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L'actualité voile d'AGP Course au large

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Lalou Roucayrol philosophe

Lalou Roucayrol a été joint au téléphone. Hier, en attendant Pierre Antoine, il a largué son gréement et sécurisé son bateau. Il a pu discuter avec les pilotes du Falcon qui sont venus le survoler. Il a embarqué un livre du philosophe Alain sur le bonheur et tente de mettre en pratique ses propos pour relativiser sa situation. C’est son 4è chavirage. Il pense que cela peut-être dû à de l’eau dans l’un de ses flotteurs. Sacré marin.

http://www.courseaularge.com/wp-content/uploads/2018/11/roucayrol.lalou_151118_10h00.mp3

«  J’attends Olmix demain » « Je suis en train de dériver. Tout à l’heure, je vais faire une sortie à l’air libre, un peu comme une sortie dans l’atmosphère parce que j’ai l’impression d’être dans une capsule lunaire, il y a beaucoup de bruit, les restes du gréement tapent contre la coque. Il y a encore pas mal de vagues. Hier ça a été compliqué de défaire tout le gréement. Mais je voudrais m’assurer qu’il est totalement largué.. Hier, j’avais deux bouts que je n’arrivais pas à atteindre avec un morceau de mât qui traînait derrière. Je voudrais défaire ça avant qu’Olmix (Pierre Antoine, leader dans la catégorie Rhum Multi) ne vienne me récupérer demain matin.

J’ai organisé ma vie à bord. J’avais eu l’expérience avec Mayeul (Riffet) en 2013. J’ai un sas qui me permet de sortir à l’air libre et j’ai deux endroits totalement secs donc je peux dormir dans un endroit bien protégé. Le seul souci c’est qu’il fait très chaud et humide à l’intérieur… je ne peux pas ouvrir les panneaux parce qu’il y a trop de mer. Et en tapant, dessous, le pont fait pas mal de sauts… Il y a pas mal de bruit.

Sur le chavirage  

Je ne sais pas trop ce qui c’est passé en fait. J’avais appelé Karine (Fauconnier, sa routeuse) un quart d’heure avant pour lui dire que j’étais super content. Il y a avait 25/30 nœuds, j’avais réduit avant l’arrivée des grains. J’étais un ris petit gennaker. Je n’étais pas en « distribil, » je me sentais en sécurité… et là… Je sais que j’ai beaucoup d’eau dans le flotteur tribord, le flotteur sous le vent. Je l’avais constaté il y a deux jours. Au moins la moitié du flotteur avait de l’eau. Je pense que c’est à cause de ça. A un moment donné, le bateau a accéléré dans un grain, j’ai tout de suite choqué la grand voile avec le largueur automatique, puis choqué l’écoute de gennaker. Là, le bateau s’est planté dans une vague, il n’a fait que monter… et quand l’eau à l’intérieur est arrivée contre le foil, c’est probablement comme ça que ça a basculé… je ne me l’explique que comme ça.  Honnêtement, il n’y a avait pas de raisons de se mettre sur le toit à ce moment là. Mais bon, c’est comme ça. Quand ça doit arriver, ça doit arriver. Mektoub.

La suite 

J’embarque demain avec Olmix, avec Pierre Antoine, qui me récupère à son bord. Je ferai deux jours de mer dans le sens de la Guadeloupe avec lui et puis il y a un remorqueur qui part de Martinique avec Quentin Vlamynck, pour venir me récupérer un peu avant qu’Olmix n’arrive à Pointe à Pitre. J’embarque sur le remorqueur. On se rendra sur zone pour tenter un retournement du bateau en mer, voire un remorquage si les conditions le permettent. Il va falloir faire preuve de patience. Il faut le temps que les bateaux arrivent, mais avec l’expérience, je pense que l’on accepte mieux les choses.

Philosophe

Pour la petite anecdote, comme sur chaque transat, j’ai embarqué un livre. Cette fois, c’est le philosophe Alain avec son « Propos sur le bonheur ». Je suis en plein dedans !! C’est plein de petits propos sur la façon de voir le bonheur et comment on positive.

Et là, ça va. J’en suis à mon quatrième retournement, je sais ce qui m’attend, je sais comment ça se passe, je suis plutôt dans le productif. Qu’est ce qu’on fait, comment on le fait, comment on le met en œuvre. C’est ça qui m’intéresse. Mais hier, tu sais, je n’ai pas eu le temps de lire beaucoup. J’ai passé ma journée dans l’eau à larguer le gréement et à sécuriser le bateau. Je me suis fait peur plusieurs fois. Le seul moment sympa, c’est quand le Falcon est venu me survoler. C’était super, ils sont restés un long moment avec moi, on a échangé par VHF c’était vraiment sympa et c’était une bonne fin de journée avec cet avion magnifique qui volait autour.”

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Isabelle Joschke après son dématage sur la Route du Rhum : "Remettre mon joli bateau sur pieds" - IMOCA

Suite au démâtage de son IMOCA MONIN, survenu dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 novembre, Isabelle Joschke a vécu un voyage retour particulièrement éprouvant en direction de Lorient. La navigatrice a mis trois jours à remonter le Golfe de Gascogne pour rallier la terre ferme. Arrivée à sa base le vendredi midi, la skipper accuse le coup avant de repartir encore plus forte dès la saison prochaine.


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Credit : B.Stichelbaut

Alain Gautier, le team manager : "Bien réfléchir en vue de la préparation du Vendée Globe"

"Tout le gréement est parti au fond de l’eau. Il est donc difficile pour l’équipe de déterminer précisément la cause de cette avarie. La totalité des haubans avait été changée lors de la saison 2017 et devaient tenir jusqu’à la fin du prochain Vendée Globe. Un virement impromptu du pilote automatique est une situation susceptible de se produire et à laquelle les marins sont préparés. 

Les gréements sont conçus pour subir les contraintes liées à ce genre d’erreur de manœuvre imprévue. Il faut savoir que le gréement de Monin est de style classique, comme six autres soixante pieds de sa génération (2007). Nous savons que ce type de gréement est moins tolérant que les modèles assortis d’outriggers, et c’est pour cette raison que les Imoca les plus récents n’en sont plus équipés.

Cette avarie va nous amener à bien réfléchir en vue de la préparation du Vendée Globe et Lanic Sport Team va tout mettre en œuvre pour apporter les solutions qui permettront à Isabelle de repartir sereine lors de ses prochaines courses."

Isabelle Joschke : "très vite regarder vers l’avant"

" Ce départ de Route du Rhum restera pour moi un moment inoubliable. Un grand merci à tous ceux qui m'ont témoigné leurs encouragements avant et après cette fortune de mer. Ce genre d’incident n'est jamais facile à vivre, même lorsque ce n'est pas la première fois. 

Cela fait partie des expériences qui construisent un marin. Nous allons à présent très vite regarder vers l’avant et tâcher de remettre mon joli bateau sur pieds ! 

Quant à moi, je me prépare à rejoindre ma famille en Guadeloupe, afin de me ressourcer et de me remettre un peu de ces émotions."

En parallèle, le team poursuit activement sa recherche d’un second partenaire pour rejoindre MONIN au rang de sponsor titre.


Par la rédaction
Source : C.Le Naour
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Beccaria et Le Mené sacrés champion de France de Course au Large en Solitaire en Mini

Pour la première fois depuis sa création en 2006, le championnat de France Course au Large en Solitaire – Mini 6,50 s’est déroulé sur 4 épreuves (Pornichet Sélect, Mini en Mai, Trophée Marie-Agnès Péron et Les Sables-Les Açores-Les Sables). Si le vainqueur en série s’est assez vite dévoilé, il a fallu attendre la dernière étape des Sables-Les Açores-Les Açores pour connaître le vainqueur en proto.

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Crédit :  Ch Breschi

Ambrogio Beccaria champion de France Série En série, Ambrogio Beccaria (GEOMAG – ITA 943) a entamé le championnat (et la saison) avec une 6ème place sur la Pornichet Sélect (suite à une pénalité pour départ anticipé) mais n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour prendre en main son tout nouveau Pogo 3 puisqu’il a ensuite enchaîné les victoires sur toutes les autres épreuves.

Après un très bon départ, Valentin Gautier (SHAMAN – BANQUE DU LEMAN – SUI 903) finit sur la troisième marche du podium pour sa dernière saison en Mini (malgré un classement DNF au Trophée Marie-Agnès Péron).

A noter, l’excellence performance d’Amélie Grassi (GRASSI BATEAUX – FRA 944) qui finit vice-championne de France pour sa première saison en Mini.

Erwan Le Méné champion Proto

En prototypes, Erwan Le Méné (ROUSSEAU CLOTURES – FRA 800) et François Jambou (TEAM BFR MAREE HAUTE – FRA 865) se sont partagés (presque) toutes les victoires lors de ce championnat 2018 et finissent avec trois petits points d’écart. Un match palpitant jusqu’à la dernière épreuve remportée par Erwan.

Jörg Riechers (LILIENTHAL – GER 934), toujours aux avant-postes finit sur la troisième marche du podium du Championnat de France après une très belle victoire sur la deuxième étape des Sables – Les Açores – les Sables.

Mais si le podium s’est joué entre ses trois garçons, il ne faut négliger les très beaux résultats de Camille Taque (FOXSEA LADY – FRA 791) pour sa deuxième saison sur son plan Marin de 2010 qui finit quatrième et d’Axel Tréhin (TARTINE CHERCHE DU BEURRE – FRA 945), septième en mettant son nouveau plan Lombard à l’eau une semaine avant l’avant-dernière étape du Championnat (Trophée Marie-Agnès Péron).

Le Championnat de France Course au Large en Solitaire Mini 6,50 2018   :

- Du 21 avril au 18 août 2018
- 4 étapes : Pornichet Sélect/ Mini en Mai/ Trophée Marie-Agnès Péron/ Les Sables -Les Açores -Les Sables
- 121 participants (26 skippers en proto, 95 en série)
- Remise des prix : le 8 décembre 2018 à 16 heures 30, Stand de la Communauté d'Agglomération de La Rochelle du Nautic de Paris (Hall 1 - G2)

Source : FFV

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Pierre Antoine (Olmix) se déroute sur la Route du Rhum pour secourir Lalou Roucayrol

Suite au chavirage du Multi50 Arkema de Lalou Roucayrol, le Team Arkema Lalou Multi, en étroite collaboration avec la Direction de Course de la Route du Rhum assisté du CROSS Gris-Nez, a organisé des opérations de secours du skipper et de son trimaran. Un concurrent de l'épreuve va se dérouter.


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Copyright : Marine Nationale - Flotille 24F

Pierre Antoine se déroute


Pierre Antoine à bord du trimaran Olmix (Rhum Multi) se déroute actuellement pour porter assistance à Lalou Roucayrol. Naviguant actuellement dans son Ouest à 250 milles nautiques du navire retourné, Pierre Antoine devrait être sur zone d’ici 24 heures pour récupérer le skipper d’Arkema.

Cette assistance entre concurrents est la 3e dans l’histoire de la Route du Rhum, après celle de Ian Johnston par Olivier Moussy en 1982 puis celle de Karine Fauconnier par Bob Escoffier en 2002.

Un remorqueur sur le départ

En parallèle, Quentin Vlamynck, boat captain du Multi50 Arkema, embarquera à bord d’un remorqueur qui quittera la Martinique ce jeudi 15 novembre. Dominic Vittet, routeur de Pierre Antoine, analyse actuellement une trajectoire pour que le remorqueur parte à la rencontre d’Olmix.

L’objectif étant que Lalou embarque à l’aide d’un semi-rigide à bord du remorqueur, pour rejoindre l’équipe de sauvetage du Multi50 Arkema. Il faudra ensuite compter environ 2 jours de mer à l'équipe pour arriver sur zone. Cette procédure de transfert en mer est inédite dans l’histoire la course au large.


Par la rédaction
Source : MA Parendeau
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Pierre Antoine (Olmix) va porter assistance à Lalou Roucayrol

Les opérations de secours s’organisent pour Lalou Roucayrol. Sur demande de la direction de course, Pierre Antoine à bord du trimaran Olmix (Rhum Multi) se déroute actuellement pour porter assistance à Lalou Roucayrol. Naviguant actuellement dans son Ouest à 250 milles nautiques du navire retourné, Pierre Antoine devrait être sur zone d’ici 24 heures pour récupérer le skipper d’Arkema. Cette assistance entre concurrents est la 3e dans l’histoire de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, après celle de Ian Johnston par Olivier Moussy en 1982 puis celle de Karine Fauconnier par Bob Escoffier en 2002.

En parallèle, Quentin Vlamynck, boat captain du Multi50 Arkema, embarquera à bord d’un remorqueur qui quittera la Martinique ce jeudi 15 novembre. Dominic Vittet, routeur de Pierre Antoine, analyse actuellement une trajectoire pour que le remorqueur parte à la rencontre d’Olmix. L’objectif étant que Lalou embarque à l’aide d’un semi-rigide à bord du remorqueur, pour rejoindre l’équipe de sauvetage du Multi50 Arkema. Il faudra ensuite compter environ 2 jours de mer à l’équipe pour arriver sur zone. Cette procédure de transfert en mer est inédite dans l’histoire la course au large.

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Deuxième victoire de Trésors de Tahiti à Bora-Bora

Au terme d’une épique traversée de 30 milles entre les îles de Raiatea et Bora Bora, les Tahitiens s’offrent une victoire de prestige sur cette 4e étape du Grand Prix Pacifique des Jeux, mercredi 14 novembre. Les dieux de la pluie s’étaient donnés rendez-vous à Raiatea pour le départ des stades nautiques à Raiatea. C’est au milieu ondée diluvienne, comme on peut en connaître en Polynésie française, que les huit concurrents ont lancé cette 4e étape.

Sur les deux stades nautiques de coefficient 1, Mood et Oman Sail, les spécialistes de l’exercice se sont imposés avec brio. Par contre, sur ce raid qui s’annonçait tout au portant, les Trésors de Tahiti étaient les plus cotés.

Comme lors de la dernière étape entre Huahine et Raiatea, les locaux de l’étape ont pris l‘avantage dès le départ. Et mise à part une petite frayeur à quelques mètres de la ligne d’arrivée, coincés dans une bulle d’air, les Tahitiens ont remporté leur deuxième étape du Grand Prix Pacifique des Jeux.

Deuxième, Oman Sail a réussi la bonne opération du jour en dépassant au milieu du raid Mood, qui peut nourrir quelques regrets au classement général provisoire. Ces trois équipes sont à 6 points et tout se jouera demain à Bora-Bora.

La 4e place revient au CER qui décidément commence à prendre l’ascendant sur Cheminées Poujoulat qui a sauvé une 6e place in extremis juste devant les locaux de Team SCEAP qui n’aurait pas démérité de terminer devant.

La belle opération du jour est signée par les amateurs de Team Merlin qui ont terminé à une très belle 5e place. Trésors de Tahiti Espoirs, handicapé par des problèmes techniques, ferme la marche mais ils accrochent deux jolies 6e places sur les deux stades nautiques du jour.

A leur arrivée, la mairie et le comité de la commune de Bora-Bora ont montré l’importance de l’accueil dans la Perle du Pacifique. Première destination touristique de la Polynésie française, l’île sera l’arène finale de cette dernière journée du Grand Prix Pacifique des Jeux.

Jeudi 15 novembre, la flotte effectuera deux courses de coefficient 0 devant Vaitape, capitale de l’île, puis deux coefficients 1 dans la baie de Faanui un peu plus au nord, avant de partir sur le dernier raid de cette édition à l’intérieur du lagon. Une dernière qui s’annonce autant magique que disputée.

Classement de la 1ère manche :

Mood Oman Sail Poujoulat Trésors de tahit CER Trésors Espoirs SCEAP Merlin

Classement de la 2e manche :

Oman Sail Trésors de Tahiti Mood Poujoulat Merlin Trésors de Tahiti Espoirs CER SCEAP

Classement du raid

Trésors de Tahiti Oman Sail Mood CER Merlin Poujoulat SCEAP Trésors de Tahiti Espoirs

Classement général provisoire après la 4e étape

Oman Sail (15,5 points) Trésors de Tahiti (17) Mood (21,5) CER (34) Poujoulat (41) Merlin (51,5) Trésors de Tahiti Espoirs  (62,5) SCEAP (64,5)

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L’analyse d’Alain Gautier

Le dénouement est proche pour les IMOCA de tête. Impérial, Alex Thomson maintient une belle avance sur ses poursuivants. Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès se livrent une bagarre intense pour figurer sur le podium, tout en restant à l’affût de la moindre défaillance du leader britannique. Au dixième jour de la Route du Rhum, 16 IMOCA sur les 20 au départ restent en course, même si Jérémie Beyou fait route vers Lorient suite à une panne du système d’alimentation en énergie à bord de Charal. C’est aujourd’hui un vainqueur de Vendée Globe, Alain Gautier, qui nous éclaire de son regard d’expert.

« La bagarre dans le quatuor de tête est passionnante à suivre. Il y a deux IMOCA de la génération du Vendée Globe 2016 avec des foils non réglables (Hugo Boss et Ucar-StMichel), un équipé de foils nouvelle génération réglables (PRB) et un à dérives droites (SMA). On se pose naturellement des questions sur l’état des différentes machines. Qui est à 100 % ? Qui ne l’est pas ? On voit qu’Hugo Boss, en règle générale, semble à son plein potentiel. En revanche, les interrogations demeurent sur PRB. On se demande aussi avec quelles voiles naviguent les uns et les autres. Alex Thomson va toujours très vite avec des angles à peine moins bons que ses concurrents. Ca interpelle. Avec quelle configuration de voiles arrive-t-il à faire ce bon VMG (compromis cap/vitesse) ?

« C’est étonnant qu’Alex ait pu s’échapper de cette manière »

L’option d’Alex Thomson au Nord du DST d’Ouessant en début de course lui a apporté un petit avantage, mais pas tant que ça au final. Cette année, la porte de passage pour les alizés était très Sud. Alex a tout de même réussi à revenir au contact de Paul Meilhat et Vincent Riou et à croiser juste devant eux à la latitude des Canaries. Il a alors rapidement pris ses distances et n’a cessé d’accroître son avance. C’est étonnant qu’Alex ait pu s’échapper de cette manière. Ses trajectoires ont été plus tendues que celles de ses adversaires qui ont fait davantage d’empannages. Mais c’est surtout dans l’utilisation de son bateau qu’il a fait la différence. On sait qu’Alex a des foils très typés portant, mais sa performance reste remarquable.

« SMA sera sûrement le plus rapide des quatre dans le tour de la Guadeloupe »

Comme on a pu le voir avec les Ultimes, et aussi tout récemment avec le chavirage du Multi 50 Arkema, il faut rester très vigilant car les grains sont violents. Quant au tour de la Guadeloupe, il peut réserver bien des surprises et il sera passionnant à suivre pour les IMOCA. Le petit temps n’est clairement pas le point fort d’Hugo Boss. Alex Thomson a donc tout intérêt à arriver au Nord de l’île avec un matelas de milles le plus confortable possible. S’il arrive à maintenir les écarts actuels (160 milles d’avance sur Paul Meilhat à la mi-journée), il pourra être serein. En IMOCA, les écarts se comblent moins vite qu’en Ultime, tout simplement car les bateaux vont moins vite et que les différentiels de vitesse sont moins importants. Le match pour le podium va être accroché. SMA sera sûrement le plus rapide des quatre dans le tour de la Guadeloupe car les dérives droites sont un atout dans les petits airs.

« La victoire d’un skipper international servirait la classe IMOCA »

Alex Thomson va peut-être réussir à rééditer la performance d’Ellen MacArthur, c’est-à-dire terminer 2edu Vendée Globe et remporter la Route du Rhum suivante.La victoire d’un skipper international servirait la classe IMOCA, même si ça doit piquer un peu du côté de Port-la-Forêt ! Je note aussi que cette année les Figaristes ne sont pas à la fête. François Gabart s’est fait battre par Francis Joyon en Ultime et pour l’instant ce n’est pas non plus un Figariste qui est le mieux placé pour l’emporter en IMOCA. C’est suffisamment rare pour être signalé.

« Seguin, Roura, Le Diraison : un beau peloton, des gars solides »

Boris Herrmann fait lui aussi une belle course, il n’est pas si loin des leaders. Il s’est accroché dans son option qui lui a permis de doubler puis de distancer le groupe des Finot-Conq, composé de Damien Seguin, Alan Roura et Stéphane Le Diraison. Ces gars solides forment un beau peloton. Ils savaient qu’ils ne pourraient pas jouer la gagne avec leurs IMOCA plus anciens. Mais ils peuvent se tirer la bourre avec des bateaux quasi similaires pour la 6eplace. La vie est plutôt belle pour eux ! Je vois mal Arnaud Boissières revenir à leur niveau donc ils devraient se battre tous les trois jusqu’au bout.

Bravo à Erik Nigon et au Finlandais Ari Huusela qui tracent leur route. Finir une Route du Rhum n’est pas anodin, c’est une course difficile. C’est d’ailleurs ce que doivent se dire les marins qui ont fait une escale technique et qui sont repartis en mer. Quand on s’engage dans une course comme la Route du Rhum, il faut tout faire pour la finir, même si on est très loin au classement. Acquérir des milles en solitaire est toujours instructif.

Je suis très triste pour les deux femmes qui ont dû abandonner, Isabelle Joschke et Sam Davies, car elles ont fait une belle saison toutes les deux et elles n’ont pas pu s’exprimer sur la course la plus importante de l’année. Elles loupent une belle expérience. Mais il faut regarder vers le futur. Elles sont solides et talentueuses, je ne suis pas inquiet pour elles. »

Alain Gautier

Vainqueur du Vendée Globe 1992-1993 Vainqueur de la Solitaire du Figaro en 1989 Vainqueur de la Transat AG2R en 1996 (avec Jimmy Pahun) 2e de la Route du Rhum 1998 2e de la Transat Jacques Vabre en 1993 et 2001

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Le meilleur des bateaux et séries à foil “nouvelle génération” débarque dans les Caraïbes

GC 32, GC 32 RACING TOUR 2017, GC 32 Racing Tour, Garda, I AM RACING Movistar, Iker Martinez Anton Paz Luís Brito Fernando Rivero Fidel Turienzo, RIVA CUP, Rive del Garda

Ces dernières années, le foil a révolutionné le développement des performances de navigations. Il a eu un impact sur toutes les classes et courses : des trimarans géants Ultime et IMOCA 60 de la Route du Rhum aux catamarans et monocoques de l’America’s Cup en passant par les catamarans Nacra 17 qui ont participé aux Jeux olympiques.

Martinique Flying Regatta est la première régate à foil des Caraïbes et cette première édition a déjà séduit six classes et près 50 marins.

Parmi elles, le catamaran GC32, utilisé sur les Extreme Sailing Series et le GC32 Racing Tour, et son petit frère, le Flying Phantom. Celles-ci ressemblent à des versions plus petites des catamarans à foil utilisés lors des dernières America’s Cups, leur vitesse peut atteindre les 40 nœuds. Les GC32 en lice sont NORAUTO propulsé par Team France et skippé par le vainqueur de la Route du Rhum et du Volvo Ocean Race, Franck Cammas. Ils affronteront Team France Jeune, menée par Robin Follin agé de 23 ans et qui représentait la France lors du Red Bull Youth America’s Cup en 2017.

” C’est une bonne opportunité de présenter des bateaux à foil dans les Caraïbes et de proposer ce beau spectacle aux habitants des îles. Réunir toutes ces classes est un beau challenge. C’est aussi l’opportinuté d’affronter Team France Jeune dans le cadre de sa préparation sur un spot un peu plus sympa que la Bretagne en hiver !” – Franck Cammas

Aucun événement comme celui-ci ne serait complet sans le Moth, la classe la plus large et la plus compétitive, avec régulièrement les meilleurs marins du monde – skippers de l’America’s Cup ou médaillés olympiques – à leurs bords. Certains des plus grands noms de la Martinique Flying Regatta sont engagés dans cette catégorie : les Figaristes Anthony Marchand et Pierre Quiroga, Julien D’Ortoli et Noé Delpech, qui figurent parmi les meilleurs français en 49er – 5ème aux JO de Rio en 2016.
Benoît Marie, vainqueur de la Mini Transat en 2013 et qui a terminé 7ème au Championnat du monde Bacardi Moth de cette année : “C’est formidable d’organiser ce type de course sur ces îles, ce sont des spots privilégiés. C’est un endroit idéal pour naviguer, 28°C, il fait beau, et les alizés devraient être au rendez-vous. J’ai hâte d’y être. Ce n’est pas souvent que nous voyons les Flying Phantoms, les GC32 et les kitefoilers sur une même course. Le développement du côté des Kitefoilers est impressionnant, ils peuvent atteindre des vitesses “folles” !

Le plateau des Moth est aussi la classe la plus “internationale” avec des participants venus du Royaume-Uni, de Suède, de Suisse, du Danemark et de Norvège. Le Néerlandais, Kalle Coster (ancien sélectionné olympique en 470 avec son frère Sven) qui navigue aujourd’hui principalement sur de gros bateaux. “ Je ne pense pas qu’il y ait meilleure condition pour naviguer! Des eaux turquoises et des températures fantastiques,” admet Coster. “J’ai beaucoup navigué dans les Caraïbes ces deux dernières années sur de gros bateaux et chaque fois que je suis là, je rêve d’avoir mon Moth. Maintenant, c’est en train de se produire ! Les organisateurs ont fait un excellent travail pour que tout le monde puisse rejoindre la Martinique avec son bateau, avec des offres sur le transport maritime, les vols et les hôtels. Il ne se passe pas grand-chose en Europe à cette époque de l’année, c’est bon de sortir les voiles et de participer à une compétition en hiver dans un endroit si agréable.”

Les “Onefly” seront aussi de la partie – créé par Sam Manuard et mis au point par Sébastien Col – ancien skipper de la coupe de l’America Cup – il ressemble au Moth, mais est un peu plus long, plus large, moins onéreux et légèrement plus facile à piloter. Il a séduit sur cette étape Gabriel Skozek, finaliste du Championnat du monde de Longtze Sportsboat en 2015, et membre de Team MACIF aux côtés de Martin le Pape en Figaro.

Les deux séries de planches en compétition sont le Windfoil et le Kitefoil.
Hélène Noesmoen, l’une des principales windsurfeuses olympiques RS:X, a remporté cette année la Coupe du monde de Miami. Tous les regards seront tournés vers les Kitefoilers – nouvelle discipline Olympique pour les Jeux Olympiques de Paris 2024.
Plusieurs des meilleurs kitesurfers du monde sont inscrits, dont Kieren le Borgne et Axel Mazella, classés 10ème et 13ème au classement Gold Cup de l’IKA Kitefoil cette année.
Cependant, le plus célèbre d’entre eux reste le skipper IMOCA 60, Morgan Lagravière qui semble sérieusement s’intéresser au kitesurf. On l’a vu sur l’eau lors des championnats de France et sur la Gold Cup en Sardaigne. ” J’ai hâte de voir la dynamique et la synergie entre toutes ces classes. C’est chouette de passer du temps avec eux.” Il prévient, il ne vise pas une selection aux JO: “Je veux juste m’améliorer dans cette discipline. Mon but est de retourner très vite sur les IMOCA.”

“Créer un événement uniquement dédié aux supports à foil sera une grande première pour la zone Caraïbes et la Martinique est pour cela un site quasi idéal avec la magnifique baie de Fort de France, très adaptée pour la voile à foil avec sa mer plate et ses vents réguliers ; avec l’appui du Comité Martiniquais du Tourisme comme partenaire principal cette manifestation doit contribuer à faire de la destination Martinique un point de rendez-vous incontournable pour le nautisme » Conclut Manfred Ramspacher, Directeur de Sirius Event – Créateur et organisateur de Martinique Flying Regatta.

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Stress à tous les étages

Si la Guadeloupe se prépare à accueillir à partir de demain une nouvelle salve d’arrivées, la tension règne encore sur l’Atlantique du Nord au Sud. Le chavirage de Lalou Roucayrol (Arkema) la nuit dernière rappelle qu’on ne badine pas avec l’alizé lorsqu’il charrie des grains noirs sur la route. Et pour gagner ces vents portants, ce qui reste la problématique d’une trentaine de concurrents encore au Nord de Madère, il va falloir composer avec de nouveaux fronts actifs, leurs vents de Sud, et leur mer chaotique.

Le temps s’étire à Pointe-à-Pitre depuis la folle arrivée des deux premiers ULTIME dans la nuit de dimanche à lundi et ce n’est qu’à partir de jeudi midi (heure de Paris) qu’Armel Tripon est attendu en approche de la Guadeloupe.
Si le skipper de Réauté Chocolat capitalise encore 300 milles d’avance sur ses poursuivants Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton – ARSEP) et Le Roux (FenêtréA-Mix Buffet), la navigation entre les grains dans une mer croisée devient particulièrement rock’n roll et stressante pour le leader.

Le chavirage cette nuit de Lalou Roucayrol rappelle malheureusement qu’entre glissade et soleil, la frontière est ténue sur ces dragsters de 50 pieds. Après un premier appel à 6h30 TU à son équipe, Lalou a donné de plus amples nouvelles sur son téléphone iridium de secours à 11h30 TU. Après avoir dégagé le gréement sous la plateforme retournée, le skipper d’Arkema est en sécurité avec 10 jours de réserves d’eau. A mille milles de l’arc antillais, loin des routes commerciales, la situation du trimaran reste néanmoins problématique. La direction de course a dérouté Pierre Antoine, leader des Rhum Multi, mais son trimaran Olmix est encore à 300 milles de la position d’Arkema. Lalou Roucayrol qui a déjà connu cette mésaventure, semblait d’accord ce soir pour évacuer son navire, alors qu’une opération de remorquage depuis La Martinique est actuellement à l’étude, ce qui pourrait mettre quatre jours.

Armel et Alex pour une grande première

Quelques 12 heures après l’arrivée d’Armel Tripon, le premier IMOCA devrait à son tour faire son entrée dans la baie de Pointe-à-Pitre. Comme pour Armel, c’est une première grande victoire qui s’annonce pour Alex Thomson (Hugo Boss) dans la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Comme en Multi50, rien n’est fait pour le podium, d’autant que les poursuivants du Gallois devraient faire le tour de la Guadeloupe de nuit vendredi…
Au-delà des symétries sportives, l’Atlantique est encore bien contrastée ce mercredi. En dessous du 25ème degré de latitude, l’alizé va continuer à pousser les leaders de la Class40 et des deux catégories Rhum. Mais il sera entravé par le passage de deux fronts froids actifs, le second perturbant la situation jusqu’aux Canaries.
Le long du Portugal, les retardataires en Class40 et IMOCA vont devoir une nouvelle fois composer avec des vents de Sud violents et une mer dure. En ULTIME, Romain Pilliard (Remade Use it Again !) qui bagarre à la hauteur de Madère pour solutionner ses problèmes de cadène n’a donc pas encore gagné son ticket pour l’alizé. Un ticket que Thomas Coville cherche à valider au large du Sahara Occidental où Sodebo Ultim’ tricote pour s’échapper du marasme canarien.

IMOCA : Derniers empannages

Les trajectoires des IMOCA de tête s’ouvrent encore ce matin comme l’éventail d’un paille en queue. En tête, Alex Thomson a placé son dernier empannage avant d’atterrir sur la Guadeloupe et devrait être suivi dans l’après-midi par le quatuor de prétendants au podium. Derrière, l’alizé perturbé ne fait pas l’affaire de tous alors que deux sévères dépressions pourraient chahuter les derniers concurrents repartis lundi des côtes françaises.

Multi50 : Les tropiques pour le meilleur et pour le pire

Les alizés sont le royaume des contraires. Lorsqu’ils sont réguliers, que le ciel est dégagé et la mer encore sage, c’est le paradis. Mais quand les grains viennent gripper la mécanique d’Eole, c’est le purgatoire. Ce matin à 7h30 (heure locale), à 1000 milles de la Guadeloupe, Lalou a chaviré dans une survente. Lui qui avait pris ses précautions en début de course en s’arrêtant à Porto pour laisser passer le mauvais temps s’est fait piéger sous les tropiques si près du but.

Class40 : Tricotage tropical

La flotte des Class40 est très dispersée sur l’Atlantique avec le nouveau départ de plusieurs solitaires ce week-end : quand les leaders ont largement dépassé la mi-parcours, les nouveaux arrivants sont encore au large du cap Finisterre ! De fait, les conditions de navigation sont très différentes surtout qu’une dépression est en formation sur Madère. Des alizés devant, un coup de vent derrière…

Catégories Rhum : Une flotte apaisée

Du cap Finisterre au Sud Ouest Canarien, c’est une flotte de 13 multicoques et 11 monocoques d’une catégorie Rhum particulièrement apaisée qui fait route, qui vers le sud, qui vers l’ouest. Etalées sur près de 1 500 milles du leader au dernier, ces deux flottes soupirent d’aise aujourd’hui, en profitant d’un alizé certes instable en force et en direction mais bien en place du côté du tropique du Cancer pour les voiliers de tête, ou en glissant sur une mer désormais mieux organisée au large de la péninsule ibérique pour les échappés du golfe de Gascogne.

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Les duels commencent ce jeudi !

La France est depuis quelques temps une place forte dans le monde du Match-Racing, discipline spectaculaire où comme le veut l’adage « il n’y a pas de second ». Ils sont douze tricolores actuellement dans le top 100 mondial et la relève est déjà là. Les meilleurs jeunes talents Français seront d’ailleurs dès ce jeudi à Pornichet pour se disputer le titre de Champion de France Espoirs sur les J80 mis à disposition par l’APCC Voile Sportive, le club organisateur. Le niveau s’annonce d’ores et déjà très relevé et les dix équipages en lice devraient offrir des magnifiques duels sur l’eau, dans des conditions qui s’annoncent idéales.

Il va y avoir du spectacle en Baie du Pouliguen ce weekend avec la présence, pour le Championnat de France Espoirs de Match-Racing de dix des meilleurs duellistes du pays. Au Match-Racing l’objectif est simple, il « suffit » de terminer devant son adversaire pour l’emporter, une particularité qui pousse les équipages à réaliser des manœuvres parfois surprenantes et qui offre des situations de courses qui offre des véritables ballets nautiques ! Ce que l’on sait pour ce weekend en tout cas c’est que le vent devrait monter crescendo, avec un dimanche qui s’annonce sportif.

Avant ça, la première partie de la compétition s’ouvre demain avec le Round-Robin, où tous les équipages vont se rencontrer une fois chacun. Puis le vainqueur de ce Round-Robin sera directement qualifié pour les demi-finales tandis que les équipages classés de la 2e à la 7e place se disputeront les 3 strapontins restants au meilleur des 5 manches. Qui succédera à Robin Follin, vainqueur l’an dernier à Antibes ? Trois épreuves sélectives ont déterminé le « casting », avec trois places pour les meilleurs équipages en Manche / Mer du Nord, trois places pour les meilleurs équipages en Atlantique et trois places pour les Méditerranéens. Damian Michelier s’est vu accorder une wild-card par la FFVoile suite à ses performances cette saison et sera chargé de représenter la région Bretonne !

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Une 11e édition qui s’annonce tonique !

94 (GILL : PATRICK CARRO - FRANCOIS CARRO)

Après une journée consacrée au montage des bateaux, à la confirmation des inscriptions et aux entraînements, les 51 équipages représentant 11 nations engagés dans la 11e édition de la St.Barth Cata Cup s’apprêtent à entrer en piste. C’est, en effet, ce jeudi, à partir de 10 heures, qu’ils entameront les premières courses de l’épreuve. Une épreuve qui s’annonce plutôt tonique, avec un flux d’est soufflant entre 20 et 25 nœuds, au moins pour les deux premiers jours de compétition. De quoi garantir quelques figures de style mais aussi et surtout du joli spectacle avec la présence de grands champions, parmi lesquels les grecs Iordanis Paschalidis et Konstantinos Trigonis, les tenants du titre et champions du monde en titre à qui une bonne dizaine de duos compte bien donner du fil à retordre pour la première place. Car oui, cette année encore, le niveau de la course s’annonce extrêmement relevé, et le gros temps annoncé pourrait bien créer quelques surprises.

« Cette 11e St.Barth Cata Cup s’annonce sous les meilleurs auspices, même si elle devrait être un peu sportive. Plus de 20 nœuds sont, en effet, prévus pour les journées de demain et de vendredi. Ça devrait ensuite être un peu moins soutenu pour le week-end mais cette édition 2018 promet d’être globalement assez tonique » , assure Thierry Berry, le nouveau président de St.Barth Multihulls, l’association organisatrice de la compétition, ravi d’accueillir pas moins de 51 équipages représentant 11 nations sur la plage de Saint-Jean Pélican pour quatre jours de compétition hauts en couleurs. « Cette année, et c’est une petite nouveauté, les concurrents vont bénéficier d’une demi-journée de course supplémentaire puisque les premières courses sont prévues demain à partir de 10 heures contre 14 heures les années précédentes » , souligne Thierry qui prévoit un petit parcours en baie de Saint-Jean de dix milles environ pour lancer les hostilités. « Cela permettra aux coureurs de se mettre en jambes et à nous, organisateurs, de jauger la flotte car il y a cette année de très nombreux équipages amateurs, ce dont nous sommes d’ailleurs très contents » , ajoute le Saint-Barth, bien conscient que les conditions musclées annoncées risquent de provoquer quelques sorties de pistes et autant de figures de style non-imposées.

Eviter la casse

« Lorsque le vent est fort, comme cela va être le cas, il faut penser à naviguer prudemment et en sécurité pour éviter de casser le matériel ou de faire des bosses sur les bonshommes » , note le très expérimenté Emmanuel Boulogne, vainqueur de la première St.Barth Cata Cup 2008, qui n’a, depuis, manqué aucune édition. « Clairement, ça risque d’être un peu rock and roll et je suis très content, dans ce contexte, de naviguer avec Vincent (son frère jumeau, ndlr) car c’est un huit cylindres et dans le vent fort, ce sera forcément un atout » , ajoute le dirigeant de la société Boulogne Conception Marine qui garde en mémoire l’édition 2014, elle aussi marquée par des conditions musclées. « Je me souviens notamment de la dernière manche qui nous avait menés jusqu’à Public et lors de laquelle nous avions eu une trentaine de nœuds de vent dans le goulet entre Bonhomme et Colombier. Ca avait été un peu rock and roll et j’imagine qu’il faut s’attendre à retrouver ce type de situation cette semaine » , détaille Emmanuel qui redoute les ressacs et les vagues croisées. « Ce n’est jamais très agréable pour nos bateaux et ça peut même être dangereux mais ça va évidemment pimenter le jeu et surtout, ça va changer radicalement des conditions que nous avons rencontrées lors du Mondial, le mois dernier, à Sarasota, en Floride » , avance le Nordiste qui avait alors composé avec de tous petits airs (entre 3 et 7 nœuds) et qui se réjouit de refaire le match avec un certain nombre des meilleurs équipages internationaux de F18, dont les Grecs Iordanis Paschalidis et Konstantinos Trigonis, champions du Monde en titre, qui comptent bien défendre leur titre à St.Barth, quelles que soient les conditions. « Ce sont aujourd’hui eux qui naviguent le plus et qui ont le meilleur niveau technique. Ils sont costauds et ils sont lourds. Bref, ils ont le gabarit pour la baston et ça va forcément être intéressant de jouer avec eux » , relate Emmanuel Boulogne.

Se faire plaisir, quelles que soient les conditions

Sentiment partagé par Pierre Le Clainche, 1er et 5e des deux dernières éditions avec son acolyte Antoine Joubert. « C’est vraiment super que la St.Barth Cata Cup attire le gratin mondial. Hormis les Grecs, une bonne dizaine d’équipages peut aussi prétendre à la victoire cette année. De fait, les frères Boulogne, Mitch Booth, Gurvan Bontemps, Erik Maris, Enrique Figueroa ou encore Morgan Lagravière, pour ne citer qu’eux, sont vraiment de très gros clients. Ça promet d’être super sympa » , assure de son côté le Morbihannais qui sait que les conditions musclées à venir risquent de provoquer quelques cabrioles et, par ricochet, quelques surprises. « Ça va sans doute être un peu chaud. En tous les cas, ça implique un peu d’appréhension et il ne faudrait pas que certains se retrouvent au tapis d’entrée de jeu » , détaille Pierre qui a connu deux éditions (2016 et 2017) marquées par des conditions de vent faible à médium. Même chose ou presque pour Jean-Richard Minardi qui revient cette fois avec une nouvelle équipière, Coraline Jonet. « On forme un duo assez léger et Coraline fait ses premiers pas en F18. Ça promet donc d’être un peu rock même si elle est très expérimentée en voile et qu’elle apprend très vite » , explique le Suisse qui est, de fait, associé à une grande athlète, championne du monde de 420 en 2002, quintuple vainqueur du championnat de D35 avec le team Alinghi et double vainqueur du fameux Bol d’Or en 2011 et 2017. « Pour nous, le but cette semaine, ce sera de revenir avec la banane et de donner tout ce qu’on a ! » . Sûr qu’il n’est pas le seul à s’être donné cet objectif…

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Jean-Luc Van Den Heede face à une nouvelle tempête

Jean-Luc Van Den Heede devra peut-être se battre pour gagner son passage du cap Horn. Le leader français qui bataille avec un mât endommagé sur son Rustler 36 Matmut après le chavirage du voilier lors d’une tempête la semaine dernière, pourrait devoir faire face à du gros temps ce week-end dans le sud du Pacifique, et encore davantage à l’approche du cap.

Le vétéran de 73 ans se trouve maintenant à moins de 1 300 milles du Horn, accélérant à 5,3 nœuds. Il a “réparé” les dommages subis par le gréement en grimpant au mât à 4 reprises pour effectuer un brelage en renforçant la fixation des bas haubans et pour solidifier l’ensemble au niveau du point de capelage.

Dans une conversation radio diffusée sur le réseau des radio-amateurs, la semaine dernière, Van Den Heede a parlé de son chavirage, qui s’avère désormais être un enfournement suivi d’un retournement beaucoup plus sérieux. Expliquant sa décision de poursuivre la course plutôt que de se rendre à Valparíso, au Chili, pour effectuer des réparations, Jean-Luc a déclaré:

“J’ai eu amplement le temps de réfléchir à ma situation pendant ces quatre jours de tempête (220 milles perdus vers le nord). Mon mât est maintenant extrêmement précaire à cause de mon chavirement. Si je m’arrête pour faire une réparation, ce ne sera que temporaire. Pour que Matmut continue à naviguer, il lui faudrait plus ou moins changer de mât. J’ai donc décidé, pour sauver mon âme (dixit Moitessier), de continuer ma route sans escale et de me diriger vers les Sables d’Olonne.
Dès que la mer le permettra, je monterai au mât pour le sécuriser au mieux avec ce que je peux utiliser à bord. Si je démâte, j’ai comme tous les concurrents, une gréement de fortune prêt à l’emploi qui me permettra d’atteindre un port. Je ne suis plus en mode course mais en mode sans échec. Ce n’est pas la première fois que je vais tenter de ramener à la maison un bateau endommagé. Et si par miracle j’arrive aux Sables d’Olonne, je me fiche de ce classement, au moins j’aurai essayé. Je croise les doigts et remercie tous ceux qui m’aident dans cette aventure ».

Lors d’un appel sécuritaire hier à la Direction de course aux Sables d’Olonne, Jean-Luc a expliqué plus en détail ce qui s’était passé à Don McIntyre.
«Il ne s’est pas fait couché comme nous l’avions d’abord perçu, mais il a enfourné. Il s’était déjà préparé au pire, après avoir vissé des lattes du plancher, rangé solidement des objets en vrac et fermé la trappe de descente. Il était dans sa couchette et sa tactique pour faire face à la tempête consistait à permettre au bateau de naviguer librement au portant avec 6 mètres carrés de voile d’avant et aucun leste à l’arrière, barré par son régulateur d’allure Hydrovane. Soudain, le bateau a été comme soulevé par une énorme vague, et la proue s’est enfoncée dans les vagues. Le bateau s’est retourné d’un bout à l’autre avant de rouler sur le côté. Jean-Luc dit qu’il a été éjecté de sa couchette et a fini collé au plafond, entouré de toutes sortes d’équipements. Un peu d’eau est entré dans la cabine et tout a été projeté dans tous les sens. C’était un désordre complet, et une semaine plus tard, il cherche encore certaines choses.”

«Les marins du monde entier débattent de la question de savoir comment se préparer aux grandes tempêtes et les marins de la GGR sont surveillés de près pour ce qu’ils font », observe Don Mcintyre. «Certains pensent que traîner des chaînes est ce qu’il y a de mieux, d’autres que les ancres flottantes sont plus efficaces, et quelques-uns pensent que se mettre à la cape est la meilleure solution. Nombreux sont ceux qui pensent que foncer dans la tempête sans ses systèmes de freinage entraîne le risque de se faire coucher ou pire d’enfourner par l’avant. L’expérience de JLVDH va certainement relancer le débat. Robin Knox-Johnston a découvert que Suhaili, avec son arrière en forme d’étrave, se comportait mieux lorsque des chaînes étaient à la traîne. De son côté, Bernard Moitessier laissait son Joshua, un peu plus grand, courir librement dans les tempêtes.

Depuis, J-LVDH est grimpé au mât à quatre reprises pour inspecter les dommages et effectuer les réparations. Les dommages sont centrés autour de l’axe des plaques qui fixent le point de capelage des bas haubans au mât juste en dessous du premier étage de barre de flêche. Il est aussi grimpé jusqu’au deuxième étage de barre de flêche pour vérifier s’il y avait des dégâts et n’en a heureusement trouvé aucun apparent. Il a réussi à retendre la partie inférieure du gréement et à re-régler son mât. Il est maintenant convaincu que c’est sécurisé en vent arrière. Sa préoccupation est lorsque le vent souffle en avant du mât. Il dit qu’il ne peut pas laisser le bateau taper trop durement dans les vagues et qu’il devra lever le pied pour éviter de nouveaux dommages au mât.

La tempête qui approche devrait entraîner des vents de nord-ouest qui permettront à Jean-Luc de naviguer au portant avec le vent et les vagues.

À la deuxième place, Mark Slats, qui navigue à bord du Rustler 36 Ohpen Maverick, a gagné plus de 500 milles sur Van Den Heede la semaine dernière, et se trouve maintenant à moins de 1 500 milles du leader. Slats devrait naviguer avec une moyenne d’un 1 noeud de plus que Matmut sur la distance restante pour prendre la tête à l’arrivée. À 08h00 UTC aujourd’hui, Ophen Maverick montre une moyenne de 5,7 nœuds contre 5,3 nœuds pour Matmut.

Plus loin dans le milieu de la flotte, l’Estonien Uku Randmaa, 3e, navigue à bord d’un autre Ruster 36, One and All, et le Finlandais Tapio Lehtinen, 6e, à bord du Gaia 36 Asteria, ont tous deux profité du calme inhabituel pour plonger sous la coque et nettoyer les bernacles qui ralentissent leurs voiliers. Pour Randmaa, la pression de plonger dans des conditions presque glaciales est montée car Susie Goodall, 4ème, naviguant sur DHL Starlight a réduit l’écart. Pour Lehtinen, la motivation est celle de rattraper Istvan Kopar, l’Américano-Hongrois 6e, qui, après avoir navigué jusqu’à mi-parcours, a toujours du mal à faire fonctionner son régulateur d’allure de manière efficace.

À l’arrière de la flotte, l’Australien Mark Sinclair navigue sur le Lello 34 Coconut, à l’endroit où le Français Loïc Lepage a sabordé son voilier Laaland il y a trois semaines. Il n’a plus que 45 litres d’eau à bord et pense devoir s’arrêter à Hobart, ce qui le relèguerait en catégorie Chichester.
Le Russe Igor Zaretskiy se bat pour rompre avec ce calme et à gagné 0,5 nœud de moyenne aujourd’hui. Dans un message à son équipe, Igor, dont l’Endurance 35 Esmeralda est également assaillie par des bernacles, déclare avec optimisme:

“Je suis en route pour la Tasmanie. J’avais l’intention de jeter l’ancre près de St Paul et d’essayer de nettoyer les bernacles. Mais il m’a été interdit de le faire. Eh bien, au mieux, il faudrait une semaine pour nettoyer tous ces crustacés.
Maintenant, j’ai une houle de 2 m avec presque pas de vent, en direction du nord-est, attendant que le système de haute pression passe au-dessus de moi. Je n’ai pas pu faire mon point au sextant depuis quelques jours, pas de soleil. Quoi d’autre. Un tas de déchets dans le coin de la cuisine que je dois rapporter aux Sables. Je ne sais pas où les stocker. Pour l’instant, il suffit de trier et d’emballer les déchets.
J’ai appris avec tristesse hier que Jean-Luc avait le mât endommagé. Cela peut arriver à tout le monde ici à tout moment. Juste au moment où je cours vers le nord pour échapper à de cette tempête. Si j’étais resté là, je serais peut-être bien plus avancé sur le parcours maintenant. Depuis, je n’ai plus de vent.
J’expérimente maintenant les conseils qui m’ont été donnés pour combattre les bernacles. Serrer la corde sur la coque de la poupe à la l’étrave. Je suis maintenant en attente de résultats. Aucun jusqu’à présent. Ca glisse sur ces parasites sans les enlever. Peut-être que ce devrait être un câble d’acier, je ne sais pas. La situation est un peu déprimante pour le moment. Je suis très occupé par les tâches ménagères, la couture et ainsi de suite. Beaucoup de cordages travaillent en permanence avec le gréement actuel, et il y a de l’usure ici et là.
J’espère que le système de haute pression passera et que je pourrai descendre à 40S”.

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Armel Tripon attendu en vainqueur Multi50 de la Route du Rhum demain, troisième bateau à Pointe-à-Pitre

A partir de jeudi après-midi (heure de Paris), Armel Tripon est attendu en vainqueur Multi50 en approche de la Guadeloupe. Si le skipper de Réauté Chocolat capitalise encore 300 milles d’avance sur ses poursuivants Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton – ARSEP) et Le Roux (FenêtréA-Mix Buffet), la navigation entre les grains dans une mer croisée devient particulièrement rock’n roll et stressante pour le leader.

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Crédit : P Bouras

"C’est copieux, c’est tout sauf les vacances pour finir !"


Le skipper de RÉAUTÉ CHOCOLAT raconte avoir passé sa pire nuit de la transat, à gérer un vent et une mer forts.  Avant d’espérer gagner, demain, il faut d’abord arriver, et le chavirage du Multi50 de Lalou Roucayrol il y a quelques heures rappelle que l’exercice du multicoque en solitaire est périlleux. Plus que jamais, la prudence est de mise à bord de RÉAUTÉ CHOCOLAT.

« Le chavirage de Lalou me fait froid dans le dos ! J’espère qu’il va bien et que les secours arriveront vite pour le récupérer ; ça met forcément un coup au moral, on est à bord des mêmes bateaux… J’essaie de naviguer le plus en sécurité possible mais ce n’est pas simple, car si je suis trop lent, je subis la mer. Le dosage n’est pas simple. » 

Joint ce midi, Armel Tripon raconte avoir vécu « ma pire nuit de toute la transat ! J’en sors, je crois, mais ça a été très tendu : je me suis pris 35 nœuds de vent dans une mer agitée, peut-être 2 à 3 mètres de creux. C’est copieux, c’est tout sauf les vacances pour finir ! »

"J’ai pris bien plus que dans le golfe de Gascogne"

Le skipper de RÉAUTÉ CHOCOLAT poursuit : « Le bateau partait dans des surfs de malade à plus de 30 nœuds, il montait dans les vagues, faisait des sauts de dingue. J’ai passé toute la nuit aux écoutes, très tendu… Je n’ai pas envie de faire chapeau (chavirer) ! J’ai pris bien plus que dans le golfe de Gascogne… Et quand je croyais que c’était terminé, j’ai repris une autre cartouche encore à 35 nœuds ! Autant dire que j’ai vraiment hâte d’arriver et que pour ça il faut que je reste ultra concentré. »

Hâte d'arriver

La grande victoire promise va se mériter et Armel a logiquement levé le pied ce matin en naviguant bien en-dessous de ce que son trimaran lui permettrait en théorie. Il lui reste 500 milles à couvrir et les ETA sont difficiles à prévoir, compte tenu justement de ce ralentissement volontaire.

On parle maintenant d’un passage à la tête à l’Anglais, au nord de l’île, « peut-être entre 10h et 15h locales demain jeudi », soit entre 15 et 20h en France. A prendre avec prudence, puisque s’il accélère de nouveau - ou ralentit encore – il faudra une fois de plus recalculer le moment où il pourra enfin envisager la délivrance, cette grande victoire qu’il mérite amplement.

Source : J Cornille

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Thomas Coville heureux à bord à nouveau

Thomas Coville est heureux d’être à nouveau à bord de son bateau et navigue actuellement dans de bonnes conditions. Il a pris une route plus sud et se dirige vers le Cap Vert d’où il espère rejoindre l’autoroute des alizés après-demain.

Côtes en vue !
Magnifique journée que celle d’hier : ciel bleu, vents déjà chauds, rafales jusqu’à 35 nds… Sodebo Ultim’ 2 a filé en ligne droite sur 550 milles (plus de 1000 km) et le skipper n’a pas boudé son plaisir : « C’est quasiment des conditions idéales de navigation en multicoque » a-t-il livré hier à l’organisation. Après avoir aperçu l’Île de Lanzarote (Canaries), il s’est approché des côtes Marocaines et continue désormais sa trajectoire vers le sud.

La route sud entre 80 et 100%
Thomas ne semble pas avoir hésité sur la route à prendre : il part vers le sud et va traverser une une zone où les alizés ont actuellement du mal à s’établir mais où la suite de la route sera moins engageante. La réparation du bras babôrd semble digne de confiance, mais si le skipper veut pouvoir pousser son bateau, il doit s’assurer de ne pas aller au devant de mers trop formées.

… Car on ne peut pas l’en empêcher : Thomas pousse parfois Sodebo Ultim’ 2 à 100% de ses capacités quand il sent les conditions réunies. Lorsqu’elles ne le sont pas, il adapte ses réglages de voiles et son cap pour ne pas trop le solliciter. A la cellule routage, on tient compte de ces paramètres pour lui proposer les meilleurs scenarii. Grosse houle annoncée ? Multiples manœuvres qui s’enchaînent ? Jean-Luc Nélias et ses collègues intègrent cela pour anticiper les phénomènes météos qui se trouveront sur la suite de la route à plus ou moins long terme.

Aujourd’hui et demain
Aujourd’hui Thomas poursuit donc sa route vers le sud et les Îles du Cap Vert. Peu de manœuvres sont à prévoir et le vent restera faible (12 à 16 nds) : c’est une journée calme comme il y en aura d’autres avant de retrouver des alizés plus établis, à priori après-demain.

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Problème de pilote automatique sur PRB

Prb Vincent Riou

On comprend mieux maintenant les performances de PRB. Avec son bateau PRB équipé de nouveaux foils, PRB aurait du faire la différence avec SMA au portant or il n’en est rien. PRB est maintenant 4e. Et tout le monde de Michel Desjoyaux à Alain Gautier, de s’interroger et tenter de deviner ses problèmes techniques. 

Or Vincent Riou rencontre des problèmes avec sa centrale de navigation depuis le golfe de Gascogne. Hier, le bateau de a décroché à plusieurs reprises alors qu’il était sous spi avec un ris dans la Grand-Voile, se couchant sur le flanc et déviant brutalement de sa trajectoire. Il aura fallu environ trois heures au skipper de PRB pour pouvoir remettre le monocoque sur la bonne route.

Dans ces manipulations, Vincent a perdu son spi (voile déchirée) et navigue désormais sous gennaker à 800 milles de l’arrivée. Si le bateau a décroché à plusieurs reprises, c’est que Vincent navigue depuis le Golfe de Gascogne et la deuxième nuit de course sous pilote en mode compas. Lors du franchissement du premier front, le skipper pense avoir pris la foudre et sa centrale de navigation a été endommagée.

Il n’a plus d’information de vent et progresse avec un pilote sur lequel il ne peut programmer qu’un cap. Habituellement, en mode vent, le pilote régule et optimise la trajectoire du bateau en fonction d’un angle par rapport au vent défini par le skipper. En mode compas, Vincent doit régler en permanence le pilote quand il ne barre pas. Depuis cette avarie, il navigue donc les yeux rivés sur ses voiles et dort par tranche de 10 minutes. Le skipper de PRB reste concentré sur la fin de course qu’il prévoit difficile. Son arrivée à Pointe à Pitre est prévue vendredi en fin de journée heure locale (dans la nuit de vendredi à samedi heure française). Il est toujours 3e.

Au sujet des départs au tas de cette nuit :
« C’est le plus gros vrac de ma vie en IMOCA ! Ça s’est passé vers 7h TU (8h heure française) ce matin, un peu avant le lever du jour. Le vent a bougé en direction mais j’étais avec mon pilote en mode compas. Une alarme s’est déclenchée pour m’avertir que le bateau ralentissait trop mais c’était trop tard. J’avais le spi en cocotier dans l’étai. J’ai réussi à défaire le spi une première fois puis j’ai voulu empanner pour me remettre sur la route. Et je suis parti au tas assez violemment. J’ai à nouveau réussi à remettre le spi en ordre et à reprendre la route. Mais il y a eu une nouvelle variation et le bateau s’est à nouveau couché ! Et c’est là que j’ai vu que le spi était ouvert en deux ! C’était une situation compliquée, le bateau est reparti au tas de l’autre côté.
En affalant le spi, j’ai vu qu’un bout de la voile était resté accroché en haut de l’étai de J2. Affaler 400 m² de voile dans ces conditions, ce n’est pas simple ! C’est le premier spi que je perds en neuf ans avec ce bateau. Cette galère a duré trois heures. Partir trois à quatre fois au tas dans la nuit noire, c’est dur à gérer. C’est parti violemment à chaque fois. Je ne sais pas comment je peux encore avoir tout sur le bateau ! C’est sûr il y a eu des grosses accélérations en tête de mât avec tous ces mouvements. Mais ça me pendait au nez qu’il m’arrive un truc pareil. J’étais crevé. Heureusement, j’avais pris un ris dans la Grand-Voile juste avant car ça commençait à souffler fort. Ça m’a permis de ne pas casser mes lattes de Grand-Voile. »

Au sujet du problème de pilote automatique :

« En fait ce qui s’est passé cette nuit est lié au fait que j’ai des soucis avec ma centrale de navigation. J’ai tout perdu dans le Golfe de Gascogne au moment du premier front. Depuis, je navigue avec mon pilote en mode compas et non en mode vent. C’est usant. J’ai navigué jusque-là avec les yeux rivés sur mes voiles pour essayer de régler au mieux le bateau. Je n’ai tout simplement plus d’informations de vent ! Cela me contraint à dormir très peu, je me repose par tranche de 10 minutes. Je puise loin dans mes ressources. Je ne me souviens pas avoir souvent titillé les limites comme cela. Mais je vais me battre. Rien n’est joué jusqu’à l’arrivée ! »

____________

CLASSEMENT A 15h44

1- Alex Thomson – Hugo Boss : 651,7 nm (distance au but)
2- Paul Meilhat – SMA : 188,4 nm (distance au 1er)
3- Vincent Riou – PRB : 219,9 nm
4- Yann Eliès – UCAR StMichel : 235,7 nm
5- Boris Herrmann – Malizia 2 Yacht Club de Monaco : 305,6 nm

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Armel Le Cleac’h raconte : ‘Je ne sais pas ce qui s’est passé, ça a été très rapide”

Armel Le Cleac'h banque populaire

Alors qu’Armel Le Cleac’h a pu rallier Vigo vendredi dernier et rejoindre sa famille en Bretagne, l’équipe à terre est en train de remorquer difficilement le bateau vers le Portugal. Il lui aura fallu 3 tentatives pour y parvenir.
Un moment difficile à passer pour l’une des plus belles équipes de la Course au large française qui on l’espère, continuera à nous faire rêver, son skipper en tête : Armel.

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Banque Populaire IX en remorquage, l'Ultime très endommagé après son chavirage sur la Route du Rhum

Depuis l’avarie ayant entraîné le chavirage du maxi Banque Populaire IX la semaine dernière sur la Route du Rhum, l’assureur et le Team Banque Populaire  mettent en place une mission de récupération malgré les conditions météo extrêmement défavorables. 

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Crédit : Y Zedda

Un navire est arrivé sur zone en début de semaine et a pu prendre en remorque le trimaran qui est très endommagé.

Le retour à terre s’annonce long et difficile avec une météo peu favorable qui pourrait continuer à dégrader le trimaran.

Vous conseille : Armel Le Cléac'h de retour sur la terre ferme après son chavirage sur la Route du Rhum, il raconte - ITW (9 novembre 2018)

Par la rédaction
Source : Banque Populaire

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L’analyse de la course Imoca par Alain Gautier

Le dénouement approche en Imoca avec un Alex Thomson solide leader. Derrière lui, Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès se livrent une bagarre intense pour figurer sur le podium, tout en restant à l’affût de la moindre défaillance du leader britannique.16 IMOCA sur les 20 au départ restent en course, même si Jérémie Beyou fait route vers Lorient suite à une panne du système d’alimentation en énergie à bord de Charal. Alain Gautier livre son analyse de la course.

« La bagarre dans le quatuor de tête est passionnante à suivre. Il y a deux IMOCA de la génération du Vendée Globe 2016 avec des foils non réglables (Hugo Boss et Ucar-StMichel), un équipé de foils nouvelle génération réglables (PRB) et un à dérives droites (SMA). On se pose naturellement des questions sur l’état des différentes machines. Qui est à 100 % ? Qui ne l’est pas ? On voit qu’Hugo Boss, en règle générale, semble à son plein potentiel. En revanche, les interrogations demeurent sur PRB. On se demande aussi avec quelles voiles naviguent les uns et les autres. Alex Thomson va toujours très vite avec des angles à peine moins bons que ses concurrents. Çà interpelle. Avec quelle configuration de voiles arrive-t-il à faire ce bon VMG (compromis cap/vitesse) ?

« C’est étonnant qu’Alex ait pu s’échapper de cette manière »

L’option d’Alex Thomson au Nord du DST d’Ouessant en début de course lui a apporté un petit avantage, mais pas tant que ça au final. Cette année, la porte de passage pour les alizés était très Sud. Alex a tout de même réussi à revenir au contact de Paul Meilhat et Vincent Riou et à croiser juste devant eux à la latitude des Canaries. Il a alors rapidement pris ses distances et n’a cessé d’accroître son avance. C’est étonnant qu’Alex ait pu s’échapper de cette manière. Ses trajectoires ont été plus tendues que celles de ses adversaires qui ont fait davantage d’empannages. Mais c’est surtout dans l’utilisation de son bateau qu’il a fait la différence. On sait qu’Alex a des foils très typés portant, mais sa performance reste remarquable.

« SMA sera sûrement le plus rapide des quatre dans le tour de la Guadeloupe »

Comme on a pu le voir avec les Ultimes, et aussi tout récemment avec le chavirage du Multi 50 Arkema, il faut rester très vigilant car les grains sont violents. Quant au tour de la Guadeloupe, il peut réserver bien des surprises et il sera passionnant à suivre pour les IMOCA. Le petit temps n’est clairement pas le point fort d’Hugo Boss. Alex Thomson a donc tout intérêt à arriver au Nord de l’île avec un matelas de milles le plus confortable possible. S’il arrive à maintenir les écarts actuels (160 milles d’avance sur Paul Meilhat à la mi-journée), il pourra être serein. En IMOCA, les écarts se comblent moins vite qu’en Ultime, tout simplement car les bateaux vont moins vite et que les différentiels de vitesse sont moins importants. Le match pour le podium va être accroché. SMA sera sûrement le plus rapide des quatre dans le tour de la Guadeloupe car les dérives droites sont un atout dans les petits airs.

« La victoire d’un skipper international servirait la classe IMOCA »

Alex Thomson va peut-être réussir à rééditer la performance d’Ellen MacArthur, c’est-à-dire terminer 2e du Vendée Globe et remporter la Route du Rhum suivante. La victoire d’un skipper international servirait la classe IMOCA, même si ça doit piquer un peu du côté de Port-la-Forêt ! Je note aussi que cette année les Figaristes ne sont pas à la fête. François Gabart s’est fait battre par Francis Joyon en Ultime et pour l’instant ce n’est pas non plus un Figariste qui est le mieux placé pour l’emporter en IMOCA. C’est suffisamment rare pour être signalé.

« Seguin, Roura, Le Diraison : un beau peloton, des gars solides »

Boris Herrmann fait lui aussi une belle course, il n’est pas si loin des leaders. Il s’est accroché dans son option qui lui a permis de doubler puis de distancer le groupe des Finot-Conq, composé de Damien Seguin, Alan Roura et Stéphane Le Diraison. Ces gars solides forment un beau peloton. Ils savaient qu’ils ne pourraient pas jouer la gagne avec leurs IMOCA plus anciens. Mais ils peuvent se tirer la bourre avec des bateaux quasi similaires pour la 6e place. La vie est plutôt belle pour eux ! Je vois mal Arnaud Boissières revenir à leur niveau donc ils devraient se battre tous les trois jusqu’au bout.

Bravo à Erik Nigon et au Finlandais Ari Huusela qui tracent leur route. Finir une Route du Rhum n’est pas anodin, c’est une course difficile. C’est d’ailleurs ce que doivent se dire les marins qui ont fait une escale technique et qui sont repartis en mer. Quand on s’engage dans une course comme la Route du Rhum, il faut tout faire pour la finir, même si on est très loin au classement. Acquérir des milles en solitaire est toujours instructif.

Je suis très triste pour les deux femmes qui ont dû abandonner, Isabelle Joschke et Sam Davies, car elles ont fait une belle saison toutes les deux et elles n’ont pas pu s’exprimer sur la course la plus importante de l’année. Elles loupent une belle expérience. Mais il faut regarder vers le futur. Elles sont solides et talentueuses, je ne suis pas inquiet pour elles. »

Alain Gautier

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Lalou Roucayrol rassure

L’équipe Arkema a pu recevoir des nouvelles rassurantes de Lalou Roucayrol après le chavirage dont il a été victime à 7h30 TU ce mercredi matin.
Le skipper du Multi50 a attendu le lever du jour pour inspecter l’intégrité de son bateau retourné. A 11h (HF) il est sorti de la coque centrale où il était réfugié : le bateau est structurellement intact et Lalou a réussi à dégager le mât pour éviter qu’il casse et n’endommage le bateau.
Lalou a également procédé à l’inventaire de ses vivres : il lui reste 5 jours de nourriture et 10 jours d’eau. Côté énergie, il est limité à la recharge de son téléphone iridium.
Une vedette de la Marine Nationale pourrait quitter la Martinique aujourd’hui pour aller chercher le skipper, qui est prêt à être secouru. Cette vedette pourrait être sur zone dans 72 heures environ.
De plus, le Cross Gris Nez et la Direction de course ont dérouté un cargo ainsi qu’un des concurrents, Pierre Antoine dont le trimaran Olmix (Rhum Multi) est actuellement à 300 milles dans l’Est de Lalou.
Enfin, le boat captain, Quentin Vlamynck, s’envole en ce moment vers la Martinique pour mettre en place une procédure de remorquage.

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Problème technique sur PRB, Vincent Riou : "Je n’ai plus d’informations de vent" - Route du Rhum

Cette nuit, c’était le branle-bas de combat à bord de PRB. Le bateau a décroché à plusieurs reprises alors qu’il était sous spi avec un ris dans la Grand-Voile, se couchant sur le flanc et déviant brutalement de sa trajectoire. Il aura fallu environ trois heures à Vincent Riou pour pouvoir remettre le monocoque sur la bonne route. 


image

Credit : B.Stichelbaut

Dans ces manipulations, le skipper a perdu son spi (voile déchirée) et navigue désormais sous gennaker à 800 milles de l’arrivée.

Si le bateau a décroché à plusieurs reprises, c’est que Vincent navigue depuis le Golfe de Gascogne et la deuxième nuit de course sous pilote en mode compas. Lors du franchissement du premier front, le skipper pense avoir pris la foudre et sa centrale de navigation a été endommagée. Il n’a plus d’information de vent et progresse avec un pilote sur lequel il ne peut programmer qu’un cap. Habituellement, en mode vent, le pilote régule et optimise la trajectoire du bateau en fonction d’un angle par rapport au vent défini par le skipper.

En mode compas, Vincent Riou doit régler en permanence le pilote quand il ne barre pas. Depuis cette avarie, il navigue donc les yeux rivés sur ses voiles et dort par tranche de 10 minutes. Le skipper de PRB reste concentré sur la fin de course qu’il prévoit difficile. Son arrivée à Pointe à Pitre est prévue vendredi en fin de journée heure locale (dans la nuit de vendredi à samedi heure française). Il est toujours 3e.

Vincent Riou :

« C’est le plus gros vrac de ma vie en IMOCA ! Ça s’est passé vers 7h TU (8h heure française) ce matin, un peu avant le lever du jour. Le vent a bougé en direction mais j’étais avec mon pilote en mode compas. Une alarme s’est déclenchée pour m’avertir que le bateau ralentissait trop mais c’était trop tard. J’avais le spi en cocotier dans l’étai. J’ai réussi à défaire le spi une première fois puis j’ai voulu empanner pour me remettre sur la route. 

Et je suis parti au tas assez violemment. J’ai à nouveau réussi à remettre le spi en ordre et à reprendre la route. Mais il y a eu une nouvelle variation et le bateau s’est à nouveau couché ! Et c’est là que j’ai vu que le spi était ouvert en deux ! C’était une situation compliquée, le bateau est reparti au tas de l’autre côté.

En affalant le spi, j’ai vu qu’un bout de la voile était resté accroché en haut de l’étai de J2. Partir trois à quatre fois au tas dans la nuit noire, c’est dur à gérer. C’est parti violemment à chaque fois. Je ne sais pas comment je peux encore avoir tout sur le bateau ! C’est sûr il y a eu des grosses accélérations en tête de mât avec tous ces mouvements. Mais ça me pendait au nez qu’il m’arrive un truc pareil. J’étais crevé. Heureusement, j’avais pris un ris dans la Grand-Voile juste avant car ça commençait à souffler fort. Ça m’a permis de ne pas casser mes lattes de Grand-Voile. »

Au sujet du problème de pilote automatique :

« Ce qui s’est passé cette nuit est lié au fait que j’ai des soucis avec ma centrale de navigation. J’ai tout perdu dans le Golfe de Gascogne au moment du premier front. Depuis, je navigue avec mon pilote en monde compas et non en mode vent. C’est usant. 

J’ai navigué jusque-là avec les yeux rivés sur mes voiles pour essayer de régler au mieux le bateau. Je n’ai tout simplement plus d’informations de vent ! Cela me contraint à dormir très peu, je me repose par tranche de 10 minutes. Je ne me souviens pas avoir souvent titillé les limites comme cela. Mais je vais me battre. Rien n’est joué jusqu’à l’arrivée ! »

ROUTE DU RHUM - CLASSEMENT A 15h45

1- Alex Thomson – Hugo Boss : 651,7 nm (distance au but)
2- Paul Meilhat – SMA : 188,4 nm (distance au 1er)
3- Vincent Riou – PRB : 219,9 nm
4- Yann Eliès – UCAR StMichel : 235,7 nm
5- Boris Herrmann – Malizia 2 Yacht Club de Monaco : 305,6 nm

Source : Effets Mer

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