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Entraînements Minis et IRC au Pôle Compétition de la Trinité-sur-Mer

Entraînements Minis et IRC au Pôle Compétition de la Trinité-sur-Mer

Bon à savoir. La Société Nautique de la Trinité-sur-Mer, en partenariat avec la mairie de la Trinité-sur-Mer et la Compagnie des Ports du Morbihan, mutualisent depuis plusieurs années leurs moyens pour mettre en place le Pôle Compétition afin de faciliter l’entraînement des marins et des équipages trinitains et d’encourager leur participation aux compétitions.

Le concept est simple : proposer des packages de formation pour les Minis et les IRC tout en répondant de façon personnalisée aux demandes de chacun. « Nous souhaitons nous focaliser plus sur chaque personne que sur la performance à tout prix. Tout le monde n’a pas forcément le temps, les moyens ou l’envie d’avoir un gros projet de course, mais nombreux sont les marins qui souhaitent approfondir leurs connaissances« , explique Vincent Kéruzoré, coach et organisateur des entraînements.

Vincent Keruzoré et Aymeric Belloir, vainqueur de la Mini Transat 2013, entraîneront le groupe en alternance. Ils seront accompagnés ponctuellement d’Erwan le Mené, Ministe trinitain au remarquable palmarès. Ils feront également intervenir des professionnels spécialisés: « Grâce à différents intervenants extérieurs, une préparation et un suivi de course seront proposés mais aussi des formations en communication, en routage et des ateliers gestion du sommeil, météo, électronique… » explique Vincent.

Huit Minis étaient présents fin mai pour le premier entraînement 2020 du Pôle Compétition de la Trinité-sur-Mer. Ce retour en mer après de nombreux mois sans naviguer s’est déroulé dans d’excellentes conditions avec pour coachs Vincent et Erwan. Une belle dynamique s’est d’ores et déjà instaurée : des profils variés, des Minis de toutes générations, le groupe est composé de projets multiples qui vont des amateurs éclairés, qui souhaitent participer à quelques courses pendant la saison, aux marins qui ont pour objectif la Mini Transat 2021. Les marins ont profité de trois jours d’entraînement soutenu dans des conditions idéales suivis d’un dimanche dédié au travail sur le matériel. « Nous tenons à remercier Fred Duthil et la voilerie Technique Voile qui nous ont mis à disposition des moyens logistiques. Nous nous déplacerons sur les différentes voileries du secteur au gré des entraînements à venir. Les deux prochains sont prévus avant la fin juillet et nous attendons au moins trois bateaux de plus« , précise Vincent.

Concernant les IRC, la mise en place d’entraînements est à l’étude pendant la période estivale. L’annonce du maintien de la Drheam Cup sonne la reprise des compétitions pour ce public de régatiers amateurs. En fonction des autres régates « en stand-by », des week-ends d’entraînement pourront être proposés durant le mois d’août.
Les entraînements d’Automne se tiendront pendant le Challenge d’Automne (10-11 octobre, 24-25 octobre, 7-8 novembre et 21-22 novembre).
Pour plus d’informations : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Class40. Aurélien Ducroz vise le Rhum avec un nouveau Class40 Crosscall

Class40. Aurélien Ducroz vise le Rhum avec un nouveau Class40 Crosscall

Le skieur-skipper Aurélien Ducroz se lance avec son partenaire Crosscall sur un projet ambitieux. Une collaboration d’une durée de 3 ans qui impliquera la construction du Class40 Crosscall avec en ligne de mire la Transat Jacques Vabre 2021 et la Route du Rhum 2022.

Après une première expérience réussie lors de la Transat Jacques Vabre 2019, c’est naturellement que Cyril Vidal, Président et Fondateur de CROSSCALL, a répondu présent lorsque le double-champion du monde du ski freeride lui a présenté son nouveau projet : être au départ de la prochaine Route du Rhum à bord d’un bateau performant.

« Il y a une vraie relation de confiance qui s’est créée au fil des années avec Aurélien et il était évident pour nous d’inscrire cette collaboration dans la durée. J’admire le parcours d’Aurélien et son envie constante de se dépasser en passant d’une discipline à l’autre, et ce toujours au plus haut niveau. Cela me rappelle mon propre parcours atypique quand il y a 10 ans, j’ai décidé de me lancer dans la téléphonie en créant CROSSCALL après une carrière dans l’industrie. Il aime relever les défis et c’est une valeur que je partage au quotidien. » explique Cyril Vidal.

Pour la construction du Class40 CROSSCALL, Aurélien Ducroz veut allier innovation et performance en privilégiant des matériaux et équipements durables. Des valeurs partagées par Crosscall qui, depuis sa création il y a 10 ans, a fait de la durée de vie de ses produits une priorité.

L’entreprise basée à Aix-en-Provence conçoit des smartphones et tablettes dont l’ADN outdoor repose sur trois promesses : étanchéité, résistance et autonomie. En février dernier, la marque décide d’aller plus loin en proposant une garantie de 3 ans sur sa nouvelle gamme CORE et l’ensemble de ses futurs produits. Avec ce partenariat plein de sens, CROSSCALL cherche à s’inscrire de façon durable dans l’univers de la voile et promouvoir ses produits auprès des amateurs et professionnels de la discipline ainsi que tous les passionnés d’aventure, mais entend également démontrer aux entreprises de tous horizons les performances et la abilité de ses produits ultra-résistants et étanches, dans les environnements les plus hostiles.

Ce projet se concrétise donc aujourd’hui de la plus belle des manières avec le rêve ultime de chaque marin, « construire son propre bateau ». Galvanisés par une 5ème place lors de la dernière Transat Jacques Vabre, Crosscall et Aurélien Ducroz veulent aujourd’hui aller plus loin et performer ensemble. Un projet qui témoigne des relations tissées ces dernières années entre la marque et son ambassadeur et l’envie commune d’écrire une histoire unique entre Mer et Montagne.

Après une carrière au plus haut niveau dans le ski-freeride (double-champion du monde / 4 fois vainqueur de l’Xtreme de Verbier), Aurélien Ducroz s’est lancé un challenge peu commun il y a 10 ans : partir cette fois à l’assaut des océans, avec toujours la même recherche de la performance et du dépassement de soi. Un parcours atypique totalement en phase avec l’ADN de Crosscall et qui donne tout son sens à ce projet commun. Très vite accepté par ses pairs, le haut-savoyard s’entoure des meilleurs pour progresser et parfaire ses compétences.

En mer comme en montagne, ce qui l’anime c’est se dépasser et braver les éléments qui l’entourent. Aurélien se lance aujourd’hui un défi à la hauteur de ses ambitions : rallier Pointe-à-Pitre en solitaire lors de la Route du Rhum 2022. Une première pour le skipper qui visera les meilleures places du classement.
« Je suis tellement heureux que Crosscall m’accompagne dans ce projet. Plus qu’un sponsor financier, c’est une équipe qui place l’innovation et la technicité au centre sa politique d’entreprise qui va m’accompagner tout au long de cette aventure. C’est une vraie chance pour moi et pour la réussite de ce projet. Durant la Transat Jacques Vabre, c’est toute une entreprise que j’ai senti derrière moi et qui m’a accompagné tout au long de la course. Pour un sportif comme moi, c’est génial de ressentir autant d’énergie derrière soi, ça me pousse à me dépasser encore plus ! Je connais quasiment tous les salariés, je fais vraiment partie de la famille Crosscall maintenant ! » s’enthousiasme Aurélien Ducroz.

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Foil nouvelle version installé, l'IMOCA Arkea Paprec repart en navigation- Images

"Charles Caudrelier : du bleu dans les yeux", de la Solitaire du Figaro à la VOR, le skipper de Gitana 17 raconte

De la Solitaire du Figaro à la Volvo Ocean Race, retrouvez Charles Caudrelier dans ce documentaire de 52 minutes.  Le skipper de l'Ultim...

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Charal tout schuss, Jérémie Beyou répète ses gammes avant la Vendée Arctique Les Sables - Vidéo

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Nouveau roof APICIL, l'IMOCA de Damien Seguin a retrouvé son élément mercredi dernier à Port-La-Forêt

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Britannia, l'AC75 britannique mené par Ben Ainslie de retour aux entrainements - Images

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Vincent Lauriot-Prévost : « La course au large permet de concevoir des innovations utiles »

Avec la pandémie de Covid-19 qui touche la planète s’ouvre une grande période d’incertitude pour le sport, à laquelle la voile de compétition n’échappe pas. Quels seront les impacts sur la discipline à court et à moyen terme ? Quels changements de modèles économiques s’annoncent ? Comment les courses doivent-elles se transformer ?  Quels vont être les comportements des sponsors ?

Pour essayer de mieux comprendre ces nouveaux enjeux, Tip & Shaft a lancé une série de grands entretiens autour du futur des courses à la voile. La parole est à l’architecte Vincent Lauriot-Prévost, co-fondateur avec Marc Van Peteghem du cabinet VPLP, qui a dessiné trois des huit nouveaux bateaux construits pour le Vendée Globe 2020 (Charal, Hugo Boss et DMG Mori), ainsi que les deux futurs trimarans Ultim, actuellement en cours de construction pour Macif et le team Banque Populaire.

Que t’inspire l’arrêt du partenariat entre Macif et le programme Ultim de François Gabart ?
Je suis forcément assez déçu parce que ça met un peu de difficultés dans son projet d’exploitation du nouveau bateau, mais j’ai bon espoir qu’une personne comme François et un nouveau projet comme celui-là intéressent d’autres partenaires. Je me souviens que lorsque Groupama a décidé d’arrêter après quinze ans de partenariat avec Franck, c’était un peu la même chose, mais je crois que ces marins rebondissent après des affaires comme celle-là.

Es-tu inquiet pour le devenir du circuit des Ultimes ?
Cette classe est jeune, montée par quatre partenaires qui essaient d’en attirer de nouveaux, elle n’a pas encore vraiment eu l’occasion de s’exprimer, à part sur Brest Atlantiques qui a été un galop d’essai, tout le reste a quand même été assez lent au démarrage. Le retrait de Macif va forcément l’affaiblir, même chose pour le départ de Gitana, mais les bateaux existent et sont suffisamment exceptionnels pour attirer l’attention. Il n’existe pas beaucoup de machines dans le monde qui peuvent offrir une telle plateforme de 32 mètres sur 23 qui vole, bientôt asservie, ce sont quand même des bateaux d’avenir et des vitrines incroyables. Après, je pense que leur fragilité provient du fait que cette classe manque de diversité dans les partenaires et de nouveaux entrants, notamment étrangers.

« LA CLASSE ULTIM EST
ENCORE EN STAGE D’OBSERVATION »
Comment les attirer ?
C’est toujours difficile de faire prendre une mayonnaise quand on n’a pas tous les ingrédients au départ ; en l’occurrence, il manque des courses et des expériences avec ces bateaux qui puissent vraiment sécuriser de nouveaux entrants. On a pourtant eu plusieurs contacts avec des étrangers qui se sont intéressés à de tels projets et avaient des partenaires, des propriétaires qui font la Caribbean 600 sont venus naviguer sur le bateau [Macif] et se sont intéressés à l’achat, mais je pense que cette classe est encore un peu en stage d’observation, les gens regardent avant de se lancer. Le démarrage de la  dernière Route du Rhum a quand même été assez violent, le report du programme qui en a découlé a été déstabilisant, Brest Atlantiques a montré qu’on pouvait faire le tour de l’Atlantique en y laissant quelques plumes, et la période que l’on vit aujourd’hui n’est forcément pas propice avec l’annulation d’une partie du programme.Quel est l’impact de cette période sur le cabinet VPLP ?
Il est réel, parce que plusieurs projets ajournés pourraient être annulés : un projet de Multi50, un appel à projet pour un gros monocoque de course, un catamaran de croisière de 45 mètres dont le client a ajourné les études et le lancement, mais j’ai bon espoir que ce ne soient pas des annulations. C’est une baisse d’activité, nous avons donc des gens en chômage partiel. Après, une année de Vendée Globe n’est jamais très prolifique, ça revient plutôt dans les six mois qui suivent l’arrivée du Vendée Globe et j’espère que l’exemple de Jérémie Beyou et de Charal va montrer qu’il ne faut pas attendre le dernier moment pour lancer la construction d’un bateau. A côté de ça, on a finalement la chance d’avoir une activité assez diversifiée : on fait des bateaux de croisière, de série aussi, des bateaux qui étaient pré-vendus et livrables d’ici 6-18 mois. Nous avons notre activité dans le transport maritime, et dans ce domaine, les directives pour décarboner n’ont pas changé, au contraire, donc l’intérêt des armateurs pour ce qu’on fait est encore réel.

Cherchez-vous également à vous diversifier en tenant de pénétrer le marché très anglo-saxon, de la voile de propriétaires, type J Class, 52 Super Series, Maxi, comme vous l’aviez fait avec Comanche ?
C’est un marché qui n’est pas facile à pénétrer. C’est vrai qu’on aurait pu s’attendre à ce que Comanche soit une carte de visite plus percutante, même si, quand on regarde de près, il n’y a pas eu de nouveaux 100 pieds sortis depuis. Dans les autres séries où il y a des architectes en place, c’est un peu comme nous, quand on est en place, on ne laisse pas beaucoup d’air à ceux qui veulent rentrer (sourire). Les 52 Super Series par exemple, il y a une vraie chasse gardée avec deux architectes (Botin Parteners et Judel/Vrolijk) qui ne sont pas prêts à laisser une porte entrouverte. Mais on commence quand même à se positionner sur des projets de bateaux de propriétaires qui ont des programmes genre Giraglia, Middle Sea Race, Fastnet, semaine de Palma, mais il faut trouver la porte d’entrée. On a récemment fait un projet pour un monocoque de 80 pieds pour un propriétaire italien : nous n’avons a priori pas été retenus, mais ce type de projet nous convient bien, parce que ce sont des propriétaires qui s’intéressent aux « line honours » – le classement en temps réel – et notre image, qui est de faire des bateaux qui vont vite au détriment de coefficients IRC favorables, peut être un atout pour nous.

« LES BATEAUX NEUFS SONT TOUS SPONSORISÉS
PAR DE NOUVEAUX ENTRANTS, SAUF HUGO BOSS »

Avec la crise économique qui s’annonce, es-tu inquiet pour la course au large « à la française », c’est-à-dire soutenue par des partenaires commerciaux ?
J’essaie d’être pragmatique et de ne pas aller dans le sens de la dramatisation de la situation. Et je me souviens de ce qui s’est passé avant : il y a huit ans à l’arrivée du Vendée Globe, nous étions incapables de savoir si on allait faire un bateau neuf, parce qu’il devait y avoir une nouvelle jauge qui faisait qu’on ne savait pas si les nouveaux Imoca allaient être plus performants que les anciens. C’était un peu la panique et, finalement, on a fait six bateaux. Quand on dit aujourd’hui qu’il n’y aura pas de bateaux à venir pour le prochain Vendée Globe, je me souviens qu’il y a quatre ans, on pouvait se dire que la classe Imoca était désertée par ses gros sponsors comme Gitana, Safran, Saint-Michel… Ils se sont certes arrêtés, mais sont arrivés Charal, Corum, L’Occitane, etc. Si bien que les bateaux neufs sont tous, à l’exception de Hugo Boss, de nouveaux entrants. Aujourd’hui, j’ai plus que bon espoir que le prochain Vendée Globe parte, ce sera l’un des seuls événements sportifs majeurs de l’année 2020 qui aura lieu, c’est l’occasion de montrer que la voile porte des valeurs qui résistent. On va avoir plus de 70 jours de course à exploiter, il y a une belle carte à jouer. Si on ne montre pas à cette occasion que la voile est un super support, fiable, et qui passe les orages, on passera à côté de quelque chose. La situation a été dure pour les marins parce qu’ils n’ont pas navigué, mais je trouve que leur horizon s’éclaircit beaucoup plus vite que dans d’autres disciplines sportives.

La période est propice aux réflexions sur le rôle environnemental de la course au large, ces thématiques vous concernent-elles chez VPLP ?
Oui, ça ne date pas d’aujourd’hui, cela fait des années qu’on est sur ces sujets, notamment dans tout ce qu’on fait pour le transport maritime. Nous avons aussi une personne chez nous qui suit les mouvements comme La Vague ou les discussions au sein de la classe Imoca. Mais ce que je pense, c’est qu’il faut aborder ça de manière pragmatique, c’est-à-dire mettre nos capacités de réflexion sur des projets qui existent et pas forcément dans de l’abstrait et les intentions, je pense que c’est en faisant qu’on va avancer.

Justement, comment avancer et faire en sorte que les bateaux de course au large soient moins impactants d’un point de vue écologique ?
Je pense qu’il faut d’abord savoir de quoi on parle et donc faire cette fameuse analyse du cycle de vie pour tel type de bateau et tel type de programme. Une fois qu’on aura fait ça, on pourra se focaliser sur les éléments importants. Aujourd’hui, on peut bien sûr faire une table à cartes en lin ou une barre franche en fibres de jute, mais, c’est un peu de l’image. Si on veut aller plus loin, il faut parfaire nos connaissances, donc apprendre avant d’exploiter. On parle quand même de course, et quand on veut faire une course, on veut la gagner ; je ne suis pas sûr qu’on trouvera aujourd’hui quelqu’un qui, avec un objectif de victoire, acceptera de faire seul des concessions pour une question d’image. Quand je vois que des gens disent qu’il faut tout changer et que ça ne peut pas aller comme avant, je veux bien, mais si on prend le problème de manière globale, il faut dans ce cas accepter de ne plus voir 200 semi-rigides de 400 chevaux sur l’eau qui filent à 25 nœuds au départ d’une course, limiter les déplacements en avion, les transports de containers, l’énergie que l’on dépense à envoyer des images et à faire des heures et des heures de communications… Et qu’est-ce qu’on voit dans les villages le lendemain matin du départ d’une course ? Des tonnes de goodies dans les caniveaux et dans les bassins, à quoi ça rime ? Un mec comme Francis Joyon est clair dans sa tête par rapport à ça, il commence par dire « je vais consommer moins », il ne se dit pas comment consommer autant avec des trucs plus propres.

« SI LES INNOVATIONS DÉBOUCHENT SUR UNE UTILISATION VERTUEUSE,
TOUT LE MONDE EST GAGNANT »

La course au large est-elle selon toi utile à la société ?
Oui, c’est grâce aux bateaux de course et particulièrement aux bateaux Open qu’on progresse. Si on fait du « one design » peut-être que c’est plus économique dans un premier temps, mais quand, dans un second temps, on va vouloir transposer sur de l’utilisation de masse, on sera complètement bloqués. Le laboratoire de la course au large n’est peut-être pas exemplaire mais, elle permet de concevoir des innovations utiles. Aujourd’hui, quand on fait des foils, c’est pour aller le plus vite possible ; quand on les transfère sur le projet de bateaux à passagers sur lequel nous travaillons, c’est pour concurrencer l’avion ou l’hélicoptère, donner du confort au passager et chercher la consommation minimum. C’est une transposition d’un concept dédié à 100% à la performance vers d’autres usages. Les ailes sur le transport maritime, c’est exactement pareil : elles ont été conçues au début pour la Coupe de l’America, elles sont transposées dans le transport maritime pour faire des économies d’énergie. Et ça va continuer avec d’autres innovations, comme les systèmes d’asservissement et de réglages automatiques, les sonars horizontaux légers et de faible consommation pour détecter les obstacles, actuellement testés sur les Imoca et les Ultims… Si elles débouchent sur une utilisation vertueuse, tout le monde est gagnant.

A propos de Coupe de l’America, penses-tu que l’on verra plus tard des bateaux de ce type naviguer sur d’autres compétitions ?
J’attends de voir, mais je pense qu’à un moment, un bateau, ça se doit d’être fiable dans son alignement. Là, ce qui me fait un peu peur, c’est que la stabilité des AC75 provient de la vitesse et que sans vitesse, ils ne sont pas stables. Peut-être que demain, on aura trouvé des systèmes qui font que ce risque de tomber sur le flanc est moins envisageable, mais je ne pense pas qu’on fera des bateaux de propriétaires comme ça, ce n’est pas non plus très raisonnable pour de la course au large.

Quelle est du coup leur utilité, si ce n’est de satisfaire les envies de quelques milliardaires ?
On ne va sans doute pas beaucoup décliner le concept, mais s’il ne sert pas, il y aura sûrement beaucoup d’enseignements à tirer de tous les travaux qui auront été faits autour de son utilisation. Et au niveau du gréement et des plans de voilures par exemple, ça peut donner des voies de développement.

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Entraînements au Pôle Compétition de la Trinité-sur-Mer

La Société Nautique de la Trinité-sur-Mer, en partenariat avec la mairie de la Trinité-sur-Mer et la Compagnie des Ports du Morbihan, mutualisent depuis plusieurs années leurs moyens pour mettre en place le Pôle Compétition afin de faciliter l’entraînement des marins et des équipages trinitains et d’encourager leur participation aux compétitions.

Le concept est simple : proposer des packages de formation pour les Minis et les IRC tout en répondant de façon personnalisée aux demandes de chacun. “Nous souhaitons nous focaliser plus sur chaque personne que sur la performance à tout prix. Tout le monde n’a pas forcément le temps, les moyens ou l’envie d’avoir un gros projet de course, mais nombreux sont les marins qui souhaitent approfondir leurs connaissances”, explique Vincent Kéruzoré, coach et organisateur des entraînements.

Vincent Keruzoré et Aymeric Belloir, vainqueur de la Mini Transat 2013, entraîneront le groupe en alternance. Ils seront accompagnés ponctuellement d’Erwan le Mené, Ministe trinitain au remarquable palmarès. Ils feront également intervenir des professionnels spécialisés: “Grâce à différents intervenants extérieurs, une préparation et un suivi de course seront proposés mais aussi des formations en communication, en routage et des ateliers gestion du sommeil, météo, électronique…” explique Vincent.

Huit Minis étaient présents fin mai pour le premier entraînement 2020 du Pôle Compétition de la Trinité-sur-Mer. Ce retour en mer après de nombreux mois sans naviguer s’est déroulé dans d’excellentes conditions avec pour coachs Vincent et Erwan. Une belle dynamique s’est d’ores et déjà instaurée : des profils variés, des Minis de toutes générations, le groupe est composé de projets multiples qui vont des amateurs éclairés, qui souhaitent participer à quelques courses pendant la saison, aux marins qui ont pour objectif la Mini Transat 2021. Les marins ont profité de trois jours d’entraînement soutenu dans des conditions idéales suivis d’un dimanche dédié au travail sur le matériel. “Nous tenons à remercier Fred Duthil et la voilerie Technique Voile qui nous ont mis à disposition des moyens logistiques. Nous nous déplacerons sur les différentes voileries du secteur au gré des entraînements à venir. Les deux prochains sont prévus avant la fin juillet et nous attendons au moins trois bateaux de plus”, précise Vincent.

Concernant les IRC, la mise en place d’entraînements est à l’étude pendant la période estivale. En fonction des régates “en stand-by”, des week-ends d’entraînement pourront être proposés durant le mois d’août.
Les entraînements d’Automne se tiendront pendant le Challenge d’Automne (10-11 octobre, 24-25 octobre, 7-8 novembre et 21-22 novembre).

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Pas de Solo Maître CoQ pour Alexis Loison

A la suite d’une blessure survenue lors d’un entraînement de 24 heures au large de la pointe Bretagne, Alexis Loison a subi une intervention chirurgicale au genou il y a quelques jours. Le skipper du Figaro Bénéteau 3 aux couleurs de la Région Normandie donc entame désormais une période de convalescence et ne pourra, par conséquent, pas s’aligner au départ de la Solo Maître CoQ, le 25 juin prochain.

Le Normand, fort du soutien indéfectible de ses partenaires que sont la Région Normandie, Custo Pol et le Groupe FIVA dans cette phase délicate, a toutefois d’ores et déjà le regard tourné vers la suite, ses participations à la Drheam Cup (actuellement en attente des autorisations dérogatoires nécessaires à son déroulement) puis la Solitaire du Figaro n’étant pas remises en cause.

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Pas de Solo Maître CoQ pour Alexis Loison, mais la Solitaire du Figaro en ligne de mire

A la suite d’une blessure survenue lors d’un entraînement de 24 heures au large de la pointe Bretagne, Alexis Loison a subi une intervention chirurgicale au genou il y a quelques jours. Le skipper du Figaro Bénéteau 3 aux couleurs de la Région Normandie entame désormais une période de convalescence et ne pourra pas s’aligner au départ de la Solo Maître CoQ, le 25 juin prochain.

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Crédit : JM Liot

Le Normand, fort du soutien de ses partenaires que sont la Région Normandie, Custo Pol et le Groupe FIVA dans cette phase délicate, a toutefois d’ores et déjà le regard tourné vers la suite, ses participations à la Drheam Cup puis la Solitaire du Figaro n’étant pas remises en cause.

Source : TB Press

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L'AC9F, le monocoque de la Youth America's Cup prend son envol - Images

Les premières images du tout nouveau AC9F, Kōtare, lors de son premier vol d'essai à Auckland la semaine dernière. Place à la Youth America's Cup en 2021 !

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Crédit : Yachting Developments / Georgia Schofield

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Kevin Escoffier à 100% dans sa préparation au Vendée Globe, "Ce n’est jamais fini ! "

"Charles Caudrelier : du bleu dans les yeux", de la Solitaire du Figaro à la VOR, le skipper de Gitana 17 raconte

De la Solitaire du Figaro à la Volvo Ocean Race, retrouvez Charles Caudrelier dans ce documentaire de 52 minutes.  Le skipper de l'Ultim...

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Vendée Globe. Louis Burton  » Valider ma dernière qualification pour le Vendée »

Vendée Globe. Louis Burton  » Valider ma dernière qualification pour le Vendée »

A 35 ans, cet ancien benjamin du Vendée Globe 2012 a bien grandi et c’est fort de son expérience et de ses connaissances qu’il quittera le port des Sables d’Olonne le 8 novembre prochain pour réaliser son 3ème Tour du Monde sans escale et sans assistance sous les couleurs de son fidèle partenaire Bureau Vallée, avec qui il célèbrera ses 10 ans de collaboration.
Mais avant de mettre le cap sur le Vendée Globe, Louis prend soin de son Imoca et poursuit sa préparation physique et mentale.

L’imoca Bureau Vallée II de retour dans le grand bain
Après 6 mois de chantier (dont deux mois et demi de confinement) à Saint-Malo pour préparer et optimiser au mieux sa configuration Vendée Globe, Bureau Vallée II a retrouvé aujourd’hui son élément naturel. Cette mise à l’eau ouvre une nouvelle phase de préparation et de fiabilisation en vue du Vendée Globe pour Louis Burton et l’ensemble de l’équipe. En sortant de son hangar, Bureau Vallée II a d’abord retrouvé sa quille, puis aujourd’hui son mât, après avoir été mis à l’eau. Un moment que Louis Burton attendait avec impatience depuis des semaines :
« Le bateau est en pleine forme grâce aux efforts de l’équipe technique. La dernière Transat Jacques Vabre m’a permis de constater que mon bateau était fiable et qu’il allait vite. J’ai hâte de prendre le large et de valider ma dernière qualification pour le Vendée. Je dois faire 2 000 miles en solitaire. Après, avec Arthur Hubert et toute l’équipe, nous allons encore affiner la performance du bateau pendant les entraînements ».

Se préparer à l’Everest des mers

Malgré le retard dans le planning engendré par la crise sanitaire, Louis Burton et son équipe abordent avec confiance les mois à venir.
En parallèle de tout le travail effectué sur le bateau, Louis est entouré pour optimiser sa préparation personnelle d’une équipe de préparateurs physiques et sportifs, avec une nouveauté pour lui : la préparation mentale. Sur un IMOCA, chaque manœuvre en solitaire est une grande dépense d’énergie. En fonction des conditions météo, l’anticipation de chaque étape est essentielle.
« Je n’ai pas fait de réelle pause après la Transat Jacques Vabre. Je continue une préparation physique et sportive complète avec ma coach Solène Chauvet. Quelque chose de fiable et dans la durée. Je travaille notamment sur le renforcement musculaire et la récupération pour être moins fatigué que sur mon dernier Vendée Globe. L’idée c’est de mieux résister à l’effort physique continu qui m’attend sur le prochain Vendée » explique Louis Burton, avant de parler de sa préparation mentale : « C’est la première fois que je fais une préparation de ce type. C’est un travail très important, qui va me permettre d’optimiser mes efforts et ma motivation pendant la course. Avec ma coach Claire Desmars, l’objectif est de notamment mieux gérer la pression ou pouvoir m’endormir plus facilement».

Pour ce départ du Vendée Globe, Bureau Vallée II fera partie des bateaux les plus légers de la flotte.

« Afin d’être prêt pour le départ, toute l’équipe autour du projet a travaillé main dans la main pour préparer au mieux le bateau. Nous avons la chance d’avoir eu le temps d’opérer plusieurs changements et de réfléchir aux améliorations que nous pouvions apporter à Bureau Vallée II. La première étape était de venir greffer des vérins de réglage d’incidence sur les foils, désormais autorisés depuis la dernière édition du Vendée Globe. Une évolution considérable testée lors de la Transat Jacques Vabre 2019. Dans un second temps, nous avons travaillé sur l’ergonomie du cockpit, afin de le protéger davantage et d’avoir la possibilité de le fermer intégralement, à l’image des bateaux de dernière génération. Ce chantier est un peu particulier contrairement aux autres courses. Nous repartons intégralement sur des matériaux neufs afin d’être dans les meilleures conditions possibles sachant que ces pièces ont une durée de vie qui correspond à peu près à un Tour du Monde » confesse Louis Burton.

 

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Figaro. Alexis Loison, blessé ne participera pas à la Solo Maître CoQ

Figaro. Alexis Loison, blessé ne participera pas à la Solo Maître CoQ

Le skipper de Région Normandie s’est blessé lors d’un entraînement de 24 heures au large de la pointe Bretagne. Alexis Loison a subi une intervention chirurgicale au genou il y a quelques jours. Le skipper du Figaro Bénéteau 3 aux couleurs de la Région Normandie entame désormais une période de convalescence et ne pourra, par conséquent, pas s’aligner au départ de la Solo Maître CoQ, le 25 juin prochain. Le Normand, fort du soutien de ses partenaires que sont la Région Normandie, Custo Pol et le Groupe FIVA dans cette phase délicate, a toutefois d’ores et déjà le regard tourné vers la suite, ses participations à la Drheam Cup (actuellement en attente des autorisations dérogatoires nécessaires à son déroulement) puis la Solitaire du Figaro n’étant pas remises en cause.

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Un plateau impressionnant pour les 5 Jours du Léman

La 28ème édition des 5 Jours du Léman 2020 est confirmée. L’évolution de la pandémie rend le Comité d’organisation optimiste quant à la bonne tenue de la régate, du 25 juillet au 1er août prochain au départ du Cercle de la Voile de Vidy. Une édition qui s’annonce inoubliable ! Les longues semaines à terre ont donné envie aux navigatrices et navigateurs de préparer les 5 Jours : ils sont déjà 37 duos confirmés ! Un maximum de 40 bateaux est autorisé par édition, les derniers indécis ne devront pas tarder avant de s’inscrire (inscriptions ouvertes jusqu’au 21 juin)

Le plateau des 5 Jours du Léman n’a jamais été aussi riche. Anciens vainqueurs, podiums, l’élite nationale (et même internationale!) a confirmé sa présence. Nous comptons à ce jour douze marins qui ont remporté une fois les 5 Jours du Léman, et six qui l’ont remporté plusieurs fois. Soulignons la présence de trois des quatre plus titrés de l’histoire de la régate : Denis Girardet (quatre victoires), qui fait équipe avec Olivier Légeret (trois victoires), ainsi qu’Eric Monnin (trois victoires).

Le Comité d’organisation est ravi d’accueillir également 26 bizuths. Ces néophytes des 5 Jours découvriront la course cet été, pour 120 heures de navigation en double, sans escale et sans assistance ! Ils sont pour la plupart jeunes et talentueux; nombre d’entre-eux sont issus du Centre d’Entraînement à la Régate de Genève.

« Cela se présente vraiment bien », se réjouit Pierre Fayet, président du Comité d’organisation. « La situation s’est bien décantée, j’ai beaucoup d’espoir que cela se passe comme d’habitude, en tous cas sur l’eau. A terre, il faudra respecter les mesures en vigueur à ce moment-là. C’est un détail organisationnel qui sera réglé d’ici là ! Avec une liste d’inscrits comme celle-ci, on est au taquet. Autant des gens connus sur la voile lémanique, voire mondiale, c’est du jamais vu. Cela va batailler dur sur l’eau ! Je suis ravi de voir autant de bizuths également, et des jeunes. Ainsi que des suisse-allemands ! Nous accueillons 40 équipages au maximum ; si cela continue comme ça, nous pourrions bien les atteindre. A priori, tout est réuni pour une édition extraordinaire ! »

Qui sera le grand vainqueur des 5 Jours du Léman 2020? Verdict le 31 juillet !

Les 5 Jours du Léman 2020 en bref

37 équipages en double inscrits à ce jour (inscriptions ouvertes jusqu’au 21 juin) Départ dimanche 26 juillet 120 heures de navigation en double en Surprise 12 vainqueurs qui ont déjà gagné une fois 6 vainqueurs qui ont gagné plus d’une fois 3 des 4 marins les plus titrés des 5 Jours du Léman (Girardet (4), Légeret (3), Monnin (3))
26 bizuths

Programme :

Dimanche 26 juillet
14h00 Départ au large du Cercle de la Voile de Vidy Vendredi 31 juillet
14h00 Ouverture de la ligne d’arrivée Samedi 1er août
11h00 Clôture de la ligne d’arrivée
18h00 Remise des prix et soirée au CVV

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Kito de Pavant et les Bourgnon réalisent deux temps de référence sur le Run du Lion en Méditerranée

Kito de Pavant a ouvert la voie du Run du Lion ce mardi 9 juin. Un parcours difficile de 87 milles au départ de Port Camargue, direction le cap Béar en longeant la côte d’Occitanie, avalés en 7h 59min 20s à la vitesse moyenne de 10,89 nœuds à bord de son Class40 Made in Midi. Record battu dès le lendemain par le duo Yvan et Mathis Bourgnon en Nacra F20 avec un nouveau temps de référence de 7h 23min 03s à la vitesse moyenne de 11,78 nœuds.

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Crédit : R Christol


Premier temps de référence pour Kito de Pavant

Kito de Pavant a établi le premier temps de référence sur le Run du Lion, un des quatre records méditerranéens des Griffes du Lion. Imaginés par le skipper occitan, ces parcours perpétuels sont au départ de Port Camargue, dans le golfe du Lion : 22 milles pour la Tartine Cup, 87 milles pour le Run du Lion, 250 milles pour la Dragonera et 1500 milles pour la Route des Pyramides, les deux derniers étant réservés aux catégories offshore. 

Ils permettent à toutes les disciplines de la voile, du kitesurf au maxi-trimaran de s’exprimer sur des parcours techniques, variés et adaptés aux différents supports selon la force et la direction du vent.

Les Bourgnon, père et fils, battent ce chrono

Parti ce mardi 9 juin pour profiter de la Tramontane qui a soufflé à plus 35 nœuds sur le parcours (et jusqu’à 50 nœuds au retour !), Kito de Pavant a relié le cap Béar en 7h 59min 20s, en solo avec son monocoque Class40, en passant par les 4 waypoints obligatoires le long de la côte. 
Yvan Bourgnon et son fils Mathis ont attendu que le vent se calme le lendemain pour se lancer dans des conditions plus favorables à leur catamaran de sport Nacra F20. Malgré la pétole qui les a stoppés avant l’arrivée au cap Béar, la Team Bourgnon a établi, en plus du temps de référence dans la catégorie cata de sport duo, un nouveau record sur le Run du Lion.
« Ce n'était pas facile, on a eu toutes les conditions et envoyé toutes les voiles, explique Mathis Bourgnon. On est parti un peu trop tard... c'est le jeu ! »

Nouvelles tentatives prévues

De nouvelles tentatives sont prévues sur les Griffes du Lion d’ici la fin du mois de juin :

Pierre Mortefon, détenteur du record overall de la Tartine Cup en windsurf va s’attaquer au Run du Lion. 87 milles en planche à voile

Clément Callejon et Jérôme Evesque (catégorie cata de sport duo) sont en stand-by en Nacra F20 à foils pour tenter de faire mieux que les Bourgnon sur la Tartine Cup. 

Et le CEM de la Grande Motte va réunir une équipe composée d’un One Fly, un Nacra 15, un Nacra 17 et un Diam 24 pour tartiner le long de la Camargue.

TEMPS DE REFERENCE DU RUN DU LION


Catégorie Catamaran de sport duo
Yvan et Mathis Bourgnon : 7h 23min 03s à 11,78 nœuds de moyenne
Catégorie Monocoque 40’ solo
Kito de Pavant : 7h 59min 20s à 10,89 nœuds de moyenne

TEMPS DE REFERENCE DE LA TARTINE CUP

Catégorie Windsurf homme
Pierre Mortefon : 51min 34s à 22,74 nœuds de moyenne
Catégorie Catamaran de sport duo
Yvan et Mathis Bourgnon : 1h 02min 10s à 18,86 nœuds de moyenne
Catégorie Monocoque 40’ solo
Kito de Pavant : 1h 20min 47s à 14,51 nœuds de moyenne
Catégorie Kitesurf femme
Doris Wetzel : 1h 25min 54s à 13,65 nœuds de moyenne

Source : C Gutierrez

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Le nouvel IMOCA L'Occitane d'Armel Tripon déploie ses ailes - Images

"Charles Caudrelier : du bleu dans les yeux", de la Solitaire du Figaro à la VOR, le skipper de Gitana 17 raconte

De la Solitaire du Figaro à la Volvo Ocean Race, retrouvez Charles Caudrelier dans ce documentaire de 52 minutes.  Le skipper de l'Ultim...

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Comment Macif a mis fin au programme Ultim de François Gabart

L’annonce a fait l’effet d’une bombe cette semaine parce qu’elle était inattendue : Macif met un terme à son programme Ultim alors qu’un nouveau trimaran, dont le groupe mutualiste est armateur, doit sortir de chantier dans un an. Pourquoi cette décision ? Quel en a été le timing ? Quelles conséquences pour François Gabart et son entreprise MerConcept ? Tip & Shaft a mené l’enquête.

C’est par un communiqué de presse envoyé mercredi à 11h30 que le groupe Macif a annoncé qu’il se retirait du circuit Ultim tout en menant à terme la construction de son nouveau trimaran. Une visioconférence de presse a été organisée dans la foulée, au cours de laquelle Fred Vianas, directeur stratégie et performance de l’entreprise, et Jean-Bernard Le Boucher, directeur de l’activité mer, ont parlé de « réorientation », de « recentrage », et d’un « nouveau plan stratégique à écrire« . Un plan avec lequel le programme Ultim ne serait plus « en congruence« . De son côté, François Gabart a évoqué « un moment terrible, un coup dur sans aucune comparaison possible avec ceux que j’ai vécus en tant que marin. »

Cette décision, personne ne l’avait vue venir, d’autant qu’en février 2018, Macif avait annoncé « poursuivre son engagement dans la course au large sur la période 2020-2024 aux côtés de François Gabart », avec à la clé un nouveau trimaran à construire. Quand a-t-elle été prise ? « Au mois de mai, au moment du déconfinement, j’ai senti qu’il y avait des questions posées qui laissaient présager des questionnements forts sur le projet, explique le skipper à Tip & Shaft. Jusqu’à ce que je reçoive un coup de fil il y a trois semaines du directeur général [Adrien Couret, nommé à ce poste il y a un an, NDLR], qui ne laissait pas d’ambiguïté sur leur décision de ne pas prolonger en Ultim. J’ai ensuite reçu un courrier une semaine après, puis nous nous sommes mis d’accord sur un protocole en début de semaine avant l’annonce mercredi. C’est très brutal, mais je pense que la décision l’est aussi pour eux en interne, parce qu’elle a été très rapide. » Et pour les salariés de MerConcept, la société de François Gabart, prévenus la veille de l’annonce, « c’est un choc« , confirme l’un d’entre eux.

Rien ne laissait effectivement présager une tele décision : le 25 février dernier, au moment où François Gabart faisait part de son besoin de prendre du recul en 2020 et de laisser la barre de l’actuel trimaran à Pascal Bidégorry, le communiqué de la Macif évoquait encore, à propos de « M101 » – nom de code du futur Ultim – « un nouveau projet pour lequel François a pleinement à cœur de s’investir », et une « ambition commune entre 2021 et 2023. »

« MACIF DONNE L’IMPRESSION DE NE JAMAIS VRAIMENT
AVOIR ASSUMÉ CE NOUVEAU TRIMARAN »
Comment dès lors expliquer ce revirement ? Joint jeudi, Jean-Bernard Le Boucher – dont vous pouvez retrouver l’intégralité de l’interview sur notre site – nous a répondu : « Nous réfléchissions au sujet depuis le début de l’année dans le cadre d’une réflexion plus globale sur la réorientation stratégique de l’entreprise. Il y a beaucoup d’évolutions cette année, nous sommes un groupe multi-marques qui va se développer encore, avec un rapprochement en cours avec le groupe Aésio. François le disait mercredi, il faut plus de deux ans pour engager un bateau sur ce circuit et le rythme des entreprises est un peu différent. Ce sujet stratégique est la raison de l’arrêt de l’Ultim. »

En quoi le programme Ultim n’est-il plus cohérent avec cette nouvelle stratégie du groupe ? « La stratégie n’est pas totalement arrêtée, nous sommes en train de la construire, elle sera connue à la fin de l’année et nous ferons des annonces à ce moment-là », poursuit le directeur de l’activité mer de la mutuelle. Interrogé mercredi sur l’éventuel impact de la crise du Covid sur cette décision, Fred Vianas répondait quant à lui : « La raison de cet arrêt n’est pas liée au Covid d’un point de vue économique. Notre sujet n’est pas de faire des économies et nous allons d’ailleurs réinvestir autrement, mais on ne peut pas dire que ça n’a aucun impact. Si on ne prend pas ça en compte, ce n’est pas sérieux, ça voudrait dire qu’on est hors sol.« 

En mettant en vente un trimaran dont elle aura financé entièrement la construction, la mutuelle va d’ailleurs mécaniquement perdre de l’argent – l’actuel Ultim a d’ailleurs déjà vu son prix de vente baisser de 6,7 millions d’euros à 5 millions. Jean-Bernard Le Boucher ajoute : « Le Covid n’est pas la raison profonde de l’arrêt du programme Ultim, mais c’est forcément un accélérateur de prise de décision. Inévitablement, la crise sanitaire que nous traversons et la crise économique qui s’en suivra pour un certain nombre d’entreprises et de Français, nous fait porter un regard différent. » Un acteur proche du dossier résume la situation : « Macif donne l’impression de ne jamais vraiment avoir assumé ce nouveau trimaran, lancé dans l’euphorie de l’arrivée du tour du monde et qui coûte plus de 50% plus cher que le précédent. Ils n’assument pas d’avoir une machine de 15 millions d’euros à leurs couleurs : ce n’est pas l’image d’une mutuelle, surtout par les temps qui courent. »

UNE FENÊTRE DE TIR CONTRACTUELLE
POUR ARRÊTER LE PARTENARIAT
Le programme Ultim était-il encore unanimement partagé en interne, en particulier par la nouvelle direction, mise en place il y a un an ? Interrogé sur le sujet, François Gabart nous répond : « Sur les dix dernières années, j’ai vécu trois changements de président, de directeur général et de direction de la communication. Ce sont toujours des moments charnières pour nous, contrat en cours ou pas. Il y a un an, je me souviens que quand la gouvernance de la Macif a très fortement changé lors de son assemblée générale à Metz, à laquelle j’étais présent, je ne faisais pas le malin, je me suis posé beaucoup de questions, mais j’ai eu la chance d’avoir à ce moment-là des échanges avec la nouvelle équipe dirigeante qui m’ont rassuré. » 

Jean-Bernard Le Boucher complète : « La nouvelle équipe dirigeante était déjà dans l’entreprise avant, puisque le président était membre du conseil d’administration, le directeur général était directeur de la stratégie, et ils avaient un regard positif sur ce qu’on faisait avec François. Par contre, ils sont effectivement aux manettes de la construction de la nouvelle stratégie du groupe, la décision a été prise au plus haut niveau. »

Une décision prise très rapidement parce qu’une fenêtre de tir contractuelle la rendait possible. Macif et MerConcept sont en effet liés sur le programme Ultim par deux contrats : l’un de maîtrise d’ouvrage dans le cadre de la construction de « M101 », qui prendra fin après la mise à l’eau et la première campagne de tests, fin août 2021 ; l’autre d’exploitation des bateaux. Celui de l’actuel trimaran arrive à son terme le 30 juin, celui du futur, portant sur la période 2020-2024, devait démarrer le 1er juillet. « C’était maintenant qu’il fallait prendre la décision », reconnaît Jean-Bernard Le Boucher, tandis que François Gabart précise : « Je pense que cette situation contractuelle a effectivement accéléré les choses. Nous étions en discussion depuis plusieurs mois sur ce nouveau contrat de quatre ans, nous avions des lettres d’engagement, les contrats étaient imbriqués. »

« LA MACIF RESTE SOLIDAIRE DE L’INVESTISSEMENT
DU BÂTIMENT DE MERCONCEPT »
Faut-il en déduire que MerConcept serait fondé à demander à Macif d’honorer ces engagements ? « Je ne suis pas avocat et je ne veux pas aller sur ce terrain, répond le Charentais. Ce qui est certain, c’est que notre volonté à tous est de faire en sorte que ça se passe bien, d’autant plus que nous continuons à travailler avec la Macif sur d’autres projets, le programme Figaro et l’Imoca Apivia. Ça n’empêche que MerConcept se retrouve face à un challenge, parce que la situation n’est pas drôle. »  

Un challenge qui arrive à un moment où l’entreprise vient tout juste d’emménager dans ses nouveaux locaux à Concarneau, qu’elle a construits pour réunir en un même lieu tous ses projets, notamment celui qui aurait dû être le futur Ultim Macif, qui devait y être abrité pendant quatre ans. « Macif n’avait pas souhaité être propriétaire des nouveaux locaux, mais pour lancer le construction rapidement, je leur avais demandé un engagement sur le futur contrat correspondant à la location du bâtiment », explique François Gabart. Interrogé sur le sujet, Jean-Bernard Le Boucher répond : « Nous avions écrit à François qu’on l’aiderait financièrement, de ce point de vue, on ne le lâchera pas, nous restons solidaires de l’investissement à Concarneau« .

Reste que cet arrêt va forcément avoir un impact économique fort sur l’entreprise MerConcept, quand on sait qu’un budget d’exploitation annuel d’un Ultim varie de 2,5 à 5 millions d’euros annuels. Ce que reconnaît son patron : « Il y avait un contrat qui devait démarrer au 1er juillet et qui ne sera pas signé, on doit nécessairement se réorganiser, il va falloir prendre des décisions très rapides pour que les conséquences potentiellement négatives puissent être minorées. » Et l’intéressé de conclure sur une note positive : « La situation est certes compliquée, mais on a la chance d’avoir des atouts formidables. Aujourd’hui, je suis un marin libre, qui a envie de naviguer, de construire des projets, de faire un tour du monde en équipage dans un an et demi, de continuer à être actif dans la course au large. On repart d’une page blanche, à nous d’imaginer une nouvelle façon de voir la course au large. »

La décision de Macif de se retirer du circuit Ultim, alors que le groupe faisait partie des membres fondateurs de la classe Ultim 32/23, est forcément un coup dur pour un collectif déjà quitté en début d’année par le Gitana Team. Ce que ne cache pas son délégué général, Emmanuel Bachellerie, joint par Tip & Shaft : « C’est une décision que je regrette profondément, parce qu’on perd un acteur structurant et qu’on fragilise un marin d’exception. Maintenant, quand une marque s’engage dans le sponsoring, le risque est qu’un jour, elle arrête. C’est la volatilité des entreprises aujourd’hui, il n’y a pas que des plans stratégiques à dix ans, il y en a de plus courts, il y a des changements de gouvernance, c’est une réalité avec laquelle il faut composer. »
Skipper d’Actual Leader, Yves Le Blevec, commente quant à lui : « Dans la classe Ultim, on n’est pas super nombreux, donc quand tu en sors un, ça se voit beaucoup, c’est un nouveau paramètre qui complique énormément une donne qui n’a jamais été très simple. Dans la vie de cette classe, on ne fait que réajuster nos positions en fonction des événements, d’une Route du Rhum calamiteuse au Covid en passant par cette annonce. Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais l’aventure continue, ce n’est pas ça qui va nous mettre à terre. »

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Bernard Rubinstein nous a quittés. Bon vent, Rubi…

Bernard Rubinstein nous a quittés. Bon vent, Rubi…

Triste nouvelle d’apprendre ce samedi le décès de Bernard Rubinstein, notre confrère de Voile Magazine emporté par le cancer à l’âge de 74 ans.
Après deux ans d’enseignement des maths, en 1973, il rejoint Pen Duick VI pour participer à la première Whitbread, la course autour du monde en quatre escales, partageant son quart avec Olivier de Kersauson, qui lui donne son surnom de « Rubi ».
Quarante ans de reportages plus tard, « Rubi » a navigué avec les plus grands marins et à bord de tous les voiliers possibles et imaginables. Il a aussi participé à tous les évènements maritimes incontournables. Il fut surtout l’un des fondateurs de Voile Magazine dont il dirigea même la rédaction.
Son dernier livre paru chez Glénat, 40 ans à la barre raconte ses 40 ans de passion immodérée pour la mer. Une passion qu’il a toujours su transmettre avec une grande générosité partout où il promenait sa légendaire pipe, sur les quais venteux ou dans les allées des salons nautiques, jamais avare d’échanges et de rencontres.Nos pensées vont à sa famille et à ses proches.

Bon vent, Rubi…

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C'est parti pour 48 heures de navigation pour Sébastien Simon sur Arkea Paprec - Embarquement

"Charles Caudrelier : du bleu dans les yeux", de la Solitaire du Figaro à la VOR, le skipper de Gitana 17 raconte

De la Solitaire du Figaro à la Volvo Ocean Race, retrouvez Charles Caudrelier dans ce documentaire de 52 minutes.  Le skipper de l'Ultim...

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