les plus difficiles.

Nino De Giglio, Directeur – Communications, Kohler Engines :

« L’équipe KOHLER- LOMBARDINI Marine a l’honneur de participer à une grande aventure : tout comme le skipper Giancarlo Pedote, Kohler poursuit sa philosophie qui consiste à accomplir sa tâche même dans les conditions les plus difficiles, reflet de note gamme de produits. Nous savons que Giancarlo devra faire face à de multiples challenges durant son fabuleux voyage et nous sommes confiants que la technologie KOHLER pourra l’aider. Nous adorons les vrais challenges tout comme lui et nous savons que derrière chaque grand engagement, il y a un travail difficile, journalier et constant. Nous le supporterons tous ! »

L’article Le Vendée Globe plus que jamais en ligne de mire est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
13 lectures
0 commentaires

La Fabrique fait peau neuve

En chantier depuis maintenant deux mois, l’équipe d’Alan Roura poursuit la remise en état de l’IMOCA La Fabrique. Préparation du skipper, du bateau et enjeux techniques en cette année de Vendée Globe : le team fait le point.

Méconnaissable : remise entièrement à nue, La Fabrique est en effet difficile à identifier, au chaud, dans son hangar de Lorient La Base. Au revoir accastillage de pont, éléments de gréement courant, stickers et peintures ! Bonjour ponçage de la carène, du bordé et du pont ! L’équipe d’Alan Roura n’a pas chômé en ce début d’hiver afin de revenir au carbone, première peau du monocoque du 60 pieds. Un travail de titan, qui aura nécessité pas moins de 300 heures de ponçage, mais essentiel en cette année de Vendée Globe : « La saison 2020 s’annonce particulièrement éprouvante pour le bateau, explique Gilles Avril, directeur technique du Team. Avec deux transatlantiques et un tour du monde en vue, la fiabilité ne peut être laissée au hasard. C’est pourquoi nous souhaitions effectuer une vérification totale de la coque et autres éléments structurels, ce qui impliquait de revenir à une base saine. » Tests ultra-sons et révisions en tous genres sont donc désormais au programme des prochaines semaines, avant de pouvoir ré-équiper La Fabrique en mode course en solitaire… et de la parer de ses nouveaux habits aux couleurs des biscuits de la marque vaudoise.

PROTECTION, CONFORT ET COSMÉTIQUE

Car au-delà des habituels contrôles et réparations, ce chantier d’hiver version 2020 portera essentiellement sur une mise en mode Vendée Globe. « On avait prévu de réaliser ce type d’interventions cette année, afin d’avoir le recul nécessaire après deux saisons pleines, se satisfait Alan. Mon retour d’expérience, c’est que le bateau fonctionne fort, mais physiquement, il est ingérable. En double ou sur une transatlantique ça passe encore, mais sur un tour du monde tu ne peux pas. Ce que je veux, c’est un bateau marin. » Trois grands axes de travail ont ainsi été définis pour cette dernière grande mise à sec avant le tour du monde en solitaire.

À commencer par la nécessité de PROTÉGER au maximum le skipper, trop souvent exposé aux éléments depuis le cockpit. Alan connaît déjà ce qu’est d’affronter le grand Sud sans véritable casquette de protection, et il n’est pas question pour le jeune skipper de repartir dans les mêmes conditions. « En 2016, nous n’avions pas la possibilité de couvrir convenablement le cockpit de Superbigou, se souvient-il. Et j’en avais vraiment bavé dans les latitudes les plus au Sud. Avec notre nouveau bateau devenu foiler, les vitesses et l’humidité à bord ont été encore augmentées, tout comme ma vulnérabilité en extérieur. Et être trempé tout le temps, je n’en peux plus ! (Rires) Il est essentiel pour moi de préserver mon intégrité physique afin d’être le plus en forme, et donc le plus performant, possible. » Les travaux d’ergonomie au niveau d’une plus grande casquette, entamés la saison passée avec le cabinet d’architecte Finot-Conq, seront donc poursuivis cette année, avec pour objectif de combiner au mieux protection et visibilité.

Ce travail d’ergonomie englobera par ailleurs une réflexion sur le CONFORT du cockpit, avec l’ajout de nouveaux hiloires – renfort longitudinal permettant une meilleure évacuation des vagues sur le pont – ainsi que l’aménagement de réels postes de veille. « Pour le moment, j’avais une mousse, un cale-pied et rien d’autre, confiait Alan dans les lignes de Ouest France. Ce qui fait que je fatiguais pour rien, j’étais trempé, je ne prenais pas de plaisir. J’aimerais avoir un vrai cockpit confortable, où je peux me caler, avec une bonne visu des voiles et des instruments. Les bateaux à foils gîtent plus que les anciens, il faut donc tout adapter. » Ce comportement modifié du bateau entraînera également une nouvelle organisation intérieure, afin de faciliter le repos, le travail à la table à carte, le matossage… « Avec les foils, la zone de slamming (ou tossage en français : zone de la coque où viennent taper les vagues en navigation, ndlr) a été décalée vers l’arrière du bateau et se retrouve pile en-dessous de ma cellule de vie, ajoute Alan. C’est simplement invivable, il va donc falloir faire en sorte de prendre en compte ces chocs dans l’aménagement intérieur afin d’améliorer la vie à bord dans sa globalité. »

Un travail de COSMÉTIQUE sera enfin réalisé en deuxième partie de chantier, avec une nouvelle décoration mettant davantage en valeur le secteur d’activité de l’entreprise familiale Cornu SA et le savoir faire de ses maîtres boulangers. « Pour le Vendée Globe, nous souhaitions frapper fort avec une décoration spécialement créée pour l’occasion, confirme Cyril Cornu, Directeur de La Fabrique. L’idée était de se démarquer par un design percutant et reflétant ce que nous “fabriquons” : des biscuits. » Un design signé par l’agence de communication 100 pour Cent, qui sera dévoilé à la remise à l’eau de l’IMOCA suisse, mi-mars.

DÉFI PERFORMANCE

Les gros dossiers de 2020 seront ainsi menés, sans pour autant négliger l’objectif de performance d’Alan Roura. Point d’orgue de son partenariat avec ses sponsors principaux La Fabrique, Swisspro, Prodis et Pemsa, cette année de Vendée Globe verra en effet le Genevois monter son niveau encore d’un cran. En plus de sa préparation physique, visant à améliorer son endurance, sa force et sa proprioception à bord, yoga et entraînements sur l’eau viendront animer son quotidien. La Fabrique encore au sec pour plusieurs semaines, Alan a en effet choisi de se procurer un second support de navigation : le Figaro 3*. En attendant de retrouver la barre de sa monture favorite, le skipper suisse pourra donc entretenir et parfaire ses sensations sur l’eau, aux côtés d’une concurrence de haut niveau. Entraînements en flotte, en double et en solo, avec le coach Tanguy Leglatin ainsi que deux courses seront à son programme, avant de mettre le tout à profit, à bord du 60 pieds La Fabrique, équipé d’un nouveau jeu de voiles. « Nous avons dessiné un nouveau plan de voilure l’an passé avec North Sails, mais n’avions pu aller véritablement au bout des choses dans la confection des voiles, faute de temps et de budget, détaille Alan. Un jeu de voiles neuves était prévu pour cette année et nous allons donc pouvoir aller au bout de nos intentions avec un premier test sur l’une des deux transatlantiques au printemps. » Remise à l’eau prévue le 17 mars et première grande confrontation dès le 10 mai, avec le départ de The Transat CIC !

* Figaro 3 : voilier monotype de 10,85m, utilisé notamment pour la Solitaire du Figaro.

PROGRAMME 2020

Janvier – Mars : Chantier d’hiver de La Fabrique
Entraînements en Figaro 3
Préparation physique / Formation météo Du 13 au 22 Mars : Solo Maître CoQ (Figaro 3)
Du 30 Mars au 5 Avril : Solo Concarneau (Figaro) Mi-Mars : Remise à l’eau de La Fabrique
Avril : Entraînements en IMOCA 10 Mai : Départ de The Transat (Village à Brest du 30 avril au 10 mai)
16 juin : Départ de New-York Vendée Juillet-Septembre : Entraînements
9-13 septembre : Défi Azimut
Septembre – Octobre : Entraînements 17 octobre – 8 novembre 2020 : Village du Vendée Globe aux Sables d’Olonne
8 novembre 2020 : Départ du Vendée Globe

L’article La Fabrique fait peau neuve est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
11 lectures
0 commentaires

Martin Le Pape et Yann Eliès sur le même bateau, objectif la Transat AG2R La Mondiale pour le duo inédit

Martin Le Pape vise un podium, et pourquoi pas la victoire, dans la prochaine édition de la Transat AG2R La Mondiale, dont le coup d’envoi sera donné le 19 avril prochain. Pour relever le pari, le skipper, qui portera pour l’occasion les couleurs de la fondation Stargardt avec le soutien de Bellocq Paysages et de Sertico, a choisi de s’associer à Yann Eliès, misant ainsi sur la complémentarité pour performer sur les 3 890 milles du parcours entre Concarneau et Saint-Barth.

image

Crédit : DR

Martin Le Pape : "Je veux monter sur le podium"

Auteur d’une belle saison sur le nouveau Figaro Bénéteau 3 sous les couleurs de Macif l’an passé, Martin Le Pape affiche d’emblée ses ambitions pour cette année 2020. « Jusqu’à présent, je n’aimais pas forcément formuler clairement mes objectifs avant une épreuve, bien souvent par superstition. Cette fois, en revanche, je n’ai pas peur de dire que je pars sur la Transat AG2R dans la peau de celui qui veut monter sur le podium, voire même gagner », explique Martin Le Pape.

« Cela fait maintenant quelques années que je suis sur le circuit Figaro. Je commence à être assez mûr sur les différents plans et j’ai prouvé la saison dernière que j’avais la capacité de faire avancer vite le nouveau bateau. Parallèlement à ça, l’AG2R est une course à laquelle je m’apprête à participer pour la 4e fois. Je connais donc relativement bien le parcours. De mon côté, il n’y a donc pas beaucoup d’inconnues hormis celles liées au comportement du bateau sur une course aussi longue, mais qui sont les mêmes pour tout le monde », détaille le skipper du bateau Stargardt.

"Je suis encore plus motivé "

« On a vu en 2019 que le Figaro 3 avait des petits problèmes de jeunesse et on va certainement en découvrir d’autres lors de sa première traversée de l’Atlantique. On a pas mal de questions en suspens concernant la vie à bord : comment le bateau va-t-il comporter dans la mer ? Comment va-t-on gérer le bruit ? Où va-t-on dormir et manger ? On va trouver les réponses au fur et à mesure et ça va forcément être super intéressant même si l’enjeu du moment est précisément d’essayer d’anticiper les choses au maximum. En ce sens, je suis d’autant plus impatient de partir », relate Martin, resté sur la frustration d’un démâtage lors de la dernière édition de la course en 2018, survenu au large du Portugal. « Je suis un peu resté sur un sentiment d’échec sur cette Transat AG2R alors je suis encore plus motivé cette année pour bien faire », annonce le marin qui a donc choisi de s’associer au très expérimenté Yann Eliès.

Yann Eliès : "Ensemble, on peut réussir à faire quelque chose de vraiment bien"

« Yann possède une expérience énorme du large et nous avons, l’un et l’autre, une certaine forme de complémentarité, ce qui est, on le sait, un gros atout sur une épreuve telle que celle-ci », souligne le skipper. Sentiment pleinement partagé par son acolyte. « Martin et moi, nous nous sommes contactés fin décembre et nous sommes tout de suite tombés d’accord sur le fait qu’il fallait qu’on fasse cette AG2R ensemble. De mon côté, il était évident qu’il fallait que je reproduise un peu ce que j’avais fait avec Charlie Dalin et Sam Davies ces derniers mois, c’est-à-dire parvenir à une addition des compétences de chacun pour faire un truc bien. Martin est pointu en analyse informatique et en météo tandis que pour ma part, j’ai davantage d’expérience au large. Je pense qu’ensemble, on peut réussir à faire quelque chose de vraiment bien », termine le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro et double vainqueur de la Transat Jacques Vabre, pas franchement habitué à faire de la simple figuration.

Source : Rivacom

Lire la suite
11 lectures
0 commentaires

Irc. Mico Bolo directeur de course de la Transat Cap Martinique

Irc. Mico Bolo directeur de course de la Transat Cap Martinique

La Transat Cap-Martinique est organisée par Thibaut Derville et Jean-Philippe Cau. Cette nouvelle transat en solo ou en double partira de La Trinité sur Mer le 18 Avril 2021 pour Fort de France. 25 équipages sont inscrits officiellement. C’est Mico Bolo, fondateur de la Transquadra qui en sera le directeur de course.
C’est toute l’île de la Martinique, emmenée par le Comité Martiniquais du Tourisme, qui se mobilise pour cette course. Le comité sera d’ailleurs présent à l’ArMen Race pour faire connaissance de la Trinité « sous voiles’’.
www.Cap-Martinique.com

Lire la suite
10 lectures
0 commentaires

Vendée Globe. Giancarlo Pedote : fiabiliser le bateau encore et toujours

Vendée Globe. Giancarlo Pedote : fiabiliser le bateau encore et toujours

Rentré fin novembre de Salvador de Bahia, ville d’arrivée de la Transat Jacques Vabre, Giancarlo Pedote a réceptionné son 60 pieds IMOCA aux couleurs de Prysmian Group mi-janvier. Le cargo qui transportait sa monture ainsi qu’une large partie de la flotte de la Route du Café n’est, en effet, arrivé à Lorient qu’en début d’année, après plusieurs jours de mer chamboulés par les aléas de la météo. « Nous avons récupéré le bateau un peu plus tard que prévu. De ce fait, le début de chantier a commencé avec un peu de retard sur le programme que nous nous étions fixé initialement », explique le navigateur italien qui conserve cependant le 18 mars comme date de mise à l’eau de sa monture. « Nous ferons au mieux pour tenir les délais », assure Giancarlo qui, comme l’ensemble de son équipe technique, ne compte pas ménager ses efforts en cette année de Vendée Globe. « Notre objectif est de fiabiliser le bateau encore et toujours. Nous souhaitons parvenir à réaliser l’entretien le plus précis possible afin d’avoir passé en revue un maximum de choses. L’objectif est de collaborer ensemble pour fiabiliser le bateau et de pouvoir partir autour du monde en toute sécurité », détaille le skipper de Prysmian Group.

La validation des optimisations
En perpétuelle recherche de fiabilisation et, par ricochet, de performance, Giancarlo Pedote est bien conscient que si la phase de chantier est prépondérante, celle de validation l’est tout autant. « Dès la remise à l’eau du 60 pieds, nous attaquerons les entraînements en multipliant autant que possible les sorties en mer. Nous avons, entre guillemets, perdu un mois à cause des délais de transports du cargo au retour de la Jacques Vabre. De ce fait, nous n’avons plus le luxe d’avoir du temps à concéder aujourd’hui. Le départ du Vendée Globe est désormais dans moins de neuf mois. On peut presque dire que c’est demain. Chaque jour, et même chaque heure, doivent être maximisés », explique le skipper de Prysmian Group qui sait qu’à mesure que la grande échéance va approcher, il faudra se focaliser davantage sur les détails et n’en négliger aucun. « L’ergonomie, le confort sont également des points importants de la performance », note Giancarlo, toujours soucieux de laisser le moins de place possible au hasard.

Des aventures solitaires mais partagées avec le plus grand nombre
La préparation et l’optimisation seront donc des phases primordiales, cette saison, pour le marin et son équipe, mais les périodes de course seront-elles aussi déterminantes dans la construction du projet jusqu’au départ du tour du monde. The Transat CIC et la New-York – Vendée, dotées l’une et l’autre d’un coefficient 4 au programme des Globe Series, seront, à ce titre, deux épreuves majeures. D’une part parce qu’elles permettront l’une et l’autre, de cumuler des milles en vue de la qualification au Vendée Globe et, d’autre part, parce qu’elles représenteront de belles opportunités pour Giancarlo de continuer de prendre en main son bateau et de le mettre à sa « patte ». « Les courses en solitaires sont évidemment des moments importants et nécessaires pour continuer d’avancer et de progresser techniquement », souligne Giancarlo Pedote dont l’une des volontés affichées est de faire vivre son aventure au plus grand nombre : son équipe bien sûr, Prysmian Group qui l’accompagne fidèlement et avec confiance depuis de nombreuses années, mais aussi Electriciens sans frontière qui développe des projets humanitaires à travers le monde visant à réduire les disparités d’accès à l’électricité et à l’eau et à promouvoir, au moyen d’énergies renouvelables, le développement économique et social des populations les plus touchées par les catastrophes naturelles. « Une telle aventure n’est belle que si elle est partagée », assure Giancarlo Pedote.

Les partenaires techniques comme Helly Hansen « Partenaire technique» historique (2012) et Gottifredi Maffioli « Fournisseur officiel » qui renforce sa présence dans le projet ainsi que KOHLER- LOMBARDINI Marine qui tout comme Giancarlo Pedote, poursuit sa philosophie qui consiste à accomplir sa tâche même dans les conditions les plus difficiles.

Nino De Giglio, Directeur – Communications, Kohler Engines :
« L’équipe KOHLER- LOMBARDINI Marine a l’honneur de participer à une grande aventure : tout comme le skipper Giancarlo Pedote, Kohler poursuit sa philosophie qui consiste à accomplir sa tâche même dans les conditions les plus difficiles, reflet de note gamme de produits. Nous savons que Giancarlo devra faire face à de multiples challenges durant son fabuleux voyage et nous sommes confiants que la technologie KOHLER pourra l’aider. Nous adorons les vrais challenges tout comme lui et nous savons que derrière chaque grand engagement, il y a un travail difficile, journalier et constant. Nous le supporterons tous ! »

Lire la suite
12 lectures
0 commentaires

Transat Ag2r. Martin Le Pape avec Yann Eliès

Transat Ag2r. Martin Le Pape avec Yann Eliès

Martin Le Pape et Yann Eliès, c’est un duo de choc qui voudra assurément jouer la gagne sur la Transat Ag2r. Le talent réuni des deux marins et l’envie de bien faire après une première saison en Figaro 3 qui s’est soldée par une Solitaire loin de leurs ambitions premières fait de cet équipage un bon prétendant au podium de cette transat qui partira le 19 avril prochain.

Habituellement peu enclin à dévoiler ses objectifs, Martin Le Pape l’annonce cette fois fort et clair : il vise un podium, et pourquoi pas la victoire, dans la prochaine édition de la Transat AG2R La Mondiale, dont le coup d’envoi sera donné le 19 avril prochain. Pour relever le pari, le skipper, qui portera pour l’occasion les couleurs de la fondation Stargardt avec le soutien de Bellocq Paysages et de Sertico, les mécènes majeurs de son projet, a choisi d’associer ses compétences à celles de Yann Eliès, misant ainsi sur la complémentarité pour performer sur les 3 890 milles du parcours entre Concarneau et Saint-Barth.

Auteur d’une belle saison sur le nouveau Figaro Bénéteau 3 sous les couleurs de Macif l’an passé, Martin Le Pape affiche d’emblée ses ambitions pour cette année 2020. « Jusqu’à présent, je n’aimais pas forcément formuler clairement mes objectifs avant une épreuve, bien souvent par superstition. Cette fois, en revanche, je n’ai pas peur de dire que je pars sur la Transat AG2R dans la peau de celui qui veut monter sur le podium, voire même gagner », explique Martin Le Pape, estimant légitimement être en mesure de remplir le contrat. « Cela fait maintenant quelques années que je suis sur le circuit Figaro. Je commence à être assez mûr sur les différents plans et j’ai prouvé la saison dernière que j’avais la capacité de faire avancer vite le nouveau bateau. Parallèlement à ça, l’AG2R est une course à laquelle je m’apprête à participer pour la 4e fois. Je connais donc relativement bien le parcours. De mon côté, il n’y a donc pas beaucoup d’inconnues hormis celles liées au comportement du bateau sur une course aussi longue, mais qui sont les mêmes pour tout le monde », détaille le skipper du bateau Stargardt dont la vocation est de porter un coup de projecteur sur la maladie du même nom, une maladie Orpheline héréditaire des yeux affectant la Macula, région centrale de la rétine.

Déjà l’impatience d’en découdre

« On a vu en 2019 que le Figaro 3 avait des petits problèmes de jeunesse et on va certainement en découvrir d’autres lors de sa première traversée de l’Atlantique. On a pas mal de questions en suspens concernant la vie à bord : comment le bateau va-t-il comporter dans la mer ? Comment va-t-on gérer le bruit ? Où va-t-on dormir et manger ? On va trouver les réponses au fur et à mesure et ça va forcément être super intéressant même si l’enjeu du moment est précisément d’essayer d’anticiper les choses au maximum. En ce sens, je suis d’autant plus impatient de partir », relate Martin, resté sur la frustration d’un démâtage lors de la dernière édition de la course en 2018, survenu au large du Portugal. « Je suis un peu resté sur un sentiment d’échec sur cette Transat AG2R alors je suis encore plus motivé cette année pour bien faire », annonce le marin qui a donc choisi de s’associer au très expérimenté Yann Eliès.

Additionner les compétences pour la performance

« Yann possède une expérience énorme du large et nous avons, l’un et l’autre, une certaine forme de complémentarité, ce qui est, on le sait, un gros atout sur une épreuve telle que celle-ci », souligne le skipper. Sentiment pleinement partagé par son acolyte. « Martin et moi, nous nous sommes contactés fin décembre et nous sommes tout de suite tombés d’accord sur le fait qu’il fallait qu’on fasse cette AG2R ensemble. De mon côté, il était évident qu’il fallait que je reproduise un peu ce que j’avais fait avec Charlie Dalin et Sam Davies ces derniers mois, c’est-à-dire parvenir à une adition des compétences de chacun pour faire un truc bien. Martin est pointu en analyse informatique et en météo tandis que pour ma part, j’ai davantage d’expérience au large. Je pense qu’ensemble, on peut réussir à faire quelque chose de vraiment bien », termine le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro et double vainqueur de la Transat Jacques Vabre, pas franchement habitué à faire de la simple figuration.

Lire la suite
13 lectures
0 commentaires

L'énergie à bord vue par Charal Sailing Team pour le Vendée Globe de Jérémie Beyou : "Nous espérons aller plus loin"

« Si tu as un problème d’énergie, tu ne finis pas le Vendée Globe ». En une phrase, Jérémie Beyou résume l’importance de l’enjeu énergétique sur la course autour du monde. Indispensable à la bonne marche d’un Imoca, l’énergie est un enjeu crucial du chantier d’hiver de Charal. 

image

Crédit : G Lebec

L’arrivée des foilers a changé la donne

Sur un Imoca, l’énergie a plusieurs fonctions. Pierre-François Dargnies, directeur technique du Charal Sailing Team : « On en a besoin tout simplement pour la lumière et les feux de navigation, mais aussi pour l’électronique embarquée, les GPS, les pilotes automatiques, les ordinateurs, les moyens de communication… »

Et si, depuis quelques années, la tendance était à une baisse constante de la quantité de gasoil embarqué – notamment grâce aux hydrogénérateurs (appendices plongés dans l’eau munis d’une hélice), l’arrivée des nouveaux foilers a changé la donne : « Sur cette génération de bateaux, nous avons tout un système d’instrumentation assez énergivore (des capteurs), qui permet de suivre en temps réel les charges sur le bateau, en particulier la déformation des foils et la compression dans le mât, deux points à surveiller en permanence. »

6400 Wh par jour

Un Imoca comme Charal consomme jusqu’à 6400 Wh par jour, l’enjeu pour l’équipe technique est de trouver le meilleur compromis possible entre les différentes sources d’approvisionnement (moteur alimenté par du gasoil, hydrogénérateurs et panneaux solaires), en fonction des « deux objectifs majeurs » définis par Pierre-François Dargnies.

« D’abord, l’indépendance énergétique du bateau pendant tout le Vendée Globe, ce qui nécessite de disposer de solutions de rechange en cas de panne ou de casse. Ensuite, l’optimisation de la masse embarquée dans un souci de performance, d’où un compromis difficile à trouver entre le poids du gasoil, lourd au départ mais léger à l’arrivée, et celui des énergies renouvelables, moins important mais constant ».

Energie solaire

En vue du Vendée Globe 2020, le Charal Sailing Team a choisi de mettre davantage l’accent sur l’énergie solaire. « Sur la Transat Jacques Vabre, nous avons fait des tests à petite échelle, nous allons passer à une puissance plus importante : l’objectif est de tourner au gasoil- avec une quantité limitée – et au solaire sur le Vendée et que les hydrogénérateurs deviennent la solution de rechange, car l’inconvénient de ces derniers est qu’ils demandent l’intervention du skipper et ralentissent le bateau », explique le directeur technique.

Un partenariat a été noué avec la société Fly Solartech qui fournit des panneaux solaires customisés installés pendant le chantier d’hiver sur la casquette et sur le pont de Charal. « Ils sont légers, efficaces et discrets, ils se fondent bien dans la géométrie du pont et la décoration du bateau », souligne Pierre-François Dargnies. Qui conclut : « Nous espérons aller plus loin : notre objectif est d’avoir un bateau sans énergie fossile pour la Route du Rhum 2022, avec du solaire et des hydrogénérateurs. Nous nous intéressons aussi de près à l’éolien, qui, avec les vitesses qu’atteignent les Imoca aujourd’hui, est une solution à étudier, même si elle est complexe à mettre en œuvre. »

Par la rédaction
Source : Charal

Lire la suite
9 lectures
0 commentaires

La Mie Caline en chantier, Arnaud Boissières fait le point sur les optimisations de l'IMOCA - Vidéo

Lire la suite
8 lectures
0 commentaires

Record de la Route du Thé pour Idec Sport en 31 jours pour Francis Joyon et ses hommes d'équipage

En s'emparant du record de la Route du Thé, Hong Kong - Londres en un peu plus d’un mois, Francis Joyon et ses quatre hommes d’équipage ont battu le temps de Giovanni Soldini de plus de 4 jours. Tout au long de ses 15 000 milles parcourus à 20,7 noeuds de moyenne, le maxi-trimaran Idec Sport, après 31 jours, 23 heures, 36 minutes et 46 secondes, aura connu à peu près toutes les conditions de vent, de mer, de soleil, de températures, de glisse, de pièges, de surprises, de chahut et d’inconfort. 

Record de la Route du Thé pour Idec Sport arrivé à Londres
Credit : A.Upton/Alea

Près d’un jour et demi d’avance à Bonne Espérance C’est sans s’imposer le moindre stand-by météo que Francis Joyon et ses hommes décidaient le samedi 18 janvier dernier de larguer les amarres et de quitter Hong Kong.En 8 jours d’une belle cavalcade à plus de 25 noeuds de moyenne, IDEC SPORT portait à 824 milles son avance record sur son adversaire virtuel, avant de négocier au petit trot le délicat passage à Bonne Espérance. 14 jours, 17 heures et 29 minutes après leur départ de Hong Kong, et après avoir parcouru 7 590 milles à 21,7 noeuds de moyenne, il affichait un gain sur le chrono record de 1 journée, 8 heures et 56 minutes. L’Atlantique Sud peu coopératif L'entrée en Atlantique est une libération. L'Indien s'est montré certes rapide, mais au prix de lourdes sollicitations du bateau en lutte face à la houle d'Ouest. Deux options s'offrent alors aux hommes d'IDEC SPORT. Suivre une route au plus près des côtes de Namibie, comme l'avait fait deux ans plus tôt Giovanni Soldini, ou chercher un point de passage du pot au noir au plus près des côtes du Brésil. Le 3 février, fort d'un joli matelas de 740 milles d'avance, Francis Joyon tranche. Cap au Nord-Ouest, vers Sainte Hélène.A l'aube du 12 février, IDEC SPORT déplore 84 milles de retard sur son concurrent.... A défaut de virulence, le pot au noir est très vaste et le marasme météorologique semble prendre plaisir à paresser devant les étraves du trimaran géant. "Mais l'alizé de Nord-Est est bien présent. Francis et ses boys retrouvent avec plaisir cet Atlantique Nord qui fleure bon la maison. Les écarts au compteur remontent aussi vite qu'ils avaient fondu. En 5 jours, ils reprennent les 800 milles perdus au large d'Ascension. 60 virements de bord A court de gas-oil, ses cellules photovoltaïques privés de soleil, les hommes du bord manquent d'énergie. Radar, ordinateur, et donc, accès à l'AIS, ne sont plus accessibles. Et avec la dernière nuit de ce formidable record qui tombe sur l'Est de l'Angleterre, c'est une navigation de tous les dangers qui s'avance.Francis Joyon  ralentit la cadence, préférant attendre les premières lueurs du jour pour négocier les piégeux derniers milles. Après de longues heures à tirer des bords contre le vent dans la Tamise - l'équipage avouera avoir viré de bord une soixantaine de fois pour rejoindre Londres.Source : Mer et Media
Lire la suite
9 lectures
0 commentaires

Joyon s’empare à Londres du Record de la Route du Thé !

Le maxi-trimaran IDEC SPORT mené par Francis Joyon, Bertrand Delesne, Christophe Houdet, Antoine Blouet et Corentin Joyon, s’est adjugé ce mercredi 19 février 2020 le record de la Route du Thé entre Hong-Kong et Londres.

Passage de la ligne d’arrivée : Mercredi 19 février à 07 heures, 37 minutes et 33 secondes UTC, soir 08h, 37mn et 33 secondes en heure française. Temps de course et nouveau record de la Route du Thé : 31 jours, 23 heures, 36 minutes et 46 secondes. Record battu de 4 jours, 03 heures, 00 minutes et 26 secondes. Nombre de milles parcourus : 15 873 milles (plus de 28 000 kilomètres) à 20,7 noeuds de moyenne.

En s’emparant du record de la Route du Thé, Hong Kong – Londres en un peu plus d’un mois, Francis Joyon et ses quatre hommes d’équipage ont non seulement battu le temps de Giovanni Soldini de 4 jours, mais aussi quasiment divisé par trois le temps de navigation des grands clippers du XIXème siècle ! Tout au long de ses 15 000 milles parcourus à 20,7 noeuds de moyenne, le maxi-trimaran aura connu à peu près toutes les conditions de vent, de mer, de soleil, de températures, de glisse, de pièges, de surprises, de chahut et d’inconfort. Mer de Chine, Océan Indien, Atlantique Sud et Nord, c’est plus d’un demi-tour du monde que les 5 marins ont accompli à une allure record, poussant en permanence le curseur de la performance, tout en préservant avec une attention teintée de tendresse leur vénérable monture lancée en 2006, triple vainqueur de la Route du Rhum et détenteur du Trophée Jules Verne. Retour sur le record de la Route du Thé conquis de haute lutte.

Près d’un jour et demi d’avance à Bonne Espérance

Fidèles à eux même, c’est sans s’imposer le moindre stand-by météo que Francis Joyon et ses hommes décidaient le samedi 18 janvier dernier, avec la bénédiction de leur conseiller météo à terre, Christian Dumard, de larguer les amarres et de quitter Hong Kong, avides de retrouver le large et le petit périmètre de vie de leur grand trimaran. La mer de Chine, en sa partie méridionale notamment, le long des rivages de Borneo et de Java, s’était quelques semaines auparavant montrée sous un jour inhospitalier aux marins d’IDEC SPORT, avec ses calmes plats désespérants, ses bancs de brume et ses innombrables obstacles flottants dissimulés le long des centaines d’îles et îlots indonésiens. Mais en cette configuration retour, des flux de Nord Est allaient d’emblée propulser IDEC SPORT sur une trajectoire efficace vers le détroit de La Sonde, porte d’entrée de l’océan Indien entre Sumatra et Java. Joyon s’y présentait avec déjà près de 300 milles d’avance sur le record, au terme de 4 jours d’une navigation rapide et enchanteresse, les longues et virginales plages de sable blanc de Malaisie s’offrant sans retenue aux regards émerveillés de l’équipage. IDEC SPORT retrouvait l’Océan Indien, avec une certaine appréhension due à la menace, du côté de Madagascar, de l’arrivée de cyclones tropicaux. L’alizé si puissamment présent lors du passage Aller, avait déserté le plan d’eau Indien et c’est loin dans le Grand Sud que Francis, Christophe, Bertrand, Antoine et Corentin plongeaient chercher leur salut. Par 35 degrés de latitude Sud, Francis renouait avec ces incomparables lumières de l’Indien, et Corentin découvrait avec éblouissement ses premiers albatros.

En 8 jours d’une belle cavalcade à plus de 25 noeuds de moyenne, IDEC SPORT portait à 824 milles son avance record sur son adversaire virtuel, avant de négocier au petit trot le délicat passage à Bonne Espérance. 14 jours, 17 heures et 29 minutes après leur départ de Hong Kong, et après avoir parcouru 7 590 milles à 21,7 noeuds de moyenne, il affichait un gain sur le chrono record de 1 journée, 8 heures et 56 minutes. Une première satisfaction pour un équipage soumis deux semaines durant aux humeurs tempétueuse de l’Indien, mal pavé de bout en bout : « L’Océan Indien est plein de secrets, et nous ne les avons pas tous découverts. » avouait Francis. « Il a des humeurs qui ne correspondent absolument pas à ce que nous indiquent nos fichiers météo ! Nous naviguons parfois à l’envers des systèmes météo ». Entre centre de hautes pressions à contourner, et dépressions à négocier souvent travers au vent, voire au près, IDEC SPORT rebondissait de systèmes en systèmes, secoué par les violents passages de fronts, sollicitant en permanence son équipage réduit pour établir les voiles du temps, et surtout réagir avec la plus grande maitrise aux brutales sautes du vent, conjuguées à une mer propice à voir le grand trimaran lever très haut étraves et flotteurs !

L’Atlantique Sud peu coopératif

L’entrée en Atlantique est une libération. L’Indien s’est montré certes rapide, mais au prix de lourdes sollicitations du bateau en lutte face à la houle d’Ouest. Deux options s’offrent alors aux hommes d’IDEC SPORT. Suivre une route au plus près des côtes de Namibie, comme l’avait fait deux ans plus tôt Giovanni Soldini, ou chercher un point de passage du pot au noir au plus près des côtes du Brésil. Francis hésite. Les perspectives dans le golfe de Guinée ne l’enchantent guère. Le 3 février, fort d’un joli matelas de 740 milles d’avance, Francis tranche ! Cap au Nord-Ouest, vers Sainte Hélène et son étrange silhouette volcanique en forme de chapeau… de Napoléon. Le contournement de l’anticyclone éponyme se passe à merveille, Francis, Christophe, Bertrand, Antoine et Corentin s’offrent le rare plaisir de glisser au plus près de l’île mystérieuse. Mais l’Atlantique Sud n’en a pas terminé avec les audacieux navigateurs. Il s’alanguit en sa partie équatorienne loin en latitude comme en longitude. Fort de la vitesse intrinsèque de son maxi-trimaran IDEC SPORT, Francis relève le défi et pousse au plus loin son option Ouest. C’est alors qu’une petite onde dépressionnaire choisit de se former pile sur la route du Brésil. IDEC SPORT n’a d’autre choix que de la contourner par l’Est, brisant net sa belle stratégie initiale. Débute alors un long chemin de croix, parsemé de trous d’airs, de grains parfois, et à l’approche de l’équateur, de vastes zones totalement déventées. La belle avance fond comme neige au soleil et à l’aube du 12 février, IDEC SPORT déplore 84 milles de retard sur son concurrent…. A défaut de virulence, le pot au noir est très vaste et le marasme météorologique semble prendre plaisir à paresser devant les étraves du trimaran géant. “Avec un tel Atlantique Sud, jamais nous n’aurions battu le record du Trophée Jules Verne!” s’exclame Francis, un brin déconcerté. Mais l’alizé de Nord-Est est bien présent. Francis et ses boys retrouvent avec plaisir cet Atlantique Nord qui fleure bon la maison. IDEC SPORT s’ébroue et sans transition allonge son immense foulée. Le reste est d’un classicisme absolu. Joyon et ses marins visent un passage dans l’Ouest Açorien, traversent l’anticyclone en son point le plus étroit, et rejoignent sans coup férir les forts flux des Nord-Ouest qui déferlent sur l’Europe. Les écarts au compteur remontent aussi vite qu’ils avaient fondu. En 5 jours, ils reprennent les 800 milles perdus au large d’Ascension. Au terme d’un long mois de mer, IDEC SPORT glisse sous le cap Lizard et aborde la dernière ligne droite de son colossal pari, la remontée de la Manche et l’entrée dans la Tamise.

Une lutte jusqu’au bout !

Rien n’est jamais donné à Francis Joyon, et ses plus grands exploits sont toujours marqués du sceau de l’imprévu, voire de l’impossible. En ces dernières heures de course, si cruciales tant la Manche et le grand fleuve londonien recèlent de pièges, IDEC SPORT navigue quasiment en aveugle. A court de gas-oil, ses cellules photovoltaïques privés de soleil, les hommes du bord manquent d’énergie. Radar, ordinateur, et donc, accès à l’AIS, ne sont plus accessibles. Et avec la dernière nuit de ce formidable record qui tombe sur l’Est de l’Angleterre, c’est une navigation de tous les dangers qui s’avance. Francis ralentit la cadence, préférant attendre les premières lueurs du jour pour négocier les si piégeux derniers milles. Après de longues heures à tirer des bords contre le vent dans la Tamise – l’équipage avouera avoir virer de bord un soixantaine de fois- IDEC SPORT rejoindra enfin Londres, point final de la Route du Thé et épilogue de l’IDEC SPORT ASIAN TOUR 2019-2020.

L’article Joyon s’empare à Londres du Record de la Route du Thé ! est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
10 lectures
0 commentaires

Francis Joyon et ses hommes arrivés à Londres, retour en images après leur chrono pulvérisé sur la Route du Thé

Passage de la ligne à 8h37 (HF) ce mercredi. Le maxi-trimaran IDEC SPORT mené par Francis Joyon, Bertrand Delesne, Christophe Houdet, Antoine Blouet et Corentin Joyon, s'est adjugé ce 19 février 2020 le record de la Route du Thé entre Hong-Kong et Londres. Images.

image
Crédit : A Upton / ALEA/ IDEC SPORT


imageimage
image

Les temps du record de la Route du Thé :

- Passage de la ligne d’arrivée : Mercredi 19 février à 07 heures, 37 minutes et 33 secondes UTC, soit 08h, 37mn et 33 secondes en heure française.
- Temps de course et nouveau record de la Route du Thé : 31 jours, 23 heures, 36 minutes et 46 secondes.
- Record battu de 4 jours, 03 heures, 00 minutes et 26 secondes.
- Nombre de milles parcourus : 15 873 milles (plus de 28 000 kilomètres) à 20,7 noeuds de moyenne.

Vous conseille : Francis Joyon et son équipage d'Idec Sport pulvérisent le record de la Route du Thé après 31 jours de course


Source : Mer Media
Lire la suite
10 lectures
0 commentaires

L’année 2020 au rythme du solitaire et de l’équipage

Après une saison 2019 axée sur la mise au point de Sodebo Ultim 3 et la participation à la Brest Atlantiques, le chantier d’hiver rentre dans sa dernière ligne droite avant la mise à l’eau début avril. Ce sera alors le lancement d’un programme sportif engagé sur les océans.
En effet, Thomas Coville entamera l’année 2020 seul à la barre de Sodebo Ultim 3 avec The Transat-CIC, qui partira de Brest vers Charleston. A l’issue de cette course en solitaire, le skipper aguerri s’engagera dans une configuration en équipage pour préparer le Trophée Jules Verne dont le stand-by débutera à l’automne prochain.
En parallèle, Sodebo, partenaire du Vendée Globe pour la cinquième édition, soutiendra les marins participant à la plus renommée des courses en solitaire autour du monde et sans escales.

Une nouvelle version de Sodebo Ultim 3

Mis à l’eau en mars 2019, la première saison sportive a permis de mettre au point le dernier né des Ultim, dont l’une des particularités est d’avoir le mât placé derrière le cockpit. Au total Sodebo Ultim 3 a parcouru environ 27 000 milles, soit l’équivalent d’un tour du monde. Malgré un abandon à mi-course (choc avec un OFNI), la Brest Atlantiques a été riche d’enseignements. Le retour en convoyage et en équipage depuis l’Afrique du Sud a aussi permis d’engranger de l’expérience. Depuis la mi-décembre, le multicoque est en chantier à Lorient où le Team Sodebo répare le flotteur abîmé et se consacre à l’optimisation de la plateforme. C’est une nouvelle version volante qui sortira du hangar début avril.

Explications de Thomas Coville :

« C’est quasiment un nouveau bateau que nous remettrons à l’eau en avril prochain. A partir d’aujourd’hui, il nous reste deux mois de préparation intense. Nous avons fait plusieurs modifications importantes, la première étant le plan porteur sur la dérive qui va permettre à Sodebo Ultim 3 de voler. A cela s’ajoute un nouveau safran de coque centrale à plan porteur. Nous travaillons sur les pilotes. Ce sera donc une nouvelle gestion générale de l’équilibre et la découverte du « vol ». Nous avons également travaillé l’aérodynamisme avec un nouveau carénage arrière. L’ergonomie de la cellule de vie a été améliorée pour plus de confort. »

Première course en solitaire
La saison sportive débutera le 10 mai avec The Transat CIC. Thomas Coville s’élancera sur sa première course en solitaire sur Sodebo Ultim 3. Plus connue sous le nom de la Transat Anglaise, Thomas s’engagera sur une toute nouvelle route d’environ 3000 milles (5550 km) entre Brest et Charleston aux USA. A ses côtés ils devraient notamment retrouver les autres skippers de la Classe Ultim 32/23 mais aussi une cinquantaine de marins puisque la course est ouverte à trois catégories. Pour s’aligner au départ, il devra effectuer un parcours qualificatif de 1500 milles.

Thomas Coville :

« C’est le premier rendez-vous de la saison et j’ai hâte. C’est la première fois que je naviguerai seul sur Sodebo Ultim 3 et aussi sa première course en mode volant. Je suis impatient de cette première confrontation en solitaire. C’est une route engagée entre Brest et Charleston, qui devrait se faire plutôt au portant. D’ici-là nous aurons beaucoup de travail après la mise à l’eau. Ce sera très intense puisqu’en moins d’un mois, il faudra mettre au point le bateau, trouver le mode d’emploi de la configuration volante et assurer ma qualification de 1500 milles en solitaire. Chaque journée de préparation va compter ! »

Le Trophée Jules Verne, nouveau défi en équipage

Depuis plus de 20 ans, Sodebo accompagne Thomas Coville sur des projets majoritairement axés sur le solitaire. L’histoire a commencé en monocoque avec le Vendée Globe en 2000 avant de se poursuivre en multicoques sur différentes campagnes de record dont le Tour du Monde en solitaire. Le souvenir émouvant de cette arrivée à Brest le 25 décembre 2016 reste gravé dans toutes les mémoires. Fort de ces expériences, Sodebo et Thomas Coville se lancent à nouveau autour du monde pour tenter de battre le Trophée Jules Verne, le record en équipage.
C’est un nouveau défi de taille pour le skipper de Sodebo Ultim 3 qui devra constituer un groupe d’équipiers aguerris pour passer sous la barre des 40 jours 23 heures 30 minutes et 30 secondes.

Thomas Coville :

« Attaquer un Jules Verne, c’est un grand challenge avec un record qui sera très dur à battre, on le sait. C’est aussi une nouvelle responsabilité d’être le skipper d’un équipage. Lors de mes précédentes tentatives sur le Jules Verne*, j’étais au service d’un autre skipper et de son équipe. Avec le projet Sodebo, je suis skipper sur du double ou des formats courts en équipage. J’en prends déjà la mesure car nous sommes en pleine constitution du groupe de navigants qui m’accompagnera. Ce sont des engagements humains importants les uns avec les autres. La notion de confiance est aussi importante. C’est aussi une double anticipation car nous construisons sur le long terme. Il y a ce record à battre mais aussi la course autour du monde en équipage en 2021 qui fait partie du programme de la Classe 32/23. »

*Détenteur du Trophée Jules Verne en 1997 avec Olivier de Kersauson sur Sport-Elec (71j,14h,22min), puis en 2010 avec Franck Cammas sur Groupama (48j,7h,44min)

SODEBO, Partenaire du Vendée Globe pour la 5ème édition

Départ le 8 novembre 2020
Il y a 20 ans, pour construire la visibilité de la marque, dévoiler la personnalité et partager les valeurs de l’entreprise, Sodebo a fait le choix de s’engager dans le sponsoring sportif, et plus précisément dans la course au large. Armateur d’un bateau skippé par Thomas Coville depuis 1999, la direction choisit en 2004 d’associer l’entreprise à une course mythique. Sodebo devient alors le partenaire principal privé du Vendée Globe.

Patricia Brochard, co-Présidente de Sodebo :

« Nous sommes fiers d’être le Partenaire privé majeur du Vendée Globe pour la cinquième édition consécutive. L’esprit d’aventure, l’engagement et la forme de liberté qui marquent cette course collent parfaitement avec nos valeurs. La voile est loin d’être un business, c’est un domaine particulier entre sport et aventure. Il y a tellement de valeurs positives que c’est un sport qui fait du bien. Sur les pontons, trois semaines avant le départ du Vendée Globe, l’ambiance est très particulière, avec beaucoup de respect, de bienveillance, ce qui projette les gens dans un monde merveilleux. Les marins sont des gens extraordinaires tout en restant accessibles. Pour tout cela, c’est un sport assez magique ! »

Le Programme 2020

# Sodebo Ultim 3
Mise à l’eau début avril à Lorient
10 mai – Départ de The Transat CIC (solitaire)
Juin – Transat retour en équipage
Automne – Trophée Jules Verne (équipage)

# Sodebo – Parrain du Vendée Globe
Départ le 8 novembre des Sables d’Olonne

L’article L’année 2020 au rythme du solitaire et de l’équipage est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
8 lectures
0 commentaires

Parrains officiels

Partenaires officiels

Equipementiers officiels

Fournisseurs officiels

Connexion visiteur

Plan du site

sitemaps

Suivez-nous

camera social 1 socialsocial media youtubenewsletter

Mentions légales

document

Devenez partenaire

business

Contact

communication

logo AGP Course au large

aboutsailing

previsions