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Benjamin Dutreux, 5e de La Solitaire, a jonglé entre Figaro et Diam24 : "c’était important d’y mettre cette intensité"

Solo Maître Coq, Solo Concarneau - Trophée Guy Cotten, Transat AG2R, Tour Voile, Solitaire URGO Le Figaro : le calendrier sportif 2018 a été riche pour Benjamin Dutreux, qui a mené de front un projet en Figaro avec SATECO – Team Vendée Formation et un autre en Diam 24, sous les couleurs d’Océwood #WaterFamily. Depuis la fin de la saison, le skipper vendéen de 28 ans n’a pas chômé, à la recherche de partenaires pour le Vendée Globe 2020.

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Credit : Th.Deregnieaux

Une saison 2018 ambitieuse

Après une victoire d’étape en début de saison sur la Solo Maître Coq et une participation en duo à la Solo Concarneau, Benjamin Dutreux s’est jeté dans le grand bain en prenant le départ de sa 1ère Transat AG2R avec Frédéric Denis, qui s’est soldée par un démâtage alors qu’ils pointaient en 3ème position.

Dans la foulée, le skipper SATECO - Team Vendée Formation est passé d’une à trois coques, troquant son Figaro Bénéteau 2 contre un Diam 24 le temps du Tour Voile.

Point d’orgue de sa 4ème saison sur le circuit Figaro, la Solitaire URGO Le Figaro a permis à Benjamin Dutreux de terminer sur une note plus que positive malgré la fatigue accumulée tout au long de la saison. « La course a commencé doucement pour moi, un peu derrière, mais je ne suis pas tombé dans les pièges impitoyables de cette course. Je suis allé chercher une 3ème place sur la dernière étape après un match de fou. C’était un moment génial que j’ai vraiment savouré, parce que l’arrivée était chez moi, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie ! », raconte le skipper vendéen qui a terminé cinquième au général.

Une saison pleine de rebondissements

« La saison a été pleine de rebondissements et d’émotions. J’ai dû m’accrocher pour aller jusqu’au bout sans me prendre les pieds dans le tapis. Mais pour moi, c’était important d’y mettre cette intensité, surtout quand on voit l’engagement que demandent les projets IMOCA dans lesquels j’ambitionne de me lancer aujourd’hui. C’était en quelque sorte un test, pour moi, pour mon équipe et pour mon entourage », ajoute-t-il.

Objectif Vendée Globe 2020

En parallèle, Benjamin Dutreux continue de chercher des partenaires pour le Vendée Globe 2020, dont un sponsor-titre. « Je passe la majeure partie de mon temps à démarcher et à rechercher de nouveaux partenaires pour le Vendée Globe. Ce projet suscite beaucoup d’enthousiasme auprès de nos partenaires actuels, mais il nous manque un partenaire majeur pour pouvoir lancer le projet », explique-t-il, précisant que c’est dans cette optique qu’il laissera la barre du projet Océwood #WaterFamily l’an prochain à Thomas Cardrin, son co-skipper sur le Tour Voile 2018 et également membre du Team Vendée Formation.

Par la rédaction
Source : C.Gutierrez

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Le parcours du Tour Voile 2019 dévoilé

Le Tour Voile reste sur le même format que l’année dernière avec 7 Actes et 17 jours de course. Le départ sera donné à Dunkerque et 100% Stades Nautiques. La Base du Tour Voile prendra ensuite ses quartiers en Normandie pour deux Actes successifs : Fécamp, en Seine Maritime, à proximité du site mythique d’Étretat puis Jullouville, dans la Manche, à portée d’étraves du Mont Saint-Michel.

Après 2015 et 2017, le Tour Voile fera son retour aux Sables d’Olonne, la ville du Vendée Globe avant de filer en Méditerranée. A Port Barcarès tout d’abord, en région Occitanie, un Acte qui promet du vent et de belles figures de style ! Direction Hyères ensuite et sa rade parmi les plus belles du monde qui offrira un décor de carte postale aux Diam24od. Le 7e et dernier Acte se jouera à Nice pour la 6e année consécutive. Depuis la Promenade des Anglais, le public assistera à une arrivée 100% Stades Nautiques et dimanche 21 juillet, à la Super Finale systématiquement décisive pour le podium depuis sa création il y a trois ans. A noter qu’il n’y aura aucune étape en Bretagne. Nouveauté cette année, la création d’un Classement mixte qui regroupera les Teams embarquant chaque jour au moins une équipière et permettra de mettre en lumière les talents féminins du Tour Voile.
Les inscriptions pour le Tour Voile 2019 sont ouvertes depuis le 28 novembre. Une trentaine de Teams est attendue pour cette 42e édition dont un bateau omanais skippé par Franck Cammas. Le skipper aixois va coordonner les activités en France d’Oman Sail. 3 Diam dont le sien participeront au Tour et un sera 100% féminin. Le mercato des équipes a été très dense depuis la fin du tour. On peut citer par exemple, Tim Mourniac qui rejoint le Team Ixio. Robin Follin qui rejoint Cheminée Poujoulat avec un Bernard Stamm qui devient Team manager.
www.tourvoile.fr

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Franck Cammas avec Oman Sail

Oman Sail engagera trois Diam 24 sur le Tour Voile et 2 Figaros sur le circuit Figaro. C’est Franck Cammas qui coordonnera les activités en France. Il sera également à la barre de l’un des deux projets professionnels et ne fait pas mystère de ses ambitions : « on va viser le plus haut et on fera tout pour le gagner » explique celui qui a terminé deuxième en 2015 alors que l’événement venait de passer en Diam 24. Le troisième bateau est composé d’un équipage 100 % féminin. La volonté du Sultanat est en effet depuis plusieurs années de donner des opportunités égales aux hommes et aux femmes et ce Tour illustre parfaitement cette politique.
Pour ces trois équipages, 2019 va débuter au plus tôt puisqu’ils seront engagés sur l’EFG Sailing Arabia – The Tour, à Oman, dès le 4 février. Ce rendez-vous que l’on appelle également le Tour d’Arabie rassemble une dizaine d’équipages pour 15 jours de compétition entre Mascate, la capitale du Sultanat, et Salalah, au Sud. Un quatrième équipage, 100 % omanais, portera également les couleurs du Sultanat.
L’autre volet de cette saison 2019 se joue au large. Pour la première fois, des marins omanais seront engagés sur le circuit Figaro, à bord des nouveaux Figaro 3. « C’est un sacré défi » reconnaît Cammas qui travaille à sélectionner les marins qui embarqueront. Cette saison, au large, en solitaire, marque un tournant dans l’histoire d’Oman Sail. Jusqu’à aujourd’hui, le programme avait la vocation – déjà ambitieuse – de former des équipiers de premiers ordre. Il s’agit dorénavant de faire émerger des skippers. « Nous voulons former des marins omanais de haut niveau qui soient autonomes » résume Cammas. Les marins omanais enchaînent déjà les heures de navigation, parfois en solo, mais le chemin reste long pour atteindre les exigences du haut niveau. L’objectif de cette première saison 2019 est avant tout de faire monter ces marins en compétence. La Solitaire du Figaro est bien sûr dans toutes les têtes mais de nombreuses conditions doivent être réunies pour s’aligner sur une telle épreuve.
Quoi qu’il en soit, cette entrée dans le monde du solitaire reflète une ambition à long terme pour le team Oman Sail. Cette filière qui s’ouvre en 2019 a en effet vocation à durer. « Il faudra du temps pour faire des résultats » explique Cammas. Il compare cette formule aux systèmes de détection français (Macif, CMB, Crédit Agricole, Elf) qui ont permis de faire émerger de nombreux talents, dont le sien puisqu’il a lui-même bénéficié de ce dispositif au début de sa carrière. Les marins omanais présélectionnés : Ali Al Balushi, Sami Al Shukaili et Mohammed Al Mujaini ne connaissent pas encore le programme précis de la saison 2019 mais une chose est certaine, entre entraînement et régates, ils se préparent à passer beaucoup de temps en mer.

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La Douarnenez Horta Solo à l'été 2019 en Figaro 3, Figaro 2 et IRC aussi de la partie

Une escapade estivale en plein cœur de l’été. C’est le programme que propose Douarnenez Courses aux coureurs de la classe Figaro Bénéteau, en organisant la deuxième édition de la Douarnenez – Horta Solo, affectée du coefficient 4 au classement du Championnat de France. 


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Credit : F.Van Malleghem

Logiquement, tous les ténors du circuit devraient donc être au départ, le 27 juillet 2019 à Douarnenez. Ce sera l’occasion de tester le nouveau monotype Figaro Bénéteau 3. Arrivée prévue des concurrents à Horta à partir du 2 août.

Une ouverture aux amateurs

Pour cette édition 2019, Douarnenez Courses innove puisqu’en parallèle de la Douarnenez Horta Solo, une épreuve inédite ouverte aux Figaro Bénéteau 2 et aux IRC s’élancera la veille des solitaires, le 26 juillet.

Elle est ouverte aux équipages en double et aux solitaires. Les vingt équipages attendus seront, quant à eux, accueillis dans l’enceinte du Port Rhu à Douarnenez. Au final, c’est une quarantaine de bateaux, toutes classes confondues qui vont se retrouver à la marina de Horta en ce début de mois d’août.

François Séruzier, directeur de course

« Le fait de vouloir organiser en parallèle de l’épreuve en Figaro Bénéteau 3, une deuxième course réservée aux IRC et aux Figaro Bénéteau 2 ne peut être que bénéfique pour tout le monde. L’escale d’Horta promet d’être riche en échanges de tous bords. » »

Le programme Douarnenez - Horta :

Présence des bateaux et des solitaires à Douarnenez : 21 juillet 2019
Départ étape 1 pour Figaro Bénéteau 2 et IRC : 26 juillet 2019
Départ étape 1 pour Figaro Bénéteau 3 : 27 juillet 2019
Arrivées prévues à Horta : à partir du 2 août 2019
Départ étape 2 pour Figaro Bénéteau 2 et IRC : 9 août 2019
Départ étape 2 pour Figaro Bénéteau 3 : 10 août 2019
Arrivées prévues à Douarnenez : à partir du 15 août 2019
Remise des prix : 17 août 2019

Par la rédaction
Source : PF Bonneau

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Spindrift 2 a quitté la Trinité sur Mer ce lundi, en route pour Brest - Tour du Monde

Team France renonce à la 36ème America’s Cup, Franck Cammas : "préparer la participation à la 37ème Coupe"

La date butoir pour inscrire TEAM FRANCE menée par Franck Cammas à la 36ème America’s cup est passée. Le projet n’a pas réuni le financeme...

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Le Grand Prix de l'Ecole Navale met la monotypie à l'honneur, Franck Cammas sera le parrain en 2019

C'est sur le Nautic de Paris que s'est déroulée la présentation du Grand Prix de l'Ecole Navale 2019. Cet événement de la saison monotype se déroulera du 30 mai au 1er juin 2019 à l’occasion du week-end de l’Ascension. Le site militaire de l’École navale, à Lanvéoc, sera le centre névralgique mais la compétition rayonne dans toute la Presqu’île de Crozon et même jusqu’à Brest de l'autre côté de la rade. 


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Credit : DR


Franck Cammas, qui y a déjà pris part, a accepté le rôle de parrain. L’école avait d'ailleurs accueilli Team France dans la dernière ligne droite de sa préparation à l’America’s Cup.

Interview de Franck Cammas, parrain de l’événement :

« On a des liens assez étroits avec l’École navale. On a été accueillis pendant plusieurs mois et ils nous ont vraiment ouverts leurs portes. Ça nous a permis de nous préparer pour la Coupe de l’America efficacement sur le plan d’eau de Lanvéoc. 

 J’ai participé une fois, en Diam 24, et je trouve que c’est une épreuve vraiment sympa. Il y a un vrai lien naturel qui se fait avec l’encadrement de l’École navale. Je suis donc très heureux d’y apporter ma contribution. »

Les séries engagées :
Multi 50*, J80*, Diam24OD*, First 18*, Corsaire*, Open 570*, Muscadet*, First 24, Flying fifteen, Gibsea Plus, Fareast 28, Fareast 19, Mach 6.50, Classe Pogo, Open 5.0, Handivoile
* Série faisant l’objet d’un titre de champion de France

Source : M.Honoré

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Les TOP et FLOP de la semaine ... #48

Team France renonce à la 36ème America’s Cup, Franck Cammas : "préparer la participation à la 37ème Coupe"

La date butoir pour inscrire TEAM FRANCE menée par Franck Cammas à la 36ème America’s cup est passée. Le projet n’a pas réuni le financeme...

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Erwan le Mené sacré Champion de France 2018 : "Je sais aujourd'hui qu'il ne faut rien négliger" - Mini

Après une Mini Transat, l'an dernier, qui s'était achevée au Sénégal suite à un choc avec un OFNI avec son Proto 800 Rousseau Clôture, Erwan le Mené a repris le chemin du circuit Mini 6.50 en 2018. Le marin est sacré Champion de France de Course au Large en Solitaire.


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Credit : Team E.Le Mené


Avec notamment les victoires sur la Plastimo Lorient Mini, la Pornichet Select et la Mini en Mai, Erwan le Mené décroche le titre de champion de France de course au large en solitaire 2018 en Mini. Gros chantier d'hiver L'hiver est là mais Erwan Le Mené ne souffle pas pour autant : "Je suis ravi que les Challenges d'Automne et de Printemps de la SNT soient ouverts aux Mini 6.50. C'est un super format d'entraînement et tu te rends compte qu'il y a encore du boulot!"Le Proto #800 termine la saison sur une victoire au Challenge d'Automne et part pour un gros chantier d'hiver : "J'ai passé deux saisons à réparer au fur et à mesure, le bateau a besoin maintenant d'un gros travail de fond. Il va passer deux mois à se faire une beauté pour être prêt et optimisé pour la saison 2019. 

En 2017, je partais la fleur au fusil, je sais aujourd'hui qu'il ne faut rien négliger. Je suis en pleine discussion avec mes partenaires principaux qui sont un énorme soutien pour moi et qui savent que mon objectif, c'est de faire aussi bien que cette année, avec la Mini Transat 2019 en guise de bouquet final".

Par la rédaction
Source : Miss Com
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Les Ultims en réflexion

Avec un bateau perdu (Banque Populaire IX) et deux autres assez sérieusement endommagés (Edmond de Rothschild et Macif), la flotte des maxi-trimarans n’est pas sortie indemne de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Conséquence : le calendrier de la classe Ultim s’en trouve bouleversé, avec les annonces des reports de Lorient-Les Bermudes-Lorient et de Brest Oceans. Tip & Shaft fait le point sur les options possibles.

Après Lorient-Les Bermudes-Lorient, c’est donc Brest Oceans qui a été reporté, l’annonce a été faite mercredi dernier via un communiqué de la classe Ultim 32/23. Une décision inéluctable au regard de l’état de la flotte et prise après concertation entre architectes, teams, représentants de la classe et Brest Métropole, actionnaire à hauteur de 36,3% de Brest Ultim Sailing, la société organisatrice. “Les armateurs se sont tout de suite parlé et nous avons noué un échange avec les architectes pour comprendre la nature des différents incidents ; les collectivités ont également été mises dans la boucle et ont acté le fait qu’il était plus sage de reporter”, explique Emmanuel Bachellerie, délégué général de la classe et directeur général de Brest Ultim Sailing.

Ce report fait l’unanimité des skippers de la classe Ultim 32/23 et de leurs teams qui se sont réunis lundi dernier à Lorient, d’abord pour débriefer la Route du Rhum, ensuite pour se projeter sur un programme à réinventer. Invité avec Sébastien Josse, Cyril Dardashti, directeur du Gitana Team – qui ne fait toujours pas partie de la classe Ultim 32/23 -, explique : “Cette réunion nous a permis de voir que c’était un peu anticipé de faire un tour du monde dès 2019. Peut-être que nous avons été un peu gourmands sur l’envie de faire cette course, je pense c’était une décision raisonnable de leur part de repousser cette échéance”. Beaucoup reconnaissent aujourd’hui que cette Brest Oceans venait trop tôt. “A posteriori, oui, commente Emmanuel Bachellerie. On était conscient qu’un temps d’apprentissage serait nécessaire sur ces nouveaux bateaux, ce qui était plus difficilement quantifiable, c’était le temps qu’il faudrait pour appréhender le passage du mode archimédien au mode vol. La Route du Rhum était le dernier péage avant Brest Oceans“.

Les teams, les architectes et les calculateurs ont-ils mésestimé l’impact de la mer sur la structure de trimarans aux coques très effilées ? “Je ne sais pas si c’est une mésestimation, je parlerais plutôt d’apprentissage. Aujourd’hui, les bateaux affrontent des états de mer à des vitesses supérieures, donc il y a des choses à apprendre pour tout le monde“, répond Vincent Lauriot-Prévost dont le cabinet VPLP a dessiné Macif et Banque Populaire IX. Présent lundi à Lorient, Yves Le Blévec, qui vient de récupérer le Sodebo de Thomas Coville, estime quant à lui “qu’on est dans un domaine de la course au large où il y a beaucoup d’inconnues liées à la vitesse des bateaux, les marins sont les premiers surpris du potentiel de vitesse et de ce que ça génère”. Tandis que Cyril Dardashti ajoute : “On s’est beaucoup focalisés sur ce qu’a fait François (Gabart) qui a préparé son bateau en deux ans avant de s’élancer sur le tour du monde et d’obtenir un résultat exceptionnel l’an dernier, mais on était encore dans un mode archimédien. Depuis, les bateaux ont fait un bond de dingue, même François dit qu’il a pris 5-6 nœuds dans certaines conditions sur son bateau modifié, c’est colossal en terme d’efforts : les plateformes sont beaucoup plus sollicitées que ne l’imaginaient les équipes et les architectes“.

Cette Route du Rhum a en tout cas de nouveau souligné la fragilité d’une classe qui ne compte, pour l’instant, qu’une poignée de membres et peine à assurer un plateau suffisant aux organisateurs dès qu’elle connaît des avaries, comme l’avait déjà montré Nice Ultimed au printemps, avec une flotte réduite à 3 bateaux – dont un ancien Orma rallongé – après la perte d’Actual et le chavirage de Banque Populaire IX. Une fois les chantiers terminés, la flotte des Ultimes ne comptera que quatre unités en 2019 – Actual, le nouveau Sodebo, Macif et Edmond de Rothschild – et cinq en 2020 avec l’arrivée du nouveau Macif. Pascal Bidégorry, qui tente justement de monter un projet Ultim, passant soit par une construction, soit par le rachat de Macif, ne s’alarme pas pour autant : “C’est sûr que quand deux ou trois bateaux ont des problèmes comme sur la Route du Rhum, ça fait le buzz. Mais aujourd’hui, qu’est-ce que tu peux proposer de plus excitant qu’un tour du monde en solitaire ou en équipage sur ces bateaux qui sont dingues ? Pour moi, quatre, cinq ou six dans trois ans pour faire un tour du monde en équipage, ça suffit. La Volvo Ocean Race ne comptait que sept bateaux et elle a très bien marché”.

Reste désormais à reconstruire un programme de courses, dossier auquel s’attellent aujourd’hui la classe, les armateurs et les organisateurs concernés. Un programme qui dépend en partie de la décision que prendra Banque Populaire dans les semaines à venir sur la suite de son sponsoring. “Ce que va faire Banque Populaire changera la donne de beaucoup de choses, confirme Yves Le Blévec. Les plans ne sont pas les mêmes selon leur présence dans la classe ou non”. Emmanuel Bachellerie complète : “Leur nouveau calendrier n’est pas une donnée neutre pour nous. On ne peut certes pas tout suspendre à tel ou tel opérateur, mais on doit tout faire pour préserver un partenaire incontournable comme Banque Populaire, ce n’est pas seulement une marque sur une voile”. Contactés, Thierry Bouvard, directeur du sponsoring et du mécénat du Groupe Banque Populaire, et Ronan Lucas, directeur du Team, nous ont fait savoir qu’ils ne souhaitaient pas communiquer pour l’instant.

Pour 2019, les deux courses prévues, Lorient-Les Bermudes-Lorient et Brest Oceans, ont été reportées ; la première pourrait-elle avoir lieu plus tard dans l’année ? “A ce jour, rien n’est officialisé, mais c’est très compromis pour 2019 compte tenu d’un ensemble de paramètres logistiques, financiers et autres”, répond Christophe Baudry, directeur de Lorient Grand Large, qui organise la course. Pour Yves Le Blévec, “si ce n’est pas Lorient-Les Bermudes-Lorient, ce serait bien de réfléchir à un format proche. Et il y a aussi la Jacques-Vabre, je trouverais ça génial de naviguer en double”.

Une Transat Jacques-Vabre vers laquelle beaucoup de regards se tournent, mais dont les organisateurs se montrent prudents : “Aujourd’hui, la classe Ultim n’est pas venue vers nous et elle ne figure pas dans notre avis de course annoncé prochainement et qui comprend l’Imoca, la classe Multi50 et la Class40″, précise Gildas Gautier, délégué général de la transat en double, qui a confirmé samedi lors de la présentation de la course au Nautic qu’il n’en était pas question à ce jour. Et l’intéressé d’ajouter, en cas de demande des Ultims en ce sens : “Ça me paraît compliqué parce qu’on a aujourd’hui calé toute notre organisation logistique, entre le voyage de presse, la durée de présence au Brésil et les capacités d’amarrage à Salvador, au regard des classes présentes. Il faudrait donc tout revoir. L’organisation s’est aussi construite en terme de communication autour des classes qui participent”. En clair, les trois classes engagées sur la Jacques-Vabre ne verraient pas forcément d’un bon œil l’arrivée des Ultims susceptibles de leur faire de l’ombre.

La grande inconnue reste la nouvelle date de Brest Oceans, officiellement reportée cette semaine. Ce ne sera ni en 2020, concurrence du Vendée Globe oblige – comme l’a logiquement confirmé Patricia Brochard dans Ouest-France – ni en 2022 – année de la prochaine Route du Rhum. Ne subsistent donc comme créneaux que 2021 ou 2023. C’est tout l’enjeu des discussions en cours entre toutes les parties, dont Brest Métropole – qui n’a pas répondu à nos sollicitations – et ASO. L’organisateur de Nice Ultimed et du Tour Voile, comme nous l’a confirmé Jean-Baptiste Durier, directeur de la voile et du golf, “travaille activement sur un projet de tour du monde en Ultims en équipage”, qui devait à l’origine avoir lieu en 2021 (sans doute au départ de Nice), deux ans après Brest Oceans. Verdict, normalement, d’ici la fin janvier.

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Bilan de la Route du Rhum

La ligne d’arrivée de la Route du Rhum a été fermée ce vendredi 7 décembre. Elle avait été décalée de cinq jours suite aux conditions météorologiques dans le golfe de Gascogne qui ont retardé une partie de la flotte, la ligne d’arrivée a donc été fermée après 33 jours de mer qui ont vu 79 solitaires boucler ce parcours de 3 452 milles entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre. Seuls deux skippers ne pourront pas terminer la course dans les temps.

Organisée tous les quatre ans depuis 1978, la Route du Rhum-Destination Guadeloupe a fêté ses quarante ans avec une édition d’une intensité particulière, tant au niveau des conditions météorologiques très difficiles au large du golfe de Gascogne, qu’en fin de course, avec ce duel au sommet entre Francis Joyon (IDEC Sport) et François Gabart (MACIF) pour le sacre en temps réel. L’histoire se rappellera aussi de l’échouement du Britannique Alex Thomson (Hugo Boss) alors qu’il tenait presque la victoire en monocoques IMOCA. Et depuis l’arrivée des premiers, les bras de fer de solitaires autour de l’île ont animé nombre de journées et de nuits tropicales. Alors, après une ouverture magique en baie de Saint-Malo le 4 novembre, la fenêtre atlantique se referme en Guadeloupe ce vendredi 7 décembre.

Et pour conclure !
Après l’arrivée jeudi de Christophe Souchaud (Rhum Solidaire-Cap Handi) neuvième Rhum Mono, il ne restait plus que deux solitaires en mer : Éric Bellion (Rhum Mono-Commeunseulhomme) devrait ainsi boucler le parcours dimanche prochain alors que Loïc Le Doyen (Class40-Saint Cast-Le Guildo Terre Exotique) avait encore ce vendredi midi environ 250 milles à couvrir avant d’atteindre la Guadeloupe. Mais la ligne d’arrivée a été fermée à 14h00 (heure métropole, 9h00 heure locale), ce qui implique que ces deux solitaires seront considérés, s’ils effectuent le tour de la Guadeloupe, comme DNF (Did Not Finish), hors temps imparti.

Rappelons que le temps limite avait été initialement daté au dimanche 2 décembre, mais suite aux conditions particulières qui avaient régné dans le golfe de Gascogne et au fait que plusieurs concurrents avaient choisi de se réfugier dans un port pour laisser passer ces coups de tabac, la Direction de Course en accord avec le corps arbitral et l’organisateur de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, avait décidé de reporter la fermeture de la ligne d’arrivée de cinq jours.

Il y aura donc eu 42 abandons officiels et deux concurrents hors temps, pour 123 partants le 4 novembre dernier, soit 34% qui se répartissent très différemment selon les six catégories retenues :
ULTIME : 6 partants, 4 classés, 2 abandons (33%)
Multi50 : 6 partants, 5 classés, 1 abandon (17%)
IMOCA : 20 partants, 15 classés, 5 abandons (25%)
Class40 : 53 partants, 34 classés, 1 hors temps, 18 abandons (34%)
Rhum Mono : 17 partants, 9 classés, 1 hors temps, 7 abandons (41%)
Rhum Multi : 21 partants, 12 classés, 9 abandons (43%)
© Alexis COURCOUX #RDR2018
Une édition particulière
Rappelons que le départ ayant été donné dimanche 4 novembre à 14h00 devant Saint-Malo, les 123 partants ont eu à négocier une première dépression au large de Ouessant, mais c’est surtout l’arrivée d’une perturbation très active dès le mardi suivant qui incitait plusieurs solitaires à se réfugier dans les ports bretons, et pour certains en Espagne. Et si les plus rapides multicoques purent s’échapper par le Sud, de nombreux skippers durent affronter des conditions météorologiques très éprouvantes au large du golfe de Gascogne, et même pour certains aux abords des Açores. Cette succession de coups de vent, typique à cette période de l’année, entraînait aussi la formation d’une mer très forte au-dessus d’une ligne allant de Lisbonne à Sao Miguel.
Et à suivre, les alizés se sont avérés très instables et surtout très bas en latitude, au fur et à mesure que les jours passaient : relativement établis pour les premiers trimarans ULTIME sur le tropique du Cancer (23° Nord), ils glissaient progressivement jusqu’au 15° Nord, soit au niveau de l’archipel du Cap-Vert… La route des leaders de chaque catégorie s’est donc incurvée au fil des jours pour atteindre, pour certains solitaires, plus de 5 000 milles parcourus alors que la route directe (orthodromie) ne fait que 3 542 milles ! Notons aussi que les services de sécurité maritime (CROSS) n’ont eu à intervenir que trois fois : pour l’échouement de Willy Bissainte (C’ la Guadeloupe) devant Perros-Guirec, pour les chavirages d’Armel Le Cléac’h (Maxi Solo Banque Populaire IX) au large des Açores et de Lalou Roucayrol (Arkema) à trois jours de l’arrivée.
Trois questions à Jacques Caraës, Directeur de Course
C’était la première fois que vous étiez Directeur de Course de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe…
« C’est un peu différent du Vendée Globe ou d’autres courses où tous les bateaux sont cadrés dans une classe. C’est la particularité de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe : avoir six catégories, et cette année 123 partants. C’était très intéressant et surtout j’ai été très bien entouré. Parce que ce n’est pas simple ! Mais le point très positif, c’est le comportement général des solitaires qui ont su adopter une attitude maritime en choisissant de continuer ou de se réfugier dans un port, de privilégier la sécurité sur la performance. Et j’ai eu de bons échos à l’arrivée des solitaires : la course au large doit rester dans ce cadre, conserver la capacité d’esquive. »
Deux chavirages et un échouement…
« Nous avons dû faire intervenir le CROSS pour Willy Bissainte qui s’est mis sur les roches des Sept Îles et pour Armel Le Cléac’h qui s’est retourné à proximité des Açores. Ainsi que pour Lalou Roucayrol qui a chaviré avant la Guadeloupe. C’est toujours douloureux mais cela s’est très bien déroulé avec les services de sécurité maritime et bien terminé pour les coureurs. Mais dans l’ensemble, les solitaires qui ont eu des avaries importantes (démâtage, dommage structurel) ont résolu leur problème pour rallier un port. »
Au final, quarante-deux abandons, deux hors temps…
« Le taux d’abandon reste cohérent pour une course au large difficile qui démarre à l’automne. Surtout que les conditions météorologiques ont été très « toniques » : les coureurs ont gagné en préparation et en expérience. Et les bateaux ont aussi progressé en termes de fiabilité. Certes, cette onzième édition restera marquée par cette succession de dépressions musclées, mais ce fut aussi une Route du Rhum-Destination Guadeloupe pleine de suspense dans presque toutes les catégories et sportivement de très haut niveau. »
Pourcentage de concurrents classés par rapport au nombre de partants depuis quarante ans (les solitaires hors temps ne sont pas inclus comme classés)
1978 : 65% + 5 hors temps
1982 : 62%
1986 : 42% + 1 hors temps
1990 : 69%
1994 : 54% + 1 hors temps
1998 : 77% + 1 hors temps
2002 : 52%
2006 : 82% + 1 hors temps
2010 : 84%
2014 : 71%
2018 : 64% + 2 hors temps

La remise des prix de cette 11e édition réunira les marins le vendredi 14 décembre à partir de 18h sur la Scène du Nautic de Paris, à la Porte de Versailles.
Les podiums par catégorie après jury
ULTIME
1-Francis Joyon (IDEC Sport)
2-François Gabart (MACIF)
3-Thomas Coville (Sodebo Ultim’)
Multi50
1-Armel Tripon (Réauté chocolat)
2-Erwan Le Roux (FenêtréA-Mix Buffet)
3-Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en peloton-ARSEP)
IMOCA
1-Paul Meilhat (SMA)
2-Yann Éliès (UCAR-StMichel)
3-Alex Thomson (Hugo Boss)
Class40
1-Yoann Richomme (Veedol-AIC)
2-Aymeric Chappellier (Aïna Enfance et Avenir)
3-Phil Sharp (Imerys Clean Energy)
Rhum Multi
1-Pierre Antoine (Olmix)
2-Jean-François Lilti (École diagonale pour citoyens du monde)
3-Étienne Hochedé (PiR2)
Rhum Mono
1-Sidney Gavignet (Café Joyeux)
2-Sébastien Destremau (Alcatraz IT-FaceOcean)
3-Luc Coquelin (Rotary-La mer pour tous)

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Quentin Delapierre et Manon Andinet en Nacra 17

Quentin Delapierre se lance un nouveau défi après sa 2è victoire sur le Tour Voile en 2018 après celle de 2018 avec le Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan. Il se lance dans une préparation aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020 en Nacra 17. À ses côtés, Manon Audinet, vice-championne d’Europe en Nacra 17, vient compléter le duo et apporte son expertise sur le bateau et le circuit olympique.

Quentin Delapierre, un athlète emblématique en devenir
À l’issue de sa victoire en Diam 24 sur le Tour Voile cet été, Quentin a renoncé à se lancer dans un projet course au large, pour se consacrer pleinement à une préparation olympique en Nacra 17, ce fameux catamaran doté de foils. Un choix purement réfléchi et assumé par le Morbihannais qui met toutes les chances de son côté pour aller le plus loin possible dans cette qualification aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. Franck Citeau, l’entraîneur du duo confirme la décision du marin : « Quentin a tous les ingrédients pour faire du haut niveau et de l’olympisme, aussi bien par ses qualités physiques que mentales. Ce qui est intéressant, c’est l’analyse de sa performance à lui. Il arrive à prendre du recul sur ce qu’il fait et voit assez justement les choses, ce qui est généralement assez difficile à faire. Une de ses qualités est qu’il sait où il veut aller. Le plus dur n’est pas de s’habituer au support et d’être bon sur un bateau, c’est plutôt d’acquérir la méthode pour pouvoir gagner. Il y a une méthode qui est transposable sur les bateaux, les grands champions l’ont et arrivent à reproduire cette performance. Je pense que Quentin est capable d’avoir cette méthode. ».

Il a choisi l’olympisme et c’est le choix qui lui convient le mieux, Thomas Coville
Très investi, depuis quelques années, aux côtés du Team Sobedo mené par Thomas Coville, Quentin a acquis un professionnalisme et une confiance en lui qui lui permettent aujourd’hui de se lancer avec détermination dans ce projet olympique. « C’est une vraie démarche, il va s’y impliquer à 200% et je serai à ses côtés à 200%. Il a l’étoffe d’être aux jeux et de les gagner. On est très seul dans une préparation olympique, mais Quentin voit cela comme une période d’apprentissage, d’introspection, une période qui lui permettra de mentalement et physiquement voir jusqu’où il peut aller en tant qu’athlète. Il a la ferme intention d’aller jusqu’à la médaille et en a l’envergure. » souligne Thomas Coville.

Une complémentarité dans le duo
Depuis maintenant trois mois, Manon et Quentin enchaînent les sessions d’entrainements à la Grande Motte. Forts de leurs expériences respectives en navigation inshore, les deux régatiers se complètent et apportent le meilleur d’eux même sur l’eau pour performer. « Avec Manon, nous commençons à trouver les bonnes clés pour le fonctionnement du bateau. Ce qui est très important car le bateau est exigeant techniquement. Il faut réussir à le faire avancer vite et surtout trouver les moments pour lever la tête afin de bien se placer sur le parcours et c’est comme ça que l’on peut faire la différence. » explique Quentin Delapierre.

Manon Audinet, membre de l’Équipe de France depuis 2013, connait le Nacra 17 sur le bout des doigts. La grande maitrise du bateau et l’expérience dans l’olympisme dont bénéficie la rochelaise consolident fortement les bases du binôme. « Nous avons chacun nos forces. Je connais le bateau, et le fonctionnement d’une préparation olympique. Le côté tactique et stratégique qui nous manquait dans mon ancien binôme est apporté par Quentin, nous sommes très complémentaires. » raconte Manon.

Le sprint est lancé
À ces entraînements, viennent s’ajouter des compétitions qui permettent de se confronter aux autres équipes, d’analyser le niveau de jeu et de tenter de réaliser les meilleures performance afin de décrocher le ticket pour les jeux à Tokyo. Un programme intensif attend Quentin et Manon.

Les trois duos Français, Billy Besson – Marie Riou, Moana Vaireaux – Amélie Riou et Quentin Delapierre – Manon Audinet sont en lice pour représenter la France sur le plan d’eau Olympique de Tokyo en 2020. La Fédération Française de Voile a su détecter le duo Delapierre/Audinet et s’est donné le pari de les faire aller le plus loin possible. Le sprint est lancé car, dans tout juste un an, ils devront se qualifier pour Tokyo. « Nous avons tout l’hiver pour travailler ce côté technique, continuer à travailler ensemble et bien fonctionner. Après, les régates s’enchaîneront et il faudra être très vite bons, c’est le deal. Notre duo peut fonctionner rapidement. » explique Manon Audinet. Même si la formation du duo a été tardive, les entraînements à la Grande Motte semblent porter leurs fruits. Le duo travaille sérieusement pour combler certaines lacunes « Nous avons la capacité de gagner des manches, des journées ou encore des speed tests. Nous n’avons pas encore la maturité et la confiance en nous pour remonter en tête lorsque nous sommes derrière nos adversaires, c’est aujourd’hui une des forces de Billy et Marie, il faut s’en inspirer. C’est une capacité qui est importante et que je pouvais avoir en Diam 24, c’est cette capacité qui te fait gagner des courses et qu’il faut travailler avec Manon. » analyse Quentin.

Aujourd’hui, le duo recherche 40 000€ pour pouvoir assumer ses déplacements internationaux et bénéficier de toutes les clés techniques et technologiques qui augmenteront ses chances de se qualifier aux jeux.
Prochaine échéance pour le duo : une première compétition au Portugal en Décembre, « J’attends leurs résultats sur les premières régates pour voir comment ils se placent sur l’échiquier. Suite à celles-ci nous verront ce que l’on peut travailler davantage pour élever leur niveau de jeu. » conclut l’entraîneur, Franck Citeau d’un œil avisé.

LE PROGRAMME SAISON 2019

1ère WOLRD CUP – MIAMI
Du 27 au 2 février 2019
TROFEO PRINCESA SOFIA – PALMA
Du 30 au 6 avril 2019
SWC – GENOVA
Du 22 au 28 avril 2019
EUROSAF – MEDEMBLIK
Du 21 au 25 mai 2019
WOLRD CUP FINAL – MARSEILLE
Du 2 au 9 juin 2019
SEMAINE DE KIEL
Du 22 au 30 juin 2019
TEST EVENT – JAPON
15 au 22 août 2019
SWC – ENOSHIMA
Du 25 au 1er septembre 2019
CHAMPIONNAT DU MONDE – AUCKLAND
Du 20 au 8 décembre 2019

QUENTIN DELAPIERRE, barreur
 » À la fin du Tour Voile, mon partenaire Lorina voulait construire un Multi 50. Cela a été un gros dilemme pour moi car j’avais déjà fait des tests en Nacra 17 qui s’étaient bien passés et je m’étais engagé sur ce projet. Nous nous étions dit avec mon équipage en Diam 24 que nous ferions autre chose à l’issue du Tour Voile. Naviguer en Nacra 17 me paraissait être une belle opportunité. Fin juillet, Lorina a proposé de construire un Multi 50 tout neuf, il a donc fallu que je sache réellement ce qui me faisait vibrer. J’ai donc accepté celui en Nacra 17.
C’est un choix qui m’a paru cohérent. Manon navigue sur ce support depuis 6 ans, elle est techniquement l’une des coéquipières les plus talentueuses et expérimentées en France. De plus, Franck Citeau, notre entraineur et la Fédération Française de Voile ont fait un pari sur nous en nous mettant le pied à l’étrier. Avec toutes ces raisons réunies, il m’a semblé évident d’y aller pied au plancher.

Le Nacra 17 est un bateau très compliqué, je travaille beaucoup pour essayer de me mettre au même niveau que Manon. C’est un bateau volant avec une instabilité au vent arrière qui est difficile à gérer. Notre objectif est clair, même si la barre est haute, nous voulons aller à Tokyo 2020.
Avec Manon nous commençons à trouver les bonnes clés pour le fonctionnement du bateau. Ce qui est très important car le bateau est exigeant techniquement. Il faut réussir à le faire avancer vite et surtout trouver les moments pour lever la tête afin de bien se placer sur le parcours et c’est comme ça que l’on peut faire la différence.
Grâce à son expérience, Manon est plutôt sur l’aspect technique du bateau, elle essaye de le faire avancer le plus vite possible. Étant à la barre, je rejoins Manon en essayant de faire avancer le bateau le plus rapidement possible mais mon rôle est surtout de placer le bateau au mieux et de nous faire prendre les bons wagons par rapport au vent et aux adversaires.

Cela fait trois mois que nous nous entraînons avec Manon et en entraînement on a la capacité de gagner des manches, des journées ou encore des speed tests. Nous n’avons pas encore la maturité et la confiance en nous pour remonter en tête lorsque nous sommes derrière nos adversaires, c’est aujourd’hui une des forces de Billy et Marie, il faut s’en inspirer. C’est une capacité qui est importante et que je pouvais avoir en Diam 24, c’est cette capacité qui te fait gagner des courses et qu’il faut travailler avec Manon.

Aujourd’hui Il nous manque un bateau et les moyens techniques et technologiques pour bien connaître cette machine sur le bout des doigts, nous cherchons un budget de 40 000€. Avec cette somme nous aurons toutes les clés en mains pour travailler sereinement sur l’eau et engager le sprint pour rattraper notre retard. Tout cela mis bout à bout peut donner une belle surprise à la fin. C’est une chance incroyable que la FFV nous aide et nous fasse confiance sur ce projet.  »

MANON AUDINET, équipière
 » Quand j’ai décidé d’arrêté de naviguer avec mon ancien barreur, j’en ai parlé à Franck Citeau notre entraineur. Je n’avais pas forcément quelqu’un en tête, et Franck m’a parlé de Quentin et je me suis dit que ça pouvait le faire et qu’il fallait tenter. Je suis contente de notre duo, il fonctionne bien. Avec mes précédentes expériences, j’avais une idée du profil de barreur que je voulais et pour le moment Quentin répond bien aux critères que je recherchais. Nous avons chacun nos forces sur ce bateau. Je connais le bateau, et comment fonctionne une préparation olympique. Le côté tactique et stratégique qui manquait dans mon ancien binôme est apporté par Quentin, nous sommes très complémentaires.
C’est un sprint, il nous reste un an avant la sélection, l’objectif est d’être super performant tout de suite. Nous avons tout l’hiver pour travailler ce côté technique, continuer à travailler ensemble et bien fonctionner. Après, les régates s’enchaîneront et il faudra être très vite bons, c’est le deal. Notre duo peut fonctionner rapidement. Malgré le fait que Quentin ne connaisse pas encore bien le bateau, nous sommes carrément dans le match, nous avons toutes nos chances. Il faut travailler !  »

THOMAS COVILLE, skipper Sodebo Ultime
« Je connais Quentin depuis plusieurs années, il fait à la fois partie de l’équipe Sodebo et partie de mon entourage d’athlète dans lequel je puise pour m’inspirer. La relation que nous avons est très constructive car elle est très équilibrée. Nous nous apportons mutuellement des choses différentes. Moi, l’expérience en course au large et la gestion d’un gros Team et Quentin sur sa sensibilité d’équipier, de barreur, mais aussi en tactique, réglages et stratégie. J’ai besoin dans mon équipe d’avoir des personnes de confiance comme Quentin. C’est un garçon qui a un charisme évident, très loyal, franc, direct et qui, dans les moments difficiles a répondu présent et, de mon côté, c’est pareil, j’ai su être là pour lui quand il en avait besoin. C’est donc une relation en tant athlètes qui est très équilibrée et d’un point de vue humain, très riche. C’est un des athlètes les plus en devenir et les plus emblématiques. J’ai été tout de suite séduis par ses connaissances, sa sensibilité et aussi par l’homme qu’il est.

Il avait d’autres choix possibles, et il a choisi l’olympisme et c’est le choix qui lui convient le mieux. C’est quelqu’un qui est extrêmement travailleur, très pugnace, il va jusqu’au bout. C’est une vraie démarche, il va s’y impliquer à 200% et je serai à ses côtés à 200%. Il a l’étoffe d’être aux jeux et de les gagner. On est très seul dans une préparation olympique, mais Quentin voit cela comme une période d’apprentissage, d’introspection, une période qui lui permettra de mentalement et physiquement voir jusqu’où il peut aller en tant qu’athlète. Il a la ferme intention d’aller jusqu’à la médaille et en a l’envergure.

Cette génération dans la voile Olympique est une nouvelle vague qui va nous porter pendant longtemps. Un équipe de France avec Quentin et d’autres sportifs comme Kévin Péponnet (Champion du monde en 470) va créer une dynamique car ce sont des personnes qui se connaissent, se construisent ensemble et qui peuvent créer une émulation incroyable pour toute une génération. C’est toute une génération qui a la tête sur les épaules, qui est humble et travailleuse. Et qui, d’un autre côté est enthousiaste, drôle et flamboyante. Manon a une vraie détermination dans ce projet, elle investit son énergie et son expérience sur Quentin, je trouve ça super. C’est une très belle opportunité pour Quentin.
Le Team Sodebo sera à ses côtés jusqu’au bout, c’est une bonne richesse pour échanger, se sentir épaulé. Nous serons derrière lui pour qu’il mène son projet à bien. »

FRANCK CITEAU, entraîneur
«  Quentin a tous les ingrédients pour faire du haut niveau et de l’olympisme, aussi bien par ses qualités physiques que mentales. Ce qui est intéressant, c’est l’analyse de sa performance à lui. Il arrive à prendre du recul sur ce qu’il fait et voit assez justement les choses, ce qui est généralement assez difficile à faire. Une de ses qualités est qu’il sait où il veut aller. Le plus dur n’est pas de s’habituer au support et d’être bon sur un bateau, c’est plutôt d’acquérir la méthode pour pouvoir gagner. Il y a une méthode qui est transposable sur les bateaux, les grands champions l’ont et arrivent à reproduire cette performance. Je pense que Quentin est capable d’avoir cette méthode.
La position centrale de l’entraineur est d’avoir un regard le plus objectif possible sur la prestation que donnent les athlètes. Il faut leur donner les outils pour progresser sur des domaines de compétences qu’ils n’ont pas encore. Il faut aussi préparer leur programme sportif pour être les meilleurs le plus rapidement possible.
Quentin et Manon s’entrainement depuis plusieurs mois maintenant. J’attends leurs résultats sur les premières régates pour voir comment ils se placent sur l’échiquier. Suite à celles-ci nous verront ce que l’on peut travailler davantage pour élever leur niveau de jeu.« 

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Le prix de l'image de la Route du Rhum réalisée par les marins sera décerné le 14 décembre au Nautic, à vos votes !

Team France renonce à la 36ème America’s Cup, Franck Cammas : "préparer la participation à la 37ème Coupe"

La date butoir pour inscrire TEAM FRANCE menée par Franck Cammas à la 36ème America’s cup est passée. Le projet n’a pas réuni le financeme...

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800 suppers sur la Nautic Paddle ce matin à Paris, Arthur Arutkin champion du monde

La 9e édition de la Nautic Paddle s’est déroulée ce dimanche matin avec pas moins de 800 coureurs. Comme prévu, à 8 heures, les sportifs se sont élancés à Paris pour dévaler la Seine : un spectacle unique et une compétition hors-normes tout au long du parcours entre la Bibliothèque Nationale de France et le Port de Javel Bas. 

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© Arthur Lockhart / NAUTIC

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Arthur Arutkin champion du Monde 2018 de Paddle

Chez les Pros hommes, les trois premiers, Stéphane Guiomar, Pampinella Tommaso et Tom Villedary, sont arrivés en moins de six secondes. On retiendra de cette 9e édition l’incroyable bagarre chez les Elites, qui jouaient leur dernière étape du championnat du Monde 2018. A l’arrivée, si l’Australien Mickaël Booth s’est montré le plus rapide sur la Seine, le titre est revenu à Arthur Arutkin. En terminant 4e, le Nordiste, vainqueur hier du Sprint Paddle Elite sur le bassin du Spot Nautic a, en effet, assuré sa couronne.

« Avant cette dernière épreuve du championnat du Monde, on était clairement encore cinq à pouvoir jouer la gagne. J’avais un peu de pression parce que j’étais leader après les premières épreuves et j’avais donc plus à perdre qu’à gagner. Je suis évidemment super content de décrocher mon premier titre mondial et de succéder à un champion tel que Casper Steinfath », a commenté Arutkin.

A l’issue de ce premier round, les suppers ont rapidement pris le chemin de la Porte de Versailles. Et si l’endurance a été la qualité indispensable pour briller sous la Tour Eiffel ce matin, la puissance brute et la dextérité auront, à coup sûr, fait la différence sous les spots lights du Nautic cet après-midi, lors des courses par équipes. Et là encore, la bagarre a été intense mais le duel entre le « Team France » et le « Team Rest of the World » a finalement tourné à l’avantage de l’équipe internationale sur le score de 2 à 1.

Les podiums des différentes catégories (après la longue distance)

Elite hommes : 1. Mickaël Booth (Australie) ; 2. Connor Baxter (USA) ; 3. Nika Leonard (Italie).
Elite femmes : 1. Yuka Sato (Japon) ; 2. Amandine Chazot (France) ; 3. Shae Foudy (USA).

Pro hommes : 1. Stéphane Guiomar (France) ; 2. Pampinella Tommaso (Italie) ; 3. Tom Villedary (France).
Pros femmes : 1. Marie-Elphège Julienne (France) ; 2. Krah Hannah Leni (Allemagne) ; 3. Jarc Neza (Slovénie).

Loisirs hommes : 1. Clément Barbouteau (France) ; 2. Gwenaël Breton (France) ; 3. Martial Peck (France).
Loisir femmes : 1. Aurélie de Capele (France) ; 2. Viola Hartrott (Allemagne) ; 3. Annie Quesney (France).

Source : Rivacom

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IMOCA, Multi50 et Class40 au départ de La Transat Jacques Vabre, les Ultimes absents de cette édition 2019

Dimanche 27 octobre 2019, Class40, Multi50 et Imoca, elle seront trois classes à s’élancer du Havre pour rejoindre Salvador de Bahia, au Brésil. A ce jour, la catégorie Ultime avec ses maxi trimarans ne prendra pas part à cette édition. Ce sera la 6e fois que la Route du café arrivera à Salvador de Bahia après 4350 milles. 

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Crédit : R Dobremel

« La Transat Jacques Vabre est une course, une traversée de l’Atlantique en duo. L’épreuve sportive c’est la performance, la ténacité, la complémentarité de ces duos de marins qui dépassent leurs limites pour aller encore plus vite et mener le bateau 24H/24 sans rien lâcher. C’est cela que la Transat Jacques Vabre offre aux skippers et au public, un événement convivial, festif mais surtout, sportif avec un haut niveau d’engagement. », explique Gildas Gautier, organisateur.


10 jours de festivité au Havre

Le vendredi 18 octobre, la fête débutera autour du bassin Paul Vatine au Havre. Dix jours festifs, d’animations colorées et populaires feront découvrir ou redécouvrir ces duos de marins. Ce sera l’occasion pour le public de vivre des expériences inédites, d’être non seulement spectateurs mais aussi acteurs grâce aux nombreuses animations présentes sur le village.

L’arrivée dans la Baie de Tous les Saints

Salvador dans l’état de Bahia est une ville atypique au Brésil. Salvador est, comme Le Havre, inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Cette terre de café accueille la Transat Jacques Vabre pour la 6e fois. L’arrivée dans la Baie de Tous les Saints reste un moment fort pour les duos qui rentrent dans un havre magnifique et mérité mais dont il faudra déjouer tous les pièges météo jusqu’au franchissement de la ligne d’arrivée.

Source : S Guého

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Bernard Stamm, entraineur d'un Diam24 sur le Tour Voile, Cheminées Poujoulat partenaire officiel du Tour

Partenaire de Bernard Stamm depuis 2003, l’entreprise Cheminées Poujoulat réaffirme son engagement dans le sponsoring voile. La société continuera d’accompagner le skipper suisse, mais aussi en devenant partenaire officiel de l’épreuve phare du calendrier des Diam 24 OD pour les trois prochaines années. Le multi-tourdumondiste troquera sa casquette de skipper contre celle de Team Manager et apportera ainsi son expertise à un équipage de jeunes emmené par Robin Follin.


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Credit : JM Liot

Les jeunes prennent la main

Aujourd’hui, toujours sous l’impulsion de Bernard Stamm, c’est tout naturellement que l'équipe a choisi d’accompagner un équipage de jeunes. Un équipage solide, capable de se hisser sur le podium du classement général et de remporter la première place du classement jeune en 2019, composé d’Antoine Rucard mais aussi de Robin Follin et de Gautier Germain, tous âgés de 23 ans.

« Place aux jeunes ! », s’enthousiasme Bernard Stamm qui sera désormais le nouveau Team Manager de l’équipe. « Gérer un projet, ce n’est évidemment pas quelque-chose de nouveau pour moi puisque ces dernières années, j’ai piloté mes projets IMOCA et Diam24. Ce qui est nouveau, en revanche, c’est je ne vais plus naviguer. C’est un choix. 

Ces dernières années, j’ai enchaîné les différents projets sans vraiment m’arrêter. J’ai même effectué deux tours du monde dans une même année. A présent j’ai besoin et envie de me consacrer à d’autres choses que j’ai en tête depuis un moment et que je dévoilerai bientôt », explique Bernard Stamm.

"Une super opportunité pour nous"

« Aujourd’hui, Bernard a choisi de nous passer le flambeau et c’est une super opportunité pour nous de faire partie de ce projet. Nous allons y aller à fond. Antoine, Gautier et moi, nous nous connaissons bien et sur le papier, il n’y a aucune raison que ça ne fonctionne pas », détaille Robin Follin, qui a terminé 3e du classement général et premier jeune du Tour 2018.

Partenaire officiel du Tour Voile

Un Tour Voile qui sera forcément l’objectif majeur de la saison à venir, d’autant que l’entreprise Cheminées Poujoulat sera particulièrement présente sur l’évènement. « Nous avons choisi de renforcer notre engagement auprès de l'organisateur ASO en devenant partenaire officiel de l’évènement pour les trois prochaines éditions », explique-t-on chez Cheminées Poujoulat.

par la rédaction
Source : Bernard Stamm

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Zarif et Trouche, place aux jeunes sur les Star Sailors League Finals

C’est la seconde fois qu’un équipage brésilien remporte les Star Sailors League Finals. Et c’est contre toute attente que la légende Olympique Robert Scheidt, associée à Henry Boening, a dû s’incliner face à Jorge Zarif et Pedro Trouche. Ultra-favori hier soir après avoir survolé les Qualifiers, le quintuple médaillé olympique n’a rien pu faire face à Zarif, le très jeune Champion du Monde de Star. Âgés respectivement de 26 et 27 ans, Zarif et Trouche n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires aujourd’hui.

« Nous sommes surpris d’avoir ainsi dominé les phases finales, » admet Zarif. « Le niveau est tellement élevé. C’était notre meilleure journée. Nous nous sommes donnés à 100%. Nous n’avons pas arrêté de pomper, faire du rappel. Cela a clairement fait la différence. C’est un privilège d’être ici et d’avoir réussi à battre nos adversaires. »

Aujourd’hui avec le vent d’Est dominant, le Comité de Course décidait de déplacer le parcours en baie de Montagu. Ce n’est pas pour autant que le plan d’eau n’était pas agité alors que les concurrents étaient parfois confrontés à des rafales à plus de 20 nds.

La journée a commencé avec les Quarts de Finale disputés à huit. Zarif et Trouche imposent alors leur rythme que nul n’arrive à suivre. Paul Cayard/Arthur Lopes, Lars Grael/Samuel Goncalves et Freddy Lööf/Edoardo Natucci ne parviennent à se qualifier pour les Demi-Finales. Après sa victoire de manche hier, c’est la déception pour Paul Cayard qui n’a pas réussi à se remettre d’une pénalité sur le premier près.

La Demi-Finale n’est qu’une répétition pour les jeunes Brésiliens qui laissent la concurrence sans voix. Derrière la bataille est rude pour les deux places d’honneur qui donneront l’accès à la Finale. Doubles vainqueurs de l’épreuve, Mark Mendelblatt/Brian Fatih, qui avaient accès directement aux Demies, sont éliminés, comme les Français Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot ainsi que la légende olympique polonaise Mateusz Kusznierewicz et Dominik Życki.

Sur la Finale, les favoris Robert Scheidt et Henry Boening ont manqué de clairvoyance et se sont trompés d’adversaire à contrôler. Au lieu de continuer sur la partie favorable du plan d’eau, Scheidt décidait de virer sur le duo Niego Negri et Frithjof Kleen et perdait ainsi le contact avec son compatriote.

« Si nous avions décroisé pour continuer sur la gauche du plan d’eau, nous aurions profité comme eux de l’adonnante. C’est une décision à prendre dans la seconde, » reconnaît Scheidt. « Zarif et Trouche méritent pleinement leur victoire. Ils s’imposent par trois fois avec une belle avance. Ils naviguaient vite et n’ont pas fait d’erreur ni au près ni au portant. Zarif a un beau futur devant lui ! »

Alors que Paul Cayard avait trouvé vendredi les bons réglages de son Star, c’était au tour de Zarif et Trouche de peaufiner les réglages de leur mât pendant la nuit. Pour Zarif cela a fait toute la différence.

« Nous avons pris de bons départs. Ensuite nous avions une bonne vitesse au près. Cela nous a rendu la course moins difficile. Nous pouvions naviguer là où nous le souhaitions pour contrôler la flotte à chaque occasion. »

Si la vitesse rend intelligent, les trois manches du jour ont demandé beaucoup d’efforts de la part des jeunes Brésiliens.

« Nous avons fait beaucoup de rappel et nous n’avons pas arrêté de pomper au vent arrière. Cela a fait la différence, » avoue Zarif. « Je suis heureux, mais très fatigué. »

Alors que c’était la 4e participation de Zarif aux SSL Finals, son équipier Pedro Trouche découvrait ce format d’épreuve novateur. En plus c’était la toute première fois que la paire brésilienne naviguait ensemble, même s’ils se connaissent depuis 2015 à l’occasion de leurs entraînements en Laser. Trouche remplaçait à la volée Guilherme de Almeida, l’équipier champion du Monde de Star avec Zarif, qui ne pouvait se déplacer à Nassau. De Almeida avait une bonne excuse… son propre mariage !

« C’est la plus belle épreuve que j’ai remportée dans ma jeune carrière, » savoure Trouche qui devrait s’aligner prochainement sur le premier Championnat du Monde Junior de Star qui se tiendra à Miami en février. « Je n’avais jamais navigué à ce niveau avant. C’est la première fois que je bas Robert Scheidt. C’est une sensation géniale. Je suis très heureux. »

Avec leur victoire dans les Star Sailors League Finals, Zarif et Trouche n’ont pas que gagné l’estime de leurs pairs. Ils repartent aussi avec les 40 000$ réservés aux premiers du prize money total de 200 000$

Classement final

Jorge Zarif (BRA) Pedro Trouche (BRA) Robert Scheidt (BRA) Henry Boening (BRA) Diego Negri (ITA) Frithjof Kleen (GER) Eivind Melleby (NOR) Joshua Revkin (USA) Mark Mendelblatt (USA Brian Fatih (USA) Mateusz Kusznierewicz (POL) Dominik Zycki (POL) Xavier Rohart (FRA) Pierre-Alexis Ponsot (FRA) Paul Cayard (USA) Arthur Lopes (BRA) Lars Grael (BRA) Samuel Gonçalves (BRA)  Fredrik Loof (SWE) Edoardo Natucci (ITA)

L’article Zarif et Trouche, place aux jeunes sur les Star Sailors League Finals est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

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Le Paddle à l'honneur au Nautic Paris, rendez-vous demain pour le départ de la Nautic Paddle

Le 58e Salon Nautique international de Paris a ouvert ses portes ce samedi. Le Sprint Paddle Elite, le premier des trois volets de la discipline dans le cadre du Nautic 2018 s’est déroulé cet après-midi. Trente hommes et dix femmes, tous professionnels, se sont affrontés sur le bassin du Spot. Tous se retrouveront demain dès 8 heures, pour le départ de la Nautic Paddle, la plus grande course de SUP au monde, organisée par le Nautic Paris. 

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Crédit : A Lockhart / NAUTIC / AFP

D’ores et déjà, cette 9e édition annonce pas moins de 800 participants qui s’élanceront pour une course entre la bibliothèque Nationale de France et le quai de Javel Bas.

La manifestation n’est autre que la dernière étape de la Coupe du Monde APP (l'Association des Paddlers Professionnels) 2018.

par la rédaction
Source : Rivacom

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Le Tour de Bretagne en Figaro 3 devrait attirer 25 à 30 duos en septembre 2019, "on est toujours content d’y revenir"

Rendez-vous était donné ce jour à tous les acteurs de la Classe Figaro au Nautic pour présenter la 12ème édition du Tour de Bretagne à la Voile qui se déroulera du 7 au 14 septembre prochain. Dernière épreuve du Championnat de France Elite de Course au large 2019, cet événement est disputé en double et attire toujours entre 25 et 30 duos.

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Crédit : P Contin

Un parcours non bouclé 

Avec le Figaro 3, des montures équipées de foils, les contraintes logistiques de capacité d’accueil dans les ports évoluent. Le parcours du Tour de Bretagne à la Voile n’est donc pas encore totalement bouclé. Le départ sera donné à Saint-Quay-Portrieux en Baie de Saint-Brieuc pour une première étape vers Saint-Malo, avant de passer à la Pointe Finistère, dans le Finistère, puis dans le Morbihan à Larmor Plage avec une arrivée jugée en Baie de Quiberon, à La Trinité-sur-Mer. Les accords sont en cours de finalisation avec les villes du Finistère.

Ils en seront

Les inscriptions ouvriront en avril, mais au regard des skippers présents ce jour, Gildas Mahé, Vincent Biarnes, Damien Cloarec, Martin Le Pape…, l’intérêt pour le Tour de Bretagne est réel et le plateau 2019 sera fourni et relevé.

Les plus belles côtes de Bretagne

« Le Tour de Bretagne est une des plus belles courses du circuit Figaro Bénéteau pour plein de raisons : c’est en double et ça fait toujours très plaisir de partager cette expérience avec un autre skipper, ce sont des parcours à la journée le long des plus belles côtes de Bretagne, dans les cailloux, les courants… Le Tour de Bretagne est une épreuve ancrée depuis longtemps et on est toujours content d’y revenir, » explique Nicolas Lunven, double vainqueur en 2007 et 2017.
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Le parcours du Tour de Bretagne 2019


7 sept Saint-Quay-Portrieux Baie de Saint Brieuc > Saint Malo
8 sept Saint Malo > Pointe du Finistère
11 sept Pointe du Finistère > Finistère Sud
13 sept Finistère Sud > Larmor-Plage
14 sept Larmor-Plage > La Trinité-sur-Mer Baie de Quiberon

Source : Kaori

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De Dunkerque à Nice, le Tour Voile annonce son parcours au Nautic de Paris, Franck Cammas, Robin Follin en seront

Chaque été, le Tour Voile réunit un plateau de haut niveau rassemblant toute la diversité de la voile ; champions confirmés, talents de demain ou encore amateurs aguerris. Un format exigeant et dont il est par définition très difficile de parfaitement maîtriser les différents aspects. Pendant 7 Actes et 17 jours de course, de Dunkerque à Nice en passant par les sables d'Olonne, une trentaine d'équipe est attendue sur cette édition.

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Crédit : JM Liot

De Dunkerque à Nice en passant par Fécamp et les Sables d'Olonne

Le Grand Départ sera 100% Stades Nautiques et se tiendra à Dunkerque pour la 33e fois en 42 éditions. La Base du Tour Voile prendra ensuite ses quartiers en Normandie pour deux Actes successifs : Fécamp, en Seine Maritime, à proximité du site mythique d’Étretat puis Jullouville, dans la Manche, à portée d’étraves du Mont Saint-Michel.

Après 2015 et 2017, le Tour Voile fera son retour aux Sables d’Olonne avant de filer en Méditerranée. A Port Barcarès tout d’abord, en région Occitanie. Direction Hyères ensuite.

Le 7e et dernier Acte se jouera à Nice pour la 6e année consécutive. Depuis la Promenade des Anglais, le public assistera à une arrivée 100% Stades Nautiques et dimanche 21 juillet, à la Super Finale.

Franck Cammas de retour

Les inscriptions pour le Tour Voile 2019 sont ouvertes depuis le 28 novembre. Une trentaine de Teams est attendue pour cette 42e édition dont un bateau omanais skippé par Franck Cammas. Figure emblématique de la voile mondiale, le marin aixois a remporté le Tour Voile en M34 en 2013 et pris la 2e place en 2015, première année du Diam24od.

« Le Tour Voile, ce sont de beaux souvenirs. J’ai fait mon 1er Tour en 2013 sur un autre format mais sympathique aussi. Aujourd’hui, la bagarre est différente en Diam24od. C’est super excitant, la victoire reste ouverte jusqu’à la fin, jusqu’à la Super Finale, encore en 2018. Le niveau a bien augmenté depuis quelques années, les gars sont super entrainés, cela va être dur de les battre mais on va tout faire pour ! » commente Franck Cammas (Oman sail).


A noter, la création d’un Classement mixte qui regroupera les Teams embarquant chaque jour au moins une équipière et permettra de mettre en lumière les talents féminins du Tour Voile.

Il raconte

Robin Follin (Cheminées Poujoulat) : « Nous avons la chance cette année d’avoir un manager en or : Bernard Stamm, un des hommes le plus rapide autour monde. Je ne doute pas qu’il va très bien endosser la casquette de manager. Nous allons vivre une très belle édition. Je remercie vraiment Cheminées Poujoulat de nous faire confiance. C’est un plaisir d’avoir des skippers comme Franck Cammas sur le Tour. C’est très motivant, cela nous donne envie d’être devant ! »

Source : Effets Mer

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Braver l’Atlantique en duo

ambiances, novembre, sailing, voile, depart

Dimanche 27 octobre 2019, trois classes de bateaux : Class40, Muli50 et Imoca60, s’élanceront du Havre pour rejoindre Salvador de Bahia, terres de café au Brésil, sur un parcours compliqué, où il faudra braver l’Atlantique en duo, du Nord au Sud, de la France vers le Brésil.

Un parcours aux multiples embûches

La Route du café du Havre à Salvador de Bahia est bien connue des marins car ce sera la 6e fois que la Transat Jacques Vabre y arrivera. Cette traversée de 4350 milles intéresse par la diversité météo qu’elle offre : les dépressions automnales dans le golfe de Gascogne, l’anticyclone aux Canaries, les alizés, le Pot-au-noir, l’arrivée sur les côtes brésiliennes et dans la Baie de Tous les Saints, tous ces systèmes obligent le duo de navigateurs à de la stratégie, de la tactique pour naviguer le mieux possible vers Salvador.

« La Transat Jacques Vabre est une course, une traversée de l’Atlantique en duo. L’épreuve sportive c’est la performance, la ténacité, la complémentarité de ces duos de marins qui dépassent leurs limites pour aller encore plus vite et mener le bateau 24H/24 sans rien lâcher. C’est cela que la Transat Jacques Vabre offre aux skippers et au public, un événement convivial, festif mais surtout, sportif avec un haut niveau d’engagement. », explique Gildas Gautier, organisateur.

Un village festif aux couleurs au Brésil

Le vendredi 18 octobre, la fête débutera autour du bassin Paul Vatine au Havre. Dix jours festifs, d’animations colorées et populaires feront découvrir ou redécouvrir ces duos de marins qui partent vers l’aventure dans une course intense. Ce sera l’occasion pour le public de vivre des expériences inédites, d’être non seulement spectateurs mais aussi acteurs grâce aux nombreuses animations présentes sur le village. Et outre les activités ludiques proposées, le village aura comme les années précédentes un pôle dédié au développement durable, écologique et sociétale.

L’arrivée dans la Baie de Tous les Saints

Salvador dans l’état de Bahia est une ville atypique au Brésil. Joyeuse, festive, colorée, elle dispose de richesses tant sportives, culturelles ou touristiques, notamment avec l’un des quartiers les plus connus et plus visités de la vieille ville, le Pelourinho. Salvador est, comme Le Havre, inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Cette terre de café accueille la Transat Jacques Vabre pour la 6e fois. L’arrivée dans la Baie de Tous les Saints reste un moment fort pour les duos qui rentrent dans un havre magnifique et mérité mais dont il faudra déjouer tous les pièges météo jusqu’au franchissement de la ligne d’arrivée.

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