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Lalou Roucayrol se jette à l'eau pour monter à bord du remorqueur, mission ramener le Multi50 Arkema chaviré

A 18 heures hier dimanche, Lalou Roucayrol a quitté le bord du trimaran « Olmix » de Pierre Antoine qui l’avait secouru suite au chavirage du Multi50 Arkema. Après une manœuvre périlleuse pour effectuer ce transfert entre les deux bateaux, le skipper d'Arkema est désormais embarqué sur le « Lady Debbie », un remorqueur de 35 mètres ayant quitté la Martinique il y a 48 heures, en compagnie de son boat-captain Quentin Vlamynck. 

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Credit : V.Olivaud


Les deux hommes, accompagnés d’une équipe de plongeurs professionnels, font désormais route vers la zone du chavirage du Multi50 Arkema, pour tenter de récupérer le bateau. Avec 550 milles à parcourir, le remorqueur pourrait mettre un peu plus de trois jours pour arriver sur zone.Lalou Roucayrol : « ça y est ! Je suis à bord. C’était chaud… j’ai dû me jeter à l’eau car la procédure de mise à l’eau du semi-rigide n’était pas possible à cause de l’état de la mer et du vent sur zone. Je suis à côté de Quentin. Pierre Antoine a été TOP ! On fait route dès maintenant à 8 nœuds vers Arkema. » Vous conseille : Chavirage d'Arkema sur la Route du Rhum, Lalou Roucayrol est en sécurité à l'intérieur

Par la rédaction
Source : MA Parendeau

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Boris Hermann 5e

Boris Hermann a franchi la ligne d’arrivée à Pointe-à-Pitre ce samedi à 12 heures, 47 minutes, 30 secondes (heure de Guadeloupe) après 13 jours, 3 heures et 47 minutes et 30 secondes de course, à 11,22 nœuds de moyenne (sur l’orthodromie). Au total, le skipper de Malizia 2 – Yacht Club de Monaco a parcouru 4437 milles à la moyenne de 14,05 nœuds (sur l’eau).

Boris Hermann, qui courrait sa première transat en solitaire en IMOCA à l’occasion de cette Route du Rhum-Destination Guadeloupe, termine donc cinquième dans cette catégorie et deuxième skipper étranger derrière Alex Thomson (3e). Son écart au vainqueur Paul Meilhat est de 16 heures, 24 minutes et 12 secondes.

Après 13 jours, 3 heures, 47 minutes et 30 secondes de course, Boris Herrmann a coupé la ligne d’arrivée de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, transatlantique en solitaire, organisée tous les quatre ans. Au total, le skipper de Malizia 2 – Yacht Club de Monaco a parcouru 4437 milles à la moyenne de 14,05 nœuds.
« Je vise le top 5 » déclarait Boris Herrmann au départ du Havre le 4 novembre dernier. Objectif atteint pour le skipper du Yacht Club de Monaco et son monocoque à foils Malizia 2, qui arrive 5e dans la classe Imoca (20 inscrits). La victoire revient à Paul Meilhat, après la pénalité infligée à Alex Thomson (Hugo Boss), premier skipper en Imoca (monocoques de 18 m) à arriver à Pointe-à-Pitre, vendredi matin, mais pénalisé de 24 heures, pour avoir utilisé son moteur après s’être échoué à une soixantaine de milles de l’arrivée.

Boris Herrmann a démontré une belle combativité, isolé avec son option très au Nord, affrontant des conditions de vent et de mer exigeantes. Une belle performance pour ce marin de 37 ans, qui participait à sa première traversée transatlantique en solitaire et qui s’est même offert le plaisir de passer 24h en tête de la flotte pendant la course.
« Quel bonheur de me retrouver sur la terre ferme ! La route Nord a été très éreintante, j’ai pris une série de grains jusqu’à 43 nœuds. Naviguer au près, ce sont des enchaînements compliqués à gérer, des changements de voiles, des prises de ris. Initialement, j’avais prévu de rester avec le gros de la flotte mais, étant resté arrêté dans la seconde zone de basses pressions après le départ, je me suis retrouvé en queue de peloton et je voyais Paul (Meilhat) et Vincent (Riou) filer devant à 15 noeuds alors que je restais collé à 2 noeuds pendant de longues heures. Tout comme Yann (Eliès) qui a néanmoins fini par toucher de l’air alors que je continuais à être ballotté avec des voiles fasseillantes. Malizia II se retrouvait condamnée dès le premier jour de course. Quelques heures plus tard je sortais de ce trou d’air sans ne plus pouvoir joindre les concurrents échappés. Je me retrouvais alors dans une course contre moi-même ; seul ; alors que j’aurais bien sur préféré être en course contre des concurrents directs. Cela n’a pas été simple, j’ai dû m’accrocher, soutenu par de nombreux messages d’enfants d’école de Monaco, mais aussi d’Allemagne. Je tiens vraiment à les remercier pour leur soutien, ils m’ont vraiment porté dans les moments les plus difficiles… Et, au final, j’ai énormément appris. Objectif : le Vendée Globe 2020 ! » confiait à son arrivée le régatier du Y.C.M.

Grande satisfaction de Pierre Casiraghi, vice-président du Y.C.M., qui a créé et supervise le projet Malizia : « Nous sommes très fiers de lui ! Boris s’est accroché dans cette option très éprouvante qui lui a permis de doubler puis de distancer le groupe, composé de Damien Seguin, Alan Roura et Stéphane Le Diraison. Autre bonne nouvelle, la belle résistance de Malizia II, qui a tenu bon dans ces conditions. Autant de bonnes nouvelles dans la perspective du Vendée Globe 2020. Cette 40e édition aura été exceptionnelle, marquée par des conditions météorologiques particulièrement difficiles dans la première partie de course, occasionnant de nombreux abandons, toutes séries confondues, sans oublier le final d’anthologie entre Francis Joyon et François Gabart en Ultimes, des stratégies complètement divergentes en Multi50 avec le plus persévérant qui l’emporte, et en Imoca, un classement bouleversé à l’arrivée. Tous ces marins nous ont fait rêver et nous ont une nouvelle fois démontré que la Voile était un sport exigeant, riche en émotions ».

Rappelons que sur les 123 concurrents au départ, les Imoca étaient vingt dans cette classe très performante où l’on trouve des bateaux qui ont déjà un beau palmarès, Vendée Globe, Barcelona Race, Transat Jacques Vabre. Certains ont des foils, d’autres pas, et tous sont menés par des coureurs aguerris, qui ont en ligne de mire le prochaine Vendée Globe, « l’Everest de la Voile ».
Mais la mer a décidé que très peu d’entre eux parviendraient en Guadeloupe, et durant la première semaine, on les a retrouvés en train de réparer tout au long de la côte, de la Bretagne au Portugal, certains juste à l’abri, d’autres déjà fort endommagés. Ce soir, cinq d’entre eux sont arrivés, dix sont encore en course, certains naviguent encore de l’autre côté de l’Atlantique, et arriveront bien longtemps après que la fête soit finie.. Mais ils l’auront fait, ils auront rempli leur engagement, et pourront commencer, eux aussi à rêver à d’autres départs.

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Vincent Riou 4è

Vincent Riou sur PRB a franchi la ligne d’arrivée à Pointe-à-Pitre ce samedi à 09 heures, 21 minutes et 8 secondes (heure de Guadeloupe) après 13 jours, 0 heure, 21 minutes et 8 secondes de course, à 11,34 nœuds de moyenne (sur l’orthodromie). Au total, le skipper de PRB a parcouru 4544 milles à la moyenne de 14,55 nœuds (sur l’eau).

Dans un ultime grain bien copieux, Vincent Riou achève donc sa quatrième Route du Rhum-Destination Guadeloupe à la quatrième place au classement IMOCA. Venu à Saint-Malo pour gagner cette épreuve qui ne lui a jamais vraiment souri, Vincent est parti très fort, a animé la tête de course tout le premier tiers du parcours, d’abord devant Paul Meilhat en leader du Sud puis dans sa roue jusqu’à l’entrée dans les alizés. Privé de girouette dès le début de course, Vincent ne pouvait tenir la cadence sous pilote qu’il devait utiliser en mode compas, ce qui est beaucoup moins performant notamment au portant.

S’il a pu rester dans le match en comptant sur le potentiel de ses foils et en s’imposant un rythme très élevé, le skipper de PRB a accumulé les problèmes dans les grains de la seconde partie de la traversée et a fini par se faire doubler par Yann Eliès. Encore dans le timing pour contester la troisième place à Alex Thomson à l’atterrissage sur la Guadeloupe, son contournement de nuit dans des vents poussifs le fait échouer au pied du podium.

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Francis Joyon vainqueur de la Route du Rhum acclamé sur le podium, Idec a repris la mer vers la Bretagne - video

Pointe-à-Pitre a réservé une ovation aux lauréats de la Route du Rhum à l’occasion de la très officielle et très festive remise des prix. Vainqueur parmi les vainqueurs, au scratch, toutes classes confondues, et nouveau recordman sur la distance, Francis Joyon s’est présenté à la foule avec son humilité coutumière.


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Credit : A.Courcoux


Francis Joyon avait un peu plus tôt dans la journée, tenu à partager avec l’ensemble de son équipe le trophée de la victoire.

Le maxi trimaran IDEC SPORT, en parfait état de marche après cette Route du Rhum record, est reparti dès aujourd’hui vers la France. Sont à bord pour ce convoyage estimé à environ 8 jours vers la Trinité-sur-Mer, Corentin Joyon, Antoine Blouet, Christophe et Aubin Houdet ainsi que Bertrand Delesne.


Par la rédaction
Source : Mer et Media
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Boris Herrmann 5ème IMOCA à Pointe-à-Pitre, "j’ai dû m’accrocher" sur cette Route du Rhum

Après 13 jours, 3 heures, 47 minutes et 30 secondes de course, Boris Herrmann a coupé la ligne d’arrivée de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Au total, le skipper de Malizia 2 – Yacht Club de Monaco a parcouru 4437 milles à la moyenne de 14,05 nœuds.

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Crédit : A Courcoux

« Je vise le top 5 » déclarait Boris Herrmann au départ de saint Malo le 4 novembre dernier. Objectif atteint pour le skipper du Yacht Club de Monaco et son IMOCA à foils Malizia 2, qui arrive 5e dans la classe Imoca (20 inscrits). Boris Herrmann a démontré une belle combativité, isolé avec son option très au Nord, affrontant des conditions de vent et de mer exigeantes. Une belle performance pour ce marin de 37 ans, qui participait à sa première traversée transatlantique en solitaire et qui s'est même offert le plaisir de passer 24h en tête de la flotte pendant la course.

« Quel bonheur de me retrouver sur la terre ferme ! La route Nord a été très éreintante, j'ai pris une série de grains jusqu'à 43 nœuds. Naviguer au près, ce sont des enchaînements compliqués à gérer, des changements de voiles, des prises de ris. 

Initialement, j’avais prévu de rester avec le gros de la flotte mais, étant resté arrêté dans la seconde zone de basses pressions après le départ, je me suis retrouvé en queue de peloton et je voyais Paul (Meilhat) et Vincent (Riou) filer devant à 15 noeuds alors que je restais collé à 2 noeuds pendant de longues heures. 

Cela n’a pas été simple, j’ai dû m’accrocher. Au final, j’ai énormément appris. Objectif : le Vendée Globe 2020 ! » conclut le marin allemand.

Les temps de course :

Boris Hermann a franchi la ligne d’arrivée à Pointe-à-Pitre samedi  17 novembre 2018 à 12 heures, 47 minutes, 30 secondes (heure de Guadeloupe) après 13 jours, 3 heures et 47 minutes et 30 secondes de course, à 11,22 nœuds de moyenne (sur l’orthodromie). Au total, le skipper de Malizia 2 – Yacht Club de Monaco a parcouru 4437 milles à la moyenne de 14,05 nœuds (sur l’eau).

Retrouvez le classement IMOCA, ici


Source : I Andrieux
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Alex Thomson troisième de la Route du Rhum IMOCA, le skipper d'Hugo Boss monte sur le podium

Hier se tenait la première remise des prix de la Route du Rhum à Pointe à Pitre. L'occasion pour Alex Thomson de monter sur le podium, troisième malgré sa pénalité de 24 heures. Le Gallois avait franchi la ligne le premier avant d'être sanctionné suite à son échouement quelques heures avant l'arrivée.

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Credit : Y.Zedda

Il fallait attendre l'arrivée de Vincent Riou hier pour connaitre la sort d'Alex Thomson, sanctionné de 24 heures de pénalité. 

Le skipper de PRB devait franchir la ligne avant 13h10 pour prendre la 3e place. Arrivé à 14h21, il permet au Gallois de sauver sa place sur le podium, derrière Paul Meilhat et Yann Eliès. 

Vous conseille : Pénalité de 24 heures pour Alex Thomson, le skipper d'Hugo Boss ne remporte pas la Route du Rhum

ScanVoile

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Vers un doublé grec ?

Entre 15 et 18 nœuds de vent, une mer nettement plus sage que les jours précédents et un grand soleil : cette troisième journée de compétition de la 11e St.Barth Cata Cup a offert des conditions de navigation quasi parfaites, et le comité de course en a profité pour lancer deux belles manches. Deux courses âprement disputées mais finalement remportées par les Grecs Iordanis Paschalidis et Konstantinos Trigonis (St Barth Assurances) qui, depuis leur erreur de parcours dans la première régate qui leur a valu une 11e place, semblent tout simplement intouchables. De fait, les champions du monde en titre n’ont enchaîné que des sans-fautes. Ce soir, ils remportent donc le Grand Prix « ST BARTH ASSURANCES – ALLIANZ ». Mieux, ils se hissent en tête du classement provisoire et prennent une option sérieuse pour la victoire finale. Reste que pour réussir le doublé, les tenants du titre vont devoir se montrer irréprochables car derrière, la concurrence pousse fort. Pour preuve, les cinq premiers bateaux du général se tiennent en onze points. L’ultime manche prévue ce dimanche entre Saint-Jean et Public s’annonce donc tout simplement décisive.

La machine grecque est en marche. En effet, hormis une 11e place dans la première course liée à une erreur de parcours, Iordanis Paschalidis et Konstantinos Trigonis (St Barth Assurances) ne se sont adjugés que des victoires lors des quatre manches suivantes. Un « presque » sans faute qui force le respect mais qui ne surprend pas franchement la concurrence qui avait déjà été fortement impressionnée lors du Mondial F18 qui s’est tenu en Floride le mois dernier. « On sait que Iordanis et Konstantinos sont parfaitement préparés, bien entraînés et solides quelles que soient les conditions mais on sait aussi qu’ils sont aussi 20 ou 25 kilos plus lourds que nous », explique Enrique Figueroa. Pourtant, aujourd’hui, lui et Ruben Booth, manifestement bien remontés à la suite de leur démâtage survenu hier, leur ont donné du fil à retordre, que ce soit lors de la première manche où il a fallu déjouer au mieux les dévents de l’île et en particulier du côté de Pointe Nègre, ou lors de la suivante. « C’est vrai qu’on a fait une belle journée, avec deux manches de 3e, c’est-à-dire presque le même score que le premier jour (4e et 3e, ndlr). On espérait cependant faire mieux aujourd’hui parce qu’on a fait des bons trucs, mais on a commis deux erreurs. Deux fautes que l’on espère ne pas trop regretter ensuite si l’on échoue au pied du podium. Et pour cause, les points sont serrés, notamment avec les Belges Patrick Demesmaeker et Olivier Gagliani (Les Perles de St Barth) qui ne sont, ce soir, que trois points devant nous », a ajouté le Portoricain aux quatre participations aux Jeux Olympiques, déjà vainqueur de la St. Barth Cata Cup en 2012. « On compte bien ne pas leur laisser notre place sur le podium même si on a bien vu, déjà aujourd’hui, que le duel avait commencé parce qu’Enrique et Ruben ne nous ont pas lâchés d’une semelle en jouant le jeu du marquage à fond, notamment cet après-midi », a avancé de son côté Olivier Gagliani qui, pour sa part, ne compte que deux points de retard sur les Argentins Pablo Volker et Sergio Mehl (Paraboot by Maxwell & Co) et six sur les Grecs.

A l’usure

« On est content d’être dans le coup et cela promet de la belle bagarre mais honnêtement, les Grecs vont être durs à aller chercher. On voit même mal ce qui peut aujourd’hui les empêcher de gagner » , lâche celui que l’on surnomme Trois Pommes. De fait, le tandem Paschalidis – Trigonis semble relativement indéboulonnable mais il faut toutefois rappeler qu’il a d’ores et déjà grillé son joker (sa fameuse manche de 11e qui a sauté une fois la 4e manche validée, ainsi que le permettent les instructions de course) et que s’il encaisse une nouvelle contre-performance ou s’il est confronté à un éventuel pépin technique, sa suprématie peut être remise en question. « Notre boulette du premier jour nous a toutefois rappelé que le droit à l’erreur n’existait pas et elle nous a bien réveillés pour la suite », avoue Konstantinos qui vise clairement la première place dans la dernière manche, ce dimanche, et, par ricochet, une deuxième victoire consécutive dans la St. Barth Cata Cup. « Gagner toutes les manches, c’était notre objectif cette année. On n’est, certes, plus en mesure de gagner notre pari mais on espère s’en approcher le plus possible. Cela étant dit, on sait que ce ne sera pas facile. La St.Barth Cata Cup est une course très dure et les gens ne réalisent pas à quel point car elle a lieu dans un endroit paradisiaque, dans une ambiance chaleureuse. Or il se trouve que sur l’eau, c’est extrêmement physique. Bien sûr, Iordanis et moi sommes rapides mais là où, selon nous, nous faisons la différence, c’est avec notre constance dans l’effort. La preuve, même si nous ne sommes pas en tête, nous finissons par passer devant parce que les autres fatiguent avant nous » , assure l’équipier grec qui compte bien le démontrer une fois de plus ce dimanche, et finir en beauté, surtout si les organisateurs décident de lancer un tour de l’île. Un tour qui compterait alors coefficient 2 et qui pourrait vraiment tout chambouler.

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Thibaut Vauchel Camus troisième de la Route du Rhum : "un truc de dingue !" - Multi50

Thibaut Vauchel-Camus est monté sur la troisième marche du podium de la Route du Rhum dans la catégorie des Multi50.  Il est le premier guadeloupéen et malouin à Pointe-à-Pitre et réalise une belle performance pour sa troisième traversée de l’atlantique en solitaire, la première en Multi50, malgré quelques soucis techniques et une escale forcée aux Açores.


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Credit : A.Courcoux


Thibaut Vauchel-Camus à son arrivée : 

« Je suis tellement content ! C’était un truc de dingue ! Cette Route du Rhum a été une première pour moi en Multi50 et elle a été difficile. Les premiers jours ont été compliqués avec des passages de fronts sur passages de fronts mais nous sommes restés sérieux. J’étais en tête jusqu’à mon avarie et mon escale expresse qui a été hallucinante tant mon équipe a été forte. 

L’histoire a été tout de même très belle. J’avais une complète confiance en mon bateau. Les Multi50 sont fabuleux pour la vitesse et les sensations. Il fallait toujours être sur le qui-vive et j’ai réussi à préserver mon bateau pour finir à grandes vitesses entre Basse-Terre et la ligne d’arrivée. J’ai pris beaucoup de plaisir sur cette Route du Rhum et j’ai déjà quasi hâte de revenir dans quatre ans.”


Flash back

Après des heures, des jours difficiles à travers le Golfe de Gascogne, le skipper se maintient dans le top 3. Puis à la faveur d’une option à l’Ouest, il prend la tête en Multi50 avant le passage des Açores avec plus de 150 milles d’avance sur le deuxième ! C’est alors que l’avarie survient.

Le haut de la grand-voile de Solidaires En Peloton - ARSEP se détache brutalement du mât. Le chariot et rail de têtière explosent. Très vite, Thibaut décide de faire route vers Sao Miguel, aux Açores. Une opération commando débute. Six experts se retrouvent en un instant à Sao Miguel. Le skipper peut se reposer, son équipe répare le bateau blessé.

Une troisième place, synonyme de beaucoup de travail mais également de plaisir.

Le navigateur de 40 ans a coupé la ligne d’arrivée à 23h 18’ 44’’ (heure de Paris, 18h 18’ 44’’ heure locale) après 12 jours 09 heures 18 minutes et 44 secondes de course, à 11,91 nœuds de moyenne sur le parcours théorique (3 542 milles).

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Source : TB Press

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Vincent Riou empoche la 4ème place en IMOCA sur la Route du Rhum, Alex Thomson monte sur le podium

Vincent Riou achève sa quatrième Route du Rhum-Destination Guadeloupe à la quatrième place au classement IMOCA. PRB a franchi la ligne d’arrivée à Pointe-à-Pitre ce samedi à 14 heures, 21 minutes et 8 secondes (heure de Paris) après 13 jours, 0 heure, 21 minutes et 8 secondes de course. Encore dans le timing, à l’atterrissage sur la Guadeloupe, pour contester la troisième place à Alex Thomson, pénalisé de 24 heures suite à l'échouement de son bateau, le contournement de l'île le fait échouer au pied du podium. Alex Thomson monte donc sur la troisième marche du podium de la Route du Rhum au classement IMOCA

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Crédit : A Courcoux

Privé de girouette dès le début de course, Vincent ne pouvait tenir la cadence sous pilote qu’il devait utiliser en mode compas, ce qui est beaucoup moins performant notamment au portant. S’il a pu rester dans le match en comptant sur le potentiel de ses foils et en s’imposant un rythme très élevé, le skipper de PRB a accumulé les problèmes dans les grains de la seconde partie de la traversée et a fini par se faire doubler par Yann Eliès.

DECLARATION DE VINCENT RIOU AU PONTON :


Au sujet de sa course :

« C’est directement mes ennuis qui m’ont amené à naviguer un peu contre nature car je ne navigue pas comme ça d’habitude.

Je suis content d’être arrivé. Je suis content que le calvaire se termine car là, ça a été hyper dur… Je ne regrette rien car je suis allé au bout, je n’ai rien lâché.

La dette de sommeil, c’est un accélérateur d’émotion incroyable… Quand on n’a pas dormi ou qu’on est fatigué comme ça, c’est compliqué. On peut passer du rire aux larmes en quelques secondes. 

Moi j’ai plutôt l’habitude d’être dans la maîtrise, du sommeil et de toutes ces choses-là. Là rapidement, je n’ai pas eu d’autre choix que de m’arracher pour essayer d’exister dans la course. Maintenant c’est sûr, il y en a plein qui aimeraient être à ma place, ce n’est pas non plus une catastrophe. Une 4e place à la Route du Rhum, ce n’est pas un drame. Même si je ne suis pas trop habitué à cela, ça fait partie du jeu. »

Au sujet des problèmes techniques rencontrés :

« Quand on a traversé la première dépression dans le Golfe de Gascogne, on a eu du petit temps. Et quand on est sorti dans le front froid derrière avec Paul (Meilhat), je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans la nuit mais à un certain moment j’ai perdu mes aériens. Pourtant ils sont toujours en haut du mât mais ils ne produisent plus d’informations. Je ne sais pas s’il y a eu la foudre derrière le front ou s’il s’est passé autre chose … 

Mais du coup, je me suis retrouvé à simplement me débrouiller avec un pilote automatique branché à un compas et le bout de mon nez pour savoir d’où vient le vent, à quelle vitesse, quelles voiles il faut mettre, quand le vent tourne à droite, à gauche…

 Ça ne s’est pas trop mal passé au début et puis il y a 3 ou 4 jours, j’ai fini par me casser la figure en pleine nuit en ayant fait un cocotier dans mon spi. J’ai à moitié tout cassé sur le bateau. Il a fallu ensuite que je réduise un peu la voilure. »

Au sujet d’un arrêt possible :

« J’ai regardé tout de suite s’il y avait des arrêts possibles mais il n’y avait rien qui était gérable. J’ai déjà gagné des courses en faisant des pit-stop, ça marche mais là il n’y avait rien, il n’y avait pas d’ouverture. Cela voulait dire forcément tuer la course d’entrée. Et tuer la course le 2e jour, ce n’était pas envisageable. »

Au sujet de la course de Paul Meilhat :

« Paul a eu le nez fin ! La 2e nuit quand il m’a suivi et qu’on a traversé le front tous les deux. Tout le monde faisait du sud-ouest et nous on faisait du nord-ouest. Je ne sais pas s’il avait regardé la photo sat… Quand j’ai croisé Paul, il m’a enfilé mon tableau arrière et il ne m’a plus lâché. Il a super bien navigué. Il a déroulé la copie proprement. 

Entre le mauvais temps, la grosse mer du début et le vent arrière de toute la fin de course, ça ne servait à rien d’avoir des foils. Quand Yann (Eliès) est revenu, il n’a jamais décroché. Il a vite compris qu’il n’irait jamais aussi vite que Yann mais il fallait qu’il aille moins vite, plus bas pour arriver à faire la même VMG. »

Au sujet de Hugo Boss :

« Après il y a Hugo Boss… On a raté quelque chose, c’est sûr. On savait depuis le dernier Vendée Globe qu’au vent arrière il était super rapide. Il avait transpercé la flotte sur la descente de l’Atlantique Nord alors qu’il avait foiré le passage de l’anticyclone des Açores… 

Alex a fait une super belle course, il a été audacieux dès le départ. Il n’a pas été payé à la fin mais malheureusement c’est le jeu de la course… Comme pour d’autres, c’est souvent ingrat. C’est cela aussi qui fait la beauté du sport. »

Arrivées IMOCA Route du Rhum 2018 :

1 Paul MEILHAT SMA Arrivé le 17/11 à 01:23. Temps de course 12 jours 11 heures et 23 minutes et 18 secondes

2 Yann ELIES UCAR-STMICHEL Arrivé le 17/11 à 03:38. Temps de course 12 jours 13 heures et 38 minutes et 30 secondes

3 Alex THOMSON HUGO BOSS Arrivé le 16/11 à 13:10. Temps de course 12 jours 23 heures et 10 minutes et 58 secondes (+24h de pénalité)

4 Vincent RIOU PRB Arrivé le 17/11 à 14:21. Temps de course 13 jours 0 heures et 21 minutes et 8 secondes

Vous conseille : Paul Meilhat vainqueur de la Route du Rhum en IMOCA : "Cela récompense toutes ces années de travail" - 17 novembre 2018

Sources : Rivacom - Effets Mer

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Paul Meilhat vainqueur de la Route du Rhum en IMOCA : "Cela récompense toutes ces années de travail"

Paul Meilhat a remporté la Route du Rhum en Imoca, hier soir, en coupant la ligne d’arrivée à 01h23'18'' (heure française), douze heures après Alex Thomson qui a écopé de 24 heures de pénalité. A 36 ans, il succède à François Gabart, vainqueur il y a quatre ans sur le même bateau. "C’est la première grande course en solo que je remporte. Cela récompense toutes ces années de travail et c’est ce que je retiens. Ca paye et ça, c’est top !"

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Credit : Y.Zedda/RDR2018

Première grande victoire en solitaire


Deuxième derrière Alex Thomson quasiment d’un bout à l’autre de cette Route du Rhum courue dans des conditions particulièrement dures et éprouvantes, Paul Meilhat a notamment tenu à distance l'Imoca équipé de foils de Yann Eliès. Compte tenu de la pénalité de 24 heures infligée par le jury international à Alex Thomson (Hugo Boss) pour avoir démarré son moteur suite à son échouement, c’est donc le skipper de SMA qui remporte cette 11ème Route du Rhum chez les IMOCA.

Après plusieurs victoires en double, avec Michel Desjoyeaux ou Gwénolé Gahinet, Paul Meilhat signe sa première grande victoire en solitaire.

Equipé de dérives droites, l’Imoca SMA est le premier monocoque de 60 pieds double vainqueur de la Route du Rhum.

Ses mots à l'arrivée : "le goût de l’épuisement"

Paul Meilhat : « Cette victoire a le goût de l’épuisement. On a tous vachement donné surtout les cinq derniers jours. C’est aussi le goût de quatre années à bosser comme un dingue sur ce bateau avec l’équipe. Il y a une espèce de communion avec ce bateau. 

C’est la première grande course en solo que je remporte. Cela récompense toutes ces années de travail et c’est ce que je retiens, ça paye et ça, c’est top ! Je ne réalise pas encore mais les gens sont heureux et je suis heureux de les voir après 12 jours de mer. »

Qu’est-ce que ça fait de gagner la Route du Rhum ?

Paul Meilhat : « Je n’ai pas encore trop réfléchi, mais c’est ma première victoire sur une grande course en solitaire, c’est super. Il y a eu de petites courses, de grandes courses en double, et en gagner une si grande, sur ce bateau, ça me ramène surtout à tout le boulot d’équipe qui a été fait sur ce bateau. Le travail, ça paie, c’est ce que je retiens. Et je me sentais capable de faire une belle course.

Votre état d’esprit a changé quand vous avez compris que vous alliez jouer pour la victoire ?

Paul Meilhat : « Jouer le podium et jouer la gagne, ce n’était pas tout à fait pareil, la pression est montée. Ça m’a bien boosté en début de journée. Puis, au début du tour de l’Île, je n’ai pas pris les choses dans le bon sens. 

Il a fallu que je me calme, que j’oublie l’enjeu et que je pense à bien naviguer. Puis, comme les autres, je suis tombé dans le dévent de la Guadeloupe, mais comme tout le monde s’y arrête… Celui qui a inventé la Route du Rhum et a pensé à nous faire passer là, c’est qu’il n’avait pas fait la course

A propos d’Alex Thomson : "Il s’en sort bien au final"

« La mésaventure d’Alex, ça nous a refroidis parce qu’on attaquait comme des furieux. Ce sont des moments pas faciles. On va en parler entre nous. Il s’en sort bien au final, car 100 mètres plus loin, ça aurait pu être pire. Quand on se met dans des états de fatigue comme on fait, ça peut coûter cher. 

Moi je suis un grand fan d’Alex. Il fait des courses incroyables, ses options, sa vitesse, son style et c’est un mec super sympa. Je suis content qu’il aille bien et que son bateau ne soit pas à mettre la poubelle. 

Ce qu’il faut retenir, c’est le talent qu’il a. Il faut rendre compte de ce qu’il a fait sur la course. C’est lui le personnage extraordinaire, qu’il ait gagné ou non. Ça fait vraiment du bien d’avoir des mecs comme ça avec nous sur des lignes de départ »

Vous avez le sentiment d’avoir fait la course parfaite ?

Paul Meilhat : « Je pense que la course parfaite n’existe pas, mais je suis content parce que j’ai réussi à tenir les routages, je n’ai pas fait de grosses erreurs mais, à la fin de ce cycle de quatre années, je réalise que j’ai beaucoup appris sur le bateau, sur la façon de naviguer, sur moi… Je me sentais vraiment bien sur cette course.

Quelle serait, pour vous, l’année parfaite pour 2019 ?

Paul Meilhat : « Ce serait de continuer à progresser dans mon objectif : être au départ du Vendée Globe 2020. Et pour y être dans de bonnes conditions, il faudrait que je passe l’année à développer le projet. Je suis ouvert à toute proposition. On peut encore ouvrir un bateau neuf, modifier celui-ci est tout à fait possible."

Temps de course : 12 jours, 11 heures, 23 minutes et 18 secondes de course, à 11,83 nœuds de moyenne (sur l’orthodromie). Au total, il a parcouru 4451 milles à la moyenne de 14,87 nœuds (sur l’eau).

Vous conseille : Pénalité de 24 heures pour Alex Thomson, le skipper d'Hugo Boss ne remporte pas la Route du Rhum

Par la rédaction
Sources : Rivacom - L.Dacoury

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Yann Eliès deuxième en IMOCA : "Cette Route du Rhum a été incroyable !"

Yann Eliès a franchi la ligne d’arrivée à Pointe-à-Pitre ce vendredi à 3 h 38 min et 30 sec (heure de Paris) après 12 jours, 13 heures, 38 minutes et 30 secondes de course, avec 2 heures 15 minutes de retard sur Paul Meilhat. La fatigue se lisait sur son visage cette nuit en Guadeloupe. Mais aussi de la joie et de la satisfaction d’avoir réussi à accrocher une belle deuxième place. "Finir deuxième de la Route du Rhum et être revenu à 3 milles de Paul sur le Tour de l’île, c’était inespéré il y a dix jours, c’est une belle place !"


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Credit : Y.Zedda/RDR2018


Yann Eliès : "j’avais 80 milles de retard"

« Cette Route du Rhum a été incroyable. Après les premiers jours, j’ai bien cru que c’était fini pour moi le podium ! Je me suis retrouvé bloqué dans une zone sans vent le lendemain du départ, j’ai vu Paul (Meilhat) et Vincent (Riou) s’échapper puis toute la flotte revenir sur moi. Quand je me suis enfin extirpé de ce piège, j’avais 80 milles de retard sur le trio de tête.

Je n’ai rien lâché dans le contournement de l’anticyclone des Açores. On s’est retrouvé à 4 bateaux dans les alizés, le couteau entre les dents. Vincent a craqué à cause de soucis techniques, pas Paul.
Finir deuxième et être revenu à 3 milles de Paul sur le Tour de l’île, c’était inespéré il y a dix jours, c’est une belle place !

J’ai une pensée pour Alex Thomson qui a maitrisé la course de mains de maître. Le haut niveau c’est une multitude de petits détails à mettre en place. Il a fait une bêtise, c’est sûr, ça m’est déjà arrivé. Ça fait partie du jeu. Mais il a démontré que c’était lui le patron. Sur le prochain Vendée Globe, il va être compliqué à aller chercher !



"On a besoin de trouver des sponsors"

Les Imoca demandent une débauche d’énergie dingue. Il faut gérer son temps, son sommeil, sa stratégie, son mental et son effort physique. Ce sont des dizaines de petites tâches à négocier par jour, qui rendent le tout très difficile.

Je vais profiter de ma famille qui est là et puis rentrer tôt sur Paris. La course contre la montre pour le prochain Vendée Globe commence. Avec Paul, nous sommes dans la même situation, on a besoin de trouver des sponsors. Après cette course, j’espère vraiment que l’on pourra tous les deux se tirer la bourre au départ du Vendée Globe en 2020 ».

Troisième sur la ligne mais deuxième au classement

Rappel : Compte tenu de la pénalité de 24 heures infligée par le Jury International à Alex Thomson pour avoir démarré son moteur dans la nuit de jeudi à vendredi suite à son échouement, Yann Eliès a franchi la ligne d'arrivée en 3e position mais s'octroie la deuxième place de la catégorie IMOCA derrière Paul Meilhat.

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Source : Frette Communication

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Yann Eliès : « Cette route du Rhum a été incroyable »

Yann Eliès a franchi la ligne d’arrivée à Pointe-à-Pitre ce vendredi à 22 h 38 min et 30 sec (heure de Guadeloupe) après 12 jours, 13 heures, 38 minutes et  30 secondes de course, à 11,74 nœuds de moyenne (sur l’orthodromie). Au total, il a parcouru 4 597 milles à la moyenne de 15,24 nœuds (sur l’eau).

La fatigue se lisait sur le visage de Yann Eliès cette nuit en Guadeloupe. Le skipper d’UCAR-StMichel a tout donné pour revenir sur Paul Meilhat, mais ce dernier n’a pas cédé ! Le finish de cette Route du Rhum – Destination Guadeloupe pour les Imoca a tenu ses promesses : intense et plein de suspens. Sur le visage du briochin transparaissait aussi de la joie et de la satisfaction d’avoir réussi à accrocher une belle deuxième place.

Yann Eliès :
« Cette Route du Rhum a été incroyable. Après les premiers jours, j’ai bien cru que c’était fini pour moi le podium ! Je me suis retrouvé bloqué dans une zone sans vent le lendemain du départ, j’ai vu Paul et Vincent s’échapper puis toute la flotte revenir sur moi. Quand je me suis enfin extirpé de ce piège, j’avais 80 milles de retard sur le trio de tête.
Je n’ai rien lâché dans le contournement de l’anticyclone des Açores. On s’est retrouvé à 4 bateaux dans les alizés, le couteau entre les dents. Vincent a craqué à cause de soucis techniques, pas Paul !
Finir deuxième et être revenu à 3 milles de Paul sur le Tour de l’île, c’était inespéré il y a dix jours, c’est une belle place !
J’ai une pensée pour Alex Thomson qui a maîtrisé la course de mains de maître. Le haut niveau c’est une multitude de petits détails à mettre en place. Il a fait une bêtise, c’est sûr, ça m’est déjà arrivé. Ça fait partie du jeu. Mais il a démontré que c’était lui le patron. Sur le prochain Vendée Globe il va être compliqué à aller chercher !
Je suis cassé. Les Imoca demandent une débauche d’énergie dingue. Il faut gérer son temps, son sommeil, sa stratégie, son mental et son effort physique. Ce sont des dizaines de petites tâches à négocier par jour, qui rendent le tout très difficile.
Je vais profiter de ma famille qui est là et puis rentrer tôt sur Paris. La course contre la montre pour le prochain Vendée Globe commence. Avec Paul, nous sommes dans la même situation, on a besoin de trouver des sponsors. Après cette course, j’espère vraiment que l’on pourra tous les deux se tirer la bourre au départ du Vendée Globe en 2020 ».

 

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Victoire de Paul Meilhat en Imoca

Paul Meilhat a franchi la ligne d’arrivée à Pointe-à-Pitre ce vendredi à 20 h 23 ‘ 18 s (heure de Guadeloupe) après 12 jours, 11 heures, 23 minutes et 18 secondes de course, à 11,83 nœuds de moyenne (sur l’orthodromie). Au total, il a parcouru 4451 milles à la moyenne de 14,87 nœuds (sur l’eau).

Compte tenu de la pénalité de 24 heures infligée par le jury international à Alex Thomson pour avoir démarré son moteur cette nuit suite à son échouement, c’est bien Paul Meilhat qui remporte cette 11ème Route du Rhum-Destination Guadeloupe.

Les premiers mots de Paul Meilhat à son arrivée sur le ponton alors que Yann Eliès est attendu vers 23heures (heure de Guadeloupe).

« Cette victoire a le goût de l’épuisement. On a tous vachement donné surtout les cinq derniers jours. C’est aussi le goût de quatre années à bosser comme un dingue sur ce bateau avec l’équipe. Il y a une espèce de communion avec ce bateau. C’est la première grande course en solo que je remporte. Cela récompense toutes ces années de travail et c’est ce que je retiens, ça paye et ça, c’est top ! Là, c’est l’émotion qui prédomine pour l’instant. Je ne réalise pas encore mais les gens sont heureux et je suis heureux de les voir après 12 jours de mer. »

A propos de sa course
« Je n’ai pas pris la course comme une dernière avec mon partenaire. Je me sentais capable de faire une belle course. Je voulais en profiter. J’ai essayé de faire ça à ma sauce, de ne pas chercher à contrôler. J’ai essayé de prendre les bons shifts, de prendre les grains en essayant de perdre le moins de terrain possible. J’ai fait du gagne petit comme en Figaro. C’est épuisant mais hyper sympa. Au final, je n’ai pas fait de grosses erreurs. C’est la fin d’un cycle où j’ai beaucoup appris sur le bateau, sur moi, sur la météo. Je me sentais bien sur cette course. Mais ces bateaux sont compliqués. Quand on commence, on ne peut pas trop pousser le curseur. Mais plus on apprend, plus on a des automatismes, plus on peut se mettre dans le rouge, dans le manque de sommeil, dans le risque ».

La pression de la victoire
« Les derniers milles, entre jouer le podium et gagner, la pression est montée. Au début de l’approche du tour de l’île, je me suis dit :’ faut se calmer’. Je suis tombé dans le dévent de la Soufrière, mais Yann aussi. En fait, je crois que celui qui a inventé la Route du Rhum est dingue d’avoir mis le tour de la Guadeloupe à la fin ! »

A propos d’Alex Thomson
« La mésaventure d’Alex, ça nous a refroidit parce qu’on attaquait comme des furieux. Ce sont des moments pas faciles. On va en parler entre nous. Il s’en sort bien au final, car 100 mètres plus loin, ça aurait pu être pire. Quand on se met dans des états de fatigue comme on fait, ça peut coûter cher. Moi je suis un grand fan d’Alex. Il fait des courses incroyables, ses options, sa vitesse, son style et c’est un mec super sympa. Je suis content qu’il aille bien et que son bateau ne soit pas à mettre la poubelle. Ce qu’il faut retenir, c’est le talent qu’il a. Il faut rendre compte de ce qu’il a fait sur la course. C’est lui le personnage extraordinaire, qu’il ait gagné ou non. Ça fait vraiment du bien d’avoir des mecs comme ça avec nous sur des lignes de départ »

La suite
« En 2019, idéalement, je veux continuer à progresser vers mon objectif d’être au départ du Vendée Globe 2020. Je suis ouvert à toute proposition ! Construire un bateau neuf, modifier celui là, tout est possible ! »

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À l’endroit et à l’envers

Ce vendredi, deuxième jour de compétition de la 11e St.Barth Cata Cup, les conditions météo ont donné du fil à retordre, à la fois au comité de course qui a dû adapter le programme en fonction des passages de grains et qui n’a pas pu lancer de départ avant 15h30, puis aux coureurs qui ont dû composer avec un flux d’est soufflant entre 20 et 25 nœuds sur une mer chaotique lors de leur unique manche du jour. Dans ces conditions toniques, globalement similaires de la veille, on a logiquement retrouvé les mêmes équipages aux avant-postes. Le tiercé gagnant du jour ? Les Grecs Iordanis Paschalidis et Konstantinos Trigonis (St Barth Assurances), les Argentins Pablo Volker et Sergio Mehl (Paraboot by Maxwell & Co) puis les Belges Patrick Demesmaeker et Olivier Gagliani (Les Perles de St Barth). Ces trois-là se sont livrés une remarquable bagarre jusque dans le dernier bord et si les champions du Monde en titre ont finalement remporté le Grand Prix « EDEN ROCK VILLAS RENTAL », les Sud-Américains conservent, eux, la première place au classement provisoire de l’épreuve. Un classement nettement chamboulé, ce soir, en raison d’un grand nombre d’abandons, seuls 29 bateaux sur les 51 en lice ayant finalement franchi la ligne d’arrivée de cette course n°3.

La météo s’annonçait difficile aujourd’hui, et en particulier ce matin. Cela s’est confirmé, la faute à de nombreux passages de grains qui ont d’ailleurs rapidement incité le comité de course à retarder le coup d’envoi de ce deuxième jour de compétition. Reste que c’est tout de même dans des conditions musclées que les équipages de la St. Barth Cata Cup se sont affrontés. « Clairement, il y avait de l’air. Plus qu’hier encore. Par moment, c’était même un peu chaud. Je pense notamment à ce petit bord de reaching après la première marque au vent lors duquel on a tous un peu croisé les doigts pour éviter les vols planés et où on s’est tous accrochés comme on a pu pour rester à l’endroit », explique Olivier Gagliani qui a pourtant fait preuve d’une belle maîtrise aujourd’hui, se battant du début à la fin de la manche avec les duos Iordanis Paschalidis – Konstantinos Trigonis et Pablo Volker – Sergio Mehl. « Ça a bien bataillé entre nous trois. Les Argentins ont un temps mené la flotte avant de se faire doubler par les Grecs dans le deuxième bord de près. Ces derniers ont commencé mollo avant d’accélérer la cadence sur la fin du parcours, à l’inverse de Patrick et moi qui avons mis davantage le pied sur le frein à l’approche de l’arrivée pour assurer notre place car on avait de la marge sur les 4e », a détaillé le vainqueur de l’édition 2015 qui a pourtant, un temps, eu Pierre Le Clainche – Antoine Joubert (ODP) accrochés à ses basques. « Ils sont passés avec nous à la première bouée mais ensuite, ils ont manifestement eu un problème », a commenté Olivier.

« Chaud mais fun »

Chose confirmée par les intéressés. « Alors qu’on se battait avec le trio de tête et qu’on avait un peu d’avance sur les autres, à la sortie d’un jibe, je n’ai pas eu le temps de me remettre dans le strap et je me suis fait projeter à l’avant avant même d’avoir eu le temps de choquer le foc. Résultat, on a dessalé », a détaillé Antoine qui a forcément perdu quelques places dans la bataille mais qui est tout de même parvenu à en regrappiller quelques-unes pour finir 6e et premier français « Aujourd’hui, comme l’a dit Trois Pommes (Olivier Gagliani, ndlr) c’était effectivement un peu chaud, mais c’était fun ! » , a déclaré le Morbihannais qui s’est, pour sa part, déjà imposé en 2016 dans la St.Barth Cata Cup et qui espère bien réitérer la performance cette année, même s’il sait que la tâche risque d’être ardue au vu de la concurrence, à commencer par celle des Argentins Pablo Volker et Sergio Mehl 2e cet après-midi, comme lors des deux manches précédentes. « On est content de faire des places de 2e mais on compte bien ne pas s’en contenter ! », assure l’équipier du F18 aux couleurs de Paraboot by Maxwell & Co qui occupe toujours la place de leader au classement général provisoire ce soir.

Ça casse mais ça repart

« Forcément on est satisfait mais on est surtout content parce qu’on a encore eu droit à une super journée et à du beau match, même si honnêtement, on a serré les fesses deux ou trois fois pour ne pas partir au tas. Parfois, on s’est retrouvé face à des murs d’eau et c’est vrai que ça nous a fait un peu peur. Quoi qu’il en soit, on s’est bien amusé » , a relaté Sergio, pas franchement surpris d’apprendre que seuls 29 bateaux sont finalement parvenus à boucler le parcours du jour. De fait, entre ceux qui ont préféré d’office ne pas affronter le gros temps en restant à terre puis ceux qui ont cassé du matériel, le nombre d’abandon a presque été record, et pas seulement chez les régatiers les moins expérimentés, en témoignent les avaries de certains gros bras de la série et en particulier les démâtages de deux favoris : Enrique Figueroa et Ruben Booth (Nikki Beach St Barth) puis Christian Vilate et Lucas Smith Gonzales (Transit by Maxwell & Co). Bref, on l’aura compris, cette journée n’aura pas été neutre mais demain, de belles conditions sont attendues (une grosse quinzaine de nœuds de vent et une mer un poil plus sage) et une fois que quatre manches auront été disputées, les concurrents pourront retirer leur plus mauvaise du classement, ce qui relancera forcément un peu la donne…

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Paul Meilhat, vainqueur en IMOCA : « Cette victoire a le goût de l’épuisement »

Paul Meilhat a franchi la ligne d’arrivée à Pointe-à-Pitre ce vendredi à 20 h 23 ‘ 18 s (heure de Guadeloupe) après 12 jours, 11 heures, 23 minutes et 18 secondes de course, à 11,83 nœuds de moyenne (sur l’orthodromie). Au total, il a parcouru 4451 milles à la moyenne de 14,87 nœuds (sur l’eau).
Compte tenu de la pénalité de 24 heures infligée par le jury international à Alex Thomson (Hugo Boss) pour avoir démarré son moteur cette nuit suite à son échouement, c’est bien Paul Meilhat qui remporte cette 11ème Route du Rhum-Destination Guadeloupe chez les IMOCA.

Les premiers mots de Paul Meilhat à son arrivée sur le ponton alors que Yann Eliès est attendu vers 23heures (heure de Guadeloupe).

« Cette victoire a le goût de l’épuisement. On a tous vachement donné surtout les cinq derniers jours. C’est aussi le goût de quatre années à bosser comme un dingue sur ce bateau avec l’équipe. Il y a une espèce de communion avec ce bateau. C’est la première grande course en solo que je remporte. Cela récompense toutes ces années de travail et c’est ce que je retiens, ça paye et ça, c’est top ! Là, c’est l’émotion qui prédomine pour l’instant. Je ne réalise pas encore mais les gens sont heureux et je suis heureux de les voir après 12 jours de mer. »

A propos de sa course

« Je n’ai pas pris la course comme une dernière avec mon partenaire. Je me sentais capable de faire une belle course. Je voulais en profiter. J’ai essayé de faire ça à ma sauce, de ne pas chercher à contrôler. J’ai essayé de prendre les bons shifts, de prendre les grains en essayant de perdre le moins de terrain possible. J’ai fait du gagne petit comme en Figaro. C’est épuisant mais hyper sympa. Au final, je n’ai pas fait de grosses erreurs. C’est la fin d’un cycle où j’ai beaucoup appris sur le bateau, sur moi, sur la météo. Je me sentais bien sur cette course. Mais ces bateaux sont compliqués. Quand on commence, on ne peut pas trop pousser le curseur. Mais plus on apprend, plus on a des automatismes, plus on peut se mettre dans le rouge, dans le manque de sommeil, dans le risque ».

La pression de la victoire

« Les derniers milles, entre jouer le podium et gagner, la pression est montée. Au début de l’approche du tour de l’île, je me suis dit :’ faut se calmer’. Je suis tombé dans le dévent de la Soufrière, mais Yann aussi. En fait, je crois que celui qui a inventé la Route du Rhum est dingue d’avoir mis le tour de la Guadeloupe à la fin ! »

A propos d’Alex Thomson

« La mésaventure d’Alex, ça nous a refroidit parce qu’on attaquait comme des furieux. Ce sont des moments pas faciles. On va en parler entre nous. Il s’en sort bien au final, car 100 mètres plus loin, ça aurait pu être pire. Quand on se met dans des états de fatigue comme on fait, ça peut coûter cher. Moi je suis un grand fan d’Alex. Il fait des courses incroyables, ses options, sa vitesse, son style et c’est un mec super sympa. Je suis content qu’il aille bien et que son bateau ne soit pas à mettre la poubelle. Ce qu’il faut retenir, c’est le talent qu’il a. Il faut rendre compte de ce qu’il a fait sur la course. C’est lui le personnage extraordinaire, qu’il ait gagné ou non. Ça fait vraiment du bien d’avoir des mecs comme ça avec nous sur des lignes de départ »

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« En 2019, idéalement, je veux continuer à progresser vers mon objectif d’être au départ du Vendée Globe 2020. Je suis ouvert à toute proposition ! Construire un bateau neuf, modifier celui là, tout est possible ! »

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Arrivée de Thibaut Vauchel-Camus

Thibaut Vauchel-Camus a franchi la ligne d’arrivée ce vendredi à 23h 18’ 44’’ (heure de Paris, 18h 18’ 44’’ heure locale) après 12 jours 09 heures 18 minutes et 44 secondes de course, à 11,91 nœuds de moyenne sur le parcours théorique (3 542 milles).  Il termine troisième de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe dans la catégorie Multi50, 1 jour 1heure 46 minutes et 04 secondes derrière le vainqueur Armel Tripon. Il a réellement parcouru 4 495 milles à la vitesse de 15,12 nœuds…

Ses premiers mots : ” Enfin à la maison. Les deux derniers jours étaient assez longs. C’était une façon de profiter aussi. Les premiers jours ont été compliqués. On a fait le pari d’aller prendre 3 ou 4 dépressions. Mes routeurs (Fred Duthill et Fabien Delahaye) étaient sérieux entre la route optimale et ne pas me faire prendre trop de risques. Mais c’était viril. Quelle course. Quelle intensité. L’important c’était de traverser les fronts. J’ai rarement connu aussi peu de sérénité dans certaines situations. Les soucis que j’ai eu à bord ne m’ont pas permis d’aller jouer devant. Je suis content d’apporter un peu de capillarité au podium.”

Mission accomplie pour le skipper de Solidaires en Peloton-ARSEP qui s’était fixé comme objectif de grimper sur une des marches du podium. C’est une très belle performance pour celui qui a débuté dans la classe Multi50 il y a moins d’un an sur le trimaran à foils (plan VPLP) le plus récent de la flotte. Cette course chère à son cœur – il a passé toute sa jeunesse en Guadeloupe – lui réussit plutôt bien, puisqu’il avait terminé deuxième en Class40 il y a quatre ans.

À terre, Thibaut était épaulé par une équipe de routeurs/coureurs de qualité : Fred Duthil et Fabien Delahaye. Avec ses derniers, il a choisi la route de l’Ouest, la plus courte et la plus exposée. Sa trajectoire aura été marquée par un arrêt au stand aux Açores le 9 novembre – pour réparer une série d’avaries, dont son chariot de rail de mât – et par un duel au couteau dans les alizés avec Erwan Le Roux.

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La course parfaite de Paul Meilhat

Paul Meilhat SMA

Paul Meilhat devrait remporter sa première Route du Rhum en Imoca sur SMA, l’ex-Macif à bord duquel François Gabart a gagné le Vendée Globe en 2013 et … la Route du Rhum l’année suivante. C’est donc le bateau tenant du titre en Imoca qui gagne pour la deuxième fois consécutive comme en Ultime. Une sacrée performance pour un bateau à dérives droites qui s’impose face aux foilers de Yann Eliès et de Vincent Riou. “Une victoire qui montre que la révolution vers les foils se fait progressivement” pour François Gabart. Mais si ce bateau l’a emporté, il fallait aussi un marin exceptionnel comme Paul Meilhat qui maîtrise parfaitement son bateau et qui a une belle équipe derrière lui. Un marin dont le partenariat avec SMA s’arrêtera à la fin de cette année et qui cherche un nouveau partenaire pour le prochain Vendée Globe.
Michel Dejoyeaux qui accompagne Paul analyse sa course : « La course que Paul a réalisé est quasi parfaite. Il a fait un quasi sans-faute à la sortie de Manche, au large de la pointe Bretagne, en menant bien le contournement de la petite dépression, puisqu’il y a pris des milles d’avance. Et sans prendre de risques, en gérant bien la puissance, il a tenu cette deuxième place. A peu de choses-près, Vincent et lui auraient pu sortir devant Alex Thomson, d’ailleurs. Paul a la bonne analyse des situations, une bonne compréhension des modèles météo et des prises de risques… Le bateau est aussi très fiable et bien préparé. Cette Route du Rhum est une très belle démonstration des qualités de Paul ».

 

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La Guadeloupe attend Thibaut Vauchel-Camus

C’est l’enfant du pays qui revient à la maison. Troisième en Multi 50 et 5è en temps réel de cette Route du Rhum, Thibaut Vauchel-Camus a réalisé une très belle course jusqu’à son avarie qui l’a contraint à faire un pit-stop en un temps record aux Açores, puis à baisser la cadence après avoir cassé son hook de GV alors qu’il était dans un beau duel avec Erwan Le Roux. A 20h30 heure française, il a passé la marque de Basse Terre et devrait arriver vers 23h30. C’est une grande fête et un bel accueil qui l’attend !

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Erwan Le Roux : « J’ai vraiment repoussé mes limites très loin »

Erwan Le Roux termine à la deuxième place dans la catégorie des Multi50 derrière Armel Tripon. Le skipper de FenêtréA – Mix Buffet est allé au bout de lui-même, faisant preuve d’une détermination et d’une abnégation sans faille. « J’éprouve mille sentiments en même temps. Je suis content d’être arrivé et content d’avoir fait ce que j’ai fait mais j’avoue que j’ai un peu du mal à atterrir. Je suis tellement cramé… De toutes les transats que j’ai faites, celle-ci a assurément été la plus dure à tous les niveaux mais aussi la plus engagée. Même la transat Jacques Vabre que j’avais faite en double avec Yann Eliès en 2013 n’avait pas été aussi extrême. Une météo de dingue, des problèmes techniques… Tout ça a fait que cette Route du Rhum a été dure. Heureusement, la deuxième partie, après les Açores, a vraiment été du pur bonheur. J’ai alors retrouvé la notion de plaisir. Ca a été la récompense du super boulot réalisé par les gars de l’équipe à Ponta Delgada sur le pilote automatique. Le bateau était facile, hyper safe… Personne n’a d’ailleurs rivalisé avec nous sur cette portion du parcours puisque constamment, nous avons été les plus rapides. Vraiment c’était génial et ça m’a fait du bien. En termes d’émotions, je suis vraiment passé pas toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ces deux dernières semaines. J’ai même encore pleuré encore tout seul sur mon bateau hier soir… J’ai vraiment repoussé mes limites. Je suis complètement sorti de ma zone de confort et je suis même allé très très loin au-delà. Ca fait du bien de se dire qu’on est capable de supporter ça, surtout quand on a d’autres projets derrière qui demandent, eux aussi, une grosse dose d’engagement, mais dans l’immédiat, je ne pense qu’à une chose : me reposer ».

Heure d’arrivée : 10 heures, 09 minutes et 12 secondes (heure de Guadeloupe)
Temps de parcours : 12 jours, 1 heure, 9 minutes et 12 secondes

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Eliès revenu à moins de 5 milles de Paul Meilhat

Paul Meilhat n’est plus qu’à 30 milles de l’arrivée et en approche de la marque de Basse Terre située à 7 milles devant lui. Le 60 pieds SMA est passé plus tôt à la Tête à l’Anglais avec 12,4 milles d’avance sur Yann Eliès. Plus que jamais en course pour la victoire après la pénalisation de 24h infligée à Alex Thomson, le skipper de SMA est à 21h30 heure française empêtré dans les calmes alors que Yann Eliès revient derrière lui et n’est plus qu’à 4,5 miles. Va-t-on revivre la même arrivée entre François Gabart et Francis Joyon quasiment à la même heure lundi dernier ? Le final est déjà assez incroyable avec ce qu’il s’est passé ce matin avec Alex Thomson mais les prochaines heures s’annoncent encore plus haletantes.

???? Premières images du 60 pieds SMA au large de la Guadeloupe !#GoPaulo #RDR2018 pic.twitter.com/3jfDR3hr2L

— SMAVoile – Paul Meilhat (@SMAVoile) 16 novembre 2018

[ 36 milles de l’arrivée #RDR2018 ]
????????????Un arc en ciel, alors qu’#UCARStMichel n’est plus qu’à 3 milles de @SMAVoile, est-ce un signe 8265;#GoYannou 9994;pic.twitter.com/pgKkp9O1L3

— Yann Eliès (@YannElies) 16 novembre 2018

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